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Titre :
Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec
Le Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, publié à Montréal de 1973 à 1983, rend compte des activités de la bibliothèque et présente ses richesses documentaires. [...]
Le Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, publié à Montréal de 1973 à 1983, rend compte des activités de la bibliothèque et présente ses richesses documentaires. Le Bulletin est publié au rythme de quatre à six parutions par année. Il fait suite au Bulletin de la Bibliothèque nationale (1967-1972). Créée en 1967, la Bibliothèque nationale du Québec est logée au 1700, rue Saint-Denis à Montréal, dans le bâtiment de la Bibliothèque Saint-Sulpice, dont elle est l'héritière. Elle a pour principale mission de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire québécois. Le Bulletin contient de nombreux articles rédigés par les bibliothécaires de l'institution, qui y présentent des portraits de collections et des trouvailles. On y découvre aussi les activités de l'institution, telles que le travail bibliographique, les expositions et les initiatives de mise en valeur des collections, les acquisitions de fonds d'archives, la référence, la reliure et les services techniques. La Bibliothèque nationale du Québec étant dépositaire légale de l'imprimé québécois, on trouve dans le Bulletin de nombreuses études statistiques sur l'édition québécoise ainsi que des portraits de l'état de la publication sur différents sujets. La bibliothèque profite de la revue pour présenter ses activités de rayonnement ainsi que ses publications d'ouvrages bibliographiques et de référence. Médium d'information sur le livre, l'imprimé et la bibliophilie, le Bulletin publie autant des articles sur la littérature et l'histoire que sur des incunables, des livres d'artistes et des cartes géographiques. En 1984, le Bulletin fait place à L'Incunable - Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec (1984-1986).
Éditeur :
  • [Montréal] :la Bibliothèque,1973-1983
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Bibliothèque nationale
  • Successeur :
  • Incunable,
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Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, 1981-03, Collections de BAnQ.

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Bulletin de la Montréal Vol.15, n° 1 Mars 1981 ISSN 0045 — 1967 BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC 0Ministère des Affaires culturelles Bibliothèque nationale du Québec « Le vieux cheval planta dans la neige semi-liquide les crampons de ses sabots.» HÉMON, Louis.— Maria Chapdelaine : récit du Canada français.— Montréal, J.-A.Lefebvre, 1916, page 22.Illustration : Gouache sur papier, 1933, de Clarence Gagnon. Bulletin de la BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUEBEC La SOMMAIRE Montréal — Vol.15, n° 1 — Mars 1981 DIRECTION Louis Bélanger COMITÉ DE RÉDACTION Anastassia Khouri-St-Pierre, Présidente Lise Côté Nicole Dufresne Louise Filion Denis Rivest PHOTOGRAPHIE Jacques King (Service de microphotographie) Courrier de la deuxième classe Enregistrement n° 1503 Dépôt légal — 1" trimestre 1981 Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0045 — 1967 Reproduction autorisée des textes non copyright, sur demande et mention de l'auteur et de la source.Les articles publiés n'engagent que leurs auteurs.LE BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC est publié trimestriellement.Il est distribué gratuitement à titre personnel.On peut se le procurer en adressant sa demande à la Bibliothèque nationale du Québec Service des publications 1700, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K6 1.Dantin épistolier Pierre de Grandpré 2.Centenaire de la naissance de Louis Hémon 3.L'exposition Maria Chapdelaine Jean-Rémi Brault 4.Catalogue de la BNQ: revues québécoises Denis Houde 5.Littérature acadienne, 1960-1980: bibliographie Henri-Bernard Boivin 6.Définition du patrimoine documentaire national Nicole Dufresne 7.Un Torontois et « la belle Province » Roland Auger 8.L'information médicale et paramédicale, 1948 — Jacinthe Marcotte 9.Le Dépôt légal des documents cartographiques 10.Nouvelles brèves Nos richesses manuscrites III — DANTIN EPISTOLIER L'année 1926 est, pour le style, une année de grand cru dans la correspondance de Dantin.L'écrivain n'est plus seulement ici l'obligeant et infatigable donneur de conseils.Il affûte son style, s'exerce un moment à ce qu'il eût pu être toute sa vie (il en prend conscience à maintes reprises dans sa correspondance) : un brillant et redoutable jouteur, — eût-il seulement été capable, sans craindre de blesser ou de scandaliser, de s'exprimer spontanément et de livrer toujours le fond de sa pensée.Mais à cela, il ne pouvait se résoudre.Il reste que certaines de ses lettres à Olivar Asselin, en particulier la première, en 1926, ont une verve railleuse qui rappelle le ton des philosophes du XVIIIe siècle ou les accents de Figaro, à moins qu'il ne s'agisse tout simplement, par mimétisme, d'un reflet de la verve d'Asselin lui-même.Citons largement — elle en vaut la peine — la remarquable lettre du 1er janvier de cette année-là: « .Je ne suppose pas que la finance soit pour vous l'idéal élu et représente la totale béatitude.Vous faites de la finance, je le soupçonne, comme je fais de l'imprimerie et comme d'autres creusent des tranchées.Dans ma so- ciété mieux organisée, où chacun aurait la besogne qui lui va le mieux, vous vous asseoiriez sur la finance, et vous et moi nous nous ferions imprimer par d'autres.Mais pour l'instant, les lots sont distribués au petit bonheur: il y a d'énormes chapeaux pour de petites têtes, et des grands pieds pour de petits souliers, sans compter ceux qui n'ont ni souliers ni chapeaux.Tout va au hasard de la circonstance; tout dépend de la direction où la cohue vous pousse.C'est pour moi l'étonnement de chaque jour, que l'homme, qui organise tant de choses, qui agence tant de merveilleuses machines, en soit encore à un point si rudimen-taire dans l'ordonnance de ses propres activités.Si la moindre usine se permettait dans ses méthodes la moitié de ce laisser-aller imbécile, elle irait à la banqueroute en six mois.Nous avons le trust de l'acier, les magasins Woolworth, le chemin de fer du Pacifique, tous réglés au chronomètre, avec chaque force utilisée et chaque rouage en place.Nous avons en même temps du blé où il faudrait des pommes de terre, des poètes oc- 2 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 cupés comme peintres en bâtiment, des manoeuvres employés douze heures par jour et d'autres qui ne trouvent rien à faire du tout.; des philanthropes qui laissent 39 millions pour une chaire de sanscrit, après les avoir arrachés à 39 millions de pauvres diables à la petite semaine.Et ce qu'il y a de plus risible, c'est que nous avons le respect et le culte de ce désordre et le considérons comme une part essentielle de l'univers.Suggérer seulement qu'une société marchant ainsi à la diable est très inférieure à celle des abeilles et indigne du génie humain, c'est tout près d'être un sacrilège.Le président du Pacifique et le dernier galeux sont unanimes sur ce point.Le président du Pacifique veut rester président (ceci peut se comprendre) et le galeux veut rester galeux, ce qui se comprend moins; et la grande masse, qui n'est ni l'un ni l'autre, juge indispensable qu'il y ait non seulement des présidents, mais des galeux.Ce que j'en dis n'est pas pour me plaindre personnellement; je suis depuis longtemps résigné à mon sort et tranquille comme un brahme.Je cultive mon jardin, où poussent quelques radis fibreux et quelques avortons de carottes.Mais, comme spectacle, j'avoue que notre état social me fait l'effet d'une première répétition bâclée à la lueur des chandelles, et où les rôles se tirent à la loterie.Et jamais je ne perdrai ma foi en un avenir plus civilisé, dussent les gains du progrès se former avec la lenteur des couches géologiques, et quelques milliers de précurseurs se voir hués et lynchés comme d'habitude à chaque échelon franchi.» Dans une autre de ses lettres à Asselin, Dantin écrivit : « J'ai toujours cru que la meilleure solution de tous les problèmes mentaux, de tous les doutes philosophiques, c'est de les noyer dans la bienveillance et la pitié ».C'est la disposition de tempérament qui prédomine dans toutes les correspondances qu'établit cet écrivain.Elle l'y fait apparaître — mieux, à mon avis, que dans son oeuvre poétique ou dans ses récits — comme un maître, comme un esprit d'une clairvoyance et d'une justesse de vues qui jamais ne se démentent.Les deux correspondances à citer le plus généreusement, à cet égard, seraient sans hésitation celles avec le sénateur Prévost et Alfred Desrochers.Louis Dantin et Rosaire Dion-Lévesque en 1939 À son ami de jeunesse Jules-Édouard Prévost, maintenant sénateur libéral et directeur de L'Avenir du Nord où il accueille ses articles, Dantin confie, désabusé, sa conviction d'avoir en quelque sorte raté sa vie par trop de délicatesse, en ne livrant toujours sur toutes choses que la moitié de sa pensée, — tout à l'opposé des nouvelles certitudes des critiques du moment, pourfendeurs, matamores et dénigreurs universels (As- selin, justement, Albert Pelletier, Ber-thelot Brunet, Valdombre surtout, le « grand ultramontain et tortionnaire — « sans cervelle » — de Sainte-Adèle »).À ce véritable esprit libéral (d'ailleurs particulièrement généreux et attentif à son égard jusqu'à la fin), il livre sa vraie pensée sur un nécessaire repartage des biens de la planète, sur l'essentielle philosophie des Évangiles à laquelle, déplore-t-il, « l'Église se rallie toujours trop tard pour qu'on lui en fasse crédit.».« Je voudrais avant de mourir avoir pu enterrer un ou deux dictateurs ! », écrit-il en 1939.Circonstance pathétique: en septembre 1943, les deux fidèles amis sont devenus aveugles au même moment, et ils écrivent leurs dernières lettres par l'entremise de personnes leur servant de secrétaires, n'ajoutant au texte que leur signature toute tremblée et déboussolée.C'est dans les lettres adressées au poète Alfred Desrochers — après celles à Asselin et à Beaulieu — qu'il y aurait le plus de passages à puiser pour illustrer le caractère et la vie de Dantin.Celui-ci lui écrit le 22 juillet 1929 : « En relisant vos Vierges folles, je me sens comme un devoir d'attirer sur elles l'attention et de dire au grand jour tout le bien que j'en pense.J'aime assez le rôle de lanceur de mérites incompris.J'ai « lancé » jadis Nelligan; —puis Alphonse Beauregard; — un peu, je crois, Mlle LeFranc.Je serais enchanté d'avoir une part quelconque à vous faire remarquer et reconnaître.» Il est vrai qu'il ajoute avec lassitude, — nous sommes 15 ans avant sa mort, et il a 64 ans: « .cela dût-il être mon dernier effort.>• Le 19 octobre de la même année, Dantin envoie à Desrochers une longue lettre-confession des plus importantes, dans laquelle il confie notamment avoir jadis perdu la foi après être entré dans les ordres, non par suite de son amour, en Belgi- > BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 3 CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LOUIS HÉMON que, pour une jolie blonde de seize ans, comme on l'a cru — elle vient tout juste, au seuil de la soixantaine, de rétablir avec lui un contrat épisto-laire qui le ravit — mais antérieurement, en raison de pressions intellectuelles auxquelles il était resté imperméable, dans l'enseignement suivi, à Rome, pendant quatre ans (« alors que la foi m'attirait, explique-t-il, par son seul côté mystique »).Avec Desrochers, Dantin discute également d'une langue « canadienne » : il trouve chimérique de vouloir développer un français « indigène, sorte de patois créole qui aurait tout autant de valeur, et commanderait autant de respect, que le « petit nègre » d"Haiti (lettres du 24 et du 31 mars 1931).D'autre part, il conteste certaines idées obscurément francophobes de Desrochers, qui rêve d'être « Canadien tout court » : il lui reproche de nier, suicidairement, quelques siècles de résistance française au Canada.À propos de Simone Routier, il prône les bienfaits possibles du séjour parisien pour l'élargissement de la pensée et son ouverture sur le monde.À Robert Choquette qui, pendant six ans, accepte une « critique intime » de ses poèmes manuscrits, Dantin écrit surtout sur des questions de littérature et de poésie, par exemple sur les dangers, même dans le lyrisme, de la pensée diffuse et des excès d'exubérance.Mais au lendemain de Métropolitain Museum, les dernières réserves sont tombées et l'accord est parfait.Les lettres à Rosaire Dion-Lévesque sont plus révélatrices encore quant à la patience et au désintéressement du critique, à sa foi tenace dans les humbles débuts et dans l'amélioration graduelle de nos lettres.En fait, il est récompensé, avec ce poète, par la révélation de Walt Whitman en fort honnête traduction.Dion-Lévesque lui fait lire aussi D.H.Lawrence, Céline et d'autres: ce qui nous vaut, sous la plume de Dantin, quelques passages de libre et intéressante appréciation sur chacun.Avant d'en terminer ici avec Dantin, notons qu'il y aurait profit pour nos lettres à publier, outre les deux tomes de correspondance ici proposés, un nouveau recueil de ses Gloses critiques, afin de rendre accessibles certaines de ses appréciations littéraires qui n'ont pas encore été réunies en volume et mériteraient certainement de l'être.Il faudrait retenir en particulier certaines pages tout à fait remarquables et toujours actuelles sur des problèmes généraux de littérature canadienne-française qu'il serait aisé de détacher de sa correspondance (et notamment de ses lettres à Desrochers), ainsi que ses grands articles de L'Avenir du Nord: par exemple, sa critique du Menaud, maltre-draveur de Félix-Antoine Savard, celle des Trente arpents de Ringuet, ses études sur Les Opiniâtres et Les Engagés du Grand Portage de Desrosiers.Pour compléter ce volume, il y aurait à' regrouper les meilleurs passages des articles qu'il a fait paraître dans Le Jour sur des écrivains américains, ainsi qu'un certain nombre des opinions consignées dans sa correspondance sur des écrivains européens ou canadiens d'adoption (Bugnet, Constantin-Weyer, Marie LeFranc.); et enfin de nombreux jugements à l'emporte-pièce, souvent justes et brillants, communiqués entre amis à la suite de diverses lectures étrangères d'il y a un demi-siècle.Pierre de Grandpré Conseiller d'édition Exposition Maria Chapdelaine Les 19 et 20 novembre 1980, la Bibliothèque nationale du Québec a souligné le centenaire de la naissance de Louis Hémon.Outre l'inauguration, dans la salle de lecture, d'une importante exposition sur l'auteur et son oeuvre et le lancement d'un catalogue et de cinq nouveaux ouvrages de luxe, le public a été invité, ce jour-là, à une table ronde où il a été question de l'actualité du roman Maria Chapdelaine.Les participants ont été Ghislaine Legen-dre du département de français de l'université Laval, René Dionne, du département de français de l'université d'Ottawa, Suzanne Paradis, écri-vaine, et Raymonde Héroux, profes-seure au cégep de Rimouski.Le lendemain, avec la collaboration de la Cinémathèque québécoise, deux adaptation cinématographiques des oeuvres de Louis Hémon ont été présentées.> 4 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 L'EXPOSITION MARIA CHAPDELAINE On a pu voir Maria Chapdeleine de Julien Duvivier.Il s'agit de la plus célèbre adaptation de Louis Hémon à l'écran.Grand Prix du cinéma français en 1934 et classé aux États-Unis parmi les dix meilleurs films étrangers de cette même année, le Maria Chapdeleine de Duvivier a assurément beaucoup vieilli, mais demeure un regard émouvant sur un Québec encore très jeune.A suivi, en deuxième partie, Monsieur Ripois de René Clément.Peu de lecteurs de Maria Chapdeleine connaissent aussi cet autre roman que l'on doit à Louis Hémon et dont les allures ne sont pas moins étranges et désespérées.L'adaptation soignée et audacieuse qu'en a faite René Clément restera un des grands mariages du cinéma et de la littérature.Les cinéphiles y ont retrouvé avec plaisir un Gérard Philippe bouleversant dans le rôle du séducteur cynique.Tous ensemble, nous avons voulu souligner le centième anniversaire de la naissance de Louis Hémon, auteur, entre autres, du célèbre Maria Chapdelaine.Déjà des fêtes importantes ont eu lieu dans la région du lac Saint-Jean et, plus particulièrement, à Péribonka.Une exposition groupant des livres et des objets personnels a été tenue à l'université Laval avant de se transporter à Brest, en France.Quant à nous de la Bibliothèque nationale du Québec nous offrons à la collectivité québécoise la publication d'un catalogue bibliographique retraçant l'évolution de l'édition de ce roman que Nicole Deschamps appelle joliment un « conte de neige et d'absence ».Ce catalogue révèle 253 éditions, réimpressions et autres dérivés publiés entre 1913 et 1980, en 21 langues différentes.Les descriptions bibliographiques complètes sont accompagnées de notes concernant la langue d'édition.Le type d'édition, la reliure ainsi que sa localisation dans les diverses bibliothèques canadiennes.Le catalogue est enrichi de reproductions, d'illustrations en couleurs et en noir et blanc tirées des différentes éditions.Nous vous offrons (et nous vous invitons à visiter) une importante exposition sur l'auteur et son roman, exposition que nous avons simplement intitulée: « Louis Hémon et Maria Chapdelaine (1880-1980) ».(.) Cette année du centenaire de Louis Hémon a également été marquée par la publication de quelques nouvelles éditions de Maria Chapdelaine.Comment ne pas signaler la magnifique édition publiée par la maison Fides, avec des illustrations d'André Bergeron.Je pense que vous trouverez un grand plaisir à contempler ces illustrations.Et dans la même veine, comment ne pas signaler LOUIS HÉMON MARIA CHAPDELAINE CLARENCE GAGNON ART GLOBAL LIBRE EXPRESSION Louis ^Hémon Otldrid Chapdelaine Récit du Cdnddd français cBorëal Express la coédition Libre expression — Art global qui nous offrent le Maria Chapdelaine avec des illustrations de Clarence Gagnon.On a dit avec beaucoup de raison que cette édition constituait une réussite totale, aussi > BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 5 bien par la qualité de l'impression du texte que par la reproduction des illustrations de Gagnon.Les éditions du Boréal Express, pour leur part, nous offrent un Maria Chapdelaine qui comporte cette caractéristique d'avoir été réalisé à partir du manuscrit original de l'auteur.Il diffère donc des éditions que nous avions habituellement lues.Et en annexe, Mme Nicole Deschamps signale les variantes.Les éditions Héritage, quant à elles, publient une bande dessinée tirée du texte du roman, avec des illustrations de Clermont Duval.Cette édition est importante, non seulement parce que j'estime qu'il n'y a pas d'art mineur, mais aussi parce que cette édition contribuera à faire connaître chez les jeunes cette oeuvre de notre patrimoine national.Enfin, les Presses de l'université de Montréal ont également profité de cette année du centenaire pour publier un important ouvrage intitulé Le mythe de Maria Chapdelaine, par les professeurs Nicole Deschamps, Normand Villeneuve et Raymonde Hé-roux.Il m'apparaît particulièrement opportun de recommander la lecture de cet ouvrage pour nous mieux faire comprendre la place que ce roman a occupée et continuera d'occuper dans notre littérature nationale.Nous avons donc voulu marquer dignement ce centenaire.(.) Pour nous, encore une fois, c'est l'occasion de célébrer notre pays, la richesse de sa littérature.Je ne sais plus qui a écrit que c'est « la littérature qui fonde la gloire des peuples ».Sans doute est-ce un peu vrai dans notre cas.Extrait de l'allocution prononcée par M.Jean-Rémi Brault, conservateur en chef, de la Bibliothèque nationale du Québec, lors de la présentation de l'exposition Maria Chapdelaine, le 19 novembre 1980.mm*.Pour un soir » d'André Bergeron MARIA CHAPDELAINE NICOLE DESCHAMPS RAYMONDE HÉROUX NORMAND VILLENEUVE LE MYTHE DE MARIA ( iiai'dulaim: - pruiH\ « «er-j gr.ltv .1 > BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 7 GUIDE DE LEPARGNE ET DU PLACEMENT Directeur: Olivar Asselin AVANT-PROPOS LA souscription de l'Emprun t national a mis une fois de plus en lumière un fait qui, au point de vue des relations entre les deux grandes races de ce pays, domine toute la situation politique ; à savoir, que nos compatriot esanglai- son les plus r.chcs, et que nous, les Canadiens-Français, sommes les plus pauvres Les Canadiens-Français n'ont pas tiré de l'arrière dans l'organisation des' Comités.Leur presse à l'unanimité lésa exhortés à sou-crire, dans leur propre intérêt arrime dans l'intérêt du pays.Le clergé, le Barreau, les chefs du travail syndiqué, toutes les grandes forces sociales, ont agi sur eux pour leur faire comprendre la nécessité de soutenir le crédit national.Le résultat de cet Immense effort1 Dans la province française elle-même, le total des souscriptions purement, incontestablemt nt anglaises, e< aux souscriptions purement, in-t comestablement françaises, dans la proportion de 4, de 5, de 10 à On argumentera, on ergotera à perdre haie.ne, pour démontrer qi souscription de dix millions de la Sun Life Insurance, par exemple, provenait en partie dj Canadiens-Fran;a;s; et peut-être aura-1-on raison.Mais en définitive qu aura-ton prouvé par là, si ce n'est que, pour une proportion considérable, les economies de Jean-Baptiste servent à accroître à son détriment la suprématie financière du Canada anglais."Cet argeni qu; déborde des poches dj mon voisin, ce n'est pas lui qui l'a gagné, -.'est moi'" Et après ?.Dès l'instant qu'il passe de mes goussets dans celui de mon voisin pour être Figures Financières affecté au gré de celui-ci et à son profit, mon argtnt cesse d'être à moi, il est à mon voisin.Un point, c'est tout, et toutes les récriminations du monde ne changeront rien à la chose II serait si simple, et si loyal, de reconnaître que le Canada anglais n'a exproprié personne, volé personne; qu'une conception plus intelligente des affaires, une organisation économique supérieure, sont parmi les causes qui lui ont valu la prépondérance.Le plus souvent, le Canadien-Français qui prend une police d'assurance le fait pour se débarrasser d'un solliciteur importun, il n'en a pas scruté sérieusement la valeur.Tant mieux si elle le protège.Si elle lui fournit à bon marché une garantie effective, tant mieux.IMais d'autres ont pensé pour lui, décidé pour lui.Et bien heureux encore s'il ne se laisse pas i radier avant la deuxième prill me, quitte à s'assurer de j nouveau, pour les mêmes I motifs et avec la même in-I souciance, à la première I occasion.Il y a des cen-I taines d'agents d'assurance parmi nos compatriotes: I qu'ils nous disent si ce I n'est pas là la vérité ' Le Canadien-Français qui prend de l'Emprunt national f sait que c'est un placement sûr et rémunérateur.Mais tandis que le Canadien-Anglais, ayant prévu l'emprunt et arrêté d'avance le montant de sa souscription, téléphone ou écrit aux Comités de bien vouloir envoyer chercher son chèque, lui le Canadien-Français, même s'il est convaincu d'avance qu'il doit souscrire, même s'il a déjà décidé de souscrire, trouve tout naturel de remettre le solliciteur du lundi au mardi, pour lui dire le mardi de repasser le mercredi, le mercredi de repasser le jeudi,et ainsi de suite pendant deux semaines, pour, en définitive, souscrire $500 Il y a une autre différence, qui s'observe dans l'appréciation des avan-lages resp.ctif-.de la longue et de la 8 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 LITTÉRATURE ACADIENNE, 1960-1980: BIBLIOGRAPHIE Afin de mieux faire connaître et apprécier par le public québécois la littérature acadienne parue depuis 1960, la Bibliothèque nationale du Québec, avec le précieux concours de représentants de la collectivité acadienne des provinces de l'Atlantique a présenté, du 2 au 8 mars, un ensemble d'activités comprenant une exposition d'oeuvres littéraires acadiennes, des soirées artistiques, des projections de films, etc.La bibliographie sur la littérature acadienne s'inscrit dans cet ensemble et vise à en prolonger l'effet au-delà du 8 mars.Dans les lignes qui suivent on trouvera quelques précisions sur les critères qui ont présidé à l'élaboration de la bibliographie.Nous employons ici le terme « littérature » au sens strict pour désigner les oeuvres d'imagination, c'est-à-dire la poésie, le roman, le théâtre, la nouvelle, le récit, la légende, la chanson.Par « acadienne » nous entendons « acadienne des provinces de l'Atlantique.» Nous faisons référence à la culture de langue française de cette région dont les sources remontent à l'Acadie d'avant la déportation.La bibliographie se limite donc aux auteurs acadiens, que ceux-ci aient publié en Acadie ou à l'étranger.Par ailleurs, il ne s'agit pas d'une bibliographie des auteurs francophones des provinces de l'Atlantique.Nous avons ainsi exclu, sauf erreur, les oeuvres de persones venues s'établir dans le territoire considéré, même si elles ont pris fait et cause pour cette culture.Pour ce qui est des catégories de documents retenues, elles se limitent aux monographies et aux périodiques.Les personnes qui souhaiteraient poursuivre plus loin leur étude sur ce sujet, en incluant les articles de revues et de journaux, auraient avantage à consulter XInventaire gé- néral des sources documentaires sur les Acadiens publié par le Centre d'études acadiennes.Nous avons choisi d'intituler le présent ouvrage « bibliographie » et non pas « catalogue » parce que notre principal objectif était de faire connaître la littérature acadienne, indépendamment des contingences relatives à la documentation disponible aux fins de l'exposition.C'est ainsi qu'au moment d'écrire ces lignes, nous ne savions pas si tous les titres retracés dans divers répertoires et qui figurent dans cette bibliographie se retrouveraient dans l'exposition.Comme il s'agit d'une bibliographie et non pas d'un catalogue, on trouvera des notes concernant les différentes éditions d'une même oeuvre, mais peu de données matérielles, ces dernières se limitant à la mention du format.Notre principale source est l'Inventaire précité.On trouvera en fin d'ouvrage la liste complète de nos sources.Henri-Bernard Boivin Centre bibliographique BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 9 DÉFINITION DU PATRIMOINE DOCUMENTAIRE NATIONAL* Le patrimoine est une réalité à la fois matérielle et spirituelle, constituée de biens de famille, — objets transmis de génération en génération, investis d'une valeur sentimentale qui transcende leur valeur monétaire.Il est aussi composé d'apprentissages, de coutumes et d'enseignements transmis par les ancêtres.L'ensemble des héritages matériels et spirituels, privés et communs, s'appelle le patrimoine national.Le patrimoine documentaire comprend plusieurs catégories: les documents écrits, imprimés et manuscrits, les documents iconographiques, les documents sonores, visuels et ordi-nolingues.Nous nous limiterons ici à définir le patrimoine documentaire écrit et le patrimoine documentaire iconographique.LE PATRIMOINE DOCUMENTAIRE ÉCRIT Le patrimoine documentaire écrit imprimé L'histoire de l'imprimerie au Québec a commencé en 1764 et, ce qu'on nomme le livre ancien dans le contexte québécois, comprend les ouvrages publiés entre 1764 et 1820 sur le territoire québécois, ainsi que les ouvrages publiés à l'étranger avant 1800 et qui concernent le Québec.En plus des critères strictement géographiques, l'appartenance des livres anciens au patrimoine documentaire national peut être définie par le sujet, la provenance ou leur influence sur notre évolution culturelle.Pour la période allant de 1821 à 1967, on estime qu'il y a eu, au Québec, environ 150 000 publications du secteur privé.L'équipe du Bureau de la bibliographique rétrospective en a entrepris la description.Le patrimoine documentaire comprend aussi les autres genres de publications de cette période: les publications en série, les publications gouvernementales ainsi que les documents dont le sujet est relatif au Québec.Certains documents font aussi partie du patrimoine documentaire en raison de leur provenance ou de leur influence sur des hommes politiques ou des écrivains québécois.Avec l'introduction du dépôt légal au Québec en 1968, nous avons une meilleure connaissance des divers éléments du patrimoine documentaire imprimé et nous sommes assurés que la très grande majorité d'entre eux sont conservés au moins à un endroit.Le patrimoine documentaire imprimé ne se limite pas seulement aux monographies des secteurs privé et public et aux publications périodiques, mais comprend aussi les cartes et les plans géograhiques ainsi que les partitions musicales imprimées.Le patrimoine documentaire manuscrit Les partitions et les textes manuscrits constituent aussi une part importante du patrimoine documentaire.Les manuscrits sont souvent une source inédite fort importante pour la connaissance des éléments du passé collectif ou pour la compréhension de l'oeuvre ou de la vie d'un individu.Ils sont importants non seulement pour la connaissance de notre histoire littéraire ou culturelle, mais encore pour celle de notre histoire économique et sociale.Ils peuvent permettre à un spécialiste de reconstituer l'évolution d'une oeuvre littéraire autant qu'à un individu de refaire l'histoire de ses ancêtres.LE PATRIMOINE DOCUMENTAIRE ICONOGRAPHIQUE Si vous essayez d'imaginer ce qu'était la vie des Québécois d'il y a un siècle, il est bien possible que les premières images qui vous viennent à l'esprit soient celles d'Edmond-Joseph Massicotte ou d'Henri Julien qui ont illustré les coutumes et les gestes ancestraux.Mais le patrimoine documentaire iconographique ne se limite pas à celles-là.Il comprend aussi les affiches, les programmes de spectacles, les catalogues de mode, les caricatures, les photographies et les illustrations, les cartes postales et l'imagerie religieuse et populaire.Les affiches, les programmes des spectacles et les catalogues de mode À la Bibliothèque nationale du Québec, nous conservons environ 4 000 affiches qui se rattachent pour la plupart au domaine culturel: annonces des spectacles, des services de divers ministères ou des événements particuliers tels que l'Expo 67 ou les Jeux olympiques de Montréal.Ces affiches portent sur la période de 1950 à nos jours, à l'exception d'une série produite pendant la guerre 1914-1918 pour inciter les Canadiens à s'enrôler et à participer à l'effort de guerre en achetant des bons de la Victoire.Les affiches constituent une partie du patrimoine documentaire dont on s'est peu préoccupé jusqu'à maintenant, mais qui est essentielle pour l'étude de l'évolution de notre société de consommation.Les programmes des spectacles sont complémentaires des affiches et permettent de connaître l'évolution du théâtre et de la vie artistique.La publicité contenue dans les programmes est aussi une source importante de renseignements sur l'évolution des modes et des prix ainsi que sur les techniques publicitaires employées.La source la plus complète de renseignements dans ce domaine est cependant constituée par les catalogues des divers magasins.* Résumé d'un texte présenté lors d'une journée sur le patrimoine documentaire organisée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec à Trois-Rivières, le 5 décembre 1980.Le texte complet paraîtra dans un prochain numéro d'Argus.> 10 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 Les caricatures La caricature constitue aussi la représentation d'une époque et est une source précieuse de renseignements sur révolution des mentalités et des préoccupations collectives de ceux qui nous ont précédés.La caricature, facilement compréhensible au moment de son exécution pour celui qui se tient au courant de l'actualité, nécessite l'apport de l'écrit pour être comprise et interprêtée quelques mois ou quelques années plus tard.Les photographies et les illustrations L'invention de Daguerre en 1839 allait instaurer une nouvelle façon de conserver l'information et permettre une visualisation rapide des lieux et des événements lointains.Les illustrations, en général, qu'il s'agisse des reproductions de dessins ou de photographies, constituent une source précieuse de renseignements pour la compréhension et la connaissance du passé.Les cartes postales Les cartes postales sont aussi des représentations visuelles de la réalité qui ont fait leur apparition en Autriche le 1" octobre 1869 et qui existent au Canada depuis 1871.Elles constituent souvent des sources fort importantes de documentation pour ceux qui sont intéressés à la recherche iconographique concernant l'architecture, l'urbanisme ou l'histoire sociale du Québec.L'imagerie religieuse et populaire Au Québec, on retrouve surtout des éléments de l'imagerie religieuse: images pieuses, cartes mortuaires, bouquets spirituels, cartes de la Sainte-Enfance.L'imagerie populaire est représentée par des Valentins ainsi que par des cartes de Noël et d'anniversaire.Le parc Lafontaine en 1937.Carte postale Essai de définition synthèse du patrimoine documentaire Nous pourrions maintenant définir le patrimoine documentaire en disant qu'il est l'ensemble de tous les documents écrits, imprimés et manuscrits, iconographiques, sonores, visuels et ordinolingues qui témoignent du vécu et de l'évolution culturelle et sociale des Québécois à un moment ou l'autre de leur histoire.Nicole Dufresne Département des manuscrits BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 11 UN TORONTOIS ET PROVINCE » Un jeune professeur de Toronto, R.A.Butler, a décidé de se mettre à courtiser « la belle Province.» Le fruit de ses relations: un ouvrage intitulé Quebec people speak.Le livre est constitué d'interviews faites par l'auteur à travers tout le Québec.Un périple de 13 000 km l'a conduit chez des personnes de divers milieux: anglophones, francophones, paysans, citadins, gens du spectacle, gens d'église, célébrités et illustres inconnus.Il est normal que la région de Montréal, qui réunit la moitié de la population du Québec, ait la part du lion.Ce n'est toutefois que le tiers des interviews.L'Estrie, le Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, l'Outaouais et la Côte-Nord ont eu leur part.Des écrivains et journalistes bien connus ici, comme Gilles Marcotte, Jacques Godbout, Evelyne Dumas, de même que des gens du spectacle, comme Yvon Deschamps et Pauline Julien, y voisinent avec des étudiants, des chômeurs, des serveuses, des retraités, des gens d'affaires, des gens de métier, des fonctionnaires.Le fonds comprend 153 cassettes d'interviews dont une centaine ont été retenues pour le livre, 90 transcriptions textuelles des interviews enregistrées, 103 transcriptions révisées, 2 000 pages dactylographiées formant le texte original et 2 000 autres pages comme texte définitif présenté à l'éditeur, 450 photos complètent cette documentation de base.La Bibliothèque acquerra, de TVO en surplus, les bandes de 4 émissions télévisées sur le même sujet.La Bibliothèque nationale est heureuse de récupérer ces documents de première main.Il est intéressant de connaître la perception d'un intellectuel torontois à travers les témoignages qu'il a recueillis.Ce professeur en début de carrière amorce en même temps une carrière d'écrivain « LA BELLE par ce livre et a l'intention de poursuivre d'autres enquêtes du genre.Il semble avoir trouvé le filon d'une production prometteuse et l'enthousiasme qu'il y apporte garantit la fécondité d'une oeuvre de bonne qualité.Roland Auger Coordonnateur des Collections spéciales Jacques Godbout, écrivain.Photo : Direction générale de l'édition, ministère des Communications L'INFORMATION MÉDICALE ET PARAMÉDICALE, 1948 — Dans les années 1940, existaient déjà au Québec deux revues de médecine et une revue d'intérêt professionnel qui diffusaient l'information médicale, occupant la plume scientifique de nos disciples d'Esculape.Malgré l'abondante documentation disponible sur le sujet paraissait, le 16 novembre 1948, le premier numéro de L'information médicale et paramédicale.Cette nouvelle publication, indépendante du corps médical, se voulait différente à divers points de vue.D'abord par son aspect, par sa présentation et par sa périodicité plus fréquente.Mais surtout, parce qu'elle s'est refusée à toute attache qui aurait pu devenir lien ou entrave au franc-parler, à la liberté d'expression et à la totale indépendance éditoriale et rédactionnelle.Le but, pour lequel ce journal a été fondé par le docteur Roméo Boucher, était d'offrir aux médecins une tribune d'expression, une information professionnelle adéquate et un outil nécessaire au maintien de leur culture.Nous retrouvons donc une chronique intitulée « Libres opinions » qui permet aux médecins et aux étudiants en médecine d'exprimer librement leurs idées et de partager leur expérience, ceci étant indispensables à la profession.De plus, quand on pense au déluge de publications médicales venant des cliniques, des hôpitaux, des laboratoires et des universités, il était bon d'offrir aux travailleurs médicaux une substance assimilée, simple et imagée, qui leur indiquerait clairement et avec précision les concepts pathogé-niques et thérapeutiques issus des sources les plus certaines de la science.Ainsi la revue, par des articles variés, participe à l'enseignement continue du praticien qu'il soit spécialiste ou généraliste.Celui-ci reçoit aussi de l'information théra- > 12 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 peutique des laboratoires grâce à la publicité des maisons de produits pharmaceutiques et autres entreprises intéressées à atteindre le corps médical.Il se tient aussi au courant des activités professionnelles en consultant le calendrier des congrès à travers le monde et les communiqués.Et comme beaucoup d'incertitude agite la profession médicale, il est bon de l'éclairer par des éditoriaux sur les sujets professionnels les plus brûlants.Dans ce journal destiné à la grande famille médicale, on retrouve aussi des chroniques littéraires, artistiques et historiques, en autres celle du célèbre médecin Jacques Ferron.Ces années de publication sont le miroir du cheminement de la médecine au Québec, de môme que le reflet de révolution de la société québécoise.Ainsi, on y retrouve commentés divers événements, par exemple la fin du traditionnel médecin de campagne, la naissance du syndicalisme professionnel, l'assurance-hospitali-sation, l'assurance-maladie, la création des C.L.S.C.Pour venir en aide aux bibliothèques des hôpitaux, des cégeps et des universités et à ceux qui oeuvrent dans le domaine de la médecine au Québec, le service de microphotographie en a fait un microfilm 35 mm disponible en 18 bobines (1948-1978) au prix de 729,00$ Jacinthe Marcotte Service de microphotographie VIENT DE PARAITRE Maintenant disponible sur microfilm L'Information Médicale et paramédicale Montréal, to 4 mari 1980 Vol.XXXII - No S Un enfant mal nourri doit aussi âtre soigné par Su»an Goodman (Grande-Bretagne) t ES recherches récent*» sur la \ i malnutrition permettent de mteui comprendre *e« causes et d'aborder lé problème du traite-menl d'une nouvelle manière Lei médecins pensaient jusque la que la malnutrition était uniquement le résultai d'un regime alimentaire Insuffisant Mais un groupe d'experts de l'université de Cambridge dans l'est de l'Angleterre, a ronduit en Afnque orientale et occidentale des re- cherche* ¦en ont montre que la propreté de l'environnement et un approvisionnement adéquat d'eau non contaminée étaient tout aussi importants que la nourriture Il est en outre évident que l'état de l'enfant mal noum est èga lement étroitement lié à certaines maladies, découverte qui exige une complète réévaluation des méthodes de traitement de la malnutrition Deux réactions distincte* Les enfants atteints de malnu-tntion tombent dam deux catégories Certains v>ufirent du kwashiorkor avec le gonflement caractéristique de l'abdomen et des pieds, tandis que les autres - atteints de marasme — deviennent d'une maigreur extrême pour ne plus ressembler qu'a des squelettes Mais qu'est-ce qui determine l'apparition d'un état plutôt que l'autre ! La question est fondamentale pour comprendre les causes de la malnutrition et la meilleure manière de la tniter et de l'empêcher Il y a quelques année*, on considérait généralement que le kwashiorkor apparaissait chei les entants dont le régime alimentaire manquait de protéines tandis que le marasme était le résultat d'une insuffisance alimen taire Les analyses détaillées du régime alimentaire de ces deux groupes d'enfants ont toutefois montré que bien que tous aient été très Insuffisamment nourris leur régime alimentaire ne présentait psi de difference sensible Les principales indications concernant les véritables causes de la prédisposition des enfants à un étal plutôt qu'à l'autre concerne leur aspect physique ce - Nouvelles de France - Nouvelles de France 3 Essais cliniques d'un antitestostérone Un médfcanient contre le viol ?Va-t-on pouvoir traiter la délinquance sexuelle masculine ?L'acétate de eyproterone semble permettre de déprimer la libido des violeurs, exhibitionnistes et d'aider ceux-ci à vivre normalement.SOMMAIRE Ministère des Affaires culturelles Bibliothèque nationale du Québec Service de la microphotographie 1700, rue Saint-Denis Montréal H2X 3K6 Tel: (514) 873-7604 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 13 LE DÉPÔT LÉGAL DES DOCUMENTS CARTOGRAPHIQUES Depuis le 18' avril 1980, le dépôt légal des documents cartographiques est maintenant en vigueur.Cela signifie que tout éditeur d'une telle catégorie de documents est tenu d'en effectuer le dépôt légal à la Bibliothèque nationale du Québec.Les documents reçus sont, de façon générale, répertoriés dans la Bibliographie du Québec: cette bibliographie nationale est publiée mensuellement et elle est distribuée à des associations et à de nombreux établissements, en particulier à des bibliothèques, tant au Québec qu'à l'étranger.Il est prévu que le signalement des documents cartographiques s'y fera trimestriellement.En plus des précisions qui suivent, l'éditeur ou l'organisme intéressé peut obtenir tout renseignement complémentaire en s'adressant au Département des cartes et plans, tél.: (514) 873-4408.Que doit-on entendre par document cartographique?On entend par document cartographique tout document qui a pour objet de situer, selon leurs positions relatives, des objets ou des phénomènes localisables dans l'espace: les cartes géographiques (cartes topographiques, hydrographiques, cadastrales, thématiques diverses) ainsi que les plans (plans des villes, de zonage, des transports en commun.) en font évidemment partie; d'autres types de documents, tels que des sphères terrestres ou des sphères célestes, et qui répondent à la définition d'un document cartographique, y sont aussi inclus.Quand le document cartographique devient-il sujet au dépôt légal?Un document est sujet au dépôt légal lorsqu'il est publié, c'est-à-dire lorsqu'il est mis en circulation en vue d'une distribution ou d'une vente pu- blique; le document cartographique qui est sujet au dépôt légal est donc un document que le public peut se procurer.Le document cartographique doit-il avoir été imprimé?Un document cartographique imprimé selon les techniques traditionnelles de l'imprimerie (par exemple, une carte lithographiée) est évidemment soumis au dépôt légal ; est également soumis au dépôt légal un document cartographique qui, parce que la demande ne justifie pas un tirage imprimé, est reproduit à l'unité selon les techniques habituelles de reproduction pour ce genre de document (par exemple, une copie diazo).Combien d'exemplaires faut-il déposer?Comme le précise l'article 8 de la Loi de la Bibliothèque nationale du Québec, chaque document doit être déposé en deux exemplaires.Cependant, un document dont le tirage est inférieur à 50 exemplaires, peut n'être déposé qu'en un seul exemplaire.Dans le cas des documents cartographiques dont la production de copies n'est faite qu'à l'unité et dont le tirage initial est inférieur à 50 exemplaires, un seul exemplaire est exigé.Comme le précise l'article 7 des règlements, « lorsque les éditions d'un document ne sont pas de qualité uniforme, l'un des deux exemplaires à déposer doit être un des exemplaires de la meilleure édition du document.préparé avec les meilleures matières servant à la production du document ».Dans le cas d'un document cartographique qui est reproduit au moyen de copies diazo soit sur papier, soit sur film plastique, l'exemplaire déposé, ou, s'il y a lieu, l'un des deux exemplaires à déposer, sera sur film plastique parce que de qualité supérieure.Quelle mention faut-il inscrire sur les documents?Sur tout document visé par le dépôt légal doit apparaître la mention « dépôt légal » suivie de l'indication du trimestre et de l'année auxquels ce dépôt sera effectué.Actuellement, la plupart des éditeurs l'indiquent de la façon suivante: Dépôt légal — 2e trimestre 1980 Où faut-il faire parvenir le document?Les documents cartographiques destinés au dépôt légal devront être enveloppés convenablement, par exemple en les insérant dans des tubes protecteurs.On les fera parvenir au Département des cartes et plans Bibliothèque nationale du Québec 1700, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K6 14 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 NOUVELLES BRÈVES Conférences Le 5 décembre 1980, deux employés de la Bibliothèque nationale étaient invités à parler du patrimoine lors d'une journée sur ce thème organisée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.Vous trouverez, dans ce numéro, un résumé du texte présenté par Nicole Dufresne et qui porte sur la définition du patrimoine documentaire national.Ensuite, Fernand Long-pré a traité des aspects pratiques et techniques de la conservation, de la préservation et de la restauration des livres et journaux.Monsieur Longpré a insisté, dans son exposé, sur les six points suivants : la connaissance des besoins et des moyens, la rationalisation des ressources, les étapes nécessaires pour assurer une bonne conservation, les précautions à prendre lors de la restauration et l'utilisation maximale des ressources.Durant l'après-midi, deux chercheurs ont parlé de l'importance du patrimoine documentaire pour la recherche et un débat entre les participants sur « Qui a la responsabilité de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire québécois?»> a clôturé la journée.Contrat de production de radar L'excellence des services professionnels fournis par la firme Mi-cr£tefr inc.a incité le ministère des Affaires culturelles à renouveiler le contrat de production du Répertoire analytique d'articles de revues du Québec (RADAR).C'est ainsi que les parties intéressées se rencontraient au Ministère, le 21 juillet dernier, pour signer un contrat de trois ans permettant la réalisation des volumes 9, 10 et 11 de 1980 à 1983 inclusivement, afin d'indexer 27 000 nouveaux articles de revues.La signature du contrat avait été précédée d'une révision du devis technique par un comité des responsables de la Bibliothèque nationale du Québec de même que d'un « Appel préliminaire d'offres de services pour RADAR » publié dans les quotidiens La Presse, Le Journal de Montréal, Le Soleil et Le Journal de Québec du 2 mai 1980.Nouvel équipement de saisie à la Coordination de l'informatique Dans la dernière semaine de novembre, le Secteur exploitation a reçu son nouvel équipement de saisie qui remplacera le matériel UNI-VAC actuel quand le Bureau central de l'informatique du ministère des Communications aura remplacé son propre ordinateur UNIVAC par un ordinateur IBM.Cet équipement, loué de la compagnie COMTERM, est constitué de trois unités d'affichage cathodique et d'une imprimante servant aux listes et aux rapports (tels que la validation des bordereaux saisis) qui, encore maintenant, nous parviennent en différé par courrier de Québec.Fin août 1981 est la date prévue pour la mise en opération du nouvel équipement.Diaporama sur la Bibliothèque nationale du Québec Chaque semaine amène à la BNQ des groupes de visiteurs qui veulent en savoir davantage sur l'institution.Ces groupes composés de personnes diversement curieuses des différentes fonctions de la BNQ pourront assister à la projection d'un diaporama à l'occasion de leur visite.Ce diaporama se veut un moyen de promotion, une introduction condensée à l'histoire, aux fonctions et services offerts par la maison.Éventuellement reproduit en plusieurs exemplaires, le diaporama pourra, sur demande, être prêté à d'autres bibliothèques ou d'autres milieux de la documentation qui en feront la demande.Il contribuera, nous l'espérons, à faire connaître mieux ce lieu de conservation et de mise en valeur du patrimoine.Visites organisées de la BNQ à intervalles réguliers Cn dehors des groupes de visiteurs L.qui se présentent à la BNQ, se trouvent des individus intéressés à mieux connaître les fonctions et services offerts par l'institution.Pour répondre à cette attente, le Service de l'aide aux lecteurs participe à l'accueil de ces individus en les invitant à des visites organisées pour eux à intervalles réguliers.Il suffit à ces intéressés de laisser leur nom et numéro de téléphone de façon à ce que l'on puisse communiquer avec eux aux moments où ces visites s'organisent.L'essai de ce nouveau type d'accueil a donné d'excellents résultats jusqu'à maintenant car cela contribue efficacement à faire connaître davantage, par un contact direct, la BNQ aux usagers.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981 15 PUBLICATIONS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC MICROEDITIONS DE LA BIBLIOTHEQUE Catalogue 1980-1981 Microéditions de la Bibliothèque : catalogue.Annuel.— Montréal, Bibliothèque nationale du Québec, 1979 — Fait suite au Catalogue des microéditions, 1974-1978.Rédigé au Service de microphotographie par Richard Thouin.ISSN 0707-848X Catalogue de vente de documents reproduits sur microfilms ou microfiches par la Bibliothèque nationale du Québec.On trouve dans ce catalogue des publications en série courantes et rétrospectives, des secteurs privé et public; des monographies anciennes, contemporaines et précieuses (livres rares, livres d'artistes) ; des atlas, cartes et plans; des fonds d'écrivains et d'artistes; des documents de travail (rapports, etc.); des thèses et des microéditions originales.Les notices sont présentées selon l'ordre alphabétique des vedettes principales (auteurs, titres).Liste des publications en série et liste des atlas, cartes et plans.Distribution gratuite aux organismes qui en font la demande par écrit à la Bibliothèque nationale du Québec.MICROÉDITIONS DE LA BIBLIOTHÈQUE CATALOGUE 1980-1981 BIBLIOGRAPHIE DE BIBLIOGRAPHIES QUÉBÉCOISES Bibliographie de bibliographies québécoises, compilée par le Centre bibliographique sous la direction d'Henri-Bernard Boivin.— Montréal, Bibliothèque nationale du Québec, 1979.— 2 vol.ISBN 2-400-00074-3 1" supplément, 1980, 145 p.ISBN 2-550-00630-5 Ce répertoire a pour but d'assurer une meilleure diffusion à l'inventaire permanent des bibliographies québécoises tenu à jour au Centre bibliographique.L'ouvrage principal porte sur les bibliographies parues sous forme de monographies et de périodiques.Avec le premier supplément, on inclut également les bibliographies sous forme d'articles de périodiques.Le terme « bibliographie » est interprété au sens large pour inclure non seulement les listes de livres, mais également les catalogues de bibliothèques, d'éditeurs, etc., les discographies, les filmographies, les listes de manuscrits, etc.Les notices se présentent par ordre alphabétique de grandes rubriques (sujets), puis par ordre alphabétique des compilateurs et des titres.Index des auteurs, titres et vedettes-matière.Distribution gratuite aux organismes qui en font la demande par écrit à la Bibliothèque nationale du Québec.WbuoacAPMie DC WWJ04BAPWC/ QUCMSCOf/C/ 16 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC — MARS 1981
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