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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1938-11, Collections de BAnQ.

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[" Tome 67 \u2014 Numéro 11 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1938 A A SA at = .Re LAE Sa % se SC KEE R Daf HAZ Yd 2 TR IS | Xe A 8 wt, X% ve 2 4 5 & / % 2) Qu\u201c { ÿ § Lo # ; N A éÉdicA le L'Union du Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hssociation des Médecins de Langue Francaise de l'Hmérique ou Mord 7) > ANN NI \\ 4 ç Le ee = 2) \\Y À « @ Û ) [NY Ÿ AN Ne QU e < SECRÉTARIAT 326 est, blvd St-Joseph | ® MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9888 X%N Pour donner de L\u2019HUILE DE FOIE DE MORUE sous une forme PLUS FACILEMENT DIGESTIBLE De plus en plus de médecins recommandent l\u2019Emulsion Scott, sachant que des épreuves cliniques étendues ont démontré qu\u2019elle est quatre fois plus facile à digérer que l\u2019huile de foie de morue ordinaire.De plus, l\u2019émulsionnement de l\u2019huile la rend plus agréable au goût pour les personnes qui détestent l\u2019huile ordinaire qui n\u2019est pas toujours facilement digestible et peut causer des renvois, particulièrement chez les bébés.L'huile de foie de morue sélectionnée qui est employée dans l\u2019Emulsion Scott ne contient pas moins de 3500 unités internationales de Vitamine À par gramme et pas moins de 130 unités internationales de Vitamine D par gramme, en comparaison au prototype établi par la Pharmacopée des Etats-Unis (U.S.P.) pour l'huile de foie de morue médicinale qui doit contenir pas moins de 600 unités internationales de Vitamine À et 85 unités de Vitamine D par gramme.Des savants ont prouvé que les vitamines, les lipoïdes et les matières grasses de l\u2019huile de foie de morue, tels que contenus dans l\u2019Emulsion Scott, sont tous nécessaires dans la thérapeutique de la \u201cdéficience\u201d alimentaire.Il est raisonnable d'assumer maintenant que les vitamines, combinés avec les acides gras et les lipoïdes, possèdent une action thérapeutique supérieure à celle que fournissent, seules, les Vitamines À et DL'Emulsion Scott peut être prescrite en toute sécurité comme moyen rationnel d\u2019administrer des vitamines.Nous enverrons gratis, aux médecins qui en feront la demande, des échantillons d\u2019Emulsion Scott ainsi qu\u2019un Tableau de Pesée pour Adultes et Enfants.S\u2019adresser au Dépt.SB.2F.L'EMULSION SCOTT SCOTT ond BOWNE (CANADA) LIMITED Chimistes-Fabricants, TORONTO, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1 Lépreuve™, du Temps « Ferro-Catalytic », présenté a la profession médicale seulement aprés que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANEMIES SECONDAIRES a résisté a I\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTIC Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des listes de formules et une échelle pour le dosage de l\u2019hémoglobine.an, CAPSULES &E.Fnosst & Co.pour adultes i MONTREAL.CANADA SIROP Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoit, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, A.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, À.Bellerose, A.Bertrand, Albert Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, R.Fontaine, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, À.Jutras, G.Lafres- nière, G.Lapierre, R.Lefebvre, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith. .ALE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 ; 3 Hématique Totale mecs ci SIROP de UALS DESCHIENS DU SANG à l'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014_\u2014\u2014\u2014 DESCHIENS, D' en Ph\", 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTRÉAL (Canada) AVYYVYVVYVYVVYVYYVYYYPYYVYYYYYYYPYYYVYYYYYYYYYPVYPYYYYVYVVYYYYYYY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD INDICATIONS FORMES insuffisance ventriculaire gauche.Solution à 2/100.Myocardites diverses à cœur ré- Ampoules au 1/4 de mg.pour gulier.injections intraveineuses.Toutes cardiopathies décompen- Nouvelle présentation: sées.Comprimés à 5 mg.Dépôt général pour le Canada: ; MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTREAL.AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANY Draeger | AAAAAAAAMAAAAAAAAAAAL AYVYVVVYVYPYYVYYYYYVYYYYYYYYYYYYYYYVYVYYYVVYY Yoo AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA |) SOMMAIRE e IN MEMORIAM E.-P.BENOIT: Gaston Lefébure de Bellefeuille .i BULLETIN Jean SAUCIER et Albert LeSAGE: Le troisième Congrès de l'Association Médicale Franco-Américaine MEMOIRES Léopold NEGRE: La vaccination antituberculeuse par le B.C.G.Claude BECLERE et Raymond SIMARD: Les hémorragies utérines fonctionnelles préménopausiques Wilder PENFIELD et William CONE: Traitement chirurgical de l'hypertension artérielle Roma AMYOT: Les tremblements .Antonio BARBEAU: Quelques notions premiéres en sympathologie I.COTE: Le psychisme de l'accidenté J.-A.DENONCOURT: Les hémorroïdes et leur traitement par les injections sclérosantes Edmond PIETTE: Les hémorragies utérines Cee © REVUE GENERALE G.MASSON: Etude de quelques agents hypoglycémiants: \u201cglucokinin\u2019 MEDECINE SOCIALE Ad.GROULX: Situation de la tuberculose a Montréal Léo-Paul CABANA: Disposition des déchets de cuisine par pulvérisation et dilution dans la canalisation publique 22 © VARIETES Honorable POWER: Etatisation de la maladie ou assurance-maladie Albert LeSAGE et E.-P.BENOIT: Ouverture officielle des cours de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal R.TURPIN: Congrès d'Ottawa-Hull .22 © ACTUALITES Réal DORE: Troisième Congrès International pour l'étude du goitre Antoine DUMOUCHEL: Congrès de l'Association Médicale Franco-Américaine 1139 1141 1147 1150 1154 1159 1166 1170 1175 1182 .1187 1196 1203 1207 1209 1216 1218 1220 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 Pour une amélioration sûre et rapide des symptômes douloureux dans les infections génito-urinaires.Le Pyridium produit ses effets thérapeutiques sans qu\u2019il soit nécessaire de contrôler le pH urinaire, sans médication adjuvante, sans hospitalisation et sans régime spécial.Littérature envoyée sur demande.MERCK & CO.Limited - Zins Ghimits = MONTREAL, P.O. SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .122 MEDECINE Du diagnostic de la méningite tuberculeuse (p.1226).PHTISIOLOGIE La Benzothérapie dans les suppurations et gangrénes pulmonaires (p.1226).PEDIATRIE La bronchite capillaire et son traitement par la saignée et la transfusion de sang (p.1228).Les injections sous-cutanées de lait de vache comme épreuves révélatrices de l'anaphylaxie pour ce lait.Le nourrisson (p.1228).CHIRURGIE La phlébite bleue (p.1228).Les tumeurs ano-rectales (p.1230).Cancer de la glande de Bartholdi (p.1230).Un traitement radical du prurit anal tenace (p.1232).UROLOGIE La tuberculose vésicale primitive (p.1232).Technique urologique.De la nécessité de pratiquer une exploration complète de la vessie avant toute prostatectomie (p.1232).NEURO-PSYCHIATRIE L'hépatothérapie dans les syndromes neuro-anémiques (p.1234).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE De la valeur et des indications de la biopsie en dermatologie (p.1234).Ecihyma da la vulve simulant des plaques muqueuses hypertrophiques (p.1236).La pyréto- thérapie du chancre mou et ses complications (p.1236).La tuberculose vulvaire (p.1236).LABORATOIRE Sensibilité des rhumatisants aux produits streptococciques (p.1238).REVUE DES LIVRES .12 2 .1240 NOUVELLES .«+ + + .J 1244 Banquet au Docteur J.-E.Desrochers.\u2014 Inauguration officielle de l'Institut Microbio- logique de Montréal.\u2014 Hôpitaux de la province de Québec approuvés par I\u2019 \u201cAmerican College of Surgeons\u201d.\u2014 Association Médicale fondée à Sherbrooke.\u2014 Les médecins de Saint-Jean forment une association.\u2014 Nominations: Dr Albéric Marin, Dr Léon Gérin-Lajoie, Dr Roma Amyot et Dr Jean Saucier.\u2014 Semaine internationale contre le cancer.\u2014 La mission du professeur Gendreau à la semaine internationale contre le cancer.\u2014 XXVe Congrès français de Médecine.; + + L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 \\QUE EN L ENC E cé N «+ PAS $ $ ps 3 \\3 IGES po DEFICIENCES GASTRIQUES el I PR) Qu A -.LE\u201d et ae Ok Ce 4 gt PA (2 PA XN) 3, 2 Gn Ei J ] ha 2 ag pe LS LB 1 ë GR Ax] x 0 + di pa à a a an ov eu it 4, $ ve sue SE 5.en LH ay 4 an Concessionnaires au Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 e l'Union Médicale e Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITÉ DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières): Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface): L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membres de tous les comités.fi sor , L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 | R | S | EX ae fe 9 9 en 2) 9 je a) 4 ain re 4 a) 0e rs a) 9e af Pour favoriser une digestion stomacale complète Le Trisilex est un Trisilicate de Magnésie C.P.préparé spécialement pour combattre l'hyperacidité de l'estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule Hy Mg, Sis Oy sous forme de cristallins de très petites dimensions colloïdales beaucoup plus petites en grosseur que celles du kaolin dans les variétés les plus ratfinées que l'on puisse obtenir.Action de Trisilex: Le Trisilex possède de fortes propriétés antiacides et il agit de la manière suivante: Cette poudre en présence de l'eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l'acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes; a la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le processus soit complet.La réaction se faisant in vitro d'après l'équation suivante: Mg:SisOgnH,O + 4HC] = 2MoCl, + 3510, + nH,O L'équilibre de l'acidité peut être calculé comme l'équivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus d'acide gastrique tandis que l'autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l'action antiacide est approximativement égale à l'espace de temps requis pour la digestion gastrique.Toxicité: Le Trisilex n'est pas toxique et ne peut réduire l'acidité du suc gastrique en dessous de son point normal; si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l'intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d'alcali du corps; même une forte dose, pendant un temps prolongé, ne change pas l'acidité de l'uri ne.Indications Therapeutiques: Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l'hyperacidité de l'estomac, les gaz d'estomac, vomissements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.Mode d'emploi: Une cuillerée à thé dans un demi-verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL a cc a a a fa Pa ce ae ec ee Pi le Ca Cl Ce Cas Pl fe Pa a a a aa Va af ofa ofa] L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 e là Union Médicale « (du Canada) La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Membres Secrétaire adjoint Roma Amyot À.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letonddl, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.ONT COLLABORÉ AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delage (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (J.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.), Gagnon P.-A.), Gariépy (J.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresniére (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrançois (Charles), Lemierre (A.), Lemieux ([.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (I.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L.), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugéne), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E.), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 11 SOLUTION de Salicylate de Soude du Docteur CLIN Sel cristallisé blanc, d'une pureté chimique absolue, assure l'effi- cacité du traitement salicylé, par voie buccale ou par voie veineuse, sans jamais produire \"DE PHENOMENES D'INTOLERANCE\".Dosage rigoureux (2 gr.par cuillerée à soupe).RHUMATISME ARTHRITISME SCIATIQUE ELECTRARGOL Argent colloidal électrique à petits grains, stérile et stable Constitue la base de la MÉDICATION ANTI-INFECTIEUSE GÉNÉRALE ET LOCALE Médecine: Pleurésies, Méningites, Phlébites.Gynécologie: Métrites, Vaginites.Chirurgie: Plaies, Suppurations, Fractures Ouvertes, Abcès Superficiels, Phlegmons, Panaris, Abcès du sein, Anthrax.(Ampoules de 5 et 10 c.c.@ Coliyre Electrargol en ampoules compte-gouttes stérilisées de 25 c.c., permettant l'instillation nasale ou oculaire dans les meilleures conditions d'asepsie.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet provincial de Québec.VICE-PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable Pio.-H.LAPORTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet du Nouveau-Brunswick.DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.D.MARION e 2 .J.-A.JARRY SECRETAIRE-TRESORIER IH.LAPOINTE Donatien MARION, Te 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.Arthur RICHARD © COMITÉ DU XVe CONGRÈS J.-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER Se \u201c © ANCIENS PRÉSIDENTS J.-E.DUBÉ A.VALLÉE Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY © MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .(1940) LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .(1940) BEAUCHEMIN, L.\u20180.Calgary, Alberta Lo.(1942) LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, Montréal .BELISLE, }J.-R., Hull .22.2 © 942) MARION, D., 326 est, boul.Saint- Joseph, Montréal (1 BERTRAND, F., Sherbrooke ee.(1940) MATHE, P._C., 450, Sutter, San Francisco .(1940) BIBAUD, B., Valleyfield .(1940) MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, N.-H.(1942) BOURBEAU, L.-A., Val d'Or, \" Abitibi .(1942) MELANÇON, W., Drummondville .\u2019.(1942) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, Sherbrooke, \u2018Montréal .MERCIER, 0.943, Cherrier, Montréal .(1940) COLLIN, Donat, Saint: Boniface, Manitoba .(1942) MILOT, J.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) CREPAULT, D 4103 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) NORMAND.\u2018\u2019Hudon, Trois-Rivières .,.(1942) DAGNEAU, P.- 4, rue Collins, Québec © PAQUET, Albert, 71, Sainte-Anne, Québec DE BLOIS, Cie \u2018\u2019Trois-Rivières .PERRAS, ].-E., Hull (1940) DUBE, J.-E., 454 est, Sherbrooke, Montréal .PHENIX, Georges, Saint- Jean (1940) DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac, Témiscouata (1942) PIETTE, Ed., )Joliette .(1942) DUMAS, F.-A., Edmonton, Alberta .(1942) PLOUFFE, R.772, Villeray, Montréal (1942) DUMONT, C.-E., Campbellton, N.-B.(1940) PROVENCHER, Gustave, Cranby .(1942) FALCON, A.-].-B., Pawtucket, R.-l.(1940) RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) FONTAINE, J.-F.-A., Woonsocket, R.-l.(1942) ROY, G.-E., Nicolet .(1940) GATIEN, J.-F.-A.4765, Adam, Montréal .(1942) SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) GAUDET, Richard, Sherbrooke .(1940) SAVOIE, L.-P., Roberval .(1942) GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal (1942) SMITH, Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) GIROUARD, J.A.19, Union, Willimantic, Conn.(1942) SAINT- JACQUES, E., 110 ouest, Pr.- \u201cArthur, Mntri (1940) CRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., NO.La.TANGUAY, R., Sudbury, Ont.(1942) JARRY, |.-A., 7718, Saint-Hubert, Montréal .TASSE, C.-E., Worcester, Mass.(1940) LACASSE, CG.Sénateur, Tecumseh, Ont.(1942) TRUDEL, J.-J, Winnipeg, Manitoba .(1942) LAFRAMBOISE.].- 692, Saint- Patrice, Ottawa .(1942) VALIN, R.-E., 165 est, Laurier, Ottawa .LAPOINTE, ].-H., 163, Laurier, Ottawa .VIDAL, |.-A., 454 est, \u2018Sherbrooke, Montréal (1940) LAROCHELLE, J.-E.Manchester, N.-H.(1940) VIGER, J.-A.Saint- Hyacinthe ., (1940) LAROCHELLE, R., Biddeford, Maine .(1942) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La.1.+ \u2026 (1942) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 \\ appétit BEWON stinvé ELIXIR \u2018BEWON\u2019 de WYETH L'élixir \u201cBewon\u201d de Wyeth est Wyeth fournit une provision reé- un dosage de Vitamine B.cris- guliére et ininterrompue de cette talline, tres agréable au gout, vitamine sans déranger en rien destiné à remédier et à prévenir .« a ; la routine du régime normal.l\u2019anorexie due à l'insuffisance de Vitamine B: dans le régime.Chaque once fluide de l\u2019elixir Puisque l'organisme a peu de \u2018\u2019Bewon\u2019\u2019 est titrée de façon à con- pouvoir pour garder en réserve la tenir 500 unités Internationales Vitamine B,, l'administration quo- de Vitamine B.(thiaminchloride).tidienne de l'elixir \u201cBewon\u201d de Se vend en bouteilles de 16 onces.JOHN WYETH & BROTHER, INCORPORATED WALKERVILLE, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada) » paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine.pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\\ Re \\ 2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 15 i an» | ARR CR RRA RR RRR RRR DD RD SS RD SS = LZ 70 70 70 0 fF 0 (0 8 p50 EC: CT 20 20 £70 (270 27s Zs IODASEPTINE CORTIAL INDICATIONS: The TO m7 Nu IODASEPTINE (Simple) Ÿ IODASEPTINE (Salicylée) AMPOULES ° RHUMATISMES CHRONIQUES POUSSÉES ÉVOLUTIVES DU TUBERCULOSE Ÿ RHUMATISME CHRONIQUE ACCIDENTS TERTIAIRES Ÿ RHUMATISMES SUBAIGUS DE LA SYPHILIS U ET AIGUS MYCOSE, PALUDISME ÿ ° HYPERTHYROÏDIE W Supplée le traitement salicylé in- ° tensif souvent mal toléré et qui ne GOUTTES ADÉNOPATHIES (de l'enfance) peut être continué longtemps.TOLERANCE PARFAITE.° oF Lo o 7 TROUBLES DE CROISSANCE WW ° HYDRAMNIOS DE LA i DEUX FORMES: GROSSESSE v Ampoules 5 cc.\u2014 Gouttes NG W LABORATOIRES CORTIAL - PARIS Concessionnaires pour le Canada: MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, rue Saint-Denis Montréal SSSSSSS 3>23333S3SSS//ÉéE CCE CCC ECEECECEEEE 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, novembre 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 10 .8s500 20 .65 0 .1100 1000 .1850 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 Pour favoriser une digestion complète stomacale, pancréatique et intestinale me \u2014 La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosé- crétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d'efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Trisilicate de Magnésie: Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloidal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.Ferments Entérokinase et Prosécrétine: Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l'action de l'acide hydrochlorique de l'estomac; leur principale fonction est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes digestions.Action: La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.Propriétés Medicinales: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d'une digestion complète.Toxicité: La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d'acali du corps: même l'ab- soption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Mode d'Emploi: Une cuillerée à thé dans V2 verre d'eau après les repas.Répétez après 1] heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL 17 SILICRINE 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 UN ÉVÈNEMENT EN MÉDECINE! D écouverte d\u2019un antiseptique puissant, non toxique et qui n\u2019irrite pas les tissus.Dans sa lutte contre les infections, la science médicale a dû depuis longtemps faire face à un sérieux problème.Un grand nombre des plus puissants germicides sont toxiques et corrosifs, ce qui empêche leur emploi à des doses effectives.Mais la solution de ce problème est maintenant trouvée.On a découvert en Angleterre un antiseptique qui a subi les épreuves de la clinique durant de longues années, qui détruit les germes d\u2019une façon positive et que l\u2019on peut employer à des concentrations élevées.C\u2019est le \u201cDettol\u2019\u2019.Cet antiseptique a un coefficient phénol de 3.0, déterminé d\u2019après l\u2019essai de Laboratoire d\u2019hygiène.Liquide limpide, d\u2019odeur agréable et ne tachant pas, le \u2018\u201c\u2018Dettol\u2019\u2019 réunit toutes les qualités de l\u2019antiseptique idéal.Ce produit se vend maintenant au Canada.On obtiendra tous les détails désirés en écrivant à RECKITTS (OVER SEA) LIMITED Service des produits pharmaceutiques MONTRÉAL, P.Q DETTOL L\u2019ANTISEPTIQUE MODERNE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 EMOSTERINE irradiée COMPOSITION: VITAMINE D 12,000 unités standard internationales.Hématies .8 Gm.Chlorure de Calcium .0.4 Gm.Thymus .- - - .20 Gm.Glycérophosphate de Fer .0.2 Gm.Surrénales .4 Gm.Excipient, Q.S.P.150 cc.TRAITEMENT DES TROUBLES DU METABOLISME CALCIQUE ET DES AVITAMINOSES D Présentée sous forme de sirop, absolument exempt d'huile, et d'un goût très agréable, l'Hémostérine irradiée est un produit de choix pour les enfants et les patients délicats.| DOSE: Adultes: 3 cuillerées à dessert par 24 heures.Enfants: 1 à 3 cuillerées à thé par 24 heures Littérature et échantillons sur demande.ANGLO-FRENCH DRUG Cie, 354 est, rue Sainte-Catherine, MONTREAL 19 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 ONGUENT ANALGÉSIQUE ET ANTIPRURIGINEUX PERGAINAL (11 CIBA\u201d Le Nupercainal, pommade onctueuse et douce, facile 3 appliquer, facile à enlever par essuyage ou lavage à l\u2019eau tiède, met à la disposition du médecin un moyen maniable d\u2019analgésie par applications externes des lésions douloureuses ou prurigineuses de la peau et des muqueuses.INDICATIONS: Brûlures, coups de soleil, eczémas, macérations de la peau, décubitus, ulcères, prurit anal et vulvaire, fissures anales, hémorroïdes, etc.Tubes d\u2019une once En pots d\u2019une livre L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 BASE ACTIVE DE fl Cm D'ACTION | 2ST DÉFINIES ET CONSTANTES : \u2014\u2014 PHOSPHO- GAÏACOLATE DE CODEINE JLMO-BAIL Manque px arque tique pre: 45.Rue de R BAILLY 90 \u20ac: c.environ AFFECTIONS VOIES RESPIRATOIRES Rhumes, Catarrhes, Grippes, - Bronchites, Asthme, Emphysème, Laryngites, Pharyngites.Puimonaria ext ; :. qui l\u2019imbibe, dans lequel elle vit, par quoi et pour quoi elle vit.Elle y puisse ses aliments, ses excitations et ses inhibitions fonctionnelles; elle y déverse ses déchets et les produits de son activité.T'antôt, il s\u2019agit d\u2019éléments sans grande ou sans aucune spécificité d\u2019origine: simples métabolites, CO?, sels et bases divers, glucose, ions calcium et potassium, choline, histamine, etc, mais importants du point de vue physiologique (équilibre acide-base; équilibre CO?/02, action locale marquée sur les tissus voisins; augmentation de la susceptibilité des terminaisons sensitives (sensitines) \u2018?, Tantôt, on a affaire à des composés plus particularisés, nés de tissus plus spécialisés (stimulines).Les uns, dont la formule est fragile, agissent et périssent sur place (v.g.neuro- stimulines: hormone cardiaque, sympathine E et I, parasympathine, etc.).Les autres, endo- stimulines, résultant d\u2019une élaboration sécrétoire de la cellule, franchissent les frontières prochaines, sont convoyées à distance, exercent une action spécifique (hormones véri- 1.On entend ici par milieu humoral, le milieu sanguin, le milieu interstitiel et le liquide céphalo- rachidien.2.La terminologie employée est celle de Danielo- polu. BARBEAU: QUELQUES NOTIONS PREMIÈRES EN SYMPATHOLOGIE 4 tables: adrénaline, thyroxine, principes hypophysaires, génitaux, etc.) \u2018#.Tout cela constitue un milieu humoral très hétéroclite dans lequel plongent les terminaisons nerveuses, cérébro-spinales et sympathiques, périphériques et centrales.Ce milieu agit sur elles qui, de leur côté, y déversent certaines substances.Excitants, inhibants, régulateurs pour tel et tel type de structure nerveuse se coudoient.Donc, milieu essentiellement amphotrope, exemple frappant de l\u2019intime intégration de la vie de relation et de la vie de nutrition.* # x Autre axiome de sympathologie: le système nerveux végétatif n\u2019est pas autonome.Il dépend foncièrement de la vie de nutrition nous venons de le voir; il possède avec le système nerveux de la vie de relation d\u2019étroites liaisons, nous allons le démontrer.On sait que dans l\u2019intimité de l\u2019axe cérébro- spinal, depuis la moelle épinière jusqu\u2019au diencéphale au moins *, existent des amas cellulaires, à caractères franchement végétatifs, sympathiques ou parasympathiques.Chacun de ces noyaux peut être une voie finale commune.Mais cette notion vaut d\u2019être précisée.Un exemple, emprunté au système nerveux cérébro-spinal, y servira.Voici les noyaux radiculaires de la corne antérieure de la moelle épinière.Leurs axones réunis sortent de l\u2019axe nerveux pour constituer la racine antérieure, entrer dans le nerf périphérique, aboutir à l\u2019organe d\u2019exécution.C\u2019est simple.Mais du côté des dendrites de ces noyaux radiculaires, quelle complication! Y aboutissent, venues du système cérébro-spi- 3.Le tonus végétatif de l\u2019organisme étant le produit de tous ces facteurs, tissu propre de l\u2019organe, tissu nerveux, stimulines diverses, auquel il faut ajouter un facteur mécanique (pression sanguine), on voit combien l\u2019étiologie des dystonies neuro-végétatives peut être protéiforme.4.On pourrait inclure les noyaux gris centraux et l\u2019écorce cérébrale.Les produits hypophysaires atteignent par voie nerveuse les noyaux gris centraux et la zone sensitive corticale est influencée par les trois zones réflexes végétatives: tissulaire, cardio-aortique, sino-carotidienne, de même que par les centres psychiques.1167 nal des fibres de toutes les régions supérieures et inférieures, homo et hétérolatérales, venues du systéme végétatif des fibres sympathiques et parasympathiques.Or, chacune de ces fibres peut occasionnellement véhiculer des propriétés physiologiques diverses: excitation, inhibition, dynamogénie, sommation, etc.qui luttent les unes les autres pour prendre possession de cette voie finale commune.La réponse, dans l\u2019organe d\u2019exécution, est la somme algébrique de ces influences à un moment donné.Ainsi s\u2019intègrent étroitement au niveau des centres axiaux les sensibilités variées et les motricités des systèmes nerveux végétatif et cérébro-spinal.Les noyaux végétatifs sont pareillement des voies finales communes.Tous le sont-ils?Peut- être.Nous savons que certains le sont.Entre autres les noyaux diencéphaliques qui, outre leurs subtils rapports avec l\u2019hypophyse, s\u2019unissent à des fibres sensorielles et cérébro-spinales.Donc, aux deux pôles extrêmes du système nerveux végétatif, des influences jouent, qui en déterminent et en spécifient l\u2019opération.D'une part, dans l\u2019axe nerveux central, les variations humorales affectent les cellules nerveuses et les voies finales communes végétatives sont les points d\u2019arrivée d\u2019excitations homologues ou dissemblables; d\u2019autre part, le milieu humoral périphérique, dans lequel plongent en fin d\u2019analyse les terminaisons végétatives, est un « melting pot » aux potentialités innombrables.Si bien qu\u2019il ne peut exister une sympathologie autonome et indépendante.Le fonctionnement physiologique du système vé- gétathif, tout comme ses distorsions pathologiques, tiennent à l\u2019organisme; tout entier.C\u2019est dans les domaines étiologique et thérapeutique une notion que les spécialistes oublient facilement.kk 3k Homéostasis résume en un mot les fonctions du système nerveux végétatif.Cannon désigne ainsi la conservation du milieu intérieur, essentiel à la physiologie, essentiel à la vie même. 1168 Ce milieu intérieur, point de départ et d\u2019arrivée de toutes les activités biologiques, ne saurait varier que dans des limites restreintes.L\u2019alimentation, la respiration, les éliminations électives et diverses pourvoient, de façon lointaine, à cette stabilité relative.Mais \u2014 chez l\u2019animal un peu élevé dans l\u2019échelle zoologique \u2014 les systèmes nerveux sympathique et parasympathique y concourent l\u2019un et l\u2019autre selon des modes différents.C\u2019est un fait, de longtemps connu, que le sympathique excite et le parasympathique inhibe une série d\u2019organes dont la mission est d\u2019accélérer l\u2019utilisation des matières alimentaires: protides, lipides, glucides; d\u2019où l\u2019ad- Jectif catabolique joint au sympathique et le qualificatif anabolique donné au parasympathique.Au surplus, agissant sur la perméabilité capillaire, la ventilation pulmonaire, les sécrétions rénales, sudorales, endocrines ete, le système nerveux végétatif règle la teneur du sérum en eau, en chlorure de sodium, en adrénaline, en choline, en ions calcium et potassium ete, et maintient l\u2019équilibre acide- base des humeurs.Est-il nécessaire d\u2019ajouter que, par un choc en retour, il est impressionné par toutes les variations qu\u2019il peut produire?Mécanisme circulaire amphotrope sur lequel Danielopolu a beaucoup insisté.La disparité fonctionnelle du sympathique et du parasympathique dans l\u2019homéostasis apparaît tant du point de vue anatomique que physiologique.Le sympathique est construit pour la diffusion, le parasympathique pour la concentration.Voyons un peu.Dans chaque rameau communicant blanc, les fibres préganglionnaires gagnent au moins 5 à 9 ganglions de la chaîne latérale, une même fibre préganglionnaire peut s\u2019articuler à des fibres post-ganglionnaires dans plusieurs ganglions (Langley).En outre, les médullo-sur- rénales sont, on le sait, les homologues des neurones post-ganglionnaires; leur produit de sécrétion, l\u2019adrénaline, peut, par voie sanguine, diffuser partout.Le champ récepteur est donc immensément vaste.La structure anatomo- histologique du système nerveux sympathique L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 le prédispose déjà à l\u2019action physiologique globale que nous décrirons dans un instant.Certes le parasympathique, à l\u2019instar du sympathique, possède une étendue ct une variété de distribution considérables.Mais les fibres préganglionnaires atteignent des ganglions situés dans ou au voisinage de l\u2019organe ; les fibres post-ganglionnaires, courtes, innervent une portion restreinte de tissu.D\u2019où possibilité d\u2019une action physiologique quasi isolée.Enfin on ne connaît pas d\u2019hormone parasympathique à action générale, pas de substance parasympathicomimétique agissant à distance, et qui serait l'équivalent ou le pendant de l\u2019adrénaline.Ce n\u2019est pas trop étendre la signification du terme milieu intérieur que de l\u2019estimer physiologiquement sauvegardé, quand la contraction de la pupille s\u2019oppose à la dangereuse illumination, quand, excitée par le VII et le IX, la sécrétion salivaire facilite la déglutition et commence l\u2019hydrolise des glucides, quand le pneumogastrique par inhibition lutte contre l\u2019hy- peractivité cardiaque ou bien stimule la sécrétion des sucs gastriques et pancréatiques, détermine l\u2019activité rythmée et péristaltique de l\u2019œsophage, de l\u2019estomac, du petit intestin.Et c\u2019est encore protéger ce milieu intérieur que de participer au vidage des émonctoires (vessie, côlon, rectum).Toutes ces fonctions ressortissent, vous l\u2019avez reconnu, au parasympathique.Celui-là concourt donc à l\u2019homéostasis en assurant la nutrition du corps dont il protège et conserve les réserves organiques.Mais il le fait en douceur, par parties isolées, successivement ou intermittemment agissantes.Son excitation globale est incohérente et chaotique.Rien ne rattache, en un faisceau significatif, la contraction de la pupille, le ralentissement du cœur, l\u2019augmentation de la motilité gastro-intestinale, la contraction de la vessie et du rectum, l\u2019engorgement des tissus érec- tils.Que voulez-vous, le parasympathique ne peut opérer que selon sa nature! Le sympathique est aussi capable d\u2019action isolée.Au cours du fonctionnement normal, si délicat, si muet, si souple, si nuancé, c\u2019est ainsi qu\u2019il œuvre assurément.Certaines dystonies BARBEAU: QUELQUES NOTIONS PREMIÈRES EN SYMPATHOLOGIE neuro-végétatives nous le démontrent.Mais survienne une cause perturbatrice, brutale, essentiellement désastreuse: exercice musculaire, violent, douleur, asphyxie, anoxémie, émotions, choc hypoglycémique, exposition au froid intense, etc, le sympathique répond brusquement par une réaction globale, dont tous les éléments visent, dans une synergie merveilleuse, vers une téléologie manifeste.Un exemple illustrera bien cette finalité salvatrice.Ne voit-on pas, au cours d\u2019un violent exercice musculaire, le cœur accélérer son rythme, les vaisseaux se resserrer dans les régions au repos, le débit sanguin augmenter dans les territoires en activité et avec lui l\u2019apport d\u2019oxygène et d\u2019énergie, le métabolisme, les éliminations de chaleur et de déchets?Les bronches se dilatent.Comprimée par la contraction de ses muscles lisses, la rate lance dans la circulation un nombre plus grand de globules rouges.Les glandes sudoripares sécrètent davantage et multiplient l\u2019élimination calorique.L\u2019adrénaline libérée impressionne tous les neurones post-ganglionnaires: le sucre sanguin est mobilisé, la coagubilité du sang accrue, etc.Enfin, de par l\u2019excitation sympathique, la sensation de fatigue apparaît plus tardivement dans le muscle strié.N\u2019est-il pas évident que toutes ces réactions convergent, en présence d\u2019un danger imminent, pour sauvegarder d\u2019urgence l\u2019essentielle intégrité du milieu intérieur?1169 De toute façon, le système nerveux végétatif n\u2019a pas de signification plus exhaustive que celle-là.Le jeu de ses trois lois physiologiques fondamentales (de l\u2019amphotropisme, des prédominances, du mécanisme circulaire ampho- trope), nous le prouverait également.Certes, il y a des accrocs, des bourbes, des escapades, des embardées.Nous voici dans la pathologie, qui s\u2019éclaire elle-même à la lumière de ce concept physiologique.+ + Les vingt minutes permises sont écoulées.depuis longtemps.Et nous avons impression de n\u2019avoir encore rien expliqué.Sur le méme ton, nous pourrions rappeler d\u2019autres grands principes, que la scrupuleuse observation des faits a permis d\u2019énoncer et qui résument, en les expliquant, la physiologie et la pathologie du système nerveux végétatif.Pas entièrement toutefois.Le monde, a-t-on dit \u2014 ou à peu près \u2014 est plus vaste que toute philosophie.Quand on comprendra parfaitement le système nerveux végétatif et ses intégrations fonctionnelles, que nous restera-t-il à apprendre?Que nous restera-t-il à réaliser?Chercher des événements nouveaux?Oui, mais pour les incorporer dans des lois.N\u2019en déplaise aux pragmatiques décadents qui pourraient subsister, il y a plus riche que le Fait.Et c\u2019est l\u2019Idée. LE PSYCHISME DE L\u2019ACCIDENTÉ ! Par I.COTE, Les quelques remarques qui suivent s\u2019appliquent non seulement aux accidentés du travail mais à tous les réclamants qui revendiquent auprès de nos tribunaux civils, et aux médecins qui les représentent.J\u2019apprendrai rien de nouveau à mes professeurs et à tous ceux qui pratiquent leur art avec probité et prudence; prudence au point que les mieux renseignés ne veulent pas exposer leur crédit au palais de justice, craignant de le voir amoindri par un avocat sans seru- pule ou un confrère hâbleur.Je vous soumets que cette classe, bien que restreinte, cause un tort incalculable au reste de la profession.Comme fiche de consolation, je peux cependant ajouter que je n\u2019hésiterais pas a dire la méme chose en hébreu ou en anglais.x #* x Trente ans à peine nous séparent du jour où un accidenté du travail recevait les soins d\u2019urgence de son patron.Il était transporté chez lui ou à l\u2019hôpital, et là se limitait la responsabilité de l\u2019employeur.En 1898, en France, le gouvernement votait une premiere loi d\u2019accidents du travail; au Canada, nous suivions une dizaine d\u2019années plus tard.Il est intéressant de se rappeler quelle indemnité recevait alors le blessé: « Aucune durant les trois premières semaines; demi-salaire durant un nombre de semaines limité; incapacité permanente, mais touchant 50% du chiffre fixé, done la moitié du montant correspondant à la lésion, et encore, pour avoir cet argent, devait-il partiellement batailler à ses frais.Seul, il devait solder ses experts, ses soins médicaux, ses frais extrajudiciaires, et une fois le litige terminé, il arrivait fréquemment qu\u2019il restait, non seulement 1.Communication présentée au XVe Congrès de l\u2019A.M.LF.A.N., Ottawa-Hull, septembre 1938.le porteur d\u2019infirmité, mais que le capital perçu n\u2019avait pas été suffisant pour payer toutes ses dépenses.» L\u2019accidenté d\u2019alors n\u2019avait qu\u2019un intérêt: guérir au plus tôt et retourner à l\u2019industrie.Subséquemment, les législateurs sous la pression du travail organisé ont mis en vigueur toute une série de lois, la dernière étant toujours plus généreuse que la précédente, et celle qui nous régit actuellement est en force depuis le ler septembre 1931.Que reçoit maintenant la victime d\u2019un accident du travail?1° Son plein salaire, s\u2019il n\u2019excède pas $12.50 par semaine, et ce à partir du jour de l\u2019accident, excepté si la guérison s\u2019obtient dans un délai de 8 jours.2° Les deux-tiers du salaire hebdomadaire pour les ouvriers de $18.00 par semaine et plus.3° Les frais médicaux et d\u2019hospitalisation.4° Nous rencontrons très fréquemment des accidentés qui font partie de sociétés de secours mutuel et qui touchent $5.00 à $10.00 par semaine.Il en est résulté un intérêt incontestable à ne pas guérir, et nous voyons accorder des périodes d\u2019incapacité nullement proportionnées à la gravité de la lésion.Nous assistons à une série de revendications où il est allégué avec véhémence l\u2019impossibilité absolue de reprendre l\u2019ouvrage, et le médecin notera que les raisons données sont généralement d\u2019ordre psychique, le symp- tome le plus commode est l\u2019affirmation de l\u2019existence de douleur, et je trouve malheureux de constater que bien des fois le médecin est leur porte-parole, et souvent en des termes qu\u2019une prudence élémentaire devrait en faire éviter l\u2019emploi.Il devrait savoir que généralement les grands blessés sont muets, les petits blessés crient et ceux qui n\u2019ont rien du tout, hurlent. CÔTÉ: LE PSYCHISME DE L\u2019ACCIDENTÉ Celui qui est réellement blessé n\u2019a aucune difficulté à faire valoir ses droits, mais le faux réclamant a nécessairement besoin d\u2019un appui, et il n\u2019en a pas le choix car seul son médecin peut l\u2019aider à exploiter l\u2019industrie; alors, par tous les moyens possibles, il essaie de le convaincre de la gravité de sa lésion, et lorsqu'il réussit, lorsque nous avons apposé notre signature sur des documents de nature à l\u2019aider, sans serupule il se servira de notre nom, et il lui sera plus facile encore de surprendre la bonne foi de la députation et d\u2019autres personnes qu\u2019il aura intéressées à sa cause.Nous avons des dossiers d\u2019au delà cent pages concernant des réclamants qui eurent des blessures insignifiantes ou imaginaires, et je suis certain que toute cette correspondance eût été évitée si le médecin avait été un homme averti.Vous me direz, peut-être, qu\u2019après tout, je dois faire allusion aux cas particuliers; je le regrette, et je n\u2019en parlerais pas si je ne craignais cette tendance à la généralisation.Je ne veux pas parler des simulateurs, du reste, il y en a peu, mais je fais allusion au petit blessé qui est enclin à se laisser supporter par le fonds d\u2019accident et ce, de connivence avec nous.Je veux vous parler de l\u2019élément douleur; je vous dirai que je n\u2019ai pas intention de discuter avec vous la question de la psycho-né- vrose, de la neurasthénie traumatique, des névroses post-traumatiques, de la sinistrose et de l\u2019hystérie traumatique; nous en avons tous quelques notions, grâce au contact avec nos psychiatres de carrière ou aux études personnellement faites.Du reste, les atteintes au système nerveux faisant suite à un traumatisme grave sont à juste titre indemnisé:s par les législateurs, mais je ne puis concevoir que la simple égratignure déclanche une perturbation alarmante du système nerveux; d\u2019ailleurs, même les traumatismes sérieux ne produisent pas d\u2019emblée les névroses, elles font presque toujours suite à une période de méditation durant les jours ou les semaines qui suivent l\u2019accident, et s\u2019il est vrai que la prédisposition peut jouer un certain rôle, il est également reconnu que les gens exempts de toute tare 1171 développent rapidement des psycho-névroses d\u2019autant plus rebelles, qu\u2019au début le traitement approprié ne fut pas appliqué.Inconsciemment, dans un grand nombre de cas, le médecin est devenu leur complice.Dans d\u2019autres cas, plus exceptionnels, 1l a probablement réalisé qu\u2019après tout il n\u2019y avait pas conflit d\u2019intérêt, car plus se prolonge la période d'incapacité, plus les honoraires s\u2019élèvent, et alors qu\u2019au début du traitement une persuasion douce mais énergique eut rapidement amené la guérison, lorsque des semaines se seront écoulées, vous vous trouverez en face de difficultés bien plus difficiles à surmonter.Les exagérateurs, ceux qui souffrent d\u2019hys- téro-traumatisme plus ou moins conscient sont pour un grand nombre excusables: porteurs d\u2019un système nerveux épuisé par des circonstances extérieures pénibles, maladie, douleurs, manque de pain, déchéance physique ou moralé, autant de facteurs qui invitent à notre indulgence; mais je crois que nous n\u2019avons pas d\u2019excuses à offrir, nous, médecins, si en face de ce tableau pénible, au lieu d\u2019encourager notre patient, de lui faire comprendre qu\u2019après tout il n\u2019est pas moribond, nous allons ajouter à ses misères, en empoisonnant son esprit.Que de blessés viennent à moi, me disent avoir souffert, par exemple: de fracture de deux côtes et d\u2019enfoncement de trois autres, de déchirures de muscles lombaires, suites d\u2019effort, de luxation tibio-tar- sienne, méme si le travail fut continué durant des jours.Et, lorsque je vois dans les rapports médicaux les mémes diagnostics, je ne puis m\u2019empé- cher de conclure qu\u2019il y eut indiscrétion de la part du médecin qui fit part au patient de son diagnostic fantaisiste.Depuis deux décades, les psychiâtres me concéderont, je crois, que le nombre des névrosés a pratiquement doublé, et tout s\u2019y prête: notre vie électrique émousse notre cellule nerveuse, le téléphone, la radio, le cinéma, l\u2019auto et les soubresauts constants qui en résultent, ont certainement une influence néfaste sur notre système nerveux; mais je ne 1172 crois pas qu\u2019il en soit résulté un déséquilibre tel que le moindre choc puisse faire de nous des impotents, et s\u2019il nous faut reconnaître qu\u2019un bout de doigt écrasé puisse déclancher une petite crise d\u2019hystérie, je reste tout de méme convaincu que l\u2019hystéro-traumatisme consécutif sera évité si le médecin traitant est l\u2019apôtre d\u2019hier, qui n\u2019a qu\u2019en vue la guérison rapide de son patient.Je réalise cependant, que même si cette théorie est admise, la pratique présente de grandes difficultés, car, nous ne pouvons accorder un nombre de semaines déterminé à l\u2019avance selon la nature du traumatisme, et après un certain nombre de jours aller nier la souffrance d\u2019emblée causerait dans certains cas de graves préjudices.Plusieurs méthodes ont été employées pour déterminer l\u2019existence de la douleur et, à mon avis, elles sont loin de constituer une règle absolue, surtout si elles sont priscs individuellement, par exemple, la dilatation pupillaire, l\u2019accélération du pouls, si nous faisons pression sur un endroit douloureux, nous renseignent imparfaitement.Nous pouvons être sous l\u2019impression qu\u2019un individu ne souffre pas, mais de là à affirmer, il nous faut plus qu\u2019une impression, et là comme dans tout le reste de la science médicale, c\u2019est l\u2019ensemble des symptômes qui pourraient nous permettre de porter un jugement.Je ne veux pas nier la valeur reconnue de certains signes, tels par exemple, suite de lésion grave de l\u2019encéphale: l\u2019existence de nystagmus, du Romberg, l\u2019incoordination des mouvements, des modifications de la réflectivité tendino-os- seuse, etc.; chacun de ces signes a en lui-même une très grande signification et le médecin possède une base sérieuse sur laquelle il peut se former une opinion, mais à mon avis, la difficulté est encore plus grande lorsque la douleur est alléguée et qu\u2019il y a absence de tout symptôme objectif.Je suis d\u2019avis qu\u2019il faut alors au clinicien beaucoup d\u2019esprit d\u2019observation pour former une opinion, et c\u2019est très souvent l\u2019ensemble de petits signes \u2014 j\u2019oserais dire insignifiants, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, novembre 1938 extramédicaux \u2014 qui peut guider sûrement le médecin.L'homme averti doit commencer son examen dès qu\u2019il entrevoit le patient; il peut toujours juger du type d'homme avec lequel il doit traiter; il peut dire s\u2019il est actif ou paresseux par la simple manière dont il se déplace.À l\u2019entrée de votre bureau de consultation, vous verrez quelquefois des claudications formidables sans étiologie justificative; en même temps, observez le regard du patient, il est nécessairement anxieux de connaître l\u2019effet produit; vous verrez d\u2019autres fois sur sa figure une expression de souffrance alarmante, bien que le pronostic soit loin d\u2019être inquiétant.S\u2019il est blessé à l\u2019un des membres supérieurs, il le tient fréquemment en écharpe; il est souvent porteur de pansements énormes qui recouvrent des plaies cicatrisées depuis longtemps; se dévêtir constitue toute une industrie, presque toujours il demande votre aide; mouvements actifs des articulations souvent impossibles, généralement diminués; les mains sont moîtes; les mouvements passifs provoquent des réactions vives, même avant que nous touchions le membre; faire pression sur l\u2019endroit traumatisé, même légèrement, entraîne des protestations.Si cependant par une conversation soutenue, rapide, sans répit, vous faites une pression beaucoup plus intense, vous constaterez que la douleur n\u2019est plus alléguée.Par la persuasion, vous allez souvent déplacer le mal à votre gré; observez quelquefois l\u2019illogisme des sensations du chaud et du froid ou de la piqûre d\u2019épingle.Méfiez-vous du patient qui augmente ses plaintes au fur et à mesure que la blessure se consolide.Je conseille au médecin des villes d\u2019observer la différence qui existe entre certaines nationalités; il y a une race qui ne guérit jamais; il y en a une autre qui est toute compliment pour le médecin, homme merveilleux qui l\u2019améliore de jour en jour, qui malheureusement ne peut réussir à faire disparaître la dernière douleur.Il nous faut connaître l\u2019histoire de famille, les antécédents personnels, maladies ou trau- CÔTÉ: LE PSYCHISME DE L\u2019ACCIDENTÉ matismes; enfin, le médecin doit se tenir au courant des activités de l\u2019industrie; les faux accidents sont plus nombreux à la fin des contrats; l\u2019automne, par exemple, pour les débardeurs et les navigateurs; le printemps pour les bûcherons.J\u2019ajouterai toutefois pour cctte dernière classe qu\u2019elle connaît très bien la saveur que l\u2019on éprouve à passer le Jour de l\u2019An en famille, d\u2019où augmentation marquée des petits accidents en décembre et leur guérison spontanée après les Rois.Lorsque vous êtes en présence d\u2019un cas qui ne guérit pas dans un délai logique, vous devez penser au fait que la blessure est peut-être entretenue; vous pouvez, après avoir défendu au patient de défaire son pansement, appliquer vous-même des diachylons avec un entrecroisement tel qu\u2019on ne saurait le défaire à votre insu.Dans nos hôpitaux, on fait fréquemment un plâtre, ce qui est évidemment un moyen plus sûr.Je demande pardon à nos confrères étrangers si je touche un point qui concerne exclusivement la province de Québec, je veux en tcrmi- nant vous dire un mot du « choix du médecin » Le gouvernement actuel a donné à la profession médicale ce qu\u2019elle n\u2019a pas connu dans le passé; il a confié à l\u2019un des nôtres un des plus importants ministères.À la Commission des Accidents du Travail, il a voté une loi pour la formation d\u2019un bureau de révision composé de trois médecins dont la décision en matière d\u2019accidents au point de vue médical fera loi, c\u2019est-à-dire qu\u2019il confère à trois médecins des pouvoirs plus grands que ceux que possèdent nos juges de Cour d\u2019Appel, et enfin, à la victime d\u2019accident, il a donné le choix du médecin.Bien que reconnaissant tout ce qu\u2019il y a d\u2019humain à permettre au blessé de choisir un médecin de son goût, je ne vous cacherai pas que je trouve que cet article de la loi sera grave de conséquence, si le médecin traitant ne fait pas preuve de la reconnaissance attendue de l\u2019Etat, si en retour il ne donne pas son entière coopération.1173 Il existe un budget pour indemniser le vrai blessé, mais il n\u2019est pas suffisant pour payer en plus le faux réclamant, et même, en ce qui concerne celui qui réellement eut un accident, vous devez l\u2019induire à retourner au travail immédiatement après la consolidation juridique de sa blessure, et je vous donnerai un exemple: En 1937, il y eut 70,000 accidents répartis dans la province de Québec.Supposons qu\u2019à 50,000 d\u2019entre eux vous ayiez donné une semaine de trop, et comment le bon médecin de famille peut-il refuser une semaine de repos additionnl à son vieux patient?J'ai fait de la pratique générale et je comprends certaines difficultés.Prenons ensuite la moyenne d\u2019indemnité de $15.00 par semaine et vous aurez soutiré du fonds d'accident $750,000 et cette semaine additionnelle de traitement entraînera nécessairement quelques honoraires; $750,000, quand tout le budget dépasse à peine $6,000,000! Autre danger, l\u2019accidenté choisit son médecin: a-t-11 la connaissance voulue?Et le médecin une fois choisi, a-t-il toujours assez de probité professionnelle pour, à l\u2019occasion, sacrifier ses honoraires et remettre son patient entre les mains de spécialistes?Demandons- nous donc si dans certaines circonstances notre cupidité ne nous a pas fait entreprendre le traitemet de cas qui ne sont pas du domaine de notre compétence.Quel en fut fatalement le résultat?Des incapacités totales temporaires indûment prolongées; des incapacités partielles permanentes nécessairement plus élevées; un plus grand infirme et un plus plus pauvre trésor.En 1931, la loi donnait à la victime le choix du médecin ; en 1932, une autre loi le lui enlevait; en 1937, une nouvelle loi redonnait à la victime le choix du médecin.De quoi demain sera-t-il fait?Je ne le sais pas, mais réalisez qu\u2019il nous faut rivaliser avec la province d\u2019Ontario qui a la même loi que nous, et qui ne donne pas au blessé le choix du médecin; et, si le taux d\u2019assurance allait être plus élevé dans Québec que dans Ontario, 1174 il y aurait danger de voir nos industries s\u2019installer davantage chez nos voisins, ce qu\u2019un gouvernement clairvoyant ne saurait tolérer.Nous nous flattons à juste titre d\u2019appartenir à une classe d\u2019élite; il nous faut être à la hauteur de la situation; nous devons réaliser le rôle que nous jouons dans la société.Au détriment de nos intérêts nous devons admettre que ce ne sont pas seulement des accidentés qui se présentent à nos bureaux de consultation, mais qu\u2019il doit tout de même rester encore , quelques malades.En face d\u2019un patient qui souffre d\u2019arthrite, nous n\u2019avons pas le droit d\u2019insinuer ou de lui demander s\u2019il n\u2019aurait pas eu quelque accident.Nous devons d\u2019abord rechercher les causes les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 plus naturelles de cette arthrite, infection, diathèse rhumatismale ou autre, car nous pouvons être assurés que l\u2019industrie n\u2019a pas le moyen d\u2019assumer le paiement des indemnités aux blessés et en plus, le coût de la perte de temps résultant de maladies diverses.Je n\u2019ai pas voulu blesser qui que ce soit par mes remarques; je vous ai fait part courageusement des abus que je constate fréquemment.Je réalise qu\u2019il eut été probablement meilleure politique en ce qui me concerne, de faire à mes confrères des compliments plutôt que des reproches.Encore une fois, ces remarques sont faites sans animosité et pour le plus grand bien de ceux d\u2019entre nous qui faisons notre devoir, et c\u2019est la majorité. = sg LES HEMORROIDES ET LEUR TRAITEMENT PAR LES INJECTIONS SCLEROSANTES Par J.-A.DENONCOURT, Chirurgien des hôpitaux Saint-Joseph et Cooke (Trois-Rivières).Cet exposé sommaire que je vais vous présenter au sujet des hémorroïdes et de lcur traitement ne s\u2019adresse pas aux spécialistes de la matière, mais plutôt aux médecins praticiens des villes et des campagnes, qui sont chaque jour consultés à ce sujet et qui, devant le nombre considérable de nouveaux traitements, sont dans une telle confusion qu\u2019ils se demandent quelle méthode employer dans tel ou tel cas.En résumé, nous ferons ensemble une revue de la définition de cette affection et de ses différents aspects anatomiques et cliniques.Nous verrons comment doit se faire l\u2019examen d\u2019un hémorroïdaire, et ensuite les divers traitements applicables à chaque mode de la maladie, traitements à la portée de chacun d\u2019entre nous.Définition Les hémorroïdes sont des varices ano-rec- tales.Elles résultent de l\u2019altération des veines hémorroïdales dont les branches s\u2019anastomo- sent sous la muqueuse intestinale et voisinent les fibres du sphincter anal.Les réactions de la muqueuse et du sphincter conditionnent la plupart des symptômes de cette maladie.Les varices se développent en effet immédiatement sous la muqueuse à laquelle elles sont intimement unies.Il en résulte une inter-action constante entre muqueuse et varices.L\u2019inflammation de la veine entraîne une anite réactionnelle et vice versa.Les incidents ou accidents des hémorroïdes ont pour cause essentielle l\u2019infection et par là- même l\u2019inflammation locale.C\u2019est done dire que les diverses manifestations qui révèlent la présence des hémorroïdes sont toute déclenchées par la phlébite et par l\u2019anite associées.1.Communication présentée au XVe Congrès de l\u2019A.M.LF.A.N.Ottawa-Hull.septembre 1938.Division Tant au point de vue anatomique qu\u2019au point de vue clinique, les hémorroides se divisent en trois grandes variétés: externes, internes, mixtes ou intermédiaires.I) HÉMORROÏDES EXTERNES.Les hémorroïdes externes, situées au-dessous du sphincter, se trouvent sous la peau ou au voisinage de la jonction cutanéo-muqueuse, et se découvrent par l\u2019examen direct de la région.Elles se subdivisent en deux modes: a) sumples; b) compliquées.a) On dit qu\u2019elles sont simples lorsqu\u2019elles se présentent sous forme de petites masses bleutées, recouvertes d\u2019une muqueuse épaissie qui se prolonge insensiblement dans sa partie inférieure par le revètement cutané.En période de calme, elles sont molles, non douloureuses; leur siège le plus fréquent est la région latérale de l\u2019anus.En période d\u2019inflammation, elles augmentent de volume, sont tendues, dures, douloureuses.b) On les dit compliquées lorsqu\u2019elles sont le siège d\u2019une poussée phlébitique aboutissant à une thrombose hémorroïdaire.À la suite d\u2019un effort, brusquement et presque instantanément, le malade ressent une douleur inaccoutumée, en même temps qu\u2019il perçoit l\u2019apparition d\u2019une petite masse dure et douloureuse.Ces sensations, .tolérables durant deux ou trois jours, vont s\u2019accentuant et l\u2019obligent à consulter son médecin.L'examen révèle, sur les parois latérales de l\u2019anus, une tumeur variant du volume d\u2019un pois à celui d\u2019une petite olive d\u2019une teinte bleutée, de consistance dure et douloureuse au toucher.L\u2019incision précoce dès les premiers jours de cette hémorroïde thrombosée amène une guérison rapide ct complète.\u2018 1176 Laissée à elle-même, la thrombose évoluera en différents sens: lorsqu\u2019elle est de petite dimension, elle peut se resorber; en quelques jours, la douleur disparaît, la masse indurée se ramollit, se réduit progressivement, et au bout de quelques semaines, on ne trouve plus qu\u2019une petite excroissance cutanée, molle, flétrie, classiquement désignée sous le nom de marisque.Au contraire, au lieu de s\u2019amender, la thrombose peut évoluer vers les complications suivantes.La tuméfaction devient de plus en plus douloureuse, une petite escarre noirâtre apparaît suivie d\u2019un orifice par lequel le caillot s\u2019élimine spontanément.Cette escarre peut elle-même s\u2019aggraver, soit de la formation locale d\u2019un abcès avec fistule secondaire, soit d\u2019une hémorragie abondante et difficile à contrôler; c\u2019est le seul cas où une hémorragie prend naissance d\u2019une hémorroïde externe.Chez d\u2019autres malades, les phénomènes inflammatoires prennent un tout autre aspect.Autour de cette thrombose se développe une grosse poussée œdémateuse ; la marge de l\u2019anus est déformée par une saillie rouge, suintante, très sensible, au milieu de laquelle le thrombus initial passe facilement inaperçu.À ce moment, aucune intervention chirurgicale n\u2019est de mise.En définitive, trois complications peuvent aggraver la thrombose hémorroïdaire externe: escarre; poussée œdémateuse, et abcès de la marge de l\u2019anus.II) HÉMORROÏDES INTERNES.Les hémorroïdes internes sont uniquement sous-muqueuses.Elles siègent à l\u2019intérieur du rectum, au-dessus du sphincter et, pour les découvrir, il faut employer l\u2019anuscope.Elles se subdivisent à leur tour en deux variétés: a) simples; b) compliquées.a) Les hémorroïdes internes simples sont d\u2019une fréquence infiniment plus grande que toutes autres.Elles restent souvent latentes pendant des années, sans donner lieu à aucun L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 193$ trouble fonctionnel.Au contraire, à la suite d\u2019une constipation, d\u2019une purgation, d\u2019écarts de régime, elles se révèlent par un ou plusieurs de leurs symptômes, lesquels sont au nombre de quatre: douleur, hémorragies, prolapsus, écoulement séreux ou séro-purulent.Ces symptômes consistent rarement chez le même malade.Habituellement, l\u2019affection reste longtemps mono-symptomatique.Le tableau clinique varie avec les sujets.Chez certains, c\u2019est un état chronique, persistant des mois et des années avec ces symptômes estompés.Chez d\u2019autres, il s\u2019agit de poussées congestives, subaiguës, s\u2019accompagnant tantôt de douleurs, tantôt d\u2019hémorragies, tantôt de prolapsus.Si on pratique l\u2019endoscopie au moment d\u2019une poussée congestive, on observe, en outre des lésions de rectite toujours présentes, deux aspects de l\u2019hémorroïde interne: soit la couronne rouge carminée des varices agiomateuses, soit la turgescence des masses variqueuses tumorales, dures, douloureuses, avec tendance à prolaber.b) Les hémorroïdes internes ont pour complications: 1) L\u2019hémorragie grave.Cette hémorragie peut varier du simple suintement continuel qui, graduellement conduit le malade à un état d\u2019anémie marqué, jusqu\u2019à l\u2019hémorragie massive, véritable cataclysme qui entraîne un état de choc et nécessite un traitement d\u2019urgence.2) Le prolapsus.Le prolapsus peut être simple et réductible.Cette extériorisation des hémorroïdes internes est, soit accidentelle, se produisant lors de la défécation et se réduisant spontanément dans les minutes qui suivent, ou manuellement; soit permanente, mais cependant encore réductible; chaque fois que le malade a réduit son prolapsus, il le sent réapparaître quelques instants après ou au moindre effort.Ou le prolapsus est irréductible.Alors le malade consulte d\u2019urgence.Cette DENONCOURT: HÉMORROÏDES ET INJECTIONS SCLÉROSANTES irréductibilité survient en général brusquement chez un sujet qui, porteur d\u2019un prolapsus récidivant, avait pu jusque-là le réduire chaque jour.Ce n\u2019est pas l\u2019étranglement par le sphincter qui est la cause essentielle, mais l\u2019inflammation locale, la poussée de phlébite qui joue tout le rôle dans cet accident.Les aspects sont différents si l\u2019on examine le malade dans les premières heures ou plus tard.Dans les premières heures, le malade souffre encore peu, mais il est gêné pour marcher et s\u2019asseoir.La tumeur prolabée est circonfé- rentielle, la muqueuse est rouge, vineuse, œdé- matiée, parfois déjà excoriée.C\u2019est à cette période précoce que l\u2019on doit entreprendre la réduction avec douceur et patience.Plus tard, et assez rapidement, le tableau clinique s\u2019aggrave: les douleurs deviennent intolérables et obligent le malade à s\u2019immobiliser et à demander un calmant.L'examen révèle alors une tumeur augmentée de volume, de couleur bleu-noirâtre, parsemée de zones ulcérées ou de plaques de sphacèle.Abandonné à lui-même, ce prolapsus va continuer à se compliquer de suppuration, de gangrène et d\u2019une atteinte sérieuse de l\u2019état général.L\u2019évolution peut se faire vers l\u2019élimination spontanée des paquets variqueux au prix de longues suppurations; ou aboutir à des abcès de la fosse ischio-rectale, qui laissent des fistules interminables.IIT) HÉMORROÏDES MIXTES OU INTERMÉDIAIRES.Nous désignons par là des varices ano-rec- tales qui sont à cheval sur la marge et sur le sphincter.Visibles à l\u2019extérieur, elles apparaissent à l\u2019intérieur sous forme de bourrelet qui remonte dans le canal anal.Elles sont donc à la fois internes et externes.Cette variété se rencontre le plus souvent au niveau du raphé antérieur, alors que les autres hémorroïdes sont ou franchement externes, ou franchement internes.Il est important de reconnaître ces varices mixtes, car ce sont les plus difficiles à traiter et les plus fertiles en incidents après la cure.1177 Examen du malade C\u2019est l\u2019examen complet du malade qui permettra de porter un diagnostic exact d\u2019hémorroïdes.Et c\u2019est ce diagnostic qui servira de guide précis au traitement.Première partie de l\u2019examen: Etat général.Il faut d\u2019abord noter l\u2019état général de celui qui vient consulter pour hémorroïdes: s\u2019il est anémique, songer aux hémorragies à répétition; s\u2019il est amaigri depuis peu, penser au cancer.Système circulatoire.On sait que les hémorroïdes poussent sur un terrain veineux général.Alors voir si le patient n\u2019est pas porteur de varices aux membres inférieurs ou ailleurs.On sait aussi que souvent les hémorragies de la région anale sont la soupape de sûreté des pléthoriques, alors faire la lecture de la pression artérielle.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une femme, savoir si elle est enceinte.Dans ce cas, les hémorroïdes se produisent par compression mécanique.Système digestif.S\u2019enquérir des différents troubles hépatiques, gastriques, intestinaux: constipation, diarrhée de toutes natures.Faire une révision des habitudes alimentaires, surtout de l\u2019alcoolisme qui joue un rôle capital.Deuxième partie de l\u2019examen: L\u2019hémorroïdaire consulte dans la majorité des cas pour un des symptômes suivants: 1) Hémorragies.Symptôme très fréquent, dont il faut savoir préciser les caractères: aspect du sang, fréquence des hémorragies, ha- raire, abondance.2) Douleurs.C\u2019est la traduction de l\u2019inflammation locale.S\u2019enquérir de son intensité, de sa ténacité, de son apparition et de son paroxysme.3) Prolapsus.Ce symptôme s\u2019accompagne de douleurs ou non.Il est permanent ou accidentel; existe depuis longtemps ou depuis peu.4) Suintement ou prurit.Le suintement séreux est le résultat de l\u2019hypersécrétion d\u2019une muqueuse enflammée; le suintement purulent indique une infection secondaire, une anite suppurée, ou une fistule anale qu\u2019il faut rechercher. 1178 Le prurit anal, affection tenace, coexiste fréquemment avec les varices ano-rectales.Troisième partie de l\u2019examen: Examen direct: le diagnostic repose essentiellement sur cet examen.Il faut savoir le faire; il est des plus simples, ne nécessite ni long apprentissage, ni instrumentation compliquée.Toutefois, il ne faut jamais négliger cet examen.1) Position du malade.Position genu-pecto- rale sur une table d\u2019examen.2) Inspection.Elle est toujours indispensable pour déceler la présence d\u2019hémorroides externes, ou d\u2019un prolapsus.3) Toucher rectal.Il a pour but d\u2019explorer le canal anal.Avec le doigt recouvert d\u2019un doigtier bien lubrifié, masser d\u2019abord bien légèrement l\u2019orifice externe de l\u2019anus pour l\u2019amadouer et diminuer ainsi le spasme.Le doigt doit pénétrer avec extrême douceur pour éviter la réaction douloureuse.4) Endoscopie.L'examen du canal se pratique au moyen d\u2019un anuscope et d\u2019un éclairage par une lampe frontale ou un miroir frontal.L\u2019anuscope est introduit avec douceur à fond de course; le mandrin est enlevé; l\u2019exploration se pratique en retirant l\u2019appareil.L\u2019examen du rectum, au moyen du rectoscope, doit compléter l\u2019examen de cette région, car l\u2019existence d\u2019un cancer doit toujours être notre préoccupation au premier examen d\u2019un hémorroïdaire.C\u2019est l\u2019endoscopie qui permettra de juger de l\u2019importance des hémorroïdes internes.Ici, il faut savoir que les hémorroïdes internes ne réalisent jamais un aspect analogue à celui des varices des membres inférieurs.La dilatation veineuse hémorroïdale existe, mais elle est profonde et très peu visible.Ce qu\u2019il importe de reconnaître, c\u2019est l\u2019existence de la rectite hémorroïdale, lésion de la muqueuse qui ne constitue pas une complication, mais qui est un signe primordial de l\u2019affection.La muqueuse est alors très congestionnée et rouge écarlate; superficiellement, se dessinent les mailles d\u2019un riche réseau capillaire.Les points qui saignent sont souvent indiqués par de petites érosions.D\u2019autres fois, l\u2019état hé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 morroïdal est uniquement marqué par une zone vermillon plus foncée que le reste de la muqueuse.Traitement Le traitement de toute hémorroïde comporte, obligatoirement associés, un traitement général et un traitement local.I) TRAITEMENT GÉNÉRAL.Basé sur la notion du terrain hémorroïdaire, ce traitement s\u2019applique à toutes variétés d\u2019hémorroïdes, à toute période d\u2019évolution.Il est la base indispensable de toute autre thérapeutique locale.« C\u2019est à la connaissance de ce traitement, dit Rachet, que sont dus la plupart des incidents et des échecs des traitements locaux.» a) Hygiène générale.Comme les hémorroi- daires sont souvent des pléthoriques, sédentaires, gros mangeurs, d\u2019où insuffisance hépatique et troubles intestinaux, on conseillera : 1) d\u2019éviter la sédentarité, en prescrivant un exercice quotidien en plein air, de la gymnastique, la balnéothérapie, etc.; 2) de régler l\u2019alimentation en quantité et en qualité: restreindre les menus, s\u2019abstenir d\u2019épices, condiments, vinaigre, sauces grasses, charcuterie, viandes faisandées, fritures, fromages fermentés, patisseries, pain en excès, vin, bière, café, thé fort, et surtout alcool.Le rôle de ce dernier est particulièrement néfaste.b) Hygiène intestinale.Tout hémorroïdaire est porteur de quelque trouble intestinal, et le plus souvent, c\u2019est la constipation.On remplacera les laxatifs irritants, les purgatifs salins, par une alimentation appropriée, à base de légumes verts et de fruits.S\u2019il est nécessaire, on ajoutera les laxatifs huileux et les mucilages.c) Hygiène veineuse.Il est souvent très utile d\u2019employer pour les hémorroïdaires les médicaments qui rendent service aux veineux.Parmi ces nombreux médicaments, retenons les suivants: le marron d\u2019inde, le cupressus, I\u2019hamamélis.d) Hygiene sanguine.Si le temps de saignement est élévé, on administrera les médications modificatrices classiques. DENONCOURT: HÉMORROÏDES ET INJECTIONS SCLÉROSANTES II) TRAITEMENT LOCAL.Ce traitement peut être: a) palliatif et b) curatif.a) Traitement pallatif.Le traitement palliatif convient au malade qui se plaint à étapes éloignées de petits troubles locaux.Il suffit généralement aux hémorroïdaires hypertendus, aux cardiaques, aux vieillards, aux névropathes.Enfin, il doit précéder, en période aiguë, tout traitement curatif.1) Traitement palliatif des hémorragies.Les petites hémorragies, apparaissant surtout après la défécation, bénéficient de l'hygiène locale, lavage, bain de siège; de l'hygiène intestinale; et localement des pommades an- tihémorroidaires à base de marron d\u2019inde, de cupressus, d\u2019adrénaline.Les hémorragies plus importantes nécessitent le repos au lit avec immobilité.On administrera de petits lavements chauds, soit à l\u2019eau pure, soit additionnée d\u2019antipyrine, ou d\u2019une petite quantité de sérum de cheval.2) Traitement palliatif des douleurs.Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une hémorroïde externe en période d\u2019inflammation aiguë, on tente de calmer la douleur par des applications de pansements humides chauds, ou des vessies de glace, ou encore des bains de siège prolongés.Si cette fluxion s\u2019accompagne d\u2019une thrombose, mieux vaut recourir à une petite intervention qui amène un soulagement très rapide.Après légère anesthésie locale à la cocaïne, on incise à la base de l\u2019hémorroïde la poche sous tension, et on exprime le caillot noirâtre qui sort facilement.Cette petite intervention à la portée de tous les praticiens, doit être précoce, dans les huit premiers jours de la thrombose ; plus tard, le caillot devient fibreux et ne s\u2019énuclée pas facilement.Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019hémorroïdes internes, dans une poussée phlébitique, sans prolapsus, le traitement des poussées congestives hémorragiques convient: repos, bain de siège, petits lavements chauds, pommades calmantes.À ce traitement, l\u2019électricité, sous forme de haute fréquence ou diathermie, est tout indiquée.1179 3) Traitement palliatif des prolapsus.Le prolapsus simple, accidentel ou recidivant, n\u2019est pas grave, mais justifie un certain nombre de précautions peur éviter les complications.On conseillera au malade d\u2019éviter la constipation, les laxatifs irritants; on lui preserira hygiene locale, et on lui apprendra à réduire lui-même son prolapsus.Le prolapsus inflammatoire aigu doit être traité d\u2019urgence.Traité à bonne heure, il guérit.rapidement.Vu tardivement, il entraîne parfois des complications graves, toujours longues à guérir.Appelé précocement, le médecin doit tenter la réduction manuelle du prolapsus, laquelle réduction n\u2019a de contre-indication que dans la crainte de l\u2019infection et de la douleur.Il faut bien connaître la technique de cette manœuvre qui se résume tout entière en des manipulations douces, prudentes et progressives.Le malade est placé dans le décubitus latéral.La masse prolabée est abondamment lubrifiée.Avec beaucoup de douceur, après un léger taxis, on réduit progressivement, paquet par paquet, chaque masse hémorroïdaire, en agissant avec le doigt sur la base de la varice.La réduction obtenue, on applique une pommade antiseptique et calmante.Le malade garde le lit quarante-huit heures.Si le médecin est appelé tardivement, toute réduction est contre-indiquée; elle risquerait d\u2019aggraver les accidents au lieu de les amender.Dans ce cas, on prescrit l\u2019alitement du malade, l\u2019application de pansements humides chauds, ou de vessies de glace, et les pommades calmantes.On est même autorisé d\u2019ad- ; ministrer la morphine ou l\u2019opium.Ici, l\u2019électricité, sous forme de haute fréquence ou de diathermie, nous est d\u2019un grand secours.b) Traitement curatif.Ce traitement se pratique de deux modes: 1) le mode ambulatoire, c\u2019est-à-dire qu\u2019il n\u2019immobilise pas le malade, mais lui permet de vaquer à ses occupations habituelles le jour même du traitement; 2) le mode immobilisant, c\u2019est-à-dire qu\u2019il nécessite le repos au lit et un séjour plus ou moins long à la chambre.tn.ue 1180 Le traitement ambulatoire comprend essentiellement les injections sclérosantes sus-hé- morroïdaires, et accessoirement certains traitements électriques.LES INJECTIONS SCLÉROSANTES Ce mode de traitement a pour but de réduire la circulation sanguine.Ces injections seléro- santes se font de deux manières: intra-hémor- roïdaires et sus-hémorroïdaires.Les intra-hé- morroïdaires présentent des inconvénients: elles ne traitent pas les lésions d\u2019ano-rectite, et le plus souvent, elles ne sont pas ambulatoires, nécessitant une anesthésie locale ou générale et entraînant des réactions locales, souvent escarifiantes, qui demandent un repos au lit.Les injections sus-hémorroïdaires ont notre préférence parce qu\u2019elles sont strictement ambulatoires et qu\u2019elles traitent à la fois l\u2019hémor- roiïde et l\u2019anite qui l\u2019accompagne.Technique des injections sclérosantes.Méthode de Bensaude.a) Solution.Solution aqueuse de chlorydrate double de quinine et d\u2019urée à 5%.On en injecte de 3 à 5 c.c.à chaque séance dans la région sus-hémorroïdaire.b) Instrumentation.Une seringue de 5 cc.avec un embout métallique de 10 cm.surmonté d\u2019une aiguille fine et courte.c) Manuel opératoire.Le malade étant dans la position génu-pectorale, l\u2019anuscope est introduit à fond de course et en retirant, on découvre la zone sus-hémorroïdaire où doit se pratiquer l\u2019injection.On reconnaît le point d\u2019élection à la coloration rosée de la muqueus\u201d, immédiatement au-dessus du bourrelet carminé où il ne faut pas piquer.Après léger badigeonnage à l\u2019iode, l\u2019aiguille est enfoncée franchement au travers de la muqueuse.L\u2019injection doit se faire dans la région sous-muqueuse, c\u2019est-à-dire entre la muqueuse et la musculeuse.Elle doit être faite lentement.Si par hasard, on éprouve de la résistance, c\u2019est que l\u2019aiguille a pénétré dans la musculeuse, alors il s\u2019agit de la retirer quelque peu, ou que l\u2019aiguille est dans une zone déjà sclérosée, dans ce cas, il n\u2019y a qu\u2019à changer d\u2019endroit.Si la ma- nœuvre est bien exécutée, on ne doit aperce- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 voir qu\u2019un léger gonflement, siège d\u2019une ischémie, signe de vaso-construction.Si, au lieu du gonflement sous-muqueux, on voit une vésicule claire, c\u2019est que l\u2019injection a été faite trop superficiellement dans la muqueuse même.d) Rythme de la cure.Les injections sont faites à raison d\u2019une par semaine, et chaque piqûre est pratiquée dans une zone aussi éloignée que possible de la précédente, sur le pourtour de la muqueuse.Il y a deux zones qu\u2019il ne faut pas piquer: les raphés antérieur et postérieur.La cure totale est de 8 à 12 injections, suivant l\u2019abondance des hémorroïdes.Indications.On peut affirmer qu\u2019en pratique cette méthode peut toujours être tentée, et qu\u2019en cas d'échec, elle n\u2019empêche aucune autre tentative thérapeutique.a) Indications formelles.Ce mode de traitement est tout indiqué: 1) aux hémorroïdes internes qui saignent, c\u2019est l'indication majeure; 2) aux hémorroïdes à prolapsus récidivant; pourvu que le sphincter ait une bonne tonicité, les résultats sont excellents; 3) aux hémorroïdes internes traitées par la chirurgie qui récidivent après quelque temps.b) Indications relatives.Cette méthode s\u2019applique: 1) aux hémorroïdes internes, type tumoral, où on obtient de grandes améliorations, et comme traitement complémentaire, on ajoute, les coagulations diathermiques; 2) aux hémorroides entralnant ou entretenant un prurit; ce dernier étant souvent causé par une varice ano-rectale; 3) à toutes les variétés d\u2019hémorroides internes, surtout chez les malades dont l\u2019état général contre-indique les interventions choquantes, les vieillards, les cardiaques, etc.ec) Contre-indications.On ne doit pas traiter par les injections sclérosantes: 1) les hémorroïdes externes, à cause des réactions inflammatoires et des escarres.Il est fréquent de voir disparaître les hémorroïdes externes après le traitement des hémorroïdes internes qui leur sont presque toujours associées; 2) les hémorroides internes en poussée con- faire qu\u2019en période de calme; \u2026 38) les hémorroïdes de certains malades: a) les femmes en grossesse ; : b) les grands hypertendus; ~c¢) les malades intolérants & la quinine.Résultats.Cette technique d\u2019une grande simplicité, \u2018d\u2019une innocuité absolue, employée à bon escient, pour peu qu\u2019on ait une courte expé- \u201crience, donne des résultats excellents, tou- \u201cjours réels en tous cas, même dans ceux in- \u2018complètement guéris.~ Selon les statistiques de Rachet, par ce mode de traitement, il obtient 70% de guérison totale; 15% d\u2019amélioration, et 15% d\u2019échecs imputables à des causes locales et générales diverses._ TRAITEMEMTS IMMOBILISANTS.Ils sont au nombre de trois: 1) certaines injections sclérosantes; 2) presque toutes les méthodes électriques; 3) les traitements chirurgicaux.1) Certaines injections sclérosantes, différentes de celles de Bensaude, dont les unes se font à la glycérine phéniquée, d\u2019autres à l\u2019alcool, d\u2019autres à une solution concentrée de quinine et d\u2019urée sont injectées dans l\u2019hémorroïde même, après anesthésie.On obtient ainsi un flétrissement de l\u2019hémorroïde et le plus souvent une escarre et une chute des tissus coagulés.2) Les traitements électriques, que je con- \u2018 ais très peu, ont, à mon avis, pour but la sclérose de l\u2019hémorroïde.Ces différentes méthodes électriques, pour être efficaces, s\u2019'accompa- - nent de réactions locales qui obligent le ma- ~ lade à prendre le lit, ou du moins, l\u2019immobilisent pour quelque temps.COURT: HÉMORROÏDES ET INJECTIONS SCLÉROSANTES gestive aigué.Les injections ne doivent se 1181 3) Les traitements chirurgicaux qui sont indiqués: a) aux hémorroïdes externes à poussée récidivante; b) aux hémorroides internes du type tumoral, et & celles qui ont résisté aux injections sclérosantes; ¢) aux hémorroides compliquées de fissure, ou d'un ulcére atone.Deux procédés chirurgicaux sont mis en œuvre: 1) l\u2019opération de Whitehead, résection de la muqueuse et du bourrelet hémorroïdaire en totalité, paraît être l\u2019intervention idéale entre les mains des chirurgiens expérimentés; et 2) la ligature des paquets hémorroïdaires, paquet par paquet, intervention plus facile et donnant des résultats excellents.Conclusions thérapeutiques On peut résumer les indications des divers traitements selon la variété anatomique ou clinique de la façon suivante: 1) Pour les hémorroïdes externes, le plus souvent, pas de traitement.Si thrombus: incision à l\u2019anesthésie locale; si poussée aiguë: diathermie; si poussée récidivante: excision chirurgicale ou coagulation diathermique.2) Pour les hémorroïdes internes, si hémorragie ou prolapsus: injections sclérosantes sus- hémorroïdaires; si grosses tumeurs hémorroi- daires: mieux vaut le traitement immobilisant par la coagulation diathermique ou l\u2019excision chirurgicale; si hémorroïdes en couronne, avec quelques masses: débuter par les injections sclérosantes et, s\u2019il y a lieu, terminer par la coagulation diathermique ou l\u2019exérèse.Ces quelques notions, que je viens de vous exposer au sujet des hémorroïdes, ont été puisées dans les écrits de Bensaude, procto- logiste français de grande renommée, dans ceux de ses collaborateurs: Oury et Rachet, dans les revues médicales publiées en France et aux Etats-Unis et de ma propre expérience. LES HÉMORRAGIES UTÉRINES ! Par Edmond PIETTE, (Joliette).En présence d\u2019un cas de métrorragie pathologique, le problème suivant est à résoudre: la malade est-elle enceinte ou non?SI ELLE EST ENCEINTE, à quel moment de la grossesse est-elle arrivée?Je crois que la conduite à tenir en présence d\u2019une métrorragie est différente, selon que la grossesse date de quelques mois, ou qu\u2019elle atteint un stade où l\u2019enfant peut naître viable.1° Aux premiers mors, la métrorragie peut être causée par un avortement se manifestant par des douleurs, des tranchées qui peu à peu effacent, dilatent le -col \u2018utérin et détachent l\u2019œuf pour produire son expulsion.Ce décollement incomplet de l\u2019œuf produit généralement des hémorragies souvent considérables qui demandent une intervention prompte.Nous nous rappelons aucun cas d\u2019avortement avec métrorragie et dilatation du col, où l\u2019œuf soit parvenu à sa maturité après expectation ; ou bien l\u2019expulsion se fait naturellement; ou il faut l\u2019aider par une intervention quelconque.Sitôt les dernières parties de l\u2019œuf expulsées, la métrorragie est contrôlée.Une autre cause des métrorragies des premiers mois est la rupture d\u2019une grossesse ectopique.Généralement la femme est à vaquer aux soins du ménage, lorsque subitement, elle ressent une douleur très aiguë, en coup de poignard, dans le bas de l\u2019abdomen, douleur tellement vive qu\u2019elle demeure clouée sur place et ce sent défaillir.Messieurs les médecins praticiens, vous êtes presque toujours appelés dans ces cas à prodiguer vos soins.Il importe de bien questionner votre malade sur les débuts de ce drame.Assez souvent la malade ignore sa grossesse ou n\u2019a que des doutes, les menstruations peuvent n\u2019être en retard que de quelques jours, la métrorragie n\u2019être qu\u2019un simple écoulement rougeâtre et peu abondant au début, 1.Communication présentée au XVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N., Ottawa-Hull, septembre 1938.mais vous serez étonnés de trouver une malade anxieuse avec un pouls rapide, une pâleur qui s\u2019accentue progressivement, un abdomen en état de défense musculaire très marquée dans le bas-ventre, particulièrement du côté de la lésion.Au toucher, la palpation révèle la présence d\u2019une masse sensible généralement du côté où la douleur fut ressentie.Il nous fait plaisir de féliciter les médecins de Joliette et des environs pour l\u2019excellence de leur diagnostic dans ces cas, et leur empressement à diriger leurs malades à l'hôpital.La conduite à tenir est une intervention chirurgicale qui donne cent pour cent de guérison, si elle est faite peu de temps après la rupture.2° A une période avancée de la grossesse, les métrorragies sont dues à un décollement prématuré du placenta ou à son insertion vicieuse, centrale ou marginale.Dans les cas du décollement prématuré du placenta, l\u2019expectation au repos absolu a généralement raison de la métrorragie.Quant aux insertions vicieuses du placenta avec métrorragies graves, répétées et de plus en plus abondantes, vous savez mieux que moi combien l\u2019accoucheur est peu efficient dans ces cas en pratique générale et combien élevé le pourcentage des décès principalement dans les cas d\u2019insertion centrale.Depuis quelques années, nous conseillons la césarienne qui doit être pratiquée avant le début du travail.Nous n\u2019avons pas eu à nous repentir de cette conduite, puisque les résultats furent heureux.Une autre catégorie de malades qui entrent dans ce cadre sont les accouchées qui présentent des suites de couches anormales par rétention placentaire plus ou moins volumineuse.Durant treize ans, combien de ces malades avons-nous reçues profondément intoxiquées, exsangues par des métrorragies répétées, avec une température élevée, un pouls rapide et PIETTE: LES HÉMORRAGIES UTÉRINES des lochies fétides, un col ouvert, un utérus mou et non régressé.Quelque conduite avon- nous suivie?Toujours la même, le curage au moyen d\u2019une pince porte-éponge recourbée de Fœrster.Après nous être entouré de toutes les précautions aseptiques: une bonne désinfection de la peau et du vagin, nous donnons une piqûre de Pituitrine, nous plaçons une valve vaginale, saisissons le col et avec cette pince mousse délicate que nous introduisons dans l\u2019utérus que nous explorons, nous saisissons la placenta où le débris pour les extraire.Vous nous objecterez peut-être que nous opérons à l\u2019aveuglette, mais comme tout aveugle, nous répondons qu\u2019on devient habile au point de sentir parfaitement, si nous avons extrait tous les débris importants.A la deuxième phase de cette méthode, nous introduisons dans l\u2019utérus, au moyen de la pince à pansements utérins, une éponge ou une mèche d\u2019une dimension variable, en rapport avec le volume de l\u2019utérus.Cette éponge introduite jusqu\u2019au fond de l\u2019organe et bien tassée, est saisie avec une pince et tournée pour en faire un écouvillon.Ce petit procédé très efficace pour l\u2019extraction des derniers débris, est répété autant de fois que nous le jugeons nécessaire.A la troisième phase, nous donnons une douche intra-utérine avec une solution iodée et le tout est terminé en introduisant dans l\u2019utérus une mèche de gaze iodoformée qui sera enlevée après vingt-quatre heures.Cette méthode, préconisée par Devlin, gynécologue du « Misericordia Hospital » de New-York nous a toujours été fidèle.Notre assistant, le Dr Forest, l\u2019a également employée avec succès.Cette méthode nous fut des plus utiles dans les cas de môle hydatiforme que nous avons eu à traiter pour métrorragies foudroyantes.Cette dégénérescence kystique des villosités choriales, est de nature à surprendre le médecin, parce qu\u2019il est étonné autant que la femme elle-même du développement anormal de l\u2019abdomen.A la fin du deuxième mois ou le troisième, l\u2019utérus a déjà atteint des propor- 1183 tions d\u2019une grossesse de sept mois et plus; des pertes séro-sanguinolentes se produisent sans cause notable et se répètent à intervalles variables, pour aboutir presque toujours à des métrorragies alarmantes principalement au moment où l'utérus se contracte pour l\u2019expulsion de la môle.Dans les deux cas que nous avons eu à traiter, les symptômes étaient identiques: développement extraordinaire du volume de l\u2019utérus pour le temps de la grossesse, métrorragies répétées avec caillots et un col utérin entr\u2019ouvert pour permettre l\u2019introduction d\u2019un ou deux doigts, et dans ces conditions, nous devions faire l\u2019évidement de ce gros utérus rempli de vésicules en nombre incalculable.Nous avons apprécié ici plus que jamais cette méthode de curage à la pince pour procéder vite et bien.Vous n\u2019avez aucune crainte à avoir dans ces cas et vous serez surpris de cette quantité anormale de vésicules à extraire.Les métrorragies de peu d\u2019importance des suites de couches par rétention de petits débris placentaires avec col utérin fermé, sans température, sont traitées avec succès par le curettage simple.Messieurs les praticiens, nous croyons avoir traité des principales causes de métrorragie d\u2019origine puerpérale: métrorragie par avortement simple, rupture d\u2019une grossesse ectopique, insertion vicieuse du placenta, rétention placentaire et métrorragies par môle hydali- forme.| VOTRE PATIENTE N\u2019EST PAS ENCEINTE et se présente à votre bureau pour métrorragie, nous diviserons ce chapitre en métrorragie de cause tumorale et en métrorragie de cause lésionnelle.1° Dans les causes tumorales, au point de vue subjectif, la patiente se plaint d\u2019une pesanteur dans le bas-ventre, souvent de troubles urinaires, de menstruations très irrégulières d\u2019une semaine le plus avant la date normale, très prolongées et quelquefois très abondantes avec ou sans douleur.Il vous importe de ne pas négliger l\u2019examen objectif de votre malade et de le faire dans d\u2019excellentes conditions en position vraiment gynécologique. 1184 Les principales tumeurs qui sont cause de métrorragie sont: le fibrome, le polype muqueux et le cancer.Au point de vue subjectif, le fibrome est cause de métrorragies plus ou moins abondantes qui anémient graduellement la patiente, de leucorrhée, d\u2019hydrorrhée intermittente mais sans odeur, de compression sur le rectum et la vessie.Au point de vue objectif, les signes physiques varient suivant le volume de la tumeur.C\u2019est une tumeur médiane pelvienne ou pelvi- abdominale qui fait corps avec l\u2019utérus et qui est facilement palpable au toucher bimanuel.S1 au toucher, vous palpez un utérus normal avec une petite tumeur pédiculée fixée au col ou ayant dilaté celui-ci, vous penserez alors au polype muqueux, vous confirmerez ce diagnostic par l\u2019examen au spéculum.Ces polypes ne sont pas toujours petits, ils peuvent prendre des proportions notables avant de faire parler d\u2019eux.Nous nous rappelons un cas de polype assez volumineux pour avoir fait penser à une tête de fœtus; vous ne serez pas surpris si nous vous disons que les manœuvres pour l\u2019extraire échouèrent.Le polype ne doit pas être confondu avec l\u2019inversion chronique de l\u2019utérus; si l\u2019apparence peut être la même, au toucher bimanuel la palpation de l\u2019utérus est négative, puisque le corps est inversé.Le toucher vaginal a une importance primordiale dans les cas de tumeurs malignes du col ou du corps de l\u2019utérus.Ici trois symptômes subjectifs sont accusés par votre patiente: ce sont les métrorragies, les écoulement leu- corrhéiques et les douleurs.L\u2019hémorragie se présente en général en dehors des règles, chez les femmes âgées souvent après la ménopause.De peu d\u2019importance au début, elle apparaît à l\u2019occasion du toucher vaginal, d\u2019une fatigue, d\u2019un traumatisme local tel que le coït, pour augmenter et réapparaître d\u2019une façon plutôt régulière jusqu\u2019à devenir constante.Les écoulements leucorrhéiques sont un symptôme qui attire l\u2019attention de la malade lorsqu\u2019ils sont teintés de sang.La phrase ba- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 nale est toujours la même: «lorsque je ne perds pas en rouge je perds en blanc », et à une période de sphacèle, cet écoulement a une odeur de gangrène, de putréfaction qui repousse.Quant à la douleur, elle se présente tardivement dans le cancer du corps, alors qu\u2019il y a envahissement du tissu cellulaire péri-utérin, d\u2019où la gravité du cancer du corps, parce que trop souvent hélas! il n\u2019y a que ce symptôme pour décider la malade à consulter son médecin, Dans le cancer du col utérin, la douleur est précoce, vague et régulière au début pour se présenter ensuite nous forme de crises paroxystiques régulières et extrêmement douloureuses avec irradiation dans le baz-ventre, les reins et les cuisses.C\u2019est un devoir impérieux pour les médecins de rechercher le cancer dès le début et de ne pas omettre un toucher vaginal qui permettrait de confirmer vos soupçons conçus au cours de votre examen subjectif.Dans le cancer du col, par le toucher, vous trouverez un gros col végétant, dur, mais qui vous donne une sensation de friabilité, saignant très facilement ou bien une ulcération en profondeur.Il importe de compléter cet \u2018examen en exerçant votre odorat au contact de vos doigts retirés du vagin.Dans le cancer du corps utérin, celui-ci est augmenté de volume.Le col est indemne, mais généralement un peu ramolli et entr\u2019ouvert.La mensuration de l\u2019utérus à l\u2019hystéromètre atteindra quelquefois quinze centimètres et déterminera presque toujours un écoulement de sang.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de parler de la variété des tumeurs malignes, nous considérons que les symptômes étant les mêmes, la différenciation dans la pratique est impossible.Notre manière de faire dans ces cas n\u2019a pas varié beaucoup.Pour les cas de cancer probable et opérable: hystérectomie totale; radiothérapie pour les autres.Pour les polypes: ablation et cautérisation à la surface d\u2019insertion. PIETTE: LES HÉMORRAGIES UTÉRINES Quand aux fibromes, les patientes présentant des contre-indications sérieuses à l\u2019opération, furent dirigées vers les radiothérapeutes, mais le plus grand nombre d\u2019entre elles furent opérées.Nous considérons que l\u2019hystérectomie sub- totale faite après une bonne préparation de la malade par la prise d\u2019huile de ricin, de bicarbonate de soude pour alcaliniser l\u2019organisme, de NaCl., pour prévenir l\u2019intoxication par les polypeptides et par une excellente aseptie, nous considérons, disons-nous, que cette opération n\u2019est absolument pas dangereuse et que les résultats opératoires sont excellents.Votre examen subjectif et objectif ayant éliminé la grossesse et ses suites, les tumeurs comme cause de métrorragies, vous devez orienter votre diagnostic vers une lésion probable de l\u2019utérus et des annexes.2° Nous pouvons affirmer que les métrorragies sont sous la dépendance exclusive du corps utérin.Quant aux lésions des annexes, elles ne seront causes de métrorragies que par suite de l\u2019inflammation du voisinage.Dans la métrite chronique, au point de vue subjectif, votre malade accuse a) de la douleur dans le bas-ventre, dans les régions iliaques, douleurs explicables du fait que la métrite s\u2019étend souvent aux trompes, enfin dans la région lombaire inférieure.Cette douleur est sourde, persistante, gravative, la malade se plaint d\u2019une pesanteur dans le bassin; b) de la leucorrhée, symptôme constant; c) de la dysménorrhée, symptôme fréquent; d) des métrorragies qui sont d\u2019autant plus abondantes que l\u2019endométrite est la lésion principale.Au toucher, le col est plutôt gros, plus ouvert, altéré dans sa consistance, souvent déchiré, l\u2019utérus peu douloureux au palper éveillera de la douleur, si vous lui imprimez un mouvement de ballottement en faisant baseu- ler le col, les culs-de-sac sont libres.A l\u2019examen au spéculum, le col apparaît volumineux, d\u2019un rouge vif ou violacé, recouvert d\u2019un écoulement visqueux ou purulent; parfois le col est ulcéré, végétant, en état d\u2019ectropion ; la cavité utérine est augmentée et parfois vous sentez avec l\u2019hystéromètre que 1185 la muqueuse n\u2019est pas régulière, présente des fongosités qui saignent, lorsque vous retirez votre sonde.Vous êtes alors fixés sur le diagnostic d\u2019une endométrite chronique à laquelle on ajoute souvent le qualificatif d\u2019hémorrha- gique.Dans la pratique, le traitement des métrites chroniques avec hémorragies, consiste dans le repos, les douches vaginales, les applications de cônes antiseptiques astringents ou en applications locales de certains médicaments.Le médecin souvent désappointé par le peu d\u2019efficacité de ces procédés vous dirige sa malade pour un curettage, une réparation du col dont les résultats ne répondent pas toujours à son attente, mais il faut tout tenter avant de penser à des interventions sérieuses, telles que l\u2019hystérectomie.Dans notre pratique journalière, nous avons eu souvent à traiter ces cas avec succès par la physiothérapie: l\u2019ionisation au sulfate de cuivre avec une électrode positive dans le vagin ou l\u2019utérus et la négative sur la région hypogastrique.La physiothérapie que nous pratiquons depuis 1918 éviterait, nous croyons, un grand nombre d\u2019interventions, si les malades voulaient s\u2019y soumettre.Nous avons souvent l\u2019occasion de constater les relations étroites entre l\u2019utérus et les annexes par conséquent entre l\u2019inflammation de ces organes; il importe donc de terminer votre examen par l\u2019exploration des annexes.Si vous vous rappelez l\u2019étude anatomique des vaisseaux lymphatiques des organes génitaux, vous comprenez facilement l\u2019explication des métrites hémorragiques compliquant des lésions inflammatoires des annexes et du tissu péri-utérin.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de nous attarder à vous donner en détail les lésions propres aux annexes.Nous considérons qu\u2019il importe peu aux médecins praticiens de faire un diagnostic différentiel de ces lésions, mais bien de se rendre compte si la métrorragie accusée par une patiente peut être applicable à une lésion annexielle quelconque.Toujours par le toucher bimanuel, vous explorez les annexes, droit et 1186 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 gauche, afin de savoir s\u2019ils sont normaux ou non.S\u2019ils ne sont pas normaux, immédiatement vous pensez au diagnostic de salpingite que Pozzi classifie en salpingite kystique et non kystique.Dans la salpingite kystique, rappelons l\u2019hydrosalpinx, l\u2019hematosalpinx et le pyosal- pinx et, dans la salpingite non kystique, la salpingite aiguë, simple, purulente ou chronique.La même classification des ovarites a été proposée par Paul Petit dans son « Traité Pratique de Gynécologie »: ovarite kystique et non kystique.Nous ne croyons pas qu\u2019il y ait lieu de faire entrer dans le cadre de ce travail les périmé- trites aiguës, les abcès pelviens, les phlegmons péri-utérins, parce que le symptôme métrorragie qui peut accompagner ces lésions inflammatoires du voisinage est bien secondaire au point de vue clinique aux symptômes propres à ces affections. REVUE GÉNÉRALE à + 2 + ÉTUDE DE QUELQUES AGENTS HYPOGLYCÉMIANTS GLUCOKININ Par G.MASSON, M.V,, L.és Sc., Professeur de Physiologie, Ecole Vétérinaire d\u2019Oka.Lorsqu\u2019on aborde l\u2019étude des agents hypo- glycémiants, on est frappé par le nombre de ceux-ci, ainsi que par les résultats souvent contradictoires obtenus par les différents expérimentateurs.Une seule substance semble avoir jusqu\u2019à l\u2019heure actuelle triomphé de toutes les épreuves, c\u2019est l\u2019insuline, qui, sous des formes différentes, est employée quotidiennement en clinique.Parmi les autres substances, certaines, qui au premier abord semblaient très prometteuses, ont, petit à petit, été délaissées, alors que les autres n\u2019ont même pas atteint le domaine pratique.L\u2019objet de ce travail est donc d\u2019étudier parmi ces agents, les levures, les plantes et les bactéries en rapport avec leur action hypoglycémiante et de voir s\u2019il est permis d\u2019entrevoir prochainement leur utilisation comme moyens thérapeutiques contre le diabète.Action des levures À la suite des travaux de l\u2019Ecole de Toronto sur le rôle de l\u2019insuline dans le métabolisme des hydrates de carbone et plus spécialement ses rapports avec la fixation du glycogène, Collip (1) se basa, dans ses recherches, sur l\u2019hypothèse que l\u2019insuline est indispensable aux organismes vivants contenant ce glucide dans leurs tissus.Le premier auquel il s\u2019adressa fut la levure.Il fit, suivant des méthodes différentes, des extraits dont l\u2019injection déterminait toujours une hypoglycémie plus ou moins marquée précédée ordinairement d\u2019une hyperglycémie d\u2019intensité variable.L\u2019auteur en conclut donc qu\u2019il existait dans la levure une substance hypoglycémiante différente de l\u2019insuline quant à son mode d\u2019action, qu\u2019il dénomma « GLUCOKININ » (insulinoïde d\u2019après Boivin).Dans la suite, des résultats identiques furent obtenus par Funk et Corbitt (2), Hutchinson, Smith et Winter (3), Shikinami (4), Von Euler (5), Maehara (6), Kaufmann (7), et, Binet, Fabre et Bargeton (8).Méthodes de préparation Elles sont très variées, par le fait que l\u2019on ne sait pas si l\u2019on a affaire à une substance chimique bien déterminée.Au début, on essaya les procédés qui avaient servi à l'isolement de l\u2019insuline, mais on s\u2019aperçut bien vite que tout ceci était inutile, car une simple extraction par l\u2019eau bouillie et froide (Binet, Fabre et Bargeton) ou l\u2019administration par voie buccale de levure sèche [Bickel et Nigman (9) ; Costa (10) ], donnait des résultats identiques.Nature de l\u2019insulinoïde On émit l\u2019idée que l\u2019insulinoïde de levure, par son action hypoglycémiante, pourrait bien être de l\u2019insuline ou encore un dérivé de la guanidine analogue à la synthaline (décamé- thylèneguanidine).Boivin (11), pour résoudre la question de l\u2019identité avec l\u2019insuline, tenta d\u2019appliquer à plusieurs sortes de levure les méthodes d\u2019extraction et d'isolement de l\u2019insuline.Il essaya la précipitation par l\u2019alcool (précipité A), la précipitation sous forme de chlorhydrate par transformation du picrate suivant la méthode de Dudley (précipité B), ou la précipitation au point isoélectrique (précipité C).Le précipité À n\u2019a montré d\u2019activité hypoglycémiante que dans le cas de la levure de bière.Quant au précipité B obtenu, il avait, contrairement à ce qui se passe pour l\u2019insu- 1188 line, une activité inférieure à celle du précipité A.Enfin, il ne réussit aucune précipitation au point isoélectrique.Pensant à des phéno- meénes d\u2019adsorption qui ne joueraient pas dans le cas des tissus animaux, il mit de l\u2019insuline dans la levure et réussit son extraction par les trois méthodes.Ainsi il ne faisait plus aucun doute que insulinoïde et insuline sont deux substances différentes faisant toutes les deux parties du groupe des polypeptides, puisque la trypsine fait disparaître leurs activités.Il montra enfin qu\u2019il n\u2019existe aucun rapport entre l\u2019insulinoïde et les dérivés guanidiques, contrairement à l\u2019opinion émise par Simo- la (12).Action physiologique Il n\u2019existe pas un syndrome hypoglycémi- que particulier par administration de levure ou d\u2019extrait de levure, car les résultats rapportés par les différents auteurs sont assez dissemblables.Certains n\u2019ont trouvé aucune action sur la glycémie, d\u2019autres de l\u2019hypoglycémie précédée d\u2019une forte hyperglycémie et enfin d\u2019autres seulement de l\u2019hypoglycémie.Ces divergences proviennent peut-être des échantillons et du mode de culture des levures.La question de pureté semble la plus importante.En ce qui concerne le mode de culture, Funk et Corbitt (2) rapportent que les injections de levure fraîche produisaient de l\u2019hyperglycémie alors que les extraits faits à partir de levure ayant poussé en milieu riche en vitamine D amenaient de l\u2019hypoglycémie.Par contre Hutchinson, Smith et Winter (3), tout en cultivant, avant de faire toute extraction, la levure pendant 24 heures à 26 degrés C dans un milieu contenant du phosphate diso- dique et des pommes de terre bouillies, remarquent des variations considérables dans l\u2019activité des extraits, certains même étant complètement inactifs.Ils émirent l\u2019idée que ces différences étaient causées par la présence de microorganismes, auxquels serait due l\u2019activité de la levure.Essayant d\u2019étayer cette théorie sur des faits, ils cultivèrent sur agar de la levure active, et réussirent à isoler une culture pure d\u2019un ba- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 193$ cille.Des extraits de ce dernier, injectés à la dose de 0.06 milligrammes par 1 kilo déterminèrent chez le lapin une baisse de la glycémie, et, en certains cas, des convulsions qui disparaissaient par injection de glucose.La levure dont ils ne purent isoler de microorganismes, ne montra aucune action sur le taux du sucre sanguin.Binet, Fabre et Bargeton (8), à la suite de leurs expériences sur des chiens dépancréa- tés, rapportent deux types de réactions.Le premier type est une chute immédiate de la glycémie dans la demi-heure qui suit, chute qui s\u2019accentue vers la deuxième ou la troisième heure, et peut amener la glycémie à la moitié de sa valeur initiale.Le maximum est atteint entre la troisième et la huitième heure.(Voir fig.1.) Ghucase.d30.$40 £00 Bo - \u201c60 - tho 1304 i £ 3 faut Frc.1.\u2014 Action des extraits de levure.Réaction du type n° 1.Le deuxième type consiste en une ascension brève dans la demi-heure qui suit, puis la courbe prend une allure analogue à la précédente.(Voir fig.2.) GRasese 40+ 220 - Zoo - 180 160 160.ido ._ i 4 3 Fic.2.\u2014 Action des extraits de levure.Réaction du type n° 2. MASSON: ÉTUDE DE QUELQUES AGENTS HYPOGLYCÉMIANTS D\u2019une façon générale, lorsqu'il y a hypoglycémie, cette dernière est lente à apparaître et lente à disparaître.On peut déclancher chez le lapin des crises comateuses qui disparaissent par administration de glucose, ce qui établit à ce point de vue une similitude avec l\u2019insuline.Cette hypoglycémie retardée, d\u2019après Funk et Corbitt (2), aurait son origine dans la transformation en insuline dans l\u2019organisme d\u2019une substance inconnue contenue dans la levure.La nature des principes actifs est donc inconnue, et jusqu'ici on en est réduit à des hypothèses.D\u2019après les auteurs précédents, on aurait affaire à une pro-insuline qui se transformerait en insuline dans l'organisme.Glaser et Halpern (13) rapportent que l\u2019extrait de levure pressée ne montre aucune action après ébullition, mais qu\u2019il est possible de l\u2019activer en l\u2019amenant à un pH de 7,8.D\u2019après Kauf- mann (7), le principe proviendrait des acides nucléiques si abondants dans la levure.Enfin, à la suite des données récentes sur les vitamines B et le rôle de celles-ci dans le métabolisme des hydrates de carbone (Randouin), il est plausible d\u2019établir une relation entre le haut pourcentage de vitamine B dans la levure et son action sur la glycémie.Action des extraits de plantes Collip (1) étendant son hypothèse, pensa que les plantes où les réactions chimiques portant sur les glucides quel qu\u2019ils soient, sont les plus actives, peuvent contenir des substances hypoglycémiantes.Il prépara des extraits de bulbe d\u2019oignons verts, d\u2019orge, de laitue, de blé, de gazon, et après injection à des lapins et à des chiens dépancréatés obtint une baisse du sucre sanguin.Il donna aussi à ces extraits le nom de glucokinin.Dès lors les travaux se succédèrent sur les végétaux les plus divers avec plus ou moins de succès, en ce sens que certains résultats ne purent être confirmés par d\u2019autres auteurs.Les plantes, dont l\u2019action hypoglycémiante semble admise, sont les suivantes: céleri [Du- bin et Corbitt (14); Best et Scott (15)], laitues et endives [Sammartino (16)], oranges, 1189 citrons et pamplemousses [Fisher et McKinley (17) ], haricots, pois et lentilles [Kauf- mann (18) ; Eisler et Portheim (19) ], avoine, blé et orge [Kaufmann (20); Best et Scott (15)], taxus cuspidata et pinus densiflora [Shikinami (4)], myrtilles [Eppinger, Mark et Wagner (21) ], orties [Marx et Alder (22) ], épinards [Dubin et Corbitt (14); Sammarti- no (16) ], fatsia horrida [Large et Brocklesby (23)] et choux [Dubin et Corbitt (14) ].Nombreuses sont les plantes qui ont amené des divergences dans les résultats des expérimentateurs.Collip en 1923 rapporta dans sa première étude que les tiges et les bulbes d\u2019oignons déterminaient une baisse dans la glycémie, ce qui fut confirmé d\u2019ailleurs par Janot et Lau- rin (24), Laurin (25), et Laland et Havrevold (26).Par contre Best, Jephcott et Scott (27), puis Braun et Rees (28), les premiers utilisant les méthodes qui servent à l\u2019extraction de l\u2019insuline, les derniers, les propres méthodes employées par Laland et Havrevold, furent incapables de répéter les mêmes expériences.Dubin et Corbitt (14) rapportèrent des résultats négatifs à la suite de leurs essais sur les carottes, mais Franke, Malezynski, Giédoz et Onysymow (29), arrivèrent à isoler un composé jaune amorphe qui en solution dans l\u2019huile, amenait une chute de la glycémie chez le chien, le lapin et l\u2019homme.Best et Scott (15), Sammartino (16), et récemment Rychlik (30) réussirent dans leurs expériences avec des extraits de betteraves fraîches ou sèches, là où avaient échoué auparavant Dubin et Corbitt (14), puis Best, Jephcott et Scott (27).Pour les pommes de terre, rapportons les résultats positifs de Best et Scott, Simola (12) et, Laland et Havrevold (26), et les résultats négatifs de Hutchinson, Smith et Winter (3).Best et Scott (15) en 1923, puis Funk et Corbitt (2) trouvèrent des propriétés hypo- glycémiantes au riz, mais en 1935, Braun et Rees (28), utilisant le même mode opératoire que Best et Scott dans la préparation des ex- 1190 traits, échouèrent dans onze essais.Cette dernière conclusion fut appuyée par Best.Méthodes de préparation Chaque auteur ayant généralement une méthode particulière, il s\u2019ensuit que celles-ci sont très nombreuses.Certaines sont basées sur les principes qui servent à l\u2019extraction de l\u2019insuline à partir du pancréas (méthode de Dudley, méthode de Somogyi, Doisy et Shaffer.) Les autres consistent en un traitement soit par l\u2019acide sulfurique-alcool, soit par l\u2019acide sulfurique-alcool-ammoniace, soit par l\u2019alcool à différentes concentrations (Dubin et Corbitt).Collip (1), avant tout traitement, cherchait à détruire les cellules végétales soit en comprimant et décomprimant brusquement les plantes à l\u2019autoclave, soit en les broyant après les avoir congelées avec de la neige carbonique.Le seul reproche que l\u2019on puisse faire à toutes ces méthodes est qu\u2019elles sont longues et coûteuses, par rapport à l\u2019extraction par l\u2019eau, qui souvent suffit.Voici la marche à suivre d\u2019après Large et Brocklesby (23) : on fait bouillir à trois reprises la plante dans deux fois son volume d\u2019eau et on filtre.On défèque avec une solution d\u2019acétate neutre de plomb; l\u2019excès de plomb est précipité par un courant d\u2019hydrogéne sulfuré puis l\u2019excès d'hydrogène sulfuré disparaît à l\u2019ébullition.L\u2019extrait est finalement évaporé, de façon à établir un rapport simple entre le volume de liquide et le poids de plante utilisé.On alcalinise, on filtre et la solution est prête à être utilisée.Nature des extraits végétaux.Nombre d\u2019auteurs rapportent n\u2019avoir pas pu poursuivre l\u2019étude chimique des extraits de plantes, par suite de manque de matériel, c\u2019est pourquoi les renseignements sur ce sujet sont très suceincts.Dubin et Corbitt (14), dans leurs expériences sur les choux, rapportent que l\u2019alcool à 93% amène la précipitation d\u2019une substance blanchâtre, donnant presque immédiatement un sirop par exposition à l\u2019air.Sa constitution permet de la classer parmi les protéines.Le pré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 cipité par l\u2019alcool à 80% serait formé principalement d\u2019hydrates de carbone.En effet, 1l réduit la liqueur de Fehling, donne une réaction de Molisch positive, une réaction positive à la liqueur de Barfoed et une phénylosazone fondant à 204-205 degrés C.Il y aurait du soufre et du phosphore mais pas d\u2019azote.En tant qu\u2019il s\u2019agit du dernier précipité, il serait formé presque exclusivement par du glucose, car aucune variation de la glycémie n\u2019a pu être obtenue même à la dose de 2 grammes par kilo [Braun et Rees (28) ].Franke, Malczynski, Giedosz et Onysymow (29) isolèrent des carottes une poudre jaune amorphe, soluble dans l'huile.Laland et Havrevold (26) identifièrent dans l\u2019ail un composé cristallisé, qui est entraîné par la vapeur d\u2019eau, soluble dans l\u2019éther, fondant à 174 degrés C, ne contenant pas de soufre, mais donnant les réactions caractéristiques des alcaloïdes.L'action hypoglycémian- te ne peut être obtenue que si on mélange ce produit avec les sulfures si abondants dans l\u2019ail.Mark et Wagner (31) ont isolé des bleuets un corps amorphe gris-brun, impur du point de vue chimique, qu\u2019ils ont appelé myrtillin.Il ne leur a pas été possible d\u2019isoler ou d\u2019identifier la vraie substance active.Ce sont les seuls renseignements que nous ayons pu trouver.Il semble, d\u2019une façon générale, que l\u2019on ait affaire à une substance protéique (peut-être identique à celle rapportée dans la levure par Boivin) puisqu\u2019elle contient de l\u2019azote, donne les principales réactions des protéines et est précipitée par le sulfate d\u2019ammonium et l\u2019acide picrique [Braun et Rees (28) ].Action physiologique L'action des extraits végétaux sur la glycémie présente les mêmes caractères que celle des extraits de levure, à savoir: inconstance des effets pour une même plante et pour une même dose, hypoglycémie quelquefois précédée d\u2019hyperglycémie, chute glycémique longue MASSON: ÉTUDE DE QUELQUES AGENTS HYPOGLYCÉMIANTS à apparaître et lente à disparaître généralement.(Voir fig.3.) Fic.3.\u2014 Actions comparées des extraits de plantes et de l\u2019insuline (Shikinami).Dubin et Corbitt (14) pensèrent que l\u2019hyperglycémie et l\u2019hypoglycémie étaient dues à des principes différents qu\u2019ils cherchèrent à séparer.Pour cela, ils eurent recours à deux méthodes.La première est basée sur la précipitation par l\u2019alcool à des concentrations différentes: le principe hyperglycémiant est précipité par l\u2019alcool à 80%, alors que le principe hypoglycémiant l\u2019est par l\u2019alcool à 93%.Ils purifient ensuite ce dernier en le précipitant sous forme de picrate ou de dinitrosalicylate.La deuxième méthode utilise le pouvoir absorbant du charbon de bois vis-à-vis du principe hypoglycémiant; il est facile après de le séparer par l\u2019acide acétique glacial.Plus récemment, Large et Brocklesby (23) se basèrent sur l\u2019insolubilité dans l\u2019acétone.Ils constatèrent que le principe hypoglycémiant était moins soluble dans l\u2019acétone dilué (30 à 40%) que dans l\u2019eau.Ils ajoutent de l\u2019acétone à l\u2019extrait végétal de façon à amener sa concentration aux environs de 40% ; on constate alors la formation d\u2019un précipité qui contient le principe hypoglycémiant, tandis que l\u2019autre principe reste en solution.L\u2019étude expérimentale, sur le lapin, du précipité et de la solution, confirma très nettement les vues des auteurs.Parmi les substances hypoglycémiantes, 1! est intéressant de signaler un principe préparé par Mark et Wagner (31) sous le nom de myrtillin (myrtomel d\u2019après Allen).Braun et Rees (28) se basant sur le nom scientifique 1191 | de la plante à partir de laquelle elle a été retirée, trouvent cette désignation malheureuse, parce que, selon eux, le bleuet ou airelle (whortleberry ou blueberry), appartenant au genre vaccinium, n\u2019est pas un myrte, et que, d\u2019autre part, Willstätter a donné ce nom à une anthocyanine.L'origine de l\u2019appellation de Mark et Wagner provient, à notre avis, du fait que les bleuets portent le nom populaire de myrtilles en Europe.Nous traitons un peu à part ce qui a trait à cette question parce que, d\u2019après Allen (32), la myrtillin est une substance différente de l\u2019insuline et des glucokinin, que l\u2019on rencontrerait dans toutes les plantes vertes, et en particulier dans les feuilles de bleuets où elle s\u2019y trouverait en plus grande abondance.Il est curieux de vouloir faire un groupe distinct pour ce principe que l\u2019on ne connaît pas mieux que les glucokinin du point de vue chimique; et, si l\u2019on considère le point de vue physiologique, une seule propriété semble particulière à la myrtillin: celle de n\u2019avoir aucune action sur la glycémie normale, et de ne jamais causer d\u2019hypoglycémie.Les propriétés des glucokinin étant loin d\u2019être toutes identiques, il n\u2019y aurait aucun inconvénient à y faire rentrer la myrtillin.D\u2019après Wagner et Allen (31,32), avec des doses de 0,3 à 2 grammes par jour, on obtient les résultats suivants: 1) Une réduction de la glycosurie et de l\u2019hyperglycémie consécutives à une administration de glucose ou d\u2019adrénaline.2) Une accélération de la consommation d\u2019oxygène après une ingestion d\u2019hydrates de carbone, ce qui indiquerait une stimulation des combustions.3) Une survie de 4 à 6 semaines chez le chien totalement dépancréaté; les animaux montrent une hyperglycémie et une glycosurie modérées.Un autre fait frappant est qu\u2019une dose de 1 gramme fait baisser le sucre sanguin pendant plusieurs semaines, comme s\u2019il y avait une stimulation durable des combustions par suite d\u2019une mise en réserve de la substance. 1192 Les auteurs ont aussi trouvé un principe hyperglycémiant qu\u2019ils éliminent pendant la préparation du produit.Ces résultats expérimentaux ont été retrouvés par Braun et Rees (28) qui réduisent le taux du sucre sanguin chez des lapins en hyperglycémie expérimentale (10 grammes de glucose par kilog) par administration de myr- tillin à raison de 1 gramme par kilog.Par contre, Jorgensen et Lynn (33) essayèrent sans succès les feuilles de deux espèces du genre vaccinium (v.ovatum et v.dumosum).PASSAGE DU PRINCIPE HYPOGLYCÉMIANT Collip (1) dans ses premières expériences, rapporte que le sang d'animaux ayant reçu des extraits de plantes, était capable, lorsque in- Jecté à d\u2019autres, de déterminer à nouveau de l\u2019hypoglycémie.Cette transmission semblait possible indéfiniment.Chose curieuse, les convulsions et la faiblesse caractéristiques du syndrome hypoglycémique ne disparaissaient que momentanément sous l\u2019action du glucose, et ce dernier était incapable d\u2019empêcher une issue fatale.Ces résultats ne purent jamais être obtenus à nouveau ni par l\u2019auteur ni par d\u2019autres expérimentateurs, jusqu\u2019en 1927 où Col- lip (34) annonça qu\u2019il avait réussi à isoler du sang un coceus dont l\u2019injection amenait la mort par hypoglycémie.Il semble done que la transmission ait été due à un microorganisme.Action des bactéries Collip (34) dans ses études sur la transmission du pouvoir hypoglycémiant, et, Hutchinson, Smith et Winter (3) à la suite de leur travaux sur l\u2019activité de la levure de bière, montrèrent que certaines bactéries étaient douées d\u2019une action semblable à celle de l\u2019insuline.Aucun de ces auteurs ne fut capable d\u2019identifier le microorganisme auquel il avait à faire.À la même époque, Little, Levine et Besi (35) isolèrent de souches de Bacterium coli et de Bacillus subtilis, un extrait hypoglycé- miant.Shikinami (4) répéta ces expériences sur ur nombre plus élevé de bactéries.Il les culti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 vait sur agar pendant 24 heures à 38 degrés C, puis il les traitait par des méthodes identiques à celles employées pour les plantes.Avec 20 cultures, il obtint 0,03 gramme de substance active.Son étude porta sur des extraits de bacilles et de cocci.Parmi les bacilles (Bacterium coli, Bacillus subtilis, Bacillus prodigio- sus, Bacillus pyocyanus, Bacillus proteus, Bacterium ozænæ et Bacterium fœcalis alcali- genes), tous à l\u2019exception des deux derniers, montrèrent au bout de 6 à 8 heures une chute glycémique.Quant aux cocci (Staphylococcus pyogenes aureus et Streptococeus hæmoly- ticus), seuls le premier montra une certaine action.Le même auteur remarqua que seules les bactéries, cultivées en milieu sucré, produisant des acides au bout de 24 heures, étaient douées du pouvoir hypoglycémiant.Par contre Levine et Kolars (36) montrèrent que Streptococcus hemolyticus provoquait de l\u2019hypoglycémie.Delafield (37) étudiant l\u2019action de Bact.ærtrycke conclut que les injections intraveineuses au lapin de suspension de bactéries tués et de filtrat bactérien déterminait une hyperglycémie suivie d\u2019hypoglycémie.Le traitement des corps bactériens par l\u2019alcool, l\u2019acétone, la chaleur humide sous pression, ne modifie en rien la réponse de l\u2019organisme.Pour ce qui est de la préparation des extraits, il semble que les méthodes employées pour les plantes ou tout simplement les suspensions dans l\u2019eau, donnent des résultats identiques.L\u2019action physiologique ne diffère pas sensiblement de celle obtenue avec les autres extraits: hyperglycémie, puis hypoglycémie d\u2019apparition tardive.Conclusions Devant tous ces résultats, souvent contradictoires, on peut se demander ce qu\u2019il y a d\u2019exact dans toute cette question ; on est même tenter d\u2019aller jusqu\u2019à douter de l\u2019existence des glucokinin.En effet, certains auteurs, après avoir obtenu des résultats positifs, ont été incapables de les confirmer à nouveau.Pour MASSON: ÉTUDE DE QUELQUES AGENTS HYPOGLYCÉMIANTS juger de la valeur réelle de toutes ces expériences, il est nécessaire de mettre de côté toutes les causes susceptibles d\u2019amener des conclusions erronées.Considérons d\u2019abord le côté animal.Bots- chareff et Grigorieff (38) ont montré que sur 170 lapins normaux à jeun pendant 18 à 24 heures, la glycémie était de 104 + 13,7 avec des extrêmes de 164 et 82.Si on détermine la glycémie à intervales donnés pendant plusieurs semaines, les variations peuvent encore être plus marquées et être de l\u2019ordre de 20 mgr.Des fluctuations du même ordre peuvent se produire en un jour.Ainsi Delafield (37) donne les valeurs suivantes qu\u2019il a obtenues pendant un intervalle de 2 heures chez le lapin : 125, 107, 128 et 123.Scott (39) d\u2019après 1625 observations faites sur 215 lapins arrive aux mêmes résultats.Est-ce que le fait d\u2019avoir une hyperglycémie suivie d\u2019une hypoglycémie permet de conclure à l\u2019existence d\u2019une substance hypogly- cémiante?Nombre d\u2019observateurs ont attiré l\u2019attention sur le fait que même une hyperglycémie par ingestion de glucose est suivie d\u2019une hypoglycémie.Gyôrgy et Herzberg (40) ont montré que l\u2019hyperglycémie par l\u2019adrénaline amène une hypoglycémie compensatrice.H.Selye (41) a prouvé que sous des causes diverses (formol, froid, exercice, histamine), il se produit en l\u2019espace de 24 heures des variations dans le taux du sucre sanguin consistant en une hyperglycémie suivie d\u2019une hypoglycémie.Il ne semble pas qu\u2019il y ait lieu de rapprocher dans l\u2019ensemble, l\u2019action des glucokinin de ce que Selye a décrit sous le nom de réaction d\u2019alarme, parce qu\u2019en tant qu\u2019il s\u2019agit de ces premières, les variations glycémiques présentent des écarts plus considérables.Dans la réaction d\u2019alarme, les maximum et minimum s\u2019établissent dans l\u2019espace de 24 heures et plus, tandis que dans le cas des glucokinin, l\u2019hyperglycémie apparaît brusquement, dans l\u2019heure qui suit, amenant une hypoglycémie dans un intervale compris entre 3 et 8 heures.Il faut toutefois faire une 1193 exception pour les extraits microbiens: ainsi les courbes obtenues par Delafield (37) après injection de Bact.ærtrycke tués, se rapprochent étrangement de celles obtenues par Selye.(Voir figs 4 et 5.) {ign 35 65.158 sus 135 QG, \"usd ol 95 + 354 Lopubon 8 3 #4 ££ 6 3 8 3 yous Fic.4.\u2014 Effets de Bact.ærtrycke tué à la dose de 6 x 10° (Delafield).Best, Jephcott et Scott (27), examinant le même aspect de toute cette question, affirment qu\u2019il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles les travaux précédents n\u2019ont pas de signification du point de vue quantitatif.Parmi ces raisons, il invoque la présence possible d\u2019un microorganisme qui peut causer de l\u2019hypoglyeémie, et, la possibilité de contamination des solutions par de l\u2019insuline.Ils concluent ainsi: « Il devient évident que toute la question de la distribution de pe 1304 1804 104 1604 i504 to 1304 1804 [ILL 1004 Pb #5 6 ue qu Fig.5.\u2014 Action du formol (Selye).l\u2019insuline et des glucokinin doit être réou- verte, et que beaucoup, si ce n\u2019est tous, de résultats obtenus jusqu\u2019à date doivent être rejetés.» Quel avenir peut-on prédire aux glucoki- nin?Certes, du point de vue théorique, la question des glucokinin ouvrirait des horizons nou- 1194 veaux dans le traitement du diabète: le fait que ces substances agissent lentement, permettrait une combinaison heureuse d\u2019insuline et de glucokinin [Nothmann (42)].Un seul produit a été essayé en clinique: la myrtillin ou myrtomel.Cette étude fut faite sur les indications du professeur Durig de Vienne, qui avait appris que les infusions de myrtilles étaient employées avec succès par les paysans des Alpes.Les essais sur des patients diabétiques furent poursuivies par Allen (32), Anderson (32), Morrell (32) et Sherrill (32).Sur 81 cas, 35 ne furent pas influencés par la myrtillin, tandis que chez les autres, le traitement réussit, au point qu\u2019il fut possible d\u2019augmenter le régime alimentaire ou de diminuer l\u2019insuline, ou même de faire les deux.L\u2019arrét complet de l\u2019insuline ne fut possible que chez 6 malades.Son désavantage est qu\u2019elle possède une action faible comparée à celle de l'insuline.C\u2019est là qu\u2019il faut voir la raison pour laquelle le produit n\u2019a pas été accepté en clinique.À notre avis, il ne faut pas rejeter en bloc tous les travaux qui ont été faits.Certaines plantes ne furent essayées que parce que la coutume populaire leur attribuait des succès dans le diabète.Sans accepter aveuglément pour exact tout ce qui se trouve dans la médecine populaire, il faut passer tous ces remèdes au feu de l\u2019expérimentation.On sait à quel sort ont été vouées nombre de plantes, soi-disant que, ne contenant aucun alcaloïde, elles ne pouvaient avoir une action thérapeutique; mais quelques années plus tard avec la découverte et l\u2019extraction des glucosides par Bourquelot, toutes ces plantes recouvrèrent leur place dans la pharmacopée.Peut- être en sera-t-il ainsi pour les glucokinin, si, en reprenant toute cette étude, on arrive à isoler un principe chimique défini à action hy- poglycémiante.BIBLIOGRAPHIE 1.COLLIP, J.B.: J.Biol.Chem., 56, 513 (1923); 57, 65 (1923); 58, 163 (1923).2.FUNK, C., et CORBITT, H.B.: Proc.Soc.Exp.Biol.Med., 20, 442 (1923).10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.SHIKINAMI, Y.: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, novembre 1938 .HUTCHINSON, H.B, SMITH, W., et WINTER, L.BB.: Biochem, J., 17, 683 (1923).Tohohu J.Experi, Med.10, 560 (1928).VAN EULER, P., Biochem, Z., 194, 197 (1928).MAEHARA, K.: Folia Endocrinol.Japon, 9 , 34 (1933).KAUFMANN, E.: Z, ges.exptl.Med, 62, 739 (1928).BINET, L.FABRE, R, et BARGETON, D.: Compt.rend.soc.biol., 113, 235 (1933).BICKEL, A., et WIGMANN, G.: Biochem.Z., 203, 421 (1928); 210, 443 (1929).COSTA, A.: Boll.soc.ital.biol.sper.5, 878 (1930) ; Pathologica, 26, 278 (1934).BOIVIN, A.: Bull.soc.chim.biol., 12, 244 (1930).SIMOLA, P.E.: Ann.Acad.Sci.Fennicæ, 29, No 15, 1 (1927).GLASER, E., et HALPERN, G.: Biochem.Z.207, 377 (1929).DUBIN, 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MÉDECINE SOCIALE + + SITUATION DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL ! Par Ad.GROULX, Directeur du Service de la Santé de la Cité de Montréal.Permettez-moi tout d\u2019abord de remercier bien sincérement le distingué président, du Comité Provincial de défense contre la tuberculose, M.le docteur Jarry, de m\u2019avoir choisi pour traiter ce soir de la question de la tuberculose à Montréal.Cet honneur lui appartenait pourtant, mais il a bien voulu s\u2019effacer et me confier cet agréable devoir.Je l\u2019en remercie de tout cœur et je peux l\u2019assurer que si je suis aujourd\u2019hui à l\u2019honneur, je serai demain au combat.Le Comité Provincial de défense contre la tuberculose m\u2019a appelé, dès ma nomination au poste de directeur du service de Santé, à siéger comme l\u2019un de ses membres.Depuis ce temps, j'ai mis toute ma bonne volonté à étudier la question de la tuberculose à Montréal.Je crois que c\u2019est pour cette raison que le docteur Jarry m\u2019a demandé de vous en parler au nom du Comité.Je dois dire que l\u2019existence de ce Comité n\u2019a été rendu possible que grâce à la collaboration assurée d\u2019avance de nos autorités religieuses, par la voix autorisée de son Eminence le Cardinal Villeneuve et le prestige de son Excellence Mgr Geo.Gauthier.Le Comité a aussi reçu la collaboration du Ministre de la Santé, 'Hon.A.Paquette, dont la sollicitude nous a été d\u2019un précieux secours et qui a bien voulu nous déléguer son Sous-ministre, le docteur Jean Grégoire, comme membre du Comité, ce qui est un gage de succès.La coopération des autorités municipales de Montréal qui s\u2019intéressent grandement à la santé de leurs administrés, le dévouement 1.Conférence faite à l\u2019ouverture officielle de la campagne antituberculeuse dans la Province de Québec, à l\u2019Ecole du Plateau, le 2 octobre 1938.et la science des membres du Comité dont Je ne mentionne pas les noms, mais qui ne ménagent ni leurs efforts ni leur temps, pour le succès de l\u2019œuvre entreprise, sont autant de facteurs de réussite.Je tiens aussi à remercier les journaux pour leur campagne intelligente, les médecins et les infirmières et tous les autres collaborateurs, petits et grands, qui servent d\u2019une façon anonyme mais non moins généreuse et qui contribuent hautement à la lutte contre la tuberculose.La tuberculose est une maladie qui donne bien des soucis aux hygiénistes par ses ravages et les pertes de vie qu\u2019elle cause.C\u2019est une maladie contagieuse très commune.Elle crée un vaste problème social.Nous la trouvons surtout parmi les classes peu fortunées \u2014 où la résistance à la maladie est diminuée par une alimentation défectueuse, un logement insalubre et surpeuplé, le surmenage, la misère, l\u2019alcoolisme.Elle devient une maladie de classe.C\u2019est aussi une maladie familiale, et la sauvegarde de la famille dépend de l\u2019action prophylactique du dispensaire, de l\u2019influence du médecin traitant, de l\u2019activité et du dévouement des infirmières visiteuses et de l\u2019œuvre d\u2019isolement et de traitement au sanatorium.La science a étudié les divers aspects du problème, il appartient à la Société d\u2019appliquer les connaissances acquises.La justice sociale joue un rôle important dans la médecine préventive.Dans son discours à Québec, à l\u2019ouverture officielle de la campagne antituberculeuse, notre distingué président, le docteur Jarry, disait: « La province de Québec a perdu, du- GROULX: SITUATION DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL rant les 10 dernières années, environ 30,000 tuberculeux, chiffre équivalent à la population d\u2019un comté entier.» Mortalité par tuberculose année 1935-36-37 Prov.Dist.de C.téde de Qué.Mont.Mont.3,110,000 1,473,975 875.000 1.466 1.231 706 90.8 83.5 80.9 Population 1936 Nombre moyen des décès Taux moyen par 100,000 La situation de la mortalité par tuberculose, pour les trois dernières années, 1935-36 et 1937, se traduit par les taux suivants par 100,000 de population: dans la province 90.8 \u2014 dans le district de Montréal 83.5 \u2014 dans la cité de Montréal proprement dite 80.9.Si notre ville a le taux le plus favorable il ne faut pas trop s\u2019en enorgueillir, car la comparaison avec les autres grands centres de notre pays est moins avantageuse.Comparaison avec les autres provinces .du Canada (1936) La province de Québec est de tout le Dominion, la province où le taux de la mortalité causée par la tuberculose est le plus élevé.C\u2019est chez nous que la tuberculose recrute le plus grand nombre de victimes.Pour l\u2019année 1936, ce taux est de 93.3 par 100,000 de population.Québec est suivie de près par la Nouvelle-Ecosse avec 89.1 et le Nouveau-Brunswick 82.1.Viennent ensuite, la Colombie-Anglaise, l\u2019Ile du Prince-Edouard et le Manitoba avec des taux respectifs de 74.8, 66.3, et 59.1.Les provinces de l\u2019Alberta, de l\u2019Ontario et de la Saskatchewan qui ont les taux les plus favorables et les plus bas: 49.4, 36.0 et 29.8, sont aussi les provinces où existent les meilleures organisations de lutte antituberculeuse dans le Dominion du Canada.Nous garderons l\u2019Ontario, la plus près de nous, comme point de comparaison.L'écart des taux entre les deux provinces peut être expliqué par le fait qu\u2019en Ontario le taux de natalité est moins élevé et que chez nos voisins, on a commencé bien avant nous la lutte à la tuberculose.1197 Mortalité par tuberculose par nationalité Une étude épidémiologique de la mortalité par tuberculose chez les différents groupes ethniques qui composent la population à Montréal a permis de faire les constatations suivantes: (voir graphique).1° les Canadiens français ont le taux de mortalité par tuberculose le plus élevé, soit 95.8 par 100,000 en 1937; 2° les Britanniques i.e.les Anglais, les Ecos- sais et les Irlandais, ont un taux inférieur au taux général, soit 57.0; 3° chez les Juifs, le taux de la mortalité par tuberculose est le plus bas, 26.6 en 1937.La cause de ces différences de taux a fait l\u2019objet d\u2019une étude très intéressante de la part de mon collègue et assistant le docteur E.Gagnon.Deux facteurs principaux expliquent le taux élevé de la mortalité chez les Canadiens français: la natalité élevée et surtout un outillage moins complet pour combattre la tuberculose.La natalité élevée ne diminue pas les qualités de la race, mais elle crée un vaste problème social.D\u2019abord, elle rend le contact familial plus étendu dans une famille nombreuse; d'autre part, cette dernière se rencontre plus particulièrement dans le monde ouvrier où les ressources sont modestes et où le père seul ayant à subvenir à plusieurs enfants, ne peut accorder à chacun tous les soins nécessaires.Tuberculose par quartier Nous avons dit, plus haut, que le taux moyen de mortalité par tuberculose pour Montréal était de 80.9 pour les 3 années 1935- 36-37; le nombre de personnes décédées par tuberculose au cours de ces trois années est 2,119, la moyenne des décès par année est 706.Dans la distribution de la mortalité par tuberculose par quartier, ces derniers ont été divisés en quatre troupes: 1° ceux où le taux est le plus bas, de 40-74.9; 20 ?\u201d de 75.0 à 84.9; 3e?85.0 à 94.9; - et, 4\u201d ?95.0 et plus par 100,000. 1198 Le premier groupe où le taux est le plus favorable, comprend les quartiers excentriques et neufs: Ahuntsic, Villeray, Montcalm, Saint- Michel, Saint-Denis et Saint-Jean-Baptiste, dans le Nord et le Centre; Rosemont, Saint- Eusèbe et Mercier dans l\u2019est; et, Mont- Royal, Notre-Dame-de-Grâces, Saint-André, Saint-Paul et Saint-Gabriel, dans l\u2019ouest.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 Il est à noter que le cercle va se rétrécissant des extrémités vers le centre; que les taux les plus favorables sont dans les quartiers excentriques et nouveaux, et que la situation s\u2019aggrave dans les quartiers plus anciens qui composent le centre de la cité.Le taux de la mortalité par tuberculose est beaucoup moins favorable dans les quartiers MONTREAL \u2014 MORTALITE PAR ORIGINE SOCIALE ET PAR PERIODES DE CINQ ANS, DE 1921 A 1937.ANNEES TOTAL Canadiens Britanni ues Juifs Autres races français et inconnus 1921-25 144.9 161.9 112.9 53.9 187.3 1926-30 126.5 145.3 92.3 45.5 139.4 1937 82.0 95.8 57.0 26.6 83.9 Autres nat.let inconnug 175 AN Can.Fr.\u201c 150- css SN o Total ND 3 125- SRE ressentent 2 Britenni À \\ : 100- > N \\ ; g on .ps = ~~ ° | & PS, | jm HEL + = | I | 4, 25.\", 0 1921-25 1926-30 1931-35 |36} 37 Périodes de 5 ans Le taux est aussi favorable dans le second groupe qui comprend les quartiers Saint- Edouard, Laurier, Delorimier et Villemarie dans le nord et le centre; Préfontaine, Hoche- laga et Maisonneuve dans l\u2019est; et Saint-Hen- ri, Sainte-Cunégonde et Sainte-Anne dans l\u2019ouest.des troisième et quatrième groupe: Saint- Louis et Lafontaine, et très élevé dans les quartiers Saint-Joseph, Saint-Georges, Saint- Laurent, Crémazie (où le taux est le plus haut), Saint-Jacques, Bourget, Papineau et Sainte-Marie; ajoutez le quartier Saint-Jean, isolé (au nord-ouest de la carte). GROULX: SITUATION DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL Diminution de la mortalité par tuberculose à Montréal Malgré la situation que je viens de décrire, des progrès sensibles ont été réalisés à Montréal; depuis 60 ans, la diminution de la mortalité par tuberculose a été constante, passant du taux de 307.5 par 100,000 pour la période de 1876-1880, à 82.0 en 1937, soit une 1199 lose non-pulmonaire (soit 72.2%) que pour la tuberculose pulmonaire (56.7%).La diminution graduelle de la tuberculose non-pulmonaire depuis 1915 correspond avec les progrès de l\u2019assainissement du lait, par l\u2019éradication totale (100%) de la tuberculose des troupeaux qui produisent le lait vendu dans la cité et le pourcentage élevé (95%) du lait pasteurisé vendu.TAUX DES DECES PAR 100,000 DE POPULATION POUR CHAQUE PERIODE DE 5 ANS, DE 1876 À 1937.07.30 [OR NL [26.40 250 256.3 LaN N 8.5 | ae rs om Sep pe 203._ a 2 3 a \\ = 144.8 N 4 No [126.5 100 3 50 0 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1916 1921 1926 1931 1936 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1915 1920 1925 1930 1935 1937 diminution de 73.3%; depuis les derniéres 15 années, les progrès ont été plus sensibles et le taux de la mortalité a été diminué de moitié.La diminution du taux de mortalité par tuberculose a été plus accentuée chez les sujets âgés de moins de 20 ans, et ce pourcentage de diminution est plus élevé pour la tubercu- Il faut rendre hommage ici, aux travailleurs qui ont réussi à faire adopter le « règlement du lait et de la pasteurisation » et qui ont ainsi rendu un service immense à la population, surtout aux enfants.Parmi ces travailleurs, permettez-moi de citer le nom de mon 1200 prédécesseur, le docteur S.Boucher, et celui du docteur J.-E.Dubé, ici présent.La diminution de la tuberculose pulmonaire chez les enfants indique moins de contamination massive.Il importe done que l\u2019on mette tout en œuvre pour assurer la protection de l\u2019enfance contre toute contagion.Les progrès réalisés sont très encourageants si l\u2019on considère qu\u2019ils ont été obtenus avec un armement incomplet auquel a suppléé un dévouement inlassable.Ces résultats et l'importance du problème nous tracent le programme à suivre pour atteindre le taux obtenu ailleurs \u2014 qui est inférieur à 50 pour 100,000.Historique de la lutte L'organisme antituberculeux à Montréal en 1914, ue comprenait que deux dispensaires: l\u2019Institut Bruchési et le Royal Edward; le total des lits ne dépassait pas 125.Une campagne d\u2019éducation a été faite au moyen de conférences publiques pour obtenir la coopération de la population.Depuis, le nombre de dispensaires et de lits a augmenté graduellement.Des progrès ont été réalisés surtout en 1925; l\u2019organisme destiné à la lutte se composait alors de quatre dispensaires et le total des lits disponibles était de 606.Mentionnons l\u2019excellent travail d\u2019éducation accompli par la Ligue antituberculeuse et de Santé Publique de 1924 à 1928 (et dont le directeur général était le docteur Grant Fleming, doyen actuel de médecine, de l\u2019Université McGill).Les Universités ne sont pas restées indifférentes au problème, aussi ont-elles assuré l\u2019enseignement de la « phtisiologie » par une chaire spéciale préparant ainsi le futur médecin.L'organisation actuelle (1938) comprend: 1° Six dispensaires, de dépistage précoce et de collapsothérapie, situés dans les divers quartiers de la ville, dont cinq dirigés par l\u2019Institut Bruchési et par le Royal Edward Institute; et un sixième (situé à Cartierville) dirigé par l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 2° Le contrôle des cas déclarés par les infirmières attachées au service de Santé (division des maladies contagieuses) et le Service social par les infirmières attachées à l\u2019Institut Bruchési et au Royal Edward Institute.3° Les camps de Santé pour garçons et filles (situés à Saint-Hippolyte) dirigés par l\u2019Institut Bruchési, pour les contacts tuberculeux.4° L\u2019inspection médicaie des élèves et des professeurs dans les écoles, grâce à la bienveillante coopération des Commissions scolaires et de leur personnel, et l\u2019examen médical des manipulateurs d\u2019aliments contribuent au dépistage préliminaire.5° L\u2019attention spéciale donnée aux enfants souffrant de dénutrition dans les écoles par le Bureau des Œuvres Sociales scolaires et de la cantine scolaire et œuvres anglaises analogues en collaboration avec le personnel du Service de Santé et le personnel enseignant.6° La vaccination par le B.C.G.à la clinique de l\u2019Assistance Maternelle, le Service Social du B.C.G.de l\u2019Université de Montréal et le Placement familial (O.Grancher).7° Les laboratoires provinciaux et municipaux sont mis à la disposition des médecins pour les examens bactériologiques des crachats ou autres échantillons.8° Disponibilité de lits dans les hôpitaux pour tuberculeux et les sanatoriums.Les institutions hospitalières et les sanatoriums jouent un grand rôle dans cette lutte.Dans le district de Montréal, il y a actuellement 1033 lits, dont 503 dans les institutions canadiennes-françaises: l\u2019hôpital du Sa- cré-Cœur et l\u2019Institut Bruchési; 438 dans les institutions anglaises: Grace Dart Home, Lau- rentian Sanatorium, Children\u2019s Memorial Hospital, Brehmer Rest et Royal Edward Institute, et, 92 lits dans une institution privée, le Mount Sinai Sanatorium; ajoutons ici un nouvel hôpital en voie d\u2019organisation: le Jewish Incurable Hospital.La proportion du nombre de lits par décès, (standard actuellement employé), doit être de GROULX: SITUATION DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL 2 lits par décès.La situation présente est dans la province de 0.6 lit par décès et dans le district de Montréal 0.8 lit par décès.Dans la province d\u2019Ontario, il y a 2.6 lits par décès.Il n\u2019a pas été possible d\u2019établir la proportion «par nationalité » pour le district de Montréal; il a été fait pour la Cité de Montréal avec le résultat suivant: Proportion de lit disponible pour a) Canadiens français 0.9 lit par décès, b) Anglais 3.8 ?c) Juifs 6.6 ?Si nous reportons la proportion des lits par décès, pour la Cité de Montréal, à la population entière du district de Montréal, cette proportion des lits serait plus basse.La province d\u2019Ontario a un lit pour tuberculeux par 1,150 âmes, Québec n\u2019a qu\u2019un lit pour 2,692 âmes \u2014 d\u2019où il lui faudrait 950 lits de plus pour atteindre le niveau d\u2019Ontario.D'autre part, le nombre et le taux des décès et par conséquent des cas, étant plus grands, les besoins sont aussi plus grands.Nous pouvons conclure pour le district et la cité de Montréal à un besoin d\u2019environ 1,200 lits de plus, dont 900 à 1,000 pour les besoins plus urgents de la population cana- dienne-française.Il n\u2019y a donc pas dans le district de Montréal, actuellement, un nombre de lits suffisant pour les tuberculeux, et la cité de Montréal en souffre d\u2019une façon particulière.Un plus grand nombre de lits permettrait de diminuer proportionnellement le nombre des décès, c\u2019est le résultat obtenu ailleurs.9° Qu\u2019il me soit permis de noter l\u2019action bienfaisante de l\u2019Œuvre des Colonies de Vacances et des camps de scouts \u2014 sans omettre les quelques heures de joie et de vie heureuse au grand air que procure à nombre d\u2019enfants de la Cité l\u2019Association du Bien-être de le Jeunesse.Après une étude complète de ce problème et pour permettre de compléter l\u2019organisme de la lutte antituberculeuse dans la Cité et le district de Montréal, le Comité provincial de défense contre la tuberculose, en est venu à la 1201 conclusion que le besoin le plus pressant consiste dans l\u2019augmentation du nombre de lits de Sanatoriums pour tuberculeux chez les Canadiens français, et l\u2019amélioration des services de dépistage et de leur service social dans les organisations existantes.La fondation de Sanatoriums pour enfants et adultes, s\u2019impose pour répondre à ce besoin, et il y aurait lieu d\u2019améliorer l\u2019organisation actuelle des dispensaires antituberculeux, de raffermir leur situation et en même temps d\u2019intensifier la coopération entre ces organismes et les services officiels du Ministère de la Santé et des Services de santé municipaux.Plus tard, au fur et à mesure des besoins, il faudrait augmenter et améliorer le nombre des lits dans les hôpitaux déjà existants et tenir compte des besoins d\u2019hospitalisation des tuberculeux des autres nationalités.On devra étudier (pour la province) l\u2019élaboration d\u2019un programme d\u2019organisation des œuvres de protection de l\u2019enfance comprenant: préventorium et camp d\u2019été, écoles en plein air, placement familial (œuvre Gran- cher), la vaccination par le B.C.G., la réaction a la tuberculine, ete.Pour la plus grande protection des enfants, le Comité provincial de défense contre la tuberculose a soumis au Conseil de l\u2019Instruction publique, un mémoire à l'effet que tout membre du personnel enseignant, et tout aspirant à un emploi d\u2019instituteur, subisse un examen médical avec radiographie au moment de son engagement et, par la suite, un autre chaque année.J\u2019ai le plaisir de vous dire que cette demande a reçu un accueil favorable.La prévention de la tuberculose chez l\u2019enfant est importante; c\u2019est la base même de toute la lutte entreprise.On doit établir le bilan, connaître la situation exacte où nous sommes: L'une des premières mesures pour y arriver est «l'épreuve à la tuberculine » des enfants d\u2019âge préscolaire et scolaire.Chez les premiers, elle nous permet de rechercher ceux qui réagissent positivement et de découvrir les contacts familiaux, dépistage excessivement important 1202 dans l\u2019éradication de la tuberculose familiale; dans le cas des enfants des écoles, ceux des classes supérieures nous intéressent d\u2019abord, l\u2019adolescence étant l\u2019âge de l\u2019évolution de la tuberculose.Il importe, par ce moyen, de se rendre compte dès le début, des sujets malades et de les recommander pour la fluorosco- pie ou la radioscopie.Cette épreuve est déjà faite dans les instituts antituberculeux et au Child Welfare Association.Pour perfectionner la lutte contre la tuberculose à Montréal, et faire suite à l\u2019étude d\u2019un projet préparé par le service de Santé et la Commission d\u2019Hygiène, les administrateurs de la Cité, soucieux de la santé publique et du succès de la campagne entreprise ont facilité l\u2019exécution des importantes mesures suivantes: La création d\u2019une Section de la tuberculose dans la division des maladies contagieuses avec nomination d\u2019un personnel entraîné et spécialisé, constitue une amélioration notable et qui s\u2019imposait.Il s\u2019agit d\u2019un organisme de corrélation entre les diverses organisations de lutte antituberculeuse.Le docteur Léo Ladouceur a été nommé médecin de la nouvelle section; c\u2019est un spécialiste en tuberculose qui jouit d\u2019une vaste expérience ayant été attaché pendant une quinzaine d\u2019années à l\u2019Institut Bruchési.Le docteur Ladouceur devra d\u2019abord prendre contact avec les organisations antituberculeuses de Montréal et voir à l\u2019organisation pratique de la nouvelle section.Cet organisme nous permettra entre autre de tenir un fichier de tous les cas de tuberculose à Montréal, ce qui nous aidera à suivre la situation au jour le jour.Le Service de Santé a aussi institué un Système de distribution gratuite de tuberculine aux médecins et aux institutions qui leur permettra de coopérer plus facilement à la campagne antituberculeuse.Dans les consultations de nourrissons et dans les écoles, surtout dans les écoles supérieures, le personnel du Service de Santé procédera, chez les enfants, à l\u2019épreuve à la tu- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULzETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, -novembre 1938 berculine; les cas positifs seront suivis par le personnel de cette nouvelle section, pour faire dans la famille le dépistage de la tuberculose, et ces cas seront référés au médecin de famille pour examen clinique et radiologique.Le Service de Santé a donné son appui à un mouvement du ministère de la Santé pour améliorer l\u2019alimentation dans notre population.En effet, il est démontré qu\u2019un régime alimentaire bien balancé augmente la résistance de l\u2019organisme aux infections, en particulier à la tuberculose.Le Service de Santé de la Cité a reproduit sous forme de circulaire distribuée à des milliers d\u2019exemplaires l\u2019article intéressant et documenté du docteur Sylvestre, directeur de la division de la nutrition au ministère de la Santé.La mise en vigueur des règlements de construction est aussi de grande importance au point de vue de la santé publique et de la salubrité du logement.D\u2019autre part, le logement insalubre, par son manque d\u2019ensoleillement ou d\u2019éclairage naturel est contraire à la prophylaxie de la tuberculose et est préjudiciable à la santé de ses occupants.C\u2019est pourquoi l\u2019on interdit à Montréal, entre autres choses, la construction et l\u2019habitation de pièces qui ne sont pas éclairées directement à l\u2019air extérieur.C\u2019est ainsi que le casier sanitaire de l\u2019habitation a fait supprimer de 1921 à 1937, près de 8,000 de celles-ci et placarder environ 4,000 autres, soit un total de 12,000 durant les derniers 15 ans.Au cours de la même période environ 500 logements ont été évacués pour cause d\u2019insalubrité et en ces dernières semaines, une soixantaine d\u2019autres logis ont subi le même sort.Il serait superflu de démontrer aux hygiénistes la nécessité de l\u2019action directe contre les maux de l'habitation insalubre et du surpeuplement.Dans le programme de la lutte que nous engageons contre la tuberculose, nous n\u2019ignorons pas qu\u2019il y a un problème de l\u2019habitation et un problème de la nutrition.Pour compléter cette organisation, le Service de Santé, en collaboration avec le Comité GROULX: SITUATION DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL de défense contre la tuberculose, entreprendra, à la suite de l\u2019«offensive » de ce soir, une grande campagne d\u2019éducation sous la conduite de notre collègue et assistant, le docteur Adrien Plouffe.L\u2019objet et le mot d\u2019ordre seront d\u2019inviter tous et chacun à se faire examiner par un médecin et par là prévenir pour lui et les siens la tuberculose et ses effets.Des réunions publiques seront tenues dans les diverses parties et paroisses de Montréal.Les écoliers seront intéressés à ce problème par le personnel médical et les infirmières de notre Service.Je crois que le Service de Santé peut compter sur la précieuse coopération de l\u2019actif président de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal et sur celle de son collègue des Ecoles protestantes, sur celles des membres des deux commissions, sur l\u2019intérêt des directeurs et directrices d\u2019écoles et sur l\u2019appui précieux de tous les autres membres du personnel enseignant.En réclamant l\u2019appui du clergé, dont l\u2019influence est très grande, je désire assurer son Excellence Mgr L\u2019Archevéque, de notre propre collaboration pour conduire une lutte conjoin- 1203 te contre la tuberculose et l\u2019alcoolisme que je citais plus haut comme cause médiate.Pour la réussite de cette campagne, il faut aussi l\u2019appui essentiel de MM.les médecins, dont le rôle social est grand et je les sais prêts à le remplir; de Milles les infirmières dont je connais le dévouement, des diverses œuvres sociales et clubs sociaux toujours de l'avant, et du public en général le plus intéressé.Parmi les collaborations obtenues, je désire signaler ici l\u2019initiative heureuse prise par les autorités de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur et du Sanatorium Mount Sinaï qui ont organisé avec succès des «semaines cliniques » et, je dois aussi souligner la série de conférences sur la «Tuberculose expérimentale et préventive » que donne actuellement à l\u2019Université de Montréal, sous les auspices de la Faculté de médecine et de l\u2019Institut scientifique Franco- canadien, M.le docteur H.L.Nègre, notre hôte d'honneur.En terminant, je sollicite votre collaboration et celle de tous nos concitoyens afin que la lutte entreprise puisse porter ses fruits et j'ai le ferme espoir que d\u2019ici peu d\u2019années l\u2019on pourra dire que, c\u2019est dans la province de Québec que la tuberculose fait le moins de ravages et le moins de victimes.DISPOSITION DES DÉCHETS DE CUISINE PAR PULVÉRISATION ET DILUTION DANS LA CANALISATION PUBLIQUE Par Léo-Paul CABANA, I.C., Secrétaire, Division de la Salubrité, Service de Santé, Cité de Montréal.Le problème de la collecte et de la disposition des déchets de cuisine a, depuis nombre d\u2019années, attiré l\u2019attention des hygiénistes et des ingénieurs qui n\u2019ont cessé de démontrer son importance.Plusieurs méthodes, cependant, ont été tour à tour employées pour la disposition des déchets de cuisine: alimentation des porcs, dépotoirs, jet à la mer, dans les rivières, etc., enfouissement, (sanitary fill) réduction, incinération, etc, mais aucune de ces méthodes n\u2019a pu résoudre entièrement ce problème, d\u2019une manière hygiénique et économique à la fois.En ce qui concerne les modes d\u2019amasse- ment à la maison, et de collecte de ces déchets, il y a eu très peu d\u2019améliorations depuis la dernière génération.Des récipients en métal avec couvercles, et des véhicules étanches pour le transport, sont utilisés à certains 1204 endroits, mais malheureusement cette pratique ne s\u2019est pas généralisée, et la disposition des déchets organiques est toujours un des problèmes sanitaires les plus importants pour une municipalité.Cependant, depuis quelques années, des recherches et des expériences ont été faites sur la pulvérisation des déchets de cuisine et sur leur disposition dans la canalisation publique, avec les eaux et les matières usées.En effet, pourquoi ne pas utiliser la canalisation publique pour la disposition de ces déchets; ils sont de même nature et de provenance organique.Tous deux sont très putrescibles, et peuvent servir de véhicules aux agents qui causent les maladies; ils favorisent la vermine et les insectes, et la pullulation des microbes.Ils sont en outre préjudiciables au confort et à la santé publique et causent la contamination de l\u2019atmosphère.Selon le Dr H.Pottevin, on a conçu l\u2019idée d\u2019assurer l\u2019évacuation des ordures ménagères, aussitôt produites, en les entraînant par l\u2019eau.Une conduite spéciale dans chaque maison et un réseau spécial d\u2019égouts dans la ville seraient chargés de les recevoir.Ce n\u2019est que 25 ans après l\u2019étude de la possibilité de ce mode de disposition que les ingénieurs américains ont réalisé sa mise à exécution.En 1923, la ville de Lebanon, dans l\u2019état de Pennsylvanie, fut la première à pulvériser ses déchets de cuisine et à les disposer dans la canalisation publique se terminant à une usine d\u2019épuration des eaux usées.Cette méthode, cependant, ne fut pas adoptée ailleurs, pendant quelques temps, malgré qu\u2019un tel procédé paraisse attravant.On croyait alors, que les usines d\u2019épuration avaient assez de difficultés à traiter les eaux usées seules, sans y ajouter les déchets de cuisine.Mais lorsque le traitement des boues fut placé sur des bases scientifiques, les recherches reprirent et une étude fut faite sur le traitement des eaux usées et des déchets de cuisine.Au mois d\u2019août 1932, des expériences de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 laboratoire furent faites à l\u2019usine d\u2019épuration de la ville de Baltimore, et il fut trouvé que, lorsque des déchets de cuisine étaient ajoutés à une quantité suffisante de matériel déjà traité, placés sous l\u2019étuve à 28° Centigrade et maintenu à une valeur de pH entre 6.8 et 7.2, le traitement était complété avant 30 à 40 jours.La quantité de gaz et sa teneur en méthane étaient approximativement les mêmes que si on n\u2019avait pas ajouté de déchets de cuisine.De plus, l\u2019expérience a démontré que lorsque les déchets de cuisine sont ajoutés au matériel déjà traité, en quantité de 5% des matières solides volatiles initiales, le produit obtenu était inoffensif et pouvait être facilement asséché.Ce procédé fut mis en pratique en 1923, à Baltimore pour disposer le surplus des déchets durant l\u2019été.A Indianapolis, en 1935, une grande quantité de déchets de cuisine ont été pulvérisés et traités avec les eaux usées par le procédé des boues activées.À ces deux endroits, les résultats obtenus ont été satisfaisants.Trois méthodes générales de disposition ont été suggérées: 1° Le transport des déchets de cuisine à l\u2019usine d\u2019épuration, leur pulvérisation et leur déversement dans des bassins « Imhoff » ou dans des fosses de digestion des boues.Par cette méthode, les déchets de cuisine ne circulent pas dans la canalisation publique; cependant, le transport des déchets sur de longues distances pour atteindre l\u2019usine d\u2019épuration, offre des inconvénients; sans compter que ce procédé n\u2019améliore pas le problème de l\u2019amassement à la maison et de la collecte par les services spécialement préposés à cette fin.2° La deuxième méthode consiste à établir à différents endroits de la ville, des dépôts centraux, où les déchets y seraient transportés, pulvérisés et déversés dans la canalisation publique.Dans ce cas, il faut tenir compte dans le choix de ces dépôts, de la dimension de l\u2019égout CABANA: DISPOSITION DES DÉCHETS DE CUISINE à ces endroits, de sa pente, et de la vitesse de circulation, afin de permettre un écoulement rapide des matières pulvérisées et diluées dans la canalisation publique.3° La troisième méthode consiste à placer un pulvérisateur sous l\u2019évier de cuisine et à le relier au tuyau de renvoi.Les déchets de cuisine et les matières organiques, les os y compris, sont pulvérisés par cet appareil et sont transportés dans la canalisation publique avec une certaine quantité d\u2019eau provenant du robinet de l\u2019évier.Cette méthode éliminerait complètement l\u2019amassement à la maison, la collecte et le transport des déchets de cuisine; mais malheureusement, comme toute chose nouvelle, le coût d\u2019un tel appareil est trop élevé pour être pratique.Aux Etats-Unis, le prix actuel est d\u2019environ $200.00.Maintenant, voyons de quelle manière les déchets de cuisine peuvent affecter la canalisation publique et nuire au traitement des eaux usées.La quantité de déchets de cuisine produite journellement dans la plupart des villes du continent américain est de .06 de 1% de la quantité des matières d\u2019égout produite dans la même période.Ainsi, vu ce faible pourcentage, il n\u2019y aurait aucune nécessité d\u2019augmenter le diamètre des égouts pour recevoir les déchets de cuisine.La concentration plus élevée des matières solides, plutôt que l\u2019augmentation de la quantité relative des déchets de cuisine doit être l\u2019objet de considération.Les déchets de cuisine produisent en moyenne par 1000 de population, 125 livres de résidus solides par jour, alors que les matières d\u2019égout pour la même population et la même période, système combiné, en produisent 667 livres.Nous devons noter, cependant, que ces quantités représentent des chiffres moyens et qu\u2019une variation de 100% et même plus peut être obtenue à différents temps de l\u2019année et pour différentes villes.La production, en été, peut augmenter de 50% et même plus.Heureusement, cette augmentation se produit lors- 1205 que l\u2019activité biologique à l\u2019usine d\u2019épuration est au maximum.Les résultats obtenus, à date, sont insuffisants pour déterminer l\u2019augmentation du B.O.D., demande bio-chimique d\u2019oxygène, à 5 jours, des matières d\u2019égout résultant de l\u2019addition des déchets de cuisine; cependant quelques expériences déjà faites ont démontré une augmentation de 10, 20 et même 25%.On pourrait se poser une autre question.Est-il possible que les déchets de cuisine pulvérisés, provenant des habitations ou des dépôts centraux, obstruent la canalisation publique?L\u2019opinion commune à ce sujet, est que les matières solides provenant du pulvérisateur sont plus petites que les matières solides déjà en suspension dans l\u2019égout; il y aurait beaucoup moins de danger d\u2019obstruer la canalisation publique, avec les déchets de cuisine pulvérisés, qu\u2019avec les matières d\u2019égout.Il n\u2019y a aucun doute, cependant, que ces trois modes de disposition vont augmenter le coût et le travail à l\u2019usine d\u2019épuration.Les tamis (screens) en particulier vont être affectés.À Baltimore, par exemple, lorsque des enveloppes de blé d\u2019Inde furent pulvérisées durant l\u2019été, la quantité de résidus enlevés de ces intercepteurs (ayant 7/8\u201d d\u2019ouverture), avait augmenté de 50 à 55%.À Indianapolis, il a été observé une augmentation de 20 à 35% de matières solides volatiles dans les fosses à sable, lorsque ces déchets de cuisine étaient ajoutés.Le résidu enlevé de ces fosses dégageait de très mauvaises odeurs et devenait nuisible s\u2019il n\u2019était pas enlevé immédiatement.La formation d\u2019écume et de graisse dans les bassins préliminaires peut nuire aux opérations.À Indianapolis, on a constaté une augmentation de ces matières variant de .74 à 2.94 pi.cu.par million de gallons d\u2019eaux usées.L\u2019effluent des bassins de sédimentation portera naturellement plus de solides en suspension que si les eaux usées seules étaient traitées. 1206 Maintenant, voyons en ce qui concerne le coût de ce mode de disposition.C.K.Calvert, surintendant du département des égouts et de l\u2019enlèvement des déchets à Indianapolis, estime à $0.372 la tonne le coût total de fonctionnement, y compris les charges fixes, d\u2019un dépôt central, disposant 24,000 tonnes de déchets par année.C.E.Keefer, assistant ingénieur, bureau des égouts, à Baltimore, porte à $0.426 la tonne, le coût du même traitement.Naturellement, à cela, il faut ajouter l\u2019augmentation du coût d\u2019opération à l\u2019usine d\u2019épuration et les améliorations nécessaires à l\u2019usine elle-même.| À Indianapolis, le coût total de la disposition des déchets de cuisine, y compris la pulvérisation, l\u2019augmentation du coût à l\u2019usine d\u2019épuration, l\u2019intérêt, la dépréciation, etc, est de $0.572 la tonne.L'économie faite sur le transport est de $0.20 la tonne-mille; et pour un territoire d\u2019un rayon de 2 milles, l\u2019économie totale est de $0.40 la tonne.Ce qui fait un coût net de $0.172 la tonne.D\u2019un autre côté, le coût net du procédé de disposition par réduction, déduction faite du montant rapporté par les sous-produits, est de $3.38 la tonne de déchets.Si on compare ce chiffre à $0.172 pour la pulvérisation et la dilution dans la canalisation publique on voit qu\u2019il y a économie.Il est intéressant aussi de comparer le procédé de pulvérisation avec le procédé de disposition par incinération.La chambre de commerce des Etats-Unis dans un rapport du mois d\u2019avril 1931, intitulé: « Disposition de déchets dans les villes américaines », donne comme coût total d\u2019opération d\u2019un incinérateur, y compris les charges fixes, $1.85 la tonne.En ce qui concerne l\u2019installation de pulvérisateurs dans les habitations, l\u2019économie réalisée par la municipalité serait encore plus grande puisqu\u2019ils supprimeraient, tout trans- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 port de déchets organiques; les autres, cendres, débris, etc, pouvant être utilisés pour remplir les terrains bas, sans causer de nuisance.Conclusion Cette méthode ultra-moderne de se débarrasser des déchets de cuisine par la simple manipulation d\u2019un bouton électrique, mérite notre attention.Il semble que l\u2019hygiéniste est en voie de réaliser un mode de disposition économique et sanitaire des déchets de cuisine.C\u2019est un pas plus loin que le tout à l\u2019égout.Espérons qu\u2019avant longtemps, ce procédé de pulvérisation et de dilution dans la canalisation publique sera de plus en plus développé et généralisé, à l\u2019avantage de la santé et de la salubrité publiques.BIBLIOGRAPHIE 1.C.K.CALVERT et S.L.TOLMAN: «The effect of ground garbage on sewage treatment plant operation.» Water Works & Sewerage Journal, 83: (mai) 1936.2.N.N.WOLPERT: «Garbage and Sewage discussed by New York Sanitarians.» Municipal Sanitation, 7: (juillet et aolit) 1936.« Discussion on Disposal of Garbage with Sewage.» Water Works & Sewerage Journal, 83: (janvier) 1936.4.« The Kitchen Waste Unit.» General Electric Co.Specification sheet No.M-58 Rev.Déc.1935.5.Dr S.BOUCHER, directeur du Service de Santé, Montréal: «Disposition des rebuts-déchets de cuisine.» 1916.6.Morris M.COHN, Sanitary Engineer, City of Schenectady, N.Y.: « A New Advance in Municipal Sanitation.» Municipal Series, causerie, poste WGY, 4 janvier 1936.7.Don E.BLOODGOOD: «Digestion of garbage with sewage sludge.» Sewage Works Journal, 8: (janvier) 1936.8.Dr H.POTTEVIN, secrétaire général de l\u2019Office International d\u2019Hygiène: « Egouts et vidanges \u2014 Ordures ménagères, etc.» Séries Brouardel, vol.XV, p.409.Ga VARIÉTÉS + + ÉTATISATION DE LA MALADIE OU ASSURANCE-MALADIE ! Par l\u2019Honorable POWER, Ministre de la Santé du Canada.Hanté comme vous par le phénomène de la vie et soucieux de la santé de gens qui, pour moi, ne se limitent pas à mes électeurs, croyez le bien, non plus que pour vous ils ne se limitent à vos clients, vous trouverez naturel que le ministre de la Santé vous accueille et vous souhaite la bienvenue.Je me ferais faute de ne pas remarquer particulièrement la présence de mon collègue l\u2019honorable Albini Paquet, ministre de la Santé dans le gouvernement de la province de Québec, qui est président honoraire de votre Congrès.Vous permettrez que mon salut se fasse particulièrement cordial à l\u2019adresse de mes concitoyens de la province de Québec, qui sont ici nombreux, et qu\u2019il ne soit pas moins chaleureux à l\u2019égard de médecins distingués et de haute réputation qui nous viennent de France et des Etats-Unis.Je sais que vous devez leur présence surtout à des relations confraternelles que vous savez admirablement entretenir, ce dont je vous félicite.Mais je n\u2019ai qu\u2019à jeter un coup d\u2019œil sur le programme de votre Congrès pour avoir la preuve que la présence de savants éminents, venant de chez- nous et d\u2019ailleurs, s\u2019explique et se justifie.La portée de vos travaux, leur inspiration strictement moderne et scientifique de même que les noms prestigieux que je remarque suffisent à inviter l\u2019intérêt et l\u2019attention.Tout prouve que vous vous acharnez à découvrir «L\u2019homme, cet inconnu », à le défendre, à le guérir, à lui permettre de durer et de mieux utiliser sa vie.Et c\u2019est de quoi, aussi, je tiens à vous féliciter chaleureusement.Le ministre de la Santé se sent à l\u2019aise parmi vous et admet volontiers qu\u2019il vous devait d\u2019être présent.l.A la séance d\u2019ouverture du XVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N., Ottawa-Hull, le 6 septembre 1938.Ce n\u2019est pas sans quelque hésitation, toutefois, que j'ai accepté l\u2019aimable invitation de votre président.Voici un Congrès de médecins canadiens-français.Or je ne suis ni médecin, ce dont vous ne pouvez me blâmer, ni cana- dien-français, ce dont vous pourriez peut-être me plaindre.Mais quand je n\u2019aurais pas les devoirs de ma fonction, je ne pourrais oublier ce que ceux de ma race doivent aux Canadiens français, et particulièrement aux médecins.Un Irlandais qui lit son histoire sait ce qu\u2019il advint de ses ancêtres qui immigrèrent pour des raisons d\u2019ordre économique et politique et trouvèrent particulièrement dans la province de Québec non seulement la liberté, mais aussi le droit et les moyens de vivre.Bien plus, il n\u2019est que de rappeler les terribles épidémies de choléra de 1832, de 1847 et 1849, les victimes qui trouvèrent ici la consolation suprême, mais surtout le nombre de ceux qui furent soignés, hébergés à la Grosse Ile et éventuellement sauvés au prix du plus grand dévouement et d\u2019incroyables sacrifices.Il y a là tout un chapitre que l\u2019un d\u2019entre vous peut-être aurait le goût d\u2019écrire.Croyez bien que les renseignements seraient faciles à obtenir, car il n\u2019est guère de famille de ma race qui n\u2019ait quelque souvenir qui lui fut transmis, de la générosité et de la charité des vôtres.J'aurais d\u2019autres raisons, encore plus personnelles, de vous exprimer ma reconnaissance car depuis vingt ans je suis le représentant au parlement de gens qui en majorité ne sont ni de ma langue ni de ma race!.Mais je me dis que si ceux qui me connaissent, à Québec, purent s\u2019accommoder de moi depuis vingt ans, vous aurez peut-être la patience de m\u2019écouter pendant dix minutes. 1208 Dans le monde troublé d\u2019aujourd\u2019hui, vous êtes, messieurs, comme une sorte d\u2019avant-garde.Il semble que la lutte s\u2019avive entre les éléments destructeurs, d\u2019une part, et les éléments qui travaillent à la reconstruction sociale.Cette lutte éclate dans tous les domaines.Les chocs se multiplient dans la vie politique, sociale, civile, internationale et s'étendent même à la vie intime pour ainsi dire chimique de chacun.Au premier rang de ceux qui veulent protéger la race humaine contre elle-même, contre ses propres misères, il y a la profession médicale.Vous êtes le bouclier, et parce que nous avons besoin de croire en vous et parce que rien ne doit vous atteindre sans que nous en souffrions, il est nécessaire que vous gardiez votre prestige et votre individualité.Surtout à l\u2019heure qu\u2019il est, alors que grâce à des annonces de journaux ou de radio, à certaines campagnes de publicité où excellent naturellement les charlatans, à la propagande ingénieuse de vendeurs de drogues, chacun veut devenir son propre médecin.Le profane s\u2019arroge volontiers le droit de faire un diagnostic et d\u2019indiquer même les prescriptions.Pour plusieurs, surtout parmi les plus ignorants, le voile de la science est levé et la médecine est en voie de perdre tout son mystère.Ce serait déjà assez mal pour vous, messieurs, s\u2019il n\u2019y avait pas par surcroît la menace contre la santé publique.Mais ce n\u2019est pas tout.Pour faire face aux conditions modernes, on exige une meilleure organisation sociale assurant le secours médical à la masse.Les uns réclament l\u2019étatisation de la médecine, les autres l\u2019assurance-maladie.Dans le premier cas, cela implique les traitements gratuits assurés à tous les citoyens et la rémunération des médecins par l\u2019Etat.Dans l\u2019autre cas, quiconque contribue à la rémunération des médecins, sous une forme ou une autre, est assuré du secours médical.Je n\u2019ai pas à décider.Les deux propositions valent d\u2019être étudiées sérieusement.L\u2019Etat doit faire sa part, bien qu\u2019il y ait une limite à ses ressources et à l\u2019étendue des services exigés de lui.La profession médicale, certes, doit aussi faire sa part généreusement.Mais il y a les contingences de la vie qui exis- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 tent pour le médecin comme pour ses patients.Ce dont il faut aussi tenir compte.Je ne crois pas à l\u2019utopie d\u2019un monde complètement sain où la maladie n\u2019existerait pas et qui par conséquent pourrait se passer de médecins.Quelques-uns se demandent si le temps\u2019 est mir pour l'institution de l\u2019assurance-maladie à base de contribution.Il reste que le médecin ne se trouve pas partout là où on devrait le trouver; que les services d\u2019hôpitaux ne sont pas à la disposition de ceux qui en ont le plus besoin.Les centres urbains semblent plus avantagés, alors que les centres ruraux sont plutôt dépourvus.Ce sont les très pauvres ou les très riches, souvent, qui bénéficient à volonté des services du médecin.Trop souvent la famille de classe moyenne n\u2019a pas les moyens d'obtenir les soins médicaux qu\u2019elle requiert.Autant de constatations que vous avez faites vous-mêmes et qui ne pourront être absentes de vos pensées au cours de vos délibérations.Vous ne trouverez peut-être pas impertinent que je vous les rappelle.Simple profane, comme je l\u2019ai déclaré sur le parquet de la Chambre des Communes, je sais comme vous que trop d\u2019enfants meurent en naissant; il y a aussi l\u2019hécatombe inutile des mères; et quelle que soit la juridiction en cause, la juridiction provinciale ou la juridiction fédérale, Je sais que les victimes de la dégénérescence de l\u2019âge mûr sont trop nombreuses.Nous ne connaissons pas encore la cause du cancer, ni le remède.Si nous avons pu contrôler jusqu\u2019à un certain point la tuberculose, elle reste toujours une menace pour notre population.Les maladies mentales prévalent toujours et constituent un lourd fardeau pour notre population.Les maladies vénériennes restent un problème de première envergure.La question ne se pose-t- elle pas, même en étiologie, de considérer d\u2019abord l\u2019aspect social de chaque maladie?A tout événement, le Canada devrait avoir une meilleure santé.Notre taux pour maladie est trop élevé pour le pays tout entier.Avec le climat dont nous jouissons, à coup sûr le plus uniforme au monde, avec une population dérivant des plus robustes souches européennes, VARIÉTÉS avec des savants qui ne le cèdent en rien à ceux des autres pays, avec des universités dont les diplômes conduisent aux plus hauts postes, même à l\u2019étranger, il me semble que nous pourrions faire plus et mieux que nous ne faisons.Dans ce but, il faut, vous le savez, la coopération de tous les organismes provinciaux, municipaux et fédéraux et aussi celle 1209 de la profession médicale.Je sais d\u2019avance que la vôtre nous est acquise.Je vous promets solennellement, sur une base méthodique et scientifique et avec tout l\u2019appoint d\u2019une organisation à pied d\u2019œuvre et galvanisée par l\u2019initiative et le dévouement de tout le personnel, la coopération du ministère de la Santé.OUVERTURE OFFICIELLE DES COURS DE LA FACULTE DE MEDECINE DE L\u2019UNIVERSITE DE MONTREAL LE 19 SEPTEMBRE 1938 Allocution du doyen, M.Albert LeSage Nous avons cru opportun, cette année, de faire revivre une coutume chère à la Faculté de Médecine: l\u2019Ouverture officielle des cours.Il convient, en effet, que le Doyen, au début de l\u2019année académique, souhaite la bienvenue aux Etudiants en Médecine, et que tous les professeurs s\u2019y associent.Les jeunes sont si attrayants qu\u2019on doit saisir avec empressement toutes les occasions de les fréquenter, même après les heures consacrées à l\u2019enseignement, car il ne doit pas y avoir de cloisons étanches entre le professeur et l\u2019élève, et pas davantage entre les professeurs ou les hôpitaux.Cette pratique viendrait à l\u2019encontre des règles d\u2019une saine pédagogie et d\u2019une amicale confraternité, car du point de vue social, nous occupons le méme rang puisque nous appartenons tous à une classe que l\u2019on désigne d\u2019un mot consacré par l\u2019usage: l\u2019élite.Si certains, parmi vos aînés, ce que j\u2019hésiterais à admettre, \u2014 ont déjà commis l\u2019imprudence de vous ignorer ou de vous témoigner une sympathie un peu hautaine, sous prétexte qu\u2019ils ont de l\u2019expérience, des lettres, ou un peu de science!.ne leur en tenez pas compte; ils oublient, sans doute, une chose plus enviable qu\u2019ils n\u2019ont plus ou qui leur sera peu à peu ravie: la jeunesse, c\u2019est-à-dire: l\u2019élan, la joie de vivre, le sourire, beaucoup de témérité et une ample provision d\u2019optimisme.Ces qualités essentielles, si elles sont dirigées avec savoir et bon sens, développeront, chez chacun de vous, la personnalité, dont le rôle est prépondérant dans la carrière que vous avez choisie.C\u2019est pour ,cette raison que j'ai toujours douté de l\u2019action bienfaisante des mesures disciplinaires plutôt rigoureuses, en cas d\u2019insubordination ou d\u2019écarts spontanés et imprévus, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un « roseau pensant ».Je préfère le raisonnement pourvu qu\u2019on s\u2019entende franchement; c\u2019est plus logique lorsqu\u2019on s\u2019adresse à l'intelligence.Songeons que tout homme a un passé dont on doit tenir compte, surtout s\u2019il est jeune, car il y a l\u2019ave- mr.Si le.sens aigu dela responsabilité est plus lent à se développer chez les uns que chez les autres, c\u2019est que l\u2019éducation \u2014 très probablement \u2014 n\u2019a pas reçu partout le même accueil.Or, il n\u2019est pas interdit d\u2019en acquérir, même à l\u2019Université dont c\u2019est aussi la mission: Fides et Scientia.J\u2019en exprime le vœu au début d\u2019un règne.éphémère! comme .nos aspirations et nos goûts!.LL Un jour, dit-on, les grenouilles, après maints essais, élirent un roi et elles exigèrent du dieu Jupin qu\u2019il fût «remuant et coi»\u2026 Déjà, vous le voyez, on lui attribuait le rôle d\u2019un Machiavel.Qu\u2019advint-il de ce royaume? 1210 Demandez-le à ce bon et inimitable La Fontaine.Je compte plutôt sur vous-mêmes, Messieurs les Etudiants en Médecine, pour l\u2019observance des règlements de cette Maison en ce qui concerne la ponctualité aux cours et le maintien en public, ici et là.Vous avez de l\u2019esprit, cela suffit, souffrez qu\u2019on vous le dise, mais fuyez les occasions de vous en repentir et on vous en prêtera davantage.La gaieté est une vertu mais ne la confondez pas avec la turbulence \u2014 pratiquez-la avec sagesse; seul le bruit est lugubre et décevant\u2026 même pour ceux qui le recherchent.Apprenez de bonne heure à exercer la mai- trise de vos propres actes en subissant votre sort avec sérénité: ainsi, vous vous dispenserez d\u2019autrui.D\u2019autre part, si vous avez des requêtes à présenter, adressez-vous au Doyen, à certaines heures: vous serez toujours bien accueillis.Mais n\u2019allez pas, comme jadis, je vous en prie, chercher auprès du public ou de la presse les conseils que vous devez recevoir de nous, vos chefs hiérarchiques.« Sù tout prend de nouveaux traits, de nouveaux caractères, soyez quand même, les enfants de vos pères.» (LEFRANC.) Les vacances sont terminées \u2014 Pheure du travail méthodique a sonné.Je viens de vous dire, très brièvement, ce que nous attendons de vous.Qu\u2019attendez-vous de nous?\u2014 Que l\u2019on vous enseigne la médecine selon les méthodes modernes agréées dans les grandes universités ?D'accord.Quelles sont ces méthodes?\u2014 Deux principales: théorique et pratique.Je profite de cette occasion pour poser de nouveau ce problème devant vous, mais non le résoudre.La théorie La théorie enseigne la doctrine actuelle et son évolution dans le temps, elle étudie les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 phénomènes, classe les connaissances acquises, découvre les lois: c\u2019est la science.La leçon, sans cesse rajeunie, doit faciliter le travail de sélection indispensable, écarter les classifications trop erronées, mettre de la précision et de l\u2019harmonie entre ce qui est certain et probable, simplifier et débrouiller les textes, en faire le commentaire au lieu de forcer l\u2019élève à écrire, sous la dictée, des pages entières qu\u2019il pourrait lire avec plus de profit chez lui.Je n\u2019hésite pas à dire que ce type de professeurs, qui dicte ou lit son cours, devrait, s\u2019il en existe encore, quitter les chaires de l\u2019enseignement théorique.L\u2019érudition, sans doute, est nécessaire dans nos cours théoriques, car le dédain des antérieurs, selon Leibniz, expose à l\u2019hésitation et à l\u2019erreur; mais elle doit porter ses fruits et comporter un programme de connaissances illustrées et vivifiées par une iconographie qui renforcera d'images visuelles les images auditives, plus parfaitement qu\u2019on ne saurait le réaliser parfois avec le malade.L\u2019enseignement théorique en médecine ne peut plus être, comme autrefois, une rhétorique supérieure où le matériel se réduit à un tapis vert, un carafon et un verre.Nous n\u2019avons pas l\u2019ambition d\u2019enseigner aux praticiens l\u2019universalité de la science médicale, mais le progrès est si rapide, le rôle scientifique et social du médecin est tel que l\u2019étudiant requiert une instruction suffisamment étendue pour servir de fondement à son initiation professionnelle.C\u2019est dans ce but que nous avons maintenu, jusqu\u2019ici, les cours théoriques, malgré les critiques adressées parfois aux procédés de culture verbale, en particulier à la pathologie médico-chirurgicale.On lui reproche,entre autres, d\u2019utiliser des classifications purement arbitraires, et que l\u2019étude des organes, abstraits par la pensée d\u2019un tout vivant, est une œuvre artificielle, une analyse aride et desséchante, une image déformée et plus ou moins altérée.Tout cela est exagéré.Nos méthodes sont tellement perfectionnées, grâce au cinéma et à la photographie en couleurs, que nos élèves ne sauraient se plaindre de cet enseignement, VARIÉTÉS à moins que le professeur néglige de préparer convenablement sa leçon.Qui donc, en ce lieu, oserait médire de soi- même?L\u2019enseignement théorique de la pathologie médico-chirurgicale est utile et nécessaire, dit-on, il est le guide que vous devez et pouvez suivre, car il vous donnera, avec la méthode de travail, le sentiment des vues générales sans, pour cela, vous éloigner des vues pratiques qu\u2019il vous faut réaliser.Le livre ne peut pas remplacer les cours théoriques.Il vieillit vite et devient désuet; vous en savez quelque chose, \u2014 faites la revue de ceux que vous possédez et vous me donnerez raison.D'ailleurs, 1l est souvent difficile de reconnaître, dans l\u2019exposé des doctrines, celles qu\u2019il convient de retenir, si l\u2019on vous prive des commentaires du professeur pour diriger vos lectures.J\u2019admets, chers étudiants, qu\u2019il y a des cours théoriques ennuyeux, monotones, et que votre esprit s\u2019égare fréquemment tandis «qu\u2019un peuple muet d\u2019infâmes araignées «vient tendre ses filets au fond de vos cer- [veaux.» Vous croyez, en pareil cas, avec Mgr Ger- lier «que la prédication toute seule n\u2019a jamais suffi à propager l\u2019Evangile.» Vous avez raison.Mais ne vous en plaignez pas trop.J\u2019en ai entendus, même à Paris, où, certains jours, la classe d\u2019un grand maître se composait de quelques rares auditeurs dans d\u2019immenses amphithéâtres \u2014 car ces cours sont libres là-bas.C\u2019est une méthode utile, selon nous, mais périlleuse: le professeur a l\u2019auditoire qu\u2019il mérite.Mais, soyons justes, cela dépend aussi de la matière, souvent aride, qui exige des prodiges d\u2019érudition et de clarté lorsqu\u2019on s\u2019adresse aux primaires que nous sommes au début de nos études.Si, malgré tout, en pareil cas, vous persévérez dans vos études en conservant votre bonne humeur tandis que le professeur, acharné dans sa lecture, n\u2019ose lever les yeux sur vous \u2014 juges implacables et résignés \u2014 con- solez-vous: cela veut dire que vous avez la 1211 vocation! Cette première victoire sur vous- mêmes est le prélude d\u2019un brillant avenir, et ce même professeur, plus tard, illusion ou inconscience! se glorifiera de vous compter parmi ses meilleurs élèves! .celui qui, jadis, écoutait paisiblement sans mot dire!.C\u2019est enfin une méthode incomparable pour les agrégés qui se destinent à l\u2019enseignement.C\u2019est donc une méthode bipolaire.La clinique C\u2019est une autre modalité de l\u2019enseignement médical: elle observe directement le malade.C\u2019est l\u2019art.Elle offre beaucoup d\u2019attraits, car elle n\u2019est pas tenue d\u2019obéir à des règles précises, à un programme méthodique.Elle encourage la personnalité, la critique, les conceptions nouvelles, les théories préférées, mais elle ne saurait suffire à l\u2019éducation médicale entière, et elle n'implique pas l\u2019abandon des cours théoriques.Cependant, on a déjà proposé de transporter l\u2019enseignement théorique à l\u2019hôpital où il serait plus en contact avec la clinique!.La trés grande majorité s\u2019y oppose parce que cette méthode pourrait nuire à la clinique.Voici quelques-unes de ses objections.\u2014 Si l\u2019on se borne aux faits que l\u2019on peut mettre sous les yeux, on ne saurait faire toute la pathologie à l\u2019hôpital; l\u2019élève ne recevrait qu\u2019une instruction incomplète soumise aux hasards de l\u2019entrée des malades.\u2014 Si l\u2019on s\u2019attache à l\u2019enseignement tout entier, on perdra un temps précieux à exposer oralement des faits dont on aura aucun exemple à montrer, tandis qu\u2019il y a tant de choses à faire voir.Les divergences d\u2019opinion proviennent, sans doute, d\u2019une discrimination imparfaite entre les deux méthodes d\u2019enseignement: elles se complètent mais ne sauraient se conjuguer.En effet, la clinique va de l\u2019analyse à la synthèse; elle revise et sélectionne les symptômes en vue du diagnostic.Le cours théorique va de la synthèse à l\u2019analyse: le diagnostic est posé, les symptômes se déroulent dans un ordre rigoureux et sans 1212 discussion, bien qu\u2019ils s\u2019inspirent de la clinique.Les deux méthodes diffèrent aussi à un autre point de vue \u2014 essentiel \u2014 celui-là.L'enseignement théorique s\u2019accommode des grands amphithéâtres, des auditoires nombreux ; par contre, l\u2019enseignement clinique exige la répartition des élèves par petits groupes, surveillés et dirigés, afin que chacun puisse voir, entendre et prendre part à l\u2019action.Il faut aussi que chaque groupe soit réparti selon le degré de l\u2019instruction qu\u2019il possède, sinon l\u2019enseignement, s\u2019adressant à des esprits _inégalement préparés, serait excessif pour les uns et insuffisant pour les autres.Enfin, les laboratoires, dont l\u2019indispensable et incessante collaboration jette constamment de nouvelles clartés sur les routes obscures du diagnostic et de la pathogénie, exigent aussi des connaissances théoriques et pratiques qui se succèdent et se complètent sans empiéter outre mesure l\u2019une sur l\u2019autre !.Médecine sociale \u2014 Tel est le problème de l\u2019enseignement médical dans toute sa nudité.Je le pose brièvement devant vous sans préjuger la question, qu\u2019une longue expérience m\u2019a permis, cependant, de situer au bon endroit.\u2014 N'oublions pas \u2014 Je m'adresse à tous sans distinction \u2014 qu\u2019une Faculté de Médecine moderne doit être un centre d\u2019enseignement supérieur et un centre d\u2019enseignement professionnel et social.J'ai bien dit « SOCIAL », car c\u2019est une tradition à notre Faculté de Médecine, d\u2019enseigner et de pratiquer la SOCIOLOGIE.Depuis sa fondation, elle s\u2019est constamment tenue en étroite collaboration, à ce point de vue, avec les pouvoirs publics en les incitant à lutter contre les maladies sociales.Voulez-vous des faits, MM.les Etudiants, je vous en apporte quelques-uns, car je veux, en vous les faisant connaître, saisir cette nouvelle occasion de vous dire la fierté que Ces opinions sont ainsi celles de la Faculté de Médecine de Paris dont j'ai consulté les nombreux rapports sur cette question.Je suis heureux de m\u2019appuyer sur d\u2019autres autorités en matière aussi importante.\u2014 L.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 = j'éprouve d\u2019appartenir à une Faculté qui a joué un grand rôle dans cette lutte homérique contre les préjugés et les pestes blanches.1) Qui a suggéré la création d\u2019un service d'Hygiène à la Cité de Montréal?Le docteur Dagenais, professeur d\u2019Obstétrique à Laval en 1871-72.2) Qui a été l\u2019instigateur obstiné de la vaccination obligatoire contre la variole?Le professeur Rottot, ancien doyen, 1872.3) Qui a fondé le Conseil Provincial d\u2019Hygiène de la province de Québec?Le professeur E.-P.Lachapelle, doyen, 1886.4) Qui a participé le plus à la fondation des ligues du lait pur: traite, distribution, consommation, stérilisation, pasteurisation ; des gouttes de lait; des ligues antituberculeuse et antialcoolique; des camps de repos pour enfants issus de parents tuberculeux?Le professeur émérite J.-Edmond Dubé.5) Qui a instauré l\u2019antisepsie dans nos hôpitaux?Le professeur O car Mercier, en 1891, à No- tre-Dame et Marien, à l\u2019Hôtel-Dieu en 1896.6) Qui a institué l\u2019inspection médicale des écoles pour enfants?Des professeurs de ma génération.7) Qui a suggéré la fondation de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène?Le professeur T.Parizeau, doyen honoraire, aidé du Dr Frappier, le directeur.8) Qui a fondé l\u2019Institut du Radium pour la lutte contre le cancer, véritable maladie sociale?Le professeur Gendreau.9) Qui a introduit et vulgarisé l\u2019emploi du B.C.G.dans le Québec et fondé l\u2019Ecole d\u2019Hygiène Sociale appliquée, dont les services sont si appréciables ?Le professeur J.-A.Beaudoin.10) Qui donc a proné la construction de nouveaux hôpitaux canadiens-français, en ce temps-là, en vue de recueillir nos malades s\u2019étiolant dans des abris misérables ou cherchant asile chez nos aimables voisins?Toujours les mêmes, E.-P.Lachapelle, Mercier, Dubé et d\u2019autres.ancien : VARIÉTÉS C\u2019est là, MM.les étudiants, que chaque jour, vous exercez votre ministère au service du public.Et jen oublie, mais retenez ces quelques faits essentiels concernant le rôle de la Faculté de Médecine du point de vue social seulement.Une Faculté de Médecine doit done non seulement former des générations de médecins instruits, mais elle doit aussi initier l\u2019élite, parmi les élèves et les prefosseurs agrégés ou assstants, aux recherches scientifiques; aider ceux qui ont l\u2019ambition d\u2019enseigner et maintenir cet idéal élevé sans lequel les études pratiques restent elles-mêms stationnaires.Déjà, quelques rares Mécènes nous ont versé des sommes importantes en vue de poursuivre ces travaux: en particulier, MM.Rou- gier et Charbonneau, que je salue et que je remercie, au nom de la Faculté de Médecine.D\u2019autres suivront, \u2018sans doute, leur exemple, si on leur en fournit l\u2019occasion.Nous avons, depuis trois ans, grâce à ces dons généreux, et malgré des conditions défavorables, obtenu des résultats très encourageants qui ont valu à leurs auteurs des éloges publics.Je me permets, en passant, d'adresser, en votre nom, des remerciements à l\u2019Université McGill dans la personne du Doyen de la Faculté de Médecine, représenté ici par le prof.Archibald, pour avoir accueilli, chez elle, quelques-uns de nos agrégés désirant y poursuivre des travaux de recherches impossibles à réaliser chez nous.En ce moment, si notre situation financière nous force de surseoir temporairement à des changements radicaux, nous en ferons de moindres imposés par des nécessités concrètes afin de maintenir la continuité dans l\u2019œuvre que nous accomplissons avec persévérance, abnégation, courage et même bonne humeur.Mais il faut, sachez-le, beaucoup d\u2019intelligence et beaucoup de cœur pour la préserver 1213 et la soutenir sans brutaliser l\u2019ordre et le ryth- \u2018me naturels de notre évolution.Jadis, Paris valait, dit-on, une basse messe!\u2026 l\u2019Université de Montréal ne vaut-elle pas un peu de confiance?Ayons foi en l\u2019avenir, et dans ceux qui dirigent actuellement les destinées de la Province de Québec, dont nous avons déjà reçu une preuve non équivoque de l'intérêt qu'ils nous portent.Une évolution est plus lente à s\u2019accomplir qu\u2019une révolution, mais elle est plus stable.C\u2019est donc vous qui en bénéficierez.Telle est la tradition, en Médecine, dans notre Maison.Contrairement à la majestueuse immobilité des choses sacrées, si elle implique l\u2019habitude du conformisme, elle se meut et change continuellement sans rompre avec le passé dont elle essaie de renouveler les cadres afin d\u2019accélérer sa marche vers le progrès, car, dit-on, «on doit sans cesse cultiver son jardin.» Laissez-moi, en terminant, vous raconter une anecdote rapportée d\u2019Oxford par un Américain.Celui-ci, émerveillé par la beauté du gazon dans le jardin du collège, en demanda le secret au jardinier, qui lui répondit: « Plantez de lherbe, sir, tondez, arrosez-la, ne fut-ce que pendant trois ou quatre siècles, et vous aurez un gazon tout aussi beau que celui-ct.» ; Cela veut dire, MM.les étudiants, qu\u2019il ne faut pas\u2018 laisser jaunir son gazon, en un mot, renouveler sans cesse ses méthodes d\u2019enseignement afin de les adapter aux temps actuels, puisque les institutions demeurent et grandissent.C\u2019est la mission de vos professeurs et du Conseil de la Faculté de Médecine, car il y a des lacunes que nous nous efforçons, sans cesse, de combler afin de vous mieux servir et de répandre, par vous, le bon renom de notre Université.\u2014 Si, ce soir, j'ai pêché, pardonnez à l\u2019étudiant qui veille dans le doyen que je suis. 1214 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 Allocution du secrétaire, M.E.-P.Benoit L\u2019Exécutif de la Faculté, inspiré par le Doyen, a pensé que l\u2019ouverture des cours offrait une occasion favorable à l\u2019exposé des mouvements, des changements, des initiatives dont la Faculté a été le théâtre pendant la session académique 1937-38.L\u2019Exécutif a donc chargé le secrétaire de faire connaître au corps enseignant et aux élèves les événements les plus marquants de l\u2019année dernière.C\u2019est ce rapport que j'ai l'honneur de vous présenter.Les départs Et d\u2019abord, il y a eu les départs.La Faculté a perdu, en douze mois, soit par décès, soit par retraite ou démission, dix de ses professeurs.Parmi les décès, le plus considérable pour nous fut certainement celui du professeur Louis-Napoléon Delorme, qui occupa de si longues années la chaire d\u2019Anatomie, qu\u2019il illustra par son talent et sa réputation, par la dignité simple de sa vie professionnelle et par son inaltérable bonté.M.Delage, son assistant, dirige maintenant l\u2019enseignement de l\u2019Anatomie à la Faculté.Le même mois, octobre 1937, mourait à un âge relativement jeune, le professeur Ernest Bousquet, homme distingué, praticien de renom, qui occupait à l\u2019Hôtel-Dieu la chaire d\u2019ophtalmo-laryngologie, et qui n\u2019est pas encore remplacé.Le 10 novembre, disparaissait à son tour Louis-Janvier Dalbis, docteurs ès-sciences, conférencier admirable, professeur d\u2019histologie à la Faculté et directeur-fondateur de l\u2019Institut Scientifique Franco-Canadien.Ce Fran- cals d'outre-mer n\u2019eut chez nous que des amis.Il à été remplacé à la direction de l\u2019Institut par M.Gilson, professeur honoraire de l\u2019Université.Je crois à propos de citer le fait, car si M.Gilson ne fait pas partie de notre Faculté, c\u2019est tout de même un universitaire.Le printemps précédent, au mois de mai, était mort le Dr Raphaël Trudeau, professeur agrégé de gynécologie et l\u2019un des plus anciens assistants du Dr de Lotbinière-Harwood, remplacé à la Faculté jusqu\u2019à tout dernièrement par le professeur Aldège Ethier.Enfin, au début de 1938, en février, le Dr Théodule Bruneau, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, professeur titulaire de clinique médicale, nous quittait, comme allait faire trois mois plus tard, en mai, et très brusquement, le Dr Noé Fournier, professeur agrégé chargé de la clinique d\u2019urologie à l\u2019hôpital Notre-Dame.À ces départs, que je qualifierai de mortuaires, il faut ajouter ceux des retraités et des démissionnaires.Le premier départ, de ce côté, fut celui de l\u2019ancien doyen et directeur des études, le Dr Télesphore Parizeau, qui réussit, après onze années de travail persévérant et inlassable, à placer solidement sur ses bases actuelles l\u2019enseignement de notre Faculté et qui donna cette année, pour des motifs personnels, sa démission.Peu après, trois professeurs titulaires imitèrent le doyen Parizeau, et prirent leur retraite, malgré que deux d\u2019entre eux n\u2019eussent pas atteint l\u2019âge règlementaire.Ce furent le Dr J.-E.Dubé, professeur de clinique médicale, dont l\u2019activité remarquable a rendu, dans nos milieux hospitaliers et nos milieux sous-médi- caux, des services nombreux et importants; le docteur Aldège Ethier, praticien très recherché, successeur à Notre-Dame du docteur Harwood dans son service de gynécologie, et professeur titulaire de gynécologie après la mort de son chef; le Dr Damien Masson, praticien très pris par une grande clientèle et qui donnait à la Faculté le cours de thérapeutique appliquée, dont il était titulaire.Pour ne pas perdre le bénéfice de l\u2019expérience acquise par ceux qui l\u2019ont si bien servie, la Faculté a nommé M.Parizeau doyen honoraire; elle se propose de nommer MM.Dubé, Ethier et Masson, professeurs émérites, et de convoquer tous ces messieurs retraités ou démissionnaires aux séances de la Faculté à titre de membres consultatifs. VARIÉTÉS Les arrivées Ces départs nombreux devaient créer dans notre Faculté un mouvement considérable et des déplacements.Il est dans l\u2019ordre, n\u2019est-ce pas, au voyage universitaire, que les départs soient suivis d\u2019arrivées.Pour dix départs de l\u2019enseignement, nous avons eu à date, au titulariat, à l\u2019agrégation et aux services de cliniques, quatorze arrivées, dont je vous donnerai, dans un instant, une énumération; car il convient de mentionner d\u2019abord l\u2019accession au décanat, en juillet dernier, après une carrière remplie de dignité professionnelle et de mérite scientifique, du professeur Albert LeSage, dont il faut louer également les qualités d\u2019organisation.Je dois aussi vous rappeler l\u2019arrivée, à la direction des études de la Faculté, du professeur Georges Baril.Après un stage comme assistant directeur, sous l\u2019ancien doyen Parizeau devenu honoraire, le professeur Baril a été nommé directeur des études par le Conseil, et chacun a pu constater depuis, son activité et sa clairvoyance.Avant la nomination du nouveau doyen, le 8 juin 1938, la Faculté avait élu au titulariat, leur permettant ainsi d\u2019entrer au Conseil, les professeurs agrégés suivants: Le Dr Edmond Dubé, professeur de pathologie externe.Le Dr Urgèle Gariépy, professeur d: médecine opératoire.Le Dr Gaston Lapierre, professeur de pédiatrie.Le Dr Albéric Marin, professeur dz derma- to-syphilis.Le Dr Roméo Pepin, professeur de matière médicale et de thérapeutique.Le professeur Pepin devenait titulaire de son cours après l\u2019avoir professé plusieurs années au titre d\u2019agrégé et de chargé de cours.Le 12 juillet dernier, le Conseil de la Faculté, inaugurant une politique nouvelle, autorisait le professeur Pepin à permuter au cours de clinique médicale de l\u2019Hôtel-Dieu, devenu vacant par le décès du professeur Bruneau et la retraite du professeur Dubé.M.Nadeau, assistant du professeur Pepin, est 1215 maintenant chargé du cours de matière médicale et de thérapeutique appliquée.Le 18 juin 1938, le professeur agrégé Roméo Boucher était promu professeur titulaire du cours de pathologie générale.Puis le 22 juin, le Dr Wilbrod Bonin devenait professeur agrégé, après la présentation et la soutenance d\u2019une thèse remarquée, et était chargé par la Faculté, du cours d\u2019histologie et d\u2019embryologie, succédant ainsi aux professeurs Dalbis et Van Campenhout.Les initiatives Enfin, il y a les initiatives.La Faculté a décidé, avec l\u2019approbation de la Commission des Etudes de l\u2019Université, d\u2019inaugurer deux nouvelles chaires: une chaire d\u2019urologie et une chaire de neurologie.Le 22 juin dernier, le Conseil nommait titulaire à la chaire d\u2019urologie le professeur agrégé Oscar Mercier, fils d\u2019un ancien membre de la Faculté, spécialiste distingué de l\u2019Hôtel-Dieu.Cette nomination, ainsi que toutes celles énumérées précédemment, ont reçu l\u2019approbation de Son Excellence Monseigneur Gauthier, chancelier de l\u2019Université, ainsi que les règlements l\u2019exigent.Le professeur agrégé Emile Legrand a été chargé du cours de Neurologie.À ce propos, je me permets de rappeler la mémoire du Dr Albert Prévost, que l\u2019ancienne Faculté avait autrefois nommé professeur de neurologie, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019à sa mort prématurée, provoquée par un regrettable accident d\u2019automobile.La chaire de neurologie n\u2019est donc pas une initiative tout à fait nouvelle.Les nouveaux assistants Ce repport des mouvements du personnel enseignant serait incomplet si je ne mentionnais pas les nominations suivantes d\u2019assistants: 1° Nominations du 31 mars 1938.Assistants à la clinique médicale de l\u2019hôpita! Notre-Dame: MM.les Drs Gaétan Barry, Jules Prévost, Charles-Emile Grignon.Assistant à la clinique médicale de l\u2019Hôtel- Dieu: M.le Dr Adrien Brunet. 1216 2° Nominations du 22 juin 1938.Assistant à la clinique médicale de l\u2019hôpital Notre-Dame: M.le docteur Georges Hébert.Assistant au cours de médecine légale et toxicologie: M.le Dr Jean-Marie Roussel.* * * Vous le voyez, malgré les départs, et grâce L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 aux arrivées, la vie continue.Notre bilan se solde par un surplus.Nous sommes une Faculté pauvre en finances, mais riche en personnel.Nous voulons fournir aux éléves de la Faculté toutes les possibilités d\u2019apprendre et de bien apprendre leur profession.Voilà pourquoi la Faculté s\u2019agite et se donne du mouvement malgré sa pauvreté.CONGRÉS D\u2019OTTAWA-HULL ! Allocution du professeur agrégé R.Turpin au banquet de clôture Maintenant que les derniers échos du Congrès sont éteints et que cette imposante mani- \\ festation scientifique s\u2019achève, je suis heureux de l\u2019occasion qui s\u2019offre à moi de vous exprimer, au nom de mes Collègues Français, notre gratitude et notre admiration.Je faillirais à ma mission si je ne m\u2019inceli- nais tout d\u2019abord, respectueusement, devant les hautes personnalités qui voulurent bien vous accorder leur patronage.Elles vous ont montré, par leurs discours, lors de la séance inaugurale, tout le prix qu\u2019elles attachaient à vos travaux.Ainsi que le rapportait fort opportunément Monsieur le Sénateur Lacasse dans sa communication, la santé des peuples doit compter parmi les préoccupations dominantes des pouvoirs publics soucieux de leurs hautes responsabilités.Monsieur le Président, vous devez éprouver ce soir, une grande joie devant la réussite de ce Congrès dont le sort vous était confié, et s\u2019il vous a fallu parfois, me disiez-vous, prendre des mesures dictatoriales, les difficultés n\u2019ont pas dû résister longtemps à votre aimable autorité qui agissait dans l\u2019intérêt général.Nous n\u2019ignorons pas, Monsieur le Directeur Général, l\u2019aide que votre expérience d\u2019ancien président a pu fournir aux organisateurs de cette réunion, qui a bénéficié aussi de votre contribution scientifique.À vous, Messieurs les Secrétaire et Tréso- 1.Délégué officiel du Ministère de l\u2019Education Nationale de France.rier, incombait la tâche, combien lourde, de l\u2019exécution.Soyez persuadés que tous les Congressistes emporteront le souvenir d\u2019une organisation parfaite qui a rendu possible l\u2019achèvement, sans le moindre heurt, d\u2019un lourd programme.Enfin ne ferais-Je point preuve d\u2019une noire ingratitude si je ne rendais hommage, Mesdames, au charme de votre présence qui a donné, à nos réunions un peu sévères, l\u2019éclat de votre élégance et l\u2019agrément de votre gaîté.L'un de nos quotidiens faisait paraître il y a peu de temps, l\u2019opinion de diverses personnalités sur les avantages et les inconvénients des Congrès.Le prince de Broglie, l'illustre physicien, mettait en garde l\u2019opinion contre des réunions trop fréquentes qui portent atteinte à la méditation scientifique.Il n\u2019est pas douteux que chacun doit défendre jalousement son temps, condition primordiale de toute œuvre.Mais cette réserve faite sur la volonté de protéger sa vie intérieure, il faut reconnaître que le Congrès peut exercer sur les milieux scientifiques une influence très salutaire.C\u2019est un moyen d\u2019émulation qui stimule le chercheur; c\u2019est un centre émetteur d\u2019idées et les vibrations des voix qu\u2019il fait entendre se propagent au-delà des frontières; c\u2019est une école de modestie.Souvent l\u2019intellectuel, replié sur lui-même et méconnaissant l\u2019œuvre d\u2019autrui, tend à donner à ses travaux une importance démesurée. VARIÉTÉS Parfois même, sa pensée saisie de l\u2019esprit de parti, devance les impressions qu\u2019elle devrait recevoir, et, suivant l\u2019expression de Madame de Staël: « l\u2019œil donne la forme au lieu de recevoir l\u2019image.» Enfin et surtout, les Congrès permettent aux hommes de bonne volonté de se réunir et de s\u2019unir dans un effort commun vers le progrès.La science ne connaît pas, ou mieux ne devrait pas connaître de frontières; c\u2019est un thème banal de dissertation, mais qui n\u2019a pas perdu son actualité.A l'heure ou la domination Napoléonienne s\u2019étendait sur l\u2019Europe, l\u2019histoire rapporte que PImpératrice, quand elle voulait obtenir de son Auguste époux l\u2019élargissement d\u2019un prisonnier Anglais, avait coutume de dire: « Sire, c\u2019est Jenner qui le demande.» « Ah! c\u2019est Jenner répondait l'Empereur, je ne puis rien refuser à Jenner.» Enfin, la réunion dont vous venez de nous donner l\u2019éclatant spectacle possède encore à nos yeux un prestige plus élevé.À l\u2019appel de votre voix, des points les plus reculés de cet immense continent, des villes et des campagnes canadiennes, du Maine, de la Louisiane, de Cuba même, sont accourus plus de 500 congressistes.Quelle émotion éprouverait ce soir le Professeur Brochu, fondateur de votre Association ! Vous imaginez les sentiments que cet élan spontané d\u2019une élite peut faire naître dans le cœur des Français qui s\u2019honorent ce soir de votre accueil, et si «la bienséance, comme dit Descartes, empêche qu\u2019on ne les publie, elle n\u2019empêche pas pour cela qu\u2019on ne les ressente ».Vous n'avez jamais oublié que vos qualités héréditaires, patrimoniales, cxigent pour 1217 s\u2019épanouir, les disciplines particulières au génie de\u2018votre race, et au milieu de difficultés quasi insurmontables, privés au début des livres indispensables, vous avez édifié des Ecoles, puis des Facultés, des Universités enfin, de plus en plus étendues.Quel réconfort nous fournit votre exemple! Aujourd'hui, messager de la France au Canada, je deviendrai demain messager du Canada en France.À ceux de mes Maîtres ou de mes Collègues qui vous connaissent, je dirai le succès, dans tous les domaines, du XVe Congrès des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.À ceux qui ne vous ont pas encore rendu visite et qui montrent parfois trop d\u2019attachement aux doux loisirs des vacances, je dirai que le temps n\u2019est plus où Madame de la Pel- letérie, répondant à l\u2019appel du Père Lejeune, mettait trois mois pour aller de Dieppe au Canada.Mais, ma plus grande joie sera de confier mes impressions aux jeunes, stagiaires et externes, qui m\u2019attendent dans mon service.Ils sont de Normandie, de Bretagne, de Charente, et leurs yeux brilleront d\u2019une flamme d\u2019orgueil, lorsqu\u2019après avoir évoqué votre prestigieux passé, je leur dirai les progrès de votre expansion, vos possibilités, et leur parlerai de votre avenir.Si vos regards se tournent souvent vers le pays de vos ancêtres, les nôtres, croyez-le bien, ne se détachent pas non plus de ces terres que nous nommions autrefois la Nouvelle-France, car, pour le plus grand bien de l\u2019humanité vous montrez au Monde ce que peut faire une race indestructible au service du spiritualisme chrétien. Pre SA - ACTUALITES ee ++ TROISIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL POUR L\u2019ETUDE DU GOITRE Le troisième Congrès International pour l\u2019étude du goîitre, organisme qui se réunit tous les sept ans environ, tenait ses assises, cette année, à Washington D.C., les 12, 13, 14 septembre dernier, sous les auspices de l\u2019« American Association for the Study of Goiter », sous la présidence distinguée du Docteur Frank Lahey.Les Etats-Unis, le Canada, Cuba, le Mexique, l'Argentine, la France, la Suisse, l\u2019Italie, l\u2019Allemagne, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie avaient, à cette occasion, un ou quelques représentants.354 médecins se sont inscrits à ce congrès.Il faut admettre qu\u2019un programme surchargé est exécuté avec ordre, méthode et ponctualité chez nos confrères américains.J'ai constaté, cette année, ceci dû probablement au fait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un congrès international, que la majeure partie des travaux présentés revêtaient un caractère général.De la pratique courante du goitre il en fut peu guestion.Si nous parcourons le programme, nous constatons que le premier jour est consacré à l\u2019étude du goitre endémique et à son étiologie, le deuxième, à l\u2019endocrinologie et le troisième, à l\u2019hyperthyroïdie.L'étiologie et l\u2019endémie du goitre ont fait le sujet de nombreuses et intéressantes discussions.Il faut lire à ce sujet les travaux de Eggenberger et de Wegelin (Suisse), de Gordon (Brooklin).L'étude de l\u2019endocrinologie et du métabolisme nous a fourni l\u2019occasion d\u2019assister à des leçons magistrales de confrères d\u2019une haute compétence.Le docteur Edouard Uhlunhuth, de Balti- morc, a isolé, le premier, la thyréo-stimuline, qu\u2019il appelle « thyreoactivator ».Il a étudié la fonction de 600 thyroïdes bovines.La substance colloïde diminue de quantité, quand la glande est en activité et augmente à l\u2019état de repos.Le produit qu\u2019il a isolé crée une activité anormale de la fonction thyroïdienne, suivie d\u2019une diminution de la colloïde.Il faut lire les travaux de Uhlenhuth.Il a le mérite d\u2019avoir isolé l\u2019une des stimulines du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, la thyréo-sti- muline, la gonado et la somato-stimulines ne l\u2019étant pas encore.Le docteur Thompson, de Chicago, a démontré l\u2019influence de la glande pituitaire sur la viciation de la physiologie de la glande thyroïde.Collip, de Montréal, avec une documentation considérable, a étudié, chez de nombreux et divers animaux, les modifications du métabolisme chez des animaux hypophysectomisés.Inutile d\u2019insister sur l\u2019intérêt que présente ce travail.Georges Washington Crile, de Cleveland, est toujours le conférencier recherché.Sa facilité d\u2019expression, son verbe, son érudition font de lui un médecin des plus éminents.Il nous parle avec force détails, mais toujours avec une grande clarté, de l\u2019action nocive des capsules surrénales en hyperactivité sur la fonction thyroïdienne.Wegelin, de Suisse, et Frazier, de Philadel- phie, ont démontré qu\u2019il y a déficience de certaines vitamines chez les hyperthyroïdiens, constatations faites in vitro.J.de J.Pemberton, de la Clinique Mayo, a présenté une statistique impressionnante des tumeurs malignes de la glande thyroïde.Dans 6% des cas seulement le diagnostic de cancer est porté avant l\u2019acte chirurgical.L\u2019épithélio- ma et le sarcome sont spécialement cause du haut pourcentage de mortalité.Le traitement ACTUALITÉS radiologique et chirurgical combinés donnent de meilleurs résultats qu\u2019une thérapeutique isolée.Si, dans l'intimité, Henri Welti, de Paris, que nous avons eu le grand avantage de connaître à Montréal, a une personnalité captivante, il n\u2019en a pas moins du haut du prétoire.Sa grande compétence, son érudition fran- Çaise et son débit, au cours de ses conférences, nous font oublier son accent anglais; parce que Welti parle anglais aux Etats-Unis.Ses gesticulations, toutes françaises d\u2019ailleurs, diffèrent très agréablement de la monotonie du verbe anglais et américain.Ses conférences sur le cancer de la glande thyroïde et sur la chirurgie de la maladie de Basedow chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent doivent être lues.Son exposé est caractérisé par une grande clarté et se termine toujours par un point de vue pratique.Les travaux de Haines, de la clinique Mayo, de Means (Boston), de Curtis (Columbus, Ohio), sont d\u2019un très grand intérêt non seulement scientifique mais aussi pratique.Ils ont traité avec maîtrise de l\u2019hyperthyroïdie, de l\u2019iodothérapie, Curtis spécialement, de la fonction i0dée de la glande thyroïde.Le docteur André Crotti (Columbus, Ohio), est toujours intéressant à écouter.Il nous a parlé avec de nombreuses observations à l\u2019appui, de l\u2019action de l\u2019hormone thyréotrope chez l\u2019hypothyroïdien.Si ce qu\u2019il a constaté, au cours de ses observations, est plutôt décevant pour le praticien, il a mis en évidence le fait que les recherches d\u2019une thérapeutique efficace chez l\u2019hypothyroïdien doivent s\u2019orienter différemment que dans le passé.La parole est aux chercheurs.Le temps et l\u2019espace ne me permettent pas de parler plus longuement des travaux très multiples présentés.Qu\u2019on me permette de tirer quelques conclusions d\u2019ordre général.L'observation en série de cas de pathologie de la glande thyroide, depuis plusieurs années, nous a permis de mieux connaitre sa physiologie, sa physio-pathologie, ses fonctions diverses, puis, d\u2019instituer une thérapeutique 1219 plus adéquate contre ses anomalies fonctionnelles.Les congrès spécialisés, celui de Washington en particulier, présentent le grand avantage, sinon d\u2019élucider de façon parfaite et définitive, la pathologie de la glande thyroïde, du moins, d\u2019élargir l\u2019horizon de nos connaissances actuelles et de fournir un champs très vaste d\u2019action aux travailleurs.Les fouilles de chaque médecin en particulier permettront un jour, il faut l\u2019espérer, d\u2019extérioriser de la demi-obscurité ou elles se trouvent actuellement la physio-pathologie et la thérapeutique de la glande thyroide.Mais le seul moyen d\u2019y arriver, à mon avis, c\u2019est l\u2019observation en série.Celle-ci ne sera efficace qu\u2019avec le concours précieux de divers collaborateurs compétents, chacun dans sa sphère, et non jaloux.Le fruit des études spéciales de ceux qui ont essayé d\u2019approfondir certains chapitres de la médecine, la gynécologie, l\u2019urologie, l\u2019orthopédie, l\u2019endocrinologie, etc., permet aujour- d\u2019hui à tout médecin ou chirurgien général d\u2019instituer une thérapeutique plus adéquate dans chaque cas en particulier.Je ne puis terminer ce court exposé du congrès de Washington sans mettre en évidence un nom avantageusement connu de nous et de nos confrères européens.Ceux qui lisent certains confrères américains, qui assistent à leurs leçons magistrales ou qui les voient travailler avec acharnement se rendent compte, j'en suis sûr, qu\u2019il y a au delà de la ligne 45ième des médecins de haute valeur, dont la culture intellectuelle, littéraire et médicale n\u2019a rien à envier à celle de tout autre confrère.Frank Lahey, pour n\u2019en nommer qu\u2019un, est de ceux-ci.Le docteur Frank Lahey, de Boston, n\u2019a d\u2019égal à son humilité que sa grande culture générale et sa haute compétence médicale.Très facile d\u2019abord, son entregent est des plus agréables.On ne pouvait mieux choisir pour présider avec honneur le congrès de Washington. 1220 Conclusions pratiques.Nous, médecins ca- nadiens-français, assistons en grand nombre à nos congrès médicaux français et à ceux de nos confrères anglais et américains.Nous constaterons tout d\u2019abord que bon nombre de nos confrères d\u2019ici, français et anglais, sont L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 tout à fait à la page à tout point de vue et, ensuite, au delà des bornes de la province de Québec, qu\u2019il en est ainsi de la profession médicale américaine.Réal DORE.CONGRÉS DE L'ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO-AMERICAINE Impressions d\u2019un médecin franco-américain Le 5 octobre, de nombreux médecins et chirurgiens franco-américains, de toutes les régions de la Nouvelle-Angleterre, se dirigèrent vers l\u2019hôtel Bancroft de Worcester, Mass.Le troisième congrès annuel de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine y avait lieu.La journée était idéale.Les chemins un peu difficiles n\u2019empêchèrent pas de bons vieux médecins, tel le docteur Desrochers, d\u2019Adams, que son fils, médecin également, accompagnait, d\u2019accourir a ce rendez-vous.Il y en avait de partout.Des figures, connues aux congrès des deux dernières années, étaient souriantes à la rencontre de confrères éloignés, qu\u2019on revoyait.Il faisait plaisir d\u2019apercevoir des visages qui venaient, pour la première fois, assister à cette réunion instructive et agréable.| Malheureusement, encore trop de fils d\u2019Esculape manquaient.Il est vrai que tous n\u2019avaient peut-être pas été atteints par des invitations, mais tous devraient savoir qu\u2019ils sont toujours les bienvenus à ces congrès.| A la lecture du programme, qui pouvait résister au désir d\u2019en voir l\u2019exécution?Pour ceux surtout qui ont fait leurs études à Montréal, des noms tels que ceux des docteurs Marion, Dubé, LeSage, Saucier, Mercier, etc., rappelaient un flot de souvenirs heureux.Ceux qui lisent nos journaux connaissalent d\u2019avance le Dr Lapointe, d\u2019Ottawa, et le Dr Nègre, de Paris.Nous avions tous hâte de les voir, de les entendre.Comme clou de la soirée, il devait y avoir M.Louis Francœur, directeur des services de la Commission Métropolitaine de Montréal.Ba réputation l\u2019avait précédé et 1l ne devait pas nous désappointer.En plus, il y avait le docteur Raymond Savignac, de Worcester, Mass., pour nous parler de la fièvre des foins, de l\u2019allergie, etc.Il y avait donc de quoi satisfaire les goûts les plus difficiles.Le programme du jour s\u2019ouvrit à huit heures du matin.L'hôpital Saint-Vincent, rue Vernon, donna des cliniques médicales, chirurg1- cales et orthopédiques.Tout se fit en anglais.Ceci s\u2019explique facilement, puisque ce n\u2019est pas un hôpital français.Les autorités de Saint- Vincent ont droit à notre reconnaissance.Comme M.le Dr J.-E.Dubé le fit bien remarquer, durant la soirée, personne ne cita un seul nom français durant toutes ces cliniques.Il nous conseilla fortement et sagement de mettre des noms français, des vedettes françaises, des auteurs français dans chacune de nos conférences, même et surtout parmi les étrangers.Il faut montrer aux adeptes de la médecine allemande, ou américaine, ou anglaise, qu\u2019il existe une école française qui aide et pourrait aider davantage l'humanité souffrante.Un déjeuner à l\u2019hôtel suivit ces cliniques.Excellente opportunité pour renouveler des connaissances d\u2019un ou deux ans.Le Dr La- framboise, d\u2019Ottawa, nous honora encore de sa présence, cette année.Une forte délégation du Canada était présente.Des confrères de centres très éloignés firent leur apparition.On peut acquérir de la science un peu partout, mais où peut-on faire tant d\u2019amitiés? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1221 | | ANTIANOREXIQUE e EUPEPTIQUE soutient et augmente les forces du malade, stimule l'énergie musculaire.produit chez les malades une sensation de défatigue, de réfection, de bien- être général, d'exaltation des forces physiques.réveille l'appétit, soutient l'organisme, même à défaut de nourriture.est d'un goût agréable et d'une tolérance parfaite.ee.ve ASTHÉNIE ° ANOREXIE ® CONVALESCENCE © GRIPPE ® FAIBLESSE LANGUEUR PHYSIOLOGIQUE ® ASTHENIE POST-GRIPPALE &-&- ++ DURIEZ, successeur de DUCRO & Cie \u2014 Paris, 20, Place des Vosges Dépôt Général pour le Canada: ROUGIER FRÈRES \u2014 Montréal, P.Q.EFFICACE.contre les affections de la gorge, les ulcérations de la bouche, les angines, les amygdalites, les stomatites, les gingivites, les affections causées par le tabac, les maux de gorge, sensibilité et inflammation des cordes vocales.BH Dépot général pour le Canada: BB ROUGIER FRERES, Montréal. 1222 Quel repos, quel bonheur! Nous qui sommes absorbés, jour et nuit, par les « bobos » de nos semblables, savons-nous que, dans ces assemblées fraternelles, nous reprenons courage, nous nous divertissons, nous redevenons enfants et heureux pour quelques heures?Revoir un docteur Dubé, un docteur LeSage, un docteur Marion, celui-ci, celui-là, mais c\u2019est rencontrer de nouveau un vieil ami, un professeur.Ces chers anciens professeurs, réalisent-ils toute la joie qu\u2019ils nous apportent par leur présence, tout le bien qu\u2019ils continuent de nous faire?Notre sincère reconnaissance leur est acquise pour toujours.Que dire du docteur Normand, un des fondateurs de notre association, qui était présent à ce dernier congrès?Merci d\u2019avoir eu cette magnifique idée.Comment assez louanger le Dr D.-J.Milot, président honoraire et co-fondateur?Il faudrait mentionner surtout le Dr Marion, qui a été d\u2019un tel appui à notre jeune entreprise.Il faudrait en nommer une foule d\u2019autres.Le temps et l\u2019espace font défaut.Mais nous ne rouvons passer sous silence la présence du nouveau doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, le docteur Albert LeSage.Toujours digne, droit, aimable, l\u2019âge ne semble pas l\u2019atteindre.Nous sommes certains que, sous sa direction, la Faculté de Médecine fera de nouveaux progrès.Remplis de souvenirs, l\u2019esprit agité par toutes sortes d\u2019idées et d\u2019espoirs favorables à l\u2019avancement de tous les nôtres, nous entrâmes dans la salle du congrès.Impossible de faire même un résumé succinct de cette partie scientifique du programme.Il nous faudrait des pages et des pages.M.le docteur Milot, président, souhaita la bienvenue aux délégués et aux invités, et le programme se continua comme suit: « Fièvre des foins » (allergie), docteur Raymond-J.Sa- vignac, Worcester.« Epilepsie », docteur Jean Saucier, Montréal.« Le traitement chirurgical des rétrécissements traumatiques de l\u2019urètre » (film donné en primeur), docteur Oscar Mercier, Montréal.« La vaccination anti-tubercu- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 leuse », docteur Léopold Nègre, de l\u2019Institut Pasteur, Paris.Tous furent chaleureusement applaudis.M.le docteur Milot présenta la liste des nouveaux dignitaires élus: le docteur Eugène Larochelle, de Manchester, N.H., président; le docteur J.-C.Tassé, de Worcester, ler vice-président; le Dr J.-R.Larochelle, de Biddeford, Maine, 2e vice-président; le Dr E.-W.Beauchamp, de Chicopee, trésorier; le docteur H.-E.Gauthier, de Woonsocket, R.I., secrétaire permanent; le Dr Ulysse Forget, secrétaire adjoint.Le nouveau président remercia l\u2019assemblée.Les épouses des médecins en visite étaient assez nombreuses.Le soir, après le banquet, elles purent entendre les discours.Le docteur LeSage parla le premier.En peu de mots, il nous rappela le rôle du médecin.Il nous dit ce que la Faculté, dont il est le doyen, fait pour aider la profession médicale.Le docteur J.-E.Dubé, bien qu\u2019il nous avertit qu\u2019il ne voulait pas être sérieux, nous donna tout de même des conseils qui, s\u2019ils étaient suivis, rendraient service à toute la profession.Lui et son inséparable compagnon, le doe- teur LeSage, sont deux orateurs agréables à entendre.Il faudrait rapporter en entier les discours du docteur J.-H.Lapointe, d\u2019Ottawa, et de M.Louis Francœur, de Montréal.Le premier, président du récent congrès d'Ottawa, en a fait un succès.Puissions-nous profiter de ses sages avis! M.Francœur débuta sur un ton badin, mais, en peu de temps, nous réalisâmes qu\u2019il avait un travail soigné, fouillé, apte à porter à de nombreuses réflexions.M.le docteur Dubé avait insisté sur le fait de ne pas mettre de côté les traditions.M.Francœur ne le contredit pas, mais il eut des paroles qui méritent d\u2019être méditées profondément.«Vivre du passé, dit-il, est certes louable, dans la mesure où l\u2019on met à profit les enseignements de ce passé, mais, sous peine de dépérir, il faut se dire que c\u2019est aujourd\u2019hui qui compte et que c\u2019est demain qu\u2019il faut préparer.Qu\u2019une partie de notre élite soit versée dans les lettres classiques, rien de mieux, mais qu\u2019on L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1223 ; # COQUE UCHE ot g Rhume Es Foins Sa VOIES RESET ORES Contre la toux ET AUTRES AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES ANTISPASMODIQUE ANTISEPTIQUE SEDATIF Sirop à base d'Ephédrine et de rosera GRIPPE.La médication salicylée e Réduit l\u2019hypersécrétion des muqueuses © e Calme la céphalée frontale.Présenté en Tubes de 20 et Flacons de 100 comprimés.e Diminue la dyspnée Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204, Place Youville - Montréal 1224 fasse très large la place à cette autre partie de l\u2019élite que les sciences, les affaires, la finance ou le commerce attirent.» Le troisième congrès était fini.Les invités reprirent le chemin du retour, non sans admirer le magnifique travail pratique apporté par les médecins franco-américains du sanatorium d\u2019Etat, à Rutland, Mass., en particulier, le docteur Paul Dufault, auteur de excellent ouvrage « Sanatorium », qui fut si bien louangé par le docteur J.-E.Dubé.Ce dernier encouragea le Dr Dufault à écrire d\u2019autres ouvrages semblables.Plus nos médecins se font valoir, plus leur gloire rejaillit sur nous tous.Le docteur Dufault et le doc- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.novembre 1938 teur Armand Laroche avaient exposé, sur un cadre approprié, une longue série de films de poumons tuberculeux.Le médecin, grâce à ces radiographies, pouvait suivre la marche de la tuberculose dans ses différentes poussées évolutives, etc, etc.Une dernière poignée de main, de nombreux «au revoir», de sincères remerciements au docteur H.-E.Gauthier pour avoir si bien rempli ses fonctions de secrétaire permanent, et nous nous dîmes: « à l\u2019an prochain ».Antoine DUMOUCHEL.de North-Adams, * Mass., E.U.A. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 eUX NOUNEAUVX proouils Œyjerol No 937 TRICÉPIOL No 938 TRICEPIOL COMPOSE Préparations de trisilicate de magnésium hydraté standardisées selon la méthode de Mutch.Le Tricépiol et le Tricépiol Composé sont efficaces dans le traitement des ulcères peptiques, de l'hyperacidité gastrique et de la dyspepsie fonctionnelle.Ils possèdent un pouvoir adsorbant et antiacide considérable et sont d'une innocuité parfaite.No 937 TRICÉPIOL \u2014 chaque cuillerée à thé moyenne contient 35 grains de trisilicate de magnésium hydraté, dans un véhicule composs de pectine, de glucose médicinal et de sucrose.No 938 TRICÉPIOL COMPOSÉ \u2014 chaque cuillerée à thé moyenne contient: Trisilicate de magnésium hydraté, 35 grains; sulfate d'atropine, 1/500 grain; phénobarbital, 1/8 grain, dans un véhicule composé de pectine, de alu- cose médicinal et de sucrose.Bouteilles de 56% onces.ACIDITÉ GASTRIQUE Effet immédiat Effet prolongé Effet localisé ACTION ISOLANTE SUR L'ULCÉRE Très grande SPASME GASTRO-INTESTINAL Soulagement FONCTION GASTRO-INTESTINALE Aucun dérangement ALCALOSE TOXIQUE Absence complète RÉSULTATS CLINIQUES Excellents AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA 1225 ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quartely Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page.le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1938.MEDECINE M.A.GERMAIN.\u2014 Du diagnostic de la méningite tuberculeuse.Le Bulletin Médical\u201d, 52, 657 (10 septembre) 1938.Insistant sur le fait que le diagnostic, le plus souvent, peut difficilement être atteint par le moyen de la clinique seule, surtout si on désire identifier précocement la nature de l\u2019affection, G.s\u2019en remet exclusivement à l\u2019étude du liquide céphalo-rachidien.On sait que, dans la pratique, la plupart des cas de méningite tuberculeuse peuvent être diagnostiqués grâce à l\u2019investigation portant sur le liquide contenu dans les espaces sous-arachnoïdiens.10 Il va sans dire que la découverte du bacille de Koch dans le liquide est la preuve irrécusable de la nature tuberculeuse de la méningite.Mais, d\u2019autre part, on n\u2019ignore pas que trop souvent on n'arrive pas, même après plusieurs examens microscopiques, à plus forte raison à la suite d\u2019un seul, même s\u2019il est minutieux et prolongé, à trouver le bacille.Et alors, on doit recourir à d\u2019autres critères biologiques.20 L\u2019inoculation au cobaye ne présente pas d\u2019n- térêt pratique, puisque le résultat du procédé ne sera fourni que quelques semaines plus tard; parfois après la mort du malade.3° L\u2019ensemencement sur milieu de Loewenstein ayant une valeur moins certaine et moins régulière, ne permet pas non plus d\u2019être renseigné précocement.4o L\u2019hypertension du liquide céphalo-rachidien et l\u2019aspect du liquide, l\u2019hypercytose, à grande prédominance lymphocytaire, l\u2019hyperalbuminose, sont loin d'amener des preuves incontestables.Ces élémenta du diagnostic se trouvent dans d\u2019autres méningites; ils affirment l\u2019inflammation méningée et la nature lymphocytaire sub-aiguë de cette inflammation.5° La baisse des chlorures qui, pour Mestrezat.au- dessus de 6 gr.30 serait pathognomonique d\u2019une méningite tuberculeuse, ne possède pas une grande valeur diagnostique.On a vu des méningites tuberculeuses typiques, identifiées sûrement, présenter un taux des chlorures de 6 gr.50 à 7 grammes, comme dans les autres méningites.6° Il en est de même de la chute du glucose.dont le taux dans le liquide est d\u2019ailleurs très variable.7 Les réactions de floculation (Pandy, Weichbrodt, benjoin colloïdal) n\u2019ont rien de caractéristiques.8° La réaction de Vernes \u2014 résorcine à floculation très élevée \u2014 dans la méningite tuberculeuse, d\u2019après cet auteur (1927), opinion confirmée par d\u2019autres auteurs, serait, d\u2019après G., très inconstante dans ses résultats.90 La recherche de la tuberculine dans le liquide.soit par auto-intra-dermo-réaction, soit par des intradermo-réactions au cobaye, n\u2019a pas été concluante.L'auteur, cependant, conseille de poursuivre des recherches en ce sens en modifiant la technique d\u2019identification de la tuberculine.10° Enfin, et sur la foi des travaux effectués avec R.Babin, G.conseille la recherche de l\u2019hypercholes- térorachie, qui pourrait fournir un critère de présomption important.Au lieu de 1 milligramme 14 pour 1000 qui est le taux normal, la cholestérine du liquide serait augmentée dans la tuberculose méningée jusqu\u2019à des taux variant de 0 gr.03 à O gr.15 pour 1000.Cette hypercholestérorachie témoignerait d\u2019une importante désintégration du parenchyme cérébral.Elle serait précoce dans la méningite tuberculeuse.Elle n\u2019est pas pathognomonique, puisqu\u2019elle se rencontre dans tous les processus de désintégration parenchymateuse, mais rare dans les méningites et, pour l\u2019auteur, constante dans la méningite par le bacille de Koch.L\u2019auteur utilise la réaction colorée de Liebermann avec la technique de Grigaut adaptée aux faibles teneurs du liquide en cholestérol.Cette technique permet de doser jusqu\u2019au taux de 0 gr.01 pour 1000, qui est encore un seuil supérieur à la quantité normale de cholestérol dans le liquide céphalo-rachidien.L\u2019auteur donne les détails techniques de cette méthode colorimétrique modifiée.Roma AMYOT.PHTISIOLOGIE L.GOLDKORN.\u2014 La Benzothérapie dans les suppurations et gangrènes pulmonaires.\u2018La Presse Médicale\"; page 131; (janvier), 1937.Dès 1935, l\u2019auteur relatait les bons résultats obtenus par cette méthode.Elle a servi à traiter 22 cas L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1227 GAROL A SUBI UN EXAMEN PHYSIQUE .Le rayon X dit: \u201cRecherchez la densité uniforme comme preuve de pureté\u201d \u2014 et l'Agarol est une émulsion parfaitement uniforme dont chaque dose agit de la même façon.Le microscope dit: \u201cRecherchez les petits globules d'huile uniformes\u201d qui sont un signe de l'émulsification parfaite de l'Agarol.Cela signifie stabilité, absence de goût huileux, miscibilité facile avec l'eau, le lait, les jus de fruits ou tout autre liquide.Le pharmacien dit: \u2018Si elle coule librement, c\u2019est signe que c\u2019est une bonne émulsion.\u201d Et, en effet, l'Agarol est une bonne émulsion d'huile minérale qui a entièrement prouvé combien elle est précieuse pour le soulagement de la constipation aiguë et le traitement de la constipation habituelle.Demandez-nous-en la preuve.Vous recevrez, sur demande faite sur papier à en-tête, une notice descriptive et un échantillon d'essaï d'Agarol.Agarol est vendu en flacons de 6, 10 et 16 onces.La dose pour un adulte moyen est de une cuillerée à soupe.WILLIAM R.WARNER & COMPANY, LTD.1727 KING STREET, WEST TORONTO, ONTARIO AGAROL POUR LA CONSTIPATION 1228 d\u2019abcès pulmonaires, 6 cas de gangrène, 4 cas de broncho-pneumonie suppurante et 17 cas de dilatation des bronches.L\u2019auteur a continué à suivre ces malades et les heureux résultats se sont maintenus.Ordinairement, 2 grammes de benzoate de soude par jour, soit 10 ce.d\u2019une solution à 20 pour cent, se montrent effectifs.On peut aller jusqu\u2019à 3 à 4 grammes par jour sans inconvénients.Cependant, l\u2019oblitération des veines à ces fortes doses est à craindre pour la poursuite du traitement.La benzo- thérapie est certes une méthode de choix dans toutes suppurations et gangrènes du parenchyme pulmonaire.Paul-René ARCHAMBAULT.PEDIATRIE B.TASSOVATZ, (Belgrade).\u2014 La bronchite capillaire et son traitement par la saignée et la transfusion de sang.\u2018Le Nourrisson\u201d, n° 5, septembre 1938.L\u2019auteur rapporte un nouvel essai de traitement dans la bronchite capillaire, à savoir: la saignée- transfusion.Il s\u2019agit d\u2019un enfant âgé de deux ans, arrivé au début d\u2019une asphyxie de bronchite capillaire.Après deux heures de traitements habituels, ventouses, stimulants, médications anti-infectieuses, vaccins, ete.on se décide à faire une saignée de 170 grammes environ, puis deux heures après, une transfusion de 120 grammes.D\u2019heure en heure les symptômes graves s\u2019amendent, et deux jours après le danger est conjuré.La technique de l\u2019intervention n\u2019est pas toujours des plus simples.Chez le nourrisson, la saignée et l\u2019injection de sang doivent être faites au sinus longitudinal.La quantité de sang injectée sera égale à la quantité retirée ou de préférence plus forte.A 12 mois, les veines du pli du coude préalablement disséquées, la saignée et l'injection sont faisables.Si l\u2019on désire obtenir un traitement probant, il faut le faire dans le début de la phase d\u2019asphyxie.En résumé, la bronchite capillaire à la phase d\u2019asphyxie est une maladie incurable par son traitement habituel.Elle peut être guérie par la transfusion de sang précédée d\u2019une saignée abondante, ceci étant pratiqué au début de la phase d\u2019asphyxie, c\u2019est-à-dire avant l\u2019extension du processus broncho-pneumonique.Gaspard MORIN.A.B.MARVAN.\u2014 Les injections sous-cutanées de lait de vache comme épreuves re- vélatrices de l'anaphylaxie pour ce lait.Le Nourrison, no 5., septembre 1938.L\u2019anaphylaxie pour le lait est un état assez rare, et on lui attribue à tort des accidents de nature L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 dyspeptique, toxique ou infectieuse.I.'injection sous- cutanée de lait est l\u2019épreuve de cette démonstration.Les recherches sur les précipitines et l\u2019hémoclasine sont insuffisantes; la cuti-réaction et l\u2019intra-dermo- réaction sont trompeuses.Le nourrisson sensibilisé ne réagit pas à l'injection d\u2019une certaine quantité de lait bouilli (2 ce.environ); mais le nourrisson en état d\u2019anaphylaxie réagit et présente les signes de fièvre, abattement, pâleur, tendance syncopale.Voici le procédé de l\u2019auteur: on injecte 5 gouttes de lait dans un demi-centimètre cube de sérum artificiel.Si l\u2019on n\u2019a pas de réaction, on injecte le jour suivant, le triple de la première dose.c\u2019est-à-dire 15 gouttes.Si pas de réaction, le sujet ne réagira pas à des doses plus élevées, et conclusion: les accidents constatés ne dépendent pas d\u2019une anaphylaxie pour le lait.Ce procédé n\u2019est pas seulement utile pour le diagnostic, mais aussi c\u2019est le plus sûr moyen de désensibiliser un sujet.Il faut toutefois renouveler les injections à deux ou trois jours d\u2019intervalle; en augmentant les doses, on arrive ainsi à ne plus provoquer de réaction, et après trois ou quatre injections, le patient peut ingérer sans trouble des doses considérables de lait.Gaspard MORIN.CHIRURGIE Raymond GREGOIRE.\u2014 La phlébite bleue.\u201cLa Presse Médicale\u201d, no 71, 1313, (3 septembre) 1938.La phlébite bleue est une affection rare.Elle appa- rait le plus souvent aux membres inférieurs et se rencontre chez l\u2019homme aussi bien que chez la femme.Son début est habituellement subit.La douleur est brutale et intense, mais imprécise quant à son siège.Elle est plutôt diffuse, intéressant le membre d\u2019un bout à l\u2019autre.Sa durée est variable, trois ou quatre heures environ, et disparaît avec les premiers signes du rétablissement circulatoire.La cyanose est caractéristique de l\u2019affection.Elle varie du rose foncé au violet franc.Cette coloration est uniforme et va de l\u2019arcade crurale jusqu\u2019aux orteils.La disparition des battements artériels est notée et coïncide avec une chute importante de la pression artérielle.Les téguments sont refroidis et le membre devient impotent.L\u2019œdème est ici inconstant et n\u2019apparaît que plusieurs heures ou plusieurs jours après le début des accidents.La température oscille entre 38° et 39°; le pouls est rapide: 120, 130 pulsations a la minute. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1229 La Méthode Moderne TAMDAX D'HYGIENE MENSTRUELLE TAMPONS MENSTRUELS Préférés parce qu'ils 1.Permettent l'absorption de l'écoulement menstruel au niveau du col utérin.2.Eliminent tout danger d'irritation.3.Diminuent les inconvénients des odeurs fétides produites par les substances en décomposition.4.Diminuent le danger d'infection d'origine périnéale.5.Enlévent toute obsession.6.Donnent une protection hygiénique sous une forme trés commode et confortable.Accepté pour publication par le \u2018Journal of the American Medical Association\u201d.CANADIAN TAMDAX CORPORATION LIMITED 150, rue Duchess \u2014 Toronto, Ont.Departement MD 10 ; ; 2 4\u20ac \u201d 2 ., ., , .Avez-vous examiné \u201cTampax\u201d?À titre gracieux échantillons envoyés aux médecins sur demande. 1230 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 L\u2019atteinte de l\u2019état général est très marquée, beaucoup plus que dans la phlébite habituelle.L\u2019évolution cependant est à peu près la même dans les deux formes quant à la durée et aux séquelles.Il y a toutefois dans la phlébite bleue une complication très grave qui est le spasme artériel pouvant aller jusqu\u2019à la gangrène du membre.Par bonheur, la cyanose disparaît dans la plupart des cas, ou spontanément ou sous l\u2019influence du traitement.Le diagnostic différentiel entre les deux variétés n\u2019est pas toujours facile.Seule l\u2019épreuve de l\u2019acé- coline permet d\u2019en établir la distinction, mais ce moyen n\u2019est pas infaillible.Sous l\u2019action de l\u2019acécoline, le spasme artériel peut cesser et la circulation du sang peut reprendre son cours.Les méthodes antispasmodiques: (sympathectomie, anesthésie novocaïnique du sympathique lombaire, injections médicamenteuses) ont donné des succès, mais aussi des déboires.Une observation personnelle à évolution tragique est longuement rapportée.Edouard DESJARDINS.C.C.TUCKER et C.A.HELLWIG.\u2014 Les tumeurs ano-rectales.\u2018Journ.À.M.A.\u201d, 11; 1270 (1 octobre) 1938 Les renseignements précieux obtenus par l\u2019examen systématique des pièces enlevées chirurgicalement ont fait même étendre cette méthode à l\u2019ablation des moindres fragments hémorroïdaires.Cet examen histologique a été fait dans 951 cas d\u2019affections ano-rectales, et les constations notées ont été d\u2019un grand intérêt.En effet, les A.ont pu, grâce à cette méthode systématique, déceler parmi leurs 951 cas 1.9 pour cent de cancers non diagnostiqués clin.quement.Les lésions du début dans le cancer ano-rectal simulent à s\u2019y tromper les affections bénignes.La partie haute du canal anal est le site des cancers glandulaires, et les À.y ont rencontré 15 adénomes et 35 adéno-carcinomes.Dans la zone intermédiaire, ils ont décelé 4 tumeurs papillomateuses bénignes, un mélanome et 2 adéno-carcinomes.A la limite de la zone cutanée anale, ils ont relevé dans leur série, 4 carcinomes, 1 mélanome et 1 carcinome baso-cellulaire.Des lipomes, des fibromes et des myomes ont été reconnus, ainsi qu\u2019un hémangio-endothéliome, un myxome, un xanthome, un myo-sarcome, un sarcome spino-cellulaire et deux lympho-sarcomes.Un grand nombre des tumeurs malignes étaient de petit volume, et il est bon à noter que 18 des 52 tumeurs malignes reconnues ne doivent leur diagnostic qu\u2019à la coutume de cet examen histologique obligatoire même pour les lésions en apparence anodines.Le cancer s\u2019est développé six fois aux dépens de lésions anales pré-existantes comme les fistules, les fissures et les hémorroïdes.Rosser a rapporté d\u2019ailleurs, en 1931, treize cas de cancer anal venant compliquer une affection bénigne.Les À.sont donc d\u2019opinion que leurs six observations viennent apporter à la théorie de Rosser de nouveaux arguments.Leur démonstration est complétée par quatre observations bien probantes.Edouard DESJARDINS.>.Milton RABSON et L.H.MEEKER.\u2014 Cancer de la glande de Bartholin.\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics, 67; 505 (octobre) 1938.Le cancer de la glande de Bartholin est une rareté, et le diagnostic n\u2019en est fait habituellement qu\u2019au moment de l\u2019opération.Il est bien des fois difficile à déterminer si le cancer à l\u2019étude ici est primitif ou secondaire.Quatre signes, d\u2019après Honan, seraient suffisants pour porter le diagnostic précis de lésion primitive.Il les décrit comme suit: d\u2019abord la présence de la tumeur à l\u2019emplacement anatomique normal, c\u2019est-à-dire au tiers inférieur de la grande lèvre, puis son implantation profonde dans celle-ci, ss communication avec le canal glandulaire et enfin la persistance dans la masse de tissu glandulaire intact.Nous l\u2019avons déjà dit, le cancer de la glande de Bartholin est relativement rare.A la clinique Mayo, sur 170 opérations sur la glande, 150 l\u2019ont été pour des kystes, 17 pour des abcès et 2 seulement pour cancer.Les A.ont fait le relevé des vingt dernières années au New York Post Graduate Hospital et ont trouvé que 178 cas, opérés à cet endroit pour troubles de la glande de Bartholin, n\u2019ont fourni que deux seules observations de lésions néoplasiques.Celles-ci sont d\u2019ailleurs rapportées ici en détail.Sans compter ces deux derniers cas.la littérature médicale n\u2019est enrichie, à date, que de 56 observations de cancer de la glande de Bartholin.Cette affection peut survenir à tout âge, car on l\u2019a rencontrée une fois chez une personne de 19 ans, quatre fois chez des patientes de 26 à 30 ans, 7 fois dans la quarantaine, seize fois dans la cinquantaine.douze fois chez des sexagénaires, cinq fois chez des septuagénaires et trois fois chez des nonagénaires.Le symptôme capital est l\u2019apparition d\u2019une tumeur au tiers inférieur de l\u2019une des grandes lèvres.La douleur n\u2019est pas constante.La dyspareumie est fré- \\W\\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1231 POUR LES INSUFFISANCES HORMONALES SEXUELLES MASCULINES ORÉTON (PROPIONATE DE TESTOSTERONE) HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE \u2014 Les malades éprouvent un soulagement marqué des symptômes qui accompagnent les troubles et la rétention urinaires, et une amélioration frappante de leur état émotif et mental.HOMMES AU DECLIN DE L'AGE \u2014 L'Oréton s'est montré nettement tonifiant, produisant une sensation de mieux-être et donnant un renouveau de vigueur.Les symptômes vasomoteurs et mentaux, tels que la nervosité, les maux de tête, l'excitabilité, la lassitude et la mélancolie, disparaissent généralement.Les mêmes résultats furent observés chez des castrats souffrant des mêmes troubles.IMPUISSANCE \u2014 L'impuissance chez les hommes assez âgés, de même que chez les individus plus jeunes, répond souvent très bien au traitement à l'Oréton.INSUFFISANCE D'HORMONE SEXUELLE MASCULINE \u2014 L'Oréton a produit des résultats frappants, tant objectifs que subjectifs, même chez des individus ayant largement dépassé l'âge de la puberté.On a observé un grossissement des organes sexuels, l'augmentation du poil au pubis et aux aisselles, et une augmentation du nombre et de l'intensité des érections.L'ORÉTON* est du propionate de testostérone cristallisé, en solution dans l'huile de sésame.Il est offert en ampoules de 1 cc.contenant 5, 10 ou 25 milligrammes par cc.Posologie \u2014 Dans les cas ordinaires on donne généralement 10 milligrammes, tous les jours pour commencer, puis trois fois par semaine.Dans bien des cas d'impuissance et d'insuffisance d'hormone sexuelle, il faut employer des doses de 25 milligrammes.Comme tonique ou pour la cure d'entretien, il y a des ampoules de 5 milligrammes.POUR PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, PRIÈRE DE S\u2019ADRESSER AU SERVICE DES RECHERCHES MÉDICALES.I Copyright 1938, Schering (Canada) Limited.*Nom déposé au Canada.SCHERING (CANADA) LIMITED BOÎTE POSTALE 358, (PLACE D\u2019ARMES) :: MONTRÉAL 1232 quente.On a noté également certains malaises à la marche et à la station assise.Les ganglions inguinaux ont été parfois signalés.Les métastases vertébrales, pelviennes et thoraciques sont des complications possibles.La thérapeutique est chirurgicale d\u2019abord, puis complétée par les rayons X et le radium.Les récidives sont cependant fréquentes.Edouard DESJARDINS.Sylvan D.MAHEIM et Léonard J.DRUCKER- MAN.\u2014 Un traitement radical du prurit anal tenace.\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics, 67: 500 (octobre) 1938.Certains cas de prurit anal particulièrement rebelle résistent à toute la gamme de la thérapeutique.Les pommades, les lotions, les injections, la radiothérapie et la fulguration sont appliquées à tour de rôle et sans succès.Le malade désespère de sa guérison et devient de plus en plus sombre.Du fait de la maladie, des lésions de grattage et de l\u2019irritation médicamenteuse, la peau de la région péri-anale perd ses caractères propres et devient non reconnaissable.C\u2019est alors, après l\u2019échec des thérapeutiques médicales, que s\u2019impose le traitement radical chirurgical.La technique employée est simple, n\u2019exige pas une longue convalescence, n\u2019est pas suivie de violentes douleurs post-opératoires et n\u2019entraîne pas de rétrécissement ou d\u2019incontinence des sphincters.Le sphincter est d\u2019abord dilaté avec délicatesse.Une incision circulaire est faite à deux ou trois pouces de la marge de l\u2019anus, incision de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané.Le lambeau est ensuite disséqué jusqu\u2019au sphincter externe.Le lambeau est alors sectionné sur la ligne médiane antérieure et postérieure, afin de mieux permettre la section consécutive également circulaire de l\u2019anneau muco-cutané.Quatre pinces sont mises sur la muqueuse anale pour l\u2019empêcher de se rétracter et faciliter son union à la peau par des sutures à Ja soie.Une mèche vaselinée est introduite dans ce nouveau canal anal.Les résultats post-opératoires ont été très encourageants: le prurit disparut immédiatement après l\u2019opération, les douleurs ont été peu vives.L\u2019'hospitalisation a été réduite à onze jours.La guérison complète a pris de 6 à 10 semaines.Cette méthode ne tend pas à devenir le traitement courant du prurit anal.Elle ne s\u2019adresse qu\u2019aux cas 3 anciens, rebelles a tout traitement.Edouard DESJARDINS.+ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 UROLOGIE Gorro.A.PUIGVERT, (Barcelone).\u2014 La tuberculose vésicale primitive.\u2018Journal d'Urologie, 46: 113 (août) 1938.L\u2019auteur expose, dans ce mémoire, les raisons qui plaident en faveur de la possibilté d\u2019une infection vésicale primitive et unique, dans certains cas de tuberculose urinaire.Cependant, un tel diagnostic ne doit être accepté que sous grandes réserves, vu le caractère extraordinairement exceptionnel de cette affection, que de nombreux auteurs nient formellement.L\u2019A.rapporte ensuite l\u2019observation détaillée d\u2019un cas de tuberculose vésicale sans foyer rénal ni génital.Il s\u2019agit d\u2019une jeune femme chez laquelle on trouve des indices de lésions pulmonaires anciennes, et guéries.Il a traité cette malade par l\u2019antigène méthylique antituberculeux de l\u2019Institut Pasteur, des injections intraveineuses de chlorure de calcium et l\u2019ingestion de bleu de méthylène.Par ce traitement, 1l a obtenu, dans l\u2019espace de deux mois, la disparition des symptômes subjectifs; après seize mois, des ulcérations vésicales, qui étaient multiples au début, il ne reste plus que deux petites ulcérations banales, et la capacité de la vessie est normale.L\u2019A., pour conclure, ajoute que le temps devrait confirmer, ici, le diagnostic de tuberculose urinaire primitivement et uniquement localisée à la vessie, et que ce cas sera \u201cen même temps un enseignement de plus en faveur de la théorie hématogénétique dans l\u2019infection tuberculeuse urinaire.» Rosaire LAUZER.G.MARION.\u2014 Technique urologique.De la nécessité de pratiquer une exploration complete de la vessie avant toute prostatectomie.\u2018Journal d'Urologie\u201d, 46: 1399 (août) 1938.L\u2019A.illustre, par des exemples de cas qui ont nécessité une réintervention pour certains troubles vésicaux après la prostatectomie, l\u2019importance qu\u2019il y a de pratiquer, chez les malades qui souffrent d\u2019hypertrophie de la prostate, l\u2019examen complet de la vessie.afin d\u2019éclairer suffisamment le diagnostic.En effet.l\u2019observation soignée de nombreux prostatiques lui a révélé l\u2019existence, une fois sur dix, de lésions associées de la vessie.tels que calculs situés dans des diverticules.Ces diverticules sont, eux-mêmes, plus ou moins importants et, de ce fait, requièrent une thérapeutique complémentaire et appropriée, lors de Pouverture de la vessie.La riche expérience de l\u2019auteur lui a fait imposer, dans son service de Necker, une règle absolue, c\u2019est \u201c qu\u2019avant toute pros- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 1233 CHLORHYDRATE DE THIAMINE SQUIBB à tablet IN wg Indiqué dans l'insuffisance de Vitamine B* à tous les degrés, surtout dans les formes graves.Permet l\u2019administration de doses adéquates sous un volume réduit.Stable et d'emploi commode.Comprimés titrés à 300 Unités Internationales (1 milligramme) et à 1500 Unités Internationales (5 milligrammes) : Flacons de 50.Solutions titrées à 3000 Unités Internationales (10 milligrammes de cristaux) par cc.: Boîtes de 6 ampoules de 1 cc.Fioles de 5 cc.SIROP DE COMPLEXE VITAMINIQUE B SQUIBB Pour les malades qui ont besoin des divers facteurs qui constituent la Vitamine B \u2014 Le Sirop de Complexe Vitaminique B Squibb doit sa valeur thérapeutique à sa richesse en Thiamine naturelle (B'), en Riboflavine (B*\u2019), en Vitamine B°, en facteurs solubles de Jukes- Lepkovsky et en facteur antipellagreux (acide nicotinique).Les résultats de certaines expériences indiqueraient aussi la présence du facteur W et de la Vitamine B*.INDICATIONS: Anorexie.Dysfonction gastro-intestinale chronique.Constipation.Polynévrite et vomissements de la grossesse.Allaitement.Polynévrite de l\u2019alcoolisme.Troubles cardio- vasculaires.Retard de croissance chez les nourrissons et chez les enfants en général.Alimentation des nourrissons.-Pellagre.POSOLOGIE: Nourrissons\u2014une Activité Vitaminique Etablie par de Nombreux demi-cuillerée a the par jour.Essais Physiologiques.nrants \u2014 de une a deux cull- LL .lerées à thé par jour.Adultes \u2014 VITAMINE BI \u2014 50 Unités Internationales par cc.Thiamine de deux à quatre cuillerées à VITAMINE B2 \u2014 10 gammas (0.010 milligramme) par cc.thé par jour.Le nom \u2018\u2018Riboflavine\u2019\u2019 est maintenant accepté pour désigner la vitamine B2 artificielle.Le Sirop de, Complexe .itaminique contient de la riboflavine naturelle.PRESENTATION: Flacons de 3 VITAMINE B6 \u2014 100 gammas (0.100 milligramme) par cc.onces et de 6 onces.Pots de 12 Cette vitamine peut maintenant être obtenue synthéti- onces.quement à l\u2019état cristallisé; dans ce Sirop elle est présente à l\u2019état naturel.FACTEURS SOLUBLES \u2014 Indice Jukes-Lepkovsky de 27 par cc.FACTEUR ANTIPELLAGREUX \u2014 Est présent en quantité cone sidérable.Ce facteur est maintenant généralement désigné comme acide nicotinique.Pour imprimés, écrire au Professional Service Department, 36 Caledonia Road, Toronto, Ont.E.R.SQUIBB & SONS of CANADA, Ltd.Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical depuis 1858. 1234 tatectomie les malades soient et radiographiés et cystographiés ».Rosaire LAUZER.NEURO-PSYCHIATRIE Jean OLMER.\u2014 L'hépatothérapie dans les syndromes neuro-anémiques.\u2018Nutrition\u2019, 7.103 (no.2) 1937.Il est à peu près généralement admis que l\u2019estomac produit une substance anti-anémique ou hématopoïétique qui a été appelée par Castle «facteur intrinsèque».D\u2019autre part, ce facteur ne devient efficient que si de la viande pénètre dans l\u2019estomac, soit fournissant elle-même un «facteur extrinsèque » complémentaire comme le croit Castle, soit y paralysant l\u2019action de la pepsine qui se fixe sur la viande et qui, libre, annihilerait l\u2019activité du « facteur intrinsèque ».Dans cette dernière alternative, admise par Greenspon, le «facteur intrinsèque » produirait son effet par lui-même.A tout événement, il est vraisemblable que le foie est un agent anti-anémique par l\u2019office du facteur intrinsèque seul ou couplé au facteur extrinsèque qu\u2019il contient en réserve dans l'intimité de ses éléments cellulaires.Les manifestations neurologiques qui apparaissent au cours de la maladie de Biermer ne seraient pas secondaires à l\u2019anémie; souvent elles évoluent pour leur propre compte indépendamment de l\u2019anémie, et même parfois elles précèdent les signes neurologiques.Il apparaît comme si l\u2019anémie et le syndrome neurologique éta\u2018ent la conséquence d\u2019une toxi-infec- tion connue ou inconnue, spécifique ou non, qui agit directement ou indirectement sur le sang et le sys- ième nerveux, créant une carence en principe anti- anémique.C\u2019est la théorie classique.Depuis la découverte de Whipple et la mise en œuvre du traitement de Minot et Murphy, on a remarqué une augmentation de fréquence du syndrome neuro-anémique.C\u2019est que peut-être ce traitement, appliqué à dose suffisante pour combattre l\u2019anémie et prolonger la vie des malades, n\u2019est pas réalisé avec assez de vigueur pour éviter l\u2019apparition des manifestations neurologiques.Aussi, l\u2019auteur mentionne de nombreux exemples d\u2019observations rapportées par différents cliniciens démontrant que l\u2019hépatothérapie a déterminé l\u2019amélioration du syndrome neuro-anémique et même parfois la guérison.Il rapporte, en parallèle, d\u2019autres observations contenues dans la littérature médicale où l\u2019hépatothé- rapie fut efficace contre l\u2019anémie, et ne l\u2019a pas été contre les signes neurologiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 Tout cela est troublant, et on doit convenir que certains résultats favorables indéniables n\u2019aident pas à la compréhension et à l\u2019admission sans réserve de la théorie pathogénique classique du syndrome neuro- anémique.Quoi qu\u2019il en soit, ainsi que l\u2019ont démontré Schaller et Newman, Richardson, P.-Emile Weil, Starr, il est essentiel de maintenir le taux des globules rouges au-dessus de 5 millions, si on désire prévenir l\u2019apparition des accidents, neurologiques.En ce qui concerne la régression de ces derniers installés, l\u2019opinion générale est que, pour l\u2019obtenir, on doit instituer l\u2019hépatothérapie précocement, longtemps, à fortes doses, et, de préférence, par injections d\u2019extraits.(Nous ajouterions, pour notre part, d\u2019extraits concentrés.) La régression se montre surtout pour les troubles subjectifs, les lésions polynévritiques et les lésions médullaires récentes.L'auteur pourrait ajouter que les troubles fonctionnels moteurs s\u2019améliorent souvent bien avant les troubles subjectifs de la sensibilité.Mais l\u2019amélioration se produira et se maintiendra à cette condition primordiale d\u2019amener et de conserver à un taux normal le nombre des globules rouges; condition qui porterait à croire qu\u2019au moins une partie importante des troubles neurologiques du syndrome neuro-ané- mique, sont secondaires à l\u2019anémie elle-même.Cette dernière opinion est personnelle.Roma AMYOT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Hamilton MONTGOMERY.\u2014 De la valeur et des indications de la biopsie en dermatologie.\u2018Archives of Dermatology and Syphilology\u201d, 88; 329 (septembre) 1938.I\u2019étude histologique de la peau peut donner des renseignements non seulement au point de vue diagnostic, mais auss\u2019 au point de vue pronostic et traitement.Pour ceci il y a certaines précautions à prendre et des indications précises à suivre et, autant que faire se peut, la biopsie devrait être faite par un pathologiste d\u2019expérience ou par un dermatologiste entraîné plutôt que par un aide inexpérimenté.Le lieu de la B.a son importance, et parfois il peut être indiqué de prendre plus:eurs lésions à des stades évolutifs différents.C\u2019est surtout dans les épithélio- mas cutanés que la biopsie peut donner le plus de renseignements, et les dangers de la biopsie, dans ces cas, auraient été grandement exagérés.La biopsie peut aussi donner des renseignements précis dans quantité d\u2019autres dermatoses qu\u2019on peut rencontrer.La technique de la biopsie a aussi son importance.En général, il faut prendre un spécimen suffisam- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 193$ 1235 dors.toutes les insomnies même opiniâtres OOMNIFENE \u201cROCHE\u201d action nerveuse centrale élimination très rapide ON DONNE À CHACUN SA DOSE en gouttes (12 cc.) 20 à GO gouttes.en ampoules de 2 cc, dans les troubles nerveux et mentaux, convulsions.Indiqué particulièrement dans la crise éclamptique en injection intraveineuse.Echantillons, littérature et précisions sur un mot de Messieurs les Médecins.Gherardo delle Notti (1530-1656) Jeune dame (Rome, Palais Doria) (ROP \u201cROGHE au Thiocol CLASSIQUE toujours bien toléré TOUTES LES AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES HOFFMANN-LA ROCHE LIMITEE 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal._n\"\u2014\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014;\u2014;\";\" 1236 ment gros et profond.Le couteau électrique serait à délaisser, excepté pour les très gros spécimens.Il peut aussi y avoir avantage à faire Panalyse clinique et bactériologique du spécimen.F.-L.BOULAIS.Harry M.ROBINSON.\u2014 Ecthyma de la vul ve simulant des plaques muqueuses hypertrophiques.\"American Journal of Syphilis, Gonorrhea and Veneral Diseases\u2019.22: 631 (septembre) 1938.Les lésions d\u2019ecthyma peuvent parfois être confondues avec les lésions syphilitiques.Aux jambes, elles peuvent ressembler à des gommes ulcérées, mais c\u2019est surtout aux organes génitaux et dans leur voisinage que l\u2019erreur peut le plus facilement être commise.La littérature ne fait nulle part mention de cette\u2019 possibilité.L\u2019auteur donne ensuite les symptômes du \u201cdiagnostic différentiel suivi d\u2019une histoire clinique démonstrative.Il s\u2019agit d\u2019une jeune femme porteuse de lésions pustulo-croûteuses de la vulve avec un Wassermann \u2014 \u2014\u2014\u2014 douteux.Ces lésions avaient été confondues avec des plaques muqueuses vulvaires, mais après six injections d\u2019arsphé- namine les lésions n\u2019avaient pas été modifiées.Les lésions guérissent alors rapidement avec quelques applications locales de violet de gentiane.D\u2019où importance du diagnostic complet par un examen minutieux.F.-L.BOULAIS.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Milan GITCHCVATY.\u2014 La pyrétothérapie du chancre mou et ses complications.''Annales des Maladies Vénériennes\u201d, (août) 1938, page 457.Dans ce travail, l\u2019auteur rapporte son expérience dans 200 cas de chancres mous qu\u2019il a traités par la pyrétothérapie vaccinale, c\u2019est-à-dire par des injections intraveineuses de vaccin anti-chancrelleux connu commercialement sous le nom de « Dmelcos».Dans le chancre mou non compliqué, Kitchcvatz confirme l\u2019opinion émise par Hudelo, que ce traitement ne paraît pas des plus efficaces, bien que certains chancres aient donné l\u2019impression d\u2019avoir été favorablement influencés.Au contraire, dans la localisation anale de la maladie de Ducrey, et dans sa forme phagédénique, la provocation d\u2019une fièvre vaccinale a fourni d\u2019excellents résultats au point que, dans certains cas, l\u2019allure phagédénique a pu être enrayée dès la première L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 injection et les douleurs, calmées rapidement.Mais ce sont le chancre mou, le phymosis, le para-phy- mosis, post-chancrelleux, la lymphangite nodulaire et surtout l\u2019adénopathie aiguë du type bubon qui sont, au sens de l\u2019auteur, les véritables indications de la pyrétothérapie microbienne par le strepto-bacille dont il en fait la thérapeutique presque spécifique.Quelle que soit la forme sous laquelle se présente les manifestations de l\u2019infection par le bacille de Ducrey, l\u2019on doit toujours, avant toute tentative de pyréto-vaccin, rechercher l\u2019état allergique par une intradermo-réaction et même par une injection intra- ganglionnaire de «Dmelcos», méthode que l\u2019auteur présente comme contribution personnelle aux moyens de diagnostic du chancre mou.J.-Adrien LAMBERT.J.GATE et P.S.MICHEL.\u2014 La tuberculose vulvaire.À propos de deux observations personnelles de tuberculose ulcéreuse de la vulve, apparemment primitive.\u2018\u2019Annales de Dermato-Syphiligraphie''; page 657 (août) 1938.Ces deux observations sont intéressantes, parce qu\u2019elles mettent en relief un sujet dont on ne s\u2019est pas suffisamment préoccupé: la tuberculose de la région vulvaire.L\u2019étude de cette affection, en effet, est passée au second plan en ces dernières années, parce que l'attention du public médical s\u2019est reportée vers des maladies plus fréquemment rencontrées à la vulve, telles que: le chancre syphilitique, la maladie de Nicolas-Favre, le chancre mou, voire même l\u2019ulcère aigu.À la lumière des deux présentes observations et de celles plus nombreuses encore que rapporte la littérature médicale récente, on se convainc que la tuberculose vulvaire devrait être plus souvent suspectée et recherchée par les excellents moyens diagnostiques qu\u2019offre le laboratoire.Les auteurs rappellent que la tuberculose, pour atteindre la vulve, dispose de deux voies: l\u2019une exogène et l\u2019autre endogène.1) La tuberculose par voie exogène, qui est la plus connue, s'implante à la vulve par auto-inoculation ou par hétéro-inoculation.L\u2019auto-inoculation se réalise de différentes façons dont les plus communes sont: l'usage de linges, de pessaires, de canules infectés par le bacille de Koch; la masturbation.Le mécanisme de ces auto-inoculations s\u2019explique aisément quand il existe déjà une tuberculose des régions voisines, soit tuberculose génito-crurale, intestinale, soit fistules tuberculeuses de l\u2019anus.L\u2019hétéro-inoculation reconnaît comme mode de contamination: le coït pratiqué par un partenaire porteur de tuberculose génitale.On a pu, en effet, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 EN 00 ECA Ut CAA NH OL MON BA OA EE 0 x \\ A 7 / » ¢ Vincone ra a, Cr = A CT PEPTONE IODEE SPECIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE ' JO » .GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L'IODE TOLERANCE AGREABLE KT DES I0DURKS METALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins lodés ou lodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes pr jour.Échantillons sur demande Laboratoires PÉPIN & LEBOUCQ, à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.1237 1238 prouver, expérimentalement, que le sperme d\u2019un phtisique injecté aux testicules d\u2019un lapin y détermine une tuberculinisation, et la femelle fécondée par ce lapin présente à son tour des lésions vaginales tuberculoïdes.2) Quant à la voie endogène, les auteurs n\u2019en font qu\u2019une ment on, en notant qu\u2019elle existe sous forme de tuberculose métastatique.La fréquence en est assez grande cependant pour que le médecin ne doive pas négliger de rechercher les autres foyers d'infection tuberculeuse à distance avant de conclure à une tuberculose d\u2019origine primitive.Puis les auteurs énumèrent les formes sous lesquelles se présente la tuberculose de la vulve.1° Forme ulcéreuse (avec adénite ingu.nale satellite.20 Forme ulcéro-hypertroph'que (la plus fréquente).3° Forme hypertrophique pure, très rare.40 Forme profonde, réalisant la fistule et l\u2019abcès tuberculeux de la vulve.50 Forme superficielle: le lupus.qui finit généralement par s\u2019ulcérer, à cause des macérations continuelles, fréquentes dans cette région.Les observateurs rappellent enfin que pour faire un diagnostic positif de tuberculose vulvaire.on doit faire appel à différentes recherches biologiques dont voici les principales: 1) L\u2019intradermo-réaction à la tuberculine.2) La déviation du complément.3) L\u2019intradermo-réaction au Dmelcos.d\u2019Ito-Rien- stérua.4) L\u2019intradermo-réaction a l'antigéne de Frei.5) Le Bordet-Wassermann.6) L\u2019inoculation au cobaye.7) La b'opsie.8) L\u2019examen des urines.On doit aussi pratiquer un examen clinique complet, flanqué d\u2019une radiographie pulmonaire.Et ce n\u2019est que lorsque l\u2019on aura éliminé les maladies communes à la vulve.que l\u2019on pourra en venir aux sanctions thérapeut ques de la tuberculose vulvaire, à savoir: cautérisation de l\u2019ulcération au chlorure de zinc; la radiothérapie des ganglions correspondants.J.-Adr'en LAMBERT.LABORATOIRE C.A.GREEN.\u2014 Sensibilité des rhumatisants aux produits streptococciques.\u2018Journ.of Pathol.and Bact.\u201d, (sept.) 1938, p.337.Depuis qu\u2019une relation a été établie entre l\u2019infection streptococcique et l\u2019état rhumatismal, on a tenté L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 d\u2019éclairer l\u2019étiologie du rhumatisme par l\u2019étude des réactions intradermiques des patients aux dérivés streptococciques.On reconnaît généralement que le pourcentage des sujets rhumatisants qui présentent une réaction de Dick positive diffère peu de celui fourni par la masse de la population.Cette condition ne semble donc pas être en rapport avec un manque d'anticorps pour la toxine érythrogénique.Ceci n\u2019exclut pas la possibilité que d\u2019autres exotoxines jouent un certain rôle.mais on ne connaît pas encore ces exotoxines.L\u2019auteur a préparé, avec des streptocoques hémolytiques, des streptocoques viridans et des streptocoques indifférents des endotoxines qu'il a injectées.en méme temps qu\u2019il injectait la toxine de Dick purifiée, à un groupe de patients chez qui il avait préalablement trouvé les mêmes variétés microbiennes.Les résultats qu\u2019il a obtenus confirment ceux des autres auteurs et démontrent que les rhumatisants.dans l\u2019ensemble, sont plus sensibles aux endotoxines streptococciques que les non-rhumatisants témoins.La sensibilité fut surtout marquée avec l\u2019endotoxine du streptocoque hémolytique.Mais la constitution antigénique de cette endotoxine n\u2019étant pas connue, il devient impossible de dire si la fréquence des réactions observées avec cette endotoxine est due à une plus grande quant té d\u2019un antigène commun aux trois variétés de streptocoques ou si elle résulte de la présence d\u2019une fraction spécifique particulière accompagnant l\u2019antigène commun.La présence de réactions négatives confirme l\u2019opinion de Gibson, Thomase et Stewart que la sensibilité de la peau ne doit pas être considérée comme un indice d\u2019une réaction spéciale nécessaire à la produe- tion de l'infection rhumatismale,- mas elle n\u2019écarte pas la possibilité qu\u2019une partie du syndrome rhumatismal est la conséquence de l\u2019hypersensibilité.Le fait que certains rhumatisants ont réagi d\u2019une manière fâcheuse aux essais de désensibilisation par les inject\u2019ons sous-cutanées d\u2019endotoxine du streptocoque hémolytique démontre que ces patients ont une sensibilité marquée pour les streptocoques hémolytiques.Pour l\u2019auteur, il est évident que les infections à streptocoque hémolytique sont un facteur important dans la production de l\u2019état rhumatismal.A.BERTRAND. L'UNION MÉDICATÆ DU CANADA \u2014 BuUrrRTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 Près de cent années au service de la langue française LIBRAIRIE BEAUCHEMIN UMrte MAISON ÉTABLIE EN 1842 430, ST-GABRIEL MONTRÉAL SPÉCIALISÉE DANS LES ÉDITIONS ET LES PUBLICATIONS DE TOUTES SORTES.DEMANDEZ SON DERNIER CATALOGUE DES LIVRES PARUS QUI VOUS SERA ADRESSE FRANCO SUR DEMANDE.BEAUCHEMIN édite, imprime et relie.BEAUCHEMIN s'occupe de la vente de tous les ouvrages qu'il édite.\"oe 1239 REVUE DES LIVRES e + Les ondes électriques courtes en Biologie.Par E.SCHLIEPHAKE, professeur à l'Université de Gressen.Un vol.in-8 de 96 pages avec 37 figures, 30 francs.Librairie Gauthier, Villars (Paris).Les courants de H.F.furent d\u2019abord obtenus par Hertz sous forme d\u2019ondes courtes; mais les dispositifs employés ne donnèrent durant de longues années des intensités suffisantes qui si on employait des ondes plus longues (il ne faut pas oublier que d\u2019Arsonval se servit un moment, il y a plus de 40 ans, des ondes de moins de 1 mêtre).Les progrès de l\u2019instrumentation moderne permettent actuellement d\u2019obtenir des ondes courtes avec des intensités qui permettent de réaliser soit des applications locales, soit l\u2019échauffement de la totalité du corps humain.Schliephake a mené avec beaucoup de soin depuis le début de l\u2019ère des ondes courtes, les essais thérapeutiques et l\u2019expérimentation biologique.Aussi était-il particulièrement qualifié pour écrire ce volume des « Actualités radiobiologiques ».Après une étude physique des caractéristiques des ondes courtes, il passe aux actions bilogiques: mode de répartition de la chaleur; action sur les micro-organismes; actions en profondeur; échauffement sélectif des tissus; actions sur les organismes supérieurs; action générale des ondes courtes sur l\u2019animal (action sur les vaisseaux sanguins, le système nerveux central, la thermo-régulation, altération sélective de cellules ganglionnaires déterminées, autres altérations du système nerveux central, action sur la composition du sang, possibilité d\u2019altération de la santé).Les ondes courtes permettent, on le voit, de provoquer des modifications déterminées à l\u2019intérieur de l\u2019organisme; leur étude biologique prépare donc à l\u2019utilisation thérapeutique et c\u2019est pourquoi on ne saurait trop recommander aux médecins la lecture de cet excellent petit livre.A.LAQUERRIERE.+ + Les Etats anxieux.Par H.CLAUDE et LEVY- VALENSI.Librairie Maloine, Paris, 1938.Les auteurs se font remarquer dès le début par une division concise et claire, puis terminent par une table des matières complétant cette division, de sorte qu\u2019en un coup d\u2019œil on a déjà une idée du contenu substantiel de ce volume.Les néologismes sont rejetés ou dédaignés; après tout, nous sommes bien d\u2019accord, le vocabulaire psychiatrique est assez vaste sans aller le charger inutilement et à tout propos.Des définitions nouvelles et plus juste remplaceront les anciennes ou celles qui prêtent à discussion, ceci n\u2019est fait qu\u2019après avoir analysé ce qui s\u2019est dit sur la question et après avoir prouvé le bien fondé de la rénovation.L\u2019anxiété est un sentiment pénible d\u2019attente.L\u2019angoisse est l\u2019ensemble des sensations et réactions somatiques qui accompagnent à l\u2019ordinaire l\u2019anxiété, voilà les deux vraies définitions avec discrimination.Pour les psychanalystes, l\u2019anxiété est, pour chacun de nous, le premier tribut payé à la vie.La femme, plus proche de l\u2019enfant, demeure plus longtemps émotive, et ce n\u2019est pas le moindre de ses attraits.Tout anxieux est un émotif; tout émotif n\u2019est pas nécessairement un anxieux.L\u2019anxiété constitutionnelle est à paroxysme matutinal; l\u2019anxiété acquise, qui serait assez rare, est surtout à paroxysme vespéral.La constitution anxieuse a une affinité particulière pour la race juive, ce serait peut-être le résultat des tribulations du passé et le fruit, avant tout, des unions consanguines additionnant les tares.Chez les sujets prédisposés, quelques facteurs sociaux fertilisent le terrain, et le milieu familial est l\u2019étuve où se cultive l\u2019anxiété.L\u2019anxiété mélancolique n\u2019est plus considérée que comme l\u2019un des aspects cliniques de la psychose maniaque-dépressive ou psychose périodique; les grandes formes de la mélancolie occupent une place importante dans les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1241 L\u2019Huile de foie de morue médicinale norvégienne est soumise au contrôle de l\u2018Etat norvégien.La Norvège est le seul pays au monde où l'Etat contrôle toute l'huile de foie de morue exportée.Si l\u2019Huile de foie de morue norvégienne que vous avez achetée, est accompagnée du certificat de contrôle gouvernemental, vous pouvez être entièrement sûr de son authenticité et de ses qualités thérapeutiques.Mais, faites attention aux falsifications! L'Huile de foie de morue médicinale norvé- glenne conserve en permanence ses excellentes propriétés; elle contient en justes proportions les importantes vitamines À et D.L'HUILE DE FOIE DE MORUE MEDICINALE NORVEGIENNE le propre remède de la nature.Pour plus amples renseignements, s\u2019adresser à: Reklamefondet for Norsk Medicintran, Boîte Postale 226, Bergen, Norvège. 1242 asiles et les petites formes constituent le gros de la clientèle psychiatrique de ville.La psychasthénie ne constitue pas une entité morbide; la constitution psychasthénique n\u2019est que la constitution anxieuse avec une tendance dépressive.Les psychoses d\u2019angoisse sont des troubles purement fonctionnels, dynamiques, pouvant simuler la plupart des organopathies lésionnelles; ainsi se crée la foule de ceux que l\u2019on a appelé les faux urinaires, les faux cardiaques, etc., mots qui expriment de faux diagnostics; malheur à l\u2019urologue qui fait défiler son jeu de sondes, au rhinologiste qui rabote un cornet, au gynécologue qui cautérise un museau de tanche, au gastro-thérapeute qui institue un régime strict, rigoureux, inutile et nocif.L\u2019hypochondriaque, avec préoccupation de santé exagérée ou sans fondement, est la terreur du médecin et la proie désignée du charlatan ou des frotteurs de dos.Les deux éminents neuro-psychiatres sont contre les dictionnaires de médecine et contre les feuilletons et articles médicaux de nos grands périodiques qui seraient responsables de l\u2019hypocondrie future ou alimentée du public.Avec l\u2019intention de faire l\u2019éducation du public en matière d\u2019hygiène, on révèle des tendances qui peut-être L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 seraient demeurées latentes; on localise ces tendances.La vulgarisation de la médecine nuit au malade qu\u2019elle oriente faussement dans la maladie.Pour ce qui en est de la psychanalyse, les adeptes dissidents, Stekel, Adler, Jung sont cités.Dans le narcissisme, la libido se suffit à elle-même, sans faire intervenir l\u2019extérieur, comme Narcisse qui se contentait de s\u2019aimer soi-même: Stade auto-érotique, ipsation.Plus tard l\u2019enfant se complait dans une rêvasserie qui est déjà une sublimation de la libido.En somme, si on laissait le petit enfant sucer à son gré le sein maternel ou son pouce, salir ses draps, aller à la selle à son gré, plus tard avoir des contacts sexuels avec sa mère et si tout le monde trouvait cela bien, il n\u2019y aurait pas de psychonévroses: voilà la déduction qui découle logiquement de la théorie psychanalytique.Quant à la thérapeutique des états anxieux, rappelons-nous que la médecine guérit quelquefois, soulage souvent, console toujours.Ce livre complètera très bien la bibliothèque de ceux qui font de la médecine générale et ajoutera des connaissances à ceux qui s\u2019intéressent à la neuro-psychiatrie.Alcide PILON.LIVRES REÇUS EN OCTOBRE 1938 Le docteur Récamier.Par le docteur Louis SAUVE.Volume de 252 pages.En vente aux Editions Spes, Paris.Nuovi Orientamenti in neuro-psichiatria.Prof.Pier Francesco ARULLANI, Université de Torino.Pamphlet de 8 pages.L'Ipertrofia delle prostata.Prof.DOTT, N.Carraro E.DOTT, I.WUGMEISTER.Volume de 345 pages.Aux Editions Bocca, Milan.Tuberculose et Médecine Sociale.Par Etien- ne BERNARD.Volume de 157 pages.En vente chez Masson et Cie., Paris.36 francs.Traitement des Suppurctions Pulmonaires.Par Victor CORDIER, avec la collaboration de P.L.Mounier-Kuhn.Volume de 173 pages.En vente chez Masson et Cie, Paris.32 frs.La Puberté.Par Guy LAROCHE, M.BOI- GEY, E.BOMPARD, A.DESAUX, R.DU- CROQUET, L.de GENNES, A.HAMEL, T.HERNANDO, M.HIRSCH, J.-A.HUET, H.LAGRANGE, E.LAYANI, P.Le NOIR, C.LIAN, G.MARANON, Et.MAY, L.MEURS- BLATTER, Ch.RICHET, H.SIMONNET, H.WELTI.Volume de 350 pages.En vente chez Masson et Cie., Paris.65 francs. œ KS ve 2h Aes Um mm ee os L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLLeTIiN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, novembre 193 1243 AVIS IMPORTANT Nous nous permettons d'aviser MM.les Médecins que le LANTOL PANGLANDINE et autres produits des Laboratoires Ch.Couturieux, 18, avenue Hoche, PARIS n'ont jamais cessé d'être en vente au Canada.Tous les produits Couturieux portent les marque et adresse ci- dessus, avec sceau de garantie numéroté et ne sont jamais livrés, sous un autre nom ou une autre présentation, ceci pour assurer l'authenticité du produit et la protection de MM.les Médecins.Nous sommes les nouveaux et seuls représentants au Canada.MM.les Médecins sont visités aussi vite que possible.Dès à présent nous fournissons, sur simple demande et au cours d'une visite spéciale, tous les échantillons et tous les renseignements désirés.LABORATOIRES JEAN OLIVE Agents exclusifs - 533 rue Bonsecours, Montréal - Tél.HA.0277-78 NOUVELLES BANQUET AU DOCTEUR J.-E.DESROCHERS Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec La profession médicale de toute la province a offert un banquet au nouveau président du Collège des Médecins et Chirurgiens, le 18 octobre.Trois cent cinquante médecins se sont réunis à l\u2019hôtel Mont-Royal dans un but de solidarité professionnelle, pour exprimer leurs félicitations au docteur Desrochers et l\u2019assurer de leur collaboration et de leur appui.Des discours furent prononcés par Messieurs les docteurs A.-M.Cholette, président de la Fédération des Sociétés Médicales de la province, et qui présidait le banquet; Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé: Albert LeSage, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal; Grant Fleming, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université McGill; F.J.Tees, A.Gauthier, J.-E.Noël, ces deux derniers de la ville de Sherbrooke.Le docteur Desrochers remercia ses confrères et, au cours de son intéressante allocution, insista sur le rôle du médecin dans la société actuelle et future.Il appuya partieu- lièrement sur la préparation scientifique et sociale du futur médecin, afin qu\u2019il puisse dans l\u2019avenir appliquer ses connaissances et sa compétence en vue d\u2019une médecine surtout préventive.Pour en arriver, à son avis, à la solution des principaux problèmes actuels de la profession médicale, il faut le concours de l\u2019Etat et des Facultés de Médecine.Il serait partisan d\u2019une assurance de médecine préventive, mais il sera toujours un défenseur des droits autant de la collectivité que de la personne et du médecin.INAUGURATION OFFICIELLE DE L'INSTITUT MICROBIOLOGIQUE DE MONTREAL C\u2019est au cours d\u2019un banquet offert, au Cercle Universitaire, par le nouvel Institut au Ministre de la Santé, l\u2019honorable Albiny Pa- quette, et au docteur Léopold Nègre, de l\u2019Institut Pasteur de Paris, que le nouvel organisme prit naissance officielle.Comme le rappela M.Armand Dupuis, président de l\u2019Institut, modelé sur l\u2019Institut Pasteur de Paris, son but sera de préparer des sérums et des vaccins et d\u2019intensifier la production du vaccin B.C.G.M.le docteur Armand Frappier en sera le directeur.Tous les citoyens de notre province et en particulier les médecins et les facultés de médecine de nos Universités devraient éprouver un énorme plaisir et une certaine fierté de cette nouvelle création.Il faut voir dans cette heureuse initiative scientifique un acte de libération et d\u2019émancipation intellectuelle, d'indépendance et de progrès.C\u2019est un geste « d\u2019adulte », et une initiation indispensable à la recherche dans le domaine de la biologie.Le grain est semé.Espérons que nous aurons, chez nous, un véritable Institut Pasteur réalisant ici, par le travail scientifique des nôtres, les applications biologiques que les nombreux Instituts Pasteur mettent en œuvre en France et aux colonies françaises.Nous offrons nos félicitations sincères à l\u2019honorable Ministre de la Santé qui a permis la réalisation du progrès, aux docteurs T.Pa- rizeau et Albert LeSage qui l\u2019ont fait naître.au docteur Frappier qui en sera l\u2019Âme dirigeante et, enfin, au docteur Léopold Nègre qui, par sa grande expérience de savant bactériologiste et son généreux concours, établira dès le début la solidité de cette création.\u2014_e-_\u2014_ nr \u201cCoca-Cola\u2019\u2019 est fabriqué dans des usines modernes et sanitaires.La science sauvegarde sa pureté \u201cCoca-Cola\u201d est une boisson pure à saveur naturelle.L\u2019eau employée dans la fabrication de \u201cCoca-Cola\u201d est assujettie à une purification absolue par le moyen d\u2019un outillage scientifique \u2014 une saine carbonisation la garde pure.Un mécanisme automatique stérilise, remplit et scelle chaque bouteille, la rendant imperméable a Pair, sans contact manuel.\u201cCoca-Cola\u201d se vend dans 76 pays et est en conformité avec les lois des aliments purs de chacun de ces pays.THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED Oca | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 1245 Quelques aspects médicaux de Ieldloggs ALL-BRAN comme auxiliaire de l\u2019évacuation Î Les autorités médicales concèdent que le «volume » constitué par les résidus alimentaires facilite l'évacuation.2 Les autorités médicales attribuent à la vitamine B, l\u2019importante propriété de tonifier les parois intestinales.Pris régulièrement, All-Bran de Kellogg fournit un «volume » utile et c\u2019est un aliment qui contient en outre la vitamine B, en quantités appréciables.A ces deux titres, All-Bran de Kellogg se recommande donc a la thérapeutique dans le traitement préventif ou auxiliaire de la constipation causée par le défaut de «volume ».All-Bran est fabriqué au Canada par Kellogg.Helos \u201cFOR: CONSTIPATION ° NEY WEIGHT ONE POUND 1246 HOPITAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC APPROUVES PAR L'\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d Au cours de la réunion annuelle du comité de l\u2019organisation et du rendement des hôpitaux en Amérique, l\u2019American College of Surgeons a approuvé, un grand nombre d\u2019hôpitaux de la province de Québec dont les différents services correspondent exactement à ce qu\u2019exige ce Collège pour leur donner son approbation officielle.Voici la liste des hôpitaux français, anglais, irlandais et juifs du Québec qui ont été officiellement reconnus comme « standard » parmi 2,664 autres.Le chiffre inscrit à la suite de chaque nom indique le nombre de lits de chaque hôpital.Cartierville \u2014 Hôpital du Sacré-Cœur, 900: Gamelin, St-Jean de Dieu Hospital, 4,000.Hull \u2014 Hôpital du Sacré-Cœur, 158.Lachine \u2014 Lachine General Hospital, 48.Lac Edouard \u2014 Sanatorium du Lac Edouard, 200.Lévis \u2014 Hôtel-Dieu du Cœur Agonisant de Jésus, 174.Montréal \u2014 Alexandra Hospital, 172; Children\u2019s Memorial Hospital, 330; Grace Dart Home Hospital, 122; Homeopathic Hospital, 124; Hopital de la Providence, 75; Hopital Général de la Miséricorde, 716; Hopital Général de Verdun, 200; Hopital Notre-Dame, 671; Hopital Ste-Jeanne d\u2019Are, 264; Hôpital Sainte-Justine, 500; Hôpital St-Luc, 472; Hô- tel-Dieu de St-Joseph, 350; Institut du Radium, 30; Jewish General Hospital, 226 ; Montreal Children\u2019s Hospital, 65; Montreal Foundling and Baby Hospital, 65; Montreal General Hospital: Central Division, 425; Western Division, 175; Hopital Pasteur, 310; Royal Victoria Hospital, 819; St.Mary\u2019s Hospital, 236; Shriner's Hospital for Crippled Children, 60; Verdun Protestant Hospital, 1273.Québec \u2014 Hopital de l\u2019Enfant-Jésus, 360: Hopital du Saint-Sacrement, 320; Hôpital St- François d\u2019Assise, 164; Hôtel-Dieu de Québec, 350; Jeffery Hale Hospital, 159.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 Rimouski \u2014 Hôpital St-J oseph, 125.Rivière-du-Loup \u2014 Hôpital St-Joseph du Précieux-Sang, 94.Ste-Agathe des Monts \u2014 Laurentian Sanatorium, 250; Mount Sinai Sanatorium, 95.Ste-Anne de Bellevue \u2014 Ste.Annes Hospital, 513.Ste-Foy \u2014 Hopital Laval, 430.St-Hyacinthe \u2014 Hôpital St-Charles, 140.Shawinigan-Falls \u2014 Hôpital Ste-Thérèse, 75; Joyce Memorial Hospital, 42.Sherbrooke \u2014 Hopital Général St-Vincent de Paul, 250; Sherbrooke Hospital, 88.Trois-Rivières \u2014 Hopital Saint-Joseph, 125; Hopital Sanatorium Cooke, 168.Westmount \u2014 Woman\u2019s General Hospital, 225.ASSOCIATION MEDICALE FONDEE A SHERBROOKE A une assemblée qui réunit une cinquantaine de médecins de la région, tenue à Sherbrooke le 17 octobre, on jeta les bases de l'Association médicale du district de Saint- François, sur l\u2019initiative du Dr P.-P.Beaudry, gouverneur du Collège des médecins et chirurgiens de la province.Le Dr P.-P.Beaudry a été élu président du nouveau groupe.Les autres officiers sont les Drs J.-A.-C.Ethier, de Sherbrooke, et G.-A.Bowen, de Magog, présidents honoraires; les Drs E.-A.Tomkins, vice-président, R.-L.Du- berger, secrétaire; Simon Marius, assistant- secrétaire; Lionel Darche, trésorier; Fred Bertrand, J.-E.Noël et H.-S.Bayne, de Sherbrooke; R.-H.Stevenson, de Danville et Roy, de Wotton, directeurs.LES MEDECINS DE SAINT-JEAN FORMENT UNE ASSOCIATION Les médecins du diocèse de Saint-Jean se sont réunis le 16 octobre, pour une journée catholique et pour la formation d\u2019une nouvelle association.L'élection des officiers donna le résultat suivant: président honoraire, S.Exc.Mgr Forget; président, le Dr J.-M.Longtin, de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 1247 HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 3 2 ampoules [> matin à jeun dans 1/4 de vorre deau, par voie buccale.SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, ru> de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'®*, New Birks Bldg, MONTREAL reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.AMbherst 8900-3733 MONTY, GAGNON &« MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres Salons mortuaires Salons mortuaires: ns rue Elessis Ambulanciers de I'Hépital Notre-Dame 1248 Laprairie; vice-président, le Dr J.-A.-P.Coal- lier, de Contrecœur; secrétaire-trésorier, le Dr N.-A.Sabourin, de St-Jean ; directeurs, les Drs Pierre Hébert, de St-Rémi de Napierville; Alexis Bouthillier, de St-Jean; J.-B.Lamothe, de Longueuil; Jean Beaudin, de Napierville.Le but de la nouvelle association est d\u2019établir des relations d\u2019amitié entre les médecins du diocèse et des environs; de donner à ces médecins l\u2019occasion d\u2019étudier quelques problèmes de morale médicale selon les directives de l'Eglise; de grouper les médecins du diocèse autour de leur évêque et de leurs prêtres; de favoriser les intérêts des médecins et du public et les intéresser au sort de l\u2019hôpital de Saint-Jean.ee ve NOMINATION Le docteur Albéric Marin vient d\u2019être nommé Président du Conseil Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, en remplacement du docteur Albert LeSage qui avait adressé sa démission à cause du décanat.Nous sommes heureux d\u2019annoncer les nominations suivantes par le Conseil de la Faculté de Médecine de Montréal.1° Le docteur Gérin-Lajoie, professeur titulaire de la chaire de gynécologie.2°.Les docteurs Roma Amyot et Jean Saucier, professeurs agrégés de la chaire de neurologie.L'Union Médicale s\u2019en réjouit à cause des situations importantes que ces Messieurs occupent dans la Direction et la Rédaction de cette importante Publication Médicale.++ ce SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE LE CANCER L'Union internationale contre le cancer, qui comprend 92 organisations représentant 52 nations et à laquelle plus de 40 gouvernements ont actuellement adhéré, a pour but, grâce à une liaison constante et agissante entre les organisations se consacrant à l\u2019étude scientifique du cancer et à la lutte sociale con- L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.AN.\u2014 Montréal, novembre 1938 tre ce fléau, d\u2019harmoniser les recherches et d\u2019accroitre l'aide & ceux que le mal a frappés.Elle veut intensifier ses campagnes et organise, dans ce but, du 23 au 30 novembre prochains: LA SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE LE CANCER » Semaine qui se déroulera simultanément dans cinquante pays, sous le Haut Patronage des Chefs d\u2019Etats respectifs.C\u2019est la première fois dans l\u2019histoire de la collaboration scientifique internationale qu\u2019on est arrivé à synchroniser une même manifestation dans cinquante pays différents.Dans le cadre de cette « SEMAINE », se tiendra à Paris, la Réunion internationale pour la commémoration de la découverte du radium, des électrons, des rayons X et des ondes hertziennes.Réunion dont le Comité Scientifique est présidé par Messieurs: Jean Perrin, M.de Broglie, P.Langevin, C.Regaud.Nous donnons ci-après, une partie du programme des conférences qui feront l\u2019objet de la « Réunion ».Radio activité: O.Hahn (Berlin-Dahlem): « Possibilités nouvelles pour la chimie comme conséquence de la découverte des radioéléments.» De Hevesy (Copenhague) : Les indicateurs radioactifs en biologie.» Electrons: G.P.Thomson (London S.W.7.): « Diffraction des électrons.» Prince Louis de Broglie (Paris): « Les propriétés ondulatoires des électrons.» Rayons X: M.von Laue (Berlin): « Historique de la découverte de la diffraction des Rayons X.» Ondes Hertziennes : Arnold Sommerfield (München): « La propagation des ondes Hertziennes à la surface de la terre.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1249 RAITEMENT DES MALADIES INFECTIEUSES e LIPOSEPTINE ANTITOXINE POLYVALENTE L'INNOCUITE DE LA LIPOSEPTINE EST ABSOLUE © Laboratoires de la Liposeptine 9, Place des Vosges, - Paris, France Agents exclusifs: HERDT & CHARTON, INC.2027, ave McGill College, Montréal - Toronto - Winnipeg SPÉCIALITE | e PHARMACEUTIQUE e Messieurs les Médecins ® sont invités à consulter ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre >T.(Une cuillerée à bouche de 20 grammes ren- l'Encyclopédie ferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) M 4 d 9 C h : \u2019 | Mode d\u2019emploi: 1 à 2 cuillerées à thé dans un Cc ICO- ITUTZICA \u20ac peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.au Secrétariat ® La Pharmacie d\u2019Ordonnances 326 est, boulevard Saint-Joseph ARTHUR HIRBOUR : ci-devant Bisaillon-Hirbour MONTREAL 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n'employons que les produits chimiques supérieurs.© Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal dans l'après-midi, de 2 à 5 heures _\u2014\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ -:æ_\u2014_\u2014\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014\u2014 1250 Léon Brilloin (Paris): « Récents développements relatifs à la propagation des ondes électromagnétiques guidées.» Jacques Errera (Bruxelles): « Etude des macromolécules (Protéines, ete.) par les ondes Hertziennes.» A.Dognon (Paris): « Action biologique des ondes courtes.» Application Biologique des Radiations: F.Carter Wood (New-York): « Utilisation des tests biologiques pour un dosage des Rayons X.» J.D.Bernal (London E.C.4): « Etude de la matière vivante et des virus par les Rayons X.» Dr.H.Stubbe (Berlin-Dahlem): « Radiation et génétique.» Paul Lamarque (Montpellier): « L\u2019Histo- radiographie.» Applications Techniques des Radiations des Ondes Hertziennes et des Electrons: Dr Albert Bouwers (Eindhoven): « La production des rayons pénétrants, (Rayons 5, , neutrons »).A.G.Clavier (Paris): « Production et utilisation des ondes électromagnétiques centimé- triques.» Le Corbeiller (Paris): « Les oscillations de relaxation.» L.Marton (Bruxelles): «Le microscope électronique en biologie.» Les demandes de renseignements et de participation aux travaux de la Réunion Internationale pour la Commémoration de la découverte du Radium, des Electrons, des Rayons X et des Ondes Hertziennes doivent être adressées à: M.L.W.TOMARKIN, Sec.-Général, 18, rue Soufflot, PARIS (Ve) + + L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1935 LA MISSION DU PROFESSEUR GENDREAU A LA SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE LE CANCER La Faculté de Médecine est très honorée du choix que le comité spécial de la Semaine Internationale contre le Cancer a fait en désignant le professeur Gendreau, de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, pour prononcer l\u2019éloge de Monsieur et de Madame Curie à l\u2019une des séances de cette réunion internationale.C\u2019est le comité scientifique de cette réunion qui a manifesté le désir que notre éminent collègue prononcât le discours à la séance inaugurale, le 23 novembre 1938, à 20 heures 45, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la présidence du Président de la République.Le professeur Gendreau exposera l\u2019œuvre de Pierre et Marie Curie.Nous adressons nos plus vives félicitations à notre éminent collègue qui nous représentera dignement en cette circonstance mémorable.ee ++ XXVe CONGRES FRANCAIS DE MEDECINE En raison des évènements de ces dernières semaines, le XXVe Congrès Français de Médecine, qui devait se réunir à Marseille les 26, 27 et 28 septembre, a été reporté aux jeudi 10, vendredi 11 et samedi 12 novembre.Les Membres adhérents et associés déjà inscrits sont priés de retenir ces dates et de venir le plus nombreux possible à Marseille.Les adhésions nouvelles seront reçues avec le plus grand empressement: prière d\u2019adresser dans ce but les cotisations (120 Frs Membre adhérent, 60 Frs Membre associé) par chèque postal adressé au XXVe Congrès Français de Médecine, 43, rue Saint-Jacques, Marseille, C.C.no 47562 ou tout autre chèque bancaire ou mandat.Pour tous renseignements complémentaires, s\u2019adresser au Professeur H.ROGER, Secrétaire Général, 66 Boulevard Notre-Dame, Marseille. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1938 1251 PEPTO-KOLA ROBIN NUCLÉARSITOL ROBIN PEPTONATE DE FER ROBIN GLYCEROPHOSPHATE- ROBIN GRANULE = COMPRIMES =- INJECTABLE R.C.221859 RACHITISME - FAIBLESSE Des OS CROISSANCE ciez tes ENFANTS - ALLAITEMENT GROSSESSE - SURMENAGE INTELLECTUEL ct.LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.EDDÉ Limitée Agent À votre disposition e Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d'autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d'affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.© Banque Canadienne Nationale TABLE DES ANNONCEURS Abbott Laboratoires, Ltée (Calcidrine Abbott) .28 Anglo-French Drug, (Hémostérine irradiée) .19 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltée (No 937 Tricepiol) .1225 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltée (No 938 Tricepiol Composé) .1225 Banque Canadienne Nationale (à voire disposition) .1251 Bromo-Seltzer Ltd.283 Canada Drug (Paveral) .1247 Canadian Tampax Corporation Ltd.1229 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Trisilex) 9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Silicrine) 17 Ciba, Compagnie, Ltée (Nupercainal) .20 Coca-Cola Co.of Canada Lid., The .1245 Dagfin Tollefen (Huile de foie de Morue) .1241 Eddé, J.Limitée ([odogénol Pépin) .1237 Eddé, J.Limitée (Hémostyl) .1247 Eddé, J.Limitée (Glycérophosphate Robin) .1251 Encyclopédie Médico-Chirurgicale .1249 Frosst, Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .1 Herdt & Charton, Inc.(Liposeptine) .1249 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .1253 Hirbour, Arthur (Elixir Polybromure) .1249 Hoffmann-La Roche Limitée (Somnifène) .1235 Hoffmann-La Roche Limitée (Sirop Roche\u201d) .1235 Horner, Frank W., Ltd.(Urasal) .22 Kellogg's (All Bran) .1245 Laboratoires du Bismol (Upnos) .4e page de couverture Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée (Efryl) .1223 Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée (Coryphédrine) .1223 Laboratoire Jean Olive (Panglandine) .1243 Laboratoire Jean Olive (Panglandrine) .1243 Librairie Beauchemin, Ltée (Imprimeurs, Relieurs, Editeurs) .1239 Merck & Co.Ltd (Pyridium) 5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Iodaseptine) .18 Monty, Gagnon & Monty .1247 Officine Canadienne Incorporée (Aesculin) .3e page de couverture L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 1253 UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE L'ACIDE URIQUE COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloïdal Formiate de lithine INDICATIONS: © GOUTTE + RHUMATISME + SCIATIQUE Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal TABLE DES ANNONCEURS (suite) Rougier Frères (Néo-Gastricine) .2.7 Rougier Fréres (Hémoglobine Deschiens) .3 Rougier Fréres (Quabaine Arnaud) .© 3 Rougier Frères (L'Elixir Ducro) .2.1 1 _ 199] Rougier Frères (Boratol) .2.2112101111 1 1 _ 199] Sanatorium Prévost .2 2211111111 1.4 Sanatorium DeBlois .Cee eee eee 26 Schering (Canada) Limited (Oréton) .1231 Scott & Bowne (L'émulsion Scott) .%e page de couverture Squibb & Sons of Canada Ltd.E.R.(Chlorhydrate de Thiamine Squibb) 1233 Usines Chimiques du Canada Inc.(Lactoval) .1954 Vinant Limitée (Solution de Salicylate de soude du Docteur Clin) .11 Vinant Limitée (Electrargol) .1 Vinant Limitée (PulmoBailly) .21 Vinant Limitée (Proveinase) .97 Vinant Limitée (Ténébryl Guerbet) .97 Warner, William R., & Co.Ltd., (Agarol) .1227 Winthrop Chemical Company, Inc.Drisdol) .95 Wyeth, John & Brother, Inc.Bewon) .13 1254 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1933 GSGSSSSSSSS SSH SS Calcium Lactose Vitamines À et D | © Durant les derniers mois de la GROSSESSE, comme préventif de la CARIE DENTAIRE, du RACHITISME et comme diurétique PRESCRIRE LAGTOVAL\u201d VALOR USINES CHIMIQUES du CANADA, Inc.MONTREAL SSSFSSSSSSSSSSSSS GGGSS Ext.Aesculus Hippocast.Sem.Liq.\"Officine\" Ext.Hamamelidis Virg.Fol.Liq.Officine\u201d - Sol.glycero-hydroxy-ethylic.citric.- - = = = = FORMULE PAR 100 C.C.La en A EO a EE OFFICINE CANADIENNE INCORPOREE Fabricants de Spécialités Pharmaceutiques MONTREAL \u2014 LABORATOIRES: LACHINE, QUE, IPE SE J.L.GIRARDEAU-GINGRAS, Phm.B., Président-\u2014Gérant Général \\5A Distributeurs: Lymans Agencies, Ltée, Casier Postal, 1050, Place d'Armes, Montréal Tey Loe Pour correspondance et échantillons adresser: 126-3e Avenue, Lachine, Qué. UPNOS MÉDICATION SYMPTOMATIQUE pour L\u2019INSOMNIE LES AFFECTIONS NERVEUSES LA NEVRALGIE Une solution à 5% de Diéthyl-amino-barbital qui calme la douleur, apaise les nerfs et procure le sommeil, sans les inconvénients causés par les bromures, les chlorures, etc.| Disponible en bouteilles de 100 et 250 grms - Comprimés Upnos en boites de 24 et 100.Dose \u2014 une cuillerée 3 dessert (1 ou 2 comprimés) Littérature descriptive à la disposition de la profession médicale.LE LABORATOIRE DU BISMOL 945, rue Côté 99 Harbour, KIN N, B.W.1.> 45 Peddar, HONG-KON arbour CSTON, B.W.l MONTRÉAL 5 Peddar, HONG-KONG Représentants pour les États-Unis: Geo.J.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : MONTRÉAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et RÉGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd."]
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