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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 23 août 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1890-08-23, Collections de BAnQ.

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[" = ~N n L ) I A 'Y7¢ ANNEX.QUEREC, SAMEDI, 23 AOÛT 1599 No.$ , C2 2 i = i ABUONNEMERNTS: ; ANNONCES: Par an (d\u2019avance).\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.21.00 remière 3 + .Payable dans le cours de Pannée.§L50 Autres SEP : ! 2 Lo ; 2 /.a cs, Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages ct avertir au moins quinze jours avant l\u2019expiration de l'année, ou bien refuser le journal.Le Canadien, quotid.par an.$5.00 ® * gemi-q., $3.00 \u2014\u2014\u2014\u2014____{ime Edition Hebdomadaire du CANADIEN Naissances, mariages ou décès.25 \u2018* \u2014 # {Les annonces suivrntes seront insérées ' pour UN CENTIN le mot: } Demandes d'emploi, demandes de da ! mestiques ou employes.Annonces poux.chambre ou pension, * X J ISRAEL TARTE,Ed © teur-Propriétaire } El Fem + \u20ac be or ® { BuREAY s 86, rue St-Pierre, Québec.1 | 1 | LES ARRERAGES AUX JOUR- L'ENSFLAGE surtout à s\u2019enquérir des ressources agri- C | | hi Amiante ! Amiante! NAUX : \u2014_ \u201cAooles de cette partie du pays eth faire oionne Cars oy \u2014 UNE EXPLICATION ; : Npecialites Etrangeres ot Domestiques Pipes en amiante, Boîtes de sûreté en amiante, Carton d'amiante, Presse-étouppe (packing d'amiante} Liment d'amiante pour conduits à vapeur et enduits de bouiiloires.Tostumes en amiante pour pompiers, Drap d'amiante.feinture d'amiante, à l'épreuve du feu.eutre d'amiante, Dorde d\u2019a:iniante.\\ - .\u2014 Poêles à Gaz, Lampes sans cheminées, Lampes l\u2019albo-carbone, Poêles de cuisine fonc- jonnant an moyen d\u2019une lampe, etc.'THEO.HAMEL == COTE DE LA MONTAGNE QUERRC Lgence Générale Francaise (C.A.Chowuillow) de Montréal, Seul Agent Dépositaire à Québec : THE®.HAMEL, .44 COTE LA MONTAGNE, Importation de tous Produits français SHAMPAGNE (Morizet), JOGNAC Boulestin, Frapin, Engrand \u2014 & Frères, Marquis Fils, Joc- Key Club, Cha Duc, Comie d\u2019itrvos, etc DLARETS St-Julien de Lasa, Clos du Caroubier (Claret algérien), très - recommandé, médaille door à l'exposition de 1889, St- Estèphe, St-Emilion.Produits supérieurs de la maison La- lande de Bordeaux.visé Assortiment complet, Vi mousseux, Scoth Whiskies, Gins, Liqueurs fines.è { Conserves alimentaires, Conserves de légumes, de la maison Fontaine de Paris, fonrnis- zeur de l\u2019empereur de Russie, Chocolat d\u2019Ai- uebelle, Huile d\u2019otive, Vins d\u2019Espagne, Vins © Messe, etc.fr Une visite est sollicitée.! 17 juillet-= - EAUTERNES ps Er PET, Vow ten SAMEDI 23 AOÛT 18590 du \u2018\u201c Cultivateur lux abonnés Comme nous avons résolu d\u2019en finir se bonne fois pour toutes aves le sys- ème des arrérages, nous avertissons ceux Jui nous doivent que, s\u2019ils n\u2019ont pas payé leurs comptes d\u2019ici au premier septembre, 1s seront poursuivis devant les tribunaux.Pour faciliter la rentrée des arrérages it épargner du trouble à nos abonnés, rous avons constitué des agents collec- leurs dans plusieurs comtés.Pour CuarLevoix, M.J, P.Pzr- XEAULT, avocat, à en mains tous nos 3omptes.Messieurs TAcHÉ et Rioux agissent Jour nous dans le comté de TÉMISCOUATA.Ceux qui paieront d\u2019ici au premier sep- ernbre n\u2019auront aucun frais à solder.Après cette date, des poursuites seront )rises, sans autre avis que relut que nous lonnons dans ces couronnes.Dix jours sont suffisants pour trouver es quelques piastres que tant d\u2019abonués tous doivent.\u201c Cet avurtissement s\u2019applique à tous nos bonnés.es 4 Une horloge monumentale : - On va installer dans la tour de l\u2019hôtel- »e-ville de Philadelphie, en ce moment mi voie d'achèvement, une horloge comme ] n\u2019en existe nulle parte - Le cadran, qui aura trente pieds de liamètre et se trouvera éclairé électrique- nent pendant la nuit, sera à une hauteur elle que l\u2019on pourra le voir de tous les points de la ville, « L'aiguille des minutes à douze pieds de ongueur et celle des heures six pieds et lemis CT .- ae Le remontage de cette horloge gigan- esque sera effectué tous les jours, au noyen d\u2019une machine à vapeur placée \u2018aus la tour.cri = Le secret des misères financières de la plupart des journaux français, daus estte Province, à sa source dans le système-de crédit dont ils sont les victimes, Un jour bal qui a quinze mille abonnés atteint très vite le chiffre de trente mille piastres de dettes actives, d\u2019arrérages.Or, pendant que le propriétaire se débat contre les inconvénients de ce lourd bagage, qu\u2019il paie à la banque des intérêts, qu\u2019il se morfond à demauder par des avis, par des lettres, etc., le paiement de ce qui lui est dû, le lecteur restadans la plus parfaite indifférence, l'abonné retardataire reçoit tranquillement son journal chaque jour ou chaque semaine, selon le cas, Bon nombre même changent de localité, s\u2019en vont aux Etats-Unis, etc, sans se donner le mal d\u2019avertir de leur départ l\u2019administration.En autant que le Canadien et le Cultivateur sont concernés, ce système insensé va avoir un terme.Nous avons pris les moyens de recouvrer devant les tribunaux les sommes qui nous sont dues, et l\u2019envoi de nos publications sera discontinué, au premier octobre, i tous ceux qui n\u2019auront pas payé d'avance, Cette règle sera appliquée sans favoritisme et sans exception.LE CHeLERA Une dépéche de Londres nous apprend que le choléra asiatique vient de faire son apparition dans la capitale de l\u2019Angleterre, Cette sinistre découverte a produit une grande sensation dans toutes les classes de la société, Un nommé Robert Teigh, âgé de 36 ans, est arrivé dimanche de Calcutta à bord du steamer Duke of Argyle.Comme il était malade, on le transporta à un hôpital, après avoir séjourné quelque temps dans un café.Les médecins de l\u2019hôpital examiuèrent le malade et déclarèrent que c'était un cas de choléra asiatique, Cette nouvelle se répandit aussitôt dans toute la ville.De l\u2019Angleterre au Canada, la distance est bientôt franchie ; huit Jours de navigation seulement séparent les deux pays.Sans vouloir jeter l\u2019alarme ou la consternation chez nos concitoyens, nous pouvons donc avouer que l\u2019épidémie cholérique est pour ainsi dire à notre porte.Mais voilà la saison des grandes chaleurs passée et le froid qui nous arrive ; de sorte que nous n\u2019avons pas à redouter pour cette année invasion du terrible fléau.Tout de même, il faut nous tenir sur nos gardes et ne négliger aucune mesure de protection.Par conséquent nous engageons fortement les autorités de la quarantaine de la Grosse Isle à redoubler de vigilance et à mettre en pratique, avec la plus grande rigueur, les règlements concernant les vaisseaux qui nous arrivent des paÿs étrangers.Ne l\u2019oublions pas, la prudence cst la mère de la sûreté, et la stricte observation des lois de la quarintaine cst le meilleur préservatif contre l'épidémie cholérique.Nous avons déjà eu la visite de ce fléau, et noussavons quels désastres il a causés.Empêchons done son retour par les moyens énergiques que nous avons à notre disposition.ttre Une carte A tous ceux qui souffrênt des erreurs et des indiscrétions de jeunesse, de maladie nerveuse, de débilité prématurée, de perte de sang, etc., j'enverrai une re- gette qui vous guérira, sans Aucune charge.Ce grand rembde 8 Sté découvert par un missionnaire, dans l'Amérique du Sud.Envoyez \u2018une enveloppe portant votre adresse au Rév.Joseph T.Inman, Station D., New York City.1 J'ai écrit l'autre jour sur l\u2019ensilage 1 \u2018article qu\u2019il me faut expliquer, Je viens d'apprendre à mes dépens que l\u2019ensilage est une opération délicates.Que mes cole frères en agriculture profitent de ma mésaventure.J'ai ensilé,il y a trois semaines environ, cinquante mille livres de foin de qualité inférieure, venant d\u2019une prairie que j'ai louée de l\u2019un de mes voisins.Nous n\u2019avons pas coupé l\u2019ensilage, mais nous avons foulé de notre mieux, dans les eoins surtout.Mon frère était d\u2019avis qu'il était bien mieux de charger le sijo avec des roches ou de la terre.Je ne orus pas ce procédé nécessaire, et nous couvrîmes de quelques pouces de paille et de planches.Tout sembla aller bien durant les premiers dix jours.Je m\u2019absentai, mon frère alla sur ma ferme de St-Gabriel, et à son retour il trouva le silo en pleine fermentation putride dans les coins et les côtés surtout.11 crut qu'il n\u2019y avait qu\u2019une légère couche d\u2019atteinte, et il se mit à l'enlever.Il jeta ainsi au tas de fumier trois pieds au mois d\u2019ensilage, plans ou moins gâté.J'arrivai sur ces entrefaites, et nous résolûmes de charger pesamment le reste de l\u2019ensilage.Les coins et les côtés sont pourris à une certaine profondeur, peut-être jusqu\u2019au plancher du silo.Le milieu est mangeables Quel fa être le résultat de cette tentative ?Je le dirai à mes lecteurs, Cu que je me fais un devoir de dirë' sèns retard, c\u2019est que le foin non coupé est manifestement plus dangereux à ensiler que le foin coupé, et qu\u2019il est nécessaire dans ce cas de couvrir et de charger le silo.L'an dernier j'ai ensilé du foin sans le couper, mais nous l\u2019avions couvert d\u2019une couche de six pouces de terre.Nous avons perdu une légère couche à la surface.- Pardessus ce foin, à l'automne, nous avons ensiié du blé d\u2019inde coupé, nous avons couvert de paille et de planches.Nous avons perdu une légère couche à la surface.on Avec du blé-d\u2019inde coupé, on peut se dispenser de poids et de couverture en terre.C\u2019est un ouvrage sérieux que de monter à quinze ou vingt pieds de hauteur la terre où la pierre nécessaire à charger un silo.C\u2019est pourquoi je n\u2019ai pas couvert et chargé, l\u2019an dernier.J\u2019admets qu\u2019il est mieux et plus sûr, même pour le blé d\u2019inde,de couvrir et charger le silo, Quant au foin, avoines, il ne me reste pas de doute qu\u2019il est nécessaire de couvrir et de mettre une lourde pesée.L'expérience est la mère de sagesse, et la prudence est la clef du succès, Je serais dans un joli pétrin si je u\u2019avais, heureusement, beaucoup de blé d\u2019inde à ensiler au commencement de septembre.En tous cas, si mon ensilage est gâté jusqu\u2019au fond\u2014ce que je saurai dans quelques jours\u2014j'aurai fait une perte sérieuse, par excès de confianes.J.ISRAEL TartE, tA DES VISITEURS IMPORTANTS II est parfaitement décidé quele Canada recevra cette année la visite de six ou huit représentants de fermiers anglais et de trois délégués des principales gocié- tés d'agriculture de l\u2019Angleterre, Tous les arrangements relatifs à cette visite ont été conduits par Sir Charles Tupper lui-même, et l\u2019on pense que les délégués arriveront au Canada la semaine prochaine.EE Ces visiteurs importants se rendront directement au Manitoba ef au Hord- Ouest, car le hr 1 }rnÿ voyage consiste 5 + î 3 i*surg anglais sont venus au Canada dans rapport sur ce vaste territgire comme \u201ctaut favorable à la colonisation, On se rappelle que plusieurs cultiva- le même but il ya sept ou huit ans, et que leur rapport, qui a été publié et distribué à profusion dans toutes les parties du Royaume-Uni, à eu pour effet de promouvoir l\u2019émigration au Canada, On attend le même résultat de cette dernière visite, \u2014\u2014 Un eyclone en Pensylvanie La ville Wilkesbarre (Pennsylvanie) a été dévastée vers cing heures de l\u2019après- midi par un effroyable cyclone ; des pâtés de maisons entiers ont été détruits ; trente où quarante personnes pour le moins,dit- on, ont été tuées et des centaines d\u2019autres se trouvent sans abri.Toute la ville est days la désolation, * Des nuages noirs comme de l\u2019ancre obscurcissaient le ciel lorsque le cyclone s\u2019est abattu tout à coup sur la ville en suivant lecoursde la rivière Susquehana qui la de gros arbres ont été déracinées, et des centaines de maisons ont été totalement ou partiellement détruites, Les fils de télégraphe, de téléphone et d'éclairage électrique ont été coupés, et, pendant la nuit plusieurs quartiers sont restés plongés dans l\u2019obscurité.On peut se faire une idée de la violence du cyclone par ce fait qu\u2019à la gare du chemin de fer un train et sa locomotive ont été renversés sens dessus dessous, 11 est encore impossible de connaître exactement le nombre des victimes, Quatre hommes ont été tués duns la fabrique de câbles en fil de fer connue sous le nom de Hazard Wire Rope Works.Une maison de Scott street habitée par des mineurs qui venaient justement de reutrer des mines, a été écräsée comme uue coquille de noix et trois des personnes qui s\u2019y trouvaient ont été tuées, La grande cheminée de scierie à vapeur de M.Kytlo s\u2019est écroulée sur un homme et deux chevaux qui ont été écrasés.Une petite négresse a été tuée par l\u2019effrondement d\u2019une maison de South Main street.Deux hommes ont péri dans la grande brasserie Stegmaler, qui a étépartiellement détruite et, dans Market street, un troisième a été tué dans la destruction complète du magnifique édifice en brique appelé Brown'\u2019s Block, Dans la soirée, le paire de la ville, M, Sutton, à lancé une proclamation invitant les membres du 9e régiment de milice à se réunir ce matin dans leur salle d\u2019armes afin d\u2019aider ensuite à la police à faire le service dordre dans ies quartiers dévastés.Le maire Invite également tous lesouvrie.s sans tiav il à se présenter à lui ce matin pour travailler au déblaiement des décombres, et leur promet de les payer par la ville.Résultat perdu de vue La surprise a été grande ici de savoir qu\u2019en dehors de l\u2019Etat, il existait encore des doutes par rapport à la date de l\u2019expiration de la charte de la Loterie de l'Etat de la Louisiance Ce qui est en toutes lettres exprimé dans la charte de la compagnie, et comme cette charte est un document public, elle peut être consultée à toute heure.Môme, la présente charte n\u2019expire pas en 1895, La législature a ordonné qu\u2019un amendement soit fait par lequel la charte le la compagnie sera étendue jusqu\u2019à l\u2019an 1919.Les chartes sont nécessairement garantis pour un certain temps, et leur renouvellement n\u2019est pour ainsi dire qu\u2019une affaire de forme.Ceci a été prévu, comme tous les détails de la charte.Tout le monde est satisfait de l\u2019adminisiration des agents généraux Beauregard et Early, surintendant des tirages, Ils ont maintenu l\u2019honneur de la compagnie de la Loterie de la Louisiane.Démangeaison de la peau En trois applications la Pommade So- lari guérit les Démangeaisons de la peau, mme les plus accentuées.À vendre dans toutes les bonnes pharmacies.- 7$7 Dépôt général à la pharmacie LaRue.coin des rues St-Joseph et de l'Eglise, : St-Boch, Québec, \u2018 N.B.\u2014Expédié par la malle sur ré- Nos Magasins ferment à UNE heutt | le Samedi, 4 S.CARSLEY, À UNE PRIÈRE Nous prions respectucusement les d¥mes eb messicurs de faire leurs achats avant 5.30 hts\" ÿ.M, pendant Je mois d'août, iA S.CARSLEY.7 1 JA ?DEPARTEMENT DES MODES Chapeaux garnis, $1.00.- - 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BISOUTIER ET OrvICIEN 50 et 52, Côte Ja Montagne \u201c4 Très Grande Réduetion ception do 52 centins, Ecrivez lisiblement, eee LL A ad oF Vonez voir.QUEBEC } y a diminution.\u201d Que les partisans de l\u2019union commerciale méditent bien ces paroles d\u2019un journal américain.\u201c+ LES PRINCES D'ORLEANS Le Herald de New York annonce que que le comte de Paris, accompagué de sou fils le duc d'Orléans, s\u2019embarquera pour New York le 24 septembre prochain h bord du Germanic dela ligne White Star.Le comte de Paris aura pour compagnon de voyage plusieurs personnes dont le nom est d\u2019une certaine notoriété ; se sont, notamment, le comte Othenin d'Haussonville, de l\u2019Académie française, neveu du duc de Broglie, et ancien membre de l\u2019assemblée nationale.M.d\u2019Haussonville est déjà venu en Amérique en 1881 à l\u2019occasion du centenaire d\u2019Yorktown ; le duc d'Uzès, jeune homme de vingt-deux ans, dout la mère a souvent été citée comme ayant fourni des subsides à la campagne dw général Boulanger ; le marquis de Lasteyrie, ar- rière-petit-fllsdu général Lafayette par sa mère ; le docteur Récamier, jeune médecin, dont le nom rappelle les souvenirs mondains du premier empire ; enfin, une couple d'officiers, et quelques autres personnes de moindre marque.Le comte de Paris, nous dit le Herald, ne rerteca pas longtemps en Amérique ; sa pfemière visite sera pour les champs de bataille de la Virginie, où il a suivi pendant quelque temps, lors de la guerre de sécession, les opérations de l\u2019armée du Potomas, L\u2019Aucleterre | sieurs des comtés favorisés, il y aurait dé- | Rt.\u2018\u201c Le commerce de pommes de la Nous velle-Ecosse a augmenté l\u2019année dernière de 3,000 à 4,000 barils exportés.\u201d : C\u2019est tout simplement un échantillon, de l'ignorance ou bien une malice inven tée pour dépréeier le Canada.Au lieu de 3,000 à 4,000 barils de pommes exphif tées, le commerce d\u2019exporiation de Is Nouvelle-Ecosse a été porte Je 60,22E barils en 1888, à 118,723 barils en 1889, et de ces 118,723 barils de pommes, lé Etats-Unis en ont reçu 19,907.Pour l'information des journaux amé ricains qui auraient la tentation de suivré le Sun dans la voie du dénigrement, not publions ci-après le tableau sommaire du commerce d\u2019exportation des pommes pat proviuce, pendant l\u2019anné -santau 3É Juin 1890 : Québec.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Ontario.\u2026v\u2026 Nouvelle-Ecosse .\u2026.Barils Valeur 331,748 $684,00# 319.236 582.298 118723 307.002 Nouveau: Brunswick.1,698 3,384 Colombie britannique,.279 1,150 Manitoba.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.177 454 Prince-Eldouard .110 223 Voici maintenant les pays olt ces poms mes ont été exportées ; Barils Valeur y Grande-Bretagne.619,217 $1,277,b7 États-Uuis.144,618 230,108 Terre-Neuve.7,104 17,854: Autres pays.1,032 2,914 Ces tableaux ne cemprennent que de pommes vertes.Le Canada a exporté de plus 91,113 livres de pommes sèches, évas luées a $3,940.I y a encore les expo tations de pommes mises \u2014n qui représentent une valeur «vu $19,58% De sorte que la valeur totaie des export tations de pommes atteint le chiffre d $1,607,729, C\u2019est pas trop mal pou quelques arpeicts de neige.+ eee eee tre een Ÿ ÉCOXOMIE DONESTIQUE Al { .¥ L'alun, dont les usu- Losi nom: breux dans l'industrie, ex.:isé en t]i¢ rapeutique, b cause de ses propriétés asd tringeutes.Son action est si active qu\u2019on l\u2019emploie pour ronger les clairs Bàs vouses des plaias et des ulcères.i) On trouve l\u2019alun à l\u2019état naturel proximité de certains volcuns, mais eh quantité restreinte.Pour sullire à la consommation, on a dû eu fabriquer arti«, ficiellement, ce qui est facile, puisque lac lun est un sulfate double d\u2019alumine et de potasse ou d\u2019ammoniaque.En France, les deux premières fabriques d\u2019alun fu: rent établies, il y a un siècle, l\u2019une à Ja< velle près Paris, autre & Montpellier, Mis en contact avec la peau, l\u2019alun contracte le tissu et cliasse le sang, auss l\u2019emploie-t-on pour arrêter les hémorga- gies, Dans ce cas, on lotionne avec une dissolution d\u2019alun ;\u2014 l'alun se dissouf dans dix-huit fois son poid- d\u2019eau froid@ Dans les saignements deu nez persis-, tants, en obtient de bous résultats par l'inspiration d\u2019une eau légèrement alumineuse ; les gargarismes d\u2019alun et de miel miel rosat sont excellents pour les bémor- ragies des gencives accompagnées d\u2019ulcérations et de gonflement, ainsi que dans les affections du pharynx : aphtes, stoma-' tite, angines catarrhales, couenneuses, gangréneuses.) | Les gargarismes alumineux et les insufs flations d\u2019alun suffisent parfois pour pré-| venir ou arrêter le développement du croup.L'alun est encore utilisé dans£ inflamations des amygdales, dans les maûX d\u2019yeux, dans les cas cl\u2019aphonie, \u2014altér tion du timbre de la voix.= Pris en quantité, l\u2019alun devient uk toxique, du reste, on dépasse mremebt la dose de quarante centigrammes.Dang l\u2019estomac l\u2019alun provoque des pincementsy des crampes, il peut même amener deg vomissements et la diarrhée.C\u2019est pousse quoi il est malsain de consommer du pail contenant une trop grande quantisé J ge lun parce que cette substance entra dans l\u2019estomac la dissolution du glutét pendant l\u2019assimilation.On sait qu\u2019à moyen de l\u2019alun, on peut blanchir 1 farines inférieures nu celles qui ont \u20ac avariées, Certains commerçants n\u2019hés tent pas à mélanger à la farine de des féveroles, des farines de haricots et, lentiles, mais la pâte ainsi obtenue sevai flasque, lourde, sans consistance, Pou rémédier à ces inconvénients, ils ajouteñ de l'alun,\u2014 qui a encore l\u2019avantage\u2014poyz eux\u2014d\u2019augmenter le poids du pain \u20ac faisant absorber & la farine une ply grande quantité d\u2019eau.| H Le contre-poison de l'alun est le bic bonate de soude.is Sr $ se LE CULTIVATEUR LA RACE FRANÇAISE Les causes de son infécondité Un article de M.Cornely y, M.Cornely tend à établir, dans le Main, que ce n\u2019est pas par impuissance ni jar volonté que la race française est tinte\u2018chez elle.£ 11 n\u2019en veut d\u2019autres preuves que ce ui se \u2018passe au Canada où les familles de êpt et douze enfants ne borneut plus exception.Ë C'est par caleul, dit-il, qu\u2019il existe en France deux millions de ménages n\u2019ayant pas d'enfants, deux millions trois cent \\ille en ayant deux, un million ct demi n ayant trois, un million en ayant qua- TA cinq cent cinquante mille en ayant Sing, trois cent mille en ayant six, et en- n çent quarante-huit mille cent huit en »yânt sépt et «udessus.& Ti n\u2019est ;.très difficile de découvrir les causes qu: rendent infécondes les fa- gilles françaises.Tous les sociologistes, oùs les médecins les connaissent.Il y en a deux principales : l'une, c\u2019est \u2019affaiblissement du sentiment religieux ; \u2018autre, c'est le code Napoléon, qui a en- evé au père le droit de disposer de sa ortune eb consacré le partage égal des matfimoines.ze £ C'est une banalité que de dire que les lamilles chrétiennes sont-les plus nom- ipreuses, puisque le christianisme inter- iAit tout acte d\u2019amour qui n'a pas pour but Ja procréation des enfants.Le sentiment \u2018Teligieux s\u2019affaiblissant, le père de famille pst impérieusement invité par le code à \u2018avoit que le moins possible d\u2019enfauts Fil vout que ses enfants soient à peu près Wasi heureuz que lui, \u2014 \u2014frses Ente peut poser en fait que tout indi- idu marié, possesseur d\u2019une terre à la- uéllé il tient, d\u2019une industrie qui fait son OrZueil, d\u2019un bien quelconque qu\u2019il a tréé cl dont il veut le maintien intégral près sà mort, n'a pas d\u2019autre moyen, en \u2018raïiée, pour perpétuer son œuvre que de restreindre sa procréation à l\u2019unité, \u2014- # Le codo institue donc une prime sa- Yante à la dépopulation.-: Cela est si vrai wen France même la fécondité coexiste Därtont avec la foi religieuse \u201cqui réussit Sürmoi:ter les mauvaises tentations du ode.SERRE Cer Pia co 2 i Cela cst = wai que les populations les plus iufi \u2018ut celles des villes qui qu eu vi: :s les moins religieuses, £ que, «| : campagnes, les popula- Ro of , A 1005 lox us fécondes sont en même omps les plus catholiquBs, \u201cey.\u201cAdve Fen AV oiei; je süppose, Paris.Paris con- lent du vien braves gens, de grands chré- 180s ; wis Paris est en majorité irréligieux.ji! \"7 a pas le quart des Parisiens di obser.+règlesde la religion.Il Ÿ CÀ à les - ntièmes qui observent la upérstitiv: .« chiffre 13 ou des couverts n Croix.CL ue ; +: Eh bien ! si Paris composait toute \u201cla Frahce, la France n\u2019aurait pas pour un iècle d'existe.Car Paris ne fait pas ssèz d\u2019enfants pour combler les vides que la mort creuse en lui, grâce à la con- PArvence de'ses chnécillers municipaux qui pod ye Fm us - Fe sont pas capables de lui, donner de Toad propre à boire.Et eñcore, sur le pEu d'enfants qu\u2019il fait, Paris fait 28 bâ- ards sur 100, près du tiers ; à ce point que, dans les campagnes, l\u2019épithète de agisien et celle de bâtards sont syno- yymes.[ {_ Voicimaintenant la Bretagne, le Fi- pistère.Fichus bêtes ! les Bretons, n\u2019est- pe pas ?_ i ls nomment Freppel, de Mun et au- pe rétrogrades.Et quand leurs enfants rrivent au régiment, on leur fait toutes portes de misères parce qu\u2019ils ne sont pas * débrouillards, \u201d Eh bien ! si] n\u2019y avait que la Bretagne n France, cu pays-ci se rirait de la fé- ondité do scs rivaux, et il aurait con- ervé au milieu de l\u2019Europe la situation Fépondérante que lui assurait, il y a Aeux siècles, la densité de sa population oy tous les bénéfices qui découlent de etto densi: « ag pe \u2014\u2014 religieuse Les époux Vine, de \\Varsaw (Indiana), isant partie de la trop fameuse secte des \\uérisseurs par la prière, ont été arrêtés bur avoir laissé mourir, faute de soins, au de leurs enfants, qui était atteint de fièvre typhoïde.Quoique relativement he, les époux Vine, comptant unique- eit sur les effets de leurs prières pour \u201c~gérison de leur enfant, n\u2019ont même \u201ct appeler de médecin.Le médecin zTète, qui a fait l'autopsie du pauvre en- eut, déclare qu\u2019il aurait pu être sauvé s\u2019il vait été soigné à temps L'olie \u2014_\u2014 \u2014 Grand incendie L'imimense distillerie de la Kentucky distilling Company, appartenant à MM.\"irkhouse & Co, Louisville, l\u2019ertrepôt ttenant dans lequel sc trouvaient trente île barils de whiskey, et quelques mains vuisines, ont été totalument dé- cuits par le feu.On ne signale pas d'ac- dents de personnes ; mais les pertes atérivlles sont évaluées à plas de $800,- EXPLICATION On a fortement critiqué une loi passée pendant la dernière session du parlement touchant les boîtes à cigares vidées.La lettre suivante adressée au Mail de Toronto par M.Geo.W.Dower, secrétaire du Congrès fédéral des métiers ct du Travail, expose la question sous sou vrai jour : Au Rédacteur du Mail.Monsieur \u2014On trouve le paragraphe suivant dans votre correspondance d\u2019Ottawa de samedi dernier : ** Le Département du Revenu de l'Intérieur a cédé devant la clameur publique au sujet de l\u2019ordre,en apparence insensé, de détruire les buîtes à cigares vides, et il a accepté comme preuve suffisante de- boîtes.\u201d roa ee Si votre correspondant et le publie en général connaissaient les raisons pour les- |.quelles cet amendement a été adopté à la dernière session, je ne crois pas que vous eussiez publié cet entrefilet dans votre journal.La question de l'emploi illégal des boîtes vides a depuis plusieurs années occupé l'attention des fabricants de cigares de ce pays, et les délégués de l'Union des Cigariers de Montréal l\u2019on soumise au dernier Congrès fédéral des métiers et du Travail tenu à Montréal en septembre dernier.La discussion a fait voir clairement que des marchands de cigares malhonnêtes avatent l\u2019habitude de remplir avec des cigares inférieurs des boîtes qui avaient contenu des cigares de qualité supérieure, et de frauder ainsi à la fois le consommateur et le fabricant en renom.La question a été renvoyée au comité de législation du Congrès, Jet au cours de la visite de ce comité à Ottawa pendant la dernière session, elle a été soumise à l\u2019attention de l\u2019Hon.M.Costigan, ministre du revenu de l\u2019intérieur.Les explications données lui firent perfaitemont comprendre les embarras suscités aux ei- gariers qui travaillent à la journée ainsi qu\u2019aux fabricants de la Puissance, et à la suite ds plusieurs suggestions faites par notre comité pour surmonter la difficulté, on adopta comme étaut plus pratique l\u2019idée de détruire les boites vides, L'hono- ræble ministre présenta donc un amande- ment, qui, j'en suis heureux, est deyenu loi et que l\u2019on met maintenant eu vigueur, Si tout le monde était honnête, on n\u2019aurait pas besoin d\u2019une loi semblable, mais tant que l'on fabriquera des cigares à domicile ceux qui les font chercheront par tous les moyens da! s\u2019en défaire ; or,qu\u2019y a-t-il de plus facile pour les marchands malhonnêtes que de mettre leurs méchants cigares à bas prix dans les boîtes vides de cigares chers, Je suis certain que si la loi est appliquée de la rvanière que ses promoteurs en avaient l\u2019intention ce seraun important bicnfait pour une classe méritante\u2014celle des membres de l\u2019Union Internationale des Cigariers, et pour tous les fabricunts de cigares honorables.us J\u2019ai l'Honneur, ete.Geo.W, Dower, Secrétaire du Congrès Fédéral des Métiers et du Travail.Toronto, & Août 1590, Les richesses du Canada (Du Toronto Telegram.) Choses dont le Canada peut se vanter : Le Canada est le premier pour l\u2019étendue de ses canaux, Le second pour la production du cuivre.Le troisième pour la grandeur de son terzitoire.Le cinquième pour sa marine marchande ; Le huitième pour le nombre de milles de ses chemins de fer ; Le neuvième pour la production du charbon parmi les pays carboniféres ; Le dixième enfin pour la production du fer.C\u2019est là toute la richesse produite.| Le Canada, dans son état actuel non développé est dans une position meilleure que les autres pays.Les plus grands gisements de charbon de l'univers sont du Nord-Ouest, Les sources les plus riches de pétrole se trouvent sur les rivières MacKinzie et Arthabaska La plus grande mine de cuivre est à Sudbury.Le weilleur minerai de fer est dans la Nouvelle-Ecosse ; et le Canada, comme tout, pussède un approvisionnement suffisant pour l'univers entier, It Détournement Un jeune homme d\u2019enviren une vinge taine d'années et à l'emploi d'une maison commerciale faisant des affaires à St.Roch de Québec se serait, paraît-il, sauvé avec une summie de $1:20) appartenant à ses patrons.Ce jeune homme serait parti, nous informe-t-ou, pai le steamer pour l\u2019Europe.Jusqu'à cet escapade cet arent à joui de la meilleure réputation et de le Ulus cutière confiance de ses ratrons, ! UN ENLEVEMENT Deux beaux-pères qui ne s'aiment pas! La conversation générale dans la haute société anglaise à Montréal, roule en ce moment sur les héros d\u2019un enlèvement qui a eu lieu avant-hier matin daus des conditions exceptionnellement favorables à une entreprise de cette nature, M, R.et Mlle C., comme les pigeons de la fable, s\u2019aimaient d'amour tendre.Mais les deux beaux-papas ne s\u2019aimaient pas, ce qui explique qu\u2019il leur eût été impossible de s'entendre au sujet de la conclusion du mariage de leurs enfants respectifs.- Depuis trois ans, les deux amoureux filaient l'amour platonique, comptant sans doute sur une détente dans les relations de leurs papas respectifs.pas et trois ans d'amour platonique, sans dans les sentiments des deux pères enne- \"Pris, dépassaient les forces des deux jeu- \"tits gens.\u2014\u2014- - Une circonstance se produisit, qui favorisa les amoureux impatients.Le père de la jeune fille partait ces jours derniers pour soigner ses rhumatismes aux Eaux.On profita de l\u2019aubaine.Tandis que la jeune fille déménageait à la sourdine, pièce par pièce, tous les articles de son trousseau, le jeune R.assisté des con- scils d\u2019un ami se procurait une licence en règle, fer acns-\u2026 = - om Mlle C.avait, sous prétexte d\u2019y faire des réparations, fait descendre sa malle qui s\u2019était rapidement remplie du trousseau indispensable.Lorsque tout fut prêt, on se distribua les rôles et la scène de l'enlèvement se joua hier matin à trois, conformément au programme nF Mlle C.et M.R.accompagnés de I'ami complaisant ont échangé devant un pasteur les vœux solennels.Puis, sans tambour ni trompette, le jeune couple prit le chemin des Etats- Unis où la lune de miel les retiendra jusqu\u2019au jour où la réconciliation des beaux- papas entraînera] pour les jeunes gens le pardon généreux de cette équipée qui fait jaser les commères et rêver les jeunes filex papier x de NR +5, it L'opinion de Stanley sur l'entente avec :y%2x>, l'Angleterre Départ do Guillaum>s pour la Russie Paris, 16,\u2014 M.Stanley est parti avant- hier de Paris pour Lucerne.Il à surpris les Français en disant que, selon lui, M.Ribot, ministre des affaires étrangères, avait fait une bonne affaire en concluant l\u2019enteute anglo-française.M.Stanley croit que si lord Salisbury avait mieux connu la vallée du Niger il n\u2019audait pas signé la convention.M.Stanley applaudit au projet de chemin de fer transsaharien, il pense que la ligne ne coûtera pas plus de 200 millions de francs et qu\u2019elle pourra être construite en dix ans, M.Stanley a dit que si l\u2019on déploie de l\u2019énergie en construisant le chemin de fer, le nouveau territoire de Barome ac- quierra une valeur incalculable.L\u2019entreprise ne sera pas difficile si l\u2019on adopte le HAN système américain qui consiste à poser deux kilomètres de rails par jour.Politiquement parlant, a ajouté M.Stanley, la région présentera de grands avantages.Elle perniettra au gôuverne- tour du {lac Tchad, armée qui pourra être utile dans le cas d'un soulèvement en Algérie ou d\u2019nne guerre sur le continent Ua Paris, 16\u2014Le Matin prétend que le territoire de Cheik Said, à l\u2019entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, lequel a été oublié par les négociateurs français dans l\u2019entente avec l\u2019Angleterre, appartient sans aucun doute à la France.Le Matin regrette qu\u2019on ait perdu de vue ce territoire, et il demande qu\u2019on en réclame la possession dans le plus bref délak Un jeâne 22777 Le jeûne de quarante-deux jours que le nommé Alexandre Jacques, un Fran- Çais, s'était imposé, s\u2019est terminé à Londres dens les meilleures conditions Le jeûneur se sentait tellement vigoureux qu'il avait fait la proposition de continuer son abstinence pendant dix jours encore, contre un honoraire supplémentaire de 1,000.- L'administration du Westminster Aquarium, où cette expérience avait lieu, n\u2019ayant pas accepté cette offre, M.Jacques s'est contenté de demontrer au public que ses forces n'avaient pas diminué, en soulevant un monsieur tits lourd de l'assistance.Le public de Aquarium a fait au jeûâneur un accueil tres enthousiaste.L'administration a remis à M, Jacques une médaille en or et l\u2019a proclamé le champion des jeûneurs du moude entier.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 La corporation de Québeg a transmis Ju ninistre de la justice une pétition de Groitréclamant $39,000 de dommages résultant de la catastrophe de la rue Chaun- 1 Mais cette détente ne se produisait |] ja destruction l\u2019enli t du fond à | Apparence à l'horizon d\u2019un changement.a destruction l'enlèvement du fond des: ment français de recruter une armée au-.MARCHANDS D'ESCLAVES Détails navrants Londres, 16\u2014D'horribles récits sont parvenus à Londres sur le commerce des esclaves auquel se livrent les planteurs anglais dans les mers du Sud.Le synode de la mission presbytérienne aux Nouvelles Hébrides à voté une résolution portant que *\u2018 la traite des esclaves cana- ques aux Nouvelles-Hébrides et dans les Îles voisines a contribué dans une grande mesure à la dépopulation de ces îles, a détruit les relations de famille parmi les indigènes, et a été et est encore une cause d'effusion de sang, de douleur et de souffrance.\u201d + mére Un missionuaire nommé Patou raconte qu\u2019il a vu de ses propres yeux des ernbar- cations montées par des blancs transporter des Canaques sur un navire à esclaves dez mettre de force à bord, et lorsqu'ils \u2018essayaient de regagner à la nage le rivage, on les frappait jusqu\u2019à co qu'ils tombassent épuisés sur le pout du navire, et alors on les emmenait.Ceux qu'on soupçonnait de vouloir s'échapper étaient eu- chaînés à bord.Un chef indigène a été tué par l'équipage d'un de ces navires pour avoir voulu protéger sa fille, ct un professeur indigène, un chrétien, a été également tué, Ce commerce d'esclaves se fait sous la protection du pavillon anglais et au profit des planteurs du Queensland et des îles Fidji.- PAR-DESSUS LES CHUTES NIAGARA Scène émouvante\u2014Deux hommes \u2014\u2026 »- dans lo gouffre Chutes Niagara, Ont., 15.\u2014Le bruit a cireulé hier qu\u2019un homme se cramponnant à une chaloupe, avait sauté les chutes du Niagara.Après information, ou apprit qu\u2019un cocher, conduisait un certain nombre de visiteurs sur la rive sud de l\u2019ile aux Chèvres et qu\u2019ils avaient aperçu un homme ramant vers le rivage canadien au-dessus des chutes.Ils l\u2019observèrent durant quelquet minutes et le virent entrainé dans les rapides, la chaloupe renversée, et tous deux tombèrent dans le gouffre.L'homme disparut.Un étranger du nom de Fleck qui s\u2019était rendu aux îles Dufferin, dit avoir vu deux hommes sur la rivière, à quelque distance du rivage, au-dessus des rapides et luttant dans une chaloupe contre le courant.L'nn d'eux se jeta à l\u2019eau et essaya de gagner le rivage à la nage, \u2018mais il fut entraîné par le courant et précipité dans les chûtes.L'autre se cramponnant à la chaloupe fut aussi entraîné dans le gouffre.Quels sont ces hommes et où ont-ils pris la chaloupe ?Personne ne le sait.Aucune chaloupe ne manque à Port Day, sur le côté américain ou à Chippewa.La police a été avertie ct elle fait des recherches pour trouver les noyés en bas des chutes.méga = es Fous ae 545 \u2014\u2014\u2014 Vingt personnes mordues par un \"tz046 chien enragé Les conittiünss de Calvoet, Forest, Ucelo et St-Gilles, voisines de Bruxelles ont été mises en émoi par un gros chien de trait qui, devenu enragé, a parcouru ces diverses localités, jetant la terreur parmi les habitants.Dans chacune de ces communes, la bête a mordu un grand nombre de personnes ; on en connaît jusqu\u2019à vingt actuellement.Il était huit beures lorsque la bête fut signalée à St- Gilles, wrest xi ~~ Quelquet instants après, l'agent Fer- rière de cette commune aperçut des passants qui se sauvaient et vit le chien s\u2019élancer sur lui.Le brave policier n\u2019hésita pas ; il attendit courageusement l'animal, ct lorsque celui-ci fut près de lui, il le saisit à la gorge, et essayant de l\u2019étrangle, Mais ce fut vainement, car la bête se débattait furieusement, chercliant à mordre l'agent.Tous les passants entraient dans les magasins ou cafés, dont les portes étaient soigneusement fermées Tout à coup l'animal essaya de mordre Ferrière à la poitrine, mais heureusement l\u2019agont fut protége par sa cartou- chiere en cuir, qui fut eompletement lacérée Lu + Enfin, on parvint à enfermer le chien dans l\u2019une des cellules du dépôt communal.Un agent prit un revolver, et par le judas de la porte on tira sur lui successi- voment douze coups, mais sans pouvoir tuer la bête, qui enfonçait les dents dans le bois du banc et même dans la porte.Finalement on dut avoir recours à M.X., un habile tireur de la garde civique qui, armé de son comblain, a tué du premier coup le dangereux animal, La bête a été aussitôt examinée par un vénérinaire qui a constaté qu\u2019elle était enragée au plus fort dégré ; elle avait été atteinte par 13 balles, mais celle du comblain avait seule pu déterminer la mort, - Toutes les personnes mordues devront être envoyées à l'institut Pasteur.ad \u2014-.-.[OL LENT | Brâlée vive TRACE C Cue petite fille de M.Joseph Dlouin, navigateur de Saint-Jean Ile d'Orléans, s'amusait avec ses compagnes À faire un feu de grève, quand le feu prit à ses vê- temeuts Sans le secours d'une brave jeune fille, elle aurait été brûlée à marte 1e, 2018 24 14 Bulletin Commercial Le marché My avait abondance de produits sus nos marchés samedi.Les œufs se vens daient 20cts, le beurre 18cts, les patatet 40cts, les choux de 50 à 60 cts la douzaine etdes pommes $4 le minot.Les fruiu étaient assez rares et chers, Progrès La compagnie d\u2019empaquetage de viande du Canada se propose d'élever son capi tal de $150,000 & ÿ250,000, i Fer on guouse On s'attend à uno hausse dans les prix du fer en gueuse d'ici à un mois.- Industrie MM.W.T.Costigan & cie, épiclers et gros, de Montréal ont loué la fabrique de homard à Campo Bello, N.B., pour y mettre la sardine en conserve à l'huile et à la moutarde, 7 Exposition de la Jamaïque M.Adam Brown, M.P., commissaire du Canada à l'exposition de la Jamaïque, viendra prochainement à Québec, voit nos hommes d'affaires au sujet de la part qu'ils désirent sans doute prendre à cette expositions PES mes Pommes La récolte de pommes promet d'être abondante cette année au Canada.Les nouvelles pommes, de qualité en général inférieure, se vendent $3.00 à $4.50 le baril, .4 Bié \u2018 3 Les commerçants de blé de Chicago ont fait récemment de bonnes affaires, le prix du blé s'étant élevé eu quelques jours de I0 a 11 cts.Thea J | 1 Les marchés de Québec | SAMEDI, 16 août 1390, | PRIX EN GROS À .FALINES .at ~ Fre cts cts Patente.000 $Ô 80 a's 40 Supérier:ce .io.525@ 5531 Extrasuerfine.\u2026.ein 490@ 508 Extra du printemps.eee 4 @ 440 Superfine.sue.400 @ 438 Forte du Canada pour boulangers, 5 25 @ 5 50 do Manitoba do .550@ 570 , do ats-Unis \u2018=! do 55@ 56 Fine.30@ 41¢ Middlings.370@ 378 Pollards.w.reve.3258 3H \u201cEE ONTARIO EN SACS \u201crior Medium.teens ae 2 64 Extra du printemps.2 2ä Superfine Cert reriieraa, 215 line.190 20 Middlings.\u2026.\u2026\u2026\u2026.swcssoc00 À 6 @ 180 Farine d'avoine par quart.500 @ 630 \u201cfee.GRAINS (995 od Avolne\u2014361b8.\u2026.\u2026.061 @ 063 Pois \u2014G61bs.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.100 @ 110 Fèves blanclhies-\u201460 Ibs.\u2026.\u2026 190 @ 200° Sarrazin\u201448 ibs.[ER .060 @ 065, Maïs \u2014663 .tees 060 @ 062 BEUF ET LARD ,-_ Lard \u2014 Canada \u2014 coupe court\u2014 PAT QUAI.2000ess0u0s -.\u2026\u2026.$17 50 @ $18 08 Mess de l'ouest.ae 160 @ 170 Thinmosg.\u2026.1460 @ 15 0 DUœuf\u2014mess.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.wee 1100 @ 1309 Jambons\u2014City cured, lalivre., 130, @ 14 Saindoux, de l'oucst cu scau m @ 19 do caradien.715 @ 18 Lards en carcasse, par 100 1bs, 25 @ 658 Beeul, pat 100lbs.vee G00 @ BE .\u201c7° POISSON - Saumon No 1\u2014par barll.$16 50 @ $17 06 do No2\u2014- do .150 @ 1600 do No3\u2014 do .\u2026 1300 à 1500 Anguille, parlivre.ôc @ TC Hareng Noi,Labrador,parquait 450@ 500 do No2 0 do 400@ 42 do Nol, d'Anticostl do 0@ 42 do Nol, Cap Broton do 6 00 625 Morue Nol, Grande do 4 00 8 do Nol, do 3i5@ 40 do Noz, do 325@ 35 Flétant NoL, do GO@ 000 Truite Not, do 10W@ 1100 o Noz do gia 900 Morue sèche, par 112 1bs.400d 50 - TUILES Co Huile de Loup marin Pale.045 @ 048 \u201c« \u201c Paille.045 @ 046 * demoruo.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.032 @ 033 \u201c deinarrouin, Pâle.\u2026.045 @ 050 \" « \" Paille.040 @ 045 FRUITS - .-« 4 Pommes nouvelles, par quart.88 50 a 5 09 Pruves Californie, la boîte.350 Pêches do do \u2026.\u2026\u2026.85) a 400 Poires do do .675 a700 Raising do do .400 a4%5 Raisin bleu, au panier.eee 125 ais secsocc000e OT Raisin Delaware .0 80 , Citrons de Naples, par caisse.12 00 a 13 00 Citrons Mesrine, la bre.800 a 000 Oranges de Valence.\u2026.1500 y poco, le Con es Tah tr 55 0 omules évaporées, la b.ve Pruncaux Bosnia, lab.\u2026 0 os} 1 Oignon Ygytien,la lb.,.0.03 Dates Fraiches .eens 0.06 @ 607 Bananes rouges.venee 150 @ 17 blanches.1 a 209 \"LEGUMES mee.24 Pols vert, panier.5% 0 06 Fèves jaunes,la boite.0 \"pres Choux, le quart .\u2026.5 CS Tomates, la douz.ieee 005 a O08 Melons.Ce eee oo b0cta » od \u201c+ BEURRES \u201c3%.- i Produit des bcurreries (vieux) de + Kamouraska.den cess eau 00 16c.Do Beauce.serene BC, Eucred\u2019érable .ccvvnre.-.TC Joufs.ooo viive tiveeeenevsnerneess.He, Beurre frais.lic, @ REPRODUCTEURS! FERME ST-DENIS - ES PROPRIFTAIRES DB VACHKS gonf 4 priés de se ranpeler qu'à la Ferme St Dents, vis-à-vis Spencer Wood, ils trouveront , , ; y Ses blessures soit tres graves ob ses souf- | ¢ Trois Reproducteurs d'excellente quae lité, savoir: \u2014 us Taurean Jersey pur sang el deux Taurcaux nc diene, enregistris ad live de géncalogie de lacare.crarTionuv - JISTAEL TARTIS A brit 1 Ma an, i df Hp ah) ali] Les! tls Eb, ie Lig pan Gr.lig à, fii, Tey, de 0 I Chu Yy by bu, pe td 1 Th % {tly x à ry +5 mn \u201cea hy ity msn diy .\u201cbe, voi \u201cOn aude à cette \u201czh 33 i Ll JUN as JOUR de pa iW LE CULTIVATEUR pan = \u2014 7 ally NOS ASILES IVALIENES NOS PLACES EAU | Le 15, les délégués firent le voyage de nairement ce train passs avant l\u2019exp jo D Les articles publiés ces jours derniers dar l'Hlecteur sur la question des asiles méritent l\u2019attention publique.Notre con- irère a pris la même attitude que le Canadien, attitude qui se résume dans les sonclusions auxquelles en est arrivé M.le docteur Vallée dans son rapport au zouvernement, apres les études faites à Paris durant son voyage de 1889 : *° 1.Les asiles d'aliénés doivent conserver leur caractère d\u2019hôpitaux de traitement, et doivent être réservés autant que possible aux aliéués dangereux ou curables.) = 2.Comme il est généralement admis que les maladies mentales sont d'autant plus curables qu\u2019elles sont plus récentes, la législature doit rendre les admissions vussi faciles que possible pour les mala- les qui doivent être traités.** 3.Le travail devrait être organisé :omme moyen de traitement dans nos isiles, et l\u2019on.devrait y créer des ateliers et y généraliser le travail agricole le manière à occuper tous les aliénés va- ides.\" * 4.Les enfants imbéciles et idiots levraient être placés dans des établissements spéciaux où l\u2019on essayerait de les instruire et de leur apprendre des mé- jiers qui leur permettent de gagner leur rie.*¢ 5.Les asiles pour les alcooliques ne levraient pas recevoir d\u2019alrénés ordinaires, tar une pareille confusion présente de Fraves inconvénients.| **6.Les gâteux et les déments devraient être placés dans des hospices où Îls pourraient recevoir, à meilleur marché gue dans les asiles, les soins que leur état réclame.= \u2019 pret 7.Le bureau médical devrait avoir l\u2019autorisation de placer daus les familles tapables d\u2019en prendre soin certains alié- nés-inoffensifs, calmes et incurables, mais susceptibles de travailler sous une surveillance.Ces malades pourraient être réintégrés à l\u2019asile au besoin.- E.**-8, Géuéraliser le système des sorties sur essai pour tous les malades inoffensifs, avec facilité d\u2019un prompt retour s\u2019il Stait nécessaire.La loi actuelle permet au bureau médical d\u2019accorder ces \u2018sorties sur essai, mais les propriétaires de l\u2019asile, depuis plus de deux aus, n\u2019ont pas voulu reconnaître notre autorité sur ce point, \u201d \u2018\u201d Dans un autre endroit de son rapport, M.Vallée se prononce ég\u2018lement en faveur de l'asile possédé par l'Etat et de l'autorité absolue et exclusive du médecin sur tous les services qui intéressent la curation des malades, Li RECOLTE DANS NOTRE PROVINCE Nous avons requ le bulletin mevsuel sur l\u2019apparence de la récolte pour le mois de juillet 1890, publié par le dépattement de l\u2019agriculture de la province de Québec.Voici les remarques générales que ce bulletin renferme sur la récolte, ! Le mois de juillet a été marqué par de \u2018grandes chaleurs etquelquesnuitsfraîches.Les fréquentes ondées que nous avons \u2018eues ont beaucoup nui A la fenaison, et \u2018en certains endroits la qualité du foin en a été affectée.Ce mois aaussi été re- Marquable par quelques orages, accom- \u2018pagnés de tonnerre et d\u2019éclairs, ÿ qui ont causé beaucoup de dégâts dans certaines localités.On ee beaucoup du tort \u2018cats\u2019 \u2014 les gel®s d'hiver sur les prairies explique la récolte moyenne \u2018du.: quelques semaines de temps favo: » Cultivateurs espèrent des Tésultats assez satisfaisants de la récolte de cette saison, ; Wht > RÉSUMÉ GÉNÉRAL Foin.Moyenue.Blé.Assez bonne apparence Orge.Plus que moyenne.Avoine.Au-dessous de moyenne Sarrasin.Bonne.Seigle.Beau.Pois.\u2026 Beaux.Blé-d'Inde.Beau.Patates.Belles Récoltesr acines.Belles .Beau.Culture poursilos.Belle.Fruits .Au-dessous de moyenne TEMPERATURE moyenne So Fahr, Par ordre.Grorces LECLÈRE.Secrétaire, Département de U Agriculture, Po Q.Ville cordonnière La ville de Lynn, Mass., compte plus de 5000 habitants, tous cordonniers, qui font 1,200,000 a 1,400,000- paires de chaps pur année, valu 81,0)0.0\u20ac0.Les ve de Tynn, gavuant 560 000 par u a Cs ures ex pé- diées « - Po La moralité de nos places d\u2019eau est proverbiale.On s\u2019y amuse dans la décence et les bonnes mœurs, Les quelques abus qui se glissent dans certaines localités sont les résultats de la vente des boissons, sans licence parfois.Nous connaissons une place d\u2019eau très fréquentée cette année, dans laquelle des enfants ont pu obtenir, grâce à des complaisances coupables, des liqueurs enivrantes, , On ne saurait trop s\u2019élever \u201d contre de pareils abus.Le district de Québec retire, à chaque saison d\u2019été, d'immenses avantages du séjour des milliers de personnes qui viennent y respirer l\u2019air vivifiant de la mer et y chercher la tranquillité.Il est important que la réputation de nos places.d\u2019eau soit maintenue intacte, qu'elles soient embellies, ornées, etc., que la paix, y règne.\u201c LES DROITS SUR le MAROGQUIN Re.Le Moniteur du Coinmerce revient sur la question des droits sur le maroquin.Rien n\u2019est moins raisonnable, à notre avis, que d\u2019abîmer l\u2019évaluateur, M.Mar- tineau, à ce propos.ll a décidé que les maroquins importés par MM.Gourdeau et Pion, à Québec, devaient payer 15 p.c, Son jugement a été soumis au ministre des douanes, qui l\u2019a approuvé êt ratifié.Avec esprit d'entreprise qui le distingue, M.Gourdeau s'adresse à la Cour d\u2019Echiquier pour obtenir un jugement définitif.I! ne reste plus qu'à attendre ce jugement.S'il est hostile à l\u2019interprétation de M.Martineau et du département des douanes, le Canadien en sera heureux pour lesimportateurs,cuntre lesquels, nous en sommes certain, ni M, Martineau, ni le ministre des douanes n\u2019agissent par mauvais vouloir.ee LE GRAND-TRONC \u2014\u2014 , Les opérations du Grand-Tronc pour le semestre écoulé se sont soldées par un | profit net de £116,400.Le dividende sera payé en entier sur les débentures de 47, et sept chelins sterling seront payés sur les premières débentures préférentielles, Le Grand-Trone est administré avec une grande économie, malgré les désavantages d\u2019un réseau de lignes construites indépendamment les unes des autres.Sous ce rapport, le Grand-Tronc ost sur un pied d\u2019infériorité avec le Pacifique, construit sous une direction unique.Ces deux graudes compagnies sont un hou- neur et des sources puissantes de progrès pour le Canada.Elles n\u2019ont pas encore atteint leur développement entier.Elles.cherchent sans cesse à couvrir un terrain nouveau.C\u2019est ainsi que le Grand-Trone a ambition de se rendre à Halifax, où le Pacifique est déja installé au moyen de sa ligne courte a travers le Maine.IRE LES ACABIENS \u2014\u2014\u2014\u2014 Grande convention ala Pointe de 'Eglise FS Nous lisons dans la Minerre : Les délégués de la province de Québec à la Grande Convention Acadienne qui a eu lieu mercredi et jeudi dernier à la Puinte de l\u2019Eglise, Nouvelle-Ecosse, sont revenus à Moutréal samedi soir.Ces délégués sont M.l\u2019abbé J, T.Gaudet, curé de l\u2019'Epiphanie ; M.Forest, N, P., Ste- Seholastique ; G.Mirault et Alphonse Christin, avocats, de Montréal ; Narcisse Gaudet, Moïse Mélançon, Edmond Mé- lauçon.Ils ont reçu de nos compatriotes acadiens l\u2019acceuil le plus sympathique, La grande convention de la Pointe de l\u2019Eglise à été couronnée de tout le succès auquel s\u2019attendaient ceux qui en ont fait les préparatifs Leurs espérances sont même restées en deça de la réalité.En effet cinq mille personnes au moins ont pris part aux fêtes nationales des 13, 14 et 15 août à la Pointe-de-l\u2019Eglise.Le président de la convention était l'honorable juge Landry.Les questions d\u2019éducation et de colonisation ont été discu-., tées longuement dans ce conseil de lana- tion acadienne, auquel a préludé ur! grande démonstration religieuse.Le sermon de circonstance a été prononcé par le révérend Père Porcille.Le l4 de très éloquents discours ont été prononcés à la convention par l\u2019hon, juge Landry, M.l\u2019abbé A.B.Parker, curé de St-Bernard, l\u2019hon.J.O.Leblanc membre du conseil exécutif de la Nou- velle-Ecosse, le Dr A.A.Leblanc, Me Valentin Landry, du journal l\u2019Evangeline M.Henry Benoit d\u2019Arichat, N, B.,l\u2019hon.séuateur}Poirier ; M.le curé de Haverhill, Mass ; M.l\u2019abbé A.De Cormier, du col- lève St-Joseplh de Mamrrmcooke ; le Dr Béliveau.de Shédiac ; M.l\u2019abbé Béliveau curé de Sussex, N.B., l\u2019hon.S.F Poi- \"vier, M.P.P,, (ile du Prince Edouard) ; MM.Comeau, M.P.P,O, M.Mélançon, M.P, P., et F.X.Vautour.Port Royal (Annapolis), où, daus un discours admirable, l'honorable sénateur Poirier a retracé l\u2019histoire de cette ville illustrée par tant d\u2019événements mémorables.Ce discours fut prononcé sur le bateau en traversant la baie de Fundy.Plusieurs autres orateurs portèrent aussi la parole sur le bateau ; ce sont MM, l\u2019abbé Gaudet, curé de l\u2019Épiphanie, G, Mireault, À.Christin, M.Forest, notaire de Ste-Scholastique, le Dr Doherty, le Dr Gaudet, honorable M, Arsenault, M, l\u2019abbé M.Cormier et l\u2019hunorable M.Richard, 7 Les délégués canadiens-français sont enchantés de leur voyage.Le président de la convention, disent-ils, et le secrétaire, l\u2019honorable sénateur Poirier, méri- tënb toute sorte de félicitations ; car.c\u2019est LEE que revient la plus grande partie \u2018dû jsuccès de la grande convention aca- Éfehtte.=, SEE] \u201c ce 2 YCONFERENCES AGRICQLES tu Nous lisons dans le Daily Times de Moncton M.J.C, Chapais, un gentleman farmer de la province de Québec, a donné une conférence mardi soir, à Meinramcook, sur l\u2019agriculture, et il en a donné une autre mercredi soir, à Fox Creek, pargisse de Moncton.Il part d'ici pour Cocagne et autres endroits de Kent.M.Chapais est un homme de grande expérience et matière agricole et on fait beaucoup d\u2019éloges de ses conférences.La population acadienne de cette province est établie sur le meilleur sol du monde, et l\u2019amélioration des systèmes de culture aurait certainement pour résultat un grand accroissement de prospérité.UNE NUIT DE NOCES Les journaux parisiens ont raconté l\u2019affaire des époux Gerdes, qui ont failli être asphyxiés le soir même de leur mariage, par suite de la mauvaise installation d\u2019un poêle.La fumiste coupable a été fortement condamné ; mais, c\u2019est égal ! voilà une bien fâcheuse nuit de nuces! Celle des époux Jussieux, dela rue Marcadet, à été troublée par- un drame: moins émouvant, mais qui dut être bien désagréable aussi.M.Jussieux est un veuf qui épousait l\u2019autre jour uue veuve, contrairement à l\u2019avisen musique par Grétry dans l\u2019Amant jaloux : Le mariage est une envie ; Qu'unc fois dans la vie a On pent bien se passer ; Mais ce-seraig folie Que do recominencer ! Après un très joyetix repas de noces dans un \u2018 salon de cént couverts \u201d Au boulevard des Batignolles, les époux Jussieux venaient de se retirer dans leur chambre matin, À peine étaient-ils couchés qu\u2019ils tressaillirent sous le jet d\u2019une doucle froide et violente ?Eperdus, ils se dressèrent sur leur séant ; mais en quelques secondes ils furent inondées, et ils sautè- \u2018rent à bas du lit, en balbutiant.d'incohérentes paroles, de surprise du (cbt de Monsieur, d\u2019effroi du côté de Madame.M.Jussieux voulut allumer une bougier Pour comble d\u2019affolement, les allumettes, qui déjà font des manières pour s\u2019enflum- mer à l\u2019étât sec, avaient été mouillées par l\u2019averse et ne produisaient pas même une vague phosphorescence.= Et la douche douchait toujours ! Dans le simple appareil, M.Jussieux ouvre en tâtant la porte du palier ; il pousse des cris d\u2019alarme, et pour émouvoir plus sûrement la maisounée, au lieu de crier : À l\u2019eau ! il s\u2019avise de crier : Au feu! Aussitôt, du haut en bas de l'immeuble des clameurs retentissent.Les locataires surgissent le bougeoir au poing, prodi- guaut les fiévreuses Interrogations.On envahit le sanctuaire conjugal des Jus- sieux, ét on aperçoit l\u2019épouse en tunique nocturne, évanouie dans un fauteuil,tandis qu\u2019un jet d'eau jaillissait avec violence du plafond sur le lit nuptial.Un tuyau servant à lu conduite de l\u2019eau s'était crevé sous une pression subite et inondait la couche auguste et sacrée, à raison de cinq litres par seconde.La -chambre était déja transformée en lagune et bientôt le lit allait flotter, avec le\u2018 balancement doux des gondoles ?82 \u2014On se croirait à Venise ! s'écii# un loustic, locataire du cinquième,et 4 par suite de son altitude n'\u2019avait rien à re- louter.On tint conseil sur ce qu\u2019il y avait à faire, et on commença par essayer d\u2019aveugler la voie d\u2019eau au moyen d\u2019un tampon, mais elle déjoua ce calcul.Heureusement, le concierge, réveillé après tout le monde, s\u2019avisa d'aller douner un tour de clef au compteur des eaux.Il était temps ; déjà l\u2019escalier était transformé en cascatelles ! Pendant que les époux Jussieux se lamentaient sur ce douloureux incident, chacun rentrait au gîte, et le loustic remontait à son cinquième en murmurant : \u2014De quoi se plaignent ils ?Ils sont comme le poisson dans l\u2019eau ! Ainsi que le couplé Gerdès, le ménage Jussieux va porter devant les tribunaux le drame de sa nuit de nuces,qui n\u2019est pas fait pour leur inspirer le goat de iti\" Lh'zapie ! nuptiale ; il était environ deux heures du | Lmande 300 francs.dspPmréalité, elle a eu plus de désagré- Un bain qui-en exige un autra (Tribunaux Comiques.) 1l est certain qu\u2019on ne peut pas tout prévoir ; mais il ne faudrait cependant pas abuser de ce raisonnement pouréchap- per à des responsabilités qu\u2019où a encourues Tout arrive, Talleyrand l\u2019a dit ; done il doit arriver nombre de choses in:- prévues.Be = Celui, par exemple, qui aurait prévu l'endroit dans lequei est tombée Mme Pommeau aurait eu du.mettons du fiair, ça sera plus délicat de forme et la pensée n y perdra rien.: Cette grosse dame,dont il est plus facile d'apprécier à peu près le poids à la simple vue qu\u2019à bras tendu, est plaignante en blessures par imprudence, et partie civile à fin de dommages-intérêts; elle de- Ps igaent que de mal proprement dit (propre- Aneint, est une façon de parler); les soïns qu'on lui a donnés out exigé plus d\u2019eau que de compresses ; ses vêtements n\u2019unt pas dû en revenir.Quant à elle, il n\u2019y parait plus, heureusement pour la majesté de la justice.La brave dame dont nous avons dit l\u2019énormité a une face qui respire la santé et de telles joues qu\u2019on ne lui voit à peu près pas d\u2019yeux, contrairement au bouillon, qui en a d'autant plus qu'il est plus gras, C\u2019est M.Champioux, propriétaire de l'immeuble où la plaignante occupe un logement, qui est cité comme auteur de l\u2019accident dont elle a été victinie.Luissons d\u2019abord la plaignante raconter cet accident : elle va d\u2019ailleurs tout de suite au fait,et à la question de M.le président : ** Dites-rrous ce qui vous est arrivé ?\u201d elle répond : \u2018* Monsieur, j'étais aux lieux : le dessus s\u2019est effondré et et j'ai tombé dans la fosse.\u201d M.le président, \u2014De quel étage ?La plaignante.\u2014Oh ! monsieur, d'en bas ; Je revenais de dehors, j'y étais entrée en passant.Pensez, je degaegre au cinquième ; si j'étais tombée 4 cinquid- me !.- M.le président.\u2014 Vems avez été bles: ade ?La plaignante.\u2014Du tout, monsieur, la- fesse était pleine, heureusement : ça fait que je n'ai pas eu grand mal.Ah ! monsieur, c\u2019est un bonheur que la fosse était | pleine, sans çr.( Rires.) M.le président.\u2014Mais comment vous a-t-on tirée de la dedans ?La plaignante \u2014Oh ! -monsieur, ca a demandé deux heures ; il a fallu aller chercher des ouvriers ; personne ne voulait venir.On-me parlait d'en haut ; je répondais : \u2018* Je crois que je n\u2019ai pas grand mal, je ne seus rien.\u201d ( Rires.) M.le président.\u2014On n\u2019est venu à votre secours qu\u2019au bout de deux heures ?La plaignante.\u2014Ob !non, monsieur je n\u2019ai pasattenduplus d\u2019une demi-heure; seulement, ce qui a été long, c\u2019est le sauvetage.On m\u2019a jeté des cordes ; mais elles cassaient quand on voulait me mon- \u2018ter, parce que je suis très lourde.M.le président.\u2014Enfin, ça n\u2019a pas eu de suites ?mr re ACCIDENT DE @HEMIN DÈ FER Tentative de faire dérailler un train de prassagers\u2014Conduite inexplicable Pittsburg, Pen., 18\u2014Un accident de chemin de fer qui a failli avoir des conséquences désastreuses s\u2019est produit sur la ligne du Baltimore and Olio, près de la station d'Osccola, à environ vingt milles au sud de Pittsburg.Un train de plaisir composé de six wagons-lits et d'un fourgon & bagages était parti de Pittsburg pour Atlantic City avec plus de deux cents voyageurs ;ayant un peu de retard, le train, pour rattraper le temps perdu, marchait à toute vitesse, lorsque, à un endroit où la ligne suit le bord de la rivière Youghiogheny,sur un remblai d\u2019environ trente pieds de haut, la locomotive a heurté un obstacle placé là évidemment par des malfaiteurs.Il ya eu un terrible choc, et la locomotive ayant déraillé a roulé au bas du remblai ; deux mécaniciens, celui du train et un de ses \u2018amis qui se trouvait avéc lui sur la machine, ont été écrasés sous les débris.Un vagabond qui s\u2019était glissé entre le tender et le fourgon à bagages a été tué également, Quant au chauffeur, il a cu la chance d\u2019être lancé dans un arbre, à trente pieds de là, et il s\u2019en est tiré avec quelques contusions.Les six wagons remplis de voysgeurs ont déraillé comme la locomotive, mais au lieu de verser Ju côté de la rivière, ils sont tombés de l\u2019autre côté.C\u2019est à cette circonstance fortuite qu\u2019on doit de ne pas avoir un grand désastre à déplorer.Les voyageurs ont eu terriblement peur, mais sauf quelques contusions et écorchures produites par des éclats de verre, perzon- ne n\u2019a été blessé.De l\u2019enquête ouverte aussitôt après l\u2019accident, il résulte que de nombreuses traverses avaient été placées et solidement fixées sur la voie dans le but évident de faire dérailler le Lrain.Bien qu\u2019on ne connaisse pas encore les auteurs de cet abominable attentat, on snpposé que ce sont des voleurs qui vou- - Aérailler un train de mar.\u2026w+ le piller à leur vise.Ordi- mais le jour de l\u2019accident on avait fait partir le train de plaisir le premier, et C\u2019est lui qui est venu se briser sur obs} tacle élevé par les voleurs.| -\u2014 i LA POTENCE EN VIRGINIE j Pandaison d'un nègre w Boydton, Virg., 18.\u2014Un nègre nommé John Phillipsa été pendu pour avoi assassiné, au mois d'avril dernier, un hos norable citoyen de la localité, le capitdine Overbey.Phillips se y+\u2014cuait sub! route en faisant du tapage , M, Overbëÿ l'ayant rencontré et l'ayant engagé à s mieux conduire, le nègre a tivé de \u2018s poche une sorte de massue avec laquelle; d\u2019un seul coup, il à fendu le crâne dui- capitaine.if Arrêté aussitôt, Phillips a failli êtref exécuté somimairewent le ménie\u201dsoif, Pour le mettre à l'abri de la fureur de habitants, on à dû le conduire à la prisëh de Peterburg, d\u2019où on l\u2019a romené, escort par un détachement oO.+.à Boyd ton, la veille de l'exr- Avant de monter sur dehafaud.: >s à avou son crime ; il a fait preuve._ qu\u2019au dex- nier moment, d'un sang-fid remarquable et il est mort saus scuttrances appa, les ont assaillis à coups de clessant gravement l'un d'eux.Ou -.+ pu les découvrir.A Siziann, province de Pavie, une vingtaine de Bohémiens ambulants ont assailli les habitants à coups de fusil et en ont blessé une dizaino Les paysans,aidés par les gendarmes, ont pu en arrêter neuf armies jusqu'auxdents, Tu: 55 un Pullman \u201d Samedi 11:11, un nommé Lauzon employé pour \u2018e Grand-Tronc à la gare Bo- paventure de Montréal, a été victime l\u2019un horrible accident.Accompagné d\u2019un ic ses amis, Léon Ruel, de Lévis, employé sur les chars, il voulut traverser la 7oie près de la gare et ne vit pas un ragon \u2018* Pullman \u201d qui s'avançait avec soute la rapidité possible communiquée dar l\u2019inpulzsion d\u2019une locomotive qui s\u2019é- sait arrêté après avoir lâché le char.Le malheureux fut frappé par le ** Puilman \u201d st jeté sur la voie.Le char lui passa sur le corps.Lauzoh a eu la tête séparée du tronc at un bras borriblement écrasé, Son compagnon terrifié par l'horreur du specta.'» vib les yeux de la victime remuer © leur orbitre plusieurs sze- sondes «cident.Le corps était ar la lr ~ubeatx et la tête avait td proj.- \u2018vin.Ruel appeis du jecqurs, «1: restes deo la victimo furent Jansportes a sa réaidence, LES DELEGUES DE TERRENEUVE La colonie n'accepte aucun arrangement Halifax, 19\u2014A l\u2019occasion du retour à Saint Jean de TFerreneuve des délégués qui s\u2019étaient rendus en Angleterre pour exposer au gouvernement ,métropolitain les griefs de la colonie au sujet des pêcheries, il .y a eu une grande réunion dans läquelle on a voté des résolutions relatives au traité avëc Ja Frahéé et au modus vivendi.L'assemblés a de mou- veau exprimé sa cunviction que la colenié de Terreneuve ne pouvait accepter ancun arrangement à propos des droits de la France, et qu'il n\u2019y avait qu\u2019un seul moyen de résoudre la question : déchirer le traité d\u2019Utrecht.x - x 12 Ds LES ANGLAIS ENTRE EUX 37 Aménités parlementaires Londres, 19\u2014 La session de Ja,ehambre des communes cest sur le point Hifi, et les dernières séances ont étéTiëh Moins que pacifiques.- À plusieurs reprises la chambre a siégé toute la nuit, et des gros mots ont été échangés dans l'enceinte parlementairée Un honorable conservateur a traité un de ses collègues radicaux de \u201c\u2018fieflé imbécile.\u201d Le speaker a fait la sourde oreille lorsque cette épithète a été lancée, mais en revancho il a très bien entendu M.Tanner dire à M.Matthews, secrétaire de l'intérieur, qu\u2019il était une \u2018\u201c affreuse vevmine,\u201d ebila vigoureusement insisté pour que M.Tanner retira son expression et fit des excuses.La chambre s\u2019ajour- pera demain, et pendant plus de trois mois que dureront les vacances le gouvernement gofitera un repos bien gagné auquel il aspire ardemment.L'EMPEREUR GUILLAUME EN RUSSIE Peer Accueil bienveillant St-Pétersbourg, 18.\u2014Les journaux de St-Pétersbourg souhaitent cordialement la bienvenue à l\u2019empereur Guillaume.Ils croient à la sincérité de ses déclarations pacifiques, et disent que la Russie est disposée à le seconder, Mais en même temps ils soutiennent que l'empereur Guillaume devrait agir plutôt à Vienne qu\u2019à St-Pétersbourg, du moment que la Russie ve veut accepter, pour Ja question bulgare, qn\u2019une solution conforme au traité de Berlin, lequel a été violé avec la complicité de l\u2019Autriche.= Le Journal de Saint-Pétersbourg dit que l'entrovue des empereurs de Russie et d'Allamsgne consolidera certainement l'amitié qui existe entre eux.Le Grash- danine attribue une grande importance à cette entrevue, et salue la venue de l\u2019empereur allemand comme.un présage de paix.2 we Berlin, 18.\u2014Le Moniteur de l'empire publie le programme des manœuvres militaires qui doivent avoir lieu à Narva.Les deux souverains resteront, la première journée, avec le corps d'armée de l'ouest dont le plan de campagne est de s'emparer de St-Pétersbourg.= seni Le soir, à neuf heures, un état de siège de tout le terrain où doivent avoir lieu les manœuvres sera proclamé.On va distribuer des cartes donnant le plan des manœuvres.TU FAR ICE LE PAPE QUITTERA-T-IL ROME ?Ce qu\u2019on en perse à Londres Londres, 19.\u2014 La nouvelle que-le Pape est sur le point de quitter Rome n\u2019est pas crue à Londres.La position de Sa Sainteté est lcin d\u2019être plaisante, et il est Frisonnier au Vatican.Cependant le Pape est probablement plus chez lui à Rome qu'il ne le serait dans n'importe quel autre pays où il serait des plus cordialement reçu.L'Autriche lui a offert un refuge, dans ce centre de catholicité le Tyrol et Malte cst ouvert à la cour pontificale.Dans ce dernier pays Sa Sainteté serait sous la protection de l'Augleterre protestante, Malte serait, sans doute, le lieu de refuge le plus désirable.Cependant Léon XII! est trop adroit pour abandonner le Vatican.ll! est vrai que d'autres papes ont été exilés de l'Italie ; mais ils étaient victimes plus tôt de l'agression étrangère que de l'hostilité des Italiens, ot en réalité ils représentaient ie patriotisme de la péninsule opposé aux envahisseurs va- uant d'au-delà des Alpes, Dans le cas du Pape actuel, c'est différent, i > em Pas de guerre Bruxelles, 19,.\u2014Le Nord dit que le cauchemar d\u2019une guerre en Europe à décidément disparu tant au point de vue politique qu'au point de vue commercial, _\u2014\u2014 de re Attaqué par un bœuf St-Jérôme, 13.2-Un terrible accident est arrivé ici, ce matin : Un cultivateur nommé Pierre Lafarm- me a été cruellement blessé par un taureau en forie.Le malheureux a reçu d'horribles blessures a la jambe, à l'abdomen et à la peitrines On craint que ces blessures n\u2019eatrai- nent la mort de l'infortuné Pierre La- famme.ATELIERS FROC ROBERT 82, rue EcLapar.e, Sita rengrentes, Chemin da Cray Culvaires, Antal S £ précher, Couiosmensaux, Crérhes, Béniterg BB Haier bites Caédiogee Mestre imaes Le gros lot de M.Bäouard Mitchell ver.11 tira $80,800 ct traversa la mer Pour un homme qui parle si éloquemment quand il le veut, M.B.Mitchell Est, eat un homme qui garde bien sa lan- sue, ll a bien dit à quelques-uns de ses anus qu\u2019il allait faire un voyage en Europe, pour refaire sa santé, mais du vingtième du Billet No.59,843 qui remporta le premier prix capital de $60,000 dansle tirage de la Loterie de Etat de la Louisiane, le 17 juin dernier, pas un mot, Aussi très peu de personnes eurent-elles veut de sa bonne fortune.Ce H ne dit pas un mot de son heureux sort mais il laissa le silence comme un .eto, etc.Ce ne futa je Quand M.Mitchell fût rendu à New-York, : que l'on sût que les $30,000 du grand, prix de la Louisiane venaient à Hamilton, \u201c Mais la vérité, comme le meurtre se connaît et quand Ned Mitchell\u2019 reviendra, il aura à faire les honneurs de sa nouvelle fortune.~~ ~- M.Mitchell est très populaire à Ha- urilton, particulièrement dans les cercles commiercilaux et parmi ses frères des sociétés maçonniques OÙ ses succès oratoires lui ont fait un nom.Personne ne lui en voudra de son succès, ni voudra lui faire doter un collége ou un chat des piastres qu\u2019il a gagnées.- Mais s'il avait \u201c\u2018 lâché le chat\u201d avant son départ de la ville, il aurait eu l\u2019avantage de se voir offrir un sebrétaire, qui lüt aurait aidé à faire disparaître les §30,« 000.Pourquoi il a négligé cet avantage restera un mystère jusqu'à son retour Hamilton, Ont.Times, juillet 15.2 hulesaJosephat Préparation récompensée d'un diplôme de mérite et de pers fectionnement pour la cure rapide et complète des flux et écoulements contagieux, anciens ou récents et des échauffements ou inflammations.Trois jours de traitement suffisent le plus souvent pour guérir la blennorrhagie.Cette médication ne laisse aprèg elle aucune conséquence fâcheuse.C\u2019est la plus énergique et la plus efficace de toutes.Une instruction complète accompagne -chaque boîte de globules.Exiger Ja Signature : ET L\u2019ADRESSE : 19, Rue Jacob, PARIS semoule Mouriès uC Mouriès est recommandé aux femmes enceintes, aux nourrices, et aux enfants pendant toute la période de la dentition et de la croissance.L'Académie de Médecine a voté des remerciements à M.Mouriès; et l'Institut de France lui a décerné une médaille d'encouragement au concours des prix Montyon pour cette découverte qui exerce une si heureuse influence sur la diminution des rnaladies et de la mortalité des enfants.Ç L'usage de la Semoule Mouriès chez la femme pendant la grossesse et la lactation et chez l\u2019enfant pendant- la dentition ct la croissance, est de nature à développer de vigoureuses constitutions.Une instruction est jointe à ehaque flacon.Fabre etgros: Maison L.Prere, 49, rue Jacob, Paris.VIN BI-DIGESTIF DE CHASSAING DIGESTIONS DIFFICILES MAUX D'ÉSTOMAO PERTÉ DE L'APPÉTIT DEB FORCES, etc.FARIS, 6, avenue Victor's, 6, PANS ET TOUTES PHARMACIES qui tieut son bureau au No.14 rue Main fe #5 «Washed with .Lavée avee du Savon ordinaire fo i Common Soap of * 9 va, 1G Efe FIRST WEEK.fo _Washed with Pyle\u2019s Pearline \u2014 \u201c, = gr + À 2 vou n0c00t FYI DS ed vt 0 es ba Lavé _ fi 3 Xa 5 £a eat cet a ¢ avee la PEARLINE de PYLE ee tm.\u20182 \u201d > À pe ag .Le Dr A.N.Bell, Editeur du Sanitarian, New-York, écrit: ** La Pearliné conquis un ascendant spécial dans mon ménage ct dans beaucoup d\u2019autres à f connaissance, pour le nettoyage de la flanelle.Vos propres directions pour em: ploi de la Pcarline sont celles que nous suivons : *\u2018 Lavez les flanelles dans une 1&§ sive tiède de Pearline ; rincez complètement dans l\u2019eau chaude, tordez à siccité (pa la pression de votre tordeur à linge) : étirez-les et secouez-les fort ; séchez à chaud température, et elles resteront douces sans se rétrécir.\u201d od DANGER tes journellement au public par Rappelez-vous que la Pearline n'est jamais colportée, = ne \u201chy Comme un scul lavage est suflisant pour abimeér, les flanelles, il faut prendre bien garde de ue pi employer les nombreuses imitations qui sont offe des épiciers ou des colporteurs peu scrupuleux.JAMES PYLE, New-York, -; fr, Le Guide Francais des Etats-Uni TROXSIÈNMHE EDITION cu Contenant les noms, le genre d'affaire et l'adresse des Marchands Manufacturief Hommes de Profession , ainsi que dés messieurs du Clergé, Journaux, Pu- gg oe .blications Françuises.Colléges, Couvents, Ecoles, Sociétes # Le : nadiennes des Etats-Uéis.I.a Classifiés par ordre alphabétique, par catégories et par Etat.SRITTd'une foule d\u2019antÿ& statistiques et renseignemedcs précieux sur toutes les centres canadiens de la Mépubliqu Américaine, des Guides de Cohoes, N, Y., Lowcll, Worcester, ¥all River, Holyoke, Mas Manchester, N, H., Biddeford et Lewiston, Me., Woonsocket, R.I, Detroit, Mich.St-Pau et Minneapolis, Minn., contenant les noms de tous nos compatriotes, et de toutes autres pla où nous serôns requis de faire le recensement par le curé de la paroisse ou les principaux mr: chands canadiens, pourvu que ces réguisitions nous parviennent avant le ler Août.oa La Société de Publication Française des Etats-Unis, veuillez me consldcrer comm sonscripteur an volume ci-dessus nommé, pour lequelje vous envoio d'avance UN DOLLAR et je m'engage à vous payer, sur livraison, la balance du prix de souscription, $1.00, pourvu gve mon nom, Occupation et adresse y soient inscrits comme suft : = NOM.X me QUEBEC Ancienne maison METHOT fondée en 1808 Fabricants de Clous et de Moulanges et Marchands de Fer wwe BEAUDET & CHINIC COMMERCE DE GROS LT DE DETAIL Propriétaires des maisons suivantes: CLOUTERIE VENTADOUR, BEAUPORT.FABRIQUE DE MOULANGES, RUMR DE LA CHAPELLE, Sr-Rocn.ENTREPOT DE GROSSE QUINCAILLERIE ET DE CHARRONNAGE, RUE DES Sozwas, ReW BUREAUX ur MAISON DE VENTE, PIED dE LA CôTE DE LA MONTAGMA sar Stock universel et complet.EF archandjses de qualité supérieure.Téléphone: 48 EZ\" Prix sans précédents a Québec prt GUÉRISON CERTAINE En £3 heures 8AM COLIQUES vi NAUSEES \u2019 Sans AUCUNE PORGATION MASSEY Faucheuse a un cheval, Faucheuse à deux «icvaux Moissonneuse à un cheval, Molssonneu :e à deux chevaux.Lieuse lezère de Toronto.: lateaux, Cultivateurs, Eté Charrues, Bug&æys, \\Wagonus, Kte.13 S'adresser à .uf James Bissct & Cie, 168, rue St-Paul, Québet&, à l'extrait éthérisé de FOUGERE MALE PURE M.Mien de garantit l'effi- 2 cacité qe des Capsules qui portent sa sgastare 26 juillet \u2014 YEnfani pleure, il veut son Uastor | + V Douze abs de sutoès dans les bépitass Paris aN 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Il se jeta dans la voiture qui l\u2019atten- lait, en murmurant ces mots : ! \u2014 J'ai été joué comme un gamin.* Et tout déconfit, il donna l\u2019ordre au tocher de le conduire chez Me, Fonte- aille, auquel il entendait confier, sous le ceau du sécret professionnel, ce qu\u2019il ve- fore d'apprendre et demander conseil.- \u2018 Mais, à cette heure du jour, Me.Fon- )enille était en conférence avec ses clients st c'est seulement vers le soir que M, Pailloures put arriver jusqu\u2019à lui.: \u2014 Comme vous voilà pâle, confrère ! J'éoria Me.Fontenille en le voyait en- rer.Que vous arrive-t-il 1 # \u2014Ah ! si vous saviez ! \u201c \u2014dJe sais que je vous emmène dinér ; Jous me racobterez cela Quand les deux notaires, après un suc- Juleüñt repas qui remit un peu d'énergie Ju cœur de M.Cailloures, se trouvèrent ous dansun cabinet du restaurant Véry, pb brave homme commenga son récit.H répéta mot pour mot l\u2019entretien qu\u2019on lu et laissa ensuité à son collégue le soin le arotoncer surla conduite à suivre ur tirer le marquis des griffes de son éancier.\"Je vous disais bien que le coquin ait armé, répondit Me.Fontenille, Si us aviez eu confiance dans mes avis, fôns auriez agi diplomatiquement, sans lence, ot vous eussiez ainsi plus effi- ment assuré le succès que par la me- ce.\"C'est peut être vrai ! ; \u2014Eufin, à quelque chosa malheur est 2 dernier a bon.Vous avez obligé le drôle à dévoiler ses plans \u2014Cela nous avance-t-il, si nous ne pouvons agir ?\u2014Bah ! danger connu est à motié conjuré.~Mais que faire ?\u2014Rien, pour le moment.La fuite du marquis rend toute négociation nouvelle impossible.Seul, et en suivant nos conseils, il pourrait avoir raison du sieur Breslier et nous éclairer sur des faits qui nous sont imparfaitement counus.Il faut doncattendre son retour, y aider si vous pouvez.Que sa mère lui écrive, qu'elle lui octroie un pardon complet ét qu\u2019elle obtienne de lui qu'il vienne pour quelques jours à Paris.Nous tenterous alors un coup décisif.Juüsque-là, il n\u2019y à rien à faire, car il importe avant tuut de ne exaspérer M.Breslier, \u2014Malheureusement le marquis n\u2019a pas laissé son adresse et je ne sais où la preu- dre.Il a manifesté le dessein d\u2019allèr en Italie ; mais, c\u2019est grand, l'Italie.\u2014Il n\u2019y à paspéril en la demeure.Tant que le marquis restera absent, Breslier W'agifa pas contre lui.Pendant ce temps, il payera les créantiers, ou les apaisera.Ce sera une besovne fuite, laquelle aura pour résultat de nous laisser, en fin de compte, en présente d\u2019un seul réclamant avec lequel il-sera plus facile de négocier qu'avec plusieurs, -Dieu vous entende ! \u2014Une seule cheat est actuellement pressée, continua Me.Fontenille, il faut prévoir le retour soudain du marquis et empêcher que, dans ce cas, il puisse con- tradter dës dettes nouvelles ou des engagements.Nous allons présenter une requête au tribunal, afit d\u2019obtenir la nomination d\u2019un conseil judiciaire.\u2014À quoi bon ?demanda M.Cailloutes, que lé découragement accablait.Il n\u2019y a - ot - « axe A 7 -Plus rien k sauve-garder maintenant, \u2014QQue sait-on ?U'est une mesure pré ventive, je le reconnais j mais peut-être quelque jours autors-nious & nous féliciter de l\u2019äveir prise.: .Dès le lendemain, Me.Fontenille procéda à l'accomplissément des formalités exigées par la loi, et la semaine suivante, | le marquis de la Breslaye absent, n\u2019iyant fait aucune opposition à la réponsë de sa mère ni répondu aux griefs invoqués contre lui, le tribunal nomma M.Cailloures conseil judicidire du jeune liéritier.Obligé de quitter Paris, M.Cailloures délégua Me.Fontenille et le munit de pleins pouvoirs pour exercer sur le marquis, en sou lieu eb place, la surveillance nécessaire et prendre les mesures de prudence qu'il considérait comme urgentes.En partant de Nîmes, il.s\u2019était promis de consaorer une partie de son séjour à Paris, à visiter les monuments Mais, après les émotions qu\u2019il venait de subir, ilavait hâte de s'éloigner.Il se remit donc immédiatement en route.Trois jours après, il se présenta le mà- tin au château de la Breslaye.Ses lettres avaient tenu la marquise au courant des péripéties de son voÿage ;il lui avait tout avoué, sauf cependant l\u2019existenco du faux commis par André, qu\u2019il euteudait lui taire jusqu\u2019au bouts \u2014-Vous êtes donc arrivé trop tard, lui dit la marquise quand il entra dans la bibliothèque où cllese trouvait avec Sidonie.\u2014Hélas, oui, madame.Votre fils était déjà loin de Paris, et je n\u2019ai pu retrouver ses traces.\u2014 Lie, malheureux, il a fui comme an inalfaiteur.\u2014Oh ! cela n\u2019est rien et peut à la ri-| gueur s'expliquer honoræblement pour lui, répondit le notaire.Ce qui est plus grave, C'est qu'ila corifié ses intérêts, pour les défendre eh son absence, à un coquin qui abuse de éa confiance.\u2014N'avez-vous pas pu remédier à cette situation ?La loi doit avoir prévu le cas, \u2014Le marquis est majeur, madame.Les contrats qu\u2019il à faits sont valiebles.Son éloignement, que M.Breslier n\u2019igno- Tait pas et auquel il a même donné son consentement, ne nous autorise pas inter} vonir.Pour exiger dès comptes du sieur Breslier, il me faudrait des pouvoirs de votre fils, et je ne les ai pas.En entendaut le nom que venaitde prononcer le notaire, Sidonie leva la tête et prêta une oreille plus attentive à l'entretien.Lie notaire continuait : \u2014Cet homme tient dans ses mains la fortune de M.marquis, en ce sens qu'il dépend delui que la liquidation à laquelle il se livre, consomme la ruine de votre fils ou sauve quelques épaves de son naufrage.Or, de tout ce que j'ai vu et entendu, il ressort pour moi la preuve que cé personnage réalise des bénefices considérables en dépouillant outrageusement son client qui est en même temps son débiteur, Il lui a déjà pris quatre cent mille france.-\u2014Et nous ne pouvons rien 7?demanda la marquise.\u2014Rien répondit M.Cailloures, qui ne voulait pas avouer le motif véritable de cette impuissance.A ce moment, Sidonie intervint dans la conversation.Tone daut Vous parlez, monsieur LE CULTIVATEUR le notaire, se nomme Breslier, avez-vous dit ?\u2014Oui, Guillaume Breslier, dit M.Cail- loures surpris, \u2014Et c'est lui, avez-vous ajouté, qui contribue en ce moment à la ruine d\u2019André.\u2014 Lui-même.La marquise, non mioins surprise que le notaire, allait imposer doucement silence & la jeune fille quand, tout à coup, dlle la vit fondre en larmes, se lever ctse mettre & genoux en disant.\u2014 Madame la marquise, ma chère bienfaitrice, pardonnez-moi ! pardonnez-lui ! \u2014A mies pieds ! toi, ma fille ! s\u2019écria la marquise en quittant son fauteuil pour se précipiter vers Sidonie dout elle prit les mains dans les siennes, en l\u2019obligeatit à se relever.\u2014Ma-place, hélas ! est à vos pieds, madaïtÿ 1h marquise, répondit Sidonie d\u2019une voix où ses larmes mottaieut des dé- chiredfents douloureux, Je vous dois belot, c\u2019est, c\u2019est vous qui m'avez donné la douceur et la tranquillité de la vie, la tendresse, le bonheur.Grice à vous, j'ai pu me faire illusion et croire que je 'étais pas orpheline.\u2014Tout cela est vrai, ma fille, et ce qui n\u2019est pas moins vrai, c'est que ton amour n'a payé ces bicufaits au centuple.Mais pourquoi rappelles-tu ces souvenirs ?Parce qu'ils peuvent seuls vous expliquer, vous faire comprendre la douleur que je ressens, \u2018Tandis que je voudrais donner mon sang pour vous, c\u2019est de ma famille que vous viennent aujourd\u2019hui vos plus cruels chagrins, .\u2014De ta famille ?répéta la marquise.\u2014Cette fillette deviondrait-elle folle ?pensa M, Cailloures, Sidonie reprit : _\u2014Oni, de ma famille, Breslièr duquel M.Cailloures à dit qu\u2019il consommait la ruine de votre fils, Guillaume Breslier est mou grand oncle ! Vous avez sans doute madame la marquise, perdu le souvenir d'une lettre trouvée le jour de ma naissance dans les papiers de mes parents.Cètte lettre qui venait de Paris et conte- vait un refus bien pénible pour ma pauvre mère, était signée Guillaume Bres- Hier.: \u2014 C'est vrai, je me souviens, dit ja: marquise en regardant le notaire.Cour- belot me l'u miofitrée vers ce temps-là \u2014Plus tard, il me l\u2019a remise en re faisant connaître les circonstances auxquelles il dévait de l\u2019avoir trouvée, Je l\u2019ai conservée précieusement, cette lettre et tandis que tont 16 monde ici l\u2019oublinit, moi, j'y songeais ; je la rélisais.Souvent, j'ai pensé à cet oncle dé ma mère, à ce vieillard époïste qui à rehf@son sang ot qui vit loin de moi sans vouloir me con- näître.Je medisais que peut-être, il manifesterait des sentiments plus humains si quelque affection sincere et dé sintéressée\u2014la mienne, par exemple, \u2014 se fixait à côté de lui pour charmer sa vie, Muintes fois j'ai été tenté de lai écrire : je n'ai pas osé Mais certainement, j'aurais un jour vaineu via timidité fille de sa sœur, et j'avais caressé l\u2019espoir de n'être pas repoussée par lui Cet espoir est brisé.Ce que M.Cailloures vous a dit, madame, suffit à démôntter que M.Guillaume Breslier est aujour- d\u2019hur ce qu\u2019il était il y a seize ans.et je pleure commé une coupable en pensant \u2018que c\u2019est d\u2019utie famille comblée de vos bienfaits que vient en partie le mal que vous souffrez.Voila pourquoi, ma bienfaitrice, je vous ai dit : Pardonnez-moi ! pardonnez-lai.Vivement émue par ces révélations, touchée par l\u2019éloquente expression des regrets de Sidonie, devinant, pär une sorte de.prescience de l'aveñir, que le lien qui existait entré la jeune fille et Guillaume Bréslier pourtait uu jour contenir les vengeances de ce misérable, s\u2019il ten tait jamais de les exertér, la marquise ne trouvait pas une parole.Eile ne pouvait que presser entre ses bras Sidonie et la couvrir de ses caregges, Conservant un peu plus de sang-froid, M.Cailloures efit hate de calmer la jeune fille : \u2018 \u2014-On ne songe pas à vous rendre responsable des méfaits de votre oncle, ma chère enfant.On n\u2019y songe d'autant Ihoins que vous en souffrez autant que nous ; que, comme nous, vous êtes sa victime.Apaisez vous donc:; vous n'avez rien à vous reprocher et vous pourrez peut-ètre nous servir.\u2014 Vous servir ! moi ! monsieur ! Oh ! dites vite comment !s\u2019écria Sidonie, relevant le front.- Il m'est venu tout à l'heure, en vous écoutant, une espérance, oh ! une faible espérance ; je me disais que peut-être votre influencejobtiendrait de M.Breslier ce que moi-même je n\u2019ai pu en obtenir, Je lui ai demandé de fournirdes comptes et de me laisser diriger la liquidation des \u2018affaires d'André ; je lui ai demandé de renoncer lui-même à des exigences exagérées ; je lui ai demandé enfin de me rendre certaines pièces compromettantes pour le marquis Il fa tout refusé.Peut-être n\u2019osera-t-il se montrer aussidur envers la Gille de sa nièce et la petite fillé de sa sœur.Je ne fonde pas, je le répète, tout ; aprës mon père et ma mère Cour-| bur lui rappeler [existence de la petite fab : es pli f bp 5 Tens Tite fille ; le bien qu'on dit ici de vous un grand espoir sur une démarche nouvelle, méme faite par vous ; mais on peut la tenter.\u2014C'est bien inutile, mon clier notaire ! objecta la marquise.\u2014Je le tenterai néanmoins, répoudit Sidonie avec fermeté, et ma bieufaitrice ne s'opposera pas à mon désir ; vous me direz ce que je dois faire, monsieur.\u2014-Je consens à ce quetu suives lescon- seils de M, Cailloures, reprit Mme de la Breslaye ; mais à deux condition : la première, c\u2019est qu'il ne te demandera pas d'aller à Paris.\u2014Tel n\u2019est pas mon dessein, fit M.Cailloures.\u2018 \u2014 Lia seconde, test que toi-même, ma fille, tu voudras bien, en cas d\u2019échee, considérer que tun impuissance à réussir ne peut rendre responsable des résulutions de tou oncle, quelles qu'elles soient, Tout à l'heure, ma chérie, tu sollicitais mioh pardon comune si tu étais coupable.Je n'ai plus d\u2019autre consolation ici-bas quid\u2019 lie de travailler à ton bonheur ; n\u2019àj te pas & mes peines celle Ge te voir mallittréuse, \u2014Une nouvelle étreinte où se traduisait avec effusion l'affcezion maternelle qWinspirait i la marquise cette aimable fille init un terme à l\u2019entretien.Mais Sidonie en conserva dès ce moment un sou- veuir qui ne put s'éloigner de son esprit.Moins indulgente pour elle même que que pour la marquise, persuadée que les membres d\u2019une même famille sont solidaires, et que c\u2019est à ceux qui le peuvent à répares les fautes des autres, elle ne parvint pas à se convaincre que les liens du sang qui existaient entre elle et Bres- \u2018lier n\u2019étaient ni assez puissants ni assez intimes pour justilier ses scrupules.Elle persists & se considérer comine ayant une part dans le dommage que la faute de son grand-oncle faisait subir à ses bienfaiteurs, part involuntaire assurément, mais qui lui imposait cependant de nouveaux devoirs envers la marquise, l\u2019obligation d\u2019une tendresse encore plus vive, t d\u2019un dévouement encore plus absolu et de sacrifices incessants, Ce sont ces sentiments qui diotèrent, sa conduite à dater de ce jour et la vouèrent, dés ce moment, sans qu\u2019elle en eût encore la très-nette conception, à l\u2019œu- vre de réparation qui fut le principal but de sa vie comme le souci de ses plus belles années.~~ M.Cailloures avait quitté le château pour retourner à Nimes, en annonçant urie visite nouvelle et prochaine.I y revint au cours de la semaine suivante, dès le matin, bien avant l'heure où la marquise avait coutume de sortir de sa chambre.Il avait conçu un plan dont il ne voulart faire part qu\u2019à Sidonie.En arrivant, il la fit demander.Elle le rejoignit bientôt dans la bibliothèque.\u2014C'est à vous que j'ai à faire, moun en, fant, lui dit-il ; mais, avant de vous dire quel service j'attends de vous, au profit de ce malheureux André, il est nécessaire que jo vous expose sa situation, sang omettre les détails que j'ai cru devoir taire à sa mère.Vous n\u2019êtes plus une pe- prouve en faveur de votre raison, comme les affections que vous avez inspirées prouvent en faveur de votre cœur.Quand vous conuaîtrez la situation du marquis, votre cœur et votre raison vous dicteront peut-être une inspiration propre à nous tirer de l'embarras cruel où nous sommes, Si, comme je le crains, votre dévouement ne portait pas de fruits immédiats, il contribuera sans doute, dans l'avenir, à sauver l\u2019honneur de la maison de la Bres- laye.\u2014Oh ! parlez vite, monsieur ! s\u2019écria Sidonie en croisant les mains et en fixant sut M.Cailloures ses yeux profonds, où éclatait son ardeur à se sacrifier.M.Cailloures lui fit alors le récit de son voyage à Paris, des effurts qu\u2019il avait teutés et la peinture des obstacles contre lesquels ces efforts s'étaient brisés, Il lui décrivit à grands trais les folies ot les fautes d'André, afin de lui faire comprendre comment cedernier avait été contraint de récourir aux bons offices de Breslier et creusé le gouffre où sa fortune s\u2019était engloutie.Enfin, il lui expliqua comment le gentilhomme, s'abaissant à commettre une | action aéttenta toire à l'honneur, en avait Faissé entre les mains de Breslier une preuve écrasante dont ce dernier s\u2019armait pour couvrir sey propres infamies et affermir ses exigénces.\u2014Ainsi, vous le voyez, dit le notaire en sé fésumant, non-seulement M.Guillaume Breslier a odieusement spéculé eur les imprudences d\u2019André, lui a pris une part dans sa furtune et comme aujour- d\u2019hui sa ruine en refusant de me laisser l'administration des valeurs qu\u2019il détient, mais encore il refuse de nous rendre la déclaration au bas de laquelle André a contrefait la signature dela marquise.L'opiniâtreté de son refus est la preuve de ses mauvaises intentions Il veut dépouiller complétementle marquis et reste armé pourle cas où l'on prétendrait y mettre obstacle ! \u2014Mais, que puis je faire ?demanda douloureusement Sidonie que nävrait le récit qu'elle vensit d'entrer.M.Breslier est mon grand-oncle, d'est vrai ; mais il \u2014 \u2014 ne m'a jamais vu et je ne le connais\u201dpaz La lettre qu\u2019il écrivit à ma mère, Ë y à seize ans, le représente comme un hom« nie sans âme, endurci dans son égoïsme, accoutumé à vivre sans craindre Dieu et sans l'aimer, et inaccessible à toute pitié, \u2014Le voilà tel que je l'ai vu ! s\u2019écria M.Caulloures à qui ses traits rapides res mettaient eu mémoire les pénibles souves nirs de son voyage.Cl \u2014Comment faite arriver jusqu\u2019à cette nature insonsible, l'émotion et la pitié t \u2014Ïl faudrait d'abord lui écrire, voug rappeler à son souvenir, lui faire counai- tre les bienfaits que depuis votre naig- sance vous devez à la marquise ; puis, au nom du passé, le supplier de ne pas dé« slonoret un noble nom, \u201c \u2014Je compreuds bien, monsieur, ce qu\u2019il faut dirè et commentil faut le dire ; mais si cela ne réussit pas ?i \u2014Alors, et si le péril devient éininont,\u2018 il y aura lieu, quoi qu'en pense lu imar- quise, de faire le voyage de Paris ! | \u2014 Aller à Paris, moi ! | \u2014-Pas toute scule, .a] Je vous accompagtierai, LA, vous voug présenterez chez votre oncle, et que suit on ?votre grace, votre bont peut I'émouvoir, réveiller le sang eudor mi, lui rappeler quels liens l'attachent à vous, Vous ouvrir sa miison et vous ÿ donner la place à laquelle, comme héris tière, vous avez droit ; car il n'a pas de femme, pas d'enfants ni d\u2019autres parente que vous, Et alors, si vous parvenèz à conquérir sur lui quelque i fluence, il vous sera facile d'obtenir.?\u2014Quelle tâche vous w'niposez Ii monsieur ! dit Sidunie, Oh ! ce n\u2019est par quelle soit plus haute que mon dévoue: ment à Mme la marquise ; mais elle m\u2019é; pouvante ; car vous faites peser sur mol seule la responsabilité d\u2019un échec qui, j le comprends bien, serait le point de d part d\u2019irréparables catastrophes, Et pui 1l me faudrait donc abandonner mon port et ma mère Courbelot, me =\u201crarer de fé bienfaitrice ?Comment explique mon départ, une longue + : 1 Je sui leur vie à tous, monsieur, lui joie, Fait dra-t-il aussi qu\u2019ils se sacrifieut à André?ss.er pg) Sidonie s\u2019exaltait en parlant ainsi ; ! fièvre qui la brûluit se manifestait par lé tremblement de ses mains, la pâleur de ses joues et I'delat de ses yeux.aiid] \u2014 Apaisez-vous, je vous en supplie, lof dit M, Cailloures en l'arrêtant ; ne me donnez pas le regret d'avoir cru que vou possédiez assez de force d'âme pour eut tendre sans faiblesse les graves coufidens ces que je vous ai faites et l\u2019expression de l\u2019espuit que je mets en vous, La tâche que j'ai offerte À votre dévouement n'es pas immédiate, et il n\u2019y a pas lieu d'e parler plus longtemps.Ecrivez d'abor à votre oncle en obéissant à l'inspiratio de votre cœur.Nous aviserons ensuit Vous ne réussirez pas sans doute du pra mier coup a attendrir celui gui uous me( nage ; mais j'ai encore la conviction qu@ vous afriverez à le dominer.Dieu qu nous ménageait en gutre personne, grâce à ufie parenté ancienne et oubliée, Un s cours inespéré, ne voudra pas rendr( vain votre dévouement et permettra quy vous sauviez l\u2019hontieur de cette maisoï s'il courait un péril éminent.Vous vôye maintenant, mon enfant, où est votre des voir, \u2018a Ües paroles portèrent l'énergie et la ré solution daus l'âne de Sidunie.Elle tendit la raain à l\u2019éloqueut notaire en di sant : Ke \u2014 Vous avez raison monsieur ; je voir où est mon devoir.Je saurai le remplir Le même jour, elle écrivit à M.Dress lier.#4 Elle lui rappelait les liens de parenté qui existaient entre eux ; elle lui ras contait dans quelles circoustances, scize ans avant, la lettre qu'il adressait a Clé\u2019 menoe Gendrin était arrivée an moment où celle ci venait de mourir, eb avail été ouverte plus tard par l'orpleline.Puis, après avoir essayé de l\u2019attondrit par le récit du dévouement de Courbelot et de sa femme, elle lui disait les circonstances à In suite desquelles elle était de: venue la fille adoptive de Ja marquise de la Breslaye.Eilo était amenée ainsi à dresser le tableau de tous les bienfaits qu\u2019elle avatl reçus de la marquise et de son fils ; son enfance entourée de sullicitude et cliar- mée par la frateruelle amitié d'André, et l\u2019énergique désir de la rendre lez» reuse.On connait assez Sidonie pour devinez sans qu\u2019il soit nécessaire d'insister, en quels accents elle exprimait sa filialo reconnaissance et faisait appel au cœur de M.Breslier, afin qu\u2019à la faveur de ce pas: sé, il se montrât moins rigoureux envett une famille dont il tenait le sort dang seg mains.Vous pouvez, écrivait-elle, sauver met bienfaiteurs ou les perdre.Quand vout aurez à vous decider, veuillez vous sou: venir de ce qu'il ont fait pour votre petitt nièce et de ce qu\u2019elle leur doit.Ue sera pour elle un remords éternel d'être, cu ces circonstances, impuissante & vou émouvoir.Ma reconnaissance, si VOUS \u20acX« auceéz ma prières, durera autant que mg vie, ét s\u2019il faut peur vous la prouver ak ler remplir votre maise:.vido tendrosse et de mon sourire, je suis Rrôts À tau 14 LE CULTIVATEUR \\bandonner pour me rendre aupres de | ous, Avant de faire partir cette lettre, où pile avait ius tout son coeur eb qu'elle mouilla de ses larmes, elle la souimit à M Cailloures.Le notaire en fut tout aussi ému qu\u2019el- le-mêmee.\u2014Il y a là, dit-il, de quoi faire pleurer un tigre.Si votre oncle n\u2019est pas remué jusqu\u2019au fond de l'âme par vos adjurations, il n'y n décidément rien à faire.La lett ut euvoyée ; puis le château Aont les corniers événements avaient troublé la tranquitité reprit sa physionomie acccutumiée.Sidonie ne parla pas à la marquise de La teutative qu\u2019elle avait faite : mais c\u2019est avec une impatience mal contenue qu'elle attendit une réponse qui ne vint pass On counaît les douleurs de l'attente.Durant huit jours, Sidonie espéra ; puis cette espérance commença à s'émousser.Enfiu au bsut d\u2019un mois, la jeune fille était convaincue que ses efforts avaient été vains, M.Dresiier persistait à ne pas vouloir reconnaître sa famille.Ce fut pour Sidonie une douleur profonde, sa première douleur ; le temps en s'écoulant ne fit que la rendre plus aigné André persistait à ne pas donner sigue de vie.Les jours et les mois passèrent sans apporter de ses nouvelles.En quel pays du monde était-il ?On n\u2019en savait rien.Son existence ne se manifestait au château que pur dus actes judiciaires assignations, prutêts, jugements qui parvenaient de temps en temps au château, à la requête de M.Breslier, lequel continuait à prendre sous cette forme les précau- \u2018tions et les garanties dont il avait besoin, tx Toutes ces pièces que des ordres formels donnés par Sidonie empéchaient d'aller jusqu\u2019à la marquise, c\u2019est à elle \u2018qu\u2019on les rormettait ; à son tour, elle s\u2019em- ressait de les envoyerà M.Cailloures, qui continu-\u2018t à défendre héroïquement les intéré: « l\u2019absents seu ÿ La peinc .- Sidonie se trouva done in- cessaunnent cutretenue par la forme sous laquelle se présentait à elle souvenir d\u2019André et s\u2019affirmait à ses yeux l'inexorable rigueur avec laquelle son oncle dépouillait le jeune marquis.\u2018pus - t Parfois elle était tentée de partir pour Paris.Il lui semblait que sa présence ex- \u2018ercerait sur M.Breslier une influencedé- cigive et que ce que ses précédentes tentatives n\u2019avaient pu obtenir, elle-même l\u2019obtiendrait.» \u2014C\u2019est una illusion que vous nourrissez là, ma chère enfant, disait le notaire ; un moment je l\u2019ai partagée ; mais je n\u2019y erois plus.L'homme qui ne s\u2019est pas lais- \u2018sé attendrir par votre lettre est une brute sauvage ot il n\u2019y a rien à espérer de lui.# Ce jugement sinet n\u2019aurait peut-être pas suffi à contenir l\u2019ardeur de Sidonie êt à l'empêcher de faire ce voyage de Paris sur lequel elle fondait tant d\u2019espéfances, si elle n\u2019avait été retenue au château par les soins qu\u2019exigeaient ceux qu\u2019elle aimait.= # Tlest peut-être temps d'initier le lee Jeur à la vi intime de notre petite amic Que nous lui avons montrée jusqu'ici dans le cadre d\u2019une existence un peu exceptionnelle et tout en dehors.+.\u2026- Les événements que nous venons de raconter avaient été pour elle une crise terrible, dont il faut placer le début au moment où était arrivée au château la d'André, q:: avait décidé M, Cailloures & partir Paris, ct la conclusion au moment «\u2026 : notaire démontra à la jeune fille qu'il ne pouvait pas quitter le château paruë qu\u2019elle y était trop nécessaires à ceux qui l\u2019habitaiente Ÿ A dater de ce moment, Sidonie ne fit plus aucune illusion ni âses pens avortés, ni à ses espérances trompées ; on ne l\u2019entendit plus parler de M.Breslier ni d\u2019A n- ré! Elle parut livrée tout entière aux devoirs qui jusqu\u2019à cette heure avaient rempli sa vie.60 % Jamais ils ne s\u2019étaient imposés à elle avec plus de force.Les êtres qu\u2019elle aimait et & qui clle devait tout, étaient également atteints, ebce n\u2019était pas trop de sa sollicitude pour soulager leur maux.+ La marquise était meurtrie depuis longtemps par l\u2019inconduite de son fils Mais les traits par lesquels André venait de touronner sa carrière fiévreuse et désordonnée avaient porté à ss mère un coup plus terrible que tous ceux déjà reçus de jui, Elle ne vivait plus désormais que des jours attristés et livrés au découragement.Kon fils mort, elle n\u2019eût pas été plus dé- tolée.Elle disait quelquefvis.\u2014S'il était mort, je n'aurais pas à trembler constamment pour son honneur.Ma douleur ne serait pas plus profonde et je ne souffrirais pas de l'angoisse incessante gui me tue, a.\"\u2019 Elle n\u2019exagérait rien en parlant ainsi.Co qui la tunit ¢\u2019était une angoisse inexprimable dans laquelle la maintenaient l'absence d'André et l'ignorance où elle était deson sort, Elle portait sur sa physionomie les marques terribles des ravages que ce mal avait fait en elle, Elle ftait presque coustamment en proie à un Wemblement nerveux que toute étaotion Youvelle augmentaity a ge Net On voyait souvent porter la main à son cœur en murmurant : Oh ! que je souffre ! Puis, c\u2019était des faiblesses soudaines, des évanouissements on des violents accès de larmes, tous les symptômes d\u2019une ma- Jadi> dont les siége était au cœur.A cinquante-huit ans, \u2014tel était son âge, \u2014elle semblait en avoir soixante-dix La vieillesse s\u2019était abattue soudaine- mentsur elle et l'avait écrasée.Elle offrait au regard des cheveux blancs, les rides profondes, la maigreur cadavéreuse qui sont à la fois la preuve d\u2019un grand âge et de maux inguérissables.Cependant, elle ne sembait pas, tout en se plaignant de ses souffrancess se préoccuper de la mort.On -eût dit qu\u2019elle n\u2019y voulait pas songer.À deux ou trois reprises, M.Cailloures avait essayé de lui démontrer la nécessité.de faire un testament, *¢ Ne serait-ce disait- il, qu\u2019afin d\u2019assurer la vie de Sidonie.\u201d Mais la marquise avait tou jour: éloigné cette idée comme s\u2019il lui répughait de s\u2019occuper de ses dernières volontés.On peut deviner maintenant quelle tâche s\u2019offrait au dévouement de Sidonie dans la personne de cette pauvre malade, Mais ce n\u2019était pas tout ; une autre femme qu\u2019elle aimait tendrement n\u2019exigeait pas d'elle des soins moins empressés c'était Brigitte Courbelot.Elle aussi vieille, infirmie, malade, se penchait vers la tombe, et c'était un devoir impérieux qui s\u2019imposait à Sidonie, de revêtir la charitable créature qui l\u2019avait adoptée le soir même de sa naissance.Enfin, à côté de Brigitte, se trouvait son marie Conrbelot avait heureusement malgré son âge, conservé une bonne santé, la vigueur, et c'était plaisir de le voir travailler encore comme un jeune homme, Mais l\u2019état de sa femme ouvrait son âme à la tristesse, et, soules, les mains dévouées et compatissantes de Sidonie pouvaient panser sa blessure.ns Si l\u2019on ajoute à ses détails qu'il y avait aux portes du château un asile d\u2019orphelins fondé par la marquise, une école pour les enfants et un hospice pour les vieillards, également dus à à son inépuisable charité, et que ces fondations pieuses, bien que dérigées par les sœurs de Saint Vincent-de-Paul, exigeaenit néanmoins une surveillance incessante ; si l\u2019on considère que la jeune fille était encore tenue d\u2019administrer la maison de sa bienfaitrice, de s'occuper même de diverses questions relatives à la gérance des propriétés, on comprendra pourquoi il lui était en quelque sorte impossible de s\u2019éloigner du château même pour quelques semaines, et le caractère sacré des obligations qui l'y retenaient.ezaroe-e -\u2014 Ainsi le temps s\u2019écoulait pour elle dans les manifestations continues d\u2019un dévouement indomptable.A cette époque elle venait de dépasser sa dix-septième année, elle était grande, vigoureuse, bien qu\u2019élancée et mince, et douée d'une élégance naturelle qui se traduisait dans toutes les grâces de sa personne.- Pees Sa beauté n\u2019était pas une beauté éclatante, elle résultait moins de la finesse et de la pureté des traits de la pâleur mate du visage qu\u2019encadraient d\u2019admirables cheveux noirs que de l'éclat vif et profond du regard.To Dans ce regard, on devinait l'âme ct on la devinait belle et ardente comme lui Ce caractère particulier de su physionomie devaib s\u2019accentuer avec le temps ; un jour viendra où tout ce que cotte âme généreuse contient d\u2019ardeur pour le bien et pour le sacrifice, de générosité native cent TED Tate Wr \u2018et de pitié pour les malheureux, se concentrera duns ce regard avec une intensité telle, que ceux qui passeront auprès de Sidonie, en seront frappés comme d\u2019un trait surnaturel, v LES JOURS TRISTES pn ae FE set Il y a quelques années, on voyait dans les rues Saint-Jacques, non loin du Val de Grice, une maison d\u2019apparence modeste dont la porte était surniontée d'une Croix.ve en, Durant le jour, cette maison s\u2019ouvrait fréquemment devant les vicillards infirmes ou malades, qui venaieut y chercher un secours et à qui on ne refusait jamais.Tis étaient introduits par la sœur tourière qui les remettait aux mains de deux autres sœurs pauvrement vêtues de laine noire et enveloppées des pieds à la têle d\u2019un manteau à capuchon.Une fois entrés dans cette maison de bienfaisance et de paix, les vieillards y devenaient l\u2019objet des soins les plus assidus, les plus vigilants, nous allions dire les plus tendres, tant les héroïques sœurs apportaient dans leur tâche volontaire, de dévouement et d\u2019abnégation.C\u2019est vers 1849 quece refuge s'était ouvert à la vieillesse.Au mois de septembre de cette année, quatre petites sœurs des pauvres venaient d'arriver de Tours afin do poursuivre à Paris l'œuvre «ämiruble que dix ans avast Jeanne Jugan, leur fondatræe, © de quelques charmes les derniers jours de | \u2018douter les embarras qu\u2019elles ont connus, créée dans un petit port de la Bretagne et qui commençait à se propager dans l\u2019ouest de la France, d\u2019où elle devait s\u2019étendre peu à peu par toute l\u2019Europe et même dans le nouveau monde, Les quatres petites sœurs dont nous parlons trouvèrent, en arrivant, dans un couvent du quartier, l'hospitalité pour quelques jours : mais elle ne s\u2019y attar dè- rent pas etse mirent en quête des moyens d\u2019atteindre le but de leur voyage.Elles étaient sans ressources, mais elles n\u2019hésitèrent pas à louer la maison dont nous avons parlé.Le propriétaire était un homme charitable ; il fut touché du dévouemeut des angéliques créatures et leur livra son immeuble sans exiger un payement anticipé ni des garanties.C\u2019est ainsique les petites sœurs des pauvres se fixèrent à Paris dans une maison nue, où elles purent micttre bientôt ct peu à peu des matoclas et des chaises de paille, Ce fut là d\u2019abord tout leur mobilier, à l'accroissement duquel était subordonné le nombre de pensionnaires qu\u2019elles pouvait en recueillir.À Paris, la charité est de toutes les heures, ingénieuse et délicate.En voyant passer chaque matin, les modestes petites sœurs, un panier au bras, allant sollicitér au domicile des riches la desserte de la table, et dansles restaurants, les restes du pain ou de petites provisions de café, la population des quartiers qu\u2019elles traversaient fut vivement émues Déjà, une femme illustre entre toutes, dans les annales de la charité parisienne, la sœur Rosalie, avait démontré ce qu'une initiative intelligente peut obtenir de la générosité du peuple de Paris.C\u2019est, à cette générosité que les petites sœurs des pauvres s\u2019adressèrent aussi ; leurs efforts furent bénis.Aujourd\u2019hui, les filles spirituelles de Jeanne Jugan se comptant par milliers ; elles ont fondé des établissements de toutes pars en Europe, et chaque jour leur zèle infatigable accroît et complète le rayon de leur action.\u2018 Au modeste établissement de la rue Salu-Jacques, qui pouvait contenir à peine une centaine de vieillards des deux sexes, à succédé, dans la rue Notre-Dame des Chanips, une installation plus vaste, plus aérée, plus confortable, où l'on a pu en admettre deux cents, où chacun d\u2019eux à sa lingerie, ses vêtements, son lit, où ils reçoivent une nourriture abondante, des soins touchants, où rien enfin ne manque de ce qui peut rendre leurs derniers jours tranquilles et doux, ~~ =: La charité au jour le jour pourvoit seule à toutes les dépenses ; il est interdit aux petites sœurs des pauvres de posséder ni d\u2019accepter des legs pour les capitaliser.Néanmoins, elles n\u2019ont plus à re- il y a vingt-cinq ans, à leur arrivée à Paris ; ellesne conservaie le souvenir de ces jours difficiles que pour ss donner le courage de surmonter les épreuves nouvelles qu\u2019il plairait & Dieu de leur envo- er.\u2019 BATE gere 0 En 1854 elles n'avaient point encore quitté la raison de la ruo Saint-Jacques.Au printemps de cette année, un matin, une jeune fille et un vieillard s\u2019arrêtèrent devant la porte de l\u2019hospice.La jeune fille portait des vêtements de deuil, qui dissimulaient si bien sa taille ct ses grâces naturelles, qu\u2019il eût été difficile de dire quel âge elle avait, si les beaux cheveux noirs qui tombaient sur cou, la fraîcheur de son visage, l\u2019expres- sin jeune et candide de son regard, n\u2019cussent permis d\u2019affirmer qu'elle touchait & I\u2019épanonissement de ses vingt ans.À quelle condition, à quel monde ap- parterait elle / Encore une question à laquelle nn simple examen de sa personne ne permettait pas de réponttre.+ Ses mains étaient gantées ; on ne pouvait voir si elles avaient la blancheur de l\u2019oisiveté ou si olles portaient les marques d\u2019un travail manuel.ue Ce pouvait être aussi bien une pauvre ouvrière orpheline qu\u2019une riche héritière.Les vêtements de deuil que portent les femmes, créent 1'égalité devant la dou- eur.aL av Nous avons dit qu'un vieillard accompagnait cette jeurnc fille.Il était grand, d'aspect vigoureux quoique maigre.Ses traits ridés et parcheminés, traversés par une épaisse moustache blanche, révélaicnt en même temps qu\u2019une nature martiale une grando bonté.Son costume aitférait essentiellement de celui de sa compagne ; caril était vêtu ainsi qu\u2019un paysan, veste et pantalon-de gros drap bleu et chapeau de feutre noir.Nos deux personnages étaient probablement venus à pied, dans la rue Saint- Jacques, d\u2019un quartier lointain.À la démarche du vieillard, on devinait qu'il commençait à trouver la course longue.Aussi, c'est aves uno satisfuctiongnon dissimulée qu\u2019il entendit la jeune fille lui dire en s\u2019arrétant devant la porte de 1 hospice : .\u2014Nous voici arrivés, vous allez pourvoir vous reposer.Au premier coup de sonnette, la purce s'onvrit, la jeune Gile entra ; le vieillard la suivit, \u2014 Que désirez vous, mademoiselle, de- ads la touricre.\u2018pour réparer l\u2019inconcevable oubli de la me nomme Sidonie Gendrin ; j'arrive de Valliguères, le village où elle est née, et j'apporte pour elle une lettre de sa tante que je voudrais lui remettre.\u2014Sœur Saint Vincent est dehors depuis plusieurs heures,répundit la tourière: elle va bientôt rentrer \u2014Je l\u2019attendrai, si vous me lo permettez.Pour toute réponse, Ia touritre désigna à Sidonie et à Courbelot, une petite pièce qui servait de parloir, en leur faisant signe d\u2019y entrer.Îls s\u2019assirent l\u2019uu et l\u2019autre afin d\u2019attendre le retour de Sœur Saint-Vincent.Par suite de quelles circonstances, notre petite amie Sidonie se trouvait-elle Avec son père adoptif Courbelot, dansle rarloir des Petites-Sœurs des Pauvres, trois anuées après le jour ou elle avait écrit à M.Guillaume Breslier, son oncle, une lettre restée sans réponse et dont on l\u2019a pas perdu le souvenir.C\u2019est ce qu\u2019il faut expliquer avant de poursuivre notre récit.La marquise de la Breslaye, que nous avons montrée si cruellement atteinte par l\u2019ingratitude et la fuite de son fils, N\u2019avait pas longteinmps survécu à ses douloureuses épreuves, Un an environ après le départ d'André elle mourut subitement de la rupture d\u2019un anévrisme sans avoir même letemps d\u2019adresser une seule parole à Sidonie qui se trouvait auprès d\u2019elle, Cette mort inattendue ne fut pas seulement pour la jeune fille un inconsolable chagrin, ce fut aussi un changement absolu dans ses conditions d\u2019existence, changement qui l\u2019obligea à prendre des résolutions promptes et énergiques pour en atténuer les effets.La marquise, à diverses reprises, avait manifesté la volonté de créer, par son tes tament, au profit de sa fille adoptive, des ressources qui fussent à l\u2019abri des exigences d\u2019André Malheureusement, elle redoutait la mort et n\u2019aimait pas à en entendre parler.Elle recula de jour en jour devant l'exécution de son projet, et quand sa dernière heure sonna il n\u2019était pas réalisé.: L'absence d\u2019un testament était tout au profit d\u2019André et le faisait seul héritier de sa mere.L'élvignement et l\u2019impos\u201d sibilité de lui annoncer le malheur qui venait de le frapper, puisqu\u2019on ne savait en quel pays il résidait, mirent M.Cail- loures, en sa qualité de conseil judiciaire, dans la nécessité de préserver l\u2019héritage do toute atteinte ou dégradation.Mais son pouvoir ne lui donnait pas le droit de se montrer généreux aux dépetis d'André et au profit de Sidonie, même Marquise, - #-up- - Sidonie se trouvait donc sans ressources.Elle passait d\u2019un état où rien ne lui manquait à une situation nouvelle hérissée de périls ; elle échangeait la vie heureuse et douce qu\u2019elle devait à la tendresse de sa mère adoptive contre un sort livré au hasard.sis Elle ne s\u2019alarma pas outre mesure de ces difficultés inattendues.Après avoir donné des larmes à la mémoire le Ja marquise,elle songea non seulement à assurer sa propre existence et celle des Courbe- lot, mais encore à exécuter le projet qu\u2019elle avait formé après la fuite d\u2019André, afin d'essayer de sauver quelques débris de la fortune qui était tombée aux mains de M.Guillaume Breslier.Ce fut d\u2019après les avis de M.Cailloures qu'elle se guida au inilieu de {ces circonstances difficiles.Le notaire n\u2019osait l\u2019engager à se rendre à Paris.Il n\u2019avait le loisir de l\u2019y accompagner ni d\u2019y rester avec elle.ll redoutait les périls auxquels une jeune fille seule y serait exposée.D\u2019un autre côté Sidonie avait charge d\u2019âmes.Sauf quelques centaines de franes de revenu, les vieux Courbelot, hors d\u2019état de travailler, ne possédaient d\u2019autres ressousce que celle qui leur venait de sa maine Tl semblait donc indispensable qu\u2019en allant se fixer à Paris, Sidonie s\u2019y rendit avec eux Ces obstacles retardèrent son voyage ; elle vécut encore pendant plus d\u2019une année au château où M.Cailloures l\u2019avait déléguée pour veiller sur le château et y résider .Mais deux événements graves succédant à la mort de la marquise, hâtèrent l\u2019exécution des projets de Sidunie.Le premier futla mort de Brigitte Courbelot : la pauvre femme succomba à la maladie dont elle souffrait depuis plusieurs années.Si, en s\u2019éteignant, elle mit dans la vie de l\u2019orpheline une douleur nouvelle, il faut dire aussi qu\u2019elle l'affranchit d\u2019une lourde charge et lui rendit sa liberté Le second événement fut la soudaineté brutale avec laquelle M.Breslier, devenu l\u2019unique créancier d'André, exigea le remboursement de sa créance, comme s\u2019il eût voulu profiter de l\u2019absence de l'héritier pour se montrer plus rigoureux envers ceux qui étaient chargés d\u2019administrer la succession jusqu\u2019à son retour.Les droits que la lvi confère au conseil judiciaire, en l\u2019ubsence du prodigue, n\u2019é- \u2014Parier ila su siscent, Je res pût résister efficacement aux impér euses exigences du créancier.{ Ce dernier avait obtenu contre And une série de jugements par défaut ; l\u2019he re approchait où M.Cailloures devien drait impuissant à s'opposer à l\u2019exécutio dees jugements et à empêcher la vent des biens qui formaient la succession Mme de la Breslaye.Il fallait donc aviser.; C\u2019est alors que Sidonie se décida à paf tir pour Paris, Elle fut poussée à cette décision p: deux motifs.Elle espérait que ce voyag sauverait André d\u2019une ruine complète, e mettant la succession de sa mère à l\u2019ab des convoitises de M.Guillaume Bre lier ?Co : Elle espérait aussi qu\u2019il lui fournirai des moyeusd\u2019existence, qu\u2019elle était tenu de se procurer, puis la généreuse protee tion de la marquise lui était tout à cou retirée par la mort, À ce moment commençaità naître dar son âme où brûlait une ardente foi, un vocation qui la conduisait doucement à } vie réligieuse, non à celle où les jours # passent au fond d\u2019un cloître de toute parts fermé au monde, mais à celles o les bonnes œuvres, les soins donnés au orphelins, l'instruction délivrée aux \u20ac fants, sollicitude distribuée aux vieillards remplacent la prière et la contempls tion ! Si, à cette heure, Sidonie eût été libr d'agir à son gré, nul doute qu\u2019elle eût re vêtu l\u2019habit religieux et sollicité des sai tes femmes parmi lesquelles elle avait grandi, la faveur de participer à leurs tra vaux et de prendre part à leurs sacrili ces.Mais elle n2 se considérait\u201d pas comm dégagée de toute obligation envers ceu qui l\u2019aimaient, : Courbelot avait à son dévouement de droits imprescriptibles.Elle se regardai à l\u2019égal de sa fille et était résôlue à le | traiter ainsi qu\u2019on traite son père.C'est poyg ces causes qu\u2019elle ne couvrit pas son front, des coiffes blanches des sœurs gr ses et ne se revétit pas de leur robe de bure.ew = TA Avant de céder aux voix mystéricus qui lui parlait de Diou et des pauvres des joies céleste que verse la charité à ceux qui s\u2019y dévouent, elle voulut vaincré les périls qui menaçaient André del Breslayo et entourer de calme ct de pai la vieillesse de Courbelot.3\" En apprenant qu\u2019elle hourrissait la desscin de se rendre à Paris, son père adoptif déclara qu\u2019il ne consentiaut pa qu\u2019elle y allât et y vécût seule, sans se suivre et y demeurer auprès d\u2019elle tt Résolue à partir, Sidonie arrêta défiui- tivement ses plans.7 ps * M.Cailloures lui ouvrit sa bourse.N\u2019allait-t-elle pas travailler pour André # La jeune fille n\u2019y voulut puiser qu\u2019à titre provisoire et avec discrétion.4} Elle entendait se mettre au travail, dès son arrivée à Paris, et ne devoir qu'a soi même son pain et celui de Courbelot.= Cependant la nouvelle de son départ causait dans tont le village autant de sur prise que de douleur.LAS - \u2014 Notre amie va nous quitter ! disaient en pleurant les enfants, dont la veille en core elle consentait à partager les jeux Que deviendrons-nous sans elle ?~ \u2014Nous allons perdre notre chère de moiselle ! ajoutaient les vieillards infir mes accoutumés à ses tendres soins.« C\u2019était, parmi cette population un v ritable désespoir.var.Mais elle se buuchait les oreilles pou ne pas entendre ; elle affermissais sor cœur afin de ne pas le laisser s\u2019attendri au spectacle des larmes de tous ceux qu la chérissaient.: : Parmi ceux-là, se trouvait la supérieur de l'asile fondé parla murquise de l: Breslaye, vénérable religieuse qu\u2019on dé signait sous le nom de sœur Sainte-Aga che.: A Sidonie s\u2019étant élevéo sousses yeux elle j'aimait tendrement, autant pour ce passé déjà lointain que pour ses vertus Sœur Saint-Agathe ne voulut pas Jais ser partir Sidunie sans lui accordur und preuve de sa tendresse et de sa sullici tude.Cette preuve fut donnée par Fhumble fille de Saint-Vincent de-Paul à scu élè vo sous la forme d'une lettre adressée pa par elle à sa nièce, qui faisait l\u2019éloge do 88 grâce et de sa piété en des termes qui de vaient émouvoir sa nièce .Elle la suppliait de veillersur cet jeune fille innocente et candide, d\u2019empêcher qu\u2019elle ne devint la victime de ce vaste Paris, où le vice s\u2019étale impudem ment et vl la vertu reste le plus souvent modeste et cachée, Un soir de printemps, Sidonæet Cour- belot quittèrent Vallignères pour entre prendre leur voyage.La population tout entière les accompagua jusqu'aux limites de la commune.En cet endroit, ils reçurent une der nière fois les adieux des braves gens accourus pour faire cortége à Sidonie ; puis la voiture qui devait la conduire à Avi- guon où ils avaient résolu de prendre le chemin de fer, les emporta rapidemen luin du pays où ils laissaient une par taientpas suffisants pour que M, Caillou- + * d\u2019eux-mêmes .w cours et sans amis ; qu\u2019il entendait l'f nu pi fos 5 mi ORE pi J J i gl pi da mde nla nol @li poi For ang fils Je plat fi pri t fain i dan $i Hs ib du Flu Ja Bin ont bom Js: lps Mir m font hé AMOR lig Sn ily) Jeg Voy TIE gy wl ally Be bre 0 1 .Wig i] Je ry .Hilti ig à Wired] i i fo 0 een à! i la Jos; Teds oy 54 celles, dun a it ayy g iT ill Contam) be ds élesit of Wh ds wi le ci à lun tn us ser ps com CUTÉrS CO eent à rel dhe al père, Cu mk pis we or robe I ried y pau 3 Sharh ut ain] rb 8 gi i missile on él mt 9 , vid roll] lly io i ; bi y André 708 i al, gl 4 qd?7 déja 7,2 510 ist | eile i Jol fete i py is pu jis JD gi il pid out \u201clo jeune fille dont la tenue et les mäniè- f Pandant Ia Anrée de ce long trajet, Si- donis parla pew : - .La lix6 auvalitsoi, comme si elle eût oulu déchirer les voiles quilui déro- Æbaient l\u2019avenir, et embrasser d\u2019un regard (les périls qu\u2019elle allait rencontrer sur son kchemin, elle méditait.\u2019 \\> Le train qui l'emportait vers Paris brû- it la route, franchissait les fleuves, per- ait les montagnes, traversait les vallées, évorait l'espace, sans que sa curiosité Pât s'aiguiser et s\u2019exciter à la contempla- ion des paysages nouveaux.\u201c Blle était entièrement concentrée en lle-même, sérieuse et grave, marchant à Ye qu'elle appelait le devoir, sans forfan- Jerie comme sans faiblesse.{ En arrivant à Paris,elle descendit dans -un modeste hotel du Marais que lui await désigné une vieille femme rencontrée en Là, on ne parut pas peu surpris de voir uel étrange compagnon suivait cette bel- yes attestaient une éducation parfaite.On prit Courbelot pour son domestique -\\n domestique de campagne, et, quand m l'entendit elle-même lui adresser la yaroie ainsi qu\u2019une fille à son père on ut l\u2019air de pressentir un mystère, et on 1e montra curieux de le pénétrer.Fort heureusement, Sidonie ne fut pas 'ongtemps persécutée par cette curiosité léplacée, et au bout de quelques heures, ersonne ne s\u2019occupa ni d\u2019elle ni de Cour- Jelot, + Sue lendemain de leur arrivée, après Ju\u2019ils eurent goûté les douceurs d\u2019un long t calme repos, ils décidèrent de se ren- Jed l'établissement des Petites Sœurs des auvres.{Sidonie avait hâte de remettre à so rome la lettre de recommandation dont 6 était nantie.Elle était également Ésolue à ne pas se présenter chez son one Breslier avant d\u2019avoir pris couseil des nnes religieuses auxquelles elle était pcommandée, (Ils se mirent en route dès le matin, \\près avoir marché pendant une beure, arrivèrent à la maison de la rue Saint cques où, sil\u2019on s'en souvient, nous les ons Iwissés dans le'parloir.we Ils étaient assis l\u2019un et l\u2019autre devant e croisée, entr\u2019ouverte qui donnait sur e cour étroite, sans arbres, sans hori- n, où cependant se promenaient quel- Mes vieillards à la physionomie heureuse placide.+.ii Ces bons vieux seraient au comble du pnbeur, dit tout à coup Courbelot, s\u2019il: vaient un parc, des feuillages, une Allée pvant eux, le Gardon au fond.Mais i, dans.ce puits-où le soleil rend rare- ent visite, ils ne sauraient se plaire.\u2026\u2014\u2014Vous vous trompez, je crois, mon re, répondit Sidonie.La maison est uvre, elle est triste : et je jurerais ce- on de qu'il y sont joyeux.Le dévoue- ent des bonnes Sœurs leur en a rendu séjour facile ; ils y resteront, sans se laincre, jusqu'au jour où les ressources p la communauté lui pernrettront d\u2019élire micileen un endroit plus propicé et laccroître ls nombre de ses peusionnai- ,\u2014C'\u2019est possible, fit Courbelot,à demi Mvaincu.,\u2014Oh ! murmura Sidonie, dans une sor- ) d'invocation extatique, quelle sereine tistence ce doit être de vivre sous ce it béni, et d'y prodiguer a ceux qui Jabitent un dévouement sans limite et mais lassé ! \u2014 Voilà tes idées de couvent qui te re- 1ennent encore ma fille, lui dit Courbe- bt.Au reste, s\u2019il te convient d\u2019embras- ir la vie religieuse, ce n\u2019est pas moi qui sayerai de t'en détourner, Mais alors jerche une maison dans le genre de cel- ci, \u2014 celle-ci même si tu veux,\u2014où je Jisse être admis comme pensionnaire, In de rester toujours dans ton ombre et y ne pas cesser de recevoir tes soins.Sidonie baissa le front, rentaun mo- Ent pensif méditant peut être \u2018les paro- | » de Courbelot.Puis elle dit d\u2019un accent triste : =\u2014Quelle que soit ma vocation, son heu- |n'est pas venue.Trop de devoirs appellent hors d\u2019ici e& me condamnent yivre encore dans le monde, afin d'y zourir ceux qui sollicitent mon inter- ption directe dans leurs affaires, Je déserterai pas la tâche que je me suis posse, et je ne songerai me donner à Jeu que lorsque je l\u2019aurai accomplie.gui doñc, mon père, soyez sans inquié- .Je ne cesserai pas de vivre à vos tés.Comme elle venait de prononcer ces roles, la porte s\u2019ouvrit et la sœur Saint cent entra.Elle était encore jeune, vigoureuse: on devinait active et bonne, En dépit d\u2019une santé un peu exubéran- qui le colorait de fortes rougeurs, son age révélait la noblesse d\u2019ame, le dé- nement incessant d\u2019un cœur qui n\u2019en ) plus à compter les preuves qu\u2019il en nne, eben même temps une sérénité 1 se communiquaità ceuxà qui elle par k, et qu\u2019on pouvait considérer comme P récompense qu\u2019avait méritée une ex- »nce consacrée tout entière aux pau- ».Je suis bien désolée de vous avoir fait \u201d Saine Germain, et ce sont les plus nombreux.J'entends par clients, ajouta-t-elle avec un bon sourire en voyant ie visage de Sidonie lui adresser une question, ceux qui tous les jours nous viennent en aide.Ce sont nos clients riches ; les autres, ceux que nous secourons, sont nos clients pauvres, \u2014Ces tournées, faut-il les.renouvoler souvent ?demanda Sidonie.\u2014Tous les matins.Nous vivons au jour le jour ici, sans d\u2019autres économies que celles que nous avons pu réaliser la veille, sans d\u2019autres secours que ceux qui nous sont fournis quotidiennement par la charité publique.Il faut donc que chaque jour donne son produit.\u2014Le donne-t-il régulièrement, ma sœur ?\u2014Dieu a béni nos efforts, et nous avons | le nécessaire ; maisj'aiconnu des instants pleins d'angoisses, Tenez, il y a deux ans, nous nous sommes trouvées dénuées à ce point que nous ne savions à l'aide de pensionnaires, le repas du soir.La caisse était vide et la tournée des sœurs avait été exceptionnellement infructueuse, \u2014À quel moyen avez-vous eu recours ?>.\u2014Nous avons prié, et nous n\u2019avons perdu ni le courage, ni\u2019 l'espoir, Vers trois heures, un pli chargé est arrivé par la poste à notre chère sœur supérieure : il contenait trois cents francs que nous envoyait un ami charitable et inconnu, le bon Dieu peut-être.Sœur Saint-Vincent parlait de ces choses doucement, avec simplicité, un doux sourire aux lèvres, eb Sidonie ne se laissait pas d'admirer la foi tranquille et l\u2019ardeur du bien qui animaient d\u2019un saint zèle cette noble fille toute fière de s\u2019appeler la petite sœurs des pauvres.\u2014Mais je bavarde, mademoiselle, dit alors celle-ci, et jo vous ai pas demandé le motif de votre visite.On m'a dit que vous arriviez de mon pays.\u2014Oui, ma sœur, et je vous apporte une lettre de votre tante, sœur Sainte Agathe.La voici.\u2014Oh ! donuez vite, s\u2019écria sœur Saint- Vincent qui, par un geste d'enfant joyeux, prit le pli, l\u2019ouvrit et le lute \u2014Eh quoi ! dit-elle, vous êtes cette petite Sidonie Gendrin dont les parents périrent si tristement daus les Combes, il y à vingt ans?J'abitaisencore Valliguè- res et j'avais l'âge que vous avez aujour- et ce souvenir donne encore plus de prix à la recommandation que voilà.Ma tante me supplie de veiller sur vous, de vous aider de mes conseils, Tout le temps que nos pauvres vieillards me laissent est à | vous.Que puis-je ?Dites vite.Encouragée par cette affabilité où s\u2019aïf- | firmait une sympatbie sincère, Sidonie répondit : \u2014Peour vous exposer ce que jesouhaite, ma sœur, H me faudrait vous entretenir assez longuement.Pouvez vous m\u2019entendre ?\u2014Je suis libre maintenant et je vous écoute.\u2014Courbelot, pendant cet entretien, s\u2019était endormi eur sa chaise et Sidonie put en toute confiance ouvrir son cœur à sa nouvelle amie.Elle fit le récit de sa vie, exposa l\u2019objet de son voyage, en traçant, au fur et à mesure que leur nom trouvait place sur ses lèvres, le portrait de ceux à qui elle s\u2019était dévouée et se dévouait enecre, \u2014Si vous m'avez bien comprise, ma sœur, dit-elle en terminant, vous savez maintenant ce que je désire.Je dois, d\u2019une part trouver le chemin du cœur de M.Breslier y faire arriver les sentiments qui m'\u2019animent, le disposer à la pitié et obtenir de lui qu\u2019il rende au marquis André de la Breslaye les biens qu'il lui a pris ; il faut, d\u2019autre part, que par mon mon travail j'assure ma propre existence et celle de mon père Courbelot que voilà Puis-je espérer que vous m'\u2019aiderez ?Profondement remuée par ce qu'elle venait d\u2019entendre, toute heureuse d'avoir trouvé dans l\u2019âme de Sidonie une âme digne de la sienne, sœur Saint-Vincent répondit : \u2014Je suis toute prête à seconder vosef- forts pour vous ouvrir la porte de M.Breslier et obtenir do lui ce que vous en attendez.Mais il faut réfléchiraux moyens d\u2019enlever le zuecès ; nous.en reparlerons, car de telles démarches veulent être faite à tête reposéo.Le plus pressé, d'ailleurs, c\u2019est d'assurer vôtre existence.Notre maison pourra, sur ce point, contribuer efficacement à alléger vos charges.\u2018 \u2014Par quel moyen, ma sœur ?\u2014En nous chargeant de ce vieillard, répondit sœur Saint-Vincent, qui désigna Courbelot endormi, en l'admettant au nombre de nog pensionnaires, \u2014Oh ! c'est impossible, dit Sidonie, Peut-être le pauvre cher homme se trou- verait-il plus heureux dans votre maisan que dans la mienne ety jourait-il d\u2019un piu g and bien*.r@ Mais il se figurer: $ que je l\u2019ai mis à l'uvspice pour me déga- non, il doit vivre h mes côtés, dans ma maison, comme j'ai vécu dans la sienne, J recevoir mes soins, mes caresses.C'est lendro, mademoiselle.Mais j'étais en wnée cher mes clients du faubourg pour lui que je vous ai demandé de m'aider à trouver des moycns d'existence, quels procédés nous ferions, pour nos | d'hui.J'ai gardé le souvenir de ce drame, | ger des obligations que me crée la recon- | Naissance ; il se croirait ahandonné.Non, LE CULTIVAFEL k Sœur Saint Vincent réfléchit un moment : 5 \u2014Quel travail souhaiteriez-vous ?de- manda-t-elle ensuite.\u2014Il me semble que je serais apte à faire l'éducation d\u2019une jeune fille.Mais j'aimerais nieux une occupation qui me perniettrait de rester dans ma \u2018maison, à côté de mon père Courbelot.\u2014Souhaiteriez-vous les travaux à l\u2019aiguille ?\u2019 \u2014Assurément ; la broderie, par exemple.\u2014-Soyez done tranquille, ma chère demoiselle, nous vous trouverons ce que vous cherchez.\u2014Ce n\u2019est pas tout ma sœur, \u2014 Quoi encore ?\u2014Jl faut que j'aie un logement.Pou- vez-vous me conseiller sur ce point ?: \u2014 Venez habiter notre quartier, notre rue, gi gest possible.Plus vous viendrez près de nous, mieux cela vaudra.\u2014Ol1je ne demande pas mieux.Il HY à'pas lieu de poursuivre le récit de cet entretien, Sœur Saint Vincent habitait Paris depuis plusieurs années.Dans l\u2019accomplis- sementdes pieux devoirs de son apostolat, elle avait acquis l\u2019expérience des affaires et la reconnaissance pratique de la vie, Les renseignements qu\u2019elle donna furent précieux pour Sidonie.UC UN NOUVEAU LIVRE L'honorable L.R.Masson vient de publier la deuxième série de lettres et récits de voyages sur ** Les Bourgeois de la Compagnie du Nord-Ouest,\u201d Comme le premier volume, celui-ci est rempli de documents inédits de la plus haute va- | leurs M, Masson a le mérito de poser là les premières bases, qui serviront à l\u2019histoire de notre \u2018\u2018 Far West\u201d qui sera, dans un avenir non éloigné, la partie la plus importante du Canada.a Cette séric comprend les notes autogra- phiques de John McDonald\u20141791-1816 ; les lettres de Georges Keith à l'honorable R.McKenzie\u20141807-1817 ; des légendes se rappértant au département de la rivière Mackenzie et du \u201c Lac d\u2019Ours\u201d ; un récit de John Johnston, traiteur \u2014 1792-1807 ; la description par Samuel H, pagné la mort de Benjamin Frobiser ; une esquisse des mœurs des habitants des bords du Nepigon, par Duncan Ca- meron\u2014 1804-05.see Aussi l\u2019histoire des Sauteux par Peter Grant\u201418041 ; des extraits du journal de M.James McKenzie, sur le département d'Athabaska\u20141799 ; enfin des récits de voyages en 1808, par le même.Eufin, the last but not the least; nous trouvons dans ce livre fait avec tant de soin, les actes constitutifs de la compagnie du Nord-Ouest, de 1792 à 1804 Nos remerciements à l\u2019auteur pour l\u2019ehvoi d'un exemplaire, or LE PARRICIDE DE PONTOISE Une mère étranglee par son fils Le 21 mai dernier,une vieille paysanne | d\u2019Emetbly, près Pontoise, la veuve Le- vert, âgée de soixante-douze ans, était trouvée pendue à un chêne, à quelque | distance de ga maison.On crut tout d'abord à un suicide.Mais la langue ne sortait pas, comme il arrive à tous les pendus : la corde n'avait laissé aucun sillon marqué sur le cou, ce qui indiquait que le nœud coulant n\u2019avait été serré que pour la forme; enfin, l\u2019empreinte très distincte de plusieurs doigts sur les chairs démontrait, qu'avant d\u2019être pendue, la veuve Levert avait été étranglée, Le suicide n\u2019était qu\u2019une mise en scène macabre destinée à masquer un assassinat, Le crime n\u2019avait Fpas dû être commis sur place.La trace d\u2019une roue unique relevée sur le sol, auprès du cadavre, indiquait qu\u2019on avait dû le transporter en brouette jusqu'à la forôt.De plus, l\u2019assassin avait perdu en route un des chaussons de la vieille fermière, qui fut retrouvé'un demi-kilomètre de là.Les soupçons se portèrent sur le fils de la victime, Henri Levert.L'année précédente,la veuve Leverb avait abandonné moyennant une rente viagère, tout son\u2019 Tien b ses enfants, La rente, Levert fils, \u2018ne Jui paya jamais.pee laissait les terres en friche et se refusait même à acquitter les impôta.De là des scènes continuelles,des coups et une véritable séquestration pour lesquels Levert fut condamné à deux reprises par le tribunal correctionnel de Versailles.Les débats établissent que ce fils dénaturé frappait sa mère à coups de pied, à coups de poing dans la figure, qu'il la ce- nait enfermée derrière des portes solidement verrouillées et assujetties au cadre avec du fil de fer : \u2014T] faudra que je la tue ! répétait-il à tout instant.Le gendarme chargé de l'enquête à cette époque mettait très justement le parquet en éveil : ** Certainement, il ar- rivéra pis un jour ou l'autre\u2019, écrivait-il dans gon rapport 1 Paresseux et.indo- Il ne se trompait malbeureusement nas.Levert fils devait finir par étrangler sa mère, pour échapper à ses reproches.Le crime fut commis dans la soirée du 17 mai, A l'audience de lacour d'assises de Seine-et-Oise, le président raconte la découverte du cadavre dans le bois de La Cavée, il démontre que la pauvre vieille n'avait pu se pendre elle-même, D'ailleurs on à trouvé sur sa table le dîner qu\u2019elle avait préparé pour le soir, ce qui prouve qu\u2019elle avait l'intention de vivre, Le président ajoute : \u2014L'auteur du crime, ce ne peut être que vous.Vous n\u2019aviez pas parlé de la disparition de votre mère, Apres avoir nié tout d'abord, vous vous êtes décidé à faire des aveux, Répétez-les devant messieurs Las jurés, R.J'ai ea une discussion avec ma mère dans le terrain qui est derrière la maison, Elle avait une binette à la main et elle\u2019 me la lança sur la figure.Je i | m\u2019en suis allé pour ne pas commettre un eur.\u201cEnsuite ?R.Ensuite, la colère m\u2019a remonté à la gorge.J'ai vu une corde qui se trouvait dans une voiture ; je suis revenu auprès d'elle, je me suis approché sans bruit ; je lui ai passé la corde autour du cou.jai tiré violemment.et ça y était.*(Mouvement.) D.Ensuite vous avez transporté le cadavre dans le bois de La Cavée ?R.Oui, monsieur.D.Dites à messieurs les jurés ce qui s\u2019est passé.R.J\u2019ai d\u2019abord laissé le cadavre sur place.Plus tard,je l\u2019ai mis sur la brouette et je l\u2019ai transporté à l'endroit où il a été retrouvé.D.Commont avez-vous fait ?R.J'ai placé la brouette sous la branche fourchue que j'avais choigie pour pendre ma mère : j'ai fait avec la corde un nœud coulant que j'ai passé autour du cou du cadavre,puis j'ai tiré, Voilà tout.(Vive émotion.) D.Ft ensuite ?R.Ensuite, lorsque la vieille a été debout, j'ai euroulé la corde autour des branches et je l'ai fixée en faisant un & ; : San | noeud.Wilcoke des circonstances qui ont accom- | Tout était terminé à neuf heures.( Vive sensation.) Le président.\u2014L'accusation croit que vous avez étranglé votre mère avec les mains et que vous avez ensuite inventé la fable de la corde.Mais cola ne \u201cchange rien à votre abominable forfait.Votre culpabilité reste toul entière.On enteud les témoins, Le maréchal des logis Demongeot, de Pontoise, déclare que l\u2019accusé n\u2019a pas tressailli lorsqu'il l\u2019a mis face à face avec le cadavre de celle qu\u2019il avait tuée.Les dcetenrs Katz et Grimail, médecins à Pontoise, qui ont fait l\u2019autopsie de la victime, le garde-champétre Fontaine, qui a procédé aux premières constatations, démontrent par leurs explications qu\u2019il n\u2019est pas possible d'admettre un suicide, D\u2019autres témoins donnent des renseignements sur los relations existant entre Levertet sa mère.Cette dernière était hargneuse, d\u2019un commerce peu agréable.Quant à l'accusé, il à toujours passé pour un esprit obtus, Le procureur de la République requiert contre Levert la peine de mort.L'avocat de l\u2019accusé s'attache à établir la fortuité de la scène ot l\u2019absence de préméditation.À cinq heures, le jury rapporte un verdict de culpabilité avec admission de circonstances atténuantes.Levert est condamné aux travaux forcés à perpétuité, rer Les détrousseurs de tramways Un vol d\u2019une audace presque incroyable a été commis vers neuf heures et demie du soir au coin des avenues Prospect et Howard, à Kansas City, Deux wmal- faiteurs masqués et armés de revolvers de gros calibre ont sauté sur la plateforme d\u2019un tramway de Prospect avenue traîné par des mules, et ont menacé de mort le cocher, nommé Moberly, s\u2019il s\u2019Avisait de pousser le moindre cri.Comme il n\u2019y avait pas de voyageurs daus le tramway, \u2018Tes deux voleurs ont dépouillé Moberly de.sa montre et du pon d'argent qu'il \"Evait sur tui ; puis ils ont lancé les niules au galop, en les fouettant à tour de bras, et ils se sont sauvés en sautant sur la voie, La police de Kansas City recherche activement les auteurs de cet attentat ; mais il n\u2019a pas encore été possible do retrouver leurs traces.Explosion fatale Un des hauts-fourneaux de la grande reierie de Joliet (Illinois), connue gous lo nom d'Illinois Steel Works a fait explosion pendant la nuit et une quantité énorme de métal en fusion a été projetée dans toutes les directions.Deux ouvriers ont été tués sur le coup \u201cet un troisième a été ai affreusement brûlé qu\u2019il est mort au bout d\u2019une demi-heure de souffrances atroces.Plusieurs autres ouvriers ont ôté également blessés, dont un, au moivs mortellement, Un corps hamain à vendre Christian Laembert, un Allemand âgd de trente-quatre ans, s\u2019est présenté au bureau du coroner à Philadelphie et lui a proposé de lui vendre son corps pour $75! Co singulier visiteur à raconté qu\u2019il de- meurain dans une localité de Ja banlieue, qu\u2019il était sans ouvrage dapuis huit ou dix semaines, ct que, se trouvant sans rossources, il était disposé à vendre sou corps et à le livreg à brève échéance.Lacmbert a ajouté que s«= + - bsétaieni morts jeunes ; que, sers - apparence, lui-même n'avait plus longtemps à vivre et qu\u2019il s\u2019inquiétait fort peu de cu qu\u2019il deviendrait nprès sa mort.Le plus joli, c'est que Laembert était accompagné d'une femme de ses compatriotes, Kate Haebner, chez laquelle il demeurc et prend pension, et qu'il n\u2019a pas payée depuis quelque temps.Or, Mme Haeb ner paraissait désirer, dit-on, plus même que son pensionnaire.que celui-ci réussit à vendre son corps, et clle avait l'air na vrée lorsque le curuner à rcfusé de l\u2019a cheter.5 Un mariage à sensation Lune de miel éclipsée Vendredi dernier, la ville d'Ottawa a été le théâtre d\u2019un drame que nos romanciers pourraient croquer sur le vif dans une prochaine nouvelle.M.Simard, un homme qui avait horreur de la vie de célibataire, \u2014il y a des gens qui Ont de ces horreurs-là,-\u2014voul!r iquérir lq titre d'époux, et demai\u2026.mariage la fille de M.Morin, Celui-ci refusa net, Or le fiancé et la fiancée voulaient, qu'a: vaient à y voir le père ?M.Simard alla se marier devaut le révérend J, J.Bogert, un clergyman indulgent, Ra Vendredi dernier, comme tout bon gendre duit le fuire, il se préseuta à la demeuro du Leau-père.Une visité de noce.CE Le beau-père très fra: *- prit lentement, mais sûrement « we, le jets par la fenêtre dans la vu -vufiua l\u2019adorée dans une chambre vti elle est sé- juestrée du reste de la civilisation.M, Simard dit qu\u2019il qge présentera chez le ** beau-père malgré lui \u201d et que s\u2019il n\u2019obtient pas son épouse, il prendra des procédures pour la faire remettre en liberté et l\u2019obtenir.at IE Prendre des procédures pour se marier quand tant d\u2019autres en pr neut pou! divorcer, c'est être excen! A sa ma nière.Un roi de la montagne L\u2019hon.John -Costigan a regu un superbe présent de Calgary, Territoires du Nord-Ouest : ce sont la tête et les corde: d\u2019un mouton des montagnes montés sul bois dur, Ce mouton ne devait pas être de la plus tendre jeunesse, car ses cornet mesurent seize pouces à la racine.Elles sont parfaitement conservées.L'animal a été abattu l'automne dernier pur la carabine de M.Jones L.Costigan.avocat, de Calgary.Il n'y a pas de doute que le présent a été apprécié comme il le mérite par un sportman aussi bien connu que M.Costigan, de même que l\u2019amiour ct In connaissance du sporb sc conservont chez ses descendauts.En promenade - On écrit de Hartford, au Travailleus de Worcester : M.l'abbé Marchand, modérateur de l\u2019Université Laval de Québec, à été pen- dant-huêt jours l'hôte de notre pasteur,le Rév.E.Roy.Il est parti pour Spencet où il séjournera quelques jours.On dit que M.Marchand aurait l\u2019intention de consacrer son zèle et ses talents aux mia sions canadiennes des Etats-Unis, Ce serait une précieuse acquisition pout nous.Plusieurs curés ont déjà\u2019 requis ses services.Nous ne saurions trop re: mercier nos frères de Québec de nous en voyer ainsi leurs prêtres les p'us distingués, et nous espérons qu'ils zu L'urrêtes ront pas en si beau chemin.Cette semaine, deux autres prêtres, M.11.Oouin, docteur en théologie et professeur titulaire à l'Université Laval, et M.A.Fiset, professeur au Petit Sé: minaire de Québec, sont en visite chez notre vénéré pasteur.Nous souhaitons |la bienvenue à ces visiteurs distingués qui ont été les confrères et sont encore les amis intimes du Rév.M.loy, et nou serions heureux de les vuir eux à mettre leur talent au service de nos Ca nadiens émigrés.Pigcons voyageurs Mardi matin, M.G.W.Sweti, gérant de l\u2019hôtel Windsor, Montréal, a lâché deux pigeons voyageurs appartenant à un pigeonnier de Boston, avec un message à l'atresse de M.D.Irish, agent de la com: pagnie d'Express.Ces pigeons avaient été envoyés à M.Swett par M.Robert son de la compagnie Canadian Express.Ces voyageurs aériens sont partis pour laur destination » 8.35 et sont arrivés À Bosten mardi soir A six heures, ayant parcouru une distauce de trois cont millet pn moins ne neuf heures.\u2018 Le train express du Vermont Central qui est parti de Montréal à 8.30 maré matin est arrivé & Boston à 7.30 p.m, c\u2019est-à-dire une heure et demie après | pigeons voyageurs, [ LE CULTIVATEUR GRANDE Exposition CANADA SHERBROOKE, P.Q.\u2014 DU \u2014 ler au 5 Septembre 1890 DUVERTEATOUT LE MONDE $10,000 = PRIX Grande Exposition des Ressources Agri- x Coles, Minérales et Industrielles du pays, Dépassant toutes les Expositions précédentes, , Les Directeurs sont déterminés à n'épargner bitembs, ni argent pour faire de cette SIXIE- ME EXPOSITION, ANNUELLE DE L'AS- OCIATION AGHICOLE DKS CANTONS E L'EST, la plus grande, la meilleure.et la blüs aftrapante qui ait jamais eu lieu dans cétte partie du Dominion, jf Conite c\u2019est la seule exposition importante dâns cette province pour cette année, on s\u2019attend avét raison que les entrées seront plus attrayantes qu'auparavant.« On a augmenté les primes, on a ajouté à la list des prix de nouvelles classes et de nouvelles'section, et un certain nombre de prix\u2019 spéciaux, PM Nr Un Programme d\u2019Amusements probre à satisfaire les plus exigeants, sera exécuté, On s\u2019est déjà assuré le suivant : DE GRANDES Ascensions en Ballon s \u2014 ET DE \u2014 DESCENTES EN PARACHUTES Se feront tous les jours par la gracieuse et entreprenante DAME AFRONAUTE MLLE GRAGE LEVERE La première et la seule parachntiste du Do- Quand le ballon aura atteint la hauteur énorme du plus d\u2019un mille et quart, elle se laissera glisser à terre en parachute, KEENO DROME DU CI2~\u2014\"\" DE CHIENS EDMAN : Comprenant une trogpe douze Chiens ac- Yeurs les plus renommés du monde dans des représentations et des tours de force les plus stonnants et les plus amusanta.Ce sont les chiens domptés les plus merveilleux qui aient jamais êté exhibés, Aussi a na = .- COURSES DE CHIENS tuf BEppus uv, chaque jour, entre les célé- idbrea courvuis ** Doe Skin\u201d \u201cSnapper Gar- rigon,\u201d Telegraph \u201d ¢t * Frankiort.\u201d LE PROFESSEUR GEO, E, RUTCHINSON L'Habiie et l'Elégant Bicycliste en \\xécater: tous les jours quelg'iezs-uns de ses (tonnants et entreprenauts tours de force, 2° Lapa se vu \u201cice Ce Ce ; «ès directeurs s'efforcent do s'assurer les jervises du \u201cLittle World Building.\u201d lings.aeux et amusant Ventrileque, James W.Bingham Tee SA - Trouve à.Listes Hnsicions ens Comiyne: du Mende des Musveilles | \u2014 og Delia REE Éoiires Courses sur l'Hyppodrome | Le burcan a dépensé une grande somme d\u2019argent pour les courses sur l'hippodrome, el pio- mot de donner satisfaction pour celle saison.Les proprictaires de chevaux peuvent étre certains que lu piste scra aussi propice que | touc antre du Dominion.Voici la liste dcs courses : Bourse No 1.Courses des Cultivateurs.\u2026 $50.00 \u2018 2, Poulainsdedans.eo 163.00 \u201c 3, Classe de 3minutes.123.00 \u20184.(Courses au trot des cultivateurs.56,03 \u20185, Classe de deux-quarante.150.09 * 6, Courses (Poids pour l'azc).- 125.C0 \u201c 7, Courses à plat (poids Weiter).125.50 \u2018* 8 Courses au trot ouvertes a tuus.200.06 Nos 3, 5et 8 ouvertes aux trolleurs ct aux chevaux qui vont l\u2019'amble., Lo EE ; oe ge GRAND TCURYOI À LA CROSSE Entre les meilleurs clubs du Canada, entre autres, les célèbres Clubs des Sauvages de St-Regis, les Champions Indian Lacrosse Players du Dominion apparaitront sur le terrain avec leurs plumages et tatoués en guerriers, On offrira de nouvelles attractions tous le jours.On fait des efforts pour avoir des courses romaines et en chariots, ete.Des corps de musique seront sur les ieux tous les jours.Les entrées pour le bétail seront fermées au 25 août, et de tous les autres départeinents au.27 août.Prix spéciaux à bon marché et d'excursions sur tous les chemins de fer pour les passagers ct les articles exposes.44 Voir les listes des prix et les programmes, Pour amples détails s'adresser à JAS.RB.WOODWARD, H, R.FRASER, Président, Ked.- Trea, 22 août 1840 \u2014 .AMERIQUE DU SUD _ | On redoute une nouvelle révoite Buenos Ayres, 21.\u2014 Les troupes | cette ville ont été tenues sous les armes durant toute la nuit d\u2019hier, le gouvernement appréhendant une nouvelle révolution et cela par suite de la démission d\u2019un certain nombre d\u2019officiers ayant pris part à la dernière révolution.Le gouverneur de Cordova a résigué et la banque Provinciale est fermées Ig sang, c'est la vie Et de sa pureté dépend la santé générale, Personne n\u2019est exempt de danger et les neuf dixièmes de l\u2019humarité souffrent actuellement d\u2019une manière ou d\u2019une autre de l\u2019impureté du sang.Aucun remède n\u2019a autant de valeur curatrice que le Vin au Quinguina du Dg Ed.Morin pour le sang, le meilleur des toniques et des purificateurs du sang.Vendu dans toutes les pharmacies.0e Consoinption guérie Un vienx médecin retiré ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d\u2019un remède simple et végétal pour la guérison rapide et permanente de la Consomption, la Bronchite, le Catarrhe, l\u2019Astiume ct toutes les Affections des Poumons el de la Gorge, ct qui guérit radicalement la Débilité Nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses; après avoir éprouvé ses remarquables effets curatifs dans des.milliers de cas, trouve que c'est son devoir de le faire connaitre aux malades.Poussé par Je désir de soulager les souffrances de l'humanité, j'enverrai gratis à ceux qui Je désirent, cette recette en Allemand, Français ou Anglais, avec instructions pour la préparer et l\u2019employer.Envoyez par la poste un timbre et votre adresse, Montionnez ve journal W, A.NoyEs, 520 Powers\u2019 Block, Rochester, N,Y ire DECES Mencier.\u2014 À Ste Edwidge de Clifton, le 8 courant, à l\u2019âge de 63 ans, Jos.Mercier, Les funérailles ont eu lieu le 11 du courant dans cette paroisse.Curvartrr.\u2014 Mercredi, le 15 du mois courant, est décédée au Cap-Santé, Mademoiselle Céline Chevalier, institutrice, à l'âge de 22 ans et 8 mois.té je Savary.\u2014Le 17 août, à l\u2019ivc de 70 ans, Dame Adélaïde Philbert, épouse de sieur Ed.Savary.CovéparD.\u2014 A Hodleyville, St.Roch nord, ce matin est décédé à l\u2019âre de 34 ans, Pierre Gouédard, natif du Bourg de Plaine-Haute canton de Quntin, Côté du Nord, France.- ! ed © .= HB ° es So à = à & © oT © w = © = > >= 8 & \u2014 .wn fod => Co Poeian _ Nn 2 Oo WD Jeu 2 oR @ $ © = _ Le plus fort, le meilleur et le moins dangereux, vu sa roue d'air de sûreté, Les ventes l\u2019an dernière ont été trés considérables et tous l\u2019apprécient, le plus avantageux parce qu'il est muni levier pour arrêter les couteaux même quand le tout est en vitesse, cela en cas d'accident.en vanes casz LATIMER & LEGARLE, RUE ST-PAUL, QUEBEC.my Le comumerec de cadavres Un gros scandale a été causS à Chicago par la découverte que les corps des pauvres enterrés dans le cimetière de l\u2019hospice du comté étaient exbumés secrètement et vendus à des médecins ou à des étudiants en médecine.Une enquête a été ouverte par le directeur de l\u2019hospice, le Dr Smythe, et il à été constaté que six cadavres pour le moins avaient été volés récemment et vendus à raison de $25 chacun.Le fossoyeur est tellement compromis qu\u2019il a pitéjà été'révoqué, On dit même que plusieurs employés de l'hospice sont impliqués dans cette vilaine affaire et qu\u2019il est question de les poursuivre avec le fossoyeur, Il paraît que l\u2019on connaît également les noms de quelques-uus des médecins et_ des étu- \u2018diants qui ont acheté les corps récemment volés.oe L'enquête se poursuit et l\u2019on n tout lieu de cruire que le commerce des cadavres se pratiquait à l\u2019hospice depuis plusieurs années.\u2014 7 \u2014 Accident de cheinin de fer Un grave accident de chemin de fer a eu lieu à Barcla, à douze milles environ au sud de Trinidad (Colorado), sur la ligne pe l\u2019Union Pacific, Un train avait été envoyé de Trinidad à Barela avec de nombreux ouvriers pour réparer, près de cette dernière localité, un pont qui avait été partiellement détruit à la suite des trombes d\u2019eau qui se sont abattues ces jours derniers sur la région.On ne connaît pas encore exactement les détails de l\u2019accident, mais on a tout lieu de croire que le train, pour une cause ou pour une autre, ne s'étant pas arrêté à temps, a été précipité dans la rivière.Ce qui paraît certain, c\u2019est que sept personnes unt été tuées sur le coup et quatorze autres plus ou moins.grièvement blessées.- Dès que la nouvelle a été connue à Trinidad, un traiu de secours dans lequel ont pris place tous les médecins et chirurgiens de la ville, a été expédié sur le lieu de l\u2019accident.Meurtre et suicide Un jeune homme du nom d\u2019Edward Hake, appartenant à l\u2019une des plus riches familles de Saint-Louis, a mortellement blessé sa femme à coups de revolver et s\u2019est eusutite tiré une balle dans la région du cœur.PS LES Ce drame a causé une grande sensation à Saint-Louis, ou le jeune Hake avait déj beaucoup fait parler de lui, il y a quelques semaines, en s\u2019enfuyaut de la ville après avoir pris une same de 24,600 dans le coffre-fort de s@n père.Mme Hake était encore couchééet probablement endormie lorsque son mari a tiré sur elle.Is ont été transportés à l\u2019hôpital, et Mme Hake y est morte au bout de quelques heures.Le jeune Hake lui-même était à toute extrémité aux derniers avis.+ I semble qu\u2019Edward Hake se soit marié contre le gré de ses parents.En effet, pendant qu\u2019on le transportait à l\u2019hôpital, il a déclaré que son père n\u2019avait renoncé à le poursuivre pour le vol de $4,600 qu\u2019a condition expresse qu\u2019il intenterait une action en divorce à sa ferume.\u2018** Ce procès, a ajouté Edward, je l\u2019ai commencé ; mais j\u2019aimaistellement ma femme que j'ai préféré la tuer et me tuer ensuite que de me séparer d'elle.\u201d A PHOSPHATINE FALIERES.Grntoaiun ov No, 177 ux Semaines | QU'EN PENSEZ- VOUS ?\u20ac d'Huile de Foie de Morue 2 Aux HYPCPHOSPHITES de CHAUX et de SOUDE Beaucoup de Malades ont gagné ; une livre par jour.Elle guérit LA ) PHTISIE, les Affections Scrofu- } leuses, Bronchites, Toux, Refroidissements et toutes les Maladies Tuberculeuses, Aussi agréable que au lait.RES .Préparée par SCOTT & BDOWNE, Belleville ) } } ) ) } ; > ) } ) » ) À } \\ } ) 3 Le plus riche Chinois Une des illustrations de la Chine, How- qua, le plus riche marchand de thé de tout ie Celeste empire, vient de mourir à Canton.- + .Sa fortune s'élevait à 144 millions de dollars, Son palais, entouré de jardins à perte de vue, est une des merveilles de PExtréme-Orient ; 31 est rempli de présents du plus haut prix dont le gouvernement anglais avait comblé Howqua.\u2014- Graines fraiches! Les cultivateurs et les marchands de 1 campagne pourront se procurer chez W Brunet & Cie, St Roch, des graines les plus fraiches, et aux plus bas prix.Graines garauties, N\u2019oubliez pas l'adresse : W.Brunet et Cie, St Roch, Québec.adore Grave accident de chewin de fer Un terrible accident, dans lequel plusieurs personnes ont été tuées ou blessées, s'est produit vers une henre de l'après-midi, sur la ligne de 'Old Colony Railroad, près de Quincy (Massachusetts).Un train express, à destination de Boston et se composant de quatre ou cinq wagons littéralement bondés de voyageurs, a déraillé, par suite, croit-on, de la rupture d\u2019un rail, 11 s\u2019en est suivi une scène épouvantable.La locomotive et les premiers wagons ont été renversés sans dessus dessous, et la violence du choc a été telle que le dernier wagon, dans lequel se trouvaient environ soixante- quinze voyageurs, est allé s\u2019abîmer sur la locomotive même.Le chauffeur avait été tué sur le coup et le mécanicien mortolle- ment blessé.~~ - 0.7.4 Ae .Par un de ces hasards inexplicables, les 7oyageurs qui se trouvaient dans les pre- riers wagons n\u2019ont éprouvé que des contusions et des écorchures plus ou moins graves ; mais ceux qui étaient dans le dernier ont tous failli périr asphyxiés ou brûlés vifs Le wagon n\u2019était pas plus tôt tombé sur la locomotive qu'il était envahi par la vapéur s\u2019échappant de la chaudière, et plusieurs voyageurs ont été ainsi suffoqués, tandis que d\u2019autres ont été si grièvement brûlés que leurs chairs se dét.ch-ient de leurs membres lorsqu'on -+ à les dégager._se trouvaient dans les autres wagons, el] ++ Pour comble 9 oH ro = FOUUN _ _ 2 A +.et =1 2% 7 = Te jd» ped nt! p\u2014 #5 li © aq de a\u201d = = fun C= yl =3 ot =o À À.a , ol: = 5 = = Se Ter éc d'u | TH Te ab v 4, ch de malheur, les charbous du foyer de ln a di Agent locomotive ont mis ensuite le feu à ce même wagon dans lequel tant de pers sonnes se trouvaient enfermées comm dans une étuve.ig Cependant le sauvetage n\u2019a pas tardé à gil être organisé par ceux das passagers q par les pompiers et la plupart Zdes habitants de Quincy accourus en toute hâte à la nouvelle de l'accident.Les Hammel out été promptement éteintes et l'on s\u2019ont :LAR mis à dégager les blessés et les mouranty dont les cris et les géinissements étaien( affreux à entendre, Les morts et ] blessés ont été transportés dans les mai< sons du voisinage, puis à l\u2019hôpital dq Quincy qui s\u2019est bientôt trouvé eucombré.Un train spécial de secours, dans lequel avaient pris place de nombreux mddecing] ms et chirurgiens, cst arrivé sur C8 « tek, _\" faites du Boston, et plusieurs Licssés ouf été évalement transportés dans cette der ffl nière ville, Cp D'après une dépêche, le nombre def tués serait de plus de douze et celui de blessés de trente au moins.On Limmigration des mormons Elizabeth Gee, une jeune Anglaise F5 arrivée la semaine dernière à New-York, {=== par le steamer Wisconsin, avec un conv W de néophytes mormons, a été renvoy dans son pays par le née steamer.| .Pendant la traversée de Queenstown kL, New-York, Elizabeth a fait la cunnaiq@'-w sance, & bord du Wisconsin de quelyueffii, femmes qui l'ont renseignée sur la vi qu\u2019elle allait mener dans l\u2019Utahb, et, son arrivée à New-York, elle a suppli les employés du bureau de l\u2019immigratio d'empêcher les missionnaires mormon qui l'accompagnaieut de l\u2019emmener plu loin, Bien que le pere d\u2019Elizabeth soi mormon depuis quatorze ans et qu'il soi établi à Salt Lake Citp, les employés d bureau de l\u2019immigration ont fait droit la demande de la jeune fille et 'unt re voyée dans son pays natal comme] no venons de la dire.- \u2018 On dit que pendant son séjour à Ne York Elizabeth Gee a fait d\u2019importante révélations sur les moyens employés p les mormons pour attirer les émigran dans l'Utah.Ces révélations seront tran mises au gouvernement fédéral, et log croit que des megures ne tarderont plug i étre prises pour restreindre sinon inte dire complètement l'immigration dea née phytes mormons.+ run Lug Tramways électriques - h A sa dernière séance, le conseil d ville d'Ottawa a adopté le contrat pas avec la compagnie Howland pour la con truction de tramways électriques.C'e une innovation que nous serions heureu de voir s\u2019inplanter dans Québec.N vieux chevaux à leur retraite, et le fluid@#.attclé aux omnibus ! Voilà le progrès ! di in CoHision sur le Delaware et Hudson Trois personnes tuces + Le Delaware et Hudson qui devait a river en gare de Montréal mardi soir 10.25 n\u2019est arrivé qu\u2019à 1.10 ce matin.by Le train avait été retardé par une cold hsion arrivée 4 Port Henry, entre deuil, A convois de marchandises, Le mécanicien, le chauffeur ct un d scrro-freins ont été tués, Nous n\u2019avo puno ri ourer le nom des victimes, "]
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