Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 14 avril 1888, samedi 14 avril 1888
[" 14e ANNEE ABONNEMENTS : ¥ | Par an (d\u2019avance).\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.$1.00 Payable dans le cours de l'année.\u2026.$1.50 ! Pour pouvoir discontinuer, il faut payer \u2019 les arrérages et.awfftir au moins quinze .jours avant l\u2019'@upiration de l\u2019année, ou ÿ bien refuser le journal.! - * Le Canadien, quotid.par an.$5.00 semi-q., .$3.00 L'Evénement, journal populaire.$3.00 s \u201c \u201c cerns 4 \u2018 i \\ \u2018 | No.3% ANNONCES : Première insertion.\u2026\u2026.10 cts HAutresinsertions.\u2026.05 ; Naïssanides/ mariages ou décés.25 4 | Les annonces suivrntes seront inséréed pour UN CENTIN le mot : Demandessd\u2019emploi, demandes de do mestiqueg ou employes.Annonces poux chambre ou pension, L.J.DEMERS & FRÈRE, Editeurs-Propriétaires, | BUREAU : 30, rue de Ia Fabrique, Québec.QUEBEC SAMEDI, 14 AVRIL 1888.A CHICOUTIMI Chicoutimi s\u2019agite et entend marcher \u2018dans la voie du progrès.Il est question dans le moment d\u2019installer un aqueduc dans la ville et de fonder une organisation contre le feu.La question va venir devant le conseil de ville de Chicoutimi.Chicoutimi prend aussi un grand inté- Ê,rêt à l\u2019embranchement qui doit relier dans un avenir prochain cette ville au lac St-Jean.M.Cranston, qui a fait récemment une \u2018exploration de St-Louis à Chicoutimi, \" pour la compagnie chargde de la construction de notre embranchement a fait un rapport très favorable du sol sur lequel le chemin de fer devra traverser.Il est rumeur que le rapport de cet ingénieur V reeommande à la compagnie un tracé ; qui passerait en arrière de la paroisse de St-Jérôme, et au sud-ouest du lac Kéno- gamiche pour venir rejoindre le tracé Guay dans le canton Kénogami.On dit * que cette voie serait de trois milles plus | courte que celle suivie par le tracé Guay.: LE GENERAL BOULANGER Il est évident que le général Boulanger n\u2019éprouvera pas ls moindre difficulté à ; S'assurer tn mandat à la chambre des ! députés.Déjà, un député, M.Clovis Hugues, a ; fait savoir qu\u2019il était prêt 4 \u2018donner sb | démis#' n en favour du général : J'offre ma démission pour que la pro- i testation se fasse sur le nom de Boulan- | ger, dang le seul but de faire rendre son | commandement au général, en dehors de toute politique militaire, pour la défense nationale.| Crovis Hucves.Deux autres candidats, M.O.Justice, ! dans lé département de l'Inde et M.Buis- | son dans la Durdogne, ont consenti de «leur côté à se désister en faveur du.géné- | ral.D'autre part, un grand nombre de dé- - putés \u201clo l'extrême gauche ont signé une déclacon par laquelle ils protestent contre In manifestation électorale propo- .sée sur le nom du général Boulanger.On cngage les citoyens dans cette déclaration à se refuser à une manifestation dangereuse, au,nonr des traditions et des principes de la démocratie, dans l'intérèt de la République et de la Patrie, Cette déclaration est signée par MM.\u201cClémenceau, Pelletan, Peytral, Leydet, Dreyfus, Yves Guyot, Labordère et , Wickersheimer jusqu\u2019à présent considérés comme boulangistes, eb M.Anatole \u2018de la Forge que l\u2019on disait devoir accepté la présidence du comité de la protestation nationale, SG.\u201cUNE @PERATION FINANCIÈRE Une des plus importantes opérations financières qui aient jamais été faites, est actuellement en cours d'exécution eu Angleterre.On y opere la conversion d\u2019une grande partie de la dette nationale de la Grande-Bretagne.M.Goschen, le ministre des finances ciers et des plus savants économistes de son autorité dans.ces matières, par le remarquable projet d\u2019une opération qui a commandé l\u2019approbation générale.Un des phénomènes les plus étonnants de la finance, pendant le dernier demi- siècle, a été le prodigieux développement du crédit public sous toutes les formes variées que la science économique, multipliant elle-même ses données sous l\u2019impulsion des nouveaux besoins des peuples, et fixant plus sûfement ses principes d\u2019après l\u2019expérience acquise, lui a fait prendre pour répondre aux exigences de la fièvreuse activité de notre époque.Le crédit public, ainsi augmenté dans des proportions tout à fait imprévaes, a puissamment produit une accumulation de capitaux dont la masse est si énorme, qu\u2019on ne saurait essayer d\u2019em calculer le chiffre sans étonnement.Aux premières années de paix qui suivirent lesgrandes guerres de l\u2019épopée napoléonienne, l\u2019Europe entière, encore toute haletante des efforts gigantesques qu\u2019elle avait faits, la France pour appuyér,les coalisés pour vaincre le terrible capitaine qui avait tant remué le monde, était dans un état d\u2019épuisement facile à concevoir.Qui eût voulu alors prédire qu\u2019en moins de trois quarts de siècle, la création du capital serait assez rapide pour fournir une trentaine de milliards de piastres à la construction des chemins de fer, des milliards au progrès industriel, à la navigation, sans compter les sommes fabuleuses payées, pendant la même période, pour le maintien des armées permanentes, l\u2019intérêt des dettes nationales, et les guerres, dont les principales ont été.celles de Crimée, la campagne d\u2019Italie en 1859, de la Prusse et de l\u2019Autriche terminée à Sa- dowa et deFrance, en 1870.La découverte de la vapeur a été la cause de ce progrès inouï de la richesse publique.L'intelligence humaine a prodigieusement utilisé ce puissant moyen, dont elle a fait presque partout un auxiliaire indispensable du travail.Le développement du crédit public a marché de pair avec l\u2019accumulation des capitaux.La diminution graduelle du taux de l'intérêt en à été la conséquence.A mesure que leur crédit est devenu meilleur, les gouvernements ont adopté, avec beaucoup de sagesse, la politique de la conversion de leurs dettes, c\u2019est-à-dire la substitution aux titres, ces dettes) de nouvelles obligations portant un intérêt moins élevé.Ces opérations financières sont naturellement peu agréables aux porteurs des anciens titres, mais elles sont essentiellement justes à l\u2019égard des contribuables.Il est évident que l\u2019Etat doit au peuple qui le soutient de ses ressources dans l\u2019exercice de ses fonctions légitimes, de ne lui faire payer, pour les obligations nationales qu\u2019il contracte en son nom ob à son avantage, que le taux d'intérêt qui a cours sur le marché monétaire.C\u2019est ce que les gouvernc- ments s\u2019efforcent d'obtenir, quand les conditions des emprunts publics leur permettent de payer, à leur gré, les créanciers de l'Etat.Les obligations du gouvernement anglais à deux et demi pour cent ayant pres- quatteintle pair surle marché étaient-elles cotées à 974\u2014M.Goschen en a très justement conclu que le temps était arrivé de tenter une nouvelle conversion de la dette, afin que les contribuables puissent ainsi profiter des avantages de la hausse dans le ministère de Lord Salisbury il porte là-bus le titre de chancelier de l\u2019é-: chiquier\u2014-avait déjà la réputation bizn requ de la députation l\u2019accueil le plus fa- établie d\u2019être l\u2019un des plus habiles finan-|vorable.* du crédit national.Ces jours derniers, il soumettait à la Chambre des Communes anglaises son {projet de conversion, qui a Le plan du chancelier de l\u2019échiquier se trois pour cent, au montantde #830,000,- 000 ont été émises,fors de la conversion faite par le ministèle de Sir Robert Peel, en 1844.Depuis 1R74, elles sont rachetables, sans avis gréâlable, au gré du gouvernement.M$ Gosehen offre, en échange, aux porters de ces titres, des obligations pourun @al montant aux taux d\u2019intérêtssuivant : db an, au chiffre actuel de trois par cent ; Pendant les quatorze années qui se termfineront le cing avril 1903,-28 par cent, fet pendant les vingt années suivantes, 24 par cent.A expiration de ces trenfe cinq anndes, ces nouveaux titres sent, comme ceux de I'émission de 1844, fachetables, sans avis, à l\u2019option du gouvefnement.M.Goschen ne v miter la conversion \u20ac assez considérables\u201d que nous venons d'indiquer.Il progose d\u2019étendre l\u2019opération financière quil entreprend, à une autre catégorie de fitres, connus} sur le marché sous le no \u2018\u2018 d\u2019obligations réduites \u201d\u2019 à trois paÿcent, ainsi qu\u2019aux titres de la dette cbnsolidée, les \u2018\u201c con- sols.\u201d Les premiers flè ces titres sont au montant de $345,004 000, les seconds, de $1,615,000,000.Cep deux classes d\u2019obligations ne peuvent Être rachetées qu\u2019après un an d'avis.jAussi pour décider les porteurs à accepger tout de suite la conversion, M.Gogchen leur offre le paiement immédiat] du trimestre d'intérêt qui ne sera bxigi le que le cing juillet prochain.IIlepr propose de plus de feur payer cing cheljps stgs pour chaque titre de cent ne consentiront à convertir.Les obligatidfis qu\u2019ils accepteront en échange, porteront les mêmes conditions d\u2019intérêt que celles des titres qui seront substitués à ceux de la conversion de 1844, C\u2019est donc la conversion de toute la dette fondée de l\u2019Angleterre que M.Goschen a courageusement entreprise.11 opère sur des chiffres énormes, Par son projet, il réduira d\u2019un demi pour cent l\u2019intérêt d\u2019obligations nationales au montant de deux milliards sept cent quatre-vingt dix millions de piastres.Voilà une somme assez ronde.t cependant pas li- ux proportions déja À Quels sont les avantages qui résulteront pour les contribuables de cette grande opération financière ?A compter de l\u2019année prochaine, et pendant les -qua- torze exercices qui suivront, le chance-{ lier de l\u2019échiquier réalisera, par la réduction d\u2019un quart par cent d\u2019intérêt, une économie annuelle de $7,000,000, soit $93,000,000 pendant cebte période.Pendant les vingt années suivantes, l\u2019économie annuelle sera doublée, le taux delintérét étant réduit d\u2019un demi par cent.Elle sera de $14,000,000, et de $280,000,000 pendant les vingt exercices.Economie totale en 34 ans, $ 378,000,000.Les nouvelles obligations seront toutes rachetables à l\u2019expiration de ces trente quatre années.Le gouvernement anglais pourra alors les convertir en d\u2019autres titres à deux par cent d\u2019intérêt, si la situation du marché monétaire permet de faire heureusement une semblable opération.M.Goschen a exposé son projet de conversion à la Chambre des Communes, dans un discours trèg remarquable declartéet de véritable science financière.II a rallié du coup M.Gladstone a Pappui de sa proposition.Elle a été approuvée pour ainsi dire a I'unanimité.Du moment que M.Gladstone, parlant au nom de opposition, est favorable à la conversion de \u2018la dette, M.Gos- chen ne rencontre plus d\u2019obstacles sérieux, et peut compter sur un succès éclatant.Si un certain nombre des porteurs position qui leur est faite, le gouverne-| ment n\u2019aura qu\u2019à racheter ses titres, après avoir négocié une partie de ses nouvelles obligations sur lé marché, s\u2019il n\u2019a pas en caisse toutes les ressources nécessaires pour payer ses \u2018créanciers récalcitrants.Mais il n\u2019est pas douteux que presque tous les porteurs de titres s\u2019empresseront d'accepter la conversion qui leur est offerte, plutôt que d\u2019être obligés de recevoir le paiement des valeurs de l\u2019Etat dont ils sont possesseurs, Par cette opération, M.Goschen va, pour un certain temps du moins, fixer le crédit public de l\u2019Angleterre au taux d'intérêt de deux et demi.Mais pour quiconque se renseigne sur le mouvement des capitaux, il est évident que la hausse du crédit de l\u2019Empire ne s\u2019arrêtera pas au point qu\u2019elle à atteint.Bientôt les obligations à deux et demi auront dépassé le-pair.Les circonstances sont aussi très favorables au succès de la conversion.Les capitaux sont abondants, et le budget de la Grande Bretagne se solde par un surplus de plusieurs millicns, LE MINISTÈRE FLOQUET La commission ministérielle formée par M.Floquet a toute l'apparence d\u2019un succès.On s'accorde à dire que le choix du mi-| uistre est excellent.mais ce que l\u2019on critique c\u2019est -la distribution des porte- euilles.Ainai, les partisans de M.Ferry blà- ment la nomination de M, de Freycinet au ministère de la guerre.Ils disent que ce choix ne satisfera pas l\u2019armée, que les militaires préfèrent avoir à leur tête un soldat, et qu\u2019ils n\u2019aimeront pas à se trouver sous les ordres d\u2019un civil.D'un autre côté, les opportunistes disent que le choix de M.Goblet comme ministre des affaires étrangères est aussi malheureux.M.Goblet est certainement un homme capable et son honnêteté est incontestable, mais sont talent se manifeste dans les discussions parlementaires, et non pas dans les questions diplomatiques.La polémique lui convient, mais non pas la diplomatie.L'intégrivé de son caractère est absolument au-dessus de tout soupçon maisil à obligé le public à reconnaître la chose par des moyens qui sont absolument en antagonisme avec les procédés diplomatiques.\u2019 C'est un homme tout d\u2019une pièce qui dit trop carrément et trop franchement ce qu\u2019il pense, Il est trop irascible et trop prompt pour jouer le rôle conciliant d\u2019un ministre des affiires étrangères.M.Floquet est entre deux feux, avec la droite d\u2019un côté, et l\u2019opportunisme de l\u2019autre.Il aura beaucoup à faire pour maintenir ensemble les pièces qui composent son beau travail de marquetarie.S\u2019il ne réussit pas, la dissolution de la chambre est inévitable.meer 54\" NOMINATION M.J.J.Costigan, officier de Taccise & Montréal, a été nommé inspecteur des denrées alimentaires pour la province de | Québec.D\u2019autres inspecteurs seront noaimmés prochainement pour les autres provinces, A INDEX C\u2019est surtout en Italie que ce décret de la Sacrée Congrégation de l\u2019Index aura du retentissement, car c\u2019est dans ce pays principalement que sont répandues les trreurs rosminiennes, comme on en a eu récemment encore le témoignage dang l\u2019indigne procès intenté à 1'Osservatore Cattolico par un prêtre imbu de ces er= reurs, l'abbé Stopp»ni.A TRAVERS LES JOURNAUX Un reporter de la Cocarde est allé de« mander au maréchal Carrobert ce qu\u2019il pensait du général Boulanger.| \u2014 Boulanger, a dit le maréchal, je l\u2019ai\u2019 un peu connu, mais il y a de cela bien: longtemps ; il était capitaine instructeur à Saint-Oyr et sur le point de passer che£ de bataillon.On me l\u2019avait recommandé = je le fis venir, je causai avec lui.Je trouvai en lui un officier fort intelligent, d\u2019abord très sympathique, d\u2019un esprit trèg ouvert et paraissant avoir de l\u2019acquis ; il comprenait immédiatement les chuses qui! lui étaient expliquées et en tirait sur-le-i champ des conséquences auxquelles soni interlocuteur n\u2019aurait pas songé, Depuis, je wai plus eu l'occasion de re trouver avec lul, mais je suis persuadé qu\u2019en bas, et dans les classes moyennes, il est trèg populaire.Bien certainement, les soldats, auraient en lui une grande confiance.Ja= dis, il aurait sûrement conduit ses hom-i ;mes à la victoire ?En sera-t-il de même à \u2018la prochaine guerre ?Souhaitons-le, mon jeune ami.! \u2014-Vous lisez les comptes rendus parlementaires, monsieur le maréchal, mais vous lisez aussi, sans doute, 18 Journal Officiel ?°° 4 \u2014Oui, et j'y ai vu la révocation du gévéral Boulanger.C\u2019est ià où vous voulez en venir, n\u2019est-ce pas ?Voyez-vous, Loge- rot est un brave homme, très honnête et: bon officier, incapable, je crois, de céder\u2018 autrement que par faiblesse, aux injone-l tions de ses collègues du cabinet.Mais en cette circonstance, il a été maladroit.\\ 11 fallait, si Boulanger était répréhensible, ! le révoquer purement et simplement,sans phrases, sans commentaires ct surtout sans ce luxe de détails absolument grotesques ct ridicules, les lunettes bleues ! Bon dieu ! quand je pense qu\u2018un oflicier a été espionné par la police ! mon sang ne fait qu\u2019un tour.* * * On sait que le fameux Félix Pyat, celui- là même que Louis Veuillot appelait vieux montant de guillotine, à été élu à la chambre des députés.Ce que l\u2019on sait peut- être moins, c\u2019est que Félix Pyat est un révolutionnaire de la plus belle eau et qu\u2019il entend faire succéder la Commune à la République.Il s\u2019est ouvert de ses sentiments à cet égard à ses électeurs : La Commune de mars, citoyens, est, après celle de septembre, le plus grand acte de la Révolution française, toutes deux nées du plus sacré des droits et du plus swint des devoirs, l'insurrection pour la même œuvre, le salut public.La Commune de 92 à sauvé la France par sa victoire.La Commune de 71 a sauvé le République par son sacrifice.Même principe, liberté: même cause, invasion ; même but, droit; même gloire pour la ville de la Révolution.92 à proclamé la souveraineté nationale 5 71, la souveraineté communale.5us de République sans Commune! La Commune cst la petite République comme la République est la grande Com- mane.Historiquement, politiquement et socialement, la Commune est lu base de la République ! Citoyens, la Révolution n\u2019est pas finie.A votre tour de l\u2019accomplir, Comment ?Par la Commune.Le gouvernement central, dans les mains séniles, débiles et vénales du wil- sonisme, est incapable de défendre la France menacée au dehors et au dedans !| Donc, au peuple de refaire la Commune partout pour le salut de la Frauce et la fin de la Révolution.00 .La première Commune do Paris a pris La Sacrée Congrégation de l\u2019Index all, Bastille du roi.condamné quarante propositions tirées l\u2019Eurone, II vient d'ajouter beaucoup à résume comme suit.Des obligations à:des obligations actuelles refusent la pro-|des œuvres de Rosmini Il reste deux Bastilles à prendre.Celle du Prêtre ct celle du Maîtres 2 Fu LE MINISTERE FRANÇAIS \u2014\u2014\u2014 Le nouveau ministère, dit un journal \u2018Français de New-York, s,est présenté de- \u2018vant les chambres.M.Floquet a pris officiellement possession de ses fonctions, en faisant à la chambre des députés une déclaration sur la politique qu\u2019il se propose de suivre.Cette politique, dans ses grandes lignes, n\u2019est pas douteuse ; c\u2019est l\u2019avénement au pouvoir des radicaux ; et, sur cette donnée, il convient de se demander quels sont les éléments sur lesquels le ministère devra s'appuyer pour constituer une majorité.Dans l\u2019état actuel des groupes parlementaires, il a contre lui toutes les fractions de la droite, comptant 175 membres, et l\u2019union des gauches, qui marche sous la bannière de M.Jules Ferry, soit 155 membres, ce qui donne une majorité d\u2019opposition comprenant 330 votants.En face de cet ensemble formidable, le cabinet Floquet peut éventuellement, mais non sûrement, réunir les 250 voix de la gauche radicale, de l\u2019extrème gauche et des indépendants.Quel peut être le contrepoids qui renverse ces proportions, et qui fasse pencher la balance du côté de M.Floquet.Il n\u2019y a, tout hien considéré, que la perspective de la dissolution, quiest très justement la terreur de M.Ferry et de sesamis.C\u2019est évidemment le soul frein qui soit capable de les contenir.D'un autre côté, il n\u2019est pas prouvé que le nouveau cabinet \u201cpuisse compter sur l\u2019appui compact de tous les groupes radicaux.Rien ne prouve qu\u2019il n\u2019est pas à souffrir de défections, dans la partie de l\u2019extrême gauche qui est sous l'influence immédiate de M.Clemenceau, d'est-à-dire d\u2019un homme dont l'ambition ne trouvera jamais son compte à la stabilité des autres.Il y a, tout bien considéré, une grande part à faire à l'inconnu dans l\u2019avenir du nouveau cabinet, malgré la force incontestable que devrait lui donner,J\u2019union des hommes éminents qui y tiennent l:s premières places.Mais si le gouvernement était impossible avec ce cabinet, l'épreuve serait décisive et ne devrait plus être recommencée.L\u2019appel aux électeurs s\u2019imposerait, etni M.Carnot ni le s:nut ne pourraient plus hésiter devant uni nécessité aussi clairement démontrée.Il est à peine utile de rappeler les antécédents des trois hommes d\u2019Etat qui donnent au nouveau cabinet sa couleur et sa signification, Le chef titulaire du ministère, était, en dernier lieu, prési- ident de la chambre des députés.Ses deux collègues principaux, MM.de Freycinet et Goblet, ont été tous deux présidents du conceil, le premier à plusieurs reprises, Tous trois ont montré dans l\u2019exercice de leurs hautes fonctions des qualités d\u2019un ordre supérieur, et ils en sont sortis avec une considération accrue, même aux yeux de leurs adversaires politiques.M.Flo- quet est l\u2019un des hommes politiques fran- -Çais qui comptent le moins d\u2019ennemis.Longtemps il a paru impossible comme chef de cabinet à cause d\u2019un souvenir de ÿeunesse qui l\u2019avait gravement compromis aux yeux de la Russie ; mais le grief a été effacé par un récent rapprochement et l\u2019abjection à disparu.M.Floquet n\u2019a jamais donné sa mesure comme homme de gouvernement ; mais il a l'intelligence, l'intégrité et l'influence, qui sont trois éléments de succès lO LE RECENSEMENT DE 1899 On mande de Washington que la chambre des représentants est saisie d\u2019un bill présenté par M.Cox, de New-York, en vue de la préparation du onzième recensement des Etats-Unis, qui aura lieu en 1870.Aux termes de la proposition soumise à la chambre, le plan de ce travail gorait légèrement modifié.Il contiendrait moins de détails que celui de 1880, et serait réduit à sept volumes, dont la rigoureuse exactitude serait poussée aux der nières limites du possible.Il semble, du reste, qu\u2019on doive arriver à l'exécution d\u2019une œuvre satisfaisante, quelle que soit son étendue, aves le chiffre de dépense que lui est assigné, et qui estde $6,000,000, Il yalkde quoi élever un beau monu.ment à la statistique.L'augmentation de $300,000 sur le coût du recensement pré- cédent, demandée par le présent bill, est justifié par l\u2019accroissement de la population.\u2014_>\u2014 LES GRÉVISTES DE CHICAGO M.D.L.Evans, de New-York, s\u2019est adressé au sénat américain pour demander que le secrétaire de la guerre envoie deux régiments de cavalerie à Chicago, afin de mettre un terme aux grèves de chemins de fer qui prennent un développement alarmant dans l\u2019Ouest etle Nord- Ouest.Il est temps, dit M.Evans, que le gouvernement de ce pays ouvro les yeux sur le fait qu\u2019une poignée de socialistes dans l'Illinois et l\u2019Iowa s\u2019efforcent de porter la ruine dans les grands intérêts de chemins de fer qui représentent un tiers de la fortune publique.Du reste, le correspondant partage l'opinion que les baissiers de Wall street sont les véritables iustigateurs des grandes grèves qui font nécessairement baissier le cours des valeurs de chemins de fer.Il est sans doute, ajoute M.Evans en forme de conclusion, fort difficile de saisir ces malfaiteurs, mais si on pouvait les attraper, riches ou pauvres, ils mériteraient pour le moins dix ans de travaux forcés TERRIBLES DESASTRES Des prisonniers mettent le feu à un am- phithéaire, pendant un combat de taureaux.\u2014Panique et nombreuses pertes de vie.Nouvelle-Orléans, 6.\u2014Des dépêches de Mexico rendent compte d\u2019un terrible désastre arrivé pendant un combat de taureaux à Zetaya, à 35 milles de Mexico, dimanche dernier.Une foule énorme de spectateurs était réunie dans un amphithéâtre auquel mirent le feu, des prisonniers qu\u2019on avait conduits à ce spectacle sous la surveillance de gardes.Aux cris de \u2018* au feu \u201d une panique folle s\u2019empara de l'auditoire et causa une terrible perte de vie.Aux dernières nouvelles, 18 personnes avaient été brûlées à mort, et nombre d\u2019autres atteintes de brûlures probablement mortelles.Les pires accidents ont eu lieu pendant la panique, deux cents personnes ayant été foulées aux pieds par la foule affolée.Pour ajouter à l'horreur de la scène, les taureaux s\u2019échappèrent et se précipitèrent sur la foule, encornant les gens à droite et à gauche.Deux femmes furent ainsi tuées par les taureaux, et leurs corps brûlés.La scène était d\u2019une horreur séduisante.Une particularité étrange, c\u2019est que toutes les victimes sont des femmes, pas un homme n\u2019ayant perdu la vie.Les prisonniers s'échappèrent au milieu de la confusion générale.TRISTE SPECTACLE Trois femmes trouvées mourantes A Montréal hier matin, un médecin était informé par un sergent de police que trois femme, que l'on croit être des créoles, étaient mourantes dans une chambre de la rue Sainte-Catherine.Le mèdecin se rendit en toute hâte à l'adresse indiquée et trouva, dans une petite chambre, située au troisième étage, trois femmes couchées pour mourir, si per sonne n\u2019avait envoyé à leur secours.Sur un lit double, était Catherine Fitt, âgé de 60 aus, et sa fille Alice, âgée de 30 ans.Sur un autre lit était Anie Jones, âgée de 50 ans, sœur de Catherine Fitt, En voyant entrer le médecin, la plus jeune des trois femmes, Alice, a dit en anglais: \u201c* Une bouteille d\u2019eau, s\u2019il vous plaît,\u201d puis elle s\u2019est tue épuisée.Sitdt qu\u2019elle parlait un peu elle était prise de graude faiblesse .Sa mére et sa tante \"essayaient de de parler, mais ne le pouvaient pas.Elles remuaient les lèvres sans pouvoir se comprendre.Alice a déclaré au Dr Bouchard que sa mère, sa tante et elle n\u2019avaient ni bu ni mangé depuis deux semaines, Interrogée sur leur religion, la fille a répondu qu\u2019elles allaient tantôt à l\u2019église catholique, tantôt à quelque temple protestant.Ces trois femmes avaient l'air de trois mortes.Elles ne voulaient rien prendre des personnes qui occupent les étages inférieurs de la maison.Elles disaient qu\u2019il venait de mauvaises odeurs des autres appartements et elles avaient peur d\u2019être empoisonnés.Elles ont demandé asile et protection au médecin et ce dernier a obtenu qu\u2019elles fussent conduites à l\u2019hôpital Notre-Dame.On a envoyé l\u2019ambulance les chercher aussitôt, Les trois soi-disant créoles habitaient, il y a trois ans, rue Craig, en arrière de l'hôpital Notre-Dame.Une femme charitable leur payait loyer et aliments ; mais on les croit pas tout-a-fait saines d\u2019esprit et elles déguerpirent un bon jour LE CULTIVATEUK et on n\u2019avait plus entendu parler d\u2019elles, si ce n\u2019est d\u2019Alice Fitt, qui a eu la petite vérole, lors de l'épidémie qui a sévi à Montréal avec tant de rage, Les médecins disent qu'il n\u2019y à aucun espoir de ramener à la vie Catherine Fitt et Annie Jones, & cause de leur grand âge.Alice, qui est la moins faible, mais qui ne peut parler sans être prise de faiblesse, en reviendra peut-être, A TRAVERS LES JOURNAUX LA QUESTION BOULANGER C\u2019est M.de Cassagnac qui a saisi la chambre de la question Boulanger en interpellant le gouvernement sur l\u2019action prise par le ministre de la guerre.Nous n\u2019avons point à revenir sur l\u2019intéressant débat auquel a donné lieu cette interpellation, mais le discours prononcé par M.de Cassagnac mérite une mention spéciale.M.de Cassagnac a été sans ménagements pour le ministère.Voici la partie la plus saillante de sa harangue : M.pe CassagNac.\u2014Napoléon ler, à Sainte-Hélène, disait qu\u2019il y a des moments dans l\u2019histoire où le peuple tout entier cherche un sauveur.Cet homme serait-il le général Boulanger ?Je ne le crois pas.Mais ce qui est incontestable, c\u2019est que l\u2019état du pays est singulièrement favorable aux prétendants.(Bruit à gauche.) Vous en aviez des prétendants, légitimes ceux-là (Bruit), les descendants des anciennes familles qui ont régné sur la France.Vous les avez chassés et, \u2014détail curieux,\u2014celui qui à particulièrement contribué à les chasser, c\u2019est le général Boulanger.Et alors que vous pensiez pouvoir dormir en sécurité après avoir renvoyé les prétendants, voilà qu\u2019un prétendant nouveau se lève dans vos rangs ! Et ce prétendant, c\u2019est celui qui avait chassé les autres et qui les remplace.(Bruit.) Cela prouve qu'à certains moments il y \u2018a pour les prétendants une véritable génération spontanée.(On rit.) Le gouvernement a frappé et va frapper encore, paraît-il, le général Boulanger pour empêcher, dit-il, que l\u2019indiscipline se mette dans l\u2019armée.S'il en était ainsi, si cela était vrai, vous nous trotveriez tous rangés autour de lui.Nous non plus nous ne voulons pas que l\u2019indiscipline se mette dans l\u2019armée.Mais si la politique a pénétré dans l\u2019armée, à qui donc la faute ?Qui l\u2019y a introduite ?N'est-ce pas vous, parti républicain ?Non pas vous, mes collègues d'aujourd'hui, mais l'ancienne Chambre, vous qui avez chassé les Ducrot, les Bourbaki, les Cambriels, vous qui avez enlevé aux princes leurs grades légitimement acquis, qui leur avez arraché leurs épaulettes.Vous qui tenez en dehors de l\u2019armée tel ou tel qui donnerait confiance à notre cavalerie, et cela parce qu\u2019il ne serait pas, selon vous, assez républicain, alors qu\u2019au contraire il n\u2019aurait, selon nous, donné que trop de gages à la politique de Gam- betta ! Vous qui avez voulu faire de l\u2019armée française une armée républicaine, alors que nous ne voulons, nous, ni d\u2019armée royale, ni d\u2019armée impériale, ni d\u2019armée de parti, mais seulement une armée nationale, (Applaudissements à droite.) Oui, vous êtes tous également coupables ; vous avez tous travaillé à cette détestable besogne par laquelle vous risquiez de vicier l\u2019armée française ! Vous radicaux, vous y avez contribué le jour où vous avez acclamé un officier supérieur qui avait donné sa démission, et que je n\u2019ai pas besoin de nommer ! Quant au parti opportuniste, lui aussi a introduit la politique dans l\u2019armée.C\u2019est même lui qui a commencé à l\u2019y introduire ! Eh bien, aujourd\u2019hui, voici un autre général qui n\u2019a pas suffisamment protesté contre l\u2019abus fait de son nom, et jai la satisfaction de vous dire que vous en avez fait autant, sinon plus, et que si l\u2019on a à regretter que la politique se soit mise dans l\u2019armée, c\u2019est par votre faute.(Très bien ! très bien ! à droite.) J'ignore quelles mesures vous allez prendre encore vis-à-vis du général Boulanger.En admettant que vous supprimiez l\u2019homme au point de vue militaire, vous ne supprimerez pas l\u2019état du pays amené par votre impuissance et votre incapacité, état du pays qui fait qu on attend un sauveur, un réparateur, (Applaudissements à droite.\u2014 Bruit à gauche.) x Un comité électoral qui vient de s\u2019organiser à Clermont-Ferrand, a fait afficher sur les murs de la ville le manifeste suivant : Le véritable danger pour la République est le regne des miédiocrités.Les médiocres et les paresseux sont jaloux des intelligents et des laborieux, Gambetta, victime des incapables, a été renversé par le spectre de la dictature.Aujourd\u2019hui, c\u2019est Boulanger que l\u2019on persécute.Citoyens, Le peuple souverain doit protester, contre des gouvernants qui mentent à leurs promesses et se vengent d\u2019une popularité qu\u2019ils n'avaient pas su conquérir.N'est-ce pas trop d\u2019avoir humilié l\u2019armée française dans la personne d\u2019un général escortant le cadavre de Guillaume le vainqueur d\u2019hier ?Ne la laissons pas ridiculiser par des rapports de police.Protestons, La presse allemande a demandé que l\u2019on brise l\u2019épée du général Boulanger.Le gouvernement français supportera le soupçon d\u2019y avoir obéi, Protestons contre l\u2019aplatissement de la France sous la botte prussienne.Le peuple ne veut pas de dictateur, mais il se doit d\u2019être reconnaissant à ceux quille servent.Allons dire au général Boulanger que la patrie compte toujours sur lui.Allons, à son départ, acclamer le patriote républicain.x\" D'un autre côté, les anti-boulangistes travaillent à détruire le général.C\u2019est ainsi que le comité national du parti ouvrier de Paris a fait placarder sur tous les murs cette charge contre le général Boulanger : Comme Cavaignac, il est général ; comme Cavaignac, il a égorgé les prolétaires en armes pourda défense de la République.M.Boulanger singe aussi Bonaparte.Mais quand Bonaparte fit le 18 brumaire, ses épaulettes s'étaient au moins noircies aux fumées de la poudre dans des combats heureux pour la patrie.M, Boulanger, lui, a gagné ses épaulettes et sa croix en exerçant sa bravoure et ses talents militaires contre les blessés d\u2019un hôpital et contre des vaincus emprisonnés.La République a pour fondement la liberté ; tout pouvoir est au peuple, toute loi doit traduire sa volonté.La constitution de l\u2019armée repose au contraire sur l\u2019autorité absolue.Comment un géuéral pourrait-il, dès lors, sans danger, aspirer à la direction de la politique républicaine ?Comme Hoche, s\u2019il était républicain, M.Boulanger laisserait au temps, à l'intelligence, à la conscience, à l\u2019énergie des citoyens le soin de fonder à jamais la république sur des institutions libres et égalitaires, Comme Hoche, s\u2019il était un soldat honnête et brave, il ne compromettrait pas la sécurité, l'intégrité de notre pays, en y semant la division en face des dangers extérieurs.Des journalistes, des représentants du peuple peuvent abdiquer leurs fragiles convictions républicaines ; ils peuvent sans pudeur salir leurs feuilles, déchirer leurs mandats et préparer la dictature militaire ; nous, travailleurs, nous, les mandataires du parti ouvrier, nous sommes prêts avec notre parti à oublier pour un instant les seize années pendant lesquelles la bourgeoisie a trahi les espérances du peuple ; nous sommes prêts à défendre et à conserver par tous les moyens le chétif germe de nos institutions républicaines contre tout sabre qui viendrait à les menacer.Vive la république sociale ! ie UN SAGE CONSEIL Nous ne saurions trop recommander la lecture attentive de l\u2019intéressante lettre suivante, que nous reproduisons du World, de Toronto.Ce journal n\u2019est pas un organe de parti.De cette fraction de la presse canadienne qui se vante fort de son indépendance de toute attache, de tout lien de parti, mais qui, en réalité, dans la plupart des cas, n\u2019est que l\u2019instrument de factions toujours dangereuses, nous ne connaissons pas de feuille plus vraiment indépendante que celle qui publie la lettre que M.Major lui adresse de New-York.A'u contraire de plusieurs de ses confrères, le World parle peu de son indépendance, mais il s'efforce d\u2019en donner souvent des preuves.Cela vaut infiniment mieux que de crier bien haut sur la scène que l\u2019on est incapable des faiblesses que l\u2019on reproche aux autres tandis qu\u2019aussitôt dans les coulisses, on se livre, sans la moindre pudeur, au premier enchérisseur qui a besoin de la marchandise avariée à laquelle on donne un éclat d\u2019emprunt, en la couvrant du manteau de la vertu la plus incorruptible.Le World a été, dés le début, au premier rang des journaux qui ont combattu Punion commerciale et la réciprocité illimitée, qui, quelles que soient les différences de forme, ne sont, au fond, qu\u2019une seule et même chose Nous lui rendon avec plaisir le témoignage qu\u2019il à critiqué le projet de M.Wiman avec beaucour de talent, de force d\u2019argumentation et d: patriotisme aussi intelligent qu\u2019éclain par de sérieuses études de la question.L'auteur de la lettre qui suit, résume en quelques lignes toute la discussiox qui s\u2019est faite et se continue au parle ment, dans la presse et devant le public au sujet des relations commerciales de Is confédération canadienne avec la république voisine.Il nous met sur no gardes, nous assure que les Américain ne cherchent que leurs intérêts par l\u2019uniog proposée des deux pays.Il nous prédif que la ruine de nos industries, de notre prospérité, et de nos espérances d'avenir: serait la conséquence certaine du régime dont s\u2019enthousiasment tant d\u2019aveuglæ volontaires.' Mais lisons ce que M.Major écrit : \u201c* Le cultivateur, l\u2019ouvrier, ou le mar.chard canadien qu'on a réussi & remplit d\u2019admiration pour le peuple et les méthodes des Etats-Unis, n\u2019a certainement pat été en mesure de les connaître autant que moi, S'il avait la même expérience que moi, il fermerait l'oreille à la voix de tout ensorceleur, pour diriger toutes seq pensées et son énergie vers le développæ ment des vastes et inépuisables ressoum ces de son propre pays, qui, gouverné pal une bonne administration ordinaire, né peut manquer de commander l'attentiog de ce continent et jouer une part nor importante dans le commerce du monde.\u2018* Les richesses agricoles, minières et forestières du Canada sont incommensurables, mais elles ne peuvent avoir de véritable valeur pour les canadiens que & elles sont exploitées par eux-mêmes ef eux seuls.Rechercher une fusion des deux pays serait vouloir former, sous ce rap« port, une société unilatérale en vue de la grande disparité des citoyens entre ex En outre, que l\u2019on comprenne bien que le véritable Yankee n\u2019est pas un ami véritable d'aucune nationalité étrangère et surtout des anglais, en dépit des droits si haut proclamés de cité et de naturalisation.Il cherchera à vous persuader du contraire, mais donnez lui une occasion au poll ou dans n\u2019importe quel genre d\u2019affaires, et vous verrez bien vite son véritable animus.Etudiez sa littérature, ses journaux, sa politique, son éloquence, etc., et vous trouverez que partont et toujours l'américain se pose en censeur, qu\u2019il est égo\u201cste, prétentieux, jaloux et présomptueux, Il y a certainement plusieurs exceptions à cette règle, mais le fait principal existe, et il rend absolument sang effet les droits que réclame le citoyen naturalisé.* Un séjour de prés d\u2019un quart de siècle en cette république me donne la conviction que l\u2019héritage d\u2019un canadien ou d\u2019un sujet britannique ne devrait pag être sacrifié à la légère ou sous la fausse idée qu\u2019on peut trouver plus de paix et de prospérité sous le drapeau étoilé que sous la bannière de St George et le pavillon du Dominion qui flottent côte à côte.Ne perdez pas de vue que cinquante ou soixante millions d\u2019un élément égoïste et spéculateur, détordé par la machinerie et l\u2019ouvrier sans emploi, ne mettrait pas de temps à donner le coup de mort anx manufactures et aux industries canadiennes, et à faire du Canada un endroit pour l'écoulement des produits du travail des prisons des Etats, et du surplus des marchandises qui pourrissent dans tous leg coins du pays.\u2018\u201c Il n\u2019y a rien à gagner, moralement, socialement ou politiquement, pour le Canada de cette union commerciale.Le Canada arrivera certainement à la queue pour toute chose.ul ne sacrifie donc pas son avenir plein de promesses, et seg grandes richesses.Dans un homme le patriotisme devrait constituer la plus forte partie de son individualité et être son titre de véritable noblesse ; et celui-là commettrait une infamie qui détruirait ce sentiment qui a toujours été considéré par la plus noble des races comme indispensable aux grandes natures et aux meilleurs intérêts de l'humanité.Scotia Madsen.New-York, 31 mars.+ Les rentiers en Irlande Dublin, 6.\u2014Le duc de Devonshire, le comte Brandin et l\u2019hon.Percy Fitzgerald ont opéré une réduction de rentes sur leurs propriétés de 30 à 40 par cent.\u2014 LA GUERRE SAINTE Le Mahdi demande aux Soudanais d'ens vahir V'Egypte, Le Caire, 6.\u2014Le Khédive a reçu une copie de la proclamation du Mahdi déclarant la guerre sacrée entre l\u2019Exypte et ordonnant aux enfants Soudan d\u2019envahie son territoire.On attribueä cela le renour vellement des hostilités près de Scuakim par Osman Dignia et les nouvelles alarmantes des mouvements dans \"\u2018rtérieug qui sont parvenues a Wad; Halfas w } 1 ho wo fr TM Le ~r \u2018 LL.de Lu PE vres et, regardant l\u2019enfant d\u2019un air sévère : \u2014 II te sied mal, petit, de parler ainsi d'un homme qui se lève avec le soleil, travaille une heure au bureau avant de sortir et fait ensuite trente, quarante et quelquefois cinquante kilomètres à pied Jar tous les temps ! S\u2019il fait beau, la cha- eur l\u2019accable ; s\u2019il pleut son lourd cafetan e défend à peine contre l\u2019humidité s\u2019il zèle il lui faut marcher quand même sans ie plaindre des engelures qui gonflent ses hieds et des crevasses qui ensanglautent es mains.Cet homme n\u2019a pas le droit le chivisir les chemins par où il doit pas- er, il traverse des forêts où on peut l\u2019at- aquer, et, victime du devoir, il défondra usqu\u2019à la morb les valeurs qu\u2019on lui a onfiées.Et pour combien croyez-vous que ce aaxtyr fuit ce terrible métier, dont pas étudiés.un d\u2019entre vous ne voudrait ?Pour huit+ ou neuf cents francs par an, le droit seulement de ne pas mourir de faim.Aussi la plupart du temps ces modestes fonctionnaires ajoutent à leur budget le maigre salaire de leur femme qui fait des ménages, des ouvrages de couture ou tout autre travail assez mal payé.Mais viennent une maladie, la femme est obligée de venir en aide à son mari et, si elle.ne peut pas marcher comme luh,fitaut payer très cher un journalier en qui on peut avoir qu\u2019une confiance médiocre.\u201c* Mes enfants, je n\u2019ai pas voulu donner un verre de vin à Bourju que j'aime cependant beaucoup, parce qu\u2019un habi- taut du village voisin sera peut être moins avisé que moi etlui en donnera peut être : si la chose se répète plusieurs fois, le brave facteur sera ivre avant la fin de la journée, et je ne veux pas avoir sur la conscience d\u2019evoir commencé l\u2019entraînement, d\u2019autant plus qu\u2019il peut er résulter de grands malheurs ; vous savez bien que dernièrement le pauvre diable a perdu ainsi 750 francs qu\u2019il a dû rembourser.\u2018* Ces hommes sont de rudes travail- Heurs et méritent tous nos respects.Quelques-uns même, non contents de remplir leur devoir comme fonctionnaires, ce qui est déjà une grande preuve de courage et d\u2019abnégation, accomplissent encore de singuliers actes de dévouement.\u201c\u201c {ly a trois ou quatre aus, l\u2019Académie a décerné un prix de mille francs à un nommé Etienne Cuny, facteur rural à Grandrien dans le département de la Lozère.\u2018* Avant Youverture d'une route dé- partementala, il avait, chaque jour, quarante-cinq ou cinquante kilomètres à parcourir dans un pays de montagnes, coupé de gorges étroites, couvert de neige en hiver, pays propice aux chèvres et dur aux piétons ; de sept heures Tdu matin à dix heures du soir, il fallut marcher, afin de gagner couscieusement les huit cent cinquante francs dont l\u2019Etat rémunère ses services.** Cuny avait été soldat ; il était resté six ans sous les drapeaux sans encourir une seule punition, il s\u2019était marié et avait six enfants qu'il élevait du mieux qu\u2019il pouvait.*\u201c Lors des inondations qui ont ravagé la contrée eu 1866, il constate, au cours de sa tournée, qu\u2019une trombe d\u2019eau va s\u2019abattre sur le bassin de Grandrien, il prend sa course, arrive À temps pour donner l'alarme aux Érivarains, annonce la crue menagante et permet ainsi d\u2019éviter degrands malhours.: \u2018* Le même homme pendant l'hiver de 1870, ramassa un homme égaré, engourdi dans la nèige, le charge sûr ses épaules et le rappelle à Ia vie.I a arrêté des chevaux emportés, maîtrisé un fou furieux ct s\u2019est jeté a l\u2019eau pour sauver des enfants.** Voilà ce que font ce humbles, dont il ne faut pas rire ; car, je vous le dis, tous ces modestes héros, prêtres ue songeant qu\u2019à secourir les pauvres et consoler les affligés, facteurs ruraux esclaves du devoir, et, si j'ose en parler ainsi instituteurs obscurs passant leur vie à faire des enfants des campagues de bons citoyeus et d\u2019hounétes pères de famille, ces hom- mes-là, mes enfants, sont l'honneur même de la France ! \u201d RL LE VOTE La députation s\u2019est enfin prononcée, par l\u2019enregistrement des votes, sur la question qui a fait le sujet de ses délibérations pendant unequinzaine de longues séances.La majorité contre la proposition de Sir Richard Cartwright est de 57 sur un vote de 191 députés présents à la chambre.Ce résultat si considérable était pré- -vu, après l\u2019éclatante expression d\u2019opinion donnée, au cours du débat, par les représentants de la nation.Le vote est conforme à l\u2019opinion publique, fixée, elle aussi, sur la signification vraie du programme politique que les Communes vien- neat de repousser, et sur les conséquences fatales et certaines du régime commercial que l\u2019on cherche à imposer au pays.La discussion a été très longue, et, nous le disons avec plaisir, elle a été, en somme, d\u2019un intérêt Lien soutenu.C\u2019est sans contredit l\u2019un des plus forts débats de nos annales parlementaires.Lss deux côtés de la question ont été savamment Sans doute, il y aeu des répétitions, \u2014 toujours inévitables dans ces circonstances, \u2014 mais chaque orateur a apporté sa part de renseignements puisés aux sources de la région du pays qu\u2019il connaissait le mieux.Ce témoignage rendu à ceux qui ont pris la parole, pour le travail important qu\u2019ils ont fait, \u2014et dont le pays a lieu de se féliciter, \u2014 nous n\u2019hésitons pas à exprimer notre intime conviction que la droito est assurément sortie, de cctte joûte oratoire prolongée, LE CULTIVATEUR avec les honneurs de la discussion.Les adversaires de la réciprocité illimitée ont victorieusement répondu aux partisans de la proposition de Sir Richard Cartwright.Ils ont démontré jusqu\u2019à l\u2019évidence, tous les dangers auxquels le système suggéré exposerait le Canada.Si la campagne en faveur de l\u2019union commerciale, depuis l\u2019été dernier, avait pu tait soit peu influencer opinion, la savante et vigouréuse réfutation faite à la chambre des Communes, des arguments des enthousiastes;de ce projet, a dû dissiper tous les ddutes et mettre fin aux hésitations.Tout le monde devrait être maintenant convaîneu que la prospérité et l'avenir de la ponfédération sont plus que jamais liés aufmaintien de la politique nationale adoptéd il y a bientôt dix ans.L\u2019opposition a sans restriction 1 programine \u2014 qui, peu de clauses, \u2014 nt fait de la réciprocité rincipal article de son n réalité contient hieu À est à présumer qu\u2019elle enteud continuert devant l\u2019électorat, la lutte qu\u2019elle a cofamencée au parlement, où elle a subi unelpreniière défaite écrasante.Le résultfit' définitif n\u2019est pas à craindre et n\u2019est gas douteux.Les partisans de la protection pour nos industries manufacturiqres, n\u2019ont qu\u2019à reprendre, devant le pehple, la bataille qu\u2019ils viennent de soutenir avec tant d\u2019éloquence, de talent, de logique et de science économique, pour obtenir une victoire électorald encore plus éclatante que le triomphe ofrlementaic qu\u2019ils ont remporté.j En adoptant la proposition en amendement de hon.Mi Foster, la chambre a déclaré de nouvead au pays et à la République voisine qujelle est favorable à la réciprocité dans d'échange des produits naturels des deux pays, mais décidément hostile à celle des produits manufacturés.C\u2019est un programme essentiellement national, qui d'année en aunée, se recommandera davantagp à l\u2019approbation réfléchie, intelligente de éclairée de tous ceux qui ont foi dans les destinées de la confédération canadienne, Les événements dui se préparent aux Etats-Unis indiquentaptement que bientôt la question de nos relations commerciales avec nos voisins entrera dans une phase qui permettra de la juger encore beaucoup plus facilement.L'opposition prétend qu\u2019elle veut la réciprocité illimitée, surtout pour obtenir l'écliange libre des produits naturels.Il est de plus probable que le Congrès de Washington admettra en franchise, avant peu, les productions du sol canadien que nous pouvons vendre le plus avantageusement sur le marché américain.La sage décision tout récemment prise par le cabinet d'Ottawa, d\u2019abolir les droits sur un certain nombre d\u2019articles que les autorités de la République avaient décidé de laisser entrer librement, aura pour effet de aciliter l\u2019entente qui seule serait réellement à notre avantage.Quand la réciprocité sera étaldie pour l'échange des produits naturels, on n\u2019osera plus, nous les pérons du moins, nous proposer une réciprocité illimitée qui ruinerait incontesta- biement la grande industrie manufacturière fondée par le régime protecteur, Si nos prévisions ne se réalisaient pas, et si les Américains ne voulaient pas consentir à la liberté de l\u2019échange des produits du sol, cent fois mieux vaudrait alors rester dans les conditions actuelles de progrès.Mais nous croyons à une solution prochaine et favorable de cette affaire.Nos voisins ont l'habitude de bien comprendre leurs intérêts, et ils ne sont pas sans savoir qu\u2019ils out un besoin particulier de plusieurs de nos produits naturels, surtout de ceux de nos forêts, La chambre va maintenant pouvoir continuer ses travaux.Plusieurs questions importantes sont encore à discuter.Le succès remporté par le ministère, par le vote de samedi, lui assure qu\u2019il triomphera facilement des nouvelles attaques que l\u2019opposition lui livrera, Voici maintenant l\u2019état du vote qui a été pris sur le sous-amendement de M.Jones : Pour le sous-amendement Amyot, Armstrong.Bain (Wentworth), Barren, Bechard, | Sproule, Stevenson.Bernier, Borden, \u2018Bourassa, Bowman, Brien, Burdett.Cartwright (Sir Richard), Casey, Cas- grain, Charlton, Chouinard.\u2018Davies, De St.Georges, Doyon.Edgar, Elsenhauer, Ellis Fiset, Fisher.Geoffrion, Gillmor, Godbout, Guay.Hale, Holton.Innes, Jones (Halifax), Kirk, Landerkin, Lang, Langelier (Montmorency).Langelier (Québec), Laurier, Lister, Livingston, Lovitt.Macdonald (Huron);/MeIntyre, McMillan (Huron), Mills (Bothwell), Mitchell,\u2018 Mulock.Paterson (Brant), Perry, Platt, Pre- fontaine.- Rinfret, Robertson, Rowand.St.Marie, Scriver, Semple, Somerville, Sutherland.Trow, Turcot.Watson, Weldon (St.John), Welsh, Wilson (Elgin).\u2014 Total, 67.Contre le sous-amendement Dessaint,\u2019 Audet.Bain (Soulanges), Baker, Bell, Berge- ron, Bowell, Boyle, Brown, Burns.Cameron, Cargill,-Carling, Carpenter, Caron(Sir Adolphe), Chapleau, Chilsholm, Cimon, Chochrane, Cockburn, Colby, Corby, Costigan, Coughlin, Coulombe, Couture, Curran.Daly, Daoust, Davin, Davis, Dawson, Denison, Desaulniers, Desjardins, Dickinson, Dupont.Ferguson (Leeds and Greenville), Ferguson (Renfrew), Ferguson (Welland), Foster, Freeman, Gaudet, Gigault, Girouard, Gordon, Grandbois, Guilbault, Guillet.Haggart, Hall, Henderson, Hessen, Hickey, Hudspeth.Ives.Dae Jamieson, Jones (Dighy).Labelle, Labrosse, Landry, Langevin (Sir Hector), Laurie.Macdonald (Sir John), MacDowall, McCarthy, MeCuller, McDonald, (Victoria), McDougald (Picton), McDougall (Cap Breton), McGreevy, McKay, Mec- Keen), McLelan, McMillan (Vaudreuil), McNeill, Madill, Mara, Marshall, Masson, Mills (Annapolis), Moffat, Montague, Montplaisir.O\u2019Brien _ Patterson (Essex), Perley (Assinibuia), Perley (Ottawa), Porter, Prior, Putnam.Reid, Riopel, Robillard, Rovme, Ross, Royal, Rykert.Scarth, Shanly, Small, Smith (Ontario), Taylor, Temple, Therien, Thompson, Tisdale, Tupper (Pictou), Tirwhist.Wallace, Ward, Weldon (Albert), White (Cardwell), White (Renfrew), Wilmet, Wilsan (Argenteuil),} Wilson (Lennox), Wood (Brockville), Wood (Westmoreland), Wright.Total, 124.UNE PROTESTATION Un citoyen proteste sous sa signature ans le Progrès du Saquenay, contre certaines insinuations faites dans une récente assemblée publique par M.St-Hilaire, député, contre le regretté évêque du diocèse de Chicoutimi, Mer.D.Racine, insinuations que le correspondant gratifie d\u2019injurieuses et mensongères.M.St-Blilaire se serait exercé à différentes reprises, d\u2019après le même correspondant, à dénaturer les actes de Mgr.Racine, tout en réservant pour lui-même.la plus grande part de ce qui a été fait en ces dernières années pour l\u2019avancement et le développement du Saguenay.tie EN FRANCE Les auarchistes à Paris\u2014La politique française- Le ministère de lajguerrs con serve son caractère miiitaire\u2014La presse continue d'attaquer ie gouvernement Attitude des onnosionnistes.Paris, 7.\u2014Cinq ceuts anarchistes se sont réunis sur la place de l\u2019hôtel de ville pour protester contre les bureaux de placement.Les diversurateurs qui ont pris la parole ont reproclhiés aux ouvriers'de ramper devant un général auquel on avait enlevé son plumet.Ils ont déclaré que le devoir du peuple était de couper la gorge des directeurs des bureaux de placement comme ses ancêtres avaient coupé la gorge d\u2019un roi, La police a dispercé la réunion où elle semblait tourner à l\u2019émeute.M.de Freycinet, qui a le portefeuille de la guerre dans le nouveau cabinet, conservera au ministére de la guerre son caractère exclusivement militaire et laissera à un secrétariat spécial toutes les- questions civiles et parlementaires ; il a envoyé aux différonts commandants de corps d\u2019armée une circulaire dans laquelle il les invite à maintenir dans tous les rangs de l\u2019armée le respect absolu de la discipline, 8 Sd La presse continue de plus belle à a quer le gouvernement.Le Siècle, quiest supposé réfléter les idées.du président Carnot, dit que les choix faits par M.Fioquet sont simplement détestables : Les opportunistes paraissent avoir re noncé à renverser immédiatement M.! Floquet.Leur reculade provient-proba- blement en doute dans lequel ils sont de\u2019 pouvoir atteindre le général Boulanger, Il est admis dès maintenant que le général aura et quoi qu\u2019il arrive, une forte majorité dans le Nord, majorité qui ne pourrait encore que s\u2019accroître si les opportunistes attaquaient le nouvea:: cabi-' net et le forçaient à faire cause cor snne javec le général Boulanger.Celu':i ne répondra pas aux questions qui l:> ont été posées par le congrès radical, .+is il adressera probablement une nouve \u2026 circulaire aux électeurs du départeme:s du Nord.Le comité opportunist- le ce département a choisi M.Fouca:®@ romme: candidat à la même élection.«:.«.r nosi-j tion à la candiduture du générai .salan-* ger.Le Temps dit : \u2018\u201c Quelle est !a rre- mitre parole du nouveau nist ve ?Quel est son premier acte?C\u2019est du rier comme les coryphés du général Io.anger : À bas la constitution ! La République françuises\u2019expri re aiasi : ** Le cabinet met des armes iumiwvelles dans les mains des coureurs d'a.res, des faiseurs de plébiscite.Sa «.lura- tion aux chambres estun enc.\u2026.: \u201cnent donné à la démagogie.\u201d Le Journal des Debats 5.\u20183 la.plus vive hostilité.Il publie Lae led plus violent qui ait probable: ut jamais: paru dans ses colonnes.Parlint Gos an- tecédents de M.Floquet, ce jou.al dit.qu\u2019il a fallu lemcttre en prison \u2026rs de l'insurrection de la Commune pc : l'om- pêcher d\u2019y prendre part ; on peu.«:ien-.dre que du mal d\u2019un personnage \u2018- louvi la biographie n\u2019est qu\u2019une longue ss:1e de: méfaits \u201d, et le résultat de son as ène- ment au pouvoir ne pourra que coniirmer es plus sombres prévisivnes.Le Gaulois (monarchiste) div que la po- itique que suivra le minigtire Floquet ait prévoir une guerre au couteau, une guerre sans mérci, entre les opportunistes et les radicaux.Une autre feuille de, la même nuance, le Figaro, privoit comme conséquence de cette lutte une allianceprochaine entre la droite et les: opportunistes contre les radicaux.\\ Parmi les-journaux hostiles à M, Jules\u2018 Ferry et à son parti, l'Intrensigeant, dans un article sigué Rochefort, conseille la patience.\u2018\u2018 Le cabinet Floquet promet tout, dit-il, mais il ne s\u2019engace à rien.Attendons-le à l'ouvrage.\u201d \u2019 La Lanterne conseille au cabinet Flo-, quet de regarder le pays et de ne point craindre la chambre, attendu que celle-cif **ne mérite pas le respect, muis le mé4 pris,\u201d La Cocarde n'est pas satisfaite.\u201c\u2018 Le: cabinet, dit-ce journal, n\u2019est que l\u2019expression d\u2019un parlement sans autorité, On déduigne le suffrage universel.Le mal est incurable, et le régime actuel est cou- damné.\u201d tl LE SALAIRE DES LIEUTE= ; NARTS-GOUVERNEURS Le gouvernement fédéral, à Ja sollicitation du barreau, a résolu d'augmenter, le suluire des juges.Nous n\u2019avons pas objection à cette mesure, quoique certains détails nous semblent sujets à critique.Nous ne voyons pas, par exemple, pourquoi les juges des districts ruraux ne sont pas mis sur le même pied que leurs collègues des villes.Mais là n\u2019est pas le point sur lequel nous désirons appeler en ce moment l\u2019attention.Si le salaire des juges est considéré comme insuffisant, admettra sans peine que celui des lieutenants-gouver- neurs l\u2019est bien davantage.Leur haute situation leur impose des dépenses quâ sont & peine en rapport avec leur traitement, et la plupart d\u2019entr\u2019eux \u2014ceux de grandes provinees au moins\u2014soz+ obligf d\u2019avoir recours à leurs ressources perso: nelles pour faire face à leurs devoir sociaux.Ceci n\u2019est ni convenable, nu raisonnable.Nous suggérons donc que le salaire des lieutenants-gouverneurs soit porté à 812,000.L'augmentation serait approuvée par l\u2019opivion publique.on LES GRÈVES L\u2019on vient de préparer une statistique sur le montant des gages perdus dans l\u2019Etat de New-York par-suite des grèves.Cette perte est évaluée, pour l\u2019année 1887, à $2,013,229, 1 RX KHOR ELA AER IN a a satiate sion RDG Lie lies LES GUERRES \u2014\u2014 {: Il faut remonter au premier empire pour se trouver en présence de tueries Vraiment imposantes.Les guerres de l\u2019Empire ont coûté la vie à un million d'hommes, À \u2018* Frield- land, près de 35,000 hommes ont été mis bors de combat, A Essling, 40,000 hommes, dont 27,000 Autrichiens, ont été tués ou blessés.Le siège de Saragosse a coûté la vie à 100,000 hommes.A la Moskowa, sont tombés 90,000 hommes, dont 66,000 Russes.* A Waterloo, la France a perdu 30,000 hommes, un sixième des combattants.À la bataille de Leipzig, surnommée la \u2018* bataille des nations,\u201d 50,000 Français et B0,000 alliés restèrent sur le champ de bataille.130,000 hommes en trois jour- hées!\u201d La guerre de Crimée a coûté la vie à les milliers d\u2019hommes, mais les maladies lurent plus meurtrières que les balles en- hemies.En deux mois, le choléra enleva 12,000 hommes de troupes turques.La rise de Malakoff a jeté à terre en tout 22,000 hommes.La campagne d\u2019Italie h\u2019a pas été très meurtrière.On fait approximativement le bilan Inortuaire de la guerre de 1870-1871 : \u2018* La première défaite grave est celle Àe Frœschwiller.La moitié de l'effectif les troupes françaises, s\u2019élevant à 35, DOO hommes, fut mis hors de combat.L'armée allemande ne perdit de son côté guère moins : 19,527 hommes, dont ÿ,153 blessés.A Spickeren, les pertes Furent à peu près égales : 4,078 d\u2019un côté 4,866 de l'autre (allemand).De même bientôt sous Metz.À Borny, 3,500 hommes du côté des Français, 4,993 du côté des Allemands, À Vionville et à Rezon- ville, les pertes des deux armées ennemies s\u2019élevèrent ensemble à 35,000 hommes.** A Gravelotte et à Saint-Privat, l\u2019armée française perdit 11,000 hommes et l\u2019armée allemande 20,000.L'armée de Mac-Mahon à laissé sur le champ de bataille de Sedan 15,000 morts ou blessés et les allemands 9,860.** Les plus meurtriers combats soute- Nus ensuite par l\u2019armée de la Loire sont veux du Loigny (4,342 Français tués ou blessés, 4,119 Allemands ; de Beaugency {8,000 :i¢s deux côtés) ; du Mans (3,000 Æranc:.is, 2,000 Allemand: ).** L.s combats les plus sanglants sou- benus ur l\u2019armée du Nord sont ceux de Villic:s-Dretonneaux (2,152 Français, 3,000 .\\ilemands.\u201d Les pevtes totales de la France, selon le dcet«ur Chenn, membre de la Ligue des A:nis de la Paix, se chiffraient par 136,000 tués, disparus, morts de blessures ou de 1-\"ladies, 131,000 blessés et 11,425 blessés par plaies de marche.Quel argument pour les défenseurs de Ie paix ! ELA CARABINE DU PÈRE BICHARD \u2014Père Bichard, dis-je, vous avez là tune carabine bien vieille, car elle est toute rouillée et son chien est à pierre, mais c\u2019est une belle pièce.De qui vous vient- elle?\u2014Ça, petit, c\u2019est une relique, répon- dit-il \"Et sur son visage ,auparavant souriant et placide comme il l\u2019était presque toujours, un nuage passa.\u2014Oh ! repris-je.Il ya une histoire que vous ne m'avez jumais dite, Racon- tez-la moi.La pluie peut tomber encore pendant longtemps ; vous aurez tout le temps nécessaire.Le père Bichard réfléchit pendant un instant.Il puisa dans sa tabatière une nouvelle prise, qu'il massa entre le pouce st lindex de sa main droite et qu\u2019il aspira longuement, Puis il secoua la tête et dit : \u2014C'est triste, bien triste, petit.\u2014Oh ! ça ne fait rien, monsieur Bi- chard.Je vous prie.\u2014T'u le veux ?Eh bien ! soit.Tu sauras ce que le paysan peut endurer quand l\u2019étranger vainqueur est maître dans les campagnes.\u2014 Ça se passe au temps où les Autrichiens occupaient le pays ?\u2014Oui, écoute.+*, Pierre Malo avait servi en Italie et en Suisse, dans les armées de la première République.Brigadier de hussards a la bataille de Zurich, ii s\u2019était si bien conduit que Masséna, l\u2019enfant chéri de la victoire, lui avait décerné une carabine d'honneur, celle-ci.La paix signée, Pierre avait obtenu son congé définitif et, de retour à Saint-J., il s'était installé dans la maison isolée que tu vois là-haut, sur le bord du chemin.Pour lors, il avait repris la pioche et la béche, et solide vigneron comme il avait été bon soldat, il s\u2019était mis au travail avec ardeur, faisant du petit bien Que son père lui avait laissé en mauvais état, car \u2018* il était d\u2019âge \u201d, le père Malo, un des meilleurs clos de la commune.Aussi, l'aisance était venue et Pierre vivait heureux avec la Françoise, sa pièce, belle et forte fille de vingt ans, ; dont il était le tuteur, quand il apprit qu\u2019Augereau battait en retraite et que les kaiserlichs approchaient de la Saône.L'ancien hussard frémit de colère.Il reprit son vieil uniforme, saisit sa carabine et courut joindre les volontaires bourguignons qui cherchaient à retarder la marche de l'ennemi, 11 était avec eux lorsqu'ils reprirent le pont de Mâcon.Mais leur dévouement ne pouvait plus rien sauver, puisqu'ils n\u2019étaieat pas soutenus.Attaqués le lendemain Far des forces supérieures, écrasés par le canon, ils durent abandonner la position qu\u2019ils avaient si bravement conquise.Leur troupe se dispersa et Malo revint désespéré à Saint-J.Deux jours apres, les kaiserlichs occupèrent Villefranche et de fortes patrouilles battirent les environs, pour se rendre compte des ressources que le pays pouvait offrir à leur armée, assurer les communications entre les troupes qui devaient marcher sur Lyon par la grande route et celles qui suivaient les montagnes, et contenir lec habitants.4% Or, un jour que les habits-blancs étaient venus chercher du bois et du vin à Saint-J.deux grands diables de grenadiers s'écartèrent de la compagnie pour aller & la maraude.Ils arrivèrent à la maison des Malo, Françoise était seule, car son oncle, adjoint au maire de la commune, avait dû se rendre au bourg pour régler les réquisitions.Elle s\u2019était enfermée.Les deux chenapans, sur son refus d\u2019ouvrir, enfoncèrent la porte.Ils fouillèrent dans l'armoire, dans le buffet, partout, et, ne trouvant rien à leur convenance, ils s\u2019assirent devant la maie en jurant et frappant le carreau avec les crosses de leurs fusils.Françoise toute tremblante, leur apporta du vin.La bouteille fut bientôt | vidée.\u2014Encore, dit le plus âgé des soldats en jetant la bouteille par la fenêtre.Françoise s\u2019empressa d\u2019'obéir.Elle mit deux nouvelles bouteilles sur la maie.Les têtes des kaiserlichs commençaient à s\u2019échauffer.\u2014Tarteifle ! reprit celui qui avait déjà parlé.Bon vin et belle fille, \u2014Ya, ya, répondit son camarade en riant d\u2018un gros rire, belle fille ! 11 saisit la jeune fille par la taille et voulut l\u2019embrasser.Mais Françoise n\u2019était pas une miévriote, elle se dégagea et sortit en criant, Furieux de sa résistance, et d\u2019ailleurs à moitié ivres, les deux soldats coururent derrière elle.#1ls la rattrapèrent au tour- naut du chemin et l\u2019entraînèrent vers le bois.Au même moment, Pierre revenait du bourg.Il entend les cris de sa nièce.11 court à la maison.Il voit la porte ouverte et la chambre vide.Il devine tout, descend au cuvier,décroche sa carabine, qu\u2019il avait cachée toute chargée, sous le plateau du pressoir, et s\u2019élauce au fond de son jardin, sur la petite terrasse couverte de vigne vierge où il fumait sa pipe le dimanche.De la, il domine toute la contrée voisine, Il regarde vers le bas de la côte et aperçoit les kaiserlichs prêts à entrer dans le bois, en tirant Françoise chacun par un bras.Un instant de plus, et sa niece est perdue.Il n'hésite pas.Il s\u2019accote au mur de la terrasse, arme sa carabine, l\u2019ajuste et fait feu.Pierre avait été le meilleur tireur de son régiment.Le coup porte.Un des Autrichiens tombe.L'autre là- che le bras de Françoise pour secourir son camarade.La jeune fille ainsi délivrée prend la fuite.Elle court vers le moulin, qui 6st tout près de là, et y trouve un refuge.+*4 Pierre cependant jette sa carabine daus son puits, prend sa veste de travail, s\u2019arme d\u2019un gros bâton et va rejoindre sa nièce, pendant que le Kaiserlich, laissant son camarade mort, se dirige au pas de course vers le village, en appelant aux armes.Bientôt le tambour bat.Les kaiserlichs se rassemblent en hâte et se rangent en bataille sur la place.Le grenadier, interrogé, raconte ce qu\u2019il sait \u2018\u201c Un coup de feu a été tiré par un Français et son camarade est mort \u201d.Le capitaine qui commande le détachement jure et veut faire un exemple.Des ordres sont donnés.Un peleton conduit par un sergent, est envoyé vers le bois.Des sentinelles sont placées à toutes les issues du village et les officiers autrichiens se réunissent dans la grande salle de la maison commune, où le maire de Saint Jet les conseillers municipaux qui l\u2019assistent sont retenus comme otages, Bientôt le sergent revient avec ses hommies, escortant une charette, sur la- quelleest étendu le corps du maraudeur.Les soldats n\u2019ont pu retenir aucun renseignement sur le coupable, ni découvrir aucun indice ; mais ils ont fait prisonniers tous les paysans trouvés dans les maisons, qu\u2019ils ont fouillés.Le capitaine alors fait amener sur Ja place tous les habitants du village ; hommes, femmes, enfants, sans exception.Il commande un roulement de tambour et déclare, dans son baragouin mêlé d\u2019allemand et de français, que si, dans un quar d'heure l\u2019assassin n\u2019est pas dénoncé, la commune sera livrée au pillage et le bourg incendié.Quant aux otages, ils seront emmenés à Vilefranche, et, de là, dirigés vers la frontière autrichienne pour être internés dans une forteresse.Les hommes se regardaient avec terreur ; les femmes pleuraient, les enfants criaient de voir pleurer leurs mères : mais personne ne, pouvait parler, car on ne savait pas qui avait tué le kaiserlich, et, l\u2019eût-on su, je crois bien que personne h\u2019aurait parlé tout de même.Alors, Pierre, qui avait été amené par le sergent, avec tous ses voisins, sortit de la foule et s'avança vers le capitaine : \u2014Laissez tous ces braves gens, mon officier dit-il.J\u2019étais présent, et les paroles que prononça mon pauvre ami sont restées gravées là et ne s\u2019effaceront jamais.Le vieillard porta le doigt à son front et je vis deux grosses larmes sourdre de ses paupières et glisser le long de ses joues ridées, Il se tut pendant quelques secondes, puis il passa sur ses yeux le revers de sa main, se redressa avec effort, et reprit : C\u2019est moi qui ai tiré sur votre grenadier, continua Pierre Malo.J\u2019ai défendu ma nièce, l\u2019enfant que mon frère m\u2019avait recommandé à son lit de mort.J'étais daus mon droit et j'ai fait mon devoir.Les lois de la guerre me condamnent, je le sais ; j'ai été soldat.Mais je dois seul être frappé.Alors, se tournant vers moi : \u2014Bichard, me dit-il, je te confie Fran- Çoise.\u2014Sois tranquille, Pierre sois tranquille elle sera notre fille.Et je serrai les poings sur mes yeux pour ne pas pleurer devant les Kaiser- lichs.+*, Le \"capitaine regarda Pierre avec un étonnement auquel se mêlait peut-être un peude compassion.Mais il fronça les sourcils, comme s\u2019il eût voulu chasser une pensée pénible, puis, ilse pencha vers son lieutenant et lui dit quelques mots que nul de nous ne comprit, mais que tous devinèrent ; et les plus durs, les plus goîstes en eurent le frisson.Tu devines aussi, n\u2019est-ce pas, petit ?Pierre Malo fut immédiatement traduit devant un conseil de guerre improvisé, condamné à mort et fusillé derrière le clocher, en présence de ses amis jet de ses voisins, gardés par les kaiserlichs, Il ne voulut pas qu\u2019on lui bandit les yeux et mourut eu soldat Les ennemis eux-mêmes admirèrent sa bravoure et son dévouement.Nous transportimes dans sa maison le corps de notre ami.Le curé de Saint'J\u2026 et moi,nous veillâmes près de lui jusqu\u2019au jour, et le lendemain tous les habitants de la commune I'accompagnérent a l\u2019église et au cimetière.Françoise n'avait pas vu tomber son oncle.Au moment où il sortait de la mairie, pour ailerà la mort, elle s\u2019était évanouie, et pourtant c'était une robuste et courageuse fille.Les femmes qui se trouvaient auprès d'elle l\u2019avaient reçue dans leurs bras et l'avaient portée à la cure, où elle avait été charitablement accueillie et entourée de soins intelligents et dévoués.Dès qu\u2019elle put marcher, on l'amena chez moi.La parole d\u2019un mourant est sacrée, etni ma femme ni moi n\u2019aurions voulu refuser le dépôt que Pierre nous avait confié, Françoise fut très malade pendant longtemps, et je cruis bien qu\u2019elle ne guérit pas tout à fait, Ce qu\u2019ily a de sûr, c\u2019est qu\u2019elle mourut trois ans après son oncle, malgré la médecine et les médecins car on n\u2019épargua rien pour elle, tu peux bien le croire.Mais, jusqu\u2019à la fin, elle avait soigné la\u2018tombe de Pierre et n\u2019avait pas manqué un soul dimanche, hiver comme été, d\u2019y porter des fleurs de la saison.Moi, j'avais pris le deuil ; je le gardai pendant un an, comme si j'avais perdu mon frère.Et quand les Autrichiens quittèrent le pays, Je retirai du puits la carabine toute rouillée ; Pierre m\u2019avait fait, | en sortant de la mairie, un signe que j'avais toujours devant moi, et elle y restera jusqu\u2019à mon dernier jour.\u201d «*,\u2014 Pauvre Pierre ! Pauvre Françoise ! dis-je en m\u2019essuyant les yeux, car je pleurais.: Puis, après un moment de silence : \u2014Père Bichard, repris-je laissez-moi toucher la carabine de votre ami.Le vieux ne répondit pas ; mais il se leva lentement, alla prendre l\u2019arnie et me la tendit.Je la regardai profondément ému, puis je la baisai, ebla rendant au père Bichard : \u2014 C'est bien une relique, lui dis-je, car Pierre Malo fut un martyr.LA TEMPERANCE FORCEE Les deux chambres de la législature d\u2019Albany sont en pleine fermentation au sujet de la série desprojets de lui relatifs à la vente des boisssons dans l\u2019Etat de New-York, Il serait oiseux d\u2019énumérer tous ces projets qui passent par tous les dégrés de la restriction fiscale jusqu\u2019à la probibition absolue.Le bill qui paraît devoir être finalement adopté, le Crosdy High License Bill est déjà voté par l\u2019assemblée, et actuellement soumis au sénat.Il est toutefois douteux qu\u2019il soit accepté sans modification.Quelques sénateurs qui trouvent la mesure trop radicale, mais qui cependant ne voudraient pas se séparer de leur parti et risquent de le laisser en minorité, voudraient voir réduire de $100 à $75 le prix de la licence pou - les débitants de bière.Cette réduction est aussi appuyée par un ou deux sénateurs qui représentent des districts producteurs de houblon.On estime qu\u2019il faut dix- sept voix de sénateurs republicains, sur vingt-deux que compte le sénat, pour faire passer le bill.Il est probable que la majorité consentiraaux concessions demandées pour ne pas s'exposer à un échec.Ecole d\u2019Aericuiture de Ste-Anne de la Pocatière Fondation du Corcle St-Isidore Dans une réunion préparatoire provoquée le 25 mars dernier par M.L.A.Colbert Martineau, l\u2019un d'eux, les élèves de l\u2019Ecoie d'Agriculture de Ste-Anne ont décidé la création d\u2019un cercle ayant pour but de donner des conférences agricoles hebdomadaires.Chaque membre de l\u2019école s\u2019est obligé à faire à son tour de rôle une conférence le dimanche soir.Le Cercle, dans une pieuse pensée, s'est mis sous la protection du saint patron des cultivateurs et a pris le nom de Cercle St-Isi- dore.Le Rév.M.L.O.Tremblay, directeur de l\u2019école, est de droit directeur du Cer cle.M.Schmouth, professeur d\u2019agriculture, en a été proclamé Président honoraire.Le Cercle a élu pour officiers : MM.E.Castel, président ; C.A.D.Du- fresne, vice-président et M.Ed.Desjardins, secrétaire.Le Cercle a été inauguré le dimanche de Pâques sous le haut patronage de 8.G.Mgr Poiré, qui a daigné rehausser de sa présence l'éclat de cette fête de famille.À cette séance assistaient indépendamment de tout le corps dirigeant et enseignant de l\u2019école, MM.Firmin H.Proulx et Hector Proulx, de la Gazette des Cam- Après quelques mots de bienvenue à S.G.Mgr Poiré, le président dans une courte allocution a d\u2019abord remercié ses confrères do l'honneur qu\u2019ils lui ont fait en l\u2019appelant au fauteuil, leur à esquissé le tableau de ses obligations et de leurs devoirs réciproques et leur a proposé d'inscrire en tête de leurs statuts cette divise : \u2018\u201c Avec Dieu et pour la Patrie.\u201d Sur la demande du Président, des remerciements ont été votés par acclamation à M.Colbert Martineau, fondateur du Cercle.Ensuite la parole a été donnée au conférencier M.C.A.D.Dufresne, qui avait pris pour sujet: \u201c\u2018\u2018 Les qualités du bon cultivateur.\u201d En première ligne, M.Dufresne a justement demandé au cultivateur d\u2019être bou chrétien, et lui a conseillé en outre de s\u2019instruire et de pratiquer nne sage économie, en développant la nécessité et les avantages de l'instruction et de l\u2019économie bien entendue.Puis il a démontré l'importance d\u2019un jugement droit, de l'esprit d\u2019observation, de l\u2019esprit d\u2019exécution et de l'esprit des affaires.Et recommandant au cultivateur la prudence, la modération dans ses désirs, l\u2019application et la persévérance, il a terminé sa confé rence au milieu des applaudissements en répétant l\u2019adage bien connu, mais toujours utile àrappeler : *\u2018 Tant vaut l\u2019homme, tant vaut la terre.\u201d Sur la proposition de MM.LE.A, Colbert Martineau et Jos.Prévost, des re- mrerciemeuts ont été votés au conférencier, et MM.Roy, chef de pratique de la ferme modele de Ste-Anne, et Fimin H.Proulx, directeur propriétaire de la Gazette des Campagnes, ont été acclamés membres honoraires du Cercle.Dans une aimable improvisation, M.Proulx a remercié le Cercle et a exprimé sa satisfaction du succès de M.Dufresne qu\u2019il a montré à tous les élèves de l\u2019école comme un exemple encourageant de ce que peuvent la bonne volonté et le travail assidu.\u2018 Enfin la séance a été close par une gracieuse allocution de.S.G.Mer Poiré, qui en félicitant les membres du Cercle de leur excellente idée et le conférencier de son intéressant travail, leur a recommandé à tous, ainsi qu\u2019aux cultivateurs en général, le bon emploi du temps, le temps eourt et précieux, le temps qui fuit irréparablement.LA TAXE À MONTREAL Au Conseil-de-Ville de Montréal, on a discuté longuement la proposition de I'é- chevin Jacques Grenier pour une auf mentation temporaire de la taxe eur 1 propriété foncière, afin d\u2019équilibrer le revenus et les dépenses de la cité.Fina lement, la proposition a été rejetée px un vote de 22 contre 13.LES NOUVEAUX LIVRES Le vice-amiral Jurien, de Ia Gravis vient de publier un livre d\u2019une grand érudition : La guerre de Chypre et la ba taille de Lépante, Fa Un ouvrage qui a un succès éclatan en France, c\u2019est celui de M.Legouvé : Soixante ans de souvenirs, - x\" Le capitaine Trafalgar, par André Lau rie, récit des aventures du corsaire ma louin corbiac qui fit ses preuves à Trafal gar et qui combattit longtemps pour dé fendre la Louisiane contre les Anglais.x\" L'épare de la Cynthia par Jules Vernc et Laurie, xx M.Philippe Daryl a réuni en volume une série d'articles parus dans le Times Les Anglais en Irlande.\"x Ce qui ne meurt pas, poésies par J.Barbey d'Aurevilly.x On signale un livre de Louise Michel | Le monde nouveau.C\u2019est un sombre dra me aux péripéties étranges et émouvantes, où l\u2019auteur, sous le couvert du ro man, développe ses théories de réformu sociale et nous montre, au milieu des lut tes et des cataclysmes, l\u2019enfantemen: d\u2019une nouvelle humanité, meilleure e plus grande que la notre.ee L'annexion de Terreneuve Conditions de son entrée dans la Confé deration.\u2014 Base des négociations Orrawa, 4\u2014On attend ici sous peu le délégués de Terreneuve en faveur de l\u2019an nexion, On sait privément que le gouvernement assumera toutes les dettes publiques de Terreneuve en se réservant le droit de substituer les débentures fédérales aux garanties actuellement existantes.Il de mandera aussi que le pouvoir de taxe: soit conféré au Parlement fédéral.La principale différence entre la proposition actuelle et celle de 1869 se trouv« dans la question du subside provincial, L'offre de 1869 était pour un subside annuel de $35,000 et une allocation de 8C cents par tête.La proposition actuelle sera de $50,000 de subside et 90 cents pas tête.La législature de Terreneuve aura le choix de garder le contrôle de ses mines ou de le remettre au parlement du Canada en rocevant une allocation addition: nelle.Le gouvernement fédéral se chargers du maintien des phares et bouées, la pros tection des pêcheries et établira un service efficace de steamers entre Terreneuve et la terre ferme.De plus il prendra la milice actuelle de Terreneuve et la con: stituera en district militaire distinct dans la milice du Canada.\u2014_\u2014\u2014oee\u2014 UN POINT DE LOI COMMERCIAL Hier matin le juge Taschereau, siégeant en Cour Superieure, & Montréal, a a rendu sa décision dans la ase de M.James D.Johnson contre MM.W.H.Scott et Jeffry, de St-Jérôme.Les défendeurs s'étaient associés pour exploiter un moulin à scie et dans leur acte de société il avait été stipulé qu\u2019aucun associé ne pouvait signer le nm de la raison sociale sans le consentement de co-associé.M.Jeffry avait besoin d'argent pour compléter sa mise de fonds dans la société, emprunta $700 du demandeur qui exigeait un taux d\u2019intérét usuraire.M.Jeffrey signa le nom de la société sur un billet promissoire en intimant au préteur qu\u2019il n\u2019avait pas le droit de signer \u2018* Scott et Jeffry.\u201d M.Johnson accepta le billet ainsi signé et l\u2019escompta.Le jugement de la cour a débouté l\u2019action contre M.Scott et a condamné Jeffry à payer le billet.\u2014_\u2014\u2014 Q tend bébé ut malade, elle pAt du Castoria, Qu and elle fut enfant, elle en voulut encore, Quand elle fut plus grande, elle disait: Jol'adurg Depuis tous ses enfants ont pris du Castoria ms fig | nese par ii Enr # | ps 6 | lun wa i voue Neg | num es Gv iz, mn Deus ai La Tat TRAD Toit JE a \u201cdi à @ at i Api Stet BR Aa Xi, a uz a Jae ga me GORE iS ee aves i, es Bras: je ag lic Poon a Hn di Ld Nip ng Tug) Mia Lg i Ti, @ Tol y k Fig \u2018 ue Hil vibe di Ting EA) & toy en delat Semen gl 5 Là Café istians 5 peu la dela rene \u201cgps À te dr À inl 0 iA Ide 1 » de PAR Lia bp ve mou | ony Tide an Ge g well cel pat o unl sat 7° OÙ Ur ai chataert &, b or Parlement Féderal Ottawa, 5 avril.La séance commence à 3 heures p.m.L\u2019hon.M.LAURIER est vivement cclamé par les députés de l'opposition Quand il se lève pour reprendre le débat journé d'hier sur la résolution de Sir Ricyard Cartwright.Les amis du gouvernement, dit-il, ont sccusé l\u2019oposition de déloyauté à la Cou- tonne d\u2019Angleterre en présentant cette solution.Ce cri de loyauté pourtant l\u2019est que le suprême refuge, le dernier \\rgument de ceux qui s\u2019imaginent être 16s pour rdgner et qui ne peuvent se faire à l\u2019idée d\u2019un changement quelconque impliquant la perte du pouvoir, la perte des Jubsides, la perte des monopoles.Nous avons droit d\u2019être fiers de nos mstitutions et de la position à laquelle 10us sommes arrivés.ll y cependant me chose qui menace notre propre exis- lence.Notre pays perd sa population thaque jour.Des centaines d\u2019enfants du Danada abandonnent nos rivages pour Mer chercher une demeure sur une terre plus heureuse, plus favorisée.Au mo- nent même où je parle il y a au moins lu million de canadiens nés sur le sol de Je pays qui sont citoyens des Etats-Unis »t qui travaillent aux Etats-Unis, Le gouvernement actuel est arrivé au pouvoir en 1878 en jetant sur l\u2019adminis- ration Mackenzie la responsabilité de la lépression qui existait depuis 1876.Le rouvernement actuel promit alors de nettre fin à cet état de choses déplorable.En 1878, le pays subissait une grande lépression et le peuple émigrait aux Stats-Unis ol il allait chercher du tra- Jaill dans les manufactures.(Ecoutez, Jcoutez.) , *¢ N\u2019est-ce pas une honte pour notre ays, qui possède tous les avantages na- nels qu\u2019on puisse désirer, un sol fer- île, un beau climat, etc., que 500,000 \u2018anadiens aient traversé la frontière pour Adler aux Etats-Unis ?Pourquoi s\u2019expa- riaient-ils ainsi ?Parce qu\u2019ils n\u2019ont pas Trouvé du travail sur le sol de la patrie ! \u201d\u201d | Telles étaient le sens des paroles pro- yoncées par le chef de l'opposition en 1878, celui-là même qui est maintenant 's chef du gouvernement.N'est-ce pas me honte plus grande encore, je le de- nande % cette honorable chambre, que ?lémigration qui était de 500,000 âmes en 1878 en soit rendue à 1,000,000 d\u2019âmes m 1888 ?(Applaudissements de l\u2019opposi- ion.Iln\u2019y a aucun doute qu'une grande artie du mécontement qui existe dans outes les parties du pays est due 4 la ma- ère avec laquelle la Confédération a été nise à exécution contre la volonté du euple dans plusieurs provinces et par la orce.i Pourquoi le Manitoba qui était si pros- yore A ses débuts, n\u2019a-t-il pas continué à Jrospérer autant sous la Confédération ju\u2019avant ?Le peuple est écrasé d'impôts eb ses forts, son énergie, son travail sont presque anéantis.Ce qu\u2019il lui faut c\u2019est an champ plus vaste, de l\u2019espace pour Scouler ses produits.Les manufacturiers ne demandent qu\u2019un champ convenable d'écoulement pour leurs produits, Ils \u2018\u2019ont pas besoin de faveurs et ils sont prêts à soutenir la concurrence avec les Américains sur leurs propres marchés.La Hollande, la Belgique et d\u2019autres pays le l\u2019Europe ne nous fournissent-ils pas de 3es exemples.L'histoire de toutes les aations n\u2019est-elle pas Aussi la nôtre ?| Nous avons été absorbés par l'agitation olitique pour obtenir notre indépen- Lance.Quand nous avons eu le gouver- aement responsable, I'énergie du peuple Yest portée à chercher des débouchés, les marchés pour l\u2019écoulement de l\u2019excé- fant des produits.i Des ce moment l\u2019histoire du Canada 3onstate les efforts faits pour obtenir un commerce plus vaste, plus étendu.Le premier acte du gouvernement libéral de époque, dès que l'agitation pour le gou- zernement responsable fut apaisée, fut le trouver de nouveaux débouchés.Ce jouvernement trouva le grand marché du ud des Etats-Unis, _ Les efforts faits par le gouvernement ibéral d\u2019alors eurent pour résultat le traité le réciprocité de 1854 qui nous était très wantageux quand la protection fut adop- sée comme politique du pays.Une des æisons qu\u2019on donnait alors en faveur de a protection c\u2019est qu\u2019on voulait forcer les Ttats-Unis à nous accorder la réciprocité.Le but que devait avoir le gouverne- nent d'aujourd'hui était de maintenir la politique nationale dans son intégrité.Maintenant que ce but est atteint cela levrait nous conduire à la réciprocité.Nous n\u2019avons pas, comme les amis du jouvernement l\u2019ont prétendu, augmenté, éveloppé notre commerce entre les pro- Jinces de l'Est et de l'Ouest du Canada.est impossible de vaincre la nature et ette même nature a mis des obstacles nsurmontables au commerce entre l'Est k l'Ouest du Canada, Les belles promesses faites par Sir John en 1878 ne se sont pas réalisées, parce que les auteurs du mouvement de 1877-78 ont complètement perdu de vue le fait que nos manufactures, nos industries de toutes sortes ne peuvent prospérer avec un marché limité.L'industrie manufacturière du coton en est un exemple.L\u2019industrie faite avec un marché vaste a toujours pour avantage de réduire le coût de la production.À quoi ont abouti les efforts faits par les commissaires que nous avons envoyés au Brésil, en Espagne et dans d\u2019autres pays?A rien autre chose qu\u2019à nous prouver que le marché naturel pour nous était celui que nous pouvons avoir avec une nation qui se trouve au sud du Canada.Ce marché nous pouvons l'obtenir par la résolution de Sir Richard Cartwright et cette résolution nous ouvre un commerce avec un peuple de 60 millions d\u2019habitants.Le gouvernement actuel ne ferait pas de difficultés d\u2019envoyer aux antipodes des commissaires pour ouvrir des relations de commerce.Il refuse cependant d\u2019envoyer des commissaires à Washington.Le gouvernement a une raison qui le porte à agir ainsi.Nous avons dans nos statuts une certaine offre de réciprocité avec les Etats-Unis et le gouvernement croit qu\u2019il serait contre sa dignité de s\u2019en départir.L'offre de réciprocité de nos statuts ne peut être considérée que comme une menace faite aux Etats- Unis.Malheureusement cette menace n\u2019a pas eu d\u2019heureux effets, La réciprocité limitée, suivant moi, est impossible, tandis que la réciprocité sans restrictions est très possible et nous pouvons l\u2019obtenir maintenant des Etats-Unis.Les discours prononcés par les hommes d\u2019Etat de l\u2019autre côté de la frontière, les deux projets actuellement devant le Congrès nous sont une preuve que les Etats-Unis veulent la réciprocité.Le temps est propica pour envoyer un commissaire à Washington.On a dit que la réciprocité sans restrictions feraient tort à nos manufacturiers.Il ne faut pas oublier que la réciprocité illimitée comprend les produits naturels.S jamais il fallait faire un choix entre * deux classes de producteurs pour adopter un régime d\u2019économie politique je me déclarerais en faveur des produe- teurs de produits naturels parce que ces derniers comptent 70 pour cent de notre population.Comme preuve du fait que ia récipaocité illimitée ne serait pas la ruine de notre industrie, j'ai en ma possession un télé: gramme d\u2019un manufacturier de Saint Hyacinthe qui me dit qu\u2019il triplera la capacité productive de ses opérations le lendemain du jour où la réciprocité sans restrictions sera adoptée.On a dit encore que la résolution actuelle nous ferait perdre une partie do nos revenus.Mais si les dépenses du pays avaient été maintenues dans de plus justes limites, nous n\u2019aurions pas besoin d\u2019autant de revenus.Nous nous sommes livrés à une dépense vraiment extraordinaire, à un impôt injuste et à une corruption politique si grande, si audacieuse qu\u2019elle ne prend pas même la peine de se cacher.On jette le cri de loyauté, mais n\u2019est-ce pas faire acte d\u2019anti-canadien que de refuser d\u2019augmenter notre prospérité par les meilleurs moyens à notre disposition, Refuser d\u2019agir pour notre progrès ce n\u2019est pas de la loyauté mais de la faiblesse, puisque nous sommes indépendants comme colonie et comme pouvoir législatif.Nous avons un tarif de protection destiné à donner de l\u2019essor à nos manufactures et à diminuer d\u2019autant les achats que nous faisons de l\u2019Angleterre.Il fut un temps ou adoption d\u2019un tel tarif n\u2019eut pas été tolérée.Mais aujourd\u2019hui l\u2019Angleterre reconnaît que ses colamies ont des intérêts qui leur sont propres.Lord Durham avait dit à l\u2019Angleterre : ¢¢ Rendez les Canadiens libres et vous les rendrez loyaux.\u201d Ona dit qu\u2019il fallait maintenir le lien colonial avec l\u2019Angleterre et je suis du même avis.Mais l'in- \u2018térêt de l\u2019Angleterre doit passer après celui du Canada.Je suis pour la loyauté à l\u2019Angleterre tant que ce sentiment ne sera pas en opposition avec mon devoir.Je veux que ma langue s'attache au palais de ma bouche si jamais je prononce un mot déloyal à l\u2019adresse de la mère- patrie.Mais quand les intérêts du Ca- da et ceux de l\u2019Angleterre seront en conflit, je serai toujours pour mon pays.Il n\u2019y à pas un seul Anglais de cœur qui osera me condamner de faire passer avant tout l\u2019amour et l\u2019intérêt de mon pays.La confédération adoptée en 1867 n était qu\u2019une pure union sur le papier et il en est encore de même aujourd\u2019hui.Des députés.\u2014Non ! non ! L\u2019hon.LAURIER.-\u2014Le peuple n\u2019est pas de cœur pour cette union.Plusieurs députés.\u2014 Oui, oui.L\u2019hon.M.LAURIER\u2014 Lies sentiments exprimés par l\u2019hon.M.Jones quand il a dit qu\u2019il était New Scotian par naissance et Canadien par acte du Parlement sont encore les sentiments des dix-neuf vingtièmes de la population de la Nouvelle- Ecusse.LE CULTIVATEUR J\u2019ai foi dans la Confédération et je veux que le peuple des Provinces Maritimes croie que c\u2019est la politique du parti libéral de rendre le peuple non-seulement sujets britanniques loyaux, mais encore loyaux canadiens, Les colonies sont destinées à devenir des nations et personne ne croira que le Canada va toujours rester dans les relations qu\u2019il a actuellement avec l\u2019Angleterre.Le temps est venà où l'union entre l'Angleterre et le Canada devra être plus étroite ou cesser complètement.Les honorables membres de l\u2019autre côté de cette chambre ont fermé les portes du Canada à l\u2019Angleterre, non pas dans un but d\u2019inimitié mais seulement en vue des intérêts du Canada.: La politique financière de l\u2019Angleterre est le libre-échange} La politique du Canada et celle des Etats-Unis est la protection.Ce n\u2019est pps une question de choix pour nous mais bien les dictées de la raison qui nons forcent à agir.De toute nécessité le Canada doit entrer dans des relations de; commerce plus intimes avec les Etats-Unis qu\u2019avec l\u2019Angleterre.Sir Richard Cartwright, je crois, en proposant sa résolutiqn, a jeté la semence d\u2019un meiileur état de choses, de jours plus heureux, L\u2019hon.M.CHAPREAU est acclamé à outrance quand il se Bye pour répondre au chef de l'opposition.Deux fois i] veut commencer à parler rhais il en est empêché par les applaudissements prolongés de ses amis.Les députés de l\u2019opposition répondent à ces applaudissements en criant par dérision : \u2018\u201c Encore, encore.\u201d 11 dit: Je ne peux qu\u2019avoir de l\u2019admiration pour la grande éloquence du chef de l\u2019opposition et je suis sûr que mon admiration sera partägée par tous les membres de cette chambre.(Appl.) Je ne désire pas ajouter beaucoup à ce débat qui sera si intéressant dans l\u2019avenir, lorsque notre confédération canadienne, lorsque notge pays, en dépit et malgré les efforts de ses détracteurs, sera passé de l\u2019état d\u2019enfahce à la virilité.Il sera excessivemeut intéressant pour ceux qui vivront alors, et jil est bien possible que de ce nombre seftrouveront encore quelques députés de cette chambre, de lire les comptes-rendus de ce débat duquel peut dépendre les destinées de notre peuple.\u2018 : Je n\u2019aurais pas pris la parole sur ce débat si ce n\u2019eût été certaines idées émises par honorable chèf de l'opposition et contre lesquelles je nie sens tenu de protester d\u2019une manière énergique et s0- lennelle.Dans chacun de ses discours l\u2019honorable chef de l\u2019opposition ne manque jamais de parler de sa grande loyauté à la couronne d\u2019Angleterre et à l\u2019empire.On dirait à entendre pareilles manifestations de loyauté que l'amour et le respect pour l\u2019Angleterre ne se trouvent que dans le parti libéral, \u2018 J'avoue que j'aurais préféré l'entendre protester comme il le fait maintenant de sa l\u2019oyauté plutôt que de l\u2019entendre se déclarer prêt à prendre l\u2019épée en ces jours malheureux qui, espérons-le, sont oubliés et ne reviendront pas.Le chef de l\u2019opposition disait alors tout le contraire de ce qu\u2019il nous a déclaré aujourd\u2019hui.se montrait alors tout disposé à prendre les armes pour une cause qui était loin d\u2019être dans les intérêts de l\u2019Empire.Je ne mentionne ce fait que pour faire ressortir le contraste qui existe dans les opinions du chef de l'opposition.Un homme ne doit pas faire parade de patriotisme senlement pour faire croire qu\u2019il en a.Au contraire c\u2019est par l\u2019action qu\u2019il doit prouver son patriotisme, l'amour pour son pays.(Applaudissements.) Dans la province de Québec, l\u2019honorable député a voulu prouver au peuple que le vrai patriotisme ne se trouvait que dans les rangs du parti à la tête duquel il est maintenant.Du vivant de Sir George Cartier, l'honorable chef actuel de l\u2019opposition n\u2019hésitait pas à appeler Sir George Cartior ** un simple esclave de l\u2019Angleterre, dont toute la gloire était de mettre son pays au service de l\u2019Empire.\u201d En 1885, lors de l\u2019agitation dans la province de Québec, l'honorable député avait changé de vues et il déclarait qu\u2019il n\u2019y avait pas de plus grand patriote, de plus zélé édificateur de l'avenir de son pays que Sir George Etienne Cartier.(Ecoutez, écoutez.) Quand l\u2019hon.M.Laurier a dit devant cette chambre que la politique nationale inaugurée en 1879 était ruineuse pour le pays et que le peuple en était fatigué ; quand en parlant ainsi, il prétendait exprimer l\u2019opinion du peuple dans la province de Québec, il disait faux.Dans aucune autre province de la Confédération, la politique nationale a été plus promptement adoptée que par le peuple de la province de Québec.Je pourrais prouver cet avancé en citant les paroles exprimées par le chef de I'opposition lui-même.En 1867 il demandait à grands cris la politique nationale, l\u2019encouragement pour nos manufactures afin de mettre fin au grand mal d'alors, l\u2019émigration aux Etats-Unis.On nous a beaucoup parlé de l\u2019émigration aux Etats-Unis et qu'on dit étre due à la politique nationale, Cette émigration existait lorsque le traité de réciprocité était en force.Jamais elle n\u2019a été plus considérable que dans les années de 1854 à 1878, époque de la durée du traité de réciprocité.Ici hon.M.Chapleau cite un extrait d\u2019un discours prononcé en 1867 par l\u2019hon, M.Laurier pour prouver que les Ca- nadiens-français désiraient ardemment créer uns iudustrie nationale, une politique nationale.Puis l\u2019hon, M.Cha- pleau continue : , L'hon.M.Letellier qui était Pincarna- tion même des idées libérales s\u2019est toujours déclaré un protectioniste.Il eñ est de même de l\u2019hon.M.Joly qui s\u2019est déclaré chaleureux partisan de la protection.A six heures l\u2019Orateur quitte le fauteuil.SEANCE DF\" L\u2019hon.M.CHAPLEAU conunue son discours.A la séance de cette après-midi, dit-il, j'ai prouvé que le parti libéral dans la province de Québec avait adopté la politique de protection comme formant partie de son programme.Cependant si les souvenirs que j\u2019ai évoqués avaient pu être oubllés par le parti libéral, je lui rappelerai des faits récents et qui doivent encore être présents à sa mémoire.Lors des élections générales de 1387, lorsque la vague populaire menaçait de nous balayer du pouvoir, lorsque l\u2019honorable M.Blake, alors chef du parti libéral, se croyait sûr de la victoire il se rendit à Montréal pour soutenir le courage des siens, A ce moment solennel, le chef libéral de l\u2019opposition déclara qu\u2019il fallait | continuer à maintenir un droit protecteur sur les articles que nous pouvions manufacturer au Canada.Il déclara de plus que le libre-échange n\u2019était pas possible au Canada, comme il n\u2019était pas possible non plus de changer notre mode d\u2019impôts.(Appl.) Donc, en 1872, en 1878, en 1887, le parti libéral dans la province de Québec était en faveur de la politique nationale et en cela il était d\u2019accord avec le reste du pays.(Appl.) Je défie mon honorable ami de citer un seul fait qui l\u2019autorise à parler comme il l\u2019a fait cette après-midi, surtout lorsqu\u2019il prétend représenter les vues du peuple dans la province de Québec.(Ecoutez.La résolution de Sir R.Cartwright tend, sous de faux prétextes, à attirer les sympathies du peuple en prétendant que le parti libéral veut des relations cordiales de commerce avec les Etats-Unis.Les députés de l\u2019opposition ont entendu à plusieurs reprises le gouvernement conservateur exprimer le désir d\u2019avoir la réciprocité avec nos voisins les Américains.Aussi les députés de l'opposition n\u2019ont pas le droit d\u2019insinuer que ce gouvernement n\u2019a rien fait pour en arriver à la réciprocité avec nos voisins ; que les propositions faites par les plénipotentiaires anglais n\u2019étaient pas dans un sens large.Les plénipotentiaires américains, lors de la commission à Washington, ont déclaré bien clairement qu\u2019ils ne voulaient pas s\u2019occuper d\u2019aucune proposition de réciprocité, (Ecoutez.) Le gouvernement du Canada n\u2019a pas fait de réticences.Il a dit franchement ce qu\u2019il voulait, ce que le peuple du Canada désirait.* Il y a certaines parties du Canada où la réciprocité pour les produits bruts peut avoir des inconvénients.On sait très bien que les intérêts des Provinces Maritimes ne tombent pas toujours d\u2019accord avec ceux du reste du pays.Dans ces cas on fait un sacrifice pour le plus grand bien de tous.(Appl.) Le pays ne veut pas de la réciprocité illimité et il ne peñmettralt pas à ce gouvernement de l\u2019adopter.Dans un pays comme le nôtre où il n\u2019y à pas de politique étrangère, le programme du gouvernement doit être de créer un esprit national et de le créer de manière à permettre le développement des ressources du pays et la protection de ses institutions.Ce but devient impossible à atteindre quand on voit un parti assez peu soucieux de son pays pour demander le secours d\u2019une puissance étrangère afin de l\u2019aider à renverser le parti au pouvoir.Nous ne sommes que cinq millions, il est vrai, et nous avons un territoire plus grand que celui des Etats-Unis.Nous devons chercher tout de même\u2019à maintenir notre nationalité, nos institutions.Nous devons travalller à protéger nos industries.(Appl.) Les députés de l'opposition ont prétendu que la politique nationale ne faisait qu\u2019enrichir un certain nombre de capitalistes et que nous devions surtout protéger nos cultivateurs qui étaient les plus nombreux dans le pays.Ces mémes députés nous ont encore dit qu\u2019avec la réciprocité illimitée les manufactures seraient beaucoup plus.prospères.que maintenant.Ils ont oublié un fait capital cependant, Il y aurait plus de ma- nufactureg, elles seraient plus prospères, disons le, mais toutes ces manufactures et cette prospérité ne seraient plus nôtres: 5 = L\u2019honorable chef de I'opposition nous a dit qu\u2019il fallait former Popinion publi« que en Canada, Cette opinion publique s\u2019est prononcé en 1872, en 1878 et en 1887.Pourquoi parlaient alors les dépu< tés de l\u2019opposition ?Etait-ce au nom du peuple des Etats-Unis ?; Quelques députés, \u2014Oui, L\u2019hon.M.CHAPLEAU.\u2014Je dis non, Ils ne représentent pas l\u2019oppinion publi que aux Etats-Unis, ils ne représentent pas les sentiments et les idées d\u2019un seu homme d\u2019Etat aux Etats-Unis (Ecoutez} Comment cela ?Pas un seul homme d\u2019affaires d Etats-Unis ne voudrait de la réciproci sans avoir le pouvoir de règler notra tarif.Ce n\u2019est donc pas la reciprocité que veut le peuple américain, mais l\u2019uniom commerciale.(Ecoutez.) Mon honorable ami nous a dit : plus les manufsctures seront grandes, plus le marché sera vaste, plus les produits ma nufacturés seront à bas prix et aussi plug les profits réalisés seront grands, le coût( de la production étant diminué d\u2019autant.Cette déclaration de mon honorable amk est exactement ce qu'on dit nos manufac= turiers en 1878, lorsqu\u2019ils adoptaient laf politique nationale de ce gouvernement, (Ecoutez.) La réciprocité illimitée tuerait nos industries naissantes.Les Américains veulent l\u2019union come merciale et avec elle la politique fiscale du Canada devrait être arrangée avec la politique fiscale des Etats-Unis.Quel serait le résultat d\u2019une pareille union Ce serait associer deux hommes dont l\u2019un osséderait un denier et l\u2019autre un louis, On le sait, le sociétaire le plus fort man gerait l\u2019autre.Les députés libéraux ont prêché l\u2019unio commerciale dans la province de Qué mais sans beaucoup de succès.Ce serai l'annexion qu\u2019ils devraient proposer, bien que le peuple n\u2019en veule pas.Si les dé+: putés libéraux veulent vivre sous le pavillon américain, pourquoi ne pas Je dir franchement, honnêtement et en faire un| article de leur programme.Le gouver-| nement serait en état de discuter avec eux cette question sur son véritable mé) rite.(Ecoutez.) La réciprocité illimitée* est la même chose gne l\u2019annexion, seul ment le nom est changé.Le gouverne-; ment ne redoute pas le verdict du peu | ple s\u2019il était appelé à se prononcer sur, cette question et dans la province de Québec, entr\u2019autres, le bon sens du peuple saurait vite en avoir raison.(Appl Dans des questions de ce genre ce nel sont pas les déclarations des pretend qui nous apprennent ce que veut lv peu ple, mais c\u2019est ce dernier qui duinande: lui-même ce.qu\u2019il désire.(Ecoute-.) C\u2019esti le peuple qui donne le mot d'ordre et i le peuple s\u2019est déclaré contre nus adver-j saires.Inutile de faire des accuniulations, de statistiques, les seules qui soieut n cessaires ici c'est la voix populaire et cett voix s\u2019est déclarée contre la résolution: actuelle Le peuple a-t-il demandé a cette chambre-d'adopter la réciprocité illi-j mitée ?Jamais, On a beaucoup parlé de l\u2019émigration\u2019 des Canadiens aux Etats-Unis.Nos Ca-l nadiens vont-ils cherché du travail comme cultivateurs ?Non, c\u2019est comme employés] des manufactures.| L\u2019hon.M.Chapleau lit un article duq Witness de Montréal du 3 avril courant.Cet article dit que les Canadiens reviennent des Etats-Unis en plus grand nombre que d\u2019ordinaire et qu\u2019ils nous reviennent avec leurs familles.Les députés de l'opposition s\u2019objectent à cette lecture et l\u2019honorable M.Chapleau pour répondre à leurs récriminations, continue à lire comme suit : \u201c Lacause que le grand nombre de\u2019 canadiens reviennent au Canada c'est que: les diverses fabriques du Massachusettsy sont fermées parce qu\u2019ils ont un stock suffisant pour répondre aux besoins de la demande actuel.Une élection présiden-! tielle aura lieu l\u2019automne prochain.Elle amènera des changements de tarifs qui: seront ruineux pour les manufactures.ayant alors un stock considérable.C\u2019est là la raison qui fait que ces manufacturiers renvoient leurs employés.\u201d\u2019 ! L\u2019hon.M.Chapleau cite comme preuve que le pays ne va pas à la ruine le fait qu\u2019en mars 1888, le 4 p.c.du Canada était coté 115 à Londres et le 3% p.© 108.T1 termine en disant: ce dont nous avons besoin ce sont de bons rapports avec nos voisins, des relations de com merce plus étendues, tout en travaillant{ aux intérêts du Canada, à la protection de nos industries, de nos manufactures.Nous avons déjà travaillé dans ce sens, nous continuerons pour le bien de la na-! tion et-pour la gloire du Canada, 10 L\u2019hon.M.Ghapleau reprend son siège, au milieu des applaudissements des deux côtés dé la chambre.Le débat se continue.MM.Flynn, Temple, Wilson parlent en faveur de la résolution, MM.Weldon, Hesson ei Kirk se déclarent contre.M.PLATT \u2014 propose l'ajournement du-débat.La chambre s\u2019ajourne à 3, heures a.m.avee la réciprocité sans: restrictions.(Applaudissements prolongés.) = bh .| Orrawa, 6 avril.ia séance, commence à 3 heures p.m.M M.AMYOT déclare que dans le dis- fcours qu'il a prononcé sur la résolution ide réciprocité, à la séance do mercredi \\dernier, on a rapporté dans certains quar- itiers qu\u2019il s'était servi d'expressions dé- Mloyales envers la couronne d\u2019Angleterre.Tl regrette qu\u2019on ait donné un tel sens à ises paroles.Il déclare être animé que ide sentiments de loyauté envers la Cou- fronne.M.PLATT reprend le débat sur la réciprocité.Il se déclare un chaleureux libéral, un Libre-échangiste, un unioniste commercial, un partisan de la réciprocité lillimitée avec les Etats-Unis.M.JONES, (Digby) se lève pour corr tredire certains avancés inexacts faits à propos de la Nouvelle Ecosse.Il dut que la population des Provinces Mariti- jmes n\u2019est pas dans un état de misère \u2018comme on l\u2019a prétendu.Il ajoute : La wille de Weymouth, daus ma circonserip- tion électorale, à quadruplé ses importations dans les dix dernières années.: M.MILLS désire savoir pourquoi le \\premier ministre et quelques-uns de ses anciens collègues n\u2019ont pas exprimé leurs {vues sur la question de réciprocité, il dit jque ce sont des enfants, pour ainsi dire, qu\u2019on a chargés d\u2019exprimer les vues du lcabinet, SEANCE DU SOIR kSir CHS TUPPER dépose sur le bureau de la chambre une communication ]de Sir West au gouverneur général et un jordre en conseil pour l\u2019admission en fran- ise au Canada de certains produits na- urels des Etats-Unis, tel que mentionné ans la clause 9 de l\u2019acte des douanes de 1879.+ M.FISET continue le débat sur la ré- olution de réciprocité.Il parle en fran- fei Il dit que tout en étant en faveur ela résolution actuelle, il préférerait la dlitique nationale à la réciprocité illimi- Itée avec ia taxe directe.M.WILSON (Argenteuil) \u2014 Après itout ce que les députés libéraux ont dit es souffrances des cultivateurs et qui eur out été causées par les capitalistes et esmonopole de la politique nationale, il lesttrès étonnant qu\u2019un comté agricole icomme celui d'Argenteuil envoie au parlement un cultivateur.(Ecoutez.) M.SOMMERVILLE.\u2014Nous avons 12,890 nianufactures en Canada et la politique nationale n\u2019a pas eu pour effet de faire hausser le salaire desemployés.Je mme déclarerai en conséquence pour la wéciprucité sans restrictions, | M.WHITE (Renfrew).\u2014 Pourquoi le peuple du Canada est-il opposé au parti libéral / Est-ce parce qu'il trouve que lorsque les libéraux avaient le pouvoir lils ont gouverné dans l'intérét du pays ?Certainement non.Le peuple a comparé \u2018les deux administrations, libérale et con- \\wervatrice, puis il a porté son jugement \u2018en faveur des conservateurs.Le débat est continué par MM.Mur- fock, Perley (Ottawa), et Gilmour, \u2014\u2014_\u2018 > L'ENTERREMENT DE MADAME COFIN Ce fut-le 20 novembre, à quatre heures \u2018de l'après-midi que les croque-morts arrivèrent.Sur le corbillrrd des pauvres, aux roues crottées jusqu\u2019aux moyeux, un cercueil de bois blanc était recouvert d\u2019un rétroit morceau de drap noir usé.Les croque-morts enlevèrent le cercueil vide et montèrent les six étages du mé- jnage Cofin.{ Cofin, un ouvrier menuisier, âgé de inquante ans environ se tenait assis près fe la fenêtre, dans l\u2019encoignure mansar- 'dée de la chambre.Il pleurait silencieu- rsement, étouffant ses sanglots qui lui se- icouaient le corps.Ilsse tenait courbé, les coudes appuyés sur les genoux, les mains serrant le mouchoir sur la bouche, \u201cOn sentait une douleur vraie, profonde.Parfois il levait les yeux vers les croque- -morts qui accomplissdient leur lugubre \u201clbesogne avec une indifférence de brutes, Tt alors sur ses lèvres mouraient des mots inachevés cachés par les soubresauts de son corps abattu de sanglots : \u2014Ma pauvre Mélanie ! oh ! ma pauvre Mélanie ! \u2014 Allons, M.Cofin, ducourage, murmu- ~~.sae femme, une voisine qui s'était ap- rochée de lui.Le ménage Cofin avait été un heureux ménage d'ouvriers.inais pas riche.Lui ne buvait pas, il apportait régulièrement sw paye, il aimait beaucoup sa femme, mais il gagnait peu.Elle, la morte.avait été une excellente ménagère, s\u2019occupant de sa maison ; jamais Cofin, en entrant le soir de l\u2019atelier n'avait attendu la soupe, qui fumais toujours dans la soupière lorsqu'il arrivait, ; | Et maintenent, c'était fini, Mélanie était morte à quarante-cing ans à peine eureusement ils n'avaient point eu d\u2019en fants, x Lorsque le corbillard se mit en route il faisait nuit déjà, et on avait une trotte à aire de la rue des Panoyaux aux champs des navets, à Saint-Ouen.Une sale journée, brumeuse, humide et froide.Un ciel gris et assombri encore par de gros nuages qui s\u2019en allaient dans une course effrénée, emportés sous des rafales du sud, un vrai temps de funérailles pour les pauvres.Il était dit que Mélanie devait avoir de la misère jusqu\u2019au seuil de la tembe.Le cocher du corbillard fouettait les chevaux pour rentrer plus tôt à la soupe.Derrière, accrochée sur le drap mortuaire une petite couronne de perles noires portait en lettres blanches : A ma femme.C\u2019était tout ce qu'avait pu faire Cofin pour celle qu\u2019il pleurait.Une quiuzaine de voisins, d'amis, suivaient le convoi, au pas accéléré, pataugeant dans une boue noire, malpropre.Cofin seul avait la tête découverte ; il avait mis la redingote des grands jours, celle qu\u2019il avait eue, il y avait dix-sept ans, pour ses noces, la seule qu\u2019il eut jamais eue d\u2019ailleurs.Là-bas, vers l'avenue de Saint-Ouen, des ouvriers rentrant de leur travail se découvraient indifféremment sur le passage de la mort et Cofin pensait aux soirs où lui aussi rentrait ainsi autrefois, sachant qu\u2019il trouverait au logis, la femme qui l'attendait près du souper fumant.Et tout ça, c\u2019était fini, Mélanie allait trouver son dernier lit, tout & l'heure, celui dans lequel elle allait dormir ce sommeil que les cauchemars ne doivent plus agiter.Derrière lui les amis causaient a voix basse.-Ce pauvre Cofin ! Encore heureux qu'il n\u2019ait pas de gosse sur les bras.Elle à beaucoup souffert cette chère Mélanie, vous devez savoir ça, vous Mme Toupon, qui l\u2019avez soiguée.\u2014C'est vrai, disait Mme Toupon, j'ai passé bien des nuits auprès d\u2019elle.Oh ! il y a longtemps qu\u2019elle sentait que c'était la fin.-\u2014Vous allez vous trouver bien seule, M\u2019ame Toupon, car vous étiez deux bon nes amies, \u2014-Oui, nous nous aimions bien, et je n'ai guère eu d\u2019autres société que celle de Mélanie depuis dix-huit mois que mon pauvre défunt m'a quittée.On était arrivé au cimetière ; les pieds s\u2019enfonçaient dans la glaise détrempée comme dans une bouillie gluante.Le corbillard avait dû ralentir sa marche.Maisla cérémonie touchait à sa fin.Le prêtre, commes'ilav:ut eu hâte d\u2019en finir, avait prononcé rapidement ses oraisons, Il avait jeté son eau bénite sur le cercueil avec précitation.Mélanie fut descendue dans la fosse, on entendit alors des sanglots ; puis les assistauts se retirérent, entourant Cofin qui s\u2019était recoiffé apres avoir mis son mouchoir dans sa poche.11 était tard, trop tard pour rentrer diner à Ménilmontant.Et puis, n\u2019est-ce pas, c\u2019est l'habitude de casser une croûte et de manger un morceau de fromage en sortant du cimetière.Il y a des troquets qui vivent de cela.Ils vendent du pain dont c\u2019est la destinée d\u2019être arrosé par les larmes et le petit bleu à seize sous, Ce fut donc naturellement ct sans se faire prier que Cofin suivit les amis chez le marchand de vins.Madame Toupon hésizait.Ce fut Cofin lui-même qui la pria.\u2014 Entrez, m\u2019ame Toupon, dit-il d\u2019une voix dolente, encore imprégnée de sanglots achevés.Rien ne vous presse, personne ne vous attend, comme moi, désormais, dit-il, en retiraut son mouchoir de sa poche.M\u2019ame Toupon fut obligée d\u2019y aller de sa consolation.Aussi entra-t-elle en répétant : \u2014-Du courage, M.Cofin, c\u2019est pour tout le monde la même chose.Cette réflexion parut calmer Cofin, il n\u2019essuya aucune larme, il se moucha simplement.Le troquet vit que c\u2019était \u2018\u201c\u2018 une conduite \u201d, il les fit passer dans un [cabinet et d\u2019une voix sobre, il demanda à Cofin, comme il eut fait à un malade : \u2014 Qu'est-ce que je vais vous servir ?Cofin regarda l'assistance sans répondre.Ce fut un ami qui se chargea de la commande.Ils étaient huit.\u2014 Deux litres, du pain et du fromage.\u2014 Deux litres à un franc ?Cette fois l'ami regarda Cofin qui répondit faiblement : \u2014 Oui, à un franc.Mme Toupon fit alors cette réflexion que c\u2019était bien froid du fromage.\u2014C'est vrai, fit Cofin, faites-nous une omelette, s\u2019il vous plaît.L\u2019omelette arriva.Deux litres pour huit, c\u2019était bien meu, il en revint deux autres, puis deux autres encore.En commençant ce sommaire repas on avait dit quelques mots de ces vilains moments qu\u2019il faut passer dans la vie.Et Cofin avait dit, la bouche à moitié pleine, en hochant tristement la tête : I y a dix sept ans que nous étions ] | ensemble, Mélanie et moi.Ë Et M\u2019me Toupon avait-ajoutés -\" \u2014Je sais ce que c\u2019est, moi qui suis restée quatorze ans avec défunt Toupon.Mais ce vent de lugubre s\u2019est dissipé.Dieu qui a fait le chagrin a aussi fait le petit bleu qui en a raison.Un brave homme, le bon Dieu ! c\u2019est lui aussi qui a fait le café, et le pousse-café que prirent Cofin et ses amis.Aussi quand ils sortirent du cabaret, vers neuf heures, leur tristesse n\u2019étant plus altérée n\u2019avait plus rien de grave.1ls arrivèrent au boulevard Ornano, où les amis devaient se séparer de Cofin ; des copains d'atelier, qui demeuraient là- bas, vers la Chapelle.L'un d\u2019eux insista pour qu\u2019on prit un dernier verre, Mme Toupou refusait.\u2014Sur le pouce, dit Cofin, puisque nous retournons ensemble.Elle accepta, sur le pouce.xx La pluie tombait.Cofin n\u2019avait pas songé à cela, mais m\u2019ame Toupon avait son parapluie.1ls s\u2019en allèrent lentement côte à côte.Et dans leur solitude à deux, une réaction se produisait la tristessc reprenait le dessus, -Ah ! M'ame Toupon, il n\u2019y a que moi pour savoir ce que je perds.C'est pas pour dire, mais 1] n\u2019y en a pas des tas comme Mélanie.Jamais nous n'avons eu un mot ensemble.\u2014VConnme moi avcc mon défunt, disait la veuve, \u2014Une femme d'ordre, économe, soi- gucuse, reprenait Cofin, jamais elle ne m'aurait fait attendrela soupe, celle-Ta.\u2014Dame ! un homme qui travaille, répondait m'ame Toupon, peut bien exgiger cela.Ainsi, si je vous disais que mon défunt mari ne n'a jamais distrait un centime de ses payes.Mais, vous savez, je ne l\u2019aurais pas souffert.\u2014 Ah ! c'est comme moi, M\u2019ame Tou- pon, je puis dire que je n\u2019ai jamais su ce que c'était que de carutter un sou à Mélanie.Et puis, l'habitude de vivre à deux l\u2019est-cepas ?-\u2014Oui, je sais ce que c\u2019est M.Cofin, et si je n\u2019avais pas eu la compagnie de Mélanie .\u2014Oui, vous l'aimiez bien aussi vous.Vous avez été boune, dévouée pour elle.\u2014C'\u2019était bien le moins, M.Cofin, vous n'avez pas non plus marchandé vos peines à mon défunt mari quand il est tombé malade.\u2014Oui, je l\u2019ai bien regretté l\u2019ami Tou- pon.Ah !tenez je n'ai pas de goût à rien, je voudrais aussi moi partir pour le graud voyage.Seul, être seul ! \u2014Nec dites pas cela, M.Cofin, vous avez des amis.\u2014-Oh ! des amis, c'est pas une famille, Gat.\u2014C\u2019est vrai, fit lentement M\u2019ame Tou- pon, aussi il y a des jours, où je voudrais bien que ça soit fini.\u2014 Oh ! n\u2019ame Toupon, faut pas vous attrister comme ça.Et tenez, si vous vouliez, m\u2019ame Toupon.Mélanie me disait toujours : mon pauv'Cofin, si je venais à mourir, je ne vois qu\u2019une femme qui te conviendrait, c'est mon ami José- phine Toupon.\u2014Mais ou pourra en recauser M.Cofin.\u2014 Pourquoi, en recauser ?\u2014C\u2019est vrai, dit m\u2019ame Toupon, nous nous connaissons depuis assez lonstemps.Je vous connais bien m\u2019sieu Cofin.\u2014Mélanie sera contente là-haut.fit Cofin, tandis que m'ame Toupon murmurait : \u2014AJ ! pour cela, je sais bien que Tou- pon ne m\u2019en voudra pas ! Avant de rentrer, ils prirent un dernier petit verre, au coin de la rue des Panoyaux, mais, sans façon, su\u2019 l\u2019Zinque.RAPHAEL LIGHTONE.LA GUIGNE \u2014\u2014\u2014\u2014 Georges Vauclers à l\u2019âge de dix-neuf ans était orphelin.A ga majorité, il fut maître de vingt mille livres de rente ; cinq années plus tard, il était pauvre comme Job et attendait avec impatience la mort du seul parent qui lui restait : un oncle millionnaire babitant l\u2019Amérique.Il commença à faire des dettes et encore des dettes, mais petit à petit, ses créanciers ne voyant plus la couleur de son argent serrèrent les cordons de la bourse et arrêtèrent les frais.Alors, il usa de tous les moyens possibles : il joua pour gagner et naturellement perdit ! Enfin ne sachant où donner la tête, il écrivit 4 son parent, Grand fut son étonnement ! Sa lettre demeura sans réponse.C\u2019était la guigne ! A partir de ce jour, il ne souhaita qu\u2019une chose, ne forma qu\u2019un vœu : que Dieu appelât à lui au plus vite cet oncle avare et sans cœur.Un matin, après avoir dormi douze heures à la file, après avoir rêvé qu\u2019il roulait ses cigarettes dans des morceaux de billets de banque, il sonna son do mestique (dernier luxe qu\u2019il se payait.) Jean, le sourire aux lèvres (car il était toujours d\u2019une humeur charmante) entra et tira les rideaux.-\u2014Jean, quelle heure est-il ?\u2014 Midi, monsieur.\u2014Ah ! .Jean, crois-tu que beaucoup d'hommes puissent atteindre l\u2019âge de cent ans ?\u2014 Monsieur remarquera que, n\u2019ayant pas été au collége comme Monsient ie ne puis savoir.\u2014Tiens, tues trop bête } \u2014 Monsieur a dit ?\u2014Jeun ! \u2014 Monsieur ?\u2014Tu es un fidèle serviteur ?\u2014227 : \u2014Combien te dois-je déjà ?.\u2014 Trois mois à soixante-dix, deux cent dix, deux boîtes cigares à quarante, quatre-vingts francs, fiacres, cinq ; total: deux cent quatre-vingt-quinze.\u2014Mais tu comptes bien, sais-tu ! Tiens, préte-moi donc cing louis ?\u2014Mais.c\u2019est que.monsieur.\u2014Oui, tues un fidèle serviteur ; va, mon ami, tu seras grassement payé.\u2014 Monsieur est trop bon.\u2014Oh !.Jean ! Jean ! mon pantelon ! mes bottines ! mon chapeau ! j'ai uue diée ! Sauvé ! Nous allons être riches ! Allons, dépêche-toi, que diable !.Vite, de l'eau dans la cuvette | Maintenant, va chez le premierfmarchand de vins du coin.demande le Bottin et regarde où il faut que je in\u2019adresse pour louer une voiture de deuil.\u2014 Monsieur veut se suicider ! \u2014Ne t'inquiète pas et au galop.Jean, un peu ahuri, s\u2019en alla, et tout en descendant, se demanda si vraiment son jeune maître était clevenu fou ! Dix minutes après il était de retour.\u2014Monsieur, voici : Roblot, place du Louvre.\u2014Bien, parfait Mon pardessus, ma canne, à tout à l'heure.Et Georges Vauclers, gai comme un pinson, dégringola l'escalier Une fois dans la rue, il héla un fiacre et cria : \u2014Cocher, place du Louvre, entreprise des pompes funèbres ?Tout marcha selon son désir, et une demi-heure après, une voiture noire avec des chevaux noirs et un cocher noir avança.que côté du siége.\u2014 Vingt francs pour vous, et faites ce que je vais vous dire.L\u2019automédon peu habitué à ces sortes de choses, le regarda étonné et murmura : \u2018\u201c Toi, mon vieux, tu es, je pense, légèrement détraqué.\u201d \u2014 Nous allons d'abord rue Vivienne, chez le premier chapelier 4 gauche.Le cocher fouetta ses rossinantes qui partirent au grand pas.Georges se tor- est faite pour pleurer ; mais comme l'on stoppa, il prit un air triste et la tête basse, entra chez son fournisseur.\u2014Tiens, monsieur Vauclers ! \u2014Oui, c\u2019est moi.Vous voyez, dit-il, indiquant du doigt la calèche, vous êtes content, hein ?Vous allez être payé maintenant.-Vous avez perdu.\u2014Mon oncle.\u2014Le millionnaire ! \u2014Hélas ! enfin ! veuillez me mettre un crêpe.\u2014Haut ?\u2014Oui, et envoyez-moi de suite un chapeau mou, un rond et un claque, \u2014 Bien, monsieur Vauclers.Une fois Georges parti, le chapelier se frotta les mains et prépara sa commande.Georges riait de plus en plus.Il alla ainsi chez son bottier, chez son tailleur et enfin chez le juif Jacob l\u2019usurier.\u2014A fous foilà, grand bolisson ! fous fenez me bayer j'espère ?\u2014Hélas, vous aurez dans quelques jours vos cinquante mille francs.\u2014ÀA la ponne heure ! Mais fous afez donc gagné beaucoup d\u2019archent pour fous décider ?\u2014Non, mais regardez par le fenêtre, \u2014Je ne fois rien ! \u2014Si, à gauche.\u2014J'aberçois une voidure te teuil.\u2014Eh bien oui, avec un V dessus.\u2014Fous avez tonc bertu.\u2014Mon oncle.\u2014Votre onquel, le millionnaire! fichter ce n\u2019est pas de la bedide pière ! \u2014Pauvre cher homme! -\u2014Enfin, gonsolez-vous, chenne monsieur Vauclers, on n\u2019est bas immordel ! \u2014Monsieur Jacob, avancez-moi donc dix mille francs, car j'ai des frais.alors, vous comprenez.Le juif hésita, mais lorgnant de nouveau du coin de l\u2019œil, le chapeau et la mine de Georges, il se décida.\u2014F'oui, je feux pien, mais à 50070, vous safez l\u2019archent est rare, drès rare en ce moment, \u2014N\u2019importe, j'en ai besoin, donnez.Jacob tira du fond d'une armoire un vieux sac crasseux et reluisant, et compta la somme.Une fois les billets signés : \u2014 Adieu, monsieur Jacob.\u2014Au refoir, fous foulez dire.Georges descendit en courant, Se mordant les lèvres jusqu\u2019au sang, de peur d\u2019éclater.Dehors, il respira.\u2014 Cocher, chez moi.\u2014Où ça, chez vous, \u2014Ah | c\u2019est juste, tenez, arrêtez-moi au coin, voici votre louis.Et Georges alla prendre un délicieux vermouth pour se mettre en appétit.LI £fuma un bon cigare puis se dirigea tout doucement chez lui.La lettre V se dessinait de cha- | dait littéralement dans cette voiture qui |\u2019 A peine eut-il introduit la clef dans le serrure qu\u2019il entendit un vacarme épou< vantable.Il poussa la porte et devint cramoisi.Son chapelier, son bottier, son tailleur et son usurier l\u2019attendaient.: Tous quatre (dans la vie il y a de drôles coïncidences) avaient aussitôt le départ de Georges consulté les feuilles quotidiennes, car la mort d\u2019un millionnaire aussi connu que M.Vauclers devait être annoncée.Ne voyant rien, craignant être la dupe du jeune homine, ils coururent chez lui.Le domesiique n\u2019étant pas au courant de l'affaire affirma que l\u2019oncle de monsieur jouissait d\u2019une parfaite santé.Ce fut une scène effrayante.Le marchand de chapeaux voulait lui reprendre son crêpe, le juif de son côté répétait sans cesse : Mon archent, je feux mon archent ! Que vouliez-vous qu'il fit contre quatre?Qu'il se rendit ?C\u2019est ce qu\u2019il fit.La guigne, toujours la guigne, Pourtant le lendemain à son réveil, il fit une proposition à Jean.\u2014Tiens, dit-il, j'ai une idée ! \u2014Comiune l'autre, monsieur ?\u2014Non, meilleure.As-tu des économies, Jean ?\u2014 Mille francs, monsieur.\u2014Eh bien, je vais être bon prince, je pars en Amérique, je t'emmène avec moi.\u2014Oh ! monsieur ! \u2014Oui.et c\u2019est toi qui paieras le voyage.\u2014 2217?\u2014Sois tranquille, mon oncle se laissera séduire.Après quelques préparatifs ils partirent pour le Havre.Dix jours après ils étaient à New-York.Hélas, la guigne s\u2019en mêlait encore, inutile de lui échapper.Lorsque George arriva là-bas, M.Vau- clers était en route pour Paris.Ayant dépensé le beau billet du serviteur fidèle, ils ne surent comment se tirer d'affaire, impossible de repartir.Jean se'plaça chezun gros commerçant, et Georges pour la première fois de sa vie, consentit à faire quelque chose.En attendant que le bon oncle rende le dernier soupir, il gagne cent francs par mois chez un marchand de jambons.PizrrE WOLFE.LA PÊCHE On attire l'attention du public sur les dispositions suivantes de la loi des pêcheries dans les provinces d'Ontario et da Québec.Le Doré ne peut être pêché du 15 avril au 15 mai.L'Achigan et le Maskinongé ne peuvent être pêckés du 15 avril au 15 juin.La pêche aux rets ou la seine sans licence est défendue.: Il est défondu de seiner ou pêcher avec des rets, du samedi soir au lundi matin.Nul rets ne devra être tendu, et nulle seine ne devra être employée de manière à barrer les chenaux ou les baies.La pêche illégale est défendue aux 1n- diens comme aux autres personnes.Toute personne enfreignant les règlements ci-dessus devient passible d\u2019amende et frais, et sujette à l\u2019emprisonnement.i Personne ne devra, durant la saison de prohibition, pécher, prendre, tuer, acheter, vendre ou avoir en sa possession aucune des espèces de poissons mentionnées ci-dessus, \u2014L LES COMMIS-VOYAGEURS On évalue à 80,000 le nombre des com- mis-voyageurs qui circulent aux Etats Unis.Chacun d\u2019eux dépense en moyenne $3,000 par an, ce qui fait une dépense totale par année d\u2019au moins $240,000,000, Si Pon ajoute & ce chifire de leurs dé penses leurs appointements de $1,00( au moins en moyenne, on arrive au chif fre fabuleux de $310,000,000 que coûte l\u2019entretien de cette armée annuellement LES CHINOIS EN AUSTRALIE Sir Henry Parkes, premier ministre et colonie de la Nouvelle-Galles du Sud a envoyé au ministère des colonies d\u2019Angleterre une dépêche dans laquelle il pri- instamment le gouvernement anglaic d'ouvrir avec la Chine des négociation de nature à amener la suppression totale de l'immigration chinoise en Australie.Il dit que l\u2019exaspération publique devient de jour en jour plus forte en Australie contre les Chinois.Bl Noutarde extra PISQUARD 4 J Lit, Latah suc iaTIe, e.Boat 2 di dil \u201ci Ti he TET PARLEHENT FEDERAL 2e Srssron.\u2014Ge PARLEMENE Chambre des Communes Ottawa, 9 avril 1888.L'Orateur prend le fauteuil à trois heures p.m.M.MULOCK attire l\u2019attention du gouvernement sur le texte même de l\u2019ordre pn conseil publié dans la Gazette du Canada de samedi dernier et admettant francs de droits les articles suivants : Fruits frais, savoir : Bananes, olives, ananas, plantains, tamarins, pommes, mûres, groseilles, framboises, fraises, cerises, atacas, pêches, prunes, coings, abricots, Fruit du lichi, mangués et melons.Graines : anis, anis étoilé, millet des oi- saaux, carvi, coriandre (naturelle), fenugrec (naturelle), fenouil (naturelle), chia, sanelle (naturelle), cardamone(naturelle), jute, moutarde (brune et blanche), de betterave à sucre, graines d'arbres à iruits, de sésame.Plantes, arbres et arbrisseaux, savoir : Pommiers, pêchers, poiriers, pruniers, serisiers, cognassiers, et tous autres arbres fruitiers, grosseilliers, framboisiers, mûriers, gadelliers et rosiers, vignes, ar- dres, arbrisseaux et plantes à ombrages, le pelouse et d\u2019ornement, pourront, à sompter de ce jour jusqu\u2019à ce qu\u2019il en toit autrement ordonné, être importés en Canada des Etats-Unis francs de droits.\u201d M.Mulock fait remarquer qu\u2019en vertu le cet ordre Lous les articles sus-mention- 1és semblent être admis francs de droits fuand ils sont importés en Canada seule- nent en faveur des Etats-Unis seuls ; et jue les droits imposés sur ces articles xistent encore contre l\u2019Angleterre et les sutres pays du monde.M.Mulock dit ju\u2019il est bien prêt à reconnaître que le jouvernement doit prendre les intérêts lu Canada avant tout, mais qu\u2019il désire-, \u2019ait savoir si l\u2019Acte des douanes de 1879 lonne au gouvernement le droit d\u2019adop- er un ordre en conseil contre l\u2019Angle- erre., En effet quelques-uns des articles inumérés plus haut sont importés d\u2019An- sleterre aussi bien que des Etats-Unis, Cet ordre en conseil va à dire que l'acte des douanes de 1879 permet au Ca- 1ada d\u2019adopter un tarif contre l\u2019Angleterre m faveur des Etats-Unis.C\u2019est la l\u2019in- \u2018erprétation donnée à la loi par ce dernier yrdre en conseil, Je désirerals savoir si © gouvernement a Vintention d\u2019adopter } l'avenir cette manière de voir et d\u2019aban- lonner la fposition qu\u2019il a prise jusqu\u2019à résent de ne pas agir contre les intérêts le l'Angleterre.Si tel est le cas, le gou- Jernement ne pourrait-il pas étendre ses rues dans ce sens.À six heures l\u2019Orateur quitte le fau- euil.SÉANCE DU SOIR M.FISET demande la nomination l\u2019un comité spécial pour s\u2019enquérir de la nanière dont le service de la quarantaine sb fait au Canada et] aussi pour aviser mx meilleurs moyens 4 prendre pour mpécher lintroduction des maladies ontagieuses au Canada.| Sir JOHN\u2014L\u2019honorable député doit jtre content maintenant qu\u2019il a présenté 8 motion et que le gouvernement l\u2019a couté.C\u2019est une censure contre le ser- fice de quarantaine qui existe actuelle- nent.Ce service est très bien fait et Jous en avons une preuve dans le fait fue le Canada a été exempté des mala- ies contagieuses qui ont sévi allleurs.| Thon.M.LAURIER demande copie le la correspondance échangée\u2019 & propus le 'entrée de Terreneuve dans la confé- lération, Il dit que son seul but est Pavoir ces documents aussi prochaine- nent que possible.\u2018 Sir H.LANGEVIN.\u2014Le chef de l\u2019op- josition n\u2019insistera pas sur sa motion.Jette question oceupe toute l\u2019attention gouvernement.Une députation nous strive de Terreneuve, Je crois que l\u2019in- érêt public s\u2019oppose à ce que cette brrespondance soit maintenant mise de- ant la chambre.\u2019 L\u2019hon, M.LAURIER.\u2014Si la corres- ondance n\u2019est pas en état d'être rendue ablique, je n\u2019insisterai pas, Sir R.CARTWRIGHT.\u2014Quand la éputation de Terreneuve va-t-elle arri- er Ÿ Je désirerais connaître les noms de sux qui la composent ?Sir H.LANGEVIN.\u2014Je ne puis don- er les noms de la députation ni la date récise de son arrivée.Je suppose que ce >ra vers la fin du mois.M.MITCHELL.\u2014 La chambre de jerreneave a-t-elle autorisé cette députa- n Sir H.LANGEVIN.\u2014Je ne puis dire L\u2019hon.M.Laurier et, M, Fisher pré- te à la chambre M.David B.Meigs, ) nouveau député de Missisquoi.,M.EDGAR demande copie de tous 10.Le refus de la part dés autorités des Etats-Unis de permettre aux navires machines de sauvetage du Canada, de venir en aide aux bâtiments canadiens en détresse dans les eaux américaines ; 20, Le refus de la part des autorités canadiennes de permettre aux navires ou machinss de sauvetage des Etats-Uuis, de venir on aide aux bâtiments américains en détresse dans les eaux canadiennes, LET BANQUES M.CASGRAIN\u2014qu\u2019il est expédient de pourvoir à une surveillance plus exacte, par le gouvernement de toute les banques de la Puissance.Il explique que dans bien des cas les états fouruis par les banques nétaient pas exacts.Depuis quelques années ajout-t-il un certain nombre de banques ont failli et depuis 15 ans le nombre des faillites de banques wa pas été de moins de 10.L\u2019hon.M.LAURIER.\u2014La santé du [ministre des finances va-t-il lui permettre de procéder demain avec le traité des pêcheries.Sir JOHN.\u2014dJ\u2019espère que oui La Chambre s\u2019ajourne à 11 hrs.p.m.C\u2019est à peine croyable, dit le Canadien de ce matin, mais c\u2019est vrai, trop vrai malheureusement ! Une petite clique se prépare à faire au projet du pont, une opposition systématique.Impuissante à organiser les moyens d\u2019arriver au succès, elle jalouse ceux qui ont dépensé leur travail et fait les frais préliminaires pour mettre l\u2019entreprise sur un pied capable d\u2019inspirer confiance.Le jugement du public est déjà sévère sur des agissements qui, pour être voilés, n\u2019en sont pas moins connus, Il s\u2019accentuera à mesure que la lumière se fera davantage.L\u2019EMPRUNT DE LA CORFO- RATION.UN IMMENSE SUCCES, Une dépéche de Londres annonce que les débentures de la corporation'de Québec émises en faveur de la Compagnie du Lac Saint Jean, est considéré \u2018comme un-:grand succès financier.Le montant de ces débentures est de $240,- 000, et la corporation ne sera appelée à payer l'intérôt sur ce montant que dans deux ans.Les listes devaient être closes samedi, mais les applications furent si nombreuses que, au bout de trois heures seulement, £266,000 furent souscrits au prix de l\u2019émission de 107, ce qui porte la souscription à six fois plus grande que l\u2019émission.Les actions sont maintenant à 2 de prime, et l'emprunt de Québec au mois dernier, qui a été émis à 102, se vend aussi à 109.Ce remarquable résultat parle éloquemment en faveur de nos obligations sur les grands marchés étrangers.LE PONT Les promoteurs du projet dn pont et plusieurs de ceux qui se proposent de faire partie de la délégation, se sont réunis hier dans les bureaux de la compagnie pour discuter le mémoire à être présenté au gouvernement.Ils en sont arrivés à une décision unanime.Nous ne saurions trop insister sur l\u2019im- portanee du projet à la réalisation duquel tant d\u2019espérances se rattachent.L\u2019an dernier, quand les citoyens se sont présentés à Ottawa, il leur a été répondu qu\u2019aucune compagnie n\u2019était organisée et qu\u2019en conséquence le gouvernement ne pouvait faire autre chose que des vœux pour le succès futur de l\u2019entreprise.Un groupe d'hommes actifs s\u2019est mis à l\u2019œuvre et a résolu de tenter un effort sérieux.Ils ont souscrit et payé le stock exigé par la charte, et s\u2019ils reçoivent l\u2019appui auquel ils ont droit, les travaux commenceront dans quelques semaines, M.Beemer n\u2019a pas la réputation de traîner en langueur les travaux qu\u2019il entreprend.Ceux-ci seront poussés avec toute la célérité que la science peut permettre.Le Chronicle, parlant samedi de la délégation, espérait que les délégués sont prêts à fournir des estimés, etc.Nous supposons que notre confrère u\u2019exigera pas que le cabinet et le parlement soient plus sévères pour la compagnie du pont *biers, corresponce, etc., concernant : LE CULTIV ATEUR' grands travaux en ce pays.La compagnie a les estimés et les spécifications de M.Light, qui estime qu\u2019un pont vis-à- vis Québec coûtera un million et demi de plus qu\u2019au Cap-Rouge.Il évalue ce coût 4 six millions et demi de piastres.Or, nous sommes en mesure de dire que Ia compagnie est prête à commencer les travaux du pont immédiatement et à les terminer en trois ans si elle obtient du gouvernement de la Puissance un aide raisonnable, équivalent, en chiffres ronds, au tiers de la valeur de l'ouvrage.Nous devrions recevoir, pour une semblable proposition,\u2019 un accueil favorable du parlement de Ia, Puissance.di i URE APPROBATION IMPORTANTE Le Herald, de Montréal, l\u2019un des journaux qui combattent le gouvernement fédéral avec le plus de violence, approuve entièrement l\u2019arrangement conclu avec le Pacifique au sujet flu monopole dans le Nord-Ouest.Voidi ce qu\u2019il disait hier : Le chemin de fef du Pacifique Canadien a consenti\u2014comme cela à été annoncé par le Herald de vendredi, et quia été contirmé depuig par les organes du gouvernement\u2014à abandonner le monopole (right of protection) de Manitoba et du Nord-Ouest qui a été garanti à ces provinces par leur charte, et ils l\u2019ont obtenu à des conditions qui enlèvent aux Canadiens le droit de s\u2019en plaindre.Le gouvernement garantira l\u2019intérêt sur une émission de quinze millions d\u2019obligations de concessions de terres, la base de la garantie étant d\u2019environ treize millions d\u2019acres et une- garantie additionnelle qui sera donnée sur le surplus des recettes du chemin et sur les subventions qui seront payées au gouvernement pour les malles et les autres services.L\u2019arrangement sera encoæ plus parfaitement connu lorsque la proposition aura été soumise au Parlement, mais si les conditions que nous avons relatées sont exactes, la compagnie ne saurait certes être accusée de rapacité, res NOUVELLES ÉLECTIONS \u2014\u2014 Da Les brofs ont été émis samedi pour de nouvelles élections législatives à Missis- quoi, Maskinongé et Hochelaga.Dans ces trois comtés, la nomination des candidats est fixée au 21 de ce mois et le scrutin au samedi 28.A Missisquoi, l'officier rapporteur sera le shérif Cotton, de Sweetsburg ; à Ho- chelaga, le Dr Filiatreault, régistrateur ; à Maskinongé, on a dû nommer M.L.Ed.Caron, député régistrateur, le shérif Dumoulin ayant refusé d\u2019agir comme officier rapporteur et la charge de régistra- teur étant vacante.Les électeurs de Shefford seront convoqués en même temps que ceux de Laval, dont le siége vient d\u2019être rendu vacant par le jugement prononcé samedi par le tribunal, Er LA BANQUE NATIONALE OrrawA, 9\u2014Le comité des banques a fait rapport ce matin sur le projet de loi pour réduire le capital actions de la Banque Nationale.Conformément à la recommandation du comité, le capital est réduit de $2,000,000 qu\u2019il était à 81,200, - 000, soit une réduction de 40 pour cent.Le bill en premier lieu soumis ne demandait qu\u2019une séduction de 231 par cent.\u2014\u2014 LIBELLE CRIMINEL L'hon.M.Mercier fait arrêter un des rédacteurs de \u201cl'Empiré,\u201d OrrAwA, 9\u2014 L'hon.M.Mercier a fait l\u2019Empire, de-Toronto, pour libelle crimi- en cette ville samedi à la recherche de M.Creighton et il est parti ensuite pour Toronto.tn Les inondations Berlin, 9.\u2014L\u2019impératrice Victoria accompagnée de ses filles les princesses de Charlottenburg, ce matin, pour visiter les endroits inondés dans l\u2019ouest de la Prusse.Un train spécial conduira sa majesté aussi près de Posen que l\u2019état de la voie le permettra.rare AUX SOURDS.\u2014 Une personne guérie d\u2019une surdité constante'de;23 ans par l\u2019emploi- d\u2019un remède très simple.On enverra la prescription gratis en français à quiconque en témoignera le désir.S\u2019a- L émaner un mandat pour l\u2019arrestation de | M.David Creighton, directeur gérant de | nel, L\u2019huissier porteur du mandat était |.Vietoria, Sophie et Marguerite, est parti | jnes-de printemps, et chéisissezgalors la = Le grands résultats sont obtenus rapidement par ce grand remède connu sous le nom dela Découverte Végétale et Dyspeptic Cure deNorthrop et Lyman.L\u2019indigestion cesse, la bile disparaît, la constipation est remplacé par la régularité des intestins qui est produit par ce puissant remède, Les femmes souffrant des maladies particulières à leur sexe obtiennent un soulagement immédiatement en faisant usage de cette médecine qui fait disparaître l\u2019impureté du sang.Faites-en l\u2019usage et vous ne le regretterez pas.Il n\u2019existe pas, en autant du moins que la chose est à notre connaissance, de divergences d\u2019opinion à l\u2019égard du popu- laure remède l\u2019Huile Electrique du Dr Thomas qui est également d\u2019un usage interne ou extérieur.Tout le monde s\u2019accorde à dire positivement que cet article fait disparaître les douleurs physiques, la faiblesse et la toux ; c\u2019est aussi un excellent remède pour les douleurs rhumatismales, et il n\u2019a aucun goût ou effet désagréable quand il est pris pour des douleurs intérieures.La Maison Blanche ~ il est une maison qui attire les regarde des passants, c\u2019est bien la Maison Blanche, à St-Roch.En effet, les vitrines sont si richement installées, qu\u2019on ne peut passer sans y arrêter.Marchandises & bon marché, 300 pièces de nun\u2019s vailing tout laine à 10cts.la verge, 400 pièces d'étoffes carreau valant 30e, pour 13c.900 do.de chapeaux de dames pour moitié prix, cachemire noir, soies et satins de toutes couleurs importés directement de la Chine et de France.Dentelles et broderies depuis Ict., jusqu\u2019à $2.75 la verge, indiennes anglaises, françaises et américaines, une spécialité de gants en kid noirs et decouleurs, fleurs, plumes d\u2019Autruche garanties des plus riches.Un assortiment très varié de velours et peluches et tout ce qui peut être utile aux dames et demoiselles, Montres pour rien Achetez un habillement et vous avez une montre ° La compagnie de hardes faites ¢ Grand Union.\u201d après beaucoup de sacrifices, veut encore recompenser ses nombreux clients, sous forme de cadeaux plus avantageux aux acheteurs qu\u2019aux donataires, Voici ce qui doit 8tre observé attentive] ment, Toute personne achetant un ha- droit à une magnifique chaîne, roll plate, valant $3.00.fAvec unZhabillement de douze à quinze piastres une magnifique montre \u2018\u2018 Waterbury \u201d Avec un habillement de quinze à vingt piastre et au-delà une splendide montre en argent.Ainsi, qu\u2019on profite des sacrifices que cette entreprenante maison offre au public.Cette maison à aussi ajouté à son pépartement de hardes faites une spécialité de chapeaux pour hommes et enfants ; 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et aucune qui ne soit aussi négligée par la majorité des malades.Cependant une toux ou un rhume ordinaire négligé n\u2019est souvent que :.commencement d\u2019une maladie mortelle.Le PECTORAI- CERISE a prouvé son efficacité par une lutte- triomphante de quarante années contre leg maladies de la gorge et des poumons; lime\u201c portant est de s\u2019en servir à temps.AM.te Ls « Toux persistante guérie, \"719$; ¢ En 1857 je pris un gros rhume de poitrine, Une violente toux s\u2019en suivit et je passai de longues nuits sans sommeil.Jefus condamné par les médecins.En dernier ressort, #ese sayai du PECTORAL-CERISE D'AYER, et bien« tôt après, mes poumons se dégagbrent, le- sommeil, si nécessaire à la réparation deg forces, me revint.Par un usage continu du PECTORAL j'ai obtenu une guérison complète et radicale.d\u2019ai à présent 62 ans, je suig4 robuste et vigoureux, et c\u2019est à votre PEC= TORAL-CERISE que je le dois; je puis dire end toute sincérité qu\u2019il m\u2019a sauvé la vie.ed ; HORACE FAIRBROTHERM'™; Rockingham, Vt., 15 Juille, 1882, Æ 4 ™ Croup \u2014 Ecoutez une Mére, 43 \u201cPendant un séjour à la campagne, l'hiver : dernier, mon petit garçon, âgé de trois ans,;! fut atteint da eroup ; sa respiration devint &k° : pénible qu\u2019ilsemblait près de mourir, il étouf= ait.Quelqu\u2019un dans la famille suggéra l\u2019emploi du PECTORAL-CERISE D\u2019AYER, dont il y avait toujours un flacon dans la maison.Nous essayâmues à faibles doses, souvent répée ; tées, et à notre grand joie, en moins d'une demi-leure, le petit malade respirait libre=* ment.Le docteur nous assura que le PEC- TORAL-CERISE avait sauvé la vie de mon; ghéri.Jugez de ma gratitude?A vous\u201d sincèrement, il Mrs.EMMA GEDYEY,® | 159 West 128th St., New York, 16 Mai, 1882.1 § Sa Bronchites.y \u201c_ Je souffrais depuis huit ans des Bronchitegz \u201c en vain j'avais essayé de tous les remèdes} possibles, quand l\u2019idée me vint d'essayer le= ECTORAL-CERISE D\u2019AYER, une.bonne ine.spiration, comme vous voyez, puisque\u2019je suis guéri.JOSEPIL WALDEN.\u201d fé Byhalia, Miss, 5 Avril, 1882, wo: Il n\u2019existe pas de cas ol une affection de 1a] gorge ou des poumons ne puisse êive grandement soulagée par l'emploi du L'ECTORAL- CERISE D\u2019AYER.La guérison est certaine\u201d | quand la maladie est prise à temyz, ù | PREPAREE PAR TR Dr.J.C.Ayer& Co., LowIl,Mase, 4 Vendu par tous les dro-istes, PILULES DE JOB H0S Cette médecine inappréciable cst infailr- lible pour la guérison de tous ces «désordres doux loureux et dangereux auxqueis lus femnie sont sujettes par leur constitution.Elles do: nent de la vigueur aux faibles ct ni:x délicates et en régularisant et en renforcissant le sys ème, fortifient la jeune constitution pour le devoirs de la vie.Pris à l\u2019âge mûr ou dans I vieillesse, elles deviennent un véritable biens fait, et à l'approche de l'accouchement ced- pilules devraient être prises pendant les de ou trois semaines qui précédent, les bienfai u\u2019on en retire sont incaleulables ; 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un pays n\u2019impose le respect qu\u2019en autant qu\u2019il commande d'influence et de force.\u201d Rien n\u2019est plus certain que si, dans tette circonstance, nous n\u2019avions pas eu J Angleterre derrière nous, nous eussions été simplement ignorés par nos puissants voisins.Sir Charles ne nie pas que nous ayons fait des concessions.Si les Etats-Unis et le Canada s\u2019en fussent tenus à toutes leurs prétentions res- Pectives, il est hors de doute que la com- Mission n\u2019eut rien réglé ; son travail eut Été sans but.Mais pour quiconque veut Juger sans passion, il apparaît que nous .n\u2019avons, pour ainsi dire, concédé que les choses sur lesquelles nous n\u2019avons jamais insisté dans la pratique.Nos bancs intérieurs restent exclusivement à nous.En 1870, M.Mitchell, alors ministre des pêcheries, permit même, à la sugges- \u2018tien de lurd Granville, aux pêcheurs américains de pêcher dans toutes les baies plus larges que six milles à leur embouchure ; Ja Baie des Chaleurs leur fut ouverte.Cela démontre que si l'Angleterre et le Canada ont toujours maintenu en théorie notre droit à l\u2019exécution du traité de 1818, âl n'en a pas été ainsi en pratique.Les concessions que nous avons faites se rapprochent de cette pratique, et elles mettent fin à des difficultés qui menaçaient de conduire à la destruction de tous rapports commerciaux entre les deux pays.Lors de la conclusion du traité de 1871, on entendit les mêmes dénonciations qu\u2019aujourd\u2019hui : le Canada avait été sacrifié ; et à cetto heure, l'opposition fait un crime au gouvernement de n\u2019avoir pas.conclu un semblable arrangement.Elle oublie que ce sont les Américains qui ont mis fin à ce traité el qui n\u2019ont pas voulu le renouveler.Après avoir passé en revue les divers articles du traité, Sir Charles fit sa péroraison en comparant la position du Canada aujourd\u2019hui avec celle dans laquelle nous étions avant le travail de la commission.Il y a un an, nous avions contre nous le peuple américain tout entier ; le - congrès avait adopté unanimement un bill de représailles qui, d'un jour à l'autre, pouvait être mis en vigueur, interrompant ainsi toute communication com- erciale entre les deux pays, Maintenant le président des Etats- Unis, le gouvernement et tout le parti démocratique sont avec nous en faveur d'un arrangement qui, même s\u2019il n\u2019est pas ratifié par le Sénat américain, rend fmpossible les représailles dont nous étions menacés.Nous avons écarté les dangers d\u2019une guerre commerciale qui eut pu conduire à un conflit armé entre l'Angleterre, le Canada et les Etats-Unis, En servant les intérêts de mon pays, a dit Sir Charles, j'ai servi les intérêts du sd empire dont nous faisons partie, Le ministre des finances a terminé par une péroraison éloquente et pleine de force.Sir Charles est toujours le debater parlementaire d\u2019autrefois ; sa voix vibrante, son maintien magnifique, sa vigueur d\u2019expression, son geste puissant commandent l'attention, le respect, l'enthousiasme de son parti.M.Davis a répondu à Sir Charles dans un discours verbeux.Il parle facilement, mais il parle trop pour dire peu, il gesticule vivement à propos de rien.Il a répété les arguments usés pendant le débat sur l\u2019union comunerciale.Au point de vue du traité lui-même, il s\u2019est attaché à démontrer que le gouvernement est revenu sur ses prétentions et à obtenu moins que ce qu\u2019il a demandé.Ceci n\u2019est pas discutable, mais là n\u2019est pas le point.Il s\u2019agit de savoir si nous avons concédé trop pour obtenir l\u2019arrangement que nous avons à étudier.Comme question de fait, nous n\u2019avons fait aucune concession qui puisse nuire aux intérêts du Canada.Comme dans toutes les négociations diplomatiques, nous avons demandé le plus possible et concédé le moins possible, et le fait que nous avons demandé beaucoup ne prouve pas que nous avons concédé beaucoup.La réplique de M.Thompson à M.Davis a été l\u2019un des écrasements les plus complets qui aient jamais été servis à un député.Pas de gros mots, pas d\u2019injures, mais une réponse claire, catégorique à chaque argument, à chaque prétention.M.Thompson parle avec calme, élégance et une logique irrésistible.Il con- nait intimement tous les aspects de la question des pêcheries et je ne vois pas ce qu'il reste à dire après son discours, Sur l\u2019affaire Riel il s'était révélé un grand avocat, un grand debater, et il a été plus puissant encore ce soir.C'est un esprit de première volée.LE RÈGLEMENT DU MONOPOLE La presse généralement approuve l'heureuse solution donnée à la difficultée du Manitoba.Jusqu'au Globe do Toronto, qui dit ce qui suit, après avoir mentionné les conditions de l\u2019arrangement conclu avec la compagnie du Pacifique : \u2018\u201c Si ce rapport de la convention est correct, et si elle est rédigée de manière à tenir fermement la compagnie aux obligation décrites, l'effet sera simplement de permettre à lu compagnie de prélever $15,000,000 à un taux d'intérêt bien bas sans qu'il en coûte rien au pays.Nous soulignons les derniers mots, qui sont d\u2019une grande importance.PARLEMENT FEDERAL 2e Srssion.\u20146e PARLEMENT.LE TRAITE DES PECHERIES Discours de Sir Charles Tupper Chambre des Communes Orrawa, 10 avril 1888.L\u2019Orateur prend le fauteuil à 3 heures.Sir C.TUPPER se lève pour proposer la seconde lecture, du bill relatif à un certain traité entre Sa Majesté britannique et le président des Etats-Unis.Il est vivement acclamé par les députés des deux côtés de la chambre, Il dit qu\u2019en se levant pour proposer cette seconde lecture s\u2019il n\u2019avait pas eu déjà en plusieurs occasions l\u2019indulgence de la chambre, il hésiterait vu le mauvais état de sa santé, à entreprendre de traiter un sujet aussi important devant cette chambre.Je suis heureux, dit-il, de dire que la protection de nos pêcheries et les conséquences de la conduite adoptée par le gouvernement n\u2019ont pas été une question de parti.(Appl.) Je suis aussi heureux de savoir qu\u2019en traitant cette question je puis compter sur le concours patriotique des députés des deux côtés de cette chambre.Plusieurs députés ont une connaissance parfaite de cette question et l\u2019ont étudiée à fond.Depuis plus de cent ans cette question a été la source de beaucoup de griefs eñtre le gouvernement impérial de la Grande Bretagne et celui des Etats-Unis sur la question des pêcheries.Ici Sir Charles Tupper fait l'historique de la question des pêcheries, puis il ajoute que le traité de 1818 a été la cause de beaucoup de récriminations entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne.Les pêcheurs américains prétendaient qu\u2019en vertu de la convention de commerce de 1830, leurs navires de pêche avaient acquis des droits autres qu'e ceux accordés par le traité de 1818.C\u2019est là ue prétention qu\u2019aucun avocat en droit constitutionnel ne saurait mainteuir un seul instant, | Somme tout, la position des deux pays était mal comprise, mal interprêtée et, au lieu que les relations de commerce viussent à s'améliorer, les américains eurent recours, l\u2019an dernier, à ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler un acte de représailles par-le Congrès.Sir Charles fait allusion aux attaques qui onl été faites contre lui non pas peut- être par les députés de l\u2019opposition mais par les journaux de leur parti parce qu\u2019il avait fait allusion à cette loi du Congrès dans son discours sur le budget de la der- uière session.11 cite des extraits de ce discours pour prouver que ces accusations des journaux libéraux ne sont pas du tout fondées.Sir Charles dit ensuite : Mon discours de la dernière session n\u2019a pas été considéré comme trop provocateur, je suis heureux de le déclarer ict.Éa seule conséquence qu\u2019il ait eue aux Etats-Unis se voit facilement parce que M.Erastus Wiman n'a déclaré, Il me disait qu\u2019après ce discours lui, M.Wiman, avait eu une longue entrevue avec M.Bayard et que le secrétaire d\u2019Etat des Etats-Unis lui avait déclaré qu\u2019il serait heureux d\u2019avoir l\u2019occasion de discuter les relations mutuelles du Canada et des Etats-Unis soit avec le premier ministre du Canada soit avec lui-méme (Sir Chs.Tupper.) Sir Charles Tupper raconte en détail l\u2019entrevue qu\u2019il a eue avec M.Bayard, lors des vacances de Pâques de la dernière session, Il fait aussi connaître la correspondance qui fut échangée ensuite et la nomination de plénipotentiaires pour représenter les deux pays.Ici Sir Charles Tupper fait I'éloge du ministre de la justice, l'honorable M.Thompson et de celui de la marine et des pêcheries, l'honorable M, Foster, pour l\u2019aide qu\u2019ils lui ont accordé lorsqu'il était à Washington.Les journaux libéraux, ajoute Sir Tup- per, ont dit que tout en travaillant en faveur des droits du Canada, j'avais été forcé par la pression exercée sur moi par les plénipotentiaites anglais de sacrifier nos droits aux Etats-Unis.Cela m\u2019a fait beaucoup de peine de me voir accusé de n\u2019avoir pas fait mon devoir.Il aurait été impossible au gouvernement anglais de faire un meilleur choix que M.Chamberlain ; les deux hommes d'Etat canadiens qui l\u2019'accompagnaient lui ont aussi été d\u2019un grand appui (Appl) Si le traité n\u2019est pas ce que le Canada espérait, personne plus que lui n\u2019en est responsable, Il a entendu dire qu\u2019il était désirable de voir arriver le jour où le Canada nommera ses plénipotentiaires et ses envoyés, mais l'expérience lui enseigne qu\u2019on se trompe grandement, (Eoou- tez, écoutez) Il viendra peut-être un temps où nous occuperons une position qui nous permettra de prendre part à des conférences internationales armés de pouvoirs et d\u2019Influences, mais d'ici 1a, il lui semble qu\u2019on ne saurait jamais trop apprécier à sa valeur le fait d\u2019avoir l\u2019empire de la Grande Bretagne comme appui (Appl).Un plénipotentiaire n\u2019apporte avec lui que la part d'influence que son pays joue au milieu des états du monde (écoutez), et rien ne serait plus préjudiciable, plus mortel, aux meilleurs intérêts du Canada que de priver notre pays de l\u2019influence que l'égide du plus grand empire de l'univers donne à ses représentants (Appl.) - \u201c Après avoir fait l'éloge des plénipotentiaires américains, Sir Charles dit qu'ayant reçu instruction de s\u2019efforcer d'en venir autant que possible au traité de réciprocité de 1854, il fut grandement surpris quand ils se rencontrèrent en conférence.Il donna lecture des propositions des plénipotentiaires anglais, qui se rapportent à l'extension des relations commerciales et qui ont déjà été publiées, et il dit que ces propositions ont été trouvées vagues.Il ne peut vraiment le croire.Si ces propositions ne contiennent pas une invitation- large et générale an gouvernement des Etats-Unis, il aimerait voir un membre de l\u2019opposition lui dire comment.L'hon.M.MILLS.\u2014L\u2019offre est sans restriction.Sir CHARLES TUPPER, \u2014Mais c\u2019est justement ce que je voulais (écoutez).Je voulais donner au gouvernement des Etats-Unis, la plus grande occasion de déclarer jusqu'à quel point il était prêt à entrer en commerce réciproque avec la Canada.(Appl) Je savais que l\u2019air était rempli de cris d\u2019union commerciale et de réciprocité illimitée (écoutez, écoutez.) Je suis heureux d\u2019avoir ici occasion de dire que vous pouvezaller à Washington, comme je l'ai fait, vous mettre en relations comme comme moi durant trois mois avec les principaux hommes de tous les partis ; vous pouvez converser avec tous les partis ; vous pouvez converser avec toua les députés du Congrès ou du sénat et vous ne trouverez pas un seul homme qui vous\u2019parlera de la question de la réciprocité illimitée (vifs Appls).Ne serait-t-il pas intéressant de connaître quelles sont les vues et les sentiments du peuple des Etats-Unis sur ce sujet.Parlez de la réciprocité et de l\u2019union commerciale, je désire le déclarer ici, et vous ne rencontrerai pas un seul homme d\u2019état américain qui n\u2019applaudira des deux mains en entendant parler de l\u2019union commer- cinle, parce que l\u2019américain le sait, l\u2019union commerciale livrerait le Canada aux Etats- Unis.(Ecoutez, écoutez.) Ne serait-ce pas une position dégradante pour nous qu\u2019un pays étranger fit des lois pour nous, nous imposât des taxes sans nous laisser la liberté de règler notre tarif avec le reste du monde.Après la réponse si décisive du chef du gouvernement des Etats-Unis, discuter encore la question de la réciprocité illi- witée serait perdre complètement son temps et agir avec aussi peu de raison que celui qui s\u2019occuperait de discuter le projet de relier par un chemin de fer le Canada à la lune.(Vifs applaudissements.) Sir Charles lit ensuite la réponse de M.Bayard à la proposition de réciprocité des plénipotentiaires anglais.Sir Chs, Tupper parlant des protocols dit que M.Bayard dans sa lettre au Sénat en date du 22 mars a déclaré que conformément à la règle invariablement suivie dans des occasions antérieures semblables, il ne serait annoncé que les protocols que les deux parties signeraient.Sir Chs.Tupper ajoute : je fus grandement surpris que les protocols originaires ne fussent pas publiés.M.Bayard a expliqué comment la chose s'était faite.Il a dit qu\u2019on avait décidé de ne pas publier ces protocols après que quelques-uns des commissaires eussent quitté Washington.Cependant, ajoute Sir Charles, bien que les protocols ne renferment pas les propositions et contre-propositions, cependant les documents soumis à cette chambre fournissant tous les renseignements nécessaires sur la question.M.Angell qui était un des plénipotentiaires américains, a déclaré qu\u2019on avait perdu beaucoup de temps à la commission des pêcheries parce que les plénipotentiaires anglais et canadiens étaient anxieux d'en arriver à un traité de réciprocité commerciale avec les Etats-Unis et que plus de la moitié du temps de la commission avait été employée à cette fin.Je ne In\u2019attendais pas du tout, dit Sir Charles, à rencontrer un pareil refus formel de la part des plénipotentiaires américains de s'occuper de la question de réciprocité.M.Bayard déclare maintenant qu\u2019il désire beaucoup avoir un commerce libre entre les deux pays et que ce commerce fut compatible avec les intérêts des deux pays.Si nous voulons connaître la politique des Etats-Unis, il faut aller la chercher dans le message du président au Congrès.Cette politique est en vue de règler la question des surplus non pas en faisant des réductions qui seraient préjudiciables au travail et au capital des Etats-Unis, mais en rendant libres de droits les comestibles, la matière première et les autres effets dont se servent les ouvriers.Après avoir lu et étudié la politique des Etats-Unis, j'en suis venu à la conclusion qu\u2019elle est semblable à celle du gouvernement canadien.Notre politique est d\u2019admettre en franchise la matière première et de rendre le coût de la vie le moins cher à l'artisan et aussi de rendre le travail aussi rémunérateur que possible en protégeant nos manufactures qui donneront du travail au peuple.(Ecoutez.) Le corgrès des Etats-Unis a cru faussement que nous voulions leur imposer la réciprocité.Aussi a-t-il adopté une loi déclarant que jamais les Etats-Unis ne consentiraient à acheter des droits pour les pêcheurs américains.Cette acte u congrès ferme l'entrée des ports américains à nos navires canadiens.1 déclare de plus que chaque fois que le président des Etats-Unis le jugera & propos, il pourra refuser aux navires canadiens dans les ports américains tous les droits et privilèges qui sont refusés aux navires américains dans les eaux du Canada.Ii n\u2019y a d'exception que pour les navires en détresse.De plus cette loi défend l\u2019importation dans les ports américains du poisson salé ou frais ou d\u2019aucuns autres produits de péche canadiens.Cette loi reçut la sanction unanime du congrès et du sénat, Le congrès s\u2019est montré ferme à ne permettre aucun traité impliquant aucun changement dans les lois fiscales des Etats-Unis.Si un changement est fait dans la politique commerciale des Etats- Unis une exception sera faite pour le Canada.La politique du Canada est de rendre les produits naturels aussi libres que possible et si la difficulté des pêcheries peut disparaître, notre politique sera d\u2019encourager les relations de commerce les plus intimes possibles avec le Canada.Les commissaires ont voulu enlever toute cause d\u2019irritation afin que Jenr travail ne fut.pas entravé et n\u2019empêchat le Canada de retirer tous les avantages ci qu\u2019on est en droit d'attendre d\u2019un com merce libre, Sir Charles dit qu\u2019il serait intpruden de discuter trop en détail ce traité, para que tout ce qu\u2019on pourrait dire pour] défendre devant les Communes du Cs nada serait utilisé contre nous 4 Wash ington, où peut-être demain il sera plu difficile de faire supporter le traité qu\u2019i ne l\u2019eût été aujourd\u2019hui.On m\u2019a dit, continue Sir Charles Tup per, que le chef de l\u2019opposition me de manderait de mettre devant cette cham bre une carte faisant voir ce que le Ca nada réclamait en vertu du traité di 1818 avec une autre carte montrant la concessions que nous avons faites.Il mu serait impossible de me rendre à ce dési du chef de l'opposition.Le traité et effet dit que les lignes de l\u2019amirauté se ront délimitées par un comité et je m puis anticiper sur le travail dont ce co mité a été chargé.Le New-York Herald et le Globe on fait ce travail d'anticipation.Ces dew journaux ont publié des cartes faisant! voir les Jignes de délimitation à Terre neuve et au Canada.Je ne suis pas pri à endosser les vues du Globe qui a pré tendu que le traité était la cession com plete des droits du Canada.Les carte donnent une meilleure idée de la posi tion du Canada que je ne pourrais le fair par mes paroles.Je crois qu\u2019il serait très difficile d'avoi un traité qui puisse compenser le Canadr de la perte que ses pêcheries ont éprou vée parle fait qu'elles ont trop longtemm été ouvertes aux pêcheurs américains.La mode de pêche américain me fait craindr que si nos pêcheries étaient encore ou vertes aux américains nous n\u2019aurions pa plus de pas plus de poisson que les aimé rizains en auront quand le traité actue sera ratifié.Nous voulous garder au Ca nada l\u2019usage de ses pêcheries pour soi propre avantage.Je suis certain qu\u2019e: vertu de ce traité nous sommes en état di garder nous même nos pêcheries.Sir Chs.Tupper parle ensuite commen la question de délimitation des droits d: pêche en dehors des baies et havres di Canada a été traitée par la commission d Washington.Il fait voir les diverses opi nions qui ont été émises antérieuremen sur cette question.En parlant des concessions qui ont ét faites Sir Chs.Tupper dit : Je n'ai jamai entendu parler d\u2019un arrangement amics qui ait été conclu sans concessions réel proques.L\u2019Angleterre et les Etats-Uni ont fait chacune des concessions et quan] les commissaires ont quitté Washingtoi ils étaient persuadés d\u2019avoir conclu ut traité qui était là solution des difficulté existantes, difficultés qui pouvaient com promettre l'avenir, la bonne entente, le intérêts et la paix des deux pays.(Appl: .Sir C.TUPPER.\u2014 Avant de quitter H question de la délimitation des droits de pêche, Je dirai qu\u2019en sus des doutes qu étaient admis de part et d'autre les Amé ricains avaient de fortes prétentiens lew résultant de la délimitation qui avait éta adoptée en 1882 par ce qu\u2019on appelle k Convention de la Mer du Nord, conven tion qui eut lieu entre le roi des Belgeg la Prusse et la Hollande, pour le règle ment des pêcheries de la mer du Nord, De plus, les Américains avaient le précé dent établi par la convention tenue à La Haye et où il avait été décidé qu.les pd cheurs de tous les pays pourraient veni à 10 milles dans les eaux de toute bat ayant plus de 10 milles de longueur Nous avons accepté cette limite de I milles.La responsabilité qui nous incombaif était grande et j'aurais regardé comme un acte criminel de ma part si je m'\u2019étaie opposé à faire toute concession raison nable et pouvant faire arriver a une solu tion des difficultés.Rien dans le trail} actuel est de nature à affecter la navigation dans le détroit de Canso.La limita de 10 milles empêchant les navires de pêche américains d'entrer dans la baie de Chebouctou, les plénipotentiaires det Etats-Unis ont demandé qu\u2019une exception fut faite en faveur de la baie de Che bouctou parce que sans cela ils n'auraient pu se rendre dans le détroit de Canso.On a beaucoup parlé de la question der navires en détresse et obligés de cher cher un abri.Je crois qu\u2019il est de l\u2019inté rét du Canada d\u2019accorder toutes les faci lités possibles aux navires dans ces cas de ne pas les obliger à se rapporter et douane dans les 24 heures quand ils ny touchent pas terre.Sir Charles Tupper dit aussi que dam ces cas les navires seront exempts de pilor tage compulsoire.que c'est là une com cession faite mais qu'elle est de peu d\u2019importance.: Sir C.TUPPER dit ensuite que ce navires n\u2019auront pas à payer de droits de havre, de bouées, de phares et que lt chambre adoptera cette disposition du traité.Sir Tupper dit aussi que la dispositior du traité imposant une amende de $30( pour chaque tonneau d\u2019aucun navire fai sant la pêche d\u2019une manière illégale dans les eaux du Canada est excellente, el qu\u2019il sera plus facile de faire recouvret cette pénalité que si une plus furte étail imposée, comme cela existait autéricure ent. LE CULTIVATEUR 9 1 | La clause du traité qui dit que les pro-| Sédures seront sommaires et peu coûteuses aura grand succès et enlèvera bien des difficultés et des lenteurs.| Nous avons, dit-il encore, la preuve |.que les Etats-Unis sont bien disposés par Je projet de loi soumis au Congrès pour enlever les droits sur les bois, le cuivre, Je sel, les végétaux et les laines.L'an dernier, les droits sur ces articles rapportaient $1,800,000 aux Etats-Unis, Le ministre des finances termine en disant : Nous le devons à l\u2019Empire aussi bien qu\u2019à nous même d'adopter toute mesure pour le progrès et le développement des ressources inépuisables du Canada.C'est dans ce sens que j'ai agi.(Applaudissements prolongés.) L\u2019hon, M.Davies critique le traité.L\u2019hoo.M.Thompson, ministre de la justice, lui réplique.{ M.JONES propose l\u2019ajournement du débat et la chambre s\u2019ajourne 41 h.a, m.| .La question du monopole |! WriswrbEc, 10\u2014Le Call condamne fortement la conduite des libéraux à Ottawa qui, dit-on, s'opposent au règlement intervenu entre le gouvernement et le C.P.R.Cette question devrait être adup- tée unanimement par les deux côtés de la chambre.Le peuple se souviendra du misérable parti qui s\u2019opposera à cette entente qui fait heureusement disparaître la source de toute l\u2019agitation.L \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - ; Rumeur à sensation Paris, 10\u2014On a fait circuler sur les boulevards que le général Boulanger avait Été assassiné à son hôtel.Cette nouvelle se répandit partout comme une traînée de poudre et uue foule considérable passa une partie de la nuit sous les fenêtres de l'hôtel.etait heureusement un canard.\u2014\u2014\u2014p__ EMBARRAS FINANCIERS \u201c { (Du Moniteur du Commerce) S.Méthot magasin général, à Grande Rivière, a fait cession de ses biens.+ Carmody & Co., marchands de meubles ici, ont fait cession, Carmody a déjà fait cession en mars 1885 et avait composé à 15c, dans la piastre.Mme Chapdeleine, modiste, à Sorel, a composé à 25c dans la piastre sur un pas- pif de $1.500.| F.X.Lepage, Québec dont nous avons noté les embarras il y a quelques temps, offre de compaser à 75c dans la paistre.Théo.Pouliot, tanneur à Québec, ci-de- want de la société.Pouliot et Rochette qui fit faillite-en 1884, a de nouveau fait gession de ses biens.| .\u2019 242 + i J.Emile Caron, de Québec, a été mis en possession du stock de A.P.Caron et frére.qu'il.avait acheté a 55c.daus la piastre, du syudic.Pertes Sinistres maritimes - La direction du Bureau Veritas vient de publier la statistique suivante des sinistres maritimes, pendant le mois de février 1888, concernant tous les pavillons : | \u2018Navires à voiles rapportés perdus : 19 américains, 2 autrichiens, 35 anglais, 13 allemands, 1 danois, & hollandais, 6 français, 1 grec, 4 italiens, 11 norvégiens, 1 espagnols, 1 russe et 4 suédois : total, 101.+ Dans ce nombre sont compris trois navires supposés perdus par suite de défaut de nouvelles.« Navires à vapeur signalés perdus: 6 anglais, 1 francais, 2 norvégiens et 1 russe : total, 10.Dans ce nombre sont compris un vapeur supposé perdus par suite de défaut de nouvelles.Chemin de fer Montmorency et Charlevoix Les travaux sur cette voie- ferrée sont poussés avec activité et les dormants sont distribués maintenant depuis la tannerie de Richardson jusqu\u2019aux moulins de Montmorency et sont prêts à être posés dès que la neige aura disparu.Navigation La goëlette Anne Prudence, capt.Gilbert âTcLean, a été expédiée hier, à la douane, avec une cargaison de provisions et divers effets, à destination de la Pointe- aux-Esquimaux.Depuis cinq ans, le capt.McLean a toujours été le premier a quitter le port de Québec, pour le Labrador canadien.Chemin de fer Lac St.Jean Des ingénieurs de la compagnie du lac St.Jean font des tracés depuis Lorette aboutissant à différouts endroits dans la paroisse de Beauport.Ces tracés sont destinés à permettre à la compagnie de ne plus se servir de la voie du Pacifique Canadien jusqu\u2019à Lorette, ce qui lui polite fort cher Prohibition Le Conseil municipal de Beauport vient de passer un règlement prohibant la vente des boissons enivrantes et 1'octroi des licences à cet effet pour les douze mois à dater du premier mai prochain.\u201cNoces d'argent On célèbre aujourd\u2019hui au collége St.Joseph de Lévis, les noces d\u2019argent du révérend M.A.Pelletier, directeur.Il y aura séance dramatique et musicale à cette occasion.Pêche au loup marin Une dépêche de Saint-Jean de Terre- neuve nous apprend que le vent d\u2019est a soufflé incessamment depuis plus de quatre semaines et en poussant la glace vers la terre a fait que les loups-marins ont été amenés à la portée des pêcheurs qui en ont capturé 100,000 sur la rive des deux baies.C\u2019est une excellente aubaine pour les classes laborieuses, Les hommes, les femmes et les enfants vont sur la glace et tuent des loups-marins à qui mieux, On dit qu\u2019une veuve nommé Walsh en a tué 35 en un seul jour.Ligne de St.Romuald et de File d'Orléans À partir de demain, le vapeur Orleans fera le trajet entre Québec, St.Romuald et l\u2019île d\u2019Orléans, aux heures indiquées dans l'annonce que nous publions dans une autre colonne.Double accident Vendredi, à la manufacture d'allumettes de M.Fitch, à St-Romuald, un jeune homme du nom de Joncas s\u2019est fait scier l\u2019index et blesser deux autres doigts de la main droite par une scie ronde.Le lendemain, celui qui le remplaçait Jet qui s'appelle aussi Joncas, se faisait ouvrir l\u2019index par la même scie, A Rimouski Le pont de glace entre la ville et l\u2019Isle St.Barnabé est encore solide.Les outardes ont fait leur apparition.La semaine dernière, M.le notaire Gagnon a tué la première de la saison.Pangereux Ou nous informe que lorsque, comme dans ce moment-ci, les volontaires pratiquent le tir sur les battures de Beauport, ils sont souvent retardés par des patients de l'asile de Beauport qui viennent rôder \u2018prës des cibles.I] faut quelquefois interrompre le tir pour donner le teinps au marqueur Germain de les éloigner et les empêcher de s\u2019exposer aux balles qui peuvent dévier.Ne le laissez pas échapper c\u2019est peut-être votre tour Avec sa régularité habituelle le 215cme grand tirage trimestriel de la Loterie de l'Etat de la Louisiane a eu lieu à la Nouvelle Orléans, le 12 mars 1888 sous la surveillance habituelle des généraux Beauregard etJubal, A Early, dela Virginie.Le No.51,570a remporté le ler grand prix de $300,000.Il a été vendu en vingtièmes à 1 chaque envoyées à M.À.Dauphin, Nouvelle - Orléans, Louisiane et à été payé comme suit : Un à Fred Hofer, Taylor Ridge, Ill.; un à E.H.Woodsen, 1525 Main St., Linchburg, Va.un à la banque de Commerce de St.Louis Mo.; un à un dépositeur par l\u2019entremise de Wells, Fargo & Co., San Francisco Cal.; un à R.À.Lord, Emporium Pa.; un & John Murphy, Seneca, IlL; un a I.N.Woodcox, Sidney, O.; un à W.T.Rigdway, 142 sixème Avenue, N-Ÿ.; un àla Américan Exchange Nat'l Bank de New-York ; un & la First Nat'l Bank de Helena, Ark.; un à L.D.Morelock, 111 Olive St Evansville, Ind,un à un particulier à Petérsburg, Va., par l'entremise de la Southern Exp e: Co.; uaa M.F.Mock et Fraud B.Godard, 413 Genesée St.East Saginaw, Mich.; un à Fred Bres- sier, 3423 Locust St., St Louis, Mo, etc Le No.60,675 a remporté le second prix de $109,000 divisées de la même manière, deux parts ont été payées à C.T.O Smith, Manitou Springs, Col.; deux & la Nat.Bank, Nouv-Orléans pour un dépo- siteur, deux à un dépositeur, par l\u2019entremise de Wells, Fargo & Co., San Francisco, Ual.; deux & B, Kirk, Seneca Falls N-Y.; un à Max Heafner, 176 Greenwich St.N-Y.; un a la New-Orléans Natl Bank pour un dépositeur, un à la Nat'l Exchange Bank de Dallas, Texas, etc.Le No.82,114 a remporté le Seme prix de 850,000 vendu de même en parts : un à Ernest Thiemer, 32 Oliver St., Cleveland, O.; un & Arkansas Nat'l Bank de Hot Springs, Ark.; un a Défiance Nat'l Bank de Défiance, O.; un 4 Chas.Strat- ton, Mexico, Ind.; un à P.A.Joyce New-York ; unà Ignatz Isakowisch, 86 Willett St.New-York un a la Germania | Bank de la cité de New-York ; un à Alf.Libert, Lac Charles, La.; un à Frank Hall, 267 Magazine St.Nouv-Orléans, La.; un 4 H.Gluck, Tuscaloosa, Ala.; un; a Mlle Clara Wisdom, de Haymarket Theatre, Chicago, IlLe Le no.79,187 a remporté le deme prix qui était dispersé dans toutes les direc- tions et divisé de la même manière que les autres.Le prochain tirage aura lieu mardi le 8 mai 1888.Ne laissez pas échapper l\u2019occasion.Ce sera peut - être votre tour cette fois, : Montres et horioges pour rien La maison qui est déjà universellement connue sous le nom de Grand - Union de hardes faites, veut qu\u2019à l'avenir tout acheteur reçoive un cadeau qui n\u2019est pas à dédaigner.-.Qu'on lise attentivement : Un habillement acheté depuis neuf à onze piastres donne droit à une horloge en nikel valant trois piastres ou une chaï- ne de montre roll plate de la même valeur Un habillement depuis douze piastres jusqu\u2019à quinze piastres donne droit à une inontre valant six piagtres ou une horloge avec réveil-matin de même valeur.Un habillement acheté depuis quinze piastres et au-delà donne droit à une bonne montre en argent valant huit piastres.Nous avons ausgi un grand lot de pantalons & $1,25, ayssi environ 600 habillements que oud vendons à $4,50.Assortiment considérable de chapeaux pour hommes ct enfants au plus bas prix.Spécialité d\u2019habillemgnts pour enfants de tout âge et un dépôt spécial de valises.Nous invitons les public à profiter des sacrifices que nous faisons pour lui.Grand Union Clothing Co., 124 Rue St.Joseph St Roch, Québec.Le plus gros fonds de banqueroute jamais acheté.$40.000 de marchandises vendues à 30 cts dans la piastre.Invitation aux marchands et au public.100 pièces d\u2019étoffes à robe tout laine depuis 5 cents, 12 pièces de beau tweed depuis 30 cts.3000 doz de chapeaux en paille pour dames depuis 10 cents.100 pièces de cachemire noir à moitié prix.3 caisses de fleurs et garnitures de toutes espèces presqu\u2019à donner.Immense quantité de calonnade à des prix incroyables, gants en Kid et en soie, soie, satin, velours et peluche de foutes nuances.25 caisses indiennes Ft ds patrons pour robes sacrifiés.Enfin c\u2019est la plus grande quantité de marchandises à bon marché qui n\u2019a jamais été vue et nous invitons le publicen général de vouloir en bénéficier en venant faire leurs achats à notre grand entrepôt de marchandises.Po Maison Blanche 123 rte'St Joseph St.Roch.P.C.D\u2019'AUTEUIL, propriétaire Spccifique Contre la Brochite et les Toux opinâtre Tous les jours pour ainsi dire, nous entendons louer les remèdes préparés par le Dr Ed.Morin, tous produisent d'excellents résultats et donnent complète satisfaction.Pour le prouver, nous vous prions de lire le certificat suivant qui vous fera voir la grande efficacité d\u2019une de ses préparations, le \u2018* Vin Créosoté.(CERTIFICAT) .: Baie St Paul, 18 novembre 1887.MM.Ep.MoRIN & CIE.Québec.Messieurs, Pendant six mois, je me suis vu sous le coup d\u2019une bronchite qui parraissait vouloir m\u2019arracher à ma famille le plus vite possible, tout en me faisant endurer les souffrances les plus cruelle.Il me semblait que plus je prenais de consultations et de remèdes, plus le mal empirait et devenait sérieux.Déjà, j'avais pris le partie d\u2019abandonner tout médicament: je me disais que ma maladie était incurable ; mais je m\u2019étais trompé, car une heureuse annonce est venue me dire que, si je voulais êtra guéri, soit de bronchite, toux, asthme, etc, etc, il fallait me procurer une bouteille de Fin Créosoté du Dr Ed.Morin.Immédiatement, j'eus de ce vin, et pon\u2019 quelque bouteilles, mais une seule à suffi pour faire disparaître complétement ma bronchite.Depuis ce temps, j'eus l\u2019occasion de me procurer encore six bouteilles de ce même vin, que je conserve comme m\u2019ayant rendu la santé et pouvant encore la rendre, soit à d\u2019autres, soit a moi-même.Je vous félicite donc, chers messieurs, de votre excellent et imcomparable remède, le Vin Créosoté, et ne saurait trop le recommander.Croyez, messieurs, à toute ma gratitude et agréez, etc\u2019 P.ALLARD, Marchand c, el SYNCOPES : Toutes personnes arrê-{ tées gratis par le Grand Restaurateur des Nerfs du DrKline.On ne tombe plus d\u2019un mal après le premier jour qu\u2019on l'a pris.Guérisonsmerveilleuses.Deman- dez-le au Dr Kline, 931 Aarc St.Philadelphia, Pa.En vente par Lyman, Bros & Co., Toronto.sis DECES JETTÉ.\u2014Lo ler avril, Mr Joseph Jotté satrefois de St Denis, après une courte maladie soufterte en fervant chrétien un ancien Patriote de 1838 à l\u2019âge de 81 ans et 5 mois il laisse pour déplorer sa perte 7 enfants et une épouse.PELLETIER, \u2014 À Trois - Pistoles est décédée le 27 Mars dernier à l\u2019âge de 65 ans, Dame Zoé Pelletier, épouse de sieur Bélanger.AprBenTr.\u2014A St.Jean, Isle Orléans, le 1er avril est décédée à l\u2019âge de 70 ans Dame Scholastique Crepault, épouse de Jean Audibert rentier, Boyce.\u2014Jeudi, le 5 du courant, Dame Mary Colford, veuve de feu George Boyce, âgée de 68 ans.Avcrair.\u2014Le 6 du courant, à l\u2019âge de 68 ans, sieur Charles Auclair, ancien forgeron.Perrin.\u2014Le 6 du courant, à l\u2019âge de 4 mois et 18 jours, Joseph Wilbrod, enfant de Sieur Samuel Pepin.Lrrrre.\u2014 Décédé ce matin, à l\u2019âge de 47 ans, après une longue maladie, Sieur George Lepire, tailleur de pierre.VENNER.\u2014 Au Gros Pin, St.Roch Nord, près Québec, le 4 avril courant, à l\u2019âge de 43 ans, après une longe maladie soufferte avec une résignation chrétienne Dame Marie Langevin, épouse de Wil- lian Venner, rentier.JUNEAU\u2014 Décédée le 27 mars, au quartier Montcalm, & la résidence de ses sœurs, rue St-Simon No 24, Delle Maric Juneau, à l\u2019âge de 45 ans.Elle appartenait à la Congrégation des Enfants de Marie de St-Sauveur.GALARNEAU.\u2014A Beauport le 7 du présent mois, M.Edouard Galarneuu, père, veuf de Dame Félicité Binet, à l\u2019âge de 77 ans, Il laisse pour prier sur sa tombe plusieurs enfants, petits enfants ct arrière petits enfant.McCarnom.\u2014 À Lévis, samedi, le 7 du courant, subitement, d\u2019une maladie de cœur, Madame Marie - Emilie Pouliot, veuve en premières noces d'Edouard Garant, et en secondes noces, de Collin McCallum, à l\u2019âge de 72 ans et 6 mois, Doré \u2014 Lundi, le9 du courant, à l\u2019âge de 77 ans et demi, Dame Euphrasie Doré, épouse de Louis Côté.Elle laisse pour déplorer sa perte, 7 enfants, 58 petits enfants et 23 arrière petits enfants.GIRARDIN.-\u2014 Lundi, le 9 courant, à l'âge de 83 ans, Dame Justine Grenier, veuve do Sieur Augustin Girardin.L'Hrvreux.\u2014 Le 9 du courant, à l\u2019âge de 79 ans, Dame Marie Louise Lepage, épouse de sieur David L'Heureux, batelier.Le ST « A .PELLETIER\u2014D¢céd de bier soir, d Tage de 76 ans et 5 mois, Dame Lucie Michaud, : veuve de Zéphirin Pelletier.IN 1 Se Ty i 47% BREASY Hi AR] Uo 7 * 74 Corus of Beeclh have been Sawed by one man in nine hours.Hundreds have sawed 5 and \u20ac cords daily.\u2018Exactly\u201d wbat every Farmer and Wood Chopper wants.First order from your vicinity secures the dency, No Duty to pay, we manufacture in Canada.Write for Mlustrated Catalogue sent FREE to all.Address FOLDING SAWING MACHINE CO., 303 to 311 8.Canal St, Chicago, Eli, rer EST PAR LE PRESENT DONNE QUE LA Propriete appartenant au Gouvernement de la Province de Quebec Et formant le bloc compris entre \u2014LA\u2014 PLACE JACQUES - 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les chances sont toutes égales el que personne ne peut bumainement déviner les numé ros gagnants.: RAPPELEZ-VOUS gs le Sdement de tons les prix est GARANTI PAR QUATRE BANQUES NATIONALES de la Nouvelle-Orlé- ans et que les billets sont signés par le président d\u2019une de ces institutions dont les droits sont garantis par une charte et reconnus parles plus hautes cours; défiez-vous par conséquent de toutes imitations ou affaires anonymes.file at GRO, THIS PAPER i=.cd may be found: Newspaper Advertising Buresu (10 Spric & Street), where ndver- gs ing contractsmay i) Yes 5 weds box 18 iT PF Seid Al 10 [ 4 Bureau de Commerce - i | 3 Réunion importante 25 Hoa La À > > Une vingtaine de membres élus et une cinquantaine d\u2019autres font application ne i pa Il y a eu séance et séance très longue du Bureau de commerce hier l\u2019après-midi.| Il s\u2019y est fait beaucoup de besogne ; on remarquera avéc plaisir que plusieurs jpouveaux membres ont été admis et qu\u2019un inombre encore plus grand de candidats \u2018aspire à faire partie de la chambre de commerce, | Etaient présents, entr'autres, MM.Auger, Billingsley, Brodie, Bennett, Ber- linguet, Clint, Gunn, Fraser, Gcurdeau, \u2018Joseph, Kirouac, Ledroit, Dr Morin, Peters, Price, Potvin, Turner, Demers, | Welch, ete., ete.M.T.Ledroit, président, donna lec- \u2018ture du rapport annuel du conseil et il en commenta ensuite les principales parties ,qui s\u2019occupent du chemin de fer du lac St-Jean, du Québec Central, du pont, du service des malles, du déblai du bassin \u2018Louise que l\u2019on jette dans le fleuve au grand préjudice de la navigation, de l\u2019établissement d\u2019une ligne de téléphone entre Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières, etc., etc | Le Dr Ed.Morin a remarqué que le Tapport parle d\u2019amendements à faire à l\u2019acte d'incorporation du bureau de commerce et il se demande si on verra à ce que les assemblées soient à l\u2019avenir plus nombreuses, Se réunir une fois par mois, \u2018par exemple, produirait plus d\u2019activité et jd\u2019émulation., On pourrait aussi par là augmenter plus rapidement le nombre éellement trop restreint des membres de ce bureau.M.le Président dit que les règlements jont été faits il y à une cinquantaine d\u2019an- ées et, il va sans dire, ne répondent pas entièrement aux besoins actuels.Il faudra donc les amender.Quant au nombre ldes membres, il faut bien avouer qu\u2019il n\u2019est pas encore considérable.Il espère Néanmoins que Québec comprendra l\u2019importance d\u2019avoir une chambre de com- |merce nombreuse et influente.| M.Ledroit dit aussi quelques mots au sujet des amendements projetés de l\u2019acte d\u2019incorporation, et il touche en passant au pou de fonds à la disposition du con- geil.| M.le Dr Morin ajoute que si les fonds Manquent pour agrandir le cercle des \u2018opérations du bureau, qu\u2019on augmente le es» d\u2019entrée des membres et qu\u2019on fasse { t es séances plus nombreuses, On verrait ientôt le burcau de commerce de Québec rendre plus d'importance et avoir l\u2019in- uence qu\u2019un corps semblable doit exercer, Il cite le cas des bureaux de commerce de Montréal dont l\u2019un possède 1300 membres et dont l\u2019autre, qui compte à peine un an, en compte déjà près de trois cents.| M.F.X.Berlinguet insiste sur la né- \u2018cessité de faire des améliorations à la rivière St-Charles et d\u2019employer utile- \u2018ment le deblai du bassin Louise, qu\u2019on précipite dans le fleuve sanss\u2019occuper des \u2018conséquences funestes qui en résulteront inévitablement pour la navigation.Ces Terre\u201d, ces débris, sont entraînés par le \u2018couraut et vont grossir les battures.II suggère de s'adresser à la commission du havre à ce sujet.; M.le président ajoute quelques mots, puis M.S.Bennett, trésorier, soumet son rapport annuel qui accuse un excédant de recettes sur les dépenses de $168.Recettes, 81,107 ; dépenses, $936.i Il est ensuite donné lecture d\u2019une lettre Qu secrétaire de la compagnie du pont nnonçant qu\u2019une députation des citoyens partira mercredi pour Ottawa dans le but d\u2019avoir une entrevue avec le gouvernement au sujet du pont, et que la chambre e commerce est invitée à y envoyer des représentants avec la députation.On procéda alors à l\u2019élection des officiers pour l\u2019année courante.MM.Joseph et Auger furent nommés scrutateurs, et voici le résultat du dépouillement du scrutin : » Officiers.\u2014 Président, M.T.Ledroit, réélu.Vice-président, J.Sharples, réélu.Trésorier, S.Bennett, réélu.Conseil \u2014M.Wm.Rae, l\u2019hon.J.Shehyn, MM.Félix Gourdeau, Wm.Brodie, R.R.Dobell, J.M.Price, Owen Murphy, B.Verret, F, Billingsly et R.Turner.+ Bureau des arbitres \u2014L\u2019hon.P.Gar- neau, E.Beaudet, T.Beckett, F.Bil- lingsley, W.Brodie, V.Chateauvert, J.H.Clint, A.Fraser, T.Ledroit, S.Peters et R.H.Smith.; On procéda ensuite à l\u2019élection des 22 nouveaux membres dont voici les noms : | T.H.Norris, E.M.Lennon, R.J.Andrews, Ant Gagnon, Wm.Shaw, Geo.Borland, Geo.T.Davies, E.T.Nesbitt, T.T.Hethrington, O.E.Gauvreau, À.EB.Vallerand, J.E.Woodley, Theo.Hamel, Andrews, jr., T.Green, John A.Maguire, Alp.Letellier, F.X.Létour- neau, John L.Thom, Lor.Evans, T.A, Piddington et A, J, Turcotte, M.Clint proposa, secondé par M.Price, que le président, les membres du conseil et du bureau de commerce accompagnent à Ottawa la députation des citoyens au sujet du pont.Relativement à cette motion, il fut dit que le Pacifique offrirait des billets de passage réduits à ceux qui prendront part à cette députation qui, espère-t-on, sera nombreuse et influente.Le Dr Morin dit quelques mots sur la nécessité d\u2019opérer une réduction dans les taux imposés sur les bateaux des marchés, et la séance est levée après avoir passé, il va sans dire, des résolutions de remerci- ments aux officiers sortant de charge.On félicite aussi d\u2019une manière toute spéciale le secrétaire, M.F.H.Andrews, pour les services précieux qu\u2019il a rendus au bureau.MM.A.J.Auger et Joseph ont été élus auditeurs pour l\u2019année courante.Voici la liste de ceux qui, hier, ont demandé à faire partie de la chambre de commerce ; Proposés par M.le Dr Morin: MM.Philippe Gingras, Arthur Gingras, Eu- sébe- Langlais, Achille Picher, Charles E.Roy et 8.J.Demers.Proposés par M.F.X.Berlinguet :\u2014 MM.N.Garneau, P.Garneau, Rodolphe Audet, Th.Pampalon, Théo.Béland, P.Déry, E.Jacot, F.Simard, Ls Bilodeau, George Lefebvre, Jos.Ouellette, Arthur Picard, Edouard Matte, Ls Boivin, Wilfrid Brunet, Chs O'Leary, J.J.Veldon, Arthur Toussaint, Ad.Paré, Ferd.de Varennes et Léon L.Dessane.Proposés par M.Thomas Potvin : MM.Ovide Bouchard, J.L.Langlois, P.C.D\u2019Auteuil, Jos.Savard, J.C.Gagnon, Lucien Bernier, Ev.Blais, C, S.Rive- rin, Jos.Gauthier, J.Boivin, J.B.Ger- vais, Chs.Villeneuve, Ed.Bélanger, fElz.Falardeau et Chs Trépanier.Proposés par M.Brodie : MM.Herman Young, W.Marsh, Lafrance, caissier de la Banque Nationale, More et Barrow.Proposé par M.Bennett: M.Har- court Smith, : Ww LES, \u201cBUCKET SHOPS.\u201d Ilyatoute une croisade d\u2019entreprise contre les bucket shops, espèces de halles privées où l\u2019on spécule sur les hausses et les baisses plns ou moins réelles des produits de la consommation et des actions en cours de chemins de fer ou d\u2019institu- tionsffinancières, C'est la chambre de commerce de Toronto qui a ouvert la campagne contre ces institutions interlopes, campagne qui va probablement se dénouer par une me- suro les prohibant, L'on est arrivé à découvrir, après enquête minutieuse, que le sbucket shops n\u2019étaientau fond que de véritables maisons de jeu où les marchands et les hommes d\u2019affaires en général se laissent entraîner et où dans l'espoir d\u2019un gain problématique, ils engagent des sommes considérables sur des objets dont ils ne connaissent même point la valeur réelle.Les bucket shops n\u2019ont pas seulement droit de cité à Ontario.L\u2019on en retrouve dans tous les centres commerciaux de la province\u2018de Québec : à Montréal, à Québec, à Trois-Rivières, Le Moniteur du Commerce qui aborde ette question nous fait saisir tous le dangers de ces institutions et met en garde les hommes d\u2019affaires qui les fréquentent.S\u2019engager dans ces \u2018\u2018 boutiques,\u201d et y spéculer sur marge, dit-il, c\u2019est confier au hasardle produit'de son travail, son crédit et sa réputation, c\u2019est s\u2019exposer à des entraînements *néfastes qui aboutissent quand même à la ruine, Les clients de ces ** boutiques \u201d sont plus nombreux qu\u2019on ne le pense généralement.Il y a d\u2019abord le marchand de détail qui y risque son avoir ou une partie de son avoir dans l'espoir de le doubler, puis d\u2019autres qui comptent sur le hasard pour refaire une situation ébranlée.Il y en a enfin, \u2018dit le Moniteur, qui y vont par curiosité une fois et qui retournent une seconde fois pour tenter un coup.Nous en avons rencontré qui n\u2019y étaient jamais allé encore, mais qui s\u2019y rendaient, entrainés par un ami, un de ces amis comme il y en a toujours trop et qui se font d'ordinaire les propagateurs inconscients d\u2019élément de ruine.Nous y avons remarqué des teneurs de livres des maisons importantes, qui en allant ou en revenant de la banque s\u2019y arrêtaient pour risquer une petite opération.Il arrive parfois que des marchands de la campagne y mettent le pied pour leur malheur.Tout cela est pénible à constater et avant que le mal soit plus grand il faut lui appliquer le fer rouge.LE CULTIVATEUX Il faut évidement que le mal soit grand puisque nos législateurs s\u2019en sont émus et qu\u2019il y a actuellement devant le Sénat une mesure à l\u2019effet de faire disparaître celles de\u2019ces institutions qui ne peuvent prouver que leurs transactions sont légales et honnêtes.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014>>\" SERVICE CIVIL i \u2014 Il vient d\u2019être décidé que les examens] du Service Civil n'auront plus lieu qu\u2019une fois Yan, au mois de novembre.Il y aura toute-fois le quinze mai prochain un terme pour les examens de promotion.Mmes M.ABBE BEAUDET Jeudi, le 5 courant, avaient lieu à la Baie St-Paul, les funérailles du Rév.M.Hubert Beaudet, Ptre., curé de cette paroisse depuis septembre 1880.La mort du Rév.M.Beaudet, arrivée samedi soir, à 94 hrs.presque subitement a jeté le deuil et la consternation parmi ses paroissiens qui avaient appris à l\u2019aimer et à le respecter, et qui, pendant la journée même, l\u2019avaient vu, quoique faible, entendre les confessions de ses pénitents, Aussi, ils ont bien prouvé par leur douleur et leur empressement à lui rendre les derniers devoirs, combien ils ressentent la perte douloureuse qu\u2019ils viennent de faire \u2014Mercredi, à 4 hrs.p.m., avait lieu la translation des restes du regretté défunt au milieu d\u2019un immense concours.Les membres du clergé étaient venus en grand nombre prier po-ir le repos de l'âme de celui qui fût leur compagnon zélé dans la divine milice, et qui, hier encore, paraissait si plein de vie et de santé.Nous avons remarqué le Rév.M.Doucet, administrateur du diocèse, les Révds.MM.A.Fafard, curé de Chicoutimi, Jos.Sirois, curé dr St-Alphonse, Délàge, curé de Notre-Dame de Laterrière, Barabé,curé de St-Alexis, Roberge, du séminaire de Chicoutimi, le Révd.Père Savard, de l\u2019ordre des Rédemptoristes, les Révds.MM.F.Morissette, curé de St-Joachim, Pérusse, curé de St-Tite, R.Boily, curé des Eboulements.La levée du corps a été faite par le Grand-Vicaire Doucet, administrateur du diocese, assisté du Rév.MM.Délâge et Tremblay.Le corps était porté par douze marguilliers et les coins du poèle par les Révds MM.Boily, Roy, Barabé, Sirois, Auclair et Pelletier.Le deuil était conduit par MM.Elizée et Eloi Beaudet, frères du défunt, et M.Pepin, son noveu, Beaucoup de souvenirs, sous forme de Croix et couronnes en cire et en fleurs naturelles ont été déposées sur le cercueil en témoignage de deuil et de respect, entre autres par les Dames Religieuses et leurs élèves, le Rév.M.Roberge, M.le Dr.Clement, MM.P.Allard, I.Morin, P.Gagnon, N.Gariepy, Maxime Simard, et Valarie Simard.L\u2019office des morts fut récité au milieu du recueillement le plus profond.Le lendemain avait lieu les funérailles.Le Rév.M.Delâge officiait avec les Révds MM.Tremblay et Perusse comme diacre et sous-diacre.La vaste église de la Baie St-Paul n\u2019a pu contenir la foule immense qui était accourue rendre les derniersdevoirs au regretté défunt.Non-seulement toute la paroisse de la Baie St-Paul était là, mais encore des centaines de personnes venus de toutes les paroisses du comté de Charlevoix et même du Saguenay s\u2019étaient fait un devoir d\u2019assister à cette triste cérémonie.Le Rév.M, Fafard,curé de Chicoutimi, chargé de prononcer l\u2019oraison funèbre du regretté défunt l\u2019a fait en termes profondément émus et remarquables, Il prit pour:tette : \u2018* Ego sum pastor bonus et cognoco oves meas et cognoseunt me meas.Je suis le bon Pasteur, je connais Pendant # hrs.l\u2019éloquant prédicateur nous a retracé les principaux traits de la vie du Rév.M.Beaudet, qu\u2019il nous a montré toujours et partout esclave de son devoir, de l\u2019obéissance à ses supérieures, animé du plus grand zèle pour le salut des âmes qui lui étaient confiées.Il a été particulièrement heureux en rappelant qu\u2019il y a 26 ans, M.Beaudet a peine ordonné prétre, se rendait comme vicaire, dans une mauvaise embarcation en com pagnie de feu Mgr Dominique Racine, qui venait d\u2019être nommé curé de Chicou- timi.\u201c\u2018 Dieu, dit le prédicateur avait uni ces deux âmes d\u2019élite pour travailler ensemble au salut des âmes dans la vaste région du Saguenay ; Dieu n\u2019a pas voulu les séparer dans le tombeau, a peine le glas funèbre, annonçant la perte immense que le diocèse de Chicoutimi vient de subir par la mort de son vénérable et regretté premier évêque, a-t-il fini de tinter que déjà une autre tombe s\u2019ouvre pour y recevoir celui qui pendant plusieurs ans nées a été son compagmom de travail Puissent-ils, ces deux apôtres, recevair au Ciel la récompense due à leurs vertus mes brebis et mes brebis me connaissent.\u201d | du prédicateur à son confrère et ami ont été des plus touchants et grand nombre de personnes mélaient leurs sanglots à la voix émue de l\u2019orateur sacré.L'orgue était tenu par la Révde Sœur Ste.Emi- lienne et les élèves du couvent ont chanté la messe de requiem harmonisée, La fanfare sous la direction de M.Chs.Boivin exécuta plusieurs morceaux appropriés à la circonstance.L'église avait revêtu ses tentures les plus sombres.Le libera a été chanté par M.le Grand-Vi- caire Doucet.Le corps du Rév.H.Beaudet repose maintenant sous les dalles du sanctuaire à côté de ceux qui l\u2019ont précédé dans le sommeil éternel, Requiescant in pace \u2014Communiqué, En tournée d\u2019inspection M.Fowler, employé de l\u2019Intercolonial, a inspecté et reçu les abris contre la neige qui ont été construits sur la section ouest de l\u2019Intercolonial depuis l\u2019automne dernier.IL est actuellementjoccupéjà messurer les ponts sur la même section,afin de dresser les plans de tous ces ponts pour l\u2019usage de l'ingénieur de cette voie ferrée, Un ours cannibale Une scène émouvante chez Joe Beef Il s\u2019est passé vendredi, dans la gargote de Joe Beef, un scène pleine d\u2019émotion et d'intérêt pour ceux qui en ont été témoins.Joe réjouissait ses hôtes ordinaires d\u2019une répresentation, dans laquelle figuraient deux ours, un de trois ans, qui pèse environ 400 lbs., et un jeune ours de 8 mois, dont le poids n\u2019excédait guére 80 lbs.Les cages des deux ours se font vis-a-vis.Elles furent onvertes ensembles.Presqu\u2019au même instant, le gros ours g'élanca dans la cage de l\u2019ourson qu\u2019il saisitj et entraina dans la sienne, ol il se mit en frais do lejdévorer.Un ours dévorer fun autre ours, c\u2019est un spectacle dont on ne jouit pas tous les jours.Joe Beef était au désespoir ; il fit mille efforts pour sauver son ourson, mais chaque fois qu\u2019il approchait de la cage ensanglantée, le gros ours lerenversait de sa patte.Il s'imagina alors d\u2019aller prendre un torche, afin d\u2019effrayer le terrible plantefère dans sa fureur de cannibale, L'idée était bonne, mais elle venait trop tard pour sauver l\u2019ourson, dont on ne retira que le cadavre de la cage de son frère ainé Un pompier asphyxié Un bien grand malheur a failli arriver hier matin au faubourg St Jean.C\u2019est la seconde fois d\u2019ailleurs que semblable affaire arrive au même endroit, et la corporation devrait prendre des mesures immédiates pour qu\u2019on n\u2019ait pas enrégistrer un de ces jours quelque pénible catastrophe dans laquelle il y aurait des \u2018pertes de vie et des dommages matériels.On sait que la bouche d\u2019eau qui se trouve à l\u2019angle des rues St.Jean et St.Augustin se continue jusque sous la rue St.Jean, par un couloir assez large que traverse non-seulement le maître conduit de l\u2019aqueduc, mais aussi celui du gaz.Or, l\u2019an dernier croyons-nous, l\u2019un des ouvriers de l\u2019aqueduc s\u2019étant introduit dans le couloir en question muni d\u2019une bougie allumée, il se produisit une ox- plosion qui ébranla tout le voisinage, et le malheureux fut à un doigt de sa mort.4 Il fallait donc qu\u2019il y eût quelque part une fuite de gaz, et sans doute êlle exis te encore.Si elle a été réparée, il s\u2019en est déclaré une autre, et cela est d\u2019au« tant plus probable, que dernièrement let ouvriers de la compagnie du gaz ont faif des réparations près de là, réparationt qui ont sans doute été mal faites.Hier matin, c\u2019est le pompier Pierre J ack] son, du poste No.2, rue St.Patrice, qui a été la victime.Il est préposé au service de l\u2019aqueduc, et vers dix heures i estallé [en compagnie de son camarad Mulrooney nettoyer la bouche d\u2019eau e question.Il est descendu seul dans le coux loir pour ouvrir un petit robinet, et Mul rooney est resté au bord de Forifice, a de tourner la longue clé dont on se sert pour ouvrir les bouches d\u2019eau.Jackson est revenu de suite sur ses pa et une fois au pied de l\u2019échelle il a crié 3 son compagnon qu\u2019il y avait du gaz dan le couloir, puis il s\u2019est affaissé.| volonté dont nous regrettons de ne pa savoir le nom, tous deux ont remont avec d\u2019énormes difficultés le malheureu: Jackson qui ne donnait plus signe d vie.11 fut transporté au poste tandis qu\u2019o allait quérir le Dr Rinfret.Mais avan l\u2019arrivée de celui-ci le Dr Boulet étant passé par là, il s\u2019empressa de donner Tinfortuné les secours de son art.Li et le pompier Larose pratiquèrent pen dant vingt minutes la respiration a ficielle.Enfin,au bout d\u2019une demi-heure, Jac son commença à prendre ses sens et on] transporta à son domicile, rue Drolet of il fut administré par l\u2019un des prêtres d presbytère St Jean Baptiste.Hier soir il y avait beaucoup d\u2019am lioration dans son état, et tout fait espé rer que l'accident n\u2019aura pas de suite graves.Le pompier Jackson est un des mei leurs hommes de la brigade, et il est.; marié.descendu avec un autre homme de ra A travers la glace Vendredi, le mauvais état de la glac vis-à-vis Montréal a été cause d\u2019un accident qui aurait pu avoir des conséquence funestes.Un charretier conduisait un tombereau de neige et de glace vers] dépositoire.Rendu à quelques arpents en face de la place Jacques-Cartier, che val eb tombereau passèrent à travers | glace, et le charretier ne dut son salut qu\u2019à l\u2019agilité dont il fit preuve en sautant À côté de son tombereau.Ce fut avec mille difficultés qu\u2019on réussit à sauver le cheval.} Si vos enfants souffrent des vers, don- nez-leur le Mother Graves Worm Exter minator, qui est sûr, certain et efficäce.Faites-en l\u2019essai et remarquez l\u2019amélioration dans l\u2019état de votre enfant.Les chaussures mal faites produisent les cors.L'Holloway's 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VALIER ST, SAUVEUR Tout cultivateur: - | i { ! | Tria ata GO und 0 fi Mulrooney a appelé de l\u2019aide, et étant, \" < ,; | at \u201cln lS A PTO trea HL.i 0 1 te.LES CONDITIONS DE L\u2019ABANDON DU MONOPOLE.Ernest wn x : Bien que les conditions de l\u2019arrangement conclu entre le gouvernement et la tompagnie du Pacifique, au sujet de l\u2019abandon du monopole temporaire garanti à cette dernière par son contrat, ne soient pas eucore formellement connues, nous sroyons pouvoir en juger la nature avec 1ssez de probabilité, d\u2019après l\u2019avis de con- rocation d\u2019une assemblée spéciale des ac- donnaires du Pacifique, pour le neuf mai prochain, à Montréal, et d\u2019aprés les ru- neurs fortement accentuées qui ont cours, lepuis samedi, dans la capitale.Nous posons d\u2019abord en principe que sour être reconnu bien avantageux, tout vrrangement doit pouvoir produire le juadruple résultat suivant : Premièrement, assurer au pays une pro- iection suffisante contre la compétition des ignes rivales des Etats-Unis, afin que la voie commerciale canadienne puisse effi- sacement continuer à commander le trafic le notre Nord-Ouest, ce qui était le but ie la clause du monopole dans le contrat your la construction du chemin du Paci- ique.Secondement, et,conséquemment, metre la compagnie du Pacifique en mesure le soutenir avantageusement, pour elle- nême et le Canada, la compétition que le parlement va lui imposer en amendant la loi, et en mettant fin au monopole qu\u2019il ait cru dans l'intérêt public de lui ga- tantir pendant un certain nombre d\u2019an- dées.Troisièbmement, trouver moyen de donner à la compagnie du Pacifique, pour l\u2019a- pandon volontaire d\u2019un privilège impor- zant qu\u2019elle tient en vertu de la loi, une zompensation équitable, juste, raisonnable, sans iinposer aucun sacrifice sérieux d'argent aux contribuables.Quatrièmement, entourer cet arrangement de conditions telles, que la solution qui sera donnée à la difficulté de Manito- da contribuera largement à la prospérité publique, en assurant au pays les avantages certains de l\u2019emploi de plusieurs millions pour l\u2019amélioration et le développement de notre réseau de chemins de fer, | Si les clauses du règlement avec la compagnie du Pacifique sont telles que la rumeur publique les rapporte,\u2014et nous la soyons substantiellement exacte, \u2014 le gouvernoment a réussi, après des négoci- stions prolongées, à conclure un arrangement qui rencontre parfaitement lesquatre sonditions que nous venons de poser somme essentielles pour qu\u2019il soit incou- testablement très avantageux.: La convention, en résumé, serait la suivante.Le gouvernement du Canada garantirait une émission d\u2019obligations de la compagnie du Pacifique, au montant de quinze millions de piastres à 3 ou 3} d'intérêt.| De son côté, la compagnie donnerait, pn garantie, au gouvernement toute la balance de sa concession de terres, soit environ treize millions d\u2019acres, Elle s\u2019engagerait de plus à appliquer spécialement au paiement de l'intérêt annuel de ces obligations, toute sa recette du gouvernement pour le transport des malles sur le parcours entier de son réseau, et pour tout autre service de transport au compte de l'Etat, comme la milice, les officiers pa- blics voyageant pour les affaires du pays, les magasins des départements de la milice et des Indiens, ete., etc.Il est certain que cette récette doit déjà s'élever à plusieurs centaines de mille piastres annuellement, et elle s'accroîtra d\u2019année en année.,( Si ces ressources ne suffisaient pas,alors la compagnie devra compléter le paiement de l'intérêt à même ses revenus gé- nérauxe - La concession de terres sera placée sous le contrôle d\u2019un bureau d'adminis- irateurs, et le produit des ventes sera \\ppliqué au rachat des obligations à leur schéance.La somme réalisée par la vente de ces sbligations, devra être employée entièrement à placer la partie du chemin au nord lu lac Supérieur dans le meilleur état _ possible de parachèvement, à construire des lignes d\u2019embranchement dans le Nord-Ouest, à compléter le matériel d'exploitation exigé par l'augmentation du trafic, etc.La première rumeur, mise en circulation, il y à quelques jours, de la probabilité du règlement de la difficile question du monopole de la compagnie du Pacifique par le moyen d\u2019une garantie d\u2019un certain montant d\u2019obligations, a fait la plus favorable impression sur le public.Les adversaires fnéme du gouvernement ont admis qu\u2019un semblable arrangement devrait être approuvé.Le Globe, de Toronto, et le Witne.s, de Montréal, deux des principaux organes de l\u2019opposition, n\u2019ont pas hésité à exprimer cette opinion.Le premier de ces journaux a même dit\u2014ce qui est bien vrai\u2014-que cette solution n\u2019imposerait pas le sacrifice d\u2019une seule piastre au pays.Le Witness, de samedi, commentant les rumeurs sur lesquelles nous écrivons, maintient sa premiere admission, que le moyen trouvé pour mettre fin à la difficulté du monopole est favorable, mais il aurait voulu que le chemin de fer lui- méme fut aussi donné en garantie au gouvernement.Nous croyons que l\u2019exigence d\u2019une semblable condition aurait été de trop.Le ministère ne devait pas rendre impossible l\u2019heureuse issue des négociations en insistant sur ce point, En premier lieu, les garanties dont nous avons donné l\u2019explication qui précède, sont évidemment suffisantes.Si nous calculons la valeur des terres au prix que l\u2019hon.M.Blake et ses amis de l'opposition leur attribuaient, lors de la discussion du prêt fait à la compagnie, il y a quatre ans, et remboursé depuis, c\u2019est- à-dire deux piastres et demi l\u2019acre, les treize millions d\u2019acres de la balance de la concession vaudraient $32,500,000.Mais évaluons-les seulement au taux payé pour le rachat partiel qui a eu lieu en 1886, en règlement de la créance du gouvernement contre la compagnie, soit une piastre et demie l\u2019acre, les treize millions valent au moins $19,500,000.Il est certain que plus de $25,000,000 seront réalisées de la vente de ces terres.Done, le capital des quinze millions de piastres d\u2019obligations à être placées sur le marché, est en parfaite sécurité.Les ressources réservées pour l'intérêt annuel seront suffisantes.Pourquoi alors le ministère aurait-il fait une condition sine gud non de toute la propriété du chemin ?D\u2019abord cette garantie m\u2019eut pas eu toute Pimportance que l'on serait porté à lui attribuer, parce qu\u2019il n\u2019aurait pas pu être question de lui donner priorité sur la première hypothèque des porteurs des obli- gations-que la compagnie a vendues.Elle ne serait donc venue qu\u2019en seconde ligne.Nous ne prétendons pas pour cela qu\u2019elle n\u2019aurait pas encore eu une grande valeur, le produit de la nouvelle émission de titres devant être totalement employé à augmenter celle du chemin.D'ailleurs, ces quinze millions de piastres d\u2019obligations comprises, tout le réseau du Pacifique, d\u2019une longueur d\u2019environ six mille milles, ne sera pas grevé de plus de soixante et cinq millions de piastres d\u2019hy- -pothèques.- De plus, nous considérons qu\u2019il y a une raison d\u2019intérêt public de ne pas exiger la garantie sur le chemin lui-même, du moment que celles qui ont été obtenues sont reconnues être suffisantes.Il ne faut pas croire que les quinze millions que la compagnie va emprunter avec Ja garantie du \u2018gouvernement fédéral sont toute la somme dont elle aura besoin d'ici à longtemps, Ce montant lui suffira probablement pendant deux ou trois ans.Mais à une époque encore rapprochée, à mesure qu\u2019il lui faudra donner à son réseau de nouveaux développements, il est facile de prévoir que la compagnie sera, nous dirons, dans Pheureuse obleation pour le pays, et, nous espérons, pour elle-même, de trouver encore de nouveaux capitaux.Comme elle sera alors obligée de les prélever sur son seul crédit, il serait important qu\u2019elle put le faire & des conditions.aussi avantageuses que possible, en proportion de la valeur des garanties qu\u2019elle pourra offrir aux capitalistes sur un chemin de fer peu grévé.Ce scrait autant dans l'intérêt public que dans celui propre de la compagnie, parce que le pays bénéficierait beau- (coup de tous les agrandissements nou- h \u2018LE CULTIVATEUR _ veaux donnés à l\u2019œuvre nationale du'Pa-.rl cifique, En exigeant l\u2019emploi-de tout le produit des quinze millions#d\u2019obligations, pour les travaux que nous avons -énumérés plus haut, le gouvernement a fourni à la compagnie le moyen de se constituer dans une situation qui lui permettra de soutenir avantageusement, pour elle-même et pour le pays, la compétition contre laquelle elle aura prochainement à lutter.Conséquemment, c\u2019est la mettre en position de pouvoir conserver la plus grande partie du trafic du Nord-Ouest à la voie canadienne, et au Canada tous les avantages directs et inditects qui en découlent, 4 Les deux premièrés conditions que nous avons posées, aujcommencement de cet écrit, comme essentielles à tout règlement avantageux, soft donc complètement remplies.Maintenant pour leg deux autres.Nous avons dit qu\u2019en troisième lieu, il fallait trouver le moyen de denner une compensation raisonnable etjuste à la compagnie, pour la cession volontaire de son privilège, sans im poser Un sacrifice sérieux d'argent au pays.La garantie d\u2019intérêt par le gouvernement» rencontre exacte ment cette condition.Il est de toute évidence que, par ce système, le trésor public n\u2019aura pas à débourser un sou pour la compagnie.En définitive, que fait le gouvernement ?11 prête tout sim plement à la compagnie, pour un certain temps et un certain montant, l\u2019usage de notre crédit national, en considération de l\u2019abandon qu\u2019elle consent à faire d\u2019un privilège important que le parlement lui à garanti pendant plusieurs années et qui la protège contre une cbmpétition qui, si elle était victorieuse gur toute la ligne, lui serait aussi nuisible qu\u2019elle serait désastreuse pour le pays généralement.Donc, l\u2019intérêt de la confédération, dans le commerce du Nord-Ouest, est protégé, tout comme celui du trésor est sauvegardé par les garanties que le gouveruement a exigées ct obtenues.| De son côté, la compagnie a-t-elle dans ce règlement une compensation raisonna- nable de la concession qu\u2019elle fait, en abandonnant son privilège ?Nous répondons affirmativement.Si la compagnie voulait négocier quinze millions d'obligations sur son seul crédit, elle ne pourrait y réussir à moins de payer cinq par cent d'intérêt, c\u2019est-à-dire $750,000 par année, Avec la garantie du gouvernement fédéral, la compagnie pourra limiter l\u2019intérêt de ses obligations à 35, peut-être même à 3 per cent.Calculons-le à 33.Le crédit public du Canada étant la basc de cette opération financière, assurera à la compagnie l'avantage de 14 par cent d\u2019in- térét en moins.A 33}, elle ne paiera que $525,000 par année.Fille réalisera ainsi une économie annuelle de $225,000.Cette somme, à intérêt composé, rachèterait le capital des obligations à leur échéance.Ainsi, il est clairement prouvé que, sans que le pays ait à débourser une seule piastre, mais uniquement par le prêt à l'usage du crédit national à la compagnie du Pacifique, le ministère et le parlement, qui approuvera sans doute son intelligente politique, lui assureront la compensation équitable à laquelle elle & un droit incontestable, pour l'abandon du privilège que son contrat lui garantit, Le parlement ne peut pas exproprier la compagnie d\u2019un droit certain, sans une juste eb préalable indemnité.Dans la garantie que le gouvernement donnera, l\u2019intérêt du pays et celui du Pacifique seront également sauvegardés avec soin et avec justice.Nous avons posé, çomme quatrième condition, que la solution à être donnée à la difficulté de Manitoba, devra contribuer largement à la prospérité publique.Le ministère a obtenu ce résultat, en exigeant que toute la somme qui sera réalisée par la vente des titres qui seront négociés avec la garantie du Canada, soit employée pour les grands travaux que nous avons mentionnés.Si la convention, intervenue entre le cabinet et les directeurs du Pacifique, est bien celle que disent les rumeurs, ou au moins substanticllement semblable, nous n\u2019avons pas la moindre liésitation à ëxpri- Lheureux règlément d\u2019une difficulté devenue très sérieusé,* à cause de l\u2019agitation perpétuelle qu\u2019elle provoquait sans.rai- partie considérable de la confédération.Elle se recommandera très fortement à la favorable sanction du parlement et du pays.Le ministère aura le grand mérite d\u2019avoir trouvé un règlement avantageux à une question que bien des gens commençaient à croire insoluble.ete INONDATIONS EN ALLEMAGNE Il y a des inondations très sérieuses en Allemagne.Les dernières nouvelles transmises de Poseen disent que 250 villages ne constituent plus qu\u2019un monceau de ruines et que 15,000 personnes sont plongées dans la plus grande détresse.\u2014_\u2014\u2014 LA POLITIQUE EUROPÉENNÉ On signale la publication à Saint-Pé- tersbourg d\u2019une brochure politique intitulée Lettre & un ami, Cette plaquette anonyme, qui a été envoyée à tous les personnages importants, considère la guerre avec l\u2019Allemagne comme inévitable.Bien quela Russie ne la désire point, l\u2019armée fera son devoir, mais la valeur de ses chefs est problématique.Heureusement qu\u2019en cas de revers, cent millions d'hommes accourront pour secouder l\u2019armée russe, La brochure critique la reutine et l\u2019arbitraire de l'administration moscovite et l\u2019accuse de n\u2019avoir rien fait pour alléger la situation matérielle et intellectuelle du peuple., Les promoteurs du chemin de fer Vau- dreuil et Prescott, disent que les travaux commenceront prochainement Les MM.suivants ont été élus directeurs : J.B.A.Mongenais, Albert Hagar, IT.McMillan, M.P.,J.R.McLarin, J.C.Rogers, J.R.McDonald et Geo.Duval.MM.Mongenais et Hagar, ont été élus respectivement président et vice-président.Il est probable que les travaux seront confiés à MM.Beemer et Charle- bois, LA POLITIQUE ALLEMANDE LE PRINCE DE BISMARK Berlin, 7.\u2014Le prince Alexandre de Battenberg viendra jeudi prochain à Charlottenberg et son mariage avec la princesse Victoria aura lieu au commencement de juin.Le prince Bismark a retiré sa résignation dans la crainte qu\u2019il est que sous la domination de l\u2019impératrice Victoria, l\u2019Allemagne ne tende rapidement à s\u2019af- lfaiblir.11 est maintenant connu que l\u2019Impératrice mettra tout eu œuvre pour obliger son mari & jeter Bismark pardessus bord.LE GENERAL BOULANGER ELU IL REFUSE DE SIEGER Paris, 9.\u2014Les retours additionnels augmentent la majorité du général Boulanger dans le département de la Dordogne.Le vote a été comme suit : Bou- 35,750.Le général Boulanger, qui a d\u2019abord refusé d'accepter d\u2019être mis en nomination, refuse aussi de siéger, matt.7 Des représailles Paris, 9\u2014DM.Favre, ex-sous secrétaire d\u2019état, écrit dans le Matin que la France usera de représailles si la taxe sur les vins embouteillés proposée par M.Gos- chen dans son budjet est adoptée par le parlement.ree Visites royales à Florence Florence, 5.-
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