Bulletin de la Bibliothèque nationale /, 1 janvier 1970, janvier
Bulletin de la Bibliothèque Nationale GOUVERNEMENT DU QUEBEC MINISTERE DES AFFAIRES CULTURELLES Montréal — Volume 3, Numéro 4 / janvier 1970 Sommaire Un stage .des manuscrits Gisèle Archambault Les nôtres en Nouvelle-Angleterre Roland Auger Au Service d'orientation du lecteur Lise Côté Étude comparative de l'édition du livre au Québec Pierre Lépine Brèves nouvelles de la B.N.Vient de paraître Un stage.des manuscrits À la suite des ententes établies entre M.Georges Cartier, conservateur en chef de la Bibliothèque nationale et le Service de la coopération avec l'extérieur du ministère des Affaires culturelles, il m'a été possible d'entreprendre une mission d'information dans les différents cabinets de manuscrits des bibliothèques européennes.Loin d'avoir la prétention de me reconnaître maintenant comme une archiviste chevronnée, et voulant éviter l'aspect parfois fastidieux pour les profanes de la description technique de ce stage, vous me permettrez quelques réflexions personnelles qui se sont dégagées à la suite de ce voyage.La formation européenne en ce domaine en est une de recherche profonde qui effraie un peu une novice dont les connaissances archivistiques sont minimes.Le milieu socio-culturel est à la base même de toutes ces recherches, et il est donc plus facile à un européen de se plonger dans l'histoire d'une famille ou d'un peuple pour en découvrir toute la richesse des implications littéraires, artistiques ou autres.Car la conservation de vieux documents n'est pas, de toute évidence, une science appliquée depuis quelques années seulement; elle s'intègre dans des siècles d'histoire qui ne cesse de se dévoiler grâce, en partie, aux recherches qu'effectuent les bibliothécaires spécialisés.La complexité de ce travail de dépouillement est parfois discutable, à cause des difficultés administratives et de l'organisation interne des bibliothèques.Mais ce qu'il faut retenir, c'est le résultat du travail acharné et parfois très minutieux pour décrire, lettre par lettre, document par document, tous les faits, les noms de personnes ou les noms de lieux qui ont créé l'histoire.La description des documents n'en est pas une mécanique et j'ajouterais même objective, au risque de soulever des discussions; elle dépend de la personnalité de l'archiviste, de sa formation académique et personnelle.Nous ne trouverons point aux manuscrits des descriptions uniformisées au sens catalographique du terme.Ces descriptions sont soumises à la qualité du manuscrit même, plus exactement à son importance face au contexte social et culturel.L'approche avec laquelle les archivistes décrivent leurs documents, en assurent la communication aux lecteurs et en protègent l'originalité, est imbue d'un contexte qu'il est difficile de comparer au milieu nord-américain.Je ne suis pas en mesure d'apporter une critique objective sur l'approche historique de notre milieu; j'ose espérer que la formation de nos archivistes demeure fondamentalement basée sur ces mêmes principes de « survie » des documents.Ce qu'il faudrait ajouter à l'évolution des cabinets de manuscrits européens serait l'adoption de systèmes plus modernes de description, même si les instruments de travail sont très nombreux, car le travail en est trop complexe et le résultat est l'aboutissement d'une exécution très lente.Il n'en reste pas moins que des efforts soutenus sont mis en vigueur pour oublier le siècle de Louis XIV et vivre Courrier de la deuxième classe Enregistrement no 1503 au XXe siècle.Des procédés de reproduction systématique sont appliqués, les méthodes de conservation progressent, les méthodes de restauration sont presque uniques, des inventaires sont publiés périodiquement.et ainsi des documents originaux sont transmis à la demande des chercheurs des quatre coins du monde.Ceci n'est pas le propre des bibliothèques européennes, car il est indéniable que ces efforts sont appliqués à une grande échelle en Amérique.Doit-on se demander d'où part l'influence?Nous vivons une ère d'évolution et de révolution et tous les domaines, quels qu'ils soient, sont soumis à ces brusques changements.Malgré tous les préjugés qui se sont créés autour de la conservation des manuscrits, ii faut retenir que les archivistes européens font preuve d'une patience sans borne pour s'adapter à ces situations nouvelles; que, par eux, l'histoire secrète continue à se faire connaître et que, par eux, l'importance donnée à ces vieux documents peut permettre une consultation égale à celle accordée aux imprimés contemporains.Gisèle Archambault Chef du Département des manuscrits.Les nôtres en Nouvelle-Angleterre Depuis plus de cent ans, sporadiquement, nombre de Canadiens de langue française, principalement du Québec, ont changé d'allégeance et sont devenus citoyens américains.Quittant la Nouvelle-France, qui avait perdu son nom depuis près d'un siècle, ils se sont cependant regroupés à proximité de leur origine, dans cette Nouvelle-Angleterre qui voisine le Québec et les Maritimes, conservant pour un temps la nostalgie et l'illusion de la terre française et le souvenir des explorateurs français qui avaient foulé ce sol américain qu'ils habitent un peu en étrangers.Nous les considérons encore tellement de la famille que le Gouvernement du Québec a institué, à son ministère des Affaires culturelles, un Service du Canada français d'outre-frontières.Le directeur de ce service, M.Georges-Henri Dagneau, a sollicité la collaboration de la Bibliothèque nationale pour aller constater les ressources des collections réunies à Manchester et à Woonsocket.Une collaboration du Québec pourrait éventuellement assurer une plus large diffusion à cette source marginale de son histoire.Ce voyage, que j'ai effectué du 6 au 20 septembre dernier, à la demande du Conservateur en chef de la bibliothèque, fut pour moi une occasion d'enrichissement tant par la découverte de documents précieux, que par le contact chaleureux avec nos voisins franco-américains.Pareils maintenant à tous les autres Américains dans la vie quotidienne et le langage courant, puisque la jeune génération a oublié la langue française, ils restent au fond d'eux-mêmes profondément dissemblables au point qu'on a pu écrire d'eux qu'ils formaient le groupe le plus inassimilable parmi les différentes ethnies américaines.Dans les quelque huit États où l'on retrouve les concentrations les plus importantes, environ trente-cinq villes se partagent, dans des proportions diverses, le million et demi de Franco-Américains disséminés à travers une population de 8 millions.Les mariages de plus en plus nombreux avec des personnes d'origine ethnique différente ont réduit approximativement à 35 pour cent la proportion de Franco-Américains tout à fait d'origine canadienne-française.Les habitants de certains centres ont gardé plus que d'autres, par les structures qu'ils se sont données, le goût du ressourcement et le sens des valeurs de la culture française.La ville de Manchested dans l'État du New-Hampshire, et celle de Woonsocket dans le Rhode-Island ont conservé, grâce à leurs institutions particulières, un climat qui nous est familier.I — Manchester L'Association Canado-Américaine, mutuelle d'assurance vouée aux intérêts des Franco-Américains mais qui étend ses ramifications jusqu'au Québec et dans les Maritimes, a parallèlement poursuivi le prolongement du français en terre étatsunienne.Elle se donne comme fonction marginale, de réunir toute la documentation qu'elle peut sur le groupe franco-américain, depuis les débuts de l'émigration en masse vers 1849; elle tâche de suivre les principaux courants de la culture française au Québec et s'alimente, dans la mesure du possible, des auteurs français qui peuvent le mieux perpétuer les traditions.L'ancien président, M.Adolphe Robert, à qui succède aujourd'hui son fils Gérald, a voué toute sa vie à la francophonie en Nouvelle-Angleterre.Associé à tous les mouvements patriotiques, nourri de la culture comme on la transmettait au Québec, il revenait périodiquement à la source, prenait part aux congrès de la langue française, suivait les mouvements littéraires et s'efforçait d'enraciner dans son milieu une tradition du français.Avec lui, Mgr Adrien Verrette, curé à Manchester, s'est fait l'apôtre de la paroisse francophone.Ce sont eux, d'ailleurs, avec Henri d'Arles(,), qui ont su reconnaître les mérites de sourcier d'Adélard Lambert.Ce petit marchand avait commencé, pour son plaisir, à collectionner les ouvrages concernant surtout la Nouvelle-Angleterre et les Franco-Américains.En 1918, à sa rentrée au Canada, ils l'avaient convaincu de laisser à l'Association Canado-Américaine, sa collection d'environ 4,000 titres.(2) À partir de ce noyau important d'ouvrages souvent rares et parfois même anciens, dont voici quelques exemples: De Originibus Americanis, par Hornius et Grotius, 1642-1652; Lettres de Marie de l'Incarnation, 1681 ; Nouvelle découverte .1698, de Hennepin, l'oeuvre de Lambert a été poursuivie avec amour et dévouement sinon avec toutes les ressources qu'il faudrait à un vrai centre de documentation.La vigilance éclairée de Mlle Lucille Mailhiott3) guide les chercheurs qui connaissent cette source importante de renseignements.Qu'on se reporte au témoignage de E.B.Ham, de l'Université Yale: «.substantially richer (comparativement à la bibliothèque Mallet à Woonsocket) d) Écrivain québécois qui vécut plusieurs années en Nouvelle-Angleterre.(2) Robert, Adolphe.Un lettré illettré.Dans Carnets Viatorlens, juillet 1944.(3) Secrétaire du Président de l'Association Canado-Américaine.2 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE/JANVIER 1970 in the French-Canadian and French New England fields .it offers excellent resources to the student of French language and tradition in North America.»14) Le juge Lemelin a ajouté à cette collection en léguant la sienne ; de même, Mgr Adrien Verrette continue, avec ses propres ressources, à l'enrichir sans cesse.Ses collections personnelles, que je n'ai pas eu l'avantage de voir, feraient l'envie des chercheurs par leur diversité et leur nombre.Il a d'ailleurs consacré beaucoup de son temps à l'organisation de la bibliothèque de l'Association avec un autre chercheur dévoué à la même cause, le Dr Gabriel Nadeau, que la maladie a forcé d'abandonner le travail de mise en ordre à Manchester.L'ensemble des collections regroupe de vingt à vingt-cinq mille documents divers.II - Holden Le Dr Gabriel Nadeau représente de son côté le travailleur patient et ordonné qui a consacré tous ses loisirs à constituer des collections, à publier des textes et, même, depuis la mort de Louis Dantin, s'est fait le continuateur de son oeuvre en recueillant les manuscrits de l'auteur des Gloses critiques et en éditant au Bien Public, a Trois-Rivières, les Cahiers Louis Dantin, édition à tirage limité destinée aux spécialistes.La masse considérable des documents qu'il a recueillis au cours d'une quarantaine d'années de patientes glanures représente une mine pour longtemps exploitable dans l'histoire, tant au Québec et au Canada français qu'en Nouvelle-Angleterre.Près de 40 tiroirs de classeurs et environ 5,000 volumes spécialement sur Dantin, la médecine en Nouvelle-France, la tuberculose au Québec, Riel, les Noirs aux Etats-Unis et tous les mouvements patriotiques de Nouvelle-Angleterre, réunissent de la matière à publier pour plusieurs années à venir.La rigueur du classement des divers sujets et l'état admirable de conservation des documents rendent tout ce matériel directement utilisable.Nous souhaitons vivement que son désir de voir ses collections acquises par la Bibliothèque nationale du Québec puisse se réaliser.Pour le moment, il continue son patient labeur, tout doucement, dans sa confortable retraite de Holden toujours cordialement ouverte à ceux que ses travaux et ses collections intéressent.III — Woonsocket Il restait, dans ce rapide périple, une étape à parcourir: Woonsocket.L'Union Saint-Jean-Baptiste, comme l'Association Canado-Américaine, est une mutuelle dévouée aux intérêts franco-américains.Elle s'est donnée une mission culturelle en faisant l'acquisition, dès 1908, de la bibliothèque du Major Edmond Mallet (1842-1907).Particulièrement riche en ouvrages traitant des explorations françaises en territoire américain, elle recèle aussi des documents de première main sur les grandes crises franco-américaines: l'Affaire Danielson 1896, la crise 1910-11 et surtout l'histoire du mouvement sentinelliste, de 1924 à 1928.On sait que chacune de ces crises a porté à l'état aigu le problème des écoles catholiques françaises aux États-Unis face à la montée du clergé irlandais.WJ Ham, E.B.The Library of the Association Canado-Américaine.Dans Modem Language Notes, LU, 7, Nov., 1937.Dès lors, on sera moins surpris de nos jours de rencontrer plus de républicains que de démocrates franco-américains et de les sentir moins enthousiastes que les québécois devant les prouesses du clan Konnedy.Même si la langue a fléchi davantage que la foi, il ne suffit pas qu'un candidat soit catholique pour emporter leurs suffrages.C'est le fonds de la culture française avec la tradition de la foi qui fait des Franco-Américains un groupe bien à part.Depuis l'acquisition de la bibliothèque Mallet, on continue d'y accumuler des livres québécois, franco-américains, français même au hasard des dons, mais surtout on y trouve rassemblée la collection, peut-être la plus importante, de journaux franco-américains.Quant on sait qu'il en est paru 250 en cent ans, on réalise l'ardeur et le dévouement de multiples équipes de travailleurs acharnés dans tous les centres franco-américains.Presque chaque ville de la Nouvelle-Angleterre a eu son journal et même ses journaux, à un moment ou l'autre.C'est aussi l'endroit, comme à Manchester, pour reconstituer l'histoire de tous les groupes locaux qui se sont occupés de bienfaisance et ont tâché de regrouper les citoyens franco-américains autour d'organismes culturels et d'oeuvres paroissiales dans une ambiance qui rappelait la vie au Québec.Leurs efforts pour rallier les femmes franco-américaines, les professionnels, les ouvriers, les jeunes gens, sont attestés par de multiples documents.Un jeune chercheur, à qui je voudrais rendre hommage, M.Richard Santerre, digne émule du Docteur Nadeau, emploie ses loisirs à réunir tout le patrimoine franco-américain.Engagé dans la poursuite de son doctorat en littérature française au Boston College, professeur lui-même, il fait déjà systématiquement la chasse aux documents.D'ailleurs les deux centres de Manchester et de Woonsocket sont très heureux de profiter de son zèle.M.Crevier, directeur des relations extérieures à l'Union Saint-Jean-Baptiste, de même que le président, M.Goguen, se félicitent de voir si bien assurée la relève de l'oeuvre qu'ils ont poursuivie toute leur vie.L'état des collections à Woonsocket fait le cauchemar de M.Santerre qui tâche d'y mettre bon ordre dans les loisirs qui lui restent.Mme Crevier s'emploie à l'aider dans la mise au net du classement.Mais les documents, faute d'espace, sont dispersés dans plusieurs locaux de l'immeuble et ne peuvent être consultés systématiquement ni être évalués de façon précise.Leur nombre peut équivaloir à la quantité de documents réunis à Manchester (soit 20,000 documents).Depuis les deux éditions du catalogue de la bibliothèque Mallet, publiées en 1917 et 1935, les efforts nécessaires à la mise à jour n'ont pu être poursuivis.La matière est là quand même, précieuse et récupérable.Il serait fort intéressant de pouvoir réunir un jour, dans un centre bien pourvu et organisé, avec les soins d'un personnel compétent, toute cette documentation concernant la Nouvelle-Angleterre.Manchester et Woonsocket ne manquent pas d'attrait, mais il y a aussi plusieurs autres villes de Nouvelle-Angleterre qui sont remarquables par leur dévouement à la cause franco-américaine.Boston, par exemple, pourrait être le ralliement naturel de BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE/JANVIER 1970 3 tout ce réseau.Facilement accessible et offrant l'attrait d'un grand centre, il rejoindrait forcément plus de gens et ferait connaître la franco-américanie au reste du peuple américain, rejoignant ainsi les préoccupations d'une éventuelle Maison du Québec en cette ville.Roland Auger, Conservateur adjoint.Au service d'orientation du lecteur Le Service d'orientation du lecteur de la bibliothèque centrale, rue Saint-Denis, comprend : prêt, renseignements, recherches bibliographiques, etc .Il comprend également la collection des ouvrages de consultation ou de référence et la collection générale du magasin des imprimés.La première est directement accessible aux lecteurs alors que la'seconde, conservée au magasin des imprimés, est consultée sur demande.Sans élaborer sur les services offerts aux lecteurs, cet article entend donner une vue d'ensemble des collections; en d'autres termes, il décrit le genre d'ouvrages qu'on peut trouver au Service d'orientation du lecteur de la Bibliothèque nationale.Ouvrages de consultation La collection de volumes de référence dans les salles de travail est suffisamment bien équilibrée en qualité et en quantité.Le lecteur qui poursuit une recherche, dans quelque domaine que ce soit, peut y trouver assez de documentation pour entreprendre la première étape de son travail sans avoir recours aux volumes du magasin des imprimés.La bibliothèque achète les ouvrages de référence dans toutes les langues et dans toutes les disciplines en se basant sur des auteurs éminemment reconnus tels que Malclès, Winchell, Walford.Pour les sources québécoises, la publication Les Ouvrages de référence du Québec rend de précieux services.Près de 8,000 titres sont actuellement disponibles et se divisent ainsi: Dictionnaires généraux, Dictionnaires biographiques, historiques, géographiques, etc .Bibliographies des bibliographies, Archives internationales, Annuels et almanachs, Index des périodiques, Sources statistiques, Catalogues d'organisations internationales, Atlas universels, Guides touristiques, Annuaires téléphoniques, etc .La bibliothèque veut acquérir les grandes encyclopédies de chaque pays; c'est pourquoi on y retrouve des encyclopédies en allemand, italien, espagnol, etc .Une attention spéciale est accordée aux bibliographies: a) Bibliographies nationales.Acquisition des catalogues des grandes bibliothèques.b) Bibliographies rétrospectives par période.Bibliographies des anonymes et pseudonymes.Bibliographies des thèses universitaires.Bibliographies des éditions remarquables du XVe au XXe siècle.c) Bibliographies spécialisées.Introductions bibliographiques.Grands traités, synthèses.Bibliographies courantes internationales.Plusieurs grands traités encyclopédiques et dictionnaires anciens, introuvables en librairie mais toujours d'actualité pour la recherche, figurent sur nos rayons; signalons parmi plusieurs: — Biographie universelle ancienne et moderne de Michaud.— Dictionnaire des dictionnaires; encyclopédie universelle des lettres des sciences et des arts, sous la direction de Paul Guérin.— La Grande Encyclopédie; inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts .sous la direction de MM.Berthelot et autres.— Histoire de France depuis les origines jusqu'à la Révolution .de Ernest Lavisse.— Histoire de France contemporaine depuis la Révolution jusqu'à la paix de 1919 de Ernest Lavisse.De plus en plus, les usagers de la Bibliothèque nationale: chercheurs, historiens, journalistes, professeurs, étudiants, réclament, comme la plupart des usagers des autres bibliothèques, l'accès facile et rapide aux ouvrages de consultation.Ils y trouvent donc une documentation bien délimitée, d'une importance raisonnable et satisfaisante.Ouvrages de la collection générale La collection générale comprend plus de 250,000 volumes; elle se compose du fonds des Laurentiana, du Fonds étranger et de la Réserve.Toutes les grandes disciplines intellectuelles: philosophie, sciences, histoire, littérature, sont représentées sur les rayons du magasin des imprimés.Le Laurentiana Une des tâches normales d'une bibliothèque nationale est de rassembler et de conserver la totalité de la production nationale.C'est pourquoi la Bibliothèque nationale se veut essentiellement une bibliothèque de conservation et de diffusion de l'imprimé québécois.Fort bien documentée en littérature et en histoire, particulièrement en histoire du Canada, la bibliothèque se devait de limiter ses acquisitions dans le concept d'une bibliothèque de recherche: centre de documentation de la francophonie en Amérique du Nord dans le champ des sciences humaines.(1) Bien avant de devenir Bibliothèque nationale, la Bibliothèque Saint-Sulpice se classait au nombre des bibliothèques les mieux pourvues en Laurentiana et maintenant, chaque année, une partie importante du budget est consacrée à l'achat du Laurentiana rétrospectif; on tente surtout de récupérer les ouvrages que la bibliothèque n'a pu se procurer de 1931 à 1944 alors qu'elle était fermée.Quant à la production courante, production globale annuelle du Québec, elle parvient au Service des acquisitions par le dépôt légal, en vigueur depuis janvier 1968.Le Fonds étranger «Afin d'accroître la collection de livres conservés pendant cinquante ans au Cabinet de lecture paroissial, Aegidius M) Bulletin II, 2-3, p.7 4 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE/JANVIER 1970 Fauteux avait fait, en 1914, d'importants achats en Europe.Après avoir parcouru la France, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Autriche, il était revenu à Montréal avec 60,000 volumes reliés au chiffre de Saint-Sulpice.Tous ces ouvrages avaient été triés sur le volet et ils furent catalogués d'après le système Dewey que le conservateur adapta aux exigences d'une bibliothèque canadienne.Lorsque la bibliothèque ouvrit ses portes au public, en 1915, elle possédait près de 100,000 volumes » (Extrait d'une conférence de M.Philippe La Ferrière, publiée sous le titre Les origines de la Bibliothèque Saint-Sulpice et ses trésors).Cette citation montre bien que, dès les premières années de sa fondation, la Bibliothèque Saint-Sulpice n'avait rien épargné pour doter sa collection d'ouvrages sérieux, choisis avec soin.Le Fonds étranger depuis n'a cessé de s'accroître en accordant une priorité absolue aux sciences de l'homme et en général aux ouvrages de langue française.En 1967, l'état de la collection avait été évalué en pourcentage de la façon suivante:(2) Généralités Philosophie Religion Sociologie Linguistique 2% 4.5% 8% 12% 2% Sciences pures 5% Sciences appliquées 5% Beaux-arts 7% Littérature 19.5% Histoire 35% Aujourd'hui encore, les volumes d'histoire font l'objet des priorités d'acquisition alors que la littérature a considérablement augmenté ses collections.Quelques ouvrages importants du Fonds étranger méritent d'être soulignés: — Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de MM.Diderot et d'Alembert.— Dictionnaire Larousse du XIXe siècle.— Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, depuis 1836.— Dictionnaire de Trévoux.La Réserve On conserve à cet endroit les volumes anciens et précieux.« La réserve a été constituée avec un sens admirable de la bibliophilie et une information bibliographique très sûre.Elle se divise en un fonds canadien et un fonds étranger dont la variété et la richesse sont uniques dans notre province.Sur 1200 incunables canadiens connus, Saint-Sulpice en possède plus de 300,» (Philippe La Ferrière).Signalons quelques ouvrages particulièrement intéressants: — Collection de documents inédits sur l'Histoire de France.— Collection de documents relatifs à l'histoire de Paris pendant la Révolution française.— Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790.(2) Bulletin I, 3, p.8 — Archives de la Bastille.— Lettres, instructions et mémoires de Colbert.— Catéchisme du Diocèse de Sens (premier volume imprimé au Québec en 1765).— Il faut donner la place d'honneur à l'édition originale des Relations des Jésuites publiée à Paris chez Sébastien Cramoisy de 1632 à 1673; la Bibliothèque nationale possède maintenant 32 volumes de cette édition.La Bibliothèque nationale est considérée comme une des bibliothèques les plus riches en ouvrages anciens et elle entend maintenir sa réputation.Dans ce but, son Service des acquisitions surveille le marché des livres d'occasion ainsi que les ventes à l'enchère.De plus, il achète aux particuliers des collections intéressantes et bénéficie parfois de dons.Nous nous permettons de rappeler à nos lecteurs que l'Annexe Aegidius-Fauteux, à l'angle des avenues de l'Esplanade et du Mont-Royal, réunit des collections spéciales auxquelles ils ont également accès: — Journaux et périodiques.— Publications officielles.— Manuscrits.— Cartes et plans.Lise Côté, Chef du Service d'orientation du lecteur.Étude comparative de l'édition du livre au Québec Une étude comparative sommaire de l'édition au Québec en 1968 avec celle d'une vingtaine de pays nous a permis de trouver quelques caractéristiques de l'édition québécoise.En religion et théologie (3), ainsi qu'en histoire et biographie (23), le Québec dépasse avec un fort pourcentage la presque totalité des pays; cette tendance n'a été remarquée que dans un seul autre pays, l'Espagne.L'édition est particulièrement déficiente dans les trois catégories suivantes de sujets: sciences politiques (5), sciences naturelles (13) et, en littérature, les textes littéraires; le Québec devrait augmenter de 50 pour cent la publication des textes littéraires pour arriver au même pourcentage que les autres pays; si le Québec peut se comparer à l'U.R.S.S.dans son pourcentage de textes littéraires, le contraste devient extrême pour les publications en religion et en théologie.Des différences existent aussi dans d'autres catégories, bien qu'elles soient moins marquées.Ainsi, en mathématiques (12), la production est au-dessus de la moyenne, mais elle s'explique par la publication de nombreux manuels scolaires de mathématiques en 1968.La production a aussi été au-dessus de la moyenne en linguistique et philologie (4) et dans les beaux-arts (19): c'est une situation qui se retrouve dans l'édition japonaise.D'autre part, l'édition québécoise est au-dessous de la moyenne en organisation du commerce (18), ainsi qu'en sociologie et en statistique (4).BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE/JANVIER 1970 5 Le pourcentage en manuels scolaires semble être supérieur à plusieurs pays, mais certains pays ont un pourcentage assez comparable à celui du Ouébec.L'édition québécoise possède donc certaines caractéristiques qui la différencient de celle des autres pays, Statistiques de l'édition au Québec en 1968 Titres publiés Titre» traduits Livres Brochures Totaux Langues de publication Langue originale de publication 1ère édition Reédition Total 1ère édition Récdilion ToMl 1er, édition Réédition Tola 1 (.nu.lis Angl.iis Autres Total Plantais Angl lis Autres Total I Généralités (Ol 16 1 17 2 1 3 18 2 20 2(1 _ 20 _ 2.Philosophie.Ethique ( 1 > 22 1 23 1 2 3 23 3 26 25 1 — 26 — 1 4 5 i.Religion.Théologie (2) 54 6 60 8 5 13 62 II 73 64 9 73 1 4 1 1 16 4.Sciences sociales ( 31 12 — 12 9 — 21 — 21 20 — I 21 — — — — 5.Sciences politiques (32) 10 — 10 4 - 4 14 — 14 14 — — 14 — — — — 6 Droit (34) 15 8 23 13 — 13 28 8 36 32 3 5 40 — — — — 7.Art militaire (335-359) 8 Enseignement.Education 137.28 — 28 21 3 24 49 3 52 45 5 2 52 — — — — 9.Commerce.Communications.(38) 8 — 8 3 3 II — II 7 4 — 11 — — — — lu Ethnographie.Folklore.(39) 5 — 5 — — — 5 — 5 4 — 1 5 — — — — II.Philologie.Linguistique.(4) 35 — 35 9 3 12 44 3 47 34 12 1 47 — 1 — 1 12 Mathématiques.(51) JJ 5 58 III — 10 63 5 68 66 2 — 68 — 16 1 17 IJ.Sciences naturelles.(52-39) 7 2 9 5 — 5 12 2 14 12 2 — 14 — 2 — î M.Médecine.Hygiène.(61) 1 1 2 13 2 — 2 13 2 15 13 2 — 15 — — 1 1 IJ.Industries.(62.66-69) 16 4 20 18 — 18 34 4 38 31 5 2 38 — 5 — 5 16 Agriculture.(63) 18 1 19 6 1 7 24 2 26 25 — 1 26 — 1 — 1 17 Economie domestique.(64) ft — 6 — — — 6 — 6 5 1 — 6 — — — II.Commerce.Communications et transports (63) 4 5 _ 4 2 6 5 _ 1 6 _ 1 _ 1 19 Beaux-arts.(7) 21 — 29 9 — 9 38 — 38 11 6 1 38 1 1 — 2 20 Jeux.Divertissements (79) 16 — 16 2 — 2 18 — 18 18 — — 18 2 — — 2 II.Littérature.(8) Histoire et critique.(809) 7 3 10 3 _ J 10 3 13 13 _ _ 13 _ _ _ _ Textes littéraires.(84) 124 4 128 5 2 7 129 6 1 15 129 6 — 135 — — 1 1 22 Geographies.Voyages.(911 4 1 5 3 — 3 7 1 8 4 2 2 8 — — — — 23.Biographies.(92) 79 35 114 10 1 11 89 36 125 113 7 5 125 2 4 1 7 Mal 57» 74 «3 143 1* 1*1 722 93 •15 730 67 21 • 1* 6 36 19 61 Source: Bibliothèque nationale du Québec.mais seule la compilation des statistiques au cours des prochaines années permettra de vérifier si ces caractéristiques se maintiendront.Pierre Lépine, Bureau du dépôt légal.Brèves nouvelles de la Bibliothèque nationale La Bibliothèque nationale du Ouébec a reçu, de M.Gaston Bonnier, vingt-neuf (29) papiers de famille dont les dates s'échelonnent entre 1795 et 1892.Ces documents comprenant: quittances, contrats de vente, obligations, etc.ont été confiés à la bibliothèque pour les faire connaître à ses lecteurs.Ils sont en consignation pour une période indéterminée et devront être rendus à M.Bonnier sur demande.[Procès-verbal de Pierre Grégoire, le 24 juillet 1795] 6 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE /JANVIER 1970 Manuscrits François Hertel L'écrivain québécois François Hertel cédait récemment, à la Bibliothèque nationale du Québec, quelques-uns de ses manuscrits: — Correspondance et articles de journaux 1969 — Mythologie (textes inédits pour émissions radiophoniques (théâtre) — Manuscrits inédits (projet d'émission radiophoniques) François Hertel (1905- ).Né à Rivière Ouelle, Rodolphe Dubé a étudié au Collège de Sainte-Anne de la Pocatière, au Séminaire de Trois-Rivières.Pendant les années qu'il a passées dans la Compagnie de Jésus, il a enseigné les lettres et la philosophie au Collège Jean-de-Brébeuf.Depuis, il habite Paris où il dirige les Éditions de la Diaspora.Il est également professeur-invité de littérature française à la Queen's University en Ontario.Il est membre de l'Académie canadienne-française.Il a touché à plusieurs genres littéraires, publiant poésies, romans et essais.Ouvrages d'occasion La Bibliothèque nationale du Québec consacre chaque année une partie de son budget à l'achat d'ouvrages d'occasion.Récemment, elle a acquis, par l'entremise de Soeur Henriette-de-Jésus, s.n.j.m., de la correspondance d'écrivains: Auteurs québécois: 15 lettres d'Albert Laberge quelques lettres de: Lucien Rainier Oswald Mayrand Marie-Claire Daveluy Gérard Filion Auteurs étrangers: Marie Noël François Veuillot.Réouverture de l'annexe Aegidius-Fauteux Depuis le mardi 20 janvier, le grand public peut directement avoir accès aux quatre départements logés à l'annexe Aegidius-Fauteux: Cartes et plans, Manuscrits, Périodiques et Publications officielles.Les salles de consultation de ces départements sont ouvertes de 9 heures à 17 heures, du mardi au samedi inclusivement, à l'exception des départements des Cartes et plans et des Manuscrits qui sont fermés le samedi.Cependant, les services d'Orientation du lecteur et du Prêt sont suspendus, tous les jours, entre 12 heures et 13 heures 30.Vient de paraître La Bibliothèque nationale du Québec est heureuse d'annoncer la récente publication de l'Association canadienne des bibliothécaires de langue française (ACBLF) intitulée: Vocabulaire technique de la bibliothéconomie et de la bibliographie, suivi d'un lexique anglais-français, par Paule Rolland-Thomas, Victor Coulombe s.j.et Juliette Chabot.Préface de Georges Cartier.Montréal, ACBLF, 1969.Un livre de 187 pages, relié.$5.00 net.En vente au Secrétariat de l'ACBLF 8515, boul.St-Laurent Montréal 351, Québec.Ce livre est le seul vocabulaire contemporain (en français) de termes de bibliothéconomie (avec définitions).Il contient aussi une liste de termes anglais avec leur traduction française.C'est un instrument de travail indispensable à toute bibliothèque, et nous croyons que la meilleure façon de présenter cet ouvrage est d'en reproduire, ci-après, la préface.Préface [.] les hommes ne quittent pas la matrice des mots.Ils sont logés à perpétuité dans cette fragile membrane du langage maternel.(Pierre Perrault) A ceux qui ignorent ou sous-estiment les réalités les plus profondes du Québec, entre autres son problème fondamental qui n'est que celui de la langue, malgré tout ce qu'on peut prétendre pour détourner l'attention, la parution de cet ouvrage semblera sans doute étonnante.Pourtant, il dérive d'une préoccupation très ancienne et si impérieuse qu'elle a conduit le Québec à publier, proportionnellement, plus de lexiques, glossaires, vocabulaires, dictionnaires particuliers et ouvrages divers sur la langue que la majorité des autres pays.Cette donnée est symptomatique: elle dénote à quel point nous sommes restés bien français, partie de ce peuple de France qui, plus que tout autre au monde, maintient un souci exemplaire de sa langue; elle démontre aussi et surtout à quel point le Québécois se sent menacé dans sa langue, forme première de sa pensée, de sa culture, de son identité.Cerné de toutes parts par une Amérique anglophone, qui s'infiltre librement dans son propre territoire, le Québec subit une agression quotidienne, une érosion lente et certaine.Dans un tel contexte, est-il surprenant que prenne ici naissance un nouveau vocabulaire technique de la bibliothéconomie et de la bibliographie?Pas plus que ses concitoyens, le bibliothécaire québécois n'échappe au danger de la proximité d'une civilisation anglo-saxonne envahissante.Il étudie plus que toute autre la technique américaine et s'en inspire tous les jours dans son travail.S'il considère comme un privilège de pouvoir tirer profit, aussi facilement, de l'exceptionnel développement des États-Unis, où la prolifération des bibliothèques et des techniques bibliothéconomiques est si avancé, il doit en même temps demeurer conscient du fait qu'il acquiert ces connaissances au risque d'adopter une pensée et un vocabulaire qui lui sont étrangers.Effectivement, cette aliénation entraîne souvent chez le bibliothécaire une regrettable ignorance de sa propre langue, qui le pousse à adopter une attitude d'indifférence, l'incitant à oublier que la langue demeure l'unique moyen d'expression de sa pensée, le moule même de ses structures mentales.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE/JANVIER 1970 7 Le linguiste Gilles Lefebvre a eu raison d'écrire: «La description de la langue d'une entité ethnique acquiert valeur de diagnostic de son statut socio-culturel.»' Il serait aisé de conclure, après une brève enquête, que la langue de la bibliothéconomie au Québec est contaminée.A cette maladie il faut apporter remède et c'est à une telle fonction que participe cette publication.Il faut souhaiter que cet ouvrage réussisse à assainir la langue du bibliothécaire québécois et qu'au-delà des frontières il corresponde à un moyen d'uniformisation d'un vocabulaire qui s'accroît et se diversifie chaque jour davantage, rendant le dialogue de plus en plus complexe.Qu'il me soit donc permis de tenir cette publication pour un nouvel apport du Québec à l'oeuvre de la francophonie.Sans le courage et la patience de Mme Paule Rolland-Thomas, professeur à l'École de bibliothéconomie de l'Université de Montréal, et du Père Victor Coulombe, s.j., directeur adjoint du Service des bibliothèques d'enseignement collégial et universitaire au ministère de l'Éducation du Gouvernement du Québec, sans l'admirable dévouement de ces auteurs, à qui Mlle Juliette Chabot a bien voulu apporter sa collaboration, la parution de ce vocabulaire ne se serait jamais concrétisée.Nous leur savons gré d'avoir su mener à bonne fin un projet qui avait pris naissance à la Commission des directeurs de bibliothèque de la Fédération des collèges classiques.Leur ouvrage sera éminemment utile, et c'est au nom de toute la profession que je leur adresse mes plus sincères remerciements, en souhaitant que leur oeuvre reçoive partout un accueil favorable et qu'elle connaisse une vaste diffusion.Georges Cartier, Conservateur en chef.Bibliothèque nationale du Québec.NOTE Mme Constance Grégoire, chef du Département des publications officielles, tient à préciser que l'article paru dans le numéro antérieur du Bulletin de la Bibliothèque nationale (Volume 3, numéro 3 / octobre 1969 — page 2), et intitulé Département des publications officielles, n'était que la première version de l'étude du projet de redéfinition de son département.Le rapport final sera publié dans un prochain numéro.Errata Nous vous prions de bien vouloir prendre note des erreurs suivantes qui se sont glissées dans la dernière livraison du Bulletin, i.e.Volume 3, numéro 3 / octobre 1969.Page 1, première colonne, ligne 2, lire l'automne 1970 au lieu de l'automne.Page 6, première colonne, lignes 2 et 3, lire (association autonome) au lieu de (section importante de l'American Library Association).d) Gilles Lefebvre, L'Étude de la culture: la linguistique, in Situation de la recherche sur le Canada français, Québec, Les Presses de l'université Laval, 1962, p.233.Page 6, première colonne, lignes 12 et 13, lire: M.Cartier ayant tenu à s'adresser en langue anglaise à son auditoire .au lieu de : M.Cartier ayant tenu à s'adresser dans la langue de son auditoire .?D ?D Publications de la Bibliothèque Nationale du Québec Les Ouvrages de référence du Québec Introduction bibliographique aux principaux ouvrages de consultation du Québec dans toutes les disciplines.Comporte 609 notices bibliographiques avec annotations établies d'après l'examen des documents mêmes.Index des auteurs et des titres.Mises à jour prévues tous les deux ans.Format; 63/4" x 93/4".189 p.$4.50.En vente exclusivement au Bureau de l'Éditeur officiel du Québec Hôtel du Gouvernement Québec QUÉBEC Bibliographie du Québec Bibliographie courante des publications québécoises ou relatives au Québec.La première livraison comprend près de 200 titres.La Bibliographie du Québec est distribuée gratuitement aux bibliothèques, aux maisons d'édition, aux librairies, ainsi qu'à toute association ou insitution qui en font la demande par écrit à la Bibliothèque nationale du Québec Bureau des publications 1700, rue Saint-Denis Montréal (129) QUEBEC Format: 7" x IOV2".Publication trimestrielle.Collection Jacques Mordret Catalogue d'une collection privée acquise par la Bibliothèque nationale d'un Français devenu, depuis plusieurs années, Québécois d'adoption, et constituant le premier d'une série de bibliographies, sur divers sujets, que la bibliothèque a l'intention de publier.Ce catalogue présente des ouvrages rares, des manuscrits, dont le plus ancien remonte à 1316, et de nombreux documents sur la période de la Révolution française.Cette publication, à tirage limité, est distribuée aux bibliothèques nationales à travers le monde, aux , importantes bibliothèques du Québec et du Canada ainsi qu'à certaines bibliothèques universitaires françaises.Distribution gratuite Si vous désirez recevoir notre bulletin à titre personnel, nous nous ferons un plaisir d'inscrire votre nom sur notre liste permanente d'envoi.Veuillez adresser votre demande à: Mlle Jacqueline Lamarche, secrétaire du bulletin Bibliothèque nationale du Québec 1700, rue Saint-Denis Montréal (129) QUÉBEC 8 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE/JANVIER 1970
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