Les affaires, 9 décembre 1989, Cahier 2
[" Photo ONF CAHIER DETACHABLE ms\" CA HIER SPE CIAL Montréal, samedi le 9 décembre 1989 i CAHIER B 12 pages \u2014 QUAND LA COMMUNICATION DEVIENT STRATÉGIQUE.LE GROUPE CONCEPTUM (514) 288-5699 LES COMMUNICATIONS Jj Tout compte fait, 1989 aura été une année charnière a.bien des entreprises en communications.Nombre d\u2019entre-elles affütent leurs armes pour faire face à une nouvelle décennie qui promet bien du changement.La télévision interactive s\u2019en vient à grands pas et va probablement changer nos petites habitudes devant le tube.Télé-Métropole est en première ligne avec Video- way, appuyée dans ses efforts par sa société-mere, Vi- deotron (Mtl, 17,13$) (pages B-8, 9).Coté imprimés, le groupe Transcontinental GTC {Mtl, 5,25$) améliore sa situation, mais à grands coups d'emprunts.Prudents plus que jamais, les éditeurs de périodiques se mettent à l\u2019heure du village global et lancent une nouvelle vogue: ils se mettent copains-copains avec des éditeurs européens et lancent ici des versions locales de grands titres d\u2019outre-mer: Efle-Québec, Québec-Match.GTC s\u2019allie même au groupe Bayard pour affronter le marché anglophone avec Good Times.Lorsqu'ils ne lancent pas des titres européens, les éditeurs accélèrent la périodicité des numéros qui ont déjà fait leurs preuves, comme le magazine Actualité, qui sera désormais publié 20 fois par année, plutôt que 12.Le marché est serré et il n\u2019est plus question de creer de nouveaux titres aussi facilement qu'auparavant.Coté radiophonie, le seul événement de l\u2019année aura été un non-événement : le refus du CRTC d'accorder la permission a Selkirk d\u2019acheter CKVL, là station-fossile de Verdun.En réalité, dans la constellation des entreprises de communication, tous secteurs confondus, au Québec, c\u2019est Quebecor (Mtl A, 16,75$) qui retient le plus l\u2019attention.Cette entreprise devient véritablement un trou noir, qui attire toute matière en son centre (pages B-2, 3).L'entreprise de Pierre Péladeau à encore réalisé des acquisitions importantes cette année, il faut le dire, à grands coups d'emprunts elle aussi.En fait, la véritable nouvelle surviendra l\u2019année où Quebecor ne tera aucune acquisition.Quebecor a développé des liens intimes avec le géant international Maxwell Communications et celui-ci lorgne encore l\u2019Amérique avec quelques projets d'affaires (page B-6).La grande question de l\u2019heure: où mènera cette amitié ?Globalisation est aussi le mot d'ordre du côté des agences de relations publiques.Partout dans le monde, celles-ci tombent entre les mains des géants de la publicité.Mais, en Amérique subsiste une petite province de descendants des Gaulois, qui résistent farouchement à l\u2019envahisseur, grâce à une potion magique (dont on vous livre le secret en page B-11).Combien de temps encore, les Beauregardfix, Dumasix, Turcotix résisteront-ils?Coté politique.ç'aura été encore ici une année de transition.Nouveau ministre des Communications, Liza Frulla Hebert à déjà touché a tout dans le domaine (pages B-4, 5).Première femme à la tête de ce ministère, elle arrive en poste précédée d\u2019une réputation de jeune louve.Mais, son ministère a perdu des membres au cours des récentes années, ayant été la cible favorite des coupeurs de têtes du Conseil du trésor.Le premier ministre Robert Bourassa avant laisse plané la menace d'une nouvelle période d'austérité au gouvernement, saura-t-elle protéger ce qui reste de son budget ?Saura-t-elle aussi faire le poids contre Marcel Masse, fin renard et vieux routier de ta politique, qui aimerait bien confirmer la juridiction d'Ottawa sur l\u2019ensemble du secteur de la téléphonie ?Un beau match à suivre._\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NORMAND SAINT-HILAIRE Image créée pour le film «Transition», de l'Office national du film.CAHIER DETACHABLE wmad®\u2014 LES AFFAIRES, samedi 9 décembre 1989 - Cahier spécial B-2 EEE CAHIER SPECIAL L'année 1989 n\u2019a gue- re été reluisante pour les entreprises de communication.Les profits ont généralement décliné malgré des revenus accrus.Coté technologique, le seul fait marquant de l\u2019année fut sans doute l\u2019introduction assez bien menée par Bell Canada de la télématique via son réseau Alex.À ce chapitre, il faudra bien surveiller l\u2019apparition de Videoway, en 1990.II y a toutefois une entreprise qui a \u2014 encore \u2014 réussi a se démarquer: Quebecor (Mtl, A, 16,75%).L'empire de Pierre Péladeau a de nouveau élargi ses horizons en 1989, avec grand éclat.Dans le secteur de la distribution, la fusion des Messageries Dynamiques et des Messageries de presse Benjamin en juillet dernier a fait de Quebecor l\u2019actionnaire majoritaire de la seule entreprise de distribution de périodiques au Québec.Dans le créneau de l\u2019édition de magazines, non satisfait d\u2019avoir mis la main sur Le Nordais, en 1988, Quebecor englobait Transmo (Le lundi, l\u2019Essentiel, Femme plus, etc.) le printemps dernier.Son importance grandissante dans ce domaine menait à la création d\u2019une nouvelle colonne du régiment: la division Publicor.Les premiers gestes de Publicor: la fermeture des revues Hommes, Allure, Sel et Poivre et Wow, principalement parce que Quebecor réussit encore à se démarquer 1989: Les profits ont décliné pour Les éditeurs de magazines font preuve de prudence B Les éditeurs de magazines québécois se mettent à l\u2019heure du village global.Les unions de fait entre éditeurs québécois et maisons étrangères font légion.Télémédia (Mtl, 5,75$) a lancé le magazine Elle Québec, qui a commencé à remplir les kiosques au mois d'août dernier, empruntant à la formule française bien connue, En association avec Hachette- Filipacchi, Télémédia a développé avec succès la 15e revue du genre dans le monde.Avec le même groupe de presse, Télémédia tente actuellement de récidiver avec Québec Match.C\u2019est probablement la surprenante popularité de l\u2019Essentiel qui avait ouvert les yeux de plusieurs.Transmo, contrôlée maintenant par Quebecor, (Mtl, A, 16,75$) avait acquis les droits de la formule britannique pour tout le Canada.On s\u2019appréte d\u2019ailleurs à produire une version de /\u2019Essentiel pour le public anglophone du Canada.Publications TRANSCONTINENTAL s\u2019est aussi laissé tenter par ce type de revues.Good Times, destiné aux gens du troisième âge, est Issu d\u2019une collaboration avec le groupe de presse français Bayard.LES COMMUNICATIONS Ainsi donc, les éditeurs de magazines sont prudents, en cette période de ralentissement économique.Les nouveaux produits doivent avoir été éprouvés.Dans les cas mentionnés ci-haut, c\u2019est l\u2019accueil du public étranger qui est le gage du suc- ces.Une autre façon de développer le marché sans trop risquer est de calquer une formule gagnante d\u2019ici ou de multiplier les fréquences des produits existants.Par exemple, Télémédia a lancé Souvenirs, en septembre, un dérivé de l\u2019hebdomadaire TV Heb- do.Vie de Star est passé d\u2019une fréquence mensuelle à bi-mensuelle.MTL Montreal (anglais) a accru le nombre de ses parutions annuelles.L'Actualité sortira des presses 20 fois l\u2019an plutôt que 12 dès 1990, et ainsi de suite.Dans ce contexte, on peut saluer le courage de Claude Charron, fondateur et ancien propriétaire du Lundi, qui vient de revenir à la charge avec 7 jours.Le dernier magazine indépendant à avoir tenté de percer le marché, Fern- me Hebdo, lancé en débui d\u2019année, n\u2019a pas réussi à franchir le cap de l\u2019été.leur contenu recoupait celui d\u2019autres magazines de la division.Quebecor allait toutefois frapper son grand coup à la fin d\u2019octobre en faisant main basse, moyennant 500 M$, sur les imprimeries de Maxwell Graphics aux Etats- Unis.Du coup, la transaction propulsait les Imprimeries Quebecor au deuxième rang en Amérique du Nord dans ce champ d\u2019activités.« Avec ces acquisitions, Quebecor s\u2019est positionnée pour l\u2019avenir car, à court terme, on retient surtout qu\u2019elle doit supporter une dette énorme», commente Stéphane Solis.L\u2019analyste financier de la firme de courtage Midland Doherty précise toutefois que c\u2019est le déficit encouru pour soutenir le quotidien anglophone Montreal Daily News (perte nette de 6,4 M$ pour les neuf premiers mois de l\u2019année) et la cure d\u2019amaigrissement des profits de sa filiale papetière Dono- hue (Mtl, 9,75%), qui expliquent la dégringolade du titre en bourse.En effet, on constate que les actions privilégiées de classe A de Quebecor ont atteint la semaine der- niere un plancher pour les 52 dernières semaines à 15,138.Le prix le plus haut de l\u2019action dans les 52 dernières semaines a été de 21,50$.GTC: année de redressement Le groupe Transcontinental G.T.C.(Mtl, 5,25$) a effectué la plus impressionante acquisition de son histoire au cours de 1989.L'entreprise de Rémi Marcoux, qui publie notamment LES AFFAIRES, a dépensé 32,5 M$ cet automne pour les actifs de Canadian Publishers, une filiale de Southam (Mtl, 33,139).Southam, qui a perdu le contrat d'impression des magazines du Nordais \u2014 on devine pourquoi \u2014 avait précédemment vendu à GTC deux imprimeries dans l\u2019Ouest canadien ainsi qu\u2019une ligne de presse à AU FRIC?PARLONS BUSINESS! En affaires, pas d'amis?Faux.The Nightly Business Report, the Wall Street Week, informations d'inities.Le magazine Echo.l'Europe des finances, The European Journal.l'Europe en revue.La Bourse de Montreal, les performances de vos titres des la fermeture (qui voudrait attendre le journal.}.Vidéotron.Temps bien investi, tele au rendement eleve.Recommandation?Achat immédiat! (VIN Toronto, en plus de six hebdomadaires et une société de distribution de circulaires et journaux à Winnipeg.GTC a également ajouté une imprimerie, spécialisée dans le circulaire, à son réseau américain avec sa mainmise sur N.P.C.de Seatle.L\u2019année 1989 marque un redressement pour G.T.C.mais au prix d\u2019un plus lourd endettement.Celui-ci est maintenant légèrement supérieur à l'avoir des actionnaires, alors qu\u2019il ne représentait que 0,83$ pour chaque dollar d\u2019avoir en 1988, et 0,46$, en 1986.Avec Télé-Métropole tombée bien bas depuis 1987, GTC est une des rares compagnies du milieu à avoir amélioré sa marge de profit.Télévision: amélioration du service de l\u2019information Le premier télédiffuseur privé au Québec a débauché plusieurs cadres de Radio-Canada en début d\u2019année.Mentionons les défections de Huguette Marcotte, aujourd\u2019hui vice-présidente executive et chef de l\u2019exploitation de T-M, Roméo Tremblay, vice-président, ventes et marketing, Claire Samson, vice-présidente aux communications, Ghislaine Mercille, directeur marketing et Robert Lau- zon, directeur des ventes locales et multi-marché.\u2014 Publicité Les 200 millions$ de publicité Cossette pour 29$ Claude Cossette a fondé la plus grande agence au Québec.Il a créé des campagnes pour plus de 200 millions$.On vient de lancer le 3e tirage de son livre Publicité en action: comment élaborer une campagne de publicité (avec René Déry).Cossette dit: «Je livre en 500 pages, ce qui m'a pris 25 ans à apprendre.» LeDevoir écrit: «Un livre essentiel!» Un livre actuel, pratique, documenté et passionnant.On y apprend tout ce qu'il faut savoir sur la publicité.Maintenant disponible au prix de 29.50$ au lieu de 47$.Commandez-le à votre libraire ou directement aux Éditions Riguil a/s A.A.Nadeau, 4070 rue Pierre-Gal- let, Case 5312, Cap-Rouge G1Y 3M6 Joignez votre chèque au montant de 35 $ (comprenant 5,50 $ pour les frais d'envoi).Notregaran- tie: satisfaction ou remboursement! LE AA Wr.K=O Dafa les entreprises de communication J'achète ! J'achète ! Par ailleurs, T-M fait figure actuellement de pionnier de la télévision interactive.Michel Roy, ex-éditeur- adjoint de La Presse, maintenant chroniqueur chez Edimédia (Le Soleil, le Quotidien), loue aussi les efforts de Télé-Métro- pole en vue d'améliorer son service de l\u2019information.«On a senti en général, du côté de la télévision, un MONET effort de renouvellement de l\u2019information qui s\u2019est traduit notamment par des présentations à l\u2019étranger d\u2019émissions télévisées », dit-il.Maintenant que Télévision Quatre Saisons s\u2019est installée à demeure \u2014 elle est aussi entrée en ondes à Québec en septembre, y investissant 14 M$ \u2014 et a relevé ses tarifs publicitaires, c\u2019est au tour de la société d'Etat, Radio-Ca- nada, d\u2019exercer une pression à la baisse à ce chap1- tre.«Le réseau d\u2019Etat est plus agressif parce qu\u2019il peut moins compter sur l\u2019aide financière du gouvernement et veut compenser par des revenus publicitaires accrus», d\u2019expliquer M.Solis.Pour M.Roy, «la programmation de Radio-ca- nada est davantage établie en fonction de stratégies ON RESTE À LÉCOUTE.AM-PM-TM | publicitaires et là n\u2019est pas sa vocation.C\u2019est une voie qui mène au nivellement par le bas », déplore-t-il.Enfin, l\u2019arrivée du Réseau des sports (RDS), propriété partagée entre TSN et Télémédia (Mtl, A, 5,75$), a eu une influence marginale sur les grands télédiffuseurs, signale M.Solis, bien que RDS ait atteint ses premiers objectifs de ventes publicitaires.Si ça brasse du côté des télédiffuseurs, l\u2019année fut d\u2019un calme plat dans le milieu de la radio, si bien qu\u2019une non-nouvelle a défrayé les manchettes: le refus du CRTC de délivrer un permis d'acquisition à Selkirk \u2014 elle-même achetée par Mclean Hunter (Tor, 12$) en 1989 \u2014 pour Radio-Futura, qui exploite CKVL-MA et CKOI-MF.On ne saura jamais si le prétendant avait vraiment l\u2019intention de revamper CKVL.Dans le champ des quotidiens, encore là, l\u2019année fut plutôt calme.Les difficultés du Dailv News, du Super Hedbo a Montréal (départ du co-fondateur, Gaston l'Italien) et du journal Le Devoir \u2014 «une fragilité continue », note monsieur Roy \u2014 étaient prévisibles.Seule The Gazette, du groupe Southam, a sauté dans le bâteau de la télématique.La mauvaise année des entreprises de communication s\u2019est reflétée à la bourse.L'analyste de la firme de courtage Midland Doherty parle d\u2019un réajustement «qui devrait se poursuivre jusqu\u2019au début de l\u2019année 1990».Il ajoute que les entreprises de communication vont être affectées de façon sérieuse l\u2019an prochain par le ralentissement des ventes au détail et conseille aux investisseurs de se tourner plutôt du cô té des câblodistributeurs.Avec Rogers Communication (Tor, A, 124$), Vi- déotron (Mil.17,13$) figure au nombre de ses favoris.La compagnie d'André Chagnon a ajouté les 41 500 abonnés de Télésag, au Sagucnay-Lac Saint-Jean, à sa clientèle dans la première moitié de Plus que jamais, Appelez-nous.(514) 526-9251 Paul L'Anglais Inc.(514) 526-9201 (Montréal) (416) 487-1551 (Toronto) .nous sommes à l'écoute de notre public.Avec une programmation intelligente, divertissante et variée qui vous garantit de vastes auditoires à toute heure.Nous sommes à l'écoute de vos besoins.Notre solide connaissance du marché nous permet de maximiser avec vous l'impact de vos achats.Nous produisons également des annonces clés en main pour les annonceurs locaux.Nous sommes à l'écoute à toute heure de la journée.An) Service commercial l'année.Pour te reste, Vi- déotron a été plutôt discrete, s'activant autour du réseau télématique Vidéo- way qu\u2019elle mettra en service dès le début de 1990.Cogeco (Mtl, 6%) a de nouveau fait un coup d\u2019éclat en 1989.l\u2019outsider a engouffré Cybermedix, un cablodistributeur de l'Ouest canadien.«Elle y a cependant mis le prix et fait grimper les enchères autour de 1150$ par abonné contre l'habituel prix médian de 800$ à 1000$ », souligne M.Solis.Néanmoins, Cogeco peut maintenant prétendre au cinquième rang canadien dans cette sphère et sa valeur liquidative a atteint 15$ par action.l\u2019entreprise d'Henri Audet ne pourra pas consolider les résultats de Cybermedix avant un an, le temps pour le CRTC d'approuver sa vente.Mais, comme elle à émis beaucoup de capital- actions lors de cette transaction, ses bénéfices par action vont subir immédiatement le contrecoup de cette dilution.Comme Quebecor, Co- geco u magasiné pour le futur.| RAYMOND PRINCE |e10ads JaIueD - 6861 S1GU@TAp 6 :paues \u2018SIHIVAJV SIT £-g LES AFFAIRES.samedi 9 décembre 1989 Cahier spécial B-4 CAHIER SPÉCIAL LES COMMUNICATIONS Première femme à la barre du ministère des Communications depuis sa création voilà 20 ans, Liza Frulla-Hébert entend y véhiculer les notions qu\u2019elle a faite siennes au cours d\u2019une carrière de 15 ans dans l'entreprise privée.« Honnêteté, dynamisme et désir d\u2019être proche du monde sont mes guides et je ne veux pas changer cela», déclare la nouvelle ministre qui aborde la politique avec encore beaucoup de candeur.Tout concordait, au lendemain de la réélection de Robert Bourassa, pour que cette femme de 40 ans devienne titulaire de ce ministère autrefois dirigé par Richard French.Mme Hé- bert a tour à tour oeuvré dans les relations publiques, le journalisme, la Téléphonie: la ministre des Communications laisse entendre qu\u2019Ottawa reculerait Liza Hébert croit que Québec devrait : publicité et le marketing avant d\u2019occuper le poste de vice-présidente et directrice de la station de radio CKAC, tête de pont du réseau Télémédia (Mil A 5,759).«J'aimerais être apparentée à un Jean-Paul L\u2019Allier en termes d\u2019agressivité, de dynamisme et à un Richard French pour l'honnêteté que ce dernier a démontré à ce poste», a-t-elle confié en entrevue aux AFFAIRES.La téléphonie deviendrait fédérale ?Un premier dossier risque prochainement de nous dévoiler le caractère Une entreprise jeune et dynamique recherche des PUBLICITAIRES expérience ct auto requises commission jusqu'à 30 % Bienvenue aux agents immobiliers ANNONCES TEL 466-5333 (Doris Fuoco) de la député de Margue- rite-Bourgeois.En effet, Marcel Masse, son homologue fédéral, a en tête de déposer un projet de loi qui, croit-on, verserait dans le champ canadien la juridiction des entreprises de téléphonie provinciales.«J'ai rencontré plusieurs fois M.Masse et nos fonctionnaires communiquent régulièrement avec leurs vis-à-vis à Ottawa.Et, si le dépôt de son pro- Jet de loi a été retardé, c\u2019est qu\u2019il y a une raison\u2026», dit-elle.Pourtant Mme Hébert ne défendra pas nécessairement le statu quo à ce chapitre.«On pourrait profiter de cette réflexion pour augmenter notre pouvoir d\u2019influence dans ce domaine ou reformuler le champ de nos responsabilités ».Devant la rumeur prêtant à Ottawa l\u2019intention, une fois le repatriement des contrôles des compagnies provinciales de téléphonie effectué, d\u2019uniformiser le coût des services aux abonnés, elle exprime vivement son opposition.Un tel geste, affirme-t-elle, Complexe Papineau-Lévesque ACCESSIBLE PRATIQUE EFFICACE Acces: L'édifice: Occupation: Le Complexe Papineau-Levesque Tout ce dont vous avez besoin, là ou vous en avez besoin Renseignements: Des \u2018espaces à bureaux fonctionnels pour Satistaire tous vos besoins Voila l'essence du Complexe Papineau-Levesque Stratégiquement situe au coin du boulevard Rene-Levesque et de la rue Papineau, le Complexe Papineau-Levesque est la nouvelle demeure des affaires au coeur de la Cite-des-Ondes À 2 minutes du metro.de l'autoroute Ville Mane et du Pont Jacques-Cartier À 5 minutes du centre-ville Une nouvelle construction de premiere classe, 5 étages de 20 000 pieds carrés.stationnement intérieur (275 espaces) Mar 1989, disponible à une fraction du prix du centre-ville DANAPRO 525-4200 Michel Boisvert courtiers protégés Un autre projet de La Société Immobilière S.5.0.inc.ne tiendrait pas compte des réalités de l\u2019investissement en régions éloignées.La ministre se fait d\u2019ailleurs du souci pour les territoires reculés.« J'aimerais développer davantage notre programme d'aide aux médias communautaires en fonction d\u2019un apport plus grand aux régions éloignées du Québec.En second lieu, je .pense que ce programme doit aussi s\u2019ouvrir encore plus aux communautés culturelles.» En voulant mettre l\u2019emphase sur ces deux cibles, elle indique vouloir privilégier les projets radiophoniques qui seront soumis à son ministère.Satisfaction face à la direction prise par Radio-Québec Pour Liza Frulla-Hé- bert, Radio-Québec doit absolument, dans le contexte de la profusion de nouveaux canaux accessibles aux téléspectateurs, s\u2019en tenir à un créneau particulier.Et pour elle, il ne fait pas de doute que ce soit celui de la télévision éducative.Le Groupe NRJ inc.Bureau 400 Montréal.(Québec) H2Y 158 Stratégiquement.Systématiquement.Vous pouvez vous aider à tirer le meilleur de nous-même en appelant «Mais attention, éducative ne veut pas dire en- nuyante.Je pense qu\u2019on peut aller plus loin, que Radio-Québec peut être à l\u2019avant-garde .» Le problème de la station québécoise est plutôt qu\u2019elle est méconnue, avance la ministre.Mme Hébert connaît bien la présidente de Radio-Qué- bec, Françoise Bertrand, avec qui elle entend s\u2019asseoir et travailler à relever le défi.Dans l\u2019ensemble cependant, elle se dit satisfaite de la direction prise par Radio-Québec.Comité fédéral- provincial sur l\u2019avenir de TV 5 L'ancienne directrice de CKAC ne veut pas qu\u2019on touche à TV 5.Après les remous créés par le gouvernement français, qui a reculé après avoir fait savoir son intention de mettre fin à sa participation dans cette station de la francophonie mondiale, Mme Hébert a fait état de la création d\u2019un comité conjoint fédéral-provincial qui analysera la participa- Conseil en communication Développement organisationnel 360, rue St-François-Xavier Des décisions à communiquer?Des situations\u2026délicates à expliquer?Des groupes-cibles à convaincre?Un message à véhiculer?Dominique Ferrand ou Pierre Landry (514) 282-9766 tion canadienne au sein de TV 5.«L'équipe sera formée de quatre membres québécois, des gens de télévision et qui connaissent le médium tant en France qu\u2019ici.Ils vont nous livrer en février ou mars prochain leurs recommandations en vue d'améliorer la grille horaire de cette station et son fonctionnement tant dans la perspective de la production que de l\u2019administration.» Mme Hébert accueillera également la ministre française des Communications, responsable de l\u2019au- dio-viduel, Catherine Tas- ca, qui viendra en février s\u2019informer de visu des mécanismes de contrôle institués au Canada pour garantir des ratios de contenu local.La France cherche à implanter un tel système.La député montréalaise a à coeur cette rencontre car elle veut s\u2019assurer qu\u2019en France le matériel québécois sera assimilé au contenu francais.«C\u2019est important, car j'aimerais que le Québec exporte da- \u2014 Photo Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES TT | wl ~ \u201c joue Photo Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES run plus 3 «J'ai rencontré plusieurs fois M.Masse et nos fonctionnaires communiquent GE ECS régulièrement avec leurs vis-à-vis à Ottawa.Et, si le dépôt de son projet de loi a été retardé, c'est qu'il y a une raison.», de dire Mme Hébert.vantage ses productions télévisées.» Rendre le fichier central accessible aux petites firmes Sous Richard French, le ministère des Communications avait décidé de ne plus accorder de contrats publicitaires aux agences de publicité n\u2019ayant pas de place d\u2019affaires au Québec.Cette politique visait à mettre un frein au mouvement de fermetures de succursales québécoises d\u2019agences étrangères dont beaucoup avaient pignon sur rue à Toronto.«Nous maintiendrons cette philosophie parce qu\u2019elle vise à influencer les clients québécois d\u2019agences.Nous avons un rôle moteur à jouer dans ce sens grâce à l\u2019important budget publicitaire que nous gérons.J\u2019entends ALLUME LES REGARDS.aussi regarder la possibilité de rendre accessible aux plus petites firmes de création, qui ne sont pas actuellement considérées par notre fichier central des fournisseurs, la possibilité de bénéficier de contrats de moindre envergure, dans les 200 000 ou 300 000$ notamment.«Ces firmes sont pourtant reconnues pour la qualité de leur travail de création, Nous pourrons, qui sait, permettre à certaines de ces compagnies de prendre de l\u2019envergure.» Liza Frulla-Hébert aimerait bien que, sous son règne, la vapeur soit renversée et que les agences de publicité québécoises se mettent à acheter des firmes de l'étranger.Le budget de publicité gouvernementale devrait rester sensiblement le même au cours de la prochaine année fiscale, prévoit la ministre des communications.Mme Hébert s\u2019attend également à obtenir l\u2019an prochain pour son ministère des crédits sensiblement aussi élevés que pré- sentement.Même si le premier ministre, dans son discours inaugural, a parlé de restrictions budgétaires de l\u2019appareil gouvernemental, Mme Hébert ne voit pas comment son ministère «déjà rendu à la corde» pourrait composer avec une réduction importante de son enveloppe budgétaire.Menu législatif Quant aux premiers dossiers qu\u2019elle pilotera devant l\u2019Assemblée nationale, il y a d\u2019abord la bonification de la Loi d'accès a linformation.Son mi- nistére veut proposer des éléments pour faciliter l\u2019application de cette loi pour les organismes et les individus.Ses autres projets concerneront les réseaux d\u2019informatique et de téléphonie du gouvernement.En informatique, le ministère veut établir un réseau intégré pour remplacer la quinzaine de réseaux actuellement en place; il veut aussi numériser et informatiser tout le système téléphonique du gouvernement, de concert avec Bell Canada.«Cet essai va ouvrir les portes à une nouvelle technologie qui pourra être diffusée dans les entreprises et exportée hors Québec», affirme-t- elle.Elle tient d'ailleurs à faire connaître le rôle d\u2019agent économique qui incombe au ministère des Communications, un travail qui apportera, croit- elle, d\u2019intéressantes retombées économiques pour le Québec d'ici l\u2019an 2000.PS RAYMOND PRINCE 70, Place Bourget sud, JOLIETTE, 756-1744 30.rue St-Laurent, REPENTIGNY, 581-91 34 communication \u2014 ANAUDIERE CONSEILLER EN COMMUNICATION ET RELATIONS PUBLIQUES Les chiffres parlent.Service commercial (514) 526-9251 Paul L'Anglais Inc.Les gens actifs passent en coup de vent devant la télé.Nous les attrapons au vol.Avec du sport : les meilleures parties de hockey, le mercredi.Avec Ad Lib, le talk-show le plus débridé des ondes.Avec nos Nouvelles.Avec Nadeau, Mongrain, Charron, têtes d'affiche de nos émissions d'affaires publiques.Avec nos grands succès du box-office.Les occasionnels allument CFTM.À vous de leur parler.Cefim (514) 526-9201 (Montréal) (416) 487-1551 (Toronto) leldads JaIYES - BBOI 814GU3IEP 6 pauses \u2018S3y1v4d4v SIT 6-9 LES AFFAIRES.samedi 9 décembre 1989 Cahier spécial B-6 \u2018 # CAHIER SPÉCIAL LES COMMUNICATIONS BR Quatre projets sont sérieusement à l\u2019étude présentement chez Maxwell Communications Canada à l\u2019intérieur des créneaux privilégiés par cette société dans le domaine des communications.Si les analyses sont concluantes, elles seront suivies par la création de nouveaux projets en co- participation avec des entreprises locales, la collaboration avec Quebecor Mtl, A, 16,75$) se révélant un facteur encourageant aux yeux de Robert Maxwell, président de la multinationale Maxwell Communication Corporation plc.«Nous avons toujours des projets avec Quebecor.IIs ont progressé rapidement comme nous», explique M.Maxwell à propos des affinités qui unissent les deux entreprises.Associé du groupe québécois dans l\u2019achat de Dono- hue (Mtl, 9,75%), et ia mise sur pied moins concluante du Montreal Daily News, le magnat anglais des communications a cédé récemment à l\u2019entreprise de Pierre Péladeau ses imprimeries en Amérique du Nord.Maxwell Communication, dont le dernier exercice s\u2019est terminé avec un chiffre d\u2019affaires de 2,5 Maxwell Communications créera d\u2019autres co-entreprises avec des sociétes locales milliards de dollars, devient du méme coup partenaire minoritaire a 20% dans la nouvelle entité qui réunit toutes les installations nord-américaines des deux groupes dans l\u2019imprimerie.La décision de vendre le secteur de l\u2019imprimerie a été prise il y a environ six mois après l\u2019acquisition de l\u2019éditeur américain Macmillan et de Official Airline Guides, un service d\u2019informations à l\u2019industrie aérienne.On invoquait la nécessité de réduire le niveau d\u2019endettement et le désir de se concentrer davantage au niveau de l\u2019édition et des communications.Stagnation des produits du papier ?Interrogé à savoir si cette décision ne provient pas également d\u2019une stagnation prévisible des produits du papier au profit des supports électroniques, où Maxwell Communication augmente sa présence grâce à ces acquisitions, M.Maxwell voit Photo Jean-Guy Paradis.LES AFFAIRES \u201cGE GE Zk «Tous les problémes se heurtent au manque d\u2019information.Tout est lié neuf fois sur dix au besoin d\u2019une meilleure information», affirme Robert Maxwell, pour expliquer l'intérêt d\u2019être présent dans le secteur des communications.au contraire un avenir brillant aux médias imprimés.Mi-figue, mi-raisin, il explique qu\u2019il sera toujours difficile de transporter un terminal électroni- Nous aidons les entreprises à gérer leurs relations avec leurs divers publics.N|A[T|I|O|N|A|L Le Cabinet de relations publiques NATIONAL inc.NATIONAL Public Relations inc.Montréal Toronto Québec Ottawa Fondée a Montreal et propriëte de ses dirigeants.NATIONAL est la plus grande entreprise de relations publiques qui appartienne à des Canadiens et la seule firme québécoise implantee hors de la province que dans une salle de bain.Selon lui, la croissance du secteur des communications, qui a été d\u2019environ 15% par année depuis dix ans, connaîtra une autre décennie aussi rentable.Il évite de voir plus loin parce que, cal- cule-t-il, un tel taux d\u2019augmentation signifierait à terme que tout le monde doive travailler dans le secteur des communications.Précisant qu\u2019il voit un rôle important pour Maxwell Communication dans la diffusion des idées, il reste tout de même prudent et terre à terre sur ce sujet s\u2019il est question de pollution, surtout produite par l\u2019industrie des pâtes et papiers.L\u2019exemple déplorable à ses yeux de la contamination des poissons en Co- lombie-Britannique, ne l\u2019empêche pas moins d\u2019ajouter qu\u2019il faudra hausser d\u2019environ 15% le prix du papier si on oblige les moulins de papier à cesser de déverser des produits dangereux dans la mer.Europe de l'Est: «La paix va éclater» Le principal motif d\u2019espoir de M.Maxwell provient de la tournure des événements en Europe de l\u2019Est et de la prévisible diminution des dépenses militaires qui en résultera.«La paix va éclater et on va dépenser moins pour les armements.On aura de quoi payer pour notre bien-être», lance-t-il dans son langage imagé.M.Maxwell, un des principaux intervenants mondiaux dans le domaine des publications scientifiques, prévoit que les sciences humaines deviendront aussi importantes que les sciences physiques au tournant de l'an 2000.Il anticipe aussi que les futurs Prix Nobel seront obtenus du côté des recherches sur le cerveau.Appelé à commenter son engouement pour le Québec, dont il a approuvé la législation linguistique, et surtout la SYNDROME «PAS DANS MA COUR» LA SOLUTION KAVITAE GESTION Gestion stratégique et communication en environnement Gilles Mousseau (514) 526-0317 présence grandissante de Maxwell Communication dans un marché aussi restreint par rapport aux ambitions affichées du groupe, M.Maxwell répète qu\u2019il se sent chez-lui ici.«Je crois que les Québécois, qui se sont quali- fiès de nègres blancs, deviendront au cours du prochain siècle des blancs de blancs, des entrepreneurs avec beaucoup de succès en Amérique du Nord», affirme l'entrepreneur britannique.Co-participation avec Maxwell: avalanche de suggestions Invité en février dernier par la Chambre de commerce et d\u2019industrie du Québec métropolitain, M.Maxwell avait alors laisser entendre aux promoteurs de projets d\u2019entrer en contact avec son organisation pour éventuellement mettre sur pied des entreprises en co-participation.André Bisson, président de Maxwell Canada, affirme que l\u2019avalanche de suggestions a débouché sur quatre projets pour lesquels on complète actuellement les études de marché.Ces nouvelles activités seraient abordées avec des entreprises existantes qui veulent attaquer de nouveaux domaines dans deux cas, innover dans le même secteur dans un autre et s\u2019établir en Europe dans le dernier cas.Les projets en cause, ajoute M.Bisson, se rapportent à l\u2019une ou l\u2019autre des avenues retenues par Maxwell Canada comme faisant partie de sa mission: l\u2019édition, l\u2019édition électronique et les pâtes et papiers.PL VALLIER LAPIERRE Président Directeur général Vice-président Affaires publiques GUY FRENETTE Président du conseil Vice-président RICHARD G.GERVAIS JEAN-RENÉ GAGNON, associe FRANÇOIS LAFRENIERE Finances et administration 1 1 A ( XERVAIS (Fain IN It RENETTE & Ass CLES A COMMUNICATEURS CONSEILS ® stratégies de communications © relations gouvernementales ® relations média 06, rue Cathcart, burcau 200 ® relations publiques ® communications économiques et financiéres ® communications d'urgence ® événements spéciaux ® relations avec les employés © gestion d'édition et d'imprimerie ® production graphique et audio-visuelle Montréal (Québec) Canada HIB IKY Téléphone Télécopieur Télex (514) 393.9500 (514) 393-9324 0585-62411 CAHIER SPÉCIAL LES COMMUNICATIONS Progression de 65 % des abonnés de BCE Mobile Croissance fulgurante de la téléphonie cellulaire Les radiocommunications mobiles (téléphones cellulaires) sont en progression constante depuis quelques années et rien ne semble vouloir freiner cette croissance l\u2019an prochain.À preuve, BCE Mobile (Mtl, 32,50$) a vu le nombre de ses abonnés passer de 47 455 en 1987 a 88 013 en 1988.On estime que le nombre augmentera à 145 000 en 1989, une croissance de 65% par rapport à 1988.Cependant, les bénéfices nets de ce secteur demeurent faibles sinon négatifs.À titre d\u2019exemple, BCE Mobile a fait face à un déficit de 0,05$ par action pour les trois premiers trimestres de l\u2019année.Le cours des actions se maintient Pourtant, l\u2019action de cette entreprise se comporte relativement bien puis- qu\u2019elle se situe en ce moment à 32,50$, près de International Film & TV Festival of New York: Médaille d'argent, catégorie services professionnels.Message: «ICE».Client: Société canadienne des postes.son plus haut niveau des 52 dernières semaines a 398, le plus bas ayant été 19,508.Pour expliquer le maintien du cours des actions malgré les faibles profits du secteur, Alain Rivard, analyste chez Tassé, affirme que important pour cette industrie présentement est de bâtir le réseau et d\u2019obtenir le plus grand nombre d\u2019abonnés possible, un peu comme les réseaux du câble, il y a quelques années.«C\u2019est l\u2019anticipation que le téléphone cellulaire sera profitable dans quelques années qui maintient le prix des actions», ajou- te-t-il.Capitalisation par abonné: 40 $ sous la moyenne Toutefois, la capitalisation par abonné de BCE Mobile n\u2019est que de 100$ U.S.comparativement à une moyenne de 140$ U.S.pour les compagnies américaines.Dans la revue américaine Forbes, des analystes du marché des radiocommunications mobiles mentionnent que la nouveauté de la compagnie pour les investisseurs américains et l\u2019environnement imprévisible et irrégulier du Canada seraient les raisons qui expliquent ce phénomène.Un des analystes pense néanmoins que l'action de BCE Mobile, comparée avec la moyenne de la valeur des actions de ce secteur, vaudrait près du double de son prix actuel.D\u2019autre part, on estime que BCE Mobile et Cantel de Rogers Communications (Mtl B, 100$), partagent également le marché canadien des radiocommunications (essentiellement les téléphones cellulaires et les télé-avertisseurs).Lee FRANCIS VAILLES Période difficile pour les communications financières Le marché des communications financières s\u2019est considérablement rétréci depuis le krach d\u2019octobre 1987.La croissance de l\u2019une des rares firmes spécialisées dans ce domaine, Marcel Knecht & Associés, a été freinée l\u2019année dernière alors que ses affaires avaient poursuivi leur lancée en 1988, les effets ayant tardé à se faire sentir.Marcel Knecht, président de ce bureau de communications, dévoile des honoraires professionnels de 1,3 M$ au cours du dernier exercice alors que ces mêmes revenus s\u2019étaient élevés à 1,6 M$ l\u2019année précédente.11 déplore un manque de continuité de la part des entreprises publiques qui sont revenues à des efforts ponctuels avec la chute des REA.«Une fois qu\u2019octobre 1987 a fait ses dégâts, autour de mai 1988, les entreprises ont estimé qu'il n\u2019était plus nécessaire de travailler sur une base continue», analyse-t-il à propos du phénomène.M.Knecht estime cependant que les nouveaux règlements des commissions de valeurs mobilières du Québec et de l\u2019Ontario, qui doivent entrer en vigueur très bientôt, vont donner un second souffle à des entreprises comme la sienne.Selon ces dispositions, la rédaction des rapports annuels des entreprises de 25 M$ et plus nécessitera plus de réflexion.Les commissions exigeront à présent que le lancement d\u2019un nouveau produit par une entreprise publique soit suivi l\u2019année suivante des résultats obtenus plutôt qu\u2019évacué sans commentaires du côté des profits et pertes.On demandera aussi aux directions de commenter le climat interne des relations de travail lorsque les salariés sont syndiqués, un facteur qui peut fortement influencer les résuitats d\u2019une entreprise lors de l'expiration d\u2019une convention collective.En attendant des jours meilleurs, M.Knecht a étendu la gamme de ses services tout en répondant aux besoins de ses clients de diversifier leurs sources de revenus.Des rencontres avec environ une cinqua- taine d\u2019investisseurs institutionnels établis à Toronto sont organisées régulièrement au profit de clients comme Unigesco (Mtl B, 4%), Guillevin International (Mtl, A, 7,63%), Soca- nav (Mtl, A, 5,38%), ete.qui sont préts a sortir du marché québécois.| VALLIER LAPIERRE Deux prix de création majeurs viennent en effet de lui être décernes dans ces deux capitales de la pub.Les «Dailies» du Bureau de commercialisation des quotidiens: Certificat d'excellence.Annonce:
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