Le couac, 1 septembre 1998, septembre
Democracy made in Canada Depuis le jugement de la Cour suprême, nous n'irons plus voter sans la présence de notre avocat.Sang, sexe, sport et de la merde partout TQS mise dorénavant sur «une recette qui a fait ses preuves chez Québécor: du sang, du sexe, du sport».(La Presse, 14-08).Finalement, se torcher avec le \ournal de Montréal n'était rien: il va maintenant falloir apprendre à le faire avec un écran de télé Vaines promesses de Télé- Notre vaillant confrère de Rimouski, le bimestriel Mouton noir, mène campagne contre Télé-Québec qu'il accuse de trahir les engagements pris en commission parlementaire, il y a trois ans, quant à la production d'émissions dans les régions.Dans son numéro de juin, sous une manchette zolesque, «j'accuse.», Denis Labrecque, qui fut journaliste et réalisateur à Télé-Québec en Abitibi, en Estrie et dans te Bas-Saint-Laurent, sonne la charge.Il évoque un double détournement de mandat.Premier détournement: sous prétexte d'une insuffisance budgétaire, la direction de T.-Q.a annoncé qu'elle s'en remettait au secteur privé pour la production de la quasi-totalité de sa programmation, sauf pour les émissions d'information.Aussi bien dire que T.-Q.vend son âme et devient une chaîne bassement commerciale, comme les autres.Second détournement, même l'exception touchant les émissions d'information n'a pas été respectée.La grille des émissions ne comporte plus qu'une seule émission d'information, produite à Montréal dans le secteur privé.Rimouski peut bien aller se faire voir, on ne la verra plus à T.-Q Le Mouton noir revient à la charge dans son numéro de septembre.Le mandarin Robert Normand, PDG.de Télé-Québec, en prend pour son rhume.Sensibles aux revendications des régions, nous appuyons la campagne menée par notre confrère du Bas-Saint-Laurent.LE COUAC INCROYABLE Offre spéciale du Couac! À partir du vol.1, n".12 (le numéro que vous avez entre les mains), Le Couac vous offre une série (fantastique) de textes de Raymond la Science sur l'économie.Le premier de cette série de 12 est à lire en page 5! Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse.R.Bourassa, 1990 FONDU EN 1997 ?- Un drôle d'oiseau 4 à 6 poitrines de canard / 4 oignons verts, émincés / k.à soupe d'huile à salade / sel poivre Jehane Benoit «La nouvelle encyclopédie de la cuisine» Supreme de poulet et nouilles out un peuple de journalistes et de spécialistes s'amuse, depuis plusieurs jours déjà, à commenter l'avis de la Cour suprême.On y passera encore des heures et des jours, sans trouver à y voir beaucoup plus clair.Les souverainistes trouvent que leur démarche est légitimée par la Cour.Les fédéralistes aussi.Chacun tente de faire son miel d'un avis à la Salomon qui n'a, en définitive, troublé la tranquillité de personne À peu près partout, on trouve la décision raisonnable et nuancée.On y voit tout, sauf la force qui s'y manifeste.Il y a pourtant là une manifestation d'arrogance fédérale grosse de menaces.Cela va en fait beaucoup plus loin que ne le laisse croire nos savants analystes.En s'adressant à la Cour, Stéphane Dion invoquait les «raisons supérieures» qui justifient à son sens l'existence même du Canada.À l'entendre depuis son entrée en politique, on croirait presque que le Canada a sur terre une mission prophétique à remplir.Professeur de science politique, Dion semble avoir tout à fait oublié que la raison d'un État, c'est toujours celle de sa puissance.Depuis 1982, c'est-à-dire depuis le coup d'État légal mais illégitime de Trudeau, les juges de la Cour suprême sont chargés, à tout moment, pour une multitude de questions, de raisonner la raison d'État qu'invoque aujourd'hui Stéphane Dion.Et qu'affirment ces juges?À peu près tout, pourvu que cela se situe justement dans les li- mites exactes de ceci qui est leur raison d'être: la raison d'État.La raison d'État, c'est la raison améliorée, la raison qui vaut plus que la raison tout court.C'est la raison qu'on ne remet pas en question.C'est une raison qu'on pense, sous l'éclairage du pouvoir, être la seule raison.Au Canada fédéraliste, la haine de l'autonomie québécoise a été élevée en raison d'État.Cette haine est devenue la raison du plus fort, la raison de celui qui, parce qu'il est le plus fort, croit qu'il a toujours raison.Dans l'avis de la Cour, la répétition ad nauseam de l'exigence d'une «question claire» et d'une «majorité significative» affirme cela.La prérogative de la raison d'État canadienne est ainsi affirmée partout, pratiquement à chaque page de l'avis.On y engage à se soumettre à l'ordre du droit canadien, ordre construit sur un coup d'État dont le Québec a fait les frais.Qu'on regarde attentivement les actions du gou- vernement fédéral depuis le référendum de 1995.Il s'y dessine une ligne très claire: réduire à ses marges extrêmes le sentiment autonomiste québécois.Une extraordinaire cohérence des actions affirme sans cesse cet objectif.À Ottawa, on gouverne en fonction de cela.Et à Québec?Le gouvernement est vieux, d'ailleurs non pas tant par ses effectifs que par ses attitudes 11 joue son jeu à courte vue.Il fait surtout de la gérance et de l'administration II fait presque pitié à force d'être provincial.Mais le plus intéressant, dans cette histoire, ce pourrait bien être lean Charest.Il fallait l'entendre la journée précédant la décision de la Cour.À son sens, le commentaire des juges n'aurait aucune importance.Rien du tout.Le régime péquiste tenterait d'en faire ses choux gras, mais il faudrait absolument ne pas en tenir compte.Interpréter les mots de la Cour serait du temps perdu.Cette attitude est pour le moins révélatrice de la pensée du chef des libéraux-conservateurs.Dites une chose ou une autre, les paroles ne sont que des paroles.Le fond des choses se trouve ailleurs Le discours n'est qu'un décor.C'est une comédie.Du maquillage.Un sourire.Il ne compte pas.Il ne veut rien dire.On dit des choses, mais n'importe quoi, et le lendemain autre chose encore.Et un jour, sans trop s'en rendre compte, on devient avocat ou chef du Parti libéral.Parfois les deux.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Reconnaissance de dette Vers le milieu des années 80, le Conseil de la langue française, dont je faisais partie, invita plusieurs écrivains et journalistes à réaliser un ouvrage de collaboration sur des questions relatives à la langue au Québec, ouvrage qui serait édité par lui.Il voulait des textes entièrement libres, en somme le contraire d'une publication officielle.Une réunion de quinze ou vingt personnes eut lieu.Il n'y avait pas là que des indépendantistes.Le Conseil avait cherché une certaine diversité.Quelques-unes des personnes refusèrent leur collaboration.Lise Bissonnette était présente Elle donna l'impression de regarder un peu notre projet de haut, et aussi le nationalisme.Avait-elle déjà fait son long séjour enthousiaste à New York et ce séjour l'avait-elle à ce point «internationalisée» ?Je me rappelle une de ses remarques.Elle affirmait avec une certaine condescendance que pas grand-chose enfin ne distinguait les Québécois des Canadiens ou des Américains, laissant entendre que la problématique discutée ne l'intéressait pas beaucoup.Son observation, superficielle, me faisait sourire et je le lui dis.Peu importe ma petite histoire.Cette perplexité sceptique, cette opinion courte et un peu hautaine ont disparu par la suite et Lise Bissonnette s'est affirmée comme la personnalité que l'on sait.Mais elle quitte maintenant Le Devoir.Je désire lui dire un mot d'hommage.Comme bien des gens, je n'était pas trop sûr de l'orientation que Mme Bissonnette, devenue directrice du Devoir cinq ou six ans plus tard, donnerait au journal.J'avais à la mémoire sa période new-yorkaise.Mais une intuition a dû m'inspirer puisque je lui ai écrit aussitôt une lettre de félicitations, suivie, dans l'année, de pas moins de trois articles dans Nouv«l/«-CSN à l'appui de son entreprise au Devoir.Tout le monde sait maintenant qu'elle y a été extraordinaire à plusieurs égards Inutile de trop insister.Relever ce journal moribond, ennuyeux et au bord de la faillite, s'entourer de toutes les compétences nécessaires à cette fin, diriger difficilement et efficacement cette entreprise, avec d'autres bien entendu mais à leur tête, moderniser ce journal, y apporter comme rédactrice, dans plus d'un domaine, une pensée vigoureuse et articulée, s'engager sans détour pour une idée — la souveraineté du Québec —, prendre une place importante dans les débats publics dans ce journal et ailleurs, voilà en peu de mots sept ou huit ans de travail plus que remarquable, dont nous lui sommes redevables.Un seul reproche: qu'elle quitte à présent Le Devoir, seul quotidien libre au Québec, et aussi une carrière importante dans la discussion des affaires publiques.Mais ce reproche se veut plutôt l'expression d'un regret.PIERRE VADEBONCŒUR Vol.1 • no 12 Septembre 1998 1,99$ La Suprême Malgré sa constitution unilatérale, son mode de nomination arbitraire et partisan (par le premier ministre), la compétence tous azimuts qu'on lui attribue, la Cour suprême paraît vénérable comme la Bible dans certains milieux.Elle est l'Être suprême des causes et de leurs effets.La Cour des règlements de comptes se prononce comme un oracle, sans miracle.Bora Laskin, créature de Trudeau, «à peine un juge», selon un observateur, en fut ourtant un suprême, un sublime, a télé pancanadienne, le moindre speaker se croit tenu d'en rajouter, de répéter «le plus haut tribunal du pays».Top Court, c'est Top Gun: les techniques de pointe, les coups fourrés sous l'hermine.On doit dire «la suprême» comme on dit «la totale»: opération définitivement mutilante.LAURENT MAILHOT Humanisme et Charia Les talibans, vous connaissez?Vous savez, ces joyeux drilles qui interdisent l'école aux filles afghanes et qui organisent des autodafés de télés?Eh bien, ils ne sont pas aussi barbares qu'on le croit.Au début d'août, un voleur a été condamné à avoir les mains coupées, en stricte application de la loi islamique.La sentence a été exécutée sur la place publique, mais le supplicié a subi son châtiment sous anesthésie locale.C'est à peine s'il a «senti un souffle sur ses mains», pour paraphraser le bon docteur Guillotin.Qui a dit que la Charia ne s'adaptait pas au progrès? Le Couac, septembre 1998, page 2 1-800-TZIGANE 15 000 Tziganes ont assisté à l'enterrement de Mircea Cerari, le roi des Tziganes moldaves (Courrier International, 30 juillet-19 août).Le défunt avait exprimé le désir d'être inhumé avec un téléphone, un ordinateur, un modem et un télécopieur pour maintenir la communication avec ses sujets.Mort d'un pigeon voyageur.Unicellulaire Céline Dion est financée par Ericsson, une compagnie qui commercialise des téléphones cellulaires.Commentaire de la chanteuse au magazine Rolling Stones du mois d'août: «Ericsson représente des valeurs qui sont importantes pour moi.» L'argent et encore l'argent, sans doute Or Ériccson est une compagnie qui mène nombre de ses activités en Birmanie, comme le rappelait à Boston une poignée de manifestants lors du premier spectacle de la tournée mondiale de la chanseuse-cellulaire.Le 19 août, à Genève, l'Organisation internationale du travail (OIT) dénonçait, à la suite d'un rapport d'enquête, la situation faite aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées dans ce pays Selon le rapport d'enquête, le gouvernement birman accepte que l'on utilise la population «comme une réserve illimitée de travailleurs forcés non rémunérés et de serviteurs».La population birmane est-elle en plus obligée d'écouter Céline Dion?JFN Réforme constitutionelle aux USA Il est proposé que le nom de «Maison Manche» soit remplacé par «Maison Close».La photo du mois " SU ¦aft T mÊK i'Ji « jé! Mangeux de hamburgers à l'ouverture d'un restaurant de hamburgers à Mourial.28 juillet 1998 Abonnez-vous au Couac! C'est pour qu'on ait du chien.Le Couac 788, av.Laurier Est, Montréal (Québec) H2) 1G1 Téléphone : (514) 270-9392 «Télécopieur : (514) 270-7461 Éditeur: Pierre de Bellefeuille Rédacteur en chef : Jean-François Nadeau Collaborateurs: Sabina Badilescu, Normand Baillargeon, Marco de Blois, Geneviève Cardinal, François D'Amours, Francis Dupuis-Déri, Pierre Falardeau, tlacques Ferron, Philippe Gauthier, Christophe Horguelin, David Ledoyen, Laurent Mailhot, Max, Marcel Olscamp, Marion Piekarec, Pierre Vadeboncceur, Céline Vangheluwe, Nadine Vincent, Hélène Visentin Photographe: Valérie Remise Illustration: Serge Ferrand, Luc Giard, Bruno Laporte, Gilles Laporte, Richard Suicide, Warten Abonnement: Periodica (514) 274-5468 1(800) 361-1431 Publicité: Jacques Fleurent au (514) 355-2103 Jean-François Nadeau au (514) 270-9392 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec ABONNEMENT 1 an : 28,76 $ «2 ans.51,76 $ • Institutionnel: 57,51 $ taxes incluses Soutien : envoyez plus de 50 $ ou (mieux) tout ce que vous avez.OFFRE À SAISIR: Abonnez-vous au Couac et obtenez une place gratuite dans notre loge au futur stade des Expos.Offre valable jusqu'à épuisement.1 Scoop Après analyse de son sperme, les experts affirment que Bill Clinton serait le père de la fille présumée d'Yves Montand.La vie de Premier ministre international Selon le site de nouvelles de Radio-Canada (16-08), à propos de l'Irlande du Nord: «Le bilan provisoire de l'attentat perpétré à Omagh [Irlande du Nord| s'établit pour l'instant à 28 morts et 220 blessés.Devant la gravité de la situation, le Premier ministre Tony Blair interrompt ses vacances en France.» Un Premier ministre, ça ne se déplace pas à moins de 28.Négociations fructueuses Un texte a été émis suite aux négociations menées entre le Conseil national de la paix, une organisation colombienne non-gouvernementale, et L'ELN, la guerilla colombienne (L'Express, 23-07).Cette dernière serait prête à ne plus enlever ni enfants, ni vieillards, ni femmes enceintes, à la condition de trouver d'autres sources de financement.Augmenter le nombre d'enlèvements d'hommes et de femmes non-enceintes serait sans doute une solution acceptable.Egypte La cité des morts d'Alexandrie — la nécropolis — menaçait d'être détruite par une nouvelle voie routière qui doit relier l'autoroute du Caire au port d'Alexandrie.Grâce à l'UNESCO, le site sera préservé.À la suite de cette action, le gouverneur d'Alexandrie a même décidé de déplacer les habitants d'un bidonville qui bordait le précieux site archéologique.Les a-t-il asphaltés dans l'autoroute pour que l'on puisse les redécouvrir dans 2000 ans?Egypte (bis) En Egypte, l'hebdomadaire Al/ Leila a été interdit par le ministère de l'Information, «dont dépend la censure».(La Presse 14-08) Ne riez pas: nous avons, nous, un ministère de l'Éducation dont dépend l'ignorance.USA Si Clinton avait été policier plutôt que président, il aurait au moins pu prétendre que le coup est parti tout seul.?Courrier des lecteurs Au sujet de Vidéotron Je crois que vous n'auriez pas dû reculer à ce point ! Vous menez combat et vous auriez dû aller jusqu'au bout de vos erreurs, avec les conséquences qui vont avec.Très mauvais signal ! Quelle sera votre crédibilité maintenant?Vous m'avez royalement déçu.Russel Bouchard, Chicoutimi N.D.L.R.Plusieurs lecteurs ont exprimé des regrets semblables à la suite de la publication, dans le numéro d'août, d'une rétractation à l'endroit de Vidéotron et de ses dirigeants.Le bon sens nous commandait d'agir de la sorte.Nos lecteurs auraient-ils préféré que nous fermions nos portes ?Au bout du compte, cela aurait-il été plus utile que nous nous taisions définitivement?Nous ne le croyons pas.Stratégie |.| Je tiens à féliciter votre équipe pour l'excellent travail que vous accomplissez.Vous avez résisté à la tentation du jouai, ce qui est admirable, en plus d'offrir à votre lectorat des articles de qualité.Je crois cependant que vous avez commis une erreur stratégique en jetant le discrédit de façon accusée sur La Presse, ce quotidien qui, mieux que nul autre, aurait pu contribuer à honorer votre publication et à en susciter l'intérêt, ne serait-ce qu'en faisant référence à votre journal à l'occasion.|.| Paul-André Allard, Montréal par Philippe Gauthier & Francis Dupuis-Déri Petit lexique du Québec contemporain Bibliothèque n.f.Service public dont le budget restreint explique la mauvaise tenue de livres.Consultation n.f.I.Activité qui consiste à demander l'avis de la population ou de ses partenaires, puis à prendre des décisions sans en tenir compte.2.Tournée de consultation, se dit quand le processus de consultation tourne en rond.Écoute (être à 1') (loc.verbale) En relations publiques, attitude qui permet aux gens de se défouler et aux organisations visées de les ignorer: pour être à l'écoute de ses clients, notre organisation a mis sur pied la ligne 1-800-ÉCOUTER où ils seront mis en attente indéfiniment sans qu'il leur en coûte un sou.Ethnique adj 1.Unité qu'utilise Statistiques Canada pour classifier des Canadiens par ailleurs tous égaux.2.Communauté ethnique, groupe de gens qui viennent d'ailleurs et qui ajoutent à la couleur locale.3.Vote ethnique, question encore plus complexe que celles posées lors des référendums: en 1995, le vote ethnique nous en a fait voir de toutes les couleurs, mais on en a eu pour notre argent.4.Cuisine ethnique, occasion de pratiquer sa langue maternelle: le grand cordon bleu \acques Parizeau nous offre son interprétation de la cuisine ethnique avec sa recette du pâté de campagne référendaire.Rassembler avec amour (dans un grand melting pot) un bouc émissaire, une tête de Turc, des homards bouillis et 95% de «Nom».Faire monter au point d'ébullition.Saupoudrer de paroles haineuses et d'un zeste d'orangistes, puis napper d'un épais sirop de feuilles d'érable.Servir sur un Plateau Mont-Royal.Mot accompagné d'une salade de fleur de Lus et d'un fromage Petit Québec.De'auster avec plusieurs verres de Bourbon.Inforoute n.f.Terme uniquement utilisé par les politiciens, qui ont l'habitude de promettre des bouts de route pour gagner des votes: L'inforoute, C'est exactement comme Internet, mais avec plein de nids-de-poule.Jeune n.m.1.Un des piliers de notre société: comme tous les piliers, les jeunes sont condamnés à se faire planter.2.Individu réputé apolitique parce qu'il n'a voté ni pour Trudeau, ni pour Lévesque, ni pour Drapeau.3.Jeune de cœur, se dit d'un baby boomer porteur d'un stimulateur cardiaque.4.Jeune libéral, jeune qui a pris un coup de vieux.5.Jeune péquiste.se dit de tout péquiste qui n'a jamais été membre du R.I.N.Juif n.m.1.Membre d'un peuple qu'on ne peut pas réduire à l'usure.2.Humour juif, concept difficile à circoncir.Exemple d'humour juif.«Félicitations pour votre beau pogrom !» 3.Congrès \uif, dans le système politique canadien, organe exécutif du Parti Sion.Les souverainistes lui attribuent un faux célèbre, le Protocole des sages de Dion.Note historique: Les premiers Juifs arrivés en Nouvelle-France portent le titre de rabbins des bois.Après avoir déboisé les Plaines d'Abraham, ils acquièrent une réputation de terrassiers assidus à défaut d'être hassidiques, comme l'a écrit le Rabbin Groulx dans La Pelle de la Race.En 1980, le référendum place les Juifs dans une situation délicate: pas facile de trancher entre le «Oui» et le «Non» quand on attend le «mais si».La culture juive a fortement marqué la société québécoise avec des institutions comme la cabale à sucre et Youpin, la mascotte des Expos (recherche hystérique effectuée par Austère Délire).Livre n.m.1.Unité de masse impériale valant 454 grammes.2.Objet culturel qui n'a plus beaucoup de poids à défaut d'avoir du volume: avec Internet, le livre n'est plus vraiment à la page.3.Tenue de livres, la livre anglaise valant à peu près deux dollars, il faut 15 livres anglaises pour acheter un livre français.DT rtaPIIETC Québec, Printemps 1918 Le lef avril 1918, 4 personnes étalent tuées lors d'une manifestation anti-conscription dans le quartier Saint-Sauveur de Québec.Pour commémorer l'événement, un comité s'est formé et a trouvé le financement nécessaire à l'érection d'un monument à l'angle des rues St-Vaîlier Ouest, Bagot et SMoseph.Son inauguration aura Heu le 4 septembre, Le hic le monument est pour l'instant muet, la somme amassée n'ayant pas permis la production d'un module explicatif.De plus, la scuipteure Aline Martineau a été sous-payée.On vous demande un petit effort; sur un budget total de 80 000 $, il ne manque que 8 000 $.Faites parvenir votre don au Comité «Québec, Printemps 1918», 2601, avenue de Vitré, Québec (Qc) Gl j 4B2.Reçus pour fin d'impôts.Nul n'est censé ignorer la loi le collectif «Citoyens-nes opposés-es à la brutalité policière» (COBP) vient de lancer Surprisel On a des into?I, un pamphlet au sous-titre évocateur: «Bâtir un rapport de force face à la police».Rédigé en collaboration avec les avocats Pascal Lescarbeau et Julius Grey, Il s'agit d'un véritable guide de survie qui énumère les droits des citoyens et explique quoi faire en situation d'arrestation, d'Interrogation, de fouille, de perquisition et lors de manifestations.On peut se procurer le petit livret à la librairie Alternative {2035 St-Laurent, 2e étage).On peut aussi communiquer avec COBP par téléphone ((514| 859-9065} ou par courrier électronique (cobp@hot-mail.com).Cinéma Devant le refus de Téléfilm Canada de subventionner 15 Février 1839 de Pierre Falardeau, un comité amasse toujours des fonds.On nous promet d'ailleurs du nouveau pour très bientôt dans cette affaire-Tous les donateurs seront invités à la première.Faites parvenir vos dons aui Comité du 15 février 1839 CP.416, «ce.de Lorimier, Montréal, Québec H2H 2N7 tel: (514) 522-1502 Le pièce à ours lean Chrétien se réjouit de voir Lucien Bouchard et Jacques Brassard devenir «réformateurs du fédéralisme».Les péquistes mous sont pris au piège.Si réforme il y a, dans l'entente de Saskatoon, elle va dans le sens de la centralisation, contrairement aux positions traditionnelles du Québec dont M.Bouchard ne se prive pourtant pas de se réclamer.Bouchard n'a pas compris la leçon de 1981, lorsque le prétendu front commun de huit provinces s'est effondré, ouvrant la voie au rapatriement de la constitution qui a privé le Québec de son droit de veto et fourni au gouvernement central le puissant instrument de centralisation qu'est la Charte canadienne des droits et libertés.La conférence de Saskatoon a produit un nouveau front commun des provinces, mais en y adhérant, le Québec a accepté le principe de l'intervention d'Ottawa dans le domaine social.C'est pourtant par opposition à ce principe qu'en 1971, Robert Bourassa a rejeté l'accord de Victoria.Du point de vue constitutionnel, le droit de retrait avec compensation financière ne corrige nullement l'intervention du fédéral dans un domaine de juridiction provinciale.La taupe Claude Morin, qui a présidé au fiasco de 1981, aurait-elle repris du service auprès du «bunker» de la Grande-Allée?PIERRE DE BELLEFEUILLE Maire courage Pourquoi Pierre Bourque, maire de Montréal, va-t-il dormir chez les pauvres plutôt que d'inviter les pauvres à dormir chez lui ?La monarchie inconsciente Étrange pays que le Québec, qui laisse passer inaperçu le 98e anniversaire de la mère de son chef d'État.Pourtant, ce jour-là, selon l'Associated Press (AP), qui ne verse d'ordinaire pas dans le genre lyrique, «même le soleil, qui s'était fait désirer ces derniers jours, était de la fête».il s'agit évidemment du temps qu'il faisait à Londres lorsque le bon peuple britannique célébrait l'anniversaire de la reine mère.Mais nous, nous n'avons pas célébré, hélas.Nous vivons sous le régime de la monarchie inconsciente.MAX Le numéro d'octobre marquera le premier anniversaire du COUAC.Et vous n'êtes même pas encore abonné.Abonnez-vous au Couac! Qui a jugé jugera En Abitibi, le candidat libéral et ex-juge Jean-Charles Coutu affirme avoir voté «oui» lors des deux derniers référendums (La Frontière.12-08).Il se déclare cependant contre l'indépendance du Québec et affirme que la question de 1995 n'était pas claire.Après tout, on est sérieux puisqu'on a été juge.Anticléricalisme en Gaspésie: 1 curé fédérale à Sherbrooke Depuis le départ de Jean Charest de la scène fédérale pour la scène provinciale, le siège de député de Sherbrooke aux Communes est vacant.Une élection partielle aura lieu le 14 septembre afin de combler le poste.Les électeurs de Sherbrooke manifestent déjà leur intention de voter pour Jean Charest au fédéral, au provincial, au municipal et à la prochaine élection des marguilliers du diocèse.Greffes André Bérard, mongol fier de type Banquendum gonflé à Planet Hollywood: «Si on offrait à tous les hommes la perspective de devenir chauve et en même temps de se faire greffer la face de Bruce Willis, il n'y en a pas un qui refuserait.» (Le \ournal de Montréal, 30-07).Si on offrait à tous les hommes la perspective de devenir riche et en même temps de se faire greffer le cerveau d'André Bérard, il n'y en a pas un qui accepterait.Portera-t-il une serviette ?Par solidarité avec les gais, Pierre Bourque ira-t-il coucher au sauna?JfrpertK.L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE Stéphane Dion, maître incontesté de la diplomatie internationale, ergote sur la sagesse des gouvernants de Nevis (Petites Antilles du Nord).C'est que ceux-ci ont renoncé à se séparer de Saint Kitts à la suite d'un référendum ayant accordé 61,8% des voix à l'idée d'indépendance, la constitution du pays exigeant une majorité des deux tiers.C'est bien connu, la démocratie et son chantre fédéral préfèrent obtempérer à la volonté de 38,2% de la population, plutôt que de céder aux caprices de la majorité.Ce que le fils de Léon néglige cependant de souligner, c'est la hargne qu'a provoquée chez le gouvernement de Nevis l'intervention peu subtile du ministre fédéral des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, à deux jours du vote décisif.«Le Canada croit fermement qu'à l'heure de l'intégration mondiale, partout au monde la puissance procède de l'unité et de la coopération, non de la division et de la fragmentation» (La Presse, 12-08).De quoi je me mêle?Le grand frère canadien vient ainsi à la rescousse de son cadet de Saint Kitts, ancienne colonie britannique qui a accédé à l'indépendance en 1983.Après s'être débarrassé de la couronne britannique au début des années 80, le nouvel État est en effet aux prises avec des méchants séparatisses.Ça vous rappelle quelque chose?N.V.Le Couac, septembre 1998, page 3 Dion-Massé Le pète*sec et la fesse molle On verra sans doute bientôt Stéphane Dion et Marcel Massé venir au secours de Jean Charest comme ils l'avaient fait, si efficacement, pour Daniel Johnson.Ils forment un couple physique et constitutionnel contrasté: le plan B et le volume A, le fil de fer et le cercle vicieux, le rayon mortel et la face (fesse) cachée de la lune.Le sous-ministre promu ministre et le petit prof monté en graine sont des figures imposées du cirque parlementaire: le sénateur-né et le parvenu, l'arrivé et l'arriviste, le conformiste tranquille et le conformiste agité.L'un a «oeuvré dans la Francophonie», l'autre a connu Québec et Paris, mais ils ne jurent maintenant que par les banlieues (Aylmer, St-Laurent), le néo-gothique et l'«art nouveau» d'Ottawa.La morale masséiforme et le discours dionien s'appuient comme le good cop et le bad cop des séries B.Massé et Dion vont à la soupe et aux desserts avec gourmandise, tout en s'opposant structuralement: le recuit et la recrue, le chau-dasse et le frette, la patate bouillie et la frite racornie, la citrouille et l'asperge.Massé tartine épais avec une douceur enveloppante, écœurante; Dion jette de la poudre (du poivre) aux yeux et met du sel sur les plaies.H entretient le feu (au cul), alors que l'autre couve — et pond — sous la cendre.L.M.MUSÉE DE LA Livi LiSXTiON (M
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