La terre de chez nous, 11 décembre 2013, mercredi 11 décembre 2013
[" \"\u201cIlfr3\t'V ' Fondée en 1929 LaTerre PR© BEVITA INTERNATI \u201d RENDEMENTS&Y) Pro 3025R2(2975irtm) 2 050 t/acre ! Jean Pierre Vinet, Saint-Louis-de-Gonzague LE SOYA, C'EST NOTRE CULTURE.Vol.84, n 47\t1 1 au 17 décembre 2013 - www.laterre.ca - Un cahier - 40 pages - 2,25$ PRQ nF ('ASSURANCE dE l'ASSUK^>\u2014 AGRICOLE en page CONGRES DE L'UPA 15 pages ¦ de reportages ;:À .v/V.'mwmm A LIRE EN1 PAGE 3 ft.' i \u201cS «#§*.¦ liS?liTC \u2022 ! mut Consultez notre chroniqu Les Van Winden La Famille agricole de l'année 2013 À LIRE EN PAGE 12 \t\t\t onne ¦% entente .mais b François-Martin Ploau David Horion Richard Tremblay AGRICULTURE 'CASE Mi Les meilleurs équipements et spécialistes sur le marché pour L\u2019AGRICULTURE DE PRÉCISION AFS AGRICULTURE DE PRÉCISION WWW.CENTREAGRICOLE.CA NICOLET ST-MAURICE LAC-ST-JEAN COATICOOK BERTHIERVILLE RIMOUSKI NEUVILLE WOTTON rKUl\tFinancement par ¦ CAPITAL © 2013 CNH America LLC.Tous droits réserves.Cnso IH marque déposée do CNH America LLC.CNH Capital osl une marque do CNH America LLC.www.casoih.com Vol 84 #4i 77831302664147 PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 décembre 2013 CONGRÈS U PA 2013 JEAN-CHARLES GAGNÉ QUEBEC \u2014 Il n\u2019en reste pas moins que cette politique comporte d'importants défis à relever pour les agriculteurs et pour le secteur agroalimentaire, a poursuivi ce producteur laitier, réélu sans opposition à la présidence du seul syndicat agricole légalement accrédité au Québec.Mais avant toute chose, il a signalé que « la Politique de souveraineté alimentaire constitue un tournant historique pour l\u2019agriculture et l'agroalimentaire au Québec ».A ses yeux, l\u2019accès des produits québécois aux tablettes de la grande distribution, où s'effectuent SO % des achats alimentaires, demeure la priorité numéro un à orchestrer.« La compétitivité de la distribution ne doit pas constituer un frein à la disponibilité des produits québécois sur les tablettes ».a-t-il déclaré.Et l\u2019accès aux marchés institutionnels (hôpitaux, écoles, etc.) vient juste après.La protection des terres, mais aussi des activités agricoles, s'avère par ailleurs fondamentale pour nourrir le monde.A cet égard.L'UPA a encore des défis de taille à relever « La politique de souveraineté alimentaire constitue un moment décisif historique pour l'agriculture et l'agroalimentaire au Québec », a déclaré d'entrée de jeu le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, aux 400 délégués présents au 89e Congrès général.M.Groleau a noté qu\u2019il convient de limiter la spéculation financière afin de garder les terres agricoles accessibles à la relève et de consolider les fermes existantes.que ce soit par l\u2019entremise d\u2019une Société d\u2019aménagement et de développement agricole du Québec (SADAQ) ou d\u2019un resserrement de ht Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA).M.Groleau a appelé Québec à la prudence quant au morcellement des terres agricoles dans une province où plus de la moitié d\u2019entre elles comportent moins de 50 hectares.L\u2019agriculture québécoise a généré des ventes à la ferme de 8.4 milliards de dollars en 2012.devançant les secteurs de l\u2019aérospatiale ainsi que des ails et des spectacles.Et elle comporte encore un fort potentiel de développement.Pour y arriver, le président général a insisté sur la nécessité d\u2019avoir « des programmes de gestion des risques et de sécurité du revenu qui vont au-delà de l\u2019assurance d\u2019un revenu minimum ».« 11 faut des régimes qui permettent d\u2019investir pour maintenir un niveau de technologie compétitif et la production des fermes ».a-t-il revendiqué.Il a rappelé que le Québec avait perdu 30 % des entreprises porcines, bovines et ovines durant les premières années qui ont suivi l\u2019entrée en vigueur de nouveaux coûts de production en assurance stabilisation.M.Groleau a dénoncé le « deux poids, deux mesures » observé dans l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) conclu avec l\u2019Union européenne.« Le Canada a laissé aller une partie importante du marché des fromages lins, une perte nette, irrécupérable et récurrente, alors que les producteurs bovins et porcins devront livrer bataille pour se faire une place sur le marché européen ».a-t-il illustré.Aussi.« les compensations promises par le gouvernement fédéral doivent être livrées afin de nous préparer à faire face à ce nouveau compétiteur et pas seulement si l\u2019on constate des dommages au marché des fromages ».a-t-il soutenu.Au chapitre de l\u2019environnement.M.Groleau a revendiqué la tin du moratoire sur le développement de l\u2019agriculture dans les 575 municipalités localisées dans les bassins dits dégradés en vertu du Règlement sur les exploitations agricoles (REA).La situation s\u2019est nettement améliorée au cours des 10 dernières années; il est temps que le gel soit levé ».a-t-il affirmé.S'adressant aux représentants du ministère de l\u2019Environnement, il a avancé « qu'ils leraient mieux de s'attaquer aux problèmes avec les agriculteurs au lieu de s'attaquer à eux avec des sanctions ou des pénalités exorbitantes ».une tirade qui lui a valu les applaudissements de la salle.M.Groleau s\u2019est interrogé sur le fait que des sommes de plus en plus importantes du budget du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) soient versées aux municipalités en vertu du Programme de crédit de taxes aux agriculteurs.Ces sommes sont rapidement passées de 60 MS à 122 MS \u2022\u2022 alors qu'elles visent les mêmes superficies Et les services offerts aux agriculteurs par les municipalités ne justifient pas la croissance enregistrée, a-t-il soutenu.Le président général n'a pas esquivé l\u2019épineuse question de l'intégration et delà contractualisation en agriculture.Je n'ai rien contre ces modèles si c\u2019est le choix conscient de producteurs ».a-t-il dit.tout en reconnaissant que Québec et la société s'interrogent sur ces formules.Vous voulez faire un cadeau?Un jouet?Un vêtement?Un tracteur, une batteuse?GROUPE JLD-LAGUË vous remercie de c.v votre confiance en 2013 et vous souhaite de ^\tv\u2019 > Joyeuses fêtes! 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et à régler - de très nombreux dossiers prioritaires en 2014.Les producteurs semblent s\u2019attendre à ce que le vice-premier ministre du Québec aille encore plus loin pour assurer la Le ministre de l\u2019Agriculture, François Gendron, prenant la parole devant les délégués du congrès de l\u2019UPA.\"on ri W.^05 ¦ croissance de l'industrie agroalimentaire.La pression foncière exercée sur les producteurs fait partie de leurs préoccupations, et ils n\u2019ont pas manqué de sensibiliser le ministre.Ce dernier a saisi la balle au bond.« Je constate qu'il y a un bel esprit de concertation, a-t-il tenu à rappeler.On est sur une bonne piste.Il y a un engouement et une belle effervescence dans le secteur.» Puis, dans son langage tout abitibien.François Gendron y est allé de cette auto-évaluation : « On a fait une étoile de bon bout de chemin.» \t\t\t§| LA SADAQ\tPAGE 4\tUN TRAVAIL D'ÉQUIPE\tPAGE 14 INTÉGRATION\tPAGE 5\tLA FCA\tPAGE 15 MAXIME BERNIER\tPAGE 8\tL'ENVIRONNEMENT\tPAGE 16 LA SÉCURITÉ DU REVENU\tPAGE 9\tLES PRIX\t LA RELÈVE\tPAGE 10\tJEAN-PAUL-RAYMOND\tPAGE 18 \t\tLE PRIX GÉRARD-FILION\tPAGE 20 L'ORIGINE DES ŒUFS FAMILLE AGRICOLE\tPAGE 11\tJACQUES LAFORGE PROVOQUE DES FLAMMÈCHES\tPAGE 21\t DE L'ANNÉE\tPAGE 12\tSCISSION DU QUOTA\tPAGE 22 Sur le Web laterre.ca @ Politique \u2022\tVIDÉO - Achats institutionnels une stratégie avant la fin de l'année @ En région \u2022\tUn emballage.emballant! r Congrès de l'UPA \u2022\tVidéo du discours du ministre délégué à l'Alimentation, Maxime Bernier UN CUC POUR PLUS D'ACTUALITÉS! www.laterre.ca QUESTION DE LA SEMAINE Le Congrès de l'UPA a-t-il été le reflet de vos préoccupations en agriculture?Venez répondre sur www.laterre.ca Résultats du sondage La ferme familiale est-elle menacée?Oui\t83 % Non\t12% Ne sais pas\t5% PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 décembre 2013 CONGRÈS UPA 2013 Feu vert à une simili SADAQ Trente-cinq ans après son adoption, c'est à l'unanimité que le Congrès général de l'Union des producteurs agricoles (UPA) a réclamé un renforcement majeur de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA), l'un des piliers de la souveraineté alimentaire du Québec.JEAN-CHARLES GAGNÉ Pendant l\u2019atelier, les délégués se sont succédés au micro.:\t''fi QUÉBEC \u2014 Les délégués ont aussi revendiqué des changements en profondeur au régime actuel sur la fiscalité agricole.Neuf des dix résolutions étudiées dans l\u2019atelier Aménagement du territoire ont été adoptées à rununimité.Celle portant sur la limitation du phénomène de 1 accaparement et de la linanciarisation des terres agricoles a pour sa part passé la rampe de façon très majoritaire, en atelier et en plénière.Les délégués ont entériné la mise en place d\u2019un organisme pouvant intervenir dans le transfert des terres agricoles, afin de donner la priorité à la relève et aux producteurs qui les cultivent, allant jusqu'au droit de préemption en dernier recours.Ils ont aussi voté pour la création d\u2019un fonds de développement agricole et d\u2019une banque de terres, d\u2019une loi encadrant leur location, ainsi que pour l'obligation des acquéreurs de terres de les cultiver ou de les faire cultiver.blanche des municipalités pour au moins 15 ans au sein des communautés métropolitaines de Montréal et de Québec ainsi que dans leur pourtour.Ils exigent également d'obliger les compagnies minières à obtenir une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour l\u2019octroi d\u2019un droit minier en zone agricole.De plus, l\u2019exploration et l\u2019exploitation minières devraient être interdites dans les zones agricoles qualifiées de dynamiques.Par ailleurs, les congressistes demandent à Québec d'encadrer le pouvoir des municipalités de décréter comme nuisances des activités agricoles légitimes et pratiquées selon les règles de l'art.A leur ax is, la Loi doit contenir sa propre définition des nuisances et elle doit avoir préséance sur les règlements à ce sujet adoptés par les municipalités.Le Congrès général veut un renforcement du principe d\u2019immunité Les congressistes demandent à Québec d'encadrer le pouvoir des municipalités de décréter comme nuisances des activités agricoles légitimes et pratiquées selon les règles de l'art.Activités agricoles Les mesures revendiquées visent ht protection du territoire, mais aussi des activités agricoles.Au chapitre du territoire, les délégués demandent à Québec de refuser d\u2019exclure tics superficies agricoles afin d\u2019agrandir la zone civile, touchant aussi la fumée due au chauffage au bois ainsi que l\u2019éclairage, ainsi que la mise en place d\u2019une immunité en matière pénale afin de contrer les constats émis par des municipalités.Québec doit par ailleurs prévoir du financement pour l\u2019élaboration et la mise en œuvre des plans de développement de la zone agricole (PDZA) et privilégier l\u2019UPA pour représenter les agriculteurs dans cette démarche.Taxation foncière Il faut un moratoire d\u2019un an sur l\u2019application du critère de .S S de revenu par 100 $ d\u2019évaluation, qui écarte 650 agriculteurs du Programme de crédits de taxes du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (MAPAQ).et ce.en attendant une réforme en profondeur du programme.L\u2019assemblée a voté pour obliger les municipalités à recourir à la tarification pour certains services tels que loisirs et sécurité publique, et à utiliser le taux.distinct afin d\u2019empêcher le transfert du fardeau fiscal vers les agriculteurs.Pour ces derniers, l\u2019évaluation ries terres agricoles doit se baser sur leur valeur agronomique et tenir compte îles ventes apparentées.Les délégués ont par ailleurs rejeté l\u2019idée d\u2019empêcher les propriétaires non agriculteurs - dont les spéculateurs qui louent leurs terres agricoles de toucher des remboursements de taxes.Cela causerait des problèmes majeurs aux producteurs de Quebec, où 50 '< de la zone agricole appartient à des non-agriculteurs, a tait valoir Alain Juneau.Cela ferait aussi bondir le coût île la location.Pour des ententes-cadres en énergie et en transport Les délégués ont donné le mandat a leur Union de négocier des ententes-cadres a\\ec les gi«mils piomoteurs afin de protéger les droits des agriculteurs et d\u2019obtenir des compensations ou des redevances.Cela vaut notamment pour le projet d\u2019oléoduc de l.i société 11 ansCanada et pour la construction ou la réfection de routes par le ministère des Transports du Québec.Le Congrès général a aussi demandé à ce ministère d assurer une meilleure gestion de 1 eau des fossés situés dans l\u2019emprise des toutes qui diaillent des terres agricoles ainsi que de ne pas diminuer la largeur des ponts sans consulter les agriculteurs.Les producteurs forestiers ont réalisé des gains majeurs lors du récent Rendez-\\ous de la lorêt privée, particulièrement en ce qui a trait au remboursement des taxes foncières.Mais comme il reste encore beaucoup de fils à attacher, le Congrès général a entériné une résolution qui porte sur le remboursement détaxés, un taux de taxation foncière distinct, l\u2019exemption des taxes sur le transport en commun et sur ies taxes scolaires.J.-C.G. LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 décembre 2013 PAGE 5 CONGRÈS UPA 2013 Intégration : des contrats types avec des clauses obligatoires s'imposent L'intégration et la contractualisation prennent de l'ampleur en agriculture au Québec, un phénomène qui inquiète et irrite beaucoup de producteurs.La tension était d'ailleurs palpable en plénière lors des discussions sur cette épineuse question, le 4 décembre dernier, au Congrès général de l'Union des producteurs agricoles (UPA).JEAN-CHARLES GAGNÉ QUEBEC \u2014 « L\u2019intégration joue avec les fermes indépendantes comme le chat joue avec la souris, a déclaré le délégué Bertrand Bédard.éleveur de porcs et de vaches-veaux, dès le début des discussions.Il y a urgence d\u2019agir alors que ce dossier, une patate chaude, traîne depuis deux ans.» Les délégués ont finalement adopté, à l\u2019unanimité, une résolution qui demande à l\u2019UPA de développer, en collaboration avec les groupes spécialisés.des contrats types comportant des clauses minimales obligatoires afin de mieux protéger les agriculteurs contre les risques associés à l\u2019intégration et à la contractualisation.L\u2019Union devra en outre veiller à ce que la production indépendante demeure le meilleur choix de modèle d\u2019affaires dans tous les secteurs de production agricole.Ce ne sont là que deux éléments de cette résolution très étoffée qui a donné du lil à retordre au président de l\u2019UPA.Marcel Groleau.qui assurait la direction de la plénière.Contrats Des délégués, exemples à l\u2019appui, ont dit douter de la valeur d\u2019un contrat signé avec un intégrateur.« Ça vaut quoi?ont-ils demandé.L\u2019intégrateur peut-il le rompre n\u2019importe quand?» Pour le délégué Mario Turenne.il est primordial d\u2019assurer la pérennité de la ferme dans ce modèle de production.-< On n\u2019encouragera pas les producteurs à signer des contrats qui vont finir par transférer leur équité aux intégrateurs ».a-t-il signalé.D\u2019autres, comme Normand Martineau, qui cumule les chapeaux d\u2019éleveur indépendant et d\u2019intégrateur en production porcine, ont carrément demandé « si c\u2019était la job de i\u2019UPA de se placer entre l\u2019intégrateur et l\u2019intégré.Il y a sûrement quelqu\u2019un d\u2019autre au Québec pour défendre les producteurs visés par ces contrats », a-t-il mentionné.Ce qui a piqué au vif l\u2019éleveur de porcs lanaudois Jacques Clermont, qui a mal pris que l\u2019on remette ainsi en question le droit de l\u2019Union de défendre les producteurs.Ce dernier a dit trouver « anormal » qu\u2019un intégré ne touche pas le même salaire que lui.« À force de cultiver la pauvreté, on finit par la récolter », a-t-il illustré.D\u2019autres ont avoué avoir de la difficulté à comprendre qu\u2019un éleveur incapable d\u2019arriver quand il est indépendant en devienne tout à coup capable lorsqu\u2019il passe sous intégration ou à forfait.Des groupes spécialisés ont déjà un bout de chemin de fait afin d\u2019outiller les éleveurs sous intégration.C\u2019est le cas chez les Eleveurs de porcs du Québec, qui ont créé un comité Élevage à forfait, a précisé l\u2019éleveur Cécilien Berthiaume.« Il faut donner de meilleurs outils aux éleveurs pour qu\u2019ils aient une meilleure capacité de générer de la richesse et ainsi soient capables de faire un véritable choix au sujet de leur modèle d\u2019affaires ».a-t-il avancé.M.Berthiaume a relevé le fait qu\u2019un écart de 42 $ par porc existe entre les coûts de production des éleveurs les plus performants et ceux qui le sont moins.Doigté Le président de l\u2019UPA.Marcel Groleau.a eu fort à faire pour trouver une issue dans ce dédale.« Il faut encadrer le phénomène de l\u2019intégration et de la contractualisation, qui est là pour rester au Québec ».a-t-il mentionné.Il a ensuite formulé des pistes afin de rallier les délégués.« qui sont tous producteurs, qu\u2019ils soient indépendants ou intégrés.Comment faire en sorte que ce modèle d\u2019affaires ne place pas les entreprises agricoles dans une situation d\u2019appauvrissement ou de dépendance?Des délégués, exemples à l'appui, ont dit douter de la valeur d'un contrat signé avec un intégrateur.Comment partager les risques et les bénéfices afin de s\u2019assurer que l\u2019agriculture constitue une activité rentable et pérenne?» a-t-il avancé.Outre les contrats types, la résolution réclame aussi un financement adapté aux fermes indépendantes, de la transparence dans les sommes versées en vertu des programmes de sécurité du revenu, la mise à jour régulière des coûts de production à forfait ainsi que des outils pour mieux connaître les prix et les marges de chaque maillon de la filière.M.Groleau s\u2019est engagé formellement à défendre cette résolution pour laquelle il n\u2019existe toutefois pas d\u2019échéancier.Le délégué Normand Martineau a questionné la pertinence pour l\u2019UPA de se placer entre l\u2019intégrateur et l\u2019intégré.Dans l\u2019ordre : les délégués Jacques Clermont, de Lanaudière, Mario Turenne, de la Beauce, et Bertrand Bédard.de Québec, ont donné le ton aux débats sur l\u2019intégration. PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 décembre 2013 ÉDITORIAL Les agriculteurs québécois sont prêts à aller de Pavant On a connu dans la dernière année un évènement marquant dans le monde agroalimentaire québécois : le dépôt de la Politique de souveraineté alimentaire.Je pense que c'est un point tournant dans l'histoire du Québec.C'est la première fois qu'un gouvernement nord-américain, à ma connaissance, campe de façon aussi claire ses intentions quant au secteur agroalimentaire.Agriculture québécoise : une locomotive économique exceptionnelle L\u2019agriculture au Québec, c\u2019est plus important que l\u2019aérospatiale, les arts et spectacles, le marché immobilier ou le secteur pharmaceutique.C\u2019est 8,4 GS de ventes à la ferme en 2012, c\u2019est-à-dire 346 M$ de plus qu\u2019en 2011, et des revenus nets de 1,3 G$.soit 173 M$ de plus que l\u2019année précédente.C\u2019est aussi, avec la transformation, 180 000 emplois.C\u2019est donc un secteur en progression qui génère des bénéfices.Ce n\u2019est peut-être pas la réalité sur chacune de nos fermes chaque année, mais globalement, c\u2019est important pour l\u2019économie du Québec.De son côté, l\u2019Ontario affiche pour 2012 des ventes à la ferme de 12,3 G$ et des revenus nets de 1,5 GS.C\u2019est donc dire que nos revenus nets, toutes proportions gardées, sont supérieurs à l\u2019Ontario, même si nos ventes brutes n\u2019en représentent que les deux tiers.Ce n\u2019est pas étranger, je crois, à notre mise en marché collective, aux outils qu\u2019on s\u2019est donnés et à une meilleure utilisation de nos ressources.Une autre particularité : environ 70 % de notre production agricole est transformée au Québec.Le nombre d\u2019emplois qui en découle s\u2019avère donc naturellement plus important.Nos principaux transformateurs, aussi, sont québécois.11 ne s\u2019agit pas de multinationales étrangères.Ils sont du Québec, leurs bureaux se trouvent chez nous, leur siège social est ici.C\u2019est une force, quand on se compare aux autres provinces.Donc, un secteur agricole performant qu\u2019il faut reconnaître.Identité des aliments du Québec (produit) La Politique repose sur quatre piliers, le premier étant le produit agricole et alimentaire.11 est évident que l\u2019accès aux tablettes constitue la priorité numéro un dans ce pilier.La compétitivité dans le secteur de la distribution ne doit pas représenter un frein à la disponibilité des produits québécois sur les tablettes.La Politique a notamment pour objectif d\u2019assurer que ce ne soit pas le cas.Je n\u2019accepte pas, pour prendre un exemple que le ministre de l\u2019Agriculture a déjà utilisé, qu\u2019une boulangerie en Abitibi-Témiscamingue, pour des raisons de « compétitivité », ne dispose que En lieu et place de l\u2019éditorial, cette semaine, nous publions des extraits du discours livré par le président général de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, en ouverture du E CHEZ NOUS Directeur André Savard Directrice administrative Sylvie Martel Rédacteur en chef Michel Beaunoyer Chefs de pupitre Richelle Fortin Julie Mercier Ventes nationales Daniel Lamoureux Tel.: 1 877 237-9826 ads@laterre.ca Ventes Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marc Mancini Marie-Claude Primeau Coordonnateur ventes et distribution Pierre Leroux www.laterre.ca Directrice de production Brigit Bujnowski Directrice Web Laëtitia Parriaux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques ABONNEMENT AU QUÉBEC 1\tan :\t65,54\t$ 2\tans:\t104,63 $ 3\tans:\t136,82 $ Paiement par chèque ou mandat à l'ordre de in Terre de chez nous Alliance tor Audited Media mi EN ERA L 1 800 528-3773 RÉDACTION 450 679-8483 poste 7270 tcn@laterre.ca PUBLICITÉ 450 679-8483 poste 7712 pub@laterre.ca ABONNEMENTS ET PETITES ANNONCES 1 877 679-7809 abonnement@laterre.ca ÉDITEUR L'Union des producteurs agricoles 555, boulevard Roland-Therrien, bureau 100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 FSC MIXTE Popier issu de sources responsables FSC* C011825 www.laterre.ca Opôts Ihj.hj.Bibliuthèqu* nationale du Québec 1992 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 1830 la Teite de che: nou\\.ISSN 0040 1810, IS published weekly.SI times per year except first week of January by la ferte de (tie/ nous c/o USACAN Media Corp .it 26 Rower Darn Way Suite St S3, Hamburgh, N ( 12901 Hfiodicals postage paid at Plattsburgh, NY POSTMASTER send address changes to la Tetre de (he/ nous, PO Box 28HH, Plattsburgh.N Y 1290L Nuus reconnaissons lappui financier du gouvernement du Canada par (entremise du fonds du Canada pour les périodiques, 'im televe de Patrimoine canadien.Convention de la poste publication N 4006916S N demegisttement 0766S.retourner tout** correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Service des publications i»i sss- s* Canada accueillie par des « chou » dans la salle, où sc trouvaient quelque 400 délégués et producteurs.Constatant la réaction de l'assistance, le ministre a tenté d'expliquer sa position.« On veut s'assurer qu'un travailleur saisonnier soit à la recherche d'un emploi, a-t-il précisé.Il doit dire à son employeur qu'il va travailler avec vous (les producteurs| pendant quelques mois [.| pour ne pas perdre sa prestation.» Dans un point de presse, le ministre a voulu tempérer sa déclaration à propos des chômeurs qui se retrouvent les pieds dans le sable chaud des pays du Sud.selon ce qu'il prétend.« Faut pas exagérer des anecdotes, quand même, a-t-il répondu h une question posée par la Terre.Il y a eu des cas ou des gens qui n\u2019étaient pas a la recherche d'un emploi, qui n'étaient pas au Canada.\u2022> Pas question, dans ce contexte, de reculer.La réforme de l'assurance-emploi ne sera pas modifiée.ar.fRoundup \u2022«kkt.Yi»-ldGnro elle dosiqn YteldGÔrd ( rEÊR^sônt ofleets dans fe
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