La terre de chez nous, 14 juillet 2011, Supplément 1
[" SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS - ÉTÉ 2011 '#**'*' V*fe& Encans t spécialisés Calendrier complet Insémination artificielle Dossier de 10 pages Sélection génétique Pour la maximiser fera mmmBSiïm Le CRB frappe vite.Resflor \u201c encore plus Quand le CRB frappe, chaque minute compte La propagation rapide des bactéries responsables du complexe respiratoire bovin (CRB) peut entraîner des lésions pulmonaires, un ralentissement du gain de poids et une diminution de la rentabilité de l\u2019animal.Attaquez-vous au CRB et protégez votre exploitation grâce à Resflor'' ; le seul traitement à double action qui offre : \u2022 L'antibiotique à large spectre et à action rapide que l\u2019on retrouve dans Nuflor3 L\u2019agent anti-inflammatoire non stéroïdien contenu dans Banamine\u20199 Une simple injection sous-cutanée pour un rétablissement visible en moins de 6 heures I VOYEZ LA DIFFÉRENCE \u201c° Marque de commerce de Schering-Plough Ltd., utilisée sous licence.® Marque déposée d'Intervet Canada Corp.© 2011 Intervet Canada Corp., une filiale de Merck & Co., Inc., Whitehouse Station, NJ, États-Unis.Tous droits réservés.RES001-09F-AD ofî> Intervet Filiales de Merck A Co.Inc., Whitehouse Station, N I., C.U.150540 WVflBUBIU BOVHIS Supplément de La Terre de chez nous ÉDITEUR La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien, bur.100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Tél.: 450 679-8483 Courriel : bovins@laterre.ca Site Web: www.laterre.ca «\tDIRECTEUR\t4 Loïc Hamon RESPONSABLES À LA FÉDÉRATION Gaëtan Bélanger Nathalie Côté RÉDACTEUR EN CHEF\t5 AUX MAGAZINES Michel Beaunoyer CORRECTRICE-RÉVISEURE Dorys Longpré CORRECTRICE D'ÉPREUVES\t7 Ginette Blondin CONCEPTION GRAPHIQUE La Terre de chez nous DIRECTEUR DE L'INFOGRAPHIE Martin Potel RESPONSABLE DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHIE Jocelyne Carrier Nancy Litjens PUBLICITÉ Courriel: pub@laterre.ca DIRECTEUR DES VENTES André Savard.poste 7221 REPRÉSENTANTS AU QUÉBEC Christian Guinard, poste 7271 Sylvain Joubert, poste 7272 Marie-Claude Primeau, poste 7538 VENTES NATIONALES Daniel Lamoureux Tél.: 1 877 237-9826 Courriel: ads@laterre.ca 12 17 20 22 COORDONNATEUR MARKETING ET DISTRIBUTION Pierre Leroux, poste 7290 TIRAGE ET ABONNEMENTS Postes 7413, 7274 IMPRESSION Imprimerie Solisco DÉPÔT LÉGAL Bibliothèque et archives nationales du Québec Bibliothèque et archives du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution 10 novembre 2011 Réservation d'espace publicitaire 20 octobre 2011 Matériel publicitaire 27 octobre 2011 PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE: MARTINE GIGUtRE Ce magazine est publié en lévrier, mai, août el novembre Dans la présente publication, le générique masculin esl employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.24 25 28 38 Sommaire Été 2011 Volume 25, N 3 MOT DU PRÉSIDENT Livre vert, la prudence est de mise GÉNÉTIQUE Sélection génétique, un outil important pour l'éleveur Federation des producteurs de bovins du Quebec 555, bout Roland-Therrien.Longueuil (Québec) J4H 4G2 Tél.: 450 679-0530 Téléc : 450 442-9348 Courriel : lpbq@upa.qc.ca Site Internet: www.bovin.qc.ca COMITÉ EXÉCUTIF Président Michel Dessureault Vice-président Claude Viel bureau 305 RECHERCHE Le sélénium chez le veau d'embouche INTERNATIONAL Seul on avance vite; ensemble on va loin Membres du comité exécutif Yvon Boucher Michel Daigle André Ricard PERSONNEL Directeur général Jean-Philippe Deschênes-Gilbeit jpdeschenes@upa.qc.ca Directeur général adjoint Réal Daigle rdaigle@upa.qc.ca PROMOTION Le Veau de lait du Québec sur les terrains de golf! CALENDRIER DES ENCANS SPÉCIALISÉS 2011-2012 VOS ASSOCIATIONS AGENCE DE VENTE Encans spécialisés : la saison approche INSÉMINATION Inséminer et augmenter ses performances INSÉMINATION Témoignages d'éleveurs STATISTIQUES Conseiller à la direction générale Gaétan Bélanger gbelanger@upa.qc.ca Directrice administrative Chantal Bruneau cbruneau@iipa.qc.ca Directeur de la mise en marché Bovins de rélorme.veaus laitiers et veaux de grain Paul Rouillard prouillard@upa.qc.ca Directeur de la mise en marché Bouvillons d'abattage et veaux d'embouche André Roy aroy@upa.qc.ca Directeur de la mise en marché Veaux de lait et perception des contributions Louis Hébert louisbebert@upa.qc.ca Communications Sonia Dumont sdumont@upa.qc.ca Statistiques et marchés Ann Fornasier alornasier@upa.qc.ca Environnement et assurance de la qualité Nathalie Côté ncote@upa.qc.ca Secrétaire de direction Noëlla Morrissette nmorrissette@upa.qc.ca BOVINS du Québec \u2022 Été 201 i ¦ BIIMot du président Livre vert La prudence est de mise qu'occupent les producteurs citoyens au cœur de l'agriculture.I ROIS ORII NI AI IONS GOUVERNIiMENTAI-ES À NOTRE IMAGE Distinguer nos produits alimentaires Depuis la crise de l'ESB, le développement de la traçabilité du secteur bovin s'est accéléré.Ces avancées ont été réalisées grâce à l'existence de notre plan conjoint, notamment.Celui-ci a permis aux producteurs de développer de multiples outils collectifs de mise en marché, dont l'efficacité a été clairement démontrée (voir notre dernier rapport quinquennal déposé à la Régie des marchés agricoles, le 10 novembre dernier).Un autre bel exemple à l iter : la promotion du veau.Initiés par la volonté des producteurs, les fonds promotionnels du veau de grain et du veau de lait ont permis que la consommation de veau des Québécois atteigne des niveaux enviés de tous.Les \u2018 eurs de bovins s'attendent donc à ce que le ministre manifeste clairement sa confiance dans la capacité des producteurs de s'organiser, non seulement en maintenant la loi sur la mise en marché, mais en la renforçant au besoin.Enfin, en plus de continuer à promouvoir les produits du Québec, les producteurs demandent au gouvernement qu\u2019il se dote d'une politique d'achat ferme qui incite réellement ses fournisseurs « à acheter québécois ».Renforcer notre capacité concurrentielle La santé financière des entreprises agricoles du Québec est fondamentale pour assurer une production locale durable.A cette fin, la sécurité du revenu s'avère un volet important du développement de nos entreprises Sorti il y a quelques semaines, le livre vert du ministre Corbeil ser une politique bio-alimentaire.D'entrée de jeu, les producteurs de bovins du Québec accueillent positivement cette nouvelle étape d'un long processus de consultation entamé depuis quelques années et qui mènera le gouvernement, on le souhaite, à se doter d'une véritable \" '\t¦, pas seulement bioalimenlaire, mais aussi agricole.Bien que nous réservions nos analyses plus approfondies au moment du dépôt de notre mémoire, je liens à souligner une certaine concordance entre la vision gouvernementale proposée et celle des producteurs de bovins du Québec, qui consiste à placer le produit au cœur de nos préoccupations.Toutefois, on s'attend aussi d'un gouvernement visionnaire qu'il préserve avec la même vigueur la place prépondérante bovines.Elle doit faire partie intégrante d'une politique agricole.Celte future politique doit aussi prévoir la mise en place ou le maintien des mécanismes nécessaires à l'obtention d'une juste répartition du dollar du consommateur au sein des filières agroalimentaires.En investissant dans Levinolf-Colbex, les producteurs de bovins ont clairement signifié qu'ils tenaient à ce qu'une industrie d'abattage de bovins d'envergure demeure au Québec.C'est un atout majeur dans le renforcement de la capacité concurrentielle de notre industrie bovine au Québec.Valoriser l'environnement et le territoire du Québec Présents dans toutes les régions du Québec, les producteurs de bovins sont soucieux de protéger leur environnement.Après une quinzaine d'années d'elïorts, la reconnaissance de la technique des amas au champ et, éventuellement, nous le souhaitons, des enclos d'hivernage, apporte des retombées économiques et environnementales importantes pour les producteurs et pour l'ensemble de la société.Maintenir ces acquis, c'est choisir l'agriculture d'ici! PRÉSf R VI R CL QUI 1)011 IT IRI Les producteurs de bœufs et de veaux du Québec ne sont pas frileux face au changement.Au contraire, certains des gestes que nous avons faits ces dernières années, jugés audacieux, le prouvent.Des changements sont sans doute devenus nécessaires, des améliorations certainement, mais gardons-nous de balayer du revers de la main ce qui fonctionne bien.Ce qui doit être ajusté doit l'être, mais seulement après une analyse rigoureuse de la réalité.Ne changeons que ce qui devrait l'être.Michel Dessureault BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 396671 5109 25 GénétiquellIIB Sélection génétique i DIANE ALLARD, M.SC., AGRONOME Conseillère régionale en productions animales, MAPAQ, Direction régionale de la Capitale-Nationale Avant d'acheter un nouveau taureau, ou la semence pour l'insémination, le producteur doil s'interroger pour établir les objectifs de son entreprise : produire des veaux plus pesants au sevrage, produire les femelles de remplacement ou améliorer ces deux éléments simultanément?C'est ici que la notion de sélection génétique entre en jeu.LA SÉLECTION MONO-CARACTÈRE Dans le passé, les producteurs laitiers parlaient de taureau pour améliorer l'attache du pis ou pour améliorer la production laitière, par exemple.On sélectionnait un taureau selon le caractère qu'on voulait améliorer à la génération suivante.Il s'agissait de la sélection « mono-caractère ».Puis, des indices combinant plusieurs caractères ont été développés, et les producteurs les ont adoptés.Un de ces indices « multi-caractères », l'indice de profit à vie (IPV), est d'ailleurs devenu l'outil principal d'amélioration génétique au Canada en 1991, année de son introduction1.En production bovine, un taureau avec un ÉPD gain naissance-sevrage améliorateur sera privilégié pour les vaches adultes.Pour les taures, on aura tendance à considérer l'ÉPD de la facilité de vêlage directe, qui relève de la sélection mono-caractère.Ce type de sélection ciblée, bien qu'améliorant le caractère sélectionné, conduit parfois à des effets néfastes sur d'autres carac- tères importants pour la rentabilité de l'exploitation.Par exemple, en utilisant un taureau avec un EPD très améliorateur pour la facilité de vêlage, on peut perdre du point de vue de l'EPD gain naissance-sevrage, et vice versa.Les éleveurs sont bien au fait de cette réalité.LA SÉLECTION MULTI-CARACTÈRES El si on sélectionnait plus d'un caractère à la fois?En fait, les producteurs le font de façon instinctive depuis fort longtemps.Le producteur commercial qui n'a qu'un taureau le choisit habituellement avec un ÉPD améliorateur pour le gain de poids naissance-sevrage, tout en s'assurant que les EPD de caractères maternels sont également amélioraleurs, s'il désire produire ses femelles de remplacement.Il choisit y.1 liJHHC .y* ira La notion de sélection génétique entre en jeu une fois que les objectifs de l'entreprise ont été déterminés en collaboration entre le producteur et son conseiller.BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 5 donc un taureau « mieux équilibré », selon l'expression populaire.Sans en connaître le nom, les producteurs sont déjà familiers avec la sélection multi-caraclères.Il en existe trois types : La sélection en tandem permet d'améliorer deux caractères : le premier est travaillé sur la première génération, et le deuxième sur la génération suivante.Il faut bien réfléchir si on utilise ce type' de sélection, car la deuxième génération peut annuler les progrès de la première s'il y a des corrélations négatives entre les caractères choisis, l\u2019ar exemple, cibler l'aptitude laitière comme premier caractère et le gain de poids comme deuxième caractère pourrait être une mauvaise stratégie.Dans le doute, il vaut mieux en discuter avec votre conseiller, qui pourra vous éclairer.La sélection à seuils indépendants utilise des seuils minimaux pour des caractères ciblés.Lorsqu'un seuil n'est pas atteint, l'animal est éliminé.Si les seuils sont trop stricts, plusieurs bons sujets risquent d'être mis de côté.Mais plus il y a de caractères ciblés, plus les seuils doivent être assouplis, ce qui conduit à un progrès génétique plus lent ô Les indices de sélection utilisent une valeur économique calculée pour chaque caractère.Les valeurs sont combinées par une équation, et le produit est appelé « indice de sélection ».Plus l'impact économique du caractère est fort, plus sa pondération dans l'indi- ce est élevée.Pour les producteurs vache-veau, le poids réel moyen au sevrage et le taux d'efficacité reproductive se trouvent parmi les caractères économiques les plus importants1, alors que pour les producteurs de bovins d'abattage, ce sont davantage le poids de carcasse et le persillage-\u2019 qui prévalent.Pour permettre un progrès génétique optimal, il est primordial de bien choisir les caractères, car plus ils sont nombreux dans l'indice de sélection, plus le progrès génétique diminue pour chacun d'eux.Dans le tableau qui suit, les EPD de trois taureaux sont comparés pour la facilité de vêlage directe (FVD), le poids au sevrage (PS), la circonférence scrotale (CS) et le persillage.Un indice de sélection en dollars a été développé sur la valeur économique de ces quatre caractères (tableau I).Dans cet exemple, en utilisant un seuil minimal de 2,2 pour la FVD, le taureau n\" 3 serait éliminé si on utilisait lo méthode de sélection à seuils indé- pendants, alors qu'il est celui qui présente l'indice de sélection économique ciblé le plus élevé.POUR MAXIMISER LE PROGRÈS GÉNÉTIQUE La sélection génétique est un concept connu et utilisé depuis fort longtemps, mais la sélection sur indices représente la méthode la plus efficace pour maximiser le progrès génétique-\u2019.Les producteurs laitiers ont d'ailleurs la chance d'en profiter depuis 20 ans déjà grâce à l'IPV.Bien qu'aucune méthode ne soit parfaite, nul doute qu'une stratégie combinant de bonnes pratiques d'élevage à une sélection rigoureuse des sujets reproducteurs aidera votre entreprise à atteindre les objectifs que vous avez fixés à l'aide de votre conseiller.Références /- Ri'sViiu hitier cjimdien.La génétique* et le profit J- Centre cnnadion pour l\u2019amélioriition c/es porcs inc.CDPQ inc.Université McGill.La sélection multi-caractères, juin 2010.I- Pierre Demers, «îgr., MAPAQPstrie et coll.Mesurer pour mieux gérer, octobre 2010.TABLEAU 1\tHH ÉCART PRÉVU CHEZ LES DESCENDANTS (ÉPD) Indice de sélection (S) TAUREAU\tFVD (%)\tPS (II»\tCirconférence.Scrotale (cm)\tPersillage (%)\t 1\t2,5\t55\t1,0\t0,1\t20,16 2\t5,0\t50\t1,2\t-1,0\t19,55 3\t1,6\t62\t1,0\t0,2\t21,64 * Valeurs publiées selon des moyennes lises mm liât mi%mm tintât lt§ ifeiin fâpftÉu® ?\u2022 Pour leur docilité Pour leur facilité de vêlage Pour leur rendement en viande Pour leur musculature Pour leur couleur \u2022 Parce que cette race transmet ses caractères dominants en croisement Parce qu elle rapporte plus d\u2019argent à la vente.Les veaux naissent longilignes sans double musculature, le double muscle apparaît dès la 2\u2018 semaine.L\u2019ASSOCIATION Maureen Landry, secrétaire trésoriére Association Blonde d'Aquitaine du Québec 1395 route 122, Bon-Conseil (Québec) JOC1A0 Téléphone : 819 336-3966 Télécopieur: 819 336-2883 Courriel : blondaquitalneqc@hotmail.com ou maureen.landrY@cgocable.com Site Internet : http://cl.goecities.com/T3londaquitaineqc CANADIAN ) londc cP Aquitaine 1 ASSOCIATION Canadian Blonde d'Aquitaine c/o CLRC, 2417 Holly Lane.Ottawa.Ontario K1V 0M7 Tél.: 613 731*7110 \u2022 Télec.: 613 731-0704 Courriel : cbda@clrc.ca www.canadianblondeassociation.ca , .146993 BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 RecherchellllB Le sélénium ?V'C /* «MM YVON COUTURE, VÉTÉRINAIRE Faculté du médecine vétérinaire, Université de Montréal e sélénium est un élément mineur qui, bien que présent en petite quantité clans l'organisme, est pourtant essentiel au fonctionnement et à l'intégrité de différentes structures tissulaires.Il agit en collaboration avec la vitamine E, entre autres comme antioxydant.Il joue son rôle biologique par l'entremise d'une enzyme, la glutathion peroxydase (GSH-Px), localisée dans plusieurs tissus.Une déficience en sélénium peut entraîner des manifestations cliniques, comme la dystrophie musculaire (maladie du muscle blanc) chez le veau, mais également des problèmes plus subtils en ce qui concerne la reproduction (rétention placentaire), la mammite et la performance du système immunitaire (baisse de la résistance aux maladies infectieuses).Ce dernier point s'avère particulièrement important pour les veaux qui entrent en parc d'engraissement.Puisque ces animaux sont soumis à de nombreux éléments générateurs de stress, ils doivent compter sur un système de défense qui fonctionne de façon optimale lors de cette étape.Le sélénium se trouve à l'état naturel dans le sol et, conséquemment, dans les fourrages et les grains.Au Québec, comme en Ontario et dans les Maritimes, lus sols BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 7 Fournier ÜH Laurent Charron propagandiste Tél.: 819 983-2295 www.limousinduquebec.com Association des eleveurs imousin du Québec tète ENTREE Station unique Limousin Le mardi 13 septembre 2011 Veaux nés du 1er décembre 2010 au 28 lévrier 2011.2e ENTRÉE Station unique Ljmousin Le mardi 15 novembre 2010.Veaux nés du 1er mars 2010 au 19 mai 2011.\t¦, afin d'évaluer l'efficacité de différentes stratégies pour accroître la teneur en sélénium sérique des veaux d'embouche.L'impact de l'injection en sélénium à l'arrivée des veaux au parc a été analysé ainsi que l'elïet d'un supplément alimentaire en sélénium organique ou inorganique.Les résultats obtenus lors de cette étude conduisent à deux recommandations : Injection de sélénium.Pour les veaux qui proviennent de l'est du Canada, il est recommandé d'injecter du sélénium à dose préventive à leur arrivée dans les parcs d'engraissement.Celte intervention permet de redresser rapidement le sélénium sérique des veaux (ligure 2).De plus, l'injection de sélénium améliore la réponse au vaccin.Sélénium alimentaire.Parallèlement à l'injection de sélénium, il faut donner aux veaux un supplément minéral contenant du sélénium au taux autorisé.LJn seuil de sélénium sérique adéquat (tableau I ) est atteint avec les deux types de sélénium, organique et inorganique.Toutefois, en tenant compte du coût, le sélénium inorganique s'avère un bon choix.0.900 Oirwnau» S* ¦\tSe 0.300 0.000 Tout» d«te» d numéro» «tu prélèvement »«nguin Figure 2 : Histogramme de la teneur du sélénium serlque t-n function du Iniitrmrnl, Injection dr sélénium le 29 a»ril(P.I)à l\u2019adnimion de» animaux (Se + : Injection dr sélénium; Ne \u2022 : pas d\u2019injrclion dr sélénium!.Cette étude menée /rat /«t Inculte de medei me velerinaiie, cm collabo ration avet /«» //'/>(.)./-.wv^ ¦A.SYNCHRONISER LES CHALEURS L'IA peut se faire en suivant le cycle naturel d'ovulation des vaches, de sorte que la détection des chaleurs et l'insémination se font au jour le jour.Par ailleurs, des protocoles de synchronisation de l'ovulation des vaches permettent d'effectuer les inséminations à temps fixe.Ces protocoles exigent une bonne planification.Par exemple, le nombre d'injections, le type d'hormones (progestérone, prostaglandine) et l'utilisation d'un implant vaginal varieront selon le protocole choisi.Ce choix repose sur le coût, l'âge (taure ou vache), et selon que la vache est cyclique ou acyclique.« L'éleveur qui choisit de synchroniser les chaleurs doit être consciencieux et précis dans l'applic '\t\u2018\tle^ll faut-.-aussi (.qatjons compter de bonnes installations, car les vaches seront ' 'ées de trois à cinq fois », souligne Pierre Desranleau.lin stabulation entravée, la synchronisation est plus facile, mais la détection des chaleurs beaucoup moins.En stabulation libre, la détection des chaleurs est facile, mais la manipulation des vaches pour effectuer les injections plus exigeante.QUESTION DE COÛT « LTA coûte plus cher que la saillie naturelle », voilà une affirmation trop souvent véhiculée, selon Pierre Desranleau.Le coût d'une insémination au CIAQ s'élève à près de 40 $, mais une charte de réduction des prix s'applique lorsque le nombre d'insémi Comparativement, on calcule le coût d'utilisation d'un taureau à 35-40 S/vache saillie.Il faut tenir compte en plus des frais vétérinaires, du coût de l'alimentation et du prix d'achat du taureau.Pour un taureau convenable, il faut débourser au moins 3000$ et le renouveler tous les deux ou trois ans », soutient Pierre Desranleau.A la question de savoir si, avant l'achat, les éleveurs sont allés voir la mère du taureau afin d'apprécier la qualité de son pis, la grosseur de ses trayons, etc., la majorité ré \u2018 non.Pourtant, si un taureau saillit 30 vaches et transmet un défaut de la conformation du pis, ce sont 15 génisses qui risquent d'en hériter.Ces génisses représentent une part importante des femelles de remplace-« ment, et les répercussions se feront a ¦ ' ?\tJ J \u2018\"T sentir pendant une décennie.En moyenne, on recommande un ratio d'un taureau pour 20-25 vaches.Et selon l'objectif de production, le choix du taureau ne sera pas le même.On choisira un taureau différent pour une taure de premier veau ou pour une femelle de remplacement, par exemple.Chez la taure, on souhaite un premier vêlage sans heurts ni césarienne.« On veut éviter tout problème au vêlage, car une taure qui vêle sans aide aura plus rapidement ses chaleurs », précise M.Desranleau.« Élever de bonnes vaches n'est pas plus coûteux, lance Pierre Desranleau.Le taureau est la pièce maîtresse de l'élevage.Travailler la génétique d'un troupeau de façon simple et ordonnée,.c'e$t payant, à.la longue.».( njgfâjï ON CHOISIT L'INSÉMINATION ARTIFICIELLE POUR : \u2022\tÉviter les problèmes de vêlage chez la taure.Un premier vêlage facile permet à la taure de redevenir en chaleur plus rapidement.On choisit alors un taureau ayant comme particularité une bonne facilité au vêlage.\u2022\tAugmenter les revenus.L'IA permet d'obtenir des veaux de meilleure qualité à forte croissance et forte musculature.\u2022\tAugmenter la qualité des femelles de remplacement.Comme élever une génisse coûte près de 2000 $, il vaut mieux alors choisir un taureau avec une bonne conformation : pieds et membres, etc.On recherche aussi des vaches de remplacement non agressives et de taille moyenne.Plus une vache est grosse, plus son coût d'entretien est élevé.\u2022\tAugmenter la vigueur hybride.Le croisement entre deux races est payant dans le bœuf.Chez les veaux, le croisement accroît la résistance aux maladies, la vigueur, la croissance, les aptitudes laitières, la fertilité et la longévité.SÜrA-ry-\t1 \t$8 Le taux de réussite de la saillie naturelle de l\u2019insémination artificielle est de 70 %.et BOVINS du Québec \u2022 Élé 2011 BOVINS du Québec* Élé 2011 4749 41 5431^877 ¦ Ill Doss 1er insémination artificielle W-ïi mî* * 'Æmwé Kit lurd Chouinard no considère pas l'insémination artificiollo comme un coût, mais plutôt comme un avantage en ce qui concerne la fertilité et le gain de poids des veaux.MARTINE C.l GUÈRE Textes el photos Dans le cadre de notre dossier, Bovins du Québec a sillonne' quelques régions à la rencontre des éleveurs pour qui l\u2019insémination artificielle s\u2019est avérée un facteur de réussite.Au fil des ans, Richard Chouinard a monté un cheptel de 53 vaches d'une grande qualité génétique.C'est d'abord par curiosité et pour éviter de renouveler son taureau tous les deux ou trois ans que l'éleveur s'est intéressé à l'insémination artificielle (IA).L'objectif de l'IA consiste à produire des femelles de remplacement.Parmi les génisses issues de LIA, l'éleveur sélectionne uniquement les sujets à haut potentiel.Par exemple, les veaux nés de ces croisements ont un gain de poids plus important que celui ries veaux issus de la saillie par le taureau.« C'est normal, indique M.Chouinard, ils ont une génétique supérieure.Le gain de poids moyen se situe entre 2,4 et 2,h livres par jour.» M.Chouinard a réalisé ses premières inséminations en 1989.« J'ai acheté six bonnes vaches de race Simmenlal pour commencer LIA, ce qui m'a permis d'améliorer encore plus rapidement la qualité de mes animaux.Idéalement, il faut choisir les vaches les plus fertiles de son troupeau.» Depuis, l'éleveur a systématiquement recourt à LIA.Parallèlement à l'élevage de vache-veau commercial, l'éleveur exploite une érablière de 5000 entailles, ce qui rendait parlois LIA difficile à concilier avec les travaux acéricoles.« La période de saillies tombait en plein dans le temps des sucres.Alors pendant 28 BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 Richard Chouinard et Céline Nadeau Ferme Linnard SENC \u2014 Saint-Daniel quelques années, j'ai travaillé pour regrouper les chaleurs, el ce, de façon naturelle », explique-t-il.Ainsi, d'année en année, l'IA commence précisément le 10 février et se termine JO jours plus tard, juste à temps pour le début des sucres.Par la suite, un taureau Charolais saillira les retardataires ou celles pour qui l'IA n'a pas fonctionné.« Le taux de réussite de l'IA varie de 70 à 90 % », précise-t-il.L'an dernier, S!i vaches ont été inséminées et 15 ont été saillies par le taureau.Du 17 novembre 2010 au I\" janvier 201 I, 43 veaux sont nés, pour un total de 57 veaux, dont cinq paires de jumeaux.« Une vache non gestante à l'automne est envoyée à l.i réforme, sauf exception.Je suis très strict sur ce point et davantage avec les changements à l'ASRA », souligne l'éleveur.Le taux de remplacement se situe entre 8 et 10%.Trois semaines avant le début de l.t période d'IA, Richard Chouinard note les signes de chaleur lorsqu'il soigne les vaches, les jours précédant le 10 février, il se rend à l'étable froide quatre fois par jour pour observer les chaleurs, soit à 0 h, midi, 17 h et 23 h.Cet horaire de visites se poursuit pendant toute la période d'insémination, qui prendra fin le I ou le 2 mars.A ce moment, le producteur fait entrer le taureau dans le parc avec les vaches.CHOIX DU TAUREAU « Pour les taures de premier veau, je choisis un taureau de race Angus ou Limousin parmi l'offre du CIAQ.I e premier vêlage devant se dérouler aisément, le premier critère de sélection du taureau doit être la facilité au vêlage, le ne garde aucune des génisses issues du premier vêlage », mentionne-t-il.Le choix du taureau s'effectue vache par « Une vache non gestanle à l'automne est envoyée à la réforme, sauf exeption», souligne Richard Chouinard vache.Pour les femelles de remplacement, les critères de sélection portent sur la production laitière, le gain de poids au postsevrage et à un an el sur la facilité au vêlage.M.Chouinard privilégie les races Simmenlal, Hereford et Shorthorn.Il tient un registre détaille des dates des t haleurs, du choix du taureau, de la date de l'IA, de la date de vêlage, de la difficulté au vêlage et du gain de poids des veaux, lion an mal an, de la semence de quatre à six taureaux dillé-rents est utilisée.« L'éventail de I nitie de semences du CIAQ est immense et la génétique bien supérieure à celle d'un taureau qu'un éleveur garde à la ferme », affirme-t-il.Aucune vache agressive n'est tolérée à la ferme Linnard : « )e n'utilise ni le corral ni la cage pour inséminer mes vaches.|e les attache dans l'ancien bâtiment laitier.1.'inséminaient' n'a jamais eu de difficulté à les inséminer, car elles sont très dociles », indique celui-ci.Payant l'IA?Certainement, répond Richard Chouinard : « D'une part, je garde un seul taureau au lieu de deux, économisant par là le coût d'achat du second et les frais liés à l'entretien et à l\u2019alimentation.Un taureau de plus, c'est aussi une place de moins pour une vache.D'autre part, je n'achète aucune génisse do l'extérieur, j'élève toutes mes femelles de remplacement.Enfin, j'ai accès à un immense choix do taureaux, et ce, parmi les meilleurs.» M.Chouinard se montre fier de son taureau acheté directement d'un éleveur de Charolais pur sang en 200*).« |e choisis mon futur taureau lorsqu'il n'a que trois mois, l'effectue une deuxième visite quand il atteint (> ou 7 mois, et j'en profite pour voir ses géniteurs.» BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 29 Mathieu, Gaston junior, Dianne et Gaston senior Palerme Ferme Palerme SENG \u2014 Aylmer (Gatineau) Mathieu Palerme est président du Cercle d'amélioration du bétail (CAH) de la région de Gatineau-Sud et vice-président du CAI) de l'Oulaouais.« Nous avons commencé l'IA parce que ce n'élail pas rentable d'avoir un taureau pour quelques vaches seulement », lance Mathieu Païenne, un des quatre propriétaires de la ferme familiale.Vers la lin des années 1970, son père, Gaston senior, achète une terre avec cinq ou six vaches.Aujourd'hui, le troupeau en compte 150 : 90 vaches croisées et (>0 vaches pur sang de race Charolais.l'amélioration génétique se trouve au cœur de l'entreprise, et la reproduction repose principalement sur l'IA.En fait, 90 % des veaux sont issus de l'IA.PUR-SANG CHAROLAIS « Avec nos pur-sang, notre objectif consiste à produire des taureaux qui répondent aux besoins des éleveurs commerciaux, comme la facilité au vêlage et une bonne musculature.Ensuite, nous produisons des femelles di- remplacement pour améliorer notre troupeau.Finalement, nous faisons la vente de femelles à d'autres éleveurs pur-sang », indique Mathieu Palerme.Toutes les vaches sont inséminées à date lixe, en une seule journée, en mars ou avril.Pour ce faire, les éleveurs utilisent un protocole de synchronisation des chaleurs de dix jours avec implant vaginal CIDR.Cet implant libère de la progestérone et synchronise l'ovulation.Ce protocole nécessite de mani- puler les vaches cinq fois : mise en place et injection d'hormones, nouvelle injection d'hormones, retrait de l'implant, troisième injection d'hormones et insémination.Le bâtiment doit donc être bien aménagé, avec un corral et une cage de contention.« Suivant la première IA, 21 jours plus tard, on identifie les vaches qui redeviennent en chaleur, le détecte les chaleurs à l'aide d'un collant apposé sur le dos de toutes les vaches.Lorsqu'une vache se laisse monter, la couleur du collant change à cause du frottement.Celles-ci seront inséminées à nouveau », précise-t-il.Les vaches sortent ensuite au pâturage, avec le taureau, qui passera un mois avec elles.« On vérifie les gestations à l'ultrason.On confirme alors avec précision la date des vêlages et de quels accouplements proviennent les gestations.Les vaches non gestantes sont réformées », décrit-il.Les Palerme effectuent également du transfert d'embryons.« Cette année, dix de nos meilleures vaches ont reçu des embryons », précise Mathieu Palerme.C'est le vétérinaire Étienne Palerme, le frère de Mathieu, qui insémine les vaches, effectue le transfert d'embryons, etc.Depuis deux ans, les éleveurs utilisent de la semence sexée (voir l'encadré Semence sexée).« Puisque notre premier objectif consiste en la vente de taureaux, la semence sexée augmente nos chances d'obtenir Vf FERME SAGE Lac Sainte-Marie, Québec 819 467-2979 www.fermesage.ca POUR LA MEILLEURE SÉLECTION DES TAURES ET TAUREAUX AU QUEBEC BOVINS du Québec \u2022 Été 2011 Profitez d\u2019un ensemble parfait en équipant votre 700 Vario d\u2019un chargeur ^©X~'ï Fendt CARGO Sur les chargeurs, tout comme sur les tracteurs, les exigences en termes de puissance ont augmenté.Le nouveau design du chargeur a été spécialement développé pour les tracteurs Fendt.L'attention n\u2019a pas été portée uniquement sur les caractéristiques techniques.Le confort, ia sécurité et la facilité d\u2019entretien ont également été pris en compte.£ ûUMMrt ELEVEE DE AAêJ^IAl NOUS/fc^u Pplv P^US 8AS X Usage Vétérinaire Seulement ivomec (ivermectin) Solution A WMT pour IwvirM k'4 Usage VélftinaifB Sctdemenl ivomec txlulioit A vci&or, MGRIAL Û3)Lt I OC>G If 11 Dl: liOVIN *.i IVOMEC' sont dumjih-s depose*
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