Les affaires : a magazine of business, 1 novembre 1947, Novembre
[" 3 NFEAIR Novembre 1947 ee Bureaucratie et paperasserie .coe.severe 00e \u201cVendre\u201d, 1 La valeur des étalages dans la vente .Louis-A.Belisle 4 Le fardeau des impôts nous écrase .\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 \u201cHansard\u201d 9 Nous avons un marché exigeant a satisfaire .L.-A.Belisle 15 Bulletins de M.Le Curé Picotte .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ue verser so000s 20 .Pourquoi pas une industrie du cidre ?.Liouis-A.Belisle 26 A Le plan Marshall .\u201cBulletin de la B.C.N.\u201d 31 f;» Le salaire avec prime de production .\u201cL\u2019Industriel\u201d 43 4.La persuasion et la vente .\u2026\u2026 \u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026 \u201cL\u2019Efficience\u201d 50 | \u201cUn dangereux engrenage \u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.woo.\u201cLe Foyer Rural\u201d 54 | Les cartels internationaux \u2026\u2026 \u2026\u2026 \u201cL\u2019Information Financière\u201d 56 | Le commerce extérieur .\u201cBulletin de 1a B.C.de C.\u201d 60 { Chanceux que nous sommes .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.ever eens \u201cPrécision\u201d 64 | - QUEBEC, P.Q.- ÿ : \u201d © La PSYCHOLOGIE APPLIQUEE \u201cLa bibliothèque des COLLETS BLANCS VOICI des livres qui vous vaudront des PROMOTIONS et vous feront trouver plus de PLAISIR à votre occupation quotidienne ! \u2018 DOCUMENTATION SURE, PRATIQUE, ACCESSIBLE à TOUS.Re Prix franco: ~~ ® ORGANISATION et FINANCEMENT | des ENTREPRISES \u2014 Belisle .ceiver ceiver sonner vaaven vannes $1.60 Formation des compagnies et sociétés, capitalisation, incorporation, finance au jour le jour, etc.285 pages.aux AFFAIRES \u2014 Girardet .veer corres aveu vere ne.$1.10 Applications éminemment pratiques de cette science à la Vente, à la sélection du personnel et des associés, à l\u2019amélioration de soi-même, etc.210 pages.e La VENTE au COMPTOIR \u2014 Belisle .\u2026\u2026 \u2026 \u2026 $1.10 Manuel pratique des commis de magasin, vendeurs, \u2018solliciteurs et chefs de personnel.225 pages.® Le FRANCAIS des AFFAIRES \u2014 Belisle .(Relié) $1.10 Vade-mecum des sténo-dactylos et préposés à la correspondance: rédaction, disposition, débuts et finales de lettres: abréviations, etc.288 pages Commandez ces ouvrages chez votre libraire ou directement de?: LA SEMAINE COMMERCIALE \u2014 C.P.100, Station \u201cB\u201d, Québec, P.Q.Retenez immédiatement votre exemplaire de CHARPENTE et MENUISERIE & Le premier d'une série d'ouvrages techniques sur les métiers de la construction @ Détails supplémentaires sur demande LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE TECHNOLOGIE Lou1s-A.BELISLE, ÉDITEUR 2 et 4, rue St-Jacques, Québec > er Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicité.\u2014 Vente Etalages.\u2014 Comptabilité.\u2014 Psychologie appliquée aux affaires.Efficience.\u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance commerciale.Actualités économiques et commerciales.Revue fondée en 1928 Publiée à Québec NOVEMBRE 1947 Vol.XIX, No 10 236éme Livraison Bureaucratie et paperasserie Par Paul Nicolas Extrait de « Vendre », (Paris) L est établi depuis longtemps \u201cque plus un monde est complexe, plus il recèle de contradictions.Le nôtre doit être rudement complexe, car nous vivons au milieu de contradictions qui ne confinent pas à l'absurde, mais qui l'ont dépassé depuis belle luretie.Tous les Français sont unanimes a pester contre les paperasseries bureaucratiques.Ah ! si le peuple avait voix au chapitre, comme tout cela serait bientôt balayé ! Sûrement même, dans le coup, on supprimerait des formalités indispensables.Mais voilà, nous n'avons pas voix au chapitre Vous me direz que nous élisons nos députés.Je le sais.Et ces députés sont individuellement LES AFFAIRES, revue d\u2019action économique, publiée mensuellement par Rei» Belisle, A.C.B.A., professeur à l'Ecole Supérieure de Commerce de Québec.aux ateliers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Québec, PQ\u201d \"Case postale 100, Station B).Téléphones : le jour 2-1344; le soir 3-2922, Les articles que contient cette revue sont protégés par un droit d'auteur.ABONNEMENT : Canada, un an: $2.00 Etranger: Autorisé comme envoi postal de deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa, Canada ne sic ES ia vo Cn d'accord avec nous.Mais il ffit qu'ils soient réunis pour ue, tout en restant dans le \u201c même sentiment tant qu'ils s\u2019agit seulement de faire des discours théoriques, ils prennent en fait des décisions qui vont toutes dans la même direction : jamais elles ne diminuent le volume des formalités existantes (combien avons-nous encore de règlements qui ont été pris sous la pression des occupants et qui sont toujours en vigueur ?) et elles en ajoutent sans cesse de nouvelles.Étonnez-vous après cela que le bon peuple ne cesse de rouspéter contre ses dirigeants ! Nous sommes en démocratie.Mais les grandes organisations syndicales ont un pouvoir d\u2019obstruction qui est, à notre époque, la seule puissance réelle.Fait curieux, ces grandes Oorganisa- tions se sont donné un statut tel qu'elles sont parfaitement anti-démocratiques: leurs dirigeants sont désignés par de minces minorités.Et le four qu'il y a une élection ces dirigeants sont nettements désa- -voués, ce qui ne les empêche pas d\u2019ailleurs d'accéder\u201d aux leviers de commande, ceux qui ont été librement désignés étant «persuadés» qu\u2019ils doivent démissionner pour laisser la place à ceux dont les électeurs ne voulaient pas.À la libération, le personnel des grosses affaires a demandé à être nationalisé, Et on a nationalisé.Mais on s'aperçoit maintenant que, dans l\u2019esprit de ces ouvriers, nationaliser avait un sens assez inattendu.Ils ne voyaient pas l\u2019entreprise comme une propriété de la nation, mais comme leur propriété.Alors ils ne sont pas contents.L'Etat est un mauvais fournisseur.L'Etat est un mauvais chent.L'Etat est un mauvais administrateur.Et il est maintenant prouvé que l'Etat est aussi un mauvais patron.Le terrible, c'est que, quand le personnel nationalisé emploie la grève contre son patron «capitaliste », toute la vie du pays est arrêtée.Toutes ces contradictions me semblent avoir une cause commune : c'est l\u2019absence de responsabilité.Dans une entreprise libre, le personnel est responsable devant le patron ; le pa- - LA .4 NOVEMBRE 1947 tron l\u2019est devant les bailleurs de fonds : les uns et l\u2019autre le sont effectivement.Dans une administration publique ou assimilable, la notion de responsabilité n'est plus qu'un chèque sans provision.A-t-on jamais vu le dirigeant d\u2019une grande fédération syndicale payer les pots qu'il avait cassés?Nous avons eu des ministres du ravitaillement qui ont raccumulé gaffes sur gaffes: leur échec ne leur a absolument rien coûté, même pas la perte de leur «situation», pas même le mépris public.Et ce n\u2019est pas vrai des seuls ministres du ravitaillement.Il est peut-être possible d\u2019imaginer une économie meilleure que la libérale, mais la première condition est que la responsabilité de chacun y soit réelle.Cela ne paraît pas être le cas de celle où nous sommes engagés.C\u2019est un mal que de vivre dans la nécessité, mais il n\u2019y a aucune nécessité de vivre dans la nécessité \u2014E'picure.Ne parle que quand tu es bien certain que ce que tu vas dire est plus beau que le silence.-\u2014Proverbe arabe, 126, rue St-Pierre, Téléphones: 2-5671 \u2014 2-5672 \u2014 2-5673 Pratte & Côté, Enrg.Courtiers d'assurances Assurances de toutes sortes Aviation, Incendie, Marine, Vie, Tremblement de terre, Vol, Responsabilité publique, Automobile, etc.(Edifice Dominion) Québec .rrp LES AFFAIRES La valeur des étalages pour la vente au détail est réconfortant de noter les progrès accomplis chez nos détaillants dans l\u2019art de l\u2019étalage.Dans un domaine où l\u2019esprit inventif peut largement se déployer, nos gens qui s\u2019en donnent la peine arrivent à créer les effets les plus inattendus et aussi les plus aptes à retenir l'attention des passants.Ii en est des étalages comme de tous les autres domaines des affaires et de la vie courante: on n\u2019obtient de résultats que dans la mesure où l'on s\u2019applique à bien faire.Malheureusement, trop d\u2019adultes, dans toutes les sphères de la vie moderne, s\u2019imaginent encore que l\u2019application et la persévérance sont des poncifs de l\u2019école élémentaire.Une fois lancé dans une occupation quelconque \u2014 et généralement la première qui se présente \u2014 on cesse de s\u2019appliquer, de se perfectionner, d\u2019améliorer la qualité de l\u2019intérêt qu\u2019il sersit normal d\u2019apporter au travail accompli afin d'en soustraire la fatigue et l\u2019ennui.Cala tient-H au fait que les programmes scolaires s'attardent trop et trop longtemps aux généraiités ?C'est, en tout cas, ce cu\u2019a prétendu M.l\u2019Abbé Diament, du Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, au récent congrès de L'ACFAS.Personnellement, je suis entièrement de son avis qu\u2019en supprimant \u201cla prime a la NOVEMBRE 1947 mémoire\u201d et \u201cle bourrage de crâne\u201d et en simplifiant les programmes, on arriverait à des résultats au moins équivalents à ce que l\u2019on obtient dans les milieux anglo-saxons qui nous entourent.La base de tout enseignement est la langue maternelle.Et dans l\u2019enseignement de la langue, la syntaxe devrait passer avant certaines règles de grammaire dont l\u2019application constitue un fait exceptionnel même pour un écrivain.I en est ainsi dans plusieurs autres domaines de l\u2019enseignement où l\u2019énergie des professeurs se dépense à \u201ccoller\u201d les élèves plutôt qu\u2019à les instruire.Mais passons et revenons au sujet des étalages qui est une spécialité qu\u2019aucun détaillant ne devrait ignorer.C\u2019est, en outre, une spécialité fort intéressante où peuvent se déployer tous les artifices du chasseur, toute l\u2019ingéniosité du fin psychologue, tout l\u2019art et le sens de l\u2019équilibre, de la mesure et du bon goût de celui qui veut habilement flatter le regard en excitant chez le passant la convoitise de l\u2019article mis en montre.\u2014 Marion & Marion \u2014 \u2014 BREVETS D'INVENTION MARQUES DE COMMERCE / DESSINS DE FABRIQUE D en tous pays * Raymond-A.ROBIC J.-Alfred BASTIEN Montréal ; Ms 5 = #7 z EE i PAS RES SEE A NE ei tee RS 5 Se PA Sn op à [EERE kt Sor es IMM p17 sorte iii ii age ap onsen + reve nie DIE SE ts rs nee Voici quelques lois concernant la préparation des étalaiges : Tout d\u2019abord, un étalage ne doit jamais rester trop longtemps dans la vitrine.En changeant souvent les marchandises qui doivent capter l\u2019attention des curieux, en en variant les décors, la disposition, les couleurs et le style, l\u2019étalagiste suscite chez les passants un intérêt croissant.Ceux quii ont souvent l\u2019occasion de voir la même vitrine ne peuvent s\u2019en désintéresser de ce fait; ceux qui ne la voient qu\u2019une fois restent avec une impression des plus favorables à l\u2019établissement s\u2019ils ne font que regarder, mais le plus souvent ils font davantage: ils entrent se procurer l\u2019un ou l\u2019autre des articles offerts à leurs regards.Le deuxième principe d\u2019un étalage qui \u201c\u2018rend\u2019\u2019 consiste à placer dans les vitrines des marchandises de \u201cmarque\u201d popularisées par l\u2019annonce.Une marque annoncée dans les journaux quotidiens est vue par la population entière.A force de voir la même marque, le public abandonne toute résistance et il achète \u2014 à la condition que la marchandise réponde, par sa qualité autant que par son prix, à la réputation que lui crée l\u2019annonce.Or, tous les annonceurs dits \u2018\u201c\u2018nationaux\u201d ont depuis longtemps établi des standards en bas desquels ils n\u2019oseraïient jamais descendre.Leurs marchandises sont connues, souvent depuis une génération, et lorsque des améliorations peuvent y être apportées, leur publicité n\u2019est pas lente à en informer la cHentèle.Ces annonceurs nationaux visent surtout LES AFFAIRES NOVEMBRE 1947 le consommateur.Mais ils font distribuer leurs produits par les détaillants locaux et ils savent fort bien que plus ces derniers pourront écouler de produits, meilleures seront les affaires de tous les intéressés.Les détaillants qui combinent l\u2019attirance de leurs vitrines avec le travail de l\u2019annonce nationale peuvent beaucoup accroître le rendement de leurs étalages par la seule force de persuasion que comporte la présence d'articles déjà connus.\u2018Quant à ceux qui placent en étalage des marchandises non annoncées, ils peuvent compenser l\u2019absence de préparation du terrain qu\u2019ils ont à cultiver par l\u2019ingéniosité de leurs techniques.Mais ingéniosité ne veut pas dire excentricité.Il existe dans l\u2019étalage des normes de bon goût qu\u2019on ne saurait outrepasser sans s\u2019exposer à perdre tout le fruit d\u2019un effort parfois plus grand que ce qui serait nécessaire pour atteindre le but.On peut, par exemple, consacrer beaucoup de temps et d\u2019efforts à charger une vitrine sans pour cela en obtenir de grands résultats.L\u2019attention du pas- Bureau: Bureau Soir et Résidence 76 rue St-Joseph 550 Chemin Ste-Foy Tél.2-3002 Tél.2-3282 Dr H.-A.Houle Chérurgien - Dentiste QUEBEC A To tes A - ef a Do rE os TP UAL TI a AA KS NO WU TA 2 Ty RE da ati rer à É CR an aan eat ire LES AFFAIRES : 4.sant se disperse et ne peut s'arréter sur rien en par- : ticulier.Par contre, en ne plaçant dans la vitrine qu\u2019un séul item, mais en changeant chaque jour, ou en plaçant un petit nombre d\u2019articles disposés de façon à faire une démonstration de leur usage, les résul- 1 tats sont presque toujours meilleurs.i Certes, un détaillant en produits alimentaires ou 1 en quincaillerie ne saurait procéder de la même façon \u2018fa qu\u2019une modiste ou un marchand de fourrures.Celui qui doit offrir plusieurs menus articles doit nécessairement les placer près de la rue tandis que celui qui ta offre des mobiliers ou des tracteurs de ferme ne peut guère installer plus d\u2019un seul item dans un étalage.Il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019en changeant souvent l\u2019étalage, en tenant la vitrine scrupuleusement propre, en y faisant montre de bon goût et d\u2019un réel souci de plaire selon les meilleures données de l\u2019étala- gisme, on obtiendra du public une réponse enthousiaste.Cela demande un peu plus de.temps et d\u2019application, un peu plus de travail de tête et de recherches, mais les résultats en valent la peine.Pourquoi ne pas essayer ?\u2014Louis-A.BELISLE.2 - MN.Un homme prétend tout savoir?Concluez hardiment qu\u2019il ne sait rien.\u2014 Philippe Girardet.Si vous n\u2019avez pas eu la chance de vous instruire suffisamment dans votre jeunesse, qu\u2019est-ce que vous attendez pour continuer votre instruction?\u2014Philippe Girardet. ss ees NOVEMBRE 1947 B L\u2019énorme fardeau des impôts nous écrase Par l\u2019hon.Jacob Nicol Condensé du « Hansard », (Ottawa) E m'efforce depuis deux J ans de me familiariser avec les lois fiscales du pays, et, en particulier, avec la question qui fait l\u2019objet du présent bili (ententes fédérales- provinciales).Les sommes impliquées sont si énormes qu'on n'aurait même pas pu les imaginer il y a quelques années.Le Canada en est arrivé à cet état de choses par suite du financement de son effort de guerre.A cet égard, je me permets de rappeler ce que j'ai dit au ministre des Finances lors de son passage à Sherbrooke : «Puisque nous sommes à recueillir des fonds destinés à la poursuite de la guerre, vous pouvez dernander ce qu\u2019il vous plaira».Nous voulions gagner la guerre à tout prix.Nous avons, dans le temps, acquitté les impôts, pour fins de guerre, mais nous n'avons pas imaginé que la guerre victorieusement terminée, le niveau des impôts: continuerait d'être aussi élevé.Les sommes prélevées sur les contribuables du pays, comme en font foi les budgets du gouver- Téléphone 2-1827 31, rue Rigauville, WILFRID LEBEL Entrepreneur Plombier \u2014 Electricien \u2014 Chauffage Québec rt ete Boor Sarr ee BRT Ag oS, USS nt 0 coi , * Ae 5 oo MN irl rn Ses te i RT re ner rent \u20ac fédéral et des gouvernements provinciaux, sont écra- ; santes.A l\u2019époque où je faisais mes études a Québec, je fus secrétaire du trésorier provincial ; je me souviens très bien qu\u2019en 1902 le budget de la province atteignit l'énorme somme de 5 millions de dollars.Je me rappelle que le tréslrier provincial me fit venir à son bureau et me dit : «Nicol, imaginez donc, le revenu de la province est de 5 millions de dollars».C'était la première fois qu\u2019il avait atteint ce chiffre.En 1921, j'eus, à mon tour l'honneur d\u2019occuper le poste de trésorier provincial.Je présentai mon premier budget en 1922, il s\u2019établissait à 22 millions de dollars.C'était le chiffre le plus élevé jamais encore atteint.Cette année-là la commission des liqueurs, à elle seule, accusait un revenu de 5 millions.Pendant les années où sir Lomer Gouin fut premier ministre, le budget de la province ne dépassa jamais 16 millions ; pourtant, on l\u2019a considéré comme un premier ministre remarquable, qui a fait beaucoup dans l'intérêt de sa province.À la fin de mon terme comme trésorier provincial, le budget était 30 de millions et comportait un surplus de plus de 5 millions.| Est-il permis de supposer que la population canadienne soit devenue si riche qu'il lui soit possible de paver les sommes qu\u2019exigent les budgets du gouvernement fédéral et ceux des gouvernements provinciaux ?Quoi qu'il en soit, on continue à dépenser.Cette année, le budget de Québec sera de 150 millions et celui d'Ontario, de 200 millions.Les habitants de ma province sont-ils devenus si riches qu\u2019en 1947 ils puissent payer en impôts quatre fois plus qu\u2019en 1930?Je ne le crois pas.À mon avis, le niveau des frais d\u2019administration, tant fédéraux que provinciaux, dans ses conséquences pour le bien-être national, a atteint la phase critique.Je crois que les autorités devraient examiner la situation objectivement et s\u2019efforcer d\u2019alléger le fardeau des salariés qui, en fin de compte, acquittent les impôts.L'honorable sénateur de Churchill (l\u2019honorable M.Crerar) a ; a Areas tt dd A RS a 708 de: ten de ee déclaré récemment, au sujet d'un autre projet de loi, que l\u2019argent était le fruit du travail - et du sacrifice ; que chaque dollar prélevé par les autorités fédérales ou provinciales était obtenu au prix du labeur des contribuables.Si ce principe était respecté je crois que nous ferions preuve de plus de circonspection lorsque nous sommes appelés à voter des millions de dollars de dépenses.Mes sentiments sont assez partagés à l\u2019égard du bill à l\u2019étude.J'ai eu l\u2019honneur de faire partie de l\u2019Assemblée législative de ma province pendant 25 ans ; aussi ma manière de voir a-t-elle été quelque peu influencée par la situation que j'ai occu: 1pée les affaires provinciales.J\u2019 ai e l\u2019honneur d\u2019être le collaborateu d\u2019hommes tels que sir Lo Gouin, 'autonoinie provinciale.Plus tard, j'ai servi sous l\u2019honorable Alexandre Taschereau qui, comme on le sait, opinait que la province de Québec devait s\u2019en tenir strictement aux termes de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique ct veiller jalousement aux droits et privilèges que cette loi accordait à sa province.Ayant été le collaborateur de tels hommes et ayant pratiqué ces principes, il m'est difficile de croire que le pays a aujourd\u2019hui besoin de ce que défenseur reconnu de ron ers Ah.ent mn tt nes ag re Min am Sp tr ctr ai A a ini ét 12 nous demandons aux provinces de céder.: Connaissant la province de Québec comme je la \u201cconnais, il m'est difficile de prétendre que la province de : Québec, à ce stade du développement du pays, dût oublier ses \u2018 aspirations et ses espoirs pour ne songer qu'à l\u2019avenir du Canada et pouvoir dire: «Nous sacrifions ce que nous croyons être le bien-être de la province de Québec dans l'intérêt d\u2019un Canada prospère et uni».Je ne suis pas prêt à admetre cela.J'ai la conviction que si la guerre n'était pas intervenue et que les impôts de guerre n'avaient pas été maintenus après la victoire, la province de Québec scrait devenue l\u2019une des plus grandes et des plus riches provinces du Dominion.La Providence a doté la province de Québec de richesses qu\u2019il n\u2019a pas \u201cété possible jusqu'ici de mettre pleinement en valeur; or.voici qu'au moment où, par le moyen d'un programme de législation elle se croit capable d'accomplir ce qu'elle s'était proposé, le gouvernement central intervient pour dire: «Attendez.Restreignez votre ambition pendant IE Read ét ER VE ci LES AFFAIRES quelque temps encore.Aidez- nous à mettre en valeur les provinces qu'a mentionnées le leader de l'opposition et qui sont peut-être dans le besoin.» N'oublions pas que la moitié des ressources hydroélectriques du pays sont situées dans la province de Québec.N'oublions pas que ce qui a pu retarder jusqu'ici le développement de la province, -\u2014 son territoire septentrional, recouvert de neige et de forêts, \u2014 est devenu une source de grande richesse.Les eaux qui coulent du nord dans le St-Laurent s'y jettent en juillet et en août ; il n\u2019existe pas de saison sèche dans cette partie de la province.Or, voilà qu\u2019au moment où la richesse de ce pays consiste en «houille blanche» ; où les industries de l'univers, et celles des Etats- Unis en particulier doivent s\u2019adresser à la province de Québec pour obtenir de l\u2019énergie électrique à bon marché ; où les ressources en houille sont en voie d'épuisement et où l\u2019on recherche d\u2019autres sources d\u2019énergie, on demande à Québec d'abandonner certains domaines fiscaux, de sacrifier certains re- CN TMT, Cem am RL UST AYES se RE : a.J ity Sg NNN a see Ed ie i eu + NOVEMBRE 1947 venus qui eussent pu être employés à la mise en valeur de ses ressources naturelles.Grâce à son potentiel de richesses, au caractère de sa population et à ses institutions, la province de Québec est destinée à devenir la province la plus riche et la plus populeuse du Canada.J'hésite à appuyer un projet de loi qui la rendra, du moins en ce qui concerne ses revenus, tributaire d\u2019un autre gouvernement.Je ne suis pas opposé au bill.Je ne suis pas assez perspicace pour me convaincre que ce projet de loi est indispensable.J\u2019aurais préféré qu\u2019on en eût différé la mise en application, afin que la population de Québec ait plus de temps pour approfondir cette question, la plus complexe et la plus hérissée de difficultés qui ait jamais été présentée au parlement.Comme l\u2019a fait remarquer le leader de l'opposition, la confédération a été marquée par une vive inquiétude au Canada.Les pourparlers et les conversations qui ont abouti à l\u2019acte de confédération ont duré \u2018plusieurs années.Nous avons fini par trouver la solution.Je crois que la situation dans laquelle se trouve actuellement le pa devrait nous inspirer plus d\u2019i quiétude encore qu'à l\u2019époque où nos ancêtres conclurent le pacte fédératif.Ne nous y trompons | pas.Le Canada est aujourd\u2019hui | a la croisée des chemins.A tort ou à raison on a accordé des sommes à certaines provinces.Elles en demandent davantage.Deux provinces seulement sont en mesure de les leur fournir.D'autres contribueront dans la mesure de leurs moyens, mais deux provinces devront supporter le gros du fardeau.Ne Croyez-vous pas que dans cette conjoncture il serait peut-être sage d\u2019examiner la question à fond avec les provinces, d\u2019entendre leurs raisons pour et contre le projet, dans un esprit de conciliation et de compréhension, puisque nous savons que nous ne pouvons leur iinposer un marché qu\u2019à tort ou à raison elles jugent injuste ou inutile ?Au moment où ce projet de loi a été présenté j'ai cru qu\u2019il affecterait directement la structure financière de la province de Québec.On nous a dit que cette province serait forcée d'ae- Er Er nd rap rte ie A en ca re a AE ere Peer te 14 cepter l'offre qui lui était faite car elle avait besoin de ces 56 millions de dollars.Mais, même dans le court espace de temps qui s'est écoulé depuis que cette proposition lui a été soumise.les événements ont démontré qu'elle n'avait pas besoin de cet argent.Elle prélève aujourd'hui plus d'argent que je crois sage pour elle de posséder.Si j'avais quelque chose à dire dans le gouvernement de la province de Québec, si j'étais partisan de son premier ministre actuel, je l\u2019exhorterais à ne pas prélever un revenu aussi considérable, car la province n\u2019a pas besoin de 150 millions de dollars par année.Il n'est pas juste de demander aux contribuables, même s'ils sont bien disposés, de contribuer plus qu'il ne faut au trésor provincial.La population \u2018canadienne fait preuve de LES AFFAIRES son patriotisme.La province de Québec, que l'on critique parfois, n\u2019a pas hésité à faire son devoir.Le gouvernement a demandé à la population de contribuer certaines sommes pour un but précis et, d'un bout à l\u2019autre du pays, on a répondu à son appel.Nous devrions maintenant accorder aux contribuables une période de répit.Ne croyez-vous pas qu'il serait juste de nous arrêter et de leur dire : «Vous avez fait votre devoir.Gardez maintenant une partie de votre argent.» Sans formuler de critique, je n\u2019ai pas cru pouvoir voter contre le projet de loi sans donner mes raisons.Je ne les ai pas exposées à Québec, car on ne me l'a pas demandé.J'aurais probablement déclaré, d'ailleurs, ce que je viens «de dire.Vous n\u2019allez pas à la recherche des clients, et vous ne vous occupez pas d\u2019eux lorsque vous les avez trouvés; voilà pourtant les deux choses principales.Vous devez fonder une maison comme vous édifiez un mur en briques, vous allez d\u2019abond chercher une brique et vous la maintenez à une autre brique à l\u2019aide \u2018de \u2018mortier, mais il faut tout d'abord que vous alliez chercher votre brique et que vous la mainteniez.\u2014Herbert N.Casson.RZ CE 4 3 a Ë ; .\u201c en NOVEMBRE 1947 Nous avons un marché très exigeant à satisfaire \u2019ON ne saurait trop insister sur l\u2019importance du marché qu\u2019offre le Canada francais à ce que l\u2019industrie moderne peut produire de mieux.Situés au point de rencontre ide deux mondes, nous évoluons avec une rapidité qui réconforte, mais dont la véritable cadence nous échappe.Il faut s\u2019arrêter de temps à autre pour établir des comparaisons entre notre standard de vie d\u2019il y a vingt ans et celui d\u2019au- jourd\u2019hui; il faut consulter les statistiques concernant le nombre d\u2019autos en circulation, le nombre de téléphones, de réfrigérateurs, d'appareils de radio, de machines à écrire, en un mot de ce qui caractérise le progrès matériel dans ce qu\u2019il offre de plus évident, pour se rendre compte que nous nous rapprochons à grands pas des Américains sous ce rapport.A IER | > a É: P P S 5% Y; : Cogs : mitation de brique NAT en rouleau JR ID 5 pe © Tôle gaufrée à couverture en feuilles de 5, 6, 7, ey 8.9, et 10 pieds de longueur.Nous sommes en ETT Re mesure de faire expédition immédiate, 4 era Prix et échantil'ons envoyés sur demande ainsi nl he ean que papier à couverture et à lambris, Bardeaux d\u2018asphalte.A.L.GONNEVILLE Mfg.-Charette ©«¢5¢ Maurice ee arr era de ven fe ma rangers aaa Rese in Tr a pe he ~ Ky hit A RO FN LA Nr ne TE.BA ge par A AE EEE ; > pa her A SE a RE SAE RATE D trad rss sat Si NN ed ct SEE EE LES AFFAIRES H y a cinquante ans, nous n\u2019étions pour la plupart que des paysans.Nos méthodes étaient dans presque tous les domaines celles qui avaient prévalu depuis le _ moyen âge, et nous menions la vie assez primitive des i peuples statiques \u2014 qui peuvent aussi bien s\u2019achemi- we ner vers extinction que vers les plus hauts sommets.nT all we TS a \"rer qe ses ap pe M de ee he à = > Le 0 ETS ENT -> _ = - i Nous avons choisi de monter.Lentement, nous avons * ouvert les yeux pour prendre conscience de la dyma- i mique civilisation anglo-saxonne.Nous avions une 4 ame et des muscles sains.Nos goûts et nos moeurs étaient simples et sains également.D\u2019avance nous À possédions ce qu\u2019il fallait pour entreprendre le périlleux voyage qui mène au sommet du monde.Entourés des colosses d\u2019alors, issus nous-mêmes de races qui ET dominèrent la planète, nous n\u2019en menions pas très lar- ; ge, et nous étions loin de prévoir, au tournant du siècle, qu\u2019en moins de cinquante ans l\u2019hégémonie mon- i ; diale aurait \"Amérique pour pivot.L'Histoire s\u2019est B chargée, l\u2019Angleterre aïdant, d'enlever à l\u2019Europe con- i l tinentale ses ambitions de domination et, presque mal- ho gré nous, voilà que nous sommes a avant-garde des tu nations d\u2019avenir.i) C\u2019est un honneur lourd de responsabilités et de de- cu voirs.Maïs c\u2019est un honneur que nous ne pouvons ni plus refuser.Et précisément parce que nous ne pouvons plus faire machine-arrière, nous devons certes | ambitionner de fournir aux autres peuples l'exemple {| d\u2019une rapide adaptation au progrès, mais aussi et sur- | tout l\u2019exemple d\u2019une adaptation rationnelle où le tra- NOVEMBRE 1947 vail restera à l'honneur en même temps que toutes les vertus qui, jusqu'ici, ont fait notre bonheur et celui de nos enfants.Cast du reste sur cette route droite et bien clôturée que nous sommes déjà engagés.Elle est droite parce que pavée sur les assises du travail ; elle est bien clôturée sur une bonne partie de sa longueur par le È som que nous mettons à éloigner de notre voie les i théories subversives auxquelles sont attribuables tant de pannes internationales.Ce que nous avons pu accomplir jusqu\u2019a présent démontre que le progrés n\u2019est Eh pas incompatible avec la droiture et que nous pouvons -continuer sur cette voie tant et aussi longtemps que nous serons disposés à fournir une honnête somme de travail.Les progrès accomplis depuis seulement dix ans ne sont qu\u2019un avant-goût de ce que nous réservent les dix prochaines années.Et même s\u2019il se produisait ici et là, et de temps à autre, des rajustements dans le REN TE SE RES Tél.Bur.2-3592 Tél.Rés.5-9697 SPECIALISTE POUR LA VUE REMY BEAULIEU, B.A., O.0.D.OPTOMÉTRISTE Examinateur officiel pour le C.N.R.Vis-à-vis Carré Jacques-Cartier 94, DE LA COURONNE, (ch.2) QUEBEC 3 Soe sno.ENR Gi em sh EGR on res ests Re pes Tee ESTA be vr A Th amy wei nite \u201c Aie en eas 8 DIE SE PR Sin ESP a - Lee es sm memes te 2m ; oe .Ch gs TE ee ie me gh es an EH NCR oe yr mc ste oe es esi cies ie ge is es li RS EI TESTÉES TEST ES a viii \u2014 - .ii - \u2014 ; DE D ; orme ES x ore 5 iy nt tn ti a tie ss or venues li LES AFFAIRES rythme actuel de l\u2019activité économique, nous pouvons, si nous le voulons, accomplir d\u2019immenses réafisations.La première est de fournir notre propre marché après en avoir pris conscience: fournir d\u2019abord à la demande qui existe pour les produits de consommation courante, créer de nouvelles demandes et les satisfaire ensuite lorsque nous aurons pleïnement réussi à répondre aux besoins actuels.Certes, un tel programme .imposera aux chefs d'entreprises de persistants efforts, (a mais c\u2019est à ce prix \u2014 et un prix que nous avons su payer jusqu\u2019ici \u2014 que nous continuerons à aller de l'avant.Avec la vogue grandissante dont jouit la formation artisanale, avec l\u2019établissement des écoles spécialisées, notre main-d\u2019ôéeuvre pourra bientôt répondre aux exigences sévères de la technologie moderne, et ce sera un atout de plus entre les mains des réalisateurs.Nous traversons une époque où le technicien jouit d\u2019un prestige sans précédent.C\u2019est d\u2019ailleurs un prestige mérité.Notre seul handicap est de n\u2019en pas avoir formé en nombre suffisant.La technique contemporaine ne se contente pas d\u2019approximation.Ele \u2018impose à toute l\u2019industrie, et surtout à l\u2019industrie standardisée, des tolérances qui n\u2019excèdent guère le millième de pouce.Elle écarte systématiquement les possibilités d\u2019erreurs parce que toute pièce fabriquée qui ne se conforme pas aux standards est impitoyablement rejetée et, par le fait même perdue.Devant les exigences de rendement et de fini qu\u2019impose la con- ARR ue EN RRQ ARE EE SÉRIE DES SE NPR MES \u201c NOVEMBRE 1947 | ge currence, l'industrie ne saurait supporter un volume trop ample de déchets.C\u2019est ce qui donne au technicien capable un rôle de premier plan dans l\u2019entreprise.La lutte de demain, sur le terrain de la production, devra se faire entre techniciens, mais entre chefs d\u2019entreprises également.C\u2019est dans la coordination aussi parfaite que possüble de toutes les énergies, c\u2019est dans une collaboration sincère, éveillée, intéressée de ae LR SSE i SO RN: tous à la réalisation d\u2019un but commun que s\u2019obtiendra 1 le maximum de progres.Hommes d\u2019affaires et techniciens doivent s\u2019efforcer \u2014 et c\u2019est la leur tâche immédiate \u2014 d\u2019égaler ce qui se fait de mieux ailleurs pour satisfaire les exigences de notre propre marché.Quand ils auront atteint ce but, ils seront éminemment bien préparés à la conquête des marchés extérieurs.Pourquoi nous contenter de produire les matières brutes qui exigent un grand effort musculaire et peu d\u2019effort cérébral, quand nous pourrions centupler la valeur de nos produits en coordonnant mieux le travail du cerveau et des muscles ?\u2014Louis-A.BELISLE.- 2 il | Ne pouvoir supporter tous les mauvais caractéres dont le monde i est plein n\u2019est pas un fort bon caractére: il faut, dans le commerce, ç + des pièces d\u2019or et de la monnoye.\u2014La Bruyère.Donnez votre préférence à nos | annonceurs. | 3 20 .LES AFFAIRES Comment M.le Curé Picotte augmente \u201cses\u201d industries paroissiales Encourageons les nôtres OMME je l'ai annoncé brièvement un de ces dimanches, voici que M.Dionis Gélinas a ouvert sa boutique de menuiserie générale.Elle est bien outillée, et sa ma- chineric est actionnée par un gros moteur.Voici quelques-unes des choses qu'il peut fabriquer: des portes et châssis, des voitures de travail, des chaises berceuses et de parterre, des balançoires, boîtes et caisses de toutes sortes, des rames, des charrues à neige et des clôtures à neige, des échelles, des escabeaux et des étagères, des moulures, des traîneaux et traînes pour enfants, des coffres divers, coffres en cèdre, jouets et meubles, etc .Comme vous serez bientôt plusieurs à travailler le bois, vous auriez avantage à vous unir, à faire en commun vos annonces, à vous entendre sur les prix de vos marchandises.Les hommes réussissent toujours mieux en s\u2019unissant qu\u2019en se détruisant.On me dit parfois : «À Charette, ce n\u2019est pas comme ailleurs.» Allons donc ! Vous êtes du bon monde.Mais comme vous êtes très actifs, il peut arriver que l\u2019ambition vous fasse oublier la charité que vous devez aux autres, tant dans vos paroles que dans votre manière d'agir.Le mieux dans la vie est de suivre les chemins droits : ceux qui les suivent sont peu nombreux.La plupart des hommes préfèrent les chemins croches : c'est plus long, et plus fatigant pour le cœur.Deux jeunes se rétèlent.S'ils venaient à fonder une compagnie, ils pourraient l'intituler : Marcel & Marcel! Ltée.MM.Marcel Marcouiller et Marcel Bournival sont en train de prouver leur habileté et démontrer leurs talents.Avez- hs Er AE ME EN CE NN ER NN PE RR I OE AN CR ES TT ES A TE SL I no EL EPPO Og 3 ¢ cs a à i # qe OK pe: Ani = \u201c93 ge a 4 4 Rn fey) VE 5 VE A a p! i | 3 Ges AS - NOVEMBRE 1947 vous vu les beaux articles en plastique qu\u2019ils font?Ne manquez pas d\u2019aller voir leur installation chez M.Origéne Mar- couiller Ils font des fantaisies pour dames et jeunes filles, des portes-cigarettes des boîtiers pour timbres, des appuis-livres des coffrets pour bijoux, des cadres, des supports pour verres | à lampions, etc, etc.Le 21 choix ne manque pas pour offrir un cadeau original, tout à l\u2019honneur de la paroisse.J'espère que nous verrons de ces choses à l\u2019exposition \u2014 Bulletin No 125.L'industrie du tourisme.J'ai eu naguère l\u2019avantage de voyager dans différentes provinces du Canada et d'observer plusieurs choses concernant la E-J.CHARTIER : CIE esc CHARBON ANTHRACITE GALLOIS & AMERICAIN COKE Te ST.ROCH Ta i tS 22 \u2018 tenue des hôtels, des restaurants et autres aménagements du même genre.Les voyageurs se partagent en diverses classes: ceux qui recherchent le luxe, ceux qui aiment le confort et ceux qui s'accommodent de tout.Chaque client se dirige vers l\u2019hôtel ou la pension de son choix.A l'étranger, ce choix n\u2019est pas toujours facile.Nous examinons d'abord l'apparence extérieure : si les abords de la maison sont propres, nous avons confiance et nous entrons.Quelquefois nous demandons à quel- qu'un de la place : y a-t-il une bonne pension ici?Sur la réponse affirmative, nous ajoutons : Est-ce propre?La propreté est une des premières \u2018choses qu'exige le client.Une renominée de propreté attire le voyageur.À moins d'être pressé, je préfère un hôtel à un restaurant.A l'hôtel, nous pouvons raffraî- chir notre toilette et, après le repas, il y a toujours une salle où nous reposer et fumer.Il importe que les W.C.soient assez faciles à trouver pour n'avoir pas à s'informer, et assez dissimulés pour ne pas LES AFFAIRES jeter le client dans la confusion.Ordinairement ces commodités publiques sont placées au bout d'un corridor, avec inscription pour hommes ou pour femmes, et une lumière petite et rouge.Là aussi doit régner la plus grande propreté.Il y va de la santé des voyageurs.La moindre hôtellerie devrait avoir une douche, ou au moins un bain ; et un évier dans chaque chambre avec eau chaude et eau froide.À part certains voyageurs familiers qui vont de bonne grâce causer dans la cuisine (ce qui n\u2019existe pas dans un hôtel un peu considérable) il est très important d\u2019avoir un fumoir pour les homines, et un salon pour dames.Que le public ne soit pis incommodé par les mem- \u201cbres de la famille.Le vovageur fatigué aime à se sentir à l'aise et à prendre un peu de détente.L'industrie du tourisme est certainement très lucrative, pourvu qu'on n\u2019en fasse pas une exploitation malhonnéte et qu'on donne du service.Je ne saurais trop insister sur la propreté dans les restaurants et les hôtels comme facteur de succès.Il m'est arrivé d'entrer par TR en som 1m HIRE Tok Sey .\\ NOVEMBRE 1957 par hasard dans un restaurant et d'en sortir aussitôt, repoussé par la malpropreté des tables et la mauvaise tenue des ser- vaiites.Une coutellerie trop usagée, des assiettes ébréchées, des nappes maculées, l\u2019indésirable compagnie des mouches, tout cela inspire du dégoût aux clients.Les jeunes filles préposées au service des tables devraient avoir un costume uniforme et attrayant, les manches aux coudes, la robe légèrement fermée du \u2018haut, et un délicat filet retenant les cheveux pour éviter des accidents.Car nous pourrions dire en guise de proverbe : un cheveu de plus dans le potage, un client de moins à l\u2019ermitage.Il serait à souhaiter que ceux et celles qui travaillent dans les hôtelleries suivent des cours de prépa- 2 aE Pre RL 0 ration.Un règlement s'impose tant pour les voyageurs que pour les employés.endroits, à onze heures du soir, tout bruit doit cesser.Qu'un règlement soit imprimé sur une carte et placé dans chaque chambre.[I est très important d'avair un personnel honnête, avenant et courtois.Que les propriétaires ne tolèrent pas les fam- liarités entre les employés ou avec les pensionnaires.Autrement vous perdrez les clients respectables.Il est beaucoup plus facile de perdre sa réputation que la reconquérir.Les touristes qui viennent visiter la vieille Province de Québec espèrent trouver chez nous quelque chose qu'ils n'ont pas dans leur propre pays : une culture française, quoi, des an- Téléphone 4-3380 91, 19e Rue, I.NN.IABILECOOUE Courtier en Immeubles Achat, échange et vente de propriétés Limoilou, Québec A certains. ton ces en français, des maisons selon le style canadien français.Ils seront, contents de voir des ourtes-pointes, des catalognes, des roulettes de plancher tres- Ce serait pour eux un réel plaisir que d'admirer quelques-unes de nos antiquités.ou même des travaux d\u2019art sculptés sur bois et représentant les coutumes d'autrefois, comme le vieux puit, le vieux porteur d\u2019eau, le vieux fumeur, la drave, la chasse, etc.Nous avons commis une grave erreur en vendant a vil prix nos vieilles choses, comme les vieilles horloges, les ceintures fléchées, la vieille vaisselle, etc.Il existe une formule moderne qu'on emploie dans les mouvernents d'action catholique, d\u2019action sociale ou économique : voir \u2014 juger \u2014 agir.- En effet, nous devons être réalistes, et ne pas nous contenter de rêver ou de faire des projets dans la lune.C'est dans le lieu où nous vivons que nous devons découvrir toutes les chances de faire de l'argent.Or le tourisme est une des industries intéressantes de notre Province.Il suffit d\u2019observer un a Ma DE peu pour se rendre compte que beaucoup d'étrangers traversent nos localités.Ils ne s\u2019attendent pas de voir des châteaux, de vastes cathédrales, des monuments et des musées, mais ils espèrent voir une belle nature, des champs bien cultivés, de gras troupeaux, des maisons et des dépendances bien entretenues.Ils s\u2019attendent de rencontrer des gens polis et qui parlent le bon français.Et quand ils pénètrent dans nos foyers.pour la nuit, ils seront édifiés de nous voir faire la prière en famille et celle avant et après les repas.Ce sera quelque chose de vraiment beau et nouveau pour eux.Mais que pensez-vous que diront ces messieurs si toute la surface de nos villages est un vaste dépotoir?Nous aurons au loin la réputation d\u2019être malpropres et arriérés.La partie du village qui devrait être la plus belle est certainement la plus dégoûtante : je veux parler des terrains en bordure de la rivière.Vovez-vous comme ce serait très accommodants pour les touristes de se retirer dans un RE RSR ES SE TS VETEMENTS HSE * EL .= | x er EE oo Frs REY A ON EA WN chalet.près de la rivière, une plage aménagée, un boulevard toe ded bâtie ou terre-plein où les gens pour- spacieuse, et vendre Fils Loa raient s'asseoir et causer.Le térieur tabac, chocolats et sou- | chemin via S.-Elie sera toujours venirs ; en dehors, un terrain | trés passant.Prés de la gare, pour les autos.N'oubliez pas: je préfére un restaurant.Pour la nuit, le voyageur recherche la VOIR \u2014 JUGER \u2014 AGIR.\u2014 tranquilité.Celui qui tient déjà Bulletins Nos 120, 121 et 122.Ecole Supérieure de Commerce de Québec, Inc.(affiliée à l\u2019Université Laval) Etudes couronnées par le Baccalauréat et par la Licence en Sciences Commerciales.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU, 4 QUEBEC \u201ca Tei, er Sm ee ei ae ; ; mee TRI LT y- _ gl LT crs Tor amo it me msm el SE a Sa.bo ail id a a me TN ag mc a DT ta ni i RT mt er Tene 8, noone, 26 * LES AFFAIRES .Pourquoi pas une industrie québe- coise de cidre mousseux ! DLUS d\u2019une fois, nous avons mentionné ici l\u2019importance de nos sources de matières premieres.La province de Québec est riche \u201csur terre, sous terre et dans les mers\u201d.Il n\u2019appartient qu\u2019à nous d\u2019aller puiser à ce vaste amoncellement de biens pour en faire bénéficier d\u2019abord nos populations et ensuite les pays du dehors moins richement pourvus.Nos terres produisent abondamment.Bien irriguées, bien cultivées, n\u2019ayant jamais à souffrir de l\u2019érosion par le vent comme les fermes de l\u2019ouest, ou de sécheresses dévastatrices comme celles du sud-ouest américain, ces terres doivent compter parmi les mieux situées du monde.C\u2019est sans doute par elles que se réalisera cette prophétie d\u2019un auteur américain qu\u2019 \u201cau moment où s\u2019écrira dans l\u2019Histoire le dernier chapitre sur l\u2019Amérique du Nord, les Canadiens d\u2019origine française qui peuplent les rives du St-Laurent figureront encore parmi les survivants de la tourmente des siècles\u201d.Mais c\u2019est d\u2019une autre histoire que je voudrais vous parler aujourd\u2019hui.Récemment, j'avais l'avantage de goûter un breu- vrage vraiment délicieux: du cidre canadien dont la saveur peut facilement se comparer à celle du cham- Ms MS à \u2018 Clair.rait concurrencer un tel produit si l\u2019usage en ét moindrement popularisé.Il se dépense chaque année plusieurs dizaines de millions de dollars en achats de spiritueux dans la province.Le marché est 13.Le consommateur, dont le goût est malheureusement mal éduqué, ne cherche dans ces spiritueux que l\u2019effet.Mais, avec les boissons qu\u2019il peut se procurer, il ne trouve qu\u2019un effet brutal, foudroyant, déprimant parfois.Certes, il existe des boissons importées d\u2019une saveur quelque peu raffinée, mais elles sont hors de prix.Et ceux qui ne prisent des liqueurs couramment mises en vente rien de leur goût suffocant et de leur effet abrutissant, doivent se résigner à ne boire que de l\u2019eau claire.Par ailleurs, si nous pouvions offrir aux connaisseurs et aux personnes dont le palais se révolte devant la saveur d\u2019un scotch, d\u2019un gin ou d\u2019un whisky blanc, une boisson d\u2019un bouquet plus exquis comme le cidre, je crois A 1 mon sens, a aucune boisson pri cu ne \u2018pour- un ait le 33, rue St-Louis, Toûl É Harthey Lynch J.Aubin.gérant général Visitez notre nouvelle salle à diner Repas succulents Hotel refait tout en neuf Téléphone 2-2771 Québec ihe i 5 ze qu\u2019en plus de contribuer à raffiner le goût on prévien- ai art 7 beaucoup d'abus.| Pourquoi, je me le demande, importer de si loin et à des prix si formidables des boissons que nous pourrions fabriquer ici même?Rien que dans la région de Québec, on peut compter quelques centaines de milliers de pommiers.Les régions trop accidentées pour la culture ordinaire pourraient facilement être hérissées d\u2019autres vergers et produire annuellement des millions de barils de pommes.J'imagine la plupart de nos \u201ccabourons\u2019\u201d symétriquement plantés d\u2019arbres en quinconces comme les vignobles de France et nos fermes mécanisées de l'avenir pourvues d\u2019une cave où vieillirait le cidre.Mais, industriellement et pour légaliser l\u2019industrie du cidre, il y aurait autre chose à faire.Puisqu\u2019il existe des distilleries et des fabriques de vin dans la province, il serait temps que des hommes d\u2019affaires s\u2019organisent en vue de fabriquer aussi du cidre selon toutes les données de l\u2019art.La chose est possible.La recette est à point et ne saurait guère être améliorée sous peine d\u2019assurer à notre cidre une saveur que lui envierait le champagne.Il ne reste VE qu\u2019à obtenir les permis nécessaires et à produire.Lo \\ us cidreries pourraient certainement s\u2019organiser dans | | | Ÿ les centres importants de pommiculture et assurer i.: i ainsi un débouché a des milliers de tonnes de fruits.i La fabrication sur un telle échelle, une fois mise au | g point et standardisée, permettrait d\u2019abaisser passa- | i BNF MERE EE TNT 0 NT RE on a SES OA SE 66 Re CC NOVEMBRE 1947 blement le prix de revient du cidre et, partant, d'en populariser la consommation.En se servant des recettes actuellement employées, le produit serait extrêmement \u201cvendable\u201d.Quant à obtenir les spécialistes qui doteraient notre province d\u2019une telle industrie, jamais nous n\u2019avons eu \u2018d\u2019occasions aussi favorables de nous en procurer.Des milliers de Francais ne demandent qu\u2019à émigrer chez nous.En Normandie, centre européen de la production du cidre, nous trouverions des experts en nombre aussi grand que nécessaire.La politique actuellement suivie pour l\u2019immigration favoriserait la venue au pays de ces experts.[Nous pourrions ainsi établir en divers centres stratégiques des industries régionales plutôt qu\u2019une seule grande entreprise centralisée.Au cas où se produirait dans l\u2019activité économique un ralentissement, plusieurs entreprises petites ou moyennes seraient moins dangereusement affectées qu\u2019une seule grande industrie.D'ailleurs, avec la Commission des Liqueurs comme principal client, j'imagine que ce serait déjà pour ces industries un grand facteur de stabilisation économique.C\u2019est là, je crois, l\u2019un des exemples les plus appropriés d\u2019une industrie directement rattachée à notre production agricole.La terre produit la matière première pour le cultivateur.Celui-ci fournit cette -ma- tière première au fabricant.Et ce dernier la transforme en un produit supérieur dont se régaleront des millions de consommateurs.L'industrie n\u2019a pas à se ge, EE ve SR AIS Ta pra pote american AVES ~ amet sm te go Eas 30.\u201cLES AFFAIRES chercher un marché qui existe déjà.Elle a toutes les chances de réussir parce qu\u2019elle procurerait aux consommateurs un produit supérieur à ce qu'ils peuvent se procurer actuellement tout en payant peut-être moins cher.De plus, argent \u201cferait le tour moins grand\u201d parce que le cycle du consommateur au producteur de la matière première s\u2019accomplirait souvent dans un rayon très rapproché du point de départ.\u2014L[ouis-A.BELISLE.0 æ%- L'ESSENCE DE LA VENTE Arthur Brisbane disait un jour : «Le monde entier est un magasin, et tous les êtres humains qui le peuplent sont des vendeurs.C'est-à-dire que chaque être humain essave de transférer une idée de son cerveau dans celui d'un autre.C'est toute l'esssence de l\u2019art de vendre.» - MN Ne perdez pas votre temps à relever la médisance.Si le facteur devait courir après tous les roquets qui lui abotent aux chausses il ne finirait jamais la tournée.\u2014Hotchkin.- = - Un moineau dans la main vaut mieux qu\u2019un pigeon sur le toit \u2014 Prorerbe alsacien, - $ - L'incertitude désespère- quelquefois, et quand ona passé un temps raisonnable à examiner une affaire il faut se déterminer à prendre le parti qu\u2019on croit le meilleur.\u2014Louis XIV.PE NE SE RS ENS EE EEE SET TRS Te SET i TR CRE NOVEMBRE 1947 Le Plan Condensé du « Bulletin de la es Etats-Unis \u2014 sans I parler du Canada \u2014 ont généreusement aidé I'Angleterre et plusieurs nations de l\u2019Europe continentale, envuede leur permettre de rétablir leur économie.Cependant, les prêts, les crédits et les dons de l\u2019Amérique, si considérables qu'ils fussent, se sont révélés insuffisants.Si plusieurs pays ont en partie réparé leurs ruines et reconstitué leurs moyens de transport, aucun n'a encore réussi à développer la production au point de se mettre en état de renouer avec l'extérieur des relations normales.Il devenait donc nécessaire et urgent d'envisager d'autres mesures susceptibles de favoriser la reprise des échanges internationaux.Dans un de ses discours, le général Marshall a bien précisé que, si les Etats-Unis consentent à prêter leur concours, ce sont les pays européens eux-mêmes qui devront prendre l'initiative de leur propre redressement éco- 31 Marshall Banque Canadienne Nationale » nomique : «Le rôle de ce pays (les Etats-Unis), a-t-il dit, devrait consister à apporter une aide amicale à l'établisemeñt d\u2019un programme européen, et à aider ensuite à mettre en œuvre ce programme dans la mesure où il sera possible de le faire.Ce programme devrait être général et établi en commun par un grand nombre de nations européennes, sinon par toutes.» En d'autres termes, selon l'expression imagée d\u2019un économiste américain, les Etats-Unis amorceront les cylindres à condition que les Européens trouvent le moyen de faire marcher le moteur.La réalisation du projet Marshall est donc subordonnée d'abord à l'accord des nations européennes intéressées sur un programme acceptable, ensuite à l'assentiment du Congrès qui serait appelé à voter les crédits nécessaires.A l'issue de la réûnion des ministres des Affaires étrangères SRE AAR Le TR oop Sr NEN RR SRST SY HAE AG RST RR SI TE RUE ES Ea Bes \u2018de France, de Grande-Bretagne, \u201cet de l\u2019U.R.S.S., convoquée dans \u201cl'intention d\u2019arrêter en commun - le programme de la restauration économique de l'Europe en conformité du plan Marshall, on sait que la Russie, entraînant ses satellites, refusa son adhésion.Cette abstention était à prévoir.La proposition Marshall aura eu pour premier résultat de mettre au jour la scission de l'Europe, scission quela diplomatie n\u2019a pas réussi à prévenir et qui, du reste, était déjà évidente.Malgré ces défections, la Conférence de coopération européenne, qui s\u2019est ouverte à Paris, le 12 juillet, groupait les délégués de seize Etats.Ceux-ci, conscients de la gravité de I'heure, ne tardérent pas a se rallier au plan de travail que la France, d'accord avec Washington, avait pris l'initiative d'établir.Après avoir nommé les comités chargés de faire un relevé des ressources de l'Europe, la Conférence s'est ajournée.Elle se propose de soumettre son rapport au Gouvernement des Etats-Unis d'ici le 1er septembre.Au moment de quitter Paris, le comte Sforza, ministre des Affaires étrangères LES AFFAIRES d'Italie et chef de la délégation italienne à la Conférence, a fait une déclaration qui semble bien exprimer l'avis unanime des représentants des seize Etats : «Une responsabilité bien grave pèse sur la Conférence et les Comités qui vont lui succéder, a-t-il dit.Il faut que l\u2019on sache et qu\u2019on n\u2019oublie pas un seul instant que le succès de la Conférence peut être un bien inestimable pour l\u2019Europe, mais que son échec serait plus nuisible qu'on ne le pense.En réalité, ce serait une guerre perdue .et on ne devrait.pas s'étonner, en cas d'échec, si les masses se tournaient alors vers d'autres capitales et vers d\u2019autres prophètes.» Aux Etats-Unis, la proposition Marshall n\u2019a pas été sans soulever quelques appréhensions et même un certain scepticisme.D'aucuns ont exprimé la crainte que l'énorme afflux de la demande européenne résultant de la mise en application de ce plan soit un dangereux facteur d\u2019inflation dans un pays où la production, dans certains domaines du moins, est encore insuffisante.D'autres sont d'avis que les NOVEMBRE 1947 pays européens concernés ne réussiront même pas à rétablir leur niveau de vie d\u2019avant-guerre tant qu\u2019ils s\u2019isoleront les uns des autres par des murailles douanières.Il en est qui, envisageant la question du point de vue politique, estiment que les Etats-Unis ne seraient pas justifiables d'aider les pays qui sont assujettis à des mesures d'économie dirigée ou, pis encore, à un régime socialiste.D'autres enfin vont jusqu\u2019à prétendre que 88 les pays intéressés dresseront un relevé du minimum de leurs ressources et de leurs moyens d'action et se contenteront d\u2019évaluer leur déficit en dollars.Dans ces circonstances, con- cluent-ils, on ne gagnera rien à continuer de secourir l'Europe; bien au contraire, les Etats- Unis risqueront de s\u2019y ruiner, tout en démoralisant les nations assistées qui s'habitueront à compter sur l\u2019aide extérieure.Ceux qui appuient le projet ORGANISATION ET FINANCEMENT DES ENTREPRISES »- LA etus.e En vente à: \u201cLa Semaine Commerciale,\u201d 2-4, rue Si-Tacques, Québec et dans toutes les bonnes librairies.Prix: broché $1.60 jranco, rehé $2.60 franco. du g général Marshall rétorquent ue le régime politique des autres pays ne regarde pas les Etats-Unis et que, si le con- \u2018cours de Washington permet aux seize Etats en cause de reconstituer leur outillage industriel, de s\u2019approvisionner en matières premières et de développer la production, le but sera atteint.Aux Etats-Unis, comme en Europe, on semble désireux d\u2019aboutir rapidement.C\u2019est que la proposition Marshall, s'il est vrai qu'il y entre quelque sentiment philanthropique, ne néglige pas les considérations d\u2019ordre pratique.Le commerce extérieur de l'Union a pris, depuis la guerre, une extension considérable.La valeur mensuelle de ses exportations, qui n\u2019était en moyenne que de 258 millions de dollars en 1938, dépasse maintenant le milliard: elle a même atteint, en mai dernier, 1,422 millions.Les Etats-Unis ont accumulé ainsi une énorme balance favorable du commerce avec un grand nombre de pavs qui ne disposent plus des moyens de s'acquitter.Le fléchissement sensible du chiffre des exportations au mois de juin paraît être un avertissement.Pour mettre en œuvre le plan Marshall, la Chambre des représentants a nommé deux commissions parlementaires, la commission Harriman et la commission FEaton-Herter.La première sera chargée de déterminer de quelle manière et dans quelle mesure les Etats-Unis peuvent coopérer avec l\u2019Europe sans compromettre la stabilité de l\u2019économie du pays.La seconde ira étudier sur place la situation des nations qui ont accepté l'offre de collaboration de Washington.Afin de bien montrer qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une initiative d\u2019ordre national, on a pris soin de choisir les membres des deux commissions parmi les démocrates aussi bien que parmi les républicains.Les Etats-Unis dresseront eux- même un plan d'aide à l'Europe, qu'ils tenteront d\u2019harmoniser avec le programme qu\u2019auront établi les pays intéressés.L'intérêt du Canada Le plan Marshall offre au Canada un intérêt évident.La prospérité que connaît notre pays depuis la fin de la guerre LES AFFAIRES 14 a un caractère artificiel qui ne saurait plus échapper à personne.Il paraît impossible qu'elle se maintienne beaucoup plus longtemps, à moins que les marchés extérieurs, dont dépend dans une large mesure l'activité économique du Canada, ne réussissent à restaurer leur économie afin d'assurer la reprise des échanges internationaux.Notre pays y trouvera du reste un avantage immédiat.Il est facile de prévoir que plus les Etats-Unis fourniront a I'Europe de marchandises de toutes sortes, plus ils devront acheter au Canada.Ils nous demanderont sans doute de nombreux produits qui leur manquent ou dont ils n'ont pas un exc den : exportable et qui sont néCes- saires aux pays qu'ils assisteront, notamment des denrées alimentaires, des minéraux, et autres matiéres premiéres, des matériaux de construction, et méme de l'outillage divers et du matériel de chemin de fer.L'objec- = tif principal des Etats-Unis étant st de coopérer à la reconstruction A des pays dévastés par la guerre, et non pas de réaliser tout de suite des bénéfices, il se peut que le Canada soit appelé à céder à prix réduit les produits destinés à ces fins.L'augmentation de nos exportations vers les Etats-Unis, même si elle exige certaines concessions, n\u2019en con- a RUE DU PONT, = x.DRC Aceiiers de Mécanique Générale et Fonderie ACIER, FONTE, CUIVRE et ALUMINIUM.Ascenseurs Moderne à Passagers et à Marchandises, Armoires-Montantes, Monte-Charges, Escaliers motorisés, etc.FABRICANTS Ars ASCENSEURS Tél, 4-4641 Toute réparation mécanique.SPECIALITES: Pompes, Compresseurs, Engrenages.Bornes-Fontaines, etc.SOUDURE électrique et autogène. - J - TP EE \u2014 a_i Ga etes Ry TE 5 ; ET Sk ea pis Rov sot Tou Cg Ses a akg UT i eo Wp aT a 5 RR fp Me cand © ET en sea Tose acs EE Li EEE TE el sone EE Se oes Lon le eR : ; i 2 86 tribuera pas moins à diminuer le déficit de notre balance du commerce.Sans doute les sérieuses difficultés que présente la réalisation d\u2019un projet d\u2019une telle envergure n\u2019échappent-elles pas plus aux promoteurs du plan Marshall qu'aux dirigeants des seize nations bénéficiaires.Mais l\u2019importance vitale et l\u2019extrême urgence de cette entreprise de coopération internationale ne per- mettent-elles pas d'espérer que l\u2019on réussira à surmonter tous les obstacles?Déjà, l'Italie a soumis des propositions qui at- LES AFFAIRES testent sa volonté de modifier son économie industrielle de façon qu\u2019elle cadre avec le plan général.La Belgique, la Hollande et le Luxembourg, qui ont constitué une union douanière, se sont présentés à la Conférence de Paris comme une unité économique ayant une politique concertée.On prévoit que la Grèce et la Turquie en feront autant.Bruxelles et La Have proposeront, annonce-t-on, que les pays adhérents décrètent la libre convertibilité de leur monnaie.Nécessité est mère de compromis.Il me semble que qui sollicite pour les autres a la confiance d\u2019un homme qui demande justice, et qu\u2019en parlant et en agissant pour soy- même on a l'embarras et la pudeur de celuy qui demande grâce.\u2014 La Bruyère.LE COUT D'UN NOUVEAU VENDEUR.\u2014 Chaque fois qu\u2019un représentant quitte la maison, soit qu\u2019il donne sa démission, soit que nous le renvoyions, il emporte $250 du capital de la firme, dit un directeur de vente.C\u2019est pourquoi les représentants doivent être choisis avec le plus grand soin.\u2014\u201cL'Efficience\u201d.Une firme a besoin de vendeurs qui lui restent attachés.# = « ml >
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