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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1950-03, Collections de BAnQ.

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[" Tome 75 \u2014 Numéro 3 Bulletin de l'Hlssocitation des (IDédecins de Langue Française ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union diDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) XXe congres de UA.MIL.F.C., Montréal leg 25, 26, 27 et 28 septembre 1950 ADMINISTRATION ET SECRETARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal Tél.: LAncaster 9888.QUALITE SANS AUCUNE RESERVE La qualité est une chose qui doit étre prouvée, non prétendue.Le fabricant lui-même n\u2019est pas sûr de la qualité de son produit à moins qu'il n\u2019opére en accord avec les méthodes acceptées de standardisation et de contrôle.Un soin minutieux doit être apporté au choix des matériaux bruts, à chaque étape de la production, ainsi qu\u2019à l'examen et la standardisation du produit fini pour pouvoir être garant de la qualité de ce dernier.Dans les Laboratoires Lilly, la qualité est un fait scientifique \u2014 non pas seulement un mot, une théorie ou un argument pour la vente.Les médecins peuvent prescrire et les pharmaciens vendre les produits Lilly avec la certitude qu'il n'y a rien de meilleur sur les marchés du monde.EL! LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO te, MONTREAL, MARS 1950 | ER otique ayant \u2018urie X30) \u201canalgésique} » se Hypnotique et sédatif possédant une action analgésique assez forte dans certains cas pour faire disparaître la douleur causant l'insomnie.Efficace dans les insomnies de toutes natures.COMPRIMÉS: a 010 Gm.avec une rainure médiane permettant une division facile.SUPPOSITOIRES: & 0.20 Gm.(3 grains) pour adultes.0.05 Gm.(% grain) pour enfants.| ELIXIR: contenant 0.26 Gm.(4 grains) de SONERYL sodé à l'once.De goût agréable, il peut être mêlé au lait ou au jus d'orange.Echantillons et littérature sur demande.Poulenc Limitée ne \u201c4 MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 oan \u2014 _ \u2014 MAINTENANT.dans le traitement de la tuberculose += % BS o Ne Lea Agents antituberculeux Merck Streptomycine Merck PAS Complexe Acide para-aminosalicylique Chaimisles fatricants 2 Ih Dihydrostreptomycine (sulfate) Merck Merck lei Chlorure de Calcium (et le sel sodique Ln mn\u2014\u2014 MERCK & CO.LIMITED MONTREAL « TORONTO VALLEYFIELD _K| J A ~~ | SOMMAIRE BULLETIN Pierre SMITH L'esprit du XXe congrès des médecins de langue française du Canada 237 Président du Collège des médecins et chirurgiens de la P.de Q.Les spécialités et les médecins praticiens .239 B.-G.BEGIN A propos du prochain congrès .ciiiiiiiiaiiaaa.239 e e © De la Broquerie FORTIER La farine de caroube dans le traitement des diarrhées du nourrisson .241 Simon LAUZÉ Histogenèse de la tumeur de Brenner .250 RECUEIL DE FAITS P.SMITH et Gérard DUPRAT Trois cas de castration ovarienne bi-latérale pour métastases néoplasiques douloureuses .00000 00 sa a sa eee ea esse se ea ee eee ee 256 P.DAVID et J.GRATTON Syndrome de la veine cave supérieure .257 REVUE GÉNÉRALE Paul DUFAULT Une toux qui persiste .PT 261 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE -ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES .Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre a jeun.Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.oe , , Un verre le soir.Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal.\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burremn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 III Voici une pénicilline liquide au goût délicieux .A Vos jeunes malades prendront volontiers l\u2019ESKACILLIN, à cause de son gout délicieux et sa dégustation facile.De plus, les parents préfèrent énormément la posologie de l\u2019ESKACILLIN à l\u2019ennui d\u2019écraser des comprimés et aux cajoleries nécessaires à persuader l\u2019enfant malade d\u2019avaler un mélange désagréable.Une cuillerée à thé (5 cc.) d\u2019EsKACILLIN renferme 50,000 unités de pénicilline-G cristallisée\u2014et produit une hémoconcentration équivalente à celle provoquée ! par un comprimé à 50,000 unités.L\u2019ESKACILLIN est présentée en flacon de 2 onces liq., contenant 600,000 unités de pénicilline.E S k Aa C 1 1 ] 1 IN la penicilline liquide au goût délicieux.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 1 (Suite) © Pierre MARION La réadaptation des cardiaques .a.266 Esdras AUTOTTE Diarrhée épidémique des nouveaunés .ccou.270 Gérald LECLAIRE La radiographie pulmonaire a domicile .274 Frangois CLOUTIER | L'organo-dynamisme en psychiatrie .277 EDITORIAL Paul DAVID Nouveautés en cardiologie .ui.279 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE Hon.Paul MARTIN Pour le progrès de la santé .0.283 Albert GUILBEAULT Mortalité infantile.Pédiatrie.Médecine sociale .285 Pour les cas ou le régime alimentaire habi- FORMULE: tuel renferme suffi- Dans la dose quo- samment de vitamine Dans chaque tidienne moyenne A et de vitamines du capsule (4 capsules) groupe B: Vitamine D .cccovvuevvurennen 50,000 unités int.200,000 unités int.c > Vitamine À \u2026.\u2026.\u2026.\u2026oesere 1,666 unités int.6,664 unités int.OSTOFORTE Vitamine B: (chlorhydrate (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\") de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.Ch ! tient Riboflavine (vitamine Ba).1.00 mg.4.00 mg.50,000 cape ee pa de Niacine (acide nicotinique).6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT: Le Composé PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d\u2019Ostoforte et l\u2019O r ya .a Ostof \u201cpas re lofoite ne DOSE: Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Chartes &.Frosot &Co.MONTREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Un anti-asthmatique Z dans une solution stabilisée L\u2019Eupnogéne peut étre recommandé à titre de tonique cardiaque pour combattre la dyspnée et stimuler la diurèse.Il est particulièrement efficace dans l'asthme, l\u2019emphysème, la bronchite chronique et l\u2019artériosclérose.e lodure de caféine e+ +e + eo + + « o 0gr.50 Benzoate de soude + © + eo + + + .0Ogr.o08 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Teinture de café ., .0 gr.25 ROUGIER FRERES e 350, RUE LEMOYNE .MONTREAL Spécialités de prescription médicale. SOMMAIRE (Suite) e VARIÉTÉS J.-Roméo PÉPIN Le praticien et l'université .LA LL 287 Roma AMYOT Rapport du rédacteur en chef .i.CORRESPONDANCE André PLICHET Lettre de Paris .iii eee MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Roma AMYOT L'insulinothérapie est le traitement actuel de prédilection dans la schi- Fe) 9) +4 2 11 .AAA A 301 Le Conteben contre la tuberculose .cc.301 Les crampes musculaires des femmes enceintes .302 Le Cortisone et l'ACTH dans l'arthrite rhumatoide .302 Chorée de Sydenham .iii iin.302 La maladie de Dupuytren .oll \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 .ANALYSES .[A LA A Na a da aa aa ae aan MÉDECINE \u2018ÉFinfluence du tabac sur l\u2019apparition d'un ulcère peptique (305).Etude statistique de 500 autopsies de sujets morts d\u2019une hypertension artérielle ou d\u2019une affection cardiaque dans les services hospitaliers parisiens (305).PHTISIOLOGIE La streptomycine et l'acide para-amino-salicylique (P.A.S.) dans la tuberculose expérimentale (307).CARDIOLOGIE Diagnostic des maladies cardiaques congénitales les plus fréquentes (307).Obstruction de la veine-cave supérieure: revue de la littérature et rapport de deux cas personnels (308).CHIRURGIE Le traitement chirurgical des anévrismes (309).Dilatation kystique du cholédoque: observation (310).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE La pyribenzamine en instillation nasale pour le soulagement de la fièvre des foins (311).Otosclérose et grossesse (311).PÉDIATRIE Traitement de la coqueluche par le chloramphenicol (312).ANATOMIE PATHOLOGIQUE La pseudo-hypertrophie graisseuse du pancréas avec absence de parenchyme exocrine (313).La nature de l'appareil de Golgi (313).SOCIÉTÉS o.oo Le aa aa La Lea aa a La Société Médicale de Montréal: séance du 6 décembre 1949 (314).NOUVELLES .e aa eee ea ee ea a eee sa es a ae se esse» REVUE DES LIVRES .iin \u2014\u2014 a ed To 4 A = \u2018 cc .> Comma 1980 Le printemps au pays des Dingbats\u2019 mt respire le printemps \u2014 de nouveau la sève déborde \u2014 et les vigoureux petits \u201cDingbats\u2019 s'empressent auprès des érables.joie de vivre\u201d, Bien peu d'entre nous peuvent rêver de posséder l\u2019'exubérance d'un \u2018\u201cDingbat\u2019 au printemps.Il est à tous possible, (cependant, de viser à ressentir leur \u201c grâce aux nombreux apports de la science médicale, entre \u2018autres, les produits pharmaceutiques soignés que présente la maison Charles E.Frosst & Co.; , , .2 .Tutamate, par exemple, un supplément intégral du régime alimentaire qui favorise le maintien de la santé en bon état en suppléant EUX Carences du régime alimentaire ordinaire.Chartes &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 PROHEMA Marque \"Sos! de fer, vitamines et concentré de foie \\ eT L \\ Prohema est une préparation utile dans le traitement de l'anémie secondaire, par suite de son action favorable sur © les cas réfractaires au traitement par le fer seul; ® les insuffisances multiples d'origine alimentaire; ® la prévention de rechutes.TABLETTES \"PROHEMA S.C.T.N° 432 \"Shoot chaque tablette enrobée de sucre contient: sulfate ferreux (exsic.).0.3 G.sulfate de cuivre.1.6 mg.vitamine A.1500 UL vitamine D.333 U.L CHI.de thiamine.1 mg.riboflavine .1 mg.acide ascorbique.25 mg.concentré de foie.67 mo.(fraction anémie secondaire tirée de 3.33 G.de foie total) Pour les cas d'anémie secondaire où el développement des érythrocytes est manifestement imparfait, nous présentons Prohema additionné d'acide folique.\u2018\"PROHEMA \u2019additionné d\u2019ACIDE FOLIQUE S.C.T.N° 433 \"Sosa Chaque tablette enrobée de sucre représente une composition identique au produit S.C.T.NO 432, additionnée de: acide folique.1.67 mg.POSOLOGIE DE L\u2019UNE OU L'AUTRE PRÉPARATION 1 tablette trois fois par jour.PRÉSENTATION Flacons de 100 et 500 tablettes.dt A Données Thérapeutiques \u201cPROHEMA L\u2019anémie hypochrome est une maladie d\u2019insuffisance, et, comme dans la majorité des maladies de cette nature, l\u2019insuffisance est multiple.Bien que le fer puisse être la plus importante des substances faisant défaut, les observations (1) indiquent que l\u2019amélioration de l\u2019état des patientes anémiques à la suite de l\u2019administration exclusive de fer n\u2019est pas suffisante, et des rechutes ont tendance à se produire malgré la continuation de la médication au fer.Cette constatation a porté à croire que l\u2019insuffisance de fer ne causait pas, seule, l\u2019anémie du type hypochrome, mais que d\u2019autres insuffisances, probablement d\u2019origine diététique, y étaient associées.Des recherches furent alors instituées en vue d\u2019élucider cet état.Puisque les cas d\u2019anémie hypochrome se présentent généralement chez les femmes, les observations portèrent uniquement sur ce sexe.Durant la guerre, des milliers de femmes furent employées dans de grandes industries, et l\u2019on profita de ces importantes concentrations d\u2019employées du sexe féminin pour faire des enquêtes préliminaires démontrant le taux de personnes souffrant d\u2019anémie et étudier les résultats provenant de l\u2019administration de suppléments variés.Les patientes souffrant d\u2019anémie furent classées en différents groupes.À l\u2019un de ces groupes l\u2019on donna des placebo; à un deuxième groupe l\u2019on n\u2019administra que du fer; un troisième fut traité exclusivement aux vitamines; un quatrième reçut du fer et des vitamines; un cinquième, du fer et du cuivre; enfin, un sixième groupe fut traité au moyen de fer, cuivre et vitamines.Il fut bientôt remarqué que chez les groupes à qui l\u2019on donnait uniquement des placebo ou des vitamines, il ne se manifesta aucune amélioration soutenue.L\u2019administration exclusive de fer produisit une amélioration initiale considérable, mais cette amélioration ne fut pas soutenue, tandis que le groupe recevant du fer et des vitamines, et celui qui recevait du fer, des vitamines et du cuivre, furent ceux chez qui l\u2019amélioration fut le plus marquée et cette amélioration fut soutenue.Dans plusieurs cas, on observa que les réactions éprouvées par les patientes recevant du fer, du cuivre et des vitamines furent plus favorables que chez les autres.wey one.PHOMEMS Ng TO ayy Les graphiques suivants fournissent le meilleur moyen d\u2019illustrer les résultats obtenus: GRAPHIQUE N° | 0 20 30 40 So 60 % JOURS GRAPHIQUE N° Il PAR 100 eC.oF SAMO A la faveur de ces observations, la formule de Prohema fut élaborée avec la conviction que bien des cas d\u2019anémie secondaire qui étaient auparavant réfractaires au traitement par le fer seul, réagiront dorénavant de façon favorable au traitement au Prohema.SOURCE 1.Denstedt, O.F., Division de la biochimie, université McGill.Communication particulière, Pour une motilité intestinale normale \"KONDREMUL\" Marque \"rosl\u2019 d'une émulsion d\u2019huile minérale et de mousse d'Irlande Des observations cliniques vérifiées scrupuleusement ont consacré l\u2019efficacité du Kondre- mul dans le traitement de la constipation chronique.Cette préparation produit une selle de consistance normale qui s\u2019évacue naturellement; elle se mêle étroitement au contenu intestinal sans enduire les parois de l'intestin d\u2019une couche huileuse.Kondremul est libre de saveur oléagineuse, ou de toute autre saveur désagréable; il résiste à la résolution de ses composants, même par des températures extrêmes; on peut le prendre pur, ou le mêler avec de l\u2019eau, du lait ou du chocolat pour en faire un breuvage chaud ou froid, agréable au goût.TROIS DIFFÉRENTES FORMULES \u201cKONDREMUL\u201d additionné de B; Recommandé contre la constipation bénigne.Chaque once liquide contient aussi 200 unités internationales de vitamine B1 à cause de l\u2019effet tonique de cette vitamine sur la mus\u201dnlature intestinale.\u201cKONDREMUL\u201d\u2019\u2019 additionné de CASCARA Efficace dans les cas de constipation atonique ui se présentent généralement chez les vieillards.Unit l\u2019action laxative et tonique de l\u2019extrait (non-amer) du Cascara aux effets mécaniques du Kondremul, et produit des selles molles et_massives._ \u201cKONDREMUL\u201d ; additionné de PHÉNOLPHTALEINE Recommandé dans les cas opiniâtres.Il contient 2.2 gr.de phénolphtaléine par cuillerée à soupe de Kondremul.Réduire la dose graduellement, à proportion de l\u2019amélioration de l\u2019état.N.B.\u2014Bon nombre de patients à qui il faut Kondremaul additionné de Cascara ou Kondremul additionné de Phénolphtaléine au début, beuvent, après retour à l\u2019état normal, maintenir la régularité de l'intestin avec Kondremul additionné de B1 POSOLOGIE Adultes:1 cuillerée à soupe le soir et le matin.On peut, à volonté, diminuer cette dose à une cuillerée à soupe par jour à mesure que le fonctionnement de l\u2019intestin devient normal.Enfants: 1 à 2 cuillerées à thé avant le coucher suffisent généralement.PRÉSENTATION Flacons de 16 onces liquides.Charles &.Fnosst &Co.MONTREAL CANADA L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiemy AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Tangue Francaise ou Canada Fondée a Québec en 1902 Union AdEdicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris); Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Roger Dufresne, 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, Paul Lari- vière, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, Jean-Louis Léger, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. | | NN L\u2019Auréomycine occupe rapidement une place de premier plan dans le traitement des infections bactériennes mixtes des voies urinaires, et spécialement de celles où se rencontrent Escherichin coli et Aerobacter aerogenes.On se trouvera bien de recourir à l\u2019Auréomycine en cas d'infection des voies urinaires d\u2019un caractère particulièrement opiniâtre.D'autre part, l\u2019Auréomycine s\u2019est révélée efficace dans le traitement des infections suivantes : la fièvre africaine par morsure de tique, l\u2019amibiase aiguë, les infections oculaires à bactéries ou à germes de la nature du virus, la septicémie bactéroïde, la fièvre boutonneuse, la brucellose aiguë, les infections dues à des germes à Gram-positif (y compris celles dues aux streptocoques, staphylocoques et pneumocoques), les infections dues à des germes à Gram-négatif (y compris celles du groupe coli-aerogenes), la lymphogranulomatose inguinale sub-aiguë, les infections à H.influenzae, la péritonite, la pneumonie atypique primaire, la psittacose (fièvre des perroquets), la fièvre Q (fièvre du Queensland), la vérole à rickettsies, la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, les endocardites chroniques malignes réfractaires à la pénicilline, la tularémie et le typhus.L'AURÉOMYCINE dans les infections bactériennes mixtes des voies urinaires Capsules: Flacon de 25 capsules à 50 mg.Flacon de 16 capsules à 250 mg.Forme Ophtalmique: Fiole de 25 mg.avec compte-gouttes; solution à préparer par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited, 7335, boul.St-Laurent, Montréal 14, P.Q. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Xangue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L Union lISédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Gustave Lacasse Vice-président: L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Gustave Lacasse, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Léon Gérin-Lajoie.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comites.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XIII = | CE Ju ULILF TE COMPLEXE NÉVROSTHÉNIQUE © RECONSTITUANT A MILLE ROUX & CIE LIMITÉE REA ANN XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin AMLFOC.\u2014 Montréal, mars 1950 OFFICIERS l'Association des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 ° DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donation MARION, Donatien MARION, Montréal.326 est, boul.Saint-Joseph , Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.° A.L.RICHARD, Ottawa.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL J.-A.VIDAL.Montréal, Hermile TRUDEL J.-B.JOBIN, Québec.ermile .2 1990 est, rue Rachel, Pierre SMITH, Montréal.Montréal.© COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.Pierre SMITH, secrétaire, J.-A.DENONCOURT, 2e 300, carré Saint-Louis, Richard GAUDET, 3e Montréal.Edmond POTVIN, de \" Gustave LACASSE, 5e \"\u201d Hermile TRUDEL, trésorier, J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \"\u201d 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e 3°\" - Montréal.© ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Chs VÉZINA, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD.J.-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1929 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.1952 LECOURS, J.-A.538, avenue King Edward, Ottawa .1952 BAILLY, Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.1952 LEMIEUX, J.-R., 17, rue Sainte-Ursule, Québ ec .1952 BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .1950 MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- BELIVEAU, Pierre, Méthégan, NE.1952 Laurent, PQ 1112120124 4 Le La a a aa ee Lane» 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MICHAUD, | 170 est, rue Laurier, Ottawa .1950 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, J.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 MORRISSETTE, Pierre, Saint- Ceorges, Beauce, P.Q.1980 BROUSSEAU, L.- -Philippe, Malartic, P.Q .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1950 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1950 CARON, Sylvio, Mastai, Québec .1952 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1520 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q.1050 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.Ce eee 1950 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier, Montréal .1952 POWERS A., 11, rue Front, Hull, P.Q.1950 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 RIOUX, |.-Emile, Sainte- Anne-des-Monts, P.Q.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.1952 DESMEULES, Roland, 167, Grande- Allée, Québec .1952 SORMANY, Albert, Edmundston N.-B.1950 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1952 TANGUAY, Rodolphe, Sudbury, Ont.1950 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 GAUTHIER, C.-A., 53, rue Saint-Louis, Québec .1950 THIBAULT, Eugéne, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 GAUTHIER) Henri-E., Woonsocket, R.Loo 1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1950 Les androgènes ne peuvent plus être considérés comme Hormones Sexuelles \u201cMiles\u201d dans le sens premier étroit du terme.Les épreuves cliniques modernes ont si bien étendu leur application qu\u2019aujourd\u2019hui le PERANDREN*, le METANDRENE** et les LINGUETTES METANDRENE*** sont efficacement emplayés aussi bien dans des affections purement gynécologiques que dans des maladies communes aux deux sexes.Chez la femme, par èxemple, le testostérone a été décrit comme \u201cune troisième arme pour le traitement du cancer du sein\u201d; cependant qu\u2019il a connu de remarquables succès chez l\u2019homme comme chez la femme dans des affections aussi variées que l\u2019angine de poitrine*, la dépression mentale?et les dermatoses préséniles et séniles.Chaque fois que le traitement au testostérone est indiqué, le médecin peut prescrire le PERANDREN, le METANDRENE ou les LINGUETTES METANDRENE en toute confiance sachant qu\u2019il dispose des androgènes les plus efficaces qui soient, sous la forme injectable, orale ou sublinguale.Ë mn pour usage buccal i MED pour administration sublinguale © (***Marque Enrégistrée) 1.Therapeutic Trials Committee, Council on Pharmacy and Chemistry, J.LALM.A, 140; 1214, 1949, i 2.Lesser, M.A.: J.Clin.Endo.8: 549, 1946.3.Altschule and Tillotson: New Eng.J.Med.239: 1036, 1948.COMHBAGNIE Ciba LIMITÉE MONTRÉAL Le plus ancien problème en médecine! Le plus ancien problème en médecine est bien l\u2019anémie hypochrome.Le traitement actuel de prédilection en médecine est le GLYCINATE ~~ FERREUX-MRT.Le GLYCINATE FERREUX-MRT est la combinaison de fer ferreux}, | et de glycine génératrice de porphyrine?3, Cette préparation, éprouvée par le temps, est présentée sous une forme qui offre des quantités considérables de fer assimilable essentiel à la régénération de l\u2019hémoglobine, PLUS l\u2019action spécifique de la glycine.L'action redoublée de cette préparation moderne favorise la régénération rapide de l\u2019hémoglobine sans aucune irritation ou malaise gastrique.Le GLYCINATE FERREUX-MRT est présenté sous deux formes faciles & ad ministrer.CAPSULES DE GLYCINATE FERREUX-MRT.Glycinate ferreux en suspension dans une huile comestible, conçu pour traverser l'estomac sans provoquer de réaction, et favoriser une absorption efficace.Chaque capsule contient: 160 mg.de glycinate ferreux (dane l'huile) équivalant à 25 mg.de fer ferreux.Posologie: Deux capsules par jour, ou plus, au moment des repas.ELIXIR DE GLYCINATE FERREUX-MRT.Dépourvu de sucre.Non-astringent.Idéal pour ajouter au lait ou à l\u2018Elixir du Complexe Vitaminique \"B\u201d-MRT, Chaque cuillerée à thé (5 c.c.) contient: 183 mg.de glycinate I ferreux et de glycine équivalant à 50 mg.de fer ferreux | et 10 mg.de glycine libre.Posologie: Bébés \u2014 20 gouttes dans la formule quotidienne.Enfants et adultes \u2014 une cuillerée à thé par jour, ou plus, après les repas.reux d'envoyer des renseignements complets et des échantillons sur votre enberg, D: 4.159-567, ibid, 166:621, 1946.I .Altman, K.I.et al.: J.Biol.Chem qi : 176-319; 1948.! EE I ISPASEX = E i pour le relâchement du J pASEX POUR LE SOULAGEMENT AUX SPASMES pu PX EURO - S | VOMISSEMENTS D 7 NEU DE LA COLTE SPAS DES : contient: 1/200 or.a i t: ime \u20ac \u2019 Ace .haque comprimé contien opine \u2026\u2026- 1/24 9 Chaque con ét Homatropiné \"77 nee 1/6 of Chad de Méthyl Homatrop _ 1/4 gr Bromure de Mer es EE escrit.Bromuré ©\" Uren TT | phénobarbital eee boire OU tel que Pf phénobarbita ce :més 3 fois par mé à chaque bo Un ou deux comprim Posologie: Un comp ie: Posolog les repas- jour avant lorsque Bromure ÉBÉS primé contient: sp ASE pOUR BEBE ient: :ne 1/24 gr.rimé contient: i» atropine Chaque comp atropine Méthyl Hom eu d' s un P Un comprim boire.fois par jour @ .1/200 gr de Méthyl Hom eau sucrée ; ure de mes Brom & dissout dan ri ta a deux comp posologie: Un vant chaque 3 fois par jour Posologie: ; avant les repas.cinq à seP Spasex (Bromure de Méthyl Homatropine) est un antispasmodique efficace sans action cumulative.Il agit en déprimant les terminaisons du vague et des autres ramifications du système parasympathique, soulageant ainsi les douleurs spasmodiques.Il contrôle les hypersécrétions du mucus et des sucs gastriques.L'activité du Spasex équivaut à la moitié de celle de l\u2019Atropine mais sa toxicité est 30 fois moindre que l'\u2019Atropine.Il cause rarement de la sécheresse ou du trouble à la vision.Le Phénobarbital y a été ajouté à cause de son action sédative aussi bien que doucement spasmolytique.Neuro-Spasex trouve ses indications là où le spasme s'accompagne de douleur et de malaise.Il est particulièrement efficace dans les cas de Dysménorrhée, pour faciliter l'examen en Gynécologie, pour éliminer le Ténesme Vésical et aussi pour soulager les douleurs dues Aux spasmes associés aux Ulcères Peptiques et Duodénaux, aux Colites du Mucus, aux Spasmes du Pylore, à la Constipation Spasmodique et aux autres états spasmodiques associés aux conditions inflammatoire du tractus gastrointestinal.Des rapports récents indiquent que Neuro-Spasex est hautement | efficace dans certains cas de Vomissements de la Grossesse et aussi que l\u2018Enurésie peut être contrôlée par un comprimé de Neuro-Spasex (Bébés) donné au coucher.Mm R RE Co \u201d n BN Fhormacer us «Mowatt &Moore A ; PRODINIS MURMACEUTIQUE.pl TMS i = MONTREAL j hg as Le plus ancien problème en médecine! Le plus ancien problème en médecine est bien l\u2019anémie hypochrome.Le traitement actuel de prédilection en médecine est le GLYCINATE ~~ FERREUX-MRT.Le GLYCINATE FERREUX-MRT est la combinaison de fer ferreux}, et de glycine génératrice de porphyrine*?3.Cette préparation, éprouvée par le temps, est présentée sous une forme qui offre des quantités considérables de fer assimilable essentiel à la régénération de ! l\u2019hémoglobine, PLUS l\u2019action spécifique de la glycine.L\u2019action redoublée de cette préparation moderne favorise la régénération rapide de l\u2019hémoglobine sans aucune irritation ou malaise gastrique.Le GLYCINATE FERREUX-MRT est présenté sous deux formes faciles à administrer.CAPSULES DE GLYCINATE FERREUX-MRT.Glycinate ferreux en suspension dans une huile comestible, conçu pour traverser l'estomac sans provoquer de réaction, et favoriser une absorption efficace.Chaque capsule contient: 160 mg.de glycinate ferreux (dans l'huile) équivalant à 25 mg.de fer ferreux.| Posologie: Deux capsules par jour, ou plus, au moment des repas.ELIXIR DE GLYCINATE FERREUX-MRT.Dépourvu de sucre.Non-astringent.Idéal pour ajouter au lait ou à I'Elixir du Complexe Vitaminique \u201cB\u201d-MRT.Chaque cuillerée à thé (5 c.c.) contient: 183 mg.de glycinate ferreux et de glycine équivalant à 50 mg.de fer ferreux et 10 mg.de glycine libre.Posologie: Bébés \u2014 20 gouttes dans la formule quotidienne._ Enfants et adultes \u2014 urie cuillerée à thé par jour, ou plus, après les repas.ER disponible \u201cdans tout le Canada, nous serons heu- x d'envoyer des rensei- nements Temples et des pour le relâchement du Rn te mA aia lens Lo par sédation PASEX oe ASMODIQUE ET COLITE SP T DE LA ORE.| SP ASEX POUR LE SOULAG ENS AUX SPASMES DU PYL NEURO = DES VOMISSEMENTS 1200 or , 1 ft: 1 * , \u2018ent: rimé contien cere r rimé content: - 1/24 or Chaque comp\u201d tropine .\u2026\u2026\"\"\"\"\"\" 1/6 9% Chaaue ce Méthyl Homatropin® oo 1/4 9% Bromure de Méthyl Homa ieee Bromure 005 aura art Loc phénobarbital .rit.phenobarbital haque boire OU tel que presé r a Cc Un comprimé rimés logie: Un OU deux comp Posologi\u20ac: Posologie: jour avant les repas.BÉBÉS SP ASE Chaque comprimé contient: sp ASE POUR \u2018ant /200 gr.ine .1/24 9% omprimé contient: een 1; Méthyl Homatrop Chaque \u20ac eb Homatropiné .( , re de Me : més mure de Méthy 5 un peu d n à deux comprim Bro jimé dissout dan ire e: Un pics avant chaque boire.Bromu eau sucrée posologie: Ü .i Posolog 3 fois par jour: Posolog! + fois per avant les repas- cinq @ s\u20acP Spasex (Bromure de Méthyl Homatropine) est un antispasmodique efficace sans action cumulative.Il agit en déprimant les terminaisons du vague et des autres ramifications du système parasympathique, soulageant ainsi les douleurs spasmodiques.il contrôle les hypersécrétions du mucus et des sucs gastriques.L'activité du Spasex équivaut à la moitié de celle de l\u2019Atropine mais sa toxicité est 30 fois moindre que l\u2019Atropine.1l cause rarement de la sécheresse ou du trouble à la vision.Le Phénobarbital y a été ajouté à cause de son action sédative aussi bien que doucement spasmolytique.Neuro-Spasex trouve ses indications là où le spasme s'accompagne de douleur et de malaise.Il est particulièrement efficace dans les cas de Dysménorrhée, pour faciliter l'examen en Gynécologie, pour éliminer le Ténesme Vésical et aussi pour soulager les douleurs dues aux spasmes associés aux Ulcères Peptiques et Duodénaux, aux Colites du Mucus, aux Spasmes du Pylore, à la Constipation Spasmodique et aux autres états spasmodiques associés aux conditions inflammatoire du tractus gastrointestinal.Des rapports récents indiquent que Neuro-Spasex est hautement : efficace dans certains cas de Vomissements de la Grossesse et aussi que I'Enurésie peut être contrôlée par un comprimé de Neuro-Spasex (Bébés) donné au coucher.Mam Phormaceutsues das Fa co LME AXE 2°,\u201d ; PRODUITS PMARMACEUL/IQUE.~% DE CHOIX M MONTREAL A XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLEC.\u2014 Montréal, mars 1950 Le SPASME engendre la DOULEUR lève le SPASME FORMULE INDICATIONS Novatropine .1 mg.| Douleur spastique Phénobarbital .20 mg.Dysménorrhée Acide Acétylsalycilique .150 mg.Coliques biliaire et rénale Vitamine K .0.25 mg.Pyloro- et entéro-spasme LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.MONTREAL EUROPHEN -t us fl / ANNIVERSAIRE Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada Promptement la neutralisation de l\u2019acide Efficacement l\u2019inactivation de la pepsine Alcalinisation Hypersécrétion réactionnelle d\u2019HCI Modification de l\u2019équilibre acido-basique des humeurs Perte de phosphore ni de chlorure de sodium Destruction des facteurs nutritifs importants Action nocive sur l\u2019intestin Toxicité (même à doses massives) Traitement des Hyperacidité gastrique Ulcère gastrique et duodénal Pyrosis de la grossesse Présentation Comprimés (No 373) dosés à 0g.25 (4 grains) Flacons de 100 et 500 Poudre (No 375) Bocaux de 2 onces XXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Perloff, W.H.: Am.J.Obst.& Gynec.58:684 (oct.) 1949.Fried, P.H.et Hair, Q.: Clin.Endocrinol 3:512 (sept.) 1943.Gray, L.A.: J.Clin.Endocrinol.3:92 (fév.) 1943.Harding, F.E.: West.J.Surg.Obst & Gynec.52:31 (janv.) 1944.Sevringhaus, E.L.et St.John, R.: J.Clin.Endocrinol.3:98 (fév.) 1943.Glass, S.J.et Rosenblum, G.: J.Clin.Endocrinol.3:95 (fév.) 1943.Freed, S.C., Eisin, W.M.et Greenhill, J.P.: J.Clin.Endocrinol.3:89 (fév.) 1943.La \u201cPrémarine\u201d, a base de substances oestrogénes conjuguées (équines), est présentée sous forme de comprimés dosés à Omg.3, 0mg.625 (avec ou sans phénobarbital, 15 grain), 1mg.25 et 2mg.5, ou en liquide à Omg.625 par cuillerée à thé.vy, 0, $s, 6 / ANNIVERSAIRE Pour le traitement de l'ulcere peptique mucine £n ur xim?oul comf\u201d 5 adsorbant d\u2019acide mucoprotecteur RÉSINE \u2014 La résine polyamine d'échange d'ions contenue dans le Resmicon adsorbe physiquement le CIH et la pepsine de l\u2019estomac et les libère dans l'intestin alcalin \u2014 un processus tellement conforme à la physiologie naturelle que le Resmicon ne produit aucun effet secondaire désagréable.MUCINE \u2014 La mucine gastrique naturelle purifiée contenue dans le Resmicon recouvre la muqueuse d\u2019une couche résistante et tenace qui protège la paroi ulcérée.Cette protection contre toute irritation ultérieure facilite la cicatrisation naturelle.RESMICON \u2014 une association de résine et de Mmucine en un seul comprimé \u2014 est d\u2019une efficacité sans précédent dans le traitement de l'ulcère peptique.COMPRIMÉS RESMICON: résine polyamine d'échange d\u2019anions, 500 mg.: mucine gastrique, 170 mg.Présenté en flacons de 84 comprimés.LABORATORIES r Division de Nutrition Research Laboratories \u2014 Chicago 30, Distributeurs exclusifs pour le Canada: Laurentian Agencies Reg\u2019d, Montréal 1, Québec Canada.IMinois. XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuerix AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 Cholérétiques végétaux Extraits hépatiques et biliaires.ons hibatiques Const con Ta 2 pilules dun tepas LABORATOIRES A.BAILLY SPELY-EXPORT 19 RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL -\u2014a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XXV Les jeunes malades aussi apprécient le Pyridium' Les symptômes douloureux de l'infection des voies urinaires, tels la pollakiurie, la douleur et sensation de brûlure & la miction, peuvent être rapidement soulagés dans un pour- | SOULAGEMENT centage clove de cas par la simple administration buccale u Pyridium.| BIENFAISANT | | | A doses thérapeutiques, le Pyridium est pour ainsi dire par l\u2019analgésie atoxique, et peut être administré en même temps que la streptomycine, la pénicilline, les sulfamidés ou autre théra- | génito-urinaire pie spécifique.efficace et Grâce à cet analgésique urinaire sûr et facile à employer, | sûre.les médecins peuvent souvent procurer à leurs malades un | soulagement très rapide à leurs symptômes urinaires doulou- | reux, en même temps que d'autres moyens thérapeutiques sont mis en œuvre pour soulager l'affection efficiente non diagnostiquée. Vasoconstriction associée a la therapeutique antibiotique dans la NEO-SYNEPHRINE (marque de la phényléphrine) avec PÉNICILLINE CRISTALLISÉE Dans les infections des voies respiratoires supérieures, l\u2019application locale de pénicilline dans la cavité nasale a une action bactériostatique décisive contre les micro- organismes pathogènes.Afin de faciliter un tel traitement, la Néo- Synéphrine est associée à la pénicilline, pour décongestionner les muqueuses et permettre l\u2019accès libre à l\u2019antibiotique.La Néo-Synéphrine, vasoconstricteur puissant, ne perd pas son efficacité malgré les applications répétées.Elle est remarquable parce qu\u2019elle ne produit pas de sensation de brûlure lors de l\u2019application et par l'absence de congestion compensatrice.\u2014\u2014mee_= NEO-SYNEPHRINE avec PENICILLINE CRISTALLISEE Stable - Plein rendement Présentation: Empaquetages combinés pour préparation de 10 c.c.de solution tamponnée de 0.25 de chlorhydrate de Néo-Synéphrine et 5,000 unités de pénicilline par c.c., \u20ac ZOD nc.NEW YORK 13,,N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street _\u2014 Windsor, Ontario.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée a E.-U.et au Canada. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 \u201cLes taux d\u2019hémoglobine augmentèrent de facon.Constatations caractéristiques: 1.Dieckmann, W.J., et Prid- dle, H.D.: American J.Obstet.& Gynec, 57: 541-546 (mars) 1949.2.Chesley, R.F., et Annitto, J.E.: Bull.Margaret Hague Maternity Hospital 1: 68-75 (sept.) 1948, 3.Healy, J.C.: Journal Lancet, 66: 218-221 (juillet) 1946.4.Kelly, H.T.: Pennsylvania M.J., 51: 999 (juin) 1948.XXVII frappante\u2026Nnapide Des recherches comparées, faites indépendamment les unes des autres, viennent confirmer que le sulfate ferreux-molybdène (Mol-Iron) est plus efficace et mieux toléré dans le traitement de l\u2019anémie par carence de fer.1 autres ._pficaces \u2026 eu 43 ussi eff ns 12 \\ de n avo sels «Nous prompte qu'avec \u201cUn ex Sri emple Véritable de Pofentialisatio n d 9 .\u2019 .e Paction thérapeutique du fers Pnéraleme, tb ie e to ré Patient, ère °., A e ne 4 lere,, Z les ft e fe mæ\\ol-ronz- Complexe Sulfate ferreux-Molybdène \u2014un complexe stable, spécialement préparé, co-précipité, contenant 3 mg.d\u2019oxyde de molybdène (1/20 gr.) et 195 mg.de sulfate ferreux (3 gr.).Dose recommandée pour adulte: 2 comprimés t.i.d.S\u2019obtient en flacons de 100 et de 1,000 comprimés.Aussi présenté sous forme d\u2019un liquide très agréable au goût, en bouteilles de 12 onces mesurées.LABORATORIES OF CANADA LTD, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. XXVIII L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuerin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 ANTIGRIPPINE MIDY ™5eiCaire™ Com position: Phenacetine, Aspirine, Gelsemium, Codéine base, Vitamine C.Propr Lobes Par le Gelsemium, supprime la douleur de téte, de reins, des membres; par la Codéine, arrête la toux, décongestionne les muqueuses respiratoires, facilite l'expectoration; par l'Aspirine, abaisse la température; par la Vitamine C, combat l'infection et les toxines bactériennes, stimule l'appétit.Indications: Etat grippal.Po sologie : Un comprimé toutes les quatre heures, jusqu'à concurrence de cinq par jour.Présentation : Boîte de 12 comprimés.Laboratoires MIDY, Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE s EX} DE MARRONS PRINCIPE D'INDE PRAIS STABILISÉ ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL = #\u2014 em 1 7 iy eS - | a i TR © rn Tw we L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XXIX aussitot que possible au : Dans un cas de diabete, un traitement énergique et prompt augmente les chances de longévité du malade.Aux Etats-Unis, il y a un million de cas de diabètes non diagnostiqués.* Il faut dépister le diabétique avant qu\u2019il ne soit \u201ctrop tard\u201d.Le Selftester \u2014 pour le public, est un simple test que l\u2019on fait chez soi pour rechercher le sucre dans l'urine.Il a pour but d\u2019aider a découvrir le diabétique qui s\u2019ignore et de l\u2019inciter à se confier aux soins du médecin.Le dépistage doit se fairey ee.La surveillance doit être parfaite Lorsque soumis à une surveillance rigoureuse, le diabétique est moins disposé à l'infection et à l\u2019acidose; les risques de complications vasculaires, de rétinite, de gangrène et de glomérulo-sclérose intercapillaire sont en même temps diminués.Le terme \u201ctrop peu\u201d implique que la surveillance est imparfaite.| CLINITEST pour le médecin et le malade Avec les comprimés-réactif Clinitest (nom déposé), nul beso:n de chaleur extérieure ou d'encombrants instruments de laboratoire pour rechercher la glycosurie.Les comprimés constituent une méthode simple, rapide et économique de parfaite surveillance pour le diabétique dont le régime alimentaire et l\u2019insulinothérapie dépendent des taux de glycosurie.*Joslin, E.P., Postgrad.Med.: 4: 302 Selftester pour rechercher (Oct.) 1948 T - la glycosurie Selftester nom déposé Clinitest pour surveiller Clinitest nom déposé aux E.-U.et au Canada.(A AMES COMPANY OF CANADA, LTD-TORONTO, ONTARIO XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 afergone (E.C.110) Traitement Oral » » » » SANDOZ de la crise de Migraine Le CAFERGONE est le premier medicament efficace par voie buccale dans la crise de migraine.Chaque dragée contient: 1 mg.tartrate d\u2019ergotamine 100 mg.caféine (pure).\u201cPratiquement tous les malades de ce groupe avaient employé auparavant le tartrate d\u2019ergotamine pour avorter ou soulager leur migraine, et tous constatèrent que E.C.110 était plus efficace que l\u2019ergotamine employée seule\u201d.(Horton, Ryan & Reynolds, Proc.Staff Meet, Mayo Clin.23: 105, 1948).\u201cQuoique F.C.110 (CAFERGONE) fut développé surtout pour le traitement de la crise de migraine, il est tout aussi efficace et peut être employé dans d\u2019autres céphalées, surtout la céphalée histaminique typique et atypique\u201d.(Hansel, Ann.Allerg.6: 155 \u2014 161, 1949).\u201cLe CAFERGONE .semble être une préparation excellente pour l\u2019avortement des maux de tête, surtout ceux du type de la migraine et de la céphalée histaminique\u201d .(Ryan, Postgrad.Med., 5: 330, 1949).Littérature et échantillons sont a la disposition du Corps Médical.SANDOZ PHARMACEUTICALS LIMITED 391, SAINT-JACQUES OUEST MONTREAL, P.Q. | - \" Ta ca NOUVELLE AM ELIORATION DUE AUX SERVICES DE RECHERCHES DE WYETH RECHERCHES DE N RE NO RECH NOUVH 5 N-méthyl-phény\" tertiaire D E MINE yasoconstrictew\u201d por tages an La W YA , usieurs av RECHER( ande efficacité présente pl po\u201d qe pro quit r n qrict10 .a Vv asocons 9, édrine CES DE import ants Ja même que celle de l'éphé \u2019 : ent la : rest que st sensiblem _çi, elle NOUVELL ala différence de celle-ct ndaire, OÙ al : co \u2019 .ment suivie de congestion = WYETH are 23 1\u20ac.A osité, d\u2019 agitation ou d\u2019insom\u201d v \u2019 RECHERCHES * ous deux formes commodes [| présents so sore WYAMINE 11 DE NouveuLg SOA | AYROTHRICINÉ A utiliser vee un le ETH compte s ov JETOMIZER RECH UN DUE AUX SERVICES DE Wamu psi Masal SOLBIRE Wyeth Marque déposée RECHERCHES DE WYETH NOUVELLE AMELIORATION DUE AUX SERVI CES DE Aux femmes épuisées par les soins du ménage, il ne peut être question de donner l\u2019aide de Y/ \u201crobots\u201d.La femme qui \u201ctient\u201d A maison doit avoir une santé / de fer, pourtant, sa journée finie, 9 meéme une femme \u201cde fer\u201d peut se sentir a bout.L\u2019une des raisons de cette défaillance peut étre le manque de fer.Aussi i quand l\u2019anémie sidéroprive vient saper la résistance de la femme et épuiser son énergie nerveuse, est-il bon de prescrire les Plastules Hématinic pour lui rendre son bien-être normal.\u2018 Les 2 MA Plastules HWematinic Q = SONT A BASE DE SULFATE FERREUX = = 3 SIMPLE = AVEC FOIE _ {D œ , AVEC ACIDE FOLIQUE Wells Win Marque Déposée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XXXIII Dans l\u2019amygdalite cryptique aiguë.\"Aspergum toutes les trois heures pour mal de gorge.\u201d DILLARD'S Aspergum ANALGÉSIE SALIVAIRE \u2014 fournit 35 grains d\u2019acide acétylsalicylique dans chaque comprimé présenté sous forme de gomme à mâcher de goût agréable.Convient tout particulièrement aux enfants et aux malades qui ont de la difficulté à avaler les comprimés.*Rehfuss, M.E., Albrecht, F.K.et Price, A.H.: À Course in Practical Therapeutics, Baltimore, The Williams & Wilkins Co., 1948, p.371.EL v WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont. XXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 TRAITEMENT DES TROUBLES DU FOIE PAR LES DRAGÉES ENTÉRIQUES ENTÉRYDINE Recommandées contre les hépatites aiguës ou chroniques, et toute insuffisance biliaire, cause éventuelle de la constipation et de la jaunisse.Effectuent une dérivation nécessaire aux engorgements du foie, prévenant ainsi la lithiase biliaire qui en découle.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Ac.Dehydrocholique .084 gm.Eukinase .013 gm.Pancréatine 013 gm.Cascara Sagrada 026 gm.Ext.d\u2019artichaut .026 gm.Phénolphtaléine .026 gm.Boldine .001 gm.Ext.Noix vomique .003 gm.MODE D'EMPLOI: Une ou deux dragées entre les repas ou deux dragées au coucher, suivant l'avis du médecin.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 DRAGEES GLUTINISEES PyeLosEk DIURETIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE INDICATIONS: Pyélites, pyélonéphrites, lithiases, cystites, cholécystites.Réalise la désinfection des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Mandal.de Calc.0.060 gm.Phos.d\u2019ammonium 0.060 gm.Hydr.de Terpine 0.030 gm.Acide Nicotinique 0.004 gm.Benzo-Méthyl-Oxyquinoléine 0.04 gm.PosoLocIE: Deux dragées trois fois par jour suivant l\u2019avis du médecin.CIRCULAIRES ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.LABORATOIRES DESAUTELS LIMITÉE 200 ouest, rue Craig, MONTRÉAL, - - CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XXXV de la thérapie spas au nouvel, unique Donnatal\u2014remarquable spasmolytique et sédatif \u2014 peut maintenant être obtenu sous forme liquide! L\u2018Elixir Donnatal répond à un besoin qui depuis longtemps se faisait sentir, tout particulièrement chez les pédiatres, pour le traitement de la sténose pylorique, de la colique intestinale, de la diarrhée et de l\u2019énurésie.Les patients adultes aussi peuvent manifester une préférence pour l\u2019Elixir au lieu des Comprimés.\u20145 c.c.(1 cuillerée à thé) fournissant le même effet thérapeutique d\u2019un comprimé.Un autre témoignage d\u2018importance sur le Donnatal confirme son extraordinaire efficacité en clinique, et ses avantages sur les médicaments non composés ou synthétiques.Chaque cuillerée à thé (5 c.c.) contient: formule A .H .R 0 B | N S C 0 M PA N Y | ne.Sulfate d\u2019hyoscyamine .0.1037 mg.\u2019 Sulfate d'atropine\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.0.0194 mg.R | C H M 0 N D 20, VA .Bromhydrate d\u2019hyoscine .0.0065 mg.Phénobarbital (V/, de grain) \u2026 16.2 mg.Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 XXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Controle JU ; et efficace des infections bucco-pharyngiennes locales Afin de constater jusqu\u2019à quel point la White\u2019s Sulfa- thiazole Gum pouvait diminuer la fréquence des infections des voies respiratoires supérieures, elle fut administrée à 199 étudiants en médecine, à la dose de une à trois dragées par jour, pendant une période de huit mois*.La fréquence de la pharyngite primaire (habituellement d\u2019origine streptococcique) chez le groupe sous | traitement fut la moitié moindre que chez le groupe | témoin.Une diminution moins marquée, mais appré- clable, fut aussi observée dans la fréquence du rhume et de la pharyngite secondaire.| « Une concentration extrémement élevée du médica- | ment fut obtenue localement, mais dans aucun cas il ; a ne fut constaté de réaction, soit de nature locale ou Une méthode sûre: générale .il est bon de noter que les bouches de plus de 100 personnes furent exposées au médicament, sous Co forme concentrée, tous les jours pendant huit mois, | .sans aucun effet secondaire fâcheux.».[ Economique: La dose utilisée dans ces expériences n\u2019était que de une à trois dragées par jour seulement.Sulfathiazole (- CHIMIOTHÉRAPIE um TOPIQUE SÛRE *Neiman, I.S.: Prophylactic value of Sulfathiazole, Archives Présentation: boîtes à coulisse pour ordonnance, of Otolaryn., 47: 148-164 (fév.) contenant 24 dragées \u2014 scellées individuellement 1948.\u2019 dans un ruban transparent.Chaque dragée contient 3.75 grains (0.25 gm.) de sulfathiazole.Tm me Résumé des constatations : White Laboratories of Canada Ltd, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Canada. [DANS CETTE POSITION toutes les manettes de contrôle sont à votre portée Le nouveau KELEKET VERTICAL 300 MA Multicron 300 MA 3 125 Kilovolts (maximum) 10 MA 3 140 Kilovolts (maximum) Dans un laboratoire moderne de rayons X, l\u2019acquisition d\u2019un nouveau KELEKET 300 MA Multicron est la meilleure garantie d\u2019un service accéléré et efficace pour les patients.Ce puissant appareil consiste en un générateur à fort débit dont la capacité et les caractéristiques d\u2019opération surpassent en rendement tout autre appareil du genre.CAPACITÉ DIAGNOSTIC: 300 milliampères à 125 kilovolts (tension maximum) pour satisfaire à toutes les exigences de la technique moderne.L'opération en est simplifiée grâce à un milliampérage à contrôle fixe ainsi qu\u2019à un dispositif de synchronisation électro-mé- canique.Les résultats obtenus pour chaque technique sont extrêmement précis.Sur demande, on vous fera parvenir des descriptions écrites intéressantes sur quelque particularité que ce soit.Voyez notre représentant, ou écrivez directement à n\u2019importe quelle succursale de X-Ray and Radium Industries Limited.y Seuls dépositaires des appareils et accessoires Sanborn et des appareils de diathermie Raytheon.i 261, chemin Davenport, Toronto (5) MONCTON MONTREAL WINNIPEG CALGARY REGINA EDMONTON VANCOUVER , Fig.1 HISTOIRE DE CAS M.R., âgée de 40 ans.Ménagère.Ulcère variqueux de la jambe droite, compliqué d\u2019eczéma grave.(Fig.1).ULCÈRE VARIQUEUX COMPLIQUÉ D\u2019ECZÉME Guéri par pansement compressif Fig.2 11 oct.\u2014 Idem \u2014 répétés.TRAITEMENT 9 août.\u2014 L\u2019ulcère et la peau avoisinante sont nettoyés avec de l'huile de foie de morue.Des bandes de Jelonet sont appliquées pour couvrir l\u2019ulcère et la zone eczémateuse, avec un tampon d\u2019ouate au-dessus de l\u2019ulcère seulement.Toute la jambe est bandée avec de 1'Ichthopaste et ensuite avec de l\u2019Elastocrêpe.(Fig.2).23 août.\u2014 Bandages d\u2019Ichthopaste et répétés.13 sept.\u2014 L\u2019œdème diminue et la jambe est beaucoup moins douloureuse.De la lotion de calamine est appliquée sur toute la région avec un tampon d\u2019ouate, surmonté d\u2019un feutre au-dessus de l\u2019ulcère.La jambe est de nouveau bandée avec de l\u2019Elastocrêpe.4 oct.\u2014 Lotion de calamine, tampon d\u2019ouate et Elasto- crêpe répétés.d\u2019Elastocrépe 11 nov.\u2014 Guérison \u2014 (Fig.3).On conseille à la malade de continuer elle-même les applications de lotion de calamine et l\u2019Elastocrêpe.COMMENTAIRES Dans ce cas, l\u2019eczéma était plus ennuyeux que l\u2019ulcère.Les deux conditions ont cependant répondu à l'effet calmant de l\u2019Ichthopaste et à la pression constante de l\u2019Elastocrêpe.Les détails et les illustrations ci-dessus sont authentiques.T.J.Smith & Nephew Ltd., de Hull, Angleterre, sont heureux de publier cet exemple typique parmi bien d\u2019autres ou leurs produits ont été employés avec succes, estimant que les résultats authentiques de ce genre sont d\u2019intérét général.ICHTHOPASTE Les bandages d\u2019lchthopaste sont du type \u201cPâte d\u2019Unna\u201d mais contiennent 2% d'Ichthyo!.Les bandages mesurent 314\u201d de largeur par 6 verges de longueur.JELONET Le Jelonet (tulle gras) est un pansement de gaze à mailles ouvertes, imprégné de gelée d'huile de pétrole contenant 19% de Baume du Pérou.|! est recommandé comme pansement dans les greffes cutanées et pour le traitement de blessures, brûlures, etc.Le Jelonet est stérilisé, prêt à servir, et est fourni en bandes de 8 verges de long ou en boîtes de fer blanc, contenant 36 morceaux, mesurant 334\u201d x 334\u201d, SMITH & NEPHEW LIMITED 378 OUEST, RUE SAINT-PAUL, ELASTOCREPE Les bandages d'Elastocrêpe sont faits d\u2019Elastoplast non tendu et sont fournis en largeurs de 21/7, 3\u201d et 4\u201d par 5/6 de verge de long, une fois appliqués.MONTRÉAL, P.Q. es NE NA À L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 LA NOTION FOURNIE PAR L'EXAMEN DU MALADE DICTE LE Grâce à un procédé dont nous spécifigue) du glycéré Dohow sa teneur en eau, alcool et \u201cCONTRE L'OTITE MOYENNE AIGUË \u201cENLÈVEMENT DES CONCRÉTIONS CÉRUMINEUSES \u201c COMME ADJUVANT D'UNE MEDICATION , ORGANIQUE CONTRE CERTAINS AGENTS INFECTIEUX (PENICILLINE, etc.) CONTAGIEUSES © SERVEZ- vous d gésiques et déshydratantes diminuent la congestion, calment promptement la douleur, et soulagent l'inflammation, dans tous les cas qui intéressent un tympan encore intact.FORMULE: Glycéré DOHOW.0.6++.020217.90 9 (la plus haute densité qui puisse etrê obtenue) Phénazone.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.087/g | Boece eee 0230 OTOPATHIES ASSOCIÉES AUX < MALADIES \u2026 parce que ses propriétés puissamment anal- ; CHOIX DE LA MEDICATION avons l'exclusivité, la densité (gravité est la plus haute Qu\u2019on puisse obtenir\u2014 acides, est, pour ainsi dire, nulle.~~ CONTRE L'OTITE MOYENNE : SUPPURANTE CHRONIQUE, LA \u2026 FURONCULOSE ET LA | -_ DERMATOMYCOSE AURICULAIRE, d'0-TOS-MO-SAN parce que cette combinaison \u2018chimique des _ plus efficaces (et non pas une simple mixture), \u201cqui réunit le sulfathiazole et l\u2019urée dans un excipient de glycéré AURALGAN (DOHOW), \u201cexerce une puissante action dissolvante sur les protides, liquéfie et dissout les granulations fissulaires exubérantes, nettoie le conduit audit- - if, supprime la fétidité, et tend à activer la : \u201c réparation normale des tissus en présence d'une \u2014 ofite moyenne suppurante chronique.; FORMULE: : : Urée.Cerrar iar g Sulfathiazole.0.0+.04.+ 5 sd i WE 25 3 a ay 2 a : 5 5 E x i ig i se 2 cr 2 a 1 a8 sy Gr So i oF D va reer a i i 5 B ; È Leigh a a # f BF 4 + se Re HR Es £8 J ok Et = i 5 Pur i © ye 2 8, à * st Ll\u201d \u201ca da , # > 5 EAD .A 3 5 2 Sd £x 4 9 i 7 À La # io a = at He, i» Honk a + AA vay Ye og, PE 2 3 gk Ze A 4, Se 7 52 i ca pa 5 EE $ -% 5 ES a ic 5 be 25 QA A 2 = a so fe 4 oy hi en Z cs > SB iF LE ss SE 4 2 7h & = =.5e 4 & A A 2 3 3 AY A i = = £1 Se 3 aL 2 ia sa ; S30 x, LE Te % + He 52 a for 5 & 5 Ses a 2e re va.es & 5e = 3 if 3 aX di = = MAGESSE BE « 21 4 \u201c a et 21 x i ys A > is à A os, i SE 23 \u2014_\u2014 i ig ¥ Th GP GE = se BE i i Se sou ne ; a a sève = ri He BS SA = 4 2 & 7 4 i) np oH 7d # É 2 i à Nes OR, \u20ac yl 2 5 * $7 oy % i 4 by A a = 2 à È, $ LA Ki 2 @ ge ay on : de ; or % ¥ Ke be pr 5 4 7 { # La PA ef \u201cx Lb con 2 es 5 ES 6\" 3 *.ar = 4 a a.* ag \u20ac ~ A fi A é \"2, # ss bE sn Ph < 3 ln.no A Pate \u201c3 5 % A % Ë a va 3 27 Par 2 an\u2019.A %, hie, : da ç PE\u201d a dr fe 4 Fag A! ÿ ws, + yi gi > % + + D dit \u2014 rca == a ro fs 2 ra, - Aidez-les à équilibrer leur régime avec les PRODUITS VITAMINIQUES ABBOTT Un si grand nombre d\u2019entre vous nous ont dit combien ils ont trouvé amusants les personnages fantaisistes dont les binettes paraissent à la page précédente, que nous ne croyons pas avoir jamais | eu nous-mémes autant de plaisir a faire une campagne de publicité.Mais, comme vous le savez aussi bien que nous, derrière ces images cocasses il y a une pensée sérieuse.Les déficiences | vitaminiques sont très fréquentes et ne doivent pas être prises à la légère.Un grand nombre de ces patients ont beaucoup trop à rattraper.Souvent il n\u2019est pas pratique de compter seulement sur l\u2019alimentation pour rétablir l\u2019équilibre vitaminique.® Alors, nous espérons DOS qu\u2019en voyant les portraits de M.Lafumée, de M.Beleur et des autres, cela vous fera penser de prescrire les Produits Vitaminiques Abbott.Abbott fait des produits vitaminiques pour i presque tous les âges et tous les goûts, pour administration orale ou parentérale, pour usage thérapeutique ou prophylactique.Il y en a en capsules, en comprimés et en liquide.Et il serait impossible de les fabriquer avec plus de soin même si | vous surveilliez vous-mêmes tous les Argus de nos laboratoires de contrôle.@ Faites bénéficier vos malades des Produits Vitaminiques Abbott pour équilibrer leur nutrition jusqu\u2019à ce qu\u2019ils puissent se passer de supplément vitaminique parce qu\u2019ils auront adopté un régime comprenant tous les sept aliments de base.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, MONTRÉAL 9.(Abbott) | Ho CF \u2014 CF Coa #4 4 me \u2014 22 va Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue française ou Canada Fondée à Québec en 1902 T' Union Médicale du Canada \u2018 Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 78: MM.Albert-Weil (Jean) ; Allard (Eugène) ; Amyot (Roma); Archambault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaulieu (Emile) ; Bédard (O.); Béique (Léon) ; Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.); Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude) ; Besançon (L.Justin); Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques) ; Boulanger (}.-B); Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin (J.-R.) ; Boyer (F.) ; Brahy (Jules); Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul) ; Burckel (J.) ; Cabana (J.- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (Jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moise); Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.) ; Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.) ; Dargis (Jean); David (Paul) ; Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (Roméo); Gallie (W.E.); Gareau (].- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bourgeois) ; Gérin-Lajoie (Léon) ; Gervais (Maurice); Giraud (G.) ; Gobeil (L.-J.) ; Grenier (E.-P.) : Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Handfield (J.-P.); Hébert (Auguste); Henry (François); Jarry (J.-A.): Jean (André) ; Johnson (Réginald) ; Julien (P.-E.) : Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Geor- \u201c perrière ges) ; Lamoureux (Louis); Lamy (Rouville) ; La- (Vincent) ; Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Lasalle (G.) ; Latraverse (Valmore) ; Laulan (Robert) ; Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Lebeau (René) ; Leclerc (G.) ; Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien) ; Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René) ; Letondal (Paul) ; Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine) ; Lortie (Edouard): Mantha (Léo- pold); Marceau (Gilles); Marchand (J.-C.-A.) ; Marin (Albéric) ; Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe); Masson (Gaston); Millet (Joseph); Mirouze (J.); Mondello (Roméo); Monfette (C.); Newman (E.V.); Noël (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel); Panet-Ray- mond; Panneton (Philippe); Paquette (J.-P.) ; Paradis (Bernard) ; Pilon (J.-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.) ; Poirier (Paul); Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean) ; Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.) : Rinfret (Lucien); Robillard (Eugène) ; Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (François) ; Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean); Séguin (Fernand) ; Simard (J.-Emile) ; Smith (Henri); Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcot (Roland); Turcotte (Maurice) : Vaillancourt (De Guise); Valin (R.-E.); Vézina (Norbert). Il est juste, toutefois, de reconnaître que la majorité des médecins, qui se sont occupés particulièrement de la question, ont, d\u2019un commun accord, désigné la moelle épinière comme étant l\u2019organe où les légions primordiales et fondamentales de la paralysie infantile devaient être cherchées.C\u2019éta:t, de leur part, une présomption exacte, mais qui, jusque dans ces derniéres années ne s\u2019est appuyée sur aucune donnée vraiment positive .La lésion des cellules nerveuses motrices dans la paralysie infantile a été, pour la première fois, signalée par MM.Vulman et Prévost, en 1866, chez une femme de la Salpétrière.Dans ce cas, qui a été communiqué à la Société de biologie par M.Prévost, la plupart des cellules avaient disparu dans la corne antérieure du segment de la moelle correspondant aux muscles atrophiés et, sur les points qu\u2019elles avaient occupés, la névroglie présentait la transformation scléreuse.Un fait, rapporté en 1869 par MM.L.Clarke et Z.Johnson sous le nom d\u2019atrophie musculaire, doit être, croyons-nous, rapproché du précédent; la critique permet de reconnaître, en effet, qu\u2019il s\u2019est agi là bien que les auteurs ne le disent point, d\u2019un cas de paralysie infantile spinale.L\u2019époque de la vie où la maladie a éclaté, la brusquerie de l\u2019invasion des accidents, le mode de tocal- sation de l\u2019atrophie des muscles ne la*ssent guère subsister de doute à cet égard, or, dans ce cas encore, l\u2019examen microscopique a fait reconnaître l\u2019atrophie dis cornes antérieures, la disparition ou l\u2019atrophie granuleuse d\u2019un certain nombre de cellules nerveuses motrices et, en cutre, l\u2019existence de plusieurs foyers de désintégration sur divers points de la substance grise.Mais, si je ne me trompe, l\u2019étude qui a le plus contribué à déterminer le caractère des lésions spinales de la paralysie infantile, est celle que nous avons falite l\u2019an passé, M.Joffroy, mon interne et moi, d\u2019un cas très remarquable relatif à une femme de mon service nommée Wilson, qui succomba à la phtis\u2019e pulmonaire à l\u2019âge de 45 ans.La paralysie, chez cette femme, s\u2019était développée tout a coup, à l\u2019âge de sept ans; elle avait frappé les quatre membres dont la plupart des muscles s\u2019étaïent rapidement atrophiés.Les membres d\u2019ailleurs avaient subi un remarquable arrêt de développement et offraïent des déformations caractéristiques.Dans le travail auquel notre observation sert de fondement, nous nous sommes cru autorisé à admettre que la lésion des cellules nerveuses motrices, qui se trouve déjà mentionnée dans les cas de MM.Vulpian et Prévost et dans celui de L.Clarke, est un fait censtant dans la paralysie infantile spinale et d\u2019où dérivent les principaux symptômes de la maladie, en particulier la paralysie ainst que l\u2019atrophie des muscles; nous avons, en outre, émis l'opinion que, suivant toute vraisemblance, c\u2019est là le fait anatomique fnitial, les lésions de la névroghie et l\u2019atromhie des racines nerveuses devant être considérées comme des phénomènes consécutifs.(Charcot). BULLETIN L\u2019ESPRIT DU XXe CONGRÈS DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA En 1942, Montréal célébrait le troisième centenaire de sa fondation.Cet événement historique a fourni l\u2019occasion de cristalliser dans la Métropole nombre de manifestations politiques, sociales et professionnelles diverses.Parmi ces dernières s\u2019inscrivait en bonne place le XVIIe Congrès de notre Association.Ce Congrès qui réunissait un millier de médecins canadiens- français est resté un vivant témoignage de notre solidarité professionnelle, de nos aspirations scientifiques et humanitaires.Par une singulière coïncidence, c\u2019est de nouveau dans la métropole canadienne, dont l\u2019essor démographique, économique et culturel ne cesse de s'affirmer, que va se dérouler notre XXe Congrès, et en une année qui restera encore mémorable: 1950.Ce millésime qui vient ponctuer le milieu d\u2019un siècle où la chrétienté sonne son ralliement, où l\u2019œuvre impérieuse de rénovation sociale exalte les esprits d\u2019avant-garde, ce millésime symbolique ne saurait mieux convenir pour la tenue de nos prochaines grandes assises professionnelles.Plus que jamais notre classe médicale doit éprouver sa force dans l'union concertée, manifester sa confiance dans des cadres raffermis.Elle a des droits à faire valoir, des prérogatives à conserver, des gestes à poser, des devoirs à accomplir.Il y aura lieu et place au Congrès de septembre prochain, pour nous remémorer ces droits et ces prérogatives et pour affirmer de nouveau leur caractère intangible.Les devoirs professionnels nous sont familiers et les deux vocables science et conscience ne sauraient 238 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 mieux les concrétiser.Si en chacun de nous se trouvent les directives de la conscience professionnelle, il n\u2019en est plus ainsi des directives sans cesse renouvelées de la science médicale issues de l\u2019œuvre collective.| Cette science, en effet, est encore en pleine évolution: de nombreuses voies nouvelles s\u2019ouvrent devant elle et, si certaines thérapeutiques semblent lui être retirées, d\u2019autres au contraire qui lui étaient jusqu\u2019ici interdites, méconnues ou insoupçonnées, entrent dans son domaine.Ses possibilités deviennent immenses, ses espérances sans limites.Le médecin, qui veut se tenir au courant des acquisitions nouvelles, doit forcément lire et lire beaucoup; mais les publications sont nombreuses et disparates, si bien qu\u2019il est malaisé de faire entre elles le choix judicieux, capable d\u2019apporter un profit réel.Malgré son esprit de discernement et son désir d\u2019information le « praticien », qu\u2019il exerce à la ville ou à la campagne, ne saurait trouver tous les loisirs indispensables pour se tenir constamment à jour.Les organisateurs du Congrès, en s\u2019efforçant de combler au mieux cette lacune, doivent réaliser une tâche essentielle et difficile : n\u2019inscrire au programme que les nouveautés médicales et chirurg!- cales les plus significatives et les plus édifiantes pour la majorité des auditeurs; ne retenir entre tous les sujets connus, que les plus riches d\u2019applications pratiques; choisir des rapporteurs, des « metteurs au point », qui ne sauront dire que ce qui est mûrement réfléchi, longuement pesé, et dont les rapports seront clairement exposés.Servir, aider, instruire; c\u2019est dans cet esprit que d\u2019ores et déjà l\u2019Exécutif travaille et s'applique à mener l\u2019œuvre à bien.Y réussira- t-il?Les nombreux congressistes attendus à Montréal en septembre prochain seront à la fois témoins et juges.Pierre SMITH. ~ = _ LES SPÉCIALITÉS ET LES MÉDECINS PRATICIENS En face du fait qu\u2019un grand nombre de médecins de la Province semblent donner une interprétation inexacte à notre loi médicale en rapport avec l\u2019émission des certificats de spécialistes, je crois de mon devoir de faire une mise au point qui, je l\u2019espère, éclaircira définitivement la situation de la profession médicale.La licence accordée par le Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec donne le droit de pratiquer la médecine, la chirurgie et l\u2019obstétrique à tout médecin détenteur de cette licence, et ceci sans aucune restriction.Tout médecin licencié peut, en effet, faire des opérations chirurgicales, faire de la médecine interne sous toutes ses formes, de l\u2019électrothérapie, de la radiothérapie, de la radiologie, de l\u2019obstétrique, de la gynécologie opératoire, enfin, peut exercer encore une fois toutes les formes modernes de l\u2019art médical.Le fait donc de reconnaître chez un médecin par un certificat légal, des aptitudes spéciales dans telle branche de la médecine, ne constitue pas une restriction de la pratique de telle ou telle branche de la médecine pour tout médecini licencié par le Collège.Le certificat de spécialiste, cependant, indique que M.le docteur un tel, après des examens sérieux, est reconnu comme un expert dans la spécialité qu\u2019il a choisie.Le Collège croit que cette façon d'agir constitue une protection pour le public et en même temps pour le médecin qui, par des études spéciales, se voue à la pratique d\u2019une spécialité.Nous espérons que cette explication tranquillisera l\u2019esprit de ceux qui pensent et qui disent que les spécialités certifiées deviennent un empêchement à la pratique de la médecine générale.Le Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.À PROPOS DU PROCHAIN CONGRÈS L\u2019organisation du XXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a déjà sollicité votre collaboration pour des suggestions dans l\u2019élaboration du programme des communications scientifiques.Déjà celui-ci s\u2019annonce des plus intéressants.Durant les quelques loisirs disponibles entre les conférences, nombreux sont les confrères qui désirent contempler le exhibits scientifiques qu\u2019ils n\u2019ont pu voir 240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buruerin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 dans leur milieu.Nos exposants de nouveautés pharmaceutiques exhibent leurs meilleurs produits et, dans le foyer, à l\u2019entrée de cette exposition, nous désirons montrer à nos congressistes des pièces anatomiques, des montages-appareils normaux ou modifiés, des radiographies, des études statistiques, des graphiques et des photographies, ete, qui intéresseront sûrement.Vous êtes done cordialement invités en tant qu\u2019individu ou que corps hospitalier à faire une sélection des exhibits scientifiques que vous avez en main ou que vous pourriez préparer pour notre prochain congrès.Nous disposerons de négatoscopes pour radiographies de toutes dimensions, de tableaux pour photographies, dessins ou graphiques, de tables pour pièces anatomiques.Nous vous prions de communiquer avec nous avant le 15 août prochain, afin que nous vous réservions un espace adéquat.B.-G.BEGIN, M.D, Directeur du Comité des Exhibits scientifiques. LA FARINE DE CAROUBE DANS LE TRAITEMENT DES DIARRHÉES DU NOURRISSON\" Prof.de la Broquerie FORTIER, F.A.P.P., Chef du service de Pédiatrie, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).A) CONSIDÉRATIONS HISTORIQUES.Les troubles digestifs du nourrisson, les diarrhées en particulier, offrent toujours une fréquence telle qu\u2019ils incitent les pédiatres à rechercher une thérapeutique appropriée à leurs physiopathologies et rapidement curative des perturbations métaboliques qui les caractérisent.Depuis un certain nombre d\u2019années, l\u2019on s\u2019est attaché à trouver un traitement des diarrhées infantiles qui contrecarrerait les modifications digestives aussi bien que la maladie métabolique qu\u2019elles déclenchent.L'étude du métabolisme de l\u2019eau et ses perturbations chimiques, au cours des diarrhées, a conduit à l\u2019emploi d\u2019une sérothérapie plus élaborée.Le traitement diététique, à son tour, a vu ses modalités évoluer vers une restriction moins sévère, une période de jeûne absolu écourtée et une réalimentation plus hâtive.La diète hydrique a perdu ses droits et est souvent abandonnée; le régime hydrocarboné a subi de profondes modifications.Et, aujour- d\u2019hui, l\u2019on préconise surtout l\u2019emploi des légumes et des fruits comme traitement de base des diarrhées.Moro (1) en 1907, préconise une \u201c soupe de carottes » qui obtient des succès notables et qu\u2019en certains milieux en France, l\u2019on emploie actuellement avec enthousiasme (2).Haas, en 1924 (3), Franconi, en 1928 (4), Feer, en 1929 (5), emploient fort heureusement la pulpe de bananes.Heisler (6), en 1928, et Moro, en 1930 (7), mettent au point l\u2019emploi de la pomme.Mais il faut attendre la guerre civile espagnole pour voir'le Professeur Ramos publier, en 1941, ses premiers essais thérapeutiques antidiarrhéiques avec la farine de caroube.*Travail présenté devant le Bureau Médical de l'hôpital Notre-Dame, le 14 Janvier.Il avait remarqué, en effet, au cours de la guerre civile \u201cque les enfants pauvres, « grands consommateurs de caroubes, étaient « moins atteints par les affections gastro-intes- \u201ctinales que les enfants de milieux aisés, pour- «tant bien mieux élevés et soignés, mais ne \u201cmangeant pas de caroubes ».Il lui avait été donné de constater, en outre, qu\u2019une consommation importante de ces fruits produisait une constipation qui pouvait parfois conduire à une véritable obstruction mécanique.Il résolut alors d'utiliser cette propriété antidiarrhéique du caroube dans le traitement des diarrhées infantiles.Ses essais ne concernèrent que des enfants âgés de plus d\u2019un an.Il eut, en Espagne, des imitateurs.Salvis Rozalès consacre sa thèse en 1942 à l\u2019emploi de la farine de caroube; Yague Espinosa, la même année, Luis Anton, en 1943, et José Golzalès Galvan, en 1944, publient leurs succès thérapeutiques.Les pédiatres suisses nous initient aux recherches cliniques, physico-chimiques et co- prologiques.Martin du Pan (8), de Bâle, nous en révèle les propriétés antidyspeptiques, Marc Neyroud (9), en 1946, nous démontre les multiples indications et le mode d\u2019emploi de ce médicament anti-diarrhéique.L\u2019école francaise, avec P.Rohmer (10), avec Jean Lévesque (11), ou H.Boussardon (12), sous la direction du Professeur Cathala, nous rapporte les succès thérapeutiques de cette nouvelle farine.Aux Etats-Unis, les premières observations furent récemment publiées (13).En notre pays, nous ne connaissons pas actuellement de publications sur le sujet.Ce bref aperçu historique relatant des succès thérapeutiques incontestables, en des pays divers, d\u2019un médicament anti-diarrhéique nou- 242 veau, nous suggère d\u2019apporter à la connaissance de la profession médicale, aux pédiatres en particulier, notre modeste expérience clinique de l\u2019emploi de la farine de caroube chez le nourrisson.La caroube est le fruit du caroubier, qui, récoltée en juillet sous forme de longues gousses et réduite en poudre, est utilisée dans l\u2019alimentation à l\u2019état sec ou additionnée d\u2019hydrates de carbone de variétés diverses selon les préparations commerciales.Connue depuis la plus haute antiquité, mentionnée au XVIe siècle avant Jésus-Christ, révélée par les hiéroglyphes égyptiens, la caroube est introduite en Europe par les Arabes au XIIe siècle de notre ère.Ses propriétés pharmacologiques connues de Galien et de Dioscoride.Ils lui attribuaient, l\u2019un, une action nocive, l\u2019autre, une propriété laxative et constipante à la fois.Il fallut les observations de Ramos, en 1941, pour l\u2019introduire dans la pharmacopée moderne.étaient Le mécanisme d\u2019action de la farine de caroube connu grâce aux travaux des pédiatres suisses, Martin du Pan et Marc Neyroud, est assez complexe.Elle corrige, contrecarre et fait disparaître les perturbations digestives qui naissent au cours de la diarrhée.Ces perturbations digestives sont multiples.Au cours du phénomène digestif normal existe une coopération étroite entre les trois grandes fonctions intestinales (motrice, phy- siochimique et de résorption colique).Si la diarrhée survient, la synergie entre la progression du bol alimentaire, sa dégradation et la concentration colique de son résidu n\u2019existe plus.Il y a viciation du travail digestif, depuis l\u2019estomac, tout le long de l'intestin grêle et jusque dans le côlon lui-même.À chacun de ces échelons du tube digestif, le chyme peut acquérir des caractères physiques, chimiques ou bactériologiques susceptibles de provoquer une diarrhée.Et l\u2019on assiste alors à une diarrhée d\u2019origine gastrique, d\u2019origine intestin grêle ou enfin d\u2019origine colitique.La diarrhée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 colitique peut exister seule: c\u2019est la colite.Mais les autres ne vont pas sans provoquer une perturbation au niveau des échelons du tube digestif situés au dessous d\u2019elles.Lorsque les différents facteurs étiologiques de la diarrhée entrent en jeu, ils ont pour effet: 1.) de perturber, en les exagérant ou en les diminuant, la sécrétion et la motricité gastrique pour aboutir à la fabrication d\u2019un chyme de mauvaise qualité.2.) de provoquer, dans l\u2019intestin grêle, une rétention pathologique du chyme dans sa partie supérieure, favorisant l\u2019envahissement de cette portion haute amicrobienne par la flore microbienne des étages au dessous et du gros intestin.Les bactéries protéolitiques produisent alors des toxines (endo et exotoxines) et donnent naissance à des poisons (acides aminés, amines biogènes, ptomaïnes) irritant la paroi de la portion terminale du grêle, favorisant la desquamation de son revêtement épithélial.3.) de produire enfin, par suite du trouble digestif profond de l\u2019intestin grêle, une hypersécrétion de liquide par la muqueuse colique qui sécrète au lieu de résorber.L\u2019expulsion des matières fécales est accélérée et elles sont anormalement riches en eau.La viciation du travail digestif originairement gastrique devient intestinale et enfin colitique.Si l\u2019estomac a un rôle incontestable à jouer dans la genèse de la diarrhée, le rôle principal demeure cependant la propriété particulière du gros intestin.Et l\u2019on a écrit, avec raison, que le côlon est l\u2019organe de la diarrhée et que la diarrhée apparaît comme une réaction colitique à la viciation du travail digestif.Ce rappel de la physiopathologie de la diarrhée nous a paru nécessaire à la compréhension du mécanisme d\u2019action de la farine de caroube.Cette farine se compose d\u2019une quantité minime de lipides, d\u2019une quantité faible de protides et d\u2019une forte proportion de glucides.Ces glucides sont la pectine, la lignine, la cellulose et les tanins qui, conjointement, agissent pour FORTIER: LA FARINE DE CAROUBE CONTRE LES DIARRHÉES conjuguer leurs pouvoirs antidiarrhéiques qui sont: 1.d\u2019ordre mécanique.Ces glucides, la pectine et la lignine, en présence d\u2019une diastase, se transforment en acides divers, tous colloïdes hydrophiles doués d\u2019un grand pouvoir d\u2019inhibition.Le péristaltisme intestinal s\u2019en trouve ainsi régularisé.2.d\u2019ordre physio-chmique.Martin du Pan a pu démontrer que le pouvoir absorbant de la farine de caroube pour les toxines et les produits intermédiaires du métabolisme bactérien était élevé.Etudiant particulièrement l\u2019Arobon, il lui attribue ce pouvoir à sa haute teneur en lignine (qui absorberait les corps alcalins) et à l\u2019effet de la pectine, des tanins et des protéines (qui absorberaient les acides simples et les acides aminés).| Cette farine de caroube aurait, en outre, un pouvoir tampon respectivement double et triple de celui de la pomme et de la banane.3.d\u2019ordre bactériostatique.Mare Neyroud aurait, en effet, observé une diminution évidente du nombre absolu de germes, ainsi qu\u2019un retour à la normale de la proportion entre les diverses espèces bactériennes.Une telle action, née de l\u2019absorption des substances biogènes, rend impropre à la multiplication des germes le milieu intestinal ainsi soumis à la farine de caroube.4.d\u2019ordre cicatriciel.L\u2019équilibre colloidal des cellules épithéliales de l'intestin est rétabli et il permet aux fonctions normales de la muqueuse de reprendre.ÉTUDE CLINIQUE Nos essais personnels de la farine de caroube dans les diarrhées ne concernent, pour le moment, qu\u2019un petit nombre de nourrissons: une quinzaine.Tous ces cas furent traités au cours des six derniers mois de 1949, particu- 243 lièrement en septembre et octobre (8 cas sur 14).Pendant ce même laps dé temps d\u2019autres cas de diarrhées furent traités par une médication et une diète différente qui serviront, un jour, nous l\u2019espérons, à démontrer la supériorité de l\u2019une ou de l\u2019autre méthode.Notre statistique restreinte nous a incité à grouper nos observations selon l\u2019Âge des enfants atteints et non selon la forme clinique que présentait la diarrhée.Nous avions pour but, non pas d\u2019étudier ici les indications cliniques de la farine d\u2019Arobon,* déjà d\u2019ailleurs bien délimitées par l\u2019école suisse et l\u2019école française, mais plutôt de démontrer l\u2019efficacité de son emploi chez le nourrisson de un ou de moins d\u2019un an.Nous signalerons la forme clinique sans étudier cependant les résultats obtenus avec l\u2019Arobon selon cette forme elle- même.Quelques observations illustreront avec éloquence, je crois, les avantages de cette farine.Observation 1.Elle concerne un nouveau-né.Francine Ch, âgée de 27 jours, entre dans notre service, le 14 octobre 1949, pour hypo- nutrition par sous-alimentation qualitative et quantitative.À l'examen, nous sommes en présence d\u2019une enfant pâle, légèrement déshydratée dont le pannicule adipeux est diminué à l\u2019abdomen et aux membres mais conservé à la face et au thorax.La température est à 98°, le poids est de 6,14 lbs.alors que celui de la naissance était de 7,4 lbs.L\u2019enfant reçoit un régime approprié à son âge et, du 14 au 28 octobre, son poids s\u2019ac- croit de 10 onces, ses selles sont normales.Les 29, 30 octobre, le poids décroit de 6 onces, la température centrale atteint 99 - 100°.et les selles sont vertes, au nombre de 4 a 6 par jour.Le 31 octobre, les selles au nombre de 7 *La maison Nestlé a mis gracieusement à notre disposition, pour ces recherches cliniques, la farine de caroube qu\u2019elle prépare sous le nom d\u2019« Arobon ». 244 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrenn A.M.LFC.\u2014 Montréal.mars 1950 sont liquides, glaireuses et verdâtres.L\u2019on institue une diète au lait évaporé à l\u2019eau de riz et à l\u2019eau de chaux.Du 2 au 4 novembre, les selles au nombre de 8 sont semi-liquides.Nous commençons alors l'emploi de l\u2019Arobon.Le ler jour, elle reçoit.: Arobon 34 once Eau de riz 5 onces Lait écrémé 15 onces Babeurre 5 onces.Mais devant la persistance de la diarrhée, le lendemain 5 novembre, la diète est composée d\u2019une solution d\u2019Arobon à 5% et de 5 onces de babeurre.Les 5, 6 et 7 novembre, les selles sont d\u2019abord liquides puis semi-liquides et finalement pâteuses au nombre de 6 par jour.Dès le 6, la coloration brune caractéristique de l\u2019Aro- bon est apparue.Le 8 novembre, 3 jours après le début de l\u2019Arobon, les selles sont pâteuses, brunes et au nombre de 4 par jour.Elles devaient garder ces mêmes caractéristiques et diminuer à 2, le 10 novembre.Le poids est d\u2019abord à 7 lbs, puis croît lentement pour atteindre 7,10 lbs, le 12 novembre.Pendant ce temps, l\u2019Arobon est diminué pendant que s\u2019accroît la proportion du babeurre liquide.Le 12, l\u2019Arobon est prescrit a 14 once par jour et le babeurre satisfait à 80% de la ration quotidienne.Nous considérons alors la diarrhée comme guérie, 8 jours après l\u2019emploi de l\u2019Arobon.Le 15 novembre, seul le babeurre constitue le régime; il est remplacé graduellement par du lait écrémé et, 5 jours plus tard, il est supprimé.Le lait écrémé constitue alors le seul régime qui, à son tour, sera remplacé par du lait entier pasteurisé.L\u2019enfant quitte l\u2019hôpital le 28 novembre.Une telle observation, d\u2019une hypotrophique chez qui apparaît une infection latente dont la clinique n\u2019a pu déterminer la localisation, démontre une action bienfaisante et rapide de l\u2019Arobon sur la réaction secondaire intestinale de cette infection latente.Rapidement la diarrhée infectieuse secondaire est jugulée et la guérison survient le 8e jour.Observation 2.Marc-André G\u2026., âgé de 2Y, mois, entre dans notre service le 10 mai 1949.Depuis deux jours l\u2019enfant vomit, tousse et présente une diarrhée à selles liquides et verdâtres.Le jour de son hospitalisation, la fièvre s\u2019inscrit à 100°,3, son aspect général révèle un syndrome toxique assez profond; le crâne est grisâtre, la respiration est dyspnéique, un certain état de somnolence est parfois entrecoupé d\u2019agitation et de cris.La gorge est rouge, la toux est sèche, douloureuse, parfois quinteuse.Il ne semble pas y avoir d\u2019infection otitique.Les selles au nombre de 4 sont verdâtres et liquides.Une diète à l\u2019Arobon en solution à 5% (1 once pour 20 onces d\u2019eau de riz et 2 comprimés de saccharine) est instituée.Une péni- cillinothérapie nasale et intramusculaire est prescrite.Deux jours après, les selles sont glaireuses, brunes et au nombre de 2, la fièvre est à 100°.Il y a une légère amélioration de l\u2019aspect toxique de l\u2019enfant.Le 2e jour, l\u2019Arobon à 5% est réduit à 3/5 d\u2019once dans 12 onces d\u2019eau de riz additionnée de 8 onces de babeurre liquide.Les selles deviennent semi-pâteuses puis pâteuses brunes.L'enfant est toujours d\u2019aspect sub-toxique, sa fièvre est encore à 100°.Malheureusement, 1l quitte l\u2019hôpital sans autorisation et nous apprenons qu\u2019il meurt deux jours après.L\u2019Aro- bon avait été supprimé depuis sa sortie et la diarrhée était réapparue.+ L\u2019emploi de l\u2019Arobon avait cependant permis une amélioration macroscopique des sel- FORTIER: LA FARINE DE CAROUBE CONTRE LES DIARRHEES les diarrhéiques de cet enfant infecté profondément.Aurait-il permis une survie de quelques jours ou plus si l\u2019enfant était demeuré à l\u2019hôpital et sous la même influence diététique.Nous ne pouvons que le présumer.Observation 3.Serge Fortier (Dossier 87 746), âgé de 2 mois, entre à l\u2019hôpital le 8 octobre 1949, pour troubles intestinaux.Né à terme, d\u2019une mère tuberculeuse actuel - lement guérie, pesant 5 lbs.Est nourri au lait évaporé écrémé (Farmer\u2019s Wife) 45 once pour 115 once d\u2019eau toutes les 3 heures.Le 25 septembre, 15 jours avant son hospitalisation, l\u2019enfant présente des troubles digestifs sous forme de diarrhées liquides, verdâtres, fréquentes, survenant immédiatement après ses boires.Parfois il y a des vomissements après les repas.Depuis le 6 octobre, l\u2019enfant fait de la fièvre et tousse.Sa diète est composée de lait évaporé écrémé 215 onces, eau de riz 2 onces et Appella (poudre de pomme) 1 c.à thé à un intervalle de 4 heures.Lors de son entrée, la température est à 101°,3, le poids est de 5 lbs.La déshydratation est peu marquée, il n\u2019y a aucun aspect toxique.Les selles sont diarrhéiques, liquides, vertes et glaireuses et au nombre de 6 par jour.L\u2019Arobon est donné à raison de 1 once pour 20 onces d\u2019eau de riz et deux comprimés de saccharine divisés en 5 biberons.Le lendemain les selles, au nombre de 5, sont pâteuses et brunes.Le 10, l\u2019Arobon est donné à raison de 1 once pour 15 onces d\u2019eau de riz, deux comprimés de saccharine et 5 onces de babeurre liquide.Les 11, 12, 13, 14, 15, l\u2019Arobon est diminué à 34, Vo, 34, 15, 14 d\u2019once respectivement en solution de 5% d\u2019eau de riz et le babeurre liquide est augmenté à 10, 12, 14, 15, 20 onces respectivement.245 Les selles diminuent de nombre, 3 par jour, demeurent pâteuses et brunes.La température est normale.Le poids est de 6,12 le 11, atteint 7 le 15, et continue sa progression régulière les jours suivants.Le 20, l\u2019Arobon est cessé et la diète se compose de lait écrémé et de babeurre liquide.Nous attendons le 27 avant de supprimer le babeurre et de le remplacer par du lait pasteurisé non écrémé.Le poids a atteint 7,10 lbs.L\u2019enfant est guéri.Les formes cliniques des diarrhées sont parfois d\u2019une gravité telle qu\u2019elles requièrent une thérapeutique énergique et prolongée dont les résultats, très souvent, se font attendre.L\u2019Aro- bon nous a semblé apporter un progrès sensible dans ces cas.L'observation suivante nous en fournit un exemple typique.Observation 4.Liliane Lacerte (Dossier 88 490), âgée de 6 mois, entre à l\u2019hôpital pour vomissements et hypotrophie pondérale.Née à terme, pesant 8 lbs, elle est nourrie au lait pasteurisé.Elle présente depuis l\u2019âge de 3 mois un eczéma de la face.Depuis 4 jours, l\u2019enfant vomit, immédiatement après ses boires, du lait caillé.Depuis deux jours elle est constipée.Sa diète est composée de lait 4 onces, eau 1 once, sucre 1 c.à thé toutes les 3 heures, auxquels on a ajouté récemment des céréales et des légumes à raison de 2 c.à thé.Son poids est 10,3 lbs.A son entrée, la température est a 99° et 101° le lendemain.L\u2019enfant est déshydratée.Une diète selon son Âge est rapidement instituée.Du 19 au 26 novembre, la fièvre est oscillante, les premiers jours, atteint 100°,4 le 22, puis 104°,1 le 23, baisse à 99°,2 le 25, remonte à 100°,1 le 26, pour retomber et demeurer à la normale les jours suivants.Pendant ce temps, le poids baisse à 9,8 le 23 novembre pour s\u2019installer à 9,10 les jours suivants et demeurer ainsi jusqu\u2019au 9 décembre. 246 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Le 20, est apparu un coryza accompagné de toux et une selle jaune, liquide la nuit.Le lendemain, les selles au nombre de 5 sont liquides, jaunes.Une diète à la poudre de pomme et au lait écrémé est instituée.Le 23, la diarrhée persiste, nous instituons une diète à l\u2019Arobon en solution à 5% dans de l\u2019eau de riz et du babeurre liquide.L\u2019état toxique est sérieux, l\u2019enfant est cyanotique, la dyspepsie est très intense, la température est à 104,1; les extrémités sont froides et l\u2019enfant est somnolente.Elle est incapable de prendre aucune nourriture, l\u2019on doit la gaver, son ventre est ballonné et, un tube rectal en permanence et de la prostigmine arrivent à peine à faire céder la sub-occlusion intestinale.Des stimulants cardiaques et une oxygénothérapie maintiennent l\u2019enfant en vie.Le 24, la température est à 102°,3 l\u2019aspect général est légèrement modifié.Le ballonnement abdominal persiste, l\u2019état de toxicose est en somme peu modifié.Les selles cependant sont semi-pâteuses, brunes au nombre de 3.Le 25, l\u2019amélioration de l\u2019état toxique s\u2019amorce, la température est à 99°,2; l'enfant parvient à boire une partie de ses repas, elle a une selle brune pâteuse.Le lendemain, 2 seuls gavages sont nécessaires, le ballonnement du ventre n\u2019existe plus.Les selles, au nombre de 2, sont brunes pâteuses.L\u2019Arobon est donné à raison de 34 d\u2019once dilué dans 15 onces d\u2019eau de riz, 15 onces de babeurre liquide et 3 comprimés de saccharine.Le 28, le poids atteint 10 lbs.mais retombe à 9,10 le lendemain; l\u2019Arobon est diminué à 15 once puis à 14 d\u2019once le lendemain et il est remplacé, le 30, par du babeurre gras.Les 2 et 3 décembre, la diète comprend du lait humanisé.Le 17 décembre, l\u2019enfant reçoit une diète selon son âge, le poids est à 10,4 et le 22 elle quitte l\u2019hôpital guérie et pesant 10,12.>.ES La forme grave toxique de la diarrhée peut n\u2019apparaître que tardivement.L\u2019on assiste alors à une invasion infectieuse de gravité croissante et dont la répercussion digestive devient à chaque poussée plus intense.En voici une illustration clinique manifeste.Observation 5.Roch Duchesne (Dossier 87 795), âgé de 11 mois, entre à l\u2019hôpital le 11 octobre 1949 pour vomissements et fièvre.Né à terme, pesant 6 lbs.son régime alimentaire aurait été normal.Depuis trois mois, l\u2019enfant présenterait des alternances de diarrhée et de constipation.Une médication anti-diarrhéique (Pectin- Agar et Dextrimaltose) améliore les épisodes de diarrhée pendant quelques jours puis le syndrome réapparaît.Il y a trois jours, à l\u2019occasion d\u2019une fièvre à 104° l\u2019enfant présente un syndrome méningé, qui, dès le lendemain, est disparu mais la fièvre persiste toujours aux environs de 102° à 108°.Au moment de son entrée, la fièvre est à 102°, la gorge est rouge, l\u2019examen des oreilles est négatif.Les selles sont liquides, au nombre de 5, vertes, d\u2019odeur fétide et glaireuses.= L\u2019Arobon est institué à raison de 1 once pour 10 onces d\u2019eau de riz et 20 onces de babeurre additionné de 3 comprimés de saccharine.Dès le 14, les selles sont en cyballes, au nombre de 2 et brunes, l\u2019Arobon est réduit à 1% dans 5 onces d\u2019eau de riz et 25 onces de babeurre.Le 18, nous cessons l\u2019Arobon, la diarrhée est considérée comme guérie.Le poids a atteint 17,2 lbs.; l\u2019état général de l\u2019enfant est très amélioré.La température demeure cependant oscillante, le 15, elle est à 99°,4, le 22, elle monte brusquement à 100°, et le 25 un nouveau clocher à 100°,4 s\u2019inscrit pour 24 heures.Du 24 au 28 octobre, le poids fait une chute catastrophique de 17,4 et tombe à 15,12 (1% ler groupe: 2ème groupe: 3ème groupe: FORTIER: LA FARINE DE CAROUBE CONTRE LES DIARRHÉES lb.en 4 jours).Le 28, une otite moyenne aiguë gauche est constatée.Les selles demeurent pâteuses, abondantes, au nombre de 1 par jour; le 28, elles sont se- mi-pâteuses, au nombre de 3.Nous instituons à titre de prophylaxie une diète à l\u2019Arobon en solution à 10%.Une sérothérapie intensive est instituée et la pénicilline est prescrite.La courbe du poids reprend pour quelques jours, atteint 16,8 le 31 octobre, retombe à 16 le 2 novembre, s\u2019y maintient jusqu\u2019au 9 pour reprendre une ascension lente les jours suivants.Le ler novembre, l\u2019otite moyenne aiguë est } 247 bilatérale, la paracentèse n\u2019est pas effectuée.La pénicilline est intensive à 150 000 unités.Le 5, la température est à 97°,4 le matin et à 103°,2 le soir; la pénicilline est portée à 200 000 unités par 24 heures.L'enfant est pâle, somnolent, les yeux sont bistrés, le crâne est lilas.Des vomissements surviennent espacés, mais la selle unique demeure toujours semi- pâteuse, brunâtre.Du cognac, du Gardénal et du Ginger Ale «Canada Dry» lui sont prescrits.Dans la nuit, il n\u2019y a pas de vomissements.La même médication est continuée le lendemain.La température baisse à 99°,2 puis 98°,2, la selle demeure pâteuse.\u2018Le 9, tout état toxique est disparu, le poids J.de maladie N.de selles N.de jours N.de jours Noms Age Diagnostic avant hosp.la veille selles N.guérison Remarques Francine C.27 jrs D.Ali.& Inf.14 jours S 3 8 (après entrée) M.A.G.2% m.D.Inf.2 4 3 \u2014 Quitte l\u2019hôpital sans autorisation.æ Carole P.2 m.D.Inf.= B.Pneumonie 12 3 3 \u2014 Décès.© Aline P.2 m.D.Inf.18 (apres entrée) 8 2 6 Serge F.2 m.D.Ali.Inf.15 6 2 7 Yvon V.1% m.D.Inf.30 6 2 15 Sténose p.du (après entrée) pylore Camille S.2 m.D.Ali.Inf.6 4 1 5 Z J.Thomas L.3% m.D.Ali.3 6 1 6 Ë Liliane L.6m D.Ali.Inf.2 5 2 7 Toxicose.°° Denis D.5 m.D.Ali.30 4 1 3 = Jacqueline M.6% m.D.Inf.13 3 2 5 5 E Judith B.8m.D.Ali.4 6,7 2 4 oN 4 Roch D.11 m D.Inf.3 5 3 7 Otite bilatérale.Denis St-H.14 m.D.Alim.1 3 1 2 248 s'inscrit à 16 lbs.la température est à 98° le matin et 99°,1 le soir.La diète à l\u2019Arobon est remplacée par du babeurre farineux.L'épisode infectieux est jugulé, à 2 reprises, l\u2019enfant présentera des clochers de température voisine de 101° et 102° mais sans participation intestinale et il quittera l\u2019hôpital guéri, le 2 décembre.D'autres observations cliniques comporte- ralent peu d\u2019intérêt additionnel et nous prions le lecteur d\u2019en trouver un résumé thérapeutique dans le tableau général des résultats obtenus publié ci-contre.De ces quelques observations rapportées et de celles que nous n\u2019avons que colligées en un synopsis graphique, nous pouvons déterminer le mode d\u2019administration schématique suivant: MODE D\u2019ADMINISTRATION L\u2019administration de la farine de caroube diffère quelque peu avec les auteurs suisses et français.Pour notre essai clinique actuel, nous nous sommes inspirés du schéma d\u2019utilisation de Marc Neyroud.L\u2019Arobon en solution à 5% est employé d\u2019emblée sans le faire précéder d\u2019une diète hydrique.Le solvant a toujours été de l\u2019eau de riz et le volume de liquide prescrit correspondait au volume de liquide que le nourrisson doit absorber en 24 heures.Après 18, 24, 36 ou 48 heures, selon la gravité de la diarrhée, nous remplaçons le 44 de la ration totale d\u2019A- robon par du babeurre liquide dans la même proportion.Les jours suivants, le babeurre constitue 50, 60, 80% de la ration quotidienne et l\u2019Arobon est diminué d\u2019autant pour n\u2019être plus employé le 6e ou 8e jour après le début.L\u2019emploi de l\u2019eau de riz comme diluant de l\u2019Arobon nous a semblé une intuition fort heureuse.Elle a, sans doute, contribué aux résultats thérapeutiques rapides obtenus en ajoutant ses propriétés antidiarrhéiques à celles de l\u2019Arobon.L\u2019on remarquera qu\u2019au cours de ces essais thérapeutiques, nous n\u2019avons jamais fait pré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLemn AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 céder le traitement à l\u2019Arobon d\u2019une période de \u201cjeûne hydrique»; car nous considérions cette période comme une nécessité d\u2019exception, réservée aux diarrhées avec toxicoses, seulement.Nous avons lieu de croire qu\u2019il n\u2019y eut là aucune erreur thérapeutique et que même nous avons ainsi écourté, de quelques Jours peut-être, la durée de la diarrhée et diminué aussi sa répercussion nocive sur l\u2019organisme tout entier du nourrisson.RÉSULTATS CLINIQUES Nos résultats nous les avons groupés en un tableau ci-contre inspiré d\u2019une publication de l\u2019auteur suisse Martin du Pan.Nous pouvons y constater que: 1.\u2014 pour les nourrissons du ler groupe, âgés de O0 à 3 mois et comprenant 7 cas, deux sont décédés; l\u2019un de broncho-pneumonie, 3 jours après l\u2019institution de l\u2019Arobon; l\u2019autre, 2 jours après avoir quitté l\u2019hôpital sans autorisation et avoir abandonné l\u2019Arobon.Ils peuvent être exclus d\u2019une statistique qui cherche à connaître l\u2019efficacité d\u2019une thérapeutique lorsqu'elle est administrée d\u2019une façon assez continue et prolongée.Les 5 autres observations nous révèlent qu\u2019en 6 à 8 jours, leur diarrhée a pu être considérée comme guérie et que, en moins de 3 jours (214 jours en moyenne), les caractères des selles eurent l\u2019apparence de toutes les selles d\u2019Arobon, brunes foncées, homogènes, moulées et rappelant par leur volume et leur consistance les excréments de la chèvre.2.\u2014 pour les nourrissons du 2e groupe, âgés de 3 à 6 mois et comprenant 3 cas, une guérison absolue en 5 jours et les selles normales d\u2019Arobon sont apparues 32 heures après son emploi.3.\u2014 pour les nourrissons du 3e groupe, âgés de 6 à 12 mois, au nombre de 3, les résultats furent comparables.En un peu plus de deux jours (214 jours) les selles étaient normales et la guérison pouvait être déclarée après 5 jours.Outre la diarrhée, les symptômes habituels qui l\u2019accompagnent, la fièvre et la chute du FORTIER: LA FARINE DE CAROUBE CONTRE LES DIARRHÉES poids, ont vu leur intensité s\u2019amoindrir ou leur existence disparaître au cours des premiers jours du traitement.L\u2019amélioration de l\u2019état digestif a contribué à faire rapidement disparaître la déshydratation, la fièvre et la courbe décroissante du poids.Cette dernière, généralement après 4 à 5 jours, a conservé un état stationnaire et, à la fin de la première semaine, a pris une marche ascensionnelle assez rapide et chaque fois régulière.Il nous a été donné de constater parfois, lors des premiers biberons, des vomissements ou plus souvent de simples régurgitations.Ces incidents ne se répétèrent pas le second jour du traitement.L'amélioration de tout le syndrome diarrhéique nous a paru imputable directement ou indirectement à l\u2019emploi de l\u2019Arobon.Conclusions.De nos observations, nous pouvons conclure que: a) La farine de caroube (L\u2019Arobon Nestlé) constitue une excellente médication anti-diar- rhéique qui nous a permis d\u2019enrayer en quelques jours des diarrhées d\u2019étiologie et de gravité diverses chez le nourrisson.b) L\u2019Arobon a été prescrit en solution à 5% dans de l\u2019eau de riz; au début seul, puis graduellement remplacé en proportion croissante par du babeurre.ce) Ainsi administré, la période de réali- mentation des diarrhées a pu être instituée 18 à 24 heures après le début de l\u2019emploi de l\u2019Arobon et elle a toujours été progressivement croissante.d) Dans la plupart des cas, l\u2019Arobon n\u2019a été employé que pendant une semaine.e) Cette durée très courte du traitement nous a semblé éviter certains inconvénients signalés par les auteurs, notamment l\u2019augmentation du volume des selles, une élimination 249 massive et une perte de poids, ainsi qu\u2019un retour à des selles diarrhéiques aggravant de nouveau la situation clinique.f) En un mot, l\u2019Arobon nous a confirmé dans l\u2019opinion que son emploi constitue une thérapeutique précieuse et efficace des diarrhées infantiles.BIBLIOGRAPHIE (1) E.MORO: « Experimentelle Beitrage zur Frage der kunstlichen Sauglingsernahrung.s Munchen med.Wchnschr., 44: 2223, 1907.(2) H.LAMY, M.L.JAMMET et J.BERNARD: « L\u2019emploi de la soupe de carottes pour le traitement de diarrhées du premier âge.» Le Nourrisson.35: (mars-avril) 1947.(3) Sydney V.HAAS: « The Value of the Banana in the Treatment of Celiac Disease.» Am.J.Dis.Child, 28: 421, 1924.(4) G.FANCONT: Abh.Kinderklk., 1921, 21.(5) FEER: Schweiz, med.Wschr., 59: 925, 1929.(6) HEISLER: Dennoch Landarzt, Munich, 1928.(7) E.MORO: Klin.Wschr., 409, 1930.(8) R.MARTIN DU PAN: «La caroube, ses propriétés antidyspeptiques.» Schw.Med.Wschr., 75: 763 (sept.) 1945.(9) Marc NEYROUD: «Une nouvelle médication antidiarrhéique, la farine de caroube.» Annales Paedratrici, 166: 113, 1946.(10) P.ROHMER, R.SACREZ et J.A.ROHMER: « Résultats obtenus par la diète aux carottes et à la poudre de caroube dans les diarrhées du nourrisson.» Arch.de Péd., 3: 214, 1946.(11) J.LEVESQUE et J.LAFOURCADE: «la farine de caroube en diététique infantile.» Bull.Méd., p.211, 1947.(12) H.BOUSSARDON: «La farine de caroube dans le traitement des diarrhées du nourrisson.» Le Nourrisson, 35: 56 (juillet-août) 1947.(13) Alan E.SMITH et Curl C.FISHER: « The Use of Caroube Flour in the Treatment of Diarrhea in Infants and Children.» The Jour.of Ped., 35: 422 (oct.) 1949. HISTOGENESE DE LA TUMEUR DE BRENNER Simon LAUZE, Hopital Notre-Dame (Montréal).La tumeur de Brenner est un néoplasme ovarien, d\u2019occurence peu fréquente, qui a cependant été étudié par de nombreux auteurs.S1 sa morphologie est aujourd\u2019hui assez bien étudiée, son histogénèse n\u2019en pose toujours pas moins un problème.Certains auteurs la font naître des restes de Wjalthard: d\u2019autres voient en elle un dérivé du mésonéphros; une troisième catégorie la fait provenir de l\u2019épithélium du recouvrement de l\u2019ovaire.C\u2019est une tumeur de nature bénigne, habituellement petite, arrondie, non encapsulée et de consistance fibreuse.Elle survient surtout aux environs de la ménopause.Du point de vue morphologique la tumeur de Brenner est très caractéristique.Elle est constituée de cellules épithéliales disposées en travées minces de dix à vingt cellules de largeur.En général, ces boyaux sont pleins, mais quelquefois ils sont creusés d\u2019une petite cavité glanduliforme contenant une substance amorphe d\u2019une éosinophilie marquée.Entre eux, il existe un tissu fibreux dense et abondant qui par sa masse occupe un volume, grossièrement évalué, de cinq à dix fois celui de l\u2019élément épithélial.Les limites de la tumeur de Brenner ne sont pas bien définies; insensiblement, en gagnant la périphérie, on note que les boyaux épithéliaux deviennent de plus en plus rares et que le stroma de la tumeur perd ses caractères fibreux pour se rapprocher petit à petit de l\u2019aspect de la substance fondamentale de l\u2019ovaire.Ce fait porte à croire que le stroma de la tumeur est fourni par le tissu interstitiel ovarien lequel est induit à se multiplier et à devenir fibreux sous l\u2019influence de la prolifération épithéliale brennérienne.Si on examine les uns après les autres les boyaux épithéliaux, on se rend compte que le cytoplasme des cellules n\u2019est pas de qualité égale: acidophile à la périphérie du boyau, il devient de plus en plus pâle à mesure qu\u2019on se dirige vers le centre où il est clair et presque vidé.; Ce cytoplasme est toujours bien délimité par une condensation sous forme d\u2019un liséré plus fortement éosinophile.Quant à la forme, elle est vaguement cubo-cylindrique à la périphérie des travées, polygonale dans la zone moyenne et aplatie au centre où les cellules se disposent souvent en tourbillon: en somme il s\u2019agit d\u2019un aspect para-malpighien assez net.Le noyau des cellules de la tumeur de Brenner est des plus caractéristique et pourtant il a été mal observé par la plupart des auteurs qui s\u2019en vont répétant les uns à la suite des autres qu\u2019il est vésiculeux.Bien au contraire, dans de bonnes conditions de fixation, il possède une chromatine finement poussièreuse, uniformément répartie et délimitée par membrane ténue mais fortement colorable.Il contient un ou deux nucléoles prenant fortement l\u2019hé- malun.De forme constamment ovalaire, il est d\u2019une régularité remarquable quant à sa grosseur.Mais sa plus grande caractéristique lui est conférée par une fente longitudinale très nette résultant de la continuation à l\u2019intérieur du noyau de la membrane péri-nucléaire: ce qui donne à l\u2019ensemble l\u2019aspect d\u2019un grain de café.Cette particularité ne se retrouve pas dans chacun des noyaux mais il n\u2019est pas rare de trouver de tels noyaux au nombre de cinq à dix par champ à fort grossissement.On peut aller jusqu\u2019à dire qu\u2019une tumeur ayant l\u2019allure brennérienne et qui ne possède pas ce caractère n\u2019est pas une tumeur de Brenner.Va- rangot (Folliculome p.135, 1935) tire parti de ce fait pour distinguer cette entité du follicu- lome dans les cas discutables.Cet auteur est le premier, à notre connais- 1\u2014Vue d\u2019ensemble d\u2019une tumeur de Brenner: îlots de cellules épithéliales en pâle; stroma conjonctif en plus foncé.Quelques ilots dans la partie inférieure gauche sont creusés d\u2019une cavité.3\u2014Image glandulaire dans un îlot brennérien.Les noyaux sont au pôle basal: la limite supérieure de la cellule est munie d\u2019une membrane de renforcissement très nette.Noter la goutte de sécrétion (mucicarminophile).2 4 \u2014For grand nombr \u2014Tlot de Walthard: ces éléments épit noy t grossissement d au ov alair e fendu J) un ilot épithélial brennérien e de noyaux fendus.héliaux sont .Noter munis d 2.le un L \u201d \\UZE \u2019 = HISTOGENESE DE LA TUMEUR DE BRENNER 251 252 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L FC.\u2014 Montréal, mars 1950 sance, à avoir attiré l\u2019attention sur la morphologie nucléaire par une publication.Cependant, il convient de souligner que le Professeur P.Masson, antérieurement à son travail, soulignait cette particularité dans son cours sur les gonades.Il est étonnant qu\u2019un fait aussi notable soit passé si longtemps inaper- cu.Depuis Danforth (1942) et Arey (1943) ont étudié la tumeur de Brenner à la lumière de cette nouvelle constatation.Dans la plupart des cas, les travées épithéliales de la tumeur sont creusées d\u2019une ou de plusieurs logettes dont la localisation est loin d\u2019être constante.Centrales parfois, le plus souvent elles sont situées à la périphérie et plus particulièrement à l\u2019extrémité de la travée.Ces cavités sont de deux ordres: tantôt elles sont bordées de cellules aplaties disposées en pelure d\u2019oignon: ce sont*la vraisemblablement les centres dégénératifs des formations en tourbillon.Tantôt elles sont bordées par un épithélium cubique ou cylindrique dont la limite superficielle est constituée par un Kittleisten d\u2019une netteté remarquable et dont le noyau est situé au pôle basal.Ces dernières formations sont sans doute des ébauches de lumières glandulaires ou excrétrices.Car, si on colore le contenu de ces cavités au muci-carmin, on obtient une coloration d\u2019un rouge vif et cette substance n\u2019est certes pas une protéine de dégénérescence puisque, dans le pôle apical de la cellule bordante, on trouve cette même substance quelquefois sous forme d\u2019une petite boule, quelquefois sous forme de rares granules et d\u2019autres fois sous forme d\u2019une traînée intra-cytoplasmique.Toujours cette substance se retrouve entre le noyau et la limite superficielle de la cellule: ce qui est un indice de sécrétion.Discussion.Des trois hypothèses soumises pour expliquer la genèse de la tumeur de Brenner, considérons la première voulant que la tumeur tire son origine des îlots de Walthard, restes embryonnaires que l\u2019on trouve fréquemment dans le hile de l\u2019ovaire et dans l\u2019épaisseur de la paroi de la trompe.Ces formations sont constituées de boyaux cellulaires tantôt pleins, tantôt creusés d\u2019une minuscule cavité glandu- liforme ou d\u2019un micro-kyste contenant des boules de substance muci-carminophile.Les cellules ont un cytoplasme cubocylindrique ou polygonal, légèrement acldophile et un noyau ovalaire fendu longitudinalement et possédant une chromatine finement poussiè- reuse.L\u2019analogie histologique entre ces îlots de Walthard et la tumeur de Brenner est quasi complète; la seule différence réside dans le comportement du tissu conjonctif environnant.Indifférent autour des îlots de Walthard, il est hyperplasique et fibreux autour des éléments épithéliaux de la tumeur de Brenner.Devant cette similitude histologique on doit conclure que la seconde formation est la tumeur de la première.Mais d\u2019où vient l\u2019îlot de Walthard ?Si on examine les muqueuses des canaux excréteurs du rein on note que ces dérivés du mésonéphros offrent une grande analogie histologique et sécrétoire avec la tumeur de Brenner (ou l\u2019Îlot de Walthard ce qui revient au même.) Schiller a déjà attiré l\u2019attention sur cette similitude pour tenter de prouver, < plutôt laborieusement » au dire de Novak, que la tumeur de Brenner provient de restes méso- néphritiques.D\u2019autres auteurs, dont Kearns (1943), ont également souligné ce fait, mais sans insister sur le degré de ressemblance entre ces deux entités.Le dénominateur commun réside dans la présence d\u2019un noyau ovalaire, à chromatine finement poussièreuse, fendu longitudinalement.De plus, dans la cellule du canal excréteur de l\u2019urine on trouve souvent une boule éosinophile tout comme dans la cellule bren- nérienne.Si on examine la muqueuse du bassinet dans de bonnes conditions de fixation, on remarque que cet épithélium pavimenteux para-malpi- 5\u2014Epithélium du bassinet (matériel d\u2019autopsie).Noter les noyaux ovalaires fendus longitudinalement.\u201c \u2014Collet de glandes péri-urétérales.Les noyaux ovalaires fendus sont ici très nombreux.6\u2014Epithélium vésical.Noter le grand nombre de noyaux en grains de café dans une muqueuse qui, par ailleurs, ne montre pas de signes d\u2019hyperplasie.8\u2014Zone d\u2019hyperplasie au niveau d\u2019une glande péri-urétérale.La région massive comporte de nombreuses cellules à noyau bivalve: elle est en continuité avec un épithélium à mucus.QVTI 7 - ~ HUNNHYE] dd UNHNAL VI HO ISHNHDOLSIH Ecc 254 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.M.LFC.\u2014 Montréal, mars 1950 = ghien est constitué de cellules polygonales à cytoplasme légèrement acidophile possédant un noyau ovalaire finement poussièreux et fendu longitudinalement.Par champ microscopique (43 X 10) on trouve en moyenne un ou deux de ces noyaux marqués d\u2019un incisure nettement burinée.Dans la vessie, les caractères cellulaires sont essentiellement les mêmes que dans le bassinet avec cette différence que les noyaux en grains de café y sont beaucoup plus nombreux.On en trouve de dix à quinze par champ microscopique (43 X 10).Au niveau de ces deux épithéliums, on trouve souvent, et surtout dans la couche superficielle, une cellule contenant dans son pôle apical une boule nettement plus éosinophile que le reste du cytoplasme et qui se colore en rouge par le muci-carmin.Mais c\u2019est au niveau de l\u2019urètre prostatique que l\u2019analogie est la plus frappante.Il existe à ce niveau des recessus épithéliaux creusés d\u2019une cavité, appelés glandes de Von Brunn.Leur lumière qui contient une substance muci- carminophile est bordée d\u2019un épithélium stratifié dont la couche superficielle est faite de cellules cubiques.Les cellules plus profondes sont polygonales avec cytoplasme clair, légèrement acidophile et possèdent un noyau ova- laire à chromatine poussièreuse, muni d\u2019un trait longitudinal.La ressemblance de ces glandes avec les Îlots de Walthard ou les éléments épithélium brennériens est des plus nette: même aspect cellulaire, même disposition et même propriété sécrétoire.Les canaux excréteurs de l\u2019urine proviennent du mésonéphros qui, au cours de l\u2019em- bryogénèse, possède des rapports de contiguïté avec les crêtes génitales.À preuve les ectopies vestigiaires, d\u2019origine mésonéphrotique, que l\u2019on rencontre fréquemment dans le hile de l\u2019ovaire.Etant donné la grande ressemblance entre les dérivés connus du mésonéphros et les îlots de Walthard ou la tumeur de Brenner, on est en droit de se demander s\u2019ils ne possèdent pas une origine commune.Une telle manière de voir pourrait d\u2019ailleurs rendre compte de ces aspects mixtes de certaines tumeurs de Brenner où, à côté des éléments épithéliaux para-malpighiens et en relation avec eux, on trouve des kystes pseu- do-mucineux.Devant cette dualité morphologique, on doit admettre que l\u2019élément pseudo- mucineux est dérivé de l\u2019élément para-mal- pighien et non pas vice-versa puisque le premier est accessoire et non nécessaire tandis que le second est essentiel au diagnostic de tumeur de Brenner.Or l\u2019épithélium du canal excréteur de l\u2019urine est capable de différenciation vers l\u2019épithélium à mucus comme c\u2019est le cas au niveau de l\u2019urètre prostatique.Etant donné l'importance du noyau bifide dans la tumeur de Brenner, il convient de se demander qu\u2019elle est sa signification.Est-ce une division ou est-ce une manière d\u2019être?Deux raisons vont à l\u2019encontre de la première hypothèse.Si cet aspect était la mise en mouvement d\u2019une division on devrait voir de nombreuses cellules binucléées dont les noyaux se regardent par leur côté analogue (\u201cmirror cels» des auteurs américains).De fait, ces cellules binuclées, qui devraient être aussi nombreuses que les noyaux en grains de café, sont inexistantes dans la tumeur de Brenner.De plus si toutes les cellules qui possèdent un noyau fendu étaient en division, la tumeur progresserait avec une extrême rapidité; ce qui va à l\u2019encontre des données cliniques.Si l\u2019on considère l\u2019épithélium du canal excréteur du rein, il devient encore plus évident qu\u2019un tel noyau n\u2019est pas une figure de division, car alors, étant donné le grand nombre de noyaux fendus, l\u2019épithélium serait le siège d\u2019une prolifération voisinant le cancer.Et, d\u2019ailleurs, cet épithélium lorsqu\u2019il devient vraiment hyperplasique emprunte la division mitotique.On doit donc conclure que, dans la tumeur de Brenner comme dans l\u2019épithélium de l\u2019arbre excréteur urinaire, un tel noyau équivaut LAUZE: HISTOGENESE DE LA TUMEUR DE BRENNER à une manière d\u2019être.De plus, à cause de sa constance en si grand nombre, ce noyau possède même un certain degré de spécificité.On trouve bien ce noyau dans des formations tissulaires autres que les deux ci-haut mentionnées: notamment dans l\u2019épithélium germinatif de l\u2019ovaire, dans le col utérin et dans une forme d\u2019épithélioma glandulaire du corps utérin.Cependant, il convient de remarquer que ce noyau ne se voit dans ces derniers cas qu\u2019à l\u2019état sporadique alors que, dans la tumeur de Brenner ou dans l\u2019épithélium du tube excréteur de l\u2019urine, 1l est loin d\u2019être l\u2019exception.La tumeur de Brenner, pour certains auteurs, tirerait son origine de l\u2019épithélium de recouvrement de l\u2019ovaire.De prime abord, cette hypothèse est assez séduisante quand on se rappelle que les îlots de Walthard sont habituellement localisés dans le cortex ovarien, mais elle ne résiste pas l\u2019analyse des faits.Parmi les néoformations indiseutables de l\u2019épithélium germinatif de l\u2019ovaire il en est de deux ordres: les unes extra-ovariennes, les autres intra-ovariennes.Si l\u2019on suppose que l\u2019épithélium germinatif est l\u2019origine de la tumeur de Brenner, dans la moitié des cas on devrait trouver cette dernière implantée à la surface de l\u2019ovaire.Or la tumeur de Brenner est toujours dans l\u2019ovaire ou dans son pédicule.De plus, les dérivés intra ou extra-ovariens de l\u2019épithélium germinatif de l\u2019ovaire possèdent un ensemble de caractéristiques que l\u2019on cherche en vain dans la tumeur de Brenner.Ce sont soit des formations kystiques bordées d\u2019un épithélium simple à cils vibratiles, soit 255 des formations papillaires et glandulaires avec épithélium simple ou pseudo-stratifié.Si la tumeur de Brenner provenait de l\u2019épithélium germinatif, elle devrait, au moins occasionnellement, contenir des formations possédant ces caractères.Il n\u2019en est rien.Conclusion.Il existe un ensemble de faits qui incitent à croire que la tumeur de Brenner dérive du mé- sonéphros comme le voulait Schiller.Cette manière de voir n\u2019exclut pas la théorie voulant que cette tumeur provienne d\u2019ilots de Walt- hard mais elle la complète; cet îlot est un jalon, probablement nécessaire, dans la genèse de la tumeur de Brenner.BIBLIOGRAPHIE AREY: Am.Jour.Obst.and Gynec., 45: 614, 1943.J.E.AYRE et P.J.KEARNS: C.M.A.J., 49: 404 (nov.) 1943.\u2019 BRUCE, AUSTIN, WAYNISGURG et G.RAMSEY: Am.Jour.Obst.and Gynec., 48: 263, 1944.D.N.DANFORTH: Am.J.Obst.and Gynec., 43: 984, 1942.D.N.DANFORTH: Am.J.Obst.and Gynec., 44: 180, 1942.R.A.FOX: Am.Jour.Path., 18: 223, 1942.T.B.MARWILL et D.C.BEAVER: Am.Jour.Obst.and Gynec.43: 99, 1942.NOVAK: Gynecological and obstetrical Pathology: 1941.Floyd S.ROGERS: Am.Jour.Obst.and Gynec., 45: 896, 1943.VARANGOT: Folliculome de l\u2019ovaire, 1935, p.135. RECUEIL DE FAITS ee + TROIS CAS DE CASTRATION OVARIENNE BI-LATÉRALE POUR METASTASES NEOPLASIQUES DOULOUREUSES Pierre SMITH et Gérard DUPRAT, Hôpital Saint-Luc (Montréal).La connaissance des effets antalgiques immédiats de la castration chirurgicale ovarienne bi-latérale dans les douleurs tenaces et progressives des métastases du cancer du sein ne remonte qu\u2019à une date assez récente!, Certains chirurgiens ont, depuis, étendu cette indication et pratiquent, avec les mêmes excellents résultats, la castration ovarienne bilatérale dans les cas d\u2019envahissement et de métastases douloureuses des cancers cervico- utérins, des cancers gastriques et recto-coli- ques et, chez l\u2019homme, la castration testiculaire ou orchi-épididymaire dans les cancers inopérables du sein, de la prostate, du tractus gastro-intestinal.Au nombre encore restreint d\u2019observations rapportées dans la littérature médicale, nous ajouterons aujourd\u2019hui l\u2019histoire abrégée de trois malades observées et opérées par nous- mêmes à l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal.Observation 1.Dossier 121 158.Madame A.J., âgée de 50 ans.| Opérée le 30 novembre 1945 pour épithé- lioma atypique infiltré du sein gauche; Hal- sted.Revient dans le service en décembre 1948.On note alors: une dyspnée constante causée par un abondant épanchement pleurétique gauche consécutif & un envahissement néoplasique médiastinal; une petite masse métastatique sous-cutanée juxta-ombilicale droite; des douleurs intenses ischiatiques et crurales gauches dues à des métastases osseuses pelviennes décelables à la radiographie.1.André Sicard: « Les effets de la castration sur les métastases du cancer du sein.» Presse Médicale, 3 mai 1947.Réintervention le 9 décembre 1948; excision du noyau métastatique juxta-ombilical et castration ovarienne bi-latérale.Dès le réveil anesthésique la malade ne ressent plus aucune douleur ischio-crurale.Amélioration de l\u2019état physique et psychique et survie tolérable de six mois.Observation 2.Dossier 121 756.Madame P.H., âgée de 70 ans, diabétique.Epithélioma uleéré encore mobilisable du sein droit et masse de la grosseur d\u2019un pruneau au sein gauche, masse vraisemblablement aussi de nature cancéreuse; métastase humérale droite entraînant une fracture spontanée le soir précédant l\u2019opération.Douleurs crurales et jambières gauches persistantes depuis plusieurs semaines, causées ici encore par des métastases osseuses pelviennes que la radiographie révèle clairement.Opération le 28 janvier 1949.Castration ovarienne bi-latérale.Cessation immédiate et définitive des douleurs pelviennes et des douleurs du membre inférieur gauche.Décédée 20 jours plus tard de coma diabétique?Observation 3.Dossier 121 512.Mlle G.L., âgée de 26 ans.Epithélioma cervico-utérin envahissant rectum et vessie, hémorragique et infecté.Malade visiblement amaigrie et anémiée.Douleurs pelviennes et lombaires persistantes depuis plusieurs semaines.Castration chirurgicale bi- 2.Ces deux premières observations ont.fait Pobjet d\u2019une communication à la Société de Chirurgie de Montréal, le 2 février 1949. SMITH gr DUPRAT: TROIS CAS DE CASTRATION OVARIENNE latérale le 4 mars 1949.Diminution définitive et très marquée des phénomènes douloureux, et même disparition totale occasionnelle pendant de longs jours consécutifs.Décès cinq mois plus tard de cachexie néoplasique.Je ne saurais mieux faire pour terminer que de rappeler à ce sujet quelques remarques de Sicard: « On sait l\u2019efficacité de la castration dans les cancers inopérables.» « Il ne s\u2019agit pas de parler de guérison, mais de suppression, pendant un temps apprécia- 257 ble, des douleurs et de stabilisation momentanée de la maladie.C\u2019est un résultat qui n'est pas négligeable.» « La castration chirurgicale est le procédé le plus sûr, le plus rapide, facile à faire accepter à des malades qui souffrent, constant dans ses résultats comme si la métastase réagissait mieux à la suppression brusque des hormones qu\u2019à la diminution progressive de la fonction ovarienne.» SYNDROME DE LA VEINE CAVE SUPÉRIEURE P.DAVID et J.GRATTON, Hôpital Notre-Dame Observation 1.Le patient se présente au dispensaire d\u2019urgence le 27 février 1948.Subitement en jouant aux cartes, il a été pris d\u2019étourdissement, de chaleur dans la tête avec gonflement associé du visage.Il fut hospitalisé.I] se plaint de douleurs assez intenses dans les 2 membres supérieurs.Le patient présente un faciès boursouflé, cyanosé.Pression artérielle 118/70.Le thorax présente une cireulation veineuse collatérale très marquée.Les bruits du cœur semblent normaux, le rythme est régulier pas de souffle audible.Les poumons, à la percussion, présentent une légère matité aux deux sommets postérieurs.À l\u2019auscultation, on trouve une respiration soufflante aux deux sommets, se propageant dans le cou; présence aussi de râles sous-crépitants aux régions hilaires.Diminution de murmure vésiculaire et respiration rude aux deux bases.L\u2019abdomen est souple non œdématié.Le foie, la rate et les reins sont négatifs.Les membres supérieurs sont légèrement cyanosés et œdématiés tandis que les membres inférieurs sont normaux.Un rayon X fait à ce moment là montre une turgescence du pédicule vasculaire et de 1.« Clinique du Thorax » de l\u2019hôpital Notre-Dame.(Montréal).l\u2019are pulmonaire à gauche.On a l'impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une ectasie légère de l'aorte ascendante, ainsi que de la veine cave supérieure.Une tension veineuse faite au bras droit donne 42 em, au bras gauche 55 em.Un fond d\u2019œil fait à ce temps là montre une dilatation marquée des veines de la rétine.Le patient a son congé le 12 mars 1948.Le 24 du même mois, consultation au Centre Anti-Cancéreux qui recommande un examen neurologique.D\u2019autres rayons X pulmonaires faits à ce moment montrent comme impression une dilatation de l\u2019image de la veine cave supérieure, région para-sternale droite.(signé) P.Brodeur, m.d.Revu il y a un an, soit le 7 juillet 1948, au Centre Anti-Cancéreux, examen par les Drs Brodeur et Archambault.Pas de changement dans les symptômes subjectifs et objectifs.Revu le 24 novembre 1948, examen par le Dr Dufresne, malade toujours dans le même état, incapable de travailler.Le patient est hospitalisé de nouveau, le 24 juin 1949, et se présente cette fois-ci avec les mêmes symptômes qu\u2019au cours de l\u2019hospitalisation précédente.Il constate, au moindre effort et s\u2019il se penche, des étourdissements avec cyanose intense 258 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreniN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 de la figure disparaissant au repos.Parfois la rotation à droite de la tête et la déglutition provoquent une douleur à la partie antéro- latérale droite du cou.Depuis trois semaines environ, 1l note une légère tuméfaction à cet endroit.À l\u2019examen objectif, nous notons les mêmes phénomènes que l\u2019année précédente.La dilatation des veines superficielles à la base antérieure du thorax existe toujours et est même un peu augmentée.Une tension veineuse faite le 28 juin nous donne au bras droit 11,5em d\u2019eau.Un fond d\u2019œil fait par le Dr René Charbonneau nous montre un fundus absolument normal, sans œdème, ni exsudat, ni hémorragie.Des vaisseaux paraissent normaux quoique les veines sont peut-être un peu gonflées.Une angio-cardiographie fut faite le 7 juillet 1949.Le rapport est le suivant: Conclusion Important retard à la circulation veineuse, absence d\u2019opacification de la veine cave supérieure.Il existe donc, vraisemblablement, un obstacle au niveau de la veine cave supérieure qui est compensée par la veine azygos.Il y a développement d\u2019un réseau collatéral intense.Nous apercevons également à la limite inférieure des deux derniers clichés une opacification de la veine cave inférieure, ce qui est très plausible à cause d\u2019un reflux possible par la petite veine azygos inférieure.Il est égale- merit possible que ce que nous avons interprété comme l\u2019artère pulmonaire droite soit l\u2019extrémité distale de la veine cave supérieure.Une radiographie simple du poumon est tout-à-fait superposable à celle faite au mois de novembre dernier.Diagnostic: Syndrome de la veine cave supérieure.28-10-49: CONSULTATION GENERALE But de la consultation: 1° Préciser le diagnostic.2° Thérapeutique.Cas présenté par Dr P.David.Histoire de cas présentée par Dr J.Gratton.Le Dr P.David dans ses commentaires signale que ce patient, au cours de ses pérégrinations a été vu successivement par le Dr Dufresne, le Dr J.Prévost, par le Centre Anti- Cancéreux et par les dispensaires de cardiologie et du thorax conjointement.Le patient est incapable de tout effort physique, si petit soit-il.S'il se penche, il devient congestionné et étourdi.Présentation du malade.Dr J.U.Gariépy croit qu\u2019on devrait revenir à une ancienne thérapeutique avec infiltration de la veine cave supérieure pour faire disparaître le spasme qui existe certainement et essayer d\u2019améliorer la circulation locale.Dr P.David dit qu\u2019il faut essayer de faire quelque chose pour lui, car actuellement, à 45 ans, il est totalement invalide.Le début brusque et l\u2019absence de toute tumeur radiologique- ment visible lui font croire qu\u2019il s\u2019agit 1ci d\u2019une thrombose de la veine cave supérieure.C\u2019est l\u2019étiologie la moins fréquente du syndrome de la veine cave supérieure.Le pourcentage d\u2019une statistique de 200 cas est de moins de 10%.C\u2019est donc le dernier diagnostic qu\u2019on a à poser, mais c\u2019est aussi celui auquel on est en droit de penser ici.L\u2019angio-cardiographie présentée est la première à être faite ici à l\u2019hôpital.Il n\u2019y a aucun traitement médical qu\u2019on puisse faire pour ce patient.Les chirurgiens peuvent-ils intervenir?Lecture des films de l\u2019angio-cardiographie par Dr J.L.Léger; on voit surtout la petite veine azygos et peut-être la veine pulmonaire.Il y a certainement obstacle à la veine cave supérieure.Dr Morrissette: Avez-vous essayé cette technique sur des sujets normaux?Dr J.L.Léger: Non, on pourrait l\u2019essayer sur vous si vous le désirez.Dr Morrissette: Je vais consulter mon agenda et je suis à votre disposition.Dr J.Prévost demande au Dr P.David ce qu\u2019on fait dans d\u2019autres milieux dans les cas de thrombose de la veine cave supérieure.Dr P.David: La littérature dans les cas de thrombose de la veine cave supérieure ne parle pas de traitement.Dr E.D.Gagnon non plus n\u2019a pas vu de thérapeutique rapportée.Cependant, lors de son voyage aux Etats-Unis il a vu des cœurs perfusés artificiellement; quelques-uns amènent une perfusion du cerveau par du sang oxygéné par le poumon.Il est possible qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019ennui à mettre des clips à sa vel- ne cave supérieure vu qu\u2019il a une circulation collatérale tellement intense et qui est bloquée depuis tellement longtemps, comme dans les cas de coarctation de l\u2019aorte.On a aussi rapporté des greffes artérielles par des greffons prélevés à l\u2019opération ou des greffons préparés avant celle-ci.Dr J.Prévost: Peut-on faire quelque chose chez nous.Sinon, où pourrait-on le diriger vu son âge?; Dr E.D.Gagnon: Je ne suis pas prêt à faire l\u2019opération ici avec l\u2019organisation actuelle.La machine à cireulation extra-corporelle est encore expérimentale.Cette machine ne sera pas sur le marché avant un an ou deux probablement.Le gros problème n\u2019est pas ici de savoir quoi faire, il y aurait lieu de faire une trombectomie, mais il y aurait à entretenir la vie pendant l\u2019opération, pendant 1 h., 115 h.Dr P.David croit que la circulation de la veine cave est presque complètement arrêtée si bien qu\u2019on peut se passer d\u2019un appareil qui remplacerait le cœur.Dr E.D.Gagnon aimerait à répéter l\u2019angiocardiographie pour savoir jusqu\u2019ou la thrombose se continue.Elle peut remonter bien haut, peut-étre méme jusque dans les jugulaires.Dr Georges Hébert croit qu\u2019il y aurait lieu de faire une première opération exploratrice et de voir ce qu\u2019il y a exactement, car on n\u2019a actuellement que des présomptions et on déciderait à ce moment-là l\u2019opération à faire dans un deuxième temps.Dr E.D.Gagnon: La médiastinotomie est une opération facile, seulement on expose le DAVID er GRATTON: SYNDROME DE LA VEINE CAVE SUPÉRIEURE 259 malade à certains ennuis et on craint des adhérences pour une deuxième opération.Il aimerait avoir tous les renseignements possibles avant d\u2019entrer afin de trouver la solution à ce moment-là.Dr Hébert demande s\u2019il y a une lésion congénitale qui existe et si on connaît la lésion étiologique dans les thromboses.Dr P.David: Rien n\u2019a été reconnu dans ces cas.Dr E.D.Gagnon s\u2019informe des antécédents vasculaires de ce patient.Dr P.David: Il n\u2019y a rien eu chez ce malade, aucun accident vasculaire.Il croit que le le Dr E.D.Gagnon devrait provoquer des thromboses lentement progressives chez le chien.Ce malade peut attendre.En attendant, nous lui ferons d\u2019autres angio-cardiographies.Dr E.D.Gagnon suggère qu\u2019on emploie des catéthères de polythène, tel qu\u2019ils s\u2019en servent dans certains centres.Dr P.Brodeur suggère que, avant de faire l\u2019angio-cardiographie du côté droit on en fasse une chez un sujet normal pour voir des images normales.Observation 2.Le patient se présente le 26 juillet 1949 à la Clinique externe.Il se plaint de douleurs à l\u2019épaule gauche, au bras gauche, à la nuque, au thorax du côté gauche et, quelquefois, du côté droit.Il se présente aussi pour œdème à la jambe gauche surtout et, de temps à autre, à la jambe droite.Bronchitique et asthmatique de longue date.Dyspnée d\u2019effort.Il n\u2019expectore pas.Le patient a été hospitalisé ici il y a 8 ans pour spécificité et soigné plus tard à St-Luc.L\u2019examen révèle une xypho-scoliose très prononcée, laquelle malformation entraîne une asymétrie de la cage thoracique en même temps que des rétractions costales très marquées.Dans le cou, on note une masse sus-ster- no claviculaire gauche, dure, fixe, indolore et pulsatile.Circulation collatérale thoracique veineuse, très développée.Souffle systolique à 260 la pointe et au foyer aortique.Quelques râles à la base gauche surtout.Foie un peu augmenté de volume.Odème à la jambe gauche à partir du tiers moyen du tibia.Le patient fut référé à la Clinique de Cardiologie, le 7 septembre 1949.Il présentait un œdème discret aux membres inférieurs.Sa dyspnée existe toujours, elle est précédée de toux sèche sans expectoration.Les précordialgies gauches ont souvent attiré son attention.Il localise ses douleurs un peu partout.Dans ses antécédents personnels, ajoutons qu\u2019il a fait du rhumatisme polyarticulaire.P.A.170/55 au bras droit et de 165/55 au bras gauche.Malgré la déformation thoracique, le cœur semble occuper une position régulière.Souffle systolique grade 4, avec irradiation vers la clavicule droite.En scopie le Dr P.David note un cceur de volume normal, une aorte très élargie et déroulée.Il semble qu\u2019au sommet de l\u2019are se détache une autre masse qui représente peut-être un anévrysme.Il y a sûrement compression de la trachée d\u2019une part (à cause du tirage, soulagée par l\u2019inclinaison de la tête et du thorax à droite) et de la veine cave supérieure d\u2019autre part (à cause de la dilatation veineuse.) Les rayons X semblent confirmer le diagnostic clinique.On parle d\u2019ectasie de l\u2019acrte avec plaque athéromateuse.Diagnostic: 1° Syphilis.2° Aortite syphilitique.3° Anévrysme probable de l\u2019arc aortique ou d\u2019un gros vaisseau.4° Syndrome de la veine cave supérieure.5° Compression de la trachée et de l\u2019æso- phage.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 28-10-49: CONSULTATION GÉNÉRALE Présenté pour: 1° Préciser le diagnostic.2° Thérapeutique.Cas présenté par le Dr P.David.Histoire de cas présentée par le Dr J.Gratton.Le cas est présenté très rapidement vu le temps avancé.Le Dr P.David présente ce cas parce qu\u2019il a un syndrome exactement semblable au premier.Cependant ici l\u2019étiologie est bien différente.Pour lui il n\u2019y a pas de doute que l\u2019aorte est en cause.Cette étiologie est très probablement due à l\u2019anévrysme de l\u2019aorte, qui comprime sa veine cave supérieure.Depuis quelque temps il supporte très mal sa compression.Maintenant il doit à certains moments tenir sa tête dans une position spéciale pour ne pas étouffer.À cause de cela, y aurait-il lieu de tenter quelque chose chirurgicalement ?Quoi, il ne le sait pas.Il a une compression de la trachée, de l\u2019æsophage et de !a veine cave supérieure.Le Dr Prévost prétend qu\u2019il n\u2019y a rien à faire.A une question du Dr J.Prévost: Il n\u2019y a pas eu de films antérieurs à ceux de cette année.Le Dr FE.D.Gagnon suggère une tomographie.; Dr Jacques Léger a l\u2019impression que le Dr David peut avoir la conscience tranquille de ne rien faire ici.En conclusion: faire la tomographie dc ce patient. | REVUE GÉNÉRALE UNE TOUX QUI PERSISTE Paul DUFAULT, Directeur du « Rutland State Sanatorium » La toux est un de ces phénomènes d\u2019ordre mineur qui se répète tellement souvent qu\u2019on n\u2019y fait même plus attention.On peut la diviser d\u2019emblée en deux catégories bien distine- tes: la toux psychologique et la toux physiologique.La première, moins importante que la seconde, est pourtant beaucoup plus répandue.On tousse pour attirer l\u2019attention, pour se donner une contenance et pour remplir les vides d\u2019une conversation qui languit.On tousse par nervosité, par désœuvrement, par ennui.Il suffit pour s\u2019en rendre compte de prêter l\u2019oreille au cours du sermon ou d'une conférence.du genre de celle-ci par exemple.On tousse aussi par engouement, s\u2019il faut en croire l\u2019expression courante qui dit qu\u2019un tel ou une telle «est la coqueluche de son village.» Il s\u2019agit évidemment ici d\u2019un engouement profond qui se manifeste par des quintes prolongées, incontrôlables, accompagnées de spasmes suffisamment sévères pour conduire ses victimes à un pas de l\u2019asphyxie ou du coma.Me permettra-t-on de faire remarquer en passant que l\u2019expression «quinte de toux » nous vient d\u2019antan et qu\u2019elle signifiait alors des paroxysmes qui se répétaient toutes les cinq heures.Elle a nécessairement perdue sa signification première.A la vitesse ou nous vivons, nos quintes sont beaucoup plus rapprochées.En somme, on tousse pour tout, on tousse pour rien, on tousse par simple habitude, inconsciemment, comme on sifflote, comme on chantonne, comme on respire.C\u2019est ce qui fait que la toux passe inaperçue et que les gens ne songent pas à s\u2019en plaindre même quand ils (Mass.).devraient le faire.La toux n\u2019est pas un de ces symptômes intéressants dont un malade peut être fier.Une douleur, fut-elle au périnée, ne va pas sans un certain soupçon d\u2019héroïsme et le malade, en la racontant, réussit mal à cacher un sentiment de vanité.En somme, n\u2019a pas qui veut une douleur au périnée, tandis qu\u2019une toux c\u2019est vraiment trop vulgaire.D'une douleur, on se vante; d\u2019une toux, on s\u2019accuse.S'agit-il maintenant de prestige à conférer en bonne société, la toux tient un rang vraiment pitoyable.Voyez-vous, par exemple, madame Une Telle avec sa toux, fut-elle déchirante, essayer de tenir tête à une rivale fière de posséder une vésicule biliaire en mal d\u2019éruption imminente, avec ou sans opération?La pauvre tousseuse n\u2019a pas la moindre chance.Car si la toux de bonne famille, légère, éthérée et inutile est admise et même à la mode dans les milieux raffinés, la toux solide, travailleuse et capable de produire des résultats est bannie sans appel comme une malotrue indigne de figurer dans les salons.C\u2019est pourquoi le vrai tousseur n\u2019est pas fier.Et tandis que le dyspeptique peut éructer sans vergogne et même avec un air de défi, le malheureux tousseur doit se détourner, se couvrir la bouche et s\u2019excuser humblement.La toux n\u2019intéresse pas non plus les littérateurs et Rostand n\u2019en fait mention qu\u2019une fois dans l\u2019Aiglon qui pourtant mourut de tuberculose.T] n\u2019est donc pas étonnant que le malade qui, comme tout le monde, a toussé à tort et à propos depuis sa plus tendre enfance, soit le premier à ne pas se rendre compte du fait 262 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurrmin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 que sa toux psychologique est devenue physiologique et est passée imperceptiblement du stage de la convention à celui de la consomption.Il serait difficile de compter le nombre de malades qui, souffrant de tuberculose sans le savoir, se présentent à la consultation en se plaignant de fatigue ou de troubles d\u2019estomac.Et si on leur demande, dès que la cause du mal est mise en évidence: « Mais est-ce que vous ne toussez pas?»ils nous répondent: « Mais oui je tousse depuis longtemps.» « Pourquoi n\u2019en avez-vous pas parlé?» « Bien ¢a ne m\u2019ennuyait pas trop.D\u2019ailleurs, je croyais que ça n\u2019avait pas d\u2019importance.» Et voilà.Dans l\u2019opinion de bien des gens, la toux n\u2019a aucune importance jusqu\u2019au moment où elle devient suffisamment sévère pour les tenir en éveil une partie de la nuit ou pour les secouer tout le long du jour.C\u2019est pourquoi, même si quatre-vingt-dix pour cent des toux que l\u2019on entend sont fausses et n\u2019ont pour but que de distraire le tousseur et d\u2019ennuyer ses voisins, il en reste tout de même dix pour cent qui sont vraies et qui s\u2019exercent à des fins utiles, i.e., pour dégager des voies respiratoires embarrassées.C\u2019est à elles qu\u2019il nous faut en arriver, bien qu\u2019à regret, et ce sont elles qui feront le sujet de ces quelques remarques.Nous excluons d\u2019emblée la toux due à la pneumonie et aux abcès pulmonaires aigus, conditions d\u2019ordinaire facilement reconnaissables.Nous n\u2019entreprendrons pas non plus d\u2019épuiser la longue liste des conditions susceptibles de causer une toux honnête et durable.Une simple mention suffira, après quoi nous nous arrêterons ici et là à quelques points saillants.Les organes directement responsables de la toux sont, (a) dans les voies respiratoires supérieures: le nez, la gorge, les sinus (b) dans les voies respiratoires inférieures: + les bronches et les poumons la toux peut provenir aussi indirectement, par voie réflexe: (c) des plèvres (d) du médiastin (e) du cœur (f) de l'oreille moyenne (a) Voies respiratoires supérieures Parmi les conditions des voies respiratoires supérieures capables de causer :a toux, mentionnons la congestion de la muqueuse nasale, la déviation ou l\u2019hypertrophie des cornets et toute obstruction suffisante pour empêcher le nez d\u2019exercer son rôle de tamiseur.La colonne d\u2019air admise d\u2019emblée dans la bouche s\u2019engouffre dans la gorge et dans la trachée chargée de toutes les poussières qu\u2019elle aurait laissées suspendues aux parois ciliaires des narines si ces dernières lui avaient donné passage.Les amygdales et les sinus infectés sont également des sources d\u2019irritation constante pour la trachée et les branches.(b) Voies respiratoires inférieures : Les conditions rsponsables de la toux dans les bronches sont, par ordre d\u2019importance: La bronchite La bronchectasie Les ulcérations tuberculeuses Le carcinome Et dans les poumons: L\u2019asthme La tuberculose L\u2019abcès chronique L\u2019emphysème Le cancer La pneumoniose (c) Les pleurésies aiguës ou chroniques d\u2019origine pneumonique, tuberculeuse ou cancéreuse sont souvent la cause de toux réflexes.(d) La pression médiastinale que l\u2019on rencontre dans l\u2019hypertrophie des glandes lymphatiques ou du thymus, dans le cancer, les abcès, la tuberculose, la maladie de Hodgkins, etc.produit une toux sèche, irritante, souvent incontrôlable. DUFAULT: UNE TOUX QUI PERSISTE (e) Une toux rebelle peut bien aussi être la plainte d\u2019un cœur qui se fatigue, le cri de détresse d\u2019une coronaire qui se rétrécit ou l\u2019avertissement péremptoire d\u2019un anévrisme qui se gonfle.(f) Enfin, pour simple mention, une accumulation de cérumen, ou la présence d\u2019un corps étranger dans le canal auditif causent à l\u2019occasion une toux réflexe par stimulation de la branche auriculaire du pneumogastrique.\u2026 Le caractère de la toux nous renseigne parfois sur sa nature et sur son lieu d\u2019origine.Une toux grasse accompagnée de crachements vient nécessairement des poumons ou des bronches tandis qu\u2019une toux sèche est presque toujours d\u2019origine réflexe.Il y a aussi la toux spasmodique de l\u2019emphysémateux, la toux creuse du cavitaire, la toux cuivrée du porteur d\u2019anévrisme, la toux sibilante de l\u2019asthmatique, etc.Me permettra-t-on d\u2019ajouter à cette liste le sifflement, un peu fantaisiste, résultant d\u2019une communication broncho-pleurale et d\u2019un tra- Jet fistuleux de la paroi thoracique qui intrigue si fort Hans Castorp dans la Montagne Magique.D'autre part, la durée de la toux a peu de rapport avec sa gravité.À moins que ce ne soit en sens inverse.Une toux d\u2019un mois est souvent plus inquiétante qu\u2019une autre dont les origines se perdent dans l\u2019histoire ancienne du malade.L\u2019heure de la toux est parfois un jalon: le cardiaque tousse le soir au coucher et le tuberculeux, le matin au lever.Le fumeur de cigarettes est, lui aussi, un tousseur matinal.Le genre de travail fournit souvent l\u2019explication cherchée surtout dans les centres industriels où la fumée, les émanations de produits chimiques et les poussières de tout genre sont autant d\u2019éléments plus ou moins nocifs pour le système respiratoire.L'âge du malade nous aide assez peu.On peut dire toutefois que, d\u2019une manière générale, on soupçonne plutôt la tuberculose et la bronchectasie chez le jeune tousseur tandis que, chez l\u2019homme de quarante-cinq ans, on 263 pensera au cancer et aux conditions cardio- vasculaires.Etudions maintenant un peu plus en détail quelques-unes des conditions capables de causer une toux rebelle.La bronchite vient au premier rang.Elle apparaît graduellement, à la suite de rhumes fréquents, d\u2019attaques d\u2019influenza, de grippe ou comme complication de la typhoïde et de la rougeole.Il faut ajouter les multiples facteurs d\u2019irritation chronique, comme la fumée de cigarettes et les divers ingrédients volatiles employés dans l\u2019industrie.La bronchite semble plus commune dans les régions froides.La toux est légère ou sévère, accompagnée de crachats blanchâtres, rarement abondants.La radio est négative.La bronchectasie est plus commune qu\u2019on ne le croit.La toux qui apparaît dès le début de la maladie s\u2019accompagne d\u2019ordinaire de crachats purulents plus ou moins abondants parfois striés de sang.Les hémoptysies franches sont aussi assez fréquentes.Les frottis révèlent la présence de streptocoques et de staphylocoques.Il est important de reconnaître la présence de bronchectasie, surtout chez les jeunes sujets chez qui les résections lobaires font souvent des merveilles.Les ulcères tuberculeux des bronches, généralement secondaires à des lésions pulmonaires, se rencontrent aussi indépendamment de ces dernières.Ils se manifestent souvent par une toux sévère et, dans quarante pour cent des cas, par une sibilance marquée.L\u2019expectoration peut être minime au point de passer inaperçue.La radio révèle presque toujours des signes d\u2019infiltration.En absence de ces derniers 11 faut s\u2019en remettre à examen des crachats et recourir, au besoin, à la bronchoscopie.Le carcinome des bronches peut être silencieux pendant des mois et même des années et se manifester d\u2019abord par une toux sèche due à une pression sur la paroi extérieure ou à l\u2019irritation de la muqueuse endobronchique.Hol- lingsworth a démontré, dans une étude récen- 264 te, que la toux est le symptôme initial dans quarante-et-un pour cent des cas.Quand les crachats apparaissent, le cancer est déjà en voie de dégénération.Ils sont d\u2019ordinaire muco-purulents et parfois sanguinolents.La méthode de Papanicolaou permet assez souvent d\u2019y reconnaître les cellules cancéreuses.Il est d'opinion courante que le cancer des bronches se rencontre plus souvent qu\u2019autrefois.Toujours d\u2019après Hollingsworth, il est passé d\u2019une proportion de 8,99 par 10.000 malades hospitalisés entre les années 1933 et 1938 à 13 par 10.000 durant la période de 1938-1944.Les cas de cancer des bronches ont quintuplé dans l\u2019espace de sept ans d\u2019après les autopsies faites à l\u2019Hôpital de la Charité de la Nouvelle-Orléans.L\u2019asthme est trop facile à reconnaître pour qu'il faille s\u2019y arrêter.Nous arrivons maintenant à la tuberculose.Le vieil adage médical qui dit que « tous les tousseurs ne sont pas nécessairement des tuberculeux, » devrait être remplacé par celui- ci: «les tuberculeux au début ne toussent jamais ».Ce dernier dicton exagère peut-être un peu mais il est tout de même plus près de la vérité que le premier.Tout le monde sait aujourd\u2019hui que la tuberculose peut exister pendant des années sans se manifester d\u2019aucune façon.Lorsque la toux apparaît, elle est, plus souvent qu\u2019autrement, intermittente, dure de quelques jours à quelques semaines et passe invariablement pour un rhume dont elle peut avoir d\u2019ailleurs toutes les caractéristiques.Les abcès chroniques se comportent un peu comme la bronchectasie avec leurs périodes d\u2019exacerbation suivies de périodes de rémission.La toux productive qu\u2019on rencontre dans les deux conditions peut être plus ou moins sévère mais il est rare qu\u2019elle disparaisse complètement.L\u2019emphysème s\u2019installe souvent à la suite d'affections pulmonaires chroniques comme la tuberculose, l\u2019asthme et la pneumoconiose.La toux, d\u2019ordinaire modérée, s\u2019accompagne d\u2019ex- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenv AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 pectoration mucoïde et la dyspnée est manifeste.La dyspnée est aussi ce qui amène les victimes de la silicose à la consultation quoique la toux, et une toux harassante, soit présente dans la plupart des cas.DIAGNOSTIC Pour en arriver le plus tôt possible au diagnostic, il faut: (1) commencer comme toujours par l\u2019interrogatoire qui peut tout de suite indiquer le mécanisme en cause, tel le genre d\u2019occupation ou l\u2019usage excessif de la cigarette.(2) éliminer la présence possible de cérumen ou de lésions eczémateuses dans le canal auditif, et s\u2019assurer de l\u2019état de la gorge et du bon fonctionnement des fosses nasales.(3) Procéder à l\u2019examen de la poitrine sans oublier toutefois que le stéthoscope, qui peut donner des renseignements utiles dans nombres de conditions thoraciques, n\u2019a aucune valeur dans la tuberculose au début.(4) Faire l\u2019examen des crachats.(5) Ne jamais oublier la radiographie.Le moment semble opportun pour dire un mot au sujet de l\u2019usage plus fréquent de cette dernière.Alors que les avantages des rayons X sont offerts à des populations entières il n\u2019y a aucune raison pour ne pas les mettre à la disposition immédiate de tous ceux qui toussent.Si on ne trouve rien, tant mieux et surtout n\u2019allons pas considérer le coût de la pellicule, négligeable d\u2019ailleurs, comme une dépense inutile.Il est très utile de savoir qu\u2019on n\u2019a affaire à rien de grave.ÉCUEILS À ÉVITER Les sirops pour le rhume sont les pires ennemis des tousseurs.Ils ont conduit et conduisent encore nombre de victimes du cancer et de la tuberculose à un stage avancé de leur maladie alors qu\u2019il est beaucoup plus difficile et même parfois impossible de les sauver.Tout cela parce qu\u2019on a perdu un temps pré- DUFAULT: UNE TOUX QUI PERSISTE cieux à traiter leurs symptômes au lieu de diagnostiquer leur maladie.Ces sirops sont d\u2019autant plus pernicieux qu\u2019ils sont plus efficaces et que le malade, soulagé, s\u2019attarde dans une fausse sécurité.Ceci ne veut pas dire évidemment qu\u2019il ne faut pas soulager la toux.Seulement ne négligeons pas non plus d\u2019en chercher immédiatement la cause.Jetons au panier les étiquettes toutes faites que nous avons là toutes prêtes pour les attacher au cou des tousseurs: rhume, bronchite, toux de cigarette, etc.La tentation est trop forte pour le médecin, qui déborde d\u2019ouvrage, de régler ainsi la question et le malade lui- même, malheureusement, préfère s\u2019en tirer à bon compte surtout lorsqu\u2019il craint quelque chose de sérieux.Beaucoup de lésions tuberculeuses légères et bon nombre de cancers se sont développés à loisir sous ces noms d\u2019emprunt.Lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019un ou l\u2019autre, et il faut toujours y penser, sachons mettre le stéthoscope de côté: on ne va pas à la chasse aux lions avec un tire-pois.Si Laënnec pouvait nous dire ce qu\u2019il en pense, il serait le premier à déplorer l\u2019usage que l\u2019on fait de son ingénieux instrument qui rend d\u2019ailleurs encore de précieux et nombreux services.Il nous dirait que la tuberculose et le cancer sont des silencieux, qu\u2019ils ne parlent pas, qu\u2019ils ne chuchotent même pas quand ils sont jeunes.Débarrassons-nous de nos préjugés à l\u2019endroit du tousseur que nous recevons parfois avec des sentiments mêlés d\u2019indifférence et d'impatience, et à l\u2019endroit de sa toux que nous considérons trop souvent comme triviale ou exagérée.Parce que très souvent la toux a peu ou point d'importance, nous sommes ten- 265 tés de la mettre de côté systématiquement.Pourtant, le tousseur a droit à notre attention au même titre que l'homme qui a mal au ventre.Nous sommes restés fidèles à l\u2019entraînement de nos jours d\u2019étudiant qui nous enjoignait de ne jamais nous détourner d\u2019un ventre en peine sans avoir procédé à un examen sérieux.Pourquoi ne pas suivre la même ligne de conduite envers la poitrine du tousseur de bon aloi.Le fait que nous n\u2019en faisons rien explique le délai de six mois qui s'écoule en moyenne entre la première consultation et le diagnostic dans plus de cinquante pour cent des cas de cancer du poumon et des bronches.La même chose se produit en tuberculose.Notre lenteur à établir un diagnostic dans les maladies du poumon est due en partie au fait que les symptômes pulmonaires sont en général moins violents que les symptômes abdominaux.La toux, bonne fille, se prête facilement à des compromis, tandis que le mal de ventre agit tout de suite en matamore et coupe son homme en deux.Pendant des siècles d\u2019ailleurs la cage thoracique est demeurée impénétrable.Alors que le palper abdominal était souvent récompensé par des trouvailles, la rigidité du thorax était de nature à décourager les plus persistants, d\u2019autant plus qu\u2019une fois le diagnostic établi, il y avait peu ou rien à faire au point de vue traitement.Mais les temps sont changés.Cette cage thoracique si longtemps rebelle à toute pénétration est depuis nombre d\u2019années déjà illuminée par les rayons X et, au cours des derniers vingt ans, elle est devenue un livre ouvert pour le chirurgien.Il ne tient qu\u2019à nous d\u2019y voir clair et d\u2019y lire à loisir chaque fois que l\u2019occasion s\u2019en présente. LA RÉADAPTATION DES CARDIAQUES! Pierre MARION, Cardiologue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La réadaptation des cardiaques à la vie courante est un problème d\u2019actualité puisque le nombre des cardiaques va sans cesse croissant.Les moyens de diagnostic plus perfectionnés, associés aux exigences de la vie moderne, contribuent à cet accroissement rapide du nombre des cardiaques.N\u2019oublions pas toutefois qu\u2019à cet accroissement du nombre des cardiaques correspond une augmentation des moyens thérapeutiques qu\u2019il nous importe de connaître au même titre que les moyens de diagnostic.Avant d\u2019aborder le problème de la réadaptation des cardiaques, nous supposons le diagnostic d'une cardiopathie solidement établi sur des bases cliniques appuyées par le laboratoire ou tout autre moyen spécial dont nous puissions disposer en 1948.Afin de mieux comprendre le sens de la réadaptation, revenons brièvement sur des notions essentielles de physiologie cardiovaseu- laire.Chaque contraction ventriculaire comporte l\u2019expulsion dans la grande circulation d\u2019une certaine quantité de sang; c\u2019est ce qu\u2019on appelle le débit cardiaque par contraction.Multiplions ceci par le nombre de contractions à la minute et nous obtiendrons le débit cardiaque minute.Chez un individu normal, il varie de 3 à 4,6 litres par minutes.Après un exercice musculaire violent, ce débit de 3 à 4 litres par minute augmente de 19 à 37 litres à la minute selon les individus.La pression artérielle systolique et diastolique s\u2019élève considérablement jusqu\u2019à 180-200 m.m.Hg.et plus parfois.Le cœur étant un muscle et dépensant de l\u2019énergie en accomplissant son travail, il consomme de l\u2019oxygène.Cette consommation est 1.Communication au Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Ottawa-Hull, septembre 1948.directement proportionnelle à la longueur de la fibre musculaire cardiaque i.e.au volume diastolique; c\u2019est la loi de Starling.Les dernières recherches faites à l\u2019aide du cathétérisme cardiaque par MeMichell et Stead prouvent l\u2019exactitude de la loi de Starling.La pression de remplissage détermine la longueur diastolique de la fibre musculaire.Quel que soit l\u2019état de la fibre musculaire cardiaque, le rapport entre l\u2019oxygène consommé et la longueur diastolique de la fibre cardiaque demeure constant, de sorte que, pour accomplir un travail donné, le myocarde en mauvaise condition demande beaucoup plus d\u2019oxygène que le myocarde sain.La notion de réserve cardiaque s\u2019associe intimement à la longueur diastolique de la fibre myocardique, car elle réside dans l\u2019extensibilité de la fibre myocardique en deça des limites physiologiques.La dilatation du cœur, qu\u2019elle soit physiologique ou pathologique indique la mobilisation des forces de réserve en face d\u2019un travail à accomplir.Un cœur normal se dilate très peu lorsqu\u2019on lui demande un travail supplémentaire, la tension veineuse reste normale, le pouls montre une légère accélération.Au contraire, un cœur malade dont le myocarde est mal nourri, affaibli, se dilate beaucoup plus pour accomplir le même travail.Parfois ce cœur ne pourra même plus augmenter le débit cardiaque, étant rendu à la limite de ses réserves, le sang résiduel augmente dans les cavités cardiaques, la tension veineuse s\u2019élève.Chaque fois que nous sommes en présence d\u2019un cardiaque, que ce soit un valvulaire, un insuffisant myocardique ou un coronarien, il importe de revenir à ces notions physiologiques de base car elles nous permettent une meilleure appréciation clinique de l\u2019état cardiovasculaire et MARION: LA READAPTATION DES CARDIAQUES une réadaptation cardiaque plus adéquate.Voila la base physiologique de la réadaptation des cardiaques.Passons maintenant à l\u2019application pratique de ces notions.Un malade se présente à votre cabinet de consultation; vous portez le diagnostic d\u2019un rétrécissement aortique d\u2019origine rhumatismale.Ce malade, un travailleur de l\u2019industrie lourde, veut reprendre son travail.Quelle conduite tenir?S'il est en décompensation cardiaque, il doit cesser son travail.Une fois les signes d\u2019insuffisance disparus, ce malade doit changer d\u2019industrie et choisir autant que possible un travail sédentaire où 1l aura à dépenser le moins d\u2019énergie possible.Dans le rétrécissement aortique, la rapidité d\u2019éjection ou de contraction ventriculaire augmente considérablement par rapport au cœur normal, même au repos.Le ventricule gauche doit doubler son travail pour vaincre la résistance de l\u2019orifice aortique et faire passer la même quantité de sang.Le facteur kinétique augmente le travail du cœur d\u2019environ 100% chez cet individu au travail ardu.Il faut donc adapter ce cœur au mécanisme défectueux qui lui est propre.Tous les efforts lui sont désormais interdits s\u2019il ne veut pas épuiser rapidement la réserve cardiaque qui lui reste.Chez un insuffisant aortique, les effets de la lésion elle-même sont beaucoup plus marqués et plus rapides.Il s\u2019ensuit une hypertrophie ventriculaire gauche accompagnée de dilatation compensatrice, une hypertension systolique, une hypotension diastolique.Vous vous rappelez que la circulation coronarienne dépend de cette pression diastolique, plus elle s\u2019abaisse, plus le débit coronarien diminue, le myocarde ayant à fournir plus de travail, manque d\u2019oxygène et devient anoxémique.Chez ces malades, aucun travail forçant; il leur faut un emploi ne demandant aucun effort physique.La période de réadaptation sera très brève en raison du peu d\u2019efforts qu\u2019ils peuvent fournir.267 Votre malade est-il un mitral?Est-ce une insuffisance?si oui, le pronostic est bon, mais la précaution reste toujours de mise.L\u2019âge du sujet a ici son importance.En face d\u2019un sujet jeune vous devez lui interdire les efforts violents et lui recommander un travail léger qu\u2019il augmentera progressivement jusqu\u2019à l\u2019accomplissement facile de ce travail sans l\u2019apparition d\u2019ædème malleolaire ou de dyspnée.Cet ouvrier devra prendre régulièrement une vacance d\u2019un ou deux mois afin de lui permettre de refaire ses forces.S'il s\u2019agit d\u2019un malade porteur d\u2019une sténose mitrale, les indications sont les mêmes que dans le rétrécissement ou l\u2019insuffisance aortique.Le malade doit iél protéger son ventricule droit dont la réserve est bien moindre que celle du ventricule gauche.L\u2019anatomie comparée des deux ventricules nous montre en effet une paroi ventriculaire droite beaucoup moins épaisse que la gauche.Le débit sanguin des deux ventricules est égal chez l\u2019homme normal au repos.La résistance que doit vaincre le ventricule droit est cinq fois moins grande que celle du ventricule gauche, d\u2019où l\u2019énergie déployée par le ventricule droit en accomplissant son travail mécanique est beaucoup moins grande que celle développée par le ventricule gauche.De récentes expériences pratiquées à l\u2019aide du cathétérisme du cœur afin d\u2019étudier l\u2019effet de l\u2019exercice sur la consommation d\u2019oxygène et la différence dans la teneur en 0° entre le sang veineux et le sang artériel montre qu'après efforts, la différence artérioveineuse en 0?dépasse la normale.Les pressions artérielles pulmonaires et ventriculaires sont beaucoup plus élevées que normalement, même au repos, ce qui démontre bien la nécessité de ménager le ventricule droit.S\u2019agit-il d\u2019un malade présentant une lésion pulmonaire, une sténose congénitale ou acquise, les effets de cette lésion sur le cœur portent principalement sur le ventricule droit, déterminant une hypertrophie.La réadaptation chez ce malade devra se faire très prudemment 268 car, en pratique, cette catégorie de malades est considérée comme inapte au travail intense.Il existe une catégorie de malades dont le nombre va sans cesse croissant en raison des exigences de la vie moderne; ce sont les coronariens.En passant, n\u2019oubliez pas que la thrombose coronarienne ou l\u2019angine de poitrine n\u2019est pas exclusive aux malades de la cinquantaine et que de plus en plus nous la trouvons chez des jeunes.N\u2019oubliez pas, également, que la thrombose coronarienne ne doit pas vous faire immobiliser un malade jusqu\u2019à sa mort.La réadaptation au travail chez un coronarien prend toute son importance.La période de repos suivant Immédiatement la thrombose doit être au moins de quatre semaines.Pardee conseille, pour la plupart des cas, six semaines de repos absolu suivies de quatre semaines de repos mitigé pendant lesquelles le malade circule et reprend graduellement contact avec la vie courante tout en évitant les efforts inutiles.La marche est permise, de même que les distractions, car le moral du malade à cette période doit se maintenir et il est de notre devoir de l\u2019encourager, de lui enlever de l\u2019idée cette légende qui hante l\u2019esprit de beaucoup de médecins que l\u2019angine de poitrine est fatale, qu\u2019elle voue son homme à une mort prochaine.La reprise du travail approche.Que conseiller?Tout travail comportant la levée de poids lourds, des marches excessives ou l'ascension d\u2019escaliers doit être prohibé a priori et le malade doit être averti du danger qu\u2019il encourt s\u2019il transgresse ces ordres.Les travaux de bureau, sédentaires, où l\u2019énergie musculaire est réduite à sa plus simple expression sont préférables.Une surveillance attentive de votre malade s\u2019impose durant cette période de réadaptation.A la moindre douleur ou sensation de constriction précordiale, le repos s\u2019impose, associé à une médication antispasmodique, car n\u2019oubliez pas que, même si votre malade se remet L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULLETIN A.MLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 très bien d\u2019une thrombose coronarienne, il reste toujours la probabilité, je dirais la certitude qu\u2019il fera tôt ou tard une autre oblitération.Le coronarien est comparable en tous points aux athlètes que l\u2019on soumet à un entraînement rigoureux et progressif.L\u2019oblitération d\u2019une artère coronaire entraîne des perturbations dans la dynamique circulatoire coronarienne, le débit cardiaque diminue proportionnellement à l\u2019étendue de la zone infarcie, de nouvelles anastomoses s\u2019établissent dans le but de suppléer à cette déficience subite.La période de repos permet une revascularisation lente et sûre, accroissant de façon parallèle le débit cardiaque.Certains capillaires à valeur fonctionnelle très réduite ou presque nulle reprennent une importance capitale.Il leur faut s\u2019adapter à cette nouvelle fonction anastomo- tique variable selon l\u2019état antérieur des parois vasculaires.Les récentes méthodes d\u2019injection des coronaires à l\u2019aide des substances opaques démontrent une très grande variété de types d\u2019anastomoses.Votre malade présentant une thrombose coronarienne, vous devez le considérer comme ayant très peu d\u2019anastomose et le soumettre à une réadaptation fonctionnelle très lente.Ne vous laissez pas attendrir par les doléances de vos coronariens; vous abrègeriez tout simplement leur existence.Souvent des malades vous consulteront pour une constriction précordiale, une sensation d\u2019oppression thoracique avec irradiation à l\u2019épaule gauche ou au bras gauche survenant après un effort quelconque.Méfiez- vous de ces malades, ne les considérez point à première vue comme des psychopathes, explo- rez-les et cherchez à mettre en évidence une insuffisance coronarienne à l\u2019aide de l\u2019électrocardiogramme enregistré au repos et après efforts.En présence d\u2019un rapport positif, le repos s\u2019impose.La reprise du travail comportera certaines restrictions comme les efforts prolongés, les courses, les marches rapides, les repas copieux, le surmenage intellectuel.En somme, vous devez le considérer comme un coronarien. MARION: LA RÉADAPTATION DES CARDIAQUES Quant aux hypertendus qui vous consultent, et ils sont légion, quelle attitude tenir à leur égard?Il importe de bien classer votre individu selon la symptomatologie qu\u2019il présentera.Une évaluation complète du système cardiovasculaire s\u2019impose chez cette catégorie de malade.Le rein présente-t-1l quelque lésion parenchymateuse ou est-il lésé dans sa fonction excrétoire?Le laboratoire ici vous aidera à éclaircir tous ces problèmes.La sclérose vasculaire sera également recherchée partout où elle peut être décelée, principalement dans l\u2019examen du fond de l\u2019œil.L'épreuve à l\u2019amy- tal sodium et l\u2019épreuve de l\u2019eau glacée vous indiqueront la part jouée par le système nerveux.L\u2019examen clinique du cœur, complété par un électrocardiogramme et une scopie, témoignera de l\u2019atteinte myocardique plus ou moins avancée.Dans les cas d\u2019hypertension diastolique le pronostic est trés réservé surtout si le degré de sclérose vasculaire est très avancé et 1l vaut mieux retirer ces malades du travail.Quant aux hypertendus systoliques, à pression variable, sans signes marqués de sclérose vaseu- laire, une vie paisible, exempte de soucis, un travail léger sans surmenage sont indiqués afin d\u2019éviter au myocarde un surcroît de travail et prévenir une insuffisance cardiaque.Que dire des cardiaques mitraux, aortiques, pulmonaires, coronariens, hypertendus ayant présenté une insuffisance cardiaque et qui sortent de nos milieux hospitaliers.Les règles énoncées antérieurement s\u2019appliquent encore avec plus de rigueur et de restrictions.269 Le problème de la réadaptation des cardiaques dans l\u2019industrie est un problème d\u2019organisation sociale.Les chefs d\u2019industrie, surtout depuis la fin de la guerre, sont d\u2019une exigence incroyable pour leurs ouvriers, invoquant la concurrence et la nécessité de produire vite et bien.Il leur faudrait comprendre que les cardiaques ne sont pas des impotents, des rebuts de la société, des inaptes au travail.Les nécessités de la guerre l\u2019ont prouvé de façon éclatante.Certaines industries de Chicago n\u2019employant en grande partie que des cardiaques au cours de la guerre ont noté un meilleur rendement industriel que chez les employés sains du temps de paix.Les problèmes humains de l\u2019industrie n\u2019existent pas pour la plupart des patrons.Plusieurs industries se réclament de posséder un personnel médical compétent.Malheureusement, le médecin dans bien des cas n\u2019est que le complice et l'instrument du patron.Il élimine les santés douteuses dans le but d\u2019augmenter le rendement industriel et empêche ainsi bon nombre de cardiaques de gagner leur vie.Il existe des sociétés d\u2019aide aux aveugles, aux infirmes, aux épileptiques; pourquoi n\u2019y aurait-il pas la société de l\u2019aide aux cardiaques?Ainsi plusieurs milliers d'individus pourraient reprendre leur rang dans la société.Encore une fois, les cardiaques ne sont pas des impotents, à condition que leur réadaptation au travail soit bien comprise et appropriée au genre de cardiopathie dont ils sont porteurs. DIARRHÉE ÉPIDÉMIQUE DES NOUVEAU-NÉS ! Esdras AUTOTTE, Service de Pédiatrie, hôpital Notre-Dame (Montréal).Si beaucoup de médecins considèrent la diarrhée comme une entité morbide, elle n\u2019est tout de même que le symptôme principal des maladies intestinales de l\u2019enfant, lesquelles constituent le danger le plus commun et le plus redoutable pouvant menacer la vie des nouveau-nés.La diarrhée épidémique des nouveau-nés est donc quelque chose d\u2019excessivement grave.Rien de plus vrai que cette assertion, même si certains médecins semblent en méconnaître l\u2019existence.Depuis toujours, les enfants ont été en butte à cette maladie, mais ils le sont davantage depuis qu\u2019il existe des maternités, des pouponnières, des garderies, des crèches, etc., et dont le nombre grandira certainement avec l\u2019évolution de nos mœurs et la compréhension des devoirs qui incombent à la maman.La littérature n\u2019est pas tellement chargée sur ce sujet.Cependant plusieurs chercheurs, particulièrement les médecins qui s'occupent d'hygiène publique, orientent leurs études de ce côté.En effet, la santé publique exige que l\u2019on s\u2019occupe de ce problème a certains moments des plus angoissants.La vie des plus jeunes n\u2019est-elle pas le principal actif dans lessor économique d\u2019un peuple jeune comme le nôtre?Si tous les enfants recevaient l\u2019allaitement maternel, le problème de la diarrhée épidémique des nouveau-nés n\u2019existerait pas.L'enfant en bonne santé, nourri au sein d\u2019une mère exempte de maladie, progressera normalement et sans incident.L\u2019allaitement naturel toutefois, quand il est irrégulier, quand les tétées sont trop abondantes ou trop répétées, peut donner lieu non seulement à des vomissements, mais à des diarrhées, lientériques ou bilieuses, qui généralement sont sans gravité, 1.Communication au Congrès de 'A.M.L.F.C,, Ottawa-Hull, septembre 1948.car elles ne sont pas infectieuses et traduisent simplement l\u2019indigestion.La cause principale de la diarrhée épidémique est dans l\u2019allaitement artificiel défectueux, par un lait infecté.Aussi devra-t-on chercher à savoir si le lait est bien prélevé, si oui, s\u2019il a été pasteurisé et stérilisé.L\u2019eau de coupage a-t-elle elle-même été stérilisée?Les récipients servant à la préparation des formules de lait sont-ils très propres, la garde-malade préposée à ce travail a-t-elle suivi toutes les techniques d\u2019asepsie, les biberons parfaitement préparés ont-ils été conservés dans un endroit sain, enfin la personne occupée aux boires des bébés est-elle, elle-même, indemne de toute contamination?Voilà autant de points qu\u2019il s\u2019agit d\u2019envisager pour l'étude de l\u2019étiologie de cette maladie.L'influence saisonnière est indiscutable et les diarrhées des premiers mois de l\u2019enfant sont surtout fréquentes et meurtrières pendant les chaleurs de l\u2019été.La cause efficiente des diarrhées infantiles reste quand même dans la présence d'agents infectieux introduits dans l\u2019organisme du bébé par l\u2019alimentation.Pour une maladie aussi grave, puisque certains auteurs ont déclaré qu\u2019elle pouvait atteindre une morbidité de 50% des patients d\u2019une institution et une mortalité allant jusqu\u2019à 20% des malades, nous aurions pu nous attendre à trouver des lésions anatomo-patho- logique capables de nous orienter dans notre lutte contre cette maladie, mais tel n\u2019est pas le cas.Les lésions de l\u2019intestin, même dans les diarrhées mortelles, sont insignifiantes.À peine trouvons-nous une congestion en piqueté, en arboration, ou en plaque; des suffusions hémorragiques de la turgescence des plaques de Payer et des follicules clos.Nous trouvons parfois de l\u2019engorgement des organes abdominaux AUTOTTE: DIARRHÉE ÉPIDÉMIQUE DES NOUVEAU-NÉS tels le foie, la rate, le pancréas, les ganglions mésentériques, mais rien de plus.Aussi faut-il diriger nos études vers les produits de sécrétion et l\u2019examen des selles.La diarrhée verte des nourrissons n\u2019est pas la plus grave, car elle peut être bilieuse et exempte de tout processus infectieux.Il faut plutôt craindre ces diarrhées aqueuses, glail- reuses, purulentes même, jaunes ou incolores qui sont ordinairement plus funestes.Si l\u2019anatomo-pathologie ne peut nous renseigner sur la cause de mort de ces enfants, la bactériologie ne fera pas davantage en ce sens que, jusqu\u2019à date, aucune bactérie spécifique ni virus de la diarrhée épidémique des nouveau-nés n\u2019a pu être identifié.Dans certains cas, le laboratoire n\u2019a révélé la présence que de ces hôtes habituels de l\u2019intestin.Par l\u2019examen et la culture des selles nous avons trouvé, comme cause de la diarrhée, le bactérium-coli et ses espèces voisines (para- colibacille), le streptocoque, le staphylocoque pyogène, le bacille pyocyanique, le protéus vulgaris, les bactéries protéolytiques ou ferments de la caséine (Bacillus subtilis, me- sentericus vulgatus, tyrothrix tenuis), enfin les bacilles de la famille de samonella et de shigella.Les virus filtrables sont une autre cause des diarrhées infectieuses.En dernier ressort, le diagnostic étiologique de la diarrhée épidémique des nouveau-nés se fait par le laboratoire et ses conclusions seront à la base de certains traitements.Il faut bien avouer que la bactériologie des troubles intestinaux des enfants est loin d\u2019avoir dit son dernier mot.En révélant la virulence de certaines bactéries et la toxicité du contenu intestinal, elle a sans doute rendu à la clinique et à la thérapeutique un grand service.Elle a servi de base au traitement hygiénique ct antiseptique qui nous donne les meilleurs résultats, mais elle n\u2019a pas jeté sur l\u2019étiologie, la pathogénie, l\u2019anatomo-patholo- gle autant de clarté qu\u2019on pourrait désirer.Au point de vue épidémiologique, nous voyons que les sexes et les races sont égale- 271 ment touchés par cette maladie.Cependant, dans les endroits ou les conditions économiques et sociales sont à un niveau moins élevé, les ravages de cette maladie augmentent proportionnellement.La constitution des enfants atteints influencera le taux de la morbidité et la sévérité de la maladie.Aussi les enfants débiles et surtout rachitiques paieront un large tribut à son atteinte.L'alimentation, plus ou moins abondante et saine, jouera un rôle dans cette maladie.On sait de plus que le printemps et plus particulièrement l\u2019été sont les saisons les plus propices aux manifestations de la diarrhée.Les épidémiologistes cependant ont trouvé que plusieurs facteurs contribuent à la propagation de la maladie.Ainsi l\u2019augmentation du nombre des bébés dans une pouponnière, des surveillantes non suffisamment entrainées, la relâche dans les techniques d\u2019asepsie, une diminution d\u2019attention de la part de la buanderie, le manque de facilité d\u2019isoler le bébé atteint de cette maladie et enfin la facilité de certains bébés à s\u2019infecter.Cette maladie débute par des vomissements d\u2019ailleurs inconstants, de la diarrhée et les symptômes généraux témoignant d\u2019une intoxication grave et constituant le phénomène le plus caractéristique.La diarrhée est le symptôme prédominant.Le début est habituellement brusque.Les selles de jaune or qu\u2019elles sont normalement deviennent plus ternes, plus nombreuses et abondantes; elles sont rapidement glaireuses, séreuses et aqueuses, après avoir été quelque temps franchement vertes.Elles sont d\u2019odeur fétide et leur nombre atteint rapidement le chiffre de 20 par jour.Le ventre est ballonné, l\u2019enfant pleure parce qu\u2019il souffre.Ses traits se tirent, ses yeux s\u2019excavent et s\u2019entourent d\u2019un cercle bistré dénotant l\u2019intensité de l\u2019intoxication, la peau perd son élasticité, les fontanelles se creusent, la langue est sèche, l\u2019enfant urine de moins en moins malgré son avidité à boire, la fièvre, qui au début était très élevée, tombe rapidement, le pouls devient de plus rapide et la mort survient dans l\u2019algidité.RL 272 La période d\u2019invasion peut varier de quelques heures à quelques jours suivant la dose infectante et la résistance du bébé, de même aussi l\u2019apparition de la période toxique.Le retour à la santé est habituellement long et va- Tie de 3 à 10 jours et, pendant ce temps, les rechutes sont toujours à craindre.Les complications de cette maladie, qui produit une perte excessive de liquides et de sels minéraux produisant une déshydratation et modification de l\u2019équilibre acide-base, sont l\u2019albuminurie, les accidents urémiques, les convulsions, les broncho-pneumonies et enfin les otites.La durée de la maladie est variable et peut durer de 1 à 15 jours, se terminer par une guérison plus ou moins rapide ou par la mort à plus ou moins brève échéance.Le mode de contagion de cette maladie constitue la clef du succès dans l\u2019arrêt de la propagation de la maladie.Il est très difficile et le plus souvent impossible de trouver la source de contamination, aussi pour arriver à des résultats satisfaisants faut-il procéder par élimination.Faire le diagnostic de la diarrhée est chose facile; faire celui de la diarrhée épidémique est plus compliqué et requiert de l\u2019observation en plus de la connaissance de la maladie.La nature de cette diarrhée nous sera dévoilée par les études que le laboratoire fera des selles.Au début de la diarrhée, lorsque les selles sont vertes, il est facile de savoir si elles sont bilieuses ou bacillaires.Une goutte d\u2019acide nitrique versée sur les langes souillés donne une teinture violette et rose, au contraire elle décolorera une selle bacillaire et ne donnera pas la réaction de la selle bilieuse.Le papier tournesol bleu rougira fortement en présence d\u2019une selle bilieuse alors que la selle infectieuse est neutre ou faiblement acide.Le pronostic de la diarrhée épidémique des nouveau-nés est des plus variable.Plus l\u2019enfant est jeune plus la diarrhée doit inspirer d\u2019inquiétude, c\u2019est pourquoi cette maladie fait L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AM.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 de si grands ravages dans une pouponnière de prématurés.L\u2019enfant qui a été malade antérieurement sera plus gravement atteint qu\u2019un autre, de même le rachitique ou l\u2019enfant qui digère difficilement.Le traitement de la diarrhée épidémique des nouveau-nés ne diffère nullement du traitement de toute diarrhée infectieuse.Après avoir trouvé l\u2019agent contaminateur, soit par examen direct soit, de préférence, par culture des selles, on établira un traitement étiologique et on luttera contre l\u2019intoxication et les troubles du métabolisme par les transfusions et les sérums appropriés.L'intérêt de cette maladie ne consiste tout de même pas à reconnaître son existence, à savoir qu\u2019elle est infectieuse et grave et qu\u2019elle peut être causée par tel ou tel autre microbe, ce qui est plus important c\u2019est de pouvoir la prévenir ou du moins de l\u2019enrayer à son début.C\u2019est pourquoi le médecin qui a charge de groupements de nouveau-nés doit toujours être sur ses gardes et dès l\u2019apparition de diarrhée infectieuse, il lui faudra faire enquête et en trouver la cause.Après avoir fait faire l\u2019examen des selles pour reconnaître les bactéries et les virus en cause, il fera procéder à l\u2019examen du lait et de l\u2019eau.Il fera faire, de routine, les examens naso-pharyngés de tous les poupons, il n\u2019oubliera pas non plus de procéder à un examen de son personnel, car de là peut venir la cause infectante.Il va sans dire que, dès le début de la maladie, il a fermé l\u2019accès de la pouponnière à de nouveaux venus et qu\u2019il a fait isoler tous les malades.Il devrait être possible d'isoler ces cas aussi facilement que s\u2019ils étaient atteints de rougeole, de scarlatine ou de coqueluche.Etant donné que les prématurés sont toujours plus facilement et gravement atteints que les bébés à terme, ils devraient toujours être isolés des.autres et remis à leurs parents le plus tôt possible, car l\u2019idéal dans la prévention de cette maladie c\u2019est le soin du bébé par sa mère.C\u2019est pourquoi, si cette maladie AUTOTTE: DIARRHÉE ÉPIDÉMIQUE DES NOUVEAU-NÉS se déclare dans une petite crèche ou garderie ou maternité, il serait préférable, dès le début de la maladie, de remettre tous les enfants à leurs parents et de les faire suivre par des infirmières d\u2019un service social qui les visiteraient tous les jours et s\u2019occuperaient de diriger les malades vers un hôpital spécialisé.On pourrait ensuite facilement désinfecter les lieux contaminés.S\u2019il est impossible de donner congé aux bébés, alors l\u2019isolement s\u2019impose et les visites des parents sont réduites au minimum; même le médecin devra faire des visites courtes et manipuler les enfants le moins possible.Les enfants seront examinés dans leur lit, et non pas transportés à la salle d\u2019examen.Le médecin devra se plier aux techniques d\u2019asepsie tout comme la garde-malade d\u2019ailleurs.I] verra à ce que la préparation du lait se fasse de manière aseptique.On ne permettra pas de balayage à sec des pouponnières.La balance, servant à la pesée des enfants, sera toujours recouverte d\u2019un linge stérilisé à chaque opération.273 Il serait bon d\u2019avoir du linge individuel marqué au nom de chaque bébé et placé à son lit.Enfin l\u2019équipe des gardes-malades devra être suffisante pour répondre à la tâche.Pour les cas graves, une garde-malade pour deux malades, jour et nuit.De plus, celle qui s\u2019occupera de la préparation des formules de lait ne sera pas chargée du soin du bébé, celle qui s\u2019occupera du soin général des bébés ne verra pas à leur alimentation.De la sorte les sources de recontamination seront réduites au minimum.Et il ne faudra pas proclamer la fin de l\u2019épidémie avant le congé du dernier contagieux.Alors on procédera à une toilette aseptique des lieux contaminés.Toutes ces précautions et ces petits soins, en plus des traitements élaborés, n\u2019empêcheront pas certains enfants de mourir, mais ils auront certainement sauvé de nombreuses vies et ils laisseront au médecin chargé de service au moins la satisfaction du devoir accompli. LA RADIOGRAPHIE PULMONAIRE À DOMICILE Gérald LECLAIRE Le diagnostic précis d\u2019une image pulmonaire anormale est d\u2019autant plus difficile que l\u2019image est plus petite; lorsque cette image correspond à une cicatrice ne s\u2019accompagnant d\u2019aucun signe d\u2019évolutiôn clinique ou radiolôgique la difficulté est encore plus grande.Nous ne disposons d\u2019aucun moyen rapide et scientifique, dans l'immense majorité des porteurs d\u2019images anormales, pour confirmer l\u2019impression radiologique de T.B.I.Il est plus facile d\u2019éliminer que de cenfir- mer cette impression radiologique.ÉLIMINATION DU DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE La réaction à la tuberculine et la sédimentation sont deux moyens rapides d\u2019éliminer cette impression radiologique.En clientèle privée, ces deux tests de diagnostic négatif sont trop rarement employés au bureau des phtisiologues; et la sédimenta- tation est presqu\u2019aussi ignorée dans les dispensaires antituberculeux.On les remplace en pratique par des radiographies en séries et des examens stéthacousti- ques répétés.Pourtant le porteur de petite cicatrice pulmonaire dont un questionnaire bien fait et un examen consciencieux ne révèle aucun signe d'évolution clinique peut, en présence d\u2019une sédimentation basse, être éliminé du dispensaire antituberculeux au même titre que le porteur de réaction tuberculinique négative.Il ne faut pas oublier que le porteur d\u2019une image pulmonaire normale peut aussi dans un délai très court faire une poussée de tubereu- lose.J'ai eu l\u2019occasion de revoir les dossiers de onze cas de tuberculose active chez des patients qui possédaient une radiographie pulmonaire parfaitement négative moins d\u2019un an an auparavant.(Montréal).Deux de ces malades faisaient une tubereu- lose pulmonaire active moins de trois mois après leur première radiographie.Deux de ces cas sont morts de granulic ou méningite tuberculeuse moins de deux ans après leur radiographie pulmonaire négative.Notons en passant que chez le tubereuleux actif porteur de lésions même minimes, qui est âgé de plus de 45 ans, il est essentiel au point de vue pronostic de connaître ce qu\u2019était la réaction tuberculinique.Ce pronostic sera bon si la réaction à la tuberculine est positive depuis longtemps, mé- me si le patient est sous observation depuis des années pour des images pulmonaires anormales.Ce pronostic sera réservé avec un taux de mortalité élevé dans les deux années qui suivront si la réaction à la tuberculine était négative peu avant la poussée de tuberculose active, même si nous avons toute une série de radiographies constamment négatives.« Quant à la sédimentation c\u2019est également au point de vue pronostic qu\u2019elle peut rendre des services.Le porteur de sédimentation très basse (aux environs de 5) même porteur d\u2019une réaction tuberculinique positive, même porteur de cicatrice pulmonaire, qui ne présente par ailleurs aucun signe d\u2019évolution clinique a très peu de chance de faire une poussée de tubereu- lose active dans l\u2019année qui va suivre.Au contraire le porteur de sédimentation élevée (aux environs de 20) dont on ne peut découvrir l\u2019origine, devrait être rééxaminé au bout d\u2019un mois, surtout si la réaction tuberculinique est douteuse ou positive, même si la radiographie est négative, de peur qu\u2019il ne soit en imminence de poussée tuberculeuse.CONFIRMATION DU DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE En pratique le cas des porteurs d\u2019images anormales sans signe d\u2019évolution clinique se règle de la façon suivante: A \u2014 l\u2019admission au dispensaire antitubereu- leux, presque la moitié sont diagnostiqués tuberculeux à la lecture du film avant même de connaître la réaction à la tuberculine qui d\u2019ailleurs n\u2019est pas toujours faite.Le médecin, dans ce cas, réserve l\u2019étiquette tuberculeuse pour les cicatrices dont il connaîtra l\u2019origine tuberculeuse.B \u2014 au bout de neuf mois d\u2019observation au dispensaire antituberculeux, on constate que de nombreux patients du premier groupe sont dans le second et vice-versa ; Toutefois 90% de tous les porteurs d\u2019images anormales demeurent sous observation, soit au point de vue activité lésionnelle, soit au point de vue diagnostic.Quatre facteurs expliquent ce 90% a \u2014 l\u2019absence de radiographie pulmonaire prise au moment de l\u2019infection aiguë qui causera la cicatrice pulmonaire; une radiographie prise de routine au moment de toute infection pulmonaire aiguë éliminerait déjà la moitié de ce 90%; Nous en verrons la raison en étudiant le mécanisme de formation de ces cicatrices pulmonaires.b \u2014 l\u2019absence de réaction tuberculinique et de sédimentation.e\u2014 la répugnance des médecins de dispensaire à donner congé au patient, répugnance qui est à base de peur de se tromper quand on établit un diagnostic d\u2019absence de tuberculose pulmonaire active à moins que des années d\u2019observation ne justifient le diagnostic, parce que d\u2014et c\u2019est le facteur principal, nous ne possédons aucun moyen scientifique ou groupe de moyens précis pour prouver dans la majorité des porteurs d'images anormales sans évolution clinique, que la cicatrice pulmonaire est réellement d\u2019origine tuberculeuse.Pour cela il faudrait d\u2019abord prouver que la cicatrice est postérieure à la vaccination tu- LECLAIRE: LA RADIOGRAPHIE PULMONAIRE À DOMICILE 275 berculinique ce qui est possible pour le groupe vacciné par B.C.G.mais impossible lorsqu\u2019on ignore la date à laquelle la réaction tuberculinique est devenue positive.Il faut ensuite prouver que la cicatrice n\u2019est pas due à l\u2019un des nombreux agents.causals que nous connaissons: infections répétées des amygdales, déviation de la cloison nasale, infection des sinus, infections de la bouche et du nez, grippes répétées, etc.et surtout, la prinel- pale cause chez nous d\u2019infections pulmonaires secondaires aiguës, l\u2019irritation mécanique des tissus due aux brusques variations de notre climat.Chaque année des patients sont admis dans nos sanatorias avec un diagnostic d\u2019entrée de tuberculose active et renvoyés comme non tuberculeux après un temps d\u2019hospitalisation dépassant parfois neuf mois.Le diagnostic de sortie est abcès, fibrose, bronchite, dilatation bronchique, hémorragie pulmonaire d\u2019origine non tuberculeuse, ete.Il n\u2019est donc pas étonnant qu\u2019au dispensaire le diagnostic précis d\u2019une cicatrice pulmonaire prenne du temps.HÔPITAUX GÉNÉRAUX La radiographie pulmonaire à domicile prise de routine au moment de l'infection aiguë rendrait aussi des services en diminuant le nombre de cas hospitalisés pour trois ou quatre jours dans les hôpitaux généraux.Le médecin trouverait dans la radiographie à domicile, faite au moment ou l'infection aiguë présente le maximum de symptômes, un moyen précis de constater que, grâce à son traitement à la pénicilline, les lésions sont en pleine régression et qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire que le malade passe trois ou quatre jours à l\u2019hôpital.Il est regrettable que la radiographie pulmonaire soit réservée pour les cas qui ont résisté plus d\u2019une semaine au traitement par pénicilline et que la seule justification de I'hospitalisation du malade soit la radiographie à prendre à l\u2019hôpital. 276 Rassuré lui-même par une radiographie pulmonaire à domicile, le médecin pourrait faire patienter son malade et laisser aux hôpitaux généraux pour des cas plus sérieux de nombreuses journées d\u2019hospitalisation.FORMATION DE CICATRICE PULMONAIRE Cette radicgraphie pulmonaire à domicile rendra des services si elle est prise de routine lorsque les symptômes sont à leur maximum, car il ne faut pas oublier qu\u2019une injection massive de pénicilline fera disparaître en moins de 48 heures une partie des images radiologiques pulmonaires.L\u2019étendue, la localisation précise et la densité des images pulmonaires au moment de l\u2019infection aiguë sont importantes à connaître, lorsqu\u2019il s\u2019agira plus tard de déterminer si la cicatrice constatée au moment de l\u2019examen radiographique de groupe est bien due à cette infection aiguë.La majorité des lésions sont exsudatives et disparaissent rapidement avec la pénicilline indiquant ainsi qu\u2019elles ne sont pas d\u2019origine tuberculeuse.Mais dans 15 à 20% des cas, il y a en plus de l\u2019exsudation visible à la radiographie pulmonaire de petites destructions pulmonaires locales qui guériront par production de tissu fibreux.La densité de ce tissu fibreux augmentera L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 avec les années et deviendra visible à la radiographie pulmonaire sous forme de cicatrice pulmonaire, cicatrice qui n\u2019était pas visible sur la radiographie de contrôle prise 15 jours après l'infection aiguë qui causa la cicatrice.Ce concept anatomo-pathologique de destruction locale de tissus suivie de production de tissu fibreux dont la densité augmente avec les années au point de devenir visible à la radiographie, explique le grand nombre de porteurs de réaction tuberculinique constamment négative qui présentent des cicatrices pulmonaires dues à des infections aiguës de courte durée.| Résume.En résumé la radiographie pulmonaire à domicile prise de routine au moment de toute infection des voies respiratoires permettra d\u2019économiser un nombre considérable de journées d\u2019hospitalisation dans les hôpitaux généraux.Elle permettra d\u2019économiser un nombre considérable de journées d\u2019observation dans les dispensaires antituberculeux après que la radiographie de groupe aura révélé la présence de cicatrice de maladies aiguës de courte durée.Elle permettra de déterminer chez des porteurs de réaction tuberculinique positive des cicatrices pulmonaires qui ne sont pas dues à l\u2019infection tuberculeuse. L\u2019'ORGANO-DYNAMISME EN PSYCHIATRIE François CLOUTIER.« La maladie mentale est une forme de dissolution de l\u2019activité psychique conditionnée par une processus organique.Elle est à cet égard analogue au rêve que libère le sommeil.» Henri Ey.Une discipline ne parvient vraiment à s\u2019imposer qu\u2019après avoir dépassé le stade de l\u2019observation pure lorsqu\u2019elle s\u2019acharne à définir les causes et à préciser ses bases fondamentales.N\u2019est-ce pas la méthode anatomo-clinique qui, rattachant les symptômes à la lésion, a donné à la médecine, jusqu\u2019alors plus ou moins empirique, une impulsion nettement scientifique.L\u2019apport de la physiologie a su corriger ce que cette notion avait d\u2019incomplet et de statique.Il semble que la psychiatrie subisse actuellement une évolution analogue.La maladie mentale doit cesser d\u2019être une collection de signes qui évoque un diagnostic trop souvent posé comme une étiquette.Il devient nécessaire de la considérer dans son essence sur le plan de la pathogénie.À cette condition seulement, cette spécialité royale n\u2019apparaîtra plus comme un vain jeu de l\u2019esprit, vaguement teinté de philosophie et réservé au dilettante.A dire vrai, la psychiatrie cherche depuis longtemps à se définir et à s\u2019intégrer en tant que science.Les quelques maladies, autrefois de son ressort, dont on vint à montrer l\u2019étiologie ou à éclaircir le mécanisme de formation (ainsi la chorée, l\u2019épilepsie, la paralysie générale) passèrent peu à peu à la neurologie.Il lui restait le domaine d\u2019entités morbides plus subtiles qui résistaient aux procédés habituels d\u2019investigation.Il fallait envisager d\u2019autres explications.Les diverses tentatives se sont développées dans la limite de la distinction cartésienne où s\u2019affrontent et s\u2019oppcsent le physique et l\u2019esprit.Elles se ramènent à deux conceptions qui s\u2019excluent dans leur intransigeance: l\u2019une affirme l\u2019origine uniquement psychique des troubles mentaux tandis que l\u2019autre fait appel à un désordre organique.Il est facile sans tomber dans l\u2019arbitraire, de rattacher les chercheurs, qui à travers la clinique poursuivirent le pourquoi des choses, à un de ces groupes.Une critique s\u2019imposait pour dénouer l\u2019antinomie.C\u2019est ce qu\u2019a tenté avec un rare bonheur, en France, Henry Ey*.Après avoir situé le problème dans son évolution historique et précisé la position de la psychiatrie vis-à-vis des autres spécialités médicales, il propose sa conception qu\u2019il qualifie d\u2019organo-dynamiste.Mais, avant d\u2019en arriver là, il étudie le dilemme qui sert de tremplin aux partisans de la théorie psychogénétiste comme de la thèse mécaniciste.Il considère que les uns, malgré les progrès importants qu\u2019ils déterminèrent, enferment la notion de maladie mentale dans un cadre insuffisant alors que les autres, en niant la motivation psychologique, la ramène à n\u2019être que de la « physiopathologie ordinaire ».C\u2019est pourquoi adopte-t-il une attitude apparente de compromis: «il faut bien que nous répudions à la fois le dualisme qui sépare trop et le monisme qui ne sépare pas assez le psychisme de la vie ».De cette prise de position métaphysique, il en vient à expliciter sa doctrine: «'Toute névrose comme toute forme psychopathologique exige pour sa formation à la fois et ensemble un trouble organique primordial (condition sine qua non) et une structure psychologique nécessaire qui en constitue la phénoménologie, la base existentielle.» En quelques mots, l\u2019essentiel est livré à la méditation du lecteur.La source féconde de cette conception se trouve chez le neurologue anglais Hughling Jackson.Appliquée avec succès à la neurologie, l\u2019extraordinaire intuition « jacksonienne » 1.Voir Etude psychiatrique, historique, méthodologie, psychopathologie générale, par le docteur Henri Ey.Desclée de Brower, Paris, 1949. 278 connaît aujourd\u2019hui une fortune comparable dans le domaine de la psychiatrie.Plusieurs publications récentes s\u2019en prévalent.Entre autres, les magnifiques travaux de Jean Delay sur les maladies de l\u2019humeur et de la mémoire.Mais c\u2019est Ey qui en 1936 avec Rouart fut le premier en France à en comprendre l\u2019importance.Il est curieux de noter que Jackson lui- même n\u2019a pas prévu l\u2019extension qu\u2019allait prendre ses idées.Et l\u2019on peut souscrire à cette assertion que reprend Jean Lhermitte dans son article sur les Etudes psychiatriques ?: «très justement Ey proclame qu\u2019il est allé plus loin que Jackson n\u2019était allé et même là où 1l n\u2019est pas allé ».Il convient de rappeler brièvement les propositions de Jackson pour mesurer le parti qu\u2019en tire Ey et comment il les prolonge dans une synthèse doctrinale personnelle.L\u2019évolution du système nerveux se fait du plus simple au plus complexe suivant un certain ordre de, sorte qu\u2019un niveau inférieur est subordonné à un niveau supérieur.La maladie déclenche un mouvement inverse, une involution qui se produit nécessairement dans l\u2019autre sens et qui représente une dissolution.D'où deux séries de symptômes: négatifs témoignant d\u2019un déficit et apparaissant comme l\u2019effet direct du processus pathogène; positifs illustrant l\u2019effort de reconstruction des niveaux inférieurs libérés par l\u2019atteinte des instances hiérarchiquement plus élevées.L\u2019aspect clinique peut être surtout figuré par les niveaux sous- jacents à la fonction en dissolution au contrôle de laquelle ils échappent.L\u2019on distingue des dissolutions locales ou partielles et des dissolutions uniformes ou globales.Les premières correspondent aux désintégrations objets de la neurologie, les secondes, plus diffuses, relèvent de la psychiatrie.2.Presse Médicale: 15 octobre 1949.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.MLFOC.\u2014 Montréal.mars 1950 Une telle inspiration soutient l'organo-dy- namisme qui se précise par l\u2019analyse de ses termes.C\u2019est d\u2019abord une conception organi- ciste posant à la base la nécessité d\u2019un facteur d\u2019altération quelqu\u2019il soit.Les troubles psy- chopathiques relèvent de perturbations somatiques et en particulier cérébrales.C\u2019est ensuite une conception dynamique parce qu\u2019elle fait appel à cette notion de « tension psycholo- g.que » dont la psychose ou la névrose représente une baisse, parce qu\u2019elle insiste sur la libération des instances inférieures s\u2019évadant de l'influence supérieure, parce qu\u2019enfin elle accorde de l\u2019importance à la forme pathologique en tant que vécue dans la personnalité du patient.La maladie mentale est organique à cause du processus qui la conditionne, psychique par les symptômes qui traduisent dans la dynamique mentale une régression s\u2019organisant à divers niveaux inférieurs.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une solution élégante qui emprunte aux thèses psychogénétistes ou mé- canicistes et s\u2019en accomode tout en vulgarisant les théories «jacksoniennes » mais bien d\u2019une fructueuse synthèse qui permet d\u2019aborder la psychiatrie en la comprenant.Il serait trop long dans un simple article de reconnaître les bases cliniques qui l\u2019étayent alors que la part de l\u2019hypothèse est rigoureusement tracée ou même de citer les résultats pratiques qu\u2019apporte son application à certains problèmes de psychopathologie.Car cette doctrine est aussi une méthode de travail.De pénétrantes analyses encore incomplètes sur le délire, le rêve, les hallucinations la font apprécier.Le livre de Henry Ey ne représente que quelques aperçus de sa pensée.Une Histoire naturelle de la Folie à laquelle il se consacre viendra un jour unir ces esquisses dans la cohérence d\u2019une grande œuvre. ÉDITORIAL Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) 2 Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 79, No 3 \u2014 Montréal, mars 1950 NOUVEAUTÉS EN CARDIOLOGIE Les maladies cardio-vasculaires tuent actuellement en Amérique, chaque année, autant de personnes que toutes les autres causes de décès réunies.Devant de telles statistiques, nous pouvons penser que la thérapeutique des maladies du cœur ne progresse pas avec la rapidité des autres sections de la médecine.Cette impression crée trop souvent un pessimisme injustifié.Mais ces chiffres ne sont pas surprenants.La durée moyenne de la vie a beaucoup augmenté depuis vingt ans et elle dépasse aujourd\u2019hui soixante ans.La mortalité infantile est devenue très faible, les épidémies sont contrôlées, nombre d\u2019infections sont guéries par les sulfami- dés et surtout les antibiotiques, les progrès de l\u2019antisepsie et de l\u2019anesthésie permettent des interventions chirurgl- cales de plus en plus osées.Tous ces facteurs ont permis à l'homme d\u2019attendre l'arrêt brusque ou progressif d\u2019un moteur dont l\u2019élan n\u2019a pas été coupé par un accident imprévu.La cardiologie ne stagne pas et, dans un bref tour d'horizon, revoyons les progrès des dernières années.| Jusqu'à ces derniers temps, les maladies congénitales du cœur ne pou- valent bénéficier d\u2019aucun traitement.Un diagnostic vague suffisait.La sur- 279 vie était fonction de la malformation et de ses complications.Aujourd\u2019hui, le médecin, même non spécialiste, n\u2019a pas le droit de se désintéresser du bébé bleu ou d\u2019un enfant dont l\u2019auscultation ré- vele un souffle non expliqué.Devant tout cœur congénital le praticien doit se poser une question: la chirurgie peut-elle corriger la lésion?La chirurgie thoracique de certaines anomalies congénitales a dépassé le stage expérimental.Les résultats ont fait leur preuve.On doit opérer les tétralogies de Fallot, les canaux artériels, les rétrécissements pulmonaires, les coarctations de l\u2019aorte, les anévrismes artério- veineux pulmonaires.Ces interventions ont été pratiquées avec succès et ne sont plus le seul apanage de nos voIsins américains ou de nos confrères anglais.Mais le diagnostic exact de ces malformations est quelquefois difficile et dépasse le cadre de la simple auscultation.Deux techniques se sont révélées particuliérement utiles: le cathétérisme du cœur et l\u2019angiocardiographie.Le premier procédé consiste à introduire un catheter dans le cœur par une veine du bras ou du cou.Les rayons X permettent de suivre les positions successives de la sonde, un manomètre enregistre les pressions intracavitaires ou artérielles et le laboratoire détermine la teneur en oxygène d\u2019échantillons sanguins prélevés à différents niveaux.Grâce aux données de la physiologie normale on évalue les résultats d\u2019un cas particulier et on détermine souvent avec beaucoup d\u2019exactitude la nature et l'importance de la malformation.L\u2019angiocardiographie visualise le cœur et les vaisseaux par l\u2019intermédiaire d\u2019une substance très opaque (diodrast 280 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 à 70% en général) introduite par voie veineuse.Ces deux procédés offrent un minimum de danger.En résumé, l\u2019examen clinique, joint à ces deux méthodes nouvelles, permet aujourd\u2019hui, dans la grande majorité des cas, de poser un diagnostic exact des malformations cardio-vasculaires.Le diagnostic posé, il est facile de déterminer l\u2019utilité ou non de l\u2019acte chirurgical.Le rhumatisme articulaire aigu cause la grande majorité des lésions valvulaires acquises et en particulier la sténose mitrale.Malgré l\u2019effort de nombreux chercheurs, cette maladie demeure mystérieuse.Le streptocope hémolytique serait l\u2019agent infectant, mais pourquoi cet hôte banal de la gorge de- viendrait-il un ennemi soudain?Nous ne le savons pas.L\u2019enfant entre 3 et 14 ans est la proie la plus fréquente de cette maladie dont le nom est trompeur.En effet, le rhumatisme articulaire aigu (R.A.A.) n\u2019est pas toujours franchement articulaire et son début comme son évolution n\u2019a souvent rien d\u2019aigu.Trop de cliniciens attendent, pour poser le diagnostic, de voir une articulation rouge, chaude, douloureuse avec impotence fonctionnelle.Ils comptent sur un début brutal avee des symptômes généraux alarmants.Il faut connaître le masque et les équivalents du R.A.A., les douleurs dites de croissance, la raideur des jambes, une température que rien n\u2019explique, une fatigabilité et une asthénie exagérée, la perte de poids, la nervosité, les épistaxis, etc.Lorsque le diagnostic est soup- conné ou posé il ne suffit pas de faire disparaître la douleur ou les symptômes.Le repos absolu et prolongé demeure la base du traitement.Cepen- dans, un espoir nouveau vient de surgir.L\u2019ACTH et la cortisone auraient donné des rémissions spectaculaires.En ce qui concerne la sténose mitrale, un autre rayon d\u2019espoir nous encourage.En Amérique du Sud, à Boston, à Philadelphie et à Montréal, pour ne citer que les centres dont je connais les travaux, des chirurgiens ont réussi avec succès des opérations.Celles-ci visent à diminuer ou supprimer l\u2019hypertension de la circulation pulmonaire, source de complications graves souvent mortelles.Il n\u2019est pas exagéré ni téméraire de prédire que le traitement des lésions cardiaques acquises, comme celui des lésions congénitales, relèvera de la chirurgie.La construction d'appareils destinés à détourner le courant sanguin du cœur pendant l'intervention et la mise au point de nouveaux ressuscitateurs permettront dans ce domaine une chirurgie de plus en plus osée mais utile.Jusqu'à la découverte de la pénicilline, l\u2019endocardite aiguë ou maligne portait un pronostic fatal.Aujourd'hui 70% des malades guérissent.C\u2019est pourquoi il faut y penser devant tout porteur d\u2019une lésion qui fait une fièvre inexpliquée.L\u2019hémoculture positive seule permet un diagnostic certain.Celui-ci posé, il est indispensable d\u2019administrer un minimum de 800 000 unités de pénicilline chaque jour pendant au moins un mois.On augmentera le pourcentage de guérison par un diagnostic précoce et un traitement énergique et prolongé.Les maladies cardio-vasculaires syphilitiques sont moins fréquentes.On ne voit pratiquement plus l\u2019anévrisme aortique qui érode et détruit le gril costal pour donner une masse pulsative facilement palpable.Cette régression de la syphilis eardio-vasculaire est le ÉDITORIAL résultat d\u2019un programme social et national bien compris.Mais il faut encore y penser chaque fois qu'on entend un souffle diastolique le long du bord gauche du sternum.Seul un B.W.permet d\u2019éliminer l\u2019étiologie spécifique de l\u2019insuffisance aortique.Le traitement moderne du goitre (chirurgie, reentgenthérapie, propylthi- ouracil, iode radio-actif) rend de plus en plus rare la maladie cardiaque thy- roidienne.Par contre, la thyroide guérit le gros cœur myxœdémateux.La maladie cardiaque artérioscléro- tique pure, hypertensive ou coronarienne offre un avenir plus sombre et des moyens thérapeutiques moins efficaces.L\u2019artériosclérose naît d\u2019un problème métabolique intimement lié à la vie cellulaire.On en connaît bien des facteurs mais les hypothèses demeurent nombreuses et aucune thérapeutiques ne peut à date arrêter son évolution.Certains, ces dernières années, avaient cru trouver dans la sympa- thectomie dorso-lombaire, le traitement de l\u2019hypertension essentielle.Le recul du temps n\u2019a pas confirmé l\u2019enthousiasme exagéré du début.Cependant il ne faut pas systématiquement rejeter cette thérapeutique car 30% environ des cas en bénéficient.J'ai personnellement assisté à des résultats spectaculaires et je pense qu\u2019on a le devoir de songer sérieusement à ce traitement chez toute personne âgée de moins de cinquante ans, dont la pression diastolique atteint ou dépasse 110 et dont la fonction rénale est insuff1- sante.La thérapeutique ne possède.à mon avis, aucun médicament réellement hypotenseur d\u2019utilisation pratique.La thiocyanate et le veratrum vi- 281 ride offrent des possibilités intéressantes, mais les seuils d\u2019action et de toxicité de ces produits sont très rapprochés ce qui rend leur emploi inefficace ou dangereux.Les diètes rigoureuses, déchlorurées strictes ou au riz et jus de fruits, n\u2019ont pas donné partout les résultats prônés par leurs initiateurs.Les vasodilatateurs à action rapide, en particulier la nitroglycérine et la trinitrine, demeurent les médicaments exclusifs de la crise angineuse.Ceux- ci soulagent le patient mais ne modi- approches chirurgicales sont suggérées fient en rien le cours de la maladie.Des un peu partout: alcoolisation paraver- tébrale, extirpation de la chaîne sympathique cervico-thoraciaue, revaseu- larisation du myocarde, ligature de la veine coronaire, ete.Comme pour la sympathectomie il faut savoir utiliser ces techniques dans des cas choisis et pour des motifs à déterminer par l\u2019histoire et un examen détaillé de chaque patient.Quant au traitement de l\u2019infarctus du myocarde, les anticoagulants ont sans aucun doute allégé le sombre pronostic immédiat de ces accidents.L\u2019expérience qui s\u2019accumule confirme le rapport de Wright dont nous avons déjà parlé dans un éditorial.Tout cardiaque s\u2019achemine normalement vers l\u2019insuffisance, complication presque constante si la cardiopathie ne se termine pas prématurément par un accident vasculaire ou une maladie associée.La physiologie a remis en évidence le rôle important du sodium dans le maintien de l\u2019œdème.Des résultats surprenants accompagnent quelquefois une diète déchlorurée stricte (moins de lg.de sel par jour) sans limitation des liquides ingérés.Depuis longtemps on connaît l\u2019action bienfaisante des 282 diurétiques mercuriels mais les dangers de certains ont jeté sur ces substances un diserédit compréhensible.Les années ont passé et des préparations moins toxiques ont été mises sur le marché.Les dernières venues s'emploient avec avantage par voie intramusculaire et rares sont aujourd'hui les accidents, si la fonction rénale n\u2019est pas trop perturbée.Par ailleurs le champ d'action de ces diurétiques mercuriels a augmenté et, donnés à bon escient, nous obtenons souvent des résultats remarquables.La digitale, découverte par Withering en 1785 demeure le tonicardiaque de choix de toute insuffisance, quelle que soit sa nature.Nativelle, en 1869, a obtenu une digitaline cristallisée utilisée en France depuis toujours.La di- gitoxine américaine est un équivalent de la digitaline.Les formules chimiques des deux préparations semblent identiques.Petit à petit ces digitalines remplacent la feuille de digitale dont le tirage purement biologique rendait + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.MLFC.\u2014 Montréal.mars 1950 l'uniformité d'action très hypothétique.La posologie a changé.La cure di- gitalique prudente, entrecoupée de repos, a fait place à une digitalisation souvent massive et continue.Aucun to- ni-cardiaque n'a supplanté depuis près de deux siècles la digitale et ses dérivés.Le médecin doit se méfier de certaines médications nouvelles lancées avec une publicité souvent accompagnée d\u2019une documentation inadéquate ou peu sérieuse.Pour ne citer qu\u2019un exemple concret je me permets de mentionner la vitamine E qui, entre nos mains, n\u2019a donné aucun résultat satisfaisant.Pour compléter nos notes il faudrait citer les progrès de la radiologie et de l\u2019électrocardiographie.Avec l'examen clinique ces méthodes d\u2019exploration demeurent les bases de toute investigation cardiovasculaire.J'ai l'impression que notre spécialité a contribué comme toutes les autres à la prolongation de la vie humaine qui, en définitive, est le but de toute la science médicale.Paul DAVID. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE ee ++ POUR LE PROGRÈS DE LA SANTÉ L\u2019hon.Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Une collectivité qui marche de pair avec ses besoins hospitaliers travaille pour l\u2019avenir.La croissance constante d\u2019Ottawa, capitale du Canada, constitue un symbole du progrès de notre pays.L'intérêt que la ville d\u2019Ottawa porte à l\u2019expansion de ses hôpitaux est un symbole de la sollicitude \u2014 qui n\u2019a son égale nulle part dans le monde \u2014 que les Canadiens manifestent à l\u2019heure actuelle pour la cause de la bonne santé.La cérémonie d\u2019aujourd\u2019hui marque l\u2019inauguration d\u2019importantes additions à l\u2019Hôpital Général d'Ottawa, additions qui sont une preuve de la détermination et de l\u2019initiative de la communauté qui dirige cet hôpital, ainsi que de l\u2019appui loyal des nombreux amis de cette institution.Les Sœurs Grises de la Croix ont, pendant plus d\u2019un siècle, pourvu aux besoins hospitaliers de cette ville et de la région environnante.Pendant 103 ans, on a regardé comme un havre de santé l\u2019emplacement où nous sommes actuellement.Je trouve cette cérémonie d\u2019autant plus intéressante qu\u2019elle me permet de constater le parachèvement d\u2019un projet dans l\u2019intérêt duquel il m\u2019a été donné, au nom du Gouvernement fédéral, d\u2019accorder une subvention de $149 000, en vertu de la subvention, pour fins de construction d\u2019hôpitaux, du Programme national d'hygiène.Et l\u2019on est en train d\u2019étudier l\u2019octroi d\u2019une subvention pour un deuxième agrandissement.Avant que l'art de l\u2019architecte et du bâtisseur puisse se donner libre cours, un projet comme celui-ci doit compter sur l\u2019appui généreux des citoyens qu\u2019il servira, aussi bien 1.Traduction d\u2019une allocution prononcée à l\u2019inauguration des nouvelles salles de l'Hôpital Général d\u2019Ottawa, le lundi 30 janvier 1950.que sur l\u2019aide d\u2019appréciables subventions, fédérales et provinciales.Les contributions des gouvernements sont importantes, mais le poids de la responsabilité n\u2019en repose pas moins sur l\u2019hôpital et sur la collectivité qui l\u2019entoure.Nous traversons, à l\u2019heure actuelle, une période passionnante de l\u2019histoire sanitaire du Canada.Sans aucun doute, le progrès que l\u2019hygiène a accompli en 1949 est le plus grand qui ait jamais encore été réalisé.La construction des hôpitaux a progressé à une allure très accélérée.En 1948, le plan quinquennal d\u2019accommodation hospitalière prévoyait l\u2019installation de 40000 nouveaux lits.A l\u2019heure actuelle, 241 hômtaux pouvant abriter plus de 18 000 lits ont déjà été autoni- sés à recevoir de l\u2019aide fédérale.Si l\u2019on compte les projets soumis actuellement, nous nous trouvons à avoir déjà atteint, en moins de deux ans, la moitié de notre objectif.Depuis l'inauguration du Programme national d\u2019hygiène, les allocations fédérales pour fins de construction d\u2019hôpitaux forment, à l\u2019heure actuelle, un total de 17 millions de dollars.Que les travaux soient terminés ou qu\u2019ils soient en voie d\u2019achèvement, 11 y a assez d\u2019hôpitaux, nouveaux ou agrandis, pour voir aux soins de 10 000 malades en traitement actif de plus, de 1200 malades chroniques ou convalescents, de plus de 3 000 malades mentaux, de 2 900 tuberculeux et de 2 300 bébés.L\u2019aide fédérale aux hôpitaux, en vertu du Programme national d\u2019hygiène, ne se limite pas aux subventions, pourtant très importantes, que l\u2019on accorde pour fins de construction de ces établissements.Par exemple, grâce à la subvention pour la lutte anticancéreuse, on 284 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Butienn AMLJF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 a assigné $530 000 à l\u2019établissement et au maintien de dispensaires anticancéreux dans les hôpitaux généraux et dans d\u2019autres centres de traitement, à l\u2019achat de matériel pour ces dispensaires, et au paiement des frais d\u2019hospitalisation des cancéreux.Une partie importante des subventions fédérales accordées aux provinces pour la lutte antituberculeuse et antivénérienne sert aussi à payer les frais d\u2019hospitalisation des malades.La subvention pour la lutte antituberculeuse permet aux provinces d\u2019améliorer l\u2019outillage des sanatoriums.De plus, en vertu d'un programme d\u2019envergure nationale, tous les hôpitaux et dispensaires seront munis d\u2019appareils radiographiques.Par exemple, la province d\u2019Ontario recevra $790 000 dans le but d\u2019acheter le matériel qui permettra à ses hôpitaux et dispensaires de passer aux rayons X tous les malades qu\u2019ils reçoivent.On octroie des fonds fédéraux aux hôpitaux pour les enfants infirmes, en vue de l\u2019achat de matériel thérapeutique.D\u2019autres subventions pourvoient aux frais de transport des enfants infirmes qui ont besoin d\u2019être soignés.Le Programme national d\u2019hygiène a déjà permis d\u2019augmenter de 1 800 membres l\u2019effectif des préposés provinciaux de l\u2019hygiène.Les subventions fédérales ont permis aussi à 1 700 préposés professionnels de l\u2019hygiène de compléter leur formation.Tout le personnel des hôpitaux, des radiologistes aux infirmières et à leurs aides, suivent des cours spéciaux.D\u2019autres se spécialisent en administration et en comptabilité hospitalières, en surveillance et en enseignement infirmiers, en soins infirmiers chirurgicaux, en soins infirmiers des tuberculeux et des malades mentaux, en soins infirmiers généraux, en thérapeutiques récréative et professionnelle, et en d\u2019autres spécialités des soins hospitaliers.C\u2019est un plaisir d\u2019assister à l\u2019inauguration de ces nouvelles salles qui contribuent, d\u2019une façon si importante, à accroître les installations de l\u2019Hôpital Général d\u2019Ottawa et à étendre la portée des services rendus par cette institution.De jour en jour, et en nombre croissant, je vois des projets semblables surgir par tout le Canada, projets qui témoignent de la prévision et de l\u2019énergie de ceux qui ont assumé la responsabilité des soins hospitaliers en ce pays et de tous ceux qui, avec tant de générosité, soutiennent la construction, le maintien et l\u2019exploitation de nos hôpitaux.Dans l\u2019organisation du mode de vie que nous sommes en train d\u2019établir en ce pays, un hôpital constitue un solide rempart.On pourrait mettre en doute l\u2019opportunité de beaucoup de dépenses, mais l\u2019argent dépensé pour les hôpitaux donnera cent pour cent de dividendes en santé et en productivité.Cet hôpital agrandi, qui s\u2019élève sur des bases solides au milieu des incertitudes de notre époque, est un éloquent symbole de nos espoirs de meilleure santé future.Par ses œuvres, il saura bien récompenser tous ceux qui ont participé à sa construction et qui, dans ce domaine du moins, inaugurent sous de si heureux auspices la seconde partie du Siècle du Canada. MORTALITÉ INFANTILE.PÉDIATRIE.MÉDECINE SOCIALE Albert GUILBEAULT, Chef du service de Pédiatrie, hôpital Notre-Dame (Montréal).En 1946, 6 110 enfants sont morts dans la Province de Québec avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge d\u2019un an.Il est facile de sauver 2000 de ces enfants.Avec une organisation complète des soins à donner aux mères parturientes et aux enfants, on peut gagner un autre mille vies, ce qui haussera l\u2019accroissement naturel de la Province de Québec de 77 595 à 80 595 et portera notre excédent sur Ontario de 20 000 par années à 23 000.La différence de population entre Ontario et Québec, en 1946, de 470 000 sera plus vite comblé à ce nouveau rythme.Dans 20 ans, les populations seront égales.Ce sera la victoire des berceaux! En 1975, avec une population de 6 000 000 l\u2019accroissement naturel qui aura atteint 22 par 1000 de population s\u2019élèvera à 132 000 chaque année dans le Québec.L\u2019apport par immigration ne pourra jamais être assez considérable pour empêcher la province de Québec de devenir la province la plus nombreuse dans 25 ans, si les naissances sont encouragées et conservées.Quel est donc le programme que nous pouvons tracer pour encourager et conserver les naissances.1) \u2014 la lutte contre la prématurité, la débilité congénitale et les traumatismes obstétricaux.Sur les 6 110 enfants morts dans la 1ère année dans la province de Québec en 1946, 1153 sont décédés de prématurité, 5083 sont décédés de débilité congénitale et 512 de traumatismes obstétricaux pour un total de 2 168.Les soins prénataux pourront aussi légèrement diminuer les malformations congénitales (728) 2) \u2014 la lutte contre la mortalité infantile, survenue chez des enfants nés en bonne santé, comprend l\u2019organisation de la pédiatrie dans la province de Québec.Cette lutte s'adresse à 3 214 enfants dont 661 meurent de broncho-pneumonie, 713 de diarrhée et gastro- entérite et 117 de méningite en regard de 243, 200 et 20 pour les mêmes maladies en Ontario.La science médicale, en ce milieu du vingtième siècle, fait des pas de géants.Il y a 100 ans il y avait une grande découverte médicale tous les 10 ans.Aujourd\u2019hui, le rythme des découvertes de grande importance dans l\u2019étiologie comme dans la thérapeutique est devenu semestriel.Le médecin laissé à lui seul ne peut parvenir à assimiler toutes ces nouvelles découvertes.Il faut un intermédiaire entre le laboratoire et le praticien pour transmettre dans une langue connue les acquisitions de la science.Le médecin pourra alors en toute sécurité faire bénéficier ses patients de la médecine moderne.Les hôpitaux d\u2019enseignement sont tout désignés pour servir d\u2019intermédiaire.Tout médecin devrait consacrer un mois par année à ces études comme interne dans les hôpitaux.Le médecin pendant son absence sera remplacé par un interne dont le stage de remplacement en clientèle sera obligatoire.Ce stage obligatoire a de nombreux avantages, dont voici les principaux: a) il permet au médecin praticien de laisser sa clientèle en sécurité.b) il permet à l\u2019interne remplacant de prendre contact avec la clientèle de campagne et d\u2019y prendre goût.c) il permet au médecin praticien de rafrai- chir ses connaissances médicales et d\u2019acquérir des connaissances nouvelles.Il faut aussi augmenter le nombre des pédiatres.Ce nombre est insuffisant parce qu\u2019il est impossible d\u2019acquérir les connaissances exigées pour devenir un pédiatre compétent dans nos milieux canadiens-français.Un service de pédiatrie, que ce soit pour l\u2019enseignement ou pour le traitement, doit être supporté par les autres spécialités, chirurgie, laboratoire, rayons X, cardiologie, dermatologie, neuro-psy- chiatrie, orthopédie, chirurgie nerveuse, allergie, chirurgie du poumon, du cœur, oto-rhino- laryngologie, etc. 286 Un institut de pédiatrie rattaché à un hôpital qui possède tous ces services sera très favorisé au point de vue scientifique.L'Institut de pédiatrie aurait pour mission de former les pédiatres dont la population de la province de Québec a grand besoin et de vulgariser les connaissances en pédiatrie auprès des médecins praticiens.La mortalité infantile, cependant, ne pourra être réduite au taux le plus faible que par les deux mesures qui suivent: 1) \u2014 la gratuité de l\u2019accouchement et de tous les soins connexes pour toutes les mères de la province de Québec; il y aura libre choix du médecin; les honoraires de celui-ci seront payés par le gouvernement ou par l\u2019assurance-maladie obligatoire.2) \u2014 la gratuité des soins médicaux pour tous les enfants jusqu\u2019à l\u2019âge de cinq ans.Quand un enfant aura reçu des bons soins médicaux durant les cinq premières années de la vie, il aura beaucoup plus de chances d\u2019être un adulte en bonne santé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 La médecine sociale telle qu\u2019établie en Angleterre est très coûteuse et est vouée, sinon à une lamentable faillite, du moins à un retard d\u2019exécution néfaste pour la population.La mise en pratique d\u2019un plan progressif stimule l\u2019initiative du médecin qui accordera les meilleurs soins aux patients de ces deux catégories pour pouvoir gagner leur confiance et les garder comme patients pour les autres maladies ou âges.Quand il s\u2019agit d\u2019appliquer une mesure d\u2019envergure aussi vaste que la médecine sociale, il faut éviter les changements brusques, y aller par étapes, faire le point, étudier le chemin parcouru et savoir s\u2019arrêter à temps avant de jeter toute l\u2019économie d\u2019un pays ou d\u2019une province dans un gouffre sans fond.La course sera gagnée en fin de compte par les pays ou les provinces qui prendront les mesures nécessaires pour lutter contre la mortalité infantile et qui useront de prudence dans l\u2019application de la médecine collective. VARIÉTÉS e + LE PRATICIEN ET L'UNIVERSITE J.-Roméo PÉPIN, Professeur titulaire de Clinique médicale à l\u2019Université de Montréal, Médecin de Au cours des dix dernières années, peu de problèmes ont sollicité davantage l\u2019attention de notre faculté et des praticiens que celui de l\u2019enseignement médical.Que la première ait voulu rendre justice aux praticiens, ils l\u2019admettront sans conteste.La Faculté, consciente des devoirs qui lui incombent, n\u2019a jamais voulu s\u2019y soustraire.Qu\u2019elle ait failli à sa tâche, voilà le reproche qu\u2019on lui adresse en beaucoup de milieux; reproche trop souvent bien fondé, que nous étudierons sommairement, sans amertume ni acrimonie, sans préjugés non plus, mais avec sincérité et courage, persuadé que nous sommes de notre vulnérabilité.Ne nous instaurons-nous pas juge en une cause où nous sommes partie! Pour la bonne compréhension du problème, nous rappellerons que la critique, venue des divers milieux médicaux, manifeste depuis une décennie, s\u2019est traduite d\u2019une manière plus acerbe au cours de la dernière guerre.Les jeunes médecins désireux de parachever leurs études, ceux surtout qui s\u2019acheminaient vers la spécialité, s\u2019orientèrent en grand nombre vers les centres médicaux américains où fleurit une culture générale qui nous est étrangère.Dans ce pays où l\u2019essor tient du prodige, essor qui se traduit dans toutes les sphères de l\u2019activité humaine, la médecine va rapidement de l\u2019avant, grâce surtout aux subventions que recueillent les écoles médicales et les laboratoires de recherche, ce dont convenait ces jours derniers M.Henderson, le président de l\u2019« American Medical Association ».En ce mi- 1.Conférence prononcée, lors du quatrième dîner- causerie de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est, le 13 décembre 1949.au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal.l\u2019Hôtel-Dieu.lieu, les nôtres s\u2019éveilleront tôt au sens des réalités: comparer devient une habitude, voire une hantise.Chez nous, pensaient-ils, manque d\u2019orientation frisant la pagaille, déficiences plus ou moins marquées, avitaminose dans certaines sphères, surtout la biologie (biochimie, biophysique, etc.) sans compter la recherche.Jusqu'ici, la critique restait limitée à des discussions en petit comité, dans les corridors des hôpitaux, au hasard des rencontres.Rien de bien direct jusqu\u2019au mois d\u2019octobre 1948.L\u2019Union Médicale publie à cette date, sous la signature de notre confrère Jacques Genest, un article intitulé: « L\u2019avenir de la médecine canadienne-française ».D\u2019inspiration sincère, bien conçu, cet exposé de nos déficiences, du manque d'organisation de notre enseignement, des vices qui entachent les nominations et promotions du personnel, nous a semblé diseuta- ble et pour le moins indiscret.La vérité ne sort pas que de la bouche des enfants.Notre confrère avait pris connaissance, avant les membres de la Faculté de Médecine auxquels on le destinait, du rapport des docteurs H.G.Weiskotton, président du « Board of Medical Association and Hospitals » de l\u2019« American Medical Association », et de V.Johnson, rapport fait à la demande de M.Conroe, consultant de la Société d\u2019Administration de l\u2019Université de Montréal.La Faculté de Médecine a subi une enquête générale, tant du point de vue de l\u2019organisation de son budget que de la qualité de son personnel.L\u2019enseignement des matières de base, des cliniques médicale, chirurgicale ou de spécialité, a fait l\u2019objet d\u2019une étude semblable.Retenons que M.le doyen Dubé avait sollicité pareille enquête deux ans 288 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 avant que la Société d\u2019Administration eût décidé de poser tel geste.Nous estimons ne pas avoir qualité pour prononcer un jugement sans appel sur la valeur du rapport publié auquel on se réfère dans l\u2019article intitulé: « L\u2019avenir de la médecine canadienne-française ».Nous tenons cependant à noter que cette enquête, pour complète qu\u2019on ait voulu la tenir, n\u2019a pas été menée suivant une procédure que nous jugeons idéale.En maintes occasions les enquêteurs se sont contentés du témoignage d\u2019un titulaire pour juger la qualité des travaux exécutés dans son laboratoire ou celle des cours professés par lui.Le jugement rendu, trop souvent, suinte l\u2019inspiration.On n\u2019a pas consulté le doyen de notre Faculté en plusieurs circonstances où il nous semble que son opinion eût dû être sollicitée et retenue.En bref, nous reconnaissons la compétence des enquêteurs, mais nous doutons de la valeur de certaines des conclusions du rapport soumis à la Faculté.Et les praticiens admettront que ces faits que nous leur révélons peuvent servir de préambule à l\u2019étude de leurs griefs, sans compter qu\u2019ils rendent plus facile la compréhension du problème.Que les praticiens n\u2019aillent pas croire que nous entendons excuser la Faculté de tout blame.À vouloir s\u2019excuser, bien souvent on se condamne.Nous sommes cités devant nos juges, nous n\u2019implorons pas leur clémence, mais nous en attendons justice.Quel rôle la Faculté doit-elle jouer à l\u2019endroit des praticiens?Quelles sont ses responsabilités vis-à-vis de ceux-ci?Examinons le problème dans le cadre où nous nous devons de le considérer: la formation du médecin suivant un standard qui le rende adéquat aux fonctions qui sont siennes devant le malade.« Tout étudiant en médecine, a écrit un illustre médecin de chez nous, William Osler, devrait se rappeler que le but de ses études est non pas de devenir un chimiste, un physiologiste ou un anatomiste, mais bien d\u2019apprendre à bien diagnostiquer et à.traiter les malades, puis à devenir un praticien.» Par voie de déduction, l\u2019enseignement qu'il incombe à la Faculté d\u2019assurer doit permettre au praticien d\u2019atteindre à de telles fins.Notre confrère Boucher écrit dans l\u2019Information Médicale du 15 novembre 1949: « Si «nous voulons rester nous-mêmes et compren- «dre que nous sommes, par notre situation « géographique et par notre groupe ethnique, «à la croisée des grands courants de l'esprit, «il faut adopter une fois pour toutes une atti- « tude définie et mettre de côté toute tendan- \u201cce à nous en écarter.Nous avons une situa- «tion privilégiée.Il s\u2019agit de le comprendre, \u201cde ne pas craindre de l\u2019exploiter, puisqu\u2019il «n\u2019en peut résulter qu\u2019avancement pour nous \u201cet pour la science canadienne-française.Ce « qui se fait ailleurs nous nous devons de ne pas l\u2019ignorer, d\u2019en assimiler tous les pro- « duits, et de les passer par ce crible de sûreté « qui s\u2019appelle la langue et la pensée françai- « ses.» Du point de vue de la culture générale, nous nous réclamons de la France dont nous resterons longtemps encore les tributaires.Mais pas plus que dans le domaine politique où nous croyons nécessaire de perdre notre mentalité de coloniaux \u2014 la sujétion s\u2019impose au stade primitif seulement \u2014 dans le domaine médical devons-nous, tels des gueux, continuer de puiser inlassablement dans le trésor et ne jamais contribuer à l\u2019enrichissement \u2018de celui-ci.Nous ne pouvons balbutier plus longtemps, nous qui sommes devenus adultes.Aucun pays ne saurait représenter toute la culture médicale à une époque où se manifestent incessants les progrès de la médecine.En raison de notre situation géographique nord- américaine, la nécessité s\u2019impose à nous, inévitable, de puiser chez nos voisins où l\u2019avancement de la médecine se manifeste plus rapide et plus productif.Prenons chez les étrangers, même nos voisins, ce qu\u2019ils ont de bon, quitte à nous l\u2019assimiler, à le transmettre dans notre enseignement.Nous convenons, a priori, que l\u2019enseignement est insuffisant chez nous, que des causes multiples engendrent les déficiences de celui- ci, dont les vices d\u2019organisation de notre Fa- PEPIN: LE PRATICIEN ET L\u2019UNIVERSITÉ culté n\u2019apparaissent pas les moindres.Nous avons une Université, mais, dans notre humble opinion, nous n\u2019avons aucun titre à la posséder.Nous manquons de mentalité universitaire, du moins nos pères n\u2019en ont-ils pas fait montre.À preuve, les tractations qui ont marqué la fondation de l\u2019Université de Montréal, où la volonté expresse de chaque faculté de conserver tous ses avantages et privilèges a failli faire échouer le projet de fusion des écoles.La Société d\u2019Administration, qui préside à nos destinées, compte bien des hommes d\u2019affaires arrivés et des politiciens de taille mais peu d\u2019universitaires et encore moins de personnages imprégnés de l\u2019esprit scientifique.Si nous comptons sur les seuls frais de scolarité pour assurer notre subsistance, notre existence est intenable.Malgré les subventions annuelles du gouvernement provincial, notre budget reste famélique et ne permet guère les initiatives auxquelles nous devrions recourir si nous voulons sortir de l\u2019ornière.Nous devons done avoir recours à des mesures de socialisation pour tenir le coup, mesures nécessaires peut-être \u2014 moindre mal \u2014 qui n\u2019en sont pas moins à l\u2019origine du freinage que nous subissons.Par voie de conséquence, les traitements des professeurs sont dérisoires, si l\u2019on excepte le traitement de quelques professeurs à plein-temps.Souhaitons que, dans les milieux qui peuvent venir à notre aide, l\u2019éducation se fasse \u2014 bon nombre sont déjà gagnés à la cause universitaire \u2014 et que la cote des valeurs soit enfin reconnue et appliquée.Devons-nous passer sous silence un autre facteur qui bride les progrès de notre faculté et limite son action bienfaisante en regard de l\u2019enseignement.Ce facteur est représenté par la mésentente qui sévit au sein du conseil de notre faculté et qui élève les uns contre les autres, tels des adversaires irréductibles, quelques professeurs à plein-temps et les professeurs titulaires des cliniques, tant médicale que chirurgicale ou de spécialités, ceux-là se plaignant qu\u2019on sous-estime leur valeur for- 289 matrice et qu\u2019on ne leur accorde pas à l\u2019Exécutif le rôle que devraient commander les fonctions qu\u2019ils remplissent.Et que dire des conditions qui régissent les promotions au sein du personnel enseignant! De mauvais plaisants répètent, il s\u2019agit d\u2019une boutade croyons-nous, que l\u2019ancienneté, ou en d\u2019autres termes l\u2019inertie, commande l\u2019avancement dans le corps professoral.Il en résulte, chez les postulants éligibles, une phase -d\u2019attente pénible durant laquelle les meilleures énergies s\u2019usent, le moral baisse et l\u2019amertume s\u2019accroît.Ne vient-on pas au surplus de voter une limite d\u2019âge, 45 ans pour la nomination des agrégés et 60 pour celle des titulaires.Sans condamner l\u2019inspiration louable qui a guidé les nominations et promotions dans le passé, on devrait dans l\u2019avenir nommer les professeurs, non pas en fonction des services qu\u2019ils ont rendus, mais bien de ceux qu\u2019ils restent susceptibles de rendre après avoir accédé à leurs postes respectifs.Nous n\u2019entendons pas escamoter le sujet de notre causerie, même si nous en consacrons une partie importante à l\u2019exposé des récriminations des étudiants en Médecine.Ces derniers se plaignent des conditions qui règnent au sein de la faculté et en paralysent l\u2019action ; ces mêmes conditions sont à la base des griefs des praticiens, sans compter les plaintes qui leur sont propres et que nous mentionnerons à la fin de cette causerie.Le praticien ne souf- fre-t-il pas des maux qui ont stigmatisé sa formation! Jetons maintenant un regard sur l\u2019enseignement des matières de base « Périssent les hommes, a dit un jour un révolutionnaire connu, pourvu que les principes et la justice triomphent.» Mais pourquoi les titulaires et les chargés de cours n\u2019auraient-ils pas la vie sauve, eux qui ne compromettent ni la sauvegarde des principes ni celle de la justice.Qui contestera la valeur des professeurs que la Faculté a nommés pour assurer l\u2019enseignement des matières de base.Que la nécessité contraigne ces professeurs à jouer un rôle qui 290 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 ne tende pas à développer leur personnalité, voilà leur destin, non leur faute.Ils n\u2019ont pas voulu les conditions qui leur sont faites.Ils n\u2019ont pas contribué à les créer.Pour eux, désir illusoire que la recherche; tout le temps disponible, il leur faut le consacrer au seul enseignement, à la routine.Les moins favorisés pratiquent un cumul de leçons, tant pour le compte de la Faculté de Médecine que pour celui de la Faculté d\u2019Art Dentaire, quand ce n\u2019est pas pour celui de l\u2019Ecole d'hygiène.Et les assistants sont en nombre insuffisant dans les laboratoires, dont quelques-uns n\u2019appartiennent même pas en propre à notre faculté, personnel qui succombe à la tâche, qui ne compte, exceptions rarissimes, que peu d\u2019hommes entrainés a la recherche et dont, au surplus, les activités n\u2019ont aucun contact avec la clinique.Absence de vase intercommuniquant, aucun phénomène d\u2019osmose.Nous retiendrons que la Faculté de Médecine utilise les laboratoires de la Faculté des Sciences et se repose sur elle du soin de l\u2019enseignement de la chimie à ses élèves.Situation quelque peu anormale et que nous jugeons pré- Judiciable aux élèves, au moins du point de vue de la chimie physiologique.Nos étudiants ne peuvent faire de travaux pratiques que durant les seules heures qui leur sont réservées en propre, ce dont se plaint la majorité d\u2019entre eux.Il n\u2019y aurait pas lieu, nous semble- t-il, de décourager les bonnes volontés dans notre milieu où l\u2019orientation vers les travaux de laboratoire, la recherche en dernière analyse, ne recrutent qu\u2019un nombre insuffisant de travailleurs.Des conditions quelque peu comparables mais moins mauvaises existent en bactériolo- gle où nos élèves suivent leur cours de laboratoire au sein de l\u2019Institut de Microbiologie.Du point de vue général, la situation qui existe dans ce milieu n\u2019a rien que d\u2019idéal.Les locaux vastes et nombreux se comparent aux meilleurs et nous avons l\u2019impression que les élèves y reçoivent un enseignement adéquat, dans une atmosphère que nous n\u2019osons qualifier d\u2019optima.Renchérir sur cette dernière réflexion nous entraînerait à verser dans l\u2019indiscrétion, ce que nous désirons éviter.Dans le domaine de la physiologie, de l\u2019anatomie pathologique, de l\u2019histologie et de l\u2019embryologie, les remarques générales que nous avons déjà faites nous autorisent à ne rien ajouter d\u2019autre.Vu la qualité des titulaires et, pour ce qui est de l\u2019anatomie pathologique et de la chimie physiologique, celle des agrégés, nous ne pouvons que regretter que la dualité des services de MM.Simard, Riopelle et Gosselin, en consacrant l\u2019émiettement de leurs énergies, n\u2019ait pas encore permis des réalisations plus grandes dans la recherche et l\u2019expérimentation.Envisagée sous le jour enseignement, l\u2019anatomie normale continue de poser à la Faculté de médecine un problème dont elle n'entend pas se désintéresser.Tractations nombreuses, vœux, motions et requêtes n\u2019ont pas réussi à redresser des conditions que nous jugeons lourdes de conséquences pour nos élèves.On n\u2019a pas voté de budget pour un professeur dont l'autorité et la compétence s\u2019imposeraient.En haut lieu, on continue d\u2019accuser réception de nos actes écrits, mais l\u2019on s\u2019entête à les verser aux archives.Nous ne poursuivrons pas plus loin notre incursion au pays des matières de base.Traversant la frontière, nous faisons face à des conditions géographiques tout aussi accidentées.Depuis longtemps battu en brèche, le système des cours théoriques aux élèves de 3e et 4e années ne paraît pas en passe de disparal- tre.Pendant deux années, ces élèves entendent durant 781 heures un exposé de pathologie médicale ou chirurgicale, de pédiatrie, pharmacologie, psychiatrie, urologie, etc.La majorité des élèves demande ou leur suppression, ou le régime de l'assistance facultative à ces cours.Quels arguments invoquent-ils?\u2014 La Faculté de médecine, par le truchement du personnel enseignant, recommande et met à la disposition des élèves des traités qui font un exposé complet, bien agencé, et dans une lan- PÉPIN: LE PRATICIEN ET L'UNIVERSITÉ gue classique des sujets qui font l\u2019objet des leçons.Au dire des élèves, plusieurs professeurs se contenteraient de lire sans y apporter la moindre contribution personnelle et sans le souci de faire le point des acquisitions récentes, le texte de l\u2019auteur qui, en raison de l\u2019âge, n\u2019est parfois plus à la page.Qui ne se rappelle cette époque qu\u2019on estimait l\u2019âge d\u2019or où les cours multicopiés de tel professeur se revendaient de l\u2019un à l\u2019autre.Dix ans plus tard, dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine, rue St-Denis, ils mimaient encore la brûlante actualité tant du point de vue du fond que de la forme.Les bibliothèques, ajoutent-ils, tant celles de la Faculté que des hôpitaux, recèlent volumes et revues que l\u2019on peut consulter à loisir dans l\u2019atmosphère apaisante des salles de lecture.Le mal des cours théoriques nous semble plus apparent que réel.Fait certain, la valeur des arguments invoqués par les étudiants s\u2019amenuise singulièrement quand les cours professés illustrent un cas de pathologie» dont l\u2019étudiant lui-même observe l\u2019évolution.Aussi avons-nous endossé de tout cœur et sui- vons-nous avec intérêt l\u2019initiative dont le professeur de pathologie chirurgicale s\u2019est constitué le protagoniste et qu\u2019il met en œuvre cette année.Souhaitons que M.le professeur Desjardins trouve de nombreux imitateurs dans nos rangs.Chacun trouverait injuste que nous adoptions une attitude de tolérance à l\u2019endroit de l\u2019enseignement clinique: il est la pierre de touche, il marque le triomphe ou la faillite de l\u2019enseignement théorique, suivant le savoir ou l\u2019ignorance dont font montre à leur arrivée dans les services d\u2019hôpitaux les stagiaires.Dès l\u2019abord, les étudiants s\u2019avèrent très inégaux.Sans doute ont-ils eu les mêmes possibilités d\u2019aquérir les connaissances théoriques qu\u2019il leur faut dorénavant évoquer.Dix pour cent d\u2019entre eux sont brillants; de 60 pour cent, nous dirons qu\u2019ils se rangent dans la bonne moyenne, et du reliquat, qu\u2019ils sont quelconques.L\u2019effort personnel n\u2019a pas connu de pa- 291 rallélisme et nous n\u2019ignorons pas que les possibilités de retenir de la mémoire comportent tout autant d\u2019extériorisations différentes que d\u2019individus qui font l\u2019objet de l\u2019observation.Voilà le matériel d\u2019expérience.En deuxième lieu, la valeur formatrice des cliniciens ne connaît pas de barème d\u2019appréciation et peut varier à l\u2019extrême.Chaque hôpital universitaire se trouve limité à son propre personnel, partant, à un groupe réduit de médecins pour assurer l\u2019enseignement.Troisièmement, des écoles différentes ont contribué à l\u2019éducation des professeurs: la seule école française pour les anciens et la majorité de ceux de la génération mitoyenne, cependant que les plus jeunes ont bénéficié, bon nombre d\u2019entre eux du moins, du seul enseignement nord-américain.Protagonistes de la formation clinique qu\u2019ils ont reçue, les anciens ont une conception, quant à l\u2019enseignement clinique, qui entre en conflit avec celle de leurs collègues plus jeunes, faconnés à l\u2019école américaine.Pour ces derniers c\u2019est le laboratoire dans son acceptation la plus large qui doit primer.Les recherches qu\u2019on lui demande ont pris une si grande importance qu\u2019elles entraînent une diminution considérable du rôle de l\u2019examen clinique.Nous ne saurions trop nous élever contre l\u2019excès d\u2019une semblable pratique, et surtout ses inconvénients au point de vue de l\u2019établissement d\u2019un diagnostic.Dans notre humble opinion, l\u2019une et l\u2019autre école ont tort.Il n\u2019est pas obligatoire de recourir à toutes les méthodes d\u2019investigation clinique pour poser un diagnostic; encore moins doit-on en prescrire systématiquement l\u2019emploi dans tous les cas.Blamable du point de vue entraînement, cette façon de procéder obère singulièrement le budget des malades.Hiérarchiser les deux méthodes d\u2019investigation, voilà ce qui s'impose le plus souvent.Quelles doléances les élèves font-ils entendre à l\u2019endroit de l\u2019enseignement clinique en général?1) que les cliniciens ne consacrent pas un temps suffisant à leur éducation; 2) que le travail personnel qu\u2019on leur confie ne 292 comporte pas d\u2019esprit de suite; 3) que leur situation ne leur permet pas l\u2019accès des laboratoires pour fins d\u2019examens ou de recherches chez les malades qu\u2019ils observent; 4) que, dans de rares occasions seulement, ils prennent contact avec le malade tout comme si celui-ci était le leur.La cléricature d\u2019un élève de 3e ou de 4e année devrait lui valoir les avantages d\u2019une formation complète qui se résume brièvement ainsi: possibilité de mettre en œuvre toute connaissance ou technique qui lui permette, après questionnaire et examen, de reconnaître la maladie dont souffre le malade, puis d\u2019en suivre l\u2019évolution en fonction du traitement prescrit.Il faut donc que les cliniciens entraînent le stagiaire à l\u2019art difficile du questionnaire en vue de la rédaction de l\u2019observation clinique; qu\u2019ils lui enseignent l\u2019application des techniques classiques d\u2019examen; qu\u2019ils lui démontrent les renseignements qu\u2019il en peut retirer, grâce à l'interprétation des signes pathologiques relevés, fonctionnels ou objectifs, le tout ayant comme base une saine dialectique; et qu\u2019enfin ils lui démontrent les raisons du choix de la thérapeutique qui s\u2019impose dans chaque cas.Cette sollicitude à laquelle il aspire, on ne la lui témoigne que durant les années d\u2019internat, et encore, ce qui, vous le concevrez aisément, entrave sa formation.Les conditions hospitalières représentent à notre sens le cercle vicieux le plus parfait qu\u2019il soit possible d\u2019observer.Indiscipline des cliniciens et manque d\u2019enthousiasme de la part de plusieurs d\u2019entre eux; réaction d\u2019un même ordre de grandeur et similaire chez le stagiaire.L\u2019occasion nous est ainsi fournie de citer l\u2019aphorisme latin: « Frustra auxilium discipline quæ- rit qui in disciplinam ».Mais les aphorismes n\u2019ont jamais apporté de solution, que nous sachions.En somme, l\u2019enseignement clinique médical et chirurgical, s\u2019il est bien conçu, n\u2019assure pas au stagiaire les avantages qu\u2019il devrait en tirer.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 « Depuis de longs siècles, et surtout à notre « époque, a dit Pie XII dans un discours pro- \u201cnoncé le 29 septembre dernier, au 4e Congrès «international des médecins catholiques, se « manifestent constants les progrès de la méde- «cine.Progrès assurément complexes et qui \u201cembrassent les branches les plus variées de «la spécialisation et de la pratique.Progrès « dans l\u2019étude du corps et de l\u2019organisme, dans «toutes les sciences physiques cliniques, na- \u201cturelles, dans la reconnaissance des remèdes, «de leur propriété et de la manière de les \u201cutiliser, progrès dans l\u2019application à la thé- « rapeutique non seulement de la physiologie \u201cmais aussi de la psychologie des actions et «réactions réciproques, du physique et du \u201cmoral ».Pouvons-nous concevoir qu\u2019un médecin, fut-il doué de façon brillante, ne juge pas indispensable d\u2019accepter la nécessité de la spécialisation.Notre existence est tôt révolue et le temps que chacun peut consacrer à l\u2019information est lui-même limité.Et qui peut prétendre rattraper les heures perdues à lire des livres qui, bien souvent, ne traduisent que des \u2018vues inexactes de problèmes en voie d\u2019évolution.Cette impossibilité où se trouve le médecin de faire le point des questions médicales devait inéluctablement conduire à la spécialisation La spécialisation, qui est tant de mode au- jourd\u2019hui, ne laisse même plus le temps de s\u2019offrir des vues d\u2019ensemble.N\u2019empêche que la nécessité d\u2019une vaste culture générale s\u2019impose à celui qui veut percer.L\u2019ordonnance et l\u2019équilibre de celle-ci représentent au vrai les sept huitièmes de la vraie valeur professionnelle.Chez nous, l\u2019enseignement des spécialités prête peu le flanc à la critique.Avant que de s\u2019orienter, nos médecins ont pris soin d\u2019acquérir telle culture générale qui les protège contre l\u2019embûche d\u2019un angle visuel par trop rétréci.A ne voir qu\u2019à travers le prisme de la spécialité, on oublie vite que le malade est une entité et que la méconnaissance d\u2019une telle notion ne peut qu\u2019engendrer erreur et mécompte regrettables.Nous subissons la né- PEPIN: LE PRATICIEN ET L'UNIVERSITE 293 cessité de la spécilisation, mais gardons-nous bien de verser dans la systématisation des spécialités pour ce qui a trait à l\u2019enseignement.On bornerait ainsi ses horizons et on réduirait de façon alarmante son efficacité: plus de place pour le praticien général dont le rôle s\u2019assimilerait à celui de membre d\u2019un grand centre de triage.Diriger les malades à des confrères spécialisés deviendrait sa seule raison d\u2019être et consacrerait sa ruine du double point de vue humanitaire et économique.Rendons justice au praticien, fût-il le plus humble au monde, et reconnaissons le rôle primordial qu\u2019il tient dans le monde de l\u2019infortune, celui des malades.Nous n\u2019avons pas la prétention d\u2019avoir envisagé \u201cin extenso » le sujet de notre causerie.Permettez-nous maintenant de faire allusion aux plaintes que formule le praticien contre les médecins des hôpitaux: ces derniers ne s\u2019identifient-ils pas avec la Faculté dont ils sont devenus les mandataires! On leur reproche d\u2019être arrogants, de poser à l\u2019omniscience, de pratiquer la brimade dans leurs milieux respectifs, et que savons-nous! Rien de moins fondé que ces griefs, malgré que les apparences contribuent à l\u2019enracinement et au développement de nombreux préjugés.Sans doute existe-t-il de l\u2019incompréhension chez certains, mais, en général, si chacun veut bien cesser d\u2019envisager mécomptes et déboires, non plus en fonction de ce que lui doivent les autres mais bien de ce qu\u2019il doit lui-même, la paix renaîtra bientôt dans notre milieu.Ainsi que l\u2019a écrit notre confrère Genest, pour désirable que soit la constitution d\u2019un centre avancé de diagnostic et de traitement dans notre entourage, de même que nécessaire notre contribution à l\u2019avancement de la médecine scientifique universelle (notre Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentale, quoique de fondation récente, a déjà mené à bien des recherches fort importantes qui permettent d\u2019entretenir les plus grands espoirs), on fera bien de se rappeler que, 1° \u2014 L'Université doit assurer l\u2019enseignement en fonction de l\u2019orientation de la majorité de ses élèves; 2° \u2014 75 pour cent d\u2019entre eux se destinent à la pratique de la médecine générale, soit dans les milieux urbains, soit ruraux; 3° \u2014 L'évolution rapide de la médecine lui crée le devoir impérieux d\u2019organiser des cours de récapitulation (Refreshing courses), ainsi que le disent nos confrères anglais, qui permettent à tous les médecins de se tenir à la page sans le souci d\u2019un séjour d\u2019études à l\u2019étranger ; 4° \u2014 La Faculté de Médecine doit accepter comme une nécessité l\u2019adoption d\u2019un plan quinquennal d\u2019après lequel on assurera aux chaires de clinique et de matières de base des assistants de première valeur; 5° \u2014 Le fonctionnement de ce plan devrait pourvoir à l\u2019octroi de bourses par le gouvernement, non pas au postulant lui-même, mais à la Société d\u2019Administration qui, à son tour, se baserait sur les recommandations de la Faculté pour leur attribution; 6° \u2014 II est désirable de conseiller aux boursiers de puiser à la culture américaine comme à la culture française. RAPPORT DU RÉDACTEUR EN CHEF Pr ++ \u2018 Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada: L\u2019Union Médicale du Canada 1872 - J'ai bien l'honneur de vous exposer, par ce rapport, un résumé du travail accompli par votre Journal durant l\u2019année 1949.Comme d\u2019habitude, je laisserai d\u2019abord parler le résultat de certaines compilations.Vous obtiendrez ainsi un compte rendu portant sur la quantité, sur la masse de la matière publiée.Je m'\u2019efforcerai ensuite d\u2019énoncer, le plus congrument possible, certains commentaires sur la qualité des travaux; qualité que vous avez sans doute estimée vous-même à sa juste valeur au cours même de l\u2019année.Comme par le passé, je présenterai les chiffres en les juxtaposant à ceux des années précédentes.Nombre de travaux publiés 1949: 214 - 1948: 216 - 1947: 224 - 1946: 211 - 1945: 189 Ces 214 articles se sont répartis comme suit: 1949 1948 1947 1946 1950 Médecine sociale et hygiène 12 40 14 10 Variétés 12 16 15 13 Correspondance 9 5 10 5 Chroniques sémiologiques 0 9 3 4 Chroniques thérapeutiques 0 0 2 7 Médecine et chirurgie pratiques 10 4 2 5 Histoire de la médecine 0 1 0 0 In Memoriam 3 1 3 0 Travaux du congrès x x 31 0 Communications à la Société x x 13 45 Médicale de Montréal.(xx Pour les années 1949 et 1948: Nous avons inclus dans les différentes rubriques où ils parurent.les textes des communications au Congrès de l\u2019A.M L.- F.C.et des Sociétés, qui nous furent envoyés comme articles particuliers).Le nombre de pages consacrées au texte médical fut en: 1949 1948 1947 1946 1945 1944 1404 1390 1413 1611 1307 1160 Bulletins 24 24 18 13 Mémoires 36 27 29 21 Le nombre de pages réservées aux annonces fut en: Recueil de faits 24 38 25 18 1949 1948 1947 Mouvement médical 1 15 12 12 949 996 1003 Revue générale 54 22 17 13 Editoriaux 14 14 12 12 Voyons de quelle façon se sont répartis les travaux Médecine industrielle 4 0 4 1 par rapport à trois catégories d\u2019auteurs: 1 \u2014 en 1949 47 travaux furent publiés par 13 directeurs 1948 43 3 >, 39 39 10 3, 1947 52 3 29 35 3) 13 33 1946 63 ?v \u201d > 14 \u201d 2 \u2014 en 1949 33 ?>\" ?\u201d 16 collaborateurs 148 16 \u201d °?\u201d > 1 ?\u201d 1947 31 35 3 kp 3) 16 3 1946 57 2 \u201d 33 3, 25 3 3\u2014 en 1949 134 ?\u201d ?\u201d 119 collaborateurs bénévoles 1948 157 > \u201d ?> 130 ?\u201d 1947 130 ?» \u201d 169 ?\u201d 1946 132 ?\u201d ?»\u201d 99 \u201d ?L\u2019an passé, je signalais à la lumière de ces compa- * } * , , \u2019 : raisons numériques d\u2019année en année, le fléchissement de la collaboration des directeurs et surtout des membres de notre bureau de collaboration.Il y eut.semble-t-il, en 1949 et par un côté, une certaine amélioration: le nombre de travaux se montre plus M AMYOT: RAPPORT DU RÉDACTEUR EN CHEF élevé, mais par ailleurs les directeurs et les collaborateurs qui ont contribué forment un groupe à peu près numériquement identique à celui de 1948.Et je ne serais pas loin de croire que ce sont aussi à peu près les mêmes qui se sont intéressés au Journal, et qui lui ont apporté un appui moral et matériel.Il est certain que la publication n\u2019est pas un devoir impérieux, n\u2019est pas non plus une fonction que l\u2019on peut et doit exercer et satisfaire régulièrement ou systématiquement.Mais on peut, quand on cherche bien dans le vaste réseau des services hospitaliers et des laboratoires, trouver des faits scientifiques et de portée pratique qui instruiront ses confrères, les praticiens qui ont besoin de cette nourriture médicale.En 1949 1948 106 3 3, 33 1947 835 33 33 3) Ces analyses ont été rédigées par: En 1949 8 analyses par 57 3 33 84 3} » En 1948 9 ?» 51 33 3 77 » 39 En 1947 13 ?\u201d 64 3, 33 41 35 33 On peut remarquer dans la section des analyses peu de changement durant ces trois dernières années.Si, en 1949, le nombre d\u2019analyses a été le plus élevé, elles n\u2019ont pas souvent couvert plus de pages que l\u2019année passée.Les directeurs et les collaborateurs attitrés ne s\u2019y sont pas plus distingués.Parmi les collaborateurs, les docteurs P.-R.Archambault et Paul David furent les plus prolifiques et je me permets de les remercier très chaleureusement de leur généreuse collaboration comme analystes.Ainsi qu\u2019en 1948 et 1947, ds internes, quelques résidents dans nos hôpitaux nous ont fait parvenir des analyses.Il serait souhaitable qu\u2019ils fussent encore plus nombreux et je prierais les chefs et les assistants de nos services hospitaliers de solliciter de leurs internes des analyses d\u2019articles pour «L\u2019Union Médicale ».Je me permets de leur demander d\u2019y penser; je sais que la bonne volonté ne leur fait pas défaut à ce sujet, mais bien plutôt leur attention.La quantité de la matière publiée en 1949 fut incontestablement satisfaisante.Considérant le volume même de chaque livraison et les frais élevés qu\u2019elle comporte, on peut affirmer que l\u2019on ne doit pas dépasser le nombre de pages atteint et maintenu depuis quelques années.Les presses de notre éditeur ont été sûrement satisfaites en 1949 dans leur besoin 295 On doit, en plus, à la direction et au comité de collaboration, montrer un intérêt et une activité qui seront un exemple pour les plus jeunes.Notre situation nous oblige à ces devoirs dont n\u2019ont pas à se préoccuper de revues médicales d\u2019autres langues et d\u2019autres pays.Nous avons pour mission d\u2019instruire les autres, dont un grand nombre ne reçoivent que notre revue, et leur fournir l\u2019opportunité de suivre l\u2019évolution de la médecine.Au chapitre des analyses voici ce qui fut accompli: encore ici nous adoptons la méthode comparative : 864 pages d\u2019analyses pour 149 analyses 137 \u201d 118 » 3 directeurs 6 collaborateurs 17 collaborateurs bénévoles 2 directeurs 7 collaborateurs 15 collaborateurs bénévoles 5 directeurs 11 collaborateurs 22 collaborateurs bénévoles de noircir le blanc des pages de notre Journal.Elles sont voraces, chaque mois, elle absorbent de 15 à 20 articles, sans compter les analyses, les comptes rendus de sociétés, les nouvelles, les revues de livres, etc.La publication d\u2019une telle matière requiert la contribution de tous et la rédaction vous prie de bien vouloir lui accorder.La qualité de notre texte scientifique est incontestablement appréciable et appréciée par ceux qui daignent lire «L\u2019Union Médicale » ici et à l\u2019étranger, médecins et étudiants.Mais j'ai l\u2019impression que cette qualité ne rend pas justice intégrale à la valeur de nos auteurs, surtout à nos cliniciens.Elle est plutôt au niveau de leur travail d\u2019analyse, de synthèse et de rédaction de leurs nombreuses constatations quotidiennes.Si on compare la littérature des grands périodiques médicaux à la nôtre, on remarque chez nous surtout une infériorité dans les travaux originaux basés sur des observations personnelles et comportant des commentaires et des conclusions objectives, solides.apportant des notions, sinon toujours inédites, du moins de mise au point étiologique, diagnostique, symptomatologique, patho- génique et thérapeutique.Sans doute, notre Journal ne doit pas exposer exclusivement ce genre de travaux.Il a aussi pour mission d\u2019instruire par des ar- 296 ticles plus simples, de portée plus immédiatement utile au praticien, mais on jugera de la valeur de notre Ecole par ces travaux plus élaborés et de plus grande envergure.Je m\u2019en voudrais de laisser dans vos esprits par ces remarques une impression péjorative, car d\u2019excellents mémoires furent publiés en 1940.Ainsi par Liberson: « Quelques points de vue physiologique en psychiatrie », par Lépine: « Orientation des recherches en poliomyélite aiguë », par Bertrand : « Céphalées, classification au point de vue chirurgical », par Newman: «Concepts modernes sur la physiologie rénale », par Lamoureux et ses collaborateurs: « Considérations sur la rachianesthésie » \u2014 « Organisation d\u2019une salle de réanimation» \u2014 «À propos d\u2019un curarisant de synthèse », par Dontigny: « Contribution à l\u2019étude de l\u2019hypertension d\u2019origine hormonale », par Bélanger: « Utilisations récentes de la radioactivité en biologie », par Bélisle: « L\u2019appendicite.Etude comparée radiologique, opération, anatomie pathologique et résultats cliniques» (ce dernier travail comportait 36 clichés reproduits sur papier couché intercalé dans le texte, fait inusité dans notre revue et que nous désirerions répéter, sinon généraliser \u2014 la cotisation généreuse de l\u2019auteur nous permit cette réalisation nouvelle); par docteur Guise Vaillancourt: « Exploration biochimique de la fonction gastrique ».Nous cessons ici cette énumération, nous pourrions l\u2019étendre et citer d\u2019autres travaux importants qui parurent comme mémoires.Une leçon inaugurale fut publiée, celle du professeur Bourgeois; nous félicitons la Faculté d\u2019avoir restauré la coutume des leçons inaugurales qui font hommage aux Chaires de notre Université, aux nouveaux titulaires et attirent le respect des élèves envers leur faculté et leurs maîtres.Nous félicitons aussi le nouveau titulaire.Trop peu de Recueils de faits et de Mouvements médicaux à mon avis.La « Petite clinique» est bien délaissée et pourtant quelle lecture agréable et utile elle peut apporter par le plus belle des traditions de l\u2019enseignement! Par les textes des discours du Ministre fédéral de la Santé et par ceux du service de Santé de Montréal, l\u2019hygiène et la médecine sociales furent bien représentées.Que de mouvement dans ce domaine.surtout sur le plan de la médecine sociale! Nos médecins doivent s\u2019en instruire.Nos confrères voyagent-ils plus?Fréquentent-ils plus les congrès étrangers?En tout cas, ils le font plus connaître et nous devons nous en applaudir.Nous avons eu l\u2019avantage de publier de plus nombreuses et instructives relations de voyage et de présences à des assises scientifiques, que jamais auparavant, à notre connaissance.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiiernin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 Nos éditoriaux sont une matière intangible, à laquelle j\u2019attribue beaucoup d\u2019importance; ils sont destinés a faire le point, en peu de mots, sur des sujets du jour.Permettez-moi d\u2019en redire ici les titres en les abrégeant le plus possible: « Séjours écourtés en sanatorium pour T.B.pulmonaire », (Paquette).«A propos d\u2019iatrophagie endémique», (Dumas).« Chirurgie et gériatrie », (P.Smith).« Nécesité d\u2019une médecine psycho-somatique », (J.LeSage).« Hépatite, cirrhose et protéines », (J.LeSage).« La dermite des plantes», (Poirier).« La transfusion intra-artérielle », (R.Dufresne).«La vitamine B12, substance anti-anémique », (R.Amyot).« Le Betatron merveille des machines à rayons X ».(Pinsonneault).« Anticoagulants dans le traitement de la thrombose coronarienne », (David).«Le problème de l\u2019épistaxis nasal », (Latraverse).« Traitement du cancer du sein », (E.Desjardins).« Quelques propos sur le cancer\u201d, (R.Amyot).« Prix annuels du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada », (R.Amyot).Ces éditoriaux sont la rançon des membres du comité de collaboration qui se partagent la tâche avec empressement.Notre correspondant de Paris, M.Plichet, nous est toujours fidèle et nous renseigne de première main, sur les événements médicaux en France.L\u2019Association des médecins de l\u2019Est, sous l\u2019impulsion dynamique de son président, notre collègue à la direction, Paul Letondal, nous a fait bénéficier de la publication du texte de deux conférences très intéressantes et appropriées à certains problèmes de l'heure; elles portaient sur « Le laboratoire et le praticien » (Eugène Robillard); sur « Les médecins praticiens et les hôpitaux » (E.Blain).De tels propos dans notre revue en rendent la lecture alléchante en diversifiant les sujets, en captant l\u2019attention et alimentant l\u2019intérêt du praticien sur des thèmes dont la solution ne peut tarder.Nos sociétés ont été, comme par le passé, bien servies par notre Journal; leurs comptes rendus ont été fidèlement publiés.Nous souhaiterions même en aider un plus grand nombre, d\u2019autres qui oublient peut-être que nous sommes à leur service pour diffuser leurs travaux.La médecine et la chirurgie pratiques méritent plus de considération qu\u2019elles n\u2019en ont reçu de la part de nos auteurs.Quand il me fut possible, je me suis efforcé de les soutenir en faisant paraître de courts extraits de journaux traitant surtout de thérapeutique nouvelle.J\u2019invite mes collègues directeurs et collaborateurs à alimenter cette rubrique. AMYOT: RAPPORT DU RÉDACTEUR EN CHEF Les nouvelles sont toujours abondantes, à jour et de portée à faire connaître les activités individelles et celles de nos institutions.Elles sont la principale attraction du lecteur qui, après avoir pris contact avec le monde qui palpite, prend connaissance de celui qui pense et médite.Enfin, trois nécrologies ont souligné la disparit:on de collègues amèrement regrettés.Ce fut le docteur Comtois, fidèle directeur de « L\u2019Union Médicale du Canada »; très près, par le cœur et l\u2019esprit, de la vie de notre Journal, sensible à ses succès comme à ses difficultés.Jovial compagnon, ironique et mordant à l\u2019occasion mais jamais méchant, il a laissé le souvenir d\u2019un collègue appartenant en entier à notre famille, à notre clan, dont on pouvait sentir le contact.Le docteur Legrand fut jadis un collaborateur attitré de notre Journal.S\u2019il n\u2019a pas accédé à la direction, ce que tous auraient souhaité, c\u2019est que ses multiples activités l\u2019avaient attiré dans une autre direction.Son talent, ses belles qualités caractérielles, sa valeur incontestée de neuro-psychiatre ont rendu son tragique décès plus pénible à ses collègues qui, tous, furent ses amis.297 Le docteur Dandurand avait été également de notre équipe de collaborateurs.Pour des raisons identiques de labeur trop astreignant dans un autre champ d\u2019activité: d\u2019organisation hospitalière, de clinicien et de praticien assiégé, 11 ne put poursuivre sa coopération au Journal.Nous avons tous pleuré sa mort, perdant un collègue intelligent, actif et d\u2019un esprit progressif exceptionnel.En terminant ce rapport déjà trop long, mais que j'ai voulu substantiel comme preuve de mon respect au rôle du bureau de direction de notre Journal, qu\u2019il me soit permis de formuler ma gratitude aux membres de la rédaction et au personnel du secrétariat.Sans le soutien moral et la coopération de mes collègues de la rédaction, sans l\u2019assistance toujours souriante de notre auxiliaire du secrétariat, Mlle Métivier, et de sa compagne de l\u2019Association, Mlle Marion, je n\u2019aurais pu avec autant de contentement accomplir mon modeste travail.Il fut beaucoup plus un travail de coordination que de création; le mérite de la production de notre Journal revient entièrement à tous ceux qui y contribuent de leurs travaux, de leurs conséils et de leurs décisions.Roma AMYOT CORRESPONDANCE 6-6 ++ LETTRE DE PARIS Comme cadeau du nouvel an, le Corps médical français a eu le déclenchement de l\u2019offen- swe de la Sécurité Sociale contre lui.Le désaccord était latent depuis longtemps, mais les hostilités n\u2019ont commencé que dans la seconde quinzaïne du mois de janvier.Au mois de décembre dernier, commencèrent des entrevues de la Fédération Nationale des Organismes de la Sécurité Sociale et de la Confédération des Syndicats médicaux fran- çars.Il s\u2019agissait de la signature de \u201c conventions > ou le Corps médical s\u2019engageait à ne pas dépasser, sauf dans certaines conditions bien prévues, les chiffres d\u2019honoraires fixés par un accord entre la Sécurité Sociale et le Corps médical.Rappelons brièvement le mécanisme de la Sécurité Sociale en France.Jusqu'à présent, l\u2019assuré social a le libre choix de son médecin.Le médecin n\u2019est pas limité dans sa thérapeutique.Il demande une certaine somme pour ses honoraires à l\u2019assuré social: celui-ci est remboursé à 80% par la Sécurité Sociale de la somme qu\u2019il a payée au médecin.Cet écart de 20% entre les deux sommes, qui est entièrement à la charge de l\u2019assuré, est ce que l\u2019on appelle le \u201cticket modérateur »; il limite en effet les demandes abusives de soins médicaux des assurés sociaux.Le système est le même pour les remboursements des frais pharmaceutiques.Mais la somme remboursée aux assurés sociaux par la Sécurité Sociale est restée fixe depuis de nombreuses années, alors que les honoraires médicaux ont légèrement augmenté par suite de l\u2019augmentation du coût de la vie, si bien que le ticket modérateur n\u2019est plus de 20%, mais de 40 à 50%.La Sécurité Sociale qui, malgré les sommes qu\u2019elle prélève sur l\u2019économie sociale, est en déficit, ne veut pas relever ses tarifs de responsabilité.Elle ne veut pas non plus que les honoraires des médecins s\u2019élèvent en proportion du prix de la vie.D\u2019où le conflit actuel.St on compare les prix des honoraires de 1950 à ceux de 1989, on voit qu\u2019ils sont au coefficient 10 à 12, alors que le salaire des ouvriers pendant le même temps s\u2019est élevé au coefficient 16, 80 et que le prix de la vie est au coefficient 20.Les médecins, pour un travail plus important, reçoivent des honoraires proportionnellement moindres qu\u2019en 1989.La Confédération des Syndicats médicaux n\u2019a pas voulu céder.IL y a eu rupture des pourparlers d\u2019où colère de la Fédération Nationale des Organismes de la Sécurité Sociale.En France la Sécurité Sociale jouit d\u2019une sorte d\u2019autonomie vis-à-vis du Gouvernement.Elle est un service public mais son budget n\u2019est pas compris dans le budget général de la France et ses employés ne sont pas des fonctionnaires.Cependant la loi oblige au paiement des cotisations, la Sécurité Sociale est un créancier privilégié; elle est dispensée du droit de timbre pour ses affiches; elle a la franchise postale, mais le parlement n\u2019a pas le droit de contrôle sur ses faits et gestes, mi sur l\u2019usage qu\u2019elle fait de ses fonds.A la suite de ce désaccord, elle a menacé le Corps médical d\u2019établir le tiers payant pour les assurés sociaux, c\u2019est-à-dire d\u2019établir un système dans lequel les assurés sociaux n\u2019honoreraient pas directement leurs médecins, mais où ils leur remettraient un papier qui serait transmis par le médecin à la Sécurité Sociale.Celle-ci, tous les 8 ou 6 mois renverrait au médecin la somme équivalente.L\u2019assuré social en tirerait un avantage: ul ne serait pas obligé d\u2019avancer, comme il le fait actuellement, une certaine somme à la Sécurité Sociale.Les médecins y trouverarent l\u2019inconvénient de faire, à leur tour, l\u2019avance PLICHET: LETTRE DE PARIS 299 à la Sécurité Sociale et de ne pas être maîtres des tarifs de leurs honoraires.Mais ce système amènerait fatalement une augmentation des actes médicaux et par conséquent une augmentation des frais de la Sécurité Sociale.Dans un deuxième temps, celle- ci serait donc amenée à remplacer ce système du tiers payant par la médecine à l\u2019abonnement comme en Angleterre et nous savons ce qu\u2019elle vaut.Dans ce conflit, la Confédération des Syndicats médicaux a demandé l\u2019arbitrage de la Présidence du Conseil des Ministres.De bonnes paroles ont été données.La Sécurité Sociale a commencé une campagne de presse contre les médecins.Elle a fait apposer de grandes affiches sur les murs de Paris où naturellement les médecins sont dénigrés; ces affiches ont été envoyées dans chaque usine avec ordre au comité d\u2019entreprise de les afficher en bonne place.Le Corps médical répond à cette offensive en dénonçant la gabegie de la Sécurité Sociale, en mettant les parlementaires au courant de ses desirata, en exposant au public les méfaits de la médecine au tiers payant ou à l\u2019abonnement.Des projets de loi sont déposés par les parties adverses, l\u2019une demandant le tiers payant, l\u2019autre faisant du libre choix du médecin le dogme de la médecine en France.Le remaniement du ministère et les changements de ministres ont arrêté ces discussions.Il est probable qu\u2019en raison de nos difficultés financières, le parlement, si cette affaire vient devant lui, écartera un projet de loi qui obérerait davantage l\u2019économie du pays, mais il est probable qu\u2019à la législature sur- vante, la menace sera plus sérieuse encore et, comme cette mesure est essentiellement démagogique, il est possible que nous soyons dotés, dans un très court temps, d\u2019un service national de santé.Parmi les communications aux Sociétés Savantes, signalons celles qui ont attiré particu* lhèrement l\u2019attention.Dans une note présentée à l\u2019Académie de Médecine, le Professeur R.Piédeliève, titulaire de la chaire de Médecine légale à La Faculté de Médecine, membre de l\u2019« Académie > se demande st une intervention médicale peut être rendue obligatoire par décision de justice.Si la loi permet aux docteurs en médecine de soigner les malades, il est certain que les soins ne peuvent être donnés que si les malades donnent leur consentement.Il existe à cette notion des restrictions: la nécessité, l\u2019urgence pour sauver une vie permet au médecin de se passer de l\u2019acceptation du malade.La loi impose des mesures préventives comme la vaccination obligatoire; si le sujet ne s\u2019y prête pas, certaines sanctions peuvent être prises, mais jusqu\u2019à présent l\u2019obligation de subir une intervention médicale n\u2019a pas été envisagée.La médecine légale est en droit sans doute d\u2019employer les mêmes méthodes que la médecine, au sens général du mot, pour arriver à la manifestation de la vérité.Les progrès scientifiques justifient à ce point de vue leur usage; mais lordonnance du juge ou le jugement d\u2019un tribunal n\u2019enléve pas cette notion du consentement.Si le prévenu (présumé innocent) s\u2019y refuse, la justice sera-t-elle en droit de considérer que le refus d\u2019examen constitue une charge pour l\u2019inculpé?Le Professeur Piédelièvre ne le pense pas.Chacun est propriétaire de sa personne.N\u2019est- ce pas la base même de notre liberté.L'intérêt même de la collectivité ne paraît pas permettre de forcer la volonté individuelle à se soumettre à ume intervention médicale que ce sujet rejette.A l\u2019Académie de Médecine (1), le Prof.d\u2019Allaines et ses collaborateurs ont relaté leurs essais de traitement des cardiopathies décom- pensées par la ligature de la veine cave inférieure.Cette opération, qui a été préconisée par Cossio, agit parce qu\u2019elle freine le retour du sang veineux des membres inférieurs et des organes pelviens vers le cœur droit en le forçant à cheminer par des voies anastomotiques plus longues et de calibres restreint, la pression veineuse s\u2019élève dans le territoire en stase, 1.Séance du 30 novembre 1949. 300 mais elle s\u2019abaisse partout ailleurs, de même que diminue la pression auriculaire droite.La circulation de retour du foie et du rein est facilitée.L\u2019excrétion de l\u2019eau et du sel est amé- lorée avec baisse concomitante de la masse sanguine.Les malades choisis ont été presque uniquement des mitraux, car ce sont eux qui présentent les hypertensions auriculaires droites les plus fortes.Ces malades étaient tous en arythmie complète, avaient un gros foie, souvent des œdèmes des membres inférieurs et tou- jour des troubles respiratoires importants.Très gênés au point de vue fonctionnel, la moindre activité leur était interdite.Le Professeur d\u2019Allaines a opéré 16 cas: 14 cas d\u2019asystolie par lésions mitrales et 2 cardiopathies artérielles à la phase cardiaque.Au point de vue technique, l\u2019anesthésie loco-ré- gionale, une incision paramédiane droite avec dissociation musculaire et abord retropérito- néal, sont conseillées.Dans les soins post-opératoires difficiles, il importe essentiellement d\u2019éviter la thrombose du segment cave exclu, par le lever précoce et l\u2019héparinisation.Sur 16 malades, un seul est mort (accident dû probablement à la rachianesthésie, abandonnée depuis).Dans tous les autres cas, malgré le peu de recul, la netteté et la rapidité de l\u2019amélioration obtenue permettent de conclure que cette opération palliative présente un gros intérêt.Dans la séance du 18 janvier 1950 de la Société Médicale des Hôpitaux, le Professeur P.Mollaret avec J.Reilly, R.Bastin et P.Tournier a rapporté une étude clinique et statistique de 100 observations de fièvres ty- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn A.MLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 phoïdes et paratyphoides traitées par la chlo- romycétine.Ils ont eu une mortalité de 6% (une perforation, 8 encéphalites et 2 collapsus).L\u2019hypotension artérielle que l\u2019on voit souvent au moment de la chute thermique, le collapsus qui survient parfois brutalement dans les heures qui suivent le début du traitement, les hémorragies intestinales semblent relever de la lyse microbienne subite qui provoque une intoxication de l\u2019organisme par l\u2019endotoxine typhique.Les troubles psychiques peuvent dépendre d\u2019un même mécanisme, mais ici l\u2019action directe du médicament doit être aussi discutée.Ces considérations, ajoute P.Mollaret, ont pour corollaire une extrême prudence dans la détermination de la posologie de la chloromycétine.À l\u2019heure actuelle, U est impossible de codifier définitivement ce traitement, mais il semble bien qu\u2019il faille renoncer à la dose de charge chez l\u2019enfant et chez l\u2019adulte lorsque le traitement est commencé relativement tard et que les doses doivent être d\u2019autant plus faibles que le sujet paraît plus profondément infecté.Expérimentalement, dit encore P.Mollaret, chez le cobaye ayant reçu de l\u2019endotoxine, puis de la chloro- mycétine, on peut réaliser la plus belle des intoxications par l\u2019endotoxine, avec transformation hémorragique des viscères, par atteinte du système neuro-végétatif, avec une sorte d\u2019acmé critique vers la 86ème heure.IL faut passer ce cap avec des traitements non spécifiques.En somme, tout ce traitement de la fie- vre typhoïde par la chloromycétine doit être repensé à la lumière de ces données.Il devra être nuancé selon le moment.André PLICHET. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'insulinothéravie est le traitement actuel de prédilection dans la schizophrenie.D\u2019après une enquête méticuleuse de Rees portant sur 160 cas de schizophrénie traités par l\u2019insuline, l\u2019électro-narcose et l\u2019électrochoc, il ressort que l'insuline seule, de ces trois méthodes thérapeutiques, amène des résultats réels persistants et qu\u2019on est en droit de considérer comme des guérisons dans une proportion importante des sujets traités.Ces malades furent divisés en trois groupes selon le genre de traitement reçu.Ceux qui furent soumis à l'insuline, quelle que fut la durée de leur maladie préalablement au traitement, présentèrent une rémission complète dans 29% des cas, alors que chacun des groupes traités par les autres méthodes ne montra un résultat favorable que dans 8% des cas respectivement.Ces redressements thérapeutiques furent beaucoup plus durables après insulinothérapie.Les rechutes furent les plus nombreuses après les électro-chocs.Chez les sujets dont la maladie durait depuis moins d\u2019un an l\u2019insuline apporta 55% de rémissions alors que l\u2019électro-choc et l\u2019éectro-narcose ne procurèrent les mêmes effets que dans 15% et 16% des cas.Rees va même jusqu\u2019à admettre, d\u2019après ses compilations et observations, que l\u2019insulinothérapie peut amener jusqu\u2019à 76% de rémissions complètes et que, si aucun cas ayant failli à l\u2019insuline ne fut amélioré par les deux autres méthodes, l'insuline a pu soulager des malades qui n\u2019avaient répondu d\u2019aucune façon à l\u2019une ou l\u2019autre thérapeutique.Il ressort de cette importante étude que l\u2019insulinothérapie doit être employée chaque fois qu\u2019on croit avoir affaire à un cas de schizophrénie, malgré les plus grandes difficultés d'application que comporte ce traitement en regard des deux autres.; | (J.Ment.Science 95: 625, 1949.in Brit.Met.J.1: 172, 21 janvier 1950.) Le Conteben contre la tuberculose Des chimistes allemands en coopération avec Domagk, à qui l\u2019on doit la découverte des sulfamides, ont produit la synthèse d\u2019une nouvelle substance (4-aminoacétylbenzoldé- hyde thiosemicarbazone) dénommée Conte- ben, possédant une action certaine in vitro et in vivo contre le bacille de Koch.Déjà, en Allemagne, ce produit fut utilisé sur 10 000 malades présentant des formes et des types variés de tuberculose.On l\u2019administre à la dose de 2 milligrammes au kilogramme de poids et par voie orale.D\u2019après les observations actuelles recueillies par les médecins allemands et contrôlées par deux médecins américains qui poursuivirent une étude détaillée sur place, les docteurs Huishaw et McDermott, il apparaît que le Conteben possède une réelle action contre certaines lésions tuberculeuses du poumon, surtout les lésions récentes, d\u2019évolution aiguë, sur celles des bronches, du larynx, de l\u2019intestin et de la vessie, sur la tuberculose rénale et des os.Il favorise la préparation à la thoracoplastie et permet de contrôler plus facilement certaines complications post-opéra- toires.Il ne paraît pas exercer d\u2019influence heureuse sur la méningite tuberculeuse et la tuberculose miliaire.En somme, il semble que le Conteben possède à peu près une efficience de même caractère que la streptomycine.Le Conteben ne comporte pas une toxicité d\u2019importance.Son emploi fut accompagné de certaines modifications sanguines comme de l\u2019anémie, de la leucopénie et même de l\u2019agranulocytose, des troubles digestifs, mais jamais d\u2019une sévérité telle qu\u2019elle obligea à la discontinuation de son usage.Le Conteben, jusqu\u2019à plus ample informé, n\u2019est pas la cure de la tuberculose, il ajoute.aux médications déjà acquises: la streptomycine et l\u2019acide para-amino-salicylique, auxquels il pourra être associé judicieusement 302 en regard de chaque cas particulier, afin d\u2019obtenir un effet cumulatif de l\u2019action individuelle de chacune de ces trois substances.(J.A.M.A.142: 342 (4 février) 1950.) Les crampes musculaires des femmes enceintes.Leur mécanisme?On a invoqué un état de tétanie latente, l\u2019hyperfolliculinie (ce qui pourrait expliquer l\u2019action favorable occasionnelle de la vitamine B,,) une perturbation dans le métabolisme du chlorure de sodium (hypochlorurémie) dépendant d\u2019un trouble de la fonction surrénalienne, des spasmes vasculaires sous l\u2019effet d\u2019une néphropathie de la grossesse ou d\u2019une pré-éclampsie, la présence de varices qui certes peuvent opérer dans certains cas.Cependant aucun de ces facteurs ne paraît s\u2019appliquer à la généralité des sujets et même certains ne doivent être retenus qu\u2019à titre d\u2019hypothèses non confirmées.L\u2019hypovitaminose B paraîtrait plus réelle.Aussi après avoir essayé les différents principes connus du complexe B, a-t-on constaté que le panthénol, acool qui se transforme dans l\u2019organisme en acide pantothénique, à la dose « per os » quotidienne de 10 centigrammes, apportait des résultats très impressionnants.Sur 32 patientes, on obtint une disparition des crampes dans 24 cas (75%) et si on groupe les femmes qui n\u2019avaient pas de varices, soit 22, on en arrive à une disparition complète dans 19 cas (86%) et à un résultat très satisfaisant dans 3 cas (14%).(Martial Dumont Presse Médicale 58: 3, 7 janvier, 1950).Le Cortisone et l'ACTH dans l\u2018arthrite rhumatoïde.On avait remarqué que la grossesse, l\u2019ictère et d\u2019autres conditions pathologiques, que l\u2019anesthésie et certaines opérations amélioraient l\u2019arthrite rhumatoïde.Cela portait à croire que cette affection ne découlait pas d\u2019une cause\u201cmicrobïenne, mais d\u2019un dénominateur com- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 mun aux facteurs morbides sus mentionnés dont quelques-uns, savait-on, exerçatent une stimulation surrénalienne.De là, le groupe de la Clinique Mayo, en collaboration avec Kendall et les chercheurs du laboratoire Merck, mit en expérimentation le composé E, soit le 17-hydroxy 11-dihydro-corticostérone, puis le principe adrénocorticotrope de la pituitaire.L'usage de ces deux substances a apporté des résultats très impressionnants chez des sujets à arthrite rhumatoïde et dans d\u2019autres affections habituellement améliorées par la grossesse.(P.S.Hench, G.E.Kendal, etc.Proc.Staff Meet.Mayo Clinic 24: 181, 13 avril, 1949.) Chorée de Sydenham La cheorée de Sydenham ne serait pas tou- Jours d\u2019origine rhumatismale ou encore ne serait pas systématiquement causée par l\u2019agent de la fièvre rhumatismale.Aussi tous les cas chez lesquels la sédimentation sanguine est normale, qui ne présentent ou n\u2019ont présenté dans le passé aucun épisode rhumatismal et qui n\u2019ont pas de symptomatologie cardiaque évidente, sont l\u2019objet d\u2019une chorée non rhumatismale et d\u2019origine indéterminée (Kazan et coll.A.J.Dis.Child.78: 306, sept, 1949.) La maladie de Dupuytren.Steinberg en 1946, puis G.Russell Thompson en 1949 ont rapporté des résultats très heureux de l\u2019emploi de la vitamine E dans la maladie de Dupuytren ou rétraction de l\u2019aponévrose palmaire.Steinberg employa des doses fortes, soit 300 mg.par jour.Par contre Russell Thompson utilisa des doses qui nous paraissent bien faibles puisqu\u2019il conseilla l\u2019injection de 30 mg.par semaine.(L.R.Presse Médicale 57: 1181, 24 déc.1949.) Roma AMYOT \u201cF'Anion Médicale du Canada\u201d en 1881 ÉTUDES SUR LES FERMENTATIONS (Lu devant la Société M/dicale de Montréal, par le Dr N.Fafard, Professeur à l\u2019Université Laval, Montréal.) Mars 1881 Il y a à peine vingt ans, la pathologie était loin de présenter ce cachet de certitude qu\u2019e:le nous offre aujourd\u2019hui.La plupart du temps, ne connaissant pas la cause des maladies ou ne la connaissant que d\u2019une manière imparfuite, les m.decins se trouvaient réduits à une médication plus ou moins incertaine et empirique.On n\u2019étudiait les affections morbides que par leurs symptômes: de là le cho:x des médicaments ne pouvait se faire que d\u2019après les données de l\u2019expérience.Impossible de se rendre compte du « modus operandi» de la médication instituée.Tel remède a été bon dans telle maladie, il doit l\u2019être encore dans cette méme maladie: voila le raisonnement que l\u2019on se faisait; le succès donnait vogue au médicament et on .l\u2019employait.En tout temps néanmoins, les esprits chercheurs et sérieux ont voulu se rendre compte des malad'es et de leurs causes.Il serait long et fastidieux de faire l\u2019h'storique de toutes les théories qui ont vu le jour et qui sont tombées en désuétude, depuis les temps les plus recu'és de la médecine.Je ne citerai que celle de Broussais: «inflammation comme cause et fièvre comme effet,» telle était sa théorie sur la plupart des affections morbides.Il a eu beaucoup de prosélytes.Aussi, dans cette école, les antiphlogistiques étaient-\u2018ls très usités.D\u2019autres médecins, repoussant cette idée et ne reconnaissant pas de causes exactes à un bon nombre de f'èvres, les ont appelées fièvres idiopathiques.Ici le traitement le plus rationnel consiste à instituer une médication expectorante et à fortif'er le malade, pour l\u2019aider à suprorter une maladie que l\u2019on ne comprend pas, qu\u2019on ne peut empêcher ni d\u2019tourner.Depuis à peu près vingt ans, l\u2019histologie, aidée de la chimie.a jeté un jour nouveau sur la pathologie et sur l\u2019art de traiter les malades.Je dirai même que ces sc'ences ont révolutionné la médecine.Aujour- d'hui, grâce à l\u2019histo'ogie pathologique et à l\u2019histo- chimie, on suit la maladie sur le terrain où elle opère, c\u2019est-à-dire sur la cellule même.L\u2019histologie physiologique nous a fait connaître les cellules à l\u2019étude de santé, à son tour l\u2019histologie patho'ogique nous apprend ce que devient la cellule sous l\u2019effet de la cause morb\u2018de.L\u2019histo-ch\u2018mie nous montre même les transformations qu\u2019elle subit sous l\u2019influence de telle ou telle maladie.Parmi les causes des maladies plusieurs sont restées longtemps ignorées.T1 nous est donné de voir, de nos jours, la lumière remplacer les ténèbres et le doute faire place à la certitude sur plusieurs points obscurs de la pathologie.Les études approfondies sur les fermentations et les célèbres expériences, qui ont été faites à ce sujet, notamment par Pasteur, Berthelot, Davaine et autres, nous ont procuré cet avantage .Historique.\u2014 Mon intention n\u2019est pas de vous faire l\u2019historique des d'fférentes opinions qui ont été émises sur les fermentations.Qu\u2019il me suffise de vous citer le pharmac*en Astier qui, déjà en 1813, affirme: « Que l\u2019air est le véhicule de toutes espèces de germes, origines du ferment, que ce ferment d\u2019origine animale est en vie et se nourrit aux dépens du sucre, d\u2019où résulte la rupture d\u2019équilibre entre les éléments du sucre.« En 1850 deux grandes théories se trouva\u2018ent en regard: la théorie vitaliste française et la théorie allemande ou de contact.Dans la première on reron- na\u2018ssait comme causes de plusieurs fermentations des germes vivants végétaux ou animaux.Dans la seconde, d\u2019après Gerhardt «le ferment est tout corps qui est dans un état de décomposition et qui, par son contact avec un autre, y provoque des métamorphoses chimiques.Un même ferment, en passant par p'usieurs degrés de décomposition, peut réagir d'fféremment suivant l\u2019état d\u2019a'tération où il se trouve.» La théorie vitaliste francaise est la seule adm\u2019se au- jourd\u2019hui par les personnes de bonne foi.Berthelot, Pasteur, Davaine sont ceux qui, par leurs mémorables travaux ont le plus fait pour cette partie de la chimie organique.« Pasteur prétend que chaque fermentation a son ferment spécifique; que dans toutes les fermentat ons, dans lesquelles il a reconnu un ferment vivant, ce ferment est nécessaire; que ce petit être produit la transformation, en respirant l\u2019oxygène du corps fermentescible, ou en s\u2019appropriant un instant ce corps tout entier, puis le dédoublant, de façon à sécréter, pour ainsi dire.les produits fermentés.Trois choses d\u2019après lui sont nécessaires au dévelonpement du ferment: de l\u2019azote à l\u2019état soluble.de l\u2019acide phosphorique et une matière fermentescible hydrocarbonée.Il prétend que tout ferment vivant, de fermentation ou de putréfaction, est apporté par lair.» .En 1859 Pasteur annonçait, à la société chimique de Paris, qu\u2019ayant filtré de l\u2019air à travers des tampons de cotre-poudre, il en avait retiré divers cor- puseules organisés auxquels il attribuait les faits de génération dite spontanée et de fermentation.Plus tard il démontrait expérimentalement que l\u2019air est le véhicule d\u2019un grand nombre de germes, et il concluait que ces êtres organisés qu\u2019il avait découverts 304 dans les fermentations butyrique, lactique, tartrique, malique, etc, n\u2019étaient autres que quelques-uns de ceux qu\u2019il venait de démontrer exister dans l\u2019air.Ces belles expériences ont été le coup de grâce de la théorie des générations spontanées, laquelle est à peu près abandonnée maintenant.Tous ces germes vivants, aussi barbares d\u2019action que de nom, ont été étudiés avec soin.On a pu les isoler, décrire leur forme, donner leurs dimensions, étudier leurs mœurs.Les germes que l\u2019on a le mieux étudiés sont ceux que l\u2019on rencontre dans les maladies charbonneuses, la variole, la fièvre typhoïde, la fièvre scarlatine, la fièvre puerpérale.Dans le cours de l\u2019été dernier Pasteur est parvenu à isoler les germes qui se trouvent constamment L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenn AMLFOC.\u2014 Montréal, mars 1950 chez les sujets atteints de fièvre typhoïde.Il les a inoculés à des poules et à des lapins, et ces animaux ont éprouvé les mêmes symptômes que !es typhiques.Il a remarqué qu\u2019il faut un certain nombre de jours, après l\u2019inoculation, pour que la maladie se déclare d\u2019une manière régulière, juste le temps nécessaire au développement et à la reproduction des germes.Quelques-uns de ces organismes, après avoir infecté un sujet, ne paraissent plus trouver, dans le même individu, le milieu favorable à leur existence.Des lapins atteints de fièvre typhoïde, après l\u2019inoculation du ferment, semblent jouir d\u2019une immunité complète, à une seconde et troisième inoculation.Le même fait s\u2019observe dans la variole.Tout le monde sait que la variole n\u2019atteint presque jamais deux fois le même sujet. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE R.C.BATTERMAN et I.EHRENFIELD., \u2014 L'influence du tabac sur l'apparition d'un ulcère pertique.(Influence of smoking upon management of peptic ulcer patient.) \u2018Gastroenterology\u201d, 12: 575 (avril) 1949.On a étudié les effets nocifs que peut avoir le tabac chez 108 patients.Ces malades ont été observés à deux points de vue: 1° L'influence du tabac ordinaire sur l\u2019appa- ritlon d\u2019un ulcère peptique et sur la fréquence de l\u2019apparition des crises douloureuses peptiques au cours d\u2019un traitement antacide.2° L'influence du tabac modifié ou dénicotinisé.Ceux qui continuèrent à fumer ont mal répondu au traitement dans la proportion de 47 pour cent.L'apparition des crises douloureuses se chiffre à 53 pour cent.Les malades qui ont cessé de fumer ont répondu magnifiquement au traitement antacide, exception faite de 11,5 pour cent des cas, tandis que les périodes douloureuses sont survenues dans 17,5 pour cent des cas.Chez 28 ulcérés fumant du tabac ordinaire réfractaires à tout traitement antacide, 22 ont été soulagés sensiblement lorsqu\u2019ils se sont décidés à se servir du tabac dénicotinisé et la réapparition des crises douloureuses est descendue de 53,5 à 29 pour cent.En somme le tabac ordinaire a une mauvaise influence sur l\u2019ulcère, même s\u2019il est traité médicalement.Le fait de se servir d\u2019un ta- 6-6 ++ bac spécial augmente remarquablement les chances d\u2019amélioration et éloigne ou même arrête l\u2019apparition des crises douloureuses.Si le malade va bien et qu\u2019il se remette à fumer, on assiste à la reprise des troubles digestifs.Paul-René ARCHAMBAULT.J].LENEGRE et P.KILAIDONIS.\u2014 Etude statistique de 500 autopsies de sujets morts d'une hypertension artérielle ou d'une affection cardiaque dans des services hospitaliers parisiens.\"La Sem.des Hop.de Paris\u201d, 25: 3115 (oct.) 1949.Presque toutes les autopsies ont été pratiquées par le méme observateur.\u2014 282 hommes et 218 femmes.C\u2019est dans les 5e, 6e et 7e décades de la vie que les victimes des affections cardio-artérielles sont les plus nombreuses.1) Cardiopathies hypertensives.Est hypertendu tout sujet dont la pression systolique est égale ou supérieure à 180: 134 cas de cardiopathie consécutive à une hypertension artérielle soit 26,8% du total, 74 hommes et 60 femmes.Age moyen de la mort: 56 ans.Dans 68 cas, plus de la moitié des cas, s\u2019associe une artériosclérose coronarienne.2) Cardiopathies par artériosclérose coronarienne primitive.Ce cadre groupe les cardiaques ayant eu à l\u2019autopsie une artériosclérose importante des coronaires (occlusions, sténoses serrées ou multiples des gros troncs): 75 cas dans cette catégorie, soit 15% du total, 50 hommes et 25 femmes.Age moyen: 62 ans.Une artériosclérose coronarienne importante s\u2019associait chez 87 autres malades à une condition morbide en particulier à de l'hypertension artérielle, avec 68 cas.Le total des cas d\u2019artériosclérose coro- 306 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 narienne s\u2019élève donc à 162 soit 32,4% des cardiopathies autopsiées.L\u2019ang'ne de poitrine confirmée était présente chez 149 des 500 malades soit 29,8% des cas.Les auteurs soulignent l\u2019absence habituelle ou la discrétion extrême de l\u2019artériosclérose coronarienne chez les mitraux même arrivés à 50 ans et plus.C\u2019est pour cette raison que les affections mitrales ne donnent presque jamais lieu à une angine de poitrine authentique.3) Syphilis aortique.46 cas (9,2% du total), dont 37 cas d\u2019aortite spécifique et 9 cas d\u2019anévrysme de la crosse aortique.Âge moyen: 55 ans.Dans les 37 cas d\u2019aortite: souffle diastolique d\u2019insuffisance aortique 29 fois, sérologie positive 28 fois, mort brusque 18 fois, coronarite ostiale 20 fois, aucun cas d\u2019insuffisance rénale notable.4) Cardiopathies rhumatismales.146 cas: 63 hommes et 83 femmes.Age moyen 46 ans.Le rhumatisme tue à un âge relativement avancé, comme en témoigne cette statistique.Lésions limitées à l\u2019orifice aortique 26 cas, à l\u2019orifice mitral 66.Lésions orificielles complexes 42 cas.Pancardites évolutives 12 cas.Dans les lésions purement mitrales 20 hommes et 46 femmes.Dans les lésions complexes, l\u2019orifice mitral était toujours atteint, l\u2019orifice aortique 33 fois et l\u2019orifice tricuspidien 14 fois, l\u2019orifice pulmonaire 2 fois.Les lésions de l\u2019orifice mitral sont donc présentes chez 116 des 146 sujets, soit dans 79,5% des cas, et celles de l\u2019orifice aortique chez 62 soit 42,4%.La lésion tricuspidienne est relativement peu fréquente (9,6%) et est toujours associée à une atteinte mitrale.Si on ajoute les cas d\u2019endocardite maligne greffée sur une valvulite rhumatismale, le total des cardiopathies rhumatismales est de 169 (33,8% du total) avec 128 atteintes mitrales et 74 aortiques.La chorée en l\u2019absence de déterminations articulaires apparentes n\u2019a donné lieu à des cardiopathies valvulaires que chez 2 malades.L'histoire de rhumatisme articulaire avéré fut trouvé 112 fois sur 146 cardiopathies rhumatismales soit 76,7%.Il est intéressant de constater que l\u2019étiologie rhumatismale, avérée de règle pour l\u2019orifice mitral, devient l\u2019exception pour l\u2019orifice aortique.5) Endocardites bactériennes.25 cas (5% du total).Age moyen: 39 ans.6) Cœur pulmonaire chronique.25 cas soit 5% du total \u2014 16 hommes et 9 femmes.Age moyen: 52 ans.La lésion prédominante consistait en un emphysème pulmonaire.7) Cardiopathies congénitales.14 cas (2,8% ).Ce chiffre est sûrement inférieur à la réalité parce que ces statistiques portent sur des services d\u2019adultes.8) Cardiopathies d\u2019origines diverses ou mal déterminées.35 malades (7%).5 cas de péricardite chronique pure dont 4 constrictive.11 cas de cœur sénile.3 cas de mural thrombus intraventriculaire gauche volumineux avec insuffisance cardiaque.1 cas d\u2019anémie intense avec insuffisance cardiaque.1 cas de diphtérie maligne.1 cas de cirrhose pigmentaire.10 cas: aucune explication.3 cas de flutler auriculaire avec mort subite.Les causes immédiates de la mort des cardiaques.1) Causes cardiaques dans 77,2% des cas.Insuffisance cardiaque dans 245 cas soit 49%. ANALYSES 307 Mort brusque ou imprévue (mort subite) dans 141 cas soit 28,2% des cas.Dans ce groupe 50 décès inexplicables cliniquement, 35 décès liés à une crise angineuse brève, 21 à une crise d\u2019étouffement et de cyanose, 6 à une crise tachycardique, 4 à une hématémèse ou une hémoptysie, 8 à un syndrome d\u2019Adams-Stokes.2) Causes extra-cardiaques.114 fois (22,8%) par des mécanismes cérébraux, rénaux ou divers.Chez l\u2019hypertendu la mort par insuffisance cardiaque est la plus fréquente.Dans l\u2019artériosclérose coronarienne primitive la mort brusque domine, suivie de loin par Vinsuffisance L'insuffisance rénale progressive et mortelle est l\u2019apanage exclusif des hypertendus.Les morts cérébrales sont fréquentes dans l\u2019endocardite maligne (embolie ou hémorragie), chez les hypertendus (hémorragie et ramollissement) et les rhumatisants (embolie).L\u2019incidence de certaines lésions anatomiques sur la mort des cardiaques.1) Réactions préicardiques.140 fois sur 500 soit 28% des cas.2) Les thromboses cardiaques.127 cas soit 25,4%.L\u2019artériosclérose coronarienne et les cardiopathies congénitales se placent en tête.Dans l\u2019infarctus les thromboses furent toujours trouvées dans le ventricule gauche.3) Les infarctus pulmonaires.80 cas soit 16%.L\u2019école française croyait en la formation in situ de thrombose de l\u2019artère pulmonaire.Les auteurs se rallient à l\u2019opinion américaine qui reconnaît les membres inférieurs comme étant presque toujours le siège de la thrombose et le point de départ de l\u2019embolus.Paul DAVID.PHTISIOLOGIE R.G.BLOCH, K.VENNESLAND, R.H EBERT et G.GOMORL \u2014 La streptomycine et l'acide para-amino-salicylique (P.A.S.) dans la tuberculose expérimentale.(Streptomycin and Para-Aminosalicylic acid in experimental tuberculosis.Effect in vitro and in vivo.) \u201cAmerican Review of Tuberculosis\u201d, 52: 554 (mai) 1949.Les auteurs font part des résultats obtenus in vitro avec les bacilles tuberculeux traités par des concentrations variées d\u2019acide para- aminosalicylique, de streptomycine et par la combinaison des deux.Ils nous font observer ces résultats in vivo chez les cobayes.La streptomycine seule est injectée à très petites doses une fois par jour et ce, durant un court espace de temps.On assiste à un arrêt de l\u2019évolution de la tuberculose.L\u2019acide P.A.S., à fortes doses, se montre très efficace en tuberculose expérimentale.Mais si l\u2019on combine les deux produits, les résultats sont encore plus remarquables.Les auteurs tirent cette conclusion: en ajoutant le P.A.S.on peut donner de plus petites doses de streptomycine sans nuire à l\u2019efficacité du produit.Il y a conséquemment moins de chances de constater des effets toxiques.Enfin, la streptomycinorésistance peut être différée ou même abolie avec l\u2019emploi du P.A.S.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE DAVID et RUTLEDGE.\u2014 Diagnostic des maladies cardiaques congénitales les plus fréquentes.(Approach to the diagnosis of the Common types of Congenital Heart Disease.) \"].A.M.A.\u201d, 141: 1290 (31 déc.) 1949.Le d'agnostic des maladies cardiaques congénitales les plus courantes peut être fait par le médecin qui a certaines connaissances de base, qui se sert de son stéthoscope et de ses mains et, dans certains cas, fait usage de l\u2019électrocardiographe, de l\u2019appareil à rayons X ou du fluoroscope. 308 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Il existe trois signes principaux qui peuvent nous faire soupçonner une lésion cardiaque congénitale: 1° Souffle qui est présent dès le bas age.(Les souffles des lésions acquises sont rares avant 6 ans).2° Cyanose pendant l\u2019enfance, temporaire ou permanente.3° Hypertension chez les jeunes.Un groupe de 100 patients consécutifs possédant des lésions cardiaques congénitales sont étudiés à la clinique Lahey.Voici la distribution: Communication inter-auriculaire 30 Communication inter-ventriculaire 11 Lésions du septum non classifiées 7 Coarctation de l\u2019aorte 20 Pers'stance du canal artériel 12 Tétralogie de Fallot 12 Complexe d\u2019Eisenbenger Sténose Pulmonaire non classifiées Ov = ND Signes Cliniques Communication inter-auriculaire Souffle systolique râpeux et assez fort, entendu le long du bord gauche du sternum dans les 2e et 3e espaces intercostaux chez un patient cyanosé avec une déviation de l\u2019axe électrique à droite sur l\u2019E.C.G.et une artère pulmonaire proéminente et pulsatile et un ventricule droit augmenté de volume à la fluoros- copie.Communication inter-ventriculaire Souffle systolique rugueux et fort le long du bord gauche du sternum qui est transmis un peu partout et souvent accompagné d\u2019un thrill avec peu de changements à l\u2019E.C.G.où à la fluoroscopie.Coarctation de l\u2019aorte Une différence dans la P.A.des membres supérieurs et inférieurs avec des pulsations diminuées ou disparues de l\u2019aorte abdominale et des artères fémorales et un souffle systolique râpeux entendu dans le dos et le long du bord gauche du sternum.Une érosion du bord inférieur des côtes, vue aux rayons X, confirme le diagnostic.Persistance du canal artériel Souffle doux entendu au foyer pulmonaire avec une artère pulmonaire pulsatile et proéminente et un ventricule gauche augmenté de volume et une pression diastolique abaissée.Tétralogie de Fallot Patient cyanosé en permanence qui a survécu les premières années de la vie, avec un souffle.systolique râpeux avec déviation de l\u2019axe électrique à l\u2019E.C G.A la fluoroscopie on trouve un ventricule droit et une petite artère pulmonaire.90% des cas de lésions cardiaques congénitales tombent dans un des groupes énumérés ci-dessus.Jean-D.GRATTON.F.T.McINTIRE et E.M.SYKES.\u2014 Obstrue- tion de la veine-cave supérieure: revue de la littérature et raoport de deux cas personnels.(Obstruction of the Suverior Vena Cava: A review of the literature and report of two personal cases.) \"Annal of Int.Med.\u201d, 30: 925 (mai) 1949.Le syndrome de la veine-cave supérieure (V.C.S.) est causé par une obstruction soit de la veine-cave supérieure, soit des deux troncs brachio-céphaliques, soit par une fistule arté- rio-veineuse entre l'aorte ascendante et la veine-cave.Au point de vue historique les auteurs qui ont le plus contribué à individualiser ce syndrome sont les suivants: Hunter 1752, Corvi- sart 1806, Marjolin 1819, Deckart 1823, Weiss- brod 1831, Poschel 1903 et Fisher 1904.De 1904 à janvier 1946 les auteurs ont retenu pour leurs études la description de 250 cas.145 de ces cas ont une étiologie connue grâce à la ch'rurgie ou à l\u2019autopsie.Les 125 autres cas sont des diagnostics cliniques à peu près certains. Gil 1h ds | dr ANALYSES 309 Les auteurs ont l\u2019impression que ce syndrome est plus fréquent qu\u2019on le croit généralement.D'ailleurs, la position anatomique de la V.C.S.rend facile sa compression par un certain nombre de pathologies médiastinales.Lorsque l\u2019obstruction se produit le sang doit emprunter pour revenir dans l'oreillette gauche des vaisseaux collatéraux Quatre routes sanguines participent à cette réorganisation du courant circulatoire: la mammaire interne, les vertébrales, l\u2019azygos et les veines thoraciques latérales.79,5% des cas revus étaient du sexe maseu- lin et 20,5% du sexe féminin.Dans cette série, par ordre de fréquence, les étiologies suivantes furent responsables de l\u2019obstruction: Tumeur thoracique: 37,6%.Médiastinite (traction ou compression par tissu cicatriciel): 24,8%.Anévrisme aortique: 24%.Phlébite localisée de la V.C.S.avec throm- \u201cbose: 7,6%.Etiologie inconnue: 4,4%.Obstruction par thrombus de la périphérie: 1,6%.L\u2019obstruction de la V.C.S.cause une augmentation de la pression veineuse dans cette partie du corps dont le sang veineux se déverse normalement dans la V.C.S.Le temps de cir- culat'on peut être augmenté.On note souvent des veines dilatées dans la moitié supérieure du corps et de l\u2019ædème des extrémités supérieures, de la tête et du cou La dyspnée, la céphalée et une douleur thoracique sont des symptômes fréauents.Un des signes objectifs les plus sûrs consiste en une augmentation de la tension veineuse dans les membres supérieurs alors qu\u2019elle est normale dans les membres inférieurs.Les injections contrastantes au Diodrast permettent un diagnostic radiologique certain.Le nronostic est.avant tout.celvi de la condition qui préside.à l\u2019obstruction de la V.C.S.Comme la néonlasie et l\u2019anévrisme aortique sont responsables du syndrome dans plus de 70% des cas le pronostic en général est mauvais.La thérapeutique s\u2019adresse à la cause étiologique de la compression.Après cette magnifique revue de la littérature les auteurs rapportent en détail deux cas très intéressants.Paul DAVID.CHIRURGIE G.H.PRATT.\u2014 Le traitement chirurgical des anévrismes.(Surgical treatment of aneurysms.) \u2018Amer.Heart J.\u201d, 38: 43, 1949.L\u2019auteur donne ses conclusions à propos de 218 opérations pratiquées sur 177 patients porteurs d\u2019anévrismes artériels ou artériovei- neux congénitaux ou post-traumatiques.L\u2019excision de l\u2019anévrisme avec anastomose termino-terminale est l\u2019opération préférée quand elle est réalisable comme dans tous les petits anévrismes post-traumatiques.Quand l\u2019anévrisme est plus volumineux, il faut une greffe veineuse de préférence au procédé de Blackmore sur tube de vitallium.Si l\u2019anastomose est imnoss'ble, il pratique l\u2019anévrismorraphie et ainsi la circulation collatérale autour du sac est préservée.L'auteur a modifié cette intervention en insérant dans le sac un lambean musculaire avoisinant.Il n\u2019a noté aucune récidive chez 28 patients opérés.L\u2019auteur traite aussi de nrocédés moins souvent utilisés comme occlusion avec ligature proximale, l\u2019anastomose artér\u2018oveineuse termi- no-terminale distale à l\u2019anévrisme, de l\u2019irritation extra-artérielle avec cellophane et poudre de tale dans le but d\u2019oblitérer l\u2019anévrisme et de coagulation sur fil d\u2019acier.Après toute intervention pour un anévrisme, il suggère une sympathectomie Le traitement de l\u2019anévrisme artérioveineux comprend plusieurs procédés.1) L\u2019excision avec anastomose termino-terminale.2) La réparation de l\u2019artère qui est faite par la veine ou par le sac.3) La ligature, avec excision de tous les vaisseaux, qui donne les meilleurs résultats.4) L\u2019opération de Matas n\u2019est pratiquée que dans peu de cas. 310 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrrmin AMLFOC.\u2014 Montréal, mars 1950 L'auteur termine en attirant l\u2019attention sur un groupe de patients mal diagnostiqués et mal soignés.Ils souffrent d\u2019anastomoses congénitales d\u2019une multitude de petits vaisseaux entre l\u2019artère fémorale et la saphène.Le diagnostie de ce syndrome qu\u2019il appelle varices artérielles, exige les constatations suivantes: 1) Les veines se développent rapidement et ne se vident pas à l\u2019élévation.2) Elles apparaissent surtout à la face externe de la jambe et derrière le genou.3) Elle ne disparaissent pas à la suite des interventions pour varices.4) La température cutanée est élevée.5) Parfois on peut percevoir un bruit causé par le tourbillon du sang surtout quand les artères sont petites et la veine plus grosse.6) À l\u2019ouverture de la veine, du sang artériel gicle avec le rythme systolique.7) À la section, la paroi vasculaire est plus épaisse que la paroi veineuse et moins que la paroi artérielle, le résultat de la réact'on du vaisseau au traumatisme circulatoire.8) Le sang de ces veines contient plus d\u2019oxygène que celui de veines normales.Le traitement consiste à exciser largement la saphène et ses branches à l\u2019aine et au creux poplité avec résection de chacune des branches artérielles, l\u2019excision de la saphène aux endroits d\u2019insuffisances valvulaires, l\u2019excision de toutes les dilatations veineuses de la face externe de la jambe et de la région poplitée.Le malade doit être suivi et revu tous les six mois ou tous les ans.Maurice GERVAIS.James D.ROGERS et James T.PRIESTLY.\u2014 Dilatation kystique du cholédoque: observation.(Cystic Dilatation of the Common Bile Duct: Report of Case.) \"Proc.of the Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 24: 23 (nov.) 1949.La dilatation kystique du cholédoque, qu\u2019il ne faut pas confondre avec la dilatation par obstruction pure, est une affection rare, soit 200 cas en tout.Elle apparaît généralement dès l\u2019enfance.Elle serait due à une malformation congénitale, évoluant à l\u2019occasion de poussées congestives ou infectieuses locales.Sans relation absolue avec la durée des symptômes, elle peut contenir 2,5 ce.à 8 litres de bile.La paroi du kyste, de 2 à 7 mm.d\u2019épaisseur, est formée de tissu fibreux, dense, avec réaction inflammatoire, sans épithélium de revêtement.La portion distale du cholédoque n\u2019est pas toujours rétrécie, mais on rencontre des anomalies dans son parcours duodénal, valves ou coudures.Les modalités cliniques de la douleur, de la tumeur, de l\u2019ictère par rétention, déterminent le syndrome de l'affection.Son évolution progressive aboutit à la dégénérescence de la cellule hépatique, ou à la rupture du kyste avec péritonite consécutive.Il faut connaître l\u2019existence de cette maladie, pour en faire le diagnostic, du moins à l\u2019opération, qui doit être précoce.La mortalité opératoire est élevée, soit 36% avec diagnostic établi, et 62% dans les autres cas.Un tableau comparatif des résultats obtenus dans 175 cas, à l\u2019aide de techniques opératoires différentes, est des plus intéressant L\u2019anastomose avec l'intestin, de manière à éviter la sténose de cette bouche, et le reflux du contenu intestinal dans les voies biliaires, réalise le meilleur mode de traitement.Mais les résultats éloignés de ces opérations ne sont pas encore bien connus.Les AA.rapportent observation détaillée d\u2019un cas faisant exception à la règle générale, puisqu'il s\u2019agit d\u2019une femme âgée de 64 ans.Elle souffrait depuis un mois, de douleurs constantes à l\u2019épigastre, avec paroxysmes d\u2019intensité croissante.Bientôt dans la suite elle eut des vom'ssements et un ictère par rétention apparut.On pouvait palper, dans le quadrant supérieur droit de l\u2019abdomen, une tumeur de la grosseur du poing, dont le volume et la consistance étaient variables.Les examens de laboratoire ne purent préciser davantage le diagnostic. ANALYSES 311 À l\u2019opération, on reconnut la dilatation kystique du cholédoque.Elle avait 3 mm.d\u2019épaisseur et contenait plusieurs centaines de cc.de bile trouble.La portion sous-kystique du cholédoque était rétrécie.Par contre la vésicule biliaire était normale.Le chirurgien pratiqua une anastomose en Y de Roux, entre le kyste et une anse jéjunale.La malade guérit parfaitement.Aucun signe d\u2019infection ascendante des voies biliaires dans la suite.Elle mourut cependant quatre mois plus tard, mais d\u2019une tout autre maladie A l\u2019autopsie, la bouche anastomotique apparut en bonne condition de fonctionnement.Rosaire LAUZER.OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Michael ZELLER.\u2014 La pyribenzamine en instillation nasale pour le soulagement de la fièvre des foins.(Nasal pyribenzamine for relief of hay fever.) \"Annals of Allergy\u2019, 7: 103 (janvier-février) 1949.La Pyribenzamine par voie buccale est accompagnée trés souvent d\u2019effets secondaires inattendus, i.e.étourdissement, obnub lation, nausées, vomissements, maux de tête, sécheresse de la bouche et un certain degré de confusion mentale.En instillation nasale la pyri- benzamine donne de meilleurs résultats sans les effets secondaires énumérés précédemment.L\u2019auteur recommande une solution a 1%, une concentration plus élevée causerait une sensation de brûlement dans les fosses nasales, le naso-pharynx, le pharynx et provoquerait étourdissements, nausées, maux de tête, etc., etc.La solution à 1% contient 0,65 mg.par minime; l\u2019auteur recommande l\u2019instillation de trois gouttes dans chaque narine deux ou trois fois par jour.La pyribenzamine ainsi administrée aurait pour avantages: 1) une action rapide (agirait en 4 à 10 minutes), 2) une prolongation de la durée du soulagement, variant de 4 à 36 heures, 3) le degré de soulagement est plus marqué, pratiquement complet, 4) une absence d\u2019effets secondaires, non désirés.Rien ne contre-indique l\u2019emploi de cette méthode de traitement en association avec les injections désensibilisantes.Richard-A.CHARLAND.R.Scott STEVENSON.\u2014 Otosclérose et grossesse.(Otosclerosis and Pregnancy.) \"Recent Advances in Otolaryngology\u201d, 2e édition, page 103.\u2014 The Blakiston Co., edit., 1949.Selon Escat l\u2019otosclérose serait due principalement à une dysfonction d\u2019origine endocrinienne.L\u2019otosclérose serait une ostéodys- trophie se rapprochant de l\u2019acromégalie et de l\u2019ostéomalacie, maladies généralisées à tout le système osseux et dont l\u2019étiologie est définitivement reconnue comme étant d\u2019origine endocrinienne., Le fait que la puberté et la ménopause aggravent l\u2019otosclérose, ces deux époques de la vie étant remarquables par les changements apportés dans le système endocrinien, et le fait que la grossesse, une autre période où l\u2019activité des glandes endocrines est considérablement modifiée, accélèrent le processus pathologique de l\u2019otosclérose, sont des preuves évidentes en faveur de la théorie émise par Escat.Ce même Escat n\u2019attribue pas le trouble à une glande en particulier mais à un déséquilibre entre les différentes glandes du système endocrinien.F.R.Nager, adoptant l\u2019opinion d\u2019Escat, trouva dans plusieurs cas d\u2019otosclé- rose les manifestations d\u2019une tétanie latente.M.Breitmann a démontré que, dans la majorité des cas soumis à son observation, un hypo- fonctionnement des glandes sexuelles femelles existait.Barton étudia l\u2019influence' de la grossesse chez 114 femmes atteintes d\u2019otosclérose; 64% auraient subi un aggravement de cette condition.Il observa aussi le moment auquel la 312 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenin AMLEFC.\u2014 Montréal, mars 1950 maladie débutait, sur 59 patientes: chez 20% d\u2019entre elles pendant la grossesse, chez 51% d\u2019entre elles immédiatement après la grossesse c\u2019est à dire pendant la période de lactation.Chez 70% des 73 cas de grossesse multipare, le début de la maladie remontait à la première grossesse.Barton est d\u2019avis que l\u2019otosclérose n\u2019est pas une contre-indication à la grossesse, parce que la relation entre la grossesse et l\u2019otosclérose est variable et impossible à prédire; autrement dit: l\u2019effet exercé par les grossesses passées sur l\u2019otosclérose n\u2019est pas un critère précis de l'influence qu\u2019exerceront les futures grossesses.E.W.Allen également affirme que l\u2019otosclé- rose n\u2019est une contre-indication ni au mariage, ni à une grossesse, ni à plusieurs grossesses.Il ne faut pas oublier que l\u2019otosclérose même sans grossesse est une maladie lente et progressive.Richard-A.CHARLAND.PEDIATRIE E.H PAYNE, M.LEVY, G.M.ZAMORA, M.S.VILLAROEL et E.Z.CANELAS.\u2014 Traitement de la coqueluche par le chlor- amphenicol.(Pertussis treated with Chlor- amphenicol.) \u201cJ.A.M.A.\u201d, 141: 1298 (31 déc.) 1949.Ce rapport résume l\u2019expérience des auteurs avec le chloramphenicol (Chloromycétine) dans le traitement de la coqueluche, au cours d\u2019une épidémie très sérieuse survenue en Bolivie, surtout dans le département de Cochabamba.La coqueluche dans cette région semble atteindre une virulence qu\u2019on ne lui con- nait pas en Amérique du Nord.En effet, au cours de cette épidémie, la mortalité fut de 20% chez les enfants de moins de 5 ans, non traités.| Avant l'emploi de la chloromycétine, on tenta de traiter la coqueluche de différentes façons: les vitamines à doses massives, surtout la vitamine ©, paraissaient améliorer les malades, mais ne présentèrent aucun pouvoir curatif.La streptomycine ne donna pas les bons résultats auxquels on aurait pu s\u2019attendre.Chez certains coquelucheux, le badigeonnage de l'arriére-gorge avec des préparations iodées donnérent d\u2019excellents résultats.Puisque la quantité de chloromycétine disponible était limitée, seulement les enfants qui faisaient une coqueluche grave purent bénéficier du précieux médicament.Dans chaque cas, le diagnostic clinique fut confirmé par une culture positive des sécrétions de l\u2019arrière-gorge.Cinquante cas furent ainsi traités à la chloromycétine.Le médicament fut administré le plus souvent per os, dans certains cas, en suppositoire ou en injections I-V, en solution dans le propylène clycol.La dose du médicament administré per os variait entre 0,125 et 0,25 toutes les 8 heures durant 4 à 6 jours.En injections I-V on donna 0,30 de chloromycétine toutes les 4 heures durant une couple de jours.Les auteurs rapportent en détail 7 cas typiques de coqueluche grave traités et guéris par la chloromycétine.Sous l\u2019effet de ce médicament, la fièvre, quand elle existe, disparaît au 2e jour de traitement et on peut observer, dès la 3e journée de médication, une diminution nette du nombre des quintes.Habituellement, après 6 jours de traitement, les quintes n\u2019existent plus.Cependant, alors même que l\u2019enfant ne quinte plus, il persiste une toux résiduelle, banale, durant plusieurs jours.Tous les patients traités présentèrent une culture négative à la fin de la première semaine.En résumé, la chlo- romycétine apparaît comme un médicament efficace dans le traitement de la coqueluche.Quand la chloromycétine est administrée sous forme de suppositoires, ou en injections intraveineuses, les résultats sont comparables à ceux que l\u2019on obtient avec la médication orale.Norbert VEZINA.prune, trae ANALYSES ANATOMIE PATHOLOGIQUE Andreas HOYER.\u2014 La pseudo-hypertrophie graisseuse du pancréas avec absence de parenchyme exocrine.(Lipomatous pseu- dohypertrophy of the pancreas with complete absence of exocrine tissue.) \"The Journ.of Path.and Bact.\u201d, 61: 93 (janv.) 1949.C\u2019est une affection rare: le présent cas serait le quatrième rapporté.Il s\u2019agit d\u2019un enfant décédé à l\u2019âge de 9 mois.Jusqu\u2019à 7 mois il n\u2019a rien présenté de particulier.À ce moment là il a fait une naso-pharyngite catarrhale et une conjonctivite pour lesquelles il reçut 4,5 grammes de sulfatiazole distribué sur une période de 3 jours.Comme il fit une réaction urticarienne on remplaça la médication par de l\u2019onguent à la pénicilline.À partir de ce temps, l\u2019enfant refusa de manger et son état général se mit à péricliter.Parmi les examens, deux retiennent l\u2019attention.Les selles (de 2 à 3 par jour) contiennent des graisses.La glycémie est normale.A l\u2019autopsie, on note que le pancréas pèse 21 grammes (N.7 grammes).Sa forme générale est conservée: à la coupe, il est très pâle.A l\u2019histologie, on reconnaît une capsule mince d\u2019où émanent des septa englobant des lobules faits de cellules graisseuses adultes.Ici et là dans ces formations on trouve des îlots de Langerhans.L\u2019auteur croit que l\u2019affection est acquise et qu\u2019elle pourrait avoir des relations avec l\u2019ingestion de sulfathiazole.Simon LAUZE.313 G.E.PALADE et A.CLAUDE.\u2014 La nature de l'appareil de Golgi.(The nature of the Golgi apparatus.) \u201cJournal of Morphol ogy\u2019, 85: 71 (juillet) 1949.Ce travail tente de prouver que l'appareil de Golgi est un artefact prenant naissance a partir de gouttelettes refringentes intra-cellu- laires que l\u2019on voit à l\u2019état frais.En fixant de la pulpe de foie de rat entre lame et lamelle, on a pu suivre la marche de la fixation et on s\u2019est rendu compte que les divers constituants des fixateurs usuels, pour mettre en évidence l\u2019appareil de Golgi, possèdent une vitesse de pénétration différente.Il existe des raisons de croire que les images de l'appareil de Golgi, que ces auteurs appellent « figure de myéline », proviennent de l\u2019action acidifiante du fixateur sur les gouttelettes de lipides.Pour faire contre-preuve, les auteurs ont traité des lipides connus (lécithine, lécithine et huile d\u2019olive, phospholipides et triglycéri- des) par les techniques destinées à montrer l\u2019appareil de Golgi et ils ont pu créer des «images de myéline ».Des résultats semblables furent obtenus à partir de certains lipides (phospholipides) isolés de foie de rat par centrifugation.L\u2019appareil de Golgi est un artefact qui survient au cours de la fixation.Simon LAUZE. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL 4 Séance du 6 décembre 1949 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal Service de dermato-syphyligraphie.Lichen.M.Roland BLAIS 3 1 Mme Léopold D., 45 ans, Montréal.Race: Blanche.Grandeur: 53\".Poids: 99% lbs.Début: LS A l\u2019été 1949, par une lésion localisée à la nuque.Caractère des lésions: (à l\u2019examen) Papules polygonales de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle à surface lisse et brillante.Consistance sèche et ferme.Certaines lésions sont pigmentées et de coloration plutôt brûnâtre.A certains endroits, et spécialement à l\u2019épaule gauche les lésions sont punctiformes, rugueuses et confluent en plaques d\u2019une dimension d\u2019une pièce de 50.À d\u2019autres endroits, on remarque des éléments dont la surface est recouverte d'une fine squame très adhérente et visible.À d\u2019autres endroits, quelques grains cornés.Le prurit est très intense.Localisation: 1.\u2014 Aux avant-bras, bras, épaules, nuque, jambes et thorax.Anatomie pathologique : Une biopsie a été prélevée à la région supéro-exter- ne de la cuisse droite.Rapport: Au centre de la biopsie, légère voussure à surface hyper-kératosique.Couche granuleuse épaissie.Epaississement du corps muqueux de Malpighi avec crêtes épidermiques courtes étroites, séparées par des papil'es dermiques en coupole.Infiltration inflammatoire chronique du derme papillaire tendant à infiltrer l\u2019épiderme.Diagnostic: Lichen.(Docteur J.-L.Riopelle) (19-10-49) Antécédents: Mariée à 29 ans.Séparée.Six grossesses.+ + Trois enfants à terme: bonne santé.ünfant prématuré, 8 mois \u2014 décédé après nais- ace.2 fausse-couches, dont une de 6 mois et de 2% * LOIS.Amaigrissement d'environ 15 livres.Constipation.ervosisme, Début de ménopause.Insomnie.Troubles de mé- Préoccupations.Analyses de laboratoire: Wassermann: négatif.(19-10-49).Urines: traces légères bact.xxxx épith xxxx leuco x densité 1016, acide, (alb.) Traitement : ; Anti-histaminique.Lotion calamine.Bismuth, (oral et injections I.M.).Référence: Archives of Dermatology & Syphilography \u2014 Aug.29, 1949, p.202.Nouveau traitement du psoriasis.M.Roland BLAIS M.Paul B., 46 ans.Montréal.Race: blanche.Début: 3 mois.Localisation : Généralisée.Caractères des lésions : Lésions érythémato-squameuses circonscrites en tache de bougie.Acide Undecylenic, per os.Produits commerciaux Undecyn de British Drug House.Sevinon de Schering.Declid Capsules de Desyl Pharm., Princeton, N.J., i Dosage: 6 à 20 pilules par jour, à augmenter graduellement; avant ou après les repas.Pour maintenir des grosses doses, surveiller le rein par analyse d\u2019urines et faire la cytologie. SOCIÉTÉS Le traitement doit être prolongé quelques mois.Accidents possibles : ; Nausées, goût amer dans la bouche, vomissements, diarrhée pollakiurie, folliculite à la nuque, céphalée, adénite, conjonctivite, ete.En ces cas, associer au traitement du Bicarbonate de soude.Contre-indications: Diabète, hypertension artérielle, coronarite, et maladie de la vésicule biliaire.N.B.\u2014 Ce traitement est encore au stade d\u2019expérimentation et doit être considéré comme tel jusqu\u2019à plus amples renseignements.Dans aucun cas, il ne doit étre accepté comme le plus efficace et unique traitement.(J.A.M.A.volume 1939 No 7, 12 février 1949.p.460).Toutefois, l\u2019acide undecylenique semble être une méthode de choix dans le traitement du psoriasis et pour prévenir les poussées.(J.A.M.A.volume 1939, No.7 \u2014 12 février, p.447).Statistiques: 40 patients traités: 12 nettement améliorés; 15 légèrement améliorés; 10 sans changement ; 3 aggravés.(J.A.M.A.Vol.140, No.10 \u2014 9 juillet 1949, p.868).Résultats tardifs de deux cas de néphropexie.M.J.-P.BOURQUE Une grande majorité des hydronéphroses est con- sécut\u2018ve à une ptose rénale compliquée ou non de brides péri-pyéliques, de vaisseaux anormaux ou de coudures ur{térales juxta-pyéliques.La grande majorité de ces cas bénéficie grandement d\u2019une néphroxie.Nous présentons ici deux cas contrôlés radiologi- quement qui viennent à l\u2019appui de ce que nous disons plus haut.: Diverticules pharyngo-cesophagiens.(Diverticule de Zenker) MM.J.BRUNEAU et G.PARENTEAU L\u2019œsophage peut présenter des diverticules à différents niveaux.Celui qui se produit sur la face postérieure à l\u2019union du pharynx et de l\u2019æsophage cervical est le plus fréquent.Son \u2018volution lente et progressive entraîne des troubles de plus en plus marqués et une atte\u2018nte modérée de l\u2019état général.Il peut se compliquer d\u2019in- 315 fection ou de transformation maligne.A la période d\u2019état, son diagnostic cl nique est facile: dysphagie, régurgitations, gargouillements dans la région cervicale et état général peu touché vue l\u2019importance et la durée des symptômes.L\u2019examen radiologique confirme le diagnostic et permet de différencier le diverticule vrai des pseudo- diverticules.L\u2019exérèse chirurgicale est s:mple, sans danger et permet un excellent résultat fonctionnel.Présentation de cas.Les traitements de l'asthme.M.Gérard CASGRAIN La thérapeutique de l\u2019asthme doit toujours viser à devenir fonction de l\u2019étiologie.En l'absence de toute étiologie raisonnable, les traitements deviennent empiriques.Les différents traitements de la crise d\u2019asthme, de l\u2019état d\u2019asthme, de l\u2019état de mal asthmatique, ete.seront expliqués aux médecins intéressés.L\u2019exposé portera sur les procédés usuels et sur les nouve:les préparations thérapeutiques.Un cas de tumeur de vessie: traitement chirurgical.M.Jean CHARBONNEAU M.A.M, âgé de 64 ans, nous consulte le 24 janvier 1949 pour hématurie terminale.Cette hématurie a débuté trois semaines avant son admission.L\u2019examen urologique prat:qué alors, nous a fourni les constatations suivantes:\u2014 Cystoscopie : Tumeur villeuse et nécrotique siégant sur le versant gauche du bas-fond vésical.Orifices urétéraux visibles.Biopsie: « Tumeur papillaire dont le revêtement épithélial est d\u2019épaisseur irrégulière et présente des atypies cy- to'ogiques: dimensions inégales des noyaux en certaines régions \u2014 hyperchromatose nucléaire \u2014 présence de mitoses.On doit donc conclure à un épithé- lioma plutôt qu\u2019à un papillome simple.» Docteur J.-L.Riopelle.Pyélographie endoveineuse : Les reins sont en position normale, et leurs cavités simprègnent tardivement.Hydronéphrose bilatérale.En présence de cette tumeur de vessie, dont la lo- calisat\u2018on menace la fonction rénale qui est déjà réduite (P.S.P.33% \u2014 70 minutes; Van Slyke 30%), nous décidons de faire une urétéros gmoïdostomie avec cystectomie totale en un seul temps.L'opération eut lieu le 16 février 1949.Les suites opératoires fu- 316 rent sans incidents fâcheux bien que le malade fut pyr(tique les dix premiers jours.Il quitta l\u2019hôpital le 12 mars 1949.Examen histologique : Epithélioma végétant transitionnel de la vessie avec pénétration de la paroi et embolies vasculaires.Dr J.-L.Riopelle.CONCLUSION: \u2014 Tout malade qui présente de l\u2019hématurie doit subir un examen urolog.que complet.Notre malade nous a consulté dès l\u2019apparition de ce symptôme et nous constatons l'importance de la !'ésion dont il était porteur.Présentation du malade.Pièces anatomiques et coupes histologiques en démonstration.Un cas d'infaniilisme génito-statural.M.Paul DUMAS Robert F., 15 ans.Poids: 47% lbs.Taille: 46 pouces.Nous consulte le 7 mars 1947 pour: 1.\u2014 Lipothymies, indigestions rares, fatigabilité, anorexie.2.\u2014 Hypoplasie staturale.Antécédents: Pneumonie en bas âge.Examen subjectif: 1.\u2014 Céphalée frontale fréquente, mais acuité visuelle normale et pas de réduction bi-temporale du champ visuel.2.\u2014 En 9e année, premier de classe.Expeillé, alerte.3.\u2014 Libido absente.Affectivité infantile malgré le Q.1.élevé.Examen objectif: Développement statural d\u2019un enfant de 6 ans.Développement génital pré-pubéral (voir photo).Facies empâté, boursoufflé, pâle.Radiographie : Crâne: (7-3-47) Aspect général d\u2019un crâne de 5 ou 6 ans d\u2019âge sauf les dents qui\u2019 offrent le développement d\u2019un jeune adolescent.Selle turcique de forme et de dimensions normales.Pas de craniosténose.Empreintes digitiformes dues à la faible épaisseur des os crÂniens.Mains et poignets: (7-3-47) Age épiphysaire: 5 ans.(8-10-48) Age épiphysaire: 10 ans.Pyélographie: Filtration rénale normale; rein infantile bilatéral en rapport avec l\u2019Âge du squelette.Analyse de laboratoire : Van Slyke: 77%.Azotémie: 0,216.Métabolisme basal: moins 2.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AMLFGC.\u2014 Montréal, mars 1950 Cytologie: Hb 108-70% GR 4630 000 VG 0,75 GB 6,700.Neutro 43, \u20acosino 2, baso 1, lympho 51, mono 3.Examen ophtalmologique: Acuité, périmétrie et fonds de l\u2019œil: normaux.Encéphalogramme : (28-3-47) Conclusion: Signes d\u2019anomalie fonctionnelle au voisinage du 3ième ventricule.(3-6-47) Conclusion : identique.Traitement : Testostérone en injections I.M.(depuis sept.1947).Extrait thyroïdien à petites doses.Sirop iodotannique phosphaté.Lactate de calcium.Evolution: Po'ds actuel: 67 livres.Taille: 54 pouces 5/8.Développement pénien et des caractères sexuels secondaires.Trois cas d'énucléation avec prothèse de Cutler.MM.Frs HENRY et C.MONFETTE L\u2019énucléation simple amène l\u2019immobilité, la fixité de l\u2019œil artificiel, l\u2019enfoncement de la prothèse dans l\u2019orbite avec souvent ptose de la paupière supérieure et exagération du sillon orbito-palpébral.Pour obvier à ces inconvénients différentes sphères ou boules de verre d\u2019os décalcifié \u2014 d\u2019or \u2014 d\u2019ivoire, etc, et dernièrement de matière plastique ont été implantées dans la capsule de Tenon, formant ainsi un moignon légèrement mobile et facilitant une meilleure adatation de l\u2019œil artificiel.Cette technique faisait disparaître les inconvénients ci-haut mentionnés mais la mobilité de l\u2019œil restait tout de même bien faible.Depuis 1945, Ruedeman, Hughes et surtout Cutler expérimentèrent avec des implants de plastique sur lesquels les musc'es pouvaient être suturés.Finalement, en février 1949, Cutler publia une technique avec statistique de 43 cas.Il emploie une bille de plastique recouverte d\u2019un grillage de fil de tantalum.La mobililité de l\u2019œil est parfaite; l\u2019implant est très bien supporté.Trois cas sont ici présentés et un film décrivant en détail la technique et les résultats.La radiothérapie de contact.Principes \u2014 Démonstration MM.A.JUTRAS, C.-A.LANGLOIS et J.-P.JEAN Venue d\u2019Allemagne où elle a vu le jour, la radiothérapie de contact connaît en Amérique une vogue i! nt opt SOCIETES 317 qui s\u2019accroît sans cesse.Elle est née de la nécessité de trouver au radium un substitut qui serait plus simple et plus commode d\u2019emploi, dont l\u2019efficacité serait comparable, qui serait d\u2019application rapide et plus économique.Chaoul et Vander Plaats ont mis au point deux appareils qui remplissent les conditions voulues.Celui que nous vous présentons est de Van der Plaats de fabrication Phillips.L'utilisation judicieuse de trois lois physiques a permis les avantages que nous venons de mentionner: 1.\u2014 La loi de l'inverse du carré de la distance: on se souviendra que l'intensité lumineuse mesurée en un point variera en raison inverse du carré de l\u2019éloignement de la source lumineuse.Cette loi vaut également en radiothérapie lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une source d\u2019énergie rœntgenienne.L\u2019appareil que nous possédons d:bite environ 8 500 r /minute au « contact », c\u2019est-à-dire à 18 cm.du foyer.Si nous éloignons le foyer, à 50 cm.(distance utilisée souvent en radiothérapie profonde), cette intensité serait théoriquement réduite à moins de 10 r/minute.Une autre propriété de la courte distance, c\u2019est que la dose en profondeur dans une couche de tissus tombera rap:dement par rapport à la dose en surface.2.\u2014 La loi qui veut que des rayons X engendrés sous une tension faible pénètrent moins profondément que ceux qui sont engendrés à un voltage élevé: contrairement aux appareils de radiothérapie profonde qui fonctionnent sous une tension de 200 Kv ou plus, l\u2019apparei! de contact s\u2019utilise à 50 Kv.3.\u2014 Une dernière loi qui veut que la dose en pto- fondeur augmente avec la surface de la porte d\u2019entrée: A cause du rapprochement du foyer, la porte d\u2019entrée ne doit pas dépasser 3 cm de diamètre avec l\u2019appareil de contact.C\u2019est un inconvénient si l\u2019on a à traiter une lésion assez étendue car il faut employer plusieurs champs; mais c\u2019est un avantage si l\u2019on songe à la diminution rapide de la dose en profondeur, effet souvent désiré.Enfin, ajoutons qu\u2019en radiothérapie profonde, pour obtenir un débit suff:sant, il faut utiliser une intensité de courant de l\u2019ordre de 15 à 20 Ma, alors qu\u2019en radiothérapie de contact les d\u2018bits sont très élevés à cause de la loi de l\u2019inverse du carré de la distance; en radiothérapie de contact on s\u2019arrête à 2 Ma.La faib!'e intensité de courant requis ainsi que le bas voltage ont permis la fabrication d\u2019un appareil qui peut se brancher sur le courant ordinaire de 110 volts et occupe un espace restreint.Cet appareil peut se manipuler aisément et se transporte même facilement du service de radiologie aux salles d\u2019opération par exemple.Mode d'emploi.Le tube générateur de rayons X peut être tenu à la | main par l\u2019opérateur ou être fixé à une rotule (joint universel).Le pupitre de contrôle est très simple: une minuterie, un réglage du millliampérage.Le voltage reste fixe.La dose peut se répartir dans l\u2019espace en un seul champ si la lésion est petite ou en plusieurs champs si la lésion est plus étendue.Quant à la répartition dans le temps, elle peut s\u2019administrer en une seule séance en quelques secondes ou tout au plus en quelques minutes, ou encore, elle peut se fractionner en plusieurs séances.La méthode du champ unique offre les meilleures chances de succès lorsqu\u2019elle est possible.S\u2019il faut utiliser plusieurs champs pour une même lésion, on s\u2019expose à des recoupements où la la dose sera peut-être trop élevée, ou, ce qui est pire, à des vides qui n\u2019auront pas reçu ce qu\u2019il faut; de là le danger de rétlicive.La méthode de la dose unique (Van der Plaats) se rapproche beaucoup de l\u2019électro-coagulation sans en avoir les inconvénients: effet « caustique ».La méthode fractionnée (Chaoul) utilise au contraire l\u2019effet « sélectif » des rayons X.Elle donne de meilleurs résultats cosmétiques et permet de corriger les erreurs de localisation des champs.Indications Comme la dose est absorbée entièrement en surface, la radiothérapie de contact s\u2019app'ique uniquement aux lésions d'rectement accessibles ou à celles que la chirurgie a rendues accessibles.Elle s\u2019applique également aux lésions qui ne dépassent pas quelques millimètres d\u2019épaisseur ou à celles que la chirurgie aura aplanies.Elle s\u2019utilise dans de nombreuses affections malignes ou bénignes: Tumeurs malignes : A \u2014 Primitives: Epithéliomas baso-cellulaires, spinocellulaires ou mixtes de faible épaisseur où qu\u2019ils se trouvent sur la peau, les muqueuses, les conjonctives, pourvu qu\u2019elles soient accessibles.B \u2014 Secondaires: La radiothérapie de contact s\u2019est montrée très utile pour le traitement des petites rédicives cutanées des cancers du sein.Etats pré-néoplasiques : Les kératoses séniles et les leucoplasies localisées répondent très bien à ce genre de traitement.Tu:w>urs non néoplasiques : (Nœvi): Nous croyons que la radiothérapie de contact est le traitement de choix des angiomes tubéreux surtout chez les très jeunes bébés.Les angiomes plans (taches de vins) répondent beaucoup moins bien aussi nous ne les traitons pas par ce procédé.Kéloïdes: Les kéloïdes répondent favorablement à de petites doses.Verrues: Les verrues vulgaires, les verrues plantaires et certains « cors» disparaissent très bien par ce traitement. 318 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenn AMLEFC.\u2014 Montréal, mars 1950 Lésions inflammatoires: Une foule d états inflammatoires cèdent à la radio- th(rapie avec l'appareil de contact.Citons, les pharyngites, les amygda!ites, les gloss.tes, les ulcères de la cornée, certains eczémas localisés.Il suffit de quelques secondes d'irradiation.Nous n\u2019irons pas prétendre que la radiothérapie de contact guérit tout, ni qu\u2019elle remplace le radium, la diathermo-coagulation ou la chirurgie.Nous croyons seulement qu\u2019elle est une arme précieuse pour le radiothérapeute.Les autres méthodes conservent leurs indications; il est cependant des cas où pour une raison ou pour une autre, la radiothérapie de contact est une méthode supérieure.Elle offre l\u2019avantage d\u2019être rapide et indolore; de plus, elle est économique car elle ne nécessite pas l\u2019hospitalisation comme le radium, par exemple.Varices œsophagiennes et gastriques.Syndrome radiologique MM.A.JUTRAS et M.LONGTIN La dilatation variqueuse du plexus veineux dans la sous-muqueuse de l\u2019œsophage est susceptible de se produire quand la circulation de retour par la coronaire stomachique, tributaire de la veine porte, se trouve compromise.On voit aussi dans les régions supérieures de l\u2019estomac des varices accompagner les varices de l\u2019æsophage.Le phénomène s\u2019explique par la démonstration (Kagaries et Rivers) que de petites branches de la coronaire gauche traversent la musculeuse de l\u2019estomac aux environs du cardia et s\u2019anastomosent avec les veinules du plexus sus-diaphragmatique lequel se déverse dans la veine cave.Ces veinules de liaison sont le siège de stase et de distension quand le pôle supérieur de l\u2019estomac se trouve fortement comprimé et refoulé de haut en bas par le foie et la rate qui, en s\u2019hypertrophiant, s\u2019interposent entre l'hémidiaphragme gauche et la grosse tubérosité.L\u2019hépatomégalie et spénomégalie ne sont pas obligatoires dans la formation des varices œsophagien- nes.Même en l\u2019absence d\u2019une augmentation cliniquement apparente du foie et de la rate, on peut découvrir le gonflement du plexus veineux de l\u2019æso- phage par l\u2019examen aux rayons X.Dans la majorité des cas cependant, les rayons X décèlent l\u2019augmentation du volume du pôle supérieur de la rate et du lobe gauche du foie par l\u2019épaississement de la ligne phréno-gastrique et ainsi mettent sur la piste de toute une série de constatations dont l\u2019ensemble est si révélateur qu\u2019il y a lieu de s\u2019étonner qu\u2019aucun radiologiste n\u2019ait encore aperçu ce panorama et ne l\u2019ait décrit comme un syndrome.Nous le présentons avec ses valeurs essentielles: 1.\u2014 Abaissement du pôle supérieur de l'estomac qui se sépare du diaphragme gauche sous l\u2019influence de l\u2019interposition de la pointe du lobe gauche du foie et l\u2019extrémité supéro-interne de la rate.2.\u2014 Le dôme tubérositaire perd sa rondeur et se change plus ou moins en un cône dont le sommet se prolonge, d\u2019habitude mais non toujours, dans l\u2019æso- phage.3.\u2014 Effacement et déformation des aspects habituels du relief de la muqueuse stomacale au pourtour du cardia (image en burnous) à cause de l\u2019étirement.4.\u2014 Rétrécissement de l\u2019æsophage sour-diaphrag- matique trop tendu et comprimé de toutes parts par la rate, le foie et le diaphragme.5.\u2014 Stase et dilatation de l\u2019œsophage sus-diaphrag- matique.6.\u2014 Contours œsophagiens ondulés ou dentelés par les veines boursoufflées.7.\u2014 Dérangement du parallélisme et épaississement des plis et sillons de la muqueuse œsophagienne qui prend un aspect bosselé.nodulaire, vermoulu, tortueux ou vorticellé selon la forme et le degré de la distension variqueuse et du vernissage opaque.8.\u2014 Aspect polypoïde, micro-lacunaire, de la muqueuse dans les parties hautes de l\u2019estomac.9.\u2014 Accrochage du baryum dans les sillons et persistance prolongée de stries opaques.10.\u2014 Modifications dans la forme, le nombre et le volume des bosselures et sinuosités avec les divers facteurs qui influencent la circulation et la réplétion des veines: position, effort, abondance et qualité des substances opaques, traitements, hémorragies, etc.La déglutition de la baryte en décubitus et en Inspiration profonde et soutenue favorise la mise à jour des varices de l\u2019æsophage.Il importe de connaître l\u2019expression radiographique des varices œsophago-gastriques pour ne pas les confondre avec les différentes hyperplasies muqueuses et surtout avec la dissémination néoplasique.En présence d\u2019hémorragies digestives qui ne s\u2019expliquent que par des lésions évidentes, il faut penser aux varices de l\u2019æsophage et de l\u2019estomac même si le foie, la rate, le cœur et les gros vaisseaux n\u2019offrent rien de suspect à l\u2019examen clinique.La première démonstration radiographique de varices œsophagiennes est due à Wolf (1928).Quelques publications ultérieures ne semblent pas avoir provoqué l\u2019intérêt général des radiologistes.La recherche de dilatations variqueuses s\u2019impose chaque fois que la radiographie démontre un œsophage sous- diaphragmatique rétréci et allongé, une stase dans les segments thoraciques, un abaissement et une déformation de la grosse tubérosité gastrique et, à plus forte raison, s\u2019il existe une sp'énomégalie ou une hépatomégalie même légère avec des s'gnes d\u2019obstruction portale, des hématémèses et de l\u2019anémie. oot ge so y us\" dr de pC [tr po SOCIÉTÉS 319 Persistance d\u2019une portion notable de membranes pupillaires bilatérales chez une filleite de 2/2 ans.M.Roland LAPOINTE La membrane pupillaire clôt la pupille pendant une grande partie de la vie intra-utérine pour disparaître vers le septième mois de la grossesse par atrophie et résorption du centre & la circonférence: on l\u2019appelle alors membrane de Warkendorf.E'le est formée d\u2019une substance amorphe ou à pe/ne striée, transparente, ferme parcourue d\u2019un réseau serré de canilla\u2018res.tous à une seule tunique et à noyaux longitudinaux.Sa circonférence adhère intimement à la collerette et ses vaisseaux principaux se continuent avec ceux de la petite circonférence de l\u2019iris.On classe en deux formes principales les vestiges de cette membrane, sans parler des dépôts, semblables à des ccl'ules étnilées, que l\u2019on trouve parfois sur la cristalloïde antérieure: 1.\u2014 Les d\u201cbris filamenteux constituent l\u2019anomalie congénitale la plus fréquente.d\u2019après Bruckner, qui a nu la déceler chez presque la moitié des individus.Ces restes de membrane sont si ténus qu\u2019il faut une certaine attentinn pour les observer même à la lampe à fente: le n'us souvent ce sont des fils très minces.qui.touiours en connexion avec la collerette, partent de relle-ci et finttent librement dans l\u2019'humeur aqueuse: d\u2019autres fois ils sont fixés à deux points de la collerette plus ou moins éloignés et passent au- devant de la pupille.En cas de mydriase, ils s\u2019étirent grâce à leur parfaite élasticité.2.\u2014 Les cas où les membranes pupillaires sont plus ou moins comnlétes sont exceptionnels.Ici nous voyons un exemnle de persistance d\u2019une portion notable de membrane pupillaire dans les deux yeux; elle se nrésente sous forme d\u2019un filet trés dense, rec- tanoulaire.tendu obl\u2018auement et d\u2019une façon sy- métriave au centre de l\u2019aire punillaire, et relié à la collerette par de nombreux débris filamenteux.Embolie artérielle.MM.Léon LEBEL et G.MIGNAULT Monsieur F.-T., Infirmier, âgé de 66 ans.Hospitalisé : En 1943 et 1944 pour infection urinaire et hyper- tersion artérielle.Trois:ème hospitalisation : Du 6 mai 1949 au 30 juin 1949 pour fracture du col fémoral droit.Conditions associées: Hypertension artérielle avec gros souffle mitral rude, artériosclérose.urémie.rétrécissement de l\u2019urètre, cystite et calcul du rein gauche.ECG.: tachycardie sinusale; extrasystolie ventriculaire; hypertrophie et surcharge ventriculaires gauches.Opération 30 mai 1949: Clou de Smith Petersen.Suites opératoires normales.Quatrième hospitalisation : Du 15 juillet 1949 au 25 août 1949.Le malade se présente de nouveau pour infection urinaire s\u2019'accompagnant d\u2019oligurie, de dysurie totale \u2014 points urétéraux douloureux, hyperthermie depuis 7 à 8 jours (100° à 103° F.), urémie et anémie hypochrome.Hypertension artérielle: T.A.190/90, souffle systolique mitral moins rude qu\u2019auparavant.Le malade semble évoluer favorablement grâce à l\u2019emploi des antibiotiques.Dans la soirée du 20 juillet 1949, l\u2019interne de garde est appelé d\u2019urgence.A ce moment, il présente une douleur au creux poplité droit, ne peut bouger ni les orteils ni le pied.A l\u2019examen objectif, la jambe et le pied sont froids, ne présentant aucune sensibilité.Les artères pédieuse, tib'ale postérieure et poplitée ne battent plus alors que la fémorale bat très fortement.On pose le diagnostic d\u2019embolie fémorale.Le docteur Cartier, appelé d\u2019urgence, pratique une artériotomie fémorale et une embolectomie.La jambe droite reprend sa coloration, sa chaleur et sa sensibilité normales.Suites opératoires assez bonnes.Traitement médical: soluté physiologique \u2014 plasma \u2014 transfusions \u2014 protéines per os \u2014 digitale \u2014 pénicilline et streptomycine \u2014 héparine, puis di- comarol.Le malade quitte l'hôpital le 25 août 1949, grâce à un diagnostic et une intervent'on rapides.Pièce anatomique en démonstration.Médiastino-péricardite.MM.R.LEFEBVRE et P.MARION Mlle J.est hospitalisée depuis le 18 mai dernier.Au moment de son hospitalisation, la malade se présentait pour: 1.\u2014 Dyspnée d\u2019effort et de décubitus.2.\u2014 Asthénie et inappétence.3.\u2014 Toux sans expectorations.4.\u2014 Oedème de la face, des membres supérieurs ct inférieurs.5.\u2014 Douleur précordiale.La maladie actuelle a débuté en juillet 1948.La malade se plaignait d\u2019asthénie progressive, de perte d\u2019appétit et de dyspnée d\u2019effort.Le mois suivant, elle ressentit une douleur au niveau de la région précord'ale avec température à 102°-103°, dyspnée intense, toux sans expectorations.Le médecin qui la traitait à ce moment diagnostiqua une pleurésic séro-fibrineuse et fit trois ponctions pleurales en un 320 mois.L\u2019état de la malade s\u2019améliora pour quelque temps.Elle alla en novembre à l\u2019Institut Bruchési où elle ne resta que quelques jours.Examen objectif à son arrivée: Tête: facies œdématié, pâle.Cou: Turgescence des veines.Cœur: A la percussion, le cœur ne semble pas augmenté de volume.On ne peut percevoir le choc apexien, même en décubitus latéral gauche.A l\u2019auscultation: bruits affaiblis.Pas de souffle audible.Rythme a 130.P.A.110/80.Poumons: Epanchements aux 2 bases: matité.Abolition de la respiration et des vibrations.Riles de congestion au-dessus de la zone de matité.Cicatrice de Zona à l\u2019hémithorax gauche.Abdomen: ascite.Foie: hypertrophie de 3 à 4 travers de doigts, douloureux.Rate: non percutable.Membres inférieurs: Oedème prenant le godet.Membres supérieurs: léger œdème au niveau des léres phalanges.Antécédents: Rougeole \u2014 scarlatine \u2014 amygdalectomie à 10 ans.Tension veineuse : 20- 5-49 Bras gauche 200 mm H°O 6- 6-49 \u201c 270 9- 949 \u201c \u201c 22% à 23 4-10-49 \u201c \u201c 23 7-10-49 és \u201c« 23 28-10-49 \u201c \u201c 17% 9-11-49 \u201c \u201c 19 (aprés opération) Opération de Brauer pratiquée le 8 novembre par le Docteur Jacques Bruneau.Protocole opératoire.Opération: Incision elliptique sous-mammaire gauche s\u2019étendant en haut jusqu\u2019au troisième cartilage costal.Résection du sixième, cinquième et quatrième cartilage costal et résection d\u2019une partie de la côte correspondante.Au niveau de la cinqu'ème côte, la résection costale est portée jusqu\u2019à la ligne axillaire antérieure.Cette incision permet de constater qu\u2019il existe un fort épaississement de la partie antérieure du cul-de-sac pleural et que méme au niveau de la ligne axillaire antérieure il n\u2019existe pas d\u2019espace pleural libre.Par ailleurs, la partie découverte antérieure du péricarde est légèrement épaissie puisqu\u2019elle ne présente pas sa transparence normale mais elle permet quand même d\u2019apercevoir les vaisseaux coronariens par transparence.Le péricarde est souple, transmet bien les battements et ne semble pas affecté, sauf par une inflammation de voisinage.À cause de l\u2019épaississement du cul-de-sac pleural, qui mesure environ un centimètre et demi d\u2019épaisseur, celui-ci est ouvert à travers L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenn AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 le lit de la cinquième côte.A l\u2019ouverture.on constate la présence de pus grumeleux et, à cause de la probabilité d\u2019un empyème localisé au cul-de-sac antérieur, on referme cette incision après avoir prélevé une partie de la plèvre pour biopsie.Au cours de l\u2019intervention, on libère plusieurs petits ganglions de la grosseur d\u2019un pois, les espaces intercostaux et ceux-ci sont aussi prélevés pour biopsie.Devant ce rétrécissement pleural anté et latéro- cardiaque, il est à se demander s\u2019il ne s\u2019agit pas plutôt d\u2019une pleurésie enkystée tuberculeuse que d\u2019une pé- ricardite tuberculeuse et constrictive.Il est jugé dangereux en vue de cette infection d\u2019ouvrir le péricarde qui semble plutôt normal.De plus, au cours de l\u2019intervention on note qu\u2019au fur et à mesure que les cartilages costaux et la partie correspondante des côtes ont été sectionnés, que les battements cardiaques ont pris de plus en plus d\u2019ampleur.Comme il semble s\u2019agir beaucoup plus d\u2019une médiastino-péri- cardite que d\u2019une péricardite constrictive, nous procédons aussi à la résection du troisième cartilage costal et du bout proximal de la troisième côte.Fermeture, rapprochement des muscles par des points séparés au catgut numéro 1 simple.Rapprochement des tissus sous-cutanés à points au catgut numéro 00, points séparés à la soie sur la peau, drainage de l\u2019espace précardiaque par une petite lame de caoutchouc.Pansement compressif.Décompte des compresses exact.Diagnostic post-opératoire \u2014 médiastino-péricardite Docteur Jacques BRUNEAU Péricardite constrictive.MM.R.LEFEBVRE et P.MARION I.M,, 42 ans.St-Urbain de Châteauguay.Du 26 novembre 1948 au 20 avril 1949.Plaintes à l\u2019admission : Dyspnée et orthopnée.Asthénie et fatigue constante.Anorexie et dysphagie.Précordialgie vague et sensation de gêne à la poitrine sans palpitation.Augmentation du volume de l\u2019abdomen et des membres inférieurs.Oligurie.Diaphorése nocturne.Cyanose des lèvres et fro\u2018deur des extrémités.Insomnie.Toux sans expectoration.Examen objectif: Lèvres et ongles: cyanosés.Teint: pâle, faciès anxieux.Thorax: pas de rétraction des côtes.Rétraction de la portion inférieure du sternum.La respiration croisée de Wenckeback n\u2019est pas évidente.Poumons: l\u2019amplitude respiratoire est plus accentuée à gauche.La percussion révèle une matité franche sur une hauteur de 12 cm.à la plage droite.Sub- matité de la base gauche.L\u2019auscultation nous donne SOCIÉTÉS une abolition du murmure vésiculaire aux 2/3 inférieurs de la plage droite, et au 1/3 supérieur.Râles de congestion à la base gauche.Cœur: L\u2019aire cardiaque ne semble pas augmentée de volume.Le choc de la pointe est dans 'e 5ème espace mais très peu prononcé, à peine perceptible.La pointe semble demeurée fixe dans le changement de position.Le rythme est régulier mais ran\u2018de 88 À la minute.Les bruits sont plutôt éloignés et assourdis.Le nouls est paradoxal.T1 n\u2019y a nas de souffle audible.T.A.115/95 bras droit.110/90 bras gauche.Abdomen: globuleux et tendu.Le foie est augmenté de volume à six travers de doigt.Le signe hérato-jugnlaire est positif.La rate est percutable sur 3 travers de doigt.La paroi est infiltrée et la palpation de \"abdomen imnossible.Oedéme du scrotum, de la verge et des membres inférieurs.Présence d\u2019ascite dans l\u2019abdomen.Analuses de laboratoire: Cvtologie: le 27 nov.1948.Hh 85% : GR 4 490 000; GB 5650: VG 0.94: neutro 74: lvmnho 23.Le 11 fév.1949.Hb 62%: GR 3630000; GB 18 000; VG 085: nentro 83: lympho 7.PSP.total: 519%.Van Slvlke Clearance: 74%.Bromesulfaléine: 21 dée.48, 29%; le 5 janv.49, 31%.Capacité vitale: actuelle 26.Normale 3.7.Liquide nlevral: le 27 nov.48.Rivalta +; leuco +; staphylo +++.Liquide d\u2019ascite: le 29 nov.48.Lymphocytose exclusive: bact.absence: BK absence.Liqride nleural: le 1er déc.48.Rivalta négatif.Le 29 janv.49.Rivalta négatif; lymphocytose +++, Le 2 mars 49.Lowenstein négatif.BK absence.Liq.d\u2019une plaie: le 19 fév.49.Pus +++; sta- phylo +-+: BK absence.Le 15 mars.Pus +++; strepto +4+++; BK absence.1 Inoculation: Autopsie négative le 22 mars.Electrocardiogrammes: Le 27 nov.1948.Troubles myocardiques ventriculaires en raprort avec administration récente de digitale.Tachveardie sinusale.Le 3 février.A part la tachveardie sinusale (140), le tracé est identique au précédent.D:agnostic final: Péricardite constrictive tuberculeuse.Opération : Le 3 février.Péricardectomie.Rapport anatomo-pathologique : L\u2019image histologique est celle d\u2019une vieille péri- cardite tuberculeuse à forme caséeuse et à évolution 321 p'us ou moins torpide avec sclérose hypertrophique du péricarde.Une autre préparation au Ziehl ne permet pas de déceler de bacilles de Koch.Docteur J.-L.Riopelle.Traitement médical: Ant'biotiques: Pénicilline.Streptomycine.Diur\u201ctiques: Chlorure d\u2019ammonium Mercurhydrin.Stimulant respiratoire: Coramine.Stimulant cardiaque: Digitale.Nutritifs: Sérums.Transfusions.Plasma.Calmants: Morphine.Démérol.Dilaudid.Evolution: Le 27 novembre.Ponction pleurale droite.950 cc retirés.Le méme jour, une tension veineuse donne les résultats suivants: 373 mm.HO.Le 14 décembre.Nouvelle ponction pleurale.100cc de liquide retiré.Le 16 décembre.Tension veineuse, 420 mm HO.Vitesse de circulation: injection de 5ce de Dycho- lium à 20%: 23 secondes.Le 29 novembre.Ponction d\u2019ascite: liquide jaune citrin.600 ce.retirés.Le 3 février.Péricardectomie.Le 5 février.Ponction pleurale gauche.Evacuation de 950 ce de liquide.Le 6 février.Ponction de la plèvre gauche: 300 cc.Le 14 février.Tension veinense, bras droit 144 mm H°O.Bras gauche 164 mm H?O.Vitesse de cireula- tion : 13 secondes.Le 16 février.Ponction pleurale dans le 6ème espace intercostal gauche: 225 ce sérosité sanguinnlente.Le 8 mars.Lêrer œdème des chev'lles.Mereurhy- drin entraîne un plus grand dosage des urines jusqu\u2019à 1800 cc par jour.Suintement de la plaie opératoire.Streptomycine pendant 34 jours.Le 17 mars.Tension veineuse: 16 mm de Hg.Le 15 mars.Le patient circule.Suppurat\u2019on abondante rar le thorax antérieur.plaie opératoire interne.Un stylet peut entrer sur une profondeur de 1 em 15, Palpation: vibrations diminuées à la base gauche environ 44 inférieur.Auscultation: abolition du murmure vésiculaire en cet endroit qui témoigne de la persistance d\u2019un épanchement.Le 31 mars.Tension veineuse = 17,4 mm.de Hg.Le 31 mars.Ponction pleurale à la plage gauche à 10 cm de la ligne médiane au niveau du 8ème espace.Nous ne retirons que 3,4 ce d\u2019un liquide sanguinolent.Le 4 avril.Suppuration continue toujours par les deux trajets fistuleux à la peau.Nous injectons 2 ce de lipiodol et demandons R.X.Au fluoroscope, nous voyons que le lipiodol se rend au cœur, à la plèvre, etc. 322 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLern AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 Le 9 avril.Le malade se dit très bien.Introduction de streptomycine dans la fistule.Le patient reçoit son congé avec un régime de vie = approprié à sa condition.Un cas d'iléite de colite segmentaire (Maladie de Crohn) M.Charles LEFRANÇOIS Observation: A) Patiente de 31 ans admise à l\u2019Hôtel-Dieu le 8 mars 1944, pour douleurs abdominales, diarrhées profuses, amaigrissement de 15 lbs; symptômes existants depuis 4 mois.Crise identique six ans plus tôt.Opération le 17 mars 1944: résection intestinale pour iléite segmentaire (maladie de Crohn).B) Réhospitalisation en août 1947: mêmes symptômes.Diagnostic: récidive d\u2019iléite segmenta re.Traitement médical: diète sans résidu, sulfathalidine, vitam\u2018no thérapie.C) Nouvelle hospitalisation en août 1949 pour douleurs abdom\u2018nales, amaigrissement, diarrhées et pour une masse dans le flanc droit.Hypo-protéiné- mie.Traitement médical d\u2019abord puis chirurgical.Résection intestinale et hémicolectomie droite.Diagnostic histologique: i'éite et colite segmentaires.Présentation de la pièce anatomique Commentaires: L'iléite segmentaire fut décrite pour la première fois en 1932 par Crohn, Ginzburg et Oppenheimer.Depuis, des milliers de cas ont été rapportés.Etio- logie encore obscure en 1949: infection, trouble de la nutrition ou même trouble d\u2019origine psycho-soma- tique?Pathologie: Lés\u2018ons inflammatoires et ulcéreuses non spécifiques siégeant sur l\u2019intestin grêle terminal mais aussi sur les autres parties du grêle et sur le jéjunum.Dans de nombreux cas, le côlon est atteint en même temps que le grêle.Lymphadénie mésentérique.Symptômes: Douleurs, perte de poids, masse abdominale, diarrhées, anémie, fièvre, fistules internes et externes.Traitement médical: Toujours à essayer: diète sans résidu, riche en hydrate de C, en protéines; vitamines, antispasmodiques, sulfathalidine; psychothérapie.Traitement chirurgical: Dans les cas simples, l\u2019iléo-colostomie; dans les cas graves, la résection des segments intéressés.Pronostic: Danger de récidive.Tumeurs du bassinet.M.J.-P.LEGAULT Le malade atteint de tumeur du bassinet présente habituellement une hématurie intermittente, sans colique, augmentant graduellement en quantité.Des cail'ots peuvent se former et donner lieu à des crises de coliques néphritiques pseudo-lithiasiques.Présentation de deux cas: 1.\u2014 M.R.L., âgé de 20 ans.Se présentait en mai 1946 pour hématurie persistante depuis 15 jours.Une nyélnographie endoveineuse est faite et ne montre rien d\u2019anormal.Dès ce moment, on lvi donne son congé avec diagnostic d\u2019hématurie essentielle.En avril 1947.le patient nous revient pour hématurie interm'ttente avec douleurs lombaires gauches s\u2019irrad'ant vers le scrotum.Pyélographie rétrograde: Aucune image lacunaire dans le rein gauche.La lombotomie exploratr\u2018ce gauche est proposée.À l\u2019exploration du rein, on remaroue ure néo-formation A .au pôle inférieur du rein gauche.Néphrectomie gauche.Examen histologique: Adénome papillaire du bassinet.x % * 2.\u2014 M.G.B., âgé de 46 ans.Se présente en septembre 1949 pour: Vives dnuleurs sous forme de colique au flanc gauche avec irradiation en avant et en bas vers le scrotum.Hématurie intermittente depuis 1 ans.Pyélographie endoveineuse et rétrograde : Elles montrent une image lacunaire du bassinet gauche.Néphrectomie gauche.Rapport anato-pathologique : Adénome papillaire du bassinet gauche.Un cas de nanisme rénal.M.P.LETENDRE.Mlle M.L., âgée de 20 ans.Hospitalisée du 14 octobre au 5 novembre 1949.Plaintes à l\u2019admission : La patiente se présente pour: 1.\u2014 Etourdissements accompagnés de nausées, de céphalées à la région frontale et au-dessus de la tête.\u2014 oem cm SOCIÉTÉS 323 9 \u2014 Douleurs à la région vésicale, dans les aines et aux fosses iliaques.Les douleurs sont plus marquées à gauche.2.\u2014 Douleurs péri-ombilicales.Les nausées, les étourdissements et les cérha!ées ont débuté il y a environ 2 ans; ils ont augmenté progressivement en \u2018ntensité depuis cette date.Les douleurs à l\u2019hypogastre deviennent aiguës au cours des menstruations.Les douleurs péri-ombili- cales débutent en février 1949 mais ne sont pas constantes.Elles sont avgmertées ou provoquées par l\u2019ingestion de viande et de lait.Examen subjectif: Système nerveux: Révèle que la patiente a un sommeil agité marqué de cauchemars; elle est nerveuse, portée à la colère, ou à pleurer.Au point de vue locomoteur elle se plaint de douleur au mol'et gauche avec sensat\u2019on de fatigue dans les jambes mais surtout dans la jambe gauche.Douleur simulant le torticoli du côté gauche.Système respiratoire: Bronchite chronique depuis toujours.Tousse beaucoup, expectorations verdä- tres jusqu\u2019en mai dernier; expectorations blanchâtres depuis.Système circulatoire: Sensation de serrements au niveau du cœur, dyspnée fréquente, étourdissements fréquents.Système digestif: Amaigrissement de 10 l'vres depuis un an.L\u2019appétit est bien conservé.Intnlérance au lait.à la crème aux œufs et à la viande.Diarrhée répétée depuis un an avec épisode de selles noires; gaz intestinaux, régurgitation, nausées, sans vom:sse- ments.Système urinaire: Elle présente une pol'akiurie nocturne 5 à 6 fois, diurne 3 à 4 fois.Sensation de brûlure à la miction en quelques occasions.Système génital: Puberté à 17 ans, cycle de 28 à 29 jours: durée des règles 8 à 10 jours.Leucorrhée blanchâtre depuis un an.Quant à ses yeux, à plusieurs reprises elle a fait changer ses verres croyant que ses étourdissements « étaient dus à un défaut de ses verres.Une T.A.prise au mois de mai 1949 a été rapportée à 155 de maxima.Antécédents héréditaires: Mère \u20ac0 ans, opérée pour goitre.4 frères en bonne santé et 2 sœurs en bonne santé dont une souffre de goitre.Deux de ses tantes sont mortes du goitre.Une autre encore vivante souffre du goitre.Sa grand\u2019mère maternelle aurait fait un épisode de goitre dans sa vie.Antécédents personnels: Maladie de l\u2019enfance inconnue.Deux pleurésies respectivement à 12 et 14 ans.La patiente nous dit qu\u2019el'e a toujours été malade depuis son enfance.Opération pour polypes du nez en 1949.Amygdalectomie.Habitudes de vie: Nourriture: ne mange pas de viande, ni lait, ni œufs à causes des douleurs péri- ombilicales consécutives.Examen objectif: Apparence: Patiente très délicate, ne mesurant pas 5 pieds à l\u2019âge de 20 ans, couverte de pigmentations rougeâtres.Apparence juvénile.Bouche: Prothèse depuis l\u2019âge de 17 ans.Cœur: P.A.230/200 au bras gauche.220/190 au bras droit.P.A.prise une autre fois.220/170 au bras gauche.220/170 au bras droit.Bruits réguliers et bien frappés.rythme régulier, pas de souffle.Poumons: Rien de particulier sinon que la plage pulmonaire gauche est plus mobile que la droite.Abdomen: Sensibil\u2018té péri-ombilica'e à la pression profonde.Point urétéro douloureux surtout celui de gauche.Po'nt costo vertébral sens\u2019ble.Merbres: Réflexes tendineux très lents et très difficiles à obtenir.Analyses de laboratoire: Urines: Réaction neutre; densité 1012; alb.traces; dépôt légèrement trouble; épit xxxx; leuco xxxx; pus xx, cylind hyalins x; bact xx.P.S.P.: 20 mi.12,8; 40 mi.9; 70 mi.7%.Van Slyke: 52.Métabolisme basal \u2014 6.Mosenthal: 67cc \u2014 1019; 17cc \u2014 1024: 22cc \u2014 1012; 40cc \u2014 1019; 77ce \u2014 1019; 1039cc \u2014 1009.Formule sangu:ne: Hém.99; G.R.5050000; GB.7 800; V.G.0,98; neutro 74; éosino 3; baso 1; lympho 21; mono 1.Prothrombine: 100.Glycémie: 1,05.Urée: 0300 le 5-10-49.0,202 le 21-10-49.Protéines tot.: 6.70.Chlore plasma: 3,75.Sodium: 3.27.Potassium : 16,3.Epreuve à l\u2019histamine: re: hypertension artérielle (Phéochromocytome).Consultation en urologie : La fonction rénale est réduite.A la pyélographie endoveineuse, on constate une sécrétion nulle du d'odrast à gauche et une sécrétion très retardée à dro\u2018te.La pyélographie rétrograde montre des reins embryo'ogiques des deux côtés et une malforma- tinn plus marquée à gauche.Opinion: Néphrosel(rose sur des reins embryologiques.(Docteur Jean Charbonneau) 324 Consultation en ophtalmologie : Fundi normaux sauf une légère vaso-constriction des artérioles.(Docteur F.Henry) Electrocardiogramme : 25 octobre 1949.Tracé normal.Diagnostic final: Nanisme rénal.Constatations médicales accessoires: Hypertension artérielle.Traitement médical: Diète hypoazotée.Sédatifs.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Un cas d'hémorragie intra-cérébrale opéré.M.André PARENTEAU Malade âgée de 28 ans enceinte depuis 1 mois \u2014 admise pour céphalée intense, hémiplégie gauche.A l'examen on constate œdème papillaire \u2014 hémiplégie gauche centrale \u2014 raideur de la nuque.Ventriculogramme pratiqué \u2014 liquide sanglant \u2014 système ventriculaire déplacé à gauche \u2014 RX à voir \u2014 Malade opérée \u2014 évacuation énorme hématome sous cortical.Evolution \u2014 régression rapide de l\u2019hémiparésie.- cerry + meen hy = NOUVELLES ASSEMBLÉE À MONTRÉAL DE L'AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS L\u2019American College of Surgeons tiendra à l\u2019hôtel Mont-Royal les 20 et 21 mars 1950, une assemblée régionale très importante.Les séances se tiendront le matin dès 8.30 heures, l\u2019après-midi et le soir.Il y aura présentation de films scientifiques le matin dès le début, puis, à 10 heures, commenceront les conférences.Le lundi matin, les docteurs de Takats, Hans Selye et Alton Ochsner seront au programme, qui sera dirigé par le professeur Gavin Miller.Le mardi matin, les docteurs Little, Elder, Woolhouse, Ackman, Atlee, Claude Bertrand, Lorenzo et Bourne seront au programme.Les séances de l\u2019après-midi seront confiées aux docteurs Falls Van Wyck, Huffman, Mustard, Wilkie et Weir, Michael Mason, Georges Cloutier, Harry Miller, Cattell, Ransom et Reynolds.Le lundi soir, à 8.30 heures, sous la présidence du docteur Lyman Duff, doyen: de McGill, seront données trois conférences par les docteurs G.W.Taylor, Alton Ochsner et A.R.Elvidge.Le déjeuner du lundi midi sera prés:dé par le doyen Edmond Dubé, et celui du mardi, par le docteur Archibald D.Campbell.Le dîner du lundi soir sera consacré à l\u2019étude des activités de l\u2019American College of Surgeons et il sera présidé par le docteur Newell W.Philpott du Royal Victoria Hospital.Le Comité d\u2019organisation comprend les noms du doyen Edmond Dubé, des professeurs Gavin Miller, J.L.S.Browne, R.R.Fitzgerald, Campbell Gardner, Léon Gérin-Lajoie.Newell W.Philpott, de Montréal, et Paul Poliquin, de Québec; les professeurs agrégés Archibald D.Campbell (associate professor), Dudley Ross (associate professor), Harry S.Morton (associate professor) et Charles Lefrançois font aussi partie du comité, ainsi que le docteur Gilbert Turner, directeur médical du Royal Victoria Hospital.Le Comité exécutif de la province de Québec de l\u2019American College of Surgeons est composé comme suit: Président: Newell W.Philpott, Montréal; Secrétaire: Edmond Dubé, Montréal; Conseillers: John A.Macmillan et Harry S.Morton, Montréal, et Paul A.Poliquin, Québec.Le programme suivant a été préparé par un Comité local en coopération avec le directeur de l\u2019A.C.S.Toutes les communications se feront en langue anglaise.Le texte du programme est forcément dans cette langue.Monday, March 20th, 1950 \u2014 8.30 a.m., Medical Motion Pictures: a) Malnutrition in the Hospital Patient; b) Fractures: An Introduction.\u201410.00 a.m., Papers.Professor Gavin Miller \u2014 Presiding.a) Arterial Lesions of the Extremities \u2014 Doctor Géza de Takats, Chicago.b) The General Adaptation Syndrome and the Disease of Adaptation \u2014 Professor Hans Selye Montreal.¢) Venous Thrombosis \u2014 Professor Alton Ochs- ner, New Orleans.\u2014 12.15 p.m., Luncheon.Professor Edmond Dubé \u2014 Presiding.Discussion of morning papers.\u2014 2.00 p.m.Panel Discussions \u2014 Dr.Victor D.Davidson, St.John \u2014 Presiding.a) Caesarean Section \u2014 Moderator: Professor F.H.Falls, Chicago.Collaborators: Professor H.B.Van Wyck, Toronto.Doctor J.W.Huffman, Chicago.b) Jaundice \u2014 Moderator: Dr.R.L.Mustard \u2014 Battle Creek.Collaborators: Dr.A.L.Wilkie, Montreal.Dr.J.F.Weir, Rochester.\u2014 6.00 p.m.Dinnr \u2014 Professor N.W.Philpott \u2014 Presiding.Activities of A.CS.\u2014 Dr.P.R.Hawley, Chicago, Dr.M.T.MacEachern, Chicago, Dr.H.P.Saunders, Chicago, Dr.C.F.Branch, Chicago.\u2014 8.30 p.m., Symposium on Cancer \u2014 Dr.G.Lyman Duff \u2014 Presiding.a) Melanomata \u2014 Dr.G.W.Taylor.Boston.b) Bronchiogenic Carcinoma \u2014 Dr.Alton Ochs- ner.New Orleans.¢) Brain Tumors \u2014 Differential Diagnosis \u2014 Dr.A.R.Elvidge.Montreal.Tuesday, March 21st.\u2014 8.30 a.m., Medical Motion Pictures: - a) Surgical Anatomy of the Femoral Triangle; b) Iniuries of the Peripheral Nerves; c) We speak again.The Rehabilitation of Lar- yngectomized Patients.\u2014 8.30 a.m., Regional Committees on Trauma and Forum on Associated Subjects.a) Treatment of Shock in Trauma; b) Treatment of the Commoner Hand Injuries; ec) Present Day Status of the Treatment of Burns.\u201410.00 a.m., Papers \u2014 Dr Norman H.Gosse, Halifax \u2014 Presiding. 326 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiLetin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 a) Gastric and Intestinal Intubation \u2014 Dr.J.L.Atlee, Lancaster.b) The Management of Acute Head Injuries \u2014 Dr.Claude J.Bertrand, Montreal.¢) Internal Fixation of Fractures of the Upper Femur with Lorenzo Lag Screw, Plate and Lock \u2014 Dr.F.A.Lorenzo, Punxsutawney.d) Recent Advances in Anaesthesia \u2014 Professor W.Bourne, Montreal.-\u201412.15 p.m., Luncheon \u2014 Dr.A.D.Campbell \u2014 Presiding.Discussions of Activities of ACS.\u2014 2.00 p.m., Panel Discussions \u2014 Dr.Angus D.McLachlin, London \u2014 Presiding.a) Surgery of the Hand \u2014 Moderator: Dr.M.L.Mason, Chicago \u2014 Collaborators: Dr.G.E.C'outier, Montreal \u2014 Dr.H.Miller, Allentown.b) Surgical Les'ons of the Stomach \u2014 Moderator: Dr.R.B.Cattell, Boston \u2014 Collahor- ators: Dr.H.K.Ransom, Ann Arbor \u2014 Dr J.T.Reynolds Chicago.è-e ++ LE CONGRÈS INTERNATIONAL DU CANCER Le 5e Congrès International du Cancer se tiendra à Paris, à la Sorbonne, du 15 au 22 juillet 1950.Le président du Congrès est le professeur A.Lacas- sagne et le secrétaire général, le professeur V.Le- Lorier.+ + UN NOUVEL HÔPITAL À ROBERVAL L\u2019édifice qui devait servir de collège à Roberval sera transformé en hôpital et portera le nom de Ste- Elisabeth.Le docteur Fernand Lemelin sera le surintendant du nouvel hôpital.+ + LE DOCTEUR ROGER DUFRESNE, CONFÉRENCIER AUX CHUTES SHAWINIGAN Le docteur Roger Dufresne, professeur titulaire de thérapeutique à l\u2019Université de Montréal, fut le conférencier d\u2019honneur à la séance du 14 février 1950 de la Société M(dicale de Grand\u2019Mère et des Chutes Shawinigan.COURS POSTSCOLAIRES POUR LES CENTRES RURAUX L\u2019Association Médicale Canadienne, division de Québec, a.par son comité composé des docteurs Gordon Copping et Paul Robert, organisé des cours postscolaires pour les centres ruraux.Récemment les docteurs Alan Ross, du Montreal Children\u2019s Memorial et Jacques Gagnon, de l\u2019hôpital de la Miséricorde de Montr\u2018al, se rendirent à Noranda, où ils donnèrent des cliniques aux médecins de la rézion.ee ++ MÉDECINS ET MALADES REFUSENT UNE TUTELLE A l\u2019Académie des sciences morales et politiques, le professeur Portes, président de l\u2019Ordre des médecins, parlant du «consentement du melade à l\u2019ordre médical», a conclu que, dans l\u2019intérêt des malade\u201d, la médecine scciale doit « faire en sorte que les r\u2018alisations administratives n\u2019aboutissent jamais à la m'se en tutelle des malades ct des médecins par des organismes impersonnels.» Le malade doit avoir le libre choix du praticien et celui-ci doit pouvoir conserver son indépendance professionnelle.L\u2019Académie de médecine avait déjà affrmé qu\u2019une intervention médicale ne peut être rendue obligatoire par une décision judiciaire, même dans l\u2019intérêt du malade.+ + RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE GASTRO- ENTÉROLOGIE La Société de Gastro-entérologie a tenu sa séance de février en l\u2019amphithéâtre de l'hônital Notre- Dame, sous la prés\u2018dence du docteur René Rolland.Les ranporteurs éta\u2018ent les docteurs A'bert Jutras et Marcel Longtin qui traitèrent de l\u2019exploration de la fonction cesophago-gastrique.6-6 ++ CAUSERIES SUR L'ARTHRITISME Il y eut, le 8 février 1950, à l\u2019hôtel Windsor de Montréal, un dîner causerie orgarisé par la Société Canadierne de l\u2019arthrite et du rhvmatisme.Le diner était sous la prés\u2018dence de M.Paul Vaillancourt.La causerie fut fa'te par le docteur Henry P.Wright, du Royal Victoria Hospital.A la fin de celle-ci le nouveau président de l\u2019Institvt du rhumatisme, le docteur Roland Dussault de l\u2019Hôtel-Dieu, fut invité à adresser la parole.4 NOUVELLES 327 AIDE AU MÉDECIN DURANT LES MOIS D'ÉTÉ Alertée par la poussée toujours croissante vers la spéc:alisation, l\u2019Association Canadienne des Etudiants en Médecine et des Internes s\u2019est déclarée en faveur du principe de stimuler un intérêt plus grand pour la pratique générale en médecine.L'Association juge que ceci est une question d\u2019éducation et plus spécialement de connaissance plus grande et plus intime de la fonction, du besoin et de la valeur du médecin de famille dans la société.Elle a institué un projet par lequel cette éducation pourrait être transmise aux étudiants en médecine grâce à la coopération des praticiens de médecine générale.Nous exhortons les praticiens de médecine générale à accepter un étudiant en médecine de deuxième ou troisième année (années cliniques) comme apprenti durant les mois d\u2019été.Veuillez écrire au soussigné en donnant vos nom et adresse et les qualifications spéciales que doit avoir l\u2019étudiant si les services de celui-ci sont désirés.Ces renseignements seront transmis aux étudiants des facultés de médecine du Canada.Ils adresseront personnellement leur demande aux médecins qui nous auront écrit.Pour faire suite à la politique de l\u2019A.C.E.M I.et au travail efficace déjà accompli dans ce domaine par nos prédécesseurs, l'Exécutif National de 1949-50 continue le projet d\u2019emploi d\u2019été.La coopération de toute la profession médicale du Canada est essentielle à la réussite de ce projet, c\u2019est pourquoi nous faisons appel à celle-ci afin que le plan soit un succès complet.En instituant ce projet, l'A.C.E.M.I.a pour buts principaux: 1.de stimuler chez les étudiants un plus grand intérêt pour la médecine générale; 2.d\u2019aider l\u2019étudiant en médecine à acquérir une plus grande connaisance pratique de la clinique faite, soit dans les hôpitaux, soit dans le cabinet du praticien de médecine générale ; 3.de fournir à l\u2019étudiant en médecine un moyen de se tenir en rapport intime avec la science médicale durant ses vacances d\u2019été.L\u2019atteinte de ces buts ne sera obtenue que par la collaboration intense des organisations médicales suivantes: a.Les hôpitaux canadiens.\u201c Voilà des éléments très importants dans la formation de l\u2019étudiant en médecine.Conséquemment, nous lançons un appel à ceux-ci dans l\u2019espoir qu\u2019ils favoriseront notre proiet.Les étudiants en médecine sauront apprécier tout travail médiral, fut-ce la clinique ou le laboratoire.b.Les collèges provinciaux des médecins et chirurgiens.Dans chaque province, le Collège des médecins et chirurg:ens se montrerait d\u2019une aide précieuse en fournissant à l\u2019'A.C.E.M.1.le nom des praticiens de médecine générale qui consentiraient à employer un étudiant en médecine durant les vacances d\u2019été.ce.La section des praticiens de l\u2019Association Médicale Canadienne.d.Le Conseil Canadien des Hôpitaux.Il serait fort désirable que chaque association ci- haut mentionnée nous écrive le plus tôt possible afin que nous puissions mettre notre projet en marche.Une publicité adéquate sera faite dans les diverses revues médicales canadiennes en ce qui concerne ce projet.Adressez toute correspondance à: M.Guy Lemieux, Officier national des Relations Extérieures, Le comité national de l\u2019ACE.M I, Faculté de médecine, Université de Montréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal 26.+ + HOMMAGE POSTHUME AU PROFESSEUR EMILE LEGRAND Récemment, la Montreal Neurological Society consacra une partie importante de ses séances à rendre hommage au regretté professeur Emile Legrand.2e ve NOS SOCIÉTÉS DE MÉDECINS Une très importante assemblée de la Fédération des sociétés médicales de la province de Québec a été tenue au Collège des Médecins et Chirurgiens, à Montréal, à laquelle étaient présents les docteurs E.Thibault, président, de Verdun; J-F.-A.Gatien, de Montréal; E.Potvin, de Chicoutimi; R.Major, de Montréal; J.-E.Dorion, de Québec; A.Tétrault, des Trois-Rivières; G.-E.Roy, de Nicolet; .A.Leduc, de Valleyfield; L.-P.Laporte, secrétaire-trésorier, de Montréal, et G.Morin, secrétaire des séances, de Montréal.Le docteur E.Thibault, président, souhaita la bienvenue.La question du bien-être social des ouvriers dans les usines fut de nouveau abordée, avant que la discussion ne s\u2019ouvrit encore une fois sur les certificats de spécialistes, particulièrement sur ce que serait le status des médecins praticiens par rapport aux spécialistes et les possibilités qu\u2019ils auraient de faire hospitaliser leurs patients.Plusieurs sociétés, entre autres la Société médicale de Bellechasse, celles de Montmagny, de L'Islet et 328 de Kamouraska, l\u2019Association médicale de la Gaspé- sie, l\u2019Association médicale de l\u2019Abitibi, l\u2019Association des médecins de l\u2019Est de Montréal et d\u2019autres encore ont envoyé des rapports d\u2019assembl£es.Toutes ces sociétés ont eu des conférenciers, certaines en ont eu deux.Leurs résolutions ont été étudiées à leur juste mérite.+ + SOCIÉTÉ MÉDICALE DE BEAUCE A une réunion de la Société médicale de Beauce, Dorchester et Frontenac, tenue le 12 novembre 1949, sous la présidence du docteur Eugène Fortin, il a été proposé par le docteur L.H.Lessard, approuvé à l\u2019unanimité « que la loi des pensions aux mères nécessiteuses soit amendée dans le sens que voici: 1.\u2014 Que la durée d\u2019incapacité requise pour avoir droit aux bénéfices de cette loi sociale soit diminuée de douze à six mois; 2.\u2014 Que la pension aux mères nécessiteuses soit accordée non pas seulement à celles qui sont affectées d\u2019une incapacité de 100%, ma:s selon une échelle d\u2019incapacité variant de 25% à 100%.» A cette même réunion, il a été proposé par le docteur Lessard et approuvé à l\u2019unanimité, « que les allocations soient établies à $10 par mois, par enfant, quels que soient l\u2019âge et le nombre des enfants jusqu\u2019à la limite d\u2019âge de 16 ans inclusivement ».e-e + ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LA GASPÉSIE À la séance du 11 septembre 1949, il fut proposé par le docteur Benoit Martin, secondé par le docteur G.Lachance, et adopté, que « étant donné que le comté de Bonaventure est en pleine organisation au point de vue hospitalier, l\u2019Association des médecins de la Gaspésie demande au ministère de la Jeunesse et du bien-être social d\u2019accorder une bourse au docteur François St-Laurent pour se spécialiser en radiologie et laboratoire pour le bénéfice de l\u2019hôpital du comté de Bonaventure ».Il fut également proposé par le docteur J.-H.Mac- Donnell, appuyé par le docteur A.St-Laurent et adopté, que: «étant donné que des gardes-malades abusent de leurs prérogatives et font de la pratique médicale au détriment des malades, dans de nombreux cas qui pourraient être prouvés, le cas échéant, l\u2019Association des médecins de la Gaspésie demande qu\u2019une enquête soit faite et qu\u2019on remédie à la situation ».Il fut encore proposé par le docteur J-E.Maguire, appuyé par le docteur J-H.MacDonell et adopté, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.MLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 que: « étant donné la nécessité d\u2019un hôpital dans le comté de Bonaventure, du fait que l\u2019hôpital de Maria ne peut répondre aux besoins du comté, l\u2019Association des médecins de la Gaspésie demande au gouvernement provincial de donner un octroi pour la construction d\u2019un hôpital dans le comté de Bonaventure .» ASSOCIATION MÉDICALE DE L'ABITIBI À l'assemblée du 27 juillet 1949, il est proposé par le docteur J.-A.Leblanc, appuyé par le docteur E.Bourgault: «a) que chaque province soit chargée de l\u2019administration libre du plan de santé fédéral dans son territoire; b) que le corps médical de la province de Québec soit représenté dans le comité chargé d\u2019élaborer le plan d\u2019assurance-santé fédéral; c) que copie de cette résolution soit envoyée au Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec et à la Canadian Medical Association ».À une autre assemblée du 28 août 1949, il fut proposé par le docteur Racine, appuyé par le docteur Rheault, « que l\u2019Association médicale de l\u2019Abitibi réitère sa demande déjà faite à la Fédération, il y a deux ans, à savoir qu\u2019un district électoral soit constitué au sein du collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec et qui comprendrait les médecins du nord-ouest du Québec: soit le Témisca- mingue, Rouyn-Noranda et les comtés Abitibi-Est et Ouest.Il fut enfin, à cette même assemblée, proposé par le docteur Balthazard, appuyé par le docteur Rheault, « qu\u2019aucune garde-malade ne soit admise à pratiquer dans une municipalité organisée ».UN HOMMAGE AU DOCTEUR J.A.JARRY Le docteur J.-A.Jarry, président du conseil d\u2019administration et directeur médical de l\u2019Institut Bru- chési pendant 38 ans, a été l\u2019objet d\u2019une belle manifestation de la part de ses collègues et admirateurs au diner annuel des camps de santé Bruchési, au Club Canadien, sous la présidence du notaire Emile Massicotte, président des camps.Une centaine de convives s\u2019étaient réunis pour rendre un tribut d\u2019hommages et d'appréciation au pionnier de la lutte antituberculeuse dans la métropole et même dans la province.Cofondateur de l\u2019Institut Bruchési, avec son confrère le docteur Eugène Grenier, et fondateur des camps de santé Bruchési, le docteur Jarry a consacré toute une vie à la lutte antituberculeuse. NOUVELLES 329 UNE INTIATIVE DU COMITÉ PROVINCIAL DE DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE Le comité provincial de défense contre la tuberculose a tenu une importante réunion récemment, sous la présidence du docteur Hugh E.Burke, directeur médical du Royal Edward Laurentian Hospital (division de Montréal).Plusieurs projets sont à l\u2019étude depuis octobre et les sous-comités chargés d\u2019en assurer la réalisation ont rapporté progrès.L\u2019un de ces projets, lancé par le docteur Burke, comporte l\u2019institution d\u2019un cours de perfectionnement en tuberculose, le comité agissant ici en étroite coopération avec l\u2019American Trudeau Society.Chaque année, au mois de mai, les phtisiologues les plus éminents d\u2019Amérique sont conviés à Saranac, où leur enseignement attire les spécialistes, jeunes ou moins jeunes, tous ceux qui veulent parfaire ou remettre à point le champ de leurs connaissances.Plusieurs de nos médecins directeurs de sanatoriums ou cliniciens, suivent ces leçons, quelques-uns, comme le docteur Burke et le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie de Montréal, étant même au nombre des conférenciers.On veut faire un pas de plus dans la voie de la collaboration, et Montréal et Québec, alternativement, auront leur cours annuel de perfectionnement qui durera une semaine ou dix jours.Saranac, qui n\u2019est pas tellement éloigné, échangera quelques-uns de ses professeurs avec les nôtres.Chez nous, le cours sera particulièrement adapté aux besoins de la province de Québec et donné en français par nos plus hautes autorités médicales auxquelles s\u2019adjoindront presque chaque jour des phtisiologues de réputation internationale.Ainsi, sans être obligés de séjourner aux Etats-Unis, les cliniciens et les boursiers québecois, de même que les médecins spécialement intéressés à la lutte antituberculeuse, pourront pratiquement bénéficier des mêmes avantages que ceux qui vont à Saranac.En 1950, le cours de perfectionnement aura lieu à Montréal, probablement pendant la première semaine de mai, et en 1951 il sera organisé à Québec.Le sous-comité qui en assume la préparation a pour présidents les docteurs Fernand Hébert, directeur médical de l'hôpital du Sacré-Cœur, et Alphonse L\u2019Espérance, directeur de l\u2019hôpital Laval, les autres membres étant les docteurs B.-C.Bégin, secrétaire de la Société de Phtisiologie de Montréal, Roland Guy, assistant du docteur Frappier à l\u2019Institut de Microbiologie de Montréal, et Paul Cartier, directeur de la clinique industrielle de Thetford-les-Mines.Le programme sera bientôt complété et l\u2019on s\u2019attend à Ce que tous les cliniciens en tuberculose et boursiers de la province, plus un certain nombre de médecins spécialisés, profitent de cette nouvelle et intéressante initiative du comité provincial de défense contre la tuberculose.2e ee LA SEMAINE DU PRATICIEN À L'HÔPITAL DE L'ENFANT-JÉSUS Du 17 au 22 avril prochain, il se tiendra à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec, la « Semaine du Praticien ».Au cours de cette semaine, les praticiens, membres du Bureau médical et les autres, seront invités à prendre part à des « entretiens» et discussions, au lit du malade et dans les salles d\u2019examen, sur des cas de médecine générale, de pédiatrie, de neurologie, d\u2019orthopédie, de chirurgie générale, de gynécologie et de spécialités médicales.Ces entretiens seront complétés par des conférences cliniques et des visites aux laboratoires et aux services d\u2019électro-ra- diologie.Le but de cette «Semaine du Praticien », tel qu\u2019exposé par le président du Bureau médical, le docteur Wilfrid LeBlond, qui en a pris l'initiative, est d\u2019établir un contact plus intime entre le médecin d\u2019hôpital et le praticien, et de maintenir ce dernier au courant des méthodes d\u2019observation, de diagnostic et de traitement appliquées dans un service hospitalier déterminé, ainsi que de l\u2019interprétation des renseignements fournis par les laboratoires et les rayons X.Les nombreuses adhésions données au projet permettent de prévoir une assistance considérable à la « Semaine du Praticien ».ob + CONFÉRENCE DU DOCTEUR ARMAND FRAPPIER À TORONTO Le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène et de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, prononçait récemment une conférence devant l\u2019Académie de médecine de Toronto.Le docteur Frappier parla du changement de conception et de l\u2019introduction d\u2019une arme spécifique dans l\u2019organisation de la lutte contre la tuberculose.Il communiqua, en même temps, les résultats expérimentaux et cliniques des travaux qu\u2019il a poursuivis sur le sujet depuis près de vingt ans, en collaboration avec ses collègues de l\u2019Université de Montréal.des services de santé et de diverses organisations de lutte antituberculeuse, dans toutes les provinces du pays.Le docteur Frappier était aussi invité à visiter divers hôpitaux et organisations de lutte antituberculeuse et à discuter de l\u2019application pratique des nouvelles conceptions, comme le vaccin spécifique, le BCG. 330 LA LIGUE ANTITUBERCULEUSE AGRANDIT SON CHAMP D'ACTION M.C.-O.Monat, président de la Ligue antituberculeuse de Montréal, annonce une nouvelle initiative de cet organisme qui aura pour but de compléter ses services en assurant une plus grande protection aux 200 000 personnes qu\u2019elle examine tous les ans.Ainsi, la ligue s\u2019est assurée les services d\u2019un médecin ra- diolog.ste de grande réputation, en la personne du docteur Louis-Philippe Bélisle, qui agira d\u2018sormais comme médecin-consultant à la lecture des films de tous les cas d\u2019observation dépistés par la ligue.Désormais, la ligue sera en mesure d\u2019avertir toutes les personnes qui peuvent souffrir de maladies pleurales, médiastinales, cardiaques ou de toutes autres infections pulmonaires qui se manifestent sur la radiographie des poumons.Il sera maintenant possible de donner aux médecins industriels de meilleurs renseignements sur l\u2019état des personnes examinées et il en sera évidemment de même pour les m\u2018decins de famille qui voudront se prévaloir des services de la ligue.ve LE DOCTEUR J.-U.FRENETTE NOMME PRÉSIDENT Le docteur J.-U.Frénette vient d\u2019être nommé président du bureau médical de l\u2019hôpital du Sacré- Cœur pour l\u2019année 1950.+ + LE DOCTEUR JULES GILBERT, CONFÉRENCIER À SHERBROOKE L\u2019honorable Albiny Paquette, ministre de la Santé, qui avait été invité à prononcer une conférence lors de l\u2019ouverture officielle de la semaine de santé à Sherbrooke, le 12 février, s\u2019est fait représenter par le docteur Jules Gilbert, professeur en hygiène supérieure à l\u2019Université de Montréal et chef de service au ministère provincial de la Santé.+ + À L'HÔPITAL SAINT-EUSÈBE DE JOLIETTE Le docteur J-E.Forest, de Joliette, vient d\u2019être choisi comme président du bureau médical de l\u2019hôpital St-Eusèbe, par les médecins attachés à cette institution.Le docteur C.-A.Roussin succède au docteur Forest comme vice-prés'\u2018dent, et le docteur René Préville a été réélu secrétaire.DL'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenn A.MLF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 BOURSES OCTROYÉES À CINQ MÉDECINS CANADIENS Cinq médecins canadiens vont pouvoir entreprendre des études avancées sur l'arthrite et autres maladies rhumatismales, grâce à des bourses attribuées par la société canadienne pour la lutte contre l\u2019arthrite et le rhumatisme.Les titulaires de ces premières bourses sont le docteur Joseph Bla.s, de Montréal, le doc- tuer Charles York Brown, de London, Ont.le docteur Rolland Côté, de Roberval, le docteur J.-B.Fenwick, de Winnipeg et le docteur DeGuise Vail- lancourt, de Montréal.Les candidats heureux commenceront, dès juillet 1950, leur stade d\u2019études dans de célèbres établissements de traitement, par exemple, le Royal Infirmary, à Manchester, le West London Hospital, à Londres, le Presbyterian Hospital, à New York, le Massachusetts General Hospital, à Boston, et l'hôpital de l\u2019Université de Pennsylvanie.Chacun de ces hôpitaux a un service de traitement des maladies rhumatismales, doté d\u2019un personnel et d\u2019un matériel spéciaux.+ + SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montr(al tenait une séance, le mercredi 8 février, à 4.30, à l\u2019amphithéâtre de l\u2019Hôtel Dieu, sous la présidence du docteur Paul Bourgeois.Les communications suivantes ont été pré-entées: a) Prolapsus trans-pylorique de la muqueuse gastrique: docteur Edouard Gagnon; b) L\u2019abdomino- périnéale à deux équipes: docteur J.-P.Cholette.LES BOURSES EN MÉDECINE L\u2019an dernier, un jeune docteur tchèque étudiait pendant six mois le fonctionnement des centres d\u2019hématologie des Etats-Unis, afin de se mettre au courant des découvertes les plus récentes dans ce domaine.Maintenant, de retour en Tchécoslovaquie, il applique les connaissances acquises et son pays aura b'entôt un premier centre hématologique, capable d\u2019effectuer des transfusions de sang sur une échelle importante.Un pathologiste hongrois, que la guerre et ses suites avaient isolé des travaux scientifiques internationaux, a pu récemment visiter plusieurs des centres de recherche d\u2019Europe, parmi les plus modernes.À présent, sous sa direction, l\u2019étude de la patholog'e a pris un nouvel essor en Hongrie. NOUVELLES En Grèce, où la tuberculose sévit depuis la guerre et les disettes qu\u2019elle a engendrées, il est devenu essentiel d'instituer des services modernes de dépistage de la maladie.Un Grec, spécialiste des rayons X après un stage dans les centres radiologiques de Suisse et de Suède, collabore maintenant à l\u2019installation d\u2019un laboratoire moderne à Athènes.Ce ne sont là que quelques exemples de ce que peuvent faire pour leur pays les spécialistes des divers domaines de la médecine et de l\u2019hygiène publique.Les voyages et les études à l\u2019étranger, qui leur permettent de se mettre au courant des méthodes les plus modernes de thérapeutique, ne sont devenus possibles que grâce à l\u2019élargissement continuel du programme de bourses d\u2019études institué par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Ce programme commencé en 1947, à titre expérimental, et limité au début à quinze pays secourus par l'UNRA, est à présent ouvert à tous les pays membres de l'OMS.Aujourd\u2019hui.près de 600 médecins, professeurs, infirmières et techniciens de la santé publique, choisis dans 28 pays, ont bénéficié des facilités prévues par le programme; on s\u2019attend à ce que leur nombre augmente dans des proportions importantes au fur et à mesure des demandes de secours de nouveaux pays.Les boursiers de l'OMS sont pour la plupart des savants et des techniciens distingués, riches déjà d\u2019expérience dans leur domaine particulier.De ce fait, non seulement apportent-ils à leurs compatriotes le fruit de leurs connaissances nouvellement acquises, mais encore sont-ils capables, le cas échéant, de contribuer aux recherches effectuées dans les pays dont ils sont les hôtes.Dans les pays dévastés ou sous-développés, le but de L\u2019OMS est avant tout de former un personnel de base de l\u2019hygiène publique et de la médecine, et de créer ainsi le noyau de futurs services autonomes.C\u2019est ainsi que dans l'Inde, où le personnel qualifié fait défaut, des bourses nombreuses ont été accordées pour des études spéciales dans certaines divisions de la médecine et de l\u2019épidémiologie.Un jeune docteur indien se rendra prochainement au Brésil, où il étudiera les méthodes qui ont permis d\u2019éliminer la fièvre jaune en de nombreuses zones d\u2019Amérique du Sud, par la destruction du moustique (stegomya) qui en est le vecteur.Pour porter à son maximum la valeur de ces bourses, l'OMS a conçu un nouveau projet.On comprend clairement de nos jours que tout programme de lutte contre la maladie exige une étroite coordination de l\u2019ensemble des méthodes appliquées; il est donc indispensable de former des équipes spécialisées dans un pays donné, équipes dont tous les membres ont le même but et doivent avoir une formation au moins parallèle.Selon les plans nouveaux de l\u2019OMS, des bourses seront accordées à des groupes spécialisés.dal par exemple dans le domaine de la lutte contre le paludisme.Ces groupes, qui comprendraient des spécialistes du paludisme, des entomologistes et des ingénieurs de la santé, étudieraient ensemble dans les instituts anti-paludiques et dans les pays où la maladie sévit.Ils constitueraient à leur retour dans leur pays des équipes de démonstration très efficaces.+ + SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Lors de sa dernière assemblée régulière, tenue vendredi le 24 février dernier, à l\u2019Hôpital Notre- Dame, la société de Gastro-Entérologie a élu les membres de son exécutif pour l\u2019année 1950.Président: Dr Yves Chaput.ler Vice-président: Dr Paul Letendre.2e Vice-président: Dr Paul-M.Ricard.Trésorier: Dr Roland Gareau.Secrétaire: Dr Jean-Louis Léger.Conseillers: Dr Paul Letondal, Dr Roger Dufresne, Dr Antonio Cantero.| SYMPOSIUM À LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL SUR LES MALFORMATIONS CONGÉNITALES DES VOIES DIGESTIVES DANS LA PREMIÈRE ENFANCE La prochaine séance régulière de la Société de Pédiatrie de Montréal aura lieu le jeudi 30 mars, à 8 heures du soir, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal.Cette séance sera entièrement consacrée à l\u2019étude des acquisitions récentes sur le diagnostic et le traitement des malformations congénitales des voies digestives dans la première enfance.Le sujet sera présenté, sous forme de symposium, de la façon suivante : a) Les malformations congénitales des voies digestives dans la première enfance.Généralités et sémiologie clinique: docteur Gérard Joncas: b) Diagnostic radiologique: docteur Arthur Vallée ; ¢) Traitement chirurgical.Indications et résultats: docteur Lucien Julien.La Société de Pédiatrie de Montréal, dont les séances ont lieu le 1er et le 3ème jeudi de chaque mois, comprend des membres actifs et des membres adhérents.Pour en faire partie, il faut d\u2019abord adresser à la Société une demande écrite accompagnée de son « curriculum vitæ» et être élu à une assemblée régulière.Le secrétaire-trésorier est le docteur Edmond Baril, 301 Carré Saint-Louis.app.1, Montréal. 332 SEANCE CLINIQUE DE LA SOCIETE DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE VERDUN La dernière séance clinique de la Société de Pédiatrie de Montréal, aura lieu le 16 mars, à l'hôpital Général de Verdun, sous la présidence du docteur Paul Letondal.Le programme, essentiellement constitué par des présentations de malades, comportera les communications suivantes: a) Lymphangiome hépatique: docteurs Rémi Ar- chambault, Roger Beaulieu et Ronald Dupuis; b) Lithiase rénale chez un enfant de 9 ans: docteur Noël Laroche; c) À propos d\u2019un cas d\u2019ostéomyélite: docteur Léo Jarry ; d) Un cas d\u2019empoisonnement par l\u2019arsenic: docteurs Rémi Archambault et Guy Girardin; e) Cataracte congénitale: docteurs G-F.Pouliot, W.-H.Tougas et Gustave Dubuc.ee -\u2014-0e LE DOCTEUR DE LA BROQUERIE FORTIER ÉLU MEMBRE CORRESPONDANT-ÉTRAN- GER DE LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE PARIS Les membres de la Société de Pédiatrie de Paris réunis en assemblée générale, le 17 janvier dernier, ont élu membre correspondant-étranger, à l\u2019unanimité des votants, le docteur De la Broquerie Fortier, secrétaire de l\u2019Association des Pédiatres de la Province de Québec, dont la candidature avait été présentée par le docteur Paul Letondal, président-fon- dateur de cette Association et membre correspondant- étranger de la Société de Pédiatrie de Paris.Nos félicitations au docteur De la Broquerie Fortier pour cette haute distinction, si justement méritée.ee ++ L'INSTITUT BRUCHÉSI DE MONTRÉAL INC.STATISTIQUES ANNÉE 1949 Cliniques pulmonaires 1.\u2014 Consultations pulmonaires: 29 337.2.\u2014 Premiers examens: Adultes \u2014 Enfants: 8 427.3.\u2014 Tuberculeux diagnostiqués: 858.4.\u2014 % TBC: 10,18%.Service social 1.\u2014 Familles surveillées: 4 821.2.\u2014 Patients tuberculeux surveillés: 7 647.3.\u2014 Patients nouveaux durant l\u2019année: 858.4.\u2014 Contagieux surveillés: 19 623.d.\u2014 Vaccinations par B.C.G.: 497.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 CONSULTATION GENERALE DE LA CLINIQUE DES MALADIES DU THORAX HOPITAL NOTRE-DAME Le 3 février 1950 Tuberculose pulmonaire: docteurs Gagnon et La- forest.C'ancer du poumon: docteurs F.Duval et R.Lapointe.Diabète et pleurésie enkystée: docteurs R.Rolland, Beauregard et H.St-Pierre.Calcifications de forme rare: docteurs P.Brodeur et F.Jasmin.Cas pour diagnostic: docteurs E.Autotte et P.Brodeur.Le 10 février 1950 Lymphome médiastinal: docteurs J.Prévost et R.Lapointe.Myélome plasmocytaire: docteurs G.Hébert et J.P.M.Ricard.Carcinome bronchique: docteurs E.D.Gagnon et Laforest.Tumeur du médiastin (évolution): docteurs R.Brodeur, A.Mackay et M.Lafortune.Le 17 février 1950 Lympho-sarcome (Métastases médiastinales) : docteur V.Latraverse.Asthme non allergique: docteurs J.Léger et M.Lafortune.Hémoptysie et anévrismes de l\u2019aorte: docteurs À.Mackay et M.Lafortune.C'arcinome bronchique: docteurs E.D.Gagnon et Laforest.LE PROFESSEUR ALBERT-B.SABIN, DE L'UNIVERSITE DE CINCINNATI, HOTE D'HONNEUR DES PÉDIATRES DE MONTRÉAL Le professeur Albert-B.Sabin, du Children\u2019s Hospital Research Foundation et de l\u2019Université de Cincinnati, était l\u2019hôte d\u2019honneur des pédiatres de la métropole canadienne, le mercredi ler février dernier, lors d\u2019une réunion conjointe de « La Société de Pédiatrie de Montréal » et de la Section de Pédiatrie de la « Montreal Medico-Chirurgical Society ».À cette occasion, le docteur Sabin prononça une conférence à l\u2019Université de Montréal sur « Les méthodes récentes de diagnostic de la Toxoplasmose ».On sait la haute valeur scientifique des recherches du professeur Sabin sur cette question et l'importance pratique de la réaction sérologique dont il est l\u2019auteur pour reconnaître précocement cette nouvelle maladie infectieuse. SOCIÉTÉS La réunion était sous la présidence conjointe des docteurs Paul Letondal et Frederick W.Wiglesworth, respectivement présidents de « La Société de Pédiatrie de Montréal» et de la Section de Pédiatrie de la « Montreal Medico-Chirurgical Society ».SÉANCE CLINIQUE DE LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL À L'HÔPITAL PASTEUR Les séances cliniques mensuelles de la Société de Pédiatrie de Montréal, inaugurées cette année en janvier à l\u2019hôpital Sainte-Justine, sous la présidence du docteur Paul Letondal, se poursuivront dans les différentes institutions de la métropole où l\u2019on hospitalise des enfants.Lors de la dernière réunion, qui avait lieu le 16 février à l\u2019hôpital Pasteur, il y eut présentation de malades, -suivie de discussion, et le programme comportait les communications suivantes: a) Mononucléose infectieuse avec test de Bunnell : docteurs Henri Charbonneau et Maurice Saint-Mar- tin; b) Phlegmon diffus de la face: docteur Louis Gauthier; c) Poliomyélite du Labrador à forme bulbo-spi- nale: docteur Joseph Duplessis; d) Syndrome hémorragique: docteur Loyola Leblanc.A l'issue de la séance, le docteur H.McHugh, oto- rhino-laryngologiste du Children\u2019s Memorial Hospital de Montréal, fut invité à présenter un film scientifique, dont il est l\u2019auteur, sur les syndromes laryngés de l\u2019enfance.SYMPOSIUM À LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL SUR L'HÉMATOME SOUS DURAL DES NOURRISSONS La Société de Pédiatrie de Montréal tenait le 2 mars dernier, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal, une séance entièrement consacrée à l\u2019étude de l\u2019hématome sous dural (ou pachiméningite hémorragique) des nourrissons.Les acquisitions récentes sur cette question d\u2019actualité en pédiatrie furent exposées, sous forme de symposium, de la façon suivante: 333 a) Diagnostic clinique et traitement médical: doc- Albert Guilbeault; b) Signes radiologiques: docteur Jean-Louis Léger ; ¢) Traitement chirurgical: docteur Claude Bertrand.+ + SUBVENTIONS À DEUX HÔPITAUX L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce que l\u2019hôpital St.Mary\u2019s de Montréal et l\u2019hôpital St-Joseph de Beauceville-Ouest recevront des subventions au montant de plus de $125 000.Ces subventions les aidèrent à payer les frais occasionnés par l\u2019installation de 135 nouveaux lits.L'hôpital St.Mary\u2019s construit une nouvelle aile de cinq étages pour installer 82 nouveaux lits.A l\u2019achèvement des travaux, l\u2019hôpital pourra contenir 258 lits.La subvention fédérale, pour les fins de construction, sera de $82 000.À l'hôpital Beauceville-Ouest, on fait des réparations et des agrandissements, afin de recevoir un plus grand nombre de patients souffrant de maladies tant aiguës que chroniques.Comme les travaux étaient partiellement achevés au moment de l\u2019inauguration des subventions fédérales pour fins de construction d\u2019hôpitaux, cet hôpital n\u2019a pas droit au plein montant de la subvention.Il n\u2019en recevra pas moins du gouvernement fédéral plus de $43 000.Cet hôpital desservira Certaines régions des comtés de Beauce, de Dorchester et de Frontenac.+ + DEUX HÔPITAUX QUÉBECOIS REÇOIVENT $125 000 Ottawa, 2 février \u2014 L\u2019hon, Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce aujourd\u2019hui que l\u2019hôpital Ste-Marie, de Montréal, et l\u2019hôpital St-Joseph, de Beauceville-ouest (Qué.), recevront des subventions, au montant de $125 000 et plus.Ces subventions les aideront à payer les frais occasionnés par l'installation de 135 nouveaux lits.L'hôpital Ste-Marie, sur l\u2019avenue Lacombe, à Montréal, construit une aile de cinq étages afin d\u2019installer, pour les malades de Montréal et du district, 82 nouveaux lits.A l\u2019achèvement des travaux.l\u2019hôpital pourra contenir 258 lits.La subvention fédérale, pour les fins de construction, sera de $82 000.A T'hopital de Beauceville-ouest, on fait des réparations et des agrandissements afin de recevoir un plus grand nombre de malades, tant aigus que chroniques.Comme les travaux étaient partiellement 334 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 achevés au moment de l'inauguration des subventions fédérales pour fins de construction d\u2019hôpitaux, cet hôpital n\u2019a pas droit au plein montant de la subvention.Il n\u2019en recevra pas moins du Gouvernement fédéral plus de $43 000.Cet hôpital desservira certaines régions des comtés de Beauce, de Dorchester et de Frontenac.BRONCHITE OU TUBERCULOSE Si vous avez une toux fréquente, consultez votre médecin.La recherche des symptômes des maladies du poumons par les moyens modernes permet au médecin de faire un diagnostic plus précis et plus rapide qu\u2019autrefois.Combien de maladies présentent à peu près les mêmes phénomènes; dans les affections du poumon, c\u2019est la toux qui prédomine le plus souvent.Durant l\u2019hiver et pendant les périodes humides de l\u2019automne et du printemps, que d\u2019adultes et d'enfants font entendre une toux déchirante et déprimante, à leur travail et à l\u2019école! Règle générale, ils font une bronchite aiguë qui durera une ou deux semaines, mais si cette toux se prolonge, il y a lieu de s\u2019inquiéter et de penser à une maladie plus grave, comme, par exemple, la tuberculose.Combien de personnes qui, autrefois, ne se croyaient atteintes que d\u2019une bronchite aiguë ou chronique, étaient cependant porteuses d\u2019une lésion tuberculeuse active et semaient la contamination dans leur entourage.Que de grands parents, tousseurs invétérés depuis des années, ont semé des germes de mort parmi des êtres qui leur étaient chers et qu\u2019ils ont conduits au tombeau, faute d\u2019un examen précoce et d\u2019un diagnostic précis.Ne négligeons plus cet aspect si important de l\u2019hygiène et de la prévention: que les personnes, jeunes ou âgées, qui toussent habituellement se présentent au dispensaire antituberculeux ou à la clinique ambulante afin qu\u2019un diagnostic précis détermine la cause de cette toux qui se prolonge.Tant mieux si ce n\u2019est qu\u2019une bronchite, mais encore faut-il qu\u2019elle soit traitée, pour éviter les complications.En outre, la bronchite est souvent grave.Y a-t-il quelque chose de plus désagréable que de voir un enfant fréquenter l\u2019école et semer ses germes autour de lui en ne prenant aucune précaution pour protéger son entourage?Le danger devient plus grave si cet enfant est porteur d\u2019une lésion tuberculeuse.On peut même affirmer que cette négligence devient criminelle si la famille omet de faire examiner cet enfant et ne prend pas les moyens de l\u2019isoler.Il est logique que l\u2019enfant qui tousse beaucoup soit gardé à la maison jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit rétabli.Il y va de l\u2019intérêt de l'enfant d\u2019abord; ses petits compagnons ont le droit élémentaire d\u2019être protégés contre ces germes nocifs.Les hygiènistes du ministère provincial de la Santé, que dirige l\u2019honorable docteur J.-H-A.Paquette, vous invitent à consulter votre médecin de famille ou un spécialiste et à prendre les précautions prescrites.+ + CONGRÈS NATIONAL MEXICAIN DE CHIRURGIE Le Neuvième Congrès National Mexicain de Chirurgie aura lieu à Mexico du 19 au 25 novembre 1950.La question principale inscrite au débat est: « Les problèmes chirurgicaux de l\u2019appareil digestif ».La présentation des travaux ira de pair avec un exhibit considérable de pièces microscopiques, Mma- croscopiques, photographiques en couleur, dessins, radiographies, etc.C\u2019est la première fois qu\u2019un congrès national porte sur la seule question chirurgicale de l\u2019appareil digestif.La plupart des travaux seront présentés en espagnol.Mais il y aura également plusieurs travaux présentés par des sommités américaines de la chirurgie digestive invités au Congrès.PROGRAMME: A.\u2014 L\u2019œsophage : 1.\u2014 Malformations congénitales, fistules.2.\u2014 Diverticules de pulsion.3.\u2014 Néoplasme primitif ou secondaire.4.\u2014 Sténose non néoplasique et autres affections plus rares.B.\u2014 L\u2019estomac : 5.\u2014 Malformations congénitales, hernies diaphragmatiques, hypertrophie du pylore.6.\u2014 L\u2019ulcère gastrique chronique: ses complications, ses récidives.7.\u2014Le néoplasme primitif, autres néoplasmes.Ses récidives.8.\u2014 Gastro-duodénoanastomose; gastrectomie partielle et subtotale.9.\u2014 Gastrectomie totale.Vagectomies.Autres interventions.10.\u2014 Autres lésions rares qui nécessitent la chirurgie.Bezoars, procidence de muqueuse et autres.C.\u2014 Duodénum: 11.\u2014 L\u2019ulcére chronique compliqué: perforation.extériorisation de la niche, sténose.Récidives.12.\u2014 Néoplasme du duodénum.Sténose et obstructions duodénales.D.\u2014 L\u2019intestin grêle: 13.\u2014 Atrésie.Autres malformations; défauts de rotation et ptose.14.\u2014 Lésions inflammatoires: iléites terminales et autres.- aux victimes de L'ARTHRITE RHUMATOÏDE o.PS À iL.& a md grienc® : s à celle D après rése\u201d ep gémoins peu\u201d inje ctions + 1adie usd porat\u201d ave que mutes om utes on no 30 squê s cas dans queld ject orb} 4 Cina mt r articul 15 © ait ?ertai\u201d ire yes gui ent a cide dim\u201d nue Ja 4° bilite ards ertain® corto?1.plus * le à 5 50%Y et on) disp?Fous anière- sap enan\u201d que.Lans Lost yoree a me it de slior® tio 1eV ay 1 49 cas» 20 te.> Lew in) The Lancet asser\u201d œ W FOX ULE Dans une SEULE enpoule : 2.5 mg.d'acétate désoxycorticostérone 500 mg.d\u2019acide as p ique.POSOLOGIE : Une ampoule, par intramusculaire, à renauveler jusqu'à maximum de 2 ampoules par jour. ARTHRO-DOX Composition Chaque ampoule d'ARTHRO-DOX contient 2,5 mg d\u2019acétate de désoxycorticostérone et 500 mg d'acide ascorbique.Caractéristiques Jusqu'ici, les injections d'acétate de désoxycorticostérone ne pouvaient se faire que dans un excipient huileux.Comme d\u2019autre part, I'acide ascorbique est une substance strictement hydrosoluble, l\u2019usage d\u2019ampoules séparées était obligatoire pour la conduite du traitement moderne des arthrites rhumatismales.Ceci présentait, d'abord, l'inconvénient pratique d'exiger deux injections différentes, mais, surtout exposait au danger d'une résorption inégale des deux éléments, compromettant leur interaction indispensable du succès thérapeutique (Loxton et Le Vay 24 décembre 1949).L\u2019ARTHRO-DOX supprime ce désavantage puisque, grâce à un procédé original, il réalise l'association dans la même ampoule des deux substances actives, en solution aqueuse et stable.L'injection d'une seule ampoule d ARTHRO-DOX correspond donc à la double injection signalée dans la littérature.Schéma posologique Les injections doivent être faites dans un muscle.Faites dans un autre tissu, elles risquent d\u2019être moins efficaces, voire inopérantes.Administrer une ampoule par jour pendant les deux premiers jours.Régler ensuite le rythme des injections selon la persistance de l'amélioration obtenue.Dans les cas résistants, l'amélioration peut être lente à se manifester, au point de nécessiter 3 à 5 injections réparties sur une à deux semaines.Présentation Boîte de 6, 12 et 100 ampoules à 5 em: Bibliographie Lewin, E.and Wassen, E.\u2014 The Lancet II/22 : 993 (26 novembre 1949) Kellgren, J.H.\u2014 The Lancet II/24 : 1108 (10 décembre 1949 Le Vay, D.and Loxton, G.E.\u2014 The Lancet II/25 : 1134 (17 déc.1949) Fox, W.W.\u2014 The Lancet II/25 : 1156 (17 décembre 1949) Hartfall, S.J.and Harris, R.\u2014 The Lancet II/26 : 1202 (24 décembre 1949) Douthwaite, A.H.\u2014 The Lancet 11/27 : 1244 (31 décembre 1949) Hart, V.L.and Starer, F.\u2014 The Lancet 11/26 : 1203 (24 décembre 1949 Loxton, G.E.and Le Vay, D.\u2014 The Lancet 11/26 : 1204 (24 déc.1949 Fletcher, E., Lush, B., Buchan, J.F.and Wolff, S.\u2014 The Lancet 1/2 : 9 (14 janvier 1950) Landsberg, M.\u2014 The Lancet I/3 : 134 (21 janvier 1950) Robertson, J.A.\u2014 The Lancet 1/3 : 134 (21 janvier 1950) Nashat, F.\u2014 The Lancet 1/3: 135 (21 Janvier 1950 Fox, W.W.\u2014 The Lancet 1/3: 135 (21 janvier 1950) LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.Montréal 10 A.TT own oe Wr L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XLV efficacité exceptionelle dans un grand nombre d\u2019affections cutanées vulgaires Le Pragmatar est particulièrement ÿ avantageux dans la dermatite séborrhéique, et pour le soin général et l\u2019hygiène du cuir chevelu séborrhéique.| Le Pragmatar occasionne souvent une amélioration frappante des fongosités vulgaires\u2014 méme de \u201cpied d\u2019athléte\u201d.Le Pragmatar est énormément efficace contre les éruptions eczémateuses, surtout celles d\u2019une tendance séborrhéique.Smith Kline & French Inter- American Corporation, \"Montréal 1 P r a g m a ia Y remarquable onguent a base de goudron-soufre-acide salicylique 338 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 15.\u2014 Néoplasme du grêle.Intususception.16.\u2014 Diverticule de Meckel.Autres lésions rares qui nécessitent une intervention du duodénum et du grêle.E.\u2014 Le gros intestin : 17.\u2014 Imperfection de l\u2019anus.Autres anomalies qui nécessitent la chirurgie.18.\u2014 Maladies congénitales et inflammatoires: di- verticuloses, diverticulites.19.\u2014 Lésions inflammatoires: les colites ulcéreuses, T.B.et autres.20.\u2014 Néoplasmes primitifs: adénocarcinome, poli- pose et autres.21.\u2014 Colectomies et colostomies.22.\u2014 Autres lésions rares qui nécessitent une intervention.F.\u2014 L\u2019abdomen en général : 23.\u2014 Le problème de l\u2019abdomen aigu: les perforations, les péritonites, les obstructions.24.\u2014 Fistules secondaires ou communiquant avec le tube digestif.25.\u2014 Masses extra-digestives et intra-abdominales.G.\u2014 Annexes du tube digestif : 26.\u2014 Colangiographie; chirurgie de la vésicule et des voies biliaires.27.\u2014 Abcès sous-phrénique droit et gauche.28.\u2014 Ahcès hépatique.Autres lésions hépatiques.29.\u2014 Pancréas.H.\u2014 30.\u2014 Complications post-opératoires fréquentes en chirurgie du tube digestif, décelables à la radiographie.Hospital Juarez, Mexico, D.F.Pour renseignements: Docteur Jesus Acosta YSAIS.Travaux scientifiques: Docteur Jose Sol CASO.SUBVENTION FÉDÉRALE À UN DISPENSAIRE ANTITUBERCULEUX DE SOREL L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que le Gouvernement fédéral a accepté de payer les frais d\u2019outillages d\u2019un dispensaire permanent de dépistage de la tuberculose, à l\u2019Hôtel-Dieu de Sorel.Ce dispensaire, installé à Sorel, fera partie, dans la province, du programme d\u2019ensemble destiné à la lutte antituberculeuse, et desservira les comtés de Richelieu, de Verchères, de Yamaska et de Nicolet, ainsi que certaines parties des comtés de Lotbinière et de Mégantic.Si l\u2019on veut combattre efficacement la tuberculose, il faut que cette affection soit diagnostiquée dès son début.C\u2019est là, déclare M.Martin, la raison d\u2019être du dispensaire de Sorel.Le coût total de l'outillage de ce dispensaire s\u2019élève à plus de $23 500 et sera imputé sur le montant de plus d\u2019un million de dollars que le Gouvernement a attribué chaque année à la province de Québec dans le but d\u2019éliminer la tuberculose.+ + 70 USINES DE FILTRATION DANS LE QUÉBEC Il existe dans la province de Québec soixante-dix usines de filtration desservant 98 municipalités dont la population globale atteint le million et demi.Par ailleurs, plus de cinq cent mille personnes, habitant quelque cent seize municipalités, bénéficient des services et des avantages de 116 usines de chloration.Tels sont les chiffres compilés réeemment par la division de Génie sanitaire du ministère de la Santé que dirige \u2019honorable J-H.-A.Paquette, md.Aujourd\u2019hui, chacun sait que l\u2019on ne doit pas puiser n\u2019importe où l\u2019eau destinée à la boisson et aux usages culinaires.Aussi s\u2019impose-t-on les plus grands sacrifices pour aller chercher au loin des eaux abondantes et de bonne qualité.L\u2019exécution des travaux requis relève des ingénieurs.Néanmoins, comme le spécifient les traités d\u2019hygiène publique, les hygiénistes ne doivent pas y être étrangers.Dans la province de Québec, la recherche et le captage des eaux, l\u2019épuration, la canalisation et la distribution tombent sous la juridiction du ministère de la santé: tout nouveau projet ou toute modification à une installation existante doit être soumis aux ingénieurs hygiénistes du département et approuvés par le ministre de la Santé.La purifcation des eaux destinées à l\u2019alimentation, comme la pasteurisation du lait, amène la dimuni- tion des taux de mortalité par typhoïde.Dans notre province, ce taux est maintenant de 1,6 par cent mille âmes, alors qu\u2019il n\u2019atteint pas un par cent mille dans les centres bien protégés.Telle devrait être la situation partout.Pareille amélioration sera acquise quand, dans les agglomérations rurales et dans toutes nos familles, on ne boira plus que de l\u2019eau saine, salubre.A cet égard, une étroite collaboration entre les praticiens et le ministère de la santé a d\u2019heureuses conséquences.#\u2014\u2014\u2014\u2014__e L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burrerix AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 XI.VI - ews oo Ton-Gardiaque DILATATEUR DES CORONAIRES \u2014_\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 MALADIE VALVULAIRE \u2014 INSUFFISANCE DU MYOCARDE ANGINE DE POITRINE \u2014 HYPERTENSION ARTÉRIELLE CŒUR DE LA CINQUANTAINE \u2014 TROUBLES VASOMOTEURS DES EXTRÉMITÉS AUCUNE TOXICITÉ AUCUNE ACCUMULATION AMPOULES 2 ET 5 CC CAPSULES \u2014_\u2014 ofp Ih ANGLO - FRENCH DRUG CIE LTÉE i | 209 EST, SAINTE-CATHERINE - - MONTRÉAL 340 COURS DE PERFECTIONNEMENT DE GASTRO-ENTÉROLOGIE DE L'HÔPITAL TENON par MM.P.HILLEMAND et R.CATTAN Médecins de l'Hôpital Tenon Lundi le 22 mai 1950 9 heures.\u2014 Docteur Hillemand: Etat actuel du traitement des cancers de l\u2019œsophage.10 heures.\u2014 Docteur Viguié: Présentation d\u2019observations avec clichés.11 heures.\u2014 Docteur Hillemand: Les dyskinésies cesophagiennes.15 heures.\u2014 Docteur Hillemand: Résultats éloignés des traitements des mégacesophages.16 heures.\u2014 Docteur Gilbrin: Présentation d\u2019observations avec clichés.17 heures.\u2014 Docteur Cattan: Théories nouvelles sur la pathogénie des ulcères gastro-duodénaux et leurs applications en thérapeutique.Mardi 23 mai 1950 9 heures.\u2014 Docteur Hillemand: Le traitement médical des ulcères gastro-duodénaux.10 heures.\u2014 Docteur Gilbrin: Présentation d\u2019observations avec clichés.11 heures.\u2014 Docteur Hillemand: Les ulcères peptiques post-opératoires.15 heures.\u2014 Docteur C'attan: Les résultats de la gastrectomie pour ulcère.16 heures.\u2014 Docteur Carasso: Présentation d\u2019observations avec clichés.17 heures.\u2014 Docteur Gilbrin: Les ampullomes vatériens et les suites de la duodénopancréatectomie.Mercredi 24 mai 1950 9 heures.\u2014 Docteur Carasso: Discussions récentes sur le début et l\u2019évolution du cancer gastrique.10 heures.\u2014 Docteur Viguié: Présentation d\u2019observations avec clichés.11 heures.\u2014 Docteur Cattan: Le traitement des hémorragies digestives.15 heures.\u2014 Docteur Eudel: Acquisitions récentes dans le traitement des occlusions aiguës.16 heures à 18 heures.\u2014 Docteur Eudel: Aspiration digestive et ses applications en thérapeutique.Exposé suivi d\u2019une démonstration pratique d\u2019intubation du grêle.Jeudi 25 mai 1950 9 heures.\u2014 Docteur Cattan: Le traitement des colites parasitaires chroniques.10 heures.\u2014 Docteur Viguié: Présentation d\u2019observations avec clichés.11 heures.\u2014 Docteur Hillemand: Etat actuel des traitements des cancers anaux et rectaux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 15 heures.\u2014 Docteur Viguié: Traitements actuels des suppurations anales et périrectales.16 heures.\u2014 Docteur Frumusan: Présentation d'observations avec clichés.17 heures.\u2014 Docteur Frumusan : Les antibiotiques en gastro-entérologie.Vendredi 26 mai 1950 9 heures.\u2014 Docteur Cattan: La rectocolite hémorragique.10 heures.\u2014 Docteur Gilbrin: Présentation d'observations avec clichés.11 heures.\u2014 Docteur Cattan: Psychisme et troubles digestifs.15 heures à 18 heures.\u2014 Docteur Bensaude: Traitement des prolapsus hémorroïdaires, des fissures et fistules anales.Exposé suivi d\u2019interventions.Samedi 27 mai 1950 À partir de 9 heures des exposés d\u2019une demi-heure seront faits sur les sujets demandés par les auditeurs du cours.Outre chaque matin à 8 heures 15, les Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi le Docteur G.Brulé fera par petits groupes des démonstrations de gastroscopie.Un voyage d\u2019étude à Vichy et à Châtelguyon est prévu à la fin du cours: Départ Samedi 27, retour Lundi 29 Mai.Les conditions spéciales d\u2019admission seront communiquées au moment de leur inscription aux auditeurs qui désireront y participer.Le droit d\u2019inscription pour le Cours est de 2000 francs.S'inscrire auprès du Docteur VIGUIÉ, Laboratoire Marcel-Brulé, Hôpital Tenon, 4, rue de la Chine, Paris (XXe).+ + SERVICE DE SOINS AU MALADES Initiative particulièrement recommandable, puis- qu\u2019elle facilite la tâche du médecin, tout en assurant les meilleurs soins, à domicile, aux malades.Il nous fait plaisir d\u2019annoncer l'inauguration d\u2019un nouveau service, à domicile, de soins aux malades.Ce service, qui fonctionne jour et nuit, sept jours par semaine, a été approuvé et est hautement recommandé par les autorités médicales.Il assure les services, en tout temps, de gardes-malades diplômées et d\u2019ai- des-bébés, reconnues pour leur compétence, leur ponctualité, leur honnêteté.Organisé, puis mis en opération sous le patronage de médecins distingués, ce nouveau service est, en Wasson, Bot ere L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuiemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XLVII Dans l'hypertension FORMULE: Chaque tablette contient: Veratrum Viride (titré biologiquement) 3 Unités Craw, Nitrite de Soude, 1 gr., Phénobarbital, V4 gr.ACTION: I! est aujourd\u2019hui prouvé que le Veratrum Viride administré oralement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.Le Veratrum Viride produit un effet plus constant et de plus longue durée.(Dr.Edouard D.Freis, Medical Clinic of North America, Boston, numéro septembre 1948).La vaso-dilatation neurogénique, observée en premier lieu par Wilson & Smith, relativement à l\u2019action du Veratrum Viride, est d\u2019un avantage considérable dans le traitement de l'hypertension.POSOLOGIE: Administrer une tablette 2 heures après chaque repas durant la première semaine.Augmenter ou diminuer la dose selon la réaction du patient.Documentation et échantillon envoyés aux médecins sur demande.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.AR EFFETS THERAPEUTIQUES DES TABLETTES ANABILE-CHO (Chobile) kb Acide cholique | Acide déhydro- (CHOBILE) cholique 1 L'acide déhydrocholique augmente la fraction aqueuse de la bile et nettoie les canaux biliaires.Les sels biliaires naturels contenus dans les tablettes ANABILE-CHO augmentent la concentration de sels biliaires.Du petit intestin 90% des sels biliaires purifiés et de 15% à 50% de l\u2019acide déhydrocholique sont récupérés et retournent ensuite au foie par la veine porte.Les sels biliaires naturels émulsionnent les graisses, facilitent la digestion et maintiennent l'équilibre aqueux du côlon par osmose.crn & WN Les tablettes ANABILE-CHO augmentent la sécrétion biliaire, empêchent le dépôt de cholestérol, combattent la stase biliaire et préviennent l'infection.DOCUMENTATION ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS SUR DEMANDE Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q._\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\"_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014_\u2014_nm_\u2014_\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\" 342 somme, un complément à la profession médicale.Il offre: 1) Visites à domicile de gardes-malades diplômées, aptes à donner tous traitements et soins requis (toilette, lavements, injections, douches, pansements, etc.), ou encore à préparer la patiente et assister le médecin dans les cas d\u2019accouchement ; 2) Visites à domicile d\u2019aides-bébés, aptes à faire la toilette du bébé et à stériliser et préparer les biberons pour la journée.Les tarifs sont les suivants: gardes-malades, $1.50 de la visite (1 heure ou moins), et $6.00 dans les cas d\u2019accouchement; aide-bébé, $1.50 de l'heure.Pour tous autres renseignements, on est prié de communiquer avec Mme R.Gagnon, TAlon 2254.+ + SUBVENTIONS AU QUÉBEC POUR LA FORMATION EN HYGIÈNE PUBLIQUE L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que, grâce à l\u2019aide accordée par les subventions du programme fédéral d'hygiène, 19 instituteurs de Montréal et de la région, 10 infirmières, 4 inspecteurs d\u2019hygiène et deux vétérinaires venant des villes et des unités sanitaires de toute la province de Québec, reçoivent un supplément de formation en hygiène publique.M.Martin fait remarquer qu\u2019on a constaté, au moment où on étudiait le plan fédéral d\u2019hygiène, qu\u2019il faudrait, afin de pourvoir de personnel les nouveaux services, un nombre beaucoup plus grand d\u2019excellents spécialistes.C\u2019est pourquoi un montant annuel de $500 000 est destiné à aider les personnes qui désirent compléter leur formation dans quelque domaine de l\u2019hygiène publique.Les cours que les instituteurs suivront à l\u2019Ecole d'hygiène de l\u2019Université de Montréal aideront ceux- ci à enseigner l\u2019hygiène dans leurs écoles.Dix-sept de ces instituteurs sont de Montréal; il y en a un de Verdun et un de Lachine.M.Martin déclare que ce projet est de première importance, bien que la subvention accordée soit assez peu élevée: c\u2019est que des instituteurs bien au courant des principes de l\u2019hygiène et de l\u2019enseignement de l\u2019hygiène peuvent exercer une grande et durable influence sur la vie de leurs élèves.Dix infirmières des unités provinciales suivent un cours d\u2019un an à la même Ecole d\u2019hygiène, dans le but d\u2019obtenir un diplôme en hygiène publiaue.Ces infirmières viennent de Québec, de Rivière-du-Loup, ainsi que des unités sanitaires suivantes: Kamouraska- T\u2019Islet, Charlevoix-Saguenay.Lévis, Deux-Montagnes, Laval.St-Hyacinthe-Rouville.Maskinongé.Joliette.Les cours que suivent les deux vétérinaires et les quatre inspecteurs d\u2019hygiène sont également donnés L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin AMLFC \u2014 Montréal, mars 1950 à l\u2019Université de Montréal et durent 3 mois et demi.Ces six fonctionnaires du ministère provinçial de la Santé reprendront ensuite leurs fonctions à L\u2019Epi- phanie, à Trois-Rivières, à Drummondville, et aux unités sanitaires des comtés de Laval, Berthier et Rouyn-Noranda.On prévoit aussi l\u2019octroi de fonds, ajoute M.Martin, pour l\u2019achat de matériel d'enseignement visuel, destiné à l\u2019hôpital Pasteur, de Montréal.Cet hôpital accueille des infirmières de plusieurs écoles de formation, afin de les initier à la lutte contre les affections contagieuses.Le programme d\u2019énseignement bénéficiera du nouveau matériel.Le coût de ces projets s\u2019élèvera, au cours du pré- J | sent exercice financier, à environ $16 400.+ + PLUS DE ONZE CENTS CAS DE MALADIES INFECTIEUSES EN DÉCEMBRE C\u2019est pendant l'adolescence que, trop souvent, se décident la cause et l\u2019heure de la mort des individus.Jeunes gens, voulez-vous vivre vieux?Adoptez, dès aujourd\u2019hui, les habitudes conformes à l\u2019hygiène et prenez les mesures nécessaires pour vous mettre à l\u2019abri des maladies infectieuses.Il y en a trop dans notre province.Pendant le mois de décembre, on a déclaré 481 cas de maladies contagieuses et on en a dépisté 697.Par suite de ceci, il a fallu examiner 9655 contagieux et cas suspects, visiter 627 écoles et conduire 145 enquêtes épidémiologiques.Ces maladies ne sont pas toujours mortelles, mais trop fréquemment elles laissent dans l\u2019organisme des lésions permanentes dont l\u2019influence sur la durée de la vie et sur l\u2019état ultérieur de la santé sont d\u2019une importance déterminante.L\u2019une des caractéristiques communes aux diverses maladies infectieuses, c\u2019est qu\u2019elles engendrent souvent des séquelles permanentes: ces séquelles, disent les hygiénistes, sont les cicatrices des organes.Un organe lésé, ajoutent-ils, ne se répare pas, tout comme un membre coupé ne repousse pas: l\u2019infirmité pour être moins visible n\u2019en est pas moins réelle.183 CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES AU COURS DE DÉCEMBRE D\u2019après le dernier rapport des unités sanitaires de la Province, il appert que, durant le mois de décembre, les cliniciens du ministère de la Santé ont tenu 183 cliniques antituberculeuses au cours desquelles ils ont examiné 5 199 personnes.Par ailleurs, ils ont pro- SCILEXOL | E.B.S.Each fluid ounce represents: amonium Chloride - 16 grs: | Le Scilexol E.B.S.contient Chloroform.00 | gms des expectorants qui Syrup gorecyenic DIL BP.4 2 ae - - ; dégagent les voies up Tolu 0-10 PER ose: One to two teaspoonfals \" Peated every four hours until relie® An Efficient Expectorant: espiratory Sedative and Anodyne- Control D-31842 respiratoires de leurs sécrétions, et facilitent leur élimination.Les spasmes de la toux seront vite enrayés si on associe au Scilexol E.B.S.les sédatifs suivants.* 1 Codéine.1 gr.par once | 2 Methadon.\u2019.10 Mg.par once ma 3 Teinture d\u2019opium camphrée 80 min.par once THE [EP Suurriewonra CHEMICAL CO.LTD.TORONTO, CANADA Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.Q.\u2014 M.A.A.Summers, Morrisburg, Ont.M.J.L.Vallerand, 1055, Mont St-Denis, Wolfesfield Park, P.Q.M.Léon Viens, 9510, rue Saint-Hubert, Montréal, P.Q.\u2014 M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. 344 « cédé à 4009 épreuves à la tuberculine et fait 1293 visites à domicile.C\u2019est dire qu\u2019ils continuent d\u2019exercer une surveillance étroite dans ce domaine.La tuberculose prise à temps se guérit.Chacun doit donc profitre des cliniques antituberculeuses du ministère provincial de la Santé afin de pouvoir, s\u2019il y a lieu, bénéficier d\u2019une cure hâtive.+ + ÉVITEZ LES MALADIES ÉVITABLES 33 070 EXAMENS D'ENFANTS EN DÉCEMBRE Il est parfaitement établi aujourd\u2019hui que, grâce aux découvertes de la science et à la pratique de l\u2019hygiène, la plupart des maladies contagieuses sont évitables et cependant la diphtérie fait encore des victimes dans le Québec (569 cas en 1948), de même que la typhoïde (370 cas en 1948) et la tuberculose.Il y en a encore beaucoup trop.Que l\u2019on profite mieux des avantages qu\u2019offrent à la population les unités sanitaires et l\u2019on verra bientôt baisser les taux de mortalité et de morbidité.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 Dans ce domaine, rien n\u2019est plus important que de donner aux générations qui commencent une formation physique parfaite.Les hygiénistes nous affirment que cette période de la croissance est particulièrement périlleuse pour la santé.Il est donc urgent de prendre les mesures propres à les prémunir contre ces maladies, ce qui constitue en même temps une précaution essentielle contre les séquelles qu\u2019elles comportent.L\u2019unité sanitaire de votre comté met à votre disposition toutes les mesures préventives que la science a découvertes et mises au point.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours du mois de décembre 4 357 enfants ont bénéficié de l\u2019immunisation antidiphtérique complétée et 2 148 de l\u2019immunisation de rappel.En outre, dans les cliniques de puériculture et durant les visites à domicile, les hygiénistes ont conduit 33 070 examens de nourrissons et d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire.Il faut que tous les parents profitent de ces cliniques et fassent surveiller la santé et la croissance de leurs enfants, s\u2019il y a lieu, qu\u2019ils les conduisent à leur médecin de famille.C\u2019est à lui seul qu\u2019incombe le devoir de donner des traitements.En suivant les prescriptions de l\u2019hygiène et de la médecine préventive, les mamans d\u2019aujourd\u2019hui prépareront des hommes robustes pour demain. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 XLIX Nouveau Traitement Scientifique pour les ULCERES GASTRIQUES et DUODENAUX VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées à base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base et d\u2019INTESTIN GRÊLE.RÊLE, éparé i , .c E, préparés de diverses Suite des résumés des communications préparés de diverses méthodes méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bâle) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden.L\u2019accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d\u2019ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d\u2019ulcères duodénaux, la niche, après le traitement, avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixièmes des cas et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux au traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BALE.SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027.AVENUE DU COLLEGE McCILL - MONTRÉAL REVUE DES LIVRES Les Cahiers de l'Hôtel-Dieu de Québec.\u2014 Edition 1948.Pour la troisième fois nous accusons réception des Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Comme pour les années passées, cette dernière livraison est volumineuse, instructive et élégamment présentée.Les éloges que nous adressions aux révérendes Sœurs Augustines et aux médecins de l\u2019Institution ne peuvent qu\u2019être réitérées une fois de plus.Nous ajoutons que les travaux présentés dans ces Cahiers sont excellemment rédigés et bâtis avec une belle érudition.Plusieurs d\u2019entre eux, ayant fait l\u2019objet d\u2019une communication à la Société des hôpitaux universitaires de Québec, sont complétés d\u2019une discussion qui les rend encore plus vivants et donne plus d\u2019attrait à leur lecture.Egalement les comptes rendus des réunions scientifiques du Bureau médical reproduits à la fin des Cahiers constituent une intiative très heureuse et une prise de connaissance agréable et d\u2019une utilité très pratique.Nous espérons que ce geste sera continu et même amplifié dans l\u2019avenir.Nous avons toujours pensé que les communications à caractère clinique aux Sociétés cffrent la matière d\u2019enseignement la plus profitable aux cliniciens et aux praticiens et la plus facilement acceptée d\u2019eux.Que de matériel précieux perdu dans l\u2019atmosphère sérieuse et en même temps palpitante de nos salles de réunion quand ne sont pas publiés, comme il arrive malheureusement en majeure partie, pour le bénéfice de nos médecins les rapports des réunions scientifiques de nos bureaux médicaux et de certaines de nos sociétés médicales! Cette lacune ou plutôt cette omission devrait être rectifiée; tous y gagneraient et nos journaux médicaux pourraient offrir à leurs lecteurs un enseignement pratique, privé de tout dogmatisme et immédiatement appli- + + cable, parce que découlant directement de l\u2019observation objective des malades.Les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu, comme ceux de quelques autres hôpitaux universitaires, ont bien compris la grande valeur de cet enseignement et nous ne pouvons que les en féliciter.Pour notre part, rien ne vaut, en intérêt et en primauté d\u2019instruction, la lecture d\u2019observations bien ordonnées, rédigées dans une langue simple et limpide et présentant les faits et les notions selon le plan chronologique et l\u2019ordonnance des cogitations du clinicien lui- même, en présence du problème pathologique qu'il veut résoudre.Cela est de la bonne méthode d'analyse et de synthèse, cela est l\u2019unique procédé qui puisse rappeler sans cesse la direction que doit prendre l\u2019esprit pour en arriver aux conclusions diagnostique et thérapeutique appropriées.La discussion qui suit opère des ouvertures sur certaines inconnues; apporte des suggestions et constitue une profitable consultation.Nous pourrions ajouter beaucoup plus à ces quelques réflexions en marge des Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu.Nous ne pouvons mieux résumer notre pensée qu\u2019en félicitant une fois de plus l\u2019Hôtel-Dieu de sa très fructueuse contribution à notre médecine canadienne-française.Roma AMYOT.Jean POIRIER, ancien secrétaire général du Centre Homœopathique de France.Traitement homœopathique des maladies du cœur.Un volume de 128 pages.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1949.Pas de phrases inutiles; des faits probants, des indications scrupuleusement vérifiées des remèdes homœopathiques habituellement usités.Jean Poirier n\u2019a pas cherché à faire étalage de sa science, à présenter une question d\u2019agrégation dont la complexité eût effravé les nouveaux adeptes de l\u2019'Homæopathie.Son seul L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Un produit nouveau Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE sont composés de vinbarbital Delvinal, 30 mg.(V2 grain), un sédatif dont l\u2019action est d\u2019une durée modérée, quasi dépourvu d\u2019effets secondaires; de rætzne, 20 mg.(% de grain), ayant la propriété de diminuer la fragilité capillaire; et d\u2019hexanitrate de mannitol, 15 mg.(YA de grain), agent hypotenseur remarquablement efficace en raison de son action progressive prolongée.Les Comprimés STOLIC FORTE renferment 30 mg.(A grain) d'hexanitrate de mannitol.Dans l'hypertension Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE sont indiqués pour le soulagement de l\u2019hypertension essentielle, l\u2019unedes affections qui se rencontrent le plus fréquemment en pratique médicale, et que l\u2019on considère comme l\u2019une des plus | grandes causes de déces.Action therapeutique Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE abaissent la tension artérielle d\u2019environ 33 mm.de mercure pendant une période de 4 à 6 heures.La chute de la tension artérielle commence à se faire sentir de 15 à 30 minutes après l\u2019administration et atteint son maximum au bout de deux heures et demie à trois heures.En outre, on note une diminution de la fragilité capillaire anormale, souvent associée à l'hypertension; l\u2019appréhension fait place à un calme bienfaisant, égalisant les fluctuations émotives de la pression sanguine.Présentation: flacons de 100 et 1,000 comprimés, enrobés de sucre Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario.> TOLIC et STOLIC FORTE Comprimés d\u2019hexanitrate de mannitol, de rutine et de vinbarbital Delvinal ! mr 200 6 348 souci a été d\u2019être clair et de leur apporter le secours inestimable de son expérience de vieux praticien.Trop souvent, hélas, on nie l\u2019efficacité du remède homœopathique dans les affections cardiaques.En réalité, souvent les remèdes sont mal appliqués et les indications précieuses ne sont pas retenues.Poirier s\u2019est attaché à les mettre en valeur, d\u2019une façon remarquable par la précision et la clarté.M.DARGENT, chirurgien du Centre anticancéreux; M.GIGNOUX, oto-rhino-laryngologiste des Hôpitaux, et J.GAILLARD, chef de clinique O.R.L.à la Faculté.\u2014 Le traitement des tumeurs malignes primitives du maxillaire supérieur.Préface des professeurs L.Bérard et J.Rebattu.Un volume de 216 pages, avec 39 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Ce travail est basé sur 207 observations réalisées dans le Centre anticancéreux et la clinique oto-rhino-laryngologique de Lyon.Les auteurs ont pu ainsi juger de la valeur des différentes techniques: interventions classiques de médecine opératoire, interventions partielles, traitements radiothérapiques purs, etc.Les auteurs ont retrouvé la plupart des malades traités depuis 1923.Ils ont ajouté leurs observations personnelles à celles de leurs devanciers; se trouvant ainsi à même de juger sur une statistique d\u2019ensemble des possibilités, des insuffisances, des écueils de méthodes souvent pratiquées par routine, ils ont fait la synthèse des données fournies par la clinique, les premières \u2018interprétations radiographiques, l\u2019examen des pièces opératoires et les faits d\u2019évolution.Bien qu\u2019il ait essentiellement pour objet les résultats thérapeutiques obtenus par l\u2019association chirurgie et radiothérapie, l\u2019ouvrage permet de plus de dégager des données cliniques particulièrement intéressantes.Divisions de l\u2019ouvrage Rappel anatomique.Données anatomo-patholo- giques.Données étiologiques et modes de début.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurens AMLFOC.\u2014 Montréal, mars 1950 Evolution anatomo-clinique.Les éléments du diagnostic.Les méthodes thérapeutiques.Les résultats thérapeutiques.Indications thérapeutiques.Observations.Conclusions.René LERICHE, professeur au Collège de France.\u2014 La chirurgie de la douleur.3e édition refondue.Un volume de 472 pages.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Peu de livres ont provoqué autant d\u2019intérêt dans le monde scientifique et médical que celui-ci lorsqu\u2019il parut pour la première fois en 1936.L\u2019Auteur y montrait ce qu\u2019est la douleur physique, ce que sont ses conditions d\u2019apparition, comment on peut empêcher certains hommes de souffrir.C\u2019est, en somme, la position physiologique et philosophique du problème de la douleur, tel que le voit un chirur- glen.La seconde édition, publiée pendant la guerre, avait déjà été tres modifiée, I\u2019Auteur ayant tenu compte des travaux que son ouvrage avait suscités ainsi que des idées nouvelles.De cette troisième édition, le Professeur Leriche a fait un livre nouveau.Il ne fait plus porter son effort principal sur la physiologie pathologique, mais insiste sur l'étude des sensibilités tissulaires.Il a cherché à montrer comment on passe de la sensibilité réflexogène inconsciente, qui est celle de la vie physiologique, à la sensibilité consciente et douloureuse, qui est celle de la vie pathologique.Sont aussi étudiées certaines questions de pathologie régionale, telles que les douleurs de l\u2019épaule, du bras et du dos, questions qui avaient été laissées de côté lors des précédentes éditions.Divisions de l'ouvrage Le problème de la douleur devant l\u2019analyse chirurgicale.\u2014 Des conditions physiologiques de la dou- leur-maladie.Des règles générales de la chirurgie de la douleur.\u2014 De la douleur comme objet de connaissance.\u2014 Des relations du psychisme, de la vie affective et de la douleur.\u2014 Douleurs cutanées.Cicatrices douloureuses.Prurit.Radiodermites.Scté- rodermie.\u2014 Douleurs artérielles et douleurs par vasomotricité troublée.\u2014 Les douleurs osseuses.\u2014 Hoy £0 Sed .k\u20ac \\ .»§- \u20ac v = } £0 x 3 4 By ça | vi - b # gl dé ; f we = AIT NÉ aude sry | JR i M s wR (he Zz à 4 se 5 tu\" La = «+ Hi 1% Prépa rée par ° Distributeurs \u2018exclusifs i Canada: £3 LES LABORATOI RES SPARTOL, PARIS, France HERDT & CHARTON, INC.- Montréal ; a ; { hE mins rR 350 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Les douleurs articulaires \u2014 De la douleur par atteinte des troncs nerveux.\u2014 Les douleurs des amputés.\u2014 La causalgie, sa signification, son traitement.\u2014 Des algies diffusantes postraumatiques.\u2014 Névralgies du trijumeau, douleurs de la face et du crâne.Douleurs du thorax.\u2014 De la douleur dans l\u2019angine de poitrine.\u2014 Le problème de la douleur viscérale.\u2014 De la douleur des cancers inopérables ou récidivés.André SOULAS (de Paris) et Pierre MOU- NIER-KUHN (de Lyon).\u2014 Bronchologie: Technique endoscopique et pathologie trachéo-bronchique.Préface du professeur Chevalier Jackson; avant-propos du Dr Robert Monod.Un volume de 654 pages, avec 304 figures et 24 planches en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Parmi les innombrables acquisitions qui, depuis cinquante ans, ont bouleversé la médecine telle que l\u2019avaient édifiée les grands cliniciens du XIXe siècle, la bronchoscopie mérite une place de choix.Elle n\u2019est pas en effet qu\u2019une instrumentation nouvelle, mais aussi, et bien plus, la base technique d\u2019une discipline médicale digne de prendre rang parmi ses aînées: la bronchologie.Grâce à la bronchoscopie, de médiate, d\u2019audible ou de visuelle à distance, la connaissance des lésions est devenue directe.Les bruits anormaux, les images perçues à distance ont fait place à des visions directes, à des contacts permettant d\u2019appréhender les lébions elles-mêmes par l\u2019intérieur et non plus d\u2019interpréter leur projection à l\u2019extérieur.S\u2019enfonçant de plus en plus profondément dans les voies aériennes illuminées, le bronchoscope a apporté sur l\u2019anatomie et la distribution des bronches, des notions nouvelles et d\u2019une grande portée pratique; il a permis de découvrir des lésions à leur extrême début et a ainsi ouvert un chapitre nouveau de la pathologie respiratoire, celui des affections des voies tra- chéo-bronchiques, qui occupent dans la pathologie pleuro-pulmonaire une place essentielle.Ainsi, la bronchoscopie est-elle devenue au- jourd\u2019hui l\u2019auxiliaire indispensable du médecin pneumologue, au même titre que la radioscopie.L\u2019expansion qu\u2019a prise cette nouvelle spécialité justifiait que la masse des notions acquises, encore éparses, soient réunies dans un ou-' vrage d\u2019ensemble qui manquait jusqu\u2019à ce jour.L\u2019ouvrage des docteurs Soulas et Mounier- Kuhn, qui fait cette mise au point, constitue d\u2019abord, en même temps qu\u2019une base en littérature médicale générale, un précis complet pour le spécialiste.Ce dernier y trouvera d\u2019excellentes et très nombreuses illustrations schématiques d\u2019une technique claire et facile à suivre, et des vues endoscopiques en couleurs qui le familiariseront avec les divers aspects qu\u2019il aura l\u2019occasion de rencontrer.Tout praticien, qu\u2019il fasse lui-même ou non les bronchoscopies de ses propres patients, aura recours à l\u2019ouvrage pour les nombreuses observations et données cliniques qu\u2019il contient.Il n\u2019est pas jusqu\u2019à l\u2019étudiant qui ne doive s\u2019y reporter pour apprendre d\u2019importants principes de pratique médicale et chirurgicale.Divisions de l'ouvrage Anatomie.\u2014 Topographie et nomenclature bronchiques et pulmonaires.\u2014 Instrumentation et organisation matérielle.\u2014 Technique.\u2014 Exploration endo-bronchique.\u2014 La bronchographie lipiodolée.Technique et interprétation.\u2014 Incidents et accidents au cours de la bronchoscopie.\u2014 Le syndrome bronchique.\u2014 Troubles fonctionnels du système bronchique principal.\u2014 Corps étrangers des voies resp1- ratoires.Larynx, trachée, bronches.\u2014 Hémorragies trachéo-bronchiques.\u2014 Trachéite hémorragique.\u2014 Trachéites et bronchites.Broncho-pneumopathies non suppurées.Asthme.Bronchites allergiques.\u2014 Tuberculose trachéo-bronchique.\u2014 Tumeurs trachéo- bronchiques.\u2014 Syphilis trachéo-bronchique.\u2014 Les suppurations broncho-pulmonaires.\u2014 Traumatismes, déviations, compressions, fistules et communications trachéo-ou broncho-viscérales, malformations et anomalies.\u2014 La bronchoscopie et la chirurgie.L'examen fonctionnel des poumons.I.PAVEL, maître de Conférences à la Faculté de Médecine de Bucarest, médecin de l'hôpital Cantacuzino.\u2014 Les ictères.Moyens d'exploration, symptômes, physiopathologie, thérapeutique.3e édition.Un volume de 150 pages, avec 68 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Cet ouvrage est la conclusion normale de recherches dont le début remonte à 1927.C\u2019est surtout en étudiant les ictères par rapport à la fonction biliaire que l\u2019Auteur est ar- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 LIT LE SUPPLÉMENT DIÉTÉTIQUE B.D.H.contient maintenant PLUS de CALCIUM, PLUS de FER, ainsi que des ELEMENTS CATALYSEURS Lorsque le \u201crégime mixte ordinaire\u201d ne fournit \u201cpas suffisamment\u201d d\u2019aliments essentiels au cours d\u2019une période où les besoins sont plus grands, l\u2019administration quotidienne du Supplément Diététique B.D.H.procure une marge étendue de sécurité.NOUVELLE Chaque capsule contient: Chaque comprimé contient .l\u2019équivalent de: FORMULE Vitamine A 1,500 U.I., , Pro-vitamine A Sulfate ferreux B.P.EPROUVEE (caroténe-Béta) 1,500 U.1.(5 grains) 330.0 mg.Chlorure de Thiamine 12mg.Cuivre 1.5 mg.Riboflavine 10mg.Manganése 2.0 mg.Nicotinamide 10.0 mg.L\u2019administration d\u2019une capsule Acide Ascorbique 25.0 mg.et d\u2019un comprimé constitue Vitamine D 600 U.1.une seule dose.Phosphate de calcium bicalcique (214 grains) 165.0 mg.Iode 0.2 mg.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 352 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bulent AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 rivé à des conceptions personnelles en partie inédites, concernant leur mode de production.C\u2019est ainsi qu\u2019en observant longtemps la sécrétion biliaire chez certains ictériques, il a pu décrire les ictères par obstacles fonctionnel.Puis, en cherchant de nouveaux symptômes pour étayer ce diagnostic, 1l a découvert l\u2019existence d\u2019une duodénite au cours de certains ictères, découverte qui lui a facilité l\u2019étude de ce curieux syndrome connu sous le nom d\u2019ictère catarrhal.Pour en étudier la pathogénie, I.Pavel a d'abord disjoint l\u2019étude du syndrome jaunisse.Sa pathogénie peut relever de l\u2019obstacle fone- tionnel, de l\u2019obstacle mécanique, de l'hépatite, ensemble ou successivement.La pathogénie du syndrome de l\u2019ictère catarrhal proprement dit, beaucoup plus complexe et polymorphe dans son évolution plus ou moins lointaine, est régie par l\u2019atteinte du duodénum, du cholédoque, du foie et du pancréas.Cette troisième édition, largement remaniée et complétée, tient compte des travaux personnels de l\u2019Auteur ainsi que de ceux qui ont été faits à l\u2019étranger sur la question.C\u2019est une mise au point actuelle, indispensable pour le chercheur désireux d\u2019approfondir le chapitre des ictères, particulièrement important pour toute la pathologie médicale.Divisions de l\u2019ouvrage La Bilirubinogénèse et la sécrétion biliaire pigmentaire.\u2014 L\u2019exploration fonctionnelle des ictères.\u2014 Les ictères hémolytiques.\u2014 Les ictères par obstacle mécanique.Les ictères par obstacle fonctionnel.\u2014 Les ictères par hépatite.\u2014 Les ictères à pathogénie mixte ou variable.Le syndrome de l\u2019ictère catarrhal.Fernand BEZANÇON, professeur honoraire a la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine.\u2014 Précis de pathologie médicale \u2014 Tome III \u2014 Maladies de l'appareil respiratoire.4ème édition refondue.Un volume de 1 054 pages, avec 119 figures.\"Collection de Précis Médicaux\".\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Cette quatrième édition manifeste surtout une accentuation des tendances qui avaient retenu l\u2019Auteur lors de la précédente édition, parue en 1942.« De plus en plus, écrivait-il dans sa préface, nous devons sortir de la conception de maladie d\u2019organe pour entrer dans celle de maladie de système, et nous rappeler que ce qu\u2019on appelle l\u2019état diathésique n\u2019est sans doute, pour une grande part, qu\u2019une prédisposition héréditaire ou acquise aux manifestations sur certains systèmes.» Les idées générales qui ont dirigé l\u2019Auteur dans la conception de son ouvrage ne l\u2019ont d\u2019ailleurs pas empêché de consacrer à la description des divers états pathologiques de l\u2019appareil respiratoire un développement clair et précis et de définir, avec un esprit didactique, les divers procédés d\u2019exploration dont dispose la clinique.Ces descriptions sont illustrées de figures qui retiennent l\u2019attention du lecteur et sont d\u2019instructives démonstrations des notions exposées dans le texte.Cette nouvelle édition développe encore la part importante donnée précédemment à la physiologie respiratoire, en particulier aux techniques permettant l\u2019exploration de la fonction respiratoire globale et de chaque poumon séparé.La troisième édition montrait le profond remaniement apporté dans nos connaissances par le perfectionnement de la radiologie, par l\u2019emploi des injections de lipiodol et de la tomographie.C\u2019est l\u2019avènement de la bronchoscopie qui est cette fois-ci mis en évidence: la pathologie bronchique y acquiert la place qu\u2019elle mérite dans la nosologie.Les merveilleux progrès réalisés d\u2019autre part en thérapeutique par la découverte successive des sulfamides, de la pénicilline, de la streptomycine, ont transformé ou amélioré le pronostic de nombreuses maladies: pleurésies purulentes, pneumonies, broncho-pneumonies, abcès du poumon, etc.Enfin, d\u2019autres affections, certaines considérées comme incurables (dilatation et cancer des bronches), relèvent maintenant de l\u2019intervention chirurgicale, grâce aux perfectionnement de l\u2019anesthésie et de la broncho-aspira- a ET et es L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutetiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 LII og = ge Fournissant une concentration salivaire élevée de Antibiotique tyrothricine, non toxique et non sensibilisante, les Lozilles présentent une action antibiotique locale puissante et soutenue contre les organismes responsables des infections -.Ps de grande efficacité oropharyngées les plus fréquentes.La Propesine, analgésique de surface contenue dans les dans Lozilles, apporte un soulagement rapide et durable à la muqueuse irritée ou infectée \u2014 son action étant beaucoup plus prolongée que celle de la benzocaine.les infections La douce essence de citron rend les Lozilles agréables au goût » et assure l\u2019assentiment des malades de tout âge.Lorsqu\u2019il est oropharyngées dissout lentement dans la bouche, un seul Lozille maintient une concentration salivaire de tyrothricine de l\u2019ordre indiqué plus bas, pour une durée moyenne d\u2019une demi-heure.CONCENTRATIONS SALIVAIRES EFFICACES DE TYROTHRICINE Niveaux approximatifs Niveaux obtenus ; nécessaires pour une avec un Lozille (2 MG DE TYROTHRICINE)* 35 2195 ug./ cc.inhibition importante du STREPTOCOQUE HEMOLITIQUE 25 a 50 ug./ cc.*Les concentrations salivaires de tyrothricine obtenues avec une pastille expérimentale contenant | mg.de tyrothricine furent approximativement la moitié de celles obtenues avec un Lozille.® Chaque Lozille contient 2 mg.de tyrothricine et 2 mg.de propesine.Présentation : flacons de 15 Lozilles.(LAH-ZEELS) WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD.64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. 354 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 tion, et à la sécurité acquise contre les suites de l\u2019infection.Divisions de l\u2019ouvrage Notions préliminaires sur l\u2019anatomie et la physiologie du poumon.\u2014 Maladies des voies respiratoires supérieures et des bronches.\u2014 Maladies du poumon.\u2014 Maladies infectieuses chroniques.Tuberculose pulmonaire.\u2014 Syphilis broncho-pulmonaire.\u2014 Maladies parasitaires du poumon.\u2014 Maladies chroniques de l\u2019appareil respiratoire.\u2014 Cancer broncho- pulmonaire et cancer de la plèvre.\u2014 Troubles de la vascularisation du poumon.\u2014 Maladies de la plèvre.\u2014 Maladies du médiastin.A.THOORIS, chef du Laboratoire de Morphologie et d'Anthropotechnie à l'Institut prophylactique, prix de l'Académie Du- chenne de Bologne (1948).\u2014 La vie par le stade.2e édition entièrement remaniée.Un volume de 266 pages, avec 170 figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1949.La première édition est depuis longtemps épuisée.On l\u2019a dit être venue trop tôt, l\u2019opinion n\u2019étant pas encore préparée à une étude scientifique de l\u2019Athlète.On ne dira pas que la seconde Edition vienne trop tard, car rien n\u2019est périmé encore de la première.Les amateurs d\u2019actualités auraient préféré l\u2019étude de nouveaux athlètes, plus connus des Jeunes.Ils n\u2019imaginent pas le travail, le personnel, le matériel, les frais de transport et les concours qu\u2019il a fallu, en son temps, pour réaliser une enquête que les plus riches Instituts de recherches ne pourraient plus mener à bien aujourd\u2019hui.D'ailleurs, les performances nouvelles n\u2019ont pas égalé les anciennes.La plupart des modèles sont des champions olympiques.Ils passent successivement sous le regard de l\u2019Anatomiste, du Physiologiste, du Biologiste et du Manager.L\u2019ouvrage leur est dédié.Espérons qu\u2019il trouvera l\u2019audience des nouveaux comme des anciens.Il intéressera surtout ceux qui savent voir ou veulent apprendre à voir les formes vivantes, à les cultiver et à les utiliser.BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Nous avons tant besoin de maquignons humains dans notre politique sportive.Journées thérapeutiques de Paris \u2014 1948 \u2014 sous la présidence des professeurs M.LOEPER et HARVIER: le curare, les artérites des membres.Un volume de 312 pages, avec figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1949.Ce volume, comme les deux précédents de 1946 et 1947, traite deux sujets capitaux et de brûlante actualité: \u2014 le traitement des artérites des membres inférieurs sur lequel on n\u2019a jamais tout dit; \u2014 l\u2019utilisation thérapeutique du curare sur laquelle on commence à dire des choses passionnantes.Le premier est essentiellement pratique.Dans les deux groupes d\u2019artérites, par throm- boangéite et par surcharge, ainsi que les désigne justement Leriche, les auteurs ont récemment envisagé: l\u2019exploration, condition indispensable d\u2019un traitement efficace, les médicaments vasodilatateurs; les médicaments trophiques comme le soufre et l'insuline, les interventions chirurgicales, exérèse, sympa- thectomie et même clivage de la couche interne des artères qui est bien curieuse innovation.Le deuxième est à la fois médical et physiologique, car médecine et physiologie ainsi que l\u2019a remarqué Lapicque y sont étroitement imbriquées.Le curare, ce poison violent mystérieux du XVIIe siècle, n\u2019intéressa pendant longtemps que les expérimentateurs.Il est devenu un médicament précieux presque spécifique des spasmes, des convulsions.Il facilite l\u2019accouchement, les interventions chirurgicales, supprime les convulsions de l\u2019élec- tro-choc, augmente même la perméabilité des artères et cette dernière action sert de trait d\u2019union entre les deux sujets.Il y a dans ces deux séries de travaux des mises au point intéressantes, neuves, très fouillées, savantes et pratiques à la fois auxquelles ont participé des hommes de science de France, de Belgique, d\u2019Italie, de Suisse. ws À Crcollents Nitsullats obtenus dans la médication oestrogénique par voie buccale.ESTINYL*(éthinyl oestradiol) donne \u201cd\u2019excellents résultats! dans le traitement du syndrôme de la ménopause\u201d, dans la proportion de 87.8 à 100 pour cent?des cas.À poids égal, ESTINYL a une action oestrogénique plusieurs fois plus grande que les autres produits?naturels ou synthétiques du même genre.Il agit rapidement, faisant disparaître les bouffées de chaleur en-dedans de 3 à 8 jours,* et souvent, il fait complètement disparaître les autres malaises du climatère en-dedans de 7 a 10 jours.( ETHINYL OESTRADIOL) ESTINYL est bien toléré, et, \u201cpris à la dose minimum nécessaire, il empêche toute réaction fâcheuse de se produire.\u2019?Un autre avantage, à créditer à l\u2019EsTINYL c\u2019est cette \u2018sensation de bien-être\u201d qu\u2019il procure habituellement.© UE pe POSOLOGIE: Un comprimé EsTinYL de 0.02 .PI .mgm., ou une cuillerée à thé d\u2019EsTINYL liquide par jour.Dans les cas graves, prescrire deux ou trois comprimés par jour, ou une dose équivalente d\u2019EsTINYL liquide, en diminuant à mesure que les malaises Jude, 1 disparaissent.ESTINYL: se vend en comprimés de 0.02 (jaunes) ou 0.05 mgm.(roses), bouteilles de 100, 250 et 1000 comprimés.L\u2019ESTINYL liquide contient 0.03 mgm.par cc.(cuillerée à thé); il est présenté en bouteilles de 4 et 16 ozs.BIBLIOGRAPHIE 1.United States Dispensatory, ed.24, Philadelphia, J.B.Lippincott Company, 1947, p.1446.2.Wiesbader, H., and Filler, W.: Am.J.Obst.& Gynec.51:75, 1946.3.Allen, W.M.: South.M.J.37:270, 1944.4.Lyon, R.A.: Am.J.Obst.& Gynec.47:532, 1944.5.Groper, M.J., and Biskind, G.R.: J.Clin.Endocrinol 2:703, 1942.6.Soule, S.D.: Am.J.Obst.& Gynec.45:315, 1943.RSS a AU LT PESTE ET SEE *NOM DÉPOSÉ CORPORATION LIMITED - MONTREAL Pesage ae TT NI REST Tg RT encore une plus grande AT marge de / sécurité SULFACETIMIDE dans la médication par les sulfamidés.SULFADIAZINE UN COMPOSE DE SULFACETIMIDE, DE SULFADIAZINE ET DE SULFAMER/ ° SULFAMERAZINE sécurité, et d'obtenir une médication plus efficace.Les mauvaises réactions souvent causées par le sulfathiazole, ne s\u2019observent que rarement avec le sulfacétimide.D\u2019après Lehr', cette combinaison nouvelle forme \u2018un composé de sulfamidés des plus satisfaisant à cause de sa faible toxicité, de son excellente distribution dans les tissus et de sa grande activité thérapeutique.Comprimés de 0.5 gm.contenant chacun 0.166 gm.TRICOMBISUL: \u201cde sulfacétimide, de sulfadiazine et de sulfaméra- zine.Bouteilles de 100, 500 et de 1000 comprimés.1.Lehr, D.: Pour publication prochaine.*TRICOMBISUL est une marque de fabrique de Schering Corporation.R $r% Sg #7 CORPORATION LIMITED - ileting LL MONTREAL OIL REA H AGI L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuenix AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 LVI Le rhume ordinaire et les qualités thérapeutiques De récents essais cliniques, ! rigoureusement contrôlés, ont dé- montré que ce nouvel antihistaminique combat l\u2019enchaînement des premiers symptômes du rhume et, de ce fait, met fin à ces symptômes, en un temps record.REFERENCE: 1.The Prophylaxis and Treatment of the Common Cold with Neohetramine (thonzylamine hydrochloride).Industrial Medicine, décembre 1949.Les premiers symptômes du rhume ordinaire sont dus, croit-on aujourd\u2019hui, à une réaction allergique.La poussée d'histamine qui caractérise le début d'un rhume, affaiblit la résistance nasale et laisse le champ libre à l'infection causée par des bactéries secondaires.RESISTAB, qui est un antihistaminique très efficace, combat la réaction de cette dangereuse histamine et, de ce fait, empêche le rhume de se développer.Si le rhume a déjà pris racine, il soulage les symptômes secondaires et diminuera les dangers de complications ou la violence de ces dernières.RESISTAB est remarquablement peu toxique.Aucun des 200 patients sous observation à la clinique et à qui on a administré RESISTAB n\u2019a montré d'effet toxique (somnolence, étourdissements, etc.).Pour en obtenir les meilleurs résultats, l\u2019on doit prendre RESISTAB dès les premiers symptômes d\u2019un rhume et pendant 72 heures.POSOLOGIE: Un comprimé dès le premier signe de rhume, un comprimé avant chaque repas et au coucher \u2014 pendant 3 ou 4 jours.L\u2019on doit conseiller au malade de ne pas dépasser la dose recommandée.Si le patient se sent somnolent après avoir pris RESISTAB, il est préférable qu\u2019il ne conduise pas de voiture et qu\u2019il ne fasse pas manœuvrer de machine.PRÉSENTATION: Sachet de 12 comprimés ou bouteille de 36 comprimés.(Chaque comprimé contient 25 me.de thonzylamine.) 36 TABLETS SCTE TT NEW ANTIHISTAMINE or Symptomatic Reticf COUDE and HAY FEVER ne ee canon Le 7 mets 6 one Late be Echantillon envoyé aux médecins sur demande.FABRIQUÉ PAR BRISTOL-MYERS COMPANY OF CANADA, LTD., MONTREAL les fabricants de Bufferin et Sal Hepatica 358 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin AM.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1950 Leurs noms sont une garantie de la perfection de leurs recherches et de leurs conclusions.L\u2019ensemble, véritable petit traité de thérapeutique, ne déparera pas la collection déjà assez fournie et recherchée des travaux de l\u2019Union internationale thérapeutique.G.SCHAPIRA, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, et J.C.DREYFUS, médecin assistant des Hôpitaux de Paris.\u2014 Aspects biologiques de quelques maladies de l'enfant \u2014 Physiologie et biochimie.Avant-propos du professeur R.Debré.Un volume de 146 pages, avec 18 schémas.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1949.Si trop longtemps, le médecin praticien n\u2019a considéré le laboratoire que comme un auxiliaire utile certes, mais sans intérêt propre, il ne peut plus le faire aujourd\u2019hui.De plus en plus nombreux sont les cliniciens qui reconnaissent que des bases physiologiques et bio- chimiques sont indispensables à la compréhension de la pathogénie et aux progrès de la thérapeutique.Les auteurs de cet ouvrage se sont efforcés de mettre ces exposés à la portée des médecins même peu familiarisés avec les questions biologiques.Mais les biochimistes y trouveront des mises au point très documentées, et la bibliographie la plus récente.Les sujets traités portent sur les problèmes les plus actuels de la pédiatrie: Biochimie des maladies primitives du muscle (myopathie, myasthénie, myotonie, ete.).Biochimie de la néphrose lipoïdique.Les mélituries (études des sucres dans l\u2019urine).Biochimie du myxcedéme.Acquisition récente de la physiopathologie du fer (notamment dans les maladies du sang, du muscle et du foie).Biochimie du rachitisme.Erreurs du métabolisme des acides aminés.R.LAVEZZARI.\u2014 Une nouvelle méthode clinique et thérapeutique \u201c1\u2018ostéopathie\u201d.Préface du docteur L.Vannier.Un volume de 120 pages, avec 42 dessins en noir et en couleurs de Mme J].de Mare-Sarlin, et 19 radiographies.\u2014 Doin et Cie, édit., Paris, 1949.Cet ouvrage a pour but de présenter au public médical français le vrai visage de l\u2019ostéopathie, œuvre maîtresse du Docteur A.Still.Cette méthode critiquée ou ignorée par les uns, louée sans réserve par les autres et généralement méconnue par la plupart, mérite d\u2019être étudiée et appréciée à sa juste valeur.L\u2019ostéopathie se différencie de toutes les autres méthodes similaires.Elle repose sur des bases scientifiques incontestables.Après un court historique, l\u2019auteur étudie «la lésion ostéopathique », clef de voûte de toute l\u2019ostéopathie.Il en montre la pathogénie, son action dans la genèse de la maladie et son rôle indéniable dans la guérison.Un chapitre illustré de nombreux schémas précise la façon de réduire les différentes lésions par la voie manuelle.La dernière partie est consacrée uniquement aux observations de malades guéris.Quelques- unes de celles-ci avec reproductions de radiographies prises avant et après le traitement sont très caractéristiques.Cet ouvrage sera lu avec profit par tous les médecins praticiens.Professeur F.J.COLLET, membre correspondant de la Société de Neurologie.\u2014 Introduction à la pathologie du système nerveux.Un volume de 368 pages, avec 54 figures dans le texte.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1949.L\u2019auteur s\u2019est proposé de rendre plus accessible la pathologie du système nerveux en présentant une double étude, physiologique et pathologique, menée parallèlement, des principales fonctions, l\u2019exposé même sommaire de leur origine et leur développement progressif dans l\u2019espèce et dans l\u2019individu pouvant aider 7 = A 4 i 5 = a 5 3 L A 5 2 2 2e 5 oi 5 as on a 5 x ce 5% Zn 2 SE 4 Es 2 4% 5 5 55 5 i A = = 5 2 2 = 5 i % ~.i i 5H 5 se = 7 Aes = oY A HE = A A = 2 i cé an ca oy 5 hi Ei 44 5 Pa = 5 M = 4 A = x7 p 0 a * = $ = by: 5 E a a SE 2 = fs = 2 i! chat aX 8 2 hl ic = A 5 # = SE 5 = ze CE Ca 3 ry ce G ES oo i 0} en g = EA = = i\u201c a 3 se San es 2 = oi = io 3 2 2 4 e ine Lad : 4 = 2 A 42 oR 4 B = = 2 =.= = = bis SE + = a : = = 2 = = = a = ; is WH a fo 4 3 a = i By 5 2 ee : 163 5 = i > x = 2 A se = 5 = - 5 6 & i © i 5 = 2 i RL = = ss 3 ae i .= 2 5 o Fas i 5 = i 5 > Si 5 re 0.{1 sa < 5 5 a 3% = 5 = ss = Ce \u201c5 5 Bi gs \" a (RE A 2 Sa > Ss bid i 5 - Se 5 LE iy SE = SE 4 x3 ; 5 5 i 7 nd Sse 5 = = $ = Coram +.$ 3 2 S 3 § 7 i - = A 55 3 = es = cu 3 A 5 Re i i Se @ = = = A 7 2 = i 3 Ls 5 7 oe 0 A a Gi ei = is ES - - 2 = AR 7 SN $ = = Ee = ss STE 2 aks 5 i Sa $ Ce 7 7 7 es = = se SN x 2 se = A i 3 = oR 5 He i ss i 2 © es = $ 5 5 = % = = : 3 = a = = 2 Sh Li SE se 4 RN A % = = i: os Ss 7 S = Sl se = $ x 7 = ¥ 2 3 = S .> 3 = 2 2 = es 2 2 = = = Sd 5 a + $ Si $ 5 = $ 7 2 = 5 $ $ = SS = \u20ac 5 & EP Gi 7 5 i = BE = 0 SE 5 se = : 22 x x 3 Ps = ve SX a $ 8 A NS es 7 = Sa 5 .a 22 = = = = = = A 2 2 = 2 3 i 5 $ 5: 3 ee = = 7 7 7 2 5 i es < SN Rey = Has br 7% 2 Ga SE x es = veus = = xx 2 5 A sie 5 3 7 a i A = 5 > ES 5 7% = a 2 7 = = 55 =a i = Ne = = 3e 37 7 25 ae = 2 5 = $ = WA + 5 2 a 7 7 i = 0 A = 2 = = = 5 = = 7 7 5 = a 5 = SN 2 7 = CE = 3 i A a + a Se 2 = .= ten i AGE, 25 A 2 3 3 3 + se 5 Zz 2, 2 = ; IR ® ES 3 sys 33 7 7 2 ae En 5 = No 5 = S.= SE = = 5 = = = 7 7 7 A 2 i 7 i ds A 55 = A ad a SE i FS se oN NE Nn 7% % i SN = Se a NG sly i; = Se 5 SS SE 5 = & SG 4: 7 5 7 2 se i$ 3 B® i Ze i GE i i 5 a 3 EN S #8 7 5 GE GS ES # 5 a HS fy = 4 2 i 5 2 NH = ; 0 : i 2 = a ha ss 2 7 7% 2 a = se 5 5 i 3 : S 7 Ge = se se S s = À ax 2 7 3 Re 5 i ES 2 2 ; = SERS = & Rx 2 7 is 5 i MIR = & 2 7 7 i 5 ÿ + Se 5 Wy £ 7 PH 2 7 2 7 = ss 3 7% Ji a = = = = os 7 7 i RY = 2 RR 7 A 52 = Si Ra = SE 3 SR % ns 2 i i AAAS = = 3 $e ès $ = = = Vi % i 7 Vi $s 5 £ TR 2 2 CA we = A = = = 3 5 ES E a 7 5 Le .ee = ; 3 3 a > Red i 25 SE + i A = $ i 5 i 75 = RS PR NS - NS i wi i & 55 $ ! EF = = $5 x: $ RN HY Si p 5 2 7 i 2 i 3 LEY = 7 Yi GE ns 2 = .5 2 3 $ a Ÿ SE Ss \u201c = 7 57 5 = 2 se > ; 385 > À 7 7 i Ne 5 Sh $ se Ÿ wid Si = % A A ES = SN = = CE SA % 5 $ 3 5 nai i % i 7 ii 2 pe = x = = ie Gi Y NS = 5 ve oi A ce Sh Ka: 3 5 i & 4 se 3 & 7 Ë 4 i 4 EY = sa Ah x 3 3 ë 3 2 2 7 2 : 7 i a a i 8 ss x S 3 3 4 7 LE ; 2 = Le 3X ay $ la 2 i R Sa : 5 = a 3 3 N WG + = i 5 i = a = te ig SN oN RS 2 A % Va ce , $ 5 EN iN % 7 NH i # = 5 RS a8 = AR od A ss 7 2 se 5 W = SE a 4 a ee = x = 3 5 à 3 a i % 2% 2 2 és A = = 3 $ 4 7% Zi % = 5 77 = = % A 4 S SE RS i NN = 2 7 % 2: VO ; \u20ac = 7 GR ; = «y = = $ i 2 5 ; NE = = SNS $ À 3 7 AAR + TRE HN ; ; \u201cESS Ww $ sex 7 5 GE 7 Rr ANY 58 à 7 Ne i =.# Li 57 = .3 BONE se à i A = $ = GAS 2 RE 5 Re 3 23 SX 7 A & = a Æ x GE AS a = = os = i TN NE 3 y 7 3 de GE = se $ = 7 5% 2 2 7 4 4 7 ve 7 = a 2e A 5 2 Aon Hh = = a N A 2 a Sa ns AR i a oo = = i = + 3 % 7 a BAR ee EAA a 7 = A e A ; 7% 7 i o N ZE 2 & 2 35 = 3X = = GE Le = = COMP AGN 25 Vi = 3 = 3 = 2 > i Go i Ta % 5 7 2 7 Sa 2 A Go = & SE GE es > 54 % i a 3 & Ww es 24 i Si Xx 7; ad GE a A i % ES # a AE a NH + A Lo = > - ee - 360 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1950 à mieux comprendre les détails de leur dégradation.Le livre comprend d\u2019abord l\u2019étude des fonctions élémentaires, motrices ou sensitives, suivies dans l\u2019écorce cérébrale, les voies afférentes et efférentes, à la lumière des techniques anglo-saxonnes et des interventions neurochirurgicales (articles II à VII).Il continue par celle des fonctions motrices spécialisées, motricité oculaire, phonation, articulation, déglutition (articles VIII à XII), des acquisitions sensitives et sensorielles et des diverses gnosies (articles XITI à XXII).Viennent en dernier lieu les fonctions plus spécifiquement humaines, la station verticale, la marche debout, la préhension manuelle, la sensibilité sté- réognostique, la mimique faciale, l\u2019intonation, la faculté musicale et le langage articulé qui occupent environ le tiers de l\u2019ouvrage.Ces pages qui débordent du cadre des notions médicales courantes pourront être lues avec intérêt non seulement par les médecins et les étudiants, mais encore par toute personne cultivée désireuse de s\u2019initier à la neurophystolcgie et à la neuropathologie.L'ouvrage comprend un index biographique où se situent, avec leur date et le nom de leur auteur, les principales découvertes concernant l\u2019anatomie et la physiologie du système nerveux.Georges MOURIQUAND, professeur de Clinique Médicale infantile à l'Université de Lyon, médecin des Hôpitaux.\u2014 Précis de médecine infantile.6ème édition entièrement refondue.Un volume ae 1018 pages, avec 249 figures dans le texte.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1940.Depuis la 5e édition de ce livre, qui a connu le succès des éditions précédentes, de nombreuses notions nouvelles ont été apportées à la Pédiatrie (qui tient si intimement à la médecine générale), non seulement au point de vue de la thérapeutique \u2014 découvertes les plus frappantes \u2014, mais également au point de vue de la clinique et de l\u2019étiopathogénie des maladies de l\u2019enfant.Du point de vue clinique, se sont éclairés, pour une large part, le mystère des embryopathies congénitales, le rôle des maladies infectieuses de la mère sur la destinée pathologique du fœtus et de l\u2019enfant: embryopathies rubéoleuses ou autres toxoplasmoses, etc.La syphilis congénitale devant ces faits nouveaux tend à céder certaines de ses positions essentielles.La 6e édition du Précis tient compte de ces faits nouveaux.Elle retient la plupart des notions « rénovées » concernant les maladies infectieuses, leur prévention, leur thérapeutique (sérothérapie, vaccination, micothérapie).Le chapitre de la tuberculose a été renouvelé, les indications de la streptomycine précisées.Le livre des dystrophies infantiles a été modifié dans le sens des acquisitions récentes notamment celle des maladies par carence, des hémopathies, des syndromes endocriniens, du rhumatisme chronique.Il en a été de même des maladies du tube digestif où une large part a été faite aux notions nouvelles sur les toxicoses et leur traitement, les cancers viscéraux de l\u2019enfant, etc.Les maladies des voies respiratoires, la dilatation bronchique, la tuberculose pulmonaire, l\u2019atélectasie, etc, ont été l\u2019objet d\u2019une mise au point particulière.Mais le chapitre le plus profondément renouvelé, grâce à la collaboration du Docteur Bret, a été le chapitre des cardiopathies congénitales, de leur thérapeutique chirurgicale.Rien n\u2019a été négligé par l\u2019auteur pour rendre actuel le chapitre des maladies nerveuses (méningites, encéphalopathies), des maladies cutanées, les maladies du nourrisson.Un soin particulier a été apporté en téte du livre à la Posologie médicamenteuse si nécessaire au médecin d\u2019enfant pour éviter de graves erreurs de prescription.Telle qu\u2019elle se présente dans sa forme rénovée cette 6e édition du Précis de Médecine Infantile apporte à l\u2019étudiant et au médecin.même spécialisé, l\u2019essentiel des éléments nécessaires à sa compétence clinique et à son action thérapeutique. 4-Rh pICRER sçop£ ?re nesatO jum \u20ac nouEAŸ stiC gno striP \\\\eure gt mel able P° miere cke ta te?plus arencé \u201c py acces\u201d 5 gatos \\\\eure iq mel cat10 four ag ne bit on .st dement «cket gluores< re teut dance .do nero ayo \\leu et res res to soft ssot dre « de che y d nt able - leur onveh gard tout dan ble.qu Cana sst \\les vi ce serv! net pal on- nctt « dans \\e alite cout P= ie à ant ar : .F A, - 2, 53 ET 23 2 * x# i #7 8 § .\u2014 5: i a 4 34 Ne Ge pan % 22 i; 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