Perspectives, 19 décembre 1964, samedi 19 décembre 1964
[" CS SF È AY! 2 A a Pa cd ed am al ; F, # ee » me « re > = S = Me % Po fa agi ts A > ~ mS.te , SE A fs 7 + we 3 IY H Pe (Wg rt ie \\ ap, + Be; EF = ES ir 27, Pad Rx - * + ; SRR \u2018 aa 1 Beri del B a Pare] Ze LP at usé Fr re } ; a xx Fe 1 : at té os AE ee i Ph | N et is = at: NE 0 > de Lt Ss = RS amg se cts br pod se Le Ni os - .16 om pr DE is 4 - \u201caoxbeiih ah SE jo @ Leu ve he Cin fread ER ber A 8 Ta * i Es ce yn A # pe abi a .rs X + =?BG EA A ho a = h 7] ge À art se GA 30 | eu Le Es QUÉBEC fr 3 ha = as a ra = cs Sa es 3 wal ® 3] Le = a LE SOLEIL ay Sb a x EN VO Se Won, let a A SN par Andy O\u2019Brien TOKYO L EST fort possible que vous n\u2019ayez jamais entendu parler de Charlott Lilja, ce qui n'aurait d'ailleurs rien d'étonnant.Cette nageuse suédoise s'est classée dernière à la finale du 400 mètres nage libre pour dames aux jeux Olympiques de Tokyo.Trois fois championne de Suède (une fois au 100 mètres, deux fois au 800 mètres) elle pourra néanmoins, s\u2019il lui arrive un jour de parler de ses souvenirs olympiques à ses petits-enfants, leur faire remarquer que, bien que dernière, sa performance (quatre minutes 53 secondes) battait le record de 1924 qui rendit célèbre Johnny Weismuller, qui devint le premier Tarzan du cinéma.En vérité, le record olympique qu\u2019il a établi à Paris il y a 40 ans \u2014 5:04.2 \u2014 n\u2019est pas très impressionnant si on le compare à la performance de Mille Lilja.Cet exemple ne fait qu'illustrer les progrès accomplis par l\u2019homme moderne pour nager toujours plus vite.Les rédacteurs sportifs présents au Gymnase 2 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 national de Tokyo avaient peine à en croire leurs yeux.À Rome, en 1960, je croyais pour ma part que les nageurs avaient atteint le maximum de leurs possibilités, mais les Jeux de Tokyo apportèrent dix- huit nouveaux records du monde.Et cela n\u2019est qu\u2019un volet du tableau: dans les épreuves d\u2019élimination, les demi-finales et les finales, concurrents et concurrentes ont abaissé 89 fois au bas mot des records olympiques.En athlétisme, si l'on s'en tient uniquement aux sports qui ne nécessitent pas d'équipement et où il est donc plus facile de juger des améliorations de l'homme sur le plan de la vitesse et de l\u2019endurance, 10 nouveaux records du monde ont été établis, mais ce chiffre ne donne lui aussi qu\u2019une idée partielle de ce qui est arrivé.En fait, 47 concurrents ont battu des records olympiques.Une question se pose.Jusqu'où cela peut-il continuer?On peut déjà prévoir qu\u2019il faudra bientôt compter en centièmes de seconde et non plus en dixièmes.On prévoit également que, lors des futurs jeux Olympiques, les participants seront répartis en diverses catégories selon leur taille, comme cela se pratique déjà en boxe, mais selon le poids, Comme au basketball où les pays qui ont des petits représentants n\u2019ont aucune chance contre les géants américains, il est maintenant vrai de dire que les nageurs de petite taille ne peuvent rivaliser avec des champions plus grands qu\u2019eux.Un phénomène est en effet apparu aux jeux Olympiques qu'on n'avait jamais remarqué auparavant.Les nageurs semblent avoir atteint un plafond, à partir duquel il faudra songer à concevoir des piscines d\u2019un nouveau genre ou une modification totale de l\u2019organisation des courses dans les piscines existantes.L'eau n\u2019a pas le temps de se reposer et les nageurs virent dans leurs propres tourbillons.Cela était évident au cours du relais 800 mètres nage libre pour hommes, remporté par les Etats-Unis.Toutes les | = équipes participant à cette épreuve (France, Alle- vag pro obl nag bal con sui: ym- rses que ket- ants s, il tite plus jeux ara- ond, pis- tale Xis- urs évi- our les \\lle- net pi vo MERLE ANE il NV Er Pn sted Sep in qe | 3 - | + RES 231 at Oh v Les Canadiens défilent lors de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques.Nos athletes ont rapporté une médaille d'or, deux d'argent et deux de bronze.magne, Japon, Suède, Australie) battirent des records mondiaux ou olympiques, et la lutte fut si âpre que les remous atteignaient un pied de haut.Aux virages, les nageurs s\u2019élançaient dans les vagues causées par eux-mêmes et leurs rivaux.Le problème se présente maintenant ainsi: sera-t-on obligé d'élargir les bassins ou de rechercher des nageurs plus corpulents?Une petite enquête au Village olympique a permis de constater que les Australiennes pesaient en moyenne 146 livres, les Hollandaises, 150 livres, et nos représentantes, 119 livres.Les nageurs de petite taille sont maintenant trop ballotés pour qu'on puisse les considérer comme des concurrents sérieux à l'échelle internationale.Howard Firby, l'entraîneur de notre équipe nationale de natation à Tokyo, déclarait: \u201cJe ne vois pas très bien comment nous pourrons séparer les grands nageurs qui peuvent vaincre la houle des petits nageurs plus rapides qu\u2019eux, mais je suis persuadé que les nageurs de grande taille finiront par s'imposer ici comme ailleurs.\u201d Dans les courses, où deux foulées peuvent faire la différence entre une médaille d\u2019or et une médaille d\u2019argent (le Canadien Bill Crothers a terminé à une demi-seconde derrière le Néo-Zélandais Peter Snel! au 800 mètres), les Jeux de 1964 ont apporté beaucoup d'enseignements.RÂCE à Crothers, pharmacien de Markham, en Ontario, et Harry Jerome, instituteur de Vancouver qui nous décrocha une médaille de bronze au 100 mètres, on peut désormais établir que les conditions climatiques ou la faible population ne sont pas des handicaps insurmontables pour faire bonne figure aux jeux Olympiques.Je crois que nous avons les hommes.Il faut en former des athlètes de classe internationale.Cette formation physique acquise, il ne s'agira plus pour couronner le tout que d'entraînement tactique.Ecoutons les confidences que me faisait Crothers dans un restaurant de Tokyo: \u201cAvant le départ du 800 mètres, je n'avais qu\u2019une idée en tête: faire en sorte que personne ne court à l'extérieur, c'est-à-dire à ma droite.J'ai néanmoins manqué de m'\u2019affoler: lors d'un virage, quelqu'un me toucha et j'ai presque répliqué par un coup de coude qui aurait entraîné ma disqualification.\u201cLa plupart des gens croient qu'une course consiste uniquement à courir d'un endroit à un autre mais à cette vitesse (lui et Snell ainsi que les troisième et quatrième de l'épreuve ont battu l\u2019ancien record olympique), la tactique devient un facteur dominant.Le premier démarre.Le deuxième démarre.Le premier ralentit.Le deuxième ralentit.Le premier démarre.Le deuxième redémarre.Le premier ralentit.Le deuxième ne ralentit pas et alors tout le monde suit.\u201d Des questions secondaires prennent de l\u2019importance au fur et à mesure que les records olympiques deviennent plus inaccessibles, Tout comme nos entraîneurs de natation, nos spécialistes en athlétisme ont beaucoup appris à Tokyo.Suite à la page suivante PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 = 3 LES CANADIENS A TOKYO Suite de la page précédente La victoire de Roger Jackson (à g.) et de George Hungerford dans l\u2019épreuve du deux sans barreur, en s aviron, donna a notre pays sa seule médaille d\u2019or.Rien ne remplace la confrontation avec les vedettes et cela vaut autant pour les entraîneurs que pour les athlètes.Je me demande même si le projet d\u2019augmenter les rencontres aux Etats-Unis entre la tenue des jeux Olympiques est suffisant.Les entraîneurs m'ont dit que le meilleur terrain d'épanouissement demeure l'Europe où l\u2019on peut réunir facilement les représentants de six ou sept pays à la fois.Le cadre même de ces rencontres est stimulant; certains athlètes qui se sont figés à Tokyo auraient peut-être été plus détendus s\u2019il s\u2019était agi dans leur esprit d\u2019une rencontre parmi beaucoup d\u2019autres.Geoffrey Dyson, directeur du programme d'entraînement sportif de la Légion canadienne, qui était un des meilleurs entraîneurs d'athlétisme de Grande-Bretagne avant qu\u2019on le fasse venir au Canada, il y a 19 mois, m\u2019a déclaré pour sa part: \u201cUn souffle nouveau anime le sport canadien; ce qu\u2019ont réalisé Crothers et Jerome à Tokyo n\u2019est que le début de ce qui se prépare.\u201d A\u2019rs une enquête menée à travers le Canada, Dyson est en mesure de dire que les sportifs pleins de promesses ne manquent pas, mais il faut parvenir à leur faire comprendre qu'il y a autre chose que le hockey ou le football.Il pensait à des garçons comme l'Américain Dallas Long qui remporta l\u2019épreuve du lancer de poids grâce à un jet de 66 pieds 82 pouces à Tokyo, améliorant son propre record du monde de 65 pieds 1012 pouces.Long est un colosse de 6 pieds 4, pesant 260 livres.Je lui ai demandé s\u2019il n'avait pas été plutôt porté vers le football à l\u2019université de la Californie du Sud.Il en convint et rejeta la \u201cresponsabilité\u201d sur un entraîneur fort persuasif qui l'avait vu un jour lancer le poids pour s'amuser.Dyson a mis sur pied une école d\u2019entraîneurs en août dernier à Guelph.Il comptait 270 élèves qu\u2019instruisaient 25 moniteurs venus de quatre pays.Le budget de l'école: $46,000.L'été prochain, il organisera un stage de formation qui réunira les 60 meilleurs athlètes canadiens, avant l\u2019ouverture de l\u2019école d\u2019entraineurs, Dyson trouve, d\u2019autre part, qu\u2019on accorde trop d'importance aux jeux de l'Empire britannique et 4 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 du Commonwealth qu\u2019il considère sans grand intérêt.\u201cC\u2019est en Europe qu\u2019il faut envoyer nos espoirs\u201d, dit-il.La victoire ahurissante de George Hungerford, étudiant de Colombie britannique, et de Roger Jackson, de Toronto, dans l\u2019épreuve du deux sans barreur, en aviron, qui leur donna une médaille d'or alors qu\u2019ils faisaient équipe pour la deuxième fois seulement en compétition, égale la performance de notre équipe de bobsleigh à Innsbruck, l\u2019hiver dernier.De tels exploits se produiront encore, comme en témoigne le cas du judoka Doug Rogers.L'été dernier, sous le titre: \u201cA nous la médaille d\u2019or du judo!\u201d j'entrevoyais une victoire possible de notre compatriote au judo, et mieux encore au Japon, patrie même de ce sport.J\u2019exprimais ainsi mes raisons: \u201cCela n\u2019est pas une déclaration inconsidérée, car Doug Rogers est animé de la même combativité qui a permis à notre équipe de bobsleigh de gagner en Autriche.\u201d Rogers obtint une médaille d'argent dans la catégorie poids-lourd devant une foule de Japonais médusés.I! faut dire aussi que Rogers était déterminé.Il devint ceinture noire deuxième dan au Canada mais il se rendit compte qu'il serait incapable de rivaliser avec un shodan (ceinture noire premier dan) japonais.Il décida donc, il y a quatre ans, d'aller s\u2019installer au Japon et il se hissa finalement jusqu\u2019au titre de ceinture noire quatrième degré, le plus élevé au Japon.Le grand champion nippon Isao Inokuma le battit par décision des juges, dont le verdict officiel fut le suivant: \u201clégère supériorité\u201d.A l\u2019ouverture des Jeux, le président Avery Brun- dage déclara de ce vaste rassemblement d\u2019athlètes: \u201cLe fait qu\u2019ils soient ici constitue en lui-même une victoire.\u201d Rien n\u2019est plus vrai.Jusqu\u2019aux jeux Olympiques de Tokyo, j'avais douté pourtant qu\u2019on puisse faire suffisamment bonne figure.Nous ne pourrons jamais organiser, du moins dans un avenir prévisible, une manifestation d'une telle envergure \u2014 elle a coûté trois milliards de dollars \u2014 mais ce n'est pas ce qu\u2019on attend de nous.Les grandes nations estiment que ce titre de gloire leur revient d\u2019office et demandent seulement qu\u2019on Le Néo-Zélandais Peter Snell enlève le 800 mètres devant le Canadien Bill Crothers.Dans l'épreuve, les quatre premiers ont battu le record olympique.Par sa démonstration magistrale, Doug Rogers (à dr.) décrocha une médaille d'argent au judo, catégorie poids lourd, manquant de justesse la médaille d\u2019or.y participe en force.J'ai surtout constaté que, si le désir de vaincre est primordial au succès sportif, la détermination est le facteur essentiel à l\u2019_échelon international.Et comme l'ont démontré nos coureurs, nos rameurs, ainsi que notre champion de judo et notre équipe de bobsleigh, les Canadiens peuvent gagner s'ils sont déterminés.Cette pensée est réconfortante au moment où on s\u2019apprêtait à porter un jugement global un peu trop hâtif sur la condition physique de la jeunesse canadienne.Tout ce dont les jeunes ont besoin c\u2019est d\u2019être entraînés et confrontés avec d\u2019autres.L'entraînement est déjà bien amorcé grâce au Conseil consultatif national du sport amateur et des rencontres internationales sont désormais inscrites dans les projets d'avenir.M.Jim Worrall, président de l\u2019Association olympique canadienne, s'exprime en ces termes: \u2018\u201cNotre participation à Tokyo a coûté $175,000, c'est un fait, mais peut-on dire que cela n\u2019en valait pas la peine quand on songe à l'émulation que cela a créée dans les sports au Canada?Il y a plus encore.Les représentants de près de 90 pays se trouvaient à Tokyo et je n\u2019ai pas entendu parler une seule fois de \u201cségrégation\u201d.Nous avons tous été impressionnés de voir les soldats japonais hisser le drapeau américain et cela si peu d'années après le lancement des bombes atomiques sur ce pays merveilleux.À grande confrontation olympique prend de plus en plus d\u2019ampleur.C\u2019est au Canada qu\u2019il revient de continuer à y participer en préparant des athlètes pour 1968.Ces efforts rapportent des fruits magnifiques; les champions sont un exemple stimulant pour des dizaines de milliers d'autres jeunes.Il serait peut-être bon que, sous l\u2019égide du Conseil national du sport amateur, soit sanctionnée la consécration de la réussite dans le domaine du sport par l'attribution de distinctions particulières.H suffirait d'établir des normes dans tous les sports olympiques et de décerner des écussons d\u2019or, d\u2019argent ou de bronze, selon les performances.Ces justes récompenses deviendraient un objet de légitime fierté et de convoitise pour tous les jeunes sportifs.4 \u2014\u2014 ètres uve, ique.de dr.) zorie d\u2019or.ten- lous ; ja- peu ques plus ient lètes gni- lant \u201cone la port suf- ym- t ou om- é et me I Hef, Ae: Les appareils électro-ménagers de Canadian General Electric allient la beauté et l'efficacité, la précision et la souplesse d\u2019emploi.De nombreux essais en clinique ont démontré que la brosse à dents automatique CGE était beaucoup plus efficace qu\u2019une brosse ordinaire.N'ayant pas de cordon; elle peut être entièrement immergée dans l\u2019eau pour le nettoyage.Quatre brosses de couleurs Q différentes, se fixant par pression, pour toute la familie.Le nouveau séchoir a cheveux CGE Gold Medallion comprend un miroir et un nécessaire de manucure de 4 #35 pièces en 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(ci-dessus) écoute avec ses élèves l'émission en cours sur l'orientation scolaire.Ci-contre, Rémy Bergeron (à gauche) et Louis Gastonguay, conseillers en orientation, dialoguent leurs textes au cours de l'émission.Ci-dessous, les responsables du programme discutent ensemble des prochaines émissions: de g.à dr.: Roland Gagné, rédacteur en chef de la Voix de l\u2019Est, Pierrette Dupont, documentaliste en information, Henri Champagne, gérant du poste C.H.E.F.Lucien Lambert, directeur général de la Commission régionale Meilleur, Roger Cha- mard, directeur du Bureau d\u2019orientation.ge EE PE pers - 6 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 ICI RADIO-ÉCOLE.k( par Jacques de Roussan Rédacteur de Perspectives ANS la classe de 7e B.à l'école Saint-Jean de Granby, 23 adolescents écoutent dans le silence le plus complet l'émission radiophonique qui leur est retransmise par le système d\u2019intercommunication.Ils entendent deux conseillers en orientation scolaire et professionnelle leur parlér de la connaissance de leurs capacités personnelles.Louis Castonguay et Rémy Bergeron, diplômés : en orientation professionnelle de l\u2019université Laval, leur démontrent dans un style approprié que chaque élève est lui-même responsable de son évolution et que les adultes sont là seulement pour l\u2019aider et non pour prendre les décisions à sa place.Le lendemain, Roger Bastien, principal de l\u2019école, trouvera dans la boîte à questions de la classe des demandes \u2014 signées \u2014 de renseignements complémentaires.Ce qui prouvera hors de tout doute que la classe a suivi attentivement les explications données.Et dans presque toutes les écoles secondaires de Granby et des environs, un nombre impressionnant de garçons et de filles écouteront en même temps ce programme qui leur est destiné.Le principe de base est le suivant: chaque mardi, de ! heure & | h 30 de l\u2019après-midi, le poste de radio C.H.E.F.diffuse une émission portant sur un aspect particulier de l'éducation et de l'orientation de la jeunesse.Chaque émission est divisée en deux parties égales d\u2019un quart d'heure: le premier quart d'heure est diffusé à l\u2019intention des parents et le second, à l\u2019intention des élèves.Cela signifie, entre autres, que les sujets ne sont pas traités au même niveau.Le premier sujet est explicité par un conférencier qui parlera par exemple de P'Initiation musicale ou des Associations parents-maitres, tandis que le second sujet sera souvent traité par deux personnes qui pourront étre des conseillers en orientation, des spécialistes divers ou méme des parents.On y discutera alors, sous une forme très vivante, de carrière, de profession ou de réussite scolaire.En tout, 39 émissions de fin septembre à fin juin, dont dix consacrées aux 6e et 7e années, dix à la 8e année, dix à la 9e année, six aux 10e, 11e et 12e, et enfin trois émissions générales dans le temps des Fêtes.La plupart de ces émissions sont destinées aussi bien aux garçons qu'aux filles; cependant quelques-unes sont plus spécialement consacrées à ces dernières comme celle, par exemple, sur la Vocation de la femme.Cette initiative, qui en est à sa première année, est due à Roger Chamard, directeur du Bureau de l'orientation à la Commission scolaire régionale Meilleur, qui comprend 15 commissions scolaires municipales et a juridiction sur environ 4,000 élèves au niveau secondaire.Les deux institutions principales, l'école secondaire du Sacré- Coeur (garçons) et l\u2019école secondaire de l\u2019Imma- culée-Conception (filles), sont à Granby même.La nécessité de renseigner les étudiants en matière d'orientation se faisait très pressante, il y a quelques années, à cause du nombre toujours plus grand de finissants qui ne savaient pas où se diriger.Pour remédier à cette situation, M.Cha- mard soumit son projet à M.Lucien Lambert, directeur général de la Commission Meilleur.C'était en février de cette année.Puis il en parla JGRANBY nt ée, au io- 20- on ti- ré- avec Henri Champagne, gérant du poste-radio C.H.E.F, et Roland Gagné, rédacteur en chef de la Voix de l'Est.On mit sur pied une campagne d'information dans le journal et cette série d\u2019émissions à la radio.Il était convenu que chacun \u2014 le poste, le journal, les conférenciers \u2014 se dévouait bénévolement à cette cause dont la réalisation est unique au Québec.Toute l\u2019équipe du Bureau de l\u2019orientation est mise à contribution: Rémy Bergeron et Louis Gastonguay, les spécialistes en orientation.Pier- rette Dupont et Michel Leduc, documentalistes en information.Ils ont tous reçu une formation universitaire mais déplorent de ne pas avoir plus de confrères pour remplir les cadres des autres commissions scolaires régionales.Il n\u2019y a pas encore, au Québec, suffisamment de professeurs spécialisés dans cette discipline.Les programmes de chaque émission sont affichés dans toutes les classes un mois à l\u2019avance.Ainsi, le professeur intéressé peut parler du sujet qu'on traitera à la prochaine émission.Au cours de la diffusion même, les élèves prennent des notes pour en faire un résumé.On annonce le programme au prône, on en envoie des copies au directeur de chaque école et au responsable de chaque classe.Les parents, pour leur part, peuvent lire dans leur journal quotidien les textes mêmes des conférences et le programme des émissions futures.Mardi prochain, l'émission d\u2019orientation scolaire et professionnelle du poste C.H.E.F., destinée à la fois aux parents et aux élèves de Be, 9e, 10e, 11e, 1ère et 2e collégiale, sera consacrée au journal, organe essentiel d\u2019information.L'animateur, Roland Gagné, expliquera la fonction du journal et détaillera les services rendus par les différentes rubriques et chroniques.M.Gagné donnera aussi ses commentaires sur un questionnaire qu'il aura soumis, une quinzaine de jours auparavant, aux quelque 2,000 élèves de 10e, 11e et 12e: une dizaine de réponses à donner sur des faits d\u2019actualité qu\u2019on relève dans la presse.ES réponses donneront un tableau de la connaissance ou de l\u2019ignorance des élèves sur I'actualité telle que transmise par le journal.Le lendemain, c\u2019est-à-dire le 23 décembre, il y aura dans chaque classe dont les élèves ont écouté l\u2019émis- * sion une composition sur le thème développé.Les auteurs des deux meilleurs travaux recevront une bourse d\u2019études.Les responsables espèrent bien poursuivre cette expérience jusqu\u2019à ce qu'elle puisse véritablement porter des fruits à l\u2019échelle de l\u2019ensemble de la région de Granby.M.Chamard aimerait bien que d\u2019autres commissions régionales \u2014 plus exactement leurs bureaux d'orientation \u2014 s'intéressent à cette manière directe de diffuser les principes qui permettent aux jeunes de réfléchir sur le choix de leur carrière en toute connaissance de cause.Les quelque 200 conseillers en orientation qui travaillent au Québec suivent d\u2019ailleurs avec attention les résultats de la première moitié du programme.Le ministère de l\u2019Education s\u2019y intéresse également.L'initiative de la Commission scolaire régionale Meilleur finira peut-être par se répandre dans toutes les régions du Québec.4 VOTRE MESSAGE LA TOUCHERA.4 si vous lui offrez ei COTY L'AIMANT EMERAUDE L'ORIGAN PARIS MUGUET DES BOIS Parfums Coty, articles de parfumerie et magnifiques coffrets-cadeaux.De $2.00 à $40.00 PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 = 7 8 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 Une nouvelle (de Noël) qui se termine bien ILLUSTRATIONS DE PIERRE BOISVERT par Eloi de Grandmont E hasard?Peut-être pas.C'était dans les monts Adirondacks, il y a quelques années.Vers la fin de septembre ou le début d'octobre, quelques journées sont d\u2019une beauté éblouissante et l'éblouissement réel vient de la couleur nouvelle des feuilles.Le rouge sang, le vermillon, l\u2019orangé et enfin le jaune le plus tendre forment sous le soleil des harmonies que des peintres patients essaient de capter, que les photographes saisissent en une fraction de seconde.Mais il y a un autre phénomène: à cette époque- là, des hommes et des femmes un peu maniaques ou tout simplement romantiques viennent sur les lieux \u201cherboriser\u201d, comme on dit.Ils cherchent la beauté dans les feuilles mortes, comme d\u2019autres la cherchent dans les collections de papillons.Et cela a quelque chose de suranné en Amérique.Je me suis arrêté dix minutes afin de profiter.moi aussi, du spectacle.J'ai découvert une très belle feuille d'un rouge presque rosé, parfaite, et je l\u2019ai pressée entre les pages d\u2019un livre de Sherwood Anderson que j'avais commencé à lire.C'est seulement à la Noël suivante CN \u20ac nent jeux ; les s la ; de hose afin acle.ville aite, ages rson ante que j'ai rouvert le livre d'Anderson.Le temps de Noël est un peu le temps des vacances pour tout le monde (sauf pour les mères qui préparent des réveillons à la mode ancienne) et c'est aussi le temps de lire quelques livres qu\u2019on avait mis de côté.Je lirai cela pendant les vacances, se dit-on souvent, et on ne le lit jamais! Tel ne fut pas le sort des oeuvres d\u2019Anderson, cependant.En ouvrant le livre, je retrouvai ma feuille morte aux couleurs d'aquarelle.Elle était toujours | belle et la sécheresse rendait sa beauté fragile, ce qui lui ajoutait un charme de plus.Elle avait séché au début d\u2019une nouvelle que l\u2019auteur a intitulée Frères, et que je n'avais pas lue.Par le plus grand des hasards, cette nouvelle commence dans une maison de campagne, en octobre, et, de la fené- | tre, on voit les feuilles des arbres qui tombent comme des gouttes .jaunes, rouges, dorées .Je regardai ma : feuille morte avec une grande curiosité.Elle avait su où se nicher, celle-là! Je continuai ma lecture.Le personnage principal de cette histoire est un | de ces bonshommes un peu timbrés.! comme j'en avais rencontré un, peu F de temps avant d'aller recueillir ma feuille morte dans les Adirondacks.| Par le plus grand des hasards, ils se ressemblaient comme des frères.Tous | deux sont de ces bavards qui parlent constamment de leur famille.A les entendre, ils sont apparentés aux plus hauts personnages de notre époque.C'est une folie comme une autre.Tout de même, je fis part de cette double coïncidence à ma femme, qui | me répondit: \u2014 C\u2019est le hasard.Et elle ajouta: \u2014 J'ai pris un rendez-vous pour toi à cinq heures.Un ami, qui est de passage, doit venir te voir quelques minutes.Son nom est sur le carnet., Tâche de l\u2019expédier.C\u2019est Noël.+ \u2014 Compte sur moi.Et je lis sur le carnet le nom de Milton Butterworth.Ainsi commence cette histoire de Noël, qui n\u2019est pourtant pas un conte, et qui se passait il y a quelques années à Montréal.ONCTUEL comme un homme qui n'aurait pas la conscience tranquille, Milton Butterworth fit retentir la sonnette d\u2019un petit coup sec, à cinq heures bien précises.Il était souriant et magnifique.ll portait un paletot à col de mouton gris, ce qui est un signe d'élégance; mais c\u2019est surtout un uniforme d'élégance et dif- ficile à porter avec naturel.Milton Butterworth le portait, lui, admirablement.D'ailleurs, il savait tout faire, et très bien.Butterworth n'était pas véritablement un ami, mais plutôt une de ces connaissances que l\u2019on fait à une terrasse de café de Paris.Je l\u2019avais connu pauvre, très pauvre même.Mais chacun lui prêtait un peu d'argent, car il inspirait confiance.Et sa famille avait des relations dans les milieux.Son père avait été un gros importateur de thé de Chine et il avait fait de mauvaises affaires au moment où le goût populaire est passé au thé de Ceylan.Son frère avait fait la guerre en héros, mais il était sorti de cette guerre gravement blessé et tout le monde sait qu\u2019un grand malade n\u2019est pas équipé pour faire fortune.Sa soeur était très bien mariée aux Etats- Unis avec le propriétaire d'une chaîne de voiturettes à hot-dogs.Mais lui?Fallais bientôt le savoir.\u2014 Milton, vous êtes d\u2019une élégance .Milton Butterworth sourit avec mélancolie.\u2014 Ce sont les restes de quelques années de fortune et de gloire! \u2014 Dites-moi tout.Depuis le temps que nous nous sommes vus.Vous devez en avoir des choses à raconter.\u2014 Vous avez peut-être lu dans les journaux que j'avais épousé une Goldschmidt .la petite Myrtle .Elle est morte, il y a tout juste un an, à Noël de l\u2019année dernière.J'en ai eu un chagrin épouvantable.\u2014 Je ne savais pas, Condoléances.\u2014 Je me suis très mal sorti de ce deuil .à tous points de vue.J'ai eu beaucoup de peine.Et je suis sans le sou.On a toujours de la difficulté à avouer des choses pareilles à un vieil ami, mais c\u2019est la vérité.Je ne vous demande rien, rassurez-vous.Les gens ont cru un instant qu\u2019ayant épousé une Goldschmidt \u2014 vous savez qu'ils sont alliés aux Rothschild \u2014 ce mariage me mettait à l\u2019abri pour toujours.Ce n\u2019est pas vrai.Je sors de chez eux aussi pauvre que j'y suis entré.\u2014 Milton, vous savez que les gens riches ne sont riches que parce qu\u2019ils ne donnent leur argent à personne.Vous auriez dû vous méfier.\u2014 TT] n\u2019y a pas que l\u2019argent.\u2014 Non.Mais, si c\u2019est argent des Goldschmidt que vous vouliez, il y avait aussi l\u2019argent .\u2014 Je l'ai rendue heureuse.\u2014 Milton, j'en suis certain.\u2014 Mais elle est morte .et je suis Suite à la page suivante PARFUM 1% oz.$6.50 EAU DE LANVIN 2% oz.$6.50 Le meilleur parfum que Paris puisse vous off rir C'EST CHAMPION! Ço ne rote jamais son coup pour les tissus synthétiques.Nos tests l\u2019ont prouvé! Jamais un faux-pli, jamais de rétrécissement.Profitez de notre expérience\u2014 exigez notre étiquette, Elle désigne un tissu qui est vraiment d'entretien facile.( >) CALMANT IDEAL POUR LES MAUX 9 DE GORGE CIGARETTES @ EXPORT BOUT UNI ou FILTRE Pur vous assurer qualité et satisfaction, exigez les marques connues.Familiarisez-vous avec celles qui sont annoncées dans cette revue.Pour acheter en loute confiance et en avoir plus pour votre argent n\u2019achetez que les marques connues! PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 - 9 PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS Suite de la page précédente dans la rue ., Après un mariage pareil! Quelle histoire incroyable! Et pourtant je ne demandais pas grand- chose.Savez-vous que je me serais contenté d\u2019une galerie de tableaux, à New York, à Londres ou à Paris?Marchand de tableaux, c\u2019est un travail intéressant.J'aurais fait des affaires -d'or et ils n'auraient pas perdu leur mise de fonds.Que voulez-vous, j'aurais le genre à vendre des tableaux! Je sais que j'aurais du succes.lls ont préféré faire de moi un chômeur de luxe.Je vous assure qu\u2019ils y perdent, même matériellement.Alors que la Galerie Milton Butterworth aurait eu du succès à travers le monde.Ils sont durs.\u2014 Milton, avouez que vous aviez épousé un nom.\u2014 Pas du tout.Myrtle était adorable.\u2014 Vous aviez épousé une fortune.\u2014 Non.Une très belle jeune femme.Très attachée à moi.\u2014 La très belle jeune femme vous a été fidèle jusqu'à la mort.La fortune vous a été infidèle.Oubliez cet aspect désagréable et conservez dans votre coeur le souvenir de votre femme.\u2014 Je voudrais bien.\u2014 Milton, vous pouvez travailler.\u2014 Faire quoi?\u2014 Voyons .vous.\u2014 Justement: un homme comme moi.Qu'est-ce que ma famille penserait?Brusquement, le souvenir de sa fameuse famille me revint! .un homme comme PRÈS la Messe de Minuit, le réveillon avait lieu chez les Du- pont-Popov, vieille famille russe devenue catholique romaine par les femmes, d\u2019excellents amis.Je demandai comme une faveur personnelle à Lucienne Dupont-Popov d'inviter Milton Butterworth à réveillonner avec nous.Lucienne m'\u2019accorda cette faveur avec sa grâce habituelle.Je savais que, le soir de Noël, Butter- worth trouverait toutes les portes des d Ng ç A, QB A) bons restaurants fermés.Car, comme disait si bien le journaliste Pierre Gaston, les réglements municipaux et autres, en cette matière, n'ont pas été faits pour les orphelins! Butterworth, comme je m'y attendais, fit rapidement la conquête de l\u2019assemblée.Les oisifs sont toujours plus amusants en société que les travailleurs de force.I] racontait des histoires nouvelles.11 exécutait des jeux de magie blanche, très habilement, des tours que, disait-il, lui avait appris Saint-Exupéry.Et il connaissait tellement de monde .Ces invités, qui voyaient Milton Butterworth pour la première fois, n\u2019avaient pas à se demander si ce qu\u2019il disait était vrai ou faux.Notre homme parlait avec désinvolture des amours de Coco Channel, de Lucchino Visconti et de Marlon Brando.Il était très international.Ce bavardage plaisait beaucoup.Butterworth avait l\u2019air d\u2019être du grand monde, au milieu d\u2019une assemblée de provinciaux.Je pensais aussi avoir l\u2019occasion de présenter Butterworth à Sam Cooper, le marchand de tableaux.Sam Cooper était bien capable de s\u2019intéresser à un homme du genre de Milton Butter- worth.Mais là, le hasard fit mal les choses.Les Cooper étaient en croisière cette année.Par contre, leur fille Kat était là.Kat n\u2019est pas exactement ce qu'on appelle méchamment un vieux tableau, mais disons qu\u2019elle n\u2019est plus toute jeunette.Quand ils furent présentés l'un à l\u2019autre, Milton Butterworth crut qu\u2019il avait affaire à une vieille dame.I! lui baisa la main.Ce fut tout.Il retourna vers les jeunes, qu\u2019il amusait déjà beaucoup.Pauvre Kat! Je connais un peu son histoire, parce que je connais Sam Cooper depuis des années, I'honnéte Sam, le consciencieux Sam, l'homme qui ne m\u2019a jamais vendu un tableau sans me dire le prix exact qu'il l\u2019avait payé.Voila qui est bien rare! Kat, dis-je, n'avait pas eu de chance.Vers l\u2019âge de 25 ans, elle s'était amourachée d\u2019un peintre barbu, aux cheveux longs et aux yeux sombres.Butterworth avait l\u2019air d\u2019être du grand monde dans une assemblée de provinciaux.VO - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 Un bohème qui allait faire le malheur de leur fille unique, pensaient les parents.Mais Kat était tellement amoureuse qu\u2019il fallait craindre le pire.Et ce pire arriva, de la façon suivante: un soir que ses parents dînaient à la ville, Kat profita de l\u2019occasion pour faire sa valise et, toutes ses économies dans son sac, disparut en laissant ce simple mot: Chers parents, Pardonnez-moi tout le mal que je vous fais.Je cours retrouver Roberto.Adieu.Votre petite Kat chérie qui vous aimera toujours.Souvent, l\u2019après-midi, en flanant aux alentours du Musée des Beaux- Arts, j'allais serrer la main de Sam Cooper et parler un peu de Ghirlan- daio, pour qui nous nous étions découvert tous les deux une passion.\u2014 La petite est partie.\u2014 Où ça?\u2014 Je ne sais pas.\u2014 Seule?\u2014 Avec son Roberto.Lisez cette lettre .cette lettre .ce mot.Je l'ai lu deux fois, attentivement.Il ne disait rien, mais il disait tout, ce mot.Sam Cooper attendait ma réaction.Je la gardai pour moi.\u2014 Sa mère n\u2019arrête pas de pleurer.Vous êtes un ami, vous connaissez Kat, vous nous connaissez .est-ce que nous avons mal agi envers Kat, est-ce que nous avons été injustes, est- ce que nous avons quelque chose à nous reprocher, est-ce que .?\u2014 Sam, vous avez fait tout ce qu\u2019il fallait faire pour votre enfant.Si elle est partie, c\u2019est pour une autre raison.Kat est amoureuse .alors là! \u2014 Ce Roberto n'est pas du tout un garçon pour elle.\u2014 C'est bien possible.Mais qu\u2019en savons-nous?Nous étions dans l\u2019arrière-boutique de sa galerie.Sam se leva et alla redresser un tableau sur le mur.Ce geste, c'était lui, tout lui: l'homme franc et\u2019 droit, et par conséquent un peu naïf, qui ne comprend pas \u201cqu\u2019on fasse des folies\u201d.Même à vingt-cinq ans! \u2014 À vingt-cinq ans, on est raisonnable.Si on n\u2019est pas raisonnable à vingt-cinq ans, on ne le sera jamais.\u2014 Vous avez élevé Kat sévèrement.Vous avez sans doute eu raison.Elle n\u2019a pas fait de folies dans sa première jeunesse.Mais elle en fait une a vingt- cinq ans.C\u2019est plus grave.\u2014 Ce Roberto, si je le tenais .\u2014 Mais non, ce n\u2019est pas lui.C\u2019est elle.C\u2019est elle qui aime.Lui, il ne l\u2019aime peut-être pas.C\u2019est fort possible.Mais Kat l'aime et votre fille est heureuse, à vingt-cinq ans, d\u2019aimer enfin un garçon, un garçon de son âge.\u2014 11 a trente ans! Aprés avoir lancé cette réplique comme une sorte de condamnation, Sam Cooper baissa la téte.Il regardait une feuille de papier a lettre sur laquelle quelques mots déja étaient écrits d'une main rageuse .\u2014 Qu'est-ce que vous comptez faire, Sam?\u2014 La faire rechercher par tous les moyens.\u2014 Calmez-vous, Sam.Vous savez bien que vous pouvez la retrouver très facilement.Vous avez des amis à Paris, à Londres, à New York.Ce Roberto est peintre .c'est une chance .\u2014 C'est un très mauvais peintre! \u2014 Sans doute .sans doute .Vous n\u2019aurez aucune difficulté à retrouver la trace de Kat.Ce n'est pas cela qu\u2019il faut faire.Essayez plutôt, par vos relations, de savoir où elle .de savoir si elle a ce qui lui est nécessaire pour vivre .Ensuite, vous pourrez l'aider discrétement.Elle l\u2019apprendra, bien sûr.Elle vous aimera plus qu\u2019elle ne vous a jamais aimés, vous et sa mère.Mais la contraindre de revenir à la maison, l'obliger à renoncer à son Roberto .\u2014 Son voyou! \u2014 Oui.L\u2019obliger à renoncer à son voyou de Roberto .par la force ou par une sorte de chantage sentimental et familial .je vous dis tout de suite que je n\u2019y crois pas.\u2014On voit bien que ce n'est pas votre fille! Votre fille unique! \u2014 Vous avez beaucoup de peine, Sam, et je vous pardonne cette petite injure.AT était a Montparnasse.Quand on veut partager le destin d\u2019un peintre, on va à Montparnasse.Mais, depuis déjà longtemps, ce n\u2019était plus le Montparnasse qui avait attiré pendant un trentaine d\u2019années les artistes du monde entier.Kat ne retrouva rien de ce qui l\u2019avait fait rêver, sans doute, rien de tout ce que sait la fille d\u2019un marchand de tableaux, même quand ce marchand de tableaux habite au- delà des mers.Le café du Dôme .la Rotonde .Modigliani .Jeanne Hébuterne, dite \u201cNoix de Coco\u201d .André Derain .Isodora Duncan .Léon Trotsky .Lénine, qui était vaguement entretenu par un modèle noir du nom d'Aïcha .Vlaminck .Pascin .Soutine .Diego Rivera .sans oublier les poètes André Salmon, Max Jacob et Guillaume Apollinaire.Et même Picasso, jeune et dévoré d\u2019ambition.Pauvre Kat, oui! Elle arrivait à Montparnasse après la guerre, et la table des plaisirs bohèmes était desservie.Et tout de suite des amis fidèles de Sam Cooper avaient repéré la Kat et le Roberto.Les amoureux menaient une vie maigre, dans un hôtel de dernier ordre, à même les économies de Kat.Roberto cherchait fortune et Kat, pour faire quelque chose, s'était mise à peindre.Pourquoi pas?Quand on est à Montparnasse, aussi bien faire comme tout le monde.Les amis de Sam Cooper veillaient discrètement sur elle.Ils attendaient le bon moment pour intervenir.Ce qu\u2019ils appelaient le bon moment, ce serait un mauvais moment de Kat.Ils n\u2019attendirent pas longtemps.Comme ce Roberto était très joli garçon, sa façon de chercher fortune prit une tournure nouvelle.Cette Kat Cooper, timide et: trop dévouée, devenait bien encom-;il brante et Roberto eut vite fait de laÿ mettre en état de ne pas nuire.Pen-{ dant que Roberto vivait sa vie, Kat,; enfermée toute la journée dans say chambre d'hôtel, peignait, avec une} minutie toute féminine de petites toiles; pas chères.Ÿ Chez les Dupont-Popov, le réveillon se termina à l\u2019aube.Milton But- terworth avait été le héros de la fête.Vers quatre heures du matin, il s\u2019était mis au piano et il avait fait chanter à l'assemblée des chansons irlandaises.Tout le monde avait la larme à l'oeil.Car il faut dire que les Du- pont-Popov offraient champagne et caviar au pas de course.Milton Butterworth m\u2019attira vers un coin discret du salon: \u2014 Vous connaissez mademoiselle Kat Cooper?\u2014 Voyons, Milton, c\u2019est moi qui vous l'ai présentée au début de la soirée.\u2014 Bien sûr .bien sûr .Savez- vous qu'elle est charmante?\u2014 Kat est la fille d\u2019un excellent ami.\u2014 Marchand de tableaux.\u2014 Oui.\u2014 C\u2019est intéressant .Elle doit avoir trente-cing ou quarante ans.\u2014 Si je le savais, je ne vous le dirais pas, Milton.\u2014 Elle fait de la peinture.\u2014 Avec un goût très sûr.\u2014 Elle m\u2019a dit qu\u2019elle avait vécu à Paris pendant quelques années.À Montparnasse.Elle étudiait là-bas.\u2014 Je suis au courant.\u2014 J'aimerais la présenter à ma famille.\u2014 C\u2019est obligatoire.A partir du moment où Milton Butterworth manifestait l'intention de présenter Kat Cooper à sa famille, il y avait lieu de tout espérer ou de tout craindre! Ce réveillon de Noël avait été le plus charmant des dix ou quinze réveillons dont j'ai gardé le souvenir.Je voyais Kat Cooper enfin heureuse.Je voyais Milton Butterworth tout à fait dans son élément.Les Dupont- Popov nous avaient reçu princièrement et les invités ne boudaient pas leur plaisir.J'essayais de songer au destin de Kat et de Milton .Sait-on jamais! Ils formeraient un couple assez étonnant.Ils ont le même âge.Les mêmes goûts.H a de l'ambition, elle n\u2019en a pas.Elle est héritière, lui n\u2019a pas un sou.Attendons, me disais-je, que Sam Cooper soit revenu de sa croisière.Il a tellement de tact pour régler les histoires d\u2019amour de sa fille! U petit matin, nous quittions la somptueuse demeure des Dupont- Popov.Le froid nous glaçait.Milton Butterworth demanda à Kat Cooper: \u2014 Vos tableaux, qu'est-ce qu\u2019ils représentent?Qu'est-ce que vous peignez?Kat le regarda avec des yeux plus tendres qu\u2019une caresse.\u2014 Des feuilles d'automne.QE HA tht) NAG 4 M Pendant que Roberto \u201cvivait sa vie\u201d, Kat, enfermée dans sa chambre d\u2019hôtel, peignait de petites toiles pas chères.< Une fraîcheur neuve.un plaisir neuf! | CAMEO Juste un soupçon de PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 = 11 mons HIN DANS LA GUEULE DU LOUP PAR TROIS E gouvernement canadien a décoré derniére- ment le lieutenant-colonel Paul Mayer, le général de brigade Jacques Dextraze et le sergent Léonce Lessard pour le rôle qu\u2019ils ont joué dans les opérations de sauvetage de missionnaires au Congo, sous l'égide des Nations unies.La semaine dernière, le colonel Mayer relatait comment, au milieu d'une foule d\u2019indigènes menaçants, il tentait d'obtenir la libération des missionnaires.Un rebelle lui braqua soudain son propre revolver sur le ventre et lui dit: \u201cMaintenant, tu vas mourir!\u201d Il reprend aujourd'hui son récit palpitant.LA RÉDACTION par le lieutenant-colonel Paul Mayer E le regarde, cloué de peur, armer le chien de l'arme.J'essaie de me tourner légèrement.J'entends alors un déclic.Je me souviens soudain que j'ai retiré une balle de mon revolver en le nettoyant la veille.\u2014 ll est cassé, hurle l'indigène en regardant l\u2019arme comme s\u2019il ne pouvait le croire.II est cassé, il est cassé.II crache dessus, se recule puis, se ravisant, se jette sur moi, m'assène un coup de revolver sur le bras gauche et me dit avec calme \u201ctu mourras plus tard avec les autres\u201d, Pris de nausées, j'essaie de me tourner pour restituer mais je n\u2019y parviens pas; une des religieuses crie; j'entends un coup sec: une religieuse hystérique vient de recevoir une gifle, tandis que ses compagnes tentent de la retenir.Cet incident détourne, pendant un instant, l\u2019attention des indigènes autour de moi.Frénétiquement, je me précipite vers le chef et m'arrête à une verge de lui.I hoche de la tête en réponse aux gestes de ses fils.Je regarde éperdu l\u2019homme aux cheveux lisses, mais lui aussi hoche la tête.Je me suis retourné pour serrer les mains des autres indigènes qui, les yeux injectés de sang, s\u2019agrippent à moi; ils se reculent et jettent de la poussière en l\u2019air.Certains frappent ma main tendue.Les hélicoptères commencent à s'éloigner et je vois Glantz qui vire sur l\u2019aile.Je sais que notre temps est écoulé et, me tournant vers l'homme aux cheveux lisses, je lui prends le bras, J'ai la gorge complètement sèche, mais les mots viennent quand même.a RN \u2014 Dites au chef que les appareils doivent re- i W i 4 i v partir parce qu'ils n\u2019ont plus de carburant.Dites- oN A - lui que j'ai décidé de rester ici.Tirant le chef par le bras, il pointe du doigt vers le ciel, puis vers moi en parlant rapidement.Un des membres du mouvement Jeunesse du Congo, qui semaient la terreur parmi les missions.HELIGOPTERES 12 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 Le chef s\u2019avance près de moi et me fait signe de partir.\u2014 Tu ne peux pas rester ici.Je t'ordonne de partir, dit-il.Va-t-en, va-t-en! \u2014 Sans les religieuses, demandé-je.Non.Lais- sez-les partir et gardez-moi ici comme otage.\u2014 Non, tu pars maintenant, dit le chef.Si tu reviens avec un avion sans canon, alors, les religieuses te seront rendues.\u2014 Laissez-les partir maintenant.Un avion viendra me prendre plus tard, insisté-je.Il s\u2019énerve.\u201cVa-t-en, je te l\u2019ordonne!\u201d hurle- t-il.Et il lance lui aussi une poignée de terre en l\u2019air.Je trouve que le moment est venu de courir ma chance.\u2014 Très bien, je partirai maintenant, dis-je, je reviendrai plus tard avec un avion sans canon et j'espère que vous tiendrez parole, mais je vous promets que si vous ne relâchez pas les religieuses aujourd\u2019hui, je reviendrai demain avec plus d'avions, plus de canons et j'emmènerai les religieuses.Si vous vous y opposez ou si vous avez fait du mal aux religieuses de quelque façon que ce soit, je tuerai tous les hommes et je brûlerai toutes les maisons de la région et les gens qui passeront par ici après-demain ne trouveront plus de village, mais seulement un sol brûlé, des veuves éplorées et des enfants sans père.Il ne restera plus rien, car les canons que j'amènerai demain tirent des balles rouges et vertes et vos corps brûleront en mourant.Cela, je vous le promets! Ils me regardent tous en silence, puis ramassent des poignées de terre qu\u2019ils jettent en l\u2019air en reculant.Je fais demi-tour et m'éloigne.Jai fait une dizaine de pas à peine quand je vois la foule m\u2019entourer.Je me retourne et m\u2019adresse au chef.\u2014 Pourquoi vos hommes me suivent-ils après que vous, leur chef, m\u2019ayez commandé de partir?Ils doivent rester ici.Je demande seulement que vos deux fils m'accompagnent à l\u2019avion: un à ma gauche, un à ma droite.Si les autres viennent, je ne partirai pas.Je n\u2019obéirai pas a votre commandement.Je vous défierai.Je resterai ici.Le chef fait un mouvement avec sa lance et donne un ordre.Tout le monde sauf ses deux fils se recule et la foule s'entrouvre pour nous laisser passer.Je le salue et reprends ma marche vers la clai- tière que survole l'hélicoptère de von Bayer.Une idée me vient à l\u2019esprit: pourquoi ne pas amener ceux qui m\u2019accompagnent assez près pour que von Bayer et le caporal nigérien avec lui puissent les mettre en joue?Mais je chasse aussitôt cette pensée, sachant que cela ne doit se produire à aucun prix.Les religieuses sont encore prisonnières des rebelles.Je fais non de la tête tout en marchant et, von Bayer capte heureusement mon message.Je titube.Les nausées me reprennent.Je m'efforce à tel point de marcher avec dignité que cela doit sembler comique.Parvenu à 50 verges de l'hélicoptère, je m'\u2019aperçois que mes deux compagnons m'ont quitté.D\u2019ai peur cependant de regarder en arrière, de crainte qu'un indigène ne décoche un trait ou une lance à la suite d\u2019un mouvement d'incertitude.Je continue à marcher.La tension nerveuse pourtant a été si forte que je ne peux plus me contenir.Et je n\u2019ai aucune honte à le dire: je me précipite en avant, franchissant les dernières verges presque au pas de course; ma joie est indicible quand je saisis la main de von Bayer pour me hisser dans l\u2019avion.Je suis au bord des larmes quand nous prenons l'air; j'ai la parole coupée.%, a IEEE Anxieux, le colonel Mayer (à g.) et le sergent Léonce Lessard voient l\u2019arrivée des hélicoptères.A notre arrivée à Tchikapa, je veux me lever mais mes jambes flageolent.Je ne parviens pas à me soulever du siège.Posées sur ma tête, les mains de von Bayer me sont un réconfort.Après un petit moment, je réussis à descendre de l\u2019appareil et commence à mettre de l\u2019ordre dans mes pensées.\u2014 Désarmez votre hélicoptère, dis-je, à von Bayer.Retirez toutes les armes et retournez là- bas avec le père missionnaire qui est venu à ma rencontre.Si vous ne pouvez obtenir les religieuses, ne vous attardez pas et ne descendez sous aucun prétexte.Laissez le père sur place.Il devra convaincre les membres de la Jeunesse qu\u2019à notre retour, demain, je tiendrai ma promesse, Ne faites pas de compromis avec eux.Durant l\u2019absence de von Bayer, un hélicoptère a des ennuis de moteur et, sottement, je le laisse rentrer à la base presque vide.Quand je me rends DERNIER DE DEUX ARTICLES compte de ma bévue, il est trop tard et nous ne pouvons plus le rejoindre par radio.Je maudis ma stupidité car je sais que nous comptons en tout, les Nigériens, les cing missionnaires, von Bayer, les équipages et moi-même, 23 personnes et que nous n\u2019avons que deux avions.J\u2019envisage la situation.Il est 3 h 30 passées de l'après-midi.Il faut 80 minutes pour se rendre à Satchi, 30 minutes pour refaire le plein et il fera noir à 6 heures.Trois solutions s\u2019offrent à moi: la première, essayer d'emmener tout le groupe à Satchi dans les deux hélicoptères restants.Karlsen devra décider de cette question, mais jentretiens peu d\u2019espoir.La deuxième, envoyer un hélicoptère transportant les deux religieuses et les trois missionnaires à Satchi.Dans ce cas, tout les autres resteront sur place jusqu\u2019au lendemain.La troisième, évacuer tout le groupe par petites étapes vers Satchi.En tout cas, un important contingent rebelle se trouve toujours à Kisandji, soit à une distance de quatre milles seulement.En nous déplaçant de quelques milles vers l\u2019est, cela n\u2019améliore pas forcément notre situation, étant donné que nous sommes en territoire rebelle.J\u2019envisage sérieusement la première solution mais j'opte finalement pour la deuxième et je fais mander l'officier nigérien.Nous nous trouvons sur un léger promontoire de la grande plaine où l'herbe atteint de deux à quatre pieds de haut, rendant les observations imprécises.En approchant de l'hélicoptère de Karlsen, je passe à proximité des cing missionnaires sauvés au cours de notre première sortie.Ils sont groupés sous le seul petit arbre qui protège du soleil et prient.Karlsen me tend un chiffon pour m'\u2019essuyer le visage.\u2014 Ne vous tracassez pas, me dit-il, nous pouvons le faire.\u2014 Faire quoi?demandé-je.\u2014 Vous emmener tous.\u2014 Quoi, nous tous: 23 personnes! \u2014 Nous n\u2019avons plus beaucoup de carburant, continue Karlsen.Mais juste assez pour atteindre Satchi.Je crois que je peux y arriver.Nous essaierons en tout cas.Les cinq missionnaires ne pèsent pas plus de 500 livres ensemble.L'officier nigérien se trouve maintenant à côté de moi.Je lui fais part de nos intentions.\u2014 Allons inspecter votre position, lui dis-je.Nous devons être prêts à distribuer les munitions, à nous terrer et à nous dégager des champs de tir.Voici qu'apparait soudain l'hélicoptère de von Bayer.Il est seul.A Kisandji, le chef des rebelles Suite à la page suivante PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 - 13 PAR mp OLLY- saz Le briquet a butane de qualité avec flamme réglable.Modèle classique et fabrication impeccable en chrome poli.Garantie d'un an sans restrictions.Egalement offer! 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vois Asbury qui montre la rivière du doigt.Il communique avec nous.Sa voix est tendue.\u2014 Nous n'avons plus beaucoup de carburant et devons vous quitter, mais faites attention: plusieurs groupes de rebelles approchent de votre position par le nord et l\u2019ouest.Nous rentrons à la base pour faire le plein et nous reviendrons.Karlsen explique à Asbury que nous allons tenter d'évacuer tout le monde mais si nous n'y parvenons pas, les missionnaires partiront tandis que nous resterons ici.Asbury accuse réception de notre message et disparaît.Von Bayer me regarde d'un air inquiet.\u2014 L'herbe est sèche, dit-il.Is vont probablement essayer de nous faire rôtir comme des rats.\u2014 Je sais, allez chercher les missionnaires, répli- qué-je.\u2014 Essayons de faire monter les dix plus petits dans l\u2019hélicoptère de Naranjo, dit Karlsen.Si nous réussissons, je pourrai prendre les autres.Nous rejoignons le groupe pendant que Karlsen surveille les rebelles qui approchent.Nous choisissons les cinq missionnaires et les cinq Nigériens les plus légers, On vide les bidons d'essence de réserve pour alléger la charge.Le premier groupe une fois à bord, Naranjo met le contact, son moteur peine un peu puis l\u2019appareil s'élève.Je crie à un des soldats nigériens plus pesants: \u2014 Change de place avec une des religieuses, cela diminuera la charge dans l\u2019autre appareil.LE: Nigérien obtempere et I'hélicoptére prend lair.C\u2019est maintenant notre tour.La tension se lit sur les visages tandis que le moteur prend de la vitesse.Nous essayons à cinq reprises mais en vain de décoller.Mais la chance nous sourit enfin.Nous nous élevons légèrement, puis nous retombons.Et finalement nous nous arrachons du sol pour de bon.Je vois les rebelles, environ 150, divisés en deux groupes, à 700 verges de distance.Nous aurions pu les contenir, mais il faut éviter toute effusion de sang.Dans l'hélicoptère, je vois la petite religieuse qui sourit à travers ses larmes.Je vois un caporal nigérien qui essuie ses yeux rapidement.Quelqu'un me tape sur le bras: c'est un autre Nigérien qui m\u2019offre un bonbon.Je le prends mais les mots de remerciement se bloquent au fond de ma gorge.Je lui tends ma main qu\u2019il prend doucement.A Satchi, c\u2019est une scène de réjouissances qui nous attend.Le père supérieur de Tchikapa est là pour prendre charge des missionnaires.Pendant qu'on refait le plein, je parle de la défense de la base avec le commandant congolais et lui fait part de nos projets du lendemain.A Tchikapa, un médecin de la mission m\u2019examine et me donne quelques pilules pour me tenir éveillé.Tirés des griffes des rebelles, en pleine jungle, les missionnaires et les religieuses se retrouvent sains et saufs à la base des Nations unies de Tchikapa.Peu après huit heures, le matin du 28 janvier, la brume se lève et nous nous envolons une fois de plus à destination de Kisandji.Nous avons deux avions légers.deux chasseurs Harvard de l\u2019Armée congolaise et quatre hélicoptères, Cette fois-ci, nous sommes armés jusqu'aux dents.Huit religieuses et le dernier missionnaire attendent au bord de la route, mais les rebelles aussi sont 1a au nombre de 500 ou 600, séparés en cinq groupes.Nous apercevons, ce qui n\u2019est pas fait pour diminuer notre inquiétude.luire des canons de fusil.11 n'y a aucun signe des religieuses congolaises.NE religieuse est sur une civière.Une autre est étendue sur le sol à proximité.Il n\u2019y a pas un moment à perdre.J'ordonne alors à von Bayer de se rapprocher des missionnaires.L'hélicoptère No | est immédiatement la cible d\u2019une volée de flèches et de coups de fusil.Von Bayer riposte, disperse la foule toute proche et plonge tel un aigle pour recueillir trois religieuses et un missionnaire qui se sont mis à découvert.L\u2019hélicoptère No 3 descend maintenant le long de la route suivi du No 4.Les pilotes observent les instructions à la lettre, car au moment où ils arrivent au-dessus des religieuses, ils traversent tous les deux la route tandis qu\u2019Harry Asbury, venant du sud, vole en rase-mottes.Pendant que les rebelles se terrent dans les fourrés, un homme en blanc fait traverser la route en toute hâte aux trois religieuses demeurées debout.C\u2019est l\u2019infirmier de lhôpital de la mission.Mais voici que se pose le vrai problème.Une religieuse est sur une civière et une autre est visiblement à bout de forces.J'ordonne à l'hélicoptère No 2, sous les ordres du sergent Léo Lessard, de Québec, d'entrer en action sous la protection des hélicoptères No 1 et 3.Les dix ou douze rebelles cachés dans l'herbe près de la civière ne craignent pas ce vaillant soldat du 22e.Son pilote atterrit presque sur la tête des rebelles qui s\u2019enfuient en poussant des cris.L'hélicoptère n\u2019a pas encore touché terre que Lessard est déjà au sol et tient la civière dans ses bras.Il demande à la religieuse épuisée de ramper jusqu\u2019à l'appareil.Mais pendant que le sergent est aux prises avec la civière, deux rebelles ont bondi dans l'hélicoptère et le soldat nigérien se trouvant à la porte les repousse vigoureusement.L'autre soldat nigérien ne peut tirer, car Lessard se trouve dans sa ligne de tir.Les deux assaillants battent en retraite en emportant une mitraillette laissée sur un siège.Les rebelles tirent des coups de feu sur l\u2019appareil.Asbury continue à \u201cratisser\u201d la route pendant que Glantz et moi dans l\u2019Otter survolons lentement, à une cinquantaine de pieds de hauteur, la scène dramatique qui se joue en dessous.Lessard réussit à placer une extrémité de la civière dans la porte de l\u2019hélicoptère, mais voilà que surgissent de l'herbe plusieurs indigènes qui veulent saisir le sergent.Le sergent se bat comme un démon; avec l\u2019aide d'un Nigérien il passe l\u2019autre extrémité de la civière dans l'avion, se débarrasse de tous ses assail- Le soir est consacré aux rapports et à la prépara- lants sauf un, se penche, saisit à bras le corps la reli- tion des plans.Je trouve embarrassant de dire qu'on m'a soustrait mon revolver.gieuse au sol et la lance littéralement dans la cabine.Son hélicoptère a déjà quitté le sol quand il met en Le général Dextraze et le major américain Asbury (a dr.) examinent la carlingue trouée de balles de l'hélicoptère du lieutenant-colonel Mayer (à g.).déroute son dernier assaillant et saute à bord.Une pluie de flèches et de lances s\u2019abat tout autour.Les rebelles sont fous de rage, ils apparaissent de toutes parts et tirent des coups de fusil.Tous les hélicoptères ripostent.Mais il nous faut rentrer et je donne l\u2019ordre du retour à la base.( Plusieurs jours plus tard, nous retournons à Ki- sandji pour secourir huit novices congolaises.Nous rencontrons de nouveau de l\u2019opposition et nous perdons même un hélicoptère, mais la chance continue à nous sourire.Quand les opérations de sauvetage au Kouilou se terminent, nous avons sauvé 106 des 107 personnes attachées à treize missions différentes.Le cent septième est un négociant portugais qui a regagné Port Francqui par ses propres moyens.Plusieurs personnes ont contribué à notre succès.Tout le temps des opérations, l\u2019avion de l\u2019attaché militaire américain nous fut d\u2019un grand secours.Ses pilotes, les majors Harry Asbury et le major Roy Hudson ont fait preuve d\u2019une grande témérité.Le dévouement de ces deux officiers et du sergent Bob Tucker, leur observateur, fut un facteur décisif dans le résultat des opérations.Il faut aussi rendre hommage au brigadier Jacques Dextraze, chef d'état-major des troupes de l\u2019O.N.U., qui a conçu, organisé et dirigé toutes les opérations de sauvetage.Son encouragement et ses qualités de chef nous ont beaucoup appris au cours des incursions en territoire tenu par les rebelles.Les équipages aériens ont effectué des missions continuelles en terrain difficile et cela avec une habileté et un enthousiasme inégalés et un dévouement sans bornes à leur tâche.Soumis à la fatigue et souvent au feu de l\u2019ennemi, ils n\u2019ont pas bronché.Les équipes de sauvetage et les soldats qui les appuyaient ont manifesté un courage et une détermination peu communs.Aucune tâche n\u2019était trop difficile; aucun danger trop grand.Nous formions une équipe a toute épreuve.ES événements de Kisandji et du Kouilou entrent déjà clans les allées du souvenir et pour certains, sans doute, ils seront bientôt totalement oubliés.Mais pas pour moi ni pour von Bayer, Glantz, Karlsen, Jeppersen, Naranjo, Adiko, Asbury, Lessard ou Dextraze.La vie était alors devenue soudain beaucoup plus précieuse et la mort beaucoup moins effrayante, parce que la tâche à accomplir était belle et digne et que le désespoir n\u2019entra jamais dans notre esprit.Mon histoire se termine là.Si je me suis trop attardé sur mes paroles, mes pensées, mes réactions.mes décisions ou les affronts que j'ai subis, je ne m'en excuse pas.Je rends grâce d'être encore en vie, mais je me dois aussi d'exprimer toute la gratitude que j'éprouve d\u2019avoir eu à servir avec ces hommes.Je me demande souvent quelle serait la meilleure façon d\u2019exprimer les sentiments qu\u2019ils m'inspirent.La manière la plus appropriée serait peut-être, et je sais qu'ils me comprendront, de toujours commencer mon histoire à Kisandji en disant qu\u2019une fois, il y a très longtemps, je me suis trouvé au milieu d\u2019un groupe de héros.À EE EE SLR pa rue hé In Ah Stein ae CRA LS BEE IR or AA AIA CTR RTL ELLY MESA Ss or Sain Tari San ES SREY l\u2019ère de l dégene Il une création exquise: ollie bits Aussi menue, aussi parfaite qu'une pierre précieuse .aussi délicate qu\u2019un pétale, élégance supréme, reflet de la plus pure féminité.Son verre biseauté est taillé, tel un diamant.Grand ressort incassable l'épreuve des chocs.BEAUX ARTS par Anctetome \u2026Àà partir de $49.95 Votrereprésentant autorisé Gladstone vous montrera toute la gamme des montres Gladstone de qualité, pour dames et messieurs\u2014ù partir de S32.50 Dans la 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urinaire peuvent être en cause.Les PILULES GIN agissent délicatement, promptement et efficacement pour soulager fa sensation d'épuisement, le mal au dos et le manque de repos.PILULES HI hu, LI CO à PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 - 15 F I MAD Des oeuvres d'art qui fol} Le culte de la Vierge, sur les bords du Saint - Laurent, remonte à l\u2019hiver 1535-1536.Jacques Cartier et ses compagnons se trouvaient alors au confluent des rivières Lairet et Saint-Charles.Voyant ses matelots malades, l\u2019explorateur ma- louin plaça une statue de la Vierge de Rocamadour (encore aujourd\u2019hui le centre d\u2019un très important pèlerinage marial, dans le sud-ouest de la France) sur un autel, au pied d\u2019un arbre.Puis tous ceux qui pouvaient encore se tenir debout défilèrent dans la neige en chantant Ave Maris Stella, le cantique préféré des Bretons.Etrange cérémonie pour les Indiens qui, devant le courage de ces hommes blancs terrassés par le scorbut et le froid, montrèrent à Cartier les vertus de l\u2019herbe amedda dont l\u2019infusion permit de guérir les survivants.L'intervention indigène tenait du miracle et on l\u2019attribua à la Vierge.\u2018 Cette dévotion à la Vierge devait se perpétuer et les statues mariales se multiplier dans tout le pays.Mais les toutes premières d\u2019entre elles ont probablement été retournées en France ou détruites dans des incendies.La plus ancienne statue de la Vierge que nous possédions appartient aujourd\u2019hui au trésor de la tribu des Hurons et se trouve à leur musée, à Loretteville.Connue sous le vocable de Notre-Dame-de-Foy, cette madone haute de huit pouces a été sculptée dans le bois d\u2019un vieux chêne du bourg de Foy, près de Dinant, en Belgique, abattu en juin 1609 et à l\u2019intérieur duquel on avait trouvé une statuette en pierre blanche représentant la Vierge tenant Jésus dans ses bras.L\u2019arbre, vieux d\u2019au moins 200 ans, avait poussé autour de la statue et l\u2019avait enrobée.Stupéfaits devant un tel phénomène, les jésuites du collège de Dinant décidèrent de sculpter dans le bois même de cet arbre plusieurs statuettes du même modèle, dont une que le père de Véroncourt envoya, en 1669, au père Chaumonot, missionnaire chez les Hurons de la Côte Saint-Michel, à Québec.Cette dernière disparut dans l\u2019incendie qui ravagea la chapelle de la Côte Saint-Michel, en 1698.Heureusement, une autre réplique envoyée à la chapelle avant 1675 par les villes de Nancy et de Bar, en Lorraine, fut épargnée.Ce serait cette dernière madone qu\u2019on peut voir encore chez les Hurons.L\u2019église de Sainte-Foy possède une-troi- sième réplique, douteuse celle-là, reçue en 1902 du curé de Foy de l\u2019époque, l\u2019abbé Fries: cette dernière est enfermée dans une niche en coupole au-dessus d\u2019une autre Notre- Dame-de-Foy, haute de trois - La statue de Notre-Dam Photos Bert Beaver en 1737 par un Marin inc Photogrophe de Perspectives latéraux de la chapelle 16 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 Pa % i ONES fo partie de notre histoire pieds et sculptée en 1716 par l\u2019abbé Le Prévost, curé de Sainte-Foy.Un peu partout, dans la Vieille Capitale, on trouve d\u2019antiques statues dédiées a la Vierge: au musée de la Province, au monastere des Ursulines, à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019Hôpital Général, au Petit Séminaire, etc.Les Ursulines possèdent sept de ces madones.Ces statuettes datent du XVIIe siècle et sont toutes en bois, mais deux d\u2019entre elles sont d\u2019origine inconnue.De son côté, l\u2019Hôtel- Dieu possède depuis 1737 une statue dite de Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, don d\u2019un marin inconnu.La Madone du Prisonnier, à l\u2019Hôpital Général, est une oeuvre qui témoigne de l\u2019ingénuité et de la patience du sculpteur d\u2019occasion.C\u2019étaiten 1690.Mgr de Saint-Vallier visitait les prisonniers de Québec quand il vit l\u2019un d\u2019eux sculptant une Vierge à l\u2019Enfant.Le prélat invita le prisonnier à faire don de sa statue, haute de six pieds, à la chapelle de l\u2019hôpital, où elle se trouve toujours.A l\u2019extérieur de cette même chapelle, on peut voir une autre statue, Notre-Dame-de-la-Protection, haute d\u2019environ 10 pouces, qui est logée dans une niche vitrée.Apportée en 1648 par soeur Catherine-de-Saint-Au- gustin, elle occupa une place d'honneur à l\u2019Hôtel-Dieu jusqu\u2019en 1968 lorsque les religieuses hospitalières nommées à l\u2019Hôpital Général l\u2019emportèrent avec elles.Prises du regret d\u2019avoir laissé partir cette madone, les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu obtinrent qu\u2019elle leur soit rendue .Mais la Vierge, soit par miracle, soit par la main espiègle d\u2019une religieuse, s\u2019est tournée à trois reprises dans sa niche pour mieux regarder en direction de l\u2019Hôpital Général.Devant une telle obstination, on retourna la madone à l\u2019Hôpital Général.Au village huron de Lorette se trouvent trois autres statues, en plus de celle de Notre-Dame-de- Foy, déjà citée, et d\u2019une statuette en argent massif.L\u2019une des madones a été sculptée vers 1790 par un Huron, François Vincent, et sert de parement d\u2019autel.Une autre, faite vers 1750 par le Canadien Pierre-Noël Levasseur, se trouve au- jourd\u2019hui dans la voûte de la chapelle, après avoir été restaurée.Pour voir d\u2019autres statuettes mariales, il ne faut pas oublier de visiter la salle Le- vasseur, au musée de la Province, à Québec, où plusieurs Vierges à l\u2019Enfant font l\u2019admiration des visiteurs.La plus ancienne est l\u2019oeuvre de Charles Vé- zina (1720) (voir notre page couverture) et la plus récente, celle won.ES de René Saint-James dit Beau- inti ef vais (vers 1815).a Eo 2 ER 2 = ke > ; OUT #.TE, -de-Toutes-Grâces, offerte onnu, orne l\u2019un des autels Léon Bernard e l\u2019Hôtel-Dieu, à Québec.Autres photos en page suivante MADONES.A gauche: la Madone du Prisonnier a été sculptée vers 1690 et se trouve exposée dans la chapelle du cloître de la communauté de l'Hôpital Général de la Vieille Capitale.san.Ed Es POIL 2 À droite: cette statue, aujourd\u2019hui au musée de la Province, a été façonnée vers 1815 par René Saint-James, dit Beauvais, et vient d\u2019église de Laprairie.; Ci-dessous: cette Vierge à l\u2019Enfant (1750) est l\u2019oeuvre de Pierre-Noël = Levasseur et fait partie © du trésor de la tribu huronne, dans leur musée de Loretteville.18 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 Ci-dessus: cette autre Notre-Dame-de-Foy se trouve à l\u2019église Sainte- Foy et a été sculptée en 1716 par l\u2019abbé Le Prévost qui était alors curé de Sainte-Foy.A gauche: Notre-Dame- de-Foy a été sculptée dans le bois d\u2019un chêne abattu en 1609, à Foy, en Belgique: cette madone serait parvenue a Québec avant 1675.A droite: Notre-Dame- du-Rosaire date du XVIIe siècle et sert pour les processions à l'intérieur du cloître des Ursulines de Québec : elle est exposée dans la chapelle de 1642.4 PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 - 19 Ces menuisiers de Chibam coupent à la main des planches qui seront presque aussitôt transformées en portes et fenêtres.E ROYAUME de la reine de Saba existé toujours et n'a guère changé depuis l\u2019époque où la fastueuse Makeda\u2019 se rendit à la cour de Salomon.C\u2019est aujourd'hui le Hadra- maout, principauté faisant partie du protectorat britannique d'Aden, dans la péninsule arabique.Ce pays d'environ 400 milles de long et dont les traditions relèvent des Mille et Une Nuits est gouverné par des émirs et des cheiks qui possèdent une autorité absolue sur leurs sujets.Si, comme dans l'Ancien Testament, la côte est ouverte au monde extérieur, par contre l\u2019intérieur est désespérément désert et n\u2019est qu\u2019une suite de plateaux entrecoupés par des oueds, cours d\u2019eau dont le lit est desséché la plus grande partie de l\u2019année.Pour visiter l\u2019une des trois villes de l'intérieur, Chibam, Sayoun ou Tarim, il n\u2019a qu\u2019un seul moyen de transport possible: l\u2019avion.Quand on voit de loin l\u2019une ou l'autre de ces villes, on a nettement l'impression qu\u2019il s'agit d\u2019un mirage, sorti tout droit d'un film à la Hollywood.Chacune est en elle-même une forteresse entourée d\u2019un mur.Derrière, on aperçoit des gratte-ciel tout blancs dont certains ont jusqu\u2019à 15 étages et qui dominent le paysage plat environnant.Ces maisons-appartements sont faites de briques séchées au soleil et les pièces en sont remarquablement fraîches.Les fenêtres sont des moucharabiehs aux sculptures délicates.Quant aux palais des chefs arabes locaux, ils reluisent sous le soleil car ils sont enduits de sucre de datte qui les protège d\u2019une trop grande dessication.Même si les émirs possèdent aujourd\u2019hui piscines et voitures de grand luxe, il n'empêche que paysans et esclaves \u2014 c\u2019est-à-dire pratiquement tout le monde \u2014 labourent avec des chameaux de maigres champs où poussent un peu de blé, de millet, de café et de tabac.Personne ne semble réellement se rendre compte qu\u2019il existe un monde où la liberté n'est pas un vain mot et où on n'a pas à attendre le tir d'un coup de canon pour savoir que la journée de travail est enfin terminée.20 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 ram ie T2 PRÉ [ Mia : Pare Te Fe Le palais du cheik de Sayoun, importante ville de l\u2019intérieur, resplendit au soleil sous une mince couche de sucre.Free A Porée du désert, ce couple paysan POIS A LA ROMAINE A se sert toujours du chameau comme R | animal de labour et ignore le tracteur.Lorsque vous invitez des amis à dîner, servez-leur ce savoureux plat de N légumes, réparé avec les pois de fantaisie Aylmer, cultivés et mis en boîte au Qué ec.Faire fondre 2 cuil.à table de beurre, ajouter 3 petits ; re are ae AA : A oignons émincés et cuire 3 minutes.Ajouter % tasse de jambon cuit, en à dés, une boîte de 15 oz de pois Aylmer, égouttés, et 2 tasse de con- | sommé Aylmer, non dilué.Mettre 5 minutes sur feu modéré.g | Glaçage pour jambon Pour enrober votre jambon d\u2019un glaçage au goût délicieux, rien de tel que la marmelade d\u2019oranges Séville Aylmer.Lorsque votre jambon est cuit, inciser le gras.Mélanger 1 tasse de marmelade d'oranges Séville Aylmer avec 4 \u2019 tasse de sirop de maïs, un soupçon de moutarde et | cuil.à table de vinaigre (utiliser la moitié de ces quantités pour un petit jambon).Recouvrir le jambon avec ce mélange et cuire au four (400°) 15 à 30 minutes, en arrosant fréquemment, jusqu\u2019à ce que le glaçage soit bruni.ARÔMATISEZ VOS jus! Tel qu\u2019il est, le jus de tomates Aylmer est parfait.Mais si vous désirez lui donner une autre saveur, ajoutez un soupçon de Tabasco, de sels de céleri ou d'oignons.Ou encore, faites-le chauffer avec un cube de bouillon et servez en tasses.Ce sera toujours excellent si vous utilisez le jus de tomates Aylmer! Sauce vinaigrette Mélanger au batteur 1 boîte de 10 oz de soupe aux tomates Aylmer, Lg tasse d'huile, 16 tasse de vinaigre, taése de jus d\u2019ananas, 1 c.à thé de sel.LA c.à thé.de poivre, 1 c.à thé de moutarde sèche et 3 à 4 gouttes de Tabasco.Couvrir et mettre au réfrigérateur.Secouez avant de vous en servir.Le secret de cette sauce, c\u2019est la délicieuse soupe aux tomates Aylmer, faite uniquement de tomates fraiches à la saveur naturelle.ols NS Tartelettes aux framboises Pâte à tarte ; Garnir de pâte 24 à 30 moules à tar- Confiture de framboises Ayimer telettes de 2\u201d.Mettre 1 cuil.à thé de 2 oeufs battus confiture dans chaque croûte.Mélan- A À FA de tasse de sucre ic ger les oeufs, le sucre, la fécule de = 14 c.à thé de sel mais et le sel avec le beurre fondu, le > 3 c.à table de beurre fondu jus de citron, la vanille et la noix de Wt 1% c.a table de jus de citron coco.Mettre le mélange dans les tar- > 1 c.à thé de vanille telettes.Faire cuire au four chauffé 1% tasse noix de coco préalablement à 375°, 20 minutes.Les gratte-ciel du Hadramaout ont jus- Exigez fe ruban rouge .votre garantie de qualité qu\u2019à 15 étages et surplombent ce poste d'essence, le seul de tout Chibam.< 64-5F PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 = 21 Petit déjeuner pour un grand jour 22 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 AYEZ-VOUS déjà servi du plum- pudding au petit déjeuner?Une de mes amies se permet cette excentricité une fois par année.\u201cLe matin de Noël, explique-t-elle.les enfants ne songent guère à manger, occupés qu\u2019ils sont à leurs jouets tout neufs; mon mari et moi, occupés que nous sommes à observer le bonheur de tout ce petit monde, nous contentons d'une tasse de café.Quand nous nous rendons compte finalement que nous avons faim, il est déjà tard et nous prenons un copieux petit déjeuner.J'ai pris l'habitude de terminer ce repas un peu spécial en servant du plum-pudding car j'avais remarqué que le soir, après la dinde, mes convives n\u2019avaient plus d\u2019appétit et ne goûtaient qu\u2019à peine à ce dessert dont ils raffolent pourtant.\u201d Quoi qu\u2019il en soit, il est certain Le petit déjeuner est servi et promet d\u2019être délicieux.Au menu: coquetel matinal et petites crêpes aux pacanes nappées d'une sauce au caramel ci servies avec LA E de Per: PAR N que le Noël : Je voi plats.\u2018 la pâte ajouté, clame pas cu chapel ce mo ; appétit pte fi- il est ppieux ide de ial en j'avais dinde, appétit e des- tertain avec LA BONNE CUISINE de Perspectives PAR MARGO OLIVER que le petit déjeuner du matin de Noël se doit d'être un peu spécial.Je vous suggère ici quelques bons plats.Vous pouvez préparer la veille la pâte des crêpes aux noix.Et j'ai ajouté, pour une lectrice qui me réclame un pouding de Noël qui ne soit pas cuit à la vapeur, le pouding à la chapelure que vous napperez de sauce mousseuse.Joyeux Noël et bon .appétit! Photo Perspectives | du bacon croustillant et des saucisses.CREPES AUX PACANES Ya tasse d\u2019eau tiède 1 cuil.à thé de sucre ! paquet de levure sèche \u201cactive\u201d tasses d'eau oeuf battu tasse de farine à tout usage, tamisée 1% cuil.à thé de sel 2 tasses de farine de blé entier 1 cuil.à thé de bicarbonate de soude Ya tasse d'eau très chaude 1 cuil.à table de mélasse Ya de tasse de beurre fondu a tasse de pacanes hachées Sirop d'érable ou sauce au caramel (notre recette) re 5 NN Mettre l\u2019eau dans un grand bol.Ajouter le sucre et brasser jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit dissous.Saupoudrer de la levure et laisser reposer pendant 10 minutes.Bien mêler, Ajouter 2 tasses d\u2019eau et l\u2019oeuf battu et mêler.Tamiser ensemble, dans le mélange, la farine à tout usage et le sel, ajouter la farine de blé entier et battre jusqu'à ce que le mélange soit lisse et homogène.Couvrir et laisser reposer au réfrigérateur, jusqu\u2019au lendemain.Bien battre la pâte, le lendemain, pour l'abattre.Dissoudre le bicarbonate de soude dans l\u2019eau chaude et ajouter à la pâte, ainsi que la mélasse et le beurre.Bien battre et ajouter les pacanes.Laisser reposer à la température de la pièce pendant 30 minutes.Cuire les crêpes jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient dorées des deux côtés.Servir ces crêpes très chaudes, avec du sirop d\u2019érable ou de la sauce au caramel.Compléter le plat, si on le désire, de saucisses et de bacon.(Environ 36 crêpes de 4 pouces de diamètre) Sauce au caramel 1 tasse de cassonade, bien tassée la tasse de sirop de maïs 14 de tasse de beurre 15 tasse de crème légère Mêler tous les ingrédients dans une casserole et chauffer, à feu bas.Cuire juste assez pour que tous les ingrédients soient mélés et servir tiède.MUFFINS AU BACON tranches de bacon oeufs cuil.à table de sucre cuil.à table de graisse de bacon tasse de crème épaisse cuil.à table de vinaigre blanc tasse de farine à tout usage, tamisée ! cuil.à thé de poudre à lever a cuil.à thé de bicarbonate de soude Ya cuil.à thé de sel Chauffer le four à 400°.Graisser 12 moules à muffins, moyens.Faire frire le bacon jusqu\u2019à ce qu'il soit croustillant, l\u2019égoutter, le laisser refroidir et l'émietter.Battre les oeufs légèrement, à la fourchette.Ajouter le sucre, la graisse de bacon et la crème, à laquelle on aura ajouté le vinaigre, et battre jusqu\u2019à ce que ce soit bien mêlé.Tamiser ensemble, dans le mélange, la farine, la poudre à lever, le bicarbonate de soude et le sel et brasser juste assez pour que le tout soit bien me BOND A 145 mélé.Ajouter les morceaux de bacon et méler délicatement.Déposer à la cuillère dans les moules et cuire au four pendant 18 ou 20 minutes ou jusqu\u2019à ce que les muffins soient dorés et qu\u2019une légère pression du doigt à la surface ne laisse aucune empreinte.(12 muffins moyens) COQUETEL MATINAL 1 chopine de jus de canneberge, du commerce 2 tasses de jus d'orange, frais Mêler les jus et bien refroidir au réfrigérateur.Servir dans des verres à jus.(8 verres) STOLLENS la tasse d\u2019eau tiède 2 cuil.à thé de sucre 2 paquets de levure sèche \u201cactive\u201d 1!% tasse de lait, chauffé au point d\u2019ébullition et tiédi V5 tasse de sucre 2 cuil.à thé de sel 2 oeufs battus 15 tasse de beurre ramolli 2 cuil.à thé d'essence d'amande Approximativement 7 tasses de farine à tout usage, tamisée 1 tasse d'amandes mondées, en morceaux 15 tasse de cédrat confit, en morceaux 15 tasse de cerises confites, en morceaux 2 tasses de gros raisins de Corinthe 2 cuil.à table de zeste de citron râpé Beurre ramolli 2 tasses de sucre en poudre tamisé 15 cuil.à thé d\u2019essence d\u2019amande Eau froide Cerises confites Cédrat confit Amandes rôties Mettre l'eau et 2 cuil.à thé de sucre dans un grand bol.Brasser jusqu'à ce que le sucre soit dissous.Saupoudrer de la levure et laisser reposer pendant 10 minutes.Bien mêler.Ajouter le lait, @ tasse de sucre, le sel, les oeufs, le beurre et 2 cuil.à thé d'essence d'amande et bien mêler.Ajouter la moitié de la farine et battre, avec une cuillère de bois, jusqu'à ce que ce soit bien mêlé.Ajouter les amandes, le cédrat, les cerises en morceaux, les raisins et le zeste de citron.Ajouter suffisamment de ce qui reste de farine pour que la pâte soit souple et facile à manier.La travailler, avec la main, jusqu'à ce qu\u2019elle soit bien homogène.Mettre la pâte sur une planche enfarinée et la pétrir pendant environ 5 minutes ou jusqu'à ce qu\u2019elle soit très souple et élastique et que de petites bulles se forment à la surface.Mettre dans un bol graissé, couvrir d\u2019une serviette humide et laisser lever, dans un endroit chaud, pendant 14 ou 2 heures ou jusqu'au double du volume.Abaisser, avec le poing, et laisser lever de nouveau pendant ! heure ou jusqu\u2019au double du volume.Faire deux parts de la pâte.Façonner chacune en une miche ovale de 12 x 8 pouces.Badigeonner de beurre ramolli.Replier chaque miche sur elle-même, dans le sens de la lon- gueur, en scellant bien le côté ouvert en pressant avec la paume.Mettre sur une plaque graissée et donner a chaque pain, ou stollen, la forme d'un croissant.Badigeonner le dessus des pains de beurre ramolli.Laisser lever dans un endroit chaud pendant environ | heure ou jusqu\u2019au double du volume.Chauffer le four à 375°.Cuire pendant environ 40 minutes ou jusqu\u2019à ce que les pains soient dorés et rendent un son creux quand on les frappe sur le dessus.(S'ils brunissent trop rapidement, les couvrir.sans serrer, d\u2019une feuille de papier d'aluminium.) Laisser tiédir les stollens.Mêler le sucre en poudre, 2 cuil.à thé d\u2019essence d'amandes et suffisamment d'eau froide pour que la glace soit facile à étendre.Glacer les stollens encore tièdes et les décorer de moitiés de cerises, de bandelettes de cédrat confit et d'amandes rôties.POUDING A LA CHAPELURE 1 tasse de chapelure trés fine ! tasse de lait sur Ya de tasse de graisse végétale 1 tasse de cassonade LY4 de tasse de mélasse ! oeuf la tasse de farine à tout usage, tamisée ! cuil, à thé de bicarbonate de soude 1 cuil.à thé de muscade Ya cuil.à thé de clou de girofle en poudre Ya cuil.à thé de cannelle Ya cuil.à thé de sel 1 tasse de dattes finement hachées Ya tasse de noix finement hachées Sauce mousseuse (notre recette) Mettre la chapelure (assurez-vous qu\u2019elle soit très fine) dans un petit bol.Ajouter le lait sur, mêler et laisser reposer pendant 1 heure.Chauffer le four à 300°.Graisser un plat carré, de 9 pouces de côté et d\u2019au moins 2 pouces de profondeur.Mettre un plat d'eau dans le four.Battre ensemble, jusqu'à ce que ce soit bien mêlé, la graisse végétale, la cassonade, la mélasse et l\u2019oeuf.Tamiser ensemble, dans le mélange, les ingrédients secs et brasser jusqu\u2019à ce qu'ils soient mêlés.Ajouter la chapelure détrempée et bien battre.Ajouter les dattes et les noix.Verser dans le moule et mettre au four, environ à mi-hauteur de ce dernier.Cuire pendant environ 45 minutes ou jusqu\u2019à ce que ce soit à point.Servir très chaud avec notre sauce mousseuse.(9 portions) Sauce mousseuse 2 jaunes d'oeufs 15 de tasse de beurre fondu 1 tasse de sucre en poudre tamisé 1 cuil.à thé de vanille 1! paquet de 2 onces de mélange à garniture à dessert Battre les jaunes d'oeufs dans un petit bol, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient mousseux.Ajouter le beurre, le sucre en poudre et la vanille et mêler.Préparer la garniture selon les indications sur le paquet.au moment de servir.Incorporer au premier mélange.Napper les portions de pouding de cette sauce.q PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 = 23 CHARLOT CIRQUE VEVEY, SUISSE Texte et photos ARES avoir dicté la dernière phrase de ses BEF / d\u2019Yves Debraine mémoires qui, sous le titre Histoire de ma vie, sont actuellement l'un des plus grands suc- J ces de librairie dans le monde entier, Charlie Chaplin se permet maintenant un peu de repos et de détente.Surtout s\u2019il y a un spectacle de cirque, son divertissement préféré.Depuis 9 ans, en effet, Charlot est l\u2019un des plus fidèles spectateurs du cirque Knie lorsque celui-ci plante son chapiteau sur la place du Marché, à Vevey, en Suisse romande.Cette année, le célèbre mime, plus jeune que jamais, avait tellement trouvé le spectacle à son goût qu\u2019il ne put s'empêcher de déclarer à la ronde que c'était \u201cle meilleur depuis long- Suite page 26 \u2018 24 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 UISSE de ses de ma Is suc- \u201charlie de re- sctacle Depuis fidèles elui-ci arché, ne que acle à sclarer long- age 26 A 4 Joséphine s'intéresse aux danseurs de corde.ornez-le simplement d'un noeud de ruban Il est facile de faire un cadeau de bon goût: vous prenez un carton de du MAURIER \u201cKing Size\u201d, vous l\u2019entourez d\u2019un papier fantaisie.ou vous vous contentez, tout simplement, d'y fixer un noeud de ruban, car son gai papier 8 plus efficace jamais conçu.À vos amis qui fu- rouge est parfait comme emballage-cadeau.Bien entendu, c\u2019est surtout le contenu qui Une cigarette vraiment douce, faite des meilleurs tabacs de Virginie et munie du SUPER-FILTRE Mikéecct, EXCLUSIF Pour offrir en cadeau un carton de du MAURIER \u201cKing Size\u201d.Formats REGULIER et KING SIZE compte.Vous pouvez étre siir qu'il sera apprécié puisqu\u2019il s\u2019agit de du Maurier, la cigarette de bon goût, faite de tabacs de Virginie ultra-doux soigneusement sélectionnés et munie du filtre le ment, vous serez sûr de faire un plaisir de choix en leur offrant des du Maurier\u2018\u2019King Size\u201d.PTT AJ Symbols dde Quatéle\u201d du MAURIER PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 - 25 CHARLOT Suite de la page 24 temps\u201d.La veille.il avait envoyé trois de ses enfants: Eugène, Jane et Anne, assister à la représentation de l'après-midi.Le lendemain, Charlie Chaplin lui-même, Oona, sa ravissante jeune femme, et deux de leurs filles, Joséphine et Victoria, firent une entrée triomphale sous la tente, en compagnie de quelques amis.Après la représentation, Charlot invita quelques- uns des artistes du cirque à finir la soirée au Manoir de Ban, la belle propriété qu'il possède à flanc de montagne, au-dessus de Vevey, face au lac Léman.On évoqua des souvenirs de voyage, on se raconta des histoires comme celle-ci, par exemple, que débita le clown Francesco: \u201cUn jour, j'ai dit à un Ecossais .Vous autres, Anglais! Mal m'en prit.L\u2019Ecossais se rebiffa en ces ten.es: Ne confondez jamais .Et sachez qu\u2019il y a trois choses dont il faut se méfier dans la vie: les cornes d\u2019un taureau, le coup de pied d\u2019un cheval et .le sourire d'un Anglais! .\u201d Charlie Chaplin, qui lui-même est né en Angleterre, rit beaucoup en entendant cette boutade qui le détendait de la tension occasionnée par l\u2019effort qu'il s'était imposé pour écrire ses mémoires.Puis il évoqua quelques-uns des grands hommes qu'il avait connus dont Khrouchtchev qui venait alors d\u2019être limogé par ses pairs.Et, tandis que Joséphine jouait à la maîtresse de maison sous le regard attendri de ses parents, les in- a vités demandèrent à leur hôte de leur dédicacer quelques exemplaires de son livre.Ce que Charlot Après la représentation, Charlot a fit avec empressement .invité chez lui des membres du cir- Car il est maintenant l\u2019homme simple qu\u2019il avait que Knie à qui il raconte quelques- toujours rêvé d'être! uns des épisodes de sa carrière.ea rtau lavage! sans changer la couleur naturelle de vos cheveux! Votre mari se sentira plus jeune aussi.rien qu'en vous regardant! Des cheveux gris, même prématurés, ajoutent des années à votre apparence! Si ce gris vous attriste, faites-le partir au lavage avec Loving Care, la Lotion Capillaire Colorante de Clairol.Loving Care fait rayonner les cheveux de jeunesse si discrètement que la teinte naturelle paraît inchangée.Dès le premier lavage, le gris disparaîtra et votre entourage remarquera sim- lement que vous êtes plus belle, plus jeune que jamais.Bon apparence est si naturelle.Donne de la vie et de l'éclat à vos cheveux tout en les tonifiant.Pas de peroxyde, pas de mélange, versez-le directement de la bouteille! Même le parfum en est agréable.Loving Care, employé environ une fois par mois, empêche le gris de paraître\u2014vous oubliez même que vous en avez déjh eu! La gamme de couleurs s'étend du blond au nouveau Noir Naturel.Choisissez la teinte la plus près de la vôtre.Loving Care \u201ctient\u201d.Pas une teinture, supérieure à tout rinçage.De l'avis des coiffeurs, Loving Care est une fontaine de Jouvence pour cheveux gris.©Clairel Inc.1964 L.ovin e Care lotion capillaire colorante de CLAIROL i \u2014 *Marque enregistrée de Clairol Inc.of Canada, Knowiton, Québec.Tous droils réservés, te = 26 - PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 COUPS D\u2019OEIL ET santé Le Postum instantané, contrairement au thé et au cate, ne contient pas de caféine.Il est fait de grains entiers rétis a point, de façon à rehausser cette saveur naturelle qui vous donne tellement de satisfaction.Accordez-vous un moment de détente et voyez quelle sensation de bien-être on éprouve après avoir bu une bonne tasse de POSTUM\u2014EXEMPT DE CAFEINE.( Luis Uh.LES CUISINES OF GENERAL FOODS DOULEURS - K MENSTRUELLES < A Chaque mois, Corinne a avait le cafard par suite de malaises menstruels fonctionnels, Maintenant, elle prend simplement Mipoc et connaît un confort parfait, car les comprimés MiboL contiennent: e Des ingrédients à action rapide qui aident à SOULAGENT LES CRAMPES, CALMER Les) MAUX DE TETE ET DE DOS © Plus un médicament spécial qui CHASSE LE CAFARD.Es Corinne 0 a & f 1 C'est si facile , de plaire avec TULIPE NOIRE Mik \\- : TULIPE NO PTA: T-Y 14 Pour plus d'agrément.LA PIPE PARFAITE Dr.Plumb Un produit «Zn La semaine prochaine On dit que les traditions se perdent.À l\u2019occasion du nouvel an, Marcel Cognac, photos à l'appui, nous donnera la preuve que celle des visites du jour de l\u2019an est toujours bien vivante \u2014 et colorée.Dans le même ordre d'idées, deux pages en couleurs sur les jouets que nos ancêtres offraient à leurs enfants.Nous commencerons de plus une série de quatre articles sur les doukhobors, qui en font voir de toutes les couleurs au gouvernement canadien.LA RÉDACTION Une marque connue et respectée est le premier atout d'un fabricant et il ne néglige rien pour qu'il en soit toujours ainsi: constamment il met son produit à l'épreuve et l\u2019améliore.Une marque connue est la garantie de satisfaction que vous donne le fabricant et a laquelle le marchand ajoute la sienne.Pour vous assurer qualité et satisfaction, exigez les marques connues.Familiarisez-vous avec celles qui sont annoncées dans cette revue.PERSPECTIVES No 51, 19 décembre 1964 - 27 LA FRAÎCHEUR DE LA GLACE! ox, cf MN, UE omni le 3 pe ei Le 7\\N collaboration avec le Centre d'Art de \u201cTrois-Rivières, le quotidien le Nouvèl- - liste organise chaque année, à l'intention des enfants de cinq à quinze ans, un con- .- cours de cartes de Noël.Des prix en argen \u201c- récompensent les meilleurs trayaux.Les professeurs de dessin des écoles: s n téressent de près au concours, les envois comprennent de moins en moins de chro- TN - pr Fi, \u2018mos à l\u2019exemple de- beaucoup de Cartes : France Bergeron, 4H pa \"7 | commercisles.Mais s'ils font travailler leurs a a al élèves, c\u2019est sans jamais entraver leur: \u2018spon: # 13 ans .ces | tanéité.So oe get BN a Se a Wl i ur Papo ei oo Comme on peut le voir par les quelques ; \u2026 - or cartes reproduites dans ces -pages, ici, et qui \u2019 eo?E sont toutes l'oeuvre d'écoliers de Nicolet, la : T gE: - technique est aussi diverse que l'inspiration: : gouache, aquarelle, pastel, pochoir et méme collage.- i Ce n\u2019est pas que Noël qui.retrouve ici sa : fraîcheur: c\u2019est aussi une forme d'art trop- ! longtemps galvaudée.un inane \u2018 Nicole Pellerin, 15 ans ere = 6 ec ee 20 \u20ac wk a ON usa pre Hu Fc = ne, fd ta sf > 4 a Ze hd e, él i Koma on mn Nr | in en pois Nog rotes A Urs Ne n- & * Le » qui la \u201cAndrée Caron, 14 ans.té on; am SR - ey me PS Lt wr Ln AS it Carmen Gélinas, 13 ans op- LE Sidi.| x, = > de ¢?7, s EN NN at 0 pme e * à | z - ki Pp | Co > jo j a { = 2 i wy Weep, = jE ; PF \u2019 : - f : * ant NEF eR Fn A iy | 1 = 8 À it he \\ X > Ap Ji Ww ZW 2 \u201c .der à 1 | À + Christiane Rivard, ans & 1e =
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