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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1932-11, Collections de BAnQ.

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[" Tome LXI No 11 Novembre 1932 NECROLOGIE FOUCHER 1856 - 1932 La profession médicale de Montréal tout entière, et les médecins canadiens d\u2019origine française en particulier, ont appris, avec une vive émotion, la mort d\u2019un de leurs membres les plus sympathiques dans la personne du Professeur A.A.Foucher.En ettet, le Dr Foucher, l\u2019un des \u201canciens\u201d très distingués de ce corps ensel- gnant, avait mérité l\u2019admiration non seulement de ses élèves, de ses malades et de ses amis, mais également de ses confrères anglais.Après avoir terminé de brillantes études classiques au Collège de Joliette, il s\u2019inscrivit comme étudiant à la Faculté de Médecine Victoria.Attiré déjà vers l\u2019ophtalmologie, il fréquenta d\u2019une manière particulière le dispensaire des maladies des yeux du Professeur Desjardins.Reçu docteur en médecine en 1879, il se dirigea immédiatement vers la France, centre incontesté de tous les enseignements supérieurs.À Paris, il eut la bonne fortune de suivre entr\u2019autres les cliniques de Panas, et de mon regretté Maître de Wecker.Vers la fin de la même année, lors de la fondation de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Montréal, le Dr Foucher, qui avait attiré l\u2019attention de ses chefs pendant ses études médicales, fut nommé professeur d\u2019ophtalmologie, et d\u2019oto-rhino-laryngologie.De retour à Montréal 1880, il commença ses cours à l\u2019Université, et organisa un service clinique de sa spécialité, à l\u2019Hôpital Notre- Dame.Depuis cette date, presque tous les médecins canadiens d\u2019ascendance française qui lui survivent, ont été ses élèves, et je puis 1204 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dire sans hésitation qu\u2019ils ont tous conservé, de leur vénéré Maître, le meilleur souvenir.Avec le Dr Duval il organisa, vers 1900, le Laboratoire d\u2019Elee- tricité de l\u2019Université Laval.En 1904, il fut nommé président du Congrès des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, et recut de la France la rosette d\u2019Officier de l\u2019Istruction Publique.À cette époque la Légion d'Honneur n\u2019était pas encore décernée dans une circonstance semblable.Vers 1905, il assuma la charge de trésorier de la faculté de médecine, et garda cette position jusqu\u2019au moment où l\u2019Université Laval devint l\u2019Université de Montréal.Le Dr Foucher a fourni de nombreuses contributions à la littérature médicale, surtout durant la première moitié de sa carrière.Parmi ses principaux travaux, \u2014 tous publiés dans l\u2019Union Médicale du Canada depuis 1880 \u2014 je citerai: Névrotomie optico-ciliaire.La papille optique dans quelques affections cérébrales.Troubles oculaires dans l\u2019atarie locomotrice.Lu cataracte.Contribution à l\u2019étude du jéquirily.Névrite optique et affections cérébrales.Hélanosarcome de la choroïde.La cécité des couleurs dans ses rapports avec les chemins de fer et la marine.Des kératites.Du glaucome.Traitement des polypes du nez et nouveau modèle de polypotome.Contribution à l\u2019étiologie de la dacryocystite.Des végétations adénoîdes.Quelques remarques sur le traitement de la conjonctivité purulente.Dermoïde du limbe sèléro-cornéen.Le trachome au Canada. 0 ie ns 2 Rs Ri = 5 a = o se 7% a Es ss SE i 2 = a Le ox % 2 25 Ce x ne 2 5 an oe GE SA \u201c a 2 2; 6% 1856 a +2 ë 7 ry 5 > es ee LE PROFESSEUR AUGUSTE i - A i - 1932 5 $7 i 5 22 Le x FE hs 4 ka, mn 5 E A 2% as A ae, at 2 25 4 2 ee ACHILLE FOUCHER ber 5 i a a pr 2 81 a 5 Es si es 5% 5 5 3 a 2 SE 3 OH rt 2 28 a Le 53 Ze a Zi ma J = Gee + _ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1205- Je mentionnerai maintenant d\u2019une manière spéciale un excellent Traité pratique des maladies des yeux, des oreilles, du nez et du pha- rynæ, qu\u2019il publia en 1894, et qui est encore fort instructif pour les étudiants.Artiste de nature, le Dr Foucher occupait ses moments de loisir à la peinture, à la sculpture, à la musique, \u2014 et même à l\u2019électricité.Possédant une véritable érudition, il avait en outre la plume et la parole très faciles, et faisait la joie de ses intimes.Très franc, très loyal, très modeste, il ne recherchait pas les honneurs.| Il était le doyen des ophtalmo-oto-rhino-laryngologistes de Montréal.Aussi sa mort laissera un vide profond parmi ses connaissances, et surtout ses nombreux élèves qui ont suivi ses leçons durant une période de cinquante ans.À sa famille en deuil, et d\u2019une manière particulière à son fils le Dr Ernest Foucher, mon confrère en spécialité, Joffre ma sympathie la plus sincère, et à la mémoire de mon regretté Maître, mes respectueux hommages.J.N.ROY. MÉMOIRES MYOCARDITE AIGUE-INFECTIEUSE TYPHOIDIQUEWY Sérum glucosé isotonique, Injections sous-cutanées d'oxygène.Par Albert LeSAGE Professeur de Clinique Médicale Médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Dans le cortège si varié des complications qui surgissent durant le cours d\u2019une fièvre typhoïde, il en est une, plus fréquente qu\u2019on le croit, discrète mais grave, dont l\u2019issue quelquefois dramatique nous surprend, désarmés et stupéfaits, parce que rien apparemment dans l\u2019évolution de la maladie ne nous avait laissé pressentir une fin aussi redoutable ct précipitée.Je veux dire: la myocardite aiguë.Nous avons pensé, malgré que cette question ne soit pas nouvelle, qu\u2019il serait utile d\u2019attirer de nouveau l\u2019attention des médecins sur ce point, trop souvent négligé, à cause des épidémies de typhoïde qui apparaissent à certaines époques et des cas sporadiques que l\u2019on observe durant le printemps ou l\u2019été soit dans les hôpitaux soit a domicile.ETIOLOGIL.Pourquoi observe-t-on si fréquemment cette maladie grave au cours d\u2019une typhoïde?Nous l\u2019ignorons.Sans doute nous pouvons accuser le surmenage sous toutes ses formes mais, à part les lésions antérieures, rien ne peut nous expliquer pourquoi tel malade plutôt que tel autre est atteint de myocardite aiguë à une certaine étape de son\u2019 évolution \u2014 toujours la même.Ce que nous savons, c\u2019est sa grande fréquence notée\u2019 par les anciens médecins et confirmée à toutes les époques depuis ces temps reculés.L\u2019on peut dire en se (1) \u2014 Congrès d'Ottawa-Hull, sept.7 1932. L\u2019UNITION MÉDICALE DU CANADA 1207 basant sur les statistiques qui out déjà été publiées et celles plus récentes que nous possédons, que plus de 50% des malades atteints de typhoïde souffrent de myocardite, si bien qu\u2019un auteur allemand a pu affirmer que sur 156 cas examinés histologiquement, 1/3 seulement pouvaient être considérés comme des cœurs normaux ou à fibres à peine altérées.Ces chiffres confirment l\u2019opinion recueillie dans la plupart de nos hôpitaux et suffisent à démontrer la gravité d\u2019une telle complication.SYMPTOMES DE LA MYOCARDITE TYPHOIDIQUE.Le début des accidents est insidieux; à peine accusés pendant les premiers jours, ils s\u2019accentuent progressivement pour atteindre leur summum d\u2019intensité durant le deuxième septenaire.Tantôt ils se manifestent sous une forme légère presque inaperçue pour le médecin, à moins qu\u2019il n\u2019en recherche très attentivement les moindres manifestations, tantôt ils prennent une allure et une ampleur inquiétantes.Bientôt la mort subite, due à une altération profonde du myocarde, vient terminer le drame avant qu\u2019on ait pu en soup- conner la gravité.Recherchons donc les petits signes qui puissent éveiller l\u2019attention ct en prévenir, si possible, l\u2019évolution rapidement mortelle.Nous croyons que le symptôme qui doit, le premier, attirer l\u2019attention, c\u2019est la rapidité du pouls: véritable tachycardie révélant le début de la myocardite sous la forme de l\u2019éréthisme cardiaque.Lorsqu\u2019on observe une typhoïde et que les symptômes ne nous permettent pas de poser d\u2019emblée un diagnostic sûr, l\u2019on a l\u2019habitude (\u2019attacher une trés grande importance à la dissociation du pouls et de la température: pouls relativement lent, 90; température 102-104.Nous pouvons en rapporter des observations nombreuses.Tenons compte de ce premier fait.Pouls.\u2014 Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une myocardite aiguë, le pouls suit d'emblée la température et la dépasse même, si l\u2019on tient compte des rapports qui existent entre les deux.Un pouls qui se maintient entre 120 et 140 indique presque à coup sûr que le myocarde est atteint; c\u2019est une cloche d\u2019alarme pour le médecin, et il doit rechercher avec avidité, si on peut dire, les moindres signes qui puissent confirmer son diagnostic.Quels en sont les signes principaux et dans quel ordre évoluent- ils? PITASE AIGUE 1208 L\u2019UNION HÉDICALE DU CANADA 4 28/2/29 D IIT Onde P.positive dans ies trois dérivations.Espace P.R.= 0.17 de secondes.Le complexe Q.R.S.mesure 0.06 et ne présente aucune encoche ; grande amplitude en dérivation., II.1.négatif dans les trois dérivations, surtout dans les deux premières dérivations ; très profond dans la 2ième dérivation.QR.S.T.mesure 0.26.Les pu'sations se renouvellent régu- ; lièrement 120 fois par minute.f I°UNION MÉDICALE LU CANADA 1 ESSTE SEEN = eo ss TER ESE NES 12/4/29 or I\u2019.positif dans les trois Rs.male.plexe avec T.positif dans le: 2 premières dérivations.ventriculaire Q.RS.T.tachyeardi° ; rythme mesure 0.06 de seconde.CONVALESCENCE D 111 dérivations.L\u2019espace P.R.mesure 0.14 de seconde.Ne présente aucune encoche, est d\u2019amplitude nor- Négatif dans la 3ième.Le com- mesure 0.26 de seconde.Iégère arythmie sinusale rariant entre 110 \u2014 120 p.par minute. 1210 UNION MEDICALE DU CANADA Aspecl du malade.\u2014 Après le pouls, il vy a Paspeet du malade: il est pâle, ses lèvres sont légèrement décolorées, quelquefois bleuâtres, cyanosées.Il est agité, sa figure exprime Panxiété.IL a le pressentiment que quelque chose de grave évolue en lui, mais il ne peut rien préciser.Il accuse une légére oppression, surtout lorsqu\u2019il se déplace.S\u2019il est conscient il indique la région précordiale comme le siège d\u2019un malaise inexprimable accompagné de palpitations plus ou moins pénibles.Il souffre d\u2019insomnie, le volume des urines à diminué.C\u2019est la période d\u2019excitation de la myocardite aiguë.Si l\u2019on ausculte le malade à ce moment, l\u2019on constate que les bruits du cœur sont assez bien frappés, surtout à la base; le pouls est plutôt fort, le dicrotisme est difficile à percevoir; la pression artérielle.sans être élevée, est à un niveau encore satisfaisant.Mais bientôt apparaissent des signes d\u2019asthénie et d\u2019ataxo-adynamie cardio-vaseu- laire; le pouls demeure rapide; il est faible, fuyant, inégal, irrégulier, arythmique, alternant; le dicrotisme s\u2019accentue.A la pulpution: la pression digitale profonde au niveau des troisième et quatrième espaces intercostaux, à la région précordiale, est douloureuse.Elle offre quelquefois des irradiations sur le trajet du nerf phrénique et du plexus cardiaque vers l\u2019épaule et le bras gauches.Elle peut même revêtir l\u2019aspect de l\u2019angine de poitrine; les battements cardiaques sont affaiblis, le choc de la pointe est difficile à percevoir, il semble s\u2019effectuer sous la forme d\u2019un soulèvement ondulatoire.L\u2019aire de matité précordiale est augmentée; quelquefois là pointe est abaissée et déviée vers l\u2019aisselle gauche.A l\u2019auscullation : les bruits cardiaques sont affaiblis, sourds, mal frappés ; fréquemment on entend un bruit de galop par choc diastolique, révélant l\u2019altération du myocarde et l\u2019ectasie ventriculaire.Le premier bruit à la pointe peut même disparaître complètement.Le second bruit à la base existe durant toute l\u2019évolution de la maladie; sa disparition constitue un phénomène de pronostic très grave.On entend quelquefois des souffles, soit à la pointe, soit à la base.A la pointe ces souffles sont causés très souvent par une dilatation ventriculaire; ce sont des souffles doux, fonctionnels; ils sont plutôt rares.Généralement l\u2019on a affaire à des souffles cardio-pul- monaires, méso-systoliques, c\u2019est-à-dire extra-cardiaques.Chez d\u2019autres malades, l\u2019on peut observer des souffles plus rudes à la base, quelquefois à la mitrale; il s\u2019agit, dans ces cas, d\u2019endocardite infectieuse, très rare chez les typhiques. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 1211 Arythmie.\u2014 Nous avous fait allusion, il y a quelques instants, au rythme cardiaque.Nous pouvons observer toutes les variétés d\u2019arythmie: tachycardie, extrasystoles, alternance, bigéminisme, tri- géminisme, embryocardie.Toutes ces formes variées d\u2019arythmie indiquent une lésion grave du myocarde ou un trouble sérieux de l\u2019innervation ou de la circulation intra-cardiaque.(1) Péricardite.\u2014 Nous pourrions ajouter que la péricardite est quelquefois associée a la myocardite.Dans ce cas, elle se manifeste par un bruit de frottement classique a cheval sur la révolution cardiaque.Tels sont les principaux symptômes de la myocardite aiguë typhique.Dans certains cas nous les rencontrons tous dans un ordre progressif inquiétant qui ne nous permet pas d\u2019hésiter.Dans d\u2019autres cas, quelques-uns, parmi ceux que nous avons énumérés, seuls apparaissent, mais il suffit de l\u2019un ou de l\u2019autre d\u2019entre eux, v.g.la tachycardie persistante et tenace ou une ébauche de bruit de galop, pour justifier le médecin de porter le diagnostic de myocardite afin d\u2019instituer un traitement préventif utile.EVOLUTION.(a) Forme simple.Si nous avons affaire à une forme simple de myocardite, nous verrons la maladie évoluer doucement, sans crise brusque, vers une guérison apparente, à mesure que les symptômes généraux s'atténuent, peu à peu.Mais, même dans ce cas, nous ne connaissons point la gravité de la lésion locale ni la marche plus ou moins envahissante du processus infectieux intra-cardiaque.Le médecin doit donc être très prudent et songer aux accidents possibles ultérieurs.Le pronostic doit être, quand même, réservé durant longtemps.; (b) Forme grave.\u2014 C\u2019est la forme syncopale, caractérisée par l\u2019état de collapsus du myocarde, aboutissant le plus souvent à la mort lente par les progrès de l\u2019insuffisance cardiaque, ou à la mort rapide, presque subite, durant une crise.Nous avons encore présente à la mémoire l\u2019observation d\u2019une jeune femme de 22 ans, mariée depuis trois mois, atteinte de fièvre typhoïde grave compliquée de myocardite aiguë avec collapsus.(1) \u2014 Nous publions ici même des tracés fournis par le professeur Clerc en réponse a notre demande, & Paris, démontrant un trouble sérieux du myocarde à une certaine étape de la maladie, à cause de l\u2019allongement du complexe et de l\u2019onde T renversée. 1212 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA À la fin du deuxième septénaire, elle fut prise.un soir, d'une crise soudaine avec état lipothymique, agitation, pâleur, tremblement.refroidissement des extrémités Elle conserve sa pleine lucidité d\u2019esprit et son angoisse, en présence de la gravité de la crise, se réfléchit dans l\u2019expression de sa figure.À trois reprises différentes, en quelques jours, les crises de collapsus se répètent ; nous fâmes témoin de la dernière.Le choc précordial devient faible, presque insensible.le pouls filiforme, les extrémités cyanosées et refroidies.Le visage est terne, bleuâtre, grippé; les yeux excavés, les lèvres et les pommettes bleuâtres, le nez effilé et exsangue.Une sueur froide et visqueuse se répand sur la figure et le corps.Le regard est fixe, exprimant la terreur ; les paupières sont grandes ouvertes, la voix est faible et cassée; la malade, haletante, réclame secours et protection: \u201cj'ai peur\u201d, dit-elle.Les mouvements deviennent de plus en plus lents et Incertains; les extrémités se refroidissent peu à peu; elle agonise et meurt, presque consciente, en exhalant un dernier râle, suprême adieu.Cette mort nous impressionna vivement, malgré tout, car nous connaissions depuis longtemps la gravité de la maladie, résistant à tous nos efforts, et son évolution fatale vers une mort précoce, rapide.(c) Forme scléreuse.Nous avons une troisième évolution.tardive: celle de la myocardite chronique avec dégénérescence scléreuse du tissu interstitiel et parenchymateux.C\u2019est l\u2019évolution lente dont 1l faut tenir compte en se souvenant que la typhoïde, comme la syphilis, laisse une marque indélébile quelque part dans l\u2019organisme.et qu\u2019il ne faut jamais l\u2019oublier.PRONOSTIC.En se reportant aux considérations qui précèdent, on voit que.d\u2019une façon générale, le pronostic est sombre, soit que l\u2019on puisse craindre la mort subite, soit que l\u2019on se trouve en présence d\u2019une forme d\u2019intensité moyenne avec tous les dangers qu\u2019elle comporte même pour l\u2019avenir à cause de la myocardite chronique secondaire.Nous nous empressons d\u2019ajouter, cependant, que dans les cas ordinaires le pronostic est moins sévère car la guérison est la règle.Les cellules cardiaques dégénérées sont résorbées, tandis que de nouveaux éléments musculaires succèdent aux anciens qui avaient été détruits ou altérés.Retenons cependant comme signes principaux graves: la fachy- cardie constante, l\u2019assourdissement et la disparition du second bruil aortique, le rythme foelal et le pouls alternant. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1213 PATIHHOGENTE.A) Lésions macroscopiques.Nous ne saurions mieux décrire que ne l\u2019a fait Louis, médecin français du siècle dernier, l\u2019aspeet macroscopique du cœur typhique : \u201cLe coeur est très flasque, à tel point que chez plusieurs sujets, cet organe n\u2019avait pour ainsi dire plus de forme déterminée, prenant toutes celles qu'on lui donnait et les gardant comme un linge mouillé; son tissu avait alors très peu de cohésion et se laissait pénétrer ou déchirer avec la plus extrême facilité.En même temps (Wil était ramolli, le coeur, dans Le système coronarien externe.Fig.I.\u2014 L\u2019artére de l\u2019atrio-necteur.Radiographie d\u2019un cceur injecté avec une masse opaque aux rayons Rôäntgen.L\u2019artère de l\u2019atrio-necteur À.AN, naît, sur ce coeur, de la coronaire droite CD.CG, coronaire gauche (figure empruntée à l\u2019Atlas de Jamin et Merkel).(1) beaucoup de cas, était plus ou moins décoloré, d'une teinte pelure d\u2019oignon, plus ou moins foncée, ordinairement livide et violacé à sa surface extérieure comme dans l\u2019épaisseur de son tissu.Ainsi ramolli et décoloré, ce coeur n\u2019avait plus à la surface des incisions pratiquées dans son tissu l\u2019aspect un peu humide qu\u2019il offre ordinairement.I! était aride et mât, en quelque sorte, les parois des ventricules, celles de gauche surtout, étaient manifestement moins épaisses que dans l\u2019état naturel\u201d.(1) Figures empruntées au livre de Géraudel \u201cLe mécenisme du coeur\u201d. 1214 LPUNION MÉDICALE DU CANADA Nous n\u2019avons rien à ajouter à cette description si ce n\u2019est, dans certains cas, une lhrombose de lu coronurre droite.Nous en avons trouvé une chez un typhique décédé dans notre service, avec signes d\u2019anémie massive de tout le territoire coronarien correspondant.Nous comprenons que, dans des cas semblables, le cœur soit rapidement dégénéré et que le malade présente le syndrome classique de l\u2019angine de poitrine.Nous avons affaire alors à une véritable thrombo-phlé- bite dans le système coronarien.B) Lésions microscopiques.(1) Le professeur Iayem a, depuis longtemps, décrit les lésions principales que l\u2019on rencontre dans ces cas: dégénérescence granulo-graisseuse et vitreuse, multiplication des noyaux musculaires, prolifération interstitielle et lésions vasculaires.Système coronarien interne-intra-cardiaque.Tig.II.\u2014 L'artère du ventriculo-necteur.Radiozraphie d\u2019un coeur injecté avec une masse opaque aux rayons de Rôntgen.La double série d\u2019artères septales antérieures (en haut) et postérieures (en bas).L\u2019artère du ventri- culo-necteur indiquée par la flèche est la plus élevée des artères septales postérieures et donne ses rameaux au ventriculo-necteur schématiquement figuré.VN A.AN, artère de l\u2019atrio-necteur (voir figure T).\u201cLes principales modifications, dit Hayem, portent sur les fibres musculaires elles-mêmes; elles \u2018consistent en une dégénérescence granulo- graisseuse et souvent une dégénérescence vitreuse.Ces altérations sont disséminées ca et là, de la manière la plus irrégulière et elles peuvent très bien échapper à un examen superficiel.on cbserve une multiplication des noyaux (1) \u2014Je remercie M.Simard d'avoir projeté sur l\u2019écran des coupes microscopiques démontrant à l\u2019évidence le signe et la gravité des lésions. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1215 musculaires.le tissu interstitiel est également le siège d'altérations qui consistent dans l'apparition d\u2019un grand nombre d\u2019éléments cellulaires nouveaux.les vaisseaux eux-mêmes peuvent être atteints, outre une stase plus ou moins étendue dans les capillaires et quelquefois même une infiltration sanguine diffuse du tissu conjonctif.on peut même noter la mutiplication des éléments cellulaires de la tunique interne des petites artères, une véritable endartérite, plus ou moins étendue, surtout dans un cas de mort subite avec crise de collapsus.Dans ce cas, en particulier, il existe une oblitération d\u2019une branche importante de la coronnaire intérieure ct un infractus correspondant qui siège dans la cloison interventriculaire\u201d.Comment cette infection produit-elle la myocardite7 On admet aujourd\u2019hui pour la typhoïde, comme pour la diphtérie, que la myocardite a'guë est causée par la quantité et la toxicité des produits microbiens ainsi que par le microbe lui-même.En effet, un grand nombre d\u2019auteurs ont rencontré à tour de rôle le bacille d\u2019Eberth dans les vaisseaux de sujets atteints d\u2019artérite typhoïdique (Landouzy, Sire- dey, Chantemesse, Widal).On semble d\u2019accord pour admettre que les myocardites infectieuses sont, avant tout, des myocardites toxiques, résultant de l\u2019imprégnation des endothéllums vasculaires par un sang altéré dans ses éléments et renfermant des principes nuisibles.Il est intéressant d\u2019observer ce qui se passe dans les myocardites expérimentales.MYOCARDITES TYPHIQUES ENPERIMENTALES.Ces constatations ont été confirmées jadis par les travaux de Chantemesse, ancien professeur a la Faculté de Paris, injectant sous la peau d\u2019animaux des doses faibles et répétées de toxine typhique.Elles provoquaient ainsi des lésions diverses, en particulier l\u2019apparition dans le myocarde de plaques et de zônes de sclérose comparables à ce que l\u2019on constate dans le gros cœur des individus qui succombent à cette maladie.La survie des animaux dépend de la dose de toxine reçue.Lorsque l\u2019on injecte des doses toxiques élevées, on constate une dégénérescence de la fibre musculaire.Lorsque l\u2019intoxication a été de longue durée, on constate des plaques de sclérose disséminées sans ordre régulier, résultant d\u2019une altération de la myéline de la fibre musculaire.C\u2019est une réaction de dégénérescence; l\u2019on a observé les mêmes lésions dans les vaisseaux.La paroi artérielle devient plus épaisse et ça et là apparaissent des plaques d'artérite au d\u2019aortite du vaisseau.Un autre fait non moins important, c\u2019est l\u2019altération des cellules nerveuses intra-carduiques, dans le ganglion auriculaire.Cette der- 1216 L'UNION MEDICALE DU CANADA nière constatation : l\u2019altération du système nerveux intra-cardiaque, permet de comprendre la pathogénie des crises soudaines d\u2019asystolie chez les anciens typhiques.A Pappui du diagnostie clinique, je rapporte quelques observations probantes recueillies ces derniers mois dans notr service à l\u2019hôpital Notre-Dame.OBSERVATIONS CLINIQUES.Paul D.22 ans, admis le 28 janvier 1932: typhoïde ayant débuté 10 jours auparavant.Température 102; pouls oscille entre 114 et 140 et se maintient encore entre 90 et 104 après la défervescence complète Coeur: tachycardie, bruit de galop, abaissement de la pointe, disparition brusque du premier bruit, dédoublement du second bruit, congestion pulmonaire, pâleur de la figure, insomnie, crises lipothymiques, embryocardie.Le malade à quitté l\u2019hôpital en juillet apparemment guéri mais renseigné sur son état.Séro-diagnostie positif; myocardite aiguë.Madame M.L., 23 ans.Entrée le 16 avril 1932.Début de la maladie il y a 15 jours.Séro-diagnostic positif.Température 105, Pouls oscille entre 116 \u2014 120 \u2014 140 \u2014 150.Pronostic très grave.Arythmie, affaiblissement du premier bruit, disparition complète du second bruit, congestion des deux bases pulmonaires, embryocardie.Décédée 10 jours après son entrée: Crise de collapsus.Autopsig confirme le diagnostic clinique: Typhoide, myocardite aiguë.Madame U.R.30 ans.Est admise le 18 mai 1932.Début de la maladie il y a deux semaines.T'empérature 104 Pouls oscille entre 116 et 140.Pression artérielle 98/70.Coeur: tachycardie, affaiblissement de tous les bruits, surtout à la pointe, bruit de galop, crises lipothymiques, pâleur, stupéfaction, état semi-conscient, embryocardie.Myocardite aiguë.La malade quitte l\u2019hôpital, améliorée, en juillet, mais le coeur demeure excitable, 95 à 100 pulsations, rythme embryocardique, assourdissement des bruits.Typhoïde, myocardite aiguë.Aspect Wm.L, 32 ans.Admis le 22 mai 1932.Séro-diaznostie positif.général: pâleur, décoloration des lèvres, état asphyxique des membres.Température 104; pouls 120 à 130.Bruit de galop, affaiblissement des bruits, surtout à la pointe.Le malade quitte l\u2019hôpital, amélioré.Pouls 90: Myocardite aigui.Simonne B.17 ans.Admise le 11 juin 1932.Début de la maladie il y a 15 jours.Pouls 112, oscille entre 112 et 120.Séro-diagnostic positif.Coeur: affaiblissement des bruits, embryocardie, bruit de galop.Séjour à lhôpital 31 jours.Elle quitte l'hôpital apparemment guérie.Pouls à 72, Myocardite aiguë.pression 115. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Jeanne B.22 ans.Entre a l\u2019hôpital le 16 juin 1932.Séro-diagnostic positif: typhoïde.Température 104.Pouls 110, variant entre 120-130-140 durant 15 jours.Il revient peu à peu à la normale pour battre de 60 à 68 à sa sortie.Coeur: bruit de galop, embryocardie, tachycardie.Quitte l\u2019lrô- pital apparemment guérie de sa typhoïde.Myocardite aiguë Ce coeur évo- luera-t-il vers la bradycardie?A surveiller.L, B.24 ans.Admis le 23 juin 1932.Début de la maladie il y a 7 ou 8 jours.Température 103.Pouls 120; se maintient à ce chiffre jusqu\u2019à sa mort, arrivée le sixième jour.Perforation, péritonite.Coeur: affaiblissement des bruits, surtout à la base, pointe abaissée et déviée, tachycardie, bruit de galop, pâleur, cyanose des lèvres et des extrémités.Myocardite aigu\u201d, confirmée à l\u2019autopsie.Voici donc sept malades pris au hasard dans un service hospitalier, atteints de typhoïde qui, tous, ont présenté des signes certains de myocardite aiguë, révélés par une auscultation méthodique, dont cinq ont évolué favorablement, mais dont les séquelles persisteront plus ou moins longtemps, nécessitant des précautions particulières et un traitement suivi durant de longs mois.Nous aurions pu citer d\u2019autres faits empruntés à d\u2019autres auteurs, Mais cela suffit pour convaincre le médecin de sa fréquence et de Pévidence du diagnostic, pourvu que l\u2019on fasse un exumen méthodique et quotidien du typhique.Ne nous laissons pas hypnotiser par le seul intestin.TRAITEMENT DE LA MYOCARDITE AIGUE TYPHIQUE.II n\u2019y à pas de traitement spécifique, bien entendu.La vaccinothérapie, avec les vaccins polyvalents typhoïde et para-typhoïde À et B ont peut-être amélioré quelques-uns de ces malades, ceux du moins chez qui nous les avons employés.Néanmoins le traitement classique s\u2019impose, à savoir: sac de glace en permanence sur la région précordiale; repos absolu dans la position horizontale; le calme, une diète et une médication appropriées pouvant prévenir certains accidents.Contre la tachycardie: la digitaline à dose suffisante, lentement progressive, pourra l\u2019atténuer sinon la faire disparaître grâce à son action dromotrope.La ouabaïne, judicieusement employée pourra être très utile, associée ou non à la digitaline.Le spartéine et la strychuine pourront être données alternativement dans les intervalles de cures de repos de digitaline et de ouabaïne, ainsi que les préparations à base de camphre. 1218 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Mais dans ces cas la médication cardiaque pure est insuffisante.Nous avons cru observer les heureux effets des injections sous-cutanées de sérum glucosé isotonique, à la dose de 400cc.chaque jour, durant quelques jours.Le sucre est un tonique puissant du cœur.De plus, nous associons à cette médication les injections sous-cutanées d'oxygène a la dose de 500cc.chaque jour, au besoin, pour prévenir les crises lypothymiques dues a anoxhémie.L\u2019oxygéne joue un role important dans la nutrition du coeur et nous n\u2019hésitons pas à croire que la pratique des injections sous-cutanées nous a rendu de très grands services dans les cas de myocardite aiguë que nous avons pu traiter, plutôt au début qu\u2019à la fin de la maladie.C\u2019est une pratique que nous recommandons à tous les médecins, facile à employer dans tous les milieux, et bienfaisante.Telles sont les règles générales que l\u2019on peut suivre dans le traitement de la myocardite aiguë typhoïdique.CONCLUSIONS La myocardite aiguë se rencontre dans le tiers des cas de typhoïde.Les principaux signes par ordre d\u2019apparition sont la tachycardie, l\u2019affaiblissement des bruits du cœur, l\u2019arythmie, le bruit de galop.en > > galop, sus des symptômes généraux.Le cœur subit une dégénérescence granulo-graisseuse de ses fibres qui peuvent se régénérer, c\u2019est la forme simple; ou bien apparaît la forme grave due à une trombo-phlébite du système coronarien avec crises de collapsus et mort subite; ou bien des plaques de sclérose sont disséminées ici et là causant peu à peu l\u2019insuffisance cardiaque lente et progressive.Le traitement classique par les stimulants cardiaques s\u2019impose au début de la maladie, pourvu que le médecin la recherche avee soin, auxquels on doit ajouter les injections sous-cutanées de sérum glucosé isotonique et les injections d'oxygène.Mais le pronostie immédiat ou éloigné est toujours grave.Un dernier point se rapporte à la convalescence.Quand devons- nous permettre à ces 1ñalades de quitter leur lit, de marcher et de reprendre leurs occupations, et quels conseils devons-nous leur donner pour l\u2019avenir ?En général, le malade doit séjourner au lit tant que la tachycardie persiste.Si, après avoir permis au malade de s\u2019asseoir dans L\u2019UNION MEDICALE DU VANADA 1219 son lit, nous constatons une accélération anormale ou persistante du pouls, nous devons prolonger la cure de repos et ne permettre au malade de se lever que lorsque le cœur aura récupéré ses fonctions normales en résistant à l\u2019épreuve partielle de la marche, 15 jours au moins après la disparition de la température.Lorsque nous jugeons à propos de congédier définitivement ces malades, nous devons leur conseiller de mesurer l\u2019effort dans la course, dans l\u2019ascension des escaliers, des côtes ainsi que dans la marche.Nous leur conseillons de consulter leur médecin fréquemment au début et régulièrement ensuite afin de connaître, par l\u2019étude du rythme cardiaque, du débit urinaire et de la pression artérielle, quelle est la valeur fonctionnelle du cœur.C\u2019est ainsi que l\u2019on pourra prévenir les accidents dus à la mort subite, ou aux crises angineuses d\u2019hyposystolie progressive chez les malades qui ont négligé de suivre nos avis. LA RADIOTHÉRAPIE DU SYCOSIS VULGAIRE (Technique \u2014 Résultats Par Albéric MARIN, Chef du service de Dermato-syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame.Technique \u2014 Doses.\u2014 Dans les formes localisées (aisselles, menton, moustache), la partie malade seule sera traitée, les avoisinantes étant soigneusement recouvertes.Il convient néanmoins de dépasser d\u2019environ un ou deux centimêtres les limites de la zone di- niquement atteinte.Aux sourcils, au pubis et a la nuque le traitement n\u2019offre pas de particularité.l\u2019irradiation des cils est contre-indiquée par certains (qui pratiquent l\u2019épilation à la pince), autorisée par d\u2019autres.La paupière est alors recouverte d\u2019une épaisse couche de pâte de zine ou de bismuth (oxyde de zine ou bismuth et vaseline: à à) ; ou de caoutchouc-plomb ainsi que les joues, nez, front et sourcils.Chaque paupière est faite séparément.Aux aisselles on procède ainsi: le malade est couché sur le dos, le bras replié sous la tête.La concavité du creux axillaire est suffisamment aplanie pour permettre une irradiation homogène.Bras.face, poitrine et flanc sont cachés.À la face, certaines difficultés surgissent.La peau y est plus radiosensible qu\u2019ailleurs, plus particulièrement où le matelas sous- cutané est mince: pommettes, rebord du maxillaire inférieur, ete.D\u2019autre part la barbe demande, pour tomber, une plus forte quantité de rayons que le cuir chevelu.Ainsi une même dose provoquera chez l\u2019enfant teigneux une dépilation complète sans érythème.tandis que chez Padulte sycosique on n\u2019obtiendra qu\u2019une alopécie incomplète suivie d\u2019érythème.Le traitement radiothérapique de quelques placards isolés de la barbe ne donne guère de soucis, tandis que celui de la face entière exige une certaine délicatesse de touche.Mais nous ne sommes pas tenus de dépiler tous les sujets.Et s\u2019il devient nécessaire de le faire opération ne se fait pas en un seul temps, comme au cuir chevelu, mais à doses fractionnées, ainsi qu\u2019il est indiqué plus loin.Note de la Rédaction: Voir Union Médicale, octobre 1932, page 1147. I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 1221 Pour la face, le malade est couché sur le «los, la tête tournée vers l\u2019épaule.L\u2019ampoule est centrée sur le point angulo-maxillaire.La joue, la région sous-maxillaire, le menton et région sous-menton- nière, la lèvre supérieure sont irradiés.Le cuir chevelu et l\u2019oreille sont reconverts.La même opération est répétée sur le côté opposé.Le chevauchement des rayons obliques au menton, sous-menton et moustache donne une totalisation suffisante pour obtenir des effets satisfaisants.Toutefois chez des sujets à figure joufflue, ces points se trouvant trop éloignés du pied du rayon direct, il conviendra de pratiquer quelques irradiations supplémentaires vers la fin du traitement s\u2019il y persiste des folliculites rebelles, Centrer alors successivement sur la lèvre supérieure et la pointe du menton si la région sus- hyoïdienne est prise.Ces deux applications sont presque à angle droit l\u2019une de l\u2019autre.Bords libres des lèvres, nez cet partie supérieure de la face (barbe exceptée), région sous-hyoïdienne, poitrine sont protégés.Qu\u2019il s\u2019agisse de sycosis de la barbe ou d\u2019autres régions les premières tentatives visent à obtenir une guérison sans dépilation par la méthode des petites doses hebdomadaires: 74 D.-E.(Dose-éry- thème) par secteur, au nombre de 8 à 12 ordinairement; parfois il faut aller jusqu\u2019à 16.Au bout de 4 ou 5 applications l\u2019intensité de la pyodermite décroît.Les séances subséquentes seront espacées (15 jours) ou diminuées (14 D.-E.).L\u2019intensité de celles qui sont faites an menton et sous-menton vers la fin du traitement est aussi diminuée (4, 14 D.-E.).On utilise habituellement la radiothérapie nue.Toutefois certains n\u2019emploient que la radiothérapie filtrée.Elle est plus particulièrement indiquée quand il y a de l\u2019infiltration.Au cour d\u2019irradiations nombreuses, il faut avant chacune d\u2019elles rechercher avec soin les signes d\u2019irritabilité cutanée, indice de saturation de la peau.Cette irritabilité se traduit par une rougeur intense mais temporaire, consécutive à une légère friction, à un petit tapotement, à une exposition au soleil, au vent, à une émotion.Cette rougeur de la face facilement provoquée est un signal d\u2019alarme.Il faut immédiatement suspendre les rayons X durant quelques semaines et les reprendre avec circonspection, à plus faible intensité, lorsque tout danger est disparu.Persister c\u2019est à coup sûr provoquer un érythème.Après quelques séances, certains présentent de la pigmentation.Cette pigmentation précoce n\u2019exige pas l\u2019arrêt du traitement.Elle 1222 UNION MEDICALE DU CANADA n\u2019est du reste que transitoire et s\u2019efface dans les quelques semaines qui en suivent la cessation.Une sécheresse plus ou moins marquée apparaît parfois.Elle commande la prudence, de surveiller Pirritabilité, de diminuer Pin- tensité.Dépilalion Temporaire: \u2014- Chez les récalcitrants, qu\u2019un traitement fractionnel de 16 irradiations n\u2019a pas guéris, il convient d\u2019envisager la dépilation temporaire après un repvs \u2019environ G semaines.selon la méthode de Kienbock-Adamson : Seront cachées les seules régions qui ne sont pas touchées: poitrine, nez, paupières, front, oreilles, cuir chevelu, bord rouge des lèvres .La face est divisée de quatre secteurs: l\u2019ampoule est successivement centrée sur: 1.\u2014Vangle maxillaire droit, ?\u2014l\u2019angle maxillaire gauche.3\u2014\u2014le milieu de la lèvre supérieure, 4.la pointe du menton.Les expositions 3 et + doivent être faites presque à angle droit l\u2019une de l\u2019autre.Comme 11 a déja été dit, la marge entre la dose dépilante et la dose érythème est beaucoup plus étroite à la face qu\u2019au cuir chevelu et la dose dépilante donnée d\u2019emblée y provoque le plus souvent un érythème avec séquelles inesthétiques.Il convient donc d\u2019élargir cette marge de securité pour prévenir cet inconvénient.Un premier moyen consiste à dépiler non pas en une séance unique mais en quatre reprises, espacées de trois jours, chacune étant de 4 D.-E.Apres une semaine, en l\u2019absence de signes d\u2019irritabilité.la dose de 4 D.-F.peut être renouvelée une ou deux fois (8 jours d\u2019Intervalle), si la chute des poils ne semble pas amorcée.Mais celle-ci survient habituellement dans les quelques jours qui suivent les quatre première applications, les sujets à peau brune et à gros poils constituant quelques exceptions.tte. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1223 Un autre moyen est de recourir à la radiothérapie légèrement filtrée.En effet, avec la filtration il existe plus de latitude entre la dose dépilante et la dose-érythème.Ces applications seront données à tous les trois jours, 14 D.-E., quatre fois, comme dans le premier cas.Néanmoins la radiothérapie nue pour des lésions non infiltrées ne produit pas de l\u2019érythème aussi fréquemment qu\u2019on est porté à le croire.Toutefois, il vaut mieux filtrer dans le cas de lésions profondes.Personnellement, nous avons jusqu\u2019ici irradié sans filtre et n\u2019avons pas encore eu d\u2019ennuis.Enfin, selon le procédé récent de Buschke et Langer, la sécurité est encore plus grande, quasi absolue.Il s\u2019agit de combiner les effets de l\u2019acétate de thallium et des rayons NX, mais à demi-dose chacun.Les résultats thérapeutiques s\u2019ajoutent et les risques d\u2019accidents sont diminués de moitié.L\u2019acétate de thallium est donnée à raison de 4 milligrammes par Kilo.du poids de l\u2019individu et une demi-dose dépilante est donnée en même temps (A D.-F.).Les poils tombent au bout de 18 jours environ.Cependant même à ce taux l\u2019acétate de thalllum peut occasionner des douleurs aux membres inférieurs et de l\u2019anorexie durant quel- qques jours.Radiothérapie filtrée à demi-dose dépilante conjuguée à une demi-dose d\u2019acétate de thallium constituerait la méthode de choix (Andrews).Dépilation permanente.\u2014 Dans les cas rebelles où se montrent des récidives après la dépilation temporaire il convient d\u2019effectuer la dépilation permanente.Avec celle-ci il est un peu plus risqué de provoquer des télangiectasies tardives.Mais à tout prendre celles-ci sont tout de même moins inesthétiques et causent moins d\u2019ennuis au malade qu\u2019un sycosis qui s\u2019étermise.Du reste les télangiectiasies sont l\u2019exception s\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019érythème préalable et les précautions que nous avons indiquées lévitent le plus habituellement. 1224 UNION MEDICALE DU CANADA Le premier temps consiste à dépiler d\u2019après l\u2019un des procédés précédemment décrits.Puis, pour empêcher la repousse des poils qui reparaîtraient environ 6 semaines après, il suffit après leur chute d\u2019administrer à toutes les 3 semaines £L D.-F.durant 4 ou 5 mois.fn surveillant bien, il est rare cu\u2019une érvthème se produise au cours de ces dernières irradiations.Son éventualité est plus fréquente au premier temps.Après la dépilation permanente, l\u2019on note de la sécheresse de la peau, plus ou moins accusée, souvent définitive.Le tégument peut aussi présenter de l\u2019atrophie qui ne se traduit souvent que par un léger plissement, quelque- rides près des commissures, au menton, spécialement chez les sujets à peau fine ct à teint clair.Au surplus il ne faut pas attri- huer tous les dégâts aux rayons NX.Le sycosis lui-même réalise des plages d\u2019alopécie définitive, de Patrophie, des cicatrices.Il est à noter que avant, pendant et après le traitement radiothérapique l\u2019on doit se garder d\u2019appliquer des topiques énergiques.C\u2019est là pratique dangereuse qui peut déclancher l\u2019apparition d\u2019érvthème.Tout au plus se contentera-t-on de lotions émollientes ou légèrement antiseptiques.Certains ont conseillé l\u2019usage préalable des rayons ultra-violets, avant de procéder à l\u2019emploi des rayons N Nous estimons que ceci est à proscrire pour les mêmes raisons.Des auteurs ont signalé l\u2019apparition d\u2019un sycosis larvé après la dépilation permanente, éventualité assez rare.[explication réside dans le fait que si les gros poils sont bien tombés ils ont néanmoins été remplacés çà ct là par du duvet et que celui-ci est susceptible de s\u2019infecter à son tour.Il est logique de penser que si ces malades avalent recu quelques irradiations supplémentaires ceci ne se produirait pas.*# # # Ne considérant que les malades chez qui nous avons au moins 12 mois de recul, nous avons eu l\u2019occasion depuis ces dernières années de traiter par les rayons X 17 cas de sycosis de la barbe.Nous avons d\u2019abord tenté la guérison sans dépilation par petites doses hebdomadaires.Lorsque nous avons dû dépiler ce fut selon le procédé de Kien- hock-Adamson, a doses fractionnées.Chez tous nous avons utilisé la radiothérapie nue.Ces 17 malades ont tous guéri : 13 par des petites doses hebdomadaires.4 par la dépilation temporaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Chez aucun, nous n\u2019avons été forcé de recourir à la dépilation permanente.Les 4 dépilés ont tous présenté de la sécheresse temporaire mais un seul a montré un léger érythème.Depuis 20 mois que nous l\u2019observons, nous ne notons pas encore de télangiectasies.11 est probable qu\u2019il n\u2019y en aura pas.Aucun des 13 malades qui ont été guéris sans dépilation n\u2019a souffert d\u2019érythème, mais presque tous ont eu de la pigmentation qui s\u2019est graduellement effacée après la cessation du traitement.Chez un seul on perçoit un très léger plissement cutané juxta- commissural.Il est probable que ces deux ennuis (érythème qui heureusement n\u2019a pas laissé de séquelles et atrophie légère) ne seraient pas survenus si nous avions eu recours à la thallio-radiothérapie de \u2018Buschke et Langer.Le traitement du sycosis par les rayons NX est loin de produire fatalement tous les dégâts qu\u2019il est classique de lui imputer.Il guérit beaucoup plus rapidement et à moins de frais que les autres moyens thérapeutiques.\u2018 C\u2019est le plus souvent le seul qui soit vraiment efficace. RECUEIL DE FAITS UN CAS D\u2019OTITE EXTERNE À FAUSSES MEMBRANES APPAREMMENT DIPHTÉRITIQUE Par Philippe PANNETON de l'Hôpital Notre-Dame Bien que dans le cas publié ci-après le laboratoire n\u2019ait pu ni infirmer ni confirmer le diagnostic clinique, pour une raison que nous donnerons plus loin, il nous a semblé que ce cas présentait assez de probabilité et d\u2019intérêt clinique pour que nous songions à le rapporter.Les otites externes sans participation de l\u2019oreille moyenne, et avec fausses membranes diphtéritiques étant certainement d\u2019une très grande 1areté.Le 22 mars 1932, nous sommes appelés auprès de mademoiselle Simone de L., âgée de 17 ans, pour un mal d\u2019oreille.Début de la maladie, il y a cinq jours par une sensation de malaise généralisé, de la céphalée et un peu de congestion nasale; le tout attribué à une grippe dont c\u2019est l\u2019époque de floraison maxima.La maladie évolue de façon un peu curieuse pour une grippe.Un empâtement bizarre apparaît à la région rétro-maxillaire.La malade, qui a dû s\u2019aliter, croyant à quelque complication d\u2019origine dentaire, sort du lit et se rend chez son dentiste qui conseille et pratique, la veille de ma visite, l\u2019avul- sion de trois dents douteuses.Or, depuis deux jours déjà sont apparues des douleurs dans la région de l\u2019oreille, douleurs point trop violentes, mais à quoi s\u2019est ajouté la nuit dernière un bourdonnement continu comparable \u201cau bruit d\u2019un train en marche\u201d.Hier, s'établissait un écoulement d\u2019oreille, sans grandes douleurs prémonitoires et qui n'apporte aucune modification aux symptômes subjectifs.Cet écou'ement est rosé et extrêmement abondant.L'histoire, tant personnelle que familiale, ne nrésente rien de particulier.Scarlatine et rougeole dans l\u2019enfance, état général plutêt bon.Un frère a eu la diphtérie en 1918.Pas de maux de gorge non plus.Ftat actuel: la malade est alitée tant à cause de la fatigue, de l\u2019état de malaise marqué que à cause des douleurs presque continues à exacerbations L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1227 occasionnelles.Température 100, 2 F, (380° C.) Selles: normales.Urines: rétention ayant nécessité un cathétérisme.Poumons, coeur: rien.Nez, normal.George, un peu douteuse, mais pas de gonflement ni rougeur franche.Pas de douleurs.Oreille droite, normale.Oreille gauche.Pavillon normal, Méat: donne issue à un liquide très clair, à teinte fortement rosée, si bien que je m\u2019informe si la malade n'a pas eu des instillations de mercurochrome.Région péri-auriculaire: Le ganglion prétragal de méme que le rétroau- riculaire, sont perceptibles au doigt et légèrement sensibles à la pression.D'autre part, toute la chaîne des ganglions sous-mastoïdiens, y compris les supérieurs de la série carotidienne et surtout la nappe ganglionnaire sous sterno-cléido-mastoïdienne est remarquablement empâtée et douloureuse.Sous cet empâtement, on sent libre la pointe mastoïdienne qui est indolente, de même que toute l\u2019apophyse.Conduit auditif: il est littéralement inondé d\u2019une eau rosée qui se renouvelle avec une rapidité extrême.Les tampons d\u2019ouate doivent être changés toutes les quinze minutes au moins et l\u2019oreiller est rempli de taches.La partie membraneuse du conduit ne présente rien de notable; mais vers le fond on aperçoit un conduit rétréci, encombré par une fausse membrane opalescente dont les bords nettement délimités, à pie, correspondent à la limite.du canal osseux.On a l\u2019impression d\u2019un tube membraneux introduit dans le canal et le moulant parfaitement.Le tympan est recouvert par une fausse membrane du même aspect sous laquelle on devine un tympan très légèrement gonflé, mais sans battements.Une déchirure de la fausse membrane vers le Las, laisse couler la sécrétion en flot continu.L\u2019audition aérienne est naturellement diminuée.Il n\u2019y a pas d\u2019histoire de corps étranger ni de grattage.Pas de pyorrhée.En résumé: il s\u2019agit bien ici d\u2019un otite externe à fausses membranes sans participation de l\u2019oreille moyenne (peu de gonflement et pas de battements tympaniques).La participation du conduit écarte l'hypothèse myringite et phlyetène du tympan.Infection parasitaire?Non.La fièvre, la sécrétion, la couleur de la membrane, l\u2019absence de masses ou de glomérules, la propreté de la malade, l\u2019absence de démangeaison prémonitoirrs, tout éloigne l\u2019idée d\u2019une otomycose.Nous semblons bien être en face d\u2019une otite microbienne.On a signalé des otites externes pseudo-membraneuses à microcoques divers (Politzer), à fuso-spirilles de Vincent (Frenzel); enfin, Wilde et d\u2019autres après lui ont signalé les otites externes diphtéritiques que Kerrison affirme rares et dont Steinhof et Bezold ont relevé l\u2019un trente, l\u2019autre onze cas.Or, il se trouve dans le quartier de nombreux cas de diphtérie.Et c\u2019est là, le diagnostic probable que nous posons temporairement. 1228 L\u2019UNION VÉDICALE DU CANADA a Malheureusement, si nous avions apporté une aiguille à paracentèse, à tout hasard, croyant rencontrer une banale otite moyenne grippale.nous n\u2019avions pas sous la main le matériel à prélèvement et à ensemencement.Il est tard dans la journée, il n\u2019y a pas péril.Nous nous contentons de pres- ecrire l\u2019application de glace et des instillations d'alcool toutes les deux heures.23 mars.Nous visitons la malade le lendemain midi, armé cette fois d'un tube à culture.Là on nous apprend, ce qu\u2019on n\u2019avait pas déclaré la veille, que la malade vomit fréquemment et garde difficilement même les liquides.La température est descendue à 99, 1 F.Les douleurs ont été moindres.L\u2019empâtement cervical est le même.Du côté de l'oreille la fausse membrane s'est encore épaissie, occupant maintenant les deux tiers de la lumière.La sécrétion n'a pas diminué.Le tympan a changé d\u2019aspect: il n\u2019est pas bombé le moins du monde et il semble que la fausse membrane qui le recouvrait a tendance à se détacher.Au fond du conduit nous prélevons un lambeau de membrane qui se détache facilement et laisse une surface cruentée.Mais l\u2019aspeet du conduit, cette cruentation, le gonflement lymphatique qui persiste nous décide.La malade recoit 5.000 unités de sérum antidiphtéritique, e\u2026 contre les nausées, de la génatropine.24 mars.La malade ne vomit plus.La température est la même, mais le gonflement a diminué.Le conduit lui a changé radicalement.La fausse membrane a diminué des deux tiers.Les douleurs aussi.Le malaise général a complètement disparu.27 mars.L\u2019oreille est à peu près nettoyée, bien que sécrétant encore un peu.Un peu de rougeur tympanique.Nous prescrivons 10.000 unités de sérum.Bref, le Ier avril, la malade se lève depuis quelques jours et se sent bien.encore qu\u2019affaiblie.Le 14, elle vient à mon cabinet déclarer qu\u2019elle est parfaitement bien depuis quelque temps déjà.Cependant, le 12 mai persiste un petit ganglion à la pointe mastoïdienne, mais sans douleur.La culture n\u2019a malheureusement rien donné.Examinée à l\u2019Hôpital Saint- Paul pour contagieux, elle n\u2019a révélé la présence que de staphylocoques peu abondants.Apprenant que des instillations antiseptiques avaient été pratiquées.le bactériologiste me déclare que après elle la culture ne pouvait rien donner et que la négativité ne prouve rien.Pour lui, l'amélioration consécutive et surtout immédiate après sérothérapie est amplement probante, avec l\u2019aspect clinique.C\u2019est bien notre opinion.Nous n\u2019ignorons certes pas que le sérum agit parfois dans des cas d\u2019infection non-diphtérique.Nous ne discuterons pas pour savoir si dans ces derniers cas, il n\u2019y aurait pas peut-être diphtérie sous roche.Mais devant l\u2019histoire, la symptomatologie et les résultats de traitement, nous nous croyons autorisés à porter un diagnostic clinique de diphtérie du conduit auditif et à tenir ce diagnostic pour très probable. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1229 BIBLIOGRAPHIE BALLENGER.\u2014 Diseases of the Nose, Throat and Ear.SCALAS.Minerva Medica, 1922.BARHNILL.The Nose Throat and Far.BALLENGER et WHIPPERN.\u2014 Eye, Far.Nose and Throat.VEITZ.\u2014 Ztschr.f.H.N.u.O.BILLINGTON.\u2014 Diphtéria and Croup, 1879.BACON.\u2014 Manual of Otology.SCHEPPEGRELL.N.Orléans VW.S.Journal, 1912.BERNEA.\u2014 Rev.de Laryng.1924.NORTHRUP.\u2014 Diphtéria, 1902.DRURY.\u2014 Arch.of Oto-lar., 1925.WOTZILKA.\u2014 Wien Klin.Wehschr., 1918.GURANOWSKY.\u2014 Monatsch f.Ohr, 1888.POLITZAR.\u2014 Traité des mal.de l'O.FRENZEL.Arch.f.Ohren.t.CVIT.MARBAIX.\u2014 Congrès Soc.Belge O.-R-L., 1928.KERRISON.\u2014 Diseases of the Far.LERMOYEZ, BOULAY, HAUTANT.\u2014 Traité des mal.de l'O.STEINHOF.\u2014 Cours inaugural, 1866.BEZOLD.\u2014 Archives de Virchow.vol.LXX.WREDEN.\u2014 Mycoses de l'Or., 1868.BARENBERG et LEWIS.\u2014 J.A.M, A, 1930. A PROPOS D'UN CAS D\u2019ACROMEGALIE.CONSIDERATIONS D\u2019ORDRE THÉRAFEUTIQUE Par Jean SAUCIER Service de Neurologie de l'Hôpital Notre-Dame.Outre l\u2019intérêt iconographique que présentent toujours les aspects si spéciaux des acromégaliques, la malade qui fait l\u2019objet de cette observation résumée pose le problème encore très discuté.à savoir: est-ce que ces malades doivent être soumis à la radiothérapie ou a la chirurgie?Il s'agit d'une femme de ménage, canadienne-francaise, Eva 0., âgée de 37 ans, qui fut admise dans le service du Dr.LeSage le 2 septembre dernier afin qu\u2019il soit porté remède à ses disgracieuses hypertrophies et à sa céphalée.Le début de la maladie remonte à il y à 7 ans.Les premiers signes notés par la malade furent la céphalée et l\u2019hypertrophie progressive des mains, des pieds, du massif facial et de la langue.La photo annexée au texte nous dispensera des détails descriptifs superflus.Peu à peu survint l\u2019aménorrhée, comme il est classique, pendant que s\u2019accentuaient les phénomènes acromégaliques.Environ 15 mois après les débuts de la céphalée, la malade eut, et a encore aujourd\u2019hui l\u2019impression de voir \u201ccomme dans un tube\u201d, objectivant ainsi sans qu: nous le lui suggérions l\u2019hémianopsie bi-tem- porale, signature habituelle des syndromes chiasmatiques.Durant les années qui survirent, rien de notable ne vint s\u2019ajouter au tableau clinique si ce n\u2019est, pendant une période assez courte, un mois environ, apparition d'une polyurie importante qui disparut spontanément.Cet épisode de diabète insi- est vraisemblablement pide, \u2014 car les urines ne contenaient pas de sucre, attribuable à une irritation des noyaux du tuber et doit être assimilé aux diabètes insipides décrits par Camus et Roussy dans les lésions tubériennes.Chez notre malade, il ne s\u2019est pas tant agi de lésions que de compression passagère puisque le syndrome « disparu.Les noyaux tubériens se seraient accommodés à un tassement progressif, ou la masse comprimante aurait été influencée par la thérapeutique mise en oeuvre à ce moment.Enfin, les signes habituels d\u2019hypertension intracräânienne: baisse de la vue, somnolence, vomissements furent si discrets que la malade ne les relève pas spontanément.Seule la céphalée est à retenir et incommode encore la malade. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ; 1231 Fxaminée par nous à la demande du Pr.LeSage, nous avons fait les constatations suivantes: démarche et stotion normales; force musculaire bien conservée à tous les segments; sensibilités, normales; nerfs craniens tous normaux sauf la seconde paire: la papille ne présente pas de stase véritable mais est légèrement hyperhémiée; l\u2019acuité visuelle est normale, enfin, il existe de l\u2019hémianopsie bi-temporale, et ainsi s'explique le fait que la malade 2 A = .- .Photo dûe à l\u2019obligeance du Dr.A.Comtois.Noter l\u2019hypertrophie des mains, le prognathisme, l'augmentation de volume du nez, des lèvres et des os malaires.voit \u201ccomme dans un tube\u201d.Le psychisme est intact.La ponction lombaire pratiquée dans un autre hôpital.a donn\u201c des chiffres normaux aux tests usuels.La tension du 1 e.r.n\u2019a pu être mesurée parce que la malade, très pusillanime, refuse énergiquement toute intervention, si minime soit-elle.Des radiographies du crâne ont été prises à différents intervalles, et toutes ont montré un élargissement considérable de la selle turcique.La dernière en date, que nous reproduisons ci-après rend bien compte des dégâts » .og 1232 L\u2019UNION VÉDICALE DU CANADA causés par l\u2019envahissement de la masse tumorale: affaissement des parois, aspect globuleux, amincissement des clinoïdes postérieures.Nous aurons complété l\u2019histoire de cette malade en ajoutant que son passé médical 1'offre rien de saillant par ailleurs, et quelle a subi a diverses périodes des cures radiothérapiques qui n'eurent aucune influence sur l\u2019évolution des signes acromégaliques.L'intervention chirurgicale, proposée plusieurs fois, a toujours été refusée.Le praticien ne voit pas souvent les acromégaliques, ou quand il les voit ils sont tellement évolués qu\u2019il est souvent trop tard pour établir une thérapeutique radicale.Ce rappel de l\u2019évolution des phénomènes physio-pathologiques dûs aux lésions de lhypophyse, notam- Radio due a l'obligeance du Dr.D.Léonard.Les altérations de la selle turcique sont caractéristiques.ment du lobe antérieur, met en lumière, d\u2019une part, la facilité du diagnostic, et d\u2019autre part, la possibilité de dépister ces malades au tout début.Chez les individus qui ont mal à la tête, qui changent la pointure de leurs gants et de leurs souliers, et qui voient \u201ccomme dans un tuyau\u201d, il est primordial de rechercher attentivement les anomalies visuelles et de faire faire une radio du crâne.L\u2019hémianop- sie bi-temporale et l\u2019agrandissement de la selle turcique établissent au moins un diagnostic régional.L\u2019examen complet permettra alors sans difficultés d\u2019arriver au trouble précis qui conditionne un tel syndrome.Dans la majorité des cas il s\u2019agit d\u2019adénômes du lobe antérieur de l\u2019hypophyse. L'UNION VÉDICALE DU CANADA 12513 La thérapeutique par les rayons X n\u2019a pas donné dans le présent cas les résultats encourageants auxquels on s\u2019attendait.La maladie n\u2019a pas régressé; tout au plus, la malade a-t-elle eu quelques soulagements, du reste, fugaces, de sa céphalée.Peut-être aussi de- vons-nous attribuer aux rayons la disparition des signes de la série tubérienne.L\u2019opinion de Béclère, selon qui la roentgenthérapie est indiquée comme traitement de choix dès le début des troubles est fortement battue en brèche par les neurochirurgiens, qui ont des statistiques de régression des signes acromégaliques proprement dits après exérèse de la tumeur: (cas de Penfield).D\u2019ailleurs, Béclère dit bien qu\u2019en cas d\u2019aggravation manifeste, la radiothérapie doit faire place à la chirurgie.Clovis Vincent est plus impératif: \u201cQuand une tumeur doit être opérée, dit-il, mieux vaut faire la radiothérapie après l\u2019intervention qu\u2019avant elle\u201d.Cette opinion réflète la pensée de la majorité des neurochirurgiens et neurologistes contemporains, même en ce qui concerne l\u2019hypophyse.Au surplus, la mise en œuvre de la thérapeutique par les rayons NX a cet inconvénient d\u2019abaisser le seuil de vitalité des tissus, notamment de la peau, et de provoquer un saignement qui gêne considérablement les procédures chirurgicales.Or, il est admis aujourd\u2019hui que l\u2019hémostase constitue la pierre d\u2019achoppement des neurochirurgiens.Pourquoi alors entraver le chirurgien et lui créer de nouvelles difficultés?Pourquoi augmenter la durée de l\u2019acte opératoire?Si la tumeur n\u2019est pas extirpable en totalité, il sera toujours temps d\u2019avoir recours dans la suite à la radiothérapie.Encore récemment, de Martel exprimait une opinion identique lorsqu\u2019il disait qu\u2019une exploration transfrontale de la région sellaire doit toujours être tentée avant d\u2019instituer la radiothérapie.Ces commentaires n\u2019ont pas pour but de discréditer la radiothérapie.Bien au contraire! Il n\u2019est pas permis d\u2019ignorer que celle-ci constitue de plus en plus une arme indispensable contre les processus tumoraux de toute nature, mais de l\u2019avis des neurochirurgiens modernes, la thérapeutique des néoformations hypophysaires doit d\u2019abord être chirurgicale.Elle sera aidée secondairement par la radiothérapie, dont l\u2019action adjuvante complétera, s\u2019il y a lieu, la tentative de cure radicale.En d\u2019autres termes, il s\u2019agit de viser à une cure qui à toutes les chances d\u2019être radicale plutôt que de temporiser en attendant les effets d\u2019une méthode thérapeutique qui sera peut-être active, mais dont les probabilités ne permettent d\u2019envisager que des effets temporaires et palliatifs. REVUE GÉNÉRALE LA STASE DUODÉNALE CHRONIQUE (suite) Notions pathogéniques Par Pierre SMITH Ancien assistant étranger des Hôpitaux de Paris.(Service du Professeur Pierre Delbet) Chirurgien de l'Hôpital St-Luc.Le duodénum est soumis aux grandes lois de pathologie qui régissent tout le tube digestif.Une rétention ou une stase dans un segment quelconque du tractus gastro-intestinal peut reconnaître trois causes principales; ou une sténose par obstacle mécanique, ou une paralysie d\u2019origine inflammatoire (iléus).ou un déséquilibre de l\u2019innervation par atonie ou contracture.Effectivement une de ces trois causes se retrouve toujours à Pori- gine une stase duodénale.Stase duodénale par obstacle mécanique.L\u2019obstacle peut être intrinsèque au duodénum et agir par obstruction de la lumière duodénale ; extrinsèque - en dehors du duodénum \u2014 il amène le rétrécissement du conduit par compression, étranglement ou coudure.Les obstacle intrinsèques sont des malformations congénitales ou des lésions acquises.Au nombre des malformations congénitales sont les atrésies et le cloisonnement.L\u2019atrésie complète, tout comme la sténose pylorique commande une intervention d\u2019extrême urgence.L\u2019atrésie incomplète, par cloisonnement membraneux, est toujours sous-vatérienne.Compatible avec la vie, Ja stase qu\u2019elle entraîne ne cause des accidents que tardivement.Plus fréquent que l\u2019atrésie est le duodénum mobile (par conservation de son méso primitif.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1235 Cette mobilité anormale entraîne une forte angulation du point de suspension duodéno- jéjunal; angulation, cause de rétention en amont.Les lésions acquises sont la rétraction cicatricielle consécutive à un ulcère, l\u2019infiltration pariétale de nature syphilitique, les tumeurs bénignes ou malignes, l\u2019obstruction par corps étranger.Nous reviendrons tout à l\u2019heure sur la stase duodénale qui accompagne l\u2019uleus.Parmi les tumeurs, les sarcomes ct les cancers font rapidement obstacle au transit duodénal.Ici, l\u2019intérêt est davantage au néoplasme qu\u2019à la stase qu\u2019elle provoque.À côté des tumeurs, on peut rapprocher les diverticules, qui dans certaines conditions particulières, peuvent occasionner une stase.Lies corps étrangers les plus notables sont les gros calculs biliaires, éliminés par fistulisation choléeysto- duodénale.Les obstacles mécaniques extrinsèques au duodénum peuvent aussi être classés en lésions congénitales et en lésions acquises.Ici les lésions congénitales sont relativement fréquentes et se manifestent sous forme de minces voiles membraneux transparents plus ou moins vascularisés, ou de brides fibreuses qui enserrent et compriment le duodénum et que Duval a appelé \u2018\u201cpériduodénite sténosante essentielle\u201d.Encore convient-il d\u2019être éclectique dans la conception patho- génique de ces lésions de réaction conjonctive, puisque certaines d\u2019entre elles, seraient encore d\u2019ordre inflammatoire au même titre que les voiles et les membranes du cœco-colon si fréquemment rencontrés.Dans l\u2019étage sus-méso-colique, pour les sténoses sus-vatériennes.nous avons la bride cystico-duodénale, le ligament cvstico-duodéno- colique, le ligament hépato-duodénal (ou membrane de Harris, qui s\u2019étend du lobule de Spiegel au bulbe duodémal), ete.Dans l\u2019étage sous-méso-colique, pour les sténoses sous-vatérien- nes, on rencontre le plus souvent la bride de Mayo, tendue entre la l'ace inférieure du méso-côlon, et le bord droit de la première anse jéjunale; celle-ci, attirée de la sorte vers la ligne médiane ferme l\u2019angle duodéno-jéjunal.La membrane de Tavlon ou de Foisy, s\u2019étend du péritoine pariétal postérieur au duodénum descendant en barrant le genou inférieur ; le ligament de Duval \u2014 bord supérieur épaissi et rétracté de la fossette duodénale \u2014 comprime l\u2019angle duodéno-jé- junal en le serrant a bloc.Mentionnons encore un muscle de Treitz pathologiquement rétracté ou vicicusement insgéré qui attire en haut.Pangle duodéno-jéjunal et en ferme ainsi les branches. L'UNION MÉDICALE DU CANADA Lésions acquises.< La \u201cpériduodénite inflammatoire\u201d ou \u201cadhésive\u201d, par la production d\u2019adhérences, de membranes, ou de brides rétractiles, qui enserrent.déforment et compriment le duodénum, favorise la stase ; elle est en rapport soit avec une infection générale.syphilis ou tuberculose; soit avec une infection locale, duodénite simple ou ulcéreuse : soit avec une infection de voisinage, choléevstite, pancréatite, ou une infection à distance, lésion utéro-annexielle, entéro-colite, appendicite seule ou compliquée d\u2019épiploïtes.Mais la stase par compression typique, et aussi très fréquente, est réalisée par la compression du pédi- cule mésentérique.Mais le pédicule ne fait pas obstacle en dehors de certains états particuliers qui constituent l\u2019amorce du mal.Parmi ceux-ci citons la brièveté anormale congénitale du mésentère.Cette malformation rarement isolée, cœxiste avec cet ensemble d\u2019anomalies viscérales groupées sous le nom générique d\u2019entéroptose, qui est à l\u2019origine de la compression mésentérique, avec sa résultante la stase duodénale : cette stase est peut-être la traduction la plus marquante \u2014 et aussi la plus méconnue encore - des troubles variés de l\u2019entéroptose.La ptose rénale, qui coïncide souvent avec la stase duodénale, semble agir directement sur le duodénum par traction sur le ligament duodéno-rénal, et surtout par l\u2019intermédiaire du côlon droit qui se trouve régulièrement entraîné par la chute du rein.Stase sous l\u2019influence de processus inflammatoires.Les toxines microbiennes, localement ou à distance, agissent sur le tube digestif en provoquant une réaction spastique ou une para- lysic plus ou moins prononcée, paralysie appelée génériquement \u201ciléus\u201d.Loi commune, à laquelle le duodénum ne saurait échapper.Aussi répond-il par atonie sous l\u2019inflence directe ou lointaine d\u2019une sécrétion toxique.Dans la \u201cgastro-pyloro-duodénite\u201d le \u201cred stomach\u201d des Américains, il s\u2019agit bien d\u2019un processus inflammatoire sub-aigu véritable, avec teinte rouge vif, vernissée de la paroi.Cette affection pré- ulcéreuse donne lieu à une stase gastro-duodénale plus ou moins marquée, décelable à l\u2019examen radiologique.Des inflammations extra-duodénales aussi, peuvent retentir sur la paroi du duodénum et la frapper de paralysie.Il ne pourrait y L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1237 avoir de péricholécystite sans péri-duodénite, vésicule et duodénum étant en contact intime.La cholécystite, par réaction péritonéale retentit sur tout le carrefour sous-hépatique.Propagation par contiguité et continuité puisqu\u2019un réseau lymphatique commun enveloppe et dessert les voies biliaires et le duodénum ; de même et par un processus analogue, la pancréatite réagit-elle sur le duodénumn : de même aussi, par la voie lymphatique les intlam- mations à distance.appendicite, salpingite, etc.Stuse par déséquilibre de l\u2019innervation duodénale.La stase duodénale peut enfin être causée par des états permanents ou intermittents de contracture spastique, à différents niveaux du tractus duodénal.Si on ne trouve aucune lésion locale ou distante pour expliquer cette condition, on l\u2019interprète alors comme un trouble moteur par déséquilibre de l\u2019innervation propre du duodénum.La spasticité duodénale est-elle l\u2019expression d\u2019un état particulier de vagatonie, et l\u2019atonie est-elle à rattacher à l\u2019état inverse, la sym- pathicotonie ?Cependant les malades qui se présentent dans ces conditions sont très souvent des névropathes avérés et leurs malaises s\u2019améliorent sous l\u2019action de la belladone ou de la génésérine d\u2019une part, du bromure et de la valériane d\u2019autre part (De Beule). LA RADIOTHÉRAPIE DANS LES MALADIES DE LA FEMME.Hémorragies \u2014 Fibromes \u2014 Lésions inflammatoires.Résultats éloignés.\u2014 Succès et échecs.Par le Dr J.E.PANNETON, Professeur agrégé de radiologie à l\u2019Université de Montréal.Ancien radiologiste de l'Hôpital Notre-Dame.Il ne nous est pas possible de traiter ce vaste sujet et d\u2019exposer clairement tous les faits qui s\u2019y rattachent dans un seul article.Le seul chapitre de la radiothérapie des affections pelviennes de la femme occuperait, à lui seul, la matière d\u2019un bon volume.Nous n'avons nullement l\u2019intention de nous étendre aus:i longuement.Nous nous contenteronx de relater notre expérience personnelle qui date de plus de 20 ans et qui porte sur près de 700 cas, en y ajoutant celle de nos maîtres et de nos confrères.Nous rapporterons aussi bien nos échecs que nos succès et nous tâcherons de rendre compte de nos insuccès, relativement peu nombreux, par rapport au nombre considérable de cas traités et de trouver les moyens de les éviter dans l\u2019avenir, si possible.Nous aurions voulu à tout prix traiter cette question au point de vue purement radiologique et éviter de mettre en parallèle cette thérapeutique avec l\u2019opération chirurgicale, mais la persistance de quelques intransigeants irréductibles, heureusement de plus en plus rares, qui ne perdent jamais l\u2019occasion de signaler les quelques mécomptes de la radiothérapie: un kyste de l\u2019ovaire pris pour un fibrome, un cancer développé dans un utérus myomateux irradié 7 ans, 10 ans ou 15 ans auparavant (fait très rare d\u2019ailleurs) tout comme si en chirurgie il ne se produisait jamais de ces mécomptes, d\u2019accidents ayant des conséquences autrement plus graves, cette persistance nous force à nous départir un peu de notre réserve et de montrer les avantages et les désavantages des deux méthodes., Pour bien résumer cette question, il nous faudrait un numéro entier de l\u2019Union Médicale, ce qui n\u2019est pas possible.C\u2019est pourquoi nous publierons ce travail en quelques articles séparés qui paraîtront chaque mois grace a la bonne hospitalité de notre excellent rédacteur.Indications et contre-indiculions.I] y à 22 ans.au début de notre carrière de radiologiste.les premiers essais de traitement du fibrome utérin et des hémorragies uté- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1239 rines ne dataient que de quelques mois et les contre-indications à ve traitement étaient nombreuses.Les gros fibromes approchant ou dépassant l\u2019omblic.les fibromes accompagnés de douleurs, de compression.les fibromes du petit bassin, ou ceux qui saignaient continuellement, ceux des femmes de moins de 40 ans, ceux qui s\u2019accompagnalent d\u2019annexite.de salpingite, les fibromes dégénérés, les fibrome= sous- muqueux ou sous-péritonéaux.etc.ete, nous étaient formellement interdits.Nous ne pouvions traiter par les rayons NX que les petits fibromes non douloureux et les métrites scléreuses hémorragiques chez les femmes de 40 ans et plus.Encore nous démontrait-on que le diagnostic certain de ces affections est quelquefois si difficile que nous restions toujours perplexes en présence des cas même les plus classiques.et maintes fois des malades atteintes de lésions parfaitement curables par la radiothérapie furent livrées au chirurgien par crainte de commettre une erreur.Mais heureusement pour la radiothérapie, un bon nombre de malades atteintes de ces lésions réputées du domaine exclusif de la chirurgie étaient en même temps porteuses d\u2019affections organiques qui contre-indiquaient formellement l\u2019opération sanglante.On fut done forcé de diriger au radiologiste les malades souffrant d\u2019affections rénales graves, les albuminuriques.celles qui présentaient une mauvaise constante d\u2019Ambard, les cardiaques, les diabétiques, les tubereu- leuses.celles devenues inopérables à cause de la grande anémie et de la faiblesse extrême provoquées par des hémorragies abondantes trop longtemps tolérées par crainte arraisonnée de l\u2019opération.Les succès nombreux que nous obtenions chez ces malades nous amenèrent naturellement des malades qui auraient fort bien pu être opérées.Grâce au perfectionnement du matériel radiologique.aux rayons de plus en plus pénétrants, à la filtration plus par- feite, au pourcentage beaucoup plus grand d\u2019absorption des rayons dans les tissus\u2019 profonds, grâce enfin aux nouvelles techniques, particulièrement à celles employées dans les principales cliniques allemandes, plus hardies peut-être, mais plus efficaces que les techniques françaises que nous avons utilisées pendant plus de 15 ans, les contre- indications à la radiothérapie des organes génitaux pelviens de la femme sont devenues de moins en moins nombreuses et le champ d\u2019action cle la roentgenthérapie s\u2019est considérablement élargi.C\u2019est ainsi que l\u2019âge des malades n\u2019est plus un obstacle, que nous ne sommes plus arrêtés par le volume des tumeurs, ni même par la douleur qui pourrait être 1240) LUNTON MEDICALE DU CANADA due à une salpingite, voire même à une infection puisque grâce aux travaux de Heidenhain et de Fried, ceux plus récents de Siedentoft, de Scisser.de Seitz, de Martins, nous pouvons maintenant traiter avec succès bon nombre d\u2019affections inflammatoires pelviennes d\u2019origine génitale.En France, le traitement de ces dernières affections est peu connu et critiqué.Cependant Solomon et quelques autres nous ont rendu compte de l'action favorable des rayons N dans les affections inflammatoires.La radiothérapie est aujourdhui une méthode de traitement des affections de la femme qui a largement fait ses preuves, qui est de pratique courante dans tous les pays et particulièrement en Allemagne où elle a atteint son plus grand développement, une méthode qui ne devrait plus avoir à se défendre.Nous devons rendre justice à la plupart des chirurgiens et gynécologues de valeur qui sont maintenant de cet avis.Quelques-uns admettent méme que la radiothérapie est supérieure a la chirurgie.Citons par exemple le professeur J.Ducuing de la Faculté de Toulouse, chirurgien chef des hôpitaux, Directeur du Centre anticancéreux de Tonlouse qui nous dit: \u201cnous estimons à 70% environ le nombre des malades qui relèvent des agents physiques.Ajoutons qu\u2019il est de notre devoir, à nous chirurgiens, de traiter ou de faire traiter par les agents physiques tous les fibromes qui ne relèvent pas du bistouri d\u2019une façon absolue.Contrairement à ce que l\u2019on croit dans le public, à ce que beaucoup de médecins pensent, à ce que certains chirurgiens affirment, la mortalité pour fibrome ne varie pas entre 1 et 2 pour 100; elle oscille autour de 6 pour 100 et la morbidité postopératoire précoce ou tardive n\u2019est pas à négliger\u201d.Comme complications opératoires nous avons: les hémorragies.la blessure d\u2019un uretère (nous avons même vu deux fois l\u2019obstruction par emlroche- ment des deux uretères suivie de mort naturellement, ) les blessures de la vessie.l\u2019occlusion intestinale, la septicémie, le shock.Les incidents de la convalescence sont souvent inquiétants: phlébites.escarres sacrées.hémorragies secondaires, troubles cardiaques graves.trouble- congestifs \u2014 embolies \u2014 adhérences, étranglements.hernies, éventration.(es trois derniers nécessitent presque toujours une seconde opération.\u2018 Les embolies pulmonaires mortelles, qui s\u2019observent après toutes sortes d\u2019opérations, sont particulièrement fréquentes à la suite des hystérectomies pour fibromes. L\u2019UNION VÉDICALE DU CANADA 1241 Le professeur Ducuing ajoute encore: \u201cBien que le traitement du fibrome par les agents physiques, surtout par le radium intra- utérin.ne soit pas absolument anodin, la mortalité et la morbidité d\u2019une telle thérapeutique sont loin, cependant, d\u2019atteindre celles de la chirurgie.L\u2019hystérectomie reste une action opératoire grave qui donne un minimum de 6 pour 100 de mortalité globale et une morbidité non négligeable.Abstraction faite des erreurs de diagnostic (15 a 20 p.100 d\u2019erreurs) on peut considérer que les vrais fibromes sont presque tous guéris par la radiothérapie.\u201d Le docteur Daniel, chirurgien gynécologue de Marseille, dit: \u201cLa roentgenthérapie du fibrome, sous réserve d\u2019éviter une erreur de diagnostic possible dans 2 ou 3 p.100 des cas est supérieure à l\u2019acte chirurgical et a la curiéthérapie.\u201cComme erreurs de diagnostic, il faut tout d\u2019abord et surtout citer le sarcome utérin, la dégénérescence néoplasique du fibrome, dont je donne à la roentgenthérapie la valeur d\u2019un traitement d\u2019épreuve car à doses moyennes de thérapie du fibrome (1200 R français, en dose profonde) le sarcome utérin diminue très rapidement de volume, trop rapidement, de moitié de son volume environ en une quinzaine ou vingtaine de jours.Cette radio-sensibilité excessive a la valeur d\u2019un véritable signe, d\u2019un moyen de diagnostic.Donc en cas de diminution trop rapide du volume faire la roentgenthérapie profonde à doses cancéricides au lieu de s\u2019estimer satisfait de cette radio- sensibilité suspecte, car deux mois après, l\u2019évolution sarcomateuse reprendrait, plus maligne qu'avant l\u2019irradiation.\u201cLes autres erreurs de diagnostic sont bénignes dans leurs conséquences, \u201cLa roentgenthérapie est supérieure à la chirurgie (3 à > p.100 de mortalité, et de ce fait je n\u2019hystérectomise plus que dans les cas douteux), et à la curiéthérapie à cause des atrésies cervicales qui peuvent engendrer des difficultés obstétricales ct de la plus grande nocivité des rayons 7 que des ravons X vis-à-vis des produits de conception\u201d.Mais c\u2019est surtout en Allemagne que cette thérapeutique a pris une place prépondérante.Kronig et Gauss, de Fribourg-en-Brisgau, ont été jusqu\u2019à dire que l\u2019intervention chirurgicale, dans les fibromes, devait être désormais réservée à des cas exceptionnels.Martins, de Berne, n\u2019opère que 10 p.100 des fibromes qu\u2019il rencontre.Le professeur Wintz n\u2019intervient que dans 5 p.100 des cas.Dans le traité de gynécologie de J.L.Faure et A.Siredey ce dernier dit: \u201cBien que la radiothérapie des fibrômes n\u2019ait pas rencon- 1247 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tré tout d\u2019abord, en France, un accueil aussi enthousiaste,elle est pratiquée avec succès par la plupart des radiologues.Bergonié, Bordier, Béclère et ses élèves ont donné une grande impulsion à cette méthode dont les résultats sont très satisfaisants.\u201cTI n\u2019est pas indif- férent de signaler que diverses malades qui s'étaient découragées au cours du traitement, après avoir subi de 8 à 16 séances de radiations, ont pu être opérées; elles ont guéri sans aucune complication.Il est donc permis aujourd'hui de faire une part importante à la radiothérapie dans le traitement des fibromes.\u201d Les progrès dans la technique radiothérapique, l\u2019adjonction de la radiothérapie ultra-pénétrante, la combinaison de cette dernière et de la radiumthérapie dans les très gros fibromes ou dans les fibromes suspects de dégénérescence cancéreuse ont notablement réduit la proportion des interventions chirurgicales.À l\u2019époque où l\u2019on n\u2019employait que des rayons peu pénétrants ou même moyennement pénétrants on a pu observer des régressions incomplètes de fibrome ou des guérisons non durables de mérites hémorragiques avec transformations épithéliomateuses du corps utérin.Il est possible, qu\u2019à la rigueur des néoplasmes utérins en imposant pour des fibromes aient reçu un coup de fouet, mais il ne faut pas oublier qu\u2019alors les tissus profonds n\u2019absorbaient que 15 à 17 p.100 du rayonnement et de ce fait recevaient un traitement insuffisant.Avec les appareils actuels l\u2019absorption à 10 centimètres de profondeur atteint de 35 à 40 p.100.Il y a donc lieu de croire qu\u2019à l\u2019avenir ces guérisons incomplètes et ces transformations seront de plus en plus rares.Quant aux erreurs de diagnostic elles sont tôt découvertes.Nous avons adopté, comme règle, de renvoyer à la chirurgie toute malade qui n\u2019est pas franchement améliorée après avoir reçu environ le 1/3 de la dose de radiation qui devrait la guérir.La radiothérapie judicieusement employée n\u2019est nullement préjudiciable et tous les cas qui ont nécessité une intervention ultérieure ont tous guéri par première intention et sans incidents remarquables.Quant aux prétendues adhérences causées par la radiothérapie, elles n\u2019existent pas.De fait, les malades préalablement irradiées semblent en avoir moins que les autres.Je crois que nous pourrons démontrer ce fait lorsque nous publierons des observations complètes.* (à suivre) MOUVEMENT MÉDICAL LA CÉPHALÉE EN NEURO-PSYCHIATRIE Par Roma AMYOT Médecin de l'hôpital Notre-Dame La sémiologie de la céphalée n\u2019a pas de limite.Elle couvre toute l'étendue de la pathologie et son étude complète comporterait, en plus les causes effectives de la douleur de tête par atteinte immédiate des éléments sensibles du crâne, toutes les causes indirectes qui diffusent leurs effets excentriquement du lieu où elles opèrent directement et qui déterminent des troubles à distance dont la céphalée est probablement le plus constant.Il m\u2019est done impossible, pour des raisons majeures, d\u2019en faire une étude complète.Je me limiterai plutôt à certaines considérations physiopathologiques, sémiologiques et thérapeutiques de la céphalée que des affections neurologiques ou neuro- psychiatriques provoquent.La céphalée signifie la souffrance du crâne, son pourtour et son contenu; elle correspond aux algies exodraniennes.craniennes et endocraniennes, Elle n\u2019englobe donc pas les algies relevant de certaines paires craniennes, comme la névralgie faciale par ivritation du trijumeau, la névralgie du glosso-pharyngien, ou de certaines branches du plexus cervical.comme la névralgie sous-occipitale par irritation portant sur le nerf d\u2019Arnold.Enfin, elle ne renferme pas les douleurs de la face ou du cou.Du vaste domaine de la céphalée, je ne considèrerai que étude des endocéphalées, des algies endocraniennes.De ce groupe.j\u2019éliminerai celles dont l\u2019origine doit être rattachée aux lésions dentaires, oculaires, nasales et sinusales.Je ne m\u2019occuperai pas non plus, je me répète, des céphalées de cause éloignée, indirecte, c\u2019est-à-dire des céphalées par intoxication endogène ou exogène, par infection chronique ou aiguë, par modification de la composition et de la tension sanguines, par troubles gastro-intestinaux et par viciation des fonctions hépatiques et biliaires.Mais, je ferai porter mon étude sur les cépha- 1244 L\u2019UNION JEDICALE DU CANADA lées liées a des lésions méningo-encéphaliques, sur certaines cénesto- pathies céphaliques de ce groupe de malades qu\u2019on est convenu d\u2019appeler petits mentaux, enfin sur la migraine.J\u2019inclus Pétude de la migraine, parce que ses manifestations, relevant il est vrai de la médecine générale par leur genèse et leur pathogénie, comprennent cependant souvent des éléments neurologiques et sont quelquefois l\u2019effet ce lésions endocraniennes.Afin de bien comprendre le point de départ de l\u2019algie endocra- nienne, il est essentiel de connaître, dans ses grandes lignes, l\u2019innervation sensitive de l\u2019intérieur du crâne.TI est généralement accepté actuellement que la part primordiale de cette sensibilité endocranienne est fournie par le trijumeau.Le ganglion de Gasser, les branches ophtalmiques, maxillaire supérieur et maxillaire inférieur qui en émergent fournissent des fibres sensitives à la dure-mère cranienne, aux parois des sinus veineux et accessoirement à l\u2019os, par la table interne.Le sympathique et le parasympathique fournissent aussi de nombreuses fibres aux méninges.Ces fibres se distribuent particulièrement aux méninges molles, aux vaisseaux qui les parcourent et aux plexus choroïdes; elles ont pour fonction principale de régler la vaso-motricité des vaisseaux méningés et des plexus choroïdes.Selon toute probabilité, les méninges molles, la pie-mère et l\u2019arachnoïde, contiennent des fibres sensitives, mais, en regard de l\u2019innervation sensitive de la dure-mère, celle des méninges molles ne comptent pratiquement pas.D\u2019autres part, il est admis que la masse encéphalique ne possède pas de sensibilité et que la céphalée ne traduirait pas la soulfrance des éléments qui la constituent.Les observations importantes de Cushing et de Morriston Davis démontrent qu\u2019il n\u2019en va pas de même avec les méninges et surtout avec la dure-mère.Cushing a noté qu\u2019aprés l\u2019ablation chirurgicale du ganglion de Gasser, la céphalée qui apparaît et peut durer plusieurs heures, due, selon cet auteur, à un écoulement excessif et prolongé de liquide céphalo-rachidien, est invariablement une céphalée unilatérale et reportée au côté sain ou non opéré du crâne.Dans les cas où l\u2019extirpation a été incomplète, il a été noté par l\u2019auteur que la céphalée était bilatérale, mais couvrait un champ moins vaste du côté opéré.Morriston Davies a confirmé cette observation intéressante de Cushing.Trente ablations du ganglion de Gasser effectuées par lui, déterminèrent l\u2019anesthésie de la dure-mère avec cette conséquence que: jamais la céphalée ne survint subséquemment du côté de l\u2019opération, mais qu\u2019elle ne s\u2019installait que dans la moitié saine L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1245 du crâne.Les observations de ces deux auteurs sont certainement d\u2019une importance et d\u2019une portée physio-pathologiques cruciales ; elles montrent que la céphalée objective la souffrance, pour une part primordiale, sinon exclusive, des branches du trijumeau distribuées, à l\u2019intérieur du crâne, à la dure-mère et aux sinus veineux.Quel est le mécanisme immédiatement effectif de cette souffrance ?Quelle est la nature de l\u2019agent ou des agents qui créent définitivement sur les terminaisons nerveuses cette irritation qui se traduit par la douleur?Quelle que soit la source de l\u2019endocéphalée ; quelle que soit son ori- cine : méningo-encéphalique, infectieuse, toxique, faciale (sinus-dents- nez-œil) sanguine (composition-tension), il semble que la douleur dépende surtout d\u2019une irritation mécanique par perturbation de l\u2019hy- dro-dynamique intracranienne ou encore du déséquilibre des circulations sanguine et céphalo-rachidienne.Car, il faut bien se rappeler que le contenu endocranien se trouve, du fait des dispositions anatomiques, dans des conditions d\u2019équilibre dont la rupture entraîne des conséquences particulières.Ce contenu est pourvu d\u2019une vascularisation excessivement développée ; il est enveloppé et centré par des espaces qui sont remplis d\u2019un liquide à circulation constante.Ces deux systèmes circulatoires doivent se maintenir dans un équilibre de tension à variations intimement et simultanément associées à l\u2019un et à l\u2019autre.Ce contenu est enfin confiné à l\u2019intérieur d\u2019une boîte inextensible et conséquemment susceptible de créer une pression sur ces parois rigides qui l\u2019entourent, lorsque la tension endocranienne augmente.La congestion vasculaire encéphalique, déterminée par la compression prolongée sur les jugulaires, crée de la céphalée.L\u2019expérience de Bier qui gardait, toute une nuit durant, une bande élastique serrée autour du cou ne manquait pas de lui donner une céphalée persistant la moitié de la journée.L\u2019insufflation d\u2019air dans les ventricules ou encore dans les ventricules et les espaces sous-arachnoï- diens endocraniens, donne naissance invariablement à de la céphalée, parfois terriblement violente.Ces faits indiquent schématiquement le mécanisme bipolaire de la céphalée: la congestion vasculaire endocranienne et l\u2019augmentation de pression ventriculaire et sous-arachnoïdienne (spontanément par hypertension du liquide) sont la source de la céphalée.La congestion vasculaire, primitive ou secondaire par baisse marquée et rapide de la tension du liquide, augmente forcément le volume de l\u2019encéphale.Ce phénomène a pour conséquence d\u2019exercer une pression d\u2019au- 1246 PUNION HÉDICALE DU CANADA tant plus forte sur la dure-mère et les fibres sensitives s\u2019y épanouissant, qu\u2019elle ne peut se distendre et obéir à cette pression.D\u2019où irritation des fibres sensitives de la pachyméninge et la céphalée.(Vest là le mécanisme le plus constant de la douleur de tête d\u2019origine éloignée, de la céphalée chez un grand nombre de traumatisés du crâne ot chez certains malades à qui il a été fait une ponction lombaire.D\u2019autre part.le mécanisme primordial de l\u2019algie endocéphalique dans les affections dont j'ai à m\u2019occuper, dans les affections encépha- liques reconnaît presqu\u2019exclusivement l\u2019hypertension du liquide céphalo-rachidien.Aussi la douleur de tête constitue-t-elle un des signes les plus constants du syndrome de l\u2019hypertension intra-cranienne.Il est évident que le liquide en tension élevée exerce proportionnellement une pression exagérée sur la dure-inère accolée aux parois du crane.Cette pression anormale sur la dure-mere et ses expansions sensitives, comme dans le.cas de la congestion vasculaire et très souvent d\u2019une façon plus violente et plus tenace encore, parce que la pression peut devenir plus forte et plus persistante, déclanche la douleur, la céphalée.De quelle manière les lésions encéphaliques créent-elles l\u2019hypertension intracranienne?Par quel processus amcnent-elle dans les ventricules et Ise espaces sous-arachnoïdiens une quantité de liquide ventricules et les espaces sous-arachnoïdiens une quantité de liquide anormalement considérable?(Cest ce que nous étudierons le mois.prochain.\u2014-\u2014-\u20140xo \u2014- REVUE DES LIVRES P.LEREBOULLET, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Directeur de l\u2019Institut de Puériculture de l\u2019Hospice des Enfants Assistés.Manuel de Puériculture.\u2014 Un volume de 217 pages avec 48 figures.Masson & Cie, Editeurs, Paris 1932.Prix: 20 francs.Il faut tout d\u2019abord louer l\u2019auteur de n\u2019avoir pas chercher à donner à son livre un titre rare, extraordinaire: il l\u2019intitule simplement Manuel de Puériculture, ce qui est du meilleur goût et dans la plus saine tradition française.Ecrit avec la collaboration des docteurs A.Zuber et F.Saint Girons, ce Manuel est le résumé du cours de Puériculture que, depuis 1928, le professeur Lereboullet fait, chaque année à l\u2019Hospice des Enfants Assistés aux jeunes filles et aux jeunes femmes soucieuses de s\u2019instruire des soins à donner aux tout jeunes enfants.Bien que l\u2019hygiène du premier âge soit fille de l\u2019observation médicale, comme l\u2019a écrit le professeur Marfan, l\u2019auteur ne cherche pas à donner ici des notions précises de pathologie et, partant, à se substituer au médecin.Il s'efforce avant tout de faire comprendre comment doivent être dirigés l\u2019alimentation et le genre de vie des tout petits.Les notions médicales exposées dans ce livre, dit-il, et qui sont à la base des règles d\u2019hygiène, sont tout à fait insuffisantes pour permettre à celles qui me liront de suivre et de soigner les enfants.Bien au contraire, elles doivent leur montrer l\u2019utilité des conseils du médecin et la nécessité de faire appel à celui-ci pour diriger la santé du jeune enfant et le soigner dès l\u2019apparition du moindre trouble.Après un premier chapitre consacré à des généralités sur l\u2019importance de la puériculture et la lutte contre la mortalité infantile, l\u2019auteur étudie successivement l\u2019allaitement maternel, l\u2019allaitement artificiel, le sevrage et l\u2019ablactation, les signes de la bonne santé des jeunes enfants, l\u2019hygiène générale du nourrisson et les soins à donner au nourrisson malade.Il termine par deux chapitres sur la protection des enfants du premier Âge, où l\u2019on verra combien les œuvres sociales de protection maternelle et infantile sont développées en France.Nous avons eu l\u2019occasion de visiter récemment quelques-unes d\u2019entre elles, et nous croyons qu\u2019il est difficile de réaliser des modèles plus parfaits que la pouponnière d\u2019Antony ou la fondation Parquet.Basé en grande partie sur l\u2019enseignement de son prédécesseur, le professeur Marfan, comme n\u2019oublie pas de l\u2019écrire l\u2019auteur lui-même dans son avant-propos, ce volume lui est respectueusement dédié.Le professeur Marfan est un maître universellement respecté dont s\u2019honore la Pédiatrie francaise.Il était juste de rendre ainsi hommage à son enseignement.Nous devons savoir gré à l\u2019auteur d\u2019avoir eu cette délicate pensée et, nous ajouterons, cette belle probité scientifique.\u2018 1248 L\u2019UNION VÉDICALE DU CANADA Il ne faudrait pas croire, toutefois, que le Manuel du professeur Lere- boullet contient uniquement des données classiques.C\u2019est un livre vécu.Si les règles de l\u2019hygiène du premier âge y sont clairement exposées, les moyens susceptibles d\u2019être employés pour les mettre en œuvre ne sont pas négligés.A cet égard, une illustration presque entièrement originale, comprenant 48 figures, due au crayon d\u2019un artiste de talent, M.Souriau, permet de se rendre compte dans une certaine mesure comment les jeunes enfants sont actuellement soignés à Paris, et contribue largement à faciliter la compréhension du texte.Ce Manuel est destiné aux jeunes mères.Mais le médecin, si souvent appelé à guider celles-ci dans \u2018l\u2019art d\u2019être maman\u201d, ne peut se désintéresser de ces importantes questions de pratique, s\u2019il ne veut faillir à sa tâche et s\u2019il ne veut voir l\u2019Etat se substituer de plus en plus à son action personnelle dans les familles.Il trouvera dans ce livre, condensé en 200 pages, tout l\u2019essentiel de l\u2019hygiène du premier âge, c\u2019est-à-dire ce qu\u2019il est indispensable de connaître pour la pratique.Paul LETONDAL.LES ANNALES MEDICO-CHIRURGICALES DE L\u2019HOPITAL SAINTE-JUSTINE DE MONTREAL.La littérature profane nous a assez dit la valeur de l\u2019enfance et de la jeunesse au point de vue national pour que nous rendions hommage aux Pé- diâtres d\u2019avoir voulu assumer la lourde tâche de la conserver quand elle est bien portante et de la guérir quand elle est malade.Nous, Canadiens-Français avons dans le domaine de la Pédiâtrie toute une pléiade de médecins et de chirurgiens d\u2019élite, dont la compétence doit faire notre fierté.Cette élite vient de se manifester en publiant pour une troisième fois les Annales Médico-Chirurgicales de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.Chaque année, nous sommes heureux de la voir revenir et nous souhaitons son expansion de plus en plus rapide et large au milieu du monde médical, où elle apportera des précisions sur les découvertes et les travaux scientifiques accomplis au cours de l\u2019année, dans la sphère qu\u2019elle s\u2019est choisie.Nous croyons que cette Revue comble une lacune existant jusqu'ici et qu\u2019elle sera en mesure de rendre des services précieux à tous les praticiens dont elle sera le seul lien avec ce miliev scientifique, actif et éclairé.La liste des travaux publiés jusqu\u2019ici par les Annales Médico-Chirurgica- les de l\u2019Hôpital Sainte-Justine est trop longue et trop riche en matériaux scientifiques de premier ordre pour que je puisse m\u2019arréter à un choix.Leur valeur respective s'imposera d\u2019elle-même aux lecteurs avisés.J.Alfred MOUSSEAU. FORMULAIRE TRAITEMENT DE LA TOUX CHEZ LES ENFANTS CONTRE |o\u2014Les toux du larynx.Teinture de racines d\u2019Aconit a) .XX Bromure de Potassium .2 Sirop diacode \u2026.\u2026.crecrersersersers 20 Eau distillée de tilleuil .100 Sig.: Une cuillerée a café toutes les 2 heures.ou bien: b) Bromure de Potassium: .2 Analgésine .\u2026.ccrrerrecrerreccnernses 20 Sirop d\u2019éther neue.Sirop de Codéine .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 } aa 20 Julep gommeux \u2026.\u2026.ssereseerserrss 40 Eau distillée ad \u2026.\u2026.ucsccsscnsencue 120 Sig.: Une cuillerée à thé toutes les 2 heures.2o\u2014Les toux de la trachée et des bronches.a) Acétate d'\u2019'ammoniaque Sirop d'éther \u2026.\u2026.ceccecssrnrrsenses 10 Sirop de Tolu .cccccccrcrrernse 30 Eau distillée ad.\u2026.ccccecsrrcuress 120 Sig.: Une cuillerée à thé toutes les 3 heures.ou bien: b) Benzoate de Soude scores 4 Teinture d'Aconit es vec XX Sirop diacode \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ccsecrerrsnenensens 15 Sirop de Tolu .\u2026.\u2026.cccrerrererrences 30 Eau distillée ad.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.crercerees 120 Sig.: Une cuillerée à thé toutes les 3 heures.gouttes.grammes.grammes.grammes.gr.50 centigrammes.grammes.grammes.grammes.gr.50 grammes.grammes.grammes.grammes.gouttes.grammes.grammes.grammes. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 30\u2014Les toux des poumons.a) Sirop Desessartz Sirop de Tolu Eau distillée ad.cccovvvvnvenninnnnnnnnn, Sig.: Une cuillerée a café toutes les 2 heures.ou bien: b) Acétate d'Ammoniaque Extrait fluide de Quinquina .Teint.de Cannelle Sirop de Scille Cognac vieux .> , - Sirop d'écorces d\u2019oranges amères \u2026 Eau distillée ad.cesse Sig.: Une cuillerée à thé toutes les 2 heures.4o\u2014La toux de la coqueluche.a) Sirop de Codéine Sirop de Belladonne Sirop de Tolu Sig.: Une cuillerée à thé toutes les 3 heures.ou bien: b) Antepyrine Sirop de Pelladonne Eau distillée ad.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.es Sig.: Une cuillerée à café toutes les 3 heures.centigrammes.grammes.grammes.grammes.grammes.gr.50 grammes.grammes.grammes.grammes.grammes.grammes.grammes.grammes.grammes., ., 50\u2014Révulsion, ventouses, cataplasmes, enveloppements froids, aération, tente a oxygene, etc.Injections hypodermiques: Huile camphrée, Huile éthéro-camphrée, Coramine, Vaccins, etc.A.DUTILLY. ANALYSES MEDECINE M.MOUQUIN et BALACEANO.-\u2014 Que faut-il penser des nouveaux médicaments cardiaques: adoverne, convallatoxine, cymarine ?(Gazette Médicale de France, 15 juillet 1932.) Dans ces dernières années, certains chercheurs ont caressé la prétention de voir ces trois substances prendre rang à côté de la digitaline et de l\u2019ouabaïne.Elles ne doivent être considérées cependant, que comme des adjuvants de la cure digitalique mais pas plus.\u2019 L\u2019adoverne est l'association des deux glucosides de l\u2019adonis vernalis: adonidoside et adonivernoside.Ia convallatoxine est la glucoside de la convallamarine, elle-même extraite avec la convallarine de la convallaria maialis, tandis que la cymarine est extraite de l\u2019apocymun carmabinum.Ce sont tous trois, surtout des diurétiques, exerçant sur le coeur une action ra- lentissante et dont l\u2019indication principale est l'insuffisance cardiaque avec arythmie complète et gros oedèmes, caractère qui les rapproche plus de la by digitale que de l\u2019ouabaïne.Dans les insuffisances cardiaques à pouls régulier elles paraissent, et en particulier la cymarine, plus actives que la digitaline, mais elles laissent tout à fait intact le domaine de l\u2019ouabaïne c\u2019est- à-dire l'insuffisance ventriculaire gauche, l\u2019oedème aigu et la dilatation brusque du coeur.D\u2019une activité incontestable, ces trois médicaments seront utiles surtout pour compléter l\u2019action de la digitaline, ou pour la préparer, pour réactiver ce médicament ou maintenir le coeur en bon état dans l\u2019intervalle des cures digitaliques.Ajoutons que l\u2019adoverne s\u2019administre par la bouche, tandis que les deux autres se donnent en injections intra-veineuses.Gabriel LAFRESNIERE.|.M.RABINOWITCH.\u2014 Résultats cliniques et expérimentaux avec le régime hyperhydrocarbone \u2014 Hypocalorique dans le traitement du diabète sucré.New England Journal of Medecine.Vol.: 204 No.16 Page 799-809 16th April 1931.Avant d'exposer les résultats obtenus avec ce régime, employé depuis quelques années dans le traitement du diabète.l'auteur étudie, en partant des statistiques du Montreal General Hospital, les raisons qui ont motivé l\u2019orientation du traitement diététique du diabète vers le régime riche en hydrates de carbone et pauvre en calories.Il ressort de l\u2019étude de cette statistique que chez les diabétiques le facteur d\u2019aggravation le plus important est l'incidence d\u2019 \u2018affections cardio-vaseu- lo-rénales qui sont responsables d\u2019environ 33% des complications ou maladies L'UNION VÉDICALE DU CANADA associées et de 50% des causes de mort.De sorte que s'il était possible de diminuer l'incidence de cette association morbide ckez les diabètiques, cette classe de malades verrait le pronostic général de sa vie grandement amélioré et les risques de morts prématurées ramenées à ix proportion de ceux d'une population ord naire.KR.avance la théorie -\u2014 que la clinique ne contredit pas \u2014 que les régimes, auxque\u2019s étaient soumis, jusqu'ici, les diabétiques et qui favorisaient l'hypercholestérolémie, pourraient bien être responsables de la forte incidence (l'affections cardio-vaseuio-rénales chez les diabétiques.Peu importe que l'hypercholestérolémie soit la cause des maladies cardio-vasculaires ou que l\u2019une et l'autre, sans rapport de cause à effet, soient toutes deux conditionnés par un même facteur.On a donc institué un régime, en vue d\u2019abaisser le cholestérol sanguin dont l\u2019expérimentation est de plus justifiée par les raisons suivantes: lo\u2014]l est plus rationnel de se rapprocher que de s'éloigner du régime des individus normaux (Joslin).20.\u2014Dans les pays dont le régime ordinaire consiste surtout en hydrates de carbone, le diabète est habituellement léger.Jo\u2014L'observation des cas de diabète ayant vécu longtemps, enseigne que ce sont des malades chez qui les hydrates de carbone n'ont jamais été réduits, à un niveau très bas pendant longtemps.40.\u2014l.es diabetes potentiels et légers peuvent être aggravés par une réduction prolongée des hydrates de carbone.5o.\u2014L'ingestion d\u2019hydrates de carbone stimule la production d\u2019insuline.Les jugements prématurés qu'on a portés sur les résultats obtenus avec cette diète sont tous erronés, parce que on l\u2019assimile à l\u2019ancienne diète riche en hydrates de carbone, laquelle était aussi riche en graisse et d'une valeur calorique élevée.L\u2019auteur compare ensuite les effets obtenus avec l'ancienne et la nouvelle diète: sur la glycémie; sur le dosage d'insuline; sur le quotient respiratoire; sur lu cholestérolémie; sur l'excrétion de l\u2019azote urinaire et enfin la simplification que cette méthode apporte dans l\u2019enseignement et l\u2019application de régime, au point de vue du malade; et l\u2019auteur conclut: \u2014 Il apparaît logique de conclure qu'il y à des preuves cliniques et expérimentales suffisantes pour affirmer que les diabétiques sont capables de tolérer plus d\u2019hydrates de carbone qu'on leur en permettait dans le passé et sans l'emploi de plus fortes doses d'insuline, à la condition que le régime contenant beaucoup d\u2019hydrates de carbone soit en même temps un régime pauvre en calories.Nous rapportons, ci-dessous, la bibliographie mentionnée par l'auteur, pour le Lénéfice de ceux que la question intéresse.(1) : L.-Henri GARTEPY 1\u2014RABINOWTTCH, T.M.: Arch.[nt.Med.46: 752, 193 2\u2014IDEM: Can.M.A.J.23, 489, Oct.1930.3.\u2014BARACH, J.H.: Ann.Int.Med.4: 593, 1930.4 \u2014RABINOWITCH, I.M.: Arch.Int.Med.32: 796, 1923.5\u2014BAUR, II.: Deutsches Arch.f.klin.Med.164: 202, 1929, 6.\u2014GORDON, A.H.& RABINOWITCH, TI.M.: Am.J.M.Se.180: 695, 1930 oo Ct To L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2019 1: ROCH, E.MARTIN et F.SCICLOUNOFF.\u2014 Les injections intraveineuses massives de solution gluclosée hypertonique chez les brightiques hypertendus.La Presse Médicale, 15 août.Les auteurs se servent de solutions glucosées à 20% et injectent en géné- .ral 500ce.tous les jours au moyen d\u2019un appareil de Murphy.lls rappellent les bons résultats obtenus au cours de l'insuffisance hépatique, des cirrhoses et des asytolies rebelles aux toni-cardiaques.L'ayant essayé chez une quarantaine de cardio-rénaux hypertendus, ils notent un abaissement de la pression parfois considérable en même temps qu'une amélioration extraordinaire, tant objective que subjective de l'état général.Son action n\u2019est cependant pas durable.Les auteurs essaient d\u2019expliquer le mécanisme de son action et croient que ces so'utions favorisent les sécrétions internes du pancréas, d\u2019où l\u2019adjone- tion d'insuline les priverait peut-être de leur efficacité.Paul MORTN.CHIRURGIE DAVID VERNON, C.\u2014 Epithélioma des voies biliaires.Annals of Surgery.vol.XCVI, no.3, 1932.Schneppel, en 1878, aurait donné la première description de l\u2019épithélioma des voies biliaires.Depuis, à différents intervalles, quelques cas furent publiés.Habituellement, la tumeur encercle le conduit biliaire intéressé et le rend rigide sur une longueur d'un ou deux centimètres.Le volume du néoplasme peut varier de la grosseur d\u2019un pois à la dimension d\u2019un oeuf de poule.Bien que dans la majorité des cas les métastases soient rares, l\u2019on rapporte des propagations au ligament gastro-hépatique, au pancréas, au foie, à la veine porte et aux ganglions rétro-péritonéaux.Au point de vue clinique I'A.insiste sur la grande similitude de cette affection avec le calcul du cholédoque et même à l\u2019intervention l\u2019on s\u2019expose à méconnaître la véritable nature du processus si l\u2019on n\u2019a pas à l\u2019esprit que Ia rigidité, l\u2019aspect fibreux des tissus possèdent une valeur diagnostique de toute première importance.Mercier FAUTEUX.BEVAN, ARTHUR DEAN.\u2014 Incisions abdominales et leur fermeture.Annals of Surgery, vol.XCVI, no.4, octobre 1932.Les incisions abdominales doivent donner un jour suffisant pour l\u2019opération; elles doivent autant que possible ne pas troubler l\u2019innervation et l'irrigation des muscles de la paroi abdominale et elles doivent être faites de telle façon qu\u2019aucune hernie post-opératoire ne puisse leur succéder .L\u2019A.à ce sujet donne des indications importantes et fort utiles accompagnées de plusieurs illustrations.Mercier FAUTEUR. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA UROLOGIE PEIRSON, JR.\u2014 A case of bilateral tumors of the testicle with some notes on the effect of castration of the adult male.(The Journal of Urology, sept.1932.) L'auteur mentionne les 46 cas de tumeurs malignes du testicule rapportés dans la littérature.Il y ajoute un autre cas qu\u2019il a lui-même observé et traité.La castration bilatérale suivie de radiothérapie préventive à fortes doses a donné vraisemblablement une guérison certaine, puisque trois ans et deux mois plus tard le malade ne donnait encore aucun signe de métastase.Ce qui paraît plutôt étrange, c\u2019est le peu d\u2019influence (le la castration au point de vue physiologique sur cet homme âgé de trente-huit ans.Immédiatement après l\u2019opération son poids augmenta de 15 livres, mais sans aucune modification de l'aspect des seins.Sa vie sexuelle ne subit aucun changement; il continua ses rapports sexuels deux fois par semaine comme auparavant.Au toucher rectal on distingue maintenant une atrophie sensible de la prostate et des vésicules séminales.Le fait que la castration chez l'adulte n\u2019enlève pas nécessairement la puissance n\u2019est pas nouveau.L\u2019histoire enseigne que le Sultan de Turquie Amurat IIT inaugura la coutume de couper la verge aux eunuques préposés à la garde de son harem.C\u2019est qu\u2019on avait trouvé cette précaution nécessaire.S'il est vrai que la castration provoque chez l\u2019enfant et chez le jeune animal des changements marqués dans les formes du corps, dans la voix, les goûts et la sexualité, il paraît certain que ces changements ont beaucoup moins évidents chez l\u2019adulte, et qu\u2019ils se manifestent d\u2019autant moins que la castration est plus tardive.Une expérience faite avec l\u2019urine de ce malade trois ans après la castration a montré un exagération de lo fonction glandulaire du lobe pituitaire antérieur.Et il est probable que cette glande supplée dans une certaine mesure aux testicules absents.Comme d\u2019autres auteurs rapportent des cas de castration qui ont évolué de façons différentes au point de vue puissance, Peirson conclut ainsi: \u201cLe résultat de la castration est incertain; il dépend probablement et jusqu\u2019à un certain point de l\u2019aptitude des autres glandes endocrines à compenser la perte des testicules.\u201d B.DUMAS.OBSTETRIQUE J.O.ARNOLD et TEMPLE FAY.\u2014 Traitement préventif et curatif de Péclampsie par diminution des liquides absorbés et déshydratation.Surgery, gynecology and obstetrics, aot 1932.L\u2019autopsie pratiquée chez des patientes mortes d'éclampsie a montré un encéphale gris (anémié), oedématié et un excès de liquide céphalo-rachidien.D\u2019autre part, les symptômes cliniques de l'éclampsie sont ceux de l\u2019oedème L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1255 cérébral, céphalée, vomissements, torpeur, stupeur, convulsions, syncopes respiratoires.Puisque l\u2019anatomie pathologique et les symptômes cliniques sont les mêmes dans l\u2019éclampsie et l\u2019oedème cérébral, le traitement doit être le même.ll a été démontré que les injections intraveineuses d'une solution hypotonique augmentent la pression intracranienne alors que les injections hyper- toniques la diminue.Il a de même été démontré, qu\u2019en introduisant dans l'estomac d\u2019un chien, le dixième de son poids d\u2019eau on provoque de l\u2019rritation nerveuse, de la salivation, de la stupeur, des convulsions.Si en même temps on injecte de l\u2019extrait hypophysaire qui empêche l\u2019élimination rénale, on précipite les convulsions.L\u2019absorption d\u2019une grande quantité d\u2019eau prédispose l\u2019épileptique à des crises convulsives.Partant du fait qu\u2019une trop grande absorption de liquide prédispose aux convulsions, les auteurs ont traité l\u2019é- clampsie en déshydratant les patientes.Et depuis qu\u2019ils ont institué ce traitement, ils n\u2019ont enregistré aucune mortalité.Les A.ont établi deux traitements de routine, le premier pour l\u2019éclamp- sisme et le second pour l\u2019éclampsie.Traitement de l\u2019éclampsisme.\u2014 Dosage des urines et des liquides ingérés dans les 24 heures.Faire prendre à la malade la même quantité de liquide qu\u2019elle a éliminée la veille.Purgatif salin.Diète sèche hypochlorurée.Traitement de l\u2019éclampsie : a) Sodium Luminal 2 ou 3 grains en injection ou morphine 14 grain.b) Injection intraveineuse de 50c.ce.d\u2019une solution de glucose à 50%.e) Ponction lombaire de 50 à 100 c.c.et si la ponction est impossible, soignée.d) Répéter injection de glucose au bout de 3 ou 4 heures et ponction lombaire après 4 à 6 heures s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019amélioration sensible.e) Sulfate de magnésie par la bouche ou en lavement.Alfred LeROY.GYNECOLOGIE HELD, E.\u2014 Contribution a la curiethérapie du cancer du col.(Rév.fran.de gyn.et d\u2019obst.1931 XXVI 373.) Dans cet article, l\u2019auteur rapporte les résultats du traitement du cancer du col par le radium, à la clinique gynécologique de Genève entre 1914 et 1930.Aujourd'hui, les mêmes méthodes avec quelques variantes, il est vrai, sont employées dans les divers pays avec des résultats à peu près semblables.Le cancer du col peut apparaître entre l\u2019âge de 21 et 25 ans.Cependant, il devient de plus en plus fréquent jusqu\u2019à 45 et 50 ans où la fréquence diminue rapidement.Le cancer du col au début est plus souvent observé chez les jeunes femmes, cependant le pronostic demeure grave car il est plus malin que chez des femmes plus âgées. 1256 UNION MEDICALE DU CANADA L'opérabilité du cancer du col tel que donnée par les diverses cliniques chirurgicales et les divers instituts de radium varie beaucoup.D'après la série étudiée par l\u2019auteur sur 29, 25% étaient opérables.Cependant, entre 1914 et 1925 on a opéré que 16 cas.Onze de ces malades furent irradiées ultérieurement.Le total des cas fut de 286 entre 1926 et 1930.4 cas sur 90 ont subi l'opération.Plusieurs changements ont été faits durant cette période d\u2019observation.D'abord, le nombre des traitements a été réduit à deux de 48 heures après un mois d'intervalle.Les doses invent augmentées jusqu'à 10,000 mgm-hr, avec l'augmentation des doses vaginales, les réactions vésicales deviennent plus fréquentes.La nécessité d'une filtration suffisante a été reconnue.En général, la filtration maintenant adoptée est de 1.5 mm.de platine enfermé dans du liège ou du caoutchoue.Dans 5 cas des applications abdominales suivant les méthodes de Despartes furent essayées.Entre 1914 et 1925 des guérisons de 5 ans sont de 14.7%.De 1925 à 1930, le radium seul a été employé avee guérison de 18.6%.Trois morts ont été enregistrées: une septicémie, une perforation utérine, une péritonite généralisée.Les incidents secondaires comme réactions fébriles ou plaques nécrotiques du vagin sont fréquentes.Théoriquement, le traitement du cancer du col doit varier avec chaque individu.Pratiquement, c\u2019est impossible à cause de l'ignorance où l\u2019on est de radio-sensibilité des tissus normaux ou néoplasques.Il est de pratique courante de faire des applications égales dans l\u2019utérus et le vagin i, e.7200 mgm-hr.en 6 jours.Dans l\u2019utérus les rayons sont filtrés avec 1 mm.de platine et du caoutchouc; dans le vagin avee 1.55 mm.de platine et 5 mm.de liège.L\u2019appareil de Regaud a été adopté.Après 6 à 7 semaines, on donne des traitements Roengenthérapiques de 2100 R.Salamon appliquée en 30 à 40 séances pendant une période de un mois à six semaines.Dans les cas primaires opérables ou ceux qui sont devenus opérables on fait une hystérectomie élargie.L.-A.MAGNAN.PEDIATRIE P.NOBECOURT, P.DUHEM et M.KAPLAN.\u2014 Abcès aigu à pneumocoques du poumon terminé par la guérison.(Bulletin de la Société de Pédiatrie de Paris, No 5, séance du 24 mai 1932, p.283).L'auteur rapporte l\u2019observation d'un garçon de 5 ans et demi, pris brusquement en pleine santé d\u2019un syndrome de congestion pleuro-pulbmonaire aiguë de la base droite.Au bout d\u2019un mois, plusieurs vomiques révèlent l'existence d\u2019un foyer de suppuration, sans qu'il soit possible d\u2019en préciser le siège exact, p'eural ou pulmonaire, tant par l\u2019examen clinique que par la radiologie.Par contre, l\u2019examen bactériologique de l'expectoration, pratiqué peu après, permet d\u2019identifier le germe en cause: le pneumocoque.Un mois plus tard, alors que cliniquement l\u2019état du malade était sensiblement le même, un nouvel examen radiologique montra, à la partie L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 125% moyenne du poumon droit, une image hydro-aérique ovalaire, à grand axe vertical, tout à fait caractéristique d\u2019un abcès du poumon.- Ultérieurement, la guérison fut obtenue, quatre mois et demi après le début de la puneumopathie, trois mois et demi après la première vomique.Le traitement institué a été le suivant: lo révulsion thoracique au moyen d'enveloppements sinapisés; 20 injections intramusculaires d\u2019\u201ceu- calyptine\u201d; 30 injections sous-cutanées d\u2019auto-vaccin préparé avec les cultures microbiennes provenant de l\u2019expectoration.Les observations cliniques d\u2019abcès du poumon à pneumocoques sont rares, aussi bien chez l'enfant que chez l\u2019adulte.Ils succèdent le plus souvent à un syndrome de congestion pleuro-pulmonaire, exceptionnellement à une pneumonie franche ou à une broncho-pneumonie.Le diagnostic différentiel doit être fait avant tout avec une suppuration pleurale, une pleurésie interlobaire en particulier: image hydro-aérique ova- laire, à grand axe vertical dans l\u2019abcès du poumon; image transversale dans la pleurésie interlobaire.L'évolution d\u2019un abcès du poumon aigu à pneumocoques est, d\u2019ordinaire chez l'enfant, favorable sous la seule action du traitement médical.Il en va bien autrement des abcès chroniques pour lesquels l'intervention peut être nécessaire.Chez l'adulte, la plupart des auteurs estiment qu\u2019un abcès qui dure plus de deux mois à deux mois et demi est un abcès chronique et que, dans ces conditions, il appartient à la chirurgie.Il ne semble pas qu\u2019on doive suivre d\u2019une façon aussi rigoureuse cette ligne de conduite chez l'enfant, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019un abcès à pneumocoques, dont l'évolution favorable est un fait habituel sous l\u2019influence du traitement médical.Paul LETONDAL.E.LESNE.\u2014 Abcès de la base du poumon gauche.Influence favorable des injections sous-cutanées d\u2019émétine et de la position déclive.( Bulletin de la Société de Pédiatrie de Paris, No 5, séance du 24 mai 1932, p.296).Il s'agit d\u2019un cas de pneumonie de la base gauche, survenue chez une jeune fille de 16 ans, qui avait toutes les allures d\u2019une pneumonie franche.Par la suite, on constate une réaction pleurale au même endroit.La ponction permet de retirer quelques centimètres cubes d\u2019un liquide clair, riche en polynucléaires et stérile.La fièvre continue, la pleurésie n\u2019augmente pas, mais on perçoit à la base gauche des signes cavitaires.Le diagnostic d\u2019abcès pulmonaire est confirmé par la radiographie et par une série de vomiques.La malade élimine tous les jours cu tous les deux jours 25 à 30 eme.d'un pus verdâtre non fétide et qui ne renferme que du pneumocoque.La guérison fut obtenue après deux mois de maladie.Des injections sous-cutanées de deux à six centigrammes d\u2019émétine et la mise en position déclive ont constitué la base du traitement; elles paraissent, dans le cas particulier, avoir favorisé l'évacuation du pus par vomiques et hâté l'évolution favorable.Paul LETONDAT. bd oY Cr aL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA P.LEREBOULLET.\u2014 Les suppurations pulmonaires et bronchiques du jeune enfant et leur traitement.(Bulletin de la Société de Pédiatrie de Paris, No 5, séance du 24 mai 1932, p.306).L'association de la pleurésie purulente et de l'abcès du poumon est-elle fréquente chez l\u2019enfant?C\u2019est là une question à laquelle il semble difficile de pouvoir répondre à l'heure présente; malgré l'opinion émise à ce sujet par quelques auteurs, les observations publiées jusqu'ici ne sont pas suffisamment nombreuses et démonstratives pour entraîner la conviction.Toutefois, dans les deux cas que M.Lereboullet a observés chez le nourrisson, la coïncidence d\u2019une réaction pleurale était évidente.Du point de vue thérapeutique.l\u2019auteur insiste avec M.Nobécourt sur la nécessité de ne pas recourir trop tôt à une intervention chirurgicale ou bron- choscopique, la régression spontanée pouvant être espérée même plusieurs semaines après le début.Mais en raison de la lenteur de cette évolution, il préconise la vaccinothérapie, qui lui a paru inoffensive et souvent réellement efficace.Dans un cas, l\u2019auto-vaccinothérapie avec un staphylocoque isolé de l\u2019abcès a coïncidé avec la guérison; dans un autre, l\u2019emploi de petites doses de propidon sous la peau, a été de même contemporain de l\u2019évolution favorable.D'autre part, dans la dilatation des bronches avec bronchorrhée abondante, et dans certaines suppurations pulmonaires, l\u2019auteur s\u2019est bien trouvé de la mise en position déclive, qu\u2019il est facile de réaliser en surélevant les pieds du lit et en mettant le malade tête basse.Ce drainage de posture lui a paru efficace dans plusieurs cas de dilatation des bronches qu'il a traités par ce seul moyen.Paul LETONDAI CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE FORRESTER-BROWN.\u2014 Le pied plat.The British Medical Journal No.|, 1932.Tous les troubles causés par une statique défectueuse ne sont pas constamment dus au pied plat.En effet, assez souvent, il s\u2019agit d\u2019un déséquilibre temporaire, qui peut cependant devenir permanent.Plusieurs facteurs peuvent être en cause: toutes les maladies aiguës, particulièrement la pneumonie, la diphtérie, la sçarlatine, les infections généralisées, la fatigue prolongée, la mauvaise nutrition, peuvent jouer un rôle important dans la production de ce déséquilibre.Lorsqu\u2019un malade re!ève d'une maladie grave, l\u2019auteur recommande le port d'une chaussure appropriée avant de commencer la marche.Toute lésion du pied, temporaire ou permanente, relève d\u2019un traitement approprié qui très souvent doit s'adresser à la condition de toute la jambe.Une rotation exagérée ne permet pas la marche normale, et cette rotation peut être la conséquence d\u2019une luxation congénitale, d'une coxa vara, d\u2019une arthrite qui demandent une thérapeutique spéciale. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1259 Le traitement doit aussi rechercher la position normale du corps.L\u2019état général ne doit pas être négligé.Le port d\u2019une chaussure spéciale peut être nécessaire.Si le pied est en contracture ou présente des adhérences, il faut chercher à détruire ces conditions par le massage, sans anesthésie si possible.Quelquefois, il sera utile d\u2019appliquer un appareil plâtré pour maintenir une correction déjà obtenue par des manoeuvres orthopédiques.L'intervention sanglante est rarement indiquée.Edmond DUBEF.O.F.LAWSON.\u2014 Invagination intestinale.Surg.Gyn.Obct.march 32.L\u2019invagination intestinale est la principale cause d'obstruction intestinale chez les jeunes enfants.L\u2019auteur énumère les principales causes qui peuvent produire cette lésion, il signale les grands symptômes.Le pronos- tic est en rapport avee la précocité du diagnostic et du traitement chirurgi- cal; il faut aussi tenir compte du choe opératoire chez ces tout petits.Après avoir effectué la réduction de l\u2019invagination, il faut faire en\u2019 sorte de prévenir la reproduction de la lés\u2018or.L'auteur passe en revue les différentes techniques: lo Raccourcissement du mésentère de l'iléon.~ 20 Suture de l\u2019épiploon à l\u2019iléon au niveau de la valvule iléo-coecale.30 Suture de ia portion terminale de l\u2019Iléon au péritoine pariétal.do Suture de la portion terminale de l\u2019iléon au coecum et au colon ascendant.5o Suture du coecum et du colon ascendant au péritoine pariétal.L'auteur suture I'iléon au coecum avec trois ou quatre points de suture à la soie de façon à assurer un repli de l\u2019iléon sur le coeeum.Cette opéra- tion, beaucoup moins sérieuse que les autres proposées amène les mêmes résultats.J.-IT.RIVARD DERMATO-SYPHILIGRAPHIE PAUL RAVAUT.\u2014 Le diagnostic précoce de la syphilis nerveuse par l\u2019analyse du liquide céphalo-rachidien- Le Monde Médical, juillet 1932.Cet article magistral rapporté au centenaire de la naissance d\u2019Albert Fournier célébré à Paris du 9 au 12 mai 1932 à Phôpital Saint-Louis fait suite à un travail non moins magistral, rapporté dans le même journal par le même auteur en juin 1930.Tous deux sont le fruit d\u2019une observation de 30 années et plus, pas vu des plus éminents fabliologistes de notre temps et porte sur plusieurs milliers d\u2019analyses du liquide céphalo-rachidien.Ts mettent au point une des questions médicales les plus importantes qui soient. 1260 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il faut lire avec attention les conclusions auxquelles l'auteur est arrivé et qui ne sont pas assez parfaitement connues.Il n\u2019y a pas de rapport entre les réactions leucocytaires du liquide céphalo-rachidien et celles du sang et les réactions de fixation dans le liquide céphalo-rachidien ct dans le sang ne sont pas fatalement pareils.Les réactions du sang sont très souvent négatives alors que celles du liquide céphalo-rachidien sont positives, l\u2019inverse se rencontre encore beaucoup plus souvent.Les réactions cellulaires sont surtout en rapport avec des lésions du système méningo-vaseulaire.Dans 68% de syphilis secondaire, il y a atteintes nerveuses absolu- ment latentes, sans signe clinique.Il peut exister des réactions complètes du liquide céphalo-rachidien avec BW positif sans que puisse être constaté le moindre signe clinique, c'est que les lésions ne se sont pas encore organisées.Mais en présence de réactions positives du liquide céphalo-rachidien sans signe clinique personne ne peut dire quelle sera la forme coalutive et aussi vaut-il mieux éteindre l'incendie et ne pas l\u2019expertiser d'après ses dégâts.Le signe biologique est d'autant plus net et intense qu\u2019il est constaté le lus près possible de l'apparition du sigre clinique.Autrement dit, le premier I © > atteint son maximum d'intensité avec l\u2019aemé du processus anatomique et décline avec lui.En effet, dans les vieilles syphilis nerveuses le signe bio- logique a souvent disparu ou se réduit à des réactions résiduelles et les signes cliniques paraissent indéfinment comme de vieilles cicatrices.Paul POIRTER.ESQUIER, LESTIDEAU, etc.\u2014 Histoire d\u2019un chancre mou.\u2014 Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, juillet 1932.Les cas de cotte espèce ue sont pas très fréquents dans la littérature médicale.Il s'agit d'un chancre géant qui évoluait depuis 41, uns et qui s\u2019est ter- miné par la mort.L\u2019ulcération à bords taillés à pie, sans suppuration et bourgeonnante en quelques points, siégeait au niveau du tiers inférieur de la face interne de la cuisse.Elle avait nettement les dimensions et la forme du pavillon d'une oreille humaine.Le laboratoire donna: présence du bacille de Ducrev et l'Intradermo- inoculation (à la région deltoïdicnne gauche) fut positive.Les auteurs tiennent à noter à la suite de leur observation.1.que le diagnostic de chancre mou est parfois difficile.2.qu\u2019en présence d'une ulcération phagédénique, exotique, il faut pen- au chanere mou, 3.l\u2019inefficacité des traiterients aussi mutiples que variés, tant internes qu'externes; car tous les médicaments, toutes les méthodes anciennes et mo- dernes, physiques, chimiques, biologiques, chirurgicales ont échoué.Paul POIRIER. I\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1261 MARIN, ALBERIC.\u2014Du traitement radiothérapique du Granulome Pyogénique.\u2014 La Presse Médicale, 29 juin 1932.L'auteur rapporte quinze observasions trés \u2018ntéressantes de Granulomes qu'il a traités depuis 1928.Dans les quinze cas, les Rayons-X ou le Radium lui ont donné des succès constants, absolus et cela avec une seule application.De plus, l\u2019expérience personnelle comme celle des autres médecins lui ont prouvé que tous les autres traitements préconisés, chirurgicaux (cureta- se, exérèse) physiothérapiques (galvano, thermo) électro-dessication, ultraviolets) médicamenteux (Pâte de Vienne ou Novar) étaient inefficaces si leur action n\u2019était pas poussée assez loin, inesthètiques si leur action était suffisamment opérante.T1 faut savoir que cette pelitc tumeur qui se présente comme un bourgeon charnu, malgré sa bénignité peut causer des ennuis multiples et susciter des craintes sérieuses chez les gens d\u2019un certain âge qui ont la hantise du cancer.VOICI LES DIFFERENTES METHONES EMPLOYEES PAR L\u2019AUTEUR 1.RAYONS X.\u2014 (aux endroits facilement accessibles, peau et orifices).Constantes: transformateur industriel, contact tournant, tube Coolidge.Tension: 110 kilo volts.Intensité: 2 milliampères.Distance anticathode \u2014 peau: 20.cm.Pas de filtre.Temps trois minutes et quarante-cinq secondes donnent 5 H.2.RADIUM PUNCTURE.-\u2014 (Aux cavités naturelles).Aiguille de 5 milligr, paroi de 14 mm.d'acier chromé (laissant passer environ 17 pour 100 de rayons bêta.) L\u2019aiguille est laissée en placo de deux à cinq heures selon les dimensions de la lésion.3 RADIUM EN SURFAOH \u2014 (avec une plaque de 10 milligr.) (a) Si la tumeur est de \u2018faible volume la plaque, recouverte de caout- choue, est mise en contact durayit deux heures.(b) Si la néoplasie est de forte taille (fraise, cerise) l'auteur filtre avec 2 mm.de cuivre enveloppé de caottechone et laisse la plaque en contact quinze heures.Dans les auinze cas cités la vumeur s\u2019est resorbée dans quatre ou six semaines.Ii n\u2019est resté qu\u2019une cicatrice punetiforme au lieu d\u2019implantation du pédicule et dans aucun cas il n'y eut récidive.Il ressort de cet important article que le traitement idéal du Granulome Pyogénque, celui le plus simple et capable de donner les meilleurs résultats, est la radiothérapie.Paul POIRIER 1262 L'UNION YÉDICALE DU CANADA .ELECTRO - RADIOLOGIE.HENRY K.PANCOAST et EUGENE P.PENDERGRASS.\u2014 A Review of Pneumoconiosis.\u2014 (The American Journal of roentgenology 6 octobre, 1931.) Aux Etats-Unis, c\u2019est la coutume de suivre, pour la pneumokoniose, la classification radiologique de Lauza et Chilos, lesquels ln divisent en trois périodes bien connus, désignées numériquement.La première période a été caractérisée radiologiquement par une augmentation définie dans la proéminence et l\u2019énaississement des ombres hilaires.Les glandes apparaissent dilatées.On trouve occasionnellement quelques petites taches, pâles et peu claires, lesquelles marquent probablement le commencement d'accroissement de dépôt lymphoïde.Nombre d'individus peuvent être dans cette catégorie pendant plusieurs années et même toute leur vie.Comme les apparences d'une première période typique, comportant des ombres hilaires proéminentes et des marques linéaires, ne constituent pas des signes caractéristiques de pneumokoniose seulement, nous sommes portés à douter de l'équité qui en résulterait, si l\u2019on reconnaissait cette période dans un statut médical-léval déterminé, ou encore si l\u2019on s\u2019en servait comme base pour les compensations.Certes, il ne doit pas en être ainsi à moins que le diagnostie n'ait été basé sur une étude sérieuse, et d\u2019après des radiographies stéréoscopiques conformes à une technique des plus soignées.L\u2019impression doit être de courte durée 1-10ème de seconde ou moins, et tous les examens en séries doivent être faits selon une technique identique.Il est pratiquement certain, qu'un individu, classé seulement dans cette période, ne peut être considéré, comme frappé de quelque incapacité, et à moins qu'il n\u2019ait respiré une forte quantité de silice durant un très court espace de temps, il ne peut vraiment être regardé comme étant prédisposé à la tuberculose.DIAGNOSTIC: L'on ne doit éprouver aucune difficulté à déterminer une tuberculose coïncidente dans cette période.PATHOLOGIE: Le grand nombre de cellules poussiéreuses qui ont atteint les lympatiques pulmonaires provoquent plus ou moins de sclérose et d'accroissement de ces glandes.Le dépôt de cellules dans les lympathiques péribronchiaux et périvaseulaires contribue avec la forme lymphatique à 1'¢- paississement des trones et des marques linéaires proéminentes.La selérose interalvéolaire, interlobulaire et subpleurale peut avoir commencé et elle peut même être visible.La deuxième période, des plus typiques, est caractérisée par la distribution distinctive de petites opacités arrondies, variant en grosseur entre la tête d'une épingle et celle d'un pois et réparties partout dans les deux poumons.Elles sont ordinairement attribuables entièrement à des nodules sclérosés.Ces taches sont ordinairement plus nombreuses vers les bases des poumons et en quantité moindre dans les régions apicales ou aux extrémités.Les nodules les plus denses et les plus rigoureusement déterminés sont ordinairement associés avee les poussières, qui engendrent le plus rapidement la L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 1263 sclérose, telle que celles auxquelles sont exposés nombre de travailleurs dans les matières abrasives.À noter que l\u2019emphysème est toujours très prononcé durant cette période.DIAGNOSTIC: Les apparences de cette période sont tellement caractéristiques que cette condition ne peut vraisemblablement être prise pour d\u2019autres à l\u2019exception, bien entendu, de la tuberculose miliaire, de la broncho-pneumonie tuberculeuse et certaines infections mycotiques.Moller, dans un article écrit récemrient et traitant longuement du diagnostic différentiel, attire l\u2019attention sur l\u2019importante nécessité de radiographies nettes, afin de constater le réseau du dessin délicat du diaphragme fibrosique interlobulaire au milieu des taches fibrotiques qui distinguent la silicose de la tuberculose.Les nodules et autres évidences de sclérose différent très matériellement selon les l.fférentes industries poussiéreuses.La troisième période a été caractérisée par un aspect particulier dû à la prédominance de sclérose diffuse, laquelle peut présenter trois apparences distinctes et très bien déterminées, bien que toutes trois puissent être observées dans un même cas: lo\u2014Les nodules plus importants de la seconde période ou ils dominent en partie, peuvent être confondus dans des masses irrégulières beaucoup plus importantes, ou encore ils peuvent être trouvés très rapprochés avec plus ou moins d\u2019obscurité entre eux.2o0\u2014Une sclérose plus ou moins diffuse, quelque chose de semblable en apparence au procédé sclérotique, représentant la dernière conséquence d\u2019une tuberculose pulmonaire prononcée bilatérale chronique.3o\u2014La présence de régions massives sclérotiques offrant l\u2019apparence de consolidations pulmonaires étendues.On trouve souvent, mêlées à ces apparences, des bandes fibreuses denses qui s'étendent dans toutes les directions, mais principalement en descendant.Elles causent fréquemment des difformités diaphragmatiques prononcées.Le coeur et les vaisseaux paraissent souvent déplacés à cause de la présence de ces bandes.DIAGNOSTIC: Les difficultés dans le diaznostic différentiel de la tuberculose dans cette période sont évidentes particulièrement à cause que les pneumonies tuberculeuses sont fréquentes dans les cas de la troisième période et qu'elles peuvent ressembler fortement selon leurs apparences à des régions massives sclérotiques de même qu\u2019à des consolidations tuberculeuses primaires.La radiographie seule ne différencie pas toujours facilement une tuberculose établie en association avec le premier type de fibrose diffuse mentionné.exception faite pour le cas où l\u2019on est en présence de cavité.PATHOLOGIE: Des investigateurs, d\u2019une expérience considérable, ro- tamment Mavrogordate et Watkins-Pitchford, sont d\u2019opinion qu'elles sont attribuables à une union de silicose et de tuberculose.Dr L.GAGNIER, Jr L\u2019UNION MiDICALE DU CANADA NEURO-PSYCHIATRIE \u2018G.B.AUDO-GIANOTTI.\u2014 Le parkinsonisme sulfo-carboné professionnel.La Presse Médicale, 20 août 1932.Les développements de l\u2019industrie moderne et les manipulations de toxiques que celle-ci entraîne ont donné naissance à de nouvelles maladies professionnelles.Les industries du caoutchouc et de la soie artificielle nécessitent l\u2019emploi du sulfure de carbone dont les effets délétères sur le système nerveux, pourtant bien connus depuis les travaux de Charcot et Marie en 1888, n\u2019ont pas été assez soulignés depuis la fabrication en grande série des articles de soie artificieile.L\u2019auteur, s\u2019inspirant des travaux de son maître Quarelli et de ceux de I'.Negro a réussi à démontrer expérimentalement, puis cliniquement que le CS2 avait une affinité élective pour le corps strié, et qu\u2019aux lésions des noyaux gris de la base du crâne correspondaient des signes tout à fait typiques des parkinsonismes les plus authentiques.Cette relation de cause à effet paraît indéniable dans l\u2019observation rapportée par l\u2019auteur: intoxication graduelle en 6 ans d\u2019un ouvrier en soie artificielle manipulateur de CS2, puis apparition progressive d\u2019un syndrôme caractérisé par de la rigidité et type extrapyramidal et du tremblement parkinsonien.Ce malade n\u2019a, par ailleurs, manifesté aucun signe infectieux, ni de la série encéphalite, ni de la série sclérose en plaques.Cette observation vient confirmer les travaux expérimentaux de l\u2019auteur en même temps qu\u2019elle modifie l\u2019aspect médico-légal du chapitre des intoxications par le CS2, en faisant accepter, de par l\u2019évidence des faits, l\u2019adjonction d\u2019une nouvelle séquelle de l\u2019intoxication sulfo-carbonée: le par- kinsonisme sulfo-carboné professionnel.Jean SAUCIER.GORDON.J.E.\u2014 Le diagnostic précoce de la poliomyélite.(Diagnosis of Early Poliomyelitis.) \u2014 Journal of the A.M.A.99: 1043 (Sept.24, 1932).L\u2019expérience de G., basée sur l\u2019étnde de 446 cas qui lui furent adressés avec l\u2019étiquette de poliomyélite probable, lui permet d\u2019affirmer qu\u2019il exist: suffisamment de renseignements cliniques et biologiques à la portée du praticien, pour qu\u2019il soit possible d\u2019établir le diagnostic de poliomyélite a la phase pré-paralytique.D\u2019après ses constatations, la durée de Vincubation oscillerait entre 7 et 14 jours; cette période est essentiellement silencieuse.Faisant immédiatement suite à ce prélude asyiuptômatique, vient la phase de généralisation de l\u2019infection: (systemice period), lont la durée varie entre un et quatre jours.À ce moment le petit malade a de la température, il a mal à la tête, il a la nausée ou bien il vomit, enfin son pharynx est modérément rouge.C\u2019est le Enfin, dans les six temps de l\u2019observation méticuleuse de tous les moments. 1IUNION MEDICALE DU CANADA 1265 jours qui suivent ces avertissements s'installe la période que l'auteur const dère d'importance maxima: c\u2019est la phase d\u2019invasion du système nerveux central.Les symptômes qui la signent sont les suivants: rigidité du cou et difficulté de sa flexion; raideur de la colonne vertébrale et tremblement des membres qui seront atteints.iorsque ces signes sont présents, la ponction lombaire s'impose, et si celle-ci donne issue À un liquide hypertendu, clair ou légèrement ombré, et renfermant plus de 10 ivimphocytes par millimètre cube, il est d'avis d'avoir recours immédiatement à l'injection thérapeutique de sérum de convalescent.Ces procédures ont toujours empêché l'apparition des paralysies.Dans les cas qui lui furent soumis après l\u2019apparition des paralysies, il a toujours pu retracer les signes de la phase pré-paralytique.Il insiste sur leur valeur et il recommande la pratique de la ponction lombaire toutes les fois qu\u2019ils existerit, soit en totalité, soit isolés.Cette triade symptômatique se retient aisément.Sa connaissance et l\u2019application des mesures qu\u2019elle entraîne permet d\u2019éviter l\u2019éclosion de manifestations trop souvent indélébiles.Jean SAUCTER.BERNARD WORTIS and FORSTER KENNEDY.\u2014 Traumatismes cra- niens à la phase aiguë.1000 cas.Surgery, Gynecology and Obstetrics; sept.1932, p.371.À la conclusion d\u2019une étude portant sur 1000 cas de traumatisme crûnien, les auteurs conseillent la conduite suivante à appliquer durant la phase aiguë: 1) Injection intraveineuse de 100ce.d'une sol.de glycose à 50 0/0, contre l\u2019état de \u201cshock\u201d.2) La mise en oeuvre de la ponction lombaire diagnostique et thérapeutique (contre l\u2019hypertension du liquide et comme drainage du sang, quand il y a eu hémorragie).3) Quand il y a hypertension infracranienne, en plus de la ponction lombaire, effectuer 3 fois par jour l\u2019injection intraveineuse de 100ce.de la solution glycosée à 50 0/0.4) Injection hypodermique de cafiine 0.50 centig.toutes les quatre heures.5) Petits lavements rectaux, à garder, de 120ce, d'une sol.à 25 0/0 de dextrose, répétés toutes les quatre heures.6) Elévation de la tête selon un angle de 15 à 45 degrés.7) Opération dans les cas de fracture composée requérant un débridement et dans les cas où il se fait une hémorragie de la méningée moyenne.8) Emploi du sérum antiméningococcique dans les cas indiqués. 1266 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 9) Décompression sous-temporale chez les comateux avec oedème de la papille, qui n\u2019ont pas été améliorés après 3 jours de traitement.10) Les fractures avec enfoncement, non compliquées, doivent être opérées après la disparition de la période du \u201cshock\u201d.Il est souvent plus sage d'attendre plusieurs jours avant de recourir à une intervention.On le constate, lu thérapeutique conseillée par ces auteurs est des plus conservatrices.C\u2019est la tendance actuelle des médecins et des chirurgiens, à l'égard des traumatisés du crâne, de n\u2019intervenir que selon des indications précises et par ailleurs très restreintes.Roma AMYOT.LABORATOIRE PAUL GIRAUD, Marseille \u2014 Comment contracte-t-on le Kala-azar ?P.M.No 72, 7 sept.1932 P.1368.La diffusion de la leishmaniose interne dans le sud-est de la France a porté l'auteur à faire une étude sur le mode de transmission de la maladie.Les faits suivants ont été notés: la maladie sévit surtout sur la côte méditerranéenne, de Marseille à Menton et semble s'étendre sur quelques kilomètres dans la profondeur des terres; elle atteint surtout les enfants de 1 à 2 ans.\u201cLa leishmaniose est une maladie des personnes qui possèdent un jardin ou une maison de campagne\u201d.On retrouve, en effet, le plus grand nombre de cas dans la zone maritime ou se trouvent de nombreuses villas avec jardins.Le mode de transmission de la maladie n\u2019est pas encore bien établi.On à pensé que le chien était un réservoir de virus.En effet, il existe une leishmaniose spontanée du chien, et la répartition de la leishmaniose canine est identique à celle de la maladie humaine.Partout où le Kala-azar a été signalé, on a trouvé une parasitation similaire du chien.Cependant, il semble bien d\u2019après l\u2019auteur que le contact direct avec le chien ne soit pas nécessaire pour la transmission de la maladie.On a pensé également que certains insectes piqueurs, tels les phlébotomes et les tiques pouvaient être regardés comme agents de la transmission de la maladie bien que la preuve absolue n\u2019en soit pas encore faite.Quant aux voies de pénétration du virus chez l'homme on soupconne soit la voie digestive, soit la voie cutanée.Comme mesure de prophylaxie, l'auteur conseille de tenir les jeunes enfants éloignés des chiens même si ces derniers paraissent sains; d'abattre tous les chiens vagabonds qui sont le plus souvent porteurs d'une grande quantit: de tiques; d\u2019assainir les endroits marécageux où vivent les phlébotomes, et les jardins où se rencontrent les tiques en grande abondance.A.BERTRAND. NOUVELLES \u201cLES LEÇONS CLINIQUES de L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME\u201d MONTREAL.L\u2019Hôpital Notre-Dame organise, pour cet liver, la première série de ses \u201cLeçons cliniques annuelles\u201d.Ces leçons commenceront le 31 octobre prochain et se prolongeront jusqu\u2019en mars 1933; elles seront faites le soir à 8.30 heures, les lundi et jeudi de chaque semaine.| Données à un point de vue essentiellement pratique, elles porteront sur les questions de pathologie médicale, chirurgicale et de spécialités qui intéressent plus particulièrement le médecin de pratique générale.Outre quelques notions théoriques indispensables, elles comprendront: des présentations de malades et de moulages,.des expositions de photographies et de transparents,.des démonstrations \u201cd\u2019appareillage\u201d et de prélèvements techniques susceptibles d\u2019intéresser le médecin dans l'exercice de ses devoirs professionnels.Ces lecons sont gratuites, et les autorités de l\u2019Hôpital Notre-Dame invitent très cordialement tous les médecins du district de Montréal et d\u2019ailleurs à y assister.Nous publions aujourd'hui les grandes lignes du programme; le détail cn sera donné ultérieurement.Du 31 octobre au 14 novembre 1932: Urologie et Dermatologie ; du 17 novembre au 1 décembre 1932: Médecine et Neuro-psychiatrie; du 5 décembre au 22 décembre 1932: Gynécologie ct Obstétrique ; du 16 janvier au 30 janvier 1933: Ophtalmo-oto-rhino-laryngologie et Radiologie ; du 2 février au 16 février 1933: Traumatologie et Médecine ; du 20 février au 1 mars 1933: Chirurgie et Vénéréologie.(Signé) LE CONSEIL MEDICAL. 1268 L UNION MeDICALE DU CANADA Du 5 décembre au 22 décembre 1932 OBSTETRIQUE sous la direction du Professeur E.-A.-René DeCotret.Lundi, 5 décembre, à 9.15 p.m.Les hémorragies de la grossesse : Pr.E-A.-René DeCotret.Lundi, 12 décembre, à 9.15 p.m.Les hémorragies de ln grossesse (suite) : Pr.E.-A.-Ren¢ DeCotret.Jeudi, 1 Qu décembre, à 9.15 p.m.Les hémorragies de l\u2019accouchement : Pr.E.-A.-René DeCotret.Lundi, 19 décembre, à 9.15 p.m.Les hémorragies de l\u2019accouchement, (suite) ; Pr.agrégé D.Marion.Jeudi, 22 décembre, a 9.15 p.m.Les hémorragies, suites de couches, Pr.agrégé D.-A.Benoit.Du 2 février au 16 février 1933 MALADIES DU FOIE, DE L\u2019ESTOMAC ET DE L\u2019INTESTIN sous la direction du Professeur E.-P.Benoît.Jeudi, 2 février, à 9.15 hrs p.m.Notions élémentaires d\u2019anatomie et de physiologie hépatique; Professeur E.-P.Benoît.Lundi, 6 février, à 9.15 hrs p.m.a La cholécystite lithiasique: diagnostic et traitement ; Pr.agrégé J.-A.Rouleau.b\u2014Tubage duodénal et cholécystogra- phie; Dr J.-Alfred Mousseau.Jeudi, 9 février, à 9.15 hrs p.m.I/intérrogatoire en gastro-entérologie: 3 > > > son importance pour guider le diagnostic; Dr J.-Alfred Mousseau.Lundi, 13 février, à 9.15 hrs p.m.La gastrite: abus de cette expression en médecine générale et sa signification en gastro-entérologie ; Dr Henri Gélinas.Jeudi, 16 février, à 9.15 hrs p.m.Diagnostic de l'appendicite chronique: épreuves radiologiques.Dr J.-Alfred Mousseau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1269 Du 20 février au ler mars 1933 LE TRAITEMENT DE LA BLENNORRHAGIE sous la direction du Professeur agrégé N.Fournier.Lundi, 20 février, à 9.15 Lrs p.m.Jeudi, 23 février, à 9.15 hrs p.Lundi, 27 février, à Jeudi, 2 mars, à Lundi, 6 mars, à 9.15 hrs p.9.15 hrs p.9.15 hrs p.m.m.111.nm.La Dblennorrhagie et ses méfaits; Pr.agrégé N.Fournier.Ie traitement de la blennorrhagie aigué; Pr.agrégé N.Fournier.Le traitement de la blennorrhagie chronique ; Dr Lucien Sylvestre.La valeur des agents physiques en blen- norrhagie ; Pr.agrégé N.Fournier.La valeur de la vaccinothérapie; Dr Lucien Sylvestre.Du 9 mars au 23 mars 1933 MALADIES DE LA NUTRITION sous la direction du Docteur L.-H.Gariépy- Jeudi, 9 mars, a Lundi, 13 mars.à Jeudi, 16 mars, à Lundi, 20 mars, Jeudi, 23 mars, à 8.50 hrs p.8.30 hrs p.8.30 hrs p.à 8.30 hrs p.8.30 hrs p.m.m.Diaonostic différentiel des goitres: Dr L.-H.Gariépy.Traitement médical du goitre exophtalmique : Dr L.-H.Gariépy.Te diagnostie du diabète: Dr L.-H.Gariépy.Te traitement djététique du diabète : Dr L.-H.Gariépy.L\u2019insuline dans le diabète.Dr L.-H.Gariépy. L\u2019UNION VEDICALE DU CANADA LA PREMIERE JOURNEE DU CONGRES INTERNATIONAL DE LA LITHIASE BILIAIRE A VICHY 19 - 22 septembre 1932.C'est dans le cadre somptueux et charmant de la Reine des Stations françaises que s\u2019est ouvert, le 19 septembre, sous la présidence de M.Justin GODART, Ministre de la Santé publique, le premier Congrès international de la Lithiase biliaire.Plus de 1200 médecins, venus des points les plus éloignés du monde donnent à cette réunion scientifique un caractère international du plus haut intérêt.Aux congressistes se sont joints les nombreux participants du grand V.E.M.qui, sous la direction du Professeur VILLARET, viennent de parcourir les Stations du Centre de la France.La séance d\u2019ouverture a eu lieu dans la salle de théâtre du Grand Casino.Aux côtés du Ministre on remarguait M.le Professeur Paul CARNOT, Membre de l\u2019Académie de Médecine, Président du Congrès, M.le Dr DU- RAND-FARDEL, le Maire de Vichy M.LEGER et M.le Préfet de l\u2019Allier, puis les Membres du Bureau, MM.les Professeurs LOEPER, Pierre DUVAL, VILLARET, le Dr J.BELOT et assistés des secrétaires généraux: les Drs AIMARD et Roger GLENARD.La plupart des Présidents d\u2019honneur assistaient à la séance: MM.les Professeurs Von Bergmann (Berlin), Chas Gordon Heyd (New-York), Hij- mans Van den Bergh (Utrech), Maranon (Madrid), Sanarelli (Rome), M.le Professeur Achard, Membre de l'Institut et Hartmann, Membre de l\u2019Acadé- mie de Médecine.Dans la nombreuse assistance, voici encore: J.-V.Donnet (de New-York), D.P.D.Wilkie (d\u2019Edimbourg), F.Umber (de Berlin), Pavel (de Bucarest), J.DIERYCK (de Louvain), R.GILBERT (de Genève), les Professeurs RATHERY, N.FIESSINGER, LENORMAND, LEMIERRE (de Paris), le Médecin Général OUDART du Ministère de la Marine, les Professeurs GI- RAUD, RIMBAUD, Paul DELMAS (de Montpellier), BERARD, PIC, PIERY, CADE (de Lyon), LAMBERT (de Lille), les Docteurs LENOIR et ZIM- MERN, Membres de l'Académie de Médecine, FREDET, LABEY, D.PETIT- DUTAILLIS, de MARTEL, DEVRAIGNE, ABRAMT, CHIRAY, BRULE, HARVIER, Félix RAMOND, CAROLI, GATELLIER, Etienne CHABROL, OCKINCZYC, BAUMGARTNER, Henri BECLERE, DELHERM, DONNET, BUIZARD, Gaston LION, (Paris), les Professeurs PERRIN (de Nancy), MERKLEN (de Strasbourg), DAVID (de Lille), LEPON (d\u2019Alger).Enfin, tous les Confrères de Vichey et groupés autour de leur éminent Président M.FERE, les dirigeants de la Compagnie Fermière qui a assuré à la réception un ordre et un éclat bien dignes de la réputation de Vichy. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1271 M.le Président CARNOT ouvre la séance, il salue le Ministre et rappelle le grand rôle qu\u2019il joua dans le redressement du service de santé pendant la Guerre.Il souhaite la bienvenue aux délégués étrangers et définit le rôle important du Congrès de la Lithiase Biliaire.M.le Docteur DURAND-FARDEL parle ensuite au nom du Corps Médical de Vichy et fait une remarquable étude historique du traitement de la Lithiase biliaire a Vichy.M.le Professeur HARTMANN, au nom des Présidents d\u2019honneur, félicite le Comité d\u2019Organisation de sa parfaite réalisation, il le félicite surtout d\u2019avoir eu l'idée de consacrer un Congrès à la Lithiase biliaire et de permettre ajnsi de faire \u201cle point\u201d sur cette importante question.Puis les délégués étrangers prennent la parole tour à tour M.le Professeur Von Bergmann (de Berlin), les Drs Wilkie (Grande-Bretagne), Ludger (Autriche), Weil (Belgique), Molloff (Bulgarie), Araujo, (Brésil), Jean LeSage (Canada) (1), M.le délégué de la Colombie, Nogueras (Cuba), Abbas (Egypte), Maranon (Espagne), Gordon Heyd (Etats-Unis), Bensis (Grèce), Van den Bergh (Hollande), le délégué de la Hongrie, Sanarelli (Italie), Matsuo (Japon), Dr Parturier (Niaragua), Karwacki (Pologne), Narcisso (Portugal, Danielopolu (Roumanje), Rystetd (Suéde), de Miéville (Suisse), Pelnar (Tchécosclovaquie), Akil Moukhtar (Turquie), Risquez (Vénézuéla), Michaïloviteh (Yougoslavie).Le Ministre de la Santé publique salue enfin les délégués étrangers: \u201cJe suis persuadé, dit-il, qu\u2019ils pourront dire aussi, après avoir vu notre peuple dans le calme fécond du labeur quotidien, après avoir senti, au cours des discussions de ce Congrès, le charme de la Confraternité scientifique, et la douceur d\u2019un idéal commun, de défense de la Vie contre la Souffrance et la Mort, que règne en France une ferme et tranquille volonté de paix et de progrès\u201d.En terminant son discours, le Ministre rappelle la grande histoire de Vichy et des souvenirs de Mme de Sévigné: \u201cDepuis, des millions de baigneurs et de buveurs ont vérifié la vérité de l\u2019origine du nom de Vichy que les Linguistes tirent d\u2019une racine celtique qui exprime l\u2019idée d'un \u201cpouvoir\u201d au service du bien et d'une \u201cvertu\u201d particulièrement favorable\u201d.Un magnifique banquet de 1200 couverts a eu lieu le soir dans les salons du Grand Casino sous la Présidence de M.Justin GODART et ce fut pour les Congressistes une nouvelle occasion d'apprécier l\u2019élégance et le goût raffinés que les dirigeants de Vichy savent donner à toutes leurs réceptions et d\u2019acclamer les organisateurs de ce Congrès.(1) Délégué officiel de l\u2019Union Médicale du Canada. 1252 UNION MEDICALE DU CANADA LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Présidence du Dy Verschelden Séance du 29 septembre 1932.Première réunion, le mardi + octobre 1932, a Uhédpital Ste-Jeanne d\u2019Arc.lo\u2014Dr Nové Josserand, Neuro-Fibromatose atypique Recklinghausen avee atteinte, des surrénales, Prof.Masson, neuro-carcinome \u2014 mélanique.2o\u2014Dr Desaulniers, Pleurésie purulente putride avec anaérobies.3o\u2014Dr C.A.Décary, Traitement BDenzolique dans les leucémies myéloïdes.4o\u2014Dr De Martigny, Fractures du crâne.5o\u2014Dr St-Jacques, De la cure de la gastro-enteroptose par le procédé de Lambret, Présentation de malade et transparents.6o\u2014Drs Manseau et Tétrault, Les indications de la Césarienne avec présentation de malade.7o\u2014Dr L.Ranger, Phrénicectomie et pneumothorax.8o\u2014Dr L.Gagnier, Présentation de clichés.9o\u2014Dr Bourgon, Diagnostic et complication du fibrome avec présentation de malade.100\u2014Dr Bohémier, Traitement des luxations non récentes de la hanche.11o\u2014Dr St-Jean Desrosiers, .Un cas de rétrécissement de l\u2019oesophage.120\u2014Dr Bélanger, Application de la méthode de Planer dans les arthrites gomococciques, avec présentation de malade.130\u2014Dr Laplante, Hypertrophic massive virginale du sein. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1273 HOPITAL NOTRE - DAME Assemblée scientifique du Bureau Médical AU GRAND AMPHITHEATRE, VENDREDI LE 14 OCTOBRE à 11 heures de l\u2019avant-midti.Sarcome de Uépaule .Drs O.A.Gagnon et Pierre Masson.Quelques remarques à propos d\u2019un cas de septicémie .Dr A.LeSage.Sympathicotrophie, présentation de malade .Dr J.U.Gariépy.Ht +\u2014 .Syndrome de sciatique secondaire à un cancer du rectum Dr J.A.Mousseau, Dr L.Gérin-Lajoie.Le problème du gonocoque .Dr A.Bertrand.6.Lésions cardiaques considérées au point de vue étiologique Dr Jules Prévost.Or N.B.\u2014Le goûter sera servi gravieusement immédiatement après l\u2019assemblée.MISE AU POINT Granby, Qué, 26 octobre 1932.L\u2019Union Médicale du Canada, Montréal, Qué.Monsieur le Rédacteur, Je vous demanderais de bien vouloir mettre au point votre rapport de de l'assemblée de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec, tenue à Hull, le 7 septembre dernier.M.le Professeur Albert LeSage a proposé d'inviter toutes les Sociétés = Médicales Régionales à envoyer un délégué, pour constituer une assemblée qui prendrait ne décision, au sujet du rapport, sur les Assurances Sociales, tel que fait par MM.les Professeurs Albert LeSage et A.T.Bazin.J\u2019ai secondé cette motion avec quelques commentaires.L\u2019assemblée l\u2019a adoptée à l\u2019unanimité.Cette mise au point est faite afin de bien donner à chacun ce qui lui appartient.Veuillez me croire, Votre tout dévoué, Wilfrid LORD TABLE ALPHABFTIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (Haliver Oil) .XII Angier Chemical Co., (I Emulsion Angier) .XXX Anglo-French Drug Cie.(Le Laboratoire du Bactériophage) .\u2018| Cee XXII Ayerst, McKenna & Harrison, Limited, (A.P.L.) XVLI Bailly, A., Spécialités, .XVIII Boulet R.& Brault Jules, (Maladies des yeux, ete.) \u2026 .L Breitenbach Co, M.J., (Gude\u2019s Pepto- Manger) Cee 1 Bristol-Myers Co., (Sal Hepatica) .Ce ee ee 0.XXIV Canada Drug Company, (Paveral) .ee.I Canada Pond Tampon Co., (Les Tampons Pond) .XLVIII Cardinaux, Paul, (Gaiffe, Gallot & Pilon et Ropiquet, Hazard & Roycourt).Diathermie, Rayons X, Electrologie .XI Casgrain & Charbonneau Ltée, ( To ormocrine cp.C.& c.), (Ovacrine C.& C.) .2200 XVI Chapman Ltée, La Cie J.H., (/ nstruments de Chirurgie) XXIV Ciba, Compagnie Limitée, (La Coramine \u201cCiba\u201d) .VIT Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Troisième page de la couverture.Denver Chemical Manufacturing Co, (Antiphlogistine) IX de Passillé, H.B., (Bronchodermine) .XXVIII de Passille, H.B., (Charbon Tissot) .XXVIII de Passillé, H.B., (Sirop Guilliermond) .XXVIII de Passillé, H.B., (\u201cYse\u201d) .XXVIII de Passillé, H.B.,, (Ludin) .XXXTII de Passillé, H.B., (Seroma Rey) .XXXIIT Dow, (Le Tonique idéal) .~.cco vo iv io.XXVI Duckett J.A, (Orthopédie) .XLIV Eddé, J., Limitée, (Proveinase Midy) .IV Eddé, J., Limitée, ([odogénol Pépin) .1.0 XIX Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .XXIX Eddé, J, Limitée, (Ipilepsie) .-.NNXIFI Eddé, J., Limitée, (Bismuthoïdol) .XXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1275 Eddé, J., Limitée, (Ocreine Gremy) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Strychnal Longuet) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Vulcase Brisson) .XXXVI Eddeé, J., Limitée, (\u201cRadio-Magnésium\u201d) .XLIX Eddé, J., Limitée, (Zodone Robin) .ce eee LI Fellows Medical Mfg, Co., (Sirop F ellows) Cee IT Frosst, Charles E.& Co.(Urosine) Deuxième page intérieure de la couverture.Gatine, Fernand, ( Masseur Expert) .NLII Harris, J.A., (Peptone todée Lery) .CII Harris, J.A., (Tussiva) .Ce ee ee ee ee ee LVITI Harris, J.A., (Hypocardine) .LL ee ee ee Le LVIII Herdt & Charton, Inc., (CTearol) RS NLT Herdt & Charton, Inc, (Serodausse) .Ce La ee ee ee a \\LIX Herdt & Charton, Inc., (Tricalcine Irradiée) .LI Hoffmann-La Roche Limitée, (7onikum \u201cRoche\u201d).XIII Horner, Frank W., Limitée, (Maltlevol) .LVII Imperial Tobacco Co.of Canada, (Sweet Caporal) .XLITI Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .IV Jouot, C., (Pansuline Fornet .XXIV La clinique de feu le Dr Lonis- Georges Godin.cee 111 Laboratoire du Bismol, (Bismol) .VI Laboratoires Poulenc Fréres du Canada, Ltée, (Cardyl) | NIIT Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée, (7 Acéty- larsan) .Coe XIII La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Les Lithinés du Dr Gustin) .ce ee.I, La Cie Canadienne des Agences Modernes, (M agnésie du Dr Gustin) .1.Lejeune, A., (Laborateire)- (7 ndhameline Lejeune) .LIT Listers Limited, (Listers) 1 1 II Lyman Agencies, Limited, (Pineoleum) .NXXTI Merck & Co.Limited, (Pyridium) .Cee ee 4e LITI Millet, Roux & Lafon, Ltée, ( Codoforme Botiu) ., XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Archemapectol) .XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, ( Digibaine) .ce XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Solucamphre Delalande) .XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Opocalcium) .LII Parke, Davis & Cie., (Haliver Oil P.D.& Co.) | Quatrième page de la couverture. 1276 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rougier Frères, (Hepathemo) .Rougier Frères, (Spectrol) .Rougier Frères, (Digitaline Nativelle) .Rougier Fréres, (Lortocarbol) .Rougier Fréres, (Calcifizine Irradiée) Rougier Fréres, (Rams) .Rougier Frères, (FRiodine) .Rougier Fréres, (Néo-Riodine) .Reugier Fréres, (Solulion Pautauberge) Rougier Frères, (Hémoglobine Deschiens) Rougier Frères, (Carnine Lefrancq) Rougier Frères, (Dragées Gelineau) .Rougier Frères, (Le Sirop Gelineau) .Rougier Frères, ( Zlixrir Ducro) .Rougier Frères, (Chloral Bromure du Dr Dubois) .Rougier Frères, (Quinoïd) .Rougier Fréres, (Seidlitz Chanteaud) .Rougier Fréres, (Stenol Chanteaud) .Rougier Frères, (Ureol Chanteaud) Rougier Fréres, (Sulphydral Chanteaud) .Rougier Fréres, (Granules Antinausiques Chanteaud) Rougier Frères, (Sirop Famel) Rougier Frères, (Uraseptine Rogier) .Rougier Frères, (Lactolarine Fydau) .Rougier Fréres, (Realphéne) .Rougier Fréres, (Névrosthenine Freyssinge) .Rougier Fréres, (Clloramine Freyssinge) Rougier Frères, (Capsules Dartois) .Rougier Frères, (Icdalose Galbrun) Rougier Frères, (Prosthénase) .Sanatorium de Blois .Sanatorium du Lac Edouard .Sanatorium Prévost .Sanatorium Prévost .Wander, A., Limited, Ovdltine) .XVII NNI XXI XXITI XXV XXVI XXVII XXVII NXX XXXI XXXIV XXXV XXXV NXXV XXXV XXXV XII XLI XLI XLT XLI XLIV XLV XLV LIV LIV LIV LIV LVII LVIT VIII x NIV XV XX L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bru- neau, Comtois, DeCotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albé- ric), Marion (D.), Masson (D)., Mercier, Mousseau J.A.Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: J.E.Dubé; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction .Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal: Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier: Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur: Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile; Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Roméo; Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest; Vidal, J.Avila.Président: A.LeSage; Vice-président: J.A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1932 Canada et Etats-Unis .cc.vee cer eee conn een ven Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) Etudiants Prix du numéro Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de- 160 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco, au rédacteur en chef, Dr Albert LeSage, 260, Square Saint-Louis, ou au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone: Harbour 8444.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, administrateur, 3705 rue St-André, Frontenac 5931, ou Boîte Postale 3026. BULLETIN LE CONGRÈS MÉDICAL FRANCAIS A QUEBEC EN 1934.Le 12 octobre, à l\u2019issue de la séance plénière du Congrès Médical à Paris de l\u2019Association des Médecins de langue française, je recevais de la part du Président, le Professeur Bézançon, de Paris, et du secrétaire-général, le Professeur Arloing, de Lyon, une dépêche télégraphique m\u2019annonçant qu\u2019à l\u2019unanimité l\u2019assemblée générale avait résolu de tenir à Québec, en 1934, sa 23ième session.Le 23 octobre, à titre de membre du Bureau de direction de l\u2019Association des Médecins de langue française, de France, je recevais du secrétaire général une lettre très élaborée dont je me permets de publier quelques passages : Lyon, le 23 octobre 1932.\u201cMon cher collègue: \u201cAinsi que je vous l\u2019ai télégraphié le 12 octobre, à l\u2019issue de notre assemblée générale, vous savez que notre Association, répondant à votre aimable invitation et à ceile de tous vos collègues canadiens, en particulier de MM.Paquette et Dubé, a décidé de tenir à Québec, en 1934, sa 23ième session.La proposition présentée par Bezançon et par moi a été accueillie avec infiniment de sympathie et le vote unanime a été acquis après la chaleureuse intervention de nos collègues Sergent, Marcel Labbé, Clerc et Chevassu, dont l\u2019éloquence a pour ainsi dire été inutile, tant était vif le désir de notre association de se mêler en 1934 aux membres de la vôtre.\u201cVous me voyez particulièrement heureux de cet acquiescement et il ne nous reste plus qu\u2019à souhaiter que la situation mondiale ne diminue pas l\u2019enthousiasme de vos amis francais.Nous allons commencer et soutiendrons une vigoureuse campagne pour arriver au succès, mais il est absolument indispensable que vous organisiez sur place, au Canada, cette 23ième session, conformément à nos statuts, puisque c\u2019est en raison même de ces statuts qu\u2019il nous est possible de tenir un congrès en dehors de la France, dans un pays de langue française.\u2018\u201cPermettez-moi d\u2019apporter quelques précisions et de vous demander de vouloir bien vous y conformer, sans quoi notre vote demeurerait sans effet\u201d.Après l\u2019énumération des conditions indispensables pour l\u2019organisation du Bureau de Paris, le secrétaire ajoute que les questions choisies pour les rapports sont les suivantes : "]
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