Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Les affaires, 2005-02-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" CAHIER A -CONOMIE SOCIALE Enfin, de nouvelles sources de financement sous peu Les entreprises d'économie sociale représentent un poids économique et social considérable Michel De Smet dossiers @transcontinental.ca La capitalisation des organisations sociales demeure le plus grand défi de ses dirigeants, qu\u2019ils oeuvrent au sein de coopératives ou d'organismes sans but lucratif (OSBL).Ils auront bientôt de nouvelles sources de financement, indique Élise Tessier, prési- dente-directrice général du Réseau d'investissement social du Québec (RISQ).« Nous avons été heureux d\u2019apprendre que, dans le discours du Trône 2004, le gouvernement Martin a proposé d\u2019ouvrir aux entreprises du secteur l\u2019ensemble des programmes d\u2019aide aux PME et de créer un fonds de 100 M$ pour soutenir la capitalisation, dont 30 M$ seront réservés à des organisations québécoises », dit-elle.L'économie sociale s\u2019est développée dans des secteurs traditionnels.Pour l'instant, le RISQ gère un fonds spécial de 10,4 M$ créé en 1997, à la suite de la création du Chantier de l\u2019économie sociale, grâce à la participation d\u2019entreprises privées comme le Groupe Jean Coutu, Alcan, Imasco et plusieurs institutions financières.[1 permet a des entreprises en démarrage, en redressement ou en expansion d'avoir accès à du capital de risque.« En sept ans d'existence, nous avons investi 6,2 M$ dans plus de 300 entreprises collectives à travers le Québec.Ces investissements ont servi de levier pour générer 62 M$ dans l\u2019économie locale et ainsi, contribué à créer près de 4 000 emplois », indique M\"\u201c Tessier.Celle-ci explique que son organisme plafonne son investissement à 50 000$ par entreprise.Toutefois, deux autres organismes, le Filaction et le Fon- daction de la CSN, offrent aussi du capital de risque aux entreprises collectives.Leur financement combiné peut atteindre jusqu\u2019à 400 000 $.Des revenus des membres Généralement, les coopératives, responsables de 70 % du chiffre d'affaires de ce secteur, trouvent une partie importante de leur financement auprès de leurs membres, qui sont ainsi propriétaires de parts sociales.Pour leur part, les OSBL, qui représentent 63 % des entreprises de l\u2019économie sociale et emploient 69 % de la main- d'oeuvre, peuvent solliciter des dons ou des subventions auprès d'organismes privés ou publics souhaitant soutenir leur mission sociale.Ainsi, les CPE, les centres de la petite enfance, qui remplissent un rôle crucial auprès des familles québécoises en accueillant quelque 138 000 enfants, bénéficient de subsides gouvernementaux qui comblent environ 90 % de leur financement.Une diversification L'économie sociale au Québec génère un chiffre d'affaires annuel de 4,3 milliards de dollars (G$) et représente plus de 2 % du PIB de la province.On évalue le nombre d\u2019entreprises qui oeuvrent dans ce secteur à plus de 6 000, fournissant de l'emploi à 65 000 personnes.À eux seuls, les CPE emploient environ 22 500 salariés.« Ce sont les données les plus fiables dont nous disposons », indique Yvon Boudreau, sous- ministre aux politiques et sociétés d'État à l\u2019ancien ministère du Développement économique et régional et de la Recherche.Ces chiffres ne comprennent pas les grandes coopératives agroalimentaires, pas plus que le Mouvement Desjardins que certains analystes intègrent parfois dans l\u2019économie sociale en raison de leur statut à caractère collectif.L'économie sociale s\u2019est développée dans des secteurs traditionnels comme l\u2019agriculture, la foresterie et la consommation.Elle s\u2019est diversifiée en s'imposant là où le secteur privé et les gouvernements sont peu présents.« La culture, les médias communautaires, le tourisme à vocation sociale \u2014 les camps de vacances familiaux, par exemple \u2014 sont des secteurs en émergence.Et l'habitation coopérative demeure en croissance constante », précise M.Boudreau, m Les entreprises d\u2019économie sociale regroupent les coopératives et les organismes sans but lucratif.Nombre d'entreprises : 6 254 > 2 313 coopératives > 3 941 organismes sans but lucratif Nombre d'employés : 65 028 > 19 948 dans les coopératives > 45 080 dans les organismes sans but lucratif Chiffres d'affaires : 4,3 milliards (G$) >3 G$ dans les coopératives > 1,3 G $ dans les organismes sans but lucratif LES PRINCIPAUX CHAMPS D'ACTION DE L'ÉCONOMIE SOCIALE Les centres de la petite enfance - (CPE) ont connu une croissance sans faille grâce à la politique de services de garde du gouvernemement du Québec.Plus de 145 000 places sont déjà disponibles et plus de 22 000 personnes travaillent dans le réseau, ce qui en fait le troisième employeur privé en importance au Québec.> Lhabitation communautaire Le secteur immobilier répond aux besoins des citoyens à faible revenu.Grice au Fonds d'habitation communautaire, des projets totalisant près de 4 000 logements sociaux ont été acceptés au cours des trois dernières années.Et 7 000 autres s'ajouteront au cours des deux prochaines années.> Laide domestique En complémentarité des services de Lo Les centres de- .Jette enfance emploien environ 22 500 personnes.au Mieux comprendre l'économie sociale maintien à domicile offerts par les CLSC, quatre millions d'heures de services d\u2019aide domestique sont dispensées chaque année auprès de 42 000 personnes âgées par une centaine d'entreprises collectives, > Les ressourceries Depuis 1999, 40 projets de ressourceries ont démarré, créant plus de 900 emplois et redonnant de la valeur à des milliers de tonnes de produits qui, autrement, rempliraient les sites d'enfouissement, avec tout ce que cela comporte d'effets dévastateurs sur environnement.L'économie sociale est à l\u2019œuvre dans plusieurs autres secteurs : centres de périnatalité, culture, communications et nouvelles technologies, coopératives jeunesse de services, ressources naturelles, tourisme social, etc.m D.T. TES LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE Le gouvernement fédéral entend bien prêcher par exemple Les entreprises d'économie sociale seront considérées comme des entreprises à part entière Pierre Picard dossiers @ttranscontinental.ca « Le gouvernement fédéral éliminera les barrières qui empêchent les entrepreneurs sociaux de se prévaloir des différents programmes fédéraux », a affirmé aux AFFAIRES Eleni Bakopanos, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources humaines et du développement des compétences (économie sociale).La députée d'Ahuntsic veut faire en sorte que les entrepreneurs ne se butent plus à des portes closes ou à des refus systématiques lorsque vient le temps de présenter des demandes de financement par prêts ou par capitalisation, de soutien à différents égards et d'aide à l'exportation.De plus, Ottawa pourrait, dit- elle, acheter directement des produits et des services émanant des entreprises sociales.Des entreprises rentables M\"e Bakopanos rappelle que les entreprises d'économie sociale peuvent devenir très rentables.« Le Cirque du Soleil a vu le jour en s'occupant de développement communautaire.Il utilise maintenant une partie de ses profits à des fins de développement social », note-t-elle.Pour l'instant, le gouvernement canadien dispose d'un budget de 132 M$ répartis Ottawa pourrait acheter auprès de ces entreprises.comme suit : 100 M$ sur cinq ans destinés à accroître l'accès au financement de prêts et aux | 26 FEVRIER 2005 | capitaux; 17 M$ sur deux ans pour le développement des capacités des organismes à vocation économique communautaire; et 15 M$ sur cinq ans pour la recherche universités- communautés.Un exemple à suivre Eleni Bakopanos est très fière de la position dominante du Québec en matière d\u2019économie sociale, par rapport à l\u2019ensemble canadien.« Le Québec a joué un rôle de chef de file dans la coordination des efforts axés sur l\u2019économie sociale.« Les Québécois sont présents au sein de leurs communautés.Ainsi, 70 % d\u2019entre eux sont membres d\u2019au moins une coopérative, comparativement à 40 % chez l'ensemble des Canadiens.Il y a aussi de beaux exemples dans ce domaine partout au Canada.» m bobo Trop souvent, ça fait mal d'être un enfant.Aidez-nous.www.marie-vincent.org o_o L'ENFANCE, PAS LA VIOLENCE.eo 150 M$ pour le développement des communautés En 2003-2004, les Sociétés d'aide au développement des communautés et les Centres d'aide aux entreprises (SADC et CAE) ont accordé 1 500 préts totalisant 79 M$.Grice a I'effet de levier, cela porte les investissements totaux à 380 M$.Développement social et économique Le réseau compte 57 SADC et 10 CAE et possède un actif de 150 M$, ce qui lui permet d\u2019aider annuellement plus de 8 000 entreprises et de créer ou de maintenir quelque 10 000 emplois.En plus des services de financement, les SADC-CAE offrent des services d'accompagnement et d\u2019aide technique.Création Normétal est un bel exemple d'entreprise d\u2019économie sociale soutenue par les SADC.Cet atelier de design et de production textile a conçu une ligne- d'accessoires de cuisine à partir de tissus recyclés, comme des tabliers, des mitaines, des sous-plats et des serviettes.« Nous avons démarré le projet avec la créativité des employées et des produits recyclés », indique Thérèse G.Gagnon, directrice générale de la SADC d\u2019Abitibi-Ouest.Une quinzaine d\u2019employées gravitent autour de Création Normétal.La SADC a aidé aux décisions stratégiques.« Depuis un an, nous fournissons un appui technique et de l'aide dans leur stratégie de commercialisation ou leur image », dit M™ Gagnon.Le projet est né de l'initiative et de la solidarité du milieu.« La caisse populaire a donné le bâtiment, qui a été rénové par des bénévoles de la région », poursuit la directrice.Quant aux employées, elles ont été formées par celles qui possédaient des connaissances en couture industrielle.L'entreprise commence à se diversifier en cousant des pyjamas, des sacs à bébé contre les coliques ou des t-shirts.Elle a fabriqué des costumes pour la troupe de théâtre À cœur ouvert.m G.L.L.Le Carrefour financier solidaire Les institutions du Carrefour financier solidaire ont en commun de tracer de nouvelles voies dans les domaines de la finance et du développement économique.Par la diversité de leurs pratiques, elles tiennent compte des impacts économiques, sociaux et environnementaux en plus des objectifs financiers.ea ; Ï © 77 A on da\u201d BATIRE NTE Desjardins FONDS DE FINANCEMENT COOPÉRATIF RO EEE RENE Le Carrefour financier solidaire £7 IT Caisse d\u2019économie solidaire .pour une finance socialement responsable * FHACTION FONDACTION CSN Ez is5oremaron Le fonds pour l'investissement local et l\u2019approvisionnement des fonds communautaires WD 3 FV SM CONSEILS Fonds de formation professionnelle 2175, boul.De Maisonneuve Est, Montréal EA ete ee 2 13 CP TT me wd NES a SFR ME RT RE Te | LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE Un fonds de 30 MS pour le Québec Industrie Canada lancera sous peu un concours pour lui trouver un titulaire marilou.pinard@transeontinental.ca L'Agence de développement économique d'Industrie Canada lancera bientôt un concours afin de nommer le futur titulaire du fonds de capitalisation de 30 M$ réservé aux entreprises d'économie sociale du Québec.Industrie Canada et ses organismes de développement régional ont été chargés de répartir le financement entre les régions et de voir à la gestion du fonds de façon à ce qu\u2019il serve les besoins locaux.« L'Agence est responsable de gérer l'appel d\u2019offres, de choisir Il faut trouver une idée innovante pour gérer le fonds.le titulaire à la suite du dépôt des candidatures et de conclure une entente avec celui-ci, tout en supervisant la démarche à long terme », explique Gilles Pelletier, directeur général des interventions interrégionales et partenariats chez Développement économique Canada.Rappelons que, dans le discours du Trône 2004, le gouvernement de Paul Martin reconnaissait que l\u2019économie sociale contribuait au mieux-être des collectivités.Du coup, il rendait disponible dans son budget 2004 un fonds de 100 M$ pour l\u2019économie sociale au Canada, dont 30 M$ au Québec.L'initiative gouvernementale vise à favoriser l'autonomie financière des coopératives et des organismes sans but lucratif, en augmentant leur financement à long terme pour leur permettre d'accroître leurs investissemnts.Le but du concours \u2018Le concours consiste à trouver une idée innovante pour gérer le fonds, car dans le milieu de l\u2019économie sociale, il y a peu d'outils de capitalisation, comme c'est le cas pour l\u2019entreprise privée grâce aux marchés boursiers.Deux formes de financement sont accessibles pour les entreprises d\u2019économie sociale : les prêts traditionnels ou les subventions gouvernementales.« La capitalisation que l\u2019entreprise va chercher sur les marchés boursiers, soit la partie qu'elle ne doit pas rembourser, contrairement aux prêts, n'existe pas pour les entreprises d\u2019économie sociale », Le credit communautaire Pour 2004-2005, le Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC) a reçu un appui et une reconnaissance de I'ancien ministère du Développement économique et régional et de la Recherche (MDERR), qui lui a accordé un financement de 1,2 M$.« C\u2019est la première fois qu\u2019on a une entente de financement stable pour les dépenses d'exploitation du Réseau et de ses membres », explique Lucie Villeneuve, coordonnatrice du RQCC.Cela augure bien pour 2005, décrétée par l'ONU comme l'Année internationale du microcrédit.Depuis 15 ans, le mouvement du crédit communautaire, finance, par le moyen de cercles d'emprunt et fonds communautaires, des personnes qui veulent lancer leur entreprise, mais qui ne peuvent accéder aux sources de crédit des institutions fnan- cières.Au total, 1 175 emplois ont été créés ou maintenus grâce à ces initiatives.Les causes de refus sont diverses : dossiers de crédit inexistant, manque d\u2019expérience, absence de garantie \u2014 ce qui n\u2019arrête pas les organismes de crédit communautaire.Cette aide permet aussi de combler un autre vide, celui des petits prêts.« Les banques accordent peu de prêts de moins de 20 000 $.Dans les Cercles d'emprunt, les prêts sont de moins de 5 000 $, et dans les Fonds communautaires, ils peuvent aller jusqu'à 20 000$, la moyenne étant de 6 000 $ », explique Mr» Villeneuve.En 2003-2004, 490 entrepreneurs ont été accompagnés et 384 emplois ont été créés ou maintenus par les organismes de 11 régions du Québec.De la communauté à la communauté Les capitaux qui servent aux prêts proviennent de la communauté.Ils sont offerts aux entreprises à des taux d'intérêt allant de 8 à 10 %.« C'est la communauté qui prête à la communauté », dit M\" Villeneuve.Les institutions financières fournissent 22 % des capitaux recueillis, les communautés reli- gieuses-21 %, et le secteur privé et les dons personnels comblent 18 % des besoins.Les prêteurs perçoivent des intérêts de 2 à 3 % des montants prêtés.Les Cercles d'emprunt et et Fonds communautaires ont accordé 3,1 M $ de prêts depuis leurs débuts.À ce jour, les prêts ont été remboursés à hauteur de 86 %.m G.L.L.explique Jean Robitaille, responsable des communications au Chantier de l\u2019économie sociale.Le concours vise donc à créer des instruments financiers adaptés aux besoins de ce secteur.» Avec ses partenaires, dont le Réseau d'investissement social du Québec (RISQ), le Chantier prépare une proposition dans le cadre du concours pour répondre aux besoins de capitalisation des entreprises d'économie sociale.« Les autres participants au concours ne se sont pas encore fait connaître », mentionne M.Pelletier.m TO tm S 088 era seis mme ARS and NORE Peon va a or, SENT-DOLLARS-GUR HUNDRE 7 RNY.SARS Pour l\u2019instant, deux formes de financement sont accessibles pour les entreprises d'économie sociale : les prêts traditionnels ou les subventions gouvernementales.[En avant # depuis 20 ans À 3 Depuis plus de 20 ans, les SADC et les CAE ~~ soutiennent les projets d'économie sociale dans les collectivités du Québec : PLACE AUX ENTREPRISES D\u2019ÉCONOMIE SOCIALE! TECHNOPOLE ANGUS, SEUL PARC D\u2019ENTREPRISES QUI ACCUEILLE ET DEVELOPPE DES ENTREPRISES D'ÉCONOMIE SOCIALE Docushop Angus Coopérative de travail Impression numérique PART du chef Insertion Cuisine d\u2019établissement Atelier Angus Économie sociale Ébénisterie CPE Cœur de cannelle Insertech Angus Insertion Recyclage et assemblage d'ordinateurs PART Entreprises Économie sociale Gestion de services alimentaires Société de développement Angus Économie sociale Développement du Technopôle Angus AIMER TRAVAILLER TECHNOPÔLE ANGUS PARC URBAIN D'ENTREPRISES Py LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE | 26 FEVRIER 2005 | L'aide à domicile permet d'économiser Selon une étude, le gouvernement économise 225 $ par tranche de 100 $ investis Marilou Pinard marilou.pinard@transeontinental.ca En 2004, 75 608 personnes au Québec ont profité des services des entreprises d'aide domestique à domicile.Ce sont autant de personnes qui ont pu continuer à vivre dans leur maison, plutôt que d'être hébergés dans des institutions au frais de l\u2019État.Selon une étude effectuée pour le Regroupement des entreprises d\u2019économie sociale en aide domestique du Québec (REÉSADQ), le gouvernement économise 45 000 $ par personne annuellement grâce à ces services.Les entreprises d'aide domestique offrent des services d\u2019entretien ménager et de travaux lourds (déneigement, etc.) aux personnes âgées, en perte d'autonomie ou handicapées, et elles reçoivent l'appui financier du gouvernement.LEtude des retombées économiques de l'aide domestique en économie sociale, réalisée en 2003 par MCE Conseils, montre qu\u2019en réusis- sant à maintenir 11 % des bénéficiaires des services à domicile dans leur milieu, le gouvernement économise 225 $ par tranche de 100 $ investis.Dans un souci d\u2019accès univer- - sel à ces services, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) offre une aide financière aux bénéficiaires, sous forme de réduction du tarif horaire demandé par l\u2019entreprise.L'aide gouvernementale peut réduire de 4 à 10 $ de l\u2019heure le coût du salaire d\u2019un employé pour l'entreprise.Le montant de l\u2019aide dépend de l\u2019âge, de l\u2019état de santé et des revenus du bénéficiaire.Le salaire horaire est, en moyenne, de 14,21 $.Le gouvernement a dépensé 43 M$ en 2003-2004 pour le financement des entreprises d'aide domestique, et l\u2019étude estime que pour chaque dollar investi, 0,46$ reviennent dans les coffres de l\u2019État en percep- Un employeur important Les 103 entreprises d'économie sociale en aide domestique du Québec ont généré un chiffre d\u2019affaires de près de 92 M$ en 2003, soit une hausse de 40 % par rapport à l\u2019année précédente, Elles emploient 6 000 personnes, dont plus de 55 % à temps plein.Ces personnes reçoivent 65 M$ en salaires par an et, fait non négligeable, ces emplois ont permis à plusieurs femmes de réintégrer le marché du travail, délaissant les programmes d\u2019aide sociale.Cette centaine d\u2019entreprises a aussi contribué à faire diminuer le travail au noir dans l\u2019industrie de l\u2019entretien ménager.m M.P.d'imertion du Quédec 7105, St-Hubert, bureau 206, Montréal (Québec) H2S 2N1 a Téléphone : 514.270.4905 * Télécopieur : 514.270.0926 ceiq@collectif.qe.ca * www.collectif.qc.ca Les entreprises d'aide domestique offrent des services d'entretien ménager et de travaux lourds aux personnes âgées, en perte d'autonomie ou handicapées.tion fiscale et en épargne de sécurité du revenu, grâce aux emplois créés.Le gouvernement économise donc plusieurs dizaines de millions de dollars en frais d'hébergement chaque année, en retardant l'entrée en institution des personnes soutenues par les entreprises d\u2019aide domestique.Difficultés financières L'un des plus grands défis est la rentabilité de ces entreprises.Lors de l'étude de faisabilité du projet, le gouvernement avait estimé que les entreprises d'aide domestique seraient en mesure de s'autofinancer lorsqu\u2019elles auraient atteint la vitesse de croisière de 60 000 heures de service par année.Or, les entreprises qui fonctionnent à ce rythme, et même plus, sont dans une situation financière précaire, tout comme celles qui n\u2019ont pas % Contactez-nous! et les organismes du secteur.durable des collectivités, Info@ Travailler a autrement! en économie sociale et en action communautaire ; Vous avez des besoins de formation?3 Vous souhaitez mieux connaître les besoins de formation de vos employés?3 Vous êtes à la recherche d'outils de gestion adaptés à votre secteur?* Vous souhaitez être outillés ou accompagnés dans ces démarches?Le comité sectoriel de main-d'œuvre de l'économie sociale et de l'action communautaire (CSMO-ÉSAC) favorise la concertation et le partenariat dans le but de résoudre les problèmes de main-d'œuvre rencontrés par les entreprises Nous élaborons des stratégies d'action et de formation sectorielles en économie sociale et en action communautaire en tablant sur une connaissance approfondie du marché du travail.Une importance particulière est accordée au caractère distinctif de l'économie sociale et de l'action communautaire : gestion démocratique, primauté des personnes el du travail sur le capital, équité, solidarité et développement Notre mandat s'étend à l'ensemble du temitoire québécois et nous accordons la priorité aux regroupements provinciaux.ÉCONOMIE SOCIALE ACTION COMMUNAUTAIRE Comité sectoriel de main-d'œuvre économie sociale et action communautaire 4200, rue Adäm, Montréal (Qc), H1V 155 7 ; Téléphone : (514) 259-7714-< 1 866 259-7714 - \u201c téléchpi désmoesac.do.ca «.WwW.csinioes atteint cette taille.Selon le REÉSADQ, certains coûts et frais de gestion n'auraient pas été comptés dans les calculs.L'aide financière n\u2019a pas été indexée depuis 1998.« Nous vendons les services moins cher qu\u2019ils ne coûtent ! décrie Jacques Monette, président du Regroupement.La situation est urgente, car plusieurs entreprises ont des difficultés financières sérieuses, et à très court terme, chaque conseil d'administration devra prendre une décision.» L'un des plus grands défis des entreprises d'aide à domicile est la rentabilité.Les entreprises d'aide domestique pourront faire des pressions auprès du gouvernement ou fermer leurs portes, si la clientèle ne peut s'offrir les services devenus trop chers.Dans le contexte de la restructuration des soins de santé où le gouvernement encourage les partenariats entre le public et le privé, M.Monette croit que les entreprises d'aide domestique sont une formule a privilégier.« II serait dans l'intérét du gouvernement de dégager des fonds, puisque les entreprises d\u2019économie sociale opèrent à des salaires et à des frais administratifs moins élevés que ceux du secteur public », dit-il.Le réseau des entreprises attend une proposition du gouvernement en avril.Le REÉSADQ espère trouver un terrain d\u2019entente à tout le moins viable au cours des deux prochaines années.m | LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE Marilou Pigard _marilou.pinard@transcontinental.ca Chaque année, plus de 2 000 personnes marginalisées se trouvent un emploi ou retournent aux études grâce au Collectif des entreprises d'insertion du Québec.Ce regroupement d'organisations communautaires favorise, par l'entremise de stages, leur réinsertion sociale et professionnelle.Près de 70 % des personnes en processus d'insertion sont des jeunes de moins de 30 ans.Ils sont aux prises avec de sérieuses difficultés d\u2019intégration sociale et professionnelle et connaissent des échecs répétés en milieu de travail.Les formateurs en entreprise enseignent aux participants les aspects techniques du métier, tandis que les intervenants psychosociaux les suivent de près, individuellement et en groupe.Selon Claudine Lefebvre, responsable des communications, bien plus que le métier lui-même, ce sont les aptitudes de base qu'il faut acquérir.Le travail en équipe, le respect, la capacité de traiter avec l\u2019autorité sont des habiletés sociales qui demandent à être travaillées.\u2018 Plusieurs raisons expliquent les difficultés des personnes marginalisées, notamment une faible scolarité, un manque d'expérience professionnelle, un contexte d\u2019instabilité familiale, une situation économique précaire, une santé fragile, et un cumul de difficultés sociales, de santé et d'inaptitude à l'emploi.Pour aider les jeunes, le Collectif sélectionne des entreprises qui accueillent les stagiaires durant 26 semaines.L'entreprise offre aux participants un encadrement au plan personnel, social et professionnel, de telle sorte qu\u2019ils soient en mesure d'intégrer un _ emploi par la suite.Les participants en sortent satisfaits puisqu'ils ont acquis des techniques de travail, de l\u2019autonomie ou la motivation pour reprendre leurs études.Les entreprises participantes sont des organismes communautaires ou des coopératives qui luttent contre la pauvreté et l'exclusion, tout en participant à l\u2019activité économique par la production de biens et services (retombées de 20 M$ annuellement).Les entreprises d\u2019insertion embauchent 600 employés permanents dans la province et contribuent à former environ 2 500 personnes par an, dans 66 domaines différents.Ces 42 entreprises « passerelle » sont en lien avec des OQ Association des Groupes de Ressources Techniques du Québec 25 ORGANISMES D'ÉCONOMIE SOCIALE SPÉCIALISÉS EN HABITATION COMMUNAUTAIRE 200 EMPLOIS PERMANENTS 2 5 OO LOGEMENTS MIS EN CHANTIER EN 2004 25 O MILLIONS DE DOLLARS EN RETOMBÉES ÉCONOMIQUES EN 2004 30 OOO LOGEMENTS REALISES DEPUIS 30 ANS.fr.vy A UN GRT PRES DE CHEZ VOUS.LE RÉSEAU DES GROUPES DE RESSOURCES TECHNIQUES (GRT) pu QUEBEC C'EST.AIDER LES MÉNAGES À REVENU MODESTE À MIEUX SE LOGER ET À PRENDRE LE CONTRÔLE DE LEUR HABITAT WWW.AGRTQ.QC.CA RM PATES NR | IXY dm des exemples de réussite : Sous-traitance industrielle Postimpression Emballage, assemblage Produits de classement en carton Emballage, entretien ménager Récupération Récupération www.cqea.qc.ca, la référence sur le travail adapté au Québec (450) 347-2616 (418) 871-4912 (450) 662-0300 (514) 354-3430 (514) 642-3250 (514) 595-1212 (418) 833-0421 e CONSEIL QUÉBÉCOIS DES ENTREPRISES ADAPTÉES CQEA | 26 FÉVRIER 2005 EL - Le Collectif des entreprises d'insertion obtient de bons resultats centaines d\u2019entreprises qui engageront les participants au terme de leur formation.D'immenses défis Les entreprises d'insertion ont une double mission à remplir, celle de respecter les exigences de productivité de l\u2019industrie, tout en formant la main-d'œuvre.Le taux de roulement très important (les participants sont remplacés tous les 6 mois) rend l'entreprise moins concurrentielle.A cette difficulté s\u2019ajoutent les situations de rechute, lors desquelles on libère le participant de ses tâches afin qu'il rencontre son intervenant psychosocial.Dans ces cas, l'entreprise doit pouvoir maintenir sa productivité, en fonctionnant avec un employé en moins.= ry P lc La COO Un levier pour innover! Avec plus de + 3000 entreprises - 79000 emplois - - 7 millions de membres Le mouvement coopératif, au coeur du développement social et économique du Québec \u2018coopératio en) 6 | LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE Creer 500 emplois d'ici 5 ans Le Conseil québécois des entreprises adaptées vise les prestataires de l\u2019aide sociale Journet dossiers @transeontinental.ca Le Conseil québécois des entreprises adaptées (CQEA) espère poursuivre sa croissance et créer 500 emplois adaptés et 6 nouvelles entreprises d'ici trois ans.Dans -un mémoire présenté au mi- ~2 nistère des Finances, il réclame 7,5 M$ pour ce faire.Les membres du réseau investiraient 25,5 M$ dans le projet.D'après une étude des économistes Pierre Fortin et Marc Van Audenrode, l\u2019investissement net de Québec serait de 1,3 M$.Le gouvernement récupérerait en effet 6,2 M$ en recettes fiscales et en économies de prestations d\u2019assistance sociale et de soins de santé.« C'est sans compter l\u2019implication financière potentielle d'Ottawa et surtout la dignité retrouvée de ces nouveaux travailleurs handicapés », dit Gabriel Tremblay, pdg du CQEA.Selon M.Tremblay, il s'agirait d\u2019un bon placement.Quelques- uns des 120 000 Québécois qui reçoivent des prestations d'aide sociale en raison de leur contraintes sévères liées à l'emploi pourraient rejoindre le marché du travail.Des revenus de 135 M$ Les entreprises adaptées ont généré des revenus de 135 M$ en 2003-2004.Toutes partagent la même mission : donner un emploi à ceux dont le marché du travail n'a pas voulu.« Lorsqu'au moins 60 % des employés ont des limitations fonctionnelles, comme une déficience intellectuelle, un probléme de santé mentale ou un handicap physique, l\u2019entreprise est certifiée entreprise adaptée », indique M.Tremblay.Certex compte parmi les 43 membres du CQEA.« Après avoir visité notre usine, les gens se demandent où sont les handicapés », raconte Robert La- rue, pdg de Certex, spécialisée dans la collecte sélective et le tri de vêtements dédiés à la revente.La cécité du préposé au télé- marketing et les tapis qui roulent au ralenti trahissent pourtant le mandat social de cette entreprise adaptée aux limitations physiques et mentales de ses quelque 90 employés.Une marque de confiance Depuis ses débuts en 1982, RécupérAction Marronniers accueille des handicapés à son usine de LaSalle.Plus de \u201cLes principales entreprises adaptées du Québec 60 employés y recyclent les matières résiduelles des grands immeubles montréalais.« Un schizophrène sans emploi depuis 10 ans pourra joindre nos rangs, précise Richard Lan- ciault, pdg de l'entreprise sans but lucratif.Il commencera d\u2019abord à trier le papier sur le convoyeur.Ensuite, il pourra accéder à d\u2019autres postes, comme à celui de chauffeur.» Pour ces employés, il s\u2019agit souvent d\u2019une première marque de confiance.Le travail devient alors source de fierté.Selon M.Larue, la valorisation par le travail aurait même des vertus thérapeutiques.« Une trentaine de nos employés sont des patients de l\u2019Hôpital Douglas.Des médecins tentent de démontrer qu\u2019un patient qui travaille améliore grandement sa santé mentale.» 26 FÉVRIER 2D05 Sacha Gauthier est employé chez Certex, une entreprise adaptée.Des emplois adaptés Pour qu\u2019une entreprise adaptée fonctionne, l'intégration du personnel handicapé est cruciale.« Nos nouveaux employés sont formés pendant trois mois, dit M.Larue.S\u2019ils échouent, on les essaie à d\u2019autres fonctions.Une équipe d'ergothérapeutes, de contremaîtres et de psycho- éducatrices adaptent aussi les postes aux limitations de chaque travailleur.» Toutes ces mesures font tions compensent le manque de productivité des travailleurs handicapés, ce qui nous replace à égalité avec nos compétiteurs », soutient le dirigeant.Les entreprises adaptées préfèrent ne pas utiliser leur mission sociale pour se vendre.« Je n'aime pas la charité, admet M.Lanciault.« On mise d'abord sur le prix et la qualité des services pour convaincre les clients.Si on décroche un contrat sans Atelier TAQ - Capitale-Nationale *.225 118.Sous-traitance imprimerie a grimper les coûts, sans compter même mentionner notre enga- Le Soxtant inc.Montréal ws [482 Produis do bureau, entrefin ménager le prix croissant des médi- gement pour les handicapés, ARTBine.\"Chau dière-Appalaches, \"CT 16 \u201c18 Entretien ménager, jointage de bois, gardiennage caments et des assurances.alors je suis satisfait.» i 5 2 \u201c+ Gapitale-Nationale 2 ue ASS i Pour survivre et rester concu- Est-ce par crainte des préju- AFH = Montérégie, Capitale-Nationale 175 conique, etroton ménager ; rentielles dans ces conditions, gés ?« Règle générale, ça ne ; Socios VLA in.: \u201c Chaudière-Appalaches, 140 les entreprises adaptées pose pas de probleme, assure ~~ Bas-Saint-Laurent.- Cel dépendent en partie de l'aide M.Tremblay.Une seule entre- Cortex inc.\u201cMontérégie ~~.135 zécupération des textiles du gouvernement.prise adaptée a perdu un - Lo Transit ne.Mowe.iA Entretion ménager assemblage\u201d RécupérAction Marronniers contrat, même s\u2019il elle était rie Dem IS fo hue fs ie ee i Récupéraction Centre du Québec ne Centre-du-Québec = = + LT \u201c écupération, entretien ménager._ toutefois de profiter des larges- alors exercé des pressions, etle Atelier des Vieilles Forges a Mauricie © i i = 115 SE 81 = intretien ménager, recyclage de papier ses de Québec.« Nos subven- client a renversé sa décision.» w Chaîne de travail adapté (CTA) inc.Saguenay-Lac-St-ean Ee 5 Entretien ménager, SL Impressions Alfance 900 in \u2014\u2014 Bas-Saint-Laurent 10 80 Imprimerie et reliure.: Centrap inc.+ Bas-Saint-laurent 105 \u201c67 Entretien ménager,\u2018 transformation.du bois .Atlier du Martin-Pécheurinc._Capitale-Nationale 104 73; Entretien ménager Un partenariat pour la recherche en Groupe RCM inc.Mauricie 100 - 82 \u201cRécupération économie sociale BFCO inc.Capitale-Nationale 100 «T1.Planches à pain Groupe RCM inc.Mauricie 100 8 - \u2018Récupération argc Centre Juif de travail JVS Montréal 95 65 \u201cAssemblage, emballage ALLIANCES DE RECHERCHE UNIVERSITÉS-COMMUNAUTÉS Ateliers Léopold-Desrosiers Bas-Saint-Laurent 93 66 Entretien ménager, couture, allume-feu RécupérAction Marronniers inc.Montréal 91 62 Récupération Comprendre et diffuser pour agir autrement RÉSEAU D\u2019INVESTISSEMENT SOCIAL DU QUEBEC TABLEAU : LES AFFAIRES WWW.ARUC-ES.UQAM.CA \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 | LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE Smet dossiers @transcontinental.ea Un consortium regroupant notamment le Réseau d\u2019investissement social du Québec (RISQ) et Fondaction, le fonds de développement de la CSN pour la coopération et l'emploi, vient de publier Info-Guide, Économie sociale, un outil de référence qui souhaite répondre à la demande croissante d\u2019information stratégique de la part des gens d\u2019affaires.Fruit de deux ans de travail, ce guide fournit aussi des outils de mesure aux gestionnaires de l\u2019économie sociale afin d\u2019évaluer leur performance.Le gestionnaire d'une entreprise d'économie sociale ressemble à un équilibriste.D'une part, il doit accorder la priorité aux personnes qu\u2019il embauche, mais il faut également que I'entreprise soit rentable.Claude Ouellet, qui est agent de développement au Groupe Conseil Atena, à Rimouski, offre régulièrement de la formation aux dirigeants d'organisations sans but non lucratif (OSBL).Il constate que les défis de gestion sont exigeants.« IIs sont parfois dans l'incapacité d'offrir des salaires concurrentiels à leur personnel.» Comme l\u2019économie sociale est en émergence, les lacunes deviendront plus importantes.« Il y a de bonnes chances que l\u2019on se retrouve avec des gestionnaires moins aguerris.» M.Ouellet constate également que, contrairement au secteur privé, les OSBL ne disposent pas d\u2019outils spécifiques leur permettant d\u2019évaluer leur performance tant sur le plan de l\u2019accomplissement de leur mission sociale que de la rentabilité de leur organisation.Une véritable concurrence Garry Lavoie qui dirige la Coopérative funéraire du Plateau, à Québec, note que son environnement d'affaires obéit en tous points aux conditions normales d\u2019un marché hautement concurrentiel.Son entreprise a des ventes annuelles de 2 M$ et détient 38 % du marché des services funéraires dans la grande région de Québec.« Mon concurrent est Lépine Cloutier, qui s'est taillé au fil des ans une réputation de Cadillac des services funéraires.Nos prestations doivent obligatoirement se situer dans le haut de gamme, ce qui contredit l\u2019idée souvent véhiculée que les entreprises d'économie sociale offrent des services de qualité inférieure.Nos membres, qui sont aussi nos clients, doivent obtenir d'excellents services à un prix abordable.» Du personnel qualifié Les entreprises d'économie sociale n\u2019évoluent pas toutes dans le même contexte concurrentiel.Les Entreprises Qualité de vie ont la mission de faciliter l\u2019insertion de personnes autistes en milieu de travail.Et cela a inévitablement des conséquences sur le rendement de cette PME.« Il faut cinq personnes pour accomplir le travail qu\u2019effectuerait un travailleur en pleine possession de ses moyens.C\u2019est clair, sans une aide gouvernementale, mon entreprise ne serait pas rentable », reconnaît Germain Lafrenière, le président-directeur général.Installée à Sainte-Dorothée, dans la zone agricole de Laval, l\u2019entreprise exploite une ferme biologique ainsi qu\u2019un atelier de céramique et d'ébénisterie.Elle reçoit des subsides gouvernementaux lui assurant 52 % de son financement.« Nos subventions sont appelées à diminuer au cours des années à venir.Comme gestionnaire, je dois augmenter la part d'autofinancement à 75 %.C\u2019est une grande pression, tout com- | 26 FÉVRIER 2005 CAHIER Un nouveau quide pour aider les gestionnaires me celle que connaît un dirigeant du secteur privé qui doit maximiser les profits de son entreprise », affirme M.Lafrenière Les Entreprises Qualité de vie doivent faire face à un autre handicap, celui de recruter et de maintenir à son emploi une main-d\u2019oeuvre qualifiée.De fait, si la Coopérative funéraire du Plateau est en mesure de proposer, aux dires de M, Lavoie, des salaires similaires à ceux du secteur privé à ses employés, il n\u2019en va pas de même pour la PME sans but lucratif de M.Lafrenière.« Le salaire des intervenants sociaux dans le réseau public est de 30 $ l'heure.Je peux leur offrir de 8 $ à 14 $ avec les mêmes qualifications.» m LA SOLIDARITÉ.L'ÉCONOMIE SOCIALE.ÇA PARLE D'ARGENT ET DE VALEURS HUMAINES.CHANTIER DE L'ÉCONOMIE SOCIALE DAVID, MARIE-CLAUDE, JACQUES ET ELISE ONT COMPRIS QUE LE MEILLEUR PROFIT, C'EST QUAND TOUT LE MONDE Y GAGNE.ILS ONT CHOISI DE TRAVAILLER POUR LE BIEN COMMUN AU SEIN D\u2019ENTREPRISES QUI VALORISENT LE RESPECT, LA DÉMOCRATIE ET www.chantier.qc.ca Developper autrement en conjuguant economique et socia Corporations de développement économique communautaire - \u2018CDEC du Québec Pour connaitre la CDEC la plus prés de chez vous, consultez notre site Internet www.lescdec.qc.ca .18 PSE LES AFFAIRES | ÉCONOMIE SOCIALE Le temple montréalais de l'économie sociale La Société de développement Angus a créé un modèle qui roule à fond de train Pierre Picard dossiers @transcontinental.ca Avec ses sept entreprises employant plus de 125 personnes au total, le nouveau Carrefour de l\u2019économie sociale Angus est devenu en peu de temps un modèle du genre au Québec.La recette est à la fois simple et efficace : des entreprises d'économie sociale rendent des services aux autres entreprises du Technopôle Angus.Toutes offrent leurs produits et services aux 21 entreprises privées qui composent actuellement le Technopôle Angus, dont Octasic, Topigen, Via- sat, le Centre financier aux entreprises Desjardins et SAQ.com.Au total, ces sociétés emploiënt plus de 600 personnes.« Dès 1999, nous avons voulu profiter du développement du site pour générer des occasions d\u2019affaires pour des entreprises d'économie sociale.Les entreprises privées ont ainsi été un véritable levier », mentionne Christian Yaccarini, président-directeur général de la Société de développement Angus (SDA).POUR FAIRE VIVRE UNE IDÉE BRILLANTE, IL FAUT AVOIR UNE BONNE IDÉE DU FINANCEMENT.Vous avez des projets en tête et les yeux tournés vers l\u2019avenir ?Nous sommes des experts en financement ayant à cœur l\u2019expansion de votre entreprise.Nous pouvons vous proposer des solutions personnalisées, complémentaires à celles des institutions financières.Croissance, exportation ou développement technologique.quel que 4 soit votre projet, prenez d\u2019abord contact avec nous.Investissement Québec vous accompagne jusqu\u2019au bout de vos idées.1 866 870-0437 | www.investquebec.com Investissement Québec 26 FÉVRIER 2005 | Les entreprises du Carrefour de l'économie sociale-Angus >Insertech Angus : {assemblage d'ordinateurs) > Atelier Angus (ébénisterie) > Coopérative de travail - - Docushop Angus {services de copie numérique) > Projet Part et Part du chef (restauration et service de traiteur, dont une cafétéria sur place depuis le 3 janvier) > Centre de la petite enfance cannelle > Société de développement Angus (SDA) TABLEAU : LES AFFAIRES Répondre a la demande Selon ce modele de type four- nisseurs-clients, la SDA entend soutenir éventuellement la création d\u2019autres entreprises d\u2019économie sociale au service des entreprises du Technopôle : un gym axé sur la santé et la sécurité ainsi que des entreprises de déneigement, d\u2019entretien paysager et de gestion de stationnements.L'organisme songe aussi à mettre sur pied un centre de référen- cement pour des services de soutien dont les entreprises d'économie sociale ont besoin, notamment en matière de comptabilité, de droit et de fiscalité.En plus de mener leur mission d\u2019insertion, les entreprises d\u2019économie sociale doivent être rentables et croître dans un marché d'offre et de demande.« La mixité entre les entreprises privées et les entreprises d'économie sociale est une immense richesse, soutient M.Yaccarini.Toutefois, les entreprises d'économie sociale qui naissent ici devront éventuellement avoir des activités qui déborderont du site Angus afin d\u2019assurer leur croissance et de devenir autonomes financièrement.» M.Yaccarini souligne que le plus important défi des entreprises d'économie sociale est la sous-capitalisation et- l\u2019absence de fonds de roulement.Il déplore l'inertie des gouvernements à cet égard.« 11 faut donner aux entreprises d\u2019économie sociale les mêmes outils que ceux dont disposent les entreprises traditionnelles, comme les programmes de financement, de capital de risque et d'aide a I'exportation.Les gouvernements investissent depuis des années dans des entreprises de biotechnologie où le risque est énorme.Pourquoi n\u2019auraient-ils pas la même ouverture face à l\u2019économie sociale ?Nous ne leur demandons pas de prêter de l'argent à perte, mais d'évaluer les entreprises d'économie sociale sur la base de la rentabilité.» m "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.