L'union médicale du Canada, 1 août 1958, Août
[" 'TOME 87 \u2014 NUMÉRO 8 MONTRÉAL, AOÛT 1958 8 CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.ST-ANDRÉ-SUR-MER (N.-B.) HÔTEL ALGONQUIN les 11, 12, 13, septembre 1958 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada 5 Bu \u2019 u du Canada 1872 - 1958 BULLETIN HYGIÈNE ET MÉDECINE.(SOCIALE / y Edouard DESJARDINS .Rosario ROBILLARD si = 2 - Problèmes en quête de solutions .\u2026.881 L'aspect social du diabète sucré À, i Pierre SMITH JURISPRUDENCE MEDICALE., L = Vie eM hssotiation des Médecins de .-angue LL LL LL 885 Jugement de la Cour du Banc de la Reine (du à Georges-L.DUMONT Invitation aux médecins de I\u2019Association de Langue VARIETES Française du Canada .807 Gilles BLAIN ° ® e La médecine exige la charité .955 Willie VERGE pt EVER Si QUI ROM No SUSSET: Mon cinquantenaire de pratique médico-chirurgicale .958 Gemelléité et paralysie générale infantile .888 , EE MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Les cancers infantiles à Sainte-Justine .904 Jean ROUSSEAU, Rita GAGNE-DESROSIERS Une nouvelle substance révulsive contre la douleur .963 RECUEIL DE FAITS s Gilles GOSSELIN et Maurice VERDY CORRESPONDANCE Hyperlipémie essentielle .922 Lise FORTIER Pierre RENTCHNICK rome de défibrination aigué peropératoire .931 Lettre de Suisse .A LL LL 965 REVUE GÉNÉRALE ANALYSES .11111112 1021 LL AL aa anna 968 Roland CAUCHON SOCIETES .ia.977 Où est la limite en chirurgie?Co ; CL 935 NOUVELLES .11100 111 LL LL LL LL LL 980 , REVUE DES LIVRES .983 EDITORIAL COMMUNIQUES .986 Edouard DESJARDINS L\u2019Union Médicale du Canada en 1889 .990 La pancréatite chronique récidivante ._.5940 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .992 Universellement reconnue .COLCHICINE HOUDE \u2018\u201cLa colchicine par voie buccale demeure le traitement classique de l\u2019arthrite goutteuse aiguë.\u201d Wallace Graham and James B.Roberts.Annals of the Rheumatic Diseases \u2014 Vol.12, No.1, March, 1953.Dans la diathèse goutteuse ou rhumatismale .COLCHIPIRINE Colchicine \u2014 Acide acétylsalicylique \u2014 Vitamine B.TRAITEMENT DE FOND ANTIPHLOGISTIQUE \u2014 ANTI-ALGIQUE \u2014 URICO-ÉLIMINATEUR Au cours des phases intercritiques et chroniques de la goutte.Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada EN ee Viotorme-Hydrocortisone Grème ANTIINFLAMMATOIRE ANTIPRURIGINEUSE ANTIBACTERIENNE ANTIFONGIQUE é *CONCLUSIONS\u2014 - LA CREME VIOFORME®-HYDROCORTISONE \u2018employée conjointement Qc un régime dermatologique PVO COUR | s\u2019est avérée un adjuvant'très précieux dans le traitement d\u2019un groupe ; Sighs grand variété de dermatoses.\u2019 de 155 malades affect a locale rr rit eg, [SIE Tar (one les ças A gery airy séborrhéique, otite eczémateuse pe CE NETL) Nue T1 LER, Tet EE ha On a aussi l obtenu de bons résultats dans les cas de ges] DL FIR Cor gata perléche et eczéma stasis.\u2019 \u201cDef Lis 1a parution Phy ots er Ea} ren plus de 137 malades ° EX ait crème et la lotion Vioforme-Hydrocortisone et j\u2019ai obtenu de CR d\u2019excellents résultats-61 de ces malades ont reçu les PNEU] sans autres traitements.Dans Ja majorité des cas les résultats 8g sont RTC 0] satisfaisants.Quatre malades ont ad une sensibilité LTE et seulement 14 n\u2019ont montré qu un Rial ay IE \u2018ont tiré aucun profit\u201d.eset?Lace per EEE Le UT PRE as\" autres J PE 4 L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Faible Posologie LAN pour les Infections Génito- Urinaires Propriétés Antibactériennes et Anti-infectieuses Exceptionnelles \u2014 Plus soluble dans l\u2019urine acide! \u2026.niveaux plasmatiques plus élevés et mieux soutenus qu'avec tout autre sulfamide antibactérien connu et utile 2, Suifamethoxypyridazine Lederle Faiblesse de Posologie Sans Précédent \u2014 La quantité de sulfamide que doit détoxiquer le foie est moindre.et pourtant pleinement efficace.Une seule dose quotidienne de 0.5 à 1.0 gramme maintient des taux plus élevés dans le plasma que 4 à 6 grammes par jour d\u2019autres sulfamides \u2014 avantage précieux dans le traitement prolongé 2.Action Plus Energique sur les Germes Sulfamido-Sensibles \u2014 Le KYNEX maintient les concentrations tissulaires élevées et prolongées si importantes dans le traitement des infections urinaires.surtout dans les affections comme la pyélonéphrite où les lésions peuvent siéger dans des tissus ne venant pas en contact avec l\u2019urine 3.Posologie: La dose pour adultes recommandée est de 1] gramme (2 comprimés) le premier jour, suivie les jours suivants de 0.5 gramme (1 comprimé) tous les jours ou de 1 gramme tous les deux jours dans les infections bénignes ou modérées.Dans les fortes infections où il est indiqué d\u2019obtenir rapidement des taux élevés, la dose initiale devrait être de 2.0 grammes, suivie de 0.5 gramme toutes les 24 heures.Posologie pour les enfants selon le poids, e.;., pour un enfant de 40 livres, la dose devrait être le quart de celle pour adultes.Il est recommandé de ne pas dépasser ces doses.KYNEX \u2014 PARTOUT OU LA SULFAMIDOTHERAPIE EST INDIQUEE Comprimés: Chaque comprimé renferme 0.5 gramme (714 grains) de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 24 et de 100 comprimés.Sirop: Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de sirop aromatisé au caramel renferme 250 mg.de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 4 onces.références: 1.Grieble, H.G., et Jackson, G.G.: Traitement Prolongé des Infections des Voies Urinaires par la Sulfaméthoxypyridazine.New England J.Med., 258 :1-7, 1958.2.Editorial New Eng.J.Med.258 :48-49, 1958.3.Harris, A.P.; Riley, H.D., Jr., et Knight, V.: La Sulfaméthoxypyridazine dans le Traitement des Infections des Voies Urinaires.Arch.Int.Med.100 :701-708, 1957.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.*Marque déposée Sanao\u201d Il L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Bulletin de l'Association des Médecins + de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: De Canave) Messieurs les Professeurs: aurice Roc eneve), - Jean-Jacques Lussier, doyen, Re ee usager (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; To : BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Roger-R.Dufresne.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Jean- Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre Léger, Charies Lépine, J.Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques Jean-Louis Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.Mathieu, Gérard Mignault, J.-P.Paquette, P.Poirier, André Proulx, Rosario Ro- -P.Julien, billard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.) P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) .D.Colin (Saint- Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.\"EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE PROPRIÉTÉ DE os FRANÇAIS RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I- NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours C ÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 GR HS VIS NE S NR ca a HTINARCE 55068 ans Ps ELIXIR # \\ NE SPASM o 4%) ERVIN ES M dat iQUE 025.5.4% CONTENANCE.6 1E [XE Ld al, sok EL! JRISSONS PAR: JOUR.dst {Ld ph POE a ASMY FY Ld TY ei E0-SF rue IN - TU QUE AN TISPASM HYPN bY) PY add hé (4 TLS fre [LA PTX fe Yds ry aN one ey tab Bah AL] PY pope ld à thé pat, IIA L da rey a RE ST EEN \u201cpearl Sy \u201cGRY SSN, \u2014 #2 4 A 7 A A 7 3 A À (| AA 5 2 7 7 1 i < G | , 2) 2 Z] Z D 2 a i D Û 2 y GUY 7 7 YY I ELIXIR \" LE SEDATIF DES ENFANTS \u201c au délicieux goût d'orange DISTRIBUTEURS MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, 18 P.Q. IV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Bulletin de I'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Letondal MM.Paul Letondal, Roma Amyot, Roger Dufresne et Vice-président: Roger Dufresne P.-R.Archambault.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras.Emile Blain, Roméo Boucher P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, P.Letondal, A.Marin, Donatien David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-Charles mond Dubé, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : ! 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 \"KONDREMUL.EMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINERALE Cronin Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile minérale exceptionnelle à cause de sa grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses globules d\u2019huile et de leur faible volume.|! s\u2019infiltre dans le bol fécal, l\u2019amollit, et permet le passage, sans efforts, d\u2019une selle molle et CARA etiquette verte bien formée.Le suintement anal, toujours embar- CASC rassant, est extrémement rare.< \" Le Kondrémul est agréablement aromatisé ; non oléagineux, il se verse facilement du flacon et se mêle intimement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Grâce à l\u2019absence de sucre et d\u2019alcool de sa formule, il peut être pris par les diabétiques.a - ; INE LL.Flacons de 8 et 16 onces liquides POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le Charles xoir à mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: &.Frost &Co.D\u2019une à deux cuillerées à thé le soir suffit géné- MONTRÉAL ralement. Sm L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 0 es re a Se = 28 = e es x GE Re 3 = x RE SR ; Le Onl! PRI i J LAT va ol a .see RR NIE 2% ss BY .S se = se nc ca +, ve $ Sa = = (as 5 ~ ae = es RU TOR 27 a, a Cy 48 ee, so Foo TPR T Ch F2 * > S Sd SN ERTS ve Sa a; À a aN = A ~ 3: Sen ~ 2.- À Rx, ae Ra, ed ee soa 24 ~ Kini xy Sg Le cor > ee ii RY Pas m5, > ~ ESS nl hE a, of ened Lx se Forty WEE es As sme + Ne S = = Na = = 8 He wt NR , >» ~ 3 ok RD = NE a REE > RR = > - = = >» = LB A ye J = | IX ia \u2014\u2014 5% i = A i = > 58 con AOE, ok HE 2 ce = Es cassé Sh se 2e ce Te 3 = 56 Pad, Yen = LUE 3 ¥ a £ le id SER 5 7 23 55 % i ce a \u20ac pe É SEE es ss nr We # ¥: 2 G a 7 7 Lo fe ES 7 >, 3 .4 23 Fa > = 4 25° % * WA, ae n° UBL SOs Pats E ABL E N UTR Plus active que I\u2019Aminophylline.sans ses inconvénients.NEUTRAPHYLLINE AU PHÉNOBARBITAL ROUGIER INC.2055, RUE FAVARD, MONTREAL FPE vu VI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 \u2014 ee \u2014 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cett evue ! ici *Associati des Médecins de Langue Française di Canada, m eR est l'organe officiel de ation inédue publie les travaux des Congrès, tous tes communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger): les membres déjà inscrits à | Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.lis doivent être complétés per un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être eff à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entrainent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourn\u2019 sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS TE) introduction | et une rétention faciles Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1958 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1959 jusqu\u2019au 30 avril 1959.On peut se procurer sur demande les \u2018\u2018Ré- glements et Normes de Formation post-univer- sitaire régissant les Examens\u2019, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d\u2019évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) W | D à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée com- > \u2026 me suit: SUPPOSITOIRES HEMORRHOIDAIRES D'UNE FORMULE TEER e TIENT ER (CET TT IIS iC CREE Le Collège Royal des Médecins et Vel Chirurgiens du Canada, .150, rue Metcalfe, Marque Déposée autre forme: Ottawa 4, Canada.ONGUENT WYANOID L'UNION MÉDICALE DU TT BULSIRRPAMNE BE al Montréal Boites Hoy ey IX FALAPEN PENICILLINE D'ACTION RAPIDE ET PROLONGÉE J MARQUE DÉPOSÉE © ooo \u201coe ve | UNITÉS/ML.1 2 4 6 8 10 12 MEURES APRES LA PRISE DIF LA DOSE y n mhz .a courbe représente la moyenne des taux sanguins positifs chez O patients hospitalisés, après l'administration d\u2018un comprimé de \u2018Falapen\u2018\u2018.Expérience Clinique L avec plus de 10,000 cas ISE EN GARDE.Bien que rarement, l'administration de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut pccasionner de l\u2019anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d'asthme pronchique ou d\u2019autres allergies, ou ceux qui se sont déjà montrés kensibles a la pénicilline, semblent les plus sujets à cette réaction.Charles & Frost &Co.Vos MONTREAL CANADA } } ! i L TRES ÉCONOMIQUE: DEUX PAR 24 HEURES SEULEMENT ! TRES PRATIQUE: SOMMEIL ININTERROMPU! > a le - entree.2 \u2014e- __ .\u2014 \u2014 es me manette trs = \u2014\u2014\u2014\u2014 ee RU AA rote oa coma \u2014 ptt PARCE QUE .un \u201cFALAPEN\" toutes les 12 heures est plus efficace que toute autre concentration de 500,000 unités de pénicilline orale toutes les 6 a 8 heures.UNE NOUVELLE INVENTION CANADIENNE EN PENICILLOTHERAPIE RAPIDE\u2014Le dégagement d\u2019une partie de la pénicilline dans l\u2018\u2019estomac produit rapidement des TAUX SANGUINS ÉLEVÉS.Grâce à la couche de \u2018Polymère 37\u2018* \u2014 une substance récemment perfectionnée\u2014le noyau du comprimé est intact lorsqu\u2018il parvient dans l\u2019intestin.PROLONGÉE\u2014Le dégagement du reste de la pénicilline dans l\u2018intestin procure des TAUX SANGUINS THERAPEUTIQUES ININTERROMPUS DURANT 12 HEURES.Chaque comprimé renferme: pénicilline-G potassique .500,000 unités POSOLOGIE.Adultes: un comprimé toutes les 12 heures, Augmenter ou diminuer la dose selon les besoins du patient.Flacons de 10 comprimés.*Demande de brevet en instance. BIBLIOGRAPHIE PARTIELLE DU PROPYLTHIOURACIL 1.13.14.#16.Asper, S.P., Jr.: \u201cObservations on the preparation of hyperthyroid patients for subtotal thyroidectomy with pro- pylthiouracil.\u201d Surgery 34: 655, 1953.Astwood, E.B., et Vander- laan, W.P.: \u2018Thiouracil derivatives of greater activity for the treatment of hyperthyroidism.\u201d J.Clin.Endocrinol.5:424, 1945.Astwood, E.B., et Vander- laan, W.P.: \u2018Treatment of hyperthyroidism with propyl- thiouracil.\u201d Ann.Int.Med.25:813, 19446.Bartels, E.C.: \u201cPropylthiou- racil: Its use in preoperative treatment of severe and complicated hyperthyroidism.\u201d Tr.Am A.Study Goiter, 1947, pp.89-98.Bartels, E.C.: \u201cAppraisal of the goitrogens: Results of treatment with thiouracil, pro- pylthiouracil and related antithyroid drugs.\u201d J.Clin, Endocrinol.8:766, 1948.Bartels, E.C., et Kohn, M.M.: \u201cLarge doses of propyl- thiouracil in the treaty@®nt of hyperthyroidism.\u201d » En- docrinol.14:1 5 m .Blattner, E.ts On current lip: Na Hyperthy- OÙ roidisgp\u201d\u2019 at.40:679, 5 LQ D., et Lensner, A.se of propylthiouracil perthyroidism and diabetes: A study of 41 cases.\u201d New England J.Med.254: 626,1951.Coicock, B.F.: \u2018Treatment of thyroid disease.\u201d Clin.Med.2:981,1955, .Crile, G., Jr.: \"Treatment of hyperthyroidism.\u201d Canad.MA.J.57:359, 1947.Griffin, A.: \"Management of hyperthyroidism in children.\u201d Clin.Proc.Child Hosp.9:144 1953.Goodman, L.S.,et Gilman, A.: \u201cThe Pharmacological Basis of Therapeutics.\u201d ed.2, New York, The Macmillan Company, 1955, chap.65, p.1543 ff.Greenberg, S.U., et Bruger, M.: \u201cObservations on the prolonged medical management of toxic diffuse goiter with thiouracil and propyl- thiouracil.\u201d\u201d Am.J.M.Sc.220:373, 1950.Ingbar, S.M.: \u201cThe influence of single doses of propyl- thiouracil on the kinetics of iodine accumulation by the thyroid glands of normal and hyperthyroid subjects.\u201d J.Clin.Endocrinol.15:331,1955.Kappes, W.C.: \u201cModern concepts in the treatment of goiter.\u201d J.Kennedy M.A.54:866, 1956.Lynch, F.W., et Krafchuk, J.D.: \u201cSerum lipids and thyroid activity in lupus erythemato- sus.Modification with propyl- thiouracil.\u201d J.Invest.Der- matol.25:3, 1955.McCullagh, E.P.; 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sur leur manifestation, discontinuer promptement le traitement.L'agranulocytose peut se déclarer soudainement, et des numérations globulaires réitérées ne semblent pas aider beaucoup à la prévoir.On doit avertir les patients de discontinuer la médication et consulter un médecin immédiatement sur manifestation d'un mal de gorge.Si l\u2018on dépiste de l\u2018agranulocytose, l'administration immédiate de cortisone et de fortes doses de pénicilline peut sauver la vie du patient.Chartes E.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome \u2014 87 Août 1958 (21-phosphate de prednisolone) [i (21-phosphate de prednisolone et sulfate de néomycine) DE iin Sl le premier \u201cpredni-stéroïde\u201d\u201d en véritable solution\u2019 2,000 1.La solubilité de l\u2019acétate d\u2019hydrocortisone dans l\u2019eau est de 0.01 mg./cm?, A remarquer la suspension blanche trouble d'hydrocortisone insoluble.\u201cLe phosphate de prednisolone possède des propriétés plus avantageuses .comparativement à toutes les préparations antérieures.\u201d \u201c.grâce à l'emploi du phosphate, on a pu éviter l'irritation locale causée par des agglomérats de grosses particules; cette forme a été facilement acceptée par les malades et s'est révélée efficace en clinique.\u201d Lippmann, 0., Arch.Ophth.57:339, March 1957.Description: 'HYDELTRASOL' et 'NEO-HYDELTRASOL! renferment un \u201cpredni-stéroide\u201d réellement soluble.Indications: Dermatoses.Mode d'action et avantages: Les onguents topiques \"HYDELTRASOL' et 'NEO-HYDELTRASOL' et la lotion topique 'NEO-HYDELTRASOL' exercent des actions antiallergiques et anti-inflammatoires à effets optima.Le 'NEO-HYDELTRASOL' y ajoute l'action antibactérienne du sulfate de néomycine.Leur solubilité contribue grandement à la pénétration des composants actifs jusqu\u2019au siège de l'inflammation.Ces préparations ne peuvent en aucune façon causer l'irritation des lésions cutanées sensibles, exsudatives ou à vif.2.La solubilité de [a prednisolone dans l\u2019eau est de 0.25 mg./em3.Les particules de stéroïde en suspension (illustrées sous 1 et 2) irritent les lésions cutanées sensibles.FOIS PLUS SOLUBLE QUE L\u2019HYDROCORTISONE' OU LA PREDNISOLONE® 3, La solubilité dans l\u2019eau de l'\u201cHYDEL- TRASOL\u2019 (21-phosphate de predniso- lone sous forme de sel monosodique) est de 580 mg./cm3.On n'aperçoit pas de stérolde insoluble dans la solution cristalline en train de se dissoudre.Présentation: Lotion topique 'NEO-HYDELTRASOL' 2 0.59; renfermant, par centimétre cube, 5.0 mg.de 21-phosphate de predni- solone sous forme de sel sodique et 5 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en flacon de plastique compressible de 15 cm3.Onguent topique 'NEO-HYDELTRASOL' a 0.59; renfermant, par gramme, 5.0 mg.de 21-phosphate de prednisolone sous forme de sel sodique et 5.0 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en tubes de 5 Gm.et de 15 Gm.Egalement sous forme de 'HYDELTRASOL® a 0.5%.Solution ophtalmo-auriculaire stérile '\"NEO-HYDELTRASOL' 2 0.59; renfermant, par centimètre cube, 5.0 mg.de 21-phosphate de prednisolone sous forme de sel sodique et 5.0 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en flacons compte-gouttes de 2.5 et de 5 cms.Egalement sous forme de 'HYDELTRASOL' à 0.5%.Onguent ophtalmo-auriculaire 'NEO-HYDELTRASOL' à 0.25% renfermant, par gramme, 2.5 mg.de 21-phosphate de prednisolone sous forme de sel sodique et 5.0 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en tube de 3.5 Gm.Egalement sous forme de 'HYDELTRASOL' à 0.25%, \"HYDELTRASOL' et 'NEO-HYDELTRASOL' sont des marques de commerce de Merck & Co.Limited.«D Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, avenue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.400 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Lucien LaRUE, Québec.SECRÉT AIRE-TRÉSORIER GENER AL Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.Hermile TRUDEL, Pierre SMITH, Montréal.1990 est, rue Rachel, Montréal Jean-Paul CARETTE.Campbellton, N-B.\u2019 \u2019 : Francois ST-LAURENT, Campbellton, N.-B.SECRÉTAIRE ADJOINT SECRÉTARIAT B.-G.BEGIN, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: Victor 5-8076.\u2014 - \u2014 COMITÉ DU XXVIIIe CONGRÈS Georges-L.DUMONT, Président.Pierre SMITH, ler vice-président.Jean-Paul CARETTE, secrétaire.Horace PAIEMENT, 2ème vice-président.François ST-LAURENT, trésorier.Pierre JOBIN, 3ème vice-président.SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: Henri GUYOT, 4ème vice-président.1, rue Duke, Campbellton, N.-B.» ANCIENS PRESIDENTS Albert PAQUET J.-A.DENONCOURT Jean-Marie LAFRAMBOISE Richard GAUDET J.-B.JOBIN Roma AMYOT Arthur-L.RICHARD René-L.DuBERGER LouisPhilippe MOUSSEAU J.-A.VIDAL Lucien LaRUE MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal 1928 LEDUC, André, 156, ave Willowdale, Outremont, P.Q.1960 ARCHAMBAULT, Gérard, 4 412, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1960 LEMIEUX, Renaud, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec 1960 BEAUCHEMIN LO.208, Edifice Grain Exchange, 1058 LESSARD, Richard, 115, Grande-Allée, Québec 5 1960 PY, JNDCITA nee MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.BIBAUD.Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield.1960 : \u2019 : , ; , BLAIS, E.-Rolland, Ÿ378> avenue de l'Eglise, Montréal 1958 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Rd., Fall River, Mass.1960 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1958 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.1960 BROUSSEAU, Louis- Philippe, Malartic, P.Q.1958 PERRON, J.-M., 12, rue Mercier, Shawinigan, FQ: 1958 CORMIER, ].-C., Sydney, Nouvelle-Ecosse .1960 PIETTE, \"Edmond, 37 sud, S.-Charles-Borromée, Joliette 1958 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1958 PILON, Jean- Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1960 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.1958 DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Cranby, P.Q.1960 RIOUX, |.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1958 EMARD, L.-M., 119, rue Marlborough, Cornwall, Ont.1958 R.-de-ST- VICTOR, Henri, 222, av.Daly, Ottawa, Ont.1958 FONTAINE, Auray, 52, av.Hamlet, Woonsocket, R.l.1958 ROULEAU, J.-Maurice, Saint- Grégoire Ce aided, Bi \"1960 GAUTHIER, J.- -Dominique, Shippegan, N.-B.1958 ROULEAU, \u2018Yves, 1227, William, Sill Q 1961 COYETTE, Roger- B., 415 est, av.Laurier, Ottawa, Ont.1959 SIROIS, Jean, 144, Grande-Allée, app 1958 ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull PQ.1961 TETREAULT, Adélard, 444, Laviolette, Trois Rivières 1958 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts P.Q.1958 THIBAULT, Eugene, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi 1960 TURGEON, Pierre-A., 837, rue Cherrier, Montréal .1958 LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.1961 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 TOUS LES CORTICO- THERAPIE, GÉNÉRALISÉE SANS RÉTENTION SODIQUE ET AQUEUSE D'EMBARRAS GASTRIQUE La triamcinolone Squibb \u201cXENACORNT\" : MARQUE DE COMMERCE BIENFAITS DE LA .BEAUCOUP MOINS Un siécle d\u2019expérience inspire confiance la modification de la structure corticoïde fondamentale entraine: une activité anti-allergique, anti-rhumatismale et antiphlogistique accrue e sans rétention sodique ou aqueuse e beaucoup moins d\u2019embarras gastrique et les avantages que voici pour vous ef votre clientèle: amélioration et rétablissement rapides e fréquent soulagement des symptômes réfractaires aux autres glucocorticoïdes e pas d\u2019euphorie factice incompatible avec le traitement e diète hypochlorurée superflue e pas d\u2019oedème ni rétention sodique Comprimés cochés d\u2019un et quatre mg; flacons de 30 et 100 XI XII V\u2019Union Méd.Canada J \u201co AEE >, ON = Ne Ne \\ Pour les enfants dont les pieds requierent Xn 5 ~~ A, Y Sd, d 31 = es soins # spéciaux = » | ES \\ er CHAUSSURES CORRECTIVES CLINIC « Quage FORME DROITE Les chaussures correctives \u201cClinic\u201d ont été créées par Savage pour fournir aux médecins les formes de base qui sont nécessaires pour le traitement des pieds malades de certains enfants.Ces chaussures sont spécialement fabriquées pour permettre adaptation de biseaux, supports ou autres appareils correctifs.Les détaillants peuvent les commander par paire, même par pied si les deux pieds nécessitent un ajustement différent, en indiquant les modèles et les pointures.Les chaussures illustrées ici sont de forme parfaitement symétrique et peuvent être ajustées au pied droit ou gauche.Elles peuvent être employées avec des supports, Denis Browne ou autre attelle, ou comme chaussures de base pour lesquelles le médecin peut prescrire n'importe quel appareil correctif.On peut aussi se procurer la forme tournée \u2018en dedans\u201d ou celle tournée \u201cen dehors\u201d.Pour recevoir de plus amples renseignements au sujet des chaussures \u201cClinic\u2019\u201d\u2019 de Savage, veuillez écrire à Savage Shoes Limited, Preston, Ontario.CHAUSSURES \u201cCLINIC\u201d de L'Union Méd.Canada Tome \u2014 87 Août 1958 XIII pour l'amélioration symptomatique de la diarrhée CINQ fois plus efficace que le kaolin diarrhées non-spécifiques.\u2026.Diamaema Claysorb* (attapulgite activée, Wyeth) et pectine dans un gel d'alumine, Wyeth ANTIDIARRHEIQUE EFFICACE, ABSOLUMENT ATOXIQUE RENFERMANT LA CLAYSORB, LE NOUVEL ADSORBANT ., ® exercant un effet adsorbant cing fois supérieur à celui du kaolin © auquel s'ajoute l'action classique de la pectine © en suspension dans un gel d'alumine spécial PRÉSENTATION: en flacons de 6 onces liq, diarrhées bactériennes \u2026.Polymagma' Sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de polymyxine B et pectine, associés à la Claysorb (attapulgite activée, Wyeth) dans un gel d'alumine, Wyeth TOUS LES AVANTAGES DU DIAMAGMA, plus .e l'action combinée de la dihydrostreptomycine et de la polymyxine © un puissant effet antibactérien synergique PRÉSENTATION: en flacons de 8 onces liq.*Marque déposée Wgelt MARQUE DÉPOSÉE d\u2019un arôme agréable pour flatter wauxervitLE oNTARIO MONCTON - MONTRÉAL le palais de tous et de chacun WINNIPEG - VANCOUVER EmOTIVITE.INSOMNIE.SPASMES .PHOBIE.ANXIETE.ne NOUVELLE SYNERGIE BSARBDITURIQUE © COMPRIMÉS À 130 MILLI.S I GRAMMES \u2014 Butethal 860 mg.4 \u2019 : Phénobarbital 60 mg.par com.ome na représente l\u2019effet rapide primé.du butéthal associé à l'effet plus pro- © COMPRIMÉS À 15 MILLI- longé du phé .GRAMMES \u2014 Butethal 7.5 gé du phénobarbital.mg.Phénobarbital 7.5 mg.par comprimé.À § | Low Ey .\u201ca « ros M \u2018 PA dc à ee ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES | aw cam i es New _ = _ TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ÉNERGIE ET d'APPETT Principaux composants: ANÉMIE NEURASTHÉNIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX | doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIÈRE NERVEUX | pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : Une cuillerée à dessert quatre fois.per SAVEUR TOLÉRANCE jour avant les repas._ AGRÉABLE PARFAITE mu os LAC T 0-C A L AVEC OU SANS PER PYROSIS A NAUSEES CALCITHERAPIE SANS PHOSPHATE A BASE DE GLUCONATE ET LACTATE DE CALCIUM, VITAMINES C ET D, HYDROXYDE D\u2019ALUMINIUM, CASCARINE.DOSE : @® L\u2019hydroxyde d\u2019aluminium, ajouté & la formule combat le Deux comprimés pyrosis et la cascarine en fait un comprimé légèrement trois fois par jour.laxatif.; % ® « + à .1.à A .(comprimés blancs) Pantaérythritol tétranitrate .\u2026 10mg.Vite Yituzsscineest.(comprimés jaunes) Pantaérythritol tétranitrate Lrnececee ane 00e encens 10 mg.Méphénésine .coi 150 mg.Nie Yarvidcey (comprimés roses) Pantaérythritol tétranitrate _.oo.oo.10 mg.\u201cSomenal _.20cccccccc0c0nemee cena cena nec e nee en nn ne 20 mg.* (Butéthal 509% \u2014 Phénobarbital 50% ) Prophylaxie de la crise angineuse, Dose: et médicament des syndromes circulatoires.Selon l'avis du médecin.Se rae 0 te dm i a ME ES CANADA DRUG LTEE LTD.MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 pas de symptômes d'asthme .grâce à Tedral prescrit par son médecin.Pas un seul médicament n\u2019égale Tedral pour protéger l\u2019asthmatique de tout symptôme bendant 24 heures.Dose: 1 ou 2 comprimés 4 fois par jour.Présentation : boîtes de 24, 120 et 1,000.Tedral WARNER-CHILCOTT CO.LIMITED, TORONTO.CANADA XV - L'Union Méd.Canada XVI Tome 87 \u2014 Août 1958 Les hommes qui sont constamment debout\u2026 sont physiologiquement sujets aux hémorroides PNS SUPPOSITOIRES combinent trois substances thérapeutiques remarquables et sûres: SOULAGENT LA DOULEUR Pontocaine {(chlorhydrate) _.10 mg.Sulfamylon (chlorhydrate) 200 mg.PROTÈGENT CONTRE L\u2019INFECTION Bismuth (sous-gallate) ._.100 mg.Baume du Pérou oo.50 mg.\u2014 dans une base de beurre de cacac \u2014 Présentés en boites de 12.| T\u2014\u2014 gi Comme mesure additive pour \u2014|\u2014\" procurer le confort rectal, ajouter MUCILOSE au régime 7 du patient.Ce laxatif lubrifiant et non x irritant conservera aux selles PNS,Pontocaïne (marque de la tétracaïne), une douce consistance et Néo-Synéphrine (marque de la phényléphrine), Sulfamylon (marque du mafenide) et Mucilose, facilitera l'évacuation.marques déposées aux Etats-Unis. Ng meffez vos pat lents a lot la nutrition LS Ro he RE) a, Et.nce Er # i se ere TERR tetiques a = Gi 2 it avec A % ins \\ Bons A Chaque capsule renferme: tag, NES Wie Mononitrate de thiamine (B,) 15 mg.Riboflavine (B.) 10 mg.Niacinamide 50 mg.d-Pantothénate de calcium 10 mg.Y Chlorhydrate de pyridoxine (Bs) 5 mg.et LA + Acide ascorbique sas 250 mg.tm (Vitamine C) ===\" \u2014 Rob 11, » ET mme.À 2 Asa Robiks Co.of Cana , Ltd., Montreal, Quebec Fabricants responsables d'excellents produits pharmaceutiques depuis 1878 ] Lyi ee Vate our rat ge A XVIII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 maintient.protege.aide le rétablissement normal du foie dans l\u2019infiltration graisseuse du foie la cirrhose hépatique l\u2019hépatite l\u2019alcoolisme l\u2019obésité le diabète méthischol choline ® méthionine e inositol e foie ® vitamine Bi, Le Méthischol est une forme simple et efficace d\u2019 \u2018\u2018assurance pour le hb] foie\u2019 qui aide à arrêter et même à régénérer les lésions hépatiques chez plusieurs malades.Son mode d\u2019action consiste à.prévenir et à éliminer les dépôts graisseux dans le foie stimuler la régénération de nouvelles cellules hépatiques diminuer la tendance à la fibrose et à la cirrhose améliorer d\u2019une façon générale la fonction hépatique augmenter l\u2019appétit et l\u2019alimentation délabrés par un mauvais fonctionnement du foie Echantillons et littérature sur demande.capsules: flacons de 100, .500 et 1000.arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corp.of canada, Itd.1452, rue Drummond e Montréal, Canada sirop: flacons de 16 onces et 128 onces. L'Union Med.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Avant le traitement 0000 0000 $000 8000 0000 eco L\u2019ingrédient Mycostatin prévient la prolifération de la mo PROLIFERATION DE LA MONILIA CHEZ PROLIFERATION DE LA MONILIA CHEZ 25 MALADES TRAITES AVEC LA TETRA- 25 MALADES TRAITES AVEC LA TETRACYCLINE SEULEMENT! CYCLINE MYCOSTATIN! Aprés 7 jours Avant fe Aprés 7 jours de traitement traitement de traitement O © © © ©0300 XXI prncnanee) et nystatine (Mycostatin) LI Complexe phosphate de tétracycline Squibb nilia et les complications possibles 0000 OO ® ee ee ee Prolifération de la monilia (prélèvements rectaux) O NULLE Mysteclin-V renferme du Mycostatin qui empêche la prolifération de la monilia et en réduit au minimum l\u2019éventualité consécutive à l\u2019antibiothérapie.Forme Complexe phosphaté de tétracycline équivalant Mycostatin au chlorhydrate de (unités) tétracycline (mg) Présentation Capsules de 250 250,000 Flgcons de Suspension (dans 5 cc) Bouteilles de 125 125,000 30 et 60 cc Gouttes pédiatriques par cc-20 gouttes Bouteilles de 100 100,000 10 cc avec stilligoutte 1.Childs, A.J.: British M.J.1:660 (mars) 1956.Un siècle d'expérience inspire confiance MYSTECLIN et MYCOSTATIN marques déposées de E.R.Squibb & Sons of Canada, Limited XXII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 UN \u201cCLINIQUICK\u201d AMES RESUMES CLINIQUES POUR LA PRATIQUE MODERNE sept conseils pour la psychothérapie dans la pratique courante (1) Ne discutez pas\u2014laissez le malade parler librement de ses propres ennuis.(2) Ne lui donnez pas de conseils\u2014aidez-le à trouver une solution à ses problèmes.(3) Ne soyez pas hostile \u2014laissez le malade exprimer son hostilité sans la lui rendre.(4) Ne soyez pas hésitant\u2014interprétez les signes physiques en établissant leur rapport avec les symptômes subjectifs.(5) Ne le rassurez pas de trop\u2014si vous êtes trop optimiste, le malade peut penser que vous ne prenez pas ses symptômes au sérieux.(6) N'approuvez pas et ne critiquez pas.(7) Ne soyez pas trop crédule\u2014 ce que dit le malade peut avoir un sens caché.Référence\u2014M.Hyman: Aspects de la Psychiatrie dans la Pratique courante; GP 16:83, Octobre 1957.calmatif NOSTYN Ectylurea, AMES (2-éthyl-cis-crotonylurée) Pour les malades tranquilles\u2014et non \u201ctranquilisés\u201d \u201cLes états anxieux et la tension nerveuse surtout semblent être améliorés.Les malades disent qu\u2019ils ont l\u2019impression d\u2019une sérénité et d\u2019une sécurité plus grandes.La dépression mentale, qui est un des effets secondaires indésirables provoqués par de nombreaux sédatifs, n\u2019est apparue chez aucun des malades en traitement.\u201d* *H.G.Bauer, W, Seegers, M.Krawzoff et T.H.McGavack: Evaluation clinique de l\u2019Ectylurea (NosTYN).Sous presse.Posologie: Enfants\u2014150 mg (2 comprimé) trois à quatre fois par jour.Adultes\u2014150 à 300 mg (44 à 1 comprimé) trois à quatre fois par jour.Présentation: comprimés sécables à 300 mg: en flacons de 48 et 500 comprimés.AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO CA44258F L\u2019Union Méd.Canada XXII Tome \u2014 87 Août 1958 contre la douleur.aussi efficace que la codéine sans les risques de la codéine p 9 .> F5, 4 PCR 5 \u201ci g P # Br .3 : + 2 Citrate d'éthoheptazine et acide COMTI EMITITE J A = MU VIN TR NON-NARCOTIQUE Fortement analgétique Efficacement anti-inflammatoire 2 comprimés de zACTIRIN exercent l'activité analgétique de Y, grain de codéine plus 10 grains d'acide acétylsalicylique.Présentation: Comprimés caractéristiques à 2 couches, jaune: et vert, en flacons de 100 comprimés.Un comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthohepta- zineet325 mg.(5 grains) d'acide acétylsalicylique.Hielli MARQUE DEPOSEE WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON - MONTRÉAL WINNIPEG - VANCOUVER Chaque capsule de \u2018Co-Pyronil\u2019 fournit : \u2018Pyronil\u2019 15 mg.(Pyrrobutamine, Lilly) \u2018Hrstadyl\u2019 25 mg.(Thénylpyramine, Lally) \u2018Chlorhydrate de Clopane\u2019 (Chlorhydrate de cyclopentamine, Lilly) 12.5 mg.L'Union Méd.Canada Tome \u2014 87 Août 1958 Un moyen d\u2019echapper aux effets allergiques des pollens CO-PYRONIL (Pyrrobutamine composée, Lilly) \u2014 avec un minimum d'effets secondaires C\u2019est la saison où tous ont le désir de s\u2019échapper de la routine journalière, d\u2019entrer \u201cen communion avec la nature\u201d.Mais pour celui qui est allergique aux pollens il est généralement moins pénible de se contenter de ce désir que de subir la rançon du contact avec les pollens.Ce genre de patient vous est reconnaissant du soulagement et de la protection que lui procure le \u2018Co-Pyronil\u2019.Souvent il suffit de deux ou trois capsules par jour pour obtenir un maximum de bienfait.Le \u2018Co-Pyronil\u2019 réunit les actions complémentaires d\u2019un antihistaminique d\u2019action rapide, d\u2019un antihistaminique d\u2019action prolongée et d\u2019un sympathicomimétique. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 .XXV pour contribuer a une nutrition parfaite de la grossesse Chaque Comprimé Engran contient: = N G Vitamine A.5 000 unités Vitamine D.500 unités Vitamine By.3 mg Complément vitaminéral Squibb Riboflavine (B2).3 mg Chlorhydrate de pyridoxine (Bg) 2 mg i E RR MM ns = A K Vitamine Bia.2 mcg Acide folique.0.25mg .Amide nicotinique.20 mg 250 comprimés Engran d-pantothénate de calcium.5 mg économiques, y compris Acide ascorbique (C).75 mg un étui-miniature élégant Calcium élémentaire.150 mg .{sous forme de carbonate de calcium ° posologie très commode 375 mg) un petit comprimé quotidien suffit Fer élémentaire.10 mg .1\" (sous forme de sulfate ferreux desséché e format pratique 33.6 mg) un seul flacon renferme le renfort ode élémentaire.eee a 80026 0.1 5 mg nutritif d'un terme complet (sous forme d'iodure de potassium 0.2 mg) ; et le concours enthousiaste Sulfate de potassium.5 mg de la future mère pour son Sulfate de cuivre.1 mg 2 2 Oxyde de magnésium.6 mg complément prénatal Sulfate de manganèse.1 mg En outre: Sulfate de zinc.1.5 mg Comprimés Engran; flacons de 100 et 500.Un siècle d\u2019expérience inspire confiance ENGRAN MARQUE DE COMMERCE XXVI RESULTATS _ OBTENUS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 -@.a la Créme Fostex Cale pets ent vo oR EN EYL AVE ©.Fostex cum traitement nouveau, efficace, facile, contre la séborrhée du cuir chevelu La Creme Fostex est employée pour le lavage thérapeutique du cuir chevelu dans les cas de pellicules .excès d\u2019huile .dermatite sébor- rhéique.Fostex est efficace et bien toléré.Il ne contient pas de sélénium.Et .l\u2019emploi régulier de Fostex est facile .tout ce que le sujet a a faire, c\u2019est d\u2019arrêter d\u2019utiliser son nettoyeur ordinaire et de commencer à se laver les cheveux à la Crème Fostex.La Crème Fostex produit une mousse abondante, assurant un nettoyage thérapeutique efficace.L'efficacité de Fostex dans la séborrhée du cuir chevelu est due à Sebulytic® (sulfo-acétate de lauryl sodium, sulfonate de alkyl aryl sodium polyéther, sulfo- succinate de dioctyl sodium), nouvelle association d\u2019agents mouillants, actifs en surface, et doués d\u2019une action anti-séborrhéique, kératolytique, et anti- bactérienne remarquable, augmentée par \u2019addition de 29, de soufre, 29, d\u2019acide salicylique et 1° d\u2019hexachlorophène.Présentée en pots de 4.5onces.Ecrivez-nous pour obtenir échantillons et littérature.La Crème Fostex s\u2019emploie également pour le lavage thérapeutique de la peau dans l\u2019acné.PHARMACEUTICALS, Buffalo, New York Distributeur canadien: John A.Huston Company, Limited, Toronto 10, Canada.er At rete L'Union Méd.Canada XXVII Tome \u2014 87 Août 1958 vous pouvez faire disparaître rapidement les infections topiques avec NEO-POLYCIN .parce que Neo-Polycin renferme les 3 antibiotiques les plus en usage NEOMYGINE/BACITRACINE /POLYMYXINE dans la base unique Fuzene qui libère de plus grandes concentrations d\u2019antibiotiques que ne le font les onguents ordinaires à base de graisse.NEO-POLYCIN couvre tout le champ des bactéries communément trouvées dans les lésions topiques .possède une sensibilisation très basse .éloigne le danger de résistance aux antibiotiques, puisque les antibiotiques que renferme le Néo- Polycin sont rarement employés dans l\u2019organisme .est miscible avec le sang, le pus et les exudats tissulaires sans perte d\u2019efficacité.Chaque gramme de Neo-Polycin renferme 3 mg.de néomycine, 8000 i unités de sulfate de polymyxine B et 400 unités de bacitracine dans l\u2019unique base Fuzene (ester double de polyéthylène glycol).Présenté en tubes de 15 Gm.NIDATOJ -OaN | ili pas Ba PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED DON MILLS ONTARIO NOUVEAU! tratesde Bétaine Beaufour MONOCITRATE DE TRIMETHYLCARBOXYMETHYLAMMONIUM LLYN LIPOTROPE ae DEER HÉPATITES, ICTERES_CATARRHAUX ET INFECTIEUX MIGRAINES CUTIE WH HEPATIQUE LETS TI CN Ampoules buvables de 10 c.c.titrées à 2 g.de citrate de Bétaine (Boîtes de 10 ampoules) LABORATOIRES BEAUFOUR, DREUX, FRANCE.CIE J.EDDE {H 1154 BEAVER HALL Sq.MONTREAL. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 XXIX pour une garantie additionnelle d efficacité Horner présente .) La \u201cdate-limite\u2019 d\u2019activité vitaminique een a FTIR OAT NS ets, Ce I Tous les produits vitaminés Horner portent maintenant l\u2019inscription de la \u2018date-limite\u2019au-delà de laquelle l\u2019activité optima des produits n\u2019est plus garantie.La \u201cdate-limite\u201d sur les produits vitaminés Horner garantit les of a EXPIRE D EC - 6 0 concentrations telles 2 ; .(L)068105A qu\u2019indiquées sur l\u2019étiquette au moment de la vente.FRANK Ww .HORNER LIMITE D ° MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada XXX Tome 87 \u2014 Août 1958 ARGYROLSS.(solution stabilisée) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITE EFFICACITE STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. Emoussez la douleur ES AE a NÉSANALGÉSIESSURESE TePLUSEFFICACE 886806866686 Le Phenaphen avec Codéine accentue les effets de la codéine tout en % contrôlant les réactions adverses.Il élimine (ou retarde) l\u2019emploi de la morphine ou des narcotiques Pme synthétiques sujets à accoutumance, même dans les cas de cancer avancé.Trois forces \u2014 PHENAPHEN NO.2 Phenaphen avec Phosphate de Codéine 14 gr.(16.2 mg.) PHENAPHEN NO.3 Phenaphen avec Phosphate de Codéine 1/2 gr.(32.4 mg.) PHENAPHEN NO.4 Phenaphen avec Phosphate de Codéine 1 gr.(64.8 mg.) Autre présentation \u2014 PHENAPHEN Dans chaque capsule Acide acétylsalicylique 21% gr.(162 mg.) Phénacétine 3 gr.(194 mg.) Phénobarbital 4 gr.(16.2 mg.) Sulfate d\u2019hyoscyamine .(0.031 mg.) A.H.ROBINS CO.OF CANADA, LTD., MONTREAL, QUEBEC Produits Pharmaceutiques de choix depuis 1878. XXXII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 L'action mucolytique de Biomydrine 4 Epreuve de \u201cl\u2019extension de l\u2019action\u201d de Biomydrine et de quatre autres préparations nasales.Des gouttes d\u2019égale dimension furent placées sur du papier graphique et photographiées immédiatement.Note: La Biomydrine s\u2019étend et pénètre rapidement, les autres gouttes, même celles qui contiennent des substances mouillantes, montrent peu de changement.Dix minutes plus tard, la surface d'absorption de la Biomydrine est deux fois plus » grande que celle de quelques-unes des autres préparations.fait la différence! Et cette différence signifie action thérapeutique meilleure et plus rapide! Le Liquide Biomydrine pour Vaporisation Nasale rend la respiration plus facile.aide le drainage nasal .arrête le picotement et les éternuements.Le bromure de Thonzonium, ingrédient mucolytique unique de Biomydrine laisse les autres composants actifs pénétrer la muqueuse affectée.Les malades ont donc le plein bénéfice de l\u2019action antibactérienne de la néomycine et de la gramicidine, de l\u2019action antihistaminique de la thonzy- lamine HCI, et de l\u2019action décongestive de la phényléphrine.Sûr même pour les nourrissons.BIOMYDRINE LIQUIDE POUR VAPORISATION NASALE dans le coryza, la sinusite et la rhinite allergiques ou infectieuses.Aussi Biomydrine F (avec hydrocortisone) WARNER-CHILCOTT abrratomes CO LIMITED TO6ONIO.CAMAOA EE Pet NE L'Union Méd.Canada XXXIII Tome 87 \u2014 Août 1958 B- D H YPA K \u201cUTILISATION UNIQUE - COMBINAISON AIGUILLE-SERINGUE ET PARILLET TOUT | EN VERRE AUCUNE ACTION DISSOLVANTE même après contact prolongé ave les liquides a usage parenteral.sous CONTROLE B-D\u2014 .stérile, apyrogène, non toxiqu NOUVELLE AIGUILLE A POINTE PLUS AIGUISEE- e sert qu'une fois.piqlre TOUS LES AVANTAGES DE LUTILISATION UNIQUE VERITABLE pointe nouvelle > plus aiguisée injections 5 moins douloureuses - L'Union Méd.Canada XXXIV Tome 87 \u2014 Août 1958 .« « et notons que nombre de sels de fer servant au traitement de l\u2019anémie ferri- prives irritent la muqueuse intestinale.Cette seule raison fait que Cerevon (succi- nate ferreux) représente la méthode idéale d\u2019administrer le fer thérapeutique.Aisément absorbé, Cerevon possède, de loin, le coefficient d\u2019utilisation le plus élevé des divers sels ferreux disponibles.La supériorité de Cerevon a été pleinement démontrée par la réaction clinique et hématologique obtenue dans les cas d\u2019anémie par carence de fer durant la grossesse, l\u2019enfance et .CEREVON pour le traitement rapide, par voie orale, de toutes les anémies ferriprives COMPRIMES ET ELIXIR CEREVON Chaque comprimé ou cuil.à thé renferme: Succinate ferreux, 150 mg.COMPRIMES ET ELIXIR CEREVON \u2018B\u2019 Chaque comprimé ou cuil.à thé renferme: Succinate ferreux, 150 mg.Chlorhydrate d\u2019aneurine, 1 mg.Riboflavine, 1 mg.Nicotinamide, 10 mg.CALMIC LIMITED 220 Bay Street, Toronto Crewe et Londres, Angleterre e Johannesburg, Afrique du Sud e Sydney, Australie L\u2019Union Méd.Canada Tome \u2014 87 Août 1958 XXXV grande souplesse thérapeutique.DANS LES TROUBLES MENTAUX ET ÉMOTIFS aigus et chroniques ALCOOLISME PSYCHOPATHIE AGITATION SÉNILE NARCOMANIE HOQUET .SÉDATION EN CHIRURGIE SÉDATION EN OBSTÉTRIQUE NAUSÉE ET VOMISSEMENT plusieurs avantages marqués.\u201cpour diriger le travail, l\u2019associa- Shea! et autres ont déclaré que tion analgésique-sédative ren- SPARINE a permis de supprimer fermant de la promazine efficacement la nausée et le vomisse- (SPARINE) s\u2019est révélée de ment et de soulager rapidement le beaucoup supérieure à toute autre hoquet.utilisée par nous.\u201d Shea, J.G.et coll.Use of promazine L.D.Sprague Obstetrics and (Sparine) in the management of , san medical emergencies.Military Med.ymecology, Vol.9, No 6, juin 119:221 (oct.) 1956.\u201cComme traitement de l\u2019élément émotif de la maladie, la promazine (SPARINE) est .le médicament par excellence, en raison de son efficacité, de son absence d\u2019effets secondaires, de sa posologie très souple, de son application à des traitements très variés et de son efficacité par diverses voies d\u2019administration.\u201d Sahl, H.G., Management of the emotional factor in the practice of internal medicine, Am.Pract.& Digest Treat.8:1381, (sept.) 1957.COMPRIMES « INJECTION - SIROP CHLORHYDRATE DE >parine\u201d CHLORHYDRATE DE PROMAZINE Z Ordonnance obligatoire Welt *Marque déposée Depisee WALKERVILLE, ONTARIO XXXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 5 EL ; kl \u201cMERE\u201d par A.Lewin-Funke Gracieuseté du Metropolitan Museum of Art Traitement Classique pour prévenir et guérir l'érythème fessier les excoriations, éraflures, irritations DESITIN ONGUENT .constant dans son efficacité .plaisant dans sa simplicité .un modèle d'élégance pharmaceutique OINTMENT pour échantillons et littérature, écrivez a DESITIN CHEMICAL COMPANY Distributeurs et représentants exclusifs pour la Canada: LESLIE A.ROBB 5 Traymore Crescent, Toronto 9, Canada L'Union Méd.Canada XXXVII Tome 87 EN MEDECINE GENERALE Août 1958 Pacatal 12.5 Marque de mépazine à 12.5 mg dans les cas de légère confusion mentale \u201cTiens, Paul a retrouvé sa bonne humeur!\u201d Vous vous souvenez de Paul .irascible, peu soigné de sa personne; toujours dans la lune .le voici de nouveau parmi ses amis, gai, l\u2019esprit éveillé.Il était devenu un peu \u201cperdu\u201d, grognon, changeant \u2014 en un mot, impossible.Pour corriger cette altération progressive du comportement, Pacatal a été administré à raison de 12.5 mg.t.i.d.C\u2019est Pacatal qui a sauvé ce vieillard d\u2019un effondrement total.= fées Wg Dd « v > > 4 > r Pacatal 12.5 a les avantages suwvants: ® NOUVELLE THÉRAPEUTIQUE PEU COÛTEUSE e EFFETS SECONDAIRES NÉGLIGEABLES ® POSOLOGIE MINIME 25 - 50 mg PAR JOUR SUFFISENT WARNER-CHILCOTT Laboratories CO LIMITED TONONIO.CANADA Au service de la profession médicale depuis plus d'un siècle XXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Avantage du Tamponnement Menstruel confirme par une étude portant sur 18 annees! Des essais englobant 5000 femmes indiquent que .v Les femmes célibataires peuvent utiliser les tampons vaginaux!»2 Les tampons ne causent pas d\u2019érosion du cervix, du vagin ou des lèvres! Les tampons n\u2019irritent pas les muqueuses vaginales!» Les tampons n\u2019empêchent pas le flux menstruel!-* Les tampons diminuent l\u2019odeur menstruelle!* / Les tampons sont confortables .améliorent l'attitude psychologique à l\u2019égard de la menstruation!-* Références: 1.Karnaky, K.J.: Clin.Med.3:545 2.Dickinson, R.L.: JI.A.M.A.128:490 3.Karnaky, K.J.: West.JI.Surg., Ob., & Gyn., 51:150 4.Thornton, M.J.: Am.Jl.Ob.& Gyn., 46:259 5.Sackren, H.S.: Clin.Med., 46:327 TAMPAX pour l\u2019hygiène menstruelle interne Trois degrés d\u2019absorption pour satisfaire aux diverses exigences: Tampax Super, Tampax Régulier, Tampax Junior Pour des échantillons professionnels et des réimpressions, veuillez écrire à: Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ontario. Choix de trois formats pour soulager toute opiniâtre ALLERGIE DES MÉTISTÉROÏDES ÉPROUVÉS ALLIÉS À L\u2019ANTIHISTAMINE SOUVERAIN PROCURENT UN SOULAGEMENT TRANSCENDANT Nouvel alliage contre les allergies de l\u2019œil METICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON en suspension ophtalmique pour un soulagement topique excellent des allergies de l\u2019œil Porting per se © Soeprnsit | merreron PROS A SA À PISE FREEMESHE JO 07 594 7 Chaque cc.de la Suspension ophtalmique Metre- ton contient 2 mg.(0.2%) d\u2019acétate de Meticor- telone (acétate de prednisolone) et 3 mg.(0.3%) de gluconate de Chlor-Tripolon.Vendu en bouteilles compte-gouttes de 5 ce.JMETICORTEN (PREDNISONE) AVEC MALEATE DE CHLOR-TRIPOLON ET ACIDE ASCORBIQUE omprimés METRETON pour un soulagement prompt et efficace avec le minimum d\u2019effets secondaires BTICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON ETRETON pour pulvérisation nasale pour un soulagement rapide de la congestion et de écoulement du nez Jomposition: Comprimés METRETON, chaque comprimé contient 2.5 mg.de Meticorten (prednisone), 2 mg.de maléate de Chlor-Tripolon (maléate de chlorprophénepyridamine) et 75 mg.d\u2019acide ascorbique.Le Vaporisateur nasal METRETON, contient 2 mg.d\u2019acétate de Meticortelone (acétate de prednisolone) et à mg.de gluconate de Chlor-Tripolon dans chaque ccd\u2019un véhicule isotonique bien toléré.106 Tabete \u2026 METRETON Carticois- Antihistamine Compound) Each takiet contal ins =.28 og.predoisone 5s chlorpraphenpyridamise pains F5 mg.asnotbie aetd \u2019résentation: Comprimés METRETON, en bouteilles de 30 et de 100.Vaporisateur nasal METRETON, bouteille compressible de 15 ce.en plastique \u2014 boîte individuelle.Deleting Vr CORPORATION LIMITED MONTREAL XL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Le Canada Ecclésiastique 1958 (soixante-douzième édition) Le Canada Ecclésiastique vous donne l\u2019occasion de connaître à fond l\u2019Eglise canadienne et le magnifique travail apostolique qu\u2019elle accomplit par les nombreuses institutions travaillant sous la juridiction de sa hiérarchie.Rédigé avec la collaboration des Chancelleries et des Secrétariats des Communautés religieuses, Le Canada Ecclésiastique vous donne des renseignements que vous ne pouvez obtenir nulle part ailleurs.Vous y trouvez la liste revisée des 67 diocèses du Canada avec une note biographique du Souverain Pontife, des cardinaux ainsi que des archevêques et évêques canadiens; 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Kapseals* à 50 mg avec 25 mg de sulfate d\u2019 éphédrine; CapsuleS\"à 25 mg; Elixir dosé à 10 mg par 4 em°.Pour le traitement parentérai, Steri-Vials* dosés à 10 mg par cm* et Ampoules de 1 cm* dosées a 50 mg par cm®.Pour l'action-retard, BENADRYL-Chlorhydrate, Emplets* à 50 mg.di) IT VIT LTD., TORON TMARQUE DEPOSEZ l'Union Méd.Canada XLII Tome 87 \u2014 Août 1958 Les Comprimés Baby\u2019s Own soulagèrent de façon satisfaisante AO bébés\u201d atteints de et 34 bébés* sur 35 dont la dentition était accompagnée de troubles gastro-intestinaux et de malaises soulagement complet de l\u2019effort à l'évacuation, des gaz pénibles, des troubles du sommeil, de l\u2019agitation, de la mauvaise humeur et de l\u2019anorexie.REMARQUABLEMENT SÛR \u2014 \u201cTout au long des observations.en aucun cas, On n\u2019a noté quelque réaction secondaire que ce soit.\u201d LES COMPRIMES BABY\u2019S OWN renferment 3/16 de grain de Phénolphtaléine, légèrement tamponnée avec 1% grain de Carbonate de Calcium Précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Agréables, commodes.*âgés de 2 à 24 mois.Pour échantillons et littérature, avec références 1-15, écrivez à.Observation Typique OBS.no 50.Bébé R.S., 12 mois, 20 lbs 10 onces, souffrait de troubles gastro-intestinaux et de malaises causés par sa dentition.Bébé n\u2019avait pas encore de dents mais ses gencives étaient tendres, bouffies et gonfiées.Bébé était de méchante humeur, irritable, agité et ne pouvait dormir.Il bavait de façon excessive et son appétit était pauvre.DES COMPRIMES BABY\u2019S OWN furent administrés à raison d\u2019un chaque soir, au coucher.Bébé fut soulagé de ses symptômes de façon satisfaisante.L\u2019appétit devint meilleur.Les premiers jours, puis les nuits, devinrent plus calmes et plus faciles.Bébé a maintenant six dents.G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario il vit maintenant sur un lit de roses la fièvre des foins est soulagée toute la journée par les Répétabs REPETABS CHLOR-TRIPOLON Un Répétab le matin, un autre le soir, entretiennent des taux thérapeutique- ment efficaces de l\u2019antihistaminique le plus puissant et le plus sûr employé actuellement, Chlor-Tripolon.Maléate de Chlor-Tripolon, maléate de chlorprophénepyridamine, Schering Répétabs, comprimés à action répétée QUATRE FORMES ORALES Répétabs* Chlor-Tripolon 8 mg.et 12 mg.Comprimés Chlor-Tripolon 4 mg.Sirop Chlor-Tripolon 2 mg.par 5 cc.Sirop Chlor-Tripolon COMPOSÉ 1.25 mg.de maléate de chlorprophènepyridamine et 2.5 mg.de chlorhydrate de phényléphrine par 5cc.de Le oF CORPORATION LIMITED 2 MONTREAL * L'Union Méd.Canada XLIV Tome 87 \u2014 Août 1958 LABORATOIRES AU SERVICE DES MÉDECINS DU QUÉBEC Diagnostic prompt et sûr des maladies infectieuses: diphtérie, fièvre typhoiïde, syphilis, tuberculose et autres.Analyse des échantillons prélevés chez les patients atteints de ces maladies | de façon à ce que ces derniers soient traités d\u2019une manière appropriée.Dépistage, par l'analyse de leurs substances humorales ou de leurs déchets organiques, des personnes qui, sans être malades, sont porteuses de germes infectieux.Surveillance du lait, de l\u2019eau et des aliments.Les techniciens des laboratoires sont au service de la population et des praticiens.en A AA; SA La santé, répétons-le, est le capital essentiel sans lequel : rien ne compte plus.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Honorable Albiny PAQUETTE, m.d, Jean GREGOIRE, m.d, ministre sous-ministre L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 XLV JETEZ UN NOUVEAU COUP D'OEIL SUR LES ALLERGENES*\u2014 JETEZ UN COUP D\u2019OEIL SUR LE NOUVEAU DIMETANE L'antihistaminique par excellence pour assurer une protection efficace contre les accidents allergiques.= = m Comparez le DIMÉTANE aux antihistaminiques que vous prescrivez maintenant: cette préparation apporte tous les avantages que vous demandez d\u2019un tel médicament: puissante activité, indice thérapeutique élevé, tolérance remarquable.\u2026 .somnolence et effets secondaires réduits au minimum.La préparation s\u2019avère efficace dans beaucoup de cas où les autres antihistaminiques sont restés sans effet.« = = Un seul comprimé à effet durable DIMÉTANE Extentab® (dosé à 12 mg.de principe actif) protègera votre patient pendant 10 à 12 heures.DIMÉTANE est également offert sous forme de comprimés ordinaires, dosés à 4 mg.et d\u2019élixir, dosé à 2 mg.par 5 cc.A.H.Robins Company of Canada Ltd., Montréal I / (MALÉATE DE PARABROMDYLAMINE) Produits Pharmaceutiques de qualité depuis 1878 a n ê *ALLERGENES TYPIQUES: Poils et squames d\u2019origine iim, animale « Pollen « Moisissures « Bactéries et virus o Ta 2 Plumes « Ecailles d\u2019insectes « Graines et fibres végétales / ; * Sucs de plantes « Poussiere de maison « Médicaments 2 y, 7 Mir ZZ Wh Z 928288 et produits chimiques « Minéraux et métaux divers Ce qu\u2019a Accompli I JAP .dans les maladies de la peau: Dans une étude portant sur 26 cas de dermatoses sérieuses, l\u2019ARISTOCORT s\u2019est montré doué de puissantes propriétés anti-inflammatoires et antiprurigineuses, même à seulement les % de la dose de prednisone\u2019.affinité frappante pour la peau et formidable efficacité pour enrayer les maladies de la peau y compris 50 cas de psoriasis dont 60% ont été rapportés avoir été notablement améliorés\u2019.l\u2019absence d\u2019effets secondaires sérieux a été 1,2,8 spécifiquement notée.dans l\u2019arthrite rhumatoïde: Effet thérapeutique impres- ; sionnant dans la plupart des cas chez un groupe de 89 patients\u201c.6 mg.d\u2019ARISTOCORT avaient un effet correspondant à 10 mg.de prednisone par jour (en outre, l\u2019ulcère gastrique qui s\u2019est développé dans 2 cas au cours de la prednisonothérapie a disparu au cours du traitement par l\u2019ARISTOCORT).\u201d 1.Rein, C.R.; Fleischmajer, R., et Rosenthal, A.L.: J AM.A.165: 1821, (7 déc.) 1957.2.Shelley, W.B,, et Pillsbury, D.M.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: Communication personnelle.Freyberg, R.H.; Berntsen, C.A., et Hellman, L.: Communication présentée au Congrès International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.Hartung, E.F.: Communication personnelle.Schwartz, E.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: J.Allergy 28: 97, 1957.Hellman, L.; Zumoff, B.; Kretshmer, N., et Kramer.B.: Communication présentée à la Conférence sur la Néphrose, Bethesda, Md., 26 oct.1957.9.Ibid.: Communication personnelle.10.Barach, A.L.: Communication personnelle.11.Segal, M.S.: Communication personnelle.12.Cooke, R.A.: Communication personnelle.13.Dubois, E.L.: Communication personnelle.= 0 NA 9 On ocori Triamcinolone LEDERLE .dans les allergies respiratoires: \u201cBons ou excellents\u201d résultats dans 29 de 30 cas d'asthme bronchique rebelle chronique avec une dose quotidienne moyenne de seulement 7 mg.°.Dose moyenne de 6 mg.par jour pour enrayer l'asthme et de 2 à 6 mg.pour enrayer la rhinite allergique dans un groupe de 42 patients, avec réduction de la tension artérielle chez 12 d\u2019entre eux.\" .dans d\u2019autres affections: Deux échecs, 4 rémissions partielles et 8 cas de disparition totale de résultats chimiques anormaux portent à considérer l'ARISTOCORT comme étant peut-être le stéroïde le plus désirable que l\u2019on ait découvert jusqu\u2019à ce jour pour le traitement du syndrome néphro- tique.\u201d°.Diminution rapide de la cyanose et de la dyspnée due à la fibrose et l'emphysème pulmonaire, avec amélioration marquée des patients réfractaires a la prednisone '**\"'% .Réponse favorable rapportée dans 25 cas sur 28 de lupus érythémateux disséminé.!* -OH Selon l\u2019acuité et la gravité de la maladie traitée, la dose initiale d\u2019ARISTOCORT est ordinairement de 8 à 20 mg.par jour.Une fois que les manifestations aiguës se sont calmées, on réduit la dose graduellement jusqu\u2019au niveau d\u2019entretien en diminuant la dose quotidienne totale de 2 mg.tous les 3 jours jusqu\u2019à la plus faible dose capable de supprimer les symptômes.Des études comparées sur des patients qu\u2019on a fait passer de la prednisone à l\u2019ARISTOCORT indiquent que la dose d\u2019ARISTOCORT est inférieure d\u2019environ le tiers dans l\u2019arthrite rhumatoïde, du tiers dans la rhinite allergique et l\u2019asthme bronchique, et du tiers ou de moitié dans les maladies inflammatoires et allergiques de la peau.L\u2019ARISTOCORT n\u2019exige aucune précaution du point de vue restriction du sel alimentaire ou supplément de potassium.L'ARISTOCORT est présenté cn comprimés rainurés de 1 mg.(jaunes), flacons de 50; en comprimés rainurés de 2 mg.(roses), flacons de 30 et de 100; et en comprimés rainurés de 4 mg.(blancs), flacons de 30 et de 100.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.G.\u201cMARQUE DÉPOSÉE 3 © AN AD\u201d Pour le soulagement de la constipation chez les malades de tout âge Capsules P © ( | * Sirop eri- 0 ace Ramollissant des selles\u2014stimulant du péristaltisme Lorsque la motilité intestinale est restreinte .la défécation Infréquente .Peri-Colace combine le Colace a un nouveau stimulant bénin du péristaltisme, le Peristim.Capsules * Gouttes Colace irop Siro Ramollissant des selles sans action laxative Lorsque /a motilité intestinale est suffisante .mais que les selles ont besoin d\u2019être ramollies.Colace garde les selles molles, ce qui facilite l\u2019évacuation.*Marques déposées MEAD JOHNSON AU SERVICE DE LA PROFESSION MÉDICALE > 5 sf SW 5 Re 1 _ - Ade da ru ME RA pe #-\u2014 ae 5 i East tx\" iy sl A wrt a mp ol | or?ig = z iE gr .es, ¥ \u201cBi rd ha TS ÿ # Ee 2 borrhée sèche Re) & 2 : £4 a 2\" 54 _ \u20ac cet æ \u2014 LABORATOIRES ABBOTT LTEE it UE, Let >, = - rw il dx > x eo ee > 44 x = uhh Goa 7, Sop.2 iy n° oF 2e hal 2 4 LS A at 4 a + gi ee pe 2 © Wo Ea > YY Sh é * bX % + wo \u20ac a wil F Nw 4,00, + ¥ E le traitement le plus efficace connu contre la s F4 Tv: i] / Fh ar hy {°c £ ry hy J J #22 ® ; = Ge 4 Æ oo i 4 ny ol \u201cTN , & x: (Sulfide de Sélénium Abbott) x.¥ SHES 5, vi ] SELSUN < HN SV ACacie 5 2 Filmtabs IBEROL par jour fournissent : , LA QUANTITÉ REQUISE DE FER Sulfate Ferreux, U.S.P.\u2026.1 PLUS LE COMPLEXE B AU COMPLET BEVIDORAL*.1 Unité (orale) U.S.P.+ (Vitamine Biz avec Concentré de Facteur intrinsèque Abbott) Acide Folique.co 2 mg.Fraction Hépatique 2, N.F.200 mg.~ Mononitrate de Thiamine.,.6 mg.© Riboflavine.RE i.6 mg.; Niacinamide \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026@ 30 Mg.: Chlorhydrate de Pyridoxine.\u2026 A.3 mg.© Pantothénate de Calcium.a.: PLUS DE LA VITAMINE C ; © Acide Ascorbique.fh = & Le médecin prescrit magistralem&® ; d\u2019or pour la conduite de la vie telles >, Aurang vos vacances, chassez de votre esprit les préoccupations habituelles, faites relâche de vos activités coutumières.» « Bénéficiez de l\u2019évolution sociale.Ne travaillez pas au delà d\u2019une certaine limite que la raison vous dicte.» Règles que le médecin ignore pour lui-même.Alors que, dans tous les pays libres, les corps de métier obtiennent de meilleures conditions de travail, des semaines de labeur raccourcies et tout autant rétribuées, la profession médicale s\u2019'ingénie à compliquer l\u2019existence de ses membres, multiplie \u2014 au rebours du courant \u2014 les heures de devoir, raidit les règlements, étend le champ des responsabilités, restreint les moments de loisir.Ce Bulletin en est la meilleure démonstration, puisqu\u2019il vient en pleines vacances troubler la quiétude d\u2019une détente méritée.L'aveu de culpabilité minimise la faute, d\u2019autant plus qu\u2019il y a matière à réflexion.Des événements récents se sont produits que le médecin n\u2019a pas le droit d\u2019ignorer car ils touchent certains de ses droits, de ses privilèges et de ses devoirs.* ® * Les médecins du Québec, allergiques pour un grand nombre à la lecture des textes légaux que constituent la Charte et les Règlements de leur Collège, ont semblé déjà croire à la légende d'un Bureau Provincial de Médecine qui se perpétuait dans le mystère et se délectait dans des ébats oratoires à huis-clos; ils ne peuvent maintenant plaider ignorance qu'à leur courte honte.Tous les journaux médicaux ont, en 1958, insisté sur les procédures électorales et les délibérations du Collège ont été rendues publiques.S'il est vrai que les peuples ont les gouvernements qu\u2019ils méritent, la profession médicale aura, le 3 septembre prochain, un Bureau sage et avisé, une représentation digne et éclairée, des Gouverneurs intègres, impartiaux et conscients de leurs responsabilités morales.* + * La lecture des journaux quotidiens est d\u2019un mauvais commerce pour le médecin, car souvent il y lit des articles ou des compte sous me ve rendus d'assemblées ou de congrès, où pièce de choix et de résistance au menu, il est livré en pâture à l'admiration (rarement) ou (plus souvent) à la contemption de certains auditoires.Les problèmes complexes de la vie contemporaine, les difficultés de la coexistence ne cessent de surgir qui, à la manière de néoformations malignes, bouleversent la trame architecturale des concepts physiologiques traditionnels et risques de vicier le libre jeu de l\u2019équilibre social.Aux grands maux, les grands remèdes, peut-être, mais à la condition que l\u2019appétit des recettes alambiquées n\u2019obnubile pas les hypothèses de travail et n\u2019éloigne pas de la fin désirée au lieu d\u2019y conduire.Que de problèmes à la recherche de solution font appel à des formules abstraites, à des équations hermétiques, alors que la réponse pourrait surgir rapidement à la lumière de caleuls simples! La vérité est étouffée sous le boisseau, elle a soif d'oxygène et d\u2019éléments libres de toute impureté.Le problème médico-hospitalier, qui a pris la vedette récemment, serait singulièrement amenuisé, si le concours des bonnes volontés se rencontrait au carrefour de la justice et de la charité.Le docteur Gilbert Blain l'écrit dans ce numéro, alors qu\u2019il développe le thème hautement idéalisé de la médecine humaine et humanisante.Une boutade récente, pleine de sens et de vérité, recommandait une formule de discussion: « Chacun doit s\u2019oceuper de ses affaires en s\u2019intéressant aux affaires des autres.» L\u2019harmonie est la conclusion inévitable de toute rencontre, sur le plan spirituel, de volontés libres, exemptes de préjugés et soucieuses d\u2019agir au meilleur des intérêts de la collectivité humaine.Les « Pensées » de Pascal en fournissent le meilleur argument, alors qu\u2019elles disent: « On ne voit presque rien de juste ou d\u2019injuste qui ne change de qualité en changeant de climat.Trois degrés d\u2019élévation du pôle renversent toute la jurisprudence.Un méridien décide de la vérité, ou peu d'années de la possession.Les lois fondamentales changent ; le droit a ses époques.Plaisante justice, qu\u2019une rivière ou une montagne borne.Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà.» Le 25 juin dernier, un journal de Montréal posait, en gros caractères, la question suivante: « Qui est le véritable maître à l\u2019hôpital?» Sans préjuger du sens juridique de la possession, une seule réponse apparait vraie, authentique, pleine de sens: le véri- VkhaMd Ca 2% Tome 87.Aott 1968 | BULLETIN x table maître à l'hôpital, c\u2019est le malade.Pour mieux servir, ut vitam habeat: voilà en ces deux formules lapidaires la raison d\u2019être de l'hôpital et du médecin.Même idéal, but commun, intérêt réciproque, le malade sert de trait d'union entre l'hôpital et le médecin.Argumentations stériles, discussion sans fin, verbalisme spéculatif et consultations juridiques éloignent l\u2019une et l\u2019autre partie de son objectif unique qui est le sacrifice de ses intérêts propres au bénéfice de l'homme souffrant.L'esprit chrétien proscrit la lutte de classe, répudie la mesquinerie et l\u2019arrogance que certains primaires mal préparés considèrent comme la prérogative de leur état.Coupables grandement sont ceux qui, d\u2019un côté de la barricade comme de l\u2019autre, incitent à la mésentente.Le contexte propriétaire-locataire ne devrait jamais être introduit dans les relations médico-hospitalières.Un hôpital sans médecin ne se conçoit pas ou alors c'est un asile, un refuge, un hospice.La proposition contraire est aussi invraisemblable: un hôpital doit nécessairement être sous la tutelle d\u2019administrateurs.Le principe fondamental de la synergie profitable à la société, c\u2019est le respect total des dimensions du tryptique: hôpital-malade-médecin à l'échelle de leurs prérogatives respectives.Baser sur le seul droit de propriété l'exercice de certains privilèges peut éloigner de la stricte justice, et gare aux actes, où ame et le cœur ont fait place aux formules légales et à des considérations froidement administratives.D'ailleurs l'hôpital est une corporation publique créée et mise au monde pour servir l'intérêt public et par prolongement celui du malade.L'honorable juge Sylvestre l\u2019a déclaré clairement: « .\u2026 ils doivent administrer dans l\u2019intérêt publie; ils ne peuvent agir à leur guise; ils doivent suivre les règlements.Tls ont sans doute une certaine discrétion, mais non pas une liberté absolue.«TI y a des limites aux pouvoirs discrétionnaires du Bureau d\u2019administration »\u2026 « tout cela à cause de la nature même d\u2019un hôpital public et de la protection que l\u2019on doit donner aux intérêts d\u2019une valeur incaleu- lable que les médecins acquièrent dans un hôpital.» sf ® * Ce jugement qui portait sur l\u2019interprétation de règlements doit souligner l'importance d\u2019en bien comprendre les termes avant de les adopter.| Ce jugement du juge Sylvestre vient d\u2019être confirmé en appel et à l\u2019unanimité des trois juges.Ce témoignage juridique est un : l\u2019Union Méd.Canada BULLETIN Tome 87 \u2014 Août 1958 momient si précieux dans l\u2019histoire de la médecine au Québec que la reproduction du jugement et des notes qui l'accompagnent paraissent dans le numéro présent sous la rubrique : Jurisprudence médicale.| 5 5 >k Le culte du malade exige l'harmonie complète entre les composantes de l\u2019appareil hospitalier.Le malade n\u2019a rien à retirer de controverses, de polémiques, de procédures judiciaires qui oberent des budgets en équilibre instable; le malade, quand il a mal au ventre ou lorsqu'il souffre d\u2019une crise cardiaque, se moque éper- duement du mandamus, du quo warranto ou du certiorari; 1! réclame tout de suite le secours de son médecin et aspire à son adumnission d'urgence à l'hôpital.Comme il avait raison Louis XIV, alors qu'il conférait à un de nos hôpitaux parmi les meilleurs une charte spéciale et qu'il décrétait que l\u2019institution serait le bien des pauvres et que les religieuses en seraient les administratrices.Titre de noblesse, droit de propriété propres à réjouir l\u2019esprit des « enfants de lumière », sinon celui des « enfants du siècle ».+ 3 * Un profane qui lirait ce qui précède serait fondé à croire qu'il y a un divorce entre le médecin et l'hôpital.I] n'en est rien et les conflits ne sont que des chocs d\u2019opinion.Personne ne conteste le fait patent du droit de propriété et les conséquences juridiques qu\u2019il comporte.Les divergences de vues originent d\u2019une conception propre à chaque partie du phénomène physiologique qui, à l'hôpital, s'appelle Vacte médical.Une prise de position franche établit clairement la profondeur et l\u2019amplitude du problème.Mais avant tout, l\u2019œuvre médicale est fonction de paix, de tranquilité d\u2019esprit et de confiance.L\u2019atmosphère de calme, de sérénité et de sécurité est indispensable au sein de nos hôpitaux pour la poursuite de travaux de recherches, pour l\u2019accomplissement du devoir d\u2019état.Le proverbe est toujours vrai: qui sème le vent récolte la tempête: climat défavorable à l\u2019extrême en milieu médico-hospitalier.L\u2019expérience prouve que l\u2019incompréhension, le manque de confiance mutuelle, l\u2019absence de sympathie réciproque sont les résultantes d\u2019une politique rigide et tracassière.La médecine doit être humaine, elle doit être charité, elle doit être l\u2019union des cœurs et des esprits.Edouard DESJARDINS. VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA LE PROFESSEUR ANDRÉ LEMAIRE, DÉLÉGUÉ OFFICIEL DE LA FRANCE AU CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C., À SAINT-ANDRÉ-SUR-MER L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a certainement joué un rôle important dans le regain de vitalité des relations médicales franco-canadiennes que l\u2019on constate actuellement.Si une élite de choix, parmi nos jeunes médecins canadiens, est aujourd\u2019hui l\u2019objet d\u2019un si bienveillant LE PROFESSEUR ANDRÉ LEMAIRE, Délégué officiel de la France.accueil à Paris, c\u2019est, en grande partie, parce que l\u2019Association a constitué pour eux, avec patience et lucidité, au cours des années, un parrainage précieux de grands patrons ayant au préalable pris contact avec le Canada.Dès son deuxième congrès, en 1904, l\u2019Association nouait ses premiers liens en s\u2019assurant de la participation à ses assises d\u2019un délégué médical officiel de la France.Depuis, les noms les plus illustres se sont succédé dans les diverses villes où nous nous réunissions, montrant en quelle estime notre travail professionnel et scientifique était tenu.Qu\u2019il suffise de rappeler le passage au Canada avant la guerre des Professeurs Emile Sergent, L.Ombrédanne, Henri NC L'Union Méd.Canada 886 BULLETIN Tome 87 \u2014 Août 1958 Hartmann, Marcel Labbé, Pierre Duval, Jean-Louis Faure, Raymond Grégoire, Maurice Chevassu, Maurice Chiray, par exemple.Dans les annales de la médecine, tous font figure de grands classiques français.La dernière guerre a pu faire craindre un moment une dangereuse rupture de contact.Mais les directeurs de l\u2019Association ont compris qu\u2019il y allait de notre propre prestige et de notre rayonnement et dès 1946, avec le Professeur Raoul Kourilsky elle renouait des relations qui, d\u2019amicales au début, sont vite devenues fraternelles.Le Professeur Raoul Kourilsky est revenu, en effet, plusieurs fois à nos congrès.Puis d\u2019autres grands noms de la médecine française contemporaine l\u2019ont suivi: les Professeurs P.-H.Hillemand, R.-A.Marquezy, Paul-Louis Chigot, Jacques Bousser, de Gaudart d\u2019Allaines, etc., qui nous ont apporté, au cours de leur mission, et après, une collaboration attentive et efficace.Cette année, nous ajoutons à notre liste de délégués officiels français un autre grand nom médical.Le professeur André Lemaire, qui viendra cet automne à notre congrès de Saint-André-sur-Mer, possède des états de service dont l\u2019éloquence garantit l\u2019intérêt de sa présence parmi nous.Médecin des hôpitaux de Paris en 1933, agrégé de Médecine expérimentale la même année, professeur de Pathologie expérimentale en 1946 et professeur de Clinique thérapeutique médicale en 1952, le professeur André Lemaire n\u2019en est pas à sa première délégation officielle hors de France.Il a effectué quatre missions d\u2019enseignement et d\u2019organisation de l\u2019enseignement médical au Viet-Nam, au Cambodge et au Laos; une mission d\u2019enseignement à Dakar, en Afrique française, et une mission d'inspection à l\u2019Ecole de Médecine de Pondichéry, aux Indes.Secrétaire général de l\u2019Union Internationale Thérapeutique depuis 1933, rapporteur à différents congrès, secrétaire général du XXIXème Congrès français de Médecine et, tout récemment, Président du Congrès International de la Fonction biliaire, à Vittel, en juin 1958, le Professeur Lemaire a mené de front ces activités professionnelles et des collaborations rédactionnelles importantes.Membre du comité directeur du journal La Presse Médicale, et membre du comité de rédaction de la Revue de l\u2019Enseignement supérieur, il est de plus chargé de la chronique médicale\u2019 du journal Le Monde.Titulaire d\u2019environ 250 travaux, en partie cliniques, en partie expérimentaux, ayant porté principalement sur: la pression des liquides céphalo-rachidiens, le métabolisme du cholestérol, la pathogénie de l\u2019athérosclérose, les maladies par auto-agression, la circulation portale, la pléthysmographie et l\u2019hypertension artérielle, il est aussi l\u2019auteur de différents articles de traités, en particulier, sur la pathologie hépatique et, notamment, la cirrhose du foie.Tant pour ses mérites professionnels que pour ses brillants états de service dans l\u2019armée française durant les deux grandes guerres mondiales, le Professeur André Lemaire a été fait Commandeur de la Légion d\u2019Honneur et officier de la Santé Publique et s\u2019est mérité la Croix de guerre 1914-18.Sa communication au Congrès de Saint-André-sur-Mer portera sur La rate dans l\u2019hypertension portale.Puis, comme l\u2019ont fait chaque année ses prédécesseurs, le Professeur Lemaire entreprendra une tournée en province où il fera quelques conférences médicales sous les auspices de l\u2019Association.En voici les sujets: L\u2019Union Méd.Canada JL 887 Tome 87 \u2014 Août 1958 BULLETIN Etude clinique et expérimentale des périhépatites.Etude biologique du liquide d\u2019ascite.Quelques procédés d\u2019exploration en hépatologie: la mesure de la pression portale.La cholangiographie transcutanée perhépatique.La circulation lymphatique du foie.Etude expérimentale.Les sels biliaires en thérapeutique.Le traitement des artérites des membres inférieurs.Etude de la circulation cutanée de l\u2019hypertendu.En obtenant la collaboration du Professeur André Lemaire à son Congrès de 1958, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada est consciente d\u2019offrir & tous ses membres dont certains viendront peut-être de très loin au rendez-vous médical de Saint-André-sur-Mer, une prise de contact d\u2019une valeur exceptionnelle avec un grand patron francais, qui justifie tous les efforts que nous tentons pour être, nous aussi, les artisans et les témoins avertis d\u2019une culture de portée universelle.Pierre SMITH, Directeur des Relations Extérieures.INVITATION AUX MÉDECINS DE L'ASSOCIATION DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Depuis plusieurs mois déjà, se prépare le 28ème Congrès des Médecins de langue française.C\u2019est à Saint-André-sur-Mer, au sud-ouest du Nouveau-Brunswick, que se tiendront, les 11, 12 et 13 septembre, ces importantes assises.Avec le concours des officiers du Congrès, le programme tant scientifique que social est déjà arrêté et nous croyons qu\u2019il sera instructif et intéressant.Fière du succès obtenu à son Congrès de l\u2019Ouest en 1956, désireuse toujours d\u2019alimenter et de développer le sentiment de solidarité fraternelle qui unit ses membres et de promouvoir leur avancement scientifique, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, en rendant visite cette année aux Provinces Maritimes, réjouit les Acadiens et les honore au plus haut point.Nous connaissons le caractère national de notre Association et nous savons qu\u2019elle veut servir d\u2019un bout à l\u2019autre de notre immense et beau pays, les meilleurs intérêts de ses membres.Aussi c\u2019est avec joie, qu\u2019à titre de président du 28ème Congrès, je convie cordialement mes confrères à participer à cette rencontre annuelle.L\u2019Acadie vous attend à Saint-André-sur-Mer ! \u2026.Georges-L.DUMONT, Président du 28ème Congrès. GEMELLEITE ET PARALYSIE CEREBRALE INFANTILE ETUDE COMBINEE1 2 3 4 G.GINGRAS, R.-R.LEMIEUX, V.SUSSET,5 J.-M.CHEVRIER,S C.QUIRION,7 Institut de Réhabilitation de Montréal, Canada.LIEU ET OBJET DE L\u2019ÉTUDE Cette enquête poursuivie à l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal est basée sur l\u2019étude de trois paires de jumeaux monozy- gotes.Un enfant de chaque paire est atteint de paralysie cérébrale.Morir Un controle de 250 cas d\u2019encéphalopathie, suivis à l\u2019Institut depuis sept ans, a permis d\u2019isoler et d\u2019étudier l\u2019aspect particulier que présente chez les jumeaux la paralysie cérébrale.AVANTAGES DE LA MÉTHODE DE CONTRÔLE « CO-GÉMELLAIRE » Cette méthode fondée sur la comparaison des données biogénétiques et cliniques permet une analyse physiologique du développement physique et mental de l\u2019enfant et présente un double avantage: 1.Elle fait ressortir l\u2019étiologie, tant héréditaire que génétique ou acquise.En effet, les jumeaux monozygotes, provenant d\u2019un seul œuf, constituent des individus identiques.L\u2019image en miroir peut être cependant modifiée par des troubles physiques ou mentaux; 1.La présente étude a pu être réalisée grâce à l\u2019aide de la Fondation Biermans pour la recherche relative à la réhabilitation.2.Les auteurs de cet article désirent exprimer ici leur reconnaissance au docteur Claude Bertrand, chef du Service de neuro-chiurgie et au docteur Claude Gauthier, neurologiste, à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.3.Ce travail a été présenté à la Cinquième assemblée annuelle de l\u2019Association canadienne de médecine physique et de réhabilitation (Toronto, 21-22 juin 1957).4.Cet article a été publié concurremment en anglais dans Acta Geneticæ Medicæ et Gemellologiæ.5.Docteurs en médecine.6.Docteur en psychologie.7.Infirmière licenciée, diplômée de physiothérapie.la différence ainsi produite ayant comme point de départ une affection acquise qui peut être survenue pendant la grossesse, au cours de l\u2019accouchement ou par la suite.2.La méthode démontre en outre dans quelle mesure une affection peut modifier le développement de l\u2019enfant.La paralysie cérébrale offre un exemple frappant de l\u2019influence considérable que peuvent avoir les phénomènes moteurs, sensoriels, psychiques, mentaux et leurs combinaisons diverses sur le développement.Habituellement il est à peu près impossible de vérifier ce qu\u2019un enfant serait devenu s\u2019il avait été exempt de phénomènes pathologiques.La méthode de contrôle co-gémellaire permet justement cette vérification grâce à un témoin: le jumeau normal.FRÉQUENCE Au cours d\u2019une étude de ce genre, 1l est préférable, selon Gordon Allen, d'établir le nombre de jumeaux atteints d\u2019une maladie donnée, par rapport à l\u2019incidence globale de cette maladie, plutôt que le pourcentage de cas affectés dans un groupe de jumeaux.Cette comparaison est utile pour établir la fréquence de la gémelléité soit en général, soit dans un groupe présentant une affection déterminée.Des travaux d\u2019Allen, il ressort que le nombre de naissances gémellaires s'établit à 2.19%.En raison du taux de mortalité infantile élevé chez les jumeaux, particulièrement chez les univitellins, il est permis de croire que les jumeaux représentent en définitive environ 1% de la population entre 1 et 5 ans.L\u2019incidence de la paralysie cérébrale chez les jumeaux a été étudiée par plusieurs L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 auteurs avec les résultats suivants: Benda, 9.2% ; Greenspan and Deaver, 7% ; Yue, 9%.Ce dernier a également constaté que 70% des jumeaux atteints de paralysie cérébrale étaient nés avant terme et que sur 23 paires, 13 premiers nés présentaient des manifestations pathologiques.Aux fins de la présente étude, les trois paires de jumeaux ont été sélectionnés parmi 250 patients atteints d\u2019encéphalopathie examinés et acceptés pour réhabilitation.Il convient cependant de noter qu\u2019ils ne constituaient pas la totalité des jumeaux du groupe.MÉTHODE DE RECHERCHE Tous les enfants ont été examinés par le physiatre, le psychiatre et le psychologue et - soumis à des tests portant sur les activités de la vie quotidienne.Dans chacun des cas, des tracés électroencéphalographiques, des photographies et des films ont complété le dossier.L\u2019enquête comportait également un examen psychologique et psychiatrique des parents; le psychiatre a interrogé ceux-ci conjointement sauf dans un cas.Par ailleurs les enfants ont toujours été examinés ensemble selon la méthode de Menninger.L\u2019évaluation psychologique comprend: 1.Mesure du quotient intellectuel (déterminée par les tests Goodenough, Terman et Barbeau-Pinard* ) ; 2.Dessin libre; 3.Test de projection (Machover et Self); 4.Interview avec les patients et leurs parents.Tous les examens ont été pratiqués indépendamment par les divers membres de l\u2019équipe, les résultats n\u2019étant confrontés qu\u2019ultérieurement.IDENTIFICATION DES JUMEAUX MONOZYGOTES Critères utilisés: 1.Circonstances entourant l\u2019accouchement : de valeur douteuse.* Test d\u2019intelligence de langue française, équivalent au Wechler-Bellevue élaboré à l\u2019Institut de psychologie de l\u2019Université de Montréal.GINGRAS Er Corr.: GEMELLÉITE 889 2.Observations cliniques: basées sur l\u2019identité des sexes et la ressemblance morphologique ainsi que la couleur des yeux et des cheveux.Les caractères odontologiques ainsi que des mensurations établissant le somato- type ont également fait l\u2019objet d\u2019études comparatives.3.Examens complémentaires: électroencé- phalographie.4.Certains tests psychologiques: généralement acceptés comme indice d\u2019identité.IDENTIFICATION Les trois paires de jumeaux sont numérotés 1, 2 et 3 respectivement.« À » représente l\u2019enfant atteint de paralysie cérébrale; « B » le frère ou la sœur témoin.Jumelles No 1.Sexe: féminin.Age actuel: 8 ans et 9 mois.Accouchement: prématuré (7 mois et 1 semaine).Premier né: « A », poids 1.500 kg.Second né: « B », poids 1.600 kg.Développement moteur: à peu près identique.Découverte de la dissemblance: par les parents: « À », démarche instable et deux mois de retard sur « B ».Niveau scolaire: 37\"° année.« B » se classe parmi les premières, « À » parmi les dernières.Milieu: elles ont toujours vécu ensemble et partagé les mêmes activités.Examen physique.À première vue les enfants semblent presque identiques; il a même fallu les étiqueter pendant les examens pour éviter de les confondre.Néanmoins, une légère asymétrie généralisée est constatée chez «A» qui, par ailleurs, est plus petite que « B» de 2 em.environ et pèse 1.250 kg.de moins.Le quotient de Massler et de Suher, (taille circonférence du mollet) révèle que les deux jumelles appartiennent au groupe très frêle.Par suite leur 890 Electroencéphalographie.GINGRAS er CoLL.: GEMELLÉITE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 INSTITUT DE REHABILITATION DE MONTREAL A E.E.G.\u2014- JUMEAUX No, ] B Z a ay AA / | He i A EF Woy heat (7 Aw ra =D A A et B rythme oC entre 10.5 - 11.5 c/sec.À - Décharges épileptogènes.bh 1 EA.Ey | I FE 2 eh by on AEA ptet \"| Pr 64 | d LUE St lel esl ITT Lolo 12 h, op = | W PI be B - E.E.G.normal, Figure No 1.somatotype correspond à un ectomorphisme bien défini.Leur posture est normale.L'examen révèle chez « À » une monoparésie inférieure spasmodique gauche mais qui n\u2019est évidente que dans certaines circonstances.L\u2019atrophie du mollet gauche se traduit par une différence de plus de 1 em.« A» est droitiere, « B» est ambidextre mais préfére la main gauche.Une série de tests évaluant la dextérité ont été effectués: lacer les souliers, ouvrir une porte, enfoncer des clous, lancer et attraper un ballon.Le degré d\u2019agilité des membres inférieurs a été observé pendant la marche, le demi-tour, la course, le saut et le football.Ces tests ont permis de mettre en évidence la parésie du membre inférieur de « À ».Par la suite un film portant sur des tests identiques a été réalisé pour illustrer cette parésie.Les tracés montrent un rythme de fond identique variant entre 10.5 et 11.5 cycles/s.Encéphalographie (figure no 1) « A » présente: 1) une asymétrie fronto- centrale droite; 2) des décharges épilepto- gènes en clochers, des ondes lentes de même que des clochers survoltés.« B »: aucune anomalie.Traitement.Aucun traitement spécifique n\u2019avait été antérieurement indiqué, mais des explications et des directives avaient été prodiguées aux parents.Examen psychologique.Niveau intellectuel: le Terman dénote une légère supériorité de « B » et au Goodenough cet écart se chiffre par 15 points.Main prédominante: les dessins révelent que «A » est gauchère et « B » droitière.Personnalité: au test de dessin libre, « À » manifeste plus d\u2019infantilisme que « B ».Son handicap est apparent dans les tests de Machover et du Self.Comme on s\u2019en occupe L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 moins au sein de la famille, elle est devenue plus démonstrative et plus exubérante.Le Machover indique également une identification féminine et un sur-moi rigide.Cependant, au Self, la patiente se révèle plus adroite et manifeste une identification plus masculine.Un entretien avec le père qui s\u2019exagère les progrès réalisés par sa fille confirme cette observation.Composantes de la personnalité: on note, alors que les sujets sont examinés séparément, que leur comportement est identique.Les jumelles sont hyperactives, manquent de tact et accusent un sur-moi prononcé.La mère exagère les aptitudes de ses filles; pour sa satisfaction personnelle, elle les contraint à obtenir des résultats sans cesse meilleurs.Examen psychiatrique.En plus de se ressembler physiquement, «A» et « B» portent des noms phonéticue- ment similaires.Elles sont curieuses et s\u2019enquièrent de tout ce qu\u2019elles voient sans gêne ni timidité.Toutes deux rivalisent pour s\u2019attirer l\u2019attention de l\u2019entourage.L'identification à la mère leur est difficile.Le jugement porté par chacun des parents est parfois très divergent et ceci est surtout évident pour les entités subjectives telles que les émotions et sentiments des enfants.Sur le plan émotif: « B » est aguichante et espiègle; elle cède devant sa sœur, apparemment par pitié.Elle est garçonne, ambitieuse, suce son pouce et, en marchant, se sent forcée de sauter par dessus les joints du trottoir.« À » se repose plus sur « B » qu\u2019inversement.Elle est plus sensible, plus impulsive que sa sœur et quelquefois même agressive, quoique par ailleurs la mère nous la présente comme étant de caractère facile et insouciant.Autre contradiction: elle est mauvaise perdante, mais pourtant la mère nous dit: « cela lui est bien égal que sa sœur ait de meilleures notes qu\u2019elle à l\u2019école ».Flle a la mémoire longu® quand il s\u2019agit d\u2019événements désagréables.Enfin, elle a plus d\u2019égards que sa sœur pour les enfants qui sont plus jeunes qu\u2019elles.Sur le plan de l\u2019action: « B » est plus éner- GINGRAS Er Cour.: GEMELLÉITE 891 gique et plus constante; elle a l\u2019esprit d\u2019organisation, elle est plus sociable quoique plus dominatrice.« À » préfère les poupées, s\u2019amuse plus longtemps au même jeu, elle est plus lente dans ses actions et moins sociable que « B », Les parents: le déni: le père est tranquille et réaliste.Objectivement il réalise que des différences entre les jumelles existent mais qu\u2019elles sont peu considérables.La mère est nerveuse, inquiète et a le souci de la perfection.Elle affirme catégoriquement: «il n\u2019y a pas de différence entre mes filles ».Pour elle, d\u2019ailleurs, les termes handicap et infériorité s\u2019équivalent, le premier impliquant même un manque d\u2019intelligence.Elle refusa d\u2019ajouter foi au diagnostic du médecin qui, le premier, nota la disparité.Les parents ne voient pas la situation de la même manière.En fait, le père s\u2019est résigné à céder devant la forte volonté de son épouse.Celle-ci est la personnalité dominante.Elle voit ses filles semblables, nie la réalité du handicap et désirant le cacher à son entourage, insiste, par exemple, auprès des professeurs sur certains traits névrotiques de « B» (ties) pour masquer la paralysie cérébrale de « À » dont elle ne parle pas.Le handicap physique étant mineur, cette attitude incitera l\u2019enfant à le dissimuler, évitant toute situation où il pourrait devenir apparent: « les autres courent, mais moi ça ne me tente pas!».À priori, on peut se demander, si cette enfant pourra un jour envisager le mariage.La mère se contredit à plusieurs reprises lorsqu'elle affirme que les caractères diffèrent.Elle est fière de « B » et éprouve de la sympathie pour «A».En résumé, l\u2019attitude adoptée (comme mécanisme de défense) envers l\u2019enfant atteint, en est une de déni, de dissimulation et d\u2019indifférence apparente.Jumeaux No 2.Sexe: masculin.Age actuel: 6 ans et 2 mois.Accouchement: prématuré (7 mois 15). 892 GINGRAS Er CorL.: GEMELLÉITE Complication: aucune.Premier né: « À », poids 2.000 kg.Second né: « B », poids 2.500 kg.Développement moteur: à peu près identique.| L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 « À » gauche.Ici encore l\u2019atrophie se traduit par présente une légère hémiparésie une différence de 2 cm.au niveau du mollet gauche.B A Figure No 2.Découverte de la dissemblance: c\u2019est encore la démarche anormale qui a attiré l\u2019attention des parents.Ceux-ci ont constaté que les deux enfants ont été propres, le jour, dès l\u2019âge de 18 mois, alors que « À » est demeuré énu- rétique jusqu\u2019à 3 ans et « B » jusqu\u2019à 4 ans.Niveau scolaire: ils ont commencé l\u2019école en septembre 1957.Milieu: ils ont toujours véeu ensemble partageant les mêmes activités.Examen physique.Les différences sont plus évidentes que dans le premier cas.« À » présente une asymétrie avec atteinte du côté gauche.Une hydrocéphalie non évolutive a également été constatée.La circonférence de la tête des jumeaux est maintenant identique, alors qu\u2019en 1953, on notait une différence de près de 4 em.La taille de « À » est inférieure de 3 cm.à celle de « B », et son poids de près de 1,500 kg.Le rapport de la taille et de la circonférence du mollet révèle que ce couple appartient au type frêle avec ectomorphysme léger.L\u2019examen de la posture ne révèle rien d\u2019anormal.Les tests de la motricité sont plus significatifs que dans le cas précédent.Les deux enfants sont droitiers.Pour les mouvements qui exigent habituellement l\u2019usage des deux mains, « A » omet parfois de faire emploi de la main gauche.Néanmoins un progrès continuel, présage d\u2019une bonne récupération fonctionnelle, a été constaté au cours des quatre dernières années.Electroencéphalographie (figure no 3).Les tracés présentent un rythme de fond identique de 8 à 8.5 cycles/s.Au repos, les deux tracés peuvent à peine être distingués.« À » présente cependant: 1) une asymétric fronto-centrale droite; 2) un foyer fronto- central et temporal moyen droit d\u2019activité épileptogene.« B »: aucune anomalie.Traitement.Aucun traitement spécifique n\u2019avait été indiqué, cependant des examens de contrôle ont eu lieu chaque année depuis quatre ans. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Examen psychologique.Niveau intellectuel: « B » obtient au Ter- man et au Goodenough un quotient plus éievé de 20 et 28 points respectivement.Main prédominante: les dessins révèlent que les deux patients sont droitiers.Personnalité: les jumeaux sont encore en pleine phase de complexe d\u2019Oedipe.Toutefo1s, Electroencéphalographie GINGRAS er CouL.: GEMELLÉITE 393 manque de confiance et d'attention, alors que « B » fait montre de plus d\u2019esprit de rivalité, répétant à maintes reprises que ses résultats dépassent de loin ceux de son frère.Le père porte à « À » un intérêt profond ct lui témoigne beaucoup de compréhension, tou! en s\u2019efforcant d\u2019accroitre son assurance.INSTITUT DE REHABILITATION DE MONT REAL A THAN ALT TAA AMA VT M MANA IE ISIN dT ; pT YY SITY A et B rythme x 8 - 8.5 c/sec.A - Décharges épileptogènes.Eu I \u2014 \u2014_ = B - E.E.G, normal, Figure No 3.« À » semble plus réaliste et mieux en mesure que son frère, qui idéalise beaucoup, de trouver des solutions adéquates aux problèmes de la vie quotidienne, Chez « B », cette tendance à la rationalisation peut être attribuée aux facteurs intellectuels qui intensifient les poussées du sur-moi.Dans les dessins de Machover et du Self de « À », on trouve des indices de lésion cérébrale organique qui peuvent expliquer l'hostilité du patient et la projection du handicap physique.+# Les tests de projection de « Bw me évidence l\u2019identification à la M manque de dextérité.| 1e Le sur-moi est très développé chez les deux sujets, indice d\u2019une bonne motivation.« À » La mère, inconsciemment sans doute, exa - gère ou amplifie la disparité entre « A » et « B » et, de ce fait, augmente l\u2019assurance et la confiance en soi de « B », au détriment du « À ».En conséquence, « B » s\u2019identifie fortement à elle.Ce phénomène peut expliquer pourquoi son attachement à la mère a été de plus longue durée et s\u2019est exprimé à un moment donné par de l\u2019énurésie.Examen psychiatrique.« À » et « B » se ressemblent physiquemert ct s\u2019entendent très bien.Tous deux, comme >, le révèle l\u2019entrevue et contrairement aux résultats des tests projectifs, s\u2019identifient avec leur père, quoique cette identification soit plus forte dans le cas de « À ». 894 L'intelligence de « B » est plus vive, il se vante de ses succès scolaires à qui veut l\u2019entendre.En classe 1l lève la main pour répondre aux questions du professeur même s\u2019il ignore la réponse.Il s'exprime avec plus de spontanéité et plus fort que son frère.« A » est plus lent, mais moins superficiel.Son langage est empreint de timidité, sa voix a une tonalité neutre et s\u2019estompe en fin de phrase.Sur le plan émotif: « A» est timide, plus affectueux, quelque peu masochiste et déprimé.Il témoigne vis-à-vis de sa sœur cadette plus d\u2019affection que « B ».« B » est plus facilement irritable et il est difficile de l\u2019apaiser quand il pleure.Cherchant toujours a s\u2019affirmer, il est agressif, alme gagner, ne peut tolérer d\u2019étre dépassé et, pendant l\u2019entrevue, saisit toutes les occasions d\u2019interrompre son frère.sur le plan de l\u2019action: « B » est toujours en tête.Il ne joue jamais seul, il est plus vif, mais aussi plus remuant et se lasse plus vite.Sachant mieux se mettre en valeur, il s\u2019attire plus d\u2019attention et ses rapports avec le milieu s\u2019en trouvent plus diversifiés.« À » pour être plus lent n\u2019en est que plus persistant.Il poursuit et termine les activités ébauchées par son frère, est plus obéissant et Jumelles No 3.GINGRAS eT CoLL.: L'Union Méd.Canada GEMELLEITE Tome 87 \u2014 Août 1958 se rend plus utile à la maison.Ses jeux sont moins variés mais plus constructifs.Il s\u2019identifie plus fortement avec son père et a comme lui des aptitudes pour la mécanique.Toutefois, 11 manque de confiance en lui-même et quand « B» le devance dans la réalisation d'un projet, il devient nerveux, inquiet ce: tendu.Au cours de la dernière année, sou comportement a plus évolué que celui de son frère.Il devient plus agressif, imite moins ce dernier et lui cède moins souvent.Ne pouvant pas le suivre aisément, il joue seul et est moins sociable.Les parents: l\u2019acceptation: les entrevues individuelles ou collectives avec les parents ont démontré qu\u2019ils sont presque toujours du même avis; sans aucun doute la situation a été discutée à fond et à maintes reprises.Les différences entre les jumeaux sont difficiles à accepter, surtout si le mot différence implique supériorité.Ceci se manifeste par un désir constant de rétablir un équilibre compromis; souhait réitéré dans des énoncés dont le schème général est: «s\u2019il est vrai que «B» est supérieur à «A» dans tel domaine, il faut dire que « À » lui est supérieur dans tel autre ».Double constatation aussi difficile à accepter l\u2019une que l\u2019autre.Figure No 4. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 lei cependant, les parents admettent ces différences.Pourtant, ils craignent qu\u2019elles s\u2019accentuent et qu\u2019ainsi la supériorité de « B » s'affirme toujours plus.Ceci aurait pour résultat de créer chez « À » un complexe d\u2019infériorité qui, à son tour risquerait d\u2019accentuer encore les différences.Ainsi se constituerait une espèce de cercle vicieux.Pour les grands- parents, différence est synonyme de moins doué.On peut croire, même s\u2019ils s\u2019en défendent, que les parents du fait de leur éducation ne peuvent s\u2019empêcher de partager, au moins inconsciemment, cette opinion.Jumelles No 3.Sexe: féminin.Âge actuel: 18 ans et 10 mois.Développement moteur: normal.Etiologie: à cinq ans, « A» souffre d\u2019une encéphalopathie aiguë dont les séquelles atteignent surtout le lobe temporal et pariétal gauche.Malgré une trépanation occipitale et une craniotomie temporale avec décompression gauche, l\u2019étiologie n\u2019a pas pu être déterminée.En 1943 et 1953, elle est hospita- Electroencéphalographie.GINGRAS Er Corr.: GEMELLÉITE 895 lisée à trois reprises et traitée pour une hémiparésie spasmodique droite, des crises d\u2019épilepsie Bravais-Jacksonienne et le grand mal.Vue l'indifférence des parents, il semble que les crises n\u2019aient jamais été convenablement soignées.Cependant la ténoplastie des fléchisseurs plantaires a donné un résultat fonctionnel satisfaisant.Niveau scolaire: « A» a cessé toute fréquentation scolaire après quatre ans, soit en 1952.« B » obtiendra bientôt un diplôme de pédagogie pour l\u2019enseignement primaire.Milieu: les jumelles ont vécu séparément depuis 12 ans.Examen physique.Il a semblé plus difficile d\u2019évaluer les ressemblances que les différences: ces dernières étant plus frappantes.Dans l\u2019ensemble, les physionomies se ressemblent mais leurs expressions diffèrent.Par ailleurs, les yeux et les cheveux sont exactement de la même couleur.Un écart sensible de taille (10 em.) INSTITUT DE REHABILITATION DE MONTREAL E.E.G, \u2014 JUMEAUX No, 3 | ~ 2 LS MAA |A M AM 4 ny \\ hn | >= - 235020 A ' AF TTI HH SOE Aba A N \u2018 A IN = a TM AN AMIN j \\h 1 AL | BIT AN ATION COMANEUSE Eb UES ANA INRA ANA AIN GR P TTT TTT MST A - rythme < 10 c/sec, Décharges épilept iques A Tr Tr TTY \u201d \"Are attatre Photo dep d LL 12 9 B - rythme < entre 10 - 11 c/sec, E.E.G.- normal.Figure No 5. 896 et de poids (près de 3 kg.) a été constaté en faveur de « B ».Leur somatotype a été déterminé par le rapport de la taille et de la circonférence du mollet.Toutes deux sont endomor- phiques ct se classent parmi les individus trapus.La posture de « B » est normale, alors que l\u2019attitude et la démarche de « À » sont caractéristiques de l\u2019hémiparétique spasmodique, son expression est celle d\u2019une arriérée.Une atrophie du membre supérieur et inférieur droit accompagne l\u2019hémiparésie spasmodique.« À » est gauchère, la main droite n\u2019est pas utilisée du tout.Electroencéphalographie (figure no 5) Le rythme de fond n\u2019est pas tout à fait identique.Celui de « B » est régulier de 10 à 11 cycles/s, celui de « À » se maintient constamment à 10 cycles/s.Chez «A» on constate des fréquences irrégulières plus lentes et des anomalies à caractère épileptique; 1) localisées: silence électrique au-dessous de la scissure de Sylvius gauche; 2) diffuses: décharges paroxystiques épileptiques très fréquentes avec clochers et ondes lentes.Traitement.« À » a été traitée à l\u2019Institut de Réhabilitation pendant 2 mois.Une prothèse destinée à corriger le varus et améliorer la marche a été prescrite.Cependant, aucune amélioration n\u2019a été notée au niveau du membre supérieur droit à cause de la spasmodicité marquée qui a entrainé une contracture permanente des fléchisseurs de la main et du poignet.Examen psychologique.Niveau intellectuel: on note une différence de 65 points en faveur de « B » au test Bar- beau-Pinard.Au test Goodenough les résultats sont analogues.Main prédominante: les dessins révèlent que « À » est gauchère et « B » est droitière.Personnalité: le dessin libre montre un degré d\u2019infantilisme plus élevé chez « À » que chez « B ».Le dessin de « B » présente même une valeur artistique supérieure à celle de la moyenne des adolescents.GINGRAS Er CorL.: GEMELLÉITE l'Union Mid.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Aux tests de Machover et du Self, «A » projette son handicap dans une construction fantasmagorique, indice de troubles cérébraux.Le Self fait ressortir que « A » se classe parmi les déficients mentaux.« B» montre une légère hostilité, de la rigidité de caractère et son identification est masculine.Des entrevues avec le père confirment cette opinion.Composantes de la personnalité: ces composantes sont identiques et ceci ressort dans les entrevues individuelles.Les jumelles sont dociles et obéissantes.Les dessins de projection révèlent des traits obsessifs chez les deux sujets.Cependant, alors que « À » s\u2019exprime avec lenteur et parcimonie «B» est fort loquace.Examen psychiatrique.Ici encore, les sujets portent des noms de même consonance.On les habillait de façon identique, leur développement et leurs activités furent similaires jusqu\u2019à l\u2019apparition chez «A» d\u2019une hémiplégie spasmodique.Celle-ci installée, « B » exprima souvent le souhait irréaliste que « A » finirait bien par la rattraper.Il semble y avoir encore entre les jumelles une affection mutuelle profonde, mais plus infantile et plus possessive chez « A >.Selon les parents, de légères différences existaient avant l\u2019accident cérébral, toutefois, il semble qu\u2019on les exagère rétrospectivement.Par exemple, les parents affirmant que les jumelles ne se sont jamais ressemblées, ajoutent que « B » était blonde et « À » brune.Ces énoncés ne concordent pas avec les constatations de l\u2019examen.L\u2019énurésie fut de plus longue durée chez « À » qui était plus timide et pleurait plus facilement que sa sœur.Depuis l\u2019accident cérébral de « À », les différences sont nombreuses et peuvent se classifier ainsi: 1.« B » est jolie fille, « À » est sans attrait.2.Sur le plan intellectuel: « B » est normale, elle s\u2019exprime aisément quoique ses opinions soient stéréotypées.«A » au contraire est très arriérée, manque de spontanéité, a peu de désir de communiquer.Enfin le contenu de sa pensée est pauvre. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958.GINGRAS er CoLL.: GEMELLEITE TABLEAU VI GEMELLEITE ET PARALYSIE CEREBRALE INFANTILE (ETUDE COMBINEE) 897 Age Sexe Accouchement prématuré Premier né Poids de naissance Complication Etiologie : Postnatale Dével.moteur normal Tient sa tête à Se tient assis à Marche à Mange seul à Contrôle des Sphincters Etudes scolaires % apparence identique Symétrie du visage Couleur des cheveux Couleur des yeux Symétrie (corps et membres) Poids Taille Circonférence du mollet Taille/circonf.mollet Type Somatotype Posture normale Etats pathologiques Spasmodicite Contracture Atrophie Force muse.diminuée Troubles oculo-moteurs Troubles sensoriels Epilepsie Membre sup.fonctionnel Dextérité, membre sup.Main dominante Membre inf.: fonction normale Membre inf.: prothèse E.E.G.normal Traitement Jumeaux N° 1 Jumeaux N° 2 Jumeaux N° 3 (A) (B) (A) (B) (A) (B) 8 ans 9 mois F Oui Oui Non 1473 gm.1587 gm.Procidence du cordon Non | \u2014 Oui 5 mois 7 mois 15 mois 13 mois 16 mois 2 ans 3ème année 90% Non Oui blond marron et vert Non Oui 22.56 kg.23.81 kg.1.26 m.1.29 m.22.8 cm.229 cm.5.52 5.56 trés minces +++ectomorphe+++ Oui D| G| D|G Oui Non Non | Oui Non Non Non Non Oui Non Non Oui Non Non Non Non Non Non Non Qui Oui Oui Oui Oui Non| Non Oui Oui Non Oui Non Non Non Oui Non 6 ans 2 mois M Oui Oui | Non 2465 gm.| 2040 gm.Nulle Non | \u2014 Qui ?lan 2 ans 3 ans 4 ans Pas encore 80% Non | Oui châtain clair bleu Non Qui 1927 kg.20.63 ke.1.13 m.1.16 m.22.2 cm.22.8 cm.52 5.08 minces +ectomorphe+ Oui D| G|D]| G Oui Non Non Oui Non Non Oui Non Non Oui Non Non Oui Non Non Nen Non Non Non Non Qui Oui Oui Non Oui Oui Non| Oui Non Oui Non Oui Non Non Non Oui Non 18 ans 10 mois F 9 ?Nulle Oui \u2014 Oui ?4ème année | 12ème année 40% Non | Oui châtain marron Non Our 65.08 kg.67.80 kg.1.51 m.161 m.39.3 cm.34.3 cm.3.84 4.7 trapus +++endomorphet+++ Non Oui pD|la| D| G Oui Non Oui Non Non Oui Non Non Oui Non Non Oui Non Non Non Non Non Non Oui Non Non Oui Oui Non Oui Oui Non Oui Oui Non Non Oui Oui Oui Non Non Non Oui Oui Non 898 GINGRAS Er Cor.3.Sur le plan émotif: les différences s\u2019ac- eusent davantage.« B » est une personne du type extraverti avec qui le contact s\u2019établit aisément.Elle a bon contrôle sur ses émotions.A l\u2019entrevue elle semble féminine et maternelle tandis qu\u2019aux tests de projection du psychologue, elle avait démontré une identification masculine.Son principal mécanisme de défense est la formation réactionnelle (reaction formation); elle déclare avec emphase qu\u2019elle s\u2019entend bien avec tout le monde.À l\u2019égard de sa jumelle elle se montre très optimiste: « Les choses s\u2019arrangeront! ».Durant ses vacances elle partage le lit de sa sœur, parce que, dit-elle: «elle aime tellement ca! ».« À » est très sensible et souffre d\u2019un sentiment d'insécurité.Elle a soif d\u2019amitié mais par son attitude décourage toute prise de contact; elle est pleine de ressentiment, a une attitude négative et pessimiste.Elle a des colères subites, est facilement irritable et grognon.Sur le plan des réalisations, « B » se destine à l\u2019enseignement, sait se placer au niveau intellectuel de sa sœur et adopte à son égard une attitude quelque peu bonasse.«A>» n\u2019a pas d\u2019énergie ni de but dans la vie.Son moyen le plus efficace d\u2019arriver à ses fins infantiles est de se plaindre et de pleurnicher.Les parents: le rejet: dans toutes leurs réponses les parents omettent de mentionner les similitudes même antérieures à la maladie de « À ».Bien au contraire ils soulignent les différences.Ils ont donné des sobriquets à leurs filles: «B» répond à un diminutif gentil de son nom, tandis que chez « À », on fait allusion au fait qu\u2019elle est physiquement peu attrayante (la toune!).Au moment de la maladie de « A», sa mère néglige jusqu\u2019au dernier moment de l\u2019hospitaliser sous prétexte qu\u2019 « elle était presque finie! » (morte).La mère présente une personnalité dépressive avec traits compulsifs.Elle est méticuleuse, exigeante et si elle manque de chaleur vis-à-vis de « B », son attitude envers « À » .: GEMELLÉITE J'Union M:d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 est celle du rejet.Elle est pessimiste et consent à l\u2019examen dans l\u2019espoir qu\u2019il hâte l\u2019internement de sa fille.Bien qu\u2019elle rejette « À », elle lui porte cependant beaucoup d\u2019attention, critiquant toutes ses actions, la décourageant, lui faisant perdre patience pour ensuite l\u2019accuser d\u2019avoir mauvais caractère.Elle lui refuse toute liberté d\u2019action et justifie son attitude et ses sentiments en déclarant: « Ils sont ce qu\u2019ils doivent être ».Enfin, elle attribue à la jumelle normale les sentiments les plus tendres à l\u2019égard de sa sœur moins fortunée.Résumé Une étude combinée, ayant pour objet, trois paires de jumeaux monozygotes, fut menée à l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal.Un enfant de chaque paire était atteint de paralysie cérébrale infantile.Les examens physiatriques, psychiatriques et psychologiques des jumeaux, et les entrevues avec les parents, nous ont permis de tirer les conclusions suivantes: CONCLUSIONS MÉDICALES 1.Le but de la réhabilitation est d\u2019adapter l\u2019individu par tous les moyens possibles à son état physique diminué.Les difficultés étant proportionnelles au handicap et à sa permanence, la paralysie cérébrale infantile présente un intérêt tout particulier.2.Une enquête approfondie met en lumière les problèmes d\u2019adaption; méconnus ou non résolus ces problèmes s\u2019aggravent progressivement avec l\u2019âge comme l\u2019a d\u2019ailleurs démontré Mme Wortis dans son étude récente.3.Il n\u2019est pas toujours facile d\u2019évaluer les conséquences de la paralysie cérébrale sur l\u2019individu, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme légère.4.La méthode co-gémellaire fournit des résultats d\u2019une valeur diagnostique et pronostique importante.5.L'expérience personnelle et le contact direct nous permettront dorénavant d\u2019apprécier avec plus d\u2019exactitude les composantes de la réhabilitation chez les paralytiques cérébraux. TABLEAU VII DONNEES PS YCHOLOG IQUES Main Dessin Tests de Entrevues | Q.I.|domi- libre projection Patients i E== nante : A JG IT B O|E|P G |O|JR| I D |M]| N|D]| G] Contenu |1 2 /3|415/6/718/9| 10] 11 12 13 14 15 16 171 18} 19 20) 2 E |E A|A N|N|R 0 D U G H Q A| 8.9 68| 95| x x| x Lapin x x x x x x x P Juneau 1 : B 83 (101) x x Lune x x x x x x M g A| 6.2 93| 86| x 3 hommes |X [x |x x|x x x x x M Jumeau 2 B 131 |106| x x| x |3 carrés | Ix|x|x x x x P 9 Chat | A 118.10 44| x 43 x bizarre |xjx| | |x| |x| [x x x P Jumeau 3 Maison et B 100 x |108| x paysage x|x| [x x M G va LEGENDE : 1.Maladie cérébrale organique -12.Docilité 2.Projection du handicap 13.Tics 3.Complexe d'Oedipe non résolu 14.Infériorité L, Image paternelle 15.Supériorité 5.Identification maternelle 16.Mésadaptation 6.Identification paternelle 17.Participation plus active du pêne à la réhabilitation 7.Hostilité (signes) 18.Participation plus active de la mère à la réhabilitation 8.Superego rigide 19, Père plus calme 9.Obsession \u201820.Mère plus calme 10.Manque de tact 21.Plus d'attachenent de la part du Père (P) ou de la Mère (M).11, Nervosité 8961 MOY \u2014 L§ SWOL wpeus) \u2018PIN VONT HLIHTTHWHD 1100 Id SYHONIO 66% 900 6.Les facteurs héréditaires peuvent être \u201cmodifiés chez les jumeaux monozygotes par certaines affections entraînant un développement moteur anormal.7.Malgré les dissemblances physiques, le somatotype demeure identique dans chaque couple.8.Même si un seul des sujets examinés présente des crises convulsives, chez les trois enfants atteints de paralysie cérébrale, l\u2019électroencéphalogramme a permis de mettre en évidence un foyer épileptogène.9.Dans chacun des cas, l\u2019étiologie n\u2019étant pas héréditaire, un pronostic favorable a pu être formulé en vue de grossesses subséquentes de la mère.10.Les conclusions concernant la conduite à tenir ne s'imposent pas facilement ni d\u2019emblée.Nos examens nous ont permis d\u2019étudier à fond trois paires de jumeaux et d\u2019analyser le milieu dans lequel ils évoluent.CONCLUSIONS PSYCHOLOGIQUES 1.La différence de niveau intellectuel, reliée à la structure somato-cérébrale, est constamment à l\u2019avantage du jumeau normal.Par contre, il existe une ressemblance constante dans le fonctionnement de la personnalité.2.Les traits fondamentaux de la personnalité demeurent les mêmes à différents niveaux d\u2019intelligence, mais leur mode d\u2019expression diffère.Ce fait semble relié au complexe d\u2019Oedipe, aux relations inter-paren- tales ainsi qu\u2019au processus d\u2019identification au parent du sexe opposé.Le milieu semble ici plus important que les lois génétiques et héréditaires.De fait, les facteurs structuraux de la personnalité semblent moins altérés par l'affection cérébrale que les facteurs intellectuels et à ce point de vue, les jumeaux présentent plus de similitude.3.Les jumeaux normaux ont tendance à s'identifier davantage au parent du sexe opposé; cette identification est plus évidente à l\u2019âge du complexe d\u2019Oedipe.GINGRAS er CoLL.: GEMELLEITE [Union M¢{d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 4.Les tests de projection se sont révélés plus exacts dans l\u2019évaluation du niveau intellectuel des enfants normaux que dans celle des enfants anormaux.Ils s\u2019avèrent cependant plus précis pour découvrir l'importance des transformations de personnalité survenues chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.CONCLUSIONS PSYCHIATRIQUES S'il est vrai que dans toute famille les enfants fassent preuve d\u2019une certaine rivalité pour emporter l\u2019affection de leurs parents, il est courant de constater chez ces derniers une préférence, d\u2019ailleurs nécessaire, en faveur du dernier né.Les parents s\u2019imaginent souvent qu\u2019ils aiment également tous leurs enfants.Ils sont renforcés dans cette croyance du fait que l\u2019écart séparant deux naissances ordinaires, évite le risque de toute comparaison désavantageuse.Toutefois, la situation est plus complexe dans le cas de jumeaux car les enfants étant du même âge la comparaison s\u2019impose.Le mythe du partage égal de leur amour ne s\u2019entretient alors, dans l'esprit des parents, qu\u2019au prix d\u2019un effort conscient et permanent qui se traduit par un habillement, une éducation et des loisirs uniformes.Lorsqu\u2019un handicap psychique ou physique altère la ressemblance des jumeaux et qu'une comparaison défavorable s\u2019impose, alors le problème devient plus aigu.Il en résulte chez les parents un stress psychologique, une anxiété qui doit être résolue par des mécanismes de défense plus ou moins pathologiques, qui sont nuisibles au développement normal de deux individus distincts, que les parents auraient aimé considérer comme une seule entité: les jumeaux (« nos jumeaux! »).En fait, ce problème sera résolu différemment non seulement selon la constitution psychologique de chaque parent, mais aussi selon la gravité des symptômes.Si la différence n\u2019est pas frappante, elle peut facilement être niée et à plus forte raison lorsque, comme dans le groupe N° 1, la mère est méticuleuse L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 et a le souci de la perfection.Pour elle, handicap physique étant synonyme de manque d\u2019intelligence, elle niera ce handicap et tentera méme de fausser les données du probléme, en soulignant les traits névrotiques de la jumelle normale.Ce déni se trouve aussi à l\u2019origine des difficultés que les parents éprouvent à discuter entre eux de ce problème.La situation est envisagée de façon plus réaliste par les parents du groupe N° 2; la réalité, en effet, crée plus d\u2019anxiété chez eux mais il en résulte une action concertée.La différence entre les jumeaux est plus grande et la comparaison s\u2019exprime toujours par une phrase à balancier où le premier membre qui laisse entendre que « À » ne fait pas ce que fait « B » est aussitôt compensé par un effort destiné à rétablir l\u2019équilibre: « mais « À » est plus.(docile, persévérant)» que «B ».Bien qu\u2019ils évaluent correctement les possibilités individuelles, le soin de s\u2019attacher à l\u2019équilibre de la comparaison nuira au développement indépendant des enfants.Ceci fut exprimé par la mère en ces termes: « Je me demande si nous devrions stimuler « À » ou retenir « B » afin qu\u2019il n\u2019écrase pas son frère ».Ici encore c\u2019est la similitude qui est recherchée alors que le but devrait être le développement des possibilités individuelles.Une autre solution existe: elle fut choisie par les parents du groupe N° 3.Elle est plus fréquemment adoptée dans le cas de différences marquées et aura des résultats désastreux pour l\u2019enfant handicapé.Incapable de nier la différence, comme les parents du groupe N° 1, ou d\u2019établir un équilibre comme ceux du groupe N° 2, les parents du groupe N° 3 commencent d\u2019abord par constater la différence, puis l\u2019exagèrent, au point d\u2019en arriver à une véritable ségrégation de l\u2019handicapé, en faisant l\u2019éloge de « B » et en rejetant «A».Ici le problème gémellaire n\u2019existe plus puisque « À » est complètement rejetée ce dont elle est d\u2019ailleurs pleinement consciente.La situation serait bien différente, si les enfants étaient aimés pour ce qu\u2019ils sont, GINGRAS Er CouL.: GEMELLÉITE 901 compte tcnu des différences individuelles, plutôt que pour ce qu\u2019on aimerait qu\u2019ils soient.Une éducation normale implique que les enfants soient élevés selon les normes de leurs parents, de leur milieu et de leur culture.Toutefois, l\u2019idéal des parents devrait toujours tenir compte des possibilités individuelles.Ceci suppose la reconnaissance et le respect des différences.Malheureusement, les parents hésitent à adopter une telle attitude car elle risquerait d\u2019avoir comme conséquence que, les sentiments manifestés envers chaque enfant étant diversifiés, il en résulte un sentiment de culpabilité.Summary Having, as subject, three pairs of monozygotic twins, a combined study was conducted at the Rehabilitation Institute of Montreal.One twin in each set was a cerebral palsied child.Based on the physiatric, psychiatric and psychological evaluations of the twins, and on interviews with the parents, we were able to draw the following conclusions: MEDICAL CONCLUSIONS.1.The goal of rehabilitation is to adapt the individual to an abnormal physical state through the application of all possible means; difficulties being proportionate to the handicap and its permanency, this applies in particular to the cerebral palsied.2.Thorough investigation brings forward adaptation problems which, if unrecognized or unsolved, will become aggravated, as demonstrated by H.Wortis in a recent study.3.In monozygotic twins, identical hereditary factors may be modified by certain pathological conditions with consequent motor impairment.4.The same somatotype was found constant in each set, in spite of apparent physical discrepancies.5.Though one case only presented seizures, the electroencephalograms demonstrated epileptic potentialities in each of the three cerebral palsied children.6.Because the etiology was in no way related to the parents the prognosis for future pregnancies of the mother was favourable.7.The consequences of cerebral palsy upon the individual, particularly in benign forms, are not always easily ascertained.The conclusions concerning the policy to follow cannot be easily formulated.8.The present study made possible the total investigation of three pairs of twins.including their 902 environment.Indeed, although the results of the investigation have projected the superiority of the normal child, the global handicap of the affected one can be assessed with much greater degree of accuracy by the use of the co-twin method.9.The co-twin method has produced results of important diagnostic and prognostic value.10.In future, personal experiences, which are difficult to relate, will allow more exactitude in the appreciation of rehabilitation components among the cerebral palsied.PSYCHOLOGICAL CONCLUSIONS.1.There is a constant discrepancy in the I.Qs, in favour of the normal twin, related to the somato- cerebral structure, whereas a constant similitude exists in personality functioning.2.Fundamental traits remain the same at different Jevels of intelligence but the pattern of expression differs.This appears to be related with the Oedipus Complex and parental inter-relations, also with the identification process to parent of opposite sex.Nurture seems more important here than nature.In fact, structural factors of personality seem less affected and more similar than structural factors of intelligence.3.The normal twins have a tendency to identify themselves more with the parent of opposite sex; this identification is more evident in twins who are at the Oedipus Complex age.4.The projective tests demonstrate the intellectual level of the normal twins more accurately than in the case of the cerebral palsied children; but the same tests were more reliable to detect personality changes in the C.P.cases.PSYCHIATRIC CONCLUSIONS.It is normal to meet with sibling rivalry for the affection of the parents who feel a natural and necessary preference for the last born.Parents can usually make themselves believe that they love their children equally.This belief is strengthened by virtue of the time span between two single births which precludes the risk of disfavourable comparison between the children.CC The problem is more difficult in the case of twins where comparison is imposed by the very fact that they are of the same age.Then the myth of their equal love for their children is maintained CONSCIOUSly and only at the price of great expense of energy, as illustrated in the meticulous resemblance of manner.dress.play, etc.: The problem becomes more acute when a physical and/or mental defect breaks the resemblance and GINGRAS Er CoLL.: L\u2019Union Méd.Canada GEMELLÉ LLEITE Tome 87 \u2014 Août 1958 imposes an unfavourable comparison.This will be dealt with through other mechanisms of defence more or less pathological and harmful to the normal development of two individuals, whom the parents would have liked to treat as one entity: the twins (\u201cour twins\u201d).Of course, this problem will be resolved differently, governed by the psychological make-up of each parent and the severity of the symptoms.The difference may well be denied if it is not obvious.More so, as in Set No.1, if the parent (the mother) 1s meticulous and a perfectionist.To her, physical defects mean lack of intelligence, and she will not only deny them but will try to evade the question by emphasizing the neurotic traits in the normal twin.The difficulty of the parents to discuss the problem between themselves also originates from this denial.The problem is more realistically met by the parents of Set No.2.Granted, it creates more anxiety, but it 1s conductive to coordinated action on their part.The difference between the twins 1s greater and the comparison always results in: \u2018A\u2019 cannot do what \u2018B\u2019 does\u201d, but balance is regained by the immediate addition of \u201cBut \u2018A\u2019 is more.(gentle, persevering, etc.) than \u2018B\u2019\u201d.The danger here is that, though evaluating the possibilities correctly, the need to establish balance will have a detrimental result on the development of the individual potentialities of the children.This danger was expressed by the mother: \u201cI wonder if we should stimulate \u2018A\u2019, or restrain \u2018B\u2019 so that he does not crush his brother\u201d.Here again, they look for equality in the twins and not, as it should be, for the development of individual potentialities.The third possible solution was adopted by the parents of Set No.3.It is imposed by greater discrepancies, with results very detrimental to the cerebral palsied child.Unable to deny dissemblance, as in Set No.1, or to establish balance, as in Set No.2, dissemblance is acknowledged and even emphasized later to the point of completely segregating the handicapped child by praising \u201cB\u201d and rejecting \u201cA\u201d, which the latter will feel all her life.There is no longer a twin problem.The problem would not be such if the children were loved for what they are, including their differences, rather than loved for what the parents would like them to be.Normal education calls for bringing up children according to the standards of the parents, of the milieu or culture.However, to reach this goal, the parents should always bear in mind the individual potentialities of the children.This, nevertheless, would mean the appreciation of differences.Unfortunatelv, the parents hesitate to adopt such an L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 attitude because their sentiments towards the children might differ and they would be afraid of consecutive feelings of guilt.1.10.11.12.13.BIBLIOGRAPHIE G.ALLEN: Cases of Cerebral Palsy in a Series 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thérapeutiques ont occupé nos prédécesseurs.C\u2019est ainsi que les chirurgiens ont multiplié les opérations et compliqué les techniques, et que les radiothérapeutes ont augmenté de plus en plus les doses.Il faut dire cependant que souvent, hélas, les résultats étaient décevants, soit par la mortalité opératoire, post-opératoire ou par, de toute façon, un exitus à plus ou moins brève échéance.Seuls des cas isolés causaient de bonnes surprises et encore ne pouvait-on les confirmer que quand il était possible de les revoir.C\u2019est alors que les radiologistes et les ana- tomo-pathologistes ont entrepris de compiler les cas et de les suivre en autant que cela était possible.Ainsi le docteur Paul Martin avait déjà préparé une longue liste comprenant le diagnostic histologique, l\u2019âge, le sexe, la survie post-opératoire et la symptomatologie.Le docteur Mare Del Vecchio, à l\u2019aide de cette liste, a déjà publié des considérations en rapport avec la radiothérapie.Cependant quels que soient les efforts déployés, les résultats étaient peu probants parce que fragmentaires.Aussi fut-il décidé par le Conseil médical de Sainte-Justine à la suggestion du directeur médical, le docteur Edmond Dubé, de fonder une Clinique des Tumeurs dont le projet était déjà à l\u2019étude depuis quelques années.C\u2019est TABLEAU I NEOPLASIES INFANTILES (360 cas) No.de cas 206 cas 404 \u2014 381 361 341 \u2014 Néoplasies sauf leucémie __ \"\u201c avec Début des recherches cliniques sur leucémies Debut de io Clinique des Tumeurs L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 amsi qu\u2019au mois de Janvier 1953, nous avons fondé la Clinique des Tumeurs, sous la surveillance attentive et la coopération étroite du Professeur Pierre Masson.Aujourd\u2019hui, après 4 années de travail, nous présentons un premier rapport comprenant tous les cas dans le matériel acquis de 1927 à la fin de 1956.IMPORTANCE DU PROBLÈME Le cancer est depuis longtemps reconnu comme une affection frappant surtout les sujets d\u2019un âge moyen ou assez avancé.Le cancer chez le jeune est cependant moins bien connu, quoique les publications étrangères abondent sur ce sujet depuis au moins une vingtaine d\u2019années.Ce qui est pratiquement inconnu, c\u2019est son importance dans notre province de Québec.Pour ce faire, nous procéderons par comparaison avec quelques autres statistiques étrangères émanant de pays où la race dominante est la race blanche.Nous disposons en tout de 360 tumeurs conmdérées comme malignes ou trés fortement susceptibles de l\u2019être quant à leur potentiel évolutif.Le tableau I présente leur incidence selon les années.On voit que de 1927 à 1941 nous n\u2019avons inclus que les tumeurs proprement dites sans les leucémies.C\u2019est qu\u2019avant cette dernière année, les leucémies n\u2019étaient pas étudiées avec les techniques hématologiques suffisantes comme les ponctions médullaires et qu\u2019aucun spécialiste dans la matière n\u2019y avait apporté une étude systématique.Déjà en 1941, plusieurs cas de leucémie avaient été codifiés, de sorte qu\u2019en 1947, le docteur Albert Royer surtout à l\u2019aide de ponctions médallaires et d\u2019examens périodiques a pu nous fournir des données précises pouvant servir à des études statistiques.On remarquera dès lors que l\u2019incidence dos leucémies paraît augmenter considérablement par rapport aux années antérieures et que leur écart par rapport aux tumeurs est à peu près du même ordre à partir de 1947 jusqu\u2019à nos jours.Quant aux tumeurs proprement dites, on peut déjà se rendre compte que leur nombre a augmenté depuis 1947.Il semble raisonnable de penser que l\u2019attention GAGNON: CANCERS INFANTILES 905 plus grande apportée par les médecins et la renommée grandissante du service de diagnostic de l\u2019Hôpital Sainte-Justine aient été des facteurs déterminants dans cette augmentation.Mais ce n\u2019est vraiment qu\u2019à partir de 1953, au moment où la Clinique des Tumeurs a été fondée, que l\u2019on peut observer une grande flèche ascendante.ETUDE DE L\u2019AUGMENTATION DES CANCERS DEPUIS 1953 L'augmentation brusque constatée sur la courbe du premier tableau atteint et dépasse même les 200%, non seulement si on compare les chiffres de 1953 avec les moyennes des années antérieures, mais même si on les rapporte aux maxima.Pour avoir une bonne marge de sécurité, nous avons éliminé les cas rarissimes qui sont peut-être le fait du hasard et comme il va de soi les cas qui présentaient le moindre doute.Nous avons de plus exclus l\u2019apport provenant de l\u2019établissement du nouveau \u2018service de neuro-chirurgie.Pour ce faire, nous avons supprimé du nombre toutes les tumeurs cérébrales car il est difficile de faire le partage entre les cas qui nous sont parvenus sans l\u2019intermédiaire du nouveau service comme c\u2019était le cas avant 1953, et ceux qui y sont dus.Ces réserves étant faites, il persiste encore une augmentation dépassant 100%.L\u2019étude des facteurs favorisant des compilations plus complètes n\u2019a montré aucune variation par rapport aux années antérieures.C\u2019est que la Clinique des Tumeurs a continué à n\u2019enregistrer que les cas après biopsie ou autopsie.Les méthodes de diagnostic sont demeurées strictement les mêmes.De plus, le personnel a changé légèrement, mais toujours les tumeurs ont été soumises aux mêmes consultants et en particulier à Monsieur le professeur Pierre Masson qui a continué son travail depuis les débuts en 1927.Le personnel hospitalier quoique plus expérimenté qu\u2019autrefois, n\u2019a pas, du moins depuis 1945, entrepris de campagne de dépistage systématique.Enfin, la Clinique des Tumeurs qui ne bénéficie d\u2019aucun octroi soit pour le diagnos- 906 tic, soit pour le traitement des malades, n\u2019a falt aucune publicité pour attirer un plus grand nombre de cancéreux.Son rôle s\u2019est borné à suivre régulièrement les malades.Un autre facteur qui pourrait avoir une certaine influence sur le nombre des cas de cancer infantile serait une augmentation notable de la population desservie par l\u2019hôpital.Nous avons constaté que la plus grande partie (plus de 80%) de nos petits malades provenait de la région métropolitaine.Nous avons pris comme base l\u2019augmentation de la population de la cité de Montréal en nous servant des chiffres fournis par le docteur Adélard Groulx, directeur du service municipal de la santé.Ces statistiques donnent une population de 974, 115 en 1947 et 1,127,000 en 1957, soit une augmentation de 15% de la population générale en 10 ans.Cependant, si on compare les naissances qui étaient de 23,- 691 en 1947 et 30,390 en 1957, on obtient une augmentation de 30% en 10 ans.Il faut dire, par contre, que les autres services de pédiatrie ont augmenté considérablement dans la même région et que le taux de 10% d\u2019augmentation dans le nombre des-enfants hospitalisés à Sainte-Justine correspend probablement au véritable pourcentage de l\u2019augmentation de la population desservie par Sainte- Justine.Mais même si on admet ce 30% d\u2019augmentation pour garder une bonne marge de sécurité, 1l n\u2019en existe pas moins une augmentation dépassant les 70% dans l\u2019incidence du cancer infantile à Sainte-Justine.Il est un dernier facteur.difficile à apprécier, mais qui peut être une.cause importante dans l\u2019augmentation du cancer infantile; ce facteur c\u2019est la sélection des malades à l\u2019ad- Mission.En effet, la réputation de l\u2019hôpital ou de ses médecins, de même que l\u2019apparition de méthodes efficaces de traitement des autres maladies de l\u2019enfance, peuvent changer dans une large mesure les- incidences respectives des maladies pour lesquelles les malades sont hospitalisés.C\u2019est la raison pour laquelle nous ne prendrons que les dix \u2018dernières années en considération, \u2018 c\u2019est-à-dire depuis l\u2019ère des antibiotiques.Pour estimer la sélec- GAGNON: CANCERS INFANTILES l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 tion à l\u2019admission, nous avons eu recours à un parallélisme entre les malformations congénitales et les cancers.En effet, l\u2019Hôpital Sainte-Justine étant un hôpital dévoué pres- qu\u2019exclusivement aux enfants, il s\u2019en suit normalement que les cas désespérés ou particuliers lui sont référés plus souvent qu\u2019aux autres hôpitaux généraux.Nous avons donc comparé l\u2019incidence des malformations congénitales léthales de notre matériel d\u2019autopsie de 1946 à 1956 inclusivement.De 1946 à 1952 inclusivement, les variations des taux des malformations congénitales léthales ont été de 3.9% a 87% avec une moyenne de 6.4%), alors que de 1953 & 1956, elles ont été de 4.1% à 9% avec une valeur moyenne de 6.9%.De ces pourcentages et de ces variations, nous pouvons conclure qu\u2019il n\u2019y a pas eu une plus grande sélection dans ces 10 dernières années dans le matériel d\u2019autopsie et par conséquent,:.trés probablement dans les malades hospitalisés.Bien entendu, ce parallélisme pour évaluer la sélection n\u2019est valable que pour un hôpital spécialisé dont les patients constituent une population assez homogène \u2014 ce qui, dans le cas de Sainte-Justine, est évident puisque la très grande partie ou plus de 80% des malades hospitalisés -sont des enfants dont l\u2019âge varie de O à 16 ans et dont l'immense majorité est âgée de moins de 5 ans.Il semble donc d\u2019après ces considérations que l'augmentation du cancer notée depuis 1953 soit réelle et non relative.RÉPARTITION DES VARIÉTÉS DANS L\u2019AUGMENTATION DES TUMEURS La répartition.de l\u2019augmentation des néo- plasies infantiles varie cependant avec l\u2019âge du porteur et la nature même de la néoplasie.La première question sera traitée avec la question de la répartition du cancer selon l\u2019âge.Quant aux différentes variétés de cancer rencontrées après 1953 par rapport aux autres vues antérieurement, on \u2018constate comme il va de\u2019 soi que les tumeurs cérébrales forment lecgroupe le plus important dans l\u2019augmentation; générale puisqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019établissement du nouveau service de neuro- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 chirurgie en 1953.C\u2019est ainsi qu\u2019on a calculé le pourcentage d\u2019augmentation à près de 500%.Ces chiffres mettent immédiatement en évidence l\u2019importance considérable que les nouvelles méthodes d\u2019exploration peuvent exercer sur les statistiques en matière de cancer et qu\u2019il faille, par conséquent, être prudent lorsqu\u2019on veut évaluer une augmentation dans la fréquence d\u2019une maladie.Mais comme ici d\u2019une part, nous avons éliminé les tumeurs cérébrales d\u2019emblée dans le caleul de l\u2019augmentation et d\u2019autre part les techniques, les techniciens et la population des malades sont à peu près les mêmes, on peut par conséquent pouvoir établir avec plus de certitude l\u2019importance de l\u2019augmentation des autres variétés de tumeurs.Nous allons brièvement passer en revue différentes tumeurs par ordre décroissant de pourcentage d\u2019augmentation en commençant tout d\u2019abord par les rétinoblastomes.Le diagnostic du rétinoblastome étant facile et clinique, il ne peut être question de variantes de la part du personnel hospitalier.L'augmentation dans l\u2019incidence des ré- tinoblastomes depuis 1953 s\u2019établit à plus de 300%.Ceci constitue la plus forte augmentation de tout notre matériel.En étudiant de près l\u2019incidence selon les années, nous avons remarqué des variations cycliques.Ainsi en trouvons-nous 5 cas en 1953 et 5 en 1956, alors que les années 1954 et 1955 ne nous en apportent aucun.Cette périodicité se retrouve également, mais de moindre importance depuis 1945.Nous n\u2019avons aucune explication pour ce phénomène périodique.Nous pensons qu\u2019il puisse bien être un effet du hasard étant donnée la petite série de nos cas.Parmi les autres tumeurs qui présentent une augmentation sensible mais moindre, nous retrouvons les sarcomes des tissus mous et des os à l\u2019exception des rhabdomyosarcomes qui n\u2019ont pas varié.Les tumeurs ovariennes et les épithéliomas ont passablement augmenté mais ils ont surtout augmenté dans des groupes d\u2019âges au-dessus de 5 ans.Enfin, les lympho- mes, les réticuloses, les maladies de Hodgkin GAGNON : CANCERS INFANTILES 907 ont subi des augmentations assez importantes alors que les leucémies sont restées à peu près stationnaires depuis une dizaine d\u2019années.Par contre, les sympathomes et les tumeurs de Wilms tout comme les leucémies en sont au même point.On peut donc conclure qu\u2019à l\u2019exception des tumeurs cérébrales, les rétinoblastomes, les sarcomes des tissus mous et des os, les lym- phomes, les réticuloses malignes, les maladies de Hodgkin de méme que les tumeurs ovariennes et les rares épithéliomas ont augmenté depuis 1953 par rapport aux 25 années que nous avons étudiées auparavant.FRÉQUENCE Les données étrangères sur la fréquence du cancer infantile varient peu d\u2019un pays à l\u2019autre.C\u2019est ainsi qu\u2019en France, Caussade à la clinique infantile de Nancy considère qu\u2019il y a un cas de néoplasie maligne par 207 hospitalisations, ce qui donne 0.408% sur 10,358 admissions pour les dix années qui ont précédé 1953 avec une répartition variant selon les groupes d'âge: soit L4 en bas de 2 ans et 2/3 en bas de 5 ans.Selon Gaisford tel que cité par Andersen en 1951 on peut s\u2019attendre à une fréquence variant entre 0.25% à 0.5% des admissions d\u2019un hôpital d\u2019enfants.Selon Steiner à Chicago en 1945, le cancer infantile cause la mort de 0.13% de toutes les admissions.Videbaek au Danemark de 1942 à 1944 rapporte que le cancer frappe 2 enfants par 10,000 enfants vivants.En 1953, en Uruguay selon Jaureguy l\u2019incidence est de 0.26% sur 131,260 enfants hospitalisés.A Naples, en 1953, Rodino estime que la fréquence des tumeurs chez l\u2019enfant est de 0.26% sur 10,282 hospitalisations (dont la moitié seule est la maligne).Au Dernbecher Memorial Hospital for Children, de 1946 à 1949 Peterson estime la fréquence des tumeurs (malignes et bénignes) à 2.5% des admissions.En Suisse, Hoch estime a 0.74% des autopsies de 0 à 15 ans l'incidence du cancer.Bufkin en 1952 rapporte qu\u2019au Duke Hospital de 1940 à 1949 7.4% des admissions sont des cas de tumeurs dont 1/3 sont bénignes, soit environ 5% des 908 admissions, ce qui représente un des indices les plus élevés rapportés par un hôpital.Cependant, le rapport de la compagnie Métropolitaine estime à 11% la mortalité par le cancer par rapport à toutes les autres causes de mortalité infantile.A l\u2019Hôpital Sainte-Justi- ne, sur une période de 4 ans, de 1953 à 1956, la fréquence est de 0.5% sur 28,191 admissions d\u2019enfants de 0 à 16 ans (sauf les prématurés).Ces statistiques globales sur tous les cas de 0 à 16 ans ou bien par groupe de 5 ans ne nous paraissent pas répondre à la réalité car les variations selon les années d\u2019âge sont beaucoup plus grandes.Et c\u2019est ainsi que TABLEAU II HOPITAL SAINTE-JUSTINE Statistique d hospitalisation par âge 1953-1956 Cas de médecine et de Chirurgie D'un jour à 12 mois 1,480 1.704 1,739 1.858 6.821 02% 13 mois à 24 mois 478 464 595 599 2.127 0.9% 24 mois à 36 mois 584 513 601 545 2,343 08% 3 ans 500 446 431 514 1,891 08% 4 ans 459 413 431 399 1,702 20, 5 ans 457 427 423 385 1,693 0.4% 6 ans 442 416 438 430 1,725 0.7% 7 ans 441 431 420 393 1,685 0.5% 8 ans 335 384 364 422 1.505 0.7% 9 ans 294 273 318 352 1,228 0.5% 10 ans 291 266 204 333 1,184 04% 11 ans 258 269 280 244 1.051 04% 12 ans 242 234 274 265 1.015 0.8% 13 ans 230 215 270 207 022 02% 14 ans 193 187 205 194 779 0.49% 15 ans 106 114 39 120 479 0.4% 16 ans 36 31 39 33 131 9907 28,191 Adultes 1274 1221 1,284 1366 5145 Sl ae GAGNON: CANCERS INFANTILES LUnion nous avons dressé le tableau No 2 pour les Tome 87 \u2014 Ao années 1953 à 1956 à Sainte-Justine.On y voit des sommets à l\u2019âge de 4 ans COrrespondant à 2% des hospitalisations de même qu\u2019à 16 ans, à 22%.Il faut dire cependant que ce dernier pourcentage portant sur un groupe beaucoup plus restreint a une valeur beaucoup plus sujette à caution.Cependant on peut voir que les pourcentages les plus bas sont de la naissance à 1 an, à l\u2019âge de 13 ans et aux âges de 14, 15, 10 et 4 ans.Les autres âges occupent une position plutôt moyenne.On peut même les comparer avec les cas adultes où sur un total de 5,000 cas 33336 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 admis qui ne sont pas des cas d\u2019obstétrique mais d\u2019adultes d\u2019âge plutôt moyen nous obtenons le pourcentage assez faible de 2%.Il est bien sûr que ce dernier pourcentage est inférieur à la réalité et par conséquent n\u2019est pas valide pour la population adulte en général; et sûrement le pourcentage est beaucoup plus faible qu\u2019il ne l\u2019est dans un hôpital général où les départements de chirurgie et de médecine reçoivent une majorité de patients au- dessus de 50 ans et surtout bénéficient de Cliniques des Tumeurs subventionnées (environ 10% des patients hospitalisés à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal).On peut donc conclure que la fréquence varie selon l\u2019âge, varie assez considérablement, mais que le cancer chez l\u2019enfant existe à tous les âges.TABLEAU III NEOPLASIES INFANTILES (360 cas ) Selon l'âge No.de cos 55.504 45.404 351 304 254 207 QUTZTS 141516171619 Popn papispiersTiepiFTie] Age AGE DU CANCER CHEZ L'ENFANT Nous avons vu dans le tableau no.2 qu\u2019il y avait des maximums pour les âges de 4 ans et de 16 ans, cependant si nous compilons tous les cas de cancer, d\u2019après l\u2019âge du porteur, âge où le diagnostic a été fait, nous GAGNON: CANCERS INFANTILES 909 voyons dans le tableau no.3 que le plus grand nombre se trouve en bas de 5 ans, ce qui répond bien aux données statistiques des autres auteurs.Ce tableau comporte la somme de tous les cas de cancer de 1927 à 1957.On y remarque un pic à 3, 4 et 5 ans puis une chute brusque après 5 ans, puis une autre à l\u2019âge de 10 et 11 ans pour remonter ensuite à 12, 13 et 14 ans.Dans les courbes qui avaient été faites avant 1953, on constatait une quasi absence de cancer aux âges de 8 et 9 ans et 4 ans.Dans les autres statistiques on constatait également une chute très brusque et importante à ces âges avec une remontée prépu- bertaire ou pubertaire, mais depuis 1953, nous avons remarqué que la chute devenait beaucoup plus progressive après l\u2019âge de 5 ans, et que les paliers observés avaient tendance à disparaître.En partie, il s\u2019agit de tumeurs cérébrales opérées mais aussi d\u2019autres tumeurs, ce qui fait que l\u2019augmentation du cancer porte non seulement sur certaines variétés, mais aussi à des âges où nous n\u2019avions pas l\u2019habitude de les voir.Il s\u2019agit surtout de lympho- mes, de tumeurs des gonades, de tumeurs osseuses et d\u2019épithéliomas.Il semble donc que les tumeurs que nous avons trouvées à ces âges et qui correspondent à des augmentations par rapport aux années antérieures, soient des tumeurs qui s\u2019approchent du type de celles rencontrées chez les adultes et non plus des tumeurs exclusives ou presque à l\u2019enfance.On est donc porté à penser que les données classiques qui faisaient du cancer l\u2019apanage de l\u2019âge adulte doivent être changées et que réellement tous les âges soient sujets au cancer, avec cependant des prédominances pour des groupes d\u2019âge surtout aux deux extrémités de la vie.Il est également bon de reviser les déclarations des différents auteurs qui faisaient de l\u2019immense majorité des cancers chez l'enfant des cancers d\u2019avant l\u2019âge de 5 ans, car si Caussade compte les 24 des cancers avant l\u2019âge de 5 ans et Fleming et Pearse également, notre courbe y réserve une place moindre c.a.d.environ 55%.Il faut donc cesser de négliger l\u2019importance des cancers qui surviennent après 5 ans.Certaines variétés 910 de tumeurs cependant paraissent avoir un âge privilégié pour faire leur apparition alors que d\u2019autres s\u2019étendent à toute l\u2019enfance.C\u2019est ainsi que les tumeurs de Wilms, les sympatho- mes, les rétinoblastomes surviennent presque tous avant l\u2019âge de 5 ans.Par contre, les rhabdomyosarcomes, quoique plus fréquents avant 7 ans, se retrouvent aussi plus tard.Les leucémies, les lymphomes, les tumeurs cérébrales, les tumeurs des gonades, les tumeurs osseuses se retrouvent à peu près à tous les âges mais non uniformément de 0 à 16 ans.Les lymphosarcomes et les tumeurs des gonades se retrouvent surtout après 5 ans.Quant aux épithéliomas, ils surviennent presque tous après 5 ans et ceux qui se rapprochent le plus des types rencontrés chez les adultes, surviennent en moyenne vers l\u2019âge de 10 ans.Les épithéliomas représentent environ 5% de tous les cancers que nous avons observés.GAGNON: CANCERS INFANTILES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 LE CANCER SELON LE SEXE La répartition des néoplasies selon le sexe indique une légère prédominance en faveur du sexe masculin.Dans notre tableau no.4 ceci est vrai pour le grand maximum des Ages 3, 4 et 5 ans mais est inversé pour les deux premières années, où le contingent féminin est plus important.Dans l\u2019ensemble cependant pour le groupe de 0 à 5 ans les garçons l\u2019emportent sur les filles, ce qui est conforme aux données de la plupart des auteurs (Hoch, Bufkin, Caussade, Fleming et Pear- se).Certaines tumeurs cependant paraissent avoir une prédilection pour un sexe plutôt que l\u2019autre alors que d\u2019autres atteignent les deux sexes indifféremment.C\u2019est ainsi que les lymphosarcomes atteignent des garçons le plus souvent alors que les tumeurs des gonades se voient plutôt chez les filles après 5 ans.TABLEAU IV NEOPLASIES INFANTILES (360 cas) Selon le sexe No.de cos 35- 9 30 3 [ éd 0 ] 25 | 20.EK t5- | | | 04 g 5- ; - (a Ooi 2 T 5 7 \u201c LEH Te Le DIE a LE TELLE 7 1 Age L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 SIÈGES DE PRÉDILECTION Les sièges de prédilection des tumeurs chez l\u2019enfant sont comme on peut le remarquer dans le tableau no.5 assez variables et dépendent en partie de la spécialisation qui existe dans certains hôpitaux et de l\u2019absence de certains services.C\u2019est ainsi que certains GAGNON: CANCERS INFANTILES 911 prochent surtout des données de la Compagnie Metropolitain Life.Par contre, elle dif- fére beaucoup des statistiques données par Bufkin sur le Duke Hospital ou les tumeurs cérébrales et osseuses dominent le tableau et celles de Dargeon ou les tumeurs cérébrales prennent la dernière place.Enfin, certains TABLEAU V SIÈGES DE PRÉDILECTION DES TUMEURS MALIGNES CHEZ LES ENFANTS Dargeon (compte de 7 Dargeon Videbaek \u2014 276 cas séries \u2014 1707 cas) 1.os 1.Hodgkin, leucémie, myél.1.s.n.c.2.rein 2.sarcome 2.os 3.œil et orbite 3.cerveau 3.œil 4.organes lymph.et hémo.p 4.peau 4.gén.url.5.tissus mous 5.rein 5.lymph.6.système nerveux 6.tube digestif 6.sarc.périphérique 7.abdomen 7.pharynx 8.organes génitaux 8.peau 9.abdomen 10.tube digestif 11.gynéco.12.foie 13.muscle Bufkin \u2014 1168 cas 14.glande salivaire 15.poumons 16.pancréas 17.lèvres Cie Métropolitain (mortalité (au Duke Hospital) par cancer chez l\u2019enfant) Hoch \u2014 223 cas 1.cerveau \u2014 214 % 1.leucémie 1.système nerveux \u2014 39% 2.os \u2014 95 % 2.tumeur cérébrale 2.lymph.et leucémie \u2014 20% 3.leucémites \u2014 91% 3.tumeur gén.uri.3.abdomen \u2014 20% 4.génito-uri.\u2014 40 % 4.tumeur osseuse 4.squelette \u2014 12% 5.Hodgkin \u2014 13 % 5.tumeur gastro-intest.5.ailleurs \u2014 9% 6.divers \u2014 212 % 6.Hodgkin Tumeurs bénig.\u2014 33.50% 7.tumeur du cou et thorax 8.divers hôpitaux ne possédant pas de service de neurochirurgie ou d\u2019orthopédie ou ayant au contraire de très gros services spécialisés donnent comme plus fréquent ou moins fréquent les os, le système nerveux, ete.l\u2019Hôpital Sainte-Justine possède tous les services spécialisés de tous les systèmes et on peut considérer comme valables pour la pédiatrie en général nos statistiques.Aussi est-il à remarquer que nos chiffres et pourcentages se rap- auteurs n'incluent pas les leucémies dans les néoplasies malignes (voir le tableau 5).Nous croyons donc que les données de l\u2019Hôpital Sainte-Justine soient les plus représentatives de notre milieu de la province de Québec.Dans le tableau no 6, nous voyons la forte prédominance qu\u2019y occupent les leucémies et les lymphomes.Par contre les tumeurs osseuses sont beaucoup plus rares, soit un total de 24 sur 345.Le service d\u2019orthopédie infan- 912 GAGNON : CANCERS INFANTILES tile étant bien organisé depuis longtemps à Sainte-Justine de même que sa clinique externe qui est considérable, nous ne pouvons expliquer que les tumeurs osseuses soient tellement moins nombreuses que les tumeurs de Wilms ou à peu près égales aux sympathomes, aux tumeurs de l\u2019œil, aux lymphomes proprement dits et à peine un peu plus nombreuses que les rhabdomyosarcomes.Il est possi- l'Union M.d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 78 cas n'ont pas été inscrits parce qu'on manquait de données quant à leurs variétés mais non quant à leurs espèces.Quant aux autres tumeurs, bien que l\u2019on fusse sûr de leur malignité, soit par l\u2019envahissement local ou par les métastases, nous n\u2019avons pas pu les classer à cause de leur indifférenciation, bien qu\u2019elles alent été soumises à des examens répétés et de multiples consultations avec d\u2019autres ana- TABLEAU VI NEOPLASIES INFANTILES (345 cas) Selon le siège Poumons | 5x Glandes salivaires I ET\" | 3% Tnyvoide | 12% | 12% I 14% Bssin | 2.3% Gonades Tube digestif Face et cavités \u2014 yeux 58% Globes oculaires Membres et ceinture Cerveau Sang et organes hémo- poietiques ble que notre province de Québec étant constituée en grande partie de canadiens-français, qu\u2019un facteur ethnique puisse être en cause.Le tableau no.6 ne porte que sur 345 cas.C\u2019est qu\u2019une quinzaine de cas nous sont parvenus au stade de généralisation et qu\u2019il était impossible de préciser avec sûreté le siège initial.DIAGNOSTIC HISTOLOGIQUE Le tableau no.7 illustre bien la grande variété des cas qui se présentent mais ne représentent pas tous les cas quoi qu\u2019ils aient été tous examinés.Pour ce qui est des leucémies, nous n\u2019avons inclus que 38 cas, c.a.d.ceux qui ont été vus depuis 1953.Les autres 38.5% tomopathologistes.Nous avons aussi inclus certaines tumeurs qui au premier abord paraissaient bénignes.Ainsi nous avons 3 cas de tumeurs à myéloplaxes.C\u2019est que malgré leur bonne différenciation d\u2019autres cas qui nous avaient parus bénins ont mal tourné et à cause de cette possibilité évolutive nous avons voulu les suivre et les considérer comme potentiellement malignes.Il en est de même pour 2 tératomes coetans ovariens et un té- ratome mature sacro-coccygien qui contenait beaucoup de tissu nerveux.Mais comme le prouve un de nos cas, 1l n\u2019est pas sûr qu\u2019ils soient bénins sur toute leur étendue ou qu'il n\u2019y ait pas cancérisation précoce d\u2019un de leurs constituants.D'ailleurs, Anderson, Gross etc.titan = L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 GAGNON: CANCERS INFANTILES TABLEAU VII HOPITAL STE-JUSTINE Diagnostic histologique de 276 cas (ne comprenant que 38 leucémies) Médulloblastome 9 Astrocytome 8 Glio-épendymome 7 Glioblastome ind.6 Glioblastome mult.5 Epi choroïdien 2 Cranio-pharyngiome 2 Spongioblastome 2 Gliose fibreuse 2 50 Adamantinome 1 Sarcomatose méningée 1 Sare.globocell.de la selle turcique 1 Gliome hypothalamique avec puberté précoce 1 Médullo-épithéliome 1 Méningiome 1 Leucémie aiguë 19 Leucémie lymphoïde aiguë 8 Leucémie monocytaire aiguë 4 Leucémie myéloïde 4.38 Leucémie aleucémique 1 Leucémie à cellule souche 1 Leucémie myéloblastique aiguë 1 Lympho-sarcome 11 Hodgkin 4 Réticulo-sarcome 6 Chlorome 2 \u2026 27 Réticulose maligne 2 Hand-Schuller-C.1 Letterer-Siwe 1 Wilms 25 Fibro-sarcome rénal 2 28 Grawitz 1 Sympathome surrénalien et extra-surrénalien 26.26 Cortico-surrénalome 3 3 Tumeur rétinienne 20 .20 pronostic est assez favorable.Nous n\u2019avons pas pu corroborer cette opinion tant sur leur fréquence que sur leur bon pronostic, bien qu\u2019ils nous paraissent relativement plus favorables.Odom et autres dans leur revue de 164 cas, sans compter ceux qu\u2019ils ont relevé dans la littérature, en sont venus à la même 913 Tumeur d\u2019Ewing 8 Sarcome ind.5 Ostéoblastome 3 T.myéloplaxe 3.24 Sarcome ostéogénique 2 Fibrome osseux 1 Adamantinome 1 Ostéo-chondro-sarcome 1 Rhabdomyosarcome 14 Mésenchymome 3 Hémangio-péricytome 2 Sarcome polymorphe 3 Sarcome à cellules rondes 2 30 Myxome 2 Sarcome fibroblastique 1 Leiomyoblastome 1 Rhabdomyome fixé 1 Hamartome fibreux 1 Mélanome 1 Fibro-sarcome récidivant 1 Spinocellulaire 1 5 Basocellulaire 1 Epi sudoripare 1 Ovaire Séminome 2 Tératome malin 3 Tératome cœtans 2 Mésoblastome 1 12 Trophomésoblastome 1 Epi indiff.1 Folli.malin 1 Epi1-Wolfien 1 T'esticule Embryome malin 1 \u2026\u2026\u2026 1 Hépatome 4 .4 Adéno-cancer thyroidien 2 Epi.infiltrant du sigmoide 1 Tératome sacro-coccygien 3 Anus: myxome?1 Poumon: épithélioma X 1 conclusion.Nos cas de glioblastomes multiformes si caractéristiques par leurs cellules, leurs mitoses, leur vascularisation se sont avérés, comme c\u2019est le cas aussi chez les adultes, très malins sauf un cas qui se porte bien après 315 ans.Il faut cependant ajouter qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une tumeur bien limitée de 914 qui ont fait la revue de certains tératomes coccygiens dont l\u2019exérèse n\u2019avait été que partielle cad.ne comprenant pas le coccyx, comptent plusieurs cas qui ont donné par la suite naissance à des cancers.On estime même que presque 40% de ces tératomes coceygiens récidivent soit sur place ou envahissent comme des tumeurs malignes et peuvent ainsi entrai- ner l\u2019exitus, surtout si les éléments nerveux sont dominants.Il faut noter cependant que toutes ces tumeurs ont été soustraites dans l\u2019évaluation de l\u2019augmentation des cancers à Sainte-Justine pour les 4 dernières années.Dans l\u2019énumération des diagnostics histologiques nous rencontrons dans la section des tumeurs cérébrales 7 cas de glio-épendymome que nous n'avons pas pu retrouver chez les autres auteurs sauf dans le volume du Prof.Masson.Nous ne croyons pas qu\u2019il s'agisse d\u2019une autre terminologie et qu\u2019en vérité ils répondent peut-être aux neuro-épithéliomes tels que rapportés par Bailey et autres.Enfin dans la section des tumeurs rénales la tumeur étiquetée \u201cGrawitz\u201d est en réalité un épithélioma à cellules claires avec formation de tubes glandulaires dont la symptomatologie contrairement aux tumeurs de Wilms s\u2019est caractérisée par de l\u2019hématurie.À part ces quelques réserves, notre liste de diagnostics histolog1- ques correspond bien aux autres listes données par les différents auteurs et ne s\u2019en distingue guère que par des fréquences différentes.EVOLUTION Dans le calcul de l\u2019évolution nous avons pris comme point de départ, en autant qu\u2019il était possible, la date d\u2019apparition des premiers symptômes.La chose n\u2019est cependant pas aisée lorsque les symptômes sont vagues et que l\u2019enfant est très jeune.Non seulement la nature de la tumeur, sa situation et l\u2019âge de l\u2019enfant jouent un rôle important, mais même la capacité d\u2019observation des parents.Souvent même les tumeurs ne sont dévoilées qu\u2019à l\u2019opération.Cependant le diagnostic de masses tumorales nous paraît assez aisé puisque 72% de toutes les tumeurs de notre ma- GAGNON: CANCERS INFANTILES l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 tériel sans les leucémies pouvaient être diagnostiquées soit à la vue, soit au palper et que même au-delà de 90% l\u2019étaient si on en excluait les tumeurs cérébrales.Il semble donc logique de rapporter les premières observations de masse, soit palpée, soit observée par les parents ou le médecin de famille, comme étant le début approximatif standard puisque, en général, l\u2019histoire évolutive des tumeurs chez les enfants est très courte.Dans le présent travail, les données concernant la durée de l\u2019évolution ne sont valables que jusqu\u2019au mois de septembre 1957.Malheureusement depuis 1927, beaucoup de nos cas ont été perdus de vue et surtout ceux qui nous sont venus avant 1953, de sorte que nos données statistiques s\u2019en trouvent fortement réduites et cela est d\u2019autant plus regrettable lorsque les tumeurs sont rares ou ont une évolution prolongée.Comme le montrent les tableaux 8, 9, 10 et 11 la durée de l\u2019évolution des cancers chez les enfants se calcule plus en mois qu\u2019en années et on pourrait donc croire qu\u2019il faille une surveillance moins longue mais plus suivie au début pour apprécier les résultats des thérapeutiques.Cependant nombreux sont les chercheurs qui soulignent les récidives les plus surprenantes et les plus tardives de même que ceux qui rapportent des guérisons apparemment spontanées.On ne peut prévoir en matière de cancer infantile et chaque cas a une évolution particulière.Ceci nécessite donc non seulement une surveillance fréquente mais prolongée même sur des années quoique l\u2019évolution de la majorité puisse être déterminée au bout de quelques mois.Les durées d\u2019évolution sont tellement variables qu\u2019on ne peut s\u2019aventurer à faire des pronostics.Dans nos tableaux, nous avons groupé les tumeurs, autant qu\u2019il était possible, par système.Nous allons, dans l\u2019ordre de présen- tatimn établi sur les tableaux, tirer quelques conclusions sur ce que notre matériel, par comparaison à celui des autres, nous a appris.Dans leur grande revue des tumeurs cérébrales infantiles, Bailey, Buchanan et Bucy estiment que près de 32% des tumeurs cérébrales infantiles sont des astrocytomes dont le L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Médulloblastome Astrocytome Glioépendymome Glioblastome indiff.Glioblastome multi.Epi.choroïdien Crânio-pharyngiome Spongioblastome Gliose fibreuse Méningiome Sarcomatose méningée Gliome hypothalamique avec puberté précoce GAGNON : CANCERS INFANTILES TABLEAU VIII TUMEURS CÉRÉBRALES ÉVOLUTION Sans traitement 3 semaines 6 semaines 9 semaines 6 semaines Sans traitement 4 mois 115 mois 1% mois 2 mois 4 mois 5 mois 18 mois 8 ans 4 semaines 6 semaines 6 mois mois mois va bien apres 3% ans Ha Or A mois mois Go an ans mois mois Jk OU mnH va bien après 3 ans va bien après 4 ans 3 mois 16 mois 915 Avec opération 9 mois 10 mois 16 mois Avec opération 9 mois 27 mois 1 va bien après 4 ans 1 va bien après 1 an la dimension d\u2019une orange et que sa situation para-sagittale et son encapsulation ont permis une exérèse totale.C\u2019est le seul cas où l\u2019exérèse totale a pu être faite et c\u2019est le seul également qui a survécu si longtemps sans autres troubles, que quelques céphalées et convulsions, bien contrôlées d\u2019ailleurs par les anticonvulsivants.Les tumeurs de Wilms, s1 on se base sur les résultats de Gross et de Neuheuser, paraissent au premier abord plus encourageantes.En effet, si d\u2019après ces auteurs on opère avant l\u2019âge de 1 an, le pourcentage de guérison atteint 80%, et 47% lorsque l\u2019opération est faite après cet âge.Les résultats de Nesbitt, et Adams et Silver sont également très encou- GAGNON: CANCERS INFANTILES L'Union Méd.Canada 916 Tome 87 \u2014 Août 1958 TABLEAU IX ÉVOLUTION Wilms Sans traitement Avec opération Avec opération et RX 1 mois 1 mois 3 mois 7 mois 249 mois 4 mois 1 an 3% mois 5 mois 644 mois 1 cas va bien après 2 ans.Grawitz 4 mois (précédé par hématurie) Sympathomes Sans traitement Avec opération Avec opération et RX 3 semaines 3 mois 7 mois 1 mois 315 mois 9 mois 1 mois 6 mois 30 mois 2% mois 7 mois 4 mois 8 mois 5 mois 12 mois Cortico-surrénalome 2 mois 1 cas va bien après 2% ans.Morts 6 mois 6 mois 7 mois 8 mois 13 mois 26 mois Tumeurs de la rétine 7 mois 10 mois 16 mois Sarcome d\u2019Ewing vont bien après 114 an 1% an 345 ans 4 ans 445 ans (s\u2019est terminé comme leucémie) 1 cas va bien après 4 ans, malgré métastase crânienne opérée.Sarcome osseux ind.Sans traitement Avec opération Avec opération et RX 3 mois 8 mois 2 mois 10 mois Sarcome ostéogénique 8 mois 12 mois Ostéo-chondro-sarcome 64% mois Rhabdomyosarcome 3 mois 2 mois 6 mois 25 mois \"7 mois - 21% mois 13 mois 12 mois 14 mois rageants alors que ceux de Weisel se comparent beaucoup plus aux nôtres.Après avoir fait la revue de nos cas, nous ne pensons pas qu\u2019il faille accuser la\u2019technique chirurgicale employée car il semble bien d'après nos constatations anatomiques qu\u2019il y ait des formes plus favorables que d\u2019autres et que l\u2019encapsulation nous paraisse un critère important puisque le seul cas survivant dont nous possédons l\u2019évolution est une forme encapsulée.Par ailleurs, il est très probable que les cas opérés très tôt soient de cette sorte et que le facteur temps soit, au moins sinon aussi important que la technique chirurgicale employée.De L'Union Méd.Canada GAGNON: CANCERS INFANTILES 917 Tome 87 \u2014 Août 1958 TABLEAU X ÉVOLUTION Mésenchymome 3 mois 12 mois 14 mois Hémangio-péricytome 1 cas mort après 17 mois 1 cas va bien après 4 ans Sarcome indifférencié polymorphe 244 mois 3 mois 1 cas vivant après 4 ans Myxome 15 mois Sarcome fibroblastique 5 mois Hamartome fibreux va bien après 4 ans Rhabdomyome fixé va bien Mélanome 10 ans Spinocellulaire 1 an (développé sur xeroderma pigmentosum) Leucémies: argue lym.aiguë MONO.AIGUË aleur.myél.c.sou.1 sem.1 sem.2 sem.2 mois 9 mois 1 mois 2 sem.3 sem.145 mois 18 mois 1 mois 1 mois 5 mois 1 mois 3% mois 1 mois 5 mois 2 mois 11 mois 3 mois 4 mois 4 mois 5 mois 6 mois 6 mois Lymphosarcome 3 semaines 5 semaines 6 semaines 4 mois 5 mois 3 ans Hodgkin 14 mois va bien apres 1 an va bien après 1 an va bien après 4 ans plus, il semble évident que la radiothérapie ait au moins l\u2019avantage de prolonger la survie.Nos cas de sympathomes sont tous décédés, quelle que soit la méthode de traitement employée et l\u2019état de différenciation des tissus.Nous n'avons pas eu cette chance d\u2019observer ces guérisons spontanées et peut-être thérapeutiques rapportées par de nombreux auteurs (Ladd et Gross, Goldring, Lehmann, Kerley, Farber, etc.).Nous possédons dans notre collection un cas de cortico-surrénalome dont l\u2019examen histologique est très typique avec de nombreuses monstruosités cellulaires.Cette tumeur pesait 800 grammes et a été extirpée avec de grandes difficultés et pourtant le patient se porte très bien sans aucun signe de récidive après 21/, ans GAGNON: CANCERS INFANTILES Réticulo-sarcome Chlorome Réticulose X Hand-Schuller-Christian Letterer-Siwe Séminome ovarien Tératome ovarien malin Mésoblastome ovarien Trophomésoblastome Folliculome malin Epi.wolffien Embryome malin du testicule Hépatome Epi.thyroidien Tératome sacro-coccygien TABLEAU XI EVOLUTION 1 mois 2% mois 6 mois va bien apres 4 ans 114 mois 4 mois va bien après 1 an va bien après 4 ans va bien après 4 ans va bien après 8 mois va bien après 244 mois va bien après 114 an 2 ans 3% mois 4 mois va bien après 1 an 2 mois 2 ans 2 mois 18 mois 2 ans 10 ans (avec cirrhose) 1 cas va bien après 7 ans 1 cas va bien apres 4 ans (ont des métastases) 1 cas va bien 20 mois et généralisation sous une forme épithéliale quoique le tératome coccygien soit bénin.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 alors qu\u2019un autre cas plus ancien, histologi- quement identique, a évolué vers la mort avec métastases en 2 mois.Les rétinoblastomes se classent parmi les tumeurs les plus favorables que nous ayons dans le groupe des tumeurs survenant avant 5 ans d\u2019âge puisque le 14 des cas au moins se portent encore bien après une période minimum de 18 mois.Bien sûr dans ces cas la thérapeutique a été énergique et le chirurgien a eu soin d\u2019enlever un bon bout de nerf optique soit lors de l\u2019énucléation ou soit lors d\u2019un deuxième temps.De plus les examens ophtalmologiques périodiques ont été effectués régulièrement et fréquemment et la radiothérapie appliquée au moindre doute.Les tumeurs osseuses malignes ont presque toutes évolué rapidement vers la mort.Cependant 1 de nos cas qui a été traité d\u2019une façon plutôt inusitée est encore vivant et bien portant après quatre ans.Ce cas, après diagnostic radiologique de la tumeur, a été soumis à une dose massive nécrosante de radiothérapie (équivalente à 10,000 r.en une semaine) suivie d\u2019une amputation haute sans biopsie préalable.Il nous a fallu la présence subséquente d\u2019une métastase au crâne pour faire reprendre le matériel et le faire réexaminer en entier pour être sûr du diagnostic de tumeur d\u2019Ewing car les premiers examens ne montraient que du tissu nécrotique.La métastase cranienne a été traitée chirurgicalement il y a 2 ans 15 et depuis ce temps l\u2019enfant se porte merveilleusement bien. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Alors que le diagnostic s\u2019avère désespéré dans les cas de leucémie, de rhnabdomyosarco- me, de mésenchymome indifférencié, de chlo- rome, de réticulosarcome et de sarcome osseux, il est consolant de voir que les maladies de Hodgkin et les réticuloses ont une évolution qui se chiffre en années.À propos de la maladie de Letterer-Siwe il est peut-être important de signaler le rôle adjuvant des antibiotiques tout comme l\u2019ont déjà rapporté Bierman et autres.Nous avons constaté dans un cas la disparition rapide et persistante (presque 1 an à date) des lésions cutanées par l\u2019application topique de pommade à la néomycine et l\u2019administration de chloromycétine par voie générale.Il semble bien que 2 de nos cas de lympho- sarcome et de réticulosarcome se comportent comme chez les adultes avec des rémissions datant de quelques années déjà à la suite de traitements radiothérapiques.La plupart de nos cas de maladie de Hodgkin se comportent comme chez les adultes avec une évolution de plusieurs années.Il y a cependant des cas où l\u2019évolution a été rapide et fatale en quelques mois.Les traitements aux moutardes azotées paraissent avoir une influence importante dans cette survie.Un cas très surprenant est celui d\u2019un sarcome indifférencié histologiquement très malin des tissus mous de la jambe qui survit après de multiples biopsies depuis 4 ans et qui apparemment se porte assez bien à l\u2019heure actuelle.Les épithéliomas de la glande thyroïde sont reconnus pour leur longue évolution (Winship, Ross, etc.).Il n\u2019est donc nullement surprenant que nos deux cas se portent assez bien après 4 et 7 ans malgré la présence confirmée de métastases régionales.En somme les tumeurs chez les enfants présentent dans leur évolution de grandes différences et souvent présentent des surprises agréables tout à fait inattendues et la plupart du temps inexplicables.Seule la surveillance attentive prolongée sur un grand nombre de cas nous permettra peut-être de comprendre le comportement si capricieux de ces tumeurs.GAGNON: CANCERS INFANTILES 919 CONCLUSION Il semble donc après une étude portant sur les cancers infantiles accumulés depuis près de 30 ans à l\u2019Hôpital Sainte-Justine qu\u2019il y ait depuis 1953 une augmentation réelle de l\u2019incidence du cancer.Cette augmentation porte sur des groupes plutôt déterminés de tumeurs qui ressemblent surtout à celles des adultes, et aussi sur des âges où auparavant nous n\u2019en trouvions pas.La comparaison avec les statistiques étrangères nous permet de croire que nos données correspondent plus exactement et plus complètement à la réalité dans notre milieu de la province de Québec.En particulier il est important de ne pas considérer l\u2019incidence du cancer infantile de façon globale c.a.d.dans un groupe dont l\u2019âge varie de 0 à 16 ans mais bien par année d\u2019âge.L\u2019étude de l\u2019évolution de ces néoplasies infantiles ne nous permet pas, faute d\u2019un nombre suffisant de cas et d\u2019observations rigoureusement suivies, de tirer des conclusions adéquates.Seuls des cas particuliers viennent faire exception à ce qui paraît être la loi du plus grand nombre.Ces exceptions ne nous paraissent pas explicables à date et c\u2019est pourquoi la poursuite de l\u2019étude du cancer chez l\u2019enfant par une clinique des tumeurs bien organisée nous paraît essentielle afin de connaître non seulement l\u2019évolution naturelle de cette terrible maladie mais aussi de pouvoir évaluer à leur juste valeur les thérapeutiques employées.Nous espérons donc continuer à recevoir des médecins des cas diagnostiqués de plus en plus tôt et suivis de plus en plus régulièrement.Ce travail ne peut être effectué par un petit groupe seul, il lui faut la coopération du corps médical tout entier.! REMERCIEMENTS ! Nous tenons à remercier M.Gaspard Massue et son personnel pour leur travail de compilation d\u2019hospitalisations par année d\u2019âge des malades admis de 1953 à 1957.Nous tenons aussi à témoigner notre reconnaissance à garde Madeleine Gagnon qui a dessiné nos graphiques. 920 Résumé Nous présentons une revue des cancers infantiles rencontrés à l\u2019hôpital Sainte-Justine de 1927 à 1957.Un total de 360 cas a été relevé.Une comparaison entre le matériel d\u2019avant 1953 et celui que nous avons accumulé dans notre clinique des tumeurs de 1953 à 1957 a permis de constater une augmentation dans l\u2019incidence du cancer infantile dans notre milieu ces dernières années.Cette augmentation porte principalement sur des variétés qui se retrouvent aussi chez l\u2019adulte, et frappe surtout des enfants de plus de cinq ans.Nous présentons ensuite la fréquence du cancer infantile selon l\u2019âge, le sexe, la localisation et la variété histologique.Ces données de notre milieu par comparaison avec celles des autres pays montrent des différences attribuables surtout à l\u2019organisation hospitalière.Nos statistiques paraissent cependant plus exactes parce que toutes les spécialités de la pédiatrie sont représentées à l\u2019hôpital Sainte- Justine.Enfin nous donnons un aperçu du cours évolutif de tous les cas que nous avons pu suivre ainsi que les considérations pronostiques et thérapeutiques qui en découlent en insistant sur la nécessité d\u2019une clinique des tumeurs bien organisée pour lutter plus efficacement contre ce terrible mal.Summary À total of 360 cases of cancers in childhood found at the \u201cHôpital Ste-Justine\u201d from 1927 up to 1957 are reported.The cases collected in the recent years (1953-1957) as compared with the older ones, have shown an increase in the incidence of cancers in children.This increase is especially important in the varieties of cancers which also occur in the adult.It has also been found that most of this increase was observed in children over five years of age.With this material the incidence according to age, sex, site, and histologic varieties is presented and found not wholly comparable with foreign data but more valid for all specialities in the field of pediatrics are represented in \u201cL\u2019Hôpital Ste-Justine\u201d.At last the data that could be collected about the courses of these cases are given with regard to prognosis and treatment.From these it is concluded that a well organized \u201cTumor Registry\u201d wouid help much in the approach to the solution of this problem.GAGNON: CANCERS INFANTILES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 BIBLIOGRAPHIE D.H.Andersen: Tumors of Infancy and Childhood.Cancer, 4: 890-906, 1951.J.B.Arey: Malignant Neoplasms in Early Life.The J.of Pediat., 35: 776-785, 1949.P.bailey, D.N.Buchanan and P.C.Bucy: Intra- cranial Tumors of Infancy and Childhood.The University of Chicago Press, Chicago.USA.1939.H.R.Bierman, J.T.Lamman, KS.Dod, K.H.Kelly, ER.Miller, M.Slumkin: The Ameliorative Effect of Antibiotics on Non-Lipoid Reticulo- endotheliosis, (Letterer-Siwe Disease) in Identical Twins.The J.of Pediat., 40: 269-284, 1952.E.Blum et L.Fruhling: Les tumeurs malignes du rein chez enfant.Pédiatrie 8: 797-802, 1953.J.H.Bufkin, W.C.Davidson, N.C.Durham: Childhood Cancer (Tumors, Leukemia and Hodgkins disease).The J.of Pediat., 42: 612-632, 1953.J.Calvet, A.Ribet et A.Azais: Le cancer chez le jeune de 0 4 15 ans en ORL.JFOR.L, 11: 4, 1953.L.Caussade, N.Neimann et A.Guinoiseau: Le cancer à la clinique infantile de Nancy.Pédiatrie, 8: 155-161, 1953.H.W.Dargeon: Cancer in Children from Birth to Fourteen Years of Age.JAM.A.136: 459-468, 1948.H.W.Dargeon,: Round Table Discussion on Tumors, Benign and Malignant.J.of Pediat.30: 716-738, 1947.M.Del Vecchio: Le cancer chez l'enfant.Ann.de Ste-Justine, 27-31, 1951.D.Goldring: Neuroblastoma Sympathicum with Metastase.Report of a case with apparent recovery.J.of Pediat., 38: 231-234, 1951.RE.Gross, HW.Clatworthy and I.A.Meeker: Sacroccygeal Teratomas in Infants and Children.Surg., Gynec.and Obst., 92: 341-354, 1951.R.E.Gross and E.B.D.Neuheuser: Mixed Tumors of the Kidney Pediatrics, 6: 843-852, 1950.A.Hoch: Geschwuelste des Kindesalters, Oncologia, 4: 94-108, 1951.M.A.Jaureguy: El cancer de niño en el Uruguay.Arch.Pediat.Uruguay 1953, 24/5 (316-324).Fz- cerpta Medica Pediatrics, 9: 562, 1955.Ladd and Gross: Neuroblastoma Sympathicum, Abdominal Surgery of Infancy and Childhood, 1941, Saunders.Treatment of in Childhood.P.Masson: Tumeurs Humaines.Maloine, Paris 1956.A.Mauriello: Communication personnelle. L\u2019Union Méd.Canada .Tome 87 \u2014 Août 1958 GAGNON: CANCERS INFANTILES 921 D.Rodino: La frequenza dei vari tipi di tumore nelle infanzia.Minerva Pediat.1953 5/14, 572- 573.Excerpta Medica Pediat.8: 1813, 1954.DE.Ross: Cancer of the Thyroid Gland in Children.RF.Phillips and HW.Dargeon: Radiotherapy jn 79\" Gyn and Obst, 104: 435-440, 1957.A.Royer: Les leucémies aigués chez les enfants.G.L.Odom, C.H.Davis and B.Woodhall: Brain Tumor in Children.Pediatrics, 18: 856-869, 1956.C.G.Peterson and G.Gilmer: Tumors of Childhood; Surgeons Viewpoint.Surgery, 30:329-348, 1951.Tumors of Children.The J.of Pediat., 44: 448- ; 468, 1954.R.méd.U.de M, 3: 261-271, 1951.R A.Videbaek: Malignant Tumours in Childhood.apports annuels, Ste-Justine, Acta Paediatrica, 39: 502-509 ,1950.Rapport annuel 1957.Cité de Montréal.A.Maillé T.Winship and W.W.Chase: Thyroid Carcinoma in (Adélard Groulx).Children.Surg.Gyn.Obst., 101: 217-224, 1955. RECUEIL DE FAITS 4e ++ HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE PRÉSENTATION ET DISCUSSION DE TROIS CAS Gilles GOSSELIN et Maurice VERDY, Hôtel-Dieu de Montréal.Depuis quelques années, on a porté beaucoup d\u2019intérêt à l\u2019hyperlipémie essentielle et le nombre de cas connus augmente rapidement.En effet, en 1951, la littérature ne contenait que 14 cas bien documentés.À cette époque, on considérait comme deux entités pathologiques essentiellement distinctes, la pancréatite chronique avec hyperlipémie et l\u2019hyperlipémie essentielle.C\u2019est en 1952 que Klatskin et Gordon firent une revue complète de la littérature et en vinrent à la conclusion presque universellement acceptée maintenant, que dans les 11 cas jusqu\u2019alors publiés de pancréatite chronique avec hyperlipémie, la pancréatite était, de fait, secondaire à l\u2019hyperlipémie et qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019hyperlipémie essentielle (31).En 1954, on compte dans la littérature 41 cas d\u2019hyperlipémie essentielle; en 1957, on en relève environ 65 (1-38, 42, 45, 49, 50, 52).Cette augmentation semble due au fait que ce syndrome est plus souvent recherché et reconnu qu\u2019autrefois.Nous nous proposons ici de présenter trois cas d\u2019hyperlipémie essentielle et de les discuter en les comparant aux cas rapportés dans la littérature.Observation I.Le premier cas est celui de Mlle C.L., Jeune fille de 17 ans, qui est admise d\u2019urgence dans la nuit du 16 au 17 mai 1957, pour douleur abdominale intense.Depuis l\u2019âge d\u2019un an, la patiente présente des crises de douleur abdominale survenant environ une fois par mois.À l\u2019âge de 6 ans, elle subit une appendicectomie, mais par la suite, les crises persistent, bien que moins fréquentes.Toutes sont semblables et débutent la nuit ou à bonne heure le matin: la patiente s\u2019éveille alors avec une douleur d\u2019intensité moyenne, parfois sous forme de brûlement, et localisée à la région Supérieure de l\u2019abdomen.Elle doit rester assise dans son lit, penchée en avant.Des vomissements accompagnent chaque crise.Après quelques heures et parfois toute une journée, les douleurs diminuent graduellement et la patiente se sent alors assez bien.En dehors des crises, elle n\u2019a aucun trouble, aucun brûlement d\u2019estomac, aucune douleur abdominale.À 12 ans, un repas baryté montre l'existence d'une niche ulcéreuse au bulbe duodénal, avec un certain degré de rétention gastrique.Elle reçoit alors le traitement de l\u2019ulcère duodénal: diète, anticholinergiques et alcalins.Par la suite, c\u2019est-à-dire de l\u2019âge de 12 à 17 ans, elle n\u2019a présenté qu\u2019une dizaine de ces crises abdominales.L'épisode actuel commence le 16 mai: la malade est éveillée par une douleur à l\u2019hypo- chondre droit, qui augmente progressivement d\u2019intensité, et graduellement se localise à la région épigastrique.C\u2019est la première fois que la douleur est aussi intense.Des nausées et des vomissements accompagnent l\u2019épisode douloureux, et pendant 30 ou 40 minutes, la douleur irradie à l\u2019épaule droite.Durant l\u2019après-midi, la douleur a diminué, mais elle s\u2019intensifie à nouveau durant la soirée.Le médecin, qui la voit à domicile, la dirige alors à l\u2019Hôtel-Dieu (au docteur Eudore Savoie).A l\u2019examen d\u2019entrée, on est en présence d\u2019une jeune fille souriante, plutôt pâle, qui se plaint de douleur à tout l\u2019abdomen.Il y a rigidité musculaire à la partie supérieure de l\u2019abdomen, signe du ressaut, absence de péristaltisme.Le toucher rectal ne révèle rien de particulier.On note cependant, sur la face antéro-intense des cuisses, sur les fesses et sur la partie postéro-inférieure des bras, de petits points jaunes, blanchâtres, durs, très bien L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 délimités, (la malade avoue que ces lésions sont présentes depuis plus de 8 ans).Une biopsie a plus tard démontré qu\u2019il s\u2019agissait de xanthomes plans.Sa température, à l\u2019entrée, est de 101° F., sa tension artérielle à 90/70 et le pouls périphérique à 125 par minute.Les fundi sont essentiellement normaux.Les analyses faites d\u2019urgence montrent: un hématocrite à 55, une amylase à 339 unités (normal 10 à 60) et un sérum lactescent.Les lipides totaux, à 1 heure A.M., sont à 372 unités (normal 8 à 34) ou 6,200 mgm%, les leucocytes a 10,200/par mm.3 et la différentielle: polymorphonucléaires 79%, lymphocytes 16% et monocytes 5%.Durant la nuit, la tension artérielle remonte, la patiente est calmée par des injections de Démérol.Le lendemain, 17 mai, les lipides totaux sont à 172 unités ou 3,000 mgm%, le cholestérol total 308 mgm%, les esters du cholestérol 118 mgm%, l\u2019hématocrite 48.5% et l\u2019amylase 384 unités.Le sérum est encore lactescent.Les urines, à ce moment, montrent la présence de bactéries +++, d\u2019urates amorphes +++, de cylindres granuleux ++\u2014, de cylindres hyalins ++, d\u2019épithéliums ++, de leucocytes ++, une almuminurie à 3 grammes 0/00, une densité à 1032 ph à 5, et quelques traces de sucre.L\u2019urée sanguine est à 43 mgm% et la glycémie 172.5 mgm%.Une plaque simple de l\u2019addomen, de même qu\u2019une radiographie pulmonaire, se sont avérées dans les limites de la normale.Evolution Le 18 mai 1957: La malade est beaucoup moins souffrante, quoique l\u2019abdomen reste tendu; la température est à 100° F.L\u2019héma- tocrite monte à 36.5%, la glycémie revient vers la normale: 108 mgm%.Les lipides totaux sont maintenant à 51.1 unités.Le 19 mai 1957: La douleur semble localisée a la fosse iliaque droite.Le 20 mai 1957: L\u2019hématocrite est maintenant à 27%, l\u2019amylase 88 unités, le cholestérol 200 mgm% avec des esters à 114 mgm%, la glycémie 84 mgm%.les lipides 17.5 uni- GOSSELIN er VERDY : HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE 923 tés.La malade est beaucoup moins souffrante, mais sa température atteint 102° F.Le 21 mai 1957: La fièvre s\u2019accentue: 103.5° F.L\u2019analyse des urines s\u2019avère essentiellement normale et les globules blancs sont à 11,700 par mm.* avec 77% de polymor- phonucléaires, 22% de lymphocytes et 1% de monocytes.L\u2019électrophorése des protéines donne le résultat suivant: gamma 23.2, beta 12.8, alpha, 11, alpha; 8.1, albumine 44.9%.Jusqu\u2019à cette date, la patiente a reçu comme traitement: pénicilline et streptomycine par voie intra-musculaire à toutes les quatre heures, et achromycine dans ses sérums glu- cosés par vole intra-veineuse, anticholiner- giques, diète des ulcéreux, puis diète hypo- graisseuse calculée contenant 80 grammes de protéines, 200 grammes de glucides et 40 grammes de lipides.Enfin, on a dû lui administrer trois transfusions.Dans les jours qui suivent, les douleurs abdominales s\u2019atténuent progressivement, l\u2019abdomen reste tendu, mais aucune masse n\u2019est perçue.Le foie et la rate ne furent, en aucune occasion, palpables.L\u2019hématocrite remonte à 36% et, dans les jours qui précèdent le départ, la température redevient normale.Le 28 mai 1957: L\u2019examen radiologique de l\u2019estomac montre un bulbe duodénal déformé et la cholécystographie une vésicule qui s\u2019opacifie normalement et sans évidence de pathologie.Le 29 mai 1957: La patiente se dit très bien et quitte l'hôpital le ler juin 1957.Le diagnostic, au départ, fut celui d\u2019hyperlipémie essentielle avec pancréatite aiguë oedémateuse secondaire.Observation 2.Mme R.B., 30 ans.L'histoire de cette malade se résume comme suit: 1: Crises abdominales douloureuses, avec début vers l\u2019âge de 8 ou 9 ans.Elle aurait présenté une ou deux crises par année, de 9 à 17 ans.Aucune crise de 17 à 21 ans, mais troubles digestifs vagues.Appendicectomie à 13 ans, au cours d\u2019une de ses crises doulou- 924 reuses.Depuis son mariage, il y a 9 ans, la malade aurait fait une trentaine de crises et aurait été hospitalisée 12 ou 13 fois pour ce même syndrome douloureux.Les crises se caractérisent comme suit: douleurs épigastriques extrêmement intenses avec irradiation dorsale assez intense pour nécessiter l\u2019injection d\u2019opiacés.Elles sont accompagnées de nausées et de vomissements et semblent plus fréquentes au cours des grossesses.2.La malade a présenté un épisode d\u2019ictère à l\u2019âge de 8 ans, en même temps qu\u2019une de ses soeurs; puis en juillet 1953, après la naissance de son premier bébé.L\u2019ictère aurait duré une semaine et aurait été associé à la présence d\u2019urine acajou et de selles décolorées.3.En décembre 1956, à la suite de son troisième accouchement, la malade a présenté un autre épisode d\u2019ictère qui aurait duré six semaines, aurait suivi une crise douloureuse et aurait été associé à un prurit intense, avec urine rougeâtre et selles décolorées.On aurait noté à ce moment la présence de \u201cgraisse dans le sang\u201d, à Chicoutimi, en décembre 1956.La malade n\u2019a jamais reçu de transfusion ou de Largactil et la radiographie de la vésicule biliaire, faite en 1953 à Chicoutimi, s\u2019était avérée négative.4.Troubles digestifs vagues, sous forme de boule dans l\u2019estomac; intolérance alimentaire associée à une douleur franche à l\u2019hypochon- dre droit irradiant au thorax postérieur droit et à l\u2019épaule droite.Cette malade aurait présenté trois crises assez typiques, suggestives de colique hépatique depuis 1955.5.Asthénie constante, anorexie et perte de poids.À l\u2019examen, cette malade ne présente pas de sub-ictère, son poids est de £9 livres.On note une splénomégalie grade 1I, ure hépatomégalie modérée.Des xanthomes plans nombreux sont présents a la portion inférieure des thorax antérieur et postérieur, et à la région lombo- sacrée, de même qu\u2019à la partie haute de l\u2019abdomen.Le sérum était lactescent.GOSSELIN er VERDY : HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 La cholécystographie montrait la présence de plusieurs petits caleuls et les lipides totaux étaient à 1350 mgm.% avec un cholestérol peu élevé.A cause de ce syndrome clinique et de l\u2019hyperlipémie, nous avons conclu que cette malade présentait un syndrome d\u2019hyperlipémie essentielle, sans hypercholestérolémie.Nous ne croyons pas que l\u2019ictère présenté antérieurement par cette malade soit secondaire à sa cholélithiase, mais plutôt à un phénomène transitoire dû à une accentuation de processus hyperlipémique avec atteinte profonde du foie (surcharge graisseuse?).Les crises douloureuses pourraient être attribuées à l\u2019hyperlipémie, mais il est possible que depuis un an ou deux il s\u2019agisse de colique hépatique, mais certainement pas depuis l\u2019âge de 8 ou 9 ans.À cause de la présence de calculs chez une jeune femme, nous avons cru devoir faire explorer ses voies extra-hépatiques pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y ait pas de caleuls intra-cholé- dociens.À l'intervention, on notait la présence de caleuls intra-cholédociens, de signes de pancréatite ancienne et récente, de même qu\u2019une hépato-splénomégalie.Une biopsie hépatique fut pratiquée, montrant que les cellules hépatiques, en dépit d\u2019une certaine athrocytose et d\u2019une surchage graisseuse discrète dans certaines régions pé- ri-centrolobulaires, étaient sans particularité.On notait aussi la présence, dans les sinusoi- des, de lipophages tatoués de pigment brun jaunatre et réfringent.La rate était de coloration rose pâle.Le foie était augmenté de volume, présentait ur aspect saumoné, parsemé de petits espaces brunâtres surélevés.L'évolution post-opératoire fut sans incident et le sérum, peu avant le départ de la malade, était devenu limpide.Au cours de l\u2019hospitalisation de la malade, nous avons pu obtenir de deux de ses trois soeurs quelques ce de sérum et celui-ci était franchement lactescent.Nous donnons congé à la malade et lui prescrivons: diète de moins de 30 grammes de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 graisse, Largactil 25 mg.1 co.a.c.et hs.et nous suggérons à son médecin que si la malade présente d\u2019autres crises du même genre de lui donner Depo-Héparine 200 mg.intramusculaire.Observation 3.Mme H.M,., patiente de 48 ans, veuve, qui a eu 10 grossesses et dont 4 des enfants sont vivants, qui a été hospitalisée à plusieurs reprises dans différents hôpitaux en Ontario, en Abitibi et en Gaspésie, pour: crises répétées de douleurs abdominales, troubles gynécologiques peu précis, et qui depuis deux mois a noté l\u2019installation d\u2019une asthénie et d\u2019une fatigabilité progressive.Elle accuse depuis une vingtaine d\u2019années des troubles digestifs vagues à titre de flatulence, d\u2019éructations post- prandiales, de brûlements épigastriques sans horaire fixe, rythmicité ou périodicité.Une semaine avant son entrée, il est apparu une douleur dans la région dorsale basse (zone pancréatique), douleur intense, avec irradiation antérieure aux hypochondres.Elle est alitée depuis une semaine, mais n\u2019a pas vu de médecin.Elle a vomi à plusieurs reprises depuis 4 ou 5 jours.A l\u2019examen objectif, on note les faits positifs suivants: \u2014 Patiente pâle, bien nourrie, qui présente un certain degré d\u2019empâtement psychique.Blépharite droite.Fundi: artériosclérose grade IT, mais sans évidence de lipemia retinalis.Absence de poils axillaires et pubiens.Pouls 68.Pression artérielle 96/64.L'examen de l\u2019abdomen révèle une douleur assez intense à la fosse iliaque droite avec plastron ou sensation de masse sous-jacente.Signe du ressaut généralisé, mais présence de péristaltisme.L\u2019opinion première fut celle d\u2019un kyste tordu de l\u2019ovaire droit avec réaction péritonéale.Cependant, quelques instants plus tard, nous apprenions que le sérum de cette malade était lactescent et nous émettions alors l\u2019hypothèse d\u2019hyperlipémie essentielle avec pancréatite.La malade fut examinée le soir même par le docteur FEudorc Savoie qui concluait comme suit: « Je crois que nous avons affairr à un syndrome abdo- GOSSELIN er VERDY: HYPERLIPEMIE ESSENTIELLE 925 minal secondaire & l\u2019hyperlipémie avec pancréatite.» Dans les jours qui ont suivi, la malade a montré les mêmes symptômes et signes abdominaux, une hyperthermie et déshydratation progressivement croissantes et le 4 novembre elle devenait franchement comateuse.Elle décédait le 6 novembre 1957.L\u2019examen microscopique ne révélait rien de sensationnel, sauf une atrophie du lobe antérieur de l\u2019hypophyse et de la thyroïde, et une hépatomégalie.L\u2019examen microscopique montrait une stéatose hépatique diffuse, présence de graisse dans les glomérules rénaux et déplétion lipoï- dique des surrénales.Cette malade présente l\u2019histoire clinique de douleurs abdominales de longue date, sans cause connue, survenant de façon épisodique et récemment compliquées d\u2019une crise d\u2019allure pancréatique.Les enfants de la malade auraient remarqué, à certains moments, l\u2019apparition de taches blanches surélevées au niveau des bras de la patiente.Ce cas, s\u2019il nous suggère la possibilité d\u2019hyper-lipémie essentielle, est quand même compliqué par l\u2019existence d\u2019un syndrome d\u2019hypo-pituitarisme avec hypothyroïdie secondaire.Cependant, nous avons eru le Joindre aux deux cas précédents, étant donné l\u2019hyperlipémie marquée que présentait cette malade au moment où son syndrome abdominal était franchement d\u2019allure aiguë.Discussion 1) Définition.On parle d\u2019hyperlipémie quand il y a lactescence du sérum et l\u2019augmentation des graisses neutres est directement responsable de ce phénomène.En effet, dans certaines conditions pathologiques, comme les cirrhoses biliaires primitives ou secondaires, le sérum est limpide, malgré une forte augmentation de la lipémie: dans ces cas, ce sont les phospholipides et le cholestérol qui sont augmentés, et non pas les graisses neutres.2) Classification.L\u2019hyperlipémie peut être: 1.alimentaire; 926 2.secondaire: diabète, syndrome néphrotique, pancréatite, myxœdème, hépatose toxique, amyloïdose, inanition, maladies de Von Gier- ke ou de Nieman-Pick; 3.essentielle.3.\u2014 Etude clinique.1.Symptomatologie.A) Les xanthomes.La localisation la plus fréquente est la face externe des genoux, des coudes, des fesses ou des cuisses.On note parfois des lésions au tronc, à la face et aux mains, mais plus rarement aux tendons.Leurs dimensions sont assez variables: il peut s'agir de petits points jaunâtres apparaissant de façon épisodique, telle une éruption, mais leur diamètre peut parfois atteindre 1 ou 2 cm.Il n\u2019y a cependant jamais de xanthélasma, contrairement à ce qui est décrit au cours de le xanthomatose hyper- cholestérolémique.Ces xanthomes peuvent disparaître avec la diète hypograisseuse ou même spontanément.C\u2019est ce qui est arrivé dans le cas numéro 1, où les xanthomes que présentait la malade, depuis environ huit ans, étaient presque disparus à sa sortie de l\u2019hôpital.B) Les douleurs abdominales.Très fréquentes dans l\u2019hyperlipémie essentielle, les douleurs abdominales n'ont pas de cause bien définie (48).Holt rapporte le cas d\u2019un enfant de 8 ans qui présentait une hépatomégalie d\u2019installation ultra-rapide, c\u2019est-à- dire en quelques heures, avec douleurs abdominales et chute de la lipémie chaque fois que celle-ci atteignait 8000 mg.%.La distension du foie aurait été, dans ce cas, la cause de la douleur.Plusieurs cas sont rapportés dans lesquels on a constaté le tableau clinique de pancréatite.Le mécanisme de la pancréatite est obscur: l\u2019hypothèse la plus en vogue est celle de l\u2019embolie graisseuse au pancréas.En effet, dans l\u2019hyperlipémie essentielle, d\u2019autres phénomènes emboliques sont décrits, amenant des paralysies transitoires, de l\u2019épilepsie, des hémorragies du tube digestif et des chocs sans douleur.GOSSELIN Er VERDY : HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 La pancréatite est-elle primitive ou secondaire?Plusieurs faits suggèrent que la pancréatite est secondaire et n\u2019est qu\u2019un des symptômes de la maladie.En effet, on a souvent noté l\u2019apparition de xanthomes plusieurs années avant l'installation du syndrome abdominal douloureux.Par ailleurs, on n\u2019a jamais pu mettre en évidence les autres signes habituels de la pancréatite chronique, tels: la stéator- rhée, les calcifications pancréatiques, le diabète.etc.Dans le cas No 1, les douleurs abdominales, l\u2019hémo-concentration marquée, la chute de la tension artérielle, l\u2019augmentation de l\u2019analyse, l\u2019'hyperglycémie et la légère glucosurie nous ont fait poser le diagnostic de pancréatite œdémateuse.I] est donc important de savoir que l\u2019hyperlipémie essentielle cause des douleurs abdominales et simule des processus pathologiques dont le traitement est habituellement chirurgical.C) Incidence familiale.Dans l\u2019hyperlipémie essentielle, on rapporte une certaine incidence familiale.Parfois, on retrouve chez les parents une hyperlipémie asymptomatique (46).Le dosage des lipides plasmatiques du père et de deux sœurs de notre première malade n\u2019a rien révélé de particulier.Par contre, nous avons découvert que deux des sœurs de notre deuxième malade ont un sérum lactescent et une symptomatologie analogue au deuxième cas rapporté plus haut.D) Hépato-splénomégalie.Souvent présente, mais sans cause connue, nous ne l'avons observée que dans le cas No 2.E) Lipemia retinalis.Lorsque la lipémie est élevée, les vaisseaux du fond de l\u2019œil sont «comme remplis de lait ».2.Etude des lipides plasmatiques.L'étude des lipides plasmatiques est à la base du diagnostic d\u2019hyperlipémie essentielle (41, 46, 52). L'Union, Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 L\u2019analyse chimique du plasma de ces patients montre qu\u2019il y a une augmentation modérée du cholestérol et des phospholipides et surtout une augmentation considérable des graisses neutres.Il a été prouvé que la turbidité du sérum est due à l\u2019augmentation des graisses neutres et non à celle des autres fractions lipidiques.Le taux de la lipémie varie d\u2019un patient à l\u2019autre.Chez le même patient, elle varie selon la teneur en lipides de la diète et selon d\u2019autres facteurs mal connus.Le taux le plus élevé rapporté dans un cas d\u2019H.E.fut de 9,476 mg.%.On sait que les phospholipides, le cholestérol et les graisses neutres sont liés aux protéines dans le plasma, pour constituer des particules qu\u2019on appelle lipoprotéines.On divise celles-ci en deux groupes, selon leur mo- hhté électro-phorétique.Si, après électrophorèse sur papier, on colore séparément les protéines et les lipides, on note sur la portion du papier, coloré spécifiquement pour les lipides, deux taches distinctes : une au niveau des alpha »-globulines, l\u2019autre plus intense au niveau des bêta-globulimes.On a ainsi obtenu deux catégories de lipoprotéines: les alpha et les bêta-lipoprotéines.Dans l\u2019hyperlipémie essentielle, on note une augmentation assez caractéristique des B-li- poprotéines (43).Si on ne fait la coloration que pour les protéines, on constate une augmentation isolée des alpha », ou une augmentation conjointe des alpha » et des bêta-glo- bulines.Il est aussi à, noter, avec la coloration pour les lipides, que du point d\u2019origine jusqu\u2019aux bêta-lipoprotéines, existe une trail produite par des particules de plus grande dimension que les lipoprotéines, contenant très peu de protéines, mais beaucoup de graisses neutres, particules dénommées chylomi- crons.Ces particules possèdent une moins grande motilité électrophorétique que les béta-lipoprotéines.Cette trail est caractéristique de l\u2019hyperlipémie primitive ou secondaire.Les alpha et bêta-lopoprotéines, en plus de différer du point de vue motilité électro- GOSSELIN er VERDY : HYPERLIPEMIE ESSENTIELLE 927 phorétique, sont de densité très différente, les alpha-lipoprotéines étant beaucoup plus denses que les béta-lipoprotéines.Les travaux par ultracentrifugation ont donné de précieux renseignements.Plus la densité d\u2019une particule lipoprotéique est basse, plus sa facilité à flotter est grande et sa valeur Sf (unité de flottation Evedberg) est élevée.On sait que toutes les bêta-lipoprotéines contiennent du cholestérol, des phospholipides et des protéines, mais que seules celles qui ont une valeur Sf plus grande que 17 contiennent des graisses neutres.Lorsque la valeur Sf dépasse 400, il ne s\u2019agit plus de lipoprotéines, mais de chy- lomicrons contenant beaucoup de graisses neutres.L\u2019hyperlipémie essentielle se caractérise par la présence d\u2019un taux élevé de bêta-lipopro- téines dont la valeur Sf est plus grande que 100.4) Etiologie.La cause de l\u2019hyperlipémie reste obscure.Il est très probable que le facteur le plus important soit la lenteur à disposer des graisses, et qu\u2019en somme le processus soit une exagération de l\u2019hyperlipémie post-prandiale.Ceci a été prouvé à l\u2019aide d\u2019une étude faite avec l\u2019iode radioactif par Thannhauser et Stanley (56, 57).Il existe des fluctuations spontanées considérables de la lipémie chez des malades souffrant d\u2019hyperlipémie essentielle, et quand on atteint un certain taux de lipémie, les douleurs abdominales apparaissent (41).5) Pronostic.On ne peut plus considérer l\u2019hyperlipémie essentielle comme une maladie bénigne, si l\u2019on accepte les bêta-lipoprotéines comme des substances athérogéniques (40, 47).Il est cependant difficile d\u2019affirmer quoi que ce soit concernant le pronostic de cette affection, puisque plusieurs des cas de la littérature et diagnostiqués hyperlipémie essentielle s\u2019ils sont étudiés avec les critères de Borrie doivent plutôt être considérés comme des cas de xanthomatose hypercholestérolémique, avec hyperlipémie (54). 928 GOSSELIN er VERDY : HYPERLIPEMIE ESSENTIELLE 6) Traitement.1.La diète.C\u2019est la partie la plus importante du traitement.On doit limiter l\u2019ingestion de lipides à moins de 30 grammes par jour.On constate que la courbe de tolérance aux graisses est allongée dans les cas de l\u2019hyperlipémie essentielle, et si à chaque repas trop de lipides sont ingérés, il y aura accumulation au niveau du plasma.C\u2019est pourquoi on a récemment proposé de ne donner des graisses qu\u2019une fois par jour, afin de permettre l\u2019ingestion de plus de 30 grammes de graisse par jour (51).Grâce à la diète, les malades sont asymptomatiques, les crises abdominales disparaissent, les xanthomes régressent, la lipémie baisse, mais il est assez rare qu\u2019elle revienne à un niveau normal.2.Héparine.L'héparine, administrée de façon prolongée, amène une diminution de la lipémie à des valeurs presque normales, dans les cas où la lipémie n\u2019était pas trop élevée.La facon d\u2019administrer l\u2019héparine, qui semble la plus efficace, est l\u2019administration intraveineuse quotidienne.Si l\u2019on décide d\u2019employer l\u2019héparine, par exemple, dans les cas où la diète n\u2019agit pas, il est conseillé de la donner par voie intraveineuse pendant 15 jours, puis de continuer avec Depohéparine 200 mg.tous les jours ou tous les deux jours.L\u2019héparine amène des modifications très nettes de l\u2019image électrophorétique.Si dans un cas d'hyperlipémic essentielle (39) on fait une électrophorèse sur papier avec coloration pour les lipides et les protéines, on sait qu\u2019après l\u2019injection d\u2019héparine, on constate : 1.diminution des chylomicrons; 2.une augmentation de la motilité électrophorétique des béta-lipoprotéines; 3.une augmentation de la motilité des alpha-lipoprotéines qui migrent maintenant en avant des albumines.Le mécanisme d\u2019action de l\u2019héparine n\u2019est pas encore trés bien connu, mais il semble qu\u2019avee l\u2019aide d\u2019un facteur tissulaire, l\u2019héparine produit un clearing factor qui libérerait L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 les acides gras des lipoprotéines de valeur Sf élevé.Ainsi s\u2019opérerait une transformation des béta-lipoprotéines de Sf élevé en bêta-lipopro- téines de valeur Sf plus petite; ceci explique la diminution du taux des chylomicrons et conséquemment la diminution de la turbidité du sérum.Les acides gras ainsi libérés se combineraient aux alpha et bêta-lipoprotéines, augmentant ainsi leur motilité électrophoré- tique.Une excellente revue de la question a récemment été publiée par Levy (58).3.Largactil.On a constaté de façon empirique que le largactil abaisse la lipémie de façon considérable (44).La première patiente prend actuellement 40 mg.de largactil par jour, alors que la deuxième en prend 100 mg.par jour.Les extraits hépatiques, substances lipotropes, etc, n\u2019ont aucun effet.4.(Estrogene.Dans l\u2019H.E.comme dans d\u2019autres maladies où les lipides semblent jouer un rôle étiologique, les œstrogènes ont été employés.Dans l'H.E., des doses de 0.1 à 0.2 mg.d\u2019Estinyl par jour ont été données pendant plusieurs mois avec de bons résultats (55).Cependant, les patients ainsi traités étaient aussi soumis à une diète pauvre en lipides.Résumé Deux cas typiques d\u2019hyperlipémie essentielle et un cas d\u2019hyperlipémie possiblement secondaire (insuffisance thyroïdienne) sont présentés.Tous trois accusaient des douleurs abdominales récidivantes, survenant depuis plusieurs années, et l\u2019une des malades fut observée durant un épisode qui simulait fort bien une pancréatite aiguë avee élévation de l\u2019amylase et de la glycémie, et présence de sucre dans les urines.Le sérum était lactescent dans les trois cas et deux des malades présentaient des xanthomes plans.Un bref exposé des théories pathogéniques et du traitement laisse assez clairement voir que la cause de ce syndrome rare est encore obscur. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Summary Three cases of essential hyperlipemia are presented.All patients complained of recurring episodes of severe abdominal pain and in one case, the clinical and biochemical picture was quite suggestive of acute edematous pancreatitis.The serum was lactescent in all three cases and xanthomata observed in two.Current concepts on the etiology of this syndrome are reviewed.Therapy is symptomatic, and attempts to lower the hyperlipemia seem to prevent the recurrence or decrease the frequency of acute episodes.BIBLIOGRAPHIE (1) M.BURGER et O.GRUTZ: Uber hepatosplen- omegale Lipoidose mit xanthomatôsen Veränder- ungen in Haut und Schleimhaut.Arch.f.Dermat.u.Syph., 166: 542, 1932.(2) W.BRUNNER: Beitrag zur pankreatogenen Lipämie.Klin.Wchnschr., 14: 1853, 1935.(3) H.OPITZ: Hochgradige Lipämie unklarer Ge- nese bei einem 12jährigen Knaben.Deutsch.med.Wchnschr., 61: 88, 1935.(4) E.BERNHARD: Uber einen Fall von Lipämie.Schweiz.med.Wchnschr, 66: 261, 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SYNDROME DE DÉFIBRINATION AIGUË PEROPÉRATOIRE Lise FORTIER, Gynécologue à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Les obstétriciens et les gynécologues sont maintenant bien avertis de la possibilité de l\u2019afibrinogénémie pendant la grossesse.Il n\u2019en est pas de même des chirurgiens en général envers l\u2019éventualité de l\u2019apparition au cours ou immédiatement après une opération d\u2019une hypofibrinogénémie qui entraîne souvent des hémorragies fatales si la thérapeutique spécifique n\u2019est pas mise en branle.Le cas suivant en est une preuve tragique.Observation.Madame L., 49 ans, mère de deux enfants, est hospitalisée en décembre 1957 pour pertes sanguines intermenstruelles et leucorrhée depuis environ 6 mois, accompagnées d\u2019un amaigrissement de 3 à 4 livres.L'examen clinique révèle la présence d\u2019une lésion cratériforme du col envahissant le paramètre droit.Histologiquement, il s\u2019agit d\u2019un épithélioma spinocellulaire.La première application de radium ayant entraîné une perforation utérine extrapéritonéale, on délaisse la routine habituelle d\u2019une deuxième application de radium en faveur de la cobalthérapie (6150r) qui prend fin en février.La patiente est réhospita- lisée le 1°\" mars en vue de subir une hystérectomie radicale avec évidemment ganglionnaire pelvien.À ce moment, l\u2019examen gynécologique montre des culs-de-sac souples, libres et un col complètement détergé.Azotémie, formule sanguine et analyse des urines sont sans anormalité.Le 7 mars on procède à l\u2019intervention chirurgicale et le protocole opératoire se lit comme suit: «Incision paramédiane sus et sous-ombilicale.L\u2019exploration du petit bassin ne montre aucune induration et aucun ganglion palpable.Après ligature du pédicule ovarien, des veines et de l\u2019artère utérine des deux côtés, on procède à l\u2019évidement ganglionnaire des régions iliaques interne, externe et obturatrice.Les deux canaux urétéraux sont disséqués, la vessie et le rectum refoulés.On fait l\u2019hystérectomie totale, l\u2019annexectomie bilatérale et on enlève en même temps qu\u2019une bonne collerette vaginale le plus possible de tissu paracervical et paravaginal.Jusqu\u2019à ce moment soit environ trois heures après le début de l\u2019opération, la perte de sang a été si minime que la première transfusion n\u2019a pas encore été complètement donnée.C\u2019est alors que dans les deux régions disséquées débutent des hémorragies diffuses que ligatures et compression locale ne parviennent pas à contrôler.La patiente est bientôt en choc.Environ une heure plus tard, une garde-malade préposée à la banque de sang fait remarquer que le sang prélevé pour agglutination croisée ne semble pas coaguler normalement.L\u2019anesthésiste suggère de faire un temps de saignement et de coagulation qui malheureusement à cause d\u2019un malentendu ne sera fait que beaucoup plus tard.Les hémorragies diffuses persistent en particulier sous la veine hypogastrique droite et dans le but d\u2019exposer leurs points d\u2019origine, on sectionne la veine.À ce moment, l\u2019anesthésie commençant à s\u2019émousser, la malade pousse et en conséquence une pince placée sur une veine est arrachée et le vaisseau se trouve déchiré au ras de la paroi musculaire rendant la ligature impossible.On bouche la veine avec du Gelfoam et on parvient à contrôler l\u2019hémorragie.Pendant ce temps, une ligature sur une tributaire de la veine iliaque externe gauche se détache avec formation d\u2019une brèche dans la paroi veineuse.On tente sans succès de fermer cette ouverture avec du Deknatel.En désespoir de cause, on ligature la veine au-dessus et au- dessous de cette brèche.Les pédicules artériels à gauche continuant à suinter, on ligature aussi l\u2019artère hypogastrique.À ce point, il semble que l\u2019hémorragie soit sous contrôle.On met en place un paquetage dont l\u2019extrémité sort par le vagin qui n\u2019a pas été suturé.Cette tentative entraîne un regain d\u2019hémorragie.Les chirurgiens observent alors que depuis longtemps déjà ils n\u2019ont vu aucun caillot et que 932 les mésentères sont parsemés de multiples pétéchies.On péritonise et on ferme la paroi sept heures et demie après le début de l\u2019opération ».Au moment de la fermeture, la tension artérielle est remontée de O0 à 70/40.La patiente a reçu dix bouteilles de sang, deux ampoules de gluconate de calcium, une ampoule de Mephyton.Le temps de saignement est normal mais après 45 minutes aucun caillot n\u2019est encore formé.Dans les trois heures qui suivent, la patiente reçoit deux autres bouteilles de sang et 4 g.de fibrinogène qui parviennent à abaisser le temps de coagulation à 17 minutes.Mais toutefois elle continue de saigner et retombe dans un choc profond qui aboutit à sa mort onze heures après le début de l\u2019intervention.Le dosage du fibrinogène post-mortem est de 186 mg.%, soit bien en dessous de la normale de 400 mg.% même après quatre gr.de fibrinogène.Par ailleurs, l\u2019addition de fibrinogène au sang de la patiente entraîne une coagulation rapide ce qui signe une déficience de fibrinogène et non de thrombine.Le diagnostic est donc celui d\u2019hypofibrinogénémie ou de défibrination aiguë peropératoire.Le chirurgien eut-il été en l\u2019occurrence au courant de la possibilité d\u2019une telle éventualité, il aurait accepté d\u2019emblée et investigué l\u2019idée d\u2019une dyscrasie sanguine même si les trois premières heures de l\u2019opération s\u2019étaient écoulées sans incident.La pièce opératoire montre une persistance de l\u2019épithélioma au niveau de l\u2019endocol.À l\u2019autopsie, on ne trouve aucun caillot dans les gros vaisseaux et dans le cœur un petit caillot qui s\u2019effondre au premier contact.Derrière les mèches laissés en place dans le petit bassin, il n\u2019y a pas de caillot.L\u2019examen microscopique des pièces met en évidence un début de cirrhose, une hépatite, une néphrose au début (la conséquence probable des transfusions multiples) un épithélioma de la thy- roide au début.La question se pose de la relation entre la cirrhose et l\u2019hypofibrinogé- némie.Il ne semble pas que cela en soit une FORTIER: DEFIBRINATION AIGUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 de cause a effet mais il est possible que devant une demande accrue un foie cirrhotique soit incapable de synthétiser le fibrinogène en quantité suffisante.Formes cliniques.En dehors de l\u2019obstétrique, la déficience en fibrinogène demeure une rareté, un accident quasi imprévisible mais auquel, une fois re- conu, on peut apporter un remède.En obstétrique, il s\u2019agit souvent d\u2019une afibrinogénémie.Bien qu\u2019on puisse la rencontrer dans l\u2019éclamp- sie, la nécrose de la pituitaire, la môle hyda- tiforme, l\u2019hémorragie post-partum tardive, les types les plus fréquents sont (1) le type suraigu à la suite d\u2019une embolie de liquide amniotique, le type aigu au cours d\u2019un décollement placentaire prématuré et le type chronique qui se développe sur une période de plusieurs semaines quand il y a retention intra-utérine d\u2019un fœtus mort.En médecine l\u2019hypofibrinogénémie peut accompagner la nécrose bilatérale du cortex rénal, les infections bactériennes, les contractions musculaires intenses, l\u2019anoxémie, le choc, les cancers métastatiques de la prostate, de l\u2019estomac, du pancréas, de la vésicule billiaire par ordre de fréquence décroissante.La défi- brination apparait dans ces cancers qui ont en commun des métastases osseuses et des embolies métastatiques au poumon (2).En chirurgie, le syndrome a été rapporté au cours de n\u2019importe quelle opération, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une amygdalectomie, d\u2019une surré- nalectomie, d\u2019une néphrectomie, d\u2019une hystérectomie, d\u2019une cholécystectomie, d\u2019une gastrectomie et plus fréquemment dans les interventions sur le poumon (3) et dans tout genre de chirurgie extensive.On sait en effet qu\u2019un acte chirurgical d\u2019une certaine envergure peut entraîner une chute de 12% dans le taux du fibrinogène et que chez 70% des patients on note une fibrinolyse post-opératoire sans que le temps de saignement soit affecté.Sur neuf cas rapportés par Louise Lang Philipps (4) et ses collaborateurs quatre se sont terminés par la mort dans les quelques heures post-opératoires malgré des L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 transfusions massives allant jusqu\u2019à 26,000 cc.de sang.Symptômes.Les symptômes se résument à un suintement diffus des tissus et des orifices des ponctions veineuses avec parfois suintement des muqueuses.À l\u2019autopsie, on ne trouve pas de caillot et le sang demeure fluide.Il y a peu ou pas de fibrinogènee dans le sang i.e.que le taux de fibrinogène est sous la limite inférieure de la normale, soit 200 mg.% et on note la présence d\u2019une enzyme fibrinolytique.Dans tous les cas on rapporte une instabilité du caillot qui est proportionnelle à la déficience en fibrinogène.Mécamsme.L\u2019hypofibrinogénémie s\u2019expliquerait par la présence d\u2019une enzyme fibrinolytique.Le tout commencerait par une coagulation intra-vas- culaire avec déposition de fibrine, ceci amené par l\u2019hyperthromboplastinémie que provoque un traumatisme chirurgical.Or dans tous les extraits tissulaires contenant de la thromboplastine on retrouve de la cytofibrinokinase qui entraînerait une activation du système d\u2019enzymes fibrinolytiques.On sait aussi que l\u2019apparition de l\u2019enzyme fibrinolytique peut être la conséquence de la réaction d'alarme et peut se produire préopératoirement chez des anxieux.Diagnostic.Chaque fois que l\u2019on soupçonne un trouble de la coagulation, il est bon d\u2019observer le sang coagulé du patient pour voir s'il y a lyse du caillot.Avec un taux de fibrinogène inférieur à 175 mg.% il faut considérer qu\u2019il y a afibrinogénémie et la traiter comme telle.Le « Fibrindex » (5), un produit commercial, fait de thrombine humaine entraîne une coagulation rapide i.e.en une minute du plasma oxalaté à condition qu\u2019il contienne plus de 175 mg.de fibrinogène et permet donc une évaluation rapide de la situation.La sédimentation qui accélère à mesure que le fibrinogène augmente serait un bon moyen de suivre l'évolution du cas.FORTIER: DEFIBRINATION AIGUE 933 Traitement.Les transfusions massives de sang n\u2019augmentent pas efficacement le taux de fibrinogène dans les cas de déficience grave, car le sang que l\u2019on obtient des banques ne contient guère plus que 163 mg.% de fibrinogène, et peut masquer un épuisement des réserves de fibrinogène du patient ce qui retarde la thérapeutique spécifique.Il semble possible aussi que les transfusions répétées ne fassent qu\u2019activer le système fibrinolytique.La fibri- nolysine a une période d\u2019activité limitée et si le patient peut être maintenu avec de petites doses de fibrinogène le système enzymatique peut retrouver son équilibre.Par ailleurs cette activité fibrinolytique pourrait être neutralisée par l\u2019administration de sulfate de pro- tamine.Quant à la quantité de fibrinogène recommandable il faudrait d\u2019après certains auteurs (6) donner de 2.5 à 10 g.en une demie à une heure.À noter, que dans les cas qui évoluent favorablement, le taux de fibrinogène monte beaucoup plus vite que ne saurait l\u2019expliquer la quantité de fibrinogène que l\u2019on donne, ce qui indiquerait que le patient fabrique son propre fibrinogène.Dans un cas de décortication du poumon, l\u2019administration de fibrinogène fut sans effet probablement à cause d\u2019une lyse rapide du caillot dès sa formation, sans que l\u2019on ait pu mettre en évidence une déficience de fibrinogène (3).Cette administration de fibrinogène n\u2019est pas sans danger.An a rapporté des cas d\u2019hépatite fatale à virus (4) et d\u2019autres cas de coagulation intravaseulaire généralisée (7).Résumé Un cas d\u2019hypofibrinogénémie peropératoire fatale est rapporté.Cette dyscrasie sanguine se rencontre en obstétrique, en médecine, en particulier dans les cancers métastatiques et peut apparaître au cours de toute intervention chirurgicale.La maladie se manifeste par des hémorragies diffuses et l\u2019absence de formation d\u2019un caillot ou sa lyse rapide.Il semble que le facteur en cause soit une enzyme fibrinolytique.On doit soupconner cet accident chaque fois que le taux de fibrinogène 934 est inférieur à 175 mg.%, ce qui se décèle par le « Fibrindex ».La thérapeutique spécifique consiste à donner du fibrinogène par voie intra-veineuse.SUMMARY A case of acute defibrination in the course of au radical hysterectomy is reported.This blood dyscra- sia has been encountered by obstetricians, internists, especially in cases of metastatic carcinoma and can suddenly appear during any surgical operation.The disease is characterized by diffuse bleeding without blood clot formation or with its rapid lysis.The process seems to be due to a circulating fibrinolytic enzyme.It must be suspected whenever the percentage of fibrinogen as indicated by \u201cFibrindex\u201d falls below 175 mg %.Treatment is by administration of intravenous fibrinogen.BIBLIOGRAPHIE (1) HODGKINSON et coll.: Hypofibrinogenemia and defects of coagulation, Obst.and Gyn.15: 465, 1955.FORTIER: DÉFIBRINATION AIGUË (2) (3) (4) (5) (6) (7) l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 FRICK: Hypofibrinogenemia in Metastatic Cancer.Acta Hematologica, 16: 11.1956.W.WALKER et E.G.LAFORET: Hemorrhage from Tibrinolysis in Pulmonary Surgery.J.of Thoracic Surg., 32: 548, 1956.Louise LANG PHILLIPS et coll.: Hypofribin- ogenemia in Surgical Patients.Surg, Gyn.and Obst., 103: 443, 1956.R.A.KINCH et R.B.ROY: Qualitative Evaluation of Fibrinogen.Obst.and Gynec.10: 63.1957.J.L.KOPPEL et J.H.OLWYN: Bleeding Problems in Surgical Patients.Surg.Clinics of N.A.February 1958, p.3.JH.GRAHAM et coll.: Postoperative Hypo- fibrinogenemia: Diffuse Intravascular Thrombosis after 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REVUE GÉNÉRALE OÙ EST LA LIMITE EN CHIRURGIE ?! Roland CAUCHON (Québec).Ce n\u2019est pas une réponse à cette question que je prétends vous donner, car cette science est trop vaste et l\u2019interprétation du fait chirurgical est trop variable avec les milieux pour qu\u2019on arrive à fixer exactement ce qu'est la limite.Disons que j'émets une opinion tout à fait personnelle basée sur les échanges littéraires internationaux et sur l\u2019expérience acquise au lit du malade et à la table d\u2019opération durant les 20 dernières années.Reportons-nous un peu en arrière et nous pouvons revoir dans un tableau aussi réel que surprenant ces audacienses innovations que les géants de la chirurgie, fin du dix-neuvième et début du vingtième siècle, établissaient comme une tête de pont pour la génération suivante et les futures.C\u2019est à compter de ce moment que disparaît pour nous à l'horizon la limite des entreprises chirurgicales.Dès ce moment, on peut entrevoir que le chirurgien ne devra plus s\u2019en tenir à être un technicien habile de ses doigts et prudent dans ses diagnostics, mais qu\u2019il devra associer à la connaissance anatomique une évaluation physiologique de l\u2019individu, ce qui établit une nouvelle borne.Cette borne, c\u2019est l\u2019appréciation aussi exacte que possible de l\u2019état somatique actuel et cela, servant de point fixe central, les conditions de récupération doivent pouvoir être jugées et presque fixées à l\u2019avance.On est loin heureusement aujourd\u2019hui de cette chirurgie d\u2019exérèse qui était pres- qu\u2019uniquement prévalante dans les salles d\u2019opérations et nous devons justement reconnaître que l\u2019étude plus approfondie et mieux généralisée des phénomènes métaboliques dans 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.Québec, septembre 1957.l\u2019organisme a graduellement conduit les chirurgiens à devenir d\u2019abord plus conservateurs et subséquemment reconstructeurs.Sans jouer au prophète, ne peut-on prévoir dans un avenir assez prochain que, des organes vitaux comme le coeur, le rein pourront être remplacés par des appareils artificiels dont la fonction sera suffisante à maintenir la vie pour un temps indéterminé?Cette hypothèse dans mon esprit n\u2019est pas plus ridicule que cette idée émise il y a vingt- cinq ans sur la possibilité de construction d\u2019un appareil permettant un arrêt complet du coeur pour faciliter des interventions sur ce même organe.Et alors où est la limite?Comme moi, vous avouerez qu\u2019elle est difficile à préciser.Regardons si vous voulez, les procédés opératoires qui sont employés et voyons si nous pouvons en tirer une conclusion.Le chirurgien peut exercer son art de trois façons différentes.Ou bien il pratique l\u2019exé- rèse des tissus; ou bien il pratique l\u2019exérèse et rétablit anatomiquement une fonction que l\u2019organe enlevé accomplissait; ou.bien il fait une reconstitution anatomique sans exérèse proprement dite.I.\u2014 CHIRURGIE D'EXÉRÈSE Née de la plus haute antiquité avec l\u2019ablation des tumeurs cutanées, des glandes mammaires, des amputations de membre, elle eut une période de stagnation de plusieurs millénaires et dut atteindre le XIXe siècle pour son épanouissement avec l\u2019apparition de la chirurgie abdominale proprement dite, chirur- gle éminement destructrice n\u2019ayant d\u2019autre but que d\u2019enlever des organes malades.C\u2019était quand même le premier et le plus grand pas fait pour la prolongation de la vie d\u2019un individu. 936 On vit dans l\u2019espace d\u2019un demi-siècle passer de l\u2019ablation de ces monstrueux ovaires kystiques qu'un McDowell entreprenant et courageux avait réussie le premier, aux appendicectomies, cholécystectomies, néphrectomies et hystérectomies, de plus en plus facilement exécutées.La chirurgie abdominale était dorénavant bien établie.Voici deux cas personnels dont le premier démontre bien que l\u2019urgence de l'intervention peut sauver une vie.Observation 1.Il s\u2019agit d\u2019un adolescent de 15 ans qui au cours d\u2019un accident de la rue subit une déchirure de la paroi abdominale au flanc droit en même temps qu\u2019une fracture de côtes du même côté.a Une de ces côtes présente un fragment libre qui agissant comme un couteau déchire le lobe droit du foie presque complètement.Le rein droit a subi un véritable écrasement l\u2019arrachant de son pédicule vasculaire.L'intervention faite aussitôt l\u2019état général un peu rétabli par des transfusions sous pression, consiste à faire l\u2019ablation du rein droit avec ligatures des vaisseaux déchirés et un tamponnement de la déchirure hépatique.Une thérapeutique de support permet un recouvrement rapide et l\u2019accidenté est considéré guéri 2 semaines plus tard.La radiographie faite à ce moment nous montre un thorax qui semble bien indifférent aux lésions voisines qui ont failli faire mourir rapidement cet individu.Observation 2.\u2018Le second cas illustre assez exactement que l\u2019exérèse de plusieurs organes nécessitée par l\u2019extension de la lésion n\u2019est pas incompatible avec la survie.Un patient de 63 ans ayant \u2018déjà subi une gastrectomie subtotale pour ulcère, se présente avec de la douleur à l\u2019hypochondre et au flanc gauche, accompagnée de subobstruc- tion intestinale.CAUCHON : OÙ EST LA LIMITE EN CHIRURGIE?L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Les radiographies des colons et des reins ne rendent pas témoignage de la présence d\u2019une volumineuse tumeur rétropéritonéale que l\u2019examen physique met facilement en évidence.Une laparotomie conduit à l\u2019ablation de la queue du pancréas, du rein et de la surrénale gauches, de l\u2019angle splénique qui sont le siège d\u2019un envahissement scléreux étranglant les organes et leurs vaisseaux.Un anus de dérivation est laissé sur le transverse.Une convalescence orageuse est suivie d\u2019une récupération compliquée depuis d\u2019un diabète assez bien contrôlé.Il s\u2019agissait d\u2019un xantho-granulome rétro- péritonéal, identifié par Oberling, tumeur exceptionnelle, grave par la dégénérescence scléreuse des organes de voisinage qu\u2019elle envahit progressivement, mais que l\u2019histo-patho- logie ne peut considérer maligne en soi.Il n\u2019y à pas de trace de reprise au bout de trois ans.II.\u2014 CHIRURGIE D\u2019EXERESE ET RÉTABLISSEMENT FONCTIONNEL Ayant amélioré graduellement sa technique opératoire, le chirurgien fut conduit par ses propres succès à envisager l\u2019ablation en tout ou en partie d\u2019un organe malade, suivie au cours de la même opération d\u2019une reconstitution anatomique rétablissant une fonction que l\u2019exérèse seule aurait détruite.Le tube digestif se prête bien à ce genre d'intervention et c\u2019est à ses dépens d\u2019abord que la chirurgie s\u2019est exercée avec des résultats de plus en plus encourageants.Les voies biliaires, le système urinaire vinrent ensuite prêter leur anatomie déformée à l\u2019habileté des opérateurs.Et voilà maintenant que depuis près d\u2019une décade des anomalies congénitales ou pathologiques du système circulatoire ont donné naissance à de merveilleuses techniques de résections et d\u2019anastomoses, ou de mise en place de greffes donnant des résultats fonctionnels absolument extraordinaires.Les cas que j'ai à présenter en rapport avec ce genre de chirurgie sont limités au tube digestif et leur L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 intérêt me semble lié à la lésion et à la technique employée et à la survie.Observation 1.Un patient de 32 ans, déjà opéré à l\u2019âge de 15 ans pour une obstruction au sigmoïde, consulte pour une constipation de plus en plus tenace.La dernière évacuation remonte à plus de 30 jours.L\u2019examen fait constater une volumineuse tumeur abdominale médiane, semblant remplir presque tout l\u2019abdomen.Les radiographies montrent un énorme fé- calithe du sigmoide.Une résection du colon gauche jusqu\u2019à l\u2019ampoule rectale nous a donné un bon résultat, avec anastomose latéro-terminale, un Hoche- negg ne pouvant être accompli.Depuis 4 ans la fonction intestinale est régulière et le patient vit maintenant normalement.Observation 2.Vieille demoiselle de 60 ans opérée en menace de perforation d\u2019un très gros ulcère calleux de l\u2019estomac, incrusté dans le pancréas et haut situé.Cette malade est dans un pauvre état physique relevant d\u2019une malnutrition imposée par son ulcère.Nous lui avons fait subit 1l y a 5 ans une gastrectomie totale par voie abdominale avec anastomose en Y de Roux.Son état général s\u2019est ensuite amélioré avec un régime composé de 5 petits repas quotidiens, maintenant ainsi les électrolytes à un taux normal.Observation 3.Il s\u2019agit cette fois d\u2019un homme de 67 ans atteint d\u2019un cancer de l\u2019antre gastrique et chez qui une gastrectomie totale fut faite par voie transthoracique en 1954.Anastomose wæsophago-jéjunale termino- latérale sans aucune trace de récidive en 1957.Observation 4.: Ce cas a déjà été publié:dans un autre travail fait antérieurement mais je le présente de CAUCHON : OÙ EST LA LIMITE EN CHIRURGIE?4 937 nouveau car je trouve qu\u2019il est une démonstration vivante de ténacité.Opéré la première fois en 1930 pour un cancer du descendant il fut asymptomatique pendant 14 ans puis fut hospitalisé en 1944 avec des symptômes d\u2019obstruction intestinale.Une laparotomie faite à ce moment permit de réséquer deux cancers intestinaux, l\u2019un du transverse, l\u2019autre du descendant, histologi- quement différents.Des récidives aux dépens du colon, du grêle et de la paroi conduisirent à de multiples interventions dans les 10 ans qui suivirent, nécessitant des résections de plus en plus poussées de sorte que depuis 3 ans ce patient vit avec 40 centimètres de grêle, abouché dans la partie distale du sigmoïde.Tout le reste a été réséqué, iléon et colons.Il est intéressant de noter que avec une diète de 3 bons repas par jour, ce malade qui a 73 ans a une balance électrolytique normale et qu\u2019il mène une vie active.Il a 3 évacuations intestinales par jour.Voici une radiographie de son tube digestif prise en 1956 et qui nous fait voir l\u2019hémiab- domen droit complètement déshabité de tout intestin.On peut noter la bonne imprégnation du grêle et du sigmoïde et rectum qui servent encore à la double fonction intestinale.III \u2014 CHIRURGIE DE RECONSTRUCTION Et nous en arrivons à ce genre de chirurgie qui consiste, sans exérèse, à redonner par une technique opératoire appropriée, une fonction à un organe défectueux par anomalie congénitale, ou par accident, ou par maladie acquise.Il y a évidemment beaucoup d\u2019intérêt à une telle pratique, et, s\u2019il y a des difficultés et parfois des complications qui mettent sérieusement en danger le succès de l\u2019opération, 1l y a d\u2019amples compensations dans la réussite.Surtout quand il s\u2019agit d\u2019un organe irrémédiablement perdu si on laisse les choses telles qu\u2019elles le sont.J\u2019al deux cas types de chirurgie de reconstruction, tous les deux faits sur le systéme urinaire. 938 Observation 1.Intéressant par une survie due à l\u2019emploi de moyens artificiels inusités.En 1948, à l\u2019âge de 32 ans ce patient porteur d\u2019un rein gauche complètement détruit et d\u2019un rein droit hy- dronéphrotique était hospitalisé avec un taux d\u2019urée sanguine à 1.20 gramme.Les lésions rénales étaient toutes deux secondaires à des anomalies congénitales soit, vaisseaux aberrants à droite, rétrécissement urétéro-pyélique à gauche.À 2 mois d\u2019intervalle, les vaisseaux anormaux furent sectionnés à droite, puis le rein gauche enlevé.Entre temps, l\u2019azotémie baissait à 0.75 gramme, puis à 0.50 gramme apres la néphrectomie.Malheureusement, une cicatrice scléreuse au niveau du bassinet droit donnait rapidement naissance à une hydronéphrose plus prononcée qu'auparavant et il fallut faire une pyélo urétéro plastie 6 mois plus tard.Malgré des dilatations bien suivies les mêmes phénomènes d\u2019étranglement cicatriciel ne tardèrent pas à se renouveler, causant des crises de rétention pyélique qui débutèrent en 1952, crises accompagnées de frissons, température élevée, oligurie, durant 3 ou 4 jours.L\u2019Azotémie reprit un taux élevé, aux environs d\u2019un gramme.En juin 1953 à la suite d\u2019une de ces crises, nous nous trouvâme en face d\u2019une obstruction totale, véritable « shut down » rénal.Il n\u2019y avait plus qu\u2019à réintervenir et c\u2019est avec beaucoup d\u2019appréhension qu\u2019une nouvelle lombotomie fut faite le 25 juin.Cette fois la jonction urétéro-pyélique et à centimètres d\u2019uretère furent réséqués.Une anastomose fut faite sur tube à né- phrostomie.Etant donné la sclérose cicatricielle déjà rencontrée 2 fois chez ce patient, sachant d\u2019autre part que chaque intervention nouvelle apportait ses difficultés et ses complications, nous avons décidé de laisser en place ce tube qui permet une fonction peut-être anormale, mais avec lequel le malade a véeu sans com-' CAUCHON: OU EST LA LIMITE EN CHIRURGIE?L\u2019Union M¢d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 plication autre qu\u2019une assez volumineuse hydronéphrose, moins marquée cependant qu\u2019avant l'opération.Nous n\u2019avons pas eu à déplorer la précipitation de sels calcaires et nous laissons à l\u2019avenir le soin de fixer le moment où le tube sera retiré.Observation 2.Enfin voici un dernier cas d\u2019un individu que nous avons vu en juin 1957.Malade de 40 ans, opéré en juillet 1956 d\u2019un cancer du sigmoïde, il avait subi une résection très large suivie d\u2019anastomose termino-termi- nale.Une fistule stercorale nécessita une dérivation transverse, et en avril 1957 une fis- tulectomie avec réfection de l\u2019anastomose était effectuée.On en voit ici le résultat qui semble excellent.Malheureusement, la dissection des uretères faite au cours de cette dernière opération s\u2019accompagna d\u2019une dénudation de l\u2019uretère pelvien à droite, suivie d\u2019une fistule urétéro- intestinale.La fonction rénale semblait assez bien conservée, mais celle de l\u2019uretère inférieur définitivement compromise.Le 4 juillet 1957 une dissection soignée de l\u2019uretère jusqu\u2019à la fistule nous démontrait l'impossibilité d\u2019utiliser le bout distal pour anastomose.Nous avons fait avec un manchon pris aux dépens de la paroi vésicale, un uretère inférieur, l\u2019anastomosant au bout proximal, urétéro-néo-cystostomie.On peut en voir le résultat sur la radiographie suivante où il est facile de constater que le rein a repris sa forme et sa fonction normales.Conclusion Ces quelques cas ont été rapportés non pas parce qu\u2019ils représentent un extrême, mais parce qu\u2019ils ont donné au chirurgien une certaine satisfaction et dans l\u2019accomplissement de l'intervention chirurgicale elle-même et dans le résultat obtenu.À mon point de vué c\u2019est le premier aspect de la limite à atteindre, l\u2019honnêteté satisfaite L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 du chirurgien et la confiance satisfaite du patient.Je ne crois pas qu\u2019il y ait de limite véritable en chirurgie sinon celle que constitue cette barrière naturelle qui est la survie immédiate du malade, mais je crois qu\u2019il existe une limite résidant dans l\u2019esprit du chirurgien qui opère, et qui est établie sur son expérience.Les cas où l\u2019exérèse n\u2019est plus la seule solution sont probablement beaucoup plus nombreux que notre enthousiasme chirurgical nous porte à le croire, et nous serions certainement bien avisés si nous faisions un examen de CAUCHON : OÙ EST LA LIMITE EN CHIRURGIE?939 conscience à la lumière de nos ressources actuelles.Je suis bien persuadé que le chirurgien de l\u2019avenir verra plus que ses prédécesseurs à ménager et à reconstituer des organes qui faciliteront la vie du malade tout en la prolongeant.Et c\u2019est peut-être dans cette direction qu\u2019on trouvera la limite en chirurgie, c\u2019est-à-dire, non plus dans l\u2019acte chirurgical lui-même, mais dans l\u2019orientation du chirurgien à qui il appartient non seulement de sauver son malade, mais encore, le plus possible de ses fonctions organiques. 940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 87, No 8 \u2014 Montréal, août 1958 ÉDITORIAL LA PANCRÉATITE CHRONIQUE RÉCIDIVANTE.SON TRAITEMENT CHIRURGICAL.Le pancréas est, de tous les viscères abdominaux, celui qui a offert le plus d\u2019écuells aux recherches expérimentales et à l'abord chirurgical.La situation anatomique du pancréas, sa structure glandulaire, ses canaux propres et sa vaseularisation expliquent les difficultés encourues, d\u2019autant plus que les phénomènes physiologiques qui s\u2019y déroulent comportent une analyse difficile et prêtent à des interprétations parfois spéculatives.La nation, jadis classique, d\u2019un pancréas organe inattaquable par les moyens opératoires céde maintenant la place à la donnée indiscutable d\u2019un pancréas vulnérable à la thérapeutique chirurgicale.Cette dernière, limitée dans les débuts à des indications d'urgence, comme dans les traumatismes et la pancréatite aiguë hémorragique ou à des indications électives comme dans le traitement des faux kystes et dans celui des tumeurs malignes.s\u2019étend maintenant à la recherche d\u2019une cure opératoire dans la pancréatite chronique récidivante.Des efforts considérables se déploy- ent dans les milieux scientifiques pour approfondir les concepts pathogéni- ques et chercher un traitement adéquat L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 à cette affection pancréatique dont les soins médicaux n\u2019arrivent qu\u2019à fournir une amélioration symptomatique +284 car elle conduit lentement, mais sûrement à la malnutrition, à l\u2019avitaminose, à l\u2019anémie, à l\u2019invalidité totale qui précède la cachexie que l\u2019abus des drogues favorise et qui conduit inexorablement à la mort.La chirurgie offre maintenant l\u2019espérance d\u2019une cure définitive chez beaucoup de malades ou l\u2019assurance d\u2019une amélioration sensible chez les autres.La pancréatite chronique récidivante est cette entité clinique grave qui se manifeste par des exacerbations douloureuses abdominales séparées dans le temps par des périodes d\u2019accalmie de durée variable.La douleur, principalement épigastrique, s\u2019irradie dans les flancs et aux lombes; elle se présente au début sous forme de coliques, d\u2019élancements ou de malaise constant; la douleur est aggravée par la prise d'aliments ou de liquides et se fait sentir même la nuit, au repos.La douleur augmente d\u2019intensité et de fréquence à mesure que la maladie progresse; elle dure alors des heures entières, des jours et elle devient telle que seuls les calmants parviennent, et à doses progressives, à la soulager.Les vomissements, les nausées, la diarrhée, la perte de poids, l\u2019anorexie.l\u2019ictère, le diabète complètent le tableau clinique.Les épreuves de laboratoire.entre autres.signalent une hausse de amylase et la présence de graisses \u201c1.G.0.Dean: Perplexities of chronic relapsing pancreatitis, J.of the Ark Med.Soc., 54: 50 (juillet) TR.F.Bowers: The surgical treatment of chronic pancreatitis.J.of the Kentucky State Med.Ass.55: 511 (juin) 1957.3.J.L.Lichtenstein: The treatment of chronic pancreatitis, Gastro-Ent., 33: 641.1957.4.J.T.Priestley: Pancreatitis, Surg., Clin.N.Am.953 (août) 1957. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 dans les selles.La radiographie permet de constater parfois des zones de calcification ou d\u2019identifier la présence de calculs dans les canaux pancréatiques.Le tableau clinique simule celui du cancer que les antécédents pathologiques aident à éliminer.Candidats à la pancréatite chronique sont les malades ayant eu des crises antérieures de pancréatite aiguë, ou des coliques hépatiques, les alcooliques, les insuffisants hépatiques.Personne ne semble avoir trouvé l\u2019exacte conception pathogénique de la pancréatite chronique récidivante ; plusieurs auteurs soulignent cependant la fréquence d'une association hépato- biliaire avec infection du pancréas, calculose ou non.\u2019 Le spasme du sphincter d\u2019Oddi, la régurgitation de bile dans le pancréas, la présence d\u2019un canal commun (Wir- sung - cholédoque), que leur action s'exerce individuellement ou en combinaison, sont des hypothèses étiologiques soulevées et retenues.Les progrès techniques ont permis une meilleure connaissance de la physiologie pancréatique.Doubilet a pu, grace a intubation du canal de Wir- sung, mesurer et analyser le liquide pancréatique, puis obtenir une « visualisation » radiographique du canal de Wirsung et du canal de Santorini chez un pancréas normal et chez un pancréas malade \u201c\u201d Fort de 500 cas de pancréatite traités par la sphinctérotomie, Doubilet croit 5.R.F.Bowers: Current Surgical Management, p.27.W.B.Saunders.1957.6.H.Doubilet: Physiology of the human pancreas: S.G.O.107: 97 (juillet) 1958.7.H.Doubilet: The physiological basis for the surgical management of acute and chronic pan- creatitis, Surg.Clin.N.Amer., 505 (avril) 1958.EDITORIAL 941 que la maladie est la résultante d un désordre physiologique déclenché par un spasme du sphincter d\u2019Oddi, 1a où existe un canal commun permettant la régurgitation de bile dans le Wir- sung.| Mallet-Guy et ses collaborateurs opinent également pour une perturbation physiologique qu'ils ne situent pas au même palier.Ils ont fait de très sérieuses recherches expérimentales dont, en 1956, ils ont communiqué les résultats\u201d Ils avaient alors réussi à déterminer le mécanisme nerveux de la régulation de pression dans le Wir- sung; ils viennent récemment de publier un substantiel travail concernant l\u2019exploration fonctionnelle manométrique et radiographique expérimentale du canal de Wirsung.\u2019 La communication Mallet-Guy de mai 1958 fait une analyse complète des effets de l'hypertension Wirsungienne sur le parenchyme hépatique qui est d'une fragilité extrême et dont les réactions sont redoutables et excessives, et elle donne le compte des méfaits de l'hypertension intracanaliculaire.Les chercheurs de Lyon ont fait porter leurs expériences sur 58 chiens, mais ils n\u2019établissent leurs positions que sur la foi de 47 chiens seulement, alors que l\u2019'hyperpression a été réalisée en état d'inactivité sécrétoire de la glande, en état d'activité sécrétoire et en asso- clation avec une excitation du nerf splanchnique gauche.Incidemment, Mallet-Guy s\u2019inserit en faux contre la sphinctérotomie transduodénale de principe et contre l'injection à contre-courant d\u2019un pro- P, Mallet-Guy, L.Durand, R.Vidil et P.Mon- net: Le mécanisme nerveux de la régulation de la pression Wirsungienne, Lyon Ch/r.51 : 395-410.1956.9.P.Mallet-Guy.J.Feroldi.R.Vidil.J.Foray et P.Tavares, Lyon Chir.54: 321-342 (mai) 1958. 942 duit de contraste dans le Wirsung (pancréatographie rétrograde) et il s'accorde en cela avec Puestow \u2018°, Gil- lesby *°, Noer \u201c*, DuVal ** et Priestley a.Tous croient fermement que le pancréas est un organe a ménager, chez lequel de laborieuses manceuvres ou un cathétérisme avec force du bas cholédoque peuvent amener de fausses routes et déclencher une poussée aigué hémorragique et nécrosante.Mallet-Guy et ses collègues concluent que leur expérimentation comporte certains enseignements, par exemple: « D'un point de vue général, il semble que la pression de 30 cm.exercée dans les voies excrétrices du pancréas constitue le seuil au delà duquel commence la souffrance du parenchyme dont le test élémentaire est l\u2019hyper- amylasémie.D'un point de vue pathologique, les lésions provoquées, lorsqu'elles ne sont pas mortelles, apparaissent spontanément curables entre 15 et 30 Jours et ne semblent pas évoluer vers un syndrome chronique récidivant.Cette labilité lésionnelle tendrait à prouver que le mécanisme de la « pancréatite chronique récidivante » ne doit pas être recherché ou du moins ne pas être recherché exclusivement dans des facteurs mécaniques.» Il n'en est pas moins exact que le facteur psychique joue un rôle important dans la pathogénie de la pancréatite chronique.\u201d 10.B.Puestow et W.J.Gillesby: Retrograde surgical drainage of pancreas for chronic relapsing pancreatitis, A.M.A.Arch.of Surg.76: 898 (juin) 1958.11.R.J.Noer: AM.A.Arch.of Surg.76: 907 (juin) 1958.12.M.K.Duval: Pancreatico-jejunostomy for chronic pancreatitis, Surgery 41: 1014 (juin) 1957.13.R.P.Atkinson: Emotional factors in pan- creatopathy.Surg.Clin.N.Am., 785 (juin) 1958.EDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Le sphincter d'Oddi répond par un spasme aux émotions, à la douleur, à l'extrême fatigue; créant un flux et un reflux de bile, il en arrête le cours normal vers le duodénum, et par voie rétrograde risque de le refouler dans le Wirsung.Les concepts pathogéniques, pour variables qu\u2019ils soient, n\u2019en ont pas moins conduit à une thérapeutique chirurgicale diverse dans ses modalités, mais unanime dans son mobile : le drainage du suc pancréatique.Le traitement chirurgical se fait par voie indirecte, alors qu\u2019il porte sur le tractus biliaire extra-hépatique ou gastro - intestinal, sur l\u2019innervation sympathique et par voile directe, lorsqu\u2019il aborde le pancréas lui-même.Les opérations préconisées sont, à des mérites divers, la cholécystectomie et la cholédocotomie associées à la sphinctérotomie, la sphinctérotomie transduodénale, la cholédoco-jéjunos- tomie, la gastrectomie, l\u2019exclusion du pylore, l'interruption du flux nerveux (par la sympathectomie dorso-lombai- re, la splanchnicectomie ou la vagoto- mie), le drainage des faux kystes, l\u2019ablation des calculs intra-canaliculaires, la dilatation du Wirsung, la résection du pancréas (pancréatectomie partielle distale, pancréato-duodénectomie, pan- créatectomie totale).A la faveur des travaux récents, il ressort toutefois qu\u2019à la sphinctéroto- mie transduodénale simple ou associée dont l'efficacité n\u2019est pas à dédaigner, il faut ajouter comme moyen efficace de drainage du suc pancréatique, la pancréato-jéjunostomie.Cette technique semble logique et, selon Lucien Léger, pleine d\u2019avenir.** Edouard DESJARDINS.14.Lucien Léger, J.de Chir.76: (juin-juillet) 1958. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE L'ASPECT SOCIAL DU DIABÈTE SUCRÉ Rosario ROBILLARD, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l\u2019hôpital Saint-Luc.Le diabète, maladie vieille comme le monde, est cependant encore très mal connu dans le public en général et connu, encore aujourd\u2019hui, de façon beaucoup trop superficielle chez les médecins.Pour appuyer ces avancés, il suffit de constater les nombreuses erreurs à son sujet capables de produire chez les diabétiques les pires catastrophes et de se rendre compte, mais avec regret, de l\u2019absence de toute campagne systématique pour dépister les personnes atteintes de cette affection.Il faut en effet savoir qu\u2019il y a au moins 75,000 personnes diabétiques dans la Province de Québec, que plus de la moitié des diabétiques sont ignorants de leur maladie et que 135,000 deviendront diabétiques au cours de leur vie parmi notre population actuelle du Québec.Par sa fréquence, par ses complications même mortelles et par les préjugés que nous avons au sujet de cette maladie, le diabète est une véritable maladie sociale.Il est temps de faire connaître cet aspect jusqu\u2019ici trop mal connu du diabète pour permettre aux personnes qui sont atteintes de cette affection de trouver la place qu\u2019elles doivent occuper dans la société.LES DIABÉTIQUES ONT-ILS À ROUGIR DE LEUR MALADIE?Di nous avions à répondre à cette question par l\u2019affirmative, il nous faudrait admettre implicitement que le diabète est une maladie honteuse et ce serait alors nous rendre coupable d\u2019une grave erreur très lourde de conséquences.À y bien penser, existe-t-il en réalité des maladies honteuses?L\u2019origine de cette appellation provient beaucoup plus de quelques esprits torturés sexuellement que du caractère de réprobation inhérent à certaines maladies.Au cours de la dernière guerre, la campagne menée contre les maladies vénériennes a remporté beaucoup de succès parce qu\u2019elle a réussi à éliminer pratiquement cette notion de honte jusqu\u2019alors attachée à la blennorragie et à la syphilis.Aujourd\u2019hui, ce sont les maladies mentales qui occupent la vedette de l\u2019actualité dans ce domaine.Pour réussir à traiter de façon précoce et efficace les maladies mentales, 11 faut combattre ce complexe de honte capable de faire rougir beaucoup plus les parents et les proches du malade que les mentaux eux-mé- mes.Voilà ce qui reste de cette idée de possession diabolique dont on croyait atteint ce genre de malades.Pour sa part, le diabétique a longtemps été considéré comme un anormal, obligé de vivre en marge de la société, avec le souci constant de peser ses aliments, de calculer les graisses et les sucres de ses repas, obsédé par ses piqûres d\u2019insuline et réduit à la quasi-i1mmo- bilité.Aujourd\u2019hui, grâce à l\u2019avancement de la science, grâce aux associations de diabétiques qui se forment un peu partout dans le monde, le diabète commence à être mieux connu et n\u2019offre rien qui puisse être un sujet de honte pour la personne qui en est atteinte.Au contraire, le diabète est, parmi les maladies chroniques, la plus belle et la plus enviable des maladies.Le diabète reste, il est vrai, une maladie qui ne guérit pas, mais contrairement aux maladies de cœur, il ne crée pas l\u2019impotence et n\u2019expose pas aux morts subites, contrairement à la tuberculose, il n\u2019immobilise pas dans les sanatoriums et n\u2019est pas contagieux, contrairement au rhumatisme et au 944 ROBILLARD: DIABÈTE SUCRÉ cancer, il est indolore et contrairement aux maladies de la peau, il reste inapparent.Que dire maintenant de son traitement?La thérapeutique du diabète est simple, facile et surtout efficace; je suis convaineu que le traitement du diabète excite la jalousie des autres chroniques qui ne peuvent jouir d\u2019une thérapeutique dont la valeur est comparable à celle du diabète.S'il nous était donné d\u2019être obligé de choisir une maladie durable, c\u2019est au diabète que je vous conseillerais tous de vous adresser.Cependant, de peur qu\u2019on m\u2019accuse de vouloir ainsi servir mes intérêts personnels, n\u2019ayez crainte, je ne vous souhaite pas le diabète.Bien traité, le diabétique se comporte en tous points comme une personne normale; il n\u2019est même pas un infirme comme on s\u2019est plu à le décrire, il peut et doit travailler, il n\u2019a pas à craindre les complications, l\u2019impotence et de plus il ne doit plus mourir de son diabète.Les diabétiques doivent espérer une vie longue et heureuse, active et fructueuse.Ce bien-être est cependant conditionné par un traitement adéquat, celui-ci cesse-t-il?l\u2019état de maladie diabétique réapparaît.Pour désigner cette situation particulière au diabète et à quelques rares maladies, on a créé un terme qui s\u2019appelle l\u2019état de santé thérapeutique.Le remement du diabète.Puisque le diabète n\u2019offre rien de hideux, mais que tout au contraire il reste la plus belle des maladies chroniques, est-il possible que des diabétiques rougissent de leur maladie?La réponse est un oui formel et leur manière de le faire c\u2019est de renier leur diabète.Je présume que le reniement du diabète fut bien antérieur à celui de Saint-Pierre.Je ne connais pas cette maladie, profèrent de véritables diabétiques et le coq a beau chanter, leur reniement persiste.Mais, me direz-vous, il faut respecter le droit individuel, la liberté de chacun de dévoiler ou non son affection! D'accord, mais à la condition de ne pas nuire au groupe dont le diabétique fait maintenant partie intégran- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 te depuis la découverte de sa maladie.Les bienfaits immédiats qu\u2019il croit retirer en cachant son diabète ne peuvent se comparer aux innombrables bénéfices qu\u2019il pourrait acquérir en se groupant.Les diabétiques sont nombreux, ils ont des intérêts communs, ils doivent donc sortir de leur isolement.Aux diabétiques, il faut des cliniques plus nombreuses où on leur apprend leur maladie et son traitement, des maisons de repos ou de régime, des restaurants de diabétiques, des colonies d\u2019enfants, de l\u2019insuline gratuitement pour les diabétiques indigents.Ces désirs deviendront des réalités, le jour où tous ensemble ils feront entendre leurs appels.Si les diabétiques eux-mêmes se soustraient à leur devoir de solidarité et si les non-diabétiques n\u2019osent nous côtoyer de peur qu\u2019on les considère comme atteints de cette affection, je comprends qu\u2019il y aura toujours une pénurie de leaders dans la lutte contre le diabète et dans l\u2019Association du Diabète de la Province de Québec.On rougit de son diabète, on le renie témérairement, le plus souvent par simple amour- propre ou par égoisme et ainsi on ne rend pas à ses semblables les précieux services qu\u2019ils attendent de nous.Il existe, à n\u2019en pas douter, des péchés d\u2019omission qui passent trop souvent inaperçus avec des examens de conscience superficiels, mais il nous faut d\u2019autre part savoir que nous devrons rendre un compte exact de nos talents reçus.Par sa fréquence, sa gravité et sa menace perpétuelle de ses conséquences même mortelles, le diabète est une véritable maladie sociale.Contre le diabète, maladie sociale, c\u2019est la société qui doit réagir, nous avons besoin de chefs et de préférences des diabétiques, quand cesseront-ils de se dissimuler sous les apparences de la santé?Pourquor les diabétiques cachent-ils awnst leur maladie?C\u2019est précisément parce que l\u2019éducation sur le diabète n\u2019est pas faite dans le public, parce que les employeurs sont encore imbus de préjugés sur cette maladie que les diabétiques se L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 ROBILLARD voient obligés de dissimuler leur affection pour obtenir l\u2019emploi nécessaire à leur subsistance et à leur traitement.Une puissante Compagnie d\u2019Assurance sur la vie refuse, non pas d'assurer les diabétiques, mais de les employer.Il en est ainsi d\u2019une grosse compagnie d\u2019huile pour laquelle j'ai été pendant des années médecin examinateur.Nous devons multiplier au moins par dix ces deux exemples pour nous faire une idée qui se rapproche un peu de la réalité.Une telle conception et une telle pratique sont certes préjudiciables aux diabétiques Canadiens dont 90% sont en âge de.travailler.\u2014 Quand on pense que dans la population actuelle de notre pays, 400,000 deviendront diabétiques au cours de leur vie d\u2019apres les prévisions assez précises de nos -actuaires, nous ne pouvons pas rester indifférents en face du probléme de l\u2019embauchage des diabétiques, en face d\u2019une injustice à leur égard née d\u2019incompréhension et de préjugés sur leur maladie.Le diabétique est un sujet qui, à condition de s\u2019astreindre à un traitement reconnu médicalement, est capable d\u2019effectuer un travail normal.Le Professeur Raoul Boulin de Paris dit et je cite « Nombreux sont les diabétiques qui occupent des postes élevés comportant des responsabilités étendues.Bien des ministres, présidents du conseil, chefs de gouvernement, ont été ou sont des diabétiques sans que cela nuise en rien à leur activité.» Quand on sait que les exercices physiques constituent un élément dans la triade thérapeutique du diabète, il ne faut pas se surprendre de constater que les travaux manuels sont conseillés à ces malades qui les font d\u2019ailleurs avec autant, sinon avec plus de succès, que les non-diabétiques.Pourquoi s\u2019objecte-t-on à employer les diabétiques dans les industries?L\u2019embauche des diabétiques dans les industries est devenue difficile parce que l\u2019on craint que cette maladie puisse créer.une trop forte invalidité et devenir une cause d\u2019absence excessive au travail.: DIABETE SUCRE 945 Plares légères ou graves lentes à guérir.On répète à qui veut l\u2019entendre que les plaies diabétiques guérissent lentement.Or dans l\u2019industrie les plaies bénignes de ce genre sont nombreuses et tout retard dans la guérison risque de provoquer l\u2019infection qui, à son tour, influencera défavorablement la guérison.Mais il faut admettre que les plaies diabétiques ne guérissent lentement que dans une évolution négligée.En général, les diabétiques peuvent être.opérés avec autant de sécurité et leurs plaies opératoires guérissent avec autant de facilité que chez tout autre malade, à la condition que leur diabète soit équilibré et que ces malades soient strictement préparés et SUIVIS.Avec l'avènement des pilules anti-diabéti- ques, la proportion des malades soumis à l\u2019insuline a diminué.Il faut cependant savoir que, tout comme l\u2019insuline, ces nouveaux médicaments sont capables de réduire exagérément le sucre sanguin et produire un état de confusion mentale susceptible de produire des accidents sérieux.Pour un même genre de travail, quelle est la différence dans le pourcentage des accidents chez les diabétiques et chez ceux qui ne le sont pas?Le diabétique et les maladies.Parce qu\u2019une personne est diabétique, estelle de ce fait immunisée contre les autres maladies?S'il nous faut maintenant ajouter aux maladies particulières au diabète celles qui sont générales à la population, on est en droit de craindre pour les diabétiques un absentéisme considérable.Un enquête dans 109 usines conduite par le département du travail aux Etats-Unis a prouvé qu\u2019aucune absence pour cause de maladie sur une période de deux ans avait été notée dans 23.5% parmi les diabétiques et dans 26.3% parmi les non-diabétiques.Les employeurs peuvent donc être rassurés à ce sujet.Les accidents mortels.La nature même du traitement des diabétiques les expose, pour un grand nombre, à des 946 chutes de sucre sanguin capables de produire des réactions bizarres trop souvent confondues avec des intoxications alcooliques et susceptibles de développer de la confusion mentale.Les diabétiques seraient donc ainsi plus exposés aux morts violentes par accidents dans la rue, sur les routes, au travail, au jeu, etc.Les statistiques de Joslin, dans l\u2019ère de Best, de 1944 à 1951, révèlent que sur 3,499 décès de diabétiques, 2.1% sont attribuables a des morts violentes et cela à l\u2019exclusion des suicides.Il est intéressant de noter qu\u2019au Canada, l\u2019incidence des morts violentes, toujours à l\u2019exclusion des suicides, est d\u2019environ 6% du total des décès.Quant aux morts violentes qui découlent du travail, toujours d\u2019après Jos- lin, elles se chiffrent à 1% des décès en général et sont moins nombreuses chez les diabétiques que chez les autres ouvriers.Les accidents mineurs surviennent chez les diabétiques au rythme de-7:8 et chez les non- diabétiques au rythme de 7.4 par 10,000 heures de travail.Les accidents plus sérieux capables de créer de l\u2019invalidité surviennent au nombre de 15.6 par million d\u2019heures de travail chez les diabétiques qui prennent de l\u2019insuline, mais ne sont responsables que de 3% du nombre d\u2019heures totales perdues au travail.Chez les non-diabétiques, cette incidence est de 12.9 par million d\u2019heures d\u2019ouvrage.Le travail du diabétique dans l\u2019industrie est donc des plus satisfaisants.La grande majorité d\u2019entre eux qui profitent d\u2019un bon traitement médical peuvent conserver leur position et la remplir avec autant d\u2019efficacité qu\u2019avant la découverte de leur diabète.L\u2019expérience a prouvé que les diabétiques ont donné assez de satisfaction à leurs employeurs pour pouvoir continuer de travailler sans restriction, sauf pour quelques positions offrant des risques sérieux: pilote d\u2019avion, chauffeur de locomotive, peintre en bâtiment, briqueteur, ete.Cette preuve fournie par les diabétiques au travail doit done nous laisser espérer de voir s\u2019ouvrir toutes grandes les portes des usines aux autres diabétiques qualifiés pour l\u2019ouvrage qu\u2019ils sollicitent.ROBILLARD: DIABÈTE SUCRÉ l'Union M:d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 La stabilité mentale.Le diabétique déjà considéré comme un anormal, avec les soucis de sa maladie et les problèmes de son traitement, possèdera-t-il la stabilité mentale nécesaire si on y ajoute les anxiétés inhérentes aux emplois industriels et aux pesit.ons qui imposent de lourdes responsabilités?Si nous prenons comme critère de la stabilité mentale le taux des décès par suicide, nous apprendrons qu\u2019au Canada, sur 117,725 décès, 948 sont dus au suicide, soit une incidence de 0.88%.D\u2019après les statistiques de l\u2019Assurance Metropolitaine, chez 3,499 diabétiques décédés, 16 seulement le doivent au suicides, soit une incidence de 0.5%.Je connais pour ma part bien des diabétiques: médecins, avocats, journalistes, industriels, membres du clergé, adeptes de la politique, qui tous auraient raison de rougir de leur diabète si une telle instabilité mentale était nécessairement la conséquence de leur maladie.Les conducteurs de véhicules-moteurs.Les diabétiques soumis à l'insuline sont-ils autorisés à conduire des véhicules-moteurs?Vouloir les retirer d\u2019un tel travail nous obligerait à demander à des milliers de diabétiques de se chercher de nouveaux emplois.Les réclamations faites aux chauffeurs diabétiques au sujet de dommages corporels ou de dommages à la propriété sont inférieures à 129 par 1,000 voitures assurées comme c\u2019est le cas pour les chauffeurs non-diabétiques.La mortalité par les véhicules-moteurs représente 1.5 à 2% de la totalité des décès, ce qui est bien supérieur à tous les accidents mortels par véhicules-moteurs ou autrement rencontrés chez les diabétiques.L\u2019insuline et les hypnotiques.C\u2019est dans la conduite des véhicules-mo- teurs et dans les emplois qui présentent des risques qu\u2019on se préoceupe tout particulièrement des diabétiques pour mieux les refuser ou pour les éconduire sous le fallacieux pré- L'Union Méd.Canada I D Tome 87 \u2014 Août 1958 ROBILLAR texte de l\u2019insuline, responsable de tant d\u2019accidents.Cependant, tout-à-côté, existe le grave problème des barbituriques auquel on peut maintenant rattacher celui des anti-histaminiques et celui des tranquillisants.Ce grave problème, l\u2019a-t-on attaqué de face?Les chiffres que nous tentons de fournir ne sont qu'un faible écho de la réalité, en raison des ordonnances souvent non obligatoires pour plusieurs de ces drogues.Toutefois, aux Etats- Unis, sur la période d\u2019une année, on a dépensé $135,000,000.00 pour se procurer des tranquillisants.Avec l'avènement de cette drogue anti-complexe, les 800,000,000 de doses de 145 grain de barbiturique par année ont été réduites de 60%.Si nous ajoutons à ces deux drogues, les anti-histaminiques et l\u2019alcool, capables eux aussi de produire de la somnolence, de ralentir les réflexes dans l\u2019urgence, nous avons raison de nous étonner qu\u2019on oublie un problème d\u2019une telle gravité pour s\u2019attaquer à celui de l\u2019insuline qu\u2019utilisent maintenant moins de la moitié des diabétiques reconnus.Le diabétique et le fonds de pension.On accuse souvent le diabétique d\u2019avoir un âge physiologique supérieur à son âge chronologique, d\u2019être sujet à une invalidité permanente plus précoce.Ces conceptions trop répandues rendent difficile la solution du problème du fonds de pension.L\u2019employé verse de 3 à 5% de son salaire et l\u2019employeur y ajoute un montant égal ou supérieur pour assurer au salarié, à 65 ans, un fonds de pension de 6 à 12% des émoluments.De même qu\u2019on hésite à engager les plus de 40 ans à cause du rapprochement inévitable de l\u2019âge de la retraite, de même craint-on d\u2019utiliser les diabétiques à cause de la possibilité d\u2019une invalidité plutôt précoce qui obligerait alors l\u2019employeur à verser cette rente sur une période plus prolongée.Le fonds de pension n\u2019est pas obligatoire ct de nombreuses industries ne l\u2019ont pas encore : DIABÈTE SUCRÉ 947 adapté, bien que la tendance cherche à se généraliser.Nous avons démontré que les diabétiques supportent très bien la comparaison avec les non-diabétiques sur l\u2019absentéisme, la morbidité et l'invalidité.De plus leur traitement continue de prolonger la vie des diabétiques qui, en Norvège, ont atteint une durée moyenne de vie de 70 ans.Comme ce sont habituellement les unions qui exigent ces plans de pension dans les contrats de travail, il serait bon de faire comprendre aux responsables que, au lieu de refuser les diabétiques sur ce point, on pourrait augmenter leur taux de contribution comme cela se fait dans les assurances dont la prime des diabétiques est majorée.Quant aux plans d\u2019assurances-maladies, on devrait suggérer aux unions et aux compagnies d\u2019assurances de n\u2019allouer qu\u2019un nombre limité de jours de maladie par année.Cette solution, en plus d\u2019être équitable, aurait pour effet une adhérence plus stricte au traitement du diabète.Devoirs et obligations de l\u2019employé.Les difficultés qu\u2019éprouvent les diabétiques à trouver des emplois ne sont pas uniquement imputables aux employeurs, mais en partie aux employés diabétiques eux-mêmes trop peu soucieux de leur traitement.Infidèles à leur régime et à leur insuline, ces malades ne tardent pas à éprouver les symptômes et même les complications diabétiques qui les éloignent de leur travail et les exposent à des réactions à l\u2019insuline.Ces crises hypoglycémiques avec agitation suivie de perte de conscience créent toujours une bien mauvaise impression chez les témoins et ceux- ci seraient-ils des employeurs, nous comprenons facilement, alors, leur hésitation à embaucher d\u2019autres diabétiques.Le diabétique a le devoir de contrôler sa maladie pour vivre en bonne santé et gagner sa vie et c\u2019est pour lui un devoir de solidarité envers les autres diabétiques qui souffriront nécessairement à cause de ces déplorables exemples dont sont victimes, en public, les diabétiques négligents. 948 Trouvé inconscient dans la rue par réaction à l\u2019insuline, tout diabétique, en plus d\u2019exposer personnellement sa vie, provoque ainsi dans le public une mauvaise réputation pour ceux qui souffrent de la même maladie et qui sait si, dans l\u2019attroupement qu\u2019occasionnent de tels accidents, des employeurs ne se fixeront pas définitivement pour éliminer cette classe de malades \u2018de leur personnel.Comme certaines réactions à l\u2019insuline épousent les formes d\u2019intoxication alcoolique, le diabétique doit être extrêmement prudent dans l\u2019usage des boissons enivrantes.Pour un diabétique soumis à l\u2019insuline, il ne lui est même pas permis de sentir l\u2019alcool.ROBILLARD: DIABÈTE SUCRÉ l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 En conclusion, Les diabétiques ont une maladie de choix et n\u2019ont aucunement raison d\u2019en rougir et de vouloir la dissimuler.Jusqu'ici, les diabétiques sont restés isolés et malheureusement trop souvent repoussés, mais maintenant l\u2019heure a sonné pour eux de s\u2019unir et de réclamer leurs droits en luttant contre les préjugés qu\u2019eux-mêmes parfois ils ont contribué à ancrér dans l\u2019esprit du public et des employeurs.Faites confiance aux diabétiques, ils sauront vous\u2019 répondre généreusement. JURISPRUDENCE MÉDICALE e-e- -@ JUGEMENT DE LA COUR DU BANC DE LA REINE (EN APPEL) CONCERNANT LE JUGEMENT PRONONCE EN COUR SUPERIEURE DE MONTREAL 2 Droits réciproques des membres des Bureaux médicaux et des administrations des hôpitaux.Le jugement, rendu le 19 décembre 1956, par l\u2019honorable juge C.-A.Sylvestre, de la Cour supérieure de Montréal, donnant gain de cause au requérant, un médecin contre une administration, son hôpital, a été porté en appel.Le 2 juallet 1958 le jugement de la Cour du Banc de la Reine, rendu à l\u2019unamimité, fait « droit à l\u2019appel à la seule fin de retrancher du jugement frappé d\u2019appel la partie qui a trait aux conclusions d\u2019un mandamus, modifie ledit jugement en conséquence et jugeant à nouveau: maintient l\u2019action du requérant, avec dépens contre l\u2019intimée seulement, déclare illégale, nulle et annulée la résolution reproduite en la pièce R-1 déjà récitée au long, en autant que le requérant est concerné.» Le mobile supérieur qui nous a incité à publier une partie du jugement de la Cour supérieure dans L'Union Médicale du Canada de juin 1957 nous guide également dans la.décision que nous avons prise de reproduire une partie du jugement de l\u2019appel.Cette politique est posée en toute objectivité et w\u2019entend pas ouvrir la porte à des polémiques ou à des controverses.Une fois de plus, les événements dépassent les personnalités; cette fois encore nous omettons toute mention des parties en cause.La reproduction du jugement d\u2019appel et des notes du juge Fernand Cho- quette qui l\u2019accompagnent, en plus de servir la justice, offrira des matériaux de travail à ceux qui s\u2019intéressent aux problèmes médico-hospitaliers et marquera dans l\u2019histoire de la médecine au Québec une étape importante.« La COUR, après avoir entendu les parties par leurs procureurs respectifs sur le mérite de l\u2019appel et délibéré, ATTENDU que l\u2019intimée appelle d\u2019un jugement sur bref de mandamus, rendu par la Cour supérieure, à Montréal, le 19 décembre 1956, (a) déclarant illégale, nulle et annulée une résolution, en date du 31 janvier 1956, par laquelle le conseil d\u2019administration de la corporatian appelante a prétendu exclure le requérant de son personnel médical, et (b) ordonnant en substance à l\u2019intimée de réintégrer le requérant dans tous ses droits et privilèges comme membre du bureau médical de son hôpital; CONSIDÉRANT que la résolution attaquée constitue non seulement une violation de contrat entre les parties, mais un excès de pouvoir de la part de la corporation appelante, rendant nulle, illégale et inexistante ladite résolution; CoNSIDERANT, en conséquence que ladite résolution n\u2019a pu faire perdre à l\u2019intimé ses droits et privilèges comme membre du bureau médical; que, partant, il n\u2019y a pas lieu à mandamus pour forcer l\u2019appelante à renouveler la nomination de l\u2019intimé comme membre d\u2019un bureau médical dont il n\u2019a pas cessé de faire partie; CONSIDÉRANT que toute tentative de mettre à exécution ladite résolution et d\u2019empêcher l'intimé d\u2019exercer ses droits et privilèges com- 1.Les honorables juges Garon Pratte.Fernand Choquette et G.H.Montgomery 2.Voir L'Union Médicale du Canada, 86: 672-676 (juin) 1957. 950 me membre du bureau médical pourrait donner lieu au recours de l\u2019injonction, mais non à celui de mandamus; CONSIDÉRANT, Cependant, que les faits allégués et prouvés justifient les conclusions d\u2019une action en nullité, avec ou sans injonction, et que l'intimé a le droit d\u2019être maintenu dans cette partie de ses conclusions; CoNSIDÉRANT, en conséquence, qu\u2019il y a lieu de confirmer la partie du jugement qui accueille l\u2019action de l\u2019intimé et prononce la nullité de la résolution attaquée, mais qu\u2019il y a lieu de retrancher dudit jugement la partie qui a trait aux conclusions d\u2019un mandamus; CONSIDÉRANT, quant aux frais, que l\u2019échec de l\u2019appelante sur la question primordiale de la validité de la résolution attaquée et les circonstances particulières de cette cause justifient le tribunal de n\u2019accorder aucuns frais d\u2019appel à raison de la modification à apporter au jugement frappé d\u2019appel; Par ces motifs, fait droit à l\u2019appel à la seule fin de retrancher du jugement frappé d\u2019appel la partie qui a trait aux conclusions d\u2019un mandamus; Modifie ledit jugement en conséquence et, jugeant à nouveau: Maintient l\u2019action du requérant, avec dépens contre l\u2019intimée seulement ; Déclare illégale, mulle et annulée la résolution reproduite en la pièce R-1, déjà récitée au long, en autant que le requérant est concerné.Sans frais d\u2019appel.(Signé) Garon Pratte ?Fernand Choquette G.H.Montgomery JJ.B.R.» * x * L\u2019opinion de MM.les juges Pratte, Choquette et Montgomery est exprimée par: Choquette, J.: Appel d\u2019un jugement maintenant un bref de mandamus.Rendu à Montréal, le 19 décembre 1956, ce jugement déclare illégale, nulle et annulée JURISPRUDENCE MÉDICALE L'Union Méd.Can da Tome 87 \u2014 Août 1958 une résolution du conseil d\u2019administration de la corporation appelante décidant d\u2019exclure l'intimé de son personnel médical, et ordonne en somme à l\u2019appelante de réintégrer l\u2019intimé dans tous ses droits et privilèges comme membre du bureau médical de son hôpital.Cette résolution porte la date du 31 janvier 1958, et se lit comme suit: « Sur proposition dûment appuyée, il est résolu à l\u2019unanimité : \u2018 «1.de mettre fin, pour cause de refus total de coopération et d\u2019insubordination marquée, à l\u2019engagement de messieurs les docteurs A, B.et C.comme membres de l\u2019Hôpital X.de Montréal, de refuser le renouvellement de leur engagement pour l\u2019année 1956, de leur refuser en conséquence, dès réception par chacun d\u2019eux des présentes, tous les privilèges accordés aux médecins attachés à l'hôpital, de leur refuser l\u2019accès de tous les services de l\u2019hôpital, de refuser d'accepter leurs patients dans l\u2019un quelconque des services d\u2019hospitalisation, d\u2019enlever leurs noms du tableau des médecins attachés à l\u2019hôpital et d\u2019ordonner à l'administrateur général et au surintendant et directeur médical d\u2019exécuter la présente décision du conseil d\u2019administration et de la faire respecter dans tous et chacun des services de l'hôpital X.de Montréal »; Il appert du dossier que le conseil d\u2019administration a adopté cette résolution au mépris des recommandations du bureau médical, portées à sa connaissance par les lettres du président et du secrétaire de cet organisme en date des 18 et 24 janvier 1956; que le conseil a pris cette décision sans entendre m même appeler l\u2019intimé alors chef de service de l\u2019hôpital et membre depuis quinze ans de son bureau médical; que l\u2019imputation d\u2019insur- bordination et de refus de coopérer contenue dans la résolution west justifiée par aucun motif sérieux; qu\u2019à la suite de cette résolution les représentants de l\u2019appelante ont pris les dispositions pour empêcher l\u2019intimé d\u2019exercer ses droits et prérogatives de membre du bureau médical; que celui-ci en souffre évidemment un préjudice sérieux.L'appel soulève trois questions: 1.La résolution attaquée est-elle vraiment nulle; 3.Dans l\u2019affirmative, y a-t-il lieu au bref de mandamus; 3.Sinon, l\u2019action peut-elle être accueillie L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 comme action en nullité, avec ou sans injonction?\u2014]_ Pour répondre à la première question, il faut d\u2019abord rechercher quelles sont les dispositions, légales ou contractuelles, qui régissent les rapports entre la corporation appelante et les membres du bureau médical de son hôpital.La loi organique de la corporation, telle que ré-édictée, en 1938, par 3 Geo.VI, ch.132, reconnaît l\u2019existence de ce bureau médical et le droit des chefs de services médicaux et chirurgicaux de rester en fonction jusqu\u2019à l\u2019expiration de leur terme d\u2019office, subordonné- ment aux dispositions des règlements du conseil d\u2019administration et du bureau médical quant à leur remplacement (art.15).Les règlements du conseil d\u2019administration sont les règlements de la corporation elle-même (art.6).Ils n\u2019entrent en vigueur qu'après avoir été approuvés par le lieutenant-gouver- neur-en-conseil sur la recommandation du Ministre de la Santé (art.5 et 6).Les règlements du bureau médical sont soumis à la même approbation, en plus de celle du conseil d\u2019administration (art.7).C\u2019est en vertu de ces dispositions que, le 12 août 1942, le lieu- tenant-gouverneur-en-conseil approuvait les règlements adoptés par le conseil d\u2019administration le 14 novembre 1940, ainsi que les règlements du bureau médical approuvés par ce conseil, le tout déposé au dossier sous la cote R-16.Notons qu\u2019à cette date, 12 août 1942.l\u2019intimé était membre du bureau médical.Règlements du bureau médical.\u2014 Ces règlements constituent le contrat qui régit les rapports entre la corporation et les membres au bureau médical (Art.II, Sect.IT et Sect.V, parag.6, et Art.IX, pp.68, 71 et 86).Il s\u2019agit d\u2019un contrat sui generis, comportant des avantages et des obligations réciproques.On peut déduire de la Sect.V de l\u2019Art.IT (p.71) que la corporation n\u2019est pas tenue de faire la nomination initiale, mais qu\u2019elle ne peut la faire non plus sans l\u2019agrément du bureau JURISPRUDENCE MÉDICALE 951 médical.À moins que le bureau médical ne s\u2019y oppose, ces nominations sont renouvelables d\u2019année en année jusqu\u2019à ce que le titulaire \u2014 membre en service actif \u2014 ait atteint l\u2019âge de 65 ans (Art.II, Sect.III et Art III, Sect.IV, parag.b, pp.69 et 73).Le con- sell d\u2019administration ne peut refuser ces renouvellements que dans la mesure où l\u2019Art.IT, Sect.III (p.69) le lui permet.La simple omission de renouveler ne met d\u2019ailleurs pas fin aux fonctions des membres actifs du bureau médical, puisque ceux-ci restent en fonctions, non seulement pendant un an, mais « jusqu\u2019à ce qu\u2019un successeur leur soit nommé » (Art.IV, Sect.III, pp.76-77).Il en est ainsi des officiers du bureau médical, président, vice- président et secrétaire, élus à l\u2019assemblée annuelle de ce bureau (Art.V, Sect.I, p.78).Dans le préambule de ces règlements (p.68), il est dit que « Pour l\u2019interprétation et l\u2019esprit de ces règlements, la version anglaise du Manual of Hospital Standardization Type III Hospital By-Laws and Regulations, aura préséance, ainsi que les commentaires sur la Standardisation des hôpitaux publiés chaque année dans le Livre Bleu et les Bulletins de l\u2019American College of Surgeons mais aucun de ces écrits ne paraît avoir été mis en preuve.Nous ne connaissons pas, non plus, les textes sur lesquels s\u2019appuient les décisions américaines citées au factum de l\u2019appelante.Règlements du conseil d\u2019'admimstration.\u2014 Les articles 37 et 38 de ces règlements (p.64) reproduisent presque mot pour mot l\u2019Art.IT, Sect.III des règlements du bureau médical (p.69); mais ici \u2014 puisque ces règlements sont ceux de la corporation et que celle-ci ne peut les modifier sans un arrêté en conseil \u2014 ces articles font plus qu\u2019énoncer une convention, ils déterminent et limitent les droits et pouvoirs de l\u2019appelante relativement à la nomination et à la révocation des membres du bureau médical.Ces articles se lisent comme suit: « Nominations des membres du bureau médical.« 37.Les nominations doivent être faites par le bureau d\u2019administration de hôpital pour une période d\u2019un an ou pour la balance de l\u2019année alors en cours ». 952 «38.A la fin de l\u2019année fiscale, le bureau d\u2019administration peut renommer tous les membres du bureau médical à la condition que le bureau médical n\u2019ait pas recommandé que telle nomination en particulier ne soit pas renouvelée.Sauf ce cas, toutes les nominations peuvent être renouvelées.Cependant, si le bureau d'administration veut prendre l\u2019initiative de refuser le renouvellement d\u2019une nomination, il doit en aviser le bureau médical, donner les raisons de sa décision et demander la recommandation d'un autre candidat.En aucun cas, le bureau d\u2019administration ne disposera d\u2019une candidature, refusera de renouveler ou annuler une nomination faite antéreurement, sans la recommandation du bureau médical ».De l\u2019interprétation de ces deux dispositions et spécialement de l\u2019art.38 dépend donc la validité ou la nullité de la résolution attaquée.S\u2019appuyant sur la troisième phrase de l\u2019art.38, l\u2019appelante soutient que le conseil d\u2019administration peut « prendre l'initiative de refuser le renouvellement d\u2019une nomination à la seule condition d\u2019en aviser le bureau médical, de donner les raisons de sa décision, de demander la recommandation d\u2019un autre candidat; que, cette condition étant remplie, elle n\u2019est pas tenue de renouveler la nomination, même si le bureau médical s\u2019oppose à cette « initiative ».Cette interprétation pourrait se soutenir si l\u2019article 38 s\u2019arrétait a cette troisième phrase.Tel était, d\u2019ailleurs, le pouvoir de la corporation, avant la refonte de 1989; la loi de 1928 (18 Geo.V, ch.130, art.13, al.3 et art.17) l\u2019autorisait, en effet, à « démettre » les médecins que le bureau médical lui avait recommandé de nommer.T1 semble bien que, lors de la rédaction des règlements qui ont suivi la refonte de 1939, il y a eu négociations entre les intéressés et que les médecins, voulant se protéger contre les renvois arb?- traires, ont exigé le droit de s\u2019opposer, nom seulement au renouvellement des nominations, mais au refus de l\u2019administration de renouveler ces nominations.C\u2019est ainsi qu\u2019ils paraissent avoir obtenu l\u2019addition de la dernière phrase de l\u2019art.38.Cette addition rend le texte quelque peu bizarre mais, pris dans son ensemble, ce texte ne peut avoir qu\u2019un sens; si le bureau médical s\u2019oppose au renouvelle- JURISPRUDENCE MÉDICALE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 ment d\u2019une nomination le conseil \u2018d'administration ne peut la renouveler; si le conseil d\u2019administration veut prendre l'initiative de refuser le renouvellement, il doit non seulement en aviser le bureau médical, etc., mais obtenir l\u2019assentiment de celui-ci, car « en aucun cas le bureau d'administration ne .refusera de renouveler ou annuler une nomination faite antérieurement, sans la recommandation du bureau médical ».En un mot, le conseil d\u2019administration ne peut renommer ni refuser de renommer contre le gré du bureau médical.L\u2019appelante voudrait que l\u2019absence des mots « à cet effet» après le mot « recommandation », à la fin de la dernière phrase de l\u2019art.38, donne à cette phrase le sens que le conseil d\u2019administration doit attendre \u2014 \u2018ci, il n\u2019a pas attendu \u2014 la recommandation, favorable ou non, du bureau médical avant de mettre son «initiative» à exécution, mais qu\u2019il ne sera nullement lié par cette recommandation, si elle est défavorable à son projet.Je ne puis accepter cette interprétation, primo, parce qu\u2019elle enlèverait tout sens pratique à la dernière phrase; se- condo, parce que les mots « à cet effet» me paraissent manifestement sous-entendus dans le texte précité.L\u2019appelante invoque encore l\u2019art.12 des Règlements de la corporation (p.52), voulant que les administrateurs aient « une juridiction et une autorité complètes et absolues sur tout l\u2019hôpital »; maïs cette disposition générale ne saurait prévaloir contre les dispositions spéciales des articles précités.Si, d\u2019autre part, la corporation prétendait avoir quelque cause d\u2019annulation à faire valoir, c\u2019est aux tribunaux qu\u2019elle devait s\u2019adresser; elle ne pouvait se faire justice à elle-même.Enfin, l\u2019appelante croit trouver sa justification dans les procès-verbaux de deux prétendues assemblées du bureau médical tenues, l\u2019une le 17 février, l\u2019autre, le 9 mars 1956.La première serait une assemblée spéciale convoquée par le conseil d\u2019administration, à laquelle assistaient 28 médecins, dont 15 seulement en service actif.On y aurait.« à cause de la réorganisation du bureau médical, sur L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 les ordres de l\u2019administration », procédé à de nouvelles élections pour l\u2019année 1956, dissous les comités existants, recommandé des nominations, etc.La seconde serait une assemblée régulière, à laquelle assistaient 17 médecins, dont 11 seulement en service actif.On y aurait corrigé le procès-verbal de l\u2019assemblée annuelle du 20 décembre 1955, pris connaissance du refus du conseil d\u2019administration de renouveler la nomination de l\u2019intimé et recommandé un remplaçant conformément à l\u2019art.38.Selon les règlements du bureau médical, les officiers élus à l\u2019assemblée annuelle du 20 décembre 1955 devaient occuper leur charge jusqu\u2019à la prochaine assemblée annuelle ou jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient légalement remplacés (Art.V, Sect.I, p.78).Seul le président élu ou, en son absence, le vice-président, pouvait convoquer et présider les assemblées du bureau médical et nommer les comités autres que le comité exécutif; seul le secrétaire élu pouvait faire un rapport des assemblées et convoquer celles-ci à la demande du président (Art.V, Sect.I et IT, pp.78 et 79).Seuls les médecins en service actif avaient le droit de voter et d\u2019être élus au comité exécutif du bureau médical (Art.III, Sect.IV, parag.a, p.73).Le quorum des assemblées est fixé a la moitié du nombre total des médecins en service actif (Art.VI, Sect.V, p.83).Or, ce total était de quarante (40) à la fin de l\u2019année 1955 (R-3, p.38).Le bureau médical avait recommandé le renouvellement de la nomination de ces médecins pour l\u2019année 1956 et ils demeuraient d\u2019ailleurs en fonction jusqu\u2019à ce qu\u2019ils aient été légalement remplacés (Art.IV, Sect.111, ler alinéa, pp.76, 77).Il fallait donc, pour former le quorum, la présence d\u2019un minimum de vingt (20) médecins en service actif.En fait 1l n\u2019y en avait que 15, le 17 février.et 11, le 9 mars 1956.Ces assemblées sans quorum, que n\u2019a convoquées ni présidées le président légitime du bureau médical, dont les procès-verbaux ne sont pas ceux du véritable secrétaire, n\u2019ont donc aucune valeur légale.Elles ne sauraient être opposées à l\u2019intimé, ni servir de justification à la résolu- JURISPRUDENCE MÉDICALE 953 tion attaquée.Ces assemblées et procès-verbaux ne sont d\u2019ailleurs allégués nulle part dans la défense de l\u2019appelant.De tout ce qui précède, il faut conclure que la résolution du 31 janvier 1956 constitue, non seulement une violation de contrat, mais un excès de pouvoir qui rend cette résolution nulle, illégale et inexistante.\u2014 I \u2014 Cette nullité étant, la seconde question qui se pose est de savoir s\u2019il y a lieu à mandamus.Le mandamus est bien le remède approprié pour obliger une corporation \u2014 publique ou privée \u2014 à accomplir un acte auquel la loi l\u2019oblige, compte tenu du ler alinéa de l\u2019art.992 C.P.(Walsh v.Montreal Light Heath & Power Consolidated, 37 B.R.153, pp.155 et 157; High, Treatise on Extraordinary Legal Remedies, 3ème édition, pp.262, 263 et 268, nos 276, 277 et 287a).Je crois, d\u2019autre part, qu\u2019il faut tenir pour dispositions légales les règlements de la corporation que le lieute- nant-gouverneur-en-conseil a approuvés sous l\u2019autorité de la loi organique de 1939 (3 Geo.VI, ch.142, art.6), règlements qui remplacent ce que la loi de 1928 édictait relativement à la nomination et à la révocation des médecins (18 Geo.V, ch.130, art.12 et 16 à 21).Ces règlements obligent-ils l\u2019appelante à renouveler la nomination de l\u2019intimé comme membre du bureau médical?L'article 38 précité stipule que le conseil d\u2019administration ne devra pas « refuser de renouveler » une nomination sans la recommandation du bureau médical.L'on peut soutenir que l\u2019obligation de ne pas refuser le renouvellement d\u2019une nomination équivaut à l\u2019obligation de la renouveler.Aussi, serais-je disposé à considérer favorablement la partie du jugement qui ordonne à l\u2019appelante de renouveler la nomination de l'intimé, si j'étais d\u2019avis que la résolution attaquée avait dépouillé l\u2019intimé de ses droits et privilèges comme membre du bureau médical; mais j'estime que tel n\u2019est pas le cas.Les membres du bureau médical, en effet, restent en fonction, non seulement jusqu\u2019à l\u2019expiration de l\u2019année pour laquelle 954 ils ont été nommés, mais jusqu\u2019à ce qu\u2019un successeur leur ait été désigné, et un successeur ne peut leur être désigné sans la recommandation du bureau médical (Art.IV, Sect.III, pp.76 et 77).La seule omission de renouveler la nomination ne met donc pas fin aux fonctions de ces médecins.Quant à cette partie du dispositif qui ordonne à l\u2019appelante de permettre à l\u2019intimé d\u2019avoir accès à l'hôpital, d\u2019y soigner ses patients, etc, elle me paraît s\u2019appuyer sur les droits contractuels de l\u2019intimé en tant que membre du bureau médical, plutôt que sur une prescription spécifique des règlements de la Corporation.Ces droits contractuels, l\u2019intimé les possédait encore lors de l\u2019assignation de l\u2019appelante; la résolution nulle du 31 janvier 1956 n'avait plus l\u2019en priver.Et toute tentative de mettre à exécution cette résolution sans valeur ouvrait à l\u2019intimé le recours de l\u2019injonction, et non celui du mandamus (Comp.Club de la Garnison v.LaVergne, 27 B.R.36).\u2014 IIT \u2014 Il reste la question de savoir si l\u2019action de l'intimé peut être retenue comme action en nullité, avec ou sans cette injonction.Nos tribunaux ont plus d\u2019une fois déclaré que le nom donné à une procédure importe peu; que ce qui importe et ce qui détermine la nature d\u2019un recours, ce sont les conclusions.Ici, nous sommes en présence d\u2019un bref d\u2019assignation ordinaire, accompagné d\u2019une requête JURISPRUDENCE MÉDICALE l'Union M.d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 qui tient lieu de déclaration.Cette requête conclut non seulement à l\u2019émission d\u2019un mandamus, mais à la nullité de la résolution attaquée.Rien ne s\u2019oppose à ce que cette procédure soit retenue comme action en nullité pure et simple.La Cour Suprême du Canada s\u2019est prononcée en ce sens dans le cadre d\u2019un bref de prohibition (L\u2019Alliance des Professeurs Catholiques de Montréal v.La Commission des relations ouvrières de Québec, 1953, 2 S.C.R.140, pp.157, 162, 163 et 169).Bien que mw'étant pas membre de la corporation elle-même, l\u2019intimé me paraît avoir l\u2019intérêt voulu pour faire prononcer la, nullité de cette résolution qui vise à le priver de ses droits et privilèges comme membre du bureau médical.Pour toutes ces raisons je confirmerais cette partie du dispositif qui se lit comme suit: MAINTIENT l\u2019action du requérant, avec dépens contre l\u2019intimé seulement, DEÉCLAHE illégale, nulle et annulée la résolution reproduite en la pièce R-1, déjà récitée au long, en autant que le requérant est concerné; et je n\u2019accueillerais l\u2019appel que pour en retrancher le reste.Quant aux frais, vu l\u2019échec de l\u2019appelante sur cette question primordiale de la validité de la résolution, et vu les circonstances spé- crales de la cause, je n\u2019en accepterai aucun.» (Signé) Garon Pratte Fernand Choquette G.H.Montgomery, JJ.CBR.3 VARIÉTÉS LA MÉDECINE EXIGE LA CHARITÉ ! Gilbert BLAIN Le thème de ce congrès: « La Charité dans la Charité» nous rappelle, si je l\u2019ai bien compris, que c\u2019est l\u2019esprit de charité qui importe dans les œuvres de charité.C\u2019est dans cette perspective que je voudrais examiner brièvement l\u2019organisation moderne de la médecine avec vous.Et s\u2019il est juste de dire que la charité exige une excellente médecine, je voudrais en plus retourner cette proposition et ajouter qu\u2019à mes yeux une excellente médecine exige la charité.* * * Depuis le début du vingtième siècle, la médecine a connu deux immenses progrès: la spécialisation et la socialisation.D'abord la médecine s\u2019est spécialisée.En effet la fantastique expansion de la science médicale a entraîné comme conséquence logique son morcellement.Un médecin ne peut plus tout savoir.Il s\u2019est donc produit ce que jJ'appellerai \u2014 en faisant une odieuse comparaison avec l\u2019industrie \u2014 une division du travail.On a spécialisé des médecins sur des types de maladies: maladies du sang, maladies mentales.On a spécialisé des médecins sur des organes: cœur, poumons.On a même tenté de spécialiser des médecins sur une technioue ou sur un instrument: ainsi on a vu naître, aux Etats-Unis, les bronchoscopistes .On a spécialisé des médecins sur les sciences d\u2019investigation: radiologie, biochimie .La spécialisation a produit des médecins plus savants, c\u2019est indubitable.Celui qui restreint son champ d\u2019activité peut approfondir davantage ses connaissances et ainsi améliorer ses diagnostics et ses traitements.Mais elle a provoqué deux situations nou- 1.Communication au Congrès général de C'aritas- Canada.Sherbrooke, 23 mai 1958.velles: d\u2019abord le malade traité par plusieurs médecins; puis le médecin qui ne traite qu'une partie du malade.Il est impossible pour le médecin d'aimer une maladie ou un organe; encore moins un instrument.Il est difficile d\u2019aimer un malade avec qui on ne vient en contact que passagèrement, partiellement, comme du bout des doigts, ou bien par l\u2019intermédiaire d\u2019une radiographie ou d\u2019un électrocardiogramme.On est loin du conseil de ce vieux professeur qui disait autrefois aux étudiants en médecine: « Vous savez, il faut coucher avec le malade » .S1 le premier grand pas en avant de la médecine, à notre époque, a été la spécialisation, le second, c\u2019est sans doute la socialisation.Par socialisation, j'entends la diffusion de ces systèmes qui permettent au plus grand nombre l\u2019accès facile aux examens et aux soins médicaux.Certes la répartition du coût de la maladie sur l\u2019ensemble des citoyens rend le fardeau plus supportable pour chacun et prévient ces désastres financiers dont souvent la maladie s\u2019est rendue responsable.Il ne faut pas s'étonner que la charité conduise a la politique.Il me semble, en effet, «qu'il y a une obligation pour l\u2019Etat de s'opposer aux caprices du hasard et de substituer son intervention sûre et régulière aux initiatives incontrôlées de la charité privée afin de réaliser une justice sociale que la charité individuelle s\u2019avère totalement incapable d\u2019assurer.Mais cette justice sociale, ou cette charité publique, qui origine des organismes de l\u2019Etat, à cause de son caractère automatique et administratif, manque le plus souvent de cette délicatesse, de cet amour qui constitue l\u2019es- 956 sence même de la charité.Comme toutes les mesures collectives, cette organisation de la justice sociale ne vise pas la personne en particulier, mais la population en général.Nous assistons maintenant à l'invasion de valeurs sociologiques dans un domaine strictement personnel: la pratique de la médecine.Il est à craindre que de cette armature, de cette structure sociologique, la vie et la chaleur ne se retirent graduellement.Il est bien difficile pour l\u2019administrateur d'aimer des rapports de comités, des statistiques ou des dossiers médicaux ou financiers.* * * Sans aucun doute les progrès de la science nous ont apporté une amélioration de la qualité des soins médicaux.Et la socialisarien nous assure une plus grande quantité, unc distribution plus vaste et plus équitable de ces soins.Mais tout progrès comporte une part Ge risque.Devant l\u2019organisation scientifique ct administrative de la médecine, de sérieux dangers nous menacent: c\u2019est la désincarna- tion, l\u2019automatisme, la mécanisation, l\u2019irresponsabilité; c\u2019est, pis encore, la dictature possible des techniciens et des fonctionnaires.Nous sommes, que nous le voulions ou non, promis à la médecine organisée.Pour le médecin d\u2019hôpital, c\u2019est déjà une vieille histoire.Le médecin de famille lui-même n\u2019échappera pas à cette évolution.Il faut donc dès maintenant examiner comment, dans la complexité et l\u2019anonymat de l\u2019organisation, on pourra préserver et entretenir la flamme de la charité au cœur du médecin et de ses collaborateurs.Bien sûr, il serait vain et même stupide de bouder le progrès.Si on prend pour précepte d\u2019avancer avec l\u2019histoire ou même de la faire avancer, il faut ensuite marcher à son pas.Toute notre civilisation tend de plus en plus à nous imposer comme principal souci les préoceupations de l\u2019organisation, de la production, du rendement.Les milieux hospitaliers n\u2019échappent pas à cette tendance.Mais on ne pourra jamais traiter des malades en série comme on produit des automobiles ou dez boîtes de conserves.BLAIN : LA MÉDECINE EXIGE LA CHARITÉ L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Pour le spécialiste, le malade peut devenir «un cas».Pour le fonctionnaire, il peut devenir une fiche, un numéro, un symbole.Mais l\u2019homme n\u2019accepte pas d\u2019être réduit à un symbole, 1l ne se résigne pas à n\u2019être qu\u2019un numéro, et encore moins lorsqu\u2019il est malade.De nos jours, il est, certes non pas impossible, mais parfois difficile pour le spécialiste dans son laboratoire ou l\u2019administrateur dans son bureau de garder vivant en eux cet amour des malades dont ils sont quelquefois si loin.La pratique de la médecine a changé, mais le malade, lui, n\u2019a pas changé.A un groupe de médecins qui lui rendaient visite en 1945, Pie XII décrivait le malade dans les termes suivants: « Habitant dans le temps et dans l\u2019espace mais dirigé vers un but qui les dépasse tous deux, parcelle de l\u2019univers créé, mais destiné à partager la gloire et la Jolie du Créateur, cet homme qui se confie lui-même aux soins d\u2019un médecin, cet être malade, estropié, bléme, a un rendez-vous avec l\u2019éternité; cet être, rongé par la fièvre ou difforme, Dieu l\u2019aime d\u2019un amour éternel ».La souffrance et la mort, voilà donc les raisons d\u2019être du médecin.Et dans la figure de cette personne qui souffre, c\u2019est la face d\u2019un frère, c\u2019est la face du Christ, que le médecin doit voir.Il faudrait peut-être ré-étudier la notion de la médecine.Ce n\u2019est pas la science des maladies.Ce n\u2019est pas une discipline de l\u2019esprit, que l\u2019on peut cultiver pour elle-même, comme la chimie ou l\u2019économique.La tâche du médecin est bien différente de celle du savant.«Les médecins, écrivait le docteur Alexis Carrel, se trouvent en présence à la fois de la réalité concrète et des abstractions scientifiques.Il faut que leur pensée appréhende simultanément les phénomènes et les symboles, qu\u2019elle fouille les organes et la conscience, qu\u2019elle pénètre avec chaque individu dans un monde différent.On leur demande le tour de force de construire une science du particulier » (1). L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Le médecin traitant doit donc voir chaque malade individuel, avec ses organes individuels, sa conscience individuelle, son milieu individuel .Il doit varier son approche avec chaque malade qu\u2019il faut rassurer, soulager, et guérir si possible.Et si, quand on demande le médecin, c\u2019est à l\u2019homme de science qu\u2019on fait appel, il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019exercice de la médecine est un art délicat pour lequel la science ne suffit pas.Il faut, en plus, la charité.C\u2019est pourquoi je disais: une excellente médecine exige la charité.* * * Certes la chanté exige, elle aussi.Elle exige que l\u2019on traite le malade avec tous les moyens modernes, avec tout l\u2019arsenal scientifique.Mais il y a beaucoup de problèmes médicaux dont le rapport de laboratoire et encore moins la formule d\u2019assurances ne peuvent tenir compte.Ce sont ces problèmes auxquels le médecin traitant doit s\u2019attacher, en collaboration avec tous les consultants, et je veux dire ici non seulement les confrères spécialistes mais aussi tous les consultants des sciences connexes, c\u2019est-à-dire la diététiste, la travailleuse sociale, la physiothérapeute.ete.C\u2019est ic1 que la pratique chrétienne de la médecine exigera la charité la plus éclairée, l\u2019amour le plus courageux.Comment annoncer au malade son diagnostic?Ou les séquelles inévitables de sa maladie?Comment respecter le secret professionnel dans les innombrables formules et certificats?Comment combattre le doute ou l\u2019incrédulité d\u2019un malade, son anxiété à propos de son mal ou de son pronostic?Quelle est la meilleure manière de venir en aide à tel malade avec tel malaise qui semble d\u2019origine nsychosomatique?Comment préparer un ina- lade à des traitements de radiothérapie ou à une chirurgie mutilatrice?A un retour a domt- cile si redouté?Quels principes doivent nous guider dans l\u2019expérimentation clinique?Ourl usage peut-on faire de l\u2019hypnotisme, de la psychanalyse et de la chirurgie du cerveau dans le traitement des maladies mentales?BLAIN: LA MÉDECINE EXIGE LA CHARITÉ 957 Conunent annoncer une mort prochaine, et surtout comment l\u2019attendre sans acharnement thérapeutique inutile et angoissant?Et jusqu\u2019à quel point doit-on utiliser les narcotiques?.(2) La réponse à toutes ces questions est loin d\u2019être simple.La conduite que doit nous dicter l'amour du malade n\u2019est pas toujours facile à déterminer dans le complexe édifice scientifique et administratif où les contacts ont lieu désormais entre le médecin et son malade.* * * Le médecin chrétien, puisqu\u2019il s\u2019adresse à une personne humaine, à une personne souffrante, ne peut jamais faire abstraction de la charité sans se renier lui-même, sans renier son amour de Dieu.Car «il n\u2019y a pas deux charités mais une seule dont Dieu est l\u2019objet premier et dont le prochain est, comme nous, l\u2019objet secondaire » (3).Mais 11 faut prendre bien garde.Ce ne sont pas les gestes qui sont charitables mais les personnes.Un médecin n\u2019est pas forcément charitable parce qu\u2019il traite les pauvres.Et sa charité ne se mesure pas non plus au nombre d\u2019indigents qu\u2019il traite, mais bien plutôt à l\u2019amour avec lequel 1l traite ses malades riches ou pauvres.Et dans ce domaine, on ne peut pas s\u2019en remettre ni à la Science ni à l\u2019Etat, car ce sont des monstres qui n\u2019ont pas de cœur.Ils n\u2019aiment personne.Ils ne connaissent pas la charité, ou s\u2019ils la connaissent, c\u2019est la charité des œuvres.Ce n\u2019est pas cette charité organisée qui importe mais celle qui brûle dans les cœurs.* * * D'ailleurs cette organisation sociologique de la charité dans le monde chrétien, plusieurs penseurs l\u2019ont jugée avec une grande sévérité et un grand pessimisme.Jacques Maritain, dars un de ses volumes, évoque même l\u2019image des termitières, et il écrit: « Sous la pression de ses propres faiblesses et d\u2019ennemis déclarés, le monde chrétien achève sous nos yeux de faire faillite » (4).Et Daniel-Rops, dans un livre qu\u2019il intitule significativement « Chants 958 pour les Abîmes », parle de notre société « qui se dit chrétienne et qui, après vingt siècles, est plus éloignée que jamais des lois vivantes de la charité » (5).Dans le même ordre d\u2019idées, je voudrais apporter, en terminant, le témoignage d\u2019un très grand médecin de notre époque, le docteur Albert Schweitzer, qui disait: « Ce qui a passé pour la chrétienté depuis dix-neuf siècles, c\u2019est seulement un commencement, plein de faiblesses et d\u2019erreurs, et non une chrétienté en plein essor, jaillissant de l\u2019esprit du Christ.Ce dont la chrétienté a besoin, c\u2019est d\u2019être remplie Jusqu\u2019au débordement de l\u2019esprit de Jésus, et par cette force de se transformer en une religion animée de vie intérieure et d\u2019amour selon l\u2019appel de son destin » (6).Ce message que le vieux médecin philosophe vient d\u2019écrire, au fond de l\u2019Afrique, il BLAIN : LA MÉDECINE EXIGE LA CHARITÉ L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 s'adresse aux confrères médecins d\u2019abord sans doute, mais aussi à vous tous, à chacun de vous personnellement, car il rejoint l\u2019avertissement de saint Jean de la Croix à tous les chrétiens: « Au soir de votre vie, c\u2019est sur l\u2019amour que vous serez jugés ».BIBLIOGRAPHIN (1) Alexis CARREL: « L'Homme, cet Inconnu », p.300.(2) Voir Dr.Roger DUFRESNE- «Lu Médecine Inhumaine?, dans l\u2019Union Méd« \u2026 du Canada », Septembre 1957.(3) GARRIGOU-LAGRANGE: «L maste », p.526.(4) Jacques MARITAIN : « Du régime temporel et de la liberté», p.122.(5) DANIEL-ROPS: «Chants pour les abîmes », p.142.(6) Albert SCHWEITZER: \u201cOut of my life and Thought\u201d, A Mentor Book, pp.185-186.Synthèse tho- MON CINQUANTENAIRE DE PRATIQUE MÉDICO-CHIRURGICALE ! Willie VERGE, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.L\u2019on peut, par analogie, comparer cinquante années de vie médicale à la marche d\u2019un pèlerin au milieu d\u2019une caravane; à la première oasis (après 25 ans), le quart des confrères ont quitté la route; à la deuxième oasis (après 50 ans), trois quarts des compagnons de route sont partis de ce monde.Ce soir, glorifions le Seigneur de nous avoir donné la joie de survivre et de nous avoir conservé le plus grand de tous les dons terrestres, la santé.En 1826, fut fondée la Société Médicale de Québec par le Dr Joseph Morin, Ecossais d'origine, qui, avec le concours du Dr Charles Frémont, fonda l\u2019Ecole de Médecine de Québec en 1845, qui devint en 1852 la faculté de médecine de l\u2019Université Laval.Cette même Société Médicale de Québec, avec la Société 1.Extraits d\u2019une causerie prononcée le 8 mai 1958, au Château Frontenac de Québec, à l\u2019occasion d\u2019un dîner offert conjointement par la Société Médicale de Québec et les médecins de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, de Québec.Médicale de Montréal, donna naissance en 1902 à !'Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord dont le principal instigateur fut le Professeur Delphis Brochu, de la Cité de Champlain.Dans les annales de cette dernière association on voit que le père du doyen Jobin présenta à ce premier congrès de 1902 un travail fort élaboré, basé sur ses observations personnelles et portant sur les « Stomatites Purpérales ».Mes cinquante années de pratique Médico- Chirurgicale ont gravé en moi plus profondément que les autres certains événements qui n\u2019ont pas quitté depuis ma mémoire.Le plus vif souvenir qui me reste de mon cours d\u2019étudiant en médecine est celui de la première opération à laquelle j\u2019intervenais comme assistant-chirurgien.Elève de deuxième année de médecine, en vacances chez mon oncle, le Dr Josué Martin, à Carleton, Baie des Chaleurs, en 1905, je dus d\u2019urgence faire fonction d\u2019assistant-chirurgien pour une inter- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 vention plutôt spectaculaire: celle de l\u2019amputation d\u2019une jambe faite à domicile sur la table de la cuisine, tandis que mon frère, le Dr Edmond, étudiant de quatrième année, dut faire ses premières armes comme anesthésiste.La désinfection des instruments se fit à l\u2019acide phénique et le patient survéeut très honorablement.Ma pratique médicale de l'Ile d\u2019Anticosti me rappelle l\u2019épisode d\u2019un brave Père Eudiste français qui trouvait nos bûcherons canadiens fort peu habiles parce qu\u2019il leur arrivait de se blesser parfois en accomplissant, disait-il, quelque chose de si simple.Je lui conseillai d\u2019aller abattre lui-même des arbres durant une seule journée et de m\u2019en donner ensuite des nouvelles.Or ce qui fut conseillé fut fait: mais la première nouvelle que j\u2019en eus fut l\u2019arrivée d\u2019un accidenté qui s\u2019était donné un coup de hache en bûchant et qui n\u2019était nul autre que le bon Père français lui-même.Sur la Côte Nord, en allant aux malades, alors que je filais au printemps sur une rivière, la glace céda sous le poids de mon attelage et chiens, bagages et moi-même prirent un bain glacé à l\u2019improviste.Ce fut grâce a mon chien de file si j\u2019eus la vie sauve.Le jour de l\u2019Hécatombe du pont de Québec, la plupart des médecins de la ville étant sur les lieux du désastre, je dus faire, dans la même nuit, entre neuf heures du soir et neuf heures du matin, neuf accouchements à domicile avec tous les avantages que l\u2019obstétrique à domicile peut présenter.La grippe espagnole en 1918 me tint en alerte pendant plusieurs mois: malgré l\u2019aide de deux vaillants étudiants en médecine, feu le Dr Jean-Marie Dagnault, de Québec et le Dr Georges Dumont, maintenant de Camp- bellton et président du prochain Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, le sommeil dut être court durant cette période, car il fallait visiter des familles entières de 12, 15 et 20 personnes, toutes au lit et atteintes de la grippe espagnole; même si je n\u2019examinais que les plus gravement malades, laissant les autres aux VERGE: CINQUANTENAIRE DE PRATIQUE .959 soins de mes étudiants en médecine, ce n\u2019est souvent qu\u2019à la nuit venue que je regagnais le foyer pour manger un peu et repartir.Autre chose que la grippe asiatique, je vous l\u2019assure\u2026 Mes premières transfusions sanguines, veine à veine, directement entre donneur et receveur, au temps où les techniques de conservation du sang n\u2019étaient pas encore a point, m\u2019apportèrent la grande joie de sauver plusieurs vies humaines et mes anciens transfusés sont demeurés probablement parmi les plus reconnaissants de mes clients.Ma longue pratique de l\u2019obstétrique me donna d\u2019avoir mis au monde dans certaines familles, à la fois la grand-maman, sa fille et sa petite-fille: à ce moment-là, on peut dire qu\u2019on connaît la famille en question.Ma prédilection pour la pratique générale en clientèle privée ne m\u2019empêcha pas de me spécialiser en chirurgie générale et plus particulièrement en chirurgie abdominale.Je vous avoue que cet heureux mariage, à mon sens, de la pratique générale et de la chirurgie a ses avantages: aux yeux du client la confiance au chirurgien est alors chose facile à acquérir.Des nombreux examens d\u2019assurance que j'ai faits pour la compagnie « Metropolitan Life », Je n\u2019ai qu\u2019un seul mauvais souvenir: celui de la monumentale pesée d\u2019un poids d\u2019une trentaine ou quarantaine de livres qui était à la disposition des médecins-examinateurs de la compagnie pour les examens à domicile et qui heureusement ne l\u2019est plus.De mes nombreuses heures passées à faire de la Clinique Médicale, je garde, au delà de cette parade de maladies et d\u2019infirmités, le souvenir du travail d\u2019équipe entre confrères qui est une condition essentielle de progrès.Si J'ai eu le privilège de contribuer à soulager les maladies du vieil âge à l\u2019Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur de Jésus, j'ai vu aussi avec intérêt grandir depuis 37 ans l\u2019Oeuvre de la Goutte de Lait et diminuer progressivement le taux de la mortalité infantile dans la ville de Québec.Que d\u2019attachement je garde à ces deux institutions! 960 VERGE: CINQUANTENAIRE DE PRATIQUE \u2026 Co-fondateur d\u2019hôpitaux, je crois que ma fierté de les voir ce qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui est encore plus grande que toutes les luttes et les labeurs qu\u2019ils m\u2019ont coûtés.Comment, durant tant d\u2019années de pratique générale, ne pas parler de ma première collaboratrice, mon épouse, qui ne cessa d\u2019être à mes côtés, surtout au temps où nous n\u2019avions pas d\u2019hôpitaux pour nos patients, pour m'aider à faire les grands pansements, les plâtres au bureau et de nombreuses interventions chirurgicales mineures.I] me vient à la mémoire certain jour même, où appelé au chevet d\u2019un enfant qui s\u2019était fracturé le bras, je dus faire venir ma femme pour m\u2019aider a faire la réduction de la fracture à domicile, après que la mère de l\u2019enfant et la bonne eussent, toutes deux, fait de la toile avant même d\u2019avoir fini de m'aider.Je sens bien, ce soir, qu\u2019au delà de mon humble personne, on veut rendre hommage aux caractères et aux principes les plus sacrés du médecin catholique, au corps médical tout entier et à la noble et belle profession de médecin; à la vraie médecine, celle qui nous permet de vivre financièrement, je le veux bien, mais surtout celle qui fait vivre nos patients; à la vraie médecine, celle que l\u2019on étudie et approfondit à chaque jour de notre vie par nos consultations avec nos confrères, par notre participation aux activités scientifiques, par notre présence aux réunions des diverses sociétés médicales, par nos lectures et nos recherches; à la vraie médecine, celle faite non seulement de science, mais de jugement, de tact, de dévouement et d\u2019amour; à la vraie médecine, celle vers laquelle on doit toujours tendre même si on ne réussit qu\u2019à la pratiquer que bien imparfaitement.Les plus belles lecons d\u2019ensemble que m\u2019ont apportées mes cinquante années de pratique Médico-Chirurgicale, ce sont les convictions suivantes qui se sont imprégnées profondément en moi-même: 1.\u2014 Le droit pour chaque individu, en principe, de choisir librement son médecin.2.\u2014 La nécessité d\u2019une.conciliation des droits du patient au secret professionnel avec L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 les exigences sociales d'aujourd'hui et la notion du bien commun.3.\u2014 Le rôle évident que le médecin a à jouer dans la restauration d\u2019un ordre social chrétien.4.\u2014 La médecine est un autre sacerdoce: l'idéal chrétien et apostolique ne doit pas être étranger à l\u2019exercice de la profession.Parmi les centaines de patients à qui j'ai enlevé l\u2019appendice, il s\u2019en est trouvé plus d\u2019un dont le cœur souffrait et dont l'âme était en péril.5.\u2014 Primauté de l\u2019observation directe des symptômes présentés par le malade et de l\u2019établissement d\u2019un diagnostie clinique sur la confirmation apportée par le laboratoire et la radiographie qui demeurent néanmoins des aides indispensables au médecin.6.\u2014 L'importance de ne pas trop s\u2019éloigner du lit de souffrance du malade.« La médecine n\u2019est pas une sèche et froide expérience de laboratoire, une sorte de mathématique suprême, nous rappelle André Sabourin, mais elle est une vérité du moment, une vérité fragmentaire rarement générale, qui n\u2019est vraie que pour chaque homme, pour son propre tempérament, pour sa propre maladie et pour instant.Sil y a des maladies, suivant l\u2019expression de Pierre Mauriac, il y a surtout des malades qui réagissent suivant leur mode particulier ».Et j'ajouterai que cet ensemble de constatations doit reposer sur le bon sens, la formation scientifique, et le jugement du vrai médecin qui met son cœur à l'unisson du malade avant de mettre sa science à son service.7.\u2014 Le role de confident du médecin de famille qui doit rester le conseiller et l\u2019ami des familles.Cette fonction de confident des familles pourra souvent seule révéler au médecin des symptômes autrement imperceptibles.Les maladies ont en effet, elles aussi, leur histoire et elles l\u2019auront aussi longtemps que le monde sera monde.À ce propos, souvent nous gagnons davantage, je crois, à visiter nos malades moins souvent-mais plus longuement.8.\u2014 L\u2019honnêteté professionnelle du médecin en recherchant d\u2019abord l\u2019intérêt de son client. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 La diznité du médecin doit avoir pour seule vantardise d\u2019être surtout un reflet de la grandeur de cette profession dont le principe directeur est l'amour de la souffrance et le désir de la soulager.9.\u2014 Homme de principe, homme de caractère, esprit cultivé, le médecin doit s\u2019intéresser à tout.10.\u2014 L'importance du climat dans la guérison du malade: la bonté affectueuse, le sourire encourageant, la taquinerie de bon aloi, la parole d\u2019intérêt sincère de la part de l'homme de science, un cœur compatissant envers l'être humain souffrant: voilà de quoi favoriser vraiment la guérison, rendre moins amère la médication prescrite et moins dur le traitement chirurgical.11.\u2014 Spécialistes de chez-nous.Nous possédons maintenant dans la Province de Québec, et la ville de Québec, les spécialistes les plus au point dans tous les domaines de la médecine et de la chirurgie et nous en sommes fiers.A cause de la spécialisation de plus en plus grande de la médecine aujourd\u2019hui, ils sont d\u2019un précieux secours au praticien général et la science médicale de cette seconde moitié du 20ème siècle ne se conçoit plus sans leur présence.12.\u2014 Le rôle social du médecin: Que de rancœurs, de révoltes même contre la Providence, contre l\u2019ordre social le médecin a l\u2019occasion d\u2019étouffer, d\u2019apaiser et même de faire disparaître.13.\u2014 Le besoin urgent de praticiens de la médecine générale: le geste sauveur posé d\u2019urgence et sans bruit est le plus souvent l\u2019apanage exclusif de l\u2019humble praticien, de ce héros de la médecine dont le rôle est essentiel.Le médecin de famille est et doit demeurer la pierre angulaire de la médecine moderne.A sa gloire, je vous rappelle ces vers qui le caractérisent bien: \u201cThe practitioner has no easy life It 1s not at all smooth sailing Some times you see, it\u2019s hard to be A healer to the ailing The doctor has no treating speeds VERGE: CINQUANTENAIRE DE PRATIQUE.961 His practice keeps him busy Overtimes night falls when duty calls And works him still he is busy In a word, I shall say Where there 1s love for manking There is love for art of healing.14.\u2014 La nécessité du travail et de la recherche scientifique: Aujourd'hui, l\u2019étudiant en médecine ne sait pas, quand il assiste à sa première opération chirurgicale, s\u2019il n\u2019apprend pas une technique dont la nouveauté sera périmée peu de temps après l\u2019obtention de son diplôme de « docteur en Médecine ».Telle est de nos jours l\u2019allure des progrès de la chirurgie et de la médecine, en général.Nous avons assisté à la généralisation de l\u2019emploi des rayons \u201cX\u201d; nous avons vu naître la Radium-thérapie; les antibiotiques sont venus à notre secours depuis une dizaine d\u2019années; le tout dernier-né des aides du médecin est l\u2019isotope et les talents de ce dernier-né sont encore à peine soupçonnés.Il est vrai que plusieurs maladies pour lesquelles la lutte fut longue et pénible perdent du terrain de nos jours.Mais il est vrai aussi que d\u2019autres maladies maintenant, trouvant dans les conditions de la vie moderne un terrain particulièrement favorable, croissent dans des proportions vraiment inquiétantes: telles le cancer, les affections du cœur et des vaisseaux, les maladies mentales et nerveuses.Vainqueurs d'hier, rappelez-vous que souvent les victoires sur la douleur ne sont vraiment que partielles et palliatives.Rien, en médecine et en chirurgie, ne saurait être réglé pour toujours.Aucun de nos triomphes scientifiques modernes ne détermine l\u2019avenir lointain de la médecine.Aucune thérapeutique ne définit pour longtemps les rapports de la maladie et de la santé ou leurs frontières respectives.Ne pensez pas qu\u2019un homme, qu\u2019une équipe scientifique de chercheurs, qu\u2019une génération de médecins aient droit, une fois leur tâche accomplie, de dormir sur ses lauriers.L\u2019étape de la médecine s\u2019achève là où finit celle de la vie. 962 VERGE: CINQUANTENAIRE DE PRATIQUE \u2026 L'Union Méd.Canada Et, quant à moi, je souhaite sincèrement que ma carrière de médecin ne se termine pas avant le dernier jour de ma vie.Enfin je finis par ces mots: « Quand ces jours auront vieilli Et que chacun De par la Route Ira sa vie Quand ces heures seront au loin Et que l\u2019oubli sera si près Nous ouvrirons ces pages.» Tome 87 \u2014 Août 1958 « Cherchez le bonheur d\u2019autrui et trouvez le vôtre »: cet axiome, en effet, J'en ressens bien ce soir toute la portée.A tous mes distingués collegues, aprés un diagnostic bien compris et un traitement approprié, je soumets cette pensée du Dr Charles Fiessinger: « Toute science demeure insuffisante si le médecin ne réussit pas d\u2019abord à connaître et à aimer la personne, car c\u2019est l\u2019être entier qu\u2019il faut atteindre ». MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES UNE NOUVELLE SUBSTANCE RÉVULSIVE CONTRE LA DOULEUR ! MODIFICATIONS THERMIQUES jean ROUSSEAU, Chef du service d\u2019Arthrite; Rita GAGNE-DESROSIERS, Interne senior, Hôpital Sainte-Foy (Québec).L\u2019application locale de substances révulsives contre la douleur est un usage aussi vieux que la médecine elle-même.On utilisait tantôt le camphre, tantôt la térébenthine ou la graine de moutarde.Ces pratiques n'avaient pas été précédées d\u2019analyses scientifiques, mais par ailleurs, elles s'accompagnaient d\u2019un sens pratique indiscutable.Encore de nos jours, nous trouvons sur le marché, une quantité considérable d\u2019onguents utilisés pour soulager la douleur, mais avant de s\u2019en servir, on veut connaître sa formule chimique, son action et ses effets dans diverses maladies.Le Finalgon est une de ces nouvelles pommades; il contient deux hyperhémiants; le vanillylamide d\u2019acide monylique et le nicoti- nate d\u2019éther B \u2014 butylique du glycol.Il fut étudié cliniquement dans le service de rhumatologie de l\u2019Hôpital Ste-Foy, Québec.Nous avons choisi une vingtaine de malades souffrant des maladies suivantes: dégénérescence discale, fibrosite, périarthrite de l\u2019épaule, arthrite rhumatoïde, lombalgie, spondylite ankylosante.Notre but était de prouver qu\u2019il y avait hyperhémie accompagnée d\u2019une élévation considérable de la chaleur cutanée, laquelle fut appréciée par le thermocouple, aux quinze minutes après l\u2019application du Finalgon.Le tableau N° 1 en donne les résultats: la 1.Le Finalgon.La pommade Finalgon a été gracieusement fournie par la maison Geigy.moyenne d\u2019élévation de température fut de 5.2°F après une heure: TABLEAU 1 - - MOYENNE D'ELEVATION DE TEMPERATURE DE LA PEAU APRES APPLICATION DE FINALGON CHEZ 16 PATIENTS 96 95 9% 93 92 91 90 89 ge 0 15 Jo 45 60 Temps (Minutes) Après chaque application de Finalgon, il y a eu hyperhémie considérable; tous les patients, sauf deux, se sont plaints de sensation de brûlure et dans la majorité des cas, nous avons remarqué une réaction cutanée fugace et minime sous forme de vésiculettes.Jamais a-t-on dû suspendre le traitement pour les causes ci-haut mentionnées.Au point de vue résultats cliniques, nous avons évalué par des chiffres le soulagement obtenu: 0: aucun soulagement de la douleur; 1: soulagement modéré de la douleur; 2: bon soulagement de la douleur. 964 ROUSSEAU Er GAGNÉ-DESROSIERS: SUBSTANCE REVULSIVE ion, Méd.Canada Des essais comparatifs entre le Finalgon Au point de vue clinique, de trés bons et deux autres agents révulsifs en vogue furent résultats furent obtenus dans la fibrosite; le faits chez des sujets sains, au niveau des épaules, dans le seul but de mesurer l\u2019augmen- TABLEAU 3 - - ETUDE CONTROLEE (Patient A) tation de la chaleur cutanée à intervalles réguliers après application.98 TABLEAU 2 - - SOMMAIRE DES RESULTATS 16 Cas an 96 b TEMPERATURE DE Li PEAU D w Nombre de Patients AI ~ LON A 0 2 2 - Bon soulageuwent ae la douleur 1 - Soulagement modéré de la douleur O \u2014- Aucun soulagement de la douleur 0 15 30 45 60 , Temps en minutes Au moyen de ces données, nous pouvons Patient: FINALGON appliqué sur l'épaule droite dire que le Finalgon est le premier onguent \u2014 Patient: Produit X appliqué sur l'épaule gauche révulsif sur le marché qui élève la température cutanée à un si haut degré, soit environ nombre de nos observations n\u2019est pas suffisant 2°F de plus que les autres agents révulsifs pour nous permettre de conclure dans les connus, appréciés et utilisés jusqu\u2019à date.autres affections. CORRESPONDANCE LETTRE DE SUISSE LA PSYCHIATRIE DE L'ENFANT La jeune et dynamique Société suisse de pédopsychiatrie a tenu sa première réunion le 1°\" mars 1958, à Zurich, sous la présidence du professeur J.Lutz.Cette société prend la succession de la Commission de psychiatrie infantile de la Société suisse de psychiatrie, présidée durant de très longues années par le professeur Tramer.La neuropsychiatrie infantile a actuellement droit de cité comme spéciahté autonome; touchant à la fois à toutes les disciplines s\u2019occupant de la santé mentale de l\u2019enfant (psychiatrie, neurologie, pédiatrie, psychologie, sociclogie, pédagogie, anthropologie), elle se libère pour la première fois des disciplines- mères comme la psychiatrie et la pédiatrie pour devenir une société autonome, groupant dans son sein 39 membres, la plupart spécialistes en pédopsychiatrie et en psychiatrie de l\u2019adulte.Cette société désire maintemr des relations très étroites avec les disciplines dont elle dépendait jusqu'alors: la psychmatrie tout d\u2019abord, la pédiatrie ensuite.La séance scientifique était consacrée à trois aspects importants de la pédopsychatrie: les troubles du comportement chez les nourrissons, les aspects du comportement animal par rapport au comportement de l\u2019enfant, enfin l\u2019aspect psychomoteur dans les troubles du comportement chez l\u2019enfant.Voici un résumé de quelques communica- trons présentées, toutes du plus haut intérêt : 1.DR G.SCHACHENMANN (Zurich) Névroses chez les nourrissons.La doctoresse Schachenmann a procédé à une série d\u2019examens subjectifs et qualitatifs, et non seulement objectifs et quantitatifs chez les nourrissons.Après avoir rappelé que l\u2019extrême dépendance du nourrisson est due avant tout au fait que la myélinisation n\u2019était pas terminée chez l\u2019enfant qu'à une année, elle a insisté sur l\u2019importance des relations objectales mère-enfant.Elle a rappelé toutes les manifestations de l\u2019hospitalisme de Spitz, la dépression anaclitique.Elle relate ensuite trois cas personnels où l\u2019angotsse, l\u2019insécurité, l\u2019ambivalence des sentiments maternels, ou même le rejet de l\u2019enfant par sa mère créarent chez l\u2019enfant un état dépressif avec refus du sein, refus du biberon, et délabrement physique extrême amenant très ramdement le nourrisson à une situation marastique.Seule une séparation immédiate de la mère et de l\u2019enfant, l\u2019hospitalisation de ce dernier a permis la reprise d\u2019un développement meilleur et une alimentation correcte.Dans les trois cas, 1l s\u2019agissait de mères n'ayant pas acquis une maturité affective suffisante et dépourvues de sentiment maternel, ou refusant d\u2019accepter leur enfant.Il fallait chaque fois sécuriser la mère, la traiter par une psychothérapie ou une psychanalyse, pour éviter des sentiments négatifs ou ambivalents à l\u2019égard de son enfant.La plupart de ces mères présentaient une absence d\u2019amour maternel, une crainte de mettre un enfant au monde, de le nourrir, ou encore une crainte que leur enfant soit une entrave à l\u2019épanourssement de leur propre personnalité.C\u2019est souvent par la mise en contact avec d\u2019autres mères que ces mères insuffisamment affectives modifient leur comportement.Si l\u2019on rend le nourrisson à la mère avant que cette dernière ait résolu ses propres problèmes affectifs, l\u2019enfant devient à nouveau anorexique, refuse de manger, dépérit a nouveau.Il s\u2019agit là de troubles affectifs excessivement précoces qui montrent à quel point l\u2019élément affectif a des répercussions sur tout le comportement du nourrisson.Une discussion nourrie a suivi cet exposé.On peut se poser la question de savoir pourquor le 966 nourrisson s\u2019oppose précisément aux motifs même d\u2019exister.Il est intéressant de constater qu\u2019il existe là un véritable réflexe conditionnel déclenché chez l\u2019enfant par Uattitude de sa mère; l\u2019enfant semble sentir l\u2019angoisse ou la réjection de sa mère.C\u2019est par l\u2019intermédraire du système végétatif que l\u2019enfant réagit aussi négativement à une mère négative.IL est à remarquer que tous ces enfants sont très sensibles, très intelligents, végétativement labiles, hypotoniques et athrepsiques.Le rôle du pédopsychiatre est d\u2019agir sur la mère pour la sécuriser, la rendre consciente de son rôle maternel et rompre en même temps le mécanisme réflexe de l\u2019enfant à l\u2019égard de sa mère.Souvent de simples conseils à la mère suffisent.De nombreux autres troubles « psychosomatiques » chez le nourrisson sont également la conséquence de mauvaises relations mère- enfant.Le professeur Tramer insiste sur le fait que de tels enfants peuvent évoluer plus tard vers une schizophrénie.Il faut agir non seulement sur la mère, mais également sur le père.Le professeur Jaccottet insiste sur le fait qu\u2019il y a très souvent une intrication de causes physiques et psychiques dans l\u2019anorexie du NOUTTISSON.Le docteur Béno signale qu\u2019il existe de nombreuses théories sur le mode de perception affective du nourrisson.Il expose les théories de Mélanie Klein, et pense qu\u2019il y a chez le nourrisson une réaction à l\u2019angoisse primaire.Il pense qu\u2019il s\u2019agit ici bien plus d\u2019un réflexe conditionnel que d\u2019une névrose au vrai sens du terme.2 DR C.HAFFTER ET DR R.GSCHWIND-GASS (Bâle) Trouble du sommeil chez les nourrissons et les petits enfants.Le docteur Haffter a observé 36 enfants âgés de 1 à 6 ans, soit à la Policlinique pédo- psychiatrique, soit à l'Hôpital des Enfants de Bâle.Beaucoup d\u2019enfants parlent, babillent au lieu de dormir.Il a démontré parmi ces 36 LETTRE DE SUISSE L'Union M:d.Canñda Tome 87 \u2014 Août 1958 enfants 17 cas de peurs nocturnes avec 4 cas de somnambulisme.La plupart du temps, il y avait association d\u2019autres troubles névrotiques aux troubles du sommeil: bégarement, tics, troubles psychomoteurs, troubles alimentaires, troubles du caractère ou du comportement.Discussion du problème de la genèse de ces troubles du sommeil: la plupart de ces enfants ont des mères névropathes, quai indursent l\u2019enfant dans une anxiété nocturne.La plupart des mères présentaient également dans leur enfance des troubles du sommeil, des troubles alimentaires, etc.Dans la plupart des cas, un changement de milieu supprimait ces troubles du sommetl.Dans 20 cas sur 36, il y avait une anorerie nerveuse associée aux troubles du sommenl.Dans la moitié des cas, À y avait d\u2019importants conflits conjugaux, sinon dissociation famaliale.Dans l\u2019autre moitié des cas, dl y avait une problématique vis-à-vis de l\u2019enfant, qui était issu de parents âgés, souvent adopté, et de toute façon avec des conflits dès la naissance de l\u2019enfant.Beaucoup de mères étaient angoissées, d\u2019autres perfectionnistes, autoritaires, impatientes ou désécurisées.Dans les 17 cas de peurs nocturnes, Haïfter a constaté que les mères, presque toutes perfectionnistes, étaient excessivement exigeantes et empéchaient l\u2019enfant de s\u2019exprimer dans sa personnalité; beaucoup surprotégeaient leurs enfants.Les troubles du sommeil surviennent très tôt chez les enfants désécurisés.Ils seraient le symptômes d\u2019une réaction agressive de l'enfant contre un milieu qui lui est défavorable.Haffter estime qu\u2019il n\u2019existe pas de troubles spontanés du sommeil.3.DR H.FELDMANN (Genève) L'aspect psychomoteur dans les troubles du comportement chez l'enfant.Présentation de faits.Les troubles du caractére et du comportement chez l\u2019enfant nécessitent la recherche dans chaque cas des différents facteurs en L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 cause; la mesure de ces facteurs est souvent excessivement difficile à faire, et la part de ce qui est constitutionnel, inhérent à l\u2019indwidu, et de ce qui est acquis, dépendant d\u2019une im- fluence défavorable du milieu, est très difficile a faire.L\u2019examen clinique a une place de toute première importance et l\u2019auteur relate rc1 les constatations qu\u2019il a faites sur l\u2019aspect psychomoteur chez 40 enfants venus à sa consultation pour des troubles du comportement ou du caractère et chez qui il a chaque fois rencontré des conflits affectifs importants.L'examen clinique repose sur une investigation approfondie de toute la psychomotricité, en commençant par l\u2019examen neurologique (morphologie, examen des réflexes, de la coordination fine, des mouvements anormaux, des syncinésies, de la paratonie, du tonus musculaire, de l\u2019équilibration statique et dynamique, de la dominance et de la latéralisation, de la structuration spatiale, du schéma corporel et du rythme).Cet examen est complété dans chaque cas par un examen psychologique approfondi (niveau moteur, mveau intellectuel, niveau du dessin, recherche de la structuration et de l\u2019organisation visuo-spatrale, tests d\u2019affectivité et de personnalité, recherche de la pensée conceptuelle).Sur 40 sujets âgés de 7 ans à 16 ans 10 mois, l\u2019auteur a dénombré: 9 sujets présentant une débilité motrice avec, sur le plan de l\u2019affectivité, des régressions importantes dans 8 cas (fixation orale dans 8 cas, régression anale dans 8 cas, non liquidation de l\u2019Œdipe dans 2 cas); 12-sujets présentaient une dyspraxie idéo- motrice avec dyskinésies et, sur le plan de l\u2019affectivité, une très mauvaise identité dans 4 cas, une régression anale dans 3 cas, une fixation œdipienne anormale dans 8 cas; 12 sujets présentaient une instabilité psychomotrice amportante avec dans 7 cas une agressivité réactionnelle et dans 4 cas une angoisse primaire importante; 7 sujets seulement ne présentaient pas de troubles moteurs et, sur le plan de l\u2019affectivité, présentaient un « moi » fort, et des troubles LETTRE DE SUISSE 967 affectifs avant tout réactionnels à un milieu perturbateur.Quatre tracés électro-encéphalographiques étaient typiques de comitialité, d\u2019autres tracés présentaient des signes d\u2019immaturité des connexions cortieo-dtentéphialiques.Faute de temps et de moyens financiers, faute de psychothérapeutes disponibles, ces enfants n\u2019ont pas été soumis à une psychothérapie, mais uniquement à une rééducation psychomotrice par les moyens de la gymnastique rythmique, et à un traitement médicamenteux.Ils ont fait un apprentissage progressif correct du monde extérieur, ont été ensuite capables par ce traitement de satisfaire aux maîtrises de leurs exigences sans l\u2019aide d\u2019une psychothérapie.Des conseils aux parents ont cependant été fournis sur les méthodes éducatives à adopter dans chaque cas.L\u2019auteur discute ensuite des moyens utiles pour permettre à l\u2019enfant d\u2019acquérir la maîtrise du milieu environnant, maîtrise qui est au moins aussi importante que les mécamsmes de recherche du plaisir dans le comportement.Etude du parallélisme existant entre la maturation des sentiments (évolution de l\u2019affectivité) et la maturation organique (évolution motrice).La structure dynamique de la personnalité de ces sujets semble se faire mon seulement en fonction des troubles de l\u2019affectivité, mais également en fonction des troubles moteurs.Discussion du problème des stades en psychologie de l\u2019enfant et de l\u2019apport de la motricité dans l\u2019expression propre de ces différents stades.Conclusion sur l\u2019idée qu\u2019une affectivité ne peut se développer normalement que si la motricité évolue également dans le même sans; notion du rôle dynamique de la motricité pour l\u2019évolution des divers stades émotionnels.* * * Cette première assemblée de la Société sursse de pédopsychiatrie semble avoir été un fructueux apport pour une meilleure compréhension des problèmes psychologiques du jeune enfant.| P.RENTCHNICK. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE R.W.BOOTH, J.M.RYAN et R.S.GOODWIN.\u2014 Une méthode de conductivité du sérum salin pour déceler les shunts cardiaques utilisant la technique de dilution d'un indicateur.(A saline conductivity method for detection of cardiac shunts by indicator-dilution technique.) \"Circulation'\u2019, 6: 142 (mars) 1958.Les auteurs employèrent un sérum hyperto- nique pour déceler les shunts cardiovasculai- res.Vingt et un malades furent étudiés.La technique utilisée fut la suivante: Deux a cinq millilitres de sérum salin à 5% furent injectés dans un cathéter logé dans les différentes chambres cardiaques et dans l'artère pulmonaire.Les enregistrements de la courbe de dilution furent faits au moyen d\u2019une cellule à conductivité sur le sang artériel par une pompe à raison de 5 ou 10 cc.par minute.La cellule à conductivité consistait en deux électrodes de platine enfermées dans un cylindre de plastique.Cette technique pour obtenir aussi une courbe de dilution est comparable à celle du Bleu Evans.Elle présente de plus les avantages suivants: 1) elle permet une répétition illimitée des examens; 2) elle nécessite seulement une modification légère des amplificateurs à tensiomètre usuels.3) Elle ne requiert que très peu de sang.Charles LEPINE.CHIRURGIE G.PARIZEL et A.HUBENS.\u2014 Le syndrome carcinoïde.\u2018Acta Clin.Belgica\u2019, 13: 204- 215 (mars-avril) 1958.Les carcinoïdes du grêle et de l\u2019appendice proviennent, d\u2019après Gosset et Masson, des cellules de Kulchitoky des cryptes de Lieberkühm et elles ont des propriétés chromaffines et des fonctions endocriniennes Ces tumeurs peuvent avoir parfois un caractère malin et donner lieu à un syndrome très particulier comprenant de la rougeur ou de la eyanose de la face avec accès de « rougissement », des selles liquides fréquentes, des manifestations asthmatiformes par bron- cho-spasme, une hypertrophie ventriculaire droite, une insuffisance tricuspidienne et une sténose pulmonaire Ce syndrome « carcinoïde » est rare, puis- qu\u2019il n\u2019y avait en fin 1956 que 57 cas publiés.C\u2019est pourquoi les auteurs ont reproduit ici l\u2019observation d\u2019une malade dont l\u2019évolution clinique cadre bien avec les caractères connus du syndrome « carcinoïde », car l\u2019intervention a permis une appendicectomie, une biopsie cutanée et une biopsie hépatique.Les examens anatomo-pathologiques ont confirmé l\u2019existence d\u2019un carcinoïde.Isler, Hedinger et Thorson ont montré qu\u2019un rapport existait entre le syndrome carcinoïde et la présence dans les carcinoïdes de sérotonine.Le syndrome carcinoïde se présente à tous les Ages et assez également dans les deux sexes.La durée de son évolution est variable allant de quelques mois à 10, 12 et même 20 ans.: Le syndrome ne se produit pas tant que la tumeur reste localisée, car son existence est intimement liée à la présence de métastases.Celles-ci siègent au foie dans les ganglions mésentériques, les ovaires ou le testicule.Cliniquement, tous les malades ne présentent pas tous les symptômes; la diarrhée, le « flushing », la grosse rate sont plus précoces et plus constants que la dyspnée et les signes cardiaques.L\u2019examen histologique et la présence de grandes quantités d\u2019acide 5 Hydroxy-indola- : À wed, Canada Tome, 87 \u2014 Août 1958 cétique dans les urines confirment le diagnos- \u2018tic.Le traitement chirurgical peut procurer chez les malades à multiples métastases l\u2019amélioration de troubles mécaniques, v.g.l\u2019occlusion; l'intervention permet surtout le diagnostic et \u201cparfois amènerait une rémission temporaire des symptômes | Edouard DESJARDINS.M.MERCADIER.Traitement chirurgical des hémorragies ulcéreuses.\"Arch.Mal.App.Digestif\u201d, 46: 1088-1100 (nov.) 1957.1.Les « hémorragies complications » sont einq fois plus rares que les « hémorragies symptomes » au cours de la maladie ulcéreuse.2.Elles sont le fait parfois d\u2019une hémorragie diffuse, en nappe; elles résultent plus souvent d\u2019une plaie vasculaire béante au niveau de l\u2019estomac ou du duodénum.3.Il n\u2019y a pas de parallélisme entre la lésion ulcéreuse, exulcération ou ulcère térébrant, et l\u2019hémorragie capillaire, ou artério- laire et veinulaire.4.Pour déterminer le type de l\u2019hémorragie, il faut se fier aux signes cliniques et à ses modes de réaction à la réanimation.Toute hémorragie qui se traduit par des évacuations sanglantes, abondantes ou répétées, de sang rouge, doit être considérée comme suspecte.Tout choc hémorragique qui n\u2019est pas compensé par une réanimation bien conduite en moins de 12 heures doit faire envisager l\u2019intervention sans délai.5.Si l\u2019amélioration n\u2019est que transitoire, si l'hémorragie récidive dans le courant des 48 premières heures, il faut opérer sans retard.6.L'horaire de l'intervention dépend de l\u2019efficacité de la réanimation.L'opération ne peut être qu\u2019immédiate (premier jour) ou retardée (deuxième jour).Elle ne saurait être différée \u2018sans risque.\u201c 7.La réanimation, apport sanguin et oxygé- - nothérapie, doit être strictement adaptée à - l'importance de l\u2019hémorragie.Son insuffisance - permet l'installation du choc secondaire, son excès conduit à à la récidive par surcharge vas- : eulaire.ANALYSES 969 8.Les « hémorragies complication » des ulcères, définies par le gastro-entérologue, doivent être confiées sans délai à un réanimateur compétent.Le chirurgien ne doit intervenir que si la réanimation est tenue en échec, mais la décision opératoire doit être prises sans retard, dans les 48 premières heures.sauv ALBOT.J.Van GEERTRUYDEN.Anémies apres gastrectomie subtotale.\u2018Acta Clin.Bel- gica , 13: 171-199 (mars-avril) 1958.La fréquence des anémies après gastrectomie subtotale a été notée à plusieurs reprises récemment; cette anémie, habituellement de type hypochrome, est d\u2019une fréquence et d\u2019une pathogénie encore mal précisées.L\u2019anémie semble rattachée aux altérations post-opéra- toires de la physiologie gastrique.Cette anémie est ferriprive.L'auteur a étudié la fréquence et le type des anémies chez 919 malades opérés de gastrectomie subtotale, dont 643 pour ulcère, 232 pour cancer, 20 pour tumeur du tissu con- Jonetif ou musculaire et 24 pour polype ou adénome gastrique.Sur ce nombre, 720 étaient des hommes et 199 des femmes.Tous ces malades, examinés au point de vue hématologique, ont été vus après la gastrectomie entre 3 mois et 10 ans; 659 ont été suivis pendant au moins un an.17% des malades étudiés présentent une anémie franche; les valeurs moyennes d\u2019hémoglobine sont d\u2019environ 2 gm au-dessous des valeurs normales.L'abaissement de l\u2019hémoglobine et les anémies hypochromes résultent de l\u2019action combinée de plusieurs facteurs qui jouent chacun un rôle différent et que l\u2019auteur reconnaît comme étant l\u2019achlorydrie gastrique, une carence protidique, un taux abaissé d\u2019hémoglobine, préopératoire et un taux faible d\u2019hémoglobine postopératoire.L'auteur insiste sur l\u2019importance de corriger d'une manière rigoureuse, avant, pendant et après l'opération, tous les déficits sanguins, afin d\u2019éviter à l\u2019opéré tout effort supplémentaire d\u2019hématopoïèse.Edouard DESJARDINS, 970 C.COLMAN, F.B.HERSHEY, J.O.SKAGGS et À.SPENCER.\u2014 Le sérum LDH dans le diagnostic de l'abdomen aigu chirurgical.(Serum lastic dehydrogenese in the diagnosis of the acute surgical abdomen.) \u2018Surgery, 44: 43-52 (uillet) 1958.Les modifications enzymatiques du sérum sanguin paraissent utiles pour l'orientation du diagnostic dans un certain nombre de maladies chirurgicales et non chirurgicales.La réaction LDH (serum lactic dehydrogenase) est élevée dans l\u2019infarctus du myocarde et elle s\u2019est montrés également très active dans la période préopératoire de cas de nécrose intestinale secondaire à un volvulus ou à une thrombose mésentérique.L\u2019ensyme LDH a été choisie par les auteurs pour leurs expérimentations à cause de sa concentration relativement élevée dans l'intestin et la muqueuse intestinale.Une augmentation de LDH (serum lactic dehydrogenase a été notée dans 8 cas sur 11 d\u2019infarctus intestinal et elle dépassait alors de trois fois le chiffre normal.Quel qu\u2019en soit le mécanisme, 11 est constant de retrouver dans tous les cas de LDH élevée une nécrose tissulaire.Si le sérum LDH dépasse 300 chez un patient qui souffre d\u2019occlusion intestinale, la néerose intestinale est presque certaine à moins que ne se trouve ailleurs un autre foyer de nécrose ou d\u2019infarctus.L'occlusion grêle mécanique sans nécrose, la péritonite localisée ou généralisée, les opérations très étendues n\u2019amènent pas habituellement de hausse du sérum LDH.La valeur diagnostique du test est discutée avec preuves à l\u2019appui par les auteurs qui donnent aussi une méthode de détermination du sérum LDH facile, rapide et simple.En conclusion, l\u2019activité du sérum LDH se manifeste surtout dans la nécrose intestinale; il ne faut pas oublier toutefois que le taux peut être augmenté également dans l\u2019infarctus du myocarde, du poumon ou du rein.Edouard DESJARDINS.ANALYSES l\u2019Union Méd.Canwida Tome 87 \u2014 Août 1958 NEURO-PSYCHIATRIE Albert F.PETERMAN, Robert E YOSS et Kendall B.CORBIN.\u2014 Le syndrome de l'occlusion de l'artère spinale antérieure.(The syndrome ot occlusion ot the anterior spinal artery.) \"Proc.Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 33: 31 (22 janv.) 1958.L\u2019artére spinale antérieure est la principale artère nourricière de la moëlle épinière.Elle nait à sa partie supérieure des deux artères vertébrales au niveau du tronc occipital et elle parcourt toute la moëlle de haut en bas dans le sillon médian antérieur.Par des branches qui s\u2019en détachent bilatéralement a direction transversale et d\u2019avant en arrière, surtout les artères centrales antérieures ou artère du sillon antérieure, ces vaisseaux artériels vont porter le sang à la majeure partie des éléments de la moëlle, soit les cornes grises antérieures, les cordons antérieurs et latéraux, la partie centrale de la substance grise.L\u2019artère spinale antérieure est, en surplus, alimentée à différents étages par les artères radiculaires antérieures qui viennent des vertébrales, des intercostales et des artères lombaires.Ces artères radiculaires antérieures sont au nombre de 6 à 8.Il existe en plus des artères spinales postérieures, à direction longitudinale comme la spinale antérieure, latéralement situées de chaque côté par rapport à l\u2019entrée des racines postérieures dans la moëlle, formées et alimentées par les vertébrales et par 16 artères radiculaires postérieures partent des branches à direction transversale qui vont irriguer les cordons et les cornes postérieurs.En plus, un riche réseau pré-mérien entoure la moëlle, grace a des branches circonfé- rentielles qui prennent naissance des radiculaires et des spinales antérieures et postérieures.De multiples anastomoses forment ce réseau artériel périmédullaire d\u2019où partent des branches à direction transversale qui nourrissent une portion marginale et circonférentielle peu profonde de la moëlle.En fait, le principal système d\u2019irrigation artérielle de la moëlle L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 provient de la spinale antérieure.Aussi, l\u2019occlusion de cette artère provoque une symptomatologie neurologique assez définie, étendue dans le territoire d\u2019innervation sous-jacent au niveau médullaire de l\u2019occlusion.Les phénomènes pathologiques causés sont une paralysie spastique, de l\u2019anesthésie thermo-algésique et des troubles sphinctériens.Les sensibilités profondes et tactiles sont respectées par le fait que les cordons postérieurs sont du régime des spinales postérieures.Le syndrome s\u2019installe brusquement, la circulation s\u2019interrompant subitement sous l\u2019effet de causes diverses, provoquant l\u2019infarcissement de la moëlle, comme la syphilis, le traumatisme, le spasme vaseu- laire, la coarctation de l\u2019aorte, l\u2019anévrysme disséquant de l\u2019aorte, la compression de l\u2019aorte abdominale durant des interventions chirurgicales, l\u2019artériosclérose, des tumeurs intra- rachidiennes, une fracture vertébrale, une hernie discale et d\u2019autres agents mécaniques qui peuvent entraver l\u2019apport sanguin à la moëlle.D\u2019autre part, l\u2019occlusion des spinales postérieures ne déclenche pas un syndrome clinique identifiable.Les auteurs font la revue de 10 cas d\u2019occlusion de la spinale antérieure dont ils rapportent cinq observations.Dans 6 de ces 10 cas, on put déceler la cause de l\u2019obstruction; elle fut une occlusion de l'aorte chez deux malades, la syphilis, un hémangiome de la moëlle, un traumatisme vertébral à la région cervicale, la coarctation de l\u2019aorte.Chez les 10 malades une amélioration partielle des fonctions de conduction sensitivo- motrice de la moëlle s\u2019est manifestée.Roma AMYOT.PNEUMOLOGIE E.O.ATTINGER, M.M.GOLDSTEIN et MS.SEGAL.\u2014 Les effets de la cigarette sur la mécanique de la respiration.I.\u2014 Sujets normaux.(Effects of smoking upon the mechanics of breathing.I.\u2014 In normal subjects.) \u201cAm.Rev.Tub.Pulm.Dis., 77: 1 (janv.) 1958.\u2018Plusieurs auteurs ont déjà soutenu que la cigarette pouvait avoir un effet néfaste sur ANALYSES 971 ie système respiratoire, soit en causant une toux chronique et une bronchite, soit en altérant quelque peu la fonction pulmonaire.Attinger et ses collaborateurs, font un examen de la mécanique respiratoire chez 20 sujets normaux, dont 9 n\u2019étaient pas des fumeurs et 11 étaient de bons fumeurs, avant et après que ces sujets eurent fumé une ou deux cigarettes.Ils observèrent que la capacité d\u2019accommodation (i.e.pulmonary compliance) des poumons pour l\u2019air respiré était normale chez les fumeurs autant que chez les non-fumeurs, et que le fait de fumer une ou deux cigarettes ne modifiait pas ces résultats.Cependant quand les sujets hyperventilaient volontairement, chez 5 d\u2019entre eux apparut une certaine modification de la mécanique respiratoire qui peut être considérée comme anormale.Les auteurs concluent en disant que la cigarette ne semble pas avoir d\u2019effet désastreux sur la mécanique de la respiration.(H reste possible cependant que si les auteurs avaient pu observer l\u2019effet de la cigarette sur les résistances non-élastiques, comme d\u2019autres chercheurs l\u2019ont déjà fait, ils auraient pu noter une augmentation de ces résistances causée par la cigarette).Charles LEPINE.ANESTHESIE H.A.LINCOFF, G.M.BREININ et A.G.De VOE.\u2014 L'action de la succinylcholine sur les muscles extrinsèques de l'œil.(The effect of succinylcholine on the extraocular muscles.) \"Am.J.Ophth.,\u201d, 43: 440 (mars) 1957.Le but que se proposent ici les auteurs est de prouver que l\u2019administration intraveineuse de suxaméthonium n\u2019augmente pas la tension intraoculaire quand la narcose où l\u2019analgésie locale sont adéquates; sous ces conditions, il n\u2019y aurait point de danger à utiliser ce myo- résolutif dans les cas de glaucome et en chirurgie oculaire.Leur étude est étayée sur des observations expérimentales et cliniques. 972 Dans une première série de recherches effectuées chez des chats et des chiens, les auteurs sectionnent les muscles obliques inférieurs, lesquels sont reliés à un appareil amplificateur et enregistreur.Pour obtenir une réponse précise, une stimulation est transmise à toutes les quinze secondes au moyen d\u2019une électrode fixée au nerf du muscle.Après injection de succinylcholine, les contractions musculaires de l\u2019œil apparaissent alors pour redevenir ensuite normales lorsque l\u2019effet de la drogue est passé, une contre-épreuve, faite en même temps au niveau du gastrocnémien, indique une paralysie flasque de ce muscle squelettique.En vue d\u2019établir d\u2019une façon certaine l\u2019action de la succinylcholine sur la tension oculaire, une canule est insérée dans l'œil; l\u2019injection intraveineuse de ce curarisant (0.05 mg par kilogramme de poids) amène une augmentation de la pression intraoculaire évaluée à douze millimètres de mercure.Les auteurs avaient antérieurement constaté sur 75 malades une contraction nette des muscles extrinsèques de l\u2019œil et une hypertension intraoculaire moyenne de 7.8 millimètres de mercure, lorsqu\u2019ils donnaient à ces patients 2.5 milligrammes de suxaméthonium par kilogramme de poids comme préparation à l\u2019électro-choc.Pour mieux contrôler les résultats de leurs travaux, ils se servirent d\u2019un électromyogra- phe.À telles enseignes, ils citent le cas d\u2019un malade (143 livres) qui reçut comme indue- tion un soluté intraveineux de pentothal sodique en goutte-à-goutte; dès que l\u2019activité volontaire des yeux cessa, une injection de 5 milligrammes de suceinylcholine provoqua une réponse modérée à l\u2019endroit du muscle droit interne sur lequel on avait au préalable appliqué une électrode.Quand la narcose devint plus profonde, aucune réaction musculaire ne put être reproduite même avec 10 et 15 milligrammes de ce curarisant.D\u2019après Lincoff, Breinin et De Voe, 1l appert que l\u2019administration de la suceinylcholine peut causer, en certaines instances, une hy- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 pertension intraoculaire exagérée, voire une perte du corps vitré; mais le sujet est à l\u2019abri de ces accidents si la narcose est suffisamment profonde, ou si unc bonne analgésie locale (novocaïne avec hyaluronidase) est pratiquée au niveau de la région rétrobulbaire (Pabst).René LEBEAU.A.FRONEK et Z.PISA.\u2014 Correction de la dépression myocardique causée par le Pentothal.(Contribution to the therapy of myocardial depression caused by thio- pentone sodium.Studied by high frequency cardiomyography.) \"Br.J.of Anest.\u201d, 28: 366 (août) 1956.Un baisse de tension artérielle survient occasionnellement avec l\u2019administration intraveineuse de barbituriques pour l\u2019anesthésie; plusieurs travaux rapportent cette chute tensionnelle par action directe dépressive sur le myocarde; certains autres l\u2019attribuent à des réactions vasomotrices sur le lit vasculaire périphérique.L'auteur rapporte l\u2019expérience faite sur 15 chiens: tension artérielle moyenne calculée dans l\u2019aorte et la force myocardique évaluée par un enregistreur cardiomyographique à haute fréquence.Dans une autre expérience sur six chiens, 25 à 50 mg de Pentothal sont injectés directement dans une branche descendante de la coronaire gauche selon la méthode de Tennant.Les expériences de l\u2019auteur démontrent que le Pentothal joue un rôle important de dépression de la contractilité myocardique, avec hypotension concomitante.Ces phénomènes seraient corrigés par l\u2019administration de chlorure de calcium.Selon l\u2019auteur, le chlorure de calcium pourrait être d\u2019utilité chez les coronariens, les malades en état de shock, chez qui un emploi des barbituriques serait indiqué.Gérard MIGNAULT. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 GASTPO-ENTEROLOGIE M.GIRARD et M.COULOT.\u2014 Valeur diagnostique de la laparoscopie en pathologie digestive.\u201cLe Journal de Méd.de Lyon\u201d, 49-67 (20 janv.) 1958.1.Ce travail est basé sur 174 examens la- paroscopiques effectués sans le moindre accident.C\u2019est une méthode d\u2019exploration simple, de technique bien codifiée et dénuée de dangers.L'élément essentiel est constitué par la qualité et l\u2019expérience de l\u2019observateur dans un examen de valeur aussi subjective; on comprend ainsi l'importance et l\u2019intérêt que représenterait une iconographie photographique complète associée.L'intérêt de cet examen est avant tout de donner une image directe des lésions grâce à l\u2019exploration visuelle, champ par champ, à la palpation instrumentale des organes et aux techniques associées: biopsie dirigée et angio- cholégraphie contrôlée.2.Dans les ictères (41 observations), la laparoscopie a permis aux auteurs: de différencier le foie de l\u2019hépatite: congestif puis pâle, au bord antérieur mince et tranchant cerné de blanc, du foie de rétention: hypertrophique, lisse, ferme, verdâtre, au bord antérieur mousse et arrondi; de découvrir et de suivre un processus cirrhogène; de préciser l\u2019état de la vésicule et parfois des voies biliaires et aussi de prévoir la lithiase ou le cancer et parfois le siège exact d\u2019une obstruction.3.Dans les cirrhoses (60 observations), la laparoscopie est aussi très utile.Elle a non seulement confirmé le diagnostic mais surtout elle permet: de porter un diagnostic général par le type anatomique découvert et suivi; de découvrir des lésions associées, néoplasme ou tuberculose, modifiant ainsi l\u2019orientation du traitement.À cet égard, les auteurs soulignent la valeur incomparable de cet examen.4.Dans les gros foies suspects, la laparos- copie apporte des éléments de certitude à un stade précoce, évitant ainsi un certain nombre de laparotomies exploratrices.En effet, elle a permis aux auteurs: d\u2019éliminer le can- ANALYSES 973.cer du foie dans des cas cliniquement douteux; d\u2019affirmer un cancer du foie plus ou moins soupçonné cliniquement mais non certain; de découvrir un cancer associé à une cirrhose éthylique.Dans les gros foies de diagnostic difficile, cette méthode d\u2019examen doit devenir pratiquement systématique.4.Dans les ascites non cirrhotiques, la la- paroscopie rend aussi de grands services.C\u2019est la seule méthode qui permet à un stade précoce de débrouiller parfois le problème diagnostique difficile que posent certaines ascites d\u2019étiologie imprécise, en découvrant une tumeur hépatique ou ovarienne, une péritonite tuberculeuse.Certaines observations sont très instructives.La laparoscopie a permis ainsi d\u2019orienter la thérapeutique dès les premières phases de la maladie.On ne peut concevoir, aujourd\u2019hui, le diagnostic des ascites sans faire appel à cet examen.6.Enfin, la laparoscopie peut fournir d\u2019utiles renseignements dans diverses circonstances que l\u2019avenir permettra sans doute de mieux classer: tumeurs abdominales de sièges divers, hématèmèses graves d\u2019apparence cryptogéné- tiques, urgences abdominales ou gynécologiques.Guv AT.BOT.UROLOGIE D.Cramer REED.\u2014 L'emploi du Cytomel dans la subfertilité masculine.(Male sub- fertility treatment with lithvronine \u201cCy- tomel\u201d.) \u2018The J].Urology\u2019, 79: 868 (mai) \u201c 1958.Quarante-cinq individus oligospermiques ont été traités avec Cytomel pendant 3 à 26 semaines.La dose maximum a été de 25 micro- grammes par jour.\u201c Environ 70 pour cent des patients ont montré une augmentation dans le nombre et la vitesse des spermatozoides de l\u2019éjaculation entière.Dix-huit patients ont pu être reclassifiés comme relativement fertiles ou même très fertiles après une période de thérapie avec cy- tomel.Huit épouses de ces dix-huit patients sont devenues enceintes. 974 Il n'y a pas de relation entre la durée de la thérapie et la réponse thérapeutique.Seulement un individu a rapporté des effets secondaires non désirables.La bonne réponse observée dans cette évaluation clinique du Cytomel pour augmenter la fertilité chez le mâle, suggère que l\u2019emploi de ce médicament demande des investigations plus poussées.Paul-Marcel BELANGER.DERMATOLOGIE F.T.BECKER, M.G.FREDERICKS, J.F.SCHMID et J.L.TUNRA.\u2014 Une évaluation du Meprobamate dans le traitement de dermatoses choisies.(An evaluation of Meprobamate in the management of selected dermatoses.) \"A.M.A.Arch.of Dermatology\", 406: 77 (août) 1958.Les auteurs apportent les résultats obtenus et les réactions observées chez 260 malades souffrant de dermatoses variées qu\u2019ils ont traitées avec le Meprobamate.La majorité des malades ou bien avaient des éruptions chroniques ou bien étaient su- Jets à des exacerbations de leur dermatose.La plupart présentaient des troubles émotionnels.Tous furent gardés sous observation pendant une période allant de 2 semaines à 18 mois.Les résultats, résumés en un tableau, sont étiquetés « excellents à bons » quand le malade admet se sentir mieux, que les symptômes tensionnels s\u2019amendent ou que l\u2019éruption s\u2019améliore plus rapidement qu\u2019avee le traitement local seul.« Passable à mauvais » indique que les symptômes ne se sont pas améliorés ou que le malade n\u2019a pas de préférence pour le meprobamate sur les autres sédatifs.Les résultats sont classés comme « échecs » quand le malade présente des réactions assez sévères pour nécessiter l\u2019arrêt du médicament.Le méprobamate n\u2019a que peu d\u2019effet sur le prurit.Les réactions allergiques observées chez 10 malades sont de deux sortes: urticaire et oedème angioneurotique qui disparaissent habitu- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 ellement en 5 à 7 jours, et éruption morbili- forme qui apparaît environ une semaine après le début du traitement.Des troubles gastro-intestinaux furent observés dans quelques cas.Une sédation excessive fut notée dans près de 10% des cas.Quelques malades présentèrent du vertige, de la céphalée ou de l\u2019épistaxis.Les résultats les plus favorables furent obtenus dans les cas de névrodermite disséminée : 50% de résultats excellents ou bons.Ce bon effet du meprobamate peut s\u2019expliquer par le fait que le médicament ne fut donné que dans des cas où la tension nerveuse était un symptôme prédominant.Des réactions allergiques furent observées dans près de 4% des cas et des réactions secondaires plus ou moins sérieuses dans 10% des cas.Les auteurs sont convaincus que le mepro- bamate est un tranquillisant efficace.Ils sont d\u2019avis qu\u2019il devrait être prescrit aux malades irritables, anxieux et sous tension nerveuse.En terminant les auteurs expriment l\u2019opinion que le meprobamate, médicament puissant mais non sans danger, ne devrait être vendu que sur ordonnance médicale et qu\u2019un contrôle sur les répétitions d\u2019ordonnances semble indiqué.Henri SMITH.ANATOMIE PATHOLOGIE R.M.GREENDYKE et G.L.EMERSON.\u2014 L'incidence de l'histoplasmose dans le nodule solitaire du poumon dans une région non-endémique.(Occurence of his- toplasma in solitary pulmonary nodules in a non-endemic area.) \u201cAmer.J.Clin.Path.\u201d, 29: 36 (janvier) 1958.Dans un hôpital de Rochester, New-York, on a ré-étudié les 26 dernières résections chirurgicales du poumon où la lésion avait été étiquetée « granulome caséeux d\u2019étiologie indéterminée » ou « granulome tuberculeux ».Comme examen, on fit une coloration ordinaire, une coloration pour le B.K., un P.A.S. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 et une coloration de Gomori au nitrate d\u2019ar- gent-méthénamine (methenamine-silver-ni- trate).D\u2019aprés la morphologie, on s\u2019est cru justifié de porter le diagnostic d\u2019histoplasmose dans 20 des 26 cas.Voici ce que l\u2019on relève de l\u2019observation de ces 20 malades: il y a 9 hommes et 11 femmes, dont l\u2019âge varie de 25 à 71 ans.Dans 13 de ces 20 cas, la découverte de ces lésions a été fortuite à la suite d\u2019un examen radiologique.Pour les 7 autres, les symptômes étaient: toux dans 5 cas, dyspnée dans 2 cas, hémoptisie dans 2 cas et pneumonie résiduelle dans 1 cas.Sur 19 de ces individus revus, 16 n\u2019ont jamais vécu dans une région reconnue comme endémique et 3 ont fait des séjours dans une région considérée comme endémique.Dans 17 de ces 20 cas, la recherche du B.K.avant la résection pulmonaire a été négative.Le test cutané à l\u2019histoplasmine a été positif dans 14 des 15 cas où on l\u2019a pratiqué.La lésion se présentait comme un « tuberculome » encapsulé avec ou sans lésion satellite au pourtour.On n\u2019a pas trouvé de lésion cavitaire.Dans 3 des cas, on a noté une fibrose importante au pourtour de la lésion et s\u2019étendant le long des bronches lobaires.L\u2019examen microscopique montre une lésion nodulaire constituée par une substance acidophile à travers laquelle on reconnaît des fantômes d\u2019alvéoles: le tout est circonserit par une capsule faite d\u2019un collagène hyalin souvent laminé.Dans les 20 cas, c\u2019est la coloration au nitrate d'argent méthénamine qui a silhouetté les parasites assez facilement, étant donné leur grand nombre.Le P.A.S., qui teinte les organismes d\u2019une façon moins intense, n\u2019a révélé leur présence que dans les deux tiers des cas connus par l\u2019argentation.S.LAUZE.LABORATOIRE Nicole HARDY.\u2014 Le test d\u2019immobilisation des tréponèmes.\u2018Biologie médicale\", 47: 181, 1958.Le test d\u2019immobilisation des tréponèmes consiste à mettre en évidence dans le sérum ANALYSES 975 des sujets syphilitiques un anticorps agissant « In vitro » sur l\u2019agent pathogène de la maladie, le tréponème.Il repose sur des faits connus depuis longtemps, en particulier sur l\u2019immobilisation spécifique d\u2019un germe (antigène) par des anticorps spécifiques de ce germe.Dans le cas présent l\u2019antigène est constitué par une suspension de tréponèmes vivants et virulents à partir de l\u2019orchite expérimentale du lapin.L\u2019anticorps de son côté est contenu dans les sérums syphilitiques inactivés par chauffage à 56° C.Pour remplacer le complément ainsi détruit on utilise un excès de sérum frais de cobaye.La réaction se pratique en anaérobiose à la température de 35° C.Ainsi vue en raccourci la technique peut paraître assez simple mais elle comporte en réalité de nombreuses difficultés que seule une longue expérience des tests sérologiques permet de maîtriser.On sait toutefois que dans un premier temps de la réaction, l\u2019anticorps en se fixant sur l\u2019antigène le sensibilise, et que dans un deuxième temps, l\u2019addition de complément permet l\u2019immobilisation des tréponèmes sensibilisés.Toutefois la concentration du complément doit être d\u2019autant plus élevée que celle des anticorps est plus faible.Contrairement à l\u2019hémolyse qui se produit assez rapidement dans les réactions de type hémolytique, l\u2019immobilisation des tréponèmes ne s\u2019opère qu\u2019après un temps de latence de deux à trois heures.Les modifications apportées à la méthode originelle de Nelson et Mayer ont porté soit sur le milieu de conservation dans le but d\u2019améliorer la survie des tréponèmes, soit sur des modalités d\u2019exécution de la technique dans le but d\u2019en améliorer la sensibilité.Sans entrer dans tous les détails que signale l\u2019auteur, disons que les tréponèmes utilisés comme antigène proviennent de la souche Nichols, entretenue depuis 40 ans par des passages successifs de lapin à lapin.L\u2019inoculation intratesticulaire se traduit par une orchite expérimentale aiguë riche en tréponèmes qu\u2019on extrait au moyen d\u2019un appareillage compliqué et en anaérobiose.La préparation 976 du complément ne présente pas de difficulté.Quant aux conditions de prélèvement des sérums à tester il faut rappeler que les patients devront être à jeun et ne devront pas avoir reçu, les jours précédents, de médicaments actifs contre les tréponèmes.Le test initial qualitatif peut devenir un test quantitatif par dilution des sérums, ce qui à permis de classer ces sérums en trois catégories: sérums à titres bas, inférieurs à 100; sérums à titres moyens, de 100 à 1000; sérums à titres élevés, supérieurs à 1000.Du point de vue spécificité, le test d\u2019immobilisation des tréponèmes est le premier applicable au diagnostic de la syphilis.L\u2019anticorps qui se développe après l\u2019infection trépo- némique \u2014 l\u2019immobilisine \u2014 présente de son côté une spécificité absolue à l\u2019égard de la syphilis et de l\u2019ensemble des tréponématoses.Trouvée positive dans la lèpre par certains auteurs, il semble acquis maintenant que la positivité ainsi constatée correspond au pourcentage d\u2019endémie syphilitique de la région.La sensibilité de la réaction relève de plusieurs facteurs: dose du complément, concentration en tréponèmes de la suspension anti- génique, durée de la période d\u2019incubation, température d\u2019incubation, dose de sérum introduite dans la réaction, ete.On a même signalé la sensibilisation possible des tréponèmes par un anticorps développé chez le lapin inoculé.Tous ces points démontrent clairement l'importance qu'il y a d\u2019élaborer une technique rigoureuse qui, suivie à la lettre, permet une reproductibilité parfaite de la réaction.En ce qui concerne l'intérêt clinique du test d\u2019immobilisation, « dans les cas pour diagnos- ANALYSES l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 tie le T.P.I.qualitatif apporte des certitudes et permet de trancher le diagnostic de syphilis là où ni les signes cliniques ni les signes sé- rologiques ne pouvaient être des arguments décisifs.».\u2014 Chez un sujet n\u2019ayant jamais reçu de traitement antisyphilitique, et sauf au tout début de la syphilis, car la positivité est lente à apparaître, un T.P.I.négatif permet d\u2019exclure la syphilis; un T.P.I.positif permet d\u2019affirmer une syphilis présente ou passée, acquise ou congénitale.Les réactions faiblement positives devront toutefois être reprises et retrouvées sur un autre échantillon.Au cours de la surveillance sérologique des sujets traités l\u2019investigation par la méthode quantitative devient une nécessité.Ainsi il ressort des observations de l\u2019auteur « que le titre est d\u2019autant plus élevé que la syphilis a évolué plus longtemps sans traitement; les accidents secondaires contemporains du chancre donnent des titres moins élevés que la syphilis secondaire apparaissant plus loin du contage.En conclusion l\u2019auteur signale que le test à une valeur diagnostique certaine et qu\u2019il est d\u2019une grande utilité dans la surveillance sérologique des sujets traités.Une réaction négative est le meilleur critère de guérison; une réaction qualitative positive chez les su- Jets traités ne permet aucun pronostic, il faut recourir au test quantitatif \u2014 1 \u2014 au moment de la découverte initiale des signes cliniques ou sérologiques; \u2014 2 \u2014 dès que chez le sujet traité la -sérologie classique est négative ou que les résultats des réactions classiques se dissocient; \u2014 3 \u2014 des qu\u2019apparaissent des signes cliniques évoquant un accident tardif.Albert BERTRAND. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Journée médicale du 26 avril 1958 Tenue en l'hôtel Reine-Elizabeth Présidence du docteur L.-Philippe Bélisle.La réhabilitation aujourd'hui et demain.DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS, de l'Institut de Réhabilitation de Montréal.Au début de sa conférence, le docteur Gingras mentionne qu\u2019il n\u2019y a plus que les pays sous-développés qui, faute de ressource financière immédiate, de renseignements sur les techniques modernes de la médecine physique et de la réhabilitation, et surtout de structures sociales pouvant favoriser une action communautaire concertée, qui soient encore excusables de ne pas mettre sur pied un plan d\u2019ensemble de réhabilitation éclairé, structuré et fonctionnel.La réhabilitation dépasse carrément l\u2019individu, la famille et la communauté immédiate non seulement à cause du nombre des handicapés \u2014 7% de la population canadienne, 25% de la population d\u2019Extrême-Orient \u2014 mais parce que ce travail est devenu si complexe et si spécialisé qu\u2019il exige un programme précis.Sur le plan économique, la réhabilitation présente des avantages multiples: a) Elle est en mesure de réintégrer plusieurs handicapés au travail.Actuellement, 3% de la population susceptible d\u2019exercer un emploi se trouve paralysé pour cause d\u2019un handicap physique; deux Canadiens sur cent vivent aux dépens de leurs familles et de l\u2019assistance publique; b) tous les hôpitaux de quelque importance devraient avoir un département de médecine physique et de réhabilitation et des centres généraux de réhabilitation devraient être également institués.Le coût d\u2019opération de ces derniers n\u2019est que le tiers de celui des hôpitaux généraux, et le coût de construction en est infiniment moindre.Un seul centre peut desservir plusieurs hôpitaux et permettre une économie importante de jours-hospitalisa- tion au bénéfice des cas aigus; c) avec l\u2019avènement de l\u2019assurance-santé, la réhabilitation pourrait contribuer à orienter le programme de santé de façon plus positive et dynamique, surtout en ce qui concerne les malades chroniques.La médecine physique et la réhabilitation, qui se concentre tout particulièrement sur la prévention des détériorations fonctionnelles et leur récupération maximum, n\u2019est pas une spécialité séparée que la médecine doit admettre comme les autres, mais dans un sens se prolonge dans la pratique générale et y occupe une place peut-être aussi importante que la prévention, le diagnostic et le traitement.La réhabilitation proprement dite s\u2019adresse : 1) Aux patients qui récupèrent sans séquelles importantes, mais dont la guérison peut s\u2019accélérer en faisant de la convalescence une phase de la réhabilitation complète par un dosage adéquat de repos et d\u2019activité; 2) les patients atteints d\u2019infirmités permanentes et irréversibles, tels que les amputés, les paraplégiques, etc., qui doivent se réadapter de façon définitive; 3) les patients qui souffrent de tuberculose, arthrite, rhumatisme ou présentant des phénomènes psychosomatiques; 4) les patients atteints de maladies chroniques dégénératives qui peuvent se réhabiliter temporairement et, tout au moins, conserver leur indépendance vis-à-vis les activités de la vie quotidienne.Nous devons étudier tout particulièrement ces problèmes qui, avec celui de la gériatrie, sont susceptibles de confronter bientôt notre société de façon très aiguë.En 1980, 40% de la population serait composée de personnes de 45 ans et plus.Dans la province de Québec, malgré les progrès à faire, il semble que les bases de la 978 médecine physique et de la réhabilitation soient définitivement jetées.En plus de l\u2019augmentation des services de médecine physique et réhabilitation, deux nouveaux centres de réhabilitation, l\u2019un à Québec, l\u2019autre à Chi- coutimi, se sont récemment ajoutés aux centres existants.Sept médecins physiatres sont maintenant accrédités et six médecins résidents poursuivent leur spécialisation.La médecine physique et la réhabilitation fait maintenant partie du programme d\u2019étude de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Dans les secteurs para-médicaux, on compte, en plus de l\u2019Ecole de physiothérapie et de thérapie d\u2019occupation de l\u2019Université McGill qui date de 1945, l\u2019Ecole de héhabilita- tion de l\u2019Université de Montréal fondée en 1954 et où se préparent les physiothérapeutes, les thérapeutes d\u2019occupation, les orthophonistes et les audiologistes d\u2019expression fran- cailse.Il serait souhaitable que des cours soient mis au point pour les infirmières désireuses de se spécialiser en réhabilitation et les professions connexes, tels que la psychologie, l\u2019orientation scolaire et professionnelle, le service social, la pédagogie, le reclassement.En conclusion: a) Nécessité d\u2019intégrer dans le travail de groupe plusieurs disciplines de plus en plus multiples et distantes sans perdre de vue l\u2019essentiel, le patient; b) besoin d\u2019enquêtes relatives à l\u2019étendue et à la gravité du problème de l\u2019'infirmité au Canada et dans la province de Québec, en particulier pour orienter notre action et nos études; c) l\u2019observation du processus de réhabilitation avec ses articulations physiques, psychiques et sociales peut apporter une perspective de recherche intéressante ; d) la médecine physique et la réhabilitation ont maintenant atteint un degré suffisant de maturité pour influencer la pratique générale.En effet, la profession médicale s\u2019intéresse de plus en plus à cette spécialité et se renseigne sur ses principes et son expansion SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 présente.Nul doute qu\u2019il en résultera un progrès immense dans l\u2019attitude des individus et de la société vis-à-vis les handicapés physiques.La splénectomie \u2014 1937-1957.DOCTEUR DONAT-P.CYR, de la Clinique Lahey, de Boston.Le docteur Cyr mentionne que la rate demeure un organe mystérieux, mais beaucoup mieux connu depuis l\u2019avènement de la splé- nectomie.Cependant, d\u2019ajouter le conférencier, parfois, la splénomégalie demeure inexpliquée.Le docteur Cyr rapporte l\u2019étude de 252 cas de splénectomie de 1937 à 1957 et décrit la classification suivante: 1) Purpura thrombocytopénique \u2014 40 cas furent opérés avec une mortalité de 2.5%.Une hypothèse formulée à cette condition fut qu\u2019il existait probablement une hormone splé- nique qui inhibait la formation de plaquettes.2) Anémie hémolytique sphérocytaire congénitale \u2014 35 cas furent rapportés, sans mortalité.3) Anémie hémolytique acquise \u2014 31 cas furent opérés, avec 64% de bons résultats et 15% de résultats médiocres.L\u2019hypothèse émise au sujet de cette affection était qu\u2019il s\u2019agit probablement d\u2019une réaction immuno- logique; 4) Hypersplénisme avec cytopénie \u2014 28 cas furent opérés, avec 67% de bons résultats et 24% de résultats médiocres; 5) Splénomégalie congestive \u2014 102 cas furent opérés.Il y avait hypertension portale dans 91 cas; cytopénie dans 93 cas et des hémorragies gastro-intestinales dans 67 cas.On fit la splénectomie chez 48 patients: un shunt splénorénal dans 30 cas et un shunt porto-cave dans 10 cas.La mortalité opératoire fut de 14 cas.Les résultats donnèrent la correction de la cytopénie chez tous les patients, mais avec récidive dans 40% des cas.En guise de conclusion, le docteur Cyr mentionna que des résultats satisfaisants, en ce L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 qui concerne la splénectomie, pouvaient être obtenus dans 85% des cas environ.La mortalité de cette intervention, à la clinique Lahey, de Boston, était de l\u2019ordre de 7.4%.La grande chirurgie d'exérèse des tumeurs hépatiques DOCTEUR ALEXANDRE BRUNSCHWIG, Université Cernell de New York.Au début de sa conférence, le docteur Brunschwig mentionna que cette chirurgie du foie n\u2019était pas nouvelle et que, forcément, il s'agissait d\u2019une chirurgie très difficile.Le conférencier dit que 150 cas de tumeurs hépatiques avaient été opérés.Le grand danger de cette opération est sans aucun doute l\u2019hémorragie.L\u2019anesthésie est un facteur très important dans la réussite de cette chirurgie.Une hypotension artérielle est requise pendant toute l'intervention et elle est obtenue grâce à l\u2019Ar- fonad.Le docteur Brunschwig informa l\u2019auditoire que 80% du foie pouvait être enlevé.Pour conclure, le conférencier ajouta que la lobectomie hépatique compliquée comportait une mortalité opératoire très élevée, dans l\u2019ordre de 83%; cependant, la lobectomie simple est beaucoup mieux supportée par le patient.Les critères du diagnostic de l'arthrite rhu- matoide et le rôle des stéroïdes dans le traitement de cette maladie.DOCTEUR LOUIS-C.JOHNSON, de l'Université McGill.Au début de son exposé, le docteur Johnson mentionne que les cas avancés ne posent pas de problèmes de diagnostic; cependant, au stade du début, le diagnostic différentiel peut être très difficile.Il ajouta que les phénomènes de Raynaud précédaient souvent l\u2019arthrite rhumatoïde.De plus, 1l ajouta que les lésions histologiques étaient aussi présentes dans les muscles et les synoviales.Il men- SOCIÉTÉS 979 tionna que le diagnostic différentiel devait se faire avec le syndrome épaule-main, l\u2019os- téoarthropathie pulmonaire, l\u2019arthrite gono- coccique, le syndrome de Ritter, les hémophilies, la trichinose, la brucellose.Il continua en soulignant que les principaux critères de diagnostic étaient: 1° Raideur articulaire le matin; 2° Douleur au mouvement; 3° Gonflement articulaire; 4° Nodosités; 5° Les signes radiologiques; 6° Les signes biologiques.Au point de vue thérapeutique, le docteur Johnson mentionna le principal facteur du traitement qui est le Repos, ainsi que l\u2019emploi des analgésiques; cependant, si le patient est confiné à la maison à cause de son incapacité, on est en droit d\u2019employer les stéroïdes.En guise de conclusion, il souligna que le temps et la patience étaient requis pour traiter les cas d\u2019arthrite rhumatoïde et qu\u2019il fallait être conscient des dangers toujours possibles lorsqu\u2019on emploie des stéroïdes.Le médecin et les moyens d'information.DOCTEUR S.S.B.GILDER, Rédacteur-en-chef du Journal de l'Association Médicale Canadienne (Toronto).Le docteur Gilder commença par souligner que nous vivons dans un âge et dans un climat de publicité et certains prétendent que ce procédé démocratique de se justifier auprès de l\u2019opinion publique est applicable à la médecine.Au cours des derniers vingt ans, nous avons assisté à une révolution dans les relations entre le médecin et le grand public.Il y a vingt ans, le médecin n\u2019aimait pas, en général, s\u2019entretenir avec les journalistes.Maintenant, le public désire des informations médicales et tout ce que le médecin peut faire est de contrôler et diriger ces informations.Informer ou instruire le public de certains faits médicaux aide à enlever les cloisons qui séparent le médecin du public et qui facilitent le travail des charlatans, tout en expliquant le refus à certains examens et traitements préventifs. 980 Il est certain que le meilleur moyen d\u2019information médicale demeure le contact direct entre le médecin et le public, mais tous les médecins ne sont pas experts dans ce domaine; alors, on se sert d\u2019un moyen indirect, comme les livres, la presse, les films, la télévision, la radio et les conférences.Les grands dangers qui guettent le médecin qui tente d\u2019instruire le publie sont: la polémique, l\u2019hyperbole et le langage isotéri- que.Le médecin a besoin de la collaboration du journaliste pour trouver les mots et les phrases qui assureront le succès de son appel.En général, ni le médecin, ni le journaliste ne sont capables d\u2019entreprendre indépendamment ce travail d\u2019information.Récemment, on a assisté à l\u2019apparition d\u2019écrivains scientifiques, et peut-être un jour aura-t-on des gens avec des diplômes de médecine et de journalisme pour permettre une meilleure compréhension entre le public et le médecin.L\u2019Association Médicale Canadienne a élaboré un Code de Collobaration avec la presse, l\u2019an dernier.Ce Code a été conçu avec l\u2019aide des représentants de la presse, de la radio et de la télévision, et, selon le Code, la presse SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 ne doit consulter que des gens qualifiés pour les renseignements médicaux.On préconise l\u2019établissement éventuel par les sociétés médicales d\u2019une liste de porte-paroles qualifiés dans les diverses spécialités de la médecine et qui seront responsables pour toutes les communications avec la presse.On cite les résultats satisfaisants qui ont été obtenus en France, en Allemagne et en Autriche avec les services de renseignements organisés par les organisations médicales en collaboration avec la presse.Au contraire, en Grande-Bretagne, on a récemment assisté à une lutte acerbe entre la British Broadcasting Corporation et l\u2019Association Médicale de la Grande-Bretagne, au sujet d\u2019une série de téléspectacles sur la chirurgie.La dispute était certainement secondaire à un manque de collaboration.Les troubles digestifs fonctionnels.Prof.Etienne BOLTANSKI, des hôp.de Paris.(Cette communication paraîtra in extenso dans un prochain numéro de L'Union Médicale du Canada.) Le secrétaire des séances, Gilles LEDUC.NOUVELLES 9 NOMINATIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Les autorités de l\u2019Hôpital Notre-Dame, par le truchement du Bulletin de Nouvelles Médicales, font connaître les nominations suivantes au sein du personnel médical: Le docteur Georges Leclerc, chef du service de Dermato-syphiligraphie, en remplacement du docteur Albéric Marin qui a occupé ce poste durant 27 ans; le docteur Albéric Marin continue ses activités dans le service de Dermato-syphiligraphie à l'Hôpital Notre-Dame; le docteur Jean Piette, Assistant régulier\u2018 senior en Pédiatrie; le docteur Jean Gratton, Assistant régulier junior en Médecine; le docteur Yves Piette, Assistant régulier junior en Médecine; le docteur Yvan Rouleau, Assistant régulier junior en Médecine; le docteur Robert Favreau, Médecin éligible en Obstétrique; le docteur Constant Papa- georges, Médecin éligible en Médecine physique; le docteur Claude Dupont, Médecin éligible en Chirurgie; le docteur Nelio Renzi, Médecin éligible en Médecine; le docteur André Lanthier, Médecin éligible au Laboratoire de Biochimie; le docteur André David, Médecin éligible en Médecine.LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE QUÉBEC La réunion annuelle de la Société de Chirurgie de Québec a eu lieu le 10 mai 1958 sous la présidence du docteur François Roy.La séance clinique a eu lieu à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, alors que les travaux suivants ont été présentés: Considérations sur 300 gastrectomies, par le docteur Hector Beaudet; Urétéro-iléostomie, par les docteurs Yves Gourdeau et Hector Beaudet; Ven- triculographie avec substance opaque, par les docteurs Jean Sirois et Maurice Héon; Considérations sur les amputations, par les docteurs Robert Pagé et Jean- Marc Lessard; Observation sur un kyste de l\u2019ovaire, par le docteur Paul-A.Poliquin et un forum sur les L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Complications urinaires de la chirurgie, avec les docteurs Jacques Dubé, Jean-Luc Beaudoin, Jean de Saint-Victor, Peter Kozak, Robert Pagé et Jacques Turcot.L\u2019après-midi, au grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine, le docteur Newell W.Philpott, de Montréal, a prononcé une causerie intitulée: The doctor and his Hospital, sous les auspices de la conférence Vézina.Il a été présenté par le docteur René Simard et remercié par le docteur S.L.Pollack.En fin d\u2019après-midi, eut lieu l\u2019assemblée générale annuelle sous la présidence du docteur François Roy, président sortant de charge.Les élections étaient à l\u2019ordre du jour et donnèrent les résultats suivants: président: le docteur James M.Elliott; président- élu: le docteur R.Cauchon ; vice-président: le docteur Jean Sirois; secrétaire: le docteur Wilfrid Caron; trésorier: le docteur Hector Beaudet; conseillers: les docteurs Florian Trempe, René Simard, Emile Simard, Paul-A.Poliquin, François Roy et Jean-Marie Lemieux.+ + LE PROFESSEUR PIERRE FABRE À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Le docteur Pierre Fabre, professeur à l\u2019Université de Toulouse, a présenté à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, samedi le 19 juillet 1958, un film personnel sur la néphrectomie par voie abdominale antérieure.Il a accompagné le film de commentaires appropriés.Le docteur Jean-Paul Legault a présenté le conférencier qui a été remercié par le docteur Jean Charbon- neau.Le docteur Auguste de Lille, présent à la réunion, a également dit quelques mots concernant l\u2019amitié des gens du nord de la France pour le Canada et les Canadiens.x ÉLECTIONS À LA FÉDÉRATION DES SOCIÉTÉS MÉDICALES L\u2019assemblée générale annuelle de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec a eu lieu récemment à Montréal.A cette occasion, ont eu lieu les élections qui ont donné les résultats suivants: président: le docteur Aimé Leduc, de Valleyfield ; premier vice-président le docteur Jules Dorion, Québec; deuxième vice-président: docteur Jean-Paul Fortier, Sherbrooke; troisième vice-président: docteur Albert Dumas, Montmagny ; secrétaire-trésorier : docteur L.-P.Laporte, Montréal; secrétaire-adjoint : docteur Raymond Caron, Montréal; directeurs: docteurs C.-A.Levasseur, Ste-Angéle de Laval, Conrad Gagnon et René Major, Montréal; représentant du NOUVELLES 981 Collége des Médecins et Chirurgiens: docteur Paul- René Archambault.\u2014_\u2014\u2014 LE DOCTEUR EDOUARD GAGNON, RAPPORTEUR AU CONGRÈS DE HALIFAX DE L'ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE Le docteur Edouard Gagnon, chirurgien de l\u2019Hôpital Notre-Dame et de l\u2019Institut de Cardiologie, a présenté le 18 juin 1958 à la réunion annuelle de l\u2019Association Médicale Canadienne tenue à Halifax un travail intitulé: \u201cAssessment of results in lung cancer surgery\u201d.\u2014_\u2014\u2014\u2014 HONNEUR CONFERE AU DOCTEUR ROMA AMYOT Le docteur Roma Amyot, chef du service de neurologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame et rédacteur en chef de l\u2019Union Médicale du Canada a été élu, le 28 avril 1958, membre associé étranger de la Société médico-psychologique de Paris.ee ++ COURS SPÉCIAUX ORGANISÉS PAR L'INSTITUT DE RÉHABILITATION DE MONTRÉAL Un cours pour les officiers de placements spéciaux aura lieu à l\u2019Université de Montréal du 4 au 29 août 1958.Ce cours, autorisé par la Commission d\u2019Assurance-Chômage du Canada, se donnera dans les cadres de l\u2019Extension de l\u2019enseignement de l\u2019Université de Montréal.Le programme du cours porte sur l\u2019aspect médical et psycho-social du reclassement des handicapés et prévoit un certain nombre de séminaires et de cliniques.Au nombre des professeurs invités, on note les docteurs Gustave Gingras, Léopold Morissette, Roger R.Lemieux, Edouard Desjardins, Cartier Giroux, Claude Bertrand, Eugène Robillard, Marcel Belzile, Philippe Brunelle, Rosario Robillard, Edgar Lépine, de Guise Vaillancourt, François Archambault, Paul David, B.Cormier, Georges Leclerc, Charles Lépine, Ernest Bousquet, Maurice Mongeau, Prud\u2019homme St-Germain et R.Lantier.LE DOCTEUR FERNAND MONTREUIL À L' \u201cAMERICAN LARYNGOLOGICAL ASSOCIATION\" Le docteur Fernand Montreuil, récemment élu membre de l\u2019American Laryngological Association, a participé en mai 1958 au Congrès de l\u2019Association tenu à San Francisco. 982 Il a également pris part au Congrès de la Canadian Otolaryngological Association tenu le 9 juin 1958 à Halifax et à la réunion tenue le 19 juin 1958, à Honey Harbor, de l\u2019Institut National du Cancer du Canada.+ + BOURSIERS DE LA \u201cCANADIAN LIFE INSURANCE FELLOWSHIP FUND\" Les officiers de la \u201cCanadian Life Insurance Fellowship Fund\u201d annoncent que des bourses d\u2019études ont été accordées à 14 médecins.Le montant total alloué dépasse $65,000.00 et les bourses individuelles vont de $3,500.00 à $6,000.00.Sept bourses sont des renouvellements et sept sont des bourses inaugurales.Les boursiers sont les docteurs E.C.Elliot (Université d\u2019Alberta), W.B.Chung (Université de Co- lombie-Britannique), J.Sidorov Université Dalhou- sie), Jean-Marie Loiselle (Université Laval), G.R.Cumming (Université du Manitoba), C.J.P.Giroux, J.B.Dossetor et A.Taussig (Université McGill), Jean Leduc (Université de Montréal), J.W.Kerr (Université Queen\u2019s), A.Rapoport, G.F.Buckley et P.G.Urback (Université de Toronto) et N.M.Lefcoe (Université Western Ontario).ee 4e CONFÉRENCE À GRANBY DU DOCTEUR GUY ST-LAURENT Le docteur Guy St-Laurent, du service de pédiatrie de l'Hôpital Notre-Dame, a donné une conférence sous les auspices de la Société Médicale de Granby, le 6 mars 1958.Cette conférence était intitulée: Diarrhée et déshydratation.+ + COURS DE PERFECTIONNEMENT EN PNEUMOLOGIE POUR TOUS LES MÉDECINS ET LES INTERNES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Les autorités de l\u2019Hôpital Saint-Joseph de Rose- mont et de l\u2019Institut Lavoisier sont heureuses d\u2019offrir à tous les médecins et internes de la province un cours de perfectionnement en pneumologie.Ce cours, NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 qui se tiendra à l\u2019auditorium de l\u2019hôpital, les 8, 9 et 10 octobre 1958, sera sous le patronage du Dr Marcel Verschelden, directeur médical, et sous la direction du comité des programmes de l\u2019hôpital.Les conférenciers ont été choisis dans le personnel médical de plusieurs hôpitaux de Montréal; ils s\u2019efforceront de traiter des problèmes les plus modernes posés par les maladies pulmonaires et thoraciques.Le programme sera annoncé prochainement et permettra de juger de la qualité de ce cours.Les inscriptions pourront être reçues dès le début du mois de septembre.CONFÉRENCE DU DOCTEUR BERTRAND PRIMEAU À FREDERICTON Lors de l\u2019inauguration du Centre de réhabilitation de Fredericton, N.B., le docteur Bertrand Primeau, consultant et chef de la section de réhabilitation au ministère de la santé nationale et du bien-être social, a présenté une conférence intitulée: \u201cMedical rehabilitation Services in Canada \u2014 Use of Grant Funds\u201d.+ + TRAVAIL DU DOCTEUR MAURICE DUFRESNE PRÉSENTÉ À SAN FRANCISCO Le docteur Maurice Dufresne, du service de radiologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, a présenté un travail intitulé: \u201cProblems in Hystero-salpyngography\u201d au Congrès de l\u2019American Medical Association, tenu à San Francisco du 23 au 27 juin 1958.NEUVIÈME COURS ANNUEL DE PERFECTIONNEMENT EN MÉDECINE GÉNÉRALE Il se donnera un cours de perfectionnement en médecine générale au Royal Victoria Hospital, du dix au quinze novembre inclusivement.Le cours traitera des conditions le plus souvent vues en pratique générale, et présentera l'aspect pratique de la médecine, chirurgie, obstétrique, gynécologie, anesthésie et psychiatrie tel qu\u2019appliqué dans le bureau du médecin.Les méthedes les plus récentes seront accentuées.Ce cours se donnera en anglais. REVUE DES LIVRES Amélioration et reproduction des radiographies par modulation électronique.\u2014 Le Logetron.\u2014 Par A.JUTRAS et H.FISCH- GOLD.Un vol.de 122 pages, avec 16 fig.et 28 planches hors-texte.4.500 fr.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1958.Ce procédé vient apporter un important perfectionnement à la radiographie dans sa tendance à exprimer le maximum des « informations » emmagasinées dans le film.Le « Logetron », créé à l\u2019origine pour améliorer la qualité de la photographie aérienne par atténuation des différences extrêmes d\u2019ombre et de lumière à l\u2019intérieur d\u2019un paysage étendu, a été introduit par la suite dans la photographie industrielle.Ce sont ses applications au radiodiagnostic qui sont présentées ici.Il s\u2019agit de la reproduction des photographies par modulation électronique et de la révélation des détails d\u2019une radiographie après égalisation des contrastes globaux excessifs: en éclairant chaque secteur du film original avec une intensité proportionnelle à sa densité, en obtient en effet une reproduction harmonique sans trop grands écarts de contraste, mais riche en détails.Le « Logetron » porte l\u2019effort technique sur un meilleur emploi du document radiographique: il assure le transfert complet des détails contenus dans la pellicule avec une « haute fidélité », comme celle récemment obtenue dans la transmission sonore.L\u2019ouvrage est abondamment illustré et suivi de 28 planches radiographiques, dont les légendes détaillées sont rédigées en français et en anglais.L\u2019ouvrage est dû à la collaboration d\u2019un radiologiste de Montréal et d\u2019un radiologiste parisien, et constitue un exemple concret de la communauté d\u2019esprit franco-canadienne.La présentation de ce volume par le Professeur Jutras et le docteur Fischgold atteint la perfection.Le texte en est trés bien aéré et les images sont impeccables.Cet ouvrage entrepris par ces deux auteurs, malgré leur éloignement, nous rend bien compte de leur curiosité d\u2019esprit toujours à l'affût des perfectionnements de la technique pour les mettre au service de la science radiologique.Ce nouveau procédé photographique appliqué au radiodiagnostic est étudié par les auteurs jusque dans ses moindres détails.Une brève note historique au début rend justice au découvreur de la méthode, D.R.Craig, dont le mémoire original est même reproduit intégralement, en appendice à la fin du livre.Il s\u2019agit d\u2019ailleurs pratiquement d\u2019un ouvrage bilingue, car toutes les légendes sont en français et en anglais, ce qui favorisera certainement la compréhension du texte pour un lecteur de langue anglaise.Certains chapitres du volume traitant de la théorie du procédé sont d\u2019une lecture ardue pour un profane, mais ils méritent qu\u2019on y revienne, car rien n\u2019a été oublié et en deuxième lecture tout s\u2019éclaire par la précision de la langue.Le Logetron est certainement d\u2019une grande utilité pour la reproduction des images radio- graphiques pour fin de publication et d\u2019enseignement.Il augmente également les possibilités de diagnostic en améliorant les films et tous les radiologistes seront très heureux de profiter de l\u2019expérience des auteurs qui auront exploré pour eux ce nouveau champ d\u2019action et en auront bientôt fixé les indications et les limites.Grandes divisions de l\u2019ouvrage Historique.\u2014 I.Qualité de l\u2019original radiographi- que et des reproductions sur film ou papier.\u2014 II.Le « Dodging » ou révélation des détails par compression des contrastes.\u2014 III.La modulation électronique des radiographies.\u2014 IV.Technique du tirage au Logetron.\u2014 V.Inconvénients et artéfacts.\u2014 VI.Applications radiographiques.\u2014 Appendice: Texte original de Craig sur le Logetron (en anglais).\u2014 Bibliographie.\u2014 Présentation des planches (en fran- cais et en anglais).\u2014 Planches I à XXVIII. 984 REVUE DES LIVRES Diagnostic clinique \u2014 Pronostic et traitement des tumeurs bénignes et malignes.Leur diagnostic précoce en consultation.\u2014 Par Ch.-A.PERRET; préface du Prof.H.Redon.Un vol.de 892 pages, avec 184 fig.7.600 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Ce livre a été écrit pour rendre accessible au corps médical, sous une forme pratique, un domaine de pathologie souvent traité par les auteurs en parent pauvre, les Tumeurs.Il s\u2019adresse en particulier aux médecins de famille dont la responsabilité est grande, car c\u2019est à eux que les malades se confient en tout premier lieu, de préférence au spécialiste, pour ce qu\u2019ils pensent n\u2019être qu\u2019un « bobo insignifiant » et qui, souvent, est reconnu par le médecin avisé comme étant un début de tumeur maligne, facile à enlever radicalement à ce stade.Tels sont certains cancers de la peau, des lèvres, de la bouche et de la langue dont le diagnostic précoce est possible en consultation, aussi aisément qu\u2019un début de cancer du rectum.Les chapitres concernant ces néoplasies intéressent également les chirurgiens-dentistes.Le plan de l\u2019ouvrage est ordonné selon les différentes régions du corps pour que le facteur trouve facilement le sujet désiré.Tous les détails inutiles, que les praticiens n\u2019ont pas le temps de lire, tels que les statistiques, les descriptions anatomopathologiques, ainsi que les théories, les hypothèses et les discussions académiques qu\u2019elles engendrèrent ont été éliminés ou seulement effleurés pour que le docteur en ait une connaissance sommaire.L\u2019auteur insiste sur l\u2019importance des troubles causés par bon nombre de tumeurs bénignes histologiquement, mais malignes par leur localisation défavorable dans l\u2019organisme, au voisinage d\u2019un conduit ou d\u2019un organe d'importance vitale.Des détails sont donnés sur la genèse des tumeurs mixtes de la face, de la cavité buccale et du clivus, pour rendre compréhensible la formation embryologique de ces curieuses néoplasies.Les précancéroses sont mentionnées, ainsi surtout que les adénopathies malignes avec leurs voies lympha- L'Union M{d.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 tiques afférentes et le lieu où le praticien doit les rechercher.La description de chaque tumeur est suivie d\u2019un compte rendu des résultats les plus récents obtenus par les différentes thérapeutiques.Un avantage qui sera apprécié des chercheurs est le nombre considérable de références bibliographiques disséminées dans le texte même où se trouve le sujet traité.Pour les chirurgiens, les techniques de la strumectomie, de l\u2019ablation du cancer du sein avec curage de l\u2019aisselle, des différentes variétés de cancer de l\u2019estomac, de l\u2019hystérectomie de Wertheim sont décrites de façon claire et précise, ainsi que les difficultés rencontrées et la manière de les éviter; enfin, lorsque le besoin s\u2019en fait sentir, le traitement postopératoire est encore indiqué.Bref, en résumé, ce livre, ainsi que le souligne dans sa préface le Professeur H.Redon, dont l\u2019autorité en la matière est incontestée, deviendra le livre de chevet du praticien, car son but est d\u2019offrir les renseignements indispensables pour établir rapidement le diagnostic précoce d\u2019une tumeur, de connaître son pronostic et de juger, d\u2019après leurs résultats, de la valeur des différentes thérapeutiques modernes.\u2019 L'enfant physiquement handicapé.\u2014 Rôle médico-social du médecin.\u2014 Par Clément LAUNAY et D.-J.DUCHE.Un vol.de 196 pages, avec de nombreux tableaux.2.600 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Les problèmes posés par les enfants physiquement inadaptés sont nombreux et complexes.Ils tiennent pour une part à l\u2019infirmité même, dont la variété et l\u2019importance retentissent gravement sur les possibilités de l\u2019enfant, mais également à la façon dont celui-ci s\u2019adapte affectivement à cette infirmité, aux possibilités d\u2019épanouissement qui lui sont offerts par son entourage familial, par la société.C\u2019est dire le rôle de premier plan que le médecin peut être amené à jouer en présence de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 ces cas.Il est bien évident que les petits infirmes ne sauraient être traités de la même façon que les bien portants et que les différences qui existent entre eux sont encore plus importantes que celles que l\u2019on note dans les groupes d\u2019enfants normaux.Voici les différentes formes d\u2019inadaptation physique traitées dans ce livre: 1.\u2014 Les déficients sensoriels: Sourds et sourds partiels, amblyopes, enfants ayant des troubles du langage.Nous laissons de côté les aveugles qui, élevés généralement dans les institutions pour aveugles, ne requièrent guère l\u2019aide sociale du médecin.II.\u2014 Les déficients moteurs et les enfants atteints d\u2019affections d\u2019ordre neurologique : Enfants atteints de séquelles de poliomyélite, enfants atteints de séquelles de méningite tuberculeuse, encéphalopathes, épileptiques.IIT.\u2014 Les enfants atteints d\u2019une affection somatique chronique ou de longue durée dont les répercussions empêchent une vie normale: Diabétiques, cardiaques, tuberculeux ayant fait un séjour prolongé en préventorium ou en sanatorium.| Ces problèmes n\u2019intéressent pas d\u2019ailleurs la seule médecine; ils demandent une étroite collaboration entre le médecin, le psychologue, le sociologue, les pouvoirs publics.Les résoudre, c\u2019est obtenir l\u2019adaptation optima et, si possible, un rendement social de l\u2019infirme.Les constipations et leur traitement.Par A.LAMBLING et J.SOULLARD.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1957.Peu de problèmes sont aussi souvent posés au médecin que le traitement de la constipa- REVUE DES LIVRES 985 tion; peu sont aussi difficiles à résoudre, soit que le malade en fournisse lui-même une solution empirique et presque toujours mal fondée, soit que le médecin répugne à l\u2019examen approfondi d\u2019un symptôme presque aussi commun et pourtant si rebelle.Cette double erreur sera inexcusable apres la parution du livre remarquable de Lam- bling et Soullard: les constipations et leur traitement.Le lecteur y trouvera une définition des constipations; il y découvrira l\u2019intérêt de la physiologie du transit colique; comment examiner un constipé et définir la cons- tipation-symptôme de la constipation maladie.Il saura enfin choisir entre les médicaments et les méthodes thérapeutiques nombreuses qui sont à sa disposition.Bien plus, il tirera d\u2019un exposé lumineux des enseignements sur toute la pathologie colique et rectale.Le livre commence par un étude physiologique du transit colique, indispensable à la compréhension du syndrome.Les auteurs rappellent que celui-ci ne concerne que le transit colique: il n\u2019y a pas de constipation du grêle.Ils distinguent le retard de cheminement du contenu colique du cæcum jusqu\u2019à la fin du sigmoïde: constipation de progression et le trouble du fonctionnement de l\u2019appareil d\u2019exonération formé par la fin du sigmoïde jusqu\u2019à l\u2019anus: constipation d\u2019évacuation.La progression colique est commandée par le jeu musculaire du colon, c\u2019est-à-dire le péristaltisme et le tonus.Du premier dépendent les mouvements coliques: petits mouvements \u201cde brassage\u201d, grands déplacements en masse, gands mouvements péristaltiques se produisant 3 ou 4 fois par 24 heures, mouvements anti-péristaltiques spéciaux du colon droit. COMMUNIQUÉS CLINIQUE DU GLAUCOME À L'HÔPITAL NOTRE-DAME L'honorable J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce au- jourd\u2019hui qu\u2019une subvention fédérale de 821,252.est accordée à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, af:n d'aider à établir une clinique du glaucome.Le glaucome est une maladie de l\u2019æil fréquente qui cause souvent la cécité et la nouvelle clinique en permettra la détection et le traitement.C\u2019est la troisième clinique du glaucome établie à Montréal grâce à l\u2019assistance du gouvernement fédéral.La première a été ouverte en 1950-1951 à l\u2019Hôpital Général de Montréal, et la deuxième, l\u2019année suivante, à l\u2019Hôtel-Dieu.+ + SUBVENTION À LA CLINIQUE ANTICANCÉREUSE DE HULL L\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que le gouvernement fédéral a accordé une subvention à la lutte anticancéreuse, d\u2019un montant supérieur à $24,800, au nouvel hôpital du Sacré-Cœur, situé à Hull (P.Q.), afin d\u2019aider celui-ci à établir une clinique anticancéreuse.Cette subvention fédérale aidera à acheter du matériel radiographique en vue du diagnostic et du traitement du cancer.Cette clinique ouvrira ses portes aux malades que les médecins et les autres cliniques de l\u2019hôpital lui enverront.Elle s\u2019occupera aussi des malades qui relèvent de l'assistance publique.Le personnel comprendra un directeur, qui sera un interne, un pathologiste, un radiologue, ainsi qu\u2019un certain nombre d\u2019internes et de spécialistes, tous diplômés.Le programme prévoit des services de consultation et de traitement anticancéreux qui permettront de déceler hâtivement le cancer, d\u2019en faire le diagnostic, de «suivre» les personnes atteintes du cancer.Il prévoit aussi des traitements spécialisés, des services sociaux et des travaux de recherche.Outre les services destinés aux malades, la clinique établira aussi un centre d\u2019éducation en vue de la lutte contre le cancer et travaillera en colloboration avec le ministère de la Santé de la province de Québec, les Services de santé municipaux de Hull, l\u2019Institut national du cancer du Canada, la Société canadienne du cancer et les sociétés médicales locales.L\u2019Hôpital du Sacré-Cœur compte 400 lits et dessert une population d\u2019environ 250,000 ames, disséminée dans les comtés de Hull, de Gatineau, de Papineau, et dans la partie occidentale de la province de Québec.ce L'HOTEL-DIEU DE SHERBROOKE REÇOIT UNE SUBVENTION L'hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que le gouvernement fédéral vient d\u2019accorder a l\u2019Hôte!-Dieu de Sherbrooke une subvention au montant de $34,280., destinée à la lutte contre le cancer.Cette subvention servira À acheter du matériel pour les services de diagnostic et de traitement à la clinique anticancéreuse de l\u2019Hôtel-Dieu.Cette clinique fonctionne depuis 1955 et a traité 186 cas l\u2019an dernier.Le personnel comprend un chirurgien, an interne, un pathologiste et un radiologue.L\u2019Hôtel-Dieu qui compte 340 lits en comptera bientôt une centaine de plus.La région desservie comprend une grande partie de la ville de Sherbrooke et des Cantons de l\u2019Est.L\u2019Hôtel-Dieu sert aussi de centre de formation pour les étudiants en médecine de l\u2019Université Laval.ASSISTANCE FINANCIÈRE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE L\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social, annoncait récemment que le gouvernement fédéral accorde une subvention de $28,287.55 a 1\u2019hopital Ste-Justine, de Montréal, pour l\u2019achat de matériel radiologique utilisé pour le diagnostic des-maladies de cœur.Le Centre de cardiologie de Ste-Justine vient d\u2019être établi.À la suite d\u2019une entente tacite avec l\u2019hôpital Notre-Dame, Ste-Justine traitera les enfants des deux hôpitaux atteints de maladie de cœur.Le nouveau matériel radiographique facilitera le diagnostic et le traitement des affections cardiaques.\u2014 SUBVENTIONS FEDERALES A DES SERVICES DE SANTE DU QUEBEC Des subventions fédérales à la santé d\u2019un montant supérieur à $29,000, viennent d\u2019être approuvées afin de permettre à la province de Québec de mettre en Union Méd.Canada LI Tome 87 \u2014 Août 1958 re ne re tame gm ee ea os tm ea om AP seer \u2018 - .= - - - ag POUR UN REVEIL SANS APPREHENSION.a» AP ere Rar PO.les® nausees et vomissements de la grossesse aha dl \u201cp.FYE XE .EE I [RUN Pa.- POSOLOGIE: PRESENTATION: rages \u201cetes avis ©.rnédecir Cacons 2 20 et TOO ~ iragees Composition: chaque dragée contient: Bromure de scopolamine.0.2 mg.Pyridoxine.5.0 mg.Sulfate d\u2019atropine.0.1 mg.Niacinamide.25.0 mg.Phénobarbital .150 mg.Vitamine C.10.0 mg.) Riboflavine .3.0mg.Menadione.0.75 mg.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE « MONTREAL 988 COMMUNIQUÉS valeur, divers nouveaux services de santé, soit une école d\u2019aides-infirmières dans la région du Lac-St- Jean, une clinique d\u2019hygiène mentale à Sherbrooke et des travaux de recherche à l\u2019Institut de microbiologie et d\u2019hygiène, à Montréal.C\u2019est ce qu\u2019annonçait récemment l\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social.Une subvention excédant $11,200 a été accordée à l\u2019Hôtel-Dieu d\u2019Alma, à Saint-Joseph-d\u2019Alma, comme contribution à l\u2019achat de matériel technique qu\u2019exige l\u2019établissement d\u2019une école d\u2019aides-infirmières.Le ministre de la Santé nationale fait remarquer que le besoin d\u2019infirmières auxiliaires est général: on espère que cette école, dirigée par les Religieuses Augustines Hospitalières, aidera à satisfaire la demande qui provient des hôpitaux de cette région du Québec.L'hôpital St-Vincent-de-Paul, à Sherbrooke, recevra une subvention de $8,300, afin de l\u2019aider à établir une clinique d'hygiène mentale.Le Dr Roger Moffatt aura la direction de cette clinique.L'Institut de microbiologie et d\u2019hygiène, à Montréal, recevra une subvention de $9,600, ce qui lui permettra de poursuivre des études sur les réactions qui surviennent lorsqu\u2019on emploie des vaccins bactériens combinés avec des vaccins viraux.Les premiers travaux de recherche, dirigés par le Dr Armand Frappier, porteront sur un vaccin mixte contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, d\u2019une part, et la poliomyélite, d\u2019autre part.ee ++ PRIX GALLIA Le Prix fondé par les Etablissements Gallia et destiné à récompenser un travail sur les problèmes de nutrition de l\u2019enfant africain, a été décerné au Docteur R.Cabannes et Mlle le Dr J.Clausse d\u2019Alger, par un jury réuni au Centre International de l\u2019Enfance et placé sous la présidence du Professeur R.Debré.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Le Docteur R.Cabannes et Mademoiselle le Docteur J.Clausse entreprendront leurs recherches sur la nutrition de l\u2019enfant africain sous la direction du Professeur Sarrouy, Doyen de la Faculté de Médecine d\u2019Alger.PRIX \u201cENFANCE DU MONDE\u201d \u2014 1958 Pour la quatrième année consécutive, le prix « Enfance du Monde» créé par le CIE a été remis le 7 mai par M.Georges Duhamel, de l\u2019Académie Française, président du jury, au cours d\u2019une conférence de presse, en présence de M.le Professeur Robert Debré, président du Conseil d'Administration du Centre International de l\u2019Enfance, et de M.Jacques Duron, venu représenter le Ministère de l\u2019Education Nationale, et tout particulièrement le Secrétaire Général des Arts et Lettres, M.Jacques Jaujard.C\u2019est M.René Guillot, professeur de mathématiques au lycée Condorcet, qui est, cette année, lauréat du prix pour son ouvrage: « Grischka et son ours ».Le jury composé de 16 membres a, d\u2019autre part, tenu à décerner une mention à un manuscrit de Mme Yvonne Meynier «Trois Garçons et un Ruisseau Fou».Il a également accordé une mention spéciale à un ouvrage documentaire « Feux et Flammes » réalisé par un groupe d\u2019éducateurs, qui représente, en dehors des ouvrages de fiction auxquels s\u2019est surtout intéressé le jury, une incontestable réussite.Ont également obtenu des voix: « Garçons et Filles du Donadio » de J.Loisy (Editions Bourrelier, collection Alouette); «Si j'avais un Château », manuscrit de Mme Jeanne de Recqueville.En 1959, le prix « Enfance du Monde » couronnera un manuscrit ou un livre édité entre le ler janvier 1958 et le ler janvier 1959 et s\u2019adressant à des enfants de 8 à 12 ans.Le règlement du prix sera envoyé sur simple demande adressée au Centre International de l\u2019Enfance.= L'Union Méd.Canada LII Tome 87 \u2014 Août 1958 3 FORMES NS R N NS yb RQ | ) 7 CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES « TRAITEMENT D'ENTRETIEN - VARICES - PHLEBITES FRAGILITE CAPILLAIRE « ENGELURES Présentation : Solution : Flacons de 1 oz.et 4 oz.Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boîte de 10 suppositoires.La préparation la plus riche en vitamines | \u2018 \u2018\u201cP\u2019\u2019 native 11,000 } de vitamine P par cc.| ea pres Es h x 2 i 3 i .af a As > ntrait de Marron d'Inde et Vitamine P j fchantillon et documentation sur demande.y Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada : Herdt :Charton Inc.2245, RUE VIAU \u2014- MONTREAL | \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, en 1889 Correspondance \u2014 A travers les hôpitaux de Paris.Monsieur le Rédacteur en chef, Je viens aujourd'hui vous parler un instant de M.Lucas-Championnière, chirurgien à l'hôpital St- Louis, tel que je vous l\u2019ai promis dans ma dernière.Il est vrai que ce monsieur n\u2019est pas encore arrivé à la célébrité du grand Péan, mais il n\u2019en est pas moins une étoile de première grandeur.C\u2019est un travailleur émérite, un homme d\u2019action et d\u2019étude qui a beaucoup d\u2019énergie et un grand désir de parvenir.S'il n\u2019arrive pas à la hauteur du maître, ce ne sera pas de sa faute, car il fait tout ce qu\u2019il peut.Mais quand même il n\u2019arriverait jamais, il n\u2019en sera pas moins l\u2019une des figures marquantes de l\u2019histoire de la chirurgie du dix-neuvième siècle.Car il ne faut pas oublier qu\u2019on peut être bien inférieur à Péan, et être encore très grand chirurgien.Pendant mon séjour à Paris, j'aurais bien désiré suivre ses c'iniques assidûment, mais des circonstances incor- trôlables m\u2019en ont empêché.Cependant j'ai eu le p'aisir de le voir assez souvent à l\u2019œuvre pour être en état d\u2019en parler avec connaissance de cause.M.Lucas-Championnière est comparativement un Jeune homme.Il dépasse à peine la quarantaine et a devant lui toute une carrière.Il a certainement le temps de changer de route bien des fois avant de se fossiliser.Il est rare de rencontrer une figure aussi sympathique et qui, à première vue, impressionne aussi favorablement.Des traits réguliers, des yeux bleus et doux, le nez un peu aquilin, une tête bien modelée qu\u2019il porte avec fierté, un maintien splendide, une apparence très intelligente, sont autant d\u2019ornements et de dons qu\u2019il possède pour se faire aimer.Aussi ses malades l\u2019adorent.Ce qui contribue beaucoup à sa popularité, c\u2019est son babil incessant, sa faculté de parler toujours.Il cause avec tant de grâce et de bonhomie, il parle si bien qu\u2019on ne se fatigue jamais de l\u2019entendre.Toujours le sourire sur les lèvres, on dirait que c\u2019est un bonheur pour lui d\u2019entendre roucouler sa voix au timbre d\u2019argent.Et ce qui ajoute au charme de sa conversation brillante, c\u2019est qu\u2019il n\u2019emprunte ses idées de personne.Il en a à lui et, un peu vaniteux, un peu fier et orgueilleux, il ne perd jamais une occasion de les mettre au jour.Il a un peu la marotte des grands hommes.Il affecte de se faire humble tout en se croyant supérieur.S\u2019il ne faut que des talents et beaucoup d\u2019ambition pour laisser un nom dans l\u2019histoire, 1l laissera le sien, car il a des talents et beaucoup d\u2019ambition.On ne peut pas lui refuser cependant un esprit large et éclairé et une détermination bien arrêtée de laisser les vieux sentiers battus.Il y a longtemps qu\u2019il a brisé avec les vieilles idées et les vieux préjugés, et qu\u2019il court à toute bride dans la voie du progrès.Il est constamment à faire de nouvelles expériences et de nouveaux essais.Depuis quelques mois, il s\u2019est mis à la recherche d\u2019un moyen quelconque pour enrayer cette terrible maladie: l\u2019épilepsie.Après s'être adressé en vain à la matière médicale, Il a eu recours à la chirurgie.Après maintes expériences, il s\u2019est avisé en dernier lieu de faire la trépanation du crâne.À la fin d\u2019août dernier, il avait opéré six fois, et il faut le dire à sa louange, avec un succès tout à fait inattendu.Tous les opérés ont éprouvé un soulagement sensible.Trois ne sont pas revenus après l\u2019opération, mais ils étaient déjà bien mieux quand ils ont laissé l\u2019hôpital.Deux sont revenus et n'avaient éprouvé qu\u2019un seul accès depuis leur départ de l\u2019Hôpital.Le sixième cas était encore récent.C\u2019était une jeune fille qui avait été opérée six semaines auparavant.A cette époque, elle avait souvent jusqu'à douze accès par jour et ses facultés intel'ectuelles étaient menacées d\u2019un naufrage complet.Mais aussitôt après l\u2019opération les accès ont diminué.Elle n\u2019en a eu que quatre dans les quinze jours qui ont suivi, et qu\u2019un seul dans le mois suivant.Et ce qui est très flatteur, c\u2019est que les facultés intellectuelles étaient déjà revenues.Elle ne souffrait plus de maux de tête, d\u2019étourdissements, d\u2019hallucinations, ete, ete, qui jusque-là ont fait sa vie si malheureuse.Ainsi, dans tous ces cas, un mieux sensible s\u2019est fait sentir immédiatement après l\u2019opération, ce qui démontre que ce traitement est celui qui promet le plus de tous ceux qui ont été préconisés jusqu\u2019ici.M.Lucas- Championnière est un bel opérateur et manie le scalpel avec une grande habileté.Toutes ces opérations portent le cachet d\u2019une apparence classique.Fervent disciple de l\u2019antiseptie, il ne néglige aucun détai! tant soit peu nécessaire à la consécration du principe.Ses pansements sont toujours faits avec soin, et d\u2019après les méthodes les plus récentes.J'ai remarqué qu\u2019il est fort sur le drainage.Il prétend que c\u2019est une mesure qui ne peut jamais faire de tort, et peut souvent en éviter beaucoup.Le drain, employé judicieusement, prédispose la guérison par première intention dans la plus grande partie des cas.De tous les antiseptiques il donne la préférence à l\u2019acide phénique.Dans ses laparatomies, il emploie un mélange de bicarbonate de soude, d\u2019iodoforme, etc, etc, et son pansement, du reste, diffère peu de celui de Péan.Je m'\u2019arrête, croyant en avoir assez dit pour faire connaître un peu à vos lecteurs cet éminent chirurgien, si recherché et si sympathique à nos médecins canadiens qui l\u2019ont suivi.Quoiqu\u2019il brille d\u2019un grand éclat, il brillerait bien davantage s\u2019il n\u2019avait pas, comme plusieurs autres.à souffrir de l\u2019ombre du grand maître. L'Union Méd.Canada LIV Tome 87 \u2014 Août 1958 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ COMPOSITION Extraits totaux de sang: Extrait de foie de veau titré en vitamine B1» native; de taureau , titrés en fer Extrait spécial de levure de biére; de génisse | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau VITAMINE -B12%: FER -HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop PC Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 à 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert; de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à café par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit être pris un quart d'heure avant les repas après dilution dans YŸ4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada ed Garderies XID Good © Mots - OMY OM 594 LES BIENFAITS DES CORTICOSTÉROÏDES POUR LES VICTIMES DE L'ALLERGIE Le Dr Samuel C.Bukantz rapporte dans un article paru dans la livraison du 9 novembre 1957 du \u201cJournal of the American Medical Association\u201d que, dans une étude poursuivie pendant deux ans sur l\u2019emploi de la prednisone et de la prednisolone dans les troubles allergiques, on a constaté le soulagement de 85 à 100 pour cent des manifestations allergiques chez les adultes et les enfants.Le Dr Bukantz indique également que l\u2019administration de prednisone et de prednisolone, « Meticor- ten » et « Meticorelone », aux adultes et aux enfants peut être continuée sans danger pendant des périodes prolongées pourvu que ces patients soient tenus sous une étroite surveillance clinique et de laboratoire et que l\u2019on tienne compte du mécanisme des complications stéroïdiques.L'article rapporte que ces stéroïdes se sont montrés extrêmement efficaces dans le traitement de l\u2019asthme, de la fièvre des foins, de l\u2019eezéma allergique et autres états d\u2019hypersensibilité chez 39 enfants et 113 adultes au cours d\u2019une période de plusieurs mois.Selon le Dr Bukantz, «le principe le plus important pour la sécurité de la stéroïdothérapie est une connaissance approfondie des complications de cette forme de traitement, de leur mécanisme, leur prévention et leur traitement.» L\u2019investigateur déclare que, dans les circonstances ordinaires, la majeure partie des allergiques traités avec des stéroïdes souffraient de rhinite et d\u2019asthme rebelles.S\u2019il y a aussi infection bactérienne, le Dr Bukantz recommande l\u2019antibioticothérapie.Selon lui, les patients qui ont tendance à faire de l\u2019infection en même temps que de l\u2019inflammation allergique sont moins sujets à cette complication quand l\u2019affection est maîtrisée par les stéroïdes.Il indique également que des patients qui étaient sujets à de fortes infections des voies respiratoires supérieures et des sinus traversaient généralement plus facilement les époques d\u2019allergie grâce à la stéroïdothérapie.\u201cSUDAFED\" (Chlorhydrate de pseudoéphédrine) COMPRIMES ET SIROP Le «Sudafed » est un décongestif nasal efficace par voie orale qui commence à faire effet 15 à 30 minutes après son administration.Par suite de \u2018son action broncho-dilatatrice simultanée, le « Sudafed » facilite la respiration en ouvrant le passage aérien depuis les narines jusqu\u2019aux alvéoles.Le « Sudafed » procure un soulagement doux mais prolongé dans le traitement de diverses affections NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 causées ou compliquées par le gonflement de la muqueuse nasale.En plus de l\u2019avantage d\u2019être efficace par voie orale, le «Sudafed » occasionne de la stimulation centrale ou autres effets secondaires éphédriniques dans ex- ceptionnement peu de cas.(Burroughs Welcome) TESSALON SUPPOSITOIRES Fabricant: Compagnie CIBA.Description: Nouvelle présentation de Tessalon (benzononatine CIBA) en vue d\u2019une administration rectale.Tessalon est un anti-toux non narcotique qui peut être administré par voie orale, parentérale ou rectale.Il possède une grande marge de sécurité, ne pose pas les problèmes d\u2019un traitement à base de codéine et n\u2019occasionne presque jamais d\u2019effets secondaires.Tessalon exerce une double action très spéciale sur la toux.a) Il agit sur les récepteurs sensibles situés au niveau des voies respiratoires, des poumons et de la plèvre; b) Il inhibe le réflexe central de la toux.De plus, il ne nuit pas à l\u2019expectoration, ne supprime pas la toux volontaire et ne déprime pas le centre respiratoire.Indications: Tessalon maîtrise la toux dans les affections aiguës et chroniques des voies respiratoires.Posologie: Adultes: Suppositoires Tessalon à 100 mg.2 ou 3 fois par jour; Enfants: Suppositoires Tessalon à 50 mg.2 ou 3 fois par jour.Remarque: Lorsque c\u2019est nécessaire, on peut administrer sans danger de plus fortes doses de Tes- salon.Présentation: Suppositoires Tessalon (R) 50 et à 100 mg, boîtes de 10.ee ee C.V.P.ARRÊTE EFFICACEMENT LE SAIGNEMENT DANS L'ULCÈRE DUODÉNAL Les Bioflavonoïdes auraient le pouvoir de rétablir l\u2019intégrité capillaire.Une équipe de gastro-entérolo- gistes ! administra à 36 malades souffrant d\u2019ulcére hémorragique, une association de bioflavonoïdes au citron, hydrosolubles, et d\u2019acide ascorbique (C.V.P.), et les soumit en même temps à une diète spéciale.On donna de trois à neuf capsules C.V.P.par jour.Tous les cas réagirent favorablement.Selon les cliniciens, la raison qui motive le traitement de l\u2019ulcère duodénal hémorragique au C.V.Pest la suivante: cette affection s\u2019accompagne toujours de lésions graves du réseau capillaire des muqueuses.« Les bioflavonoïdes au citron, hydrosolubles, exercent une action anti-inflammatoire très L'Union Tome 87 Méd.Canada Août 1958 NOUVEAU SIROP vignemycine triacétyloléandomycine-tétracycline Le délicieux Sixor SIGNEMYCINE à saveur de framboises plaît aux jeunes comme aux personnes âgées.Comme il est facile à prendre, les patients suivent régulièrement les doses prescrites.Comme il est mélangé d\u2019avance pour administration commode à la cuillère le patient prend exactement la dose recommandée.Ainsi on maintient sans cesse durant le traitement des niveaux efficaces d\u2019antibiotique dans le sang.La SIGNEMYCINE est efficace contre nombre d\u2019agents pathogènes, particulièrement les staphylocoques, et elle a fréquemment réprimé des infections résistantes aux autres antibiotiques.La SIGNEMYCINE a remarquablement réussi dans sensiblement plus de 90% des cas traités.Dans bien des cas, elle a sauvé des vies.flacon de 60 cc, 125 mg.par 5 cc.(41.7 mg.de triacétyloléandomycine Le progres par la recherche et 83.3 mg.de tétracycline) PFIZER CANADA S330, avenue Royalmount, Montréal, Québec LV 996 prononcée et rétablissent l\u2019intégrité capillaire », comme il a été prouvé dans diverses affections.Vingt-deux des cas des auteurs Weiss étaient des ulcères duodénaux sans complications, quatre des ulcères duodénaux avec saignement abondant, trois des ulcères duodénaux perforés avec hémorragies graves, et sept des ulcères duodénaux avec érosion gastrique et hémorragie massive.« Chez tous, sauf deux, le saignement fut arrêté et les selles ne présentèrent plus aucune trace de sang, en moins de six à huit jours.Dans deux cas de perforation d\u2019ulcère, des traces de sang ne furent décelées que jusqu\u2019au 10ème et au 13ème jour, respectivement.» D\u2019après les examens radiologiques, la muqueuse et le contour du duodénum furent ramenés à la normale en moins de dix à vingt jours.Les auteurs croient que « dans la plupart des cas d\u2019ulcère duodénal, l\u2019intervention chirurgicale peut être évitée », par un traitement médical conservateur, portant spécialement sur le régime alimentaire et le rétablissement de l\u2019intégrité capillaire de la muqueuse.2e + RENOGRAFIN 60% Description: Opacifiant pour urographie et angiographie intraveineuse en solution aqueuse et stérile contenant 60% d\u2019acétyl-amino-trilodobenzoates de sodium et de méthylglucamine correspondant à 47.2% d\u2019acide 3,5 diacétyl-amino-2,4, 6-triiodobenzoique, base.La base renferme 62.1% d\u2019iode et la solution environ 29.26% d\u2019iode solidement lié.Elle contient aussi du citrate de sodium comme stabilisant et du tétracétate d\u2019éthylénediamine disodique dihydraté comme agent d\u2019isolement.Indications: Urographie pour l\u2019objectivation des reins et de l\u2019appareil urinaire.Angiographie cérébrale pour l\u2019opacification des vaisseaux du cerveau.Artériographie périphérique et veinographie des extrémités.Administration: L\u2019injection se fait dans la veine ou l\u2019artère suivant l'examen envisagé.Renseignements détaillés dans le prospectus qui accompagne l\u2019opacifiant.Présentation: Ampoules de 25 ce avec une ampoule d\u2019un ce pour l\u2019épreuve de sensibilité.Stocks: Immédiatement disponible chez les fournisseurs habituels.E.R.Squibb & Sons of Canada, Limited.6-6 ++ CENTRES DE CONTRÔLE DES POISONS 1.General Hospital, St.John\u2019s, Nfld.Dr Finlay MeKerracher.2.Lady Northcliffe Hospital, Grand Falls, Nfld.3.Western Memorial Hospital, Corner Brook, Nfld.1.Weiss, S., Weiss, J., et Weiss, B.: Amer.J.Gas- troent.29:629, 1958.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Ou 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.30.31.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Prince Edward Island Hospital, Charlottetown, Dr H.P.Stewart.PEL Prince County Hospital, Summerside, P.E.I Dr Sheldon Cameron.Charlottetown Hospital, Charlottetown, P.EI.Dr J.H.O\u2019Hanley.Halifax Children\u2019s Hospital, Halifax, N.S.Dr Pius Sigsworth.Hôtel-Dieu d\u2019Edmundston, Edmunston, N.B.Dr L.E.LeBlanc.Jeffery Hale Hospital, Quebec, P.Q.Dr J.G.Hardman.Hopital Ste-Justine, Montréal, P.Q.Dr Lue Chicoine.Montreal Children\u2019s Hospital, Montréal, P.Q.Dr E.S.Hillman.Ottawa Civic Hospital, Ottawa, Ont.Dr A.S.Kenny (Dr Donald A.Stewart).Sarnia General Hospital, Sarnia, Ont.Dr J.W.Jackson.Hospital for Sick Children, Toronto, Ont.Dr Robert J.Imrie.Victoria Hospital, London, Ont.Dr J.C.Rathbun.General Hospital, Port Arthur, Ont.Dr J.V.Riches (Dr C.G.Wilson).Hôtel-Dieu of St-Joseph, Windsor, Ont.Dr H.J.Breault.Belleville General Hospital, Belleville, Ont.Dr James E.Nelles.Civic Hospital, Peterborough, Ont.Dr J.G.Frid.Kingston General Hospital, Kingston, Ont.Dr A.M.Bryans.McKellar General Hospital, Fort William, Ont.Dr J.R.Machan.Ottawa General Hospital, Ottawa, Ont.Dr D.J.Conway.St.Catharines General Hospital, St.Catharines, Dr A.T.Brown.Ont.Sudbury General Hospital, Sudbury, Ont.Dr N.T.Jaco.East General & Orthopædic Hospital, Toronto, Dr S.F.Penny.Ont.Winnipeg Children\u2019s Hospital, Winnipeg, Man.Dr L.T.McDonald.Moose Jaw Union Hospital, Moose Jaw, Sask.Dr J.A.Matheson.Regina General Hospital, Regina, Sask.Dr H.E.Appleyard.University Hospital, Saskatoon, Sask.Dr J.W.Gerrard.Royal Jubilee Hospital, Victoria, B.C.Dr Murray Anderson.Vancouver General Hospital, Vancouver, B.C.Dr John Dean. ry PE = * I'S bad % \"+ A vg LE ry = eat 4 a 2 A [rd Ci _ si AY : vd Lies .19 ve da LVI = cum Ag A Ade boy fo ; PPR yn fs ty = + sh va.4 pes \u201c » 3: fo bY 0% or w- Ay 2 Te 0 ~~ fp Q % 3 NS pe 3 x sa x Nu ns CS es \\ J 13 ae ow Ad J 0%) # $- on, NE i = & X ! 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Tome 87 \u2014 À L\u2019U Méd.C 777] 1958 d ) DI | et | (Z S>S < FAN 0 %e Li ou ON C a I LCS Ld >) / ~ » A (a PS i LL er map AVITI Le Le EE Sn \u20ac > Un LVIII LVII (998) Thérapeutique oculaire topique compréhensive suspension réunissant l\u2019action stéroïde de Vacétate de prednisolone (0.5%) et les propriétés antibactériennes de la sulfacéta- mide sodique (10%).\u2014 antibactérien \u2014 antiallergique \u2014 anti-inflammatoire et quand une action antibactérienne plus puissante est nécessaire Onguent ophtalmique metimyd avec néomycine (0.25%) Présentation: Suspension ophtalmique METIMYD, flacons compte-gouttes de 5 cc.Onguent METIMYD avec néomycine; tube applicateur de !a d\u2019once.Boîte de 1 tube.Soni Vy CORPORATION LIMITED wor Go L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 NOUVELLE PREPARATION CONTRE LES VOMISSEMENTS DE LA GROSSESSE La Compagnie Anglo-French présente au corps médical un nouveau produit, le Gravinon, dont les indications principales sont les nausées et les vomissements de la grossesse.Cette nouvelle préparation sous forme de dragées, possède comme éléments thérapeutiques de base la Vitamine C et la ména- dione qui ont fait l\u2019objet d\u2019un travail significatif de Merkel sur la pathogénie des nausées et vomissements gravidiques.Ces deux substances auraient la propriété de diminuer la perméabilité placentaire vis-à-vis certains facteurs responsables de cet état symptomatique.Un relevé opéré depuis plusieurs années des études faites sur cette condition laisse tous les chercheurs perplexes sur sa nature véritable, physiologique ou pathologique.Il faudrait en dire autant sur les essais thérapeutiques les plus logiques tentés pour la traiter de facon totalement efficace.Voici donc une préparation où l\u2019on a groupé tous les éléments les plus simples nous paraissant pouvoir agir en synergie pour permettre d\u2019obtenir des résultats dans la grande majorité des cas comme l\u2019a confirmé l\u2019expérimentation clinique.Les médecins pourront certainement faire bénéficier leur clientèle journalière d\u2019un produit susceptible d\u2019apporter des effets sûrs sans aucune possibilité de toxicité.La formule comprend outre la Vitamine C et la ménadione, du Bromure de scopolamine, Sulfate d\u2019atropine, Phénobarbital, Riboflavine, Pyridoxine, Niacinamide.La dose recommandée est de 2 a 4 dragées par jour ou selon l\u2019avis du médecin.La présentation, en flacons de 30, 100 et 500 dragées.\u2014_\u2014_\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES DELECTAVITES Un nouveau concept dans le traitement des déficiences vitamine-minéral vient d\u2019être lancé sur le marché.Présenté sous forme de tablettes de chocolat, Delectativites est préparé spécialement pour plaire au goût des enfants aussi bien que des adultes et fournit en même temps 22 suppléments nutritifs incluant sept des plus importantes vitamines exigées par les besoins nutritionnels croissants pour un développement physique parfait.Ces délicieuses tablettes de chocolat, enveloppées individuellement dans un papier métallique contiennent des quantités substantielles de vitamines et sels minéraux nécessaires à l\u2019organisme.Une enquête a prouvé que les Delectativites plaisent au goût des enfants tout comme leur bonbon favori.L\u2019approbation professionnelle a été clairement démontrée par des recherches antérieures à l\u2019introduction du produit.Présenté par White Laboratories of Canada Ltd, Delectativites est disponible en boîtes de 30 et de 90. | pe pve asad) 5 A1 Tome 87 \u2014 Août 1958 L'Union Méd.Canad DI | vs me OO D je jf < Li Co EN IE ms ld \\ (3 » C A FA Val PS / oo \\ i a SE ar J EE, e) AVITI mu mu me LVIII LIX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 les traitements les plus efficaces pour les cas graves.| N © tu.rte P atient attrape pour maintenir NEZ de Pollen le contrôle 4 à couxe de Chee, Chere pou.ou Tou, asthe oflorgene dis pour les cas sensibles aux antihistaminiques .\u20ac : 1 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 le \"COLIHIST\u201d à 5 mg.donne un SOULAGEMENT SENSATIONNEL prednisone.Cece 5 mg.maléate de carbinoxamine.4 mg.Flacons de 30 et 100 comprimés La prednisone supprime les symptômes du rhume des foins à un point tel que les patients ne se rendent pas compte de leur trouble et se sentent aussi normaux que dans l'absence d\u2019allergènes.Mais, à cause de la combinaison de la prednisone au maléate de carbinoxamine*, l\u2019antihistaminique supérieur, le Colihist produit cet effet par environ la moitié de la dose de stéroïde habituelle et à environ la moitié du coût quotidien.POSOLOGIE.Dose d'attaque: un comprimé de COLIHIST à 5 mg.3 ou 4 fois par jour, après chaque repas et au coucher.Sur contrôle des symptômes, le soulagement peut être maintenu par la moitié de la dose ou, lorsque la même quantité d\u2019antihistaminique est requise, par le \u201cCOLIHIST\u201d à 2.5 mg.prednisone.2.5 mg.maléate de carbinoxamine.4 mg.Flacons de 30 et 100 comprimés \"PYRATE\" le SEUL ANTIHISTAMINIQUE* MATE vi combine | le MAXIMUM D'EFFICACITE au MINIMUM D'ALEAS D'EFFETS SECONDAIRES POSOLOGIE.Un comprimé avant chaque repas et au coucher.Au besoin, augmenter modérément cette dose à | comprimé toutes les 3 ou 4 heures.Enfants de 6 à 12 ans: un demi-comprimé avant chaque repas et au coucher.maléate de carbinoxamine.4 mg.Flacons de 24 et 100 comprimés MISE EN GARDE: Le carbinoxamine produit un soupçon d'assoupissement.Les patients sujets à cet effet devraient donc éviter la conduite d'une auto, la manoeuvre d'un mécanisme compliqué, ou tout travail exigeant une grande application de l'esprit.Administrer la prednisone et ses diverses formules avec circonspection.En thérapie de courte durée, les effets secondaires sont peu à craindre.Si une thérapie prolongée et ininterrompue s'impose, il est inutile de restreindre le sel et l'eau du régime alimentaire.Toutefois, surveiller attentivement l'apparition de tout symptôme de troubles gastriques, et chez les patients prédisposés à l'ulcère peptique, ou, advenant l'apparition de symptômes, recourir à une médication antisécrétoire et antiacide.En présence d'infection, l'administration simultanée d'une thérapie antimicrobienne s'impose.Aux patients déjà traités aux corticoïdes, et qui sont soumis à d'importantes manoeuvres opératoires ou frappés de blessures graves (fracture ou brêlure par exemple), donner des quantités additionnelles de corticoide.La prednisone est contre-indiquée en présence de tuberculose active (sauf circonstances spéciales), d'ulcère peptique actif, et dans les cas de psychose.American Medical Association, New and Nonofficial Drugs, 1958, Philadelphie et Montréal, J.B.Lippincott Company.ee Charles &.Frosst &Co.MONTREAL, CANADA Synonyme de Dévouement à la Profession Médicale Canadienne depuis 1899.LX L'Union Méd.Canada LXII Tome 87 \u2014 Août 1958 Pay TT.rd P PEN G 1) Nd Dans les [SJ > bras > < de (| / Morphée A ° grâce [] > * NOLUDA R° Pp 8 i [J \u20ac | er * = ; ha | 4 Ny N XJ FY $r ma XJ à Ç \u201d Q < OR TAs .\\ \u2018a 2 LAAN hi p Lo A NOLUDAR un sédatif- hypnogène léger pour la tension diurne et l'insomnie nerveuse Comprimés rainurés à 50 et 200 mg.Elixir à 50 mg.par cuillerée à the Noludar \u2014 marque du méthyprylone Marque déposée HOFFMANN-LA ROCHE LIMITEE - MONTREAL L'Union Méd.Canada LXIII Tome 87 \u2014 Août 1958 Lorsque la fatigue les abat\u2026 Accablées par les menues besognes du ménage, les soins à donner aux enfants, les soucis du budget familial et mille et une autres préoccupations journalières, il n\u2019est pas étonnant que ces femmes d\u2019intérieur se sentent à bout.Leur état se traduit par des plaintes bien familières: fatigue constante, manque d'intérêt ou de capacité au travail, apathie, pessimisme, acuité mentale réduite.Chez la plupart de ces malades, la \u2018Dexedrine\u2019 fera renaître l\u2019entrain, l\u2019activité et le goût de vivre.D exed ri n e comprimés et capsules Spansule* ® Smith Kline 02° French + Montréal 9 *Marque déposée au Canada 820F L'Union Méd.Canada LXIV Tome 87 \u2014 Août 1958 Méthode nouvelle de PEDIATRIQUE confraler un dosage R36 PEDATROL De conception nouvelle et radicale, le compartiment segmenté de PEDATROL permet de contrôler avec exactitude l\u2019administration d\u2019un soluté ou de sang, de 10 à 50 ml., par multiples de 10 ml.Chaque section du compartiment contient 10 ml.de liquide.Une pince intercalée entre les sections réglera automatiquement le dosage requis.Simple, efficace et précis .sans surveillance constante.Quand le tube est pincé, vous n\u2019administrez que la quantité prescrite.Le Flashball® placé au début du compartiment simplifie toute médication supplémentaire.Utilisez le PEDATROL comme équipement indispensable dans votre Dépôt Central.Economisez sur le temps du nursing.facilitez la tache.avec sûreté, sécurité, économie.BAXTER LABORATORIES, E 1HRÉ Alliston, Ont.*Marque de Fabrique des Laboratoires Baxter, Inc. LXV da éd.Canada L'Union, Mé Août 19 Tome \u2014 uy 4, y % y % %; Y % % Un Ut Uu, %, \u201cty, \u201cty, Y, U Un, U, 4 \u201cty, Ug, U U tn, 4, Wy, hy, , U nm, 5, 4 \u201cty, W,, 47 4,4 \u201cny, \u201cty, U U \u201cWb.m, 44 \u201cty, U U RD 4,4% Uy, 0, WY, i Yu, 4 4% Wy, IRE 4,4% uy, Wm, 1, DA 47 44 Wh, ON 1, 4 4%, 4 U Un, E 4,4 nt FFE My, 5 4 NT 7, 4 Ww, PIE WH, 4, 4 CI 4,4 4, 4 EX U 4, 4 L 5, 4 4, 4, AR Wy, 4,4 P 4,4 44, 0 ION WY,\" \\ Hy, AT 9, %, Y 4 LI YW, %, 4%, 4 IB 4,4 U, 4 NS 4,0 4,0 SE E Ww, 7, % ON % 7 4,4 RM 4,4 4, 4 À L\u2019HO 4,0 4, A L y, 4, V7 A 4 4 Wh, .DU 4,4 Y,%, \u201cNERAL WY,\" Y, ER 7, 4 4,4 T U, 4 4, 4 FFE 4,4 Wy, % E 7, 4 4, Wy, 4 %, Uu, 4 2 YY %,% Sy, 7 Wy » % %, 4, 4 4,4 U, 6 5 3 WY : % %, Wh, WY, %, 7%, 4,0 2, 4 5, %, %%, 4,4 vy, % HY, » U 74, Uu, 4 4,4 Un, 4 WY, %, 7% 4,0 5 4 , 5 U 4, 4 Y, 4, 4%, v, 4 %, 4 Yu, 4% : 4,0 U, faite 4, 4 4, ar y, 4 4, 4, ep U, 4 Uu, 4 éranc 4, 4 U, 4 lér U Wy, ES To 4, U, WwW, UT MW, W, MIN 4,4 U, 4 S ; U 4, 4% U wh, 4%, EL 4,4 4, 4 QU : 4,4 Wy, EN apide Ww, 4,4 PRUR RES Effet r 4,4 U, 4 ion 7 Hy, 1 4 a EU olut 4, 4, Wh, ES H ens 4,4 4,4 U iment 4,4 5 4 \u2019 al e, 2 U n,% rer EN QUE one est vr la peau douc \u201c4 U, 4 H m a DRE Wy L\u2019ERYTH car I'hor OURS Rend 4,4 U, 4 U, WY, ES 4, 4 5, 4 U %, 4 W, 4, EL U, 4 4, 4 U 4,0 Wy, EN .7, WY, 5, 4 se v, 4 4 %, N t lis U 4 4,4 M le e W, 4 4,0 NT up 5, 4 5, U SU so \u2018| 9, %, 4%, 4 1: dans: 4,4 4,4 le isson MW, yy, emple, riss 5, U, wy, ex our LU Ww, Par du n 4,4 4,4 ima ique 4,4 U, 4 ém iq 5 U 4, 4 L\u2019ecz llerg 1, %, % %, éma a tact %, %, U, 4 \u2019eczém on Un, 4 4, l\u2019e ite de c .5, U 4, 4 et te ue y, 4, Ww, ati oniq 4,4 4,0 dermatite chr 4,4 %, % la tite 5, U 5, 4 rma , 4 \u201c4 de 4,4 Yu, 4 la 4, 4 4,0 et 2 4 ; U as 2 U 2, Ch >= % % > Y \u2019 2 % W, O 4, Wy, tique WY, 4 U ière plas % 4 U, 4 tière 4,4 yy, ma Il Wy, wy, en 0 YU Wo, : Flacons 5% et 1%, y Wh Wy, tion: à 0.° m.; U 4 4 Lo 20 cc.et 15 G 4, 4 YY, 7% .o Ww, 7% 4, 4 5 Gm 2.5% WY, 2,4 s de % et 2.4,4 4,4 Tube 1% 4,4 Hy, t: a 0.5%, 1% 4,0 Wy, Onguen s 2 0.5% 4,4 4,0 dose 7903 4,4 Wy, W, 4%, au wh, te 4,4 , él: PLa % \u201c ° Wh, ) Ltee |, 18.Tél: F P %, a Ww, CA ine, M mp YY, 4 L ing, Co ., Hy, SE Cather rug 2,4 O te- enc % % -Fr A ty, R t, rue S ifs: Anglo \u201cn,n, D 4 209 est, xclusifs : 4 y, 4 se yy, ibuteur + Wh, Distribut wy, n,n, 5 4, \u201cty, My, ty, % %, My KK 2, % 4, 4,4 Mure.Viral 4 U U U Un ; \u201cY, OU \u201c4 2 % 7 4 0e Dopp, % 2, MW, Un to.Une.Wy, Un, Un ss Ls/Fc/s2 U % U Un, A ro.S N A \"4, U U ; U ÿ 4 A CG 7 % % U 7 U WY, W, U Wy, MW, Un Un, on.2 : NN S © NI » TQ S S \u201c4, K S NS SS WN U %, % Un Un.U U tn, , W, NN KN Un, Vos U ON È \u2018 @® IDPS CONTRE de = (RT T-TENUATI CRISES =v A 4 If J LA DE a PROTECTION CE WN > ©e N 4 ULEU © No ANGOISSE (EQUANILCSETeT NPE) I A D e L/ © INF ; E = ee e / LA > D LXVIII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 Si appétissantes qu\u2019elles éveillent chez les bébés leur goût naturel pour la viande! 100% Porc Passé au Tamis avec Compote de Pommes Ajoutée 100% Jambon Passé au Tamis avec Sauce aux Raisins Ajoutée 100% Agneau Passé au Tamis avec Arôme de Menthe Ajouté Vous entendez parfois des mamans dire: \u2018Mon bébé ne semble pas aimer la viande\u201d.Cependant vous savez, et la plupart des mamans le reconnaissent aussi, que la viande apporte des éléments nutritifs essentiels au régime de bébé.Pour aider les bébés à aimer la viande, les experts de Swift ont créé trois nouvelles variétés de viandes aromatisées aux fruits.Chacune est 100% viande avec l\u2019addition d\u2019un peu de fruit ou de menthe pour une saveur spécialement appétissante.Elles sont passées au tamis et merveilleusement lisses.Et puis, elles contiennent des protéines complètes de la viande et sont faciles à digérer.Et elles sont aussi délicieuses et nourrissantes que les 108 années d\u2019expérience de Swift en fait de viandes de bonne qualité ont pu les rendre.Vous pouvez les recommander toutes les trois en toute confiance.(Disponibles également sous forme hachée pour enfants.) 12 autres variétés savoureuses: Boeuf e Porc e Jambon e Agneau e Foie et Bacon e Poulet e Veau e Foie e Coeur de Boeuf e Jaunes d'Oeufs e Poulet et Veau e Saumon.Pour Meur Vous Servir Viandes pour Bébés - Le plus précieux des produits Swift\u2019s L'Union Méd.Canada LXIX Tome 87 \u2014 Août 1958 fièvre des foins ovahistine soulage plus efficacement que les anti-histaminiques à eux seuls.et évite l'emploi dangereux d'agents topiques.et dégage le nez enchitrené.Dans les cas de fièvre des foins et d\u2019autres allergies saisonnières .tout comme dans celui du rhume ordinaire.l\u2019action auxiliaire d\u2019un vaso-constricteur (phénylé- phrine CIH) allié à un anti-histaminique (prophenpyridamine) produit un plus haut degré d\u2019efficacité que l\u2019une ou l\u2019autre de ces drogues prises seules.[1 élimine l\u2019abus des gouttes nasales, des vaporisateurs et des inhalations.évite le risque de recongestion, de l\u2019irritation des DON MILLS Pris par voie orale, Novahistine freine la concentration de secrétions irritantes muqueuses et de la paralysie ciliaire.Le Nocahistine n\u2019entraîne pas l\u2019insomnie ni l\u2019énervement .ne diminue pas l\u2019appétit.Chaque cuillerée à thé d\u2019Elixir Novahistine fournit 5.0 mg.de phényléphrine CIH et 12.5 mg.de maléate de prophenpyridamine.Les capsules de Novahistine Fortis renferment deux fois la teneur en phényléphrine pour les malades qui requièrent une vasoconstriction plus prononcée.Nr) PITMAN-MOORE or CANADA LIMITED 2 .3 S huttleworth division ONTARIO i ay; 5 ce De $ À = = Ee = = = BY = ps se \u2026 $ S37 > 5 & i PRE ns Le TTI D \u2014\u2014 ACHROMYCINE | Tétracycline et Acide Citrique Lederle Une Décision des Médecins Quand il s\u2019agit de prescrire des antibiotiques à large spectre, les médecins aujourd\u2019hui spécifient le plus souvent \u2019ACHROMYCINE V.La raison de cette préférence marquée est simple.Depuis plus de quatre ans, vous et vos confrères avez eu de nombreuses occasions d\u2019observer et de confirmer l\u2019efficacité clinique de la tétracycline ACHROMYCINE et, plus récemment, de la tétracycline et acide citrique ACHROMYCINE V.Chez patient après patient, dans des maladies causées par de nombreux germes envahisseurs, l\u2019ACHROMYCINE maîtrise promptement l'infection \u2014 et ce avec peu d\u2019effets secondaires de conséquence.La prochaine fois que votre diagnostic indiquera la nécessité d\u2019une action «ntibiotique rapide, remettez-vous-en à l\u2019AcHromycinEe V \u2014 le choix des médecins dans tous les domaines et toutes les spécialités.CAN ADP LEDIRLE LABORATORIES DIVISION Cya~am.d of Canzda Limited 5550, avenue Royaimount, Ville Mont-Royal, Montréal, P.Q.\u201cMarque déposée LXXI1 [Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 L'examen d'un sujet idéal! L\u2019examen mensuel des bébés Farmer\u2019s Wife est un plaisir pour le médecin et pour la maman .car ces bébés sont reconnus pour leur croissance vigoureuse, leur augmentation régulière de poids et la faible proportion de leurs malaises alimentaires.Farmer\u2019s Wife offre maintenant au médecin le choix entre quatre laits spéciaux pour bébés: entier, semi- écrémé, écrémé, ainsi que la nouvelle FORMULE PREPAREE Farmer\u2019s Wife, additionnée d\u2019hydrates de carbone.Cette variété facilite au médecin la prescription selon les besoins diététiques individuels de chaque bébé.Il facilite à la maman la préparation d\u2019une formule constamment exacte.Dans les quatre laits Farmer\u2019s Wife, la vitamine D est augmentée jusqu\u2019à la plus haute teneur admise.Tous sont mis en conserve à vide dans des boîtes modernes, doublées d\u2019émail; la rotation du stock constitue une assurance de fraîcheur absolue.Les laits Farmer\u2019s Wile, que les épreuves cliniques ont démontré digestibles, nutritifs et entièrement sûrs, répondent aux plus rigides standards du contrôle de la qualité.Offerts dans toutes les épiceries et les pharmacies.: Farmer's Wife Prescrit par les médecins\u2014 Approuvé par les mamans COW & GATE (CANADA) LIMITED BROCKVILLE, ONTARIO L'Union Méd.Canada LXXIII Tome \u2014 87 Août 1958 Maîtrise le Stress Soulage l\u2019angoisse du spasme des muscles à fibre lisse le nouveau Pro-Banthine + Dartal \u2014 pour un soulagement réel du spasme cholinergique.\u2014 un tranquillisateur nouveau et plus sûr.PRO-BANTHINE AVEC DARTAL vous offre un moyen nouveau, spécifique et sûr de maîtriser les désordres du péristaltisme, surtout quand ces désordres sont provoqués ou aggravés par des tensions psychiques ou l\u2019anxiété.Pro-Banthine a eu tôt fait d\u2019être reconnu dans le monde médical comme le produit pharmaceutique le plus efficace pour maîtriser l\u2019hypermotilité ou l\u2019hypersécrétion gastro-intestinal.Dartal, nouveau dans la lignée, offre une plus grande sûreté, une plus grande souplesse et une plus grande efficacité comme quit on ur on stabilisateur de troubles émotionnels.plus sûr PRE .La combinaison de chacun de ces produits en des doses pleinement efficaces dans Pro-Ban- thine avec Dartal fournit un nouveau moyen d\u2019approche à la Médecine pour traiter les désordres fonctionnels gastro-intestinaux provo- Spécificité | , \\ .d\u2019action qués par le systéme nerveux parasympathique.insurpassée Indications: Dérangements fonctionnels gastro- \u2014_ intestinaux, gastrite, spasme du pylore, ulcères oho.gastriques, colite spasmodique (intestin irri- linergique ee 1 25 qe 0 supérieure.table), dyskinésie biliaire.Posologie: Un comprimé trois fois par jour.Disponibilité: Comprimés de couleur aqua contenant 15 mg.de Pro-Banthine (marque déposée du bromure de propantheline) et 5mg de Dartal (marque déposée du dihydrochlorure).G.D.SEARLE & CO.OF CANADA LTD, 247 Queen St., E., Brampton, Ont.La Recherche au Service de la Médecine. Des études récentes indiquent qu\u2019il y a très peu d\u2019allergies attribuables au lait.On est donc porté à croire qu'on s'empresse trop de retirer le lait de la diète des nourrissons, surtout lorsque la cause de l\u2019allergie n'est pas le lait.Même dans les cas relativement peu nombreux d'allergie au lait, des recherches* ont servi, récemment, à affirmer que plus des 84 de ces nourrissons ne sont réfractaires qu\u2019à la protéine du petit lait.Dans le lait évaporé, l\u2019action de la protéine du petit lait a été neutralisée par un procédé de chauffage.Dans auelques cas, là où il y a réellement allergie au lait, on a découvert, L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 après avoir fait l\u2019essai du lait évaporé, que le bébé ne réagit qu\u2019à la protéine du petit lait non modifiée ; dans ce cas, on ne devrait donc pas priver le nourrisson des valeurs nutritives exceptionnelles du lait.\u201cRatner, Bret; Crawford, L.V.; and Flynn, J.G.: Amer.J.Dis.Child, 91:593, 1956.\u201cDE VACHES BIEN NOURRIES\u201d Une base scientifiquement standardisée pour la formule moderne et individuelle. L'Union Méd.Canada LXXV Tome 87 \u2014 Août 1958 Traitement de l\u2019asthme et de l'emphysème sans l\u2019aide de stéroide \"\" PELIXOPHYLLIN Tout comme avec \"aminophylline I.V.* une haute concentration dans le sang de théophylline est atteinte en quelques minutes \u2014 après une seule dose.* La théophylline s\u2019élimine lentement après l\u2019absorption.La concentration thérapeutique dans le sang dure pendant des heures * Cette possibilité de prévoir la concentration dans le sang 2 permet de maintenir jour et nuit une concentration thérapeutique très constante fournissant un soulagement des difficultés respiratoires, de la dyspnée, de la toux et, pour la plupart des patients, une protection contre les crises aiguës.* POSOLOGIE : Les deux premiers jours: 15 minutes 4 hours ce.(trois cuillerées à table) au lever ; ce.(trois cuillerées à table) au coucher; a Os ou Qu a ce.(trois cuillerées à table) à mi-temps entre les d-ux doses (vers les trois heures environ).Après deux jours de traitoment, les doses doivent être légèrement diminuées.Chaque cuillerée à table contient : 80 mg.de théophylline et 3 cc.d'alcool.Sur ordonnance seulement.En bouteilles de 16 onces fl.*Des rééditions de ces études sont fournies sur demande.Detroit 11, Michigan INFANTSOY UNE NOUVELLE FARINE DE CÉRÉALES ENRICHIE DE PROTÉINES ET FACILE À DIGÉRER POUR BEBE BFM-157F VALEUR NUTRITIVE Une teneur en protéines accrue par la présence de farine de soya et de lait écrémé en poudre.Le lait écrémé fournit les amino-acides essentiels.Comme toutes les farines de céréales Heinz, Infantsoy est enrichie de fer et de vitamine B complexe.DIGESTIBILITE Infantsoy ne contient pas de blé.L\u2019avoine et le maïs, qu\u2019on y ajoute pour en accentuer la saveur, sont rarement allergéniques.La farine de soya dégraissée, offerte dès les premières semaines, ne dérange pas la digestion du bébé.ÉCONOMIQUE\u2014Des protéines supplémentaires pour le même prix.ÉCHANTILLONS À VOTRE DISPOSITION.Vous pouvez mettre Infantsoy à l'épreuve du point de vue du goût, de la tolérance et de l'apaisement de la faim.Nous serons heureux de vous faire tenir des échantillons.Ecrivez à: Heinz Baby Foods, Leamington, Ontario Infantsoy = L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Août 1958 LXXVII NEUVIÈME COURS ANNUEL DE PERFECTIONNEMENT EN MÉDECINE GÉNÉRALE ee ++ Il se donnera un cours de perfectionnement en médecine générale au ROYAL VICTORIA HOSPITAL du dix au quinze novembre inclusivement.Le cours traitera des conditions le plus souvent vues en pratique générale, et présentera l'aspect pratique de la médecine, chirurgie, obstétrique, gynécologie, anesthésie et psychiatrie tel qu\u2019appliqué dans le bureau du médecin.Les méthodes les plus récentes seront accentuées.LE COÛT EST DE $75.00 Ce cours se donne en anglais.|| a l\u2019approbation du \u201cCollege of General Practice of Canada\u2019 et est aussi acceptable \u2018Category l\u2019\u201d\u2019 de \u2018\u201cThe American Academy of General Practice\u201d\u2019.Pour plus de renseignements et formules de demande, veuillez vous adresser à: THE POST-GRADUATE BOARD, Royal Victoria Hospital, 687 ouest, avenue des Pins, Montréal 2, P.Q.SULAMYDI SODIQUE CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Prévention de Jl\u2019infection de Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.l\u2019œil à la suite d\u2019éraflures et de contusions.Traitement de la conjonctivite aigué ou chronique, de l\u2019ulcère serpigineux ou cornéen.Se , CORPOPATION LIMITED MONTREAL oD, reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE =~ ° est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.des toux coqueluchoïdes.\u2014 CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL | | LXXVIII L'Union Méd.Canadd Tome 87 \u2014 Août 195 Ce Releveur Viscéral aide à améliorer la respiration Le Coussin Abdominal à Ressort* de Spencer comporte plusieurs balei chez ceux qui souffrent de ptose nes larges, rapprochées et horizon tales \u2014 recouvertes de peluche su le côté convexe qui touche le corps; Ce coussin est cousu au suppo au-dessus de l\u2019os pubien et les côté restent libres afin de favoriser l\u2019ac tion à ressort.La courbe cintrée coussin peut être augmentée ou di minuée pour donner exactement degré de relèvement nécessaire, Placé dans un Support Spencer individuellement dessiné pour répondre aux besoins d\u2019une femme, d\u2019un homme et d\u2019un enfant, ce Coussin Abdominal à Ressort* agit comme releveur viscéral à ressort.Le mécanisme à ressort de ce coussin, mis dans la partie abdominale inférieure du support, suit les mouvements de l\u2019abdomen, relevant et retenant les organes de la cavité abdominale en position plus naturelle.L\u2019attitude de maintien étant améliorée par le port d\u2019un Support Spencer, dessiné pour répondre aux besoins de l'individu, la face convexe du coussin porte contre le corps de manière que lorsque le malade inspire, il se produit un léger aplanissement des baleines; chaque fois que le malade inspire ou expire, la douce pression à ressort qui se produit sur le bas abdomen exerce une action qui favorise une meilleure circulation \u2014 une action semblable à l\u2019action naturelle des muscles abdominaux vigoureux.Le coussin est mince, léger et confortable.Il peut se faire à la hauteur que vous prescrivez comme indiquée dans chaque cas.On obtient les Supports Spencer par l\u2019entremise d\u2019une Corsetière Spencer.*Breveté.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD.Rock Island, P.Q.Etats-Unis: Spencer, Inc., New-Haven, Conn.Angleterre: Spencer, Ltd., Banbury, Oxon.Envoyez-moi le nom de la Corsetière Spencer la plus rapprochée.J'aimerais avoir une démonstration des avantages et caractéristiques Spencer dans mes bureaux.SPENCER vêtements de fond et soutien-gorge dessiné individuellement Nom LL 111111111111 LL La 1226 M.D.a TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Selsun - Iberal) XLIX - L Ames Co.of Canada Limited (Nortyn) PES XXII Anglo-French Drug Limitée (Gravignon) .oceceol.LI Arlington-Funk Laboratories (Méthisol) XVIII Baxter Laboratories (R-36 Pédatrol) .oo.LXIV Becton, Dickinson & Company (B-D Hypak) .XXXIII Calmic Limited (Cerevon) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026nrcerscieesennness XXXIV Canada Drug Limitée (Somenal) XIV Canada Drug Limitée (Paveral) LXXVII Canadian Tampax Corporation Limited (Tampax) \u2026 XXXVII Carnation Milk (Lait Carnation) \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026ees LXXIV Ciba Limitée (Vioforme) 2ème page de la couv.Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada LXX Cow & Gate (Canada) Limited (Lait Farmer's Wife) \u2026 LXXII Crookes-Barnes Canada Limited (Argyrol) XXX Desitin Chemical Company (Desitin) .XXXVI Edde.J.\u2026.Limitée (Citrate de Beaufour) XXVIII Eli Lilly (Co-Pyromil) ee enr ee r rar anr arr nr anna XXIV Frosst, Chas.E.& Company (Cotoinist) \u2026.\u2026\u2026 LX Frosst, Chas.E.& Company (Kondrémul) .Iv Frosst, Chas.E.& Company (La Thyrotexicose) .VII - VIII Frosst, Chas.E.& Company (Falopen) LIX Fulford, G.T.Co.Limited (Baby's Own) La XLII Heinz Baby Foods (Aliments pour bébés) .LXXVI Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) II Herdt & Charton, Inc.(Marro-Dausse) .ei \u2026 LI Herdt & Charton, Inc.(Hormonausse) crue LIV Herdt & Charton, Inc.(Sulpholar) .LVI Hoffmann - La Roche Limitee (Nodulac) .cccccoiiii.LXII Horner Limited, Frank W.(Infantol) XXIX Laboratoires Des Bergers (Bismol et Cascara \u2014 B-Totum Concentré) urnes 4ème page de la couv.Lederle Laboratories (Kynex) .\u2026.ei eee carrier eee I Lederle Laboratories ( Aristocort) XLVI Lederle Laboratories (Filibon) scene.LIII Lederle Laboratories (Achromycine) 222 LXXI Librairie Beauchemin Limitée 0 XL Mead-Johnson & Company of Canada (Colace) \u2026\u2026\u2026 \u2026 XLVIII Merck, Sharp & Dohme (Hydertrasol) 000 1X Pages Millet, Roux & Cie Limitée (Néo-Spasmyl) .II Ministere de la Santé .ccccociiiiiii ser ire crane serre XLIV Nestlé Canada Limitée (Arobon) LXXX Parke, Davis & Company Limited (Benadryl) .\u2026 XLI Pfizer Canada Limited (Syrup) rue LV Poulenc Limitée (Lispamol) ne XIX - XX Robins Company of Canada Limited (Cenaphon) \u2026\u2026 XXXI Robins Company of Canada Limited (Allbee) .XVII Robins Company of Canada Limited (Dimetan) .XLV Rougier Frères (Colchicine \u2014 Colchipirine) .ee Premiere page de la couv.Rougier Frères (Neutraphylline) .ccoiooiiiiiiiiiiiiaiiiiiin, Vv Roussell (Canada) Limited (Topicort) LXV Royal Victoria Hospital (9e Cours) cocoon.LXXVII Savage Shoe Limited (Chaussures Clinic) XII Schering Corporation Limited (Chlor) .XLII Schering Corporation Limited (Allergie) XXXIX Schering Corporation Limited (Mitymyd) .\u2026 LVII Searle Co\u2026 G.D.(Pro-Banthine) \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 LXXIII Sherman Laboratories (Elixophyllin) .LXXV Smith, Klein & French Inter-American Corn.(Dexodrine) LXIII Shuttleworth Limited, E.B.(Neo-Polycine) .XXVII Shuttleworth Limited, E.B.(Noratristine) LXIX Spencer Supports (Canada) Limited (Supports) .LXXVIII Squibb & Sons Limited (Kenacort) \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026 XI Squibb & Sons Limited (Mysteclin-V) 000 XXI Swift Canada Co.Limited (Viandes pour bébés) \u2026\u2026 LXVIII Vitamin Corporation of Canada (Methischol) .XVIII Warner-Chilcott Laboratories (Tedral) .ee XV Warner-Chilcott Laboratories (Byomidrine) .XXXII Warner-Chilcott Laboratories (Pacatal) .XXXVI Winthrop Laboratories of Canada Limited (PNS) .XVI White Laboratories (Delectavitor) .oooooooii LVIII Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.(Wyenoids) .VI Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.(Equanitrate) .LXVI - LXVII Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.(Diamagma) .XIII Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.(Zactirin) .XXIII Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.(Sparine) .XXXV Westwood Laboratories (Fostex) cocoon XXVI L'Union Méd.Canada LXXX Tome 87 \u2014 Août 1958 DEUX FORMATS PRATIQUES et NOUVEAUX 3 NOUVELLES Tablettes Arobon ¥ NOUVELLE poudre instantanée M$ Idéales pour les traitements ambulatoires.™ Arobon ,Ç DU ES LS re.se mêle instantanément à tout liquide froid = R\\C4 A ROE EI AS GET ou chaud.Bocaux de verre: 5 ozs.j Ad RY tablettes.; AROBON (a base de farine de caroube) agit immédiatement dans 95-99%, des cas de diarrhées non- infectieuses .et dans 60%, des cas de diarrhées infectieuses.« Arobon peut être prescrit en toute sécurité aux patients de tout $AL/ » âge.Il n\u2019est pas toxique, et ne produit aucun effet secondaire.= Tse Documentation a la disposition exclusive des membres de la â % profession médicale.A *DEVLIN, L.P.: Industrial Medicine and Surgery., 23:4, (1954)\u2014 Traduction.NESTLE (CANADA) LTEE DOCUMENTATION MEDICALE 27 CARLTON ST., TORONTO, ONTARIO + 57-1 FR, > © TL orme ES ETS et CASCARA STIMULANT et TONIQUE DU pÉRISTALTISME INTESTINAL FORMULE: Chaque cuillerée à dessert contient: Extrait de Cascara Sagrada: 4 grains.Phénolsulfonate de zinc: Garbonate de calcium: Bicarbonate de sodium: Kaolin colloïdal: Carbonate de magnésium Carboxyméthyl cellulose.INDICATIONS: Constipation habituelle ov occasionnelle: Digestion lente; Fermentation intestinale: Flatulence: pOSOLOGIE: Adultes: Une OU deux cuillerées 3 dessert dans un pev d\u2019eau, à prendre le soir au coucher et le matin à jeune cuillerée à thé.¢ de 8 et 16 onces- Enfants: Un ATION: Flacon PRESENT B-T PLUS 16 0 MGM DE viTamg nei fi dire ctem ° Aussi u indir erte de .i dang lor Ctement 3 Poids, gingivite di | Une défichenn* ête gestives, ng Cience d °, imputz - es Vita .ables es h B \u20acs hydr Cha qu e dragée conti ient: \u2014_\u2014 de qirate Ribolavn ne Vitae BI 7.5m jacinamide.B.) LL gm, POSO Orurg Treen 7.5 LOG Pvri de Tees mgm 1 IE- -Pahooxine +20.mgm, -3 dragé othénat Seem.: es par .Accum 0.5 mgm, selon le cas Jour O ne POUR .(VE ASCORBIQUE 20 mam \u2014 CONDITIONNE MENT : -\"60.0 mem lac : ons de 50 dragé es, = a SR "]
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