L'union médicale du Canada, 1 février 1954, Février
[" Tine 83 \u2014 Numéro 2 MONTREAL, FEVRIER 1954 Bulletin de I'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.de Nativelle \u2026 UN SÉDATIF Nouveau \u2014 Efficace \u2014 Bien toléré NATISÉDINE Comprimés à 0.10 gm.de Phényléthylbarbiturate de Quinidine Anxiété \u2014 Insomnies \u2014 Angoisses \u2014 Palpitations \u2014 Extrasystoles Cas rebelles aux autres sédatifs.1 à 3 comprimés en entiers ou en demi-comprimés répartis au cours de la journée.Flacons de 20, 100 et 500 comprimés.350 RUE LE MOYNE - MONTREAL 1 *Fabricants de Digitaline Nativelle, la grande marque d\u2019origine de renommée mondiale. 1D1 gt N Ww E Teg, Eng Fry vy as\u201d 105 ds 2 oe; Ze 2 2 oF a.GE 3 | 5 i i 2 4 # re A.À GE ee 23e x5 Se 5 Gi Sa cs i 2 i Bn aad | EN se rs ane at\u201d ce em IC si antillons et égiques ema ontrec Union Méd.Canada \u2018ome 83 \u2014 Fév.1954 BICILLIN SULFOSE Marque Deposee WALKERVILLE, ONTARIO BICILLIN-SULFAS ALLIANCE PUISSANTE.C\u2019est l\u2019association puissante qui exerce son activité contre une gamme élargie de germes\u2014les streptocoques, pneumocoques E.Coli, gonocoques, méningocoques, shigella et H.influenzae\u2014c\u2019est-a-dire de tous ceux qui jouent le rôle pathogène dans des infections couramment rencontrées dans la pratique.Cette nouvelle forme de pénicilline possède des caractéristiques qui la différencient nettement des anciennes formes de pénicilline.La BICILLIN est particulièrement conçue pour être administrée per os.Parmi ses avantages notoires, il faut citer: sa relative insolubilité, qui se traduit par une uniformité d\u2019absorption incomparable;! son insipidité; son excellente tolérance apparente et les pénicillinémies élevées que l\u2019on peut réaliser en l\u2019administrant per os.Très efficace, doué d\u2019une grande marge de sécurité, ce produit permet d\u2019atteindre des sulfamidémies supérieures aux niveaux minima imposés par le Council of Pharmacy and Chemistry?de TAMA.(Ce niveau s\u2019établit entre 10 et 15 mg.par 100 c.c., dans l\u2019infection aigue.) BICILLIN-SULFAS Dibenzylethylenediamine dipenicilline-G et trois sulfamides PRESENTATION: En suspension \u2014 flacons de 2 et 3 onces liq.; comprimés-flacons de 12, 18 et 100 comprimés.La cuillerée à thé et le comprimé sont dosés comme suit: 150,000 unités de Bicillin, 0.167 gm.de sulfadiazine, 0.167 gm.de sulfamérazine et 0.167 gm.de sulfa- méthazine.l.Cathie, I.A.B.et MacFarlane, J.C.W.: Brit.M.J.1: 805, 13 avril 1953.2.New and Nonoffocial Remedies, J.B.Lippincott Co, Philadelphie 1950. SOMMAIRE e BULLETIN Roma AMYOT L'économie médicale eas 117 Séances du Comité d'économie médicale de l'A.M.L.F.C._._.10000000 0000 ee seen 119 Pierre SMITH Actualité du droit médical comparé eis 120 ° e e Jean LAHAM L'électrocardiogramme dans l'insuffisance coronarienne .-.-_._.-.-0000000000 0 eee een 122 Sylvio LEBLOND Considérations sur les antibiotiques .135 RECUEIL DE FAITS L.MORISSETTE Ictères hémolytiques.Diagnostic différentiel et traitement __ 144 Robert LARUE Réactions ganglionnaires post-vaccinales au B.C.G._\u2026___.-.-.0000000000 00 000 esse 152 ~~ INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.ICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES : Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et Une demi-bouteille par jour, soit: des graveleux Un verre à jeun.Cystites \u2014 Néphrites ~ Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, Inc, Montréal \u2014 5 vo pp > ou = = SN = = 3 = R S X .CA = DN ® 3 NN REN Nn RN NN = ss a NY = S Si .Ë ad 2D a A 5 RN S a TN = = .= .2 R N S SB | = SN = S.ès RN = LA = es 5 = XN S ces POLE ça a 2 & = >.» 2 ES = » = ve a À Qi = Sn & i 2 Sy I he +2 pa % 5 A2, Ra Fo ei 2 S$ i A 5 i + see i 5 5% ê ë 5 3 Se \u201cA NE ae o a ao = a SR a ow a & i ALAS se a AAS x she 5as> 13 Pe ae \\ ee V8 5 pes spé 5 2 sex 1% on to sb oN x pov wh ços s 6 WW \\e pe 06 sp es) 5 A NS w 9 a .ob SV 2 Es 3 ov od 5 2 22 cf Ek Ne 2555 7 qt 7 ge » ED aN BS 7 us SN > A Fe A AC CZ?we SF Ong a pr} DE Oo M vs, 50 500 ET 1000 Ç 2 i S .2 ZA SOMMAIRE (Suite) J.-G.LAURIN Les hypoconvertinémies congénitales hémorragipares REVUE GÉNÉRALE Donatien MARION Nutrition et grossesse._.Albert BOYER Troubles hématologiques de l'enfance _._ J.-M.BEAUREGARD Diagnostic étiologique des lombalgies ÉDITORIAL J.-M.BEAUREGARD La Société Canadienne de l\u2019Arthrite et du Rhumatisme.Son œuvre dans le Québec .HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Jules GILBERT Médecine préventive et assurance-santé 157 165 167 174 18: 188 un sédatif alcalin bien équilibré FORMULE Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA renferment: phénobarbital de sodium.4 de gr.EIGHT OUNCES 225 8G.carbonate de sodium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium ef tartrate de sodium.q.s (alcalis potentiels) TE usa TES PRÉSENTATION: flacons à capsule- Ke pie mand IR GoM LOBES int Bros Ay 45.3 gpsgroc SRR SHE PRS BL Hae torastaiho ARON XiRK GEAR REASRE mesure de 4 et 8 onces.TE tn nosstsation tox imgsngped cidade ms 7 Bi thd od ones LE rte ds.émet moasasodre VE LOW 5 9e SR CHIN SEH TEX HIER SAGER © GLAS Charles Fromm & Co.À MONTREAL = CANADY POSOLOGIE: Une demi-capsu- le-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l'eau.efficace .agréable au goût ALKA INDICATIONS Indigestion nerveuse et hyperacidité; céphalée et nausée associées au trop-manger et au trop-boire; comme supplément thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.Charles & Frost &Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Sa formule Sihotropoique e la plus complète e la plus concentrée e la plus économique © COMPRIMÉS - ÉLIXIR* @ MAINTENANT AVEC VITAMINE B19 PRÉSENTATION: En gériatrie LIPOTROPE: Elixir, flacons de 12 oz.Ya et 1 gallon.Lihotrohe Comprimés, 50 et 250., ,, ® ° LIPOTROPE GÉRIATRIQUE: gévatrique 12 oz.V2 et 1 gallon, élixir trés agréable au goût eGonl amélioré * Particulièrement utile en pédiatrie ROUGIER FRERES, 350 RUE LE MOYNE, MONTRÉAL SOMMAIRE (Suite) VARIÉTÉS Albert LeSAGE Réflections sur les sciences basales de la médecine proprement dite .____.__.111 11 192 L.-C.SIMARD Le professeur Pierre Masson, médecin honoraire a 1'hopital Notre-Dame (Montréal) __.194 CONGRES Deuxième Congrès International de médecine hippocratique ._____._.1111110110000000 196 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Gérard CASGRAIN Quelques nouveaux antihistaminiques _._.__._.eo 206 Robert CHENEVERT Syndrome méconnu de la plupart des médecins .__.__._.L.11.110 LcL LL cn celle Len 208 SOCIÉTÉS Société Médicale de Montréal: séances du 3 novembre et du ler décembre (209).Réunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame (211).NOUVELLES iil 216 L'Union Médicale du Canada\u2019, en 1885 i.228 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES _._._______.11 1111111 LILI LL LL LL LL LL iii 232 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cl\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier « glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.* Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par Jaaques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone : LAncaster 9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone : LAncaster 9888. N ANALGÉSIQUE GÉNÉRAL pour le soulagement des i accompagnent I | | Lumbago, la Sciatique, l\u2019Arthrite, Dysménorrhée, et qui suivent Traumatisme ou les Manoeuvres Opératoires.COMPOSES D\u2019'ACÉTOPHEN' Marque d'acide acétylsalicylique LE COMPRIMÉ n 1 \"ACETOPHEN'' COMPOSE additionné de CODEINE (blanc) .- Les effets s'exercent Acétophen.3% gr &) promplement sans Phénacétine.2% gr reactions mafencon- Citrate de caféine.Va gr.freuses, et persistent Phosphate de codéine.= | 1/8 de gr durant 3 à 6 heures.Pour fins de prescription, cette même formule se présente sous la marque de COMPRIMÉ 262 (coloration grise).LE COMPRIMÉ n 0 \u201cACÉTOPHEN COMPOSÉ additionné de CODÉINE R 2 (jaune) Même formule qu'au Comprimé 222, sauf que la teneur en phosphate de codéine est portée à.1 1 1/4 de gr.Aucun effet malencontreux sur le coeur, les reins ou le système respiratoire.= Les effets sont non cumulatifs, non narcotiques, et ne produisent pas l'accoutumance.\u2018 LE COMPRIMÉ Û \" \"ACETOPHEN\"' COMPOSE additionné de CODEINE R 3 : (rose) Même formule qu'au Comprimé 222, sauf que la teneur en phosphate de codéine est portée à.1/2 gr.POSOLOGIE: Un comprimé, 3 ou 4 fois par jour.PRÉSENTATION: Flacons de 100 comprimés.Effets minimes sur la musculature lisse.D A doses appropriées, peuvent être administrés aux enfants en toute sécurité.LE COMPRIMÉ \u2018 \u201cACÉTOPHEN COMPOSÉ additionné de CODEINE K 4 (blanc) Même formule qu'au Comprimé 222, sauf que la teneur en phosphate de codéine est portée a.1 gr.Chartes E.Frosst & Co.POSOLOGIE: Un comprimé, selon le besoin.2 PRÉSENTATION: Flacons de 50 comprimés.MONTREAL CANADA Q VI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrertn A MLEF.C.\u2014 Montréal, féviRer, 1934 VENTE ASSOCIATION DE | THERAPIE ORALE EFFICACE C ONTRE : les infections pneumococciques © les infections staphylococciques ® les infections streptococciques hémolytiques ® la blennorragie eo l\u2019amygdalite e la fièvre scarlatine e l'otite moyenne eo l\u2019angine de Vincent.Les avantages de cette thérapie combinée s\u2019obtiennent facilement par l'administration des comprimés ou des suspensions de Trulfacillin Ces deux formules procurent: ques, sur les bactéries sensibles à ces agents; Y des effets additifs, et parfois synergi- une sécurité relative \u2014 la pénicilline par voie orale occasionne peu ou point ¢ d'effets malencontreux, et le risque d\u2019hypersensibilité est moins grand que ne le suscite l'administration parentérale; une quasi-absence de cristallurie con- ¢ sécutive aux sulfamides, et de sensibilité, par suite de l'emploi de trois sulfamides.Bien qu'avec l'emploi des préparations de Trulfacillin le danger des phénomènes fâcheux associés à lo sulfamidothéropie soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.oP Bien que rarement, l'administration de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut occasionner une anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d'asthme bronchique ou d'autres allergies, et ceux qui se sont déjà montrés sensibles à la péniciiline, semblent les plus sujets à cette réaction. MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burretin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février, 1954 Un grand choix de formules pour une prescription précise \u2014 5 COMPRIMÉS \u2018TRULFACILLIN \u2019 72-100 Comprimé No 821 \"So! sulfaméthazine .0.167 G.sulfadiazine.\u2026 0.167 G.ÿ 7% gr.sulfamérazine.0.167 G.pénicilline-G potassique cristallisée 100,000 U.I.POSOLOGIE: d'un à deux comprimés toutes les 4 à 8 heures.PRÉSENTATION: boîtes de 12 et de 100*.\u2018TRULFACILLIN 74-150 Comprimé No 827 \"Sos! sulfaméthazine.0.167 G.\\ sulfadiazine.0.167 G.ÿ 7% gr.sulfamérazine.0.167 G.f tbenzethacillin .150,000 U.I.POSOLOGIE: un ou deux comprimés toutes les 6 à 8 heures.PRÉSENTATION: boîtes de 12* et flacons de 100.\u2018\u2019TRULFACILLIN \u2019 72-300 Comprimé No 828 \"Sos! sulfaméthazine.\u2026.0.167 G.sulfadiazine.0.167 G.ÿ 72 gr.sulfamérazine.0.167 G.| fbenzethacillin.300,000 U.l.POSOLOGIE: un ou deux comprimés toutes les 6 à 8 heures.PRÉSENTATION: boîtes de 12*.\"TRULFACILLIN'' 5-25 Comprimé No 818 \"Sos sulfaméthazine.0.1 G.sulfadiazine.0.1G.; 5gr.sulfamérazine.0.1 G.pénicilline-G potassique cristallisée 25,000 U.L POSOLOGIE: d'un à quatre comprimés, suivis de 1 & ; 2 comprimés toutes les quatre heures.PRESENTATION: boîtes de 20 et de 100* \u2018TRULFACILLIN POUR ENFANTS 3-50 Comprimé Ne 819 \"Sos! sulfaméthazine.65 mg.| sulfadiazine.65 mg.y 3 gr.sulfamérazine.65 mg.f pénicilline-G potassique cristallisée 50,000 U.I.POSOLOGIE: enfants \u2014 un comprimé par jour, en doses fractionnées, par quatre livres de poids corporel du patient, soit, aux enfants de 8 Ibs \u2014 2 comprimé toutes les 6 heures; aux enfants de 16 Ibs \u2014 1 comprimé toutes les 6 heures.PRÉSENTATION: boîtes de 20 et de 100*, Tdibenzylethylenediamine bipénicilline-G *Chaque comprimé est hermétiquement scellé dans une feuille d'étain.Charles &.osst & Co.CANADA MONTRÉAL 5 SUSPENSIONS TRULFACILLIN POUR ENFANTS 3-100 Suspension N° 974 \"Sont Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme : sulfaméthazine.65 mg.| sulfadiazine.65 mg.; 3 gr.sulfamérazine.65 mg.tbenzethacillin.100,000 U.l.\u201cTRULFACILLIN POUR ENFANTS 3-200 Suspension No 977 \"Show! Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme : sulfaméthazine.65 mg.| sulfadiazine.65mg.3 gr.sulfamérazine.65 mg.| tbenzethacillin.200,000 U.l.POSOLOGIE: bébés et enfants \u2014 une cuillerée à thé par jour, en doses fractionnées, pour chaque A livres de poids corporel du patient, soit, aux enfants de 8 Ibs \u2014 » cuillerée à thé toutes les 6 heures; = aux enfants de 16 lbs \u2014 1 cuillerée à thé toutes les 6 heures.\u2018TRULFACILLIN \u2019 7Y-100 Suspension No 979 \"Sont Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme : sulfaméthazine.0.167 G.\\ sulfadiazine.0.167 G.72 gr.sulfamérazine.0.167 cf {benzethacillin.100,000 U.l POSOLOGIE: d'une à deux cuillerées à thé toutes les 6 à 8 heures.\u2018TRULFACILLIN \u2019 72-150 Suspension N° 98] \"Sos Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme : sulfaméthazine.0.167 G.\\ sulfadiazine.0.167 G.ÿ 7% gr.sulfamérazine.0.167 G.{benzethacillin.150,000 U.l.POSOLOGIE: d'une à deux cuillerées à thé toutes les 6 à 8 heures.\"TRULFACILLIN'' 714-300 Suspension N° 982 \u201cSwst\u2019 Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme : sulfaméthazine.0.167 G.sulfadiazine.0.167 G.ÿ 7 gr.sulfamérazine.0.167 G.f {benzethacillin.300,000 U.l.POSOLOGIE: d'une à deux cuillerées à thé toutes les 6 à 8 heures.PRÉSENTATION: flacons de 60 cc. | Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs : Arthur-L.Richard, doyen, Maurice Roch (Genève), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Pasteur Valléry-Radot (Paris), Pierre Masson, Albert LeSage, J.-A.Leduc, Wilbrod Bonin, doyen, T.Parizeau, Faculté de Médecine, Université de Montréal; J-N.Roy.Charles Vézina, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Paul Letondal, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Vidal, [Sénateu r Lacasse.| BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins Roger-R.Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec) : Antoine Pettigrew BUREAU DE COLLABORATION: MM.Gustave Auger, Eugène Allard, J.-M.Beauregard, MM.Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, R.Lebeau, J.-Louis Maurice Bélisle, A.Cantero, Roland Cauchon, Léger, Emile Maranda, André Marois, Jean-Tho- Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Paul Dumas, mas Michaud, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, H.de la Germain Pinsonneault, P.Poirier, Rosario Robillard, Broquerie Fortier, Maurice Gervais, Pierre Jobin, Henri Smith, Norbert Vézina.Paul Labbé, P.Larivière, Valmore Latraverse, La BANQUE CANADIENNE NATIONALE dans le prurit anal | efficacité est à vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement.nom de l\u2019hydrocortisone (compose F) v Onguent à l\u2019Acétate de CORTEF en tubes de 5 g avec , Concentrations de 2,5% (25 mg par gramme) .et de 1.09% (10 mg par gramme) Actif, plus de $500,000,000 Documentation sur demande #MARQUE DE FABRIQUE 561 bureaux au Canada Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 EE THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 384 Adelaide Street, West, Toronto L'Union Méd.Canada XIII Tome 83 \u2014 Fév.1954 ESKABARB* SPANSULE* une _ d'administration orale S.K.F.a \u201cautre _ assure la sédation ; application = continue et égale du | du n PHENOBARBITAL ed nouveau | : pendant une période \\ principe # | de temps prolongée Les capsules Eskabarb' Spansule sont l'application logique \u2014 au phénobarbital\u2014du nouveau principe d'administration orale de S.K.F.\u2014ce même principe dont l'usage s\u2019est tellement répandu pour la Benzedrine* Spansule et la Dexedrine* Spansule.Contrairement aux barbituriques administrés sous d'autres formes, les capsules \u2018Eskabarb\u2019 Spansule vous offrent les avantages suivants: 1.Sédation égale et continue pendant toute la durée du jour ou de la nuit avec une seule dose.2.Pas de somnolence excessive: action uniforme, sans solution de continuité.3.Commodité d\u2019une seule dose par jour.PRÉSENTATION: les capsules \u2018Eskabarb\u2019 Spansule sont présentées en flacons de 30 en deux dosages différents.Bien spécifier le dosage sur l'ordonnance.Capsules de 1 grain (remplacent le phénobarbital en 4 doses de 7% de grain).Capsules de 1 grain (remplacent le phénobarbital en 3 doses de A grain) SMITH KLINE & FRENCH + Montréal 9 * Marque déposée au Canada {Marque déposée pour les capsules à désagrégation contrôlée fabriquées par S.K.F. Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canad a ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: J.-M.Laframboise MM.J.-M.Laframboise, Roma Amyot, ].- A.Vidal et Vice-président: Emile Blain Emile Blain.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal z z Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault.COMITE DE PUBLICITE MM.Roma Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), J.-Antonio Lecours (Ottawa), Charles-P.Mathé (San Francisco), Eugène Tremblay (Chicoutimi), A.Fontaine (Woonsocket), Aug.Panneton,J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), J-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), D.Colin (Saint-Boniface), L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), L.-P.Mousseau (Edmonton).ADMINISTRATION et SECRETARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE : Jacques D.Clerk Téléphone : LAncaster 9888 A REGULATEUR NATUREL DE LA CIRCULATION CORONARIENNE pe ET PÉRIPHÉRIQUE DANS LES CRAMPES DES CORONAIRE \u2014 THROMBOSES THROMBO-ARTÉRITE OBLI- TÉRANTE 1 à 2 injections .intra-musculaire par jour BIOCHIMICI-S.A.ZURICH WILY] PHOSPHATE D\u2019ADEN OSINE JEAN OLIVE - MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Pour un renversement efficace du temps de Prothrombine dangereusement prolongé Retour rapide à des niveaux sûrs Le MEPHYTON est le premier antagoniste à action rapide et infaillible dans l\u2019hypoprothrombinémie provoquée par le Dicumarol R et autres anticoagu- EMULSION DE lants du genre.Il n\u2019a pas été signalé que le MEPHYTON provoquait des effets secondaires s\u2019il est administré tel que recommandé.L'action du MEPHYTON se fait sentir en l\u2019espace de quelques minutes et l\u2019hémorragie cesse habituellement en (Marque déposée) moins de 3 heures.Le renversement du temps de (ÉMULSION DE prothrombine s'opère en moins de 4 à 12 heures.VITAMINE K; MERCK) Documentation sur demande Recherches et production (} \\ MERCK & CO.LIMITED au service du public.\\R : Chimistes fabricants MONTRÉAL » TORONTO + VANCOUVER » VALLEYFIELD XV OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.# , ; 4 J.B.JOBIN, Québec.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL René DuBERGER, Sherbrooke.Hermile TRUDEL.J.-Marie LAFRAMBOISE, Ottawa.1990 est, rue Rachel, Montréal.Lionel GROLEAU, Sherbrooke.Léo BLAIS, Sherbrooke.SECRÉTAIRE ADJOINT SECRETARIAT: 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone : HArbour 8076 i DE L'ORGANISME SUBS\u201d CÉRÉBRALE -SURRÉNALE - EXT\" ORCHITIQUE CPUISEMENT NERVEUX -SURMENAGE DEBILTE -HPOTENSION AMPOULES BUVABLES DE 10 CC LABORATOTRE FRAYSSE ET C'E NANTERRE (SEINE) Canada : LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200 rue Vallée, Montréal, P.Q. \u201cC\u2019est si bon de retourner à nouveau au travail, docteur\u201d COMPRIMÉS NEOHYDRIN°, # # # / / Mo, FA È # A ELIMINATION NORMALE DE SODIUM ET D'EAU / / g i / # rd PRESCRIVEZ NEOHYDRIN chaque fois qu\u2019il y a rétention de sodium et d\u2019eau, excepté dans les cas de néphrite aiguë et d\u2019affections oliguriques intraitables.Vous pouvez équilibrer l\u2019élimination de sodium et d\u2019eau par rapport à une ingestion plus conforme aux exigences physiologiques normales en adaptant la posologie aux esoins individuels.De un à six comprimés par jour au besoin.RESCRIVEZ NEOHYDRIN en flacons de 50 comprimés.Il y a 18.3 mg.de 3-chloromercuri-2-méthoxylurée dans chaque comprimé.\u2019 .24 WELLINGTON STREET, WEST, TORONTO, ONTARIO Pionniers dans le domaine diurétique COMITÉ DU XXIIIL CONGRÈS René DuBERGER, président.ler vice-président.J.-M.LAFRAMBOISE, Auray FONTAINE, 2e [Gustave LACASSE, }3e \" L.-O.BEAUCHEMIN, 4e C Lionel GROLEAU, Léo BLAIS, secrétaire.trésorier.SECRETARIAT DU CONGRES : 31 sud, rue Brooks.Sherbrooke.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE J.-H.LAPOINTE Albert PAQUET Charles VEZINA Richard GAUDET A.L.RICHARD Edmond POTVIN J.-A.VIDAL J.-A.DENONCOURT J.-B.JOBIN René DuBERGER MEMBRES DU CONSEIL J.-A.JARRY AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 ARCHAMBAULT, Gérard, 372, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1956 BELLIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-B.122220200000 1956 BIBAUD, Barthélemy, Valleyfield, P.Q.eee eas 1956 BLANCHET, Roméo, 54 avenue Laurier, Québec .1956 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont 1954 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.LL Lea 954 CHOLETTE, A.- M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P Q Cee 1954 D\u2019ARGENCOURT, Guy, DECARIE, Roland, 524 est, Drummondville, P.Q.1 rue Sherbrooke, Montréal 1928 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.a.956 GAUTHIER, Henri- E., Woonsocket, R.I.1954 GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.1954 HURTUBISE, R., sénateur, 19, Durham, Sudbury, ont.1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des- Monts, P.Q 1956 JOBIN, Pierre, 911, rue d'Auteuil, Québec .1954 LEBLOND, S., Hôtel-Dieu St- Vallier, Chicoutimi, P.Q.1956 LECOURS, J.-A., 538, av.King Edward, Ottawa, Ont.LEMIEUX, J.-Renaud, Hôp.du St- Sacrement, Québec 1956 MANSEAU, Geo.924, rue St-Aubin, Ville St-Laurent 1956 MERCILLE, jean, 316, parc G.-E.-Cartier, Montréal.MILOT, J.-Donat, 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.MORISSET, Pierre, Saint-Ceorges-de-Beauce, P.Q 1 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1956 PERRON, Jos., Shawinigan, PQ 112221020000 ee 1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1954 PILON, ]J.- 389 est, boul, St-Joseph, Montréal .1954 POULIOT, \u201cAnicine 185, Crande-Allée, Québec 1956 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.954 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Agathe- \u2018des-Monts, P.Q.1954 ROULEAU, J.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.1956 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal.1954 TETREAULT, Ad, 411, boul.Laviolette, Trois-Rivières.1954 THIBAULT, \u2018Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun .1954 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1954 dans les dermatites de contact maîtrise Gort Onguent à l\u2019Acétate de CORTEF en tubes de 5 g avec nom de l\u2019hydrocortisone (composé F} Concentrations de 2,5% (25 mg par gramme) et de 1,0% (10 mg par gramme) Documentation sur demande ÉMARQUE DE FABRIQUE Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 884 Adelaide Street, West, Toronto CHANGEMENT D'ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription. Capsules Fellows Non Barbiturigues J 'Non Cumulatives Sédatif de jour \u2014 pas de malaise posthypnotique (Mnodores Sommeil réparateur\u2014 pas de malaise posthypnotique P- spécifiez Fellows pour obtenir le véritable Hydrate de Chloral stable, en capsules de gélatine molle hermétiquement scellées.Présentation.4 gr.(0.25 g), flacons de 60 742 gr.(0.5 g), flacons de 30 Echantillons et prospectus sur demande fabricants de produits 3 pharmaceutiques depuis 1866 J 386 ouest, rue St-Paul, } Montréal, Canada.| MEDICAL MFG.CO, LTD.> Va a A ; XX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 PASSITONYL SÉDATIF 7:55 VITAMINÉ DE GOUT AGRÉABLE Passiflore Saule Cratoequs Primevere Thiamine (B+) Riboflavine (Bz) Acide nicotinique Nucléinate de Manganese Glycérophosphate de Soude Arrhenal ; \u2018Fluorure de Sodium LABORATOIRES JEAN OLIVE _ 200,RUE VALLEE_MONTREAL _ Première réalisation de la thérapeutique par la synergie \u201cacides-mouillants\u2019 DERMACIDE liquide rétablit et maintient l'équilibre acido-basique cutané ® La tétrade acide de Darier (acétique-tar- trique-benzoïque-salicylique) a un rôle antiprurigi- neux, antiallergique et bactéricide ® Les mouillants tensio-actifs de DER MACIDE facilitent la pénétration de la médication e Les bases pénétrantes de VITA-DERMACIDE, pâte acide grasse, soluble à l'eau, permettent une pénétration totale.rapide et profonde.LABORATOIRES DERMATOLOGIQUES PORCHER, PARIS CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL ; Pen TE 2 IRE | Vieillir normalement - pour avoir une FE.vieillesse normale de Après cinquante ans, le maintien de la vitalité peut être entravé par une hauvaise adaptation de l\u2019organisme au e l\u2019activité hormonale sexuelle aussi {que par une alimentation inadéquate une instabilité émotive.Les capsules latric\u201d\u2019, associant les stéroides et le upplément du régime alimentaire \\ » .Aa\u2019 a un léger stimulant, ont été conçues spécialement pour remédier « » » .à cet état de choses et prévenir le féveloppement prématuré de la sénescence.Chaque capsule contient: Substances oestrogénes conjuguées équines (\u201cPrémarine\u201d).0 mg.25 Méthyltestostérone.2 mg.5 Acide ascorbique.50 mg.Thiamine.5 mg.Vitamine B12.1 microg.5 Acide folique.2 mg.ss TN en gériatrie préventive W \u2019, \u201d \u201c Sulfate ferreux P.B.100 mg.= Chlorhydrate de MÉDIATRIC =.\u201c Levure de bière (soumise à des procédés spéciaux).200 mg.cap sules Présentation.\u2014 NO 252\u2014Flacons de 30, 100 et 500 capsules.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada ; F-36 composé stéroido-nutritif i arin \u201c ; 2 S 4 ostê por se ,Ç EN ay tr?ë 4 1) IT aE aiteu* du os par drop?et pmopauss\u201d dane © pairs cas patiente\" aénutritio cher 1a cero) pa 1610© nype » gaïrê (che?s ayers) acx© galle | A aus e leur actof oppose gut \\es A \\es sexuel?\u201d a carie, ave opte fax ess\" \\es effets sine men Pénabobe des cestrorèr et des apâroè® g, AVEC u murs de réact ge© pdaire* daar?N° 21% o 819 prémart 0 Le 9 ME 5 108 2° na s m$ 10 M$ Ayerst Ke?gorris®\u201d Amite?pioloë\"* t parmi\"?monvrést\u201d ( anod L\u2019é épreuve de glycosurie en quelques SN BEEN | secondes.grâce au nouveau mn CLINITEST (Marque déposée) Nécessaire pour test de glycosurie MODELE UNIVERSEL | | Nik | L M + eas \"3 | Lidl ea ann | fr arti hel.\u201cht no = nu = ban LOR SCALE No.21 \u2014 | = nécessaire Clinitest (marque déposée) pour test de glycosurie contient N tout ce qu\u2019il faut pour faire adéquatement l\u2019épreuve de glycosurie.Vous y trouverez les comprimés réactifs Clinitest scellés individuellement dans du papier métallique et renfermant chacun tous les réactifs nécessaires à un test par réduction d\u2019un sel de cuivre.Nul besoin d\u2019avoir recours à une source externe de chaleur car chaque comprimé, en se dissolvant, dégage la quantité de chaleur nécessaire.Pour faire un test, laissez tout simplement tomber un comprimé réactif Clinitest dans une éprouvette contenant une quantité suffisante d\u2019urine diluée.Laissez à la réaction le temps de s\u2019accomplir, puis comparez à l\u2019échelle des couleurs.C\u2019est une épreuve rapide, commode et sûre, idéale pour le médecin, le malade et le laboratoire.Chaque nécessaire contient 10 comprimés réactifs scellés individuellement dans du papier métallique.On peut renouveler sa provision de Comprimés Clinitest en se procurant des comprimés scellés dans du papier métallique et présentés en boîtes de 24 (no 2157) ou en flacons de 36 (no 2107).Si vous désirez de la documentation, voyez notre représentant.(A AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO ;( L'Union Méd.Canada XXIV Tome 83 \u2014 Fév.1954 =} Décontracturant NICOTATE DE MÉTHYLE Antia lgique SALICYLATE DE GLYCOL Vasomoteur HISTAMINE IE MIDALGAN D'EMPLOI PROPRE ET AGRÉABLE est d'un effet SÉDATIF PUISSANT BAUL Dans les processus douloureux rhumatismaux ou congestifs LABORATOIRES MIDY 67, AV.DE WAGRAM - PARIS.17° AGENTS POUR LE CANADA VINANT LIMITEE 200, RUE VALLEE MONTREAL 18 seul Kolantyl Tous les patients qui vous consultent pour un soulagement prompt.Seul Kolantyl offre cette quadruple action thérapeutique contre l\u2019ulcère peptique: antiacide, antipeptique, antispasmodique et émollient-antilysozyme.Assurez à votre prochain patient atteint d\u2019ulcére peptique ce quadruple soulagement économique.prescrivez-lui Kolantyl au goût agréable.THE WM.S.MERRELL COMPANY .ce quadruple soulagement de l\u2019ulcère peptique.*Bentylol-§ 4 = pe\" CAEN I \" pin x PEt LV 5 vy ie iin LE \u201d : composition: un ulcére peptique veulent du SOULAGEMENT \u2014 Kolantyl = offre Aspect d\u2019un ulcère duodénal actif après 12 semaine de traitement ambulatoire avec régime et Kolantyl; 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Union Méd.Canada yme 83 \u2014 Fév.1954 SOULAGEMENT BIENFAISANT des symptômes En quelques minutes\u2026 urinaires douloureux.PYRIDIUM AGIT VITE.En quelques minutes, son action analgésique locale soulage efficacement les symptômes douloureux qui accompagnent la cystite, la pyélonéphrite et I urétrite.On peut administrer le Pyridium simultanément avec la XXIX streptomycine, la pénicilline, les sulfamides ou toute autre médication spécifique, afin qu\u2019au soulagement symptomatique s\u2019ajoute l'effet correctif.(Marque de phénylazo-diamino-pyridine CIH) \u201c*Pyridium est la marque déposée par Nepera Che- MERCK & CO.LIMITED mical Co., Inc., pour sa = marque de phénylazo-dia- Chimistes fabricants mino-pyridine CIH.Merck ; & Co.Limited em sont les MONTREAL * TORONTO - VANCOUVER - VALLEYFIELD distribateurs- exclusifs au Canada. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Le traitement a I\u2019ACTH marque un tres important progres.DURACTON 2\u201d ACTH-Carboxymethylcellulose \u2014 plus de 36 heures Des recherches très poussées, s\u2019étendant sur plusieurs mois, ont eu comme résultat la mise au point du DURACTON, un composé dont il est permis de croire qu\u2019il soit la forme d\u2019ACTH à action la plus étendue que l\u2019on ait encore découverte.Pour obtenir une action à peu près identique à celle que donne \u2019ACTH pendant 2 jours, 1 injection de DURACTON, 40 U.l.= 6 injections de 20 U.l.d\u2019ACTH ordinaire.AVANTAGES ÉVIDENTS DU TRAITEMENT AU DURACTON :\u2014 Action soutenue \u2014 Une stimulation surrénale prolongée donne une réponse clinique douce et égale.Economie \u2014 En permettant de diminuer le nombre des injections tout en augmentant de beaucoup l\u2019utilisation de I'ACTH, cette forme de thérapie devient accessible à tous et facilite le traitement à domicile ou au bureau.Sûreté \u2014 Le DURACTON est composé d' ACTON X (ACTH-Nordic) hautement purifié.La pureté du produit et les doses plus minimes réduisent à un minimum les réactions secondaires.Manipulation facile \u2014 Le DURACTON est une solution stable, prête à être injectée.Il n\u2019exige ni chaleur ni méthodes spéciales d'administration.DISPONIBLE EN VIALS : 5 c.c.Multidose 20 U.l.par c.c.NORDIC BIOCHEMICALS LIMITED EE 4324, boulevard Saint-Laurent, MONTRÉAL, P.Q.Téléphone: PL.7624 Affilié avec FREDRIKSBERG LABORATORIES LTD., Copenhagen, Danemark.Dans les Provinces de l\u2019Ouest : Ontario et Maritimes : THE STEVENS COMPANIES ANGLO-CANADIAN DRUG CO.LTD.WINNIPEG e CALGARY ©e VANCOUVER OSHAWA, ONT. 10 11 12 13 14 15 16 1 Manubrium 2 Artére et veine mammaires internes droites 3 Thyreoidea ima vena 4 Veine brachiocéphalique droite 5 Ganglions lymphatiques médias- tinaux antéro-supérieurs 6 Veine cave supérieure 7 Poumon droit 8 Artére coronaire droite 9 Artères préventriculaires 10 Oreille droite 11 Branche latérale de l\u2019artère coronaire droite Cette illustration est la reproduction de l\u2019un d\u2019une série de tableaux dus à Paul Peck, illustrant l\u2019anatomie des organes et des tissus le plus souvent attaqués par l\u2019infection, dans le traitement desquels l\u2019Auréomycine est susceptible de s\u2019avérer utile.es Artères Coronaires 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 12 Branche descendante postérieure de l\u2019artère circonflexe droite 21 Plexus cardiaque superficiel; crosse de l\u2019aorte 22 Artère péricardiaco- phrénique; nerf phrénique 23 Artère pulmonaire 24 Artère coronaire gauche 25 Artère circonflexe gauche 26 Branche descendante antérieure de l\u2019artère coronaire gauche 27 Artères marginales gauches 28 Branches ventriculaires gauches 29 Ventricule droit 30 Ventricule gauche 31 Poumon gauche 32 Péricarde (coupe) 13 Artère circonflexe droite 14 Artère marginale droite 15 Ganglions lymphatiques médias- tinaux antéro-inférieurs 16 Appendice xyphoide 17 Artère et veine mammaires gauches internes 18 Veine brachiocéphalique gauche 19 Tronc brachiocéphalique 20 Nerf vague; plèvre médiastinale (coupe) yz L'endocardite infectieuse sub-aiguë, pénicillo-résistante, réagit souvent à l'influence de | mere EE Site Auréomycine CHLORTETRACYCLINE Par ailleurs, l'auréomycine possède une valeur incontestable contre les germes sensibles à son action, comme moyen prophylactique de l'affection cardiaque rbumatismale.PER OS (capsules\u2014sirop\u2014 gouttes) PAR VOIE PARENTÉRALE (solutions) LEDERLE LABORATORIES DIVISION AMERICAN (zanamid COMPANY 7 30 Rockefeller Plaza, New York 20, N.Y.cu \u2014 a i Fig.1: \u201cL\u2019examen radiologique .révéla un ulcère très manifeste.\u201d Fig.2: Au bout de dix semaines \u201cdes examens radiologiques et gastroscopiques démontrèrent que la niche ulcéreuse r\u2019existait plus.\u201d Évaluation clinique de la Pro-Banthine L\u2019observation décrite ici est une preuve indémable que l\u2019agent anticholinergique Pro-Banthine agit efficacement à faibles doses et qu\u2019il est bien toléré.\u201cMme M.D., âgée de 48 ans, a subi une gastro- jéjunostomie il y a 14 ans pour un ulcère duodénal.La malade fut assez bien jusqu\u2019à il y a environ neuf mois, alors que des douleurs vives se firent de nouveau sentir.Elle fut hospitalisée et l\u2019on pratiqua une gastrectomie partielle.\u201cSon état ne demeura satisfaisant que quelques mois, et comme 1l se produisait alors une recrudescence des douleurs et une diminution de poids, le cas nous fut soumis.Des examens radiologiques révélèrent la présence d\u2019une niche ulcéreuse assez considérable au niveau gastrique de l\u2019anastomose.\u201cLa malade avait été traitée au moyen de divers antiacides ou de sédatifs sans soulagement de la douleur.On lui administra 60 mg.de Pro-Banthine q.i.d.et en moins de 72 heures elle put, pour la première fois depuis des semaines, dormir une nuit entière.\u201cAu bout de deux semaines de ce traitement, la malade ne ressentait absolument plus aucune douleur et eut l'impression qu\u2019elle avait été \u2018guérie\u2019.Des examens radiologiques pratiqués à ce stade révélèrent que l\u2019ulcère était manifeste.(Fig.1).Il fallut user de beaucoup de persuasion pour faire comprendre à la malade l\u2019importance qu\u2019il y avait de continuer son régime et son traitement.\u201cIl fallut dix semaines d\u2019un régime contrôlé avant de nous convaincre par voie radiologique et gastroscopique que la niche ulcéreuse ne se trouvait plus en évidence.(Fig.2).\u201cLe traitement à la Pro-Banthine, à raison de 30 mg.[q.id.] a été maintenu pendant presque cinq mois sans récidive des symptômes.\u201d 1 La Pro-Banthine (marque de bromure de pro- panethéline), le nouvel anticholinergique amélioré, est plus actif, par conséquent, on peut l\u2019administrer à plus faibles doses et le pourcentage d\u2019effets secondaires est diminué ou inexistant.La Pro-Banthine, administrée par voie buccale, associée à un régime alimentaire et à une détente psychologique, agit efficacement sur l\u2019ulcère peptique, la gastrite, l\u2019hypermotilité intestinale, la pancréatite, le spasme génito-urinaire et l\u2019hyper- hydrose.G.D.Searle & Co.La recherche au service de la médecine.1.Schwartz I.R.: Personal communication, Feb.9, 1953.6.0.SEARLE 2 co.ofr canapa, LTD.390 Weston Road, Toronto 9, Ontario _.à a Lx pre 1 Ç A = A ae a 3 a = ae 2 = CRY Hy.\u201cI, Cases LAr \u2026 _ ç Tew 2 8 ».Le be sanew0 dax SN a.FN 180 Al sais ds 5 aa ae + 5 ae ~ N EEN gg hen d SEER : a fo 3 ¥ x Ss «i Bat ç ene : dg.Sy > hey % 2 as vibes pd à à 4% 2 + = 1 LAR _- ny ee \u201cPE hat ghia d Ah % ada .5 PE = * fu ne a $ 59 SO SB æ ce = TS js £3 ie ar LE: ven = a Ri Id e == Vd érique TOUS LES SENS e © pes 7 ELASTICITE DANS 8 = ,.© © \u2018 existe rien en Am $ % % 3 ln du Nord de comparable au / % 3 LIBRE CIRCULATION D'AIR SUR LA PEAU \u2026 Bandes élastiques en coton\u2026 \u2026 Bas élastiques en nylon S'obtiennent par l'entremise des maisons de produits chirurgicaux les plus importantes et les principales pharmacies au Canada.Écrivez-nous aujourd\u2019hui même et nous vous indiquerons le nom du fournisseur le plus rapproché.Distributeurs canadiens: JOHN A.HUSTON COMPANY LIMITED 36 - 48 Caledonia Road Toronto 10, Ont. L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 83 \u2014 Fév.1954 \u20ac \u20ac PAN J COVISTEN 4 > \u201cOuoauou M i [] Ï Ii | r i] COVISTEN Lorsque vous prescrirez Covisten, vos malades \u2014 jeunes ou âgés \u2014 qui requièrent un apport \u201cstéroi- do-nutritif\u201d pourront se le procurer en un seul comprimé.Chez les jeunes, la valeur de Covisten est inestimable comme facteur anabo- lique \u2014 chez les gens plus âgés, Covisten constitue un excellent moyen de remédier à une défaillance des glandes sexuelles, à un amoindrissement de l\u2019appétit ou de l\u2019assimilation des aliments.Covis- ten renferme du Stenedial\u2018F) (mé- thyl-androstenediol \u2014 l\u2019androgène qui ne cause aucun virilisme tout en produisant un stimulus bien é2 Chaque comprimé fournit: caractéristique aux stéroides), auquel on a ajouté des vitamines et Stenediol (méthyl- des sels minéraux en une associa- Ad drostensdiol! ) Bo tion parfaitement équilibrée.Thiamine (CIH) 2 mg.Riboflavine 3 me.Pyridoxine (CIH) 1 me.Vitamine Biz 2.5 mcg.Niacinamide 20 mg.Acide folique 0.5 mg.Vitamine A 5000 unités U.S.P.Vitamine D: 500 unités U.S.P.Gluconate ferreux 75 me.Phosphate dicalcique 200 mg.Hypophosphite de manganése 0.5 mg.Monophosphate de magnésium 20 mg.Flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.D Organon (CANADA) LTD.¢ MONTREAL, P.QT.M.\u2014Covisten L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 XXXVII Chloromycetin (Chloramphénicol, Parke-Davis) Depuis son introduction il y a plus de quatre ans, le Chloromycetin a été employé par des médecins dans pratiquement tous les pays du monde.Au-dela de 11,000,000 de malades ont été traités avec cet important antibiotique \u2014 wraiment un des plus Yem arquables agents thé rafientigues au monde *Marque enregistrée.A © Mo [a Q 2 , Gi \" PARKE, DAVIS & CIE LTEE < à WALKERVILLE, ONTARIO co.e e * Pep? XXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Une épargne de temps et de travail pour le personnel de la salle d'opération RACK-PACK: PERTE la nouvelle façon d\u2019empaqueter LES LAMES CHIRURGICALES B-P RIB-BACK Cette série de vignettes vous explique \u2018comment, en quelques secondes, les lames passent du RACK-PACK à la solution germicide.\u201d On se rend bien compte ici de l\u2019épargne de temps et de travail.PRÉLEVEZ LES PORTE-LAMES DONT AE » «gp Contient 144 lames d'une seule dimension, sur 4 porte-lames.NUL besoin de développer chaque lame séparément.NUL besoin de prélever les lames une à une.NUL besoin de manipuler chaque lame pour la placer sur un support.elles sont déja sur un porte-lames\u2014prétes a étre stérilisées par la méthode de votre choix.Ghar \u2018PLONGEZ LE SUPPORT DANS LA SOLUTION GERMICIDE INSEREZ LES PORTE-LAMES SUR ve == LE SUPPORT gg -& Un porte-lames contenant 36 lames est prêt à être placé sur le support RACK- PACK.Tous les porte-lames s'adaptent au support RACK-PACK.N.B.: Le cran, à l\u2019extrémité, facilite le prélèvement de chaque lame.Est-il nécessaire d\u2019ajouter autre chose?Garni à l\u2019intérieur d\u2019un papier qui inhibe la rouille, le RACK-PACK prévient la corrosion et protège les taillants contre les hasards du transport, de l\u2019entreposage et des manipulations pré-opératoires.Commandez-les chez votre fournisseur.5 BARD-PARKER COMPAN Y, INC.Le récipient de lames B-P contenant le support RACK- ; PACK chargé et immergé dans la solution germicide.Le Danbury, Connecticut, US.A.tout est prêt à servir dans la salle d'opération.L\u2019EMPLOI DES LAMES B-P RIB-BACK SE SOLDE TOUJOURS PAR UN PROFIT Union Méd.Canada pome 83 \u2014 Fév.1954 VISO CARDIETTE ; È : È Ë Ë i Ë ™ METABULATEUR | \u2018il HALIFAX ° WINNIPEG °° ST.JOHN °° REGINA °° XXXIX Mais ce n\u2019est qu\u2019un début pour Il y a déjà plus de trente ans que SANBORN étudie, perfectionne et fabrique des instruments vérificateurs de métabolisme basal ainsi que des cardiographes.La COMPAGNIE SANBORN fabriqua les premiers instruments commerciaux de métabolisme en Amérique; elle produisit la Cardiette, premier électro-cardiographe au monde qui fût vraiement portatif.Plus de 17,000 propriétaires d'appareils SANBORN, répandus dans tous les pays du monde, ont approuvé nos produits, et grâce à leur appui constant, nous avons pû manufacturer des appareils supérieurs de plus en plus perfectionnés.\u2018Mais ce n'est là qu\u2019un début! La COMPAGNIE SANBORN est fermement résolue à ne jamais abandonner ses recherches de méthodes et de techniques de diagnose \u2018toujours plus avancées, VEO CARDIETTE Enregistrement à à sec Fiable et précise Service continuel assuré Vraies coordonnées rectangulaires + Acceptée par TA M.A.METABULATEUR Pièces mobiles dissimulées Commandes réunies à un seul niveau \u2018Facilité de changement de CO, Baromètre et thermomètre à à même Enregistrement à a sec Calcul précis Accepté | per | l'A M.A.\u20ac DAVENPORT RD., MONTREAL °° EDMONTON °° QUÉBEC» CALGARY * Distributeurs exclusifs pour: Appareils Electro-chirurgical et Diathermie Liebel-Flarsheim, Keleket X-Ray Corp., Appareils Siemens de Rayon X et de Thérapeutique.TORONTO 5 OTTAWA VANCOUVER XL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 base de produits modernes\u2026 IDNA AA ETA AVA LYSE LA TOUX_ / S/ROP EXPECTORANT ANTISEPTIQUE PULMONAIRE 8 NS SES AVG SES \\ # a la forme simple.@ ETHER GAIACO-GLYCERIQUE (triple le volume de la sécrétion du trac respiratoire) @ DESOXYEPHEDRINE (antispasmodique dix fois plus actif que l\u2019éphédrine) @ CHLOROPHYLLE (antiseptique, cicatrisant et désodorisant) .5'a joutent les formules renforcées : Recniver forme simple, plus: 3 USM RISE un dosage de dihydrocodéinone aS Se.correspondant à 2 gr.de codéine SN simple à l\u2019once.S e AS UE + SEE vas D AN A EY NS _ M 3 0 ny a 4 y £ y forme simple, plus: une forte dose d\u2019éthylmorphine.2 mt A 7 A Z A TOUX REBELLES - QUINTEUSES - SPASMODIQUES Bon de narcotique à joindre à chaque demande d'échantillons.7 A $ Le A ; 7% 2 hs AL A \u201cM y 4 7 \u201c fn LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal \u2014 \u2014 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 XL] Dans le traitement de l'infection para-nasale, ARGYROL constitue la base rationnelle d\u2019une thérapeutique efficace ARGYROL Detersif et emollient bacteriostatique décongestionne sans réaction En cas d'infection nasale et de sinusite, les propriétés bactériostatiques et physiques de l'ARGYROL s'unissent pour favoriser l'écoulement, réduire la congestion, aider à combattre l'infection et rétablir la fonction normale.la methode ARGYROL l.Conduit nasal .instillations d'ARGYROL à 20 p.100 dans le canal lacrymal.2.Voies nasales .gouttes d'une solution d'ARGYROL à 10 p.100.3.Fosses nasales .tampunne- ment avec ARGYROL à 10 p.100.Son triple effet 1.Décongestionne sans irritation de la membrane ni lésion ciliaire.2.Incontestablement bactériostatique et cependant non toxique pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les sécrétions, renforçant ainsi la première ligne de défense de l'organisme.Fabriqué exclusivement par A.C.BARNES COMPANY LTD.STE-THERESE, QUEBEC Pour le maximum de soulagement, exigez l'emballage authentique.ARGYROL est une marque déposée, propriété de A.C.Barnes Company Limited XLII \u201c- L'Uhion Méd.Canada | Tome 83 \u2014 Fév.1954 i Dans le traitement de Uarthrite, du rhumatisme, BEREX est indiqué Au cours de 1962, plus de onze cents médecins ont, par tout le Canada, approuvé personnellement la valeur du traitement buccal Berex dans des cas opirrâtres d\u2019affections arthritiques et rhumatismales.Ces expériences en pratique générale ont donné les résultats suwvants: Ostéo-arthrite .amélioration très prononcée des symptômes dans 85.7 pour cent des cas.Arthrite rhumatoïde .une amélioration remarquable chez 86 des 108 cas a lessai.done 80 pour cent.Rhumatisme articulaire aigu.on a rapporté des résultats très satisfaisants.DEUX PRODUIT dans les affections arthritiques et rhumatismales opiniâtres et profondes, y compris l\u2019ostéo-arthrite, l\u2019arthrite rhumatoïde, le D rhumatisme articulaire aigu, la névrite arthritique.Au milieu de l\u2019abondance des preuves accumulées qui établissent l\u2019analogie des résultats fournis par la salicylothérapie et le traitement à l\u2019ACTH-Cortisone }, les salicylates et, plus particulièrement, les succinate-salicylates, s'imposent comme étant le traitement préféré dans les affections arthritiques et rhumatismales.Les résultats convaincants exposés dans la colonne de gauche proviennent en majorité de doses massives et continues de Berex (20 comprimés par jour).Vu la présence du succinate de calcium dans la formule Berex, le traitement buccal Berex se prête particulièrement bien à une administration prolongée en ne provoquant qu\u2019un minimum d\u2019effets secondaires.« Prouvez-vous à vous-même que le traitement Berex qui s\u2019administre si facilement par voie buccale constitue un moyen sûr et économique de maîtriser les symptômes.SEE ES Sn ess \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014-\u2014-\u2014-\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014, (1) Bach, F., Freedman, A., Bern- stock, L., Br.Med.Jr., Sept.13, 1952, pp.582-86.(2) Ichniowski, C.T.and Hueper, W.C., Sc.Ed., J.Am.Pharm.Assn., Vol.XXV, No.8, pp.225-30, Aug.1946.(3) Wieland, O., Med.Xlin.44: 1530-32, Dec.2, 1949.(4) Hart, R.E., Bull.Fed.Amer.Soc.Exp.Biol.,, Vol.5, p.182 1946.THE PAN PHN Ton « BEREX PHARMACAL COMPANY DIVISION \u2019mnion Méd.Canada ne 83 \u2014 Fév.1954 r vaincre la douleur DUVÉS orsqu\u2019on veut obtenir une action analgé- que immédiate et puissante contre les douleurs occasionnées par les affections arthritiques et rhumatismales aiguës, et tout particulièrement dans le traitement des bur- sites, névrites, fibrosites, sinusites aiguës; pré- et post-opératoirement en chirurgie yart une courte durée et une étiologie fonctionnelle.dentaire et dans tous les cas de douleurs ( ingrédient actif principal d\u2019Ambermide gst la salicylamide & laquelle on a ajouté lu succinate de calcium en une associa- ion bien équilibrée; ce dernier sel est un atalyseur physiologique qui exerce une ction stimulante marquée sur le méta- polisme tissulaire.L\u2019amide de l\u2019acide sa- icylique exerce une action déprimante (ui est modérément plus rapide et plus rofonde que l\u2019acide acétylsalicylique eul ?, en outre, au point de vue toléran- e, cette amide vient en tête de tout le roupe 8.Si l\u2019on représente l\u2019activité nalgésique de l\u2019acide acétylsalicylique rar le chiffre 1, celle de la salicylamide xigera le nombre 7.5*.\u2018ar conséquent, il est évident que lorsqu'il agit d'un traitement par voie buccale et de surte durée, là où l\u2019on désire une borne tolé- mce vs des doses massives et une grande stivité analgésique, Ambermide fournira d\u2019ex- sllents résultats.ALS LIMITED XLIII AMBERMIDE est indiqué Après avoir été sérieusement éprouvé par quelque quatre cents médecins canadiens, le traitement à l\u2019Ambermide a suscité les commentaires suivants: \u201ca donné des résultats précieux \u2014 beaucoup mieux que d\u2019autres médications mises à l\u2019essai\u201d \u201ca rapidement soulagé la douleur\u201d \u201cbien toléré à fortes doses\u201d \u201caucun effet secondaire et le soulagement se produisit plus rapidement\u201d \u201csupérieur\u201d \u201cmoins de réactions gastriques qu\u2019avec les autres traitements\u201d \u201cdes résultats beaucoup plus satisfaisants\u201d Ambermide s\u2019ingère rapidement.Cette formule est maintenant offerte en comprimés de 2 et de 5 grains.spécifiez la force désirée. POURQUOI CELLURKA est aussi efficace dans CONSTIPATION OBÉSITÉ ŒDÈME tr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 [\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 _\u2014 \u2014\u2014 rer L\u2019éponge de cellulose ne se gorge d\u2019eau que dans L\u2019EAU La méthylcellulose, pour se gonfler, a aussi besoin D'EAU L\u2019EAU est une condition SINE QUA NON d'efficacité 1.La méthyicellulose, corps hygrosco- 2, Or, cette quantité d'eau, minime, pique, par contact avec l'eau, se gonfle lentement et forme dans l'intestin un gel qui se mélange aux déchets, les amollit et facilite leur glissement et leur évacuation.mais indispensable, la méthylcel- lulose la rencontre précisément à l\u2019endroit même où elle est le plus nécessaire, c\u2019est-à-dire dans l\u2019intestin.Elle y est apportée par osmose, grâce à l'action d\u2019une petite dose d'hydrate de magnésium.3, Pour vaincre, sans délai excessif, la paresse intestinale du constipé, a été ajoutée une faible dose de cascara sagrada, stimulant bénin du côlon.CELLUKA @ Conception rationnelle du traitement @ Saveur exquise du granulé de la constipation @ Effet immédiat et à échéance, sans @ Dragées faciles à prendre accoutumance @ Douceur d'action sans effet purgatif @ Coût très bas du traitement FORMULE : _dragée ar cuillerée à thé Méthylcellulose 2000 creme ne se mens one 0.25 Gm.0.50 Gm.Hydrate de magnésium .\u2026.\u2026.\u202600eceeceemcec canne 0.20 Gm.1.50 Gm.Ext.de cascara sagrada .\u2026.\u2026.- 0.025 Gm.0.15 Gm.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.950, avenue Ogilvy, Montréal LILY HARMON | pour le Saignement Utérin Fonctionnel\u201d Ï , UNE DROGUE NOUVELLE POUR SON TRAITEMENT ET SA PREVENTION | 4 [.EST RARE qu'une seule drogue soit le point de départ d'une jonception entièrement nouvelle du traitement d'un problème médical pécifique.La portée clinique du BLUTENE dans la thérapeutique péménorrastque est très étendue et unique © BLUTENE est indiqué dans la ménométrorragie ou elle agit en { eutralisant certaines substances hépariniques qui sont présentes en excès \u2018ans le sang.Cette drogue agit par voie digestive, est ordinairement 4 ien tolérée \u2014 et sa structure chimique n\u2019a aucun rapport avec les œstrogènes.Jans bien des cas, une seule cure de BLUTENE suffit pour enrayer les }'mptômes ménorragiques.Les rechutes sont peu fréquentes, et quand elles se roduisent elles cèdent ordinairement à la reprise du traitement par le BLUTENE.4.la suite d'une étude clinique sur le BLUTENE, au cours de laquelle état de 58 des 63 malades a été amélioré par le traitement, Lathrop et Farlisle! concluent que \u201cchez des malades choisies, l\u2019administration oral du leu de toluidine est un traitement efficace de l'hyperménorrhée.\u201d NOM oérost HLORURE DE TOLONIUM V'efficacité de la thérapeutique du saignement utérin idiopathique se trouve 4 :nsiblement accrue par le BLUTENE.Des malades dont l\u2019état n\u2019avait pas été j mélioré par d'autres formes de traitement sont souvent soulagées par le | LUTENE.D\u2019autres chez qui les symptômes étaient revenus après d\u2019autres Agent aitements peuvent obtenir un soulagement complet avec le BLUTENE.Nom Hormonal ! e BLUTENE est présenté en dragées de 100 mg., en flacons de 25 et de 100.\u2018 crivez aujourd'hui pour avoir la littérature complète.Abbott sboratoires Abbott Limitée, Montréal 9.pour Administration Orale *IMPORTANT: Le BLUTENE ne doit être employé qu'après qu'un examen 4 Lathrop, C.A., et Carlisle, W.T., Le Bleu de Toluidine par Voie Buccale dans le , .p y 9 ?9 La aitement de I'Hyperménorrhée, Amer.J.Obst.& Gynec., 64:1376, décembre 1952, gynécologique adéquat a écarté la malignité comme cause du saignement. quand les GOCCI résistent aux autres antibiotiques ares ctivey | Erythrocin \u20ac l\u2019antibiotique | MEDICAMENT DE CHOIX MEDICAMENT DE CHOIX MEDICAMENT DE CHOIX RECOUREZ A L\u2019ERYTHROCIN POSOLOGIE per os, dans des infections qui relèvent des staphylocoques, des | streptocoques et des pneumocoques, surtout en cas de résistance acquise ou d\u2019allergie à l\u2019égard des autres antibiotiques.contre les staphylocoques, dont on connaît la résistance fréquente aux antibiotiques à la pénicilline et aux antibiotiques les plus modernes.parce qu\u2019il risque moins de modifier la flore intestinale normale que les trois antibiotiques à large champ d\u2019action, parce que les effets secondaires au niveau du tube digestif sont rares et parce qu\u2019on n\u2019a pas signalé d\u2019effets secondaires de quelque gravité.dans la pharyngite, l\u2019amygdalite, l\u2019otite moyenne, la sinusite, la bronchite, la pneumonie, la fièvre scarlatine, l\u2019érysipèle, la pyodermite, certains cas d\u2019ostéomyélite et dans d\u2019autres états connexes.Dose moyenne de l\u2019adulte: 200 mg.toutes les quatre à six heures.Les comprimés d\u2019ERYTHROCIN spécialement enrobés (100 mg.et 200 mg.) sont .offerts en flacons de 25 et de 100 : comprimés, dans toutes les pharmacies ; BULLETIN L\u2019ECONOMIE MEDICALE Le vocable «économie » possède plusieurs significations.La première évocation qu\u2019il incite est celle de prévoyance, de prudence dans la disposition de ses biens, d\u2019épargne; je dirai même, tant les temps sont à la prodigalité et par une extension péjorative, de parcimonie et de thésaurisation.Mais l\u2019économie ne concerne pas exclusivement la réserve en biens et en argent; elle a trait encore bien plus, et dans un sens plus générique, à la discipline et à l\u2019ordre qu\u2019on applique dans la gestion des choses, aussi bien dans la bonne ordonnance et l\u2019utilisation sensée des moyens dont on a l'usage.Ainsi l\u2019économie médicale signifie l'ordre dans la pratique médicale, l\u2019ordonnance disciplinée dans les impératifs qui régissent la chose médicale dans tous ses aspects et toutes ses réalités.C\u2019est un truisme d\u2019ajouter que l\u2019économie médicale se complique d'autant plus.que la médecine s\u2019intègre dans les complexités socia- , lisantes et est mêlée d\u2019office aux nombreux organismes de préventions et d\u2019assurances, aux institutions sanitaires et hospitalières de \u2019 y plus en plus systématisées dans leur fonctionnement.Les rouages administratifs de toutes ces constructions que la science, la technique et l\u2019économie sociale ont érigées, rouages rigides et sans âme accessible et sentie, sont à l'opposé du caractère de la médecine: art humain et humanisant, utilisant sans réserve la science, réchauffé par la charité, au service de la souffrance et de la maladie, intimement et directement lié à l'homme malade.Les merveilles de la technique, les savants agencements et enchevêtrements des mesures de sécurité sociale, produits de l'artifice et de l\u2019arbitraire de la vie moderne, urbaine et mécanisée, menacent l'intégrité de ce caractère immanent de la médecine et sont contraires aux impératifs qui sauvegardent sa respectabilité.La liberté du médecin et le libre exercice de sa profession, le secret professionnel, la prise de contact intime, directe et immédiate entre médecin et malade, sans intermédiaire de personnes, d'instruments ou de techniques, sont, de ces impératifs, les plus sacrés et les plus en péril.Que de problèmes! Mais aussi que d\u2019attention, que de sollicitude et de vigilance tous les médecins ne doivent-ils pas exercer pour que 118 L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 83 \u2014 Fév.1954 la médecine conserve ce qu\u2019elle ne peut perdre sans se perdre elle- même.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a formé, il y a 12 ans, un Comité d'Economie Médicale.Pendant plusieurs années, ce comité a fonctionné sans diffuser dans le public médical le fruit de ses études.Depuis le congrès de Montréal, en 1950, il a tenu des séances publiques à l'occasion de chaque congrès annuel, au cours desquelles 1l a exposé aux membres de l\u2019Association le produit de ses activités.Il profita de ces conjonetures pour formuler des vœux, des suggestions qui lui paraissaient aptes à améliorer l\u2019exercice de la médecine au bénéfice de la profession et de la population, en définitive à celui de la santé au Canada.Les membres de ce comité ne sont pas des oracles.Leur jugement n\u2019a rien d\u2019inspiré et ils n\u2019ont pas la téméraire ambition d\u2019apporter toute la lumière et la transcendance dans l\u2019obseure et la confusion des conditions présentes.Ils ont recueilli avec empressement des projets et des suggestions venus d\u2019ailleurs: collègues, sociétés et associations professionnelles, pour les assurer de l\u2019appui de l\u2019Association, quand ils crurent que ces projets devaient promouvoir la bonne tenue de la profession.Leur comité en est un d'étude et de consultation et ils désirent par dessus tout appliquer leur bonne volonté et leur zèle désintéressé à l\u2019essor de notre Association et en fin de compte du bien commun.Déjà, le Comité a montré qu\u2019il comprend les difficultés et le rôle primordial du médecin praticien dans notre profession.Il a appuyé un projet d\u2019assurance-maladie, d'organisation et d\u2019administration sans profit dans chaque province, sous l'autorité d\u2019organismes privés, à caractère volontaire, s\u2019appliquant aux soins à domicile, au cabinet de consultation et à l\u2019hôpital, accessible à tous par une contribution considérant les revenus des assurés.Il s\u2019est prononcé sur la nature et le caractère des laboratoires de diagnostic que le Gouvernement de Québec s\u2019est proposé d'établir pour faciliter les investigations complémentaires à l\u2019examen clinique des malades.Enfin, le comité a favorisé avec empressement la formation de comités de médiation ou de griefs composés de médecins, visant à étudier et à rectifier des griefs de malades à l\u2019égard de leur médecin.Il a compris que le fonctionnement de ces comités ne peut que renforcer l\u2019estime de la population à l\u2019adresse de leurs médecins et Teme L'Union Méd.Canada BULLETIN 119 Tome 83 \u2014 Fév.1954 contribuer à garder à la profession le respect dont elle a toujours joui et qu\u2019elle doit toujours mériter.Voilà quelques-unes des contributions de ce Comité d Economie Médicale de notre Association.Bien.d\u2019autres sujets furent soumis à l\u2019attention de ses membres.D'autres s\u2019entassent sur leur table.Ils ne manquent pas.Le comité demeure toujours actif comme le désire l\u2019Association par son Conseil et son Exécutif, pour les fins d\u2019une excellente économie médicale, quelles que soient les circonstances difficiles des temps présents.Roma AMYOT SÉANCES DU COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA Le Comité d\u2019économie médicale a, dès sa première séance après le Congrès de Sherbrooke, dressé le travail de l\u2019année.Plusieurs suggestions ont été faites et concernent toutes de très près la profession médicale.Le Comité d\u2019économie médicale a été récemment saisi d\u2019une question qui intéressera tous les médecins et il s\u2019agit de l\u2019Assistance Publique et du paiement éventuel d\u2019une prime pour les indigents.Si l\u2019on s\u2019en rapporte à la décision du Conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada prise en octobre 1951, au cours du Congrès des Trois-Rivières (ef Union Médicale du Canada de novembre 1951, p.1272), on notera qu\u2019une des conditions suggérées est le traitement des malades indigents aussi bien au bureau du médecin et à domicile qu\u2019à l\u2019hôpital.Le praticien serait ainsi sûr de recevoir des émoluments pour services rendus car le malade indigent serait assuré.Puis le comité a étudié d\u2019autres articles importants, celui du secret professionnel en relation avec le diagnostic à inscrire sur les formules d'assurance, que ce soit pour l\u2019assurance-vie ou pour l\u2019assurance maladie.Un mémoire sera présenté à la réunion du Comité d\u2019économie médicale en mars.Un prochain communiqué vous renseignera sur les délibérations.Un autre point soulevé fut celui des bons rapports qui doivent exister entre les médecins d\u2019hôpitaux et les administrations hospitalières, cela pour procurer au malade tout le rendement qu\u2019une institution peut fournir.Le comité prendra connaissance des règlements revisés des Bureaux Médicaux préparés par l\u2019Association des Bureaux Médicaux des Hôpitaux de la province de Québec.| La profession médicale se rend de plus en plus compte qu\u2019elle ne vit pas isolée mais qu\u2019elle est au service du public pour le plus grand bien de ce dernier, témoin les nombreux commentaires que nous entendons ici et là. ACTUALITÉ DU DROIT MÉDICAL COMPARÉ L'Institut de droit comparé de l\u2019Université de Paris vient de prendre une initiative assez importante pour qu\u2019on s\u2019y arrête.Il a, en effet, chargé la Commission de Droit médical comparé de mettre au point un double questionnaire destiné à éclairer un certain nombre de problèmes de droit médical.Ces questionnaires ont été rédigés, au cours de réunions tenues à Paris, par une commission composée de juristes et de médecins sous la présidence du Professeur René Savatier, de la Faculté de droit de Poitiers, dont le nom est bien familier aux universitaires de Montréal.La collaboration médicol-légale française étant acquise et effective, ces questionnaires sont maintenant envoyés dans tous les pays où l'Institut de Droit comparé a des correspondants, et où les membres de la commission ont des relations scientifiques.C\u2019est le cas du Canada.\u2019 De quoi s\u2019agit-il dans ces textes ?Une de ces enquétes porte sur le « Secret professionnel médical dans les systèmes privés ou publics qui assurent la couverture du risque maladie », l\u2019autre concerne «les conditions d\u2019exercice de la médecine ».L'une et l\u2019autre s'attachent à l\u2019aspect juridique et professionnel de la médecine, ce qui est normal, mais aussi à son imbrication dans les vastes rouages sociaux de notre temps qui ont suscité des problèmes inconnus de la médecine traditionnelle et qui sont le propre de la médecine contemporaine.Il y a des précisions, des mises au point qui ne sont pas vaines palabres quand on sait que les législateurs réfèrent toujours aux textes et aux règlements et que la santé publique est entrée désormais dans le domaine des préoccupations internationales.Que l\u2019assurance-maladie soit obligatoire ou non, il est évident qu\u2019elle a suscité en maints pays des considérations nouvelles où le secret médical se trouve impliqué.Et il n\u2019est pas sûr, qu\u2019à cet égard, le médecin connaisse toute la loi ni même qu\u2019une législation adéquate soit au diapason de cette poussée gigantesque du principe de l\u2019assurance qui sévit un peu partout.D'où l'utilité de la première enquête.La seconde, qui est beaucoup plus développée que la première.traite, entre autres questions, de la nationalité, c\u2019est-à-dire du cas de l\u2019admission des médecins étrangers à l\u2019exercice de la médecine 1.La réponse à ces enquêtes pour le Canada a été confiée au Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec. Union, Méd, Canada BULLETIN 121 et des conditions qui le règlent, des sanctions générales de 1'exercice illégal de la médecine, des spécialisations et des professions connexes et auxiliaires.L\u2019envergure de cette enquête n\u2019échappera à personne, ni l\u2019intérêt des réponses qu\u2019elle peut susciter tant en France qu\u2019au Canada.Il semble que la France, pays de la précision et de la mesure, s\u2019alarme de l\u2019inflation de la spécialisation.Aussi la réponse française spécifie que: «les seules indications qu\u2019un médecin est autorisé à mentionner sur ses feuilles d\u2019ordonnance ou dans un annuaire sont: la spécialité qui lui aura été reconnue par le Conseil départemental de l\u2019Ordre dans les conditions déterminées par le Conseil National de l\u2019Ordre avec l\u2019approbation du Ministre de la Santé Publique et de la Population ».Et elle poursuit: « L\u2019omnivalence du diplôme de docteur en médecine est un droit que le Conseil de l\u2019Ordre s\u2019efforce de faire scrupuleusement respecter, notamment par l\u2019organisme assureur.Tout en considérant que la limite de l'exercice de la médecine ne peut être fixée que par la propre conscience du médecin, le Conseil de l\u2019Ordre a souligné que la qualification d'un médecin spécialiste a accru la responsabilité des médecins quand ils exercent dans des domaines qui leur sont moins familiers.» Quant à la question des « professions connexes et auxiliaires », le cas des «chiropracteurs» \u2014 ainsi mentionnés dans le texte français \u2014 s\u2019y inscrit au premier chef et engendre cette réponse à l\u2019enquête: «En ce qui concerne les « chiropractors », l\u2019Académie Nationale de Médecine a émis l\u2019opinion suivante: «il existe en France des médecins tout aussi qualifiés, capables notamment de pratiquer des « manipulations vertébrales » dans le cas où elles peuvent être utiles ».Comme on le voit, la double enquête menée par l\u2019Institut de Droit comparé de l\u2019Université de Paris est d\u2019une grande actualité.La Commission qui en a été chargée a saisi l\u2019urgence et la complexité des relations médico-légales et des problèmes qui leur incombent en même temps que l\u2019évolution du statut médical dans notre monde moderne.Parce que la fonctionnarisation progressive de la profession médicale se profile à l\u2019horizon et menace de peser lourdement sur les rapports humains entre médecin et patient, il est bon de libérer ceux-ci des incertitudes et des entraves qui naissent toujours d\u2019un appareil administratif et législatif compliqué lorsqu\u2019il est mal défini.Pierre SMITH. L\u2019ÉLECTROCARDIOGRAMME DANS L'INSUFFISANCE CORONARIENNE Jean LAHAM, Ancien chef de clinique Cardiologique à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de la Société Internationale de Cardiologie.Par insuffisance coronarienne (I.C.), il faut entendre un état physio-pathologique carac- risé par l'incapacité des artères coronaires à fournir un volume sanguin suffisant pour répondre aux besoins métaboliques du myocarde.Décrit, pour la première fois, par Büchner (1935-1939), le concept de I'I.C.a été amplement développé par Master et ses associés du Mount Sinaï Hospital, de New-York, qui lui ont consacré depuis 1941 toute une série de travaux qui tendent à en faire une véritable entité.L'I.C.peut être diffuse (généralisée à tout le cœur) ou localisée (et aboutir dans les cas aigus et prolongés à un infarctus du myocarde).Nous étudierons ici l'insuffisance coronarienne diffuse et, en particulier, l\u2019angor d\u2019effort.CLASSIFICATION DES I.C.DIFFUSES D\u2019aprés Lepeschkin (1951), on peut résumer de la façon suivante les différents mécanismes de l\u2019I.C.diffuse et généralisée: I.\u2014 IT.C.absolue (par diminution de l\u2019apport sanguin au muscle cardiaque) : A \u2014 Diminution du flux coronarien.1.Rétrécissement des artéres coronaires par athéro-sclérose ou thrombose coronarienne; endartérite oblitérante; coronarite ostiale; pé- riartérite; spasme coronarien dû à une stimulation réflexe, à la nicotine, à la pitressine; compression mécanique des artérioles ou des capillaires par l\u2019œdème, l\u2019exsudat ou l\u2019infiltration cellulaire, ou par une augmentation subite de la pression intraventriculaire; compression systolique continue pendant la tachycardie.2.Chute de la tension artérielle due à une vaso-dilatation périphérique (médicaments), au shock, à l\u2019hémorragie, à la diminution du débit cardiaque (cardiopathies valvulaires ou insuffisance cardiaque).3.Augmentation de la pression veineuse.4.Augmentation de la viscosité sanguine dans la leucémie et la déshydratation.B \u2014 Troubles des échanges de substances entre les capillaires et les cellules musculaires.1.Augmentation de la distance entre les capillaires et les cellules musculaires comme dans la fibrose myocardique, l\u2019amyloïdose, l\u2019edème myocardique, le myxœdème, l\u2019infiltration cellulaire, l\u2019hypertrophie myocardique sans augmentation correspondante des capillaires, augmentation du diamètre des cellules musculaires.2.Diminution de la perméabilité des parois capillaires.C \u2014 Diminution de la libération d\u2019oxygène par le sang.1.Diminution de l\u2019apport d\u2019O, aux poumons comme dans l\u2019hypoxie, les basses pressions barométriques, la sténose respiratoire.2.Diminution de la distribution d\u20190, aux poumons comme dans les affections pulmonaires, la sclérose pulmonaire, les cardiopathies congénitales cyanogénes (y compris la naissance des artères coronaires de l\u2019artère pulmonaire).3.Diminution du taux d\u2019hémoglobine comme dans les anémies chroniques et hémolytiques et dans l\u2019hydrémie.4.Diminution de la libération d\u2019O, par l\u2019'hémoglobine du fait de combinaisons chimiques avec l\u2019oxyde de carbone, l\u2019hydrogène sulfuré, la formation de méthémoglobine, le froid extrême, ou la réaction alcaline. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 D \u2014 Troubles des processus, cliniques d\u2019oxydation: cyanides, fluorides, acide iodo-acéti- que, etc.II.\u2014 I.C.relative (par augmentation des demandes d\u2019Os).a) Augmentation du travail cardiaque du fait d\u2019efforts, de repas copieux, d\u2019une cardiopathie valvulaire ou hypertensive.b) Augmentation de la consommation myo- cardique d\u2019Os par unité de travail, déterminée par l\u2019épinéphrine, l\u2019excitation sympathique, l\u2019hyperthyroïdie ou la fièvre.III.\u2014 Combinaison des facteurs I et II.Telles sont les principales causes de I'L C.diffuse.Nous étudierons tout d\u2019abord les caractéristiques électrocardiographiques de cette I.C.puis nous envisagerons les modifications de l\u2019E.C.G.au cours de la crise d\u2019angor spontanée et enfin les altérations électriques en dehors des crises.L\u2019E.C.G.DANS L\u2019I.C.DIFFUSE L\u2019I.C.diffuse peut être aiguë ou chronique.L.\u2014 I.C.aiguë.a) Typiquement, le tracé montre dans les précordiales gauches et dans les œsophagiennes « ventriculaires » une dépression de RS-T et une inversion des ondes T; par contre, dans les dérivations intracavitaires, dans la dérivation VR et dans les œsophagiennes auriculaires ou supra-auriculaires, on note une élévation de RS-T (Burchell et al, 1948; Wener et al, 1950; Scherlis et al, 1950).Le segment RS-T peut être horizontal ou à concavité supérieure; si l\u2019onde T est dipha- sique, la phase négative précède toujours la phase positive; si T est nettement inversé, la durée de QT est habituellement raccourcie (Lepeschkin, 1940; Hegglin, 1944).En cas de position électrique verticale, les modifications typiques des précordiales gauches seront transmises en VF et D1 D2; mais LAHAM: L'ÉLECTROCARDIOGRAMME 123 si la position électrique est horizontale, c\u2019est en VL-D1 qu\u2019on les observera.Dans certains cas, le segment RS-T, qui n\u2019est pas encore déprimé, est rectiligne et fait un angle très net avec la première branche de l\u2019onde T.Cette séparation anguleuse (Cabrera, 1948) a été notée par de nombreux auteurs (Tochowiez, 1939; Uhlenbruck, 1939; Twiss et Sokolow, 1942; Bamer, 1944; Ra- bina, 1948; Chevalier et Lenègre, 1949).b) Dans quelques cas, on note une onde T ample, positive et pointue dans les dérivations qui montraient auparavant une dépression de RS-T alors que les dérivations intra- ventriculaires révèlent, au contraire, une accentuation de la négativité de T (Sodi et al., 1947).Parfois, la dépression de RS-T est suivie d\u2019une onde T' inversée et pointue.c) Dans les cas extrêmes d\u2019I.C.aiguë, on observe: \u2014 une prolongation de l\u2019intervalle PR et un ralentissement progressif du rythme cardiaque; \u2014 surtout une élévation marquée de RS-T et de T réalisant ainsi une véritable onde monophasique.Cette dernière modification apparaît seulement quand le rapport entre l'apport coronarien et le travail du cœur est inférieur au tiers de sa valeur normale (Dietrich et Schwiegk, 1935).d) Dans les cas d\u2019infarctus myocardique ancien, l\u2019I.C.diffuse a tendance à reproduire le type électrocardiographique d\u2019ischémie-lé- sion qui existait à un moment donné de l\u2019évolution de l\u2019infarctus (Holzmann, 1945, 1952).Mécanisme des altérations électriques de VIC.aiguë: on sait, depuis les expériences classiques de l\u2019école de Biichner (1939), que dans les cas d\u2019IC.diffuse, ce sont les couches musculaires sous-endocardiques qui sont les premières à en souffrir.1.Le décalage inférieur de RS-T est dû à la lésion des couches sous-endocardiques comme l\u2019a démontré expérimentalement Schütz (1939) : pendant la systole, elles deviennent 124 relativement positives alors sous-épicardiques tendent à être négatives.2.L'élévation de T peut être attribuée à une « réaction postischémique » avec augmentation de la durée de la systole électrique dans les couches sous-endocardiques (Lepeschkin, 1951).3.L'inversion profonde de T est due à l\u2019extension de l\u2019ischémie aux couches superficielles myocardiques.4.L\u2019onde monophasique est due probablement à l\u2019extension de la lésion sous-endocar- dique (avec raccourcissement de la systole électrique) qui atteint les couches musculaires sous-épicardiques au point le plus mince du ventricule gauche, c\u2019est-à-dire la pointe (Schiitz, 1939; Lepeschkin, 1940).que les couches II.\u2014 I.C.chronique: les altérations électro- cardiographiques sont variables (La- ham, 1949).a) Décalage négatif avec concavité supérieure du segment ST en V5, V6.Suivant la position électrique du cœur, ce décalage se verra en VL D1 (position horizontale) ou en VF D3 (position verticale).II s\u2019accompagne souvent d\u2019une onde T aplatie.b) Dans d\u2019autres cas, l\u2019I.C.chronique aboutit à une hypertrophie ventriculaire gauche avec des ondes T négatives et une déflexion intrinsèque normale au niveau du ventricule gauche.Pour Cabrera, le gradient ventriculaire aurait alors tendance à être raccourci et à être plus dévié à gauche.c) Une forte augmentation du voltage de l'onde R en V5, V6, VL, D1 accompagnée d'une onde T aplatie suggère la possibilité d\u2019une H.V.G.associée à une I.C.C.Ainsi peut être réalisé le type T1 < T3 (mais avec un axe gauche).d) Le tracé montre parfois uniquement des altérations de l\u2019onde T qui est, soit aplatie ou diphasique ==, soit négative et symétrique en V3, V4, V5, V6.e) Enfin, certains auteurs (Palmer, 1948, 1953) ont insisté sur la valeur d\u2019une onde U négative.LAHAM: L\u2019'ÉLECTROCARDIOGRAMME L\u2019Union Méd.Canady Tome 83 \u2014 Fév.1954 Toutes les modifications électrocardiogra- phiques que nous venons de passer en revue ne sont pas également spécifiques de l\u2019I.C.Celles de l\u2019I.C.aiguë sont certainement les plus caractéristiques: elles doivent faire penser immédiatement à l\u2019une des nombreuses causes d\u2019I.C.dont la plus fréquente est l\u2019angor d\u2019effort.B.\u2014 L\u2019E.C.G.DANS LA CRISE SPONTANÉE D\u2019ANGOR PECTORIS Les premiers enregistrements électrocardio- graphiques au cours d\u2019une crise d\u2019angor sont dus à Bousfield (1918) et à Cowan et Ritchie (1922).Dix ans plus tard, d\u2019autres observations furent publiées (Feil et Siegel, 1928; Lévy, 1929; Wood et al., 1931; Parkinson et Bedford, 1931, etc.).En 1949, Gazeau, dans sa thése (inspirée par P.Broustet) a pu en recueillir quarante-quatre dont il a fait une analyse détaillée.Dans la majorité des cas, le tracé E.C.G.montre des anomalies d\u2019importance variable: 1.Les signes électriques d\u2019une I.C.aiguë transitoire sont les plus fréquents.Habituellement, il s\u2019agit d\u2019ischémie-lésion sous-endo- cardique.Cependant, plusieurs cas d\u2019ischémie- lésion sous-épicardique ont été publiés (Frey, 1938, Breu et Zollner, 1940; Oettel, 1941; Wilson et Johnston, 1941; Jones et Bedford, 1943; Fletcher et Denman, 1944; Bryant et Wood, 1947; Randles et Fradkin, 1948; Brous- tet, 1948; Kroop et al., 1949).Les anomalies transitoires de l\u2019onde T sont fréquentes (60 pour cent des cas environ d\u2019après Broustet et Gazeau).Elles consistent en aplatissement, diphasisme ou inversion.Dans les cas de surcharge ventriculaire gauche préexistant la dépression de RS-T et de T est marquée dans les dérivations périphériques et précordiales où les complexes QRS sont positifs alors que celles qui montrent des complexes QRS négatifs révèlent une élévation de RS-T.D\u2019autre part, un segment RS-T à convexité supérieure peut devenir concave.Dans certains cas, les ondes T L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.195! négatives deviennent positives au moment de la crise.2.D\u2019autres altérations électrocardiographi- ques ont été signalées dans la crise d\u2019angor: \u2014 troubles du rythme (qui ne sont pas exceptionnels): tachycardie sinusale modérée, tachyarythmie, extrasystoles isolées d\u2019origine auriculaire, ventriculaire ou nodale, paroxysmes de tachycardie ventriculaire; \u2014 troubles de la conduction: bloc sino- auriculaire et surtout blocs de branche (Bous- field, 1948; Arrillaga, 1924; Parkinson et Bedford, 1931; Fletcher et Denman, 1944; Burchell et al, 1948; Moia et Battle, 1948; Laubry et Soulié, 1950; Raynaud et al, 1951).\u2014 Signalons que Wilson et Johnston ont insisté sur l\u2019augmentation d\u2019amplitude des ondes S2, S3 qui serait en rapport avec des troubles mineurs de la conduction intraven- triculaire.\u2014 Une onde U négative n\u2019a été constatée qu\u2019une fois (Gazeau, 1949).C.\u2014 L\u2019E.C.G.DANS LA CRISE D\u2019ANGOR PROVOQUÉE Depuis 25 ans, de nombreuses méthodes ont été proposées dans le but de déterminer une insuffisance coronarienne aiguë transitoire: l\u2019_épreuve d\u2019effort (Feil et Siegel, 1928), l\u2019épreuve d\u2019anoxémie (Kountz et Gruber, 1929), l\u2019injection d\u2019adrénaline (Levine, 1930), l\u2019injection de sérum salé hypertonique (Lequime et Denolin, 1945), l\u2019injection de pitressine (Ruskin, 1947).Actuellement, deux tests seulement sont utilisés couramment : l\u2019épreuve d\u2019effort et l\u2019épreuve d\u2019anoxémie; les autres sont considérés comme trop dangereux.L'épreuve d\u2019anoxémie consiste à faire respirer un mélange gazeux contenant 10% d\u2019O, et 90% d\u2019Azote.C\u2019est Greene et Gilbert (1921) qui furent les premiers à étudier les effets de l\u2019anoxémie sur l\u2019électrocardiogramme humain.Mais c\u2019est Kountz et Gruber (1929) qui pensèrent qu\u2019on pouvait l\u2019utiliser en clinique LAHAM: L\u2019ÉLECTROCARDIOGRAMME 125 comme test d'insuffisance coronarienne.Depuis lors, de nombreux travaux lui ont été consacrés, surtout dans les pays de langue anglaise et les pays scandinaves.Citons ceux de Rothschild et Kissin (1933), de Katz et ses associés (1934), de Larsen (1938), de Levy (1938, 1939, 1941, 1946, 1950), Barnett (1942), Nylin (1942, 1943, 1950), de Biorck (1946, 1948), de Malmstrôm (1947), Burchell et al.(1948), Stewart et al.(1948).Récemment, un vigoureux plaidoyer en faveur de ce test a été présenté par Turner et Morton (octobre 1952): leur conclusion est qu\u2019une dépression de 2 mm.ou plus dans la dérivation IV indique une réponse positive.L\u2019épreuve d\u2019effort.Dès 1908, Einthoven étudia les effets de l\u2019effort physique sur l\u2019électrocardiogramme.Mais les premiers enregistrements électrocardiographiques dans la crise d\u2019angor provoquée sont dus a Feil et Siegel (1928).En 1931, Wood et ses associés étudièrent les modifications électriques déterminées par l\u2019effort chez les sujets normaux et les angineux.En 1932, Goldhanmer et Scherf publièrent les résultats obtenus dans 20 cas d\u2019angor : dans 11, l\u2019effort provoquait des altérations électrocardiographiques.Ultérieurement, les travaux se multiplièrent.Citons ceux de Scherf et de ses collaborateurs (1933, 1934, 1935, 1947, 1950, 1952), de Duchosal et Henny (1936, 1937), de Penati (1934), de Katz et al.(1935, 1946), de Holzmann et al.(1936, 1952), de Puddu (1936, 1937, 1938, 1947), de Missal (1938), de Larsen (1938), de Schott (1939), de Sigler (1940), de Rise- man et al.(1940), d\u2019Evans et Bourne (1941), de Twiss et Sokolow (1942), de Moia et Battle (1943, 1948), de Battro et Araya (1946, 1947), de Martinez-Gonzalez (1946), d\u2019Un- terman et de Graff (1948), de Grossmann et al.(1949), de Chevalier et Lenègre (1949), de Meyer et al.(1950), de Wood et al.(1950), de Yu et al.(1951), de Littmann et Rodman (1951).Une mention spéciale doit être faite des travaux de Master et de ses associés sur le two-step (1929, 1935, 1942, 1944, 1950, 1951). 126 LAHAM: L\u2019ÉLECTROCARDIOGRAMME Nous n\u2019étudierons ici que l\u2019épreuve d\u2019effort, la seule pratique.ETUDE ÉLECTROCARDIOGRAPHIQUE DE L'ÉPREUVE D\u2019EFFORT L'épreuve d\u2019effort est variable suivant les auteurs et il ne semble pas qu\u2019il y ait avantage à la standardiser (Scherf et Schaffer, 1952).Il est préférable de graduer l\u2019effort nécessaire de manière à se rapprocher le plus possible des conditions dans lesquelles surviennent habituellement les crises angineuses.Des tracés E.C.G.doivent être enregistrés immédiatement avant et après l'épreuve d\u2019effort puis 2, 5 et 10 minutes plus tard.1.Habituellement, les dérivations précordiales (V5, V6 ou V3 à V6) montrent des signes d\u2019ischémie-lésion sous-endocardique.Suivant la position du cœur, on notera les mêmes altérations en VL-D1 ou en VF-D3.Parfois (20%) seules les précordiales montrent des modifications électrocardiographiques en V5, V6; il est exceptionnel (5%) que celles-ci soient évidentes uniquement dans les dérivations du plan frontal (cœurs en position électrique verticale).Dans quelques cas, l\u2019ischémie-lésion sous- endocardique est suivie par une élévation de l\u2019onde T, qu\u2019on a attribuée à une réaction « post-ischémique » des couches sous-endocar- diques ou par une inversion profonde de T, qui est due à l'extension de l\u2019ischémie aux couches sous-épicardiques.2.Rarement, des signes d\u2019ischémie-lésion sous-épicardique apparaîtront sur l\u2019E.C.G.(Duchosal et Henny, 1941; Wilson et Johnston, 1941; Puddu et Mussafia, 1947; Chevalier et Lenègre, 1949; Meyer et al, 1950).3.Des troubles du rythme peuvent survenir après une épreuve d\u2019effort: tachycardie ventriculaire paroxystique (Wilson et al., 1932); extrasystoles ventriculaires polymorphes.Le problème des extrasystoles a été étudié par Bourne (1927), Goldhammer et Scherf (1932), Proger et al.(1935), Porter et al.(1948), L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Mann et al.(1952).Les conclusions de ce dernier travail sont les suivantes: quand les extrasystoles sont présentes avant l\u2019épreuve d\u2019effort (et qu\u2019elles persistent ou augmentent de fréquence), il n\u2019y a pas d\u2019insuffisance coronarienne dans la majorité des cas.Par contre, celle-ci existe dans tous les cas où les extrasystoles sont déclenchées par l\u2019effort.4.Un bloc de branche (habituellement un bloc droit) a été signalé par plusieurs auteurs (Hausner et Scherf, 1933; Twiss et Sokolow, 1942; Battro et Araya, 1946; Kienle, 1946; Wood et al., 1950).d.Des ondes Q profondes, apparaissant au cours d\u2019une épreuve d\u2019effort, ont été notées par Segers et al.(1951), ainsi que par Chevalier et Lenègre (1949) et Foscarini (1950).Pour Segers, elles représentent la manifestation de « zones muettes » correspondant à une absence d\u2019activation myocardique (Segers, 1950).6.Une onde U négative, déterminée par l\u2019effort, est un signe d\u2019insuffisance coronarienne (Palmer, 1948; Holzmann, 1949; Wood et al, 1950; Palmer, 1953).7.Certains auteurs ont pratiqué des épreuves d\u2019effort malgré un E.C.G.anormal au repos: a) Dans le cas d\u2019une H.V.G., la dépression de RS-T et de T est très marquée dans les dérivations périphériques et précordiales où le complexe QRS est positif, alors qu\u2019on observe une élévation de RS-T dans les dérivations où QRS est négatif.D\u2019autre part, un segment RS-T, préalablement convexe, devient concave après l\u2019épreuve d\u2019effort.b) Dans le bloc droit, une dépression de RS-T dans les précordiales ventriculaires gauches a une grande importance diagnostique car une telle anomalie ne se voit pas dans les blocs droits.En cas de bloc gauche, la dépression de RS-T, qui existe déjà, s\u2019accentue très nettement (Holzmann, 1952).D\u2019après Feil et Brofman (1953), le pourcentage de tests positifs serait de 50 pour cent environ dans les bloes complets.De L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 c) En cas d\u2019infarctus du myocarde ancien, l\u2019épreuve d'\u2019effort peut reproduire le même type électrocardiographique d\u2019ischémie-lésion qui existait à un moment donné de l\u2019infarctus.Mais, dans le cas d\u2019infarctus intramuraux ou limités, il est possible d\u2019observer une image typique d\u2019ischémie-lésion sous-endocardique (Holzmann, 1952).8.Il faut faire une mention spéciale des ondes T négatives (H.V.G., infarctus du myocarde) qui deviennent positives, après l\u2019épreuve d\u2019effort.Cette paradoxale « normalisation » du tracé a été remarqué par Goldhammer et Scherf (1932), Penati (1934), Holzmann (1945), Stokes (1946), Pruche (1947), Puddu et Mussafia (1947), Chevalier et Lenègre (1949), Raynaud (1950).Mais elle a été longuement étudiée par Alzamora Castro (1946) et par Mussafia (1948).Pour l\u2019auteur péruvien, ces ondes T «après l\u2019effort» au- ralent un aspect bizarre, pointues ou arrondies, avec crochetages et épaississement, et elles indiqueraient dans la plupart des cas une «aggravation des conditions cardiaques ».Pour Mussafia, plusieurs hypothèses peuvent être discutées (1948) : a) «L'amélioration » électrocardiographi- que pourrait n\u2019être qu\u2019apparente; à cause de la formation, pendant l\u2019effort, de nouvelles zones ischémiques qui donneront lieu à des forces électro-motrices capables de neutraliser celles qui avaient provoqué les altérations précédentes du tracé.b) Le comportement paradoxal de l\u2019E.C.G.pourrait être dû à une stimulation du système neuro-végétatif (sympathique) provoquée par l\u2019effort.c) Il pourrait résulter aussi d\u2019une amélioration transitoire de la circulation coronarienne, à cause d\u2019une réponse plus efficace à la demande accrue de la part des petits vaisseaux et de la circulation collatérale de compensation, qui, dans les conditions de repos pourraient n\u2019utiliser qu\u2019en partie leur capacité fonctionnelle.Mais sur les 28 angineux qui présentèrent LAHAM: L\u2019ÉLECTROCARDIOGRAMME 127 cette anomalie, 10 se plaignirent d\u2019une douleur sténocardique typique.Comment l\u2019expliquer?Ici encore, Mussafia avance des hypothèses: elle penche en faveur d\u2019une amélioration transitoire de la circulation coronarienne dans certaines zones du myocarde, contras- lant avec une aggravation dans d\u2019autres, aggravation expliquant la douleur (ischémie aiguë).Mais elle émet aussi l\u2019hypothèse qu\u2019une brusque modification des conditions habituelles de la circulation coronarienne, même dans le sens d\u2019une amélioration, pourrait provoquer la douleur angineuse.Evolution des altérations, électrocardiogra- phiques: elles apparaissent parfois tôt (Rise- man et Morton, 1940).Mais, pendant les premières minutes, l\u2019élévation spécifique de l'onde T, qui apparaît après l\u2019effort, peut contrebalancer les modifications pathologiques de RS-T et de T.C\u2019est ainsi que, dans de nombreux cas, les altérations n\u2019apparurent que tardivement, 2 à 8 minutes après la fin de l\u2019effort (Jervell, 1936; Puddu, 1938; Master et al, 1942, 1944; Scherf, 1947; Moia et Battle, 1948; Russek et al., 1950).La durée des manifestations électriques est habituellement courte: quelques minutes.Mais, parfois, celles-ci persistent 20 et même 40 minutes (Scherf et Goldhammer, 1933).Modification des altérations E.C.G.: de nombreux facteurs peuvent modifier les altérations E.C.G.: celles-ci peuvent être réduites ou, au contraire, intensifiées.a) Elles peuvent être réduites: \u2014 par l'oxygène: inhalation d\u2019O, pur fait disparaître, dans certains cas, les modifications de l\u2019I.C.; si les malades sont enfermés dans une chambre à haute pression, les résultats sont plus nets, car le pourcentage d\u2019O» dissous dans le sang est plus grand; \u2014 par l\u2019administration de médicaments et d'hormones qui dilatent les coronaires; \u2014 par le cytochrome C, qui agit comme un catalyseur d\u2019oxydation ; \u2014 par la sympathectomie, le blocage du stellaire, le thiouracyl, l\u2019irradiation des sur- 128 rénales et les sympatholytiques qui réduisent le travail cardiaque et la consommation d\u2019oxygène; \u2014 par l\u2019anesthésie cutanée avec la procaïne des zones d\u2019irradiations de la douleur cardiaque ou par injection intraveineuse de pro- caîne.b) Elles peuvent être intensifiées: \u2014 par l\u2019ingestion d\u2019aliments; \u2014 par le froid, le tabac.l\u2019anxiété, etc.; \u2014 par les médicaments vaso-constricteurs des coronaires: pitressine, orgonovine, épiné- phrine, strophantine Relations entre les altérations électrocar- diographiques et la douleur cardiaque: Les altérations E.C.G.sont relativement indépendantes de la douleur cardiaque: elles la précèdent ou la suivent.Cependant, il existe un rapport indiscutable entre un test positif et la survenue d\u2019une crise angineuse: 82 fois sur 92 épreuves positives, une douleur thoracique a été ressentie par le malade, soit dans 89,1 pour cent des cas (Chevalier et Lenègre, 1949).Néanmoins, àl n\u2019est pas possible d\u2019établir un strict parallélisme entre les altérations E.C.Get la douleur cardiaque (Wood et al, 1931; Battro et Araya, 1947; Scherf, 1952).Des patients peuvent n\u2019accuser qu\u2019une légère douleur alors que le tracé révèle des modifications considérables; d\u2019autre part, malgré une crise sévère déclenchée par l\u2019effort, l\u2019'E.C.G.peut rester sensiblement normal.La trinitrine abolit souvent la douleur rapidement alors que les altérations E.C.G.persistent ou s\u2019accentuent.En outre, un test positif peut s\u2019observer chez des malades qui ne se plaignent d\u2019aucune douleur thoracique: un tiers des cas pour Twiss et Sokolow (1942) ; 29,5% pour Wood et al.(1950).Même dans les cas où l\u2019épreuve d\u2019effort fait apparaître une onde monopha- sique, le patient peut ressentir simplement une vague sensation d\u2019anxiété (Duchosal et Henny, 1937; Scherf, 1935).Enfin, on sait que la douleur apparaît parfois jusqu\u2019à cinq LAHAM: L\u2019ELECTROCARDIOGRAMME L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 minutes après les manifestations E.C.G.(Scherf, 1947).Comment expliquer ces discordances relativement fréquentes entre la douleur angineuse et les altérations E.C.G.?La douleur cardiaque est déterminée avant tout par l\u2019irritation des nerfs sensitifs myocardiques par les produits anormaux du métabolisme diffusant hors des cellules myocardiques lésées; parmi ces produits, il faut citer l\u2019acide lactique et le potassium.La meilleure corrélation entre l\u2019E.C.G.et la douleur peut être prévue quand non seulement l\u2019apport d\u2019O,, mais aussi l\u2019élimination de ces produits irritants sont troublés (Lepeschkin, 1951).Dans certains cas d\u2019IC., l\u2019élimination de ces produits augmente: dans ces conditions, des signes E.C.G.d\u2019IC.peuvent apparaître sans aucun symptôme ou seulement avec des manifestations atypiques de douleur cardiaque.Une autre possibilité est que les nerfs myocardiques soient rapidement devenus non-conducteurs du fait de l\u2019ischémie: c\u2019est l\u2019explication probable de l\u2019absence de douleur dans quelques cas d\u2019infarctus myo- cardiques massifs.Il est beaucoup plus rare d\u2019observer l\u2019absence d\u2019altérations électrocardiographiques au cours d\u2019une crise angineuse déclenchée par l\u2019effort: il est possible que certains facteurs (réaction acide, épinéphrine) rendent les nerfs myocardiques hypersensibles et susceptibles de réagir même si les cellules musculaires ne sont pas lésées (Lepeschkin, 1951).Fréquence des altérations E.C.G.: La fréquence des épreuves positives varie beaucoup suivant les auteurs (30 à 80%): 50% (Wood et Yolferth, 1931); 80% (Scherf et Goldham- mer, 1933) ; 62% (Duchosal et Henny, 1937) ; 73,5% (Riseman et al, 1940); 45% (Evans et Bourne, 1941); 56% (Twiss et Sokolow, 1942); 78% (Levan, 1945); 80% (Battro et Araya, 1946-1947) ; 70% (Kienle, 1946) ; 33% (Froment, 1948); 38,4% (Unterman et De Graff, 1948); 54% (Chevalier et Lenègre, 1949) ; 88% (Wood et al, 1950).D'une façon générale, on peut dire que l\u2019emploi de dérivations précordiales a augmenté le pourcentage L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 de tests positifs; cependant, la variabilité de l\u2019effort demandé au malade et celle des critères électrocardiographiques expliquent, en grande partie, les discordances flagrantes entre les statistiques.Notons que les mêmes discordances se retrouvent dans les résultats des épreuves d\u2019anoxémie: 77% (Larsen, 1938); 48% (Levy et al, 1941); 49% (Patterson et al, 1942); 53% (Pruitt et al, 1945); 33% (Biôrek, 1946).Critères électrocardiographiques: 1l s\u2019agit surtout de décider des limites supérieures du décalage normal de ST après effort.D\u2019après Scherf et Schaffer (1952), l\u2019objet du test étant d\u2019établir un diagnostic définitif et incontestable d\u2019angor pectoris, il importe d\u2019éliminer la possibilité de faux tests positifs et ainsi de choisir des critères stricts.Tous les auteurs sont d\u2019accord pour admettre qu\u2019une dépression de ST de plus de 2 mm.est pathologique.Entre 1,5 et 2mm., le décalage de ST peut être considéré comme probablement anormal.Au-dessous de 1,5, le test est négatif (Scherf et Schaffer, 1952).D\u2019autres auteurs ont préconisé des critères moins stricts: \u2014 Master et al.(1942) : 0,75 mm.dans toutes dérivations; \u2014 Twiss et Sokolow (1942): 1 mm.en DI, 1 mm.5 en D2, D3, 2 mm.en IV; \u2014 Mazer et Reisinger (1944): 0,75 mm.en D1 et D3; 1 mm.5 en D2; 1,75 mm.en IV; \u2014 Levan (1945): 0,75 dans toutes les dérivations; \u2014 Bièrek (1946): 2 mm.au total, en additionnant les décalages de D1, D2, D3; \u2014 Unterman et de Graff (1948): 1mm.dans toutes les dérivations; \u2014 Grossman et al.(1949): 0,75 dans les dérivations standard et les précordiales; \u2014 Wood et al.(1950): 1 mm.dans toutes les dérivations, mais surtout en V5; cependant, pour Wood, la morphologie de RS-T permet de reconnaître les courbes anormales (\u201cSagging\u201d of the RS-T segment).LAHAM: L\u2019ÉLECTROCARDIOGRAMME 129 Pour estimer correctement le décalage de RS-T, il faut prendre, comme niveau de référence, la jonction du segment PR et du complexe QRS, comme le recommande l\u2019Amer- wan Heart Association.En dehors du décalage de ST, presque tous les auteurs sont d\u2019accord sur les autres cri- teres E.C.G.et, particuliérement, sur la valeur des ondes T aplaties, diphasiques ou négatives dans les dérivations précordiales gauches (V5 et V6).Si les ondes T s\u2019aplatissent ou s\u2019inversent au moment où la tachycardie \u2014 consécutive à l\u2019effort \u2014 va en diminuant, leur signification pathologique est encore plus évidente.Diagnostic différentiel des critères E.C.G.: Il s\u2019agit de discuter les modifications E.C.G.qui peuvent s\u2019observer après une épreuve d\u2019effort chez des sujets normaux et qui ressemblent parfois à celles de l\u2019I.C.1.Le segment ST montre souvent un décalage inférieur dans les dérivations standard, en VL, VF et en V5, V6 (mais supérieur en VR).D\u2019une façon générale, le vecteur S-T tend à s\u2019opposer à celui de QRS: si QRS est positif, ST sera décalé en bas, si QRS est négatif, on notera un décalage supérieur de ST.Pour expliquer les modifications de ST, on fait intervenir plusieurs, facteurs: a) La tachycardie, consécutive à l\u2019épreuve d\u2019effort, provoque une diminution du gradient ventriculaire par raccourcissement du courant d'action monophasique qui affecte les couches sous-endocardiques plus que les couches externes; ainsi, contrairement à ce qui se passe habituellement, la vitesse de repolarisation des couches internes tend à égaler celle des couches sous-épicardiques.Un autre résultat de la tachycardie est l\u2019accentuation du segment ST et de l\u2019onde T.On sait que le courant d\u2019action monophasique est raccourci par la tachycardie; le raccourcissement atteint principalement le processus de repolarisation d\u2019où un intervalle QT plus court.Le gradient restant constant, le complexe ST-T doit développer une plus grande 130 amplitude pour maintenir la même surface qu'auparavant: s\u2019il était positif, il accentuera sa positivité; négatif, 11 le deviendra encore plus.Cette action de la tachycardie explique la dépression marquée du segment ST qui résulte aussi d\u2019une augmentation de l\u2019onde Ta.Quant à l\u2019augmentation de l\u2019amplitude de T après effort, on peut l\u2019expliquer soit par l\u2019augmentation du travail mécanique du cœur (effort factor de Scherf et Schaffer, 1952), soit par l\u2019effet de la tachycardie (tachycardia factor) qui raccourcit le segment ST-T.b) D'autres facteurs peuvent jouer un rôle: changements de position du cœur, altération du tonus du système nerveux autonome, variations du volume minute.L'augmentation du voltage de T quand le patient s\u2019allonge après l'effort pourrait être due au changement de posture et peut-être à une augmentation du tonus sympathique.En général, le maximum de la dépression normale de ST après un effort est de 1 mm.5 dans les standard et de 2 mm.dans, les précordiales gauches.Cependant, il faut toujours tenir compte du degré et de la rapidité de l\u2019effort, de l\u2019entraînement physique du sujet, de ses réaction émotionnelles et du tonus du système nerveux sympathique.Ces facteurs influencent la réaction du cœur à l\u2019effort: par exemple, un athlète entraîné répond à un grand effort par une légère augmentation de son rythme cardiaque alors qu\u2019un sujet atteint d\u2019asthénie meuro-circulatoire développe une tachycardie hors de proportion avee l\u2019effort demandé.Si on soumet une personne non entraînée à un très gros effort, le cœur peut être sérieusement atteint.Après des courses épuisantes on a noté une fibrillation auriculaire et une inversion de T en D1, D2 et dans les dérivations thoraciques apicales.2.Les modifications, de l\u2019onde T qui surviennent normalement après l\u2019effort sont déterminées par les mêmes facteurs qui affectent le segment ST: diminution du gradient (consécutive à la tachycardie) contrebalancée par LAHAM: L\u2019'ÉLECTROCARDIOGRAMME L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 l'augmentation du gradient due 3 effort et a la posture, et le raccourcissement de ST-T dû à la tachycardie.D\u2019autre part, la rotation du cœur à droite par descente du diaphragme aplatit l\u2019onde T en D1 et V5 et peut « posi- tiver » une onde T3 négative.L\u2019aplatissement de l\u2019onde T dans toutes les dérivations pourrait être expliquée par une diminution du gradient.L\u2019onde T, dans toutes les dérivations, montre parfois une augmentation d\u2019amplitude, parfois après une diminution transitoire.L\u2019augmentation peut être due aux facteurs déjà mentionnés d\u2019effort et de posture ou au raccourcissement de ST secondaire à la tachycardie (ou à tous ces facteurs réunis).3.Les ondes U sont normalement plus prononcées après l\u2019effort.Elles peuvent être absentes auparavant et apparaître quelques minutes après l\u2019effort.Mais elles sont normalement positives dans toutes les dérivations sauf VR où elles sont négatives.4.On a signalé, après l\u2019effort, des tachycardies supraventriculaires et même ventriculaires (Wilson et al, 1932).La fibrillation auriculaire n\u2019est pas rare si l\u2019effort est exténuant (Jervell, 1941), mais il est exceptionnel après un effort modéré.5.Enfin, il est certain que la tachycardie consécutive à l\u2019épreuve d\u2019effort peut déterminer l'apparition d\u2019un bloc de branche sans qu'une insuffisance coronarienne soit nécessairement présente (Scherf et Schaffer, 1952).6.Il est important de noter que dans les cas où l\u2019EC.G.de base montre un bloc de branche (droit ou gauche) ou un W.PW,.l'épreuve d\u2019effort peut être positive malgré l\u2019absence d\u2019insuffisance coronarienne (Feil et Brofman, 1953).7.Signalons que chez les sujets normaux digitalisés, l\u2019épreuve d\u2019effort peut déterminer des modifications similaires à celles de l\u2019I.Cet aussi marquées (Zwillinger, 1935; Liebow et Feil, 1941): en effet, la digitaline diminue le gradient ventriculaire; son action, ajoutée à celle de la tachycardie, consécutive à l\u2019effort, est responsable de la dépression de ST. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Accidents dus à l\u2019épreuve d\u2019effort: malgré toutes les précautions, on peut avoir à déplorer un accident mortel; des observations ont été rapportées par Faleiro (1936), Frey (1938), Wilson et al.(1941), par Froment (1949) et surtout par Rossier et Spühler (1947) qui publièrent 3 cas personnels.C\u2019est dire que l\u2019épreuve d\u2019effort ne doit être entreprise qu\u2019à bon escient: 1.Diagnostic clinique impossible ou douteux avec une épreuve thérapeutique à la trinitrine négative.2.Electrocardiogramme complet (standard et précordiales) absolument normal.D.\u2014 L\u2019E.C.G.DANS L\u2019ANGOR D\u2019EFFORT (EN DEHORS DES CRISES) Au cours des vingt dernières années, l\u2019électrocardiogramme de l\u2019angor d\u2019effort a fait l\u2019objet d\u2019un certain nombre de travaux (Kahn, 1931; Azpitarte, 1935; Bourne et Evans, 1938; Mouquin et Laubry, 1939; Scar- lett, 1940; Evans et Bourne, 1941; White et, al., 1943; Froment et al., 1945; Routier, 1946; Parker et al, 1946; Montgomery et al., 1947; Voltera, 1948; Vela, 1949; Riseman et Josephs, 1950).Mais la seule étude électro- cardiographique moderne est celle de Heller, Laham, Salih et Lenègre (1950-1951) basée sur 354 cas.A.\u2014 Tracés normaux.Le pourcentage de tracés normaux varie suivant les auteurs: 38% (Froment et al, 1945); 45% (Nathanson et Pardee); 69% (Joly, 1949); 52% (Riseman et al, 1950) ; 40% (Parker et al, 1946); 20% (Jervell, 1950) ; 41,5% (Heller, Laham, Salih et Le- nègre, 1951) ; 24,1% (Scarborough et al, 1952); 46,1% (Block et al, 1952).On les rencontre plus souvent dans l\u2019angor pur (51,3%) que dans celui où il existe une hypertension artérielle ou une cardiopathie valvulaire (34,3%).Il est intéressant de noter la relative fréquence du type T1 < T3 dans ces tracés normaux (19,7%) ; en général, l\u2019angle différentiel LAHAM: L\u2019'ÉLECTROCARDIOGRAMME 131 AQRS-AT reste dans les limites physiologiques déterminées par Masson et Laham (1950).B.\u2014 Tracés anormaux.Le pourcentage de tracés anormaux est de 08,4% (Heller, Laham, Salih et Lenègre, 1951); dans l\u2019angor pur, il est de 48,6% et, dans l\u2019angor associé à une hypertension ou à une cardiopathie valvulaire, de 65,6%.Nous allons maintenant passer en revue les différentes anomalies électrocardiographiques que l\u2019on peut rencontrer au cours de l\u2019angor d'effort, en nous basant avant tout sur le travail de Heller, Laham, Salih et Lenègre et accessoirement sur la littérature internationale.1.L\u2019hypertrophie ventriculaire gauche (H.V.G.) est fréquente (33,8) %.Elle peut être isolée (14%) ou associée à l\u2019insuffisance coronarienne chronique (I.C.C.), à un bloc gauche (BBG) complet ou incomplet, à un bloc droit (BBD) complet ou incomplet ou à un infare- tus myocardique.2.L'insuffisance coronarienne chronique constitue seulement 24,01% des cas; elle est isolée (13%) ou associée à 'H.V.G.(11%).Ainsi, si on ne considère que l\u2019H.V.G.et I'L.C.C.(sans les autres associations), le pourcentage est de 38 pour cent environ.3.L\u2019infarctus du myocarde est moins fréquent: 9,3% des cas.Sur les 33 cas, il y avait 15 «antérieurs », 15 « postérieurs », 2 antéro- postérieurs et un double infarctus.Dans 24 cas (6,9%), l\u2019histoire clinique ne révélait au- eune douleur prolongée; 15 correspondaient à un angor pur (10%).4.Les blocs de branche complets ou incomplets représentent 15,25% des tracés (dont 8,47% de blocs complets).a) Blocs droits (56%): les blocs complets représentent 3,3%.La majorité des blocs droits appartient au groupe d\u2019angor pur (13 cas sur 20: 9 complets et 4 incomplets).Dans les blocs complets, la durée de QRS est entre 0,12 et 0,17 sec.et le temps d\u2019appa- 132 rition de la déflexion intrinsécoïde en V1 - V2 est entre 0,08 et 0,12 sec.Dans les blocs incomplets, la durée de QRS est de 0,08 à 0,10 sec.et le temps d\u2019apparition de la déflexion intrinsécoïde est de 0,04 à 0,08 sec.AQRS est variable: dévié à droite (+ 110° + 130°) dans 3 cas; normal dans 6 cas (entre 4 30° et + 70°) et dévié a gauche dans 11 cas (entre 0 et \u201470°).AT est trés variable, souvent normal (13 cas), parfois dévié à droite ou à gauche.L\u2019onde R\u2019 en V1, V2 varie de 5 à 10 mm.dans les blocs complets, alors qu\u2019elle est entre 1 et 7mm.dans les blocs droits incomplets.Le bloc droit peut être associé à une H.V.G.(4 cas) ou à un infarctus du myocarde (6 cas).b) Blocs gauches (9,6%) : les blocs complets représentent 5,08 pour cent.La durée de QRS dans les 18 blocs complets varie entre 0,12 et 0,16 sec.et celle des 16 blocs incomplets entre 0,08 à 0,11 sec.ÂURS est dévié à gauche (entre 0 et \u201460° ) dans les blocs complets, excepté deux cas où il est respectivement de + 10° et + 30°.Parmi les blocs incomplets, on trouve 6 fois un axe entre 0° et À 30° et 10 fois il est entre + 10° et + 80°.AT est dévié à droite (de + 110° à \u2014 180°) dans 17 cas de B.B.G.complets et dans 8 cas de bloes incomplets il est entre + 90° et \u2014 100°.L\u2019H.V.G.existait dans tous les blocs complets et 11 blocs incomplets.5.Les troubles, du rythme sont exceptionnels dans la statistique de Heller, Laham, Salih et Lenègre (1951): un cas de fibrillation auriculaire, un flutter paroxystique, un coronary sinus rythm et un Adams-Stokes paroxystique.C.\u2014 Fréquence des tracés anormaux dans les divers groupes d\u2019angineux: elle est intéressante à noter: 1.Angor pur.Parmi les 73 tracés anor- LAHAM: L\u2019'ÉLECTROCARDIOGRAMME L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 maux (sur 150), on note la relative fréquence de l\u2019I.C.C.(29 cas) isolée ou associée à l\u2019H.V.G., des infarctus myocardiques (18 cas) et des blocs de branche (24 cas: 7 B.B.G.complets, 4 incomplets; 9 B.B.D.complets, 4 incomplets).2.Hypertension artérielle isolée.Parmi les 111 tracés anormaux (sur 173), on note la fréquence de l\u2019H.V.G.isolée ou associée (72 cas) la relative fréquence des blocs gauches (16 gauches dont 7 complets; 6 droits dont 2 complets) et la rareté des infarctus (13 cas).3.Cardiopathies valvulaires isolées ou associées à une hypertension artérielle: on note la fréquence de l\u2019H.V.G.isolée ou associée.4.Angor avec gros cœur (85 cas, soit 24,01 pour cent): sur 75 tracés anormaux, l'E.C.G.montre, avec une relative fréquence, 1 H.V.G.(51 cas), 1 infarctus myocardique (13 cas) ou 1 bloc de branche (15 gauches dont 9 complets; 5 droits dont 3 complets).5.Angor avec insuffisance cardiaque (53 cas, soit 14,9%) : tous les tracés étaient anormaux; la plupart des malades appartenaient au groupe d\u2019H.T.A.ou de cardiopathie valvulaire, mais dans 7 cas, il s\u2019agissait d\u2019angor pur.Electriquement, on note la fréquence de I'H.V.G.(35 cas) et des blocs de branche (13 gauches dont 6 complets; 2 droits dont 1 complet).L\u2019unique cas de fibrillation auriculaire doit être signalé ici.6.Angor chez les femmes (100 cas).Parmi les 55 tracés anormaux, on note la relative fréquence des images d\u2019I.C.C.isolée ou associée à une H.V.G.(les deux ensemble représentant 36 tracés) et des blocs de branche (13 gauches dont 9 complets, 4 droits dont 2 complets) ; par contre, les infarctus sont rares (2 cas).D.\u2014 Discussion.Les données électrocardiographiques de la statistique de Heller, Laham, Salih et Lenè- gre (1951) méritent quelques commentaires: 1.L\u2019H.V.G.et UI.C.C.représentent les altérations électrocardiographiques les plus L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 fréquentes: en effet, sur 207 tracés anormaux, ces deux images (isolées ou associées entre elles) comptent 41 cas d\u2019angor pur, 77 cas d\u2019H.T.A.isolée, 11 cas d\u2019H.T.A.associée à une cardiopathie valvulaire et 6 cas de cardiopathie valvulaire isolée.Au total: 135 cas, soit 65,2 pour cent.2.Les images de blocs de branche sont plus fréquentes (15,25%) que ne le disent les statistiques américaines: \u2014 Salcede et White (1935): 7,3%; \u2014 Parker et al.(1946): 83%; \u2014 Block et al.(1952): 7,2% (blocs gauches: 5,5%; blocs droits: 1,7%).Ces trois statistiques sont particulièrement importantes: la première porte sur 700 angineux et les deux autres, de la Mayo Clinic, respectivement sur 3440 et 6880 cas.Malheureusement, l\u2019étude électrocardiographique est incomplète puisqu\u2019elle ne porte que sur les trois standard et parfois une précordiale.3.Une image typique d\u2019infarctus myocar- dique peut se rencontrer au cours d\u2019un angor d\u2019effort (non compliqué de crise longue): 6,9 pour cent de tous les cas et 10 pour cent des angors purs.Il semble que ce soit G.Bourne (1939) qui ait noté ce fait le premier; il fut suivi par Ashman et Heill (1941), Dressler (1944), Laham (1949), Riseman et Josephs (1950), Stein (1950), Heller et al.(1950- 1951), Wade et Morgan Jones (1951).4.Le bloc auriculo-ventriculaire complet est exceptionnel dans l\u2019angor d\u2019effort: 0,1% (Block et al, 1952).Par contre, l\u2019allongement de PR est moins rare: 1,8% (Block et al, 1952).5.La fibrillation auriculaire existe dans 1,5 pour cent des cas (Block et al, 1952).6.Signalons enfin, la possibilité d\u2019ondes U négatives (Palmer, 1948; Holzman, 1949; Evans et McRae, 1952; Palmer, 1953).Mais il est rare que cette anomalie soit isolée.E.\u2014 Pronostic de l\u2019angor d\u2019effort.Cette question extrémement importante a LAHAM: L\u2019ELECTROCARDIOGRAMME 133 fait l\u2019objet d\u2019un certain nombre de travaux (White, 1925; White et al, 1931, 1943; Ep- pinger et Levine, 1934; Wiedd et Smith, 1935; Sigler, 1951).Mais les deux statistiques les plus étendues sont dues à des cardiologues de la Mayo Clinic: Parker, Dry, Willius et Gage (1946) et Block, Crumpacker, Dry et Gage (1952).Nous n\u2019étudierons ici que les éléments « électrocardiographiques » du pronostic.Nous nous baserons sur les résultats de Block et de ses associés (1952) qui concordent d\u2019ailleurs avec ceux de Parker (1946).Rappelons que 6 882 angineux ont été étudiés et suivis pendant 5 à 23 ans.La mortalité est de 15 pour cent la première année et ultérieurement approximativement de 9 pour cent par année.Au bout de cinq ans, 58,4% des malades sont en vie (au lieu de 86,9% dans la population normale) et 37,1% au bout de 10 ans (au lieu de 70,4% dans la population normale).L'étude des tracés E.C.G.permet \u2014 avec toutes les réserves nécessaires \u2014 de tirer les conclusions suivantes: 1.En cas d\u2019E.C.G.normal, les pourcentages respectifs de survie (5 à 10 ans) sont de 73,1 pour cent et de 50 pour cent.9.En cas d\u2019axe gauche: 71,6% et 45,3%.3.En cas d\u2019inversion de T1: 458% et 21,3%.4.En cas d\u2019inversion de T1, T2: 29,1% et 10,6%.5.En cas d\u2019inversion de T2, T3: 49,7% et 25,7%.6.En cas d\u2019inversion de T1, T2, T3: 34,7% et 15,7%.7.En cas de Q3, T3 ou Q3 seule: 54,2% et 29 4%.8.En cas de bloc gauche: 36,6% et 13,9%.9.En cas de bloc droit: 45,5% et 44,4%.10.En cas de bloc droit (S large): 52,8% et 29,5%.11.En cas de bloc A-V complet: 20%.12.En cas d\u2019allongement de PR: 35,5% et 17,1%. 134 13.En cas de fibrillation auriculaire: 27% et 13,5%.Arnst, si les tracés normaux comportent un bon pronostic, par contre, il n\u2019en est pas de même des tracés de bloc A-V, de fibrillation auriculaire, de blocs gauches et d\u2019inversion de T1, T2.D\u2019autre part, il est intéressant de noter certaines précisions complémentaires: a) En cas d\u2019hypertrophie cardiaque, les pourcentages respectifs de survie sont de 41,4 % et de 197% (sans hypertrophie: 64,2% et 34,3%).b) En cas d\u2019infarctus myocardique antérieur à l\u2019angor: 45,9% et 26% si l\u2019infarctus est postérieur à l\u2019angor: 412% et 22,7%.c) En cas d\u2019hypertension sévère, le pronostic est sombre; dans les cas du groupe 2 de Keith, Wagener et Barker, les pourcentages de survie sont de 46,1% et de 17% dans les cas du groupe à, 21,6% et 1,3%.d) En cas d'insuffisance cardiaque, le pronostic est extrêmement sombre comme le montrent les pourcentages de survie: 20,2% et 8%.Conclusions 1.Dans l\u2019angor d\u2019effort, on peut observer diverses altérations de l\u2019EC.G.Mais les seules anomalies spécifiques sont celles de LAHAM: L 'ELECTROCARDIOGRAM ME l\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 l'insuffisance coronarienne aiguë transitoire ou prolongée (Laham, 1949).2.Le tracé électrique est normal dans la moitié des cas d\u2019angor pur.C\u2019est, dire que le diagnostic d\u2019angor pectoris reste avant tout du domaine de la clinique.3.L'épreuve d\u2019effort ne doit être tentée que sous réserve de deux conditions: a) diagnostic clinique impossible ou douteux; b) E.C.G.(standard et précordial) absolument normal.4.Le pronostic semble plus réservé en cas d\u2019hypertrophie ou d\u2019insuffisance cardiaque et de bloc gauche.BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE 1.J.HELLER, J.LAHAM, A.SALIH et J.LE- NEGRE : Llectrocardiogramme dans l\u2019angor d\u2019effort (354 cas).Archives Mal.Cœur et Vaz, avril 1951.2.J.LAHAM: L\u2019électrocardiogramme dans l\u2019angor d\u2019effort.Le Bulletin Médical, 1er décembre 1949.3.J.LAHAM: Etudes électrocardiographiques, Paris, 1953.(Contient une bibliographie complète de la question jusqu\u2019en juin 1953.) 4.G.L.LAROUCHE: Insuffisance coronarienne aiguë transitoire.L\u2019Union Médicale du Canada, décembre 1951.5.E.LEPESCHKIN: Modern Electrocardiography.Williams & Wilkins, édit, Baltimore, 1951. CONSIDÉRATIONS SUR LES ANTIBIOTIQUES ! Sylvio LeBLOND, Chef du Service de Médecine à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Vallier (Chicoutimi), Professeur de clinique médicale et chargé du Cours d'Histoire de la Médecine à l\u2019Université Laval de Québec.Les micro-organismes sont des êtres vivants répartis par millions dans l\u2019atmosphère, sur les objets et les choses qui nous entourent.Nous en hébergeons des quantités indéfinies et de toutes les variétés.Mais leurs habitats de prédilection sont les sols et les eaux.Certains sols fourmillent et on y trouve de tout à partir du virus le plus ténu jusqu\u2019au ver de terre, en passant par toutes les bactéries, tous les cocci, tous les champignons pathogènes ou parasites, par centaines de millions au gramme de sol.D\u2019autres sols favorisent plus particulièrement l\u2019élevage de certains agents microbiens.Cette étude des sols a pris une importance considérable avec l\u2019arrivée dans le monde des antibiotiques, qui remettaient à l\u2019ordre du jour la notion des antagonismes microbiens, aussi vieille que la microbiologie elle-même.On a fouillé dans tous les sols, on a créé des composts pour permettre une pullulation microbienne spécialisée, on a mis en présence des variétés diverses et on a assisté à des stérilisations spécifiques d\u2019une variété par une autre.Les nombreux agents pathogènes qui finissent par aboutir dans les sols ou les eaux venant, soit des déjections ou des matériels souillés, vivent peu de temps et disparaissent.On a cru un temps qu\u2019ils étaient entraînés par la filtration vers les eaux courantes où ils mouraient faute d\u2019un milieu propice à leur développement.Mais on a trouvé dans les sols des agents qui les détruisaient soit en les attaquant directement (les phages), soit en les empêchant de se développer ou de se reproduire, en les stérilisant (les antibiotes).HISTORIQUE Dès 1876, Tyndall avait parlé de la lutte 1.Communication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.pour la vie qui existait entre les bactéries et le pénicillium.L\u2019un ou l\u2019autre survivait.Déjà, en 1877, Pasteur, travaillant de concert avec Joubert, avait observé que le bacille de l\u2019anthrax poussait moins bien en présence de certaines autres bactéries et il avait entrevu des possibilités thérapeutiques dans cet antagonisme microbien.En 1899, Emmerich et Loew employaient la pyocyanase, une enzyme extraite d\u2019une culture de pyocyaniques pour traiter expérimentalement des animaux infectés par le bacille de l\u2019anthrax et ils obtenaient des résultats encourageants., Duchesne, en 1897, rapportait que certains « pénicillium verts» avaient des propriétés bactériostatiques, et Vaudremer, en 1913, trouvait dans l\u2019aspergillus fumigatus, un agent capable d\u2019atténuer le bacille tuberculeux.Gratia et Dath, en Belgique, avaient remarqué qu\u2019un «petit fungus blanc » réussissait à lyser des cultures de staphylocoques.C\u2019était un actinomyceté et par filtration, ils obtinrent un produit actif, l\u2019actinomycétine, qui lysait non seulement le staphylocoque mais aussi le gonocoque et quelques autres micro-organismes.C\u2019était en 1924.Ils firent même en collaboration avec Alexander et Jouvain des tentatives thérapeutiques chez des malades porteurs d'infection à staphylocoques et ils eurent des succès, sans éprouver d\u2019accidents, avec des doses assez puissantes.En 1934, les mêmes auteurs préconisèrent l\u2019usage des mycolysats, sorte de suspensions bactériennes soumises à l\u2019action de l\u2019actinomycétine.Ils leur attribuaient des vertus immunisantes supérieures à celles des vaccins.Les mycolysats soulevèrent peu d\u2019enthousiasme dans la profession médicale.| En 1929, Fleming observa une culture de 136 staphylocoques contaminée par le pénicillium.Tout le tour de ce placard contaminé le staphylocoque ne poussait plus sur une assez large bande, et les colonies microbiennes mélangées au pén\u2018cillium étaient.transparentes: elles étaient en état de lyse.I] poursuivit ses expériences et il constata que les filtrats d\u2019une culture pure de pénicillium dilué 500 a 800 fois étaient encore capables d\u2019empécher la progression du staphylocoque et du streptocoque mais ne produisaient aucune inhibition sur le esch.coli ou le bacille typhique.Cette substance antagoniste produite par le pénicillium, Fleming l\u2019appela pénicilline., et déjà il émettait l\u2019opinion qu\u2019elle pouvait être un antiseptique puissant soit en application locale, soit en injection autour des foyers d\u2019infection à staphylocoques.La grande labilité de la pénicilline, cependant, était un obstacle à son isolement et à sa fabrication.En 1938, Florey, Chain et quelques autres reprirent les observations de Fleming, réussirent à isoler une pénicilline plus ou moins pure, démontrèrent sa faible toxicité chez l\u2019animal et en 1941, ils rapportèrent les 10 premiers cas cliniques, traités avec succès, d\u2019infections pyogènes graves résistantes aux sul- famidés.Une grande découverte venait de naître.En 1944, Schatz, Bugie et Waksman lancèrent la streptomycine, extraite de cultures du streptomyces griseus, que Waksman, un spécialiste dans l\u2019étude des sols, avait isolé en 1919.La streptomycine inhibait la croissance du bacille de Koch.Pour la première fois on apportait un espoir sérieux dans la thérapeutique chimique de la tuberculose.La disparition rapide de bacilles aussi virulents que le bacille d\u2019Eberth, le bacille diphtérique, les staphylocoques et autres, dans le sol avait laissé croire à l\u2019existence dans ces sols d\u2019autres agents microbiens possédant des propriétés antibiotiques puissantes.Dubos, après 2 ans de recherches, isola du bacillus LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 brevis, une substance particulièrement active contre les bacilles gram-positifs, qu\u2019il appela gramicidine, pour commémorer le nom de Gram.On isola bientôt de la gramicidine une autre substance, la tyrocidine, qui, elle, avait une action particulière sur les bacilles gram- négatifs.Dubos donna le nom de thyrothri- cine au mélange de ces deux substances telles qu\u2019extraites des cultures de bacillus brevis.Le haut pouvoir lytique de la thyrothricine pour les globules rouges ont fortement réduit son utilisation.Elle se borne à des applications topiques.L\u2019'auréomycine apparut en 1948.Un groupe de chercheurs de Lederle l\u2019avait extraite du streptomyces aureofaciens.Elle avait l\u2019avantage de s\u2019attaquer aussi bien aux germes gram- négatifs qu\u2019aux Gram-positifs, de s\u2019administrer par voie orale, et d\u2019agir parfois là où la pénicilline n\u2019agit pas ou plus.En 1948, la chloromycétine, ou chloramphénicol, a été isolée par Burkholder de l\u2019Université Yale, sur un streptomyces poussant dans un sol recueilli au Venezuela.Waksman et Lechavalier, en 1949, annonçaient la néomycine, antibiote qui cède encore le pas à ses aînés.Les chercheurs de la maison Pfizer, en 1950, lançaient la terramycine, et tout dernièrement la magnamycine, ou carbomycine, particulièrement active contre les staphylocoques péni- cillino-résistants.Le dernier venu de ces antibiotiques est l\u2019érythromycine ou ilotycine, isolé du strepto- myces erythreus.Elle s\u2019administre par voie buccale et s\u2019attaque plus particulièrement aux pathogènes gram-positifs.L\u2019achromycine, dérivé d\u2019une moisissure d\u2019un sol du Wisconsin, détruit les trypanosomes.La fumagilline s\u2019est montrée presque spécifique contre l\u2019amibe.La polymixine, extraite du bacillus poly- mixa, active contre les germes gram-négatifs, est plus toxique que la pénicilline et la streptomycine.L\u2019aérosporine ou polymixine B, vient du bacillus aerosporus; elle ressemble à L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 la polymixine tant au point de vue pouvoir bactéricide que toxique.Elle a une affin:té spéciale pour le pyocyanique.La liste des antibiotiques s\u2019allonge tous les jours aussi bien dans le domaine de la pathologie humaine que dans celui de la pathologie animale.On emploie méme, dans les basse- cours, les antibiotiques pour favoriser la croissance des volatiles.Il n\u2019en reste pas moins que les antibiotiques les plus utilisés en clinique humaine sont la pénicilline et la streptomycine dont le champ d\u2019action est assez limité: la première s\u2019attaque plus particulièrement aux germes gram- positifs, la seconde aux germes gram-négatifs et au bacille tuberculeux; et l\u2019auréomycine, la terramycine et la chloromycétine qui ont un champ d'action plus vaste et inhibent aussi bien toute une série de gram-positifs et de gram-négatifs.MODE D\u2019ACTION Ces substances sont en somme des substances chimiques qui s\u2019apparentent aux antiseptiques, et sont extraites de cultures d\u2019êtres vivants.Elles ont soit des propriétés bactéricides, c\u2019est-à-dire, qu\u2019elles font mourir l\u2019agent microbien ennemi, ou bien bactériostatiques, c\u2019est-à-dire, qu\u2019elles le stérilisent et l\u2019empêchent de se développer en lui arrachant un élément important de sa structure, ou en s\u2019opposant à ce qu\u2019il prenne dans le milieu ambiant les éléments nécessaires à sa subsistance.Un bactériologiste américain, G.N.Smith, nous apprend que la chloromycétine gêne son ennemi microbien en l\u2019empêchant d\u2019utiliser les acides am'nés nécessaires à son processus vital et en troublant le métabolisme des graisses et des esters.Il prévient la formation de glutamate combiné et l\u2019utilisation de l\u2019ammoniaque.L'auréomycine et la terramycine, qui se ressemblent beaucoup dans leur activité bactériostatique, troubleraient le procédé initial de l\u2019oxidation acétique.Elles dévieraient le métabolisme des acides tricarboxyliques, l\u2019oxyda- LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES 137 tion de la glycine, des acides glutamiques et aspartiques.La streptomycine gêne l\u2019oxydation acétique qui semble une fonction importante de certains bacilles en particulier du coli-bacille.Elle agit avec prédilection sur certains acides gras à longue chaîne, ce qui explique son pouvoir bactériostatique sur le bacille tuberculeux.| La pénicilline empêche le staphylocoque d\u2019absorber l\u2019acide glutamique et d\u2019autres organismes microbiens de retenir les lipoïdes, les hydrolysats d\u2019acides gras et les nucléotides.Une réduction intense des substances du groupe sulphydry! serait l\u2019explication de son action destructrice.Il semble que cette lutte intense contre les micro-organismes a créé toute une série de problèmes nouveaux.Autrefois ils étaient très souvent les vainqueurs.La médecine et la chirurgie parfois en venaient à bout mais au prix de délabrements considérables.Ces antibiotiques ont des affinités particulières pour certains agents microbiens, et même plusieurs d\u2019entre eux parfois.Ils ont réussi dans bien des cas à les annihiler, mais ces microbes se sont organisés pour lutter contre de si violents ennemis et ont développé des résistances.D\u2019autres sont disparus, mais des membres d\u2019une même famille ou de famille absolument différente que laissent indemnes ces antibiotiques, ont profité du champ qu\u2019on leur laissait libre pour se développer et embarrasser l'être humain de malaises ou de maladies qui parfois ont été fatales à celui-ci.Les staphylocoques, les streptocoques, les méningocoques et quelques groupes de pneumocoques cultivés en présence de la pénicilline acquièrent vis-a-vis de celle-ci une résistance in vitro.Abraham et ses associés pouvaient le démontrer dès 1941.L'expérience a démontré qu\u2019il en était de même in vivo et on est étonné parfois de constater le peu d\u2019effets de la pénicilline dans la furonculose maladie qui répondait autrefois avec une agréable rapidité à quelques centaines de mille unités de pénicill*ne. 138 En somme les antibiotiques semblent s\u2019opposer à la pullulation microbienne de plusieurs façons: 1° soit en inhibant la division cellulaire ou, 2° en se substituant à un des éléments nutritifs de la cellule, en particulier un acide aminé ou un de ses dérivés.3° ils peuvent encore faire varier la tension superficielle du milieu vital microbien ou 4° favoriser dans la cellule elle-même certains pouvoirs lytiques qui fait que la cellule microbienne s\u2019autolyse.La pénicilline empêchait la production de la coagulase par le staphylocoque.Ce staphylocoque a coagulase est devenu une des formes les plus résistantes à l\u2019action des antibiotiques, à la pénicilline, en particulier.Pénicilline Des 1940, Abraham et Chain, en Angleterre, avaient isolé de cultures d\u2019esch.coli et de saprophytes une enzyme capable de s\u2019opposer à l\u2019action de la pénicilline.Ils appelèrent cette enzyme « pénicillinase ».Cette pénicillinase n\u2019a pas besoin de la pénicilline dans le voisinage immédiat du micro-organisme en culture pour se produire.Son addition à une culture de pénicillum notatum réduit considérablement celle-ci.On connaît actuellement 19 agents microbiens capables de produire cette enzyme, dont le bacille tuberculeux, une série de bacilles qu\u2019on retrouve dans l'intestin et certaines familles de staphylocoques, dont le staphylocoque-coagulase.La pénicilline administrée per os et par voie rectale est gênée par cette pénicillinase de production intestinale et son action n\u2019est possible qu\u2019à très fortes doses.La pénicilline est encore le moins toxique de tous les antibiotiques, et, bien que le premier en date et le plus ancien sur le marché, elle a encore un vaste champ d\u2019action.Si l\u2019on met de côté les résistances qui sont nées soit de la production de la pénicillinase, soit de l\u2019apparition plus fréquente de familles microbiennes non sensibles à la pénicilline du fait LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 de la disparition de toutes les autres qui à travers les 10 dernières années ont été soumises à un bombardement formidable, son administration peut s\u2019accompagner de certains inconvénients aussi bien rattachables à l\u2019individu qui la reçoit qu\u2019à la substance elle-même ou l\u2019agent microbien en cause.La pénicilline injectée dans le canal rachidien peut produire des convulsions mais quand même la dose efficace possède encore une marge de sûreté et dans les cas graves, cette crainte ne doit pas empêcher son utilisation intra- thécale.On employait cette voie au début dans le traitement de la neuro-syphilis, mais on sait aujourd\u2019hui que la pénicilline intra-musculaire possède la même efficacité.On observe aussi avec la pénicilline des réactions de Jarisch, Herxheimer, comme avec les arsenicaux.On attribue ces réactions à la mise en liberté des toxines par une destruction massive des spirochètes.On calcule que 8 à 10% des cas traités peuvent présenter des réactions allergiques à la pénicilline sous toutes ses formes, qui peuvent prendre l\u2019allure soit d\u2019une dermite exfo- liative, de la maladie sérique ou d\u2019éruptions diverses.Parfois une simple élévation de température inexpliquée cessera si l\u2019on suspend l'administration de l\u2019antibiotique.Les applications topiques sous forme de pommades, d\u2019onguents ou d\u2019émulsions, ou bien encore les dragées pénicilliniques à laisser fondre dans la bouche produisent plus facilement ces réactions allergiques sur les muqueuses ou sur la peau.Certains auteurs ont prévenu l\u2019apparition de ces phénomènes allergiques chez des individus déjà sensibilisés en administrant au préalable des anti-histami- niques.Streptomycine La streptomycine a un avantage reconnu dans les états septicémiques, les affections des voies urinaires et la tuberculose.Associée à l\u2019acide para-aminosalicylique, elle constitue L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 encore le meilleur traitement chimiothérapi- que de la tuberculose sous toutes ses formes.Associée à la pénicilline elle est une arme efficace contre les infections bâtardes ou des agents microbiens divers se lient pour embé- ter un patient et son médecin.Son action toxique spécifique sur la fonction vestibulaire de la VIIIe paire en a fait restreindre l\u2019utilisation pendant quelque temps, mais on sait actuellement que ces acei- dents survenaient surtout à la suite d\u2019une administration prolongée de doses élevées.On a pensé un moment donné que la dihy- drostreptomycine pouvait être moins toxique que la streptomycine pure ou impure du début, mais elle ne l\u2019est pas moins.On évite ces acei- dents vestibulaires en administrant la streptomycine ou mieux la dihydrostreptomycine a des doses ne dépassant pas 2 grammes par jour pendant 12 à 14 jours ou bien à la dose d\u2019un gramme par jour pendant 4 semaines à condition que le patient ait des reins sains.L'apparition de bourdonnements d\u2019oreilles, de vertiges ou de surdité constituent cependant des indications précises de cesser la strepto- mycinethérapie.Il peut apparaître au cours du traitement de l\u2019albumine dans les urines et même une cylindrurie.D\u2019après certains auteurs, ces signes urinaires ne sont pas une contre-indication au traitement à condition que l\u2019élimination du produit se fasse normalement et que son niveau sanguin ne s\u2019élève pas d\u2019une façon démesurée, car on a vu se développer, dans ces conditions, des hépatiques toxiques graves.Comme la pénicilline, la streptomycine peut donner lieu à des manifestations dermiques d\u2019origine allergique.En Angleterre on a remarqué dans certains sanatoria où l\u2019usage de la streptomycine est courant l\u2019apparition de dermites rebelles chez les membres du personnel hospitalier qui manipulent ce produit.L\u2019isolement ou le renvoi a été le seul moyen de faire disparaître ces dermites chez ces gens.Plusieurs variétés de microbes gram-néga- tifs ont développé des résistances à la streptomycine, tout comme d\u2019autres l\u2019ont fait pour la LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES 139 pénicilline.Certains ont même poussé l\u2019audace jusqu\u2019à exiger la présence de streptomycine pour croître et se développer et parmi ceux-ci on connaît même certaines familles de bacilles tuberculeux, ce qui vient considérablement compliquer le problème mais ils n\u2019ont pas encore pris l\u2019importance résistante du staphylocoque vis-à-vis de la pénicilline.La streptomycine est peu toxique pour le sang bien qu\u2019on ait rapporté des cas d\u2019anémie aplastique chez des tuberculeux recevant de la streptomycine depuis assez longtemps.Cette anémie cependant est disparue avec l\u2019abandon de l\u2019antibiote en cause.Auréomycine et Terramycine Ces deux antibiotiques se ressemblent énormément par leurs propriétés, leur vaste champ d\u2019action, leur diffusibilité.Ils s\u2019administrent aux mêmes doses, et étant donné leur rapide élimination par les voies urinaires, ils doivent être administrés aux 6 heures à des doses multiples de 250 mg soit une dose totale maxima de 3 gm par 24 heures.Dans les cas graves ils peuvent être donnés par la voie veineuse.Ils s\u2019attaquent avec prédilection à la flore intestinale et urinaire, aux rickettsioses et même aux affections à virus.Leur administration ne va pas sans comporter des inconvénients cependant.On a relevé dans la littérature, jusqu\u2019à 33 troubles divers qui peuvent se manifester à la bouche, dont la muqueuse devient rouge in- flammée, parfois couverte de vésicules.La perlèche, ou la chéilite angulaire, très fréquente aussi, a été attribuée à une aribo- flavinose.D'ailleurs toutes ces lés:ons buccales qui ressemblent fort à celles que l\u2019on rencontre au cours de l\u2019avitaminose B, ont fait croire à un défaut d\u2019assimilation de cette vitamine par l\u2019antibiotique.Mais l\u2019administration de vitamine B ou d\u2019un de ses complexes, même à titre préventif, n\u2019en a pas empêché ou fait disparaître les malaises.Seule la cessation de l\u2019antibiotique permet la régression des symptômes buccaux. 140 LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES On a constaté chez certaines gens le phénomène dans la langue noire, qu\u2019on a attribué à l\u2019apparition du monilia albicans, bien qu\u2019on n\u2019ait pu toujours mettre en évidence ce champignon.Les losanges et les bonbons aux antibiotiques provoquent plus facilement l\u2019apparition de ces troubles oraux, mais ils peuvent survenir aussi chez les sujets qui reçoivent ces antibiotiques par d\u2019autres voies que la voie buccale.On calcule que 18% des malades recevant de l\u2019auréomycine ou de la terramy- cine font des accidents de la muqueuse buccale.Des nausées et des vomissements peuvent aussi apparaître surtout avec l\u2019auréomycine.On attribue ces malaises à l\u2019effet irritant du produit sur la muqueuse gastro-intestinale.On peut les corriger assez facilement en diminuant la dose ou en donnant le médicament avec du lait ou au milieu du repas.Des manifestations intestinales beaucoup plus graves ont été observées, des diarrhées profuses avec état de collapsus, des colites aiguës ulcéreuses ou membraneuses.Quelques malades sont morts de ces accidents intestinaux.Ces antibiotiques à action prédominante sur la flore intestinale avaient permis au staphylocoque à coagulase positive de se multiplier à son aise et les selles de ces malades ont donné des cultures pures de cet agent microbien particulièrement résistant.Ces entérites à staphylocoques prirent dans plusieurs cas une allure d\u2019une gravité particulière.Dearing et ses collaborateurs de la Clinique Mayo ont fait une étude spéciale de ces entérites à microcoques, chez des patients qui devaient subir une intervention sur l\u2019abdomen ou l\u2019intestin et dont on stérilisait l'intestin au préalable, et pendant quelques jours à l\u2019auréomycine et à la terramycine.Ce staphylocoque pyogène qu\u2019ils ont trouvé en culture pure chez ces malades n\u2019existe pas dans des conditions normales, dans les matières fécales.L\u2019absence de la flore intestinale habituelle favorise sa reproduction et il engendre une toxine qui crée une entérite grave.Plusieurs de leurs pa- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 tients étaient porteurs de ce germe dans leur gorge.Ils ont conclu que ce staphylocoque particulièrement résistant aux antibiotiques était ainsi transmis d\u2019une gorge à l\u2019autre par les malades ou le personnel hospitalier.L\u2019arrivée de l\u2019auréomycine ou de la terramycine dans l\u2019organisme favorise sa prolifération et engendre une entérite toxique grave.Ces entérites graves ne sont apparues que plusieurs années après l\u2019utilisation sans accident de ces antibiotiques.En 1949, le même staphylocoque isolé dans les laboratoire de la Clinique Mayo était sensible a l\u2019auréomycine et à la terramycine.Au début de 1951, 9% de ce même staphylocoque résistait à ces antibiotes et à la fin de 1951, 36% ne répondait plus.L\u2019érythromycine, le nouveau venu, le détruisait facilement mais déjà ces auteurs ont observé chez un malade porteur d\u2019une ostéomyélite, un staphylocoque résistant à l\u2019érythromycine.Ce patient avait déjà reçu de cet antibiotique.Les fabricants, d\u2019ailleurs, de l\u2019érythromycine attirent l\u2019attention des médecins sur les effets secondaires possibles et encore inconnus de leur produit, et de l\u2019érythro- mycino-résistance qui peut survenir.L\u2019administration de ces antibiotiques à vaste champ d\u2019action s'accompagne parfois, outre les lésions de la bouche, et la diarrhée, de prurit vulvaire et anal intense avec très souvent des lésions inflammatoires génito-crura- les.On a pu mettre en évidence dans ces lésions sur les muqueuses atteintes aussi bien dans la bouche, à l\u2019anus, à la vulve et même sur la peau, après application d\u2019onguents à l\u2019auréomycine, du candida albicans en quantité et en culture pure.Le candida albicans est un hôte fréquent et discret de ces cavités muqueuses.L'arrivée d\u2019un antibiotique puissant qui détruit tout à l\u2019entour ses ennemis naturels qui gênent sa prolifération, lui laisse un vaste camp libre et il en profite pour se multiplier.Mais, comme le dit Kligman, il n\u2019est pas \u2014_\u2014 reg mm em oem L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 démontré qu\u2019il soit l\u2019agent des accidents muqueux constatés.Ces manifestations orales ou autres, si elles n\u2019ont pas fait leur preuve thérapeutique d\u2019avitaminose B, n\u2019ont pas fait non plus leur preuve clinique ou thérapeut:- que de moniliase.Il semble que malgré l\u2019envahissement des lieux par le candida albicans, celui-ci soit resté quand même un parasite.Chloromycétine Cet antibiotique garde toujours sa prédilection pour le bacille typique et les rickettsioses.Il a une affinité spéciale pour certaines races de staphylocoques, quelques-uns même résistants à la pénicilline; mais il faut bien tenir compte qu\u2019il ne s\u2019élimine pas par les voies biliaires, et qu\u2019on le retrouve très rapidement et en grande quantité dans les urines sous une forme inactive.C\u2019est un dérivé nitrophénolé et il fallait craindre son action paralysante sur la moelle osseuse.De fait on a rapporté des cas d\u2019anémie aplastique grave secondaire à l\u2019administration de la chloromycétine.Il semblerait que la dose n\u2019entre pas en ligne de compte et que chez certains sujets quelques capsules seulement suffiraient pour déclencher des phénomènes d\u2019aplasie médullaire grave.Smiley et ses collaborateurs de Salt Lake City en ont rapporté un cas fatal, et Gurth Carpenter, un autre.AUTRES ANTIBIOTIQUES La néomycine est trop toxique pour être utilisée largement.Comme la streptomycine elle tue le bacille de Koch, mais aussi elle atteint la VIIIe paire.D\u2019un autre côté le rein supporte mal la néomycine, de même que la bacitracine.Ces deux agents antimicrobiens ne sont actuellement employés que comme topiques et à faibles doses.La polymixine B, ou aérosporine, est très utile parfois en ceci qu\u2019elle a une action presque spécifique contre le pyocyanique (Pseu- domonas æruginosa) qui prenait une envergure plus considérable depuis l\u2019arrivée des autres antib\u2018otes auxquels il résistait.Son emploi LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES 141 est soumis aussi à des incidents assez désagréables en particulier sur le système nerveux.Il peut en résulter des paresthésies neurotoxi- ques et parfois même de l\u2019ataxie cérébelleuse.La magnamycine est à l\u2019épreuve et elle semble se comporter très favorablement vis-à-vis des staphylocoques pénicillino-résistants sans apporter d\u2019incidents trop désagréables.SYNERGISME ET ANTAGONISME La pénicilline n\u2019agit bien que lorsque les micro-organismes sont en pleine ferveur de croissance.L\u2019auréomycine, par contre, ralentit cette hyperproduction microbienne dès son administration, et par conséquent, inhibe ou annule temporairement, du moins, l\u2019action de la pénicilline.Ces deux antibiotes ne doivent donc pas être donnés concurremment.La dihydrostreptomycine, par contre, s\u2019allie très bien aux autres en particulier à la pénicilline.Son vaste champ d\u2019action, sa faible toxicité à dose réduite en fait un allié de choix pour les autres.Associée à la pénicilline à la dose de 0,50 gramme pour 300 000 unités de pénicilline elle permet l\u2019administration quotidienne des deux agents à doses suffisantes et non dangereuses.Si on allie la dihydrostreptomycine à l\u2019auréomycine ou à la terramycine, elle se donne par voie intra-musculaire pendant que les deux autres s\u2019administrent par la voie orale ou intra-veineuse.CONSIDÉRATIONS Les antibiotiques ont été et sont encore un des plus grands bienfaits que la science et la Providence aient apportés au monde médical.Ils ont fait disparaître des maladies qui rava- gealent les humains autrefois, c\u2019est-à-dire, 1l y a 15 ou 20 ans seulement, entre autres les pneumonies, les maladies vérériennes, la typhoïde et quelques autres aussi néfastes.Mais il reste encore toute une pléiade de micro-organismes qui ont profité d\u2019eux.Ils leur résistent et voient mourir par millions autour d\u2019eux des agents microbiens qui les 142 génaient par leur nombre et leur puissance.Ils ont le champ libre et ils prolifèrent.Parmi ceux-ci on peut signaler le Proteus vulgaris, le pyococyanique (Pseudomonas æruginosa), le staphylocoque doré résistant et le candida albicans.Les uns restent encore des saprophytes, mais d\u2019autres, comme le staphylocoque doré, ne se gênent pas pour créer des entérocolites, qui dans quelques cas, ont été fatales.Ce sont des produits chimiques extraits de substances microbiennes.Certains apportent avec eux des toxines à allure neurotrope, comme la streptomycine, la néomycine et l\u2019aéros- porine; d\u2019autres inhibent les fonctions héma- topoiétiques de la moelle osseuse, comme la chloromycétine.Que nous réserve l\u2019avenir?Aux Etats-Unis, il y a actuellement 16 manufacturiers d\u2019antibiotiques.Ils produisent tous les mois 24 tonnes d\u2019auréomycine, de chloromycétine et de terramycine, 21 tonnes de streptomycine, et 30 tonnes de pénicilline, qui sont toutes utilisées ou à peu près.Il n\u2019y a pas de doute, comme dit Hobert A.Reimann, qu'il se fait un gaspillage considérable d\u2019antibiotes et il affirme que 90% de ces antibiotes sont donnés sans indications précises: soit: 1° au cours d\u2019affection où les antibiotiques n\u2019ont aucune action; 2° à doses trop élevées et non indiquées; 3° au moyen de combinaisons inutiles; 4° en applications locales et inefficaces ou d\u2019une façon prophylactique inutile.Comme tous ces produits peuvent comporter certains accidents parfois graves en particulier chez les individus allergiques, il serait dommage d\u2019apprendre que les antibiotiques aient tué des patients qu\u2019ils ne devaient même pas guérir.La lignée des antibiotiques n\u2019est pas prête de s\u2019éteindre et tous les jours il en naît de nouveaux.L'homme et les animaux apparemment en seront saturés un jour.Ils ont changé la nosologiê de plusieurs syndromes de la pathologie, l\u2019évolution des maladies et leurs traitements habituels.LEBLOND: LES ANTIBIOTIQUES l'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 La chirurgie leur a laissé plusieurs de ses interventions curatives et la médecine a cueilli chez eux des syndromes nouveaux et assez troublants.La microbiologie prend note des nouveaux comportements microbiens et a réouvert le chapitre des résistances entrevues par Pasteur.Le praticien possède en eux une arme précieuse mais dangereuse: dangereuse en ce qu\u2019elle comporte des accidents, et dangereuse aussi en ce qu\u2019elle favorise trop facilement la commercialisation d\u2019une médecine parfois non indiquée, parfois contre-indiquée même mais que le patient désire parce qu\u2019elle est à la mode et qu\u2019il la croit une panacée.BIBLIOGRAPHIE Allyn B.LEY: Bone Marrow Depression from Chlor- 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RECUEIL DE FAITS ICTÈRES HÉMOLYTIQUES ' DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ET TRAITEMENT L.MORISSETTE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Dans un moment d\u2019aberration, j'ai choisi le sujet de cet entretien oubliant que l\u2019autorité canadienne-française sur le sujec était l\u2019un des principaux organisateurs de ce congrès et l\u2019un de nos hôtes les plus distingués, le docteur Jacques Olivier.Le problème du diagnostic différentiel des ictères hémolytiques devient, semble-t-il, de plus en plus compliqué à mesure que l\u2019on en rencontre plus de cas et que les tests de laboratoire se multiplient.Heureusement, le traitement est en passe de devenir univoque et, au point de vue pratique, les difficultés ci-dessus prennent un caractère moins angoissant.Les maladies hémolytiques sont, vous le savez, caractérisées par une destruction exagérée des globules rouges.On les appelle très souvent ictère parce que le foie ne peut suffire à éliminer la bile qui dérive de cette destruction exagérée et, d\u2019autre part, ces maladies portent aussi le vocable d\u2019anémie hémolytique parce que la moelle ne regénère pas assez vite pour compenser.Il n\u2019entre pas dans les cadres de ce papier de vous faire une classification bien détaillée des divers types d\u2019anémie ou ictère hémolytique ni de vous présenter l\u2019étude pathogénique élaborée sur chacun des divers types.Il faut se rappeler cependant qu\u2019on distingue des anémies hémolytiques congénitales comme la sphérocytose héréditaire, l\u2019anémie à cellules falciformes et l\u2019anémie méditerranéenne de même que d\u2019autres anémies hémolytiques héréditaires sans sphérocytose qui sont dues à des défauts dans les constituants des globules rouges et, enfin, J (ammunication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.des ictères hémolytiques acquis, soit idiopathiques ou secondaires à des causes reconnues comme certains anticorps et divers facteurs infectieux, chimiques ou physiques.Dans ce dernier groupe, les globules sont généralement normaux et des causes extrinsèques doivent être invoquées pour expliquer leur lyse exagérée.L\u2019objet de notre discussion sera d\u2019essayer de différencier l\u2019ictère hémolytique congénital de l\u2019ictère hémolytique acquis idiopathique.Ce sont là d\u2019ailleurs les variétés le plus souvent rencontrées en pratique médicale et parfois les plus difficiles à bien classifier.Je voudrais vous rapporter quatre observations qui pourront illustrer et les difficultés diagnostiques et les progrès dans le traitement.Observation 1.Admission: avril 1947.M.P., 21 ans, référée pour anémie et insuffisance hépatique; aurait fait de l\u2019ictère à cinq ou six reprises pendant quelques jours, le premier à moins d\u2019un mois, puis à cinq ans, et enfin quatre autres épisodes dans les trois dernières années.Faible et fatigable, depuis janvier.Examen physique: pâleur, subictère conjonctival, foie: 14 cm, douloureux; rate: descend 8 cm.plus bas que l\u2019ombilic.Laboratoire.Globules rouges, 1175 000; globules blancs, 10 750; hémoglobine, 32% ; polynucléaires, 74; monocytes, 4; lymphocytes, 22; le frottis révèle la présence de quelques normoblastes, une microsphérocytose assez marquée et de la polychromatophilie.Urines: négatives, absence de bile.Van den Berg: réaction indirecte, 0,50; normale, 0,20 cat EN ~ OY AE ES L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 à 0,60.Résistance globulaire de 6,5 à 3.A l\u2019aide de transfusions, la formule sanguine revient: globules rouges, 2 950 000; globules blancs, 9 250; hémoglobine, 72% ; diagnostic: anémie hémolytique congénitale.Au cours de la splénectomie pour l\u2019exérèse d\u2019une rate pesant un kilogramme, le docteur Ricard constate la présence d\u2019une lithiase vésiculaire et enlève les cailloux.L\u2019étude histologique de la rate n\u2019a révélé que de la congestion, de nombreux follicules lymphoides et des nodules sidérotiques.Huit jours après l\u2019opération : globules rouges, 3 600 000; globules blancs, 12 250 et hémoglobine, 78% ; le frottis révélait la persistance de quelques microsphérocytes.On obtient, en août 1953, de nouveaux examens de sang sur cette patiente; en voici les résultats: Le 6 août 1953: 4 100 000 globules rouges; 11 750 globules blancs; 90% d\u2019hémoglobine; différentielle, normale; réticulocytes, 3% ; Coombs, négatif, Rh négatif, anti D 1/1.Une nouvelle enquéte faite auprés de la famille se révèle entièrement négative pour présence d\u2019autres cas.Patiente mariée, bonne santé, mère d\u2019un enfant de deux ans qui a dû être transfusé peu après la naissance pour maladie hémolytique des nouveau-nés.Observation 2.Admission: 24 octobre 1952.E.Boi., 55 ans, se présente pour faiblesse depuis quatre ans; hospitalisée en Abitibi en 1950, traitée par des transfusions avec amélioration temporaire.Aurait toujours été jaune depuis 4 ans, mais surtout depuis 4 mois.(Edéme des membres inférieurs et dyspnée plus marquée depuis 4 mois également.Antécédents héréditaires négatifs.Examen physique: ictère modéré, souffle au cœur à tous les foyers, quelques extra-systoles; fois, 16 cm., dur, un peu douloureux; la rate descend presque à la crête iliaque, elle est dure, indolore.Laboratoire.Formule sanguine : 925 000 globules rouges; 4000 globules blancs; 22% d\u2019hémoglobine; différentielle, normale.Frottis: nombreux normoblastes, anisocytose et poly- MORISSETTE: ICTERES HEMOLYTIQUES 145 chromatophilie.Le lendemain: 675 000 globules rouges, 4 000 globules blancs; 20% d\u2019hémoglobine.Sur le frottis: normoblastes et quelques méta et myélocytes.Urines: albumine -}-}-; urobiline, oui; bilirubine, non; résistance globulaire, 4,5 à 3.Van den Berg direct: 10 minutes, 1,85; 30 minutes, 2,05; indirect, 3,85.Epreuve de Coombs, positive.Traitement: transfusions, 500 cc.2 fois par jour; ACTH, 25 mgm.4 fois par jour.Le 28 octobre 1952, globules rouges, 2 125 000; glob.blancs, 3 000; hémoglobine, 50%, et le 3 nov.1952: 3 800 000 glob.rouges, 6000 globules blancs, 79% d\u2019hémoglobine, formule différentielle normale.Le 10 nov.1952: 4150 000 globules rouges, 88% d\u2019hémoglobine.Diagnostic : ictére hémolytique acquis d'origine indéterminée; le 10 novembre 1952: splénec- tomie par le docteur Ricard qui constate une cholécystite sans palper de calcul, cette fois, et pratique une biopsie du foie et l\u2019exérèse d\u2019une rate de 1 200 grammes.Le rapport histologique pour le foie montre des lésions d\u2019hépatite et d\u2019hépatose et dans la rate une congestion intense et une imprégnation des cellules réticulo-endothéliales par un pigment ferrugineux, mais la pathologiste ne peut préciser s\u2019il s\u2019agit d\u2019ictère congénital ou acquis.Nous apprennons au mois de juillet 1953 que la malade souffre d\u2019insuffisance cardiaque légère mais sa formule sanguine faite dans un la- ratoire de Macamie donne les chiffres suivants: globules rouges, 4150 000 ; globules blancs, 16 500; hémoglobine, 86,5% ; polyneutrophiles, 24%; monocytes, 4%; lymphocytes, 67% ; éosinophiles, 4%, et basophile, 1%.Cette lymphocytose est assez fréquente post-splé- nectomie.Observation 3.Admission: 25 avril 1952.Mme L.J., 42 ans, admise pour faiblesse et ictére.A la suite d\u2019un accouchement en 1945, a dû recevoir quelques transfusions.Bien pour un an et demi, puis nouvel épisole de faiblesse traité par vitamines, suivi de bien-être pendant quelques années.Trois semaines avant l\u2019ad- 146 mission, pour douleurs rhumatismales, a reçu médication salicylée; depuis lors, grande faiblesse.Antécédents héréditaires et familiaux négatifs au point de vue ictére ou anémie.Examen physique: ictère cutané et conjonctival modéré; sténose mitrale; foie, 14 cm.; rate, dépasse les fausses-côtes de 3 travers de doigts.Laboratoire.1575000 globules rouges, 16 750 globules blancs, 38% d\u2019hémoglobine, 79% de polynucléaires neutrophiles, 5% monocytes, 12% lymphocytes, 2% éosinophiles, 2% basophiles.Le frottis montre des nor- moblastes, de la polychromatophilie et une microsphérocytose bien marquée.Résistance globulaire, 3,5 à 2,5.Recherche d\u2019hémolysine dans le sang: négative.Epreuve de Coombs: positive.Van den Berg indirect, 3,85; direct, 2,65.Dans l'urine, présence d\u2019urobiline, absence de sels biliaires et de bilirubine.Malgré les transfusions prescrites par le médecin traitant, l\u2019état de la malade semble s\u2019aggraver et \u2019hémoglobine descend, le 27 avril, à 27%.Les transfusions sont cessées et la malade commence à recevoir de ACTH, 150 migm.par jour le premier mai.Les doses sont réduites et la cortone est ajoutée au traitement le 7 mai.L\u2019ictère diminue progressivement et la rate régresse au point de n\u2019être palpable qu\u2019en inspiration profonde et, au départ, le 20 mai 1952, la patiente est beaucoup mieux et a 60% d\u2019hémoglobine.Son médecin traitant substitua progressivement la cortone en tablettes aux injections d\u2019ACTH et lui conserva ainsi pendant un an une formule sanguine tout à fait normale avec de 50 à 75 mlgr.de cortone quotidiennement.Il suivait périodiquement la formule sanguine et quand il tentait de réduire ou de suspendre la cortone, il notait chez sa patiente un fléchissement des forces et de l\u2019hémogramme.En conséquence, la patiente est réadmise le 21 avril 1953 en vue d\u2019une splénectomie.Elle prend à ce moment 100 mlgr.de cortone par jour, sa rate est percutable sur 5 travers de doigts et est légérement palpable en inspiration; le foie mesure 12 cm.avec douleurs au point de MORISSETTE: ICTERES HEMOLYTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Murphy.Sa formule sanguine est de 4 050 000 globules rouges, 13 750 globules blancs, 88% d\u2019hémoglobine; la différentielle, sans particularité, et les plaquettes à 243 000.Les frottis montrent un certain degré de sphérocytose.L\u2019épreuve de Coombs est encore positive.Le docteur Marcel Lamoureux intervient et il trouve un cholécyste calculeux qu\u2019il enlève et une rate de 320 grammes dont la pulpe rouge était congestive, les sinus dilatés de sang et tapissés par un endothélium cubique.A son départ, la formule était à 4 500 000 globules rouges, 13 750 globules blancs, 85% d'hémoglobine; la cortone fut diminuée progressivement après l'intervention et, le 25 juillet, au delà de deux mois après cessation de l\u2019hormonothérapie, la patiente va très bien et elle avait comme formule: glob.rouges, 4 000 000; glob.blancs, 9 750, avec 90% d\u2019hémoglobine.Observation 4.Admission: le 24 février 1953.Madame E.Bel\u2026., 71 ans.Admise pour asthénie, dyspnée d\u2019effort, paresthésies depuis 6 mois À été maladive depuis longtemps.Hystérectomie en 1925; cholécystectomie pour lithiase, en 1938.Antécédents héréditaires et familiaux négatifs.Examen physique: pâleur très marquée, sub- ictère conjonctival, pas de ganglions, foie de voiume normal.Rate qui descend à deux travers de doigts plus bas que l\u2019ombilic et dépasse la ligne médiane; la rate semble un peu douloureuse.Laboratoire.23 février 1953 : 1200 000 glob.rouges, 3 000 glob.blancs, 32% d\u2019hémoglobine, 60% polynucléaires neutrophiles, 7% monocytes, 25% lymphocytes, 6% éosinophiles, 2% méta.; rares normoblastes; microsphé- rocytose, pas significative.Van den Berg direct: positif, 10 minutes, 0,35; 30 minutes, 0,40; indirect: positif, 1,80.Résistance glob., 45 - 3.Coombs, positif.Présence d\u2019H.CI.dans le suc gastrique.Investigation digestive, re: histoire de sang dans les selles: négative sauf splénomégalie.Diagnostic: Ictère hémolytique acquis d\u2019origine indéterminée.Traitement: transfusions plus ACTH, 25 mlgr. db a» L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 4 fois par jour, donnent: 3350 000 glob.r, 70% d\u2019hémoglobine, le 5 mars 1953.En diminuant ACTH & 15 mlgr.2 i.d.progressivement, on a: 1125 000 glob.r., 35% d\u2019hémo- MORISSETTE: ICTERES HEMOLYTIQUES 147 gestifs et leurs cellules réticulaires ont des noyaux informes avec chromatine grossière fortement colorable.\u2014 Réticulose.(Dr S.Lauzé).TABLEAU NO.2 INFLUENCE RELATIVE DES TRANSFUSIONS ET DES HORMONES Hb% G.R.en 500,000 o_o __ GR.r Pi = = Bb 90 + - go | _ 70 + = Cas No.4 60} = 50 | _ 40 H - 0} - 20 L 2 10 + = I a L 27 fév.lére semaine 5 mers 13 mars 27 mars \u201c12 sept.Sang et ACTH Seng et ACTH Sang et ACTH Splénectomie 1953 100 mg.diminué 30 mg.augments 150 mg.globine, le 13 mars 1953.En augmentant l'ACTH à 150 mlgr.par jour, on obtient: 3 225 000 glob.rouges et 66% d\u2019hémoglobine le 26 mars 1953.Ce qui nous permet d\u2019obtenir l\u2019assentiment du docteur Ricard à une splé- nectomie le 27 mars 1953.Le 29, on a comme formule: 5730 000 globules rouges et 86% d'hémoglobine.Départ de l\u2019hôpital le premier mai 1953 avec 3300000 glob.rouges, 74% d\u2019hémoglobine.Le 11 octobre, sans médication hémopoiétique, elle avait 3 900 000 glob.rouges, 6 500 glob.blancs et 79% d\u2019hémoglobine.Le frottis était sans particularité.Anatomie pathologique: rate de 705 grammes, rouge charnue, follicules lymphoides atrophiques: ils n\u2019ont pas de centres germinatifs, souvent réduits à quelques cellules réticulaires.Les sinus de la pulpe rouge sont dilatés, encombrés de grandes cellules rondes acidophiles avec noyaux informes et riches en chromatine.Cordons de Billroth sont con- N.B.: En 1940, cette patiente avait eu les formules sanguines suivantes dans des circonstances que nous ne pouvons pas préciser: 14 juin 1940 \u2014 3 750 000 glob.rouges, 1 000 glob.blancs, 58% hémoglobine, 6% poly.neutrophiles, 23% mono., 71% lymphocytes.18 juin 1940: 3 600 000 glob.rouges, 3 500 glob.blancs, 54% hb., 49% poly.neutrophiles, 6% monocytes, 45% lymphocytes.Il est fort possible que la réticulose en question en ait été la cause, mais ce n\u2019est évidemment là qu\u2019une hypothèse.COMMENTAIRES Je crois vous avoir dit en commençant que la symptomatologie ne donnait pas grand secours pour différencier les deux variétés d\u2019anémies hémolytiques dont nous discutons, et vous vous rendez compte que les symptômes de faiblesse avec plus ou moins de fièvre, plus ou moins d\u2019ictère sont dans chaque catégorie sans 148 spécificité.En cas de crise, la gravité des symptômes généraux est la même dans la forme congénitale et dans les formes acquises.Il vous apparaît sans doute évident qu\u2019à moins de techniques de laboratoire que la plupart de nos hôpitaux ne pratiquent pas, le moyen le plus sûr de faire un diagnostic positif d\u2019ictère hémolytique congénital c\u2019est l\u2019histoire person- MORISSETTE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 mais l\u2019on savait que dans les formes aiguës ou actives de la variété acquise, on pouvait retrouver ce caractère morphologique.La résistance globulaire ou, pour employer une autre expression, la fragilité osmotique des globules rouges, donnait des renseignements précieux, mais hélas! on le reconnaît maintenant, souvent trompeurs.En effet, quand ANÉMIE HÉMOLYTIQUE Avant traitement GR.en Fragilité Sphéro- Lithiase Cas Age Sexe Hb.% millions % cytose Coombs biliaire 1 21 F 32 1.175 0.65-3 ++ Nég.1 + 2 55 F 22 0.975 0.45-3 \u2014 Pos.\u2014 3 42 F 38 1.575 035-25 ++ Pos.+ 4 71 F 32 1.200 045-3 \u2014 Pos.+ Après traitement Trans.et Transfusions Hormones hormones Splénectomie Hb.% GR.Hb% GR.Hb% GR.Hb.% GR.Commentaires 2 72 2950 nil nil 90 4100 6 ans après, état parfait.8 mois après, 88 4150 86 4150 sans autre traitement.27 \u2014 88 4050 90 4000 2 mois après, sans hormones.Cf.tableau No 2 66 3225 74 3300 6 semaines après.1.Le test a été fait à l\u2019été 1953; il n\u2019était pas en vogue au moment de l\u2019hospitalisation.2.Vestige de sphérocytose.nelle et familiale du patient; mais, les épisodes hémolytiques ne commencent pas tou- jours-très tôt; ils peuvent passer inaperçus et même dans les formes vraiment congénitales le caractère familial peut manquer.En l\u2019absence d\u2019une histoire bien nette, jusqu\u2019à ces dernières années, la présence de sphérocytose était plutôt en faveur de la forme congénitale, les globules rouges du patient dans des solutions salines hypotoniques montraient de 1'hémolyse à des taux supérieurs à 4,5/00, on considérait le test positif et l\u2019on présumait avoir affaire à une maladie congénitale.Mais il a été établi que des cas authentiques pouvaient montrer une résistance normale à moins que leur globules rouges dans des solutions L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 hypotoniques n\u2019aient été incubés pendant 24 heures à 37 degrés C.(1) Pour la perturbation de notre esprit, certains cas de maladie hémolytique acquise ont donné une réponse positive.De nouvelles espérances pour la clarification du problème furent données au monde médical quand certains auteurs entreprirent, en 1945, d\u2019appliquer le tests de Coombs aux globules rouges des cas de maladies hémolytiques (2).Comme vous le savez, ce test de Coombs ne comporte aucune spécificité; 1l ne fait que démontrer, à l\u2019aide d\u2019un sérum de lapin spécial, immunisé contre les globulines humaines, la présence sur les globules rouges étudiés d\u2019un anticorps quelconque.Des études récentes ont montré que ces anticorps pouvaient être de deux variétés : anticorps «à chaud » et «à froid ».L\u2019ictère hémolytique acquis, idiopathique, aurait les anticorps «à chaud »; l\u2019ictère secondaire, en particulier celui qui survient après les pneumonies à virus, les anticorps « à froid ».La constatation de pareils anticorps sur les globules de bon nombre de cas de maladies hémolytiques a servi, pendant quelque temps, d\u2019explication à la destruction exagérée des hématies dans les formes acquises.Il est incontestable que la littérature et notre expérience semblent confirmer la notion qu\u2019une proportion importante d\u2019ictére hémolytique acquis montre un Coombs positif.Mais il y a des cas rapportés de formes congénitales qui manifestent la même réaction possiblement en relation avec une condition associée, même peut-être la splénomégalie.Certains auteurs (1) qui reconnaissent l\u2019importance de ce test au point de vouloir établir une catégorie d\u2019entités cliniques connexes sous le vocable de troubles hémolytiques chroniques avec anticorps sur les érythrocytes restent tout de même troublés par le fait que cette formation d\u2019anticorps peut se rencontrer dans différents états pathologiques qui ne s\u2019accompagnent pas nécessairement d\u2019hémolyse exagérée.Nous avons commencé dernièrement à faire faire des épreuves de Coombs à tous nos cas de splénomégalies et nous en avons trouvé MORISSETTE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES 149 deux de positifs en l\u2019absence d\u2019ictère, de réti- culocytose, et même d\u2019anémie.L\u2019un de ces cas présentait une réticulose subaiguë et l\u2019autre un lymphome giganto-folliculaire.Vous n\u2019avez pas besoin de me faire remarquer que nous n'avons pas fait d\u2019étude sur la survie des hématies normales transfusées chez ces patientes, non plus que sur la fragilité mécanique ni l\u2019auto-agglutination à chaud ou à froid.Je vous répondrai, en guise d\u2019excuse partielle, que toutes ces patientes étaient des cas privés et que, d\u2019autre part, nos laboratoires manquent de facilité pour certains de ces tests.Nous n\u2019avions pas démontré non plus d\u2019hémolyse exagérée par le dosage de l\u2019urobilinogène dans les selles pour les mêmes raisons.En somme, vous comprenez pourquoi je vous ai dit au début que ce diagnostic était difficile et vous me croirez d\u2019autant plus que vous pouvez constater que même à l\u2019histologie de la rate, nos pathologistes ne peuvent nous aider à trancher la question.Le temps ne me permet pas de m\u2019étendre sur le role de la rate dans la genése de ces affections.On peut croire avec Dameshek (4) à un hyper- splénisme inhibant l\u2019érythropoïèse dans la moelle ou encore à la formation dans le tissu réticulo-endothélial de l\u2019organe d\u2019anticorps, hémolysines agglutinines, etc, ou troisièmement à la séquestration exagérée et prolongée dans les sinus de l\u2019organe, des globules rouges qui y meurent prématurément comme certaines bêtes fauves dans les jardins zoologiques.Ceux qui, comme Owren (8), Dussault (9), ont assisté dans les formes congénitales à la crise et ont vu les patients en anémie, leucopénie et surtout réticulocytopénie, ont tendance à faire de la crise tout au moins une affection aplasique médullaire, et à n\u2019accorder à la rate qu\u2019un rôle bien secondaire.TRAITEMENT Si vous considérez les résumés des histoires de cas que nous venons de parcourir ensemble.vous aurez tôt fait de tirer vos conclusions en matière de thérapeutique.Le traitement est assez univoque, nous nous sommes mis d\u2019ac- 150 cord là-dessus.Pour ouvrir et fermer tout de suite un grand chapitre qui dépasserait les limites de notre temps, disons d\u2019emblée que dans les anémies hémolytiques acquises secondaires à une cause reconnue, il faut traiter la cause si possible et soustraire les globules du patient à l'influence nocive qu\u2019on aura identifiée.Dans les groupes qui nous intéressent, il y a trois méthodes de traitement et il semble que, de nos jours, il faille la plupart du temps avoir recours à toutes trois.Transfusions.Il est très simple et naturel de prescrire du sang dans des cas où l\u2019anémie devient aussi grave que ceux que vous venez de voir avec nous, surtout quand on sait très bien que ni foie de veau, ni B19 qui ne sont pas déficients ne donneraient rien et que, d\u2019autre part, le fer n\u2019est pas indiqué puisqu'il n\u2019y a pas eu d\u2019hémorragie et que le fer du sang détruit n\u2019est pas sorti de l\u2019organisme.En fait, les transfusions dans ces cas ont sauvé des vies, mais il faut distinguer.Dans les cas d\u2019anémie hémolytique congénitale, les transfusions sont, en général, bien supportées et remontent la formule sanguine ; mais, dans les formes acquises, il arrive comme vous l\u2019avez vu qu\u2019elles aggravent l\u2019anémie et l\u2019ictère et avant l\u2019ère de l\u2019'ACTH et de la cortisone, c\u2019était la règle d\u2019observer la plus grande prudence à ce propos et de ne risquer les transfusions que si l\u2019anémie mettait la vie du patient en grand danger et le rendait hors d\u2019état de subir une splénectomie.Hormones.Quoique dans certains domaines ces produits qui semblaient devoir faire des miracles sont employés de moins en moins ou avec beaucoup plus de prudence, il semble que dans les affections dont nous discutons ils ont rendu de grands services et ont permis d\u2019amener avec beaucoup plus de sécurité les patients à la phase la plus décisive du traitement la splénectomie.En effet, grâce à un mécanisme encore mal compris (5), la corti- cotrophine surtout mais aussi la cortisone protègent les hématies contre l\u2019hémolyse et ceci même expérimentalement (6).Les résultats MORISSETTE: ICTERES HEMOLYTIQUES L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 cliniques observés ont fait croire qu\u2019à cause d\u2019une action inhibante sur le système réticulo- endothélial, la formation d\u2019anticorps, hémolysines, agglutinines se trouve diminuée; il n\u2019est pas certain qu\u2019il en soit ainsi et les auteurs n\u2019ont pas de résultats uniformes en matière de contrôle sur les déterminations quantitatives d\u2019anticorps en circulation ou même d\u2019anticorps absorbés sur les globules rouges.Ce qu\u2019on peut dire avec certitude, c\u2019est que dans les anémies hémolytiques acquises 1dio- pathiques, les hormones en question modifient la réaction des hématies à l\u2019agent hémolysant dans un sens favorable.Vous vous rendez compte par exemple dans le cas No 3 que les transfusions deviennent inutiles puisque pendant plus d\u2019un an, la patiente se maintient en bon état hématologique avec de la cortone et, dans le cas No 4, TACTH a permis une opération alors qu\u2019en diminuant les doses préopératoires, on avait assisté à une phase de déglobulisation très marquée en moins d\u2019une semaine.A tout événement, vu qu\u2019il n\u2019est pas anodin de prescrire pour un temps indéfini ces préparations à cause des side effects que vous connaissez, il semble bien qu\u2019à moins de contre-indications formelles à la chirurgie, on doive avoir recours même dans les formes acquises à la splénectomie surtout si, la crise finie, il semble impossible de maintenir de façon durable une formule normale en suspendant l\u2019hormonothérapie.Splénectomie.Je ne vous ferai pas l\u2019'historique de la splénectomie en hématologie, mais il faut savoir que depuis une trentaine d\u2019années cette intervention a sauvé bien des vies et corrigé un bon nombre d\u2019« infirmités sanguines » comme le purpura thrombocyto- pénique essentiel, la neutropénie splénique que vous connaissez également sous le nom de syndrome de Doan et, enfin, les ictères hémolytiques.Parmi ceux-ci, pour de nombreuses années, seuls les cas d\u2019anémie congénitale familiale étaient soumis à cette intervention et les résultats ont été, en général, excellents.Quand l\u2019opération n\u2019était pas couronnée de - ime me lip 0 2 -_\u2014 \u2014\u2014\u2014- #2 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 succès, on avait l'habitude de croire à la persistance de rates accessoires ou à une erreur de diagnostic qui avait fait prendre une forme acquise pour la variété congénitale.Subséquemment, en dernière ressource, devant l\u2019échec des transfusions, des cas reconnus comme appartenant à la variété d\u2019anémie hémolytique acquise furent opérés et, pour un certain nombre, les résultats furent très encourageants (7, 8).L\u2019on comprend volontiers que dans ce groupe il y ait eu de la « casse », car, vous vous le rappelez, les transfusions non seulement n\u2019aident pas mais semblent aggraver le processus hémolytique de sorte que ces gens-là arrivaient à l\u2019opération dans un état d\u2019anoxie tissulaire qui rendait l\u2019aventure chirurgicale fort aléatoire.Depuis l\u2019ère de la corticotrophine, de plus en plus de cas peuvent être transformés en des risques chirurgicaux très convenables et il semble que dans les formes vraiment idiopathiques on doive en opérer de plus en plus.Croyez bien, messieurs, que ce n\u2019est pas par tempérament interventionniste ou par excès d\u2019humilité d\u2019inter- niste que cette attitude nous est suggérée.Il est probable que le nombre des résultats parfaits dans la variété acquise ne sera pas aussi grand que nous le voudrions, mais l\u2019expérience a démontré que le jeu en vaut la chandelle.En effet, cette maladie est tellement importante et le pronostic quant au retour des poussées hémolytiques est si incertain et, d\u2019autre part, les inconvénients de la splénectomie deviennent de nos jours si minimes que je n\u2019hésiterais pas à la conseiller pour un membre de ma famille, d\u2019autant plus qu\u2019on ne peut se rendre compte qu\u2019après coup de la qualité des résultats.Le cas numéro 4 est un bon exemple de ce point particulier.A date, les résultats au point de vue hématologique sont moins bons que les autres quoi- qu\u2019ils représentent une amélioration sur l\u2019état présplénectomie.Mais on a ici la preuve anatomo-pathologique d\u2019une maladie diffuse du système réticulo-endothélial, la réticulose, qui non seulement peut expliquer une anémie modérée, mais devrait, en fait, faire sortir MORISSETTE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES 151 cette patiente du cadre des anémies hémolytiques acquises idiopathiques et c\u2019est pour les fins de cette démonstration que nous vous l'avons présentée avec les autres.Ce n\u2019est pas pour tenter de me justifier qu\u2019il est bon de mentionner que même dans des milieux hautement spécialisés (7), les splénectomies pour ictère hémolytique ont parfois donné, grâce à l\u2019histologie, des diagnostics d\u2019affections hématologiques jusque-là insoupçonnées.Dans ce cas particulier, si la réticulose n\u2019avait pas été masquée par les poussées hémolytiques, nous aurions tout de même conseillé la splénectomie car celle-ci nous a rendu service dans au moins un cas de ce genre chez une personne d\u2019à peu près le même âge.L\u2019explication des résultats favorables de la splénectomie vous a été suggérée tout à l\u2019heure et nous n\u2019y reviendrons point.En résumé, l\u2019ictère hémolytique congénital familial est une affection assez rare dont nous n\u2019avons pas vu un seul cas dans onze ans de pratique hospitalière à Montréal.Il y en a sans doute une forme congénitale authentique où le caractère familial est impossible à démontrer.La distinction de cette variété d\u2019avec la forme acquise idiopathique peut être infiniment difficile et requiert non seulement une histoire détaillée du cas et si possible de la famille mais aussi des examens de laboratoire dont certains sont difficiles à obtenir dans les: milieux ordinaires et dont les autres demandent à être modernisés.Heureusement, dans la forme congénitale familiale, les transfusions et la splénectomie donnent très bien et dans la variété acquise idiopathique, l\u2019ACTH et la cortisone permettent de donner aux patients le bénéfice d\u2019une splénectomie dont les chances de succès sont telles qu\u2019elles dépassent les inconvénients de l\u2019intervention.BIBLIOGRAPHIE (1) L.E.YOUNG, R.M.CHRISTIAN et M.J.1ZZ0: Some Newer Concepts of Congenital and Acquired Hemolytic Anemias.M.Clin.North Amer., 35: 571 (mars) 1951. 152 MORISSETTE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES (2) K.SINGER et A.G.MOTULSKY: The Developing (Coombs) Test in Spherocytic Hemolytic Anemias: Its Significance for Pathophysiology of Spherocytosis and Splenic Hemolysis.J.Lab.and Chin.Med., 34: 768 (juin) 1949, (3) J.V.DACIE: Acquired Hemolytic Anemia.With Special Reference to the Antiglobulin (Coombs\u2019) Reaction.Blood, 8: 813 (sept.) 1953.(4) W.DAMESHEK et Marvin L.BLOOM: The Events in the Hemolytic Crisis of Hereditary Spherocytosis with Particular Reference to the Reticulocytopenia and Abnormal Splenic Mechanism.George R.Minot: Symposium of Hematology.\u2014 Grune & Stratton, 1949, p.160.(5) J.W.THORN, O.H.PEARSON et al.; M.M.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 WINTROBE, J.M.STIKNEY, F.J.HECK et C.H.WATKINS: in: Discussion of Third Annual Meeting of Blood Club: News and Views.Blood, 5: 785 (août) 1950.(6) J.D.FELDMAN, M.RACHMILEWITZ, O.STEIN et Y.STEIN: The Adrenal Cortex and Hemolysis.Blood, 8: 336 (avril) 1953.(7) J.M.STIKNEY et F.J.HECK: Primary Non- familial Hemloytic Anemia.Minot Symposium on Hematology \u2014 p.214.(8) P.A.OWREN: Congenital Hemolytic Jaundice.Pathogenesis of the \u201cHemolytic Crisis\u201d.Blood, 3: 231, 1948.(9) Roland DUSSAULT: Communication personnelle.REACTIONS GANGLIONNAIRES POST-VACCINALES AU B.C.G.! Robert LARUE, D.H.P.S'il existe un domaine des activités médicales qui requiert l\u2019exposé et la réalisation d\u2019idées constructives et non pas seulement de dissertations théoriques, c\u2019est bien, il me semble, celui qui se rapporte à la santé publique et particulièrement au problème angoissant de la prévention de la tuberculose.L\u2019hygiéniste d\u2019aujourd\u2019hui doit énoncer des idées constructives, des suggestions pratiques et réalisables, obtenir des résultats tangibles et non hors d\u2019atteinte, et enfin offrir, par son travail, des avantages matériels, sociaux sans doute, mais aussi, et j'insiste sur ce dernier point, scientifiques.C\u2019est avec ces idées en vue que je désire aborder le problème de cette courte communication.Loin de moi l\u2019idée de prétendre que je vous apporte des observations complètes et inaltérables mais je crois que les différents cas présentés nous permettront d\u2019approfondir les avantages du B.C.G.et de réaliser 1.Communication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.que ce vaccin impose une étude sérieuse et une réalisation aussi approfondie que possible si l\u2019on veut que l\u2019hygiène tienne le coup avec tous les autres champs d\u2019action des activités médicales.{ Depuis 1948, nous avons fait, dans le comté de Mégantic, 10145 vaccinations au B.C.Get de ce nombre, nous n\u2019avons eu que six (6) réactions réellement marquées et susceptibles d\u2019intérêt.Les réactions ganglionnaires apparaissent de 6 à 12 semaines après la vaccination.Le pus collecté pe::+ être évacué par ponction pour hâter la résolution.Il s\u2019agit donc, la plupart du temps, de pus ne contenant pas d\u2019éléments B.C.G.vivants, ce qui montre, contrairement à ce que croyait Calmette, que le B.C.G.n\u2019agit pas uniquement en restant le parasite vivant de l\u2019organisme vacciné.L'examen microscopique de ce pus, que j'ai fait, nous permet de retrouver, tantôt aucun germe microbien, tantôt la présence de bacilles acido-résistants. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Fait intéressant: ces réactions ganglionnaires paraissent s\u2019être produites plus fréquemment après des scarifications trop profondes ou trop étendues \u2014 soit 20 - 40 centimètres au lieu de deux (2) centimètres recommandés.La signification de ces réactions serait intéressante à étudier de près.Nous sommes enclins à penser qu\u2019elles se produisent chez des sujets qui se défendent particulièrement mal contre une infection à bacilles acido-résistants.L\u2019hypertrophie des ganglions se fait de 6 semaines à 3 mois après la vaccination par le B.C.G.Ces ganglions intéressés sont ceux de l\u2019en- vironnage de la vaccination.Si la vaccination a été faite comme pour les bébés, à la région deltoïdienne, les ganglions axillaires sur et sous claviculaires, parfois ganglions de la chaîne du cou et de la région occipitale sont atteints par un processus inflammaire chronique et lent.Si la vaccination a eu lieu sur la région lombaire, les ganglions de la région de l\u2019aine s\u2019hypertrophient et des ganglions profonds intrapéritonéaux de la chaîne ganglionnaire lombo-sacrée sont décelés à la radiographie, à la suite de douleurs abdominales diffuses et peu marquées avec diarrhée ou constipation.J'ai, comme je le disais plus haut, recueilli quelques observations pour mettre en évidence le processus clinique des réactions ganglionnaires.Observation 1.Un enfant né le 12 juillet 1952, de constitution normale, avec un poids normal de 7 lbs.Situation économique moyenne.Comme il n\u2019y a pas de tuberculose dans la famille, il est vacciné à domicile le 17, par scarifications sur les deux bras, à la région deltoïdienne.Ce cas est suivi à la maison et toutes les semaines à la clinique et les réactions cutanées au point de la vaccination sont « normales », régulières et typiques comme les réactions locales au B.C.G.Trois (3) semaines après, l\u2019enfant fait une diarrhée, chose accidentelle attribuable à un LARUE: RÉACTIONS GANGLIONNAIRES AU B.C.G.153 trouble saisonnier à l\u2019état épidémique dans la ville.La croissance de l\u2019enfant se fait suivant la courbe normale, mais voici que (3 mois après) l\u2019enfant fait des ganglions au cou et sous les bras.La grosseur de ces ganglions est d\u2019à peu près un pois, la consistance est molle et, au toucher, la peau est froide, on peut les déplacer facilement entre les doigts; ils ne présentent donc aucune adhérence avec les tissus environnants.À ce moment, l\u2019enfant s\u2019alimente bien et ne fait pas de température.Je revois cet enfant 15 jours après, l\u2019hypertrophie est plus marquée et le centre des ganglions est mou; la peau reste blanche et froide.De plus les ganglions occipitaux commencent à se développer et présentent les mêmes caractères que les premiers.Température toujours normale.L\u2019aspect des ganglions présente un liséré bleu \u2014 sur le pourtour des glandes; l\u2019ædème péri-ganglionnaire est plus prononcé.Quinze (15) jours après, le 12 mars 1953, la tuméfaction ganglionnaire est très prononcée, l\u2019ædème plus considérable, et le centre du ganglion est mou ainsi que les extrémités qui ont tendance à s\u2019ouvrir spontanément.Cect est un fait intéressant que j'ai remarqué au cours de mes observations tandis que le centre du ganglion reste mou \u2014 et ne semble pas vouloir suppurer \u2014les deux pôles ganglionnaires sont turgescents, rouge violacé, cependant la peau reste toujours froide, la température montre de légères oscillations, 98,2 le matin, 99 degrés le soir, mais l\u2019état général demeure excellent et la courbe du poids suit un tracé normal.Une observation particulière à noter, c\u2019est que la prolifération des ganglions n\u2019affecte pas le poids de l\u2019enfant.Le poids peut rester stationnaire, mais l\u2019enfant ne maigrit pas.3 aE A ce moment, j'ai fait à travers le tissu sain avec une aiguille No 20 des ponctions 154 LARUE: REACTIONS GANGLIONNAIRES AU BCG.ganglionnaires et j'ai retiré 20 cc.d\u2019un pus très clair et sanguinolent.L'analyse de ce pus fut négative; les cultures ensemencées sur les milieux « Lowes- tein » ne se sont pas développées.La régression des ganglions s\u2019est fait rapidement après la ponction; il n\u2019y a pas eu de suppuration et des traitements radiothérapi- ques n\u2019ont pas été nécessaires.Environ trois (3) semaines après la ponction nous ne voyons que des traces nodulaires très petites à l\u2019endroit des ganglions.Aujourd'hui (6 mois après), le développement est hatif et même au-dessus de la normale, et à l\u2019examen on ne peut dire que l\u2019enfant a déjà eu des réactions ganglionnaires aussi marquées.L\u2019examen au rayon X des poumons montre un petit foyer nodulaire cicatrisé, calcifié et l'épreuve de contrôle à la cuti est fortement positive (+ 4).Observation 2.le 10 novembre 1951, malgré sa prématurité, un nourrisson de cinq (5) jours est vacciné.Ce bébé fait partie d\u2019une famille de 5 enfants et est issu de parents qui ne présentent pas de lésions tuberculeuses, mais sont débiles.Dès les premières semaines, je constate chez cet enfant une tendance au rachitisme qui s\u2019accentue au cours des mois suivants.Ce qui, évidemment, n\u2019a aucun rapport avec le B.C.G.À quatre mois et demi, voici qu\u2019à la palpation, je remarque des ganglions sus et sous claviculaires de la grosseur d\u2019un pois; au début il n\u2019y a qu\u2019un ganglion chaque côté.Six semaines après le premier examen, les ganglions ont grossis, la circulation périphérique est marquée ainsi que l\u2019ædème, la température oscille entre 98,2 et 99 degrés le soir; l\u2019appétit de l\u2019enfant a diminué.Cependant comme le ramollissement des ganglions est peu marqué, je décide d\u2019attendre encore avant de faire la ponction.Durant cet intervalle, les selles sont tantôt dures et acides, tantôt claires et glai- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 reuses ; symptômes attribués à des causes étrangères.L'enfant a aussi une toux sèche et fréquente, le pouls reste normal et le poids stationnaire.Après la ponction, faite quinze jours après, les symptômes regressent rapidement.La température ne varie plus, les masses ganglionnaires s\u2019estompent, l\u2019appétit de l\u2019enfant est meilleur et son sommeil moins agité.Deux semaines plus tard, il ne reste que de légères traces à peine décelables à la palpation, le poids a augmenté de une livre.En somme, tout va bien, et deux (2) mois plus tard l'enfant a engraissé de six (6) lbs, l'examen radiologique montre deux (2) foyers calcifiés aux deux sommets pulmonaires, et la cuti est fortement positive (plus 4).J'\u2019ai revu l'enfant dernièrement, tout va très bien.Observation 3.Le premier bébé d\u2019une jeune maman qui souffre de tuberculose, Il va sans dire que l\u2019enfant est isolé de la mère pour une période prolongée (6 mois).La mére nest pas une bacillaire ouverte et fait une convalescence sérieuse.Comme l'enfant est prématuré, il est vacciné à trois (3) semaines, par voie sous-cutanée, par une Religieuse qui voulait obtenir une immunité plus rapide.Donc, vaccination à la région de l\u2019omoplate droite par voie sous-cutanée.L\u2019enfant est normal, poids normal, aucun trouble pathologique n\u2019a pu être décelé.Après deux mois et demi (215), il y a une tuméfaction très petite à l\u2019angle droit du maxillaire.Les parents qui gardent l\u2019enfant ont remarqué la tuméfaction et l\u2019ont signalée.La température oscille entre la normale et 99 degrés le soir.Diminution légère de l\u2019appétit.Le poids reste stationnaire, le pouls est un peu plus rapide, après quatre (4) semai- mes, de prolifération ganglionnaire est plus prononcée.Le ganglion présente les mêmes caractéristiques que dans le premier cas.Le médecin traitant, à ce môment, fait une ponction à travers le tissu sain, sous anesthésie locale (chlorure d\u2019éthyl) ; qu\u2019est-ce qui | | L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 se produit?Après quelques jours, comme l\u2019hypertrophie ganglionnaire ne semble pas diminuer, il faut donner des traitements radiothé- rapiques; aussitôt tous les symptômes s\u2019amendent et les ganglions s\u2019estompent en quelques semaines.Six semaines après, tout est rentré dans la normale et la radiographie montre un foyer (primo infection) au poumon droit.La cuti est positive à six semaines.Cet enfant a été réeraminé il y a deux semaines: son développement est excellent et on ne voit aucun signe de déficience physique pulmonaire au rayon X.La cuti, aprés deux ans, demeure toujours positive (plus 4).Observation 4.Nous avons vacciné en 1949 un quatrième cas: une fillette de 3 ans.Celui-ci est un cas un peu différent des autres en ceci qu\u2019il n\u2019y avait aucun symptôme objectif, deux mois après la vaccination, aucune tuméfaction gan- glhionnaire apparente si ce n\u2019est que deux petits ganglions aux deux aines décelables à la palpation profonde.L\u2019enfant a une température variable entre 98 et 99 degrés; le pouls est un peu rapide.Une semaine après, à la palpation, il est mis en évidence une sensibilité et cette sensibilité longe la ligne médiale partant de l\u2019ombélic jusqu\u2019au pubis.Les mixtions sont plus fréquentes et l\u2019enfant mouille son lit la nuit ce qu\u2019il ne faisait pas auparavant.Après une période de diarrhée, la constipation est de règle et le fonctionnement intestinal ne se fait qu\u2019avec l\u2019aide de cathartiques.La rate et le foie ne sont pas hypertrophiés, et le reste de l\u2019examen est négatif en ce qui regarde les autres organes.On peut noter une légère perte d\u2019appétit et un poids stationnaire.Tous les examens tels que: rayon X pulmonaire, globulaire, analyse d\u2019urine, analyse coprologique, ete, sont négatifs.Trois semaines après, devant le mystère de ce cas, elle est hospitalisée dans un hôpital de Québec.À cet endroit, on fait un transit digestif et il est montré de façon évidente, des LARUE: REACTIONS GANGLIONNAIRES AU BCG.155 ganglions opacifiés le long de la colonne et à travers les anses intestinales.On donne alors des traitements de radiothérapie, suivis de quelques séances de traitements de rayons ultra-violets.Quatre semaines après, il y a disparition complète de la chaîne ganglionnaire, et chute des symptômes généraux.L'enfant se porte bien et la courbe de poids s\u2019est élevée rapidement.Il semble bien qu\u2019il se soit agit là de ganglions hypertrophiés d\u2019origine B.C.G.L\u2019opinion des confrères de l'hôpital de Québec semble bien arrêtée sur ce diagnostic; et c\u2019est pourquoi, après de multiples examens, il y a eu une certitude établie qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de réactions ganglionnaires au B.C.G.Observation 5.C\u2019est un cas qui présente un intérêt un peu particulier: réactions ganglionnaires \u2018de la chaîne cervicale qui montre en même temps une suppuration bilatérale aux oreilles.Il s\u2019agit d\u2019un garçon de six ans qui fut vacciné par scarifications à la région lombaire.Il a fait une forte réaction au siège de la vaccination et ceci a duré plusieurs mois.Environ deux mois après, la mère vint me voir avec le garçon qui présente des ganglions de l\u2019aine et des ganglions cervicaux.L\u2019enfant a une toux sèche et fréquente (diurne et nocturne).T1 n\u2019a pas de température et son pouls est normal.Tous les examens sont négatifs, mais on remarque comme symptômes généraux: perte de l\u2019appétit et état de nervosité plus prononcé, ainsi que des amygdales légèrement hypertrophiées.Je revois l\u2019enfant quinze jours après la première visite: à ce moment, il y a un écoulement purulent des deux oreilles.L\u2019examen bactériologique du pus ne décèle rien, si ce n\u2019est des bacilles acido-résistants.Donc un pus qu\u2019on pourrait appeler stérile.L\u2019enfant recoit des lavages d\u2019oreille à l\u2019eau péroxidée, des rayons ultra-violets, une médication tonifiante, etc.L\u2019enfant avait eu aussi de la déhydrostreptomycine que j\u2019ai fait cesser aussitôt que le rapport bactériologique fut connu. 156 LARUE: REACTIONS GANGLIONNAIRES AU BCG.Ce rapport, après plusieurs analyses de pus, fut toujours négatif (bacilles acido-résistants).De plus, la température de l\u2019enfant et son pouls étaient normaux; on sait que dans les infections à bacille pyogènes ou à Gram négatif, l\u2019écoulement de l\u2019oreille occasionne toujours de la température.Après 7 semaines, des ganglions de l\u2019aine et cervicaux se sont développés à la grosseur d\u2019une olive.À la suite d\u2019un traitement radiothérapique sur ces ganglions, ils regressèrent rapidement en quelques semaines.D\u2019après l\u2019opinion d\u2019un confrère oto-rhino-laryngologiste, il y a une relation entre la vaccination par le B.C.G.et l\u2019écoulement de cette oreille.J'ai examiné de nouveau l\u2019enfant quatre mois plus tard: les ganglions sont disparus même à la palpation profonde, le poids a augmenté, l\u2019appétit est meilleur et l\u2019écoulement des oreilles a cessé il y a deux mois.La radiographie pulmonaire est négative et la cuti-réaction positive.Il y a un an de cela, le garçon ne ressent plus aucun trouble de surdité et se développe parfaitement bien.Observation 6.Enfin, voici un dernier cas: un bébé de six semaines, de poids et de constitution physique normaux.Il est vacciné à la région deltoïdienne.(A noter: les scarifications ont été faites profondes et beaucoup trop longues sur un seul bras par une religieuse inexpérimentée.) Depuis, permettez-moi de le souligner, des directives spéciales ont de nouveau été données.Au point de cette scarification, l\u2019œ- dème est très marqué et il y est liseré rouge et purulent.Le médecin traitant recommande des pansements secs pour protéger de l\u2019infection secondaire.J\u2019al vu ce cas à l\u2019occasion d\u2019une clinique et j'ai constaté, au toucher, une tuméfaction indolore mais assez ferme.La croissance de l\u2019enfant n\u2019est pas affectée et la température reste normale.Par la suite, une infirmière L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 visite cet enfant deux fois par semaine: elle remarque une prolifération plus marquée de la glande et une température toujours normale.Un mois après, je revois ce bébé: la glande axillaire a grossi, la tension est plus marquée et, à la base du ganglion, il y a une pointe qui force et tend à s\u2019ouvrir.La peau est froide, la circulation difficile.Je recommande donc à la mère de consulter de nouveau son médecin et je communique avec ce dernier.La mère retarde sa visite au médecin et la glande s\u2019ouvre spontanément.Il a fallu plusieurs semaines de radiothérapie pour tarir l\u2019écoulement.Le pus analysé avant les traitements est négatif.Six mois après, la croissance de l\u2019enfant est normale.Le rayon X pulmonaire montre une primo-infection; la cuti-réaction est positive.Il reste une cheloïde sous-axil- laire.Pendant le traitement, les examens hématologiques éliminent la possibilité d\u2019un trouble de la crase sanguine et les examens d\u2019urine sont absolument négatifs.* + * Comme je vous le disais au début, voici les seuls cas de réactions ganglionnaires que nous avons eues et cela, comme le soutient Nègre et Becquet, chez des sujets particulièrement sensibles aux bacilles acido - résistants.Ces réactions n\u2019ont eu aucune conséquence sur le développement physique des réactionnaires; voire même toujours d\u2019après Nègre et Becquet: «ces sujets ont obtenu une protection contre une infection pour laquelle ils étaient particulièrement réceptifs ».Avec la technique de scarification, les effets secondaires n\u2019existent à peu près pas et cette technique est tout à l\u2019honneur de ses initiateurs comme elle est très satisfaisante pour nous qui faisons tant de vaccinations par cette méthode.ce af pret; py pee eee ea LES HYPOCONVERTINÉMIES CONGÉNITALES HÉMORRAGIPARES J.-G.LAURIN (Montréal).Les travaux de la dernière décennie ont mis en évidence le rôle capital joué par les nouvelles enzymes de la coagulation (accélérine et convertine).La découverte de ces facteurs nous à considérablement éclairés sur les réactions initiales de la coagulation, en particulier sur la naissance de la thromboplastine et sur le mode de transformation de la prothrombine.Ces travaux modernes ont également transformé la signification de test utilisés depuis longtemps, et ils ont permis la mise au point de nouvelles techniques d\u2019analyse, qui rendent possible une étude plus fine des phénomènes normaux et pathologiques de la coagulation sanguine.Ces acquisitions récentes ont remis en question l\u2019interprétation des résultats fournis par le classique temps de Quick, qui, théoriquement, devait mesurer le taux de prothrombine.Elles ont aussi permis de dissocier du groupe des hypoprothrombinémies deux entités nouvelles, caractérisées par des hémorragies protéiformes et par un allongement du temps de Quick.Ce sont la parahémophilie (déficit en accélérine) et les hypoconvertinémies (déficit en facteur VII ou SPCA).On a reconnu en ces dernières années que l\u2019action thérapeutique des anticoagulants ne s\u2019exerce pas seulement par un abaissement du taux de la prothrombine plasmatique, mais aussi, et surtout par une réduction marquée de la convertine ou facteur VII.Owren (5) et ses collaborateurs (Oslo, 1951) ont démontré que la dicoumarine abaisse aussi bien le taux de la prothrombine que le facteur VIT.Biggs et Douglas (13) (Oxford, 1952) ont observé que la Tromexan, un dérivé de la di- coumarine, n\u2019affecte pas sensiblement le taux de la prothrombine, mais qu\u2019il produit surtout un abaissement marqué du facteur VII.On reconnaît aussi que le déficit en vitamine K est associé non seulement à une hypoprothrom- binémie, mais aussi à un déficit en facteur VIT.L\u2019hypoconvertinémie par les anticoagulants et par l\u2019avitaminose K est donc un fait d\u2019observation courant en clinique.Cependant, un déficit congénital en conver- tine (facteur VII) semble beaucoup plus rare, puisque le nombre des observations rapportées jusqu\u2019à ce jour dans la littérature mondiale se résume à quatre ou cing (1, 2, 14).Nous avons eu l\u2019occasion, il y a quelques mois, de suivre l\u2019un de ces cas à Paris, avec le prof.agrégé Jean Bernard, à l\u2019hôpital des Enfants Malades.Observation.Il s\u2019agissait d\u2019une enfant, Michéle M., née à terme le 15 mars 1952.Au quatrième jour, on nota l\u2019apparition de gerçures hémorragiques aux lèvres.Le 20, quelques taches ecchy- motiques au niveau du crâne et de la face inquiétèrent l\u2019entourage.Le lendemain, ecchymoses et pétéchies s\u2019étendaient à tout le corps.L'enfant était apyrétique.Dans la nuit du 22, la petite malade fut très agitée, et le matin, sa mère la trouvait couverte de sang provenant d\u2019hémorragies ombilicales et rectales abondantes.On la dirigea alors en toute hâte vers l\u2019hôpital des Enfants Malades.Un examen préliminaire, fait à l\u2019admission, révélait une généralisation du purpura ecchy- motique et pétéchial, prédominant surtout aux membres et à la face, et un ictère de résorption avec hypercoloration des urines et des selles.Foie, rate et ganglions apparaissalent de volume sensiblement normal.Une numération globulaire donnait les résultats suivants: G.R.: 1840000 par mm°.Hb.: 60%, val.globulaire: 1,6; G.B.: 16 800 par mms, dont 55% de polynucléaires neutrophiles.Plaquettes : 330 000/mm°. 158 Groupes sanguins: A \u2014 Rh + (mère Rh+).Temps de coagulation (méthode de Lee- White) : 20 minutes.Rétraction du caïllot : normale.Temps de Quick à 38 secondes, correspondant à un taux de prothrombine de 20%.On ne retraçait, dans les antécédents familiaux, aucun trouble de la crase sanguine chez les parents et chez les antécédents directs ou collatéraux.Traitement.\u2014 L'enfant a reçu, du 24 au 28 mars, des transfusions quotidiennes de sang total de 30 cc.chacune, de la vitamine K et de la méthionine.Les hémorragies se sont arrêtées brusquement.Puis les transfusions ont été espacées à des intervalles de 4 à 6 jours.Au vingt-deuxième jour, de nouvelles hé- morragles ombilicales et intestinales survinrent (le temps de Quick était à 68 secondes).Une seule transfusion sanguine eut tot fait de les arrêter.Par la suite, on assista à une reprise fréquente des hémorragies rectales, nasales et cutanées, chaque fois jugulées par une injection de sang total.En Juin, l\u2019enfant était restée cinq jours sans transfusion, et l\u2019on fut frappé à ce moment par sa pâleur et par un état subcomateux, qui ne s\u2019améliora que très lentement au bout de six jours, à la suite de trois nouvelles transfusions.C\u2019est alors qu\u2019on nota que la malade était devenue aveugle, sans doute à la suâte d\u2019une hémorragie au niveau des voies optiques, car les examens du fond d\u2019œil ne môn- trèrent aucune anomalie rétinienne, ni du vitré.Le 4 juillet, on remplaça les transfusions habituelles par 10 ce.de sérum.L\u2019amélioration sembla d\u2019aussi bonne qualité qu\u2019avec le sang, mais de plus courte durée.Toutefois le sérum dut bientôt être abandonné pour le plasma, car il provoquait un prurit intense, et le grattage produisait des ulcérations cutanées qui ne tardèrent pas à saigner.La plasmothérapie (20 à 30 cc.tous les 4 jours) fut aussi suivie d\u2019un arrêt spectaculaire des hémorragies et d\u2019une prise de poids satisfaisante.L'enfant a percé sa première dent LAURIN: HYPOCONVERTINÉMIES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 sans aucun incident, à l\u2019âge de 9 mois.Actuellement (mai 1953), la malade reçoit toujours 20 grammes de plasma frais tous les 3 ou 4 jours.Sa croissance est normale, et son état général, florissant.Elle ne présente plus aucune sorte d\u2019hémorragie.Elle n\u2019a malheureusement pas récupéré la vue.En résumé, on se trouve en présence d\u2019une diathèse hémorragique congénitale, grave, persistante, dont la caractéristique essentielle est un allongement permanent du temps de Quick, chez une fille appartenant à une lignée apparemment saine.Il a été facile, dans ce cas, d\u2019écarter les diathèses hémorragiques les plus courantes: la thrombocytopénie (chiffre normal des plaquettes), les dystrophies thrombocytaires hémorragiques (aspect normal des plaquettes, temps de saignement normal), l\u2019hémophilie (sexe, temps de coagulation normal, test de Merskey négatif, i.e.l\u2019addition de plasma d\u2019'hémophile au plasma de la malade montrait un pouvoir correcteur), la fibrinopénie (taux normal de fibrinogène), la présence d\u2019un anticoagulant circulant (le plasma de la malade n\u2019allongeait pas le temps de coagulation d\u2019un plasma témoin normal).La seule anomalie retrouvée était un allongement permanent du temps de Quick, comme dans le cas princeps d\u2019Alexander.On pouvait donc, en partant de ce résultat, ranger a priori cette anomalie sanguine parmi les hypopro- thrombinémies, et c\u2019est assurément ce qui se produisait dans le passé en face de cas semblables, avant l\u2019identification des facteurs de conversion de la prothrombine et la mise au point de nouvelles techniques d\u2019analyse de ces diathèses hémorragiques.Ces nouveaux tests ont permis d\u2019une part d\u2019éliminer l\u2019hypoprothrombinémie apparente et un déficit en accélérine, d\u2019autre part de prouver que le facteur déficient était bien la convertine.sk * sk a) L\u2019apparente hypoprothrombinémie peut être facilement démasquée par l\u2019utilisation de la méthode de dosage de la prothrombine en L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 deux temps de Ware et Seegers.Cette méthode consiste à transformer d\u2019abord la prothrombine en thrombine, par l\u2019addition au plasma défibriné de thromboplastine et de calcium.On observe alors la formation d\u2019une certaine quantité de thrombine, que l\u2019on dose par son pouvoir fibrino-formateur.Si l\u2019on ajoute au début une certaine quantité de sérum normal dépourvu de prothrombine, la thrombino-for- mation est alors plus abondante et accélérée.Le plasma de ces malades contient donc une quantité normale de prothrombine.Seule sa conversion est retardée.D'autre part, du plasma de bœuf filtré sur Seitz EK à 20% d\u2019amiante (qui absorbe la convertine, très peu d\u2019accélérine, et laisse passer de 20 à 30% de la prothrombine) ne réussit pas à corriger le temps de Quick de la malade.Enfin, le temps de Quick d\u2019un plasma normal, dont on a enlevé la convertine et la prothrombine par absorption sur le sulfate de baryum, n\u2019est pas corrigé par l\u2019addition de sérum normal (source de convertine), puisque le facteur absent de ce mélange est la prothrombine.Mais si l\u2019on ajoute à ce plasma du sérum (convertine) et du plasma de la malade, le temps de Quick du plasma traité par SO4 Ba devient normal.Le plasma de la malade a donc fourni une quantité adéquate de prothrombine.b) Il était ensuite nécessaire d\u2019éliminer un déficit en accélérine.Ceci fut réalisé en démontrant que le plasma de la malade contient ce facteur, puisqu\u2019il peut parfaitement corriger l\u2019allongement du temps de Quick d\u2019un plasma normal dépourvu d\u2019accélérine par vieillissement ou par chauffage à 37 degrés C.pendant 24 à 48 heures.Une preuve additionnelle a été apportée par l\u2019utilisation d\u2019un plasma ou d\u2019un sérum frais de lapin, riche en accé- lérine, mais appauvri en convertine à la suite de son adsorption sur Ba SO4.Un tel plasma ne raccourcissait nullement le temps de prothrombine de la malade.¢) L\u2019identification du facteur déficient a pu se faire en partant des propriétés déja connues de la convertine, à savoir: une substance contenue dans le sérum normal, ad- LAURIN: HYPOCONVERTINEMIES 159 sorbée totalement par le sulfate de baryum et par une seule filtration sur Seitz EK à 20% d'amiante; cette substance est aussi extrêmement stable au vieillissement et à la chaleur.Enfin, le sérum normal, excellente source de convertine, corrige, même à très faible concentration (10%), l\u2019allongement du temps de Quick du plasma pathologique.Cette étude fine des facteurs de la coagulation sanguine a permis d\u2019établir clairement la nature du déficit en cause, c\u2019est-à-dire un défaut isolé en convertine, les concentrations en prothrombine et en accélérine (facteur labile, facteur V, Ac-globuline) demeurant rigoureusement normales.Cependant, au cours des hypoconvertinémies associées, on observe le plus souvent une diminution simultanée de la prothrombine.C\u2019est le fait des insuffisances hépatiques et des plasmas dicouma- rolés.La première observation d\u2019hypoconverti- némie congénitale avait été rapportée en 1951 par B.Alexander et coll.(1).Il s\u2019agissait d\u2019une enfant de 4 ans, hospitalisée pour des selles sanglantes durant depuis trois jours, et des hématémèses qui persistaient depuis six heures.La mère et un oncle maternel se faisaient facilement des « bleus » et le grand-père maternel était mort d\u2019hémorragies intestinales post-traumatiques.La malade avait présenté une hémorragie ombilicale prolongée à la naissance et avait passé du sang par le rectum jusqu\u2019à la cinquième semaine.À ce moment, toutefois, la numération sanguine, les temps de saignement et de coagulation étaient normaux.Le temps de prothrombine n\u2019a pas été déterminé.Un lavement baryté avait été négatif, mais une laparatomie a été décidée à cause du mœlena.On n\u2019a pu découvrir aucune cause pour l\u2019expliquer.Le mœlena a persisté pendant plusieurs mois.L\u2019enfant était sujette aux ecchymoses et présentait des épistaxis occasionnels.À l\u2019examen physique, on notait de la pâleur, quelques petites ecchymoses sur la jambe gauche, l\u2019abdomen et le front, mais pas de pété- 160 chies.On pouvait observer dans le nez des caillots de sang, mais pas de points hémorragiques.Numération globulaire: 1 940 000 globules rouges/mm., Hémogl.: 6,0 gm.%; G.blancs: 4 800 avec un équilibre leucocytaire normal.Plaquettes: 412 000, réticulocytes: 7,5%, sédimentation glob.: 4 mm./heure, hé- matocrite: 17%.Urines normales, selles: guaïc positives pendant 3 jours.Temps de saignement (Duke): 12\u20195; temps de coagulation: 6\u2019, rétraction du caillot normale.Temps de prothrombine : 72 secondes (témoin : 17).Le traitement par du sang total frais et de la vitamine K provoqua une rémission clinique satisfaisante, mais le temps de prothrombine est demeuré allongé et, 4 mois après le congé de la malade, il était toujours à 62 secondes.Le temps de prothrombine de Quick qui correspondait à une activité prothrombinique de 3% de la normale, ne traduisait pas un déficit en prothrombine, puisque par la méthode en deux temps, le taux de prothrombine a toujours été dans les limites de la normale.On a pu éliminer un déficit en accélérine ou en fibrinogène, et l\u2019on n\u2019a pu mettre en évidence la présence d\u2019un anticoagulant.Mais chez cette petite malade, l'SPCA était anormalement faible, en dépit d\u2019une consommation normale de la prothrombine par la méthode en deux temps.Un excès de thromboplastine accélérait la coagulation de son sang fraîchement prélevé, mais il ne réussissait pas à accroître la formation de l\u2019SPCA, contrairement à ce qui se passe avec un sang normal.L\u2019effet correcteur du sérum normal sur le temps de Quick de la malade, observé in vitro, suggéra aux auteurs son utilisation comme agent thérapeutique.La malade reçut donc 150 ce.de sérum normal de 24 heures, en injection lente.Le temps de prothrombine s\u2019abaissait considérablement pendant plusieurs heures, après chaque injection, mais au bout de 24 heures, il était revenu aux environs de 60 secondes.L'action des transfusions de sans frais a paru douteuse aux auteurs, et celle de la vitamine K, inefficace.LAURIN: HYPOCONVERTINÉMIES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 A la suite de ces deux observations, Owren et coll.(14) rapportaient, en 1952, un troisième cas authentique d\u2019hypoconvertinémie congénitale, et, en 1953, cet auteur retrouvait la maladie chez plusieurs membres d\u2019une même famille.Le premier cas de P.A.Owren était un homme de 38 ans, qui fut hospitalisé pour des saignements anormaux, consistant surtout en des épistaxis et des hémorragies cutanées, dont le début remontait à la première enfance.Le temps de prothrombine de Quick variait entre 55 et 60 secondes (normale: 14).Le temps de saignement était normal.L'étude de la crase sanguine donnait les résultats suivants: prothrombine: 95%, proconvertine: 3%, proac- célérine: 90%.De très fortes doses de vitamine K synthétique s\u2019avérèrent inefficaces.Le malade ne présentait aucun signe clinique d\u2019insuffisance hépatique et les épreuves fonctionnelles du foie s\u2019avérèrent rigoureusement normales.Dans une seconde observation, cet auteur a pu déceler un déficit en proconvertine chez plus de cinq membres d\u2019une même lignée.Le premier cas étudié était une femme de 46 ans qui, depuis sa plus tendre enfance, avait présenté des ecchymoses au moindre traumatisme, des épistaxis spontanées et des hémarthroses répétées du genou.Elle avait aussi souffert de ménorragies.En février 1952, une hémorragie sous-arachnoïdienne apparut spontanément et fut suivie d\u2019une récupération très lente.Les temps de saignement et de coagulation étaient normaux, ainsi que la concentration en prothrombine.Mais le taux de la proconvertine était abaissé à 2%, et le temps de prothrombine de Quick variait entre 55 et 60 secondes.Aucun de ses trois enfants n\u2019avait présenté de phénomènes hémorragiques depuis la naissance, en dépit de taux de proconver- tine à 14, 16 et 27%.Mais une sœur, âgée de 48 ans, avait souffert d\u2019épistaxis répétées et d\u2019hémorragies cutanées depuis l'enfance.Des dosages de sa proconvertine révèlèrent des taux de 1 à 3% de la normale.Aucune anomalie chez les cinq frères, mais son père, L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 trois oncles paternels et une tante étaient tous morts d\u2019hémorragie cérébrale, dont certains vers l\u2019Âge de 40 ans.Chez 4 d\u2019entre eux, on notait une histoire d\u2019ecchymoses facilement provoquées, d\u2019épistaxis et de saignements prolongés a la suite d\u2019extractions dentaires.De plus, le père avait présenté du méléna pendant plusieurs années.Enfin, la grand\u2019mère paternelle, deux de ses frères et une sœur étaient aussi décédés à la suite hémorragies cérébrales.Conclusions.Les travaux de ces dernières années sur la coagulation sanguine semblent donc engagés dans la bonne voie puisque des faits cliniques évidents viennent de confirmer les théories élaborées.Au point de vue clinique, les états de soi-disant hypoprothrombinémies étalent à réexaminer.De ce groupe viennent de se détacher deux entités individualisées : la parahémophilie (8) et l\u2019hypoconvertiné- mie (1,2,3).Au point de vue physiologique, on connaît mieux désormais le mode de conversion de la prothrombine et le rôle primordial joué par les nouveaux facteurs enzymatiques dans la thrombinoformation.Bien qu\u2019il subsiste encore quelques diver- geances de vue chez certains auteurs au sujet de l'interaction des différents facteurs de la coagulation sanguine (ainsi Quick refuse d'accepter l\u2019existence de la convertine et de la proconvertine en tant que facteurs affectant la conversion de la prothrombine), il semble bien que la piupart se rallient peu à peu à une théorie commune qui ressort des travaux multiples et des découvertes simultanées de ces dernières années.Cependant, le dernier mot n\u2019est pas dit sur ce chapitre et bien des inconnues subsistent encore.Ainsi, les études récentes (1953) de Macfarlane et de Biggs (Oxford) (12, 13) viennent de démontrer que la convertine, en plus de ses propriétés déjà connues et de son rôle dans la thrombino-formation est essentielle à la naissance de la thromboplastine.On connaissait déjà, à ce sujet, le rôle de LAURIN: HYPOCONVERTINEMIES 161 l'enzyme plaquettaire et de la globuline anti- hémophilique.Ces auteurs ont pu établir qu\u2019une réduction du facteur VII au-dessous de 6% diminue la quantité de thromboplastine formée.Ils concluent de leurs expériences que la concentration en facteur VII exerce une influence sur la vitesse de formation de la thromboplastine, au même titre que la concentration en globuline antihémophilique et que le nombre des plaquettes.Ces travaux ne viennent toutefois pas en conflit avec les données jusqu\u2019ici acquises, et ils ne modifient en rien les conceptions patho- géniques des hypoconvertinémies.En effet, Alexander (3) avait déjà envisagé que l'SPCA pouvait jouer un rôle extrêmement précoce, au tout début de la coagulation, dans l\u2019activation de la prothrombine.Il n\u2019est donc pas contradictoire que la convertine active en un premier temps la formation de la thromboplastine sanguine, avec l\u2019enzyme plaquet- taire et le thromboplastinogène, et que, dans un deuxième temps, elle renforce l\u2019action de la thromboplastine dans la conversion de la prothrombine.Les progrès réalisés au cours de ces dernières années dans le domaine de la coagulation sanguine, la découverte des nouveaux facteurs enzymatiques (enzyme plaquettaire, globuline antihémophilique, accélérine, con- vertine) auxquels d\u2019autres, semble-t-il, doivent s\u2019ajouter (le facteur \u201cChristmas\u201d de I\u2019hémophilie B, (15, 17) le PTC (16) nous donnent une idée de la complexité de ce phé- nomene et de la difficulté croissante du diagnostic de certaines diathèses hémorragiques.Seule une étude fine de la crase sanguine peut nous permettre de caractériser des tendances hémorragiques peu connues, telles que la parahémophilie, l\u2019hypoconvertinémie, l\u2019hémophilie B, les thrombopathies, etc.Mais au point de vue pratique, il n\u2019est que de songer à l\u2019une de ces entités devant tout saignement difficile à classer à l\u2019aide des tests classiques de l\u2019hémostase ou en présence d\u2019une hypoprothrombinémie réfractaire à la vitamine K. 162 LAURIN: HYPOCONVERTINÉMIES Les nouvelles techniques d\u2019analyse des phénomènes normaux et pathologiques de la coagulation, nées des recherches modernes, ont rendu possible l\u2019identification de ces anomalies de l\u2019hémostase.Mais on entrevoit déjà la mise au point d\u2019autres techniques spécialisées qui aboutiront à l\u2019isolement et à la purification des facteurs récemment décrits (accélérine, convertine, globuline antihémo- philique, enzyme plaquettaire).Une thérapeutique de substitution sera alors possible et simplifiera considérablement les problèmes posés par ces troubles déficitaires de la coagulation sanguine.BIBLIOGRAPHIE (1) B.ALEXANDER, R.GOLDSTEIN, G.LAND- WEHR, C.D.COOK: Congenital SPCA Deficiency; a Hitherto Unrecognized Coagulation Defect with Hemorrage Rectified by Serum and Serum Fractions.J.Clin.Invest., 30: 596, 1951.(2) Jean BERNARD, J.L.BEAUMONT: Hypocon- vertinémie congénitale hémorragipare.Presse Méd., 1496 (5 nov.) 1952.: (3) B.ALEXANDER: Ac-globuline et SPCA.Deux facteurs plasmatiques de la conversion de la prothrombine.Revue d\u2019hématologie, 7: 168-228, 1952.(4) F.KOLLER, A.LOELIGER, F.DUCKERT: Experiments on a New Clotting Factor (Factor VII).Acta Haematologica, 6: 1, 1951.(5) P.A.OWREN: Proconvertin, the New Clotting Factor.Scand.J.Lab.Invest.3: 168, 1951.(6) W.H.SEEGERS: Blood Coagulation and the Practical Significance of 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Donatien MARION, Professeur d\u2019Obstétrique, Faculté de Médecine, Université de Montréal.Notre pays possede un immense pouvoir de production: son sol riche et généreux fait don d'un surplus de denrées alimentaires; d'autre part, la population ouvrière, protégée par des lois sociales humanisées, reçoit une juste rétribution pour son travail et peut se procurer les substances nécessaires aux besoins de l\u2019organisme.À l'encontre des pays asiatiques où la famine sévit à l\u2019état endémique, de certaines contrées européennes où les salaires inférieurs au coût de la vie, entretiennent un paupérisme latent, on peut affirmer, sans crainte d\u2019erreur qu\u2019au Canada et, en particulier, dans la province de Québec, le déséquilibre nutritif se produit non par une carence, mais par un excès tant dans la qualité que dans la quantité des apports alimentaires.L'expérience professionnelle nous a démontré, à maintes reprises, le trop grand nombre de futures mères avec un gain excessif de poids au-dessus de 30 à 40 livres.Et le retour au poids normal s\u2019effectue rarement.A l\u2019occasion du Congrès des Médecins de Langue Française du Canada, j'ai cru opportun de poser brièvement le problème devant les membres de la Société d\u2019Obstétrique de la Province de Québec, dans le but de promouvoir une campagne d\u2019éducation alimentaire pour le bénéfice des mères et des petits.D\u2019après J.Vidal, la nutrition comprend l\u2019ensemble des échanges qui s\u2019établissent entre l\u2019organisme et le milieu dans lequel il vit.Ces échanges ont pour objet de fournir l\u2019énergie nécessaire aux fonctions vitales et 1.Communication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.d'apporter des matériaux utiles au maintien des structures tissulaires.On peut schématiquement distinguer dans ces échanges nutritifs, 3 étapes successives: 1.\u2014 Apport des éléments nutritifs: ici intervient l\u2019alimentation dont le terme est souvent confondu avec nutrition.2.\u2014 Leur utilisation par l\u2019organisme.3.\u2014 L\u2019élimination des déchets issus des transformations que l\u2019organisme a fait subir aux substances utilisées par lui.L'équilibre nutritif est affecté par un si grand nombre de facteurs tant externes qu\u2019internes, qu\u2019il serait trop long d\u2019en faire la nomenclature complète.Citons-en quelques- uns au hasard: conditions de vie ou de travail, l\u2019éducation, le revenu, les traumatismes, les régimes alimentaires variés, l\u2019appétit, la digestion, le métabolisme, l\u2019élimination, l\u2019équilibre hormonal, la croissance, la grossesse, l'allaitement, les réactions psycho-somatiques, le facteur génétique, etc, etc.L\u2019organisme maternel, durant la grossesse, subit une série de chocs, qui met sans cesse en péril, son équilibre normal.Dès l\u2019instant de la fécondation, l\u2019influx hormonal modifie sa sécrétion; plus tard, le placenta viendra fournir sa quote-part endocrinienne.Ce stress incessant qui s\u2019exerce sur tous les organes, à une période quelconque de la gestation, n\u2019a pas d\u2019équivalent dans la vie.Cet équilibre est exposé à se rompre et, de fait, souvent les processus nutritifs altérés obligent le médecin à modifier l\u2019alimentation de façon à ramener la future mère vers une condition de santé normale.Heureusement, dans la majorité des cas, le rôle du médecin 164 consiste à maintenir cet état idéal de santé, si toutefois un tel état peut exister.Une alimentation rationnelle ne peut qu\u2019exercer une influence heureuse sur la grossesse sans prétendre d\u2019éviter, selon quelques- uns, toute complication d\u2019avortement, de toxémie, de prématurité, d\u2019anomalies fœtales.La durée du travail, la régularité des contractions subissent-elles une influence favorable par une alimentation normale durant la grossesse ?Restons sur la réserve devant les opinions contradictoires émises.Nul doute que les carences alimentaires exercent une influence sur le développement du fœtus, en particulier, les anémies du nourrisson et la carie dentaire; les travaux de Toverud l\u2019ont démontré et Simonnet a confirmé ces études en 1950.Le Conseil Médical des Recherches de la Ligue des Nations et le Conseil National des Recherches aux Etats-Unis ont voulu établir des standards rigides dans la quantité des aliments nécessaires pour maintenir l\u2019équilibre organique.Nombre de chercheurs, entre autres, Gary et Wood se sont élevés contre ces lois trop rigides.Personne n'admettra que 25 grammes de pommes de terre absorbés par un nombre x de futures mères seront digérés, assimilés, utilisés dans une proportion uniforme.Au XIV° Congrès des Médecins de Langue Française à Paris, septembre 1950, Pigeaud et Dumont, de Lyon, ont publié un rapport très élaboré sur l\u2019alimentation au cours de la orcssesse normale.Citons leurs conclusions au sujet des restrictions alimentaires imposées au cours des dernières guerres: diminution du nombre des naissances; légère augmentation du nombre des interruptions de grossesse; diminution nette de la fréquence des maladies spéciales à l\u2019état de gestation; réalité d\u2019un certain degré d\u2019inertie utérine au cours de la période d\u2019expulsion et pendant la délivrance; diminution parfois très minime du poids moyen et de la taille des nouveau-nés à la naissance avec diminution très importante du nombre des gros enfants; peu de changement MARION : NUTRITION ET GROSSESSE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 dans le taux des mort-nés et des malformés; légère diminution du pourcentage de la mortalité maternelle à l\u2019occasion ou à la suite de l\u2019accouchement.Quels doivent-être les aliments qui doivent constituer le régime de la femme enceinte?J'ai choisi comme type le régime proposé par Lull et Kimbrough.Ration-type: 2300-2700 calories D\u2019après Lull et Kimbrough.Viandes: au moins 8 onces par jour de viande maigre, poisson, poulet, dinde; foie au moins 1 fois par semaine.Œufs: 2 ou 3 œufs par jour au minimum.Lait: trois verres par jour.Fromage: au minimum, 1% once par jour.Salade: une tasse de légumes verts frais sous forme de salade.Légumes: 1 tasse (huit onces) de légumes cuits par jour.Pain: blé complet, pas plus de 3 tranches par jour.Céréales: au choix, chaud ou froid: 1 tasse par jour.Fruits: oranges, pamplemousse ou jus de tomate: 1 verre (6 onces) par jour; fruit frais: 1 par jour; pruneaux confits, abricots, péches, jus de prunes ou de pommes, compote de pommes: une fois par jour en addition au fruit frais.Gras: beurre: 3 portions par jour ou pas plus de 2 cuillerées à soupe par jour.Desserts: jello, junkets, crèmes renversées, poudings au lait.Pommes de terre, nouilles, riz, maïs, spaghetti, macaroni, fèves de Lima, haricots secs: au choix, 1 fois par jour, au maximum 1% cuillerée par jour.Patisseries, bonbons, crème glacée, Coca-cola: au choix, à l\u2019occasion.Eviter un excès de sucre, de sel et d\u2019aliments salés: de préférence, 6 petits repas au lieu de 2 ou 3 copieux.On doit donner la préférence aux aliments «naturels» et s\u2019élever contre l\u2019engouement moderne pour les aliments traités par la des- sication, la déshydratation, la concentration et la mise en conserves.Attache-t-on trop d'importance au nombre de calories en regard de la qualité des aliments v.g.2000 calories d\u2019aliments frais naturels comportent plus de valeur que 2000 calories d\u2019aliments artificiels et «traités ».Le régime de Lull et Kimbrough représente 2300 - 2700 calories; Simonnet et ses colla- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 borateurs, dans un travail du Centre de Recherches Foch et de la Maternité de l\u2019Hôpital Bretonneau ont proposé un régime plus élevé en calories, soit 2944 calories.ANALYSE DES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS NUTRITIFS Protides.Le taux des protéines du sang diminue durant la grossesse et varie entre 75 et 70 g.par litre.Pour Tompkins, cette hypo- protéinémie physiologique serait dépendante de l\u2019hydrémie qui existe chez la femme enceinte.Dans les vomissements gravidiques, dans les néphropathies et dans l\u2019éclampsie, ce taux diminuerait considérablement.Les effets de cette carence protéinique peuvent se traduire en perte d\u2019énergie, fatigue rapide, perte de poids, défaut de résistance à une infection existante et, partant, à un œdème par réduction des protéines du plasma.Chez l\u2019adulte ordinaire, la quantité moyenne quotidienne des protides est de 104,50 gm.Durant la grossesse, cet apport doit être augmenté jusqu\u2019à 116 gm.À la naissance, le fœtus contient 400 gm.de protéines dont il a utilisé 270 gm.durant les 3 derniers mois et 170 gm.dans le dernier mois.Les protéines animales doivent être données dans une proportion plus considérable; pour Lull et Kim- brough, la ration quotidienne contient 93,6 gm.de protéines animales par rapport à 24,2 gm.de protéines végétales.D\u2019après Williams, 125 gm.de viande, 14 litre de lait et 2 œufs constituent la ration idéale au point de vue protéines.Le lait pris d\u2019une façon régulière aurait une action favorable sur le nombre de globules rouges, d\u2019après Simonnet et ses collaborateurs.Nombre de femmes manifestent un dégoût irrépressible pour cet aliment.Il s\u2019agit alors de l\u2019associer à d\u2019autres aliments ou de le remplacer par du fromage.L\u2019école américaine recommande le fromage frais à l\u2019encontre de l\u2019école française qui ne s\u2019oppose pas à l\u2019ingestion de fromages fermentés.Le poisson devrait être consommé en plus grande quantité et plus régulièrement.MARION: NUTRITION ET GROSSESSE 165 Favori de l\u2019école américaine, l\u2019œuf subit l\u2019ire de la majorité de l\u2019école française qui lui reproche la trop grande fréquence des intoxications alimentaires.Glucides.La ration quotidienne ne doit pas être augmentée, mais elle doit demeurer au taux de 415 gm.par jour même si le métabolisme basal à la fin de la grossesse exige un surplus de 400 calories.La quantité de vitamine B doit augmenter en raison directe de l\u2019ingestion des glucides, surtout des pommes de terre.On n\u2019a observé aucune relation de cause à effet entre l\u2019ingestion des glucides et le poids du bébé.Simonnet et ses collaborateurs excluent du menu quotidien les légumes secs qui facilitent l\u2019engraissement et le mé- téorisme abdominal.Cependant, ils recommandent le riz en raison de la haute valeur de ses protides, de sa faible teneur en NaCl et de sa bonne digestibilité.Le pain est consommé en trop grande quantité dans notre pays: le médecin doit donc exercer une surveillance sous ce rapport.Il n\u2019est pas rare de rencontrer des femmes qui avouent manger 3 ou 4 larges tranches de pain par repas.Les fruits doivent faire partie du menu de chaque repas (Simonnet).Graisses.La ration quotidienne (65 gm.) ne varie pas durant la grossesse.Les substances grasses, véhicules des vitamines À et D doivent être fournies à l\u2019état frais surtout par le lait et le beurre.Est-ce par malice que Bourne et Williams prétendent que les femmes qui absorbent la plus grande partie des substances grasses provenant de la margarine produiraient plus tard un gras de lait avec une composition similaire aux graisses de la margarine.L'huile d'olive prise régulièrement aurait une action cholagogue bienfaisante durant la grossesse.Sels, minéraux.Le phosphate tricalcique occupe la place d'honneur dans l\u2019édification du squelette fœtal.Dès le deuxième mois de la vie fœtale, le calcium maternel commence à diminuer et en fin de gestation, le besoin 166 MARION : NUTRITION ET GROSSESSE du fœtus en calcium se chiffre à 0,50 gm.par jour.Le National Research Council conseille donc une ration de 1,50.gm.de calcium par jour, associé au phosphore et à la vitamine D.Le déficit de calcium-phosphore favorise les caries dentaires, le relâchement douloureux des symphyses, les crampes musculaires, la tétanie.Mais, ce déficit n\u2019est qu\u2019un élément dans l\u2019enchaînement des faits pathologiques complexes et intriqués de nature hormonale ou neuro-végétative.Les aliments riches en calcium doivent faire partie de la ration quotidienne : fromages, sardines, figues desséchées, cresson, lait, hareng.Cessons ou modérons le geste machinal de la rédaction d\u2019une ordonnance riche en « chaux ».La diminution du sel dans la consommation quotidienne est indiquée chez toute femme qui fait un gain excessif de poids et présente une infiltration œdémateuse des tissus.D'après Swo, Van Essen et Tenberge, un régime hypochloruré diminuerait la fréquence des œdèmes, de l\u2019hypertension, des infarctus placentaires, de la mortinatalité.Sur 40 000 femmes avec régime hypochloruré, De Swo n\u2019a constaté que 34 cas de toxémies.Selye a démontré l\u2019action favorable du régime déchloruré sur le fonctionnement de l'hypophyse et de la cortico-surrénale, glandes dont l\u2019action est particulièrement importante au cours de la grossesse.La ration - type préconisée par Simonnet contient 3 grammes de NaCl, donc régime très peu salé.Tenberge conseille 5 gm.de NaCl par jour.Le fer est un élément essentiel dans l\u2019élaboration du régime gravidique.Le fer sérique traverse le placenta et fournit au fœtus le fer nécessaire pour son développement, surtout durant les 3 derniers mois.Pour Widmer, le fer est un élément de défense en cas d\u2019intoxication ou d\u2019infection; ce fer retenu au niveau des cellules constitutives du tissu réti- culo-endothélial et au niveau du placenta, s\u2019opposerait à la diffusion des éléments toxiques.Prenant pour acquis que le foie fœtal L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 doit emmagasiner une quantité de 50 mgr.de fer durant la vie intra-utérine afin de compenser la carence du lait en fer durant les premières semaines de la vie, le régime de la mere doit fourni 0,20 mgr.de fer par jour.Au besoin, prescrire un sel de fer.Les principaux aliments qui contiennent du fer sont: le foie, les haricots, le cacao, les œufs, le bœuf, le chocolat, les figues desséchées.Le fer, en quantité plus considérable dans la viande que dans tout autre aliment, est très peu assimilé.L'iode est indispensable à l\u2019évolution heureuse de la gestation.En plus de la consommation régulière et fréquente de poisson, certains auteurs conseillent d\u2019administrer systématiquement de l\u2019iode pour freiner l\u2019augmentation du métabolisme basal et protéger le corps thyroïde contre l\u2019épuisement fonctionnel.Autrefois, à Lyon, il était de pratique courante de prescrire 10 a 40 gouttes d\u2019iode par jour dans un peu de lait à la suite d\u2019avortement.| a Vitamines.Le champ vitaminique n\u2019a pas été exploré dans sa totalité, bien que son exploitation commerciale ait été poussée à fond.Les vitamines, indispensables dans l\u2019élaboration des différents processus de la nutrition, se rencontrent presque en quantité suffisante dans l\u2019alimentation ordinaire.Le rôle défini de chaque vitamine n\u2019a pas encore été déterminé complètement quoique la carence de certaines vitamines entraîne toujours les mêmes troubles fonctionnels.La carence de la vitamine À paraît jouer un rôle dans la genèse des malformations fœtales.Normalement, il existe une légère hypovitaminose B durant la grossesse, donc légitimité d\u2019un supplément.La vitamine C aiderait au développement du fœtus et à la prophylaxie des maladies gravidiques.Dose quotidienne: 100 mg.La vitamine D, pour Obermer, assure l\u2019équilibre calcium-phosphore (calciférol).Son administration à dose excessive produirait la microcéphalie; alors que, à la dose de 400 à 800 unités par jour, c\u2019est un .coma L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 plément pour la fixation du calcium et du phosphore.Dans l\u2019alimentation ordinaire, cette vitamine D existe à dose faible, parfois insuffisante.Il est donc de saine politique de la prescrire, surtout durant les mois d\u2019hiver.À la dose de 10 mg.par jour, la vitamine E favoriserait l\u2019évolution normale de la grossesse et même préviendrait l\u2019avortement.(Ce rôle est contesté.) Il existe un rapport étroit entre la vitamine K et la teneur du sérum en prothrombine.Ce taux normal chez la femme enceinte s\u2019abaisse dans les cas de placenta prævia et l\u2019avortement.L\u2019administration de la vitamine K devient donc nécessaire.Conclusion.1.\u2014 Une alimentation rationnelle contribue à assurer une nutrition normale.2.\u2014 Dans notre pays, l\u2019alimentation pèche MARION: NUTRITION ET GROSSESSE 167 souvent .par excès et produit un Ëembonpoint non désirable.3.\u2014I- est donc du devoir de la Société d\u2019Obstétrique de promouvoir\u2018 une campagne d\u2019ducation en faveur d\u2019un régime alimentaire bien équilibré chez la femme enceinte.BIBLIOGRAPHIE W.J.DIECKMANN et coll.: ology Survey, 3: 731, 1948.A.W.BOURNE et L.H.WILLIAMS: Recent advances in Obstetrics and Gynecology, 1953.LULL et KIMBROUGH: Clinical Obstetrics.J.VIDAL: Maladies de la nutrition.H.SIMONNET: Nutrition et carie dentaire.Interprétation du rôle de l\u2019alimentation dans la pathogénie de la carie dentaire.L\u2019Union Méd.du Canada, 79: 500, 1950.H.SIMONNET: L'alimentation humaine.PIGEAUD et DUMONT: Gynécologie et Obstétrique, 51: 1952.SIMONNET, GOUNELLE, ROBEY et FRANÇOIS: Gynécologie et Obstétrique, 52: 1953.Obstetrics and Gynec- TROUBLES HEMATOLOGIQUES 1 DE L\u2019ENF ANCE Albert ROYER, F.R.C.P.(C) 2 J\u2019ai cru que, parmi les troubles hématologiques de l\u2019enfance, les sujets qui vous intéresseraient le plus, sont ceux qui peuvent être diagnostiqués avec un minimum d\u2019analyses et dont le traitement est assez standardisé.C\u2019est pourquoi je n\u2019ai pas l\u2019intention de vous parler des troubles hématologiques rares ou à issue nécessairement fatale pour lesquels un traitement palliatif est tout ce que nous avons à offrir aux parents.Je parlerai plutôt des quelques points diagnostiques importants et des traitements pour les troubles usuels et fréquents que l\u2019on rencontre chez l\u2019enfant.1.Communication au Congrès de l\u2019A.M.LF.C, à Sherbrooke, le 18 septembre 1953.2.Service de pédiatrie, hépital Sainte - Justine, Montréal.Les cinq maladies dont nous parlerons constituent plus de 98% des cas d\u2019hématologie rencontrés en clientèle.| Si l\u2019on procède suivant l\u2019évolution de l\u2019enfant, la première maladie qu\u2019il est important de dépister, est l\u2019érythroblastose fœtale.À ce sujet il suffit de vous rappeler les points essentiels du diagnostic : | 1 \u2014 Une histoire de grossesse ou de transfusion de sang incompatible.antérieurement chez la mere.2 \u2014 Une naissance apparemment normale, mais où rapidement-apparaît l\u2019ictère, tout au moins il doit débuter avant la fin du premier 24 heures de vie, exceptionnellement dans | le deuxième 24 heures.510 168 ROYFR: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES 3\u2014 Une formule sanguine qui peut être normale à la naissance mais qui, dans les heures qui suivent, va descendre rapidement puur atteindre des chiffres quelquefois très bas en dedans de 12, 24, 36 ou 48 heures.4\u2014 La présence d'une splénomégalie qui peut varier de peu palpable à très massive.5 \u2014 Fréquemment la présence d\u2019hépatomégalie.6 \u2014 L'enfant peut présenter des signes cliniques rattachés à l\u2019anémie grave et aussi des signes neurologiques rattachés aux lésions qui se produisent dans certains cas au niveau des noyaux gris centraux et qui sont manifestés cliniquement par de l\u2019hypertonicité ou de l'hypotonicité et des réflexes anormaux.Le problème du traitement des cas d\u2019érythroblastose est assez classique maintenant et il convient tout simplement de rappeler qu\u2019on ne peut rien faire pour prévenir l\u2019apparition d\u2019un cas d\u2019érythroblastose une fois que la mère est sensibilisée.Si l\u2019enfant est de groupe positif pour le groupe négatif de la mère et que celle-ci possède des anticorps, il n\u2019y a rien à faire avant la naissance.Le dosage des anticorps pendant la grossesse à laquelle on attachait une importance assez grande 3 venir jusqu\u2019à ces dernières années, ne mérite plus maintenant la confiance qu\u2019on lui attribuait et il n'y a pas d\u2019avantage marqué à le faire rechercher pendant la grossesse.L'accouchement provoqué au huitième mois ou au huitième mois et demi dans l\u2019espoir de réduire les atteintes chez ces enfants s\u2019est montré inefficace.Plus que cela, les problèmes inhérents à la prématurité ainsi provoquée causent plus de morbidité et de mortalité que que ceux que l'on trouve lorsque ces enfants sont laissés évoluer jusqu\u2019à terme; cette pratique ne devrait plus être suivie maintenant.Il n\u2019y a que peu de chose à faire, sauf se préparer pour faire une transfusion de remplacement immédiate de sang O, Rh\u2014 si elle s\u2019avère nécessaire, c\u2019est-à-dire si l\u2019enfant présente des signes d\u2019anoxémie secondaire à son anémie et des symptômes nerveux secondaires au kernictère; dans ces cas il faut absolument L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 faire une transfusion de remplacement de 2 ou 3 fois le volume sanguin de l'enfant, c\u2019est- à-dire de 400 à 800 ce pour des enfants de poids moyen.Si par contre l\u2019enfant est peu jaune, ne présente pas de symptôme clinique d\u2019anoxémie, ne présente pas de symptôme nerveux de kernictère, il n\u2019y a pas objection à attendre pourvu que la formule se maintienne relativement bonne, c\u2019est-à-dire en haut de 3 millions.Les petites transfusions, répétées au besoin, seront, règle générale, suffisantes pour le traitement de ces cas.Un deuxième problème hématologique plus intéressant parce que plus facile à prévenir et à traiter, peut se manifester aussi à la naissance ou dans les premières 24 ou 48 heures qui suivent la naissance, c\u2019est l\u2019hypoprothrom- binémie du nouveau-né appelée aussi maladie hémorragique du nouveau-né et qui est causée par la chute du taux de prothrombine du nouveau-né en bas du niveau hémorragique.100 : PROTHROMBINE en % 7 60 so 40 30 201 10 0 x T 0e COAGULATION en % ve La NORMALE 190) 160] 1304 [7 +\u201d 100|- > NORMALE 70 2 4 6 8 O12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 MO 1 | JOURS MOIS Graphique I.\u2014 Courbe normale de la prothrombine chez les nouveau-nés.Comme vous voyez sur ce graphique, l\u2019enfant, même normal, ne produit pas de prothrombine les premiers jours de sa vie.La courbe normale de la prothrombine chez l\u2019enfant débute environ 20% en bas du taux présent dans le sang de sa mère, tend à descendre pendant les deux ou trois premiers jours pour atteindre en général 20%, ce qui est tout juste au niveau supérieur de la zone hémorragique.Par la suite, lorsque l\u2019enfant mange, que son intestin se peuple des bactéries nécessaires à L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1951 la synthèse ou à l\u2019utilisation de la vitamine K contenue dans les aliments, sa prothrombine endogène apparaît, le taux de la prothrombine remonte et, entre le sixième et le dixième jour, atteint le chiffre normal.Ceci est sans doute la raison pour laquelle nous retrouvons dans la Bible que la circoncision doit être pratiquée le septième jour.Les juifs avaient appris, probablement par expérience que, si on la faisait avant le septième jour, on risquait de provoquer des hémorragies souvent fatales.C\u2019est pourquoi, même aujourd\u2019hui, la circoncision doit être faite soit à la naissance, soit après le septième jour.100 Pp 90 ny 80 ES PROTHROMBINE en_% 70 Le 4 £os_d'hypoprothrombinémie 60 A SN / 40% A 30] 20 10 0 2 4 6 8 10 12 | 2 3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 Jours Mois Graphique II.\u2014 En pointillé, la courbe normale du graphique I.\u2014 En hachuré, la courbe d\u2019un cas d\u2019hypoprothrombinémie, Maintenant, si nous modifions le graphique que nous venons de voir pour représenter ce qui se produit chez un enfant dont la mère, soit qu\u2019elle ait eu des troubles digestifs pendant la grossesse, soit que par atteinte hépatique elle ait été empêchée de synthétiser sa prothrombine, parvient à son accouchement avec un taux de prothrombine à 60%.Vous voyez que la courbe de la prothrombine de l\u2019enfant, toujours parallèle à la courbe normale, est tombée en bas du chiffre de 20% et est entrée dans la zone hémorragique.Comme vous remarquez, ceci va se passer environ trente-six heures après l\u2019accouchement.Plus le taux de la prothrombine de la mère est bas, plus la chute du taux de l\u2019enfant sera marquée ROYER: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES 169 et plus hâtive sera l\u2019apparition des hémorra- gles.Cliché I.\u2014 Même enfant que le graphique II.Ainsi dans ces cas, au bout de 12, 24, 36 ou 48 heures, on note, comme ce cliché vous montre, une tendance aux ecchymoses au moindre traumatisme, quand ce ne serait que le port d\u2019une bande abdominale ou une tendance aux hémorragies nasales, à la suite d\u2019un nettoyage ordinaire avec de la ouate et ces ecchymoses, ces hémorragies tendront à s\u2019agrandir et à s\u2019aggraver hors de toute proportion avec le traumatisme causal.La complication la plus grave est évidemment le danger des hémorragies cérébrales.Chez 50% des enfants normaux, il se fait une hémorragie cérébrale excessivement minime qui ne porte pas à conséquence car les quelques globules rouges échappés par les petits traumatismes vasculaires sont rapidement hémolysés et puis tout est résorbé, ne laissant pas de trace.Chez ces enfants, à cause de leur tendance hémorragique, il arrive très fréquemment que la petite hémorragie initiale, au lieu de s\u2019arrêter, continue, s\u2019aggrave et bientôt on aura à la surface d\u2019un ou des deux hémisphères de grosses masses de sang qui, par leur compression, amèneront plus tard des atrophies, des destructions du cerveau et, par la suite, ces enfants seront paralysés ou atteints du point de vue physique et mental.Que faut-il faire dans ces cas?La chose la plus simple est de prévenir et si la mère est soumise à une diète normale contenant la vitamine K ou ses précurseurs qui se trouvent dans les légumes verts dont surtout les épinards, les choux et les choux-fleurs, elle aura un taux de prothrombine normal à l\u2019accou- 170 ROYER: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES chement et les complications chez son enfant seront ainsi évitées.Si elle n\u2019a pas pu suivre une diète normale, ou si son foie est tellement lésé qu\u2019il ne puisse pas svnthétiser la prothrombine, il faut lui donner de la vitamine K avant son accouchement.Et à ce sujet, il est bon d\u2019en rappeler la posologie.Ceci peut être fait par la bouche, pourvu qu\u2019on donne une dose de 5 mgs par jour, pendant au moins 7 jours avant l\u2019accouchement; par voie sous-cutanée si on donne une dose de 5 à 10 mgs au moins 4 heures avant l\u2019accouchement; par voie intra-museu- laire si on donne la même dose une heure avant l\u2019accouchement.Et, même si vous n\u2019arrivez qu\u2019à la dernière minute, pourvu que vous puissiez donner 10 mgs par voie intraveineuse une demi-heure avant l\u2019accouchement, vous aurez déjà une augmentation du taux chez la mère et secondairement chez l\u2019enfant.Si par contre vous arrivez trop tard et que l\u2019enfant est pratiquement accouché, alors vous pouvez lui donner 5 mgs immédiatement et un autre 5 mgs douze heures après, ceci chez les enfants apparemment normaux.Chez les enfants qui manifestent des symptômes d\u2019hypoprothrombinémie du nouveau-né, les doses qu\u2019on mentionne ordinairement dans les volumes, soit de 10 à 25 mgs, se montrent souvent dans la pratique nettement insuffisantes.Je crois que cette maladie n\u2019en est pas une où l\u2019on puisse mettre une dose arbitraire, on devrait procéder plutôt de la façon suivante qui est beaucoup plus clinique.Si l\u2019enfant saigne, il faut lui faire immédiatement un taux de prothrombine et suivant ce chiffre, lui donner une injection de 10, 15 ou 20 mgs de vitamine K et puis, à toutes les heures si on s\u2019est servi de la voie intra-veineuse, et à toutes les deux heures si on s\u2019est servi de la voie intra-musculaire, répéter le taux de prothrombine et donner de la vitamine K en conséquence, tant que le taux ne sera pas monté aux environ de 60%.Dans certains cas nous avons dû utiliser 100 à 150 mgs, ce qui d\u2019ailleurs est absolument inoffensif parce que la vitamine K L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 par elle-même n\u2019est pas toxique et que le surplus sera éliminé rapidement.Le prochain trouble hématologique que l\u2019on rencontre chez nos enfants est l\u2019anémie hypochrome de nutrition, c\u2019est-à-dire cette anémie malheureusement trop fréquente dans notre province où elle forme plus de 60% des cas d\u2019anémie chez les enfants en bas de 2 ans et qui reconnaît comme cause l\u2019alimentation défectueuse de l\u2019enfant.Celui-ci, au lieu de prendre dès le troisième ou le quatrième mois du jaune d\u2019œuf et dans les mois suivants de la viande ou au moins des jus de viande, trop souvent ne reçoit que du lait et des céréales quand ce n\u2019est pas du vulgaire « corn starch » ou fécule de maïs qui lui ne contient absolument rien, sauf des hydrates de carbone.À ce sujet, il est important de savoir que les légumes ne contiennent que très peu de fer utilisable et qu\u2019en dépit des propagandes effrénées de certains producteurs d\u2019épinards, ceux-ci ne contiennent pas énormément de fer, de plus ce fer n\u2019est pratiquement pas utilisable.Par contre, un aliment fortement négligé de nos jours, la mélasse, contient trois fois plus de fer que les épinards et celui-ci est presque totalement utilisable.Jusqu\u2019au jour où l\u2019enfant prend une diète semblable à celle de ses parents, seuls les jaunes d\u2019œufs et la viande peuvent être considérés comme source importante de fer.Cliché II.\u2014 C.L., 1 an.I\u2019image de ces enfants vous est connue, ce sont ces beaux bébés bien gras, bien dodus, bien blancs (comme celui-ci) dont les mères sont souvent très fières et qui, règle générale arrivent au bureau en tenant d\u2019une main une L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 grosse bouteille de lait de 8 onces, quand ce n\u2019est pas une bouteille de Pepsi de 12 onces à laquelle la mère a mis une suce et qui vous regarde d\u2019un air suspect lorsque vous essayez de lui ôter sa bouteille comme pour dire: «Bien qu\u2019est-ce que tu penses que tu vas faire!.» Ceci évidemment c\u2019est l\u2019image jusqu\u2019au douzième mois alors que les dommages causés par l\u2019anémie de nutrition ne sont pas encore trop graves.Je me rappelle par ailleurs d\u2019avoir vu une enfant de 4 ans et 3 mois à Sainte-Justine qui, depuis sa naissance, ne buvait que du lait et qui était rendue maintenant à boire un gallon par jour.Cette fillette était tellement faible que, depuis trois mois, elle ne pouvait même pas lever la tête de son oreiller.Sa mère avait patenté un entonnoir avec tuyauterie ad hoc et lui versait, bon gré malgré, son gallon de lait par jour.Point n\u2019est besoin d\u2019étudier longtemps une formule sanguine pour en faire le diagnostic.La principale donnée pour confirmer ce diagnostic est la valeur globulaire, c\u2019est-à-dire le rapport de l\u2019hémoglobine sur le nombre des globules rouges.Dans l\u2019anémie hypochrome de nutrition, cette valeur est plus basse que 0,6.Dans l\u2019évolution de cette anémie le chiffre des.globules rouges est normal au début, seule l\u2019hémoglobine est atteinte mais après une phase plus ou moins longue, le chiffre des globules rouges baisse à son tour quoique l\u2019hémoglobine baisse toujours plus vite, de sorte que la valeur globulaire reste toujours inférieure à 0,6.Dans les cas très graves, elle pourra même atteindre 0,4.Le traitement de cette anémie se divise aussi en phase préventive et en phase curative.Le traitement préventif consiste à donner à l\u2019enfant dès l'âge de 3 à 4 mois, du jaune d\u2019œuf et puis, aussitôt que possible, de la viande et parmi celle-ci, il faut se rappeler que ce sont les viandes rouges et surtout les abattis qui contiennent le plus de fer.Le traitement curatif consiste à supprimer les bouteilles entièrement de manière à ce que la mère ne succombe pas de nouveau et à mettre l\u2019enfant sur une diète contenant les aliments mentionnés plus ROYER: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES 171 haut.Si l\u2019anémie est grave, il faut ajouter à ce traitement du fer mais seulement du fer.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019y ajouter de la vitamine B1, B», Be et B1», de l\u2019acide folique, du cobalt, du nickle, du principe antipernicieux et mille et une autres substances.Ces anémies hype- chromes sont des anémies par carence de fer qui nécessitent du point de vue thérapeutique du fer et c\u2019est tout.Les préparations ferreuses ne sont pas toutes d\u2019égale valeur, certaines contiennent plus de fer au gramme, d\u2019autres en contiennent moins, dans certains cas le fer est complètement utilisable, dans d\u2019autres cas il ne l\u2019est pas.Parmi les deux préparations les plus recommandables sont les sulfates ferreux et le protoxalate de fer qu\u2019on peut donner associées ou non à de légers laxatifs, quoique à doses adéquates le fer n\u2019est pas constipant.On donne, règle générale, pour le sulfate ferreux 5 grains 2 à 3 fois par jour; pour le protoxalate de fer 10, 15 ou 20 cgs trois fois par jour, suivant que l\u2019enfant a moins de six mois, moins d\u2019un an ou plus d\u2019un an.Il est bon de se rappeler que le fer doit être donné entre les repas pour obtenir son maximum d'effet, car donné en même temps que les aliments et surtout le lait, le fer va se précipiter avec les phosphates sous forme de pyrophosphates -insolubles et ne sera pas sb- sorbé.Lorsqu\u2019on se sert de la préparation liquide, il ne faut pas oublier que le fer peut être absorbé à la surface des dents et denner une teinte brunâtre très persistante qui ne peut pas être enlevée à moins d\u2019user l'émail des dents.Si on s\u2019en sert, il faut faire gargariser et brosser les dents après chaque traitement et de préférence le faire prendre, soit d'un trait ou bien avec une paille, de manière à ce que la préparation ne vienne pas en contact avec les dents.Les préparations de fer injectable ne sont pas sans inconvénients et ne sont nécessaires en pédiatrie que dans des cas rarissimes.En général, un mois de thérapeutique ferrugineuse est amplement suffisante pour rémet- tre les stocks de fer à un taux adéquat pour la 172 synthèse de l\u2019hémoglobine.Voici la réponse au traitement de l\u2019hémoglobine, des globules rouges et des réticulocytes de l\u2019enfant représentée plus haut.À noter la valeur globulaire qui passe de 0,42 à 0,8.ROYER: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 dance à s\u2019y concentrer, au lieu d\u2019aller aux centres érythropoiétiques, et à donner là des dépôts locaux de fer, ce qui constitue l\u2019hémo- sidérose et nuit à la vie de ces tissus lorsqu\u2019elle n\u2019en cause pas la mort.Dans les cas où la formule est inférieure à 2 000 000 de globules rouges et 20% d\u2019hémoglobine, une ou plusieurs transfusions sont indiquées pour hâter la guérison mais elles ne sont pas nécessaires.Un autre groupe des anémies qui apparaissent vers cet âge et qui peuvent se manifester tout le temps de l\u2019enfance, sont les anémies hypochromes infectieuses qui forment près de 35% des cas d\u2019anémie en bas de 2 ans et plus encore après 2 ans.Dans ces cas nous avons un mélange étiologique de mauvaise diète parce que l\u2019enfant, à cause de l\u2019infection, n\u2019a pas le goût de manger; de mauvaise absorption à cause du transit intestinal souvent accéléré; d\u2019hémolyse causée par l\u2019infection ou d\u2019arrêt de maturation causée aussi par l\u2019infection.Plusieurs de ces causes agissent souvent en même temps.La valeur globulaire dans ces cas est, règle générale, supérieure à 0,6 mais inférieure à 0,8.Le fer n\u2019a pas beaucoup d'effet et surtout ne devrait pas être donné pendant la période infectieuse car lorsqu\u2019il y a du tissu inflammatoire dans l\u2019organisme, le fer a ten- liché IT.Le traitement dans ces cas est de guérir l\u2019infection et puis ensuite au besoin de traiter l\u2019anémie hypochrome.Si l\u2019infection est très grave et l\u2019anémie très profonde, il faut recourir alors aux transfusions pour remonter l\u2019état général et lui permettre de lutter contre l\u2019infection.Les maladies hémorragiques qui présentent le plus souvent des problèmes en pratique sont les purpuras.Il est bon de préciser que le purpura n\u2019est pas seulement la présence de petites taches rougeâtres qui ne s\u2019effacent pus à la pression et qui évoluent un peu comme un œil au beurre noir, du rouge, au jaune, au vert, au bleu et puis disparaissent.Le purpura peut consister en des pétéchies allant de la grosseur de la tête d\u2019une toute petite épingle à une tête d\u2019allumette au plus, ou en ia présence d\u2019hématome allant des hématomes moyens à de grandes plaques couvrant un membre, tout l\u2019abdomen, tout le dos ou en des hémorra- \u2018gies libres, règle générale par voie nasale, buccale, vaginale ou rectale.Les trois genres peuvent coexister ou deux des trois ou seule- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 ment un.Le même malade peut présenter dii- férentes manifestations à différents temps.ROYER: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES 173 hématologique mais le traitement de l\u2019infection ou de l\u2019allergie causale.TABLEAU I Dès qu\u2019on est en présence d\u2019un cas de purpura, on doit demander un taux de plaquettes qui, immédiatement va orienter le cas soit dans le groupe qui présente une chute des plaquettes, donc un purpura réellement hématologique ou soit dans celui qui ne s\u2019accompagne pas de chute des plaquettes, ce qui constitue le groupe des purpuras allergiques.Les purpuras allergiques sont le purpura simple, le purpura d\u2019Henoch qui s\u2019accompagne de douleurs abdominales et qui est souvent pris pour une appendicite aiguë, le purpura de Schonlein qui s'accompagne de douleurs articulaires et est souvent pris pour un rhumatisme articulaire aigu et, dans les trois cas, le traitement n\u2019est pas un traitement De l\u2019autre côté, le seul purpura qui a un traitement spécifique est le purpura dit essentiel ou maladie de Werlhof qui évolue par des poussées de purpura à différents temps, à la suite apparemment d\u2019aucunes causes dé- clenchantes, poussées qui peuvent être plus ou moins fréquentes, plus ou moins graves sul- vant les individus, qui s\u2019accompagne après de nombreuses années seulement de splénomégalie et dont le traitement est la spléneetomie.Le traitement des autres purpuras secondaires aux différentes causes étiologiques sont assez faciles à diagnostiquer et relèvent du traitement de la cause s\u2019il y en a un.Le seul qui prête à confusion est le purpura thrombocytopénique des infections chroniques 174 qui, règle générale, sont des infections des voies respiratoires supérieures.Les manifestations peuvent être aussi graves sinon plus graves que celles du purpura essentiel et c\u2019est à cause de ces purpuras où l\u2019infection peut être tellement petite ou masquée qu\u2019on ne la note pas, qu\u2019on exige, règle générale, une période d\u2019observation d\u2019un an avant de faire une splénectomie.Si pendant cette année les poussées de purpura ne coïncident pas avec des élévations de la température, s\u2019il n\u2019y a pas ROYER: TROUBLES HÉMATOLOGIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 présence d\u2019une augmentation marquée des polynucléaires en même temps qu\u2019un chiffre bas des plaquettes alors on est en droit de conclure à un purpura thrombocytopénique essentiel et à faire splénectomiser le patient.Si par ailleurs il y a température ou polynucléose pendant les crises de thrombocytopénie et de purpura, il faut poser un diagnostic de purpura thrombocytopénique infectieux et traiter la cause médicalement ou chirurgicalement, suivant les cas.DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE DES LOMBALGIES ! ).-M.BEAUREGARD, F.R.C.P.(C), Chef du Service de Médecine, Hôp.Général de Verdun (Montréal).Lorsque Dieu créa l\u2019homme en lui insufflant l\u2019âme, Il lui permit de se dresser sur ses jambes pour que, la tête levée au ciel, il puisse rendre grâce, jusqu\u2019à la fin des siècles.Cette permission toutefois est à l\u2019origine de nombreuses douleurs.En effet, la colonne lombaire, très stable chez l\u2019animal, présente chez l\u2019être humain par suite de ce redressement, un point faible à la charnière lombo-sacrée dont l'équilibre n\u2019est maintenu que par le tonus musculaire et la rigidité ligamentaire.Cette faiblesse est cause d\u2019un bon nombre de rhumatismes lombo-sacrés ou de lombalgies.Le terme rhumatisme, que la profession médicale et surtout les laïcs emploient si souvent, n\u2019a pas et ne doit pas avoir d\u2019autre signification que celle de douleur.Il en est de même du mot lombalgie qui, comme l\u2019indique son nom, est une souffrance lombo-sacrée accompagnée ou non d\u2019une irradiation dou'ou- reuse le long des nerfs et des muscles qui prennent naissance au niveau de ce segment de la 1.Travail présenté à la séance de la Société Médicale de Montréal, tenue à l\u2019Hôpital Général de Verdun.le 2 décembre 1952.Ceci est la cinquième publication de la Section d\u2019Arthrite.du Service de Médecine, Hôpital Général de Verdun.Nous remercions la Maison Rougier Frères de leur précieuse assistance, dans la préparation de ce travail.colonne vertébrale.En somme, le rhumatisme lombo-sacré ou la lombalgie est un symp- tome et non un syndrome, encore moins une maladie.Comme cette douleur est très fréquente et que ces malades remplissent nos bureaux, il se pose souvent un problème qui semble parfois insoluble au clinicien non averti.Il se sent impuissant à instituer un traitement adéquat, à cause de la multitude des facteurs étiologiques.C\u2019est pourquoi nous avons pensé qu\u2019il serait utile de résumer et de classifier ces causes, puis de commenter le questionnaire du malade, son examen et les méthodes de laboratoire qui permettront de confirmer notre impression clinique.La classification étiologique des douleurs lombo-sacrées est un problème très complexe.Lewin, auteur d\u2019un volume sur les rhumatismes de la colonne, a compilé 158 syndroraes lombalgiques et il est loin d\u2019avoir épuisé le sujet.Toutefois, le schéma ci-dessus montre que ces diverses étiologies peuvent être réunies en deux grands groupes.Ainsi, nous étudierons d\u2019un côté les causes locales, c\u2019est-à-dire les lésions de la colonne lombo-sacrée, de son contenu et de son enveloppe musculo-aponévro- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 tique sans oublier la peau.De l\u2019autre côté, nous considérerons les maladies et les dysfonctions des divers systèmes de l'organisme, responsables parfois d\u2019irradiations vers la région lombo-sacrée.Comme les causes éloignées sont moins nombreuses et moins fréquentes, nous les passerons rapidement en revue pour discuter plus longuement, par la suite, des causes locales.Les principaux systèmes parfois coupables d\u2019un retentissement douloureux au niveau de la région lombo-sacrée sont les systèmes urinaire, génital, digestif et cardio-respiratoire.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE UROLOGIQUE 1) Laithiase rénale et urétérale.2) Infection rénale et vésicale.3) Tumeur vésicale et rénale.4) Traumatisme.L\u2019urologue est peut-être le médecin le plus fréquemment consulté pour une lombalgie, parfois avec raison, mais beaucoup plus souvent à tort.En effet, le malade qui se plaint de « maux de reins » considère tout à fait logique d\u2019aller demander un soulagement au spécialiste des voies urinaires.Certaines annonces à la radio n\u2019aident pas à diminuer le fardeau de l'urologue! Dans la plupart des cas, le patient BEAUREGARD: LOMBALGIES 175 aurait mieux fait de consulter son médecin, car moins de 5% des rhumatismes lombaires relèvent de l\u2019appareil urinaire.Parmi ces cas, les plus nombreux sont dus à la lithiase qu\u2019elle soit urétérale ou rénale; puis viennent les infections, pyélitiques particulièrement.Parfois, une tumeur ou un traumatisme de la vessie ou du rein peut provoquer une irradiation lombo- sacrée sans qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une métastase ni d\u2019une ecchymose locale.L'appareil génital, intimement lié au système urinaire du point de vue embryologique et anatomique, l\u2019est aussi comme cause de lombalgie.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE GÉNITALE Homme: 1) Infection de la prostate et des vésicules séminales; 2) tumeurs de la prostate.Femme: 1) Causes gynécologiques: a) Endométriose; b) Prolapsus utérin; c) Tumeurs gémtales.2) Causes obstétricales : a) Avant l\u2019accouchement : 1.Hydronéphrose mécanique; 2.Troubles de posture; 3.Troubles de métabolisme.b) Pendant l\u2019accouchement : 1.Troubles de posture; 2.Traumatisme.c) Après l\u2019accouchement : 1.Prolapsus utérin; 2.Troubles de posture.Ainsi, chez l\u2019homme, la prostatite provoque fréquemment des douleurs sourdes le long du segment lombo-sacré.Vous êtes tous au courant, par ailleurs, des dégâts que peuvent engendrer les métastases d\u2019un épithélioma prostatique, au niveau de la colonne et du bassin.Chez la femme, d\u2019un autre côté, une cause de lombalgie dont l'importance est remarquée de plus en plus, est l\u2019endométriose.Cette tumeur bénigne peut envahir par contiguité tous les organes du petit bassin, même l\u2019intestin ct provoquer des douleurs lombaires soulagées seulement par l\u2019exérèse totale de cette 176 néo-formation.Par contre, le prolapsus génital, à notre avis, est moins souvent respor- sable du rhumatisme lombo-sacré qu\u2019on l'a laissé croire jadis.Enfin, le cancer du col utérin envahit souvent le bassin et provoque des douleurs violentes.Il existe encore un autre état génital, dont on n\u2019a pas assez souvent relevé l\u2019importance étiologique dans la lombalgie, c\u2019est la grossesse où les troubles de posture sont les grands responsables.En effet, durant la période gravide, la mere tente de compenser le poids toujours croissant de son abdomen, par 'exagi- ration volontaire ou inconsciente de la lordose lombaire avec fatigue musculaire consécutive.On note encore localement une ostéoporose douloureuse par déséquilibre du métabolisme calcique.Enfin, le relâchement endocrinien des ligaments pelviens accentue cette douleur en augmentant le travail des masses lombaires et en soumettant les nerfs sciatiques à des mi- crotraumatismes répétés, à leur point de contact avec les articulations sacro-iliaques.Un autre type de lombalgie de la grossesse est l\u2019hydronéphrose par compression urétérale.Pendant l\u2019accouchement, en plus des troubles de posture, il peut souvent survenir des traumatismes, surtout si le travail est difficile.Après la naissance de l\u2019enfant, la lombalgie est presque toujours d\u2019origine mécanique et se rencontre principalement chez la mère qui porte trop son bébé, surtout si ce dernier est lourd.Ce syndrome post-obstétrical s\u2019apparente à celui que l\u2019on est convenu d\u2019appeler le syndrome des garçons de table, où la lombalgie est due au transport continu de lourds cabarets.Les infirmières sont souvent affligées de douleurs de même origine.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE DIGESTIVE 1) Inflammation: a) Cholécystite; b) Ulcère gastrique ou duodénal; c) Pancréatite; d) Colite ulcéreuse; e) Abcès hépatique ou sus-hépatique.2) Tumeur.BEAUREGARD: LOMBALGIES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 La, fréquence relative des rhumatismes lom- bo-sacrés d\u2019origine génito-urinaire ne doit pas nous faire oublier que des lombalgies peuvent prendre naissance dans le tube digestif presque aussi fréquemment.Ainsi, la cholécystite sous toutes ses formes se manifeste dans un certain nombre de cas par une douleur dorso-lombaire droite.Il existe aussi des cas d\u2019ulcère gastro-duodénal, accompagnés de lombalgie mais nous les croyons beaucoup plus rares que l\u2019a prétendu le regretté docteur Dan- durand et quelques autres.Un syndrome digestif qui se complique presque toujours de douleurs lombaires est la pancréatite sous toutes ses modalités.La côlite ulcéreuse peut être encore responsable de deux formes graves de rhumatisme vertébral: d\u2019abord l\u2019ostéomyélite par septicémie ou embolie et plus souvent la spondylite rhumatoïde.Nous n\u2019insisterons pas sur les irradiations de l\u2019abcès hépatique ou sus-hépatique.Enfin, les épithéliomas du tube digestif semblent posséder une certaine affinité pour la colonne vertébrale et le bassin où l\u2019on rencontre un bon nombre de leurs métastases.Si les organes sous-diaphragmatiques peuvent être reponsables de lombalgies, il faut se souvenir que certains syndromes thoraciques peuvent aussi avoir leur répercussion au niveau du segment lombaire.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE CARDIORESPIRATOIRE Cœur et vaisseaux: 1) Thrombose coronarienne; 2) Péricardite; 3) Anévrysme abdominal.Poumon et plévre: 1) Pneumonie et emphysème de la base; 2) Pleurésie diaphragmatique; 3) Séquelle de thoracoplastie; 4) Tumeur.Ainsi, la toux, quelle que soit son origine, peut provoquer un lumbago, si l\u2019effort implique les muscles lombaires par mauvaise posture, c\u2019est-à-dire quand le malade est penché.Même sans toux, toute lésion à proximité du diaphragme peut être tenue responsable d\u2019une lombalgie; par exemple, une pneumonie, un emphysème ou un néoplasme de la base, ou ec mere - me t I L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 encore une pleurésie diaphragmatique.Une thoracoplastie, intervention extrêmement mutilante, fait perdre partiellement leurs points d\u2019attache aux muscles vertébraux et trouble ainsi la stabilité de toute la colonne avec douleurs secondaires.D\u2019autres causes d\u2019irritation diaphragmatique avec irradiations sont les pé- ricardites et les thromboses coronariennes, surtout postéro-inférieures.Enfin, il va de soi qu\u2019un anévrysme de l\u2019aorte abdominal qui ronge peu à péu les vertèbres sous-jacentes va provoquer des douleurs.En somme la lombalgie d\u2019origine viscérale ou éloignée n\u2019est pas toujours due à une lésion rénale, loin de là puisque tous les organes thoraciques ou abdominaux peuvent à un moment donné être impliqués dans un rhumatisme lombo-sacré.Si ces causes sont nombreuses, il en est de même, si non davantage, des causes locales ou locomotrices.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE TRAUMATIQUE Traumatisme direct: A.\u2014 Récent 1) Peau: a) Brûlure; b) Contusion; 2) Appareil musculo-tendineux: a) Contusion; b) Rupture musculo-aponévrotique; c) Hématome; d) Entorse; e) Corps étrangers.3) Disque intervertébral: a) Rétrécissement; b) Hernie; c) Rupture du nucleus pul- posus.4) Vertèbres: a) Fracture; b) Lésion articulaire; c) Dislocation.5) Système nerveux: a) Compression; b) Lacération; c) Commotion.B.\u2014 Ancien 1) Peau: cicatrice vicieuse; 2) Appareil musculo-tendineux: a) Adhérences; b) Calcifications.3) Disque intervertébral: nodule de Schmôrl.4) Vertèbre: a) Fracture; b) Lésions arti- que; b) Spondylose post-traumatique ; 5) Système nerveux: adhérences.Parmi ces causes locales, les plus fréquentes sont les traumatismes qui dominent sans con- BEAUREGARD: LOMBALGIES 177 tredit les statistiques de lombalgie.Il peut s\u2019agir d\u2019un choc direct ou de microtraumatismes répétés.Le choc direct peut provoquer une douleur sur-le-champ, mais son importance dans les rhumatismes lombo-sacrés qui surviennent tardivement, doit être évaluée individuellement.Le traumatisme récent ne requiert pas de longs commentaires.En effet, l\u2019histoire est toute fraîche à la mémoire du blessé, de sorte que le but du médecin est de préciser l\u2019étendue des dégâts subis par la peau, les vaisseaux, l'appareil musculo-tendineux, les disques intervertébraux, les vertèbres et le système nerveux.Il sera souvent aussi facile de mettre en évidence les séquelles lombalgiques d\u2019un traumatisme ancien.Ainsi, on notera une cicatrice Vicieuse ou une anomalie de contraction de l'appareil musculo-tendineux par adhérence ou calcification.On pourra penser à un nodule de Schmôrl, mais la confirmation en sera toujours radiologique comme c\u2019est le cas encore des épiphysites et des spondyloses post-trau- matiques.Enfin, des signes neurologiques pourront parfois nous faire soupçonner une adhérence.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE MICROTRAUMATIQUE Microtraumatisme : 1) Sport; 2) Occupation; 3) Posture: a) Scoliose; b) Anomalies des membres inférieurs: 1.Défauts statiques des pieds; 2.Longueur inégale des jambes; 3.Paralysie; 4.Lésions des genoux et des hanches.Si le traumatisme direct rend souvent le diagnostic facile, il n\u2019en est pas ainsi des micro- traumatismes dont l\u2019évolution est lente et insidieuse jusqu\u2019au jour où nous nous trouvons subitement en face d\u2019une douleur, d\u2019une limitation de mouvements et d\u2019une image radiologique de pathologie importante.La cause de ces dégâts étendus est multiple.Il s\u2019agit, en effet, d\u2019un grand nombre de faux mouvements et de microchoes qui ont modifié peu à peu la structure vertébrale au cours des années. 178 BEAUREGARD: LOMBALGIES Cette accumulation de lésions osseuses microscopiques innombrables est provoquée par les sports, l\u2019occupation du malade et surtout une posture fautive.Quand il existe une scoliose juvénile, les microtraumatismes sont multipliés par l\u2019instabilité de la colonne.Il en est de même de toute lésion ou défaut des membres inférieurs qui provoque un déséquilibre dans la contraction des deux masses lombaires, au cours des années.L\u2019os répond.dans tous ces cas en s\u2019hypertrophiant: c\u2019est la pson- dylose secondaire.Souvent chez le malade âgé, on ne peut pas mettre en évidence de traumatisme ancien ni de microtraumatismes répétés, mais on retrouvera encore tout de même, un certain degré de spondylose.Il s\u2019agit alors de la forme primaire qui provoque rarement de douleur sauf lorsqu'un ostéophyte comprime une racine nerveuse à sa sortie du trou de conjugaison.Si la spondylose primaire due à l\u2019âge est rarement douloureuse, il existe par contre chez les vieillards une forme douloureuse d\u2019ostéoporose vertébrale probablement de causes multiples incluant une alimentation déficiente, un déséquilibre endocrinien et une circulation intra- osseuse diminuée.Ces phénomènes dus à l\u2019âge sont très fréquents comme ceux que l\u2019on attribue à l\u2019hérédité.L'hérédité toutefois ne signifie pas la transmission d\u2019une lombalgie de père en fils, mais plutôt l\u2019héritage chez le descendant, d\u2019un terrain rhumatismal ou psychologique ou encore une anomalie squelettique congénitale.LOMBALGIE DUES À L\u2019HÉRÉDITÉ 1.\u2014 Anomalies squelettiques: a) Spina bifida.b) Sacralisation de la 5e lombazire.ec) Lombarisation de la 1ére sacrée.d) Variation de Uangle lombo-sacré.e) Anomalies des facettes articulaires.2.\u2014 Hérédité arthritique.3.\u2014 Hérédité psychique.Ces anomalies congénitales sont nombreu- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 ses et fréquentes mais la plupart du temps, elles demeurent asymptomatiques.C\u2019est pourquoi, en présence d\u2019un de ces défauts embryologiques comme en face d\u2019une spondylose soi- disant primaire, il faut éliminer toutes les autres possibilités étiologiques avant de faire peser la responsabilité d\u2019une lombalgie sur une vertèbre de conformation légèrement anormale.Il existe certainement des malades dont la région lombo-sacrée devient décompensée, c\u2019est-à-dire des patients qui après avoir joui d\u2019une bonne santé pendant de nombreuses années, commencent vers 40 ou 50 ans à souffrir, par exemple d\u2019une sacralisation de la 5e lombaire, mais ils sont certainement plus rares que nous sommes portés à le croire.Il faut donc toujours suivre le principe de chercher la cause ailleurs avant d\u2019ineriminer une anomalie vertébrale.Une autre forme d\u2019hérédité certainement plus sérieuse est la transmission d\u2019un terrain rhumatismal ou arthritique ou d\u2019un terrain psychologique pour ne pas dire psychiatrique.En effet, combien de fois vous entendez un lombalgique avouer qu'il craint de devenir comme son père qui a passé de nombreuses années cloué sur un lit de souffrance et en fait votre examen révélera des signes de spon- dylite rhumatoïde semblables à ceux du père.Je connais ainsi plusieurs familles où les enfants ont hérité des tares articulaires des parents.Heureusement, la chose est plutôt rare.Beaucoup plus fréquente sera la transmission d\u2019un terrain psychologique qui conduira à des syndromes psychosomatiques et à des déséquilibres neuro-végétatifs.Ainsi, on nous racontera des douleurs provoquées par une existence remplie de tracas, de soucis et d\u2019inquiétudes, depuis de longues années.Chez ces malades nous ne pouvons mettre en évidence une base organique étiologique.Un changement de milieu, une correction des désaccords matrimoniaux, sociaux ou sexuels, une amélioration de la situation financière selon le cas, amèneront souvent une disparition de la lombalgie.Ces troubles chez des inadéquats de la vie sont de correction assez facile en général; par contre, il sera trés difficile de guérir les L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 symptômes de l\u2019hystérique, de l\u2019hypochon- driaque et du prétendu malade pour fins de compensation.Cette régidité anormale, hystérique, des masses lombaires est assez facilement différenciée des contractures organiques dues à une lésion du squelette ou des muscles.En effet, les symptômes hystériques ne sont pas constants mais modifiés par les distractions provoquées chez le malade.D'autre part, les lésions organiques des masses lombaires produisent des symptômes clairs et bien localisés avec secondairement des positions compensatrices de la colonne, toujours constantes.Parmi ces lombalgies musculaires organiques, la plus fréquente est sans contredit le lumbago.Ce terme ne doit pas être employé comme synonyme de rhumatisme lombo-sacré, car spécifiquement, il s\u2019agit d\u2019une déchirure traumatique ou autre de l\u2019aponévrose d\u2019un muscle avec hernie et pincement de quelques fibres musculaires, suivie d\u2019une contracture secondaire de toute la masse sous-jacente.Cette hernie peut encore être due à une faiblesse métabolique des aponévroses qui.se déchirent plus facilement qu\u2019à l\u2019ordinaire.Cette forme de lombalgie métabolique n\u2019est pas cependant la plus fréquente.L\u2019os lui-même de même que le système endocrinien ou la nutrition en général sont beaucoup plus souvent en cause dans les lombalgies métaboliques.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE MÉTABOLIQUE 1.\u2014 Troubles du métabolisme de Pos: a) Ostéoporose; b) Maladie de Paget; c) Rachitisme; d) Ostéomalacie.2.\u2014 Troubles du métabolisme endocrinien : a) Syndrome ménopausique; b) Hyperthyroi- die; c) Hyperparathyroïdie; d) Acromégalie.3.\u2014 Troubles de la nutrition: a) Obésité; b) Maigreur; c) Goutte; d) Athérosclérose aortique.Ainsi, l\u2019altération de la circulation intra- osseuse par l\u2019artériosclérose ou une immobilisation prolongée détruit l\u2019équilibre entre l\u2019édification et la destruction osseuse et provoque une ostéoporose douloureuse.Nous n\u2019entrerons BEAUREGARD: LOMBALGIES 179 pas dans les détails du métabolisme osseux de la maladie de Paget, du rachitisme et de l\u2019ostéomalacie.La lombalgie endocrinienne la plus fréquente est sans contredit le syndrome ménopausique et climatérique qui se manifeste encore par une ostéoporose.Dans ce cas, le trouble réside plutôt dans la matrice de l\u2019os que dans l\u2019équilibre phosphore-calcium.Il en est de même dans l\u2019hyperthyroïdie.Par contre, les cas rares d'hyperparathyroïdie et d\u2019acromégalie souffrent de lombalgie par ostéoporose due plutôt au déséquilibre ionique.La forme la plus souvent rencontrée de rhumatisme lombo-sacré d\u2019origine métabolique est celle des troubles de posture provoqués par une obésité ou une maigreur excessive.Ainsi, l\u2019obésité causera une lombalgie à cause des corrections musculaires rendus nécessaires par un abdomen trop lourd.Les Grecs n\u2019avaient que partiellement raison quand ils disaient que le poids du ventre alourdit l\u2019esprit car il pèse lourdement aussi sur la région lombo- sacrée.La maigreur d\u2019autre part provoquera des douleurs par atrophie des masses lombaires rendues- trop.faibles.pour maintenir la stabilité de la charnière lombo-sacrée.La goutte, autre maladie métabolique, peut parfois conduire à des dépôts douloureux d\u2019urate de calcium, au niveau de la colonne vertébrale et du bassin.Enfin, il est évident que des troubles ischémiques peuvent survenir à la suite d\u2019une athérosclérose grave de l\u2019aorte abdominale, source de la nutrition des muscles lombo-sacrés et des vertèbres.Jusqu\u2019à date, nous avons discuté de nombreuses causes de lombalgie qui cependant n\u2019atteignent que le revêtement et non l\u2019âme même de cette région: la moelle épinière et ses prolongements.C\u2019est logique puisque cette douleur est beaucoup plus souvent d\u2019origine musculo-squellettique ou viscérale.Cependant, il ne faut pas oublier qu\u2019il existe des causes de douleurs dans les centres mêmes de la douleur: le système nerveux.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE NEUROLOGIQUE 1.\u2014 Infections. 180 BEAUREGARD: LOMBALGIES 2.\u2014 Dégénérescences: a) Syringomyéhe; b) Sclérose en plaques; c) Sclérose latérale amyotrophique.3.\u2014 Traumatismes.4.\u2014 Tumeurs.Les causes neurologiques les plus fréquentes sont infectieuses et traumatiques.Nous avons déjà dit un mot des traumatismes et nous ne ferons que mentionner la compression radiculaire par une hernie du disque intervertébral.Nous parlerons tout a l'heure des infections.Les dégénérescences d'autre part, sont peu fréquentes telles la sclérose en plaques, la syringomyélie et la sclérose latérale amyotrophique.Aussi rares peut-être sont les lésions tumorales de la moelle, qu\u2019elles soient bénignes ou malignes.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE NÉOPLASIQUE Primitive: 1.\u2014 Bénigne: a) Ostéome ou chondrome; b) Tumeur à cellules géantes; c) Hémangiome.2.\u2014 Maligne: a) Epithélioma; b) Myélome multiple; c) Sarcome ostéogémique; d) Tumeur d\u2019Ewing; e) Maladie de Hodgkin.Métastasique : a) Sein; b) Prostate; c) Utérus; d) Rein; e) Poumon; f) Thyroïde; g) Tube digestif.Beaucoup plus fréquentes par contre sont les lésions tumorales extra-médullaires bénignes ou malignes, primitives ou secondaires.Malheureusement, les lombalgies néoplasiques sont plus souvent malignes et secondaires.Toutefois, il ne faut pas oublier certaines formes primaires, bénignes ou malignes.Ainsi, on verra de temps en temps un myéloplaxome ou tumeur à cellules géantes et un hémangiome vertébral, mais on rencontrera plus fréquemment un myélome multiple, une maladie de Hodgkin, un sarcome ostéogénique ou une tumeur d\u2019Ewing.Le diagnostic d\u2019une néopla- sie primitive ne se pose pas toujours très facilement, car souvent, la confirmation radiologique ne peut pas être catégorique.Par conséquent, il faut procéder par élimination et rechercher par tous les moyens à notre dis- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 position un foyer primaire ailleurs dans l\u2019organisme, surtout parmi ceux qui donnent fréquemment des métastases vertébrales.Les plus susceptibles de telles migrations à distance sont les néoplasmes du sein même chez l\u2019homme, de la prostate, du col utérin, du rein, du poumon, de la thyroïde et du tube digestif.De plus, il ne faudra pas oublier les leucémies qui provoquent souvent une exagération de la production hémopoiétique dans la moelle vertébrale.Toutes ces formes de lombalgies néoplasiques sont très graves et évoluent rapidement vers la mort.Il n\u2019en est pas de même des causes infectieuses dont le traitement amène souvent la guérison même lorsque le microbe est très virulent.LOMBALGIE D\u2019ORIGINE INFECTIEUSE Infection septicémique.Infection focale.Infection locale: 1) Spécifique: a) Peau; b) Vertébres: 1.Ostéomyélite; 2.Tuberculose; 3.Syphilis; 4.Typhoïde.c) Système nerveux: 1.Méningite; 2.Poliomyélite; 3.Herpès zoster.2) Non spécifique mais infammatoire: a) Spondylite rhumatoïde; b) Epiphysite; c) Fibrosite.Ainsi, toutes les septicémies provoquent des algies et des raideurs dans les masses museu- laires mais grâce aux antibiotiques, nous pouvons souvent les juguler même avant l\u2019apparition d\u2019une localisation quelconque.Par contre, dans certaines lombalgies rebelles, même dans les spondylites rhumatoïdes, on a voulu impliquer ou accuser un foyer d\u2019infection à distance malgré qu\u2019il soit difficile de croire logiquement qu\u2019un petit abcès dentaire, asymptoma- tique par ailleurs, puisse provoquer une spon- dylite rhumatoïde.À notre avis, il semble exister ici une différence trop grande entre la cause et l\u2019effet.Malheureusement, pour paraphraser le mot de la Révolution: « Lombalgie! lombalgie! que de dents on extrait en ton nom! » L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Ainsi, on continue encore d\u2019espérer la guérison instantanée d\u2019une lombalgie à la suite d\u2019une extraction dentaire, d\u2019une amygdalectomie, d\u2019une appendicectomie ou même parfois d\u2019une cholécystectomie pour soi-disant foyer d\u2019infection, malgré les études sérieuses qui ont démontré que les trois-quarts de ces interventions n\u2019ont influencé d\u2019aucune façon l\u2019évolution de la spondylite alors que de l\u2019autre quart, les deux-tiers subirent non pas une amélioration mais une aggravation de leurs symptômes.Il ne reste donc que très peu de cas améliorés par de telles interventions et même ici, il n\u2019est pas certain que la régression des symptômes ne soit pas due au choc et au stress subis plutôt qu\u2019à l\u2019intervention elle- même.En résumé, lorsqu\u2019on trouve un foyer d\u2019infection chez un rhumatisant, on ne doit procéder à l\u2019exérèse que si cette lésion par elle- même cause des troubles locaux.Il faut alors prendre bien soin d\u2019avertir le malade que très peu de patients noteront une amélioration post-opératoire de leur rhumatisme lombo- sacré.La lombalgie infectieuse la plus fréquente, cependant, n\u2019est ni septicémique, ni focale, mais locale, c\u2019est-à-dire que l\u2019infection atteint la région lombaire elle-même où elle s\u2019attaque à la peau, aux muscles, aux os ou au système nerveux.Dans un bon nombre de ces maladies, on pourra impliquer un microbe ou un virus spécifique comme le staphylocoque dans le furoncle, le phlegmon ou l\u2019ostéomyélite, le bacille de Koch dans la maladie de Pott, le tréponème pâle dans la gomme syphilique et le tabès, le pasteurella typhi dans la fièvre typhoïde, un virus dans la poliomyélite et l\u2019herpès zoster et divers agents dans les méningites.Le traitement variera donc selon l\u2019agent causal.Toutefois, il existe encore un bon nombre de maladies où l\u2019on note une réaction inflammatoire plus ou moins aiguë et étendue, mais où l\u2019on n\u2019a jamais pu mettre en évidence la présence étiologique d\u2019un agent microbien quelconque.C\u2019est ainsi que la spondylite rhuma- BEAUREGARD: LOMBALGIES 181 toïde, qu\u2019on l\u2019appelle Marie-Strumpell, Von Bechterew, etc, est une maladie inflammatoire du collagène à manifestations vertébrales prédominantes où l\u2019on n\u2019a jamais pu, à date, faire un rapprochement étiologique quelconque avec une infection dont l\u2019agent est connu.Il en est de même pour les épiphysites et les fibrosites.Telles sont, résumées très succinctement, les multiples causes de rhumatisme lombo-sacré.Maintenant, si, lorsque nous procédons au questionnaire et à l\u2019examen d\u2019un lombalgique, nous conservons à la mémoire cette idée primordiale qu\u2019il existe deux grands types de rhumatisme lombo-sacré, le premier d\u2019origine viscérale éloignée et le second d\u2019étiologie locale ou locomotrice, nous pouvons être assurés d\u2019arriver rapidement 3 un diagnostic causal qui côtoiera pour le moins la vérité exacte.Pour parvenir à ce but, l\u2019histoire du malade doit être fouillée systématiquement.Cette localisation d\u2019un rhumatisme peut être le symptôme dominant qui amène le malade à la consultation ou bien la lombalgie peut n\u2019être qu\u2019une plainte incidente dans un tableau noso- logique beaucoup plus vaste.Il faudra donc toujours tenter de fixer la place exacte de cette plainte dans l\u2019ensemble clinique.Ainsi, lorsque la lombalgie n\u2019est qu\u2019accessoire dans la kyrielle symptomatique dont on nous assaille, nous avons alors une indication assez précise d\u2019une maladie éloignée qui atteint secondairement la région lombo-sacrée.Lorsque le rhumatisme lombo-sacré est au contraire le symptôme prédominant, quelques suggestions permettront, grâce à un questionnaire spécialisé, d\u2019en arriver assez rapidement à la vérité étiologique.Si nous semblons catégorique dans nos assertions, c\u2019est qu\u2019à notre avis, dans le passé on a fait erreur beaucoup plus à cause d\u2019idées floues et nébuleuses sur le sujet que par des affirmations catégoriques et tranchées.Aussi, sommes-nous persuadé que tracer une voie claire et précise conduira plus souvent et plus rapidement au diagnostic étiologique.Dans cette discussion, le point primordial 182 est de bien se rappeler, comme nous l\u2019avons défini au début, que la lombalgie n\u2019est en somme qu\u2019une douleur.Il est donc essentiel de s\u2019attarder à bien faire préciser par le malade les qualités souvent multiples de cette douleur; car, selon qu\u2019il s\u2019agira d\u2019une raideur au mouvement, d\u2019une sensibilité à la pression ou d\u2019une souffrance au repos, la lésion responsable pourra différer.Ainsi, la raideur, caractérisée par un manque de souplesse de l\u2019appareil musculo-sque- lettique, après un repos, se rencontre principalement dans les arthrites et les myosites de tout genre, surtout du type rhumatoïde.Par contre, lorsque ce symptôme se manifeste sans horaire, on doit penser plutôt à une infection généralisée comme au début d\u2019une grippe.La sensibilité; d\u2019autre part, est une douleur éveillée ou aggravée par la pression ou la palpation.On la rencontre surtout dans les traumatismes récents comme les fractures, les luxations, les déchirures musculo-aponévroti- ques, les hématomes et les brûlures.Enfin, la douleur proprement dite est une sensation de souffrance entièrement subjective dont il faut préciser les caractères.Elle sera lancinante mais constante dans les ostéomyélites; épisodique d\u2019autre part dans les fractures, au moment d\u2019une mobilisation des fragments.Elle pourra être spasmodique dans les lithiases urétérales, fulgurante dans le tabès et brûlante dans l\u2019herpès zoster.Dans le lumbago, on notera une erampe.Dans les hernies discales -et' les métastases, la douleur sera constante et plus ou moins marquée.En somme, lés caractères du malaise peuvent déjà nous éclairer dans\u2018la voie épineuse du diagnostic, mais la durée de cette souffrance, son historique, son'-débüt, son évolution, la.présence ou l\u2019absence d'irradiation \u2018seront autant-de jalons\u2019 également-utiles.- - Par exeniple, si le trouble remonte à la jeunesse, il faudra penser aux anomalies squelettiques congénitales ou' acquises, aux ostédinyé- lites et à leurs séquelles, \u2018aux traumatismes \u2018et à leurs conséquences.Si par contre, les troubles ont débuté cliez un jeune adulte, on s\u2019orien- BEAUREGARD: LOMBALGIES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 tera plutôt vers la spondylite rhumatoïde, les séquelles de la poliomyélite et les microtrau- matismes des sports.Chez l\u2019homme d\u2019âge mûr, on tendra de préférence à impliquer les mi- crotraumatismes du travail, les syndromes endocriniens comme le climatère, les douleurs psychosomatiques et le néoplasme primitif ou secondaire.Finalement, chez le vieillard, tout cède le pas à l\u2019arthrose dégénérative des mi- crotraumatismes et des traumatismes anciens, à l\u2019ostéoporose sénile et au néoplasme.Une fois les qualités de la douleur bien précisées, on procédera à l\u2019historique familial et personnel pour éliminer les maladies congénitales, on familiales comme le cancer, l\u2019arthrite, l\u2019obésité ou la maigreur chez les parents ainsi que la syphilis et l\u2019hyperémotivité.On pourra encore retracer de la sorte un traumatisme ancien avec ses conséquences immédiates et probablement éloignées.L'évolution rapidement progressive des symptômes nous fera penser à la possibilité d\u2019une métastase, d\u2019un myélome multiple, d\u2019une ostéomyélite et parfois d\u2019une arthrite infectieuse.Par contre, les symptômes insidieux, intermittents nous dirigeront plutôt vers l\u2019arthrose ou les lombalgies psychogéniques.Enfin, les irradiations et les troubles de la motricité périphérique nous rappelleront les lésions neurologiques primitives ou secondaires telles la hernie discale, la névrite et la compression néoplasique.Voilà résumés très brièvement les renseignements fournis par les caractères locaux de la lombalgie.De plus, il faudra évidemment éliminer les causes éloignées ou viscérales par un questionnaire approprié à chacun des systèmes sans oublier de noter les tracas familiaux, sociaux ou économiques qui assaillent depuis des années le malade et qui peuvent être à l\u2019origine d\u2019une spondylite rhumatoïde parfois, mais beaucoup plus fréquemment présider à la naissance d\u2019un rhumatisme psyeho- gène, avec ou sans fondement organique.Une fois cette première phase de notre investigation terminée, le malade devra subir un examen complet depuis la racine des che- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 veux jusqu\u2019à la plante des pieds.Il ne s\u2019agit pas ici simplement d\u2019un vieux cliché, mais au contraire, cette obligation découle de la nécessité et de l'importance de chaque point de l\u2019examen général.Ainsi, l\u2019état des cheveux nous renseignera sur le fonctionnement thyroïdien parfois responsable d\u2019une obésité, avec lombalgie mécanique secondaire.D'autre part, la présence d\u2019un affaissement de l\u2019arcade plantaire antérieure avec kératose au niveau des têtes métatarsiennes est souvent un signe d\u2019arthrite rhu- matoide.Dc plus, la disparition de l\u2019arcade plantaire avec pled plat, peut provoquer une démarche anormale avec lombalgie mécanique de correction.De même, la découverte d\u2019un psoriasis devra nous rappeler l\u2019association fréquente d\u2019une spondylite rhumatoïde; il en est de même de l\u2019iritis actuel ou ancien.L\u2019examen général devra donc être aussi.complet que possible, car un détail, comme nous venons de le voir, peut souvent être la cause du mal ou du moins un indice précieux dans nos recherches.Nous pourrions multiplier ces exemples de renseignements fournis par un examen général bien fait, incluant évidemment le toucher rectal et vaginal.Une fois cette exploration terminée, il faudra porter une attention toute particulière aux systèmes nerveux et locomoteur avant d\u2019en arriver à l\u2019examen local proprement dit.\u2018 Nous n\u2019insisterons pas sur I'importance.de l'étude de Vamplitude respiratoire et de la mobilisation de chacune des articulations incluant la colonne cervicale pour tacher de mettre en évidencée une \u2018manifestation périphérique d\u2019une spondylite ou une atteinte quelconque des membres inférieurs qui provoquerait une boîterie avec déséquilibre secondaire des masses lombaires, depuis les souliers inappropriés jusqu\u2019aux séquelles de la poliomyélite.En somme, on étudiera la démarche du malade, les mensurations de ses membres et les axes statiques de son Corps.D'autre part, on procédera à un examen neurologique succinet mais couvrant toutes les BEAUREGARD: LOMBALGIES 1&3 possibilités de rhumatisme lombo-sacré, depuis l\u2019évaluation de la sensibilité cutanée et ces réflexes jusqu\u2019à la recherche du clonus et de la fibrillation musculaire.Finalement, l\u2019'investigation portera sur la zone lombo-sacrée qu\u2019il faut examiner à nu pour ne pas oublier un placard solitaire de psoriasis, quelques papules d\u2019un zona ou la pustule d'un furoncle.On notera encore la conformation du losange de Michaelis dont le grand axe doit être parallèle à celui du corps.La palpation nous révélera parfois une masse musculaire sous tension avec sensibilité exquise comme dans le lumbago et les ostéomyélites aiguës.La mobilisation active de la colonne mettra souvent en jeu des mécanismes de défense musculaire qui nous permettront de localiser davantage le processus morbide.Pour parvenir à cette localisation précise, de multiples épreuves cliniques, portant chacune Le nom de son auteur, ont été \u2018décrites depuis quelques années; mais je \u2018fais grâce de tous ces noms, car en général, lé malade lui-même peut indiquer très précisément si sa douleur porte sur.une vertèbre lombaire, une vertèbre sacrée, sur la charnière lombo-sacrée ou sur les articulations sacro-iliaques.Ainsi, grâce à un questionnaire détaillé, un examenigénéral complet et une investigation locale sérieuse, il sera possible de poser lc diagnostic.Il restera aux laboratoires d\u2019hématologie, de biochimie, et de radiologie, de confirmer la clinique par le minimum requis.La recherche la plus utile n\u2019est pas la pyélographie endoveineuse, mais une bonne étude radiologique du segment .lombo-sacré avec une stéréographie du bassin après préparation adéquate.De tels clichés mettront en évidence la plupart des lésions organiques des os depuis les métastases et J\u2019arthrite jusqu\u2019aux lésions congénitales en passant par les fractures.Parfois, devant un ensemble clinique et une image radiologique \u2018douteux, une myélographie permettra de confirmer une lésion intra-rachidienne.Si le cliché montre une spondylose, on devra toujours éliminer la spondylite sous-jacente par une sédimenta- - tion globulaire corrigée qui sera normale dans 184 BEAUREGARD: LOMBALGIES la spondylose primaire.Evidemment, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une image de métastases, il faudra rechercher la confirmation du foyer primitif au sein, à la prostate, au col utérin, au rein, au poumon, à la thyroïde, dans le sang ou au tube digestif, selon les symptômes cliniques.Plus rarement, le diagnostic sera certifié par une ponction lombaire, comme dans les méningites, le tabès et l\u2019ostéo-arthropathie de Charcot.Parfois, l\u2019analyse des urines nous renseignera sur l\u2019état du rein ou la présence d\u2019un myélome multiple.Dans quelques cas, enfin, il faudra procéder à une étude micro- biologique ou sérologique.En résumé, malgré la multitude des causes de lombalgie, un questionnaire approfondi et un examen complet assistés de laboratoires sérieux permettront au médecin de clarifier chacun de ses cas en vue d\u2019établir un traitement approprié au lieu de se satisfaire de prescrire une pilule ou l\u2019explorer la colonne.Cette thérapeutique, comme toujours, devra se diviser en six points tous aussi importants les uns que les autres: 1) hygiénique, 2) diététique, 3) physique, 4) psychique, 5) médical et 6) chirurgical.Si le médecin s\u2019assure d\u2019abord d\u2019un diagnostic précis, puis établit de cette façon ses lignes d\u2019attaque, il se sentira beaucoup moins frustré en face d\u2019un rhumatisme lombo-sacré car ses résultats seront pour lui un grand encouragement et une belle satisfaction.BIBLIOGRAPHIE F.ALBRIGHT et E.C.REIFENSTEIN: Parathyroid Glards and Metabolic Bone Disease.Williams & Wilkins Co., 1948.T.F.BACH: Arthritis and Related Conditions.p.133-147.F.A.Davis, Philadelphia, 1947.G.BOUWENS Van der BOIJEN: Le rhumatisme psoriasique.P.33-35.E.Le François, Paris, 1939.J.E.W.BROCHER et J.FORESTIER: La spon- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 dylarthrite ankylosante.F.Rouge, édit, Lausanne, 1949.B.I.COMROE: Arthritis and Allied Conditions.P.1091-1210.Lea & Febiger, Philadelphia, 1944.T.FAIRBANK: An Atlas of General Affections of the Skeleton.E.& 8S.Livingstone, Edimburgh, 1951.E.D.W.HAUSER: Diseases of the Foot.P.150- 155.W.B.Saunders, Philadelphia, 1950.W.H.HOLLINSHEAD: Functional Anatomy of the Limbs and Back.P.169-193.W.B.Saunders, Philadelphia, 1951.B.JUDOVICH et W.BATES: Pain Syndromes.P.177-242.F.A.Davis, Philadelphia, 1950.P.LEWIN: Backache and Sciatic Neuritis.Lea & Febiger, Philadelphia, 1945.A.LICHTWITZ: Les algies viscérales.A.Legrand, édit, Paris, 1945.NAT.RESEARCH COUNCIL OF CANADA : Low-Back Pain and Sciatica.Ottawa, mai, 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L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Bulletin de l'Hssociation des Médecins de Langue Frangaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) R'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 Tome 83, No 2 \u2014 Montréal, février 1954 LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE L\u2019ARTHRITE ET DU RHUMATISME SON ŒUVRE DANS LE QUÉBEC Les diverses formes de rhumatisme et d\u2019arthrite sont responsables de l\u2019invalidité temporaire ou permanente d\u2019un plus grand nombre de personnes au Canada et dans le Québec, en particulier, que les maladies mentales et les cardiopathies.En effet, 600 000 Canadiens souffrent d\u2019une de ces affections chroniques à divers degrés; 100 000 sont invalides et 15 000 sont grabataires ou confinés à une chaise roulante.En 1947, au Canada, les grèves furent responsables d\u2019une perte de 2 400 000 journées de travail.La même année, les ouvriers canadiens perdaient, par suite d\u2019arthrite ou de rhumatisme, 9500 000 journées de travail qui leur auraient rapporté en salaires $54,000,000.00.Ecrasée par ces chiffres astronomiques, la Société Canadienne de Rhumatisme, section de l\u2019Association Médicale Canadienne, demanda au ministère fédéral dé la Santé d\u2019inviter tous les organismes intéressés à mobiliser d\u2019une façon coordonnée, leurs efforts dans la lutte contre ce grand fléau.Dès lors, naquit en 1948 la Société Ca- ÉDITORIAL 185 nadienne de l\u2019Arthrite et du Rhumatisme, organisation laïque édifiée sur des bases semblables à celles des Sociétés bénévoles contre le cancer, la tuberculose, la poliomyélite, la sclérose en plaques, etc.Le premier but de cette association est d\u2019intéresser les laïcs et les gouvernements dans la lutte contre les maladies rhumatismales et de trouver des fonds pour aider financièrement dans ce combat.La Société assume de graves responsabilités: 1.Encourager l'éducation professionnelle en fournissant des bourses post-scolaires & des médecins qualifiés pour aller parfaire leurs études dans des centres spécialisés en vue de l\u2019enseignement, de la recherche et du traitement.Un autre mode d\u2019encouragement professionnel est l\u2019organisation de cours de courte durée afin de familiariser les médecins avec la rhumatologie.2.Aider les recherches dans les universités et les hôpitaux par des subventions en coopération avec le Conseil National des Recherches.3.Stimuler l\u2019intérêt dans la profession médicale et le public en propageant les données récentes, pour former une opinion médicale et laïque éclairée.4.Participer à l'établissement de centres de diagnostic et de traitement en aidant les autorités hospitalières à défrayer certaines dépenses.5.Travailler à obtenir une législation bienfaisante en vue de fournir des moyens nouveaux de prévention, de recherche, de diagnostic, de-réhabili- tation et de bien-être social.6.Assister le malade dans l\u2019impossi- 186 bilité de se déplacer par l'organisation d\u2019équipes mobiles de physiothérapeu- tes, d'aides domestiques et d\u2019ambulan- clers.Ce programme a longue échéance fut immédiatement mis en branle dans le Québec où une section de la Société naissait dès 1948.Grâce au dévouement désintéressé et enthousiaste de médecins éminents comme Dandurand chez les Canadiens de langue française et Wright chez les Canadiens de langue anglaise, l\u2019idée fit ici rapidement son chemin et le programme de 1948 porte déjà des fruits.CL Plusieurs médecins se sont intéressés a ce domaine tres difficile des maladies rhumatismales.A leur exemple, bon nombre de jeunes ont emboité le pas.La section québécoise de la Société les a aldés, comme elle le fait encore au- jourd\u2019hui d\u2019ailleurs, a parfaire leurs études rhumatologiques, en clinique, en sciences de base connexes ou en physiothérapie.Ces spécialistes commencent à nous revenir et ils font œuvre de pionniers en remplissant les cadres des quelques cliniques déjà établies ou en fondant de nouveaux centres de diagnostic et de traitement à travers la Province.Parmi les hôpitaux qui bénéficient maintenant d\u2019une clinique du rhumatisme, nous pouvons citer entre autres, l\u2019Hôpital Général de Verdun, l\u2019Hôtel- Dieu, Sainte-Justine, Queen Mary, Royal Vietoria, Jewish General et, en dehors de Montréal, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, Sherbrooke et Chicoutimi.Grace au programme d\u2019assistance fé- dérale-provinciale, la Société a pu aider plusieurs de ces hôpitaux dans leur organisation matérielle, surtout pour les départements de physiothérapie.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Les connaissances spécialisées utiles en rhumatologie ne sont pas l\u2019apanage d\u2019une minorité de la profession médicale.Au contraire, tous peuvent en bénéficier.Ainsi, la Section québécoise, par son conseil d'aviseurs médicaux.est à la disposition des médecins intéressés pour répondre à leurs questions et les aider à résoudre leurs problèmes.Bien plus, lorsqu\u2019un groupe médical en manifeste le désir, des spécialistes se rendent avec plaisir dans les diverses régions de la Province comme conférenciers, toujours heureux de renseigner leurs collègues sur l\u2019état actuel des méthodes de diagnostic, des modes de traitement, etc.Ces médecins ont présenté depuis cinq ans de nombreuses conférences qui ont éclairé notablement les esprits et fait reculer l'obscurité et le défaitisme qui semblent envelopper les maladies de l\u2019appareil locomoteur.Pour tâcher encore d\u2019éveiller les consciences sur l\u2019acuité du problème, la Société distribuait récemment deux pamphlets : Ce qu\u2019il faut savoir de l\u2019arthrite et L\u2019arthrite rhumatoïde \u2014 Manuel à l\u2019usage des malades.Ils furent envoyés à 5200 médecins, infirmières, physiothérapeutes et assistantes sociales, à travers la Province.Dans le domaine de la recherche, grâce à la collaboration du Conseil National de Recherches et de la Société Canadienne de l\u2019Arthrite et du Rhumatisme, les Universités de Montréal, Laval et McGill sont engagées dans des programmes d\u2019étude sur les propriétés du collagène et les influences de l\u2019endocrinologie et des métabolismes sur les affections rhumatismales.Espérons que d\u2019ici quelques années, des données sérieuses jailliront de ces travaux L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 pour aider ce malheureux groupe de patients.Non satisfaite de ces approches à longue échéance dans la lutte contre l\u2019arthrite, la Section québécoise de la Société s'est penchée sur les besoins immédiats des malades.Comme ceux- ci trouvent souvent pénible de se déplacer, elle a mis à la disposition du corps médical de la région montréa- laise, les services de trois physiothéra- peutes bilingues munis d\u2019unités mobiles pour prodiguer à domicile les bienfaits de la physiothérapie et tenter de réhabiliter les rhumatisants.Ce service sera étendu peu à peu à d\u2019autres ré- ÉDITORIAL 187 gions de la Province à mesure que le permettront les fonds recueillis bénévolement.Nous croyons que l\u2019œuvre de la Société Canadienne de l\u2019Arthrite et du Rhumatisme dans la province de Québec mérite nos félicitations pour les progrès réalisés depuis cinq ans et nos encouragements pour l\u2019avenir.Elle a démontré de façon pratique que la coopération et la coordination des efforts peuvent réaliser de grandes choses dans la prévention et le traitement des affections rhumatismales.J.-M.BEAUREGARD, F.R.C.P.(C). HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE e-e ++ MÉDECINE PRÉVENTIVE ET ASSURANCE-SANTÉ ! Jules GILBERT, D.H,P., Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.En matière d'hygiène personnelle, après l'habitude de l\u2019alimentation raisonnée, la pratique la plus importante de la vie est probablement l'usage intelligent des soins professionnels relatifs à la conservation de la santé, surtout ceux de médecine préventive.La médecine préventive greffe les procédés efficaces d\u2019immunisation sur un programme continu de surveillance médicale de la santé; surveillance qui doit commencer avant la naissance par les consultations prénatales, se continuer dans l\u2019enfance par la puériculture et l\u2019inspection des écoliers, enfin se poursuivre toute la vie sous la forme des examens périodiques de santé.Les hygiénistes ont défriché ce domaine, en concentrant leurs efforts sur nos problèmes les plus urgents, tels que la mortalité infantile et celle due à la tuberculose.Heureusement, comme on pouvait s\u2019y attendre, les médecins praticiens ont profité pécuniairement de leurs initiatives, au moins dans une certaine mesure.Ainsi, aux cliniques d\u2019immunisation antidiphtérique a fait suite la demande du même avantage aux praticiens généraux par la clientèle aisée.Le même phénomène se produit pour la consultation prénatale, alors que la femme de condition moyenne apprend à se payer les services que l\u2019indigente obtient gratuitement.L'installation d\u2019une clinique dentaire crée un regain d\u2019activité dans la dentisterie préventive en raison de la valeur éducative de l\u2019assistance fournie aux déshérités.Le personnel hygiéniste appuie ses services préventifs limités sur l\u2019éducation collective.Mais éducation et service doivent aller de 1.Communication présentée devant la Société Médicale de Montréal, à sa séance du 17 novembre 1953.pair.Or actuellement, l\u2019éducation préconise certains services, alors que la masse ne peut en faire usage à cause de son incapacité de paiement.Cette propagande bute sur l\u2019obstacle économique qui empêche la société de requérir tous les soins nécessaires à la santé.Aussi, les législateurs et les sociologues, préoccupés par les points faibles de notre structure sociale, sont alarmés du fait que la majorité de la population ne reçoit pas des soins médicaux et dentaires précoces et complets, surtout ceux de nature préventive, que la civilisation moderne réclame pour tous les individus, quelle que soit leur situation financière.La médecine pourrait rendre infiniment plus de services que la population n\u2019en reçoit.Ce qui manque, c\u2019est un système de distribution qui permettrait à tous de se prévaloir de ses bienfaits; autrement dit, des arrangements d\u2019ordre social et économique qui mettraient les services médicaux à la disposition de tous ceux qui en ont besoin.Car il faut bien admettre que leur mode de distribution est resté loin en arrière du progrès scientifique dont les temps modernes ont été témoins.Comme groupe, les médecins ne sont pas très versés dans les sciences sociales et n\u2019ont pas une juste idée du besoin d\u2019organisation des soins médicaux.On ne peut leur faire le compliment d\u2019avoir étudié cette organisation avec le même esprit qu\u2019ils ont apporté au traitement des maladies.Pourtant la science médicale ne peut donner sa pleine mesure que si ces deux facteurs, la technique et l\u2019organisation, sont bien au point.Comment ne pas admettre la valeur d\u2019une formule qui veut faire du médecin de famille un véritable praticien général, aidé des ser- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 vices auxiliaires, techniques et consultatifs, dont il a besoin, qu\u2019il ne peut trouver que dans un centre médical approprié, où une équipe, dont il est le pivot, dispose des ressources matérielles indispensables à l\u2019exercice scientifique de la médecine.Car il ne fait aucun doute que toute réorganisation des soins médicaux se fera autour de nos hôpitaux, transformés en centres sanitaires et pourvus d\u2019équipes médicales.Les services de chacun rayonneront dans une zone desservie par des bureaux de médecins et d\u2019infirmières qui seront constitués en avant-postes de ce centre régional sanitaire.Un point intéressant de la redistribution des soins médicaux qu\u2019amènerait l\u2019assurance- santé est que «les services du médecin devraient être utilisés pour la prévention aussi bien que pour le traitement.Ainsi, le médecin responsable de la santé de chaque membre de la famille, serait chargé des mesures préventives destinées à réduire la morbidité et la mortalité.Il deviendrait le conseiller et l\u2019aviseur d\u2019hygiène de la famille comme unité.» Ce qu\u2019amènerait en somme l\u2019assurance- santé, c\u2019est l\u2019accès du praticien général au champ de la médecine préventive, tel qu\u2019ouvert et préparé jusqu\u2019ici par le médecin-hygié- niste.Les raisons ne manquent pas pour justifier la chose; on doit même reconnaîre qu\u2019il aurait toujours dû être son domaine.Si l\u2019hygiène, par certains aspects, se rattache aux sciences sociales, et si son étude est surtout le fait des spécialistes de la santé publique, par contre la médecine préventive doit être considérée comme une branche de la médecine clinique.Distinguons bien ici entre la médecine curative, préoccupée seulement du traitement d\u2019un malade, et la médecine clinique qui embrasse tous les aspects de la maladie, y compris sa prévention; qui traite des conditions qui la produisent et de leur modification dans le sens voulu chez l'individu en puissance de maladie.Le médecin de nos jours est un expert sur les problèmes de la santé individuelle, et sa formation a été fortement imprégnée par GILBERT: ASSURANCE-SANTÉ 189 l\u2019idée de prophylaxie tout au long de ses études.Comme groupe, la profession médicale est toujours disposée à étudier et à appliquer toute mesure capable de réduire la morbidité et la mortalité collectives et elle ne ménage à cette fin ni son temps ni ses forces.D'ailleurs la prépondérance que prennent la médecine préventive et l\u2019hygiène publique au programme des divers congrès de la profession, tant ici qu\u2019à l\u2019étranger, indique bien nettement l\u2019orientation de la mentalité médicale.Toute médecine est ou peut être préventive quand elle s\u2019applique, soit à empêcher une personne saine de tomber malade, soit à éviter que l\u2019état d\u2019un malade ne s\u2019aggrave, soit même à prévenir les rechutes dans une affection.La pédiatrie moderne, en particulier, se rapproche tellement de la médecine préventive, qu\u2019elle en est pour ainsi dire inséparable; serait bien en peine celui qui voudrait pratiquer l\u2019une à l\u2019exclusion de l\u2019autre.Mais, pour que le public puisse bénéficier pleinement des avantages de la médecine préventive, il faut résoudre le problème économique inhérent à son mode actuel de distribution.La réforme à l\u2019étude, l\u2019assurance-santé, a vu son principe adopté par la profession médicale et la profession hygiéniste.Quant à ses modalités exécutives et administratives, il importe qu\u2019elles soient adaptées tant aux exigen- gences légitimes des médecins qu\u2019aux besoins réels du public.Toutefois, pour atteindre l\u2019objectif visé, il faudrait offrir à la population l\u2019avantage de l\u2019examen périodique de santé, sans lequel il ne peut se pratiquer de véritable médecine préventive; tout comme, sans médecine préventive, il ne peut y avoir de mode adéquat d\u2019assurance-santé.Ce serait illogique de dépenser de l\u2019argent pour le traitement de la variole ou de la diphtérie, plutôt que pour l\u2019immunisation efficace contre ces maladies; ce l\u2019est tout autant d\u2019attendre que sa santé soit plus ou moins gravement compromise pour se confier à la science médicale, alors que, sous sa protection, beaucoup d\u2019affections sont évitables.Il faut mentionner qu'un programme inté- 190 gral de médecine préventive, réalisé par le médecin de famille, rendra ses services plus efficaces et son travail plus intéressant, tout en augmentant sa clientèle et ses honoraires; mais surtout il relèvera le niveau de la santé publique plus que la formule de la médecine curative n'a jamais pu le faire.Et ici se pose le problème de l'éducation populaire sur les soins médicaux, qui devient une obligation conjointe de la profession médicale et de la profession hygiéniste.Il importe en effet que le public apprenne à utiliser les services préventifs au maximum et les services diagnostiques et curatifs de façon précoce; par contre il ne doit pas abuser aveuglément de ces derniers, de crainte d\u2019en diminuer la qualité.Ceci devrait être amené par l\u2019éducation plutôt que par des restrictions administratives.De son côté, le médecin hygiéniste, déchargé de tâches qui seraient dorénavant assumées par le médecin de famille, pourrait consacrer davantage ses efforts à l\u2019étude des problèmes de santé publique, à l\u2019évaluation des mesures destinées à les résoudre, de même qu\u2019à ses fonctions officielles d\u2019administration, de coordination et d\u2019éducation.En plus de ses fonctions coutumières, on reconnaît qu\u2019il pourrait jouer un rôle dans l\u2019organisation et la distribution des soins médicaux.Depuis si longtemps qu\u2019on redit que la médecine préventive et la médecine curative ne doivent pas être dissociées, l\u2019application d\u2019un programme d\u2019assurance-santé inviterait de fa- con trés opportune la coordination des divers services qui en découlent; une telle unité serait d\u2019ailleurs conforme aux principes d\u2019administration les plus élémentaires.Or, les responsabilités du médecin-hygiénis- te à l\u2019égard de la santé publique sont telles que déjà il doit s'occuper de plusieurs aspects de la médecine curative.Depuis longtemps il sert d\u2019entremetteur dans la répression des maladies contagieuses; il a ces dernières années rempli des fonctions particulières dans la lutte contre la tuberculose et les maladies vénériennes; dans d\u2019autres Provinces il a déjà des devoirs administratifs au sujet des mala- GILBERT: ASSURANCE-SANTÉ L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 dies mentales et du cancer; ailleurs on élabore des projets analogues pour le rhumatisme et pour les soins requis par les enfants infirmes.De sorte que déjà, dans certains secteurs, le médecin-hygiéniste doit se préoccuper de la distribution des soins médicaux.Là où un plan d\u2019assurance-santé est en opération, l\u2019officier de santé local agit comme administrateur des services curatifs et préventifs.Le public, qui défraie les dépenses inhérentes aux bureaux de santé, estime avec assez de bon sens que le personnel qui y est attaché doit être employé à la phase curative de la santé publique, à son recouvrement, en collaboration avec la médecine organisée.Ces charges nouvelles des responsables de la santé publique n\u2019enléveraient pas de fonctions aux cliniciens, mais il est permis de penser que l\u2019orientation générale aurait pour principale préoccupation la santé plutôt que la maladie, ce qui serait pour le plus grand bien de la société.Une telle utilisation des cadres établis du personnel hygiéniste constituerait un excellent moyen de faire de la médecine préventive le fondement de tout le système.Sous l\u2019inspiration de l\u2019autorité sanitaire officielle, le praticien accorderait certainement plus d\u2019importance à ces facteurs que sont l'influence du milieu, la précocité du diagnostic, l\u2019hygiène prénatale et infantile, les complexes et mésa- daptations de la personnalité, les problèmes gérontologiques, les difficultés et les exigences de la réadaptation.Le contrôle de la salubrité et la lutte contre les maladies contagieuses seraient bien en retard, si elles n\u2019avaient utilisé les méthodes de travail exigées par les problèmes épidémiolo- giques et autres phénomènes de masse.Grâce à l\u2019unité de direction et d\u2019orientation, un problème de santé publique est convenablement analysé; un programme global de prévention, de dépistage et de traitement est formulé; toutes les ressources disponibles, professionnelles et institutionnelles, sont mises à profit, celles qui manquent sont obtenues, et leur action conjointe est bien coordonnée; le travail d\u2019équipe progresse, précédé par l\u2019éduca- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 tion publique et professionnelle, appuyé par la démonstration et la consultation, et réorienté au besoin selon les indications nouvelles fournies par les découvertes scientifiques et l\u2019évaluation périodique des résultats.On conçoit qu\u2019un tel plan d\u2019attaque, préparé et appliqué systématiquement, ferait aussi reculer les maladies cardiaques, rénales, vasculaires, mentales, diathésiques, allergiques et autres.Il faut admettre que les principes et les méthodes adoptés hier par la pédiatrie et aujourd\u2019hui par l\u2019obstétrique, devraient être appliqués à toute ia médecine clinique, jusqu\u2019à la phase de ré-éducation inclusivement.Nul plus que l'officier de santé, imbu du con- GILBERT: ASSURANCE-SANTÉ 191 cept de la prévention, ne chercherait à activer un tel progrès.Naturellement, les médecins-hygiénistes redouteraient d\u2019endosser pareille responsabilité sans un complément de préparation; c\u2019est l\u2019affaire des écoles d'hygiène de former adéquatement leurs futurs gradués en leur donnant l\u2019instruction et l\u2019entraînement nécessaires sur tous les aspects économiques de la santé, y compris la sociologie médicale et l\u2019administration des soins médicaux.Car l\u2019officier médical est la personne responsable en dernier ressort de la santé publique sous tous ses rapports; c\u2019est donc son devoir d\u2019en organiser la protection à toutes les phases et à tous les degrés. VARIÉTÉS y > à + RÉFLEXIONS SUR LES SCIENCES BASALES DE LA MÉDECINE PROPREMENT DITE Albert LeSAGE (Montréal).La médecine se présente sous trois aspects: la science médicale; l\u2019art médical; la médecine sociale.Nous envisageons, ici, une seule d\u2019entre elles: la science médicale.Nous écartons, au début, la physique, que le futur étudiant en médecine doit apprendre dans nos colléges si ceux-ci veulent bien reviser leurs programmes comme d\u2019autres institutions du méme genre, ailleurs, car ils recoi- vent, à cette fin, de la part de nos gouvernements, des allocations annuelles.Il ne s\u2019agit plus pour ceux-ci, comme autrefois, de former exclusivement des religieux, mais des hommes de profession, aussi, possédant le sens de l\u2019honneur, c\u2019est-à-dire celui de la responsabilité civile et morale! .Limitons cette étude aux sciences médicales utiles et servant de base à la médecine dite pure: l\u2019anatomie, la physiologie, la chimie et la bio-chimie ou la biologie, la bactériologie et l\u2019anatomie pathologique, macro et micro- scoprque!.1) L\u2019ANATOMIE.On pourrait désigner l\u2019anatomie sous le nom de géographie humaine.Cette science constitue, seule, une base essentielle si on l\u2019envisage du point de vue « dynamisme », puisqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019être humain.Inutile d\u2019insister plus longuement.2) LA PHYSIOLOGIE JOINTE À L\u2019HISTOLOGIE.Ces deux sciences complètent l\u2019anatomie en précisant les fonctions principales des nombreux organes et des membres.Nous avons appris à les connaître et nous savons les rapports qui les lient les uns les autres, soit par la circulation, soit par l\u2019innervation.L'E.E.M.s'applique, au début de ses études, à en saisir et comprendre le mécanisme compliqué et permanent.Ainsi, connaissant l'individu sain, l\u2019élève pourra, par des rapprochements convenables, mieux apprécier l'individu malade en se fondant surtout sur la connaissance de ces deux sciences.Ces études doivent se prolonger durant les deux premières années, et sous la direction d\u2019un professeur averti.3) La cHmMIE.L'enseignement de cette science doit faire l\u2019objet d\u2019un cours élémentaire, après le classique, car elle s\u2019adresse non à un scientiste, mais à un élève qui deviendra, plus tard, un médecin.Il suffit qu\u2019elle le mette en garde contre les associations incompatibles ou dommageables.Cette science est moins importante qu\u2019autrefois, car le médecin, de nos jours, ne prépare plus, ou guère, ses médicaments.Les grands fabricants y pourvoient avec succès.En cas de nécessité, le médecin peut s\u2019adresser au pharmacien de qui il reçoit des conseils et un contrôle utile.On ne saurait donc enseigner la chimie pure en première médicale, comme cela se pratique actuellement.L\u2019enseignement de cette science devrait cesser avec le P.C.B., car l\u2019étudiant y consacre, selon nous, trop de temps, et au détriment futur de la clinique, c\u2019est-à-dire de l\u2019observation, vu qu\u2019il se destine à devenir un médecin plutôt qu\u2019un scientiste.4) LA Bro-cHIMIE.Voici une science que nous devons étudier et approfondir de plus en plus, car elle conduit à l\u2019étude de la cellule dont nous connaissons imparfaitement le pouvoir et les réactions.Elle oriente l\u2019E.E.M.vers la médecine expérimentale: les laboratoires. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 C\u2019est celle qui nous a révélé tant de secrets et fait pénétrer tant de mystères.C\u2019est cette science, aussi, qui a hissé Claude Bernard, autrefois, au sommet de la médecine expérimentale, comme un maître international incontesté.On doit en poursuivre l\u2019étude durant chaque année du cours de médecine.5) LA BACTÉRIOLOGIE.Elle constitue une science de base indispensable de la médecine pure.On ne saurait en discuter l\u2019importance.C\u2019est la bactériologie, en effet, qui nous révèle la cause de la plupart des maladies.C\u2019est elle qui nous pousse, insensiblement, vers la vaccinothérapie et la sérothérapie, si propices à la médecine préventive et à la guérison.Nous le savons.Ces études spéciales doivent se poursuivre durant au moins deux ou trois années dans les laboratoires où l\u2019élève se familiarise avec les différents milieux de culture appropriés.6) L'ANATOMIE PATHOLOGIQUE (macro et microscopique).C\u2019est elle qui nous révèle, à la vue ou au microscope, les lésions qui ont entraîné la mort: les unes évitables, les autres inévitables et mortelles à plus ou moins longue échéance.Les études doivent en être poursuivies durant de longues années.L\u2019internat obligatoire favorise tous les élèves à ce point de vue.Ils se familiarisent de plus en plus avec le microscope dont ils possèdent, bientôt, le maniment et, plus tard, les secrets.Les remarques qui précèdent, sommaires, puisqu'elles s\u2019adressent à des médecins, consti- LESAGE: SCIENCES BASALES DE LA MÉDECINE 193 tuent, selon nous, une base essentielle à la pratique de la médecine, soit, l\u2019art médical, c\u2019est-à-dire la clinique, dont les horizons sont infinis si on songe aux progrès accomplis et à ceux que l\u2019avenir nous réserve.7) EDUCATION.Ajoutons, en terminant, que l\u2019éducation joue un rôle important dans l\u2019accomplissement de cette tâche.C\u2019est elle qui fait, avec l\u2019hérédité, le lien des générations successives en devenant un agent de conservation et de transformation de l'individu à qui elle donne, quel que soit son emploi, toute sa valeur d\u2019homme! Conclusions.Tels sont, énumérés succinctement et dépourvus de commentaires superflus, les enseignements recueillis au cours d\u2019une existence active tant dans l\u2019enseignement que dans la pratique journalière et le journalisme médical.Nous sommes convaincu que rien ne saurait remplacer ces sciences basales car elles servent d'appui au médecin en toutes circonstances et en tous lieux.Elles réclament la primauté du rang si on veut poursuivre ses études médicales et, plus tard, exercer avec intelligence et profit pour tous.De même qu\u2019on ne peut tout dire en envisageant une question d\u2019enseignement, puisque l\u2019élève doit avoir le loisir de lire et de confronter les textes; de même, lorsqu\u2019il s\u2019agit de sciences basales en médecine pure, on doit se limiter aux plus importantes en comptant sur l\u2019expérience pour les compléter. LE PROFESSEUR PIERRE MASSON, MÉDECIN HONORAIRE À L'HÔPITAL NOTRE-DAME (DE MONTRÉAL)! J\u2019ai accepté avec plaisir l'invitation du Président du Conseil du Bureau Médical, de rendre hommage à monsieur le professeur Pierre Masson qui vient d\u2019être nommé médecin honoraire de l\u2019Hôpital Notre-Dame; fonction qu\u2019il m\u2019est facile de remplir puisque je travaille auprès de monsieur Masson depuis vingt-huit ans, puisqu\u2019aussi il s\u2019agit de dire ici les mérites de celui que nous voulons honorer.Né à Dijon, Monsieur Masson fit ses études en cette même ville où il devient en 1902, préparateur à la Faculté des Sciences auprès de Bataïllon dont le nom reste attaché à la parthénogénèse artificielle.Licencié en sciences naturelles en 1905, il obtient ensuite son doctorat en médecine à l\u2019Université de Paris en 1909, puis devient chef de laboratoire à l\u2019hôpital Lareboisière et assistant à l\u2019Institut Pasteur.Lorsqu\u2019en 1918, l\u2019Alsace redevient territoire français, il est nommé, le plus jeune parmi les nouveaux élus, professeur d\u2019anatomie-pa- thologique à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Strasbourg.C\u2019est de là, en janvier 1927 qu'il vient parmi nous à la demande des dirigeants de la Faculté de médecine de Montréal, le doyen Harwood et le directeur des études Parizeau, comme titulaire de la chaire d\u2019anatomie-pathologique et pathologiste à l'hôpital Notre-Dame.Peu de temps après, il devenait également pathologiste de l\u2019Hôtel- Dieu et de Ste-Justine.Dès ce moment, il rénove l\u2019enseignement de l\u2019anatomie-patholo- gique à la Faculté et réorganise les laboratoires d\u2019anatomie-pathologique des trois hôpitaux.A la Faculté, il réunit sous le vocable 1.Allocution du docteur L.-C.Simard à l\u2019occasion d\u2019un déjeuner offert au Professeur Pierre Masson, par les administrateurs et les médecins de l'hôpital Notre- Dame.Le Prof.Masson prend sa retraite après 26 années d\u2019éminents services à cette institution hospitalière.d\u2019Institut d\u2019Anatomie-Pathologique de l\u2019Université de Montréal, son laboratoire de l\u2019Université et ceux des trois laboratoires hospitaliers, procurant ainsi à la Faculté, à l\u2019Université, sans déboursés de la part de celle-ci, les avantages d\u2019un matériel abondant destiné à l\u2019enseignement et à la recherche.Pour des raisons que je ne connais pas, l\u2019Institut a été démembré, avant même que deviennent désuets les contrats d\u2019affiliation des hôpitaux universitaires.Par le truchement de cet Institut, il monte à la Faculté une collection magnifique de coupes histologiques en même temps qu\u2019il enrichit sa collection personnelle commencée il y a quarante ans, et qui est à mon sens, la plus belle au monde, tant par la qualité et la variété du matériel que par la perfection des techniques qu\u2019il a lui-même inventées ou perfectionnées et qu\u2019il a pratiquées de ses mains.Entre temps, il fait rassembler par ses soins, une collection de microphotographies en couleurs à nulle autre pareille, et poursuit dans son laboratoire les patientes recherches qui feront l\u2019objet d\u2019une centaine de communications, et le placeront au premier rang des histo-pathologistes contemporains.Son enseignement est clair; l\u2019étudiant au début un peu dérouté par des notions qui lui paraissent très difficiles se hausse graduellement vers le maître, saisit qu\u2019on ne lui fait pas simplement de la pure description, que la méthode suit une idée principale où l\u2019on cherche à faire comprendre les structures pathologiques par les causes qui les produisent et les mécanismes qui les déterminent.Il continue de faire école, ainsi qu\u2019il avait commencé à Strasbourg; les pathologistes d\u2019expression française de la région de Montréal lui doivent le plus sûr de leur formation; s\u2019ils ont acquis le souci de l\u2019ouvrage bien fait, la sureté du diagnostic histologique, les perfectionnements de la technique histologique c\u2019est à lui qu\u2019ils L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 le doivent, c\u2019est aussi à lui qu\u2019ils doivent leur entraînement comme professeur.Les travaux de M.Masson sont connus des médecins ici présents qui furent tous à quelques exceptions près, ses élèves.Ses descriptions des lésions nerveuses de l\u2019appendice qui lui ont permis de formuler l\u2019hypothèse du neurentoderme, ses études sur le glomus et ses tumeurs, ses interprétations des tumeurs næ- viques et des tumeurs nerveuses périphériques resteront classiques.Et je ne mentionne ici que les plus importantes de ses publications.Le nom de Masson est celui d\u2019un grand maître de l\u2019histo-pathologie.Sa réputation est depuis longtemps universelle.Il est membre de l\u2019Académie de Médecine de Paris, de la Société Royale du Canada, hier encore l\u2019Académie des Sciences de Paris lui décernait le prix Roy-Vaucouloux.Votre venue parmi nous, monsieur, nous fit beaucoup d\u2019honneur; elle a procuré à l\u2019hôpital Notre-Dame un prestige dont notre institution a profité grandement et dont le reflet a rejailli sur son personnel médical.La réputation scientifique d\u2019un hôpital vient non seulement de la qualité des soins médicaux et chirurgicaux qui y sont dispensés, mais aussi de l\u2019excellence des services de laboratoire, et des travaux originaux qui en sortent.Si notre hôpital vous a fourni, à l\u2019occasion, un matériel qui a pu servir à l\u2019édification de votre œuvre scientifique, il a d\u2019autre part contracté envers vous une dette de gratitude qu\u2019il ne pourra jamais rembourser.Vous avez organisé ici un laboratoire d\u2019anatomie-pathologi- que, dont le moins que je puisse dire, est qu\u2019il se compare assez bien avec les laboratoires d\u2019anatomie-pathologique des autres hôpitaux canadiens; vous avez fait ici école.Je sais que vous n\u2019avez pas trouvé dans votre milieu tant hospitalier qu\u2019universitaire toutes les satisfactions - auxquelles vous vous - attendiez.Vous avéz jeté les hauts cris, monsieur, lorsque peu de temps après votre.arrivée, l\u2019un de vos préparateurs ne trouvait pas de meilleur endroit que l\u2019évier pour jeter de la paraffine fondue à l\u2019étuve.Je sais aussi que vos assistants n\u2019ont pas toujours épousé exactement les formes du moule que vous aviez façonné pour eux, et qu\u2019ils ont, dans un milieu scientifique LE PROF.PIERRE MASSON.195 jeune, pauvre en ceuvres universitaires et hospitalières, où tout était à faire, pris des initiatives que vous n\u2019avez pas approuvées.Nous nous en excusons, monsieur, au nom de cette loi biologique, qui veut que les fils ne peuvent Jamais très exactement ressembler au père; et sans fausse modestie, aurions-nous pu réussir.Les administrations n\u2019ont pas toujours non plus compris vos besoins, on doit toutefois, rendre ce témoignage à l\u2019administration de l'hôpital Notre-Dame qu\u2019elle a permis, par une compréhension qui lui fait honneur et qui en fin de compte lui a rendu service, que notre laboratoire soit la pépinière d\u2019où est sorti le plus grand nombre d\u2019anatomo-pathologistes canadiens-français de notre province.Cette dette de gratitude dépasse donc les simples cadres de notre institution; c\u2019est le corps médical tout entier de la province qui doit vous être reconnaissant puisque grâce, non seulement à votre enseignement, mais aussi à votre initiative, le niveau de la médecine s\u2019est élevé au Canada français.Quand vous vintes au Canada, monsieur, c\u2019est l\u2019Université et l\u2019hôpital Notre-Dame qui s\u2019assuraient vos services; c\u2019est l\u2019hôpital Notre- Dame de concert avec l\u2019Université qui a permis que vous exerciez vos talents à l\u2019Hôtel- Dieu et à Ste-Justine, et à ce titre l\u2019hôpital Notre-Dame est heureux d\u2019avoir contribué au perfectionnement de ces hôpitaux.En vous décernant le titre de médecin honoraire, le Conseil médical et le Bureau d\u2019administration de l\u2019hôpital Notre-Dame, ne veulent pas marquer la fin d\u2019une étape.Ils veulent, monsieur, vous honorer par le plus haut titre qu\u2019ils peuvent accorder et par ce geste, vous remercier bien cordialement pour tout ce que vous avez fait pour nous tout en vous gardant comme membre de notre famille.Veuillez trouver, monsieur, dans les hommages et les remerciements que je vous transmets au nom du pérsonnel de l\u2019hôpital, et afin de terminer par une note un peu plus personnelle, l\u2019expression de la reconnaissance très sincère de l\u2019élève envers le maître et la manifestation d\u2019un dévouement quer je: n \u2018ai jamais cessé de vous témoigner.Dr L.-C.SIMARD CONGRÈS DEUXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE MÉDECINE HIPPOCRATIQUE EVIAN, 2-6 SEPTEMBRE 1953 Le premier Congrès International du mouvement médical néo-hippocratique avait eu lieu à Paris en 1937.Seize ans après le deuxième Congrès vient de se tenir à Evian.Rendue possible par l\u2019accueil généreux et compréhensif de la Société des Eaux d\u2019Evian, cette manifestation s\u2019est déroulée dans le cadre magnifique de cette station polyvalente à la fois thermale, climatique et touristique et vraiment prédestinée pour une réunion placée sous le signe de l\u2019auteur « Des Airs, des Eaux et des Lieux ».400 médecins étaient présents, venus de France et de plusieurs pays étrangers notamment Allemagne et Etats-Unis.Parmi eux prédominaient les praticiens de petite ville et de campagne désireux de prendre contact avec les grands courants de la pensée médicale.Fait exceptionnel pour un congrès dans un tel site où tant de choses et le temps superbes invitaient à l\u2019absentéïsme, la salle des réunions resta pleine pendant les quatre jours de travaux.Le Congrès devait être présidé par le Professeur Laignel-Lavastine qui depuis un an s\u2019était penché sur sa préparation, entouré du Professeur Delore secrétaire général et du Docteur M.Martiny secrétaire adjoint.Le Président arrêté sur la route d\u2019Auxerre par une crise cardiaque devait décéder avant la fin du Congrès.Le Secrétaire général qu\u2019il avait chargé de lire son discours d\u2019ouverture devait souligner le dernier jour combien ce message du grand humaniste disparu était émouvant puisqu\u2019il représentait son dernier écrit.Dans ce texte le Professeur Laignel-Lavastine montrait que, soutenant la primauté de la clinique intégrale et différentielle, l\u2019esprit hippocratique aboutit, en » * conséquence, à une thérapeutique totale (la plus naturelle et la moins agressive) compréhensive et individuellement adaptée.Après avoir rappelé Hippocrate, disciple de Pythagore, ami de Platon, et appliquant en génial observateur la dialectique socratique à l\u2019examen des faits, il donne cinq exemples de l\u2019attitude mentale d\u2019Hippo- crate qui chaque jour vivifie le clinicien.Ces cinq exemples sont relatifs: 1) au personnalisme morbide; 2) aux aiguillages localisateurs; 3) à la solidarité fonctionnelle compensatrice; 4) à la thérapeutique régulatrice des actions agressives et défensives dans le tableau clinique; 5) enfin à l\u2019éthique médicale.«En conclusion, dans le sillage d\u2019Hippocrate, le médecin ne doit pas être seulement un technicien de la santé de l\u2019individu et de la cité, mais il déserterait son rôle s\u2019il n\u2019était pas guidé par les impératifs moraux du Serment hippocratique.Telle paraît être, dans son ensemble, technique et moral, la médecine hippocratique, recteur d'un nouvel humanisme rétablissant une finalité morale dans notre civilisation technique ».Le Congrès fut présidé par le Professeur Giraud particulièrement qualifié comme doyen de la Faculté de Montpellier gardienne pendant des siècles de la tradition hippocratique.Lui succédèrent au fauteuil présidentiel les Professeurs Pasteur, Vallery-Radot, Guy Laroche, Bariety de Paris, Mauriac de Bordeaux, Cawadias de Londres, Phocas, Economos d\u2019Athènes, Roch de Genève, Grote de Fribourg en Brisgau, Conde-Andreu de Saragosse.* * + Un mot exprime l\u2019idée générale qui a inspiré cette manifestation: synthèse.Hippocratisme ou plutôt néo-hippocratisme marque le refus de la table rase, le désir de dégager ce qui reste valable des enseignements hippocratiques et de le concilier dans une synthèse vaste et féconde avec les acquisitions de la science moderne.On sait que, le premier, Hippocrate a séparé la médecine de la métaphysique et de la théurgie.Le néo-hippocratisme n\u2019est pas un système philosophique mais une recherche objective de l\u2019humain dans son unité, dans son individualité, dans ses lois, ses besoins, ses réactions.D'ailleurs l\u2019observation de la nature et des êtres ainsi que l\u2019étude de l\u2019influence du milieu sur l\u2019homme étaient à la base de l\u2019enseignement du Maître de Cos qui était physicien.Le néo-hippocratisme n\u2019est pas davantage une étude historique mais la recherche d\u2019une intégration de plus en plus riche; c\u2019est un mouvement, une création continue pour une connaissance plus complète de l\u2019homme et une efficience médicale plus large. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Dans notre avant-propos au volume des rapports nous avons rappelé les préoccupations du mouvement telles que nous les avions déjà exprimées au Congrès de 1937: « Affirmer la préséance de la médecine générale sur les spécialisations et les techniques, la nécessité de la culture philosophique, l\u2019utilité de l\u2019histoire de la médecine.« Ne plus isoler le corps et l\u2019esprit, l\u2019homme et le milieu.« S\u2019orienter résolument vers: l\u2019étude de la santé et de l'homme normal \u2014 vers la médecine constitutionnelle ou du terrain \u2014 vers l\u2019analyse des tempéraments, la biotypologie et la psychophysiologie pour arriver à la connaissance synthétique du type individuel: morphologique, physiologique, psychologique, « Approfondir la pathologie fonctionnelle ainsi que l\u2019étude de la phase biologique ou préclinique des maladies.« Reconnaître davantage l'importance des maladies de la nutrition et des diathèses, et aussi celle de l\u2019hérédité de prédisposition ou de terrain.« Développer l'étude des parentés morbides et celle de la pathologie comparée.« Faire sa place au terrain à côté du microbe.« Individualiser de mieux en mieux l\u2019acte médical et thérapeutique.« Définir la dose minima et optima.« Elargir l\u2019hygiène classique: la compléter par l\u2019hygiène individuelle, physique et mentale et par l\u2019éducation sanitaire.«Faire appel aux immunités naturelles avant les immunités artificielles.« Assurer la survivance du médecin de famille.« Maintenir intangible la grande tradition morale.« Réagir contre la commercialisation et le charlatanisme.Le programme comportait outre de nombreuses communications l\u2019exposé de 23 rapports groupés en cinq sections dans un ouvrage de 282 pages, 1 Voici le résumé des rapports.Première section HIPPOCRATISME, HUMANISME ET PATHOLOGIE GENERALE 1°) Dans son Etude comparée entre la médecine hippocratique, la médecine des papyrus égyptiens et la médecine des « Vedas» de UInde.le Docteur PournarorouLos d\u2019Athénes avec une érudition pro- 1.Journées Médicales d\u2019Evian 3-6 septembre 1953.Ie Congrès International de Médecine Hippocratique, Rapports.Editeur l\u2019Expansion Scientifique Française, Paris.CONGRÈS 197 fonde et une grande maîtrise de son sujet montre que cette comparaison présente en plus d\u2019un réel intérêt historique une importance capitale en ce qui concerne la recherche des origines de l\u2019évolution et du progrès de la science médicale.La médecine hippocratique surclasse toutes celles des peuples orientaux qui précédèrent l\u2019époque où elle apparut.Elle est un modèle de science théorique et pratique, confirmée par des recherches expérimentales sur la pathologie comparée.Elle est telle en un mot, qu\u2019on ne trouve son équivalent nulle part ailleurs.2°) Hippocratimse et néo-hippocratisme à Montpellier, le Professeur G.GIRAUD, (Montpellier).Depuis que Montpellier existe, son nom a été inséparable de la doctrine hippocratique.C\u2019est en effet sous l\u2019égide même de la pensée d\u2019Hippocrate que l\u2019Ecole montpelliéraine s\u2019est fondée au XIIIe siècle, lorsque l'autorité papale résolut de donner une unité aux multiples petites écoles médicales d\u2019origine judéo-arabe qui pullulaient dans la cité nouvelle.| L\u2019enseignement médical montpelliérain d\u2019autrefois a toujours été dirigé d\u2019abord par la lettre hippocratique et, plus tard, par l'esprit même de la doctrine.Il en est résulté une continuité qui a résisté à toute l\u2019évolution de la science médicale et qui n\u2019a été contredite par aucune des acquisitions de l\u2019ère médicale scientifique.La doctrine montpelliéraine d\u2019autrefois ne s'est, en effet jamais détachée de la vie.Qu'il s\u2019agisse, comme le pensait Hippocrate, et comme l\u2019a proclamé plus tard Claude Bernard, de l'homme sain ou de l\u2019homme malade, la vie est une.Les lois physico-chimiques jouent chez l\u2019être vivant; mails l\u2019être vivant est en adaptation constante, et cette adaptation lui permet de jouer avec la rigueur des lois de la matière.De là découle le maintien de la constance approximative du milieu vital qui caractérise l\u2019état de santé.De là dérivent aussi toutes les réactions morbides.C\u2019est pourquoi la médecine ne saurait se détacher de l\u2019observation directe et exacte de l'homme vivant.Ses réactions le maintiennent en état de défense « antixénique » au moment même du combat.À la longue, elles peuvent modifier le terrain de base lui-même, que les hérédités ont façonné à-travers les générations, à partir de la premiere mise de fond raciale.Cette notion ancienne et sl clinique du terrain, à laquelle les vieux cliniciens montpelliérains sont restés obstinément fidèles, est époque du « vitalis- très riche en enseignements.AT me» en une sorte de doctrine, d\u2019aucuns ont voulu voir l\u2019intrusion nouvelle de la métaphysique dans la biologie.Ce mot n\u2019avait pour ceux qui l\u2019ont créé aucun autre sens que la reconnaissance, chez l\u2019être vivant, de ce processus orienté de constante adaptation du milieu endogène à l\u2019égard des fluctuations exogènes.Ceux-là même qui ont créé le mot n\u2019avaient 198 nullement l\u2019intention d\u2019instituer une métaphysique biologique: ceux-là même qui furent des philosophes, dans la vieille école de Montpellier, furent aussi des vbservateurs et expérimentateurs exacts.Leur œuvre philosophique parallèle était fragile, sans doute, mais elle n\u2019était que parallèle et ne touchait point aux faits.Dans ces conditions, le réveil néo-hippocratique, qui consacre la primauté des réactions constantes de l'être vivant, a enchaîné tout naturellement avec le vieil hippocratisme montpelliérain.Il n\u2019y a plus aujourd\u2019hui de discorde réelle entre les écoles: toutes travaillent sur les mêmes bases.Aucune ne mécon- nait la nécessité de l\u2019expérimentation mais aucune ne peut accorder une primauté absolue à l\u2019investigation sèche et analytique, car c\u2019est méconnaître l\u2019existence même de la vie.L'homme, sain ou malade, demeure un être vivant qui vit et qui réagit, et c\u2019est là toute la base du vieil hippocratisme, comme du néo-hippo- cratisme moderne.L\u2019investigation clinique directe doit s'associer étroitement & l'investigation dite scientifique, mais tout doit étre interprété en fonction de la vie.Et, sur le plan plus élevé encore, aujourd\u2019hui comme à l\u2019époque de l\u2019ancien hippocratisme, le médecin ne peut oublier que l\u2019homme sur lequel il se penche est un être qui pense et qui souffre.3°) La notion du normal et de l\u2019anormal, le Professeur K.SaLzer (Munich).D'après le normal statistique est considéré comme normal, le normal moyen, c\u2019est-à-dire, celui qui se rencontre le plus souvent.Une telle définition du normal statistique correspond évidemment à l\u2019idée du normal et de l\u2019anormal, l\u2019idée courante.Mais si on la considère de plus près, il y a cependant des hésitations en deux sens différents.Le normal statistique peut s'appliquer très bien à la collectivité; mais il est défaillant vis-à-vis de l\u2019individu aussi au point de vue santé et maladie, ce qui est du domaine du médecin.La médecine a à considérer non des collectivités, mais des cas individuels.La définition du normal conduit beaucoup plus loin que celle du normal statistique, et met en jeu le normal de corrélation.Mais le normal de corrélation est également problématique.La troisième conception est celle du normal idéal.Mais il y a un abîme entre le normal idéal et le normal statistique.Par rapport, au normal de corrélation le normal idéal a ses difficultés.La critique de ces définitions a montré qu\u2019on travaille toujours dans l\u2019abstrait.Cependant plus réelle et sans abstractions sont les définitions des normes se rapportant à l\u2019individu, à la collectivité, au groupe.Chaque individu est et doit être pour soi- même une norme pour rester en bonne forme.CONGRÈS L'Union Méd.Carada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Grote en 1922 a tiré la conclusion suivante: l\u2019individu est seul la mesure de son normal.En 1948, Burkardt a de nouveau appuyé sur l\u2019individualité du normal et est arrivé à cette conclusion: il y a autant de normes humaines qu\u2019il y a d\u2019individus « intacts ».En réalité, celui qui se mesure toujours aux autres et les considère, finira par se trouver anormal, inférieur ou même malade.Ceci crée les complexes d\u2019infériorité qui sont une forme de maladie.Il faut avoir le courage de son normal personnel.Les bases dans le jugement du normal individuel sont données dans l\u2019hérédité.Et c\u2019est l\u2019art et le devoir du médecin de savoir juger de ces normes individuelles et de les distinguer à temps les unes des autres.A chaque homme sont données à côté de ses normes individuelles les normes de son groupe.On parle de normes de travail, de normes de justice, et il est difficile à l\u2019individu de s\u2019y reconnaître et de s\u2019y adapter.Le développement de la vie humaine à travers les temps qui se fait toujours dans la collectivité et jamais dans l\u2019individu, pose à l\u2019homme des problèmes différents et change ainsi les normes de la collectivité.La notion du normal et de l\u2019anormal éclaire done les différents côtés de la vie.Les définitions sont différentes.On a parlé du normal fonctionnel, du normal statistique, du normal de corrélation, du normal individuel, du normal de la collectivité du normal idéal.Aucune de ces définitions pénètre exactement la vie, les faits et la réalité des individus avec lesquels le médecin seul a affaire.Elles sont cependant utiles pour arriver à une évaluation réelle de la vie, de l\u2019individu.4°) L'art du pronostic dans la médecine hippocratique, le Professeur SENDRAIL (Toulouse).Le rapporteur montre que la doctrine hippocratique revendique le mérite d\u2019avoir su dépouiller l\u2019art du pronostic de son caractère oraculaire primitif.L'étude des textes égyptiens et babyloniens en particulier, permet à la fois de préciser certaines des sources de la Prognose de Cos et de mesurer l\u2019ampleur de la révolution qu\u2019elle a inauguré dans la pensée médicale.Dans cette Prognose se trouve incluse une véritable philosophie du devenir morbide, dont il importe d'autre part d\u2019apprécier la validité actuelle.L\u2019art hippocratique ne se proposait pas d\u2019établir un diagnostic en liaison avec un cas fortuit, mais de porter un jugement sur la destinée physiologique entière du patient, jugement qui présumait une connaissance totale de l\u2019individu en tant que tel.Sans la notion d\u2019unité, de cohésion et de permanence de l\u2019organisme malade, on ne saurait se flatter d\u2019acquérir & son égard les possibilités d\u2019une prévision. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 5°) Métastases et substitutions morbides par le Professeur Pierre Mauriac (Bordeaux).Une maladie se substitue souvent à une autre.La substitution est maléfique ou bénéfique.De tout temps, le médecin a usé de ce mode de traitement.Il est des maladies qu\u2019il est dangereux de guérir.La vaccination n\u2019est qu\u2019une substitution préventive.Il est des maladies que l\u2019on inocule pour guérir d\u2019un mal plus grave (malariathérapie).La notion de substitution morbide n\u2019a rien perdu, aujourd\u2019hui, de son importance.À l\u2019origine de la découverte du traitement du rhumatisme par le cortisone, il y a l\u2019observation de la disparition des troubles articulaires à la suite de la grossesse ou de l\u2019ictère.Les remèdes ne guérissent qu\u2019en rendant malade d\u2019une autre manière, disait Claude Bernard.L\u2019art de guérir est Part des substitutions morbides.6°) Valeur de la pathologie comparée, par le Professeur M.Bariery (Paris).La pathologie comparée étudie les processus morbides dans ce qu\u2019ils ont de commun aux hommes, aux animaux et aux végétaux.Elle apprend donc d\u2019abord au médecin à reconnaître et à préciser les distinctions et les particularités spécifiques, c\u2019est-à-dire à étudier sous un angle spécial les notions de terrain et de tempérament individuel.Elle est ensuite un moyen de synthèse à partir de la multiplicité des cas singuliers.Elle est enfin le fondement de la médecine expérimentale qui permet la justification et l\u2019explication scientifique de certaines notions traditionnelles de la médecine hippocratique.7°) Introduction à l\u2019étude de l\u2019évolution moderne de la pathologie par le Professeur Guy LAROCHE (Paris).Les maladies, au cours de l\u2019histoire, ne se sont pas modifiées, mais leur decsription a varié suivant les époques et les conceptions médicales du moment.C\u2019est que, jusqu\u2019à la période moderne, les médecins manquant à la fois d\u2019objectivité et de critère précis s\u2019attachaient trop souvent à des théories et des systèmes d\u2019ordre philosophique.Il a fallu attendre Morgagni et l\u2019ère anatomo- pathologique pour que la pathologie acquière des bases solides.Le progrès a consisté ensuite en l\u2019intégration des découvertes de la physiologie, de la bactériologie, de la physique et de la chimie qui nous ont permis de mieux comprendre l\u2019homme sain et l\u2019homme malade.CONGRÈS 199 Les découvertes modernes d\u2019ordre \u2018biologique et physico-chimique ont bouleversé la médecine.Il est donc naturel que le médecin moderne incline vers des conceptions nouvelles concernant la pathologie; il semble qu\u2019une des idées directrices qui ait le plus modifié la conception de la pathologie ait été de reconnaître l\u2019importance de l\u2019élément fonctionnel.Ce mouvement d\u2019idées ne pouvaient se développer sainement que grâce aux progrès cliniques et biologiques réalisés en ces dernières décades.Le rapporteur étudie le caractère réversible de ces troubles le plus souvent curables, mais dont la gravité peut être telle, que la mort est possible, ainsi que l\u2019intrication si fréquente du fonctionnel et de l\u2019organique.Il donne des exemples des troubles fonctionnels en pathologie gastro-intestinale, cutanée, nutritionnelle ete.\u2014 Une seconde idée directrice, reliée à la précédente est l\u2019importance en pathologie, du système neuro-végétatif reconnue à la suite de travaux parmi lesquels ceux de Reilly prennent le premier rang.Des phénomènes endocriniens (Selye) s\u2019y associent.\u2014 Le rapporteur étudie ensuite les troubles de nature allergique dont l\u2019importance a beaucoup grandi en ces dernières années.Tous ces troubles fonctionnels ne peuvent se comprendre qu\u2019en considérant les notions de terrain et de constitution dont l'étude mériterait d\u2019entrer davantage dans le domaine de la médecine pratique.\u2018 Tl rappelle qu\u2019avec Pende, Maranon, Cawadias, on peut trouver des rapports entre les constitutions, les tempéraments et les glandes endocrines et il cite celles qu\u2019avec Maranon, en 1938, il a proposées à titre de suggestion entre les diverses morphologies et leur formule endocrinienne.Il estime que certaines anomalies morphologiques peuvent être considérées comme des hyper ou des hypo-fonctions de certaines \u2018glandes, sans signes vraiment pathologiques, mais aussi peuvent se comporter parfois comme des phases préalables de maladies; il rappelle qu\u2019avec Maranon, en 1938, il a écrit que l\u2019étude des constitutions pouvait faire prévoir certaines réactions pathologiques au cours de la vie et aider à établir leur pronostic et leur thérapeutique.Le rapporteur termine en insistant sur la nécessité pour cette médecine au penser fonctionnel, de rester scientifique en continuant selon les principes de Claude Bernard à chercher les raisons des phénomènes morbides dans des modifications physiques et physico- chimiques de nos cellules.En définitive, si l\u2019opposition entre fonctionnel et organique est classique et pratique pour l\u2019enseignement, elle est arbitraire en ce sens que ces états ont tous deux des liens communs, ne différant que par leur qualité et leur intensité. 200 CONGRÈS Ce qui séparait le fonctionnel de l'organisme ne serait, en conclusion, que le caractère des réversibie lité des troubles constatés qui dépendent de modifications physico-chimiques trop délicates pour être exactement définies actuellement par nos méthodes d'investigation encore trop grossières.8°) Les études médicales au regard de l\u2019hippocratisme par le Professeur Pierre Devore (Lyon).Le rapporteur souligne combien les études médicales sont dépassées et inadaptées et envisage leurs diverses lacunes.S\u2019inspirant de la tradition hippocratique il dégage un certain nombre de directives: sauvegarder la culture générale \u2014 exiger des étudiants une double formation philosophique et scientifique \u2014 prévoir dès la première année une introduction à l\u2019histoire de la médecine, à la biologie de l'homme eta la pathologie générale \u2014 apprendre le normal avant le pathologique, les problèmes de la santé avant ceux de la maladie \u2014 permettre une connaissance synthétique de l\u2019homme notamment par la biotypologie, la morphopsychologie, l\u2019étude de l\u2019hérédité et du milieu \u2014 sauvegarder la place de l\u2019interrogatoire et de l\u2019examen personnel \u2014 apprendre les symptômes de la période préclinique \u2014 améliorer les stages hospitaliers \u2014 assurer la distinction entre les notions principales et secondaires, entre les notions certaines et discutables \u2014 assurer la primauté de l\u2019hygiène, de la prévention, de l\u2019éducation sanitaire \u2014 montrer la valeur des méthodes thérapeutiques simples et naturelles telles la diététique et le thermo-climatisme \u2014 organiser vraiment l\u2019enseignement de la médecine sociale.Le rapporteur envisage la place et le groupement des divers enseignements au cours des trois cycles des études médicales.Il insiste sur la nécessité de rapprocher, de coordonner, d\u2019harmoniser, d\u2019intégrer les divers enseignements, ce qui l\u2019amène aux recommandations suivantes: a) Remédiar au compartimentage des études par une redistribution des programmes et par l\u2019esprit d\u2019équipe des membres de l\u2019enseignement.b) Coordonner et harmoniser l\u2019enseignement de l\u2019année préparatoire (P.C.B.français) avec l\u2019enseignement médical proprement dit.c) Etudier les divers milieux et leur influence sur l'homme.oo d) Rapprocher l\u2019hôpital de la Faculté, les stages cliniques des travaux universitaires.e) Rapprocher les médecins hospitaliers des médecins praticiens.| f) Rapprocher, les professeurs des étudiants.g) Rapprocher' les.Facultés de médecine à l\u2019intérieur de chaque pays et d\u2019un pays à l\u2019autre.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 h) Rapprocher les anciens étudiants de leur Faculté et pour cela généraliser l'enseignement post-univer- sitaire.La réforme des études médicales réclame l\u2019entente préalable sur les principes.Deuxième section 1° Constitution et Glandes endocrines par le Professeur A.P.Cawanras (Londres).Notre constitution, notre organisation psychophysique individuelle, sont basées sur les fonctions physico-chimiques de nos cellules, harmonisées entre elles et intégrées par le système formé par l\u2019écorce cérébrale psycho-associationnelle, l\u2019appareil neuro- végétatif, l\u2019appareil endocrinien (qui est neuro-endo- crinien) et les gènes nucléaires (régulateurs des enzymes cellulaires).Tous les éléments de ce système sont étroitement unis entre eux comme un tout.Ce système est sous l'influence de notre milieu ambiant individuel par l'intermédiaire de notre système nerveux, de notre hérédité et des gènes nucléaires.Notre constitution, la physis d\u2019Hippocrate, est une trinité, « une essence en trois hypostases », constitution interne actuelle, constitution mentale (Katastasis d\u2019Hippocrate), constitution héréditaire.Les notions récentes sur le systèmes d\u2019intégration constitutionnelle ont changé notre conception de la physiologie et de la pathologie des glandes endocrines.Celles-ci font partie du système qui, étant un système de forces agit comme un tout, sa physiologie étant non pas une physiologie d\u2019organes isolés, mais une physiologie de régulations et d\u2019intégration.Le même principe s\u2019applique à sa pathologie.Le rôle des endocrines dans la constitution humaine doit donc être considéré dans le cadre du dynamisme du système d\u2019intégration constitutionnelle, les endocrines représentant un élément du mode d\u2019équilibre de ce système.Les élèves d\u2019Hippocrate accepteraient trois biotypes fondamentaux, le Kanon, ou sténique, représentant le biotype normal (Musculaire de Sigaud) dans lequel l\u2019équilibre endocrinien est parfait, les Phtisicus (Rispiratoire de Sigaud, Asthénique de Kretchmer) dans lequel il y a un élément d\u2019hypogonadisme, et d\u2019hypocortinisme, et d\u2019Apoplecticus (Digestif de Si- gaud) dans lequel il y a un élément d\u2019hypothyroidis- me.Pour les autres biotypes qui varient sur ces biotypes fondamentaux nous trouvons diverses modalités de fonctionnement du système d'\u2019intégration constitutionnelle, avec un élément endocrinien important.2° Biotypologie et Humanisme par le Docteur M.MarTiNY (Paris).Le rapprochement de ces deux mots, accolés l\u2019un à l\u2019autre, Biotypologie et Humanisme, peut paraître, L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 au premier abord, quelque peu artificiel.Cependant l\u2019auteur considère que leur dissociation parmi tant d\u2019autres, répond au malaise dont souffre la médecine moderne que l\u2019Hippocratisme sans cesse renaissant essaie de guérir.Le véritable humanisme ne consiste pas dans la vaine résurgence d\u2019un passé littéraire qui n\u2019aurait pour but que de fleurir et d\u2019enchanter l\u2019esprit.Qui dit Humanisme dit utilité pour l'homme de retenir tous les trésors de connaissance qui se rapportent à lui.Le fait que ces valeurs aient survéeu mérite au moins que l\u2019on explore leur substance, même et surtout si leur représentation est devenue totalement étrangère à notre terminologie.Après une énumération historique des sciences de la constitution humaine, est apportée une description des quatre tempéraments hippocratico-galéniques représentée par les quatre biotypes de base de Nicola PENDE: bréviligne asthénique et sthénique, longiligne asthénique et sthénique.L'auteur en donne un développement morpho-physio-psychologique, et parmi toutes les terminologies maintient l\u2019intérêt d\u2019une classification basée sur l\u2019embryologie avec les biotypes entoblastique, mésoblastique, chordoblastique, ectoblastique.Il insiste sur ce fait que, dans la pratique, ces biotypes sont souvent intriqués, la méxo- typie pouvant être enplasique ou dysplasique.De plus, pour chaque biotype il faut savoir tenir compte de l'importance des facteurs de différenciation génétique statique tels que ceux de la complexion raciale et du sexe.Parmi les facteurs cinétiques, très importantes sont les notions de l\u2019âge et les influences mésologiques.Les applications de la biotypologie s'avèrent essentielles dans la sociologie collective et individuelle.3° La médecine psycho-physiologique dans la ligne de l\u2019'Hippocratisme par le Docteur G.BAISSETTE (Paris).Après un historique du conflit qui se déroule depuis les origines de la pensée médicale entre l\u2019esprit d\u2019analyse et l\u2019esprit de synthèse, l\u2019auteur démontre que la médecine fonctionnelle, pour se développer, doit s'appuyer sur les lois dialectiques déjà exprimées dans l\u2019hippocratisme, lois du mouvement, de l\u2019interdépendance des phénomènes et de l'unité des contraires, lois qui sont inséparables de la médecine de synthèse et de la doctrine de l\u2019homme total.L'étude de la médecine fonctionnelle est conditionnée par l\u2019étude des activités nerveuses dans l\u2019économie.\u2018Trois théories principales ont permis d\u2019aborder cette étude: la psychosomatique, les travaux des neurophysiologistes, l\u2019étude des réflexes conditionnés, L\u2019auteur développe la théorie .pawlovienne, et voit dans les rapports entre l\u2019activité nerveuse supérieure et les autres activités nerveuses, organiques, viscérales de l\u2019économie, la base scientifique et expérimentale permettant à la médecine de synthèse CONGRÈS 201 de s'ouvrir des voies de plus en plus larges.L'\u2019auteur propose au Congrès un accord sur les points suivants: 1°) rejeter tout dualisme et adopter le mode de pensée hippocratique de l\u2019unité de l'être, de l\u2019unité de l\u2019individu, de l\u2019unité de milieu.2°) S\u2019appuyer sur la méthode expérimentale telle qu\u2019elle a été définie par Claude BERNARD.3°) Adopter une seule méthode pour l\u2019étude de la physiologie et de la pathologie.4°) Etudier l\u2019influence du système nerveux central sur l\u2019ensemble de l\u2019organisme.Troisième section HIPPOCRATISME ET CHIRURGIE 1°L\u2019esprit médical en chirurgie par le Professeur FroLLe (Marseille).Abstraction faite de certains reliquats historiques, l\u2019auteur ne voit que des dissemblances superficielles entre l\u2019esprit médical et celui des chirurgiens.Analysant un à un les divers éléments qui pourraient marquer une antinomie réelle, il ne trouve rien de convaincant.\u2014 L'audace?La médecine qui aujourd\u2019hui cathé- térise le cœur, enlève au trocart des fragments du foie, taille dans la substance cérébrale, injecte dans la rate des liquides opacifiants, etc, donne l\u2019exemple d\u2019une intrépidité singuliére.\u2014 Une disposition marquée aux sacrifices anatomiques?Ce n\u2019est plus vrai.La chirurgie devient de plus en plus conservatrice, ou, mieux encore, reconstructive.Si elle est encore obligée parfois de supprimer, elle tend du moins à réduire cette partie de son rôle.\u2014 L'esprit scientifique?Médecine et chirurgie utilisent également (et sans parcimonie) les notions d\u2019ordre général fournies le plus souvent, en dehors d\u2019elles, par les laboratoires et appliquées de seconde main.\u2014 Le défaut de subtilité que comporterait la clinique dite externe?L\u2019œuvre de LericHE, de Monis, de Von OrreL, de PENDE, d\u2019ALBERT, etc.témoigne contre cette assertion.L\u2019esprit de synthèse n \u2018est plus domaine gardé.\u2014 Restent quelques «impondérables », dont voici le moins inapparent: il existe entre les deux groupes une différence dans la perception et le sentiment intime du « facteur-temps».Le médecin connaît et utilise davantage la valeur de la patience, de l\u2019attente; tandis que le chirurgien tend aux effets rapides.La chirurgie s\u2019accorde ainsi aux rythmes de la vie moderne, à la frénésie de vitesse (ce n\u2019est là ni éloge ni blâme, mais simple constatation de faits).Le chirurgièn affirmera son esprit médical (en dehors des cas d \u2019urgence) chaque fois qu il s\u2019imposera, avant d\u2019agir, le délai d\u2019un recueillement, d\u2019une méditation. 202 Quatrième .section .HiprocraTisME, HYGIENE ET THERAPEUTIQUE 1° De l\u2019unité de la pathologie et de la thérapeutique par le Professeur Louis R.Grore (Fribourg-en- Brisgaü).La véritable année de naissance de la pathologie générale, dans l\u2019acceptation de la science moderne, coïncide avec la publication de l\u2019ouvrage de Morga- gni « De sedibus et causis morborum », paru à Venise en 1761.Le développement de la pathologie cellulaire était la condition préliminaire pour tout progrès qu\u2019a fait la pathologie des sciences naturelles au cours des derniers cent ans.A la suite de la fixation de la pathogénèse dans la cellule particulière se développa l\u2019idée de la spécificité.La bactériologie créée par Pasteur et Robert Koch apporte en effet, à l\u2019égard de la théorie, le couronnement.C\u2019est ainsi que vers la fin du dix-neuvième siècle, l\u2019unité cherchée entre la pathologie et la thérapeutique semblait rétablie.L'expérience clinique pourtant, de même que l\u2019analyse chimique, marquaient nettement les confins d\u2019une telle manière d\u2019appréciation.On ne peut plus fermer l\u2019œil sur le fait de l\u2019individualité \u2014 conviction inébranlable de tous les médecins depuis Hippocrate \u2014 et cela notamment grâce à la pathologie constitutionnelle.Au commencement du vingtième siècle l\u2019idée de la morphologie se modifia.La forme acquise ne fut plus regardée comme définitive, et l\u2019expression de Ber- talanffy « l\u2019organisme n\u2019est qu\u2019une fonction ralentie » jeta de profondes racines dans la connaissance de la transformation continuelle des matières à l\u2019intérieur de la substance vivante.La thérapeutique moderne se forma logiquement et rationnellement à la base d\u2019une pathologie constitutionnelle.La suite de cette évolution s\u2019oriente d\u2019après la pathologie fonctionnelle \u2014 ainsi nommée par Gustav von BERGMANN, il y a vingt-cinq ans \u2014 et rassemble des possibilités thérapeutiques, plus logiques, plus rapprochées à la réalité et, par conséquent, plus efficaces que celles que la âAthologie strictement morphologique permettait de développer.A propos de la pathologie constitutionnelle, à laquelle doit être attribué en principe le grand progrès en vue du rapprochement de la pathologie et de la thérapeutique, toute une série de systèmes se sont déployés.Je me borne à ne citer que ceux qui se recommandent spécialement.1) La pathologie des relations, créée par Gustav Ricker, apporta d\u2019importantes corrections à la conception de l\u2019autonomie plus ou moins prononcée des cellules organiques.2) SPERANSKY a prouvé que les transformations centrales dans le système nerveux ont pour conséquence certaines transformations périphériques des CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 organes; mais, qui plus est, il a prouvé qu\u2019il faut de longs intervalles; et cela est d\u2019une extrême importance.L'expérience nous a accoutumés à mépriser en quelque sorte le facteur « temps» et de voir se succéder la cause et l\u2019effet en courts intervalles.Les résultats, obtenus par RickER et SPERANSKY, facilitent l\u2019esquisse d\u2019une médecine biographique où chaque date dans le cours entier d\u2019une vie est mise en relation et qui permet à l\u2019intelligence serutatrice d\u2019apercevoir dans toutes les particularités du développement humain une vie uniforme, modifiée seulement par le caractère personnel et constitutionnel.3) La pathologie de perméabilité cherche à subordonner le comportement cellulaire à la nature physico-chimique de la membrane cellulaire, 4) Il est facile de concevoir que l\u2019évolution d\u2019une pathologie individuelle clinique entraînera inévitablement le facteur psychique dans la pathogénèse des maladies, d\u2019où la psycho-analyse et la psycho- somatisation.L\u2019idée de voir dans un principe exclusivement formal l\u2019idée rectrice de la pathologie et de la thérapeutique réunies, nous semble justifiée.Quant à moi, je crois que la conception de la pathologie des régulations correspond à ces possibilités.Il semble que la thérapeutique et la pathologie commencent à avoir des convictions et des idées communes.Les interventions thérapeutiques ne font que modifier le cercle vicieux ou écarter les inhibitions qui se forment dans l\u2019organisme morbide lui-même par ces étranges relations que le physiologiste E.W.Hrss a nommées «la régulation comme facteur de troubles ».Si nous comprenons la symptomatologie totale du malade comme fonctionnement inhibé ou activé des régulations, le but de la thérapeutique est simple, à savoir: discerner l\u2019auto-inhibition et les troubles autonomes et, ensuite en adaptant le milieu, faciliter à l\u2019organisme l\u2019emploi de sa force innée régulatrice au profit de la régénération.Toute thérapeutique efficace ne peut tourner au profit que parce qu\u2019elle-même favorise une action régulatrice dans l\u2019organisme.La « puissance curative » tant discutée s\u2019explique dans son mécanisme.Il s\u2019agit donc d\u2019orienter sciemment les méthodes thérapeutiques d\u2019après le fait que tout organisme dispose de réserves de régulations végétatives qui facilitent son rétablissement.Il existe aujourd\u2019hui une forte antithèse entre la thérapeutique spécifique et générale.Il est facile de définir plus ou moins nettement la thérapeutique spécifique; mais dans la thérapeutique générale règne une grande confusion en ce qui concerne l'indication et l\u2019efficacité.Mais il ne reste pas de doute que la thérapeutique spécifique ne dispose que d\u2019une spécificité relative.Sans une coopération de l\u2019organisme la thérapeutique spécifique n\u2019est pas possible.Elle aussi exige une collaboration active, un effort du malade.La thérapeutique générale, à son tour, finit toujours par activer. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Toute thérapeutique spécifique nécessite une collaboration organique; tout traitement général organique finit dans un procédé spécifique substantiel et définissable.La contradiction entre la thérapeutique spécifique et générale est donc supprimée et pour toutes les méthodes la phrase suivante fait loi: elles sont efficaces au sens de la guérison, si elles facilitent l\u2019activation des régulations hygiogénétiques du corps.Et de même l\u2019inverse fait autorité: toute méthode thérapeutique qui s\u2019est montrée efficace, n\u2019a atteint ce but qu\u2019en désinhibitant ou en activant les régulations hygiogénétiques de l\u2019organisme.Le grand \u2018avantage qui consiste à s\u2019orienter d\u2019après cette idée de régulations, c\u2019est que non seulement nous surmontons le contraste entre la thérapeutique spécifique et générale, mais encore nous surmontons, enfin toute discussion de méthodes.La thérapeutique des régulations \u2014 correctement comprise pour protéger la thérapeutique de tout dogmatisme.Nous sommes étonnés par l\u2019abondance de thérapeutiques dont la base n\u2019est pas toujours suffisamment éprouvée.Il est nécessaire d\u2019examiner la valeur de tous ces procédés par rapport à la thérapeutique des régulations.Et forcément cet examen aboutira à purifier nos idées: on recommande presque toutes les méthodes de traitement comme des remèdes « contre une maladie ».Il faut que les médecins se rendent compte qu\u2019en matière thérapeutique, ce « contre » n\u2019existe pas; il leur faut se rendre compte que la notion «antibiotique » par exemple est un non sens et qu\u2019il doit y avoir seulement une thérapeutique « avec » les régulations de l\u2019organisme.Tout traitement efficace est une « sym »-thérapie et non pas une «anti »-thérapie.En observant strictement cette réflexion, le monde médical prendrait part à l\u2019esprit hippocratique dont nous avons tant besoin.Hippocrate désigna la maladie par le mot grec « ponos », c\u2019est-à-dire par « effort ».Il est instructif et significatif pour la pathologie générale que la conception de stress créée par SELYE à l\u2019aide de l'analyse hormonale, prouve ce même événement, à savoir: la mise en jeu augmentée des régulations ne signifie que le commencement d\u2019une maladie.Ce qu\u2019Hippocrate ne devina qu\u2019intuitivement, est aujourd\u2019hui exactement prouvé.Rien ne nous est donc plus nécessaire que la collaboration de l'intuition médicale avec les recherches scientifiques.L'organisme humain produit lui-même ses maladies.Les symptômes sont donc autre chose que les manifestations modifiées de ses régulations végétatives.CONGRÈS 203 2° L\u2019hydrothérapie et la climatologie médicales dans l\u2019œuvre hippocratique par le Professeur E.PHo- cas (Athènes).Au milieu de l\u2019œuvre médicale gigantesque que renferme la collection hippocratique, et portant la marque caractéristique du grand savant de Cos, de cet observateur profond, de ce chercheur éclairé, de ce fondateur d\u2019une science, devant le génie duquel, vingt-cinq siècles plus tard, respectueusement nous fléchissons le genou, et méditateurs nous courbons la tête, dorique se détache et classique s\u2019élève son livre « Des Airs, des Eaux et des Lieux».Je crois que si aujourd\u2019hui après un si long chemin parcouru par l\u2019étude, l\u2019observation et la science, nous revenons si souvent revoir les pages de ce monument, cela n\u2019est dû ni au désir de trouver les racines d\u2019un arbre grandi, ni à la tâche de faire une étude comparatrice entre ce qu\u2019elle est à l'heure actuelle, mais tout simplement peut-être, au besoin de trouver dans les pages de cette œuvre, aujourd\u2019hui encore, des notions, telles qu\u2019elles étaient conçues par le maître illustre, qui au lieu d\u2019être vieillies gardent encore au contraire toute la fraîcheur d\u2019une étonnante jeunesse et qui peuvent continuellement nous offrir le matériel d\u2019études de grand intérêt dans le cadre de la science contemporaine.La doctrine qui s\u2019y développe sur l\u2019influence du climat et du milieu en général, sur l\u2019état de santé, sur les maladies, sur le caractère et les qualités psychiques et toutes les autres idées consignées dans ce traité nous donnent indiscutablement la mesure de la grandeur du génie d\u2019Hippocrate.Dans le domaine de la climatologie rien à peu près n\u2019existait avant Hippocrate.C\u2019est lui qui saisit toutes ces notions grâce à son imagination et l\u2019édifice entier de cette doctrine fut érigé exclusivement sur le produit de ses propres observations faites durant ses longs et continuels voyages et sur ses études comparées, contrôlées par un esprit profond et critique.Cette œuvre géniale, que LITTRÉ caractérise comme un des plus beaux héritages que la science moderne ait reçu de la science antique, resta toute proportion gardée, en réalité sans développement pendant de longs siècles.Hippocrate exprime de bonne heure une conviction persuasive, et une foi inébranlable sur l\u2019influence du milieu sur la vie des êtres.: Les notions concernant l\u2019emploi de l\u2019eau en général dans un but thérapeutique, ne forment pas un livre ou un chapitre particulier de la collection hippocratique, mais se trouvent plus ou moins dispersées dans les différents livres.Ce' qui est démonstratif de la grande confiance avec laquelle Hippocrate et ses élèves enveloppèrent l\u2019hydrothérapie et surtout la place qu\u2019ils ont accordée à ce moyen de guérir dans leur thérapeutique en général c\u2019est le fait que presque dans toutes les œuvres de la collection hippocratique nous rencon- 204 trons avec une fréquence vraiment étonnante des citations en relation avec l\u2019emploi de l\u2019eau dans un but thérapeutique et dans une gamme de formes d\u2019application très variée.3° Evian et la médecine hippocratique par le Docteur Jules Correr (Eviau).L\u2019un des ouvrages le plus célèbre d\u2019Hippocrate est intitulé « Des airs, des eaux et des lieux».Dès le début de ce traité, le Maître de Cos insiste sur l\u2019importance que « celui, dit-il, qui veut s'appliquer convenablement à la médecine » doit accorder à ces éléments.On voit à quel point le créno-climatisme, fondé sur leur utilisation thérapeutique, est dans l\u2019esprit naturiste de la médecine hippocratique.C\u2019est ce que met bien en lumière la Cure d\u2019Evian, envisagée dans son ensemble, c\u2019est-à-dire dans son eau, dans son climat et dans son site.La cure hydro-minérale d\u2019Evian est essentiellement une cure de diurése qui consiste à stimuler pour des fins thérapeutiques diverses la fonction urinaire par l\u2019ingestion méthodique d\u2019une eau particulièrement appropriée à cet usage par ses qualités physico-chimiques.L\u2019eau d\u2019Evian (Source Cachat), en effet, doit à sa faible minéralisation (à peine Og40 par litre) constituée surtout par du calcium ionisé et exempte de sodium, de réaliser le type d\u2019une eau de diurèse, dont la rapide traversée de l\u2019organisme explique sa remarquable action déplétive et désinto- xicante.On a dit que l'Eau d\u2019Evian agit parce qu\u2019elle emporte et non par ce qu\u2019elle apporte.En fait, elle apporte, presque à l\u2019état pur, l\u2019eau, qui apparaît de plus en plus comme un corps, non pas inerte, mais doué de propriétés très actives.C\u2019est ce qu\u2019exprime le Professeur DAGNON dans ces lignes que le médecin ne saurait trop méditer: « L\u2019eau qui est presque le seul sclvant dont la biologie ait à s\u2019occuper possède des propriétés très spéciales et il n\u2019est pas douteux que si elle ne nous avait pas été aussi prodiguée, elle apparaîtrait au chimiste et au physicien comme un corps extrêmement remarquable ».Ce serait se faire une idée fort incomplète de la Cure d\u2019Evian que de n\u2019en pas situer le facteur principal, la cure de diurèse, dans le cadre où celle-ci se pratique.A sa disposition en un amphithéâtre, orienté au Nord, sur la rive française du Lac Léman, Evian doit la beauté harmonieuse de son site et la douceur apaisante de son climat lacustre.C\u2019est à l\u2019heureuse association de son eau diurétique, de son climat sédatif et de la beauté de son cadre de lac et de montagnes qu\u2019Evian doit de réaliser un incomparable lieu de santé auquel le père de la médecine ne pourrait qu\u2019accorder son plein suffrage.4° La tradition hippocratique de l\u2019homéopathie, par le Docteur Léon VANNIER (Paris).C\u2019est dans la plus haute antiquité que l\u2019homéopa- CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 thie puise ses origines qui sont celles de toute la Médecine.Hippocrate nous en apporte le témoignage le plus saisissant; nous retrouvons dans son œuvre les notions essentielles qui dirigent l\u2019action actuelle des homéopathes.1) La clinique hippocratique A \u2014 Les maladies.La maladie est toujours préparée par un état indéfinissable qui doit être reconnu.La défense individuelle se traduit par des éliminations, exutoires salutaires, dont l\u2019alternance ne peut être contestée, et qui doivent être rapportées à la même cause.B \u2014 Le malade.Le malade est un être dont les réactions caractérisent la maladie en lui donnant une morphologie particulière, individuelle.Ainsi Hippocrate insiste-t-il sur la nécessité d\u2019observer minutieusement tous les symptômes présentés par le malade, ses « soulèvements réactionnels » dont il faut reconnaître la vraie signification.Pour lui le symptôme n\u2019est pas seulement un signe de maladie, mais un «signe du malade » qui oblige le médecin à déterminer le remède qui lui est ainsi indiqué.II) La Thérapeutique hippocratique: trois principes directeurs: 1) La nature est le médecin des maladies.Le médecin doit imiter la nature.2) Les contraires sont les remèdes des contraires.Il faut combattre la cause des maladies quand on peut la connaître.3) Les semblables guérissent les semblables.« La maladie est produite par les semblables et par le semblable qu\u2019on fait prendre le patient revient de la maladie à la santé ».« Ce qui sert ressemble à ce qui nuit ».« La médecine est la mesure fugitive.Celui qui le comprend a là un point fixe, et il sait quelles sont les réalités et les non-réalités dont la connaissance constitue la mesure en médecine, c\u2019est-à-dire que les purgatifs deviennent non purgatifs, et ainsi des autres qui sont contraires, et les plus contraires ne sont pas les contraires ».Conclusion.En reprenant les principes hippocratiques, le médecin a une merveilleuse occasion, non pas de hiérarchiser les « données de l\u2019observation », mais de les « valoriser » et cela suivant un triple mode: \u2014 valorisation des « signes naturels», détermination du type et de sa fonction.\u2014 valorisation des « signes morbides », détermination du malade et de la genèse de ses maladies.\u2014 valorisation des «signes thérapeutiques», détermination du remède adapté au complexe morbide du sujet.Tels sont les principes qui dirigent l\u2019action homéopathique telle que nous la comprenons.La médecine homéopathique depuis des siècles reste invariable dans sa doctrine; ses procédés tech- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 CONGRÈS 205 niques, cliniques et thérapeutiques se sont seulement guérison, un certain droit à la santé subsiste.L\u2019hom- progressivement modifiés à la faveur des découvertes scientifiques modernes.Un immense progrès serait fait si la médecine retrouvait les principes qui depuis son origine semblent guider son action.Ils ne peuvent être négligés et ne peuvent être oubliés.Hygiène naturelle, loi des contraires, loi de similitude, ont une égale valeur, et nous sommes tous bien obligés d\u2019admettre honnêtement qu\u2019ils sont les principes directeurs de notre pratique, quelle que soit la spécialisation que nous ayons adoptée.5° La part de Uhoméopathie dans la thérapeutique par le Docteur FERREYROLLES (La Bourboule).(Rapport soutenu pat le Docteur Léon RENARD, médecin de l\u2019Hôpital Foch à Paris, ancien président de la Ligue Internationale Homéopathique).Les auteurs montrent que l\u2019homéopathie s\u2019appuyant sur la Loi de Similitude formulée la première fois par Hippocrate trouve bien sa place dans un Congrès Néo-hippocratique.Ils expliquent ce qu'est la Loi de similitude et donnent quelques exemples cliniques faisant voir la dualité d\u2019action, l\u2019action réversible des médicaments.Dans tout médicament, il y a deux médicaments suivant la dose employée.Les auteurs montrent la réalité de la dose infinitésimale, alors que l\u2019analyse chimique ne décele plus rien dans les hautes dilutions homéopathiques, la démonstration physique de l\u2019existence réelle du remède homéopathique a été faite et ils insistent sur les expériences de RoBILLARD faites à l\u2019Institut Jolliot- Curie et sur celles de MM.Gay et BorRoN, expériences dont la valeur est indiscutable.L\u2019action des remèdes homéopathiques est en tous points comparable a celle des eaux minérales, similitude d\u2019action, similitude des réactions; les deux thérapeutiques se complètent.Les auteurs s\u2019élèvent contre tout sectarisme.Le devoir du médecin est de guérir, il faut faire appel à toutes méthodes qui ont fait leurs preuves.Si l\u2019homéopathie tient une large part dans la thérapeutique, elle a cependant ses limites et ce serait déconsidérer la méthode que de prétendre qu\u2019elle est la seule thérapeutique.6° L\u2019éclectisme en thérapeutique par le Professeur P.JOANNON (Paris).Le rapporteur commence par étudier le sens des mots éclectisme et thérapeutique, afin d\u2019éclairer les buts visés par les soins, Il rappelle que la santé ne saurait être considérée comme une sorte de perfection et impliquer forcément l\u2019absence de maladie.A cette conception excessive ou fausse, à la fois négative, absolue et uniforme, il convient de substituer une conception positive, relative et variable, toujours dynamique.Certes, le médecin doit avant tout chercher à guérir, mais la restitutio ad integrum n\u2019étant pas indéfiniment possible, le problème de la guérison ne domine pas, malgré son immense intérêt, le sujet mis à l\u2019étude.Où s\u2019arrête le droit à la me doit accepter, s\u2019il le faut, l\u2019irréparable, l\u2019irremplaçable.Pas de santé sans quiétude.Le thérapeute arrive à ne jamais l\u2019oublier en voyant; mettant ou sauvegardant, au centre de la santé, un double noyau d\u2019espérance et d\u2019innocence.La deuxième partie du rapport est consacrée aux soins et choix en général, c\u2019est-à-dire aux devoirs fondamentaux de recenser, d\u2019évaluer et d\u2019enseigner, incombant aux dirigeants de la médecine.Ceux-ci, qui ne sont pas tous des personnalités connues, constituent une élite dispersée, en partie effacée, mais qui, où qu\u2019elle veille, n\u2019accepte pas qu\u2019un jugement puisse être émis sans une bonne enquête préalable.Des procédés de contrôle doivent être employés avec rigueur et perfectionnés ou, au besoin, imaginés et créés.En vue d\u2019un éclectisme sage et bienfaisant (appelé ou non étisme) une véritable justice est à organiser.Les besoins sont accidentels (infections, intoxications, carences, pléthores, traumes, irradiations, émotions) ou permanents (développement, équilibre, entretien, résistance à la fatigue et à l\u2019usure).Les moyens d\u2019y faire face sont nombreux et appartiennent à sept grands groupes: chimiothérapie, immunologie, diététique, médecine physique, radiologie, chirurgie et psychologie.Les tests à utiliser pour l\u2019évaluation des moyens dépendront évidemment des besoins.On appréciera l\u2019étendue, l\u2019échéance et la durée des résultats à obtenir, l\u2019effort et la dépense demandés à l\u2019organisme.La troisième partie a trait aux besoins et choix particuliers, donc au rôle curatif ou préventif de chaque médecin.Celui-ci devra être constamment guidé par la notion suivante: la protection qu\u2019il doit à qui se confie à lui tiendra compte de l\u2019unité somato-psychique de l\u2019individu et du double conditionnement auquel hérédité et milieu le soumettent.Le rapporteur insiste sur l\u2019importance de la durée dans le lien entre le médecin et son protégé.Cette importance est telle qu\u2019à ses yeux le vrai médecin est le médecin usuel \u2014 et typiquement le médecin de famille \u2014, les autres médecins, non moins nécessaires, étant des techniciens médicaux ou des doctrinaires.Tous animés du même esprit et voués à une même lutte, Un mot domine les conclusions: moralité.Pour que l\u2019éclectisme exerce sur la thérapeutique et sur la médecine l\u2019influence dominante qui lui revient, il faut \u2014 et ces apports sont des actes d\u2019honnêteté : 1) organiser dans la justice, par tous moyens appropriés et en se basant exclusivement sur les résultats, le recensement et l\u2019évaluation des méthodes ou procédés thérapeutiques recommandables; 2) accorder dans l\u2019enseignement une part suffisante à la psychologie et à l\u2019anthropologie différentielle ; 3) Donner dans l\u2019organisation sanitaire et par conséquent sociale du pays une place éminente au médecin de famille. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES QUELQUES NOUVEAUX ANTIHISTAMINIQUES ! Gérard CASGRAIN, Médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Depuis l'introduction de la chimiothérapie antihistaminique par Halpern, en France, vers 1942 (1), avec l\u2019antergan, le néo-antergan et le phenergan, chaque année, de nouveaux produits synthétiques antihistaminiques ont été découverts, expérimentés et mis sur le marché par plusieurs laboratoires de synthèse, de sorte qu\u2019aujourd\u2019hui la médecine peut compter sur une vingtaine de produits chimiques différents, possédant chacun une vertu antihistaminique plus ou moins prononcée.Le nombre des antihistaminiques brevetés dépassait quarante en 1950, et ce nombre a certainement augmenté depuis trois ans.Il faut savoir cependant que plusieurs formules antihistaminiques existent sur le marché sous plusieurs noms commerciaux; par exemple, le chlorhydrate de chlorcyclizine est annoncé par Abbott sous le nom di-paralene, alors que Burroughs Wellcome a adopté le nom de perazil pour cette même préparation.De même, le chlorhydrate de tenylpyramine est connu sous les noms suivants (avec la maison correspondante) : histadyl (Lilly); thenylene (Abbott); pyrathyn (Flint).Les derniers antihistaminiques en date sur le marché sont le pyronil et le co-pyronil, de Lilly, qui ont été acceptés par le Comité des Nouveaux médicaments de l\u2019American Academy of Allergy (2), au printemps 1953, et la bristamine de la maison Bristol, plus récemment encore portée à la connaissance et à l\u2019usage du médecin.Le pyronil est un pyrobytamine, alors que le co-pyronil est un composé renfermant pyro- nil, histadyl et chlorhydrate de clopane.Ces deux produits ont été expérimentés par dix médecins faisant partie du Comité sur les Nouveaux Médicaments et désignés par l\u2019American Academy of Allergy, et leurs expé- 1.Communication aux Journées médicales de la Société Médicale de Montréal, mai 1953.riences ont porté sur environ 600 malades sur une période d\u2019un an.Citons seulement les conclusions de ce comité traduites comme suit: « Le pyronil et le co-pyronil sont vraiment efficaces (fairly active).Leur durée d\u2019action et la fréquence de leurs réactions secondaires toxiques ne présentent pas d\u2019avantage sur les autres produits du genre.» Cela confirme d\u2019ailleurs l'impression clinique que nous avons nous-mêmes de ces deux produits, qui sont certainement efficaces, mais qui ne nous paraissent pas posséder de supériorité notable.Ces médicaments constituent quand même une addition précieuse à la longue liste de produits antihistaminiques dont nous avons le choix pour le traitement de nos malades.La bristamine, dont le nom générique se lit phenyltoloxamine, est, selon la compagnie Bristol, un produit beaucoup moins toxique que les autres.On a mesuré la toxicité de ce produit sur la souris et on a trouvé que la dose léthale, par injection intrapéritonéale, était de 150 milligrammes par kilogramme de poids pour la bristamine, alors que pour béna- dryl cette dose n\u2019était que de 75 mg., pour pyribenzamine 80 mg., pour thenylene 90 et pour thephorin 88.Il semble donc qu\u2019expérimentalement du moins ce produit soit moins toxique.La compagnie prétend aussi que des doses de 500 mg.par jour ont été très bien tolérées pendant trois jours et que des doses de 200 mg.par jour ont été bien tolérées pour des périodes allant jusqu\u2019à 12 mois.Cette tolérance semble être aussi bonne chez les enfants à la dose de 75 à 100 mg.par jour pour plusieurs mois.En dépit de cette toxicité moindre, il convient de noter que la compagnie décommande de prescrire cette médication aux conducteurs, aux aviateurs, etc, à cause du danger de somnolence.Dans le numéro de mai 1953 du Journal of Allergy, Lloyd E.Seyler et William Simon L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 (3) rapportent leur observation sur la brista- mine portant sur 77 malades, se divisant en 63 cas de rhume des foins, 14 cas de rhinite vasomotrice, 5 cas d\u2019urticaire et 2 cas de dermite allergique.En résumant leur observation ces auteurs ont trouvé un résultat bon ou excellent chez 62% de ces 77 malades, ce qui en fait un antihistaminique de synthèse apparemment comparable aux précédents produits; quant a la toxicité de la bristamine, ils n\u2019ont trouvé que 6,5% de réactions désagréables, ce qui prouve, toujoyrs d\u2019aprés ces auteurs, que la bristamine est moins toxique que les autres produits du genre.Ils soulignent de plus que l\u2019addition d\u2019éphédrine a toujours procuré un meilleur soulagement; cela n\u2019est pas étonnant quand nous connaissons l\u2019action pharmacodynamique individuelle de chacun de ces médicaments.Notre expérience personnelle se limite à quelques semaines d\u2019observation chez une douzaine de malades environ.Cette courte observation est toutefois suffisante pour nous permettre d\u2019affirmer que la bristamine est un antihistaminique certainement efficace et peu toxique.A la dose de 25 mg., il n\u2019y a pas du tout de toxicité mais l\u2019activité du produit ne nous a pas paru très prononcée.À la dose de 50 mg.cependant, l\u2019effet antihistaminique est excellent et, comparativement aux autres produits à même dose, la toxicité nous a paru certainement moindre.Quand il s\u2019agit de se former une opinion sur la valeur d\u2019un médicament, il faut tenir compte de plusieurs facteurs individuels, portant surtout sur la réactivité, la résistance et le psychisme de chaque malade en particulier.Certains individus ne reconnaissent un bon résultat que s\u2019ils sont débarrassés entièrement des moindres symptômes, alors que d\u2019autres beaucoup moins exigeants sont capables de reconnaître le bénéfice procuré par un médicament même s\u2019ils ne sont soulagés que partiellement.Les variantes avec les malades sont innombrables, et il est reconnu qu\u2019un certain recul est indispensable à une appréciation définitive d\u2019un produit nouveau.Parmi les anciens antihistaminiques, il est indiscu- CASGRAIN: HISTAMINIQUES 207 table que nous en avons d\u2019excellents, tels que la pyribenzamine, le benadryl, le decapryn, le theophorin, le neo-antergan et autres.Il est à remarquer qu\u2019en général la valeur d\u2019un antihistaminique semble corollaire au moins en partie de sa toxicité.Et que les moins toxiques sont généralement les moins efficaces.Ajoutons qu\u2019il se produit assez rapidement une accoutumance à la médication antihistaminique qui oblige le malade à augmenter la dose au bout d\u2019un certain temps.A ce moment, il est très utile de pouvoir disposer de plusieurs bonnes préparations antihistaminiques et l'introduction de nouveaux produits, tels que pyronil et bristamine, représente une aide précieuse à notre thérapeutique.En résumé, à la suite des observations rapportées par les auteurs précités, et selon notre observation personnelle, le pyronil, le co-pyro- nil et la bristamine sont des produits qui possèdent une valeur indiscutable; sans aller jusqu\u2019à prétendre qu\u2019ils soient très supérieurs à leurs prédécesseurs, il convient de reconnaître qu\u2019ils représentent une addition très intéressante à la liste de nos antihistaminiques de synthèse.ADDENDUM.\u2014 Depuis cette communication en mai 1953, un autre produit antihistaminique a fait son apparition sous le nom de Minukol, distribué par la maison Marsan & Cie.Minukol renferme les ingrédients suivants: Pyrilamine Maleat, 25 mg.et Methamphetamine, 5 mg.Cette association anti- histamine-amphétamine, nous a paru très efficace dans une soixantaine de cas de fièvre des foins et d\u2019urticaire, au cours de l\u2019été 1953.En plus de son activité certaine, cette préparation nous a paru presque dénuée d\u2019effets toxiques secondaires, et cet avantage porte surtout sur la somnolence grâce, sans doute à l\u2019amphétamine.BIBLIOGRAPHIE (1) S.M.FEINBERG: The Antihistamines, 1950.(2) Report of the Committee on New Drugs.J.Allergy, 24 : 283.1953.(3) Lloyd E.Sevler et William SIMON : Bristamine.a new antihistamine drug.J.Allergy, 24: 261.1958. SYNDROME MÉCONNU DE LA PLUPART DES MÉDECINS Robert CHENEVERT, D.D.S.(Montréal).Quel est donc ce traitement?Beaucoup de médecins prétendent que le mécanisme humain est un jouet entre leurs mains et qu\u2019il n\u2019y a à peu près pas de secrets pour eux en médecine.Que faites-vous lorsqu\u2019un patient se présente à votre bureau et vous dit qu\u2019il souffre de surdité, de névralgie faciale ou de craquement des mâchoires?Evidemment le craquement des mâchoires ne vous intéresse nullement, vous ne vous en occupez pas.En ce qui a trait aux névralgies faciales et a la surdité, vous examinez les oreilles, les sinus, les yeux et tous les tissus voisins des ennuis indiqués.S1 vous ne trouvez rien d\u2019anormal dans votre examen, vous êtes porté à penser que votre patient souffre de mal imaginaire.Vous prescrivez un traitement anodin pour un temps déterminé, espérant que le temps et la nature guériront votre malade.Comme dame nature ne guérira pas votre patient, celui-ci ira parfois voir un, deux et parfois trois autres médecins sans plus de résultat.Votre patient perdra confiance en la médecine et ce qui est plus grave, il perdra parfois confiance en lui-même.Dans un grand nombre de cas où le médecin ne trouve rien d\u2019anormal au cours de son examen, le trouble se trouve dans l\u2019articulation temporo-mandibulaire.Ce diagnostic est assez difficile à établir pour un médecin praticien et surtout l\u2019anomalie ne peut être traitée par lui.Le traitement consiste à repousser le condyle à sa position normale dans l\u2019articulation temporo-mandibulaire et à donner à ce condyle le support voulu, afin de le maintenir à cette position normale.Beaucoup de médecins ne prendront pas au sérieux cet article-ci.Je n\u2019en serai pas surpris, car d\u2019autres médecins que je connais étaient également très sceptiques à ce sujet et ils ont totalement changé d\u2019avis depuis que certains de leurs patients ont passé par cette intervention.Ces médecins très sceptiques que j\u2019ai mentionnés plus haut sont aujourd\u2019hui les plus enthousiastes de ce traitement.Pour aider les médecins dans leur diagnostic, disons, que ces ennuis temporo-mandibu- laires se rencontrent dans les bouches édentées, absentes totalement de dents, dans les bouches où les dents postérieures sont absentes, dans les bouches où il y a des dentiers défectueux, dans les bouches où les patients ont leurs dents à eux mais avec des défauts d\u2019articulation.Messieurs les médecins, je vous prie de conserver cet article dans votre mémoire ou mieux encore dans votre tiroir.Lorsque vous aurez des patients qui souffrent de névralgie faciale, de surdité ou de craquement de mâchoire que vous ne pouvez traiter ou guérir par vos traitements réguliers, faites examiner leur articulation temporo-mandibulaire et vous serez agréablement surpris des bons services que vous rendrez à vos patients.Ce n\u2019est pas une expérience que je vous propose: les défectuosités dans l\u2019articulation temporo-mandibulaire existent et doivent être traitées.Ces défectuosités doivent préoccuper non seulement les spécialistes des oreilles, des yeux et de la gorge, mais aussi tous les bons médecins qui se piquent de faire des examens minutieux; ces défectuosités devraient aussi intéresser les neurologistes. SOCIÉTÉS \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 3 novembre 1953 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal Présidence de M.J.-H.Charbonneau Les développements récents dans le traitement de l'asthme.M.Jacques LÉGER Le rapporteur explique ce que peut être l\u2019asthme; il en définit la pathogénie en appuyant sur les deux facteurs les plus constants, à savoir qu\u2019au cours d\u2019une crise d\u2019asthme, on a toujours de l\u2019œdème de la muqueuse alvéolaire et un spasme des muscles lisses.Ces changements tissulaires sont d\u2019habitude non permanents et s\u2019ils le deviennent, c\u2019est alors seulement qu\u2019on peut parler de bronchite asthmatique.L\u2019asthme pourra être, selon le docteur Rackemann, du Massachusetts General Hospital, extrinsèque ou intrinsèque, selon que les symptômes apparaîtront avant ou après 40 ans.La thérapeutique visera à corriger l\u2019œdème de la muqueuse alvéolaire, les contractures des muscles lisses ou la viscosité du mucus.Le rapporteur nous décrit le mode d\u2019action de l\u2019adrénaline, de l\u2019éphédrine, de l\u2019aminophy- line, des iodures, du glucose, de l\u2019éther, des barbituriques, de l\u2019hormonothérapie, entre autres des corticoides (ACTH, Cortisone), des anti-histaminiques, de la valeur du mélange gazeux oxygène \u2014 hélium \u2014 et, finalement, il nous entretient de l\u2019aspect chirurgical du problème, la neurectomie du docteur Blades, de Washington, E.-U., laquelle technique entr'ouvre une ère nouvelle aux asthmatiques en leur promettant un état de vie plus tolérable.Quant au traitement spécifique, l\u2019hyposensi- bilisation, elle doit être effectuée chaque fois qu\u2019il est possible.{ Après cet exposé, clair et concis de la question asthmatique, le conférencier eut à répondre à quelques questions de la part de l\u2019auditoire, pour élucider davantage quelques points de sa conférence.Influences endocriniennes sur la désintoxication du pento-barbital.M.Eugène ROBILLARD Au moyen de méthodes de mesure de la profondeur et de la durée de l\u2019anesthésie chez le rat, l\u2019auteur a réussi à obtenir des données sur l'influence de la testostérone, de l\u2019œstra- diol, de la progestérone, de la cortisone et de la thyroxine sur la désintoxication du pento- barbital par le foie.La testostérone, la cortisone et la thyroïde accélèrent la désintoxication, tandis que l\u2019œstradiol et la progestérone la retardent.Ces effets ont été en outre contrôlés par l\u2019hépatectomie et par la dégradation « in vitro » du pentobarbital par des coupes de foie provenant d\u2019animaux traités par ces substances et aussi d\u2019animaux privés des glandes correspondantes.Médecine préventive et assurance-santé.M.Jules GILBERT Après avoir rappelé la valeur de la médecine préventive et le travail de défrichement effectué par le personnel hygiéniste dans ce 210 SOCIÉTÉS domaine, le docteur Gilbert estime que la médecine pourrait rendre infiniment plus de services que la population n\u2019en reçoit, si le mode de distribution des soins médicaux allait de pair avec les progrès scientifiques dont les temps modernes ont été témoins.Advenant l\u2019assurance-santé, le praticien serait responsable de la prévention aussi bien que du traitement à l\u2019égard des membres de la famille, dont il deviendrait l\u2019aviseur d\u2019hygiène et auxquels il appliquerait les procédés efficaces d\u2019immunisation, greffés sur un programme continu de surveillance médicale de la santé, base de toute médecine préventive, elle-même partie intégrale de la médecine clinique.De son côté, le médecin-hygiéniste pourrait consacrer tous ses efforts à l\u2019étude des problèmes de santé publique et à ses fonctions d\u2019éducation, de coordination et d\u2019administration.Imbu du concept de la prévention, il pourrait servir d\u2019administrateur officiel des soins médicaux, lesquels, sous son inspiration, recevralent une orientation qui relèverait le niveau de la santé publique plus que la formule de la médecine curative n\u2019a jamais pu le faire.Les mêmes méthodes de travail, qui ont permis de contrôler la salubrité et les maladies contagieuses, feraient aussi reculer les maladies de dégénérescence et d\u2019autres problèmes de santé publique.Pour en arriver là, les écoles d'hygiène doivent donner à leurs gradués l\u2019instruction désirable sur les aspects économiques de la santé, en particulier sur la sociologie médicale et l\u2019administration des soins médicaux.sk + sk Séance du ler décembre 1953 Tenue à l'Institut Lavoisier de Montréal Présidence de M.J.-H.Charbonneau SYMPOSIUM SUR L\u2019EMPHYSÈME PULMONAIRE Cette vue d\u2019ensemble sur la question de l\u2019'emphysème pulmonaire fut présentée par un groupe de cliniciens de l\u2019Institut Lavoisier.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Aperçu général de l'emphysème pulmonaire.M.Fernand GRÉGOIRE, directeur médical de l'Institut Lavoisier.L\u2019emphyséme pulmonaire est une entité pathologique de plus en plus fréquente.Il comprend des poumons surdistendus, dont les alvéoles ont perdu leur élasticité.On le divise en emphysème pulmonaire et non-pulmo- naire.L\u2019emphysème pulmonaire comprend l\u2019emphysème par obstruction et sans obstruction.Comme l\u2019indique la classification, l\u2019'emphysème pulmonaire chronique hypertrophique par obstruction, est dû à l\u2019obstruction bronchique qui offre une résistance accrue à l\u2019introduction, mais surtout à l\u2019expulsion de l\u2019air des alvéoles qui se dilatent et finalement se rupturent.Il y a d\u2019abord insuffisance ventilatoire qui peut aller à l\u2019insuffisance alvéolorespiratoire, c\u2019est-à-dire à la désaturation du sang artériel et à l\u2019accumulation d\u2019acide carbonique.Enfin, si cet état dure longtemps et surtout si l\u2019infection s\u2019y ajoute, il pourra y avoir décompensation cardiaque.Il est donc très important de prévenir le développement de l\u2019emphysème qui peut devenir irréversible après des années de toux et d\u2019infection bronchique en traitant la toux et l\u2019obstruction bronchique dès ses débuts.Les tousseurs chroniques, les bronchitiques et les asthmatiques sont tous des candidats à l\u2019emphysème s\u2019ils ne reçoivent pas un traitement adéquat.Aspect clinique.M.Marcel BILODEAU Faisant suite aux considérations physio- pathologiques, le docteur Bilodeau a parlé de l\u2019aspect clinique de l\u2019emphysème pulmonaire.L\u2019auteur a dit quelques mots sur l\u2019incidence de la maladie, puis il a décrit les signes physiques et radiologiques.Le rapporteur a ensuite cité des travaux de D 1 Gi qt tly top Ig an Care alt de | ne Tig L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Christie et de Cabot pour montrer la difficulté du diagnostic.Il a appuyé sur le fait que le diagnostic est surtout difficile à porter au début de la maladie et que c\u2019est pourtant la période où l\u2019on doit le faire si l\u2019on veut l\u2019efficacité du traitement.Il a ensuite parlé du traitement de l\u2019emphysémateux en décrivant particulièrement comment il procède à Lavoisier avec l\u2019'ACTH et la cortisone.Etudes physiologiques respiratoires.M.Benito CARASSO L'étude physiologique de l\u2019emphysème pulmonaire permet une meilleure compréhension des mécanismes de ce syndrome.Appliqués à la clinique, les tests physiologiques permettent: 1) la défection de l\u2019emphysème avant l\u2019apparition des signes cliniques manifestes; 2) l\u2019évaluation du degré d\u2019évolution de la maladie par l'analyse de ses répercussions sur les échanges des gaz, et, 3) l\u2019estimation de la partie réversible du syndrome, encore accessible à la thérapeutique.Les tests suivants sont passés en revue: le volume pulmonaire, la capacité respiratoire maxima, la réponse métabolique et respiratoire à l'effort et ses corrélations avec la dyspnée, les courbes d\u2019élimination de l\u2019azote et les analyses des contenus et des pressions de CO?et du bioxyde de carbone dans le sang.Le degré d\u2019insuffisance pulmonaire est exprimé par le retentissement de l'insuffisance ventilatoire sur l\u2019hématose, ainsi que par les répercussions cardiaques, et on peut délimiter quatre étapes évolutives: 1) Insuffisance ven- tilatoire pure; 2) Insuffisance alvéolo-respira- toire caractérisée par hypoxie artérielle; 3) Insuffisance alvéolo-respiratoire où l\u2019hypercapnie s\u2019ajoute à l\u2019hypoxie; 4) Insuffisance cardio-pulmonaire.L'ensemble de ces données sont appliquées à l\u2019étude détaillée de trois cas, avec discussion des corrélations clinico-physiologiques et des conclusions sur les bases objectives d\u2019un traitement efficace.SOCIÉTÉS 211 Etudes physiologiques circulatoires.M.Charles LÉPINE La caractéristique fondamentale de cette maladie au point de vue hémodynamique est une augmentation des résistances vasculaires au niveau des poumons.Cette augmentation se traduit par une hypertension artérielle pulmonaire.Parmi les principaux facteurs responsables de cette hypertension, le plus important est la désaturation du sang artériel en oxygène.Les autres sont: la diminution de la capacité des vaisseaux pulmonaires, l'augmentation du débit cardiaque et de la masse sanguine circulante.Pour illustrer ces données essentielles, deux cas d\u2019emphysème assez avancé furent présentés, où on put observer l'effet d\u2019une diminution de la masse sanguine et l'influence d\u2019un effort physique sur la pression de l\u2019artère pulmonaire.Après cette soirée hautement instructive pour l'auditoire, celle-ci fut conviée à un très bon goûter, ainsi qu\u2019à la visite des locaux de l\u2019Institut.N'ayant pas d\u2019avis de motion, ni de motion, ni d\u2019affaires nouvelles, la séance se termina à 11.15 heures p.m.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON *% * REUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 11 juin 1953 Présidence du Dr Raymond Simard Réticulo-endothéliose : maladie de Letterer-Siwe.Albert GUILBEAULT et G.ST-LAURENT Il s\u2019agit de l\u2019enfant R.B., né le 8 septembre 1951 à la suite d\u2019un accouchement facile.Poids à la naissance: 6 lbs 3. 212 En février 1952, pneumonie qui nécessite une hospitalisation.Le mois suivant, nouvelle hospitalisation pour excision d\u2019angiome du cou et de l\u2019abdomen \u2014 10 jours plus tard, rhino-pharyngite et laryngo-trachéo-bronchite.T1 quitte l\u2019hôpital au début d\u2019avril 1952.En octobre 1952, il subit amygdalectomie et adénoïdectomie, à ce moment il reçoit transfusion, car on a constaté une anémie non spécifiée dans le dossier de l'hôpital d\u2019où vient l\u2019enfant.A la fin d\u2019octobre 1952, otite suppurée droite, avec paralysie faciale; quelques jours plus tard, l\u2019enfant est transféré à l\u2019Hôpital Notre-Dame pour mastoïdectomie droite et gauche: la paralysie est corrigée.Au milieu de novembre l\u2019enfant déclare une varicelle, il est alors transféré à Pasteur où il passa 17 jours.À son retour chez lui, on note toujours une température oscillante: 97 - 103 (qui dure depuis le 5 octobre), l\u2019abdomen est plus gros que normalement et les urines plus foncées, léger degré d\u2019ictère, perte de l\u2019appétit et peu à peu les selles deviennent blanchâtres \u2014 taches purpuriques sur l\u2019abdomen.A 1a fin de décembre et au début de janvier, à l\u2019hôpital local, il reçoit transfusion de sang frais méthionine et réticulogène \u2014 après quoi sa formule sanguine est à 3,130,000 \u2014 HB 62% \u2014 Plaquettes sanguines 50,800 \u2014 Fragilité globulaire 0,18 à 0,14.Rétractilité du caillot complète après 10 heures.Du 8 janvier au 17 janvier, à l\u2019hôpital local, il reçoit A.C.T.H.qui dut être cessé à cause de plaques érythémateuses.L'\u2019ictère et la température ont disparu.L\u2019enfant semble mieux.Le 26 janvier réapparition de l\u2019ictère et de la température, l\u2019index ictérique est à 40 \u2014 F.S.3,660,000 \u2014 G.B.12,000 \u2014 Plaquettes s.104,040.Le 29 janvier, on nous ramène l\u2019enfant qui a maintenant 17 mois, avec un syndrome d\u2019ictère et de température oscillante: 100 - 103.Les antécédents familiaux n\u2019ont rien de particulier.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Examen objectif Ictère marqué \u2014 pétéchies au thorax et abdomen \u2014 circulation collatérale \u2014 coryza léger.Polyadénopathies indolores cervicales et axillaires bilatérales ainsi que inguinales.Cœur: régulier P.A.120/60.Poumons: murmure vésiculaire est râpeux \u2014 pas de matité.Abdomen: globuleux \u2014 Foie de 20 cms \u2014 Rate qui dépasse les fausses côtes de 5 cms \u2014 Le foie est dur et lisse, à rebords tranchants.Examens et analyses 30-1-53 \u2014 Analyse des urines négatives; Absence de leptospire utéro-hémorragique; Inoculation au cobaye négative; Séro-diagnos- tic négatif; B.W.: négatif, Hémoculture positive au strepto-viridans; Elle sera négative le 11-2-53; Formule sanguine: G.R.2,775,000; G.B.10,500; H.B.58% ; Plaquettes: 83,500.2-2-53 \u2014 Rayons X du bassin montre: Destruction partielle de l\u2019os iliaque gauche (direct: positif 6,70); Vandenberg (indirect: positif 10,20).11-2-53 \u2014 Biopsie du foie: Lésion d\u2019ictère grave prolongé avec rétention biliaire et début de cirrhose.24-2-53 \u2014 Biopsie de l\u2019os iliaque: On est porté à croire à une tumeur à myéloplax.2-3-53 \u2014 Cholestérine 100; G.R.2,250,000; GB.7,500; H.B.46%; Normoblastes, 77% ; Anisocyte \u2014 macrocyte; Analyse des urines: Albumine XX; Traces de pus; Cylindres hyalins et granuleux.3-3-53 \u2014 Biopsie de ganglion et de peau: Confirme le diagnostic de réticulose et maladie de Letterer Siwe.7-3-53 \u2014 Plaquettes à 50,000; GR.2,500,000; G.B.28,000; H.B.47%.7-3-53 \u2014 Radiographie du crâne: Présence de zones d\u2019ostéolyse de 1 cm de diamètre\u2014 Radiographie du bassin: Destruction de l\u2019os iliaque, atteint toute l\u2019aile iliaque gauche, y compris la créte; \u2014 Radiographie des poumons: Emphysème sous-cutané cervical et thoracique supérieur important et pneumo- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 médiastin.Large bulle d\u2019emphysème au 1/8 moyen de la plage pulmonaire droite.Comme médication l\u2019enfant a reçu: Antibiotiques: Pénicilline, streptomycine, palmitate de chloromycétine; transfusions; méthionine; B fortes; beminal I.M.; sérum immune globulin; A.C.T.H; chlorure de potassium.Examen post-mortem: Macroscopie: Diagnostic macroscopique: 1) Hyperplasie modérée des ganglions; 2) Nombreuses macules distribuées sur toute la peau; 3) Hyperplasie de la rate; 4) Cirrhose biliaire par obstruction des canaux intra-hé- pathiques; 5) Otite moyenne bilatérale; 6) Emphysème pulmonaire et emphysème sous- cutané.Cadavre d\u2019un enfant bien constitué mais amaigri, présentant de minuscules macules rouges de forme étoilée et de quelques millimètres de diamètre.Le tissu cellulaire du cou et des régions sus-claviculaires est distendu par des gaz.Cou et thorax \u2014 Distension marquée du tissu cellulaire du cou et du médiastin par des bulles de gaz.En surface des poumons on note de nombreuses bulles d\u2019emphysème de 3-4 cms de diamètre.Il en existe entre le lobe supérieur et moyen et entre le lobe moyen et inférieur du poumon droit.A gauche, entre le lobe supérieur et inférieur, il existe une bulle d\u2019emphysème affaissée et rupturée.Poumons \u2014 Partie antérieure du poumon relativement normale.Les parties moyennes et postérieures des poumons sont indurées et d\u2019aspect marbré.Aussi emphysème instersti- tiel intéressant le tissu conjonctif inter-lobu- laire.En coupe, les poumons se montrent congestifs et la pression fait sourdre un liquide spumeux jaunâtre et abondant.Abdomen \u2014 Ascite de teinte jaune 500 cc.Estomac et colon très distendus par des gaz.Rate \u2014 120 gms; zones d\u2019infarctus rouge.Foie \u2014 1050 gms; Ferme; teinte verdâtre.Niveau du lobe gauche, régions où la surface SOCIÉTÉS 213 est mamelonnée.En coupe: les canaux biliaires intra-hépatiques sont obstrués par des trombi-arborescents (bile concrétisée).La vésicule biliaire est très distendue par de la bile complètement incolore.Choledoque est perméable.Surrénales \u2014 Les deux surrénales sont très minces.Le cortex est réduit à un liseré et la médullaire est presque inapparente.Os illaque \u2014 Le centre de l\u2019os iliaque gauche est détruit par une substance semi- solide de teinte rouge foncé, dans laquelle il existe des zones de nécrose.Ganglions \u2014 Au pourtour de la tête du pancréas, ganglions qui mesurent 2,5 cms de diamètre.Ailleurs, les ganglions ne dépassent pas 1 em de diamètre.En coupe: teinte rouge, foncé et friables.Oreilles moyennes \u2014 Pus filant rougeâtre dans les deux oreilles moyennes.Les autres organes sont sans intérêt.Epithélioma de la cortico-surrénale avec hirsutisme.L-C.SIMARD, C.-E.GRIGNON, Jean GRIGNON et Paul DONTIGNY Nous vous présentons l\u2019histoire complète, tant au point de vue clinique que laboratoire, d\u2019un syndrome de Cushing chez une jeune fille; syndrome causé par une tumeur de la surrénale.Cette histoire sera présentée au moyen de transparents, elle permet de comprendre l\u2019action de la cortisone sur les différents métabolismes.* * * Séance du 29 octobre 1953 Présidence du Dr Raymond Simard Corticalome ou stromome ovarien.Roland SIMARD, L.-Ch.SIMARD et Jacques LEGER Madame H.D., 46 ans, fut admise le 9 juin 1953 pour: 214 1) nausées et vomissements continuels depuis 3 semaines; 2) depuis 3 mois, augmentation progressive du volume de l'abdomen accompagnée de douleurs intenses sous forme de crises; 3) amaigrissement de 15 livres ayant débuté en janvier 1953; 4) aménorrhée brusque, sans bouffée de chaleur, apparue 215 ans auparavant; 5) depuis un an, traitée pour hirsutisme à la face, au thorax et même au dos.Histoire gémitale\u2014Aucun antécédent.Mens- truée régulièrement aux 30 jours jusqu\u2019en 1951.3 grossesses normales dont la dernière il y a 18 ans.Examen clinique \u2014 Abdomen: globuleux, très tendu « ventre de batracien ».Matité aux parties déclives.Vergetures violacées et présence d\u2019ascite.\u2014 Vulve: rien à noter.\u2014 Vagin: lisse.\u2014 Col: petit, refoulé sous le pubis par une masse sous-jacente remplissant les culs-de-sac et remontant au-dessus de l\u2019ombilic.\u2014 Utérus: impossible à délimiter.Impression \u2014 Tumeur virilisante de l\u2019ovaire et ascite.Laboratoire (10 juin 1953) \u2014 Sang: urée: 40 mgs; glucose: 80 mgr; B.W.: négatif; Formule sanguine: G.R., 4,900,000; G.B., 14,000; Hgb, 95; V.G., 0,97; Poly.N., 92; G.Mono.1; Lymph., 7.\u2014 Sédimentation: 10/6\u201431 mm., 19/6\u201428 mm.\u2014 Urines: acétone, pus.(Dr A.Bertrand).Radiographie (10 juin) \u2014 Poumons: « surélévation pathologique de la coupole diaphragmatique.Absence d\u2019épanchement ».\u2014 Abdomen: (simple).« Pas de calcul.Le cadre colique semble élargi avec un côlon transverse haut situé ».Opération (13 juin.L'M.S.0.).A l\u2019ouverture du péritoine, on note la présence d\u2019un liquide séreux, environ 800 ce.Il existe une tumeur poly-kystique, du volume d\u2019un gros melon, développée aux dépens de l'ovaire gauche et remplissant l\u2019abdomen.Cette tumeur est libre de toute adhérence.L'\u2019exploration de la cavité ne révèle aucun signe évident de métastases.T\u2019ovaire droit est de SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 volume normal, blanc-nacré et très dur.L\u2019utérus est petit et mollasse.Hystérectomie totale, annexectomie bilatérale, appendicectomie.Rapport anatomo-pathologique Tumeur mixte de l\u2019ovaire gauche.\u2014 « Tumeur poly-kystique, dont quelques cavités ont été ouvertes et qui, affaissée, mesure 23 cms de longueur.Sa surface est blanc-nacré.En coupe, les cavités sont remplies par un contenu liquide aqueux, un peu rougeâtre.Les kystes sont séparés par des minces cloisons d'un tissu jaune rosé.Quelques kystes ont un contenu jaune gélifié.Les foyers de nécrose sont peu abondants.Au microscope, le tissu qui forme les cloisons est constitué par des cellules fusiformes, courtes ou allongées, à noyau pâle, à contours irréguliers, tassées les unes contre les autres et plus ou moins séparées, selon les endroits, par de la substance collagène.Les mitoses sont assez nombreuses.Une coloration au Scherlach montre de nombreuses particules de graisse dans les cytoplasmes.A mon sens, il s\u2019agit d\u2019une tumeur provenant du stroma ovarien qui est le pendant néoplasique de la lésion hyperplasique stro- male que j'ai appelée, il y a plusieurs années.la corticalose ou stromatose ovarienne.Cette tumeur mériterait donc le nom de corticalome ou stromome ovarien.Corticalose et cortica- lome seraient deux entités à manifestation masculinisante.La présence des kystes, creusés dans le tissu conjonctif, est difficile à expli - quer: ou bien il s\u2019agit d\u2019un remaniement par un œdème de congestion passive ce qui est assez probable, ou bien d\u2019une accumulation liquide de nature hormonale, indirectement fabriquée par les cellules tumorales.» L\u2019utérus mesure 8 cms de longueur.II es! de consistance mollasse; ses parois mesuren\u2018 1.5 em d\u2019épaisseur et la muqueuse est minec Il existe un polype grêle de 1 cm de longueu: implanté dans la partie moyenne de la cavité La muqueuse du col externe est sans partieu - larité.La muqueuse endocervicale est sclé- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 reuse et kystique.La muqueuse intra-utérine est de type franchement sénile.Annexe: l\u2019annexe droite est sans particularité.Appendice: l\u2019appendice est en inflammation catarrhale.» \u2014 (Dr L.-C.Simard).Commentaires Cette malade a été opérée il y à cinq mois; l\u2019hirsutisme à la face et au thorax a diminué dans une proportion de 60%.Discussion.M.Léon GÉRIN-LAJOIE suggère que l\u2019on fasse une hystérographie aux patientes porteuses de tumeurs ovariennes; car l\u2019on trouve souvent, comme dans le cas présenté ici, des polypes intra-utérins.M.Lours-CHARLES SIMARD dit que les classifications des tumeurs ovariennes ne sont pas aujourd\u2019hui suffisantes et assez claires.M.JEAN GRIGNON émet l\u2019opinion qu\u2019il est souvent difficile, sans l\u2019aide de tests hormonaux et d\u2019évolution clinique, de savoir si un ovaire est primitivement anormal ou simplement influencé par une sécrétion hormonale venant du cortex surrénalien.SOCIÉTÉS 215 Volume sanguin.Renseignements fournis par sa détermination.Albert BERTRAND Le volume sanguin, tel qu\u2019on l\u2019entend en clinique, représente le sang circulant.Ce volume est proportionnel à la taille et au poids du sujet.Il varie donc avec la surface du corps, exprimée en mètres carrés, établie par les tables de Dubois, avec comme facteur de multiplication, 3,3.Aucune méthode, à l'heure actuelle, ne peut donner des renseignements absolument précis.Certains auteurs estiment que le volume sanguin normal varie entre 75 cc et 96 cc par kilo, ce qui constitue un écart de plus de 20% entre les extrémes.Pour d\u2019autres, le volume sanguin représente de 6% a 8% du poids du corps.La méthode de Somogyl au Bleu Geigy 536 med.nous a semblé logique dans sa conception, facile dans son exécution et de ce fait applicable à la clinique. NOUVELLES ÉLECTIONS À \u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d L\u2019assemblée annuelle des directeurs de L'Union Médicale du Canada eut lieu au Cercle Universitaire de Montréal samedi le 23 janvier 1954, sous la présidence du docteur J.-M.Laframboise d\u2019Ottawa.L\u2019assemblée prit connaissance des rapports du secrétaire, du trésorier et du rédacteur en chef; après leur adoption, on procéda aux élections.Furent élus: Le docteur Albert Jutras président, le docteur Emile Blain vice-président, le docteur J.-A.Vidal secrétaire- trésorier, le docteur Paul-René Archambault assistant secrétaire-trésorier, le docteur Roma Amyot, rédacteur en chef, le docteur Edouard Desjardins, assistant rédacteur en chef, le docteur Roger-R.Dufresne de Montréal et le docteur Antoine Pettigrew de Québec, secrétaires de la rédaction.Un nouveau directeur a été choisi: le docteur Roger-R.Dufresne.Les anciens collaborateurs de Montréal et de Québec ont été réélus.Trois nouveaux collaborateurs ont été renommés: les docteurs Paul David, Edouard-D.Gagnon et Fernand Grégoire.+ ++ LE CONGRÈS DE MONTRÉAL DE L'\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d L'organisation de ce congrès est fort avancée; les sujets à traiter et même les séances opératoires sont déjà désignés.Des conférenciers de marque ont été invités et ils traiteront de questions à l\u2019ordre du jour.Le congrès de Montréal promet d\u2019être l\u2019un des plus importants des congrès régionaux de l\u2019American C'ol- lege of Surgeons tenus en 1954.Durant trois jours entiers: les 31 mars, 1 et 2 avril 1954, il y aura des manifestations scientifiques.Les séances dans les hôpitaux auront lieu au tout début de la journée: les conférences générales se tiendront à l\u2019hôtel Sheraton-Mont Royal.Le programme détaillé sera publié dans la livraison de mars 1954.ee ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ D'OBSTÉTRIQUE DE MONTREAL L'assemblée annuelle de la Société d\u2019Obstétrique de Montréal a été tenue au Cercle Universitaire le 15 décembre 1953.Elle a permis l'élection de l\u2019exécutif pour l\u2019année 1954, qui sera constitué comme suit: président: le docteur Julien Tétrault; vice-président: le docteur Léon Tournet; secrétaire: le docteur Robert Cailloux; trésorier: le docteur C.-A.Attendu; secrétaire des séances: le docteur Berthold Bourgie; conseillers: les docteurs Hector Ricard, Pacifique Joly, Donatien Marion, A.Danse- reau et Noël Verschelden.LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL L'assemblée générale de la Société de Chirurgie de Montréal eut lieu au Cercle Universitaire mercredi le 20 janvier 1954, sous la présidence du docteur Calixte Favreau.Celui-ci fit rapport des activités générales de l\u2019année, puis le secrétaire des séances, le docteur Jean Charbonneau, donna la liste des travaux présentés.Le secrétaire général, le docteur Guy d\u2019Argencourt, fit l\u2019éloge funèbre d\u2019un ancien président de la Société décédé en 1953, le docteur Eugène Dufresne.Le trésorier, le docteur Gérard Rolland, rendit ensuite compte des finances de la Société.Après l\u2019adoption de ces différents rapports, vint l\u2019item principal à l\u2019ordre du jour: la conférence par l\u2019invité d'honneur: M.Jacques Hébert.Celui-ci fut présenté par le nouveau président, le docteur Albert Couturier.M.Hébert parla de son récent voyage en Afrique noire et présenta une film sonore en couleurs, vraiment splendide, qu\u2019il tourna durant son expédition qui dura près d\u2019un an.Le vice-président de la Société, le docteur Jean Tremblay, remercia le conférencier et lui offrit les félicitations de tous les auditeurs.LE 17° CONGRÈS INTERNATIONAL DES OCULISTES Montréal sera, du 9 au 11 septembre 1954, le centre d\u2019un grand congrès scientifique international, le dix- septième Congrès d\u2019Ophtalmologie.Le Congrès international d\u2019ophtalmologie est la plus ancienne organisation médicale sur le plan mondial avant tenu ses premières assises à Bruxelles, en 1857.Les congrès les plus récents ont eu lieu à Amsterdam, Hollande, en 1929; à Paris, en 1932; à Madrid, en 1934; au Caire, en 1937; à Londres, L'Union Méd.Canada XLVII Tome 83 \u2014 Fév.1954 \\ PROPI-VA INDICATIONS : Vaginites à trichomonas, à mo et à flores mixtes.Prurit et leucorrhée.La connaissance des données modernes sur la physiologie vagi nous ont permis d\u2019élaborer un traitement objectif et rationnel conditions pathologiques qui jusqu'ici avaient défié les agen thérapeutiques les plus divers ne pas dire les plus disparat FORMULE: Propionate de sodi 20 % n-Propanol 12.55% Acide propioniqu 1 % Diiodohydroxyquiholéine 7.5% pH acide adéquat Plus lactose, Mextrose, acide borique et acide lactigue, dans une base hydrosoluble apprépriée.1.Trichomonas vaginalis 2.Monilia albicans 3.Escherichia coli, streptocoques, staphylocoques.SUPPOSITOIRES VAGINAUX : Boîte de 12 \u2014 1 à 3 par jour.CREME : Tube de 3 onces avec applicateur \u2014 en application trois fois par jour.| ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE - 218 NOUVELLES en 1950.Avec le congrès de septembre, ce sera la deuxième fois seulement que ces assises auront lieu sur ce continent et la première fois au Canada.Le précédent congrès tenu en Amérique eut lieu à New-York, en 1876.Le Canada partagera cette année les honneurs avec les Etats-Unis du dix-septième congrès, car à la suite des assises de trois jours dans la métropole canadienne, les congressistes iront siéger cinq jours dans la métropole américaine.Au dernier congrès de Londres, en 1950, soixante- trois pays étaient représentés par les plus renommés spécialistes des yeux du monde.Ce congrès était sous le haut patronage du duc de Gloucester.Le conférencier d\u2019honneur était l\u2019ambassadeur des Etats- Unis en Angleterre.Au congrès de Montréal, en septembre, les trois langues officielles seront l\u2019anglais, le français et l\u2019espagnol.On y étudiera les principales causes de cécité et des diverses maladies de l\u2019oeil.On y passera également en revue les plus récentes acquisitions dans les sciences de base comme l'anatomie, l\u2019histologie, embryologie, pathologie, physiologie, biochimie, bactériologie, pharmacologie et optique, qui toutes sont reliées à l\u2019ophtalmologie.Au Canada, le congrès sera l\u2019hôte de la Société canadienne d\u2019ophtalmologie, et, aux Etats-Unis, de American Ophtalmological Society, de l\u2019American Academy of Ophtalmology and Otolaryngology, et de la section d\u2019ophtalmologie de l\u2019American Medical Association.A la cérémonie d\u2019ouverture qui aura lieu à Montréal, le Conseil international d\u2019ophtalmologie remettra la médaille Gonin, décoration suisse recherchée, à celui qui au cours des quatre dernières années a contribué le plus à l\u2019avancement de la science ophtalmologique.Les principales séances scientifiques à Montréal seront tenues au centre des sciences physiques de l\u2019Université McGill, tandis que l\u2019Organisation contre le trachome tiendra ses réunions à l\u2019Université de Montréal.Le président de ce congrès est le docteur Bernard Samuels, de New-York; le secrétaire général, le docteur William L.Benedict, de la clinique Mayo, à Rochester.Le secrétaire adjoint de tout le congrès est le docteur Stuart Ramsey, de Montréal, ancien hy professeur d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université McGill.Parmi les spécialistes locaux qui s'occupent d\u2019une facon particulière de l\u2019organisation de ce congrès, mentionnons les docteurs Kenneth B.Johnson, prof.d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université McGill; François Ba- deaux, prof.d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université de Montréal: Jules Brault, B.Alexander, John V.V.Nicholls, Jules Brahy.John C.Locke, Roland Cloutier, L.S.S.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Kirschberg, R.-J.Viger, Samuel T.Adams, Gaston- N.Duclos et D.W.McDonald.Le comité des dames est présidé par Mesdames Kenneth B.Johnson et Jules Brault.SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL À sa réunion de décembre 1953, la Société de Phtisiologie de Montréal a procédé à l\u2019élection de son exécutif pour 1954.La liste des officiers élus a paru dans la livraison de janvier de L'Union Médicale du Canada, mais par une omission involontaire, le nom de l\u2019assistant Secrétaire des séances, le docteur Jacques Gougoux manquait.Donc acte.CONFÉRENCE À SAINT-HYACINTHE DU DOCTEUR L.-CHARLES SIMARD La Société Canadienne du Cancer a organisé à Saint-Hyacinthe, grâce à sa filiale locale, une grande soirée publique, jeudi le 28 janvier 1954.Le conférencier invité était le docteur Louis-Charles Si- mard, directeur de l\u2019Institut du Cancer de Montréal.ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES À l\u2019issue de son congrès annuel tenu à Québec, en janvier 1954, l\u2019Association Canadienne des Radiologistes a élu ses officiers pour le terme courant.Ce sont, entre autres: président, le docteur J.W.McKay, Montréal; vice-président, le docteur Ronald Burr, Kingston ; secrétaire-trésorier, le docteur D.L.Me- Rae, Montréal; assistant secrétaire-trésorier, le docteur Guillaume Gill, Montréal; conseillers pour la région de Montréal: les docteurs John C.Lanthier et Louis-Philippe Belisle.ACCRÉDITATION HOSPITALIÈRE CANADIENNE La Commission Canadienne d\u2019Accréditation des hôpitaux est entrée officiellement en fonction le premier janvier 1954.Cet organisme est composé de délégués de la Canadian Hospital Association, du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, de la Canadian Medical Association et de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le docteur A.Lorne C.Gilday a été nommé directeur de la Commission. l'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 XLVIII de Choix » Medication - # os non la à Sin uit le Ve EF 5 EN 53 4 et les es 3 4 » a Lu nd infectio Wn des 1%, 33 uoted RE # Ÿ > OR A pI inaloited 4 red Z = Pix nh i\" FORMULE : lodotorme Menthol lodures he 1 Camphre (En solution huileuse de taible acidité) À I a INJECTIONS INTRA-MUSCULAIRES (ampoules de 1 cc.) Représentants pour le Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, MONTREAL 220 NOUVELLES PRÉSIDENTS DE BUREAUX MÉDICAUX On nous informe que les bureaux médicaux de Phopital Saint-Joseph de Lachine et de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville ont choisi récemment leurs officiers.Mentionnons ici que le docteur Charles Décary a été réélu président du Bureau médical de Lachine et que le docteur Paul Potvin a été nommé président de celui de Cartierville.+-+- ++ SYMPOSIUM À L'HÔPITAL SAINT- EUSÈBE DE JOLIETTE Le 19 décembre 1953, avait lieu à l\u2019hôpital Saint- Eusèbe de Joliette, un symposium sur la pathologie des voies respiratoires.À cette occasion, le docteur Roger Amyot a passé en revue la pathologie du parenchyme pulmonaire; le docteur Roland Gervais a fait l\u2019étude des affections bronchiques et le docteur Rosaire Masse a décrit les infections purulentes des plèvres.6-6 ++ L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL L'Institut de Cardiologie de Montréal a ouvert ses portes le 11 janvier 1954 à l'hôpital Maison- neuve, situé 5415 boulevard de l\u2019Assomption, Montréal.Le directeur, le docteur Paul David, son assistant, le docteur Léon Lebel, ainsi que le docteur Yvon Lessard y ont leurs bureaux.2e ++ CONGRÈS DE WINNIPEG DU COLLÈGE ROYAL DU CANADA Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada tiendra son Congrès annuel à Winnipeg les 22 et 23 octobre 1954.Les séances se tiendront à lhôtel Royal Alexandra.ee + FORUM SUR LE CANCER À L'HÔPITAL NOTRE-DAME L\u2019Institut du Cancer de Montréal organise, à l'hôpital Notre-Dame, quatre réunions, genre forum, sur le cancer.Ces réunions auront lieu les 21 avril, 28 avril, 5 mai et 12 mai, à 8 heures du soir, au pavillon des gardes-malades, rue Maisonneuve.Cha- L'Union Méd.Canade Tome 83 \u2014 Fév.1954 cun des forum sera présidé par l\u2019un des médecins suivants: les docteurs J.Prévost, R.Dufresne, C.-E.Grignon et L.Morissette; on y discutera des cancers du poumon, du tube digestif, du sein et du problème des adénopathies, Présentation de malades, démonstrations et films.Tous les médecins, que ces sujets intéressent, sont cordialement invités à participer à la discussion.Les détails du programme seront annoncés plus tard.17° RÉUNION ANNUELLE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES Chateau Frontenac, Québec 13, 14, 15 janvier 1954 PROGRAMME SCIENTIFIQUE Dr L.R.Harnick, Toronto.\u2014 Usage d\u2019un contrdle automatique du kilovolt pour prise de films-centrés sur le tube digestif.Dr C.E.Vaughan, Hamilton.\u2014 Une introduction a la radiographie en coupe du corps.M.Earl M.Crawford, New York, N.Y.(Invité).\u2014 Considérations sur les applications de l\u2019amplification électronique de la fluoroscopie.Dr Louis-Ivan Vallée, Montréal.\u2014 Radiographie avant la laparotomie d\u2019urgence.Dr E.F.Crutchlow, Montréal.\u2014 Le radiologistz et les blessures d\u2019athlètes.Dr Wolfe Light, Montréal.\u2014 Calcification du myocarde.Dr Paul Brodeur, Montréal, et M.Roger Mathieu, \u2014 Notes préliminaires sur l'utilisation technique et clinique d\u2019un appareil de thérapie rotatoire à 250 K.V.Dr W.A.Jones, Kingston.\u2014 Signes radiologiques dans l\u2019histoplasmose pulmonaire.Un problème pour les forces armées et les Services de santé publique.Dr Carleton B.Peirce, Montréal.\u2014 Leçon à la mémoire de Gordon Richards \u2014 Données actuelles et potentialités des isotopes radio-actifs en thérapeutique.Dr K.E.Hodge, Toronto.\u2014 Le diagnostic radiologique de l\u2019hydrophatie fœtale.Dr J.-L.Léger, Montréal.\u2014 Anévrysme de lar- tère rénale: présentation d\u2019un cas.Dr D.C.Eaglesham, Guelph.\u2014 Photo-radiogra- phie combinée.Dr Albert Jutras, Montréal.\u2014 Un nouvel appareil de compression utilisé au cours des urographies intra- velneuses.Dr R.G.Fraser, Montréal, et Dr J.S.Dunbar, Montréal.\u2014 Displasie chondro-ectodermique. 8.; o Gay ST , =, SAN ; Lit 7 ) 4 4 te | la Ranwolfia PLUS DE DOUTES POSSIBLES Pour la premiére fois, certains aspects douteux du traitement par la Rauwolfia ont pu être écartés.Maintenant, le Serpasil (réserpine Ciba)\u2014un alcaloïde de Rauwolfia \u2014 permet de produire un abaissement graduel et durable de la pression sanguine, tout en évitant les effets indétefminés que l\u2019on trouve dans les mélanges d\u2019alcaloïdes provenant de la racine de Rauwolfia.Bien plus, on s\u2019écartera de l\u2019incertitude accompagnant l\u2019emploi des préparations brutes de Rauwolfia.Voici les avantages résultant de ce progrès notable réalisé dans le domaine des tranquillisants-hypotenseurs : Réduction prévisible de la pression Composition uniforme et connue Effet durable et sûr Dosage invariable, posologie précise Le Serpasil a un champ d\u2019action plus vaste que tout autre médicament utilisé dans le traitement de l\u2019hypertension; il n\u2019a pas de contre-indication connue et .possède une grande marge de sûreté.Il a une action doucement calmante, et, dans les cas graves, il peut être associé à d\u2019autres hypotenseurs.Présentation: comprimés à 0.1 mg.et 0.25 mg.flacons de 100 et 500.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE, MONTRÉAL erpasil RESERPINE CIBA Alcaloide cristallin pur de Rauwolfia a ISOLE PAR Ciba 104F 222 NOUVELLES Dr B.T.Colwell, Kingston.\u2014 Un cas de fistule duodéno-colique de nature maligne.Dr A.R.McGee, Toronto, Dr Stuart Penney, Toronto, et Dr J.B.Chetwynd, Toronto.\u2014 Sarcéme hémangio-endothélione osseux.Présentation d\u2019un cas.M.R.Cloutier, Montréal, Dr L.G.Stephens- Newsham, Montréal.\u2014 Répartition des doses de ravons-X dans les milieux limités.M.E.D.Trout, Milwaukee, Wisconsin (Invité).\u2014 Le quotient de travail d\u2019un appareil de radiothérapie et son influence sur l\u2019organisation de la protection.Dr O.B.Millar, Toronto.\u2014 Cancer du vagin.Dr M.Blais, Montréal, Dr A.K.Schwerin, Montréal (Invité).\u2014 Un nouveau procédé de radiographie en couleur.M.R.O.Komelsen, Montréal.\u2014 Les problèmes de dosimétrie d\u2019un faisceau mobile de thérapie avec distributions particulières.Dr M.N.Lougheed, Montréal.\u2014 Le cancer du poumon.Données récentes du traitement et rapport préliminaire.Dr G.Jacques, Québec.\u2014 Discographie.Dr André Lapointe, Québec.\u2014 Le retropneumo- peritoine.Dr L.Tremblay, Québec.\u2014 Aspects tomogra- phiques pulmonaires.23,138 LIVRES D'ALIMENTS IMPROPRES A LA CONSOMMATION, CONFISQUÉES Plus de 23,000 livres d\u2019aliments impropres à la consommation viennent d\u2019être confisquées par les inspecteurs sanitaires du ministère provincial de la Santé de la province de Québec, ministère dirigé par l'honorable Albiny Paquette, m.d., ministre de la Santé.La surveillance des denrées alimentaires vendues dans la province de Québec, leur production et leur manutention relèvent en effet des inspecteurs sanitaires attachés aux différentes Unités sanitaires de comté.Voici quels sont les établissements visités au cours de novembre dernier par les dits inspecteurs: 163 boulangeries, 1795 épiceries, 837 restaurants, 2830 boucheries et 317 marchés publics.On y à confisqué 23,128 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.Nos inspecteurs surveillent également les produits laitiers.Durant ce même laps de temps.ils ont inspecté 49 beurreries et fromageries, 221 laiteries publiques, 308 usines de pasteurisation, 1117 vacheries et laiteries de producteurs.Ils ont répond à 886 appels touchant diverses nuisances et inspecté 642 abattoirs et porcheries.La surveillance des eaux potables a nécessité l\u2019inspection de 123 aquedues et de 375 puits.Répétons-le encore une fois, l\u2019inspec- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 tion sanitaire est indispensable.Chacun devrait collaborer avec les inspecteurs et les hygiénistes, car la santé publique, dans notre province comme ailleurs, dépend du soin avec lequel notre population respecte les principes généraux de l\u2019hygiène et de la médecine préventive.L\u2019inspection des systèmes d\u2019aqueduc contribue à protéger la population contre les maladies infectieuses.Par exemple, les raccordements dans les systèmes d\u2019aqueduc affectent ou peuvent affecter la santé des usagers.À cet égard, les ingénieurs hygiénistes font les recommandations suivantes: Enlèvement des raccordements existant entre les approvisionnements d\u2019eau potable et non potable; enlèvement des joints à bifurcation, à bayau de caoutchouc ou à tuyau de fonte à brides, prêts à être installés entre les deux systèmes; enlèvement des raccordements de retenue, comprenant une valve seulement ; enlèvement des robinets d\u2019eau de boisson des tuyauteries pour fins d'incendie, dans lesquelles de l\u2019eau contaminée peut être refoulée; usage d\u2019eau potablè pour fins de toilette, douches, éviers, ete.; traitement ou épuration de l\u2019eau contaminée de la prise d\u2019eau auxiliaire, ou mieux encore changement de la mauvais: prise d\u2019eau pour une bonne.CENTRE INTERNATIONAL DE L'ENFANCE Le Centre International de l\u2019Enfance a été créé, sur l\u2019initiative du Gouvernement francais, pour l\u2019étude scientifique, psychologique et sociale des problèmes touchant à la protection de la mère et de l\u2019enfant.Un décret portant reconnaissance du Centre comme établissement d\u2019utilité publique, a été pris le 10 novembre 1949 en Conseil des ministres, après avis favorable de l\u2019Organisation des Nations Unies, du Fonds International de Secours à l\u2019Enfance et de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Le siège du Centre International de l'Enfance est situé à Paris, au Château de Longchamp, dans I» Bois de Boulogne.(Tél.: Longchamp 26-62).Le Centre est administré par un Conseil d\u2019administration international présidé par le professeur Robert Debré.Il est dirigé par le Dr Maurice Gaud, secrétaire général.Ses activités principales sont: l\u2019ensergnement, les recherches médico-biologiques, les études et enquêtes sociales et médico-sociales, la documentation, les publications et l\u2019éducation populaire.I.ENSEIGNEMENT Organisation de cours réunissant de 30 à 70 auditeurs, français et étrangers, dont la plupart bénéfi- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires ficheuses.II! peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d'entretien de la plupart des malades hypertendus.Chaque tabuie VERATRITE LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS AUX MÉDECINS contient: SUR DEMANDE.Veratrum viride 40 unités C.S.R.* Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .Va grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.j.apres les repas.*Le titrage biologique des spécialités Irwin-Neisler a base de Veratrum Viride est maintenant établi en unités C.S.R.* L\u2019équivalence thérapeutique en unités Craw est approximativement comme suit: Unités Craw Unités C.S.R.3 40 1N 130 t | Manufacturé par iRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, lilinois, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada.i HERDT & CHARTON, INC.- - 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal 224 cient d\u2019une bourse que leur offre le Centre et qui sont choisis par leur gouvernement respectif.Pendant l\u2019année 1950, un cours de pédiatrie sociale, un cours de tuberculose de l\u2019enfant et un cours de psychiatrie sociale de l\u2019enfant ont été suivis par des boursiers originaires de 38 pays qui ont reçu un enseignement spécialisé dans diverses villes de France, de Grande Bretagne, de Suisse et d'Italie, donné par des professeurs de 15 pays différents.; En 1951, ont eu lieu: un cours de pédiatrie sociale, deux cours de réadaptation des enfants infirmes moteurs (l\u2019un pour auxiliaires médicaux, l\u2019autre pour médecins) et un cours sur les vaccinations contre les maladies contagieuses courantes de l\u2019enfance.En 1952 ont lieu: un cours de pédiatrie sociale, un cours sur le diagnostic biologique des maladies transmissibles, et un cours de réadaptation des enfants infirmes-moteurs pour auxiliaires médicaux.II.RECHERCHES MEDICO-BIOLOGIQUES Le Centre a repris à son compte la Station Pilote BCG de Paris, qui met au point le dosage du vaccin préparé par l\u2019Institut Pasteur et effectue des vace:- nations suivies de tests et de contrôles à Paris et en province.Par ailleurs, le Centre effectue dans ses laboratoires du Château de Longchamp, des recherchez sur le vaccin anticoquelucheux et la séro-immunologie.III.ETUDES ET ENQUÊTES SOCIÂLES ET MÉDICO-SOCIALES Un colloque sur les maisons et villages d\u2019enfants a eu lieu à Megève au mois de juillet 1951; en 1952 ont lieu: un colloque sur les établissements pour les enfants privés d\u2019un milieu familial normal ainsi que deux autres colloques, dont l\u2019un se tiendra à Brazzaville au mois de décembre et s\u2019occupera des problèmes de l\u2019enfance dans les pays tropicaux, et l\u2019autre étudiera l\u2019application des médicaments antibiotiques à l\u2019enfance.Une étude sur le retard du développement provoqué chez l\u2019enfant par la carence des soins maternels se poursuit parallèlement à Londres et à Paris.Enfin, une expérience sur l\u2019éveil culturel des enfants des régions qui n\u2019ont pas un contact direct avec les villes est en cours dans un certain nombre de communes de Seine-et-Marne.IV.CENTRE DE DOCUMENTATION ET BIBLIOTHÈQUE Afin de mettre à la disposition des médecins et travailleurs sociaux la documentation la plus large possible sur les problèmes médicaux et sociaux qui intéressent l\u2019enfant, le C.IE.a constitué un Centre de documentation sur l\u2019enfance, essentiellement sous la forme de références bibliographiques, dont plus de NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 25 000 ont déjà été recueillies dans les 750 périodiques spécialisés pour lesquels des abonnements ont été souscrits dans 48 pays; elle comprend, en outre, une bibliothèque de base de plus de 2 000 ouvrages.V.PUBLICATIONS Le « Courrier » du Centre international de l\u2019enfance publie chaque mois des études sur des questions sociales et médico-sociales d\u2019actualité, des informations sur les activités internationales dans le domaine de l\u2019enfance et des analyses d\u2019articles parus dans les 750 périodiques spécialisés.Tout abonné peut obtenir un microfilm gratuit ou une photocopie des articles qui l\u2019intéressent.Le CIE.a entrepris, en outre, une série de publications « Travaux et Documents » dont les premiers volumes ont été consacrés au « Traitement par ia streptomycine des tuberculoses aiguës de l\u2019enfant », à la publication d\u2019un « Cours de psychiatrie sociale de l\u2019enfant » et à la « Vaccination par le BCG ».Au cours de l\u2019année 1952 est paru un traité de « Vaccinations contre les maladies contagieuses de l\u2019enfance »; un cours de « Réadaptation des enfants atteints d\u2019infirmité motrice » et le compte rendu des travaux du Colloque de Magève paraîtront ultérieurement.Enfin, des cahiers trimestriels consacrés aux « Etudes néo-natales » sont édités depuis février 1952.VI.EDUCATION POPULAIRE Le C.LE.a amorcé, au printemps 1951, une campagne d\u2019éducation populaire, sous la forme d\u2019une exposition destinée aux pères et mères de famille, qui a reçu plus particulièrement la visite, en groupes organisés, du personnel des usines, entreprises, ateliers, administrations, ainsi que des membres du coros enseignant et de leurs élèves.Cette exposition a présenté de façon simple et imagée les divers dangers qui menacent l\u2019enfant anu- dessous d\u2019un an: les causes de la mortalité infantile, les maladies contagieuses et héréditaires, les erreurs alimentaires, et a fait connaître les divers organismes qui assurent la protection maternelle et infantile.Elle s\u2019est installée au cours de l\u2019année 1952 à Tours, Lille et Strasbourg.Annecy et Valence l\u2019ont demandée ensuite.Une nouvelle exposition, consacrée au « Péril tuberculeux et l\u2019enfant » a été organisée en 1952 et a été présentée successivement dans plusieurs mairies de Paris et de la banlieue parisienne.Cette seconde exposition est destinée à effacer dans l\u2019esprit du grand public certaines réticences que l\u2019on peut rencontrer à l\u2019égard des mesures de prévention anti-tuberculeuse. + } L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 .\u2026- Parce que le gel d\u2019alumine que renferme le Gelusil liquide est préparé selon un procédé spécial dans nos propres laboratoires.Ce colloïde unique agit presque exclusivement d\u2019une manière physique en adsorbant l\u2019excès d\u2019acide chlorhydrique, sans qu\u2019il se forme d\u2019astringents amers et constipants.Pour assurer une action rapide et prolongée.Le Gelusil liquide contient : 6.5% de gel d\u2019alumine activé 745 gms de tricilicate de magnésium Votre patient atteint d\u2019hyperacidité acceptera avec plaisir le Gelusil d\u2019un goût agréable.WARNER-CHILCOTT Laboratories Division of William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario LI 226 Le développement de ces activités doit permettre au CIE de devenir un centre de documentation, d\u2019études et de recherches unique en son genre: mis au service des spécialistes du monde entier, il contribue à améliorer le bien-être physique et moral de l\u2019enfant si douloureusement atteint parfois au physique et au moral.Direction de l'enseignement Programme 1954 Le Centre International de l\u2019Enfance organise en 1954 cinq cours qui sont les suivants: I.COURS SUR L\u2019ADAPTATION DE L'ENFANT ATTEINT D'INFIRMITÉ MOTRICE Ce cours est destiné à l\u2019ensemble du personnel appliqué à l\u2019adaptation fonctionnelle, professionnelle et sociale des enfants atteints d\u2019infirmité motrice: médecins, physiothérapeutes, assistantes sociales, éducateurs, psychologues, travaillant en équipe.L'enseignement comprend À la fois les problèmes fondamentaux de physiologie et de thérapeutique nécessaires à la compréhension générale de l\u2019infirmité et de la réadaptation fonctionnelle, et les questions de psychologie, de pédagogie, de pré-orientation professionnelle, de pré-apprentissage, de réintégration de l\u2019infirme dans la famille et la société.Il comporte, à côté d\u2019exposés suivis de discussions et de cercles d\u2019études, des stages et visites dans les services hospitaliers et sociaux, ainsi que dans des institutions de réadaptation, d\u2019éducation, d\u2019orientation professionnelle et d\u2019adaptation au travail.Le cours durera 6 semaines, du 11 janvier au 21 février 1954.Il groupera 30 participants.II.COURS ET SÉMINAIRES SUR LES FACTEURS PRÉNATAUX PU DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT: PROGÉNÈSE: APPLICATIONS MÉDICALES ET SOCIALES Envisageant l\u2019ensemble de facteurs héréditaires et non héréditaires qui préexistent à la fécondation et qui concourent à la formation de l\u2019être et à son développement, ce cours est conçu principalement en vue des applications pratiques qu\u2019on peut en tirer dès maintenant, et qui permettent aux médecins de conseiller utilement les familles pour éviter, dans la mesure du possible, l\u2019apparition des maladies héréditaires.Il est destiné à des médecins de disciplines assez diverses, pédiatres, médecins responsables des services d\u2019hygiène et de prophylaxie, admanistrateurs, démographes, etc.tous possédant déjà de sérieuses notions de pathologie héréditaire, d\u2019où la possibilité d\u2019organiser partiellement ce cours sous la forme de séminaires et de discussions.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Le programme d'enseignement et de discussions comprend l\u2019étude des anomalies progénésiques, leur importance sociale, les possibilités et les impossibilités de la sélection eugénique, l\u2019étude des maladies héréditaires et des prédispositions morbides héréditaires, les mesures prophylactiques à leur opposer.Le cours groupera 25 à 30 participants; il aura une durée d\u2019un mois, du 8 mars au 5 avril 1954.III.COURS DE PÉDIATRIE SOCIALE Ce cours qui a déjà eu lieu pendant les années 1948, 49, 50, 51, 52, 53, est repris en 1954 ; il bénéficie des modifications résultant de l\u2019expérience des années antérieures.Le programme comporte toutes les grandes questions concernant l\u2019action médico-sociale et sociale en faveur de l\u2019enfance, normale ou non.II a un caractère pratique marqué par un grand nombre de visites, de stages dans des centres médico-sociaux et des établissements pour enfants et surtout par de nombreuses discussions et cercles d\u2019études.Ces derniers sont pour la plupart dirigés par les participants eux- mêmes avec apport de documents provenant de leur propre pays en vue d\u2019une large information internationale.Le travail en équipe des spécialistes de l\u2019enfance est particulièrement envisagé.Le cours réunira environ 20 médecins, de nations différentes, soit pédiatres, soit fonctionnaires sanitaires responsables de la protection maternells et infantile.Il durera 3 mois, du 26 avril au 13 ;uillet 1954 1V.Cours SUR LA PREVENTION ET LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE DE L'ENFANT Ce cours s\u2019adresse à des médecins, soit pédiatres, soit administrateurs sanitaires responsables des programmes de lutte contre la tuberculose ou chargés de l\u2019organisation de la vaccination antituberculeuse, en liaison avec les programmes de l'UNICEF et de l'OMS.Profitant de l\u2019expérience acquise dans de nombreux pays, sous des climats très différents, par les équipes internationales de vaccination de « Joint Enterprise ».de la « Campagne Internationale contre la Tuberculose », de celle des différents centres d\u2019études du BCG, notamment de la Station Pilote de Paris, du Bureau de recherches contre la tuberculose de l\u2019Organisation mondiale de la Santé à Copenhague, de celle des chercheurs de tous les pays, l\u2019enseignement se présentera essentiellement sous forme de démonstrations et travaux pratiques, discussions dirigées et cercles d\u2019études.Ce cours, qui groupera environ 30 participants, durera un mois et aura lieu du 11 octobre au 7 novembre 1954. os w a s 2: 22 = x 3 * Ÿ Ÿ 5% Ty se, x ¥ » \u20ac > 2 i is = +f * « « hl 3 = A + ob * 5, ; = > He x \u2018x % ov « >> Le % x SE * = A = pres sv .# Ne 1 *, xx 3, te 3 a, = es = $ 3 + = +R > & vx * igh ne = 3 > Se 3 Se o .% \u2019 ng R 4 rath = - Hic, is Sy * oe Nt 5) = pe A à # * on el > J i > 5 2 Ba 7% ; + \u2018 3 J 5 ! in OR i = » oi No cs x 3, ue \u2014e i = x 5 «2 * +5, > + £¢ Z =, 5 es : & 225 5 i Pa 4 # vs.+ ES bs : 5 & * A 45 & a 5 A &% ; ms on 3 ¢ As i Bl 5 3% % CX #, Tym oF re A a 4% \u20ac x ; # > % ER +4 2e ; * 5 se ne gq.Sr A Fi sx # >s = 2 Z 4 pa ; ei ie $, 5 7 7 3; a9, ie k 5 vs, va > % os a Pp >.# nd > or 5 = ve.Cul , R ten Adultes > PRE \u201c Chaque comprimé contient: + Châque comprimé \u201ccoritient: Phénacétine 0 gr.100 600 Aminoxide d\u2019Atropine- grai Acide Acétylsalicylique 0 gr.233 - Acide Acétylsalicylique grain Chlorhydrate d\u2019Aminoxide an = In Phénacétine uns 34 gra d\u2019Atropine \u2026 mugnéuanciis 0 gr.0005 ~ 7 Echantillon médical sur.demande HERDT & CHARTON, INC : \u201c4, Montréal 2 2027, -ayenue du Collège McGill, Pe i inate + or Ril 24 228 V.COURS POUR LA FORMATION DE TRAVAILLEURS SOCIAUX POUR ENFANTS Ce cours reprend dans ses grandes lignes le programme de pédiatrie sociale pour médecins, mais il est adapté à un auditoire ne comprenant que dus travailleurs sociaux.Il étudie l\u2019aide sociale que l\u2019enfant doit obtenir aux différentes étapes de son développement, depuis la période pré-natale jusqu\u2019à son adolescence \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019enfant normial ou de l\u2019enfant physiquement diminué, infirme, inadapté ou en danger moral.Il est compris surtout comme un enseignement pratique avec de nombreuses visites, NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 « stages, discussions, de façon à montrer la nécessité d\u2019une coordination dans les efforts entre les travailleurs sociaux, les médecins, les organismes de sécurité sociale, les administrations, les services spécialisés, les œuvres privées et les organismes internationaux, Il groupera 25 à 30 participants choisis parmi le personnel supérieur des travailleurs sociaux de différents pays.Il aura une durée de 6 semaines, du 8 novembre au 19 décembre 1954.\u201cIL Bnion Medicale du Canada\u2019 en 1885 Considérations générales sur l'anthrax.Février 1885 Il se présente souvent à cette clinique des cas d\u2019anthrax.Nous en avons eu quatre depuis quelques semaines.Il serait oiseux de vous rapporter en détail chacune de ces observations; qu\u2019il me suffise de vous rappeler que les deux premiers malades étaient des vieillards et les deux derniers des adultes.Deux de ces anthrax étaient situés à la région cervicale postérieure, lieu d\u2019élection; un troisième à la fesse, près de l\u2019anus, et le quatrième à la partie inférieure et latérale du thorax.Les deux vieillards étaient anémiques, malpropres; les deux adultes ne paraissaient pas épuisés par les vices ou les maladies constitutionnelles, P.S., l\u2019un de ces derniers, nous revient aujourd\u2019hui avec un second anthrax de petite dimension, situé à peu près à un pouce en bas du premier qui est guéri depuis un mois.Je saisis cette occasion pour vous faire quelques remarques touchant cette maladie.Autrefois on donnait le nom d\u2019anthrax à diverses maladies qui avaient quelques ressemblances patlio- logiques avec le charbon ou pustule maligne; mais aujourd\u2019hui ce nom est exclusivement réservé à l\u2019affection qui semble formée par une accumulation de furoncles.L\u2019anthrax est une inflammation spéciale du derme et du tissu cellulaire sous-cutané.Il ressemble au furoncle par sa constitution anatomique, mais il en diffère par sa forme, son volume et surtout par des symptômes généraux graves.L\u2019anthrax est une affection d\u2019un type asthénique.Son siège ordinaire est à la nuque, au dos, aux fesses.Son volume varie depuis celui d\u2019un œuf à celui du poing.Quelquefois il acquiert une largeur très considérable.Il présente l\u2019aspect d\u2019une écumoire ou d\u2019un guépier.Son siège anatomique est dans la peau et le tissu cellulaire sous-cutané.Lorsque la peau est perforée, on peut, en comprimant l\u2019anthrax, en faire sortir un pus épais, fétide; les bourbillons flottent dans ce pus.La peau est amincie, décollée, violacée; elle disparaît sur une certaine étendue.Quelquefois l\u2019anthrax se complique d\u2019érysipèle et même d\u2019infection purulente.Il est particulièrement fréquent chez les vieillards malpropres et mal nourris.La diminution de la vitalité chez eux peut expliquer cette prédisposition.L\u2019anthrax est fréquent chez les diabétiques.Le bourbillon est un produit gangréneux spécial, un mélange de glandes sébacées mortifiées, de lymphe plastique, de pus et de fibrilles de tissu cellulaire.L\u2019anthrax est une affection d\u2019un type asthénique.diffus, envahissant et malin.Ce dernier ressemble au phlegmon diffus.Durant cette affection on constate souvent la présence du sucre dans l\u2019urine; cela tient aux produits pyrogènes qui passent dans le torrent circulatoire et déterminent des fermentations glycosuriques.L\u2019anthrax serait donc, dans bien des cas, la cause et non l\u2019effet du diabète.La coexistence du diabète et de l\u2019anthrax ne serait qu\u2019une simple coincidence.On a prétendu que les produits pathologiques de l\u2019anthrax étaient contagieux.Trélat n\u2019a pas hésité L'Union Méd.Canada LIII 1 Tome 83 \u2014 Fév.1954 @ © Voyez! 5 Goûtez! Employez! Une nouvelle forme de dosage pour enfants, dans les cas de rhumes, enchifrenement.MEDILETS\u201d\" CORICIDIN PEDIATRIC SANS CAFÉINE Comprimés multicolores, délicieux, à saveur de cerise Chaque MEDILET*, CORICIDIN* Pediatric contient : Maléate de CHLOR-TRIPOLON (maléate de chlorprophenpyridamine) .0.75 mg.Acide acétylsalicylique .oo ooo 80 mg.Phénacétine ooo eee 16 mg.\u2019 SY CORPORATION LIMITED Montréal *Noms déposés. 230 L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1885 à nier cette contagion ; cependant Pasteur attribue la génèse de l\u2019anthrax aux organismes inférieurs, aux microbes.On prétend qu\u2019il est inoculable.Le dernier cas cité plus haut en serait une preuve, puisque un deuxième anthrax s\u2019est déclaré à la suite du premier.C\u2019est aussi ce que l\u2019on observe journellement pour le furoncle (ce diminutif de l\u2019anthrax), il est rare de ne pas voir sur le même sujet une série de furoncles se développer les uns à la suite des autres, il y aurait donc contagion.Le micrococeus a tout ce qu\u2019il lui faut pour se développer dans la peau ct le tissu cellulaire sous-cutané.Le diagnostic de l\u2019anthrax est ordinairement très facile, Il est possible qu\u2019au premier abord on hésite entre Panthrax et la pustule maligne, mais on se rappellera que la pustule maligne débute nettement par une vésicule, tandis que dans l\u2019anthrax, il y a, depuis longtemps, de la rougeur et de la tuméfaction, lorsqu\u2019une phlyctène apparait.Les orifices multiples qui devront laisser passer les bourbillons complètent le diagnostic.Le pronostic de l\u2019anthrax est variable.Sa gravité croit en raison de sa dimension et de l\u2019état général.Le traitement consiste à arrêter le progrès du mal et à éviter ainsi les mortifications étendues, il faut combattre les complications ataxo-adynamiques par les toniques, l\u2019état goutteux par les alcalins, ete, etc.Donc, administrer les amers, les ferrugineux, le sels de potasse, et de plus une diète généreuse, l\u2019habits- tion des places salubres, etc.Le traitement local comprend les moyens topiques tels que les émollients, la compression, et le traitement chirurgical: incisions, cautérisations, etc.L\u2019incision cruciale préconisée par Dupuytren doit comprendre toute l\u2019épaisseur du mal et en dépasser les limites de deux à trois lignes.Velpeau conseillait les incisions multiples faites en étoile.Sur toutes les surfaces mises à nu, ce chirurgien passait un pinceau imbibé de teinture d\u2019iode caustique afin de prévenir les absorptions purulentes et putrides en oblitérant les orifices vasculaires.Les incisions ont pour but de dégorger les parties, de vider les abcès et de favoriser la sortie des bourbillons.Gosselin préconise les incisions sous-cutanées afin de respecter les réseaux capillaires, lymphatiques ou sanguins.Il est difficile de dire lequel de ces procédés mérite le plus de faveur.Du reste, le chirurgien devra choisir telle ou telle méthode suivant les conditions spéciales de l\u2019affection et du sujet.La cautérisation est très en vogue comme traitement de l\u2019anthrax.Cette méthode a été employée L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 à des points de vue différents dans le Lut de faire avorter la maladie, d\u2019éviter les accidents dépendant de l\u2019emploi du bistouri: érysipèle, hémorrhagie, etc.Jobert recouvrait la tumeur d\u2019une traînée de caustique de Vienne qu\u2019il laissait en place un quait d\u2019heure.Follin conseillait le fer rouge; Verneuil emploie le thermo-cautére; Paget n\u2019aime pas la chirurgie active.Afin de débarrasser la plaie des escharres qui génent la sortie des produits purulents et des lambeaux de tissu cellulaire, Foucher recommande d\u2019appliquer sur l\u2019anthrax une ventouse à pompe afin d\u2019aspirer dans le récipient tout ce qui peut en être détaché, pus, bourbillons, etc.En résumé, disons que le traitement devra nécessairement varier suivant le siège, l\u2019étendue, le caractère de bénignité ou de gravité que présentera la tumeur.Ce qui a fait dire à Michon: « Il n\u2019y a pas un anthrax, mais il y a des anthrax.» Dans les cas ci-dessus rapportés, nous avons pratiqué une incision cruciale jusqu\u2019à la base de la tumeur, puis, avec un pinceau imbibé de teinture d\u2019iode, nous avons à l\u2019exemple de Velpeau, badigeonné toutes les anfractuosités de la plaie le jour de l\u2019opération et les jours suivants.Nous avons pu par ce moyen modifier singulièrement toutes les parties qui avaient tendance à la gangrène, leur rendre une nouvelle vitalité et favoriser par conséquent la cicatrisation.Au lieu de la teinture d\u2019iode nous aurions pu nous servir, avec une égale confiance, du chlorure de zinc, de l\u2019acide phénique.Ces médicaments ont un effet à peu près analogue.À la suite de la cautérisation nous avons tamponné la plaie avec un glycérolé à l\u2019iodoforme; on sait que l\u2019iodoforme est un antiseptique puissant.En résumé nous devons dire que l\u2019incision cruciale, suivie de la cautérisation, nous a donné entière satisfaction dans les quatre cas d\u2019anthrax que nous avons traités dernièrement.P.S\u2014Un de nos malades nous arrive aujourd\u2019hui à la consultation, porteur d\u2019un second anthrax situé à la région cervicale postérieure, à environ un pouce plus bas que le premier.Cet homme est boulanger de son état, et ne parait pas très soigneux de sa personne.Devons-nous attribuer cette récidive à la contagion, c\u2019est-à-dire au contact d\u2019un pus contenant des microbes ?Nous sommes disposés à le croire; tout de même, nous allons chercher quelque vice constitutionnel qui pourrait expliquer cette repullulation.Dr BROSSEAU (Hôpital Notre-Dame) atl EH SN fF k L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 \u20ac SHARP DOHME SHARP & DOHME (CANADA) LTD.Toronto 13, Ontario LIV PHOTOGRAPHIE DE CHARLES KERLEE Articulations arthritiques de retour au travail.COMPRIMES DE | PROBÉNÉCIDE SHARP & DOHME +ACTION ET EMPLOIS: Le BENEMID aide à mobiliser les articulations + arthritiques goutteuses.Une récente étude parue dans le J.A.M.A.ÿ rapporte des résultats remarquables: un barbier dont les doigts » étaient goutteux a repris son travail; des malades alités ont pu 8 marcher; un autre malade a pu de nouveau conduire sa voiture.+\u201cLa probénécidothérapie s\u2019est montrée des plus bénéfique dans + l\u2019arthrite goutteuse chronique.\u201d ! + Le BENEMID est \u201c\u2018apparemment \u2019agent favorisant I'excrétion de 'acide urique le plus efficace et le plus inoffensif découvert jusqu\u2019à présent,™ et il maintient le taux d\u2019acide urique dans le sérum \u2018à des niveaux qui ne sont que légèrement plus élevés que les limites supérieures normales sans restriction de l\u2019alimentation.\u2018\u2019! Des études étendues ont également démontré que le BENEMID est pratiquement atoxique.! POSOLOGIE: ! à 4 comprimés par jour.Contre-Indications: Atteinte rénale.Des nausées ont été rapportées dans quelques cas.PRÉSENTATION: Comprimés de 0.5 gramme, en flacons de 100.REFERENCE: 1.J.A.M.A.149:1188 (26 juillet) 1952. \" NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LES ANTIBIOTIQUES LUTTENT CONTRE LES INFECTIONS DANS LES INTERVENTIONS CHIRURGICALES ; ILS PERMETTENT D'ÉVITER CERTAINES OPÉRATIONS Le double effet des antibiotiques sur la chirurgie \u2014 l'élimination d\u2019un recours à certaines opérations tout en accroissant grandement le degré de sécurité ou la portée de certains types d\u2019interventions chirurgicales \u2014 se trouve mis en valeur par de récents rapports émanant de spécialistes dans toutes les parties du monde.Le rapport d\u2019un grand hôpital des Pays-Bas où 1564 opérations d\u2019appendicite ont été effectuées l\u2019an dernier sans la perte d\u2019un seul des malades, illustre parfaitement les progrès dus à l\u2019adresse des chirurgiens d\u2019aujourd\u2019hui aidés par le « parapluie » protecteur des antibiotiques.Les succès frappants remportés par les médications modernes destinées à lutter contre les microbes au cours d\u2019interventions chirurgicales abdominales se trouvent soulignés également par ailleurs.Le Dr Herbert Schultz de la clinique de chirurgie de Hain- bourg-Altona, écrivant dans Muenchener Medizi- nische Wochenschrift, affirme que l\u2019antibiotique terra- mycine produit « des résultats excellents, quelques fois même étonnants».Le chirurgien allemand rapporte que cette médication avait parfaitement réussi dans son application à un groupe de 32 malades souffrant de péritonite, une inflammation de la membrane recouvrant la paroi de la cavité abdominale, et qu\u2019elle avait même « sauvé la vie » du malade dans les cas particulièrement critiques.Des rapports semblables ont été fournis par les chirurgiens indiens K.N.Udupa et Jal Lal qui écrivent dans le Journal Indien de Sciences Médicales que le traitement à la terramycine a donné des résultats « éclatants » dans deux cas graves de péritonite qu\u2019ils soignaient et que cet antibiotique au large spectre d\u2019activité avait permis d\u2019assurer « un développement post-opératoire extrêmement aisé » chez deux autres malades qui avaient subi des opérations de l\u2019intestin.Tout en diminuant ainsi grandement les risques de nombre d\u2019opérations, les antibiotiques éliminent également le besoin de certaines interventions chirurgicales, selon l\u2019avis de médecins européens et américains.Par exemple, le distingué chirurgien britannique, Sir Heneage Ogilvie, a récemment affirmé que ces médications ont permis d\u2019éliminer, dans les infections locales, 90 pour cent des interventions chirurgicales qui auraient été nécessaires à l\u2019époque pré- 2 + e.© antibiotique.Et le médecin américain, le Dr J.F.Fulton, déclare dans le Journal de l\u2019Association Médicale Américaine que l\u2019utilisation de la pénicil!ine et des autres médications destinées à lutter contre lee microbes a joué en Corée, pour les soins aux blessés de guerre, un rôle prépondérant, évitant les amuuta- tions ou le sectionnement étendu de tissus dAchirés.LA SCIENCE MÉDICALE AMÉRICAINE EN 1953 La mise au point d\u2019un vaccin contre la paralysie infantile dont les résultats semblent être des plus prometteurs, vaccin qui a suivi la découvertz l\u2019an dernier des qualités du dérivé sanguin, la globuline gamma, capable de procurer une protection temporaire contre la poliomyélite, est considérée par lez spécialistes comme le résultat le plus remarquable atteint dans le domaine médical en 1953.Des essais dans les yy .névrodermites amélioration ) | | le Onguent à l\u2019Acétate de CORTEF en tubes de 5 g Concentrations de 2,5% (25 mg par gramme) et de 1,0% (10 mg par gramme) Documentation sur demande #MARQUE DE FABRIQUE Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 384 Adelaide Street, West, Toronto \"Union Méd.Canada LV ome 83 \u2014 Fév.1954 cémulsion d\u2019huile *minérale unique L\u2019émulsion Agarol est unique parce qu\u2019elle est préparée selon un procédé spécial semblable à celui que l\u2019on emploie dans l\u2019homogénéisation du lait.Pour obtenir un degré de dispersion aussi élevé, des pressions de plus de 3000 lbs sont nécessaires.Comme résultat, l\u2019Agarol se disperse rapidement, uniformément et d\u2019une façon naturelle dans le tube digestif.*L\u2019Agarol contient aussi de la gelée d\u2019agar, de la phénophtaléine (d\u2019un degré spécial) 34 gr.par cuillerée à thé.Lr WARNER-CHILCOTT L'alboratories Division de William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario 234 massifs de ce nouveau vaccin sont projetés pour l\u2019an prochain.Selon les expériences préliminaires, qui en ont été faites, il serait capable de protéger les enfants inoculés contre les trois formes connues du virus de la poliomyélite pendant trois ans ou davantage.Des progrès d\u2019un autre ordre dans la lutte contre les virus, ces organismes minuscules à l\u2019origine de la poliomyélite, du rhume ordinaire et de tout un ensemble d\u2019autres maladies ont été enregistrés grâce à la mise au point d\u2019une nouvelle technique pour cultiver les microbes.La nouvelle méthode en question, fruit des travaux du professeur Renato Dul- becco et de la doctoresse Margaret Vogt, permet l\u2019étude des effets de diverses médications sur des virus pris individuellement, et rend possible pour la première fois l\u2019observation directe de l\u2019action de ces micro-organismes sur les cellules vivantes.Dans le champ des recherches biochimiques, les spécialistes estiment que la synthèse chimique de l\u2019oxvtocine, l\u2019une des hormones ou « régulatrices chimiques » du corps humain, représente une réalisation des plus conséquentes quant à sa portée.Cette sécrétion de la glande pituitaire qui se trouve à la base du cerveau, joue un rôle vital dans l\u2019enfantement et pourrait également avoir d\u2019autres fonctions essen- ticlles.L\u2019oxytocine est la première des hormones appartenant à un groupement complexe de substances appelées polypeptides à avoir été produite en dehors d\u2019un corps vivant.Sa synthèse, exploit culminant de 20 ans de recherches, a été réalisé par une équipe de savants avant à leur tête le biochimiste renommé, le docteur Vincent de Vigneaud.La découverte du mécanisme permettant la transformation des graisses en \u2018énergie, l\u2019un des phénomènes physiologiques les plus fondamentaux, est considérée comme une réussite de caractère primordial dans le domaine de la recherche pure.Cette découverte.qu\u2019on s'attend à voir jeter de la lumière sur de nombreux problèmes médicaux importants avant rapport à l\u2019activité chimique du corps humain, a été annoncée par le docteur David A.Green et ses collègues.Les progrès qui se poursuivent dans la voie de la thérapeutique des maladies infectieuses ont été particulièrement marqués par la découverte de nouveaux types d\u2019antibiotiques et de nouveaux remèdes destinés à la lutte contre l'infection.C\u2019est ainsi que la mise au point d\u2019un médicament extrêmement efficace contre la schistosomose (bilharziose), une infestation de l\u2019organisme par un ver, qui est en train de devenir NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canade Tome 83 \u2014 Fév.1954 des succès frappants dans la lutte contre un grand nombre d\u2019infections, depuis la pneumonie jusqu\u2019à la dysenterie.En plus d\u2019un accroissement de leurs applications en ce qui concerne la médecine humaine, ainsi qu\u2019il ressort d\u2019un rapport selon lequel, en 1953, la liste des maladies succombant aux effets de la terramycine avait dépassé le chiffre de cent, les antibiotiques sont entrés dans un nouveau champ d\u2019action: la lutte contre la maladie des plantes, où la terramycine ct la streptomycine ont triomphé de maladies considérées jusqu\u2019à présent comme incurables.Une opération destinée à remédier à certains défauts de la cloison interventriculaire compte parmi les interventions chirurgicales du cœur les plus importantes de cette année.Le procédé, dans lequel il est fait usage d\u2019une aiguille de nylon destinée À refermer une ouverture anormale dans la cloison, a été mis au point par les docteurs Harris B.Schu- maker et Harold Kind.L'administration à hautes doses de rayons X émis par une nouvelle machine fonctionnant à 2 000 000 de volts semble devoir permettre de fonder des espoirs importants sur le traitement du cancer du poumon dans ses stades avancés.Selon ies docteurs Hugh F.Hare et John Trump, des résultats intéressants ont été constatés dans plus de la moitié de 23 cas considérés comme « désespérés ».dans les dermatites atopiques (eczémas allergiques) SUCCES rapidement l\u2019un des problèmes les plus importants dans le monde en matière de santé publique, a été révélée par les docteurs Sidney Archer et C.M.Suter.Ce médicament est apparenté au bilharzicide allemand, le Miracil D, mais serait 16 fois plus efficace et moins toxique pour l\u2019organisme humain.En ce qui concerne les antibiotiques, on note tout particulièrement ceux connus pour leur portée étendue, tels la terramycine, qui a continué à remporter avec * en nom de A I\u2019 hydrocortisone (composé F1 Onguent à l\u2019Acétate de CORTEF en tubes de 59 Concentrations de 2,5% (25 mg par gramme) et de 1,0% (10 mg par gramme) Documentation sur demande M MARQUE DE FABRIQUE Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 [EEN THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 224 Adelaide Strrnt, West, Toronto Mainlenant\u2026 un traitement plus efficace des nausées et des vomissements dans\u2026 LA GROSSESSE LA CINÉPATHIE MALAISES LA PHASE POST-ANES- CAUSÉS PAR THESIQUE LES RADIATIONS | est prouvé que les substances anti-vomitives ont une efficacité plus grande lorsqu\u2019on les administre en groupes.L\u2019Apolamine réunit des agents anti-vomitifs reconnus en une association parfaitement équilibrée, ÿ permettant ainsi un traitement plus rationnel des réflexes qui gouvernent les nausées et les vomissements.FREINE LE CENTRE MOTEUR RESPONSABLE DES VOMISSEMENTS Grâce à une sédation légère qui calme le vomissement considéré comme réflexe et apaise le malade ANNULE L'EXCÈS DE STIMULATION PARASYMPATHIQUE Qui provoque de la salivation, de l\u2019hypersécrétion gastrique et, partant, le vomissement.CONTRIBUE AU RÉTABLISSEMENT D'UN MEILLEUR ÉQUILIBRE DU MÉTABOLISME En fournissant les vitamines du complexe B qui tendent à prévenir la nausée et le vomissement.CONTRÔLE L'IRRITATION GASTRIQUE LOCALE |! réduit au minimum les réflexes de nausée causés par divers aliments en diminuant la sensibilité de la muqueuse stomacale.Chaque comprimé contient: 15 mg.(V4 grain) Luminal(®), 0.1 mg.(1/600 grain) sulfate d\u2019atropine, 0.2 mg.(1/300 grain) bromhydrate de scopolamine, 0.1 gm.(114 grain) benzocaine, 4 mg.riboflavine, 2.5 mg.chlorhydrate de pyridoxine et 25 mg.nicotinamide.Ys 7.SZ \u20ac Zone.or CANADA, L19.Apolamine s'obtient en flacons de 100 comprimés.winosor on Tro Luminal est une marque de phénobarbital dont le nom a été déposé aux E.-U.et au Canada.443 Sandwich Street West, Windsor, Ontario L'Union Méd.Canada LVII Tome 83 \u2014 Fév.1954 Ces constatations révelent que RANTAL est un agent anticholinergique bien toléré pour traitement d\u2019ulcères gastriques.i er 2 PRE D SOULAGEMENT DES SYMPTÔMES .PRANTAL a soulagé 117 patients sur 124.\u201cLes symptômes ont disparu chez 103 patients en moins de vingt-quatre heures\u201d, tandis que tous les symptômes ont été enrayés au bout de deux à sept jours chez 14 autres.CICATRISATION .PRANTAL a contribué à la cicatrisation des ulcères chez 94 patients.Chez ces 94 patients examinés au rayon X, \u201cla radiographie révélait la cicatrisation chez 80 d\u2019entre eux, et une cicatrisation satisfaisante mais encore incomplète chez 14.\u201d RÉACTIONS SECONDAIRES .PRANTAL s\u2019avéra remarquablement exempt de réactions secondaires.On ne constata aucune réaction secondaire chez 402 (84%) des 480 patients traités au PRANTAL par voie orale.= QUATRE FORMES DE DOSAGE.® Pour réajustement Comprimés PRANTAL (ordinaires ou rainurés) © Pour effet prolongé (8 heures ou plus) PRANTAL Repetabs (Comprimés à Action Répétée) ® Pour crises aiguës PRANTAL injectable © Pour soulagement de la douleur et contrôle de la fatigue et de l\u2019anxiété Comprimés enrobés PRANTAL, avec phénobarbital.Agréables au goût.PRANTAL* Méthylsulfate, marque de méthylsulfate de diphenméthanil.REPETABS* Comprimés Schering à action répétée.*Noms déposés Sboriag CORPORATION LIMITED L£ 44 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 1 (Vv.1Yua ANNONCE D'UN NOUVEAU PRODUIT Nom du produit \u2014 Aérodrine, solution intranasale.Description \u2014 La solution intranasale Aérodrine est aqueuse et isotonique.Elle renferme par cc.: Vasoxyl, chlorhydrate de méthoxamine, 2,5 mg., pour provoquer une vaso-constriction locale douce, mais rapide et prolongée, sans stimulation centrale; Aéros- porine, sulfate de polymyxine B, 5000 unités, pour éliminer la plupart des bacilles Gram négatifs, plus particulièrement Ps.aeruginosa (B.pyocyaneus) ; Gramicidine, 0,05 mg., pour éliminer la plupart des microcoques et bacilles Gram positifs.La solution intranasale Aérodrine est douce et Le pH (5,5) est légèrement acide.Il n\u2019y a pas la moindre stimulation centrale causée par le composant vaso-constricteur, le Vasoxy], agréable à employer.et par conséquent aucune insomnie ou nervosité à la suite de l\u2019emploi de la solution intranasele Aérodrne.Indications \u2014 La solution intranasale Aérodrine est indiquée chaque fois qu\u2019il y a engorgement ou infection du nez, du naso-pharynx ou des sinus, comme dans: la rhinite aiguë, y compris le rhume banal, la rhinite chronique, l\u2019ozène (rhinite atro- phique chronique), la sinusite, ainsi que pour le soulagement symptomatique ou la prévention de l\u2019infection dans la rhinite allergique (fièvre des foins).Administration \u2014 On peut employer n\u2019importe laquelle des méthodes reconnues pour application de médication nasale: compte-gouttes, pulvérisateur ou tampons nasals.Si on se sert d\u2019un compte-gouttes ou d\u2019un pulvérisateur, la dose suggérée est d\u2019une à trois gouttes dans chaque narine deux À quatre fois par jour, Présentation \u2014 Flacons de 1% once liquide (avec compte-gouttes).Fabriqué par Burroughs Wellcome & Co.(The Wellcome Foundation Ltd.), Montréal.LVIII Pour un effet prolongé dans les cas d\u2019allergies.CHLOR-TRIPOLON REPETABS (comprimés à action répétée) Assure @ un soulagement sans égal @ un soulagement rapide @ l\u2019absence de réactions secondaires CHLOR -TRIPOLON 8 mg., sous forme de REPE- TABS (comprimés a action répétée), a été perfectionné en vue d\u2019un effet prolongé, 8 à 12 heures.La couche extérieure du comprimé libère immédiatement une dose de 4 mg.La partie intérieure libère une seconde dose de 4 mg.environ 4 heures plus tard.Ces comprimés assurent une journée complète de soulagement et une nuit de repos ininterrompu.MALÉATE de CHLOR-TRIPOLON (maléate de chlorprophenpyridamine Scher- ing).*R-A Comprimés à action répétée de Schering.Aux Etats-Unis, CHLOR - TRIPO- LON est connu sous le nom de CHLOR-TRIMETON.CORPORATION LIMITED Nom déposé. ma us = LIX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 A » IARI SRILA > Ÿ DOSE QUOTIDIENNE DE PÉNICILLINE Ces chiffres astronomiques peuvent causer la confusion et ne sont pas nécessaires.En termes de poids, les recommandations actuelles pour la pénicilline orale sont moindres que pour les autres antibiotiques oraux!.Prescrivez la pénicilline par poids ce qui sera plus pratique, plus économique et plus simple.q plus pratique, p q P P 1.T.B.Binns, The Practitioner, 170:273, 1953. L'Union Méd.Canada LX Tome 83 \u2014 Fév.1954 Les chiffres astronomiques qui ont été employés pour exprimer l'activité de la pénicilline en unités, ont créé une fausse impression en ce sens qu\u2019il faut des quantités excessivement considérables de pénicilline pour obtenir une thérapeutique efficace.En fait, la pénicilline est l\u2019un des antibiotiques oraux le plus puissant si on le considère par rapport au poids, et demeure I'antibiotique de choix dans les cas d'infections les plus graves.Pour aider à corriger ces fausses impressions qui tendent à faire croire qu\u2019il faut des doses excessives, et pour mieux orienter les gens envers les antibiotiques oraux, The British Drug Houses présente maintenant deux nouvelles formes orales de Pénicilline G Ammonium désignées par rapport au poids de pénicilline G libre, la portion active de chaque molécule de pénicilline.Les comprimés oraux equivalents à 0.25 Gm.et 0.5 Gm.de pénicilline G libre sont.disponibles aux médecins qui ont pris l\u2019habitude de prescrire d\u2019autres antibiotiques selon des mesures en rapport au poids.PRESCRIVEZ P.G.A.BRITISH DRUG HOUSES QUALITÉ Le mot qualité n\u2019est pas un vain mot chez Beauchemin; les travaux illustrés ci-joints font l\u2019orgueil des artisans d'expérience que Beauchemin place à votre service.COULEUR La couleur, cette arme moderne aux mains des publicistes et des imprimeurs, demande un degré artistique élevé pour la répartition équilibrée des groupes ou des valeurs, c\u2019est ce que vous trouverez chez les artistes de la maison Beauchemin.PRÉCISION Un travail de reproduction en couleurs demande une fidélité de reproduction et une précision d'impression que l\u2019on ne peut obtenir qu'avec un outillage moderne et tenu à point comme celui dont est pourvue la Librairie Beauchemin.SERVICE Le mot service a une importante signification pour les employés de la Librairie Beauchemin Limitée.Le soin de bien servir \u201cle client\u201d est notre constante préoccupation.Demandez notre représentant.- BEAUCHEMIX 430, rue Saint-Gabriel, Montréal - LA.4236 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 LXII SSoulagement Zapide Douleur = = Musculaire DE < Squelettique Arthrite R h .Les ingrédients éprouvés par le umatisme temps, contenus dans Rub A-535, ° pommade émolliente dans un exci- B ur site pient genre nouveau, qui ne tache M yosite Fas et ne graisse pas, facilitent l\u2019action analgésique rapide dans le traitement N evrites symptomatique d\u2019un grand nombre d\u2019af- ec qe fections musculo-squelettiques.Sciatique Rub A-535 peut être employée après des L b traitements par diathermie, rayons infra- um ago rouges, bains de chaleur et autres formes de physiothérapie.Rub A-535 renferme quatre ingrédients actifs: camphre 1%, menthol 1%, huile d\u2019eucalyptus 12%, salicylate de méthyle 12%.Ee A AID es A535 i EEEEESEEELET LE; UN E Préparée par les fabricants du cataplasme d\u2019Antiphlogistine.THE DENVER CHEMICAL MFG., CO., MONTRÉAL, P.Q. Vous aurez peut-être l\u2019air d\u2019un martien.mais vous verrez exactement ce que vous faites - ils - - LUMIERE FRONTALE Zul! Beam WELCH U.S.Brevet No 2,651,301 VISION BINOCULAIRE A TRAVERS LE FAISCEAU LUMINEUX La troisième dimension se perçoit normalement et les ombres sont éliminées du champ opératoire.Peut se remonter sur le front en un clin d\u2019œil quand on a besoin d\u2019un éclairage oblique.ILLUMINATION PLUS INTENSE ET PLUS UNIFORME | Intensité lumineuse de 450 bougies pouvant éclairer les orifices les plus | profonds sans aucune réflexion aveuglante.DURABLE, COMMODE, ECONOMIQUE Rien qui puisse se briser ou se défaire.Ampoule ordinaire 1000 heures, comme celle qui sert au feu rouge arrière d\u2019une automobile.Complet avec transformateur pour courant AC 110-120 volts, 60 cycles.Lumière frontale avec transformateur (No 450) ee.$36.00 - À || 1 | = e El CRÉATEURS ET FABRICANTS D'INSTRUMENTS POUR DIAGNOSTICS DEPUIS 39 ANS ).F.HARTZ CO., LIMITED THE STEVENS COMPANIES Toronto Montréal Halifax Toronto Winnipeg Calgary Vancouver CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITEE Montréal Ottawa Québec L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 * Dermatoses Eczema Ulcères Erythème fessier LXIV Traitement nouveau, efficace, plus rapide et plus sûr.La crème panthoderm le premier et le seul topique contenant du pantothénylol EFFICACITE CLINIQUE.\u2014 Des travaux récents 1.2 montrent que ce topique au pantothénylol \u2014 corps analogue à l\u2019acide panthothénique \u2014 \u2018influence favorablement l\u2019évolution de nombreuses dermatoses ulcératives et pyogènes.La plupart d\u2019entre elles guérissent et les autres montrent toujours de nombreux signes d\u2019amélioration.\u2019\u201d_ Même les cas rebelles à toute autre thérapeutique semblent répondre à l'application de la crème PANTHODERM, qui.e soulage la douleur et le prurit e provoque la granulation et la guérison.AGRÉABLE À EMPLOYER : ne tache pas, s'applique aisément, n\u2019est pas toxique et relativement peu sensibilisatrice.Conditionnement : Tubes: 1 once Pots: 2 onces 1 livre Echantillons et littérature 1.2 sur demande.U.S.VITAMIN CORPORATION OF CANADA, LTD.Casimir Funk Laboratories, Inc.(filiale) 1452, rue Drummond, Montréal, Qué. Ao, Soria se P 2 i * rotectio ce n comp @ , le ss le EH .= = = S = Si = = i se > = 3 >.A = NS = ES 27 = , © sé 2 BS = 3 & £5 : pe $ ÈS.R J es ge A = à sa od a A = È % = Tee / RR $ SA > # LL i F 2 A 3 = = ; *, + = g # 5 æ EE # SF SF = = i re Se 5 i = = ce ES 3 = #4 SY = = + * i FRANK W.a ht $ æ 3 = ss ÿ- x = = o 4 + = & I RY 5 ed = = + = REN = es He i ER = = = S = \"3 = = Xi «© 5 HORNER LIMITED 2 + 3) Hy & = a = ps w % Sa £ = - Dene #3 2 = + A =], Cioran WL gs Fa J ca + Ses WL we L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 LXVI | Angoisses Etats dépressifs, mélancoliques, psychasthéniques | - En substitution, complément ou consolidation du traitement por INJECTIONS INTRAVEINEUSES tasoratoires ou o' JF DE BAT rvs o AGENT GENERAL : J.EDDE Ltée MONTREAL ACTION REGULIERE ET CONSTANTE | à 6 comprimés par jour.* aux repas ou au coucher Commencer par deux comprimés LABORATOIRES LOBICA 25, RUE JASMIN \u2014 PARIS Agent : J.EDDÉ Ltée, MONTRÉAL LXVII L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 SCÈNE MÉDICALE .LE POLITIQUE \u201cJe viens de lire votre travail, chef.Je serais fer de l\u2019avoir fait moi-même! J'ai particulièrement apprécié votre analyse de l\u2019effet sur la coagulation.Très fort! Vous faites sauter les tenants de l\u2019héparine avec leur propre bombe.\u201d Vous avez probablement votre part d'ennuis à to'érer.Comme les chercheurs de consultations gratuites, les amateurs de médecine.et les flatteurs comme celui qu'on illustre plus haut.Mais il y a d'autres ennuis que vous n'avez pas à endurer.Entre autres, les mains d'hôpital; mains douloureuses à la suite de brossages fréquents et énergiques.Mais il est facile de conserver vos mains douces et confortables en employant Noxzema.Cette crème est rafrai- chissante et favorise la guérison des plus petites gerçures.Et Noxzema n'est pas graisseuse.Aucune sensation huileuse sur vos mains.Voici un autre bon tuyau.Frictionnez vos pieds avec Noxzema lorsque, après une longue journée de travail, vos pieds sont chauds et endoloris.Noxzema les rafraichira en peu de temps, et vous éprouverez une sensation de bien-étre aussitôt après ! Pour votre gouverne La Crème Noxzema pour la peau est la formule moderne d'huile de Carron, renforcée par l'addition de camphre, de menthol, d'essence de girofle et de moins de Y2 pour cent de phénol, dans une émulsion solidifiée sans graisse.Sa réaction est presque neutre, le pH étant de 7.4.Lorsqu'un antipyrotique et/ou un antipsorique est indiqué, comme dans le cas d'irritation douloureuse de la péau \u2014 démangeaison, éruption, brûlures \u2014 vous pouvez prescrire en toute sécurité à vos patients la Crème Noxzema, faiblement médicamentée et ne contenant pas de corps gras. un indice qui ne trompe jamais.es i on | Le filament dépistable aux rayons X qui se trouve dans les éponges RAY-TEC laisse sur la plaque de rayons X, quel que soit l\u2019angle sous lequel est prise la photo, un tracé qui ne trompe pas.çÇ Le radiologue connaît cet indice et le distinguera facilement, d\u2019autant plus que le filament RAY-TEC couvre une grande partie de la plaque de rayons X.Le filament, doux et non-abrasif, a une forme bien distincte et ne peut être confondu avec les os ou des taches sur + la pl i ique.dépistables aux rayons X a plaque radiographique | RAY-TEC | Haas trot Johmonfohmion LIMITED MONTREAL me A Depuis quelques années la science s'intéresse vivement à la valeur nutritive des viandes de haute qualité préparées spécialement pour les tout jeunes enfants.Toujours en tête du progrès, Heinz vient d\u2019ajouter quatre purées de viande à sa série déjà très complète d\u2019aliments pour bébés.Vous pouvez désormais recommander une variété de 60 produits Heinz qui répondront au besoin particulier de chaque enfant.Des échantillons de ces nouvelles purées de viande seront promptement livrés aux médecins et diététiciens qui voudront bien les faire goûter et les mettre à l\u2019essai.S\u2019adresser à H.J.Heinz Company of Canada Ltd., Dept.S.P., Leamington, Ont.Heinz > Fabricants de céréales pour bébés « de purées « d\u2019aliments pour enfants L'Union Méd.Canada LXX Tome 83 \u2014 Fév.1954 ESSAIS HEMOSTYL > ROU\u2019 SEL les 10 amino-acides indispensables NUTRITIONS DEFICIENTES ASTHENIES ET HYPOTENSIONS le principe vaso-constricteur de GREENE, RAPPORT et .MOINDRE RESISTANCE AUX INFECTIONS les globulines-y @ ACCÉLÉRATION DES ÉCHANGES EN @ RESTAURATION DE L'ÉNERGIE AMPOULES BUVABLES @ LE STIMULANT \u201c de SÉCURITÉ © yy ~ V INSTITUT DE SÉROTHÉRAPIE HÉMOPOTÉTIQUE % P N MIA LES LABORATOIRES ROUSSEL 97, Rue de Vaugirard, PARIS (6°) - Littré 68.23 ky J.Eddé Ltée « 1154 Beaver Hall, MONTREAL, P.Q Si ARTICHOBYL F, 136 \\ À MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L'Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., MONTREAL. LXXI L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1951 ss es \u2014_\u2014\u2014\u2014 \u2014 Sm = He 00 Yaniy À ASPIRIN M BAYE NG hl \\ | | YS 110 2 tates wm De found lent: == == Lens hd Baty dose 9 ompeumes de l'esn | 1h = ale \"rie go, ha \u20ac.comprimes ARY LTD.Windoor, Ont sz ess \u2014.\u2014 LE pe = = al = 2 Rien de ce que vous prescrivez n'est fait plus soigneusement que [Aspirin Aspirin\u2019 est, au Canada, la marque déposée de The Bayer Company Limited L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 L'antibiotique à l\u2019action énergique s\u201c Lay (ERYTHROMYCINE LILLY) spécialement contre le staphylocoque, le streptocoque et les infections à pneumocoques ST A ETE EPROUVE EN CLINIQUE \u2014 pes la découverte de l\u2019Ilotycin, plus de 70 rapports ont été publiés en sa faveur.Dans de nombreux pays, des travaux de cliniciens au sujet de l'emploi de l\u2019Iotycin dans une grande variété d'infections ont confirmé la valeur de ce nouvel antibiotique.L\u2019Hotycin a mérité force éloges pour l\u2019action remarquable qu\u2019il exerce contre les nombreux organismes qui lui sont sensibles, parce qu\u2019il agit comme BACTÉRICIDE à l\u2019endroit de nombreuses bactéries pathogènes .pour son action décisive contre plusieurs organismes qui résistent à d\u2019autres antibiotiques.et parce qu\u2019il ne cause que de rares effets secondaires.ILOTYCIN.traitement de choix pour plusieurs des infections courantes.QUALITÉ / RECHERCHE / INTEGRITE Eli Lilly and Company (Canada) Limited Toronto, Ontario LXXII LXXIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Fév.1954 Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est l\u2019agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.Comme laxatif\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.Comme antiacide\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus à la flatulence.LAXATIVE om 3 40 grams of 2 Ad eurce pyrenees ST rer BEF NE BEPORE USINE AU p : Es.STTOTS LULU S A au AN A cm ma DOSE: Luxatif: 2 a A cuillerées à soupe Artiacide: 1 à 4 cuillerées à thé, ov 1 à 4 tablettes LAIT DE MAGNESIE PHILLIPS\u2019 Préparé exclusivement par STERLING DRUC MFC LTD., 1019 Elliott Street West, Windsor, Ont. 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ape.et, omit dx 8 1x pl \u20ac des maple 65 sint ouate désist denen pans qu'bortmontal 1 pontine Pine # sut: flans RE RE ES rn majeures, mineures, obstétriques, d'urgence, germicides.APPAREILS SPÉCIAUX unités de laboratoire pour formules de lait, | meubles en acier inoxydable, chaises d'in: valides, lits à bassin automatique, matelas à points de compression alternatifs, ozona- teurs., .x - .Ecrivez des maintenant pour plus de renseignements AMERICAN STERILIZER COMPANY Erie, Pennsylvanie FSS DA Hd A PR A ar UR BN , \"RE MONTREAL - WINNIPEG Les fils chirurgicaux chromiques Guit MARQUE DÉPOSÉE sont \u201cchromicisés\u201d deux fois pour une meilleure absorption La nouvelle méthode de double \u2018\u2018chromicisation\u201d Curity, après la formation du fil, assure un.meilleur contrôle sur sa résorption.Le premier bain © solution du second bain s\u2019agglomère aux molécules du premier, à ne fait pas que \u2018\u2018tanner\u2019 le fil mais il l\u2019imprègne.l\u2019intérieur même du fil, pour donner une \u2018\u2018chromicisation\u201d complète et uniforme du centre jusqu\u2019au bord.Il en résulte que le fil se résorbera uniformément.De cette façon, les brins sont liés les uns aux autres par leur mucine naturelle.l MARI EXCLUSIF A BAUER & BLACK @iD unt EPOSEE Une division de The Kendall Company (Canada) Limited MARQUE DEPO FILS CHIRURGICAUX ee deat ee an = Et Ste lee RES, 0 OR a IR wn TABLE DES ANNONCEURS Abbot Laboratories (Erythrocin) \u2014 (Bluténe) .XLI - XLII Rougier Fréres (Lipotrope) =.Vv Allen & Hanbury\u2019s Co.Lid.(Ethnine) _._._._.__._.__.LXXVI Rougier Fréres (Natisedine) Première page de la couverture American Sterilizer Co.(Appareils chirurgicaux) .__.LXXV Savage Shoes Limited (Chaussures Research) .____\u2026.LXXXI Ames Company of Canada Limited (Clinitest) ._.XXIII Schering Corp.Limited (Prantal) _.___.________.__.__ LVII Anglo French Drug Cie Limitée (Propi-Vaginal) .__\u2026.XLVII Schering Corp.Limited (Coricidin).__\u2026__\u2026_\u2026_._\u2026___.11111100 LII Armour Laboratories, The (Tryptar) .__.XXVII Schering Corp.Limited (Chlor-Tripolon) _._.__ LVIII Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Médiatric) \u2014 Searle & Company, G.D.(Pro-Banthine) ._.___\u2026.XXXII (Prémarine) nn XXI - XXII Sharp & Dohme (Canada) Limited (Benemid) .____._\u2026.LIV Banque Canadienne Nationale, La .\u2026.\u2026._\u2026\u2026.\u2026.___\u2026_.____._\u2026.XII Smith, Kline & French Inter-American Corp.Bard-Parker Co.Inc.(Rack-Pack) oo.XXXVII (\u2019Ekabarb\u201d Spansule) ._._.11121111111110 XINI Barnes Company, Limited, A.C.(Argyrol) .__ _ .___.XLl Standard Pharmaceutical Co.Inc.(Valerianets- Bauer and Black (Fils chirurgicaux \u201c\u2018Curity\u201d) _._.__\u2026.LXXXVII Dispert) .ccscecscccssaccescancnL LL ___.LXXXIII Bayer Company Limited, The (Aspirin) ____.__.________.LXXI Sterling Drug Mfg.Limited (Lait de magnésie Bell.Craig Limited (Probése T.D.) .oi.LXXXIX Phillis) cee eee eee LXXIII British Drug Houses (P.G.A.) ____._._ ____.__._.LIX - LX Swift's Canadian Co.Limited (Viandes pour Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 DEES) © y Le Supplement Vitaminique ADC LCONOMIQUE Lificace TRLIR III! 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