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Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
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Les affaires : a magazine of business, 1947-06, Collections de BAnQ.

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[" | Vol.XIX #4 il ESS AFENIRES Juin 1947 ES D\u2019un art publicitaire .\u2026.\u2026.en ll \u201cLe Clairon\u201d 1 .Conditions de travail .ue vues 000 \u201cFourrures\u201d 5 Je vous supplie à genoux de m\u2019en vendre .\u201cBusiness Week\u201d 7 A notre abonné le plds persévérant .Louis-A.Belisle 9 Les progrès de économie canadienne .\u201cN.-Y.Herald Trib.\u201d 14 Pourquoi ne pas aspirer au premier rang?.Louis-A.Belisle 20 à Un cas de brevets périmés .ool \u201cHansard\u201d 25 L : Rester fidèle à un idéal .Louis-A.Belisle 35 ! Une entreprise canadienne-francaise .\u201cJeune Commerce\u201d 40 Le cuir plastique en Allemagne .\u201cCommerce\u201d 47 La G.-B.répudiera ses dettes de guerre .\u201cNotre Temps\u201d 50 Le cofit actuel de la construction .Louis-A.Belisle 55 61 Modernisation de l\u2019électricité française \u2026 Claude Dufresne - QUEBEC, P.Q.- * Une annonce dans \u201cLes Affaires\u201d place votre nom sur le pupitre des hommes d\u2019affaires les plus » dynamiques du Canada francais.MOGI SER A Retenez immédiatement votre exemplaire de CHARPENTE et MENUISERIE Le premier d'une série d'ouvrages techniques sur les métiers de la construction © Détails supplémentaires sur demande LA SOCIETE CANADIENNE DE TECHNOLOGIE Louis-A, BELISLE, EDITEUR 2 et 4, rue St-Jacques, Québec pe \u2014 a \u2014 ori, + Publ ous ef oiren.Efficience, \u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance comm Actualités économiques et commerciales.Revue fondée en 1928 Publiée à Québec JUIN 1947 231ème Livraison Vol.XIX, Ne § D\u2019un art publicitaire Par Charles Doyon Extrait du «iClairon », (St-Hyacinthe) ANS la préface d\u2019une oeu- Bie publiée récemment %: et intitulée «Portrait of America», Bernard de Voto, une autorité en la matiére, souligne une nouvelle tendance publicitaire qui devrait soulever un intérêt considérable.Dans le domaine de l\u2019art publicitaire dit-il, l\u2019illustrateur a remplacé le photographe (ce réaliste toujours à l'affût).Or, voici qu\u2019à son tour l\u2019illustrateur perd du terrain.Le goût ayant évolué, le graphisme éclairé n\u2019est plus suffisant et voici que [artiste de chevalet est de plus en plus en demande.Cette tendance nouvelle pourrait s\u2019exprimer ainsi: ll n\u2019y a plus d\u2019art publicitaire, mais un genre d\u2019information et de réclame qui de LES AFFAIRES, revue d'action économique, publiée mensuellement par Louis-A.Belisle, A.C.B.A., professeur à l\u2019Ecole Supérieure de Commerce de Québee.Im aux ateliers de La Semaine Commerciale, & 4, rue St-Jacques, Québec, P.Q.(Case postale 100, Station B).Téléphones: le jour 2-1844 ; le soir 83-2922, Les articles que contient cette revue sont protégés par A droit d'auteur.ABONNEMENT : Canada, un an: $2.00 Etranger: Autorisé comme envoi postal de deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa, Canada ENS FO PES FAO EEE PE M A SEA EE \" a re avent 1 ES qui fo.ent le médium le plus commun, de la publicité de l\u2019entre-deux \u2018guerres.C\u2019était alors l\u2019âge d\u2019or des baigneuses fleuries vues à la loupe, des maisons-calendriers à trois dimensions, des objets- réclames barnumesques.Tout cela existe encore, mais un meilleur goût préside à ces grandiloquences.Toutefois la lithographie n\u2019a pas dit son dernier mot.Déjà telle compagnie canadienne s\u2019est servie des paysages de Clarence Gagnon, d\u2019A.Y.Jackson et de Goodridge Roberts pour adresser des voeux à sa clientèle.Cela n\u2019est que diffusion.Mais ne nous détrompons pas; quoique d\u2019une autre valeur que la réclame de Bébé Cadum ou de «Miss America», ce genre n\u2019est et ne sera toujours que coloriage : publicitaire.Un grand artiste peut s\u2019y adonner avec succès.Pour lui ce ne sera qu\u2019un exercice; car nous croyons que l\u2019art de propagande, le dirigisme, du fait qu\u2019il se plie à une certaine intransigeance et à cause des | tint sou Dans le champ de la publicité pharmaceutique, de grandes compagnies américaines ont compris l\u2019importance de la contribution de l\u2019art à l\u2019annonce de leurs produits.Ainsi durant la guerre qui vient de se terminer, ces mémes compagnies ont engagé nombre d\u2019artistes de renom pour couvrir les exploits et les expériences de l\u2019armée et de la marine.Les résultats furent publiés en couleurs dans le magazine «What's new».Le grand public américain s\u2019empressa de voir ces oeuvres d'art et sanctionna ces tentatives.Jusqu'ici rien de bien extraordinaire, puisque très souvent un travail commandé ne laisse à l\u2019artiste suffisamment _d\u2019indépendance pour réaliser une oeuvre d\u2019art de qualité.Je pense ici aux travaux de nos peintres de guerre, lesquels dans l\u2019ensemble n\u2019offrent que peu de transcendance.Mais voici qu\u2019une autre compagnie «Upjohn Ltd» conçoit l'usage de l\u2019art publicitaire d\u2019une manière tout à fait nouvelle.Au | ce PTE A A JUIN 1947 lieu de peinture sur commande elle organisa une investigation afin de découvrir les meilleures - toiles américaines qui pourraient de près ou de loin se rapporter à la médecine.Le champ d'action était vaste.L\u2019expérience porta fruit.Il y a quelques mois le magazine «Life» faisait voir quelques-unes des toiles choisies.En même temps Shering Corp.commandait à Rockwell Kent, artiste américain de renom, une série de toiles destinées à exprimer les symptômes mentaux de diverses maladies.En voilà assez pour expliquer l\u2019engouement de plusieurs de nos médecins pour la peinture.Sans doute quelques- uns y voient-ils un complément de leurs diagnostiques; si ce n\u2019est pour la plupart, un cadre ouvert sur la spiritualité.Sans aller chercher les toiles des_névropathes et en dehors de l\u2019anecdotique, combien de toiles sereines, combien d'\u2019abstractions reposantes, pourraient figurer ici même dans une telle perquisition.Certaines toiles de Pellan et de Borduas.Certaines murales de Lapalme et de Bonin.Certaines compositions surréalistes de nos jeunes peintres pourraient servir un but analogue.C\u2019est en s\u2019inspirant d\u2019une formule identique, que les joailliers De Beers ont déjà demandé, à Derain, Dali, Rivera, et Marie Laurencin en- tr'autres, un cadre pour les perles.A ce sujet il faut aussi rapporter l'expérience que tente en notre pays le sympathique LaPalme.En effet il a entrepris pour le compte de «Ayers Ltd.» Téléphone 4-3380 91, 19e Rue, TI.IT.LABRECQUE Courtier en Immeubles Magnifiques cottages à vendre à St-Sacrement Limoilou, Québec \\ J RE PLR RWG PN esi) die den Ft AMOR i des Etats-Unis, a recours à l\u2019action directe de l'artiste pein- \u2018decine,» N tre.Il ne faut pas s\u2019arrêteren | er de ces \u201ccompositions aussi bonne voie! Et M.de qui sont de la même veine que Voto de conclure: les corpora- son inventaire sur «La guerre tions seront-elles les mécènes : à travers les âges» qui reçut de demain?Verrons-nous une un bel accueil d\u2019un bout à lutte pour la suprématie de l\u2019autre du continent.Avec l'artiste?Reste à savoir si «les origines de la médecine» l\u2019art y perdra ?notre art publicitaire, à l\u2019instar Oo U C LEs SECRETS DU RIRE Evitez l\u2019homme qui rit sans sourire.Il y a des gens qui rient comme les pantins d\u2019un rire de ventriloque.Ils ouvrent la bouche toute grande et font du bruit.L'homme qui rit en une série d\u2019aboiements, ou d\u2019explosions comme celles d\u2019une motocyclette, est d\u2019un caractère changeant.Ses impulsions bonnes ou mauvaises, sont bruyantes et fausses.Méfiez-vous de l\u2019homme qui essaie de dissimuler son rire avec la main comme s\u2019il en avait honte.Il est borné et, partant vaniteux.Trop égoiste pour être un ami sincère, il est probablement faux et surnois.Prenez garde à celui qui avale son rire comme une grenouille aspirant l\u2019air.S\u2019il est votre patron, il vous exploitera; si c'est vous qui êtes son maître, il vous volera.Ayez toute confiance en l\u2019homme qui rit par combustion interne, dansant des épaules et rougissant de la face.Mais apres tout le meilleur rire est celui qui est naturel et sans artifice; le rire du laissez-aller.Celui qui rit à gorge déployée est toujours un brave homme.Le rire libre signifie un naturel bon, honnête et expansif. la suite des enseignements pontificaux, plusieurs sociologues catholiques et autres ont préconisé le mieux- être social et une amélioration ; maximum du sort des employés.À Nous relatons dans le présent I article les opinions de M.Charles Luckman, extraites d\u2019une { causerie qu\u2019il prononçait il y a q quelque temps aux Etats-Unis.M.Luckman fut promu président de la Lever Brothers Co., aux Etats-Unis, en juillet dernier, à l\u2019âge de 37 ans.Bien que sa théorie diffère de celle des qq catholiques, elle s\u2019en rapproche 4 sensiblement sur ce point: il | préconise la sécurité sociale par- Extrait « Fourr So ce que la disparition de la pau vreté constitue pour l\u2019homme d'affaires une prospérité et un profit assurés.Les catholiques eux prétendent qu\u2019un niveau de vie sociale doit être procuré à chaque individu pour qu\u2019il ait la possibilité de parvenir à la vie éternelle, dans des conditions temporelles suffisantes.Voici un résumé des principales remarques de M.Luckman.«Je m'étonne de constater que nous, hommes d\u2019affaires, .nous préconisons le niveau de vie le plus élevé pour tous sans apparemment réaliser que nos propres employés font aussi partie de la société.Il n\u2019est \u2018pas 8 Se porter mieux! ARRETER DE FUMER SANS MEDECINE ! Sans effort de volonté! Pour information, inclure votre enveloppe affranchie || PERRE, 442N, Birks Buïding, EDMONTON, Albert Paraître mieux! 4 8 1 a 4 Î 3 $ { M À Ë A | i | j A 21 >| A F ro As Gh ee dé nai La Ch qe 1 IR DST 5 bri vet rh ARR si Dr A crea Nias ALT à mn Fats sd ; très intelligent der notre part d de ~~ n\u2019accorder i nos prop m- ployés que le minimum et de es- pérer que les autres patrons pient pleins de largesses, et euls leurs employés nous soient \u2018de bons clients.Je pense que nous avons tout intérêt à accroître graduellement la moyenne des salaires, puisque l\u2019employé instable devient un mauvais client, tandis que l\u2019employé régulier a toujours été considéré comme un client plus libéral à qui nous pouvons accorder du crédit sans risque.Puis 1l faut que l\u2019homme vive.Si le salaire stable assure la sécurité, la diminution des heures de travail dans un pays progressif doit contribuer à favoriser la culture et les loisirs.Cette raison fondamentale est d\u2019ordre psychologique.Quelques-uns d\u2019entre vous se demanderont s\u2019il est sage, qu\u2019en temps que patron, je préconise heures de travail plus courtes et une pension intéressante, etc.\u2026 N'est-ce pas dangereux.d'infiltrer des idées révolutionnaires aux employés ?Je répondrai que tous les employés de Lever Brothers savent lire, écrire et comprendre l\u2019Anglais.J'affirmerai que nous pouvons partager ensemble nos espoirs sans craindre d'être mal interprétés.Et à moins que nous partagions nos visions d\u2019avenir, il est impossible que ceux qui travaillent pour nous puissent comprendre les tracas inévitables qui se posent chaque jour.Nous devons travailler à ce que notre pays impose une législation de salaire raisonnable.Nous devons lutter pour une éducation meilleure, pour des loisirs nécessaires.Nous devons susciter des moyens de stabilisation dans l'emploi.oO CO 0 Un jeune vicaire très timide faisait sa première visite paroissiale.Il s'arrête chez une jeune femme qui lui montre avec fierté son premier bébé, âgé d'à peine 4 mois.\u2014Félicitation, madame, fait l'autre qui ajoute presque aussitôt: «Est-ce votre plus jeune ?» I vous êtes à bout d\u2019arguments pour convaincre votre fournisseur de vous expédier des articles rares, nous vous suggérons le modèle suivant, en l\u2019eccurence une lettre qu\u2019envoya un marchand hindou à la succursale de Bombay d\u2019une entrep:ise américaine.«Chers Messieurs, Je suis très surpris de l\u2019horri- flant contenu de votre estimée lettre.Son texte m\u2019a plongé dans une consternation et un abattement indescriptibles.Votre cruauté envers moi m\u2019a dé- \u201cJe vous supp lie \u2018 Traduit de « Business Week », (New-York) ferimer , semparé et rendu incapable de l'effort enthousiaste indispensable en affaires.Je m'adresse à vous comme à à Dieu le Père, Apollon.Quand le dieu en qui j'ai mis toute ma foi m\u2019oublie, il devient évident que je me suis leurré et que mes affaires doivent péricliter.Si vous ne m\u2019aidiez pas en cette période critique, Je crains de mon entreprise pour dégénérer moi-même en un monument de désespoir et de mélan- cole.Malheureusement, malgré que je sois un de vos clients réguliers 127, rue du Pont, Québec Poêles, fournaises, systèmes à air-climatisé et laveuses électriques.LA FONDERIE DE L'ISLET, Limitée 146, boul.Charest, Québec Oe ES D ec er a er tan rc inner mt î RE es ra EE HP EH cream ss : heateoup plus >NCOre sent en partie au \u2018pays, ce qui i est encore bien, 1 mais en partie à l\u2019étranger, ce qui est moins bien pour notre économie et l\u2019utilisation de notre main-d\u2019oeuvre.Ceux qui transforment sur place le bois en pulpe ont déjà franchi une étape qui permet de tirer un meilleur parti de cette ressource.Et il y aurait moyen de généraliser davantage cette pratique.Ce ne sont là que quelques aspects de ce que l\u2019industrie forestière peut nous apporter en excédent de ce qu\u2019elle nous laisse actuellement.La même remarque, avec exemples à \u2018l\u2019appui, pourrait s\u2019appliquer à nos richesses minières et maritimes.Il appartient à ceux dont la formation a favorisé l'accès aux techniques modernes de choisir le stage de transformation qu\u2019ils sont le mieux préparés à réaliser.Je dis bien de choisir, car il y a tant à faire que des premiers arrivants n\u2019ont partout que l\u2019embarras du choix.Ces industries nouvelles, conformes aux exigences des consommateurs qu\u2019une publicité savante tient au courant de ce qui se fabrique de mieux, seront le prolongement naturel de l\u2019effort des pionniers, du calibre de M.Bre- \u2018ton, qui ont su commencer par le commencement.L'évolution des goûts, des techniques et des procédés se charge de'provoquer d\u2019elle-même l\u2019évolution des industries et leur rendement effectif en bénéfices et en emploiement.\u2014 LOUIS-A.BELISLE.Se ar aa res rire ét TE EE ER PT RE Essa sie RR Se A section financière d'une édition récente du «New- York Herald-Tribune » comprenait un supplément spécial sur la situation économique du Canada.Trois pages du journal étaient consacrées à cet exposé, dont une lettre du premier ministre le très hon.M.King, formait l\u2019introduction.M.King y souligne la solidarité économique des Etats-Unis et du Canada et exprime la volonté de son pays de maintenir et de développer les relations économiques des deux pays.L\u2019exposé du «New-York Herald-Tribune » analyse toutes les activités économiques du Canada et comporte 'étude du marché des valeurs canadiennes des prévisions optimistes.Suivant un ordre logique, le journal commence par la base de toute économie: les prix, dont le contrôle a réussi au PT pa a a a oo avance ee rire ie te ae ne SE pe Aa Extrait du « New-York Herald-Tribune » et de l'« Information Financière », (Montréal) Canada.C\u2019est pourquoi contrairement aux Etats-Unis, le gouvernement d'Ottawa l'a maintenu tel qu\u2019institué en 1942, avec l\u2019approbation générale du public canadien, qui lui donna pendant la guerre, son appui discipliné.L'indice des prix canadiens a pu rester de 40 p.cent inférieur à celui des Etats-Unis.Toutefois, pour retourner à l\u2019économie normale, certains plafonds seront supprimés successivement, comme l\u2019a été celui des salaires.Cette suppression n\u2019affectera qu\u2019en dernier lieu les produits alimentaires et les textiles.Elle répond aussi à la volonté du gouvernement canadien de mettre fin aux subventions données aux producteurs de biens de consommation, subventions qui, pour les produits alimentaires s\u2019élevaient fin 1945, à $130 millions.Malgré la rareté persistante de certains produits ali- Rae ea È Ë- Ft Hy z | : © % mentaires, les dirigeants canadiens se félicitent de l\u2019heureux résultat du contrôle des prix et espèrent que les Etats-Unis arriveront bientôt à fixer les leurs, Ce qui facilitera les relations économiques entre les deux pays.Passant au commerce exté- riéur du Canada, le «New-York Herald Tribune » signale qu\u2019il a atteint en 1946 un chiffre qu\u2019il n\u2019avait jamais touché en temps de paix, inférieur de 20 p.cent seulement au maximum de guerre, atteint en 1944.Ce commerce extérieur a été de $4,200 millions, dont $2,300 millions pour les exportations.Ces dernières comprenaient toutes les marchandises que le Canada était à même de vendre.Fait important: les Etats-Unis ont remplacé le Royaume-Uni comme principal client du Canada.40 p.cent en effet du total des exportations canadiennes ont traversé la frontière des Etats- Unis, tandis que 25 p.cent seulement étaient dirigés sur la.Grande-Bretagne.Parmi les autres clients du Canada, les pays de l\u2019Empire britannique figurent en bonne place, avant l'Amérique latine et l\u2019Europe orientale.Les importations canadiennes totalisèrent l\u2019an\u2019 dernier $1,900 millions; les Etats-Unis en reçurent la plus forte proportion, tandis que la Grande-Bretagne reculait de 18 à 8 p.cent.Le «New-York Herald-Tribune » note que le Canada, par une politique de crédits, pousse l\u2019expansion de son commerce extérieur.Les exportations canadiennes à l\u2019Amérique latine ont triplé depuis la guerre, et les importations canadiennes ont augmenté de so p.cent par rapport à 1943.La proportion de produits fabriqués dans les exportations canadiennes a considérablement augmenté depuis la guerre; elle contribue 10 Pp.cent du total.Le «New-York Herald-Tri- bune » étudie ensuite le budget.Il note que, pour la première fois depuis 1940, ce budget s\u2019équilibre.Cet équilibre a pu se réaliser malgré la prévision d\u2019un déficit de $430 millions.C\u2019est d'autant plus remarquable que les indemnités prévues rien que pour les anciens combattants s'élèvent à près de $700 millions, -\u2014æ > CTA SD Se Sn tc LE 08 0 DEER he OME EDA Sp ra PS racine arti tre née it était avant.\u201c16.soit $so par habitant.Le taux de l'impôt sur le revenu, quoique \u201cdiminué depuis la guerre, reste toutefois supérieur a ce qu\u2019il Le programme de prêts à l\u2019étranger du Canada est, proportionnellement au nombre de ses habitants, plus que celui des Etats-Unis et comporte, outre le prêt de $1,250 millions à la Grande-Bretagne, des prêts de 4650 millions à d\u2019autres pays: Hollande, France, Belg1- que, Russie et Chine.Bois et papier Le «New-York Herald-Tr1- bune » consacre ensuite une par- \u2018tie de son exposé à une richesse essentielle du Canada: l'industrie du bois et de la pâte à papier.Cette industrie accomplit actuellement un grand effort pour satisfaire l'énorme demande mondiale, effort qui a permis de produire, en 1946, 4 millions de tonnes de bois et de pâte à papier, soit 700,000 tonnes de plus qu\u2019en 1945.Les Etats-Unis, là aussi ont été les principaux clients du Canada en achetant 81 p.cent de cette production; 6 p.cent seulement restent au Canada; les 13 p.LES AFFAIRES cent vont en Grande-Bretagne et ailleurs.Sans redouter la concurrence scandinave, car la demande reste énorme, l\u2019industrie canadienne a créé de nouvelles fabriques de pâte à papier.C\u2019est dans la production des automobiles seulement que l\u2019industrie canadienne n\u2019a pu réaliser ses projets de 1946.Le Canada a produit, en 1946, 100,000 automobiles de tourisme et 78,000 automobiles commerciales.Ces chiffres étaient respectivement de 143,000 et 54,000 en 1937.Pour 1947, cependant la production canadienne d\u2019automobiles de tourisme doit être de 300,000; celle des véhicules commerciaux de 100,000.Le ralentissement de 1946 est dû à la dépendance de l\u2019industrie automobile canadienne sur l\u2019acier américain, dont la production a été diminuée par les grèves.La maturité et le développement économique du Canada se reflètent dans la loi de citoyenneté que nous signale le «New-York Herald-Tribune » et qui est entrée en vigueur le 1er janvier.Les Canadiens, tout en restant sujets du roi, deviennent «citoyens du Canada.» \u201cl'attachement séculaire de la population canadienne, dont 3,- 484,000 membres sont d\u2019origine française, à sa terre.Cette terre a une richesse 1m- périssable, inépuisable, c\u2019est sa beauté, qui a permis le développement d\u2019une industrie qui joue un rôle économique très important: celle du tourisme.Le «New-York Herald-Tribune » nous signale que le Canada est devenu la terre par excellence du tourisme; plus de 20 millions d\u2019Américains se sont rendus au Canada, en 1946, et y ont dépensé #200 millions, soit $40 millions de plus qu'en 1945.Ce sont les Provinces Maritimes qui ont attiré le plus grand nombre de visiteurs américains.Sans doute, le tourisme cana- : a la consécration de « père | \u201cbien qu\u2019 il restera un grand élément des échanges canadiens, dont il représentait 10 p.cent avant la guerre.Parmi les difficultés du tourisme canadien, la pénurie de logement était évidemment la principale, mais le journal nous apprend que cette pénurie affecte les canadiens eux-mêmes.Avant 1959, nous apprend le journal, pas d'amélioration probable dans la situation.On construisit 50,000 maisons, en 1946, au lieu des 60,000 prévues, faute de main-d'oeuvre et aussi de certains matériaux.On espère toutefois combler ce déficit en 1947.Le journal nous apprend maintenant que la population cana- Tél.Bur.2-3592 SPECIALISTE POUR LA VUE REMY BEAULIEU, B.A., O.O.D.OPTOMÉTRISTE Examinateur officiel pour le C.N.R.Vis-à-vis Carré Jacques-Cartier 94, DE LA COURONNE, (ch.2) Tél.Rés.9697 QUEBEC 3 dice He une ow physique.\u2018ment et raoralement saine; mais ette augmentation implique la nécessité d'accroître la production de vivres.C\u2019est un des problèmes du gouvernement canadien.Une récente conférence d\u2019experts agricoles a recommandé de porter le total des emblavures à 24 millions d\u2019acres, soit zoo,ooo acres de plus que ce qui avait été prévu pour 1946; d\u2019augmenter la production, de beurre de 25 millions de livres et celle d\u2019oeufs de 30 milhons de douzaines.Selon les der- i nières estimations, la produc- 4 tion de blé du Canada, en 1946, | a été de 418 millions de boisseaux, alors qu\u2019elle n\u2019était que de 305 millions en 1945 et que la récolte moyenne est de 350 millions de boisseaux.La Gran- de-Bretagne est le principal client du Canada en produits alimentaires, bien que les producteurs de blé canadien trouvent le prix fixé pour les ventes de blé à la Grande-Bretagne insuffisant, puisqu'il est inférieur d\u2019environ $1 au prix mondial de $2.25 par boisseau.Le éléments de richesse du Canada, puisque la valeur des 300 millions de tonnes de poisson ramenées par les pêcheurs canadiens atteignit l\u2019an dernier $100 millions.La majeure partie du poisson pêché au Canada est exportée.l'essor économique du Canada se traduit naturellement par l'augmentation constante des dépôts en banque, qui sont actuellement le double de ce qu'ils étaient en 1942, et depuis 7 ans, sont passés de $2,6c0 millions à #5,g00 millions.Le «New-York Herald-Tri- bune » complète son exposé par une série de nouvelles brèves.C\u2019est ainsi qu\u2019il nous apprend que l'usine de caoutchouc synthétique du gouvernement canadien, la «Polymer Corporation,» a pu produire 15,000 tonnes dès la première année de sa création et a pu réduire son prix de 39 cents à 18.5 la livre; qu\u2019une foire mondiale se tiendra à Toronto en juin 1948; que les sociétés coopératives canadiennes accroissent ra- «New-York Herald.T: i bune» note que les pêcheries constituent un des principaux RR ec A sc TR RY JUIN 1947 pidement leur chiffre d\u2019affaires que les dividendes payés au Canada en 1946 ont atteint $286,121,000 contre $270 millions, en 1945.L'examen d\u2019ensemble de la situation _ économique du Canada a permis à l\u2019auteur, M.Raymond L.Hoadley, d\u2019en tirer des enseignements, dans un article de synthèse.Il juge remarquable l\u2019activité canadienne, par rapport à la population, qui n\u2019est que de 12 millions d\u2019ames.Il souligne toutefois que l\u2019économie canadienne dépend étroitement de ceile des 19 Etats-Unis.Malgré cette dépendance, qui s\u2019est manifestée par les répercussions néfastes pour le Canada des gréves américaines, le Canada a remarquablement prévenu l\u2019inflation.Sans doute les ménagères canadiennes manquent encore de certains produits, mais souligne le rédacteur du «New-York Herald-Tribune, » le Canada est en meilleure posture pour affronter l'aprés-guerre qu\u2019après 1918.Ce qui lui manque le plus conclut M.Hoadley, c'est un accroissement de sa population.M.Hoadlev déplore l\u2019absence de politique d\u2019immigration. lente publicité.re pas aspirer au premier rang?FECOUTAIS l\u2019autre soir avec fierté les impressions \u201cque le directeur des Compagnons confiait aux auditeurs de Radio-Canada sur l'accueil qu\u2019a reçu sa valeureuse troupe à London.Le Rév.Père Légault paraissait lui-même surpris d\u2019avoir rencontré chez nos compatriotes de la province voisine une sympathie aussi chaleureuse, aussi spontanée, qui, d\u2019après ses propres paroles, lui paraissait \u201copposée au traditionnel flegme anglo-saxon\u201d.Le succès des Compagnons nous vaut une excel- Mais il nous permet, encore une fois, de toucher du doigt le mur de plus en plus mince qui nous empêche de fraterniser en véritables compatrie- tes avec nos concitoyens de langue anglaise.Individualistes, indépendants, pratiques, ces derniers savent apprécier à sa juste valeur la compétence où qu\u2019elle se rencontre.Comme nous, ils ont leurs démagogues et leurs patriotards.Mais l\u2019Anglo-canadien moyen est de plus en plus un Canadien tout court et se rapproche ainsi de nous en se détachant de certains préjugés.Certes M.Drew va passer pour un grand patriote aux yeux de certaine clique en recrutant 125,000 Britons pour cultiver les terres ontariennes.Mais la pre- re de 5 1947, en même nombre de pou Canadiens, dont au moins le tiers pourra sp us tard se verser à la culture du sol si seulement on veut leur trouver des terres.Et tous nos compatriotes de langue anglaise, admirateurs du courage \u2014 ceux d\u2019entre eux qui comprennent encore le sens du mot \u201cgame\u201d à tout le moins \u2014 ne pourront que s\u2019émerveiller de Ecole Supérieure de Commerce de Québec, Inc.(affiliée à l'Université Laval) Etudes couronnées par le Baccalauréat et par la Licence en Sciences Commerciales.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU.QUEBEC omy fable faculté d\u2019adaptation, de notre cana.isme intégral, de notre marche à une cadence de plu oe en plus rapide vers ce que fa France, l\u2019Angleterre 3 et les Etats-Unis ont réalisé de meilleurs dans des conditions et une ambiance beaucoup plus favorables à celles où nous devons évoluer.Les succès remportés par les Compagnons ont suscité des commentaires élogieux jusqu\u2019à la Chambre des Communes.En véritables sportifs qu\u2019ils sont, nos compatriotes de langue anglaise ont su reconnaître la supériorité de cette équipe.Ils ont aussi, n\u2019en doutez pas, appris beaucoup de ce succès des nôtres, et l\u2019on peut êtme sûr qu\u2019ils sauront en tirer parti.Ne croyez-vous pas que si nos hommes d\u2019affaires réussissaient, dans leur propre domaine, des exploits aussi marqués que les Compagnons ils s\u2019attireraient les louanges et l\u2019adimiration des mêmes milieux anglo- canadiens?Certes oui.Et lorsque nous aurons assez appris de nos concurrents d\u2019une autre langue pour lutter à armes égales sur le terrain des affaires, ils nous considéreront plus près d\u2019eux, ils auront pour nous plus de considération parce qu\u2019ils comprendront mieux encore ce langage \u2014 le langage des affaires.Ce que nous devons connaître des affaires, ce sont les méthodes modernes, les procédés les plus efficaces qui se pratiquent sur notre continent, ceux que notre propre ingéniosité peut ajouter au répertoire améri- cair pour le rendre encore plus humain et plus raffiné.LES AFFAIRE Lorsque nous nous adonnerons sans arriè res-pens au sport des affaires, qui nous empêchera d'y de aussi heureusement qu\u2019au théâtre, dans la médecine, le droit ou le hockey ?\u201c Edison disait qu\u2019avant de travailler à une invention il compilait soigneusement tout ce qu\u2019avant lui on avait pu trouver dans le domaine qu\u2019il allait explorer.C\u2019est l\u2019attitude que nous devons nous-même adopter à l\u2019égard du commerce et de l\u2019industrie.Nous Ee 2 4 4 À 4 ce a] i 5 Ê vivons dans un milieu où \u2018la technique et la pratique ; À 1 des affaires ont évolué comme nulle part ailleurs dans À i le monde.C\u2019est à nous de tirer tout le parti possible i de cet avantage, d\u2019assimiler ce qui se fait de mieux ¢ autour de nous, de maîtriser à fond ce qu\u2019a produit i de meilleur l\u2019art éminemment humain des affaires et i d\u2019y greffer ensuite notre propre personnalité, nos pro- i pres conceptions, nos perfectionnements.De la sorte, | nous ne paraitrons plus maladroits parce que nous 1 aurons appris au préalable les règles du jeu.Nous 3 Bureau: Bureau Soir et Résidence oy 76 rue St-Joseph 550 Chemin Ste-Foy : Tél.2-3002 Tél.5577 Dr H.-A.Houle Chirurgien - Dentiste QUEBEC ota TET gga LES AFFAIRES ne ferons plus figure d\u2019anachronisme parce que nous irons de l'avant au dieu de tirer d\u2019arrière.Et alors nous pourrons figurer honorablement sur l\u2019échiquier des grandes nations commerçantes du monde.C\u2019est un honneur qui en vaut bien d\u2019autres, parce que c\u2019est un honneur que seuls peuvent ambitionner Ë | q les races fortes, entreprenantes, intelligentes et pers- 7 picaces \u2014 les hommes aux horizons larges comme le | monde, à la volonté solide comme l\u2019acier, à l\u2019énergie à souple et dynamique à la fois.C\u2019est une fierté que i nous devons avoir parce qu\u2019elle est l\u2019essence même du patriotisme.i Pour que les affaires nous hissent sur le pavois, il i faudra abandonner les méthodes d\u2019un autre âge et nous | astreindre à apprendre ce que nos concurrents les plus avancés ont su porter au sommet des perfectionnements que permet l\u2019état actuel des connaissances commerciales.Nous sommes sur la bonne voie.Nos progrès s\u2019accélèrent.Nous nous montrons de plus en plus attentifs au monde extérieur.Bientôt nous aurons atteint un palier suffisamment élevé pour songer à dépasser la moyenne.Et alors, nous ne serons pas les premiers partout, nous ne serons pas les premiers toujours, mais nous ne serons plus les derniers partout et toujours en tant que se trouvera concernée notre participation à la vie économique du pays.\u2014LOUIS-A.BELISLE. JUIN 1947 Un cas typique concernant les brevets périmés Extrait du « Hansard » de la Chambre des Communes (Ottawa) DAVID CROLL (Spa- MH, dina), propose, au nom de M.Sinciair (Ontario), la 2e lecture du bill no 178 relatif à certains brevets appartenant à la Toronto Type Foundry Company Limited.À la demande de l'honorable représentant d'Ontarto, je me dois de donner quelques explications au sujet du présent bill.La Toronto Type Foundry Com pany Limited est propriétaire de certains brevets relatifs a diverses machines utilisées dans ~ 'imprimerie, comme des margeurs automatiques, des plieuses et des brocheuses.Huit brevets sont ici visés; deux sont périmés et les six autres le seront dans deux ou trois ans.L'objet du projet de loi est de renouveler les deux premiers et de prolonger d\u2019une nouvelle période de six ans la durée des derniers.Le motif qui pousse la compagnie à soumettre le présent bill, c\u2019est que le manque de main-d'oeuvre et de matière première l\u2019à empêchée d'utiliser PLateau 3403 Spécialités pour bébés 447-453, Ontario E.JONSARSENAULTe#= 5 Articles en bois \u2014 Woodenware En gros seulement Baby's Specialities Montreal 4 ces brevets pendant la guerre.délai qu\u2019elle solicite est, je le repète, d'environ six ans.La loi anglaise permet de s\u2019adresser aux tribunaux pour obtenir le prolongement de la durée d\u2019un brevet.Dans le cas des brevets reievant de la loi anglaise, la compagnie a demandé et obtenu un nouveau délai.Au Canada, comme elle ne peut pas recourir aux tribunaux, il lui faut s'adresser au Parlement.La société fait observer que la présente mesure est indispensable à son bon fonctionnement.En 1927, 1928 et 1930, le Parlement a adopté des lois analogues.Je ne saurais toutefois, préciser dans quelles circonstances.J'ai les sources de référence sous la main, mais je suis incapable de m'en assurer.Voici où je veux en venir.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une mesure un peu spéciale, il y aurait lieu de la soumettre à un comité où l\u2019on pourrait entendre des témoins et peut-être concilier les points de vue.Il importe à la Chambre de savoir que cette société, la Toronto Type Foundry Company, ne constitue ni un cartel ni un monopole.qu\u2019il s\u2019agit au contraire d\u2019une \u2018entreprise familiale depuis longtemps établie dans la ville de Toronto L\u2019adoption du bill ne portera - aucune atteinte aux intérêts du public canadien.On peut se procurer ailleurs au Canada des machines semblables.Dans les circonstances et vu la complexité de la question, j'estime qu\u2019il y aurait lieu de permettre au public de se faire entendre.J'invite donc la Chambre à étudier l\u2019à-propos de soumettre la mesure à un comité où les intéressés pourront exposer tous les faits pertinents avant que nous ayons à nous prononcer.Déjà un comité de la Chambre étudie certaines questions relatives aux brevets et j'estime qu\u2019il y aurait lieu de lui demander son avis sur la mesure.La loi anglaise relative aux brevets renferme une disposition permettant de s\u2019adresser aux tribunaux afin de proroger la validité de ces droits.On s\u2019en est réclamé dans le cas des brevets nos 281599 et 290509 du Roy- aume-Uni, qui correspondent aux nos 283101 et 323334 du Canada, deux des brevets visés par la mesure à l\u2019étude.On a prorogé la validité des brevets là-bas en déclarant que les détenteurs avaient subi des pertes ou des dommages imputables à la guerre, \u2014 pour les motifs invoqués ici par conséquent.La loi permet de s'adresser à ce qu\u2019on appelle en Angleterre la haute cour, le tribunal compétent en la matière.M.F.E.Faenicke (Kinder- sley): Je m\u2019oppose a la deuxième lecture du bill et je ne crois pas qu\u2019il y ait lieu de le renvoyer au comité.On nous demande de proroger la durée de huit brevets, dont deux sont déjà périmés, comme l\u2019a signalé mon honorable ami.Ces brevets appartiennent à la requé- rante, la Toronto Type Foundry Company Limited, qui les dé- tent à titre de cessionnaire des premiers inventeurs.J'ai mené ma petite enquête et 1l au : compté tendu le.nom des inventeurs, les dates auxquelles les brevets doivent régulière [ ment expirer, de même que les dates d\u2019expiration des deux brevets mentionnés.Le no 266582 expirait le 7 décembre 1944; l\u2019inventeur était R.Hitchcock de Cleveland, Ohio.Le no 283101 expirait en septembre 1946 et l\u2019inventeur était encore le même M.Hitchcock.Le no 323334 expirera en juin 1950 et l'inventeur en est encore R.\u20acHitchcock.Le no 343638 expirera en juillet 1961, l'inventeur en est encore une fois R.Hitchcock.Le no 376688 expirera en septembre 1956 et l'inventeur en est Willam H.Draper, d\u2019Angleterre.Le no 328639, qui a pour inventeur James Cook, aussi d\u2019Angleterre, expirera en décembre 1950.Le no 332292 Téléphone 2-1827 31, rue Rigauville, WILFRID LEBEL Entrepreneur Plombier \u2014 Electricien \u2014 Chayflage Québec fa Pa tie a expirera en mai 1951, et l'invent our + en est Harold Mason, core d\u2019 Angleterre.Le der- ier, le no 292206, expirera en ; 1947 et l'inventeur en est Fred L.Manny, de Burton Harbour (Michigan).Je m'oppose de toutes mes forces à l\u2019adoption de ce bill pour plusieurs raisons.D'abord, j'estime qu\u2019il créerait un précé- dent très dangereux.Notre droit canadien ne prévoit nullement la prorogation d\u2019un brevet.: Il y a à cela une bonne raison et c'est pourquoi les détenteurs en cause essaient d'obtenir la prorogation de leurs droits de brevet au moyen de cette loi spéciale du Parlement.J'ai essayé de relever d'autres demandes de cette nature.Il y en a eu plusieurs, notamment celle dont la Chambre a été saisie en 1925 en vue de la prorogation d\u2019un brevet à l\u2019égard des lampes de radio.Le bill alors présenté à la Chambre était le même qu'aujourd'hui, et, après une courte discussion, la Chambre a rejeté la motion demandant la deuxième lecture.Ie député de Lisgar à cette époque, M.J.L.Brown, s\u2019est élevé contre le bill en ces termes, comme en font foi les Débats de 1925: «Aux yeux d\u2019ün grand nombre de gens, cette durée est trop longue» Il s\u2019agissait de la période de dix-sept ans.«Elle est certainement assez longue.Si on doit changer la durée, à mon sens, il faudrait la réduire plutôt que l\u2019augmenter.On peut avancer plusieurs raisons contre la prolongation dans ce cas.L\u2019honorable député qui a soumis ce projet de loi a indiqué certaines raisons pout lesquelles à son avis, on devrait prolonger la durée de ce brevet.Je suppose que tout inventeur pourrait avancer les mêmes rat- sons en faveur de son brevet.» Je désire souscrire aux paroles de M.Brown, surtout celles qui visent la durée des brevets et la création d\u2019un précédent.En 1900, la Chambre a été saisie d\u2019une intéressante demande de ce genre alors qu'on priait le Parlement d\u2019 adopter une loi spéciale autorisant le commissaire à proroger la durée de certains brevets.Le premier ministre de l\u2019époque, sir Wilfrid LES AFFAIRES ESS ae as JUIN 1947 Laurier, a déclaré au cours du débat, comme en fait foi la colonne 2653 des Débats de 1900: «Je ne crois pas qu\u2019il soit de l\u2019intérêt public d\u2019accorder de tels pouvoirs.L\u2019octroi d\u2019un brevet est d\u2019ordinaire, une restriction apportée aux droits de la société.En général, toutes ces demandes devraient être refusées à moins qu\u2019elles ne soient extrêmement bien fondées.Pour ma part, je crois qu\u2019il ne serait pas prudent de faciliter ces extensions en aucune manière.» D\u2019après la note explicative qui figure dans le bill, et d\u2019après l\u2019exposé du parrain de la mesure, le projet de loi se fonde sur le fait que les conditions créées dans les affaires par la guerre et la dépression ont empêché le pétitionnaire de tirer un avantage raisonnable de ses droits de brevet.Or, j'imagine que presque tous les détenteurs de brevets ont eu à souffrir dans une certaine mesure de l\u2019état de choses que signale le requérant.Si nous adoptons ce projet de loi, qui peut nous assurer que le Parlement ne sera pas \u2018d\u2019une multitude de bills comme session, , du moins à à la prochaine.celui-ci ?Si nous adoptons cette mesure, nous serons moralement tenus de faire droit à d\u2019autres demandes analogues.On fera peut-être valoir l\u2019argument, déjà invoqué, qu\u2019en Grande-Bretagne et aux Etats- Unis la durée d\u2019un brevet peut être prolongée.Je discuterai ce point plus tard.Je crois savoir en outre, que quelques-uns de ces brevets ont été prorogés en Grande-Bretagne, ainsi que l'honorable député de Spa- dina (M.Croll) vient de le dire.Toutefois, la question de précé- dent ne se pose pas là-bas comme au Canada, étant donné que la loi de Grande-Bretagne diffère quelque peu de la nôtre.Ainsi, en Grande-Bretagne, la plupart des brevets ne demeurent pas valides pour toute la période primitivement prescrite.Après trois ou quatre ans, le détenteur doit verser une redevance annuelle s\u2019il veut que son brevet reste valide.Le défaut d\u2019acquitter cette redevance entraîne l\u2019annulation du brevet.Par conséquent, 6 p.100 seule- Le 5 i a Hal] EN 8 pas i M 4: Fo RCE Het 0 af Hh) ang ZR A Hl SO i AR ST SU spi ton SE 80 ment des brevets accordés en \u201c Grande-Bretagne demeurent va-' lides seize ans après leur émis- \u2018 sion, tandis que sous le régime de la loi canadienne, tous les brevets sont valides dix-sept ans après leur émission.Il \u2018s\u2019ensuit qu\u2019un précédent établi en Grande-Bretagne ne peut être aussi dangereux là-bas, puis- qu\u2019un petit nombre seulement de brevets sont en vigueur.De plus, en Grande-Bretagne, les demandes de brevets doivent être présentées à un Moment déterminé.Je parlerai plus tard de quelques-unes des conditions auxquelles doit satisfaire quiconque demande une prorogation en Grande-Breta- gne.Nous ne pouvons nous permettre d'adopter ce projet de loi, parce que, je le répète, ce serait d\u2019abord créer un précé- dent dangereux.J'ajoute que la \u201cloi ne nous autorise pas à accorder une telle prorogation.Elle ne renferme aucune disposition à cette fin.Nous avons déjà pourvu aux circonstances du temps de guerre et au délai occasionné par la guerre, par le bill no 16 que la Chambre a LES AFFAIRES finalement adopté vendredi dernier.En approuvant le présent \u2018projet de loi, nous irions directement à l'encontre de l\u2019article 28 a) du bill adopté vendredi dernier, lequel, soit dit en passant, a été examiné à fond et longuement débattu par le comité.Je le répète, nous n'avons pas pourvu aux prolongations nécessitées par l'état de guerre.On pourra invoquer commear- gument que le pouvoir de prolonger la durée d\u2019un brevet existe en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.C\u2019est vrai, mais J'ai déjà expliqué que le danger d'établir un précédent est moindre en Grande-Bretagne qu\u2019au Canada car, dans 84 p.100 des les brevets britanniques prennent fin avant leur date d'expiration.Aux termes de la loi anglaise, les tribunaux ont le droit d'en prolonger la durée, moyennant certaines conditions rigoureusement définies.Dans la septième édition de son savant ouvrage sur les brevets, Terrell écrit, aux pages 266 et 267 sous le titre \u2018 Prolongation de la durée d\u2019un brevet\u201d: Cas, RAR NE RARE 1947 «On exige plutôt une grande utilité pratique (c\u2019est au requérant à en faire la preuve), qu\u2019une ingéniosité exceptionnelle; l\u2019invention doit être jugée en raison des avantages qu\u2019elle a assurés ou qu\u2019elle assurera vraisemblablement au public.A la page 37 du recueil Tran- tom'\u2019s Patent, 34 R.P.C.28, J.Sargant écrit: «Nul doute qu'avant d'exercer sa juridiction en faveur d\u2019un pétitionnaire, le tribunal doit être convaincu qu\u2019il existe des raisons plus que suffisantes pour motiver l'octroi d\u2019un brevet et, compte tenu de la nature et la valeur de l'invention elle- même en ce qui concerne le public, je suis d'avis que le tribunal doit, avant d'exercer sa compétence en faveur du détenteur de brevet, s'assurer que le public a notableme bénéficié de cette invention.» Vous constaterez qu\u2019avant d'exercer sa juridiction ef faveur de l'intéressé, le tribunal doit s'assurer que l'invention a grandement servi le public.Ce point est très important et l\u2019on n\u2019a rien démontré de tel dans ce cas-ci.Aux Etats-Unis, le commissaire des brevets semble pouvoir, moyennant certaines conditions, proroger la durée d\u2019un.brevet, mais, dans son livre sur les brevets, 2e édition, Walker semble restreindre ce privilège au détenteur primitif.Voici ce qu'il écrit à la page 1177: Il était contraire à l'esprit, sinon à la lettre, de la loi, de proroger la durée d'un brevet lorsque le fait de le proroger prive l'inventeur de son droit Harthey Lynch J.Aubin, gérant général 33, rue St-Louis, Saunt ua Visitez notre nouvelle salle à diner Repas succulents Téléphone 2-2771 Hotel refait tout en neuf Québec propriété.Le droit de proroger la durée d\u2019un brevet a été accordé par la loi afin que nteur puisse en bénéficier, rt \u201cnon pas le cessionnaire ou Vimpétrant.Il est évident que la loi américaine ne permettrait pas à cette société d'obtenir une prorogation car ce ne sont pas les inventeurs qui la demandent, mais bien le cessionnaire.Dans le cas dont nous sommes saisis, il semble que les inventeurs soient des particuliers et que la société requérante ne soit que le cessionnaire.Cela semble parfaitement sensé et logique.L\u2019inventeur a sans doute cédé son brevet à la société à titre onéreux, à condition que le brevet fût valide pendant un temps déterminé.Or en accordant au cessionnaire une prorogation que ne réclame pas l\u2019inventeur, on prive ce dernier de toute compensation.On fait comme s'il n\u2019existait pas.Il ne possède donc aucun droit légal.Quant au droit moral ou d\u2019équité, il n\u2019en est question dans aucun brevet.A mon sens, le brevet constitue un contrat entre l'inventeur et le public.Il ne saurait, en vertu de la loi des contrats, souffrir de modification, sauf dans le cas ou l'on prouverait que les parties n\u2019étaient évidemment pas d\u2019accord ou en d\u2019autres circonstances dont il n\u2019y a pas lieu de tenir compte.Je m\u2019appuie sur l'ouvrage de Frost sur les brevets.A la page 149, ce savant auteur déclare: «On doit considérer le brevet comme un marché passé avec le public.La bonne foi est de l\u2019essence d\u2019un tel contrat comme de tous les autres.» Aux pages 300 et 301, le savant écrivain fait cette mise au point qui me paraît sifinificative : «On ne peut soutenir, toutefois, que l'inventeur jouit d\u2019un droit naturel ou même moral à l\u2019égard de sa découverte, car il ne crée pas au même titre que I\u2019écrivain.Pour marquer la différence entre une production littéraire de génie et une grande invention, comparons une pièce de Shakespeare, Hamlet par exemple, à la locomotive de Watt qui a révolutionné le monde.Si Shakespeare n\u2019avait pas écrit Hamlet, la pièce n\u2019aurait JUIN 1947 jamais existé, au préjudice des lettres, mais si Watt n\u2019avait jamais vécu, un autre inventeur aurait sans doute découvert et communiqué au monde qu'il valait beaucoup mieux condenser la vapeur de la locomotive dans un vaisseau distinct plutôt que dans le cylindre.L'inventeur ne produit qu'un nouvel art.La loi ne reconnaît à l\u2019inventeur aucun droit naturel ou moral quant à l'exploitation exclusive de sa découverte et ne lui garantit pas, sauf en certains cas, le monopole des bénéfices réalisés par suite de son utilisation.» Jai déjà signalé qu\u2019on ne tient pas compte des mven- teurs; j'irai même plus loin; je soutiens qu\u2019il est contraire à la morale et à l'éthique d\u2019accorder une prorogation à la société sans protéger les droits des inventeurs.Au surplus, j'estime que la société ne peut faire valoir aucun droit, car, comme je l\u2019expliquerai à l\u2019instant, elle a abusé de ses droits de brevet.Puisqu\u2019elle n\u2019a aucun droit légal, ainsi que je l\u2019ai signalé, la requérante s\u2019adresse à la Chambre comme à une cour d'équité.Or, un principe reconnu en matière d\u2019équité veut qu\u2019on s\u2019ad- dresse à une cour d\u2019équité à conscience nette.À mon sens, la société pêche contre ce principe car, d\u2019après les renseignements que j'ai obtenus, aucun des articles brevetés n\u2019a jamais été fabriqué au Canada.L\u2019article 65, sous-alinéa 2, de la loi des brevets prescrit: «Les droits exclusifs dérivant d\u2019un brevet seront censés avoir donné lieu à un abus lorsque l\u2019une ou l\u2019autre des circonstances suivantes se sera produite: a) Si l'invention brevetée (étant une invention susceptible d\u2019ê- tre mise en oeuvre au Canada) n\u2019est pas mise en oeuvre sur une échelle commerciale au Canada, et si ce défaut de mise en oeuvre ne peut être justifié.» J'ai lieu de croire que mes renseignements sont exacts quand j\u2019affirme que ni l\u2019un ni l\u2019autre de ces brevets ne sont exploités au Canada, mais qu\u2019on a toujours importé de pays étrangers les articles ou dispositifs que ces brevets protè- eR RET RI A, YM, ATS rf AP A ns iii WANE Me roma ue Sp SParanyoue- a .be \" = i > LES AFFAIRES onstante dans tous les domaines des arts gra- Toutefois, Frédéric-William Goudy est pour tous un exemple dans autre chose que les splendides réalisations de son art.A tous les points de vue \u2014 et c\u2019est bien ici le cas de le dire \u2014 il fut un homme de caractère.Considéré partout comme un véritable génie, invité devant les sociétés d\u2019arts graphiques du monde entier, recherché par les manufacturiers de caractères typographiques qui se disputaient ses services à la surenchère, il resta toujours modeste, sim- i ple dans ses manières, rempli d\u2019égards pour les autres J \u2014 fuissent-ils des plus humbles \u2014 et tous ceux qui ji venaient en contact avec lui se plaisaient à louer l\u2019attrait de sa conversation où se reflétait le charme qu\u2019il avait si bien su transmettre à ses créations typographiques.om: BR A Nee Cl am a A Er Rots da i ee degree re pp or orme Lee SE a AE i Mais là où s\u2019est le plus nettement manifestée sa grandeur d\u2019ame, ce fut lorsqu\u2019à deux reprises diffé- i rentes, le travail accumulé pendant de longues années 3 i fut détruit pdr des incendies.On concoit facilement À 2 que la perfection qui caractérise ses oeuvres les mlus | classiques n\u2019ait pu être atteinte du premier coup.Que À de tentatives, que de reprises, que de retouches il fal- \u2018 I lait effectuer avant qu\u2019un tel homme pût être suffi- 1 3 samment satisfait de son oeuvre pour la considérer définitive! Eh! bien, à deux reprises, ses ébauches E aussi bien que ses réalisations et son outillage haute- hr + Cot - sara irom, a a diner, PRR ge ame EE MS ogy sens seed oe FEAL J 5 Oh Lr IU ae a ME ' écialisé furent anéantis par le feu.Il fail tout recommencer ; it le fit avec sa coutumière bonn humeur et toujours il resta fidèle à son idéal.On dit souvent que da\u2019 jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui est bien différente de celle d\u2019autrefois.C\u2019est là un de ces dictons qu\u2019il ne faut jamais prendre à la lettre, car la génération qui a précédé la nôtre disait la même chose, et la génération d\u2019avant n\u2019était pas moins désespérée de la jeunesse de ce temps-là.I y a 70 ans, Frédéric-William Goudy était un garçon comme il s\u2019en rencontre souvent de nos jours: il avait ce qu\u2019on appelle à Paris \u201cla bougeotte\u201d.Ce trait de son tempérament l\u2019a suivi jusqu\u2019à sa mort.Mais c\u2019est sans doute ce qui lui permit d\u2019acquérir une expérience aussi vaste et de recueillir par l\u2019observation un goût aussi Si Vous .avez des Valeurs \u2014 Si vous Spéculez Procurez-vous LA BOURSE sommairement expliquée par ANTONIN LEFEBVRE, LL.L.25cts l\u2019exemplaire En vente dans les Kiosques de journaux ou à nos bureaux.Les Affaires C.P.100 \u2014 Station B Québec once.entre tra A es D or ais us WILE STR ER NES ss i is re = res.pes ae nn 37 adress apres > \u2019 EER ER PES ER SE SES RE NE EE RT SEE pa EE I Ie fesse { A ; TE ES ET EEE EE ES SEE TG AE EE A a ga 1jou: es milliers de jeunes gens dont les parents s se désolent parce qu\u2019ils ne les comprennent pas ou qu\u2019ils les comprennent mal.Bien orientés, grâce aux procédés que la science moderne met à la portée des éducateurs et des parents, ces jeu- i nes trouveraient vite leur voie.S\u2019ils ne manifestent 5 aucun goût prononcé pour l\u2019une ou l\u2019autre des avenues qui s'offrent à eux dans un pays aussi rempli de promesses que le nôtre, l\u2019orientation pourra leur indiquer où, selon leurs dispositions natives ou acquises, ils peuvent avec le plus de chances de succès tourner leurs regards.Mais ce qui compte, une fois qu\u2019on s\u2019est arrêté sur une carrière, c\u2019est d\u2019y rester fidèle, de s\u2019y intéresser intensément et d\u2019en faire sa vie.Celui qui se plonge de la sorte dans sa spécialité devient vite un expert.If peut commander une plus forte rémunération, tant comme salaire que comme revenu, selon qu\u2019il est l'employé d\u2019un autre ou qu\u2019il travaille à i son propre compte.La spécialisation n\u2019exclut pas la i culture; celui qui concentre toutes ses énergies sur | une tâche pendant ses heures de travail peut fort bien { se cultiver en dehors de ces mêmes heures et goûter ainsi à ce que la vie réserve de meilleur pour ceux qui savent sagement en user, sans abuser.Comme le disait Son Excellence le Vicomte Alexander l\u2019autre soir à l\u2019Université, la véritable culture est M a re NOR er Ma ee CT TE, Een gp me ae peri EE kag = = oe .ST, SSI SR SEE PES Ses TE iii a 4 pe NTE TE Ng TR tee Sn TIT TI ET Pme 0 wp The ee TR EE Ga A ï À \u2014_\u2014\u2014_\u2014\u2014_\u2014 ë ec ae AA A EAU il toi ar pi at SOA EN A A RE Se rc i Sra as Br rane rR ETA M a Te ras celle \u2018du caractè qu\u2019on & malheureusement trop négligé.Peut- on voulu insister sur l'instruction et pas ass sur la formation?Quoi qu\u2019il en soit, on reconnaît un homme de caractère à la considération qu\u2019il porte aux autres, à son sens du devoir, à la modestie avec laquelle il accepte les honneurs après avoir accompli, je ne dirai pas de grandes tâches, mais des tâches qui doivent être accomplies et qui exigent, pour être menées à bonne fin, de la ténacité, du courage, de l\u2019endurance et du travail.On a tellement abusé de ces mots qu\u2019on a fini par en perdre le sens.Des exemples comme celui que je viens de citer sont de nature à nous ramener au sens véritable du mot caractère en nous montrant ce que de simples humains comme nous sont capables d\u2019accomplir quand seulement ils veulent s\u2019en donner la peine.\u2014 Louis-A.BELISLE.re.C'est là un aspect de l'édu MOTS HISTORIQUES Cette petite controverse fait partie d\u2019un grand procès, d\u2019un éternel procès: celui des mots historiques.Quelques années avant la guerre, la revue annuelle des Sciences Politiques présentait un sketch très spirituel sur les mots historiques à travers les âges.On y voyait toute une armée de reporters interrogeant des témoins dignes de foi.Ils trouvèrent une vieille paysanne qui se trouvait à Waterloo tout près du Général Cambronne.\u2014 «L\u2019avez-vous entendu dire le mot.célèbre, » demandèrent-ils à la bonne vieille ?\u2014 «Pas alors, répondit-elle.Mais ce que j'ai pu l\u2019entendre depuis! » ce sa EE et ie ri Rp M a a tr TA ARWICK se dresse fièrement, dans un cadre enchanteur de verdure, au coeur même de la pittoresque région des Bois-Francs.Population: environ 3,500 âmes.Desservi par le chemin de fer du Canadien National.Distances: 8o milles de Québec; ço milles de Sherbrooke; 42 milles de Trois-Rivières et environ go milles de Montréal.Il faut remonter aussi loin que 1873 pour trouver les débuts de cette institution qui a nom «Warwick Woollen Mills, Limited».C\u2019est à cette date, en effet, que le fondateur, M.F- tienne Cantin, de Saint-Ner- bert d'Arthabaska, vint s\u2019établir à Warwick, afin d\u2019exploiter un petit pouvoir hvdraulique situé sur la rivière aux Pins, de même, qu'un modeste atelier de foulage, dont il s'était porté acquéreur.Homme persévérant, énergi- Ee SAC BREA AE EE AE ETN 1e entreprise canadienne-française oxtrait- du « Jeune Commerce », (Montréal) que et travailleur, homme d\u2019affaires dans toute l'acception du mot, M.Cantin eut bientôt le bonheur de voir son entreprise prendre un essor prometteur.En effet, quelques années plus tard, il installait tout l\u2019outillage nécessaire à la fabrication des tissus, depuis le cardage jusqu'à la dernière phase de la finition.Ie président actuel de Warwick Woollen Mills Limited, M.Onésime Kirouac, entra au service de M.Cantin alors qu\u2019il n'avait que vingt ans.Par la suite, 11 devait en devenir le gendre et le collaborateur 1m- médiat.Vers la même date, l'entreprise se lança dans la fabrication de Certains instruments aratoires pour sé spécialiser ensuite dans la fabrication des batteuses mécaniques.Ces machines furent distribuées dans le Canada tout entier et, fait digne de mention, plusieurs sont encore en usage, après des années et des années de services.t i = fe EE ME yo = 5 A L 4 3 8 \u2018Comme toutes les entreprises .destinées au succès durable, celle- ci dut passer par le creuset de l\u2019épreuve, pour y recevoir la trempe qui devait lui donner la solidité.En effet, 1] en est des affaires comme de toutes choses et c\u2019est dans les épreuves et les difficultés de toutes sortes que l\u2019homme d'affaires donne toute la mesure de son courag de son initiative et de sa per sévérance, qualités essentiel es au succès.L'on verra par la suite que maintes fois, l\u2019entreprise subit les coups de l\u2019infortune, mais que l'adresse, la ténacité et le courage de ses dirigeants parvinrent à conduire la barque à bon port.Fn 1910, un incendie rasait de E-J.CHARTIER « CIE ons CHARBON ANTHRACITE GALLOIS & AMERICAIN COKE 32 ST.ROCH © ® e 8 ; #3 # iE 1 a 8 # # i i À ; #8 À vec es vie tte ea ee incendiés étaient en bois: les murs des nouveaux sont recouverts de moderne.Les bâtiments brique.La nouvelle organisation s\u2019identifie sous la raison sociale de la Compagnie des Industries Cantin.L'on reprend la fabrication des lainages, de pair avec celle des batteuses mécaniques.bel exemple de coopération, d'initiative et de persévérance, qualités dont, bien à tort, en certains milieux, on veut croire nos Canadiens français dépourvus.Sous l\u2019habile gérance de M.Onésime Kirouac, l\u2019organisation reçoit une impulsion vigoureuse qui, en quelques années à peine, la pousse encore plus loin qu'auparavant dans la voie de la réussite.En 1920, M.Kirouac et un ami de toujours, M.le notaire Edgar Laliberté, s\u2019associent pour recueillir toutes les actions de la compagnie, laquelle reçoit alors, par lettres patentes, son nom actuel de Warwick Woollen Mills, Limited.Etant donné l\u2019ampleur que prend bientôt le commerce des tissus, auxquels on a ajouté une spécialité: les feutres de laine, servant à la fabrication de la pulpe et du papier, on doit en venir à discontinuer la fabrication des batteuses mécaniques.En 1923, nouvel incendie qui ravage la plus grande partie des bâtiments, en même temps qu'une quantité considérable de matières premières, de tissus et de feutres.La perte subie est si sensible que la situation financière de la compagnie vacille sous ce coup terrible.Encore une fois, cependant, M.Kirouac donnera le spectacle de ce courage grandiose qui est l'apanage de certaines âmes d\u2019élite et qui ne veut jamais se laisser abattre.Doué d\u2019un optimisme exceptionnel, M.Ki- rouac dresse le bilan de ce qui lut reste: une mince partie de l'usine intacte, les murs de la partie incendiée, debout bien que sensiblement inclinés et tordus sous l\u2019effet de la chaleur intense.Il lui reste surtout et avant tout sa réputation de tra- tn SES ST Te vailleur acharné, d'homme intègre, imbu d'initiative et d\u2019idéal.Pour M.Kirouac, c\u2019est là plus qu\u2019il n\u2019en faut pour se remettre à l'oeuvre, reconstruire et aller de l\u2019avant.Magnifique exemple de courage, de persévérance et de con- flance d'un père qui, ayant fait un rêve splendide, ne se laisse pas désargonner par ce coup terrible.Il n\u2019a plus qu\u2019une idée: reconstruire pour que ses enfants qui grandissent trouvent une base solide sur laquelle ils puissent édifier ce monument qui fut le rêve de sa vie, monument de labeur acharné, d'honnêteté et d\u2019ambition bien légitime, monument qui fait \"admiration de tous ses compatriotes canadiens-français.Incendie, ressources financières restreintes, crise économique d'après-guerre, M.Kirouac fait crinement face à tout.Il ne craint même pas de s\u2019imposer de lourds sacrifices personnels afin de préparer ses enfants à la continuation de son oeuvre et à la réalisation de son idéal.Des 1928, deux des fils de M.Kirouac sont mûrs pour prendre une part active à la direction des affaires de la cor pagnie.L'ainé, Lionel, après un cours commercial brillant, est passé par une école spécialisée de Poughkeepsie, N.-Y., où il a été initié à tous les rouages de la comptabilité moderne.Un stage de deux ans dans un bureau de vérificateurs, quelques années au service de la Banque Provinciale, l\u2019ont fa- m'harisé avec toutes les méthode: commerciales.Son frère Rc land, après de solides études co1 1merciales supérieures, est en- vos * en Angleterre, à Bradford, cen«e mondial de la distribution des laines, connaissance de base pour quiconque veut s'occuper de la fabrication des lainages sur une grande échelle.Le notaire Laliberté, que son étude empéchait de prendre une part active à l'entreprise, cède les intérêts qu\u2019il y possède à Monsieur Onésime Kirouac, lequel en transporte immédiatement les titres à ses deux aînés.Il convient de souligner ici cette généreuse marque de con- flance d\u2019un père envers ses fils au seuil même de leur carrière.Suit alors une période de 0 ER «grin mre ys ja tes me A ee a ea ar pe, ra EE 81 0 ft ty eo, 44 - transition marquée par les débuts des deux frères qui mar- \u201cchant la main dans la main, sous l\u2019oeil vigilant de leur père, s\u2019initient graduellement à la marche de l\u2019affaire, font leurs propres expériences.Bientôt l\u2019entreprise, à laquelle cette transfusion de sang a communiqué une vigueur toute nouvelle, devait prendre un essor qui dépasserait les prévisions les plus enthousiastes.Depuis, un autre fils de M.Onésime Kirouac a fait son entrée dans l\u2019entreprise: Roger Kirouac, après des études approfondies fait partie du personnel et prend une part active au succès de l\u2019organisation.Progrès Dans le passé, le travail de la vente avait surtout visé le cultivateur, pour lequel on faisait le cardage et le filage, ou avec lequel on troquait des tissus et des couvertures contre des laines.Une orientation nouvelle fut donnée, qui devait modifier du tout au tout le mode de fabrication et de distribution.Petit à petit, on laissa tomber quantité de modèles particuliers pour LES AFFAIRES se tourner vers d\u2019autres pour lesquels il existait une demande plus forte.On en vint à la spécialisation, laquelle réduisit considérablement les frais d\u2019exploitation et d\u2019administration.Il fallut alors trouver des débouchés susceptibles d\u2019absorber cette production accrue; on se tourna vers le manufacturier de vêtements.Grice à une chaîne de vendeurs allant d\u2019un océan à l\u2019autre, les produits de Warwick Woollen Mills, Limited, furent bientôt connus et appréciés à travers tout le pays.Pour réaliser pleinement l\u2019ampleur du succès obtenu par cette modification, il convient de pro- .céder par comparaison de 1928, a date.Le tableau ci-dessous indique, en regard de la date correspondante, le nombre d\u2019employés et le chiffre d\u2019affaires approximatif: 1928 50 3 150,000.0C 1934 100 350,000.00 1937 160 600,000.00 1939 190 1,200,000.00 1942 225 1,7 50.000.00 194% 240 2,000,000.00 Voici quelques détails - qui marquèrent les étapes de cette 4 ; 3 eto ry he mms JUIN 1947 extraordinaire réussite: 1930.\u2014 Acquisition d'un immeuble jadis occupé par la défunte Warwick Machine Company et aménagement, selon les.besoins du nouvel usage qui doit en être fait.-Cette usine reçoit l\u2019appellation d\u2019usine No 2, par rapport à l\u2019usine-mère qui porte le No 1.1934.\u2014 Installation .de machinerie (cardes, rouets et métiers à tisser), dans l\u2019usine No 2 1936.\u2014 Agrandissement de l\u2019usine No 2,.Installation de nouvelles machines, lesquelles doubleront la.production de cette usine; installation a l\u2019usine No 1'd\u2019un outillage moderne et ultra-rapide pour le foulage, le lavage et la teinture des tissus.1939.\u2014 Afin de remplir promptement certaines commandes considérables pour fins de guerre, l'on agrandit considérablement l'usine No 1 et l\u2019on procède à \u2018 I'installation de machinerie mo- PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE aux AFFAIRES \u2026 ne cone orme mama En vente à: \u201cLa Semaine Commerciale,\u201d 2-4, rue St-Tacques, Québec | et dans toutes les bonnes lébratries. ea a ME EE => teen ae RH oN No TA ANS A | -derne de tout genre, clans les = .de K usines.1945 \u2014L'on parachève l\u2019a- \u201c grandissement de l\u2019usine No 2, : donnant ainsi environ 60,000 pieds de plancher.La machinerie, l'installation, tout y est moderne, afin d'accélérer la production au rythme des commandes.1946.\u2014 Installation d\u2019un nouveau système de production, d\u2019administration et d\u2019organisation générale, permettant une plus grande efficacité et des relations plus étroites entre patrons et emplovés.Ce svstème a été établi par les experts de la maison George S.May, de New York.Il est impossible de prévoir ce que l\u2019avenir réserve à Warwick Woollen Mills, Limited, mais, appuyant notre jugement sur les réalisations du passé, il est sage de croire que cette entreprise continuera de marcher dans la voie qui lui a été tracée par M.Onésime Kirouac et qui la conduira de succès en succès, à la gloire de son fondateur, de ses continuateurs, de la brave population de Warwick et du Canada français tout entier.AU PIED DE LA LETTRE ve emo tee > Au départ du train, un voyageur s'adresse au contrôleur: \u2014Je dois descendre à Mâcon dit-il, mais le train y passe à quatre heures du matin, je compte sur vous pour me réveiller.Seulement, je vous préviens que j'ai sommeil très dur et que je grogne beaucoup, quand on me réveille.Merci d\u2019avance.N\u2019écoutez surtout pas mes protestations.La nuit se passe.Vers Valence, le voyageur va trouver le contrôleur.Il rugit: \u2014Alors, c'est comme ça que vous m'avez réveillé ?\u2014Oh! par exemple, c\u2019est donc pour ça qu'il criait si fort celui que j'ai jeté sur le quai de Mâcon! EE sr hr ARR AT TEE AS ce are SA ESET TASH 0 En re ét Ma A iS JUIN 1947 a Le cuir plastique supplante le cuir naturel en Allemagne Extrait de «Commerce» (Ottawa) E bureau du gouvernement Hl militaire des Etats-Unis a annoncé récemment que la production allemande de cuir artificiel pour semelles de chaussures, mise au point durant la guerre, aidera beau- ï Le dernier volume de la S Collection Vous NS par le x Dr Y.BENOIST P | LA PSYCHOLOGIE : 3 DU SUCCES Nous pouvons aussi vous fournir les 10 autres volumes de cette collectior au meme prix.Par poste 0.35 chaque coup à la production de chaussures de longue durée pour la population civile allemande, cette année.Durant la guerre, une grosse proportion du cuir naturel en Allemagne était destinée à des fins militaires.La présente rareté mondiale de cuir suscitant un débouché d\u2019exportation pour les articles en cuir naturel fin, on projette de faire le plus grand usage des semelles composées de matières plastiques.Les progrès réalisés \u2018dans l'usage des succédanés du cuir naturel pour semelles ressortent du fait que ces produits ont formé 41 p.100 de la matière pour semelles produite dans la zone américaine de l\u2019Allemagne en 1946.Le gouvernement militaire des Etats-Unis cherche à obtenir une substitution totale des matières artificielles au cuir naturel dans la fabrication de semelles de chaus- area orl te ner ea mat Cm 48 sures pour la population civile de la zone américaine.Les fabricants de chaussures étrangers s'intéressent aux progrès allemands Les fabricants de chaussures étrangers ont manifesté beaucoup d\u2019intérêt aux progrès allemands dans ce domaine, car certains d\u2019entre eux croient que la mise au point d\u2019un bon succédané du cuir naturel assurerait une quantité suffisante de matière pour maintenir la production de chaussures durant une période de rareté mondiale de cuir.Il y a deux genres principaux de succédanés artificiels du cuir à semelles, ceux à base de chlo- lure polyvinyllique et ceux à base de buna.On désigne généralement sous le nom de «semelles P» les matières à base de chlorure polyvinyllique.ces matières ayant formé 62.43 p.100 des succédanés du cuir à semelles fabriqués en 1946; le LES AFFAIRES reste, 37.5 p.Ioo était à base de buna.Les semelles \u201c P résistent aux épreuves d'usure Dans l\u2019expérimentation, les semelles P »ont subi une épreuve d\u2019usure représentant 1800 milles, vis-à-vis çoo à 625 milles pour le cuir naturel de bonne qualité.La production de «semelle P» dans la zone américaine a été ralentie par le manque de carbure de calcium, ingrédient de base dans la fabrication du chlorure polyvinyllique.Les progrès réalisés dans la fabrication de matières à base de buna, dans la zone américaine, sont aussi intéressants.La production de matières à semelles à base de buna atteignait 322 tonnes par mois à la fin de 1946.L'objectif d\u2019une substitution totale du cuir à semelles artificiel dépend d\u2019une augmentation des approvisionnements de houille et de matières premières de base.Donnez votre préférence à nos annonceurs.ade A FS es ARR JUIN 1847 49 Chauffage et Ventilation Poêles Thermos Stokers Pompes Cuisines à Vapeur Glacières Equipement \u201cHôpital\u201d Ustensiles \u2018\u2018Cuisine Machinerie \u2018\u2018Buanderie Fluorescents Ameublements Réfrigérateurs Machineries diverses Brûleurs à l\u2019huile SE \u201cI i A = paren @ Le > ce.NN Pen EER ine.[//] |p _- 152 Of ta OuRO = Tél 2-8224 RE ag ho PS PES Q \u20ac EE of eT Tl RD TR pi me To mesma wpe 50 LES AFFAIRES { La Grande-Bretagne répudiera ses dettes de guerre Par André Lafléche Extrait de « Notre Temps », (Montréal) \"INFORMATION politico- économique la plus importante qui ait été communiquée aux journaux canadiens la semaine dernière est venue de Londres.Elle a complètement éclipsé tout ce qui s'est dit à Ottawa sur le budget Abbott.Pourtant le débat sur l\u2019exposé budgétaire du ministre des Finances n'a pas manqué d\u2019intérêt.Des députés oppost- tionnistes- ont fait remarquer avec raison que les réductions \u2018de l\u2019impôt sur le revenu personnel coïncidaient avec une augmentation sensible du coût de la vie; il est à peu près inutile de réduire l'impôt sur les revenus modestes, si l\u2019on permet au prix de la vie d'atteindre des sommets ignorés jusqu'ici.Ce que l\u2019on gagne d'un côté, on le perd de l\u2019autre.Au surplus, il devient de plus en plus évi- At Le mm 3 es rte ESC dent \u2014 et ceux qui ont préparé consciencieusement leur rapport d\u2019impôt en savent quelque chose \u2014 que même les allocations familiales sont d\u2019un maigre secours à partir d\u2019un certain revenu: ce que le gouvernement fédéral donne aux familles nombreuses pour les aider à faire face au coût très élevé de l\u2019éducation, de l\u2019entretien et de l\u2019alimentation, il le reprend grâce aux formules savantes de l\u2019impôt.Les dettes de guerre Maintenant que le 31 avril est passé et que tous les contribuables ont payé l\u2019impôt, il est inutile de revenir là-dessus.Les pères de famille sont mécontents.Ils le sont davantage depuis que le gouvernement de Londres a annoncé son intention de ne pas rembourser inté- ame at SR A ENS tec rousing sri me re lig Tn Tea JUIN 1947 gralement ses dettes de guerre.Le chancelier de l\u2019Echiquier, M.Hugh Dalton, a fait à ce propos des déclarations qui n\u2019ont pas ému, paraît-il, les ministres fédéraux.Il faudrait savoir tout d\u2019abord de quels ministres il s\u2019agit.Il conviendrait ensuite de connaître d\u2019une façon exacte si ces ministres canadiens représentent, au sein du cabinet et du parti au pouvoir, une opinion majoritaire.Au cours de la guerre, on a vu trois ou quatre ministres tenir en laisse le cabinet tout entier.M.Mackenzie King a déjà fait à ce sujet des demi-confidences que ses \u201cMémoires\u201d complèteront tout probablement.Les propos de M.Dalton Reconnaissons que M.Hugh 51 Dalton n\u2019y_est pas allé par quatre chemins.Sa déclaration pour attendue qu\u2019elle fût, n'en a pas moins été faite après l'engagement formel de M.Truman en faveur de la Grèce et de la Turquie.Une fois les Etats- \u2018Unis engagés à fond dans les affaires européennes et méditerranéennes, Londres a cru bon de clarifier ses positions vis-à- vis ses anciens amis, et tout particulièrement vis-a-vis ses dominions, y compris l'Inde.Que l'Angleterre ait contracté des dettes de guerre énormes, nous ne le savons que trop.Qu'elle ne puisse pas honorer ses engagements de temps de paix, nous le soupçonnons sans difficulté, M.Dalton a posé, comme principe général, que la Grande-Bretagne était in- \u201cur Ve Fra Imitation de brique Tôle gaufrée à couverture en feuilles de 5, 6, 7, 8, 9, et 10 pieds de longueur.mesure de faire expéditon immédiate, Prix et échantil'ons envoyés sur demande ainsi que papier à couverture et à lambris.Bardeaux d\u2018asphalte.A.L.GONNEVILLE Mfg.-Charette PAPIER en rouleau Nous sommes en Cté St-Maurice P.Qué.1 apable de rembourser des emprunts qu\u2019elle avait contractés durant le conflit en vue d\u2019aug- enter son propre effort de \u201c guerre et de remporter la victoire coûte que coûte.Cette déclaration ne porterait pas sur les emprunts faits après le conflit (notamment sur les $3,500,- 000,000 avancés par les Etats- Unis).Mais elle affecterait sans aucun doute possible, les avances consenties en vertu du prêt- su rame acer a a age a bail et les crédits accordés par les dominions.Déclaration officielle D\u2019après la British United Press (dépêche de Londres), M.Dalton aurait dit aux membres de la Chambre de commerce brésilienne: \u201cLa Grande-Bre- tagne est forte, mais un signe de sa puissance doit être son refus d\u2019assumer des engagements fantastiques bien au-dessus de ses forces et au delà des limites du sens commun et du fair-play.Les fruits de notre victoire sont ces dettes énormes que nous devons rembourser à ceux qui ont combattu avec nous dans le grand effort allié\u201d.De quels engagements était-il question en particulier ?La même dépêche de Londres les a énumérés: #5,000,000,000 à l\u2019Inde; $1,800,000,000 à l\u2019E- gypte; $800,000,000 a I\u2019Australie; 860,000,000 a la Nouvelle- Zélande ; $1,000,000,000 à l\u2019Eire; $320,000,000 à la Norvège et $430,000,000 à l\u2019Argentine.Il est évident que l\u2019Angleterre n\u2019a aucunement l'intention de* rembourser les avances de l\u2019Inde et de l\u2019Egypte, pays qu\u2019elle doit évacuer d'ici peu.Mais il est non moins évident que dans ces deux pays les capitalistes anglais, voire l\u2019Echiquier britannique ont retiré de leurs placements et de la politique économique pratiquée par l\u2019Angleterre dans ces deux pays, des sommes fort supérieures aux crédits dont il est maintenant question.Il est question des Dominions Laissons de côté les cas de la Norvège et de l\u2019Argentine (ce dernier pays rentrera dans ses fonds d\u2019une façon ou d\u2019une J autre au moyen d\u2019accords com- 4 merciaux bien définis), \u201cpour nous attarder un peu à celui de l\u2019Australie et de la Nouvelle- | JUIN 1947 Zélande.Il appert que l\u2019Angleterre n\u2019entend pas rembourser intégralement les avances de ces dominions, non plus que celles de l\u2019Etre.(L\u2019Irlande aurait-elle donc contribué à l\u2019et- fort de guerre impérial °) D'après les chiffres de M.Hugh Dalton, l'Australie et la Nouvelle-Zélande auraient avancé $800,000,000 chacune a la Grande-Bretagne au cours de la guerre.L\u2019argument principal sur lequel M.Dalton ap- pute sa thèse de répudiation est celui-ci: il est injuste que des pays réclament des paiements de la Grande-Bretagne alors que celle-ci a empêché l'invasion de ces territoires par 53 l'ennemi.L\u2019argument tombe a faux précisément lorsqu\u2019il s\u2019agit de la Nouvelle-Zélande et l\u2019Australie.Celles-ci ont dû compter sur l\u2019aide américaine pour repousser les Japonais.Cela est vrai surtout en ce qui concerne l'Australie, au point que ce dominion a fait, par l\u2019intermédiaire de son gouvernement en temps de guerre, des déclarations qui laissaient entendre clairement qu\u2019il n\u2019était pas satisfait de l\u2019assistance qu\u2019il recevait de Londres.Au surplus, l\u2019Australie et la Nouvelle-Zélande ont, la guerre terminée, manifesté beaucoup d'attachement envers la métropole britannique.M.Dalton aura des 206, RUE DU PONT Ateliers de Mécanique Générale et Fonderie ACIER, FONTE, CUIVRE et ALUMINIUM.Ascenseurs Modernes à Passagers et à Marchandises, Armoires-Montantes, Monte-Charges, etc.FABRICANTS D\u2019ASCENSEURS Tél.Toute réparation mécanique.SPECIALITES : Pompes, Compresseurs, Engrenages, Bornes- Fontaines, etc.SOUDURE électrique et autogène. LES AFFAIRES- surprises de ce côté-là.Quant à lEire, elle n\u2019a jamais été menacée par l\u2019ennemi.Ou en est le Canada ?Le cas du Canada est tout à fait différent.des trois Amériques à entrer en guerre (plus de deux ans avant les Etats-Unis, en tant que l\u2019Allemagne est concernée) \u2014 le Canada a même déclaré la guerre au Japon avant nos voisins du sud \u2014 1l s\u2019est toujours montré d\u2019une grande générosité envers l\u2019Angleterre.Des fonctionnaires supérieurs du Trésor britannique ont bien voulu le reconnaître dans une autre dépêche de Londres, dépêche qui suivait de près le résumé de la déclaration de M.Dalton.Ces fonctionnaires ont déclaré Premier pays que «le Canada avait été très généreux en plaçant toute son économie et toutes ses ressources financières à la disposition de la Grande-Bretagne en vue d\u2019un effort de guerre commun.» On remarquera que je cite ici le texte même de la dépêche de la British United Press, câblée de Londres.C\u2019est là une affirmation que j'ai faite souvent.Il me plaît de la voir confirmée par des fonctionnaires du Trésor britannique.Les mêmes fonctionnaires auraient ajouté «que le Canada avait été extrêmement généreux en prêtant à la Grande-Bretagne sans songer le moindrement à être jamais remboursé».Telle a bien été la politique canadienne.Notre dette réelle de $17, 000,000,000 en fait foi.\u2014\u2014 A pt mare Les femmes sont appelées à devenir épouses et mères, des esprits judicieux et non des savantes.Ce que les hommes leur demandent d\u2019abord, c\u2019est de rendre le foyer charmant par la grâce d\u2019une sensibilité neuve et spontanée, par l\u2019ordre aimable qu\u2019elles y font régner.La finesse, le tact, le goût et jusqu'à l\u2019intérêt qu\u2019elles devraient savoir porter aux occupations intellectuelles ou autres du mari: telles sont les qualités que celui-ci espère d\u2019elles avant toutes les autres.\u2014Paul THouv1- GNON. JUIN 1947 Considérations sur le coût actuel de la construction UAND la construction va, tout va! disent les économistes.Et c\u2019est parfaitement vrai.Mais depuis quelques mois, à Québec comme dans piu- sieurs autres villes du pays, la construction traverse une période critique.Elle a considérablement ralenti.Un vent de pessimisme souffle sur les aspirants-pro- priétaires et atteint par ricochet jusqu\u2019aux entrepreneurs.Tout le monde s\u2019accorde a trouver que \u201cca colite cher\u201d et chacun essaie de trouver pourquoi en jetant le tort sur le voisin.Tout coûte cher à l\u2019heure présente parce que, évidemment, nous traversons une période d\u2019inflation.Tout coûte cher, mais l\u2019argent se gagne aussi plus facilement, et malgré l\u2019inflation, chacun parvient à acquitter ses dus plus rapidement que, disons, en 1936 \u2014 Marion & Marion BREVETS D'INVENTION | MARQUES DE COMMERCE \u2019 DESSINS DE FABRIQUE 7 en tous pays i Raymond-A.ROBIC J.-Alfred BASTIEN Montréal \u2018ou 1939.L'argent circule plus vite et vaut moins.Son pouvoir d\u2019achat se trouve diminué.Mais il faut \u201cconsacrer à bûcher une corde de bois ou arracher une poche de patates le même temps qu\u2019autrefois et comme la main-d\u2019oeuvre se paie plus cher, ces produits doivent forcément se vendre plus cher.La construction coûte plus cher qu\u2019il y a dix ans et, personnellement, je ne vois guère une possibilité que le prix en soit beaucoup diminué d\u2019ici encore plusieurs années.Tous les matériaux qui entrent dans une bâtisse sont le produit de la main-d\u2019oeuvre.Tant que les salaires conserveront leur tendance à monter, ces matériaux ne pourront baisser.Et tant que les matériaux coûteront cher et que les ouvriers devront être payés aux taux actuels, une maison ne pourra se construire au prix du temps où le bois se payait $30 le mille pieds et les hommes 25c de l\u2019heure.Il y a une autre raison qui rend plus onéreuse qu'- autrefois la construction des habitations.C\u2019est que le public est plus exigeant \u2014 et avec raison \u2014 sur la qualité des maisons qu\u2019on lui offre.Pour répondre aux exigences modernes de l\u2019hygiène et du bon goût, une habitation doit être munie d\u2019un système de chauffage central, de plomberie sanitaire, d'ouvertures en nombre approprié; elle doit être protégée contre les intempéries par des isolants de bonne qualité.Ce sont là, entre autres, des item qui coûtent plus cher à première vue, mais qui, en réalité, constituent à la longue des économies incalculab méde cin, en chauffage, en heures productives.Ce sont facteurs dont i faut tenir compte dans la construction \u2014 de notre époque et dont on faisait trop peu de cas autrefois.Une habitation mal bâtie se transforme vite en taudis et, là comme ailleurs, on a pour son argênt.Enfin, il faut se rendre à l\u2019évidence de quelques autres causes des hauts prix.La Loi Nationale de f\u2019Habitation a établi des standards dont la valeur est indiscutable.Ces standards contribuent à rendre meilleure la qualité de tout ce qui doit entrer dans la construction des maisons où des humains doivent passer la plus grande partie de leur existence.Ces standards \u2014 nouveaux pour beaucoup de nos gens \u2014 sont établis pour rester.On ne reviendra jamais aux me- thodes vaille-que-vaille de l\u2019ancien temps et ce sera encore tant mieux pour la santé de la race.Mais le Téléphones: 2-5671 \u2014 2-5672 \u2014 2-5673 Pratte & Côté, Enrg.Courtiers d'assurances Assurances de toutes sortes Aviaison, Incendie, Marine, Vie, Tremblement de lerre, Vol, Responsabilité publique, Automobile, etc.126, rue St-Pierr e, (Edifice Dominion) Québec LES AFFAIRES |i \u201c Maintien de ces standards exige plus de temps et coûte \u2018plus cher.C\u2019est une autre raison qui empêche la construction de revenir à ses prix d\u2019autrefois et que personne ne pourra changer.| Finalement, la construction coûte plus cher à cause du marché noir des matières premières et jusque de la main-d\u2019oeuvre.Les conditions créées de ce fait ne sont toutefois que temporaires.Certains gros entrepreneurs ont accumulé trop de matériaux et ont ainsi entravé le travail de leurs collegues.Dès que la production des matériaux reviendra autour de ses niveaux normaux, ceux qui ont acquis toutes sortes de fournitures a-des prix élevés risqueront de perdre de l\u2019argent sur ce mauvais placement.En face de tous les motifs qui contribuent à tenir les prix de la construction autour de ses paliers actuels, il n\u2019y a pas lieu de verser dans le pessimisme.Le public doit se résigner a payer plus cher tout en ayant davantage comme valeur.D\u2019aucuns trouvent exorbitants les prix de $5,000, $8,000, $12,000 et même $15,000 que coûtent les cottages de 1947, mais avec \u201cles plans de finance dont on peut se prévaloir, l\u2019acquisition d\u2019une maison de ce prix est plus facile qu\u2019elle l\u2019était il y a dix ans pour un immeuble d\u2019une valeur moitié moindre.Si, toutefois, tes conditions et le coût de la construction ont changé, il n\u2019en est pas ainsi dans tous les domaines de la finance des habitations.Certaines institutions de prits 4 évoluent plus lentement que les modes de construction et s\u2019en tiennent encore à n avancer que 60% du coût total.Je crois qu'il y aurai gi lieu d\u2019étudier sérieusement des modifications a cette pratique et cela sans mettre en danger l\u2019argent des épargnants et des prêteurs.L'Etat a d\u2019ailleurs donné Pexemple et s\u2019apprête à faire encore mieux grâce à la coopération des compagnies d'assurances.Il est clair qu\u2019un jeune homme qui a réussi à se trouver un terrain de $500, $800 ou $1,200, et à le payer entièrement, a donné d\u2019amples preuves de sa bonne foi.Du moment qu\u2019il entre dans sa résidence une fois marié et qu\u2019il commence à verser ses remboursements, et à mesure ensuite qu\u2019il s\u2019acquitte de ceux-ci, ce propriétaire est de moins en moins tenté d\u2019abandonner la partie.Il se trouve encore plus attaché à son bien que l\u2019hypothèque dont il veut se libérer au plus tôt.Mais s\u2019il a su mesurer ses engagements à ses propres revenus et aux revenus possibles de la Téléphone 2-2388 Louis Lavoie NOTAIRE Cessionnaire du greffe de feu Mire Louss Leclerc 383, rue St-Joseph, | - Québec peu = SE RUES user marie Eat sabot era 8 xx, pare a ere see LE EE 60 propriété, il est sûr de ne pas manquer à ses paiements advienne n\u2019importe quelle fluctuation dans les conditions économiques.Cet homme mérite qu\u2019on s\u2019intéresse à lui davantage.Avec l\u2019énorme quantité de fonds que l\u2019épargne populaire a accumulés dans les banques, chez les compagnies d\u2019assurance et ailleurs, il y aurait lieu d\u2019envisager des prêts faciles à 80, 90 et même 95% de la valeur des propriétés nouvelles en se basant sur les spécifications de la Loi fédérale de l\u2019Habitation.Si, dans six ou sept ans, le coût de la construction venait à fléchir un peu, ceux qui se seront bâtis ces années-ci auront suffisamment d\u2019avance sur leurs paiements pour que la valeur réelle de leurs constructions corresponde amplement à ce qui leur restera d\u2019hypothèque à amortir.Un fait reste certain, c\u2019est que le coût de la construction ne saurait baisser considérablement tant que les lois ouvrières, les syndicats ouvriers et le standard actuel de vie ne seront pas devenus moins exigeants.\u2014Louis-A.BELISLE.mue\u201d \u2014\u2014 \u2014 re tomeriian.LES AFFAIRES La fierté du cœur est l\u2019attribut des honnêtes gens; la fierté des manières est celle des sots.EE an Un érudit est un paresseux qui tue le temps avec l\u2019étude.\u2014 Shaw. JUIN 1947 61 Modernisation de l\u2019électricité française Par Claude Dufresne Conymunication exclusive et spéciale aux « Affaires » FE Plan de rééquipement H et de réindustrialisation de la France est basé, avant toute chose, sur le développement considérable des ressources électriques.Il s\u2019agit, en effet, de réaliser en quatre ans une masse d\u2019investissements évalués à 249 milliards de francs, soit $2,000,000,000.00 environ).Cela, au moment où les réserves en charbon, sont en diminution.Il suffit, pour avoir l\u2019explication de cette partie du Plan, de se reporter aux niveaux de consommation des années passées.En 1938, 16 milliards de kwh; en 1946, 21 milliards de kwh et, en prévision, 26 mil- bards pour cette année.Cette contradiction entre l\u2019allure de la demande d\u2019électricité et l\u2019évolution de la conjoncture économique tient à des caues générales qui jouent, même en période de crise, dans le sens d\u2019un accroîssement des besoins.Ie chiffre de 40 milliards de kwh, caractérisant le niveau de productivité à atteindre en Ig5I, a été déterminé par la Commission du Plan comme devant répondre, tant aux besoins domestiques des Français qu\u2019aux nécessités industrielles de la nation.Ces prévisions se ventilent de la façon suivante, avec référence aux années 1938 et 1946: ERE Re CR RSE ME arnitures Basse Tension Fournitures Haute Tension \u2018Traction \u2014 Electro-Chimie \u2014 Sidérurgie \u2014 Houillères \u2014 ces chiffres étant entendus en De telles prévisions ont entraîné une série de mesures qui peuvent être classées de la façon suivante: a)-l\u2019extension et l\u2019accélération des volumes des travaux d\u2019équipement hydro-électrique seront activement poursuivies durant les années 1947-1951 et les mises en service porteront sur 96 milliards de kwh de productivité annuelle; b)-l\u2019inscription au plan hydraulique du plus grand nombre od \u2014 en 1938 : en 1946 : en 1951 : \u2014 en 1938 : en 1946 : en 1951 :1 en 1938 en 1946 en 1941 en 1938 en 1946 en 19451 en 1938 en 1946 en 1951 en 1938 en 1946 en 1951 oo 00 WW =m 5 0 0 OO ~~ mm RJ 7) (nan O bh Uo NOL Ab BDO y a milliards de kwh.possible d\u2019équipements, comportant des réservoirs d\u2019accumulation; la quantité d\u2019énergie ac- cumulable doit atteindre en 1951 3.2 milliards de kwh soit le quadruple de ce dont on disposait en 1938; c)-développer le thermique minier en déclassant les centrales désuètes et en donnant aux installations nouvelles tout le développement nécessaire; d)-réduire au minimum le rôle et les horaires de marche des centrales de régularisation brûlant des produits marchands; e)-rétablir une marge de sécurité en vue de faire face aux besoins saisonniers et aux situations hydrauliques dites de «catastrophe » ; transport; g)-mettre les installations né cessaires à la distribution spé cialement dans les régions rurales, en état de faire face au relèvement escompté de la consommation.La réalisation de ce programme a entrainé les prévisions de productivité suivantes: Productions hydrauliques Thermique minier Sidérurgie Thermiques de régularisation et centrales industrielles Total.af +t + \u20ac + 6 8 & + $ «< = +» + « & + \u20ac L'importance de l\u2019effort d\u2019investissement nécessaire pour atteindre cet objectif, en un aussi court délai, est évidemment sans précédent.Alors qu\u2019on n\u2019a jamais dépassé, en.des temps moins difficiles un accroissement de la mise à disposition annuelle de l\u2019ordre d\u2019un milliard de kwh, il s\u2019agit de réaliser sensiblement le triple, en moyenne, cinq années durant.\u2014 en 1938 11.6 .en 1951 : 23 om en 1938 : 2.5 en 1941 7.8 \u2014 en 1938 2.5 en 195! 3.8 \u2014 en 1938 4.7 \u2014 en 195! 4.9 Cee 21 .6-39.5 meet orme Does \u2014\u2014\u2014 en milliards de kwh.11 importait donc, en premier lieu, de ne rien négliger, dans le choix des opérations à comprendre au Plan, qui risquât d'en retarder le démarrage effectif ou d\u2019en prolonger les délais d'exécution.La Commission a donc retenu, en sus, bien entendu, des équipements déjà en voie d\u2019exécution, tous les projets, techniquement et économiquement viables, dont l\u2019é- de dé re mu: tude était assez avancée ou susceptible d'être menée à bien as- \u2018sez rapidement pour permettre de passer très vite à l\u2019exécution dès 1946 et, en tous cas, au printemps 1947.Cette attitude de la Commission n\u2019implique nullement qu\u2019elle méconnaisse l\u2019intérêt exceptionnel de certains autres projets, découlant, soit de leur caractère grandiose, soit de la hardiesse ou de la nouveauté des conceptions dont ils dérivent.Elle a estimé, au contraire, qu'il convient d\u2019en pousser activement la mise au point.Des installations pilotes devront, dans certains cas, être réalisées.Il en sera ainsi notamnrent en ce qui concerne l\u2019utilisation de l\u2019énergie des marées; dans le domaine de la production thermique, pour ce qui touche aux cycles nouveaux, basés sur l\u2019emploi de la turbine i gaz, et a l\u2019arrière-plan, se placeront les investigations relatives à l\u2019exploitation de l\u2019énergie âtomique.Il est d\u2019ailleurs probable que le développement du Plan, au dela LES AFFAIRES de l'objectif que l\u2019on s\u2019est assigné pour Igs1, comportera, dans telle ou telle de ces directions un élargissement du cadre qu\u2019il était de sagesse élémentaire de se fixer au départ.En dépit de cette prudence, la réalisation du Plan, dans les délais prévus, n\u2019en constituera pas moins pour ceux qui en ont la charge, un véritable tour de force: Tous ces facteurs ont été examinés, chiffrés et intégrés dans les prévisions du Plan, au titre des diverses branches et activités professionnelles intéressées.L'ensemble de ces prévisions se présente, bien entendu, de la manière la plus cohérente, ce qui permet de bien augurer des résultats si toutes les parties de l\u2019ensemble progressent d'un rythme égal.Il faut, en effet, considérer le Plan comme un tout.Un échec, dans tel ou tel secteur-clef entraînerait l\u2019effondrement du système.Le succès sera général, comme pourrait l\u2019être l'échec.Le secret de toute existence, c\u2019est un devoir à accomplir, une douleur à porter, un apostolat à exercer.\u2014 Cardinal Mermillod. DISTRIBUTEURS pour QUEBEC et le DISTRICT e PAPIERS - TENTURES Notre Département de PAPIERS-TENTURE est reconnu comme un des meilleures organisations du pays.o VERRE à VITRE POUR L'INDUSTRIE Nous sommes, depuis trois-quarts de siècle, importateurs de tous genres de verre employé dans l\u2019industrie du bâtiment.e DEPARTEMENT DE DÉCORATION D\u2019INTERIEUR et D\u2019EXTERIEUR.Le plus VIEIL ATELIER dans l\u2019Est de la province.Maison fondée en 1868 ART ET EN QUEBEC 292 ST-JOSEPH, TEL.4-4626 Po me A os pro _ gin or © i or es ai se so LS x Eee te 5 ee fey cou ERs > En .; ë x ac ges a ney a or rire: -# ES I yy ra arn an ig oy Ess pa a Fy an je SV FAS x a ar Ar nue mat pp fyi i ride D Ie rer J i - ) He =a ig, R33 a d 5 re we Pen >, > = ot = Ce x ie Led is Se = ë i % ax V 5 M e 74 $>.À = à x Fe aisons \u2014 ve & = + .or ve 2e 2 a MARCE = = DR ol Je 2 Chalets \u2014 Ty = A de! AN T és A A nr 3 > a = Lo % = 2 $C : LP x ee .ie, le = oe in £2 ag ee > af Entrepreneur gé x tad ok 3 errains \u2014 ee 80, boul.de l\u2019Espinay, Québec a.z es A Ls 2) = 26 5: = Re 2 74) 45 néral Bs & à HAE a Gx se Plomberie \u2014 Électricité \u2014 Peinture \u2014 T 5 4 = es GA x .Excavat NPN .2 » L BOIVI .ons 2 7% x t Ÿ © apisserie +.: 2 N > oe A 4 \u201c mer ata = IR rg AE Tél.3-5813 RE AR A en EEE os = = a je 5% ë oii ERIE a és be i Ly c= Sra 2 a x 2 a, "]
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