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Titre :
Le progrès
Éditeur :
  • Chicoutimi, Saguenay (Québec) :3834310 Canada inc.,2017-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le progrès, 2022-07-16, Collections de BAnQ.

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[" leProgrès SEMAINE DU 16 AU 22 JUILLET 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN Thomas Meloche et Joelle Gagnon ont remporté la troisième place d\u2019un concours international de sculptures de paille et de foin à Valloire, en France PAGES M2 ET M3 SCULPTEURS P H O T O C O U R T O I S I E D E N A T U R E SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M2 ARTS ET SPECTACLES MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Le bois, le sable, la pierre, la neige, la glace\u2026 peu importe la matière, Thomas Meloche et Joelle Gagnon trouvent toujours une façon de faire rayonner leur art.Ils reviennent d\u2019ailleurs tout juste d\u2019un concours international de sculptures de paille et de foin à Valloire, en France, où ils ont su décrocher une troisième place, tout en sensibilisant le public à la cause du caribou forestier.Le Saguenéen Thomas Meloche n\u2019aime pas travailler avec la fibre de verre.Encore moins avec « des affaires tout en plastique ».Il préfère utiliser les matériaux que la nature lui offre, question de limiter son empreinte environnementale.L\u2019utilisation de la paille étant en parfaite adhésion avec ses valeurs, il n\u2019a pas hésité à soumettre sa candidature pour la compétition tenue en Europe, à la fin juin, en compagnie de sa collègue de longue date Joelle Gagnon, de Ferland-et-Boilleau.« Je suis aussi agricultrice l\u2019été, je fais des jardins à Ferland-et- Boilleau, alors pour moi c\u2019est une matière qui est vraiment en lien avec mon métier, avec la nature, c\u2019est très ancestral », explique cette dernière.Malgré leur expérience relativement mince avec ce médium, ils ont été choisis à travers une soixantaine d\u2019applications de partout dans le monde, et ont pu représenter le Canada face à des artistes en provenance de la France, de la Turquie, d\u2019Israël, du Mexique, de l\u2019Ukraine, de la Lituanie, de la Belgique, de Taïwan et du Congo.« Juste d\u2019être sélectionnés, c\u2019était l\u2019fun, et là de gagner la troisième place, on n\u2019en revenait pas ! », s\u2019exclame Thomas Meloche, qui avait déjà participé à un événement du genre en sol mexicain par le passé et envisage retenter le coup dans le futur.« Déjà sur 60 d\u2019avoir été choisis, c\u2019était notre prix, et en plus de gagner une troisième place, on était très fiers ! », de renchérir sa coéquipière, pour qui c\u2019était une première avec la paille, mais qui partage le même enthousiasme à l\u2019idée de réutiliser ce matériau.L\u2019ART POUR SENSIBILISER L\u2019oeuvre qui leur a permis d\u2019attirer les regards, à Valloire, en était une qui tenait à cœur aux deux sculpteurs.Faite de paille et de fils de fer, celle-ci avait la forme d\u2019un caribou forestier traînant sur son dos une « abatteuse », en référence à la menace qui plane sur l\u2019habitat de l\u2019animal au Québec, soutient Thomas Meloche.« On voulait le faire comme s\u2019il était en dentelle de lichen.[\u2026] Moi, je ne peux pas aller protester dans le bois et empêcher les coupes forestières, mais je peux au moins sensibiliser », ajoute-t-il, précisant que d\u2019autres oeuvres sur place, dont une montrant un rhinocéros blanc, visaient à rendre compte de l\u2019importance de préserver la nature.Durant les cinq jours et demi de travail nécessaires pour donner forme à leur sculpture, les deux représentants de la région ont même mis au point une nouvelle technique.À l\u2019aide d\u2019une perceuse, ils sont parvenus à enrouler la paille autour du fer.« C\u2019est un peu pour ça qu\u2019on a gagné, c\u2019était de l\u2019innovation et les juges disaient que ça se démarquait vraiment des autres.[\u2026] Il y a au moins trois équipes qui ont voulu qu\u2019on leur fasse des cordes ! » D\u2019autres oeuvres sur place, comme celle-ci, visaient à sensibiliser le public à l\u2019importance de protéger la nature.\u2014 PHOTO COURTOISIE Le concours accueillait des artistes en provenance de la France, de la Turquie, d\u2019Israël, du Mexique, de l\u2019Ukraine, de la Lituanie, de la Belgique, de Taïwan et du Congo.\u2014 PHOTO COURTOISIE DEUX SCULPTEURS D\u2019ICI BRILLENT EN FRANCE \u2014 PHOTO COURTOISIE \u2014 PHOTO COURTOISIE \u2014 PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M3 GABRIELLE SIMARD gsimard@lequotidien.com À la manière d\u2019une collection d\u2019insectes, l\u2019artiste Jean-François Fillion présente Collection résiduelle, une exposition trompe- l\u2019œil où la végétation morte reprend vie.Dans la salle Les amis du CNE, à Jonquière, feuilles, branches, écorces et racines deviennent les corps d\u2019insectes experts du camouflage Si les collectionneurs d\u2019insectes s\u2019émerveillent devant l\u2019esthétisme de cette exposition, les entomo- phobes risquent d\u2019avoir peine à raisonner leur cerveau du fait que ce ne sont pas de véritables bestioles.L\u2019art épuré et décomplexé présenté avec Collection résiduelle offre aux amateurs d\u2019art le fruit d\u2019efforts acharnés.L\u2019atmosphère à l\u2019entrée de la salle n\u2019a rien à voir avec ce qu\u2019on peut s\u2019imaginer habituellement d\u2019une exposition.C\u2019est comme si la géométrie guidait l\u2019oeil dans cet imaginaire où l\u2019illusion est maître.Les assemblages et sculptures s\u2019adressent en quelque sorte aux visiteurs par leur complexité.Les mille et un détails présents dans les créations hypnotisent l\u2019esprit.Le travail a pour but de questionner les codes de l\u2019art, de la nature ainsi que la perception des sens.C\u2019est essentiellement à l\u2019aide d\u2019éléments organiques, de résidus d\u2019ateliers, ainsi que de restes de bois que Jean-François Fillion a conçu ses oeuvres.En plus des modules regroupant les reproductions d\u2019insectes, des sculptures de bois ainsi que d\u2019impressionnantes paraboles créées avec l\u2019écorce des arbres surplombent un des murs de la salle du CNE.La manipulation que l\u2019artiste fait du bois en le mélangeant à la perception de la morphologie des petites bestioles ne laisse pas les gens qui visitent l\u2019exposition indifférents.L\u2019artiste crée des arrangements anatomiques transgressant les limites.Les croisements qu\u2019il réalise avec les différents matériaux ont pour but de créer de nouveaux insectes voyageant entre la légende et le réalisme.Si certains de ses métissages sont réfléchis, d\u2019autres sont plutôt créés par le hasard des choses.« Dans les deux cas, j\u2019essaie de concevoir l\u2019objet artistique comme un organisme vivant, avec son propre fonctionnement, sa propre logique interne et ses propres capacités d\u2019évocations ou d\u2019interactions » , révèle le créateur originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Si les collectionneurs d\u2019insectes s\u2019émerveillent devant l\u2019esthétisme de l\u2019exposition, les entomophobes risquent d\u2019avoir peine à se convaincre que ce ne sont pas de véritables bestioles.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY La manipulation que l\u2019artiste fait du bois en le mélangeant à la perception de la morphologie des petites bestioles ne laisse pas les gens qui visitent l\u2019exposition indifférents.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY Les mille et un détails présents dans les créations hypnotisent l\u2019esprit.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY Thomas Meloche et Joelle Gagnon ont décroché la troisième place au concours international de sculptures de paille et de foin à Valloire, en France.\u2014 PHOTO COURTOISIE UNE BELLE SURPRISE Les représentants du Canada ont été les premiers surpris par la troisième place obtenue.Surtout que le poids de la petite abatteuse placée sur le dos du caribou a fini par faire tomber l\u2019oeuvre, avec l\u2019aide du vent, peu avant le passage des juges.Le tout a toutefois été corrigé à temps, ni vu ni connu.« On a enlevé la machine, on l\u2019a relevée, on a travaillé jusqu\u2019à 17 h 30.Le concours était fini, on était sûrs de ne rien gagner, et finalement on s\u2019est fait dire qu\u2019on avait gagné la troisième place.[\u2026] C\u2019était vraiment une sculpture fine, tout le monde nous demandait comment ça se faisait qu\u2019elle tenait dans les airs.» Thomas Meloche, qui voit le travail de la paille comme une autre corde ajoutée à son arc, adore voyager pour présenter son art.Comme Joelle Gagnon, il aimerait toutefois faire voyager un concours comme celui de Valloire jusqu\u2019à Saguenay, se disant à la recherche d\u2019une organisation qui pourrait aider à concrétiser ce projet dès l\u2019été prochain.« En France, ils veulent nous aider à en monter un ici, alors ça pourrait être l\u2019fun ! » D\u2019ici sa prochaine escapade, l\u2019artiste organise le Chainsaw party, Symposium d\u2019art à la tronçonneuse, du 22 au 24 juillet, à Sainte-Rose-du-Nord.Il invite le public à venir admirer le travail de 14 sculpteurs, dont un en provenance de l\u2019international.EXPOSITION COLLECTION RÉSIDUELLE AU CNE DES INSECTES EXPERTS DU CAMOUFLAGE \u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M4 ARTS ET SPECTACLES MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Gabrielle Noël-Bégin traîne encore bien des influences de ses voyages passés, de la Californie au Mexique, sa musique se voulant un heureux mélange de bluegrass, de western swing et de yodel, «?avec une petite touche de New Orleans?».À ceux qui se sentiraient perdus dans un tel amalgame musical, elle promet simplement un spectacle des plus festifs pour son passage du 21 juillet, au Paradox de La Baie.Margaret Tracteur, de son nom d\u2019artiste, sera accompagnée pour l\u2019occasion par sa nouvelle comparse, la violoniste et Baieriveraine d\u2019origine Shella-Ann Tremblay, dont la sonorité « trad québécoise » se mêle bien à sa proposition.C\u2019est à la suite d\u2019une publication Facebook que leurs chemins en sont venus à se croiser.Gabrielle Noël-Bégin cherchait à « élargir la famille » de son projet musical, d\u2019abord solo, lorsque le nom de Shella-Ann, qui s\u2019est notamment fait connaître avec Bob et les Macalousses, lui a été suggéré par plusieurs personnes.« À ce moment-là, elle n\u2019était pas disponible, elle était en Nou- velle-Orléans.Mais plusieurs mois plus tard, elle a appris qu\u2019elle faisait un cours de mécanique de machinerie lourde à Québec.Elle m\u2019a contactée et ç\u2019a été comme le timing parfait », raconte Gabrielle Noël-Bégin, dont la violoniste précédente a récemment déménagé à New York.UN EP QUI A TOUT CHANGÉ Le spectacle prévu le 21 juillet à La Baie, comme celui qui suivra le lendemain à l\u2019Auberge Le Camp de base de L\u2019Anse-Saint-Jean, puis celui du 23 au Pub de la Microbras- serie de Tadoussac, sera l\u2019occasion pour les spectateurs de découvrir le mini-album lancé en 2021 par Margaret Tracteur, Mettre la charrue devant les bœufs.C\u2019est depuis la sortie de ce EP, chaleureusement accueilli par le public, que l\u2019autrice-compo- sitrice-interprète peut investir la majeure partie de son temps dans la musique.« J\u2019ai eu vraiment beaucoup d\u2019entrevues et de critiques, plus que jamais dans ma vie, quand c\u2019est sorti.Et après, j\u2019ai eu de super belles opportunités de spectacles.» Ces occasions l\u2019ont amenée un peu partout en Gaspésie, cette dernière semaine, puis l\u2019amèneront en studio à Montréal, avant sa venue à Saguenay, pour la préproduc- tion de son prochain album, subventionné en partie par la Ville de Québec.Celui-ci s\u2019annonce dans la même lignée musicale que Mettre la charrue devant les bœufs, avec des arrangements et des textes plus travaillés, promet toutefois Gabrielle Noël-Bégin.UNE APPROCHE DIFFÉRENTE Puisant autrefois son inspiration dans ses nombreux voyages ou ses relations personnelles, l\u2019artiste a dû apprendre à composer autrement depuis le début de la pandémie.Elle s\u2019est donc retirée dans un petit chalet à Ferland-et-Boilleau, l\u2019hiver dernier, pour écrire la vingtaine de chansons à travers lesquelles elle choisira les titres de son prochain opus.Son approche a été plus académique, « mais pas dans le sens plate du terme ».« J\u2019ai comme plus joué à des jeux, je me suis inspirée de la place où j\u2019étais dans le bois, alors je vais avoir encore des chansons qui parlent d\u2019animaux.[\u2026] J\u2019ai même fait des genres d\u2019exercices d\u2019écriture.J\u2019ai peut-être eu une approche un peu plus pragmatique je dirais.» « Il y aura peut-être plus de chansons qui ont des punchs ou qui racontent une histoire.Je dirais une plus grande variété de styles, parce que je vais un peu flirter avec le cajun sur cet album-là.J\u2019ai encore des tounes swing, des tounes qui sont quasiment folk-punk, alors ça va ratisser un peu plus large », poursuit Margaret Tracteur au sujet de l\u2019album à venir, sur lequel elle sera accompagnée de Shella-Ann Tremblay au violon et d\u2019une nouvelle contrebassiste en la personne de Valéry St-Gelais.Elle en présente déjà des extraits en spectacle, en plus de quelques reprises à saveur de bluegrass et de swing.Et pour ceux qui se demandent pourquoi Gabrielle Noël-Bégin a choisi le nom de Margaret Tracteur pour sa carrière artistique, elle répond candidement que le jeu de mots lui plaisait au départ, lorsqu\u2019elle accompagnait sur scène son ami Nick Thunder.« J\u2019aimais ça dire que j\u2019étais Margaret Tracteur et que lui c\u2019était Nick Tondeuse.[\u2026] J\u2019ai peut-être réalisé ça par la suite, mais ce que j\u2019aime bien dans ce choix de nom là, c\u2019est que ça fait aussi référence aux bands hardcore punk des années 80, genre les Dead Kennedys ou Reagan Youth », dit celle qui envisage de se moquer de Margaret Thatcher, défunte ex-première ministre du Royaume-Uni, dans l\u2019une des chansons à paraître sur son prochain album.LE LARGE CHAMP MUSICAL DE MARGARET TRACTEUR L\u2019artiste Margaret Tracteur et sa nouvelle violoniste, la Baieriveraine d\u2019origine Shella-Ann Tremblay, seront de passage au Paradox de La Baie, le jeudi 21 juillet.\u2014 PHOTO COURTOISIE C\u2019est depuis la sortie du EP Mettre la charrue devant les boeufs, chaleureusement accueilli par le public, que l\u2019autrice-compositrice- interprète peut investir la majeure partie de son temps dans la musique. leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M5 MYRIAM ARSENAULT JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL marsenault@lequotidien.com Arianne Lapointe, alias Ari artiste intuitive, a fait le grand saut.Délaissant sa carrière en communications, la Chicoutimienne de 37 ans a décidé de se consacrer pleinement à son art, la peinture.Cette passion s\u2019est étonnamment liée à une autre partie prenante de sa vie, la spiritualité.Les deux domaines sont indissociables du parcours d\u2019Arianne.C\u2019est dans un élan à créer, provenant du cœur, que la jeune femme a trouvé sa passion.« J\u2019ai eu le goût de créer, pour moi et non pour quelqu\u2019un d\u2019autre, ce qui est souvent le cas dans le milieu des communications.La peinture a tout de suite été un coup de cœur, je suis tombée là-dedans en 2018 et depuis ce temps-là, je sens vraiment que je suis sur mon X », lance joyeusement l\u2019artiste, lors d\u2019un entretien avec Le Progrès.Ses pinceaux ne l\u2019ont plus jamais quittée.En travaillant à temps partiel dans un magasin DeSerres, la jeune femme a sauté à pieds joints dans le milieu artistique, en suivant et en donnant des formations.Elle a décidé d\u2019en faire carrière en janvier 2022.C\u2019était pour elle une nouvelle façon de s\u2019exprimer.Elle n\u2019a qu\u2019à laisser aller ses sens, ses créations étant purement intuitives, d\u2019où son nom d\u2019artiste.« Mon cerveau ne peut pas embarquer, je n\u2019ai aucune idée où est-ce que ça va quand je crée.Je sais qu\u2019une toile est finie quand je sens qu\u2019elle est finie.C\u2019est vraiment une énergie qui passe, c\u2019est très très vibratoire », continue l\u2019artiste.Arianne utilise majoritairement deux techniques, la peinture acrylique à la spatule et le coulage de peinture fluide communément appelé pouring.Son art a un côté ésotérique tout à fait avoué.Alors qu\u2019Arianne a vécu un éveil spirituel il y a quelques années, elle s\u2019intéresse depuis aux soins énergétiques, au magnétisme, au reiki, ce qui se transmet dans ses toiles qui dégagent une certaine énergie.Plusieurs touchent directement le cœur des gens, ce qu\u2019elle adore.Sa plus grande fierté jusqu\u2019à maintenant : se permettre d\u2019être aussi vulnérable, aussi vraie, devant le public.« Peindre comme ça, c\u2019est vraiment oser montrer l\u2019essence de qui je suis.Vu que je ne crée pas avec ma tête, mais avec mon cœur et mon âme, c\u2019est oser montrer vraiment qui je suis.Oser le montrer, en sachant que ça peut déranger, que des gens peuvent ne pas aimer ça », explique-t-elle.Elle est bien consciente que ses toiles ne sont pas faites pour tout le monde et elle l\u2019assume.Les nombreux commentaires positifs et la communauté qui se tisse derrière elle sont amplement suffisants et l\u2019encouragent grandement à poursuivre dans sa voie.Avec le retour des événements en présentiel, Arianne pense qu\u2019elle a choisi le bon moment pour se lancer.Avec un plan d\u2019affaires en poche, qu\u2019elle a fait travailler lors de son Attestation de spécialisation professionnelle (ASP) à distance en Lancement d\u2019entreprise pour artiste visuel, Arianne est prête à travailler.Elle aimerait mieux se faire connaître au Sague- nay-Lac-Saint-Jean, participer à plus d\u2019événements et développer de nouveaux partenariats avec des artistes de la région.Elle a d\u2019ailleurs u n e œ u v r e au nouveau centre d\u2019arts du presbytère Saint-Alexis et s\u2019est notamment rendue au Salon du mieux-être de Roberval et au Symposium international de peinture et de sculpture du Saguenay-Lac- Saint-Jean.D\u2019autres symposiums l\u2019attendent également, dont le Salon au cœur du mieux-être de Chicoutimi, en octobre.Ce genre d\u2019événement, axé sur la spiritualité, l\u2019attire énormément.La peintre crée avec la spatule, comme sur la toile présentée ici, ou avec la technique du pouring.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Arianne Lapointe, alias Ari artiste intuitive, a entamé sa carrière de peintre en janvier.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE LIER L\u2019ART ET LA SPIRITUALITÉ AVEC LA PEINTURE SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M6 ARTS ET SPECTACLES GABRIELLE SIMARD gsimard@lequotidien.com Écrire un livre par année, c\u2019est le rythme que s\u2019est donné Nathalie Laroche depuis le début de sa retraite.Celle qui sortait son premier roman nommé Marguerite, la p\u2019tite fleur de l\u2019Ouiatchouan en 2021, a lancé en 2022 la suite de l\u2019histoire qui prend racine dans le village de Val-Jalbert.U n e r o s e p o u r M a r g u e r i t e s\u2019éloigne de la route qu\u2019elle avait tracée au départ pour son personnage principal.Les rebondissements ne se comptent même plus sur les doigts de la main tant il y en a dans le roman.Le tome deux dessine un portrait historique et fictif pittoresque rempli de surprises.La plume derrière le livre ne s\u2019attendait pas à ce que l\u2019histoire imaginée au départ prenne une tout autre tournure.« Tout reste très réaliste, mais il y a clairement des événements qui étonnent », raconte l\u2019auteure Nathalie Laroche.Une rose pour Marguerite commence tout de suite après la fin du tome un.Cette idée de reprendre là où tout a terminé donne une marge de manœuvre intéressante à celle qui a tracé une route sombre pour Marguerite.Les valeurs de son personnage principal répondent à un mouvement féministe d\u2019avant-garde.En discutant avec Nathalie Laroche, on comprend qu\u2019il se cache un peu d\u2019elle dans la jeune fille.D\u2019ailleurs, les différents événe- ments historiques qui ont ponctué les années 20 rappellent des phénomènes d\u2019actualité.Les grands thèmes comme la guerre, la pandémie et même l\u2019avortement y sont abordés comme des enjeux sociaux importants de cette époque.« C\u2019est un peu comme si l\u2019histoire se reproduisait de nos jours.Il y a une impression de retrouver l\u2019époque moderne.C\u2019est comme si le temps s\u2019était arrêté », pense Nathalie Laroche.Le théâtre de l\u2019histoire du deuxième livre retrace l\u2019historique du village de Val-Jalbert.Les pages font voyager les lecteurs de l\u2019année 1918 à l\u2019année 1923.La famille fictive imaginée par l\u2019écrivaine ainsi que ses recherches documentaires permettent de raconter ce qu\u2019ont vécu les habitants du coin qu\u2019on nomme aujourd\u2019hui le village fantôme.Les lignes permettent de revi- siter dans l\u2019oeil de personnages imaginaires la fermeture de Val- Jalbert, la vie à Roberval, la Première Guerre mondiale et la grippe espagnole.La femme qui tient le crayon est heureuse de voir que ses livres intéressent un public varié et pas seulement sa garde rapprochée.Malgré le fait qu\u2019elle soit dyslexique de naissance, la Robervaloise d\u2019origine rédige avec beaucoup de plaisir.« Mon éditeur m\u2019aide à rattacher mes propos et comme il a une force pour utiliser les mots d\u2019époque, ça donne une écriture beaucoup plus réaliste tout en restant facile à comprendre », ajoute-t-elle.La femme qui habite dans le bois vit de la cueillette l\u2019été.« Je pense écrire mon troisième livre à l\u2019hiver.Je prévois le terminer à la fin 2023 ou au début 2024 », explique-t-elle.Une rose pour Maguerite retrace aussi l\u2019histoire du village de Val-Jalbert.Les pages font voyager les lecteurs de l\u2019année 1918 à l\u2019année 1923.\u2014 ARCHIVES LE QUOTIDIEN UNE ROSE POUR MARGUERITE UN ROMAN POUR FAIRE REVIVRE VAL-JALBERT leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M7 CLAUDIA BLAIS-THOMPSON Le Droit GATINEAU \u2014 Laurence Deschênes incarne Léa Olivier depuis trois ans.Nous l\u2019avons rencontrée dans une maison d\u2019Ottawa où la grande majorité des scènes sont tournées.La comédienne de 20 ans venait de terminer une scène de la troisième saison dans laquelle de la sauce tomate était impliquée.Impossible toutefois de savoir de quoi cette scène retourne réellement.Ce que Laurence pouvait confirmer par contre, c\u2019est que la vie de Léa est toujours aussi compliquée.« Et je pense que ça le restera toujours », lance Laurence Deschênes en entrevue avec Le Droit.L\u2019histoire reprend là où on a laissé Léa, à la fin du camp de vacances.C\u2019est aussi la fin des vacances d\u2019été et le début de la dernière année du secondaire.Entre les amitiés et les amours, la fidélité et le divorce, les questions existentielles sont toujours aussi nombreuses pour Léa et ses amis.« C\u2019est la peine d\u2019amour de Léa et la montée d\u2019Olivier qui a peut-être un œil sur Léa, mais il y a Maude qui est toujours dans les parages parce qu\u2019elle n\u2019est pas prête à lâcher le morceau », raconte Rachel Cardillo, l\u2019autrice qui a adapté les aventures littéraires de l\u2019héroïne imaginée par Catherine Girard-Audet.« Il y a une rivalité, un trio qui va s\u2019installer.C\u2019est compliqué.» Beaucoup de bouleversements se produisent aussi à Sainte- Marie, notamment pour Mari- lou, qui apprend que ses parents divorcent.« Avec sa conception de l\u2019amour, ça va ébranler beaucoup de choses, poursuit Rachel Cardillo.On aura plus accès à sa famille.» Les nombreux thèmes traités dans cette série par l\u2019autrice principale sont souvent près de « la vie compliquée de Rachel », affirme-t-elle.Parmi les sujets abordés, le décrochage scolaire, le premier boulot et le choix de carrière.Pour l\u2019actrice principale, cette dernière question, objet central de la troisième saison, peut s\u2019avérer angoissante.« Je me souviens que c\u2019était une question angoisse pour moi quand j\u2019étais jeune.Dans ma tête, je voulais être comédienne et on m\u2019a toujours demandé quelle allait être ma vraie job .C\u2019est stressant d\u2019aller se caser dans un métier.» REINE DU DRAME Et tous ces thèmes de la série télévisée sont exportés dans plusieurs pays francophones, dont la France, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.Pour le réalisateur des trois saisons de Léa Olivier, Martin Cadotte, le voyage des valeurs de l\u2019équipe derrière la série est « juste du plaisir ».« La relation de Léa et son père est un sujet qui me touche.Souvent, ce sont les mères qui sont associées aux filles et je voulais donner l\u2019exemple que j\u2019ai avec ma fille, où on peut parler et où je peux l\u2019aider.Rachel l\u2019avait placé au scénario et on l\u2019a poussé plus loin.» Personnalité très près du personnage qu\u2019elle incarne depuis qu\u2019elle a 17 ans, Laurence Deschênes décrit Léa comme une personne pétillante et drama queen.Dès le début, la description du rôle lui disait que « ça allait être facile » à incarner.« La seule difficulté, c\u2019est qu\u2019elle est plus jeune.Parfois, il faut jouer les réactions un peu plus gros.» Martin Cadotte se souvient d\u2019ailleurs de la première fois où il a rencontré les comédiens alors âgés de 15 ou 16 ans.« De les voir grandir, ça m\u2019émeut beaucoup.Ils sont bons et ils sont toujours préparés, autant dans la vie personnelle qu\u2019au travail.» TOURNER MONTRÉAL À OTTAWA Sur les 30 jours de tournage de cette coproduction d\u2019Encore Télévision et de la boîte franco-onta- rienne Slalom, 29 ont eu lieu dans la région.Le tournage de la série s\u2019est d\u2019ailleurs terminé quelques jours plus tard à Limoges, dans l\u2019Est ontarien, à un centre équestre, précise Martin Cadotte.Alors que l\u2019histoire de Léa Olivier se déroule à Montréal, il serait relativement facile de représenter Montréal dans la capitale fédérale, croit-il.« Les gens n\u2019y voient que du feu.On arrive à truquer tout ça avec des plans de drone qu\u2019on prend à Montréal et qu\u2019on met sur les plans où on marche à Ottawa.» Mais l\u2019œil aguerri saura sûrement reconnaître les bornes-fontaines jaunes d\u2019Ottawa qui ont réussi à se faufiler au montage lors des premières saisons.Les couleurs des autobus du transporteur OC Transpo peuvent quant à elles difficilement passer inaperçues, souligne Martin Cadotte.D\u2019autres lieux, comme La Ronde dans la deuxième saison et le Bio- dôme de Montréal cette fois-ci, ne peuvent être truqués.En tournant dans plusieurs lieux, un « rythme visuel » se crée.« Pour moi, c\u2019est important de ne pas rester trop longtemps dans de longues scènes, indique Martin Cadotte.On se promène beaucoup et c\u2019est payant à l\u2019écran.» La troisième saison de La vie compliquée de Léa Olivier sera offerte sur Club Illico en 2023.LA VIE DE LÉA OLIVIER, TOUJOURS AUSSI COMPLIQUÉE Rachel Cardillo, l\u2019autrice principale qui a adapté les aventures littéraires de l\u2019héroïne imaginée par Catherine Girard-Audet.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND Le réalisateur des trois saisons de Léa Olivier, Martin Cadotte.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND Léanne Désilets joue le rôle de Marilou, la meilleure amie de Léa.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND Laurence Deschênes incarne Léa Olivier depuis trois ans.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M8 ARTS ET SPECTACLES GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Homme discret, voire «plate», habité de certaines valeurs conventionnelles, Gérald Gallant a assassiné 28 hommes (plus 12 tentatives de meurtre) dans son parcours criminel, réussissant à échapper aux autorités pendant plus de deux décennies.De quoi fasciner l\u2019acteur et réalisateur Luc Picard, qui s\u2019inspire de son histoire dans le film Confessions, attendu au cinéma le 20 juillet.Maltraité par sa mère (interprétée de cruelle manière par Catherine De Léan et Louise Portal), malmené à l\u2019école à cause de troubles d\u2019apprentissage et d\u2019un bégaiement qui le suivra jusqu\u2019à l\u2019âge adulte, Gérald Gallant a commencé sa carrière criminelle jeune, d\u2019abord comme cambrioleur.Doué pour assassiner des gens d\u2019une manière professionnelle, « la tête au-dessus du cœur », il fera des dégâts comme tueur à gages pendant la guerre des motards, qui a fait la manchette au Québec dans les années 90.Des assassinats perpétrés dans des lieux publics, devant témoins.Pourtant, Gallant s\u2019en tirait.Peut- être parce qu\u2019il ne faisait pas de bruit (sauf celui de ses armes à feu), qu\u2019il n\u2019avait l\u2019air de rien.« Ça fait longtemps qu\u2019il me fascine, confie Luc Picard.Il a commis un meurtre dans le restaurant de quelqu\u2019un que je connais.Cette combinaison de tueur à gages et de petit monsieur qu\u2019on ne remarque pas m\u2019intéressait.» On songe effectivement à un homme invisible en visionnant ce film basé sur le livre Gallant : confessions d\u2019un tueur à gages, signé par les journalistes Éric Thibault et Félix Séguin du Bureau d\u2019enquête du Journal de Montréal.« Il y a eu plein de portraits-robots et ils n\u2019ont rien de particulier », résume Luc Picard, qui, nourri par des heures d\u2019interrogatoires policiers du véritable Gallant, a trouvé dans ce personnage du « bonbon » pour l\u2019acteur et le réalisateur en lui.« Tu ne veux pas l\u2019idéaliser, tu veux jouer la vraie affaire.L\u2019autre défi, c\u2019est que par définition, c\u2019est un gars plate.Comment je peux vous intéresser pendant deux heures à un gars plate ?Dieu merci, il est entouré de personnages super colorés.» Une femme pour préserver les apparences, mais qui en a dedans aussi (Éveline Gélinas), une maîtresse qui va se prendre au jeu à la Bonnie and Clyde et qui ne soufflera pas mot quand ça va se corser (Sandrine Bisson, lire l\u2019autre texte).Et surtout un complice, Dolly (David La Haye, lire l\u2019autre texte), aussi habile que Gallant sur la gâchette.Et historiquement ostracisé, mais d\u2019une autre manière.Le voilà tueur homosexuel à la solde de motards souvent rustres.Il livre la marchandise, mais il a la mèche courte.« J e t r o u v e q u e c e m i l i e u criminel-là, on ne l\u2019a pas vu tant que ça au cinéma québécois, explique Luc Picard.On a souvent vu des mafieux italiens.Là, on est dans une espèce de petite misère.C\u2019est presque un film de pauvres, en fait.Ils n\u2019ont jamais d\u2019argent.Ça m\u2019a beaucoup interpellé.» Et il y a tout ce contexte, qui nous revient en tête en visionnant le film, pas si lourd pour autant, ceci étant dit, grâce notamment à la musique moriconienne de Daniel Bélanger.Mais cette rivalité sanglante entre groupes criminalisés a fait des dommages collatéraux.Luc Picard le savait et l\u2019a entendu de nouveau en ciblant ses lieux de tournage.«L\u2019autre défi, c\u2019est que par définition, c\u2019est un gars plate.Comment je peux vous intéresser pendant deux heures à un gars plate?Dieu merci, il est entouré de personnages super colorés.» \u2014 Luc Picard, à propos de Gérald Gallant CONFESSIONS LUC PICARD ET L\u2019HOMME INVISIBLE leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M9 L\u2019AMALGAME DU COMPLICE Il se déguise en femme pour aller buter un gars dans un resto de poutines.Et il aura tant d\u2019occasions d\u2019émouvoir, de surprendre.Dans Confessions, David La Haye interprète le complice de Gérald Gallant.Un mélange entre la fiction et la réalité.«Mon personnage est un amalgame de plusieurs criminels qui tournaient autour de lui», explique l\u2019acteur.David La Haye campe donc Dolly, de son surnom, un truand homosexuel qui tranche un peu dans le décor de motards dans lequel il évolue, sans être membre en règle.Mais il est fidèle et il livre quand il le faut.Ou il exécute, plutôt.«J\u2019ai été très touché par ce per- sonnage-là, confie David La Haye.Il a grandi dans les années 70.Il devait aimer Dalida.Il n\u2019a pas dû être l\u2019enfant le plus accepté dans sa classe.Il est un survivant.Et c\u2019est la même chose pour Gallant.Ils veulent s\u2019en sortir.Ce sont des gens qui veulent trouver leur place au soleil.» GENEVIÈVE BOUCHARD « Il y a un meurtre dans le film qui a eu lieu dans un restaurant Ashton dans la vraie vie, dit-il.On voulait voir si on pouvait tourner dans le même lieu.Le propriétaire a dit que ça avait été un événement trop traumatisant, que des employés ont dû faire des thérapies.» Le film s\u2019ouvre d\u2019ailleurs sur le visage de témoins d\u2019un contrat tout juste exécuté par Gallant.C\u2019est loin d\u2019être la joie.Confessions nous arrive au moment où le très médiatisé Maurice « Mom » Boucher (bien sûr représenté dans le film), qui présidait les Hells Angels au Québec pendant la guerre des motards, vient de mourir en prison.Coïncidence.Le film devait sortir en 2020 et a été reporté à cause de la pandémie.Tout un hasard, quand même.Confessions sera présenté au cinéma dès le 20 juillet.2 3 1 À gauche, David La Haye incarne, Dolly, le complice de Gérald Gallant.À droite, le réalisateur de Confessions, Luc Picard, joue Gallant.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 2 Gérald Gallant lors de son procès.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 3 Dans Confessions, Luc Picard a été interpellé par le milieu criminel, qui selon lui, n\u2019a pas été tant vu au cinéma québécois.«On a souvent vu des mafieux italiens.Là, on est dans une espèce de petite misère.C\u2019est presque un film de pauvres, en fait.» \u2014 PHOTO LES FILMS OPALE BONNIE AND CLYDE Sandrine Bisson interprète, avec toute la fougue qu\u2019on lui connaît, la maîtresse de Gérald Gallant dans Confessions.Un rôle que l\u2019actrice incarne avec respect et beaucoup d\u2019attitude.«Je ne veux pas encenser Gallant.Loin de là.J\u2019ai fait d\u2019elle, j\u2019espère, une fille intriguée, amoureuse.» Une Bonnie, comme dans Bonnie and Clyde, un thème récurrent dans le film.À la vie, à la mort, en somme.Ou jusqu\u2019à ce que quel- qu\u2019un vous trahisse\u2026 GENEVIÈVE BOUCHARD 1 JULIEN RENAUD jrenaud@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.comL a mode masculine prend son envol et moi, je déploie mes ailes ! Clairement, il y a un vent de fraîcheur, au Québec comme ailleurs dans le monde, si je me fie aux nombreux comptes Instagram et TikTok qui captent mon attention.Surtout en cette saison des festivals ! Des personnalités publiques, Matthew Mc- Kenley, lui, toi et moi repoussons enfin les limites très limitées imposées par la société.Les codes sont rattrapés, bientôt dépassés.L\u2019audace et la créativité se sont frayé un chemin, non sans faire de victimes.L\u2019attrait pour l\u2019art de se vêtir a trop longtemps été étouffé par des railleries ou limité au complet pour la gent masculine.Toute liberté était pénalisée.La mode, c\u2019était une affaire de filles, de métrosexuels, d\u2019homosexuels\u2026 Une affaire d\u2019étiquettes plus que de vêtements.Une société, laide, refusait le beau.Celui au masculin singulier, le beau au féminin étant imposé, ce qui n\u2019est guère mieux.Signe des temps qui changent, des boutiques spécialisées voient le jour ; d\u2019autres ajoutent un département pour hommes à leur offre.Les designers aussi s\u2019intéressent de plus en plus à nous, messieurs.Leurs créations deviennent accessibles, tranquillement \u2013 encore denrées rares en région et pour les tailles plus, malheureusement.Les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui sont beaux, avec leur collier choker, leur pull sans manches, leurs pantalons habillés taille haute et leur polo en mailles.Ils sont originaux, colorés, assumés et libres.Ils brillent, comme les perles qu\u2019ils portent au cou.Ensemble, ils opèrent le changement de paradigmes énoncé.Défricheurs de la fripe ! Dans les derniers mois, j\u2019ai fait le plein de nouveaux morceaux, d\u2019accessoires.J\u2019ai commandé une blouse de viscose avec un nœud lavallière vue à la télé, après avoir écrit à la styliste du show, et j\u2019ai flanché pour un bracelet tennis coloré à 500 $ qui ne voulait plus quitter mes rêves.J\u2019ai aussi visité des friperies, dévalisé le Zara de Québec et recyclé d\u2019anciens vêtements au potentiel sous-estimé.Chaque fois que je boucle mon ruban, regarde mes diamants, je suis fier, gonflé.Je me trouve beau et on me complimente ! J\u2019écris tout cela et on dirait que je me transforme en paon le lundi matin pour aller corriger des textes au bureau.Mon audace n\u2019a rien d\u2019extravagant, détrompez-vous.Juste une petite coche de plus.Un peu d\u2019éclat qui me met dans de bonnes dispositions chaque matin.Je savoure pleinement cette passion, la nourris.L\u2019assume, enfin.Je vous invite à oser, vous aussi.Allez-y à votre rythme.Profitez d\u2019occasions spéciales pour flirter avec l\u2019« extra », comme a dit la créatrice de contenu Julie Munger à ma collègue Myriam Arsenault, dans le cadre d\u2019un reportage sur les looks de festivals.Explorer votre beauté.En termes d\u2019amour de soi, l\u2019autobiographie de la mannequin Ève Salvail porte un titre qui vise dans le mille : Sois toi et t\u2019es belle.Un doigt d\u2019honneur au « Sois belle et tais-toi », une victoire personnelle et un appel collectif à s\u2019accepter.À s\u2019estimer.Je suis moi et je suis beau.Le style est une manière parmi d\u2019autres d\u2019exprimer son identité sans parler.La mode, la vraie, n\u2019a ainsi aucune limite.Chacun est libre de porter ce qu\u2019il veut, si ça lui plaît et s\u2019il se sent bien.C\u2019est ça, une mode décomplexée.C\u2019est ça, le beau au singulier.Au pluriel.Au féminin.Au masculin.JULIEN RENAUD Sois toi et t\u2019es beau Ç a vous arrive de regarder d\u2019anciennes photos de vous et de vous dire que vous n\u2019étiez pas pire pan- toute à cette époque?Mais aussi de vous souvenir qu\u2019à cette période, vous ne vous trouviez pas terrible?Et de vous dire que vous étiez un peu con de ne pas vous aimer à ce moment-là, alors qu\u2019aujourd\u2019hui, vous appréciez ce que vous voyez sur la photo.Je ne sais pas si je suis très claire.En bref, je parle de ce sentiment de n\u2019être jamais pleinement satisfait de l\u2019image que vous projetez.Je pensais être devenue une femme libérée de cette emprise de l\u2019image qui pèse sur notre société.Que je m\u2019acceptais comme je suis.Pas encore tout à fait.Il faut croire que c\u2019est un problème dur à se débarrasser.Depuis la pandémie, et surtout depuis le télétravail, je suis devenue une femme qui se soucie davantage que ses vêtements soient confortables plutôt que jolis.Je me maquille 100 fois moins qu\u2019il y a deux ans, je ne porte pratiquement plus de talons hauts, je ne jure que par les soutiens-gorge de sport, et ça, c\u2019est lorsque j\u2019en porte, et je déteste tout ce qui me serre le corps.Il m\u2019arrive de faire la grève du rasage de jambe et je suis capable de sortir faire des commissions sans fond de teint et, surtout, sans m\u2019en faire avec ce que les gens pensent de moi.Vraiment, j\u2019ai fait des pas de géants.Mais il y a quelques jours, lors d\u2019une réunion de famille, nous avons immortalisé le moment en photos.En me regardant, je me suis jugée sévèrement, me dénigrant pour mes poignées d\u2019amour par-ci par-là.Ma mère était fâchée contre moi.Le pire, c\u2019est que je sais très bien que l\u2019an prochain, lorsque je regarderai à nouveau ces photos, je vais me trouver parfaitement correcte.Et je vais encore me trouver un peu conne de m\u2019être jugée de la sorte.Vraiment, on ne s\u2019en sort pas de cette torture de l\u2019image et j\u2019en ai un peu (beaucoup) marre.Bien qu\u2019on ait fait un grand pas vers l\u2019avant en vantant le principe de la diversité corporelle sur bien des tribunes, il reste encore bien du travail à faire pour qu\u2019on soit capable de s\u2019aimer tel que l\u2019on est.Parce qu\u2019on nous a tellement martelé longtemps que la minceur était synonyme de beauté, par la publicité, la mode, les réseaux sociaux, alouette.On voit de plus en plus de femmes en chair dans les pubs de maillot, de plus en plus de femmes plus âgées sur nos écrans.Enfin.On voit aussi de plus en plus de femmes abandonner la cire et le rasoir.Je leur dis bravo! Je dois avouer que cette «mode» m\u2019attire beaucoup.Bien oui, comme toutes les filles du monde, je hais ça, me raser.C\u2019est une job à temps plein de gérer son poil et ça pique quand ça repousse.Pendant ce temps, ces chers messieurs aux dos velus peuvent arborer leur belle barbe de quelques jours et leur poil de nez en se faisant complimenter.Encore une égalité sur laquelle nous devrons travailler! PATRICIA RAINVILLE Femme libérée.pas tant que ça Voici quelques morceaux récents de ma garde-robe.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JULIEN RENAUD Pour La Noce, j\u2019ai osé des looks de festival un peu plus éclatés, dont celui-ci, d\u2019une grande musicalité.\u2014 PHOTO COURTOISIE P H O T O 1 2 3 R F SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M10 leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 M11 spiritualité L a visite du pape François au Canada, qui aura lieu du 24 au 29 juillet, peut être perçue comme un geste de réparation d\u2019abord et avant tout, un geste continuant à ouvrir la voie à des relations plus humaines et invitant à poser d\u2019autres gestes de réparation.Car il y a eu tant d\u2019abus par des prêtres, des religieux et religieuses catholiques, et ce, pendant une longue période de temps, des gestes qui ont causé et qui causent encore énormément de souffrances chez les membres des Premiers Peuples.Des vies et des cultures ont été détruites et elles sont encore aujourd\u2019hui fragilisées.Ce qui s\u2019impose, c\u2019est de réparer l\u2019irréparable.Comment réparer le dénigrement et la dévalorisation de ces peuples et de leurs cultures au point de vouloir les faire disparaître ?Comment apaiser tant d\u2019impuissance, de méfiance et de rancœur se manifestant par tant de misère sociale ?Comment ?En reconnaissant les erreurs du passé qui entachent la mémoire de nos frères et de nos sœurs autochtones et empoisonnent leur quotidien.En demeurant vigilants pour ne pas répéter ces erreurs.En s\u2019ouvrant, en reconnaissant et en s\u2019enrichissant de leurs valeurs et manières de vivre.En applaudissant leur résilience et leur fierté.En reconstruisant des ponts par la multiplication de gestes qui leur feront sentir que nous les reconnaissons à leur juste valeur et que nous les apprécions.Ces attitudes à adopter, ces gestes à poser prendront du temps à donner de leurs fruits, mais ils sont nécessaires à poser maintenant, en espérant qu\u2019ils auront un effet d\u2019entraînement.C\u2019est dans ce sens que l\u2019on peut interpréter la visite du pape François au pays auprès des Autochtones : un geste de réparation.En justice réparatrice, telle que conçue, pratiquée et expérimentée au Centre de services de justice réparatrice (CSJR), la démarche se réalise et porte ses fruits lorsque l\u2019offenseur admet ses torts et ses responsabilités et qu\u2019il est prêt à présenter ses excuses.Alors on peut lui présenter une personne victime pour qu\u2019à la fois, il entende la chaîne des conséquences que son geste a eues sur la vie de cette personne et aussi pour répondre à ses questions.Cette démarche, au départ perçue comme impensable, produit habituellement des fruits qui vont bien au-delà de ce qui est attendu.Un immense apaisement se produit, laissant de la place à de nouvelles forces pour rétablir des relations de confiance mutuelle.On ne peut pas changer ni effacer le passé, mais on peut tenter de toutes ses forces de s\u2019en libérer et c\u2019est à cette libération que mène une démarche sérieuse en justice réparatrice.Tout cela se passe dans l\u2019invisible intérieur de chaque personne.Mais se rendre vulnérable aux yeux des autres contribue à créer un climat de profonde confiance qui permet l\u2019ouverture d\u2019un dialogue imprévisible faisant tomber bien des barrières et bien des craintes.C\u2019est alors que se révèle la dignité des personnes et que s\u2019enclenche un mouvement d\u2019entraide visant à se guérir et à grandir humainement.Découverte surprenante que de prendre conscience qu\u2019à travers ces souffrances, il y a du beau et du bon renforçant chez chacun sa résilience.Certains se demanderont si le pape François demandera pardon.Il l\u2019a demandé à Dieu pour les souffrances causées et on peut penser qu\u2019il réitérera les excuses présentées aux Premiers Peuples du Canada le 1er avril dernier, devant les délégations autochtones alors venues le rencontrer à Rome.Le pardon n\u2019a rien de miraculeux en soi.Sa portée apaisante et libératrice ne peut surgir s\u2019il n\u2019est pas préparé humainement parlant par des gestes de réparations symboliques et concrets.Comme l\u2019a souligné Norman Yakeleya, chef régional des Territoires du Nord- Ouest à l\u2019Assemblée des Premières Nations, présent à Rome lorsque le pape a présenté ses excuses, il faut permettre au pardon de survenir, mais il est important de marcher sur ce chemin avec douceur et respect.De son côté, le philosophe Laurent Jaffro souligne qu\u2019il n\u2019y a pas de droit au pardon : lorsqu\u2019il survient, le pardon est donné en toute liberté et il s\u2019agit d\u2019une démarche éminemment personnelle.Voilà, semble-t-il, à la fois le sens des gestes que le pape François a commencé à poser et qui culmineront lors de sa visite.Voilà les fruits que l\u2019on peut en espérer.Raoul Lincourt Cofondateur du Centre de services de justice réparatrice (CSJR) Un geste de réparation auprès des Autochtones Le pape François sera au Canada du 24 au 29 juillet.\u2014 ARCHIVES AFP, GABRIEL BOUYS SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M12 LARRY HODGSON Collaboration spéciale Trouvez-vous que vous passez trop de temps à entretenir votre terrain?Même que tout votre temps libre y passe?Il serait peut- être temps de regarder comment réduire un peu ces efforts, de viser un terrain qui fonctionne presque tout seul.Je ne pense pas qu\u2019un terrain de banlieue de dimensions typiques qui nécessitent zéro entretien existe, mais un terrain qui ne demande 15, 30, 60 minutes par semaine en moyenne, bien sûr que oui.Voici quelques façons pour y parvenir.AUGMENTEZ LA PART DES VÉGÉTAUX À ENTRETIEN RÉDUIT La première suggestion pour réduire le travail est de remplacer l e s p l a n t e s q u i d e m a n d e n t beaucoup de soins par les plantes qui en ont besoin de beaucoup moins.Et ce sont les arbres qui demandent le moins de soins, suivi des arbustes et des vivaces.Les plus nécessiteux, par contre, sont le gazon et le potager.Je n\u2019ose pas suggérer que vous réduisiez les dimensions de votre potager.Après tout, c\u2019est la source de nourriture fraîche et saine de votre famille! Mais le gazon, oui, on peut facilement trouver des moyens pour réduire son entretien.\u203a Les moins exigeants : LES ARBRES Un arbre demande zéro soin pour la plupart des années.Après la plantation initiale et les arrosages la première année, le temps qu\u2019il s\u2019installe, c\u2019est le calme plat.De temps en temps, il y a une tempête qui arrache quelques branches, mais souvent ce sont des branches secondaires sans importance.Seulement très rarement a-t-on besoin d\u2019intervenir.Par contre, quand il faut réagir, c\u2019est souvent par personne interposé.Si une grosse branche s\u2019arrache, c\u2019est un arboriculteur qui doit faire le travail.Éventuellement, bien sûr, tout arbre finit par mourir et il faut penser l\u2019enlever\u2026 mais probablement pas de votre vivant! Évidemment, il faut choisir un arbre adapté à vos conditions.Si vous plantez à l\u2019ombre un arbre qui devrait aller au soleil, ou en sol sec un arbre qui aime l\u2019humidité ou en zone de rusticité 4 un arbre de zone 6, vous compliquez inutilement les choses\u2026 et vous vous donnez du travail en conséquence.Restons zen : que des variétés adaptées.Aummmm! \u203a Deuxième place : LES ARBUSTES Les arbustes demandent à peine plus de soins que les arbres.Après la plantation initiale et les arrosages la première année, il n\u2019y a presque rien à faire.Personnellement, mon terrain est surtout composé d\u2019arbustes, justement pour cette raison : la sainte paix! Mais il faut laisser les arbustes prendre leur forme naturelle si vous voulez vous libérer du travail.Si vous décidez de tailler régulièrement pour leur donner une forme quelconque, vous perdez tous les avantages des arbustes.Si, par exemple, quelqu\u2019un vous suggère qu\u2019il faut supprimer les fleurs fanées de votre lilas ou seringat, dites-lui poliment de se mêler de ses propres affaires.Cela n\u2019est jamais nécessaire.L\u2019idée que ce le soit est une invention de jardiniers trop zélés.Et la protection hivernale?Quelle idée archaïque! Dites-vous bien que si un arbuste a besoin d\u2019être emballé comme une momie pour passer l\u2019hiver, il vaut mieux qu\u2019il crève.Ainsi vous pourriez le remplacer par un arbuste robuste et rustique qui ne nécessite aucune attention l\u2019automne et l\u2019hiver! Mais le pire exemple de l\u2019abus d\u2019un arbuste est la haie taillée! On prend un arbuste parfaitement capable de pousser sans attention et on commence à le couper de tout bord, tout côté.J\u2019appelle une haie taillée «20 ans de travail acharné».D\u2019ailleurs, après 20 ans de soins méticuleux, la plupart des haies sont tellement stressées par ces interventions qu\u2019elles sont finies, presque irrécupérables, et il faut donc recommencer à zéro.Pourquoi ne pas planter plutôt une «haie libre» plutôt qu\u2019une haie taillée?Vous plantez des arbustes en ligne et vous les laissez pousser, tout simplement.Oui, une telle haie sera plus large qu\u2019une haie constamment taillée, mais tellement plus commode! Et vraiment zéro entretien! Là où les arbustes diffèrent des arbres est que la plupart «se fatiguent» après 7 à 12 ans environ.Ils deviennent trop denses en haut et trop minces en bas et commencent à fleurir moins.C\u2019est là qu\u2019on fait une «chirurgie majeure» : une taille de rajeunissement.Vous rabattez l\u2019arbuste à 15 à 40 cm du sol\u2026 puis il repousse tout seul et reste beau encore 7 à 12 ans.Puis vous le répétez.Zéro travail annuel; mais une bonne grosse journée de travail chaque décennie\u2026 ce n\u2019est pas si pire, non?\u203a Entretien intermédiaire Dans ce groupe, pensons surtout aux vivaces.Vous les plantez et elles reviennent d\u2019année en année, réduisant l\u2019entretien.Parfait! Beaucoup de jardiniers trouvent cela trop facile et alors coupent toutes les feuilles de fleurs vivaces à l\u2019automne, ne comprenant pas que ce n\u2019est pas nécessaire.Un gros effort strictement pour rien.Quelle horreur! En effet, avec les vivaces, il n\u2019y a pas vraiment d\u2019entretien régulier, mais\u2026 il y a un entretien sporadique.Parfois, on en perd (les vivaces ne sont pas nécessairement éternelles) et il faut alors les remplacer.D\u2019autres deviennent trop larges et il faut alors les diviser.Et une certaine part a une nature envahissante qu\u2019il faut limiter.Malgré tout, les vivaces nécessitent peu de soins comparativement aux annuelles qu\u2019il faut remplacer tous les ans.Et qui nécessitent passablement d\u2019arrosage et de fertilisation alors que les vivaces, habituellement, s\u2019occupent de leur propre entretien.De plus, les annuelles finissent par coûter très cher aussi, même si leur coût initial est moindre que celui des autres végétaux, juste du fait qu\u2019il faut toujours les remplacer.Deux ou trois vastes platebandes de vivaces robustes (hémérocalles, TOIT&MOI POUR ÉVOLUER VERS UN TERRAIN QUI NÉCESSITE MOINS D\u2019ENTRETIEN L\u2019entretien de son terrain peut paraître important, mais il y a moyen de le réduire considérablement.\u2014 PHOTO 123RF/MAXOIDOS Il nous fera plaisir de vous rencontrer et de vous démontrer l\u2019étendue de notre offre de services ! Appelez-nous Vous recherchez des courtiers de confiance qui sauront comprendre vos besoins et vous conseiller dans votre démarche ?Notre équipe peut vous aider et vous accompagner dans toutes les étapes de la transaction immobilière ! ÉQUIPE DUFOUR TURGEON Jean-Marc Prince courtier immobilier résidentiel 418 812-1777 Michel Dufour courtier immobilier résidentiel et commercial 418 818-4747 André Lessard courtier immobilier résidentiel et commercial 418 690-6765 Sylvin Perreault courtier immobilier résidentiel 581 668-6202 Linda Turgeon courtier immobilier résidentiel et commercial 418 540-0575 0100963 leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 M13 TOIT & MOI h o s t a s, p h l o x , a l c h é m i l l e s , pulmonaires, filipendules, échina- cées, etc.) peuvent presque combler un terrain et réduisent énormément son entretien, notamment par rapport à l\u2019entretien de la pelouse.ET LA PELOUSE?Justement, la partie du terrain qui nécessite le plus de soins est la pelouse.Une pelouse est un milieu archi artificiel.Aucune graminée ne pousse vraiment sous la forme d\u2019un tapis égal de 8 cm de hauteur, ce qui serait la hauteur d\u2019idéale d\u2019après les spécialistes de leur entretien.(Encore moins à 2 cm, la hauteur idéale d\u2019après les maniaques de pelouse «vert de golf » qui ne semblent pas être capables de s\u2019arrêter de «scalper» leur gazon, le laissant en piètre état.) Il faut toujours forcer la pelouse à obéir à nos attentes en faisant une tonte régulière, habituellement hebdomadaire.Puis, il faut offrir des arrosages, des fertilisations, des traitements contre les insectes et les maladies, etc.Vraiment, on n\u2019en finit plus d\u2019intervenir.Je me sens stressé juste à y penser! Donc, il me paraît logique que réduire la surface gazonnée soit un but intéressant si l\u2019on veut réduire l\u2019entretien de son terrain.Cependant, force est de constater que la plupart des gens ne sont pas prêts.La pelouse, malgré ses exigences, ses difficultés et ses défaillances, règne encore en roi et maître sur les terrains québécois.Comment alors au moins en réduire l\u2019entretien?Voici quelques idées : \u203a Acceptez l\u2019idée qu\u2019une pelouse peut être composée d\u2019autre chose que les graminées.Beaucoup de gens acceptent maintenant le trèfle et le thym comme partie intégrante de la pelouse.Mais j\u2019inclus chez moi violettes, crocus, lierre terrestre, scilles, bugle rampante, pissenlits, plantains, etc.Tout ce qui ne pique pas, quoi! Quand on ne fait plus de chasse aux mauvaises herbes, l\u2019entretien baisse considérablement.\u203a Faites de l\u2019herbicyclage et lais- s ez l e s ro g nu re s d e ga zo n décomposer sur place.Vous pouvez éviter complètement la fertilisation si vous le faites.Oui, fertilisation zéro! \u203a Engagez quelqu\u2019un d\u2019autre pour s\u2019occuper de la pelouse\u2026 ou utilisez une tondeuse robot.J\u2019aimerais bien avoir les moyens de me payer un tel luxe! \u203a N\u2019arrosez pas quand il fait sec.Votre pelouse entrera alors en dormance estivale et pourrait même jaunir, mais reverdira avec le retour de la pluie.\u203a Enfin, tondez régulièrement, mais à une hauteur d\u2019environ 8 cm : les coupes trop rases donnent un gazon faible qui ne sera jamais beau.Je vous ai lancé beaucoup d\u2019idées pour faciliter l\u2019entretien de votre terrain en même temps et je m\u2019en excuse.Mais il faut tout simplement comprendre qu\u2019entretenir son terrain n\u2019a pas besoin d\u2019être une corvée.Et qu\u2019avoir un terrain dont vous seriez très fier sans y investir plus d\u2019une ou deux heures d\u2019entretien par semaine est parfaitement loisible.\u203a Pour éloigner les oiseaux et tamias des petits fruits, installez un filet protecteur quand ils s\u2019approchent de la maturité.\u203a Assurez-vous que vos tomates ne manquent jamais d\u2019eau, sinon elles peuvent fendiller.\u203a Récoltez et faites sécher les feuilles de fines herbes quand vous voyez des boutons floraux, car leur goût est alors à son plus intense.\u203a Les limaces peuvent se cacher sous les pots de vos plantes.Vérifiez quotidiennement.ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@lavoieaucarre.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Michelle JEAN 418-820-5768 mich.jean@videotron.ca Un service parfait pour vos projets, nos courtiers! 0084012 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M14 TOIT & MOI MARIANE GUAY mguay@lequotidien.com À moins que vous ayez été sous une roche au cours des dernières semaines, vous avez sûrement remarqué la présence imposante des moustiques, alors que cet été ils semblent particulièrement voraces.Ils n\u2019hésitent pas à envahir nos maisons et nous tourner autour jusqu\u2019à l\u2019insomnie.Voici donc quelques trucs pour vous en débarrasser! 1.Armez- vous de citrons et de clous de girofle.Bien que ces odeurs soient intéressantes pour l\u2019humain, les moustiques les détestent.Il suffit donc de couper des citrons en deux et d\u2019y poser des clous de girofle.Voyez par vous-mêmes l\u2019efficacité de ces répulsifs naturels.2.Les huiles essentielles peuvent également être vos meilleurs alliés pour renvoyer les moustiques à l\u2019extérieur de votre maison.À l\u2019aide d\u2019un diffuseur, vous pouvez propager des odeurs citronnées.L\u2019huile essentielle d\u2019eucalyptus citronnée est d\u2019ailleurs recommandée par plusieurs.3.Vous avez peut-être déjà des répulsifs naturels dans votre maison.Sinon, le basilic, la menthe, les géraniums et la lavande peuvent avoir des effets positifs sur la proportion de moustiques dans les aires de vie.Si les plantes vous intéressent, n\u2019hésitez pas à garnir vos fenêtres de ces végétaux.4.Encore une fois dans l\u2019optique d\u2019éloigner les moustiques, vous pouvez opter pour une solution bien connue: gardez les lumières fermées le plus possible.Ces insectes volent vers les sources de lumière, donc s\u2019il n\u2019y en a pas dans la maison, vous serez peut-être épargné.D\u2019ailleurs, il existe des lumières expressément faites pour ne pas attirer les moustiques.Elles sont de couleur plus jaunâtre, une couleur qui nuit à leur vision.5.Si rien de tout cela ne semble fonctionner, placez-vous près d\u2019un ventilateur.Ces insectes volants n\u2019apprécient pas particulièrement avoir le vent dans les voiles et quitteront pour aller un peu plus loin.Ils seront encore dans les parages, mais pas sur vous, au moins! \u2014 123RF DÉBARRASSEZ-VOUS DES MOUSTIQUES! 0095974 225 000 $ Jonquière : 3780-3784 rueVincent Duplex centris # 13911873 395 000 $ Jonquière : 395, Des passereaux Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com # CEntRis : 18043046 0095974 MARIANE GUAY mguay@lequotidien.com Terrebonne est désormais la première ville au Québec à subventionner une partie des frais pour l\u2019achat d\u2019un bidet.Depuis la pandémie, ce dispositif, plutôt répandu en Europe, prend de plus en plus de place dans les résidences québécoises en raison de son aspect écologique.Voyons voir ce qu\u2019il en est au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Déjà, la designer d\u2019intérieur chez EAU salle de bain et cuisine de Chicoutimi, Manon Fréchette, confirme que plus de Saguenéens optent pour le bidet depuis la pandémie.Souvenons-nous que les réserves de papier de toilette ont été à sec au cours des premiers mois de COVID-19, ce qui a mené certains sceptiques vers l\u2019achat de bidet.«Les toilettes bidet sont effectivement de plus en plus en demande et cela est dû à la COVID-19.Les gens veulent être en contact avec le moins de bactéries possibles.» Si ce n\u2019est pas la pandémie qui a convaincu les derniers acheteurs, c\u2019est probablement son côté écologique.Effectivement, Manon Fréchette confirme qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une façon de donner un coup de main à l\u2019environnement.«C\u2019est beaucoup plus écologique, car on utilise beaucoup moins de papier de toilette.Aussi, il y a une petite buse à l\u2019intérieur qui nettoie la toilette ce qui fait comme un antibactérien, ce qui est vraiment propre.Et puis aujourd\u2019hui, que ce soit une toilette bidet ou une toilette régulière, on utilise beaucoup moins d\u2019eau qu\u2019avant à l\u2019intérieur de la toilette », explique-t-elle.AUTRES VILLES?À Terrebonne, la ville propose une subvention pour l\u2019achat de cet accessoire sanitaire depuis un peu plus d\u2019une semaine.Cela se veut un incitatif pour encourager les citoyens à réduire leur consommation de papier de toilette.Comme il existe plusieurs types de dispositifs liés au bidet, la Ville offre de remettre jusqu\u2019à 50% du coût de l\u2019achat d\u2019un bidet, d\u2019un siège de toilette bidet, d\u2019un bidet amovible ou d\u2019une douchette-bidet.En ce qui a trait à la possibilité que d\u2019autres villes offrent ce type de subvention aux citoyens, pour le moment cela ne fait pas partie des discussions à Saguenay.Bien que Saguenay offre plusieurs programmes de subventions, tels que pour les couches lavables, les produits d\u2019hygiène féminine durables, les produits d\u2019incontinence durables ou même les composteurs domestiques, les subventions pour le bidet ne sont pas dans les plans.Saguenay considère que cela n\u2019est pas nécessaire, car l\u2019accessoire est surtout utilisé en Europe.\u2014 1 2 3 R F L\u2019ASCENSION DU BIDET \u2014 1 2 3 R F leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 M15 TOIT & MOI SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M16 1 2 3 4 5 6 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com O n connaît très bien les grands ter roirs de Napa, Sonoma et m ê m e M e n d o c i n o plus au nord, mais trop peu ceux de la côte centrale californienne qui produit des vins formidables.Quelques joyaux de la viticulture sont nichés entre Santa Barbara et Santa Cruz, dans les régions de Paso Robles, Monterey et Santa Lucia Highlands.Voici quelques découvertes époustouflantes parmi les vins que j\u2019ai dégustés récemment et qui sont offerts chez nous.J\u2019espère vous donner envie de voyager dans ces régions pour en découvrir davantage.Des destinations certes moins connues, mais combien qualitatives et tellement accueillantes.Sans mentionner la Highway 1 de la côte californienne, une des routes les plus spectaculaires du monde, entre Los Angeles et San Francisco.1 LIBERTY SCHOOL CHARDONNAY CENTRAL COAST 19,95$ \u2022 719 443 \u2022 13,5% \u2022 6,5 g/L Si vous êtes déjà des amateurs du chardonnay de Mer Soleil qui profite des brises marines de Mon- terey et du soleil des Santa Lucia Highlands, vous allez adorer ce chardonnay de Liberty School.Il provient exactement de la même région et il est vinifié dans le même chai.C\u2019est une belle collaboration entre la famille Wagner, qu\u2019on connaît surtout pour les vins Caymus, et la famille Hope de Paso Robles qui sont des alliés depuis de nombreuses années.D\u2019ailleurs Liberty School était à l\u2019origine une des marques de Cay- mus, rachetée par la famille Hope en 1996.2 CHALK HILL CHARDONNAY SONOMA COAST 2020 25$ \u2022 13 678 128 \u2022 14% \u2022 3,3 g/L Une expérience intéressante serait de comparer les chardonnays de différentes régions, comme celui-ci de Chalk Hill qui provient de la vallée de Russian River.Un terroir propice à la culture du pinot noir et du chardonnay, étant protégé de la chaleur grâce aux brouillards saisonniers et aux brises de l\u2019océan Pacifique qui préservent la fraîcheur dans le vignoble.Le vignoble Chalk Hill y est établi depuis 50 ans au sein d\u2019un spectaculaire domaine qui accueille les visiteurs pour des dégustations et des visites guidées.3 DAOU PASO ROBLES 2021 27,95$ \u2022 14 977 285 \u2022 13,5% \u2022 3,3 g/L Vous l\u2019aurez deviné, les frères Daou, Georges et Daniel, sont d\u2019origine libanaise.Pendant la guerre civile, leur famille a dû déménager dans le sud de la France et plus tard aux États-Unis où ils réalisèrent leur rêve d\u2019acheter un vignoble en 1998, à Paso Robles.Parmi leur gamme de vin qui comprend surtout des rouges d\u2019inspiration bordelaise, ce rosé produit à 95% de grenache est d\u2019inspiration provençale.Très aromatique aux effluves de rose et de jacinthe, bien balancé sur des notes de framboise noire.C\u2019est un vin qui a du corps avec une concentration et un taux d\u2019alcool qui en fait un rosé gastronomique.À servir à table avec une salade de confit de canard ou une poitrine de poulet aux canneberges.91 points de Wine Enthusiat.4 HAHN PINOT NOIR MONTEREY COUNTY 21,70$ \u2022 13 522 908 \u2022 14,5% \u2022 5,2 g/L Hahn est un autre des vignobles qui se démarque vers Monterey et les Santa Lucia Highlands.Le domaine se spécialise dans les chardonnays et les pinots noirs.Leur vignoble est planté à flanc de colline, en altitude, dans un climat frais et venteux, des conditions idéales pour les cépages bourguignons.Le résultat est d\u2019une grande élégance aux notes de cerise et de mûre, légèrement vanillé, avec une complexité qui perdure.Ils ont également une belle boutique de dégustation au cœur du chic village de Carmel-by-the-Sea.Pour connaître les dates du nouvel arrivage, contactez l\u2019agence Sélection Fréchette (Frechette.vin) 5 LE CIGARE VOLANT BONNY DOON CENTRAL COAST 24,95$ \u2022 14 602 889 \u2022 13,6% \u2022 2 g/L Le créateur du Cigare Volant, le légendaire vigneron Randall Graham, voulait au départ produire du pinot noir, mais ce n\u2019était pas le cépage idéal pour son terroir de Monterey.Donc pour retrouver la finesse qu\u2019il admirait tant des vins de Bourgogne, il choisit la syrah en ajoutant au fil du temps à son assemblage d\u2019autres cépages rhodaniens comme le grenache et le cinsault.On y trouve un nez très agréable de prune, de cassis avec des effluves de cacao et étonnamment beaucoup de fraîcheur en bouche et de l\u2019amplitude sur des tannins qui ont du caractère.Bien que Randall ait vendu ses parts en 2020, il est toujours très présent dans la production et les dégustations avec l\u2019équipe pour s\u2019assurer que son œuvre soit toujours au top.Il évolue avec la relève qui a même fini par le convaincre de faire un vin orange\u2026 et il l\u2019a aimé!! 6 TREANA CABERNET SAUVIGNON PASO ROBLES 2020 35$ \u2022 13 940 974 \u2022 14,5% \u2022 7,9 g/L La gamme signature de la famille Hope depuis 1996, Treana représente le rêve réalisé de produire des vins de classe mondiale, à des prix accessibles.Ce cabernet est l\u2019emblème du terroir de Paso Robles.Intense et exubérant aux notes de mûre et de cerise noire auxquelles s\u2019ajoutent le café torréfié et la vanille sur des tannins à la fois tangibles et élégants.BIO Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.VIN EN CALIFORNIE: LES RÉGIONS ÉMERGENTES La Highway 1 sur la côte californienne, entre Los Angeles et San Francisco, est une des routes les plus spectaculaires du monde.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE NATALIE RICHARD leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 RÉGAL ET RESTOS M17 SANGRIA ROSÉE Donne 6 portions EN RAPPEL MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale INGRÉDIENTS \u2022 2 tasses de vin rosé \u2022 2 oz de gin (pastille florale, fruitée ou agrumes) \u2022 3 oz de sirop de licorne Monsieur Cocktail* \u2022 3/4 de tasse de cubes de mangue frais ou congelés \u2022 1/2 tasse de fraises coupées fraîches ou congelées \u2022 4 rondelles d\u2019orange \u2022 Eau pétillante (si vous désirez une sangria pétillante) PRÉPARATION 1 Dans un grand pichet, ajouter tous les ingrédients.Faire macérer au réfrigérateur pendant 4 heures.2 Au moment de servir, verser à la moitié d\u2019une coupe à vin, remplir de glace et compléter à l\u2019eau pétillante.Décorer avec une rondelle d\u2019orange fraîche et des morceaux de fraises et de mangue.* Si vous n\u2019avez pas de sirop de licorne, remplacez par 1,5 oz de sirop simple et 1 oz de jus de citron frais.Santé ! P H O T O A N N I E F E R L A N D RECETTES DE LA RELÈVE La Tribune vous propose une recette simple, mais succulente pour vos soupers en famille ou entre amis.Le journal membre des Coops de l\u2019information s\u2019est associé avec le Pavillon du Vieux-Sherbrooke du Centre de formation professionnelle 24-Juin.Les 11 élèves de l\u2019enseignant Sylvain Dufour ont bien voulu concocter toutes ces recettes pour vous.Ils avaient comme critères notamment de prendre des ingrédients qui peuvent facilement se retrouver dans votre cuisine.Au fil des semaines, vous découvrirez des protéines communes apprêtées d\u2019alléchantes façons.Pour 4 personnes Temps de préparation: 20 min.Temps de cuisson: 1h30 INGRÉDIENTS \u2022 700 grammes (3 tasses) de cubes de bœuf \u2022 30 ml (2 c.à soupe) d\u2019huile \u2022 300 ml (1 ¼ tasse) de champignons de Paris \u2022 125 ml (1/2 tasse et 1 c.à thé) de sauce soya \u2022 125 ml (1/2 tasse et 1 c.à thé) d\u2019eau \u2022 45 ml de vinaigre de riz \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de gingembre \u2022 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019huile de sésame \u2022 500 ml (2 tasses) de sauce demi-glace ou brune du commerce \u2022 3 échalotes vertes \u2022 1 oignon \u2022 3 gousses d\u2019ail \u2022 1 poivron rouge \u2022 310 ml (1 ¼ tasse) de pois mange-tout \u2022 Sel et poivre PRÉPARATION Cubes de bœuf 1 Dans un grand bol, fariner les cubes de bœuf.2 Dans une grande casserole, chauffer l\u2019huile à feu élevé et faire dorer les cubes de bœuf.Procéder en deux étapes si nécessaire afin que les cubes ne se touchent pas pendant la cuisson.3 Une fois rôtis, enlever les cubes de la casserole et y ajouter à feu doux les oignons et l\u2019ail.Ensuite, mettre le gingembre, ajouter le vinaigre en premier et laisser évaporer de moitié.Ajouter le reste des éléments liquides.4 Faire mijoter à feu moyen-doux pendant 90 minutes ou jusqu\u2019à ce que la viande soit cuite.5 Faire sauter tous les légumes au beurre.Riz basmati 1 Dans une casserole, mettre l\u2019eau, le riz et le sel.2 Ensuite, porter à ébullition et baisser le feu au minimum.Remuer et cuire environ 15 minutes.3 Disposer un nid de riz dans le fond d\u2019une assiette, déposer une portion de bœuf et les légumes sur le dessus puis décorer de graines de sésame et d\u2019échalotes vertes ciselées.CUBES DE BŒUF À L\u2019ASIATIQUE P H O T O S L A T R I B U N E , J E S S I C A G A R N E A U CETTE SEMAINE, LA RECETTE DE JADE DÉGARIE SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M18 « Le canot-camping, c\u2019est la vie ! » Ou était-ce : le canot, c\u2019est la vie ?Chose certaine, j \u2019ai entendu cette phrase plusieurs fois au cours d\u2019une expédition dans la réserve faunique de La Vérendrye, en Outaouais.Moi qui ai encore des croûtes à manger pour pagayer, citadine amoureuse de plein air, mais qui sort la tente de façon exceptionnelle, j\u2019ai envie de croire notre guide, Éric Laforest, sur parole.Cet enseignant en éducation physique n\u2019a pas assez d\u2019emmener ses élèves en plein air pendant l\u2019année scolaire, il guide des groupes pendant la saison estivale.Cette fois, il accompagne notre bande de journalistes aux côtés de Jeff Thuot, un expert du canot, et de Martin Lavoie, un employé de la Sépaq.Lundi matin, la journée s\u2019annonce magnifique.On s\u2019attend pourtant à de fortes pluies dès le lendemain.On ne peut pas prévoir un tel déluge avec un ciel si parfait, blague-t-on durant le trajet d\u2019environ quatre heures au départ de Montréal.Oh, mais que si.Le lac Jean-Péré s\u2019étire droit devant nous, avec la promesse de nous faire quitter momentanément le tourbillon du quotidien.Initialement, nous projetons de réaliser le circuit Antostagan (36 km) et de dormir à deux endroits pendant le séjour.Mais d\u2019abord, il faut déposer notre matériel dans un baril de 60 litres et un sac étanche.Voyager léger est un art que je ne maîtrise pas tout à fait encore.Je réussis néanmoins à apporter le nécessaire pour ces deux nuitées au loin.Ce même baril servira aussi à mettre collations et dentifrice pendant la nuit afin d\u2019éviter d\u2019attirer les animaux, dont les ours.Jeff Thuot nous livre quelques in fo r mati o n s su r la ré s e r ve f a u n i q u e d e L a Vé r e n d r y e , dont une partie se trouve en Abitibi-Témiscamingue.Notre trajet prévoit deux portages ; l\u2019un de 215 mètres nous permettant d\u2019accéder au lac Choisel et l\u2019autre de 385 mètres\u2026 où certains collègues arriveront encore à capter un peu de signal.Au fil de l\u2019eau, certains d\u2019entre nous n\u2019auront pas le choix de se mouiller les pieds pour passer par-dessus un barrage de castor.Nous arrivons en fin d\u2019après-midi à notre premier site de campement, avec l\u2019agréable impression que nous sommes (presque) seuls au monde.La quiétude s\u2019installe avec le rythme lent de la nature.Ici, pas de bloc sanitaire ni même de toilette sèche : c\u2019est un baril planté dans la terre qui fait office de toilette.On nous propose de coucher la pagaie sur le sentier afin d\u2019indiquer que quelqu\u2019un y est déjà.Après un repas cuisiné par de grands chefs, nous retournons dans la baie profiter des dernières lueurs du jour et des huards qui glissent sur l\u2019eau\u2026 ce genre de moments qui rappellent pourquoi nous sommes là.Seul le rire de ma collègue vient troubler le silence ; je m\u2019esclaffe sans savoir pourquoi elle rit.Plus tard, alors que nous nous apprêtons à fermer l\u2019œil pour la nuit, ce sont les huards qui nous offrent leur concert.ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR RETOUR AUX SOURCES EN CANOT-CAMPING 1 2 leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 M19 VOYAGES 3 Le premier soir, notre guide nous propose de retourner sur l\u2019eau, question de profiter des dernières lueurs du jour et des huards qui glissent sur l\u2019eau.JOUR DEUX Malgré tous nos espoirs, les prévisions ne se trompent pas.J\u2019en suis encore à défaire ma tente lorsque quelques gouttes se mettent à tomber.Nous profiterons tout de même d\u2019un avant-midi de fine pluie, nous laissant croire que ce ne sera pas si mal.Le décor a partout la même teinte, à la nuance près qu\u2019ici, un huard surgit; là, une sarcelle fend le ciel.Les scènes défilent avec un pouvoir hypnotisant.Au dîner, nos guides font un feu pour que nous puissions nous réchauffer.Petit instant de répit avant d\u2019aller nous faire tremper davantage cette fois.N\u2019empêche : les eaux sont calmes.Jeff a tout de même revu l\u2019itinéraire à la baisse.J\u2019avoue que je ne suis pas fâchée de toucher terre, vers 14h30, et de pouvoir me mettre au sec.C\u2019est fou comment, dans un tel contexte, on revient aux besoins de base, philosophe un collègue, pendant que je pense exactement la même chose.Nous passerons finalement le reste de la journée regroupés sous une tente moustiquaire à jaser et à rire tandis que nos guides se démènent pour nous préparer tout un repas.Je constaterai plus tard avec bonheur que mon sac de couchage, lui, est demeuré au sec, m\u2019assurant une bonne nuit de sommeil.JOUR TROIS Nos vêtements sont encore mouillés, mais le soleil, lui, est, de retour, nous permettant de terminer l\u2019excursion en beauté.La fin du périple s\u2019annonce courte; un camion viendra nous chercher à un point de rencontre.Éric, mon partenaire de canot, parle de ses difficiles retours au quotidien lorsqu\u2019il revient d\u2019une expédition.Je comprends.C\u2019est un peu rapide, tout de même, ce retour à la civilisation\u2026 La chroniqueuse était l\u2019invitée de la Sépaq.BON À SAVOIR La réserve faunique de La Vé- rendrye est un vaste territoire de près de 13 000 km carrés comptant plus de 4000 plans d\u2019eau.L\u2019accueil du canot- camping, Le Domaine, est situé à environ une heure de Mont- Laurier, à Lac-Pythonga.Il est toujours préférable de réserver son circuit de canot- camping à l\u2019avance pour éviter un débordement sur certains circuits plus populaires.La réserve compte plusieurs points de sortie, utiles pour façonner son itinéraire, selon les conditions de vent ou la fatigue.«?Ici, ce qui est génial, c\u2019est que tout s\u2019interconnecte.On peut partir pendant des mois.C\u2019est la grande beauté de toute la réserve?», explique Jeff Thuot.Les canoteurs peuvent aussi louer l\u2019équipement nécessaire.On trouve des parcours pour tous les niveaux, de débutant à avancé.On n\u2019offre cependant pas d\u2019expédition guidée pour le moment.Un service de navette est offert sur réservation pour le canot-camping.ISABELLE PION, LA TRIBUNE 2 Éric Laforest, l\u2019un de nos guides, est éducateur physique et accompagne des groupes comme le nôtre pendant la saison estivale.1 Nous arrivons en fin d\u2019après-midi à notre campement avec l\u2019agréable impression que nous sommes seuls au monde.\u2014 PHOTOS LA PRESSE, PHILIPPE BOIVIN L\u2019IMPORTANCE DU SANS TRACE Une simple boîte de conserve abandonnée autour d\u2019un feu peut se transformer en blessures multiples pour des animaux, nous sensibilise Jeff, qui nous montre une boîte ouverte laissée derrière et dont le couvercle n\u2019a pas été arraché.Un renard (ou tout autre animal) aura le réflexe d\u2019aller sentir et de s\u2019y mettre le nez à votre départ, explique celui qui a déjà trouvé un renard blessé par un tel déchet.Comme quoi un petit geste banal peut s\u2019avérer lourd de conséquences.ISABELLE PION, LA TRIBUNE 3 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M20 VOYAGES L a capitale d\u2019Oman, Mas- cate, détonne avec la d é m e s u r e d e D u b a ï , p o u r t a n t à m o i n s d e deux heures à vol d\u2019oiseau.Étendue, elle vacille entre traditions et modernité, un heureux mélange qui permet de passer des maisons traditionnelles à l\u2019extravagance de l\u2019Opéra royal ou du palais du sultan.Déjà à l\u2019arrivée, la gentillesse des Omanais déconcerte.À l\u2019aéroport, on nous rend rapidement nos sourires et on nous offre des conseils pour notre séjour.Dans la file d\u2019attente pour tamponner les passeports, j\u2019accumule les recommandations.Oman, moins prisé des touristes que les Émirats voisins, sait bien traiter les visiteurs.Mascate se parcourt surtout en voiture.Mais il faut savoir s\u2019y retrouver entre les grandes routes qui relient les trois quartiers principaux, Ruwi, moderne, Mutrah et sa corniche, en bord de mer, et le Vieux Mascate, un enchevêtrement de rues, de vieilles maisons et de forteresses.Surtout, il faut planifier pour profiter des heures d\u2019ouverture, en matinée pour la Grande Mosquée, ou idéalement en soirée pour le souk de Mutrah.L\u2019après-midi, trop chaud, peut- être une occasion de découvrir l\u2019Opéra royal.Celui-ci peut valoir le détour pour assister à un spectacle en soirée, alors que des troupes de partout dans le monde s\u2019y produisent.Sinon, des tours guidés sont offerts pour découvrir le bâtiment de marbre b l a n c c o m m a n - dé par le sultan Qabous bin Said Al Said.On aime en premier lieu son stationnement étagé, q u i p e r m e t d e garer la voiture à l\u2019ombre, un détail d \u2019 u n e g r a n d e importance dans u n p a y s a u s s i e n s o l e i l l é .E n attendant le début d\u2019 u n e v i s i t e , o n peut flâner dans les chics boutiques attenantes à l\u2019opéra ou même manger dans un des restaurants haut de gamme de l\u2019endroit.Les jardins entourant l\u2019édifice sont aussi magnifiques.L\u2019Opéra lui-même, commandé en 2001 et inauguré dix ans plus tard, compte sur une collection d\u2019instruments impressionnante, dont certains, comme une guitare rappelant un visage souriant, ont une forme tout à fait unique.À l\u2019intérieur de la salle, un siège particulier est réservé pour le sultan, et le sultan seulement.Le prix d\u2019un tel édifice ?« Quand c\u2019est le sultan qui paye, on ne connaît jamais le prix », se limite à répondre le guide.La construction de l\u2019Opéra a été assurée par la même entreprise qui a érigé la Grande Mosquée, un monument incontournable qui n\u2019ouvre aux visiteurs qu\u2019entre 8 h et 11 h du samedi au jeudi.Il importe d\u2019arriver plus tôt que tard, si on veut avoir le temps de flâner, et de prévoir des vêtements appropriés couvrants les bras et les jambes.Les femmes et les filles de plus de sept ans doivent se couvrir la tête.C \u2019e s t u n e f o i s d e p l u s l e sultan Qabous qui a commandé le bâtiment pouvant accueillir 20 000 fidèles à la fois.Il s\u2019agit, on s\u2019en doute, de la plus grande mosquée du pays.On y trouve notamment le deuxième plus grand tapis tissé à la main au monde, un tapis persan de 70 m sur 60  m couvrant la salle de prière principale.On rapporte que 600 ouvrières y ont travaillé pendant plus de deux ans.Certaines sources rapportent même qu\u2019il a fallu quatre ans de boulot.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR MASCATE, LA CAPITALE DISCRÈTE L\u2019Opéra lui-même, commandé en 2001 et inauguré dix ans plus tard, compte sur une collection d\u2019instruments impressionnante, dont certains, comme une guitare rappelant un visage souriant, ont une forme tout à fait unique.À l\u2019intérieur de la salle, un siège particulier est réservé pour le sultan, et le sultan seulement. leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 M21 VOYAGES 1Une visite guidée de l\u2019Opéra royal s\u2019impose.Il est bordé de boutiques et de restaurants.2 La corniche de Mutrah est prisée en soirée, à Mascate, notamment pour les couchers de soleil et pour son souk.3 L\u2019Opéra royal, majestueux, a accueilli des artistes internationaux de renom comme Andrea Bocelli et Placido Domingo.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 2 3 La salle de prière est par ailleurs impressionnante pour son chandelier de 14  mètres dont on prend toute la mesure en se plantant tout juste en dessous.Avec ses 600 000 cristaux et ses 1122 ampoules, il pèse la bagatelle de 8,5 tonnes.C\u2019est là qu\u2019on fait un pas de côté pour le toiser plus longuement.On ne voudrait surtout pas qu\u2019il nous tombe sur la tête.Ce fameux chandelier a été le plus gros du monde jusqu\u2019à l\u2019inauguration de la mosquée Sheikh Zayed à Abu Dhabi.Sinon, la vieille ville compte le Musée national, le palais du sultan et quelques forts.On s\u2019y attarde moins que sur la jolie corniche de Mutrah, que longent des maisons à moucharabiehs, des cloisons ajourées qui permettent une aération naturelle.Si l\u2019envie nous en dit, on peut parcourir les 4,5 km de la corniche jusqu\u2019à un grand parc où sont installés quelques manèges pour enfants.Dans la baie, on peut généralement voir une ou quelques boutres, des embarcations traditionnelles, et le yacht du sultan.Le souk, pratiquement désert en après-midi, s\u2019anime particulièrement en soirée.On n\u2019y a pas encore pris les mauvais plis de sollicitation des touristes comme dans les autres grands marchés des pays avoisinants, ce qui permet de le parcourir sans une méfiance exagérée.Après le coucher du soleil , les ter rass es de la corniche de viennent très p opulaires.Mieux vaut réserver une table si on pense s\u2019y poser, sans quoi on risque de se buter à des établissements pleins à craquer.Les touristes rencontrés avaient particulièrement un faible pour Bait al-Luban, un restaurant au décor traditionnel servant des plats omanais près du marché de poissons.Parce qu\u2019il faut savoir s\u2019émerveiller, on craque non seulement pour la cuisine et l\u2019ambiance, mais aussi pour l\u2019eau aromatisée à l\u2019encens et le café traditionnel offerts gratuitement.Il suffit donc d\u2019une journée et demie bien remplie pour faire le tour des principaux attraits de cette capitale bien discrète.1 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M22 LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Un des sourcils de l\u2019homme 2 Une des poignées de porte 3 Une des lumières 4 La bande blanche sur la pompe à essence 5 La grosseur d\u2019un des miroirs 6 Un cercle sur le chandail de la femme 7 Une des rails sur toit de la voiture Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s\u2019y connaissent?! Ah, le livre\u2026 Quel objet fantastique ! Mais sais-tu par quels chemins il doit passer avant d\u2019arriver jusqu\u2019à toi ?C\u2019est à ce voyage que te convie le très complet Dans les coulisses de l\u2019édition : la grande aventure du livre.L\u2019autrice et l\u2019illustratrice s\u2019allient pour créer une véritable fête où rien n\u2019est laissé au hasard.Chaque élément est réfléchi pour te permettre de découvrir les différents maillons de la chaîne du livre : de l\u2019auteur au lecteur en passant par le graphiste, la représentante, la critique littéraire, la bibliothécaire et bien d\u2019autres.Le rôle de chacun est décrit et accompagné d\u2019une foule de détails passionnants, autant écrits qu\u2019illustrés.L\u2019éditeur s\u2019est visiblement fait plaisir en publiant ce magnifique ouvrage de grande taille et imprimé sur un beau papier épais ! Sophie Loiselle Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec Dans les coulisses de l\u2019édition?: la grande aventure du livre STÉPHANIE VERNET ET CAMILLE DE CUSSAC AROLA Oh non ! Vous vous êtes encore retrouvé dans le bureau de la directrice, et ce n\u2019est pas par amour pour elle, mais plutôt parce que vous avez fait pleurer Mira avec votre sens de l\u2019humour unique.Or, cette fois-ci il pourrait y avoir des dommages.Il faut que vous réussissiez à passer la semaine sans visiter pour une énième fois la directrice, en serez- vous capable ?Dans ce livre, c\u2019est vous qui incarnez Xavier, un futur humoriste qui doit apprendre à ne pas trop blesser son public.Il y a de multiples choix à faire, et une seule façon de réussir, heureusement, vous pouvez recommencer à volonté.Parfois, l\u2019auteur donne son avis d\u2019une façon très amusante.Ce livre ainsi que toute la série sont de belles lectures qui vous divertiront à coup sûr.Rose-Marie Cantin Lectrice de 13 ans Les méchantes blagues de Xavier JOCELYN BOISVERT ÉDITIONS FOULIRE Même si tout s\u2019effondre autour d\u2019elle depuis que son père s\u2019est éclipsé avec l\u2019hygiéniste dentaire, Raymie est déterminée à remettre son monde à l\u2019endroit.Son plan est infaillible : remporter le titre Mademoiselle du Centre de la Floride pour que sa toute nouvelle aura de célébrité ramène son père à la maison.Mais tout le monde sait que pour accomplir un tel exploit il faut savoir se distinguer par ses bonnes actions et faire tourbillonner un bâton de majorette au-dessus de sa tête.Raymie pourrait accomplir l\u2019impossible si ce n\u2019était de l\u2019ultrasensible Louisiana et de la corrosive Beverly qui lui mettent constamment des bâtons dans les roues.Mais se pourrait-il que ces deux pestes deviennent ses meilleures alliées ?Ce qui est certain, c\u2019est que l\u2019été de Raymie risque d\u2019être haut en couleur ! Vicky Sanfaçon Librairie Pantoute Raymie Nightingale?: Un été marquant RUBRIQUE ASSEMBLÉE PAR PHILIPPE CHABOT KATE DICAMILLO SCHOLASTIC leProgrès SAMEDI 16 JUILLET 2022 M23 LE P\u2019TITI MAG Muffaletta Donne six portions INGRÉDIENTS \u2022 1/2 aubergine (pour environ deux tasses d\u2019aubergine en morceaux) \u2022 3 fleurs d\u2019ail ou une à deux gousses d\u2019ail \u2022 3 cuillères à soupe d\u2019huile d\u2019olive \u2022 1 poivron jaune ou rouge (ou la demie de chaque couleur) \u2022 ½ tasse d\u2019artichauts marinés (8 à 10 quartiers, environ) \u2022 25 olives vertes, dénoyautées \u2022 3 c.à thé de câpres \u2022 Sel et poivre \u2022 4 c.à soupe de pesto \u2022 125 g de capicollo \u2022 75 g de salami \u2022 6 tranches de provolone \u2022 200 g de fromage de chèvre mou \u2022 Deux à trois poignées de roquette \u2022 Une miche de pain ronde ou ovale, ou une focaccia (500 g environ) MÉTHODE 1 Coupe d\u2019abord ton aubergine en petits cubes.Dépose-les dans un bol, verse l\u2019huile d\u2019olive et assaisonne de sel et de poivre.Laisse l\u2019aubergine s\u2019imbiber et se dégorger de son eau de végétation pendant que tu coupes la fleur d\u2019ail en morceaux.Ensuite, coupe ton poivron en cubes.2 Dans un poêlon ou sur une plaque allant au four, dépose les cubes d\u2019aubergines et la fleur d\u2019ail.Ajoute un filet d\u2019huile d\u2019olive.Laisse cuire 5 à 10 minutes à feu moyen en brassant de temps en temps.Si tu optes pour le four, porte la température à 350°F et fais cuire pendant 10 minutes.3 Pendant ce temps, coupe les quartiers d\u2019artichauts et les olives en petits morceaux.Dépose le tout dans le bol qui avait servi à garder les dés d\u2019aubergine à l\u2019étape 1.Ajoute les câpres.4 Verse les cubes de poivrons dans ton poêlon ou ta plaque.Mélange bien et laisse cuire encore 5 minutes.5 Quand les légumes sont bien fondants, transvide ton poêlon dans le bol avec les olives, les artichauts et les câpres.Brasse le tout et laisse reposer ta salade de légumes à température ambiante.6 Avec la supervision d\u2019un adulte, coupe le pain en deux, horizontalement.Tartine chaque morceau de pesto.7 Sur la section du bas, dépose plusieurs cuillères de salade de légumes.Sois généreux ! Presse avec le dos d\u2019une cuillère pour égaliser le tout.8 Dispose ensuite des morceaux de fromage de chèvre, des tranches de capicollo, des tranches de provolone et des tranches de salami.Presse bien entre chaque ajout.Répète cette étape une deuxième fois.9 Ajoute à nouveau de la salade de légumes, puis de la roquette.Dépose le dessus du pain et presse fermement.10 Avec l\u2019aide d\u2019un adulte, emballe le pain garni dans une pellicule plastique.Ça doit être très serré ! Dépose le sandwich sur une assiette ou un plat de cuisson et réfri- gère-le pendant au moins 3 heures.Tu peux aussi mettre une poêle en fonte dessus ou le coincer sous un tiroir du frigo (c\u2019est ce que j\u2019ai fait !).Plus il est pressé, plus les saveurs vont se mélanger et qu\u2019il sera facile à couper.11 D i v i s e l a muffaletta en p or t ion s au m o m e n t d e servir.Tu peux aussi la trancher au besoin et laisser le reste au réfrigérateur.La muffaletta se garde jusqu\u2019à trois jours.LES P\u2019TITS CUISTOTS SOPHIE GRENIER-HÉROUX Collaboration spéciale J uillet bat son plein, le soleil fait sa job de soleil, les cours d\u2019eau nous taquinent les orteils, les fleurs chatouillent nos sens, que demander de plus ?! Ah, oui ! Un bon lunch ! Le genre gourmand et savoureux.Du juillet entre deux tranches de pain ! Eh bien, cher cuistot, j\u2019ai la parfaite idée pour toi.Ce mois-ci, je te dis comment réaliser une muffalleta, un pain garni de légumes grillés et marinés, de fromages et de charcuteries.C\u2019est aussi amusant à faire qu\u2019à manger ! Je te propose ma version de ce classique qui tient son nom du pain rond et moelleux utilisé traditionnellement.Ce sandwich italien s\u2019est fait connaître de ce côté-ci de l\u2019Atlantique grâce aux immigrants arrivés en Nouvelle-Orléans dans les années 1890.D\u2019entre eux, c\u2019est Salvatore Lupo, épicier à la Central Grocery, qui aurait élaboré une version américanisée de la muffalleta sicilienne.Depuis, on en trouve autant en Sicile qu\u2019en Nouvelle-Orléans ! J\u2019en ai justement une part qui me fait de l\u2019œil.On se dit à bientôt ! PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET SANDWICH TOUT GARNI! Pas de gaspillage! Il te restera sans doute un peu de salade de légumes.Tu peux évidemment refaire une muffaletta et changer le type de viandes ou de fromages selon tes envies et ta créativité! Tu peux aussi l\u2019utiliser comme base pour une salade de pâtes.J\u2019ajoute des mini bocconcini ou du thon en boîte et le tour est joué! SOPHIE GRENIER-HÉROUX (COLLABORATION SPÉCIALE) SAMEDI 16 JUILLET 2022 leProgrès M24 ien que faite prin cipalement de béton et d\u2019as­ phal te, la rue regorge de trésors artistiques qui ne requièrent qu\u2019une créati­ vité débordante.Souvent de taille miniature, les œuvres de l\u2019artiste aus­ tralien Michael Peder­ son charment le public par leur ingéniosité ainsi que leur message poé­ tique, ludique et même absurde.Il arrive à trans­ former une simple plante en bordure de route, avec un peu d\u2019imagination, en création inattendue qui vaut certainement le coup d\u2019œil.Ne soyez donc pas surpris de voir un aéroport de pigeons ou une maison sur une rampe de parc.Ses idées lui viennent de ses longues marches à rêvasser avant de tomber face à face avec le lieu qui abritera sa prochaine création.Info : @miguelmarquezoutside sur Instagram PHILIPPE CHABOT B DE L\u2019ART MINIATURE SUR LE BITUME PHOTOS MICHAEL PEDERSON "]
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