L'union médicale du Canada, 1 avril 1945, Avril
[" Tc.o 74 \u2014 Numéro 4 or = \u201c, = \": * Bulletin de l'Hssociation des (IDédecins de Langue Francaise de l'Hmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union aAdédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) XVIII CONGRÈS ADMINISTRATION ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE ET SECRÉTARIAT FRANCAISE DE L'AMERIQUE DU NORD 1 SECRETARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph QUÉBEC 2.gate ne Montréal 3-4-5-6 soptombre 1945 Tél.: LAncaster 9888 Cempete sur du der-Blanc Le BRUITEUR à la radio est un des mystérieux \u2018\u2018inconnus\u201d\u2019 selon l\u2019expression commune d\u2019étonnement: \u2018Ce qu\u2019ils veulent \u2018ils\u2019 le produisent?\u201d Le sinistre grondement du tonnerre, si terrifiant pour les millions d\u2019auditeurs de la radio, il le crée en frappant adroitement et en remuant une immense feuille de fer-blanc.Parmi d\u2019autres inventions sorties de son imagination, le crépitement des flammes, le clapotement de la pluie, le bruit des sabots de chevaux sont reproduits avec une merveilleuse fidélité.Pratiquement tous les sons, depuis le battement des ailes d\u2019un papillon jusqu\u2019au bruit assourdissant et le vacarme d\u2019une usine en activité, EL! LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED « TORONTO, ONTARIO Se, sont soumis aux lois de son esprit d\u2019invention.L'homme de recherche médicale est aussi ingénieux mais d\u2019une manière légèrement différente.Car, bien que ses talents puissent paraître aussi magiques, en lui il n\u2019y a pas de théâtre, aucune imitation ou prétention.Dans le seigle ergoté, il a trouvé l\u2019ergot.De la moule Penicillium notatum, il a développé la puissante pénicilline.Son travail est basé sur le fait scientifique et le fruit de ses labeurs doit être assujetti à des épreuves élaborées et sévères, au cours desquelles les études d\u2019une année peuvent être ruinées en une heure.En plus du caractère inventif d\u2019une très grande portée, l\u2019homme de recherche médicale doit posséder une patience illimitée, une énergie infatigable et un courage indomptable.Sa contribution à la pratique médicale et à la santé publique est incommensurable.MONTRÉAL, AVRIL 1945 Une grande partie de toute la physiologie digestive repose sur le maintien d\u2019un cycle biliaire normal.Le Dycholium exerce une action stimulante.énergique sur la fonction biliaire; il en augmente considérablement la sécrétion, assurant ainsi un meilleur drain- 2) age vésiculaire et une amélioration des processus digestifs.Principales Indications ICTÈRE HÉPATIQUE, CHOLÉCYSTITE, ANGIOCHOLITE, INSUFFISANCE BILIAIRE, ENGORGEMENT DU FOIE, Etc.EI COMPRIMES dosés 3 O gr.30 d'acide déhydrocholique-\u2014 tubes de 20\u2014flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.AMPOULES dosées 3 1 gramme de déhydrocholate de sodium\u2014boîtes de 6 ampoules. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 PÉNICILLINE AYERST Ensemencement du bouillon de culture avec une sus- Une partie d'une des salles à température constante pension contenant des spores de Penicillium notatum où les bouteilles contenant le bouillon ensemencé par une technicienne de la maison Ayerst.sont gardées pendant environ sept jours.= Bouteilles prêtes pour la \u201crécolte\u201d montrant le thalle La récolte, le lavage des bouteilles, le remplissage ela moisissure ressemblant au cuir, et formant une avec le bouillon de culture se font mécaniquemen t à \u201ccroûte\u201d.: l\u2019aide de ce convoyeur.ET RR Après avoir été stérilisée par filtration, contrôlée et La Pénicilline est empaquetée pour être livrée ou titrée, la solution de Pénicilline' Sodique est versée commerce après une nouvelle série d'épreuves sur la dans des flacons stériles.teneur, la stérilité et le contenu d'humidité.MAINTENANT EN VENTE 294F SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT Ce que le temps nous apporte .421 © e e Mercier FAUTEUX La neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire dans le traitement de certaines formes de la maladie coronarienne .2.2.21 21° 2° 2212414222 2 2 424 Albéric MARIN Allergie cutanée.2 2 o.oo.o.oo 432 Origène DUFRESNE | La rœntgenthérapie dans le traitement des lésions inflammatoires .439 RECUEIL DE FAITS V.LATRAVERSE La bronchoscopie au lit du malade .448 Yvon LAURIER Un cas atypique de granulie .452 \u2019 No 488 100 unités int.par ec Flacons de 10 cc.rman À 7\u201d No 500 500 unités int.par ce.Flacons de 5 et 10 ce 1000 unités int.par c.c.Flacons de 5 et 10 cc.: AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE - Biologistes et Phormaciens * \u2018MONTREAL, CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Bien que_le mode d'action de l'extrait de Marrons d\u2019Inde ne soit pas encore complètement éclairci, les effets n'en demeurent pas moins réels, et depuis très longtemps cet extrait a été employé en France et en Europe avec de bons résultats dans le traitement des Hémor- rhoïdes et Ulcères Variqueux.Dans la LOVARINE, son action est renforcée par l\u2019association d'éléments décongestifs.Les nombreux témoignages d\u2019appréciation de la LOVARINE qui nous parviennent tous les jours témoignent de la valeur indiscutable du produit dans le traitement des troubles veineux.Cession SOMMAIRE (Suite) | REVUE GENERALE ~~ Antoine PETTIGREW Sténose hypertrophique du pylore .458 J.-Chs CÔTÉ Sténose hypertrophique du pylore chez le nouveaune .461 EDITORIAL Pierre SMITH L'âge d'or de la chirurgie .464 MEDECINE SOCIALE Léo LADOUCEUR La lutte contre la tuberculose a Montréal .466 UTILISEE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES a e Stabilisée selon une pression osmotique équiva- | lente à celle des larmes, à une alcalinité et une ; isotonicité précises, la Murine est recommandée dans les premiers soins comme traitement adjuvant immédiat dans les accidents causés par des étincelles provenant de machines à souder et dans les brûlures par les acides, lorsque le temps est un facteur si important pour enrayer de tels effets caustiques.On l'utilise aussi pour soulager l\u2019irritation des yeux causée par la lumière vive, ies pous- : sières, les vapeurs chimiques, les parcelles métal- SEPT INGREDIENTS Les yeux rougis, irrités ou enflammés n\u2019ont pas Bicarbonate de potassium toujours pour cause l\u2019envahissement microbien de Borate de potassium: la conjonctive.Par exemple, les peintres employant Acide borique le vernis-laque souffrent souvent d'inflammation Chlorhydrate de berbérine des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les Glycérine soudeurs électriques sont trés irritants pour les Chlorhydrate d'hydrastine yeux.Beaucoup d\u2019autres éléments entrent en cause Eau stérilisée dans les installations industrielles, telles que les \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio- vapeurs chimiques et les poussières qui sont une salicylate de soude, Lilly) .001% source de malaises pour les ouvriers.Remarquez que l\u2019action libre du La Murine a depuis longtemps été utilisée com- potassium et de l'acide vortane et maintenue dans la solution pré- me moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane sentée.muqueuse des yeux et des paupières.THE MURINE COMPANY \u2014 TORONTO, ONTARIO VI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 le médecin très occupé appréciera les avantages essentiels du P ; R I D | U M @ Soulagement rapide et bienfaisant des symptômes douloureux ® Administration facile et avantageuse - @ Sécurité \u2014 non toxique I's médecins, de plus en plus occupés,\u2018 trouveront dans l Pyridium un agent thérapeutique des plus efficaces, sr lequel ils pourront compter pour un soulagement roide, bienfaisant, des symptômes douloureux éprouvés (ns la cystite, la prostatite, la pyélonéphrite et l\u2019urétrite.Des expériences cliniques couvrant plus d\u2019une décade, Toportées dans la littérature publiée sur le Pyridium, (montrent la rapidité et l'efficacité de son action, et lbsence d'effets narcôtiques ou irritants après son ad- rnistration.ECK & CO.LIMITED Falricants chimistes MONTREAL - TORONTO SOMMAIRE (Suite) VARIETES Albert LeSAGE Au sujet du numéro de novembre .2 2 +++ +++ 8 471 J-U.GARIÉPY Les parias de la société NOTES D'ANATOMIE ET CHIRURGIE PRATIQUE A.COUTU Les moyens de fixité du foie Edouard DESJARDINS Le furoncle \u2014 L'anthrax | CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE Roger-R.DUFRESNE .« «= «= «= = = = 491 473 486 488 l'Union Médicale du Canada\u201d en 1876 .2 2040404 + = 493 ANALYSES .2 204044888888 CU v 1.497 PHTISIOLOGIE Le traitement chirurgical des cavités sous tension, dans la tuberculose pulmonaire (497).ENDOCRINOLOGIE Le Thiouracil dans le traitement préopératoire des goîtres toxiques (498).ALLERGIE Allergie endocrinienne (499).CHIRURGIE L\u2018introduction dans le cholédoque d'un tube en T1\" facilement identifiable, au cours des résections gastriques pour ulcère duodénal adhérant aux canaux biliaires (500).La prépondérance des calculs biliaires chez les femmes (501).Bactéries de la peau: leur localisation par rapport à la stérilisation de la peau (501).ORTHOPÉDIE Le traitement du spondylolisthésis (502).PÉDIATRIE Pseudodoxie en pédiatrie (503).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Traumatisme du larynx (504).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Alopécie circonscrite due à une déficience en vitamine A (504).Erythème multiforme (505).La pénicilline dans le traitement de la syphilis récente résistante à I'arsenic et au bismuth (505).LABORATOIRE Observations sur les lieux d\u2018élimination des bactéries présentes dans le sang de patients souffrant d'endocardite bactérienne (506).SOCIÉTÉS .2.2 21°2°20202020 202040202020 2 «907 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 2 février 1945 (507); séance du 16 février 1945 (508).\u2014 Réunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 14 décembre 1944 (509).\u2014 Société de Biologie de Montréal: séance du 23 mars 1945 (515).NECROLOGIE .2.2222224222 2.\u2014 D16 NOUVELLES .202020202044 4444100 98 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 7 une bonne, très bonne matinée Linsomnie qui n\u2019est pas attribuaole à un malaise physique mais plutôt à une inquiétude mentale, une excitation, une crainte, un ennui, une appréhension ou une extrême fatigue, est probablement le type le plus fréquent d\u2019insomnie et le plus susceptible de traitement par les agents hypnotiques.\u2018Seconal Sodium\u2019 (Sodium Propyl-methyl-carbinyl Allyl Barbiturate, Lilly) est idéal à cette fin.L'action rapide et la courte durée de l'effet de \u2018Seconal Sodium\u2019 sont désirables, parce qu\u2019on croit qu'en de tels cas, le sommeil une fois établi, continuera normalement.Les patients se réveillent reposés pour une bonne, très bonne matinée.Lite, * ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED «- TORONTO, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 W Union adédicale ou Canada Fondée en 1872 © , DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amvot, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, Roméo Roy, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Fugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chet Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint & Montréal Secrétaire adjoint & Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P-R.Archambault, P.Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Fd.Dorion, Guy Drouin, Paul Dumas, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, F.-X.Demers, Emile Gaumond, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, A.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Emile Maranda, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 IIS FF ANTISPASMODIQUE ATOXIQUE CALME LES SPASMES DES MUSCLES LISSES REMPLACE AVEC AVANTAGE OPIUM, MORPHINE ET CODÉINE COMME ANTISPASMODIQUE SEDANTYL BENZOATE BENZYLE + ORTHOFORMIATE D\u2019ÉTHYLE COSTA SAN oUX PaNC1ESLiIm DS PMONTRÉALY*P: où 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Bulletin de l\u2019Association dez \u201cMédecins de Langue Francaise oe Amérique du Mord Fondée a Québec en 1902 1 Union AdEdicale ADMINISTRATION OFFICIERS Président: L.-C.Simard Vice-Présidents: J.-A.Denoncourt et A.Bertrand Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.L.-C.Simard, R.Amyot, J.-A! Vidal, D.Marion.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Daine-du-Lac); : Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Berirand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières): D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).: Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1945 )LLIGENEN Loddorts le diagnostic et le traitement de l\u2019allergie de la fièvre des foins Nouvelle méthode simplifiée pour DIAGNOSTIC SIMPLIFIÉ \u2014 Dans cé nouveau système pour le diagnostic, il n\u2019y a que deux zones de pollens aux Etats-Unis et au Canada: la Zone Est et la Zone Ouest.L'identité de 90 p.cent des cas de fièvre des foins peut être établie facilement et simplement au moyen des POLLIGÈNES DE L'EST POUR ÉPREUVES QUANTITATIVES, Lederle, et des POLLIGÈNES DE L\u2019OUEST POUR ÉPREUVES QUANTITATIVES, Lederle.Ce sont des antigènes polliniques représentatifs, dont chacun représente réellement toute une famille botanique d\u2019agents causals.CLASSIFICATION SIMPLIFIÉE \u2014 Les anciennes catégories de susceptibilité déterminées par les épreuves quantitatives ci-dessus, ont été réduites de A, B, C, D, et autres, à Catégorie 1 et Catégorie 2.dont la première correspond à la susceptibilité de la Catégorie À d\u2019un grand nombre d\u2019aller- gistes éminents, et la Catégorie 2 comprend les Catégories anciennement désignées B, C et D.TRAITEMENT SIMPLIFIÉ \u2014 Après que le médecin a déterminé la susceptibilité du malade au moyen des POLLIGÈNES POUR ÉPREUVES QUANTITATIVES, Lederle, il peut choisir parmi les POLLIGÈNES DE L\u2019EST POUR TRAITEMENT, Lederle, ou les POLLIGÈNES DE L'OUEST POUR TRAITEMENT, Lederle, le mode de désensibilisation immédiate.Il y a aussi les POLLIGENES D\u2019ARBRES (pour traitement), Lederle, et I'ANTIGENE DE POUSSIÈRE DE MAISON, Lederle.Porte Saloratories Inc 1396 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, CANADA DÉPÔTS AU CANADA: 833, rue Howe, Vancouver, C.-B.10056, 100e rue, Edmonton, Alta.64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont.219, rue Kennedy, Winnipeg, Man.181, rue Union, Saint-Jean, N.-B. 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 OFFICIERS DE l'Hssociation des Médecins de Langue Francaise de l'Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 © DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, R.-E.VALIN, Ottawa.Ottawa.Donatien MARION, Montréal.e Oscar MERCIER, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER-GÉNÉRAL Che.VÉZINA, Quibec.Donatien MARION, .326 est, Blvd Saint-Joseph, Eugene GAULIN, Ottawa.Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.e COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.Eugène GAULIN, ler Vice-président.Richard GAUDET, 5e Vice-president.J.-F.-A.FONTAINE, 2e « [.-A.DENONCOURT, 6e \" Albert SORMANY, 3e \" ].-B.JOBIN, Secrétaire.G.LACASSE, Sèn\u2026 4e \u201d C.-A.GAUTHIER, Trésorier.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.© MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal.1946 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .BAUDOUIN, J.-A.23, Springrove, Montréal .1944 LAROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H .BEAUCHEMIN, L.-O,, Calgary, Alberta .1946 LEBEL, M.-H 3646, Laval, Montréal BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.- .1944 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec BIBAUD, 'B., ' Valleyfield ; .2.1.1944 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan i BLAIN, \u2018Emile, 3464, St-Denis.Montréal .: _ 1944 MILOT, J.-D., \"1017, Stafford Road, Fall River .BLANCHET, R., 7, Couillard, Québec .1944 PANNETON, Auguste, Trois-Rivières .BOHEMIER, C.-A., 4119, St-Denis, Montréal .1944 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.CARON, SyIvio, Mastaï, Québec 1944 PERRAS, J.-E , Hull 1.112 CHOLETTE, A.-M., 1451, Blvd St- Joseph Est, Montréal 1946 PERRON, Jos.Shawinigan .CLOUTIER Victor, St- Georges, Beauce .1944 PHENIX, C., St-Jean COLLIN, Donat, St- Boniface, Manitoba .= .1946 PIETTE, Ed., Jotiette D'ARCENCOURT, Guy, Drummondville .1946 POWERS, A., Hull DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1944 (PROVENCHER ©.| éal .1946 : DESROCHERS, }.-E., 4305, St-Hubert, Montréal RICHARD, L.-A.168 est, Laurier, Ottawa Buse Fimo a Danis, Montréal + 1338 RIVARD, Paul-Lson, Clova, Abitibi DUFAULT.Paul, Rutland State Sanat., Rutland, Mass, 1946 SMITH, pierre, 300, Carré pt -Louis, Montréal DUMAS, F.-A., Chicoutimi .LT 1944 TANGUAY, R., Sudbury, ont.: GAUTHIER, Henri- E.Woonsocket R.I ; _ .1946 TASSE, CES \u2018Worcester, Mass.GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal ; ; 1946 VIDAL.f.-A., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .LACHARITE, V., St- Célestin .oo.1944 JVIGER, J.-A., St-Hyacinthe| .1940 1944 1944 1944 .1946 1944 1946 1946 1944 1946 1944 1946 1946 1946 1946 -.1944 1946 1944 1944 1944 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 13 - \u201cLA CHALEUR HUMIDE\u201d contre Ja douleur et la tuméfaction Dans le traitement des furoncles ou autres infections localisées où la \"Chaleur Humide\" est indiquée, la \u2018Chaleur Humide\" de l'ANTIPHLOGISTINE aide à soulager la douleur, la tuméfaction et l'endolorissement.L'ANTIPHLOGISTINE, modérément chaude, fournit la chaleur humide pendant plusieurs heures.L'ANTIPHLOGISTINE peut être employée associée à la chimiothérapie.La \"Chaleur Humide\u201d de l'ANTIPHLOGISTINE se montre très efficace aussi pour soulager la douleur et l'enflure d'une entorse, d'une contusion ou autres blessures de ce genre.Formule: Glycérine chimiquement pure 45.0009.iode 0.01%, acide borique 0.19, acide salicylique 0.02%, essence de wintergreen 0.002%, essence de menthe poivrée 0.002%, essence d\u2019eucalyptus 0.0029, kaolin desséché 54.864%.Come DEN Pabriquée par : ENVER CHEMICAL MANUFA MONTRÉAL, CANA (Ineorporée en 1893) 5 Uppy ong : gE 5 : fron \u2018- BUENOS-AIRES VL Pragpe © PE JANEIRO LL BRUXELLES Littérature sur demande THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY 153 ouest, rue Lagauchetiere, Montréal 7 Photographies de la main.femme de 64 ans; reprgt arthrite atrophique à u est plutôt exceptionnelle maladie, 8 ans; occupatio On y voit les doigts di produits par des tissus qui se voient très bien articulations interphalang males de l\u2019annulaire et d aussi bien que de l'index sèche et luisante et révèl trophiques caractérisés p chetures variant du brun à rougeâtres, et leur foncti défectueux.Autres parties atteintes: vicale et colonne lomb droite, et modifications aux poignets, aux genoux l'a radiographie révèle ment marqué des espaces giens avec prolifération une ancienne arthrite existe aussi, mais à un d un rétrécissement des es sieurs des articulations m langiennes et de quelq articulations carpo-métac 7 NE Bl, \u2018Ertron *, qui est différent de tout autre agent employé antérieurement dans le traitement de l\u2019arthrite, s\u2019est montré remarquablement efficace contre cette affliction si courante.- Aujourd'hui, après dix ans d'étude très poussée à l\u2019hôpital, au laboratoire, à la clinique et en pratique privée, un nombre imposant d'articles publiés dans les principales revues médicales attestent la valeur de l'Ertron.SPÉCIFIEZ L'ERTRON Dans les nombreuses communications, on insiste sur l'importance de la sécurité et de l\u2019efficac:té.Il y est régulièrement mentionné que le produit obtenu par le Procédé Whittier \u2014 l\u2019Ertron \u2014 possède les qualités essentielles: absence de toxicité et efficacité thérapeutique.ERTRONISEZ L'ARTHRITIQUE Pour Ertromiser l'arthritique, administrer de I\u2019Ertron a dose suffisante, assez longtemps pour produire de bons résultats.Augmenter graduellement la dose jusqu\u2019à la limite de tolérance \u2014 la maintenir à ce niveau jusqu\u2019à obtention du maximum d'amélioration.J L\u2019Ertron seul \u2014 a l'exclusion de tout autre produit \u2014 contient de l\u2019ergostéroi activé électriquement en phase vapeur (Procédé Whittier).C\u2019est le produit que de nombreux investigateurs ont à maintes reprises démontré être efficace et non toxique aux doses recommandées.Flacons de 50 et de 100 capsules L'Ertron est fabriqué par NUTRITION RESEARCH LABORATORIES e CHICAGO, U.S.A.Distribué au Canada par LAURENTIAN AGENCIES, REG'D.© MONTRÉAL 1 * Nom déposé au Canada CE 16 L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA-\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE présente UN TRAITEMENT OPHTALMIQUE ASEPTIQUE Oceulets Les OCULETS sont préparés sous la surveillance et le contrôle de: Charles Laurin, B.A., B.Ph.- Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., assistant-bac- tériologiste.Pharmaciens, Chimistes, Analystes-Biochimistes.Diplômés de l'Université de Montréal.Applications uniques d'onguent hydrophile d\u2018un pH approprié aux sécrétions glandulaires de l'œil.a) OCULETS Thiazol (sulfathiazole 5%) Couleur rouge b) OCULETS Oxyde jaune de Mercure 1% Couleur c) OCULETS Oxyde jaune de | jaune Mercure 2% Application facile et sanitaire.Vous n'avez qu'à \u201ccouper le.bout effilé de l'oculet avec un canif ou des ciseaux propres\u201d.Les OCULETS vous parviennent sous conditionnement de 12 - 100.[ASGRAIN & [HARBONNEAU Spécialité du Laboratoire.ECHANTILLONS Sur demande, à Messieurs les Médecins seulement.(S.V.P.spécifier la formule désirée.) rs PÈRES DE LA MÉDECINE RENE-THEOPHILE LAENNEC (1781-1826) Né à Quimper, Laennec étudia la médecine dans divers hôpitaux militaires, puis fut médecin en chef de l'hôpital Beaujon, et plus tard de l'hôpital Necker.Il s'est occupé avec succès des maladies de poitrine.Il est surtout connu par son Traité de l'Auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du coeur, Paris, 1819, où il fit connaître son invention, le Chardes E.Pnosst & Ca.a rédigé ced bnèues notices bi stéthoscope.Roger et Barth ont perfectionné sa méthode dans leur Traité d'auscultation et de percussion, 1841 et 1859.Le Collège de France lui confia une chaire de médecine en 1822, mais la tuberculose, quatre ans après, mit un terme prématuré à la brillante carrière du grand savant qu\u2019on a nommé \u2018\u2018le vulgarisateur de la méthode d auscultation\u2019.cued à l'intention para A RLY BE, LW A te, & qu se a (lt ES ES J fi By .Cd S ; Ë 4 Se i # aS 3 ~f 3e 3 Ce + J a ) = SV se % Fe rare «617 c= - )) Ux 7 /.= Depuis 1899, cette marque canadienne 6 -» est le symbole de préparations pharmaceutiques de qualité supérieure.\u2014\u2014 7 CN s\u2014 Chartes & Frost & C0 MONTREAL CANAD: k H | L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 19 Ny | épuisées de vitamines et {de sels minéraux essentiels INDICATIONS: Accouchement prématuré, polynévrite résultant d\u2019'avitaminose B,, anémie de la nutrition, rachitisme, carie dentaire, tétanie causée par l'avitaminose D, hypoiodémie.Les constatations cliniques démontrent que l'administration de Tutamate est suivie d'un regain de vigueur marqué et d'une amélioration générale de la santé.FORMULE: Dans chaque Dans la dose Principaux ingrédients: capsule: quotidienne: Aide a\u2014 Carbonate ferreux.1/2 grain 1 grain révenir 'anémie de la nutrition Carbonate de cuivre.1/46 grain 1/23 grain P \u2019 Vitamine A.2500 unités int.5000 unités int./ imprimer à l'organisme de la résistance \\ vitale.Vitamine D.1000 unités int.2000 unités int.f prévenir le rachitisme, la carie dentaire, Phosphate de calcium.2 grains 4 grains | la tétanie causée par I'avitaminose D.lodure de sodium.1/325 grain 1/162 grain prévenir l'hypoiodémie.Vitamine B, (chlorhydrate de thiamine) 333 unités int.666 unités int.[ Protection contre les carences de vitamine Riboflavine (vitamine B.).1 mg.2 mg.B; et vitamine B:, adjuvant du traitement de leurs symptômes: NEVRITE (avita- l minose Bi).Tocophérols mixtes.\u2026.; 6 mg.12 mg.Mesure préventive de l\u2019accouchement prématuré.(équivalence: 7 mg.de tocophérol \u2018alpha ou 60 gouttes\u2014anglice: minim\u2014 d'huile de germe de blé dans la dose quotidienne.) DOSE: 2 capsules par jour, aux repas.PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules.Ne doutant pas que vous trouverez utile onique riche en vitamines et sels minérous ui est en même temps un précieux complé- \u2019 ment du régime alimentaire, nous seron ; eureux de vous envoyer, tous les mois, à ¢ tre usage personnel, une boite de capsule de \u201cTUTAMATE\".Nous expédions réguliér ment.du Tutamate à des centaines.médecins, officiers en activité d Ma - GARG LE (GARGARISME STREPTOCIDE) S.T.no 345 \"Srost\u2019.Chaque comprimé soluble et moulé contient | 5 grains de Streptocide (sulfanilamide \"Srosst\").INDICATIONS ET ADMINISTRATION Comme gargarisme dans les inflammations aiguës ou bénignes de la gorge: faire fondre un comprimé dans le tiers d\u2019un verre d'eau tiède.Comme pansement humide appliqué in situ aux lésions causées par le streptocoque hémolytique et autres micror- ganismes qui donnent prise au Streptocide (sulfanilamide \"Shoot ): tremper un morceau de gaze dans une solution obtenue en faisant fondre 1 comprimé dans 2 onces d'eau chaude stérilisée, le tordre et l'appliquer.En irrigation ou pulvérisation nasale: faire fondre un comprimé dans le tiers d\u2019un verre d'eau tiède.En irrigation vaginale: faire fondre six comprimés dans une chopine d'eau tiède.PRÉSENTATION: Flacons de 30 et 100 comprimés Depuis 1899, cette marque canadienne est le symbole de préparations pharmaceutiques de qualité supérieure.Charles & Frost && MONTREAL CANAD: avril 1945 21 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUILETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, resspers ene = a 5 ai is AR See cin ROIS en LE ON pros ee ae fis i Gnieiodd ri i ide | re ser ane anda he hae i, i = Frame a, pi dae, edi \u201ca pa 5 7, Sim, i %; SE di $ ue a 2 iid # a à \u201c % 5 PS c Ares, ZZ 7 Gi iS 2 7 ren, 7 = PABLUM Te .Ë oo = fr ba ki - hn ce 2 2 2e 2 = ve Le 5 % 2 7 74 # 2 GE a dma Fi in gh 7 BW \u2014\u2014\u2014 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, avril 1945 | PRATIQUÉE CHEZ SOI OU AILLEURS L\u2019EPREUVE \u201cÉCLAIR\u201d SIMPLIFIE LA RECHERCHE DU SUCRE ET DE L'ACETONE DANS LES URINES PAS D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE - PAS D'ÉBULLITION Les diabétiques accueilleront avec plaisir l'épreuve \u2018Eclair\u2019 (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d\u2019emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d\u2019ébullition, pas de dosage ; simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s'il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l'instant./ Ai / .\\ J 7 | cle G @ (DENCO) POUR LA RECHERCHE DU SUCRE POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACÉTONE DANS L\u2019URINE DANS L\u2019URINE LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES ~ /= 2.UN PEU D\u2019URINE MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANEE I 1.UN PEU DE POUDRE 9 Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle des couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d'ordonnances et chez les marchands d\u2019instruments chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 23 un régulateur naturel et physiologique du - Péristaltisme normal MUCILOSE, une hémi-cellulose hautement purifiée, fournit une masse inerte sans effet chimique et rétablit l\u2019évacuation normale en fournissant un émollient naturel, une selle se lubrifiant elle-même \u2014 et ceci sans nuire à la digestion.Pendant la période diarrhéique dans la côlite, la Mucilose absorbe l\u2019excès d'humidité et rend les selles uniformes.Pendant la période de constipation elle grossit la masse et fournit un volume lubrifiant.Mucilose Hémi-cellulose hautement purifiée POUR UN VOLUME INTESTINAL =\u2014 =>; = =r wn \u2014 = tete ete + oie ri Présentée en flacons de 4 onces et en boites de 16 onces.MUCILOSE \u2014 Nom dépose.Frederik Stormer OF CANADA, LIMITED WINDSOR, ONTARIO EW 'ORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROIT, MICH.SYDNEY, AUSTRALIE AUCKLAND, N.-ZELANDE 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ANALGÉS QUE ANTISPASMODIQUE 5 % SÉDATIF * Pour administration orale et inbramudculaive CoHs =, Cc CO0C2H; H.C CH, H2C CH2 N | CH3 Chlorhydrate de 1-mé- thyle-4-phenylpiperidine- 1-carhonate d\u2019éthyle.Chlorhydrate de Demerol | \u2019EFFET analgésique semble se situer entre celui de la morphine et celui de la codéine; il persiste de trois a six heures.Les indications du Demerol sont nombreuses en médecine, en chirurgie et en obstétrique.Avant de le prescrire, les médecins feraient bien de lire attentivement la brochure sur le chlorhydrate de Demerol (envoyée gratuitement sur demande).Les ordonnances médicales sont sujettes aux Lois Canadiennes sur les stupéfiants.Présentation: Pour usage oral, en comprimés de 50 mg.; pour injection, ampoules de 2 ce.(100 mg.).\u2018WINTHROP Marque de commerce enregistrée au Canada et aux Etats-Unis CHLORHYDRATE Marque du CHLORHYDRATE DE MEPERIDINE (Isonipécaine) ! \u2014_\u2014 LT.me ew Pr L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.MTLF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 25 INFECTION PLUS COMMUNE QUE LA BLENNORRAGIE \u2018 Depuis ces vingt dernières années, on regarde la vaginite à trichomonas comme l'infection gynécologique la plus répandue: selon certains auteurs, en moyenne 25 à 30% | des femmes en sont atteintes.La Ciba offre au Corps médical un agent efficace, économique et d\u2019action prompte pour combattre ce micro- organisme: ce sont les COMPRIMÉS VAGINAUX DE VIOFORME * et la POUDRE AU VIOFORME POUR INSUFFLATIONS VAGINALES (iodochloroxyquinoléine associée aux acides lactique et borique).L\u2019action spécifique du VIOFORME se manifeste par l\u2019anéantissement du trichomonas vaginalis, tandis que les deux autres composants normalisent rapidement l\u2019acidité et la flore de la cavité vaginale.(1) Am.Jl, Surg., 33:523, 1936.* Nom déposé.@COMPAGNIE CiBA La POUDRE AU VIOFORME POUR INSUFFLATIONS VAGINALES, préparée pour usage à la consultation, s\u2019administre facilement à l\u2019aide d\u2019un insufflateur vaginal.Appliqués à domicile par la malade elle-même, les COMPRIMES VAGINAUX DE VIOFORME permettent de restreindre le nombre des consultations et d'économiser un temps précieux.Dans les cas bénins, une cure de dix jours est indiquée; les infections plus graves cèdent d\u2019ordinaire à deux ou trois traitements.Littérature sur demande.PRÉSENTATION POUDRE POUR INSUFFLATIONS VAGINALES: Flacon de } oz.COMPRIMÉS VAGINAUX: Flacon de 15. 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée présente acid\u2019 Un K palme! STOMAGEL pansement domacal MODE D'ACTION Ts ABSORPTION \u2014 ENROBAGE AMPHOTÈRE \u2014 SANS DANGER D'ALCALOSE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES e ULCÈRE PEPTIQUE * ULCERE DUODENAL e HYPERACIDITÉ GASTRIQUE FORMULE Gel d'Hydroxyde d'Alumine - - - - - 3 grains Trisilicate de Magnésie - - - - - - 2 * Sécrétine - - - .- - - 1/4 \" Ext.de Belladone 1855 = + = 1/40 * Kaolin colloidal - - - - - - - .2 = Vitamine \u201cB.\" - - - - - «+ = -100U.L Vitamine \u2018C\u201d 22221 2 - l6OULE Les comprimés de STOMAGEL sont préparés sous la surveillance et le contrôle immédiat de: Charles Laurin, B.A., B.Ph., \u2014 Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant bactériologiste Pharmaciens, Chimistes, Analystes, Biochimistes, diplômés de l\u2019Université de Montréal.CONDITIONNEMENT 50 \u2014 100 \u2014 500 \u2014 1000 Echantillons sur demande à messieurs les médecins seulement Spécialité du Laboratoire [ASGRAIN & [HARBONNEAU L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 27 LE FER QU\u2019'EXIGE L'ORGANISME Le fer est essentiel à la vie \u2014 c\u2019est un élément vital dans la formation de l\u2019hémoglobine.Physiologiquement, les besoins en fer sont plus grands au cours de l\u2019adolescence, au moment de la puberté et pendant la grossesse et l\u2019allaitement.Les anémies par déficience de fer sont plutôt susceptibles d\u2019apparaître pendant ces périodes.L\u2019anémie par carence de fer peut être traitée ou évitée par l\u2019administration des comprimés ou de l\u2019élixir \u2018\u201cRibothiron\u2019.Ces deux préparations contiennent du sulfate ferreux \u2014 le fer sous la forme la mieux assimilable \u2014 ainsi que certains facteurs du complexe vitaminique B pouvant faciliter l\u2019absorption normale et l\u2019utilisation des éléments composants.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 5, Ontario.COMPRIMÉS ÉLIXIR Chaque comprimé enrobé de sucre contient : Sulfate ferreux (desséché) 0.2 gm.\u20183 gr.) # Chlorhydrate de thiamine (vitamine B:) .0.25 mg Riboflavine (vitamine Bou GC) .05 me.* Equivaut à environ 4.3 grains de sulfate ferreux, Présentés en flacons de 100 et de 1000 comprimés.Posologie: Un comprimé quatre fois par jour, après chaque repas et au moment du coucher.Chaque once liquide de cet élixir savoureux contient: Sulfate ferreux U.S.P.1.3 gm.(20 gr.) Chlorhydrate de thiamine (vitamine B.) .1 mg.Riboflavine (vitamine Bou G) .2 mg.Alcool 10 pour cent Présenté en flacons de 16 onces Posologie: Une cuillerée 3 dessert quatre fois par jour, après chaque repas et au moment du coucher.\u201cRIBOTHIRON MÉDICATION FERRUGINEUSE AVEC COMPLEXE VITAMINIQUE B. \u201cCOLIS POUR LES CIVILS\u201d le i û La mise dans le commerce de la pénicilline à l'usage des civils | met à la disposition des médecins du Canada l'un des plus | merveilleux progrès de la médecine de guerre.| La PÉNICILLINE sodique présentée sous le nom de Frank W.| Horner Limited est fabriquée par Heyden Chemical Corpora- { tion de New-York, laboratoire de production des plus importants au monde.| Les médecins canadiens peuvent maintenant prescrire la PÉNICILLINE sodique (Horner) en ampoules ordinaires de 100,000 unités Oxford chacune, délivrées par tous les pharmaciens d'ordonnances du Canada.FRANK W.HORNER LIMITED A L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 MARQUE DEMAIN DE FABRIQUE RICHES EN HYDRATES DE CARBONES DEXTRINIQUES À cause de sa teneur élevée en dextrines, le \u2018Dexin\u2019 minimise bien des problèmes de l\u2019alimentation de bébé; 1) il diminue la fermentation intestinale tout en réduisant le ballonnement, le colique et la diarrhée et 2) favorise la formation de caillots mous, floconneux et de digestion facile.Le \u2018Dexin\u2019 n\u2019est pas excessivement sucré et par conséquent il n\u2019émousse pas l\u2019appétit.Il se dissout promptement sans former des masses gluantes difficiles à délayer \u2014 ce qui est de grande importance à la mère qui est très affairée et qui doit préparer selon des formules la nourriture de bébé.Un essai vous persuadera que l\u2019emploi du \u2018Dexin\u2019, en modificateur de lait, aura pour résultat des bébés plus contents et plus heureux.Le \u2018Dexin\u2019 fait effectivement une différence ! FORMULE Dextrines,.75% Cendre minérale.0.25% Maltose.24% Humidité.0.75% Six cuillerées à soupe rases (1 once) fournissent 115 calories Récipients de 12 onces et de 3 livres BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) | MONTREAL Hs Wengoms #K« MAISONS ASSOCIÉES: LONDRES - NEW YORK - SYDNEY CAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI - BUENOS AIRES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 POMMADE MID SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHESINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISE OTE ACTIFS v .PARIS - FRANCE , > 0 ve a: ?LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.SÉDATIF DU SYSTÈME NEURO -VÉGÉTATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.| L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 L'\u2018*Elastoplast\u201d et.l\u2019économie dans les pansements L\u2019 \u201cElastoplast\u201d est d\u2019emploi économique \u2014 veuillez l\u2019employer économiquement.Comme pansement, l\u2019\u2018\u201c\u2018Elastoplast\u201d protège les granulations de formation récente et pourvu qu\u2019aucune douleur inusitée ne se fasse sentir, devrait être laissé en place aussi longtemps que possible.e Pour renseignements supplémentaires, s'adresser aux Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull.31 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuU1LETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 LA SOLUTION DE SALICYLATE DE SOUDE QU DOCTEUR CLIN RHUMATISME ARTHRITISME « SCIATIQUE TOLERANCE + ACTIVITE Flacon de 300 c.c.4 LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal | VALERIANATE PIERLOT | Calme les Maladies Nerveuses \u2014 Traite la Neurasthénie Composition: Valérianate d'Ammonium.Propriétés: Antispasmodique.Stimulant diffusible et énergique, régulateur de l'innervation.Indications: Excitabilité nerveuse, Insomnie, Migraines, Vapeurs, Toux | nerveuse, Palpitations, Tremblement, Spasmes, Chorée, Convul- | sions, Attaques de nerfs, Hystérie, Névralgies, Sciatique, Règles douloureuses ou difficiles.Posologie: Une à deux cuillerées à thé dans un quart de verre d'eau sucrée, / « 1 1 \u2019 \\ , matin et soir.Pour les enfants, moitié ou tiers d'une cuillerée à thé.Présentation : Flacon de 120 cc.Laboratoires H.RIVIER Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 33 E BE: 2) £ yo OR a 4 J 2 3 8° * LL RL TIME ONL \u201c4 Se *e PA ES Ap.whos; ent r NRIGK REED & CA Iny dical qe m ents edt mais faites à sdicam rquables ja hacun des plus rema s offres les cha que format e Voici une de chaque force, à u directe Elles applia eed & Carnric a macie oO meme e votre ph format et injectables l\u2019entremisé d de eme tez 3 fioles de, P ache ne comman 3 boîte s d mpoules, rie me.Ainsh ar CC vous e Place\u201d u fioles ou ent une quat ment pour grat ultemy 0,00 U (soit 4 fioles sen re cevrez force, \u20ac t VOU nes OEst rogenes, de la meme d\u2019Hormo ntaire, de 20 cC de 20 \u20ac c.suppleme 1 fiole & C achetés recevrez able duits 1M ject maintenant en tout)- n des pro Jlement P 1 cez des \u2019entremisé r in ject10 ue soit par 2 le cout pa e vous P yez act fioles C, MPLOY ANT e Compars au prix qu on, poules \u20ac sCONOMI SEZ TOUT EN de cette fac nde pou r des et- une comm 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langue et boire a petits coups un demi verre d'eau pour dissoudre le comprimé.Ré- pêter cinq ou six fois par jour entre les repas et au coucher.Préparé en bouteilles de 50 comprimés.Dans la douleur de l\u2019ulcère peptique, le soulagement rapide et permanent est une caractéristique remarquable de la médication par Amphojel.Fait plus important, l\u2019expérience clinique a démontré qu\u2019avec Amphojel on peut obtenir: * Une guérison rapide de l\u2019uicère * Pas d\u2019alcalose * Peu de récidive * Aucune nécessité d'un régime sévère DOSE: 1 à 2 cuillerées à thé 5 ou 6 fois par jour entre les repas et au coucher, non diluées ou avec un peu d\u2019eau.AMPHOJEL ET AMPHOJEL AVEC HUILE MINERALE Préparé en bouteilles de 12 onces fluides AMPHOJEL Gel d\u2019alumine JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE ONTARIO _\u2014 - - Be L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 35 metre cena ee ent tes nm NS ere TRAITEZ CN L\u2019HYPERACIDITÉ 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eur\u2019 Je 19° de es cus otect \u2018an e \u20ac ont s Wit pts es ont 10! un à eure\u201d ex ed uve?ui \u20ac° \\es % gesct* ent Aus vous PET Ç anc?«be nOSÉ guest ats © woot a CUIN 3 poit ed Jia on et ured) ch \\es sou?rete a yen ya es de pied \\es d¢ v MITER 9 su fsa ord s qi tl pot\" yes © > Ss eco?went ec ox yet \u201c seuls es por} x yous 2 où de P* des et ay ous = y OS udre?nies xa © nes assuss Cavs mie «les orm yal contient, 900 91, re s wnt \u2018en rest co sv 5 MQ 0! \\es qv wc nt) a m9 achat 1 pscorbia\u201d, 500 yrités pr AC Ton es wb) 3 ma gine de 10 RS wore e Bu ès Shef 20 mé wor ott 1 © ovine G \\ vont pride ne BA 4 mo - 3 \u2019] cone wide xe hot dro grote de ae Ni ON ony then ave de (Chloe ade 3 çaP plus de 600 com cation\u201d estes que convie +, dans toys \\ clo êce d pentot al FO que 5 qu yest st eù ble\u201d oler pout patient quae\u201d peu phication\u201d y \\aissé Hamp pals © yore Y sx parable à cold \\ restés dient e jlowaT Coop?\" nF CS [tude le apesthéste?{ de leurs som Licatio™ edical Journ® 1:33 {ETH YL ( | ; - MÊT YL) T HIOBARBITU RATE OUD EA BBO TT] BULLETIN CE QUE LE TEMPS NOUS APPORTE Le professeur René Cruchet, pédiatre et neurologiste français de l\u2019Ecole de Médecine de Bordeaux, qui fut en Amérique du Sud depuis 1942, vient de passer dans notre Province.Il y prononça une série de conférences portant surtout sur des sujets de médecine, de littérature et d'histoire.M.Cruchet, à soixante-dix ans, est demeuré d\u2019une verdeur exceptionnelle, alliant une excellente santé à une lucidité et une vigilance intellectuelles étonnantes.| .En 1942 et en Argentine, il soutenait une thèse de doctorat ès lettres traitant de « La méthode en médecine », réalisant ainsi un rêve de ses vingt ans; ce qui démontre quel feu sacré anime encore son esprit et la persistance d\u2019un enthousiasme de jeunesse pour les activités de la pensée.Le passage du professeur Cruchet au Canada français doit être signalé; il fait revivre la période d'avant-guerre où des médecins français venaient nous rendre visite régulièrement, invités de l\u2019Institut Scientifique Franco-canadien ou de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Espérons que le présent séjour de M.Cruchet inaugure en quelque sorte la reprise de cette coutume et de notre liaison avec nos amis et nos Maîtres français.* x % Huit mille lits seraient nécessaires pour traiter efficacement les tuberculeux de la Province de Québec et pour enrayer la contagion de la phtisie par ceux qui vivent en contact intime avec les malades bacillifères.Grâce aux efforts de la Ligue Canadienne de Santé, de la Ligue Antituberculeuse, du Comité provincial de Défense contre la Tuberculose, de la Section de la tuberculose au Service de Santé de Montréal, des dispensaires antituberculeux et d\u2019autres organisations à dévouement et activités similaires, le dépistage de la tuberculose s\u2019opère de mieux en mieux dans notre Province et à Montréal, chez les insti- 422 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 tuteurs, dans les usines et au sein de la population en général.Mais cet effort est privé de son complément indispensable qui est l\u2019isolement du malade et son traitement approprié, faute de lits dans les sanatoria.Que d\u2019efforts, que de dépenses d\u2019énergie et d'argent, quelle complexité dans l\u2019organisation de la lutte contre les effets d\u2019un microbe qui sabote et bouleverse la sécurité, la santé des individus, toute l\u2019économie sociale.Le jour où on trouvera un traitement spécifique de la tuberculose, qui sera selon toute probabilité une médication chimique, le médecin aura remporté un triomphe à répercussion profonde.Campagnes, ligues, dispensaires, vastes et nombreux sanatoria, tout deviendra inutile.Une pilule, un comprimé, une solution, transformera les budgets des ministères de la Santé et libérera les ministres d\u2019un cauchemar épuisant.Les travaux des chercheurs ont abouti à la découverte de la promine, de la diazone, enfin du promizole.Espérons que ces premiers jalons déja riches de promesses sont les signes avant-coureurs du succes définitif.* kk Le Service Sélectif annoncait tout récemment que les sanatoria pour tuberculeux et les hôpitaux psychiatriques ne peuvent recruter d\u2019infirmières en nombre suffisant et que cet état de choses y crée une situation désespérante et rend extrêmement difficiles, sinon très incomplets, les soins à prodiguer aux malades.Le même Service conseillait d\u2019utiliser, jusqu\u2019à nouvel ordre, le plus possible d\u2019aides- gardes-malades dans les hôpitaux.La guerre actuelle a-t-elle mis en lumière vive une situation latente jusque-là?L\u2019après-guerre verra-t-il des transformations assez importantes pour la formation des gardes-malades?Jusqu'à aujourd\u2019hui, la candidate à l\u2019étude d\u2019infirmière doit posséder un diplôme de onzième année; elle suit un cours savant de trois années dans des écoles agréées par les Associations officielles d\u2019infirmières.D\u2019autre part, les diplômées obtiennent des situations alléchantes dans les services des armées, ce qui est passager, il est vrai, mais aussi dans les grandes industries, à certains services de transport, aux organisations d'hygiène, dans certains districts ruraux, dans des services hospitaliers civils, dans les laboratoires gouvernementaux, pour les œuvres de service social, d\u2019hôpitaux, de municipalités, d\u2019organisations provinciales et fédérales, auprès des grandes compagnies d\u2019assurance, etc.À tel point que le malade ne peut plus se BULLETIN procurer les soins d\u2019une garde-malade, dont la mission et la préparation professionnelles sont pourtant de prodiguer son art et de répandre ses qualités de douceur, de mansuétude et de patience auprès des malades.Aux Etats-Unis, le problème a été résolu en grande partie par la création d\u2019une catégorie d\u2019infirmières qu\u2019on nomme « practical nurses ».Elles n\u2019ont pas à présenter une instruction aussi poussée ; leur bagage théorique en connaissances médicales est moins étendu.D'autre part, elles s\u2019initient presque exclusivement aux soins des malades pendant une période d\u2019environ deux ans dans des milieux hospitaliers.Il serait à souhaiter qu\u2019au Canada, dans la Province de Québec, une telle initiative fût prise et que nous eussions nos practical nurses à offrir à nos patients.Il serait peut-être indiqué qu\u2019après la guerre les deux catégories de gardes-malades fussent destinées à deux ordres de rôles et de fonctions.Les gardes-malades de qualité actuelle pourraient se consacrer aux services de sécurité sociale, d'hygiène, de laboratoire, ete.enfin aux activités qui exigent une certaine culture générale et médicale, alors que les practical nurses pourraient se vouer aux soins immédiats des malades: ceux-ci n\u2019exigent pas, à vrai dire, une bachelière ou une érudite en choses médicales, mais bien plus une personne adroite, rompue au maniement des malades, aux pansements, aux soins journaliers; ils requièrent aussi du dévouement, de la bonne humeur, un optimisme discret, de la douceur et de la patience.Leur faiblesse, leur souffrance, leur inquiétude et leur invalidité, en un mot, exigent les qualités du cœur plutôt que la culture de l\u2019esprit, et une connaissance pratique du nursing plutôt que la science approfondie de la médecine.Roma AMYOT.423 LA NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE ASSOCIÉE À LA LIGATURE DE LA GRANDE VEINE CORONAIRE DANS LE TRAITEMENT DE CERTAINES FORMES DE LA MALADIE CORONARIENNE Observation clinique ! Par Mercier FAUTEUX, F.R.C.S.Boston (Mass.).Il ne fait aucun doute que, dans la maladie coronarienne, les désordres purement mécaniques de la circulation coronaire, les réactions vaso-motrices coronariennes et les répercussions sur l\u2019appareil sensitif du cœur sont intimement liés.Il n\u2019arrive probablement jamais qu\u2019un seul groupe de ces phénomènes pathologiques agisse réellement seul.En effet, chaque fois que l\u2019un d\u2019entre eux entre en scène, ou bien il est la résultante d\u2019un des autres ou bien il détermine l\u2019appärition tout au moins de l\u2019un ou l\u2019autre des deux.De cette notion, se dégage un principe fondamental en thérapeutique chirurgicale qui, semble-t-il, fut jusqu'à aujourd\u2019hui plus ou moins négligé.Toute opération visant à l\u2019amélioration des conditions rencontrées au cours de l\u2019évolution de la sclérose coronarienne doit tendre à abolir simultanément les désordres purement mécaniques de la circulation coronaire, les réactions vaso-motrices coronariennes et les répercussions sur l\u2019appareil sensitif du cœur.Autrement, les résultats obtenus ne peuvent être que partiels, temporaires, ne modifiant guère la physionomié et l\u2019évolution clinique de la maladie.C\u2019est guidé par ce principe essentiel, qui n\u2019a jamais été perdu de vue depuis, que jentre- pris en 1935 des recherches expérimentales sur le traitement chirurgical de la maladie coronarienne, recherches qui se sont continuées jusqu\u2019a aujourd\u2019hui.\u2014_\u2014 1.From the Laboratory of Surgical Research of the Harvard Medical School and the Peter Bent Brigham Hospital, Boston, Mass.(C.).Il ne semble pas inutile, avant de présenter l'observation clinique qui constitue le but principal de cette communication, de relater aussi brièvement que possible les travaux expérimentaux et cliniques qui conduisirent graduellement à l\u2019élaboration de l\u2019intervention utilisée chez ce malade.: Au début, considérant qu\u2019il y avait une grande similitude entre les lésions et les perturbations circulatoires créées au cours de la sclérose coronarienne et certaines formes d\u2019artérites chroniques observées au niveau des | membres, des interventions proposées et utilisées contre ces dernières dans le but de ré- W tablir l'équilibre circulatoire et faire disparaître certains réflexes délétères furent ju- | gées comme devant être intéressantes à étu- : dier au niveau du cœur.Comme l\u2019on sait, Leriche, en 1917, suggéra que l'artériectomie segmentaire pourrait avoir une grande valeur dans le traitement de certaines formes d\u2019artérites chroniques rencontrées au niveau des membres.Par la suite, il montra qu\u2019une artère en ces conditions n\u2019est | plus une artère, un vecteur de sang, mais un nerf plexiforme en conditions pathologiques qui engendre à la périphérie des réflexes vaso-constrictifs.Il prouva, par ailleurs, que ; la résection de ce segment artériel dégénéré supprime ces troubles et détermine une vasodilatation active.Leriche et Fontaine furent tellement impressionnés par les résultats cliniques qu\u2019ils obtinrent par cette intervention, qu\u2019ils exprimaient, au Congrès de Chirurgie de 1932, que cette mesure pourrait bien produire les mêmes avantages dans le traitement FAUTEUN: NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE les occlusions coronariennes secondaires à la lérose et à la thrombose coronariennes.Par ailleurs, Oppel, en 1913, démontra la aleur de la ligature de la veine poplitée dans > traitement de la gangrène sénile du pied.hez six malades traités par l'occlusion vei- \u2018euse, non seulement le membre retrouva sa faleur et sa coloration normale sans dé- eloppement d\u2019œdème, mais aussi un certain egré d\u2019hyperémie du pied et des orteils.Ces deux' méthodes furent donc étudiées xpérimentalement sur le cœur du chien, et ?s résultats furent tout d\u2019abord présentés à 1 « Montreal Physiological Society » en 1937 t publiés in extenso en 1940.La coronariec- pmie segmentaire fut trouvée incompatible ivec la vie chez le chien à artères coronaires \u2018ormales.L'on devait s\u2019attendre a cette cons- atation, connaissant les effets de l\u2019occlusion judaine d'importantes branches artérielles du œur.Aussi ils ne furent pas une surprise.ependant, il fut noté que, si l\u2019on combinait à | coronariectomie segmentaire \"occlusion de 1 grande veine coronaire, le taux de morta- té devenait considérablement abaissé.Il fut onclu que la ligature de la grande veine coro- aire dans l\u2019occlusion de la branche descen- ante de l'artère coronaire gauche aide à main- :nir une circulation coronaire efficiente après sronariectomie segmentaire.Plus tard, dans \u2018autres expériences non publiées, un seg- lent d\u2019une coronaire du chien fut chronique- lent inflammée.Il en résulta des altérations l1arquées de la tunique vasculaire artérielle ui progressèrent au point de déterminer le *trécissement et l\u2019occlusion définitive du vais- au.La résection de ce segment coronarien lodifié, pratiquée ultérieurement, devint dmpatible avec la vie dans plusieurs expé- lences.Malgré ces résultats un peu plus en- durageants, ces expériences furent abandon- ées, considérant que, même si l\u2019on démon- \u2018ait que la coronariectomie segmentaire pré- :nte de grands avantages dans le traitement \u20acs coronarites, elle ne pourrait avoir aisé- 425 ment une indication thérapeutique dans un cas donné, vu l'impossibilité actuelle d\u2019obtenir des coronogrammes chez un malade et, par conséquent, de déterminer d\u2019une façon précise quel segment coronarien est à réséquer.Un fait demeurait tout de même: la ligature de la grande veine coronaire aidait dans les réajustements circulatoires après occlusion coronarienne.Quelle serait la valeur de cette mesure appliquée à des malades ?Il n\u2019était pas ignoré que cette ligature ne pouvait faire plus que de hâter le développement du système anastomotique coronarien, qu\u2019etle n\u2019avait par conséquent aucune action directe sur les réactions vaso-motrices coronariennes et sur les répercussions sur l'appareil sensitif du cœur.En dépit de ces effets bien limités, les résultats expérimentaux obtenus grâce à la ligature veineuse apparurent indiquer qu\u2019il y aurait avantage à appliquer cette mesure chez un groupe de malades sélectionnés avec soin.Le premier cas fut opéré en 1939.Depuis, neuf autres malades furent traités de la même façon.Une étude complète des résultats éloignés de cette série fut présentée à la réunion de la « New England Heart Association » en mars 1943.Résumons ici sommairement les faits présentés alors et les conclusions qui furent posées.Tous ces malades avaient une histoire clinique de thrombose coronarienne ancienne confirmée par des tracés électrocardiographi- ques.Quelques-uns d\u2019entre eux avaient eu deux attaques de thrombose coronarienne dans le passé.T'ous présentaient de l\u2019angine de poitrine à l'effort.Aucun ne répondait d\u2019une manière satisfaisante à la thérapeutique médicale et au repos prolongé.Trois malades sont morts.Sept sont vivants.Un seul patient est mort à la suite de l\u2019opération.Une déchirure de la plèvre se produi- sl?au cours du décollement de celle-ci afin d'exposer le péricarde.Flle fut immédiate- 426 ment suturée avec soin.Un pneumothorax sous tension fut la cause de la mort.Un malade âgé de 65 ans qui présentait en plus de sa condition coronarienne un certain degré d'insuffisance cardiaque qui nous fit longtemps douter sur les indications d\u2019une opération dans son cas eut des suites postopératoires normales et quitta l'hôpital amélioré.Il ne se plaignait plus de douleurs angineuses.Il mourut trois mois après l'intervention d\u2019insuffisance cardiaque progressive.À l\u2019autopsie, l\u2019on trouva de l\u2019artériosclérose généralisée, de la sclérose coronarienne avec rétrécissement très marqué de la lumière vasculaire, de la fibrose myocardique, et un infarctus récent du rein gauche.Ce malade, vu la présence d'une insuffisance cardiaque reconnue avant l\u2019opération, aurait dû être considéré comme un pauvre candidat pour cette mesure.En effet, la constatation de signes démontrant une insuffisance du cœur est une contre-indication opératoire formelle.Non seulement elle accentue les risques de l'intervention, mais elle indique presque toujours un dommage myo- cardique au-dessus des sources de la chirurgie.Le premier patient opéré en 1939 mourut subitement un peu plus de deux ans et demi après l\u2019opération.Avant la ligature de la grande veine coronaire, il ne pouvait plus marcher d\u2019un coin de rue à l\u2019autre sans éprouver des douleurs angineuses ou de la dyspnée.La moindre émotion suffisait à déclencher une crise angineuse.Cinq mois après l'intervention, il put marcher cinq milles sans se reposer et sans ressentir le moindre ennui.Il reprit son travail.Fréquemment il fut exam- né par la suite.Il déclarait chaque fois que son état était de beaucoup meilleur depuis I'opération, A T'autopsie, les constatations suivantes furent décrites par M.le docteur J.-L.Riopelle, pathologiste de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.« La surface externe du sac pé- ricardique est lisse et matelassée d\u2019une épaisse couche de tissu adipeux (1 cm.) allant jus- L'UNION M ÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 qu\u2019à la crosse de l\u2019aorte, et se prolongeant la 1 téralement par des franges adipeuses.Sur Ii on! face antérieure du sac péricardique, on note pod une cicatrice linéaire, oblique, de 5 cm.dr!\" longueur, dont l\u2019extrémité supérieure trouve 4 1 cm.5 du phrénique gauche, pa\u201d rapport auquel elle décrit un angle d\u2019envirorgf\u201c 45 degrés.Après exérèse de la graisse, le pq\u201d ricarde pariétal apparaît légèrement épaissig Il a perdu sa transparence habituelle, sauf au niveau du cœur droit, près de la base.vascularisation du péricarde pariétal est ast! surée par des vaisseaux de petit calibre (14 de * mm.tout au plus); elle ne semble pas anorqit malement augmentée, loin de là.Dans cavité péricardique, sur la face antérieure durs cœur, présence d\u2019adhérences multiples, fine Ju égales, qu\u2019il est possible de dissocier.L\u2019épigw carde est dépoli, épaissi, blanchâtre, adipeux,ft' surtout au niveau des sillons.Sur la face pos térieure du cœur, absence presque complete d\u2019adhérences.Le péricarde pariétal est plus mince.Le péricarde viscéral est lisse et trans Hi parent, un peu moins tout de méme du cot\u20acs gauche que du côté droit.Le cœur mesure ! 16.5 x 11 x 8 x 4.5 à 5 cms et pèse 620 gram4 mes une fois débarrassé de ses caillots.Lai portion ascendante de la crosse aortique Ie sure 7.5 cms de circonférence.I.\u2019aorte thoraciqu pules, au niveau de l\u2019aorte ascendante.En passant une sonde par l\u2019orifice de la co ronaire gauche, on note que la branche desi cendante est oblitérée à 2.5 cms de cet orifice# La coronaire droite est perméable, mais légègt rement sténosée et peu athéromateuse.La: ligature veineuse est retrouvée a 2 cms de, l\u2019origine du sinus coronarien.Après ouvert ture longitudinale de l\u2019artère coronaire gau-i: che, la branche circonflexe apparaît oblitéréé à 5 mms de la bifurcation et athéromateusd sur une longueur de 1.5 cm.; la branche des# cendante est oblitérée à 2 cms de la bifur-* cation, très athéromateuse et sténosée sur toute sa longueur.L'examen du myocarde I I ù ; i l i! ' ly | i § Ï h FAUTEUX: NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE he révèle aucun infarctus de grande dimen- ion, mais on y aperçoit de multiples et mi- 1uscules foyers d\u2019infarcissement.Les uns Hont récents, et formés de fibres nécrosées en Pmnasse, soit à des stades variables de dégénéres- M-ence.Les autres consistent en des foyers de sclérose jeune, encore abondamment vascularisés, où les fibres musculaires ont disparu.D\u2019autres enfin sont franchement cicatriciels.Tous ces foyers prédominent dans la moitié interne sous-endocardique du ventricule gauche, un peu plus en avant qu\u2019en arrière.On en voit aussi dans la cloison interventricu- laire.On n\u2019en observe que quelques-uns au niveau des piliers du cœur droit.Les gros vaisseaux de distribution sont athéro-sclé- reux.L'observation la plus intéressante est la Wiconstatation d\u2019un état de distension extrême de vaisseaux apparemment veineux au niveau des piliers du ventricule gauche, point que ces derniers ont par endroits aspect caverneux.Cet état de distension iste dans la partie postérieure du ventricule aussi bien que dans sa région antérieure.» Ces coupes furent aussi examinées par le au un ex- fprofesseur S.B.Wolbach de Boston.Il constata qu\u2019il y avait une vascularisation consi- Jdérable du muscle cardiaque, beaucoup plus \u2018marquée que celle généralement rencontrée soit dans un cœur normal, soit dans un cœur atteint de sclérose coronarienne.Les vais- fseaux observés et décrits par M.le docteur 4 Riopelle étaient non seulement des veines ÿ mais aussi des vaisseaux artériels.Sept malades opérés vivent.Trois, depuis ÿ cinq ans après l'intervention; quatre, depuis quatre ans après l'intervention.Tous ont repris leur travail et éprouvent la joie de vivre.L'un d\u2019entre eux présente encore de temps en temps des douleurs angineuses; m tout de même, il travaille, chose qu'il ne pouvait pas faire auparavant.Deux éprou- * vent une sensation de pesanteur non douloureuse au niveau de la région précordiale lors- : qu'ils sont fatigués.Les quatre autres n\u2019ont plus d\u2019angine.L\u2019'un de ces derniers fut ré- 427 cemment examiné par le professeur S.À.Levine de Boston.Cet homme, opéré il y a cinq ans, est maintenant âgé de 64 ans.Il avait présenté trois accidents de thrombose coronarienne avant l\u2019intervention.Il ne pouvait plus travailler.Quelques mois après la ligature de la grande veine coronaire, il reprenait le même travail qu\u2019il avait été obligé d'abandonner en raison de l\u2019angine à l\u2019effort.Depuis, il n\u2019a jamais souffert d\u2019angine.M.Levine a trouvé que ce malade s\u2019était comporté très bien durant ces cinq années.Actuellement, il se plaint de temps en temps d\u2019essoufflements à l'effort.Il semble que ces ennuis soient en rapport avec une pression artérielle élevée et une obésité assez marquée, deux conditions qui se sont développées il y aurait à peine quelques mois.L'expérience acquise grâce à cette série de dix malades a une valeur considérable.Elle permet certaines déductions intéressantes et profitables.l° La mortalité opératoire est basse.La complication qui a causé la mort chez un patient aurait pu être évitée.2° L'étude du cœur du malade qui est mort un peu plus de deux ans après l'intervention a permis de se rendre compte des effets de la ligature veineuse sur la vascularisation du cœur.Les sections histologiques démontrent que l\u2019occlusion veineuse force l'ouverture des anastomoses coronariennes, les distend, et, conséquemment, développe leur aptitude fonctionnelle.Elles démontrent en plus que cette action n\u2019est pas qu\u2019un effet immédiat et transitoire mais bien un effet permanent.Elles sont enfin, du point de vue vascularisation, superposables à celles obtenues par Louis Gross et ses collaborateurs à la suite de l\u2019occlusion du sinus coronarien chez le chien.3° Le fait que tous les malades qui ont survécu à l\u2019opération purent reprendre leur travail, la plupart sans plus éprouver de douleurs angineuses, semble indiquer que la ligature de la grande veine coronaire accélère le développement naturel de la circulation anastomotique 428 et améliore la nutrition myocardique et la capacité fonctionnelle du cœur.Tels sont les avantages de cette opération.Elle ne peut faire davantage.Le système nerveux des coronaires n\u2019est pas modifié par cette mesure; les réflexes coronariens, conséquemment, peuvent toujours intervenir de différentes façons.Ces derniers jouent un rôle considérable dans le développement des douleurs angineuses ou d\u2019autres sensations qui en sont des variantes, dans la production d'états ischémiques transitoires du myocarde même le mieux irrigué, dans l\u2019initiation de la fibrillation ventriculaire et la mort subite.Afin d\u2019abolir ou tout au moins diminuer substantiellement l'incidence des réflexes résultant de la stimulation des terminaisons nerveuses du système coronarien, il semble qu'il serait instructif d\u2019étudier les effets de la résection de la plupart des branches nerveuses afférentes et efférentes localisées au niveau du tronc coronarien et se fusionnant en faisceaux vers un plexus situé entre l'artère pulmonaire et l\u2019aorte et un autre plexus situé plus haut sur la face antérieure de l\u2019aorte.Comme une résection intéresse à la fois des branches sympathiques, vagales et sensitives, elle fut mentionnée ultérieurement sous le nom de neurectomie péricoronarienne.Des travaux expérimentaux furent entrepris au Laboratoire de Recherches Chirurgicales de l'Ecole de Médecine de l\u2019Université Harvard.Ces expériences nécessitèrent un peu plus de deux années de travail.Dans une note préliminaire à la Société de Biologie de Montréal, les résultats les plus essentiels furent communiqués en 1943.Toutes ces expériences seront rapportées en détail dans un travail d'ensemble qui sera publié d\u2019ici quelques mois.Brièvement résumés, voici les faits les plus importants à souligner aujourd'hui.Dans un premier groupe de chiens, l'artère circonflexe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 fut liée à son origine, c\u2019est-à-dire à enviro quatre à six millimètres de l\u2019origine aortiqu& de l'artère coronaire gauche.Vingt pou I 0 cent de ces chiens survécurent.Dans un sgt\u2019 cond groupe, préparé à l'avance par la liga#\"\u201d ture coronaire veineuse, l'artère circonflexd# fut liée au même niveau que dans le premiey groupe qui servait de contrôle.Quaranté pour cent de ces chiens survécurent.Dans ug troisième groupe, préparé à l\u2019avance par neurectomie péricoronarienne, l\u2019artère cin conflexe fut aussi liée comme dans les grou pes précédents.Soixante pour cent survécuf rent.Dans un quatrième groupe, préparé à l'avance par la neurectomie péricoronarienne# associée à la ligature coronaire veineuse, l\u2019arf tère circonflexe fut liée au même niveau que dans les groupes précédents.Le taux de survide atteignit 86.7 pour cent.Enfin, dans un cin4 quième groupe, préparé de la même faço que le quatrième groupe, environ un mois plus tard, la branche descendante de l\u2019artèrek coronaire gauche fut occlue chez des chiens non anesthésiés pour étudier la réaction à la ÿ douleur causée par l'obstruction coronarienne Quatre-vingt pour cent demeurèrent sans don ner de réponse positive; vingt pour cent don-K nèrent des réponses douteuses, sûrement pas plus de l'avantage de donner certaines explica 3 tions sur les mécanismes responsables de la 3 mort a la suite d'une occlusion coronaire sous daine, celui de démontrer que la neurectomief péricoronarienne associée à la ligature de la} grande veine coronaire méritait d\u2019être étudiée fi dans le traitement de la maladie coronarienne.Le 11 septembre 1944, la première dénerva- tion complète de l'artère coronaire gauche 4 chez l\u2019homme fut pratiquée au « Peter Bentf Brigham », à Boston.Bien que les résultats éloignés de cette opération chez ce malade À restent à voir, il a semblé, pour plus d'un} motif, intéressant de rapporter son observa-} tion clinique. Cy Ort rad = pre FAUTEUX: NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE Le malade, un homme de 45 ans, fut admis 1s le Service Chirurgical du « Peter Bent igham », le 27 juillet 1944.Un an aupara- at, il avait eu trois ou quatre attaques de réres douleurs substernales a l'effort qui rérent trois ou quatre minutes.Trois mois demi avant son admission, il nota que le t de marcher sur un plan plus ou moins @:vé durant quelques minutes déclenchait ie attaque de douleurs sévères, localisées us le sternum, s\u2019irradiant vers le dos, et s\u2019ac- mpagnant d'une sensation d\u2019insensibilité ns le bras gauche jusqu\u2019au coude.Fréquem- \u2018lent ces douleurs étaient accompagnées d'un Wat nauséeux, mais le malade n\u2019eut jamais de ;missements.Ces crises douloureuses ne se Æveloppaient jamais au repos, s\u2019installaient @ usquement à la suite d\u2019efforts et disparais- lient presque aussitôt que le malade se repo- it.| Avant son admission à l'hôpital, un électro- rdiogramme fut pris le 19 juin 1944 au dis- tg nsaire du « Peter Bent Brigham».L\u2019on nota jne prédominance gauche et une quatrième ÿ érivation anormale.À la radiographie, le ÿxur apparut augmenté de volume (4 pour nt).À la fluoroscopie, rien de bien remar- § uable.L'examen objectif fut négatif.Un jagnostic de sclérose coronarienne associée a e l\u2019angine de poitrine fut porté.L'on pres- rivit de la nitroglycérine, et cette médica- on améliora quelque peu l\u2019état du malade.Jne semaine avant son admission à l'hôpital, our la première fois une attaque identique celles éprouvées durant la journée survint 1 nuit lorsque le malade sè trouvait au lit.l dut se tenir assis dans le lit toute la nuit, ette position étant la seule lui permettant le tolérer la douleur.Il ne présentait pas de lifficultés à la respiration.La douleur per- ista durant les deux jours qui suivirent, et ne ui donna aucun moment de répit.Elle dis- jarut au cours de la troisième journée.Une ois admis à l'hôpital, il eut plusieurs brèves 429 attaques douloureuses survenant au repos et après les repas.A l'examen, sauf le système cardiovascu- laire, rien d\u2019anormal ne fut trouvé.Le jour de son entrée, la température était 99.2, le pouls 104, la respiration 18, et la pression artérielle 120/80.Le choc de la pointe du coeur n\u2019était pas visible ni palpable.Les bruits du cœur étaient distants; le rythme, régulier; et il y avait un léger souffle systolique à la pointe.Le docteur Samuel A.Levine examina le malade et conclut que dix jours avant son admission à l\u2019hôpital il avait eu une thrombose coronarienne.Il recommanda le repos au lit pour une période de six semaines.À la suite de cette période de repos, il fut convenu que l\u2019on devrait considérer alors quelle conduite devrait être prise.Un électrocardiogramme pris le 29 juillet 1944 montra: prépondérance gauche; TI di- phasique; dérivation IV, normal; rythme 63; P-R 0.16; ORS 0.08.Le malade resta au lit et ne présenta que quelques crises angineuses qui graduellement ne se produisirent plus.Le 14 août 1944, il se leva pour la première fois.Le fait de se promener dans la salle ne lui causa jamais d\u2019ennui.Le 21 août 1944, des tests d'endurance à l'exercice furent commencés par le docteur J.E.F.Riseman.La ligne de base obtenue sans médication fut 28.Un autre tracé électrocardiographique fut pris le 28 août 1944.Dérivation IV, normal; rythme 79; P-R 0.12; QRS 0.08.La pression veineuse était 14.2 cm.(sérum physiologique).Plusieurs temps circulatoires furent pris; ils varièrent de 37 à 12 secondes.La capacité vitale était 3,500 c.c.Le 11 septembre 1944, sous anesthésie à l\u2019éther, et avec l\u2019aide des docteurs Orvard Swenson et Charles A.Hufnagel, fut pratiquée une neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire.Aucune médication spéciale ne fut administrée avant l\u2019opération.Une incision fut 430 pratiquée à angle droit, commençant au niveau de la deuxième côte gauche, atteignant la moitié droite du sternum pour enfin descendre verticalement à peu près à l\u2019appendice xyphoïde.Les deuxième, troisième et quatrième côtes gauches furent partiellement ré- séquées.La portion sternale correspondant à ces côtes fut aussi réséquée partiellement à l\u2019aide d\u2019un rongeur.À la compresse, la plèvre fut dégagée du péricarde pariétal.Ce dernier fut incisé largement, transversalement et de bas en haut.La grande veine coronaire fut libérée au niveau de l\u2019origine du sinus coronarien.Une ligature fut passée sous la veine et les deux chefs de fil furent croisés temporairement afin d'observer les effets de l\u2019occlusion veineuse sur les fonctions du cœur.La pression artérielle, le nombre des pulsations, et le tracé électrocar- diographique né présentèrent pas de modifications anormales; il fut donc jugé que le niveau de l\u2019obstruction était satisfaisant.La veine, cependant, ne fut pas liée immédiatement parce que la distension des petites veines au niveau de la base du cœur aurait compliqué inutilement la technique de la résection nerveuse.L'artère pulmonaire fut libérée de l\u2019aorte et repoussée vers la droite afin d\u2019exposer l\u2019origine de l'artère coronaire gauche et le plexus nerveux situé entre l'artère pulmonaire et l'aorte.Le tissu épicardique recouvrant l\u2019artère coronaire fut incisé et réséqué de l\u2019origine du vaisseau jusqu\u2019à quelques millimètres plus bas que la bifurcation.Les nerfs émergeant de la face postérieure de l'artère pulmonaire et se dirigeant soit vers le tronc de l'artère coronaire gauche ou soit vers le rameau descendant furent exposés et réséqués.De la même façon, les branches nerveuses émergeant du côté gauche de l\u2019aorte et se dirigeant soit vers le tronc de l\u2019artère coronaire gauche ou soit vers l\u2019artère circonflexe furent exposés et réséqués.Au cours de ces manœuvres, les régions exposées furent fré- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 quemment imbibées de solution de novocaïÿggf\" à 2 pour cent à l\u2019aide de petites boules gi\" ouate hydrophile.Une fois la résection @# nerfs terminée, l'artére coronaire gauch# étant bien isolée des tissus adjacents fut toy chée au phénol sur toute la longueur dj tronc principal ainsi que sur la portion pré ximale de ses deux branches principales.Lg but de la phénolisation étant de détruire lg fines branches nerveuses situées au niveau 0 l\u2019adventice qu\u2019il est impossible, évidemmen ÿ] de réséquer.Cette application de phénol nr détériore pas le vaisseau.Des sections d\u2019aif tères coronaires ainsi traitées montrèrent q seule l\u2019adventice devenait modifiée.Au cou dement et aisément contrôlé par l'applica tion de «fibrin foam ».La grande veine coronaire fut liée.Le péri | carde fut laissé largement ouvert.La paro, thoracique fut suturée sans drainage.À L# fin de l\u2019opération, l\u2019état du malade était tré satisfaisant.Suites opératoires.Immédiatement aprè; l\u2019opération, l\u2019oxygène fut administré conti nuellement durant à peu près quatre heures; et fut ensuite discontinué.Deux jours aprè: l\u2019intervention, le malade était assis dans uné chaise.Le 17 septembre 1944, les points fui rent enlevés.La plaie était guérie par pre mière intention.Le malade continuait à sé trouver très bien, se promenant dans la salle.lorsque, le 20 septembre, il se plaignit de sensibilité au niveau du mollet gauche.II fut examiné, et comme il présentait un signe de Homan positif indiquant une thrombo- phlébite, les deux veines fémorales furent immédiatement liées sous anesthésie locale par le docteur O.Swenson.Plus tard, une ascension thermique assez intense disparut totalement en dedans de 24 heures après ces- Pngineuse.FAUTEUX: NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE tion de la sulfadiazine qui en était la cause.quitta l\u2019hôpital le 4 octobre 1944.Depuis, il fut revu à de fréquents inter- Îles.Il ne se plaint plus de douleurs angi- uses soit au repos ou après les repas, soit rès exercice.Le 27 octobre 1944, il déve- ppa une infection pleuro-pulmonaire droite 1i disparut rapidement par le traitement.Le Jdécembre 1944 et les jours suivants, des tests endurance a l'exercice furent de nouveau its par le docteur J.E.F.Riseman.Apres 3 trajets, il ne développait aucune douleur Les tracés électrocardiographi- ues après exercice étaient à peu près iden- ques à ceux obtenus après exercice avant opération.Le tracé montrait alors seule- ent une légère dépression de ST.Le malade a été revu récemment.Il n\u2019a Mimais eu de douleurs angineuses depuis opération, se sent considérablement amé- joré, et il a repris son travail 2.| @ Nous félicitons très sincèrement le docteur Fauteux e l\u2019excellent travail qu\u2019il accomplit à Boston et du très atéressant article que nous sommes heureux de publier ans cette livraison.Nous l\u2019invitons à continuer sa col- aboration à notre Journal.La REDACTION R.LI'RICHE: 431 BIBLIOGRAPHIE R.LERICHE: « Résultats éloignés des ligatures et des résections artérielles.» Rapports XXXIe Congrés de I\u2019Ass.Francaise de Chirurgie, oct.1922.R.LERICHE: «Du réle de innervation périartérielle des artéres et du sympathique dans le rétablissement de la circulation collatérale, aprés oblitération ou ligature, d\u2019aprés les recherches expérimentales de P.Stricker et de F.Orban.» Bull.et Mém.de la Soc.Nat.de Chir., 15 avril 1930.R.LERICHE: « A propos de l\u2019embolectomie et de l\u2019ar- térinctomie dans les thromboses oblitérantes.» Bullet Mém.de la Soc.Nat.de Chir., 57: 524, 1931.« Considérations sur le traitement des artérites et des embolies artérielles, d\u2019après une centaine de cas.» Lyon Médical, 26 mars 1933.R.LERICHE et R.FONTAINE: « Chirurgie des nerfs du cœur.» Rapports au 4le Congrès de l\u2019Ass.Fran- caise de Chirurgie, oct.1932.V.A.OPPEL: « Wieting\u2019s Operation und der reduziete Blutkreislauf.» Centralbl.f.Chir., 40: 1241, 1913.M.FAUTEUX: « À new method for developing a better collateral blood supply to the heart.» Canad.M.A.J., 38: 186.1938.M.FAUTEUX: «Experimental study of the surgical treatment of coronary disease, S.G.O.» 71: 151, 1940.M.FAUTEUX et J.H.PALMER: «'Treatment of angina pectoris of atheromatous origin by ligation of the great cardiac vein.» Canad.M.A.J., 45: 295, 1941.M.FAUTEUX: «Etudes expérimentales sur le traitement chirurgical des coronarites.» Union Méd.du Canada, 72: 1260, 1943. ALLERGIE CUTANÉE La Dermatite Eczémateuse Par Albéric MARIN, F.R.C.P.Depuis fort longtemps, l\u2019attention des malades et de ceux qui les observent est attirée par divers phénomènes dont l'interprétation est des plus complexes.Ainsi certains individus normaux, vivant de façon normale, offrent des réactions anormales lorsqu\u2019une substance quelconque (alimentaire, médicamenteuse ou autre) est introduite dans leur organisme ou vient en contact avec leur revêtement cutané.Des manifestations variées se montrent alors et se revoient même (avec des allures souvent plus violentes) si des circonstances pareilles sont renouvelées.On note aussi que ces crises sont produites et reproduites par des agents insignifiants en eux-mêmes (aliments usuels, médicaments pris à dose thérapeutique ou moindre, contacts anodins, etc.), agents parfaitement inoffensifs pour la quasi-totalité des humains.Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019une intoxication ou d'une irritation d'emblée (comme une cautérisation chimique) où tous les sujets éprouvent constamment les mêmes effets devant une même cause, où l\u2019agent nocif lui-même est directement responsable du syndrome.Ici, au contraire, il semble bien qu\u2019une intolérance particulière de l'individu en soit l\u2019origine.Une sensibilité étrange fait les frais de cette réaction où le réactogène n\u2019est ni toxique, ni caustique.| En 1906, von Pirquet créa l\u2019hypothèse de l\u2019Allergie pour en expliquer le mécanisme.Pour cet auteur, l\u2019Allergie est une modification acquise et spécifique de la réactivité de l'organisme devant un agent quelconque.De nos jours, cette conception initiale s'est quelque peu modifiée.Depuis 1925, Doerr et d\u2019autres n\u2019admettent comme étant vraiment allergiques que les réactions où entre en jeu l\u2019action d\u2019antigénes et d\u2019anticorps.(C.) (Montréal).être invoqué dans de nombreux cas, d'autresh; termes sont utilisés pour les désigner: sensibi- \u2018ur pathergie, etc.4 Nous n\u2019entrerons pas dans le détail de ces.5 discussions d\u2019école bien qu\u2019elles présentent tr le plus profond intérêt.Pour le moment, convenons que les manifestations cutanées dues 3 | une sensibilité acquise, quel qu\u2019en soit le, mécanisme intime, relèvent de l\u2019Allergie et#,; que l'allergène (ou agent de réaction) peut, Ly selon les cas, éveiller une action d\u2019intolérance Ÿ par la voie interne ou la voie externe.El .\u201csa Nous ne pourrons ici les passer toutes en x revue.Nous omettrons les réactions allergi- w ques de la syphilis, de la tuberculose, des der- | bj matomycoses et autres infections, ainsi que #] celles d\u2019origine alimentaire ou médicamen- # A teuse interne.| Lai Nous nous bornerons à examiner briève- al ment quelques aspects de la dermatite eczé- -k mateuse par contact (ou eczéma), la plus fréquente des réactions cutanées de nature al- je lergique, où le sujet est devenu intolérant à l\u2019action d\u2019un agent externe.| * * * Disons d'abord quelques mots de certaines conditions prédisposantes.Les Noirs sont plus tolérants que les | Blancs.Chez ces derniers, les blonds sont - plus sensibles que les types de teint foncé.Les femmes, plus que les hommes, sont #§ sujettes à ces réactions cutanées.Les individus jeunes y sont plus suscepti- §, bles que les gens d'âge mûr.Ceux-ci ont été = en quelque sorte immunisés par des contacts * antérieurs multiples; ils possèdent une cou- = MARIN: ALLERGIE CUTANÉE e cornée plus épaisse, une pigmentation us abondante; ils transpirent moins.Certains territoires sont plus fragiles: les is et surfaces de flexion, le cou, les paupières.2s régions palmaires et plantaires sont plut réfractaires.La transpiration surabondante solubilise usieurs irritants, cause de la macération qui \u2018@noindrit la résistance de la barrière cornée : l'épiderme.S'il s'ajoute de la friction, un at favorable à l\u2019éclosion d\u2019un rash est réa- ié.Ceci explique que la saison chaude, pro- quant la transpiration, donne plus fréquem- ent des dermatoses dans certaines indusies.À ce motif il faut ajouter que, durant té, l'homme, se couvrant moins, offre plus A.surface cutanée à des contacts divers.Me La propreté corporelle est aussi un facteur portant ainsi que l\u2019usage de vêtements et jus-vêtements propres.ly ll nif La présence de certains états dermatologi- ÿr@les prédispose à l\u2019eczéma.Ainsi l\u2019ichtyose, x dermite atopique, la dermite séborrhéique, rtaines épidermomycoses en sont des ter- iw ins favorables.tf Les principaux réactogénes sont des acides TBulfurique, azotique, chlorhydrique, chro- rd'ique, arsénieux, phosphorique, phénique, 1 ctique, formique, etc.), des alcalis (carbo- tte de soude, de potasse, d\u2019ammonium), des Is de soufre, de mercure, des chromates et.chromates, le nickel, le zinc, des solvants érébenthine, toluène, benzol), des huiles es- \u2018ntielles, des teintures, peintures, huiles, dé- vés du goudron de houille, savons, insecti- \u2018des, cosmétiques, résines, des explosifs, des dis, Fruits plantes.\u20183 Les signes cliniques objectifs de l\u2019eczéma 4 nt bien connus.4 Ils se montrent primitivement aux endroits \u20181 s\u2019est produit le contact et la superficie cou- 433 verte par celui-ci détermine l'étendue de l\u2019éruption première.Le type aigu se caractérise au début par de l\u2019œdème, de l\u2019érythème, de la vésiculation et du suintement.Si le traitement est bien conduit, ces signes samendent en une dizaine de jours; un érythème résiduel et une légère desquamation persistent durant une ou deux semaines et tout\u2019rentre dans l\u2019ordre.Si, au contraire, le contact causal n\u2019est pas supprimé ou si le traitement est mal fait, les symptômes initiaux s\u2019accusent, se propagent, ont une tendance à la généralisation.La guérison sera alors plus lente, demandera plusieurs semaines, des mois, des années.Le type subaigu donne de l\u2019érythème, de la lichénification, des crevasses, des lésions de grattage.Il se montre chez ceux qui subissent des attaques plus légères, plus espacées, ou dont le tégument est moins sensibilisé; aussi chez ceux qui, étant restés en contact avec des irritants après une phase aiguë, ont fini par acquérir une accoutumance partielle.* Certains facteurs doivent étre étudiés afin d\u2019établir le diagnostic de la nature et de la cause de la dermatite eczémateuse.1) Le diagnostic clinique du syndrome cutané s'impose en premier lieu.Il est le point de départ.S\u2019il est erroné, il nous engage Immédiatement sur une piste qui conduit à des conclusions fausses.Il est impérieux de reconnaître tout d\u2019abord si vraiment l\u2019on a affaire à un rash qui a des possibilité d\u2019étiologie allergique.Il ne faudrait pas le confondre avec un autre qui jamais ne peut être dû à un contact irritant: pityriasis rosé de Gibert, psoriasis, lichen plan, syphilis, dermatite séborrhéique, dermatite herpétiforme, érythrodermie d\u2019origine médicamenteuse, épidermomycose, dyshidrose, etc. 434 Il arrivera parfois qu'une dermatite ecze- mateuse se surajoutera à une dermatose préexistante; elle pourra, par exemple, se greffer sur une dermite atopique, sur une dermite séborrhéique.Un autre fait vient souvent embrouiller les choses, et ceci beaucoup plus fréquemment qu\u2019on ne le croit communément.Le malade n\u2019a présenté au début qu'un léger érythème aux parties découvertes, accompagné d'un prurit fruste.Ceci aurait peut-être disparu par un mécanisme d\u2019accoutumance (hardening process) aidé d\u2019une médication calmante.Malheureusement un topique trop actif, habituellement une pommade, est prescrit qui aggrave immédiatement la situation et détermine des lésions eczémateuses intenses qui s\u2019étendent de plus en plus, parfois même se généralisent.Une intolérance médicamenteuse s\u2019est surajoutée à l\u2019intolérance initiale.Les choses peuvent aller plus mal même si le médecin change de topiques parce que l'individu est ou devient un polysensibilisé.Ainsi un collyre donné pour une conjonctivite banale causera un eczéma des paupières; une pommade introduite dans le conduit auditif donnera une réaction violente qui débordera l\u2019oreille pour se propager aux régions voisines.La dermite médicamenteuse, superposée à l\u2019éruption première, est une éventualité courante.Elle est généralement responsable de certains cas qui, bénins à leurs débuts et dus à un contact quelconque, se sont exaspérés ou s\u2019éternisent en devenant de nature thérapeutique (overtreated).Ces éruptions trai- nent indéfiniment parce que de multiples irritants y sont appliqués: pommades trop actives, nettoyages à l\u2019alcool, savons médicamenteux, etc.C\u2019est du reste une des causes habituelles de la dermatite des ménagères (housewife dermatitis), où l\u2019on voit des placards rouges, fissuraires, lichénifiés, d\u2019allure chronique, localisés aux doigts, au dos des mains, aux poi- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 gnets.Ces lésions s\u2019exacerbent souvent.Elles ; ne sont au début que peu prononcées; elles ; disparaissent même spontanément avec quelques jours de repos.Mais, un jour, une pom- { made active est appliquée qui détermine une poussée des plus pénibles, laquelle durera \u2018 aussi longtemps que ce topique (ou un autre irritant) sera utilisé.2) Le diagnostic morphologique du syn-| drome cutané étant établi, la localisation des | lésions cutanées est le deuxième facteur à con- | sidérer.: Très souvent la seule localisation d'un § rash nous permet d'en retrouver la cause et, | par conséquent, en l\u2019éliminant de guérir le | malade.Donnons comme exemples ce que l\u2019on ob- | serve dans certaines.usines où l\u2019on manipule .des substances susceptibles de produire des { dermatites professionnelles par contact.Généralement, l\u2019eczéma débute aux régions |j.offertes au contact causal.Les régions palmaires toutefois constituent l'exception habi- J tuelle.i Le travailleur, ne portant pas de gants et # ayant les avant-bras découverts, verra l\u2019érup-} tion commencer au dos des mains et aux avant- bras s\u2019il est exposé à des produits solides ou ft liquides.La face est atteinte secondairement : parce qu\u2019il y porte ses mains souillées.S'il} est ganté et si les manches sont retroussées, | les avant-bras seront pris les premiers.S\u2019il s\u2019agit de gaz ou de fine poyssière, la ' face et le cou deviennent le siège initial.Le, plus souvent les lésions sont cantonnées à sh seuls territoires.Parfois aussi elles s\u2019étendent¥ largement si le sujet est très sensibilisé.Il convient ici de dire encore une fois que b le plus souvent ces généralisations a presque?tout le tégument ne sont en réalité que des + dermatites médicamenteuses surajoutées au syndrome professionnel initial.Les manifestations cutanées auraient été limitées aux MARIN: ALLERGIE CUTANÉE ailes régions découvertes, mais un traitement gl conduit en a provoqué d'autres qui se sit propagées.| | l\u2019ouvrier aux vêtements imprégnés d'huile pisentera des ennuis aux jambes, cuisses, unc et bras.| { Ceux dont les vêtements sont très sales ou |, co.irés de substances irritantes pourront aussi e montrer aux parties couvertes.{Zhez d'autres, par l\u2019action de certaines pissières, les signes cutanés apparaîtront dbord aux poignets, au cou, à la ceinture, a chevilles où la friction des vêtements Lilise la couche cornée de l'épiderme.in plus de ces éruptions d'origine indus- mlle, rappelons que certaines localisations font penser d\u2019emblée a des dermites par qtact: médicamenteux, cosmétique, vesti- rntaire ou autre.ss\u2019eczéma des paupières peut être dû à un xmétique, à une médication ophtalmologi- 12, au rouge a ongles.Celui des oreilles est cvent causé par une pommade, par un bou, une lunette.Des lésions persistantes des digts, des mains, des poignets, distribuées ailôts plutôt qu\u2019en nappes, affectant une ahre chronique, caractérisent la dermatite d_ ménagères.Le port des gants de caout- chuc détermine souvent de l\u2019eczéma des mins.Une dermatose suintante qui débute au cir chevelu pour progresser rapidement vers lefront.la face et le cou est le résultat de Cons ou teintures pour le cuir chevelu.Ue eczématisation des lèvres est habituelle- mat causée par un dentifrice ou le rouge à lees; celle du front et des tempes par la ccfe du chapeau.La face dorsale des pieds es sensible aux teintures de chaussures, aux ststituts du cuir, aux topiques médicamen- tex.\u2019our résumer, voici quelques localisations à\\c leurs causes habituelles: - 435 Cuir chevelu et front: shampoings, lotions et teintures capillaires, coiffe de chapeaux, perruques.Paupières: mascara, pommades, collyres, crème.de beauté, poli à ongles.Oreille externe: gouttes et pommades médicamenteuses, teintures et lotions capillaires, parfums, boucles d\u2019oreilles, lunettes, cornets acoustiques.Lèvres: rouge à lèvres, dentifrices, fruits et légumes crus, pipes, fume-cigarettes.Face, menton: lotions, crèmes, savons, topiques médicamenteux, poussières.Cou: écharpes, fourrures, teintures, cosmétiques.Aisselles: désodorisants, pâtes dépilatoires, protecteurs de caoutchouc, teintures de vêtements.Tronc: vêtements, costumes de bain, brassières, ceintures abdominales ou herniaires.Bras, avant-bras: laine, tissu rayon, bracelets, teintures.Mains, doigts: produits chimiques industriels, poli à ongles, gants de caoutchouc, savons, eau de Javel.Cuisses, jambes: jarretières métalliques, bas.dépilatoires.Pieds: bas, souliers, médicaments fungicides.3) Après la morphologie des lésions et leurs localisations, nous envisagerons l\u2019historique de la dermatose.C\u2019est un critère de la plus haute importance; il doit être étudié avec un soin extrême.L\u2019enquête minutieuse portant sur les circonstances qui entourent l'apparition, la succession, la disparition des manifestations cutanées chez un individu est indispensable.Si l\u2019historique d\u2019un rash n\u2019est pas complet, il est impossible: a) d'établir ou de rejeter sa nature allergique; b) d'affirmer ou de nier que sa prolongation indéfinie en soit la conséquence; c) d\u2019établir que tel agent en soit la cause. - 436 Les habitudes professionnelles, d'hygiène, de soins de toilette, récréatives et autres doivent être considérées avec attention.Ainsi un garçon de bureau présente une dermatite eczémateuse des mains et poignets: les caractères morphologiques et les localisations s\u2019accordent avec ce que l\u2019on observe dans le cas d'une dermatose industrielle, mais l'enquête révèle que le sujet au cours de son travail ne vient pas en contact avec des substances suspectes, que chez lui il exécute des travaux de photographie, qu\u2019il porte parfois des gants de caoutchouc.Ou bien encore, cette ouvrière a véritablement fait une éruption d\u2019origine professionnelle des membres supérieurs et de la face, dont elle est guérie depuis longtemps.Elle n\u2019est pas pas retournée à l'usine, mais elle présente de nouvelles lésions au dos des mains ou aux paupières.Il s\u2019agit ici d\u2019ennuis causés par des travaux de ménage ou par des cosmétiques, sûrement pas par des contacts industriels anciens dont l\u2019action nocive est depuis longtemps épuisée.Voici le résumé de l'observation d\u2019un de nos malades où le diagnostic de la nature allergique de l\u2019éruption et de sa causé exacte fut fait par son caractère morphologique et sa localisation et surtout par l'historique.En réalité, c'est celui-ci seul qui a convaincu cet individu de la cause véritable du mal qui l\u2019affligeait; en supprimant l'agent causal, il voyait disparaître ses lésions cutanées, lesquelles reparaissaient si le contact était rétabli.« M.F.X., âgé de 45 ans, est gérant d\u2019une filature de laine.Son état général est parfait.Ses examens de laboratoire sont normaux.« Depuis sept années consécutives, il souffre de lésions eczémateuses de la face.Celles-ci font leur apparition tous les automnes, débutant par le front, s\u2019étendent successivement aux tempes, aux joues, oreilles, cou.Durant l\u2019hiver il souffre souvent d\u2019exacerbations intenses qui le forcent de garder ia maison.La L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Lo face et les paupiéres s\u2019cedématient, devie i] nent suintantes.Il y a du prurit et de l'a deur.Il a subi des traitements divers, taxi d'ordre local que général.Il a suivi des réggl mes de famine, pris des médicaments mul ples, des injections diverses (hyposulfite cg soude, auto-hémothérapie, etc.).Des topiquigi innombrables ont été appliqués.À la il de certaines pommades, il a noté des poussés violentes.Mais, quel que soit le traiteme suivi, l\u2019eczéma persiste durant tout Ihivf pour disparaître graduellement au mois q mai.La peau reste normale durant tout l\u2019éf! et les lésions reparaissent à l'automne.Lo qu'il vient nous consulter en janvier, il so LE fre\u2019 d\u2019une poussée congestive intense.« L'enquête révèle un fait très import pour nous, mais qui paraît des plus insign gi fiants au malade: durant l\u2019été il cesse cor yg plètement de porter un chapeau.Co « En présence de la nature de ces lésion * de leur point de départ, de leur historiqu (apparition et disparition saisonnière), not B lui conseillons simplement de remplacer pi coiffe de cuir de son chapeau par une bang.\u201d de toile blanche, de n\u2019appliquer sur sa figu que des émollients, de manger et boire a guise, de ne prendre aucun médicament.¥ = «Revu un mois après (en février), il presque complètement guéri.C\u2019est la pr mière fois, depuis sept ans, qu\u2019il est aussi bid} pendant la saison froide.Mais notre hor nous avoue être persuadé que cette améli à ration manifeste s\u2019est produite parce qu ila\" retranché les tomates de son alimentatio non parce qu\u2019il a changé de coiffe.7 [ 3 « Nous lui demandons alors de porter l'a , cienne coiffe de cuir tout en continuant d'+, viter les tomates (puisqu\u2019il y tient).En quin\u2019 ; jours, le front et les tempes se recouvrent lésions eczémateuses et le sujet commence #, croire qu\u2019il a peut-être exagéré l\u2019influend, nocive de ce fruit.Y « Il revient alors à la coiffe de toile, reprer | :s tomates et en quelques semaines sa peau devient normale.«La guérison se maintient depuis trois 1s.Le sujet est désormais convaincu que sa aladie était due primitivement à ce seul ntact et aggravée subséquemment par des bpiques médicamenteux.» On se rappellera donc que les points im- ortants de l'historique sont, entre autres, nérison avec la suppression du contact sus- ect et récidive avec la reprise de celui-ci.4) Les « Patch Tests» apportent dans cer- lins cas une précision dans la recherche de agent causal.Malheureusement, en certains milieux on {ttend beaucoup trop de ce procédé d'inves- igation.Plusieurs sont encore sous l'impres- ion que ceux-ci peuvent donner à eux seuls ra clé du diagnostic.Or rien n\u2019est plus faux.pont au plus constituent-ils un argument de jrésomption et encore à condition d'être baits de façon rigoureuse dans des cas bien \u2018hoisis.Et même dans ceux-ci ils ne pourront amais être considérés comme la seule mé- hode de diagnostic.{ Pour en interpréter les résultats, on devra onstamment tenir compte de historique, le la localisation, de l\u2019évolution, de la nature les lésions que présente le sujet.» On ne saurait leur demander davantage.que ce que l\u2019on attend de la réaction de Was- ermann, par exemple.Celle-ci, prise isolé- nent, sans autres éléments de diagnostic, ne pourra jamais indiquer de façon positive que elle lésion cutanée est de nature syphilitique ou ne l\u2019est pas.Le psoriasis avec Wassermann positif ou l\u2019épithélioma avec Wassermann positif, le chancre syphilitique avec Wassermann négatif (à la phase séro-négative) en sont autant d\u2019exemples.On en peut dire autant des épreuves à la tuberculine et à la tricophytine.Ou encore un individu porteur de maladie de Duhring ou de lichen plan, ou de zona, ou .MARIN: ALLERGIE CUTANEE 437 de séborrhée du cuir chevelu ou tout simplement d\u2019un cor au pied peut être sensibilisé à une teinture, à une substance plastique, etc., et ces agents ne sont pas responsables de l\u2019éruption qu\u2019il présente, parce qu\u2019elle n\u2019est pas de nature allergique.Ou encore parce que le nombre des substances susceptibles d'avoir sensibilisé une peau étant quasi infini, un malade polysensibilisé peut répondre positivement à plusieurs d\u2019entre elles et cependant aucune d\u2019elles n\u2019a causé la dermatose allergique dont il souffre à ce moment.Ainsi il répond positivement à des épreuves à la teinture, à la laine, etc, mais en réalité l\u2019eczéma qu'il présente aujourd\u2019hui est dû au nickel, pour lequel on n\u2019a pas pensé à faire de recherches.Voici un exemple qui illustre la difficulté parfois extrême où l\u2019on se trouve de mettre en évidence le réactogène précis.Dans une avionnerie américaine furent étudiés 580 cas, primitivement attribués au contact du dural (aluminium \u2014 cuivre \u2014 manganèse \u2014 magnésium) et étiquetés « dural dermatitis ».Furent d\u2019abord éliminés 36% des cas chez qui la dermatose n\u2019était méme pas due au travail.Chez ceux qui furent reconnus par l\u2019observation minutieuse comme étant d'origine industrielle, des « patch tests» en série furent faits (et refaits pour contrôle).Les résultats donnèrent: 65% dus au mordant dit « chromate de | ZINC »; a 'aluminium; à des causes industrielles non identifiées; 5% seulement au DURAL.2% 28% Poussant plus loin les épreuves cutanées, on put établir que, chez ceux qui étaient sensibilisés au mordant, 68% l\u2019étaient au chromate de zinc, 17% à des résines contenues dans ce mordant, 15% aux deux éléments.(J.A.M.A., mai 1944, A.F.Hall.) 438 Pour juger de la valeur des « patch tests », l\u2019on doit aussi se rappeler que ceux-ci ne re- nouvèélent pas toujours exactement les circonstances qui se sont produites lors du contact nocif.Les dilutions du réactogène peuvent être plus étendues ou, au contraire, il est de concentration trop forte.Certains facteurs manquent lors de l'épreuve cutanée qui existent souvent au moment de l'attaque clinique: la friction, l\u2019abrasion, la transpiration, la macération, savonnage, etc.De plus, les divers territoires cutanés ne sont pas nécessairement également sensibles et cette sensibilité pour un même territoire n\u2019est pas constamment égale.En d\u2019autres termes, une réponse positive ou négative obtenue à telle localisation, à tel jour, avec tels réactogènes, à telle concentration n'indique pas nécessairement que les lésions cutanées présentes sont ou ne sont pas causées par ces substances.Celles-ci, nous le répétons, seront incriminées ou exonérées si les autres facteurs corroborent les résultats de ces « patch tests ».Leur accorder plus d\u2019importance conduit à des erreurs d'interprétation qui aboutissent à de pauvres réponses thérapeutiques.Nous n\u2019esquisserons ici que les directives générales du traitement de l\u2019eczéma.Bien entendu, l'agent causal doit être éliminé.Quelle que soit l\u2019excellence des mesures thérapeutiques instituées, si l\u2019allergène continue son action néfaste, le traitement sera inefficace.On ne peut pas toujours le dépister d\u2019emblée lors de la première entrevue avec le malade.Mais si celui-ci souffre de lésions intenses et étendues, il sera immédiatement retiré de son milieu habituel ou cessera ses occupations professionnelles ou modifiera certaines habitudes et bien souvent ce sera déjà suffisant L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 pour le mettre à l'abri du contact pathogène.| Par la suite une enquête minutieuse mettra : celui-ci en évidence afin de guérir la dermatose actuelle et de prévenir des récidives ultérieures.Le régime alimentaire n\u2019a que peu d'importance ici.Une diète ordinaire est recommandée, tants qui favorisent le prurit chez plusieurs.tout en diminuant certains exci- Les mesures dites de désensibilisation générale par sels de calcium, l\u2019hyposulfite de soude, le bromure de stontium, l\u2019auto-hémo- thérapie, les vaccins, la protéinothérapie, sont de valeur douteuse.Personnellement, nous n\u2019y avons pas eu recours déjà depuis 4 ans (hormis quelques rares cas spéciaux) et nos résultats thérapeutiques sont aussi bons qu\u2019autrefois.Le traitement local est de la plus haute importance et doit être très simplement conduit.C\u2019est ici que les erreurs les plus nombreuses sont commises.On applique indifféremment telle ou telle pommade en oubliant complètement que le malade devient polysensibilisé très facilement, s\u2019il ne l\u2019est déjà.| Tous les ans, nous voyons dans notre Service de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame quelques centaines de malades qui au début ne présentaient que de petits placards insignifiants et que nous devons par Ja suite hospitaliser pour des dermatoses très étendues consécutives à des applications médicamenteuses.En ces temps de production pharmaceutique intensive et de publicité sans frein, on essaie indifféremment et successivement les formules « anti-eczéma » annoncées, dont la liste est quasi inépuisable, et le plus habituellement la dermatose s'aggrave.Il faut se rappeler qu'aujourd'hui comme autrefois la médication humide (bains, pansements humides) est encore non seulement celle de choix, mais la seule qui soit indiquée dans les états œdématiés et suintants.Celle-ci doit être administrée aussi longtemps qu'il sera MARIN: ALLERGIE CUTANÉE => >= cessaire (5-10-15 jours).Sous son influence edème et le suintement disparaissent, la ré- ; fration de l\u2019épiderme s\u2019amorce.Alors seule- ent on tentera prudemment lotions et pou- es.Si celles-ci sont mal tolérées, on reviendra , la médication humide.Plus tard, une pâte \u201cfn active (non pas une pommade) sera utili- e.La radiothérapie active la guérison lors- 0 sn Ba ££ el yr .\u2026 , 1e l'épidermisation est amorcée.: ÿ Dans les cas d'allure chronique, une pâte : zinc ichtyolée et la radiothérapie sont de ise.- Ce sont la les seules mesures que nous con- , Jillons.Elles sont d\u2019une simplicité extrême.fle sont celles que nous utilisons généralement @puis plusieurs années et avec plus de succès + + 439 que n'en donnaient autrefois des formules compliquées.Par un juste retour des choses d\u2019ici-bas, il serait bon que parfois le médecin suive les conseils de son malade lorsque celui-ci lui fait remarquer que plus il applique de pommades, ,plus sa dermatose s'aggrave et que sa peau «n\u2019endure plus rien ».Il a raison.Il ne faut rien appliquer là-dessus que de l\u2019eau, des poudres inertes, des rayons X à petites doses (action anti-prurigineuse).Autrefois, il était d'usage de dire à un eczémateux: « Appliquez cette pommade et vous serez guéri.» Aujourd'hui, il vaut mieux lui affirmer: « Cessez toutes ces pommades si vous voulez guérir.» LA ROENTGENTHÉRAPIE DANS LE TRAITEMENT DES LÉSIONS INFLAMMATOIRES ! Par Origène DUFRESNE, Electro-radiologiste à l\u2019Institut du Radium (Montréal).Le traitement des lésions inflammatoires Jar la rcentgenthérapie remonte presque à la Écouverte des rayons X par Rœntgen, en 3895.Adénites aiguës, anthrax, furoncles, rthrites gonococciques, etc, furent succes- ivement traités par la rœntgenthérapie en- fe 1898 et 1920.Cependant, ce qui re- irda l'emploi de la rœntgenthérapie dans >s infections, ce fut l\u2019emploi de trop fortes joses aussi bien pour les essais thérapeutiques gue pour les recherches expérimentales.| Certes, les doses utilisées à cette époque ÿ onnèrent souvent d\u2019excellents résultats dans 2s infections subaiguës ou chroniques.Mais ans les infections aiguës, ces doses plutôt rtes ne produisirent pas les effets surpre- ants que l'on obtient aujourd\u2019hui* avec les toutes petites doses de rayons X.1 1.Travail présenté en anglais à la réunion des Radio- : gistes du Canada, à l\u2019Université de Montréal, le 4 jan- ler 1945.Depuis que l\u2019on connaît l\u2019efficacité des très petites doses de R.X.dans le traitement de certaines infections aiguës, la ræntgenthé- rapie prend une place de plus en plus importante dans l'arsenal thérapeutique des infections graves.Nous n\u2019avons pas l'intention, dans cette courte communication, de passer en revue tous les cas d'infection qui ont pu être favorablement influencés par les rayons X.Nous désirons seulement vous faire connaître notre opinion sur la valeur de la rœntgenthérapie dans le traitement des infections., Cette opinion est fondée sur les propriétés physiques et biologiques bien connues des rayons X; sur certaines données expérimentales concernant les effets histologiques, bio- chimiques, sérologiques et hématologiques des rayons X, sur plusieurs publications ayant trait aux effets cliniques de la rœntgenthéra- 440 pie; enfin, sur nos observations personnelles, recueillies au cours de quinze années de pratique radiothérapique.A.PROPRIETES DES RAYONS X.Vous connaissez tous les cinq principales propriétés des rayons X: a) Ils sont capables de pénétrer les objets opaques à la lumière ordinaire, et cela en raison inverse de la densité de ces objets (ombres radiologiques).b) Ils sont capables de produire un changement chimique dans l\u2019émuls:on d\u2019une plaque ou d'un film radiographique, en l\u2019impressionnant (radiographie).| c) Ils sont capables de produire de la fluorescence en frappant certains cristaux tels le tungstate de cadmium, le platinocyanure de baryum, etc.(fluoroscopie).d) Ils sont capables de rendre conducteur lair compris entre deux plateaux d\u2019un condensateur (en divisant les molécules en atomes positifs et en atomes négatifs) (Mesure d'intensité des rayons X par l'ionomètre).e) Ils sont capables d\u2019exercer une action stimulante, inhibitrice ou les cellules vivantes, destructrice sur suivant leur intensité et leur longueur d\u2019onde et suivant la radio- sensibilité des zones cellulaires qu\u2019ils traversent (noyaux \u2014 centrosome \u2014 protoplasme) (Radiothérapie).Nous ne savons pas exactement par quel mécanisme les rayons X exercent une action thérapeutique favorable dans les infections.Mais nous avons le droit de penser que: a) par leur première propriété (pénétration), les rayons X peuvent atteindre dans la profondeur les organismes pathologiques vivants, ou leurs toxines, ainsi que les cellules ou les milieux humoraux de défense; b) par leur seconde propriété (impression photographique), les rayons X peuvent amener des modifications atomiques ou chimiques dans le milieu biologique où évolue l'infection et ainsi en influencer le cours; c) par leur troisième propriété (fluorescence) et leur qua- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 trième propriété (ionisation), les rayons ) jun peuvent provoquer dans les tissus irradié si une émission de photo-électrons; puis ce: glo! photo-électrons peuvent créer des ions en tra versant les espaces interatomiques; enfin ce ** ions peuvent par leur charge électrique mo pv difier le pH, la pression osmotique, la perméa #* bilité cellulaire et l\u2019état colloïdal des tissu; qui les absorbent.Et ces modifications ph pal sico-chimiques des cellules et des milieux hu: ¥ in moraux ne sont pas sans répercussion sur les micro-organismes pathologiques qui s\u2019y.dé yp veloppent; d) par leur cinquième propriété (effet variable avec l\u2019intensité, longueur cl d'onde et la radiosensibilité des tissus), les pu rayons X peuvent produire la stimulation des mécanismes protecteurs des tissus sains, ou la destruction des tissus inflammatoires, sui- 5 vant le nombre et I'énergie des ions et suivant ™ les zones cellulaires (sensibles ou non) tou ça chées par les particules électriques.| nl 91 B.QUELQUES EXPÉRIENCES FONDAMENTALES ji SUR LES EFFETS HISTOLOGIQUES, SÉROLO- y} GIQUES, HÉMATOLOGIQUES ET BIOLOGIQUES :k DES RAYONS X.| i Le premier travail expérimental qui four- x nit la plus importante contribution à la rœnt- æ genthérapie des infections fut celui de Hei necke en 1904.Ce chercheur, en étudiant le effets des fortes irradiations X sur les lapins, les souris blanches, les cobayes et les chiens, t_ trouva que les tissus lymphoïdes de la rate, des ganglions lymphatiques et de la moelles osseuse étaient lésés, chez tous ces animaux.* De leur côté, Thomas, Taylor et Wither- + bee, Nakahara, Murphy et Morton, Lacas- à sagne et Samsonow observèrent une stimula- : tion des lymphocytes après l\u2019administration t de très petites doses de rayons X peu péné-\u2018 trants.D'après eux, cette lymphocytose attein- \u2018{ drait son maximum le quatrième jour aprèsm l\u2019irradiation, pour diminuer ensuite graduel-», lement.Le résultat de cette stimulation se traduirait par une plus grande prolifération « des organes hématopoïétiques, une augmenta- Ray lg In Di 0g | af gy h It lo ley hy; NL =- DUFRESNE: ROENTGENTHÉRAPIE DES LESIONS INFLAMMATOIRES n du nombre des lymphocytes dans le sang des infiltrations lymphocytaires marquées 1s les foyers inflammatoires irradiés.Jans ses recherches expérimentales Hektoen nontra la production d'anticorps chez les maux soumis à l'irradiation.La désintégra- n des cellules radiosensibles libérerait une nde quantité de substances chimiques qui frduiraient ou stimuleraient la formation des ticorps.Helber et Liuser observèrent la destruction W leucocytes et des cellules pathologiques nt les produits de désintégration forment toxines qu\u2019ils appelèrent « leucotoxines ».En irradiant des foyers d'infections aiguës pocci, Heldenhain et Fried observèrent un roissement du pouvoir bactériolytique du $1g durant quatre à six jours après l\u2019irradia- tn.Prélevé durant ces jours-là, le pus de la lion irradiée demeura stérile.En ces dernières années, Carrel réussit à smuler la croissance des fibroblastes, in vitro, © tr des cultures de lymphocytes.Cette cons- tation expérimentale expliquerait donc la f-mation du tissu conjonctif autour d'une tmeur irradiée.De toutes les données expérimentales ci- Lssus nous pouvons, ce me semble, tirer les cnclusions suivantes: les rayons X à très pe- tes doses activent la prolifération des tissus Inphoïdes, augmentent la mobilisation des Inphocytes, accroissent le pouvoir bactério- lique du sang et favorisent la défense locale.Ces conclusions ont donc une portée directe sr l'emploi de la rœntgenthérapie dans le titement des infections.( CONSTATATIONS CLINIQUES DE LA RŒNTGEN- THÉRAPIE DES INFECTIONS.Plusieurs autorités médicales, reconnues (mme telles, ont rapporté des observations (niques qui confirment l\u2019efficacité des lyons X dans le traitement des infections 441 locales.Leurs publications, qui contiennent tous les détails cliniques et techniques des cas qu'ils ont traités, constituent des sources précieuses d\u2019information sur la valeur de la rœnt- genthérapie dans le traitement des infections.Evidemment, les résultats cliniques varient considérablement avec le type d\u2019infection traité, avec les facteurs techniques utilisés, avec le dosage employé et avec plusieurs autres facteurs concomitants.Mais Kelly et Dowell ont réuni toutes les réactions cliniques de la rœntgenthérapie des infections aiguës dans le tableau suivant: Ralentissement du pouls.Abaissement de la température.Ralentissement du taux respiratoire.Diminution de la toxémie.Diminution de la douleur.Localisation de l\u2019infection.Conservation des tissus.Prévention des infections secondaires et diminution des complications.9.Raccourcissement du cours de la maladie.10.Abaissement du taux de la mortalité.XBT ND Sans avoir l'intention de discuter sous tous leurs aspects les caractères cliniques ci-dessus, nous voulons cependant vous en signaler les notes dominantes.1.Ralentissement du pouls.\u2014 Ce ralentissement, selon les auteurs précités, est le guide le plus sûr à suivre pour juger de l\u2019état d\u2019un patient.Il apparaît généralement dans les quelques heures qui suivent l\u2019irradiation.2.Abaissement de la température.\u2014 La chute de la température est moins constante que celle du nombre des pulsations cardiaques, et on l'observe d'autant plus sûrement que l'irradiation est faite plus au début de la maladie.3.Ralentissement du rythme respiratoire.\u2014 Ce symptôme, quoique très fréquemment observé, est beaucoup moins frappant que les deux précédents. 442 4.Diminution de la toxémie.\u2014 Cet effet antitoxique est le plus frappant de tous, dans les cas d\u2019infection grave, tels la gangrene gazeuse, l\u2019érysipèle, la péritonite, la pneumonie, etc.; mais il n\u2019est pas spécifique, en ce sens qu\u2019il apparaît dans n'importe quel type d'infection.Diminution de la douleur.\u2014 Il n\u2019est pas de fait mieux conna des radiothérapeutes que le prompt soulagement de la douleur par les rayons X.Aussi l\u2019irradiation d'une infection locale aiguë (furoncle, arthrite) pro- cure-t-elle au patient une sensation de bien- être qui n\u2019est pas sans importance pour celui qui souffre.6.Localisation de l\u2019infection.\u2014 Plusieurs cliniciens notèrent que les infections les plus aiguës, tels l\u2019érysipèle, les furoncles du nez, etc, perdent leurs caractères invasifs, rapidement après l\u2019irradiation.Pour ces infections très sérieuses, la rœntgenthérapie constitue donc le traitement de choix, pour ne pas dire le traitement essentiel et nécessaire.7.Conservation des tissus.\u2014 Parce qu'ils localisent l\u2019infection, les rayons X ont empêché bien des cicatrices dans les anthrax du cou et bien des amputations ou bien des débridements étendus dans les cas de gangrène ga- 7\u20acuse.8.Prévention des infections secondaires.\u2014 Si la rœntgenthérapie est instituée précocement, l\u2019infection se résout promptement et complètement.Ainsi le patient guérit avec peu ou pas d\u2019infection secondaire.9.Raccourcissement du cours de l\u2019infection.Si les rayons X amoindrissent la toxémie, conservent les tissus, préviennent ou atténuent les complications, il s'ensuit que la durée de la maladie est diminuée.10.Abaissement du taux de la mortalité.\u2014 Il ressort du travail de Kelly et Dowell que le taux de la mortalité par gangrène gazeuse et par parotidite a été appréciablement abaisse L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1945 fo , ,Ç \u2018 par la rentgenthérapie, quoique, d\u2019une façon moins appréciable, le taux de mortalité par les { % .ey.autres infections semble aussi avoir été diminué.Evidemment toutes les réactions favorables aux rayons X, cataloguées sous les dix item précédents, n\u2019ont pas toutes été observées en § même temps, chez les mémes patients.Dans g certains cas quelques-unes seulement des réactions ci-dessus mentionnées ont pu être notées, dans quelques autres cas presque tous les bienfaits des rayons X ont été observés; mais dans la plupart des cas, il fut constaté plusieurs signes de l\u2019action bienfaisante des fi rayons X.fr Tout ce que nous venons de dire sur les réactions cliniques produites par la roentgen-# thérapie s'applique aux infections aiguës.f Quoique moins frappantes que celles des ! précédentes, les réactions cliniques observées| dans la plupart des infections subaigués ou chroniques irradiées sont loin d\u2019être négligeables, comme nous l'avons pu constater dans notre expérience de 15 années.D.OBSERVATIONS PERSONNELLES.Quand nous suivions le service de radiologie, à St-Antoine (Paris) en 1927-1928, nous avions observé un certain nombre de cas d'infection subaiguë ou chronique traités avec succès par la roentgenthérapie.Aussi, à notre entrée à l\u2019Institut du Radium, en 1929, avons-nous commencé à irradier certains cas d\u2019infection chronique.Mais lorsqu\u2019en\u2019 1930, nous lûmes la publication qu\u2019Helden- hain et Fried avaient faite en 1926, nous formes | incités a entreprendre systématiquement l\u2019irradiation de tous les cas d\u2019infection, aussi bien les cas aigus que les cas chroniques, qui se présentèrent à l\u2019Institut du Radium.Sur 855 cas d'infection aiguë et subaiguë, traités systématiquement par les rayons X, Heldenhain et Fried avaient obtenu 76 pour 100 des résultats favorables.En considérant DUFRESNE: ROENTGENTHÉRAPIE DES LÉSIONS INFLAMMATOIRES 443 nous demandons si l'emploi des sulfamidés rendrait les infections non gangreneuses aussi ; que ces 855 cas comportaient 27 types diffé- @rents d'infection aiguë et subaiguë, ces résul- ütats ne pouvaient manquer de nous convaincre de l\u2019efficacité de la rœntgenthérapie dans le traitement des infections aiguës.Malheu- £reusement, nous n\u2019avons pas eu l\u2019opportunité Æde traiter un grand nombre d\u2019infections ai- Œguës par la rœntgenthérapie.Par ailleurs, nous avons eu l\u2019occasion de traiter un grand nombre de cas d'infection subaiguë et un @nombre encore plus grand de cas d'infection chronique.Nous n\u2019avons pas eu le temps, depuis que nous avons été invité à présenter cette communication, de relever les cas d'infection {traités à l\u2019Institut du Radium depuis 15 ans.| Toutefois, nous pouvons dire que la plupart des cas d\u2019infection aiguë que nous avons { traités par rœntgenthérapie étaient des cas d'infection superficielle (érysipèles, furoncles, anthrax, sycosis, zonas, etc.).Les seuls cas d\u2019infection aiguë profonde que nous ayons irradiés furent des pelvi-péritonites, chez des # patientes souffrant de cancer du col utérin.La grande majorité de ces cas aigus réagirent favorablement; et nous avons été vivement impressionné par la rapidité avec la- : quelle ils répondirent à de très petites doses ; de rayons X.La venue des sulfamidés a considérable- - ment diminué le nombre des infections aiguës \u2018que nous avons traitées par rayons X, au cours des dernières années.À l'encontre des conclusions de Kelly, sur l'association des sulfamidés aux rayons X, nous n\u2019avons pas constaté que l\u2019action bactériostatique des premiers nuisait à la stimulation par les seconds des forces de défense de l'organisme.Il est vrai que nous n\u2019avons traité qu\u2019un seul cas d'infection aiguë par la combinaison des deux méthodes thérapeutiques, et encore s\u2019agissait- il d\u2019une adénite cervicale banale et non d\u2019une gangrène gazeuse.Le résultat de notre thé- tapeutique mixte fut excellent.Aussi nous réfractaires aux rayons X qu'il rend la gangrène gazeuse.Avant de généraliser à toutes les infections aiguës les conclusions que Kelly a tirées de ses observations sur la gangrène gazeuse, il faudrait, croyons-nous, reprendre l'association des sulfamidés aux rayons X, avec des doses et des techniques différentes de celles de l\u2019auteur et même de celles qui sont habituellement préconisées dans les infections aiguës.Si alors toutes les observations mènent aux deux conclusions de Kelly: la rœntgenthéra- pie est supérieure aux sulfamidés dans les infections aiguës à leur début et son action est rendue inefficace par les sulfamidés, il faudra accorder une place d'honneur aux rayons X, dans l'arsenal thérapeutique des infections.Déjà, plusieurs hôpitaux américains ont reconnu la valeur de la rœntgenthérapie dans les infections aiguës.Si le nombre des infections aiguës que nous avons traitées a l'Institut du Radium depuis 1929 est assez restreint, par contre, le nombre des infections subaigués et chroniques que nous avons irradiées est relativement grand.Les infections que nous avons traitées comprennent: oo Des infections cutanées (acné, anthrax, my- cosis fongoide, etc.).Des infections digestives (chelécystite, rectite, etc.).Des infections etc.).ganglionnaires (adénites, Des infections génito-urinaires (annexite tuberculeuse, épididymite tuberculeuse, etc.).4 Des infections nerveuses (poliomyélite, zona).Des infections musculaires tendineuses et articulaires (myosite, tendinite, ostéo- arthrite). 444 Un cas de rhumatisme cardiaque, un cas de tuberculose épiglottique, et un cas d\u2019ulcère tuberculeux de la cornée.Toutes les réactions que nous avons observées chez nos patients irradiés pour infection subaiguë ou chronique peuvent être classées de la façon suivante: 1.Une diminution de la douleur.2.Une destruction ou résorption du tissu inflammatoire.3.Une diminution de l\u2019impotence fonctionnelle.4.Une conservation des tissus.5.Une réparation de grandes surfaces de tissu détruites.6.Une prévention des récidives.7.Un retour à la vie normale.Comme pour les infections aiguës, tous ces signes cliniques ne se rencontrent pas tous en même temps, chez les mêmes individus.Ils sont comme la synthèse de toutes les constatations cliniques que nous avons faites, au cours de nos quinze années de pratique rœnt- genthérapique.Ils s'expliquent par les raisons suivantes: 1.Diminution de la douleur.La diminution du gonflement ou de l\u2019induration d\u2019une région ou encore la résorption du tissu inflammatoire amène un soulagement de la douleur.2.Destruction de tissu inflammatoire.Les cellules pathologiques, les lymphocytes et le tissu conjonctif néoformé autour du foyer inflammatoire sont très radiosensibles et conséquemment sont détruits par de petites doses de R.X.Institué précocement, le traitement aux rayons X prévient les séquelles fâcheuses, comme par exemple l\u2019ankylose consécutive a I'arthrite gonococcique.3.Diminution de l\u2019impotence fonctionnelle.Le soulagement de la douleur et la libé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ration des muscles et des articulations, par la résorption du tissu inflammatoire, diminuent l\u2019impotence fonctionnelle.4.Réparation du tissu détruit.La destruc- | tion des lymphocytes libére des substances qui stimulent la formation de tissu conjonctif autour des ulcérations et hâtent ainsi leur § réparation.5.Conservation des tissus.Les propriétés résolutives et stimulo-défensives des rayons X | évitent bien des ouvertures inesthétiques et | souvent méme des amputations mutilantes, dans des adénites tuberculeuses, des ostéo- arthrites tuberculeuses, des infections gyné- § cologiques chroniques non enkystées, des | thrombophlébites, etc.6.Prévention des récidives.La stérilisation | des foyers d'infection chronique par les rayons X prévient les épisodes aigus subséquents et délivre le patient de la menace d'une récidive possible de son mal.7.Retour à la vie normale.Le soulagement '§ de la douleur, la diminution de l\u2019impotence , fonctionnelle, la réparation de vastes zones de destruction tissulaire, permettent souvent | à des patients retenus à domicile ou incapa- § bles de travailler de reprendre leurs occupa- | tions habituelles.E.INDICATIONS DE LA RŒNTGENTHÉRAPIE DANS | LES INFECTIONS.Il ne saurait être question de discuter dans | cette courte communication toutes les indica- § tions et les contre-indications de la roentgen- § thérapie dans les infections.Tout au pls est-il possible d\u2019indiquer les types d\u2019 infections qui relevent de cette thérapeutique.Infections aiguës.Il ressort des nombreuses observations rapportées dans la littérature américaine que la rœntgenthérapie est indiquée dans les infections locales aiguës: DUFRESNE: ROENTGENTHÉRAPIE DES LÉSIONS INFLAMMATOIRES x ) Qui ont rapidement tendance a envahir \u2018B les tissus adjacents (angine de Ludwig).) Qui donnent souvent des complications à vg distance (érysipèle).Qui produisent généralement de grandes MX destructions de tissu (gangrène gazeuse).k 1) Qui s\u2019accompagnent d\u2019une toxémie grave (parotidite, péritonite, pneumonie).Qui restent insolitement dans un état stationnaire (pneumonie prolongée).) Qui donnent occasionnellement de la douleur par gonflement et induration (infection après extraction dentaire).Qui donnent malheureusement naissance B à des septicémies (infections de la moitié supérieure de la face).BH) Qui sont couramment sujettes aux réci- \"8 dives (hydrosadénites).i) Enfin qui laissent fréquemment des séquelles (arthrites gonococciques).Ce n\u2019est pas seulement comme thérapeu- Fique curative des infections ci-dessus que 1 es rayons X ont été préconisés par Kelly et Dowell, mais encore comme mesure prophy- # lactique dans les cas suivants: #7) Dans les blessures contaminées.@b) Après une opération où il y a eu épanchement du pus septique.c) Avant une opération où il y a danger de provoquer l'infection.Certes, les sulfamidés et la pénicilline res- J treignent beaucoup les indications de la rœntgenthérapie dans les infections aiguës.f Mais ils ne la restreignent pas dans les infec- { tions subaiguës et chroniques.Infections subaiguës et chroniques.Les radiologistes anglais et américains ont \u2018 utilisé les rayons X pour traiter certaines infections chroniques, mais ce sont les radiologistes allemands et surtout les radiologistes français qui ont donné à la rœntgenthérapie tout l'essor qu\u2019elle a pris dans le domaine des infections subaiguës et chroniques.445 Pour ces dernières, comme pour les infections aiguës, nous ne discuterons pas les indications et les contre-indications des rayons X.Nous ne ferons que vous rappeler les infections dans lesquelles des résultats indiscutables ont été obtenus par le traitement rœnt- genthérapique.Ces infections peuvent être groupées de la façon suivante: a) Les infections de la peau, difficiles ou impossibles à guérir par la chimiothérapie (acné, folliculite dépilante, sycosis lu- poïde, verrues plantaires, actinomycose, myco- sis fongoïde, onychomycoses, trichophyties, tuberculose verruqueuse), récidivantes (hydro- sadénites, herpès récidivant), douloureuses (gangrènes artéritiques, zona).b) Les adénopathies pour lesquelles les thérapeutiques médicales et chirurgicales sont ou inefficaces ou lentes ou inesthétiques (adénopathie trachéo-bronchique, paradénite inguinale dans la maladie de Nicolas Favre, adénite cervicale banale ou bacillaire, parotidite).c) Les infections de la cavité bucco-pha- ryngée, intraitables par les thérapeutiques usuelles (tuberculose du larynx, de l\u2019épiglotte) ou récidivantes (amygdalite chronique).d) Les infections génitales pour lesquelles la chirurgie ne donne pas toujours d\u2019excellents résultats (annexite tuberculeuse, pelvi-péri- tonite, tuberculose des testicules ou des épididymes, etc.).e) Les infections du système nerveux, douloureuses et rebelles aux procédés thérapeutiques (névrite, polynévrite, radiculonévrite, fibrosite, etc.).f) Les infections des muscles, des tendons, des os et des articulations qui aboutissent souvent à des impotences fonctionnelles ou à des mutilations par les thérapeutiques médicales ou chirurgicales (myosite, tendinite, périostite, synovite, bursite, arthrite, ostéo- arthrite tuberculeuse, etc.). 446 g) Les infections cardiovasculaires où les thérapeutiques courantes ont échoué (endocardite, phlébite ou périartérite, etc.).Si les sulfamidés et la pénicilline remplacent avantageusement la rœntgenthérapie dans les infections aiguës à cocci, les rayons X gardent tous leurs droits de priorité et parfois d\u2019exclusivité dans le traitement de bon nombre d\u2019infections subaiguës et chroniques.F.TECHNIQUES.Nous ne pouvons évidemment pas décrire ici les techniques appropriées à chaque type d'infection, avec ses diverses localisations, son étendue, sa virulence, etc.Mais nous désirons vous rappeler brièvement les facteurs techniques utilisés pour la rœntgenthérapie des infections.1.Kilovoltage.Nous savons tous que l'absorption des radiations dans un tissu dépend de la longueur d'onde, de la densité et de la profondeur de ce tissu.En conséquence, pour traiter une infection cutanée (superficielle), nous conseillons un kilovoltage relativement bas, soit 70 à 100 kilovolts; tandis que, pour traiter une infection profonde, nous conseillons un kilovoltage plus élevé, soit de 100 à 150 kilovolts et même 200 kilovolts.2.Filtration.Le filtre élimine du faisceau de rayons X les plus grandes longueurs d'onde.Ces très grandes longueurs d\u2019onde nous paraissent indésirables dans la plupart des infections, parce qu'absorbées dans les couches trop superficielles de la peau.Aussi, recommandons- nous l'emploi d\u2019un filtre pour le traitement de n'importe quelle infection.Théoriquement, pour accroître le taux d\u2019absorption dans les tissus superficiels, il faut employer des filtres de faible poids atomique (l à 5 mm.Al).De même, pour augmenter L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 le taux d'absorption dans les tissus profond cé il faut employer des filtres de poids atomiquiyt plus élevé (0.1 à 0.5 mm.de cuivre).On peukis suivre cette ligne de conduite dans les infeg tions aiguës.Mais dans les infections subaif guês et chroniques, où la durée et la dose dy traitement doivent étre augmentées, nous pe sons qu\u2019il vaut mieux employer un filtre d cuivre, même dans les infections superficiel les.Car le cuivre rend le faisceau de rayons X pr plus homogène et en assure une absorption pi! plus uniforme a travers les diverses couched de la peau.al 3.Dimensions du champ.i Il ne faut jamais oublier que, lorsque noug sq: I uttlisons de grands champs, les rayons secon§ : LE à daires produits par les tissus irradiés prennentÿ : : Li une grande importance.Aussi nous trouvon rr\u2019 , : : ÿ préférable l'emploi de plusieurs champs moyens, au lieu d'un seul grand champ pour traiter une grande surface infectée.| 4.Distance.| 0 Ce facteur est loin d\u2019être aussi important} dans le traitement des infections qu\u2019il l\u2019es | dans celui du cancer.Cependant, plus lesÿ dimensions du champ seront grandes, plus laÿ distance entre le tube de rayons X et le\u2019 malade devra être grande.5.Millamperage et temps.Le produit du facteur intensité par le facil teur temps n\u2019influence pas les réactions dest tissus infectés aux rayons X.Ce qui compte,\" ce sont les unités r absorbées.| 6.Dose en unités r.Dans le traitement des infections aiguës, il faut de très petites doses de rayons X, pour obtenir des effets biologiques favorables.Certains auteurs prescrivent des doses de 75 à 50 r, d\u2019autres de 50 à 25 r et d\u2019autres de 25 à 10 r seulement. DUFRESNE: ROENTGENTHÉRAPIE DES LÉSIONS INFLAMMATOTRES C'est notre avis que plus une infection iguë (streptococcique) est fulminante, plus a dose de rayons X doit étre petite.Pour les infections subaigués (staphylococ- iques), nous prescrivons des doses de 100 a 125 r et, pour les infections chroniques champignons), des doses de 150 à 200 r.Nous avons essayé de diminuer ces doses, mais il nous a semblé que les résultats étaient moins @favorables.7.Intervalle de temps entre les traitements.C\u2019est un fait qui résulte des nombreuses ob- # servations cliniques que les infections aiguës doivent être irradiées une ou deux fois par jour; que les infections subaiguës doivent l\u2019être deux ou trois fois par semaine et que les infections chroniques doivent l\u2019être 4 ou 5 fois par mois.8.Dose totale.La dose totale ou le nombre total d\u2019unités r qu\u2019il faut administrer, pour guérir une infection, varie considérablement avec la nature de ÿ l'infection, sa localisation, son évolution et tous ses autres caractères cliniques.Nous pouvons cependant dire que: P a) Dans les infections aiguës vues et traitées à leur début, deux ou trois petites doses de 25 à 75 1, totalisant 50 à 225 7, suffisent généralement à faire avorter la maladie.b) Dans les infections subaiguës, six à huit doses de 100 à 125 r chacune (600-1000 r), espacées de 2 ou 3 jours, constituent un traitement courant.c) Dans les infections chroniques où la roentgenthérapie s'étend sur une longue période de temps, la dose totale peut aller jusqu\u2019à 2000 r et même 2,500 r.Cette forte dose n\u2019est limitée que par le contrôle de l'infection et la tolérance des tissus.Il faut se rappeler que, la perte des radiations absorbées étant de 10 à 15 pour cent 447 par jour, les doses totales administrées devront étre d\u2019autant plus fortes qu\u2019elles seront plus espacées et réparties sur un temps plus long.Pour nous guider dans le choix des facteurs techniques qu\u2019il convient d'utiliser pour le traitement rœntgenthérapique d'une infection donnée, retenons les principes généraux suivants: 1.Plus l\u2019infection est superficielle, plus le kilovoltage doit être bas et la filtration légère.2.Plus l'infection est profonde, plus le ki- lovoltage doit être élevé et la filtration forte.3.Plus la superficie du tissu irradié est grande, plus l'absorption des radiations y est grande, plus l\u2019effet biologique par unité r y est grand et plus par conséquent la dose par cm.\u201d doit être petite.4.Plus l'infection est aiguë, plus la dose doit être petite et plus l\u2019intervalle entre les séances doit être court.5.Plus l'infection est chronique, plus la dose doit être forte, plus l\u2019intervalle entre les séances doit être long, et plus le filtre doit être épais (homogénéisant).Conclusions.Le traitement rœntgenthérapique des infections est fondé sur des données expérimentales certaines et sur un grand nombre d\u2019observations cliniques bien faites.Il constitue une méthode thérapeutique très précieuse tant pour les infections aiguës que pour les infections subaiguës et chroniques.| Son dosage se fait scientifiquement et lui vaut d\u2019être un procédé aussi inoffensif que simple et efficace.Pour ces trois raisons, le traitement rœnt- genthérapique des infections mériterait une plus grande attention de la part des radiologistes, et devrait occuper une place plus importante dans les hôpitaux modernes. RECUEIL DE FAITS | + e LA BRONCHOSCOPIE AU LIT DU MALADE ! Par V.LATRAVERSE, Bronchoscopiste et oto-laryngologiste de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019« Accumulative Index Medicus» ne cite aucun article traitant de cette question.C\u2019est en avril 1940, à la clinique du professeur Gabriel Tucker, de Philadelphie, que nous avons été initiés à l'exécution de la bronchoscopie au lit du malade.Il s'agissait d\u2019un cas d\u2019atélectasie postopératoire chez un noir ayant subi une appendicectomie 24 heures plus tôt pour appendicite aiguë suppurée, compli- troduction du bronchoscope, chez des malades qui demandaient une intervention bronchos- | copique rapide.De retour a notre clinique, chez les adultes, § nous avons employé de plus en plus ces deux méthodes.Maintenant, nous exécutons systématiquement la bronchoscopie sans l\u2019aide | du laryngoscope, parfois même chez l'enfant.| ni ng Mikell (1) rapporte avoir exécuté 500 bron- | Fic.1.\u2014 Position de Tucker pour la bronchoscopie quée de péritonite.Le drainage bronchosco- pique, pratiqué par les docteurs W.A.Lell et J.P.Atkins, produisit une véritable résurrection.Le patient avait été placé en décubitus dorsal, mais obliquement à l\u2019axe du lit, la tête et les épaules dépassant le 1/3 antérieur du bord latéral droit du lit (fig.1).A la même époque, le docteur L.H.Clerf, de « Jefferson Hospital », se permettait parfois de se dispenser du laryngoscope pour l\u2019in- \u2014 1.Travail exécuté dans la section de broncho-cesopha- gologie et de chirurgie du larynx de.l\u2019hdpital Notre- Dame avec la bienveillante collaboration du personnel médical.au lit du malade.choscopies sans l'aide du laryngoscope.Nos premières bronchoscopies au lit du malade furent accomplies selon la technique classique de Chevalier Jackson et dans la po- sitton préconisée par Tucker.Rapidement, nous avons tiré avantage de la bronchoscopie sans l\u2019emploi du laryngoscope.Malgré les plus minutieuses précautions, nous avons eu deux complications caractérisées par une lipothymie due au choc.Elles n\u2019étaient pas imputables à la bronchoscopie en elle-même.Nous avons plutôt attribué ces accidents au déplacement du malade soit de al ne LATRAVERSE: BRONCHOSCOPIE AU LIT DU MALADE on lit à la table bronchoscopique, soit de la position axiale à la position oblique (Tucker).(1 s'agissait de deux cas d\u2019hémothorax com- dliqué d'atélectasie par embarras broncho- B>ulmonaire; le premier comptait 4 côtes frac- B urées, le deuxième, dix.Nous avons jugé à propos d\u2019adopter une position qui imposerait au patient le moins le déplacement ou de mouvement possible, @ out en rendant assez faciles les manœuvres @:ndoscopiques.Voici comment nous avons mo- Rlifié la position utilisée par Tucker pour une rutre que nous employons et proposons (fig.449 malade à se laisser tomber en arrière.À ce moment, on dispose les oreillers ou le malade de façon que les épaules soient comme suspendues dans l\u2019espace.L'aide soutient la tête du patient de la même manière que pour une bronchoscopie ordinaire mais en s\u2019appuyant sur le plan du lit même; la garde- malade maintient les épaules selon le mode suggéré par Jackson.La première fois que nous avons appliqué notre méthode, ce fut chez une jeune fille, patiente du docteur Roland Descarie.La ma- Tenant compte des principes établis par Chevalier et Chevalier L.Jackson (2), nous inspirant de la position de Flagg pour l\u2019anesthésie intratrachéale, nous avons constaté que la position demi-assise adaptée aux besoins de la bronchoscopie répondait le mieux à notre but: déplacer le moins possible le malade dans son lit.Si le patient est déjà en position demi- assise, l\u2019on abaisse la tête articulée du lit dans le plan horizontal.Si le malade est déjà { en décubitus dorsal, l\u2019on soulève la tête et le thorax dans le plan incliné de la position # demi-assise.On place alors deux oreillers 6 sous la région lombo-dorsale et on aide le ' 2, 3, 4).lade présentait les signes d\u2019atélectasie broncho- \\ NS ~_ VL.Fr1c.2.\u2014 C\u2019est la position de Jackson modifiée, obtenue & l'aide d\u2019oreillers placés sous les omoplates.pulmonaire causée par une compression thoracique et une immobilisation abdominale provoquée par une plaie ouverte du foie, une fracture multiple du bassin et le choc chirurgical.Avec notre méthode, il nous a été possible d\u2019exécuter trois bronchoscopies au lit de la malade sans bouger le bassin: le soulèvement de la tête et du thorax a imposé le minimum de tension abdominale.Grâce à la bronchoscopie réalisée au lit de la malade, la ventilation broncho-pulmonaire fut rétablie par la broncho-aspiration et l\u2019insufflation d'oxygène.Par deux fois et à deux jours d'intervalle, le drainage bronchoscopi- que fut répété. 450 INDICATIONS.Elles sont multiples et variées.L'état des malades et le jugement du médecin les font naître.Les grands malades moribonds portant une lésion pulmonaire atélectas\u2019ante (abcès ou broncho-pneumonie), les opérés de l'estomac, les traumatisés du thorax ou de l'abdomen, certains comateux qui ont besoin d\u2019un drainage bronchoscopique d'urgence, profitent avantageusement de la bronchoscopie au lit du malade telle que nous la préconisons.Sur 26 bronchoscopies exécutées au lit du Fi¢.3 et 4.\u2014 Drainage bronchoscopique au lit malade, nous en comptons 23 de février 1944 a février 1945.Ce nombre imposant de 23 est dû au fait que les médecins en appellent de plus en plus au drainage bronchoscopique des sécrétions engendrant des phénomènes d'obstruction atélectasique postopératoire ou post-traumatique.Dans certains cas, l'obésité imposante du patient nous a porté à pratiquer de préférence la bronchoscopie au lit du malade; chez une malade en part'culiér, opérée pour hernie ombilicale, nous avons plutôt employé la position Tucker.Vo'ci en résumé les affections où l\u2019obstruction broncho-pulmonaire a exigé le drainage bronchoscopique au lit du malade: hémopty- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 sie massive au cours de sténose mitrale (1 cas);Kk ou d\u2019agranulocytose (1 cas;); hémothorax post traumatique (2 cas); atélectasie postopératoire à une intervention chirurgicale de l\u2019abdomen (4 cas); abcès putride du lobe inférieur droit ! complication pulmonaire postopératoire tar dive (2 cas); coma (3 cas); asthme bronchiquek (1 cas); traumatisme de l'abdomen et du bas-l sin (1 cas).ANESTHESIE.Chez les moribonds en imminence d\u2019as-H phyxie, nous n'employons aucune anesthésie.Dans les autres cas, nous pratiquons l'anes-# du malade tel que nous le pratiquons.thésie locale avec 2 à 5 c.c.de pontocaine à 2% en vaporisation et en instillation intratra- chéale.Nous n\u2019administrons jamais d\u2019hypno-l4 tique ni ne recourons à l\u2019anesthésie générale.AUTRES APPLICATIONS.| L'expérience du principe de l\u2019oreiller que nous utilisons pour l\u2019exécution de la bron- choscop'e au lit du malade nous a permis de détourner certaines difficultés techniques et de réaliser plusieurs manœuvres œsophagos- copiques sous l\u2019écran fluoroscopique monoplan: exploration ou dilatation de sténoses filiformes de l\u2019æsophage, extraction de corps étrangers de l'estomac et des bronches. LATRAVERSE: BRONCHOSCOPIE AU LIT DU MALADE ISULTATS.ja bronchoscopie au lit du malade dans position que nous préconisons n\u2019a donné #1 à aucun accident fâcheux.Au contraire, Rfait suivant prouve que cette méthode est fois préférable à toute autre.Dans un de ; cas rapportés, le chirurgien, très confiant hs la résistance de la plaie abdominale de malade, nous autorisa à exécuter une onde bronchoscopie réalisée à la salle bron- »scopique cette fois; le déplacement du lade, le décubitus dorsal et la toux réflexe pvoquèrent une hémorragie de la plaie jrurgicale sans suite inquiétante.Ce que us aurions probablement évité en prati- 451 privés de l\u2019effet salutaire du drainage bron- choscopique.La position que nous proposons consiste à placer deux oreillers sous les omoplates de façon à laisser la tête, le cou et les épaules comme suspendus dans l\u2019espace; l\u2019aide soutient la tête dans la posit'on de Jackson.L'atélectasie pulmonaire en est l\u2019indication principale, surtout celle qui arrive chez les traumat'sés et les opérés du thorax ou de l'abdomen.On peut même utiliser notre méthode pour certaines manœuvres endoscopiques exécutées sous l\u2019écran fluoroscopique monoplan, par exemple, l'extraction de corps Fie.4.gant la bronchoscopie au lit du malade selon re technique.Rsumé.in tirant parti des techniques endoscopi- {des pratiquées aux cliniques de Jackson, de icker et de Clerf, nous avons adopté une thnique ou plutôt une position rendant la Dnchoscopie possible chez un plus grand mbre de malades qui, auparavant, étaient étrangers.L'application de la méthode n\u2019a donné lieu à aucun accident fâcheux.BIBLIOGRAPHIE 1.J.MIKELL: « Bronchoscopy Without the Aid of the Laryngoscope.» The Laryngoscope, 51: 1063 (nov.) 1941.2.Chevalier et Chevalier L.JACKSON: « Bronchoscopie et cesophagoscopie.» G.Doin & Cie, Paris, 1933. UN CAS ATYPIQUE DE GRANULIE Par Yvon LAURIER, Chef de service à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville | (Montréal).Nous avions récemment le bonheur de trouver dans notre service un malade âgé de 34 ans qui présentait un très grand intérêt.Ge patient faisait penser cliniquement et radiolo- giquement à un syndrome pulmonaire granu- lique secondaire non à une tuberculose ca- séeuse, mais à un foyer tuberculeux extra-pul- monaire.La granulation était assez typique, mais la température faisait défaut et l\u2019état général du malade ne se comportait pas comme celui d\u2019une personne qui souffre de granulie aiguë, et l\u2019évolution ne paraissait pas vouloir suivre le cours de cette forme de tuberculose que vous connaissez tous.Nous avions bien affaire à une lésion pulmonaire tuberculeuse granulique et non nodulaire; la clinique nous portait à le croire, la radiologie paraissait éliminer tout doute, le laboratoire était concluant, car le bacille de Koch fut décelé.Nous étions donc en face d\u2019une lésion tuberculeuse du poumon, mais quelle en était la forme?Où résidait le foyer initial?Le malade souffrait-il de granulie froide, de phtisie à forme d\u2019intolérances gastriques survenant chez les tuberculeux pulmonaires avérés ?De granulie suffocante de Jacoud ou de celle décrite par Jacquerod, de tuberculose pulmonaire chronique, mais curable parfois, de Burnand et Sayé ?Autant de questions que nous nous sommes posées au début; mais l\u2019évolution de la maladie et le post-mortem nous ont fait poser le diagnostic de tuberculose granulique froide.Le diagnostic était peut-être téméraire, mais nous n\u2019en trouvions pas d'autre.Aussi, en vous présentant ce cas, nous n\u2019avons pas l'intention de soulever une polémique, ni de réveiller les discussions d'antan comme celles de Rist, Bezancon, Ameiille, Hautefeuille, Rolland, Burnand, Sergent et autres, mais seulement de vous parler d'un cas de tuberculose pulmonaire plutôt rarement rencontré, dont l'entité n\u2019est pas encore fé put acceptée par tous et que la plupart appellex, !! la granulie froide.A Cliniquement la granulie est caractérisdy; par de nombreuses manifestations de tuberc#( lose généralisée; anatomiquement la granul}y tuberculeuse miliaire en est l'expression cla; sique et les auteurs l'ont ainsi définie: touté,j; les formes de tuberculose qui ont pour sut, tratum anatomique exclusif ou nettement prk, dominant une dissémination de petits nodul4 ; semblables à des grains de grêle (Jacoud A que celle-ci soit également répartie dans to, les viscères ou beaucoup plus abondante da, les poumons et quelle que soit la nature hf, tologique de ces nodules.Cette définition, qui se rapporte à la gr; nulie aiguë, peut également servir à la gran lie froide.D'ailleurs, actuellement, l\u2019intérit de la granulie réside essentiellement dans tow les travaux cliniques qui ont précisé les form} atypiques, subaiguës et prolongées de la nulie, alors que les travaux anatomiques or,\u201c tique.HISTORIQUE La phtisie granulique a été pour la premicig fois décrite par Bayle, mais sa description s\u2019appliquait qu\u2019aux granulations fibreuses poumon.Laënnec donne une description anatomiq complète et il identifie la granulation gri aux tubercules caséeux.Empis, Andrall, Loug séparent cette affection de la tuberculose affirment l\u2019existence des granulies sans fievr § Hérard, Cornil en 1867 et Strebelmann, déar } vent des formes de tuberculose miliaire chr nique.: Villemin en 1869, Grancher en 1872, cor firment la conception primitive de Lagnne § Koch, avec sa découverte du microbe de la ti berculose, a établi définitivement l\u2019origine ti 4 berculeuse de la granulie.\u2018 (A LAURIER: CAS ATYPIQUE DE GRANULIE Calmette et Guérin, Hernick, Schaf£ prou- nt expérimentalement que la tuberculose liaire peut guérir.En 1922 Burnand et Sayé ont individualisé ttement une forme chronique, et curable rfois, de tuberculose miliaire en créant le rme de granulie froide.Depuis, la plupart des phtisiologues euro- \u2018ens se sont occupés de cette nouvelle forme tubeiculose.Rist et Rolland, Hautefeuille, >zançon, Burnand, Deloreme publient des servations, précisent les aspects radiologi- tes de la granulie froide, mais soulèvent de ymbreuses discussions, tant au point de vue inique qu\u2019au point de vue radiologique.La granulie froide existe donc pour quel- lies auteurs et, comme la granulie aiguë, elle pparaît, selon eux, dans des circonstances iriables: Dans l\u2019évolution d\u2019une tuberculose chronique traitée ou non par le pneumothorax artificiel.Parfois à la suite d\u2019une poussée miliaire aiguë, c\u2019est la granulie refroidie, fréquente pour Jacquerod.à.D\u2019allure primitive marquant d\u2019une manière insidieuse le début de la tuberculose.A la suite d\u2019un traumatisme accidentel ou chirurgical, «intervention sanglante ou non » portant sur un foyer tuberculeux pulmonaire ou extra-pulmonaire, qui est quelquefois trouvé à l'origine d'une granulie.Car, d\u2019après Pierre Ameuille, comme dans la granulie aiguë, la granulie froide, même avec un début apparemment primitif, est toujours secondaire à un foyer tuberculeux, pulmonaire ou extra-pulmo- naire.Puisque la granulie froide existe pour juelques-uns, comment l\u2019a-t-on définie ?Gra- 1ulie sans fièvre et chronique dont la marche st essentiellement insidieuse.Disons, toute- | ois, que l\u2019on rencontre quelquefois des tu- »erculoses chroniques, ulcéro-caséeuses com- nunes sans granulie qui évoluent lentement - 453 et sans fievre, plusieurs semaines avant d\u2019entraîner la mort.Nous en avons rencontré quelques cas dans notre service.SYMPTOMATOLOGIE Ordinairement, le début de la granulie froide est extrêmement insidieux, il faut penser à un état bacillaire, puis, après quelques semaines, voire même quelques mois, on observe le malade en raison de l'atteinte de l\u2019état général, soit l\u2019asthénie, l'amaigrissement, les troubles digestifs; chez notre malade l\u2019asthénie et les troubles digestifs prédominaient.La température est très peu élevée: 99°: la plupart du temps elle est normale.Les symptômes fonctionnels sont caractérisés par une dyspnée à l'effort, parfois au repos, qui peut entraîner un peu de cyanose, par une toux fréquente et intense, le plus souvent sans expectoration.Si l\u2019expectoration existe, elle ne contient pas de Koch ou rarement.Les hémoptysies manquent rarement.Notre malade n\u2019a jamais craché de sang.Les signes stétacoustiques sont très discrets; l\u2019examen ne laisse percevoir aucun signe d\u2019auscultation; d\u2019autres fois on peut entendre quelques râles sibilants, crépitants ou sous-crépitants surtout aux deux bases.Le murmure vésiculaire peut être rude ou trouble selon Burnand.La percussion révèle une matité plus ou moins marquée, parfois légère sub-matité.| En général cette maladie est latente et le diagnostic repose sur la radiographie.En effet, l\u2019epreuve radiologique est la seule qualifiée pour parler de granulie froide et encore les clichés demandent-ils une interprétation.Cette interprétation est fort difficile et fut d\u2019ailleurs le principal sujet de discussion.La radiographie laisse voir deux sortes d'images: 1.des grains de dimension variable, habituellement de petit calibre et en tres grand nombre, disséminés dans les deux plages.Les limites des petits grains sont plus ou moins floues; 454 9, des micronodules isolés, mais, alors, ils sont réunis par un fin tracé linéaire formant un quadrillage à mailles assez serrées, mais plus ou moins irrégulières, en mailles de filet selon le professeur Sergent.EVOLUTION La granulie froide peut évoluer vers la guérison, mais assez rarement.Parfois, au contraire, elle évolue comme la granulie aiguë et se termine par une méningite.\u2018Très souvent l\u2019évolution se fait vers la tuberculose chronique.Cette forme de tuberculose est rare, cependant, et vue la rareté de cette forme la notion récente de cette entité tuberculeuse pulmonaire ne modifie que très peu le pronostic autrefois mortel de la granulie.Les formes curables sont à vrai dire l\u2019exception, selon les auteurs eux-mêmes.DIAGNOSTIC Le diagnostic repose surtout sur les images radiologiques, l\u2019absence de la température et l\u2019évolution lente de la maladie.PATHOGÉNIE La granulie froide comme la granulie aiguë réalise le type de la tuberculose d'origine hé- matogène.Elle est due à un foyer tuberculeux caséeux qui s\u2019ouvre dans un vaisseau.Selon Sergent la dissémination se ferait surtout par les vaisseaux lymphatiques et semble être sous la dépendance de trois facteurs: 1.le sujet est un tuberculeux avéré; 2.la résistance du terrain est imbibée en raison d\u2019une infection, d\u2019une intoxication \u2014 tel notre malade, du moins, nous le croyons; 3.le nombre considérable de microbes en circulation; biopsie.TRAITEMENT Le traitement ne repose pas sur les traitements actifs de la tuberculose ni sur la cure climatique.Il est exclusivement diététique, hygiénique et fonctionnel.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 * * * gL Après ce bref exposé sur la granulie froidg |: \" afin de mieux suivre \u2019évolution de notre mg.© lade, procédons, si vous le voulez bien, à l\u2019hi i) toire de cas du patient qui nous intéresse.À; tt LS io\" Qbservation.M.O.L., 4gé de 34 ans, est né à la campagnff et il y est demeuré jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 an alors qu'il est venu travailler en ville commj# journalier.Depuis le début de la guerre, i D: travaillait dans une fonderie de cuivre, comm: k.- aide auprès des bouilloires de métal en fusion = exposé à en respirer les vapeurs qui s\u2019en déga geaient.Il s\u2019est marié en 1941, il a deux em fants vivants en bonne santé.Il était complèteg ment édenté depuis quelques années, vivai§ dans une maison bien aérée, buvait peu d\u2019al; cool, fumait peu, avait un bon appétit.Antécédents héréditaires.Père vivant âgé de 75 ans; mère morte de: suites de couches en 1904; il a deux frères vij vants en bonne santé; -une sœur est morte d\u2019un accouchement, d\u2019après le malade.| Antécédents personnels.Notre malade a souffert du croup en bas âge, de rhumatisme articulaire à 15 ans et de syphilis en 1936.I- | Maladie actuelle.Bi Le malade toussait sans cracher depuis quel | | que temps, il ne peut préciser exactement, ily était dyspnéique depuis quelques mois, quand au début du mois de mars il ressentit une vivelÿ douleur dans la bouche sur le maxillaire su-@ périeur.Il patienta quelque temps et finale-| ment il dut enlever ses dentiers et alla con-§\u2019 sulter un médecin au dispensaire de l'hôpital Notre-Dame.Le diagnostic d\u2019angine de Vin-j cent est porté, puis, après une biopsie, ulcère tuberchleux probable de la gencive.On le ré-| fère à l\u2019Institut Bruchési où après radiogra-! phie le diagnostic de tuberculose pulmonaire est posé.L\u2019'hospitalisation est conseillée mais # refusée.Le 5 avril 1944, il est hospitalisé à l'hô- LAURIER: CAS ATYPIQUE DE GRANULIE ie, al St-Luc où il a séjourné près de 6 semai- wy,f> La radiographie dénote: « Impétration Li) fuse, généralisée des deux tiers supérieurs s deux plages pulmonaires sous forme d\u2019un queté très fin, très serré, aspect granité mi- ire.Les deux bases restent transparentes.mclusion: T.B.miliaire ou mycose.» te py 18, (0 Uerye a -6.1.\u2014 2 août 1944.Plages remplies de petites granu- ions plus ou moins irrégulières renfermant des nodules.\u2026 dissémination des images- pathologiques est assez symétrique, sauf à la base gauche.Maxillaire inférieur droit: pas de lésion \u2018seuse à signaler, aucune dent.Nouveau cli- né vers le 28 avril 1944: sensiblement le \u2018ême aspect que lors de la radiographie prise .8 avril 1944.Azotémie 0.25; glycémie 1.24; urine: acide, ensité 1,015, épithéliums, rares, leucocytes, \u2018res, albumine, lègères traces.Hémogramme: hémoglobine 75 globules rouges 4,200,000 globules blancs 8,400 valeur globulaire 90 neutrophiles et basophiles 71 lymphocytes 27 ; petits et moyens 2 455 éosinophiles 0 Sécrétion buccale: fuso-spirillaire; présence de Vincent.Biopsie: épithélium très hyperacanthosique reposant sur un derme infiltré de lymphocytes et de plasmocytes à cellules géantes type tuberculeux.FrG.2.raissent moins gros, plus confluents.La base gauche paraît plus envahie que sur le premier film.\u2014 18 septembre 1944.Les points pa- Il s'agit, vraisemblablement, d\u2019un ulcère tuberculeux.Il quitte St-Luc, et en juin 1944, il retourne à Notre-Dame Diagnostic biopsique: lésion scléro-hyper- plasique renfermant des cellules géantes.Les deux lésions alvéolo-dentaires et de l\u2019angle du maxillaire sont identiques.Une radiographie de la mâchoire prise ne révèle aucune atteinte de l\u2019os.Le malade suit le dispensaire de Notre-Dame et, au début d\u2019août, il entre au Sacré-Cœur.Le malade arrive en marchant, avec une température de 99° Fa., un pouls de 100, une respiration de 24, un poids de 97.À son entrée, il accuse une 456 céphalée datant de janvier; de la dyspnée, de la toux intense, sèche, de l'amaigrissement, des troubles digestifs, de l\u2019anorexie surtout dus au fait qu\u2019il peut manger difficilement, d\u2019après le malade, à cause de l\u2019œdè- me de la lèvre inférieure et du manque de dents, car il ne peut mettre ses dentiers, la douleur étant trop vive.L\u2019examen clinique révèle de la matité des deux plages, avec inspiration rude et râles dans les deux poumons.La sédimentation sanguine est de 18.L\u2019hémogramme donne: polynucléaires 52; lymphocytes 44.L'urine est normale, sauf quelques leucocytes.Le diagnostic posé est T.B.pulmonaire tres avancée; le pronostic est réservé.Entré dans une des chambres d'observation, il est transféré dans notre Service le 15 août 1944.Le malade accuse, alors, de la faiblesse, de la dyspnée, de la toux quinteuse intense sans expectoration, pas de température.L'examen clinique révèle de la diminution de l\u2019expansion pulmonaire à l\u2019inspiration, de la sub-matité, quelques râles secs, des râles ronflants et sibilants, un souffle bronchique dans les deux parties supérieures des poumons.Le 18 septembre le malade accuse les mêmes symptômes, mais plus accentués, l\u2019hyperthermie est toujours absente.L\u2019examen clinique laisse entendre les mêmes signes.Le 10 octobre même chose.Le 12 novembre le malade sort en congé pour la journée et quelques jours plus tard il se sent plus mal et il fait un peu d\u2019hyperthermie.Ses troubles digestifs s\u2019aggravent, la dyspnée et la toux s\u2019intensifient, mais l\u2019expectoration est absente.Le 28 novembre, le malade a des vomissements et il se dit découragé, la.température augmente, il tousse davantage, mais ne crache pas.Au début de décembre, l'examen pulmonaire laisse percevoir, en plus des signes déjà mentionnés, une pluie de râles aux deux sommets; le malade se cyanose, la dyspnée et la toux sont plus accentuées; le malade ne présente aucun symptôme, aucun signe de méningite, sauf des vomissements qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 persistent, depuis quelque temps.On ne trok, à ve pas d\u2019inégalité pupillaire.0 0 Les signes de Romberg, de Babinski, po Kernig sont négatifs.Pas de raideur de § si nuque, pas de délire.Le trois décembre, ! [im matin, même état, mais vers les 10 heuri ds du soir, le malade se sent très mal: cyanos g 1 transpiration, état anxieux.Vers les 2 heurd \u201cus du matin, l'état paraissait s'être améliorg ;d mais vers 2.20 a.m., | missements, nouveau malaise; vq toux suffocante et le malad meurt a 2.35.Un examen fait par le docteur Brahf avait révélé de l\u2019œdème de l\u2019épiglotte, de aryténoïdes, et des cordes vocales rouges œdématiées.Tous les examens de crachaf depuis son entrée au 6 octobre furent né di gatifs; le huitième examen rapporta « KocH (dk positif», le « Rafky IL».Le traitement fuk} hygiénique et fonctionnel seulement.bi is nl 1.0 j0H si Le post-mortem -vint définitivement corffli firmer notre diagnostic.Nous nous croyonf.u justifiés d\u2019attribuer les grains miliaires irre guliers au \u2018fait de la présence assez considd rable d\u2019anthracose révélée par l'autopsie.y x + Jit AS En face des symptômes accusés par le mag .lade et les signes décelés, quel diagnostiq Le devions-nous porter | Nous éliminons, d\u2019abord, les maladies in?fectieuses, l\u2019asthme et la granulie aiguë, l malade ne faisant pas d\u2019hyperthermie; puis la T.B.nodulaire, les grains étant trop pe tits; et nous éliminons les états pulmonaires des cardiaques décomposés, le seul symp tôme étant la dyspnée, sans autres symp tômes cardiaques, sans râles aux bases.Nous éliminons, également, la granulie qui se ma nifeste au début par des phénomènes pleu raux prédominants avec absence de pleuré4 sie, et, après avoir éliminé le cancer gran lique, nous avons pensé a une forme ded T.B.interstitielle, miliaire, due à un ense-§ mencement secondaire à un ulcère tubercu-@ LAURIER: CAS ATYPIQUE DE GRANULIE ix de la gencive probable.L'absence de vre, l\u2019évolution lente, la radiologie nous it penser à la granulie froide.Avions-nous eu raison de poser ce diagnos- ?L\u2019image radiologique montrant des grains tits, disséminés dans les deux plages, l'as- nie, la dyspnée, la toux sèche que le male accusait, l\u2019évolution lente apyrétique de maladie nous portaient à le croire.Le st-mortem nous a convaincu que nous ions raison.En voici le protocole: 1 «M.Omer L., 34 ans.Décédé le 4 décem- e 1944.Entrée: ler août 1944.Dossier 3: 40935.Protocole aut.No 378a.lutopsie pratiquée 8 heures après la mort « Cadavre de complexion extérieure amai- lie.A l\u2019ouverture du thorax, les poumons p subissent aucun affaissement.Les plèvres Ænt libres de toute adhérence.@ « Extérieurement les poumons présentent 1e coloration sensiblement normale, mais ils int turgescents et lourds (poumon gauche, 20 gmes; poumon droit, 850 gmes).À la yupe, la surface de section montre un fin | mis de granulations arrondies, bombant au- sssus du parenchyme et faisant corps avec li, d'aspect vitreux ou légèrement opales- nt et du volume d'une tête d\u2019épingle.Ces -ranulations n\u2019ont aucune prédilection pour .Tégion sous-pleurale.À la pression, il s\u2019é- jule une faible quantité de liquide sangui- Æolent aéré et quelques gouttelettes de pus HX es petites bronches.«L'examen de la trachée et des grosses ronches ne révèle rien de particulier.Les anglions trachéo-bronchiques sont légère- rent augmentés de volume et anthracosiques.« Péricarde: sans particularité.+ «Les mensurations du cœur fournissent les À onnées suivantes: ¥ ï { « Diametres: longitudinal: 8; transversal: 9.5.Circonférence: 23.Orifice mitral: 9; aortique: 5.5; pulmonaire: 7.5; tricus- 457 pide: 12.Diamétre du ventricule gauche: 4.5; ventricule droit: 2.« Aucune lésion orificielle sauf un épaississement induré au niveau du bord d'implantation d\u2019une des sigmoïdes aortiques.« Foie de stéatose.Voies biliaires perméables.« Rate (130 grammes).Surface de section rétractée.« Reins cyanotiques (140 grammes).Granulations sub-miliaires.« Intestins: S.P.« Estomac dilaté et rempli d\u2019un liquide jaunatre crémeux.« Bouche: lésion ulcéreuse du sillon gin- givo-labial supérieur.Diagnostic histologique «Cœur: S.P.« Foie: stéatose et granulie.« Rate: lhyalinisation des artères et granulie.| « Reins: lésions dégénératives et granulie.« Estomac: gastrite interstitielle.« Poumons: poumons granuliques.Anthracose marquée.Foyers discrets de sclérose pariétale.Diagnostic anatomique « Granulie généralisée.Anthracose pulmonaire marquée.Ulcération tuberculeuse buccale.Gastrite interstitielle.Bronchite capillaire.» (G.Manseau, M.D.) Température du malade durant hospitalisation Date Température 1 août au 10 sept.97 le matin \u2014 98 le soir.10 sept.99.4 le soir.11 au 29 sept.97 le matin \u2014 98 le soir.29 sept.96 le matin \u2014 98 le soir.98.2 le soir.99.2 le soir.97.2 le matin 97.2 le matin 30 sept.au 7 oct.7 au 10 oct. 458 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 11 au 14 oct.97.2 le matin \u2014 98 le soir, 14 et 15 oct.96.3 le matin \u2014 99 le soir.16 oct.au 3 nov.97.2 le matin \u2014 98 le soir, excepté le 20 et 27 oct.: 99 le soir.4 au 7 nov, 97.2 le matin \u2014 varie entre 99 et 99.2 le soir.8 au 14 nov.97.2 le matin \u2014 98.3 le soir.14 nov.97.4 le matin \u2014 99.4 le soir.15 nov.98.3 le matin \u2014 100 le soir.16 nov.98.3 matin et soir.17 nov.98.3 le matin \u2014 99 le soir.18 nov.97.3 le matin \u2014 99 le soir.19 nov.98.3 le soir.20 nov.97 le matin \u2014 99.2 le soir.Al 21 nov.98 le matin \u2014 100 le soir.f 22 nov, 97 le matin \u2014 99.3 le soir.23 nov.8 le matin \u2014 100 le soir.fs 24 nov.98 le matin \u2014 99.2 le soir.el 25 nov.98 le matin \u2014 99.2 le soir.26 nov.98.1 le matin \u2014 99.2 le soir.27 nov.98 le matin \u2014 103 le soir.28 nov.98.2 le matin \u2014 99 le soir.29 nov.97.2 le matin \u2014 100 le soir.30 nov.98.4 le matin \u2014 102 le soir.1 déc.98.4 le matin.2 déc.99.3 le soir.Décédé le 4 à 2.25 du matin.REVUE GÉNÉRALE STÉNOSE HYPERTROPHIQUE DU PYLORE Par Antoine PETTIGREW, Assistant dans le service de chirurgie, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus jun (Québec).: La sténose hypertrophique du pylore est chez le nouveau-né l'affection la plus fréquente qui nécessite le traitement chirurgical.L\u2019intervention sur le pylore sténosé a été un des plus grands progrès de la chirurgie abdominale dans les derniers trente ans; car, avant 1912, alors qu\u2019on adopte la technique de la pyloromyotomie Fredet-Rammstedt, la mortalité était de cinquante à soixante et quinze pour cent; aujourd'hui ce taux de mortalité a baissé à 1% ou 2%, si l\u2019opération est faite par un chirurgien compétent qui surveillera attentivement les soins pré et postopératoires autant que sa technique.SOINS PRÉOPÉRATOIRES.Depuis l\u2019adoption de la pyloromyotomie comme traitement de choix dans la sténose pylorique, la mortalité a été encore réduite par une meilleure préparation à l'opération.Il faut porter notre attention à empêcher l\u2019acidose et à remplacer les liquides perdus par l'organisme (ainsi que les réserves en électrolytes) et des hydrates de carbone, tout ceci sous la surveillance étroite du pé- ; diatre et du chirurgien.I\u2019administration de |# liquide par voie parentérale est un des plus \u2018\u2018 grands facteurs de succes et cela demandera | de trois à cinq jours de préparation avant l\u2019opération, si possible.Les liquides seront ad- « ministrés matin et soir par voies intraveineuse et sous-cutanée: pour la voie intraveineuse, on se servira d'une solution de 10% de glucose dans de l\u2019eau stérile à la proportion de 10 c.c.# par livre de poids du bébé; pour la voie sous- t cutanée, on se servira de sérum physiologique ou de solution Hartmann à raison de 15 cc.} par livre de poids du bébé.Si les liquides ne \u2018 sont donnés que par la voie sous-cutanée, alors on emploiera une solution de 5% de | glucose dans de l\u2019eau stérile ou 3% de glucose dans du sérum physiologique.La transfusion est nécessaire, si la formule sanguine est inférieure à 4,000,000 et ceci à raison de 10 c.c.par livre de poids du bébé chaque fois.Pendant les soins préopératoires, nous devons continuer l'alimentation orale jusqu'à PETTIGREW: STÉNOSE HYPERTROPHIQUE DU PYLORE ik @ux heures avant l\u2019opération, car, même si le * Æebé vomit, il restera toujours quelques ali- lents qui seront absorbés par l'intestin; les : @iments seront épaissis avec des céréales | @iites dans la proportion d\u2019une partie de cé- §iale pour 15 à 20 parties de la formule: , @épaisseur de la bouillie facilitera le passage : @ travers le pylore.@ L\u2019atropine par voie sous-cutanée ou in- srporée aux aliments peut rendre service ans les cas limités mais peu dans les vraies énoses.Si l\u2019enfant est agité, on peut lui don- er du luminal en petites quantités.La vita- hine C est de routine; elle facilitera une meil- B:ure guérison de la plaie opératoire et sera @onnée à la dose de 25 mgr.par jour dans le $ \u2018rum intraveineux.'ROCEDE OPERATOIRE.Avant 1912, la gastro-jéjunostomie était l\u2019o- \u20ac ération de choix et donnait une mortalité de , 4 lus de 50%.En 1908, Fredet introduisit son .# pération qui consistait à inciser longitudina- 4 :ment toutes les fibres musculaires du pylore A usqu\u2019à la muqueuse et à suturer le tout dans % : sens transversal, mais, en 1912, Rammstedt -#10difia la technique de Fredet en ne suturant 1 as les fibres incisées en laissant la muqueuse # omber à travers l'incision.% L'\u2019anesthésie de choix serait l\u2019éther admi- istré goutte à goutte par un anesthésiste ayant * ne grande expérience dans l\u2019anesthésie des f ébés.Nous croyons cependant que l\u2019anes- hésie locale à la scurocaïne 1% est préférable 4 cause des suites opératoires chez un bébé trepsique.D'ailleurs il est assez facile de con- @ rôler l'enfant en lui donnant pendant l\u2019opé- | ation une tétine garnie de sirop.L\u2019Avertine 100 mgr.par livre de poids du corps) peut \u201ctre très utile, combinée à l\u2019anesthésie locale.* Æ cyclopropane pourrait être aussi employé.¢ Jans la préparation opératoire immédiate ous devons avoir en vue la conservation de » a chaleur du corps du bébé, elle est extrê- nement importante pendant l'intervention; A 459 c\u2019est pourquoi nous envelopperons les extrémités du patient, puis nous l\u2019attacherons à une croix bien rembourrée afin d\u2019avoir un meilleur champ opératoire par l\u2019immobilisation de l\u2019opéré.La peau sera préparée à l\u2019éther puis au Métaphen.Un cathéter urétral No 10 sera introduit par la narine dans l\u2019estomac, afin d'aspirer les sécrétions gastriques.Ce cathéter est laissé en place pendant l\u2019opération afin de faciliter le passage des gaz pouvant se ramasser dans l\u2019estomac.TECHNIQUE OPÉRATOIRE PROPREMENT DITE.L\u2019incision de l'abdomen a environ 2 pouces de long, elle se fait à droite de l\u2019ombilic dans le muscle droit et part du gril costal.Une hémostase parfaite est pratiquée avec de la soie fine ou un catgut 00000.L'incision comprend tous les tissus jusqu'au péritoine; nous passons alors des crins à travers toute l\u2019épaisseur des tissus incisés dans les deux angles de la plaie; puis le péritoine est ouvert et le pylore saisi avec l\u2019index et le pouce gauche puis maintenu parallèlement à l\u2019incision en dehors du ventre.Comme la paroi antéro- supérieure du pylore est la moins vasculaire, c\u2019est à cet endroit que nous incisons longitudinalement toutes les fibres musculaires jusqu'à la muqueuse en prenant garde d'ouvrir celle-ci.L'incision est d\u2019environ 34 de pouce de long, puis avec une pince courbe mousse nous écartons les fibres musculaires afin de laisser bomber la muqueuse.L\u2019écartement musculaire présente alors l\u2019aspect d\u2019un V.Ceci saigne peu ou pas et le sérum chaud contrôlera facilement les petits saignements; sinon, il nous faudra ligaturer avec de la soie fine ou du catgut; il n\u2019est ni nécessaire ni utile de recouvrir cette plaie avec de l\u2019omen- tum.COMPLICATIONS.Le danger de cette technique, c\u2019est la perforation de la muqueuse qui peut arriver surtout à la partie duodénale de l\u2019incision du pylore: il s\u2019agit d\u2019y aller prudemment lors de 460 I'incision.Une petite ouverture peut être fermée assez facilement avec une ou deux sutures pour inverser la muqueuse et recouvrir la séreuse.FERMETURE DE L'ABDOMEN.Elle se fera avec grands soins si l\u2019on veut éviter des suites fâcheuses.Comme la paroi de ces petits patients n\u2019a que 1/8 à 3/16 de pouce d'épaisseur, il est donc nécessaire d\u2019y faire des prises délicates et soignées ainsi que des sutures bien appliquées.À l\u2019aide des crins déjà placés aux angles de la plaie, l'assistant soulèvera la paroi et permettra ainsi de saisir et de fermer le péritoine avec un surjet à la sole, puis nous ferons des points séparés encore à la soie sur le muscle et l'aponévrose en prenant soin de ne faire aucune traction exagérée.Le tissu sous-cutané est trop insuffisant pour qu'on s\u2019en occupe; la peau est fermée par des points séparés à la Sarnoff et à la soie également.Le catgut est mis de coté.I\u2019incision Gridiron recommandée par le docteur Robinson, de Toronto.serait supérieure a celic que nous venons de décrire.Elle se fait parallelement au rebord costal inférieur et est d'une longueur de Z pouces.Le muscle grand oblique est divisé dans la direction de ses fibres et il en est ainsi pour le muscle petit oblique.Ainsi, dans la réparation de cette plaie, nous avons une paroi forte qui guérit par première intention.TRAITEMENT POSTOPÉRATOIRE.Il est mieux d'adopter une diète standaid afin qu\u2019il n'y ait pas d'erreur pour le persn- ne'.Aussitôt après le réveil ou encore l'arrivée du patient non endormi dans son iit.nous commençons l'aliinentation avec une once de liquide toutes les deux heures; ainsi nous aurons le menu suivant: deux repas d\u2019eau stérile, quatre repas de babeurre, quatre repas et demi de babeurre et 14 repas de lait maternel, quatre repas où le babeurre est diminué d\u2019une c.à soupe et le lait maternel augmenté d'autant.Quatre repas de lait maternel augmentant d'une c.à soupe à chaque repas.Ce L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 x total de 18 repas demandera 36 heures ¢ p suffira jusqu'à la seconde nuit après l'opé ration; après quoi le lait sera augmenté selon les besoins de calories, c'est-à-dire 3 onces e 50 calories par livre chaque jour.Il est bog\u201d de ne pas espacer les repas de 4 heures avan§™ 8 a 10 jours.Dans presque tous les cas le pa pl tient vomit après l\u2019opération; il faut quanc i pull 15.même continuer les repas sans se soucie davantage.Pendant 48 heures il faut donne du sérum à raison de 2 onces de glucose if 5% par voie rectale dès que l\u2019enfant retourne pu! A son lit et continuer toutes les 4 heures\" Puis du sérum intraveineux et sous-cutané effh du plasma s\u2019il y a choc, ainsi que de petite transfusions.Après 48 heures, habituellement\" nous pouvons cesser ces liquides.xu! Les grands progrès faits dans le traitemen;r chirurgical de la sténose hypertrophique duifom pylore sont bien démontrés lorsque l\u2019on red garde 25 ou 30 ans en arrière alors que le tauxf de mortalité était de plus de 50% et que noud comparons avec celui de 1% que nous avonÿ habituellement.les Tu 0 Conclusions L\u2019opération de Fredet-Rammstedt est laf seule indiquée et est admise partout.L\u2019anesthésie locale est préférable; elle nef.donne pas de choc, il y a moins de vomisse-# ments et peu de complications pulmonaires après l\u2019opération et l'enfant semble se dé fendre mieux.| Les transfusions de sang et de plasma sont nécessaires.Le traitement pré et postopératoire avec] l\u2019aide d\u2019un pédiatre averti est d\u2019une importance extrême.BIBLIOGRAPHIE 1.Précis de pathologie chirurgicale.Tome IV.Masson & Cie.édit.1939.LADD et CROSS: Abdominal surgery of and children.W.B.Saunders, édit.1941.3.Thomas G.ORR: Operations W.B.Saunders, éd\u2019t.1945.infanon ID æ of general surgery.\u20ac ti STÉNOSE HYPERTROPHIQUE DU PYLORE CHEZ LE NOUVEAU-NE ty | Durant l\u2019année 1944, nous avons reçu, dans SM service de pédiatrie à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- iid sus, cinq petits malades atteints de sténose lu florique; tous ces enfants étaient du sexe wflasculin, leur Age variait de cinq a dix se- ir aines.Ces nourrissons sont entrés à l'hôpital iffirce qu\u2019ils vomissaient et souffraient de cons- edfpation.Ils ont tous été opérés et le diagnostic kffinique a été confirmé.M Ils sont tous sortis de l\u2019hôpital guéris après Mn séjour variant de dix-huit jours à un mois In demi.| ff Vu la fréquence relative de cette affection, Æ Maj pensé qu\u2019il serait intéressant et pratique M énumérer les principaux symptômes carac- lt Ærrisant cette maladie.Ÿ Il existe une malformation congénitale chez : nouveau-né caractérisée par l'hypertrophie es couches musculaires du pylore et particu- èrement des fibres annulaires, ce qui déter- 1ine un rétrécissement plus ou moins marqué e cet orifice.Cette sténose se manifeste par des vomisse- ents incessants, de la stase gastrique, de la onstipation et une émaciation progressive.S'il est vrai que quelques anciens médecins lent décrit des cas de rétrécissement congé- ital du pylore, entre autres l'Anglais Arm- \u2018@trong en 1769, et l'Américain Beardsley en 788, il faut reconnaître que nous devons la ff onnaissance de cette affection au travail de firschsprung, de Copenhague.publié en 1887.@ \u2018est de lui que datent les recherches qui ont -Vreu à peu enrichi l\u2019histoire de cette maladie.Cette affection est assez rare en France et e rencontrerait surtout chez la race anglo- axonne et germanique, d'après Marfan.Nous 4 avons peu de chose de son étiologte.Le sexe masculin en serait atteint de pré- érence, et surtout les premiers-nés d\u2019une fa- nille.\u2019 Par J.Chs COTE, Assistant dans le service de Pédiatrie, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).PRINCIPAUX SYMPTÔMES.1° Vomissements.2° Stase alimentaire.3° Constipation.4° Dépression sous-ombilicale et voussure sus-ombilicale.5° Mouvements péristaltiques.6° Perception de la tumeur pylorique.1° Vomissements.Le vomissement fréquent, constant, est le symptôme principal de la sténose du pylore, mais ce symptôme n\u2019apparaît pas en général les premiers jours de la vie; il y a une période de latence qui peut aller de quelques jours jusqu\u2019à quatre semaines.Le plus souvent, l'enfant paraît bien se porter les premiers jours, puis brusquement les vomissements apparaîtront et ne cesseront pas.Le vomissement survient presque après chaque repas, il se produit plus ou moins longtemps après l'ingestion de lait.Il est brusque, presque explosif.Parfois, on croirait que le vomissement est plus abon- dant- que le liquide que le bébé a ingéré.Jamais on ne trouve de bile dans les vomissements; le seul fait de constater la présence de bile exclut le diagnostic de sténose; il n\u2019y a pas de sang, ces vomissements ne contiennent que du lait, de la salive déglutie, du suc gastrique.Au début, l'examen de l\u2019abdomen ne révèle aucune modification; par la suite, on constate: 2° une dépression sous-ombilicale et une voussure sus-ombilicale.Plus tard, quand le sujet est plus amaigri, on peut constater: 3° des mouvements péristaltiques visibles, allant de gauche à droite; ces mouvements se constatent lorsque l\u2019on a donné à boire au bébé et ils sont d'autant plus prononcés que la sténose est plus serrée.Enfin, parmi les signes révélés par la pal- 462 pation, il faut signaler: 4° la perception d'une tumeur pylorique.Il arrive parfois qu'en de- primant la paroi abdominale, à droite de la ligne blanche, et très près d'elle (car le pylore hypertrophié se déplace vers la gauche), on sente une tumeur arrondie, ovalaire: c'est un signe que l'on ne constate pas souvent, mais, s\u2019il existe, il a une grande importance pour porter le diagnostic.Il n\u2019est perceptible que lorsque le sujet est très émacié et qu\u2019il a une paroi abdominale dont les muscles sont devenus atones.Il ne se perçoit bien qu'après qu\u2019un vomissement a évacué l'estomac.Dans la sténose du pylore, 5° la constipation est constante, c\u2019est un des principaux signes de l\u2019affection.Dès le début, les selles deviennent de plus en plus rares, il faut provoquer l'évacuation intestinale par des lavements.Les matières sont dures, ne contiennent pas de grumeaux de lait.En général, les enfants atteints de sténose pylorique sont affamés; ils prennent avidement le sein ou la bouteille, mais ils cessent rapidement de boire, sont agités, ils pleurent et paraissent souffrir.Ces enfants urinent très peu, mais par ailleurs leur état général se ressent plus ou moins du degré de dénutrition qui résulte des vomissements; le poids reste stationnaire assez longtemps, puis il diminue assez rapidement, le facies reste assez bon, ils ont les yeux vifs, des mouvements énergiques, des cris violents; ils ne ressemblent pas aux enfants intoxiqués.La température s\u2019abaisse, la déshydratation apparait rapidement, le patient prend une apparence squelettique qui le conduit rapidement à l\u2019athrepsie.L\u2019exploration physique de l'abdomen doit être complétée par le tubage et la radiographie., Le tubage démontre: 6° une stase alimentaire plus ou moins considérable.Pratiqué quatre et même cinq heures après un repas, il permet de retirer un résidu dont l\u2019abondance dépend de la rétention gastrique; sa quantité varie entre une et quatre onces.Le les symptômes énumérés précédemment peu- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 i om ok liquide retiré est clair, incolore, renferme des, - flocons blanchâtres très petits si l\u2019enfant est ay sein, et plus gros si l'enfant est au lait de\u2019 vache.i Puis la radiographie vient confirmer le i diagnostic.Quand on examine sous l'écran radioscopique un enfant atteint de sténose i pylorique un peu serrée, aussitôt après inges- i tion d\u2019une bouillie opaque, le signe le plug\u201d précoce constaté est l'apparition de contrac § tions péristaltiques.Ces contractions ont pour but de ticher de 4\" vaincre l'obstacle, puis succède une période i de fatigue où l\u2019estomac se relâche, reste immo bile; et le cycle se répète jusqu\u2019à ce qu\u2019un vomissement libère l\u2019estomac.L'examen radioscopique révèle toujours un |, retard notable de l'évacuation de la bouillie opaque dans le duodénum.La durée de ce retard varie avec le degré de sténose.Mais, en 1 général, trois ou quatre heures après l\u2019inges- |; tion de bouillie opaque, on en retrouve encore dans l'estomac une quantité assez importante.Lorsque le rétrécissement congénital du pylore est abandonné à lui-même, la mort en # est la terminaison habituelle.j FORMES CLINIQUES.Dans la description précédente, nous avons décrit la forme habituelle de la sténose pylo- # rique congénitale.Mais les symptômes et la : marche habituelle de cette maladie présen- | tent des variantes.Il y a les formes aiguës et les formes lentes.| Dans ces formes aiguës, les symptômes apparaissent d\u2019emblée avant le quinzième jour ; de la vie, et ils évoluent si rapidement qu'il y a lieu de discuter immédiatement la question de l'intervention chirurgicale.Dans les formes lentes, celles qui apparaissent après trois semaines, dans lesquelles | le pylore, un peu perméable, laisse passer une certaine quantité de lait, dans ces formes dont le diagnostic clinique prête à confusion, tous vent se rencontrer, mais ils évoluent lente- CÔTÉ: STÉNOSE HYPERTROPHIQUE DU PYLORE CHEZ LE NOUVEAU-NÉ gent; il y a parfois des périodes de temps où ; vomissements cessent; on a vu de ces cas prolonger jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans.Au point de vue anatomo-pathologique, je : dirai qu\u2019un mot: la lésion consiste essen- :Ilement dans une hypertrophie des parois 1 canal pylorique, hypertrophie portant sur ÿs couches musculaires de ces parois, parti- lièrement sur la couche des fibres annu- ires.NATURE ET PATHOGÉNIE.On a longuement discuté sur la nature et pathogénie du rétrécissement pylorique, ais on semble d'accord pour dire que c\u2019est 1e malformation congénitale.Il y a tout de même un diagnostic différen- el à faire.En premier lieu, il faut distinguer le vo- \\ssement véritable de la régurgitation ceso- 1agienne due a un spasme du cardia ou à une \u2018alformation de l\u2019æsophage, mais ici le diag- ostic différentiel est facile.463 Mais la question essentielle qui se pose est celle de savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie des vomissements habituels ou d\u2019un rétrécissement du pylore.Dans la sténose pylorique, la constipation est très marquée, et il existe une voussure sus-ombilicale et une dépression sous-ombi- licale, tandis que dans la maladie des vomissements habituels, encore appelée maladie de Marfan, la constipation n\u2019est pas constante.Dans tous les cas, il faut faire l'épreuve du traitement médical.Il consiste à essayer par tous les moyens possibles à alimenter ces petits malades; il faut employer les antispasmodiques, tels: le gardénal, la belladone, même les bromures.Quand, après quelques essais thérapeutiques, nous avons la certitude qu\u2019il s\u2019agit d'une sténose hypertrophique du pylore, nous devons alors demander l\u2019aide de la chirurgie.L'opération consiste à faire la pylorotomie longitudinale extra-muqueuse, opération imaginée par Fredet en 1910 et pratiquée par Rammstedt en 1912. 464 Bulletin de l\u2019HAssoctation des Médecins de Langue française de UAmérique du Mord (Fondée a Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 74 \u2014 N° 4 \u2014 Montréal, avril 1945 L\u2019AGE D\u2019OR DE LA CHIRURGIE La chirurgie moderne a dû résoudre trois grands problèmes: l\u2019hémorragie, la douleur, l'infection.Pour combattre l\u2019'hémorragie accidentelle ou opératoire, Ambroise Paré, au seizième siècle, vulgarisa le procédé, déjà employé par les Grecs de l'antiquité, de la ligature vasculaire directe, abolissant ainsi la coutume barbare de l\u2019'hémostase par les caustiques et le fer rouge.Péan, en 1868, inventa ces merveilleux instruments que sont les pinces hémostatiques à crans d'arrêt: pinces de Péan ordinaires, pinces en T, pinces en cœur, ete.La « forcipressure » instrumentale remplaçait au mieux la « forcipressure » digitale avant la pose de la ligature.L'hémostase devenait à la fois simple, rapide, efficace et humaine.L\u2019'abolition de la douleur au cours des opérations avait vainement préoceupé les chirurgiens depuis les temps les plus reculés.En 1839, Velpeau écrivait: « Eviter la douleur dans les opérations est une chimère qu\u2019il n'est plus possible de poursuivre aujourd hui.».Et, en 1841, Malle répétait l\u2019antienne: « Diminuer la douleur occasionnée par l'instrument tranchant est une de ces chimères qui ont préoccupé les chirurgiens des siècles passés.» Démentant presque aussitôt ces deux faux prophètes, Wells, de Boston, pratiquait dès 1844 la première anesthésie au protoxyde d\u2019azote, et Morton, à la même époque, la première anesthésie à l\u2019éther sulfurique.La douleur au cours°de l\u2019opération n\u2019était plus qu\u2019un sinistre cauche- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ult mar du passé ; la chimère s\u2019était muée en is bienfaisante réalité.Le L'infection opératoire, dans la deuxiè-; ju me moitié du siècle dernier, était devenue Tos telle que «la moindre solution de conti- or nuité était une porte d\u2019entrée pour la v mort ».« Les opérés, a dit M.P.Delbet, étaient décimés.La mortalité des ampu | tations de jambe et de cuisse oscillait entre 60 et 85 pour 100.Les malheureux.couchés dans les lits d\u2019une rangée de l\u2019an- * cien Hôtel-Dieu de Paris, la rangée noire, \u2018 étaient condamnés d'avance; de mémoire d'homme, aucun opéré n\u2019y avait guéri.Fn \u2018 1868 et 1869, deux chirurgiens des plus.habiles perdirent tous leurs opérés.Moreau, en 1857, disait de arial mie, opération courante dont la mortalité i est aujourd'hui presque nulle: « Je pense i\" que cette opération doit étre rangée dans He les attributions de l\u2019exécuteur des hautes, a œuvres: et les femmes qui y ont survéen I peuvent étre comparées à ces heureux pen- ! dus qui, grâce à une circonstance fortuite, comme une mauvaise corde, ont échappé x à la mort.» ei Et Velpeau, qui décidément n'avait pas ; de chance dans ses prophéties, avait dit n à l'Académie: « L'extirpation des ovaires |.est une opération affreuse qui doit être proscrite, quand même les guérisons annoncées seraient réelles, et les injections - irritantes iodées sont le seul traitement à no po i ji sr al yf il employer dans ces cas.» BR Les chirurgiens avaient donc peur de la | chirurgie, et ils avaient raison.On vivait * dans la terreur du cataclysme, mais on | ignorait comment on pourrait s'en pré- \" server.! C\u2019est alors que Pasteur vint, que tout ! changea, que la lumière jaillit et éclaira : cette redoutable obscurité.: Le chirurgien anglais Lister.vers 1874, crée la méthode antiseptique; le chirur- glen francais Terrier, entre 1884 et 1892, instaure la méthode aseptique; antisepsie et asepsie dérivant l\u2019une et l\u2019autre des ; + ==. ÉDITORIAL 465 ti Fimortels travaux du chimiste Pasteur.ous connaissons les conséquences de æ fipplication judicieuse et coordonnée de ty, Fs deux méthodes: chaque jour, de par ty.Monde, des milliers d\u2019opérés survivent M guérissent, qui, avant l\u2019ère pastorienne, ; faient voués à la mort.ap à On a done convenu d'appeler l\u2019âge d\u2019or w @ la chirurgie la période qui suivit la wp Plution pratique des trois problèmes: k Fémorragie, douleur, infection; période y, Qui débuta vers 1890 et dura une tren- à Pine d'années.Ce fut un temps d\u2019intense @veloppement technique et mécanique, y @condé par une science anatomique ap- Frofondie.Un grand nombre de procédés, Evenus maintenant classiques, ont vu le Dur ou ont été améliorés pendant cette firiode: ablation de 'appendice, drainage I> la vésicule biliaire, résection partielle Fe l'estomac et de l\u2019intestin, suture du \u2018 Qeur, craniotomie, pneumectomie par- elle, thyroïdectomie, splénectomie, etc.Ce fut indéniablement, en regard de la fériode préaseptique, un âge d\u2019or.Il sem- {le done à beaucoup de chirurgiens de nos Durs qu\u2019ils survivent à cet âge, que leur rétier est devenu une routine, que leur gàle est désormais un rôle de conserva- on, que, l\u2019époque des grandes explora- ions étant terminée, ils n\u2019ont plus de : Tachnique à découvrir, plus d'innovations accomplir, plus de valeur à identifier.Ÿ Or, nous ne sommes pas tellement cer- Kains que ce que nos prédécesseurs ont fonsidéré comme étant l\u2019âge d\u2019or ne fasse as figure, dans une trentaine d\u2019années, e période préparatoire technique, pour éder une place d'honneur au temps que ous vivons et à celui de demain.Le nouveau mot d\u2019ordre de la chirurgie { ontemporaine n\u2019est plus seulement l\u2019ana- omie ou le respect de la structure, mais 5 physiologie, la préservation, la restau- ation de la fonction.La chirurgie \u201c anatomique » a surtout n vue un travail limité dans un assem- 2 blage parfait de pièces, d\u2019organes existant dans un cadre humain, ce cadre étant en somme moins considéré en lui-même que le viscère pathologique manipulé par l\u2019opérateur.La chirurgie « physiologique » considère en plus l\u2019être humain comme un tout solidaire, dont la composition et le fonctionnement complexe peuvent subir des modifications allant jusqu\u2019à la mort, en dépit de la perfection technique avec laquelle le viscère pathologique, l\u2019organe lésé, ont été traités.La chirurgie « physiologique » étudie les réactions générales des malades; elle prévoit les complications opératoires pour les mieux éviter et guérir; le diabétique peut aujourd'hui, grâce à l\u2019insuline, subir impunément l'intervention chirurgicale qui naguère lui aurait été fatale.Utilisant ce qui lui convient dans les grandes découvertes modernes, elle tient compte de l\u2019état humoral, des métabolismes; elle se prémunit contre le choc, les embolies, la déperdition des liquides et des protéines; elle emploie les médications nouvelles éprouvées; elle s\u2019aide, même en cours d'opération, des irradiations infra-rouges et ultra-violettes.On ne peut donc concevoir maintenant un acte chirurgical important, en dehors d\u2019un milieu hospitalier complètement et parfaitement aménagé, complètement et parfaitement outillé, et sans la collaboration intime et constante des nombreuses compétences spécialisées groupées dans ce milieu: médecins, radiologistes, radiothérapeutes, anatomo-pathologistes, en- docrinologistes, hommes de laboratoire, ete., tous concourant a entourer l\u2019opéré d'un maximum de sécurité.Aux trois problèmes initiaux: hémorragie, douleur, infection, des \u2018additions bienfaisantes s\u2019ajoutent aux solutions de la première heure.Dans l\u2019hémorragie, les transfusions, autrefois impraticables, sont devenues aujourd'hui médication courante. 466 Contre la douleur, de multiples modes d\u2019anesthésie s\u2019adaptent au mieux, aux différents types de patients et au genre d'opération qu\u2019ils vont subir.Le danger de l'infection opératoire suscite un regain d'intérêt, en raison de l\u2019augmentation constante du nombre des interventions chirurgicales quotidiennes, dans les différents hôpitaux du monde entier.Les chirurgiens, avides d'améliorer constamment les suites opératoires pour tous leurs opérés, ne se contentent plus de l\u2019asepsie des instruments et du matériel opératoire, mais ne désirent rien moins que la généralisation de l\u2019asepsie totale des blocs opératoires, asepsie intégrale à l\u2019aide de laquelle Maurice Gudin, depuis 1930, et ses imitateurs après lui, obtien- tf I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 à nent des résultats d\u2019ensemble inconnus\u2019ys jusqu\u2019alors.a A la lumière de ces faits et des multiples acquisitions scientifiques récentes, ji il semble bien également que les hôpi- gl taux, même les soi-disant modernes, ne #p répondent, envisagés comme instruments ji de travail, que d\u2019une manière rudimentaire au but progressif et sécuritaire que by; l\u2019on a en vue.i La encore, dans ce domaine, ce qui reste gh à réaliser est immense en regard de ce g qui existe.| qe Mais, en nous efforçant d\u2019y apporter y quelques solutions heureuses, nous ave 1, rons contribué à l\u2019avancement .de l\u2019âge d'or de.demain.[ Pierre SMITH, | ; ¥ MEDECINE SOCIALE e-e LA LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL ' Par Léo LADOUCEUR.| | A .or wa Chef de la Section de la Tuberculose.La lutte contre la tuberculose a Montréal a déja a son actif de consolantes réalisations.La mortalité, de bien au delà de 205.8 qu\u2019elle était en 1915, est en 1943 de 72.7.Si toutefois l'on compare le chiffre précité à ceux des autres provinces, nous constatons qu\u2019il est élevé.On a épilogué longuement sur les causes de cet écart.Je voudrais ici les synthétiser.Le rôle du bacille de Koch dans la tuberculose est aujourd\u2019hui connu, établi: pas de tuberculose sans bacille infectant.N\u2019aurait-on point toutefois trop négligé l\u2019importance du terrain sur lequel évolue le bacille et, pour mieux établir en quelque sorte le rôle causal du microbe, n\u2019a-t-on point relégué à l\u2019arrière- plan un sujet sur lequel tout n\u2019a pas été dit, tant s'en faut ?1.Travail présenté devant la section de l\u2019épidémiologie, au 33e Congrès annuel de la « Canadian Public Health Association », tenu au Royal York Hotel, à Toronto, du 6 au 8 novembre 1944.Il est aujourd'hui admis que la primo-infec- i tion tuberculeuse est d\u2019origine exogène, c'\u2019est- ; a-dire que le microbe provient d'un tuber-| culeux, cracheur de bacilles, alors que l\u2019infec- j tion secondaire serait presque uniquement d'origine endogène.L'apport microbien étranger n'est plus ici I'agent causal, ce sont nos ju propres bacilles, vestiges indélébiles d'une primo-infection ancienne, précieusement conservée dans nos ganglions hilaires ou quelque- » fois parenchymateux, qui, par l\u2019affaiblissement des forces de résistance de l\u2019organisme, à cause de surmenage, de maladies intercurrentes, de sous-alimentation, d\u2019une habitation insalubre, d\u2019époques pubertaires ou ménopausiques où les forces organiques s\u2019endorment ou sont distraites à l\u2019emploi d\u2019un surgissement ou d'un affaissement organique physiologique, sont ici en cause.Libéré des forces qui le tenaient sur la défensive, le bacille sort des abris bétonnés.pr \u201c= pe iy TT AEF AS AT er Ren i LADOUCEUR: LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE A MONTREAL se à l'attaque petitement ou violemment, Ales défenses bouleversées, submergées, cè- at et, à moins que des renforts, sous forme repos, de traitement par le pneumo, etc., lui soient donnés, une nouvelle victime que fort de s'ajouter bientôt au tableau des :ès par tuberculose.Et si l\u2019on accepte qu\u2019à Montréal un pour- htage élevé de la population portent dans dirs ganglions hilaires les germes de la tuber- lose, potentiellement tous sont candidats ; @ssibles au réveil de leur primo-infection cienne.Quels sont les facteurs qui préservent le Tain ou conditionnent la résistance ou ibandon de l'organisme a l'infection tuber- leuse?Aux facteurs: alimentation, habita- En et travail, viennent en corollaire la nata- £ élevée et la négligence qui découle natu- lement de la quasi-impossibilité, pour la isse pauvre chargée d'enfants, de prendre le in qu'il convient de sa santé, les frais médi- 1x à encourir dépassant fort les possibilités § son budget.Quand on est pauvre, ce serait un luxe dohibitif d\u2019être douillet: les privations, les Enuis physiques endurés à cœur d'année par- $ qu'on n\u2019a point les moyens de consulter le *decin, ou que ce dernier, consulté, ne peut pliquer intégralement le traitement appro- fé à moins d'en ajouter le coût au livre des jets ou argents perdus, portent à considérer maladie comme un mal nécessaire, inévi- le et incurable, contre lequel le médecin : en fait impuissant ou profiteur dangereux lil convient de fuir.Et personne ne parle fec autant d'assiduité et de conviction des Figences du médecin que le pauvre, alors que ÿstement il n\u2019est que d\u2019un rapport maigre ou jrl pour le médecin traitant.Il reste, il est Jai, les cliniques, dispensaires et hôpitaux où Andigent a trop souvent l\u2019impression d\u2019être «cueilli en gêneur.Le pauvre a l\u2019orgueil cha- \u2018tuilleux et son complexe d\u2019infériorité le rend tnide ou, par une correction exagérée, arro- tnt.Il est rebuté ou sévèrement mis à sa place ¢finalement éconduit.467 On a mis de l'avant et avec raison notre natalité élevée ou, ce qui revient au même, la famille nombreuse qui, à l\u2019étroit dans un habitat trop exigu, privée d\u2019une alimentation suffisante \u2014 car aujourd\u2019hui, à l\u2019encontre de tout bon sens, famille nombreuse est presque synonyme de pauvreté \u2014 multiplie par le nombre des enfants les risques du contage pour peu qu\u2019il existe un tuberculeux cracheur de bacilles dans ce milieu familial.Et c\u2019est ainsi que les statistiques montrent que la contagion, en milieu pauvre, atteint 1] pour 5 des contacts alors qu\u2019en milieu plus aisé le pourcentage s\u2019établirait à 1 pour 10, donc double danger.On a beaucoup écrit sur les taudis à Montréal.Strictement parlant, je ne crois point que les taudis véritables soient à Montréal très nombreux.Toutefois l\u2019habitation, genre flat, bâtie sur lot de 25 pieds de front, qui ne permet qu\u2019un éclairage à l'avant et à l'arrière, avec chambres mitoyennes peu ou pas du tout ensoleillées, n\u2019est point, tant s\u2019en faut, le logis idéal.Il est malheureux, dans une ville où pourtant l\u2019espace abonde, qu\u2019on n\u2019ait point encouragé un mode d'habitation avec éclairage sur trois faces au moins.L\u2019afflux à Montréal d\u2019une population ouvrière en quête d\u2019un salaire élevé dans les industries de guerre, la crise concomitante du logement, le parquement dans les locaux inappropriés ou le tassement de deux familles dans un logis déjà à peine suffisant pour une seule ont chance, en augmentant les risques de contagion, de hausser le problème du logement et, par ricochet, des contacts à des hauteurs alarmantes.L\u2019alimentation est également devenue un problème crucial.Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es se transpose dans la réalité en des corps décharnés, contrefaits, où la tuberculose trouve un terrain tout disposé à l\u2019accueillir.Il faut, sans doute, d\u2019abord fournir aux familles nombreuses le revenu nécessaire pour se procurer des aliments sains en suffisante abondance; mais la persistance, faute de ressources, d\u2019une alimentation obligatoirement insuffisante a dépravé les goûts, à tel 468 point que le peuple aujourd'hui ne sait plus manger, et lui fournirait-on des aliments sains qu'il ne saurait plus les apprêter convenablement, en trouverait le goût détestable, habitué qu\u2019il est à son rata quotidien.Des hygiénistes ont été surpris, épouvantés presque, à l'énumération ou à l'aspect du menu ouvrier, d\u2019où s\u2019absente l'aliment sain, au profit des mixtures les plus grossières et les plus insipides.L'enfant, pas plus que l\u2019adulte, ne doit vivre pour manger, sans doute, mais il lui faut non seulement manger pour vivre, mais pour grandir, se développer harmonieusement, durer ensuite en gardant son énergie et ses résistances intactes.\u201d Pourquoi cette pléthore d\u2019enfants malingres, ces dents mollasses, mal implantées, cette ossature malléable aux incurvations capricieuses et inhabituelles, ces teints anémiques et souffreteux, sinon le résultat d\u2019une vacuité stomacale continue ou d'une réplétion par des aliments dénués de toute vertu fortifiante ?Et même les vitamines ne sauraient suppléer, remplacer, une alimentation insuffisante ou inappropriée.Des séances de propagande, des conférences, des tracts, devraient, je crois, après la guerre, combattre cette tendance et tâcher de restaurer le goût de la bonne et rationnelle cuisine dont les fumets, simplement évoqués, chatouillent agréablement l\u2019odorat.Il est entendu, et les statistiques le prouvent surabondamment, que les heures prolongées, certains métiers particulièrement exténuants ou d\u2019autres qui exposent l\u2019organisme à des poussières nocives, aux intempéries atmosphériques ou saisonnières, sont cause d'une mortalité tuberculeuse variable, mais d\u2019autant plus élevée que les conditions précitées s\u2019accusent davantage.| Nos chômeurs, sous-alimentés durant quelques années, se sont vus, du jour au lendemain, et du fait de la guerre, obligés à de longues heures de travail, tantôt de nuit, tantôt de jour, dans des locaux temporaires, bâtis en vitesse et peu hygiéniques souvent; et le pourcentage accru de la mortalité tuberculeuse a chance, pour quelques années à venir, de haus- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 | ser les statistiques à des hauteurs que hous espérions avoir définitivement quittées.gt Mention pourrait être faite du travail chez po les trop jeunes, aux organismes encore peu pl résistants, et chez lesquels des répercussions gp dévastatrices risquent de se produire.ja Devant ces faits et tant d\u2019autres qu\u2019il sera git utile de rappeler en temps opportun, des ef.je forts méritoires mais insuffisants ont été faits,# Pour pallier à l\u2019'insalubrité, au tassement aut logis ouvrier out quelques milliers d\u2019enfants # vont, durant les mois d\u2019été, faire provision de #* bon air, la Cité de Montréal a créé, ici et la, sh des terrains de jeux où les petits peuvent, tout en s'amusant sainement, se haler le teint, des piscines pour se rafraîchir, mais qu'il faudrait multiplier pour qu\u2019un plus grand nombre en si puissent tirer profit.Le Gouvernement provin.# cial a imprimé des tracts sur l'alimentation # Les cantines scolaires ont fourni du lait aux il petits, mais tous admettent, en même temps k que leur valeur, l'insuffisance de ces orgai x nismes et qu\u2019il ne faut point s'arrêter en si y bonne voie.a Si le terrain importe, le rôle du microbe ne peut cependant être oublié et déjà, depuis le 1 début de ce siècle, des organismes rudimen| 1 taires d\u2019abord, plus évolués par la suite, se sont x mis à la recherche de l\u2019agent infectant ou, ce t qui revient au même, du tuberculeux cracheut à de bacilles, pour le guérir s\u2019il est possible i l\u2019instruire tout au moins des précautions à i prendre pour éviter de semer autour de lu : la contagion, l\u2019hospitaliser, examiner et suivre à les contacts, pour déceler, au fur et à mesuré de leur éclosion, les tuberculoses possibles.3 Le rôle du bacille bovin n\u2019a pas été négligé \u2018 et les tuberculoses ganglionnaires et osseuses \u2018 particulièrement sont nettement en voie de : régression depuis la tuberculinisation des trou peaux, l'abattage des bêtes malades, et enfir | la pasteurisation du lait.Le lait vendu à Mont réal est aujourd\u2019hui pasteurisé dans une pro portion d'environ 97%.La tuberculino-réaction est, depuis long temps, employée à Montréal chez l\u2019enfant Von Pirquet d\u2019abord, Mantoux ensuite, enfin - fines.£its anergiques temporaires de l'organisme, LADOUCEUR: LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL puis quelque deux ans, Patch Test,\u2018 per- rent et permettent, chez l\u2019enfant, d\u2019assister ÿ quelque sorte, si elle est répétée à époques des.2 intrusion du bacille tuberculeux dans rganisme, a l'éclosion de l'allergie.Chez Enfant de contact, elle indique ceux qu\u2019il Envient de radiographier; chez l\u2019écolier, elle iilite le contrôle en marquant ceux qu'il Fit davantage surveiller.La tuberculino-réaction a toutefois ses la- Certaines maladies contagieuses ou s fautes de technique dans l'application, fuvent, incidemment ou temporairement, fusser le résultat.Je suis bien d'opinion que jour ou l'emploi du film miniature identi- gra le coût de la pellicule a celui du Patch est ou presque, il y aura profit de suppléer rgement à l\u2019emploi de tuberculino-réaction }r l'examen radiographique.Déjà employé par les instituts antitubercu- dux chez les enfants du dispensaire, les hôpi- Eux et les organisations sociales qui s'occu- ÿ:nt de l'enfance, le Patch Test est pratiqué, ÿ#-puis trois ans déjà, par le Service de Santé ÿ: la Cité de Montréal, dans ses consultations \u2018unicipales, où déjà 31,821 enfants ont été umis à cette épreuve avec un pourcentage > positivité d\u2019environ 14%.Bon nombre entre eux ont été par la suite radiographiés, ais la proportion des tuberculoses trouvées, -âce à ce moyen, ne dépasse guère 2 par 1000; le s'avère donc coûteuse dans la pratique.; lle me paraîtrait devoir être réservée aux oles.dans les classes ou un contact tuber- 1leux serait soupçonné, dans les familles sus- ectes où des réactions positives, chez des en- ints d\u2019âge préscolaire, alors qu\u2019il existe peu e contacts extérieurs, font soupçonner dans entourage immédiat un bacillifère très pro- able.La campagne du B.C.G.mérite une mention dute spéciale.Discutables au début, les con- + Itions dans lesquelles le vaccin est mainte- \u2018ant réalisé sont au-dessus de tout reproche.éjà, 55,000 enfants ont reçu à la naissance * LÉ \u201c e B.C.G.Un certain nombre, en milieu fa- 469 milial bacillifère, ont été revaccinés.Le travail déjà fait représente un effort louable dont méritent crédit ceux qui, comme instigateurs ou subalternes, ont travaillé à sa réalisation.La clinique du B.C.G., où le bébé né d'une mère tuberculeuse est gardé jusqu\u2019à l'apparition de son allergie, est une autre initiative qui mérite non seulement de durer mais de grandir.Devant les ravages du bacille tuberculeux, des médecins, animés du plus pur esprit philanthropique, chez les Anglais quelques années plus tôt, chez les nôtres vers 1910, fondèrent une clinique pour le dépistage et le traitement des tuberculeux.On ne pourra jamais assez louer l\u2019esprit de ces innovateurs.Avec les années ces instituts ont grandi, étendu leurs activités.Autour des pionniers, de jeunes médecins, avides de contribuer à l\u2019assainissement de la population, sont venus se grouper.Aujourd\u2019hui, les Instituts Royal Edward et Bruchési sont connus, estimés.Soutenus par des subventions provinciales et municipales, aidés de dons particuliers, ils sont les chevilles maîtresses de notre organisme de lutte dans la tuberculose.À cause, toutefois, de moyens financiers peu en rapport avec l'effort à donner, ces instituts, débordés, ne pouvaient suffire à la tâche.Il manquait en plus un centre municipal pour la coordination des efforts, l'appréciation des résultats obtenus; c\u2019est alors qu\u2019en 1938, le Service de Santé de la ville de Montréal, voulant plus efficacement aider à la lutte entreprise, décidait l'instauration de la Section de la tuberculose où tous les tuberculeux devaient être rapportés et classés et, un peu plus d\u2019un an plus tard, installation d'une Consultation radiologique au service de la classe médicale pour l\u2019examen des contacts chez ses clients indigents.Il nous avait bien paru que la première réalisation devait être d\u2019obtenir de la classe médicale le plus fort pourcentage possible de coopération pour utilement collaborer au succès de la lutte antituberculeuse, au même titre que les institutions préexistantes.Comme toutefois nous ne faisons aucune espèce de traite- 470 ment, avec la permission du médecin traitant, les tuberculeux trouvés chez nous, et lorsqu\u2019un traitement spécial doit être appliqué, sont hospitalisés ou référés aux Instituts Royal Edward ou Bruchési.Pour le tuberculeux qui peut être suivi par son médecin, nous nous apparentons aux radiologistes privés dont on sollicite l'avis pour un patient capable d\u2019encourir le coût de l'examen aux rayons X.L'examen des institutrices et instituteurs, tant religieux que laïcs, rendu obligatoire par une loi provinciale commencée en fin 1941, terminée en 1942, est une innovation depuis longtemps réclamée et qui s'imposait.Cet examen radiographique a permis de retirer de l'enseignement certains éléments qui constituaient un danger pour l\u2019enfant.D\u2019autres devront rester sous surveillance pour éviter le réveil possible de lésions fibreuses, présentement arrêtées.Depuis 1932, le Service de Santé de la ville de Montréal, avec la collaboration de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, avait instauré l\u2019examen clinique des institutrices et instituteurs laïcs au cours de chaque année scolaire.Cet examen, insuffisant au point de vue tuberculose pulmonaire, était cependant un acheminement dans la bonne voie.Je suis d'opinion qu\u2019il a contribué grandement à la passation de la nouvelle loi.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 En juin 1943, a été fondée la Ligue Antituberculeuse de Montréal, avec laquelle nous collaborons étroitement.Grâce à l\u2019octroi par le ministère provincial de la Santé d\u2019un et bientôt de deux appareils fluoro-radiographi- ques de 35 millimètres, on a entrepris dans les industries de Montréal un dépistage intensif.Plus de 41,000 films ont été pris à date, - et le dépistage sera intensifié l'année prochaine.Enfin, problème dont l\u2019acuité confine au tragique, l\u2019hospitalisation du tuberculeux et allocation à la famille lorsque le père ou gagne- pain doit être provisoirement mis au repos.La pension aux mères nécessiteuses apporte : un léger mais bien insuffisant remède au problème.Au lieu d\u2019un réconfort moral, de l\u2019alimentation abondante et saine dont il aurait besoin, le père tuberculeux se voit, lui et sa famille, privé du nécessaire.Alimentation abondante que ne peuvent, hélas! lui procurer, malgré toute leur bonne volonté, les sociétés de bienfaisance littéralement débordées.Dans la lutte entreprise, nous marquons le pas et aucun progrès notable ne s'enregistrera, malgré notre travail, tant que nous n\u2019aurons point obtenu un nombre de lits plus en rapport avec les exigences de notre mortalité.Nous avons le devoir impérieux de dire et de redire qu'aucune autre région de la province n\u2019est aussi menacée que Montréal.TTI VARIÉTÉS Nous avons reçu, depuis la publication de e numéro spécial consacré à la Médecine rançaise du siècle dernier, plusieurs lettres 10us demandant des renseignements concer- fant la carrière scientifique de certains pro- \u2018esseurs.Mais, un de nos correspondants nous a prié de donner plus de détails sur la carrière de { feu le professeur Dieulafoy, décédé en 1911.Nous nous faisons un plaisir de répondre à cette question, car ce maître illustre fut aussi le mien.J'avais publié, à sa mort, quelques notes | dont je m'\u2019inspire aujourd\u2019hui et dues au 4 doyen de ce temps-là, Landouzy.«La grande école de médecine française vient de perdre un de ses maîtres illustres et Un grand médecin, un professeur hors-pair AU SUJET DU NUMÉRO DE NOVEMBRE Dieulafoy que plusieurs d\u2019entre nous ont connu et admiré: Dieulafoy est mort.« Avec Dieulafoy, disparaît une noble figure, une haute personnalité dont nos contemporains, peut-être, n'auront pas connu toute la vraie valeur.« Ce n\u2019est ni l\u2019heure, ni la place, retraçant la biographie de Dieulafoy, de rappeler les suc- ces rapides, ininterrompus, qui, de l'Ecole de Médecine de Toulouse, portaient le jeune étudiant à la Faculté de Paris, où, dans la chaire de l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019attendait la renommée qu'avait connue son maître affectionné Trousseau.«Ce n'est pas le moment d'analyser par quelles qualités solides et brillantes, par quel inlassable labeur, par quelle continuité d\u2019énergie, par quelle ponctualité professorale Dieulafoy, parmi les grands médecins de 472 l'heure présente, fut un de nos meilleurs éducateurs.« Maitre, il le fut dans toute la force du terme et de toutes manières: par la foi qu\u2019il nourrissait pour la Science médicale; par l\u2019amour qu'il portait à son art; par la conscience qu\u2019il avait de la puissance de la Médecine; par le scrupule qu'il avait des devoirs du médecin et de la probité professionnelle; par le respect qu'il avait des malades; par le culte qu'il gardait à nos gloires médicales; par l\u2019affection dévouée qu'il portait à ses élèves, dont l'accueil enthousiaste entretint chez le Maître cette ardeur et cette élégance émanant de toute sa personne, qu\u2019admiraient les jeunes.qu'enviaient les anciens.«Si l\u2019enseignement de Dieulafoy marque une des belles pages de l\u2019histoire de notre Faculté, c\u2019est qu\u2019on sentait le Maître passionné pour la tâche, qu\u2019à l'Ecole ou à la Clinique, il remplissait chaque jour.« Par la précision dans les idées, par la netteté et le coloris du verbe, par la clarté dans l'exposition, il fut un merveilleux professeur: à l'écouter, il n\u2019y avait plus de sujets obscurs; à le suivre, il n\u2019y avait plus de questions ardues, il n\u2019y avait que des questions attrayantes; avec lui, par lui, tout devenait accessible.| « Ses qualités se retrouvent vivantes \u2014 telles sont rayonnantes encore les Leçons de Trousseau \u2014 dans les six volumes de Clinique Médicale de l\u2019Hôtel-Dieu, autant que dans le fameux Manuel de Pathologie Interne, qui, depuis sa première apparition, durant cinq lustres, sema sur son chemin seize éditions ! Celles-ci fécondaient, chez nous, cinq générations médicales; par d'innombrables traductions, en tous pays, elles portaient la renommée de la Clinique française.« Admirateur fervent de l\u2019évolution qui, avec l\u2019ère pastorienne, transformait tant de choses en Médecine, Dieulafoy, en \u2018chacune de ses Leçons, reliait le passé au présent.« Convaincu que la Médecine et la Chirur- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 | | gie doivent se préter mutuelles clartés et my.ji [ , 1e | tuel secours, il traita, avec prédilection heu.[ 1: .: J reuse et soin particulier, maintes questions * ET .1 médico-chirureicales.fi ° id « Nul n\u2019ignore avec quelle ardeur, avec quel o talent, avec quelle autorité il élucida les points I délicats de pathogénie, de diagnostic, de pro- * nostic et de thérapeutique de I'appendicite, \u201c «Nul n\u2019ignore avec quel sens clinique il | rallia plus d\u2019un chirurgien aux interventions précoces en matière de gastrites ulcéreuses, en matière d'affections pancréatiques, hépatiques ou rénales.qu par tr il « Nul plus que Dieulafoy n\u2019aura aidé au .courant qui tend à entraîner dans le domaine do de la Chirurgie audacieusement bienfaisante ce qui, naguère.constituait le patrimoine de Ja la Médecine.« Dieulafoy ne laisse pas seulement dans ses livres l'écho d'un enseignement qui, continuant celui de Trousseau, glorifie l\u2019Ecole de Paris, il laisse une pléiade de disciples dont plus d\u2019un a conquis maîtrise et renommée.| «Ses disciples, Dieulafoy les chérissait et s'en montrait fier; il se fiait à eux, comme à ! ses œuvres, pour assurer sa survivance.I pensait justement que ses élèves, pleins de reconnaissance, feraient pour lui comme lui- même avait fait vis-a-vis de Trousseau, dont il passa sa vie a exalter le génie d observation.li « De quelle splendide piété filiale Dieulafoy n'entoura-t-il pas la mémoire de Trousseau ° dans la chaire de l\u2019Hôtel-Dieu, où, par le dis- i ciple, continua a rayonner d\u2019un si vif éclat la | À Médecine française; où, par le disciple encore, fut entretenu le culte de la Vérité dans la Science, de la Probité dans l\u2019Art, de la Mora- | lité dans la Profession, de l'Amitié dans l\u2019Enseignement.sm « Dieulafoy n\u2019était pas seulement le prati- J cien émérite, le consultant recherché, le mai- | tre écouté, le professeur merveilleux, l'académicien éloquent dont l\u2019œuvre, pour être justement appréciée, aura besoin d'un analyste profond et averti. LESAGE: AU SUJET DU NUMÉRO DE NOVEMBRE « Dieulafoy était un esprit des plus culti- : ÿs, un Toulousain de bonne race, épris de jutes les belles choses presque à l\u2019égal de , Ÿ Médecine dont il était passionné.; F« Amoureux de Littérature, de Théâtre et Musique, amateur d'Art fort éclairé, fin &ssinateur, il se reposait du labeur de la urnée sur les visions de Beauté que lui d'ocuraient les toiles des Corot, des Diaz, des elacroix, des Detaille, des Ziem, des Du- dé.pour citer seulement les joyaux de fi6tel de l'avenue Montaigne, où de fer- nts amis goûtaient le charme de la causerie, Siménité de l\u2019esprit du maître.«Pour essayer de tout dire en quelques rrases brèves, j'ajouterais que ce n\u2019était point lulement aux belles choses que la maison se ontrait hospitalière.Elle l'était aux œuvres #: bonté et de bienfaisance.Combien d\u2019infor- gines, de souffrances et de misères \u2014 nul ne £s coudoie et ne les connaît plus que le Mé- icin \u2014 chaque jour consolées et soulagées 473 par Mme G.Dieulafoy, femme de grand cœur et de vaillante intelligence, ne vivant que pour le Maître, écho de ses pensées, interprète de ses sentiments charitables.» * * * Tels sont les renseignements utiles a connaître, aujourd'hui plus qu\u2019hier, sur un mai- tre dont nous pouvons toujours nous inspirer dans les meilleurs intérêts de la dignité et de l\u2019éthique professionnelles, n\u2019est-ce pas, mon cher correspondant ?J'ajoute qu'à cette époque, en prenant sa retraite, Dieulafoy accepta de la part d\u2019un de ses élèves, Widal, de continuer son enseignement à son dispensaire de médecine.Quelques- uns de ses collègues en exprimèrent le regret.C\u2019était déchoir, après une telle carrière, que de chercher un refuge dans un dispensaire d'enseignement libre.Il mourut peu de temps après.\u2014 Question d\u2019opinion!.Albert LeSAGE.LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ Par J.-U.GARIEPY, ] ] L\u2019altruisme ne doit pas être un vain mot.| doit animer toutes nos pensées et dicter d'us nos actes.Il fait saillir les plus belles ualités du cœur et de l\u2019esprit.Il élève l\u2019âme | purifie les sentiments.Il illumine la vie 1 lui donnant sa raison d\u2019être.Il agrandit s horizons parce qu\u2019il en recule les pers- sctives.Les paysages ne sont plus bornés, soleil qui les dore en fait perdre et en oigne les contours.Les aspirations de l\u2019al- {uiste vont au delà de l'humanité.I brûle à feu sacré et voit des frères dans tous les fommes.Qu'importe que ses semblables | dent dans la gêne, le dénuement, l\u2019aban- fon, la misère, l\u2019infortune par leur propre ' ute, par manque de discipline ou d\u2019organi- 1.Conférence prononcée devant la Société des Oliviers, 18 janvier 1945, au Club Canadien.Chirurgien en chef à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).sation, par déviation de la mentalité, par anamorphose de l'humeur, par écarts de tempérament, il les enveloppe tous dans un même amour.Sa compassion descend au niveau de tous les malheurs.Sa compréhension fait la discrimination et saisit les causes de la déformation sociale de tous les éprouvés.Il ne vient pas pour accabler, il se présente pour soulager.La parole toujours bien- vaillante, l\u2019air désintéressé, le sourire aux lèvres, le visage éclairé de bonté, la main ouverte, il se dégage de sa personne une émanation de charité tellement prenante qu\u2019elle influe sur les misérables, calme leurs souffrances, leur garantit la sécurité, enraye leur découragement, rallume la joie dans leurs yeux abattus.L\u2019altruiste se grandit de toute la hauteur de ses conceptions, de l\u2019élévation de 474 son intelligence, de la noblesse de son cœur, de la beauté de son âme, de l\u2019éminence de ses sentiments, de la richesse de son caractère et de la précision de ses ajustements intimes.Par contre, l\u2019égoïsme est une dépravation essentiellement féroce de l\u2019affectivité.C\u2019est une hypertrophie du moi, c\u2019est l\u2019égocentrisme.Il rapporte tout à lui, en bien ou en mal.En effet, une chose n\u2019est bonne ou mauvaise à ses yeux qu\u2019en autant qu\u2019elle équivaudra a un avantage ou causera un préjudice à ses intérêts.Ce vice paraîtra tôt, dès le jeune âge, formé et activé par les parents qui ne l\u2019ont pas comprimé ou réprimé sitôt son apparition.L'enfant croît, franchit l\u2019adolescence, atteint l\u2019Âge adulte et il reste égal à lui-même.L\u2019égoïste est ceint d\u2019une armure de pacotille pour le combat de l'existence.Il se heurtera à des résistances là où la souplesse et la diplomatie eussent fait merveille pour gagner le point qu\u2019il voulait obtenir.Il s\u2019aliène les meilleures volontés.Il est tranchant, il est volontaire, il croit pouvoir toujours ordonner.Jamais de concession ou de compromis, car il n\u2019abdique jamais.Il froisse ses amis qui sont peu nombreux.Il est bientôt seul, le vide s\u2019est fait autour de lui.Il lasse l\u2019attachement même de ses plus intimes.Il avait tous les atouts en mains pour remporter la partie qu\u2019il perd parce qu\u2019il est mauvais joueur ou cherche à imposer les couleurs de son choix.Il a une si haute estime de lui- même qu\u2019il en persifle les autres.Il est aussi cynique que Diogène qui répondit à Alexandre, à Corinthe: « Ote-toi de mon soleil.» Une castastrophe ne l\u2019émeut que si elle le touche.Il reste flegmatique devant les afflictions des autres.L\u2019égoïsme est une anomalie.C\u2019est une perversion qui fausse la raison.Sa cote personnelle transparaît à travers ses cellules cérébrales soufflées.Il a tous les dons, pas un seul défaut.Sa fatuité est incommensurable et n\u2019a d\u2019égale que son manque de jugement.Il passe sans rien apprendre de la vie, parce qu\u2019il ne fait pas d\u2019examens de conscience.II n\u2019institue jamais de comparaisons, car il n\u2019en L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 éprouve pas la nécessité à ses yeux.C\u2019est une plaie, un ulcère incurable sur le corps social.L\u2019égoisme défie toute analyse.C\u2019est un complexe où la suffisance spirituelle le dispute à l'insuffisance intellectuelle.C\u2019est une abomination, puisqu\u2019il est la cause d\u2019une foule de maux.C\u2019est l\u2019amplification du moi dans toute sa hideur.Nous pouvons transposer ces réflexions à la Société du monde qui n\u2019est que le reflet généralisé de.l\u2019individu ou des groupes d\u2019indit- vidus.Elle est atteinte des mêmes tares.Elle ne réfléchit pas, elle réagit par bonds, par impulsions, par soubresauts, par orages, par apathie, par indifférence, par passion, par calcul.Elle établit des conventions auxquelles elle est la première à ne pas faire honneur.Elle est excessivement partiale dans ses conclusions ou ses décisions.Les considérations ci-dessus nous condui-| sent logiquement aux victimes de l\u2019égoïsme § dont la principale est la fille-mère et dont Ë l\u2019ensemble forme ce que j'appelle les « parias de la Société », personnes repoussées, ostra- | cisées par leurs égales.Quelle définition s\u2019ap-| plique mieux à celles dont je veux étaler la | vie devant vous ! Non que je veuille auréoler de gloire un groupe en marge du concensus | universel de la collectivité, mais, avec la maturité des ans, j'ai acquis l\u2019indulgence et la | tolérance.L'expérience des hommes et des | choses sert de crible pour passer les fautes et les qualités de ses concitoyens.Plus on les étudie, plus on se rend compte que l'intérêt privé les domine.Il est rare qu\u2019une action ne soit pas entachée de partialité.Mais il faut les prendre tels qu\u2019ils sont et non pas tels fe qu\u2019on les voudrait.Devant l\u2019évolution des faits et après des analyses répétées des mobi- + fi lang pm pr dl gr ei a eo i les des actes des particuliers, j'ai fini par y acquérir la philosophie de la vie qui les | jauge à l\u2019échelle de leur nature et de leur y valeur.Saisit-on la vraie signification des mots\u2019: filles-mères?La majorité des yeux deviennent » aigus sur le premier et négligent complète- ; + GARIEPY: LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ rent le second.C\u2019est pourtant sur celui-ci ue devrait se concentrer toute l'attention.@ ces fécondations ont été exaltées dans toutes @:s langues, dans tous les pays et depuis le @>mmencement des siècles.Sârement que les @'aternités légales l'emportent sur les illé- Wales.C\u2019est ce que réclament l\u2019ordre naturel es choses, la justice, la religion, la morale, M: loi civile et la discipline des mœurs.Mais ne fille qui est en rupture de ban avec ces @onnées n'en reste pas moins une mère, cé ] ue l\u2019on ne considère pas assez.Elle a le cou- Mage de conduire sa grossesse à terme.On n\u2019en ; ourrait dire autant d\u2019un grand nombre qui Mont mieux loties de la fortune et qui se ont avorter.Je m'incline donc respectueu- >ment devant celles qui ont encore assez de orce morale pour expier leur faute et ne as tuer un germe qui ne voulait pas la vie, laquelle il a droit maintenant qu\u2019il est ngendré.Mère ! Mère ! De quels accents ssez mélodieux puis-je faire résonner mon uth pour te magnifier ! C\u2019est la plus belle gestinée, c'est la plus belle assignation qui euvent échoir à une femme, quel qu\u2019ait été fe mode de la conception.Que l\u2019on ne se Ynéprenne pas sur cette interprétation der- aière ! J\u2019évalue le fait à son mérite strict.fluoique ce soit une imprégnation irrégu- tière, elle n\u2019en pose pas moins un diadème fur la tête de la jeune fille, celui de la ma- ernité.C'est de tous les titres celui qui est \u20ac plus noble, le plus grand, le plus hu- {nain.Et l\u2019on en fait un objet de nargue, de 1s de plaisanterie ! « N\u2019insultez pas la femme qui tombe », a verit Victor Hugo ! « Que celui qui est sans éché lui jette la première pierre », a clamé *Jelui qui défendait la Samaritaine et qui nous |! préché, et par la parole et par l'exemple, \"es mots pleins de force et de sens sublime: * cAimez-vous les uns les autres ! » Est-elle si coupable cette créature que cer- aines vicissitudes ont transformée en ange léchu et ont précipitée dans l\u2019abîme de \u2018opprobre.475 Souvent de volition faible, moins munie a certaines périodes de sa course génitale, étourdie par les effluves a son cerveau qui en détraquent le fonctionnement, emportée par ses sens dans un tourbillon aveuglant, prétant une oreille plus facile aux avances enivrantes, gagnée par des promesses alléchantes, égarée par les caresses auxquelles elle se prête, elle ne pense pas un seul instant qu'elle a tout à risquer dans cette aventure, elle ne voit pas les lendemains lourds de regrets, elle se laisse aller au courant qui l'emporte et elle devient la proie du tentateur.| Quelle est sa figuration dans le rôle qu'elle a tenu ?Jusqu\u2019où va sa contribution personnelle ?D'abord, il faut incriminer ses réflexes organiques qui défient, ignorent ou sautent par-dessus toutes les lois établies.Comme il est intéressant à jouer de l\u2019austérité quand la séduction ne s'offre pas ! Doit- on accuser les autres de débilité quand on a la force de l\u2019antagonisme ?Autant rire des infirmes lorsqu\u2019on est en pleine santé.L\u2019on me répliquera que la morale doit réglementer le cours de nos habitudes.D\u2019accord, en principe ! L'application en est tout autre ! Il faut compter avec l\u2019amour qui déjoue toutes les combinaisons, s\u2019assied_imperturbablement sur les conventions.Chacun est doté d\u2019un système nerveux qui est le grand régulateur de toutes les fonctions de l'organisme.Autant d\u2019individus, autant de régies internes des corps.Ce système ne vibre pas également chez tous.Sur quelques- unes, l'on peut apposer cette définition d\u2019un humoriste: «C\u2019est une gerbe de nerfs dans un sac de peau.» Ces personnes sont en danger permanent de succomber aux désirs de la chair.Chez d\u2019autres, les impressions sont obnubilées, amoindries.La fascination aura peu de prise sur elles.À certaines, enfin, il faudra le hasard qui les prendra par surprise et les laissera pantelantes après la déchéance.Un des principaux motifs de ce chancel- 476 lement réside incontestablement dans la faiblesse de la formation familiale.C\u2019est là qu\u2019il faut fouiller pour l\u2019éclaircissement de cette fragilité incompréhensible et impardonnable, à priori ! Nul doute que la notion de la famille s\u2019est érodée, a diminué, est presque disparue.Les enfants n'honorent plus les parents, mais, par contre, ceux-ci ne les respectent pas.Scènes disgracieuses des conjoints qui sapent leur prestige, querelles entre les frères et les sœurs sous l\u2019œil indiffé- rent ou sans l\u2019intervention de l'autorité, discours plus ou moins scandaleux du père et de la mère, vices pratiqués à découvert, garçonnets et fillettes livrés à eux-mêmes et s\u2019élevant à leur guise, jamais freinés dans leurs réactions, grandissant dans l\u2019indiscipline; ils sont les témoins constants de mauvais exemples.Ils en viennent à répudier complètement les règles les plus élémentaires de la morale.Pourquoi, par ailleurs, se plai- raient-ils à la maison, lorsque, souvent, les parents désertent le foyer familial pour fréquenter les clubs et les réunions mondaines ?Les jeunes enfants sont relégués aux mains des servantes ou des mercenaires, insensibles à leurs mœurs.Du reste, les parents ne cherchent pas à rendre leur demeure attrayante.Ils oublient le temps de leur jeunesse.Ils n\u2019organisent aucun divertissement chez eux.Aussitôt qu\u2019ils le peuvent, les enfants fuient une habitation si dénuée de charme et se lâchent dans la maraude.Les filles, surtout, ayant une centralisation nerveuse plus frémissante, enregistrent plus aisément les répercussions de l\u2019anarchie intérieure.En possession d\u2019une liberté aussi ouverte, qui a dégénéré en licence, elles en viennent à ne plus différencier le bien du mal.D\u2019autres fois, les parents semblent conserver la situation en mains, mais certains types paraissent échapper à tout contrôle, soit que les manipulateurs des commandes les utilisent avec maladresse ou que leur perspicacité soit embrouillée ou que leurs critériums ne soient pas synchronisés.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ; Cependant, je n\u2019admets pas, en matière BP d'éducation, que les tours soient renversé \u201c Ce sont les parents qui doivent garder \\ gp commandement.À preuve, le dressage com Le pliqué auquel les dompteurs soumettent le: ji animaux.Ils réussissent à leur inculquer # sus force cabrioles.Les bêtes finissent par le 4% exécuter sur un signe seulement.Et les pa pe rents le cèderaient aux dresseurs de cirquel gl Allons donc ! ga Souvent, ce sont les mauvaises liaisons que bi le père et la mère ne surveillent pas conve gt! nablement.Ce sont des amies frivoles, roma.a?nesques, perverses, qui induisent leurs com.s&! pagnes au mal.Ce sont les lectures perni qu cieuses qui enflamment l'imagination des pe.mt tites et elles veulent les transcrire dans la ji réalité.Le cinéma est une cause du relche! sll ment des mœurs, chez les prédisposées, car, i! en elles-mêmes, les vues animées sont plutôt um moralisatrices puisqu'il y a presque toujours, an sinon toujours, une conclusion saine a tirer hi des différents tableaux qui ont défilé devant 4 les yeux.Bt Sans aller jusqu'au chaperonnage, les frê, quentations sont trop libres.L\u2019isolement, ferment de mauvais levains, élabore la con- y cupiscence.L\u2019automobile, ou sont seuls deux g adolescents qui randonnent au hasard de leurs fantaisies, enfonce les préceptes du devoir.y( Ce n\u2019est pas le langage du cœur, c\u2019est le plus i, souvent l\u2019emportement de la passion.Le ski a tr amené des contacts fréquents parmi la jeu- y nesse des deux sexes.C\u2019est du sport, mais com- Lu bien de grossesses ne lui doit-on pas ?L\u2019on peut me lancer à la face que je ne suis +, pas de mon siècle.C\u2019est entendu ! Néanmoins,| i la jeune fille fait le plongeon et le siècle ne y tombe pas, il continue.Foin des cheveux gris! x Quels empêcheurs de danser en rond ! L'ex- y périence des aînés ne prévaut jamais.Leurs .connaissances, parfois chèrement acquises, ne profite pas aux cadets qui préfèrent le savoir , subjectif.Des larmes de sang panacheront, ,, plus tard, leur dépit ou leur contrition à la justesse des événements que les Nestors leur ont prédits.px.+ GARIÉPY: LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ Les parents se voilent la figure, ils poussent hauts cris lorsqu'ils se trouvent en face du * honneur.Au lieu d\u2019être miséricordieux ur la défaillance, ils se gourment dans leur mnité qui entre trop tard en scène, ils devien- nt durs et jettent dans la rue celle que le \"1 Bit naturel les oblige à supporter en tous nps et en tous lieux.Quand ils devraient ttre la grande coulpe sur leur poitrine, ils âment leur fille d\u2019avoir cédé à la tentation.onté une garde plus serrée, s\u2019ils avaient 9 Éboré plus de diligence, plus de patience, I: Rus de persévérance, s\u2019ils avaient relevé, dès Sh Sur manifestation, les manquements qu\u2019ils dé- It Æuvraient, s\u2019ils avaient donné le bon exemple, i ¥1s avaient redressé les propensions sans ja- & Jais faillir à la tâche, s\u2019ils avaient rivé les pen- & fants qui pointaient, s\u2019ils avaient prodigué, li @i temps opportun, les conseils ou les avis, % ÿ gnominie n\u2019entrerait pas chez eux.1 Parfois, dès que la jeune fille décèle son \u20ac Jae elle prend la fuite appréhendant le res- c de l\u2019ire paternelle.Qu\u2019adviendra-t-il k \u2018\u2019elle?La panique s\u2019est emparée d\u2019elle.Le k remier moment d\u2019effroi envolé, elle regarde i itour d\u2019elle, désorientée.À qui s'adresser ?! -\u2019est un besoin inné, dans l\u2019adversité, de re- h uérir le secours.Elle ne sait où mettre le F ap.C\u2019est l\u2019épave qui flotte au gré des vents t des courants.Se jettera-t-elle sur les récifs ?t J ira-t-elle échouer ?Ou trouvera-t-elle les i aux calmes du port qui la mettront a cou- i ert des ouragans ?* Si l\u2019on pouvait, en l\u2019occurrence, entrevoir y >: drame de l\u2019entité intérieure, l\u2019on recule- ; ait épouvanté.La tête remplie de pensées tu- ; Qultueuses, la poitrine contractée par la ; orce du torrent qui la bouscule, la conscience .ngoissée, l'instinct perturbé par les affres le l\u2019avenir, l\u2019être débordant d\u2019amertume, le erveau hanté par des images sinistres et fu- iestes, elle aspire à la paix, elle désire l\u2019asile à elle sera en lieu sûr, qui déridera son ront, qui garnira de la bordure d\u2019argent les 1uages de son ciel troublé; elle souhaite les ls avaient été plus clairvoyants et avaient 477 consolations qui sècheront ses larmes brûlantes; elle soupire après la quiétude qui rétablira l\u2019équilibre rompu de son habitus et qui lui fera envisager les temps futurs avec confiance.À quelle porte frappera-t-elle?Qui s\u2019occupera d\u2019elle ?Loin de la repousser, qui l\u2019accueillera avec bienveillance et mansuétude ?Des chrétiennes se sont émues de l\u2019abandon et du désemparement de ces filles.Au « Bureau de l\u2019Assistance Sociale aux Familles Nécessiteuses », fondé il y a environ sept ans, est venue se greffer, sur les instances du public et des intéressées, une section des filles- mères.Cette mesure est une suite rationnelle de l'affectation première.x L'instigatrice de ces secours à ces pauvres hors-la-loi est Mademoiselle Marguerite Si- mard, préposée à l\u2019« Assistance Sociale aux Familles », poste qu\u2019elle détient depuis six ans.Elle s\u2019est préparée à ses fonctions par des cours partiels à l\u2019Ecole du Service Social de Montréal, elle a pris des leçons de même ordre à l\u2019Université McGill, elle a suivi l\u2019enseignement de la philosophie à l\u2019Université de Montréal, durant quatre ans.Toutes ces fréquentations scolaires l\u2019ont amplement quali- fide.Qu\u2019il me soit permis, malgré les blessures certaines que j\u2019inflige à sa modestie, de lui rendre un tribut d'hommage pour le travail admirable auquel elle a consacré toutes ses énergies.Pénétrée de la grandeur de sa mission, elle apporte, avec la compétence, un esprit de charité, une largeur de vues, une sûreté de jugement qui en font un apôtre du Bien.Mademoiselle Simard représente le « Bureau de l\u2019Assistance Sociale aux Familles » auprès des Religieuses de l\u2019hôpital de la Miséricorde, qu'elle seconde de tous les moyens à sa disposition.Oh ! elle est bien nommée la maison où sont recueillies les filles qui y viennent cacher leurs déceptions.Elles y sont accueillies à tous les mois de leur conception.Durant leur séjour et, en tenant compte de leur état, les Sœurs leur confient le soin des pou- 478 pons et des enfants.Seules, les pensionnaires privées sont exemptées du travail de remboursement.Après leurs couches, les jeunes mères demeurent à l'hôpital pendant six mois et veillent sur la Crèche en dédommagement des frais encourus par leur hospitalisation.Le plus grand nombre de ces accouchées abandonnent leur progéniture derrière elles.Je pourrais fournir des statistiques qui ne sont pas indispensables à ma démonstration.Dans d\u2019autres fondations, telles que l\u2019« Aide à la Femme », où existe la catégorie des filles- mères, les hôpitaux « Royal Victoria », « St.« Catholic Booth » et la « Salvation Army », lorsqu\u2019une patiente vient a elles, elles se mettent en communication avec l\u2019 « Assistance Sociale aux Familles » qui répond immédiatement en se chargeant du sujet.Le « Bureau de l\u2019Assistance Sociale aux Familles » est soutenu par la « Fédération Catholique des Œuvres de Charité » dont le budget général comprend un item pour le service des filles-mères.Si la part est insuffisante, jamais la Fédération ne refuse une nouvelle allocation.L\u2019« Assistance Sociale aux Fa- miles » ne connaît pas de cadre ni de limite, elle accepte toutes les requétes, essayant de garantir toutes les demandes.Méme si la jeune fille passe sa grossesse chez elle, le Bureau pourvoit a ses nécessités.Comme je l\u2019ai signalé plus haut, la plupart des filles-mères s\u2019enfuient de la maison paternelle sans connaître la réaction que produira la nouvelle de leur gestation.Si elles attendaient, peut-être les parents ne les re- jetteraient-elles pas ! Elles font valoir toutes sortes de raisons pour ne pas rester à domicile: travail au dehors, transfert de position, etc.Le Bureau s'efforce de les retourner aux leurs.Les officières vont même les rencontrer, toujours avec la permission des futures mères, qu\u2019elles convainquent de l'utilité de ces démarches et des fruits heureux qu\u2019elles- mêmes récolteront.Songe-t-on que ces filles, dont l\u2019âge se range Mary », L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 entre 18 et 26 ans, sont, pour la majorité, deffy à domestiques que leur condition rend apte! au dévoiement, parce qu\u2019elles sont sans tu&y telle, sujettes à tous les enchantements.Ellegfgs: n\u2019ont aucun appui; elles ont même a subir les assauts des maîtres qui devraient les dé-® Ji fendre.Elles sont inexpérimentées, elles sontkri vouées à la défaite, vu que la convoitise etk l'orgueil s'emparent d\u2019elles.La joie de vivre} leur fait oublier les statuts imprescriptiblesk de la loi morale.Le Bureau les suit avant comme après l'accouchement.Ces filles lui sont référées ou se! présentent d\u2019elles-mêmes.Elles sont dirigées\u2018 vers les Religieuses de la Miséricorde.Cependant, il en est qui arrivent avec un plan y tout mûri ou tracé d'avance, soit pour aller { au « Royal Victoria », ou ailleurs.D\u2019autres ont \"ts choisi leur médecin.La liberté de personne y n\u2019est entravée.Elles peuvent opter pour l\u2019obstétricien qu\u2019elles désirent, elles peuvent gar-|y der ou non leur enfant.Toutes les explica- y tions leur sont fournies sur les responsabilités | qu'elles assument en ne se séparant pas de leur rejeton et, par contre, leurs remords et | leurs regrets, plus tard, si elles le donnent à adopter.Les avantages et les inconvénients ; de cette méthode leur sont exprimés.On ne - fait aucune pression sur elles.Si l\u2019on traite avec des arriérées ou des incapables de subvenir à leur entretien ou à celui de leur enfant, on conseille l'adoption.La pension est fournie par le Bureau auquel toutes les filles- mères ne sont pas des fardeaux.Quand elles travaillent, elles pourvoient à leur subsistance et à celle de leur enfant.Si elles sont désœu- vrées, le Bureau fait des démarches pour leur procurer un emploi.C\u2019est le mécanisme de la réhabilitation et de la réadaptation qui entre en jeu.Si elles retournent dans leurs familles, le Bureau s\u2019en désintéresse, puis- | qu\u2019alors celles-ci reprennent la direction et rentrent dans leurs droits.Des associations s\u2019inféodent aussi à l\u2019œu- vre des filles-mères, telles que les foyers.Il y a le Foyer de la J.O.C.et le foyer de la Protec- GARIÉPY: LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ \u2018Don de la Jeune Fille où elle est envoyée uand la grossesse n'est pas trop apparente.Qorsque la tourmente est passée, si les jeunes \u2018flles veulent reprendre leurs occupations cou- ; imières, elles peuvent se retirer dans les ofuges ci-dessus mentionnés, quoique le ervice tente toujours de les rajuster au entre familial.Quand on se bute à un refus e leur part, elles sont de préférence orien- ées vers la J.O.C., où elles jouent aux cartes, Ent des soirées musicales, peuvent recevoir es amis.Elles sont en groupes et, si elles ont sans place, elles ont au moins feu et lieu.îles peuvent louer une chambre à un prix lus bas qu'ailleurs.Les récidivistes sont agréées et traitées sur in pied d\u2019égalité avec celles d'un premier ipisode.On les étudie de plus près pour etracer les motifs de leur rechute.Les réci- lives sont plutôt rares.Des résultats sont uivis depuis cinq ou six ans, comme des Énalades qu\u2019on garde sous observation.Le Bureau voit à placer le bébé dans une ension familiale, lorsque les jeunes mères ne veulent pas recouvrer le statut antérieur à leur accident.Le Bureau les assiste dans leur Hisette et l\u2019Assistance Publique partage avec flui les dépenses du nourrison.Quelques-unes de ces épreuves se terminent par le mariage, non pas toujours avec le supposé père naturel que le Bureau approche gdans une ou des entrevues qui se déroulent fsans parti pris.On s\u2019enquiert s\u2019il a l'intention de prêter son concours financier.En général, ce n'est pas lui qui épouse la jeune fille.C'est f étonnant la facilité avec laquelle un autre le remplace.Le Bureau met alors le jeune homme au fait des avatars de sa future, mais il est fortement spécifié que le sujet en question ne montera jamais a la surface des rela- I tions domestiques.C\u2019est un peu comme un { veuf ou comme une veuve qui se marie avec 4 des enfants à sa charge.Que fait maintenant la Société pour les filles-mères ?J'entends par Société toutes les - Classes qui composent l\u2019aggrégation humaine - 479 avec sa hiérarchie, ses décrets, ses convenances, ses pactes, ses préjugés.Or celle-ci rejette implacablement de son sein les filles-mères.Les femmes, surtout, sont intraitables, ou, si elles semblent se pencher sur les misères de leurs congénères, c\u2019est une fausse pitié dont elles font montre.C\u2019est un procédé que d'aucunes infligent d\u2019une manière hautaine.Elles font la charité, mais avec orgueil.C'est l\u2019éternel contraste du pharisien et du publicain.Quelle est celle qui n\u2019a pas, au moins une fois, péché dans son cœur ?On est d\u2019autant plus cruel qu\u2019on a été mieux partagé sous le rapport de l\u2019éducation, du confort et de la position sociale.Au lieu de tendre une main secourable à ces immolées de la fatalité, au lieu de soutenir leur volonté qui vacille, au lieu de les soustraire à l\u2019occasion prochaine du mal, au lieu de ranimer l\u2019énergie défaillante, au lieu de les sortir du cloaque où elles ont chuté, toutes ces femmes aiment mieux utiliser le mépris et le dédain qui sont des remèdes héroïques, mais qui tuent la malade.Qui sait si celles qui assènent à la dévoyée les coups de leur morgue ne fussent pas tombées dans l\u2019abjection, eussent-elles affronté la même épreuve ?C\u2019est bien mal reconnaître la loi de la mutualité.Il fait beau railler et mésestimer l'artisan de pareille mésaventure.C'est dénoter un vilain cœur et des dispositions mauvaises de l\u2019esprit.Ce n\u2019est pas quand la victime est terrassée qu\u2019il faut monter sur sa dépouille et crier sa vertu à tous les vents.C\u2019est une vérité de La Palice de dire que la Société cache son vrai visage.Tout n\u2019y est que ruse, astuce, supercherie, fraude, mensonge, vol, meurtre, artifice, hypocrisie, trahison, fourberie ! On criera à l\u2019exagération ! Quon regarde autour de soi! Toutes ces monstruosités que je viens d\u2019énumérer, on ne les trouve pas à l\u2019état spontané.Elles sont plus ou moins voilées et elles sont formulées à des doses plus ou moins toxiques qui excitent, asphyxient, engourdissent ou annihilent le moral des gens.Que voit-on dans cette Société ?C\u2019est la lutte âÂpre pour la vie, soit ! Chacun a le droit de faire son chemin dans 480 le monde ! Il existe des procédés droits dans les affaires, où les plus dextres et les plus entreprenants peuvent exercer leur acuité mentale pour mener à bien leurs visées.Il ne s'ensuit pas que tous les moyens soient recommandables.La traitrise, la mauvaise foi, la calomnie ne sont de mise en aucune éventualité.J'ai connu des personnes qui communiaient tous les matins et employaient le reste de la journée à s\u2019affiler la langue sur le dos -du prochain.Observez le spectacle dans les réceptions où c\u2019est une critique malveillante et venimeuse contre les invités.C\u2019est avec une verve satirique que l\u2019on décrie ses meilleurs amis.Des coups de Jarnac continuels sont appliqués aux occupants des meilleures places.La justice, la justice ! Elle existe dans le code! Un honnête homme est fourvoyé quand il est obligé d\u2019avoir recours à la loi ! A travers le maquis de la procédure, il s\u2019égare.Ce qui a fait dire et justifie l\u2019aphorisme qu\u2019un mauvais arrangement vaut mieux que le meilleur des procès.Ce sont les fautes contre la justice qui sont le plus condamnables.Per fas et nefas ! Qu'on aille au fond des querelles, des dissensions, des mésententes, on y retrouve infailliblement l\u2019égoïsme, ce vieil ennemi que je dénonçais au début de cette conférence.Aveuglé par la colère, irrité de la résistance, plein d\u2019aigreurs devant la faillite des projets, enorgueilli par les succès, stimulé par les prétentions, le bon sens ne tient aucune place dans les mesures pour faire triompher son point de vue ou sa cause, on invente facilement des excuses \u2014 on est si indulgent pour soi \u2014 pour se disculper.C\u2019est l\u2019autre, fauteur de tous les torts ! C\u2019est lui le bouc émissaire ! Haro sur le baudet ! Les éléments sains de la population essaient de réagir ! Ils sont noyés dans la cohue ! C\u2019est l\u2019élite ! Donc, c\u2019est le petit nombre ! Leur voix est couverte par les clameurs de la foule.On a accusé la démocratie d\u2019une quantité de crimes! On ne prête qu'aux riches ! Ce n\u2019est pas la démocratie qui est répréhensible.Ce sont les hommes qui y vivent ! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1945 (8 Le gouvernement du peuple.par le peuple ' pour le peuple, est une excellente formule fi\" C\u2019est Lincoln qui l\u2019a proclamée à Gettysbeg pe Avec le temps, cette expression a dégénéré.O pit ne peut demander à un texte plus qu\u2019il nf\" peut donner.Mais, comme dit Kipling: pe « Ceci, c\u2019est une autre histoire.» Nous La Société est impitoyable pour les ané miques ou les chétifs | The survival of the fit ip test, ou les Lois de la Sélection, ont servi de tremplin a un certain nombre pour se his ser sur les ruines des entreprises des autresÿ qu'ils ont culbutées par terre.La loi du plus re fort semble régner en reine et maîtresse.Laff.222 .or, jit.Société devrait soigner les mutilés du sort, § gl, je ll if] I mais, plutôt, elle les médicamente avec] l'ironie, le mépris et l\u2019envie.C\u2019est elle qui | devrait ériger des forteresses inexpugnablesf pour abriter les vaincus de la fortune.Au g contraire, sa structure fondamentale favo- i ik rise les chevaliers du mal et les arrivistes.Elle] | ! contemple avec une admiration béate et ap-h plaudit les plus habiles, parce qu\u2019ils camou- \u2019.flent leurs systèmes pour réussir des combi- ul naisons plus ou moins louches.La Société ne se rappelle jamais que farine du diable s\u2019en retourne en son.On a un tel désir de la jouis- #., sance que l\u2019on reste impassible devant les dis- +, grâces qui fourmillent autour de soi.Des com- |, binards s'unissent pour exploiter les petites gens, pour tendre des pièges aux naïfs; de #, fausses représentations servent à duper les per- | sonnes sans défenses, des chausse-trappes sont | posées où tombe pêle-mêle une clientèle qui reconnaît trop tard les gluaux employés.Des.* hommes sans vergogne sont constamment à l\u2019affût comme des hyènes enragées qui guettent et saisissent leur proie.Des escrocs nagent constamment entre deux courants et sont des pêcheurs en eau trouble.Un homme n\u2019est ni 4% ange, ni bête, a ponctué Pascal ! Cependant, : il devient un animal sanguinaire quand il a * l\u2019appétit déchaîné par ses intérêts et qu'il les - * sent menacés.Tant pis pour qui constitue un - barrage.Il est bousculé, traversé, renversé ou miné impitoyablement.Nulle amitié qui tien- GARIÉPY: LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ :! C\u2019est la puissance malhonnête qui I'em- ree | | Quel est le rôle de l\u2019Etat dans la direction M: la Société ?Il n\u2019est pas très brillant sous le @ pport social ! Je laisse volontairement de Bité toute la législation en dehors du sujet en tige, Ce soir.| Nous avons la loi de l\u2019Assistance Publique, ns doute ! Depuis longtemps, elle ne ré- @>nd plus aux nécessités de l'heure.Sans cesse, 1 parle de la remanier.On ne fait rien pour remodeler et l\u2019adapter au dénuement dans quel nous sommes ! S'il est une mesure gou- :rnementale qui doit primer les autres, c'est ien celle-la.On fait la charité, mais quelle Bharité ! C\u2019est l\u2019aumône, et encore parcimo- Mieuse qui baisse jusqu'à l\u2019obole.Au sens ttéral, 'aumdne ne se donne qu\u2019aux pau- les.Les riches n\u2019en ont cure.Tant que la tasse du peuple ne comprendra pas que ¥ poids de I'indigence repose sur elle et sur §'le intégralement, le problème reste entier.Fe monde fait fi dés faits extérieurs à lui, arce qu\u2019on ne les lui apprend pas.Il est oid devant le chagrin des éplorés.Que faut- |?La mobilisation de mouvements inten- fs d'éducation.Qui en fait! Personne, à jeu près ! À part quelques notes éparses dans 25 journaux, il ne se publie pratiquement ien.On me répliquera que les quotidiens #>condent les œuvres de charité.D\u2019accord, sais c\u2019est plutôt comme réclame.Lit-on sou- (ent des éditoriaux qui font partie de campa- \u201cnes de presse et qui reviennent souvent à la ; harge sur tel principe qu\u2019il faut enseigner à la , opulation ?Dans les organisations annuelles, .se fait un grand fracas à l\u2019occasion de cer- tins branle-bas de philanthropie, mais, la date - assée, qu\u2019en reste-t-il dans la mémoire de la wltitude ?On m'objectera que la plupart es associations voient leurs activités mention- ées dans les colonnes de la rubrique jour- alière, mais quelle part celle-ci y prend-elle ?e présume que les comptes rendus en sont ransmis par les groupes concernés.Je trouve ue nos feuilles de publicité ne remplissent pas zur devoir ! Une revue, une gazette, un jour- 481 nal ne doivent pas consacrer leurs pages seulement aux intérêts commerciaux.Ils ont un mandat plus élevé, celui de façonner, d\u2019instruire, de diriger, de relever, de corriger l\u2019opinion publique.Ils doivent être les hérauts des bonnes nouvelles.Ils pourraient aiguil- loner les gouvernements.S'il y a un travail à soutenir, c\u2019est celui de la charité.Il est vrai qu\u2019une loi pour la Protection de l'Enfance a enjambé la troisième lecture au dernier Parlement.Qu\u2019en sera-t-il?Il y a sûrement un item qui vise les enfants 1llé- gitimes.Ce n\u2019est que juste ! Ils n'ont pas demandé à naître.Ils sont dans le monde et on doit penser a eux! Ils en ont assez de.porter un stigmate indélébile sans étre forcés de trimer davantage en vertu de leur provenance irrégulière.Quoique Yhistoire soit remplie de bâtards qui ont effacé l\u2019obscurité de leur naissance, l\u2019atmosphère a changé, il n\u2019est guère de place, dans les temps modernes, pour les grands capitaines, tel qu\u2019on le concevait autrefois.Dans les lettres, les sciences et l\u2019industrie, ont été inscrits aux fastes de la célébrité de grands noms dont l\u2019extraction était inconnue.Le docteur J.-E.Garrison, après vingt-neuf ans de pratique médicale, a mis au jour 2,067 enfants naturels.T1 a constaté, dernièrement, un accroissement de ces gestations chez les filles âgées de moins de quinze ans qu\u2019il attribue, lui aussi, aux conditions familiales et aux fausses idées maintenues sur le patriotisme.Je livre ces chiffres à vos réflexions, sans commentaires.Ils sont, hélas ! assez éloquents par eux-mêmes ! La Loi de la Protection de l\u2019Enfance allè- gera d'autant le fardeau des filles-mères.On ripostera peut-être que c\u2019est stimuler le vice de patronner ouvertement les illégitimes.Otons donc nos lunettes fumées, cessons de loucher, envisageons les faits dans leur crudité.Depuis la création du monde et tant que la terre n'aura pas disparu du système planétaire, il y aura des amours illicites.Alors, quoi?Devons-nous se laisser perpé- 482 trer un tel état de choses en invoquant l'immoralité de l\u2019affaire?Pudibonderie, mensonge à soi-même.De par les déclarations officielles, l\u2019on compte peu de récidivistes de ces maternités illégales que la société ne pardonne pas.Raison de plus pour préserver celles qui fautent contre les conventions sociales ou religieuses.Il faudrait une loi pour sauvegarder les jeunes filles.Si les jeunes gens étaient au fait qu\u2019ils seront l\u2019objet d'une enquête minutieuse quand on les soupçonne d\u2019avoir participé à la conception en cause, ils seraient plus sur leur garde.En Ontario, l\u2019on est excessivement sévère sur ce point.Au Québec, le père naturel s'en tire à peu de frais.Comme il est sûr de revenir avec ses deux oreilles et son chapeau sur la tête, il en prend a son aise.Il peut s\u2019embarquer dans n\u2019importe quelle intrigue amoureuse, il s'en tire toujours les quatre pieds blancs.Il ne se doute pas que la science est assez avancée au- jourd\u2019hui pour lever contre lui, par la comparaison des sangs et du père supposé et de l'enfant, une accusation de paternité qu\u2019il aura peine à réfuter.Les types sérologiques M et N, le facteur Rh, les groupes sanguins principaux AB, A-B et O sont héréditaires, obéissent aux lois de Mendel et servent de base aux épreuves qu\u2019on pourrait faire subir au prétendu père naturel.Ces examens ne sont pas acceptés partout, même dans la république voisine où seuls certains Etats en tiennent compte.Je ne sache pas qu\u2019au Canada il existe rien de tel.Un acte officiel devrait forcer le père à reconnaître sa paternité et le lier au geste qu'il a posé.Il est vraiment trop commode de se dégager par une dénégation qui met un point final à l\u2019incident.Ou qu\u2019il rejette la participation sur un autre ou sur des tiers, laissant ainsi planer sur la tête de sa compagne des soupçons qui ajoutent à l\u2019âpreté et à la honte de sa faute.Quelques pères naturels, après avoir promis d'assister la pauvre fille, vont se rensei- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, avril 1945 gner auprès des hommes de loi et apprem Loi nent alors que la législation ne peut rie jo contre eux.lls se désistent avec désinvoltugp® et s'éclipsent dans le silence.Eu Le Code n'intervient contre eux que s'il } yt! a subornation de mineure, et, là encore, po preuve reste à faire qu'ils sont garants de at conduite qu\u2019on leur reproche.Quoique @f*' soit une croyance enracinée que la fem à\" y de À pre est plus avisée et mieux outillée d\u2019arm naturelles que l\u2019homme, il arrive, le pl souvent, qu\u2019elle croule parce que le mirag a8 des promesses s\u2019est annexé a l'entrainemeg*\u2019 qu\u2019elle éprouve pour l'ensorceleur.8 Il faudrait des argents spéciaux pour pelf mettre aux jeunes filles d'apprendre un m tier durant leur séjour au « Bureau de 1'Assig a tance Sociale aux Familles », soit quatre à ci pr mois, laps suffisant pour se familiariser av a la coiffure ou autre besogne.L'\u2019oisiveté prêf RI aux réc dives.A leur sortie, elles seraient ej# lieu de se tirer plus facilement d'affaire.; in by on Quand la gestation est trop avancée, elle a ne peuvent garder leur emploi.Elles oli veulent pas s\u2019exposer aux moqueries, aux ta quineries ou aux lazzis de leur entourage By travail.Je les comprends.Si, par hasard, or a appris leur état intéressant antérieur, tou i jours en vertu des travers de la Société, on let\" regarde de haut, l\u2019on fait des difficultés, l\u2019o i ne veut pas leur faire confiance; elles portent \u201d un stigmate qui souille leur feuille de route et I leur nuit considérablement pour se suffire à elles-mêmes.[ i I] faut accepter, comme un corollaire lo * gique, les complications civiles que suscit à la production d\u2019un extrait de baptême.Né | de père et de mère inconnus, ou de père in: à connu, telle est la formule officielle pour « définir une origine en marge de la Loi.Ainsi affublé de cette épithète, la vie de l'en : fant est marquée d\u2019une salissure jusqu\u2019à la : \u2014 mort.Ce sera un impedimentum qui créera : un complexe d\u2019infériorité imprégnant tou tes les attitudes de l\u2019enfant.Il subira des : avanies de la part de ses condisciples qui GARIÉPY: LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ umilieront de leurs railleries.« Cet âge sans pitié», a dit La Fontaine.Jeune mme, son état civil douteux entravera marche vers le succès et le rendra craintif, noré, indécis.Il redoutera sans cesse de se ir outragé du dénominatif de bâtard.Il étiqueté; c\u2019est une flétrissure.Il en con- vera une rancune ou une aigreur qui le \u2018ouleront parfois vers le mal.Il se ven- ra de la Société qui l\u2019a chassé, au lieu de prendre sous son égide.S'il ne dégrin- \u2018me à la foule.Il sera un déchet social, car fest désaxé, d\u2019ores et déjà 1l est désarmé {ns une lutte inégale.D'un côté, les con- {ntions mondaines, de l\u2019autre le délaisse- {nt qui le range, lui aussi, dans la classe s parias de la société.La contention est sproportionnée, parce qu'il n'a qu'une mau- ise main dans son jeu.Si on lui accorde ssistance méritée, elle est tellement chiche qlun déni catégorique vaut mieux qu'une veur déguisée.Voilà quelques conséquences { n\u2019avoir pas demandé à venir au monde et {trouver au milieu d\u2019une bande de loups qui fchiquettent, à l\u2019envi, une victime que con- prerait un peu d\u2019amour et de considération.ans sa désaffection, il ne sait où se tourner pur posséder un ami véritable.Il est comme Fils de l'Homme, il n\u2019a pas une pierre pour {poser sa tête.Pour remédier aux situations créées par une usse imputation des responsabilités, ce n'est as à l'initiative privée à se substituer aux itorités compétentes pour étayer le denier a ieu.Il existe des pouvoirs auxquels incom- > primordialement de venir en aide aux iséreux ou aux balafrés du destin.Il en est : l\u2019Assistance Municipale comme de l\u2019As- stance Provinciale.Elle est déficiente, je de- *-ais dire déficitaire.Qui croira que les coffres 2s administrations générales sont dénués de mds au point de les accrocher uniquement des exercices totalement étrangers à l\u2019adou- ssement de la désolation ?Les représentants :s corps officiels n\u2019auraient pas à sortir de - le pas dans le vice, il en voudra quand 483 leur rayon visuel pour appercevoir des questions qui réclament une solution immédiate.On protestera que les taxes sont déjà trop lourdes à porter.Admis ! Nonobstant, on trouve toujours de l\u2019argent pour s'amuser.Qu'on augmente les impôts sur les plaisirs et l\u2019on verra se gonfler le trésor commun ! L'amusement et Ja souffrance se situent aux deux extrémités du clavier des sensations humaines.Que le premier soulage la seconde ! C\u2019est l\u2019équité qui le demande.La médecine sera amère à boire, mais elle sauvera le patient.La taille découpe des hâchures profondes dans les revenus des contribuables à cause de la guerre qui ne durera pas indéfiniment.D'ailleurs, il n\u2019y a pas toujours eu la guerre.La situation actuelle a été la même en tout temps.Qu'est-ce que je veux En plus et surtout, je propose que le Gouvernement Provincial et les Corporations Municipales aillent de pair dans leurs subventions à l\u2019œuvre que je prône dans cette conférence.Avec les finances dont il dispose, le « Bureau de l\u2019Assistance Sociale aux Familles » gratte toujours le fond de sa caisse.Son champ d\u2019action est fatalement circonscrit.Il veut allonger son rayon de recherches et faire le dépistage des cas à secourir.Il faut donc des allocations particulières qui le libèrent de tous soucis matériels.Le budget ne doit pas être équilibré inéluctablement par la « Fédération des Œuvres de Charité ».Comme conséquence fondée de ces largesses administratives, le Bureau pourrait accroître le nombre de ses figurantes.Quelques âmes compatissantes travaillent, pour une rémunération minime, au bien de leurs compatriotes sur les malheurs desquels elles s\u2019apitoient.Leur détachement supplée, jusqu'à un certain point, à la pauvreté d'argent.À un grand nombre de propositions, ce n\u2019est pas suffisant.On n\u2019achète rien avec son cœur.Les versements doivent être généreux, les libéralités do\u2018vent abonder dans la cassette de l\u2019Association, sans quoi, il est impossible de faire du recrutement.Fn effet, les ouvrières font 484 défaut.S\u2019il n\u2019est pas d'appointements appropriés à la fonction, qui s\u2019offrira gratuitement C\u2019est en vain que l\u2019on est d\u2019une générosité inégalable, ou qu\u2019on a un zèle de prosélyte, il faut subsister.Qu\u2019une compensation contrebalance le temps dépensé ! Un traitement adéquat permettra un libre choix parmi les aspirantes à ces postes et les recrues afflueront pour s'inscrire à la grande œuvre du « Bureau de l\u2019Assistance Sociale aux Familles ».Les gouvernements n\u2019agissent que sous la poussée de l\u2019opinion publique.Ils ne peuvent s\u2019opposer à la pression exercée sur eux.Ils deviennent inquiets, parfois affolés, devant la marée qui monte en puissance.Ils savent que leur crédit est en jeu et qu\u2019il ne leur est pas possible de tenir tête impunément à un courant, prenant souvent la forme d\u2019un raz de marée qui les balaiera comme des fétus de paille emportés par un cyclone.Ils sont responsables au peuple.Il faut donc créer un élan pour influencer les dirigeants.Que chacun cesse de penser à soi seul ! Il ne faut pas agir comme le fakir de l\u2019Inde et s\u2019hypnotiser en regardant son nombril.Il faut abandonner l\u2019idée de se croire le centre du monde.Il est aussi une formalité à changer, celle de l\u2019admission des filles-mères dans les hôpitaux canadiens-français.Quand l'hôpital de la Miséricorde déborde, on ne peut déverser le trop plein dans les services de nos institutions hospitalières.Seul un médecin privé peut les y faire entrer.Malheureusement pour nous, certaine clinique anglaise leur ouvre ses portes.Serions-nous moins portés à plaindre les infortunées dans leur attente douloureuse et pénible ?Est-ce que la commisération reste l\u2019apanage exclusif d\u2019une race ?Sommes-nous affligés d\u2019une telle étroitesse mentale que l\u2019on considère comme une infamie de s'être trompé ou d\u2019avoir cédé à ses sens ?A-t-on peur de mêler ensemble celles qui n\u2019ont pas forfait avec celles qui ont capitulé dans un moment de griserie sentimentale ?Qu\u2019en sait-on, d\u2019ailleurs ?Il n\u2019est pas de notre ressort de faire ici le départage, puisque le statut social n\u2019est pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 | le même.Peut-on le confronter avec celui de ÿ# la jeune fille qui chemine, isolée, dans la vie, ! ne soupçonnant pas les traquenards tendus y! sous ses pas, ne pouvant deviner les guet- pi! apens au tournant du chemin, ne se méfiant ¢ pas des embuscades disposées contre elle et y dans lesquelles elle doit presque infaillible.4b ment trébucher ?Il arrivera, à l'occasion, que # les mieux averties pourront, si elles n\u2019y pren- po nent garde, rouler dans les fondrières dont # sont parsemées les voies de l\u2019existence.ge Nous, les Latins, avons des inclinations dont # nous souffrons.Nous sommes des individua- ¥ listes.Nous ne pensons pas collectivement, Nous ne connaissons pas ce que sont la coopé- | ration, la collaboration, la cohésion.Ce sont \u2018& la des forces dont nous sommes dégarnis.ff Nous sommes à court de prévoyance.Nous 1! avons trop regardé le passé! Nous n\u2019avons ñ pas assez toisé l'avenir.Pendant que nous # étions figés dans la contemplation de nos aïeux, d\u2019autres nous dépassaient à la course, | Nous nous essouflons à essayer de regagner |* le terrain perdu.Tel le temps gaspillé inuti- & lement, il ne revient jamais en arrière.Il » poursuit sa marche inexorable ! Tempus fugit | velut umbra, a écrit Virgile ! Indiscutable ! + Imitons plutôt les Américains dont chacun : veut être un ancêtre.i Si j'ai pris un ton acerbe, si ma plume a l\u2019air d\u2019avoir trempé dans le vitriol et que je parais faire un réquisitoire, il faut s\u2019en prendre aux occurrences et à nos contemporains | # qui restent inébranlables devant l'urgence |: de certains à-côtés sociaux.J'ai fait un long |: exposé d\u2019un état de choses ancré en nous \u2018: depuis trop longtemps déjà.Je vous ai fait voir le mal et je vous ai prescrit les remèdes | i seyants.Les antidotes sont a la portée de tous.C'est en nous que nous trouverons les ressources pour enrayer les fléaux qui nous affligent.La prospérité d\u2019une race ne dépend pas unique ment de ses richesses naturelles, elle doit s'accompagner d\u2019une opulence morale qui en relève la teneur.Bonne volonté, abnégation, se ae CARIÉPY: LES PARIAS DE LA SOCIÉTÉ dbéralité de l'esprit et\u2018de la bourse, généro- té du cœur, sens de la fraternité, dévoue- ent de l\u2019âme, sentiment de la justice, droi- ire de la conscience, ardeur au\u2019 bien, telles nt quelques qualités qu'il faut posséder our planer au-dessus des contingences, ne as, hésiter aux carrefours et suivre un itiné- tire défini dans les conjectures de la vie.Sans oute, il ne faut pas demander a des particu- ers de choisir un ouvrage qu'ils ne pourront fener à bonne fin, parce qu\u2019il dépasse leur Phere d'action et la portée de leur bourse.Des associations peuvent suppléer les indi- gidus.J'en sais une qui ne restera pas sourde aux Iris d\u2019alarme que j'ai poussés.Je suis persua- \u20ac que son pouls a battu violemment et que 1 température est montée pendant cette cau- derie.Faire le bien est sa devise qui ne sau- fait mentir.La Société des Oliviers a le ta- dent du travail cohérent.Dans l\u2019idée des fon- liateurs et dans les buts de leur fondation, je dis: « Augmenter le bien-être de ses membres, lévelopper l'esprit de corps, favoriser les feuvres de la jeunesse, aider à l\u2019éclosion des alents nationaux, provoquer la liaison des Énergies nationales.» Notre société comprend la loi de la solida- jité humaine, parce qu\u2019elle n'ignore pas que out se tient ici-bas.On ne peut pas se désin- .éresser d\u2019un mouvement sous le prétexte ! qu\u2019il ne nous atteint pas directement.C\u2019est our l\u2019avoir discerné ainsi qu\u2019elle a résisté | tous les assauts et a tenu contre les orages fui ont fondu sur elle.Sa barque a défié les empétes et les autans qui l\u2019ont secoué.Elle | traversé des épreuves qui l'ont mise à deux sloigts du naufrage.La nacelle a toujours urgi d\u2019entre les vagues d\u2019un océan tourmenté your en dominer les crêtes.Fluctuat sed non } \\ nergitur.Forte d\u2019avoir triomphé des obsta- s:les, elle se dresse de toute la hauteur de ses s euvres, de I interdépendance de ses membres, tle sa capacité incalculable, de son caractére «:ssentiellement social, de ses énergies neuves, le sa vaillance inépuisable, de la flamme de ion zèle ardent.Notre société continuera d'en- reprendre des travaux qui sont à l\u2019affronte- nent de ses ambitions légitimes.L'œuvre des 485 l\u2019intéressera indubitablement.C\u2019est de la Société des Oliviers que va partir une manceuvre qui déclenchera une série d\u2019actes dans d\u2019autres\u2019 associations pour se co- filles-mères ordonner en une fédération vigoureuse dirigée vers le même objectif.Cette fédération aura une voix assez forte pour être entendue et possèdera un pouvoir dont nos mandatés auront à faire cas.Il faut aider les déshérités de la vie, quelles que soient les causes qui gisent au-dessous des apparences qui sont contre eux.C'est aux mieux doués et aux plus heureux que revient le labeur de bâtir le pont qui facilitera le rapprochement des classes extrêmes de la société.Si chacun reste sur ses positions, il n\u2019existe pas d\u2019entente éventuelle.Le pauvre est natureilement timide et fier, a la fois.C\u2019est au riche de faire les premiers pas.Dans la vaste conglomération humaine, il n\u2019y a pas que des droits, il est aussi des devoirs, surtout des devoirs.Ce sont les conflits entre la ploutocratie et le prolétariat, entre le capital et le travail, entre l'aristocratie et la plèbe qui dressent le mur des castes contre lequel se catapulte le flot des misères de l'humanité.Il est temps de comprendre nos obligations pour que se rétablisse l'harmonie troublée des différents rangs de la Société.Si nous ne pouvons réaliser la communauté des biens, nous sommes capables d'établir la parité des sentiments.La meilleure façon d\u2019assurer son propre bonheur, c\u2019est de faire celui des autres.C\u2019est le but magnifique auquel doit viser notre groupement sociétaire et dont la concrétisation ajoutera un fleuron nouveau à la couronne de l\u2019altruisme.C\u2019est un des privilèges des forts de dégainer pour le petit contre la méchanceté, la malice et l\u2019iniquité publiques !.1.Nous publions cette conférence du docteur Ga- riépy dans l\u2019Union Médicale parce que nous jugeons que le sujet traité, d\u2019une grande portée sociale, se reliant aux problèmes de la prostitution et des maladies vénériennes, est intimement lié aux choses de la médecine.Ces questions médico-sociales sont actuellement l\u2019objet d\u2019études et de réglementations éventuelles.Celle des filles-mères n\u2019a pas une moindre importance et mérite d\u2019être analysée.Comme les deux autres clle se rattache aux grandes lois de la morale, de l\u2019éducation familiale et à l\u2019instruction concernant les notions d sexualité et de biologie génitale.(La Rédaction.) NOTES DDANATOMIE ET CHIRURGIE PRATIQUE LES MOYENS DE FIXITE DU FOIE Par Albert COUTU, Assistant régulier en Anatomie normale, Université de Montréal.Les principaux moyens de fixité du foie sont: 1° le tissu fibreux, qui unit le segment droit de la face postérieure du foie au diaphragme; 2° les veines sus-hépatiques, qui se jettent dans la veine cave inférieure; 3° les replis péritonéaux, i.e.le ligament suspenseur, le ligament coronaire, les ligaments triangulaires et le petit épiploon ou épiploon cesophago-gastro-duodéno-hépatique.1° Le tissu fibreux qui unit le segment droit de la face postérieure du foie au diaphragme constitue le véritable moyen de suspension du foie; il est facile de se rendre compte de cette vérité quand, sur le cadavre, il nous faut extérioriser un foie de sa loge; tous les autres moyens cèdent aisément, mais celui-là résiste longuement à l\u2019effort des ciseaux.2° Chacune des veines sus-hépatiques, prise isolément, offre un moyen de fixité bien aléatoire, mais elles sont nombreuses et, ici, le nombre supplée à la qualité.Ces veines sont échelonnées le long des parois d\u2019une gouttière creusée, sur la face postérieure du foie, par la veine cave inférieure.Dans certains cas, cette gouttière de la veine cave inférieure est transforméeen un canal, c\u2019est-à-dire qu\u2019une portion du parenchyme hépatique 2.+ bord antérieur, libre ou abdomino-hépatique.+ Le bord antéro-supérieur s\u2019étend de I'ombilic #* au feuillet supérieur du ligament coronaire; À le bord postéro-inférieur part de l'extrémité antérieure du sillon du ligament rond ou | segment antérieur du sillon antéro-postérieur ou longitudinal gauche et s'unit a 1'extrémité postérieure du bord antéro-supérieur; le bord libre va de 'ombilic a 'extrémité antérieure à croise la face postérieure de la veine cave inférieure; ainsi, le foie est plus solidement uni à la veine cave et la traction exercée sur les veines sus-hépatiques en est d\u2019autant diminuée.3° Le ligament suspenseur ou falciforme unit la face supérieure du foie au diaphragme.Il a la forme d\u2019un triangle ou encore d\u2019une faux, d\u2019où son nom de ligament falciforme.Il présente trois bords et deux faces; les trois bords sont le bord antéro-supérieur ou ab- domino-diaphragmatique, le bord postéro- inférieur ou hépatico-diaphragmatique et le du sillon du ligament rond; ce dernier bord | contient le ligament rond.Le ligament suspenseur présente une légère obliquité de bas ; en haut et de droite à gauche, de sorte que sa face latérale droite ou diaphragmatique regarde en haut et à droite, tandis que sa face latérale gauche ou hépatique regarde en bas et à gauche.Comme tout repli péritonéal, le ligament suspenseur a deux feuillets; les deux feuillets de ce ligament sont l\u2019un, droit |: et l\u2019autre, gauche; ils sont visibles, schémati- | quement parlant, sur une coupe frontale de / la cavité abdominale (Schéma I).Cette coupe ScHÉMA I.\u2014 Coupe frontale de la cavité abdominale.permet de constater les deux feuillets du ligament suspenseur et que ces feuillets font suite au péritoine viscéral hépatique et se conti- COUTU: MOYENS DE FIXITÉ DU FOIE jent par le péritoine pariétal diaphragma- ue.to Le ligament coronaire unit la face posté- ure du foie au diaphragme.Il résulte de la lexion du péritoine viscéral hépatique sur péritoine pariétal diaphragmatique.(Sché- ÿ 2.) Il est formé de deux feuillets: l\u2019un, périeur et l'autre, inférieur; chacun de ces JCHÉMA 2.\u2014 Coupe antéro-postérieure de la cavité abdominale.Buillets se divise, à son tour, en deux seg- ents, droit et gauche.Le segment droit 1 feuillet supérieur longe la moitié droite F1 bord postéro-supérieur du foie; il se con- hue par le feuillet droit du ligament sus- gnseur; le segment gauche côtoie la moitié tuche de ce même bord et 1l se continue gr le feuillet gauche du ligament suspenseur t falciforme.Le segment droit du feuillet in- frieur longe la partie droite du bord pos- (ro-inférieur du foie, passe en avant de la \u201cine cave inférieure, contourne le lobe de 487 dent de la face postérieure du foie au diaphragme.Aplatis de haut en bas et de forme triangulaire, ils présentent un bord antérieur ou hépatique, un bord postérieur ou diaphragmatique et un bord latéral ou libre.Il suffit, pour apercevoir ces ligaments, d'attirer à soi les extrémités du foie.6° Le petit épiploon unit l\u2019œsophage, l'estomac et le duodénum au foie.(Schéma 3.) Il est aplati d'avant en arrière et sa forme est celle d'un quadrilatère; il présente une face ScHÉMA 3.\u2014 Le petit épiploon et les crganes sur lesquels il prend insertion.antérieure et une face postérieure; les quatre bords sont le bord gauche ou œsophago- gastro-duodénal, le bord droit ou hépatique, le bord supérieur ou diaphragmatique et le bord antéro-inférieur ou libre.Le bord gauche prend insertion sur le côté droit de la portion abdominale de l\u2019æsophage, sur la petite courbure de l'estomac et sur la face supérieure de la première portion du duodénum; le bord droit s\u2019insère sur le foie, le long du canal d\u2019Arentius, d\u2019abord sur la face postérieure du foie et puis sur la face inférieure; il s\u2019attache, également, sur les deux lèvres du sillon transverse ou hile du foie jusqu\u2019à l\u2019extrémité postérieure de la fossette cystique; le bord su- fpigel en décrivant une courbe à concavité r férieure et se continue, le long du bord \u2018voit du canal d\u2019Arentius, par le feuillet an- rieur du petit épiploon; le segment gauche périeur unit, sous le diaphragme, les extrémités supérieures des deux bords précédemment décrits; enfin, le bord libre relie les extrémités antérieures de ces deux mêmes bords.lit la partie gauche du bord postéro-inférieur 1 foie jusqu\u2019au bord gauche du sillon du mal d\u2019Arentius, ou il se continue par le \u2018uillet postérieur du petit épiploon.5° Les ligaments triangulaires prolongent, téralement, le ligament coronaire.Ils s\u2019éten- Le petit épiploon fait suite au feuillet inférieur du ligament coronaire et se continue par le péritoine viscéral gastrique.Entre ses deux feuillets, le petit épiploon renferme l\u2019arcade vasculo-nerveuse de la petite courbure de l\u2019estomac et le pédicule hépatique; l\u2019arcade 488 vasculo-nerveuse est constituée par les vaisseaux coronaires stomachiques, qui s'anasto- mosent avec les vaisseaux pyloriques, et par les filets nerveux sympathiques, issus du plexus solaire; le pédicule hépatique, sis le long du bord libre du petit épiploon, comprend la veine porte, l\u2019artère hépatique, le canal hé- pato-cholédoque et les filets nerveux sympathiques; la veine porte occupe le plan postérieur, le canal hépato-cholédoque longe la partie droite de la face antérieure de la veine porte et l'artère hépatique longe la partie gauche.Le petit épiploon limite, en avant, le vestibule de l\u2019arrière-cavité des épiploons, et son bord libre forme la lèvre antérieure de l\u2019hiatus de Winslow, c\u2019est-à-dire l\u2019orifice de communication entre la grande cavité péritonéale et l\u2019arrière-cavité.En résumé, la face postérieure du foie est reliée à la veine cave inférieure par les veines L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 sus-hépatiques et au diaphragme par du tisg fibreux, le ligament coronaire et les ligamerfÿ, triangulaires; la face supérieure est reliée 0 diaphragme et à la paroi abdominale antf;hi® rieure par le ligament suspenseur ou fald) forme; la face inférieure est reliée à l\u2019œs ds phage, à l'estomac et au duodénum par § petit épiploon ou épiploon œsophago-gastrg ,Ç fred fo duodéno-hépatique.pe si un [ pl de H.ROUVIERE: Anatomie Humaine, 7e édition, Tor gl I, 1924, p.803 et suivantes.-BIBLIOGRAPHIE pus wa \u2018 te MORIS: Human Anatomy, 10e édition, 1942, p.1345 & pod re L.TESTUT: Traité d\u2019 Anatomie Humaine, Tome 1923, p.303 et suivantes LE FURONCLE 1° Le furoncle.DEFINITION.Le furoncle est une inflammation circonscrite de la peau, qui se développe au niveau de l\u2019appareil pilo-sébacé, sous l'influence du staphylocoque doré et qui résulte en la né crose de cet appareil et de la région dermuique environnante.GÉNÉRALITÉS.Le furoncle est une lésion banale; il est très fréquent et survient chez l'adolescent, l\u2019adulte et le vieillard.La lésion est bénigne, si le furoncle est isolé.Elle est pénible, si à l\u2019unité succède la pluralité.Et l\u2019on appelle furonculose la présence, ou simultanée, ou successive, de plusieurs furoncles chez le même malade, près de la lésion initiale ou parfois à distance.L'apparition de ces furoncles peut se faire sans interruption ou à intervalles plus ou moins éloignés.suivantes.Cyl CUNNINGHAM: Text Book of Anatomy, Te éditi 1 1937, p.629.i ce | PIERSOL: Human Anatomy, 9e édition, p.1745.un Ais a \u2019 2 \u2014 L\u2019ANTHRAX = ETIOLOGIE.a Le furoncle est dû à des causes locales et * générales.Parmi les causes locales, on incrimine le manque de propreté (le plus souvent i A tort), les irritations et les frottements (du|\u201d* faux col sur la nuque, par exemple, ou par |¥ un rasoir qui coupe mal), les lésions de grat- \u201c tage (l\u2019eczéma, la gale), les excoriations légères.t Les causes générales sont très importantes et, parmi celles-ci, on doit mettre, au tout premier ordre, le diabète.Toutes les causes de diminution de la résistance générale de I'individu, comme le surmenage, les exces, les ma- | ladies infectieuses, les suites postopératoires, les intoxications chroniques, l\u2019alcoolisme, peuvent faciliter l'apparition de furoncles.Siège.Le furoncle peut se développer à peu : près partout.On le rencontre surtout à la nuque, à la face, dans la région fessière, à l\u2019aisselle, à l\u2019avant-bras, sur le dos de la main et des doigts.Comme la définition l'indique.A MÉDECINE PRATIQUE uy furoncle a une prédilection pour les ré- x ns où se développent les poils.La conta- nation se fait de proche en proche, par culation successive dans la furonculose.Agents microbiens.Le staphylocoque doré; rfois, le staphylocoque blanc, ou un strep- @:oque peu virulent.#Lésions anatomiques.Au début, il s'agit fine saillie rouge, à base indurée, centrée Jr un poil.La tuméfaction augmente peu le T 1g in œuf de pigeon.Vers le quatrième jour, ie pustule ou point blanc apparaît au som- st de la tuméfaction conique.La région est aude et douloureuse.C\u2019est à ce moment que produisent la suppuration et la nécrose de ppareil pilo-sébacé et des tissus qui l\u2019en- urent, ayant pour résultante ce que les teurs décrivent sous le terme de « bour- llon ».Ce dernier est constitué de fibrine, de bris de tissu conjonctif, de cellules dévi- lisées, de nombreux leucocytes et d'un nome considérable de microbes vivants et morts.Une fois le « bourbillon » expulsé, la gué- son survient par granulation et, à cause de la rte de substance cutanée, 1l reste habituelle- ent une cicatrice indélébile.Le furoncle n\u2019est pas habituellement suivi : complications graves; il n\u2019est pas, en soi, ÿngereux, et n'amène, mis à part celui de la fre, à peu près jamais la mort.Il faut noter he le furoncle de la face (celui de la lèvre su- jrieure, du nez, des narines et des joues) est cessivement grave et peut, même, avoir une lolution fatale; ce qui tient au fait qu\u2019il y a 1e communication entre la veine faciale an- Frieure, la veine ophtalmique et le sinus ca- rneux et que la thrombo-phlébite de la ine faciale peut donner une thrombo-phlé- te de la veine ophtalmique et du sinus ca- Trneux, avec des signes locaux et généraux \u2018ès marqués: fièvre élevée, frissons, vomisse- nents, délire, coma, œdème énorme de Ja ice, œdème palpébral, œdème conjonctival, isophtalmie.La mort survient rapidement \"ans le furoncle de la face.peu de volume et peut aller jusqu\u2019à celui 489 ETUDE CLINIQUE.Le furoncle se présente, au début, sous l\u2019aspect d\u2019une petite tuméfaction rouge, indurée à sa base, excessivement douloureuse au toucher.La rougeur augmente graduellement et la saillie progresse également, devient dure et de plus en plus sensible.On peut voir, au centre, un petit point blanc (ou pustule) dû à la mortification de la peau et à la présence de pus sous celle-ci.Le furoncle évolue en cinq ou six jours et si, au bout de ce temps, on ne l\u2019a pas incisé, il a une tendance à s'ouvrir spontanément à la peau.Traité chirurgicalement, c'est-à-dire par l\u2019ouverture, le furoncle laisse d'abord s\u2019écouler quelques gouttes de pus, puis, quand il y a sphacèle de la glande et du derme avoisinant, on peut retirer, avec une pince, ce que l'on appelle le « bourbillon », c\u2019est-à-dire du pus et des tissus morts.Une fois cet agglomérat retiré, il reste un cratère plus ou moins important, qui peut donner issue à quelques gouttes de sang.Cette cavité se remplit rapidement par des bourgeons vasculaires et la guérison définitive survient en moins de deux semaines, mais laisse une cicatrice définitive.Les signes généraux ne sont pas très marqués; cependant, on peut constater parfois de la fièvre, des frissons, certains troubles digestifs, un peu de nervosisme et de l\u2019insomnie.TRAITEMENT.Le traitement du furoncle est variable avec l\u2019âge de la lésion.Au début, le traitement doit demeurer assez conservateur et consister dans des applications locales de teinture d\u2019iode ou de teinture de métaphen.L'incision ne donnerait que du sang.Puis, vers le quatrième jour, les pansements humides chauds soulagent et accélerent le processus de mortification.Dés qu\u2019il y a apparence de pus: ouverture.Cependant, ou que puisse siéger le furoncle, il est toujours défendu de traumatiser la région environnante.L'incision de la tuméfaction acuminée ne doit pas s'accompagner de manœuvres brutales faites dans le but d\u2019ex- 490 pulser le pus et le « bourbillon », parce que ce traumatisme risque de disséminer dans les tissus voisins l\u2019infection jusqu\u2019alors bien localisée.Lorsqu'il y a des signes de suppuration évidente, il ne fait pas de doute que l\u2019intervention chirurgicale est fortement indiquée.Le « bourbillon » s\u2019enlève très facilement à la pince.Dans les furoncles de la face et dans la furonculose, il semble que la radiothérapie soit susceptible d'amener des résultats excellents.Elle doit toujours être tentée dans un furoncle de la lèvre supérieure et lorsque les furoncles sont très nombreux et que la maladie dure depuis longtemps.À ces traitements locaux, on doit ajouter un traitement général hygiéno-diététique.Certaines médications aident à la guérison; les vaccins -(auto-vaccins ou stock-vaccins) amènent des résultats.La levure de bière paraît être une aide utile, ainsi que certains sulfamidés.La pénicilline est à recommander dans le furoncle de la faced'établir le bilan complet du patient et, s'il y a diabète, lui donner un traitement approprié.Il est aussi nécessaire 2° L'anthrax.DÉFINITION.L'anthrax est une infection due à l\u2019agglomération de plusieurs furoncles (4, 6, 10).GÉNÉRALITÉS.Caractères particuliers: confluence des lésions; plaque de dermite infectieuse perforée en plusieurs points; la diffusion de l'infection augmente la tuméfaction et l\u2019induration; la suppuration est abondante.Les phénomènes généraux sont graves.ETIOLOGIE.Les causes locales sont les mêmes que pour le furoncle isolé.Les causes générales sont surtout: le diabète, l\u2019alcoolisme.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ANATOMIE PATHOLOGIQUE.Agent microbien: le staphylocoque doré, Siège de prédilection: nuque, dos, fesse (face \u2014 membres supérieurs: rares).\u2014 L'aggravation par diabète est manifeste, car celui-ci affaiblit la résistance générale et le sucre dans le sang exalte la virulence du staphylocoque.of he \u2014\u2014 la au ETUDE CLINIQUE.ln .¥ Variétés.Pr gd ge | Circonscrit, il a une consistance ferme, celle ( d'un placard induré d\u2019un rouge violacé.Il est ul très douloureux spontanément et à la pression, I Des phlyctènes apparaissent aussi.Les signes IT généraux: température élevée, pouls rapide, } troubles digestifs et urinaires, troubles ner- lu veux très marqués.fl L'anthrax peut être circonscrit ou diffus.Anthrax diffus.Il y a une plaque dure ligneuse, très douloureuse, criblée d\u2019orifices réunis par des points nécrosés.Les signes gé- i néraux sont très graves.Pouls trés rapide, délire.Les complications rénales et pulmonaires sont à craindre.PRONOSTIC.ft Il est réservé chez le diabétique où la sup- | puration est très longue.i 0 TRAITEMENT.| j Local: au début: pansements humides pl ¥ chauds.Topiques locaux; puis, s\u2019il y a pus: hl intervention large: incision cruciale avec dis- ! section des lambeaux jusqu\u2019à leur base; les | éverser pour faciliter l'enlèvement de tous lès « tissus mortifiés.Général: celui de la cause: diabète, vaccino- ! [ thérapie, autohémothérapie, sulfamidothéra- pie, radiothérapie, enfin l\u2019usage de la pénicilline.Edouard DESJARDINS. CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE Nous inaugurons aujourd\u2019hui cette rubrique que nous espérons présenter désormais chaque mois à nos lecteurs.La thérapeutique est à la fois une science et un art; c\u2019est d'abord l\u2019art de ne pas nuire, l\u2019art de traiter un individu et non une maladie; mais c'est également une science qui se développe sans cesse et subit parfois, comme en ces dernières années, des transforma- $ tions radicales.Un certain nombre de nos confrères n\u2019ont pas les loisirs de consulter les auteurs récents et de se tenir sans cesse à la page; ils sont les premiers à le déplorer et nous aimerions par cette nouvelle rubrique i leur rendre plus accessible la science thérapeutique.Nous présenterons donc, tour à tour, des # commentaires sur des médicaments nouveaux, leurs indications et leurs dangers; nous reviendrons au besoin sur de'vieux médicaments au sujet desquels on croit, souvent à tort, que tout a été dit ou écrit.Nous présenterons aussi des résumés de la thérapeutique générale d'une affection particulière et, de temps à autre, un formulaire pratique, de ces recettes indispensables qui sont, paraît-il, toujours appré- | ciées.Ces différentes mises au point, nous les emprunterons à l'expérience des auteurs les plus dignes\u2019 de foi et nous accueillerons avec plaisir la collaboration de tous les confrères | qui auront sur un sujet quelconque de théra- + peutique \u2018des données \u2018personnelles et intéressantes.* * ;; # Nous avons parlé plus haut de l\u2019évolution continuelle et parfois radicale de la thérapeutique; nous en avons trouvé une nouvelle preuve dans un éditorial récent! du Journal à de l\u2019Association Médicale Américaine.Les mé- 1.J'A.M.A., 127: 593 (10 mars) 1945.decins de 1910 avaient nommé dans l\u2019ordre suivant les dix médicaments reconnus comme les plus importants à cette date: 1° L\u2019éther.2° La morphine.3° La digitale.4° L'anti-toxine diphtérique.5° Le vaccin anti-variolique.6° Le fer.7° La quinine.8° L\u2019iode.9° L'alcool.10° Le mercure.Cette liste paraît bien incomplète aux yeux du médecin de 1945; aussi, a-t-on fait enquête auprès d\u2019un certain nombre de professeurs appartenant aux Ecoles de Médecine les plus réputées aux Etats-Unis, pour savoir quels médicaments mériteraient de nos jours d\u2019être considérés parmi les dix plus importants.Les réponses furent nombreuses exprimant des divergences d'opinions, parfois assez marquées, car certains thérapeutes ont l\u2019enthousiasme facile à l'égard des médications nouvelles; les autres, plus sceptiques, ont sans doute réservé leur jugement et donné plus d'importance aux résultats de l'expérience séculaire qu\u2019aux fruits des emballements de dernière heure.D'après l'auteur de l'éditorial que nous commentons, la liste des «étoiles» pour 1945 serait la suivante: l° La pénicilline et les sulfamidés représentant toute la médication antibiotique.2° Le sang et ses dérivés.3° La quinine et la quinacrine.4° Les anesthésiques et les sédatifs, de l\u2019éther au curare et de la morphine aux barbituriques.5° La digitale.6° Les arsenicaux. 492 7° Les sérums et les vaccins.8° L'insuline et l\u2019extrait de foie de veau.9° Les autres hormones.10° Les vitamines.À notre avis, cette liste ne classe pas les médicaments par ordre d\u2019importance, ou du moins elle ne doit pas être interprétée de cette façon.Le foie de veau dans l\u2019anémie pernicieuse vaudra toujours plus que la pénicilline; c\u2019est dire, comme l\u2019a fait d\u2019ailleurs remarquer l'auteur de l\u2019éditorial, que I'importance de chacun de ces médicaments dépend de l'affection en cause.On peut discuter longtemps des mérites respectifs de chacun des médicaments plus haut mentionnés, on pourra même prétendre que l\u2019on a eu tard d\u2019omettre de cette liste le fer, l\u2019alcool et même l\u2019aspirine.Nous ferons remarquer d\u2019abord qu'il reste encore, en 1945, quatre des médicaments ou des groupes de médicaments dont on avait reconnu l'importance en 1910.Si I'éther a perdu de sa vogue, c\u2019est au profit d'agents anesthésiques moins dangereux et plus efficaces.Le domaine de l\u2019anesthésie a fait de remarquables progrès depuis trente-cinq ans; nous y reviendrons dans quelques mois.La morphine garde sa place de choix; sans elle, avait écrit Sydenham, la médecine serait « manchote et bancale » et, s\u2019il fallait qu\u2019un jour les médecins n\u2019aient droit qu\u2019à un médicament, nous croyons bien que c\u2019est encore l\u2019opium et ses dérivés qu\u2019ils choisiraient.La digitale reste le grand toni-cardiaque et Withering avait bien raison de la défendre en 1785, contre les médecins du temps qui voulaient qu\u2019on l\u2019abandonnât aux empoisonneurs qui avaient été jusque-là les seuls à l\u2019employer.Contre la malaria, qui serait aujourd\u2019hui la maladie infectieuse la plus répandue sur notre globe, la quinine demeure la grande arme avec la quinacrine ou atabrine dont L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 i i l'usage s'est répandu surtout depuis cette | guerre._ Parmi les nouveaux venus, la pénicilline a reçu le plus grand nombre de suffrages; elle ne représente d'ailleurs que le début de la thérapeutique par les agents antibiotiques dont le nombre s'accroît rapidement.L'espace j nous manque pour discuter ici des mérites et i des indications respectives de la pénicilline et des sulfamidés, nous y reviendrons dans quel- | que temps.Signalons toutefois que, dans le numéro du 17 mars 1945 du J.A.M.A., il est question de pénicillothérapie par voie buc- | cale et des résultats encourageants obtenus | dans le traitement de la gonorrhée surtout, par cette thérapeutique qui associe la pénicil- | line à une substance tampon capable de neutraliser l'acide chlorhydrique.Le sang et ses dérivés ont pris, au cours | de cette dernière guerre, une importance que ; le conflit de 1914-1918 avait déjà soulignée.| Les travaux les plus récents sont consacrés à | la recherche de préparations qui pourront | remplacer le sang humain et ses dérivés.| L'insuline et l'extrait de foie de veau ont | déjà sauvé et prolongé des milliers et peut- | être des millions d\u2019existences.L\u2019un et l\u2019autre \u2018 sont indispensables autant pour le maintien , en bonne santé des diabétiques et des malades | atteints d'anémie pernicieuse que pour le trai- | tement des accidents aigus qui marquent l\u2019ex- | istence de ces deux catégories de malades.Les hormones et les vitamines se sont acquis | dans la thérapeutique une place que les es- | prits les plus chagrins ou les plus sceptiques | ne peuvent leur refuser, et l\u2019on ne doit pas | oublier les bienfaits qu'on leur doit pour ne | penser qu'aux abus dont ils ont été l'objet.| Nous avons si souvent l\u2019occasion de cons- | tater notre impuissance dans la pratique cou- | rante qu'il n'est pas mauvais de réaliser par- | fois les progrès que la médecine a faits.Cette évolution représente une somme de travail, de sacrifices et de désintéressement dont nous avons bien le droit d'être fiers.Roger-R.DUFRESNE. ! \u201c3 @nion Medicale du Canada\u2019 en 1876 i Communication Vaccination Avril 1876.| Son Honneur le Maire j H.Hingston, M.D.fonsieur le Maire, ; Le 8 janvier dernier, je vous adressais une ittre au sujet des observations que vous aviez rites devant le Bureau de Santé, sur les ravages e la variole, surtout parmi la population cana- ienne-francaise de la cité.Parlant de votre zele our faire adopter la pratique de la vaccination, ; vous faisant observer que les prétendus effets e cette pratique ne peuvent justifier un tel dé- loiement de zèle, et que cette pratique ne saurait tre considérée comme seul remède contre la ariole, je vous proposais dans cette lettre une lonne occasion, la seule peut-être, de démontrer utilité de la vaccination, en prenant chacun un u deux médecins, même plus, avec un secrétaire our recueillir les faits concernant cette pratique; > terminais en disant: je devrai attribuer votre fus d\u2019acquiescer à ma demande, à un manque e confiance de votre part dans la vaccine.M.le Maire, ayant attendu votre réponse plus e deux mois, je crois être en droit de regarder otre silence comme un manque de confiance ans l\u2019action préservatrice du virus vaccin contre 38 ravages de la variole.La réflexion et une tude plus approfondie des effets de la vaccina- ion vous ont sans doute fait voir tout ce qu\u2019il y a e contraire à la raison dans cette pratique, qui onsiste à introduire un principe virulent et sep- ique dans l'organisme de l'enfant.Je conclus one, M.le Maire, que vous n\u2019avez plus aujour- hui confiance en la vaccination que vous vouez, la croyant bonne, voir accepter par toute à population canadienne-française.Votre conversion aux principes des anti-vacci- ÿateurs ne serait-elle pas due aux faits suivants, jubliés par vos officiers de santé: «Il y a eu 80 enterrements dans le cimetière jatholique, la semaine dernière; 3 des décès ont té causés par la petite vérole, etc, etc.| « Dans le cimetière protestant, quatorze enter- lements ont eu lieu; un des décès a été causé par A la petite vérole, etc, ete.» (Le National, 16 février 1876.) | Vers le 10 février, je visitais l\u2019hôpital des variolés; dans les salles qui sont sous la direction des Sœurs de la Charité, il y avait 7 petits garcons, deux Canadiens français et cinq Irlandais; on me dit que dans les salles où se trouvent les protestants, il y avait quatre patients dont l\u2019un était mourant (un homme).Eh bien! M.le Maire, sur onze variolés, deux étaient des Canadiens français, et neuf étaient d\u2019origine anglaise.Ces derniers devaient être vaccinés, car, d\u2019après vous, il ny a que les Canadiens français qui sont victimes de la variole, parce qu\u2019ils sont opposés à la vaccination.Prétendre aujourd\u2019hui que la vaccination préserve de la petite vérole est une aberration de l\u2019esprit, due, chez les uns, à un manque d\u2019étude, chez les autres, à une pratique routinière.Mais quant à vous, M.le Maire, ce serait vous faire injure que de penser un instant à vous placer au nombre de ceux qui en connaissent toujours assez pour exercer dignement la profession.Si vous oceupez une position élevée comme citoyen et comme médecin, vous le devez à votre aptitude au travail, et surtout à l\u2019étude.De nouvelles études sur la question de la vaccination vous ont fait voir tout ce qu\u2019il y a d\u2019erreurs dans cette pratique, qui aujourd\u2019hui est repoussée par les hommes les plus instruits en médecine, et de première position en Angleterre, en Allemagne et ailleurs.Je vais maintenant faire des extraits du journal National anti-compulsory vaccination League, du ler février 1876, organe des anti-vaccinateurs d\u2019Angleterre.La vaccination a été condamnée dans les différentes assemblées tenues en décembre et janvier derniers; et cette condammation portée unanimement par des hommes distingués doit faire réfléchir tout homme de bien sur les effets d\u2019une pratique qui compte ses victimes par millions, comme on l\u2019a dit en Angleterre.La Ligue a différentes branches dans les principales villes où elle fait convoquer des assemblées, sous le patronage du Révérend Hume Rothery, président de la Ligue, expressément pour connaître quels sont les sentiments des citoyens; et dans chacune de ces assemblées, un sentiment 494 d\u2019indignation s\u2019est manifesté contre cette pratique.Première assemblée: Leicester, ler décembre 1875.À cette grande assemblée tenue sous le patronage du président de la Ligue, le conseiller Clow fut nommé président et expliqua le but de l\u2019assemblée; ensuite, M.Booth, secondé par M.Michael Wright, proposa la résolution suivante: « Qu\u2019au jugement de cette assemblée, la vaccination est une pratique non scientifique, inutile et pernicieuse, que la loi qui la rend obligatoire est une violation des principes de l\u2019économie politique et un attentat à la constitution libre de l\u2019Angleterre, et que cette assemblée s\u2019engage à employer tous les moyens légitimes pour faire rappeler cette loi injuste et despotique.» Deuxième assemblée, à Hunslet, Leeds (6 décembre 1875), tenue dans la salle The Mechanics\u2019 Institute, sous le patronage du président de la Ligue.Le conseiller White, en l\u2019absence du conseiller Bramham, fut nommé président, et après avoir expliqué le but de l\u2019assemblée, dit qu\u2019il avait été partisan de la vaccination, mais qu\u2019aujour- d\u2019'hui, il la condamne; que ses propres enfants ont été victimes de cette pratique.Voici en quels termes le journal rend ses paroles: « Il y à quinze ans, dit-il, je croyais à la vaccination, et je fis vacciner quatre de mes enfants.Ils ont tous souffert plus ou moins de maladies que l\u2019on pouvait rapporter à cette inoculation.Les trois plus jeunes n\u2019ont pas été vaccinés et tous sont en bonne santé.» Après quoi le docteur Booth proposa, secondé par M.Atkinson, secrétaire honoraire de la Ligue, la résolution suivante: «Que, dans l\u2019opinion de cette \u2018assemblée, les actes de vaccination compulsoire sont inconstitutionnels, injustes, cruels et despotiques, et un outrage aux droits et à la liberté des parents.» Et il accompagna sa résolution des remarques suivantes: «On a dit qu\u2019un enfant non vacciné était une source de danger pour la société.Mais la vaccination ne préserve pas de la variole, c\u2019est par de sages mesures sanitaires et par l\u2019obéissance aux lois de la santé que l\u2019on prévient cette maladie.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 M.Atkinson, en secondant la motion, fit Wir tout l\u2019odieux de la loi qui impo:e la vaccinatän et termina ses remarques en disant : | «Je soutiens qu\u2019un enfant appartient à F parents et non pas à l\u2019Etat, vu que l\u2019Etat aucun droit à forcer les parents à violer le consciences, à ruiner la santé de leurs enfaF par la vaccination.Cette pratique est la pri pale cause de la grande mortalité des enfants.La seconde résolution fut proposée par fy Pickering et secondée par le conseiller Boocog: « Que les épidémies de petite vérole des qua dernières années ont clairement démontré Ig puissance absolue de la vaccination pour préve ou mitiger la variole, que des maladies terril, et la mort résultent souvent de cette pratiqis en conséquence, cette assemblée demande le r' pel de la loi de vaccination.» M.Pickering} des remarques très appropriées sur les mesuf sanitaires, de propreté, etc., comme étant moyens de prévenir les maladies épidémiques.f, Troisième assemblée, à Cheltenham, le 13 « cembre 1875, tenue dans les salles de la Bo (Corn-Exchange).M.J.S.Longthall présidé et sur la plate-forme étaient présents le proff, seur Newman, le Révérend Hume Rothery, docteur Turnbull et plusieurs autres persont de distinction.Le président fit quelques remg ques appropriées sur le but de l\u2019assemblée termina en condamnant la pratique de la vac nation compulsoire.| M.Woodward, secondé par M.Millard, p posa la motion suivante: «Que, dans l\u2019opinion de cette assemblée, vaccination est un empoisonnement du sang; q comme elle ne détourne pas et ne diminue po la cause de la variole, elle ne peut jamais pi venir ou modérer cette maladie; et que ce pratique étant une infraction flagrante aux | de la physiologie, elle doit, dans tous les c$ être nuisible plus ou moins.» MM.Rothex Newman, le docteur Turnbull et autres, a puyèrent la motion par des discours énergique sur le sujet.Quatrième assemblée, à Banbury, le 12 jat vier 1876, tenue dans la salle The Town Ha Banbury, sous le patronage du Révérend Hun «L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA» EN 1876 Hothery et présidée par le Révérend W.Ayton, Ycaire de Chacombe.Le président expliqua le it de l\u2019assemblée, fit un appel chaleureux au atriotisme des membres de la Ligue, etc, leur commandant de s\u2019opposer par tous les moyens B)ssibles à l\u2019exécution de la loi.Après quoi, la B':olution suivante fut proposée par M.Charles illett, secondée par M.Freeman: « Qu\u2019au juge- ent de cette assemblée la vaccination est une ratique non scientifique, inutile, tout à fait npuissante à protéger de la variole; que c\u2019est n moyen de transmettre toutes sortes de ma- idies constitutionnelles; et que les actes du arlement qui rendent obligatoire cette pratique ernicieuse sont injustes et cruels et devraient, ar conséquent, être promptement et entière- 1ent rappelés.» M.Giltett, en proposant cette motion, dit qu\u2019il roit que la vaccination est une des causes de la wortalité chez les enfants.1 M.Freeman, en secondant la motion, dit qu\u2019il n\u2019est pas naturel de prendre une matière ourrie et de l\u2019introduire dans la constitution Jun enfant sain.» { Cinquième assemblée, à Chipping Norton, le 4 janvier 1876, tenue pour entendre le rapport lu président de la Ligue, le Révérend Hume tothery, sur la question de la vaccination.Sur motion de M.John Bartlett, secondé par es Townsend, M.John Stayt fut unanimement lu président.M.Hume Rothery, prenant la parole, fit l\u2019his- oire de la vaccination, en démontra les mauvais ffets, en fit voir toute 'absurdité, et dit qu\u2019elle Vavait été qu'une mystification depuis Jenner usqu\u2019à nous.Le rapporteur du journal cite du liscours du Révérend M.Rothery quelques ex- raits en disant: « Il cita de diverses autorités publiques et mé- licales, entre autres The Lancet, des admissions *t des faits qui prouvent d\u2019une manière décisive giue la vaccination était incapable de protéger sontre la petite vérole, et il rapporta de singuliers sémoignages des docteurs Bakewell, vaccinateur goublic de Trinidad, J.P.Small, de Boston, et Qautres, montrant que la vaccination quelquefois Foccasionne le développement de la variole.L\u2019ora- 495 teur donna le récit de sa visite à Newmarket, durant l\u2019épidémie de 1874, où presque tous les cas avaient été vaccinés et beaucoup revaccinés, de même qu\u2019à Birmingham où une immense proportion des malades avaient été vaccinés.Même le docteur Alfred Hill, l\u2019officier de santé, prouva ce fait dans ses rapports; comment pouvait-on alors parler de la vaccination comme d\u2019une protection contre la petite vérole?» \u201cEn concluant ses remarques sur le sujet, M.Rothery dit que les médecins peuvent conserver l\u2019art de guérir, mais qu\u2019ils renoncent à la pratique diabolique de créer des maladies.Après quoi, M.Rowell proposa, secondé par M.Bartlett, une résolution analogue aux précédentes.| Jextrais encore du National Anti-Compulsory Vaccination League, ler février 1876, reproduisant du Hudderfields Times, 13 novembre 1875: « M.G.S.Gibbs, M.D., Fellow de la Société de Statistique, autorité digne de confiance, dit: « C\u2019est un fait prouvé d\u2019une manière irréfutable par la statistique que la mise en force de la loi de vaccination a augmenté la mortalité infantile dans ce pays à un point surpassant de beaucoup la mortalité totale par la variole; et c\u2019est de plus un fait scientifique que la vaccination et les diverses opérations pratiquées sous ce nom laissent dans la constitution le germe de maladies qui se développent à des âges au delà de celui de l\u2019enfance et entraînent à leur suite des souffrances, des misères et la mort.La vaccination n\u2019est d\u2019aucun service, c\u2019est une véritable malédiction pour l'humanité et un défi à la sagesse du créateur.» Voilà done, M.le Maire, le système que vous voudriez voir adopter par la population cana- dienne-française; croyez-vous qu\u2019elle serait bien préservée, après tout, des ravages de la petite vérole; ne voyez-vous donc pas que la grande association National anti-compulsory vaccination League d\u2019Angleterre, comptant plus de cent mille membres, condamne la vaccination, et avez- vous oublié qu'ici plus de dix mille personnes l\u2019ont aussi condamnée?Est-ce un homme instruit qui voudrait aujourd\u2019hui prendre la responsabilité de recommander la vaccination quand on s\u2019efforce presque partout d\u2019en démontrer les dangers?Je citerai encore un fait qui vous fera voir que 496 la vaccination est repoussée même par des médecins haut placés dans la profession.Du Daily News, 20 janvier, 1876: «Le docteur Bartle, principal de Freshfield College, près Liverpool, était accusé hier, à South- port, d\u2019avoir refusé de vacciner deux de ses enfants âgés respectivement de huit et dix-huit mois.C\u2019est à l\u2019instance du Board of Guardians que cette mise en accusation avait été faite et, comme le docteur Bartle était coupable de résistance volontaire à l\u2019acte de vaccination, on demanda l\u2019infliction de la plus haute pénalité.Le défendeur plaida coupable, et dit qu\u2019il avait des serupules consciencieux contre la vaccination, car il pensait qu\u2019elle produisait plus de mal que de bien.Un de ses enfants souffrait en ce moment de la lymphe impure introduite dans son organisme.Le magistrat imposa une amende de vingt chelins et les frais dans chaque cause.\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ky t Dans un autre article, je vous ferai voir, ay moyen encore d\u2019extraits de la presse anglaise, quels sont les résultats de l\u2019inoculation du virug du vaccin, et quels sont ceux qui ont intérêt à > propager cette pratique.KL .1; .apt Je suis avec considération, M.le Maire ?, pi ils?Votre, etc.spé ji J.Emery CODERRE, ot 1.La réalisation d\u2019idées nouvelles est habituellement : lente à s\u2019accomplir et même lorsque les innovations sont excellentes, elles rencontrent toujours des oppositionnistes par principe, souvent aussi par intérêt.Quand ces inno.gat { vations sont imposées, la résistance est plus violente ca encore: elle se renforce du droit de liberté individuelle.Mais, on sait fort bien et l\u2019exemple de la vaccination est ga démonstratif, que des mesures devant sauvegarder la.santé publique doivent, jusqu\u2019à affinement plus avancé pl de l\u2019esprit des populations, être imposées pour procurer des effets vraiment salutaires.La société, de la sorte, fey s\u2019impose à elle-même des règles qui ont pour but de ip s\u2019assainir.L\u2019histoire de la vaccination est épique.w (La Rédaction.) #1 5! hex 1 | 500 Kd es = \u2018up in \u2018ans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographi- 3 qui accompagnent les analyses, afin de les rendre lip ; complètes et utilisables, on est prié de les inscrire @s l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumula- 8 Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, #1 du périodique, le volume, la page, le mois (le jour IN @ mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Emple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.an.Méd.-psychol» 94: 1 (juin) 1938.fy tg te PHTISIOLOGIE itbert C.Maier.\u2014 Le traitement chirurgical iv Qles cavités sous tension, dans la tuberculose u; §rulmonaire.(Surgical Treatment of Tension Savities in Pulmonary Tuberculosis.) \"Am.£iev.Tub.\u201d, 51: 1 (janvier) 1945.: Quelques cavités ne se ferment pas par collap- hérapie.Certains facteurs autres que la di- nsion de la cavité entrent en jeu dans les grecs, v.g.la pression intracavitaire.In explique les résultats de la collapsothérapie r l\u2019existence de trois sortes de cavités: 1° celles foression atmosphérique ou neutre; 2° celles à >ssion négative; 3° celles à pression positive.Les deux premières ont un résultat assez inté- Font dans les collapsothérapies, mais les ca- 46s a pression positive sont plus difficiles à elaber.Une pression positive peut se développer grâce die obstruction partielle de la bronche de drai- 1ge, obstruction qui se fait soit par tuberculi- æjion du tissu endobronchique, soit par la pré- tce de sécrétions endobronchiques, soit par la tésence d\u2019un spasme de la bronche.Ces facteurs font un rôle important dans le mécanisme de ventilation des cavités du poumon tuberculeux.Yelle que soit la dimension de la cavité, la bnche de drainage a une influence très impor- dite à son égard.Car les obstructions partielles (ar les causes sus-décrites) agissent comme sou- tpes laissant pénétrer l\u2019air à l\u2019inspiration, mais Impêchant de sortir à l\u2019expiration, à cause du trécissement de la bronche à ce temps de la Tpiration.Ces pressions peuvent changer assez rapide- Tnt dans les cavités: augmenter ou diminuer ta suite de toux ou de collapsothérapie.Récemment, on a entrepris de ponctionner les tvités, sans danger, avec une technique parti- ù Ti: | ANA LYSES .; culièrement méticuleuse.Il semble que lors de ces ponctions de cavités, pour éviter les complications, il soit contre-indiqué d\u2019y introduire des agents chimiques.| Certaines cavités géantes disparaissent spontanément.Les collapsothérapies les plus diverses ont semblé donner des résu!tats, telle la phréni- - chirurgie, laquelle n\u2019a cependant que peu d\u2019effet sur les cavités du sommet.Or, dans ces succès, c\u2019est bien plus le changement dans le jeu des forces pulmonaires et la disparition de la soupape bronchique qui ont eu une influence heureuse, que le collapsus chirurgical in se.En général, les cavités sous tension répondent mieux à la thoracoplastie qu\u2019au pneumothorax, à cause d\u2019un meilleur blocage de la bronche de drainage.Maintes fois ceci fut démontré par une élévation du niveau de liquide dans la cavité, élévation qui à la longue finit par obstruer complètement la lumière de cette cavité d\u2019un caséum dense et solide dont assez souvent on ne trouve aucune trace dans les sécrétions pulmonaires devenues négatives.L'auteur considère ces derniers faits beaucoup plus comme cause de résultat heureux de la thoracoplastie que la contraction d\u2019un tissu fibreux affaissant les cavités.L\u2019on voit souvent des cavités s\u2019agrandir sous le pneumothorax et disparaître ou diminuer de volume à son abandon.À ce moment, le résultat de la thoracoplastie est souvent excellent.En théorie, le drainage de Monaldi des cavités sous tension paraît logique.Il n\u2019en est pas ainsi dans la pratique; souvent, les eavités drainées avec résultat complet réapparaissent après la thoracoplastie.L'auteur doute de l\u2019efficacité et de la nécessité du Monaldi.Il semble préférer la lobectomie et la pneumonectomie.Il a pratiqué 16 lobectomies par dissection hilaire chez les tuberculeux positifs.Dans 8 cas, une cavité sous tension en a été l\u2019indication.Chez 3 sujets, un réveil contro-latéral passager a compliqué les suites opératoires.Chez l\u2019un d\u2019eux, cet épisode n\u2019a duré qu\u2019une semaine.Chez les deux autres, le poumon contro-latéral était une objection à la thoracoplastie.Il y a eu deux cas d\u2019empyème 498 tuberculeux et un cas d\u2019empyème putride.Un seul décès est survenu, et ceci après deux mois, par envahissement contro-latéral massif.Au moment où fut écrit l\u2019article, l\u2019auteur rapporte que 14 sur 16 de ces cas sont négatifs.Il n\u2019y a eu que deux rechutes.L\u2019auteur a aussi pratiqué 2 pneumonectomies en des occasions semblables avec résultats heureux.J.-P.PAQUETTE.ENDOCRINOLOGIE Howard M.CLUTE et Robert H.WILLIAMS.\u2014 Le Thiouracil dans le traitement préopératoire des goitres toxiques.(Thiouracil in the Preparation of Thyrotoxic Patients for Surgery.) \u201cAnn.of Surgery\u2019, 120: (octobre) 1944.Tout traitement qui peut faire baisser le métabolisme et améliorer la condition clinique d\u2019un porteur de goitre toxique avant l\u2019opération est d\u2019une importance extrême.Il n\u2019y a qu\u2019à se rappeler la baisse du taux de mortalité donné par l\u2019emploi du Lugol que Henry S.Plummer mit en usage dans la préparation opératoire de ces patients.Malgré les grands avantages du Lugol, nous devons réaliser que ce médicament est insuffisant dans bien des cas.Avec l\u2019addition récente du thiouracil, le chirurgien a à sa disposition un agent qui baissera le métabolisme presque à la normale, diminuera les symptômes toxiques et fera gagner du poids au patient avant l\u2019opération.Il est même possible que dans un avenir rapproché l\u2019intervention chirurgicale ne soit pas nécessaire chez plusieurs porteurs de goitres exophtalmiques.L\u2019emploi du thiouracil dans l\u2019hyperthyroïdisme est le fruit de recherches faites depuis trois ans par des pharmaciens et endocrinologistes et des cliniciens, et ceci démontre bien ce que peuvent donner l\u2019effort et le travail d\u2019un groupe de chercheurs de différentes spécialités.Astwood, en 1943, trouva que le thiouracil était le médicament le plus actif dans le traitement de l\u2019hyper- thyroïdisme.Puis ce furent Williams et Clute qui rapportèrent l\u2019histoire de soixante-douze pa- .tients dont le métabolisme devint normal après l\u2019emploi de ce médicament.Aujourd\u2019hui, les auteurs nous donnent leur expérience sur cent quinze cas traités: soit quatre- vingt-un cas par le thiouracil seul et trente- quatre cas par le thiouracil et la chirurgie.Dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 la grande majorité de ces patients, le métabolisme gl devint normal et les symptômes toxiques dispg- à \u2018 rurent.Il est encore impossible de déterminer çii dans quels cas le thiouracil seul sera employé ou; l° dans quels autres cas l\u2019acte chirurgical devra gil! suivre.Les auteurs du présent article ont pris gr comme routine l\u2019habitude d\u2019opérer les gros goitres, yi puis les patients qui ne peuvent être suivig, gs facilement parce que demeurant trop loin, oy wi parce qu\u2019ignorants ou a cause de leur tempéra-fg p ment; enfin ils opèrent le petit nombre de patients pd qui réagissent mal au thiouracil.pi Trente patients porteurs d\u2019un goitre exophtal- pi mique et traités par le thiouracil ont été opérés jh: sans aucune complication: quatre cas étaient des di adénomes énormes, et c\u2019est dans ces derniers cas gu que la chirurgie est désirable à cause de la grande yu masse de tissus thyroïdiens dans le cou qui peut 0 descendre dernière le sternum et provoquer des gy troubles de compression.L\u2019adénome simple ne| y doit pas être traité au thiouracil, car il doit être yy considéré comme cancéreux et opéré.Quinze pa-.mi tients avec une toxicité persistante ou récidivante apres thyroidectomie ont subi la cure au thiou-| racil, et tous ont répondu d\u2019une façon satisfai- | sante au traitement et il ne fut pas nécessaire d\u2019intervenir à nouveau.La préparation des goitres toxiques avec ces médicament est plus simple qu\u2019avec l\u2019iode.La |\u2018 plupart des patients qui ne sont pas sérieusement \u2018 malades sont envoyés à l\u2019hôpital pour un examen général, un métabolisme et un examen du sang et des urines.Puis le thiouracil est commencé à la dose de | 0.2 gm., trois fois par jour toutes les huit heures.- Après deux jours, si le patient comprend bien et est fiable, il est envoyé chez lui avec une dose de 0.6 gm.ou 0.4 gm.de thiouracil par jour.Il peut faire son travail ordinaire, ma\u2019s doit revenir toutes les deux semaines pour un nouveau méta- * bolisme et une formule sanguine.Ces patients 3 doivent être étroitement suivis à cause du danger ?possible de complications.Le temps que prendra le métabolisme à redevenir normal dépendra de la toxicité et du genre de glandes auxquels nous avons affaire.Ainsi un goitre toxique soumis antérieurement à l\u2019iode prendra plus de temps à répondre au thiouracil à cause de la substance colloïde et de l\u2019hormone thyroïdienne emmagasinées dans cette glande.Le traitement est d\u2019une durée de 5 semaines et précède la thyroïdectomie, + a ' A Pugh Pa Le 4 Es mar ANALYSES ly : : ,#@ndant ce temps les patient: reçoivent en plus n5g- de chlorure de thiamine par jour, ainsi paÿine diète riche en hydrates de carbone et pro- dé is.Lorsque le patient est prêt, il est alors y is à l\u2019hôpital et opéré deux jours après; il rQirnera chez lui le sixième ou le septième jour y s l\u2019intervention.Exception faite pour certains sctrès toxiques ou encore présentant des trou- b cardiaques avancés.Seulement 10% des p ants présentent des complications, avec le Wiracil, suffisantes pour devoir cesser le traitent, et la plus sérieuse de ces complications est 1 anu'ocytose; quelquefois la leucopénie est p ible, et c\u2019est pourquoi la formule sanguine et 14 ondition clinique de chaque patient doivent o suivies avec soin.Quelques patients pré- sgent un rash qui disparaît sans arrêt du trai- mnt; parfois ce sera de l\u2019urticaire ou des dfleurs articulaires.Le thiouracil sera donné ail: précaution aux patients présentant une al- ge quelconque.Il peut y avoir des nausées et df vomissements avec ce médicament, mais pas afz pour en cesser l\u2019usage.est à remarquer que les patients sous traite- @t se sentent améliorés même avant la baisse dfnétabolisme.Habituellement, la glande thy- re diminue de volume, mais devient plus fghe.Les fortes pulsations, les trills, tendent @isparaître et même le facies s\u2019améliore et IMphtalmie diminue.Dans les exophtalmies # sévères, il peut \u2018y avoir exagération de celle- efalors, on ne donnera que de très petites doses dhiouracil avec 32 à 96 mg.d\u2019extrait thyroï- di par jour.& l\u2019opération, on constate que la glande traitée @ le thiouracil est ferme et ressemble à la glande Merplasique non traitée, mais n\u2019est pas aussi @ulaire quoique dans certains cas il y ait plus Æsaignement qu\u2019à l\u2019ordinaire.[istologiquement, la glande traitée par ce mé- iment montre très peu de tissus colloïdes.Les Œules des acinis sont grandes et en colonnes; Macinis sont petits et contractés, et il y a peu drlifférence entre une glande traitée depuis long- @ps et une autre traitée seulement quelques @ aines.l'opération, le patient est calme, le pouls est K changeant, ainsi que la pression ; il en est de Mne après l'intervention, alors qu\u2019on n\u2019a ni terycardie ni nervosité.Il n\u2019en est pas ainsi chez 499 les patients traités seulement pendant dix à quinze jours, car ils sont encore en pleine toxicité, et les suites opératoires alors sont les mêmes que celles qu\u2019on a avec le Lugol.La médication sera cessée quatre à six jours après l\u2019opération.Ces patients subissent l\u2019anesthésie générale comme les sujets à métabolisme normal.Le Cyclo- propane et l\u2019oxygène sont de choix.Les auteurs rapportent un cas fatal au thiou- racil: la mort fut causée par une embolie.Quatre patients avaient des cœurs thyroïdiens et réagirent parfaitement.Neuf cas semblables ne furent traités que par le thiouracil avec succès.Il en fut de même des quinze patients avec hyper- thyroïdisme récidivé ou persistant.Conclusions.Dans l\u2019hyperthyroïdisme, le thiouracil baisse le métabolisme à la normale et diminue tous les symptômes dans presque tous les cas.L\u2019expérience n\u2019est pas encore assez grande pour savoir quel cas sera traité par le thiouracil seul ou combiné à la chirurgie.Un très petit nombre présentent des complications avec ce médicament.L'opération et les suites opératoires sont, remarquablement tranquilles.Le thiouracil est un médicament d\u2019une grande valeur dans le traitement préopératoire de l\u2019hyperthyroïdisme.Antoine PETTIGREW.ALLERGIE B.ZONDEK et Y.M.BROMBERGS.\u2014 Allergie endocrinienne.(Endocrine Allergy.) \"J.of Al- leray\u201d, 16: 1 (jomvier) 1945.Dans cet article, qui représente la premiére partie de leur étude, les auteurs tendent à prouver que l\u2019hypersensibilité de l\u2019organisme vis-à-vis ses propres hormones explique plusieurs manifestations d\u2019allergie (asthme, urticaire, etc.) ainsi que certains syndromes de pathologie gynécologique.Les observations c'iniques suivantes supportent cette conclusion: 1) Certaines injections d\u2019œstrone ou d\u2019cestra- diol provoquent des réactions générales: nausées, vomissement, diarrhée, urticaire, etc.2) Dans le prurit vulvaire, de fortes doses d\u2019hormone cestrogénique aggravent les symptômes, qui sont au contraire améliorés par de petites 500 doses, et surtout par la voie percutanée (désensibilisation progressive).3) Les maladies allergiques (asthme, urticaire, ete.) sont souvent exacerbées à la phase prémenstruelle au moment où les hormones du corps jaune et du follicule sont à leur maximum.Avec une technique irréprochable du point de vue allergique, les auteurs pratiquent des tests avec les stéroïdes suivantes: 1° œstradiol; 2° œs- trone; 3° progestérone; 4° prégnandiol; 5° testostérone; 6° androstérone; 7° désoxycorticosté- rone et la gonadotropine du chorion (Korotrin) et l\u2019insuline.Les hormones cristallisées sont employées en solution d\u2019huile d\u2019olive purifiée à raison de 0.1 cc.contenant 0.1 mg.d\u2019hormone, en injection intradermique.Les facteurs d'erreur méticuleusement éliminés, les lectures sont pratiquées 3, 5, et 24 heures après les tests.La présence de réagine fut confirmée hors de tout doute par la sensibilisation passive de Prausnitz-Kustner.Le sérum de sujets normaux donnant des réactions uniformément négatives, le sérum de malade donne dans 7 cas sur 8 des réactions positives.Les conclusions tirées de cette étude remarquable sont les suivantes: 1.Chez 32 femmes normales, en parfaite santé, à des moments variables du cycle, les tests furent tous négatifs.2.Sur 27 patientes connues comme allergiques (asthme, rhinite spasmodique, urticaire, etc.), 19 (70%) montrèrent des tests positifs, et les symptômes furent fortement améliorés par désensibilisation spécifique avec l\u2019hormone responsable.3.10 cas de prurit vulvaire et 8 d\u2019acné, avec exacerbation prémenstruelle: positifs 72%.4.Tension prémenstruelle: 32 cas, 24 positifs (75%) ; ceci porte à les classer comme maladies allergiques endocriniennes.\u20185.Dysménorrhée, 11 cas: tous négatifs.6.Allergies reliées à la ménopause.Sur 13 cas, 46% sont positifs à des hormones.7.Prurit vulvaire relié à ménopause: hormones positives dans 4 cas sur 6.8.Sur 26 cas des groupes 2, 3, 6 et 7, cas non reliés à menstruation ou ménopause, seulement 7% furent positifs.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 La désensibilisation spécifique fut administrs\" a à 44 cas d\u2019hypersen:ibilité à différentes hormong J Dans 22 cas, tous les symptômes disparyren #* Dans 13 autres, très forte amélioration.Dans y aucun changement.gt En résumé, les auteurs démontrent que cat\u201d! taines conditions gynécologiques, tels le prurf# vulvaire et la tension prémenstruelle, sont cal.\"4,0 sées par une allergie aux hormones.Il en est LT même de certaines manifestations reconnues ak: l lergiques (asthme, urticaire, rhinite, etc.) influer ç cées par la menstruation ou la ménopause.D\u2019 près leurs expériences, il ne saurait être questio d\u2019hypersensibilité hormonale dans les états d\u2019a 10] lergies indépendants du cycle ou de la méndly, pause, ni dans la dysménorrhée.va Gérard CASGRAIN.fe CHIRURGIE (it Frank H.LAHEY.\u2014 L'introduction dans le cha ** lédoque d\u2019un tube en \u201cT\u201d facilement ident & fiable, au cours des résections gastriques pou » ulcère duodénal adhérant aux canaux bi x liaires.(The Use of an Identifying \"\u201cT\" Tub 4 in the Common Bile Duct in Gastric Resectior .for Duodenal Ulcer Adherent to the Bile Duct ie \u201cSurg., Gyn.and Obs.\u201d, 80: 197; 1945.: Ayant pratiqué plus de 500 gastrectomies sub, lotales pour ulcère duodénal, l'A.est convainc | i que le facteur principal de mortalité réside parti culièrement dans les rapports entre l\u2019ulcère duo- L dénal et le cholédoque, surtout à son point d \u201c pénétration dans le duodénum.ul Les ulcères duodénaux situés sur la paroi pos f térieure ou latérale du duodénum ont tendance R à adhérer au cholédoque ou à envahir les cana biliaires et le pancréas.Le danger, au cours d = f gastrectomie subtotale, est d\u2019atteindre l\u2019ampoule * de Vater, en réséquant le duodénum et les parties 2 indurées de l\u2019ulcère qui adhèrent au pancréas, ou * aux canaux biliaires et pancréatiques.L\u2019A.trouve avantage à introduire dans le cholédoque un tube en « T », traversant le sphine- ter d\u2019Oddi, qui sert à repérer constamment le cholédoque et son point de pénétration dans le \u2018 duodénum.Ce procédé s\u2019est montré particulière- : ment utile dans les cas d\u2019ulcère duodénal induré - bas situé.Le tube en « T » est introduit après ouverture du canal et dilatation du sphincter d\u20190ddi aux dilatateurs Bakés et la branche inférieure du tube étroitement suturée au cholédoque. ANALYSES 501 ty lip : chirurgien pourra de la sorte vérifier cons- mment les rapports entre l\u2019ulcère et le cholé- ai que et leur point de contact à tous les temps *# l\u2019opération.Ce procédé évitera de recourir à En s techniques chirurgicales moins satisfaisantes, | W Ÿmme la gastro-entérostomie avec exclusion, par td emple.L\u2019A.n\u2019entend pas généraliser l\u2019emploi du tube me M T » à tous les cas de gastrectomie subtotale, 1; ais le réserver uniquement aux cas cités plus I wit.4 Pierre SMITH.à ;» A.E.ROBERTSON.\u2014 La prépondérance des : calculs biliaires chez les femmes.(The Pre- «fl ponderance of Gallstones in Women.) \u2018Surg., i 8 Gyn.and Obst.\u201d (Intern.Abstr.of Surg.), 80: 1; 1945.\u2018Cette importante étude étiologique est accom- y Jagnée d\u2019une bibliographie imposante qui ne i; Momprend pas moins de 228 ouvrages cités.L\u2019A.k Fasse en revue les théories les plus saillantes, & Bherchant à expliquer la présence des calculs iliaires et les influences qui prédisposent plus ; @s femmes que les hommes à en avoir.On peut rouper ces influences sous les 5 chefs suivants: tase biliaire, modifications des éléments consti- Œutifs de la bile, infection, maladies associées et E rédispositions, troubles neure-végétatifs.De cet examen, l\u2019A.conclut que les calculs ~ filiaires se forment uniquement à l\u2019occasion de froubles profonds de la physiologie biliaire cau- és par des déviations pathologiques des fonc- ons contrôlées par des hormones, lesquelles hor- {nones sont probablement celles \u2018qu\u2019on appelle («sexuelles », bien que les autres puissent être nises en cause.Le trouble fonctionnel qui pro- {uit \"des calculs biliaires résulte de deux chan- rements principaux de la physiologie normale de a vésicule biliaire: altération dans la composi- ion de la bile \u2018et changement radical dans la sécrétion des substances mucoïdes par la muqueuse de la vésicule biliaire.Ce dernier changement peut être aussi bien quantitatif que qualitatif, mais sans doute les modifications qualita- I sont-elles les plus importantes.On apporte aussi plus de considération au- 1 jourd\u2019hui & Vinfluence des désordres émotionnels, \u201c des troubles sexuels et des réactions psychiques, sur la formation des calculs biliaires, surtout chez les femmes.Le facteur grossesse est également important.Les symptômes cliniques et les signes produits par la présence de calculs biliaires sont sans relation avec les facteurs étiologiques de leur formation et se produisent souvent plusieurs années après la constitution des calculs.Pierre SMITH.Durward L.LOVELL.\u2014 Bactéries de la peau: leur localisation par rapport à la stérilisation de la peau.(Skin Bacteria: Their Location with Reference to Skin Sterilization.) \u2018Surg., Gyn.and Obst.\u201d, 80: 174; 1945.C\u2019est un fait connu que les microbes sont assez peu nombreux à la surface de la peau immédiatement après un bon nettoyage par des procédés \u2018mécaniques ou chimiques.Peu de temps après, spécialement sous l\u2019influence de la transpiration, les microbes se multiplient rapidement et deviennent un facteur d\u2019infection possible de la plaie opératoire.Ces bactéries nouvelles proviennent probablement des parties profondes de la peau et déjouent, par conséquent, les conditions habituelles de stérilisation pratiquée au cours des opérations, y compris les rayons bactéricides.Alors que les bactéries superficielles ou transitoires résident dans la graisse, les glandes sébacées, les follicules pileux, les crevasses de la peau, les bactéries profondes ou permanentes sont ancrées si profondément dans les glandes sébacées ou les follicules pileux qu\u2019el'es échappent aux antiseptiques et au nettoyage courant.L\u2019A.décrit deux expériences qui l\u2019ont amené à préciser .la localisation des bactéries dans la peau et l\u2019influence des méthodes de ne\u2018toyage chirurgical de la peau.Il souligne que la constitution anatomique de l\u2019épiderme invite les microbes à s\u2019y loger, de même que dans les canaux des glandes sébacées et les follicules pileux.À cause de leur structure, les glandes sudoripares permettent plus rapidement aux bactéries de se développer.Le nombre de microbes se multiplie dès que l\u2019on a des gants de caoutchouc et que l\u2019on transpire par suite de la tension augmentée à la surface de la peau.L\u2019acidité de la sueur est un agent bactériostatique, mais insuffisant pour empêcher la multiplication des bactéries.Les staphylocoques se multiplient facilement dans un milieu au pH voisin de 7.8.Pierre SMITH. 502 ORTHOPEDIE W.E.DANDY.\u2014 Le traitement du spondylo- listhésis.(The Treatment of Spondylolisthesis.) \u201cT.LAM.A.\u201d, 127: 137 (20 janvier) 1945.L\u2019étude a été entreprise avec la pensée que la fixation qui résulterait de l\u2019accolement de corps vertébraux, à la suite de l\u2019exérèse complète du disque intervertébral, au niveau d\u2019un spondylo- listhésis, produirait une synthèse beaucoup plus simple et beaucoup plus efficace que la greffe osseuse habituelle.L'observation d\u2019une série de patients opérés a amené les conclusions suivantes: 1° que le spondylolisthésis n\u2019est responsable qu\u2019en partie et quelquefois nullement des symp- tomes; 2° que, dans la plupart des cas, ce n\u2019est pas le spondylolisthésis ou même le disque à son niveau, mais plutôt un autre disque ou plusieurs autres disques; 3° et que par conséquent la guérison dépend plus de l\u2019exérèse d\u2019autres disques que de celui situé au niveau du spondylolisthésis, bien que ce dernier doive être enlevé.Les raisons de ces conclusions sont les suivantes: a) Chez seulement deux des 20 patients observés, on n\u2019a pas trouvé de disques herniés en plus du disque situé au niveau du spondylolis- thésis.(Et comme ces deux patients n\u2019ont pas été guéris, il est probable que, eux aussi, ils avaient un autre disque hernié.) b) Ces études statistiques sont remarquablement semblables à celles faites dans les cas de disques herniés sans spondylolisthésis: à savoir, qu\u2019il a été établi que 80% des disques défectueux étaient multiples.L'auteur est d\u2019avis, à la suite de cette analyse, que le spondylolisthésis n\u2019est qu\u2019un accident dans le domaine des disques rupturés et qu\u2019en somme, quoiqu\u2019il donne sa part de symptômes, il en cause moins que le disque qui lui est adjacent ou que d\u2019autres disques.Et 1l affirme que le traitement qui négligerait les autres disques ne donnerait que peu de résultats, s\u2019il en donne.L\u2019auteur donne les avantages de l\u2019exérèse d\u2019un ou de plusieurs disques sur la greffe osseuse habituelle, à savoir: a) une semaine à 10 jours d\u2019hospitalisation, contrairement à 3 mois et plus; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 b) le port d\u2019un léger corset durant 2 à 3 mois, Les trois points importants du traitement par ag exérèse de disques sont: pull 1) l\u2019exérèse complète des disques atteints; x 2) la reconnaissance de disques multiples; Û ei 3) la reconnaissance de disques atrophiés, I L\u2019exérése minutieuse du disque à l\u2019aide d\u2019une gl curette ne signifie pas que toutes les moindres ise particules doivent être enlevées, mais bien qu\u2019il pil ne reste pas de fragment important.jeu Quand un disque a été complètement enlevé, gr @ les deux vertèbres s\u2019accolent et, en 3 mois, il n\u2019y TL a plus aucun mouvement possible à ce niveau: g« sans doute qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une synthèse fibreuse jeu pour un temps du moins, ce qui reste tout de gin même très efficace.gl L'auteur ne peut démontrer que la fusion de- |g vienne éventuellement osseuse.Il affirme lineffi- ts cacité du traitement, sans la reconnaissance de yj petits disques non herniés, mais atrophiés.qu La localisation du disque défectueux est bien a déterminée par la pression horizontale exercée va sur l\u2019apophyse épineuse.Cependant, dans le spon- oR dylolisthésis, ce test de la mobilité anormale perd il sa signification à cause de la mobilité au niveau | i des lames.a L'auteur analyse ensuite une série de cas traités, i et tire les conclusions suivantes: | 1 1.Subjectivement et objectivement, le spon- #! dylolisthésis est précisément semblable aux dis- x] ques intervertébraux défectueux.Seuls les R.X i différencient les deux conditions.bi 2.Pour des raisons notées dans le texte, 'au- |] teur est d\u2019opinion que le spondylolisthésis et les \u2018in disques intervertébraux défectueux sont réelle- ment identiques quant à leur origine, et le traite- i ment en est le même, à savoir: exérèse complète |\u2018 des disques.a 3.Dans au moins 90% et peut-être tous les « cas, il y a 2 ou 3 disques défectueux, y compris W le disque au niveau du spondylolisthésis, causant | la lombalgie et la sciatique.n Et la guérison dépend de la reconnaissance et * du traitement de tous les disques atteints.\\ 4.La guérison résulte de l\u2019exérèse complète 2 des disques.[ L'auteur dit que la synthèse par greffe n\u2019est + jamais indiquée ni pour un spondylolisthésis, ni \u2026 + pour un disque défectueux.Edgar LEPINE. ANALYSES PEDIATRIE 3AKWIN.\u2014 Pseudodoxie en pédiatrie.seudodoxia Pediatrica.) \u201cAm.Jour.of Dis.: Children\u2018, 68: 358 (novembre) 1944.ar pseudodoxie, l\u2019auteur entend la persistance Amédecine de théories et de pratiques, alors ne que la fausseté de ces théories et de ces diiques est patente, ou a été démontrée.fami les routines erronées qui n\u2019ont été aban- Anées que très récemment, et pas dans tous les Jeux encore, l\u2019auteur énumère: l\u2019écouvillon- de de la bouche de l\u2019enfant après les boires, Bage courant de gouttes huileuses dans le nez, Rlèvement vigoureux de l\u2019enduit sébacé, l\u2019in- rention chirurgicale précoce dans l\u2019empyème dians l\u2019ostéomyélite, l'imposition à l\u2019enfant de nules de lait inflexibles.d'est également une fausse idée qui a persisté dant plusieurs années que l\u2019amygdalectomie dtématique, faite en série, peut toujours être dquelque profit, à n'importe quel enfant.fJne enquête conduite dans la ville de New- Yk, il y a dix ans, par l\u2019American Child Health ociation, démontra que, dans les écoles, plus §60% des enfants âgés de moins de onze ans dient été opérés pour amygdales.L\u2019étude du g upe des non-opérés révéla un fait significatif: | 1,000 enfants possédant encore leurs amyg- ges, l\u2019amygdalectomie avait été conseillée, par \u2018ou plusieurs médecins, à 935 d\u2019entre eux.£a paracentèse du tympan, d\u2019après Bakwin, | de même pratiquée trop librement en pédia- >.11 fut possible de réduire considérablement hfréquence des écoulements d\u2019oreil'es au Belle- > Hospital, chez les enfants de moins d'un an, limitant les examens otoscopiques, et en basant indications de la -paracentèse sur des crité- ms bien nets.Le recours à la mastoïdectomie * de ce fait proportionnellement moins fréquent.; Nous n\u2019avons aucune preuve nous permettant d.ffirmer que l\u2019accouchement à l\u2019hôpital com- frte dans tous les cas un avantage réel pour 1 mère ou pour l\u2019enfant.In ne peut démontrer aucune relation entre lugmentation de la proportion des accouche- rnts faits à l'hôpital, et la mortalité et la Drbidité, soit chez la mère, soit chez l\u2019enfant.\u201cès frappants sont les rézultats obtenus par le lontier Nursing Service dans le Kentucky, où ns de 97% des accouchements sont faits à 503 domicile par des sages-femmes.Le taux de mortalité maternelle, pour les 4,000 premiers accouchements, fut moins d\u2019un septième de celui de toute la population blanche des États-Unis.Il est impossible, dans nos hôpitaux actuels, de prendre soin du nouveau-né d\u2019une façon adéquate.La séparation de la mère et de son bébé, dès après la naissance de ce dernier, va contre la physiologie, et constitue une mesure unique dans le monde des mammifères.La routine d\u2019hôpital, parce que trop rigide, rend l'allaitement au sein difficile.D\u2019autre part, les infections du nouveau-né n\u2019y sont pas rares, et sont responsables d\u2019une mortalité infantile considérable.Les enfants plus âgés souffrent également à l\u2019hôpital d\u2019un isolement généra'ement considéré nécessaire pour limiter la contagion.Les enfants ont besoin, pour guérir, du stimulus venant du contact avec d\u2019autres êtres humains.L'usage routinier de supp!éments vitaminiques en pédiatrie est souvent sans fondement, d\u2019après l\u2019auteur.L\u2019alimentation a été dotée d\u2019une morale, alors que l\u2019alimentation devrait être un plaisir.On a oublié que l\u2019alimentation est une partie intégrante de la culture du foyer et de la famille.D\u2019autres pratiques erronées sont: le traitement inutile de la -courbure physiologique des tibias, l\u2019habitude de recourir trop prématurément à l\u2019orthodontie, le diagnostic et le traitement du rachitisme sans preuves suffisantes, l\u2019usage de sucres dispendieux dans l'alimentation du nourrisson lorsque ce n\u2019est pas nécessaire, l\u2019emploi de la vitamine D durant les mois d\u2019été.Une erreur de première importance concernant la formation du jeune médecin, c\u2019est qu\u2019on ne lui enseigne pas à adapter ses connais:ances de laboratoire à la pratique journalière de sa future clientèle.À peine installé, il constate rapidement qu\u2019il lui est impossible d\u2019obtenir les analyses ou les examens de laboratoire qu\u2019il juge indispensables, et conséquemment il s\u2019imagine faire un travail de second ordre, sans beaucoup de va'eur.Il se développe peu à peu chez lui un sentiment d'incapacité qui nuit au sentiment de satisfaction qu\u2019il est en droit d\u2019attendre de l\u2019accomplis ement de son ouvrage.Bakwin déplore finalement qu\u2019on ne fasse pas plus d\u2019efforts pour faire réaliser à l\u2019étudiant tout ce que signifient la maladie et la mortalité pour les différents membres d\u2019une famille.Norbert VEZINA. 504 OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Chevalier JACKSON et C.L.JACKSON.\u2014 Traumatisme du larynx.\u2018Archives of Oto- laryngology , 38: 413 (nov.) 1943.En face d\u2019une blessure du cou, il faut toujours chercher un traumatisme possible du larynx.L\u2019obstruction de la lumière laryngée pouvant produire de l\u2019asphyxie s\u2019opère soit par le délabrement tissulaire, soit par un hématome ou un emphysème sous-muqueux.L\u2019emphysème peut devenir sous-cutané ou médiastinal; parfois, le sang hémorragique pénètre dans la trachée.Les auteurs partagent en trois classes les lésions du larynx: 1) le cartilage et le périchondre ne sont pas touchés; 2) les lésions suppuratives du cartilage et du périchondre se terminent par la sténose cicatricielle du larynx qui peut aller jusqu\u2019à l\u2019atrésie complète; 3) une plaie ouverte pharyngo-œsophagienne associée à celle du larynx.D\u2019ordinaire, une fracture occupe la partie médiane ou paramédiane du cartilage thyroïde et évolue vers la sténose cicatricielle.Le traumatisme atteint quelquefois le récurrent pour produire la paralysie dès abducteurs des cordes vocales; elle est parfois due à une luxation ou à une ankylose de l\u2019articulation crico-aryténoi- dienne.Les brûlures par agents chimiques ne sont pas rares.Symptômes cardinaux.Hémioptysie, toux, hématémèse, nausées, dys ou aphonie, -dyspnée, respiration stridoreuse ou asthmatiforme, gargouillement hypopharyngien, pâleur cendrée.L'examen externe se caractérise par l\u2019ædème, des ecchymoses ou un hématome, de l\u2019emphysème sous-cutané et de la douleur.Le palper digital, le miroir laryngé, l\u2019examen radiologique, aident à préciser le diagnostic.La rétraction surtout inspiratoire des espaces sus-sternaux intercostaux et épigastriques est pathognomonique d\u2019obstruction laryngée.- Les auteurs distinguent les piaies du larynx des traumatismes vocaux par abus de la voix ou par akinésie psychique; dans ce dernier cas, la toux est sonore.La pneumonie par obstruction bronchique (sécrétions) et l\u2019emphysème cervical ou médiastinal constituent les deux principales complications.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Traitement.En plus des mesures d'urgence, fi contre le choc, la perte de sang, il est de prim gr importance de combattre l\u2019asphyxie, I\u2019hémorrs .gi gie, la sténose laryngée et de maintenir la per méabilité des voies aériennes et digestives supé rieures.S\u2019il y a suppuration, favoriser le drai nage, rechercher un corps étranger, employer uni.bouillie bismuthée à la place du baryum pour dépister une fistulisation.La trachéotomie basse est indiquée dans pres que tout traumatisme du larynx; e'le permet If broncho-aspiration et l\u2019insufflation d\u2019oxygène combiné à 7% de CO?.Le débridement et la fol\" meture précoces de la plaie avec la mise en plac\u201d d\u2019un moule de caoutchouc contribuent à diminue?la gravité du pronostic.L\u2019emploi des sulfamid trouve ici son indication idéale.S'il existe une fracture ou une fragmentation.des cartilages laryngés ou bien une luxatior crico-aryténoidienne ou encore une sténose soi, .œdémateuse, soit cicatricielle, l\u2019usage du mou\u201c de caoutchouc et le passage progressif d\u2019un dia: mètre à l\u2019autre plus grand représentent le traite | ment de choix.En présence d\u2019une plaie laryngée s\u2019étendant ai pharynx ou a l\u2019æsophage, deux mesures s\u2019impo sent: l'installation d\u2019une sonde naso-cesopha gienne, | \u2018application d\u2019une diète adéquate ajouté( * à une quantité suffisante de liquides.Les auteur ont rarement trouvé la nécessité de pratiquer le suture des fragments cartilagineux.\u20ac Pronostic.\u2018L\u2019avenir de la voix et le degré di perméabilité de la lumière pharyngienne dépen{ x dent de \"application précoce du traitement ou dq j sa réalisation patiente si le malade est amen y tardivement.i | V LATRAVERSE.e hy il DERMATO-SYPHILIGRAPHIE .S.GILL.\u2014 Alopécie circonscrite due & une dé ficience en vitamine A.(Alopecia circum: y scripta due to vitamin A deficiency.) Ameri + con Archives of Dermatology and Syphilo- * logy\u201d, 51: 110 (février) 1945.L À L'auteur rapporte la guérison d\u2019un cas d\u2019alopécie circonscrite au moyen de la vitamine A.| ; Il s\u2019agit d\u2019une femme de 40 ans qui présente , sur le sommet de la tête une plaque d\u2019alopécie - mesurant 3 em.par 4 cm.Cette p'aque alopé- cique est irrégulière, ses bords sont mal limités et elle est recouverte de squames adhérentes qui .= ANALYSES dt traversées par des cheveux de différentes fgueurs.examen microscopique des cheveux et des dames ne révele ni filaments ni spores.\u2018ur la peau peuvent se voir les lésions sui- dites: des papules hyperkératosiques planes à \u2018ace, des papules folliculaires acuminées (spi- osiques) à différents endroits sur le corps, des as hyperkératosiques folliculaires et périfolli- aires sur les seins, des squames, des régions peau de la région mammaire est décolorée.* tout le corps, on remarque que Ja peau est he et rude.ses conjonctives ne présentent aucune lésion la vision est normale.La malade se plaint de folesse, fatigue, douleurs abdominales et inap- jence.Elle se nourrit presque exclusivement de légumes, mouton, pain et café noir.;a malade est soumise à un régime riche en amine À et on lui fait prendre par la bouche A gouttes par jour d\u2019une préparation contenant ,000 U.I.de cette vitamine par gramme.Après jours de ce traitement, on constate que l\u2019état bral est très amélioré, les lésions de la face t disparues et il ne reste plus que quelques {ces de desquamation à la région mammaire.Jeules les élévations folliculaires acuminées du et de quelques autres endroits sur le corps ne it pas entièrement effacées.JLa plaque d\u2019alopécie est nette et recouverte de veux ayant 1 em.de longueur environ.l\u2019alopécie temporaire causée par une déficience fvitamine À est probablement due à l\u2019atrophie bulbes pileux et à la production de papules &nées dans les follicules pilo-sébacés.Henri SMITH.Ison Paul ANDERSON.\u2014 Erythéme multi- vorme.(Erythema multiforme.) \u201cAmerican Ar- \u2018hives of Dermatology and Syphilology\u201d, 51: 0 (jonvier) 1945.Jauteur rapporte 10 observations d\u2019érythéme mltiforme ou polymorphe et attire l\u2019attention # la relation étiologique qu'il peut y avoir entre ete dermatose et l\u2019herpés simplex.rua cause véritable de I\u2019érythéme polymorphe nst pas connue.On constate qu\u2019il a une tendance Nrquée à récidiver le printemps et l\u2019automne, d'il survient souvent chez des individus porteurs igmentées et d\u2019autres d\u2019aspeet sale à la face.505 d\u2019un foyer local d\u2019infection, qu'il accompagne dans de nombreux cas une maladie infectieuse, etc.Forman et Whitwell, cependant, ont été les premiers, il y a dix ans, à remarquer l\u2019association fréquente de l\u2019érythème polymorphe et de l\u2019herpès simplex.Ces auteurs résument ainsi les ressemblances cliniques de ces deux affections: toutes deux ont tendance à récidiver surtout le printemps et l\u2019automne; toutes deux peuvent être déclenchées par des infections, des injections de sérum ou de vaccin, par certains aliments chez des personnes sensibilisées, par les menstruations et la lumière solaire.Partant du fait que 80% des cas d\u2019herpés simplex sont guéris par des vaccinations répétées (vaccination jennérienne), Anderson a traité tous les cas d\u2019érythème multiforme qu\u2019il a observés en ces dernières années par cette méthode.Dans de nombreux cas, les vaccinations répétées trois ou quatre fois à deux semaines d\u2019intervalle ont réussi à prévenir les récidives.L\u2019auteur est d\u2019avis que tous les cas d\u2019érythème multiforme, qu\u2019ils soient précédés ou non d\u2019herpes simplex, devraient être traités de cette façon.Dans les dix cas qu\u2019il rapporte, il a pu relever une histoire antérieure d\u2019herpès simplex.Dans l\u2019état actuel de nos connaissances, nous pouvons dire que, dans de nombreux cas, l\u2019herpès simplex a quelque relation avec l\u2019érythème polymorphe.La nature exacte de cette relation, toutefois, n\u2019est pas encore connue.Henri SMITH.R.A.NELSON et Leroy DUNCAN.\u2014 La péni- ciline dans le traitement de la syphilis re- cente résistante à l\u2019arsenic et au bismuth.(Penicillin in the treatment of Early Syphilis resistant to Arsenic and Bismuth.) \u201cAmerican Journal of Syphilis, Gonorrhea and Venereal Diseases\u2019, 29: 1 (janvier) 1945.Les auteurs ont traité au moyen de la pénicilline 6 cas de syphilis récente cliniquement résistante à l'arsenic et au bismuth.Ils rapportent les observations détaillées de chacun de ces malades.Dans tous les cas, les malades présentaient des syphilides psoriasiformes apparues au cours du traitement arséno-bismuthique.Dans 3 cas, les lésions cutanées s\u2019accompagnaient de plaques muqueuses génitales. 506 Dans 5 cas, l\u2019examen ultra-microscopique a révélé la présence de tréponèmes pâles dans les lésions cutanées ou muqueuses.Dans le but de déterminer la dose de pénicilline nécessaire mais suffisante dans le traitement de la syphilis récente, 2 malades reçurent chacun 60,000 U.I.du médicament, tandis qu\u2019un autre en recevait 710,000 unités, un autre 1,200,000 unités ct les 2- derniers 2,000,000 U.I.chacun.Ces doses, même les plus fortes, furent bien tolérées, et 2 malades seulement présentèrent une réaction d\u2019Herxheimer.Le tréponème disparut des lésions cutanées et muqueuses chez tous les malades de 10 à 26 heures après le début du traitement et les réactions séro- logiques se négativèrent dans 3 cas.Chez un des deux malades à qui on n\u2019avait administré que 60,000 unités de pénicilline, on a dû faire une deuxième série d\u2019injections, cette \u2018fois-ci totalisant 1,200,000 unités.Dans tous les autres cas la disparition des lésions cutanéo- muqueuses fut obtenue rapidement avec une seule série d\u2019injections.Les auteurs recommandent, dans les cas de syphilis récente résistante au traitement habituel par l\u2019arsenic et le bismuth, de donner 2,400,000 U.I de pénicilline.Des photographies des lésions cutanées présentées par trois malades accompagnent le texte.Les diverses particularités du traitement et les courbes sérologiques sont résumées pour chacun des malades en autant de tableaux synoptiques.Un autre tableau condense les résultats du traitement par la pénicilline pour les six malades, La pénicilline semble bien devoir remplacer la pyrétothérapie dans le traitement des syphilis récentes résistantes à l\u2019arsenic.et au.bismuth.Ellé est sans danger,\u201cagit rapidement, et ses résultats paraissent constants.a Henri SMITH.LABORATOIRE P.B.BEESON, E.BRANNON et J.V.WARREN.\u2014 Observations sur les lieux d'élimination des bactéries présentes dans le sang de patients souffrant d'endocardite bactérienne.(Observations on the sites of removal of bacteria from the blood in patients with bacterial endo- carditis.) \u2018Jour.Exp.Med.\u201d, 81: 9 (janv.) 1945.Le nombre de bactéries présentes dans le sang périphérique de patients souffrant d\u2019endocardite bactérienne est presque toujours restreint bien L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 que les microorganismes semblent avoir un libjjm accès au sang circulant.Ceci implique qu\u2019il exist eus un mécanisme en perpétuelle activité pour libére ; I le sang des bactéries.Quel est ce mécanisme Pour les uns il est constitué par le pouvoir bactdl,s ricide du sang; pour d\u2019autres, ce mécanisme es représenté par certains organes du corps qui origi la propriété d\u2019arréter les bactéries.Si cette der! \" nière hypothèse est vraie, le sang veineux qui so ; de ces organes doit être plus pauvre en bactérid que le sang qui y pénètre.Si, au contraire, li, destruction des bactéries est due au pouvoir bag, téricide du sang, il ne doit y avoir que peu d ; différence dans le nombre des bactéries à quelqu \u2018i endroit du corps que ce soit.; ) Pour étudier ce problème encore mal conn y les auteurs ont choisi 6 patients souffrant d\u2019en,, docardite bactérienne chez lesquels ils ont multi ;, plié les hémocultures en procédant de la manièr ; suivante.Deux personnes ont prélevé au mem | moment, chez un même patient, l\u2019une le sang d l'artère fémorale, l\u2019autre le sang de la veine cave de la veine hépatique, de la veine rénale, d l'oreillette droite ou de la veine céphalique.Li nombre de prélèvements pour chaque patient | varié, mais s\u2019est élevé à 48 dans certains cas soit 24 prélèvements de sang artériel et 24 pré lèvements de sang veineux.Le sang rendu incoa gulable par addition de citrate de soude a éti ensemencé par quantité de 1 cc.dans des boîte: de pétri contenant de la gélose préalablemen fondue.Après 48-72 heures de séjour à l\u2019étuv on a compté le nombre de colonies qui se sony développées.| Comme il fallait s\u2019y attendre, le nombre de colonies a été plus grand avec le sang artérie qu\u2019avec le sang veineux.Même si un certai nombre de bactéries sont éliminées pendant ur tour complet de la cireulation du sang, comme le démontre la culture du sang provenant de l\u2019oreil, lette droite, perte de 33 à 50%, le taux des bactéries du sang artériel reste sensiblement constant d\u2019un moment à l\u2019autre par suite d\u2019un nouvel apport de bactéries libérées par les végétations.Ce qui frappe davantage, c\u2019est le petit nombre : de colonies fournies par la circulation du sang .de la veine hépatique, diminution allant jusqu\u2019à 95% dans certains cas.Même si le sang qui passe par le foie a déjà traversé la rate, l\u2019intestin ou 0p È ow ie li; | UT Fy ANALYSES stomac, on peut conclure que le foie, dont la reulation est alimentée par l\u2019artère hépatique ms la proportion de 25%, peut arrêter un rtain nombre de bactéries.Le sang prélevé au niveau de la veine cépha- que a donné un nombre de colonies beaucoup us élevé que celui fourni par la veine fémorale peu inférieur à celui observé avec le sang tériel.# Les auteurs expliquent cette différence mar- 1ée entre les deux sangs veineux par le carac- re des tissus que ces vaisseaux drainent, le sang #: la veine céphalique provenant de la peau et 3 tissus superficiels, le sang de la veine fémo- äile provenant des tissus profonds des muscles 3 la moelle qui peuvent éliminer les bactéries > la circulation.# Le sang de la veine rénale a fourni un nombre 3 colonies légèrement inférieur à celui fourni - ar le sang artériel, ce qui laisse supposer une 507 action peu marquée des reins dans le processus d\u2019élimination des bactéries.Il semble donc, en définitive, que la plus grande diminution dans le nombre des colonies a été constatée avec le sang de la veine hépatique, puisque chez 3 des 6 patients observés, ce nombre s\u2019est abaissé de 95%.Il semble également que le sang artériel contient toujours un taux de bactéries à peu près constant, ce taux étant maintenu par la libération de nouvelles bactéries au niveau des végétations.A.BERTRAND.A NOTER: L\u2019analyse dont le titre était « Eruption varicelliforme de Kaposi » (Kaposi\u2019s va- ricelliform eruption), parue à la page 346 de L'Union Médicale du Canada, mars 1945, avait été rédigée par le docteur Henri Smith.SOCIÉTÉS \u201d ee ee « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 2 février 1945 A la Clinique Roy-Rousseau Torticolis spasmodique Un cas soumis à l'électro-choc Sylvio CARON et Charles A.MARTIN On présente une jeune fille atteinte de torti- olis spasmodique avec troubles neurologiques xtra-pyramidaux associés et anomalies men- f ales.On fait la critique des interprétations fonc- t ionnaliste et organiciste en faveur de celle-ci et \u2018\u2019évaluation des procédés thérapeutiques.Seule l\u2019électroplexie a réussi à modifier partiellement le torticolis.Néoplasies cérébrales métastatiques sans modification du liquide céphalo-rachidien \u2014 Epilepsie L.LA RUE et L.PATRY Observation d\u2019une malade porteuse de nombreuses tumeurs cérébrales métastatiques, chez qui il n\u2019y a eu auéun signe neurologique de localisation, ni aucune modification du liquide céphalo-rachidien.Les constatations faites à l\u2019autopsie sont venues confirmer les travaux faits sur cette question, tendant tous à démontrer que les tumeurs cérébrales de cet ordre ont une symptomatologie particulière et que souvent elles évoluent sous le masque d\u2019une cachexie inexpliquée. 508 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Empoisonnements mortels par le salicylate de méthyle Gustave DESROCHERS L\u2019auteur rapporte deux cas d\u2019empoisonnement mortel par le salicylate de méthyle, avec autopsie.La substance toxique fut ingérée sous forme d\u2019une essence, dite «thé des bois», mélangée d\u2019une liqueur douce.La mort se produisit après trente-six heures environ.L'autopsie révéla principalement des lésions congestives de tous les viscères, un œdème pulmonaire intense, des ecchymoses sous-péri-car- diaques et de la dégénérescence graisseuse du foie et des reins.L\u2019analyse toxicologique montra la présence de salicylate de méthyle en abondance dans le sang et les viscères.Service Social Psychiatrique J.-Chs MILLER (La Jemmerais) Le Service Social Psychiatrique constitue un auxiliaire à la prévention, au diagnostic et au traitement des malades mentaux; il facilite les mises en congé et consolide des résultats obtenus.Auprès des infirmes mentaux, des prédisposés, des épileptiques, etc, on en tire également de grands avantages.Sous l\u2019impulsion de l\u2019Ecole du Service Social de Laval, un projet de réorganisation de nos facilités cliniques déjà existantes est à l\u2019étude, afin de mieux utiliser un personnel déjà préparé et d\u2019étendre ces services à toutes les institutions psychiatriques du district de Québec, ainsi qu\u2019aux différents milieux susceptibles de profiter du dépistage et de la sélection psychologique.Ataxie frontale Sylvio CARON et Chs-Â.MARTIN A l\u2019occasion d\u2019une intervention neuro-chirur- gicale faite par le docteur Jean Sirois pour un gliome cérébral localisé au pôle antéro-inférieur du lobe frontal gauche, ces deux médecins ont signalé que l\u2019ataxie frontale se différenciait très bien de l\u2019ataxie tabétique, cérébelleuse, labyrinthique, et de celle des scléroses médullaires.C\u2019est une ataxie tronculaire et non segmentaire qui ne s\u2019accompagne pas des signes de la série cérébelleuse: asynergie, dyssimétrie, adiadococinésie, passivité et réflexes pendulaires.C\u2019est une ataxie j 0] qul ne se rencontre pas dans toutes les tumeun * frontales et qui n\u2019a jamais été signalée dan P.; .b d\u2019autres affections que les affections tumorales | La pathogénie en est inconnue.' Jet > qu ; pd jos \u2018 Séance du 16 février 1945 4 8 A l'hôpital du Saint-Sacrement of Pemphigus épidémique du nouveau-né Marcel LANGLOIS et Roland THIBAUDEAU J Présentée sous diverses appellations, cette affection est suffisamment répandue dans les ag-fl glomérations d\u2019enfants pour causer des ennuis etj\u201d très rarement des complications graves.Fr\" D\u2019après cette étude, le pemphigus épidémiqueff\" serait dû à la fragilité particulière des tégumentsjpe sur lesquels le traumatisme paraît être lié an l\u2019emploi varié des techniques de nettoyage chez Jr le nouveau-né.pu Les résultats personnels obtenus et ceux defle Fischer, de Philadelphie (Archives of Pediatrics, fra juillet 1944), autorisent pleinement cette manière fu de voir et doivent inciter à orienter toute théra- ju peutique prophylactique ou curative en ce sens.fu el Calculose de la glande sous-maxillaire I Olivier FRENETTE i L\u2019expérience a démontré que la stase salivaire jw seule est incapable de produire la lithiase des| voies salivaires, de même que l\u2019existence de corps} étrangers ne suffit pas pour expliquer la forma- fl tion des calculs.Il faut admettre que l\u2019infection | joue le rôle catalyseur dans toute lithiase organique et que cette infection siège dans le voisinage | du canal.Le même processus s\u2019observe aussi bien | à la bouche qu\u2019aux autres régions.| Plusieurs auteurs attribuent la fréquence de la calculose sous-maxillaire à la mucine contenue dans la sécrétion de cette glande, substance qui favoriserait le dépôt des sels de chaux sur des @ bactéries.La parotide ne produit pas de mucine ff; et la caleulose de son canal est, dès lors, exceptionnelle.| Le patient A.C.est hospitalisé à l\u2019hôpital du § Saint-Sacrement, à Québec, le 15 janvier 1945, $y pour une tumeur de la région sous-maxillaire # \u2019 i 4 3 SOCIETES U:l-0ite.Il reçoit chaque jour, pendant quatre lee , .gga., \u201cfurs, 1,000 c.c.de sérum mixte additionné d\u2019une yg, @npoule de Soluseptazine.Hygiène buccale et @ympresses humides.Le calcul est extrait le quatrième jour par une cision parallèle au canal de Wharton.Le calcul les dimensions d\u2019un gros œuf de pigeon.Trois doints de catgut ferment les lèvres de la plaie.Le ialade quitte l\u2019hôpital le troisième jour.Il est B:vu au bout d\u2019une semaine et est considéré mme guéri.Polysynovite suppurée à bacilles de Koch Renaud LEMIEUX et Guy DROUIN Les auteurs présentent l\u2019observation d\u2019une femme, âgée de 54 ans, qui depuis le mois de lovembre 1943 est atteinte par un processus luberculeux qui a atteint plusieurs gaines tendi- Bieuses (aux mains, à l\u2019_épaule droite, aux coudes, Bu poignet droit, et aux genoux) et quelques bourses séreuses.Aucun signe de tuberculose Wulleurs.AE L\u2019examen histologique d\u2019un fragment enlevé au niveau d\u2019une gaine tendineuse de la main droite à permis de constater une lésion tuberculeuse, et @ \u2019examen bactériologique d\u2019un produit de ponction au niveau d\u2019une des gaines distendues au poignet Æzauche et à la jambe droite a permis de retrouver du bacille de Koch.Les observations de processus tuberculeux @ayant une électivité pour le système séreux sont @ rares dans la littérature médicale.+ + RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 14 décembre 1944 Présidence de M.J.-A.Magnan Cas pour diagnostic Raymond SIMARD et Roland SIMARD Madame L.D.est admise dans le service de gynécologie, le 20 octobre dernier, pour des métrorragies qui durent depuis six jours.Début: le 12 octobre 1944, après une période d\u2019aménorrhée de deux mois environ, la patiente accuse des pertes rosées qui s\u2019accentuent et deviennent franchement sanglantes sans autre caractère particulier.509 Examen subjectif.S.nerveux: insomnie; S.respiratoire: rien à noter; S.circulatoire: dyspnée d\u2019effort; S.digestif: nil; S.génito-urinaire: pollakiurie, nycturie.Antécédents.a) Personnels: rougeole, pneumonie & 8 ans; b) héréditaires: père décédé à 54 ans de ?; mère décédée à 56 ans: néo du foie; frères et sœurs en bonne santé.Questionnaire gynécologique.Puberté à 13 ans, mariage à 20 ans, cycle menstruel de 28 jours, dernières règles du 7 au 15 août 1944.6 grossesses: 3 à terme, 3 avortements.| Examen objectif.Apparence: bonne; yeux, nez, gorge, oreilles: rien à noter; cœur: tachycardie, bruits normaux, pas de souffle, P.A.128/75; poumons: rien à noter; abdomen: on palpe le fond utérin à 5 travers de doigt, au-dessus du pubis.\u2026 Examen gynécologique (anesthésie au pento- thal).Vulve, vagin: léger écoulement sanguinolent ; col: de multipare, régulier, très mou, non dilaté; présence d\u2019un gros bouchon glaireux muco-puru- lent; corps: le fond remonte presque jusqu\u2019à l\u2019ombilic, régulier, uniformément développé, du volume d\u2019un gros melon; le segment inférieur est ramolli; culs-de-sac: tout à fait dépressibles, souples et libres.Diagnostic provisoire.a) Grossesse utérine simple avec décollement placentaire; b) grossesse gémellaire.Laboratoire.Hémogramme: 21-10-44 28-10-44 31-10-44 Globules rouges 3,350,000 2,150,000 1,700,000 Globules blancs 11,625 18,750 11,250 Hémoglobine 52% 50% 47% Val.globulaire 0.8 ix 1x Poly.neutro.75% 92% 83% Grands.mono.2% 3% 2% Lymphocytes 22% 5% 14% Poly.éosino.1% 0% 0% (Dr A.Bertrand.) Examen chimique du sang.21-10-44: urée 0 gr.26, glucose 1 gr.00; 1-11-44: urée 0 gr.89, glucose 1 gr.50.B.W.: négatif.Taux de sédimentation de 0 à 35 mm.en 30 minutes. 510 Analyse des urines: troubles, traces d\u2019albumine, cellules épithéliales.Dosage moyen des 24 heures: 850 c.c.(21-10-44) Dr A.Bertrand.Réaction d\u2019Ascheim-Zondek: positive (31-10- 44) Dr A.Bertrand.Radiographie simple de abdomen.Il y a présence, dans la cavité abdominale, d'une masse d\u2019origine apparemment utérine refoulent le grêle et les côlons, et dont la projection est située en hauteur jusqu\u2019à la 3e lombaire.Il n\u2019existe cependant aucun signe indirect de présence de fœtus (il est vrai que de tels signes n\u2019apparaissent qu\u2019à l\u2019Âge fœtal d\u2019environ +R mois).(24-10-44) Dr Ph.Bélisle.: Evolution de la maladie.Le 26 octobre, la malade accuse une recrudescence de sa douleur iliaque droite, avec augmentation de l\u2019écoulement sanglant.L\u2019examen génital, pratiqué à ce moment, révéla une dilatation punctiforme du col ne permettant même pas l\u2019introduction de la pulpe de l\u2019index.La menace d\u2019avortement se précise davantage après cet examen.Le lendemain, la patiente se plaint d\u2019une douleur très aiguë toujours située dans la fosse iliaque droite, à tel point que l\u2019examen est des plus pénibles pour la malade.On constate alors une masse, du volume d\u2019un gros œuf de poule, située dans la fosse iliaque droite.Cette masse est rénitente et réveille une douleur exquise comme celle que l\u2019on observe dans les extra-utérines.La ponction du cul-de-sac postéro-latéral droit ramène environ 15 c.c.d\u2019un liquide séro-hémor- ragique.En présence de ce résultat, nous orientons le diagnostic vers une torsion de l\u2019annexe correspondante avec épanchement sanglant du petit bassin.Le 28, la douleur augmente en intensité au point que la palpation même de l\u2019abdomen est impossible à faire.À noter que l\u2019hémogramme, pratiqué la journée même, a sensiblement varié dans sa formule rouge comparativement au premier en date du 21 octobre.Les journées du 29 et 30 n\u2019apportent aucune modification en ce qui concerne les phénomènes douloureux.L\u2019écoulement sanglant, à ces dates, est très peu abondant.Le 31, la douleur devient franchement paroxystique, et l\u2019hémogramme nous montre une chute notable de la formule rouge.Croyant alors qu\u2019il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 s\u2019agit d\u2019un épanchement sanglant de la grand\u201d i cavité, que par ailleurs la ponction du Douglas\u2019 4 nous avait révélé antérieurement, nous décidon\u201d 1 d\u2019intervenir par laparotomie.L.M.S.O.i A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, on constate wl), utérus volumineux, régulier, mollasse, remontan Jusqu\u2019à l\u2019ombilic et ayant tout à fait l\u2019aspect d'u r | utérus gravide normal.La palpation de > l'organe, ne nous donne pas, par ailleurs, la présence d in présentation fœtale.On ne palpe pas non plus di.\u2018 noyau fibromyomateux.La trompe droite est con.ô sidérablement augmentée de volume, turgescente « El l\u2019ovaire présente un gros kyste folliculaire.el À gauche, l\u2019annexe a une apparence à peu près normale, sauf au niveau de l\u2019ovaire; on note une polykystose considérable.+ Annexectomie droite à cause du suintement # hémorragique à ce niveau.En ce qui concerne * l\u2019utérus, nous nous abstenons de toute manœuvre, A noter que dans l\u2019excavation pelvienne nous ?n\u2019avons trouvé que quelques cc.de sang.Bref df apparence de grossesse utérine double et ne somption de grossesse môlaire.Le ler novembre, à 11 heures p.m., hémorragie très abondante par les voies génitales externes et présence de gros caillots.Le toucher nous permet, de constater un col effacé avec une dilatation do la taille d\u2019une pièce de cinquante sous.L\u2019explo- ;\u2018 ration utérine digitale ramène des caillots en 5 abondance et quelques débris dans lesquels nousf identifions des vésicules (grains de tapioca).A cejy! moment, nous pouvons poser un diagnostic cer-k! tain de grossesse môlaire.Nous tentons un curage$' qui s\u2019avère impossible à cause de la profondeur À de la cavité utérine.Tamponnement intra-utérin, mèche de 5 verges; tamponnement vaginal; mèche | de 5 verges; transfusion sanguine 500 cc.| Dans la nuit du lendemain, nouvelle hémorragie considérable.L\u2019examen nous révéla alors une dilatation complète du col.À l\u2019aide d\u2019une | pince à faux germe, on retire une quantité énorme de vésicules et de caillots.Nous réussissons in- - complètement à curer la malade, mais suffisamment pour bloquer l\u2019hémorragie.Nouveau tamponnement vagino-utérin, suivi d\u2019une transfusion sanguine.A noter que le dosage des urines, pour les 24 heures, n\u2019a été que de 15 c.c.avec une urée sanguine a 0 gr.89.Nous demandons alors au service d\u2019urologie, par requête, de voir cette mail SOCIÉTÉS ade.Le docteur Paul Bourgeois pratiqua, la ournée même, un cathétérisme des uretères avec aise en place de sonde à demeure.Il rédigea son apport comme suit: « Hydronéphrose bilatérale probable; rétention ÿyélique.» Le lendemain, 2 novembre, le dosage était de % B00 c.c.pour la journée; le 5, de 455 c.c.Le 4 novembre, la malade décédait.Commentaires.Nous sommes donc en présence d\u2019une malade xménorrhéique depuis 2 mois, se présentant à d'hôpital pour un léger écoulement sanglant et me douleur vague dans la fosse iliaque droite.Le.volume de l\u2019utérus, par ailleurs, ne cadrait pas Favec l\u2019âge de la présumée grossesse.A.Quels étaient les diagnostics différentiels auxquels on pouvait penser en occurrence?S\u2019agissait-il: 1° d\u2019un fibromyome avec gros- £sesse simple?2° d\u2019une grossesse gémellaire avec décollement - §partiel du placenta?3° d\u2019une torsion de l\u2019ovaire droit conséeutive [à une grossesse utérine?4° d\u2019une grossesse môlaire?5° d\u2019une tumeur annexielle volumineuse pla- .quée contre un utérus gravide?(Ce dernier diag- | nostic avait été éliminé d\u2019emblée par les examens -physiques et par la laparotomie.) B.L'évolution de la lésion rénale, sous forme de rétention pyélique et d\u2019hydronéphrose bilaté- 4 rale, est-elle antérieure au syndrome utérin ou ÿ consécutive à ce dernier?Discussion.M.Léon GERIN-LAJOIE dit qu\u2019on ne pense \u2018pas souvent a la mole parce qu\u2019on n\u2019en voit pas -souvent, et le diagnostic se fait rarement à moins de voir des vésicules dans les pertes; 1l croit que le diagnostic aurait été très difficile à faire si \u2018un évidement ne nous avait affirmé une poly- \u2018kystose ovarienne; même pour les éliminer, il fallait faire une laparotomie.L'erreur de diagnostic ayant fait croire à une grossesse extra-utérine -\u2018s\u2019explique peut-être par une contraction irrégulière de l\u2019utérus, erreur favorisée par la chute des -globules rouges malgré le peu de pertes.Il ajoute qu\u2019il est troublant que la malade soit morte et que l\u2019anurie doit avoir été un grand facteur; il edemande l\u2019opinion des urologues.511 M.Georges HEBERT demande !\u2019explication de la polynucléose.M.J.-Arthur MAGNAN voudrait savoir si l\u2019augmentation de l\u2019annexe droite avait été constatée durant le séjour à l\u2019hôpital.M.Yves CHAPUT s\u2019informe si le Zondek est positif dans la môle comme dans la grossesse ordinaire.M.Raymond SIMARD répond: 1° l\u2019annexe droite avait été constatée d\u2019emblée comme augmentée de volume; c\u2019est pour cela qu\u2019on avait ponctionné; 2° la polynucléose s\u2019explique par une néphrite aiguë bilatérale; 3° le Zondek est une réaction qualitative, c\u2019est-à-dire qu\u2019il révèle s\u2019il y a ou non, dans le liquide injecté, une substance lutéinisante.La réaction est positive quand il y a du placenta, que ce soit de môle, de grossesse ordinaire, ou une rétention placentaire fraîche.Pour faire le diagnostic, il faudrait une réaction quantitative en unités qui serait la quantité de sérum nécessaire pour produire un kyste folliculaire hémorragipare chez une lapine de 2 kilos.M.Albert BERTRAND dit qu\u2019il pourrait avoir des résultats estimés quantitativement par les méthodes de dilution de l\u2019urine injectée.M.Paul BOURGEOIS dit qu\u2019on avait pu penser à une rétention dans les bassinets, car avec les sondes urétérales on avait augmenté un peu l\u2019excrétion; nous ne savons pas s\u2019il y avait dilatation des voies urinaires; il y a évidemment possibilité de néphrite aiguë anesthésique.Le test de Crampton et le risque opératoire Jean-Charles DOUCET Le test de Crampton évalue rapidement le tonus vasculaire en comparant la pression systolique d\u2019un malade en position couchée, puis mesurée après que le malade est resté debout deux minutes.Toute hypotension marquée est un mauvais signe; si la pression reste stationnaire ou si elle augmente, c\u2019est un signe favorable.De plus, une accélération du pouls, après deux minutes de station debout, est un symptôme d\u2019autant plus inquiétant qu\u2019elle est plus intense.Si, au contraire, l\u2019augmentation est légère ou nulle, lc malade supportera bien l\u2019opération et l\u2019anesthésie.En pratique, de préférence la veille de l\u2019opération, nous enregistrons la pression systolique et nous comptons le nombre de pulsations, le ma- 512 lade étant au lit; puis nous faisons les mêmes constatations après que le malade a été debout durant deux minutes.Alors, nous calculons la différence, en plus ou en moins, entre les deux valeurs de pression systolique et les deux numérations du pouls.Il ne reste qu\u2019à consulter le tableau ci-joint pour obtenir l\u2019index de Cramp- ton.Voici deux exemples: 1) Une jeune fille de 23 ans qui doit être opérée pour appendicite subaiguë: P.S.en position couchée, 11 cms.P.S., en position verticale, 12 ems ou 120 mms; elle augmente done de 1 em.ou de 10 mms.Pulsations, en position couchée: 84; pulsations, en position verticale: 96; le pouls augmente donc de 12 pulsations.En nous reportant au tableau, nous trouvons un Crampton de 90; il est excellent.2)\u2018 Un homme de 63 ans, porteur d\u2019un néo du rectum, présente: P.S., en position couchée, 18 ems ou 180 mms.P.S., en position verticale, 15 ems ou 150 mms; donc diminution marquée de 3 cms ou 30 mms.Pouls, en position couchée: 84; en position verticale: 108; augmentation de 24 pulsations.Le Crampton, dans ce dernier cas, est de \u2014 25 et il est franchement mauvais.D'une façon générale, ce test s\u2019exprime par un index élevé chez les individus jeunes et dont l\u2019état général est bon; il est plus bas chez les malades plus âgés atteints d\u2019une maladie grave: gangrène diabétique, néoplasme, myocardite, etc.Loin de nous la pensée d\u2019évaluer le risque opératoire simplement par des chiffres.Nous connaissons trop la valeur indiscutable du bilan préopératoire et de la préparation du malade, l\u2019importance de l\u2019âge du patient, de ses tares organiques, du genre et de la durée de l\u2019intervention, de l\u2019anesthésique employé, pour nous fier uniquement à un tableau; ce serait vraiment trop facile.Toutefois, nous sommes convaincus que cet examen simple, ajouté à d\u2019autres, peut parfois nous donner de précieux renseignements sur le degré de résistance du malade.Voici un cas assez démonstratif qui a motivé nos recherches sur ce sujet: R.C., 30 ans, bilan préopératoire: bon.Cœur, poumons: nil.P.A.: 110/70.Pouls: 84.Le matin de l\u2019intervention: saphènectomie bilatérale, le chirurgien fait lever le malade pour fixer les points de repère; après quelques minutes, le malade est fatigué, il pâlit et transpire, son pouls L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 est rapide: 112.Nous prenons sa pression, elle est 80/50: donc, diminution de 3 cms ou 30 mms de la pression systolique et accélération du pouls de 28: index de Crampton \u2014 30.L\u2019opération, qui n\u2019est pas urgente, est remise à plus tard.Le malade reçoit: coramine 15 gouttes 3 fois ars, glucosé 1000 ce.I.V,.durant 3 jours; il est opéré .6 jours plus tard, avec un Crampton à 70.La | pression systolique n\u2019est pas modifiée, en position debout: 180/80, et le nombre de pulsations augmentant légèrement de 8 (80 à 88).Anesthésie: pentothal LV.25 cc.5%, soit: 1 gramme 25; durée de l\u2019intervention: 1 heure 40 minutes, = { ÿ T.A., durant l'intervention: 108/80 \u2014 105/80 \u2014 gl | of ., : 1 par jour, durant 6 jours, sérum physiologique et : I I Ï ÿ I gf I fi J 4] i | 100/75 \u2014 100/75.Pouls: 84 \u2014 96 \u2014 84 \u2014 96 \u2014 ui 108.Le malade quitte l\u2019hôpital 5 jours plus tard en bonne voie de guérison.Depuis, nous avons fait l\u2019épreuve chez 80 malades qui ont été opérés et qui ne présentaient cliniquement aucune lésion cardiaque importante: 50 fois l'index était supérieur à 75, donc excellent.18 fois il était compris entre 75 et 65, donc bon.12 fois il était inférieur à 65, donc médiocre ou mauvais.Dans ce dernier groupe, 3 malades ont fait un choc qu\u2019une médication précoce et énergique a facilement enrayé.Il est évident que le test de Crampton s\u2019ap- \u20ac, plique peu ou pas aux opérations d\u2019urgence absolue comme une perforation d\u2019ulcère d\u2019estomac, une hernie étranglée, une grossesse rupturée avec inondation péritonéale, une péritonite appendiculaire ou une rupture utérine.Dans tous les cas où la vie du malade est conditionnée par l\u2019intervention chirurgicale, quel que soit le risque opé- doivent l\u2019assumer.Au reste, il est plausible de penser, dès main- | tenant, que de nouveaux tests cliniques, physiologiques et chimiques nous permettront, de plus en plus, d\u2019apprécier le degré de résistance de l\u2019individu à l\u2019intervention.Nous croyons que le test de Crampton peut nous fournir de précieuses indications sur la valeur du système circulatoire et du myocarde en particulier; il nous permet d\u2019étudier, avec soin, le mode d\u2019anesthésie qui convient le mieux au malade lorsque l\u2019opération doit être entreprise.y LB \" À , À ., ., oo.! ratoire, le chirurgien et le médecin-anesthésiste 1 * Efndez de Crampton modifié par J.Jacquot 4-32 86 40 -44 1-48 )-52 1-56 -60 Pulsations par minute 1-64 5-68 )-72 1° Index supérieur a 75 \u2014 excellent.Augmentation 4 cms 190 185 180 175 170 165 160 155 150 145 140 135 130 125 120 115 110 105 100 95 90 Modifications de la pression systolique (en cms de mercure) 3 cms 165 160 155 150 145 140 135 130 125 120 115 110- 105 100 95 90 85 80 75 70 65 2.cms 140 135 130 125 120 115 110 105 100 95 90 85 80 75 70 65 60 55 50 45 40 1 cm 115 110 105 100 95 90 85 80 75 70 65 60 55 50 45 40 35 30 25 20 15 Pas de modification 90 85 80 75 70 65 60 55 50 45 40 \u20145 \u201410 i 2° Entre 75 et 65 = bon.3° Inférieur à 65 = médiocre ou mauvais.! 4 Discussion., M.Léopold MORISSETTE demande si les \u2018ralades du docteur Doucet avaient été divisés 1 cm 65 60 55 50 45 40 35 30 25 \u201430 Diminution 2 cms 40 35 30 25 20 3 cms SOCIETES 4 cms 15 \u201410 10 \u201415 5 \u201420 0 \u201425 \u20145 \u201430 \u201410 \u201435 \u201415 \u201440 \u201420 \u201445 \u201425 \u201450 \u201430 \u201455 \u201435 \u201460 \u201440 \u201465 \u201445 \u201470 \u201450 \u201475 \u201455 \u201480 \u201460 \u201485 \u201465 \u201490 \u201470 \u201495 \u201475 \u2014100 \u201480 \u2014105 \u201485 \u2014110 n patients alités et ambulatoires: le repos pro- Ï mgé au lit pouvant modifier, même dans un sens éfavorable, les réponses neuro-circulatoires au ¢ hangement de position.{ M.Léon GERIN-LAJOIE suggère qu\u2019il vaut »nieux faire les tests quelques jours avant l\u2019opé- \"ation plutôt que la veille.{ M.Georges HEBERT s\u2019informe sur quoi sont ->asés les chiffres.M.Roger DUFRESNE croit que le repos vaut nieux que la coramine et le sérum; il suggère que à coramine par la bouche n\u2019a qu\u2019une valeur très louteuse comme stimulant circulatoire, ce en Juoi il est appuyé par MM.les docteurs Y.Chaut, G.Hébert et L.Morissette.M.Jean-Charles DOUCET admet qu\u2019un repos wolongé peut donner des modifications signifi- 513 catives et qu\u2019en effet il vaut mieux faire les tests quelques jours avant l\u2019opération.Il dit que les chiffres ont été adoptés par Crampton après étude - mathématique et statistique d\u2019un grand nombre de cas.Exclusion d\u2019une paternité douteuse par le facteur \u201cRh\u201d Albert BERTRAND A paru comme article original dans le numéro de mars de L\u2019Union Médicale du Canada, p.315.Discussion.M.Albert BERTRAND explique au tableau la théorie des exclusions de paternité grâce aux facteurs sanguins, y compris le facteur RH.Technique de l\u2019anesthésie par la réfrigération J.-Urgel GARIEPY et René GRIGNON La technique est essentiellement la méme pour tous les cas, tant au point de vue chirurgical que thérapeutique.Il s\u2019agit de réfrigérer un membre après l\u2019avoir, ou non, privé de sa circulation et de l\u2019amputer au besoin sans autre mode d\u2019anesthésie.Il y a done deux facteurs importants: l\u2019agent réfrigérant et l\u2019arrêt de la circulation.L\u2019agent réfrigérant peut être de l\u2019eau froide, des sacs de glace, de la glace concassée ou bien le réfrigérateur.Les deux premiers n\u2019ont pas satisfait complètement les vues des expérimentateurs, les deux derniers ont donné de meilleurs résultats; l\u2019appareil est plus propre, plus facile à appliquer et maintient exactement la température désirée, mais il a le désavantage de permettre au technicien d\u2019oublier son patient.A hôpital Notre-Dame, nous utilisions, au début, la glace concassée; actuellement, nous nous servons du réfrigérateur.Avec ces moyens, nous maintenons les tissus entre 32° et 34° F., température permettant une amputation sans douleur.Les tissus sont ainsi mis au repos, les métabolismes cellulaires suspendus; il y a abolition de l\u2019impulsion nerveuse, arrêt de l\u2019irritabilité protoplasmique, la cellule ne répond plus aux stimuli.L'arrêt de toute circulation artérielle permet d\u2019engourdir le membre de part et d\u2019autre plus facilement, élimine toute résorption d\u2019histotoxine à la partie distale du tourniquet, donne un champ 514 opératoire exsangue et empêche l\u2019hypothermie généralisée: c\u2019est la section physiologique du membre, le complément du froid.Ici surgit la vieille querelle des garrots prévue et réglée par Allen, le pionnier du procédé.Après ses nombreuses expériences chez les animaux et chez l\u2019homme, il en déduisit que l\u2019application d\u2019un lien bien élastique, d\u2019une largeur d\u2019environ 1.5 centimètre pour le membre inférieur, avec une tension nécessaire pour arrêter toute circulation artérielle, complétée par la réfrigération, ne nuit en rien aux tissus et ceci, chez l\u2019homme, jusqu\u2019à une période de six heures.Ses travaux furent confirmés par des examens histopathologiques.Les sujets soumis à ce genre d\u2019anesthésie sont en général souffrants, nerveux et inquiets, car il nous faut déplacer leurs membres.Pour faciliter l\u2019opération, environ 30 minutes avant les manipulations, nous leur donnons un sédatif barbiturique, opiacé ou simplement de l\u2019alcool.Le patient calmé, le lien est mis en place.Nous pouvons y arriver de deux manières: soit en ensevelissant d\u2019emblée le membre dans la glace, soit en entourant le point d\u2019élection, sur une largeur d\u2019un pied, d\u2019une couche de glace concassée maintenue en place par une serviette ou une alèze de coton.Cette manœuvre dure environ 30 minutes, après quoi le tourniquet est appliqué à double tour, dont un par-dessus l\u2019autre et maintenu en place par une pince.Avant la mise en place, nous vidons, s\u2019il y a lieu, le membre de son sang en le soulevant du plan du lit durant une minute.Le garrot en position, le siège est soulevé d\u2019environ 3 ou 4 pouces au moyen d\u2019un coussinet simple ou pneumatique et nous procédons à la réfrigération proprement dite.Nous plaçons sous le membre une toile caoutchoutée contenant une alèze de coton ; le membre est soulevé et une couche de glace est disposée de façon à faire lit.L\u2019alèze de coton est fermée de manière à former un sac circulaire autour du membre, lequel sac est alors rempli de glace.La toile de caoutchouc est refermée sur le tout en laissant l\u2019extrémité inférieure ouverte pour permettre à l\u2019eau de fonte de s\u2019écouler dans un récipient.Dans le même but, nous donnons au lit un plan incliné; au bout de 2 ou 3 heures, selon le volume des tissus, l\u2019anesthésie est complète.Le sujet est alors transporté à ia salle d\u2019opération.Avec le réfrigérateur, la technique est la même, mais le patient est maintenu à sec.D\u2019une part, nous évitons les complications dues au froid; d\u2019autre part, nous ménageons le travail des gardes-malades et la lingerie.L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Quant à la réfrigération thérapeutique, le lien n\u2019est utilisé qu\u2019en vue de l\u2019amputation.La salle d\u2019opération ne doit pas être surchauf- | fée, le sérum employé ainsi que les instruments allumée qu\u2019au moment opératoire.Lorsque tout et l\u2019on procède.À la section, la peau est blanche, les muscles sont rouges, les aponévroses nacrées, les vaisseaux | ouverts.Les gros troncs sont ligaturés, puis le lien est levé.L\u2019hémostase complétée, le moignon | est fermé plus ou moins complètement selon le | cas, après y avoir laissé des cristaux de sulfani- | lamide.Le pansement doit être mince et court: | mince, afin de permettre l\u2019application de 3 ou 4 | sacs de glace que nous enlevons à raison d\u2019un par 24 heures, court, afin de faciliter l\u2019attache : d\u2019une traction sur le moignon.De cette manière, l\u2019anesthésie est parfaite.Les échecs viennent soit de l\u2019application du lien, en général trop peu serré, soit de la disposition de la glace.Avec un peu d\u2019entraînement, ce procédé est simple, facile à appliquer, évite le choc et donne un champ exsangue.Il favorise la conservation des tissus peu nourris, fait disparaître l\u2019œdème et la mauvaise odeur, réduit la fréquence des thromboses et des embolies, permet § au diabétique de suivre son régime, évite les calmants, abaisse le taux de mortalité opératoire de * façon probante.Ainsi, à l\u2019hôpital Notre-Dame, # en 1941, sur un total de 44 amputés, en 1942, sur un total de 15, en 1943, sur un total de 23 cas, p nous avions respectivement 30%, 27%, 43% de x: mortalité.En 1944, sur 30 cas, nous n\u2019avons pas eu de décès dû au choc opératoire.Chez ces derniers, la majorité avaient un état général qui contre-indiquait tout mode d\u2019anesthésie générale.Allen, du N.Y.City Hospital, en arriva à 15% et note bien que ses mortalités étaient dues a des maladies concomitantes; Mock et Mock, de Chicago, abaissérent le leur a 11%; Seger- berg, Ludwig, de Denver, Colorado, de 46% en 1938-39, de 20% en 1940-41, à 0% en 1942; Francis Massie, de Lexington, dans deux de ses hopi- taux, diminua le sien de 75% a 28.5%.Le seul désavantage du procédé est un léger retard de guérison de la plaie opératoire; aussi il ne faut jamais enlever les points avant le 12e ou 14e jour postopératoire.Jusqu\u2019à maintenant, nous avons étudié le point de vue chirurgical; d\u2019ici quelques mois, nous nous pelt i ù | utilisés doivent être froids, la lampe ne doit être if Li est prêt, le patient est transporté sur la table, l\u2019agent réfrigérant enlevé, le champ opératoire préparé comme d\u2019habitude, la lampe est allumée SOCIÉTÉS | superons du point de vue thérapeutique et nous #1s présenterons les résultats plus tard.iscussion.M.Urgel GARIEPY propose l\u2019emploi de la rigération pour les maladies médicales géné- des: Hodgkin, arthrites, fièvres ondulantes, sy- ilis, etc.M.Roma AMYOT cite des travaux prouvant e la chaleur peut être nuisib'e et suggère qu\u2019au int de vue local l\u2019organisme égalise ses besoins la possibilité d\u2019apport de matériel par réduc- n du métabolisme en tel ou tel endroit; au quée, mais la méthode a été appliquée avec tains résultats encourageants au traitement cancer.ÏM.J.-Albert ROULEAU offre au docteur J.-U.furiépy la collaboration du service de médecine dur tenter la réfrigération dans des cas mé- aux.; M.Léopold MORISSETTE met en doute la fleur de la réfrigération généralisée dans les \u2018ections, puisque la température du corps ne fut certes pas être descendue plus bas que celle fine pièce ordinaire où un grand nombre de 4crobes \u2018attendent putiemment un hôte :pour le Tidre malade.fM.René GRIGNON rapporte quelques cas où 1 réfrigération a eu des avantages signalés.§ Méningite à pneumocoque guérie par la pénicilline Roma AMYOT A paru comme article original dans L'Union Jédicale du Canada de janvier, p.21.Discussion.I'M.Georges HEBERT souligne le rapport qu\u2019il pu y avoir avec la diminution de pénicilline et lggravation de la maladie; il répète que la tramine par la bouche n\u2019a aucune valeur.! M.Roger DUFRESNE croit qu\u2019il ne faut pas ser la pénicilline dès le lendemain du début anc de l\u2019amélioration clinique et, malgré que tns ce cas-ci tout se soit bien passé, 1l serait \u2018Judent d\u2019en croire les auteurs et de continuer Jusieurs jours après la chute de la température.\u201cM.Yves CHAPUT est d\u2019avis aussi que la tramine par la bouche ne donne rien, et il ajoute te malheureusement il s\u2019en emploie de grandes cantités même à l\u2019hôpital;'il dit qu\u2019elle n\u2019est pas 1 stimulant cardiaque, mais respiratoire, et (mme stimulant respiratoire sa valeur, par la int de vue général, la chose devient plus com- .515 bouche, reste peu certaine; il demande s\u2019il y a eu hémoculture.Il félicite le docteur R.Amyot de publier le premier cas de pénicilline; il mentionne que les autres cas traités précédemment n\u2019ont pas été publiés faute d\u2019hémoculture positive.Il demande au docteur À.Bertrand s\u2019il y a du nouveau à ce sujet.M.Léonard ROUSSEL rapporte qu\u2019un interne a bu plusieurs centigrammes cubes de coramine sans aucune modification du rythme respiratoire ou cardiaque ni de la pression artérielle; il n\u2019y eut même pas de sensation subjective partieu- lière en rapport avec la prise du médicament.M.Jean-Louis LEGER demande si le Solu- Dagenan diffuse dans le liquide céphalo-rachidien.M.Albert BERTRAND dit qu\u2019il a essayé un nouveau milieu de culture au tryptophane qui a l\u2019air de promettre des résultats un peu meilleurs qu\u2019auparavant; il ajoute que l\u2019emploi si fréquent des sulfamidés est responsable pour le grand nombre d\u2019hémocultures négatives des dernières années.M.Roma AMYOT répond au docteur J.-L.Léger que le Solu-Dagenan diffuse dans le liquide céphalo-rachidien dans la proportion de 75% de la concentration sanguine; il dit qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019hémoculture parce que l\u2019on savait à quel microbe on avait affaire et que les résultats de ces épreuves ont été tellement inconstants; il croit que l\u2019aggravation clinique avait été due non pas à une diminution de pénicilline, mais à un blocage de l\u2019espace sous-arachnoïdien nuisant au drainage; il ajoute qu\u2019il a cessé rapidement la pénicilline parce qu\u2019elle est encore rationnée.Il admet avoir été sous l\u2019impression que la Cora- mine par la bouche avait de la valeur et regrette que ceux qui avaient eu de l\u2019expérience à ce point de vue n\u2019en aient pas fait part publiquement plus tôt.Le secrétaire adjoint du Bureau Médical, Léopold MORISSETTE.ee ++ SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Séance du 23 mars 1945 Augmentation de la teneur en acide ascorbique des tissus du rat blanc adapté au froid par L.-P.DUGAL et Mercedès THERRIEN Recherches sur la spécificité de l\u2019entraînement physique par L.BROUHA NÉCROLOGIE ee ee LE PROFESSEUR JOSEPH CAOUETTE, F.R.C.S.(C.) Après quelques semaines d'hospitalisation, M.le docteur Joseph Caouette, professeur de clinique gynécologique à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, est décédé dans sa soixantième année d'âge.Durant plus de trente ans, le docteur Caouette a exercé l'obstétrique et la gynécologie avec un rare talent qui laissera à ses patients le souvenir d\u2019un homme de grande délicatesse et à ses élèves celui d'un professeur averti et bon.Né en juillet 1885, il fit ses études classiques au Séminaire de Québec, B.A., 1907, et ses études médicales à l\u2019Université Laval, M.D., 1911.Après deux années d'études spécialisées à Paris, en obstétrique et en gynécologie, sous la direction -des maîtres Jean- Louis Faure et A.Brindeau, il revint à Québec où il exerça son art toute sa vie, tant en clientèle privée qu\u2019à l\u2019Hôtel-Dieu où il devint assistant de feu le professeur Siméon Grondin.En 1923, l\u2019Université Laval le nommait professeur agrégé à la Faculté de médecine puis, en 1929, professeur titulaire de clinique gynécologique et chargé du cours d'obstétrique.Durant vingt ans, il dirigea le Service de gynécologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Il était membre de la Société médicale des Hôpitaux universitaires dont il avait été président en 1942: membre de l'Association médicale du Canada; membre de la Société fran- caise de chirurgie de Paris; associé du Collège roval des médecins et chirurgiens du Canada (F.R.C.S.(C).Pierre TOBIN.J.-ALEXANDRE SAINT-PIERRE Le docteur J.-Alexandre Saint-Pierre est mort le 13 février 1945, dans sa soixante et onzième année.Retiré de la pratique active, depuis près de quinze ans, il n\u2019était donc connu que des plus de quarante ans.Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, après avoir fait son internat à l'hôpital Notre-Dame, il fut professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, chargé du cours: d\u2019histologie d'abord, puis du cours de pathologie chirurgicale.Les intérêts professionnels ne le laissèrent pas indifférent et il fut gouverneur du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec; il fut aussi président de la Société Médicale de Montréal Il s\u2019intéressa vivement à l\u2019enseignemen chez les gardes-malades et on lui doit un manuel d'anatomie, qui est encore en honneur dans un grand nombre des écoles d\u2019infirmières de la province.Le docteur Saint-Pierre laissera le souvenir d\u2019un honnête homme, d\u2019un grand chrétien et d\u2019un apôtre social.L\u2019Union Médicale du Canada, qui, de 1913 à 1921, a publié plusieurs articles du docteur Saint-Pierre, offre à Madame Saint-Pierre l'ex pression de la vive sympathie de ses directeurs et collaborateurs.Edouard DESTARDINS.LE DOCTEUR CHARLES-ARTHUR DÉSORCY Le docteur C.-A.Désorcv vient de mourir à l\u2019âge de 65 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal.Il avait exercé d\u2019abord à Saint-Octave-de- Métis, puis à Sault-Sainte-Marie.a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 LAURIN Complexe Végétal Régulateur du Système Circulatoire Sédatif Utéro-Ovarien PHYTOTHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE POSOLOGHIE : Une à trois cuillerées à dessert par jour, aux repas, pur ou dilué dans de l\u2019eau.\u2014 2 LABORATOIRES L.LAURIN, 86, Bould de Port-Royal, PARIS Fabricants et Concessionaires ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL 517 NOUVELLES XVIIIe CONGRÈS DE L'A.M.L.F.A.N.Les 3, 4, 5 et 6 septembre 1945, à Québec.Le XVIIIe Congrès de l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord aura lieu à Québec au début de septembre prochain.On se rappelle que la rencontre Churchill-Roosevelt, en septembre 1944, nous avait contraints de différer nos assises.Le président du Congrès, M.le professeur Charles Vézina, doyen de la Faculté de médecine, nous apprend que tout le programme scientifique qui avait été élaboré l\u2019an dernier sera intégralement repris et présenté.La médecine préventive et sociale, qui avait la place d'honneur, réunira les congressistes en séances plénières.Les trois sujets suivants y seront traités: l'examen médical périodique, la nutrition aux différents âges et le problème de l'habitation.Le matin, les séances d'études comprendront onze spécialités: médecine, chirurgie, hygiène, phtisiologie, anesthésie, radiologie, pédiatrie, orthopédie, médecine militaire, ophtalmologie et urologie.Ainsi, le programme couvrira tout le champ de la médecine et permettra à chacun d\u2019y trouver un intérêt scientifique personnel.Comité du Congrès M.le Dr Charles Vézina, F.R.C.S.(C); Secrétaire: M.le Dr Jean-Baptiste Jobin, F.R.C.P.(C); Trésorier: M.le Dr Charles-Auguste Gauthier, M.D.Pierre JOBIN.Président: ee ++ LE PROFESSEUR RENE CRUCHET A MONTREAL Nous avons eu le plaisir et le privilège de recevoir, à Montréal, le professeur René Cru- chet, de Bordeaux, qui est venu, grâce à l\u2019invitation de l\u2019Institut Franco-Canadien, donner des cours à l\u2019Université de Montréal.En voici le programme: 1.le 16 mars, à 4 h.: La croissance psychique 'X de l'enfant, de la naissance à la puberté, À et l'adolescence (lère partie).2.le 17 mars, à 11 h.: La croissance psychi que de l'enfant, de la naissance à l puberté et l'adolescence (2e partie).3.le 19 mars, a 4 h.: La psychologie de l'enfant et ses rapports avec les maladiesj nerveuses et mentales.1 4.le 20 mars, a 4 h.: La psychanalyse et la psychothérapie dans l'enfance.| 5.le 21 mars, à 4 h.: Rôle de la psychanalyse) dans les mauvaises habitudes chez Fen | fant.| 6.le 22 mars, a 4 h.: L'enfance délinquante.7.le 24 mars, à 11 h.: Qu'est-ce que Phys.térie ?Ces conférences ont eu lieu à l\u2019Université de Montréal, dans la salle H 4 8.le 22 mars, a 11 h., à l\u2019Hôpital Ste-Justine: De la curabilité de la méningite tuberculeuse.9.le 23 mars, a 5 h., à l\u2019Université de Mont- | réal, invité de La Société Médicale de) Montréal: La méthode en médecine.| 10.le 26 mars, à 11 h., à l\u2019hôpital Notre- « Dame: Les rythmies du sommeil.' 11.le 27 mars, à 11 h., à l\u2019Hôtel-Dieu: Consi- h dérations sur la thérapeutique par la phylaxie.Nous avons assisté à l\u2019une de ces leçons, et il nous fait plaisir de rendre hommage à notre éminent collègue pour la maîtrise avec laquelle il a traité le sujet de sa deuxième conférence, la seule à laquelle nous ayons pu assister.Nous savons, par des témoignages nombreux, que toutes les autres ont été très sui- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 519 LES ALGIES RHUMATISMALES et SYNDROMES DOULOUREUX Complexe médicamenteux de Po- lysalicylates, Soufres, Calcium, Thyroïde et Parathyroïde, en capsules glutinisées, ne se dissolvant que dans l\u2019intestin.PUISSANT MODIFICATEUR DU TERRAIN RHUMATISMAL POSOLOGIE.\u2014 Pour obtenir les meilleurs résultats, prescrire: 12 Capsules par jour pendant 4 jours, afin d\u2019obtenir I'effet de saturation et la cessation des douleurs.Continuer ensuite 3 raison de 6 ou 8 capsules par jour aussi longtemps que nécessaire.Ne jamais dépasser 2 capsules toutes les heures ou toutes les 2 heures.PRESENTATION: En flacons de 100 Capsules.~ SULFOSALY Échantillon sur demande.ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE 209 Est, rue Sainte-Catherine, Moniréal. \\ 520 vies et très brillamment exposées.Nous l'en félicitons.Voici quelques renseignements succincts sur sa carrière.Le docteur René Cruchet, professeur à la Faculté de Médecine de Bordeaux, élève du professeur Pitres, lui-même collaborateur de Charcot, est surtout connu dans le monde médical pour ses travaux en neurologie.Il porte à son actif la découverte de l'encéphalite épidémique, appelée partout « maladie de Cruchet », et la première description du « mal des aviateurs », dont le nom est resté dans la science médicale.Son Traité des Torticolis spasmodiques est classique, ainsi que ses ouvrages sur les tics.Il a étudié particulièrement les troubles du sommeil et a fait connaître ce qu\u2019il a appelé les «rythmies du sommeil », curieuse anomalie, inconnue jusqu\u2019à lui.Il a montré l\u2019intérêt de la « phylaxie », comme méthode de préservation des maladies.Il a également repris dans une série de mémoires du plus haut intérêt la question de la « transfusion du sang de l\u2019animal à l'homme ».\u2018 Ses nouvelles idées sur l\u2019hystérie, qu'il a été un des premiers à défendre contre la doctrine de la Salpêtrière, il y a 40 ans, sont aujour- d\u2019hui confirmées par les recherches les plus récentes.Appelé à la clinique des maladies des enfants, il a complètement rénové la neurologie infantile, s\u2019est notamment attaché à l'enfance délinquante et anormale, à ses perversions, au freudisme, etc.Il a été l\u2019initiateur et le directeur de la « Pratique des maladies des enfants », important traité en neuf forts volumes, chez Baillière et Fils, à Paris.Fin lettré, il a été président de l\u2019Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts, de Bordeaux.Chargé de multiples missions à l\u2019étranger, surtout en Angleterre, aux Etats- Unis et au Canada, il a fait une série de conférences, en français ou en anglais, sur les questions scientifiques qui lui sont personnelles.Appelé en 1938 comme « Visiting Professor » à l\u2019Université d\u2019Etat de la Louisiane, il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 y a parlé de «la médecine et des médecins dans la littérature française », leçons publiées en 1939 par la « Louisiana State University Press ».Ce médecin distingué, dont l\u2019esprit est ouvert à toutes les disciplines générales, a soutenu tout récemment, en mars 1942 dernier avec grand succès, une thèse de doctorat ès lettres sur « la méthode en médecine », ouvrage considérable qui a pris place à Paris dans la bibliothèque de philosophie contemporaine.On lui doit encore diverses œuvres de caractère historique: Les Universités allemandes au XXe siècle; La conquête pacifique du Maroc, couronnée par l\u2019Académie Française; Au Canada, vieille terre française et En Louisiane, légendes et réalités.De Montréal, le professeur Cruchet se rend à Québec où il donne conférences et leçons.Nous analyserons prochainement son livre sur « La méthode en médecine », où il montre que la méthode d'observation des anciens a donné des résultats merveilleux qui n\u2019ont guère été dépassés par le moderne, même nos contemporains.| Le professeur Cruchet s\u2019exprime avec une facilité et une finesse remarquables.Il est un érudit autant qu\u2019un savant maître.LeSAGE.NOMINATIONS A LA FACULTE DE MEDECINE DE L'UNIVERSITE LAVAL (Québec) Pédiatrie M.le docteur Marcel Langlois devient titulaire du cours théorique de pédiatrie tandis que le professeur Donat Lapointe, qui était titulaire du cours théorique et de la clinique - pédiatrique, ne conserve que le titulariat de l\u2019enseignement clinique à l'hôpital de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.Le professeur Langlois a obtenu le baccalauréat ès arts en 1922 et le doctorat en médecine en 1927, de l\u2019Université Laval. La logistique, science qui consiste \u2018à envoyer le nombre exact d'hommes à l\u2019endroit exact avec l'équipement exact et à l'heure exacte\u201d a été perfectionnée au cours de cette guerre à un degré sans précédent.« Concurremment, et soutenant notre effort de guerre, le bon jugement nature! des Canadiens leur a dicté la manière exacte de dépenser au moment exact.« Au lieu d'acheter davantage de douceurs pour eux-mêmes et leurs familles, la majorité des Canadiens mettent leurs ressources en commun .avec intérêt .pour acheter un plus grand nombre des armes qui aideront à assurer la victoire.Pour le 8ème Emprunt de la Victoire, ils ont réglé leurs achats de façon à asséner le coup de grâce à l'ennemi.« Une obligation de $50, $100 ou $500 de plus, achetée maintenant, représente une dépense exacte » au moment exact, WILLIAM R.WARNER & CO.LTD., 727 KING ST.W., TORONTO 1, CANADA FONDÉE EN 1856 522 Il a été successivement chef de travaux de laboratoire à l'Hôtel-Dieu, 1927-1928; assistant étranger à la Faculté de médecine de Paris, 1928-1929; assistant à la Crèche Saint- Vincent-de-Paul de 1929 à 1933; chargé du Service de Pédiatrie à l'hôpital du Saint-Sa- crement en 1929; chef de clinique en 1933 et professeur agrégé en 1938.Il est membre correspondant de la Société de pédiatrie de Paris; spécialiste agréé au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada; membre de la Société de pédiatrie de Québec, de l\u2019Institut canadien des Affaires internationales et de la Canadian Society for Study of Diseases of Children.Médecine opératoire Le docteur François Roy est nommé titulaire de médecine opératoire en remplacement de feu le professeur Achille Paquet.Le professeur François Roy a obtenu les titres suivants: B.A., Laval, 1924; M.D., Laval, 1929; licencié du Board of Registration in Medicine of the Common-Wealth of Massachusetts, 1931; assistant a la clinique chirurgicale de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, 1932; bibliothécaire de la Faculté de médecine, 1932- 1935; professeur agrégé, 1938; chargé du cours de médecine opératoire, 1943.Il fit des études spéciales de chirurgie en France, de 1935 à 1936, puis aux Etats-Unis, de 1936 à 1937.Il est membre de la Canadian Medical Association et spécialiste en chirurgie du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.Création d'une chairz d\u2019anesthésie Le docteur Fernando Hudon, chargé de cours Considérant l'importance prépondérante que prend l\u2019anesthésie dans l'exercice de la médecine moderne, particulièrement en chirurgie, l\u2019Université Laval vient de créer, en décembre dernier, une chaire d\u2019anesthésie.Mgr le recteur a nommé M.le docteur Fernando Hudon chargé du cours d\u2019anesthésie.Originaire de l\u2019Islet, le docteur Hudon a ob- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 tenu son baccalauréat és arts en 1927 au collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière (affilié à Laval).Il fit ses études médicales à Québec, obtint la médaille d\u2019or de l\u2019internat, la mé daille de bronze du lieutenant-gouverneur et le doctorat en médecine avec très grande distinction en 1932.Aprés une année de résidence à l\u2019Hôtel-Dieu, il alla se spécialiser en anesthésie à l\u2019Université Columbia, New- York, puis revint à l\u2019Hôtel-Dieu en 1934 et, depuis ce temps, il se consacre entièrement à l\u2019anesthésie.En 1940, l\u2019Université l\u2019a nommé professeur agrégé à la Faculté de médecine, en même temps qu\u2019il devenait chef du Service d\u2019anesthésie à l\u2019Hôtel-Dieu.Il est spécialiste en anesthésie du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada: vice-président du Collège international des anesthésistes, membre de la Société américaine d\u2019anesthésie, et directeur de la Société canadienne d\u2019anesthésie.Pierre JOBIN.COMITÉ PROVINCIAL DE LA DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE À la réunion annuelle du Comité, le docteur Roland Desmeules, surintendant médical de l'hôpital Laval, a été élu président en remplacement du docteur J.-A.Vidal.À la vice-présidence, on élut le docteur Adé- lard Groulx, directeur du Service de Santé de Montréal.Les autres membres du comité, tous réélus, sont MM.les docteurs J.-A.Vidal, J.-A.Couil- lard, J.-A.Jarry, Jean Grégoire, G.-G.Wher- rett, A.-R.Foley.Hervé Beaudoin, Gérard Mi- chaud, Hugh E.Burke, D.MacDonald, Lasalle Laberge, Fernand Hébert.Au cours de cette réunion, le docteur Vidal et le docteur G.Grégoire présentèrent un rapport par lequel ils insistèrent surtout sur l\u2019urgence d\u2019augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux pour tuberculeux.La province de Québec aurait besoin actuellement de 7,500 à 8,000 lits pour le traitement de la ji it i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 523 La pellicule sanguine révèle ce qu\u2019il faut faire |! pour les patients anémiques Qund les globules rouges sont petits et les globules ment, beaucoup de sels habituellement employés, : phes d\u2019une grosseur anormale, le Ferrochlor E.B.S.comme le carbonate ferreux, réagissent de telle façon k ggorte vite une amélioration.Ordinairement, les qu\u2019ils utilisent l\u2019acide hydrochlorique de l\u2019estomac | mlications à base de fer présentent deux dif- \u2014 une chose grave dans les cas d\u2019achlorhydrie qui | ltés.Premièrement, le fer ferreux précipite accompagnent si fréquemment l\u2019anémie.» leprotéines, ce qui dérange la digestion.Deuxième- \u201c© Dans le FERROCHLOR E.B.S., l\u2019emploi de chlorure \u201c ferreux surmonte ces deux difficultés.Etant un sel ferreux, il ne précipite pas les protéines; étant un chlorure, il ne peut pas se mélanger avec l\u2019acide hydrochlorique de l\u2019estomac.L\u2019addition de Vitamine B, améliore la tonicité musculaire du patient, et fait qu\u2019il se sent mieux \u2014 ce qui est important pour le succès du traitement.Les chimistes E.B.S.ont, de plus, attaqué avec succès le problème qui consiste à empêcher une solution aqueuse | de chlorure ferreux de s\u2019oxyder et de prendre une forme | Ÿ ferrique.Des échantillons datant de plus de quatre ans , N\u2019indiquent toujours aucune trace d\u2019ions ferriques.Le Ferrochlor E.B.S.est indiqué dans les cas d\u2019anémie hypochromique microcytique.L'on croit aussi de plus en plus qu\u2019il devrait être administré couramment pendant la dernière période de la grossesse afin de s\u2019assurer que les bébés naissent avec une réserve suffisante de fer et prévenir l\u2019abaissement de l\u2019hémoglobine qui se produit s1 souvent pendant la première année de l\u2019enfance.am ar We.\u20ac 2 FERROCHLOR E B.; With Vitamin Bi \u2018Each fluid ounce contains 18 or eX ferrous Chl Joridé 2000 wnt Vitamin B,.; Indications-An acmias Nutritione! 0 = infants and adults, dopa hel à Ckromic\u2019anaemip of presne a: fs.chlorosis: amenorrhea: menorrbagis; JE FERROCHLOR E.B.S.AVEC VITAMINE B! - Se vend sous forme liquide ou en comprimés Liquide: Contient 16 grains de chlorure ferreux et 2,000 unités Internationales de Vitamine B, par once liquide.En bouteilles d\u2019une livre.de 80 onces et d\u2019un gallon.Comprimés: Chaque comprimé représente 2% grains de chlorure ferreux combinés avec 200 unités Internationales de Vitamine B.En flacons de 100, 500 et 1.000 comprimés.Le FERROCHLOR liquide ou en comprimés, sans Vitamine B., se vend aussi dans le même genre de » ogan Ave.- TORONTO 6, - Ontario bouteilles et de flacons que ci-dessus.# | maison E.B.S., fondé 1879, i tie t , eon Oe Or et une maison entiéremen SPÉCIFIEZ E.B.S.SUR VOS ORDONNANCES 524 tuberculose.Le comité recommande, en plus, dans son rapport, la gratuité de l\u2019hospitalisation, l'assistance aux familles dont le chef doit être traité, le classement des malades selon leur degré de curabilité et la nomination d\u2019un directeur provincial dirigeant l\u2019organisation de la lutte contre la tuberculose dans toute la province.Enfin, le comité insiste sur l\u2019importance du dépistage précoce de la tuberculose et sur l'organisation efficiente des moyens propres à opérer ce dépistage.+ + LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Session 1945 \u2014 8e séance Hôp.de la Miséricorde, 1051, rue St-Hubert Le dimanche, 8 avril 1945, à 9 h.30 du matin « DIMANCHE DU PRATICIEN » Travaux scientifiques: « Présentation de malades.» a) Décalcification de la grossesse: M.Léon Journet.b) Syphilis et grossesse: M.Jacques Gagnon.c) Coxalgie et grossesse: M.Emile Hébert.d) Lithiase rénale et grossesse: M.Robert Cailloux.e) Varices et grossesse: M.Hector Ricard.f) Cystite purulente gravidique: M.Gérard Léonard.g) Cardiopathie et grossesse: M.Jean-B.Lebel.h) Rupture de la symphyse pubienne à l\u2019accouchement: MM.Alcidas Ricard, A.Dansereau.1) Sécrétions vaginales avant et après accouchement: M.Jean Champeau.1) Bassin rétréci: MM.Hector Sanche, Gérard Belanger.Symposium sur l'alcoolisme chronique à la Société Médicale de Montréal Mardi soir, le 24 avril prochain, à 8 h.30, les membres de la Société Médicale de Montréal se réuniront à l\u2019'amphithéâtre du Jardin Botanique.sous la présidence du doc- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 teur Paul Letondal, pour étudier le problème - de l'alcoolisme chronique.Le point de vue biologique sera trait par le docteur Jean-Marie Roussel, médecir légiste; le point de vue clinique par le doc teur Roma Amyot (de l'hôpital Notre-Dame) le point de vue social par le R.P.Paul Ra cine, s.j.(de la revue Relations).Tous les médecins sont cordialement in vités à assister à ce symposium, qui fait suite à la résolution adoptée le 4 mars dernier par la Société Médicale, pour intensifier la lutte contre l\u2019alcoolisme.VŒU DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL DANS LE BUT D'INTENSIFIER LA ! LUTTE CONTRE L'ALCOOLISME Voici le texte de la résolution adoptée par les membres de la Société Médicale de Montréal, le 4 mars 1945, à l\u2019hôpital Saint-Luc.« Attendu que la lutte contre l\u2019alcoolisme est une question nationale; | «Attendu que la consommation des boissons alcooliques augmente, de façon inquiétante, depuis quelques années dans lai province de Québec; « Attendu que l'alcoolisme joue un rôle im-: portant dans l\u2019éclosion des maladies vénériennes, de la tuberculose, et contri-h bue à maintenir le taudis; « Attendu que l'alcoolisme détermine des lésions graves de l'estomac, du foie et duj système nerveux qui abrègent l'existence; « Attendu que l'alcoolisme a des conséquences sur la descendance et constitue une des causes les plus importantes des troubles mentaux et des malformations 'congéni-!» tales; «Il a été résolu à l\u2019unanimité, lors de la dernière séance de la Société Médicale | tenue, sous la présidence du docteur Paul Letondal, à l\u2019hôpital Saint-Luc, le 4 mars 1945, sur proposition du docteur Origène Dufresne, secondée par le docteur Jean Denis, de recommander à l\u2019ho- | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 a ER, ci.ANABILE CHOLERETIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u201c\u2018tabule\u2019 titrée a 5 grains de bile de boeuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 d'Anabile équivaut à environ 4 cc.de bile de boeuf fraiche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n'y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE A doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MEDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE 525 IRWIN NEISLER & CO.FONDEE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d « 2 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL 526 norable Maurice Duplessis, premier ministre de la province: a) de déclencher une vaste campagne d\u2019¢- ducation anti-alcoolique par le film, les conférences, la radio, au moyen de tableaux scolaires, de dépliants, de fascicules, etc.; de faire observer rigoureusement tous les termes de la loi des liqueurs; de diminuer le plus possible les débits d\u2019alcool à Montréal.» b) NOUVEAUX CHEFS DE SERVICE A L'HOTEL-DIEU DE QUEBEC Messieurs les docteurs Fernando Hudon et de la Broquerie Fortier, chargés de cours, l\u2019un d\u2019anesthésie à la Faculté de médecine et l\u2019autre de puériculture à la Faculté des Sciences sociales, viennent d\u2019être nommés chefs de Service à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Le docteur Hudon, qui s\u2019occupe exclusivement d\u2019anesthésie depuis 12 ans et qui a déjà deux assistants, le lieutenant-médecin André Jacques, R.C.A.F., et le capitaine Bernard Paradis, R.C.A.M.C,, dirigera le nouveau Service d\u2019anesthésie.Le docteur Fortier, dont nous annoncions récemment la nomination au Conseil de l\u2019Ecole du Service social de la Faculté des Sciences sociales, s\u2019occupait, depuis sept ans, du département de pédiatrie de l'Hôtel-Dieu.Ce département, qui était sous la direction du Service de médecine, devient autonome et le docteur Fortier en est le chef.Nos félicitations aux deux nouveaux chefs de Service à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.+ ++ LA LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE À QUÉBEC M.le docteur Emile Gaumond, professeur de dermato-syphiligraphie à l\u2019Université Laval et chef de Service à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, sous les auspices du Ministère provincial de la Santé et du Bien-Etre social, et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 avec son généreux concours pécuniaire, a mi sur pied, depuis 1940, un organisme qui a déjà donné des résultats tangibles dans la lutte antivénérienne à Québec.[ La loi provinciale, dite « Loi des maladies} vénériennes » et sanctionnée en mars 1941,, par la coercition qu\u2019elle permet d'exercer sur les prostituées et les vénériens, a grandement j favorisé l\u2019accomplissement de cette lutte à| portée sociale profonde.La fermeture desf : maisons de prostitution (1943) jointe a laf] coopération des autorités policières, judiciaires, militaires et sociales, a permis aux médecins d'accomplir une tâche vraiment efficace dans le dépistage et le traitement des mala-: dies vénériennes.La loi nomme « directeur de la lutte anti- vénérienne » le directeur médical de la division des maladies vénériennes du ministère de la Santé et du Bien-Etre social de la province de Québec.Elle entend, par maladies vénériennes, la syphilis, la blennorragie, le chancre mou, et la lymphogranulomatose inguinale.Elle stipule que tout médecin doit déclarer au directeur chaque cas de maladie vénérienne qu\u2019il a sous ses soins; ce premier rapport est anonyme, mais si le patient refuse ou néglige de suivre son traitement, le médecin doit en avertir le directeur en dévoilant alors nom et adresse.Dans ce cas, le directeur exige un nouvel examen médical, ordonne l'isolement et même la détention aussi longtemps qu\u2019il le faudra pour que le patient reçoive le traitement requis et ne soit pas susceptible de propager l'infection.Lorsqu\u2019une prostituée est appréhendée, elle est immédiatement soumise à un examen médical; s\u2019il y a infection, elle est incarcérée pour la durée du traitement et c\u2019est le médecin qui détermine le moment de sa libération, c'est- à-dire quand le danger de contamination est disparu.Enfin, toute personne qui, sciemment ou par négligence, communique une maladie vénérienne à une autre personne est passible d\u2019une amende n\u2019excédant pas deux cents ps Ty - ae = Dania 2 IS = == o£ \u2014 pe ome te marre ade yrennd ad A = = FE = \u2014 = = sa = = = i Res = = gt i S 2 = A & = 3 = ad i$ $ ee y Se Se oy i SAN A 3 M = = = a \u20ac $ =.x > ss NX 9 3 ho) kd STE a s RN N sx se bed = 5 = i ô = & a W- re se $ 2 = on + mo + 3 X = ci se ,_ ae 4 a, $ LL = : X ss 5 = : $ a 3 $ St y $ SE A SS = AS = à S À if = ES WA = > Ç se $ 33 = x 5 = er = = a ë md À WR > % or # ce = = À a *% a =.= = 3% i = $ ES $ 2 3 8 3 3 > oF \u20ac Ê .= SN sa Sl oN Ig = = $ i < Ss ==.Ë x - 3 ® 5 W fe 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système de liaison entre ce dernier service et les autres organismes qui poursuivent un but de relèvement social.L'enseignement de la dermato-syphiligra- phie à la Faculté comprend non seulement la pathologie et le traitement, mais aussi la prévention des maladies vénériennes.Cinq leçons sont consacrées exclusivement à la prophylaxie.Les étudiants sont ainsi instruits des données sociales du problème, et ils complètent leur formation par un stage de six à huit semaines au dispensaire de l\u2019Hôtel- Dieu.Jusqu\u2019en 1940, le traitement de la syphilis était limité à son aspect médical.Depuis l\u2019institution du Service médico-social, que le professeur Gaumond a obtenu du ministère de la Santé et du Bien-Etre social, des infirmières spécialisées et entraînées ad hoc font du patient un partenaire précieux dans la lutte antivénérienne parce qu\u2019elles le suivent, l\u2019instruisent, l\u2019encouragent et le relancent même jusque chez lui s\u2019il se néglige un tant soit peu.Ces infirmières, en précisant les origines du mal et en éduquant le patient, cherchent à enrayer la contagion, à en diminuer les conséquences familiales et sociales.Elles participent ainsi, d\u2019une manière éminemment efficace, à la lutte contre les maladies vénériennes, tout autant qu'à leur prévention; elles exercent un rôle de premier plan en « humanisant le traitement médical », c\u2019est-à-dire qu\u2019elles permettent à la science médicale d\u2019atteindre à sa pleine signification sociale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 Ce Service médico-social ne s'étend pas se lement aux Services hospitaliers et aux dispen saires antivénériens mais aussi à la Cliniq prénatale de l\u2019Assistance maternelle, à la pri son des femmes, à celle des hommes et mêmg aux Services médicaux de l\u2019armée canadienn de la division No 5.Certaines démarches so facilitées par la coopération du Service social de la Sûreté municipale qui, par son exp rience et son autorité, offre une aide précieu dans le dépistage des prostituées.Les résultats, d\u2019ailleurs, sont probants méritent d\u2019être cités: dans la division milÿ} taire No 5, le nombre des vénériens chez 1 militaires est passé de 202 par 1,000 hommes f en 1940 à 27 en 1944.Dans le civil, les hôpi taux du Saint-Sacrement, de l\u2019Hôtel-Dieu, de Ë: Saint-Michel-Archange, de l\u2019Enfant-Jésus, d Parc Savard, de Saint-François-d\u2019Assise, de 1 Clinique Roy-Rousseau, de la Crèche Saint: Vincent-de-Paul, de la Miséricorde, de Laval et du Jeffery Hale font partie de l\u2019organisation | antivénérienne; à titre d'exemple, le Bordet- Wassermann, fait en série à tous les malades hospitalisés, a donné un pourcentage de 3% de réactions positives, décelant ainsi autant de syphilis ignorées.Le nombre total de syphilitiques traités en 1943 dans les hôpitaux et les prisons est de 1,137, chiffre imposant qui indique, non pas que les cas récents augmentent mais que le dépistage est mieux fait.C\u2019est, en définitive, le dépistage des cas ambulants de maladies vénériennes qu\u2019il importe de faire pour enrayer le mal à sa source; le traitement sera toujours possible, sinon facile, mais quand on songe que, en 1943, 76% des femmes qui sont pas- \u2014\u2014\u2014 ar parer sées par la prison étaient des vénériennes, on\u2019 comprend toute l'importance du Service médico-social dans la lutte antivénérienne.Du reste, en décembre 1943 et en mai 1944, au cours des conférences nationales tenues à Ottawa sur les maladies vénériennes, les résultats obtenus à Québec ont été cités à l'honneur. 529 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 dy yg; (ly À Le ety RY ta = Ich > À A Ice.S 4 & 0 % = $ = pré 2e J = i 5 bay q = 2 = > $ on , s Yi = \u20ac hoy ly # Ÿ $ À ee If ; 3 ui # ty el pt Hr RE = ne ; ot pr i pin?a bE 2 ll e a à Ë \u20ac CF Il 7 7 f fut i i JL Ë ESIQ 5 [ : ON i i es compumes grippol emploient pour soulager x ce mptomes ompagnan humes, gr i tonc te me des foins, | a sthme que % ma es névralgie EE c ÿ zi 2 sy 2027, AVENUE DU OLLEG Ea vr La SEE 4 Gi SUG i Ch i PEE BRE 5 Ei 530 SOCIÉTÉ MÉDICALE DE VALLEYFIELD A la réunion du 8 mars 1945 de la Société Médicale de Valleyfield et des districts environnants, le contérencier invité était le docteur Gérard Casgrain, médecin de 1'Hotel- Dieu de Montréal.Il fit une causerie sur « L\u2019Allergie ».La séance était sous la présidence du docteur Aimé Leduc.+ + EN HOMMAGE A JAMES EWING Le docteur Elise D.-S.L\u2019Espérance préside un comité de souscription dont l'objet est d\u2019obtenir $150,000 pour ériger le James Ewing Hospital Memorial.Le revenu de ce fonds doit servir à l\u2019étude et aux recherches sur le cancer et les maladies associées et 1l doit être mis à la disposition des étudiants et des diplômés de l\u2019'Université Cornell.Au moins deux conférences annuelles doivent être prononcées, sous ce patronage, et elles doivent porter sur les acquisitions récentes en cancérologie.+ + COURS POSTSCOLAIRES À L'UNIVERSITÉ COLUMBIA L'Ecole de Médecine postscolaire de New- York organise, pour les mois d\u2019avril, mai et juin 1945, plusieurs séries de cours à l'usage des médecins praticiens.Ceux-ci porteront sur les acquisitions nouvelles en gynécologie (4-9 juin), sur l\u2019arthrite et les troubles rhumatoïdes associés (9-13 avril), sur la neuro-psy- chiatrie en clientèle: diagnostic et traitement (9-13 avril), sur la physiologie pathologique et ses aspects chimiques et fonctionnels (16-20 avril), sur la neuro-psychiatrie infantile (16- 21 mai), sur les acquisitions récentes en pédiatrie (23-28 avril et 4-9 juin), sur la physiothérapie (23-27 avril), sur l\u2019orthopédie courante (30 avril-5 mai), sur la dermato-syphili- graphie pratique (30 avril-5 mai), sur le diagnostic et le traitement des lésions trauma- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 tiques (7-12 mai), sur l\u2019électrocardiographie (14-18 mai), sur le diabète, la néphrite et hypertension (21-25 mai).Pour terminer ces courtes séries, il y aura un symposium en médecine, du 11 au 22 juin 1945.JOURNAUX MEDICAUX MICROFILMES Pour parer à l'insuffisance de littérature médicale en Chine, on a récemment microfilmé 84 journaux médicaux.Ils ont été filmés en .entier et expédiés en Chine par avion; quatorze copies ont été tirées de chaque revue.Ces microfilms médicaux suppléent à l'indigence de volumes et sont 'unique source de notions médicales modernes, mises à la portée du personnel enseignant et des élèves de l'Ecole d'Entraînement spécial de Tung-An, dans la province de Hunan.\u2014\u2014\u2014; LE PAPE PARLE AUX MÉDECINS Nous relevons dans Relations, mars 1945, les notes suivantes: «Devant un groupe de cent vingt médecins des armées alliées, le Souverain Pontife a insisté sur le lien qui rattache la profession médicale à l\u2019ordre moral et la place « à l\u2019intérieur de l\u2019orbite de l\u2019ordre moral ».« Que ce soit dans son enseignement, dans les avis qu\u2019il donne, dans les traitements qu'il prescrit ou les remèdes qu\u2019il recherche, le médecin ne peut sortir des bornes de l\u2019ordre moral ni se désolidariser des principes fondamentaux de la morale et de la religion.« Votre présence, messieurs, rappelle Vivement à mon esprit une parabole narrée il y aura bientôt deux mille ans par le Christ, le divin Médecin.Cette histoire du Bon Samaritain, par une convenance frappante, nous a été conservée par saint Luc, qui était lui- même médecin.» Après avoir rappelé le sujet de la parabole, Sa Sainteté a ainsi continué: « La mise en | ' x L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 531 .\u2019 UNE ÉTUDE D'ARISTIDE MAILLOL; REPRODUITE DU LIVRE ILLUSTRE \u201cMAILLOL\", PUBLIE PAR LA HYPERION PRESS AU MOMENT DE LA oid Que les symptômes soient graves ou bénins, tous les cas de ménopause peuvent être traités efficacement par ces oestrogènes naturels, actifs par voie buccale\u2014\u201c\u201cPrémarine\u201d\u201d (No 866), dans le traitement des troubles graves; \u201cPrémarine\u201d Demi-dose (la nouvelle teneur, No 867), lorsque les symptômes sont moins fortement accusés; \u2018\u201cEmménine\u201d, dans le traitement des troubles bénins.\u201cPREMARINE\".\" EMMÉNINE\" oestrogènes conjugués (chevalins) oestrogènes conjugués (placentaires) Comprimés No 866\u2014Comprimés No 867 Comprimés No 701\u2014 Liquide No 927 DE PROVENANCE NATURELLE < SOLUBLES DANS L'EAU « BIEN TOLEREES D'EMPLOI SÛR + PROCURENT UNE SENSATION D'EUPHORIE 249F AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE + Biologistes et Pharmaciens * MONTREAL, CANADA 532 scène peut être différente de celle qui est commune à votre expérience professionnelle, mais l'esprit de dévouement prompt et généreux, l'esprit d\u2019abnégation de soi-même dans l'intérêt des autres, l\u2019esprit de tendresse et d\u2019amour, tel est l\u2019esprit qui caractérise aussi votre profession à tous les moments de l\u2019histoire humaine.Ce qui souffre entre les mains du médecin, c\u2019est une créature de Dieu, un homme comme lui-même, qui a une mission à remplir et qui a un rendez-vous avec l\u2019éternité.« Aussi le médecin, appelé directement a guérir le corps, doit-il souvent prendre les décisions, donner des avis et formuler des principes qui affectent l\u2019âme de l\u2019homme et sa destinée éternelle.Voilà pourquoi la médecine est une carrière sublime et pleine de hautes responsabilités.» + ++ PRIX NOBEL DE MÉDECINE ET DE PHYSIOLOGIE Les docteurs Doisy et Dam ont obtenu le Prix Nobel de Médecine pour 1943, à cause de leurs travaux fondamentaux sur la Vitamine K.Le docteur Doisy est professeur de biochimie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Saint-Louis; le docteur Dam est professeur de biochimie à l\u2019Institut de Technologie de Copenhague (Danemark).Les docteurs Erlanger et Gasser ont reçu le Prix Nobel de Physiologie pour 1944, grâce à leurs recherches d\u2019électrophysiologie nerveuse.Le docteur Erlanger est professeur de physiologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Washington et le docteur Gasser est directeur de l\u2019Institut Rockefeller, à New-York.Chaque Prix Nobel est d'environ $29,000.00, somme à diviser entre les récipiendaires.ee ++ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 CONSÉQUENCES DE LA SCARLATINE La scarlatine tue cinquante personnes par an Contrairement à la rougeole le germe de la scarlatine est assez vivace qu\u2019il peut être transporté à distance.C'est dire qu\u2019elle se communique par contagion indirecte.Dans la province de Québec, elle cause une cinquantaine de décès par année.C\u2019est pourquoi la déclaration de la scarlatine est obligatoire.Cette maladie exige la désinfection des locaux et des objets de literie.L'isolement du malade est péremptoire et doit s'exercer durant quatre semaines.La scarlatine prend des formes très compliquées.Elle peut avoir des conséquences graves.Voici ce qu\u2019en dit l'épidémiologiste de la province: « Depuis que la scarlatine a perdu de sa malignité et que la science médicale a trouvé de nouveaux moyens pour traiter cette infection, on est trop porté à négliger les mesures de prévention et l\u2019isolement du malade.Cette négligence occasionne des cas secondaires qui devraient être évités.Les complications de la scarlatine sont bien connues: ce sont la néphrite, le rhumatisme scarlatin et la surréna- lite.«La néphrite, ou maladie de reins, condamne le sujet qui en est atteint à un régime sévère pour toute la vie.Cette complication a plus d\u2019importance encore chez les personnes du sexe féminin, car, à l\u2019occasion d'une grossesse, elles seront vouées à l\u2019albuminurie et | exposées à mourir d\u2019éclampsie.« Le rhumatisme scarlatin, lorsqu'il trouve un terrain favorable, est suffisant pour rendre la vie bien monotone.La surrénalite, moins connue, est une complication survenant dans une glande à sécrétion interne qui coiffe le rein.Cette maladie est très sérieuse et abrégera \u2014o\u2014 certainement les jours de la personne qui en est atteinte.» 533 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1945 fn Ki Ug k EPJN 3 J HED RINE] INE % SULFANI EEE RE: Il P ROCA N E ly 2, © Ç I 7 < i 2 I 4 2 a QUAT.RE PAR JQ a \u2018 ID TON CV POUR: INSTILLATIONS, ET PULVÉRISATIONS RHIN Po Git gu ü w won soctéré Di PANSI RPOREE : 68 OUEST HERBROOK MONTREAL 534 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ANTISEPSIE De l\u2019obstétrique aux usages généraux \u2018 Un désinfectant général doit présenter une \u2018 activité certaine contre la plupart des organismes pathogènes les plus importants et, au moins, \u201c contre les trois suivants: le bacille de la typhoïde, \u2018le staphylocoque et le streptocoque.Bien plus, \u2018 toute prétention à cet effet doit être appuyée sur \u201c des essais destinés à démontrer son activité dans \u2018les conditions particulières énoncées dans les \u201c prétentions avec lesquelles on le présente.L'acti- \u201c vité en présence du sang, du sérum et d'autres \u201c substances organiques est très importante, car un \u2018 grand nombre de désinfectants sont inopérants \u201c en ces conditions\u2019.* Parmi les premiéres recherches effectuées avec le \u2018Dettol\u2019, une des plus importantes fut I\u2019étude de sa puissance bactéricide contre les streptocoques hémolytiques, cause de la plupart des infections puerpérales et sa capacité de présenter un obstacle permanent a la réinfection par ces mémes organismes.Sous ce rapport, il se révéla beaucoup plus sûr que tout autre antiseptique auquel il fut comparé.Il éliminait complètement les organismes nocifs en une minute et demie; sur l'épiderme traité, il formait une couche protectrice qui empêchait la réinfection pour une période de cinq heures; ses applications répétées à pleine concentration se révélaient inoffensives; sur une peau fraîchement égratignée ou sur la membrane muqueuse du vagin, il ne causait aucune douleur ni irritation.A T'hopital \u201cQueen Charlotte's\u201d, le grand hôpital de maternité de Londres, son adoption fut suivie par une baisse de plus de 50% dans l'indice des infections par streptocoque hémolytique.t Aujourd\u2019hui, le \u2018Dettol\u2019 est le préféré de tous les antiseptiques non seulement en obstétrique, mais dans les salles d\u2019opération, dans les postes de secours, à l\u2019usine et au foyer.En effet, son remarquable pouvoir bactéricide n\u2019est pas applicable qu\u2019au streptocoque hémolytique, mais il s\u2019étend aux organismes pathogènes les plus fréquents tels que le staphylocoque aureus, le bacille typhique et le colibacille.Chirurgiens, médecins et obstétriciens se sentent en sécurité avec un antiseptique que des essais répétés en laboratoire, confirmés par dix ans d'expérience clinique, ont révélé comme étant efficace même en présence de sang, de pus et des autres agents de contamination des plaies, tout en étant non toxique à pleine concentration.Les patients aussi le préfèrent parce que, en applications sur des plaies, des tissus meurtris ou des muqueuses, il ne cause aucune douleur.C\u2019est aussi une préparation agréable qui, à l\u2019encontre des antiseptiques toxiques, peut se laisser en tout endroit accessible de la maison, pour servir à toute la famille.RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, DEPARTEMENT PHARMACEUTIQUE, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 539 POUR LES MÉDICAMENTS COMME POUR LES HOMMES les Antécedents Comptent Il y a déjà plus de seize ans que l'AMNIOTINE a été mise à la disposition du corps médical.Depuis 1928, cet œstrogène n\u2019a cessé d'être soumis à la plus sévère de toutes les épreuves \u2014 l'emploi clinique.Depuis cette date, plusieurs autres œstrogènes ont été mis sur le marché.La question de leur valeur, leur économie et leur activité relatives, ainsi que les unités employées pour exprimer Lorsque vous désirez un œstrogène économique, actif et sûr, demandez à votre pharmacien de l\u2019 Amniotine INJECTABLE Amniotine en solution stérilisée dans l\u2019huile de mais = = Fiole avec bouchon en caoutchouc perforable: fiole de 10 cc.titrée a 10,000 U.I.et 20,000 UT.Après seize ans, l\u2019'Amniotine se classe encore ve cc., et fiole de 2 ce titrée à 2,000 goo Par £6 ., té.effica- ussi en ampoules de cc.contenant 2,000, 5,000, au premier rang du point de vue sécurité, effica 10,000 et 20.000 U.L cité clinique, absence d\u2019effets secondaires et économie.Que la dose requise soit massive ou ORALE minime, il existe u force et une forme d'Am- ,.oo ¢, existe une ree .ne ; Capsules d\u2019Amniotine niotine permettant de l'administrer commodément et économiquement.cette activité, ont fait couler des flots d'encre.Contenant l'équivalent de 1,000, 2,000, 1,000 et 10,000 U.I.par capsule.Aujourd'hui tout comme en 1928, l'Amniotine, jugée par tous les critères pratiques, possède toutes les qualités désirables recherchées dans un œstrogène.C\u2019est un œstrogène naturel d'une Format juvénile, contenant l'équivalent de grande activité, économique, commode et titréen 1,000 U.I, et format régulier, contenant l'équi- unités internationales qui sont universellement valent de 2,000 U.L reconnues.Aucun autre œstrogène n\u2019a depuis plus longtemps donné satisfaction de façon plus constante.INTRAVAGINALE Suppositoires vaginaux d\u2019Amniotine Cl Pour notices descriptives, écrivez a: 36 Caledonia Road, Toronto, Ontario.ER: SQUIBB & SONS OF CANADA.Ltd.Fabricants de produits ch'miques pour le corps médical depuis 1858.L\u2019Amniotine est l\u2019un des nombreux fruits des quatre-vingt-six ans d\u2019efforts consacrés par les Laboratoires Squibb à la réalisation pratique de recherches expérimentales.Un œstrogène peut-il avoir de meilleurs antécédents\u201d 536 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 © Farmstursdielo Dote-Mbre afirds Mmtervention sur 1s Coréenu: s points sa font facile.nt'etrapidement avec jouveau: (petit) subi: ur chirurgical Singer modèle.A-T1, A noter \u2018absence de bouts libres: etlo visibilité parfaite de \u201c4 surface & suturer, Précisement le point voulu \u2014 EXÉCUTÉ PLUS RAPIDEMENT ET PLUS FACILEMENT Le nouveau modèle A-11 spécialement destiné à la chirurgie délicate.L'usage de plus en plus vaste de cet instrument par d\u2019éminents chirurgiens \u2014 dans les interventions sur le cerveau par exemple \u2014 a démontré que l'exécution des sutures était beaucoup plus facile par l\u2019emploi du sutureur chirurgical Singer.En outre, il contribue à une épargne de temps considérable.En effet, pour toute intervention chirurgicale, ce sutureur pratique (que l'on peut se procurer en deux dimensions: le modèle standard et le modèle \u201cA-11\u201d, plus petit) possède une souplesse presque illimitée pour satisfaire aux besoins de chaque cas de suture.Cet instrument s'adapte aux aiguilles les plus petites utilisables en chirurgie jusqu'aux plus longues \u2014 on peut aussi employer n'importe quel mcté- riel à suturer (alimenté sans arrêt par la bobine dérouleuse) sans que l'instrument n'ait à quitter les mains du chirurgien pendant toute la durée de l'intervention.Une brochure illustrée décrit l'histoire de cet instrument.Demandez-en un exemplaire en vous servant du coupon ci-dessous.SINGER .sorreur enmoncren réunit l'aiguille, le manche, le matériel à suturer et le tranchant à section- oer en un instroment complet par lui-même, stérilisable tout d'une pièce.Copyright Etate-Unie, 1943, par The Singer Manufachæing Ca.Tous droits réservés peur tous pers \u2014 == \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 SINGER SEWING MACHINE CO.SERVICE DU SUTUREUR CHIRURGICAL, CANADA CM-45 700 oùest, rue Ste-Catherine, Montréal Auriez-vous l'obligeance de m'envoyer gratuitement un exemplaire de votre brochure illustrée.Nom Adr Ville Err Ta \u2018Soulagement satisfaisant du \u201cMal de Gorge\u201d avec Aspergum Lorsque le malade mastique l\u2019Aspergum, 1l en résulte une sécrétion salivaire adoucissante, chargée d\u2019acide acétylsalicylique.Cet analgésique est ainsi mis en contact immédiat der prolongé avec les régions pharyngiennes, même les plus ÿ difficilement atteintes par les gargarismes ou les irrigations.En outre, la mastication provoque une légère stimulation musculaire qui contribue au soulagement de la spasmo- dicité et de la rigidité locales et facilite ainsi la cicatrisation des tissus.Le malade se sent plus à l\u2019aise, il accepte volon- f tiers et plus tôt une alimentation appropriée, ce qui a pour résultat de hâter la convalescence.Indications de l\u2019Aspergum: .Après l\u2019amygdalectomie.nique, la pharyngite, le «mal de gorge» de l\u2019influenza, la grippe, etc, etc., i Dans l\u2019amygdalite aiguë et chro- 3 .Le coryza aigu (accompagné d\u2019ir- | ritation pharyngienne).4.Dans les infections non spécifiques des voies respiratoires supérieures.Présenté selon l\u2019éthique \u2014 publicité exclusivement médicale.En boîtes de 16 et en flacons de 250 comprimés à l\u2019épreuve de l'humidité.Echantillons et littérature sur demande à White Laboratories of Canada, Ltd., Toronto, Canada.ATO! rate, LAB nd . 538 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.1L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 A N 10 DO L interne ANTISEPTIQUE PUISSANT.Traitement des infections intestinales.50 & 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d'eau sucrée.CAROVIT CHLOROPHYLLE ET PRO-VITAMINE A.Fatigue générale.Débilité.Héméralopie.2 pilules 2 fois par jour avant les repas.OCREINE GREMY EXTRAIT TOTAL DU CORPS JAUNE DE L\u2019OVAIRE.Traitement des troubles menstruels.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.PANCRINOL du DR.DEBAT EXTRAITS DE FOIE, RATE ET REINS.\u2018 Traitement de l\u2019anémie et des convalescences.] ampoule buvable ou une cuillerée à soupe d'Elixir avant les repas.3 PA N S ERO L PUISSANT TONIQUE NERVEUX.Epuisements.Neurasthénie.Débilitation.1 ampoule de 5 cc.par jour.SULFORAZINE DISSOLVANT DE L\u2019ACIDE URIQUE ET ANTISEPTIQUE URINAIRE.Rhumatismes.Infections urinaires.3 à 6 cuillerées à thé par jour aux repas.SUPPOSITOIRES C.S.C.TRAITEMENT DES AFFECTIONS BRONCHO-PULMONAIRES.1 a 2 suppositoires par jour.(suppositoires pour adultes et suppositoires pour enfants).VU LCA SE ronan SOUFRE.Dermatoses.Constipation.Arthritisme.2 à 4 pilules par jour, le matin à jeun ou le soir avant le repas.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL L'UNION ME \"TALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM LEAN, \u2014 Montreal, avril 1952 2 W © | , haque époque a» eu som symbole pos ¢ FER 4000 av.J.-C.2000 av.J.-C.500 av.J.-C.eme Aujourd\u2019hui.Pa COMPRIMÉS FESOFOR \u2014 efficaces, pratiques et peu coûteux \u2014 thérapeutique ferreuse classique pour les anémies dues à une insuffisance de fer.Chaque comprimé contient 3 grains de sulfate ferreux anhydre, correspondant à environ 5 grains de sulfate ferreux officinal.COMPRIMÉS FESOFOR SMITH, KLINE & FRENCH CORPORATION INTER-AMÉRICAINE, PHILADELPHIE ET MONTRÉAL, 1 CONCESSIONNAIRES POUR LE CANADA, THE LEEMING MILES CO, LTD, MONTRÉAL, 1 540 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 ee SEINS LABORATOIRES MAURICE ROBIN 13, 15, rue de Poissy \u2014 PARIS NUCLEARSITOL ROBIN glycéro de soude 0.05 gm.; nu- cléinate de soude 0.005; méthyl- arsinate de soude 0.02; ampoules de 2 cc., également en granulés et comprimés.affections dégénératives, asthénies, lymphatisme.STRYCHNARSITOL ROBIN même formule que Nucléarsitol, plus Méthylarsinate de strychnine 0.001 gm.; ampoules de 2 cc.IODONE ROBIN - gouttes combinaison albuminoide d'iode préparée avec de la peptone de viande d\u2019origine trypsique.20 gouttes correspondent à 0.04 gramme d\u2019iode et à l\u2019action thérapeutique de 1 gm.d\u2019iodure de potassium.\\ PEPTONATE DE Peptone de viande et fer: 20 gouttes contiennent 0.01 gramme de fer.asthénies, névrosthénies, prétuber- culose, affections ganglionnaires.affections du cœur, artério-sclé- rose, arthritisme, affections ganglionnaires.FER ROBIN reconstituant des hématies, convalescence, chlorose, lymphatisme, scrofule.une ampoule tous les 2 jours, sous-cutanée ou intramusculaire, par séries de 10 injections.l à 2 cc.par jour.Séries de 10 injections entrecoupées par 8 jours de repos.adultes: 20 à 50 gouttes à chaque repas.de 10 à 30 gouttes, progressivement, 2 fois par jour, aux repas.GLYCÉROPHOSPHATE DE CHAUX ROBIN phosphoglycérate de chaux 5 gms, phosphoglycérate de soude 1 gm.pour 100 grammes.reconstituant du systéme nerveux, rachitisme, affections de l\u2019enfance, lactation.BISMUTHOIDOL ROBIN bismuth colloidal a petits grains (procédé Robin).0.004 gm.par 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l\u2019appel pressant pour le travail féminin \u2014 tous les moyens pouvant fournir plus de confort et de bien-être à la femme, durant son travail, méritent une attention spéciale de la part du médecin.Il n\u2019y a probablement aucune méthode plus efficace que le tampon vaginal exclusif Tampax pour procurer à la femme plus de bien- être physique et de tranquillité morale, tout en améliorant l\u2019hygiène menstruelle.C\u2019est pourquoi Tampax s\u2019adapte si bien in situ .Ce tampon élimine les bourrelets extérieurs .empêche la possibilité d\u2019odeurs désagréables provoquées par la décomposition de l\u2019écoulement sanguin .empêche l\u2019irritation et le prurit vulvaire occasionnés par l\u2019usage de serviettes .et permet une plus grande liberté dans la pratique des sports et autres exercices physiques.Les résultats de recherches récentes?3, chez des milliers de cas, confirment le fait que Tampax répond bien à tous les besoins de l\u2019hygiène moderne \u2014 offrant une protection sûre et tout à fait suffisante.Un fait très important aussi (comme le faisait remarquer un gynécologue), c\u2019est qu\u2019avec Tampax « plusieurs patientes déclarent pouvoir oublier qu\u2019elles sont menstruées et que les ennuis qu\u2019elles éprouvaient autrefois au moment de leurs menstruations n\u2019existent plus » !.(1) West.J.Surg.\u2026 Obst.& Gyn., 51:150, 1943; (2) Clin, Med.& Surg., 46:327, 1939: (3) Am.J.Obst, & Gyn., 46:259, 1943.Brampton, Ont.PUBLICITE ACCEPTEE PAR \u201cTHE JOURNAL OF THE Adresse .\u2026.\u2026.\u2026.00sesc sea a na een een es CANADIAN TAMPAX CORPORATION LIMITED Auriez-vous l'obligeance de m\u2019envoyer des échantillons de Tampax sous leurs trois formes d\u2019absorption?es ese \u201ca aes eer ave eae esa AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION.Ville iii tienes initia Va ea a a a 8 02 0 a 4 0 0 0 aa 005 pis ANTISEPSIE LOCALE PLUS EFFICACE DANS LES INFECTIONS BUCCO-PHARYNGIENNES Poy, etat a sl en A mé > and ae MG.POUR CENT ë / La mastication d'une dragée de 1 , / White's Sulfathiazole Gum, pen- 70 ?/ dant V2 à 1 heure, provoque 70 { ; rapidement une FORTE CON- - EURE ) CENTRATION SALIVAIRE EN E | , CONCENTRATION oy; FATHIAZOLE dont I'action | thérapeutique se maintient à v \\ SALIVAIRE EN une moyenne de 70 mg.pour \\ | cent durant toute la durée de \\SULFATHIAZOLE la mastication._ | - | Même à doses massives, la quantité qui pénètre dans le | sang n\u2019atteint que rarement 5 li 0.5-1 mg.pour cent \u2014 quan- - (négligeable) tité si faible que les réactions toxiques sur l'organisme sont ABSORPTION pratiquement évitées.- ORGANIQUE EE AN EEE ce RE - es Ee a) tes SULFATHIAZOLE GUM\u201d offre une méthode pratique et efficace d\u2019antisepsie locale immédiate et prolongée des régions bucco-pharyngiennes que ne peuvent atteindre facilement les gargarismes, les vapori- Présentation : sations et les irrigations.En boîtes à coulisses pour ordon- a element dragées scellées INDICATIONS: Dans le traitement local des infections transparent.bucco-pharyngiennes occasionnées par des micro-organismes Sur ordonnance seulement.susceptibles aux sulfamidés: amygdalite aiguë et pharyngite; mal de gorge septique; gingivite infectieuse et stomatite, ainsi que l\u2019angine de Vincent.Egalement indiquée dans la prophylaxie d\u2019infections secondaires à une intervention chirurgicale bucco-pharyngienne.IMPORTANT: Veuillez noter que vos malades ne peuvent obtenir ce produit du pharmacien sans votre ordonnance.pONTO, CANADA CANADA, VTB-r WE | ABORRTORIES 0 USTRACTEURS PERKINS, deux petites aiguilles de métal diffé- ser firent sensation au 18ème siècle.Quand on promenait la pote de ces aiguilles sur les parties malades, le mal était Wjosé guérir.En réalité, ce traitement n\u2019avait de valeur que pea \u2019effet mental qu\u2019il produisait.| Erreurs disparues et autres qui survivent mul LIE fy! Se \u2014_\u2014 ZA \u2014_\u2014 = LES ALIMENTS EN BOÎTES sont crus et doivent être cuits.Il y a, encore aujourd\u2019hui, des gens qui croient cela, bien que ce soit tout à fait faux.La vignette ci-dessus montre des aliments en boîtes traités à la chaleur à des températures contrôlées plus élevées que celles que l\u2019on peut obtenir chez soi.Comme vous le savez, les aliments en boîtes sont cuits à fond, la chaleur les rendant bactériologiquement stériles.prévient toute contamination venant de l\u2019extérieur.il n\u2019y a qu\u2019à les faire chauffer au goût.servent froids.-\u2014 CANCO CANCO Le scellage hermétique Pour les préparer, Beaucoup de ces aliments se AMERICAN CAN COMPANY, HAMILTON, ONTARIO; AMERICAN CAN COMPANY LTD.VANCOUVER, C.-B. 362 ] L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 LA VIE AVEC \u2018\u2019FISTON\u201d\u201c par Æéace, la Vache Borden EM D \u2014 4\" \\~ A ) \u201cES-TU ENCORE EN TRAIN DE CHIPER MON LAIT EVAPORE BORDEN\u2019S POUR TON CAFÉ ?\" \u2018 © The Borden Co.Ltd.D'infinies précautions sont prises pour lait jusqu\u2019à sa livraison à l\u2019usine, où assurer la pureté et la qualité du lait des analyses sont faites dans des la- qui est employé pour faire le Lait boratories modernes.Evaporé Borden\u2019s.De cette façon, le produit final L\u2019état des bâtiments des fermes, répond aux exigences les plus strictes des troupeaux et des paturages doit se établies par les médecins pour l\u2019ali- conformer aux prototypes rigoureux mentation infantile.Et nous avons \u2018 établis par Borden.Et cette surveil- toute raison de dire que \u2018\u2018Si c\u2019est du lance est déployée depuis la traite du Borden\u2019s, il faut que ce soit bon!\u201d Nous vous enverrons volontiers sur demande Il est des suggestions pour l\u2019alimentation infantile, irradié sous forme de tableau\u2014ainsi que des blocs- notes pour vos ordonnances.- ay Sn A NN THE BORDEN COMPANY LIMITED Spadina Crescent, Toronto Es a x EL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 | 563 Avez-vous des patients qui souffrent de troubles du dos ?Viscéroptose ou néphroptose avec symptômes?hernie?de troubles prénatals, postpartum ou postopératoires?d\u2019affections du sein?Un Support Spencer Peut être dessiné spécialement pour votre patient ou patiente, afin de répondre aux besoins que vous spécifiez.Cela est possible, parce que chaque Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement pour l'unique personne qui le portera.Ce fait donne au médecin l\u2019assurance que le support sera bien, au point de vue de la mécanique du corps; 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Vous n\u2019avez eu ni le temps ni l\u2019occasion de vous absenter durant la longue tension de ces hivers actifs de guerre.et c\u2019est presque le moment, maintenant, où vous seriez prêt à prendre un repos.vous avez besoin d\u2019un changement complet.des vacances à la Barbade, avec son climat, le plus sain au monde, vous remettront sur pieds et vous feront éprouver la sensation d\u2019étre un homme nouveau! L\u2019fle n\u2019a pas changé \u2014 c\u2019est le méme endroit charmant, reposant avec ses clubs accueillants.le golf, le tennis, le yachting, la natation, la pêche aux poissons de mer et des paysages pittoresques! Et ce rappel, monsieur, ne vient pas trop tôt.de sorte que la possibilité maintenant existante d\u2019un voyage à la Barbade sera bienvenue pour plus d\u2019une raison! 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L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 J-O.GIROUX OPTICIEN Membre diplômé de A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LOR6NONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté de MM.A.PHILIE A.ALLAIRE G.GUERNON BUREAUX CHEZ Dupuis Srères MONTREAL y\\CE RAT \" 1 A p À Un service de laboratoire rapide et sûr pour les analyses parfaites du sang et des urines.Des tubes ASCHIEM-ZONDEK et pour le sang sont fournis gratuitement sur demande.SERVICE HEURES DE.Ce 48 POUR LE DIAGNOSTIC DE LA GROSSESSE.Toronto 4 Dept.19 LE SALON DE PHOTOGRAPHIE DES MEDECINS CANADIENS Avis aux médecins canadiens LE SALON DE PHOTOGRAPHIE DES MEDECINS CANADIENS a été organisé sous les auspices du Montreal Camera Club.Tous les médecins du Canada sont invités à y exposer photos, et clichés polychromes.EXPOSITION: Du 11 au 22 juin 1945, a la Galerie des Arts de la maison Eaton, Montréal, P.Q.Le Salon comprend deux sections: Première section: réservée exclusivement aux médecins canadiens.Deuxième section: destinée à tous les autres photographes amateurs canadiens.Chaque section se subdivise en deux groupes: (a) Photographies monochromes.(b) Clichés polychromes.PRIX: Première section (a) ler prix $50.00 2e prix $25.00 3eprix $10.00 Première section (b) ler prix $50.00 2e prix $25.00 3eprix $10.00 Des prix de même valeur seront décernés à la deuxième section \u2014 groupes (a) et (b).Les formules d\u2019inscription et les brochures explicatives parviendront sous peu à tous les médecins du Canada.Si vous ne les recevez pas, veuillez en aviser «Le Salon de Photographie des Médecins Canadiens », a/s 950, rue Saint- Urbain, Montréal 1, P.Q.En collaboration avec: FRANK W.HORNER Limited Montréal Canada 569 570 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1945 a | pot PTIT Tee [ ; > CHOISIT-ON (A | NG preuves Le démontrant l'efficacité = DE récentes expériences effectuées dans une Université du mid-west des Etats-Unis ont démontré la ditfé- rence appréciable existant dans la digestibilité des substances fibreuses provenant de diverses sources alimentaires.Ces épreuves ont montré que le ALL-BRAN Kellogg possédait les propriétés les plus efficaces pour former le volume nécessaire dans l'intestin, en outre d'une action laxative supérieure à celle de la plupart des fruits et légumes analysés \u2014 ce fait est intéressant pour les médecins traitant des cas de constipation due au manque de volume dans l'alimentation.ALL-BRAN Helloag Laxatif sous forme d\u2019aliment Est inodore et non collant! V Agit avec efficacité! D'EMPLOI PROPRE ET FACILE \u2014 CHEZ TOUS LES PHARMACIENS Ni r rv Ls des cereales = m oi pour former le volume = > lot : .i A Parce qu\u2019il.i V Détruit PROMPTEMENT Poux, Larves et Lentes! {6 VW Une application suffit habituellement! | i EE Em Es Em EmE 2 Sez.BH -\u2014 =\u2014 KT x GRATIS! MATIERE SCIENTIFIQUE UTILE renfer- | mant les détails des expériences.Veuillez simplement remplir le coupon et l'adresser a: Kellogg ] Company of Canada, Limited, London, Ontario.| | NOI one ee tee i Rue ee aera eee ieee irae c ete | } Ville ee Orovince .\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014;-_ \u2014 \u2014m.\u2014 TABLE DES ANN ONCEURS Pages Abbott Laboratoires Ltée 37-38 American Can.Co.(Erreurs disparues et autres qui survivent) .- .561 Anglo-Canadian Drug Co.\u201c(Lotion Scabanca) .549 Anglo-French Drug Cie (Sulfosalyl) .519 Ayeorst, McKenna & Harrison Ltee ('APL.) .2 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Pénicilline Avyerst maintenant en vente) .1 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée ( Prémarine\u201d \u2014 (\"Emménine\u2019\u2019) .531 Borden Company Ltd.\u2018The (Lait évaporé Borden\u2019 5) .562 Bristol Myers Co.of Canada, Ltd.(Sal Hepatica) .- 552 Burroughs Wellcome & Co.(Dexin) .29 Canada Drug Co., Lid.(Pavéral) .: 567 Canada Starch Co.Ltd.The (Sirops de maïs \u2018Crown Brand et Lily White) .- 565 Canadian Tampax Corporation Ltd.(Quiétude pour la femme) .542 Canadian West Indies League (C est la Barbade « qui .appelle.) .565 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stomagel) .Ce 26 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Oculets) .16 Chatham Pharmaceuticals, Inc.(Koagamin) .541 Compagnie Ciba Ltée (Comprimés de Vioforme et poudre au Vioforme) .25 Denver Chemical Manufacturing Company.The (Ga- latest) \u2014 (Réactif à l'acétone) .22 Denver Chemical Manufacturing Company (Aniiphlo gistine) .13 Dohow Chemical \u2018Company Ltd.(Auralgan) Coe 567 Edde, J.Ltée (Aniodol interne) \u2014 (Carovit) \u2014 (Ocréine Gremy) \u2014 (Pancrinol du Dr Debat) \u2014 (Panserol) \u2014 (Sulforazine) \u2014 (Suppositoires C.S.C.) \u2014 (Vulcase) 538 Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.lère page de la couverture Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Une bonne, très bonne matinée) .7 Frosst, Charles E.& Co.17- 18- 19-20 Giroux, J.-O.(Opticien) .- 569 Gouvernement de la Province de Québec.Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social (Eradication de la syphilis) .- 3e p.de la couv.Heinz Company of Canada Ltd.H.I.(Aliments Heinz pour Bébés) .554 Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .cee 0 : .529 Herdt & Charton, Inc.(Anabile) .525 Herdt & Charton, Inc.(Veratrite) .527 Horner, Frank W., Lid.(Pénicilline) .28 Homer, Frank W., Ltd.(Le salon de photographie « des médecins canadiens) .569 Huston Co.Ltd.John A, (Digestif Rennie) .- 555 Imperial Tobacco Co.(Cigarettes Sweet Caporal) .- 567 Johnson & Johnson Ltd.(Tantale Ethicon) .564 Kellogg Company of Canada, Ltd (All-Bran) .570 Laboratoires Decbergers-Bismol (Extraits allergéni- ques Desbergers) .- - 4e p.de la cr Laboratoires Connaught (Pénicilline) .545 Laboratoires Désautels (Pastilles Gluco-Vitose) .568 Laboratoire Marois (Hemo-Vitol) \u2014 (Tonisédine) .544 Laboratoires Poulenc Frères (Dycholium) .2e page couv.Po Pages Laboratoires Jean Olive (Nucléarsitol Robin) \u2014 (Strych- narsitol Robin) \u2014 (lodone Robin) \u2014 (Peptonate de fer Robin) \u2014 (Glycérophosphate de chaux Robin) \u2014 (Bismuthoidol Robin} .«+ +.540 Laurentian Agencies, Reg\u2019'd.(Ertron) oo 14-15 Lederle Laboratories Inc.(Polligenes Lederle) .11 Librairie Beauchemin Ltée .+.5 >< + - 556 Mead Johnson & Co.of Canada Ltd.(Pablum) Coe 21 Merck & Co., Ltd.(Pyridium) .5 Merck & Co., Ltd.(Cuprex) .- .570 Merrell Company.The Wm.8S.(Beta-Concemin) .533 Millet, Roux & Cie Ltée (Sédantyl) .9 Monty, Gagnon et Monty .2024224 2 1 571 Mowatt & Moore Ltd.(Vitacaps- M) MR 547 Murine Co.(Utilisee dans les installations industr.elles) 4 Nesilé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Lactogen) .557 Parke, Davis & Compagnie (Dilantin Sodium) .551 Parker, White & Heyl, Inc.(Formaldehyde Germicide) 546 Pharmacie d'ordonnances Arthur Hirbour, La .568 Phillips Co.Division, The Chs.A.(Lait de Magnésie .Phillips) .« « + +.+.559 Reed & Carnrick (Canada) Ltd.(Médicaments injectables) .oe.33 Reckitt & Colman (Canada) Ltd.(Antisepsie) .534 Rougier Frères (Gynexyl) .: .\u2026.517 Rougier Freres (Loravine) .225 3 Sanatorium de Blois (49e année d'existence) .- .560 Sanatorium Prévost Inc.« .566 Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(\u2018Ribothiron\u2019) Cee 27 Shuttleworth Chemical Co.Lid.The E.B.(Ferrochlor E.B.S).LL LL 21212 1.523 Singer Sewing Machine Co.(Le sutureur chirurgical Singer) .LL « .536 Smith, Kline & French Co.(Comprimés Fésofor) .539 Smith & Nephew Ltd.(Elastoplast) .31 Société d'expansion pharmaceutique (Séphédryl) .533 Squibb, E.BR.& Sons of Canada, Ltd.(Amniotine) .535 Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .563 Starkman Chemists (Alubarb)} .563 Starkman Chemists (Laboratoire de service) .569 Stearns & Company of Canada Lid.Frederick (Muailose) .LL LL LL LL 20 23 Tarbonis Co.The (Tarbonis) 1 4 1122211 - .548 Upjohn (Unicap) .36 Usines Chimiques du Canada Inc.\u201c(Adrésynéain) .572 Vinant Limitée (Pommade et suppositoires Midy) \u2014 (Sédosine) .- 30 Vinant Limitée (La Solution de salicylate de soude du docteur Clin) \u2014 (Valérianate Pierlot) .32 Warner, Wm.R., Ltd.(Logistique) .521 Williams Co.(Canada) Ltd.The J.B.(Huile Baby's Own) .558 Winthrop Chemical Company.Inc.(Demerol) Ce 24 White Laboratories (Dillard's Aspergum) .537 White Laboratories (White's sulfathiazole gum) .543 Whitehall Pharmacal (Canada) Ltd.(Anacin) - .- 550 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Amphojel) .34.35 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Wyanoids pour hémorroïdes) .570 rs AMherst 8900-3733 Pompes funèbres Salons mortuaires: MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées © Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.4156, rue Adam.1926, rue Plessis.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame ps mere Aus NCON L'association de procaïne et d'épinéphrine est excellente pour nombre d'opérations mineures.En effet, avec un degré de toxicité infiniment moindre que celui de la cocaïne, la procaïne possède un pouvoir anesthésique presque aussi énergique que celui de la cocaïne.L'addition d'épinéphrine permet, en outre, de localiser l'anesthésie au champ opératoire et d'en augmenter la durée.L'injection est indolore et l'anesthésie est obtenue presque immédiatement.Un grand nombre d'anesthésiques ont été proposés à la profession médicale, mais Adrésyncain demeure encore un des meilleurs à cause de sa puissance anesthésique et de sa faible toxicité.2 434 Adresyncain Qt 5 \u20ac se oF ME swe TR IR AE Higulfite \u2018trier.«= c Phogphate EE | USINES CHIMIQUES DU CANADA, INC.MONTREAL S NS a à ne 2 es | AY _ ss J ae © oo° oS Sr es e \u2019 19 AS (6° > ae\u2019 No ot (3 Fo > $2.\\O ° > oY e ce ON , Cad XQ ne 4° oF >; > ss co ov Na GS es 1e AN cO x © Ae ce 4° 5 xe 6 6° 4° «e et 20% ee?se AN a xo 69 co 6 N° oo © Wwe qe: 49 AD $12 qe (J oF ' 0 es > SS ce SS © es © * e° \\e \\e pe \\e © © 000 9° a 0?«O © \\e° HO Ab: os.o \\e® es ce 0 a ôe xe 0 ae hs af 3 = ss > 65 eg Ov oo eS xs 16 oo A, oF es, a as Pa es Wo 0 Up AP \\G $ AC \u20ac eX et A» x Up las % A6 Poe En Qu C4 Ye 2, Ÿ% 0 L © Se eA Seg\u201d o Ve % %, Qf 9 Ce 22 Q de Pr Ze So 7 Gy, Ure 2s, re ah Co %e Ue Oy, + es \u201ca lo *Q Son, de.& NG & Wo 2 no; de Le Qu Rey, Li, 2g O/ © le Xs Ss.ts Lo Ss Ÿ Se 2e, Ls On QU de Lo, 02 ls \u201clo % Zo % Q 2p, Me S 8s; Ce Un 2 © W Us se & Co We 2s 2p, Zs 7 ay le 2 SA Ss Qu Ce & -Q Sg Le £4 On Q5 log i jo) Us % 9 by 9x Las , R00 4 up &y Cl % Vp As We le Ss las ea Pe, Q deg\u201d 2 & \u2018og \u201c ©; Ÿ 6 La We + 2 7e 28 9 % Sa, 7 Ruy Ss le z 2 le dog 72e Sn 2 Se Ly Yo, Qs 2 % er % % M) Ca eS Pe 2S Ze 2; Se 0 Qr.Le %% re % 2 Honorable Docteur J-H.-A.Paquette MINISTERE DE ministre SANTE ET DU Docteur Jean Grégoire N-ETRE SOCIAL sous-minisire _ * LU EXTRAITS ALLER But ry\u2019 D % $ 7 YY \u201c, - Sy BERG dolor gllenN aprés de t ong extraits Les stull er olutt gatt \u2019 ment es stables 9 nifor ORTA 1 \\egate do nt MP il leur rev entt diquês « Q ganda\" e des ite foins az ctifs Le trA wee nu \\\\eré sation gievré (Raë iabl dé n bi ec la tre xl > yXt al août doit \u201c© stic et te te tra temê ç emploi- mois sie aqu gril o tic © Ambre\u2019 diag nos dé taille plan\u201d ouimiaues.tu an à nst! at.nst och ures alter\" yde™ ez \"0 aebv pemand LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL Montreal 388 ouest, nue Saint-Paul Pharmaciens Chimistes Biologistes "]
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