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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1950-05, Collections de BAnQ.

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[" = MONTREAL, MAI 1950 Tome 79 \u2014 Numéro 5 Sufrsoenmont, .x * oh A gS Bulletin de l\u2019Hlssociation des (IDédecins de Langue Jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) 1L'Unton ADEdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boul.Saint-Joseph \u2014 Tél.: LAncaster 9888 Montréal XXe congres de IA.MIL.F.C., Montréal les 25, 26, 27 et 28 septembre 1050 A CHACUN LE SIER Les malentendus sont à la base des dissensions humaines.LA où il y a un malentendu, il y a également de la défiance et du ressentiment qui conduisent souvent à des conclusions illogiques.Aucune famille, aucune organisation \u2026 commerciale, aucune industrie ne peut, sans sérieux détriment, permettre qu'un malentendu se développe parmi ses membres.L'industrie pharmaceutique est constituée par trois éléments essentiels: fabrication, distribution et administration.Chacun d'eux est nécessaire à l'existence des autres et aucun ne peut subsister si les autres ne fonctionnent pas.Les intérêts de tous seront mieux servis si un respect mutuel et une acceptation réciproque sont observés.,Ç Pendant plus d\u2019un demi-siècle, Eli Lilly and Company a, en tant que fabricant, respecté constamment les droits et fonctions du pharmacien et du grossiste.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO Lite, w \u2019 X les chercheurs des laboratoires Rhône-Poulenc de France qui avaient découvert le DIPARCOL viennent de mettre au point un nouvel anti-parkinsonien de synthèse dont les propriétés parasympatholytiques (ganglioplégiques) s'avèrent encore plus nettes: le PARSIDOL.le PARSIDOL (3356 RP.) \u2014 chlorhydrate de (diéthylamino 2'-méthyl 2% éthyl 1\u2019 N-dibenzoparathiazine \u2014 possède en outre une action sympatholytique, spasmolytique et anti-acétylcholinique.le PARSIDOL est indiqué dans le traitement symptomatique de la maladie de Parkinson post-encéphalitique et sénile et ses divers symptômes; il agit particulièrement sur la rigidité de fixation et le tremblement.le PARSIDOL s\u2019administre par voie buccale à *dose variable, selon les sujets et le degré d'intensité de la maladie.On peut le donner en alternance ou en association avec le DIPARCOL.COMPRIMES à 10 et à 50 mg.meme Littérature et échantillons sur demande Poulenc Limitée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 MAINTENANT.dans le traitement de la tuberculose de D Sara ostrepto Complexe (Sulfate) Chlorure de Calcium MERCK & CO.LIMITED Chimisles fabricants MONTRÉAL - TORONTO + VALLEYFIELD RE E EN < « LV \u2014 | zh Nw Rezo ey 4 Ant SAP.§ N Ae bo 7 De EEE Agents AntitüBéfculeux Merck | opte Mr va pr catgtans Pe | Chlorure de Calcium (et le sel sodique) N Merck | LL #44444664664464g WE Anat SOMMAIRE e BULLETIN Edouard DESJARDINS Propos sur l'enseignement -.-.-.-02000 02e e eee ee A Lea e eee 495 Ad.GROULX Le XXe congrès des médecins de langue française du Canada et l'hygiène +121) te Le CON 498 e © e H.SIMMONET Nutrition et carie dentaire \u2014 Interprétation du rôle de l'alimentation dans la pathogénie de la carie dentaire .500 I.-P.PAQUETTE, R.LAURIER, J.-P.MILOT et Maurice DORAY P.A.S.: historique, étude clinique et expérimentale à l'hôpital du Sacré- 0711 oot tee eee eee tee ee te ee ea 509 Christian CHAMPY Etude biologique d\u2019un complexe estrogénique actif par voie buccale .523 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.[Ç Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Cystites._ Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi., oe r \u2019 Un verre le soir.Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiter AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 I Pourquoi l\u2019acné disparait si rapidement après l\u2019emploi de l\u2019Acnomel La rapidité d\u2019action de l\u2019Acnomel est due, en grande partie, aux qualités exceptionnelles de son véhicule.Ce véhicule spécial, grâce à un principe entièrement nouveau, assure l\u2019efficacité complète des éléments éprouvés de l\u2019Acnomel.Il possède tous les avantages d\u2019une émulsion d\u2019huile aqueuse, tout en étant absolument exempt de cire, d\u2019huile ou de graisse.L\u2019Acnomel est stable, non-graisseux, et de couleur chair.: Ce Ry Il contient 2% de résorcinol et 8% de soufre.Disponible, sur ordonnance seulement en tubes de 1 onces spécialement enduits à l\u2019intérieur.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal | Ac n O 1 e réalise un notable progres, à la fois clinique et cosmétique, dans la thérapeutique de l\u2019acnc SOMMAIRE RECUEIL DE FAITS Roméo BOUCHER et Mlle Claude LAPRADE Un cas de myélome décalcifiant ou maladie de Kähler Léopold MORISSETTE A propos de Bi.Lucien JULIEN Volvulus de l'estomac G.-E.CARTIER La pression artérielle Fernand SÉGUIN Les diurétiques (Suite) ».\u2026.\u2026.\u201d.*Sources à consulter 1.Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.2.Sutton and Ashworth, Arch.Int.Med.69, 15, 1942.3.Segaloff and Segaloff, Endocrinology, 34, 346, 1944.4.Ayre, Am.Jour.Obs.and Gyn., 53, 609, 1947.5.Hertz, \u201cRecent Progress in Hormone Research\u2019, Vol.2, Academic Press Inc.New-York, N.Y.ie COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d AMELIORE LE METABOLISME DES HORMONES PROCURE UNE SENSATION DE BIEN-ETRE L\u2019expérience clinique* a positivement démontré que lorsqu\u2019il n\u2019y a pas un apport suffisant de vitamines du groupe B, le foie ne peut opérer efficacement le métabolisme des hormones œstrogènes.Dans le composé \u201cQuestrin\u201d, les facteurs du groupe B sont combinés avec les œstrogènes naturels, hydro-solubles, qui sont rapidement absorbés et plus complètement utilisés au cours du métabolisme.Le composé \u201cQuestrin\u201d est actif \u201cper os\u201d et rapidement efficace.Il soulage promptement les manifestations d\u2019insuffisance œstrogénique: symptômes de la ménopause, hémorragie utérine fonctionnelle, vaginite, kraurosis de la vulve, aménorrhée, engorgement des seins après l\u2019accouchement.WEY SGI, STW ArT [4 * i i) Toute documentation désirée vous sera envoyée sans délai.Charles E.Frosot & Co.MONTREAL CANADA ! 2 3 4 3 4 7 Temps en H.«© wt oo 12 eo & oe 3e Ww o oo , 4.0 o at NS ns BR .33 SE = se RE a .x = BS SE , = LL ERR 5 mAÇNESIEN ENT RAITEN Hip 5 Si cuLôR oh hy I tol PIS Mi tas 335 wi ont \u201c rind ot CA LE TOTAL M AGNESIEN # Diner or § spun z=: .7 7 %5 7 25 ZR 2e 7 25 2 2 i i Ps .Le 2 / a {0% 2e ee Ze v5 7 2 es 224 2% % 23 5, 25 2 or Gr 6 7 XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutrmin AMLFOC.\u2014 Montréal, mai 1950 OFFICIERS l'Association des (iDédecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal.e SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.AL.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Pierre SMITH, Montréal.COMITE DU XXe CONGRES J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.J.-A.DENONCOURT, 2e Pierre SMITH, secrétaire, 300, carré Saint-Louis, Richard GAUDET, 3e \" Montréal.Edmond POTVIN, 4e \u201d Gustave LACASSE, Se \u201d Hermile TRUDEL, trésorier, J-M.LAFRAMBOISE, 6e 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e Montréal.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Chs VÉZINA, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD.J.-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P 1952 .BAILLY, Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.1952 BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .1950 BELIVEAU, Pierre, Méthég an, N-E.1952 BIBAUD, Barthélémi, Valieyfield, P.Q .1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 BROUSSEAU, L.- -Philippe, Malartic, P.Q .\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.1950 CARON, Sylvio, \\Mastar, Québec .1952 CHOLETTE, A.- 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1520 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q.1050 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier, Montréal .1952 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 DESMEULES, Roland, 167, Grande- Allée, Québec .1952 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1952 DUBE Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .1950 GAUTHIER, C.-A., 53%, rue Saint- Louis, Québec .1950 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.I.1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 LECOURS, JA 538, avenue King Edward Ottawa .1952 .17, rue Sainte-Ursule, Québec .195 LEMIEUX, Jo MANSEAU, Ges: es, 244a, rue Principale, Ville Saint- aurent, .ae a ea da aa aan» MERCILLE, Tour, 316, Parc C.-Etienne-Cartier, Montréal 1922 M ICHAUD, | MILOT, 70 est, rue Laurier, Ottawa .PELLETIER, A.Winchendon, ++ 8 6 6 4 1 4 5 2 + 1 0 3 0 0 PERRAS, |.\u201cEphrem, 192, rue Ps ale, Hull, P.Q.+ 1322 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q PIETTE, Edmond, Joliette, P.POWERS A.11, rue Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emlle, Sainte-Anne-des-Monts P.Q.950 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.1258 SORMANY, Albert, Edmundston N.-B TANGUAY, Rodolphe, Sudbury ® + 4 se es ts es seen Ont.1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, B: .1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.+ 1929 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.\"019, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 MORRIS ey Pierre, Saint- Ceorges, Beauce, P.Q.13 2 omaine de \"J out Praticien Chaque jour à travers le Canada se font de plus en plus « nombreux les praticiens qui trouvent dans la PRISCOLINE un agent thérapeutique de la plus grande valeur.Il en est ainsi pour deux raisons principales: Premierement, la PRISCOLINE est un agent adrénolytique nfficace.Chaque jour son efficacité et sa sûreté s'avèrent précieuses à la fois aux spécialistes et aux praticiens dans le traitement d'affections aussi fréquentes que l'artériosclérose', les complications du diabète sucré et les ulcères chroniques.Deuxièmement, la PRISCOLINE est un agent adrénolytique rommode.Seule des vasodilatateurs périphériques sur le marché, la PRISCOLINE peut être donnée par ia bouche Du point de vue du praticien, cette caractéristique est de la plus grande valeur puisqu'elle lui permet de prescrire la PRISCOLINE à ses patients ambulants comme traitement de routine au bureau.La PRISCOLINE est présentée en comprimés de 25 mgms (pour usage buccal).Fioles avec embouchure de caoutchouc de 10 c.c.[chaque c.c.contenant 25 mgms) pour usage parentéral, 1.Rogers, M.P.: Priscoline and Arteriosclerotic Peripheral Vascular Disease, Geriatrics, Vol.4, No.5, Sept.-Oct.(1949).benzazoline Ciba\u201d COMPAGNIE LIMITEE, MONTREAL a er socio.asin.- a > J] FERS°AU ull \\ En a ant > sa EUX La A LS \u2018FORTE\u2019 médec ei CI CE en plu CL Ean > états spasmodiques peut maintenan alterner mploi og] A .patient £7 Les deux uy Sly Juoiqu ci prop » [Le] ° différentes [HT e111] CALE ile) 1 Le \u201c LU Ja] musc 137] Ove obarb i tal.Toutes l'effet si ie as Dhar deux 8 Tien Des CI eo WN LE: 1h ri ne ga me degr a Ui sedation gt {a spasmol a) hat: diquée; quand ond Rens ut ere Iq \u2018qug plus grand bd Eee uv roi ré las an on, la NEURO-TRASENTINE \u2018FORTE\u2019 s \u2018impose.eme: ares eons hk pe NEURO-TRASENTINE ** Chaque comprimé de NEURO: M contie LS ie et de _ A NASEN 3 phénobarbital pute eT Er de LEY Ig \u2018FOR hy Wg \u201c BY CL goo) mg E> de COMPAGNIE LIMITEE MONTRE A Association phénobarbital-adiphénine \"Ciba rer \u2014\u2014\u2014 70% L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XVII BEREX - Thérapie par le succinate-salicylate dors l'ARTHRITE 2e RHUMATISME L\u2019EXPÉRIENCE A DÉMONTRÉ que les salicylates constituent des agents par excellence dans le traitement des affections rhumatismales et arthritiques.Cependant, le moyen d\u2019éviter les réactions désagréables, toxiques ou autres, pouvant survenir à la suite de l\u2019administration prolongée de doses massives de salicylates, doses nécessaires dans les cas d\u2019arthrite ou de rhumatisme chroniques ou aigus, est un problème de longue date.La clinique a démontré que l\u2019action négative du salicylate sur la prothrombine peut être évitée lorsque le salicylate est administré combiné avec du succinate de calcium, tel que dans le BEREX.BEREX associe les avantages suivants reconnus: ® BEREX apporte un soulagement rapide aux symptômes douloureux.© BEREX prévient la toxicité du salicylate et peut être prescrit sans crainte d\u2019effets secondaires désagréables, tels que diminution de la prothrombine ou diathèse hémorragique et, par conséquent, il convient particulièrement à un traitement prolongée BEREX est facile à administrer .son coût est raisonnable.Chaque comprimé de BEREX contient: 2.8 grains de succinate de calcium ct 3.7 grains d\u2019acide acétylsalicylique.On peut se procurer BEREX dans toutes les pharmacies d\u2019ordonnances \u2014 en flacons de 100 comprimés, ou en flacons de 500 pour remplir les ordonnances ct pour la distribution dans les services d\u2019hopitaux.Renseignements complets sur le BEREXN dans le traitement des affections arthritiques et rhumastismales envoyés sur demande BEREX Pharmacal Company - 36-48 Caledonia Road - Toronto, Canada Déposé en 1949.Fabriqué sous licence des propriétaires.Berex est le nom déposé de ce produit. Vasoconstriction associée à la / + .thérapeutique antibiotique dans la NEO-SYNEPHRINE (marque de la phényléphrine) avec PENICILLINE CRISTALLISEE Dans les infections des voies respiratoires superieures, l'application locale de pénicilline dans la cavité nasale a une action bactériostatique décisive contre les micro- organismes pathogènes.Afin de faciliter un tel traitement, la Néo- Synéphrine est associée à la pénicilline, pour décongestionner les muqueuses et permettre l\u2019accès libre à l'antibiotique.La Néo-Synéphrine, vasoconstricteur puissant, ne perd pas son efficacité malgré les applications répétées.Elle est remarquable parce qu\u2019elle ne produit pas de sensation de brûlure lors de l'application et par l'absence de congestion compensatrice.NEO-SYNEPHRINE avec PENICILLINE CRISTALLISEE Stable - Plein rendement Présentation: Empaquetages combinés pour préparation de 10 c.c.de solution tamponnée de 0.25 de chlorhydrate de Néo-Synéphrine et 5,000 unités de pénicilline par c.c.NEW YORK 13,N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street \u2014 Windsor, Ontario.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée aux E.-U.et au Canada.454M = I I ERE pil Da 1\u201d \u20ac +4 a \u201c7 Pruneaux, Figues, Raisins, Séné.Depuis les temps les / # plus reculés, ces fruits pris ensemble ou séparément ont constitué le laxatif \u201cnaturel - offert par dame nature.- fé ad 1657 A7 2.# ne + + \u20ac { TIM / + Plarmaceuts of ~¥ # { \u2019 Mowat 9 e Moor PRODUITS LIL GES x ES 22 MONTR A en = SF i | ging oy Sieben belies Nat 332 ona FRUI wo LAXATI È Moi é fe ¥r eu CL) Li UC LL a \u2019 Pd 4, 1 RE 2S Stat i wt 4% 4 of ms is 2 2 Y 2, * ere ~ 3 7 se ox \u2014 XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 LES 3 ARMES FOIE | ONE FER V I L\u2019ANÉMIE SECONDAIRE TAMINES et la DÉNUTRITION HEMAREXIN [ORAL (HÉMATINIQUE NON-ALCOOLIQUY Une cuillerée a thé renferme: EXTRAIT DE FOIE (équivalent 3 8.75 gm.de foie frais).FER (Gluconate ferreux) .45 mg.VITAMINES \u2014 1 cc.représente: Chlor.de thiamine (vit.By) .125 mg.Riboflavine (vit.B,) .075 mg.Pyridoxine (vit.Bg) .0625 mg.Niacinamide .5625 mg.HEMAREXIN TNJECTABLE IN DO LO R \u2014 Fiole de 30 c.c.y LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon Montréal, P.Q. Une longue bibliographie confirme les avantages remarquables de la \u201cPrémarine\u201d dans le traitement des troubles ménopausiques.L'amélioration symptomatique se manifeste d\u2019ordinaire promptement.A) ar nAR dans la ménopause | Bien que très puissante, la \u201cPrémarine\u201d est exceptionnellement bien tolérée et provoque rarement des effets secondaires nuisibles.La sensation de bien-être qui, presque toujours, fait suite à l\u2019emploi de la \u201cPrémarine\u201d, contribue à ramener la confiance | de la malade et son activité normale.i Présentée en quatre dosages, outre la forme contenant du phénobarbital, la \u201cPrémarine\u201d , a une posologie trés souple et se préte aux diverses modalités de l\u2019oestrogénothérapie.\u201cChez 95.8 pour 100 des malades traitées avec une dose journalière de 3mg.75 ou moins, le soulagement des troubles a ; été complet .L'action tonique était ; digne d'attention et la plupart des clientes : qui ont nettement exprimé leur Opinion au sujet des médicaments utilisés préfèrent la \u201cPrémarine\u201d.\u2014Perloff, W.H.: Am.J Obst.Gynec.58:684 (oct.) 1949.1 | La \u2018Prémarine\u2019 existe sous Jorme de comprimés à Omg.3, Omg.625 (avec ou sans phénobarbital, V4 grain), 1mg.25 et 2mg.5 de substances oestrogènes conjuguées ( équines) et en liquide à Omg.625 par cuillerée à thé, Ayerst, McKenna & Harrison Limitée e Biologistes et Pharmaciens e Montréal, C pada XXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1950 | Nouvelle formule , ~ GOUTTES VITAMINEES MISCIBLES AFP pour nourrissons et enfantsf{ Ah pA NTI) | \u201c Chaque gramme contient: Chaque goutte contient: ; Vitamine A.28,000 U.1,000 U.L y Vitamine D.14,000 U.L 500 U.l.| Flacons de 8, 15 et 30 cc.avec compte-gouttes - No 931, Dose journalière BITS Chaque millilitre (cc.) contient: (0.6 ce.-10 gouttes) Vitamine A.\u2026.\u2026.8,333 U.L 5,000 U.L Vitamine D.\u2026.1,666 ULL 1,000 U.L Acide ascorbique.83.3 mg.50 mg.Thiamine.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.2.5 mg.1.5 mg.Riboflavine.1.6 mg.1 mg.Niacinamide.33 mg.20 mg.Pyridoxine.1.6 mg.1 mg.d-Pantothénate de calcium 8.3 mg.5 mg.Tocophérols naturels mixtes 3.3 mg.2 mg.(antioxidant) Flacons de 8, 15 et 30 cc.avec compte-gouttes Les \u201cAlphamettes\u201d et l'\u201cAlphamette\u201d Liquide se recommandent aussi comme sources de vitamines À et D.Ayerst, McKenna & Harrison Limitee La \u201cSupplavite\u201d en Liquide et en Comprimés et la \u201cSupplavite\u201d avec Sels minéraux constituent une Biologistes et Pharmaciens médication vitaminée de complément.Montréal, Canada RÉPONSE ANTIANÉMIQUE OPTIMUM NY © La vitamine B+,, isolée dans les laboratoires de recherches de la maison Merck est maintenant offerte sous le nom de Cobione* (vitamine Bj: cristallisée Merck).Des études cliniques ont démontré que le Cobione possède une action hématopoïétique prépondérante dans le traitement de * L\u2019ANEMIE PERNICIEUSE (non compliquée).L\u2019ANEMIE PERNICIEUSE accompagnée de complications neurologiques.x L\u2019ANÉMIE MACROCYTAIRE nutritive par déficience vitaminique By».a Moelle osseuse mégaloblastique d'un \\ malade * L\u2019ANEMIE MEGALOBLASTIQUE INFANTI- atteint d'anémie pernicieuse avant le LE (certains cas).raitement par le Cobione.% LA SPRUE (tropicale ou non tropicale).COBIONE : ® Un composé pur cristallisé d\u2019une activité extrêmement élevée.© Efficace à très faibles doses, en raison de son activité élevée.© Peut être administré en doses précises par voie sous-cutanée ou intra-musculaire, parce que c\u2019est un composé pur, cristallisé.® Non toxique si administré aux doses recommandées.© Présenté en ampoules de 1] cm8 de solution saline de Cobione, chacune contenant 15 microgrammes de vitamine Bzæ cristallisée Moelle osseuse de ce même malade quatre- vingt-dix jours après une seule injection de 0.025 mg.de Cobione.*Cobione -est le nom déposé par Merck & Co., Inc.pour leur marque de vitamine By, cristallisée.2 (In COBIONE MARQUE DEPOSEE (VITAMINE B.: CRISTALLISEE MERCK) EE EE OPC MERCK & CO.LIMITED limites Fabricants Tororo\" VALLEYFIELD Documentation sur demande J Roentgenogramme sans Lipiodol complete l'image du diagnostic! Agents exclusifs pour le Canada - VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL Roentgenogramme avec Lipiodol LABORATOIRES A.GUERBET & Cie 2% Rue du Lendy, 22 GENOSCOPOLAMINE POLONOVSKI et NITZBERG Maladie de Parkinson Composition:Bromhydrate de Génoscopolamine.Propriétés: Les mêmes que celles de la Scopolamine, sans en avoir les inconvénients.Sa toxicité est environ 200 fois plus faible que celle de la Scopolamine.Indications: Maladie de Parkinson, Paralysie agitante, Syndromes post-encé- phalitiques.Posologie: De 2 à 6 granules, ou de 20 à 60 gouttes par jour, prises en deux à trois fois dans la journée, de préférence entre les repas.Commencer par la dose minimum, et augmenter progressivement pour s'en tenir à la dose utile.L'injection sous-cutanée d\u2019une ampoule de 1! mar.donne des résultats plus rapides, mais n'est pas souvent nécessaire.Présentation: Granules cu Y2 mgr., flacon de 60 granules.Gouttes, solution à 1.5 p.1000, flacon de 20 cc.Ampoules dosées & 1 mar., 10 amp.de | cc.Laboratoires AMIDO \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XXV Dans l'amygdalite cryptique aiguë.\"Aspergum toutes les trois heures pour mal de gorge.\u201d DILLARD'S Aspergum ANALGESIE SALIVAIRE \u2014 fournit 31% grains d\u2019acide acétylsalicylique dans chaque comprimé présenté sous forme de gomme à mâcher de goût agréable.Convient tout particulièrement aux enfants et aux malades qui ont de la difficulté à avaler les comprimés.*Rehfuss, M.E., Albrecht, F.K.et Price, A.H.: A Course in Practical Therapeutics, Baltimore, The Williams & Wilkins Co., 1948, p.371.v WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont. PERMETTENT D'IMSECTER sans MOUETODE/ Aucune conjecture avec les AMPINS \u2014 elles sont une combinaison moderne, elles sont complètes en elles-mêmes, elles s'injectent d'elles-mémes.Les AMPINS rendent les injections si simples, si faciles, elles épargnent tellement de temps que sans elles, aucun bureau \u2014 aucune trousse d'urgence \u2014 aucun hôpital n\u2019est scientifiquement à la page.A Les AMPINS sont toujours à l'épreuve de contamination.toujours prétes pour usage immédiat.toujours une épargne de temps.toujours d'une dose précise.Enlevez simplement toujours économiques.le couvre-pointe; insérez l'aiguille et brisez le bout de l\u2019ampoule.La pression régularisée d'un gaz toujours stériles.inerte termine aussitôt l'injection.AMPINS permettent des injections automatiques de | PÉNICILLINE RETARD.| Elles s'obtiennent soit en 400,000 unités fortifiées, ou en | 300,000 unités de Pénicilline G Procaïnique dans l'huile (avec 2% de monostéarate d'aluminium), soit en suspension aqueuse.PRÊTES POUR USAGE IMMÉDIAT \u2014 PAS DE SERINGUE À MONTER \u2014 RIEN À RETIRER D'UN FLACON OU D'UNE AMPOULE \u2014 AUCUNE PERTE DE TEMPS \u2014 RAPIDES STÉRILES \u2014 PRÉCISES \u2014 ÉCONOMIQUES Ecrivez simplement \u201c\u2019Ampins\u201d sur votre blanc d'ordonnance et envoyez-le nous dans une enveloppe.Nous vous ferons parvenir une brochure descriptive exposant les nombreux avantages qu'offrent les Ampins pour le bureau, l'hôpital Votre pharmacien vend les Ampins.Distribué au Canada pour STRONG COBB CO.INC.LORIE TT ME 4 | et les cas d\u2018urgence; vous y trouverez: une liste de la grande variété des drogues d'urgence que l\u2019on peut obtenir sous cette forme.se EE EE mar me wed a ES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 3 ° ° J \u201cNous n'avons jamais eu d\u2019autres sels de fer aussi efficaces.Dans le traitement de l\u2019anémie hypochrome, on trouve que le nouveau complexe molybdène-fer, Mol-Iron, est remarquablement plus avantageux, à doses équivalentes, que le sulfate ferreux seul, associé à de l'extrait de foie-estomac ou à de l'acide folique.Dans des cas de grossesse atteints d\u2019anémie relativement résistante causée par carence de fer, des tests comparés ont résulté en une regénération plus rapide de l\u2019hémoglobine et en une tolérance gastrique très améliorée.ol-iron Complexe Sulfate Ferreux-Molybdène 31 Des chercheurs ont trouvé que \u201cles cas d'augmentation de l\u2019'hémoglobine (avec le Mol-Iron), étaient.frappants et.rapides;\u201d! \u201cla réponse était plus prompte qu'avec le sulfate ferreux .;\u201d?\u201cextraordinairement efficace et bien toléré dans.I'anémie hypochrome;\u201d?\u201cles résultats encourageants obtenus avec le complexe sulfate ferreux-molybdène dans la variété microcytique hypochrome promet pour l\u2019avenir un pronostic meilleur dans ces conditions (anémie de la grossesse) .\u201d Comprimés Liquide \u2014 un complexe stable, spécialement préparé, co-précipité, contenant 3 mg.d'oxyde de molybdène (1/20 gr.) et 195 mg.de sulfate ferreux (3 gr.).En flacons de 100 et de 1,000 comprimés.Aussi présenté sous forme d\u2019un liquide très XXVII agréable au goût, en bouteilles de 12 onces mesurées.WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont.Dieckmann, W.J., et Priddle, H.D.: American J.Obstet.& Gynec., 57: 541-546 (mars) 1949.Chesley, R.F., et Annitto, J.E.: Bull.Margaret Hague Maternity Hospital, 1: 68-75 (sept.) 1948.Healy, J.C.: Journal-Lancet, 66: 218-221 (juillet) 1946.Talso, P.J.: Ins.Med., 4: 31-34 (déc.-janv.-fév.) 1948-1949.om CO BD XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 Dellafoline Alcaloïdes lévogyres de la belladone à l'état pur, sous forme de malates.Puissant frénateur du vague.HYPERSECRETION - VAGOTONIES SPASMES INTESTINAUX.Belladenal Bellafoline + phénobarbital.Puissant spasmolytique pour soulagement de tension physique et mentale.SPASMES CORONAIRES - PYLOROSPASME - ULCERES TENSION EMOTIVE - ENURESIE NOCTURNE DYSMENORRHEE - TROUBLES MOTEURS-THALAMIQUES.Littérature et échantillons sur demande SANDOZ PHARMACEUTICALS LIMITED 391 OUEST, RUE ST-JACQUES AN562 MONTREAL, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenmin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XXIX Donnez une portée plus grande aux examens de routine que vous faites au bureau Dans le diabète, plus tôt on découvre le sucre, plus favorable est le pronostic.D\u2019où il ressort que l\u2019épreuve courante de glycosurie fait partie intégrante de chacun des examens que vous pratiquez au bureau.Les comprimés-réactif Clinitest (nom déposé) se prêtent exceptionnellement bien à cet usage.L\u2019épreuve est simple, rapide et sûre.Nul besoin d\u2019appliquer de la chaleur extérieure.Ensembles pour le bureau ou le laboratoire et rechanges de 24 et de 36 comprimés.Comprimés-réactif CLINITEST (nom déposé) Pour la recherche de la glycosurie.Comprimés-réactif ACETEST (nom déposé) L\u2019emploi des comprimés-réactif Acetest (nom déposé) facilite au médecin la découverte de la cétose dans le diabète \u2014 et dans plusieurs autres affections où l\u2019acidose peut se produire.Ce test unique permet de découvrir avec rapidité et facilité les corps cétoniques.La sensibilité est de 1 partie dans 1,000.Flacons de 100 et de 1,000 comprimés.Pour la recherche des corps cétoniques.feces, les crachats ou urine constitue souvent la première preuve d\u2019un processus pathologique dont on ne soupçonne:ait pas la présence autrement.Avec les comprimés-ré- actif Hematest (nom déposé), une méthode précise, rapide et commode, la découverte du sang (présent dans la proportion de 1 partie ou plus dans 20,000), devient une pratique facile dans la routine du bureau.Flacons de 60 et de 500 comprimés.( La présence de sang occulte dans les | | 1 Comprimés-réactif HEMATEST (nom déposé) Pour la recherche du sang occulte.AMES COMPANY OF CANADA, LTD->*TORONTO, ONTARIO XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burremn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 CONTUSION DES MUSCLES THENARIENS Traitement par I\u2019Elastoplast Histoire de cas \u201d Un ouvrier en métallurgie, âgé de 26 ans, fit== une chute contre une barre de fer qui l\u2019atteignit entre le pouce et l'index.À l\u2019examen, le 6 août, on constata une sensibilité des muscles thénariens, mais la radiographie ne décela aucune fracture ou dislocation.Un emplâtre Elastoplast spica de un pouce fut appliqué.Une quinzaine plus tard, une légère sensibilité existait encore et un nouvel emplâtre Elastoplast fut appliqué.Le 10 septembre, l\u2019Elastoplast fut enlevé.Aucune sensibilité ou douleur quand la Frc.1.main se referme et le malade eut son congé.Les détails et les vignettes se rapportent à un cas authentique.T.J.Smith & Nephew Ltd, fabricants de l\u2019Elastoplast, sont heureux de publier ce cas, caractéristique parmi nombre d\u2019autres chez lesquels leurs produits ont été employés avec succès, étant convaincus que la citation de ces cas authentiques sera d\u2019un intérêt général.Les emplâtres \u2018Elastoplast\u2019, adhésifs, élastiques, sont remarquables et l\u2019adhésif, particulièrement, possède les propriétés extraordinaires d\u2019extensibilité et de reprise qui assurent le degré voulu de compression et d\u2019agrippement.Ces emplâtres s'appliquent facilement à n\u2019importe quelle partie du corps, sans glissement, sans froncement, sans constriction.Les emplâtres Elastoplast se vendent en largeurs de 1\u201d, 2\u201d et 3\u201d par 1 vg.(134 -2 vgs, pleine extension).de 1\u201d par 3 vgs (5/6 vgs, pleine extension).Elastoplast, Elasto- crepe, \u2018Jelonet\u2019 et \u2018Gypsona\u2019 sont des produits de T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull, Angleterre.Dans le traitement des entorses et des contusions, l\u2019Elastoplast doit être bien tendu sur l\u2019articulation et sur une certaine distance au-dessus et au-dessous.On doit l\u2019appliquer aussitôt que possible après la lésion, afin d\u2019obtenir immédiatement SMITH & NEPHEW LIMITED un support ferme, et aussi pour enrayer l\u2019épanchement et la formation d\u2019hématome.378 ouest, rue Saint-Paul MONTREAL, P.Q. *MARQUE DÉPOSÉE La femme qui \u2018tient\u2019 maison, prépare les repas, s\u2019occupe du magasinage et parvient, en outre, à garder la paix parmi les mioches, doit avoir une santé de fer.Rares sont les hommes qui ont les qualités requises our faire face aux mille et un prob- èmes d\u2019un ménage qui marche bien.Sa journée finie, même une \u201cfemme de fer\u201d peut se sentir a bout.Lorsque cela se produit, on doit parfois incriminer un manque de fer dans la sang.L\u2019anémie se rencontre du reste très fréquemment chez la femme, qui, par la menstruation, perd du fer au rythme de 10 à 45 milligrammes à chaque période.Les spécialistes en nutrition de l\u2019Université Cornell estimaient récemment que, pour conserver un juste équilibre, une femme doit pouvoir trouver, dans son alimentation, un minimum de 10 a 11 milligrammes de fer.Or, un régime riche en fer n\u2019est pas facile a réaliser.Aussi, quand l\u2019anémie sidéroprive vient saper la résistance de la femme et épuiser son énergie nerveuse, est-il logique de s\u2019adresser aux Plastules Hématinic qui peuvent faire merveille pour lui rendre son bien-être normal, JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE - ONTARIO V Thiamine .V Riboflavine V Niacine.\u2026 V *Pyridoxine .Wells Marque Déposée V *Acide d-pantothénique V *Biotine .UNE CUILLEREE A THE B-PLEX | RENFERME: .0 mg.10 mg.5.0 mg.\u2026o mg.2.5 mg.004 me.Renferme en outre, en quantités notables, les facteurs, moins connus,qui existent dans l\u2019extrait d\u2019écorce de riz.*Le rôle joué ur .tion | ., : encore été défini e role Joué par ces vitamines en nutrition humaine n'a pas encore été défini.ELIXIR DE COMPLEXE B L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XXXIII PÉNICILLINE ORALE puissante pour TOUS les groupes d'âge d illin® 7\u201c rop-Ci 1M _ une solution agréable au goût pour les nourrissons et les petits enfants \u2014 ad- ministrée directement avec le compte-gouttes ou ajoutée à la première once de la formule ou tout autre liquide \u2014 pas de pilules à écraser, dans les cas appropriés, pas d\u2019injections inutiles \u2014 50,000 UNITÉS DE PÉNICILLINE* DANS UN COMPTE-GOUTTES dram-cillin® ate et adultes \u2014 cette saveur agréable qui assure le dosage quotidien.Grande efficacité dans une présentation commode: 100,000 UNITES DE PENICILLINE* DANS 5 CC DROP-CILLIN \u2014 Offert en flacons de 9 cc.contenant 600,000 unités de pénicilline.La solution est rose.Le compte-gouttes inclus est calibré pour contenir 20 gouttes (0.75 cc.) ou 50,000 unités de pénicilline.* PRESENTATION .contenant 1,200,000 unités de pénicilline.La solution est rouge vermeil.Chaque cuillerée à thé (approximativement 5 cc.) contient 100,000 unités de pénicilline.* * (Pénicilline G.potassique tamponnée) Fournie au pharmacien sous forme de poudre blanche cristallisée.Fraîchement préparées, ces solutions (colorées) aromatisées, conservent leur taux de pénicilline pour sept jours, si elles sont tenues au froid.WHITE LABORATORIES of Canada, Ltd., 64-66 Gerrard Street, East, Toronto, Ontario XXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 TRAITEMENT DES TROUBLES DU FOIE PAR LES DRAGÉES ENTÉRIQUES ENTÉRYDINE Recommandées contre les hépatites aiguës ou chroniques, et toute insuffisance biliaire, cause éventuelle de la constipation et de la jaunisse.Effectuent une dérivation nécessaire aux engorgements du foie, prévenant ainsi la lithiase biliaire qui en découle.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Ac.Dehydrocholique .084 gm.Eukinase 013 gm.Pancréatine 013 gm.Cascara Sagrada 026 gm.Ext.d\u2019artichaut .026 gm.Phénolphtaléine 026 gm.Boldine 001 gm.Ext.Noix vomique 003 gm.MopE D'EMPLOI: Une ou deux dragées entre les repas ou deux dragées au coucher, suivant j'avis du médecin.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DRAGEES GLUTINISEES PyéliosE DIURÉTIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE INDICATIONS: Pyélites, pyélonéphrites, lithiases, cystites, cholécystites.Réalise la désinfection des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Mandal.de Calc.0.060 gm.Phos.d\u2019ammonium 0.060 gm.Hydr.de Terpine 0.030 gm.Acide Nicotinique 0.004 gm.Benzo-Méthyl-Oxyquinoléine 0.04 gm.PosoLocir: Deux dragées trois fois par jour suivant l'avis du médecin.\u2014_\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 CIRCULAIRES ET ECHANTILLONS SUR DEMANDE.LABORATOIRES DESAUTELS LIMITEE 200 ouest, rue Craig, MONTREAL, - - CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuinmin AMLFOC.\u2014 Montréal, mai 1950 XXXV (7 , he 5%, > ee Je 22>.es & 5 {/ ig! 1 0, 7% 7 1 I 7 7% Hi Ir } \" hi, 5 4% 1] 1) 1 d'éliminer la marge d'erreur.DIGOXI crystallin pur * fournit justement à un glycoside profession médicale\u2018un tel moyen.Parceque c\u2019est un chimique définie, d\u2019une composition ce et d\u2019 Isolée des feuilles de Digitalis lanata par.Wellcome Chemical Works (Angleterre) ar voie digestive: \"Tabloid' Digoxine 0.25 mgm.(1/260 grain approx.).Flacons de 25, 100 et 500.Solution Digoxine (B.W.& Co.) 0.5 mgm.(1/130 grain approx.) par c.c.Flacons de 30 c.c.ntraveineusement: Injection de Digoxine \u2018Wellcome\u2019 0.5 mgm.(1/130 j approx.) dans un c.c.Boîtes de 12 et 100.è Fa - TN NOUVEAU JALON IMPORTANT - ans la thérapeutique des affections arthritiques.Les sources les plus autorisées®>®*¢ sont d\u2019accord que \u201cla guérison [de la fiévre rhumatismale] dépend non seulement de l\u2019obtention mais du maintien d\u2019un niveau salicylé élevé dans le plasma.\u201d* La corrélation entre ces niveaux sanguins et l\u2019amélioration symptomatique est indiquée dans le tableau en bas a droite.Le Pabalate \u2014le produit le plus nouveau résultant des recherches de Robins\u2014aide maintenant à obtenir et à maintenir des niveaux salicylés plus élevés dans le sang avec des doses plus faibles de salicylate.\\ Ce résultat est rendu possible par la réunion dans : le Pabalate de l\u2019acide para-aminobenzoïque atoxique out Le pence\u201d 20 et du salicylate de sodium.Ainsi qu\u2019on peut le \\ voir sur le graphique en bas à droite, l\u2019acide \\ para-aminobenzoïque (lui-même un anti- | : rhumatismal)\u201d exerce une action réciproque lorsque les deux drogues sont administrées simultanément\u2014provoquant une élévation brusque des niveaux salicylés dans le sang (à doses constantes de salicylate),\"* avec augmentation sensible de son propre niveau.\u2018 La signification clinique de cette synergie offre un avantage important dans la thérapeutique des affections arthritiques.Le Pabalate \u2018Robins\u2019 est annoncé exclusivement au corps médical.On peut se le procurer dans toutes les bonnes pharmacies.A.H.ROBINS CO., INC., RICHMOND 20, VA.Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 indications: Arthrite rhumatismale ; fièvre rhumatismale aiguë; fibrosite ; goutte ; ostéo-arthrite.posologie: Deux ou trois comprimés glutinisés toutes les trois ou quatre heures, sans bicarbonate de soude.composition: Chaque comprimé glutinisé contient : Salicylate de sodium U.S.P.(5 grains) 0.3 gramme ; Acide para-aminobenzoïque (sel sodique) (5 grains) 0.3 gramme.présentation: Flacons de 100 comprimés glutinisés.7 j ( pk FE _ i) 7 Pour un niveau salicylé élevé dans le sang ) BC wy | » avec des doses peu élevées de salicylate\u2014 Teas 7 P b | d Î Cc d U d Agents pour Les comprimés de Pabalate sont glutinisés le Canada évenir l\u2019irritation gastrique De assurer une tolérance optimum.THE LEEMING MILES CO., LTD.1 Notre Dame St.West, Montreal 1, Quebec bibliographie: 1.Bélisle, M.: L'Union Médicale du Canada, 77:392, 1948.2.Brodie, B.B.et al.: J.Pharmacol.and Exper.Therap., 80:114, 1944.3.Coburn, A.F.: Bull.Johns Hopkins Hosp., 73: 435, 1943, 4.Dry, T.J.et al.: Proc.Staff Meetings Mayo Clin., 21:497, 1946.§.Editorial: J.A.M.A., 138:367, 1948.6.Reid, J.: Quarterly J.Med., 17:189, 1948.1.Rosenblum, H.and Fraser, L.E.: roc.Soc.Exper.Biol.and Med.Tree 178, 1947, Ls [Re \u2018salieylé 3 aha oak J me FY paro-arinobénzeïque ¢ ves dose Lh salicylate aii jour] preveiug une brusque augmen tation du niveau ded nat pes sang.! ¥ mid XXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLemn AMLFOC.\u2014 Montréal, mai 1950 TL um soulagement plus rapide avec 9), une meilleure tolérance gastrique BUFFERIN, le nouvel analgésique antiacide de Bristol-Myers, soulage plus rapidement la douleur que l\u2019acide acétylsalicylique seul parce qu\u2019il est plus vite absorbé dans le courant sanguin.Des essais cliniques ont démontré que 10 minutes seulement après l\u2019ingestion de BUFFERIN, les niveaux sanguins de salicylate sont approximativement 20% plus élevés que 20 minutes après l\u2019ingestion d\u2019acide acétylsalicylique seul.BUFFERIN est mieux toléré, particulièrement chez les patients qui ont déjà subi des enibarras gastriques occasionnés par l'acide acétylsalicylique seul.INDICATIONS: \u2014 Pour le soulagement des céphalées et névralgies simples, des douleurs musculaires et des malaises éprouvés au cours de la grippe, des rhumes, des infections légères, et particulièrement pour ces cas de rhumatisme et d\u2019arthritisme qui exigent une salicylothérapie intensive et prolongée.BUFFERIN ne contient pas de sodium.On peut le prescrire sans crainte aux malades astreints à un régime exempt de sodium.Un comprimé de BUFFERIN associe 5 grains d'acide acétylsalicylique à des proportions optima de carbonate de magnésie et de glycinate d'aluminium.BUFFERIN est offert en fioles de 15 et de 45 comprimés.Echantillons gratuits et documentation descriptive sur demande.Un produit de BRISTOL-MYERS \u2014 3035 rue St-Antoine, Montréal 30, P.Q.Fabricants du laxatif Sal Hepatica L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuterN A.MLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XXXIX Administré à doses thérapeutiques, le Pyridium est très peu toxique.On peut l\u2019employer sans danger aux doses recommandées pendant toute la durée du traitement de la plupart des cas d'infections génito-urinaires non compliqués.L'administration orale du Pyridium, à raison de 2 comprimés t.i.d.est bien tolérée, et apporte un soulagement rapide aux symptômes urinaires douloureux dans un pourcentage élevé de cas.L'administration orale du Pyridium produit un effet analgésique sur la muqueuse des voies urinaires.Cette action contribue au soulagement rapide et efficace, si agréable aux malades affligés de symptômes urinaires douloureux.Documentation sur demande.une qualité importante du PYRIDIUM XL L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLietin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 .CONSTITUANT DE .CHOL AVEC LE CASCARA SAGRADA ET LA VITAMINE B: EST INDIQUÉ DANS : Cholécystite - Angiocholite - Jaunisse Insuffisance hépatique - Anorexie - Constipation FORMULES CHOLIBILE FORTE CHOLIBILE FAIBLE Acide déhydrocholique .0.25 gm.Acide déhydrocholique .0.10 gm.Cascara sagrada .0.05 gm.Cascarasagrada .0.02 gm.Chlor.de Thiamine .5 mg.Chlor.de Thiamine .2 mg.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.MONTREAL ë = bE ba & x 7 i = # us Ny, i x 5 of JE a 23 wiz Rd = A $ 3 A | 5 # ss AR he A $ 2 .i = 2 RR | pd all oa i ss SA = 2 SN $i = i 5 a i % ao = ARN NR RS lve > SR ey i Hs # né 5 5 oN i fit 8 3 Ss SRNR RAHAT a 3 ENS IR X iy 5 .AN Td di s$ es SE de se Ry Es ES SH 0 + R RY 5 5 SN Ne a = 3 Sa wr Se + is a 55 he 0 ot i nN J 2 S 7 A 3 a = = RR = 5 oid A 2 i = : AS 2 Xa 3 a 2 Lo HE a = = x 56 5 SY SY: « se : .= bai + NN JN 3 3 nN 3 x = .D = À 2 $ 5 i = = a gr a & = 2X À $ SR = i .3 i x as x = | SH > > S = i ge 5 2 7 => BE keg Ny = = he § 2 NE 8 = = RN à x = RN A iN 4 =.a = sa = x 2 R Sn ES 3 Aa BY SR = 3 à SE ve Re a = % ; = + % > = 5% VR R He Ni Ao = Le a .= = LL: - = 3 A = a 5 = = a 3 5 ue aa 2 2e s = 5 i 5 5 AR $i se AY aN 7 Sis = se = i i SE RS S & Eg Sin de Sh $ x $ & 55 = # 3 i S = Es = À N N SN 5 SS 3 2 = SS = RX £3 » Ÿ 3 se ré = = ry 3 54 # ee 0 es 3 2 & = = > = ® RQ = RX SS $ Se Sa SE x ve us = se = x SR Ng se iy os AK SH TERRES NN & = see Bi Si = SA Ge >.Si & oo i RA 540 BA .TR EE a i SUB, re ee a 5 3 ar os Lo - © % & 2 a 5 SE 55 = es SE 2 i Sl a = Ex 3 e = Hk 5 0 i.F pes i: 2 2 rd SE HEI x i x fess 24 * a & 5 \u20ac = $ ® A = .a SE er ee gS 3 pe = = Sd SE 2 ç sa ee SE a = 55 = he 4 J = = as 5 SFX x 2 = = 3 ~ Ra 5 on i, i SH = % ih = = = Gi i ot 5 Pepe, .Ll a \u20ac a he = an Sd a or a oo Rm 5 .-3 er va 5 i , 2 2 I 53 1 iE a 4 ot 5 0 \u201c Sl > ge = = ae = 2, Le se 2 39 A .5) ot io =, = og Le ps bX 8 5 a = 2 2 Re cs UAND IL Y A UN nieGAL EN PERSPECTIVE.3 5 J a LEN pi 2 53 ee Si bo) il an 2 POE) Te ok a Ce a Sr 0 wn os æ e 2 ANY = 2a = Re AR oF 2e a = Ne ET RON x = Nah = ES > a 2 SE gL se % 2 a oe oo # = 5) ss = SE 0 8 + IN OLD NEW ORLEANS \u2014 BY DORIS LEE Le Sa ee 2 er SO 3 Se 8 5 2 Ne = % .+ « 2 4 se aan a ; Sa +.= a BY x $ & 5 se es a Es .ee .3.se ne NS SEs Se 22 5 ou ce A 5 E a 5 = = = ee ER he + a a = = cn sk > Ra se i x DE 5 Es o Se 2 Fi ae ce = = x i SE ES = a = a A 0 No EN BE a 3 5 SS , Ry LN ol = S = = A GC Nt pa x Rs Hi 251 2 se 3 RE a sr + =.We $ \u201c5 2 .Sh SE a, 3 = st RZ > a iS Si ih es a Be = 5 at XR = 2 2 2 ge à .vue ; 2 CHE .CES po A sense 5 Dep SRR SA ce SERBE ESS Sorters os vend der part entrère et il en est de même de la sulfamidothérapie par les Comprimés Dulcets de DUOZINE Les enfants aiment-ils prendre des remèdes?Certainement, quand ceux-ci ressemblent tellement à des bonbons qu'ils ne goûtent même pas la sulfadiazine et la sulfamérazine\u2014quand ils sont si bons qu\u2019on ne remarque que leur fraîche saveur fruitée.Et les enfants les pren- dront\u2014si ce sont des Comprimés Dulcets de DuozINE\u2014 chaque fois que vous le leur direz.C'est un moyen facile d\u2019être assuré que vos jeunes patients prennent régulièrement la dose exacte de ces drogues puissantes.Les Comprimés Dulcets de DuozINE de 0.3 gramme contiennent parties égales de sulfa- diazine et de sulfamérazine.L'effet thérapeutique correspond au poids global des deux sulfamidés, mais la tendance à la cristallurie Ccamfre Spécifiez la Médication sous forme de Bonbons d'Abbott *Comprimés Sucrés Médicamentés Abbott NOM DEPOSE ° , es PS, petro tli de (Sulfadiazine-Sulfamérazine est réduite à celle correspondant au poids d'un seul des deux.Vous prescrivez le nombre voulu de petits carrés orangés pour obtenir les niveaux sanguins requis, tout comme vous prescririez des comprimés non aromatisés.La différence essentielle est que vous savez que le patient prendra au complet la dose prescrite de Comprimés Dulcets de DuoziNE.On peut aussi se procurer des sulfamidés individuels: Comprimés Dalcets de Sulfadiazine de 0.3 gramme et Comprimés Dulcets de Sulfa- mérazine de 0.3 gramme, en flacons de 100.Demandez la littérature sur ces Comprimés Dulcets de Sulfamidés aux Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9.PENN DUOZINE NOM DEPOSE Abbott) Combinées, Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 PT Union liNédicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 78: MM.Albert-Weil (Jean); Allard (Eugène); Amyot (Roma); Archdmbault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaulieu (Emile) ; Bédard (O.) ; Béique (Léon) ; Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.); Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude); Besançon (L.Justin); Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques) ; Boulanger (J.-B) ; Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin (J.-R.) ; Boyer (F.) ; Brahy (Jules) ; Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul) ; Burckel (J.) ; Cabana (J.- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (Jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moïse) ; Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.) ; Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.) ; Dargis (Jean); David (Paul) ; Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (Roméo); Gallie (W.E.); Gareau (].- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bourgeois) ; Gérin-Lajoie (Léon) ; Gervais (Maurice): Giraud (G.) ; Gobeil (L.-).); Grenier (E.-P.): Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) Hallé (Jules); Handfield (].-P.); Hébert (Auguste) ; Henry (François); Jarry (J.-A.): Jean (André) ; Johnson (Réginald) ; Julien (P.-E.): Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Georges) ; Lamoureux (Louis) ; Lamy (Rouville) ; La- perrière (Vincent); Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichelliére (Raymond) ; Lasalle (G.); Latraverse (Valmore) ; Laulan (Robert) ; Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René); Leclerc (G.); Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien); Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René) ; Letondal (Paul); Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine) ; Lortie (Edouard); Mantha (Léo- pold); Marceau (Gilles); Marchand (J.-C.-A.) ; Marin (Albéric); Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe); Masson (Gaston) ; Millet (Joseph); Mirouze (J.); Mondello (Roméo); Monfette (C.); Newman (E.V.); Noël (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel); Panet-Ray- mond; Panneton (Philippe); Paquette (J.-P.) ; Paradis (Bernard) ; Pilon (J.-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.); Poirier (Paul); Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean) ; Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.); Rinfret (Lucien); Robillard (Eugène); Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (Francois): Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean); Séguin (Fernand) ; Simard (J.-Emile) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcot (Roland); Turcotte (Maurice): Vaillancourt (De Guise): Valin (R.-E.); Vézina (Norbert). \u2026 Les phénomènes intellectuels peuvent et même doivent être considérés comme le perfectionnement et l\u2019extrême complication de l\u2019acte réflexe.A l\u2019acte réflexe simple est venu se surajouter un phénomène extraordinaire, c\u2019est la cons- dienck avec la mémoire, association des idées, choix de l\u2019acte à accomplir, jugement, et, par conséquent, intelligence.Nous voici donc finalement, en partant de l\u2019acte réflexe primitif, arrivés à l\u2019intelligence.Il a suffi de ces deux perfectionnements; d\u2019abord les souvenirs des excitations antécédentes (c\u2019est-à-dire mémoire) et.ensuite, conscience (c\u2019est-à- dire connaissance de ces diverses excitations).Un autre phénomène de souveraine importance domine encore l\u2019histoire des réflexes, c\u2019est l\u2019inhibition.En effet, le système nerveux a pouvoir sur le système nerveux lui-même.Il peut arrêter l\u2019action de certains éléments nerveux.Et cela est admirable; car nous voilà ainsi les maîtres de nos mouvements.Nous pouvons empêcher telle action réflexe de se produire, dominer par conséquent les impulsions instinctives, être maîtres de nous-mêmes.L\u2019intelligence et la conscience, c\u2019est-à- dire la volonté, peuvent suspendre les actions réflexes.Par conséquent, nous ne sommes pas des machines, des automates, livrés sans défense aux mouvements animaux, aux réponses fatales que les excitations extérieuses déterminent dans nos organes.Que ces inhibitions soient, elles aussi, automatiques, c\u2019est non seulement admissible, mais probable.Toutefois, nous avons tout au moins Villusion que nous pouvons freiner l\u2019action réflexe par un phénomène de volonté, donc de liberté.Il importe alors que tout homme digne de ce nom d'homme comprenne ce qu \u201cil peut par sa volonté, de sorte qu il établisse une sorte de dualité, d\u2019antagonisme, entre l'âme supérieure qui peut vaincre les passions basses et les contingences, en donnant pouvoir et prépondérance à l\u2019âme supérieure (raison et intelligence).(CHARLES RICHET). BULLETIN ee.+ PROPOS SUR L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL L\u2019évènement, attendu depuis des années, vient enfin de se produire.L'Université de Montréal a une nouvelle charte.Il y aurait beaucoup a dire a ce sujet et la profession médicale trouverait son profit à la lecture de commentaires qui viendront à leur heure.Il ne fait de doute pour personne qu\u2019une transformation administrative s'imposait au Foyer de haute science du Mont-Royal; la solution, que les autorités religieuses et civiles ont choisie, ne peut qu\u2019étre excellente, car elle a été mirie, soupesée et trouvée par tous comme valant son pesant d\u2019or.Dans le passé, de nombreuses réformes qui s\u2019imposaient à l\u2019esprit averti n\u2019ont pu être accomplies, par manque d'accord complet entre les parties intéressées ; s\u2019il y eut faute du régime, la formule nouvelle pourra sans doute amener de meilleurs résultats.L'essentiel est qu\u2019il existe une harmonie parfaite entre les divers corps constituants; il faut que le désintéressement et le dévouement ne soient pas unilatéraux; il importe surtout que l'intérêt général prime la question de personnalités.L'enseignement à la Faculté de Médecine ne peut que mieux s\u2019en porter, si les prévisions budgétaires sont augmentées de quatre ou cing fois la somme votée pour l\u2019année 1949-50; l\u2019ère est en passe de disparaître, où les professeurs pouvaient consacrer, sans rémunération adéquate, les meilleures heures de leur journée à la formation de leurs élèves, sans d\u2019autre espoir, le plus souvent, que la seule satisfaction du devoir accompli et par un souci de justice qui les poussaient à accomplir pour les uns ce que d\u2019autres firent pour eux.La Faculté de Médecine a vécu jusqu\u2019à date, grâce aux sacrifices accomplis par ses professeurs, du premier au dernier sans exception.Il est temps que cette situation cesse ; tous admirent les progrès énormes accomplis par les Facultés américaines et par certaines du Canada, mais sait-on le budget dont celles-ci disposent chaque année?Mis en regard des nôtres, ces chiffres n\u2019ont rien de comparable.Il est d\u2019un bel idéal de voir grand pour l\u2019avenir et d\u2019anticiper pour l\u2019Institution une renommée universelle; mais encore faut-il lui en offrir les moyens.Il est vain de fonder, en notre demi-siècle, des espoirs sur des méthodes de travail et avec les ressources dont 496 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutetiN A.M.LFC.\u2014 Montréal, mai 1950 disposaient en leur temps Branly et les Curie.Il faut que nos chercheurs, qu\u2019ils relèvent de la discipline clinique ou qu\u2019ils œuvrent essentiellement sur le plan du laboratoire, soient sûrs, non seulement de n\u2019être pas bridés dans leurs travaux par l\u2019insuffisance matérielle, mais qu\u2019ils aient la quiétude d'esprit inhérente à une rémunération substantielle, d\u2019un ordre de grandeur comparable au chiffre obtenu en clientèle par les confrères pareillement doués et d\u2019une aussi grande capacité de travail.Beaucoup de jeunes, qui ne manquent pas de talent, se lanceront dans la recherche, lorsqu\u2019ils s\u2019y verront appréciés à leur juste valeur, bien plus quand ils y seront assurés d\u2019un lendemain.L\u2019époque n\u2019est plus des hommes utiles et à petit salaire; un esprit d\u2019élite ne se conquiert pas avec des promesses; conscient de son potentiel, 11 commande un prix réel et réaliste.Si le traitement est insuffisant, le chercheur doit ajouter à sa besogne une tâche extérieure, qui rapporte bel et bien, mais qui l\u2019éloigne de ses préoccupations scientifiques.Il est vraisemblable que cet aspect trouvera grâce aux yeux et à l\u2019entendement des futures autorités, si elles veulent prospères tous nos Instituts de recherches.Ce seul motif serait suffisant pour nous faire accueillir avec sympathie le changement administratif.Mais 1l en est d\u2019autres, dont l\u2019établissement d\u2019un fonds de pension pour les professeurs et la nomination d\u2019un directeur des études plein temps: projets peu nouveaux, puisque l\u2019ancienne Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, qui est devenue la Faculté de Médecine actuelle, avait prévu un fonds pour ses retraités, dont certains bénéficient encore, et qu\u2019également le Conseil a réclamé, depuis longtemps, la seconde réforme.| * x + À sa dernière réunion, celle du 15 mars 1950, le Conseil de la Faculté de Montréal a compris l\u2019importance de la coordination dans l\u2019enseignement et a décidé de créer un département de médecine et un département de chirurgie.Ceci n\u2019a rien de révolutionnaire, puisque c\u2019est la norme dans presque toutes les Facultés du continent nord-américain.Cette création, recommandée en haut lieu, va permettre un agencement ordonné et méthodique de l\u2019enseignement médical et de l\u2019enseignement chirurgical; il va même faciliter l\u2019organisation d\u2019un programme clinique et théorique où médecine et chirurgie suivront des lignes parallèles, avec un minimum de chevauchement et un souci toujours en éveil d\u2019éviter les doublures.La formule s\u2019est avérée efficace partout; elle ne peut rater; d\u2019autant BULLETIN plus que les nouveaux départements ne déplacent, ni n\u2019englobent aucune des spécialités déjà reconnues et pourvues d\u2019un professeur titulaire.| | Le département de médecine comprend la clinique médicale, la pathologie médicale, la propédeutique médicale et la thérapeutique; le département de chirurgie réunit la clinique et la pathologie chirurgicale, ainsi que la technique opératoire.Ces départements, quand ils donneront leur plein rendement, faciliteront un contact plus intime de l\u2019étudiant avec le malade, par l\u2019emploi de plus en plus grand des conférences cliniques pratiques et la diminution des leçons théoriques, ailleurs qu\u2019à l\u2019hôpital.S'il faut tendre vers l\u2019enseignement clinique presque exclusif, il ne faut pas toutefois éliminer complètement l\u2019explication académique.Nos élèves ne sont pas encore préparés à l\u2019idée d\u2019un seul effort, du travail individuel; la discipline qu\u2019ils ont suivie jusqu\u2019à date s\u2019oppose à toute méthode extrême orientée dans ce sens.Il faut guider l\u2019étudiant, non seulement dans ses lectures, en lui recommandant l\u2019étude de tel ou tel chapitre, mais surtout dans l'orientation de son sens clinique, ce qui peut se faire par l\u2019exemple et par des exposés raccourcis et sous forme de tableaux synoptiques de faits concrets assimilables aux malades présentés.L\u2019enseignement clinique au lit du malade doit être fait sous forme de consultation entre le maître et les disciples; les grandes questions peuvent être traitées à l\u2019amphithéâtre, mais elles trouveraient meilleure oreille, si de temps à autre elles se déroulaient à la manière d\u2019un forum.L'éducation médicale est une science qui progresse; elle est au programme de tous les grands congrès.La formule idéale est à découvrir; il est un fait établi, toutefois, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a plus le droit de procéder suivant la méthode dite: « try and errors».Un chirurgien de la dernière génération recommande que le noyau hospitalier se compose de médecins empreints de l\u2019esprit de recherche, désireux de s'affranchir des pratiques routinières, non satisfaits des connaissances limitées que sont les nôtres et doués d\u2019une honnêteté intellectuelle rigoureuse.Toutes conditions qui exigent un fonds moral de premier ordre, des qualités supérieures de l\u2019esprit et une préparation technique hors ligne; ce qui revient à dire qu\u2019avec un excellent matériau, l\u2019œuvre s\u2019élève dans la rectitude, avec solidité et pour durer.Aux universités revient la responsabilité de fournir voies et moyens.Edouard DESJARDINS.497 LE XXe CONGRÈS DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA ET L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE L'Association des médecins de langue francaise du Canada organise son XXe congrès à Montréal, au mois de septembre prochain.À cause de sa largeur de vues, de son impartialité et de sa fidélité à sa tradition de servir et d\u2019instruire, l\u2019Association n\u2019a jamais obtenu de demi-succès.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019elle a demandé à la Société d\u2019hygiène et de médecine préventive de la province de Québec d\u2019organiser un programme, lors de ses prochaines assises.- Bien que dirigée simplement par un Comité provisoire, à ses débuts, notre Société a été appelée quand même, depuis 1942, à participer aux congrès tenus soit à Montréal, soit à Québec.Elle a été reconnue officiellement en 1947.Elle groupe tous les médecins hygiénistes, les infirmières hygiénistes et les auxiliaires des Services de santé publique de la province.Son principal but est de servir la santé publique par l\u2019étude des problèmes de l'hygiène et de la médecine préventive et de vulgariser les préceptes de l'hygiène.Elle cherche aussi à fixer l\u2019attention de la profession médicale sur le rôle de l\u2019hygiéniste et elle stimule le travail de ses membres par l\u2019étude et la présentation de travaux scientifiques.Cette Société a accepté avec plaisir l\u2019invitation qui lui a été faite d'organiser, à l\u2019occasion du Congrès, un programme d\u2019hygiène publique susceptible d\u2019intéresser non seulement les hygiénistes, mais aussi les membres de la profession médicale.A la demande même de l\u2019Association des médecins de langue française, avec laquelle elle siègera conjointement, une première séance sera consacrée aux maladies contagieuses: règlementation, dépistage des porteurs de germes, soin des malades contagieux à la maison et à l\u2019hôpital et, enfin, les traitements actuels de ces maladies.Dans les autres séances, le programme est plus spécialement destiné aux hygiénistes eux-mêmes et portera sur les questions suivantes d'hygiène publique: administration, éducation et nutrition.Un symposium sur le lait fera l\u2019objet d\u2019une troisième séance: la surveillance de la production et de la manutention du lait; le contrôle BULLETIN bactériologique et chimique du lait, puis, pour compléter, les maladies transmissibles à l\u2019homme par le lait.Les infirmières hygiénistes disposeront d\u2019une séance entière pour étudier le problème du Nursing en regard de la profession médicale et du public en général.Chaque point du programme constitue les dernières données scientifiques sur les sujets étudiés, par des rapporteurs des mieux qualifiés.L\u2019on doit pouvoir compter davantage sur un rapprochement de la médecine et de la médecine préventive, de façon à appliquer de .plus en plus les méthodes scientifiques reconnues, propres non seulement à traiter et à guérir le malade, mais aussi à prévenir la maladie.Le maintien de la santé requiert une collaboration très étroite entre le médecin et l\u2019hygiéniste.C\u2019est pourquoi nous sommes reconnaissants à l\u2019Association des médecins de langue française du Canada de cette initiative et nous formulons des voeux pour le succès de son Congrès.Adélard GROULX.499 , NUTRITION ET CARIE DENTAIRE INTERPRETATION DU ROLE DE L'ALIMENTATION DANS LA PATHOGENIE DE LA CARIE DENTAIRE H.SIMMONET, Membre de I\u2019Académie nationale de Médecine (Paris), Fellow of the Royal Society of Medicine (London), Professeur invité de I\u2019Ecole d\u2019Hygiéne de l\u2019Université de Montréal.Ce travail constitue la dernière d\u2019une série de quatre conférences données sous les auspices de l\u2019Ecole d'hygiène de l\u2019Université de Montréal, les 10, 17, 24 novembre et ler décembre 1949.Les trois premieres traitalent respectivement: 1) des données anatomiques et biochimiques concernant la dent, 2) des faits d'observation récents, 3) des faits d\u2019expérimentation relatifs à l\u2019influence de l\u2019alimentation sur le développement de la carie.Cette dernière conférence constitue une vue d\u2019ensemble sur les faits les plus importants exposés dans les trois premières et une conclusion.Elle a été reconstituée par le Dr H.Charette.Dans nos précédents entretiens, nous avons recherché parmi les faits d\u2019observation et d\u2019expérimentation, quelles étaient les raisons qui pouvaient militer en faveur d\u2019un rôle favorisant ou déterminant de l\u2019alimentation dans la pathogénie de la carie dentaire.Je vous ai présenté une revue évidemment incomplète, tant les travaux sur la question sont nombreux et conduisent souvent à des conclusions hésitantes ou contradictoires, que je me suis gardé de vous dissimuler.Je crois que cet exposé est cependant assez compréhensif pour que nous puissions dégager des indications utiles sur la participation de l\u2019alimentation dans la production et le développement de la carie.Mais, tout d\u2019abord, quelques remarques préliminaires doivent être faites.Je pense qu\u2019il est indiscutable que l\u2019alimentation peut être tenue pour responsable, au moins en partie, de l\u2019évolution de la carie dentaire.Toutes les observations que nous avons rapportées le prouvent surabondamment; certaines de ces observations ont la valeur d\u2019expériences.Si la consommation d\u2019un régime bien équilibré, au sens où nous l\u2019entendons actuellement, n\u2019est pas un garant absolu contre la carie, si, inversement, des régimes défectueux ne sont pas nécessairement accompagnés toujours de carie, l\u2019association entre certaines fautes alimentaires et la fréquence de la carie est trop étroite pour qu\u2019une relation ne soit pas admise.Il ne me paraît pas possible d\u2019accepter la conclusion de Simmond (1) \u201cthe low incidence of caries among native populations of the world has not been the result of any one regimen\u201d.Je vous rappellerai seulement les observations de Clapp (2) relatives à l\u2019état des dents et à la fréquence de la carie chez des adolescents, les uns nés en Italie et élevés aux Etats- Unis, mais ayant conservé leurs coutumes nationales d\u2019alimentation, les autres d\u2019origine européenne ou américaine, mais nourris selon les habitudes américaines.Par quelle voie l\u2019alimentation peut-elle influencer la dent et intervenir dans le déterminisme de la carie?La dent peut être atteinte par deux voies: la voie interne et la voie externe.a) L'alimentation, par l'intermédiaire des produits du métabolisme, en excès ou par défaut, peut toucher la dent, dans la mesure où ces modifications l\u2019atteignent et où la dent est sensible aux variations de la composition du sang ainsi que dans la mesure où la composition de la salive peut être modifiée par l\u2019alimentation et où la dent est sensible à l\u2019action de la salive.b) L\u2019alimentation peut aussi intervenir par contact direct avec l\u2019organe dentaire dans le temps où les aliments séjournent dans la bouche; elle peut agir encore d\u2019une manière indi- SIMONNET: NUTRITION ET CARIE DENTAIRE recte par son influence sur la sécrétion salivaire.Mais la susceptibilité de la dent aux diverses agressions auxquelles elle est exposée au cours de son évolution est très inégale.Il faut en effet opposer la dent en maturation et la dent adulte.Durant sa formation la dent est très susceptible vis-à-vis de toutes les modifications métaboliques (3).La dent cependant réagit moins que l\u2019os, mais les défauts qui se produisent dans sa structure durant sa formation, sa maturation, y restent ensuite fixés.Evidemment, avant son éruption, elle est mécaniquement protégée contre les agressions extérieures directes.Au contraire, une fois qu\u2019elle a complété son développement et qu\u2019elle a fait son éruption, la dent est probablement la structure de l\u2019organisme le moins sensible aux modifications métaboliques.A ce moment elle est réceptive aux actions locales en fonction des qualités de ses diverses formations et notamment de l\u2019émail; aussi du fait que, contrairement à l\u2019opinion généralement admise, elle n\u2019est pas rigoureusement indifférente au milieu buccal.Il se produit en effet des échanges d\u2019ions- entre l\u2019hy- droxyapatite et le milieu buccal: le radical OH peut être remplacé par Cl, F.et les ions Ca par Mg, Na, Si, Ba.La dent est perméable aux substances dissoutes.Cette perméabilité a été observée en ce qui concerne l\u2019émail, a) vis-à-vis de colorants organiques, apparemment par la voie de la matière organique des lamelles et des gaines des prismes, b) vis-à-vis des sels minéraux.L\u2019émail des dents de l\u2019homme, du chien, du veau, est perméable à l\u2019eau, au chlorure de sodium ou de potassium et, plus lentement, au chlorure de calcium.La perméabilité diminue avec l\u2019âge; elle est accrue pour les dents d'animaux ayant subi des carences minérales ou de vitamine D.H.Klein (4) estime que l\u2019émail est perméable aux cations, que les passages des anions est plus lent du fait de la charge négative de ses parois, mais que si la charge est renversée par des ions H par exemple, la diffu- 501 sion ionique est modifiée dans le sens correspondant.Sur la dent en place et adulte, la perméabilité existe aussi.Elle a été étudiée et observée dans le cas du nitrate d\u2019argent.La perméabilité parait accrue notablement quand la couche superficielle calcifiée de l\u2019émail est altérée et que les extrémités des prismes de l\u2019émail sont exposées.La perméabilité de l\u2019_émail, qui paraît se produire par la voie de la substance organique, se modifie progressivement, la matière organique de la dent se transformant lentement mais progressivement dans le sens d\u2019une déshydratation qui la rend moins perméable.On peut done conclure schématiquement que l\u2019alimentation interviendra pendant la période de formation de l\u2019organe dentaire en tant que facteur prédisposant.Elle ne constituera pas une cause directe, déterminante de la carie.Sur la dent qui a fait son éruption, l\u2019alimentation pourra jouer un rôle favorisant et éventuellement un rôle déterminant.En d\u2019autres termes, nous pensons en ce qui concerne l'alimentation, qu\u2019elle ne peut jouer un rôle déterminant, si elle en joue un, que par la voie externe.Nous attribuons donc à l\u2019entourage de la dent le rôle de facteur déterminant; les qualités de la dent, acquises pendant sa formation, se comportent comme des facteurs prédisposants.INFLUENCE DE L\u2019ALIMENTATION SUR LA STRUCTURE DE LA DENT PAR LA VOIE INTERNE.L'influence de l\u2019alimentation solide ou liquide sur la formation de l\u2019organe dentaire est un cas particulier de la participation de l\u2019alimentation à la constitution du terrain.L\u2019alimentation ne paraît pas capable d\u2019influencer la différenciation de la lame dentaire primitive et secondaire, des bourgeons dentaires, des germes dentaires, des adamentoblastes et des odontoblastes.Nous en ignorons le mécanisme.Ces phénomènes initiaux se laissent classer parmi les facteurs héréditaires, ce qui est vrai.commode.mais n\u2019explique rien.Plus tard quand les cellules formatrices de l\u2019émail et de la dentine auront acquis leur diffé- 502 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 renciation morphologique et fonctionnelle, elles deviendront sensibles aux modifications du milieu intérieur dont elles dépendent.À ce moment, dans la mesure où l\u2019alimentation peut influencer directement ou indirectement la composition du milieu intérieur, elle pourra influencer la formation de l\u2019émail et de la dentine.Ces tissus en effet se comportent comme des éléments glandulaires qui sécrètent une matrice organique qui se calcifiera secondairement.L'alimentation peut alors intervenir de deux manières.Elle peut limiter la quantité des matériaux nécessaires à l\u2019édification de la dent et qui sont mis à la disposition des cellules formatrices: carences.Elle peut apporter des matériaux nuisibles à la formation des tissus de la dent ou à leur entretien: actions toxiques.Faisons encore deux remarques d\u2019ordre général.En ce qui concerne les carences, pour qu\u2019elles puissent exercer une action positive, il faut admettre que la compétition entre la dent et le tissu osseux ne se résout pas au prorata des besoins absolus de ces formations.L\u2019ensemble des dents exige pour se former environ le centième de la quantité de calcium et de phosphore qui sont nécessaires pour le tissu osseux.En ce qui concerne les excès éventuels de matériaux utiles, il faut souligner qu\u2019ils ne constituent pas un facteur favorable; pas plus d\u2019ailleurs que dans toutes les autres circonstances: croissance générale ou fonctions particulières dans lesquelles on a tenté de les utiliser.À partir du moment où les besoins normaux sont satisfaits, l\u2019excès d\u2019un matériau nutritif n\u2019exerce aucune influence favorable; au contraire il peut être défavorable.CARENCES Les matériaux alimentaires dont la carence peut être prise en considération sont évidemment ceux qui interviennent à des titres divers dans la formation de la dent, soit comme constituants des structures minérale et organique, soit comme substances fonctionnelles: enzymes, catalyseurs ou inhibiteurs.Parmi les constituants minéraux, on retiendra principalement le calcium, le phosphore et le fluor.Parmi les vitamines: la vitamine À, la vitamine D et peut-être la vitamine E et la pyridoxine.Le rôle des acides aminés indispensables à l\u2019élaboration de la matrice organique ne paraît pas avoir été étudié.La carence d\u2019iode pourrait être prise en considération du fait que l\u2019insuffisance thyroïdienne s\u2019accompagne d\u2019un retard de l\u2019évolution de la dent.Les matériaux dont la présence en excès peut être envisagée sont certains éléments minéraux (fluor, manganèse), la vitamine D aux doses très élevées et les glucides.Carences minérales.La plus importante d\u2019entre elles est la carence de calcium.Pratiquement il est impossible de la considérer seule.Car elle est influencée par l\u2019apport concomitant de phosphore et l\u2019apport de vitamine antirachitique.Mais le résultat final est le même, que ces autres facteurs interviennent ou non.Ils accentuent les effets de la carence de calcium s\u2019il y a en même temps carence de vitamine D, carence de phosphore ou excès de phosphore; ils les atténuent, s\u2019il y a présence de vitamine D, présence d\u2019une quantité optimum de phosphore ou si le rapport Ca/P est voisin de 1,5 à 2,0.La carence ou mieux l\u2019insuffisance du fluor constitue aussi un facteur de première importance dont l\u2019influence sur la résistance de la dent à la carie est bien mise en évidence par les faits d\u2019observation comme par les faits d\u2019expérience.Carences vitaminiques.Dans le cas des vitamines nous retiendrons la carence de vitamine À et la carence de vitamine D.La carence de vitamine À touche élec- tivement l\u2019organe de l\u2019émail et aboutit à l\u2019hy- poplasie de l\u2019émail.La carence de vitamine D qui trouble la calcification aboutit à l\u2019hypocal- cification de l\u2019émail.Pratiquement ces deux carences sont souvent associées, et les altérations qu\u2019elles provoquent, même discrètes, doivent être prises en considération.Malgré son influence remarquable sur les structures de la cavité orale nous ne retiendrons pas la carence de vitamine antiscorbutique qui ne touche pas directement l\u2019émail puisqu\u2019elle fait sentir son SIMONNET: NUTRITION ET CARIE DENTAIRE action primitive exclusivement sur les formations d\u2019origine mésenchymateuse.Nous sommes trop peu informés sur les effets de la carence de vitamine E.qui est réputée frapper directement l\u2019organe de l\u2019_émail (5), pour la retenir.Ces diverses carences, isolées ou associées par des mécanismes qui nous échappent le plus souvent, pourront modifier 1° \u2014la composition chimique, les matériaux organiques peut- être, et certainement la composition minérale de la dentine et de l\u2019émail; 2° \u2014 la structure physique, notamment l\u2019arrangement des cristaux des prismes de l\u2019émail et partant la conformation de la dent.Du point de vue de la morphologie de la dent les défauts résultent souvent du mode de fusion des centres de croissance, qui se produit durant le développement de la dent au court de sa différenciation morphologique (6).Ce mode de fusion est généralement considéré comme relevant de facteurs héréditaires; il n\u2019est pas exclu que les conditions de nutrition, par les facteurs qui influencent les épithélia, comme la vitamine A, ne puissent intervenir.L'intérêt de ces modifications réside dans la production de points de moindre résistance relevant surtout de la perméabilité physique, de la facilité plus grande de décalcification, de la moindre résistance mécanique.L'influence de substances présentes en excès ne nous retiendra qu\u2019en ce qui concerne le cas le plus épineux, celui des glucides, qui a donné lieu à des controverses assez vives du fait que, à côté du souci de la santé, d\u2019autres préoceu- pations sont en jeu.Nous examinerons dans un moment les arguments concernant l\u2019action locale des glucides.Recherchons si les faits d\u2019observation ou d\u2019expérience permettent de soutenir la réalité d\u2019une action interne.L\u2019argument le plus solide en faveur d\u2019une action métabolique des glucides résulte des enquêtes faites à l\u2019occasion des guerres mondiales (7).La réduction marquée de la carie dentaire en Europe après les deux grandes guerres ne peut pas être entièrement expliquée par la diminution des glucides (il y a eu bien d\u2019autres 503 modifications dans les conditions de vie).En Norvège, le début brusque des restrictions alimentaires et la constance des réductions pendant la période 1940-1944 s\u2019opposent aux caractères de la réduction de la carie dentaire qui est progressive et surtout tardive.S'il s\u2019agissait d\u2019un effet direct sur la cavité buccale, la réduction de la carie aurait dû être évidente au bout d\u2019un ou deux ans chez tous les enfants porteurs de dents récemment sorties; indépendamment du fait que les dents aient été formées avant ou après le début des restrictions.La longue période de latence qui précède la diminution des caries est due d\u2019après Sognnaes (8) à ce que les régimes de guerre ont permis la formation et la maturation de dents moins sensibles au développement de la carie.Ce temps de latence a été observé non seulement en Norvège, pendant la deuxième guerre mondiale, mais aussi à l\u2019occasion de la première et de la seconde guerre dans dix contrées d\u2019Europe.Nous ignorons tout du mécanisme de cette action.Si l\u2019action de ces facteurs prédiposants ne fait pas de doute, si la réalité de leur intervention ne peut pas être négligée, notamment du point de vue prophylactique, il faut reconnai- tre que cette manière de voir repose surtout sur des faits expérimentaux et que leur mise en évidence clinique est difficile.Les constatations les plus sûres à ce point de vue sont celles qui relient la fréquence de la carie dentaire au rachitisme; non pas nécessairement au rachitisme floride mais au rachitisme sub-clinique encore très fréquent.Les observations anciennes de Gottlieb (9) qui datent de 1920 soulignent les relations entre la dégénérescence des améloblastes et l\u2019hypoplasie de l\u2019émail.Les expériences et les patientes observations de Lady Mellanby mettent aussi en évidence la relation entre l\u2019hypocalcification résultant de fautes alimentaires (carence de vitamines lipo-solu- bles principalement) et la carie dentaire.En 1941, Lady Mellanby (10) conclut que la carie est fréquente et étendue dans 7 p.100 des dents bien formées, c\u2019est-à-dire dont l\u2019émail est bien formé, dans 74 p.100 des dents atteintes d\u2019hy- 004 poplasie de l\u2019émail c\u2019est-à-dire d\u2019hypocalcifi- cation.De ce point de vue, je voudrais appeler votre attention sur la période de susceptibilité des dents permanentes qui s\u2019étend, suivant les dents, du milieu de la vie intra-utérine à l\u2019adolescence.Pendant la grossesse et, à un degré moindre, pendant l'allaitement, la mère, dans ce cas comme dans celui des autres structures en voie de développement, constitue un facteur de sécurité sur l\u2019importance duquel on ne saurait trop insister.Plus tard et notamment jusqu\u2019à l\u2019âge de dix ans, c\u2019est l\u2019alimentation de l\u2019enfant qui doit être très étroitement surveillée.INFLUENCE DE L\u2019ALIMENTATION SUR LA STRUCTURE DE LA DENT PAR LE MILIEU BUCCAL.Examinons maintenant la part que l\u2019alimentation peut prendre dans le déterminisme de la carie par le moyen du milieu buccal.Ici encore I'alimentation ne constitue pas le facteur déterminant de la carie, mais elle intervient à des titres divers pour permettre ou faciliter l\u2019apparition ou le développement de cette maladie post-éruptive, acquise, à caractère évolutif qu\u2019est la carie dentaire.Pour traiter convenablement de cette question, il conviendrait de vous rappeler les théories pathogéniques de la carie.Cet exposé nous entraînerait trop loin et nous avons déjà fait trop de disgressions.La conception en vogue actuellement est celle de la décalcification initiale.Cette théorie qui a été émise par Tomes en 1859 et développée par Miller en 1890 repose principalement sur la production d\u2019acides par divers micro- organismes.Cette flore acidogène et acidophile est extrêmement variée et variable.Un des germes les plus fréquemment rencontrés est le Lactobacillus acidophilus, différent du Lacto- bacille de l\u2019intestin.On le dénomme souvent l\u2019acidophilus odontolyticus.I] y en aurait classiquement au moins deux variétés.Dans la bouche 1l serait du type Y smooth au contraire du Lactobacille de l\u2019intestin qui est du type X rough (11).On a décrit d\u2019autres germes acido- gènes: Str.salivatius parfois plus abondant L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 que le Lactobacille, des cocci Gram négatifs, des leptothrix, des levures, des sarcines, etc.(12).La décalcification selon cette conception précède la destruction de la matière organique.Bien que cette théorie paraisse constituer une sorte de dogme elle ne rend pas caduque la participation de la partie organique de la dent qui peut, dans la conception développée par Gottlieb depuis 1921, constituer le stade initial de la carie, surtout dans les formes où la dentine paraît être le siège initial des lésions.Dans ce cas les germes protéolytiques seraient les premiers à entrer en jeu, les acidogènes dé- calcifiants intervenant ensuite.Outre divers arguments directs, cette manière de voir est soutenue par le fait que l\u2019émail atteint par la carie ressemble plus, en ce qui concerne la biréfringence, à celui dans lequel la matière organique a été détruite qu\u2019à celui dans lequel la décalcification a eu lieu.Je voudrais également appeler votre attention sur un très récent travail de Pincus (13).L'auteur fait remarquer que dans les fentes occlusales la carie ne se produit pas dans la partie supérieure de la fente où les débris alimentaires peuvent se loger facilement, mais dans la partie profonde où la membrane Nas- myth et la protéine de l\u2019émail peuvent persister et protéger l\u2019émail contre les lactobacilles.Il admet que la destruction de l\u2019émail est le fait d\u2019un germe du type Proteus, Gram négatif, producteur d\u2019une sulfatase qui décompose la protéine et la membrane de Nasmyth, une chondroprotéine mettant en liberté à partir de l\u2019acide chondroïtine-sulfurique qui existe dans ces sortes de protéines conjuguées à l\u2019acide sulfurique.Ce germe réunirait deux propriétés jusqu'ici généralement considérées comme appartenant à des microbes différents: une action protéolytique et une action acidogène conduisant à un acide minéral: l\u2019acide sulfurique.Ces diverses conceptions ne sont pas exclusives l\u2019une de l\u2019autre.Au contraire, il paraît raisonnable d\u2019admettre que les facteurs déterminants de la carie sont représentés par des micro-organismes évidemment apportés par les \u2018 SIMONNET: NUTRITION ET CARIE DENTAIRE aliments mais qui trouvent, pour des raisons variées, les conditions nécessaires a leur développement local, & leur persistance, favorisés ou non par des défauts de la structure dentaire.En effet, pour que l\u2019action de ces micro- organismes quels qu\u2019ils soient puisse s'exercer et soit productrice de carie, il est nécessaire que les conditions particulières permettent leur développement, leur localisation et la persistance de leur présence au contact de la dent.Examinons de quelle manière l\u2019alimentation peut intervenir dans ces divers processus; dans quelle mesure son action est favorable ou défavorable.Les micro-organismes causes de la carie, de quelque nature qu\u2019ils soient, proviennent du milieu ambiant.Leur pénétration dans la cavité buccale peut se produire dès la naissance comme pour le reste du tube digestif.La contamination est ensuite permanente; et l\u2019alimentation représente évidemment une cause importante de contamination, qu\u2019elle se réalise par les aliments eux-mêmes ou par les divers ustensiles qui sont utilisés pour la consommation des aliments.Mais une importante question se pose.Les germes responsables, de la carie sont-ils des germes banaux, acquérant du fait des conditions locales un pouvoir pathogène spécifique?Constituent-ils au contraire des races spécifiquement adaptées à la vie dans la cavité buccale et à l\u2019attaque de la structure dentaire?Par les tests d\u2019agglutination croisée, Strean (14) constate que les divers lactobacilles isolés dans la carie contiennent 10 antigènes différents.Cet important problème qui ne paraît pas avoir été résolu présente un réel intérêt.La solution qui lui serait donnée permettrait de répondre à la question du caractère épidémique que nombre d\u2019observations permettent d\u2019attribuer à la diffusion de la carie et sur lesquelles j'ai, à plusieurs reprises, appelé votre attention.En ce qui concerne les germes du genre Lactobacille et les germes acidogènes en général, il est facile, mais non prouvé, de trouver leur origine dans certains aliments plus ou moins riches en ferments lactiques: les laits fermentés, les fromages fermentés, etc.Pour 205 les autres germes, leur origine alimentaire commune est possible mais la réalité de leur présence dans les aliments demanderait confirmation.Un autre mode de transmission doit être recherché.Pour exercer leur action ces germes doivent trouver des substrats appropriés.Dans le cas des protéolytiques, des sulfagènes, le substrat se trouve dans la dent elle-même: protéine de l\u2019émail et les glyco-protéines.L'alimentation dans ce cas ne joue pas un rôle important.Dans le cas de lactocidogènes au contraire le substrat ne se trouve pas dans la dent normale.Il provient de l\u2019alimentation.Ce sont des sucres fermentescibles apportés en nature par l\u2019alimentation ou formés à partir de polysaccharides, non directement fermentescibles et contenus dans l\u2019alimentation.La transformation des glucides en acides organiques est un processus enzymatique déterminant ce que l\u2019on est convenu d\u2019appeler la phase anaérobie de la dégradation du glucose et autres hexoses, laquelle aboutit à la formation d\u2019acides divers: acide lactique principalement, acide phosphoglycérique, pyruvique, formique, propionique, butyrique.L'action des enzymes microbiens et accessoirement des enzymes dérivés des tissus de la cavité buccale et peut-être de la salive s\u2019exerce sur les gluci- des-substrats, dans la cavité buccale elle- même, au contact de la dent et dans la dent elle-même.L\u2019action dans la cavité buccale pour certaine qu'elle soit n\u2019en est pas moins d\u2019importance secondaire.Les sucres ne séjournent pas longtemps dans la bouche; le pouvoir tampon de la salive neutralise facilement les petites quantités d\u2019acides au fur et à mesure de leur formation.L\u2019action au contact de la dent est favorisée par les dispositions anatomiques et les propriétés des aliments dont nous parlerons plus loin pour la formation des plaques dentaires.L'action dans la dent elle-même résulte de la remarquable propriété de l\u2019émail d'être perméable aux sucres.En effet toutes les parties de la dent sont perméables aux divers sucres et ceci dans la mesure, semble-t-il, de leur solubilité (15). 506 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2018Cette pénétration des sucres dans la dent est intéressante à divers titres.Elle permet de penser que l\u2019action enzymatique acido-forma- trice est capable de s\u2019exercer au sein même de la dent, même si les microbes ne s\u2019y développent pas.Une telle pénétration est d\u2019autant plus vraisemblable et possible que le glucose facilite le passage dans la dent de composés azotés qui, en son absence, ne peuvent pas y pénétrer.Ainsi en solution aqueuse la toxine tétanique ne pénètre pas l\u2019émail, tandis que dissoute dans une solution concentrée de glucose elle atteint la pulpe (16).On peut encore rappeler que les sels de Ca sont sensiblement solubles dans le glucose et le saccharose avec lesquels ils forment des combinaisons définies: le gluconate de calcium par exemple.Ajoutons encore à la charge de l\u2019alimentation le fait qu\u2019elle peut apporter des acides préformés: CO, des boissons gazeuses souvent d\u2019ailleurs acidulées pour les rendre plus piquantes; PO, H,, SO, H,, acides organiques naturellement contenus dans les jus de fruits et surtout artificiellement introduits dans les bonbons acidulés.De tous ces acides organiques, l'acide citrique paraît être le plus nocif.Sans doute cette action est-elle généralement temporaire; mais ces acides ne peuvent-ils pas diffuser aussi dans la dent comme les sucres?Et l\u2019acidification du milieu qu\u2019ils déterminent est certainement favorable au développement et à la persistance du lactobacille.J\u2019ai insisté à l\u2019occasion sur l\u2019importance des facteurs mécaniques dans la production de la carie.L'action traumatisante des aliments exigeant un broyage par les molaires est mis en évidence par de nombreuses expériences.L\u2019alimentation intervient aussi mécaniquement dans la constitution des amas de particules organiques qui se logent dans les infractuosités et les interstices dentaires, et dans la constitution des plaques dentaires.Toujours dans le cadre des actions mécaniques mais en faveur de l\u2019alimentation signalons: l\u2019action mécanique de nettoyage que la mastication réalise surtout quand l\u2019alimentation comporte des matériaux résistants; la \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 gymnastique fonctionnelle qui prévient l\u2019odon- toporose par défaut d\u2019usage, à laquelle H.H.Neumann (17) attribue une importance plus grande qu\u2019à toutes les autres causes réunies; ce qui paraît quelque peu exagéré.Ce point de vue, qui rappelle celui que soutenait Beltrame de Marseille, ne doit cependant pas être négligé.Il oppose l\u2019alimentation des peuples civilisés et des individus qui y sont soumis par habitude ou par nécessité à l\u2019alimentation des populations moins évoluées.Salive.L'alimentation exerce encore une autre influence importante sur la salive.Cette action est directe sur la sécrétion et indirecte quant à sa composition.L\u2019action directe résulte 1° \u2014 de la stimulation de la sécrétion provoquée par la mastication, phénomène purement mécanique bien connu des physiologistes, 2° \u2014 de l\u2019influence de la nature des aliments sur la sécrétion: action stimulante des aliments secs, acides, amers et sucrés.L\u2019action stimulante sur la sécrétion salivaire permet à la salive d\u2019exercer ses multiples actions d\u2019une manière plus intense: action mécanique du lavage, action physique de dissolution facilitant l\u2019entrai- nement hors de la cavité buccale, action chimique de neutralisation, action biologique bactéricide.La capacité des germes à se développer dans la bouche est certainement influencée par les propriétés bactéricides de la salive qui sont normalement très intenses chez le chien.Cette propriété a été rapportée à la présence du lysozyme dont le taux diminuerait dans la carence de vitamine A.La salive par ailleurs contient au moins chez l\u2019homme un enzyme amylolytique: la ptyaline.Sur une base théorique, sans preuves directes, cette action amy- lolytique s\u2019exerçant sur les dextrines, amidons et fécules, constitue évidemment un facteur défavorable; puisqu\u2019elle accroît la quantité de sucres fermentescibles, substrats à partir desquels se formeront les acides.Peut-être la résistance du chien à la carie tient-elle à ce que la- salive de cet animal ne contient pas de ptyaline, ou à la présence du lysozyme? SIMONNET: NUTRITION ET CARIE DENTAIRE L'alimentation peut-elle exercer une action indirecte sur la composition de la salive?La composition et les diverses propriétés de la salive sont peu modifiées par l'alimentation.L\u2019élimination d\u2019urée qui peut être une source d\u2019ammoniaque utile pour la neutralisation des acides n\u2019est accrue que dans certains états pathologiques.En ce qui concerne l\u2019élimination de phosphate de calcium, facteur du pouvoir tampon de la salive, les avis sont partagés.Pour certains, l\u2019alimentation exerce une action nette: on pourrait arrêter l\u2019évolution de la carie en rendant le régime plus alcalogène, pour d\u2019autres ces modifications de l\u2019équilibre acide- base sont inopérantes.L'alimentation peut exercer une influence indiscutable par l\u2019apport du fluor.De nombreux faits d\u2019observation et d\u2019expérience prouvent l\u2019action favorable du fluor dans la prévention de la carie, qu\u2019il s'agisse d\u2019un apport naturel par l\u2019eau de boisson ou par les aliments solides ou d\u2019un apport artificiel par renforcement de la teneur de l\u2019eau en fluor ou d\u2019applications topiques de fluor en solution.Le mode d\u2019action du fluor est encore discuté.On a mis en cause l\u2019action antifermentaire que le fluor exerce et plus particulièrement sur la phosphatase; on a pensé à une action directe sur l\u2019émail, provoquant sa stabilisation par échange d'ions (FI se substituant à CH dans l\u2019apatite).L\u2019examen de la dent au microscope électronique révèle que la surface de l\u2019émail se modifie et qu\u2019il apparaît des cristaux de fluo- apatite insoluble (18).L'alimentation peut encore intervenir par l\u2019apport de calcium.Les eaux calcaires exercent une action préventive vis-à-vis de la carie.Enfin l\u2019alimentation peut exercer des actions favorables par des moyens purement physiques.Les lipides sont considérés comme capables de former à la surface de la dent un enduit protecteur qui expliquerait pour une bonne partie l\u2019action favorable des huiles de foie de poissons ou du calciférol donné en solution huileuse.Tels sont les faits fondamentaux relatifs au 507 rôle que l\u2019alimentation joue dans le développement de la carie dentaire.Ces faits sont nombreux, peut-être trop nombreux.On préfère- rait qu\u2019il y en ait moins et que l\u2019un d\u2019eux soit déterminant.Certains prêtent à discussion.Si nous voulions les rassembler dans un raccourci qui mette en valeur les faits utiles pour l\u2019établissement de la prophylaxie et la thérapeutique de la carie ainsi que pour la recherche de ses causes, nous présenterions les conclusions suivantes: 1.\u2014 L'alimentation n\u2019est pas le facteur déterminant de la carie, c\u2019est un facteur prédisposant.2.\u2014 L'alimentation est un facteur parmi d\u2019autres, mais son mode d\u2019intervention présente cette particularité de s\u2019effectuer par des voies et moyens très divers.Son influence s\u2019exerce par la voie interne durant la période de formation et de maturation de la dent.Elle s\u2019exerce par la voie externe, uniquement sur la dent qui a fait son éruption.À ce moment, son action est indirecte par le moyen de la salive.3.\u2014 Ces modalités d\u2019action conduisent à des mesures prophylactiques et curatives très variées, qui vont de la surveillance de l\u2019alimentation de la mère et de l\u2019enfant à l'application locale de fluorures ou de vitamine K.Cette revue, limitée au rôle de l\u2019alimentation, met en relief l'importance de diverses connexions pathogéniques dans le déterminisme de la carie et incite à en préconiser une étude encore plus approfondie que celle qui a été poursuivie jusqu\u2019ici.Et voici deux directions de recherches dont la nature ne surprendra pas ceux qui ont bien voulu m\u2019écouter: 1.\u2014 La bactériologie de la carie: non seulement en ce qui concerne les acidogènes mais aussi les protéolytiques et notamment des anaerobies; il faudrait rechercher si des adaptions de certaines races microbiennes ne peuvent pas faire d\u2019elles des agents quasi-spécifi- ques.2.\u2014 L'étude approfondie de la structure physique normale et pathologique de l'émail et de la dentine en vue d\u2019une meilleure compréhension de la pénétration des germes, des en- 508 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 zymes, des substrats dans la structure dentaire, qui seront le siège de la carie.Avant de terminer, il me reste l\u2019agréable devoir de remercier les collègues qui m\u2019ont aidé à rassembler les documents qui m'ont servi à préparer ces conférences.M.le docteur Gustave Gauthier, D.D.S., secrétaire de la faculté de Chirurgie dentaire, à l\u2019Université de Montréal.M.le docteur Jean-Paul Lussier, D.D.S,, assistant à la chaire de physiologie de la Faculté de Médecine à l\u2019Université de Montréal.M.le docteur H.Charette, D.D S., attaché au Service de Santé de la ville de Montréal.BIBLIOGRAPHIE Nous indiquerons seulement dans cette bibliographie les sources générales de notre information ainsi que les références relatives à des travaux récents ou qui ont paru particulièrement significatifs.1\u2014Livres et revues générales.H.CHARETTE: «La carie dentaire, les facteurs qui contribuent à la produire et leur interaction.» Séminaire, Ecole d\u2019Hygiène, 10 mars 1949.CHOMPERT: «La pratique stomatologique.» II Pathologie dentaire.Paris, 1943.Masson et Cie, édit.K.A.EASLICK: « Dental Caries.Mechanism and present control technics as evaluated at the Michigan University of Michigan Workshop.» St.Louis, 1948, the C.V.Mosby Company.K.A.EASLICK : « The Caries problem of the school child.» Amer.J.Public Health, 1939, 39, 983-989.B.GOTTLIEB: Dental Caries its etiology, pathology, clinical as aspects and prophylaxis.Philadel- phie, 1947.Lea & Febiger.A.J.HELD: Structure microscopique de l\u2019organe dentaire.Paris, Lausanne, 1947.Masson et Clie et F.Roth.R.KRONFELD: 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para-aminosalicylique.Ce composé que l\u2019on désigne communément sous le nom de P.A.S.est, depuis quelques années, l\u2019objet d\u2019expériences et de recherches dans plusieurs pays du monde.Or c\u2019est grâce au laboratoire Desautels que nous avons pu à notre tour faire l\u2019essai de ce nouveau produit.En effet, le laboratoire Desautels nous a gracieusement fourni, au cours des derniers mois, le P.A.S.qu\u2019il fabrique sous le nom de Passodine.Au cours de l\u2019exposé qui va suivre, nous ferons brièvement l'historique du P.A.S.et nous vous parlerons aussi des propriétés chimiques, biochimiques, physiologiques et thérapeutiques du P.A.SET D'ABORD, QU\u2019EST-CE QUE LE P.A.8.7 C\u2019est une poudre cristalline, incolore, qui devient graduellement jaune par son contact avec l'humidité et la chaleur.Son point de fusion est de 145° C., point auquel elle se décompose.Sa solubilité est très faible dans l'eau, mais très grande dans l\u2019urine.Son sel sodique, ou sa solution sodique, est neutre ou légèrement alcalin.Le P.A.S.est habituellement aromatisé avec une essence quelconque, comme de l\u2019essence de citron, afin d\u2019en rendre le goût plus agréable.Ce composé a été synthétisé pour la première fois par Seidel et Bittner (1) en 1902.Comme on le voit, il ne date pas d\u2019hier.Cependant, il s\u2019est écoulé un laps de temps assez considérable avant que l\u2019on puisse expérimenter avec ce produit chimique.Sa synthèse était, en effet, difficile et dispendieuse et ce n\u2019est que depuis * Etude faite dans les services des docteurs Pa- quette et Laurier.L'historique a été préparé par le docteur J.-P.Milot et les compilations cliniques ont été faites par le docteur M.Doray.(Montréal).quelque temps que l\u2019on a pu établir des méthodes de synthèse permettant une production industrielle suffisante.Ce n\u2019est donc qu\u2019en 1940 que Bernheim entreprit des recherches sur l\u2019effet des dérivés benzoïques et salicyliques contre le B.K.Mais c\u2019est à Jürgen Lehmann que revient le mérite d\u2019avoir, en 1944, démontré l\u2019effet bactériostatique indéniable du P.A 8.sur le B.K.QUELLE FUT LA BASE SCIENTIFIQUE DE LEURS EXPÉRIENCES ?Bernheim (2) avait remarqué que l\u2019acide salicylique et l\u2019acide benzoïque stimulent spécifiquement la respiration du B.K.Partant de cette observation, il a essayé expérimentalement d\u2019introduire dans les noyaux des acides salicylique et benzoïque certains groupements chimiques qui pourraient vraisemblablement inhiber ce processus et arrêter la croissance du B.K.Ce fut le groupement NHz> ou groupement amine qui apporta la réponse à ce problème.De plus, Lehmann (3) démontra que l\u2019effet bactériostatique de ce nouveau composé était aboli si le groupement amine, au lieu d\u2019être à la position 4 comme dans le P.A.S., était transporté à la position 3 ou 5 ou encore si le groupement OH (hydroxyl) était transporté de la position 2 à la position 3.C\u2019est donc un composé bien particulier, qui a ses propriétés chimiques et pharmacodynamiques propres.| Chose curieuse à noter, ce fut le premier d'environ 50 composés préparés et étudiés, qui donna les meilleurs résultats.D\u2019après Lehmann, le P.A.S.aurait pour effet de changer la réaction de l\u2019hôte, vis-à-vis du B.K., de nécrotique ou exsudation à fibreuse ou proliférative.Herner (4) a démontré de son côté que les acides salicylique et benzoïque, in vitro, em- 510 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 pêchaient la déamination des amino-acides et d\u2019après lui, le P.A.S.exercerait son action en troublant le métabolisme des protéines du B.K.Le rapport de Lehmann (5) en 1946 et celui de Gylfé Vallentin (6) en 1946 constituent les premiers rapports de l\u2019usage clinique du P.A.S.Vallentin l\u2019employa dans 82 cas de T.B.pulmonaire et autres formes de T.B., et résuma ses expériences en disant que ses résultats étaient, selon ses propres mots, « fairly promising ».Les expériences de Lehmann furent confirmées en Suede par Sievers (7) en 1946, en Amérique par Youmans (8) en 1946 et plus tard par Feldman (9) de la clinique Mayo.Depuis ce temps, de nombreux chercheurs ont expérimenté avec le P.A.S.et voici en résumé l\u2019état de nos connaissances sur ce nouveau médicament.QUELLE EST SA TOXICITÉ?D\u2019après la majorité des auteurs, le P.A.S.a une toxicité relativement faible.Les réactions le plus souvent observées se manifestent sous forme de nausées avec troubles gastriques accompagnés parfois de vomissements, ou encore une diarrhée accompagnée de coliques.Quelquefois on assiste à une élévation de T°.Pfuetze et Marjorie Pyle (10) rapportent quelques cas de leucopénie ayant nécessité l\u2019interruption temporaire du traitement mais n\u2019ayant amené aucun trouble permanent du S.H.P.Alin et Difs (11) rapportent quelques cas ou l'on a eu un Takata Ara + et une élimination diminuée avec le test de l\u2019acide hippurique.Cependant une biopsie du foie faite chez ces patients n\u2019a démontré aucun changement anatomique ou histologique.Vallentin (12) rapporte dans quelques cas une albuminerie légère avec présence de globules rouges et de quelques cylindres.Tous ces symptômes disparurent avec la cessation du traitement mais n\u2019en nécessitèrent jamais l\u2019arrêt définitif.Nagley et Logg (13) rapportent 4 cas d\u2019hématurie et d\u2019albuminerie avec présence de cylindres, mais cela à la dose de 25 à 30 g.par jour.Dans 3 de ces cas, tous ces symptômes disparurent avec l\u2019addition d\u2019alealins et, d\u2019après eux, le traitement au P.A.S.devrait être accompagné de routine par l\u2019administration d\u2019alcalins.Robert Kierkland (14) de l'institut Mayo, rapportait tout récemment 4 cas de réactions cutanées au P.A.S5.; 3 de ces cas présentèrent une éruption scarlatiniforme, dont l\u2019un après 25 jours, l\u2019autre après 33 jours et le dernier après 45 jours de traitement.Le 4e cas présenta une balanite érosive après 8 jours seulement.Dans chacun de ces cas, on a cessé et repris le traitement à 2 ou 3 reprises, et chaque fois on a vu l\u2019éruption disparaître ou réapparaître selon que l\u2019on cessait ou que l\u2019on reprenait le traitement.Un de ces cas recevait 20 g.par jour, un recevait 10 g.par jour et deux recevaient 9 g.par jour.Deux de ces cas montrèrent une élévation de T°, dont un jusqu\u2019à 103,4.Il y a contradiction chez certains auteurs concernant la toxicité du P.A.S.Ainsi Feld- man, Karlson et Hinshaw (15) rapportent que leurs cobayes en expérience ont très bien supporté pendant 119 jours, une diète contenant 4% de P.A.S.alors que Lehmann (16) vit ses cobayes maigrir, perdre leurs poils et mourir tous au bout de 1 à 2 semaines après avoir présenté des symptômes d\u2019avitaminose B.D\u2019où viennent ces rapports contradictoires?C\u2019est l\u2019opinion d\u2019Erdei, et nous croyons qu\u2019elle est juste, qu\u2019ils sont dus au fait que la synthèse du P.A.S.est difficile et laborieuse, et que différentes compagnies emploient différentes méthodes.Il est plausible de croire, par conséquent, que les symptômes toxiques que l\u2019on observe parfois, sont causés par les impuretés qui existent dans certaines préparations commerciales et non par le P.A.S.lui-même.A QUELLE DOSE DOIT-ON DONNER LE P.A.S.?On l\u2019a employé au début jusqu\u2019à la dose de 30 g.par jour.Cependant il est reconnu au- jourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de donner une si forte dose.Il faut tout simplement viser PAQUETTE Er Cor.: P.AS.à obtenir une concentration bactériostatique dans le sang et cette concentration varie à l\u2019entour de 4 mg./100 ce.Or une dose de 12 g.par jour nous donne des concentrations variant entre 2 et 6 mg./100 cc.Afin d\u2019obtenir plus sûrement une concentration bactériostatique efficace, la majorité des auteurs donnent actuellement une dose de 14 g.par jour, répartie ainsi: une 1ère dose de 5 g.le matin et 3 autres doses de 3 g.dans la journée.Dans le cas de la Passodine que nous avons employée, une cuiller à thé comble équivaut à 2 g.de P.A.S.pur.SOUS QUELLE FORME PEUT-ON L\u2019ADMINISTRER?Son administration, sous forme de granulés effervescents, a été préférée, après des expériences cliniques prolongées, à celle des comprimés ou capsules à cause de l\u2019inconvénient de faire ingérer aux malades un grand nombre de comprimés tous les jours pendant la durée du traitement qui est habituellement de plusieurs mois.Cependant, à la suite de travaux conduits par un groupe de la clinique Mayo (17) il semble démontré que l\u2019administration parentérale de P.A.S.est plus efficace que l\u2019administration orale.Par contre l\u2019injection s.c.de P.A.S.a provoqué chez les souris en expérience des réactions de nécrose locale très sévères qui ont nécessité l\u2019arrêt du traitement.On a pensé que c\u2019était peut-être le PH de la solution de P.A.S.à 25% qui en était responsable, PH qui était à 9,5.Toutefois des expériences subséquentes avec une solution, de PH 6,9, donna les mêmes désagréments.Il y avait là un problème qui semble maintenant résolu si l\u2019on en juge par un communiqué en date du 4 oct.d\u2019une compagnie de Toronto qui vient de mettre sur le marché un para-aminosalicylate de soude en solution à 20% pour injection s.c.C\u2019est un composé qui est fabriqué en Angleterre.Nul doute qu\u2019il serait intéressant d\u2019expérimenter avec ce nouveau produit.Il y a toujours l\u2019inconvénient, évidemment, que dans certains cas où l\u2019on donne la streptomycine par exemple, cela multiplierait le nombre des injections.dll ÉTUDIONS MAINTENANT L\u2019ABSORPTION ET L\u2019ÉLIMINATION DU P.AS.Le P.A.S., possédant une très petite molécule, est absorbé très rapidement et fuse aussi très rapidement jusque dans les tissus infiltrés et même cavitaires.Alin & Difs rapportent un cas en particulier où il s\u2019était diffusé dans le liquide pleural à la même concentration que dans le sang.Dans un autre cas, on retrouva le P.S.A.dans le L.C.R.à une concentration qui était de 40 à 60% celle du sang déterminée simultanément.On a aussi étudié la concentration du P.A.S.dans les différents tissus de l'organisme et c\u2019est dans le poumon, le foie et le rein qu\u2019on a trouvé les plus fortes concentrations.Il faut noter que l\u2019absorption du P.A.S.varie considérablement selon les individus.Alin & Difs (18) ont même démontré qu\u2019elle variait chez des individus ayant le même poids et recevant le même dosage.Toutefois il semble y avoir une certaine relation entre le poids de l\u2019individu et la concentration que l\u2019on obtient dans le sang.De toute façon, il est important de déterminer cette concentration sanguine afin de savoir si l\u2019on a un niveau thérapeutique efficace.COMMENT EST ÉLIMINÉ LE P.A.S.?D\u2019après Lehmann (19), avec une dose de 14 g.par jour, l\u2019élimination est la suivante: à 2 h.a.m.il n\u2019en reste plus dans le sang et au bout de 24 heures 1l a été éliminé complètement dont 40% presque tel quel dans l\u2019urine.Une dose unique de 4 g.est éliminée en 10 à 12 heures avec un maximum de concentration sanguine au bout de 4 à 5 heures.À noter que le P.A.S.est très soluble dans l\u2019urine et d\u2019autant plus que le PH est plus alcalin.Ceci justifierait l\u2019opinion de Nagley & Logg (20) qui recommandent d\u2019alcaliniser les urines.D\u2019après certains auteurs, le P.A.S.ne serait pas éliminé complètement au bout de 24 heures et il y aurait effet cumulatif.Ce qui semble prouver leur théorie, c\u2019est que les symptômes 512 d'intoxication qu\u2019on a décrits n\u2019apparaissent généralement pas au début de l\u2019administration du médicament.C\u2019est pourquoi on suggère un repos d\u2019une semaine tous les mois pendant le traitement.QUELLES SONT LES INDICATIONS DU P.A.S.?On l\u2019a employé un peu à toutes les sauces.Cependant il semble que c\u2019est encore dans les cas de T.B.à prédominance exsudative que l\u2019on obtienne les meilleurs résultats.Sur 47 cas traités par Vallentin (21), 30 avaient des lésions à prédominance exsudative, 17 étaient des fibro-caséeux.Chez les 30 premiers: 24 furent améliorés, 2 non améliorés, 4 morts.Sur les 17 fibro-caséeux: 9 furent améliorés, 7 non améliorés, 1 mort.Il ne faut pas oublier que le P.AS.n\u2019a qu'une activité bactériostatique et que, par conséquent, la destruction des microbes est laissée à l\u2019organisme.On devra donc s\u2019attendre à des résultats moindres chez des patients affaiblis, toxiques, dont la résistance est à la baisse.Le traitement au P.A.S.doit être commencé autant que possible à un stage précoce de la maladie et continué jusqu\u2019à ce que l\u2019organisme ait surmonté l'infection.Erdéi rapporte en effet 6 cas dont 3 montrèrent une recrudescence de leurs symptômes dans une période qui varia de 3 à 6 semaines après la cessation du traitement.Comme il l\u2019admet lui-même, il aurait fallu continuer le traitement.Et s\u2019il ne le fit pas, c\u2019est qu\u2019il manqua tout simplement de PAS.PEUT-ON ACQUÉRIR DE LA RÉSISTANCE AU P.A.S.?Les expériences semblent prouver l\u2019affirmative.Un groupe de la clinique Mayo (23) a fait l\u2019expérience suivante: ils choisirent deux groupes de 12 cobayes; le premier groupe fut inoculé avec du bacille tuberculeux non résistant au P.A.S., bacille qui avait été isolé chez un patient avant le traitement au P.A.S.; le 2e groupe fut inoculé avec du bacille tubercu- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1950 leux résistant au P.A.S., bacille qui avait été isolé chez le même patient après 157 jours de traitement au P.AS.La moitié de chaque groupe fut mise à une diète contenant 4% de P.A.S.Les autres servirent de contrôle.Au bout de 62 jours, on sacrifia les cobayes et on pratiqua l\u2019autopsie qui démontra que les lésions chez les cobayes injectés avec du B.K.résistant au P.A.S.étaient aussi étendues que chez les animaux de contrôle.Microscopiquement on ne pouvait non plus distinguer entre les lésions de ces 2 groupes.Ces expériences trouvent probablement leurs applications in vivo, comme c\u2019est le cas pour la streptomycine.QUE DONNE LE P.A.S.COMBINÉ À LA STREPTOMYCINE?Youmans, Karlson, Pfuetze, Carr, Feldman, Hinshaw (23) et plusieurs autres ont fait des expériences où ils ont combiné P.A.S.et streptomycine.Bloch et Vennesland (24) en particulier ont fait l\u2019expérience suivante: ils ont choisi 4 groupes de cobayes: le premier servit de contrôle.au 2e 1ls ont donné de la streptomycine.au 3e du P.AS.et au dernier P.A.S.et streptomycine.Au début du traitement, les cobayes étaient inoculés déjà depuis 3 semaines avec du B.K.Le traitement dura en moyenne 35 jours.On sacrifia alors les cobayes et l\u2019autopsie révéla: 1) que tous les animaux de contrôle avaient des lésions T.B.étendues; 2) ceux qui avaient reçu de la streptomycine avaient des lésions stationnaires ou en régression ; 3) les cobayes traités au P.A.S.montraient une amélioration plus marquée que ceux ayant reçu de la streptomycine.Il faut mentionner cependant que la dose de P.A.S.était 30 fois celle de la streptomycine, ce qui ne démontre par conséquent aucune supériorité du P.AS.sur la streptomycine; 4) les résultats les plus remarquables furent PAQUETTE Er Cour.: P.AS.obtenus chez les animaux traités simultanément au P.A.S.et à la streptomycine, où les lésions avaient même, dans certains cas, re- gressé complètement.Et Bloch et Vennesland en concluent, parallèlement à d\u2019autres, que l\u2019administration combiné de P.A.S.et de streptomycine est plus efficace que l\u2019un ou l\u2019autre de ces médicaments administré séparément.Graessle et Pietrowski (25), d\u2019une part, Riggins et Gearhart (26), d\u2019autre part, ont fait des expériences semblables, mais d\u2019un autre point de vue.Ils exposèrent pendant 120 jours des cultures de B.K.à l\u2019action combinée des deux médicaments et constatèrent alors que le B.K.était aussi sensible à la streptomycine et au P.A.S.qu\u2019au début de l\u2019expérience.Il est intéressant de remarquer que la concentration de P.A.S.employée en combinaison avec la streptomycine n\u2019était que le 1/2 000 de la concentration inhibitrice de cette substance employée seule.Tous ces chercheurs en concluent que l\u2019association de P.A.S.et de streptomycine retarde l\u2019apparition de la résistance à la streptomycine.Ces récents développements en T.B.pulmonaire révèlent la possibilité aussi bien que la nécessité d\u2019une chimiothérapie combinée et cela, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles on peut citer: 1) les rechutes fréquentes chez les patients streptomycinorésistants; 2) la fréquence de l\u2019apparition de la résistance à la streptomycine après 90 g.ou plus; 3) le délai dans l\u2019apparition de la résistance à la streptomycine qu\u2019apporte la chimiothérapie combinée; 4) et enfin l\u2019action additive et même synergique de certains agents tuberculostatiques lorsqu\u2019employés simultanément.D'ailleurs l\u2019idée de synergie médicamenteuse n\u2019est pas nouvelle et, dès 1943, Ungar (27) rapportait que l\u2019acide para-aminobenzoïque augmentait le pouvoir inhibiteur de la pénicilline contre le bacille subtilis et le staphylocoque doré et que la sulfapyridine combinée à 513 la pénicilline agissait de la même façon contre le staphylocoque et le streptocoque.On a employé jusqu\u2019à 3 et 4 médicaments simultanément.Sur une série de 14 patients, Karlson, Feldman et Hinshaw (28) donnèrent ensemble streptomycine, P.A.S.et promin.5 patients reçurent P.A.5.(5 à 10 g.) + streptomycine 1 g.9 patients reçurent P.A.S.(5 à 10 g.) + streptomycine 5 g.+ promin.Le fait d\u2019administrer ces trois médicaments simultanément ne sembla pas en augmenter la toxicité.Au bout de trois mois de traitement, 1 seul patient était résistant à la streptomycine et au bout de 6 mois, seulement 3 étaient devenus résistants.Ceci est d\u2019autant plus intéressant que ces patients étaient tous des fibro- caséeux avancés qu\u2019on avait choisis intentionnellement parce qu\u2019on supposait qu\u2019ils demeureraient positifs malgré le traitement et que l\u2019on pourrait ainsi continuer à faire le test de résistance à la streptomycine jusqu\u2019à la fin de l\u2019expérience.Or c\u2019est habituellement chez les fibro-caséeux que la résistance apparaît le plus rapidement.Un autre aspect intéressant du P.A.S.en regard de la streptomycine, c\u2019est qu\u2019il est efficace même contre le B.K.résistant à la streptomycine tel que démontré par Guy P.Youmans expérimentant avec douze souches de B.K.dont 6 étaient résistantes à la streptomycine.VOICI MAINTENANT EN RÉSUMÉ QUELS SONT LES EFFETS QUE L\u2019ON PEUT ATTENDRE DU P.A.S.SUR LES DIFFÉRENTS SYMPTÔMES DE LA T.B.PULMONAIRE, TELS QUE RAPPORTÉS CHEZ DIFFÉRENTS AUTEURS.1) Sur la température.L\u2019effet du P.A.S.sur la T° est d\u2019autant plus marqué et plus rapide qu\u2019elle est plus élevée au début du traitement.Dans les cas où la T° oscille à l\u2019entour de 99°, l\u2019effet est plus long à se faire sentir.2) Sur l\u2019expectoration.La diminution de l\u2019expectoration est une des améliorations les plus remarquables durant le traitement.Cela aide à améliorer non seulement le physique 514 mais aussi le moral du patient qui voit la quantité de ses expectorations diminuer graduellement tout en lui permettant de mieux dormir.3) Sur la toux.L'effet sur la toux est à peu près parallèle à celui sur les expectorations.4) Sur la sédimentation.On observe généralement une baisse du taux de sédimentation.5) Sur le poids et l\u2019état général.Ce sont là évidemment des facteurs qui varient avec les autres symptômes.Toutefois on peut dire que le traitement apporte habituellement une amélioration de l\u2019état général à laquelle on ne pourrait s\u2019attendre sans le P.A.S.6) Sur la bacilloscomie.Les patients demeurent en général positifs.Qu\u2019il me suffise de vous rapporter l\u2019expérience suivante: sur 37 patients traités au « Grove Park Hospital » de Londres (29), 6 devinrent \u2014; 30 demeurèrent +.Cependant dans 17 de ces 30 cas, l\u2019apparence morphologique des bacilles n\u2019était plus la même.Le B.K.apparaissait comme granuleux, en grains de chapelet et parfois même strié.Ils étaient cependant encore tous Gram \u2014 mais ne purent être tous cultivés sur les milieux appropriés.7) Sur l\u2019aspect radiologique des lésions.On observe de temps en temps une diminution dans la grandeur des cavités radiologiques.Cependant cet effet semble dû, tout simplement, à une amélioration de l\u2019état endobronchique et à un meilleur drainage.Les changements radiologiques les plus marqués sont observés dans les cas de T.B.exsu- dative ou il y a diminution de la densité et de la confluence des lésions avec une tendance vers la fibrose ou la forme proliférative.En définitive, on peut dire que l\u2019amélioration radiologique ne va pas de pair et est même pas mal en retard sur l\u2019amélioration clinique.VOICI MAINTENANT L'EFFET DU P.A.S.SUR LES FORMES DE T.B.NON PULMONAIRE.1) Vallentin (30) rapporte 6 cas de méningite ou de granulie ou les 2 associées qui ne démontraient aucune amélioration avec le trai- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn A.MLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 tement au P.A.S.Un des cas de méningite fut même traité avec du P.A.S.en injection intra- thécale.Quelques-uns survécurent peut-être un peu plus longtemps, mais tous se terminèrent fatalement.Dempsey et Logg (31) rapportent 1 cas de méningite traité à la fois par la bouche et in- trathécalement.Les symptômes de méningite s\u2019amendèrent presque complètement en 12 heures et cette amélioration dura jusqu\u2019à la mort du malade; on avait, à ce moment, cessé la médication depuis 36 heures.Sa vie fut probablement prolongée par le traitement.2) Les mêmes auteurs rapportent aussi un cas de T.B.rénale où à partir du 12e jour de traitement, le B.K.a disparu des urines, mais le pus, le sang et l\u2019albumine ne disparurent qu'après 11 semaines.Toutefois, 6 mois après la fin du traitement, cette patiente n\u2019avait encore présenté aucun signe de récidive.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019opinion des observateurs que, vu la grande concentration du P.A.S.dans l\u2019urine, il devrait être efficace dans les cas de T.B.rénale.3) 1 cas d\u2019entérite est rapporté (33) chez un patient souffrant de T.B.miliaire.Après 1 semaine de traitement, le patient qui souffrait d\u2019une forte diarrhée n\u2019avait plus qu\u2019une selle semi-solide par jour et la douleur avait complètement disparu.4) Vallentin (34) rapporte aussi 9 cas de pleurésie avec épanchement.Comme il le dit lui-même, le pronostic immédiat est bon dans ces cas avec les traitements habituels Il traita donc au P.A.S.surtout les cas où la T° persistait et où l\u2019état général était manifestement atteint.Dans tous ces cas, le traitement au P.A.S.amena une baisse de la T° à la normale et une amélioration de l\u2019état général.5) Un groupe de la clinique Mayo (35) rapporte tout récemment 5 cas de lymphadé- nite T.B.traités par le P.A.S.Dans les 5 cas il y eut une diminution marquée de l\u2019hypertrophie ganglionnaire après 3 ou 4 mois de traitement et les sinus qui accompagnaient ces cas de lymphadénite ont montré une tendance vers la guérison.Cependant aucun ne s\u2019est fermé complètement. a = 0 nn aie mt «Vtt on PAQUETTE Er Corr.: P.AS.515 6) Le même groupe de la clinique Mayo (36) rapporte un cas de péritonite T.B.avec fistule abdominale par où s\u2019échappaient les matières fécales.Ce cas n\u2019avait démontré aucune amélioration malgré plusieurs traitements variés durant une période de 8 mois.On lui donna du P.A.S.à la dose de 10-12 g.par jour pendant 4 mois Au cours du traitement la fistule s\u2019est fermée et le patient vit son état général s\u2019améliorer d\u2019une façon spectaculaire.7) Voici maintenant ce que Lehmann (37) rapportait en 1946 sur le traitement par le P.A.S.des abcès T.B.après thoracoplastie.«Ces abcès, dit-il, traités quotidiennement avec une solution neutre de P.A.S.à 10%, évoluèrent vers la guérison en quelques mois, même lorsqu\u2019ils étaient présents et stationnaires depuis 3 ou 6 mois.» 8) C\u2019est encore Vallentin (38) qui rapporte 10 cas d\u2019empyème traités oralement et localement par le P.A.S.Sur ces 10 cas: 4 furent améliorés; 3 furent non améliorés; 3 moururent.Il n\u2019y eut pas, semble-t-il, d\u2019effet local appréciable.Et Vallentin ajoute: « Il semble possible de combattre le B.K.seulement en remplissant la cavité pleurale avec une solution de concentration efficace ».Or c\u2019est justement ce que Dempsey et Logg (39) ont fait.Sur 9 patients traités par instillation locale de P.A.S.dans la cavité pleurale, trois avaient un sinus ouvert à la paroi, un avait une fistule bronchopleurale en plus d\u2019un sinus et un autre avait seulement une fistule bronchopleurale.Les résultats obtenus dans tous ces cas furent particulièrement rapides et frappants.Le premier patient, chez qui cette méthode fut employée, avait un empyème T.B.chronique qu\u2019on avait drainé pendant 2 ans avant la thoracoplastie et la fistule, le sinus et la cavité d\u2019empyème restaient ouverts depuis déjà 10 mois.1000 cc d\u2019une solution à 5% de l\u2019acide pur dans l\u2019eau furent injectés dans la cavité pleurale et laissés là durant 3 jours.On répéta le même traitement une semaine plus tard.Un mois après le début du traitement, le sinus de la paroi était fermé, les symptômes de fistule bronchopleurale avaient disparu et, à la radioscopie, on ne voyait plus la cavité d\u2019empyème pas plus qu\u2019on pouvait en retirer du pus par ponction.Sans autre traitement, cet homme fut mis au travail et, 4 mois après, ses films et son état général ne démontraient aucun signe de rechute.Chez un autre sujet, de nombreux sinus se sont fermés et 2 autres cas semblaient devoir guérir de la même façon.Dans le reste des cas, la cavité d\u2019empyème s\u2019est fermée ou a démontré une tendance à cette fin.Dans un cas de fistule bronchopleurale qui était encore sous traitement, le poumon prenait de la réexpansion, quoique la fistule demeurait ouverte alors qu\u2019un ensemencement controlatéral était arrêté.Dans tous ces cas d\u2019empyème, rapportent Dempsey et Logg, l\u2019examen radiologique suggère un mécanisme de réexpansion différent de l\u2019ordinaire et permet de constater la prolifération d\u2019un dépôt probablement fibrineux sur la plèvre pariétale.Normalement 3 de ces cas auraient dû avoir une thoracoplastie pour oblitérer leur cavité d\u2019empyème mais cette opération aurait probablement été différée indéfiniment à cause de sinus multiples, d\u2019emphysème, d\u2019ensemencement controléral, etc.De plus, même avec le bas dosage employé, les effets du P.A.S.sur l\u2019empyème ont été accompagnés dans la plupart des cas par une amélioration des lésions parenchymateuse et, au moment où ce rapport fut fait, aucun parmi ces 9 cas n\u2019avait montré de signes de rechute depuis le début du traitement local avec le PAS.9) On a peut-être publié quelques articles concernant l\u2019effet du P.A.S.sur la T.B.endo- bronchique.Je n\u2019ai pu en trouver aucun.Je vous présente donc, peut-être en primeur, l\u2019opinion d\u2019un bronchoscopiste distingué, celle du Dr Charles Messier de l\u2019hôpital du Sacré- Cœur.Il n\u2019a pu noter jusqu\u2019ici aucun effet appréciable du P.A.S.sur les lésions granuleuses, ulcéreuses ou granulo-ulcéreuses de la T.B.endobronchique.« Cependant, dit-il, il semble 516 que le P.A.S.fluidifie les sécrétions endobron- chiques, permettant ainsi un meilleur drainage, favorisant la disparition de l\u2019æœdème endobron- chique et assurant une meilleure ventilation par augmentation du calibre de la bronche ».Dans certains cas, le Dr Messier a vu la T.B.endobronchique progresser méme pendant le traitement au P.A.S.Cependant, comme il le disait lui-même, la plupart des patients n\u2019ont pas eu un traitement continu; en effet nous avons manqué de Passodine à plusieurs reprises au cours de nos expériences.VOICI MAINTENANT QUELQUES À-CÔTÉS QUE J\u2019AI CRU INTÉRESSANT DE VOUS RAPPORTER AU SUJET DU P.A.S.1) Le P.A.S.exerce-t-il un effet quelconque sur d\u2019autres microbes?Sievers (40), un Suédois, a cru qu\u2019il serait intéressant d\u2019étudier cette question.En effet, la T.B.est une maladie chronique où les infections secondaires viennent parfois compliquer le tableau.Il a donc recherché l\u2019effet du P.A.S.sur 13 microbes différents à l\u2019aide de 37 cultures différentes et voici sa conclusion: « L'effet inhibiteur insignifiant du P.AS.au cours de mes expériences indique que, in vitro, le P.A.S.n\u2019a aucun effet contre les microbes avec lesquels j'ai expérimenté ».Parmi ces microbes, on remarquait le strepto, le staphylo, le pneumocoque et le bacille de la typhoide.2) Le P.A.S.augmente-t-il la résistance de l\u2019organisme vis-à-vis l\u2019infection?Cette question a aussi été étudiée par Sie- vers (41).Dans le traitement de certaines maladies infectieuses, on doit considérer la possibilité qu\u2019un médicament exerce une action favorable en augmentant la résistance de l\u2019organisme, même s\u2019il n\u2019agit pas d\u2019une façon appréciable contre le microbe lui-même.Sievers a donc fait les deux expériences suivantes: deux séries de souris, l\u2019une ayant une diète contenant 5% de P.A S.et l\u2019autre une diète ordinaire furent inoculées, l\u2019une avec du pneumocoque, l\u2019autre avec de la toxine tétanique.Les ani- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1950 maux succombèrent indifféremment qu\u2019ils aient reçu ou non du P.A.S.Evidemment, 2 expériences ne permettent pas de généraliser, mais indiquent tout simplement que le P.A.S.n\u2019eut pas d'action sur l\u2019infection ou l\u2019intoxication en cause.3) Le P.A.S.exerce-t-il une action sur la réaction à la tuberculine?Deux autres expériences de Sievers (42) répondent à cette question.Dans une première expérience, des cobayes vaccinés 4 a 5 semaines auparavant avec le B.C.G.furent nourris avec une diète contenant du P.A.S.pendant plusieurs jours.On fit ensuite un test à la tuberculine qui se révéla aussi positif chez ces animaux que chez les animaux de contrôle.Dans une deuxième expérience, une solution a 10% de P.A.S.fut mise en contact avee diverses dilutions de tuberculine pendant 5 heures à la T° de la pièce.On fit ensuite le test à la tuberculine avec ces différents mélanges.Chez les animaux de contrôle, une solution physiologique fut substituée au P.A.S.afin d\u2019avoir un volume égal de solution injectée.La réaction fut aussi positive dans les 2 cas.On peut donc dire, en définitive que le P.A.S.n\u2019affecte pas la réaction à la tuberculine, du moins chez le cobaye.| VOICI EN TERMINANT, LES CONCLUSIONS QUE L\u2019ON PEUT TIRER SUR LE TRAITEMENT DE LA T.B.PULMONAIRE ET DES AUTRES FORMES DE T.B.PAR LE P.A.S.Il semble que le P.A.S.soit indiqué dans les cas suivants: 1) T.B.pulmonaire à prédominance exsuda- tive.2) en conjugaison avec la streptomycine afin de retarder l\u2019apparition de la résistance à la streptonmrycine.Cette synergie médicamenteuse a, de plus, l\u2019avantage de permettre l\u2019emploi d\u2019une plus petite dose de streptomycine et d\u2019être plus efficace que l\u2019un ou l\u2019autre médicament employé séparément. PAQUETTE er CoLr.: P.AS.3) chez les patients résistants à la streptomycine.4) chez les patients qui présentent des réactions à la streptomycine.5) dans les cas d\u2019empyème T.B.6) dans les cas de rétention endobronchique où l\u2019on veut améliorer la ventilation et le drainage.Quant aux autres indications possibles du P.A.S.elles devront être étudiées d\u2019une façon plus approfondie.On peut dire actuellement que le P.A.S.ne s\u2019est pas montré supérieur ni même égal à la streptomycine.Cependant comme le fait si bien remarquer Hinshaw (43) : « Streptomycin has established a standard of excellence that will be difficult to surpass by other drugs.However we can use any and all drugs, which are proved to be effective and safe in clinical tuberculosis ».Le présent travail est un rapport préliminaire sur le traitement, à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, de vingt-neuf cas de tuberculose pulmonaire adulte, par le P.AS., ou acide para-amino- salicylique.La forme de P.A.S.employée fut celle d'un granulé effervescent du nom de « Passodine » (Desautels).La « Passodine » fut donnée à raison de 2 cuillerées à thé trois fois par jour dans un de- mi-verre d\u2019eau, une heure après les repas.Chaque cuillerée à thé correspond à 2 grammes d\u2019acide para-amino-salicylique pur, notre dose quotidienne s\u2019établissant à 12 grammes.Des vingt-neuf cas sous traitement, l\u2019on comptait vingt femmes (693%) et neuf hommes (30,7% ).De ce nombre, trois patients furent traités à la première période de la maladie (10,4%), sept patients, à la deuxième période de la maladie (24,1%) et dix-neuf patients, à la troisième période de la maladie (65,5%).Les formes cliniques de tuberculose sur lesquelles le P.A.S.fut employé, se répartissent comme suit: 517 T\" (1 ganglio-pulmonaire ( 3) ( 2 fibro-exsudatives T\u201d ( 2 fibro-caséeuses ( 7) ( 5 caséo-exsudatives T\u201d\u201d (2 caséo-broncho-pneumoniques ( 3 ulcéro-caséeuses (19) (14 fibro-caséeuses Comme on peut le constater, les cas traités se recrutent malheureusement en majorité (65,5%) parmi les T\u2019\u201d\u201d.La raison de cette avalanche de cas très avancés est toujours la même, une raison psychique.Avec la venue d'un nouveau médicament, l\u2019on est souvent porté à en faire l\u2019essai chez des malades pour lesquels on a quelque peu épuisé notre arsenal thérapeutique, escomptant quand même des résultats extraordinaires.Cette erreur, commise dans les débuts de la streptomycinothé- .rapie, s\u2019est répétée.Le P.A.S., de même que la streptomycine, trouve ses indications dans les formes exsudatives.Nous croyons, dans l\u2019avenir, devoir le réserver au traitement de ces formes cliniques.Dans notre série de patients, nous avons noté huit cas de tuberculose endobronchique, dont deux cas compliqués de laryngite tuberculeuse.Dix-neuf, de nos vingt-neuf patients ( 65,5%), avaient préalablement reçu une dose de streptomycine, variant de 3 à 198 grammes, pour une moyenne de 104,8 grammes.Six patients reçurent, à la fois, une dose quotidienne de douze grammes de P.A.S.et 50 centigrammes de streptomycine intra-musculaire deux fois par jour.Au début du traitement, trois patients étaient porteurs de thoracoplastie, un avait subi une pneumonectomie, deux furent porteurs de pneumopéritoine durant le traitement.La quantité totale d\u2019acide para-amino-sali- cylique donné varie entre 252 et 1296 grammes, pour une moyenne de 483,1 grammes, soit quarante jours de traitement.Tout au début, le médicament fut administré sans arrét durant des périodes de trente à quarante jours.Par la 518 suite, nous avons cru préférable de donner trois semaines de traitement et une semaine de repos.Dans les derniers temps, des périodes de repos additionnelles furent involontairement ajoutées à cause de la trop grande demande du médicament de la part des différents chefs de service et de la pénurie de « Passodine » qui s\u2019ensuivit.La toxicité de la forme employée d\u2019acide para-amino-salicylique (la « Passodine )» s\u2019est révélée faible.Plusieurs patientes se plaignirent du goût amer, les patients s\u2019y habituèrent plus vite (quelques-uns y trouvant même une frappante analogie avec le goût de la bière).Une patiente dut cesser le traitement après trente-cinq jours, à la suite de nausées assez fortes.Une autre fit de l\u2019hyperthermie à 104-105° F., accompagnée de frissons, nausées, et éosinophilie à 40%.L\u2019arrêt du médicament et l\u2019injection quotidienne de 400 000 unités de pénicilline intra-musculaire eurent raison de ces troubles en deux jours.Nous ne saurions, en toute honnêteté, attribuer avec certitude cette dernière réaction à la « Passodine », puisqu\u2019une quantité égale du même remède fut, par la suite, administrée à cette patiente, sans aucune manifestation de toxicité.Nous avons eu trois décès, aucun ne saurait être imputé au P.A.S.; nous y reviendrons plus loin.Les patients soumis à la « Passodine » ont été l\u2019objet de multiples épreuves cliniques, radiologiques et bactériologiques.C\u2019est sur ces examens multiples, avant, pendant et après le traitement, que nous nous sommes basés dans l\u2019appréciation des résultats obtenus.La période d\u2019observation varie de 3 à 6 mois.Nous avons étudié l\u2019influence du médicament tout d\u2019abord sur les expectorations, du point de vue quantité (tableau no 1) et du point de vue positivité, quant à la présence du bacille de Koch (tableau no 2).Nous avons noté les modifications du poids (tableau no 4) et de la température (tableau no 6).Nous avons interrogé le malade, quant à son appétit (tableau no 3) et son état général (tableau no 7).Enfin, nous avons déterminé L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin A.MLFOGC.\u2014 Montréal, mai 1950 les courbes de la sédimentation globulaire, par la méthode de Cutler (tableau no 5) et appré- clé les modifications radiologiques apportées par le traitement (tableau no 8).Observation 1.(Madame G.L., 24 ans): Admise dans notre service le 2 mars 1948, avec le diagnostic de tuberculose très avancée, compliquée de tuberculose endobronchique.Elle reçoit du P.A.S.à 1A 1B Fig.1A.\u2014 Madame G.L.L\u2019on note une infiltration marquée du tiers supérieur de la plage gauche.Fig.1B.\u2014 Invasion bronchopneumonique de la totalité de la plage gauche et de la base droite.partir du 14 mai 1949 (figure 1-A), a raison de 12 grammes par jour et avait déjà reçu, à cette date, 98 grammes de streptomycine.Le 8 juin au matin, elle subit une bronchoscopie.Dans la nuit du 8 au 9 juin, elle fait une hémoptysie.En août 1949, (figure 1-B), nouvelle hémoptysie, à la suite de laquelle elle fit un ensemencement bronchopneumonique, surtout à gauche.Elle meurt le 30 octobre 1949; elle avait reçu 440 grammes de P.A.S., soit trente- cinq jours de traitement.Observation 2.Cas no 3\u2014 (Mademoiselle P.S., 21 ans): Admise dans notre service le 14 juin 1949, avec le diagnostic de tuberculose très avancée broncho-pneumonique bilatérale.Elle reçut concurremment 516 grammes de P.A.S., 20 grammes de streptomycine, 6 000 000 d\u2019unités de pénicilline et même 3 grammes d\u2019auréomy- PAQUETTE Er Corr.: P.AS.cine.Un coup d\u2019œil sur la radiographie d\u2019admission (figure no 2) suffit pour comprendre 2 3A Fig.2.\u2014 Mlle P.S.Image de bronchopneumonie caséeuse généralisée à prédominance droite.Fig.3A.\u2014 M.F.R.L\u2019on note à la base droite la présence d\u2019une image annulaire de 5 em.de diamètre.qu\u2019il ne s\u2019agissait ici que d\u2019une médication de désespoir.Elle mourut trois mois après l\u2019admission.Observation 3.- Cas no 26 \u2014 (Monsieur F.R., 26 ans): Admis dans notre service le 20 juillet 1947, avec le diagnostic T\u201d\u2019B fibro-caséeuse excavée à droite (figure 3A).Le 18 mars 1949, 11 subit une pneumonectomie droite, (figure 3B).Il avait à cette date reçu 90 grammes de strepto- 3B 3C 019 au dossier une élévation de température à 102-103° F.et apparition dans la cavité pleurale d\u2019un liquide purulent (figure 3C), traité par drainage ouvert.Le 27 avril, le traitement au P.Â.S.est commencé, il en reçoit 1296 grammes et 108 grammes de streptomycine, jusqu\u2019au 31 septembre 1949.Le patient prend du mieux; son état général est satisfaisant.Le 12 octobre 1949, l\u2019on fait une résection partielle de la septième côte et l\u2019on tente de fermer la fistule bronchique.Le lendemain de l\u2019opération, la température atteint 102° F.et s\u2019y maintient jusqu\u2019à la mort du patient huit jours plus tard, de bronchopneumonie post-opéra- toire.En somme, il s\u2019agit, dans un cas, d\u2019une complication post-opératoire; dans un autre, d\u2019un ensemencement post-hémoptoïque après bronchoscopie et dans le troisième cas, la patiente était vouée à une mort certaine avant son entrée a l\u2019hôpital.Nous n\u2019avons pas inclus dans nos statistiques les cas en question, sauf le cas no 1, l'ensemencement n\u2019étant pas survenu immédiatement après la première hémoptysie.Observation 4.Cas no 28 \u2014 (Monsieur H.D., 28 ans): Admis dans notre service le 19 juillet 1949, avec le diagnostic de T\"\u2019B caséo-exsudative droite (figure 4A).Le début de la maladie fut as- 4A 4B Présence Fig.3B.\u2014 Pneumothorax droit à 40%.d\u2019une cavité marginale sous le pneumo.Fig.3C.\u2014 Le poumon droit est enlevé.d\u2019un niveau liquidien (empyème).Présence mycine, à la dose habituelle de 50 centigrammes, 2 fois par jour.Le 8 avril 1949, l\u2019on note Fig.4A.\u2014 M.H.D.Images anormales à contours flous occupant la demie supérieure du poumon droit.L\u2019on note une image annulaire de 2 cm.de diamètre dans le premier espace intercostal antérieur.Fig.4B.\u2014 Régression considérable de l\u2019exsudation.L'image annulaire n\u2019est plus visible. 520 thénique en avril 1949.A entrée, le patient tousse, expectore six à dix crachats verdâtres par jour.Il est apyrétique mais se sent fatigué, n\u2019a pas d\u2019appétit; il a maigri de vingt livres depuis trois ou quatre mois.Sa sédimentation globulaire est a 18mm., il est positif dans ses expectorations (Gaffky IV).Il est soumis à la cure et à la streptomycine; cette dernière est abandonnée après trois jours pour hyperthermie.Le 27 juillet, le traitement à la « Passo- dine » est commencé.Il reçoit 492 grammes, soit 41 jours de traitement.En novembre 1949, 11 ne tousse plus, ses expectorations sont diminuées à quatre crachats jaunâtres par jour.Il est B.K.négatif, son appétit est excellent; il à engraissé de 19 livres depuis son admission.Sa sédimentation est passée de 18 mm.à 8 mm.puis à 4 mm.La radiographie (figure 4B) montre une régression considérable de l\u2019exsudation.L'image annulaire de 2 cm.de diamètre que l\u2019on voyait sur la radiographie du 20-7-49, dans le premier espace intercostal antérieur, n\u2019est plus visible.Nous ne croyons pas que quatre mois de cure seule eussent pu nous conduire à un aussi beau résultat.Observation 5.Cas no 29 \u2014 (Monsieur P.C., 25 ans): Admis dans notre service le 14 septembre 1949, avec le diagnostic de T\u2019B caséo-exsudative gauche (figure 5-A).Le début réel de la mala- dit fut asthénique, en avril 1949, et le début apparent hémoptoïque le 12 septembre 1949.Une radiographie prise en février 1949 montre qu\u2019il n\u2019existait aucune lésion pathologique à cette date.À l\u2019admission, le patient tousse, expectore 2 à 4 crachats par jour, sa température oscille entre 98 et 100° F.Il n\u2019a pas d\u2019appétit, son poids est de 131 livres.Sa sédimentation est à 20 mm.Il est B.K.positif dans ses expectorations.Du 20 septembre au 20 novembre, il reçoit 420 grammes de P.A.S.et 60 grammes de streptomycine.Actuellement, 1l ne tousse plus, expectore 2 crachats par jour.Sa température est revenue à la normale, son appétit est bon, il a engraissé de six livres.Sa sédimentation est passée de 20 mm.à 12 mm.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buueniy AMLFCÇC.\u2014 Montréal, mai 1950 Le cliché du 18-11-49 (figure 5B) montre une régression des images anormales du sommet gauche.En deux mois, l\u2019association streptomycine et « Passodine » donne un résultat que nous croyons très satisfaisant.5A 5B Fig.5A.\u2014 M.P.C.Infiltration nodulaire s\u2019étendant du hile vers l\u2019apex et occupant le tiers supérieur du poumon gauche.Fig.5B.\u2014 Légère régression des images anormales du sommet gauche.De cette longue et fastidieuse énumération de chiffres, nous pouvons tirer les conclusions suivantes: le P.A.S.à diminué les expectorations dans 60% de tous nos cas.Cinq patients sont devenus B.K.négatifs.Toutefois, le recul n\u2019est pas suffisant pour affirmer qu\u2019ils resteront négatifs.La sédimentation globulaire a été améliorée dans 76% des cas.Le P.A.S.s\u2019est révélé un anti-pyrétique de première valeur dans la tuberculose pulmonaire.L\u2019état général, l\u2019appétit et le poids ont été favorablement influencés dans la grande majorité des cas.La « Passodine » est un médicament peu toxique.Du point de vue radiologique, les régressions importantes ne s\u2019observèrent que dans les formes exsudatives.Les résultats, tant du point de vue clinique que bactériologique et radiologique, ont été d\u2019autant plus favorables que nous nous adressions à des formes jeunes de la tuberculose pulmonaire.Le P.A.S.trouve ses indications premières dans les formes exsudatives.Dans ces formes, associé à la streptomycine, ou seul, dans les PAQUETTE er CoLL.: P.AS.521 bon tonique.Le patient qui voit ses expectorations diminuer, sa température revenir à la normale, son appétit renaître, a fait un pas moral vers sa guérison et il est mieux disposé à bien suivre sa cure.cas de résistance à la streptomycine, il a donné des résultats encourageants.Chez les fibreux, et chez les grands malades, il joue le rôle d\u2019un anti-pyrétique et d\u2019un très ., .TABLEAU Comme nous le disions au début, ce travail I - EXPECTORATIONS (quantité) 3 t , t 611 in i L n b Genglio-pulmonsire - diminution n'est qu'un rapport prellImmaire.\u20ac nombre (5) Fioro-ersudetits - 2 stationnaire de cas n\u2019est pas assez élevé et le recul suffisant (2) ' Exsudatifx] augmentation 1 - 9,1.* (11) stationnaires 2 -18,2% « .\u2019 .,.Fibro-caséeux - 2 diminutiong diminutions 8 -72,7% pour porter a des conclusions définitives (3) - 1 augmentation .Tr (7) Caséo-exgudatirs = 5 diminution 5 Fibro-caséeux = l augmentation augmentations2 -26,6; (13) - 4 stationnaires Fibro- stationnalres 4 -13,35 Tr - 8 diminutions caséeux diminutions 9 -60 3 (15) =\u2014 TABLEÆU No 5 Ceséo-exnudatifg - 1 augmentation \u2014_\u2014\u2014 {3) - 1 stationnaire III - SEDIMENTATION = 1 diminution Ganglio-pulmonaire - sans résultat T* aug.1 - 11,1 TOTAL stationneiross 2 o (3) Fibro-exsudatifs - 2 dim.5 & 8 mS | ug 51 Exs diminutions: 61.5% Fibro-caséeux = l aug.1l mm payatife eee.Om mm mmm on (2) 1 dim, 4 lata.© - 29,95 (7) Caséo-exsullgtifs ~ 1 aug.1 TABLEAU No 2 (5) - 4 dim, 9 II - EXPECTORATIONS (positivité) Bronchopneumonique - 1 cas aug.4 - 26,67 - < Fibro-caséeux - 3 aug Ganglio pulmonaire devient B.K.né a (13) -10 dim.dim, l1- 73,45 T : Fibro-exsudatifs - 1 était B.K.nég Caséoæxsudatifs - 1 sens (2) - 1 devient B.K.nég: {3} - 2 dim.13 om était B.K.nég l Fibro-oaséeux - 1 était BK nég SN are dos ten Poe 5-504 TOTAL faugmentation: 5 cas (20,8%) moyenne 2,6 mm Tn AL [3.K.nég.5-504 diminution: 19 cas (79, 2%) coyenne 5,5 mm Caséo-exsudatifs - 2 deviennent B.K.nég.sans résultat:2 cas (5) - 3 restent pos.ibro- étaient nége 2 Le LA Om = = = = = = éeu Fibro-caséeux - l était B.K.nég.cas ; ARTE que (13) -12 restent pos.(15) [restent pos.13-Lx% TABLEAU Caséo-exsudatifs - l devient B.K.nég.DEAPERATURE (3) - 2 restent pos.Ganglio-pulmonaire - était apyrétique étaient B.K.nég.: 3 T* TOTAL |restent B.K.os.i18 - 78,3% Fibro-exsudatifs - 1 était apyrétique dim, temp.1-12,5% - deviennent B.F.3 - 2 devenus ; négatifs : 5 - 21,% Exsudatifs 8 =z Fibro-caséeux - 1 était apyrétique (8) Tetours à y (2) = l devien le norm.7-87,5% Tn Caséo-exsudatifs - 2 étalent apyrétiqu (5) - 3 deviennent \" ron dim.3-30 » 3 caséeux |retoursà Bronchopneumonique - l décédé (10) la norm.7-79 # Fibro-caséeux - 4 étaient apyrétiques Î - que (13) - 3 diminutions tempétatur = 6 deviennent apyrétiques min ren Caséeux \u201c2 1 diminution température I APPEMIT TABLERU (3) = 2 deviennent apydétiques .T OT mL} étalent apyrétiques: 9 Canglio çuimonaire \u2014 augnenté température diminuée: 4 - 21,002) 094,755 I deviennent apyrétiquesl4 - 73, 754) ss (3) Tibro-exsudatifs - 2 augnentés décédé: 1- 5,2% 2 ; - Le 1\" Fibro-caséeux - l stationnaire Exsudatits Stationnaire 1 oe?T\" (2) - l augmenté == (7) Gaséo-exsudatits 5 augmenté Fibro-caséeux - 4 tras a Flbro- stationnaire 1- 6,8% (13) - 9 augmentés caséeux augmentés 10-66 65) Tne (15) très aug.4-26,67) (16) Caséo-exsudatifs - L stationnair Qa 9° TABLEAU 7 (3) - 2 augzentés 5,25 r Id l Etat généra stationnaires: 2 - 7,45 augzentés: 20 -74,15) 853,07 sr£ TOTAL très quementés: 4 -14,85) vee 4000100 6 00005 0 \u2014 très a 4 oldie 1 empiré 9,1% .fi.\u2019 Ce .Exsudatifs 8 améliorés .-.\u201472,1% = r » r TABLEAU No 4 (11) 2 trés améliorés .\u20141829% POIDS Sanglio-pulmonaire - l augmenté 90,9% q (3) Mbro-exsudatifs - 2 susaentés Ny i 1 \u2014 2 Disudatifs stationnaire 1 - 9,15 2 stationnaires treet 13,4% Fibro-caséeux - L diminué (11) diminués 2 -18,2; .a #1: 7 1 49% (2) - 1 augmenté huczencés 9 22072 Fibro- 2 légèrement améliorés \u201413,4% (7) |Caséo-exsudatifs ! 4 augmenté ~oyenn 2 pu: 2 (5) 1 à ates re caséeux 10 améliorés .-.\u201466,6% bro- tationraire J a rq: , 6 69 - 34 caséeux iminués 4 -26,6% P Cee ee es \u2014\u2014 Fibro-caséeux 3 dininués (13) ugrentés 11 193,45 (15) 1 très amélioré 19 70 Tn (13) -10 augreaté \u201coyenne 7,1 lbs (16) pavéo SR attfe - 2 dialinués 3 - augmenté 86,6% diminutions: 6 - 22,2% (moyenne 2,3 lbs) TOTALIStationnaire: 1 - 3,7%% augmentés: 19 - 71,4% (moyenne 6,8 lbs) décédé: 1 - 3,7 522 L'UNION MÉDICALE DU TABLEAU 8 Résultats radiologiques 1 décédé .ovvnnnn \u2014 84% 2 légéres progressions .\u201416,6% 1 forte progression .\u2014 84% Caséeux- 1 stationnaire .\u2014 84% exsudatifs 2 légères régressions .\u201416,6% 2 moyennes régressions .\u2014166% \\ 3 fortes régressions .\u201425,0% progressions .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 \u201433,4 % Total Stationnaires -.\u2014 84% régressions .-.\u201458,2% | 3 légères progressions .\u2014200% Fibro- 6 stationnaires .\u201440,0% caséeux 4 légeéres régressions -.-.\u201426,6% 2 moyennes régressions .\u201413,33% progressions.\u201420,0% Total Stationnaires .\u201440,0% légères régressions -.\u2026.\u201440,0% BIBLIOGRAPHIE 1, 13, 20, 29 Ibid, The Lancet, p.913 (28 mai) 1949.2.F.BERNHEIM: Science, 92: 204, 1940; J.Bact., 41: 381, 1941.19.Jorgen LEHMANN: Svenska Läkartidningen, 43: 2029-41, 1946, en suédois.4.B.HERNER: Acta physiol.Scandinava, 8, Supp.23, 99 pp, 1944.5, 37.Jorgen LEHMANN (Laboratoire central, Hôpital Sahlgrenska, Gothenburg, Suéde): 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M.DELAUDE, W.H.FELDMAN et David T.CARR: Proc.Staff Meetings, Mayo Clinic, 24: 544 (12 oct.) 1949.23.28.Alfred G.KARLSON, Karl H.PFUETZE.David T.CARR, W.H.FELDMAN et Corwin HINSHAW : Streptomycin and Dihydrostrepto- mycin in tuberculosis.Edité par H.McLeod Rig- gins, M.D.et H.Corwin Hinshaw, M.D.\u2014 National T.B.Association, p.533-35, 1949.24.Robert G.BLOCH.Kirsten VENNESLAND, Robert H.EBERT et Georges GOMORI: The American Review of Tuberculosis, 59: 554 (mai) 1949.25.Otto E.GRAESSLE, Joseph PIETROWSKI: «The in vitro effect of P.A.S.in preventing acquired resistance to streptomycin by mycobac- terium tuberculosis.» Streptomycin and Dihy- drostreptomycin in tuberculosis.McLeod and Hinshaw, p.529, 1949.26.McLeod RIGGINS et Robert P.GEARHART: Streptomycin and Dihydrostreptomycin in tuberculosis.McLeod and Hinshaw, p.539, 1949.27.J.UNGAR: «Synergistic effect of para-amino- benzoic acid and sulfapyridin on penicillin.» Nature, 152: 245-46 (28 août) 1943.31, 32, 33, 39.DEMPSEY et LOGG (Grove Park Hospital, London, Eng.): The Lancet, pp.871-2 (13 déc.) 1947.43.Corwin HINSHAW : Procc.Staff Meetings, Mayo Clinic, 24: 219 (27 avril) 1949. ve mmr ETUDE BIOLOGIQUE D'UN COMPLEXE ESTROGENIQUE ACTIF PAR VOIE BUCCALE* Christian CHAMPY, Professeur d\u2019Histologie à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de l\u2019Académie de Médecine de France.Comme il s\u2019agissait d\u2019un produit destiné à l\u2019ingestion, nous avons surtout insisté sur les expériences.d\u2019administration « per os » opérant sur le cobaye femelle castré avant puberté et comparant avec des doses diverses de folliculine estrone injectées sous la peau.Les cobayes, utilisés pour ce type d\u2019expérience, sont castrés avant la puberté, conservés jusqu\u2019à ce qu\u2019ils aient atteint la taille d\u2019adulte, ce qui est nécessaire pour comparer les volumes utérins.L\u2019utérus, une fois développé, ne régresse en effet pas complètement par castration, non plus que la glande mammaire, et on ne peut comparer les volumes sur des castrats post-pubéraux où il ne reste plus que le test de kératinisation du vagin.On a fait ingérer quotidiennement aux femelles préparées 1 ctg.par jour de produit incorporé à une boulette de farine, pendant 8 à 10 jours.: La croissance du mamelon, que l\u2019on peut observer extérieurement, se manifeste depuis le 4e ou 5e jour et atteint son maximum le 8e jour.Du 8e au 11e jour (date limite de sacrifice des animaux), il ne parait plus y avoir d\u2019augmentation importante.Les animaux sacrifiés du 9e au 11e jour montrent, un accroissement utérin considérable, comparable à celui qu\u2019on obtient avec une in- \u2018jection sous la peau de 1 ctg.de produit et même plus marquée, comparable encore avec celui qu\u2019on obtient avec des doses quotidiennes de 15 mg.de folliculine.Or il est à remarquer que, si on dépasse ces doses, la croissance cesse d\u2019être accélérée.L\u2019examen histologique montre: 1°) une stratification intense du vagin avec kératinisation supérieure à celle de l\u2019œstrus normal.On n\u2019ob- * Le produit étudié est l\u2019Œstrilin Desbergers, produit canadien.serve pas de mucification secondaire de type gravidique telle que celle qu\u2019on observe en adjoignant de la progestérone en quantité importante.Il à une action folliculinique à peu près pure.2°) Une croissance intense des glandes utérines avec mitoses abondantes, en même temps qu\u2019une hypertrophie marquée du muscle utérin.3°) Une croissance intense de la peau de la mamelle et des tubes glandulaires, sans qu\u2019on note aucune tendance à la sécrétion.Tous ces effets sont identiques à ceux que l\u2019on obtient avec des injections de folliculine pure.Ce sont donc des effets de folliculine.Cependant, dans les glandes du col, on note, en même temps qu\u2019une hyperplasie considérable, une mucification intense qui s\u2019étend à la partie basse du col utérin.Ce phénomène s\u2019obtient quand on ajoute à des injections de folliculine pure un peu de progestérone ou de testostérone.Il semble done que le produit renferme des traces très légères de l\u2019une ou l\u2019autre substance.Nous avons été frappés du fait que l\u2019activité « per os » est supérieure nettement à celle de doses correspondantes de folliculine absorbée par la bouche, ce qui n\u2019est pas étonnant, les impuretés protégeant sans doute le complexe estrogénique contre les actions digestives et retardant sa résorption en la régularisant.Mais, ce qui nous a frappé surtout, c\u2019est que l\u2019activité est plus forte par voie digestive que celle du même produit injecté sous la peau et même que celle des quantités correspondantes de folliculine sous-cutanée.Cette observation n\u2019est d\u2019ailleurs pas isolée et dans d\u2019autres expériences nous avons aussi observé que l\u2019ingestion de produits hormono-sexuels mâles ou femelles impurd donne sur les réactifs des croissances plus intenses que l\u2019injection sous- cutanée d\u2019hormones purifiées. 524 L'\u2019explication de ce phénomène nous paraît être la suivante.Lorsqu\u2019on injecte sous la peau un produit pur, la résorption est rapide, provoquant, dans les heures qui suivent, une forte teneur du sang en hormone.À l\u2019occasion de cette pointe, une très grande partie de l\u2019hormone est excrétée par l\u2019urine.On sait que cette élimination est normale (puisque l\u2019urine est la source industrielle de folliculine).Cette quantité est perdue pour l\u2019organisme.Ensuite, il y a une période où la quantité contenue dans l\u2019organisme diminue et tombe au-dessous de la concentration normale.Au contraire, quand le produit est absorbable par voie digestive ou suffisamment protégé pour ne pas être détruit dans l'intestin, la résorption est lente, les pointes d\u2019accumulation sanguine sont évitées et l\u2019élimination urinaire moyenne diminue.L\u2019étude d\u2019action des hormones sexuelles montre que les développements caractéristiques ne sont pas en fonction des doses, du moins dès qu\u2019on atteint des doses nettement efficaces, mais surtout du temps d\u2019action et que, passée une dose moyenne, les augmentations quantitatives n\u2019amélioreront plus le développement.Il y a donc, pour une bonne utilisation, intérêt à éviter les « pointes », ce que réalise la voie buccale.D'autre part, ces pointes ne sont pas sans danger et sont responsables de la plupart des inconvénients reprochés parfois aux traitements hormonaux.On sait, en effet, qu\u2019une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurrmin AMLFC \u2014 Montréal, mai 1950 dose massive de folliculine provoque des altérations profondes de l\u2019ovaire.C\u2019est une notion expérimentale certaine.Il est probable qu\u2019il s\u2019agit surtout d\u2019un blocage de la fonction gonadotrope de l\u2019hypophyse, mais il y a sans doute aussi une action ovarienne directe.En tout cas, c\u2019est un fait certain qu\u2019une seule injection de folliculine forte peut troubler le fonctionnement ovarien pour une période relativement longue et peut même aller, chez des animaux sensibles, jusqu\u2019à la stérilisation définitive (Ch.Coujard).S'il est légitime d\u2019administrer à une femme castrée de fortes doses de folliculine pour compenser l\u2019absence totale d\u2019hormone, il est parfaitement illogique et dangereux de traiter les petites insuffisances ovariennes chez des femmes dont l\u2019ovaire est présent, mais au-dessous de l\u2019activité normale, par des injections provoquant une résorption massive qui risque d\u2019altérer encore davantage l\u2019ovaire tout en ne réalisant pas la faible teneur progressive jusqu\u2019à la rupture folliculaire de l\u2019état normal.Un produit résorbable par voie intestinale dont le médecin peut régler l\u2019absorption quotidienne est donc d\u2019un emploi certainement à la fois plus pratique, plus efficace et sans inconvénients.Le produit étudié paraît réaliser parfaitement ce désidératum. CHAMPY: COMPLENE ESTROGÉNIQUE 025 Fig.1.\u2014 Mamelles de cobayes femelles castrés avant lu puberté.A gauche: sans traitement.A droite: ingestion pendant 11 jours de 1 ctg.d\u2019œstriline.Les figures du bas donnent l\u2019aspect extérieur des mamoelles du même cobaye; à gauche: avant traitement; à droite: après 11 jours de traitement. 526 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLFG \u2014 Montréal.mai 1950 Fig.2.\u2014 A gauche: Utérus de cobaye castré (entouré du tissu adipeux de la région).À droite: Utérus de cobaye castré, après 11 jours d\u2019ingestions d\u2019œstriline (débarrassé du tissu adipeux).Fig.3.\u2014 A gauche: Ensemble d\u2019une coupe de vagin de cobaye castré (femelle), témoin.A droite: Vagin de cobaye castré après 11 jours de traitement par l\u2019œstriline.REV Re CHAMPY: COMPLEXE ESTROGÉNIQUE 527 Fig.4 \u2014 À gauche: Vagin de cobaye femelle castré avant la puberté, témoin.A droite: Vagin de cobaye castré avant la puberté: 11 jours de traitement par 1 ctg.d'œstriline.Fig.5 \u2014 A gauche: Coupes transversales d\u2019utérus de cobayes femelles castrés avant la puberté ou près de la puberté (en haut).4 droite: Coupe d\u2019utérus de cobave castré avant la puberté et ayant reçu, pendant ll jours en ingestions per os, 1 ctg.d\u2019œstriline. 528 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buremix AMLFOC \u2014 Montréal, mai 1950 # ; *, me Fig.A.\u2014 A gauche: Utérus de cobaye castré.A droite: Utérus de cobaye castré après 11 jours d'administration d\u2019œstriline. RECUEIL DE FAITS UN CAS DE MYÉLOME DÉCALCIFIANT OU MALADIE DE KAHLER Roméo BOUCHER, F.R.C.P.(C), et .Mlle Claude LAPRADE, Professeur à la Faculté de Médecine, Ancienne externe des Hôpitaux de Paris, Chef du service de médecine Interne à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).C\u2019est une affection qui porte beaucoup de parfois l\u2019épisode terminal de la maladie.C\u2019est noms.Tantôt appelée myélome multiple, tan- l\u2019examen histologique de la moelle qui oriente tôt myélomatose, tantôt myélome plasmocy- définitivement un diagnostic souvent errati- taire ou plasmocytose, tantôt myélome héma- que.togène, elle se traduit la plupart du temps par A l\u2019heure actuelle, il n\u2019est pas encore possi- des douleurs, des déformations osseuses sur- ble d\u2019affirmer si la maladie touche d\u2019un seul tout, des tumeurs et des fractures spontanées.coup plusieurs os ou si elle commence par une Cette tumeur osseuse \u2014 ne devrait-on pas lésion unique.Comme il n\u2019est pas possible plutôt dire tumeur de la moelle?\u2014 est assez \"ON plus de dire avec certitude si la maladie de rare et toujours maligne.Elle ne s\u2019est jamais Kähler et la leucémie sont des affections diffé- rencontrée à date, du moins à notre connaissan- lentes.Milliez et Mallarmé, Jackson et ses ce, chez des sujets jeunes, de moins de vingt collaborateurs ont bien mis en évidence les ar- ans, par exemple, et procède par poussées avec guments qui identifieraient ces leucoses à plas- des phases de silence vraiment étonnantes pour MOcytes de la leucémie.On ne peut en juger une maladie aussi grave et aussi évolutive.par ces plasmocytes qui partent de l\u2019os pour aller aux ganglions lymphatiques ou des ganglions vers les os.Il n\u2019en reste pas moins vrai que la maladie peut se localiser ou sur les uns ou sur les autres.Ou encore, comme nous l\u2019avons déjà dit, ne toucher que discrètement un ou deux os.Sans compter qu\u2019il existe aussi des formes qui donnent des métastases de type adéno-hépato-splénomégalique.Dans ces cas, c\u2019est la ponction-biopsie de ces organes, de la rate en particulier, qui signe la maladie.Par conséquent, il ne faut pas hésiter, \u2014 il faut même toujours y penser \u2014 devant des manifestations osseuses, à faire la ponction de la moelle, des radiographies et la recherche de l\u2019albumosurie de Bence-Jones.Mais ne pas oublier que la maladie peut, à son début, prendre une allure assez troublante.Codounis, qui a bien étudié ce syndrome, en décrit cinq formes: rhumatismale, les douleurs étant à la Dans d\u2019autres cas, c\u2019est d\u2019anémie qu\u2019il s\u2019agit, \u2018base du tableau clinique, néphritique ou né- avec ou sans hémorragies, ces dernières étant phrosique, cachectisante par -anémie ou hé- Ce sont les os plats à moelle rouge qui sont d\u2019abord touchés, mais il existe des cas où la myélomatose se diffuse dans les tissus osseux sans tumeur appréciable.Ce n\u2019est qu\u2019à la phase terminale qu\u2019on la rattache à la maladie elle-même.À moins que l\u2019on ne fasse deux explorations, aujourd\u2019hui rentrées dans la pratique courante: la ponction sternale et l\u2019étude de l\u2019albumosurie par la méthode de Bence- Jones.Certains auteurs comme Bousser et Vernant, comme Codounis, ont même rapporté des formes typiquement rénales où l\u2019ædème, l\u2019albuminurie simple, le brightisme ont précédé de plusieurs années l\u2019apparition de l\u2019al- bumosurie.Et il a même fallu dans certains cas où le Bence-Jones était positif faire une radiographie minutieuse du squelette pour trouver trace de la géode typique de la maladie. pepe ae 530 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurenN A.MLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 morragie, une forme vertébrale ou une forme mixte avec ou sans localisation osseuse.Quoiqu'il en soit, c\u2019est le plasmocyte qui signe la maladie, tout le reste étant confirmation de laboratoire sans rien de pathognomonique.Aussi ne faut-il pas trop compter sur la recherche du Bence-Jones, sur les douleurs, les fractures et les lésions osseuses.Il ne faut pas oublier aussi que, cliniquement, cette maladie a des phases d\u2019attente assez longues ou les signes cliniques \u2014 sauf s\u2019ils sont osseux et encore ne bougent-ils pas \u2014 sont fugaces, même absents.Quant au Bence-Jones, il est positif dans 50% des cas.La protéine apparaît comme un nuage dans les urines chauffées à 55°C.pour disparaître à 85° C.et réapparaître au refroidissement.L\u2019extrait de moelle injecté au lapin ferait aussi apparaître la protéinurie.Certains auteurs pensent qu\u2019elle provient des leucocytes et autres cellules de la moelle, ce qui expliquerait pourquoi on la trouve aussi dans la leucémie (Boyd).| Le cas que nous avons observé récemment dans notre service est absolument typique de myélome décalcifiant ou maladie de Kähler.Observation.Admise à l\u2019hôpital St-Lue, le 22 octobre 1949, Mme B., âgée de 62 ans, est venue se mettre sous nos soins parce qu\u2019elle souffre d\u2019asthénie et de douleurs intenses à la région lombaire.L'interrogatoire nous apprend que ces troubles douloureux remontent à 4 ou 5 ans.La malade aurait eu, par périodes très espacées (parfois un an d\u2019intervalle), des douleurs à la base du thorax.Sans aucun souvenir de traumatisme, elle croyait « avoir des côtes cassées ».En 1948, à la suite d\u2019un effort (en levant un châssis), elle dit s\u2019étre fracturé la clavicule droite et au printemps 1949 à la suite d\u2019une chute, elle croit s\u2019être fracturé le sternum (?).Puis, cet été enfin, elle aurait fait une chute de sa hauteur.C\u2019est de.cet incident que datent les troubles actuels.En effet, cette chute apparemment banale a eu des effets assez dramatiques: état de choc, surtout douleurs excruciantes dans la région lombo-sacrée, interdisant tout mouvement.La malade s\u2019est alitée pour ne plus guère se relever.Il est impossible de connaître exactement les lésions provoquées par cette chute; il semble y avoir eu fracture de côtes (?).De toute façon, on fit une immobilisation thoracique pendant 40 jours.En même temps, fait qui se rattache peut-être à une atteinte rénale, la patiente aurait eu quelques troubles urinaires: oligurie à plusieurs reprises avec douleur à la miction.Les douleurs lombaires qui s\u2019étaient calmées ont reparu il y a 15 jours, surtout accentuées lorsque la patiente change de position dans son lit ou essaie de faire quelques pas.Elle accuse aussi des douleurs épigastriques postprandiales depuis quelques mois, un très gros amaigrissement (30 à 35 lbs) et une grande asthénie.Dans ses antécédents, on relève un diabète ancien datant de 15 ans, traité par l\u2019insuline (28 unités PZ par jour) depuis 5 ans jusqu\u2019à ces temps derniers.A l\u2019examen, on est frappé par l\u2019atteinte de l\u2019état général: pâleur terreuse, amaigrissement considérable avec fonte musculaire particulièrement nette aux membres.On note aussi son aspect tassé, le tronc très court par rapport aux membres supérieurs.Le sternum est déformé, en bréchet, avec une tumeur (Fig.I) Fig.1.\u2014 Tumeur de la clavicule droite.Fig.2.\u2014 Cyphose dorsale. BOUCHER ET LAPRADE: nette à l\u2019extrémité interne de la clavicule droite, tumeur dure, non douloureuse à la palpation.Au moment de l\u2019examen, la malade accuse des douleurs à la base de l\u2019hémithorax droit.On réveille en effet une douleur vive à la palpation des côtes à ce niveau, mais on ne sent aucune tumeur costale.La malade se plaint surtout de douleurs dans la région sacro-iliaque, douleurs également exagérées par la pression et les mouvements.Elle ne peut absolument pas s\u2019asseoir et nous avons difficulté à mettre en évidence une importante cyphose dorsale (véritable gibbosité arrondie au niveau de D8-D9), sans douleur spontanée ou provoquée à ce niveau (Fig.2).Fig.3.\u2014 Radiographie de la clavicule droite.Le crâne, les os longs semblent normaux.Aucune douleur subjective ou objective aux membres inférieurs.Les manœuvres classiques infirment la possibilité d\u2019une sciatique.Par contre, l'hyperflexion des deux hanches réveille la douleur sacro-iliaque.L'examen neurologique révèle un clonus inépuisable du pied droit.Les réflexes tendineux sont normaux, si ce n\u2019est des réflexes rotuliens très faibles.Force musculaire diminuée, sans paralysie.Pas de signe de Babinski.Pas de paralysie des nerfs crâniens.Le reste de l\u2019examen clinique est négatif.Aucun ganglion n\u2019est perceptible, l\u2019abdomen est MALADIE DE KAHLER 531 assez ballonné, sans masse anormale.Foie non palpable et rate non percutable.Par ailleurs thyroïde non palpable.Seins normaux.A l'issue de ce premier examen, si les douleurs rhumatoïdes ont pu faire penser \u2014 par raison de fréquence \u2014 à un rhumatisme chronique, l'attention est surtout attirée par l\u2019altération de l\u2019état général et par un véritable syndrome osseux: tumeur claviculaire, gibbosité, déformation du sternum et douleurs osseuses.En l\u2019absence de tumeur viscérale cliniquement décelable, on pourrait être aisément orienté vers le diagnostic de néoplasie osseuse.Seuls, les examens complémentaires nous permettront d\u2019en préciser l\u2019existence et la nature.Voici le compte rendu des radiographies osseuses (Dr Yvan Vallée): Clavicule droite (Fig.3).Les deux tiers internes sont « bouf- Fig.4.\u2014 Radiographie du crâne.La flèche indique un processus d\u2019ostéolyse typique.fés» avec diparition complète de toute la structure osseuse normale.Le processus os- téolytique est presque complet et ne se retrouve qu\u2019en de rares débris osseux.Crâne (Fig.4).Disparition de la structure osseuse des os du crâne lequel présente de multiples zones irrégulières d\u2019ostéolyse généralisée.Diagnostic: myélomatose maligne.Thorax.La plupart des côtes présentent actuellement une destruction osseuse irréguliére, en poinçon, comme ce que l\u2019on rencontre dans la myélomatose.La 6e et la 7e côte postérieures. 532 L'UNION sont en ce moment presque complètement détruites par ce processus et sont à peine visibles sur les radiographies.Colonne dorso-lombaire.Lésions osseuses très importantes des vertèbres dorso-lombai- res.Ecrasement complet des 6e, 7e, 8e 9e vertèbres dorsales, lesquelles ne sont réduites qu\u2019à un coin irrégulier à base postérieure.La 9e ne mesure que quelques millimètres à la région antérieure, sa surface étant cependant régulière.Quant aux autres vertèbres dorsales et lombaires, elles ont l\u2019aspect dit de diabolo.Décaleification très importante généralisée à tous les os du squelette.En résumé, ostéoporose avec écrasement des vertèbres dorsales supérieures et déformation en eyphose de la colonne dorsale.Bassin.De multiples taches de substances opaques se retrouvent et se superposent à toute l\u2019aile iliaque à droite.Irrégularité de la structure osseuse au niveau de l\u2019articulation sacro-iliaque à droite.Estomac et duodénum.Normaux.Poumons.Bonne transparence pulmonaire.Ces images radiologiques avec association des lacunes osseuses typiques et de décalcification évoquent la myélomatose multiple à forme décalcifiante.Du reste, la présence des protéines de Bence- Jones dans les urines en confirme le diagnostic, tandis que la ponction sternale et la ponction de la tumeur claviculaire, de leur côté, permettent de mettre en évidence de nombreux plasmocytes anormaux.La figure 5 montre un plas- Fig.5.\u2014 Plasmocyte jeune binuclée.Fig.6.\u2014 10 plasmocytes dans la photo.Mitose vers le bas et à l\u2019opposé, en haut, plasmocyte montrant la disposition radiaire de.la chromatine nucléaire.MEDICALE DU CANADA \u2014 Burien AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 mocyte jeune binucléé.La figure 6 présente une dizaine de plasmocytes avec mitose vers le bas de la photo et, à l\u2019opposé, en haut, un plasmocyte montrant la disposition radiaire de la chromatine nucléaire.Quant à la figure 7, Fig.7.\u2014 Toutes les cellules à noyau excentrique sont des plasmocytes.Le plus interne à gauche (groupe de 2) laisse voir une esquisse de croissant pâle périnucléaire.(Ponction de la clavicule).qui est l\u2019image de la ponction claviculaire, on y voit plusieurs cellules à noyau excentrique qui sont des plasmocytes.Cependant le plus interne, à gauche, qui est jumelé, laisse voir une esquisse de croissant pâle périnucléaire.Par ailleurs, \u2019hémogramme est en légère diminution rouge (4 000 000) avec une hémoglobine à 65% et une leucocytose normale.Ajoutons aussi que, contrairement aux données habituelles, la protidémie est normale: 7,05% et la calcémie un peu basse: 0,079.#0 ok Nous sommes donc en présence d\u2019un cas de myélome multiple, maladie chronique, caractérisée en de nombreux points du squelette par le développement de tumeurs formées par la prolifération des éléments de la moelle osseuse, dans la majorité des cas de plasmocytes, certains auteurs pensant qu\u2019il s\u2019agit toujours de plasmocytes.C\u2019est une affection rare qui touche habituellement le sexe masculin (70% des cas), adultes d\u2019âge mûr ou vieillards.= Son début est insidieux et progressif: vagues BOUCHER ET LAPRADE: MALADIE DE KAHLER douleurs souvent attribuées à un traumatisme, fatigue, parfois fracture spontanée, parfois troubles urinaires (pseudo-albuminurie).À la période d\u2019état le diagnostic se fonde: 1° sur le syndrome osseux, fait: a) de douleurs (symptôme essentiel) qui siègent par ordre de fréquence au thorax, à la région lombaire, aux membres inférieurs et supérieurs plus rarement à la tête.Elles sont intenses, exagérées par l\u2019effort ou par une chute et toujours par la pression profonde, tantôt permanentes, tantôt séparées par des périodes d\u2019accalmie; b) de fractures spontanées dans la moitié des cas; c) de tumeurs osseuses tardives, en général multiples (thorax, région vertébrale et para- vertébrale, crâne), siégeant beaucoup plus rarement sur les os longs, formant surtout des ceintures osseuses; d) de déformations squelettiques également tardives du gril costal, du sternum, cyphoses, cyphoscolioses, etc.2° sur les signes généraux: atteinte quasi constante de l\u2019état général avec amaigrissement rapide, pâleur, teint terreux, blafard: 3° sur l\u2019absence de signes viscéraux (on pense à des métastases mais on ne trouve pas le cancer primitif).Nous avons vu que les examens complémentaires signent le diagnostic: radiographie du squelette, examen chimique des urines et du sang (protéinurie de Bence-Jones et hyperpro- tidémie), étude cytologique de la moelle mettant en évidence les plasmocytes (30 à 80% des cellules blanches), parfois typiques, parfois plus grandes, moins uniformément colorées avec un noyau volumineux à chromatine réticulée et mitoses nombreuses anarchiques.933 Si nous reprenons notre observation, nous voyons que l\u2019évolution de notre patiente est assez typique de la maladie dont elle souffre.a) D'une part, les douleurs ont cédé spontanément, d\u2019abord les douleurs sacro-iliaques, puis les douleurs costales, ce qui a permis à la malade de s'asseoir.Cette sédation spontanée s\u2019observe assez couramment.b) D'autre part, par périodes de 2 à 3 Jours, à plusieurs reprises et sans cause particulière, la malade a présenté des nausées et de l\u2019intolérance gastrique avec vomissements abondants, probablement par compression médullaire étant donné les lésions vertébrales et le clonus du pied.c) Enfin, quelques jours après son arrivée, s\u2019est développé un foyer de condensation pulmonaire avec fièvre à 101°, submatité, râles sous-crépitants dans la moitié inférieure du champ pulmonaire gauche.La pénicilline a fait tomber la fièvre et le foyer s\u2019est nettoyé, mais il persite une toux quinteuse avec expectoration muco-purulente et râles de bronchite diffuse.Son état général étant très médiocre il est fort à craindre \u2014 sinon à souhaiter \u2014 que cette infection broncho-pulmonaire, entretenue par la déformation thoracique et l\u2019état cachectique, ne mette un terme à la maladie déjà existante, avant que survienne une nouvelle poussée aiguë pouvant faire mourir la malade dans des exacerbations douloureuses vraiment atroces.On sait qu\u2019il n\u2019existe aucun traitement de cette maladie, ni même aucune méthode thérapeutique palliative ou symptomatique. À PROPOS DE Bis! Léopold MORISSETTE, Médecin de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Je ne viens pas vous faire un exposé bien long ni très compliqué sur un sujet qui n\u2019est déjà plus nouveau.Le nom de ce produit qui a été étiqueté Bis est sur presque toutes les 1&- vres et la littérature médicale commence à en être remplie.J'ai pensé cependant qu\u2019il y aurait intérêt à vous faire part de nos résultats dans deux cas seulement qui ont les mérites suivants: le premier, c\u2019est d\u2019avoir été l\u2019objet de nos premiers essais avec le B1s et le second, d\u2019avoir été également le premier cas du genre à en bénéficier, pour un syndrome neuro-anémique.Je vous projette un résumé de l\u2019histoire du premier cas: un homme de 46 ans, amené avec une histoire classique d\u2019anémie pernicieuse.Vous pouvez constater: faiblesse extrême, paresthésie, sauf la pâleur, un aspect dépapillé de la langue, des souffles anémiques au cœur et l\u2019absence de modifications objectives au point de vue neurologique.Les données de laboratoire sont également magnifiquement typiques avec l\u2019anémie marquée dont vous pouvez voir les chiffres au tableau: achlorhydrie avec histamine, une méga- loblastose médullaire magnifique et un chiffre de réticulocytes bien bas au départ: 2%.Le patient reçut, une fois les examens complétés et le diagnostic bien établi, 1cce de « Rubramin » qui, à ce moment, était un concentré de Bio.Cinq jours après, les réticulocy- tes avaient atteint le sommet de 40%, ce qui correspond à un peu plus même que la réticu- locytose qu\u2019on pouvait espérer en calculant avec la formule d\u2019Isaacs.Vous pouvez voir par le graphique, l\u2019évolution de ladite réticulocy- tose et vous rendre compte que nous avons obtenu ici un résultat peut-être un peu plus précoce et certainement au moins aussi élevé qu\u2019avec les meilleures marques de foie de veau.1.Communication à la Société médicale de Montréal, le 7 février 1950.Vous pouvez remarquer également que le patient reçut en tout, sur une période de 48 jours, une douzaine d\u2019injections de « Rubramin » et qu\u2019à sa sortie de l\u2019hôpital, sa formule sanguine était bien près de la normale.Subjectivement, une amélioration clinique était apparue dès le deuxième ou troisième Jour après la première injection (Tables I, II et III).TABLEAU 1 \u201c¥ Rérieunocrres (4on\u2014 1%) \u2014peRarand FI Réric.\u201cVe : _+ \u2014 Dares:2emes Lam 1h pun 20pm pm 4; (putes 16 pratt PTIT IT PTT IT Ro bRamie : fee lec fac dec (ec lee fee fee Jee lee 1A (rorat:10ce) Le deuxiéme cas concerne également un homme qui illustre, non seulement l\u2019efficacité de B12 dans des complications neurologiques, mais aussi le fait bien connu, mais peu fréquent, qu\u2019on peut avoir un syndrome neuro- anémique sans grande anémie.Vous voyez, par son histoire, qu\u2019il nous est arrivé au cours d\u2019une période d\u2019observation dans une autre section, pour toux chronique, troubles de la démarche et de la faiblesse aux jambes, dont l\u2019évolution avait été tellement rapide qu\u2019il ne pouvait plus marcher à son admission dans le service. .MORISSETTE: A PROPOS DE Bs: L\u2019examen physique était sans particularité au point de vue qui nous intéresse, sauf une diminution légère du sens articulaire et une perte modérée du sens vibratoire.Il y avait spasticité considérable aux jambes et exagération des réflexes.TapLeau II He mo glo binE (27% + 93%) Hb te re âge 1 79 Rubramin i les lec [ee Jee [ec 74 14 pain fre RE | elle 1d) lee Jee tee [fee Ke TasLeAU III {,rooaved Glo bu le s Rouges (4 200,000 \u2014_\u2014 4.109000) fosspor Éroepeo 4 Moogose 4 Hrenses À 30000004 ASee 000 4 Apos4004 500800 4 1008,000 1 Gr.Keuqei , + À Dare Ama aus fra juin Ti ju vers fi jocttec tego ler } | ! tea lc (Toray :recc) RubRAM IN: Jee [ce Jee Jee Jee Jee Jee lee 1.8.Au cours des examens, au début, quelqu'un nota même un Babinski.Vous voyez que les 535 formules sanguines n\u2019avaient rien de trop impressionnant, en ce qui concerne le degré d\u2019anémie, mais tout de même, le frottis montrait de la macrocytose.(Table IV).Deux chimismes gastriques à l\u2019histamine montrèrent une achlorhydrie complète.Il n\u2019en fallait pas plus pour poser le diagnostic que le docteur André Parenteau, du service de neuro-chirurgie confirma.Pour faire complet, nous pratiquâmes une ponction sternale où nous n\u2019espérions pas trouver grande anomalie, vu l\u2019état presque normal de la formule.Il faut bien dire qu\u2019en effet, les résultats ne dépassèrent pas nos espérances, car la moelle n\u2019était pas mégaloblastique.Nous instituâmes le traitement à la «Rubra- min » avec adjonction de physiothérapie et de rééducation de la marche, avec les résultats que vous pouvez voir maintenant.Il faut dire que les résultats furent lents, mais que la faute en est aux circonstances, notre département de physiothérapie étant en ce moment-là temporairement désorganisé par maladie d\u2019une masseuse.À tout événement, vous pouvez constater que le patient, qui a eu la gentillesse de venir ce soir, marche avec un polygone de base encore un peu large, mais croyez-moi, et il saura vous le dire, beaucoup moins large qu\u2019au cours de son hospitalisation.Vous pouvez donc constater que B;,, même en concentré, possède une efficacité remarquable dans l\u2019anémie pernicieuse, tant au point de vue sanguin que contre les complications neurologiques.Il a été démontré d\u2019autre part qu\u2019il y aurait avantage à employer By» cristallisée dont l\u2019efficacité aura moins tendance à fluctuer.Des expériences ont été faites pour comparer l\u2019activité de B., extraite du foie avec celle extraite des bouillons de « streptomyces griseus » qui nous fournissent en même temps la streptomycine.Les deux semblent se valoir, tant vis- à-vis la croissance du lactobacille de Torner, que résultat clinique chez les humains.Les doses nécessaires au traitement et à l\u2019entretien des malades se précisent de plus en plus, quoi- qu\u2019il nous manque bien le recul du temps pour être complètement satisfaits à ce point de vue. 236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buremxy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 TABLEAU 1V G.R.G.B.HB VG.PE.GN.Lympho.P.E.Macrocytes Baso 31-8-49 2 800 000 16 750 80% 14 82% 2% 14% 2% présence 1-9-49 2 875 000 10000 74% 13 51% 3% - 41% 5% présence (légère) 9-9-49 3 600 000 9 000 93% 1,2 63% 2% 30% 4% présence 1 8-10-49 3150 000 9250 90% 14 68% 0% 29% 3% présence 15-10-49 3400 000 6 250 82% 1,2 64% 2% 24% 10% (après 27 ce de Rubramin) 27-10-49 3575000 9 500 88% 1,2 66% 0% 27% 7% 9-11-49 3 900 000 6 750 82% 105 52% 2% 29% 16% (après 36 ce de Rubramin) La plupart semblent cependant d\u2019accord que l\u2019équivalent d\u2019un microgramme par jour, en in- Jection, serait adéquat, mais ne permettrait probablement pas d\u2019en faire grande réserve.Bis agit non seulement dans l\u2019anémie pernicieuse mais aussi dans la plupart des anémies macrocytaires mégaloblastiques, comme la sprue, les anémies nutritionnelles et gravidiques.La nouvelle vitamine a-t-elle des avantages sur le foie de veau?Dans l\u2019anémie pernicieuse, non, sauf sur les points suivants: elle va devenir moins dispendieuse, et pour les cas sensibles au foie de veau, elle évite les ennuis de type allergique inhérents au traitement.Nous avons eu l\u2019occasion de confirmer ce dernier point chez quelques-uns de nos patients.D\u2019autre part, quoiqu\u2019inactive par la bouche à moins d\u2019être associée à du suc gastrique, certaines expériences récentes laissent entrevoir qu\u2019en administration sub-linguale, certains résultats ont été obtenus.Il semble que B12 commence à rendre des services dans d\u2019autres domaines que l\u2019hématologie.On me rapporte que, chez les enfants arriérés, elle aurait procuré des améliorations, mais je voudrais, pour finir, revenir sur mon vieux cheval de bataille, c\u2019est-à-dire demander a la profession de ne pas prostituer Bj, comme l\u2019a été le foie de veau, car c\u2019est encore moins que le foie de veau un tonique général, qui n\u2019a pas de valeur dans les anémies hypochromes ou autres anémies secondaires.Résumé.Nous avons présenté deux cas traités par Bis.Une anémie pernicieuse importante sans complication, avec une réponse réticulocytaire et hémopoiétique satisfaisante, et un syndrome neuro-anémique presque sans anémie qui a répondu, au point de vue fonctionnel, de façon fort encourageante.Le vœu est émis que By» soit gardée pour la thérapeutique des anémies macrocytaires. VOLVULUS DE L'ESTOMAC A propos d\u2019un cas Lucien JULIEN, Chirurgien à l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc Il faut entendre par volvulus de l\u2019estomac toute torsion de cet organe autour de l\u2019un de ses axes et dont « l\u2019effet est de rendre antérieure sa face postérieure ou une partie de sa face postérieure » selon la définition qu\u2019en ont donnée Chêne et Ramadout dans un travail consacré à l\u2019étude de cette maladie.Cela suppose déjà que le volvulus gastrique peut être total ou partiel, selon que la face postérieure de l\u2019estomac en totalité sera devenue antérieure ou qu\u2019une partie seulement, toujours la basse, aura subi la torsion.L\u2019estomac peut cependant pivoter autour d\u2019un axe vertical, ou cardiopylorique, et autour d\u2019un axe transversal.Le premier, décrit par Payer, prend le nom d\u2019organo-axial, et le second, celui de mésentérico-axial.T1 a été isolé et décrit pour la première fois par Kocher.Dans le vovulus axial (organo) ou longitudinal, l\u2019estomac tourne autour d\u2019un axe parallèle à la petite courbure et dans ce cas, le côlon, si le volvulus est total, se comporte différemment selon que l\u2019épiploon gastro-colique est plus ou moins allongé.S\u2019il est long, le volvulus peut se faire sans entraîner le côlon et, s\u2019il est court, le côlon peut monter avec l\u2019estomac.Dans le volvulus sur axe transversal ou mé- sentérico-axial, l\u2019estomac, au lieu de tourner autour d\u2019une ligne parallèle à son grand axe, le fait autour d\u2019un axe perpendiculaire aux deux courbures.Cela tend à rapprocher le pylore du cardia.De toute évidence, cela ne peut se produire qu\u2019après relâchement marqué du ligament phréno-gastrique et du système de suspension de l\u2019estomac.L\u2019orifice du cardia devient inférieur et antérieur à l\u2019orifice pylorique.1.Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal lors de la séance du 9 novembre 1949.Travail du Service du Prof.agrégé de Gaudart d\u2019Allaines, Faculté de Médecine.Paris.(Montréal).Dans toutes les variétés, la grande courbure remonte au-dessus de la petite, et presque toujours en passant en avant, exceptionnellement par derrière.Delangle a observé un cas de volvulus anti-péristaltique où la face antérieure était devenue postérieure.Enfin, il y a des formes combinées, qui sont à la fois sur axe longitudinal et sur axe transversal, et le volvulus peut prendre un caractère aigu, chronique, ou intermittent.Le volvulus de l\u2019estomac, accident rare, est \u2018cependant responsable d\u2019un certain nombre de cas.Déjà, en 1923, Max Thorek, de Chicago, en comptait 31 cas.En 1928, Boppe, 44; et, en 1935, Agnanostidis en a réussi 116 observations.Chêne et Ramadout en ont retenu 35 cas.Avec l\u2019avènement de la radiologie, le diagnostic en est fait plus facilement et le nombre des observations augmente de jour en jour.Maladie grave, le volvulus de l\u2019estomac comporte une mortalité qui peut aller jusqu\u2019à 50%, comme dans les cas observés par les deux derniers auteurs dont nous venons de parler.S1 on tente de classifier les volvulus de l\u2019estomac par ordre de fréquence, Boppe, sur 44 cas, a trouvé 23 organo-axiaux, 18 mésentérico- axiaux, et 3 douteux, tandis que Chêne et Ra- madout, sur 34 observations, en rapportent 23 sur axe longitudinal, 10 sur axe transversal, et un sur axe d\u2019abord transversal puis long1- tudinal.Il nous a été donné, dernièrement, dans le service du professeur d\u2019Allaines, d\u2019en observer un cas rétrospectivement, à la faveur duquel nous ferons une petite révision de cette maladie.Observation.Une femme de cinquante huit ans, Mme 538 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemn AMLFO.\u2014 Montréal, mai 1950 S.L., est amenée dans le service pour des douleurs intolérables au creux épigastrique, ayant débuté trois heures auparavant, d\u2019une façon aiguë et violente.Elle n\u2019a eu qu\u2019un seul vomissement, mais depuis, son estomac est absolument intolérant à toute absorption de liquide, et elle rejette systématiquement tout ce qu\u2019elle essaie de boire sitôt après avoir avalé.Elle réclame à grands cris qu\u2019on la soulage.À l\u2019examen, l\u2019abdomen est très ballonné et tendu, hypersonore dans tout l\u2019étage supérieur, avec disparition de la matité hépatique.Pouls rapide, pas de température.Rien de spécial dans les antécédents personnels de la malade.Souffrait de rhumatisme déformant depuis quelques années.Mariée à 21 ans, a eu deux jumeaux morts en bas âge, et un fils actuellement vivant et en bonne santé.N\u2019a jamais souffert de troubles digestifs, mais a maigri considérablement (8 à 9 kilos) depuis environ deux ans, par suite des privations du fait de la guerre et de chagrin à cause du départ de son fils.Chute à bas d\u2019une échelle, six mois avant d\u2019accuser ces troubles.Intervention décidée d\u2019urgence.Le protocole opératoire se lit comme suit: « Laparotomie médiane sus-ombilicale agrandie vers le bas.On découvre l\u2019estomac énorme qui semble remplir tout l\u2019abdomen.Sa partie gauche est normale, tandis qu\u2019à sa partie droite, on voit le grand épiploon dépasser le bord de l\u2019organe, ce qui indique une torsion.En agrandissant l\u2019incision, on débloque l\u2019estomac qui se détord comme un ressort, et surgit de la plaie.Il est gros comme une outre, mais sain.Le pylore, très mobile, et le duodénum ne présentent aucune sténose.Il s\u2019agit d\u2019une torsion autour d\u2019un axe horizontal passant par le pylore.Ponction de l\u2019estomac, et aspiration électrique pour le vider.On retire plus de deux litres de liquide; passage d\u2019une sonde de Pezzer dans l\u2019estomac que l\u2019on enfouit à la Fontan.Fermeture pariétale aux soies perdues ».(4-2-42).Suites opératoires: Les premiers jours, aspiration par la sonde, beaucoup de liquide.Peu à peu, la tolérance de l\u2019estomac devient meilleure.Au bout de 48 heures, on bouche la sonde, d\u2019abord de façon intermittente puis de façon continue.La malade quitte l\u2019hôpital trois semaines apres intervention.Radiographie le 22-10-42; rapport du Dr.Jean Quivry, c.à.d., 8 mois après son opération: « vide à jeun, l\u2019estomac est de dimensions normales, avec une poche à air très réduite avant l\u2019ingestion, qui s'accompagne de la déglutition d\u2019une grande quantité d\u2019air.Le corps gastrique ne présente qu\u2019un très léger rétrécissement, sans biloculation, à l\u2019endroit, où les radiographies montrent, comme les précédentes, une torsion d\u2019environ 90 degrés de la portion verticale sur son axe.Le cliché de procubitus montre que la communication entre les régions sus et sous-jacentes est très large.Rien à signaler par ailleurs ».Cette malade, revue le 10 avril 1948, s\u2019est toujours bien portée jusqu\u2019à 11 y a deux semaines.À ce moment, crise de lipothymie, avec vomissement, marqué de quelques petites stries rougeâtres.À recommencé à maigrir.Anorexie.Pas de douleur.Peut-être la malade est-elle encore en état de volvulus chronique et, d\u2019autre part, n\u2019y a-t-il pas lieu de soupçonner chez elle un processus néoplasique quelconque?Elle est actuellement entre les mains d\u2019un médecin.* * * Le volvulus de l\u2019estomae, maladie peu fréquente, s\u2019observe surtout chez l\u2019adulte.On en a cependant relevé quelques cas chez les enfants, chez qui, à coup sûr, cette affection prend une gravité exceptionnelle.La femme y semble plus prédisposée que l\u2019homme.Le volvulus peut se présenter sous plusieurs aspects cliniques.Le volvulus chronique peut offrir une symptomatologie quelquefois excessivement réduite.Le malade se plaint de gênes épigastriques, de barre abdominale, d\u2019angoisse ou de sensations post-prandiales a type de distension.Parfois, les symptômes rapportés rappellent ceux d\u2019une sténose pylorique.Il est évident, dans ces cas, JULIEN: VOLVULUS DE L\u2019ESTOMAC que la radiographie vient trancher le diagnostic.Cette variété peut même passer inaperçue, quelquefois pendant de longues années, sans incommoder aucunement le sujet qui en est porteur et ce n\u2019est qu\u2019au cours d\u2019un examen radiographique que le diagnostic en est fait.Puis, soudainement, le volvulus chronique, sous l\u2019influence d\u2019une distension gazeuse, peut donner lieu à des phénomènes aigus en bloquant les orifices de l\u2019estomac pendant un temps plus ou moins court et tout rentre dans l\u2019ordre.Les crises sont alors semblables à celles du volvulus intermittent.Enfin, il peut se transformer d\u2019emblée en volvulus aigu total et, à ce moment, nécessiter une intervention immédiate, comme il semble que ce fut le cas chez notre patiente.Le volvulus intermittent, comme son nom l\u2019indique, fait passer le patient par des alternatives de crises douloureuses, quelquefois tragiques, et de crises atténuées espacées de repos complet.Brochée a bien signalé que cette variété de volvulus peut faire croire à des crises de coliques néphrétiques ou hépatiques, à un accident abdominal grave comme la pancréatite hémorragique, la torsion d\u2019un kyste de - l\u2019ovaire ou même à la rupture d\u2019une grosse ectopique.Sans horaire fixe, la crise commence par une douleur ép:gastrique gauche épouvantable pouvant aller jusqu\u2019à la syncope.Le malade devient angoissé, se tord de douleur et plusieurs injections de calmants sont quelquefois nécessaires pour le soulager.Souvent il vomit, mais pas de bile.Son abdomen devient ballonné et il rejette immédiatement toutes les boissons ingérées.La palpation est peu douloureuse et il n\u2019existe pas de contracture vraie des grands droits.L\u2019état général demeure bon, le pouls s\u2019accélère un peu et il n\u2019y a pas de température.Puis tout rentre brusquement dans l\u2019ordre jusqu\u2019à une nouvelle crise.Le patient sent une relâchement épigastrique et la douleur diminue rapidement pour disparaître complètement.Tous les degrés peuvent se présenter dans cette forme.Les douleurs peuvent se modifier à l'infini.Elles peuvent prendre une allure post-prandia- d39 le et le patient inquiet, s\u2019abstient de manger pour ne pas souffrir, et s\u2019amaigrit considérablement.Gutmann rapporte le cas d\u2019une femme sujette à des vomissements explosifs, une heure environ après chaque repas, et chez qui la radiographie démontra un volvulus bien caractéristique de l\u2019antre.Le volvulus aigu se fait habituellement sur axe longitudinal.C\u2019est le plus grave et le plus important des trois, car il pose une sanction thérapeutique immédiate.Plus rare, il peut survenir chez un sujet en bonne santé apparente.La crise débute par une douleur épigastrique atroce, avec quelques vomissements muqueux qui cessent bientôt.D\u2019autres fois, il est l\u2019aboutissement d\u2019un volvulus déjà constitué et qui s\u2019est manifesté par intermittence.Rapidement, le malade prend l\u2019aspect caractéristique des grands syndromes aigus de l\u2019abdomen, avec facies altéré, petitesse du pouls, signant l\u2019intensité du choc.Les vomissements cessent, à cause de l\u2019oblitération du cardia et les efforts pour remettre deviennent vains.À la palpation, on sent un ballonnement localisé à la région épigastrique et, si on essaie de passer une sonde dans l\u2019estomac, on ne peut y parvenir.Ainsi se trouve réalisée la triade symptomatique de Borchardt.Il n\u2019y a pas d\u2019arrêt des matières et des gaz au début et ce n\u2019est que tardivement qu\u2019on observera cet état de choses.L\u2019occlusion se faisant sur le segment supérieur du tube digestif, on aura habituellement le temps d\u2019intervenir avant de le constater.Il convient de dire que la douleur est constante et résiste la plupart du temps à la morphine.Elle est.extrêmement violente et s\u2019accompagne d\u2019angoisse.Mondor insiste particulièrement sur l\u2019angoisse cardiaque avec dyspnée pouvant aller, même précocement, jusqu\u2019au collapsus complet avec hypotension très prononcée.On a pu même constater des sinistrocardies avec bruit de galop (Berg) dues à la compression du cœur par refoulement du diaphragme.L\u2019état général devient bientôt grave, et la mort survient par perforation de l\u2019estomac sphacélé et péritonite, si l\u2019on ne s\u2019est pas empressé d\u2019intervenir.Desjacques et Duroux rapportent à la So- 540 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buierix AM.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 ciété de Chirurgie de Lyon un cas de volvulus transversal total de l\u2019estomac vu au troisième jour.Comme la patiente était mourante, aucune intervention ne fut pratiquée.L\u2019aspect clinique était celui d\u2019une énorme distension gastrique confirmée par la radiographie.Cependant, on put facilement chez elle introduire la sonde de Faucher.Imbert et Escarras soumettent à l\u2019Académie de Chirurgie, le premier mars 1939, l\u2019observation d\u2019un malade trouvé inanimé sur la place publique et en état de shock intense.Sa tension est à 7/4.Son abdomen est très contracturé et on pense à une perforation d\u2019ulcère.L\u2019opération révèle un estomac très dilaté dont la grande courbure est refoulée vers le haut avec le pylore un peu en avant et à droite du cardia.Le côlon transverse n\u2019a pas suivi la grande courbure à cause d\u2019un ligament gastro-colique anormalement long.Remis de son opération, le patient, dans la suite, souffre de vomissements fréquents et irréductibles.Une deuxième intervention pour gastro-entérostomie le guérit complètement.On a beaucoup parlé, surtout au début, de volvulus idiopathique, ce.à d.de celui où les causes nous demeurent inconnues.À la vérité, depuis l\u2019expansion qu\u2019a prise la clinique et depuis surtout que la radiologie est venue éclairer le champ de notre vision, beaucoup de ces causes ont été mises en lumière.Comme le dit judicieusement Gutmann: « pour qu\u2019un volvulus puisse se produire, les ligaments doivent être anormalement lâches ».La gastroptose est donc à peu près constante dans les observations.Elle crée, en effet, des anomalies qui sont propres à favoriser ce genre d\u2019accident.En même temps que le malade maigrit, la graisse des mésos disparaît, ils deviennent plus élastiques et il en résulte une laxité particulière du petit épiploon.Le pylore, moins bien soutenu, peut se déplacer vers la gauche et favoriser la torsion de la région gastro-pylorique.Chez la patiente que nous avons observée, l\u2019amai- erissement dû aux privations était de l\u2019ordre de 8 à 9 kilos.Cet amaigrissement joue donc un rôle important dans l\u2019étiologie des volvulus en permettant à l\u2019estomac de se mouvoir plus aisément, les mésos étant plus élastiques et la cavité abdominale moins remplie.La pneumatose intestinale peut, elle aussi, jouer un rôle, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019aéroïléie ou d\u2019aé- rocolie.L\u2019aéroïléie, caractérisée par du météo- risme abdominal, peut agir en augmentant la pression abdominale dirigée en haut, et favoriser la torsion de l\u2019estomac.D'autre part, le refoulement du côlon par les anses grêles agit à son tour.\u2018 L\u2019aérocolie, surtout gauche, a été trouvée responsable d\u2019un grand nombre de cas de volvulus, le côlon distendu appuyant sur l\u2019estomac comme s\u2019il cherchait à le faire basculer.Le do- lichocôlon et le mégacôlon, avec l\u2019intervention de l\u2019aérocolie peuvent aussi favoriser le volvulus, comme l\u2019ont signalé Lebon et Blondeau.Mais il s\u2019agit là de volvulus qu\u2019on est convenu d\u2019appeler libres.Chêne et Ramadout insistent sur ceux qui sont fixés par périgastrite et qui sont dépendants d\u2019une lésion préexistante, comme l\u2019ulcère et le cancer d\u2019une part et la syphilis de l\u2019autre.Boppe, sur 44 observations, a relevé l\u2019ulcère comme origine dans 15 cas.Le mécanisme en est le suivant.La déformation la plus caractéristique apportée à l\u2019estomac par l\u2019ulcère est la biloculation qui est certes un facteur important dans la formation d\u2019un volvulus.La torsion s\u2019effectue plus facilement sur un segment rétréci, d\u2019autant plus que le segment sous-jacent à l\u2019ulcère est souvent atone.Ricard, dans la Presse Médicale du 17 décembre 1943, cite le cas d\u2019un malade âgé, traité depuis 17 ans pour ulcère gastrique et présen- sant un tableau clinique de sténose aiguë.À l\u2019intervention, il constata une sténose médico- gastrique avec volvulus de la poche inférieure.Niéderlé, dans le Journal de Chirurgie de juillet 1937, rapporte le cas d\u2019un patient qui présentait des troubles digestifs, depuis 21 ans, avec amaigrissement de 30 kilos, et chez lequel la radio a prouvé l\u2019existence d\u2019une niche sur la petite courbure, lésion certainement secondaire \u2014 =\u2014 JULIEN: VOLVULUS DE L\u2019ESTOMAC au volvulus constaté et qui se manifestait par des hémorragies occultes.Il n\u2019y eut malheureusement pas de vérification opératoire, le malade se refusant à toute intervention.La rétraction par périgastrite peut s\u2019étendre à tout le petit épiploon, rapprochant le cardia du pylore, serrant en quelque sorte l\u2019axe de la petite courbure, et prédisposer l'estomac à la rotation.Le cancer semble moins souvent en cause, mais Kaufman et Von Haberer en ont rapporté chacun un cas.Quant à la syphilis, Bensaude et Pauchet l'ont rendue responsable de certains cas de bi- loculation, et Chêne et Ramadout en rapportent une observation très intéressante avec radiographies montrant un volvulus de la région pylorique dont l\u2019aspeet rappelle celui de l\u2019estomac obscène.Certains cas d\u2019atonie du diaphragme peuvent aussi entrer en ligne de compte, en favorisant un relâchement du ligament gastro-phrénique, qui permettrait un mouvement de bascule complet.La phrénicectomie n\u2019est pas indispensable à la production de ces phénomènes.Ameuille et Antonelli ont rapporté un cas de volvulus total sur axe transversal, secondaire à une paralysie diaphragmatique, due à la compression du phrénique gauche par un branchiome.La section du phrénique, cependant, en provoquant l\u2019ascension complète et définitive de l'hémi-diaphragme réalise sûrement la forme la plus pure de l\u2019atonie diaphragmatique.L.Bernard rapporte un cas de retournement complet de l\u2019estomac après phrénicectomie, mais 1l faut dire que chez son patient, on a trouvé un ulcère et des brides de périgastrite qui pourraient ne pas être étrangers à ce volvulus.D\u2019autres fois, des malformations à type d\u2019éventration diaphragmatique peuvent être considérées et provoquer le volvulus ou l\u2019associer à d\u2019autres lésions.On l\u2019a vu coexister avec une hernie étranglée, par exemple dans le cas dont font mention Peycelon et Latarjet à la Société de Chirurgie de Lyon, le 8 novembre 1945, et dans lequel le malade présentait un syndrome 541 d\u2019étranglement herniaire avec voussure épigastrique et symptômes thoraciques.La hernie contenait le côlon transverse et une notable portion de la région pylorique.Après section du collet, on a réduit le contenu herniaire.Les suites opératoires furent simples, mais une embolie mortelle survint peu de temps apres.L\u2019éventration diaphragmatique n\u2019est donc pas étrangère à la formation du volvulus gastrique.En janvier 1937, Jutras et Tétreault, dans l\u2019Union Médicale du Canada, citent un cas d\u2019éventration diaphragmatique droite avec volvulus organo-axial sous-bulbaire de l\u2019estomac et interposition hépato-diaphragmatique de l\u2019angle droit du côlon.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 30 ans, soignée pour tuberculose pulmonaire et présentant un malaise précordial avec palpitations intermittentes.La radio montre une surélévation de l\u2019hémithorax droit par le côlon transverse, de telle sorte que l\u2019angle hépatique prend contact avec la face inférieure du diaphragme surélevé.Entre le côlon transverse et la portion droite du diaphragme, d\u2019autres segments du tube digestif sont reconnaissables, qui siègent haut dans l\u2019hypochondre droit.L\u2019estomac est de forme, de direction et de situat\u2018on anormales.Le corps de l\u2019estomac est dirigé obliquement de bas en haut et de gauche à droite, tandis que l\u2019antre a une direction inverse ainsi que le bulbe; la grande courbure prend contact avec le dôme phrénique.La face antérieure est devenue postérieure et vice-versa.On a beaucoup discuté sur l\u2019étiologie de l\u2019éventration diaphragmatique qui, pour la majorité des auteurs, serait d\u2019origine congénitale.Il faut noter l\u2019absence de symptômes fréquents dans l\u2019éventration droite, qu\u2019il y ait ou non ectopie gastrique, en particulier, l\u2019absence de troubles dyspeptiques, malgré la rotation importante de l\u2019estomac.Le Gac a aussi fait mention d\u2019un cas de hernie diaphragmatique de l\u2019estomac avec volvulus chronique à forme anémique.Et Bowen, de son côté, en rapporte un cas.A la vérité plusieurs causes différentes vien- 542 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nent s\u2019ajouter et favoriser la formation du volvulus.A toutes celles que nous venons d\u2019énumérer, il convient d\u2019ajouter les causes accessoires qui déclenchent quelquefois le mécanisme de bascule de l\u2019estomac.Par exemple, les repas trop copieux à plusieurs reprises ont été signalés comme causes de volvulus, bien que nous serions tentés de croire qu\u2019ils compliquent plutôt un volvulus fixé, insuffisamment complet pour occasionner une occlusion absolue en temps de transit normal.Mais dès lors que la replétion de l\u2019estomac devient trop grande, elle peut entraîner par gravité la rotation de l\u2019estomac.Lardennois a rapporté à l\u2019Académie de Chirurgie deux cas, dont celui d\u2019une jeune fille de 26 ans, prise, après un dîner copieux, d\u2019un malaise et qui avale de grandes quantités d\u2019eau dont l\u2019effet est d\u2019entraîner des efforts de vomissement violents et prolongés, d\u2019où état de shock intense avec étouffements.Le lendemain soir, on croit à la mort de la malade, que le chirurgien trouve en collapsus agonique, sans pouls, avec extrémités refroidies.Il décide l\u2019intervention sans anesthésie et, à la laparotomie, une tumeur surgit au-dessous du côlon transverse et du méso-côlon.C\u2019est l\u2019estomac, qu\u2019on ponctionne sur sa face postérieure, et on en ramène trois litres de liquide.Réduction et guérison qui survient peu à peu.Son deuxième cas concerne un malade de 70 ans, dyspeptique, pris, au moment d\u2019un dîner, de douleurs violentes avec angoisse et lipothymie, au point qu\u2019on a cru chez lui à une crise d\u2019angine de poitrine.Le lendemain, on observe une forte voussure épigastrique, mais un silence abdominal complet à l\u2019auscultation.La palpation donne la sensation d\u2019une hydronéphrose surmontée d\u2019une poche gazeuse.L\u2019opération a consisté à ponctionner l\u2019estomac puis à fermer l\u2019orifice de ponction.On se trouve en présence d\u2019un volvulus incomplet, constitué par une pli- cature aigué de la portion transversale de l\u2019estomac sur sa portion verticale.Divulsion digitale du pylore en refoulant avec l\u2019index la paroi duodénale.Guérison.Chêne et Ramadout ont signalé deux cas où \u2014 BurLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 la grossesse était responsable du volvulus gastrique.En augmentant la pression abdominale, la grossesse peut refouler l\u2019estomac dont la partie inférieure subit une poussée dirigée en haut et en avant, et le tordre.Et si la torsion d\u2019un kyste de l\u2019ovaire est chose assez fréquente au cours d\u2019une grossesse, le même processus peut se produire pour un organe éloigné de l\u2019utérus.Les déplacements d\u2019organes, et surtout la rate quand elle est hypertrophiée, peuvent aussi occasionner des volvulus, de même que l\u2019hypertrophie du foie et les kystes du pancréas.Le traumatisme a aussi été mis en cause par Borchardt et Bernard qui en ont cité chacun un cas.N'oublions pas que la patiente, que nous avons nous-même observée, avait, six mois avant de présenter son volvulus, fait une chute à bas d\u2019une échelle et subi de ce fait un traumatisme.Elle avait par ailleurs considérablement maigri.Enfin, il s\u2019est rencontré des cas de volvulus aigus post-opératoires comme dans les deux observations que Redon et Denoix ont rapportées à l\u2019Académie de Chirurgie, en novembre 1944.Le premier cas concerne un homme de 40 ans atteint d\u2019ostéomyélite du fémur et qui, le lendemain de son opération, présente une douleur au creux épigastrique avec vomissement et intolérance gastrique absolue, puis une déshydratation rapide et impressionnante.Une scopie montre un volvulus partiel qui cède à l\u2019ingestion de baryte et 4 mois plus tard, une nouvelle radiographie montre un estomac normal.Le deuxième cas est celui d\u2019un homme de 36 ans qui, au lendemain d\u2019une colostomie iliaque gauche pour cancer inopérable du rectum présente un syndrome d\u2019occlusion intestinale puis une intolérance gastrique absolue avec déshydratation grave.La radiographie montre un volvulus segmentaire de l\u2019estomac et l\u2019ingestion de baryte est sans effet sur le malade.À l\u2019opération, l\u2019estomac déborde à peine le rebord costal et est contracté.On doit lui faire décrire une demi-circonférence dans le sens des aiguilles d\u2019une montre pour le remettre en place Cl ea a = CS JULIEN: VOLVULUS DE L\u2019ESTOMAC et on fixe la grande courbure à la paroi.Douze jours plus tard, la radio confirme la disparition de la déformation.Ces auteurs attribuent ce volvulus & un trouble neuro-musculaire dû à une contracture anormale des fibres de l\u2019estomac.Plus rarement encore, le volvulus peut être occasionné par la présence d\u2019ine tumeur de l\u2019estomac lui-même tel le cas de Gouverneur, Dérot, Duperrat et Bourdy concernant un malade porteur d\u2019un adénome brunnérien pesant 200 grammes et ayant donné une symptomatologie très complexe.Cette tumeur à point de départ pylorique s\u2019invaginait par moments dans le duodénum et le début du grêle.Il en résultait un syndrome douloureux abdominal avec vomissements abondants.Au palper, certains jours, la tumeur n\u2019était pas perçue, d\u2019autres jours, elle paraissait siéger dans l\u2019hypo- chondre droit, d\u2019autres enfin, elle s\u2019accolait au rein gauche simulant ainsi une volumineuse hydronéphrose.À la radio, l'estomac était en hélice, par suite d\u2019une plicature suivant un axe horizontal dont le résultat était de placer l\u2019antre pylorique dans une position telle que la petite courbure était située en bas et à gauche tandis que la grande regardait en haut et à droite.L\u2019ablation de la tumeur guérit le malade.Pour finir, il y a des cas où il est absolument impossible de relever quelque cause que ce soit au volvulus de l\u2019estomac.Il prend alors le nom de volvulus idiopathique.Il devient maintenant presque superflu de dire l\u2019importance que peut avoir la radiographie dans le diagnostic de telles affections.On ne saurait trop l\u2019affirmer.Si la radiographie est inutile et même impossible dans les cas de volvulus aigu sur axe longitudinal, puisque par définition le cardia est obstrué, il n'en est pas de même dans les autres formes de volvulus où elle devient indispensable.Si la radio est quelquefois d\u2019interprétation difficile dans les volvulus intermittents, par contre, elle rend les plus éminents services dans le volvulus chronique.La radioscopie peut quelquefois être préfé- 543 rée par certains auteurs dans des cas particuliers où les lésions seront mieux mises en évidence.En dehors de cela, l\u2019étude radiologique sera la plus intéressante.Dans la variété partielle ou segmentaire sur axe longitudinal, le segment tordu est parfois tres allongé et le fait d\u2019être visible aux rayons X indique la perméabilité de l\u2019estomac.On peut avoir une image en marche d\u2019escalier comme chez un malade de Chêne et Ramadout.Deux déformations spéciales surviennent habituellement qui constituent l\u2019estomac phalloïde ou estomac obscène de Mathieu et l\u2019estomac en escargot.Mais ce n\u2019est que dans quelques cas seulement que ces déformations réalisent un volvulus de l\u2019extrémité pylorique de l\u2019estomac- Dans un cliché d\u2019estomac obscene, ¢\u2019est un faux volvulus, s\u2019il n\u2019y a que simple refoulement dû à l\u2019aérocolie et un vrai volvulus quand il y a torsion.Aussi les radiographies doivent-elles être bien précises pour pouvoir l\u2019affirmer.Quand le segment pylorique est déplacé en haut et en arrière, l'estomac est dit en escargot.Dans la variété de volvulus sur axe transversal, c\u2019est toute la masse gastrique qui est intéressée sans qu\u2019il y ait imperméabilité des orifices ou d'un segment.L'image de l\u2019estomac sera précise et permettra de porter de façon ferme le diagnostic de volvulus Le cardia occupe une position inférieure et antérieure à celle du pylore.La scopie permet de constater que l\u2019estomac se remplit par son bord inférieur gauche et tandis que le niveau de la baryte s'élève, l\u2019évacuation se fait par la partie supérieure de la poche gastrique.L aspect en cascade qui relève d\u2019une plica- ture de l\u2019estomac se différencie aisément, de même que celui qui relève d\u2019un spasme médio- gastrique ou qui est dû à l\u2019aérocolie.Dans tous les cas où le volvulus est fixé par l\u2019existence de périgastrite on retrouve une grande constance des images radiologiques, tandis que si le volvulus est libre, les images deviennent inconstantes et peuvent changer du tout au tout, au hasard des examens.La radiographie, en outre, peut révéler d\u2019autres lésions comme les images lacunaires du 544 cancer, les niches d\u2019ulcère, la ptose, etc, qui orientent le diagnostic de volvulus en en faisant connaître l\u2019étiologie.Elle nous fait de plus attirer notre attention sur la pneumatose intestinale et surtout sur l\u2019aérocolie responsable de plusieurs volvulus, de même qu\u2019elle nous fait voir s\u2019il existe ou non une surélévation diaphragmatique.La description radiologique complète des diverses formes de volvulus gastrique serait longue et quasi impossible.Elle varie avec chaque variété considérée, et, comme le dit Brochée, «il faut que les radiographes, suffisamment avertis par le clinicien, recherchent les petits signes anatomiques et physiologiques indiquant la prédisposition du volvulus » et concourent à déceler une affection qui peut quelquefois avoir une issue fatale.Dans l\u2019observation qui nous est personnelle, la radiographie prise huit mois après les accidents aigus montre encore un volvulus sur axe transversal et il serait infiniment intéressant d\u2019amener de nouveau cette patiente au radiologue, étant donné surtout que, depuis quelque temps, elle recommence à avoir des troubles.Malheureusement, cette patiente est pusillanime et refuse tout examen.Comme pour toutes les affections dont l\u2019évolution est variable, le traitement des volvulus gastriques ne saurait obéir toujours aux mêmes directives.Il différera selon la variété et les espèces.Certains volvulus sont justifiables d\u2019un traitement médical.Ce sont surtout les volvulus chroniques ou intermittents.Lorsque l\u2019aéroco- lie est en cause, il conviendra de donner des absorbants.Quant au dolichocôlon, il commande un traitement intestinal.Dans ces cas on peut espérer une importante amélioration des troubles intestinaux.Dans tous les cas les antispasmodiques auront les plus heureux résultats.Ils permettront presque toujours de calmer le malade.L\u2019hygiène alimentaire a son importance en ce sens qu\u2019il est mieux que les repas soient moins abondants mais plus nombreux.Pour Chêne et Ramadout, il n\u2019y a pas lieu d\u2019ordonner un régime particulier.Il.convient cepen- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 dant d\u2019éviter l\u2019excès d\u2019aliments fermentesei- bles.La chirurgie a son mot à dire aussi dans les volvulus chroniques ou intermittents qui prennent une allure aiguë.Il faut intervenir souvent pour voir s\u2019il n\u2019y a pas une lésion anatomique qui favorise la torsion de l\u2019organe, la supprimer ou la traiter et fixer l\u2019estomac.Dans les cas aigus, le diagnostic n\u2019étant souvent pas fait, la laparotomie nous fait voir une région dont l\u2019anatomie est si anormale qu\u2019il est, quelquefois impossible de s\u2019orienter.La face postérieure de l\u2019estomac apparaît refoulant le côlon transverse.Il faut dévisser l\u2019estomac, le ponctionner et le vider à l\u2019aide d\u2019une sonde et le fixer par gastropexie.Si l\u2019état du malade est précaire il faut agir aussi simplement et rapidement que possible, et savoir se limiter.Les perforations gastriques doivent être obturées.Et après un éxamen complet des lésions, une opération plus complexe gagnerait à n\u2019être pratiquée qu\u2019à froid dans un deuxième temps, quand l\u2019état du malade le permettra.Le traitement chirurgical doit donc se limiter au strict minimum: ponction de l'estomac et réduction de la torsion.Les récidives s\u2019observent avec grande fréquence.Beck de Louvain pense qu\u2019elles pourraient être évitées par la fixation du côlon transverse surtout à l\u2019angle splénique dont l\u2019aérocolie serait une cause souvent signalée de volvulus gastrique.Lenormand a indiqué une mortalité opératoire de 5 cas sur 7.Pour Boppe, elle est de 9 cas sur 29.Chêne et Ramadout rapportent 20 observations où l\u2019intervention est signalée et où la mort a été notée dans 10 cas dont 2 par complications pulmonaires.\u2018 On voit par là que le pronostic opératoire reste grave et comporte.des risques très sérieux.Ç Ainsi le volvulus de l\u2019estomac reste une affection de haute gravité, surtout dans ses formes aiguës tant en raison des symptômes généraux graves qui peuvent le compliquer, que des épisodes post-opératoires, après une interven- JULIEN: VOLVULUS DE L\u2019ESTOMAC tion forcément longue et choquante.Même dans les formes chroniques ou intermittentes, des manifestations aiguës sont toujours à redouter et le chirurgien devant la menace d\u2019accidents graves doit rester constamment dans l\u2019expectative armée pour intervenir le cas échéant.Les perfectionnements de la technique chirurgicale et surtout des soins pré-, per- et postopératoires meilleurs nous permettent cependant d\u2019espérer à l\u2019heure actuelle une amélioration importante du pronostic de cette affection jusqu\u2019ici si redoutable.BIBLIOGRAPHIE CHENE et RAMADOUT: «Le volvulus de l\u2019estomac.» Arch.des Mal.de l\u2019appareil digestif et des Maladies de la nutrition, 21: 433 (mai) 1938.DESJACQUES et DUROUX: « Volvulus aigu de l\u2019estomac.» Soc.Chir.Lyon, séance du 10 déc.1943.Analysé in Pr.Méd., 1943, no 42, 13 nov, p.624.GOUVERNEUR, DEROT, DUPERRAT et BOUR- DY: «Volvulus gastrique par invagination d\u2019un volumineux adénome brunnérien.» Soc.Méd.Hôp.de Paris, séance du 3 juin 1944.Anal.in Presse Méd., 1944, no 14, 22 juillet, p.216.P.LE GAC: « Hernie diaphragmatique de l\u2019estomac avec volvulus chronique à forme anémique; opération.» Soc.Méd.de Paris, séance du 29 mars 1947.Anal.in Presse Méd., 1947, 19 juillet 1947.545 R.A.GUTMAN: Les symptômes douloureux de la région épigastrique.(Tome II).R.IMBERT et ESCARRAS (Marseille): « Volvulus gastrique.» Mém.Acad.Chir, 1939, t.65, no 8, séance du ler mars, pp.310-315.Rapport de Boppe.A.JUTRAS et Ed.TETRAULT: « Eventration diaphragmatique droite avec volvulus organo-axial sous bulbaire de l\u2019estomac, et interposition hépato- diaphragmatique de l\u2019angle droit du côlon.» L\u2019Union Médicale du Canada, 66: 49 (janv.) 1937.NIERDELE (ELADNO): «Un cas de volvulus chronique de l\u2019estomac.» Zentr.f.chir.t., 63, no.51, 19 déc.1936, pp.3026-3030, 1 fig.Anal in Journal de Chirurgie, 50: 108 (juillet) 1937.LE NOIR: « Volvulus de l\u2019estomac.» Traité de Médecine, de Roger, Vidal et Teissier, T.XIII.PEYCELON et LATARJET: « Volvulus de l\u2019estomac par hernie étranglée dans la fente de Larrey.» Soc.de Chir.de Lyon, séance du 8 nov.1945.Anal.in Presse Méd., 1946, no 10, 9 mars, p.151.M.RAMADOUT: «Etude critique sur le volvulus de l\u2019estomac.» Thèse de Paris (1937).REDON et P.DENOIX: « Deux cas de volvulus gastrique post-opératoire.» Mém.Ac.Chir, t.70, nos 29 et 30, séances du 22 et 29 nov.1934, pp.392-393.BOUCHER: « Volvulus total coincidant avec calcifications diaphragmatiques.» L\u2019Union Médicale du Canada, 76: (juillet) 1947.J.E.OLTRAMARE: « Volvulus de l\u2019estomac dans les anomalies diaphragmatiques.» Revue Méd.de la Suisse Romande, no 8, 28 août 1946, pp.573- 580. REVUE GÉNÉRALE LA PRESSION ARTÉRIELLE G.-E.CARTIER, Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.DÉFINITION Gley nous donne quelque part une définition un peu sommaire de la pression artérielle: c\u2019est «la réaction de l\u2019artère à la pression latérale exercée sur ses parois par le sang qu\u2019elle contient ».Cannon écrit que «la pression artérielle (est) produite par l\u2019entrée du sang dans les artères et par la résistance à (son) écoulement par celles-ci»; Samson Wright: « La pression de sang c\u2019est la pression latérale exercée sur les parois des vaisseaux par le sang qu\u2019ils contiennent ».Ces définitions sont incomplètes, elles n\u2019embrassent pas toutes les données du problème.Elles ne sont pas évocatrices de l\u2019ensemble des facteurs qui entrent en jeu dans la production de la tension artérielle.Cherchons dans Macleod, dans Best and Taylor; aucune définition.Déjà l\u2019on voit qu\u2019il n\u2019est pas aisé de se faire une idée précise et entière de ce qu\u2019est la pression artérielle.C\u2019est que ce fait devenu populaire depuis Riva-Rocei (1890) est supposé compris.Or l\u2019étude de sa pathologie, remise à la mode par la chirurgie et la physiologie expérimentale modernes, nous force à réfléchir sur son essence même.Il faut donc rafraîchir et refaire nos connaissances des données élémentaires qui en conditionnent son étude.Et, d\u2019abord, précisons nos notions anatomiques sur la grande circulation, celle qui nous intéresse.Le ventricule gauche chasse une certaine quantité de sang (60 à 70 ce, le ventricule droit, autant) à chaque systole.Ce sang, une fois sorti, ne peut plus refluer dans le cœur, il en est empêché par les valvules sigmoïdes aortiques.Le voilà donc animé d\u2019une force, lancé dans l\u2019aorte qu\u2019il traverse rapidement, puis s\u2019engouffrant dans ses branches de division pour être distribué à différents territoires: tête, membres supérieurs, foie, rate, estomac, surrénales, pancréas, intestin grêle, côlon ilio-pel- vien, organes pelviens, membres inférieurs.Disons tout de suite que ces artères (aorte, carotides, sous-clavières, tronc cœliaque \u2014 avec ses trois branches: hépatique, splénique et coronaire stomachique \u2014, rénales, diaphragmatiques supérieure, moyenne et inférieure, iliaques et hypogastriques ainsi que leurs collatérales et terminales) possèdent quelques caractéristiques qu\u2019il est bon de souligner ici.Leur tunique moyenne, l\u2019intima, renferme un nombre appréciable de fibres élastiques ct une proportion moindre de fibres musculaires: l\u2019aorte et la pulmonaire presque exclusivement des fibres élastiques, les autres un mélange inégal des deux mais avec un pourcentage de fibres musculaires d\u2019autant plus considérable que l\u2019on s\u2019éloigne de l\u2019aorte; de là leur nom d\u2019artères de type élastique ou de type museu- laire.Leur diamètre est relativement grand par rapport à l\u2019épaisseur de leur paroi et la somme de leur surface de section s1 considérable que la friction qu\u2019elles exercent sur le sang cireu- lant peut être considérée comme quantité négligeable (moins de 20% de la résistance totale) ; elles contrôlent chacune l'irrigation d\u2019un territoire propre et inégalement important.Le sang, arrivé au bout de ces ramifications n\u2019a fait que s\u2019écouler dans des conduites où il s\u2019est limité à la nutrition des vaisseaux qu'il traversait, soit par imbibition pour l\u2019intima et le 45 interne de la média, soit par l\u2019intermédiaire des vaso-vasorum qui irriguent l\u2019adventice et le 14 externe de la média; il lui faut maintenant nourrir les différents tissus et chacune des cellules de ces tissus.Cela se fera au niveau des \u2014_\u2014 _ a a = = + 3 On Ler PT =F ca» et 1 capillaires! formés d\u2019un endothélium perméable aux cristalloïdes et aux protéines de poids moléculaire inférieur à 70000, endothélium très sensible aux privations d\u2019oxygène ainsi qu\u2019à la carence de certaines vitamines.Pour que chaque cellule de l\u2019organisme qui baigne dans ce milieu sanguin ait le temps de lui livrer ses déchets et d\u2019en extraire ses éléments nutritifs, il faut que le courant sanguin y soit assez lent et la pression optima; c\u2019est-à-dire que celle-ci ne dépasse pas les pressions idéales auxquelles s\u2019effectuent les transports des cris- talloïdes et des protéines (aux environs de 30 mm Hg.).Or cela ne serait pas si, à la périphérie de l\u2019arbre vasculaire, il n\u2019y avait juste avant le capillaire, interposé sur le circuit, un court segment (7 à 9 microns) fait tout en muscles: l\u2019artériole.Celle-ci a une capacité de contraction exceptionnellement grande et peut, en réduisant sa lumière déjà très petite, offrir un obstacle d\u2019importance à l\u2019écoulement sanguin.Ces artérioles, sorte de robinets physiologiques, contrôlent donc pour leur part la nutrition tissuléire, en mettant à l\u2019abri de poussées tensionnelles trop fortes les parois des capillaires et en leur permettant de maintenir stable leurs pressions osmotique et oncotique.D'autre part les artérioles de l\u2019aire splanchnique et de la peau, étant particulièrement plus sensibles à différents stimuli, jouent un rôle de première importance, les unes en modifiant l\u2019équilibre tensionnel, les autres dans l\u2019adaptation du corps aux variations thermiques endogènes et exogènes.Résumons le trajet de cette grande circulation en l\u2019imageant.Pompe à jets interrompus: ventricule gauche; soupape: valvules sigmoïdes; conduites de distribution: artères élastiques et musculaires; robinet régulateur du débit: les artérioles; organes d\u2019échanges: les capillaires; canalisation de retour: veinules, plexus veineux, veines tributaires et veines ca- mme 1.Minute vessels, les petits vaisseaux.Ce terme est employé par Sir Thomas Lewis, par Spalteholtz pour signifier les capillaires.Il a l\u2019avantage d\u2019en évoquer les trois segments: artériole terminale, anse capillaire et veinule collectrice.Ce n\u2019est pas une dénomination nouvelle puisque, dès 1872, Maurice Ray- naud parlait des « petits vaisseaux ou ce qui revient au même, les capillaires.».CARTIER: LA PRESSION ARTÉRIELLE 547 ves; réservoir d\u2019alimentation: veines caves et oreillette droite.À l\u2019aide de ces données, nous pouvons à présent mieux comprendre une autre définition de la pression artérielle que nous donne Gallavar- din.« Si, dit-il, l\u2019on envisage son origine et son mécanisme d\u2019établissement, on peut dire que la tension artérielle est une force créée par la contraction ventriculaire, entretenue par la réaction de la paroi vasculaire à la distension, réglée par la résistance des vaisseaux périphériques & l\u2019écoulement du sang.» En envisageant son utilisation ultérieure, on peut dire encore que la tension artérielle est cette partie de la force vive communiquée au sang par la contraction cardiaque qui, ne se manifestant pas sous forme de vitesse, se met en réserve pour vaincre les résistances ultérieures et se traduit en exercant une certaine pression latérale sur les parois vasculaires.Cette définition est très bonne.Cependant, outre qu\u2019elle ne mentionne pas le rôle des valvules ni ne précise la nature de la résistance périphérique, elle a le désavantage d\u2019être dédoublée.On pourrait la ramasser en une seule phase et dire que: « la pression artérielle (ou plus précisément pression de sang artériel: Arterial Blood Pressure) est une force exercée sur la paror des artères par le sang chassé du ventricule, retenu par les valvules sigmoïdes, et freiné dans son écoulement à la périphérie avant tout, par la résistance de friction des artérioles, surtout celles de l\u2019aire splanchnique » Voilà pour la pression artérielle en général.Tâchons d\u2019en comprendre maintenant les différents modes.Que sont exactement les pressions systolique, diastolique, différentielle et moyenne?En clinique ces quatre aspects de la pression devraient nous intéresser.Or la fréquentation des malades nous a enseigné que la pression systolique semble préoccuper davantage et presque à l\u2019exclusion des autres le praticien.Oubli d\u2019en faire mention?Méconnaissance de leur valeur exacte?Nous ne savons.2.« La résistance périphérique réside surtout dans la contraction tonique des artérioles\u2026 et, à un degré moindre, dans celle des artères.» S.Wright, p.517. 548 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En tous cas, le fait est là qu\u2019il faudrait pourtant corriger.Nous verrons pourquoi tout à l\u2019heure.On saisit facilement ce qu\u2019est la pression artérielle systolique.Déjà le mot systole (sus- tellein, resserrer) indique une phase de l\u2019activité cardiaque, celle où le ventricule se contracte, se resserre pour expulser le sang dans le système artériel.On l\u2019appelle aussi, cette pression, pression maxima, parce que c\u2019est le point culminant qu\u2019atteint le travail du cœur au plus fort de la systole.Elle est la plus élevée des deux que nous saisissons au sphyg- momanomètre.Elle est passagère, intermittente, ne dure qu\u2019une fraction de seconde.Conditionnée et par la résistance périphérique et par la quantité de sang à distribuer et surtout par l\u2019état du myocarde et de ses valvules, elle est extrêmement labile.C\u2019est elle qui traduit la force globale du cœur, son travail total, son pouvoir d\u2019adaptation, de compensation, comme elle nous indique, en s\u2019abaissant et selon le cas, que le cœur fournit un effort moindre soit parce qu\u2019il ne doit plus compenser soit parce qu\u2019il ne peut plus suffire à la tâche.On voit tout de suite que la pression systolique, rythmée sur le cœur et dépendant de causes multiples, a bien la très grande importance qu\u2019on lui attribue de fait.Aussi a-t-elle besoin d\u2019être judicieusement analysée si l\u2019on veut interpréter correctement sa signification.La pression diastolique (diastellein, dilater) contrairement à la précédente, ne correspond pas exclusivement comme son nom tendrait à le faire croire, à la phase de repos cardiaque, la diastole.Elle traduit la charge constante* entre les artérioles et le cœur que les artères ont a supporter et que le cœur aura à vaincre au moment où il sera prêt à chasser une nouvelle quantité de sang dans la canalisation artérielle.Or, comme le sang fuit sans interruption à la périphérie par les artérioles, plus celles-ci seront contractées, plus l\u2019écoulement sera réduit (parce que leur résistance de friction sera accrue), plus la proportion du sang systolique 3.De fait, Gallavardin la nomme: pression constante.Elle dure du commencement de la vie à la mort.\u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 temporairement emmagasiné dans les artères sera élevée, plus l'obstacle à être vaincu par le cœur sera important, plus l\u2019effort à fournir par ce dernier pour vaincre cet obstacle sera considérable.En un mot, plus élevée sera la résistance périphérique artériolaire, plus haute sera la pression minima et conséquemment d\u2019autant plus forte devra être la pression systolique.Et inversement.Sans trop schématiser, disons tout de suite que dans les cas où le sang, les sigmoïdes et les gros vaisseaux sont normaux, la pression systolique nous montre ce que le cœur peut faire; la diastolique ce que le cœur doit faire.Dans le premier cas, nous sommes renseignés d\u2019abord sur le cœur; dans le second, sur les artérioles.Prises isolément, ces deux pressions maxima et minima ont déjà une valeur propre et elles peuvent guider le clinicien: mais elles n\u2019auront un sens complet que si elles sont interprétées en fonction l\u2019une de l\u2019autre, si l\u2019on en apprécie l\u2019écart; en d\u2019autres termes, si l\u2019on tient compte de la pression différentielle (Pression variable, pression du pouls, Pulse Pressure).Cependant il faut bien s\u2019entendre et ne pas accorder à celle-ci une valeur excessive.Exactement elle ne signifie qu\u2019une partie de l\u2019effort du cœur, celui de son adaptation aux différentes circonstances physiologiques.Par exemple, les artérioles, en se contractant, font s\u2019élever la pression minima; le cœur a donc tout de suite un effort plus grand à fournir s\u2019il veut pousser le sang assez vite pour que les tissus en reçoivent une quantité continuellement adéquate.Les artérioles se contractent davantage?La résistance de friction augmente encore; l\u2019écoulement sanguin est de nouveau ralenti et la pression minima s\u2019élève d\u2019un autre cran: le cœur devra encore s\u2019adâpter aux circonstances nouvelles et renforcir sa contraction, la pression maxima sera plus haute.Or tant que la différence entre les 2 pressions se maintiendra raisonnable® on pourra en déduire que le cœur 4.Nous supposons, évidemment, que le débit cardiaque est constant., 5.On verra plus loin ce que l\u2019on peut considérer comme une différentielle raisonnable. CARTIER: LA PRESSION ARTÉRIELLE suffit à sa tâche.Si, par contre, la pression minima continue de s\u2019élever et donc demande au cœur un travail plus considérable qui devrait se traduire par une nouvelle hausse de la tension systolique et que cette dernière, de fait, ne s\u2019élève plus, la différentielle sera moins grande et l\u2019on devra conclure que le cœur a commencé à perdre de son énergie: il ne peut plus augmenter ses contractions, il est à la limite de ses forces, bientôt il va flancher.Il se peut aussi que la minima reste stationnaire ou s\u2019abaisse un peu mais que la maxima tombe vite et trop bas; on assiste à un même phénomène d\u2019une pression différentielle qui décroît, qui se rapetisse, on tire la même conclusion: le cœur est en train de céder.On voit par là que le chiffre d\u2019une tension différentielle dit par soi-même quelque chose; mais 1l renseigne encore davantage si l\u2019on en étudie la courbe dans le temps.Il est même des cas où sa seule lecture peut et doit nous mettre sur la piste d\u2019un diagnostic.Il y a enfin la pression moyenne (My) (mean pressure des anglais) celle que Marey, le premier, a qualifiée de Moyenne-dynami- que.Nous en empruntons une définition qui nous paraît complète à H.C.Bazett: « C\u2019est la moyenne d\u2019un nombre infini de pressions qui, juxtaposées, forment la courbe de l\u2019onde pulsa- tile».Cette pression ne représente pas la moyenne de la somme des deux pressions systolique et diastolique, comme on pourrait être tenté de l\u2019imaginer, mais se trouve plus près de la minima.Elle ne correspondrait pas nécessairement à la plus ample variation de l\u2019aiguille oscillométrique bien que, pour toutes fins pratiques, c\u2019est au niveau de la plus grande oscillation qu\u2019il faut la situer.Pour comprendre la définition de Bazett on n\u2019a qu\u2019à considérer la courbe d\u2019une onde systolique.On voit de suite que dans les quatre secondes que dure la systole, la pression, loin d\u2019être représentée par une parabole (ce qui indiquerait son accroissement et sa décroissance régulière) est beaucoup plus forte dans la première moitié de la phase de contraction.Si l\u2019on pratique, par exemple, dix coupes verticales régulièrement espacées dans cette courbe, qu\u2019on note la 549 valeur tensionnelle de .chaque tranche et qu\u2019on fasse ensuite la moyenne de ces chiffres, l\u2019on comprend alors que le mot « moyenne » veut dire moyenne des différents états tensionnels au cours d\u2019une phase de contractions cardiaques et non pas moyenne de la somme des deux pressions maxima et minima.Si l\u2019on considère, à présent, la courbe de l\u2019onde pulsatile d\u2019un scléreux on voit de même pourquoi la P.MiY.tend à s\u2019élever.Au lieu de rencontrer une résistance parfaitement élastique, la masse sanguine butte sur des parois qui ne se laissent pas distendre aussi aisément; le sommet de l\u2019onde engendrée tarde donc à se manifester.Répétons la même opération que plus haut: le découpage en tranches et l\u2019on aura une somme dont la moyenne tendra à se diriger vers la droite, c\u2019est- a-dire, vers des chiffres plus élevés.Castai- gne et Dodel résument très bien ces notions: « La pression moyenne dynamique est un moment particulier de l\u2019onde pulsatile dont la situation est fonction de la forme de l\u2019onde\u2026 » Pachon qui a attaché son nom à l\u2019étude de cette pression à laquelle 11 a donné le nom de Pression efficace, la considère comme «La pression qui devrait avoir un régime constant pour assurer dans le même temps un même écoulement de sang que le régime variable dont il est l\u2019équivalent ».Comme on le voit, la recherche de la pression moyenne dont l\u2019étude est à peine entamée, peut nous éclairer sur l\u2019état de sclérose de l\u2019arbre circulatoire®.Le chiffre obtenu à l\u2019oscillomètre pourrait bien être pris comme coefficient 6.TI! est nécessaire d\u2019ouvrir ici une parenthèse.L\u2019indice oscillométrique, I.O., c\u2019est-à-dire la plus grande oscillation, \u2018qui pour toute fin pratique correspond à peu près à la pression moyenne, nous instruit aussi et beaucoup sur l\u2019état organique local des artèrés.Comme c\u2019est aux membres inférieurs que se manifestent presque toujours les troubles artéritiques, c\u2019est là que nous verrons des oscillations parfois démesurément amples, souvent plus ou moins faibles ou absentes.Au bras le facteur artérite entre: rarement en ligne de compte, c\u2019est donc à l\u2019humérale que se recherche la pression moyenne.N\u2019empêche qu\u2019il est nécessaire de retenir ce double sens possible de l\u2019I.O.et ses deux lois formulées par Pachon : 1.Toutes choses égales du côté de l\u2019artère explorée, PI.O.traduit la valeur de l'impulsion cardiaque.2.Toutes choses égales du côté de l'impulsion cardiaque traduit la valeur du calibre vasculaire. 550 d\u2019usure globale du système cardio-vasculaire.En effet, les cliniciens qui ont pratiqué intelligemment l\u2019oscillométrie, savent d\u2019expérience que les malades dont la pression moyenne est de 13-14-15-cm.de Hg, sont des malades bien atteints et que même avec une maxima a 180- 200, si la My est de 15 ou 16 le danger de mort prochaine est grand.L\u2019explication de ceci se trouve dans l\u2019étude de la formule proposée par Vaquez et Gley: T=PV ou PTV.Si le travail du cœur T est grand et que le débit cireu- latoire V diminue l\u2019on comprend qu\u2019il y a disproportion entre l\u2019action (travail) et son effet (débit) ce dernier étant proportionnellement trop faible pour l\u2019effort fourni par le cœur; en d\u2019autres termes le cœur se fatigue pour presque rien; ce qui se traduit par un chiffre plus élevé de la pression efficace.Nous voilà donc, pour conclure, en face d\u2019un fait: la pression artérielle.Ce fait a des aspects divers: pression systolique, diastolique, diffé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.FC.\u2014 Montréal, mai 1950 rentielle et moyenne.Chacune de ces pressions a une valeur propre qui doit être correctement interprétée.BIBLIOGRAPHIE BEST et TAYLOR: Physiological and Basis of Med- wal Practice.3e édit.Williams & Wilkin Co, Baltimore.W.B.CANNON: The Wisdom of the Body.2e édit.W.W.Norton & Co.Inc, New-York, 1939.J.CASTAIGNE et DODEL: L\u2019Appareil circulatoire.Masson, édit, Paris, 1939.GALLAVARDIN: La tension artérielle en clinique.Masson, édit, Paris, 1921.E.GLEY: Physiologie.1934.Macleod\u2019s Physiology in Modern Medicine.8ème édition, St-Louis de C.V.Mosby Co., 1938.SAMSON WRIGHT: Applied Physiology.8e édit.Geoffrey Cumderlege, Oxford University Press, London, New York, Toronto.VAQUEZ et GLEY: La pression moyenne de Uhom- me.Paris, 1936.LES DIURETIQUES Fernand SEGUIN, Cardiologue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Quoique, en général, les remèdes n\u2019agissent pas directement sur les facteurs qui favorisent la production de l\u2019œdème, ils peuvent les altérer de manière à le faire disparaître.Suivant leur mode d\u2019action on peut classer les diurétiques en trois groupes: 1° ceux qui augmentent la pression colloïdale du sérum, 2° ceux qui augmentent la circulation surtout au niveau du rein et, de ce fait, augmentent le volume du filtrat glomérulaire, 3° ceux qui diminuent la réabsorption du filtrat glomérulai- re.Parmi ceux du premier groupe, qui augmentent la pression osmotique colloïdale, on a le sérum humain et le sang entier.L\u2019acacia, en solution de 6%, a été employé pour les œdèmes associés a une baisse des protéines du sérum, comme par exemple dans la néphrose lipoïdi- que.Le glucose en solution hypertonique augmente temporairement la pression osmotique colloïdale; le glucose passe rapidement à travers la membrane capillaire et perd son effet; le sucrose, au contraire, demeure dans la circulation jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit éliminé par le rein, mais quelquefois il cause quelque dommage au rein.Les remèdes du second groupe, qui agissent comme diurétiques en augmentant et améliorant la circulation rénale, sont peu nombreux et le plus important est la digitale.On l\u2019emploie seulement dans les œdèmes d\u2019origine cardiaque et son action ne suit qu\u2019une dose adéquate.Les dérivés xanthiques, tels la caféine, la théobromine et la théophylline ont un effet diurétique SEGUIN: LES DIURETIQUES semblable c\u2019est à dire en augmentant le volume du filtrat glomérulaire, malheureusement leur usage cause souvent des troubles digestifs, ce qui restreint leur emploi.Il semble que les diurétiques les plus effectifs sont ceux du troisième groupe, à savoir ceux qui agissent en diminuant la réabsorption du filtrat glomérulaire.On comprend facilement combien le débit urinaire sera augmenté par un remède qui a la propriété de diminuer d\u2019une manière appréciable la réabsorption tubulaire, lorsqu\u2019on sait que chez un individu normal le filtrat glomérulaire est; pour une période de 24 heures, d\u2019environ 170 litres dont 168 sont réabsorbés par les tubes.Au nombre des remèdes qui ont ce mode d\u2019action on compte: les sels qui acidifient, les sels de potassium, l\u2019urée et les composés mercuriels.Parmi les sels acidifiants, le chlorure d\u2019ammonium est probablement le meilleur du groupe composé par le nitrate d\u2019ammonium, le phosphate d\u2019ammonium et le chlorure de calcium.Le chlorure d\u2019ammonium est absorbé au niveau du tube digestif ou l\u2019ammonium est converti en urée, laissant l\u2019ion chlore libre de se combiner avec une base et de produire ainsi une acidose.Afin de fournir au corps une protection contre l\u2019acidose due a l\u2019addition de chlorure, le rein l\u2019excrète sous forme de sel, ordinairement sous forme de chlorure de sodium, et, de ce fait, 11 y a en plus élimination d\u2019eau des tissus.Si l\u2019acidose se produit par excès de chlorure, le rein essaie de préserver les bases de l\u2019organisme en transformant l\u2019urée en ammonium de manière à ce que les chlorures en surplus soient excrétés sous forme de chlorure d\u2019ammonium et ainsi l\u2019effet diurétique est perdu.Pour éviter cette nouvelle transformation il est sage d\u2019employer les sels d\u2019ammonium à la dose de 9 à 12 grammes par jour, durant 3 jours, avec arrêt de 3 jours.Les sels de potassium sont moins irritants pour l\u2019estomac mais leur effet diurétique est moindre.551 L\u2019urée, en solution de 50%, a été employée à des doses de 45 a 100 grammes par jour, mais, à cause de troubles digestifs, on en a restreint l\u2019emploi.Parmi les diurétiques les plus effectifs et les moins irritants, sont les sels organiques du mercure.Les premières préparations de mercure donnèrent des accidents, mais, avec l\u2019introduction du salyrgan en 1924, puis du mercu- purin et du mercuhydrin, l\u2019emploi du mercure comme diurétique est comparativement sans danger.Blumgart a trouvé que les sels de mercure agissent en augmentant le volume sangin et la filtration glomérulaire et en diminuant la réabsorption tubulaire.Schwartz prétend que c\u2019est en diminuant la réabsorption tubulaire seulement.Les sels mercuriels sont unis à la théophylline et on les donne intra-veineux ou intra-mus- culaires à la dose de 1 à 2 ce dilués dans 5 à 10 ce de sérum physiologique; il est plus prudent de commencer par une dose de 1 à 2 ce afin de tâter la susceptibilité du patient.Des études cliniques ont démontré que l\u2019addition de théophylline au mercure produit une diurèse plus efficace.La théophylline agit probablement en augmentant la filtration glomérulaire et le mercure agit surtout sur les tubes contournés pour inhiber la réabsorption.Donc ces préparations augmenteraient le volume urinaire de deux façons: 1° en augmentant le taux de filtration glomérulaire, 2° en diminuant la réabsorption tubulaire.L\u2019expérience a démontré que les sels mercuriels agissent mieux lorsqu\u2019ils sont précédés par l\u2019administration de sels acidifiants tels le chlorure d\u2019ammonium 2 la dose de 8 à 10 grammes par jour; pour un effet maximum il faut administrer ces sels pendant deux jours avant le mercure.La diurèse s\u2019installe en moins de 30 à 60 minutes après l\u2019administration intra-veineuse du médicament et dure de 12 à 18 heures, en conséquence il sera préférable de donner l\u2019injection le matin.On peut donner les sels de mercure en suppositoires a la dose de 0,5 gramme, mais souvent ils produisent de l\u2019irritation lo- 552 cale.Depuis quelques années, on les donne aussi par la bouche avec de bons résultats mais l\u2019emploi doit en être bien suivi; on le donne à la dose de 2 tablettes 3 à 4 fois par jour durant 2 à 4 jours, ce qui, en général, produit une bonne diurèse.Ordinairement il n\u2019y a pas de réactions sévères mais quelquefois on a des nausées, des vomissements ou de la diarrhée.Donc le traitement demande une surveillance, de peur que le client ne suive pas les doses, comme c\u2019est déjà arrivé dans une clinique externe, et ne produise une intoxication.Dans notre service, nous employons le mer- ecuhydrin parce qu\u2019il s\u2019emploie de préférence en injection intra-musculaire et produit une diurése abondante.Comme le mercure s\u2019élimine en moins de 24 heures, on peut linjecter tous les jours, mais il est rarement nécessaire de le donner à un intervalle de moins de trois jours.Suivant Gold, la manière la plus satisfaisante est de donner 1 à 2 ce tous les jours; on a soin de peser le patient tous les jours avant chaque injection.Au cours du traitement le patient va perdre du poids jusqu\u2019à ce qu\u2019il atteigne un poids stationnaire, dit « dry weight », et alors on espace les doses de 3 à 4 jours et même de 5 jours si ces doses suffisent à maintenir son poids.Quelquefois on peut aller jusqu\u2019a 7 à 10 jours mais d\u2019autres fois, dans les cas avancés, il faut recourir à des doses quotidiennes.Dernièrement Shaffer et Shapman ont noté que l\u2019addition de 500 milligrammes de vitamine C aux sels de mercure augmente la diurèse de 50% et diminue la toxicité de 50%.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 Les effets toxiques sont rares mais ils peuvent se produire, ils sont de trois groupes: 1° ceux qui sont dus a une trop grande diurèse et qui découlent soit de la déshydratation soit de la perte des chlorures tels: la faiblesse, l\u2019apathie, le délire et les crampes musculaires, 2° ceux qui sont dus a une intoxication par la digitale lorsque la concentration en est augmentée à la suite de la perte considérable de liquides des tissus.3° ceux qui sont dus au mercure lui-même tels la stomatite, les nausées, la colite, l\u2019irritation au niveau du rein, une éruption cutanée, des frissons, de la fièvre et la mort subite.Le traitement de ces accidents est l\u2019arrêt immédiat du médicament, l\u2019absorption d\u2019eau et de chlorure de sodium par la bouche et par la veine et la vitamine B,.L'emploi des sels de mercure doit être prudent chez le vieillard.Il faut surveiller la redi- gitalisation possible qui suit quelquefois l\u2019administration du mercure chez le patient bien digitalisé auparavant.On ne doit pas l\u2019employer dans les maladies rénales graves, la néphrite, I\u2019hématurie.II faut se souvenir qu'il peut exister une allergie au médicament.Suivant Gold: «malgré tout ce qui a été écrit jusqu'ici sur la toxicité du mercure, je suis d\u2019opinion que le danger a été grandement exagéré; il y a eu quelques morts alors que le médicament a été donné intra-veineux, il y à eu quelques réactions allergiques à différents degrés, mais il n\u2019a jamais été prouvé que des injections de mercure aient déjà causé une néphrite.Il ne doit pas y avoir d\u2019hésitation à employer les diurétiques mercuriels quand c\u2019est nécessaire quelque soit l\u2019état des reins.» ÉDITORIAL Bulletin de \"Association des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) ZL\u2019 Union médicale du Canada (Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872) Tome 79, No 5 \u2014 Montréal, mai 1950 BIOPSIE ET CANCER DE LA PEAU La biopsie chirurgicale nous fournit un moyen relativement aisé de contrôler un diagnostic clinique de cancer eu- tané ou muqueux.Mais 1l existe des moyens plus aisés encore: la biopsie- éponge, la biopsie par aspiration et le cyto-diagnostic immédiat.La biopsie-éponge, d\u2019après la technique proposée par Gladstone en 1948, consiste essentiellement à recueillir au moyen d\u2019une éponge spéciale (gélatine ou cellulose) les liquides, cellules en suspension et particules de tissus qui se trouvent à la surface d\u2019une lésion ulcérée cutanée ou muqueuse.L\u2019éponge ainsi chargée est alors placée dans une petite bouteille contenant un fixateur (formol à 10% ) et envoyée au laboratoire.Le pathologiste, après inclusion de l\u2019éponge dans la paraffine, section au microtome et coloration & l\u2019hémato- xyline-éosine, examinera la pièce au microscope tout comme 1l le ferait d\u2019une pièce anatomique recueillie par biopsie ordinaire.Les principaux avantages de la biop- sie-éponge découlent de la facilité du prélèvement.Le médecin praticien peut faire lui-même ce prélèvement à son cabinet de consultation et le malade, même le plus pusillanime, acceptera vo- 553 lontiers la petite intervention qui n\u2019est ni sanglante ni douloureuse.La biopsie par aspiration, selon la méthode décrite tout récemment par Vilanova, est très utile pour l'examen histologique des masses tumorales non ulcérées et des ganglions.La technique du prélèvement est très simple: ponction avec un trocart, aspiration et projection du matériel aspiré sur le couvercle d\u2019une boîte de Pétri maintenue verticalement.Le liquide s'écoule et les fragments solides restent collés sur la plaque de verre où on les saisit avec une pince fine.Les plus volumineux sont ployés dans le fixateur (sublimé formolé à 20% ) et le tout est expédié au laboratoire pour examen histologique.Le cyto-diagnostic immédiat, introduit en France par Tzanck il y à un peu plus de 12 ans, est un procédé tout diffé- rent.S'il ne renseigne guère sur la richesse et la structure cellulaire du tissu étudié, 1l fournit par contre des renseignements cytologiques extrêmement intéressants.Le prélèvement se fait au niveau des lésions ulcérées débarrassées de leurs croûtes, squasmes, etc, au moyen d\u2019un vaccinostyle.Le produit de raclage est étalé sur lame, coloré et immédiatement examiné au microscope.Les éléments pathologiques d\u2019une tumeur non ulcérée ou d\u2019un ganglion sont recueillis par ponction avec une aiguille, étalés, colorés et examinés de la même manière.L'intérêt principal du cyto-diagnos- tic immédiat réside dans la rapidité de la méthode.L'interprétation des frottis est assez délicate mais un pathologiste expérimenté peut faire un diagnostic 554 L'UNION MÉDICALE DU CANADA cytologique 15 ou 20 minutes après l\u2019examen clinique.Le diagnostic cytologique d\u2019après la méthode originale de Papanicolaou (1941) ou d\u2019après la modification apportée à celle-ci par Ayre (1943) rend d'immenses services dans le dépistage du cancer de l\u2019utérus, du poumon, de l\u2019estomac, etc, ete.En dermatologie cependant 1l ne présente aucun avantage sur le cyto-diagnostie immédiat de Tzanck.\u2014 BuurEeriN A MLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 Tous ces procédés, de découverte relativement récente, sont aujourd\u2019hui bien au point et d\u2019une valeur incontestable.Ils méritent d\u2019être mieux connus et plus souvent employés.S'ils ne peuvent remplacer dans tous les cas la biopsie chirurgicale, du moins pouvons- nous dire qu\u2019ils sont une aide extrêmement précieuse, souvent même indispensable, au diagnostic précoce du cancer de la peau.Henri SMITH. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE + NOTRE CAUSE COMMUNE CONTRE LE CANCER ' L\u2019honorable Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Qu'est-ce qui peut mieux symboliser le caractère international de la recherche médicale que cette première mondiale d\u2019un film que les gouvernements du Canada et des Etats-Unis ont produit dans le but de poursuivre nos recherches contre le cancer, cet ennemi commun de l'humanité?Grâce à la recherche médicale, nous avons accru nos conquêtes dans le domaine des affections de l\u2019enfance.Ce film, en décrivant comment la science relève le défi que lui porte le cancer, montre d\u2019une manière admirable que nous sommes déterminés à ne pas permettre aux affections de l\u2019âge adulte de nous frustrer des victoires que nous avons remportées sur les affections de l\u2019enfance.Pendant d'innombrables années, le cancer a été le sosie meurtrier de la vie, car, d\u2019après le peu que nous savons sur lui, le cancer semble être la croissance sortie de ses gonds.Les savants qui se livrent à la recherche pourront peut-être arriver à saisir, en découvrant les secrets de la reproduction des cellules dont dépend la vie elle-même, le rouage merveilleux qui porte les tissus sains à remplacer les cellules usées, à un rythme régulier et ordonné.Pour triompher du cancer, il faut trouver, dans l\u2019étude de l'univers cellulaire de l\u2019organisme, ce qui permettra de maitriser les mondes microscopiques et tourbillonnants des cellules cancéreuses.Pour comprendre la recrudescence de la lutte du Canada contre le cancer, il faut l\u2019examiner en regard du progrès sans précédent de l\u2019hygiène en notre pays.Vers la fin de la première moitié du siècle, et alors que nous entrions de nouveau dans une période de paix, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 _1.Allocution prononcée lors de la Première du film « Alerte! Science contre cancer», à New-York, le lundi 13 mars 1950.| nous avons décidé de reconnaître quelle était la position du Canada dans le domaine de l\u2019hygiène publique.Qu\u2019avons-nous trouvé?Nous avons découvert que nous faisons graduellement, dans le domaine de l'hygiène, d\u2019excellents progrès.Mais, en comparant le coût de la maladie avec celui des services d'hygiène publique, nous avons constaté qu\u2019il y avait déséquilibre.Aussi avons-nous décidé d\u2019affecter à la santé nationale une plus grande partie de la richesse publique.Compte tenu de leurs ressources financières, nos gouvernements régionaux et locaux se sont acquittés d\u2019une manière admirable de leurs obligations dans le domaine de l\u2019hygiène publique, et ils ont fait progresser leurs programmes aussi loin qu\u2019ils le pouvaient.Les progrès accomplis dans ce domaine sont la récompense de leurs patients efforts.Les succès remportés dans le domaine de l'hygiène publique sont rarement sensationnels, mais il arrive à un moment donné, dans l\u2019histoire des nations, qu\u2019une lame de fond surgit à la suite d\u2019un progrès graduel.C\u2019est ce qui est arrivé au Canada, en 1948, alors que nous avons inauguré le Programme national d\u2019hygiène.En vertu de ce programme, une somme de 34 millions de dollars \u2014 ce qui correspond, aux Etats-Unis, à 400 millions de dollars \u2014 est mise à la disposition des provinces canadiennes, au cours de l\u2019année, afin d\u2019assister leurs services d'hygiène.On ne peut pas mesurer, à coup d\u2019argent, les services qui touchent à la vie humaine, mais nous sommes assurés, à cause de l\u2019effort commun dont je vous parle, que lorsque, à travers les hauts et les bas de ces années, les Canadiens entreront dans un autre siècle, ils seront mieux préparés, de corps 556 et d\u2019esprit, à faire face aux épreuves de leur temps.Le Programme national d'hygiène renforce l\u2019action sanitaire publique en beaucoup de domaines.Il y a vingt mois que ce programme de subventions est en vigueur, et les progrès sont encourageants.Nos préoccupations antérieures, dans le domaine de l\u2019hygiène publique, ont fait place à la prophylaxie ainsi qu\u2019à la poursuite de recherches qui nous indiqueront le meilleur chemin à suivre pour progresser.Dans ces circonstances, la campagne ant1- cancéreuse prend de l\u2019ampleur et mène à l\u2019action positive, dans le but de soulager un aussi grand nombre possible des 1 500 000 Canadiens actuellement vivants qui, sans des programmes aussi bien conçus, seraient condamnés à mort par le cancer.Au Canada, nous avons jeté les bases d\u2019un système de lutte anticancéreuse qui peut se comparer à n\u2019importe quel autre.Mais nos plans ne sont pas aussi bons que nous le voudrions.Il nous faut de nouvelles recrues.Nous étudions actuellement les moyens de mieux faire.En plus de notre volonté de progresser, nous avons maintenant les moyens de rendre ce progrès possible, car le Programme national d\u2019hygiène du Canada comprend une subvention annuelle de $3 500 000 destinée à appuyer les initiatives anticancéreuses dans toutes les provinces à condition que celles-ci en dépensent autant.Quand on aura utilisé ce montant de 7 millions de dollars, on devrait avoir de bons résultats.Un autre événement important, c\u2019est l\u2019établissement de l\u2019Institut national du cancer du Canada, il y a trois ans, dans le but d\u2019unifier l\u2019offensive contre le cancer.On a déjà inauguré plus de 70 projets importants de recherche sur le cancer.L\u2019Institut est affilié à la Société canadienne du cancer, organisme bénévole qui mobilise l\u2019appui du public pour les travaux de recherches de l\u2019Institut ainsi que pour ses propres programmes de bien-être et d\u2019éducation profane.Grâce à la subvention fédérale pour la lutte anticancéreuse, on a ouvert 31 nouveaux dis- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiiemy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 pensaires pour le diagnostic gratuit du cancer, et l\u2019on accoide une aide appréciable à ceux qui existent déjà.On paie aux hôpitaux une partie des frais de leurs malades cancéreux.On facilite, en certaines provinces, la gratuité de la thérapeutique par les rayons X; et le radium.Un grand nombre de préposés à la lutte anticancéreuse reçoivent une formation spécialisée.Le nouveau programme canadien de lutte anticancéreuse appuie par des actes notre détermination de ne pas laisser mourir nos gens du cancer ou de ne pas les laisser souffrir inutilement.Si le cancer est une croissance anarchique alors la recherche médicale ne saurait mieux faire que de forcer les secrets de la cellule elle-même, ces changements et ces combinaisons de quanta minuscules \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse de masse ou d\u2019énergie \u2014 qui s\u2019altèrent ainsi dans des êtres qui vivent et qui pensent.La subvention fédérale permet aux provinces d\u2019étendre leurs services de laboratoire et de pathologie; de former et d\u2019employer un plus grand nombre de spécialistes du cancer ; de leur fournir une plus grande quantité de radium; d\u2019établir un plus grand nombre de services gratuits de biopsie, tout en renseignant mieux les citoyens canadiens sur le cancer, au moyen de I\u2019enseignement de I\u2019hygiéne, enseignement qui dissipe la crainte qu\u2019entretient l\u2019ignorance.La lutte anticancéreuse, au Canada, a encore des lacunes.Le traitement par la radiothérapie et la chirurgie est d\u2019excellente qualité, mais l\u2019organisation et la distribution de nos services \u2014 spécialement le développement de systèmes unifiés établis dans des centres de traitement spécial munis d\u2019un effectif et d\u2019un outillage suffisants \u2014 peuvent, me dit-on, être davantage améliorées.Le travail de diagnostic, la recherche clinique et fondamentale, les systèmes de fiches et de soins posthospitaliers vont bien.Nous pouvons prédire, à la suite de progrès récents et à cause de l\u2019élan donné par le Programme national d\u2019hygiène et sa subvention de lutte anticancéreuse, que, d\u2019ici un an dans quelques provinces, et d\u2019ici cinq ans dans tou- MARTIN: CONTRE LE CANCER tes, le programme canadien de lutte anticancéreuse pourra se comparer avec n\u2019importe quel autre.C\u2019est le bon moment, ce soir, de rappeler l\u2019aide amicale que nous avons toujours reçue, au Canada, de la part des spécialistes en cancer des Etats-Unis, les idées et les chercheurs qu\u2019il nous a fait plaisir d\u2019échanger avec vous.Notre collaboration dans le domaine de la lutte anticancéreuse, c\u2019est là une belle camaraderie, reflet d\u2019une citoyenneté commune dans le grand univers de la recherche médicale.Il ne saurait y avoir une meilleure manifestation de l\u2019universalité de nos recherches anticancéreuses que la représentation, ce soir, d\u2019un film destiné à encourager un plus grand nombre de chercheurs médicaux à se joindre à cette campagne et à mobiliser l\u2019appui public pour la tâche que la science médicale s\u2019est assignée, à savoir, découvrir la cause du cancer, trouver les moyens de prévenir ce fléau et de le guérir.Il ne saurait y avoir de frontières ou de barrières entre le Canada et les Etats-Unis lorsqu\u2019il s\u2019agit d'échanger librement hygiénistes et renseignements sur l\u2019hygiène, et de permettre aux chercheurs médicaux de se consulter souvent et amicalement.En aspirant à la santé, en essayant d\u2019aider l'humanité, nous opposons une force puissante à tous ceux qui cherchent à désorganiser et à 557 diviser, à toutes les forces stériles qui, au lieu de donner la paix et le progrès, engendrent la souffrance, la détresse et la ruine, tandis que nous honorons la quête de la science vers le prolongement de la vie, l\u2019adoucissement de la souffrance et l\u2019ajournement de la mort.Certes, la mort ne devrait pas résulter de l\u2019égarement des forces vitales elles-mêmes.L\u2019instinet de croissance et de vie de la cellule ne devrait certainement pas mettre en danger l\u2019organisme même, auquel elle appartient et qu\u2019elle devrait servir.La vie aura encore d\u2019autres limitations.Nos organismes finiront par s\u2019user; mais, en autant que nous sachions ou puissions le faire, sans l'intervention du cancer ou de toute autre affection que nous ne puissions maîtriser, cherchons à assurer à notre vie toute sa durée, à ne pas mourir avant le temps fixé.Triompher du cancer, en découvrir la cause, en perfectionner les moyens de guérison, c\u2019est permettre à des millions d'hommes et de femmes de cette terre de vivre une vie plus heureuse et plus complète.L\u2019unique but de la recherche anticancéreuse, exposé si éloquemment dans ce film, c\u2019est de condamner à tout jamais ces sentiers ténébreux qui s\u2019échappent du grand chemin de la santé pour mener à la souffrance et à la mort prématurée. LES ÉPIDÉMIES D\u2019AUTREFOIS ! Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé, Ville de Montréal Récemment, j'avais l\u2019avantage de présenter mon rapport préliminaire de l\u2019année 1949 devant les membres de la Commission d'hygiène.\u2018Les données statistiques démontrent la situation satisfaisante de la santé dans la métropole du Canada et illustrent les progrès accomplis dans plusieurs des nombreux problèmes auxquels nous avons à faire face dans un grand centre en regard des mesures sanitaires prises et des développements de notre Service.Pour illustrer les résultats obtenus et donner de la couleur à l\u2019histoire de la santé publique à Montréal, je remonterai jusqu\u2019au début de la colonie en tournant avec vous les pages de notre histoire locale en relation avec la santé publique et son évolution.Il sera peut-être intéressant de vous donner quelques notes au sujet des épidémies dévastatrices du siècle dernier.Elles peuvent, mieux que bien des arguments peut-être, vous convaincre, si vous ne l\u2019êtes déjà! et démontrer la nécessité des mesures sanitaires prises pour le maintien du bon état de santé de notre population et le rôle essentiel et efficace d\u2019un service de santé municipal adéquatement organisé.Au moment de la découverte du Canada, Jacques Cartier a signalé beaucoup de malades parmi les Indiens habitant la Bourgade Hoche- laga, (site actuel de McGill).La présence de plusieurs aveugles ou aveugles partiels a fait croire à la présence du Trachome et l\u2019incidence des maladies pulmonaires, bronchites et pneumonies, a laissé croire aussi à la tuberculose.Avec l\u2019arrivée des Blancs, la variole, le typhus et le choléra se sont répandus parmi les Indiens.La variole est la maladie qui a causé les plus grands ravages et des épidémies dévastatrices 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », le lundi 20 février 1950, à 10 heures et demie u soir.ont envahi les tribus indiennes, le Bas-Canada, l\u2019Acadie, le Maine, etc.L'ouverture de l\u2019Hôtel-Dieu en 1639, coïncide avec les mesures prises par les Français contre cette maladie.La Nouvelle-France a souffert de plusieurs épidémies attribuables à la variole.En 1757, Montcalm rapporte que 2500 à 2 600 personnes souffrent de cette infection à Québec.Au moment de la conquête, les Français pouvaient disposer de 8000 hommes pour défendre la ville.Si on avait disposé comme aujourd\u2019hui de mesures efficaces de prévention, depuis les débuts de la colonie, avec l\u2019accroissement naturel de la population, Montcalm aurait eu 50 000 hommes sur les champs de bataille et le Canada serait peut-être encore un pays français.Le typhus, apparu en même temps que la variole, amené par les troupes venant d\u2019Europe, s\u2019est propagé et a voyagé entre la Nou- velle-France et la Nouvelle-Angleterre avec les traiteurs et les espions de l\u2019un et de l\u2019autre camp.En 1847, parmi 90 000 émigrants au pays, il y eut plus de 15 000 morts dont plus de 5 000 mouraient à Montréal et dans le Haut-Canada.D\u2019autres épidémies causaient 7 000 morts en 1849 et 1 086 décès en 1854, à Montréal.Le choléra a causé des morts nombreuses à Montréal, en 1832 et 1854.À cette époque, jusqu\u2019en 1840, il y a plus d\u2019un siècle maintenant, l'hygiène publique était peu développée et relevait des autorités municipales du temps qui ne voyaient pas la nécessité de créer un organisme particulier pour veiller à l\u2019observance des lois élémentaires de la santé.De cette date à 1877, des commissions échevinales ont administré la santé publique et il a fallu attendre, en cette dernière année, 1877, l\u2019adoption d\u2019un règlement spécial pour GROULX: LES ÉPIDÉMIFS D\u2019AUTREFOIS établir un bureau d'hygiène.Dans une prochaine causerie, nous reparlerons des débuts du service de santé municipal.Je rappelle ici l\u2019épidémie désastreuse de variole qui a sévi dans le district de Montréal en 1855, avec 19 905 cas rapportés et 5 864 morts.C\u2019est au cours de cette épidémie que le 22 septembre 1885, le Bureau provincial d\u2019hygiène adoptait un décret rendant obligatoire la vacei- nation de tous les citoyens.L\u2019application de cette mesure, à Montréal, provoqua une réaction violente de la part du public, une émeute, pour ne pas dire une petite révolution.Le lendemain de l\u2019adoption du décret, il y eut des démonstrations à l\u2019Hôtel de ville et devant les bureaux des quotidiens.Pendant qu'un Comité d\u2019isolement siégeait à l\u2019Hôtel de Ville, la foule se réunit sur le Champ de Mars pour protester et lancer des pierres sur le palais municipal et fit un feu des amas de copies de règlements, journaux et autre littérature relative à la vaccination.On tenta de s\u2019attaquer aux arsenaux.Les régiments de Montréal avaient été appelés à la rescousse.Au cours de cette nuit, l\u2019hôpital des contagieux fut brûlé et les patients sauvés avec difficulté.Quelque part sur la rue Ontario, on assiégea et saccagea une pharmacie où l\u2019on avait installé un poste de vaccination.Les « Pieds-Noirs » de St-Louis du Mile- End dont on se rappelle les exploits, s\u2019étaient joints aux manifestants; cette émeute a duré environ deux semaines.Il a fallu l\u2019autorité du maire d\u2019alors, M.Honoré Beaugrand, qui eut une attitude très ferme, pour maintenir le respect des lois.Les publications du temps font aussi mention que l\u2019Archevêque de Montréal intervint par une lettre pastorale demandant obéissance à la loi de la vaccination.Le nombre des malades était considérable et les hôpitaux surpeuplés.Il a fallu en hospitaliser dans les maisons.On décida alors d\u2019utiliser les bâtiments construits sur le terrain de l\u2019Exposition, situé au coin des avenues Parc et Mont-Royal dont on s\u2019empara « manu mili- tari », devant l\u2019opposition du comité de l\u2019ex- 959 position.On y hospitalisa des milliers de personnes sous la garde des régiments de milice, durant plusieurs jours, pour prévenir toute attaque.J\u2019ai cru bon, mesdames, messieurs, de vous narrer cette anecdote pour vous montrer comment la mentalité a évolué et combien plus facilement aujourd\u2019hui, grâce à l\u2019éducation, on se soumet à des mesures sanitaires analogues dans l\u2019intérêt public.La vaccination a eu raison de la variole à Montréal.L\u2019immunisation, seul moyen efficace, nous permettra d\u2019éliminer la diphtérie et la coqueluche.Influenza Nous avons tous à la mémoire la terrible épidémie d\u2019influenza de 1917-18, qui causa 19 299 cas et 3 639 décès ; pour traiter les malades, dont le nombre était considérable, la Ville ouvrit des hôpitaux d\u2019urgence, au Refuge Meurling, à l\u2019Hôpital civique et dans les écoles.Thyphoïde Il y a vingt ans, la typhoïde atteignit un taux très élevé.Tout le monde se rappelle l\u2019épidémie de 1927 qui provoqua 5 000 cas et 533 décès.Cette épidémie fut causée par du lait venant d\u2019une usine de pasteurisation qui recevait du lait contaminé venant de sources non approuvées; de plus, ce lait avait été soumis à une pasteurisation incomplète.La typhoïde n\u2019est plus un problème à Montréal, où on n\u2019a enregistré, l\u2019an dernier, que 26 cas et pas de décès.Ceci résulte des mesures sanitaires signalées plus haut concernant la salubrité de l\u2019eau et du lait et d\u2019une réorganisation de l\u2019inspection du lait, avec augmentation du nombre des inspecteurs, de façon à assurer dans ces établissements, en particulier, une inspection constante et plus stricte.Quant aux autres maladies contagieuses signalées au début, la diphtérie, en 1927, causait 219 décès, soit un taux de 30 par 100 000 de po- 560 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1950 pulation et au début du siècle, soit en 1900, un taux de 48,7; la coqueluche, 49,5; la scarlatine, 69,3 et la rougeole, 26,3.Aujourd\u2019hui, les maladies contagieuses, malgré leur cycle épidémique, n\u2019évoluent plus au rythme ancien; elles sont moins nombreuses et moins fatales.Il y a des maladies mineures telles que la rougeole, qui domine actuellement, bien que l\u2019on s\u2019attendait à plus de cas en ce temps-ci de l\u2019année.D\u2019autres maladies sont périodiques et peuvent causer des épidémies d\u2019oreillons, de varicelle, ete., mais elles sont plutôt bénignes.En effet, en 1949, le nombre total de ces maladies rapportées était de 16 708, parmi lesquelles la coqueluche dominait avec plus de 2200 cas et 20 décès, portant son taux à 1,9 par 100 000 de population, le plus élevé parmi cette catégorie de maladies.La diphtérie eut un taux de mortalité de 0,8; la rougeole, 0,8; la typhoïde, 0,1 et la scarlatine, aucun décès.Même la poliomyélite qui nous a causé quelques soucis et qui a ému la population l\u2019an dernier et en 1946, a évolué à un rythme moindre et plus bénin dans notre ville, comparativement à l\u2019épidémie précédente de 1931; son taux de mortalité a été de 1,0 par 100 000 de population en 1949.La tuberculose en 1900 avait un taux de mortalité de 263 par 100 000 de population.Vers 1910 et 1911, des organismes bénévoles, le Royal Edward Institute et l\u2019Institut Bruchési ont été fondés pour organiser la lutte contre cette maladie, lutte qui s\u2019est poursuivie sans relâche depuis, avec l\u2019addition d\u2019autres organismes et la collaboration des Services de santé, avec le résultat que, l\u2019an dernier, son taux de mortalité était réduit à 42,5 par 100 000 de population.Voilà, Mesdames et Messieurs, certains résultats encourageants obtenus à Montréal, grâce au travail des hygiénistes et à la collaboration que vous leur avez accordée.Cependant il reste encore beaucoup à faire et bien des problèmes à régler.Toutefois, nous sommes sur la bonne voie et, si chacun veut s\u2019efforcer de suivre les préceptes d\u2019hygiène, il pourra s\u2019assurer ainsi une vie plus agréable, exempte, en autant que possible, de maladie et de souffrance. CORRESPONDANCE LETTRE DE PARIS Une fois de plus, de graves menaces semblent devoir fondre sur la médecine française.Un projet de loi, en effet, vient d\u2019être déposé sur le bureau de l\u2019Assemblée Nationale: s\u2019il est voté il transformera l\u2019exercice de la médecine, qui est encore libérale en France, en un système de médecine à l\u2019abonnement semblable à celui qui sévit en Angleterre.On sait qu\u2019actuellement 90 à 95% des Français sont assurés sociaux.Tous les salariés, sous quelque forme que ce soit, tous les militaires, tous les retraités, tous les étudiants font obligatoirement partie de la Sécurité Sociale.Ils ont le libre choix du médecin qu\u2019ils honorent directement, et ils sont remboursés à 80% des frais médicaux qu\u2019ils ont avancés.La partie qui reste à leur charge, soit 20%, constitue ce que l\u2019on appelle le ticket modérateur.Mais ce remboursement opéré par la Sécurité Sociale a été fixé très bas et du fait de l\u2019augmentation de la vie, il ne correspond plus au 80% des honoraires demandés par le médecin qui a été obligé d\u2019augmenter ses prix pour pouvoir vivre.IL en résulte que le ticket modérateur à la charge de l\u2019assuré au lieu d\u2019être de 20% est passé à 40 et 50% dans certains cas.La logique voudrait que les remboursements des honoraires par la Sécurité Sociale soient augmentés.Elle pourrait le faire car, sur un budget de 200 milliards que comporte la Sécurité Sociale, les frais médicaux ne s\u2019élèvent qu'à 18 milliards.Pour donner satisfaction aux médecins, il faudrait que la Sécurité Sociale consente à leur verser le double c\u2019est-à-dire 25 milliards.Or la Sécurité Sociale, qui est dirigée non pas par des médecins mais par des hommes politiques, cherche à nationaliser ou à fonctionnariser les médecins.Elle ne veut nullement augmenter ses remboursements ou st elle le fait ce sera très parcimonieusement.Actuellement elle reproche aux médecins leur âpreté et leur absence de sens social.Et cependant les honoraires des médecins ne sont que 10 fois environ les honoraires de 1988, alors que les salaires des ouvriers sont 16 fois plus élevés et que la vie quotidienne jugée par le coût des objets de première nécessité est 21 fois plus chère qu\u2019en 1988.Dans chaque département, d\u2019après la loi du 19 octobre 1945 qui régit la Sécurité Sociale, il doit y avoir une convention entre cette der- mère et les syndicats médicaux, réglant le prix des honoraires médicaux, convention qui doit être respectée dès qu\u2019elle est signée, par tous les médecins.Or les médecins, dans la plupart des départements français et notamment à Paris, à Lyon, à Marseille, n\u2019ont jamais voulu passer convention parce qu\u2019ils estiment en premier lieu que les honoraires fixés par la Sécurité Sociale ne sont pas en rapport avec l\u2019élévation du prix de la vie et aussi pour une question de principe, parce qu\u2019ils entendent que la médecine reste libre, que les honoraires doivent être fixés par le médecin lui-même et que la loi de la libre concurrence doit jouer.Cet échec à la loi, qui veut que des conven- tons soient signées dans chaque département, dure depuis cinq ans.Le Parti Socialiste, espérant ainsi regagner quelques sièges de députés aux prochaines élections a déposé un projet de loi.Ce projet organise, dans les départements qui n\u2019ont pas signé de convention, le tiers payant, c\u2019est-à-dire un système où les médecins ne seront plus honorés directement par leurs malades mais seront payés à plus ou moins longue échéance par les organismes de la Sécurité Sociale.Le résultat est facile à prévoir.Les malades n\u2019ayant pas à faire l\u2019avance du prix des honoraires se précipiteront chez le médecin pour des malaises insignifiants; il y aura une inflation 562 L'UNION MÉDICALE DU CANADA des actes médicaux: d\u2019où augmentation des dépenses de la Sécurité Sociale et surtout mauvaise médecine, car, ou bien les médecins seront obligés de multiplier les actes médicaux pour pouvoir vivre, ou bien ils seront obligés de demander aux malades de faire eux-mêmes le complément des honoraires, ce qui établit en somme un marché noir de la médecine et introduit des méthodes malhonnêtes dans l\u2019exercice d\u2019une profession qui jusque là n\u2019avait pas suivi l\u2019immoralité trop répandue dans le pays.Il faut ajouter encore que, dans ce projet, les médecins, qu\u2019ils sortent de l\u2019école ou qu\u2019ils aient derrière eux trente ans de pratique, d\u2019expérience ou d\u2019études continues, toucheront le même tarif, que les médecins qui auront demandé des honoraires trop élevés seront traduits devant une juridiction d'exception et pourront être condamnés à des peines extrêmement dures; telles que la privation à vie de l\u2019exercice de la médecine.Ce système, s\u2019il est voté, ne restera pas cantonné aux départements qui n\u2019ont pas signé de convention, car la Sécurité Sociale a toujours le droit de dénoncer une convention; elle ne manquera pas de le faire et le système du tiers payant s\u2019étendra à toute la France.Mais comme ce système ruinera les Caisses de la Sécurité Sociale, le Gouvernement sera obligé d\u2019établir le système à forfait c\u2019est-à-dire le système de la médecine à l\u2019abonnement.C\u2019est d\u2019ailleurs le secret désir du parti socialiste, car plusieurs dispositions de son projet de loi sont calquées sur celles du N.H.S.qui a été établi par le Labour Party en Angleterre.Ce projet de loi a de fortes chances d\u2019être voté, car se joindront aux socialistes qua sont à l\u2019Assemblée, au nombre de 90, les membres du M.R.P.(Socialistes chrétiens) au nombre de 140, les membres du parti communiste au nombre de 160, tout cela constitue une majorité suffisante.Les organismes professionnels ne sont pas restés inactifs devant ce projet de loi partisane qui portera un coup grave à une des institutions qui depuis des siècles a largement démontré son esprit charitable et social.Une \u2014 Burret A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 campagne par tracts, affiches, articles dans les journaux, lettres aux députés, propagande orale est menée.Malheureusement, il est à craindre que nous n\u2019assistions bientôt à la fin de la médecine libérale en France.Parm les nombreuses communications qui ont été faites aux Sociétés savantes, citons celle du Professeur de Lavergne et de ses collaborateurs à l\u2019Académie de Médecine! sur le diagnostic de la tularémie par une injection intradermique de Tularine.Le Professeur de Lavergne qui est titulaire de la chaire des maladies infectieuses à Nancy a eu l\u2019occasion d\u2019observer un grand nombre de malades atteints de tularémie.La région de Nancy, dans l\u2019est de la France est couverte de forêts et, par conséquent, est très giboyeuse.Le nombre de cas de tularémie a été particulièrement important.Chez 25 sujets atteints de tularémie, le Prof.de Lavergne et ses collaborateurs ont constaté que l\u2019injection intradermique d\u2019endotoxine diluée provoquait une réaction locale avec œdème, rougeur et phlyctène; cette tularino-réaction est positive quelques jours avant l\u2019apparition des agglutines dans le sérum; elle est spécifique et doit être lue à la 48e heure; chez les témoins, l\u2019injection ne donne pas de réaction ou parfois un érythème précoce qui disparaît avant la 48e heure.Dans cette même séance de l\u2019Académie de Médecine, le Professeur Guillain et Mlle Corre ont rapporté une observation curieuse d\u2019un syndrome de Brown-Sequard survenu dans des conditions très particulières: une jeune fille fait une chute à la renverse sur un divan ou une épingle était fixée.Cette épingle traverse les téguments, l\u2019intervalle interépineux et va embrocher la moelle.Ce syndrome de Brown- Sequard a eu une évolution favorable.Dans la séance du 8 mars de la Société Médicale des Hôpitaux, le Professeur Mollaret, les Drs Reilly, R.Bastin et P.Tournier ont rapporté une série d'observations cliniques d\u2019une nouvelle maladie infectieuse à allure très particulière.Chez 5 membres d\u2019une même famille, 1.21 février 1950. ° LETTRE DE PARIS ils ont observé une polyadénopathie localisée, pouvant s\u2019accompagner secondairement d\u2019un syndrome infectieux fébrile et même d\u2019une éruption scarlatiniforme.Cette polyadénopa- thie peut devenir inflammatoire, s\u2019accompagner de périadénite et même aboutir à une suppuration que, seule, la ponction peut parfois révéler.Il n\u2019existe pas de splénomégale, d'atteinte viscérale et de modification de la formule sanguine.L'évolution est subaiguë et aboutit constamment à la guérison mais au bout d\u2019un temps plus ou moins long.L\u2019intradermo-réaction avec, comme antigène, le pus tyndallisé donne une réponse positive tardive intense et durable.Elle a été absente chez tous les témoins étudiés.L\u2019étude histologique pratiquée par ponction, par biopsie ou sur pièce opératoire a révélé l\u2019existence d\u2019une réticulose infectieuse aiguë bénigne.La nature infectieuse, évidente a priori, n\u2019a pu encore être démontrée, ni par coloration, ni par cultures ou inoculations à 122 animaux appartenant à 15 espèces différentes.La contamination se fait par une inoculation localisée dans le territoire des ganglions corres- 563 pondants (la preuve a pu en être apportée dans plusieurs cas).Le virus, peut-être d\u2019origine aviaire, est sans doute fort répandu dans la nature, en particulier sur les épines des haies et des buissons; le chat peut jouer un rôle transmetteur occasronnel en tant que chasseur d\u2019oiseaux.Plusieurs auteurs sont venus confirmer la présence de cette maladie nouvelle dans la région de Paris.Le Professeur Cathala a souligné que c\u2019était une affection de longue durée.La porte d\u2019entrée est longue a se cicatriser ef les adénites évoluent sur plusieurs mois avec le mode des adénopathies chroniques.M.Lamy a observé un cas heureusement influencé par l\u2019auréomycine.M.Laplane qui, en trois mots, a observé 4 cas, n\u2019a pas obtenu de résultats francs avec l\u2019auréomycine, par contre, dans deux cas, l\u2019évolution a été favorablement influencée par le propidon.L\u2019ensemble de cette documentation plaide en faveur de l\u2019autonomie de cette nouvelle maladie; il faut attendre des études complémentaires pour pouvoir en fixer clairement la pathogénie et le traitement.André PLICHET. \u201cF'Tlnion Médicale du Canada\u2019 en 1881 Les opérations chirurgicales à la ville et à la campagne.mar 1881.Nul doute que, d\u2019une manière générale, il faut faire une distinction entre l\u2019atmosphère des villes et l\u2019atmosphère des campagnes.C\u2019est bien dans les premières que naissent et se développent les maladies à caractère contagieux, à type contagieux dirai-je plus correctement, et l\u2019opéré doit être à l\u2019abri d\u2019accidents étrangers, des maladies intercurrentes; il a bien assez souffert, le pauvre amputé, de la perte d\u2019un membre, ou de l\u2019enlèvement d\u2019un organe (merveille récente de la chirurgie), sans qu\u2019il soit exposé aux atteintes d\u2019une des affections morbides que le cadre ygnotique nous fournit.Les secondes ne sont pas accoutumées à des ravages semblables et, si les épidémies y dirigent leur marche désastreuse, il ne reste bientôt plus trace de leur passage; c\u2019est un vent qui souffle, qui passe et ne revient plus, qui va se perdre dans des régions reculées, s\u2019il ne disparaît pas dans l\u2019immensité des océans, ces climats favorisés qui ne présentent rien de ces sombres couleurs.Voilà bien pourquoi le chirurgien clairvoyant, qui voit par-delà de son scalpel, qui comprend que les dangers ne sont pas moins nombreux après l\u2019opération qu\u2019avant, cherche une terre de salut, redoutant le sort néfaste qui lui enlèvera celui à qui il venait de rendre la vie.C\u2019est pourquoi les experts, les virtuoses de l\u2019art chirurgical se paieront le luxe d\u2019une maison, d\u2019une villa opératoire, au milieu des parfums de la campagne, y conduiront le patient comme dans un berceau où la mort ne peut pénétrer.C\u2019est ce qui se fait aux environs de Londres, sinon ailleurs; ce qui s\u2019est dit là-bas se répète ici; ce qui se pratique à Londres, on suggère de le pratiquer parmi nous.Cette question importante de la supériorité de la campagne sur nos villes, devons-nous la résoudre dans un sens affirmatif?Montréal, au point de vue de l'atmosphère, de la composition intime de l\u2019air, n\u2019est-elle pas une campagne véritable?Notre ciel n\u2019est-il pas pur.et les vapeurs qui enveloppent Londres comme dans un voile impénétrable, sont-elles perceptibles au dessus de notre ville?La brise fraîche que nos montagnes du nord, bien disposées, laissent venir jusqu\u2019à nous, le souffle humide qui règne sur les bords de notre grand fleuve ne nous mettent-ils pas dans une position géographiquement sanitaire d\u2019une manière exceptionnelle?Les épidémies ont-elles pénétré souvent dans nos hôpitaux?Nos malades, nos opérés n\u2019ont-ils pas la quantité d\u2019air pur qui leur est nécessaire?Est-ce que nous ne leur en fournissons pas à chacun d\u2019eux trente à quarante mètres cubes par heures?Voilà autant de questions qu\u2019il faut se poser.L\u2019hygiène, nous dit Gladstone, (une autorité qu\u2019on trouvera peut-être curieuse, mais qui est compétente puisqu'elle s\u2019accorde parfaitement avec les données reçues) doit rendre l\u2019existence des villes aussi avantageuse que celle des campagnes au point de vue de la santé.Il n\u2019est pas dans l\u2019ordre divin que la vie y soit plus exposée.C\u2019est en effet ce que se sont dit, peut-être instinctivement, les fondateurs des villes modernes pour le bien de tous.Les ruelles étroites disparaissent, elles sont laissées au Caire avec la peste qui y a élu domicile; les rues larges, les bouquets et les rangées d\u2019arbres, les parcs ou promienades publiques, etc, il y a dans tout cela des applications sanitaires pratiques, qui font que notre air est pur et que nous aimons à respirer notre air.L'Ecole de Médecine vs l'Université Laval.L'Ecole de Médecine n\u2019ayant pu obtenir de la cour de Rome qu\u2019elle mette de côté le décret ordonnant l\u2019établissement à Montréal d\u2019une succursale de l\u2019Université Laval, s\u2019adresse maintenant aux tribunaux civils dans l\u2019espérance d\u2019arriver ainsi à son but.D'un autre côté, l\u2019Université Laval, appuyée par les évêques de la province de Québec, s'adresse à la Législature pour obtenir un bill afin de faire disparaître les doutes qu\u2019on soulève sur la légalité de son existence à Montréal et pour mettre fin à un état de chose qui dure depuis trop longtemps déjà et qu\u2019on pourrait prolonger indéfiniment au moyen d\u2019appels judiciaires. \u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1881 Voici la lettre que l\u2019Evêque de Montréal a adressée à ce sujet aux journaux de cette ville: Evêché de Montréal, Montréal, 29 avril 1881.Pour éviter de nouvelles discussions dans les journaux au sujet de la question universitaire, je crois utile et opportun de rendre public les faits suivants: 1° Malgré les plaidoyers du défenseur de l\u2019Ecole de Médecine (Victoria) à Rome, où l\u2019Université Laval n\u2019était pas représentée, le Saint-Siège a manifesté clairement son désir que la succursale fut maintenue, et que les doutes soulevés à son sujet fussent levés.565 2° Les évêques de la Province ont signé une requête en faveur de l\u2019Université Laval, pour appuyer la demande que celle-ci fait à la Législature.En présence de ces faits, il est du devoir de tous les catholiques sincères de se soumettre aux décisions de l\u2019autorité sur cette question, sans qu\u2019il soit nécessaire de les rappeler ici, et l\u2019on ne peut s\u2019expliquer la prétention que l\u2019on a de ranger certaines communautés sous les drapeaux de l\u2019opposition & la succursale Laval à Montréal.+ Edouard Chs.Evêque de Montréal. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE H.A.RAFSKY, M.WEINGARTEN, C.1.KRIEGER, K.G.STERN et B.NEWMAN.\u2014 Etudes électrophorétiques des maladies du foie.(Electrophoretic studies in liver diseases.) Gastroenterology\u2019, 14: 29 (jom- vier) 1950.En méme temps que diverses épreuves hépatiques (bilirubinémie, bromsulfaléine, cholestérol total, cholestérol libre, phosphatase alcaline, thymol, céphaline cholestérol), l\u2019analyse chimique et électrophorétique des protéines du sérum fut effectuée chez quarante patients souffrant de troubles hépatiques variés.L'on sait que de très nombreux travaux ont été publiés sur le dosage des protéines sanguines au cours des maladies du foie.Or la détermination par les méthodes chimiques ordinaires des différentes composantes protéi- niques du sérum au cours des atteintes hépatiques a donné des résultats souvent très variés et discordants vis-à-vis la clinique.Aussi, les auteurs ont fait l\u2019étude clinique et biochimique du foie, ainsi que l\u2019analyse chimique et électrophorétique des protéines sanguines au cours de divers syndromes hépatiques.La composition électrophorétique normale d\u2019un sérum est la suivante: Albumine 60,3% (4,50 g.%) a 1-globuline 4,5% (0,34 g.%) a 2-globuline 7% (0,52 g.%) B-globuline 15% (1,12 g.%) Y-globuline 13,1% (0,98 g.%) + + + + A Protéines totales 7,45 g.% avec \u2014 = 1,52 G En général, par la méthode chimique, le taux d\u2019albumine sanguine est supérieur à celui trouvé par électrophorèse parce que les a-glo- bulines ne sont pas séparées complètement A des albumines; le rapport \u2014 électrophorétique est d\u2019environ 30% inférieur a celui que l\u2019on obtient au cours d\u2019un fractionnement chimique.Groupe I.Six hépatites aiguës, dont quatre à sérum et deux infectieuses.L\u2019étude chimique des protéines était normale dans cinq cas, au contraire du dosage électrophorétique où l\u2019on trouva chez tous les patients des perturbations qui, d\u2019ailleurs, ont semblé offrir un parallélisme avec la gravité de la maladie en cours.Groupe II.Vingt patients ayant souffert d\u2019hépatite infectieuse 8 mois ou plus auparavant.Chez 8 malades de ce groupe, sans signes physiques et fractionnels d\u2019insuffisance hépatique, protéines normales et par la chimie et par électrophorèse.Chez les autres 12 patients où l\u2019on pouvait percevoir des signes d\u2019insuffisance hépatique résiduelle, des perturbations protéiniques furent mises en évidence dans trois cas par la méthode d\u2019électrophorèse.Chez un de ces patients, l\u2019examen chimique de protéines, dans deux laboratoires différents, démontra un chiffre normal, alors que l\u2019électrophorèse indiqua une inversion constante A de \u2014.Groupe III.Sept cirrhoses du type Laënnec et une cirrhose biliaire.Tous les cas présentaient des perturbations électrophorétiques de leurs protéines sanguines, alors que, par méthode chimique, chez ANALYSES quatre l\u2019on observait des protéines sensiblement normales.Groupe'IV.Six patients avec des métastases néoplasiques du foie.Cinq avaient des taux de protéines anormaux par électrophorèse, dont 4 avec une élévation marquée (15,6%) des a 2-globuli- nes, alors que par la méthode chimique, le A rapport \u2014 était normal chez tous.En conclusion, si une insuffisance hépatique peut ne pas troubler le métabolisme protidique, par contre il semble que 'analyse élec- trophorétique, dans les atteintes aiguës et dans les atteintes chroniques du foie, ait plus de chance de mettre en évidence les perturbations des protéines du sérum que les méthodes chimiques.Maurice BELISLE.C.A.HERNBERG et Walter EDGREN.\u2014 Syndrome de Looser-Milkman avec neu- rofibromatose et décalcification généralisée du squelette.(Looser's-Milkman\u2019s Syndrome with Neurofibromatosis Reckling- hausen and General Decalcification of the Skeleton.) \"Acta Medica Scandinavica\u201d, 136: 26 (30 novembre) 1949.Dans ces recherches sur les rachitismes récents et sur 'ostéomalacie, Looser a décrit en 1920 des zones de décalcification osseuse qui apparaissaient comme des bandes transparentes aux rayons X et qui pouvaient passer pour des fractures.Milkman, en 1934, a décrit un syndrome où les zones de Looser avaient une distribution symétrique, le premier symptôme à apparaître étant le «low back pain », avec évolution vers les déformations et le raccourcissement du squelette.Les bandes claires peuvent avoir de 1 mm à 1 em de largeur.Le périoste reste intact.Histologiquement, d\u2019après Wettstein, l\u2019os de la zone passe de la forme lamellaire à la forme trabéculaire, ou bien il consiste en tissu ostéoïde non calcifié.Localisation: là où le surmenage est le plus considérable, i.e.le pelvis, le col des fémurs, etc., mais elles peu- 567 vent aussi apparaître n'importe où, sauf à la mâchoire supérieure.Les auteurs rapportent le cas d\u2019une femme qu\u2019ils ont guérie avec calcium lactique per os et vitamine D intramusculaire.En l\u2019espace de 3 mois elle a absorbé 11 millions d\u2019unités internationales de vitamine D et 14 kg.de Ca per os.L'intérêt du cas réside dans le fait que nous sommes en présence de l'association neu- rofibromatose et ostéoporose.Les changements locaux de l\u2019os dus à la proximité du neurofi- brome sont de peu d\u2019intérêt.Mais dans la neurofibromatose il y a aussi des troubles squelettiques généraux qu\u2019il faut étudier en parallèle avec la neurofibromatose et qui sont dus à des troubles embryogéniques.Ces changements squelettiques peuvent consister en un gigantisme unilatéral, en gracilité du squelette ou en gracilité de la colonne seule avec cypho-scoliose secondaire.Il est impossible de préciser la nature réelle du trouble squelettique dans le cas présent, on peut croire qu\u2019il s\u2019est développé parallèlement à la neurofibromatose ou bien à cause d\u2019une résistance accrue à la vitamine D.Diagnostics différentiels, d\u2019après Herold: a) Maladie de Milkman, ostéopathie rénale, maladie de la cystine.Mauvais pronostic.b) Ostéomalacie de famine, ostéomalacie de couvent, ostéomalacie de la sprue, ostéomalacie de Basedow.Bon pronostic.e) Pronostic incertain: certains cas d\u2019ostéomalacie de Basedow et ostéomalacies par trouble des fonctions hypophysaire, parathyroïdienne et ovarienne.J.-Roger GAREAU.PHTISIOLOGIE O.BAUM et L.BAUM.\u2014 Effet de l'inflammation pulmonaire non tuberculeuse sur la tuberculose pulmonaire.(Effect of non- tuberculosis pulmonary inflammation on pulmonary tuberculosis.) \"Amer.Rev.of Tuberculosis\u2019, 1: 68 (janvier) 1949.Les auteurs font une étude des effets de l\u2019inflammation non tuberculeuse sur la tuber- 068 culose pulmonaire.Connaissant mieux cette influence nocive, on semble s\u2019en rendre compte plus souvent.Par exemple, une pneumonie favoriserait cette tendance vers la nécrose qui accompagne toujours toute infection tuberculeuse.Pour agir efficacement il est nécessaire de s'attaquer à l\u2019agent causal de cette surinfection non tuberculeuse par un traitement intense et précoce de nature spécifique.Et encore là, avec leurs connaissances actuelles, il n\u2019est pas encore prouvé que cette thérapeutique a une influence certaine contre l\u2019aggravation du processus tuberculeux.Une autre façon de lutter contre cette évolution nocive, serait la collapsothérapie.Paul-René ARCHAMBAULT.J.R.VIVAS et C.A.LAUBACH, Jr.\u2014 Observation sur l'atteinte du lobe inférieur dans la tuberculose pulmonaire.(Observation on lower lobe disease in pulmonary tuberculosis.) \u2018Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 60: 15 (juillet) 1949.L\u2019exposé de Vivas et Laubach porte sur une série de 2 784 cas diagnostiqués dans un hôpital militaire général.T1 y eut 90 cas d\u2019atteinte du lobe inférieur, soit un pourcentage de 3,1, avec prédominance du lobe inférieur droit par rapport au lobe inférieur gauche, dans une proportion de 49 à 37.La moitié supérieure du lobe se montra 2 fois plus réceptive que la moitié inférieure.72,9% des cas présentèrent un syndrome cavitaire; chez les autres le processus pathologique ne dépassa guère le stade d\u2019infiltration.L'observation des cas traités s\u2019étala sur une période de 9 mois à 1 an.Analyse des résultats selon le mode de traitement: Il y eut amélioration de la maladie dans 719% des cas traités par la cure seule (41 sur 57), dans 684% des cas traités par le pneumothorax artificiel (13 sur 19), et dans 85,7% des cas soumis à la lobectomie (6 sur 7).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiemxy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 Des 41 patients soumis à la cure simple, 36 eurent une amélioration clinique et radiologique; 3 eurent une amélioration seulement clinique et 2 une amélioration seulement radiologique.Tous les cas de collapsothérapie par le PNO ou de lobectomie montrèrent une amélioration tant clinique que radiologique.Pour ce qui est des résultats bactériologiques, 10 cas de pneumothorax (sur 13), 4 cas de lobectomie (sur 6) et 9 cas de cure simple (sur 30) furent négativés dans leurs expec- toraticns.48 patients s\u2019étaient révélés cavitaires, avec un diamètre moyen de leur cavité de 3,1 cm, 28 de ces patients firent seulement de la cure: 18 virent leur cavité diminuer de volume.Cette cavité ne se ferma que dans deux cas.Par contre, 8 des 10 cas de pneumothorax eurent leur cavité fermée.Le pneumopéritoine et la phrénicectomie furent utilisés dans 5 cas.Après une observation de 4 à 6 mois, aucun changement favorable ne fut remarqué.Vivas et Laubach terminent en comparant leurs statistiques avec celles publiées dans la littérature et concluent que leurs chiffres demeurent dans la moyenne établie par les autres auteurs et que leurs observations sont comparables en tout point.Pour expliquer la plus grande fréquence de l'atteinte des zones supérieures du lobe inférieur, ils s\u2019appuient sur l\u2019opinion de Vis- wanathan qui estime que la ventilation insuffisante et la pauvreté de circulation dans ces régions constituent des facteurs prédis- posants.Charles LEPINE.Philip NORGENSTERN et Stephen B.DEURING.\u2014 L'insuline dans le traitement de l'anorexie chez les tuberculeux.\u2014 Une technique modifiée.(Insulin in the treatment of tuberculous patients with anorexia \u2014 a modified technique.) \"Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 60: 25 (juillet) 1949.De 1923 à 1939, l\u2019emploi de l\u2019insuline dans le traitement de l\u2019anémie et des états de dé- ANALYSES 69 nutrition chez les tuberculeux fut l\u2019objet de nombreuses controverses.Certains auteurs allaient jusqu\u2019à soutenir que - l\u2019hypoglycémie ainsi provoquée pouvait compromettre l\u2019heureuse issue de la maladie, surtout dans les formes exsudatives.Pendant la deuxième guerre mondiale, plusieurs milliers de cas de névrose d\u2019anxiété bénéficièrent de l\u2019insulinothérapie à des doses sub-shockantes; l\u2019appétit et l\u2019état de nutrition furent améliorés.On nota même un effet sédatif remarquable.On imagine tous les motifs aptes à déterminer chez des malades longtemps immobilisés, comme les tuberculeux, un syndrome d\u2019anxiété persistant même après l\u2019arrêt clinique et radiologique du processus pathologique.L\u2019anorexie demeure une habitude difficile à corriger.La technique préconisée est la suivante: 1) Donner par voie sous-cutanée 20 unités d\u2019insuline le premier jour.2) Augmenter de 5 - 10 unités par jour jusqu\u2019à concurrence de 50 - 60 unités.3) Maintenir cette dose de 50-60 unités par jour pendant un mois ou deux.L'insuline est administrée à 6 h.A.M.Aucun aliment n\u2019est donné avant 8 h.A.M, heure du petit déjeuner.Les 16 patients chez qui on tenta cette thérapeutique montraient des lésions stationnaires ou lentes à régresser.Tous souffraient d\u2019inap- pétence depuis 2-6 mois.Tous réagirent à l\u2019insuline par un gain de poids qui se maintint par la suite.La durée moyenne du traitement fut de 4 semaines.Les doses employées faisaient descendre la glycémie à 75% de son taux normal.On explique l\u2019apparition de l\u2019appétit par cette chute de la glycémie, qui suffit à augmenter la sécrétion du suc gastrique et la motilité de l\u2019estomac.: On nota que l\u2019appétit développé pour le repas du matin se maintenait pour les deux autres repas de la journée.On ne peut imputer ce résultat à effet psychique de l\u2019injection, puisque l\u2019eau distillée substituée à l\u2019insuline ne produisit aucun effet.Quand on reprit avec l\u2019insuline, l\u2019effet antérieur se fit sentir de nouveau.Avec les doses utilisées, aucun phénomène de shock ne fut observé.Charles LEPINE.CHIRURGIE H.R.FORDYCE.\u2014 L'action de l'auréomycine sur la flore bactérienne du tractus intestinal de l'homme: contribution à la préparation préopératoire.(The effect ot aureomycin on the bacterial flora of the intestinal tract of man; a contribution to preoperative preparation.) \u2018Proc.of the Staff Mayo Clinic\u201d, 25: 87 (15 fév.) 1950.Depuis sa fondation, la Clinique Mayo, particulièrement organisée en vue des services de chirurgie, s\u2019est efforcée, par des recherches incessantes, d\u2019éliminer toute flore bactérienne intestinale nocive, comme mesure essentielle pré-opératoire à l\u2019acte chirurgical sur l\u2019intestin.En conséquence, le travail actuel, logique continuation de ceux déjà réalisés, a été entrepris dans le but de déterminer la valeur de l\u2019auréomycine comme agent antibiotique dans la flore intestinale de l'homme et d\u2019établir les effets comparatifs de l\u2019auréomycine, de la sulfasuxidine, de la sulfathalidine et de la dihydrostreptomyeine.Par ces études expérimentales, l\u2019A.a cherché à préciser notamment le plus court temps nécessaire à l\u2019élimination des bactéries de l\u2019intestin.Le mode d\u2019expérimentation et les résultats obtenus jusqu\u2019à présent sont exposés et représentés en 10 tableaux qui complètent le texte.Suivra, ultérieurement dans une autre revue, une communication plus explicative sur le même sujet.Les conditions préexistantes suivantes entravent ou empêchent l\u2019élimination intestinale des bactéries susceptibles de se développer en milieux de culture: les perforations intestinales, associées aux abcès collectés, les fistules intestinales diverses, l\u2019obstruction intestinale.Ces états pathologiques interviennent probablement pour prévenir le contact 570 L'UNION MÉDICALE DU CANADA des agents antibiotiques sur les micro-organismes.- Pour la chirurgie intestinale, l\u2019A.recommande l\u2019auréomycine per os, à raison de 750 mg.quatre fois par jour, pendant trois jours ou trois jours et demi.À cette dose cependant, l\u2019action toxique peut se manifester éventuellement par des nausées, des vomissements et une diarrhée légère.Les nausées peuvent être atténuées par l\u2019hydroxyde d\u2019alumine per os ou par l\u2019ingestion simultanée d\u2019aliments.L\u2019administration d\u2019auréomycine doit être particulièrement surveillée chez les malades souffrant d\u2019ulcère duodénal.Deux malades, hors série, ont perforé leur ulcère duodénal consécutivement à l\u2019administration d\u2019auréomyeine.En conclusion, l\u2019auréomycine, d\u2019après l\u2019A., est le médicament qui, jusqu\u2019à présent, s\u2019est montré le plus efficace pour neutraliser ou éliminer la flore intestinale chez l\u2019homme.Pierre SMITH.I.STEINBERG, C.T.DOTTER ei W.DeW.ANDRUS.\u2014 L\u2019angiocardiographie en chirurgie thoracique.(Angiocardiography in thoracic surgery.) \u2018\u201cSurg., Gynec.and Obst.\u201d, 90: 45, 1950.Cette méthode qui fut introduite en 1938 par Robb et Steinberg consiste à faire une injection rapide endoveineuse d\u2019une substance opaque suivie de films radiologiques du thorax.On peut distinguer des organes voisins, la veine cave supérieure, l\u2019oreillette droite, le ventricule droit, l\u2019artère pulmonaire et ses branches, les veines pulmonaires, l\u2019oreillette gauche, le ventricule gauche, l\u2019aorte thoracique et ses branches Ceci se fait progressivement et fait voir le volume et la configuration des cavités cardiaques et des vaisseaux les plus importants du médiastin et des poumons.Les indications de cette méthode sont multiples.Elle fut utilisée surtout pour le diagnostic des anomalies des gros vaisseaux comme la coarctation de l\u2019aorte, la persistance du canal artériel, la sténose pulmonaire, l\u2019anévrysme congénital de l\u2019artère pulmonaire.Le but des auteurs est d\u2019évaluer cette métho- \u2014 BurreTiN A.M.LFC.\u2014 Montréal, mai 1950 de dans le diagnostic et le traitement des maladies non-vasculaires du médiastin et des poumons susceptibles de subir une intervention chirurgicale.L\u2019'angiocardiographie délimite les tumeurs du médiastin et montre aussi ses rapports avec les structures cardio-vasculaires adjacentes.Ainsi on peut voir si la tumeur est opérable et certaines complications peuvent être évitées.Le point délicat dans l\u2019exérèse des tumeurs du médiastin est le clivage de la tumeur des gros vaisseaux ou du cœur.La plupart des insuccès sont dus à une hémorragie secondaire à une blessure vasculaire ou à une lésion d\u2019une des oreillettes.L\u2019angiocardiographie en donnant une démonstration exacte des contours de la tumeur et de ses rapports aux gros vaisseaux et au cœur aide considérablement le chirurgien.Les auteurs étudient la méthode en vue du diagnostic différentiel de l\u2019anévrysme de l\u2019aorte et présentent des cas de cancer bronchiogéni- que, de tuberculose, de bronchiectasie, de tumeurs du thymus, de kyste bronchiogénique.Pour toutes les conditions chirurgicales du thorax, ce procédé a semblé d\u2019une grande valeur pour poser un diagnostic précis et ensuite pour décider de l\u2019opérabilité du patient et de la voie à suivre.Les données de l\u2019angiocardiographie sont d\u2019une grande portée surtout quand celle-ci est associée à la fluoroscopie, aux films radiologiques en diverses positions, aux œsophago- grammes et aux bronchogrammes.À la suite d\u2019une expérience de plus de 1 000 cas, les auteurs sont d\u2019avis que le procédé est sûr et qu\u2019il devrait être utilisé de routine sauf chez les cas de maladie rénale ou quand il existe une allergie à l\u2019iode de la substance opaque.Maurice GERVAIS.D.A.THOMPSON.\u2014 Remarques sur la conduite à tenir dans les cas d\u2019ulcère gas- tro-duodénal.(Observations on the management of peptic ulcer.) \u201cCon.Med.Ass.Journ.\u201d, 62: 261 (mars) 1950.L\u2019A., en se basant sur 102 cas personnels d\u2019ulcères gastro-duonénaux, cherche à préciser dans quelle proportion l\u2019intervention chirurgicale reste indiquée.Au nombre des cas observés, on note 71 ulcères duodénaux, 30 ulcères gastriques et un ulcère de la bouche d\u2019anastomose.Le traitement diététique de Sippy donna ses meilleurs résultats dans les ulcères duodénaux.En présence d\u2019une anachlorhydrie chez des malades jeunes ou adultes, on ne doit pas porter le diagnostic ferme d\u2019ulcère.Au nombre des cas mentionnés 34 malades relevèrent de la chirurgie, soit une proportion d\u2019environ 33%.Furent opérés les cas de perforations, d\u2019ul- cus térébrants, de sténoses pyloriques et d\u2019hémorragies.La technique la plus fréquemment employée fut la gastrectomie sub-totale trans- mésocolique du type Hofmeister.Mortalité: 2,9%.Les suites secondaires et lointaines, analysées par l\u2019A., sont bonnes dans l\u2019ensemble; aucun cas d\u2019ulcus peptique post-opératoire n\u2019a été noté dans cette série.L\u2019A., n\u2019a pas jugé à propos de pratiquer la vagotomie dans aucun de ses cas et garde l\u2019impression que la section du vague ne repose sur aucune base physiologique solide.La vagoto- mie, dont l\u2019efficacité réelle est d\u2019appréciation difficile, aurait donné ses meilleurs résultats associée à la pyloroplastie ou à la gastrojéju- nostomie.Récemment, Griswold (Surg.Gy- nec., and Obst.mai 1949) émettait l\u2019opinion, en se basant sur des recherches personnelles, que la différenciation entre la sécrétion gastrique d\u2019origine céphalique ou vagale et celle d\u2019origine humorale pourrait servir de base dans le choix de la vagotomie ou des résections dans la chirurgie de l\u2019ulcère duodénal.Si les recherches ultérieures viennent confirmer cet avancé, les indications de la vagotomie seront davantage précisées et les résultats plus constants et meilleurs.Il semble même légitime d\u2019espérer que le contrôle de la sécrétion gastrique puisse être réalisé ultérieurement par quelque substance médicamenteuse telle que « l\u2019atabrine » et qu\u2019éventuellement la chirurgie gastrique en arrive au stade de la chirurgie du système nerveux sympathique ou la «chimiothérapie » laisse entrevoir d\u2019heureuses possibilités.Pierre SMITH.ANALYSES NEURO-PSYCHIATRIE R.ASHER.\u2014 Folie myxcedémateuse.(Myx- oedematous madness.) \u2018Brit.Med.Journ.\u201d 2: 555 (10 sept.) 1949.Le myxcedéme est une des causes les plus importantes et le plus fréquemment méconnues des psychoses organiques.Son importance tient à la réponse favorable au traitement adéquat.Quant à l\u2019ignorance dont le myxœdème est l\u2019objet en tant que facteur étiologique des psychoses, le peu de littérature médicale consacrée à ce sujet en rend sans doute compte.L'auteur apporte une description de 14 cas où le myxœdème s\u2019accompagnait de manifestations mentales.Dans chacun de ces cas, le diagnostic de myxœdème fut établi d\u2019une façon indiscutable (clinique et laboratoire).Tous ces cas présentaient des troubles psychotiques allant dans certains cas jusqu\u2019à la démence la plus complète.Dans 9 cas le traitement par les extraits thyroïdiens fut suivi par un recouvrement spectaculaire de la santé mentale.Il y eut, dans 2 cas, une amélioration partielle.Dans 1 cas, il n\u2019y eut aucun changement.Deux patients sont décédés de maladies intercurrentes.Le fait que, dans aucun de ces cas, le médecin praticien n\u2019avait porté le diagnostic de myxœdème suggère l\u2019opportunité de mieux faire connaître le myxœdème dans ses relations avec les altérations mentales.Y a-t-il un type spécifique de psychose associé au myxœdème?: La discussion de cette question fut faite par Akelaitis (1936).3 théories sont possibles: 1.\u2014 Le myxœdème produit une psychose déterminée par le type de la réaction antérieure à la psychose.2.\u2014 Le myxœdème produit un type spécifique de psychose.3.\u2014 Le myxœdème produit des manifestations mentales de types variés ou encore atypiques. 072 La littérature rapporte une riche variété d\u2019altérations psychotiques.Dans la série des cas décrits par l\u2019auteur, il n\u2019y a pas eu non plus un type constant de psychose.Cependant, il semble bien que la confusion générale avec désorientation, le délire de persécution avec hallucinations, et les accès d\u2019agitation et de violence soient les manifestations les plus communes.L'auteur ajoute que le fait que les cas rapportés de psychose myxœdémateuse s\u2019apparentaient a la paranoia (cas no 1 de Stoll, 1932), a la schizophrénie (Zondek et Wolf- sohn, 1944), à la mélancolie (Buschan, 1896) ou à d'autres psychoses orthodoxes, suggère que les psychoses classiques pourraient fort bien n\u2019être que des manifestations d\u2019une maladie organique sous-jacente.L'auteur pose encore la question suivante: La réponse aux extraits thyroïdiens consti- tue-t-elle une preuve de l\u2019origine myxædéma- teuse de la psychose?Premièrement, si le cas répond, il n\u2019y a pas, là, preuve absolue, toute psychose ou presque pouvant connaître une rémission spontanée.Néanmoins, lorsque les symptômes mentaux, qui existaient chez un hypothyroïdien depuis des mois disparaissent d\u2019une façon spectaculaire en quelques semaines, après l\u2019institution du traitement, il est raisonnable de conclure qu'ils étaient d\u2019origine myxœdémateuse.Deuxièmement, si les symptômes mentaux persistent après un traitement thyroïdien adéquat, peut-on conclure qu\u2019ils n\u2019étaient pas d\u2019origine myxœdémateuse ?Ruhberg (1936) déclare d\u2019une façon dogmatique que si les symptômes mentaux font partie du tableau myxæœdémateux, ils devraient disparaître avec l\u2019établissement d\u2019un métabolisme basal normal.Akelaitis (1936), considérant des cas où l\u2019amélioration somatique ne s\u2019était pas accompagnée d\u2019une amélioration mentale, déclarait que, dans ces cas, la maladie mentale n\u2019était qu\u2019une coïncidence et non pas la conséquence du myxœdème.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burn AMLFOC.\u2014 Montréal, mai 1950 L'auteur croit ces deux conclusions injustifiées.Il rappelle qu\u2019il est généralement admis que des perturbations du métabolisme peuvent produire des lésions irréversibles.Ainsi les altérations produites par une hypoglycémie prolongée ou par la pellagre, peuvent ne plus répondre aux traitements glucosique ou vitaminique spécifiques bien que causées par ces substances.De même le traitement retardé du crétinisme montre que les changements cérébraux sont irréversibles malgré le traitement thyroïdien.L'article se termine par la description détaillée des 14 cas qui ont fait l\u2019objet du travail de l\u2019auteur.Ernest TETREAULT.ENDOCRINOLOGIE V.K.SUMMERS.\u2014 Rôle du cortex surrénal et des gonades dans le contrôle de la distribution des poils sexuels.(The Role of the Adrenal Cortex and Gonads in the Control of Sexual Hair Distribution.) \u201cActa Medica Scandinavica\u2019, 136: 105 (23 décembre) 1949.L'auteur développe 4 idées principales: 1 \u2014 Le cortex surrénal joue un rôle important dans la répartition des poils sexuels.2 \u2014 Cette distribution est indépendante de - l\u2019action gonadique femelle.3 \u2014 Elle semble dépendre de l\u2019action des gonades mâles.4 \u2014 Ce n\u2019est pas la qualité de la lésion surrénale mais de l\u2019étendue de sa destruction qui semble influencer la perte des poils sexuels.Il n\u2019est pas question d\u2019étudier toutes les causes de perte des poils comme par exemple la sénescence et 'hémochromatose, ete.Effets de la castration chez la femme: chez 35 patientes aucun changement dans la quantité des poils pubiens ou axillaires, aprés ovariectomie bilatérale pour endométriose.Effets de la castration chez l\u2019homme: Avant la puberté, l\u2019observation a surtout été faite par Koch (1921) chez les Skopecs, Russo-Rou- mains, pour qui la religion prescrit chez les mâles, soit l\u2019ablation des testicules et du pé- .ANALYSES 573 nis, soit des testicules seuls avant l\u2019âge de 10 ans.Résultat: chevelure abondante, barbe peu fournie, et distribution féminine des poils axillaires et pubiens.Après la puberté, plusieurs observations différentes s\u2019accordent pour affirmer que les poils pubiens prennent une disposition féminine que la barbe devient généralement plus rare de même que les poils axillaires.Eunuchoïdisme: aspect féminin des poils pubiens avec peu ou pas de barbe.Cortex surrénal: l\u2019auteur présente six cas de maladies d\u2019Addison chez des femmes.Deux n\u2019ont rien noté, une a noté diminution et trois disparition des poils axillaires et pubiens.Chez les 3 dernières, il y avait également absence de 17-kétostéroïdes dans les urines.Toutefois il ne faut pas conclure, car dans un autre cas d'absence de 17-kétostéroïdes dans les urines, la distribution des poils était normale.Les trois cas d\u2019Addisonisme rapportés par l\u2019auteur chez l'homme comportent une distribution abondante et masculine des poils.L'Auteur termine en disant que, d\u2019après lui, ce sont les couches profondes du cortex surré- nal qui sont responsables de la production d\u2019hormone sexuelle et du contrôle de la croissance et de la distribution des poils.J.-Roger GAREAU.ANATOMIE PATHOLOGIQUE A.James FRENCH.\u2014 Glomérulonéphrose : une manifestation morphologique de l'ischémie du cortex rénal dans l'oligurie toxique et la néphrose du néphron distal.(Glomerulonephrosis: a Morphologic Manifestation of Renal Cortical Ischemia in Toxic Oliguria and Lower Nephron Neph- rosis.) \u2018Arch.of Pathology\", 49: 43 (janvier) 1950.Trueta a bien parlé des changements physiologiques qui survenaient dans le rein dans les cas d\u2019oligurie toxique, mais n\u2019a pas insisté sur les manifestations morphologiques.L\u2019auteur présente 20 cas, répondant à des diagnostics variés tels que: cirrhose biliaire, hypersensibilité aux sulfamidés, péritonite aiguë, leucémie myéloïde aiguë, atrophie jaune aiguë arsenicale du foie, cirrhose atrophique, shock avec rupture d'un anévrysme congénital de l\u2019artère cérébrale, réaction aux transfusions, amigéno- thérapie, etc.ces diagnostics ont été contrôlés par l\u2019autopsie, et qui présentaient en plus des lésions rénales qui font le sujet de la publication.L'auteur parle de la glomérulonéphrose comme d\u2019une manifestation glomérulaire de l\u2019ischémie rénale qui survient dans l\u2019oligur:e ou l\u2019anurie toxique et la néphrose du néphron distal, et on l\u2019y retrouve à différents degrés suivant la gravité de l'atteinte.La lésion glomé- rulaire ressemble à ce que Bell décrit dans l\u2019éclampsie, et il semble qu\u2019il faille d\u2019abord une lésion glomérulaire pour produire l\u2019oligurie ou l\u2019anurie, étant donné que la lésion tubulaire seule devrait plutôt provoquer de la polyurie.Les cylindres protéiniques du tube contourné II, colorés en gris par l\u2019hématoxyline-éosine sont une découverte importante au point de vue morphologique.On les retrouve chez les patients qui ont reçu des amino-acides par vole parentérale ou qui ont subi un trouble profond du métabolisme des protéines comme dans la leucémie myéloïde et le Hodgkin, par exemple.On voit même, dans des tubes nécro- tiques, des réactions de cellules géantes à corps étrangers, autour de ces cylindres comme dans le myélome multiple.Il y aurait peut-être une relation entre ces cas et l\u2019hyperglobulinose de Teilum.On sait que Teilum a insisté sur les relations qui existent entre le sarcoïde de Boeck, le lupus érythémateux et l\u2019amyloïdose atypique d\u2019une part et d\u2019autre part l\u2019hyperglo- bulinose associée à d\u2019autres maladies telles que l\u2019hypersensibilité aux sulfamidés, le myélome multiple et la leucémie myéloïde.C\u2019est ce qui pourrait expliquer les changements rénaux dans les cas étudiés par l\u2019auteur.J.-Roger GAREAU. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 7 février 1950 Tenue à l'hôpital Notre-Dame-de- l'Espérance Présidence de M.Origène Dufresne Un cas de tumeur présacrée.MM.R.GRONDIN et René ROUX M.Roux présente le cas d\u2019un homme de 47 ans, chez lequel il y avait constipation, rétention urinaire, douleurs vagues au sacrum.L\u2019exploration radiologique faite par M.Grondin a révélé la présence d\u2019une masse rétro-rectale.L'intervention chirurgicale pratiquée par M.Roux a permis d\u2019identifier un fibro-xanthome énorme.0 A propos de vitamines B,».M.Léopold MORISSETTE M.Morissette rapporte deux cas d\u2019anémie pernicieuse traités avec la vitamine By».Dans les deux cas, il y eut amélioration très nette, régression rapide des symptômes et activité hématologique remarquable.Dans le premier cas, une réticulocytose marquée se produisit.Les doses nécessaires d\u2019entretien sont de 1 microgramme par jour.Il y a peu d\u2019avantages sur le foie de veau, sauf le prix et les \u2018allergies moins fréquentes qu\u2019il provoque.La vitamine By» n\u2019est pas un tonique à employer à toutes les sauces.Les fistules ano-rectales.MM.Réginald et Paul ARCHAMBAULT MM.Archambault rappellent les principes généraux, à savoir que toute fistule ano- rectale est précédée par une infection ou un abcès dont le point de départ vient de l\u2019anus ou du rectum.Le point d\u2019origine étant toujours localisé à l\u2019intérieur, il se nomme primaire ou interne.On reconnaît un trajet fistuleux par le toucher digital, par l\u2019examen visuel au speculum, par l'exploration à l\u2019aide d\u2019une sonde et enfin à l\u2019aide des rayons X, en introduisant du lipiodol ou une pâte barytée.Parmi les traitements des fistules ano-rec- tales, il y a les préparations médicamenteuses de peu de valeur.Les moyens para-médicaux, tels que la ligature, c\u2019est une chirurgie à petit feu.La fistulotomie reste la méthode de choix dans un grand nombre de cas, mais de beaucoup la meilleure est l\u2019excision de la fistule, précédée par une section complète des tissus.Un cas de division palatine.M.Gérard HEBERT M.Hébert nous explique une délicate intervention pratiquée dans un cas de division palatine.Après démonstration théorique, il nous présente une photo de la malade et nous fait entendre la voix du malade avant et après intervention.Considérations sur la thrombose coronarienne.et l'emploi du dicoumarol.M.Pierre MARION Le dicoumarol permet d\u2019éviter les complications embolisantes fréquentes survenant à la suite d\u2019une thrombose coronarienne.Les récents travaux de l\u2019« American Heart Association » sont concluants.Le taux des complications est baissé d\u2019au moins 20%, de même que le taux des mortalités consécutives aux rt Rm rt rer em SOCIÉTÉS complications embolisantes.Le dicoumarol agit comme anticoagulant et comme vasodilatateur.Le secrétaire des séances, Pierre MARION.Séance du 21 février 1950 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal Présidence de M.O.Dufresne.Le rôle des carences en vitamines dans la production des anomalies de développement.M.A.GIROUD, professeur d'embryologie à la Faculté de Médecine de l'Université de Paris.M.Giroud rappelle les observations de Gregg et Swan sur le rôle tératogène des maladies infectieuses et rapporte son expérience sur le rôle des carences en vitamines B.Il note une exencéphalie presque constante, de même qu\u2019une anophtalmie.Quant à la vitamine B,, elle entraîne une fente du palais postérieur, un mauvais développement des côtes, une syndactylie.Il faut que ces carences se fassent durant la période d\u2019embryogénèse.Des femelles normales enceintes donnent des embryons anormaux.Certaines causes de ces carences seraient une malabsorption et assez souvent les antibiotiques.Il est à retenir que les infections inapparen- tes sont dangereuses.En discussion.MM.LETONDAL, LONGPRÉ ET LEBLOND.Quelques aspects de la distribution des soins médicaux.M.Jules GILBERT, sous-directeur de l'Ecole d'Hygiène de l'Univ.de Montréal.Le docteur Gilbert a donné un aperçu de la médecine sociale et étudié les phases d\u2019une évolution naturelle vers une médecine socialisée.Actuellement, nous assistons à une phase 575 de décentralisation des hôpitaux.Vous constatez que de nombreux hôpitaux surgissent dans tous les coins de la province.Puis, viendra la mainmise de l\u2019état sur la profession médicale.Il est à souhaiter que dans toute cette évolution médico-sociale, la profession médicale garde son intégrité.Le Secrétaire des séances.Pierre MARION.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 3 février 1950 Tenue à la Clinique Roy-Rousseau Encéphalite non suppurée avec dissociation albumino-cytologique.MM, G.DESROCHERS, A.PELLETIER et Louis BOURGOIN Observation d\u2019une malade qui présentait un syndrome neurologique excessivement disparate, avec forte dissociation albumino-cyto- logique, témoignant d\u2019une atteinte cérébrale vraisemblablement tumorale mais diffuse et sans signe de localisation et un état mental ayant tous les caractères d\u2019une démence authentique.| L\u2019évolution de la maladie au cours du séjour à l\u2019hôpital, voire la régression des troubles neurologiques et biologiques, l\u2019amélioration appréciable de l\u2019état mental, nous ont fait porter le diagnostic de processus encé- phalitique à virus probable.Leuco-encéphalite.MM.Alph.PELLETIER et Jean DELÂGE Les rapporteurs présentent le cas d\u2019une patiente de 23 ans, qui, depuis deux ans, présente les troubles suivants : ralentissement global du psychisme, troubles de la mémoire, indifférence, myoclonies, crises convulsives épileptiformes, ataxie et troubles de l\u2019équilibre.L'examen encéphalographique se lit comme suit: « Tracé très anormal correspondant à 576 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bulent AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 une encéphalopathie généralisée, comportant des accidents épileptiques et des décharges du type myoclonique.Ces constations sont compatibles avec le diagnostic de leuco-encépha- lite.» (Dr C.-A.Martin).Les rapporteurs concluent à un diagnostic de leuco-encéphalite.Il n\u2019y a pas de traitement connu de cette affection.Rupture spontanée du cœur.MM.G.-Henri LaRUE et Yves ROULEAU Un cas de rupture cardiaque chez un patient de 64 ans, située à la face antérieure du ventricule gauche, due à un infarctus récent du myocarde.L\u2019évolution clinique se fit en deux temps, avec un intervalle de six heures entre la crise douloureuse et la mort.On signale la rareté de cette affection et le fait qu\u2019elle est due à un infarctus récent.Obésité post-encsphalopathique.MM.J.C.MILLER et A.BLAIS Présentation d\u2019un cas d\u2019obésité extrême et , monstrueuse, chez un garçon de 12 ans.Discussion du type de cette obésité, qui présente une répartition générale, sans prédilection spéciale pour aucune région particulière, et qui s'accompagne d'une croissance staturale également suractivée: taille actuelle 6644\u201d, poids 350 livres.Aucune glande ne paraît prédominante au point de vue pathogénique; par contre, à l\u2019âge de 4 ans, accident nerveux central, à la suite d\u2019indigestion aiguë; inconscience d\u2019environ soixante-douze heures, suivie d\u2019hémiplégie droite transitaire et ayant re- gressé en trois mois pour faire place à une épilepsie convulsive, également transitoire, et contrôlée définitivement vers l\u2019âge de sept ans.Dès le début de ces accidents nerveux, l\u2019embonpoint a commencé de se manifester sans jamais regresser.Si l\u2019on rapproche ces accidents comateux assoeiés aux manifestations épileptiques ayant à un certain moment libéré les centres encéphaliques du cortex cérébral, l\u2019on peut \u2018présumer.que les lésions ont touché l\u2019hypothalamus et les centres neuro- végétatifs; ces derniers, par voies endocrino- sympathiques sous-jacentes, régularisent normalement les fonctions métaboliques.Ce contrôle central semble ici suspendu ou perturbé et la surcharge graisseuse reste inutilisée.Du côté psychique, arrêt de développement intellectuel et affectif, à l\u2019âge approximatif des accidents initiaux et venant signer l\u2019implication thalamique et corticale de ce syndrome encéphalopathique.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 22 décembre 1949 Présidence de M.Georges Hébert.Un cas de nanisme.MM.C.-E.GRIGNON et J.GRIGNON J.C.B., 17 ans, est admis à l'hôpital en juin 1948 avec les symptômes suivants: 1° \u2014 TI est trop petit et trop délicat pour son âge.2° \u2014 T1 est impubère (testicules et pénis tout petits).3° \u2014 TI est asthénique.4° \u2014 I] a un caractère difficile.En questionnant ses parents, nous obtenons les renseignements suivants: 1° \u2014 T] grandit très lentement depuis l\u2019âge de 10 ans environ.2° \u2014 II fume 10-15 cigarettes par jour, oublie de dîner pour prendre un « coke » et un gâteau, mange peu et se couche tard.Et cela dure depuis le jeune âge.3° \u2014 Ses parents ont perdu intérêt dans cet enfant qui a mauvais caractère.Il fut adopté et ne le sait pas encore.L'examen nous montre un enfant qui est petit, bien proportionné, plutôt maigre et qui semble avoir 10 ans.Hauteur: 56 pouces M.sup.28 M.inf.28 E.: 56 Poids: 80 livres.Examens 1° \u2014 Biopsie testiculaire le 15 juillet (Dr P.Bo SOCIÉTÉS 577 Bourgeois), nous donne le rapport suivant: a) hypoplasie de cellules de Leydig; b) spermatogénèse incomplète (Dr S.Lau- zé).2° \u2014 Le 12 juillet, F.S.H.: négatif 17 kéto.: 4,4 mg.par 24 heures.3° \u2014 L'âge osseux: période des jointures ouvertes diaphyso-épiphysaires (Dr P.Brodeur).4° \u2014 Selle turcique petite sans anomalie (Dr J.Léger).Les autres examens sont normaux.Nous avons affaire à un nain, mais de quelle étiologie.Hurxtall classifie les nanismes comme suit: a) ceux qui sont dus à des troubles héréditaires ou congénitaux précoces: 1 \u2014 le Tom Thumb vrai 2 \u2014 l\u2019achondroplasique 3 \u2014 le mongolique 4 \u2014 le Turner (Albright) 5 \u2014 le précoce sexuel (sans lésions) 6 \u2014 le Lawrence Biedl Moon b)' ceux qui sont dus à des troubles métaboliques dans le jeune âge: 1 \u2014 l\u2019hypothyroïdien 2 \u2014 l\u2019insuffisant pituitaire 3 \u2014 l\u2019insuffisant nutritif 4 \u2014 le précoce sexuel (tumeurs ou hyperplasie).Nous croyons classer notre sujet dans le nanisme par insuffisance nutritive.Evidemment que pour fabriquer son hormone de croissance, l\u2019hypophyse a besoin de matériaux, et l\u2019insuffisance pituitaire n\u2019est ici que secondaire.Talbot à publié, dans le New England Journal of Medicine en 1947 une étude sur de tels cas.Voici ses remarques: 1° \u2014 Ces enfants sont proportionnés avec un tissu graisseux sous-cutané peu abondant.2° \u2014 Si, dans la diète, la quantité de protéines est normale, il faut que la quantité totale de calories soit normale si nous voulons avoir une croissance normale, car alors une forte quantité de protéines se transforme en glucose et en définitive la quantité de protéines est inadéquate.3° \u2014 Cette malnutrition semble causée par l\u2019anorexie secondaire à des troubles émotionnels.4° \u2014 Dans trois cas en corrigeant ces troubles la croissance reprend.5° \u2014 Certains ne grandissent pas même avec une diète adéquate.Chez ceux-là, la croissance peut être accélérée avec de la testostérone sans changer la diète.Et après 1 ou 2 séries de testostérone, la croissance peut continuer.6° \u2014 Ce trouble pituitaire est fonctionnel et causé par une diète subnormale au point de vue calorique.7° \u2014 Nous ne savons pas si la testostérone donnée pendant longtemps ne peut pas inhiber le testicule.Traitement.19 juillet Diète protides 120 g.lipides 80 g.glucides 400 g.calories 480 720 1600 2800 calories (minimum) Son poids est alors de 80 livres et sa hauteur de 56 pouces.Nous lui injectons APL, 1 000 unités chaque jour.28 juillet Le poids est encore de 80 livres et nous ajoutons à l\u2019'APL, métyl testostérone 10 mg.par jour.17 août Le poids est à 88 livres.28 août FSH est devenu positif à 13,2 17 kéto.sont passés de 4,4 à 7,7 mg.par 24 heures.Nous reprenons APL et métyl testostérone à la même dose.9 sept.Le poids est à 92 livres; la hauteur à 59 pees 29/30.De septembre à décembre, nous le renvoyons avec son régime et du métyl testostérone 10 mg.par jour.En décembre, le poids est à 102 livres; la hauteur à 6115 3015/31 E.: 6145. 578 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn AMLFC \u2014 Montréal, mai 1950 Nous notons la présence de poil au pubis et aux aisselles en petite quantité.La biopsie testiculaire ne montre pas de gros changement.Le FSH est redevenu négatif et les 17 kétosté- roïdes sont à 7 mg.par 24 heures.Il semble donc que la testostérone à petite dose a inhibé l\u2019hypophyse à la longue et secondairement n\u2019a pas amélioré le testicule.Alors nous sommes revenus à l\u2019A.P.L.durant son hospitalisation et l\u2019avons retourné avec son régime seul.Revu après un mois, le poids est resté stationnaire.Ses parents avouent qu\u2019il a repris ses vieilles habitudes.Nous lui demandons de nous revoir, en espérant lui présenter alors un psychologue averti.Conclusion.Nous vous présentons un nain qui offre les caractéristiques de la plupart des nains et qui se rencontrent dans toutes les classes de la société, aussi bien à l\u2019école de réforme que dans les familles les mieux pourvues.Dans une période de cinq mois, ce patient a a gagné 22 livres et a grandi de cing pouces et demi.Si la coopération pouvait être meilleure, le résultat, après un an ou deux, serait quasi extraordinaire; quand on sait que ces parents, il y a quelques années, sortaient de chez le médecin avec une étiquette comme seul traitement.Discussion.M.Victor NoËL se demande combien de nains ne grandissent pas et sont laissés à eux- mêmes sans soins médicaux.Ici est-on en présence d\u2019un cas de nanisme pur ou d\u2019une association de nanisme et d\u2019infantilisme.Il semble y avoir des manifestattions au niveau de la sphère génitale.M.Paur Davrn.Dans l\u2019histoire du malade, on note qu\u2019en l\u2019espace de 5 mois il a grandi de 5 pouces et demi et qu\u2019il a gagné 22 livres.On note aussi qu\u2019il était âgé de 17 ans lors du début du traitement.Aurait-on espéré des résultats meilleurs si le traitement avait été institué à un âge moins avancé et les résultats auraient- ils été différents si le traitement avait été institué plus tard?M.RoceEr DUFRESNE demande des explications au sujet de la classification des nanismes.M.JEAN GRIGNON répond au docteur Noël que le « Tom Thumb » vrai est très rare.Dans la plupart des cas il y a association de nanisme \u2018et de troubles des autres glandes.Au docteur David: si le traitement avait été commencé vers l\u2019âge de 10 à 12 ans, on aurait pu espérer plus de succès.Il donne quelques explications au sujet des divers types de nanisme.M.CHarLESs-E.GRIGNON attire l\u2019attention sur l\u2019importance du rôle de la nutrition et sur la manière de réagir de l\u2019hypophyse antérieure.Au début, il y à action stimulante par les protéines de l\u2019alimentation.Ensuite il y a action inhibitrice sur la croissance par le testostérone.Méningite aiguë.(Un cas) MM.André MACKAY et R.LAPOINTE Monsieur A.R., âgé de 17 ans, fut hospitalisé à Pasteur, en 1947, pour méningite à flore variée avec 60 polynucléaires.Depuis, il travaille sur une ferme avec ardeur, jouissant apparemment d\u2019une bonne santé.Cependant, ses parents remarquent qu\u2019il a d\u2019abondantes sécrétions nasales de couleur jaune-verdâtre et un goût spécifique pour les aliments sucrés.Le ler décembre de cette année, il passe la journée dans le bois sans se plaindre de malaise et même il remarque que ses sécrétions nasales ont cessé de couler depuis trois jours.Le soir, avant son coucher, il mange la moitié d\u2019une tarte au sucre.Le 2 décembre, à 6 h.du matin, il est éveillé soudainement par une douleur vive au creux épigastrique qui est suivie d\u2019un vomissement bilieux abondant accompagné d\u2019une céphalée intense lui rappelant celle de deux ans auparavant.Il a une hyperthermie à 104° F.Quelques minutes plus tard, apparaissent des vertiges, des nausées et de l\u2019agitation, puis il devient semi-conscient, plongé dans un délire pa SRE = TR SOCIÉTÉS jusqu\u2019au soir alors qu\u2019on l\u2019hospitalise dans notre institution.À son arrivée, il nous présente le tableau suivant: 1 \u2014 Délire accompagné d\u2019agitation.2 \u2014 Facies rouge.T° 103°, pouls 100, respiration 30.3 \u2014 Raideur marquée de la nuque.4 \u2014 Nystagmus et strabisme divergent unilatéral droit.579 11 \u2014 Cœur rapide mais sans bruits \u2018anormaux.T.A.: 140/80.12 \u2014 Incontinence des urines.13 \u2014 Hyperesthésie cutanée et raideur musculaire.14\u2014 Raie méningitique \u2014 Kernig présent, Babinski à droite, exagération des réflexes ostéo-tendineux.Ponction lombaire.(Décubitus latéral).2-12-49 \u2014 Tension initiale 600 mm et plus; liquide très louche d\u2019aspect purulent.Analyses.Sang: Cytologie GR.G.B.Hb V.G.Poly.Mono.Lymp.Eosino.2-12-49 4975000 21500 100% 11 90% 1% 9% 0% 12-12-49 4175000 10000 2% 1,1 61% 2% 35% 2% 15-12-49 8 500 2-12-49 Urée: 55 mg.Glucose: 182 mg.4-12-49 é a \u201c1 134 \u201c 12-12-49 er - - \u201c118 \u201c 13-12-49 1 - = \u201cor 92 \u201c Sédimentation (Cutler): 4-12-49: - 14 mm en 1 heure.10-12-49: - 11 mm en 1 heure.B.W.négatif.Urines.Aspect pH.Albumine Sucre Acétone Sang 2-12-49 - trouble 8,0 1ég.traces 11,3 g.traces rares gl.r.9-12-49 - 50 fortes \u201c non non non 12-12-49 - normales.5 \u2014 Fundus; léger œdème de la pupille, la rétine est d\u2019un lustre brillant et suintant.Photophobie, les pupilles réagissent mal à la lumière.6\u2014 Respiration bruyante et irrégulière présentant même le phénomène de Cheyne- Stokes par moments.7 \u2014 Langue sèche \u2014 gorge hyperhémiée.8 \u2014 Oreilles: les tympans sont inflammés.9 \u2014 Petits ganglions cervicaux bilatéraux.10 \u2014 Poumons: râles crépitants à la base gauche.Examen microscopique: B.K.négatif, inoculation à suivre.Culture négative.Pus: 600 et plus /mm3 poly et grandes cellules.3-12-49 \u2014 Tension 550 mm; liquide louche, injection I.T.100 000 u.pénicilline \u2014 Examen bactériologique: présence de pus, culture négative.4-12-49 \u2014 Tension 240 mm \u2014 Injection I.T.100 000 u.pénicilline, liquide moins louche.9-12-49 \u2014 Tension initiale: 180 mm \u2014 Injection I.T.100 000 u.pénicilline.Examen bactériologique: présence de pus. 580 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 6-12-49 \u2014 Tension initiale 150 mm \u2014 Injection I.T.100 000 u.pénicilline \u2014 Examen bactériologique négatif.7-12-49 \u2014 Liquide à peine louche \u2014 Examen bactériologique négatif.8-12-49 \u2014 Liquide très clair \u2014 Examen bactériologique négatif.12-12-49 \u2014 Tension initiale \u2014 120 mm.Liquide normal.Requête en O.R.L.Dr V.Latraverse (3-12-49) 1 \u2014 Tympans droit et gauche très inflam- més et rouges mais non bombés.Ponction aspi- ratrice diagnostique droite et gauche: absence de liquide.2 \u2014 Nez: fortes croûtes gris-sale (muco-pu- rulentes) remplissant les fosses nasales \u2014 prélèvements.3-12-49 \u2014 Examen bactériologique du prélèvement du nez: Klebsiella pneumoniæ (Dr À.Bertrand).5-12-49 \u2014 Culture fosse nasale gauche: Klebsiella pneumoniæ Diphtérimorphes (Dr A.Bertrand).13-12-49 \u2014 Fosse nasale droite \u2014 pneumo bacille Friedlander (Dr A.Bertrand).Rhinoscopie (15-12-49) : Antérieure et postérieure: nil, excepté: congestion infectieuse en voie de régression.Sinus: éclairage normal.Bouche et cavum: nil.Oreilles: en voie de guérison (Dr V.Latra- verse).Requête en diabète (3-12-49) : « Croyons que l\u2019hyperglycémie et la glycosurie sont plutôt le résultat d\u2019une infection suraiguë que d\u2019un diabète vrai.Seule l\u2019évolution permettra de confirmer cette assertion ».(Dr J.Prud\u2019homme).\u2014 BuuretiN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 Radiographie Poumons: image normale.Stéréo du crâne: aucune anomalie (Dr J.-L.Léger).Traitement a l\u2019entrée 1 \u2014 Solutés physiologiques 1 000 ce I.V.(2 g.de sulfadiazine le premier jour, 1 g.les jours suivants).2 \u2014 Pénicilline intra-thécale 100 000 u.dans 10 ce.de sérum physiologique durant 5 jours.3 \u2014 Pénicilline aqueuse 100 000 u.toutes les 2 heures I.M.durant 6 jours, puis pénicilline S.R.procainée 400 000 u.IM., 1 f.pj.4 \u2014 Dihydro-streptomycine 14 g.I.M., matin et soir, pendant une semaine.Evolution Régression rapide des symptômes.4-12-49 \u2014 Reprend conscience \u2014 céphalée persiste.8-12-49 \u2014 N\u2019a plus de céphalée.9-12-49 \u2014 Circule.Commentaires Ce cas vous est présenté pour trois raisons: 1 \u2014 Malgré que le Klebsiella pneumoniæ (pneumobacille de Friedlander) n\u2019ait pas été mis en évidence dans le liquide céphalo-rachidien, nous croyons que les preuves de circonstance nous justifient de porter le diagnostic de méningite à Friedlander.La rareté de ce diagnostic à l\u2019hôpital Notre-Dame nous a incité à vous présenter ce cas.9 \u2014 Cette histoire illustre bien une des voies d\u2019entrée microbiennes dans la méningite, à savoir les fosses nasales; l\u2019entourage est catégorique que la rhinorrhée du patient, qui durait depuis fort longtemps, est disparue subitement et qu\u2019en 48 h., il a eu les premiers signes de sa méningite. SOCIÉTÉS 3 \u2014 Serions-nous en présence d\u2019une méningite à Friedlander récidivante?Dans ce cas, que faire pour prévenir une troisième méningite?Discussion.M.ANDRÉ MacKAy.Une nouvelle culture faite depuis la préparation du manuserit a révélé la présence du bacille de Friedlander.Lors de l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien, à l\u2019admission du malade, l\u2019interne a cru voir des microbes qui ressemblaient au méningocoque.Malheureusement la culture n\u2019a pas poussé et les examens ultérieurs n\u2019ont pas confirmé la présence de cet organisme.Ce cas est présenté à cause de la rareté de la méningite à Friedlander.M.Lours-CHARLES SIMArD.Le docteur Morin de Québec aurait observé un cas de méningite à Friedlander dernièrement.M.JEAN PirrTE.Dans le service de pédiatrie il y a eu trois cas d\u2019infection à Friedlander dernièrement.M.CHarcEs E.GrIGNON demande si le résultat de la thérapeutique doit être attribué à la streptomycine plutôt qu\u2019à la pénicilline.M.JuLEs PrévosT explique que le traitement associé de la streptomycine et de la pénicilline a été institué dès le début parce que la flore microbienne n\u2019était pas connue.Ce n'est que quelques jours plus tard que le résultat des cultures a été rapporté.Il est difficile de dire lequel des deux antibiotiques a le plus contribué à l\u2019amélioration des symptômes.M.CHARLES-E.GriGNON.Lorsque le laboratoire démontre qu\u2019un organisme est insensible à la pénicilline est-ce que cela veut dire que la pénicilline est absolument sans action?Parfois on donne la pénicilline tout de même et le malade guérit.M.Roméo GERMAIN répond au docteur C.- EE.Grignon que le rapport du laboratoire quant à l\u2019insensibilité d\u2019un microbé à la pénicilline 581 veut tout simplement dire que le microbe a été trouvé insensible aux doses habituelles.Il est possible qu\u2019en donnant des doses de pénicilline plus élevées on obtienne des résultats cliniques.Certains bactériologistes sont d\u2019avis qu\u2019il n\u2019y a pas de microbes qui soient absolument insensibles à la pénicilline.M.Lou1s-CHARLES SIMARD.Dans une infection, il y a parfois association de plusieurs microbes et le microbe isolé pour l\u2019épreuve de sensibilité à la pénicilline n\u2019est pas nécessairement celui qui joue le rôle prédominant dans l\u2019infection.Grossesse et occlusion intestinale.M.C.-A.ATTENDU Il s\u2019agit de Mme R.G., 24 ans, vue pour la première fois le 10 septembre 1949, alors qu\u2019elle accusait du ballonnement abdominal avec douleur localisée au bas de l\u2019abdomen, vomissements verts abondants et répétés.Elle avait pris un lavement deux jours auparavant avec résultat presque nul.Depuis la veille, le 9, elle n\u2019avait pas passé de gaz.A l\u2019examen: abdomen distendu par un utérus qui dépasse l\u2019ombilic et par des anses intestinales qui se dessinent sous la peau.Tympanisme de tout l\u2019abdomen, sauf à la région où se trouve l\u2019utérus.Cicatrice de laparotomie sous et para-ombilicale.Toucher vaginal: patiente non en travail.Toucher rectal: pas de signe d\u2019obstruction dans le rectum.La malade nous rapporte qu\u2019elle a déjà subi deux interventions abdominales pour intestin trop long et qu\u2019on lui a sectionné tout le gros intestin.L\u2019état général est assez bon (T° 98,3, pouls 76, respiration normale).La patiente accepte difficilement l\u2019idée que sa situation est grave.Elle a fait précédemment deux fausses couches à 2 - 3 mois et elle est bien inquiète, craignant encore de perdre le bébé qu\u2019elle porte.Les dernières règles furent au début de mars. 582 À son arrivée à l'hôpital, les analyses d\u2019urgence sont faites: Urines: albumine \u2014 acétone \u2014 pus.Azotémie: 20 mg.%.Glycémie: 102 me.%.Formule sanguine: globules rouges 4 400 000 \u2014 hémoglobine 82% \u2014 leucocytes 14 500.La malade est confiée au chirurgien qui tente d\u2019abord de la débloquer par des moyens médicaux et, le lendemain matin, propose l\u2019intervention.Déjà l\u2019état général est moins bon.En outre de la préparation chirurgicale, on prescrit de la Lutocyline 20 mg.intra-muscu- laire à 1 h.30 et à 4 h.30.La patiente est opérée à 5 h.25 p.m., pour volvulus; l\u2019opération dure 1 h.10, l\u2019anesthésie, rachi et pentothal 3/1 000 en goutte à goutte, dure 1 h.20.Aucun incident durant l\u2019intervention.Je laisse volontairement de côté les détails purement chirurgicaux.Au départ de la salle d\u2019opération, le pouls est à 140, la respiration est de 26, la pression artérielle de 106/50.La malade reçoit encore 10 mg.de lutocyline à 8 h.p.m., minuit et 6 h.a.m., en plus d\u2019injections de démérol à 8 h.p.m., minuit et 4 h.du matin.À 6 h.30, la garde-malade note que la patiente n\u2019a pas de contractions utérines.Vers 7h.30, elle est souffrante et à 8 h.10 on comprend qu\u2019elle est en train d\u2019accoucher, ce qu\u2019elle fait sur la civière pendant qu\u2019on la transporte à la salle d\u2019accouchement.Le bébé pèse 2 livres 10 onces, est bien conformé et vivant.On lui donne de la vitamine K, de la lobéline, de l\u2019oxygène en permanence, du sérum physiologique glucosé 25 ce sous- cutané.Malgré les soins, le bébé se cyanose à la moindre occasion et meurt à 5h.le lendemain matin, 13 septembre, 21 heures après sa naissance.\u2018 Pendant ce temps, chez la mère, les suites opératoires sont normales.On prescrit de l\u2019Œstroben à la dose de 5 mg., 3 fois par jour.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 Les lochies sont normales et s\u2019atténuent graduellement; l\u2019involution utérine se fait bien; les seins présentent un peu de congestion après 48 heures, congestion qui dure peu longtemps.Après un épisode infectieux au niveau de la plaie, la malade part le 28 septembre, guérie au point de vue obstétrical, en voie de guérison au point de vue chirurgical.Cette observation nous semble présenter quelques points d\u2019intérêt, à savoir: 1 \u2014 L\u2019occlusion intestinale, comme d\u2019ailleurs toutes les autres complications chirurgicales, peut se présenter au cours de la grossesse; il s\u2019agit d\u2019y penser pour la reconnaître et dès lors, il faut recourir, au plus tôt, à l\u2019aide du chirurgien, c\u2019est une question vitale.C\u2019est un problème chirurgical; le point de vue obstétrical est secondaire.2 \u2014 L\u2019avortement peut ou non s\u2019ensuivre pour des raisons qui nous échappent.Nous avons rapporté l\u2019an passé un cas d\u2019abdomino- périnéale chez une femme enceinte de quatre mois, qui a par la suite mené sa grossesse à terme.Chose certaine, l\u2019extrait de corps jaune, même aux doses de 70 milligrammes en 14 heures, s\u2019est montré inopérant, de même, d\u2019ailleurs, que le démérol.Aurions-nous eu plus de chance avec la morphinisation intensive comme cela se pratiquait autrefois?On ne peut le dire.4 3 \u2014 Nous avons obtenu un bébé de 2 livres 10 onces qui a vécu 21 heures.Il est possible que le démérol que la mère a reçu, surtout la dose qui a précédé l\u2019accouchement (donnée à 4 h.a.m.) ait pu avoir une action défavorable sur le centre respiratoire du bébé, car il est indéniable que, malgré les affirmations du contraire, le démérol affecte, à divers degrés, la respiration du bébé.Il faudrait toujours se souvenir que lorsqu\u2019on a un accouchement prématuré, il faut, dans l\u2019intérêt du bébé, ré- SOCIÉTÉS duire les doses de sédatif ou d\u2019anesthésique au strict minimum.En résumé: une patiente enceinte de 6 mois a fait une occlusion complète de l\u2019intestin.Il fallait intervenir de toute nécessité; en espérant que la grossesse se continuerait.Ni la progestérone ni le démérol n\u2019ont pu prévenir l\u2019avortement.Le bébé est décédé 21 heures après sa naissance à cause de la prématurité et de l\u2019insuffisance de son centre respiratoire.Discussion.M.Lours-CHARLES SIMARD.Dans l\u2019histoire de cas il est fait mention que, lors d\u2019une intervention antérieure, on a sectionné tout le gros intestin.Doit-on comprendre par là que la malade a eu une colectomie totale?M.C.-A.ATTENDU répond au docteur L.-C.Simard que la malade a subi deux interventions chirurgicales.À chaque fois on a fait une hé- micolectomie.M.CHARLES-EMILE GRIGNON.Ÿ avait-il des bases physiologiques pour donner la progestérone?M.C.-A.ATTENDU.Certains auteurs ont prétendu que la progestérone inhibait les contractions utérines.M.CHARLES-EMILE GRIGNON est d\u2019avis que la progestérone n\u2019empêche pas les contractions utérines.M.Pau DonTiany.La progestérone diminue le nombre mais augmente l\u2019intensité des contractions utérines.M.C.-AÀ.ATTENDU croit avoir remarqué quelques cas où la progestérone a semblé empêcher l\u2019avortement sans qu\u2019il ait été nécessaire de donner des sédatifs.Il est possible que dans ce cas le résultat ait été dû au repos au lit plutôt qu\u2019à la progestérone.Il dit avoir vu des cas semblables où l\u2019avortement est survenu en dépit de l\u2019administration de progestérone.583 Angine toxique.M.Esdras AUTOTTE L\u2019amygdalite est une maladie fréquente, plutôt banale chez l\u2019enfant et qui guérit rapidement grâce aux petits soins de la maman.Celle-ci est-elle plus inquiète à la vue du « blanc » dans la gorge de son enfant qu\u2019elle appelle son médecin.La prescription de la désinfection des voies respiratoires supérieures, les badigeonnages de la gorge au bleu de méthylène ou autre et les gargarismes font tout rentrer dans l\u2019ordre et le petit est prêt à reprendre ses classes.Il n\u2019en fut cependant pas ainsi du petit Michel.En effet, l\u2019enfant M.B., 7 ans, est admis à l'hôpital Notre-Dame, dans le service de pédiatrie, le 8 octobre dernier, pour rhino-pha- ryngite aiguë.Il était malade depuis une semaine, n\u2019avait pas d\u2019appétit, se sentait fatigué et avait mal à la gorge.Deux jours avant son admission à l\u2019hôpital, sa respiration devient difficile et bruyante; sa T° atteint 103; son cou est enflé; son sommeil agité et il présente un état de stupeur, signes de profonde intoxication.A son premier examen à l'hôpital, on trouve, en effet, qu\u2019il a de volumineuses amygdales, rouges, parsemées de petits points purulents, le rhino-pharynx est aussi très congestionné, la respiration nasale est simple, il y a une adénite cervicale bilatérale considérable.Ses tympans sont normaux, ses yeux hagards répondent à tous les réflexes.L\u2019examen des autres organes est négatif.L'état de stupeur et d\u2019indifférence, la T° oseil- lant entre 103 et 105 nous frappent particulièrement chez cet enfant pâle au teint grisâtre, profondément intoxiqué.En même temps qu\u2019une médication agressive avec pénicilline, sulfa, puis streptomycine et laryngobis, des sérums et acides aminés ainsi que des examens sont prescrits.Les sécrétions de la gorge révèlent la présence de quelques pneumocoques, de catarrha- 584 lis, de colibacilles, de monélias.La formule sanguine donne 30 200 globules blancs & prédominance de polynucléaires.L\u2019hémoculture est négative.Les urines contiennent des traces d\u2019albumine.Dans les selles, il n\u2019y a pas de bacilles d\u2019Eberth, il y a cependant du sang.Une radiographie des poumons ne montre pas d'infiltration du parenchyme pulmonaire.Les oto-rhino-laryngologistes appelés à notre secours sont aussi alarmés à la vue du peu de succès de la thérapeutique instituée et, à leur suggestion, nous faisons appel au service de radiothérapie.Les résultats dépassent nos espérances: 12 heures après le premier traitement, l\u2019enfant demande à boire; 24 heures plus tard, la T° descend vers la normale et, 48 heures après le début du traitement, cet enfant qui était presque moribond est sorti de sa léthargie.Sa T° est normale et le demeurera.Il s\u2019alimente et entre en pleine convalescence.Il a été amygdalectomisé un mois après son admission et a reçu son congé 12 jours plus tard, après guérison.Nous avons conscience que, dans ce cas, la radiothérapie a sauvé une vie.Nous remercions les docteurs J.Brault et L.Gélinas de l\u2019avoir suggérée et le docteur P.Brodeur d\u2019en avoir appliqué le traitement.Syndrome oculo-glandulaire de Parinaud MM.Jules BRAULT et R.CHARBONNEAU André A.11 ans, nous est amené par sa mère parce que, depuis environ 10 jours, elle a remarqué qu'il avait l\u2019œil gauche plus petit que le droit.Elle a, de plus, noté une tuméfaction en avant de l'oreille gauche, ayant débuté presqu\u2019en même temps.L\u2019enfant n\u2019accuse aucune douleur, sauf une légère sensation de grattage à l\u2019œil gauche.Il n\u2019y a jamais eu d\u2019écoulement purulent dans cet œil.Aucune histoire de traumatisme.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 Il y a environ deux ans, l\u2019enfant dit avoir eu une infection au niveau de la paupière supérieure gauche, laquelle infection s\u2019est passée sans laisser de trace.Aucune histoire récente de coryza ou grippe.Examen subjectif Système nerveux: sommeil bon; enfant d\u2019un tempérament normal.Pas de céphalée.Système respiratoire: pas de toux ni expectoration.Système circulatoire: rien à noter.Système digestif: bon appétit, bonne digestion, pas de constipation.Système gén.-urinaire: rien à noter.Système locomoteur: rien à noter.Système visuel: pas de diplopie.Aucune complainte.Système auditif: rien à noter.Antécédents personnels Otites dans le bas âge, rougeole, pertussis, varicelle.B.C.G.à la naissance.Anatoxine de Ramon, vaccination anti-va- riolique.Antécédents héréditaires Père: mort à 44 ans, crise cardiaque.Mère: vivante, bonne santé.Néphrectomie il y à 4 ans.7 frères et sœurs vivants, bonne santé.1 frère mort en bas âge.Habaitudes Enfance heureuse, normale.Alimentation normale.L'enfant aime beaucoup les animaux et possède un beau gros chat, compagnon de Jeux et assez souvent compagnon de sommeil.Examen objectif Poids: 84 livres, facies de bonne santé; pto- se de la paupière supérieure gauche; asymétrie faciale avec gonflement pré-auriculaire gauche. SOCIÉTÉS v Oreilles: tympans normaux.Nez: un peu de sécrétion.Sinus: bien aérés.Bouche: dents en bon état.Gorge: légère hypertrophie de l\u2019amygdale gauche dont les cryptes sont vides de caséum.Ganglion de la grosseur d\u2019un raisin en avant de l\u2019oreille gauche.Cou: chaîne ganglionnaire cervicale gauche palpable.Adénopathie sous-maxillaire gauche.Rachis: cyphose dorsale gauche.T.A.: 118/90.Pouls 120.Cœur: non augmenté de volume, rythme régulier, tachycardie.Pas de souffle.Thorax: inégal (déviation de la colonne).Poumons: murmure vésiculaire normal.Abdomen: rien à noter.Organes génitaux: rien à noter.Membres: réflexes normaux.Examen oculaire V.O.D, 20/20 \u2014 V.O.S.20/20 Paupières: O.D.rien à noter.- O.S.pseudo-ptose de la paupière supérieure; léger gonflement avec disparition du pli palpébral.Cornées: aucune lésion décelable.Pas de pannus.Iris, pupilles: égaux; réflexe photomoteur normal directement et consensuellement.Conjonctives: O.D.: rien de particulier si ce n\u2019est une légère hyperhémie des conjonctives palpébrales.O.S.: la conjonctive bulbaire ne présente aucune anomalie.Pas de chémosis.La conjonctive palpébrale inférieure présente de très petits follicules disséminés sur presque toute son étendue.La paupière supérieure retournée présente sur toute son étendue une hyperhémie assez marquée avec de petits follicules.Au rebord supérieur du tarse, vers le 14 interne, nous voyons 2 ou 3 grosses granulations d\u2019environ 3 mm de diametre avec bords arrondis et ayant en leur centre une zone gris-jaunâtre quasi nécrotique.Des granulations s\u2019échelonnent sur 085 tout le rebord du tarse en diminuant de grosseur en dedans et en dehors jusqu\u2019à la limite externe du tarse.Il n\u2019y a pas ou peu de sécrétion.Le diagnostic de « Syndrome oculo-glandu- laire de Parinaud » est posé en face de cette conjonctivite granuleuse, unilatérale et de la présence d\u2019un ganglion pré-auriculaire du même côté.Plusieurs conditions avec des agents causals différents peuvent être inclus dans ce syndrome.C\u2019est essentiellement une condition gra- nulomateuse et n'importe quel agent produisant des granulomes peut en être la cause.Parmi ceux-ci, nous avons la tuberculose, la syphilis, le lymphogranulome vénérien, la tularémie et certains fungus dont le plus fréquent et le plus important est le leptothrix.Chaque cas présentant les caractères cliniques d\u2019une conjonctivite granuleuse unilatérale avec sévère lymphadénite devrait subir une investigation complète par: 1) des frottis et des cultures; 2) par une inoculation au cobaye avec du matériel conjonctival macéré, prélevé, autant que possible, à l\u2019endroit présentant le maximum d'activité; 3) histologiquement, par l\u2019examen d\u2019un nodule; 4) sérologiquement pour la syphilis et la tularémie; 9) par un « FREI test » pour le lymphogra- nulome et la tuberculine-réaction.Chez notre malade, nous avons fait faire tous les tests indiqués: ultra-microscope, tu- berculine-réaction, frottis, cultures, Frei-test, épreuves sérologiques, etc\u2026, et tout nous est revenu négatif.Nous attendons la réponse à l\u2019inoculation au cobaye.La radiographie pulmonaire ne révèle pas d\u2019infiltration parenchymateuse.La cytologie sanguine montre une augmentation du nombre de globules blancs, soit 10 750, avec 5 poly.éosinophiles. 586 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le rapport histologique se lit comme suit: «Re: \u2014 Végétation paupière supérieure conjonctive.Examen: La première biopsie a rapporté un fragment constitué uniquement par de la fibrine.La deuxième biopsie montre un épithéiium d\u2019aspect normal reposant sur un chorion qui contient une infiltration de lymphocytes à forme folliculaire.Il existe aussi quelques plasmocytes dans le tissu conjonctif.Il s\u2019agit d\u2019une lésion dont l\u2019image histologique est celle d'une conjonctivite folliculaire c\u2019est-à-dire d\u2019une lésion non spécifique inflammatoire de la conjonctive.Nous avons pratiqué des Gram sur ces coupes mais nous n\u2019avons pu mettre aucun microbe en évidence.Un Zeilh a été négatif.» (Dr Claire Gélinas-Mackay.) Comme traitement, nous lui avons fait prendre du sulfadiazine per os.Dans les yeux, nous avons fait instiller 3 gouttes d\u2019une solut:on sulfatiazole à 5% 4 fois par jour.Nous avons prescrit des compresses humides chaudes sur le ganglion dont une ponction n\u2019a ramené aucun liquide.Pendant son séjour à l\u2019hôpital, l\u2019enfant a eu un très bon état général, mais vers la dixième journée, l\u2019adénopathie est devenue assez considérable, pour régresser après l\u2019excision d\u2019une végétation pour fin d\u2019étude histologique et bactériologique.Vu l\u2019aspect clinique, la localisation à la paupière supérieure, et la négativité des tests \u201c à la tuberculine et autres, malgré l\u2019absence apparente du leptothrix, mais en considérant la présence d\u2019un chat dont l\u2019intimité avec l\u2019enfant est prouvée, nous maintenons le diagnostic de « Syndrome oculo-glandulaire de Pari- naud » par leptothricose de la conjonctive.Discussion.M.RENÉ CHARBONNEAU montre des photographies du malade.M.JEAN GrIGNON demande la signification du mot « glandulaire » dans le terme « oculo- glandulaire ».\u2014 BurretiN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 M.JULES BRAULT répond au docteur J.Grignon que le mot « glandulaire » veut dire qu\u2019il y a atteinte des ganglions pré-auriculaires.Il admet que le mot « ganglionnaire » serait préférable au terme « glandulaire » mais malheureusement c\u2019est le terme «glandulaire » qui existe dans la nomenclature.M.ArBÉéric MARIN demande au docteur R.Charbonneau s\u2019il y avait altération pathologique des poils de la région ciliaire.M.Georces LECLERC.L'organisme soupçonné était-il le « Leptothricchia buccalis » ou le « Nocardia tenuis »?M.RENÉ CHARBONNEAU répond au docteur A.Marin que les cils n\u2019étaient pas affectés.Il répond au docteur G.Leclerc que l\u2019on a recherché le « Leptothricchia buccalis » qui se rencontre également dans la bouche du chat.Il remarque que l\u2019enfant couchait souvent avec son chat.Maladie d\u2019Addison à début inusité.MM.Chs-E.GRIGNON et J.GRIGNON Mme G.T., 21 ans, est admise à l\u2019hôpital le 4 janvier 1949, pour aménorrhée depuis son accouchement en juillet 1948 et de l\u2019hypothyroïdie avec un métabolisme basal à \u2014 35%, fait récemment.Nous avons vu cette patiente à la demande du docteur Jacques Gauthier qui l\u2019avait opérée, lors de son accouchement, et qui nous avait raconté son histoire fort intéressante.Le 2 juillet 1948, lors de son deuxième accouchement, la patiente fit, à domicile, une inversion utérine avec évidemment un choc profond.Admise peu après à l'hôpital, elle présente, en fin d\u2019après-midi, un état si précaire que les chirurgiens retardent l\u2019opération jusqu\u2019au 5 juillet.D\u2019abord le pouls radial n\u2019est pas perceptible, le facies est très pâle et il est noté un écoulement vaginal sanguin abondant.Malgré une transfusion de 500 cc et un plasma de 300 cc la pression artérielle n\u2019est qu\u2019à 65/45 à 8h.P.M.le lendemain midi, elle est à 78/48.Lorsque la malade est opérée le 5 juillet, la pression ar- - térielle est à 110/64 au début de l'opération, tombe rapidement à 80/60 \u2014 60/40 \u2014 56/20 et remonte à 80/44 vers la fin de l\u2019intervention qui dure deux heures, et cela malgré 1 000 ce de sang x 500 ce de soluté mixte x 10 cc d\u2019es- chatin LV.Dans les suites opératoires, on note une hyperthermie qui varie entre 100 et 102 durant 15 jours.Après cela, je crois qu\u2019il est permis de mentionner, dans son passé récent, un choc hémorragique grave durant plusieurs heures et une réaction d\u2019alarme prolongée.Avec une telle histoire et le développement subséquent de l\u2019insuffisance glandulaire multiple, nous étions orientés vers le syndrome de Sheehan typique i.e.Simmond survenant à la suite d\u2019un choc obstétrical considérable.En effet, quand la patiente est admise elle présente une aménorrhée depuis cette dernière grossesse.Elle se plaint de faiblesse, de fatigue et même d'\u2019étourdissements au moindre travail.Sa peau est sèche et froide.Ses cheveux tombent d\u2019une façon diffuse ; les poils aux aisselles sont disparus et peu abondants au pubis; elle ne peut endurer le froid.La P.A.est à 90/70.La glycémie, à jeun, est de 93; le cholestérol à 224.La formule sanguine se lit comme suit: Globules TOUGES cernes .3 200 000 Globules blancs conn.4 000 Hémoglobine eee 74% Val.globulaire cnn 1,1 Poly.neutro.reese 56% Grands MONO.ecm 4% Lymphocytes mrss 38% Poly.\u20ac0SIN0.coerce 2% Il est noté un léger degré d\u2019anisocytose.La résistance globulaire est de 4,5 à 3,5 et les mi- crocytes n\u2019ont pas l\u2019aspect de micro-sphéro- cytes.Analyse d\u2019urine: rien à noter.(Dr A.Bertrand et M.P.Riopel).Cliché pulmonaire: négatif.(Dr P.Brodeur).SOCIÉTÉS o87 Examen gynécologique \u2014 Dr J.Gauthier.Vulve: suffisante.Vagin: lisse.Col: petit, de coloration rougeâtre.Corps: antéflexion et légère latéro-déviation droite.Consistance et volume normaux.Cul-de-sac droit: annexe augmentée de volume et située dans la cadran supéro-interne.Cul-de-sac gauche: rien à noter.La biopsie de l\u2019endomètre n\u2019a ramené que quelques fragments constitués par du sang et du mucus.(Dr L.-C.Simard).L'histoire héréditaire ne nous indique rien de bien spécial.Aucun antécédent tuberculeux.Puberté à 15 ans, mariage à 18 ans.2 grossesses et 2 enfants vivants.Lithiase biliaire prouvée radiologiquement en 1947, à la suite de crises abdominales hautes avec vomissements.La coloration de la peau du visage est d\u2019une teinte blanchâtre comme nous l\u2019avions déjà vue chez des cas de Simmond; mais la teinte du reste du corps est plus foncée.Les mamelons sont très foncés pour une aménorrhéique qui n\u2019a pratiquement pas vu le soleil depuis 10 mois.Dans les plis des mains, on note aussi une pigmentation brunâtre de même que sur les surfaces où s\u2019exercent les pressions (coudes, genoux, etc.).Une cicatrice récente présente aussi de la pigmentation.La patiente a noté cette pigmentation depuis environ 4 mois; et elle parle d\u2019anorexie et de troubles digestifs vagues, d\u2019étourdissements et de perte de ses poils depuis 2 mois.Même si l\u2019histoire est typique du syndrome du Sheehan, la pigmentation nous trouble.On ne la trouve pas dans l'insuffisance pituitaire, mais plutôt dans la maladie d\u2019Addison.Cependant, la maladie d\u2019Addison ne présente pas ordinairement une telle histoire.Les tests hormonaux devaient nous poser le diagnostic définitif, libre à nous ensuite de dis- euter sur l\u2019étiologie.Le F.S.H.était positif à 6,6 et 26,4; négatif à 52,8. 588 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Les 17 kétostéroïdes à 2,3 mg.par 24 heures.L\u2019estrine était positif à 10 et 40; négatif à 100.Donc nous sommes fixés.Le F.S.H.positif à 26,4 élimine l'insuffisance pituitaire et tous ces tests sont bien compatibles avec une maladie d\u2019Addison.D'autres examens auraient pu confirmer ce diagnostic: \u2014 recherche du pourcentage d\u2019éosinophiles dans le sang circulant après injection d\u2019adrénaline et I\u2019ACTH.N.B.: nous n\u2019avons pas d\u2019ACTH et la technique pour la recherche des éosinophiles n\u2019a été rendue pratique que récemment, par le docteur À.Bertrand.2 \u2014 Test à l\u2019eau de Kipler qui est aussi bien positif dans les cas de déshydratation que dans la maladie d\u2019Addison.3 \u2014 Variation du taux des électrolytes (Na et K) mais ces variations sont importantes dans les crises et non dans un état chronique.Etiologre.Nous avons cru longtemps que la tuberculose était à peu près la seule cause de la maladie d\u2019Addison.Aujourd\u2019hui, nous savons que la T.B.est en cause dans environ 50% des cas.Nous savons que l\u2019atrophie simple peut se rencontrer; que la nécrose peut se présenter dans les grandes septicémies et dans les réactions d\u2019alarme prolongées en général.C\u2019est 1c1 que nous croyons trouver l\u2019étiologie chez notre patiente.Evolution Durant son séjour à l\u2019hôpital, notre patiente a présenté une angine aphteuse compliquée de parotidite.Infection qui faillit l'emporter.Les microbes trouvés se sont montrés sensibles à la streptomycine et fort heureusement l\u2019infection a cédé après quelques jours.Depuis ce temps, nous revoyons la malade qui se sent plus forte.Sa P.A.est de 110/70.Les cheveux ont complètement repoussé; les poils au pubis sont un peu plus fournis; tandis qu\u2019aux aisselles, elle n\u2019a pas de poil.\u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 Elle se fatigue facilement et surtout si la température est chaude.L\u2019été dernier, après une exposition au soleil de peu d\u2019importance, elle est devenue très brune.N\u2019est pas encore menstruée.Traitement Albright classe la valeur des médicaments dans cet ordre: 1° \u2014 Testostérone.2° \u2014 Doca.3° \u2014 Thyroïde.4° \u2014 Œstrogènes.Il faut aussi une diète assez riche en protides et glucides et si possible quatre repas par jour, sans oublier dans cette diète environ 10 g.de sel.Evidemment nous ne parlons pas ici du traitement de la crise d\u2019addisonnisme.Notre patiente a le traitement suivant: 1 \u2014 régime adéquat x 10 g.de Cl Na; 2 \u2014 extrait thyroïdien d\u2019abord à faible dose et, depuis 6 mois, 1 grain par jour; 3 \u2014 des pellets de Doca suivant la formule de Thorn x x ,65 35 x \u2014 quantité de percorten nécessaire à la maintenir à l\u2019état normal 65 \u2014 quantité nécessaire de pellets ou qui équivaut à 1mg.de percorten injecté 335 \u2014 quantité de Doca libéré chaque jour par une pellet de 75 me.N.B.: nous avons injecté à cette patiente 6 pellets de 75 mg., ce qui est moins que le calcul idéal, parce que nous avons peur des complications d\u2019arthrite et que nous préférons jouer avec la quantité de Cl Na.Conclusion Nous croyons qu\u2019en face d\u2019une accouchée qui présente un choc grave, il faut à tout prix combattre le choc et le plus vite possible, afin d\u2019éviter une complication qui va laisser des stigmates définitifs.N.B.: Les pellets de Doca furent gracieusement offerts par le laboratoire Shering.Discussion.M.Vicror NoËL demande si une radiographie de la région surrénale aurait pu donner des renseignements utiles dans ce cas.M.JEAN GRIGNON répond que la radiographie de la région surrénale n\u2019est positive que - dans les cas de tuberculose de la surrénale lorsqu\u2019il y a calcification.M.Paur DonTicny.Un des diagnostics différentiels ici c\u2019est l\u2019hémochromatose.M.Anpré MAcxar.Dans l\u2019hémochromatose un des meilleurs moyens de diagnostic est de faire une biopsie du foie qui parfois confirme le diagnostic, même lorsque la biopsie de la peau ne révèle rien d\u2019anormal.Le secrétaire des séances scientifiques Georges LECLERC RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL DE L'ENFANT-JÉSUS (QUÉBEC) Séance du 11 février 1950 Présidence de M.Wilfrid LeBlond.Sarcome secondaire du poumon.MM.H.LALIBERTÉ et M.TURCOTTE (Service de Médecine interne) Après quelques considérations générales sur les tumeurs malignes du poumon, les auteurs rapportent l\u2019observation suivante: G.F., 21 ans (H.E.J., 81636), est admis à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 20 octobre 1948, pour une tuméfaction du genou droit avec douleurs « rhumatoïdes » intermittentes, évoluant de façon progressive depuis mars 1948.À l\u2019examen: Le genou droit est augmenté de volume, de consistance dure, doulourenx à la palpation, plus chaud, avec circulation collatérale intense et limitation des mouvements.Etat général: Pâleur et amaigrissement.Examens radiologiques (Dr Henri Lapointe): a) Genou droit, le 21 octobre 1948 : aspect de sarcome ostéogénique ostéoblasti- que; b) poumons, le 22 octobre 1948: négatifs.Bropsie: le 26 octobre 1948.(Dr Antoine Pouliot).Rapport histo-pathologique (Dr Carlton Auger): Ostéo-sarcome très ostéoïde.Nombreuses mitoses.Veinule dont la lumière est bourrée de cellules néoplasiques.Amputation du membre inférieur droit au SOCIÉTÉS 589 tiers moyen de la cuisse: 5 novembre 1948 (Dr Antoine Pouliot).Suites opératoires: normales.Le patient quitte l'hôpital le 4 décembre 1948.Le patient est perdu de vue malgré les avertissements de se présenter régulièrement pour examens de contrôle.Le 3 janvier 1950, réadmission à l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, par l'intermédiaire d\u2019un autre médecin pour dyspnée et toux.A l\u2019examen: Œdème de la face et des membres inférieurs, signes cliniques de compression tumorale à l\u2019hémi-thorax droit.Impression nette de métastases pulmonaires secondaires au sarcome du genou droit opéré en novembre 1948.Examens radiologiques: a) poumons, les 5 et 21 janvier et 10 février 1950: Opacité dense à point de départ médiastinal ayant envahi progressivement tout l'hémi-thorax droit et les trois-quarts inférieurs de l\u2019'hémi- thorax gauche avec disparition du champ pulmonaire correspondant.b) Crâne, le 23 janvier 1950: Signes de métastases multiples et d\u2019hypertension intra-cranienne.Traitement palliatif: radiothérapie profonde à hautes doses modifiant peu l\u2019évolution.Evolution: processus progressif ayant envahi tout le médiastin et l\u2019hémi-thorax droit et les trois-quarts inférieurs de l\u2019hémi-thorax gauche.Pronostic: Evidemment fatal à brève échéance.Conclusions.1) Se défier du rhumatisme; le patient ici a de la sorte perdu sept mois en se leurrant de cette coûteuse illusion .2) Convaincre le patient de l\u2019importance et de la nécessité pour lui du contrôle médical périodique.3) Opportunité de la radiothérapie pulmonaire postopératoire après ablation d\u2019un foyer sarcomateux primitif des membres.Discussion.M.Hrcror BEAUDET, malgré la note sombre jetée par le récit de la récente observation, parle du traitement chirurgical, avec: 290 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 à) Cas rapportés de guérison de sarcome des membres après ablation de métastase pulmonaire unique et survie de 5 ans et plus.b) Cas rapportés de guérison de métastases pulmonaires avec envahissement de la paroi thoracique.ce) Il conseille après pneumectomie dans ces cas, la radiothérapie postopératoire.M.Paur-A.PoLIQUIN insiste sur la nécessité de l\u2019amputation large et haute dans les cas de sarcomes des membres.Il affirme que les métastases uniques des sarcomes resteront des cas d\u2019exception.M.C.-AvGusTE GAUTHIER rappelle l\u2019importance de la nature des sarcomes au point de vue évolution et traitement.Il appuie sur la notion de radio sensibilité.M.LÉONIDE RE1D rapporte un cas de tumeur à myéloplaxes de la paroi abdominale avec récidives opérées et évoluant depuis plusieurs années.M.Paur-A.PoLIQUIN fait remarquer que les tumeurs à myéloplares diffèrent beaucoup des sarcomes dans leur évolution et leur pronostic.Ceux-là évoluant de façon lente sont considérés beaucoup moins malins que ceux-ci, M.ALBERT PAQUET rapporte le cas d\u2019un sarcome du genou, qu\u2019il amputa par désarticulation interilio-abdominale, à la campagne (où l\u2019on opérait alors couramment), il y a une trentaine d\u2019années.Le patient, un jeune homme, pesait après l\u2019intervention, 60 livres, alors que le membre amputé pesait 69 livres.Ce patient eut une survie de huit ans et décéda de métastases pulmonaires.M.HENr: LALIBERTÉ, en terminant, parle du polymorphisme des tumeurs malignes intra- thoraciques et des tumeurs broncho-pulmonai- res en particulier au point de vue histologique, clinique et radiologique.Il signale leur évolution malheureusement trop souvent asympto- matique et conclut en insistant sur l\u2019importance toujours plus marquée de la radiographie pulmonaire fréquente de routine.Le secrétaire de la séance, Pierre DUPUIS. NÉCROLOGIE EMILE DESROCHERS (1884-1950) Je viens d\u2019apprendre par les journaux la mort du Dr Emile Desrochers.Ma surprise fut douloureuse, bien que j\u2019eusse appris depuis quelque temps déjà qu\u2019il était atteint d\u2019un mal sournois et perfide.Je le rencontrai pour la dernière fois à un dîner organisé pour fêter le 25e anniversaire de la fondation de « L\u2019Action Médicale ».Fête de réminiscences et du souvenir, fête aussi de gratitude à l\u2019égard de tous ceux qui avaient déclenché un mouvement révolutionnaire dans notre groupe médical.De tous ceux qui furent à l\u2019honneur, le Dr Des- rochers, sans contredit, fut la figure dominante.Il s\u2019était affirmé dès le début et jusqu\u2019à tout dernièrement le chef du groupe, après avoir accédé à la présidence du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec et conduit les destinées de la profession pendant plusieurs années.Si « L\u2019Action Médicale» a survéeu 25 ans, si elle a pu accomplir une œuvre constructive, après une mise en œuvre tapageuse et brusquée, elle le doit en très grande partie à l\u2019ardeur, au zèle désintéressé, à la ténacité et à l\u2019esprit combattif du docteur Desrochers.Cette soirée du 25e anniversaire fut en dernier ressort un hommage aux mérites du Dr Desrochers.Il avait les attributs du chevalier, cherchant l\u2019injustice, l\u2019affrontant sans crainte, criant la vérité même si elle allait blesser, poursuivant la lutte sans relâche.Sans souci de l\u2019inertie, de l\u2019ingratitude, de l\u2019indifférence et de la méchanceté, 11 marchait au but sans flancher.Tous les problèmes sociaux, moraux, législatifs, professionnels qui touchaient de loin ou de près la médecine, qui devaient exercer unc influence mauvaise sur la profession, le trouvaient en vigie, en alerte, analysant, flairant les conséquences défavorables, pénétrant les complexités et.mettant à jour en dernière analyse les e + 2 + rouages d\u2019une opération, les mécanismes et les effets d\u2019une initiative.Le docteur Desrochers possédait une réelle culture et surtout une vaste érudition non seulement sur les choses de la médecine, mais sur les lettres, l\u2019histoire et les hommes.Il devait lire énormément, possédant un pouvoir de concentration et d\u2019assimilation remarquable.Les questions les plus ardues, les plus arides, les moins intéressantes de surface, semblaient le captiver.Son esprit analytique, rapide et souple se mouvait à l\u2019aise au milieu de l\u2019encombrement des raisonnements et des considérants.Le docteur Desrochers aimait la dialectique et la polémique.Il y réussissait d\u2019ailleurs excellemment et ces armes le servirent à souhait dans les campagnes qu\u2019il entreprit.Ces combats ne furent jamais à son profit, à son avancement personnel; ils furent toujours à la défense d\u2019une idée ou du programme d\u2019une équipe.Je ne puis apprécier avec justice l\u2019œu- vre du Dr Desrochers, soit dans ses luttes avant d\u2019accéder à la présidence du Collège, soit au poste de Président, soit enfin après sa rentrée dans le rang.D\u2019autres, plus renseignés, devront l\u2019exposer en son intégrité.Sa part fut certainement considérable, et son mérite incontestablement réel.Mais, je suis en mesure de reconnaître, comme tous, qu\u2019il fut actif, révolutionnaire et constructif, et que son passage au Collège fit contraste avec le calme stationnaire ou académique des périodes qui avaient précédé son entrée.Comme rédacteur en chef de « L\u2019Union Médicale du Canada », je me fais un pieux devoir de rendre un hommage ému au regretté rédacteur en chef de « L\u2019Action Médicale ».Dans ce journal vieux maintenant de 25 ans, il sut avec une maîtrise parfois brillante, toujours avec feu et ardeur, grâce à la collaboration de collègues dévoués et unis, mener des luttes qui secouèrent la léthargie de la profession. 592 L'UNION MÉDICALE DU CANADA La création de l\u2019« Action Médicale » fut à mon avis une excellente initiative, elle mit en œuvre un journal qui s\u2019occupait avant tout d\u2019intérêts professionnels; aucune de nos revues médicales ne s\u2019en occupait d\u2019une façon sérieuse.Je comprends que pour mener la campagne qu\u2019on désirait conduire il fallait un journal; je comprends aussi qu\u2019aucun journal professionnel déjà existant il y a 25 ans, n\u2019aurait consenti à publier la littérature incendiaire du groupe de l\u2019« Action Médicale ».On fonda donc le Journal, il était le « lance-flamme ».Après les premiers feux, il devint l\u2019éclaireur en matière d\u2019intérêts professionnels et le Dr Desrochers doit être loué sans restriction pour avoir maintenu bien vivante pendant 25 années l\u2019œuvre écrite de l\u2019« Action Médicale ».Le Journal, je suis sûr, a survécu grâce à la constance de son \u2014 BurretiN AM.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 rédacteur en chef, de son enthousiasme inextinguible et son abondante contribution personnelle à la rédaction de ses pages.La disparition du Dr Desrochers créera sûrement un vide péniblement subi au sein de la profession médicale canadienne; causera une blessure très douloureuse à l\u2019« Action Médicale» et un chagrin réellement ressenti par tous les médecins.Tous ne furent pas ses amis, tous ne partagèrent pas ses idées et n\u2019acceptèrent pas ses décisions, tous cependant n\u2019ont jamais douté de la grande sincérité, du désir constant de servir la profession, et du désintéressement complet vis-à-vis de lui-même.Un homme s\u2019en va, un confrère qui a voulu nous servir est disparu; que son souvenir demeure parmi nous.Roma AMYOT.ppocl i M sou Paquet hal NOUVELLES PROGRAMME DES JOURNÉES MÉDICALES 1950 TENUES À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, LES 9, 10 ET 11 MAI 1950 Sous la présidence d'honneur de l\u2019honorable J.-H.-A.Paquette et sous la présidence active du docteur Origène Dufresne.Première journée, mardi 9 mar 1950 9.h.Inscription: Hall d\u2019entrée.Bienvenue: Professeur Edmond Dubé, Doyen de la Faculté de Médecine.9.h.15 Symposium sur les cancers les plus fréquents.Présidence du docteur Pierre Smith a) Cancer du sein Docteur G.Pinsonneault b) Cancer de l\u2019utérus.Docteur P.Brodeur c) Cancer de l\u2019estomac Docteur Pierre Smith d) Cancer du rectum Docteur René Roux 12.h.1 h.Cocktail et déjeuner Conférence: « Variations sur un thème de Maurice Chevalier » Monsieur René Guénette, Secrétaire-adjoint de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal et Professeur à l\u2019Université de Montréal.Deuxième journée, mercredà 10 mai 1950 9.h.9.h.15 Symposium sur les troubles digestifs en clientèle (avec la collaboration de la Société de Gastro-entérologie de Montréal) Présidence du docteur Yves Chaput a) Le malade qui se plaint de l\u2019estomac Docteur Saint-Jean Desrosiers b) Le malade qui se plaint du foie Docteur Paul Letendre c) Le malade qui se plaint de l\u2019intestin Docteur Jean LeSage d) Le malade psychosomatique Docteur Yves Chaput Inscription: Hall d\u2019entrée 12 h.Cocktail et déjeuner 1 h.Conférence: «Le Rovaume de Maître Gas- ter » Docteur Roger Dufresne Troisième journée, jeudi 11 mai 1950 9 h.Inscription: Hall d\u2019entrée 9 h.15 Symposium sur les antibiotiques Présidence du docteur Albert Bertrand a) Etude générale et méthodes de détermination de la sensibilité des différents germes pathogènes aux antibiotiques Docteur Albert Bertrand b) La streptomycine dans la tuberculose Docteur Ruben Laurier ec) La pénicilline dans le traitement de la syphilis Docteur Georges Leçlerc d) L\u2019auréomycine et la chloromycétine Docteur Henri Charbonneau Cocktail et déjeuner Conférence: « Sous le régne du médecin y Monsieur Roger Duhamel, Directeur du journal « Montréal-Matin » 12 h.1 h.Soirée de Clôture, jeudi 11 mai 1950 7.30 heures précises Hôtel Windsor Salon Rose Dîner dansant, sous la présidence d'honneur de l\u2019honorable et de Madame Albini Paquette.7.30 h.Diner 9 h.Un film français 10 h.30 Danse \u2014 Orchestre Durieux à 1 h.+ + CAUSERIE DU DOCTEUR MAURICE GERVAIS, À SHERBROOKE Le 5 avril dernier, la division de Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne présentait, à Sherbrooke, une séance traitant des maladies artério-veineuses périphériques.Les deux conférenciers étaient le docteur J.C.Luke, professeur à l\u2019Université McGill, et chirurgien à l\u2019hôpital Royal Victoria, et le docteur Maurice Gervais, chirurgien à l'hôpital Général de Verdun.ee SÉANCE D'ÉTUDE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Le samedi 29 avril, 4 10 heures a.m., se tenait une séance d\u2019étude, avec présentation de malades, à l'hôpital Sainte-Justine. 594 Le programme était ainsi constitué: a) Malformation congénitale de l\u2019avant-bras: Docteur Antonio Samson ; b) Un cas d\u2019émaciation: Docteur Hermile Trudel; ec) Cas de thrombose du sinus: Docteur R.Des Trois Maisons.NOMINATION À L'HÔPITAL DU SAINT- SACREMENT (QUÉBEC) On annonce la nomination du docteur Roland Thi- bodeau, comme chef du Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital du St-Sacrement de Québec.Ancien élève des Hôpitaux de Paris et de Londres, le docteur Thibodeau est, en plus, membre du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, président de la Société de Pédiatrie de Québec, directeur de l\u2019Association des Pédiatres de la Province de Québec, et membre de la Société Canadienne pour l\u2019étude des Maladies de l\u2019enfant.+ SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montréal tenait, le 12 avril, à 4.30 heures, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, une séance sous la présidence du docteur Paul-M.Ricard.Les communications suivantes furent présentées: a) Cancer muco-érosif de l\u2019estomac: Docteur Laurent Archambault; b) Spondylites infectieuses non tuberculeuses de l\u2019adulte: Docteur Roger Gariépy.Od > SEANCE DE LA SOCIETE DE BIOLOGIE La Société de Biologie tenait, le 4 avril, à 5 heures p.m., en la salle D-615 de l\u2019Université de Montréal, une séance au cours de laquelle les communications suivantes furent présentées: a) Vérification sur l\u2019arthrite expérimentale de la valeur thérapeutique du traitement à l\u2019acétate de dé- soxy-corticostérone combiné à l\u2019acide ascorbique: MM.Lucien Coutu et Hans Selye (Institut de Médecine et de chirurgie expérimentales) ; b) Action du 21-acétoxy-pregnenolone (artisone) comparée à celle de l\u2019acétate de désoxy-corticostérone et de la cortisone sur l\u2019arthrite expérimentale: MM.Lucien-L.Coutu et Hans Selye (Institut de Médecine et de chirurgie expérimentales) ; c) Inhibition de l\u2019activation rénale des substances vasopressives par les minéralo-certicoïdes: MM.Roger Guillemin et Hans Selye (Institut de Médecine et de chirurgie expérimentales).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutern A.MLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 AIDE AU MÉDECIN DURANT LES MOIS D'ÉTÉ Alertée par la poussée toujours croissante vers la spécialisation, l\u2019Association Canadienne des Etudiants en Médecine et des Internes s\u2019est déclarée en faveur du principe de stimuler un intérêt plus grand pour la pratique générale en médecine.L'Association juge que ceci est une question d\u2019éducation et plus spécialement de connaissance plus grande et plus intime de la fonction, du besoin et de la valeur du médecin de famille dans la société.Elle a institué un projet par lequel cette éducation pourrait être transmise aux étudiants en médecine grâce à la coopération des praticiens de médecine générale.Nous exhortons les praticiens de médecine générale à accepter un étudiant en médecine de deuxième ou troisième année (années cliniques) comme apprenti durant les mois d\u2019été.Veuillez écrire au soussigné en donnant vos nom et adresse et les qualifications spéciales que doit avoir l\u2019étudiant si les services de celui-ci sont désirés.Ces renseignements seront transmis aux étudiants des facultés de médecine du Canada.Ils adresseront personnellement leur demande aux médecins qui nous \u2018auront écrit.Pour faire suite à la politique de l\u2019A.C.E.M.I.et au travail efficace déjà accompli dans ce domaine par nos prédécesseurs, l\u2019Exécutif National de 1949-50 continue le projet d\u2019emploi d\u2019été.La coopération de toute la profession médicale du Canada est essentielle à la réussite de ce projet, c\u2019est pourquoi nous faisons appel à celle-ci afin que le plan soit un succès complet.En instituant ce projet, PA.CMI.a pour buts principaux: 1.de stimuler chez les étudiants un plus grand intérêt pour la médecine générale; 2.d\u2019aider l\u2019étudiant en médecine à acquérir une plus grande connaissance pratique de la clinique faite, soit dans les hôpitaux, soit dans le cabinet du praticien de médecine générale; 3.de fournir à l\u2019étudiant en médecine un moyen de se tenir en rapport intime avec la science médicale durant ses vacances d\u2019été.L\u2019atteinte de ces buts ne sera obtenue que par la collaboration intense des organisations médicales suivantes: a.Les hôpitaux canadiens.Voilà des éléments très importants dans la formation de l\u2019étudiant en médecine.Conséquemment, nous lançons un appel à ceux-ci dans l\u2019espoir qu\u2019ils favoriseront notre projet.Les étudiants en médecine sauront apprécier tout travail médical, fut-ce la clinique ou le laboratoire. NOUVELLES 595 - b.Les collèges provinciaux des médecins et chirurgiens.Dans chaque province, le Collège des médecins et chirurgiens se montrerait d\u2019une aide précieuse en fournissant à l\u2019A.C'E.M I.le nom des praticiens de médecine générale qui consentiraient à employer un étudiant en médecine durant les vacances d\u2019été.c.La section des praticiens de l\u2019Association Médicale Canadienne.d.Le Conseil Canadien des Hôpitaux.Il serait fort désirable que chaque association ci- haut mentionnée nous écrive le plus tôt possible afin que nous puissions mettre notre projet en marche.Une publicité adéquate sera faite dans les diverses revues médicales canadiennes en ce qui concerne ce projet.Adressez toute correspondance à : M.Guy Lemieux, i Officier national des Relations Extérieures, Le comité national de l\u2019'ACE.M I, Faculté de médecine, Université de Montréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal 26.ee © LE DOCTEUR MARCEL LANGLOIS AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la santé nationale et du bien-être social, annonce que la Commission du Service Civil a nommé le docteur Marcel Langlois, de Québec et d\u2019Ottawa, au poste de directeur adjoint des études sur l\u2019assurance-santé.Le service des études sur l\u2019assurance-santé, dont le docteur F.-W.Jackson est le directeur, est chargé de l'administration du plan en vertu duquel le gouvernement fédéral met annuellement 34 millions de dollars à la disposition des provinces, dans le but de créer de nouveaux services d\u2019hygiène publique.Le docteur Langlois fait partie du ministère fédéral de la santé depuis le mois d\u2019octobre 1948.Il a d\u2019abord été attaché, à titre de spécialiste en pédiatrie, au service de l\u2019hygiène maternelle et infantile.Il fut prêté ensuite à la direction des études sur l\u2019assu- rance-santé.OUVERTURE DU SANATORIUM DE LA GASPÉSIE De bonne source, on a appris à l\u2019assemblée législative, que le sanatorium de Gaspé va être prêt à ouvrir ses portes d\u2019ici quelques mois et qu\u2019il sera inauguré au cours de l\u2019été.Cet immeuble est érigé au sommet de la colline Albert, le point le plus élevé du village de Gaspé.Il domine le bassin et la baie de Gaspé et se trouve situé entre les embouchures des rivières York et Darmouth.Construit de pierre de granit, il a une longueur de façade de 461 pieds et ses grandes galeries de cure vitrées, qui donnent sur la baie, ont une longueur totale de 1300 pieds.La capacité est de 400 lits dans des chambres privées et semi-privées.La salle d\u2019opération sera des plus moderne.Ce sanatorium, construit à la demande de l\u2019hon.Dr Camille E.Pouliot, ministre de la chasse et des pêcheries et député de Gaspé-Sud, répondra aux demandes légitimes de la population de la Gaspésie et des comtés qu\u2019il va desservir: le Bas-Saguenay, les Iles de la Madeleine, la Gaspésie, soit en tout une population de 125 000 âmes.Il possèdera aussi deux chapelles, l\u2019une catholique et l\u2019autre protestante.Le personnel sera sous la surveillance d\u2019une communauté religieuse.2-e- ee LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE LYON HONORE UN CHIRURGIEN DE MONTRÉAL Le Président et le secrétaire général de la Société de Chirurgie de Lyon ont fait part au professeur Edouard Desjardins, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de son élection dans la séance du 2 février 1950 au titre de membre correspondant étranger.ee ee L\u2019ASSEMBLÉE ANNUELLE 1950 DE L'ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE, DIVISION DE QUEBEC L\u2019assemblée annuelle de 1950 de l\u2019Association Médicale Canadienne, Division de Québec aura lieu à Québec, vendredi et samedi les 5 et 6 mai.L\u2019Exécutif de la Division de Québec de l\u2019Association Médicale a eu la bonne fortune d\u2019obtenir pour ses séances le Pavillon de Monseigneur Vachon.Ce pavillon est une grande bâtisse moderne parfaitement pourvue, située à l\u2019extrémité ouest de la ville.C\u2019est dans cet immeuble qu\u2019auront lieu les séances scientifiques et l\u2019exposition des exhibits commerciaux.Plusieurs médecins éminents, de langue française et anglaise, sont au programme.L'aspect social de ces journées n\u2019a pas été négligé et des attractions variées ont été préparées par nos hôtes pour agrémenter le séjour à Québec des médecins et de leurs femmes.ee ++ HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR RODRIGUE LEFEBVRE Le chef du service de cardiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le docteur Rodrigue Lefebvre vient d\u2019être nommé membre correspondant de la Société de Cardiologie de Paris. 596 HOPITAL NOTRE-DAME Consultation générale de la Clinique des Maladies du Thorax.Le 10 mars 1950 Cas pour diagnostic: Docteurs Gagnon et Lépine.Hémoptysie non tuberculeuse: Docteurs J.Prévost et Y.Martineau.Epi papillaire de la trachée: Docteur Latraverse.Mycose pulmonaire: Docteur A.Bertrand.Le 17 mars 1950 Cas pour diagnostic: Docteurs J.Grignon et W.Lockhead.Tumeur du médiastin: Docteurs P.Baillargeon et Béliveau.Pneumoconiose: Docteurs A.Mackay et C.Lépine.ee ee AIDE À LA FORMATION EN HYGIÈNE PUBLIQUE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que, grâce à l\u2019aide fédérale en hygiène publique, vingt-cinq médecins, infirmières et techniciens en hygiène publique de la province de Québec ont reçu des bourses d\u2019études pour les aider à poursuivre des études de spécialisation dans les divers domaines de l\u2019hygiène publique.M.Martin déclare qu\u2019il faudra trouver un nombre beaucoup plus grand de personnes hautement spécialisées dans toutes les branches de la santé et de l\u2019hygiène publique, si l\u2019on veut alimenter de personnel les nouveaux services d\u2019hygiène qui surgissent à travers tout le pays.Jusqu\u2019ici, et grâce aux subventions fédérales en hygiène, il a été possible à 1 900 personnes environ de compléter leur formation.Parmi les nouveaux boursiers, il y a dix-sept médecins: Roland Bouliane, Emile Tessier, Yvan Mé- thot, Maurice Samson, Léo Gauvreau, Joffre-André Gravel, Maurice Bélanger, Jean-Louis Bonenfant, François Gagné, Maurice Richard et Roger Paulin, tous de la ville de Québec; Georges Groulx, de Hull; Gaston Rodrigue, de Drummondville; Gérald LaSalle, Odilon Raymond et Mare Geoffroy, de Montréal, et J-Edouard Lemieux, de Mont-Laurier.Ils se spé- claliseront en hygiène maternelle et infantile, en anatomie, en pathologie, en radiologie pulmonaire, en administration hospitalière, en chirurgie, en biochimie, en bactériologie et en virologie, cours qu\u2019ils suivront à l\u2019Université Laval, dans les hôpitaux de Londres, de Paris et de Montréal, à l\u2019Institut Pasteur, de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 Paris, à l\u2019Université de Montréal, à l\u2019Université de Paris, à l\u2019Université de Toronto, et au Medical College de New-York.Tous ces cours sont orientés vers le perfectionnement des services en hygiène publique, particulièrement dans le domaine de la lutte anticancéreuse et antituberculeuse.Parmi les institutions qui bénéficieront de ces études de spécialisation, on remarque l\u2019Institut du cancer de l\u2019Université Laval, l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal, l\u2019hôpital Pasteur de Montréal, le ministère provincial de la Santé, l\u2019hôpital Sainte-Croix de Drummondville, l\u2019hôpital Saint- Joseph des Trois-Rivières, les hôpitaux de Blanc- Sablon et de Mont-Laurier, l\u2019hôtel-Dieu de Chicou- timi, la faculté de médecine de l\u2019Université Laval et l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.Deux infirmières, Sœur Marie-Bernard et Sœur Sainte-Ernestine, suivront un cours de six mois d\u2019assistance chirurgicale dans des sanatoriums de l\u2019Etat de New-York et de Montréal, pour retourner ensuite au sanatorium Saint-Joseph de Montréal.Sœur Saint- Bernice et Sœur Saint-Léonard suivront des cours en technique radiologique à l\u2019Institut du radium de Montréal et s\u2019occuperont ensuite de radiologie au sanatorium Saint-Joseph et à l\u2019hôpital de la Miséricorde, de Montréal, Sœur Sainte-Louise-de-Marillac et Sœur Saint-Thomas-d\u2019Aquin prépareront leur licence en « nursing » à l\u2019Ecole des infirmières de l\u2019Université de St-Louis (Missouri), pour reprendre ensuite leur poste à l\u2019Ecole d\u2019infirmières de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.ee ee HYGIÈNE MATERNELLE ET INFANTILE 312 645 examens d'enfants de six ans ou moins en 1949.L\u2019enseignement de l'hygiène maternelle que donnent les hygiénistes des unités sanitaires attire, chaque année, un plus grand nombre de mères de famille.Plus de 8824 personnes ont assisté en 1949 à 229 conférences et démonstrations publiques.Le fait que les démonstrations à domicile atteignent 19 278 foyers en 1949 tandis que les visites pré-natales s\u2019élèvent à 19665 démontre bien l\u2019intérêt que le publie porte à cette branche de l\u2019hygiène.Par ailleurs, l\u2019accueil que l\u2019on fait aux cliniques de puériculture indique, chez nos mères de famille, un égal souci de se renseigner et de profiter des avantages que le ministère de la Santé met à la disposition des populations.L\u2019examen des nourrissons, dans les cliniques ou à la maison, augmente d\u2019année en année.On compte, en 1949, 179 118 examens parmi les moins d\u2019un an contre 171 582 l\u2019année précédente.Il est vrai que les cliniques de puériculture ont passé, durant la même période.de 9165 à 9362.Quant aux moins de six ans.132584 avaient subi les examens l\u2019an der- NOUVELLES nier; cette année 133 527 en ont bénéficié.Que les futures mères n\u2019oublient jamais que la vie de l\u2019enfant commence même avant la naissance et que la santé d\u2019un nouveau-né dépend généralement de celle de la mère.Elle a donc le devoir strict de veiller à sa propre santé pour assurer celle de l\u2019enfant qui va naître.D'ailleurs, après la naissance, c\u2019est à la maison que le bébé fait l\u2019apprentissage de la vie.Toute mère qui souhaite santé et succès pour ses enfants doit commencer par appliquer à la maison les règles de l\u2019hygiène et de la médecine préventive.Profitez donc des Unités sanitaires qui vous enseignent l\u2019Hygiène maternelle et infantile.e LE GOÛTER À L'ÉCOLE ET LE PROGRAMME D'HYGIÈNE Enseignement de l'hygiène par le moyen du programme scolaire.« Ce n\u2019est pas dans une, ou même dans plusieurs leçons, que l\u2019on peut enseigner l\u2019hygiène alimentaire.Cet enseignement demande de la méthode et du temps.On doit lui frayer habilement un chemin dans le travail général de la classe et à travers l\u2019ensemble du programme d\u2019enseignement.Il est important de commencer ce travail dès les premières années du cours.Il est plus facile de donner à un jeune enfant de bonnes habitudes alimentaires que d\u2019essayer de changer de mauvaises habitudes, une fois qu\u2019elles ont été prises.Il faut tendre à un programme d\u2019ensemble et organiser l\u2019enseignement de l\u2019hygiène alimentaire de telle sorte qu\u2019il se donne sans arrêt pendant toutes les années du cours.On évite ainsi les redites ennuyeuses; l\u2019enfant voit grossir sans cesse son bagage de connaissances et comprend ainsi que l'hygiène alimentaire a son importance non seulement pendant une année ou 3 un certain âge, mais pendant toute la vie.» Ces lignes sont extraites d\u2019un article du Dr E.Neige Todhunter, chef du département des aliments et de l\u2019hygiène alimentaire à l\u2019Université de l\u2019Alabama, sur l\u2019intégration de l\u2019hygiène alimentaire dans le programme d\u2019études.Les idées qui y sont exprimées peuvent très bien s'adapter au programme du lunch à l\u2019école.Il y a mille façons d\u2019intégrer cette question du lunch dans le programme scolaire.Voici quelques suggestions dont vous pourrez, nous l\u2019espérons, profiter en partie.Arithmétique 1.\u2014 En se basant sur les règles alimentaires au Canada, faire noter aux élèves les aliments qu\u2019ils mangent au cours d\u2019une semaine.Leur en faire calculer la moyenne, afin de voir si leur régime est normal.597 2.\u2014 Dans le cas de jeunes élèves, on peut glisser des noms d\u2019aliments dans les problèmes d\u2019addition, et de soustraction, par exemple: « Si j'ai 2 pommes dans ma boîte à lunch et que ma sœur Marie en a 1, combien avons-nous de pommes en tout?3.\u2014 Si on sert un supplément à l\u2019école, demander aux élèves de calculer la qualité requise et le coût.Art 1.\u2014 Faire faire aux élèves des napperons pour mettre sur leurs pupitres.Des napperons en couleurs aideront à donner un peu à la salle de classe l\u2019apparence d\u2019un réfectoire.On peut utiliser à cette fin de la toile cirée, des matériaux en plastique colorés ou du papier épais.2.\u2014 TI est amusant de fabriquer des affiches.Une fois terminées, ces affiches, aideront à décorer la salle.On pourra décorer aussi avec des peintures originales d\u2019aliments et des affiches composées de portraits découpés.3.\u2014 Sous votre direction, faire faire aux élèves des centres de table ornés de fruits et de légumes.Citoyenneté 1.\u2014 Organiser l\u2019heure du lunch de telle sorte que les élèves soient chargés de certaines fonctions.De cette façon, ils apprendront à trävailler en commun et d\u2019accord.2.\u2014 Demander aux élèves plus âgés de surveiller les plus jeunes pendant l\u2019heure du lunch.Anglais 1.\u2014 Des sujets comme «l'histoire d\u2019un verre de lait» ou «notre heure du lunch» font d\u2019excellents thèmes de compositions écrites.2.\u2014 On demande aux élèves, à l\u2019occasion d\u2019une représentation scolaire, de composer sur le lunch à l\u2019école des pièces de vers, des histoires, et des saynètes.Hygiène 1.\u2014 L'occasion est bonne d\u2019établir le rapport et l'importance des divers aliments qui composent le lunch à l\u2019école, en ce qui regarde la condition de la peau, des yeux, des dents, etc.2.\u2014 Afin de contracter de bonnes habitudes alimentaires, il faut connaître et consommer une grande variété d\u2019aliments.Quand c\u2019est possible, introduire, dans les leçons, des aliments qui sont moins connus.On réussira ainsi à grossir les connaissances des élèves sur les aliments.3.\u2014 Préparer des leçons sur la dissémination des germes de maladie et sur l'importance d\u2019avoir les mains propres, de manipuler convenablement les aliments et de laver la vaisselle avec soin. 598 Science 1.\u2014 À l\u2019aide d\u2019animaux comme les lapins, les chiens, les rats, etc, faire des expériences démontrant les conséquences des bons et des mauvais régimes.On doit se servir, pour faire ces expériences, des aliments qui entrent d\u2019ordinaire dans la composition du lunch.2.\u2014 Quand c\u2019est possible, faire préparer et entretenir par les élèves un jardin scolaire.Si c\u2019est impossible, on intéressera à la manière dont les aliments sont produits en cultivant, à l\u2019intérieur, des plantes comme les tomates, les oignons, etc.Ces quelques suggestions n\u2019indiquent qu\u2019un point de départ.Elles pourront sans doute vous suggérer d\u2019autres idées que vous pourrez réaliser dans votre école.Une intégration de ce genre mettra de la vie dans les leçons et les élèves s\u2019intéresseront d\u2019une manière active à leur programme du lunch scolaire.(Cet article a été préparé par des hygiénistes compétents pour 'avantage des familles et le plus grand bien des écoliers).4-6 ee PLUS DE CENT MILLE EXAMENS DE CONTACTS ET CAS SUSPECTS DE MALADIES INFECTIEUSES La surveillance épidémiologique de la Province s\u2019effectue avec une grande prudence et donne également des résultats avantageux qui se manifestent dans les statistiques de la morbidité et de la mortalité.Un dépistage judicieux complète l\u2019usage des méthodes modernes de vaccinations et d\u2019immunisations.L\u2019examen des contacts et des cas suspects qui se chiffraient, en 1948, à 93231 atteignit en 1949 le chiffre imposant de 100585.Par une visite fréquente et réitérée des écoles, hygiénistes et infirmières-visiteuses assurent la surveillance de la santé de nos écoliers et écolières.La distribution des produits biologiques donne également des résultats satisfaisants et l\u2019emploi des sérums et des vaccins se généralise dans la province.C\u2019est ce qui ressort des chiffres compilés dans le rapport annuel préliminaire 1949 des Unités sanitaires du ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.docteur J.-H.-A.Paquette, m.d.ee ENSEIGNEMENT DE L'HYGIÈNE Il est un âge aussi important que le premier, c\u2019est celui de la période scolaire.En effet, on le sait, l\u2019enfant, dès les premières années de son existence, acquiert certaine force de résistance, mais, lorsqu\u2019il devient écolier, il fréquente des compagnons nombreux et parfois atteints d\u2019une infection qui pourrait être contagieuse.En conséquence, il convient de le prémunir contre les dangers inhérents à cette période.C\u2019est pourquoi les Unités sanitaires exercent une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 grande surveillance sur la croissance des écoliers.Durant l\u2019année dernière, 9323 conférences d\u2019hygiène de l\u2019âge scolaire ont eu lieu devant une assistance totale de 270 786 personnes.Dans le cas de l\u2019hygiène générale, l\u2019enseignement relève autant de l\u2019éducation proprement dite que de la simple communication des connaissances.On constate, de ce chef, que tous les moyens de propagande : conférences, représentations cinématographiques, distribution des brochures instructives, publications dans les périodiques quotidiens ou autres, causeries à la radio ont été utilisées.Par ailleurs, l\u2019intérêt que manifeste le public à cet égard se traduit par une assistance de plus en plus nombreuse aux conférences et causeries, aux cliniques diverses comme aux démonstrations générales.Les 2 402 cliniques antituberculeuses ont attiré pas moins de 93 829 personnes, ce qui constitue une augmentation par rapport à l\u2019an dernier.e-e- 0-9 28 301 VACCINATIONS ANTITUBERCULEUSES FURENT DONNEES EN 1949 Très soucieux d\u2019assurer au public les avantages de l\u2019hygiène et de la médecine préventive ainsi que les bienfaits que peuvent lui apporter les nouvelles découvertes scientifiques, le ministère de la Santé de la Province de Québec, que dirige l\u2019honorable J-H.-A.Paquette, ministre de la Santé, a poursuivi l\u2019an dernier une campagne intensive d\u2019immunisation contre la tuberculose.Au cours de l\u2019année 1949, en effet dans les différentes unités sanitaires et dans les territoires qu\u2019elles desservent, 28 901 vaccinations contre la tuberculose (B.C.G.) ont été faites; de sorte qu\u2019autant de personnes ont bénéficié de cette protection indispensable.On peut constater que la campagne a porté des fruits remarquables si l\u2019on tient compte du fait qu\u2019en 1948 moins de 6 500 personnes avaient reçu le B.C.G.Les autres vaccinations et immunisations ont également permis aux hygiénistes du ministère d\u2019assurer une protection adéquate aux enfants.Par exemple, 59 739 immunisations antidiphtériques complétées ont été données au cours de 1949 tandis que.durant l\u2019année précédente, 58 651 personnes en avaient bénéficié.Les immunisations de rappel, en 1949, se sont élevées à 60 905.Les mères de familles profitent toujours du vaccin combiné diphtérie et coqueluche qui a donné jusqu\u2019à ce jour des résultats extrêmement satisfaisants.2e + SUBVENTIONS FÉDÉRALES POUR LA LUTTE ANTIBERCULEUSE Afin d\u2019aider au dépistage de la tuberculose et à la lutte contre cette maladie dans la province de Qué- NOUVELLES - bec, le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social affecte des subventions fédérales d\u2019hygiéne a l\u2019achat de matériel de radiologie et de laboratoire, destiné à l\u2019hôpital Grenfell, de Harrington Harbour.C\u2019est ce qu\u2019annonce ici, aujourd\u2019hui, l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien- être social, qui ajoute que cette dépense, qui s\u2019élèvera à $4 000 environ, sera imputée à la quote-part qué- becoise des subventions fédérales destinées à la lutte antituberculeuse.M.Martin annonce également que des fonds fédéraux serviront à acheter du matériel moderne pour le Service de la statistique démographique du ministère provincial de la Santé à Québec.L'hôpital Grenfell, de Harrington Harbour, dessert une vaste région de la côte nord du golfe du Saint- Laurent.Il est non seulement un centre de traitement, mais il constitue aussi une unité sanitaire qui offre des services de prophylaxie médicale à une population disséminée.Le matériel que l\u2019on achètera permettra à l\u2019hôpital de mieux s'acquitter de ces obligations, surtout en ce qui regarde le dépistage de la tuberculose et la lutte contre cette maladie.L\u2019achat d\u2019un matériel nouveau et moderne pour le Service de la statistique démographique du ministère de la Santé permettra aux services provinciaux d\u2019hygiène de donner beaucoup plus d\u2019importance à leur classification et à l\u2019utilisation des données statistiques sur la morbidité et la mortalité.On se servira du matériel de classification et de « microfilms» pour enregistrer toutes les naissances de la province, afin d\u2019étendre le programme de vaccination contre la tuberculose par le B.C.G.On modernisera les méthodes de préparation des rapports sur les décès causés par la tuberculose et autres affections contagieuses, de même 599 que les rapports des décès préparés à l'intention de la Commission provinciale des pensions de vieillesse et de la Commission des accidents du travail.On transmettra aussi ces données aux unités sanitaires provinciales, afin d\u2019aider celles-ci à organiser et à coordonner leurs services.Ce service projeté fonctionnera en étroite collaboration avec un service semblable déjà établi au Centre de recherches sur la santé de l\u2019Université de Montréal.ee ++ SUBVENTION ACCORDEE A UN HOPITAL DE CARTIERVILLE M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce aujourd\u2019hui que l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Clartierville (Qué.) recevra une subvention fédérale de $21 193, comme aide financière à l\u2019addition de deux ailes à son immeuble.À la suite de ces travaux, commencés en 1945 et terminés récemment, on a installé 66 nouveaux lits pour malades chroniques, ce qui porte à 931 le nombre des lits de cet hôpital.I] y a aussi dans les nouvelles ailes des salles d\u2019opération, des laboratoires, des salles de formation professionnelle, des cuisines de diététique et les appartements des infirmières.Le Gouvernement fédéral verse un montant égal aux subventions provinciales de construction d\u2019hôpitaux, jusqu\u2019à concurrence de $1 500 par lit d\u2019hôpital où sont traités les malades chroniques.Comme les travaux étaient en partie terminés au moment où le Programme fédéral d\u2019hygiène a été inauguré, l\u2019hôpital de Cartierville ne recevra qu\u2019une subvention partielle, calculée d\u2019après les travaux de construction qui n\u2019étaient pas terminés le ler avril 1948. REVUE DES LIVRES Traité de chirurgie.Tome I, 1016 pages et 259 planches en couleurs et en noir.\u2014 Delachaux et Niestlé, édit, Neuchâtel et Paris, 1949.Ce premier volume comprend plus de vingt chapitres qui offrent une information étendue sur les principes généraux indispensables au chirurgien.Ce traité de chirurgie est publié sous la direction des professeurs Brunner de Zurich, Jentzer et Veyrassat de Genève et Henschen, Heusser et Schurch de Bâle et, pour le présenter, citons ces quelques lignes du Professeur Jentzer: « Dans les pages qui suivent, les auteurs, soucieux avant tout de synthèse, d\u2019analyse et de clarté, ont songé d\u2019abord, fondés sur une pratique prolongée de l\u2019enseignement, à présenter au public médical un manuel concis, pratique et systématique de la chirurgie.La principale difficulté, dans la préparation d\u2019un ouvrage de ce genre, consiste à dire assez sans dire trop.Cette limitation du volume a été obtenue en omettant les détails trop longs, les discussions trop étendues et les théories prolixes, car, comme le disait déjà Claude Bernard, «les faits sont toujours plus beaux que la plus belle théorie ».Cet ouvrage est donc le résultat d\u2019une longue expérience; 1l ne s\u2019agit plus d\u2019une création livresque, mais d\u2019un recueil de faits cliniques enrichis d\u2019une documentation approfondie.Les différents articles n\u2019ont pas été écrits simultanément, de sorte que la mise au point de certaines acquisitions récentes, mais encore discutées, n\u2019est pas la même dans tous les chapitres.Nous avons tâché d\u2019exposer les caractéristiques fondamentales de la chirurgie et d\u2019y comprendre tout l\u2019essentiel de cette spécialité, nous souvenant toujours, en rédigeant ce manuel, qu\u2019il est destiné, d\u2019une part aux étudiants qui ont besoin d\u2019une large base, d\u2019une vue d\u2019ensemble sur toute la chirurgie, et, d\u2019autre part, aux médecins praticiens, aux chirurgiens de culture gé- 2e ++ nérale, qui doivent pouvoir y puiser tous les documents en vue d\u2019un diagnostic et d\u2019une indication opératoire précise.» Ce traité de chirurgie est en deux volumes et chacun des chapitres est suivi des plus importantes références.Ce premier volume est illustré de 259 planches, dont quelques-unes en couleur.Nous conseillons fortement aux médecins de se procurer ce traité de chirurgie, le premier du genre venant de la Suisse.Maurice GERVAIS.F.-J.COLLET.\u2014 Introduction à la pathologie du système nerveux.Un volume de 371 pages.\u2014 Gaston Doin et Cie, édit, Paris, 1950.Le titre de cet ouvrage représente bien ce qu\u2019il est réellement.L\u2019auteur, en associant des éléments anatomiques et surtout physiologiques aux notions de pathologie neurologique, s\u2019efforce de grouper les connaissances essentielles à la compréhension des affections du système nerveux.Et par là, en réunissant ce qui permet de comprendre la pathologie nerveuse, d\u2019en assimiler les bases et les phénomènes principaux, son ouvrage est vraiment une introduction à la pathologie du système nerveux.Il est plus qu\u2019une introduction, car il contient ce qui suffirait amplement en connaissances neurologiques à tout étudiant et à tout praticien.Il est vrai que l\u2019étiologie, l\u2019historique, la symptomatologie par le détail, la thérapeutique ne sont pas traités avec la systématisation du traité et du manuel.Ce livre ne servira pas à fournir des renseignements d\u2019utilité pratique ou encyclopédique; il permettra par dessus.tout de comprendre.Dans tous les domaines et les spécialités de la médecine, la connaissance de la physiologie est nécessaire à l\u2019assimilation des faits patho- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XLIII \u201cLe visage du malade n\u2019est pas toujours le reflet de son mal.\u201d Le dé ep ri m e est l\u2019hôte habituel des cabinets de consultation.P n\u2019en est pas pour cela plus facile a reconnaitre.Ne vient-il pas, en effet, consulter le plus souvent pour quelque symptôme somatique parfaitement étranger à son mal?Il lui arrivera même de paraitre gai.La plupart du temps, il faudra une question directe touchant son humeur pour qu\u2019il en vienne à admettre sa dépression.Chez le déprimé, le Sulfate de \u2018Benzédrine\u2019 parviendra souvent\u2014 et de facon frappante\u2014a réveiller son intérét et son optimisme et a lui rendre sa capacité intégrale d\u2019effort physique et mental.1.Watts, C.A.H.: Endogenous Depression in General Practice, Brit.M.J.1:11, 1947 en comprimés Sulfate de '\u2018Benzédrine\u2019 © étixir \u2018Benzédrine\u2019 Marque Déposée au Can.Pat.Off.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 9 Un des médicaments de base 602 L'UNION MÉDICALE DU CANADA logiques; il en est de même, sinon plus, en neurologie ou des groupements cellulaires et fasciculaires bien systématisés possèdent des fonctions parfaitement définies.Et l\u2019auteur traite précisément de ces fonctions de la façon suivante: « Après un coup d\u2019œil sur l\u2019axe médullaire, les réflexes et l\u2019automatisme, l\u2019ouvrage comprend l\u2019étude des fone- tions élémentaires motrices et sensitives, suivies dans l\u2019écorce cérébrale, les voies afférentes et efférentes; il se poursuit par celles des fonc- \u2018tions motrices spécialisées, des acquisitions sensorielles et des diverses gnoses.Viennent en dernier lieu les fonctions plus spécifiquement humaines: la station verticale, la marche debout, la préhension manuelle, la sensibilité sté- réognostique, la mimique faciale, l\u2019intonation, la faculté musicale et le langage articulé.» Ouvrage utile, riche d\u2019enseignement.Roma AMYOT.Robert DANIS, professeur à la Faculté de Médecine de Bruxelles.\u2014 Théorie et pratique de l'ostéosynthèse.Un volume de 298 pages, avec 274 figures.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1949.L\u2019auteur a déjà publié, en 1932, une « Technique de l\u2019ostéosynthèse » qui fut très appréciée.Il a depuis développé son expérience et l'ouvrage qu\u2019il présente groupe l\u2019ensemble de cette expérience et de ses recherches.Cette étude systématique de l\u2019ostéosynthèse (qui repose sur environ 1 500 opérations de fractures, toutes faites dans le même service) a eu pour objectif non seulement le perfectionnement de la technique, mais aussi et surtout l\u2019établissement d\u2019une base solide qui permette de donner aux acquisitions une portée plus générale.1 «Si nous nous sommes parfois tant attardé aux moyens d\u2019exécution, écrit l\u2019Auteur dans son avant-propos, c\u2019est que nous avons fait effort pour donner à nos opérations chirurgicales le caractère d\u2019expériences bien conduites.Ce n\u2019était évidemment que dans ces conditions qu\u2019elles pouvaient servir à l\u2019étude de problèmes plus fondamentaux: ceux de l\u2019ostéogénèse post- fracturaire et des greffes, par exemple.\u2014 BurretiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 « Après avoir passé, au cours des années, par des alternatives de découragement et de confiance, nous avons fini par rester convaincu qu\u2019avec quelques progrès techniques supplémentaires et, surtout, une compréhension plus nette des buts qu\u2019elle poursuit, l\u2019Ostéosynthèse était appelée à devenir le traitement de choix dans l\u2019immense majorité des cas de fracture qui ne guérissent pas toutes seules.« Pour nous, l\u2019Ostéosynthèse est encore autre chose \u2014 et un peu plus \u2014 qu\u2019un moyen mécanique de corriger une réduction orthopédique mal réussie.Un peu plus qu\u2019un « Procédé » auxiliaire, auquel on n\u2019a recours que contraint et forcé.« Elle doit devenir, avant tout, la Méthode de traitement qui nous permettra de rendre aux muscles et aux articulations une activité immédiate ou tout au moins précoce; la restauration du squelette et sa consolidation per primam n\u2019en représentant, en quelque sorte, que les effets subsidiaires.» Divisions de l\u2019ouvrage 1.Généralités.9.La technique systémalique.\u2014 La réduction à ciel ouvert.\u2014 L\u2019enclouage.\u2014 Le forage.\u2014 L\u2019ostéosynthèse au fil d\u2019acier.\u2014 Le vissage en os dur.\u2014 Le vissage en os spongieux: les hélices.\u2014 Le boulonnage.\u2014 Les coapteurs.\u2014 Les coapteurs jumelés.\u2014 Les greffes et les plastiques.3.Considérations anatomo-cliniques et techniques appliquées.\u2014 Les fractures: du calcanéum ; malléolaires: diaphysaires de tibia; du plateau tibial; de la diaphyse fémorale; du col fémoral; de la diaphyse humérale; diaphysaires du radius et du cubitus; du pied, du genou, du coude.J.TERRACOL, professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, correspondant national de l'Académie de Médecine, À.CORONE, ancien interne des Hôpitaux de Montpellier, et Y.GUERRIER, chef des Travaux anatomiques à la Faculté de Médecine de Montpellier.\u2014 La trompe d'Eustache.Un volume de 218 pages, avec 82 figures, 1 planche en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.On a publié peu d\u2019ouvrages sur la trompe d\u2019Eustache, qui joue pourtant un rôle primordial dans la physiologie de l\u2019appareil auditif.CT TN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XLIV VS No 1 \u2014 Ton-Gardiaque DILATATEUR DES CORONAIRES \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 MOTEURS DES EXTRÉMITÉS AUCUNE TOXICITÉ AUCUNE ACCUMULATION AMPOULES 2 ET 5 CC CAPSULES afp \u201cNn ANGLO - FRENCH DRUG CIE LTEE 209 EST, SAINTE-CATHERINE - - MONTREAL MALADIE VALVULAIRE \u2014 INSUFFISANCE DU MYOCARDE ANGINE DE POITRINE \u2014 HYPERTENSION ARTÉRIELLE CŒUR DE LA CINQUANTAINE \u2014 TROUBLES VASO- 604 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 Durant la deuxième guerre mondiale, la prodigieuse accélération de la vitesse à de hautes altitudes soumit à de rudes épreuves, jusqu'ici inconnues, l\u2019oreille des aviateurs.La trompe d\u2019Eustache en fut naturellement victime, et les manifestations nouvelles de cette pathologie traumatique ont montré l\u2019importance du tissu lymphoïde qui recouvre les berges du canal tubaire et occupe la fossette de Rosenmüller.Ce sont surtout les physiologistes et les auristes des Etats-Unis qui ont éclairé cette question, grâce à une contribution abondante de faits cliniques bien observés et d\u2019expériences de laboratoire.De plus, la découverte des aérosols a ouvert une voie nouvelle à la thérapeutique des maladies de la trompe d\u2019Eustache.Aussi les Auteurs ont-ils jugé le moment opportun de rassembler et de présenter les données indispensables à connaître sur ce chapitre.Ils envisagent successivement dans leur ouvrage l\u2019anatomie, la physiologie, les méthodes d\u2019exploration, la pathologie et les méthodes thérapeutiques.Ils se sont attachés à mettre en vedette les points qui suscitent de nouvelles recherches.Divisions de l\u2019ouvrage Avant-propos.\u2014 Historique.\u2014 Données embryologiques.Données anatomiques.\u2014 Considérations générales.Le protympanum.La portion fibro-cartilagineuse.Le canal proprement dit.L\u2019orifice pharyngé.La fossette de Rosenmüller.L'appareil musculaire.Les aponévroses tubaires.Le canal tubaire et la pneumatisa- tion.La vascularisation de la trompe d\u2019Eustache.L\u2019amygdale dite de Gerlach.L\u2019innervation de la trompe d\u2019Eustache.La structure microscopique de la trompe d\u2019Eustache.Physiologie.\u2014 Le rôle aérodynamique de la trompe d\u2019Eustache.Le rôle de la trompe d\u2019Eustache dans la protection de l\u2019oreille moyenne.Le rôle des changements de pression dans l\u2019audition.Les procédés d\u2019exploration de la trompe d\u2019Eustache.\u2014 Examen des fosses nasales.Examen du pharynx et du naso-pharynx.L\u2019auscultation de la trompe.Le cathétérisme et l\u2019insufflation tubaire.Les résultats de l\u2019auscultation.La valeur diagnostique.L\u2019exploration fonctionnelle.Le bougirage de la trompe.L\u2019exploration radiologique de la trompe d\u2019Eustache.Pathologie tubaire.\u2014 Les affections de causes mécaniques.Les affections d\u2019origine infectieuse.Les infections spécifiques.Les affections d\u2019origine allergique.Les affections mixtes: l\u2019otorrhée tubaire.Les troubles neuromoteurs.La dysesthésie tubaire.Les troubles dystrophiques.Malformations, traumatismes, corps étrangers.Les tumeurs.Les troubles vasculaires.Les rétro-tubaifites.Le syndrome de Costen.Les méthodes thérapeutiques.\u2014 Le traitement des lésions de l\u2019ostium tubaire.Traitement des affections du segment osseux de la trompe (Protympanum).Tonisation.Diathermie.Rœntgenthérapie.Traitement des affections de la trompe (conduit fibro-cartilagi- neux).L\u2019abord chirurgical de la trompe d\u2019Eustache.Guy LAZORTHES, professeur d'Anatomie à la Faculté de Médecine de Toulouse, chargé du Cours de neuro-chirurgie, docteur ès sciences naturelles.\u2014 Le système neu- ro-vasculaire.\u2014 Etude anatomique, physiologique, pathologique et chirurgicale.Préface du prof.R.Leriche.Un volume de 300 pages, avec 71 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1949.Il n\u2019existait pas jusqu\u2019à ce jour un travail d\u2019ensemble sur le système neuro-vasculaire, qui est la partie fondamentale du sympathique: les divers aspects de la question sont en effet envisagés dans d\u2019innombrables écrits anatomiques, histologiques, physiologiques, cliniques, chirurgicaux.Le but principal de l\u2019auteur a été de réunir, de relier entre elles des connaissances jusqu\u2019alors éparses, issues de disciplines différentes, et d\u2019exposer dans certains chapitres ses travaux et ses idées personnelles.La première partie intéresse surtout l\u2019énato- miste, l\u2019histologiste et le physiologiste.On y trouve décrit chacun des éléments qui constituent l\u2019appareil d\u2019innervation des vaisseaux: des centres vers la périphérie, sont suivies les voies de la vasomotricité, et en sens inverse les voies de la vasosensibilité.La deuxième partie est consacrée à l\u2019étude des nerfs vasculaires, faite région par région.L\u2019anatomiste et le chirurgien y trouvent des renseignements précieux.Les troisième et quatrième parties, où sont traités les mécanismes du système neuro-vas- culaire (tonus, stimuli, réflexes vasmoteurs, réactions vasomotrices.), l\u2019exploration clinique du système neuro-cutané, les maladies de y ~~ = 7 22 Zam L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzerin A.M.LFC.\u2014 Montréal, mai 1950 XLV = Dans l'hypertension FORMULE: Chaque tablette contient: Veratrum Viride (titré biologiquement) 3 Unités Craw, Nitrite de Soude, 1 gr., Phénobarbital, V4 gr.ACTION: Il est aujourd\u2019hui prouvé que le Veratrum Viride administré oralement est supérieur a toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.Le Veratrum Viride produit un effet plus constant et de plus longue durée.(Dr.Edouard D.Freis, Medical Clinic of North America, Boston, numéro septembre 1948).La vaso-dilatation neurogénique, observée en premier lieu par Wilson & Smith, relativement à l'action du Veratrum Viride, est d\u2019un avantage considérable dans le traitement de l\u2019hypertension.POSOLOGIE: Administrer une tablette 2 heures après chaque repas durant la première semaine.Augmenter ou diminuer la dose selon la réaction du patient.Documentation et échantillon envoyés aux médecins sur demande.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.Acide cholique + | Acide déhydro- ABILE-CH (CHOBILE) cholique EFFETS THÉRAPEUTIQUES DES TABLETTES ANABILE-CHO (Chobile) 1 L'acide déhydrocholique augmente la fraction aqueuse de la bile et nettoie les canaux biliaires.Les sels biliaires naturels contenus dans les tablettes ANABILE-CHO augmentent la concentration de sels biliaires.Du petit intestin 90% des sels biliaires purifiés et de 15% à 50% de l\u2019acide déhydrocholique sont récupérés et retournent ensuite au foie par la veine porte.Les sels biliaires naturels émulsionnent les graisses, facilitent la digestion et maintiennent l\u2019équilibre aqueux du côlon par osmose.Les tablettes ANABILE-CHO augmentent la sécrétion biliaire, empêchent le dépôt de cholestérol, combattent la stase biliaire et préviennent l\u2019infection.nn & WN DOCUMENTATION ET ECHANTILLON ENVOYES SUR DEMANDE Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q._\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 606 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 la vasomotricité et les douleurs vasculaires, seront lues avec intérêt par le physiologiste, le médecin, le neurologue et l\u2019anesthésiologiste.La cinquième partie a trait à la chirurgie neuro-vaseulaire; on y trouve les principes et les bases théoriques et pratiques sur lesquels reposent toutes les opérations à effet vasomoteur.Le chirurgien, le neuro-chirurgien y trouveront l\u2019état actuel de la question.L\u2019auteur a tenu à donner un aperçu de la somme des connaissances qui fait du « Système Neuro-vasculaire » une entité anatomo-phy- sio-pathologique.Il a évité de développer les théories, les symptomatologies, les techniques opératoires, etc., déjà contenues dans les traités.Les figures et les planches sont nombreuses et très souvent originales.Une bibliographie particulière suit chacun des 23 chapitres.J.DELMAS et A.DELMAS.\u2014 Voies et centres nerveux.\u2014 Introduction anatomo-phy- siologique à la neurologie.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1949.Malgré le très grand nombre de traités fran- cals ou étrangers consacrés en tout ou en partie à la systématisation du système nerveux central, les auteurs ont pensé qu\u2019il y avait place pour un ouvrage nouveau conçu dans un esprit nouveau.Ce livre est destiné à tous ceux qui, sang notions préalables, désirent connaître l\u2019essentiel en cette matière; à ceux que rebute un exposé trop savant ou trop aride au début d\u2019une initiation neurologique et qui aspirent aussi bien à comprendre qu\u2019à savoir.Rien n\u2019est dit au cours de ces pages qui ne trouve ses raisons dans un phénomène physiologique ou dans un syndrome pathologique.Toute érudition, tout luxe de notions inutiles ont été bannis.Seuls sont maintenus les détails à contenu physiopathologique apparent.J.Delmas et À.Delmas ont voulu justifier leur présence par leurs fonctions, avec la pensée de rendre ainsi leur étude plus facile et plus attrayante.Malgré cela, ce livre n\u2019est pas un ouvrage de phvsiopathologie; il ne cherche pas à remplir en aussi peu de pages un rôle qui nécessiterait un fort volume.Mais ils espèrent qu\u2019ayant apporté quelque clarté dans la connaissance des données les plus ingrates, il facilitera l\u2019étude et l\u2019intelligence des mécanismes nerveux.L'interdépendance des éléments constitutifs du névraxe est telle que, malgré sa complexité, il doit être conçu comme un tout harmonieusement organisé occupant l\u2019une des premières places dans la vie normale et pathologique de l\u2019individu.Aussi pensent-ils que ce livre n\u2019est pas réservé aux seuls débutants.Ils aimeraient qu\u2019en raison de l\u2019esprit dans lequel il a été conçu le médecin instruit et le curieux des choses de l\u2019esprit y trouvent quelque intérêt.Pour alléger le texte, les auteurs ont réduit au minimum les notions de morphologie macroscopique dont la connaissance est nécessaire à qui veut aborder l\u2019étude des voies et des centres nerveux.Ces notions, sous forme de rappels concis, précèdent ou accompagnent les exposés de systématisation.Le lecteur averti pourra lire d\u2019un trait l\u2019ouvrage qui conservera ainsi son unité, ces rappels ne jouant un rôle que lorsque la nécessité s\u2019en fera sentir.L\u2019iconographie vise avant tout à matérialiser le texte.Toujours schématique à l\u2019extrême elle illustre des idées tout autant que des faits.Cette nouvelle édition, quoique entièrement revue, diffère peu des précédentes; seuls les chapitres consacrés au cervelet et à l\u2019écorce ont été l\u2019objet d\u2019une refonte complète.Les auteurs ont augmenté le nombre des figures, afin d\u2019atteindre le plus possible le but qu\u2019ils se sont fixé: faire comprendre autant qu\u2019apprendre.François FRANÇON, ancien interne des Hôpitaux de Paris, président de la Ligue Française contre le Rhumatisme, secrétaire général de la Société d'Hydrologie et de Climatologie de Paris.\u2014 Conférences cliniques de rhumatologie pratique.lére série.Un volume de 386 pages 1947.1.Névralgie cervico-brachiale rhumatismale (N.C.B.R ).\u2014 IL.Rhumatismes de l\u2019épaule.\u2014 III.Tendo-synovite sténosante de J.-F.Quervain.\u2014 IV.Lipo-arthrite sèche bilaté- J C.T.No.260° C.T.No.260 CODOPHEN EE RL |_| eigenen | CULE UF | 2 Wd | {Acetylsalicylic Acid) Phenace Le - - 2 grs.| Caffeine Citrate - - Ya gr Codeine Phosphate - Ygr Dose: One to three tablets as required | THE B13 Shurrieworth CHEMICAL CO., LTD.TORONTO, CANADA Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.Q.M.A.Summers, Morrisburg, Ont.M.J.L.Vallerand, 1055, Mont St-Denis, Wolfesfield Park, Q.' M.Léon Viens, 9510, rue Saint-Hubert, Montréal, P.Q \u2014 M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. 608 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 rale et symétrique des genoux (L.A.S.G.).\u2014 V.Syndrome de Looser (Ex-syndrome de Maurice Debray-Milkman).\u2014 VI.Rhumatisme chronique (R.C.P.I.).Sémiologie, diagnostic et traitement.\u2014 VII.Le traitement orthopédique proprement, dit du R.C.P.I.\u2014 VIII.La chrysothérapie des rhumatismes.\u2014 IX.Rhumatisme chronique psoriasique.\u2014 X.Syndrome de Chauffard-Still (S.C.S.).\u2014 XI.Spondylose rhizomélique (S.R.).\u2014 XII.Formes cliniques du rhumatisme tuberculeux (R.T.).\u2014 XIII.Formes cliniques du rhumatisme blennorragique (R.B.).\u2014 XIV.Les cures hydrominérales françaises chez les rhumatisants.\u2014 XV.Les rhumatismes maladies sociales.Un programme pour la lutte antirhumatismale en France.2eme série.Un volume de 368 pages, 71 figures \u2014 1950.Ce livre vient à son heure alors que la Rhumatologie prend un épanouissement prodigieux et que les Pouvoirs Publics prennent une conscience de plus en plus nette du fléau social qu\u2019elle est destinée à dépister et à combattre: la création de la chaire de Clinique Rhumatologique à Paris, le développement donné à la Commission du Rhumatisme en sont des témoignages précieux.Aussi bien la faveur marquée avec laquelle avait été accueillie la première série de ces Conférences, les demandes qui lui avait été adressées de France et de l\u2019Etranger, ont encouragé l\u2019auteur à publier ce nouveau livre, conçu dans le même esprit pratique, dans le même souci des diagnostics et des traitements, écrit dans la même langue claire et précise que son aîné.Il aborde tour à tour les sujets suivants: généralités sur les rhumatismes, manière de prendre et de suivre l\u2019observation d\u2019un rhumatisant ou d\u2019un goutteux, impotence rhumatismale, épicondylalgie, rizarthrie du pouce, polyarthrite sèche progressive, coxarthrie (dont l\u2019histoire couvre quatre chapitres réalisant une monographie d\u2019une question d\u2019actualité), attaque aiguë de goutte, régimes des rhumatisants et des goutteux, maladie de Paget, erreurs et préjugés en rhumatologie, hôpitaux thermaux.Comme on le voit, il ne perd pas de vue la pratique de tous les jours et la synonymie est traitée avec beaucoup de soin pour que tout le monde puisse se mettre au courant et comprendre.De très nombreuses figures illustrent le texte et aident à le mieux suivre.Table des matières I.Les clefs du royaume: Introduction à l\u2019étude de la rhumatologie.\u2014 II.Comment prendre et comment suivre l\u2019interrogatoire d\u2019un rhumatisant ou d\u2019un goutteux.\u2014 III.L\u2019impotence rhumatismale (I.R.).\u2014 IV.L\u2019Epicondylalgie.\u2014 V.La Rizoarthrie du pouce.\u2014 VI.La Polyarthrite sèche progressive (Po.S.P.).\u2014 VII.Coxarthrie, Généralités, Observations, Anatomie Pathologique, Etiologie, Pathogénie.\u2014 VIII.Coxarthrie: Sémiologie, Evolution, Complications.\u2014 IX.Coxarthrie: Formes elini- ques, Diagnostic, Pronostic, Problèmes médico-légaux.\u2014 X.Coxarthrie: Thérapeutique.\u2014 XI.L'attaque de goutte (Goutte aiguë).\u2014 XII.Les régimes des goutteux et des rhumatisants.\u2014 XIII.Maladie osseuse de Paget.\u2014 XIV.De quelques erreurs particulièrement néfaste en matière de rhumatologie.\u2014 XV.Les Hôpitaux thermaux civils français (H.T.).P.Le FOYER et E.DELBECQ.\u2014 Traite du pneumothorax extra-pleural.Un volume de 368 pages, avec 181 figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1950.Le Traité du Pneumothorax extra-pleural vient de paraître.Cet ouvrage était attendu par tous les phtisiologues, tant en France qu\u2019à l\u2019Etranger, car, malgré les discussions passionnées dont cette méthode fut l\u2019objet, elle a acquis aujourd\u2019hui une place de premier plan dans le traitement chirurgical de la Tuberculose pulmonaire.Cet important travail de Le Foyer et Delbecq est basé sur 13 ans d\u2019expérience et, maintenant, plus de 2 000 cas personnels.pa RE sol wv\u2019 bg 7 CAF jt \u20ac yf, i 4 jt \u2018 Fy 7 A+ x, à à 7 We | As \\ ill dus # AC PC feof JR tite up.) > ' pene! - Préparée par Distributeurs exclusifs au Canada: LES LABORATOIRES SPARTOL, PARIS, France HERDT & CHARTON, INC.- Montréal a ire mcrae.A J a na 610 L'UNION MEDICALE DU CANADA Le Traité du Pneumothorax extra-pleural est une œuvre qui doit dater dans l\u2019histoire de la Phtisiologie.Le lecteur y trouvera clairement exposés les principes de physiopathologie du « collapsus équilibré » qui est à la base de toute collapsothérapie raisonnable et que Le Foyer et Delbecq ont les premiers défendu avec ardeur.Les indications du Pneumothorax extra-pleural sont étudiées avec minutie et tous les problèmes qu\u2019elles posent sont envisagés sous tous leurs aspects.Dans le Traité du Pneumothoraz extra-pleu- ral le chirurgien thoracique et le phtisiologue se familiariseront avec tous les détails, toutes les améliorations de technique que les efforts sans cesse renouvelés de Le Foyer et Delbecq ont permis de mettre au point.De nombreuses figures anatomiques et chirurgicales illus- \u2014 BurreriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 trent cette partie du livre.La technique s\u2019étend encore aux suites opératoires immédiates, éloignées et tardives, ainsi qu\u2019aux complications et au traitement de celles-ci.Ce sont alors des radiographies démonstratives qui accompagnent le texte.La grande expérience de Le Foyer et Del- becq leur à permis d\u2019avoir une idée d\u2019ensemble sur le Pneumothorax extra-pleural et de le mettre à sa place dans l\u2019armement antituberculeux.La traduction anglaise des points essentiels de chaque chapitre et la traduction intégrale des légendes des figures permettront aux médecins et chirurgiens étrangers de mieux connaître cette méthode de collapsothérapie chirurgicale qui démontre assez la part de l\u2019effort français dans le domaine de la chirurgie thoracique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 XLVIII Protéines essentielles et Voici un nouveau supplément alimentaire CO mp lexe d\u2019un goût très agréable, destiné au traitement d\u2019états tels que l\u2019anorexie, les affections ° ° ° fébriles, la convalescence, la malnutrition, la ULLAMm init que grossesse et la lactation.La formule révèle toute la valeur de cette préparation: B / e Chaque centimètre cube du 7ronic Composé contient: Protéolysat (459, d\u2019acides aminés) 0.15 Gm.Glycérophosphate de calcium 2.80 mg.Chlorhydrate de thiamine 0.088 mg.Glycérophosphate de sodium 5.60 mg.Riboflavine 0.044 mg.Glycérophosphate de manganése 0.35 mg.Chlorhydrate de pyridoxine 0.022 mg.Glycérophosphate de potassium 0.53 mg.Niacinamide 0.660 mg.Alcool 1797, avec addition d\u2019aromates \u201cTronic Composé Le Tronic Composé offre un supplément alimentaire exceptionnellement complet et rationnel; on le trouvera particulièrement utile pour les patients âgés et les enfants, de même que dans d\u2019autres domaines de la médecine.Se vend en flacons Spasaver d\u2019une chopine et d\u2019un demi-gallon.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario. LIVRES REÇUS La pharmacologie médicale.H.Harant et G.Galan.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1950.Médecine du travail.Professeur C.Simonin.\u2014- Librairie Maloine, édit, Paris, 1950.Précis clinique et opératoire de chirurgie infantile.L.Ombredanne.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Petite chirurgie et technique médicale courante.G.Roux.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1949.La chirurgie de la douleur.3e édition.René Leriche.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Voies centres nerveux.J.Delmas et A.Del- mas.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Le curare en anesthesie.Ernest Kern.Masson et Cie, édit., Paris, 1950.La vie par le stade.Dr A.Thooris.G.Doin, édit., Paris, 1949.Initiation a la médecine.Dr A.L.Pécunia.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1950.Aspects actuels de 'anesthésiologie.Marcel- J.Dallemagne.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris.Bronchologie.André Soulas et P.Mounier- Kuhn.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Les tumeurs malignes des voies aéro-diges- tives supérieures.J.Ducuing et L.Ducuinag.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1949.Hémoglobine et pigments apparentés.Henri Bénard, Alfred Gajdos et Marguerite Tis- sier.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Théorie et pratique de l'ostéosynthèse.Robert Danis.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Les ictéres.|.Pavel.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.+ 2e Journées thérapeutiques de Paris 1948.G.Doin et Cie, Paris.Aspects biologiques de quelques maladies de l'enfant.G.Schapira et J.-C.Dreyfus.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.L'ostéopathie.Dr E.Lavezzari.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1949.Précis de physiologie, 14e édition.E.Hédon.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Précis d'anatomie pathologique.G.Roussy, Roger Leroux, Ch.Oberling.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.Précis de thérapeutique appliquée.J.Carles.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.Précis de médecine infantile.G.Mouriquand.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.Introduction à la pathologie du système nerveux.F.-J.Gollet.\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1950.La trompe d'Eustache.J.Terracol, À.Corone et Y.Guerrier.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1949.Anthropotechnie médicale.J.Schunch de Goldfiem.\u2014 Librairie Maloine, édit.Paris, 1950.Chirurgie de l'urétre.L.Sabadini.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Traitement homœopathique des maladies du cœur.Dr Jean Poirier.\u2014 G.Doin et Cie, Paris, 1949.Acupuncture.H.Voisin.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1950.Veines.Jacques Louvet et J.J.Laubry.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1950.Traité de médecine.Tome XIV.Pasteur Val- léry-Radot et collaborateurs.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949. A att.M, a va < se 2 3 = sod 3 \u20ac 0 is Hy a 5 Ga cc 2 5 Wr BR À BA ace ages 4, ë 4 3 CE je Ss SA Le 3 a Es 5e 3 4 oy, = %r oF ci + = Reg 4 33 2 # 54 ie, 8 53 # + oa 3 Ai oH Es À a a En sat nu a, 2 oy Ha we x [9 Nr 23 a *.= = wu i 3 7% Ca x of 5 = ci ps So k is 13 > % Re 4 Pe Ry 2 vs dem #2 = = ES SE pr REY Be.= + = 5 ve RY = jy pres .a cs wis 8 a se Re XN = oN ee 2 be & 3 = %; fr =.= Ea a ce = = = AR i NR XX > a ee .= en HE 2 = £1, A = = 5 wt A 2 5 ge ix: ce a oi gi 2 22 So = = oR SE PS an .SN GX 3 Se oil Ni 3 5 æ ; ét = = Éz 4, ia A Eo a 2 hal = i go 2 4e 5 = 45 a 7 A Le x \u2018i do) 7 = = +, 58 oh .55 i ae = pr 5 x: Rs 5 Yl a Sy oe Na 4 ne = vi 4e 2: Se Be.fd PE, he 5 es be + a.2 Po = = = = ke = = a: io 2 = , 7 4x ad 5 34 0; A I A 5 i Bh SE it = oy 2 x @ 2 A 22 yx 0 i boo oS 3 io Es A oi 3 Se pu + 3 3 5 4 A = Re 2 pe 5 \u201c4 ns = 2 RS a i 5 RSS ok es = i gE £3 3 i 7 5 HG ho pes gt a Ws 2%: LP ne + =F Cos Fy + 2 Se po 4 Le sr 3 7 2 Lo 5 Co A a ae se pe CH A.E Ps 3 + 24 2e os 2% YL 3 A a = dû \u20ac = us i ne 5; 2 WY 32 A ZH 26 3 2 Ph > oi 23 : 4 > ; % > 3e es x 75 Rar) S x 3 os 2 - Rx dark LA =.Fe = de J \u20ac Es Su oe 2 A Le 2h La on BE A a Er edi ps ta = > ; 2: RN i ord YN ZE i= 20 se 3 > Sv: 7e 2 ps PE sé iG 2 3 po 4 7 Zn SEE He 3m 5 sl Pr Fe ce À 4% # £7 Su 3 FR a ss HE, 2 2 Sas En + at ¢ ai ha + 3 # 2 Ss Le gon pe es 2 = Se ar © ED A, = Le La w = 5 * 3 Nouvelle Médication FORMULE lodoforme Menthol lodures Camphre | pour la dinusite el led infections Ampoule de 1 cc.(En solution huileuse de faible acidité) wjeclion Inbramuaculaire Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA .HERDT & CHARTON, \u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" MONTREAL 2027, AVENUE DU COLLEGE McC LL, 614 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 Pathologie médicale.Tome III.Fernand Be- zançon.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Tuberculosis Index.Nat.Ass'n.for the Prevention of Tuberculosis.\u2014 Tavistock House North, London, W.C.1, England.L'organisation des os.P.Lacroix.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Pathologie du nouveau-né.Jean Balmès et André Lévy.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Actualités chirurgicales 1949.\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris.Thérapeutique médicale oto-rhino-laryngolo- gique.Georges Portmann.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.La coagulation du sang.M.Burstein.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1940.Chirurgie et orthopédie du rhumatisme.J.J.Herbert.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1950.Chirurgie artérielle.G.Arnulf.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1950.Le rétrécissement mitral.R.Lutembacher.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.On est toujours cordialement invité à consulter les ouvrages qui nous sont généreusement envoyés au Secrétariat de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 L \u2014PP\u2014 PE ee a J - Naturellement .Ie produit de choix VIBELAN B.D.H.LE COMPLEXE VITAMINIQUE B ENTIER Na turel (non renforcé) \u201cPas essentiellement en raison de la teneur en thiamine, niacine et riboflavine, mais bien plutôt comme source d\u2019autres éléments nutritifs du Complexe Vitaminique B pas encore synthétisés.\u201d \u2014 Jolliffe, Norman, J.A.M.A., 129: 9, 613.Chaque dose quotidienne de trois cuillerées a thé de Vibelan B.D.H.représente des quantités proportionnées de tous les facteurs qui se rencontrent dans les sources naturelles suivantes:\u2014 teneur standardisée: Sonderiz .300 gm.Thiamine naturelle .1.80 mg.Foie frais .15 gm.Riboflavine naturelle .2.25 mg.Levure de biere .3 gm.Nicotinamide naturelle.15.0 mg POSOLOGIE : Une cuillerée a thé trois fois par jour.Vendu en flacons de 4 et 16 onces liquides.THEZBRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA LI L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buen AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 pi a= y LCR Z hh S a \u2019 - 2 = 2 - Z La Librairie Beauchemin Limilée ZN = imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », ?2 A | ; 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2 \u201c5 $ SN 2 74 = .Su = ne ES Eh = + 7 2 7 is x = SS NY a $ Ce ss 2 oh M1 NE #5 5 = i 3 = A 7) .2 i = es 4 .= i 7 GE Gis 2 7 % DE .WW i sé .a 5 * = 5 5 2 2 se = + du % = se % a er 4 $ ss.2 % 2 a = = S = 3 £7; 7 7 .5 UE By = RY ES a is i NS SE .a z 2 LE Ses i) i 7 Ee Vi 2 =X = x + WS 7 Sa Es 2 2 i pe a S i 7 7 5 2 5 = = 5 = 2 = = Es 2 4 BE 7 2 A se Ee = 2 2 = 4 2 Hy; A 4 7 5 + ve = 4 XN BY, $ SH $ a N A os Se 8 wi WN RN NW = 3 + k Fe.@ 4 & pe = + ze > #2 Hi > Wh TR Sen A A ke s ae Vy a igh \u20ac Ee x £3 7% $ ne SE 5 sg = $ 3B Ra = PY % = = N i i = FANE Hy WE EE = ee = ES i i 7 Be * sr * ps x w a % 5 LA a ES = Gn BR Ly i SR æ w à % ES $ es « < 52 p A oy $ .AC à => 5 A £2 ÿ fes, FY Fe ok S 7 ge Ë 4 ko 3 5 5 72 a.A à va i 4 ; 3 = oi * ù oR eb sé o w) 4 > x oi Sin, woe AE AY, se Re = 2e .\u201c pre pr Eu crc 25 EE EEE 4.ATT?vey WR Aw won \u2014 U TILIZATION OF FOODSTUFFS Produc, ts of Digestion gestion Intermediate = Proteins preteing Sugar and liver fat.ic factor; Koagulations vitamin K: the anti-hemorrhog or ERs VITAMIN (Danish) ; phylloquinone Cor NITROGEN Protein, Pepin Pro, Pancrean, 4 \u20ac oO Mp \u2014 Mog, a ou N \u201cpion Pin D ; PH es TG pep, Carborrpy, 23 tripgn Pols pop Prptidas, R CH PH 8-1; tidey Aiphq.[Key bef TABLES or thy Pog Hog Va Ito ple Sources Given in th Obs TRiy, ve Olloy,,; belo, \u201cWing table, ave \\s 1 \u201c| 4 Nate CG .n Chatfielg, S'mposition 8leaney fe Ci C.of or, .FCula » ang A ; N the \u201cF, r No Ada, Moric, Ood y., \"599 (0 Cp 2% Fons .PF, \u201cTable des matières partielle ® Vitamines Liposolubles et Hydrosolubles .Méthodes d\u2019Essai des Vitamines .Les Eléments Essentiels .Protéines et Amino-Acides Essentiels .Teneur en Amino-Acides Essentiels des Aliments Protéinés .Facteurs Régularisateurs dans les cas de Maladie d\u2019Origine Nutritive .Essais Chimiques pour Déceler la Dénutrition .Le Métabolisme et l\u2019Action des Aliments .Toxicologie du Régime Alimentaire .Besoins Nutritifs Humains .Le Régime Alimentaire pour une personne Bien Portante ou Malade .Tableau « de la Composition des Aliments et de leur Valeur 1 3 eme N O U V = L L = Nutritive .Bibliographie Choisie.ÉDITION RÉVISÉE DE HEINZ NUTRITIONAL DAT (Données sur la Nutrition) POUR MÉDECINS, INFIRMIÈRES ET DIÉTÉTISTES NE La Maison Heinz a le plaisir d\u2019an- DATA vous parvient dans un noncer un successeur a la 12ème format nouveau, relié en plastique, édition des Tableaux sur la Nutri- spécialement pratique et précieux tion, l\u2019un des livres à consulter les pour emploi au bureau ou au plus populaires depuis des années laboratoire.auprès des membres de la profession Ecrivez pour en demander un médicale.exemplaire à titre gracieux, à H.J.Maintenant, complètement mo- Heinz Company of Canada Ltd, dernisé par l\u2019addition des nouvelles Dept.SP., 6465 rue Durocher, découvertes, NUTRITIONAL Montréal.H.J.HEINZ COMPANY OF CANADA LTD. 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L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 LVI LE GÉSIER DE POULE dans le traitement de la lithiase biliaire.BILI-SOL Réalisation scientifique d\u2019une méthode empiriquement employée depuis des siècles, en Europe et dans le Moyen Orient.EN BOÎTES DE 128 COMPRIMÉS DE 1 GRAMME Pour la conduite du traitement, il est important de s\u2019en tenir aux indications suivantes qui sont basées sur l\u2019expérience.Pendant les périodes aiguës: 16 comprimés par jour en 2 fois, 1 3 2 heures avant les deux principaux repas.Durée du traitement: 30 à 40 jours.Dans les états frustes: 6 à 8 comprimés par jour en 2 fois, avant les deux principaux repas, pendant 15 jours, tous les 3 mois.J.EDDÉ Ltée, 1154 Beaver Hall Square, Montréal.ANÉMIES eauFreue , , Gorey, oe Agent Général J.EDDE Ltée MONTREAL \u201cns, pt?PANCRINOL Ampoules buvables 5 cc.TONI-PANCRINOL (Elixir, flacon 240 cc.) 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LIX un bon support aide à former \u201cl\u2019instinct de la bonne attitude\u201d Dans ces photographies, remarquer le port habituel de la malade sans support \u2014 le corps maigre, la tête penchée par en avant, les épaules voûtées, la poitrine plate, l\u2019abdomen ptosé.Puis, remarquer la même malade dans le Support et le Soutien-gorge Spencer prescrits pour elle comme auxiliaires au traitement de la splanchnoptose.Une section abdominale à l\u2019intérieur du support, faite de tissu non élastique, procure le relèvement abdominal supplémentaire requis par de telles malades.Ce Spencer \u2014 comme tous les Spencer \u2014 est garanti ne PAS perdre sa forme.Un support qui perd sa forme perd son efficacité.Les Supports Spencer pour hommes sont d\u2019apparence tout à fait masculine.Adresser le coupon ci-dessous \u2014 ou téléphoner à une marchande de Supports Spencer (voir \u2018\u201c\u2018Corsetiére Spencer\u201d ou \u201cSalon de Supports Spencer\u201d dans le bottin) pour renseignements.1.Spiesman, Manuel G., Visceroptosis, Rev.of Gastro., 7: 218-234 (mai-juin) 1940.2.Goldthwait, J.BE.et al, Body Mechanics in Health and Disease, J.B.Lippincott Co., Phi- ladelphie, 1937.3.Truslow, Walter, Body Poise, Williams and Wilkins Co., Baltimore, 1943.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED, ) Rock Island, Québec.) Aux Etats-Unis: Spencer, Incorporated, New Haven, ) Connecticut.En Angleterre: Spencer (Banbury) Limited, ) Banbury, Oxon.) Veuillez m\u2019adresser la brochure \u2018Les Supports Spencer ) dans la pratique médicale moderne\u201d.) ) ) » ( Adresse 12221014 LL LA LL Le LL LL LL LL LL à ) L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Bustin AM.LFC.\u2014 Montréal, mai 1950 On convient généralement qu\u2019il est essentiel de cultiver les muscles dans le traitement de toutes les formes de splanchnoptose.1:2 3 Puis, il existe de la documentation pour montrer qu\u2019un bon support aide a former \u201cl'instinct de la bonne attitude de maintien\u201d dans un tel traitement \u2014 spécialement chez ceux qui sont \u201cparesseux et négligents\u201d.3 Dans un Spencer l\u2019amélioration posturale est immédiate: il rappelle constamment à la malade son but d\u2019exercer les muscles et de guider la contenance du corps.Et cette rectification du maintien et de la mécanique du corps s\u2019atteint synchroniquement avec le retour des organes abdominaux à leur position normale.Si les Supports Spencer sont thérapeutique- ment les plus efficaces c\u2019est que: chaque Spencer est créé, taillé et fait individuellement dans nos ateliers de Rock Island, après qu\u2019une corsetière a pris une description du corps et du maintien de la malade ainsi que des mesures détaillées.Ainsi, chaque Spencer est créé pour répondre aux indications médicales de chaque malade.Cependant, le prix des Spencers est raisonnable.SUPPORTS mvormpver SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins | < Co = 3 Z ENS \u2014 A Ag {© By Ile monofilament | SAUVEGARDE | Le } 'Occupe une grande a A surface sur la ze plaque a rayons-X * * \u2014 ) 'Non toxique, doux Z Z } et non abrasif N t 7 x * F i Solidement fixé é LA QU ago y aux replis de l'éponge B \u2014 est.rem Ia Zr) & QC (12 I lee.os Py WL [a ce mplo es OA R PIE] rayons- y-Tec qui II; ar pe Joctlem n + RA) J yay ux RAYONS-X %, ia MONTREAL L000 QU LXI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiienin AM.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIENE \u2014 MEDECINE PREVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.* .- J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montreal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) .Sell \\ Ÿ Lu eee wwe wi Ee ess == == L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 LXII a ~ PASSITONY L FORMULE pour 100 grammes: Thiamine (By) .6 Riboflavine (Bs) .8 Acide nicotinique .72 Nucléinate de Manganése 0.20 Glycérophosphate de Soude 1.\u2014 Arrhénal .0.14 Fluorure de Sodium .0.05 Extrait mou de Passiflore .3.60 Extrait mou de Saule .1.80 Teinture de Cratoegus .2.70 Teinture de Primevère .0.90 Excipient q.s.p.100 Adultes: 1 cuillerée à dessert avant les repas, midi et soir.mgm.mgm.mgm.gm.gm.gm.gm.gms gm.gms Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.SÉDATIF et TONIQUE NERVIN Passitonyl est à la fois un tonique et un sédatif du syste me nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre normal.Les éléments toniques de la formule évitent les sensations de lassitude et de dépression que peuvent donner les sédatifs, même légers.CALME et TONIFIE Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal.\u2014 LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 14, rue des Minimes \u2014 PARIS 3e ASTHENIES LEURS FORMES SUITES CAUSES ADYNAMIE S ÉTATS D\u2019INFÉRIORITÉ DE L\u2019ORGANISME Base de médication toni-nerveuse, la triade: Phosphore, Arsenic, Noix vomique, est renforcée dans les gouttes concentrées de Viristhène par l\u2019adjonction d\u2019éléments métalliques essentiels aux fonctions vitales.Phosphore, Arsenic, Noix vomique, Manganèse, Zinc, Cuivre, Magnésium.\u201cLA PILULE LIQUIDE\u201d 20 à 25 gouttes deux fois par jour; avant, pendant ou après les repas, dans un peu d\u2019eau.Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, rue Vallée, Montréal, P.Q. LXIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 | SANATORIUM PRÉVOST FAÇADE SUD SEE @ Personnel hospitalier ex- L'établissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours con- , : Physiothérapie complète.sacré au traitement y P p INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Gaston Loignon, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, |.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.+ 4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN, TÉLÉPHONE: BYwater 2405 * L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1950 - LXIV NEUROSOLÈNE \u2014 NERVOSISME \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 NERVOSISME NEUROSOLENE Extrait de Jusquiame 0.017 gm.Extrait de Valériane 0.017 gm.\u2014 Barbital 0.017 gm.Oxyde de Zinc 0.017 gm.SÉDATIF DU VAGUE SANS TOXICITÉ PILULE DE MÉGLIN Activée par barbital Synergie des petites doses iL SANS ACCOUTUMANCE SANS INTOLERANCES Mb.Tec Mido o Hepiave.Ivor 40 Chey, Pos 03 Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal \u2014 *HA.0277 UN COMPRIMÉ DANS UN 1/2 VERRE D'EAU ] plonge Vos ationhayes, Vos dyspeptiqnes, ed petits hépatique 5 Seront heureux \u2026 3: Vows Loin jrescrey NORMOGASTRYL Médication alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels Littérature et échantillons sur demande © Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée :-: Montréal LXV L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1950 | D, RP TETE ERNEST EE Vor ; Cette puissante solution désinfectante est exempte ci 2 # de phénol (acide phénique) et de sels mercuriels.: © \u2018est un composé de phényl chleriné dont le pou- \u2018voir microbicide embrasse une gamme \u2018étendue \u2018des bactéries communément encontrées.{Voir le hy É diagramme).Grid ee ; iE émentairesT l si ces avantages supP nts métalliqu cte es et naffe p ossède aus s les instrume Elle a 1.Nattaque P .orge- pas \\e granchant.les yeux, ni le nez, N! lag \u201crrite Ni i y.faible\u2014n'if KissUS _ | EERE À Volatilité u ou les 1 Le réceptacle à instruments.2 he pas le linge, la ped se \\a peou n'est pas \u201c B-P No.300 est le contenant, 3.Ne tof d'exposition répétée eut être em- idéal au bureau, pour em-.4.Même en cas be.(Le chi oropheny! ne P \u201cployer la \u201csolution.3 Mg creva À séchée 9 fins hérapeutiques).+ bactéri ide | loyé à des son pouve! 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