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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 11 novembre 2010
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2010-11-11, Collections de BAnQ.

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[" PIONEER de chez nous Vol.81, n°41 - 11 au 1 7 novembre 2010 ¦ v/ww.laterre.ca ier - 56 pages - 2,25$ 2m -n«12 CAMILLE BEAULIEU Collaboration spéciale VILLE-MARIE \u2014 La forêt et l\u2019agriculture, les deux piliers économiques traditionnels, sont en déconfiture depuis des années au Témiscamingue sans que la population sente que le gouvernement prend sa détresse au sérieux! Ils étaient des milliers, 3000 selon la police, 5000 d\u2019après les organisateurs, suffisamment en tout cas pour bourrer le centre d\u2019une petite ville de 2500 habitants, à manifester leur ras-le-bol le lundi 8 novembre dernier.Cette « marche verte », assure-t-on, n\u2019était qu\u2019une première étape de mobilisation.P8906hr 2650 unités thermiques 144276 À lire en page 3 \u2022 \u2022 \u2022 Nous aussi! Visitez www.elite.coop \t\t\t e\t: t'IîïHw?\t\t\t \t\t\t'igg \t; : ;\tSj§Pf||\t Messageries Dynamiques 77831302664141 PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 SOMMAIRE mwMm 'SS J3S Les récoltes simultanées de soya et de maïs causent des casse-têtes logistiques.DANS IA TERRE CETTE SEMAINE L'ACTUALITE EN PHOTO Le rapport Pronovost a raté sa cible Dossier Formation continue Page 5 Pages, 12 à 15 La compensa; wio&géiiÉÉ Les producteurs' delapins stëffcerrenf les coudes.' es ratés laidoyer pbur pi estion sur,les Là, Laiterie CharJ pcfese'Ten mode > VOTRE SUPPLEMENT Comment optimiser les pfdiriés et les pâturagbs en régior/ nordlquè \u2022 ¦\t.A- Ÿ.' / V\t*Sur;if> iboimctncm sci Içmcnr LA PRIMEUR DE LA SEMAINE SUR LATERRE.CA Un record en 2011 Selon les prévisions économiques de la Banque TD, le revenu net agricole du Québec devrait croître en 2010 et en 2011 pour atteindre un nouveau record.- PLUS D'INFORMATIONS SUR LATERRE.CA «w ] JD 920, flexible 20 pi.1 800 267-8724 îffiK ] L ES ' EQUIEEIVIEN T S Place au nouw inventa* « Vente A Faneuse Deutz, 4 rotors.ROUGE p/is.ssjlüiuji; pJlhS Jbjfëï jjsijjs jyifl J- 4* 4* Certains items, fin le 30 novembre 2010, transport en sus.JD 7200, 6 rangs, moniteur, JD 925, flexible, 25 pi.helper spring.Faucheuse JD 930, 10 pi., fléaux.Krone KR 130, balles 4x4.¦ r .v 1010, vibro 27pi.Hache-lige JD.Faucheuse-conditionneuse NH.Claas 66, balles 4x5, moniteur.JD 893, 8 rangs, chopper.JD 915, flexible 15 pi.\u2022 * - 144249 LA TERRE DE CHEZ NOUS, I 1 novembre 2010 PAGE 3 Le ministre Lessard interpellé en Chambre PIERRE-WON BÉGIN pybegin©lalerre.ca QUEBEC - Aux yeux de l\u2019opposition officielle, le gouvernement libéral de Jean Charest cherche à « punir » le monde agricole par ses politiques injustes.C\u2019est l\u2019avis exprimé par la porte-parole en matière d\u2019agriculture et députée d\u2019Iberville, Marie Bouillé, au terme d une interpellation de deux heures du ministre de l\u2019Agriculture, Laurent Lessard, vendredi dernier à l\u2019Assemblée nationale.Celui-ci a de nouveau justifié la mesure de resserrement de 25 % sur le calcul des coûts de production, comptant sur des mesures individuelles et sectorielles pour en diminuer les impacts.« Dans les faits, les producteurs vont avoir moins d\u2019argent dans leurs poches », a affirmé Marie Bouillé.Déconnecté, accuse-t-elle, le gouvernement libéral est à l\u2019origine des crises qui secouent le monde agricole.La députée d\u2019Iberville a exhorté le ministre à aban- Laurcnt Lessard, ministre de l\u2019Agriculture £L'\"' donner la mesure de resserrement de 25 %, convaincue que celle-ci mettra en danger plus que les 2500 fermes prévues.Elle a noté que les agriculteurs interdisent « à contrecoeur » l\u2019accès aux terres agricoles, évoquant l\u2019ouverture démontrée par le regretté Claude Béchard du moment que le cadre financier de 630 M$ serait respecté.PLUS DE DÉTAILS EN PAGE 4 ACTUALITÉ L'UPA lance le mot d'ordre provincial PIERRE-YVON BÉGIN Les producteurs agricoles et forestiers du Québec sont invités par l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) à retirer immédiatement le privilège d\u2019accès à leurs terres et boisés.Reunis en conseil général mardi, les dirigeants de l\u2019organisation ont finalement lance le mot d ordre afin d\u2019amener le gouvernement du Quebec a maintenir 1 intégrité du principe de coût de production.Ils exigent le retrait de la mesure de redressement (25 %) à l\u2019Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).Les sentiers de motoneige et de quad demeureront donc fermes sur I ensemble du territoire.agricole québécois, tant et aussi longtemps que Quebec ne réaffirmera pas le contrat social avec le monde agricole.President de 1 UPA, Christian Laçasse a expliqué que les producteurs agricoles sont déçus de la réponse du gouvernement dans le dossier de l\u2019ASRA.À ses yeux, les compressions additionnelles de 80 M$ ne sont pas nécessaires pour respecter le cadre financier de 630 M$ de La Financière agricole.Résultat du retrait de 25 % des fermes les moins performantes du calcul du coût de production, ces nouvelles compressions, craint-il, mèneront des milliers de fermes au point de rupture.« Les producteurs, déclarc-t-il, sont aussi très secoués d\u2019apprendre que les piliers fondamentaux de l\u2019agriculture pourraient être remis en question dans le prochain Livre vert sur la future politique agricole et agroalimentaire.» Les membres du conseil général de l\u2019UPA demandent également à Québec de protéger intégralement la: mise en marché collective et l\u2019accréditation syndicale unique.Selon 1 UPA, tout semble indiquer que le Livre vert que le ministre de 1 Agriculture devrait déposer sous peu, reprend les recommandations du rapport Pronovost sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture.Une région laminée par les crises successives CAMILLE BEAULIEU Collaboration spéciale VILLE-MARIE \u2014 « Aujourd\u2019hui, les Témiscamicns manifestent leur impatience devant la degradation de leur qualité de vie! Tous les gouvernements nous ont laissés tomber.Certains projets attendent depuis 17 ans! » De vert vêtus ou arborant un brassard couleur d espoir, les Témiscamicns de tous milieux et toutes allégeances ont d\u2019emblée, phénomène assez rare pour être mentionné, ovationné Arnaud Warolin, leur préfet de MRC, qui, à défaut d\u2019avoir résolu tous leurs problèmes en une année en poste, a contribué à changer letat d\u2019esprit dans la région.À l\u2019issue de la marche et devant un lac témiscamien tapi dans la brume, deux figures régionales, Réal Couture et Emilie Roberge, ont lu une déclaration dite du 8 novembre : « Un cri du cœur d\u2019hommes et de femmes qui aiment profondément leur coin de pays! » Une pétition circule maintenant pour endosser ce manifeste résumant les réclamations des organisateurs de la Coalition pour l\u2019avenir de l\u2019agriculture au Témiscamingue.En plein essor il y a quelques années, on multipliait les usines de transformation du bois, des promoteurs prônaient l\u2019utilisation d\u2019essences négligées comme le cèdre, d\u2019autres annonçaient la création d\u2019un réseau de porcheries avec usine de « prosciutto » à la clé, le Témiscamingue a été laminé par les crises successives.La vache folle, le moratoire sur les porcheries, les abattoirs en déroute, la disette de matière ligneuse puis la mévente des produits forestiers ont ébranlé la plupart des fermes (l\u2019Abitibi-Témiscaminguc a perdu 36 fermes depuis le début de 2010) et fait disparaître 800 emplois forestiers.« Nos producteurs agricoles sont pris dans le cercle infernal de l\u2019endettement, a rappelé le prefet Warolin.Nous demandons une politique agricole qui tienne compte des producteurs et qu\u2019on applique cette modulation inscrite dans la politique de la ruralité! » A contrario du mur à mur habituel à Québec, la flexibilité réclamée pour cause de particularités régionales dans l\u2019application des lois et des programmes régionaux justifierait une adaptation de l\u2019ASRA, une ouverture généralisée du marché ontarien voisin aux produits témiscamiens, et l\u2019in-multifonctionnalité », on peut dire aussi polyvalence, dans l\u2019évaluation de l\u2019activité agricole.La marche verte a drainé suffisamment de manifestants dans cette région de 13 000 habitants pour que les gouvernants prennent ces réclamations au sérieux.Ce que le ministre regional Pierre Corbeil n a pas manque de faire.« Québec est ouvert », a-t-il assure.Certains Témiscamiens ont même lu entre les lignes que le ministre Corbeil annonçait, à demi-mot, le feu vert prochain à la construction d\u2019une centrale électrique à Témiscaming, un projet de 30 M$ en collaboration avec les Premières Nations.La marche verte a drainé suffisamment de manifestants dans cette région de 1 3 000 habitants pour que les gouvernants prennent ces réclamations au sérieux.traduction de la J PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 ACTUALITÉ Le gouvernement défend ses politiques PIERRE-YVON BEGIN QUÉBEC \u2014 Vendredi dernier à l\u2019Assemblée nationale, le ministre de l\u2019Agriculture, Laurent Lessard, a été longuement questionné par l\u2019opposition.« C\u2019est quoi l\u2019entêtement du gouvernement libéral à appliquer cette mesure de resserrement?» a interrogé la porte-parole en matière d\u2019agriculture et députée d\u2019Iberville, Marie Bouillé.Au Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean, a-t-elle fait valoir, 333 fermes ne pourront se qualifier pour le nouveau programme de remboursement des intérêts sur les prêts annoncé récemment par Québec pour aider les entreprises sur une base individuelle.Pour y avoir droit, ces entreprises agricoles doivent avoir un revenu supérieur à 50 000 $.Laurent Lessard a d\u2019abord rappelé les différents gestes posés par son gouvernement, notamment le choix de conserver le programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), malgré les recommandations négatives des rapports Pronovost et Saint-Pierre.Avec « l\u2019accord de l\u2019UPA » quant au respect du cadre financier, le ministre a révélé qu\u2019il travaillait maintenant sur la création de mesures sectorielles, à instaurer à partir des 100 M$ annoncés le mois dernier pour l\u2019aide individuelle.Ces mesures sectorielles, dit-il, pourront aider les filières de spécificité comme le bœuf à l\u2019herbe de l\u2019Abitibi.« Le ministre Blackburn, a indiqué Laurent Lessard, sera rencontré pour voir comment les mesures du fédéral peuvent aussi contribuer à la gestion des risques, alors comment on peut l\u2019adapter.L\u2019Union des producteurs agricoles Laurent Lessard, ministre de l\u2019Agriculture veut qu\u2019il passe.que cet argent-là passe par le CDAQ, donc un organisme qu\u2019ils ont créé pour aller chercher l\u2019argent au fédéral.Nous, on aimerait que ça soit administré à l\u2019intérieur de nos programmes.» Porte-parole de l\u2019Action démocratique du Québec et député de Beauce-Nord, Janvier Grondin a pour sa part évoqué la difficulté des agriculteurs québécois à rivaliser avec l\u2019extérieur.Des normes sévères, a-t-il illustré, ont eu raison du dernier abattoir de bouvillons au Québec.Le ministre Lessard en a profité pour inviter les producteurs à utiliser l\u2019abattoir Levinofï-Colbex, rappelant que la traçabilité avait permis la signature d\u2019un contrat d\u2019approvisionnement des restaurants McDonald.Motoneiges Laurent Lessard affirme par ailleurs qu\u2019il y aura une saison de motoneige cet hiver.Il répète que ses collègues des Marie Bouillé, porte-paçole en matière d\u2019agriculture Transports et du Tourisme ont été mis à contribution afin de trouver des circuits alternatifs.L\u2019attachée de presse du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, confirme que les clubs de motoneige ont été invités à rechercher de nouveaux sentiers sécuritaires afin d\u2019assurer la prochaine saison.En entrevue avec la 'ferre, le ministre de l\u2019Agriculture fait aussi valoir que son gouvernement a respecté entièrement l\u2019entente de 2005.Québec, dit-il, a honoré son engagement en versant jusqu\u2019ici plus de 700 M$ dans le programme de remboursement de taxes.De plus, le rapport du comité de trois ans pour surveiller le déplacement de la charge fiscale est sous analyse.Rappelons que le ministre et l\u2019UPA se sont accusés mutuellement de ne pas respecter leur parole.« Un producteur agricole, déclare-t-il, qui est propriétaire de sa terre, a le droit, malgré l\u2019UPA de Longueuil, de ne plus donner le privilège de passer chez lui.(.) Le passé, on l\u2019a écrit et vécu ensemble.Si on n\u2019avait pas respecté nos engagements, ce n\u2019est probablement pas à un mois du congrès de l\u2019UPA qu\u2019on en aurait entendu parler.» Veau de lait La question des ristournes versées dans le secteur du veau de lait a également été soulevée.En 2007, a reconnu le ministre, l\u2019ASRA était devenue « une pompe à argent » dans ce secteur.D\u2019ailleurs, en avril 2008, la Tore révélait l\u2019existence d\u2019un système de ristourne sur l\u2019aliment d\u2019allaitement qui avait échappé à l\u2019enquête de coût de production du secteur.Depuis, a précisé Laurent Lessard, les correctifs ont été apportés par La Financière, laissant à la Sûreté du Québec le soin de l\u2019enquête.Marie Bouillé a indiqué que l\u2019enquêteur de la Sûreté avait déposé son rapport, demandant ce qui pouvait bloquer la suite du dossier.Enfin, la députée d\u2019Iberville a soulevé la question du zonage du territoire agricole, disant que la région de Montréal a perdu 32 000 hectares depuis 1978.Laurent Lessard a répliqué que la meilleure façon de protéger le territoire agricole était de l\u2019occuper, avouant miser sur les plans de développement de la zone agricole.Il faut aussi, illustre-t-il, parvenir à « débarrer » le territoire agricole, dont la superficie est gelée depuis la fin des années 1990.Agriculture biologique et semis direct, dit-il, permettront peut-être de rouvrir des territoires, citant l\u2019exemple de Longueuil qui est parvenue à remembrer des terres agricoles.üi LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 PAGE 5 ACTUALITÉ Le rapport Pronovost a raté sa cible, selon deux chercheurs de l'IRÉC Les chercheurs David Dupont et Robert Laplantc, de l\u2019IRÉC, ont présenté leur étude à la Maison de l\u2019UPÀ.JEAN-CHARLES GAGNÉ Bâtir la future politique agricole et alimentaire du Québec sur la base du rapport Pronovost serait une grave erreur.« Le rapport Pronovost passe à côté de l\u2019essentiel », soutiennent en effet les chercheurs Robert Laplantc et David Dupont, de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), dans leur étude « Le rapport Pronovost : un diagnostic partiel, une analyse tronquée », présentée à la Maison de l\u2019UPA, le 8 novembre, à une cinquantaine de personnes.L\u2019étude a été produite à la demande de l\u2019UPA.Les chercheurs affirment que ce rapport, remis en février 2008, comporte de graves lacunes, dont celle, majeure, d\u2019avoir éludé les conséquences du déplacement du rapport de force au profit des distributeurs dans le monde agricole et agroalimcntaire.Il pèche aussi par une analyse inadéquate du rôle de la mondialisation qui pèse lourdement sur l\u2019agriculture québécoise et rétrécit sa marge de manœuvre.De plus, ce document ne fournit pas de cadre stratégique ni de principes direc- teurs, des incontournables pour fonder une telle politique.Les chercheurs conseillent donc au ministre québécois de l\u2019Agriculture, Laurent Lessard, d\u2019utiliser le rapport Pronovost comme « un matériau et non comme un programme» pour élaborer la future politique agricole et alimentaire.En plus de rater sa cible, le rapport Pronovost propose des mesures, comme le retour à la négociation de-contrats de gré à gré entre agriculteurs et leurs clients, qui accroîtraient la vulnérabilité de l\u2019agriculture québécoise, avancent les chercheurs.Pour Pronovost, la seule voix serait de s\u2019adapter au changement, ce qui veut dire s\u2019ouvrir à la concurrence et souscrire à une logique de déréglementation.« La réglementation est d\u2019autant plus requise que les entrepreneurs sont de plus en plus des cartels et des oligopoles», font-ils valoir.Ils relèvent que le rapport Pronovost a affirmé, mais n\u2019a aucunement démontré, que les institutions en place (lois, réglementations) empêchent le développement du secteur agricole et agroalimentaire.Ils questionnent l\u2019insistance du rapport Pronovost à poser l\u2019accréditation syndicale unique comme un frein au développement de l\u2019agriculture.« Pour bien jouer de tous ses atouts, le monde-agricole québécois a besoin d\u2019une vision commune et d\u2019une capacité de concertation afin de faire contrepoids à des puissances économiques n\u2019ayant qu\u2019un seul but : soumettre la production aux seules lois de la concurrence et du profit.» MM.Laplantc et Dupont rappellent que « l\u2019arrangement institutionnel » créé au fil des ans (mise en marché collective, accréditation unique, etc.) avait justement pour but de contrer le rapport inégal des forces en présence.« On ne peut accepter la consécration de cette asymétrie qui renforce l\u2019hégémonie de la grande distribution sur les autres acteurs », a précisé Robert Laplantc.Le « bobo » « Vous avez mis le doigt sur le bobo, a déclaré le président de l\u2019UPA, Christian Laçasse, à savoir que les agriculteurs sont de moins en moins en mesure de tirer leur épingle du jeu face à la concentration de la transformation et de la distribution.» M.Laçasse a ajouté que le rapport Pronovost « n\u2019a formulé aucune recommandation pour améliorer les revenus des agriculteurs, pourtant en crise lors de la tournée de la Commission.Or, ce n\u2019est pas le démantèlement de leurs outils collectifs qui va bonifier leurs revenus.Il faut au contraire renforcer ces outils, bonifier le rapport de force des agriculteurs face aux géants de la transformation et de la distribution ».Pour le président de l\u2019Union paysanne, Benoît Girouard, « c\u2019est un rapport ridicule et qui manque de crédibilité, surtout trois ans après le rapport Pronovost.Mais pouvait-on s\u2019attendre à autre chose vu qu\u2019il est financé par l\u2019UPA?» Il a rappelé que les paysans, mais aussi La Coop fédérée et I\u2019AQINAC ont accueilli favorablement le rapport Pronovost.« La concentration est un faux débat.En Suisse, où la concentration est encore plus poussée, on n\u2019a pas de misère à trouver des produits locaux dans les supermarchés.C\u2019est une question de culture et de volonté politique, a-t-il ajouté.L\u2019enjeu est clair, dit-il : avec l\u2019application du rapport Pronovost, rédigé à la suite de 770 mémoires, l\u2019UPA perdrait son monopole et beaucoup d\u2019argent alors que l\u2019agriculture s\u2019en porterait mieux.» \tL'IRÉC: un contrepoids en économie \tFondé en 1999 par l\u2019ancien premier ministre Jacques Parizeau, \tl\u2019IRÉC est un organisme scientifique indépendant de recherche en \téconomie qui ne souscrit pas à la mode néolibéralc.L\u2019IRÉC fournit \tun contrepoids à des institutions étrangères au Québec (Conference \tboard, Fraser Institute, C.D.Howe Institutes, etc.) qui produisent des \trapports promouvant l\u2019intégration continentale et faisant fi de l\u2019origi- \tnalité du Québec.L\u2019IRÉC dit publier des études rigoureuses en lien avec la promotion d\u2019alternatives bien ancrées dans la défense et la construction du modèle québécois.J.-C.G.Explications en page Ht*.Vente Service ¦ r H.l SôtsisJüi&fe Tournez le dos à l\u2019hiver avec un Fendt 936 www.bosse-frere.com ¦\t418 248-0955 PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 Terre privée LE MINISTERE DES TRANSPORTS SOUHAITE DES CIRCUITS ALTERNATIFS POUR LES MOTONEIGES, ÉDITORIAL RÉDACTION 450 679-8483 poste 7270 tcn@latcrrc.ca ABONNEMENTS 450679-8483.postes 7274.7413 abonncmcnt@latcrrc.ca 1-800-528-3773 PETITES ANNONCES 450 679-7809 annonccsclassccs@latcrrc.ca PUBLICITÉ 450 679-8483.poste 7712 pub@latcrrc.ca Directeur Loïc Hamon Rédactrice en chef Richcllc Fortin Chef de pupitre Web Isabelle Berube Rédacteur en chef magazines Michel Bcaunoycr Directrice à l\u2019infographie Brigitte Charbonneau Responsable de production Carole Lalancctte Conceptrice artistique Annie Bisaillon Directeur des ventes André Savard Ventes nationales Daniel Lamoureux Tel.: 1 877 237-9826 ads@latcrrc.ca Représentants au Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marie-Claude Primeau Coordonnateur marketing et distribution Pierre Leroux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques Abonnement au Québec 1\tan: 61,87S 2\tans: 99.68 3\tans: 121,44 S Abonnement hors Canada 1 an: 225$ Chèque ou mandat à lorarc de La Terre de chez nous ÉDITEUR L\u2019Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Thcrricn, bur.100, Longucuil, Québec J4H 3Y9 DépAn légxui : Htbliothcquc ruooiulc du Je chc* nom*.ISSN 0040-3830 Cotp.«t 26 Power Dam Way DST*'-\t* *¦ *>thci|uc nationale du Québec \u2022 1992 Bibliothèque nationale du f-amd» ISSN 0040 \u2022 3830 'La Terre 0040-3830.ii publnhrd weekly.52 tunci per year by La Terre de chez nous do USACAN Media Dam Way Suite SI-S3.Platttoufth, N.Y.12901.PcrioJicali pottage paid at Plattibutnh.NV.POSTMASTER tend addrcit changer to La Terre de chei nous, p.O.Boa 2888, Plarrtburgh.NV 12901.Nous recunnainoni Laide financière du gouvernement du Canada, par renomme du Progtanune j\u2019aide aux publKiiKtfii ( PAP).pour no» dèpcnicr Jenvut poiraL Comendon Je la pour publication N*40069165 N'J\u2019cntrgiwmncnt 07665.retourner toute correspondance ne pouvant être Imèe au Canada au Service de» puhlicaooru 555 bouL Roland-Themcn, lamgucud.Qc J4H JV?abonnement^ laterrc ca\ti|.| i*i 55sr sssr Canada Retrait d'accès aux terres agricoles : mot d'ordre provincial Au cours des dernières semaines, on a pu assister à travers la campagne québécoise à un mouvement de protestation spontanée de la part des agriculteurs et agricultrices.CHRISTIAN LAÇASSE Président général dcl\u2019UPA En choisissant, comme ils l\u2019ont fait, de retirer le privilège d\u2019accès à leurs terres aux véhicules récréatifs, ils indiquent qu\u2019 « assez c\u2019est assez! » L\u2019entêtement du gouvernement à leur imposer l\u2019inutile mais désastreuse mesure des 25 % a fait déborder le vase! Pour les agriculteurs, il y a longtemps que la coupe est pleine.Ils émergent à peine, l\u2019aurait-on déjà oublié, des pires années de crise que l\u2019agriculture ait jamais traversées (à l\u2019exception du krach de 1929), non pas seulement au Québec, mais dans tout le pays.Crise de l\u2019ESB, cours désastreux des grains, effondrement chronique des prix du porc, nommcz-les! La situation était telle que, en 2004, l\u2019UPA organisait un congrès général extraordinaire sur la crise des revenus, seulement le deuxième congrès du genre en plus de 85 ans.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019une des principales raisons, cette exceptionnelle crise des revenus, qui a amené l\u2019UPA à requérir du gouvernement la tenue d\u2019une commission sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture en 2006.Le même genre de contexte qui a conduit les producteurs agricoles à demander la Commission Héon, en 1955, et la Commission April, en 1965.Dans chaque cas, ces deux commissions ont débouché sur la mise en place d\u2019outils qui ont permis aux agriculteurs d\u2019améliorer les conditions pour aller chercher davantage de revenus sur les marchés.Que nous a apporté la commission Pronovost à cet égard?Rien! D\u2019aucune façon n\u2019a-t-elle pris de front le problème pourtant très criant de la crise des revenus en agriculture.Aucune analyse, encore moins de solutions, comme le confirme une étude que vient de rendre publique l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine, à la demande de l\u2019UPA.Le rapport Pronovost élude complètement ce questionnement, souligne Ictude.Au lieu de ça, il en arrive à la conclusion que le modèle agricole québécois serait périmé, drôle de manière de lutter contre la crise.Dans cette foulée, ont succédé le rapport Saint-Pierre, qui a tiré à boulets rouges sur le programme d\u2019assurance stabilisation, et le rapport Ouimet, qui laisse présager une ouverture de la loi sur le plus essentiel de nos biens de production : les terres arables.Et c\u2019est également sur cette toile de fond qu\u2019est arrivé, l\u2019automne dernier, le nouveau budget assigné à La Financière agricole.Une bonne annonce à première vue, sauf que le diable se trouvait dans les compressions rattachées au retrait des 25 %, des modalités d\u2019application qui sont totalement inutiles et totalement arbitraires! C\u2019est la mèche qui a mis le feu aux poudres.Les agriculteurs ne sont pas dupes de ce qui se passe derrière les rideaux.Bien au contraire.On leur sert une médecine Pronovost, agrémentée de sauce Saint-Pierre et, bientôt sans doute, d\u2019un soupçon de rapport Ouimet avec la future politique agricole et agroalimcntaire qui s\u2019en vient.Car tous les signaux convergent : cette politique ne servira qu\u2019à mettre la table pour mieux s\u2019attaquer à deux de nos piliers fondamentaux, soit nos outils de mise en marché collective et le principe de l\u2019accréditation syndicale.C \u2019est l\u2019enjeu qui se dessine en trame de fond.En fait, la question des 25 % ne fait que cristalliser le mécontentement profond des producteurs et des productrices agricoles.C\u2019est la raison pour laquelle ils se sont mobilisés et c\u2019est la raison pour laquelle le conseil général de l\u2019UPA a lancé le mot d\u2019ordre, mardi dernier, d\u2019étendre à toute la province le retrait du privilège d\u2019accès aux terres agricoles.Tant que le gouvernement ne retirera pas cette mesure des 25 % et tant que planera la menace d\u2019affaiblir nos outils de mise en marché collective et le principe de l\u2019accréditation syndicale, la colère des agriculteurs ne va pas dérougir et l\u2019hiver risque de durer longtemps.FONDÉE EN 1929 r I j JL J.JL de chez nous LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 PAGE 7 OPINION Moins efficaces.vraiment?Dans la dernière édition de La Tare de chez nous, il était question de la problématique des mesures de resserrement des programmes agricoles qui se traduisait par une levée du privilège d\u2019accès aux terres agricoles au Québec comme moyen ultime de négociation de la part des propriétaires.Ce qui me fait réagir au discours qu\u2019on entend, c\u2019est le choix malicieux des termes employés par nos élus et hauts fonctionnaires pour venir sabrer dans les programmes d\u2019assurance revenu.Ce qu\u2019ils disent : retirer de l\u2019enquête des coûts d\u2019une production donnée, les 25 % des fermes les moins performantes, les moins efficaces.Ça donne à penser que ces fermes sont très mal gérées.Alors, ce qu\u2019il faut savoir : le pourquoi de la contre-performance.Ton coût de production étant influencé par les frais de transport de tes intrants, par l\u2019accès aux marchés de ton produit, par l\u2019expertise ciblée inexistante dans ta région dont ton travail nécessite les dernières découvertes, c\u2019est une partie de la liste des causes qui font que tu dois ultra performer dans tous les autres champs d\u2019activité de ton métier.Pour mon cas, étant éleveur, la maladie, les périodes intenses de froid, de chaleur, la qualité des intrants disponibles viennent nous rappeler la fragilité des troupeaux et ainsi escamoter n\u2019importe quel budget, si sérieux soit-il.On est bien tannés des aberrations qu\u2019on entend de nos élus : oui, sauvegardons nos régions, revitalisons-les, nourrissons le Québec.C \u2019est bien beau tout ça, mais ça leur demanderait d\u2019être rationnels quand vient le temps de poser des actions en lien direct avec ces belles paroles.Ce sont donc nos régions qui se retrouvent méprisées avec ces mesures qu\u2019on ne peut, qu\u2019on ne-doit accepter.Ça m\u2019a coûté une fortune pour exiger de mon élevage de toujours, année après année, devoir produire plus pour survivre.Imaginez.mon animal se vend le même prix que mon père obtenait en 1970, mais avec une multitude de règlements en plus.Présentement, le discours du gouvernement Charest est de nous faire croire, à vous et à moi, qu\u2019il existe des productions moins à risque avec des montants pour aider à la transition.Comment voulez-vous que je les prenne au sérieux?C\u2019est venir me demander démettre à la poubelle mon expertise, mon capital investi, pour me tourner vers l\u2019inconnu.Mon banquier serait sûrement très emballé de la chose.Espérant vous avoir sensibilisés au monde agricole qui donne bien malgré lui une image de richesse comme médisait un concitoyen.Je lui fis remar-e]uer cjue ce qu\u2019il voyait en passant devant chez moi était mon actif et non mon bilan! Claude Lavoie, éleveur Saint-Pascal I^Votre opinion Faites-nous part de votre opinion par la poste ou à redaction@laterre.ca.Ne peuvent être publiées que les lettres d\u2019au plus 375 mots, signées et accompagnées de votre adresse et de votre numéro de téléphone, qui seront gardés confidentiels.Les lettres publiées peuvent être abrégée s lettres | gées.IL I l|IILllil|||H!l Hybride de marque Pioneer P8906hr contre PIONEER 2650 unités thermiques PIONEER Hybride de marque Pioneer P9623hr contre 38N88 r#im JtfsS Les données sur le rendement recueillies en Ontario et au Québec Jusqu'au 9 novembre 2010.A moins d\u2019indications contraires, l\u2019information et les résultats d-joints représentent la moyenne de toutes les comparaisons dans la région Indiquée.Veuillez ne pas utiliser ces données ou toutes autres données provenant d'un nombre limité d'essais comme facteur de décision pour choisir un produit Les résultats ne sont pas garants de la performance future et pourraient être incomplets.Les réponses du produit sont variables et sujettes à toutes pressions provenant de l'environnement, des maladies et des parasites.L'information obtenue sur plusieurs années et de plusieurs endroits constitue une meilleure variable pour refléter la performance future.'Corrigé à 15,0 % d'humidité.Les revenus bruts corrigés par hectare sont calculés à partir du prix du mais à 157 $ la tonne, moins 1,96 $ de séchage par point d\u2019humidité au-dessus de 15 %.Technologie de protection contre les insectes Herculex® par Dow AgroSciences et Pioneer Hi-Bred.® u: Herculex et le logo HX sont des marques de commerce de Dow AgroSciences LLC.\u2022\tLIBERTY, LlbertyLInk et le logo gouttelette d'eau sont des marques de commerce de Bayer.*\tRoundup Ready est une marque déposées utilisées avec l\u2019autorisation de la compagnie Monsanto.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d\u2019achat Marques de commerce et de service dont l\u2019usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.©2010 PHL.PRU4iYieM0aia.v2.LaT_BF Cette année, partout en Ontario, lors de tests locaux, les hybrides de marque Pioneer5 accumulent des gains impressionnants ! Pour obtenir les rendements de votre région, demandez à votre représentant ou visitez www.pioneer.corn/yield./ooV PIONEER.Une Entreprise Dupont Science et service : succès assuréMS TJ7 2700 unités thermiques PIONEER.P9623hr 'Ç7 2850 unités thermiques ' ~ Vh.frde Marque / produit\tcomp.\t\tAvantage moyen de reniements WW\t% Victoires\tAvantage revenuema Dekalb DKC38-26 (VT3)\t56\t408\t80%\t59 S Elite 19A30RR (SSTX)\t8\t671\t63%\t111 S \t\t\t\t Hybride de marque\t\tPioneer 38NB8 contre\t\t i N\"d« Marque / produit\tump.\t\tAvantage moyen de rendements\t* \u2022 %\t- Avantage Victoires rwRW/ha\t Dekalb DKC38-26 (VT3)\t49\t815\t84%\t96$ Elite 19A30RR (SSTX)\t7\t1185\t86%\t175$ Marque / produit\tN* de eorop,\tAvantage moyen de rendements (kg/ha)\t%\tAvantage Victoires revenw/ba\t Dekalb DKC43-27 (VT3)\t74\t357\t72%\t25$ Elite 15W19RR (VT3)\t9\t596\t78%\t96$ www.pioneer.com/canada \u2014-;- ¦ PAGE 8 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 ACTUALITÉ > Insatisfaits de la compensation d\u2019assu-P rance stabilisation des revenus agricoles sur les kilogrammes d\u2019agneau, les éleveurs ovins considèrent qu\u2019 ils font les frais de ce changement radical dont l\u2019implantation connaît des secousses.i\\ÿv \"u.\u201cY~ v 'tm- il jÉSrelIrtflIÉ l lê.\t«V»\t\t\tBdâ&Éj\t\tr.\tA-i \u2019\t\u2022\tiÆ B* -\t'.¦>/\u2022>\u2022*) 1IL O)\t\t\tciA,âUy£ fffe ati.ltAacjiJt f/uk\t\t \t\t\t\t\t JULIE MERCIER jumercier@lalerre.ca En production ovine, la transition de la compensation d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) vers les kilogrammes d\u2019agneau vendus se passe difficilement.Plusieurs producteurs attendent encore des compensations pour 2009 et se considèrent comme les cobayes d\u2019une réforme qui connaît des ratés.En 2009, les deux tiers de la compensation d\u2019ASRA ont été calculés sur le nombre de brebis et le tiers sur la base des kilogrammes d\u2019agneau vendus.Cette année, les kilogrammes comptaient pour les deux tiers de la compensation et, à compter de janvier prochain, les éleveurs ovins seront compensés à 100 % sur les kilogrammes.Cet été, plusieurs producteurs ont reçu des compensations comportant d\u2019importantes erreurs, telles que des animaux manquants ou d\u2019autres considérés à tort comme non compensables.En consultant les 300 pages de son bilan, Michel Thibodeau s\u2019est rendu compte qu\u2019il ne contenait que 803 brebis plutôt que les 1019 dûment déclarées chez Agri-Traçabilité Québec (ATQ) .« Une ferme moyenne recevait de 150 à 175 pages à vérifier.en plein temps des foins.C \u2019est un système improvisé et on en est les testeurs », rappelle le 1er vice-président de la Fédération des producteurs d\u2019agneau et moutons du Québec (FPAMQ).D\u2019ailleurs, le nombre moyen de kilogrammes d\u2019agneau produits par brebis est nettement en deçà des prévisions, soit environ 30 kg alors que le modèle est de 55 kg.« Ce n\u2019est pas facile pour les producteurs.Il y a encore des montants de 15 000,20 000 et 30 000 $ qui ne sont pas rentrés », affirme M.Thibodeau.« C\u2019est une mauvaise préparation, une transition trop rapide.Ce sont les producteurs qui payent le prix parce que ce sont eux qui ne reçoivent pas leur argent », renchérit le président de l\u2019organisation, Langis Croft.La porte-parole de La Financière assure pourtant que des transferts de données avec ATQ se font depuis 2008 et que des tests ont été effectués avant de modifier le mode de compensation.Source d\u2019erreurs Mais d\u2019où proviennent les erreurs?Difficile de le savoir.« Les producteurs sont balancés entre la FADQ, l\u2019ATQ et la Fédération », dénonce Michel Thibodeau.Du côté de la FADQ, les problèmes s\u2019expliquent par le fait que « de mauvaises informations ou des informations manquantes dans le dossier d\u2019ATQ ne sont pas prises en compte dans l\u2019établissement du volume assurable », indique la porte-parole, Mélanie Fiset.Pour la FADQ, « il est impératif de souligner que c\u2019est la responsabilité des producteurs de mettre à jour les données relatives aux volumes assurables chez ATQ ».Mme Fiset assure que les compensations sont ajustées dès que les erreurs sont corrigées par les producteurs.Directement interpellé par la situation, le président du conseil d\u2019administration d\u2019ATQ, Richard Maheu, rappelle qu\u2019« on a pris une banque de données pour la traçabilité pour faire des paiements aux producteurs.Qu\u2019on ne vienne pas attaquer la crédibilité de la banque de données d\u2019ATQ, dont l\u2019expertise est reconnue mondialement», ajoute-t-il.Lui-même producteur d\u2019agneaux, M.Maheu a eu la mauvaise surprise de ne pas voir apparaître dans son bilan une centaine d\u2019agneaux pourtant vendus.« Est-ce que la FADQ a transmis l\u2019information aux producteurs sur les animaux assurables et .est-ce que le délai a été raisonnable pour les informer ?» s\u2019intcrroge-t-il.Richard Maheu estime que la FADQ doit repousser l\u2019échéancier de 2011 pour appliquer la compensation complète sur les kilogrammes vendus.La FPAMQ demande aussi à la FADQdc mettre sur la glace pour 2011 la compensation entière sur les kilogrammes.De plus, elle exige un bilan rigoureux de l\u2019exercice « pour ne rien échapper et rendre justice aux producteurs », insiste Langis Croft.« On a eu notre bilan en août et le changement sera complété cinq mois plus tard, en janvier », critique Michel Thibodeau.De l\u2019avis de l\u2019éleveur de Princcville, la compensation sur les kilogrammes d\u2019agneau pose aussi problème puisque le programme d\u2019assurance mortalité réclamé par la FPAMQ n\u2019est toujours pas mis en place et ne serait pas réaliste, selon ce que les élus de la Fédération ont appris.La Financière confirme qu\u2019une étude de possibilités a été menée, mais refuse de rendre les conclusions publiques puisque le dossier « est toujours en discussion ».Erreurs et confusion À l\u2019instar du secteur ovin, l\u2019élevage de veaux d\u2019embouche connaît aussi des difficultés dans l\u2019implantation de la compensation d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) sur les kilogrammes de veau vendus.« Il y a des erreurs et les gens se lancent la balle.La Financière a tenu pour acquis que le système était blindé, mais il y a des bémols », soutient Pierre Dallairc, éleveur responsable du dossier coût de production au comité veaux d\u2019embouche de la Fédération des producteurs de bovins du Québec.Pour l\u2019agriculteur de La Doré au Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean, les pertes d\u2019identifiants ouvrent la porte aux erreurs dans la compensation d\u2019ASRA, sans compter que les outils informatiques ne sont pas au point.« Les deux systèmes (ATQ et FADQ) ne se parlent pas encore complètement, estime-t-il.C\u2019est toujours le producteur qui a l\u2019odieux de prouver que les données sont correctes.» M.Dâllaire a eu la surprise de constater qu\u2019un de ses veaux de l\u2019année avait 57 mois, une fois rendu dans la banque de données de La Financière.« Les producteurs sont prêts à faire des efforts, mais on ne peut pas aller plus vite que le système est capable d\u2019en prendre », témoigne-t-il.Ses confrères sont réticents à être indemnisés uniquement sur les kilogrammes de veau vendus.« Nos producteurs nous demandent de garder une partie de la compensation sur la vache parce que la plus grosse partie de nos frais fixes sont pour supporter nos vaches, précise M.Dallairc.Et on a toujours dit qu\u2019on n\u2019irait pas avec le 100 % des compensations sur la livre de gain tant et aussi longtemps qu\u2019on n\u2019aurait pas d\u2019assurance mortalité », résume l\u2019éleveur de 377 vaches.J.M. LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 PAGE 9 ACTUALITÉ L'impact du 25 % se limiterait à 40 M$ PIERRE-YVON BÉGIN ¦ QUÉBEC \u2014 Les mesures de resserrement de l\u2019Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) se traduiront par une réduction de 16 M$ cette année et de 61 M$ en 2011-2012.Pour La Financière agricole, l\u2019impact anticipé des mesures est beaucoup moindre que les 160 M$ prévus par l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).Président-directeur général de l\u2019institution, Jacques Brind\u2019Amour maintient que le remboursement du déficit des fonds ASRA demeurera à près de 55 M$ par année.« Je ne suis pas en mesure de vous dire que le déficit va se rembourser en quatre ans.Ça va dépendre de la conjoncture de chaque année », affirme Jacques Brind\u2019Amour en entrevue téléphonique avec la Tern.Celui- ci réagissait aux propos de l\u2019économiste en chef de l\u2019UPA, Charles-Félix Ross, qui affirmait dans nos pages la semaine dernière que le rythme actuel de remboursement était trois fois plus vite que prévu.Jacques Brind\u2019Amour cite l\u2019exemple de la production porcine où les hausses de prix devraient être récupérées en partie par des coûts d\u2019alimentation supérieurs.« Ça va mieux aller dans le porc, ajoute Jacques Brind\u2019amour, mais ça ne veut pas dire que les producteurs n\u2019ont plus de problème.L\u2019an prochain, on prévoit le même niveau de compensation.Ça va être encore difficile, même s\u2019il y a des améliorations.Il faut être prudent avec les impacts en pensant que, parce qu\u2019il y a une embellie durant quelques mois, ça va se maintenir au cours des quatre prochaines années.En agriculture, ce n\u2019est pas comme ça que ça marche.» Jacques Brind\u2019Amour réaffirme que les mesures de resserrement adoptées par La Financière, dont les 25 % sur le calcul des coûts de production, sont nécessaires pour respecter le cadre financier de 630 M$ fixé par Québec.Dans un communiqué de presse publié jeudi dernier, La Financière précise que la mesure des 25 % vise à éviter de surcompenser les entreprises les plus efficaces.L\u2019institution estime que l\u2019impact s\u2019élèvera à 40 M$ l\u2019an prochain, plutôt que les 75 M$ anticipés.Elle explique cette réduction par le fait qu\u2019aucune compensation n\u2019est prévue dans le maïs-grain, le soya, le canola et les pommes de terre.De plus, les producteurs d\u2019agneaux et de veaux d\u2019embouche profitent de mesures de transition.Le rythme de remboursement des fonds ASRA s\u2019en trouvera-t- il pour autant accéléré?« Notre intention de mettre entre 50 et 55 M$ par année sur le déficit demeure, répond Jacques Brind\u2019Amour.C \u2019est le calcul de la tarification qui va faire en sorte que, si oui ou non, on rembourse plus vite.Sur le plan budgétaire, l\u2019impact va être le même.» Jacques Brind\u2019Amour indique qu\u2019après six mois en 2010, 23 entreprises agricoles clientes de La Financière ont cessé leurs activités.De ce nombre, il n\u2019y en a qu\u2019une seule au Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean et aucune en Abitibi.En comparaison, précise-t-il, 63 entreprises en moyenne ont abandonné chaque année depuis la création de La Financière.De plus, le nombre de clients en arrérages de moins de six mois se situe à 770, soit le même nombre que l\u2019an dernier.La connaissance locale aide à bâtir de meilleures récoltes Personne ne connaît vos champs mieux que vous.Rien ne bat la connaissance locale quand vient le temps d'obtenir le meilleur résultat de vos hectares de maïs.Personne ne connaît la semence mieux que votre représentant Pioneer, vous pouvez vous fier à sa connaissance locale pour vous aider à obtenir des récoltes de maïs à rendement et qualité élevés.Il a le soutien d'un réseau mondial en recherche et développement, de même que l'équipe la plus forte de l'industrie sur le plan agronomique.Ajoutez nos connaissances locales aux vôtres.Profitez d'une bonne récolte.www.ploneer.com/canada Une Entreprise DuPont Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.® *\u201c * Marques de commerce et de service dont l\u2019usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.©2010 PHI.PRH«ECBSerj.T.8f Science et service succès assuré- 144275 PAGE 10 LA TERRE DE CHEZ NOUS, ] 1 novembre 2010 ACTUALITÉ Plaidoyer pour plus de gestion sur les fermes THIERRY LARME-RE llaiiviete@laterre.ca DRUMMONDVILLE\u2014Alors que les défis de gestion actuels et futurs s\u2019accumulent pour les producteurs agricoles, seulement 10 % de ceux-ci recourent à des services-conseils subventionnés en gestion agricole.C\u2019est un des constats soulevés lors du 24e Colloque de l\u2019entrepreneur gestionnaire qui se tenait à Drummondville, le 4 novembre dernier, sous le thème Prendre le virage.11 y avait plus de 600 personnes, dont une majorité de conseillers.« On est rendu pas mal au bout (financièrement) », a lancé Patrice Carie, directeur général du Centre d\u2019expertise en gestion agricole (CEGA).Ce dernier estime que les producteurs peuvent dégager de meilleurs bénéfices d\u2019autant que le prix du lait, par exemple, est plus élevé au Québec qu'ailleurs dans le monde.Pour les productions qui ne sont pas sous gestion de l\u2019offre, le spécialiste pense que « l\u2019avenir passe par des contrats à terme » qui permettent de mieux prévoir le prix reçu et de maximiser scs chances de ne pas produire à perte.« Il y a un potentiel d\u2019amélioration (de la performance économique des fermes) et ça passe par 1a gestion », a déclaré quant à lui Daniel-Mercier Gouin, professeur à l\u2019Université Laval et conférencier lors de l\u2019évènement du Centre de référence en agriculture et agroalimentairc du Québec (CRAAQ).Comparer la performance du Québec M.Gouin a fait un constat sévère pour l\u2019agriculture du Québec dont le revenu net stagne depuis 1989.Il a présenté une comparaison effectuée avec l\u2019Ontario, le Wisconsin, la Pennsylvanie et l\u2019Etat de New York, des juridictions comptant sur un climat et une agriculture relativement similaires à ceux du Québec.On se rend d\u2019abord compte que, depuis 1987, les recettes monétaires augmentent plus rapidement au Québec que dans les quatre autres juridictions.Ce constat demeure vrai que l\u2019on tienne compte ou non des paiements directs des gouvernements.Ce soutien de l\u2019Etat occupe néanmoins une plus grande part des recettes monétaires au Québec avec 15 % du total contre 5 % en Ontario.En bref, le conférencier estime que 85 % de l\u2019agriculture québécoise, incluant bien entendu les producteurs sous gestion de l\u2019offre, compte sur des revenus unitaires plus élevés qu\u2019aux Etats-Unis pour ses produits.Ces bons résultats et les paiements directs plus élevés ne se traduisent cependant pas par de meilleurs revenus nets.La réponse se trouve bien entendu du côté des dépenses, car pour l\u2019ensemble des dépenses agricoles, le Québec arrive au premier rang pour les dépenses totales.Une analyse par catégorie indique que le Québec est « champion toutes catégories » des dépenses en intérêts et pour les amortissements.Pour les intrants agricoles (semences, moulée, animaux), le Québec est plus cher que l\u2019Ontario et que deux des trois Etats américains.Dans les autres catégories (intrants industriels, salaires et autres dépenses), le Québec n\u2019est jamais l\u2019endroit le moins cher.La croissance des dépenses fait en sorte que les agriculteurs du Québec dépensent aujourd\u2019hui 1,05 $ pour 1 $ reçu du marché.L\u2019endettement découle naturellement de cet état de fait, et c\u2019est au Québec que le passif agricole a progressé le plus rapidement depuis 1987 dans les cinq juridictions à l'étude.Le taux d\u2019endettement est de 25 % au Québec, contre 17,5 % en Ontario et environ 12,5 % aux États-Unis.« C\u2019est du côté des dépenses que ça se passe.Les dépenses en intérêts sont à revoir et il y a urgence », lance M.Gouin, qui souligne que les taux d\u2019intérêt ne peuvent que remonter dans les années à venir.« Il fiiut être efficace pour grossir et r\" - Daniel-Mercier Gouin a fait ressortir que 85 % de l\u2019agriculture québécoise reçoit un revenu unitaire supérieur à celui des producteurs américains.non grossir pour être efficace », conclut-il.Patrice Carie, du groupe CEGA, a proposé quelques trucs pour convaincre, les producteurs de passer plus de temps à faire de la gestion.Il ne s\u2019agit pas ici de comptabilité, mais d\u2019analyse des données afin de prendre des décisions éclairées.Réunir un petit conseil d\u2019administration est aussi une avenue utile, comme dans les autres entreprises, afin de partager l\u2019information pertinente entre les propriétaires, le conseiller en gestion, le conseiller en financement ou en alimentation.Il faut éviter la situation où c\u2019est le financier qui contrôle l\u2019entreprise endettée et impose parfois un coûteux redressement.Pourquoi cet homme a-t-il l\u2019air aussi fier?La Teire TC Avis de convocation Assemblée générale extraordinaire des producteurs de cultures commerciales du Québec DRUMMONDVILLE, LE 22 NOVEMBRE 2010 À tous les producteurs et productrices visés par le Plan conjoint des producteurs de cultures commerciales du Québec Mesdames, Messieurs, En vertu de l'article 74 de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, vous êtes convoqués, par la présente, à une assemblée générale extraordinaire des producteurs visés par le Plan conjoint des producteurs de cultures commerciales du Québec qui se tiendra : Le 22 novembre 2010 à compter de 13 h Au Best Westem/Hôtel Universel 915, rue Hains, Drummondville Inscription à compter de 12 h 30 Lors de cette assemblée, la Fédération désire vous soumettre les détails de la mise en place des outils de mise en marché, incluant un projet de règlement sur la transmission de renseignements par les producteurs de cultures commerciales.À cet égard, l'assemblée sera appelée à se prononcer quant au mandat à être confié au conseil d'administration de la Fédération.Nous vous rappelons que lors de cette assemblée, tous les producteurs ont le droit de parole, mais seuls les délégués ont le droit de vote.Comptant sur votre présence en grand nombre, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de nos sentiments les meilleurs.Benoit Legault, directeur générai AfOMse/TCN LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 PAGE 11 ACTUALITÉ L'industrie porcine se dote d'une norme nationale de biosécurité JULIE MERCIER L industrie canadienne du porc vient d\u2019adopter sa propre norme nationale de biosecurite, un nouvel outil qui servira à protéger la santé du cheptel ainsi qu\u2019à maintenir, etunerne, développer sa compétitivité.La nouvelle Normé nationale de biosécurité pour les fermes porcines de même que 1 ébauche de son guide dé l\u2019utilisateur, élaborées en collaboration avec le federal et les provinces, ont été présentées en primeur lors du récent Forum canadien sur la santé porcine 2010.L\u2019événement était une initiative du Conseil canadien de la santé porcine (CCSP), organisme formé en mars 2009 pour encadrer, coordonner et soutenir la gestion de la santé du cheptel porcin ai/pays.C\u2019est la crise du circovirus, qui a mis à mal le secteur en 2005 et 2006, qui a forcé le gouvernement fédéral et l\u2019industrie à réfléchir aux façons « de gérer de maniéré proactive les questions liées à la santé porcine, par l\u2019entremise de l\u2019encadrement, de la coordination et du soutien de la gestion de la santé du cheptel porcin canadien », indique le Conseil.D\u2019ailleurs, pour son président et producteur de porcs de la Saskatchewan, Florian Possberg, i5ÿ!i mi.t vp -L.< ?.Vw MBSt ou de vous mettre au travail avec le bon tracteur, dès maintenant.Actuellement, les fabricants sont en rupture d\u2019inventaire pour les tracteurs de forte puissance.Mais votre concessionnaire Massey Ferguson, peut dès maintenant, vous installer à bord d\u2019un Massey Ferguson de la série 8600.Cette série peut vous faire économiser 20,8 % de carburant par rapport aux autres marques concurrentes.De plus, profitez de nos offres incitatives et de nos programmes de financement très avantageux pour vous offrir le cadeau de vos rêves.Pour plus de détails, voyez votre concessionnaire Massey Ferguson dès aujourd\u2019hui.À GAGNER Une location gratuite Passez dès aujourd\u2019hui chez votre concessionnaire Massey Ferguson pour faire l\u2019essai d\u2019un modèle de série 8600 et courez la chance de gagner une location pour la saison 2011.AMOS Plusieurs producteurs de lait ont fait la preuve, au Québec et ailleurs dans le monde, de leur capacité à fabriquer à la ferme des produits de-grande qualité, des fromages surtout.Mais rares sont ceux qui ont songé à percer le marché du lait de consommation avec leur propre matière première.Deux fermes Agrltibl R.H.inc.AMQUI Machinerie J.N.G.Thériault Inc.COATICOOK Service agricole de l'Estrle LOUISEVILLE Machineries Nordtrac Ltée MIRABEL Équipements Yvon Rlvard inc.MONT-JOLI Garage Paul-Émile Anctll Ltée MONT-LAURIER F.Constantlneau Inc.NAP|ERVILLE Hewitt Équipement Ltée PARISVILLE Groupe Symac, machinerie agricole ROUGEMONT Hewitt Équipement Ltée SABREVOIS Équipements Gulllet Inc.S AI NT-A N OR É-O E- K A M O U R A S K A Garage N.Thlboutot inc.ST-AU-GUSTJN-DE-PESMAURES (Ouébcc) Hewitt Equipement Ltée SAINT-BARTHÉLÉMY Machineries Nordtrac Ltée SAINT-BRUNO (Lac St-Jean) G.M.D.Inc.SAINT-CLET Équipement Séguin & Frères inc.SAINT-CYPRIEN Alcide Ouellet & Fils inc.SAINT-DENIS-SUR-RIOMÉLIEU Groupe Symac, machinerie agricole SAINT-GEORGES DE iJEAUÇE Service Bivac Inc.SAINT-HYACINTHE Groupe Symac, machinerie agricole SAINT-ROCH-DE-L\u2019ACHIGAN Machineries Nordtrac Ltée sainte-marie-de-beauce Service Bivac Inc.WARWICK Champoux machineries inc.VWÊÊHÊÊt / VV MASSEYFERGUSON* www.masseyferguson.com 144272 Parcourez de chez nous .repérez les indices et courez la chance de GAGNER le tout nouveau HW»\tA i1 pro NvR >Æ&*/*2ï: -.'i JP- 1 Chevrolet est fière de souligner le nouveau look de La Terre de chez nous Inscrivez l\u2019INDICE (attribut du camion) trouvé dans un encadré de ce journal.Indice journal :_______________________________________________________________ Nom : _________________________________________________________________________ Adresse : Ville : Code postal : Courriel : __ BONI : 1000$ d\u2019essence! Ce boni sera ajouté à votre prix si vous indiquez l\u2019indice trouvé sur laterre.ca.Indice web :__________________________________________________________________________________________________ Faites parvenir votre coupon (un coupon par enveloppe) à : Concours Silverado - La Terre de chez nous 100-555, boul.Roland-Therrien, Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Chaque semaine, 5 finalistes seront annoncés dans La Terre de chez nous.Pour être admissible, les finalistes devront être présents lors du grand tirage qui aura lieu au Salon de l\u2019agriculture de Saint-Hyacinthe le 12 janvier 2011.Voici les 5 finalistes du 8 novembre Alain RIENDEAU Saint-Hubert Jérémie PARENT Sainte-Martine Jean-Marc MAURICE Windsor Jean-Maurice DAOUST Godmanchester Étienne MASSÉ Saint-Césaire Concours ouvert aux personnes âgées de 18 ans et plus possédant un permis de conduire valide.Les règlements sont disponibles sur www.laterre.ca et à l\u2019adresse suivante : 570, boul.Roland-Therrien, bureau 200, Longueuil.Les coupons devront être reçus avant le 13 décembre 2010 avant midi.Le prix est d\u2019une valeur de 50 000$.CHEVROLET La Terre de chez nous 144265 { «æ « J\u2019ai mis à l\u2019essai le nouveau Silverado 2500 HD durant deux semaines.Mais surtout, je l\u2019ai à confronté à trois agriculteurs Æ québécois qui lui ont fait la vie m dure! Présentés dans le pro- M chain numéro de L\u2019Utili-Terre, ¦ les résultats sont intéressants »\t^ - Martin Ménard Journaliste iaü wmm ¦s ÿ&l Mgp?.MilS RH Vj- sSfcîfe -J\u2019 * \u2022\u2018\u2022'ri \u2022 - \u2022 .v Nous l\u2019avons testé pour vous! '¦M'-S :|j?ï : arÀs >-S ¦\u2018p.\u2019àtfï.vjivl fjrrv 3m .t\t' w%jJ,r T:',\u2019; V-.: A' ^ ;'V'.¦'\u2019'VVA .V-.'V.\t/.Vr __W A/ous avons évalué les performances du camion face à : \u2022\tUne voiture à grains de 11 tonnes \u2022\tDes balles de foin de 1000 livres chacune.\u2022\tUne remorque forestière de 17 520 livres.À lire dès le 18 novembre dans mss® mm' M(0 ¦ - \u2018«'\u2022JKr's fBSSS FAC en campagne contre la faim LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 PAGE 31 RÉGION Nouveau délai pour l'autoroute 73 JEAN-CHARLES GAGNÉ La Cour supérieure a annulé le décret du gouvernement du Québec qui autorisait le prolongement de l\u2019autoroute 73 par le tracé Est, entre Bcauceville et Saint-Georges, en Bcauce.Le juge Paul Corriveau a en effet conclu, le 3 novembre dernier, que le gouvernement n\u2019a pas respecté la procédure prévue à la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles dans cette affaire.Ce faisant, l\u2019Etat a causé un préjudice envers quatre citoyens.« En décidant de se substituer à la Commission de protection du territoire agricole du Québec, sans respect pour les procédures prévues dans la Loi, le gouvernement a privé les demandeurs du droit d\u2019etre entendus et de contester les décisions qui les dépossèdent de leurs terres », précise le magistrat.Le juge Corriveau n\u2019a toutefois pas apprécié la décision gouvernementale sur le fond.La Commission a rendu deux décisions favorables envers le tracé Est.Le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a renversé la première et retourné l\u2019affaire à la Commission.La contestation de la deuxième décision devait être entendue par le TAQ en janvier 2010.Mais Québec a adopté un décret avalisant le tracé Est en novembre 2009 après avoir requis et obtenu, en vertu de l\u2019article 66 de la Loi, un avis de la Commission, toujours favorable au tracé Est.Pour le juge Corriveau, il y a là erreur de procédure, car cet article ne permet pas au gouvernement d\u2019exclure la Commission du processus d\u2019autorisation sans l\u2019avoir d\u2019abord dessaisie du dossier.Le magistrat reconnaît que le gouvernement du Qiaébec a le pouvoir de soustraire toute affaire confiée à la compétence de la Commission, mais après l\u2019en avoir avisée par écrit comme le stipule l\u2019article 96 de la Loi.Ce qu\u2019il n\u2019a pas fait.Ferme Betnor ainsi que Josée Bilodeau et Pascal Veilleux ont ainsi été privés de leurs droits.La cause revient donc devant le TAQ à moins que le ministère des Transports s\u2019adresse à la Cour d\u2019appel du Québec.Réactions Les opposants au tracé Est, qui empiète sur 162 hectares de la zone agricole, ont dit accueillir « avec-grande satisfaction et fierté » ce deuxième jugement rendu en leur faveur, par voie de communiqué.L\u2019entrepreneur beauceron Hervé Pomerleau a plutôt mal pris le jugement de la Cour supérieure parce que cela va encore retarder les travaux.Dans une entrevue au journal Le Soleil, il s\u2019est dit convaincu que le gouvernement du Quebec ira en appel.Il s\u2019en est aussi pris à la Commission de protection du territoire agricole du Québec.A ses yeux, le tracé Ouest défendu par les quatre citoyens contestataires n\u2019est pas envisageable et coûterait 11 M$ de plus.Le conseil économique de Bcauce a aussi laissé savoir que l\u2019autoroute, attendue depuis une éternité par la population et les entrepreneurs, sera bénéfique pour l\u2019économie beauceronne.Il reste moins de 20 kilomètres pour que l\u2019autoroute, amorcée dans les années 1970, atteigne Saint-Georges, une opération qui coûtera au moins 230 MS.Merci mille fois, Canada (ou plutôt 1,7 million de fois!) Grâce à la générosité de nos partenaires et des bénévoles de nos communautés, plus de gens ont mangé à leur faim cet automne.Votre aide nous a permis d\u2019amasser quelque 1,7 million de livres de denrées destinées aux banques alimentaires du pays.IBPO trop uT duBretôn LaCoop \u2022IfAjiïïi ANDRÉ GIROUARD % G r o u p e « AV- MONT IUFIjriNES.SE Ûf/Ï/K DAILYFOOD Unicoop NUTRINOR SapGfcr BOSSé & Frère »ia*tianf>ourlavte£o*1 Groupe CNP, Le Maître Saladier, Les productions horticoles Demers Financement agricole Canada Canada La communauté, ça compte ' PAGE 32 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 RÉGIONS IN FO-N UT.RIiTiiæM Annick Delaquis, Ph D., A\\ Coordoniutrico dus A Services Toc/m/qt/cs^fl Une bonne transition est un gage de succès! On le sait, pour optimiser les résultats de production, de reproduction et les R$A (Retour sur l'alimentation), il faut d'abord bien maîtriser la régie et l'alimentation en tarissement et transition.Les vaches taries et en transition doivent avoir un environnement et un confort adaptés : assez d'espace pour chacune, pas de surpopulation si en stabulation libre, de l'eau en tout temps, de la litière propre en quantité suffisante et le moins de changement d'environnement et de groupe possible.Un déficit énergétique en période de transition occasionnera une mobilisation des réserves corporelles avant le vêlage, une augmentation des acides gras non estérifiés dans le sang et possiblement un début d'accumulation de gras dans le foie.Conséquences de tout ceci : problème de foie gras, problème de consommation, déficit énergétique important en début de lactation, pertes de production et problème de reproduction à suivre.De la même façon une surconsommation énergétique en tarissement ou transition aura des conséquences similaires.Les vaches ne devraient pas perdre ni gagner de cote de chair en transition.Il faut donc formuler les rations en fonction de la CVMS et pour cela il faut bien la surveiller.La CVMS devrait rester stable toute la période de transition.Pour y parvenir il faut notamment contrôler les niveaux d'amidon offerts en transition : pas plus de 16 à 18% de la MS pour assurer le développement des papilles du rumen sans compromettre la CVMS.Normalement une bonne fraction des besoins énergétiques des vaches en transition devrait être comblée par de la fibre digestible en provenance des fourrages.Lorsque la qualité des fourrages n'est pas au rendez-vous, des sources de fibre digestible peuvent être ajoutées aux moulées et suppléments, elles sont d'ailleurs très appétentes pour les vaches.Une difficulté survient lorsque l'ensilage de maïs est le principal fourrage disponible.Il n'en faut pas beaucoup pour que les teneurs en amidon et en énergie deviennent excessives et que le foie soit surchargé.Dans de telles situations il faut choisir une moulée bien adaptée telle la Méga-Transition de Purina.Méga-Transition La formulation de la Méga-Transition à haut taux d'inclusion permet de bien maîtriser les quantités et sources d\u2019énergie apportées en transition, et d'apporter des acides gras essentiels qui favoriseront un bon fonctionnement du foie.Cette moulée peut également bien s'intégrer au programme de tarissement court.Le programme alimentaire doit être adapté à la régie à la ferme, alors avant de choisir un produit assurez-vous d'en discuter avec conseiller Purina et faites de votre programme de transition un succès.Purina Baisse du financement des fosses par Prime-Vert THIERRY LARIVIÈRE xf/.1 Le programme québécois de soutien aux agriculteurs en agroenvironnement, Prime-Vert, va diminuer le pourcentage des dépenses remboursé pour les ouvrages de stockage du fumier après le 31 mars 2011.« Il y a un changement de taux au mois d\u2019avril », explique Michel Riendeau, en charge de Prime-Verr au ministère de l\u2019Agriculture (MAPAQ).Le taux de remboursement passera de 90 % à 50 % pour le premier 800 mètres cubes, comme annoncé depuis 2009.La capacité supplémentaire à 800 mètres cubes était déjà couverte à 50 % et continuera de l\u2019être.Au 1er avril 2011, le taux de remboursement passera de 90 % à 50 % pour le premier 800 mètres cubes.Exceptionnellement, le MAPAQ acceptera les demandes tout l\u2019hiver jusqu\u2019à la fin mars afin de donner accès à ceux qui n\u2019étaient pas encore conformes à la réglementation.Les travaux devront être complétés avant le 31 mars 2012.Précisons également que tous ne sont ^\tJ pas admissibles à ce volet de Primc-Vcrt.« Le programme est synchronisé avec le REA », explique M.Riendeau.Ceci veut dire que les fermes existantes en 2002 peuvent bénéficier d\u2019un soutien pour leur fosse à lisicr ou fumier, mais pas les nouveaux joueurs ni les agrandissements subséquents.La relève qui construit une toute nouvelle ferme n\u2019est donc pas soutenue dans la construction des fosses qui sont exigées par règlement.Fédération BUI des producteurs SU! de lait du Québec /-;- Transactions de quota novembre 2010 Système centralisé de vente des quotas Québec\tPrix fixé\t25 000,00 $ \tNombre\tQuantité kg de MG/jour Offres de vente totales\t44\t357,10 Offres de vente participant à la distribution\t44\t357,10 Offres de vente participant à la distribution réussies\t44\t357,10 Quantités achetées par la réserve\t\t3,60 Offres d'achat totales\t1 275\t6173,10 Offres d'achat participant à la distribution\t1 275\t6173,10 Offres d'achat participant à la distribution réussies\t1 275\t353,50 RAPPEL Vous contactez le Système centralisé de vente des quotas par le biais du Réseau Telmatik au numéro suivant: 1-900-565-5248 (1-900-565-LAIT).Les offres se font entre le 20 et le 28 du mois, du lundi au vendredi de 8 h à 20 h et les samedis, dimanches et jours fériés de 8 h à 17 h 30.Ayez toujours en main votre numéro de producteur indiqué sur votre paie ou sur votre certificat de quota.Répartition des offres de vente et d'achat par strates de prix \tVENTES\t\t\t\tACHATS\t \tQuantité\t\tPrix offerts\t\tQuantité\t Nombre\tkg de MG/jour\tCumulatif\t$/kg de MG/jour\tNombre\tkg de MG/jour\tCumulatif 8\t44,20\t\t< 24 500,00\t0\t0,00\t 6\t73.70\t117,90\t>=24 500,00\t< 25 000.00\t0\t0,00\t 30\t239,20\t357,10\t25 000,00 Prix plafond\t1 275\t6173,10\t6173,10 En novembre 2010, le prix fixé correspond au prix plafond pour ce mois.Le quota disponible au prix fixé provenant des vendeurs est 357,10 kg de mg/jour.Conformément au règlement sur les quotas, 54,6 kg de MG/jour de ces quantités ont été accordé en priorité aux nouveaux producteurs, aux producteurs bénéficiant de l'aide au démarrage et aux producteurs détenant moins de 12 kg.1re étape distribution par itération = 0,1 kg MG/jour 2e étape distribution par prorata = 2,94 % % moyen des quantités comblées = 5,7 % _________ 144651 J Beatciz Saias/TCN iMPi MB \t \t \t Une technologie si avancée qu\u2019elle va changer votre façon de voir les tracteurs Voici les nouveaux John Deere 2011 des séries 8R/8RT, les tracteurs les plus intelligents au monde.Ils détectent votre façon de conduire et de travailler et s\u2019y adaptent - pour optimiser l\u2019efficacité et la productivité de votre ferme.Le nouveau système de direction ActiveCommand transforme la façon dont votre tracteur réagit à vos manoeuvres et vous donne plus de confiance, de confort et de maîtrise.IVT™ AutoMode anticipe les variations de fonctionnement de la machine et modifie les réglages du moteur et de la transmission pour aider à ménager le carburant.Le nouveau moteur PowerTech™ PSX s'occupe de la conformité aux exigences ITA sur les émissions pour que vous n'ayez pas à le faire.L\u2019affichage CommandCenter™ facile à utiliser présente des applications GreenStar™ 3 sélectionnées comme AutoTrac.mc Mieux encore, tous ces tracteurs ont en équipement standard le nouveau JDLink.mc Votre tracteur vous fournira en temps réel, par Internet ou cellulaire, des mises à jour sur son état de fonctionnement pour vous aider mieux gérer votre matériel, vos employés et vos coûts.Bref, ces tracteurs regorgent de technologie intelligente pour optimiser la valeur de votre entreprise.La série 8R de 2011 de 235 à 360 HP* moteur (192 à 296 HP à la PDF) et les tracteurs chenillés de série 8RT de 310 à 360 HP* moteur (2A7 à 288 HP à la PDF).Voyez votre concessionnaire John Deere pour tous les détails.Deere, c'est tout dire.& John Deere I \u2022Puissance nominale au moteur (ISO) selon 97/68/EC.BERTHIERVILLE Agritex Berthierville C0ATIC00K Les Équipements Veilleux Inc.DRUMMONDVILLE Agritex Centre Québec Inc.GUIGUES Les Machineries M.Larose Ltée J0LIETTE Agritex Joliette L\u2019ANGE-GARDIEN Les Équipements Laguë Ltée LAVAL Lavaltrac Équipement Inc.MIRABEL Centre Agricole J.L.D.Inc.PIKE RIVER Les Équipements Laguë Ltée RICHMOND Agritex Richmond SHERBROOKE Les Équipements Veilleux Inc.ST-ANACLET Equitrac Inc.ST-ANNE-DE-LA-PÉRADE Agritex La Pérade ST-BRUNO Maltais & Ouellet Inc.ST-CÉLESTIN Agritex St-Célestin ST-GEORGES-DE-BEAUCE Les Équipements Agri-Beauce ST-GERVAIS FRS.Goulet et Fils Inc.ST-HYACINTHE Les Équipements Laguë Ltée ST-ISIDORE Émile Larochelle Inc.ST-JACQUES-LE-MINEUR Agricotech Inc.ST-NICOLAS Agritex Québec ST-PASCAL Equitrac Inc.ST-POLYCARPE Agritex St-Polycarpe Inc.ST-ROCH-DE-L\u2019ACHIGAN Agritex St-Roch STE-MARTINE Agritex Ste-Martine Ltée VARENNES Les Équipements Laguë Ltée VAUDREIL-DORION Agritex Vaudreuil Dorion VICTORIAVILLE André Girouard & Fils Inc.YAMASKA-EST Agritex Yamaska PAGE 34 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 novembre 2010 RÉGIONS Une seconde vie pour les fruits et légumes périmés des épiceries auffeur IRANCHER IT DE VIPER IMPORTANT JULIE ROY LANAUDIERE \u2014 Normalement, lorsque les fruits et les légumes ne sont plus d\u2019assez bonne qualité pour être vendus en magasin, ils prennent le chemin des sites d\u2019enfouissement.Jean-Claude Crevicr, propriétaire de supermarchés dans Lanaudière, a décidé de faire part et d\u2019investir encore davantage pour l\u2019environnement.Deux de ses épiceries, à L\u2019Assomption et à Repentigny, participent en ce moment a un Pour les employés, un tel projet leur a demandé de changer leur méthode de travail.projet-pilote de cocompostagc qui consiste à acheminer les résidus verts sur les lieux de deux entreprises agricoles qui les revaloriseront pour en faire du compost qui sera utilisé sur place.Ce sont les fermes Charolain et la Porcherie BR qui recevront en alternance une fois toutes les deux semaines les arrivages en provenance de ces commerces.C\u2019est Sylvain Beauregard, agronome et directeur général de la Coopérative des gestions des engrais organiques (COGE-NOR), qui a contacté ces producteurs dans le but de les faire participer au projet.Dans le cas de la Porcherie BR, il n\u2019a pas fallu longtemps avant que les propriétaires acceptent de contribuer Récoltez ce que vous avez semé avec notre forfait bancaire.'\t,\t_ 'Y\t1\t\\v Le forfait les indispensables 8M0 Agriculteurs vous permet de vous occuper de vos affaires pendant que l'on s'occupe de vos affaires bancaires.Un forfait conçu pour satisfaire tous les besoins bancaires de votre entreprise.Consultez un représentant BMO pour en savoir plus sur notre offre de services bancaires gratuits pendant 6 MOIS1.Visitez bmo.com/indispensables BMO ûû Banque de Montréal Ça a du sens.Profitez.\u2022 eue \u2022 iMititis .i *\u2022;'!\u2022\">' emncialum\tvu nvm .!\u2022\u2022> hais la \u2022> au puupamme de soiwcs lui u au es coulants .lux enliepitsox.te client doit pdyer tous tes fiais associes au» transactions, aux services et aux produits nul ne sont pas inclus dans le iw-.es bàniai'Cs cornants aux entreprises lulfio est en vigueur du 1 \u2022 septembre au il décembre
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