Perspectives, 17 juin 1978, Cahier 1
[" 7 ) 4 fi \\ s.+ - ® 17 juin 1978 Vol.20 No 24 ad TEN \u2018A : pis » : \u201c8 Qu | oa 4 RS = nu; PE Sd ON LON Ê Lit 3 ( Toa h D ë es : A J EN \u201c N sit > AR +r ow whl po uv, 4 UENAY-LAC ST-JEAN 2 DU SAG LE QUÉSTIDI LR RSC ÉRIC HE a RS Le Pme LAN pe OS eee vas PRATIQUE DES SPORTS SONDE pe DE LA SEMAN L'intérêt des Canadiens pour le sport va-t-il au-delà de la simple contemplation des spectacles sportifs?On peut l\u2019affirmer sans ambages.64 p.c.des citadins rejoints par notre sondage déclarent s\u2019être | adonnés eux-mêmes à un sport quelconque durant les douze derniers mois.La première préférence est allée à la natation (31 p.c.), puis au cyclisme (20 p.c ), au jogging (17,5 p.c.), au tennis (16 p.c.), au golf (14 p.c.), au ski (13 p.c.) et au hockey (9 p.c.).La proportion des spectateurs a été la même que celle des participants (64 p.c.); mais il y a plus forte tendance chez les premiers à entrer dans le groupe des seconds que chez les gens qui ne regardent aucun match au petit écran: 69 contre 57 p.c.À la télévision, les sports les plus appréciés sont le hockey (47 p.c.); le football (36 p.c.), le baseball (28 p.c.), le tennis (21,5 p.c.), le golf (16,5 p.c.) et la course Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de T.R.Bird.On a effectué à cette fin 1061 entrevues téléphoniques dans 32 des principaux centres urbains du Canada.© Weekend Magazine, 1977 jo automobile Ep.C.5 39 p.c.des interrogés ont assisté en per- | sonne à un spectacle sportif.De ceux-ci, 22 p.c.ont vu un i match de hockey, 13 p.c.un match de football et 12 p.c., un match de baseball.{| Les citadins canadiens ont consacré en moyenne 6 heures 24 minutes par semaine au sport l\u2019an dernier.La moitié de ce temps (3 heures 12 minutes) a été employée à s'adonner ! eux-mêmes à quelque sport; de | l\u2019autre moitié, les deux tiers, soit 2 heures 6 minutes, ont servi à regarder des événe- ments sportifs télévisés.Le reste, c\u2019est-à-dire une heure 6 minutes, est allé à assister sur | place à de tels événements.; 40,5 p.c.des gens estiment avoir accru le temps donné à la «participaction» aux louent plus de temps à la contemplation des spectacles sportifs, soit à la télévision, soit en personne; 15 p.c.n\u2019ont pas modifié leurs habitudes et 9 p.c.se sont abstenus de formuler une opinion.Comme on pouvait s\u2019y attendre, les hommes ont été nettement plus nombreux que les ; femmes (à 72 p.c.contre 56 p.c.) à pratiquer un sport.Et, de même, à regarder les matchs sportifs à la télé: 76 p.c.contre 53 p.c.Ils y consacrent en moyenne le double du temps des femmes: 3 heures 36 minutes par semaine en regard d\u2019une heure 48 minutes.45 p.c.d'hommes contre 34 p.c.des femmes ont payé leur droit ; d'entrée à un spectacle sportif.Quant à l\u2019échantillonnage des catégories d'âge, la participation décline de 80 p.c.chez les jeunes de 18 à 24 ans à 37 p.c.chez les gens de 55 ans et plus.L'assistance à des matchs tombe, de même, de 51 à 28 p.c.Par contre, aucune différence entre les groupes d'âge en ce qui concerne les sports à la télévision: près des deux tiers de tous les interrogés.C'est le temps consacré à la pratique des sports qui diminue de la façon la plus marquée: de 5 heures 6 minutes par semaine pour les plus jeunes à une heure 42 minutes pour les plus vieux.Le temps employé à regarder le sport au petit écrañ augmente d'environ trois quarts d'heure par semaine à partir de 35 ans.Le degré de participation personnelle au sport semble directement relié au revenu des gens et augmenter en divers | sports, tandis que 36 p.c.al- ; ; même temps que lui.La pratique du sport fait un bond de 39 j pC chez les citadins aux gains i annuels inférieurs a $5 000 a 64 | p.c.dans la catégorie immé- | diatement supérieure (revenu ; allant de $5 000 à $9 999) puis { Progresse jusqu'à 73 p.c.chez i les gens gagnant $25 000 et | plus.Quant au sport plus ; particulièrement pratiqué, mê- j me saut brusque d'un taux de ! 7,5 p.c.parmi les moins fortu- | nés à 28 p.c.pour la catégorie j au-dessus, et progression jusqu'à 39 p.c.chez les plus fortunés, dans le cas de la | natation.Il en est ainsi pour | | presque tous les autres sports, | sauf peut-être le-ski, ou l'écart { est moindre entre toutes les ! catégories.Sauf aussi pour le | hockey, que les plus riches j pratiquent deux fois moins que i la catégorie immédiatement | inférieure, au revenu variant | de $20 000 à $24 999: le seul sport en somme où ils ne dominent pas le classement.Il en est pour l'assistance payée à des matchs sportifs comme pour la pratique des sports: saut brusque de 18 pc.dans la catégorie la plus basse à 35 p.c.dans sa voisine et progression jusqu'à 45 p.c.dans la plus riche.Mais peu d'écart, soit de 55,5 p.c.à 65 p.c.d\u2019un bout à l\u2019autre de l'échelle, pour ce qui est de regarder le sport à la télévision.De même il y a égalité approximative entre toutes les catégories dans la division du temps entre, d'un côté, la pratique des sports et, l\u2019autre, leur contemplation dans un aréna ou la télé.| \u2018phones (2 heures 54 minutes Il y a progression d'est en ouest du pays dans la participation au sport, de 59 p.c.dans les provinces Maritimes et au Québec à 71 p.c.en Colombie britannique.Progression encore dans la contemplation du sport au petit écran, de 54 p.c.dans les Maritimes à 73 p.c.en Colombie.Cette contemplation ne semble donc pas faire concurrence à la pratique du sport et détourner de s\u2019y adonner, mais la compléter.Assister en personne à des matchs obtient le plus bas taux au Québec, 29 p.c., le plus haut dans les provinces des Pratries, 51p.c., et en Colombie, 50 p.c.Le temps consacré à la pratique des sports est le double dans les Prairies (4 heures 24 minutes) de ce qu\u2019il est dans les Maritimes: 2 heures 12 minutes.Mais si, au Québec, on n\u2018y emploie que 2 heures 24 minutes, c\u2019est encore plus que les 2 heures 6 minutes consacrées à la contemplation du sport, dans un aréna ou à la télévision.Dans toutes les autres régions, la contemplation l'emporte sur la participation, elle réclame plus que le double de temps aux Maritimes, presque le double en Colombie.Quant aux sports qu\u2019on préfère pratiquer, la natation recrute plus d'adeptes dans la région atlantique qu'ailleurs, le tennis et le hockey plus en Ontario, le golf, le ski, le jogging et la bicyclette dans les Prairies.Les sports qu\u2019on préfère regarder: football, tennis et golf surtout dans les Prairies, baseball dans les Maritimes (deux fois plus que dans l\u2019Ouest).Mais l'intérêt est partout égal pour le hockey.Les anglophones pratiquent plus le tennis que les francophones (17 contre 10 p.c.) et, de même, le jogging: 20 contre 9 p.c.; mais les seconds font plus de ski: 20,5 contre 11 p.c.Au total, une «participaction » francophone légèrement plus forte (66,5 contre 63 p.c.), mais les anglophones y allouent plus de temps: 3 heures 18 minutes contre 2 heures 18 minutes.Comme pour regarder le sport à la télévision: presque le double du temps des franco- contre 1heure 42 minutes).La semaine prochaine: les habitudes de lecture 2 - 17 juin 1978 * Si * UN FER DANS LA PLAIE VI eh \u2014 As-tu déjà pensé à divorcer?\u2014 Euh.ouais.Comme tout le monde, imagine.Cinq.\u2014 Aïe! Aïe! lança mon compagnon en me fixant d\u2019un regard soupçonneux.\u2014 j'oubliais le coup trappé dans le beurre, dis-je en toute innocence.O.K,, ça fait six.Il inscrivit mon pointage et je le suivis lentement en direction du troisième trou, une normale trois.\u2014 Je gage que c\u2019est surtout l'hiver que tu songes à divorcer, laissa-t-il tomber négligemment comme un vieux tee qui ne fait plus son affaire.Force me fut de lui répondre qu\u2019il avait deviné juste.Pour une raison obscure, il ne m'était jamais venu a l\u2019esprit de divorcer au cours des mois d'été.\u2014 Prends-tu un fer?J'examinai la situation un instant et, comme le parcours était aussi large qu\u2019un boulevard, je décidai de prendre un bois.Mon partenaire frappa un beau coup de fer, mais à court du vert, et moi un puissant coup de bois.Ma balle tomba bien au-delà de la sienne, mais à une vingtaine de verges hors de l\u2019atlée.\u2014 Tu ne la retrouveras jamais, dit-il, t'es dans le roffe.Tout en marchant, il m'expliqua qu'il n\u2019était pas du tout étonné d\u2019apprendre que je n\u2019avais jamais eu la moindre veliéité de divorcer pendant l'été.Il était dans le même cas.\u2014 Pourtant, tu sais comment Ça ne tourne pas rond avec ma femme\u2026 C'était pour le moins un euphémis- - me.Lui et sa femme ne se parlent que pour se lancer des bêtises.Dès qu'arrive la première neige, mon ami a I\u2019habitude de m\u2019entretenir de sa volonté bien arrétée de divorcer.\u2014 L'hiver dernier, dis-je, ça ne semblait pas aller trop mal.Vous en êtes arrivés à un Modus vivendi?\u2014 Non, on est toujours dans le roffe.Elle va te sauter dessus! Du bout de son bâton, il pointa ma balle coincée entre un caillou et un pied de framboisier.\u2014 Qu'est-ce que je fais?Je me penchai, cueillis quelques framboises sauvages dans l'espoir que mon geste fasse bouger la tige et déloge ma balle.Rien à faire.\u2014 Tu peux toujours frapper, mais à ta place je choisirais de perdre deux coups.Je suivis son conseil.\u2014 Tusais que j'ai fait trois voyages 17 juin 1978 - 3 de golf, l'hiver dernier.Une semaine aux Bermudes, neuf jours en Virginie et trois semaines en Floride.Aïe! Le par encore une fois.Comme il avait lancé sa balle a quelques pieds de la coupe à son deuxième coup, il avait calé facilement son coup roulé.Ma balle lécha la coupe et, le vert se trouvant en pente, roula une verge plus loin.\u2014 C'est pas ta journée! \u2014 Six sur une normale trois, dis-je sans enthousiasme.Pendant que nous marchions vers l\u2019autre trou, je lui demandai ce qui lui avait permis de replâtrer son ménage.\u2014 |l n\u2019y a rien de replâtré, je joue au golf plus souvent, c\u2019est tout \u2026 Hl frappa sa balle d\u2019aplomb mais un coup de vent la fit dériver dans un bosquet de sapins.Je choisis un fer pour mon coup de départ.Sage décision, car la balle alla se poser au milieu de l'allée.\u2014 Sans le golf, expliqua-t-il pendant que nous marchions côte à côte vers ma balle, le nombre des divorces serait deux ou trois fois plus considérable.Quand tu joues au golf, tu ne t'engueules plus avec ta femme, tu n\u2018es plus à la maison aux heures propices à l\u2019'engueulade.\u2014 À ce compte-là, tu pourrais dire la même chose de ceux qui passent toutes leurs veillées et leurs samedis à la taverne.\u2014 Beau coup! Cette fois-ci, tu peux jouer la normale.Ce n'est pas la méme chose du tout, parce que les gars qui boivent se sentent coupables.Nous, on fait du sport! As-tu déjà parlé aux vieux membres du club, les vrais enragés du golf?\u2014 Ouais.\u2014 T'as jamais remarqué que ce sont tous des hommes d'âge mûr comme toi et moi qui ont depuis longtemps abandonné les passions amoureuses?Comme je le regardais sans répondre, il reprit après une pause durant laquelle il avait expédié sa balle sur le vert: \u2014 Quand t'arrives a notre âge, t'as le choix entre le golf et le divorce a plus ou moins longue échéance.Examine la liste des membres assidus dans tous les clubs et tu vas voir que le nombre de divorces y est beaucoup plus bas que la moyenne.Ft dire que ma femme menace de me quitter chaque fois qu\u2019elle me voit partir avec mon sac de golf, alors que c\u2019est précisément ce qui la sauve\u2026 Même les amateurs deviennent experts \u2014 Tout ce qu\u2019il vous faut savoir sur la culture des plantes d\u2019intérieur LE GUIDE COMPLET DES PLANTES D\u2019INTÉRIEUR par Joan Lee Faust Traduit de l'américain par Marc Meloche.Les plantes d'intérieur donnent à votre foyer un aspect de chaleur et d\u2019hospitalité.Ce beau livre, débordant de renseignements pratiques, vous montrera comment mieux en prendre soin, comment entreprendre un jardin in- rieur.© Le livre décrit en détail plus de 100 piantes diverses, leur lieux d'origine, la manière de les faire pousser et de les soigner.[i identifie chacune par un dessin en couleur aux traits exacts.® li indique pas à pas comment préparer vous- même les mélanges appropriés d'argile, sable et humus nutritif \u2014 les mêmes qu'emploient les jardiniers professionnels.® Plus de 150 vignettes hors-texte, dont plusieurs iHustrent des procédés importants: interposition de couches d'air, taille des racines de plantes nouvelles, procédure appropriée de mise en pot.© Table alphabétique complète et glossaire explicatif des termes techniques employés.# Au total, 262 pages regorgeant de tout ce qu'il vous faut savoir pour faire pousser chez vous de belies plantes d'intérieur.® Si vous en cultiviez déjà où si vous songiez à le faire, voici enfin le manuel que vous attendiez.N'attendez plus, envoyez ce coupon sans tarder.A: Les Editions Optimum Ltée C.P.4090, Place d'Armes Montréal, Québec H2Y 3M1 r-=- | Pour seulement $7.95 procurez-vous ce magnifique guide complet des plantes d'intérieur.LES EDITIONS OPTIMUM LTEE.C.P.4090, PLACES D'ARMES, MONTREAL, QUEBEC.H2Y 3M! 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De quoi en distribuer un gallon à chacun des 52 millions de Français.Asphyxiés, les oiseaux familiers de la bande littorale; tués, les coquillages, vers de sable et poissons; anéantis, les champs d'algues non loin de la côte.Poussées par les courants et les vents, les nappes de pétrole vont, en un mois, contaminer 350 kilomètres de littoral, gagnant les parcs ostréicoles et les viviers des mareyeurs.Une multitude d'autres villages sans histoire sont touchés, tout comme Portsall.Et en faisant passer ces noms à l'Histoire, les media sonnent à leur manière le glas des activités économiques de cette bande littorale.Les scientifiques sont prudents et évitent de faire des bilans.Ils avancent cependant des chiffres.Ainsi il faudrait trois années pour que la base de la flore se rétablisse, mais peut-être dix ans pour que l\u2019on puisse de nouveau pêcher du homard commercialisable.De quoi mettre en difficulté les pê- cheurs qui ont investi dans du matériel, même si l\u2019on parle d'indemnités: $500 mensuels.Tout cela paraît minime, ne touchant que quelques milliers de personnes.Mais I'Amoco Cadiz est le quatrième pétrolier & contaminer les côtes bretonnes.La marée noire qui a suivi le naufrage du 17 mars a Portsall est aussi la plus grave que |'Histoire ait connue jusqu'à présent.L'histoire des pétroliers n\u2019a pas encore cent ans.Le premier pétrolier ne fut construit \u2014 en Angleterre \u2014 qu\u2019en 1886.Le Gluckauf pouvait transporter 2 307 tonnes, cent fois moins de charge que I'Amoco Cadiz.En 1914, soixante pétroliers naviguaient a travers le monde.Il survint sans doute maints accidents car la conférence maritime de Washington, en 1926, dénonça «la menace d\u2019extermination» que faisait peser sur l\u2019humanité la pollution des mers par les hydrocarbures.11 faudra attendre que de nombreuses autres catastrophes se produisent pour que les Etats en arrivent à des mesures de protection de leurs eaux et de leur littoral.Les menaces pour les océans, dénoncées en 1926, sont bien vite oubliées pendant la Seconde Guerre mondiale.Depuis, en vingt ans, les accidents de navigation les plus spectaculaires se sont succédé.- 29 mars 1957, le Tampico Maru s\u2019échoue dans la crique de Panta Calavera, en Californie, répandant 50 000 tonnes de pétrole.Mai 1966, le Fina-Norvège fait naufrage à proximité de Civita Vecchia, polluant les plages de Rome.18 mars 1967, le Torrey Canyon s\u2019échoue au sud de l\u2019Angleterre, lächant 30 000 tonnes de pétrole, dont une partie gagnera les côtes bretonnes.1971, le Wafra, en Afrique du Sud, Suite page 6- ILYA LES ACCIDENTS DE NAVIGATION -COMME CELUI DE L'AMOCO CADIZ .__ LE LONGDE LACÔTE BRETONNE -MAIS ILYA AUSSI LES OPÉRATIONS DE DÉGAZAGE, ET LA COMPLAISANCE DES GOUVERNEMENTS TRS | M.CHRISTIE ET FEMBARRAS DU CHOIX | ou.' que feriez-vous si vous étiez à la place de M.Christie et aviez le goût d\u2019un biscuit de M.Christie?Comme presque tout le monde, vous choisiriez probablement un biscuit Oreo, à cause de sa riche garniture à la vanille si bien entourée de deux gaufrettes au chocolat.Mais M.Christie ne pense pas toujours comme M.Tout-le-monde.es; + Quand M.Christie a un goût de \u201c4 beurre d'arachides mais qu'il n'a pas ?pour autant le goût de se coller le palais, il se rattrape avec ses biscuits Mais si la journée est un peu wadifficile, peut-être * Eserez-vous tenté, AE LA :omme M.Christie,de PRET faire la pause-saveur x, au beurre d'arachides avec un Pause Café.Des biscuits aussi la Pirate.Connaissez- bien garnis de cannelle et de raisins, ça AS vous une meilleure & solution! Mais quand il a le goût de se sucrer le bec, M.Christie ne fait ni une ni deux.I] choisit trois Sandwichs à la Menthe \u2026 rien em Ne X Le choix le plus difficile pour M.Christie, £ c'est encore de refermer sa boîte de biscuits aux pépites de chocolat.Avoir d réussi à faire entrer autant de savou- le reuses pépites dans des biscuits, ça leur X{ confère une valeur quasi sentimentale # pour M.Christie! que pour leur bon petit goût sucré! ; Si, à l'instar de M.Christie, vous avez \u2019 = % un coeur d'enfant, votre choix ira naturel- 32h À lement vers Fudgee-O.C\u2019est même très logique.Les tout-petits adorent les biscuits Fudgee-O.Et comme M.Christie adore les tout-petits\u2026 M.Christie, vous faites de bons biscuits. te Ci-contre, «tonnes à lisier » (sorte de camions-pompes à purin utilisés par les fermiers voisins) qui se sont révélées le vrai moyen de nettoyer les plages; Ë a dr., manifestation a Brest Jf contre le desastre de I\u2019Amoco Cadiz.LA POUBELLE provoque la pollution en s\u2019échouant au cap Agulas: 18 000 tonnes de pétrole à la mer.17 juin 1972, échouage du Saija en Corse; août 1972, collision du Texanita et du Oswego-Guardian en Afrique du Sud: 10 morts et 33 disparus.1974, le Metula s\u2019échoue dans le détroit de Magellan, perdant 60 000 tonnes de pétrole.24 janvier 1976, l\u2019Olympic Bravery s\u2019échoue sur l\u2019île d\u2019Ouessant, en Bretagne; les cuves, d'une contenance de 276 000 tonnes, étaient vides, mais la côte sera polluée par le propre carburant du pétrolier.12 mai 1976, l\u2019Urquiola s\u2019échoue à la Corogne, en Espagne, et perd 108 000 tonnes de fuel.15 octobre 1976, le Boehlen sombre dans les parages de l\u2019île de Sein, en Bretagne: nouvelle marée noire.16 décembre 1976, le Venpet et le Venoil entrent en collision au large de l\u2019Afrique du Sud: marée noire de 27 000 tonnes.Près de nous: juin 1966, le Texaco Massachussets fait naufrage devant New York.Février 1970, l\u2019Arrow s'échoue dans la baie de Chédabouc- tou, en Nouvelle-Ecosse.15 décembre 1976, l'Argo Merchant s\u2019échoue près de l\u2019île de Nantucket sur la côte est des E.-U.mais les 29 000 tonnes de pétrole de la cargaison, au lieu de gagner la côte, se dissiperont au-dessus du George Bank, zone de pêche très prolifique.Le dégazage: la goutte de trop En 1973, plus de six millions de tonnes d\u2019hydrocarbures ont été déversées dans les mers, selon l'OCDE.Sur ce total, 2,1 millions de tonnes provenaient des transports maritimes, mais seulement 200 000 tonnes, soit 3 p.c., étaient dus aux accidents de navigation.La part importante des rejets en mer était due à des gestes volontaires, notamment aux opérations de dégazage en cours de navigation.Les autres déversements volontaires ou accidentels proviennent de rejets à partir de la terre: raffineries, ruptures de canalisation, ou encore d'\u2019infiltrations sous- marines causées par l\u2019exploitation ou la recherche de nappes en pleine mer.Les rejets dus à la navigation semblent donc minimes par rapport à tout ce qui est déversé annuellement dans la mer.Avant de considérer ce qui est fait ou devrait être fait pour prévenir les accidents, il convient de s'arrêter aux rejets volontaires.Ce genre d'opération consiste à rejeter en mer les résidus de cuves, au lieu de faire escale dans des ports équipés de stations de dégazage.L'immobilisation du bâtiment, ajoutée au coût de l'opération, revient à bien plus cher que l'amende que les responsables du navire risquent s\u2019ils sont surpris à dégazer en haute mer.L\u2019Amoco Cadiz s\u2019est échoué le 17 mars 1978; les 29, 30 et 31 mars, quatre pétroliers ont été repérés alors qu\u2019ils dégazaient dans la Manche\u2026 profitant de la marée noire.Un de ces bâtiments a été immobilisé jusqu'à versement par le commandant d\u2019une amende de 30 000 francs (environ $7 250)! Inefficacité des mesures de prévention Parce qu\u2019en 1967 les côtes bretonnes ont connu la marée noire due au naufrage du Torrey Canyon, en 1970 on créa en France le plan Polmar-mer destiné à lutter contre la pollution marine.À l\u2019époque, le plan faisait état de l\u2019existence de vingt kilomètres de barrages flottants, de 2 800 tonnes de produits dispersants ou précipitants, d'un appareil de récupération et de citernes de stockage des hydrocarbures.Le Premier ministre français prit des mesures le 24 mars, une semaine après la tragédie de l\u2018Amoco Cadiz.Les préfets maritimes pourront prendre des dispositions pour maîtriser la navigation dans leur secteur.Les pétroliers devront respecter une bande de 7 milles par rapport au littoral (au lieu de 5 milles précédemment).Tout navire entrant dans les eaux territoriales françaises devra signaler son entrée, sa route, sa vitesse et la nature de son chargement.Et tout capitaine est tenu d\u2019informer les autorités maritimes en cas d'avarie ou d'accident.Un radar, enfin, est en cours d'installation sur [ile d\u2019Ouessant pour surveiller l\u2019entrée de la Manche.Il aura donc fallu une nouvelle catastrophe, et la pire de toute l\u2019histoire maritime, pour que la France se décide à prendre des mesures plus énergiques en matière de prévention.Encore qu\u2019elles paraissent bien minimes par rapport à celles prises par d\u2019autres pays qui ont connu de nombreuses catastrophes à la suite d'accidents de navigation.C\u2019est le cas de l\u2019Afrique du Sud qui voit passer devant le Cap 2 600 à 3 000 pétroliers pleins par an.Depuis 1971, il n\u2018y a pas eu de catastrophe entraînant une grave pollution.Deux remorqueurs gouvernementaux veillent en permanence sur la route des pétroliers.Leur intervention a permis d'éviter que les 250 000 tonnes de pétrole du Venoil ne gagnent la mer, en 1977.Les navires ne peuvent approcher à moins de 20 milles des côtes; des patrouilleurs surveillent, d'ailleurs, la zone en permanence.De plus, les peines encourues en cas de sinistre ou de pollution sont assez sévères pour décourager les téméraires.Les vi de la mer Au cours des premières semaines qui suivirent la marée noire, dans le cadre du plan Polmar, l\u2019on vit affluer, vers la côte touchée, hommes et matériels.7 500 militaires que l\u2019on arma de pelles et de seaux alors que la priorité était de pomper, à même la mer, le pétrole ramené au littoral à chaque marée! 500 camions et 60 citernes pour transporter le pétrole pompé alors que l'on manquait d'engins pour faire l'intermédiaire entre le rivage et ces porteurs.60 navires de guerre, 30 hélicoptères et 18 avions pour repérer et traiter les nappes de pétrole qui dérivaient au large.On criait déjà victoire, lorsqu'un mois après la catastrophe, les vents, étant passés au nord-est,\u2018ramenèrent les nappes à leur point de départ et sur les plages déjà nettoyées! H fallait certes des bras pour ramasser patiemment pétrole et débris solides qui souillaient les plages.Il importait auparavant de pomper inlassablement pour récupérer le maximum de pétrole et éviter ainsi qu\u2019à chaque marée les courants ne remportent des nappes.La solution vint du bon sens paysan.Les agriculteurs, à l'appel de leurs responsables professionnels, se firent les «vidangeurs de la mer» avec leurs tonnes à lisier.«Au cours d\u2019un voyage en Coro- gne, j'avais constaté que cela avait apporté la solution lors du naufrage de l'Urquiola», précise Alphonse Arzel, agriculteur et maire de Ploudalmézeau- Portsall.Opération tout à fait improvisée.Le plan Polmar ne prévoyait pas cette ressource locale, ni même de consulter les élus et de les associer aux décisions.Quand nous avons rencontré M.Arzel, deux semaines après le naufrage, il se disait encore ulcéré par le manque de concertation.Le plan Polmar est apparu efficace\u2026 sur le papier.Les barrages flottants ne résistèrent ni à la marée ni au mazout.Il faudrait 10 000 personnes au travail pendant deux a trois mois pour faire disparaitre les traces visibles de la marée noire! Aprés la catastrophe de Portsall, on découvrit qu'en onze ans et à travers l'expérience de trois marées noires, on n\u2019était guère plus avancé, ni pour traiter les nappes en haute mer, ni pour ramasser le pétrole, ni encore moins pour prévenir les accidents.Aux Etats-Unis, un décret, promulgué en 1972, dote le pays d\u2019un «plan de sauvegarde en cas de pollution par le pétrole et les substances dangereuses ».Des forces spéciales sont ainsi chargées de veiller sur les côtes.Ces unités d'intervention peuvent répondre à tout appel en deux heures et disposent, en cas d'accident, de tout le matériel voulu pour procéder à un rapide pompage, de manière à éviter le rejet à la mer.Mais l'expérience, notamment dans le cas de l\u2019Argo Merchant, a démontré les limites de ces forces d'intervention en cas de mauvais temps.Les mesures de prévention des accidents de navigation dépendent d\u2019abord du bon vouloir des gouvernements touchés dans leurs eaux territoriales.Mais des conventions internationales codifient également le trafic en mer.Celles-ci sont élaborées par l\u2019Organisation maritime consultative internationale (OMCI), qui célébrait d\u2019ailleurs son vingtième anniversaire en mars 1978.Etonnante coïncidence! C'était le 17 6 - 17 juin 1978 mars \u2014 L\u2019Amoco Cadiz a sombré dans la nuit du 16 au 17 mars \u2014 cette premiére journée mondiale de la mer.Pour M.Chapon, l\u2019un des responsables français des transports: «Cette journée souligne la tâche importante accomplie par l'OMCI pour améliorer la sécurité des navires et des gens de mer.» Déclaration qui revêtait quand même un certain goût amer, le jour d\u2019une tragédie comme celle de l\u2019'Amoco Cadiz.L'OMCI, qui relève de l'O.N.U., a adopté de nombreuses conventions; la difficulté réside dans la ratification et l'application des textes.Le principe de la séparation du trafic dans les parages dangereux comme la Manche, adopté en 1972, n'est entré en vigueur qu\u2019en 1977.Sans doute les mesures préventives sont-elles insuffisantes encore, si l\u2019on en croit le naufrage de l\u2018Amoco Cadiz et les requêtes des pays membres, à la réunion de l'OMCI, le 17 avril 1978.L\u2019Angleterre et la France demandaient que soit étendue la zone côtière interdite aux pétroliers; le Canada a souhaité que soit donnée aux pays concernés la possibilité d\u2019inspecter les bateaux qui naviguent dans leurs eaux.L'Institut d'économie maritime des Pays-Bas conciut, dans une étude sur la flotte mondiale de pétroliers, qu\u2019en matière de sécurité, d'entretien et de qualification des équipages, 320 pétroliers grecs et 150 libériens sont inférieurs aux normes.Sur 874 bateaux battant ces mêmes pavilllons, 262 ont plus de seize ans.A Chypre, 71 p.c.de la flotte pétrolière est hors normes et, à Panama, 50 pétroliers ont vingt et un ans et plus.On touche là le problème des pavillons dits de complaisance.Pour naviguer au plus bas coût, des sociétés de divers pays font immatriculer, par le biais de filiales, leurs navires dans des pays qui ne sont généralement pas signataires des conventions internationales de base en matière de normes de sécurité.Le Torrey Canyon battait pavillon libérien, comme l\u2019Urquiola et comme l\u2019Amoco Cadiz.L'Olympic Bravery battait pavillon grec.Le Texanita et l'Oswego Guardian étaient libériens, comme l\u2019Argo Marchant et comme le Venpet et le Venoil.Sans doute faut-il combattre le principe de ces pavillons de complaisance, mais les pays qui, au sein des instances internationales, s\u2019efforcent de prévenir la pollution des mers, abritent nombre de sociétés qui immatriculent leurs bateaux dans ces pays complaisants\u2026 On est sans doute loin d\u2019avoir trouvé la solution définitive.A Portsall, les bateaux de goémoniers ne sortiront guère, cette saison.La plage nettoyée peut faire illusion.Descendez dans le sable et vous y découvrirez des taches huileuses.Dans les estuaires les huîtres ont goût de mazout.Sur la plage de Tréompan, les tracteurs se succèdent pour remonter des chargements entachés de pétrole\u2026 Assistés sociaux, les sinistrés seront-ils indemnisés tant qu'ils n\u2019auront pas retrouvé leur milieu marin?Sont-ils condamnés à l\u2019exode et à la reconversion, eux qui n\u2019ont jamais connu que la mer?Leur mer est devenue une poubelle.La nôtre aussi.Six millions de tonnes de pétrole par an dans les mers du monde.Portsall et la Bretagne ne sont finalement pas si loin\u2026e 17 juin 1978 - 7 À Haye 2 TEN i AR.ab Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u2018goudron\u2019 16 mg, nicotine 1.1 mg.Format régulier: \u201cgoudron\u201d 14 mg, nicotine 0.9 mg. Maquette de navire de guerre du type en usage Cuillères en argent fondues par Crui de Montréal, au début de | au et conservées par le Musée-Planétari pendant la guerre canado-américaine de 1812-1814, conservée au Musée de la guerre, à Ottawa.En voiture! epuis le Ter mars une magnifique série d'affiches écore les voitures du service Via Rail Canada lles reproduisent soit des objets anciens irés du patrimoine national, soit des euvres d'art en montre dans les principaux musées lu pays.Le but en-est de faire mieux onnaître aux Canadiens la grande variété des ichesses de leurs musées.e projet avait été conçu, il y aun an, ar Jacqueline-Anne Sorel, directrice du service l'information des Musées nationaux.| à suscité aussitôt l'intérêt enthousiaste de Via Rail, ut a accepté de le coparrainer.Dn s\u2019est adressé aux musées d'art bu de science des grandes villes situées sur les arcours desservis par Via.n comité de sélection a choisi un sujet l'affiche par musée, de façon à n'oublier aucune des lix provinces, et en a constitué ainsi une érie de vingt-sept.Un premier groupe de treize iffiches circulent déjà à travers le pays; es (quatorze autres auront été placées à bord les convois d\u2019ici la fin du mois.Flles seront exposées pendant un an et a tour de rôle dans toutes les voitures Superconfort, Club 52 et coach de Via circulant d\u2019un océan à l'autre.Les boutiques des musées les mettront aussi en vente sous peu, et l\u2019on s'attend qu'elles suscitent la convoitise des collectionneurs.Ces affiches font leur part aux artistes vivants aussi bien que défunts.Ainsi on y voit une sculpture, Jim, due à Joe Fafard, de la Saskatchewan, et conservée à la galerie Norman-Mackenzie, de Regina.Ou encore un bronze, Sans Titre, exécuté en 1966 par Armand Vaillancourt et monté sur un socle'enneigé) qui se trouve au Musée d'art contemporain de Montréal Les arts amérindien et inuit ne sont pas moins bien servis, de même que les sciences, de la paléontologie à la physique.Au total, une collection qui saura nourrir le regard et l\u2019esprit des voyageurs, et les inciter à visiter ms au passage les musées fournisseurs.Nous vous présentons dans ces pages quelques-uns des objets et oeuvres d'art reproduits sur ces affiches et une des affiches montrant un coq de clocher, appartenant au Musée du Québec.Christian Larsen Les Musées nationaux The National Museums du Canada of Canada Portrait de la Marquise Angélique de Dreux-Brézé, Uniformes de grande tenue pour 0 par Nicolas de Largillière, oeuvre du XVIIIe siècle que possède portés dans l'Armée canadienne au X le Musée des beaux-arts de Montréal.gardés au musée de Saint-Jean, au Nouve Quetta.x, utilisez VIA par Cruikshank et Savage, Sculpture de Joe Fafard intitulée «Jim», Mannequin \u2014 représentant un missionnaire \u2014 out de l'autre siècle, qui a été acquise par la galerie Norman-Mackenzie, provenant de la tribu des Sauteux et que conserve Planétarium de Vancouver de Regina, en Saskatchewan.[institut Clenbow, de Calgary en A ue pour officiers, Pompe a vapeur qui aurait servi a combattre Voiturette d'enfant, en rotin tressé, capitonnée enne au XIXe siècle, fe grand incendie de Hull, en avril 1900), de velours rouge et protégée par un parasol de méme tissu, au Nouveau-Brunswick.gardée au Musée national des sciences à Ottawa.conservée au Musée de l'homme, à Ottawa. PAR JACQUES LARUE-LANGLOIS Jeudi, 11 mai 1978, 8 h 45.Tel que convenu, mon collègue photographe et moi nous nous présentons au bunker de la Grande-Allée, forteresse bien gardée \u2014 quoique moins exagérément que sous le gouvernement précédent \u2014 où se réunit le Conseil exécutif sous la présidence du Premier ministre.Impossible de monter sans l'accord de la personne que nous devons rencontrer.Elle n'y est pas.Personne n'y est.La veille, c'était la soirée du whip en l\u2019honneur des députés ministériels et du personnel du cabinet des ministres.Une affaire qui a fini tard.pour certains.Le temps de se réorienter, de sortir pour attraper le Premier ministre au vol au moment de son arrivée.|! est là, sur la banquette arrière d'une voiture grise bien ordinaire dont il sort en trombe, vêtu d'un élégant costume bleu marine, pour se diriger, seul, presque au pas de course, vers l'entrée de l'immeuble dont il tire lui-même la porte.Au moment de franchir le seuil de l'immeuble, il m\u2019aperçoit.\u2014 Bonjour, monsieur Lévesque.\u2014 Bonjour.\u2014 Madame O\u2019Leary a dû vous prévenir: aujourd'hui, nous passons la journée, mon collègue photographe Denis Plain et moi, à vous suivre pour un reportage dans Perspectives.\u2014 Me suivre toute la journée?l\u2019vous en souhaite! Là-dessus, il redétale au pas de course, qui semble celui de son rythme habituel, vers l'ascenseur dans lequel! il disparaît avant que nous ayons le temps de nous coller à sa semelle.Après deux cafés, quelques excuses et un coup d'oeil à l\u2019agenda du «P.m.» \u2014 c\u2019est ainsi qu\u2019on l\u2019appelle dans son entourage \u2014 en compagnie des attachés de presse, nous nous retrouvons, a 9 h 55, dans le vaste bureau du bunker \u2014 qui servait d\u2019antichambre à l'immense bureau de Robert Bourassa \u2014 où René Lévesque s\u2019est installé depuis le 16 novembre 1976.Un espace sobre, de bon goût, un peu froid de propreté mais réchauffé par le grand bureau couvert de piles de dossiers, de documents et de paperasse de toutes sortes, derrière lequel travaille M.Lévesque.Aux murs, un Marc-Aurèle Fortin et un Clarence Gagnon, l\u2019un et l\u2019autre splendides.Je me cale dans un fauteuil, dans le coin le plus éloigné du bureau et, tentant de me fondre dans le décor, je me cache derrière le journal du matin qui traînait sur une table.Denis Plain se déplace à pas de loup tout autour de la pièce en jouant de l'obturateur de ses Leica comme s'il avait été privé de le faire pendant des semaines.Le Premier ministre ne bronche pas.Il est tout a ses dossiers.Il se lève tout a coup et, d\u2019un geste ample, déchire quelques feuilles dactylographiées qu\u2019il vient de parcourir et les laisse tomber dans la corbeille en déclarant: \u201cÇa, c\u2019est le geste le plus agréable qu\u2019on puisse poser dans une journée.Affaire classée!» Il se rassied et se remet à sa lecture.Silence.«Hé! c\u2019est bon ça,» lance-t-il soudainement.«Ecoutez ça \u2014 et il se met à lire à haute voix \u2014: «Attendu que les premiers colons de notre Etat étaient d'origine française.Attendu que la langue française a toujours joué un rôle important dans l\u2019Etat du New Hampshire.Attendu que plusieurs Franco-Canadiens ont établi domicile chez nous depuis quelques générations.Attendu.etc.etc., nous, Meldrim Thompson fils, gouverneur du New Hampshire, proclamons le mois de mai «mois du français» dans cet Etat et encourageons la tenue de toutes manifestations susceptibles d'aider à promouvoir l\u2019usage de cette langue.» \u2014 «C\u2019est pas l\u2019Ontario qui en ferait autant!» conclut le Premier ministre en déposant le document et en passant rapidement à une autre affaire.Nouveau silence.Puis une exclamation: «Maudit que ça s'accumule, la paperasse! Y en a plus qu\u2019hier!» Re-silence, marqué seulement du froissement des pages tournées et de la folle farandole des clics de l'appareil photo.\u201cCa coûte cher, laroyauté!\u201d Monsieur Léveque ne se comporte aucunement en maître ou en patron.Il vouvoie tout le monde autour de lui, même ses plus anciens et plus intimes collaborateurs, se permettant d'en appeler quelques-uns par leur prénom.H ne commande jamais mais demande, et toujours fort poliment et fort civilement.Ses secrétaires, adjoints et conseillers immédiats arborent un sourire permanent qui en dit long sur le plaisir qu\u2019ils ont à travailler avec lui.Ne considérant personne comme son serviteur, il se lève volontiers pour aller se chercher un café, qu\u2019il laisse longuement refroidir avant de le boire, et loge lui-même ses appels téléphoniques.«Bonjour! Ici René Lévesque, est-ce que je pourrais parler à monsieur Untel?» Comme nous nous apprêtons à sortir du bureau, il nous retient: «Non, non.Ça va.Vous pouvez resterl» Au téléphone, après le ré- 10- 17 juin 1978 -auvdn0ns -\u2014-5 9 ==\u2018 20 o™ = - T PN OPN A sm pm SN FN PN PN mm gy pe am N | \u2014 \u2014b René Lévesque dans son bureau; lieutenant-gouverneur du Québec, de son attachée de presse et devant l'Hôtel du Couvernement; =H du prochain Conseil des ministres.glementaire échange de politesses: «Ecoutez, y a une chose incroyable ici: pour un spectacle d\u2019un soir, le 2 juillet, dans le cadre des fêtes du Patrimoine, à Bois de Coulonge, nous avons un estimé de dépenses pour la préparation du terrain, le montage de la scène, l'éclairage, la sonorisation, la protection de la police et le ré-arran- gement de tout ça le lendemain, qui s'élève au montant exorbitant de $200 000.On pourrait \"acheter deux fois, Bois de Coulonge, avec ¢a.pis ¢a nous appartient.» A 11 heures, le Premier ministre a rendez-vous chez le nouveau lieute- nant-gouverneur, Jean-Pierre Côté.Ce sera leur première rencontre depuis l'entrée en fonctions de ce dernier, deux semaines auparavant.M.Léves- que entend réclamer une partie de l'espace que le vice-roi et sa suite occupent au Parlement.Bien sûr, un secrétaire lui a monté un dossier, qu'ils consultent ensemble.À sa grande surprise, M.Lévesque y découvre que si le lieutenant-gouverneur du ° Québec emploie six personnes au Parlement comparativement aux huit que maintient à Toronto le lieutenant- gouverneur de l'Ontario, par contre ce dernier habite seul un appartement \u2018dans un hôtel de la Ville Reine, pendant que le représentant de la 17 juin 1978 -11 reine au Québec entretient chez lui, chemin Saint-Louis, une maisonnée de 11 employés, dont bien entendu les contribuables défraient les salaires.Sifflement du Premier ministre, suivi de: «Ça coûte cher, la royauté!» Pour passer du bunker à l'Hôtel du Gouvernement, il faut traverser la Grande-Allée.Afin d'éviter que les usagers du bunker n\u2019affrontent les rigueurs de l\u2019extérieur, on a percé un tunnel sous cette grande artère québécoise.En l\u2019'empruntant seul avec nous, le Premier ministre nous fait remarquer qu'il comporte deux corridors absolument parallèles, dont l\u2019un, construit sous les libéraux, devait être réservé exclusivement au Premier ministre.«Quand même!», commente-t- il laconiquement.Chez le lieutenant-gouverneur, c\u2019est M.Lévesque lui-même qui, pour se soumettre aux impératifs d\u2019un protocole rigoureux, doit nous présenter au secrétaire et à l\u2019aide de camp du vice-roi et demander la permission que nous soyons admis au début de la rencontre, le temps d'une photo.Puis nous le quittons après lui avoir donné rendez-vous à son bureau, à 13 h 15.Visite de la tribune de la presse Profitant de la pause pour rendre visite à nos collègues de la tribune de la presse, située à l'étage au-dessus, quelle n'est pas notre surprise, trente minutes plus tard, de voir surgir le Premier ministre, seul dans le couloir, qui lance à notre endroit: «Je vous cherchais!» En fait, il a profité de l\u2019occasion pour effectuer sa première visite à ses anciens collègues de travail dans leurs locaux depuis un an et demi qu'il est en fonctions.Ceux-ci se sont plaints, depuis quelque temps, de l\u2019exiguïté des locaux qui leur sont attribués et l'affaire a même rebondi sur le parquet de l\u2019Assemblée nationale, la veille de notre passage.Monsieur Lévesque a tenu à vérifier de visu l'ampleur du problème.Poignées de main chaleureuses, discussions ouvertes et spontanées sur les principales questions d'actualité avec les journalistes, dont il connaît bien les préoccupations.Supputations quant à savoir si Trudeau déclenchera, dès cet après-midi, des élections fédérales pour l'été \u2014 Lévesque croit que oui \u2014 ou quant à la candidature possible de Claude Ryan dans l'élection partielle de N.D.G.L\u2019atmosphère est à la bonhomie et à l'humour.Ex-journaliste, le Premier ministre se retrouve dans un milieu qu\u2019il a toujours aimé.Vers 13 h 30, Mme Gratia O\u2019Leary, son attachée de presse, vient le retrouver dans le salon attenant à son bureau et, durant quelques minutes à peine, tous deux se penchent sur les manchettes des journaux du jour afin d'y déceler les sujets pouvant faire l\u2019objet des attaques de l'opposition parlementaire au moment de la période de questions qui marquera, à 14 heures, l\u2019ouverture des travaux de la Chambre.Pour marquer cette splendide journée d\u2019un printemps qui a tant tardé à s'imposer \u2014 et sans doute aussi pour nous permettre de varier l'éventail des photos de ce reportage \u2014, le Premier ministre traversera la Grande-Allée en surface, n\u2019hésitant pas, pour adopter un raccourci, à grimper d\u2019un pas allégre sur le remblai de béton qui borde les terrains des édifices gouvernementaux.C\u2019est sans étonnement mais avec une curiosité sympathique que passants, fonctionnaires, travailleurs employés à ravaler l'Hôtel du Gouvernement le regarderont passer.À l'intérieur, montant seul les escaliers qui mènent à la Chambre, il croisera trois jeunes garçons de 14 ou 15 ans et leur adressera lui- même la parole, s\u2019informant de l\u2019école qu'ils fréquentent \u2014 le collège Laval \u2014 et des motifs qui les incitent à venir assister aux débats de l'Assemblée nationale: «On veut voir ça!» Suite page 13 En page de gauche, le Premier ministre ci-dessus, il s'entretient avec le nouveau S.E.Jean-Pierre Côté; a g., en compagnie de l'auteur, il saute la bordure du béton 1 ci-contre, réunion avec Jean-Roch Boivin (de face}, Claude Malette (de profil) et Louis Bernard (de dos), en préparation Vous pouvez gagner une voiture de $7 000 de votre choix.Ou un quées de 7UP ou DIET 7UP.Collectionnez-en suffisamment pour former les voyage pour deux vers n'importe quelle destination de CP Air, plus $1 000 mots identifiant les prix que vous voulez.Puis vous n'avez plus qu'a vous en argent comptant.Ou $777 en argent comptant.Ou des produits Sony d'une valeur de $400.Ou un certificat-cadeau de Sears d'une valeur de $100.Ou l'un des prix parmi plus de 1 000 que vous offre le inscrire au sweepstake dans cette catégorie.Toutes les lettres sont Es distribuées également et au hasard, sans aucune exception.Et vous pouvez participer au nombre de sweepstakes qu'il vous «# Dplaira,autant de fois que vous le voudrez.Le tirage final dans votre sweepstake de 7UP: \"Les Mots Gagnants\".Be région aura lieu le 28 juillet 1978.En somme, il n'y à qu'un seul mot Recherchez les lettres sous les capsules spécialement mar- ka\u2019 d'ordre:PARTICIPEZ! (UP L'INCOLA/DIET7UP ND CED ID MID MED MED ER SED ED SED MED SED SID ED MID ID MD DD MD DD mS wm em em ems em) AUTOS: 7 prix\u2014 Voiture de modèle 1978, d'une valeur maximale de $7 000 N CP AIR: 7 prix\u2014Un voyage aller-retour.en classe économique, pour deux personnes vers n'importe quelle destination de CP Air (comprenant les PRIX CHOISI (ne cocher qu'une case) frais de transport jusqu'au point de départ le plus près de Chez vous et 51 000 comptant La valeur du pix.de $1 112 à $5 096 environ.DAD®O er DO@PAO® COMMENT PARTICIPER 1.Pour participer.vous devez collectionner les rondeMes de capsules pour former un des mots Suivants\u201d AUTOS CP AR DOLLAR SONY : SEARS ou imprimer à la main.sans moyen mécanique ou autre, un facsimile de chacune des lettres nécessaires pour former le prix de votre choix; et poster avec vos nom, adresse et numéro de téléphone sus une formule de participation ou une simple feuille de papier à l'adresse suivante; Concours Les Mots Gagnants C.P.6148 Station \u2018A\u2019 est fonction de fa destination choisie.) DOLLAR: 7 prix\u2014 $777 en argent comptant SONY: 7 prix \u2014 Certificat-cadeau Sony d'une valeur de $400 SEARS\u2019 77 prix\u2014 Centifical-cadeau Simpsons Sears d'une valeur de $100 BON! 1001 prix\u2014 prix en argent d'une valeur de $10.5.Ces prix seront répartis egalement entre les régions suivantes.1/7 des prix dans Chaque région Montréal H3C 3A7 Ville Province \u2014 Colombie-Britannique, Alberta.Yukon et les Territoires du Nord-Ouest Dans le coin Inférieur droit de l'envetoppe ou du paquet contenant votre 0 ® © © © @ ® \u2014 Manitoba et Saskatchewan envoi, Indiquez clairement le nom du prix pour lequel vous voulez \u2014 Région de Toronto participer.Code postal Téléphone (__) Âge Sexe \u2014 Ontario, à l'exception de la ségion de Toronto \u2014 La région de Montréal 2.Au tirage bon.vous pouvez gagner des prix en argent de $10.Pour y participer.vous n'avez qu'à collectionner 5 lettres imprimées sous les fondelles de capsules et à postes votre envoi à l'adresse susmentionnée.Inscrivez le mot \u201cBON\u201d clairement dans le coin inférieur droit de l'enveloppe que vous envoyez La province de Québec, à l'exception de la région de Montréal \u2014Les provinces de l'Atlantique.6.Pour gagner un prix, les personnes dont le nom aura été tiré devront répondre en un temps limité.à une question d'arithmétique qui leur sera posée lors d'un appel téléphonique dont elles auront été averties O © ® ® ENVOYER À: CONCOURS \"LES MOTS GAGNANTS\" DE 7UP 109®088 on AT 3.Vous Ez participer aussi souvent que vous le voulez.mais .chaque emt do \"ate posté dans une envaioppe différente et suffi- GO O O O O O IMPORTANT: Assurez-vous d'inclure dans votre envoi les rondelles de Ou par écrit au moyen d'un formulaire qui leur Sera posté.samment affranchie capsules portant les lettres qui forment le prix choisi, et inscrivez ce prix 7.Pour être admissibles, les bulletins de participation doivent arriver 4.Le tirage final aura lleu le 28 Juillet 1978.Le tirage au sort Trrage Boni (cinq lettres au choix) dans le coin intérieur droit de l'envoi(inscrire en lettres moulées).À destination le ou avant le 27 juillet 1978 pour le tirage final.8.En participant à ce concours.les gagnants acceptent que Seven-Up sera lait à partir de tous les bulletins de participation reçus pous chaque catégorie de prix énumérée ci-dessous, dans chaque région géographique décrite au réglement n° 5.Voici les prix qui seront accordés le 28 juillet 1978 Canada Limitée utilise leur photographie, leur nom et celui de leur ville à des fins publicitaires.Obtenez tous les réglements du concours là où l'on vend 7UP et DIET 7UP CONCOURS \u201cLES MOTS GAGNANTS\u201d DE 7UP Seven-Up, 7UP, DIET 7UP et l'Incola sont des marques déposées qui identifient des produits de The Seven-Up Company.eer mma = Voici quelques mots à propos des gagnants: Les mots sont: chanceux, heureux et contents.Voici les noms de quelques gagnants: AUTOS Rita Morin, _St-Jean-Port-Joli, Québec CP AIR Desneiges Leclerc, Arvida Jonquière, Québec DOLLAR Marcel Dontigny, La Tuque, Québec Florence Cabana, Montréal, Québec SONY Suzanne LaPorte, Montréal, Québec Diane Bourque, St-Anne-de-Beaupré, Qué.SEARS Lucille Bergeron, Montréal, Québec Louise Couture, Montréal, Québec Jacqueline Levy, Montréal, Quebéc Jean Claude Lamontagne, Montréal, Québec Claude Leduc, Montréal, Quebéc Pauline Careau, Québec Nicole Caron, Senneterre, Québec Mme.R.Gagnon, Québec Maurice Gilbert, Chicoutimi, Québec Rita Sample, Sherbrooke, Québec Gilles Sévigny, Breakeyville, Québec Jean-Pierre Hogue,St.Jérôme, Québec Mme.R.Deschaneaux, Drummondville, Québec Pete Capobianco, Montréal, Québec y! © TUP L'INCOLA/DIET 7UP 17 juin 1978 - 13 Une journee paperasse Après de brèves consultations avec quelques-uns de ses ministres dans le bureau aménagé à cette fin à l'arrière de la Chambre, M.Lévesque ira promptement prendre sa place sur le parquet dès l'ouverture des débats.Ici, plus encore qu'ailleurs, il semble à son aise.Les premières questions de l\u2019Opposition lui sont personnellement adressées et ont trait à la nouvelle, parue dans les journaux du matin, à l'effet que General Dynamics exigerait 300 millions de dollars du Gouvernement du Québec en retour de la cession de l'Asbestos Corporation.Ses réponses furent rapportées dans les journaux du lendemain.Ce qui ne le fut pas, c'est la patience qu\u2019il apporta pendant une dizaine de minutes à réfuter calmement les attaques répétées de l\u2019opposition, n'ayant recours à la vigoureuse fermeté habile dont il est capable que pour s'étonner de «l\u2019espèce d'interpellation gratuite du député de Bonaventure» \u2014 Gérard-D.Lévesque \u2014 et lui clore le bec en réitérant dans son style lapidaire et mordant les motifs militant en faveur de l'acquisition de cette firme par les Québécois eux-mémes.Paperasse et réunions A 15 h 15, le Premier ministre réin- tégre ses bureaux du bunker et .se replonge aussitôt dans la paperasse.Il en sortira à 16 heures pour la mise au point hebdomadaire du livre bleu, qui est en somme l'agenda des réunions du Conseil des ministres.Au cours de cette rencontre fixe, le Premier ministre et ses conseillers immédiats mettent au point l\u2019ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra le mercredi suivant, afin que tous les intéressés, ministres et chefs de cabi- - net, puissent, au cours de la fin de semaine, effectuer les recherches ou les lectures qui s'imposent pour posséder leurs dossiers à fond.La réunion regroupe, autour du P.m., trois des personnes les plus importantes en ce qui a trait aux décisions susceptibles d'influencer le fonctionnement même de la démocratie au Québec: Louis Bernard, secrétaire général du Conseil exécutif, le plus haut fonctionnaire du gouvernement \u2014 statut de sous-minis- tre sénior \u2014; Jean-Roch Boivin, chef de cabinet du Premier ministre, et le secrétaire administratif du chef du gouvernement, Claude Malette.Ils passeront 90 minutes ensemble, quelques rares fois interrompus par les coups de téléphone d'un ministre consultant son chef de gouvernement, à débattre de questions cruciales, comme si nous n\u2019y étions pas.Pendant ce temps, dans une salle de conférence sise de l\u2019autre côté du corridor, se réunit le conseil du cabinet chargé de préparer le projet de loi no 92 sur les référendums.Sont présents le ministre d'Etat a la Réforme parlementaire, Robert Burns, le ministre de la Justice, Marc-André Bédard, et son chef de cabinet, Jean- Claude Scraire, de même que le directeur des communications au cabinet du P.m., Robert MacKay, Jacques Rochefort, directeur national de l\u2019organisation du Parti québécois, et Jean Gagnon, conseiller juridique du Parti.A 17 h 30, le Premier ministre, ainsi que MM.Bernard et Boivin, les y rejoindront en notre compagnie, et il nous sera exceptionnellement permis de tirer quelques clichés de cet auguste aréopage.Après les- habituels «propos confidentiels», la discussion reprend en toute liberté et s'avère fort intéressante, l\u2019objet étant de déterminer le moment précis à partir duquel seront réglementées les contributions financières aux deux organismes regroupant les tenants du «oui» et du «non», lors de la campagne du référendum.Il faudra qu'un conseiller de M.Léves- que lui souffle quelques mots à l\u2019oreille pour que ce dernier interrompe les débats avec sa subtilité coutumière pour déclarer: «Avant de poursuivre trop loin notre discussion, il y aurait peut-être lieu de s'assurer que nos amis journalistes ont terminé leur travail, car nous ne voudrions pas les exposer à de trop fortes tentations dans l'exercice de leur métier.» Bien entendu, nous nous excusons et nous retirons.Il est près de 18 heures et nous n\u2019avons, à toutes fins pratiques, pas lâché le Premier ministre d\u2019une semelle depuis 9 heures du matin.Une consultation avec l'attaché de presse suffit à nous faire comprendre que la vie privée du Premier ministre n'est aucunement de son ressort.Cependant il nous laisse entendre que, en dépit de la curiosité toute professionnelle qui nous y incite, nous ne saurions, sans être mal vus, insister pour l'accompagner à dîner, que ce repas soit pris au restaurant ou chez lui.D'ailleurs, M.Lévesque est fort subtil et très délicat.Il a compris.Alors que nous faisons antichambre, il quitte un moment la réunion où il se trouvait pour aller donner un coup de téléphone dans son bureau.Au passage, il nous glissera: «Ecoutez, vous savez, à part une ou deux visites de personnages non connus que j'attends, pour le reste de la journée je serai à mon bureau dans les paperasses; alors, vous savez\u2026 Enfin, c\u2019est comme vous voudrez.» Trois minutes plus tard, alors qu'il va réintégrer la réunion, il nous croise à nouveau dans l\u2019antichambre, en train de nous demander si\u2026 Aucune équivoque dans son attitude polie et son sourire un peu moqueur alors qu'il nous lance, au dernier moment, dans l\u2019embrasure de la porte: «Alors merci, et bonjour.peut-être.» Nous avons compris: la vie privée d'un Premier ministre, c\u2019est son affaire à luie Ea oe \u20ac EH ° 0) = e Al Bienvenue en Nouvelle-Ecosse berceau du Canada français pour des vacances passionnantes et peu coûteuses.1-800-565-7180 Appelez-nous et demandez notre documentation complète.atlantique du Canada. La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Cela fond dans la DOI H Pane | Plat de roi que la fondue bourguignonne.Et facile à servir une fois que tous les éléments en sont préparés.Je vous l'offre ici avec plusieurs sauces, dont la célèbre béarnaise.C\u2019est une recette que nous avons déjà publiée, il y a plusieurs années, mais tant de lectrices nous ont écrit depuis pour nous demander une recette de fondue bourguignonne que je me permets de vous l\u2019offrir à nouveau.FONDUE BOURGUIGNONNE 2 livres de filet de boeuf Huile Sauce et condiments (voir nos suggestions) Parer la viande et la couper en cubes d'environ % pouce de côté.Disposer, au centre de la table, un plat à fondue, un ptat-réchaud ou une poêle électrique contenant au moins 1 pouce d'huile très chaude.Donner à chaque convive une fourchette à long manche.L'huile doit bouillonner et être maintenue très chaude; si l\u2019on utilise un plat à fondue ou un plat-réchaud on peut, pour gagner du temps, faire d'abord chauffer l'huile sur la cuisinière avant de la verser dans le plat.Disposer, devant chaque convive, de petits plats de trois ou plus des sauces et des condiments suggérés.Tremper chaque cube, piqué au bout d\u2019une fourchette, dans l\u2019huile très chaude et l\u2019y laisser cuire au goût, ce qui ne prend que quelques secondes, chaque convive fait cuire lui-même ses bouchées et les trempe ensuite dans l\u2019un ou l\u2019autre ou dans tous les condiments ou sauces.(De 4 à 6 portions) Condiments Ail finement haché Persil et câpres, en parts égales, hachés Beurre d'ail (voir note) Beurre d'anchois (voir note) Note: ces beurres se font en ajoutant, au goût, de l'ail broyé, des anchois bien écrasés ou de la pâte d\u2019anchois à du beurre ramolli.Sauce béarnaise 3 oignons verts, avec les queues, coupés 1 grosse tige de persil, hachée YA cuil.à thé de feuilles d'estragon séchées ; \"A cuil.à thé de feuilles de cerfeuil séchées 14 de tasse de vinaigre de vin 2 cuil.à table d'eau 4 jaunes d'oeufs 4 de tasse de beurre ramolli V4 de cuil.à thé de sel 1 pincée de piment de Cayenne (Cayenne pepper) Mettre l'oignon, le persil, l\u2019estragon, le cerfeuil, le vinaigre et l\u2019eau dans une petite casserole.Faire mijoter 5 minutes, à feu bas.Egoutter en ne conservant que le liquide.Mettre les jaunes d'oeufs dans la casserole supérieure d'un bain-marie.Ajouter le mélange au vinaigre, petit à petit et en battant constamment avec un fouet ou un batteur rotatif.Cuire, au bain-marie chaud (l\u2019eau de ce dernier ne doit pas bouillir) et en brassant constamment, jusqu\u2019à ce que le mélange épaississe.Ajouter le beurre, un petit peu à la fois, en brassant chaque fois jusqu\u2019à ce qu'il soit fondu.(Le mélange aura alors l'apparence d\u2019une mayonnaise ) Ajouter sel et piment de Cayenne au goût et servir tiède.Remarques: il est important que l\u2019eau du bain-marie ne bout pas.Bien brasser le mélange après chaque addition de beurre.Si le mélange perd son homogénéité, l'addition de quelques gouttes d\u2019eau froide rétablira les choses.Traditionnellement, cette sauce se sert tiède.On la fait habituellement avec des herbes fraîches qu'on peut remplacer, comme ici, par des herbes séchées.Toy.k 4 - 17 juin 1978 + eurent ot au asser de es auce ent es e perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 © Tél.282-2224 \u201c1 pincée de sel d'ail Sauce mayonnaise au fromage bleu Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint Jean Bouthillette Directeur artistique Pierre Legault Rédaction Fdouard Doucet Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille Président Paul-A Audet Vice-président Charles d'Amour Photographe Denis Plain Secrétariat Gisèle Payant Service artistique Secrétaire Marthe Bolduc Guy Pépin Michel Brunette Trésorier Roger Dion Gaston Vachon Michel Genest France Lafond La de tasse de fromage bleu écrasé V4 d .tasse de catsup 1 pincée de feuilles d'estragon séchées 1 tasse de mayonnaise Ajouter le fromage au catsup et travailler le tout jusqu\u2019à ce que le mélange soit lisse.Ajouter les autres ingrédients et bien mêler.Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 Tèl 282-2120 ISSN 0380-6790 NE VOUS OFFREZ PLUS DES REPAS MONOTONES! CUISINE POUR TOUS LES JOURS de Margo Oliver vous facilitera la tâche.Des recettes faciles et économiques, conçues spécialement pour des plats de tous les jours.Vous recevrez en plus, gracieu- sete des Editions Optimum, un magnifique tableau des coupes de viande que vous pourrez garder méme si vous retournez le livre.Seulement $8.95.Sauce tomate 2 tasses de lait La moitié d\u2019une petite feuille de laurier 14 de tasse de beurre La moitié d\u2019un petit oignon, haché finement 1 branche de céleri, hachée finement Va de tasse de farine 1 cuil.à thé de sel ta de cuil.à thé de poivre 1 pincée de muscade YA de tasse de pâte de tomate, de conserve 1 cuil.à thé de paprika 1 cuil.à table de beurre Chauffer le lait, auquel on aura ajouté le laurier, jusqu'au point d\u2019ébullition.Chauffer le beurre et ajouter l'oignon et le céleri.Attendrir un peu ces légumes, à feu moyen, sans les laisser brunir.Saupoudrer de la farine, du sel, du poivre et de la muscade et laisser bouillonner un peu Ajouter le lait très chaud, petit à petit et en bras ant constamment.Faire mijoter 15 minutes, à feu bas et en brassant constamment.Passer.Verser de nouveau la sauce dans la casserole et remettre cette dernière sur le feu.Ajouter la pâte de tomate, le paprika, et le beurre et chauffer, en brassant jusqu\u2019à ce que ce soit homogène.Sauce moutarde Procéder comme pour la sauce tomate en remplaçant la pâte de tomate et le paprika par 2 cuil.à thé de moutarde en poudre délayée dans 2 cuil.à table d\u2019eau froide et A cuil.à thé de sauce Worcestershire.Sauce au raifort Procéder comme pour la sauce tomate en remplaçant la pâte de tomate et le paprika par 1% cuil.à table de raifort préparé, égoutté, et A de cuil.à thé de moutarde en poudree 17 juin 1978 - 15 A SER A a k Hg \\2 MROOW 8nNr us À \"PNR IE LS pas jd he 2.gs; a & JB ie oy (te - = Ed \u201c2 Ë U + AD 435, Ÿ #5, Ce \u201c Roth?& - 7 5 & ad ç ar Ey : Le er hi Suita re =, 3 ee om en remem.= 1 4) i i Pa pram 3 =, mes - + - Pos re > + af Ë ot A
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