Le couac, 1 octobre 1998, octobre
Pas vu, pas pris Faire craquer les langues de bois Une histoire de copinage et de censure fait couler beaucoup d'encre en France depuis quelque temps.Principal témoin dans cette affaire: Pierre Caries, réalisateur.Son film Pas vu, pas pris est un documentaire controversé, interdit d'antenne, qui illustre la connivence entre médias télévisuels et pouvoir politique.Sans compter que les questions qu'y soulève le cinéaste ont autant de pertinence chez nous En 1994, Caries met la main sur des images d'une conversation entre l'ancien ministre de la défense François Léotard et le vice-président de la chaîne TF1 Etienne Mougeotte.Les deux hommes ne savent pas que la caméra enregistre leurs propos.Ce qu'ils disent ne révèle rien de particulièrement fracassant; seulement, on comprend qu'ils ont gardé les cochons ensemble Plus précisément, que Mougeotte a besoin d'une intervention de Léotard pour faire avancer certains dossiers en faveur de TF1 Quelques mots de complaisance qui remettent en question l'indépendance éditoriale de la chaîne.Caries propose ce document à la télé culturelle Arte qui refuse de présenter ce qui lui apparaît comme des «images volées» L'année suivante, Canal+, que l'on dit moderne et impertinente, lui passe la commande de réaliser un petit film à partir de ces images.Il tourne donc Pas vu à la télé, d'une durée de 14 minutes.Et c'est là que ça se gâte.À des stars de l'information télévisée, il pose cette question: « Peut-on tout dire à la télé ?» Tous répondent avec assurance que la censure n'y existe pas Puis il leur montre la conversation Mou-geotte-Léotard «Et ça, le mon-treriez-vous ?Vous en dites quoi ?» Les masques se décomposent, les langues de bois craquent.La direction de Canal+ refuse de présenter le petit film parce qu'elle juge déloyales et un brin terroristes les méthodes de Pierre Caries.Mais le bonhomme récidive.Dans le paysage médiatique français, il a d'ailleurs la réputation d'un empêcheur de tourner en rond, d'un emmerdeur.Il pousse la controverse plus loin en entreprenant de réaliser un long métrage de quatre-vingt minutes, Pas vu, pas pris, où il intègre Pas vu à la télé et où il enquête sur les raisons entourant la censure dont il a été victime.Pas gêné, il va jusqu'à enregistrer à leur insu ses conversations avec les personnes concernées Le joli monde des médias y passe un mauvais quart d'heure L'affaire fait boule de neige Le Monde diplomatique s'y intéresse.Charlie hebdo lance une souscription pour permettre à Caries de racheter à Canal+ les droits de Pas vu à la télé et pour pouvoir distribuer le film Pas vu, pas pris sortira finalement en France le I I novembre, jour de l'Armistice.Quelques chanceux ont pu voir ou bien le film, ou bien l'émission de télé Les opinions sont partagées.Tandis que certains applaudissent, il y en a d'autres qui estiment que le film n'est pas si subversif que ça D'autres encore désapprouvent les tactiques d'entrevue de Caries.Mais si le film est peut-être un pétard mouillé (on verra), il reste que la censure dont il a fait objet et le refus obstiné des chaînes françaises de le présenter ont un côté troublant et révélateur Pour souligner son premier anniversaire, le Couac organise un débat sur le thème «Pouvoirs et médias» qui réunira notamment Normand Baillargeon, Pierre Falardeau, Barbara Ulrich, Jean-François Nadeau et Marco de Blois.La discussion s'amorcera sur la présentation d'un extrait de Pas vu, pas pris.Un rendez-vous auquel tous les couacophiles sont conviés le 13 octobre, à 20h, au café Porté disparu, 957 avenue Mont-Royal Est à Montréal.Pas vu, pas pris sera présenté au Festival du nouveau cinéma qui débute le 15 octobre.Consultez le programme MARCO DE BLOIS Spécial 1er anniversaire ! Un drôle d'oiseau Une affaire qui pue Écho d'écolomagouiUe?Son noble statut de «ministre de l'Environnement et de la Faune» ne semble pas rendre Paul Bégin plus écolo que n'importe quel autre Nord-Américain.Au contraire, on pourrait même penser que notre homme aime bien la crasse polluante 11 s'évertue en tout cas à faire poursuivre les dangereux travaux de «restauration» du site d'enfouissement de la société Bérou Construction, à Saint-lean-de-Matha.Les cris de détresse lancés par la municipalité lanaudoise et son comité de citoyens exaspérés n'y auront rien fait La firme Bérou, spécialisée dans l'enfouissement, est autorisée à déplacer des déchets illégaux pour les déposer sur la montagne de détritus de lots voisins pourtant fermés.Cette façon de procéder comporte des risques graves pour l'environnement de l'avis de spécialistes.Les cours d'eau, situés à proximité du site, transportent cette bonne soupe chimique, du «jus de déchets», le lixiviat Un véritable régal pour les Lanaudois.Depuis 1990, la municipalité et le groupe Action-Écologie réclament en vain la stabilisation des talus du dépotoir, qui risquent de s'effondrer Le glissement de terrain survenu en avril dernier ne semble pas effrayer pour autant les fonctionnaires du ministère de l'Environnement Ils proposent toujours de réenfouir en ces lieux des déchets illégaux Le ministre Bégin s'est donné la peine d'aller jusqu'en Cour d'Appel pour défendre les intérêts de Bérou Construction.Et le 18 septembre dernier, le ministère a gagné contre la population locale.Un ministre de l'Environnement qui part à la défense de telles pratiques, c'est un peu comme si le président d'Amnesty International vendait des armes au Proche-Orient.Le 3 septembre dernier, à la demande de la municipalité de Saint-|ean-de-Matha, le juge Clément Trudel de la Cour Supérieure de loliette a émis une ordonnance de sauvegarde qui suspendait les travaux de «restauration» du site d'enfouissement jusqu'à l'audition de la cause, le 6 octobre Le soulagement a été bref: c'est cette ordonnance que les avocats du ministre ont fait renverser à la mi-septembre.Bing! Une claque en plein visage alors que les Mathalois se remettaient tout juste d'un coup de couteau dans le dos planté au beau milieu de l'été Le 30 juillet, selon la municipalité de Saint-jean-de-Matha, le directeur régional du ministère de l'Environnement et de la Faune, Pierre Martel, alors officiellement en vacances, a signé une autorisation conférant à la firme droit de reprendre les travaux.Selon l'avocat de la municipalité, Richard Landry, l'article 54 de la Loi sur la qualité de l'environnement exige toutefois que les municipalités et les MRC soient consultées avant toute prise de décision de ce type «Les avocats du ministre Bégin et de la firme prétendent qu'ils n'ont pas à franchir ces étapes!», s'indigne M Landry Et de fait, l'avocat de la société Bérou Construction, Me Alain Chevrier, confirme les propos de son confrère: «Légalement, affirme-t-il, le ministère n'est pas dans l'obligation de consulter les municipalités avant de rendre une ordonnance».En public, le ministre Bégin continue pourtant de se faire l'apôtre du dialogue avec les élus municipaux La porte-parole du comité des citoyens de Saint-lean-de-Matha, Jeanne Gadoury, pointe du doigt les contradictions frappantes entre les propos et les actes du ministre de l'Environnement et de la Faune 15 septembre dernier, Paul Bégin annonçait «en grande pompe son beau plan d'action sur la gestion des déchets au Québec, qui prévoit notamment que les autorités municipales auront désormais leur mot à dire face aux grosses multinationales d'enfouissement.Deux jours plus tard, le même ministre va plaider avec ses avocats pour empêcher la municipalité de Saint-jean-de-Matha et la MRC de Matawinie de faire appliquer leurs règlements (.) aux projets de Bérou Construction.» Et elle ajoute: «On sait maintenant dans quel lit couche le ministre» De son côté, le conseiller municipal responsable du dossier et membre du groupe «Action-Écologie», Robert Morin, n'a pas fini de s'insurger «C'est absolument indécent et je m'explique mal que la Cour ne voit pas clair dans cette combine» LE COUAC Entrevue avec w I y a exactement dix ans, Hans Marotte esca- I ladait la croix du Mont-Royal pour y accrocher une banderole frappée des chiffres «101».Son action lui vaudra d'être condamné en septembre 1990 II a depuis lors délaissé l'engagement souverainiste et ses études en sciences politiques pour devenir avocat et se consacrer à la défense des droits des chômeurs II travaille depuis plusieurs années au Mouvement Action Chômage où il a été bénévole pendant deux ans.Entretien avec un avocat rebelle.Qu'est-il advenu pour qu'un militant de la langue française se transforme en militant défenseur des prestataires d'assurance-chômage?On m'a pris pour un pitbull de la langue alors que j'ai toujours cru que l'indépendance était non pas une fin mais un outil pour construire une société plus juste.L'indépendance permettrait de rapatrier les pouvoirs culturels, économiques, etc mais aussi, comme le dit Michel Chartrand, de savoir à qui «botter le cul».Dans le système actuel, le fédéral renvoie la balle au provincial et vice-versa.Ça m'énerve d'entendre des gens comme Pierre Falardeau affirmer en parlant des anglophones et des francophones que c'est encore aujourd'hui «eux» contre «nous», bien que je concède que la situation a déjà été très manichéenne Pourquoi ne pas appeler le Capital par son nom et admettre qu'il n'a pas de couleur ni de langue Aujourd'hui, c'est Bombardier, SNC-Lavalin, Bernard Landry et compagnie Lors de la dernière campagne référendaire, le PQ ne voulait pas imbriquer la question sociale et la question nationale C'est d'ailleurs un problème pour des groupes communautaires ouvertement souverainistes et qui acceptent de taire leurs revendications sociales pour ne pas réduire les chances d'accéder à la souveraineté On se battra une fois l'indépendance faite, disent-ils, en faisant le calcul que si le référendum est gagné, le PQ leur sera redevable de la victoire.Voyons donc ! le refuse quant à moi de «Plusieurs croient que l'indépendance est une fin en soi.Lorsque j'étudiais en sciences politiques, par exemple, j'ai croisé plusieurs personnes qui rêvaient aux postes qui s'ouvriraient dans le futur corps diplomatique québécois.» Que penses-tu des avocats ?Il y a des perles chez les avocats.Mais il n'y a pas au Québec dix avocats spécialisés en chômage parce que ce n'est pas payant, et pour cause : vos clients n'ont pas d'emploi et on leur refuse les prestations de chômage! Mais le droit est lui aussi un outil qui permet de faire changer les choses faire un pays pour qu'il soit dirigé par des Bouchard et des Landry car je vais m'en sentir responsable le préfère me battre dans une perspective canadienne ou internationale Et le référendum de 1995 ?)'ai annulé mon vote.Il ne faut pas croire pour autant que j'aime le fédéralisme Mais c'est rendu tellement polarisé: il y aurait d'un côté les démons et de l'autre, Dieu ! Plusieurs affirment pourtant qu'une force de gauche au sein même du PQ.pourrait changer le PQ de l'intérieur Mais on peut changer des choses de l'intérieur quand un rapport de forces existe avec l'extérieur.Plusieurs groupes communautaires refusent encore aujourd'hui de critiquer Louise Harel, par exemple, affirmant que c'est le dernier bastion progressiste au cœur du PQ.Or Harel est devenue pire qu'André Bourbeau, le ministre libéral initiateur des réformes: on savait que c'était un conservateur qui voulait couper C'était clair Harel a fait des coupures et les groupes communautaires sont prêts à tendre l'autre joue Certains acceptent de s'asseoir à la table avec Harel en croyant pouvoir lui faire entendre raison Même si elle comprend, ce dont je doute, elle doit ensuite convaincre des ministres impossibles à convaincre Harel était pourtant progressiste, comme Landry d'ailleurs.quand ils étaient dans l'opposition ! «Irop souvent, les gens croient que plus les avocats sont dispendieux, plus ils sont qualifiés.Mais à 200$ de l'heure, vous payez le tapis et les sièges en cuir.» En France, les chômeurs ont beaucoup fait parler d'eux récemment par des occupations et autres actions directes.Y a-t-il des plans similaires au Québec?Les Québécois n'ont pas cette culture de l'action.«C'est écœurant!», nous disent souvent les gens quand ils ont des problèmes avec la loi du chômage Mais ça leur arrive aujourd'hui parce qu'ils ne réagissaient pas quand ils pensaient que ça n'arrivait qu'aux autres Même au niveau artistique, il n'y a pas d'esprit critique au Québec.C'est le phénomène Céline Dion: tout le monde est beau et les gens d'ici ne font que des bonnes choses.On n'a pas assez de sens critique et cette attitude a des répercussions au niveau politique On se fait souvent baiser.Au Mouvement Action Chômage, on organise donc des séances d'information de groupes en partie pour faire réaliser aux gens qu'ils ne sont pas les seuls à avoir des problèmes.Les classes sociales existent encore : je le vois tous les jours PROPOS RECUEILLIS PAR FRANCIS DUPUIS-DÉRI Vol.2 • no 1 Octobre 1998 1,99$ Spécial premier anniversaire du COUAC Un canard super-sexy en «page centrale»! PtPJU" wiv ENCORE.CN&LP!« Couac out au Porté disparu Venez célébrer le premier anniversaire de votre caneton préféré ! Toute l'équipe y sera ! 20h : Débat sur le thème «Médias et pouvoir» avec Normand Baillargeon, Pierre Falardeau, Barbara Ulrich, lean-François Nadeau, Marco de Blots et autres.Aussi : présentation d'un extrait d'un film sur le journalisme censuré en France: Pas vu, pas pris de Pierre Caries.Pour poursuivre la soirée; musique et chansons Purs on discute et on s'amuse entre amis, Le party du Couac, c'est le must de l'année {se Ion La Presse, Le Voir et Véronique Cloutier).Au café Porté disparu, 957, Mont-Royal Est, Montréal, le mardi, 13 octobre, 20h.Coût d'entrée: 5$.de Gerry La marine chilienne a découvert des morceaux du bateau de Gerry Roufs, naufragé en janvier 1997 lors de son tour du monde en solitaire dans le cadre du Vendée Globe.Le corps de Roufs n'a toujours pas été retrouvé par les militaires chiliens d'ailleurs plutôt inefficaces en la matière, puisqu'on n'a pas de traces non plus du millier d'individus portés disparus sous le régime de Pinochet Le Couac, octobre 1998, page 2 11 Boutros-Ghali manipulé Vu l'apport du Québec à l'émergence de ta Francophonie, notamment sous l'impulsion de lean-Marc Léger, vu aussi que le Canada est entré dans la danse, au bras du Nouveau-Brunswick, à seule fin de faire contrepoids au Québec, le nouveau patron de cette organisation, Boutros Boutros-Ghali, a tort de voir une simple querelle de famille dans les manoeuvres d'Ottawa visant à masquer l'identité du Québec Nos médias tombent dans le même piège lorsqu'ils parlent de querelle de drapeaux.La mauvaise foi du gouvernement central est évidente Quant à M.Boutros-Ghali.il a.tout intérêt à protéger le rang de «gouvernement participant» que le Québec a gagné de haute lutte.Parce que les Québécois, eux.y croient, à la Francophonie Au fait, la directrice de cabinet de Diane Marleau a-t-elle eu le temps d'apprendre te français?MAX Ça se complique Rebondissement inattendu dans l'affaire Clinton.Voici que lean Chrétien avoue à La Presse ( 19-08) : «Mes relations avec lui ont toujours été bonnes» Et le cigare, il se le met où ?Réseau de l'information Jean Chrétien disait le 16 septembre sur les ondes de Radio-Canada avoir appelé Bill Clinton parce qu'il a «appris» que le président vivait des moments difficiles Cher lean, toujours informé de tout avant tout le monde Elvis Cratton, président du comité des intellectuels du NON.Photo (exclusive!) tirée de Miracle à Memphis.Le mois prochain, une photo exclusive du prochain Bruce Willis, Greasy Spoon à Hollywood.Abonnez-vous au Couac! C'est pour qu'on ait du chien cette année encore.Le Couac 788, av.Laurier Est, Montréal (Québec) H2| ICI Téléphone : (514) 270-9392 «Télécopieur : (514) 270-7461 Éditeur: Pierre de Bellefeuille Rédacteur en chef : Jean-François Nadeau Collaborateurs: Sabina Badilescu, Normand Baillargeon, Marco de Blois, Geneviève Cardinal, Louis Cornellier, Evelyn Dumas, Francis Dupuis-Déri, Pierre Falardeau, Philippe Gauthier, Manon Guay, Paul Guay, David Ledoyen, Laurent Mailhot, Max, Yves Michaud, Marion Piekarec, Pierre Vadeboncceur, Nadine Vincent, Hélène Visentin.Photographes: Valérie Remise, Cari Valiquet Illustration: Serge Ferrand, Luc Giard, Bruno Laporte, Gilles Laporte, Louis Rémillard, Richard Suicide.Abonnement: Periodica (514) 274-5468 1(800) 361-1431 Publicité: Jacques Fleurent au (514) 355-2103 Jean-François Nadeau au (514) 270-9392 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec ABONNEMENT 1 an : 28,76 $ »2 ans: 51,76 $ • Institutionnel : 57,51 $ taxes incluses Soutien : envoyez plus de 50 $ ou (mieux) tout ce que vous avez.OFFRE A SAISIR: Abonnez-vous au Couac et obtenez la chance de lire à un prix qui fait sourire.2 numéros Moyenne au bâton Les Américains jubilent: ils ont deux héros.Marc McGwire, champion des coups de circuit, et Bill Clinton, champion des coups fourrés INTERNATIONAL Afghanistan Les talibans commettent mille atrocités en Afghanistan; nos journaux leur consacrent un ou deux petits entrefilets en bas de page Mais si un avion de la Swissair plonge dans l'Atlantique, il se tape la «une» pendant deux semaines.Que voulez-vous, que des barbus orientaux égorgent, il n'y a rien de plus normal, alors que les Suisses sont des gens si ponctuels, si fiables.Rwanda Anne-Marie Voisard, journaliste au Soleil, au sujet du père Georges-Henri Lévesque (06-09) : «N'a t-il pas fondé aussi la maison Montmorency, en haut des chutes du même nom, et l'université du Rwanda?Ce ne sont donc pas les histoires qui manquent.Ni les faits d'armes» Surtout au Rwanda, bien sûr Iran La fatwa contre Salman Rushdie est levée.Tout le monde attend de le voir sortir pour ta rétablir.Con-muniste La Corée du Sud, le lapon et les États-Unis ont accusé la Corée du Nord d'avoir effectué un test d'un nouveau prototype de missile balistique qui pourrait éventuellement servir à transporter des charges nucléaires Faux! répliquait la Corée du Nord, affirmant qu'il s'agissait non pas d'un missile mais d'un satellite mis en orbite pour diffuser des chants louant les héros révolutionnaires communistes du pays Ou les Coréens du Nord prennent les gens pour des cons, ou le renouveau de la pensée marxiste n'est pas pour demain.Les deux sont sans doute vrais L'un n'empêche pas l'autre d'ailleurs.Crétin en titre Titre à la con d'un chef de pupitre du Soleil qui a dû voir trop de films de Denys Arcand : «Écrasement du vol 111 de Swissair Des marins et des restes humains» ( 19-09).Swissidair En cas d'urgence, le masque à oxygène tombera tout seul.L'avion aussi Ent' deux joints • «Endettés jusqu'au cou: desserrer l'étau de la mondialisation.» Conférence publique avec Susan George, présidente de l'Observatoire de la mondialisation (à Paris).leudi le 1er octobre à 20 heures, à l'amphithéâtre RM-130 du Pavillon des Sciences de la gestion de l'UQAM, 1429 St-Denis Vendredi le 2, la conférence portera sur l'AMI Info: (514) 871-1086.• À l'occasion de la semaine internationale d'initiatives et d'action contre l'AMI (du 21 au 28 septembre), l'Observatoire de la mondialisation (wwwecoropa.org/obs/), L'Esprit frappeur et Le Monde diplomatique vous proposent un livre en ligne, Lumière sur l'A Ml Le lest de Dracula -.www.monde-diplomatique.fr/livre/lumière.• Le 8, à Ottawa, l'OCDE tiendra une conférence internationale sur le commerce électronique (avec Donald Johnston, Jean Chrétien, Sergio Marchi, Secr.du commerce des USA, ministres des 29 pays de l'OCDE, PDG de IBM et autres multinationales).À quelques jours de la reprise des négociations sur l'AMI à Paris, c'est vraiment une occasion trop belle pour être manquée.Grande manif dès lOh, Info et inscription pour être du voyage: Opération SalAMI, (514) 982-6606, poste 2236.• Le 10, atelier de formation sur les droits humains par la Ligue des droits et libertés: la déclaration de 1948, les pactes, conventions et mécanismes de l'ONU, le rôle essentiel des associations de citoyens.S'inscrire d'avance au Grip-UQAM, (514) 987-3000, poste 4077.SB.(urania@cam org) ?Courrier des lecteurs Malheur à l'universitaire par qui le scandale arrive Le monde de l'édition a rejeté du revers de la main le manuscrit de Pierre Asselin sur le III'' Reich et le projet national du Québec.L'Université quant à elle a accepté ce mémoire, tout empreint de révisionnisme de droite, sans rechigner Sous peu le candidat se verra octroyer un beau diplôme Peut-être pas aussi vite qu'il l'aurait pensé.Car le scandale a éclaté hors les murs de l'institution et les propos outrageants de Pierre Asselin ont choqué les oreilles publiques.Qui a dit que l'Université était un lieu de réflexion ?À force de vivre dans une tour d'ivoire, loin du «vrai monde», certains doctes perdent tout jugement critique, se limitant à apprécier la bonne « méthodologie de recherche» et la «démarche rigoureuse» du candidat Et le fond dans tout ça?Et la pertinence des idées?Les gens normaux, eux, ont vu clair tout de suite, car ils se foutent de la forme et des bienséances L'opinion publique a dit non à la thèse d'Asselin.Il aura donc fallu qu'une polémique s'engage pour que le directeur Louis Balthazar, pris au pied du mur, demande à son élève «d'apporter des corrections» et de faire une «révision» de son opinion sur le nazisme (Le Devoir, 19-09).L'Université respecte ses clients à n'importe quel prix.Le candidat a bien travaillé : de longs mois de recherche, des lectures impressionnantes, un travail d'écriture de longue haleine doivent être récompensés conformément aux exigences de l'institution Le candidat a été jusqu'au bout de son mandat.Il aura sa carotte, peu importe ce qu'il radote.L'Université ne serait-elle donc plus qu'une machine à imprimer des diplômes?Mais quelle est au juste la vraie valeur de ces diplômes?Qu'à cela ne tienne.Si Pierre Asselin a son diplôme, il ne deviendra jamais un auteur public, car le monde de l'édition lui a fermé ses portes Une lucidité qui paradoxalement semble échapper à certains gens d'esprit S.Bergeron, Montréal par Philippe Gauthier & Francis Dupuis-Déri Petit lexique du Québec contemporain Discrimination n.f.1.La lecture de cette définition est réservée aux hommes blancs, catholiques, hétérosexuels, mariés et âgés de 35 à 55 ans: Attention les gars, les bonnes femmes, les importés et les tapettes crient à la discrimination pour voler nos jobs.Téléphonez-nous pour qu'on organise la résistance 2.(au Canada) Nom donné à la politique linguistique du Québec: la loi 101 constitue une discrimination envers les minorités audibles.3.Discrimination positive, système de quotas par lequel les membres des minorités peuvent accéder à des positions de pouvoir : les résultats de la discrimination positive sont mitigés : certains rient jaune, d'autres voient rouge, mais chose certaine, le portrait de la situation n'est ni blanc, ni noir, Jésus de Nazareth fut parmi les premiers à en profiter, d'origine juive, il devint pourtant le sauveur des chrétiens.Économie n f i.Science qui essaie de répondre à des besoins sociaux infinis avec des ressources intellectuelles limitées: l'économie explique bien pourquoi nos poches sont toujours vides : c'est la faute de la main invisible, ce qu'elle explique moins bien, c'est ce qu'elle fait de tout cet argent.2.Économie nationale (archaïque), l'ensemble des activités d'une nation relatives à la production et à la distribution de la pauvreté: l'économie nationale canadienne, surtout basée sur les forêts et sur les mines, a beaucoup souffert des coupures et maintenant, le filon est épuisé.3.Économie, mondiale (moderne), économie qui ne connaît plus de frontières, mais qui a ses limites.4.Économie sociale, tentative des organismes communautaires de répondre à des besoins sociaux infinis avec des ressources matérielles limitées : pour le gouvernement, l'économie sociale est un moyen économique de reporter sur d'autres le poids de ses responsabilités.Français n m 1.(archaïque, a été remplacé par l'anglais dans la plupart des usages) C'est une langue belle, avec des mots top niveau.2.Services en français, services disponibles là où la menace de souveraineté le justifie 3.Maudit Français, version hexagonale de la tête carrée Francophone adj.Mot inventé pour éviter de dire simplement français: francophone et français, c'est kif-kif, comme disent les Arabes (ou arabophones).Francophonie nf (de l'anglais franco funny) Regroupement d'États et de sociétés (distinctes, uniques ou whatever) qui ont en commun l'usage de la langue francophone: dans ses prises de position, la Francophonie a encore du mal à parler d'une seule voix.Journalisme n.m.Micro-société : le journalisme, c'est cinq colons à la une.Référendum n m Processus de consultation populaire où l'électeur doit répondre par oui ou par non à une question plus ou moins complexe, à la suite de quoi, chaque faction interprète le vote de la façon qui lui convient: un référendum est une consultation qui permet de reporter des décisions importantes à plus tard.Spécial «Die Hard» Une bombe explose dans le Planet Hollywood du Cap, en Afrique du Sud.Pour une fois, de la viande hachée fraîche.PLOGUES Ciné-suggestion Quatre jeunes Turcs entre 15 et 17 ans ont été condamnés à neuf années de prison pour avoir volé des bonbons {Le Devoir, 01-09).Pour avoir une petite idée de ce qui les attend, vous devez voir le film Le Mur, du cinéaste turc Yiimaz Gûney, qui dépeint justement la vie d'enfants dans les prisons de cette pseudo-démocratie qu'est la Turquie.Vous avez frémi en voyant Midnight Express, mais vous n'avez rien vu.La vie n'est pas rose lorsque un Américain se retrouve dans les prisons turques pour traffic de drogue.Mais i! s'en sort à la fin, alors que les enfants anonymes jettes dans la jungle pénitenciaire turque.Le Mur-, un film terrifiant, vraiment pas bonbon Miron Jusqu'au 1er novembre, la Maison de la culture Rivière-des-Prairies présente Les territoires rapaillés, une exposition en hommage au poète et éditeur Gaston Miron.Documents photographique, sonores et vidéos ainsi que des œuvres d'artistes contemporains sont présentés à cette occasion La Maison de la culture Rivière-des-Prairies est située au 9140 boulevard Perras à Montréal.Pour informations (514) 872-9814.FDD Notre collaborateur Francis Dupuis-Déri présentera une conférence dans le cadre du colloque Féminisme et création, organisé par l'Académie des lettres du Québec L'événement se déroulera le 17 octobre à l'Hôtel des Gouverneurs, à Montréal.Pour plus d'information ¦ 524-4735.Cinema Devant le refus de Téléfilm Canada de subventionner 15 Février 1839 de Pierre Falardeau, un comité amasse toujours des fonds.On nous promet d'ailleurs du nouveau pour bientôt dans cette affaire.Tous les donateurs seront invités à la première.Faites parvenir vos dons au; Comité du 15 février J839 CP.416, suce, de Lorimier, Montréal, Québec H2H 2N7 tel: (514) 522-1502 7 Le Couac, octobre 1998, page 3 Beau parleur g ean Charest est un politicien habile.Quelques formules choc font I sa force.Elles suffisent à épater les journalistes et frappent les esprits.Le slogan que M.Charest affectionne le plus se résume ainsi : «Il faut cesser de parler de la question nationale et parler d'économie».Cette formule semble si raisonnable et elle est répétée si souvent qu'on en vient à la considérer comme vraie.Heureusement que quelques esprits refusent de se laisser hypnotiser et réagissent pour dénoncer les contradictions que cache ce beau slogan.Pierre Foglia, par exemple, demande bien légitimement «Qu'avez-vous donc de si urgent à nous dire sur l'économie, M.Charest?» (La Presse, 29-08) Et Foglia de se lancer dans une attaque en règle du discours néo-libéral du chef du PLQ qui «devrait susciter une dynamique irrésistible d'enrichissement» mais qui «est en train, au contraire, de foutre la moitié du monde en faillite.» Mais il faut sonder plus loin encore le refus de Charest de s'engager dans le débat sur la question nationale Refusant la souveraineté et sachant fort bien que le fédéralisme est impossible à renouveler, Charest a en effet tout avantage à ce qu'on ne parle plus de la question nationale Sur cette question, il n'a rien à dire, il ne sait que proposer, il est un politicien sans politique.À peine est-il un petit administrateur qui croit qu'en changeant une virgule ici ou là, on réglera l'ensemble du problème II a beau jeu alors d'encourager les autres politiciens à ne plus parler de la question nationale, oubliant subtilement que les citoyens n'attendent pas des politiciens qu'ils ne parlent que d'une seule chose Le premier ministre par intérim, Lucien Bouchard, n'a d'ailleurs pas hésité tout au long de son règne à parler d'économie II a même plus parlé d'économie que de souveraineté, organisant des sommets socio-économiques, instaurant la politique du déficit zéro, réformant l'aide sociale, coupant dans les services hospitaliers et participant à plusieurs missions d'investissement à l'étranger Charest nous propose une vision simpliste des politiciens qui ne devraient consacrer leurs énergies qu'à un seul dossier : l'économie Faut-il croire dès lors qu'un gouvernement dirigé par M Charest ne parlerait que d'économie?Quelle vision pauvre de la politique Surtout que notre coin du monde a un sens pour nous, mais aussi pour l'histoire, en grande partie justement à cause de cette question nationale Refuser de participer au débat national revient à nier un des éléments essentiels de la politique québéco-canadienne.Alors qu'ailleurs dans le monde, au Rwanda et en ex-Yougoslavie par exemple, on se tue pour des questions d'identité, Canadiens et Québécois préfèrent en discuter Cette discussion est peut-être interminable, mais elle est importante car elle a des répercussions politiques, culturelles, psychologiques et même, économiques Des économistes renommés comme Robert Bourassa (diplômé d'Oxford) et facques Parizeau (diplômé de la London School of Economies) n'ont pas consacré leurs mandats de premiers ministres du Québec à ne parler que d'économie, surtout qu'ils savaient pertinemment que certains problèmes économiques qui minent ce foutu pays ne peuvent justement pas être résolus sans régler la question nationale.Refuser de parler de la question nationale dans le cadre québéco-canadien, c'est un peu comme si préférant parler uniquement d'économie, un Américain refusait de débattre à tout jamais de la question du puritanisme sexuel, comme si un Français refusait de discuter de la construction de l'Union européenne ou de la montée du Front National, comme si un Chilien refusait de parler de Pinochet, comme si en terre d'Islam on refusait de discuter de la situation de la femme, comme si en Inde ou en Israël on refusait de débattre de questions religieuses Ce serait refuser de réfléchir à ce que signifie être un Américain, un Français, un Chilien, un Musulman, un Indien ou un Israélien.En Chine aussi, les dirigeants affirment qu'il faut parler d'économie plutôt que de politique (nationalisme tibétain ou lutte pour la démocratie) et c'est vrai que l'économie est importante Mais le politicien qui ne parle que d'économie n'est pas un politicien responsable.Refusant de considérer l'ensemble des problèmes politiques, lean Charest est soit un stratège de bas étage, soit un politicien de trop peu d'envergure II aurait dû être banquier.FRANCIS DUPUIS-DÉRI Souverainistes schizophrènes Les souverainistes, après avoir répété sans cesse depuis 1982 que le rapatriement de la constitution s'était fait malgré l'opposition unanime de l'Assemblée nationale du Québec, et que cette Constitution s'applique donc illégitimement au Québec, n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'applaudir le jugement de la Cour suprême qui légitimerait, selon eux, l'accession du Québec à la souverainté.On comprend qu'avec une telle cohérence, il soit difficile pour les souverainistes d'expliquer clairement quel est leur projet de société pour le futur Québec souverain.Ils demanderont sans doute un avis de la Cour le moment venu.KupertK, ?Paradis à vendre Le Parti Libérai va bien.Comme l'affirmait Pierre Paradis (Le Soleil, 05-09) : «Quand on arrive quelque part il y a des gens pour nous accueillir» Et il ajoute: «Les gens d'affaires laissent parler leur argent».Achetez votre place au paradis.Vive la démocra$$ie libérale Avant que Guy Bertrand ne débloque Guy Bertrand fut le premier à avoir enregistré le nom «Bloc Québécois» en janvier 1972 alors qu'il voulait convaincre René Lévesque de créer un parti souverainiste sur la scène fédérale Lévesque avait rejeté l'idée que Lucien Bouchard avait par la suite récupérée.Quant à Guy Bertrand, il court toujours.Jamboree Jonathan Sauvé affrontera Rita Dionne-Marsolais dans Rose-mont Le petit scout des libéraux contre l'hôtesse de Pair du PQ.Entre têtes de nœud, ça ne volera pas haut.Homme fort Après avoir fermé le Collège royal militaire de Saint-Jean et joué les émondeurs au Conseil des arts, Roch «Yes Sir» Carrier se sent prêt pour passer à la politique.Il a entrepris d'être candidat du PLQ dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu lors de la prochaine élection «J'ai dû apprendre un certain nombre de choses.J'ai même fait de l'exercice parce que, durant ma campagne, je devrai monter beaucoup d'escaliers.» (Le Droit, 17-09) À quand la musculation pour le cerveau ?ÛÊS PUNKS NÊlfc> A liAFFAIRC D£É> ViC»N£TT£fc VIP; UN AUTRE TRAIT£MËKT De FftVÊUR?j ?Sot'sot'sot'solidarite | Ancien chef de l'Union nationale, Rodrigue Biron est un ancien minis- \ | tre de René Lévesque.Il fut candidat à la direction du Bloc Ouébécois \ | lors de la campagne au leadership que remporta Gilles Duceppe.\ \ Biron est toujours membre du Bloc et du PQ, deux partis en principe \ | sociaux-démocrates.Et pourtant.Biron a répondu «présent» lorsque j \ Preston Manning, chef du Parti Réformiste, l'a personnellement invité f | à siéger au comité directeur d'une conférence s'intitulant «Alternative \ \ Unie» à Ottawa, en février L'objectif de cette conférence ?Permettre à \ | la droite canadienne de s'organiser en vue de combattre efficacement \ | les libéraux de Jean Chrétin.Au Devoir qui lui demandait (15-09) com- \ | ment un membre influent d'un parti social-démocrate comme le BQ | | pouvait s'associer à un processus de réflexion de la droite canadien- \ | ne, Biron a rétorqué que son objectif était avant tout de convaincre les \ | membres de la droite de respecter les champs de compétences \ | provinciaux et les intérêts du Québec La lutte gauche-droite, elle, se \ | déroulerait au sein des frontières provinciales.Eh ! Biron, t'as déjà f f entendu parler du NPD?Éditeur mystérieux Quelques heures après que le jugement de la Cour suprême eut été rendu, on trouvait déjà dans les kiosques à journaux le texte complet du jugement En couverture de cette publication, un avertissement: «NON».Qui est l'éditeur de ce document?L'imprimeur de la reine à Ottawa?Pas du tout.L'éditeur donne d'ordinaire ses coordonnées dans ses publications.Dans ce cas, nulle trace Pas d'adresse, pas de numéro de téléphone, et pas de persmission non plus de la Cour pour publier Une enquête du Couac révèle que c'est Samiali publications qui est responsable de l'édition et de l'utilisation de ce document à des fins partisanes Cette entreprise pour le moins mystérieuse ne produit aucun imprimé sur une base régulière Au cours des derniers mois, elle a fait paraître un spécial sur Lady Di et un machin nouvel-âgeux intitulé Le monde spirituel.Avec le jugement de la Cour suprême, on reste bien sûr dans le créneau de la maison Qui se cache derrière Samiali publications?Selon nos sources, un certain Maurice Favreau Impossible de joindre cet individu: le numéro de téléphone cellulaire Cantel que nous avons obtenu n'est jamais en service.Chez Bell Canada, aucune trace de Samiali publications ou de Maurice Favreau L'éditeur est inconnu Au bureau de l'inspecteur des institutions financières, on ignore aussi tout de Samiali publications Mais on trouve deux compagnies qui seraient la propriété de cet homme: Magneto Plus et Publications et production Ste-Hélène.En fait, il semble que cet éditeur soit presqu'aussi mystérieux que les mécanismes qui conduisent les destinés de notre grand pays d'un océan à l'autre JFN Le PQ doit parler vrai Tout a été dit sur l'avis de la Cour suprême.Mais est-ce que tout a été compris?Dans les hautes instances du Parti québécois, comme au gouvernement, on accorde de l'importance au fait que la Cour suprême considère qu'advenant une réponse favorable claire à une question claire, le gouvernement fédéral devra négocier.Outre les difficultés reliées à la majorité requise et à la clarté de la question, il y a deux hics.D'abord, il ne s'agit pas seulement du gouvernement fédéral.Les provinces et les autochtones auraient aussi voix au chapitre Une longue expérience montre que ce type de négociation est un parfait cul-de-sac, à tout le moins en ce qui concerne les aspirations du Québec.Ensuite, la Cour a dit «négocier».Elle n'a pas dit «accepter».On peut négocier, selon toute apparence de bonne foi, et ne jamais céder.Si cela n'a pas été compris à Québec, il en va tout autrement à Ottawa où les Chrétien et les Dion ne dissimulent pas leur intention de multiplier au besoin les tactiques dilatoires, aidés en cela par de nombreux passages du verbeux avis de la Cour.En réalité, l'avis de la Cour ne facilitera pas l'accession du Québec à l'indépendance II aura pour effet de multiplier les obstacles.Mais ces obstacles seront surmontables si le peuple québécois est armé d'une ferme détermination.Voilà ce que les leaders indépendantistes, faisant taire les farfineux et les bricoleurs d'astuces, devraient dire au peuple.PIERRE DE BELLEFEUILLE L'enfer selon un angenot Peu de choses me fascinent autant que de voir réfléchir M Marc Angenot Quelle merveille ! Un serviteur de la raison.Une lumière du Centre universitaire d'analyse du discours Prix des sciences humaines de l'ACFAS à part ça.Un cerveau, quoi.Quelle puissance! Mais surtout quel discernement.«Les traîtres au devoir fondamental des clercs, écrit-il, ce sont les intellectuels du Québec, en bloc et en détail, avec leur silence devant la caricature de démocratie qu'on nous fait au nom du peuple québécois » Ceci, sur la démocratie envisagée par les souverainistes: «|.| cette démocratie qu'on nous prépare, cette démocratie conçue comme dictature de la majorité, comme suppression de la règle du droit, prévalence des prétendus droits collectifs, subordination du judiciaire, mépris de ce qui se nomme démocratie ailleurs dans le monde » Les intellectuels souverainistes, des «intellectuels ethniques» ?Des partisans de la «dictature»?Mais ma foi, qui?Voyons un peu, en détail, abandonnant le gros à Angenot.Il faut absolument compléter sa pensée (par l'absurde) pour la comprendre Fernand Dumont, peut-être?Ou Gaston Miron?Lise Bissonnette.Hélène Peiletier-Baillargeon.Jacques Ferron.Jacques-Yvan Morin.Jean-Paul Geoffroy.M.Angenot, intellectuel, intervenant public, brille surtout par le jugement Démocrates «ethniques», dit-il.Mais qui, encore une fois?Michel Plourde?Bruno Roy?Paul Chamberland Jean Larose.Gilles Archambault?Yvon Rivard.Marcel Dubé.Marco Micone?Fernand Ouellette?Contempteurs de «ce qui se nomme démocratie ailleurs dans le monde» ?Beaucoup d'artistes aussi, dans ce rôle-là.Qui.peut-être, entre autres?Félix Leclerc?Gilles Vigneault?Marcelle Ferron.Armand Vaillancourt.Roland Giguère?René Derouin?Quant aux figures publiques souverainistes, des caricatures de démocrates, sans doute.Gérald Godin ?Marcel Pépin ?Lucien Bouchard ?Jean-Paul L'Allier?Jacques Parizeau?C'est suffisant.On pourrait multiplier chaque liste par dix, par cent.Pas besoin.Les noms ci-haut, choisis plus ou moins au hasard de la plume, c'est bien assez Allons, Angenot, il s'agit simplement d'essayer de passer à travers ces consciences-là Allons, un peu de courage.Il suffit seulement d'avoir autant de tête que Guy Bertrand.PIERRE VADEBONCOEUR V0U6 AiMÉZ VOS vertige Mou, /Moi>rr^ef4un'Ai&-Toi MA \A LIE.VOTEZ.PAMCARTB s POLiTiQUE RECYCLéeS 1 il MOL» RAUT DORÉ 60U& L'AUôeH MAMCWf: OO^POOCLA 5U0iCiAi*£ sous! IFH" Les aubergines paient la faute des patrons L'administration Bourque, qui tolérait depuis des années la corruption que représentaient les vignettes VIP, a décidé de congédier soixante-quinze des deux cents «aubergines», et quelques cadres.Cette mesure sévère ne remonte pas très haut dans la pyramide administrative Les petits paient pour les gros L'irresponsabilité n'est qu'une autre forme de corruption Le règne des VIP est maintenu.PdeB L'étincelle L'explosion La propulsion imPTwmiwï imPRtSSION DE PAPHtRlï DE BUREAU CARTE5 D'flFTfilRES EN-TETE DE LETTRES FACTURES ENUELOPPES PUBLICITES AUTOCOLLANTS BROCHURES - AFFICHES REUUES - DEPLIANTS THERiïlOGRAUURE La bougie d'allumage qui fait démarrer votre entreprise DESICK eHAPHlQUE CREATION D'IiïlAGE CORPORATIUE LOGO - PUBLICITÉ (TIATÉRIEL PROmOTlONNEL RETOUCHE PHOTOGRAPHIQUE DIG1TALISAT10H GRAPHIQUE EFFETS SPÉCIAUX JD-3D mONTAGES ET CRÉATIONS GRAPHIQUES miSE EH PAGES DE JOURNAUX, REUUES, LtL/RES ET PÉRIODIQUES Happy Birthday ! Bonne fête ! Que souligne avec pompe la direction de l'Université d'Ottawa à l'occasion de son 150e anniversaire?Le fait que, depuis ses origines, elle est bilingue.«Dès sa création, le Collège de Bytown se distingue par son bilinguisme pour le moins original, alors que les cours se donnent en français le matin et en anglais l'après-midi», explique le satisfait et joufflu recteur Marcel Hamelin {Le Droit, 18-09) De fil en aiguille, après avoir été la deuxième université «au pays à émettre des diplômes canoniques», l'Université d'Ottawa est devenue «la plus importante université bilingue en Amérique du Nord».Et comme bilinguisme, notons que c'est toujours aussi original qu'à l'origine: 62% des étudiants sont anglophones.Dans l'ensemble des activités du collège, la présence d'un univers proprement français reste toujours aussi fragile et marginale.En fait, la proportion de francophones ne cesse de diminuer L'Université d'Ottawa devrait donc surtout s'enorgueillir d'être la plus grande université bilingue de langue anglaise.Ce serait plus honnête.Et plus original.JFN À quelles conditions le référendum?Ayant fait pour la deuxième fois le coup de la bouderie coléreuse, tel Achille sous la tente, (la première fois au congrès de 1996), Lucien Bouchard a imposé sa volonté au Parti québécois 11 ne déclenchera un référendum sur la souveraineté que si l'opération est «gagnante» C'est le gouvernement par sondages Mais la question reste en suspens, à savoir quelles conditions peuvent mener à un référendum gagnant.Si l'on en juge par les déclarations passées du premier ministre, il compte avant tout sur le déficit zéro et sur l'injection d'argent neuf dans la santé et l'éducation.Bien sûr, ces questions de finances publiques sont importantes, mais on peut douter qu'elles soient suffisantes Le Parti québécois n'a jamais appris à faire systématiquement la promotion de la souveraineté lacques Parizeau n'est pas resté à la barre assez longtemps pour le tirer de sa léthargie.Le résultat, c'est que la plupart des gens qui parlent de souveraineté sont ceux qui sont contre La direction actuelle du parti ne semble ni capable ni désireuse de remédier à cet état de choses.La lecture du Temps des hypocrites d'André Néron, à paraître ces jours-ci, risque de le prouver encore une fois.Dans ces conditions, l'optimisme est difficile PIERRE DE BELLEFEUILLE À la une de La Tribune À Sherbrooke, toutes les occasions sont bonnes pour parler de lean Charest.La Tribune, le journal local, n'en manque d'ailleurs jamais une.Durant la dernière campagne électorale, les journalistes syndiqués de ce quotidien ont déposé une plainte à la direction Le 30.le magazine des journalistes, a reproduit leur lettre de récriminations Selon les journalistes.La Tribune accorde une place tout à fait démesurée aux faits et gestes de lean Charest.La direction leur a promis des changements.Les changements sont aujourd'hui palpables La Tribune fait des efforts sensibles en ce sens Et elle est fidèle à sa mission d'informer les gens sur l'actualité Le vendredi 28 août par exemple, La Tribune consacre le tiers de sa première page pour annoncer que Michèle Dionne, la compagne de lean Charest, sera la présidente d'honneur du Rassemblement des Dionne 1998, une grande fête pour gens en quête des origines de leur sang Titre de l'article, en belles grosses lettres : «Les Charest vivent heureux à Montréal» Le déménagement d'Ottawa s'est bien déroulé.Le mobilier est intact.Les enfant sont heureux.Sur la photo couleur, Michou sourit à belles dents Les Charest vont bien : tout le monde peut donc se rassurer et dormir tranquille Et les curieux liront la suite de l'article en page C5 pour en savoir plus Après tout, il faut s'informer Quand on lit La Tribune, on entend les arbres hurler leur désespoir JFN Le Celiac Abonnements par téléphone : (514) 274-5468 • (800) 361-1431 • Abonnement régulier d'un an : 25 $ + taxes = 28,76 $ • Abonnement régulier de deux ans : 45 $ + taxes = 51,76 $ • Abonnement institutionnel et de soutien : 50 $ + taxes = 57,51 $ PUR LA POSTE, FAITES PARVENIR VOTRE CHÈQUE À L'ORDRE DE : PERIODICA 1155.avenue Ducliarme.Outremont (Québec) H2V IE2 Nom Adresse Code postal.Téléphone.(514) 274-5468 • (800) 361-1431 «Éloge de la clarté» C'est ainsi que l'éditorialiste de La Press?, Alain Dubuc, intitulait son texte publié en réaction au jugement de la Cour suprême II concluait en affirmant «que la majorité claire, confortable et durable pour la souveraineté n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera sans doute jamais.» Dubuc oublie de dire qu'à deux reprises maintenant une majorité de Québécois ont voté pour un renouvellement du fédéralisme, promis avant les deux référendums par Trudeau et Chrétien.Cette majorité claire de Québécois attend toujours que ces promesses claires soient tenues Le cirque |im Duff, animateur sur les ondes de CIQC, et son ami le réalisateur Shawn Lyons ont affirmé le 27 août avoir acheté le nom «Bloc Québécois» pour 35$.Cela ne changera rien puisque les partis politiques doivent être reconnus en vertu de la Loi électorale du Canada sans nécessairement être enregistrés à la Direction des entreprises du gouvernement du Québec Cela n'a pas empêché les autres partis de s'énerver à l'idée que des petits rigolos pourraient s'amuser avec leur nom.Le PLQ a d'ailleurs réalisé que son nom n'était pas réservé à la Direction des entreprises et il l'a rapidement enregistré le premier septembre.Le PLQ est dès lors sauf, et son nom apparaît maintenant bien en règle dans la liste alphabétique de la Direction des entreprises suivi par l'«Association libérale des français du Canada», «The great Canadian party», «L'Organisation du parti paysan croate de Noranda, Québec, Canada», le «Parti républicain du Québec», le «Magasin libéral», «L'Original flamingo Party» et le «Party connection».Le pape Chrétien Pour qu'un référendum soit vraiment démocratique, lean Chrétien continue d'affirmer qu'il faut compter sur près des deux tiers des voix Et sur quelle autorité se base-t-il pour affirmer chose pareille?Sur le pape, rien de moins! Le 12 septembre, il a déclaré ceci à la Presse Canadienne: «En 1171, le Vatican a décidé qu'il fallait que le pape soit choisi par deux tiers des cardinaux.» Alors, ma foi, c'est clair.On ne peut plus clair.Cela se voit tout de suite: le pape du Canada a un sens de la démocratie très raffiné.Pour asseoir sa crédibilité politique, invoquer l'exemple du pape, c'est d'un chic fou et inégalé Vous rappelez-vous avoir déjà voté pour un pape?On pourrait trouver d'autres exemples aussi forts à invoquer que celui du pape.D'ailleurs, Chrétien en trouve.Il a déjà pensé aux clubs de chasse.Plusieurs clubs de chasse exigent les deux tiers des votes lors des décisions importantes.Alors pourquoi pas le Canada où la chasse aux souverainistes est ouverte à l'année?Lors de l'élection fédérale du printemps de 1995, le gouvernement Chrétien n'a pas obtenu les 2/3 des suffrages Est-ce suffisant pour décider du sort des poissons de l'Atlantique?Est-ce assez pour parler à Bill Clinton des problèmes de ce monde?Comme démocrate, on n'a pas inventé beaucoup mieux que lean Chrétien.Songez que cet homme, en 1982, n'a pas senti la nécessité de tenir un référendum pour modifier la constitution canadienne bien que tous les partis du Québec y soient opposés Démocrate un jour, démocrate toujours.Dans La fosse aux lions, dont la deuxième édition date de 1994, Jean Chrétien disait: «Nous parions sur la démocratie » C'est vrai que vu selon un angle papal, c'est bien pratique.À vrai dire, comme outil de domination, notre pape du fédéralisme impérial ne pourrait trouver mieux JEAN-FRANÇOIS NADEAU Une enquête de maître ?Yvon Deschamps est un écœurant Le Couac tient à féliciter les magasins Provigo pour leur vigilance à l'endroit d'Yvon Deschamps.Ils ont su mettre un terme à la diffusion honteuse d'une cassette vidéo carrément raciste Comme le prouve une écoute attentive du monologue «Nigger Black», Deschamps est en effet un affreux raciste qui se camoufle sous les traits d'un humoriste inoffensif Une lecture un brin attentive des œuvres complètes du dit Deschamps révèle que ce fin-fin est en plus homophobe: «Moé si y a une affaire que j'peux pas tolérer, c'est les tapettes».Et antisyndicaliste, à part ça : «les unions, qu'ossa donne?Ça donne rien » Sans compter ses nombreux propos désobligeants pour les femmes: «je l'sais pourquoi que vous voulez vous libérer, c'est parce que vous êtes pas capables d'assumer votre rôle de femme, c'est-à-dire de subalterne».Comme il fallait s'y attendre, on lui doit aussi des lignes violemment antisémites: «Les Juifs, tu t'arranges pour pas en avoir dans ton boutte, c'est toute!».En fait, Deschamps représente le tout du parfait réactionnaire.Une sorte de nazi dégoulinant de haine.Alors, le gentil Deschamps qui se démène pour des œuvres de charités?Une simple diversion pour confondre le public.Le vrai Deschamps se trouve dans ses monologues Et cet homme y dis- tille un terrible poison social.Provigo l'a vu, et bien vu.Provigo avait l'oeil Heureusement.Tous les nazillons de la société québécois se plaisent, depuis trente ans, à lire les monologues de ce monstre.Ces monologues viennent d'ailleurs d'être republiés, et de belle façon il faut le dire, par l'éditeur lacques Lanctôt, un ancien felquiste qui donne toujours l'apparence d'être un homme de gauche, progressiste et tout.Mais il faut savoir que Gérard Lanctôt, père de lacques, fut en son temps le bras droit du nazi Adrien Arcand En 1967, c'est-à-dire au moment où Deschamps débutait, Gérard Lanctôt devint même le chef provincial du Parti de l'Unité Nationale du Canada, un petit repère de nazis en quête d'un fùrher local.De Deschamps à son éditeur, on trouve donc, sur une base génétique, une certaine filiation Ce devrait être assez pour le faire condamner.De toute façon, nul besoin de lire ou de voir Yvon Deschamps pour se faire une idée sur ce triste sire.Inutile même de connaître un seul mot de français pour l'apprécier.Il suffit de prêter l'oreille à de braves citoyens qui n'aiment pas le titre «Nigger Black».Provigo l'a bien compris.Provigo a tout compris.Après les dindes surgelées de Provigo, voici leur bon esprit.JFN Yvon Deschamps, Tout Deschamps, Montréal, Lanctôt éditeur, 1998.HIRUAl DESIGH ï, tmPRtfïVERlc 1830 flfïïHERST • I51M1 525-3781 999998651 Journal satirique en vente chaque mois SEW?Le Couac, octobre 1998, page 5 Réinvestissement communautaire Un projet de loi à adopter Le député du Bloc québécois au parlement fédéral, M Réal Ménard, représentant la circonscription d'Hochelaga-Maison-neuve a présenté à l'approbation de ses pairs un projet de loi (C-428) qui devrait être adopté dans les délais les meilleurs par les députés fédéraux, toutes appartenances politiques confondues.M.Ménard s'est inspiré d'une loi américaine en vigueur depuis plus de 20 ans (Community Reinvestment Act), prescrivant aux institutions bancaires de ce pays de dévoiler les investissements qu'elles effectuent dans la région où elles sollicitent les épargnant, la clientèle et les investissements des citoyens En somme, de réinvestir dans les régions une juste part des profits qu'elles y prélèvent Les Américains ont tous les défauts imaginables, mais ils ont un sens de la communauté, de la collectivité locale, à peu près inexistant dans «le plus beau pays du monde» de Jean Chrétien.Le projet de loi du député d'Hochelaga-Maisonneuve, une des régions les plus économiquement sinistrées du Canada, a eu l'effet de débusquer les autorités politiques et bancaires : «Les banques américaines, a déclaré le sénateur Michael Kirby, président du Comité sénatorial sur les banques et le commerce, ont constaté que lorsqu'elles sont pressées de s'intéresser aux investissements dans les collectivités qu'elles desservent en vertu de la loi sur le réinvestissement communautaire, découvrent des occasions qu'elles auraient négligées Et, dans bien des cas, ces investissements au niveau local se sont révélés très rentables» MM.|ohn Cleghorn et Matthew Barrett, patrons de la Banque Royale et de la Banque de Montréal, ont opiné du bonnet en se déclarant «tout à fait d'accord avec la mise en place par le gouvernement fédéral d'un système de divulgation des rendements des banques inspiré de la loi américaine».Idem, en d'autres mots, pour le PDG de la CIBC Devant ce cortège impressionnant d'appuis au projet de loi du député Ménard, les banques pourraient, sans attendre le couperet fédéral, mettre en place tous les dispositifs de la loi américaine sur le réinvestissement communautaire et soumettre le tout à l'approbation des actionnaires.Pendant 20 ans, la loi américaine a permis le réinvestissement de 435 milliards de dollars dans les collectivités du pays de l'Oncle Sam À l'échelle canadienne, ce chiffre serait ramené à 43 milliards, soit plus de 2 milliards par ans dans les régions, une somme non négligeable pour combattre le cancer du chômage et sortir davantage de démunis de l'aide sociale Déjà riches à craquer, les institutions bancaires canadiennes pourraient ainsi contribuer au relèvement économique des régions économiquement faibles, et qui sait, grossir leur pécule et contribuer à la plus-valeur de l'avoir de leurs actionnaires Chapeau au député Ménard ! Son projet de loi est une initiative heureuse, il est porteur de promesses d'une plus grande équité entre des citoyens devant la colossale puissance des banques et la légendaire apathie des princes qui nous gouvernent YVES MICHAUD Le puissant lobby des pauvres Les travaux forcés Monsieur F a 47 ans II a travaillé pendant 14 ans pour une municipalité du Québec Celle-ci a décidé récemment de donner une partie de ses travaux en sous-traitance Monsieur F, avec d'autres, est versé au nouveau patron.Nouvelles conditions de travail, moins bonnes que les précédentes et patron «qui me jouait dans la tête», explique-t-il.Le héros de cette histoire, pensant à sa santé mentale, quitte son emploi chez le sous-traitant II s'adresse à l'Assurance-emploi (ex-Assurance chômage, juridiction fédérale), où il apprend qu'il n'aura aucune allocation, parce qu'il a quitté volontairement son emploi.Prochain arrêt : le ministère de l'Emploi et de la solidarité du Québec, l'aide sociale quoi.Il aura droit en principe à l'allocation pour personnes seules, soit 490$ par mois Mais parce qu'il loue une chambre dans une maison où il y a moins de trois chambres à louer, te ministère lui enlève 100 $ pour partage de logement (partage presque toujours puni), puis 4$ de diminution de la compensation pour la TVQ, Ensuite, coupure additionnelle de 150$ par mois pendant un an comme pénalité parce que Monsieur F a quitté volontairement son emploi 11 lui reste 236$ par mois et le loyer mensuel de sa chambre est de 275$ il est désespéré La morale de cette histoire est que Québec et Ottawa s'accordent à dire: t'as une job, garde-la, sinon c'est l'itinérance.Modèle 1998 des travaux forcés.EVELYN DUMAS ECONOMIE Objectivité Le Conseil du patronat du Québec estime que les clauses orphelin constituent «la moins pire des solutions» aux problèmes financiers des secteurs privé et public.Moins pire pour qui ?Vendue Marie-Claude «Me» Lortie prouve encore que les nouilles accompagnent très bien les boulettes.Dans sa Presse, elle décrit sans trouver à redire sur la brillante stratégie commerciale de McDo.Sous prétexte que le Québec enregistre le «plus haut taux de chômage, un plus bas taux d'épargne et une grande part de pauvreté», McDo a trouvé une nouvelle façon de refourguer des Big Mac aux plus démunis Et Me Lortie d'applaudir les brillants publicitaires.Après les Big Mac pour pauvres en spécial, un pauvre esprit critique avec tout achat d'une grosse presse Bravo Les grandes compagnies sont toujours aussi généreuses Imasco, au nom de compagnies membres, dont Imperial Tobacco et Pharma-prix, vient d'offrir aux Grands frères et Grandes sœurs de Montréal la rondelette somme de 5000$.(La Presse, I 1-09) Déductible d'impôt, bien sûr Soulignons cette étonnante générosité.Premier anniversaire du COUAC une soirée couacantel mardi 13 octobre à 206 au café Porté disparu, 957 av.Mont-Royal Est à Montréal.Est musiqu tfg'te animée, Le Cûubc ^rïiKèe, QUEL JOURNAL ) pECÊRME SOrt PRiX.?WieiZPOZJiLLÊ 98*AN LA COMPAGNE OU A l iMDiViPU QUI A FOLlRR£ le PUIS D'EMPLOYÉS ETPÉ CliEMIS.LE I^ÊÛPiEM pAÎRE A SU ALLiER LIME MORALE D'EPICIER A LA CoMGrArtCB ETA LA ÛUAMTfrê.DES SAuopeoies qu'il a flfopuiïes
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