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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couac, 1998-11, Collections de BAnQ.

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Consommation, production, reproduction.Yé! Dumont à la con Mario Dumont, tendance petit lésus avec des crocs, répond aux accusations que porte contre lui André Néron, son ancien chef de cabinet, dans son pamphlet (Le Soleil, 14-10): «Ce que je comprends à partir d'entrevues dans les médias électroniques, c'est que son reproche central est de dire que je ne suis pas souverainiste.|.| C'était le temps qu'il s'en rende compte.» Si je militais pour le camp du OUI en 1995, c'est que j'aspirais à un Québec indépendant dans un Canada uni.Campagne électorale Chic! Une nouvelle campagne électorale! Le peuple va enfin pouvoir exprimer clairement sa volonté politique.Et les politiciens vont enfin devoir écouter le peuple! Mais est-ce si sûr?N'est-ce pas plutôt les politiciens qui vont parler au peuple pour le séduire et obtenir ses voix?N'assisterons-nous pas encore une fois à une lutte toute rhétorique où la propagande et les mots habilement lancés remplaceront les idées et la réflexion?Il semble d'ailleurs que la démocratie représentative comme nous la pratiquons soit inévitablement victime de propagande.Ce qui est inquiétant, c'est de constater que le politicien putassier et séducteur semble être le propre de tout système politique fondé sur l'élection de représentants du peuple.Relisons par exemple le Petit manuel de campagne électorale (éditions Arléa), signé par Quintus Cicéron, le frère du célèbre philosophe Marcus Tullius Cicéron.Nous y apprenons qu'à Rome déjà, les élections et la politique relevaient du théâtre et de l'hypocrisie.Quintus, un politicien de carrière, écrit le Petit manuel pour son frère qui faisait campagne pour être élu Consul.Le Petit manuel rappelle par son pragmatisme cynique Le Prince de Machiavel.À la lecture de ce manuel, on réalise que de tout temps l'élection «démocratique» n'est qu'un vaste cirque Quintus note par exemple «la supériorité dans l'éloquence.C'est ainsi que l'on tient les hommes, à Rome, qu'on les séduit, qu'on les empêche de gêner ou de nuire» Il encourage ensuite son frère à ce «Que ta campagne |.| soit magnifique, brillante, éclatante, populaire; qu'elle ait un decorum et une dignité exemplaires et que pèse sur tes concurrents — s'il est possible de trouver quelque chose — un soupçon d'infamie (crime, débauche ou corruption) en accord avec ieur caractère.» Quintus recommande au candidat de «se faire des amis dans toutes les catégories sociales» Le politicien doit, «pour apparence», devenir ami «des nommes qui comptent, honorés, :onnus et qui, même s'ils ne font aucune propagande, apportent du prestige au candidat.» Quintus îborde ensuite «un autre aspect de a campagne : sa dimension "popu-aire".Là, ce qui est indispensable, :'est de connaître le nom des lecteurs, de savoir les flatter, d'être assidu auprès d'eux, de se montrer généreux, de soigner sa réputation st de susciter, pour la manière dont Dn conduira les affaires de l'État, de /ifs espoirs.» Il précise d'ailleurs que les électeurs préfèrent un candidat qui promet beaucoup quitte plus tard à ne pas tenir ses promesses qu'un candidat qui refuse de promettre.Quintus écrivait cela il y a deux mille ans.Anthropologues et citoyens attendent toujours d'assister à une évolution de \'homo polilicus.MOHAMED SMITH-GAGNON Un drôle d'oiseau Vol.2 • no 2 Novembre 1998 1,99 $ Coot\ç, Bavure?Le juge Michel Babin vient de condamner lonathan Lafond à six mois de prison pour avoir participé aux émeutes de la Saint-lean, à Québec, en 1997.Lafond était devenu célèbre en urinant dans la casquette d'un policier devant les caméras de la télévision.Le juge a refusé que Lafond purge sa peine dans ia collectivité par des travaux, six mois de prison serait la seule façon d'atteindre l'objectif de dissuasion visé par la cour.Six mois pour avoir pissé dans un képi de flic?Non, on lui reproche plutôt d'avoir participé à une émeute.Il faut aussi savoir que six mois à l'école du crime est la peine maximale pour ce genre de délit.Lafond est-il donc un «criminel» hors du commun?Il a seulement la malchance d'être un des rares émeutiers de Québec à avoir été arrêtés; il est donc un émeutier «exemplaire».C'est ce qui s'appelle porter la casquette.Loto extra Bientôt 3 millions de dollars (U.S., s'il vous plaît) pour qui abattra l'écrivain Salman Rushdie.Une fatwa ça change pas le monde, sauf que.Silence de (la) misère Titre de La Presse (18-10): «700 personnes défilent en silence pour l'élimination de la pauvreté».Comme il fallait s'y attendre, personne ne les a entendues.Ethique journalistique?Après la Slovénie, la Croatie et la Bosnie, voilà que le même cirque recommence au Kosovo dans la complaisance générale.Belgrade écrase des «terroristes» séparatistes pendant que les médias occidentaux exigent que l'ONU ou l'OTAN intervienne.Mais malgré quelques éditoriaux bien tournés, les journaux ne servent une fois de plus que de courroies de transmission à des politiciens embarrassés.Pendant des semaines, les journaux ont retransmis à leurs lecteurs des annonces d'interventions éminentes, relayant docilement l'information que leur fournissaient les états-majors.Docilement encore, et parce que cela fait sans doute plus sérieux, les journaux retransmettaient à leurs ecteurs les informations diffusées par les états-majors concernant le nombre d'avions F-16, B-52, Tornados, laguar, Mirage, etc.qui allaient intervenir le jour où l'intervention annoncée interviendrait réellement.Et enfin, le 14 octobre, Le Devoir consacrait pratiquement une demi-page de sa section «Monde» à l'opération «Dynamic Mix», un «exercice dans un Kosovo imaginaire» mené par les troupes de l'OTAN dans le nord de a Grèce.L'OTAN avait déployé en tout 17 000 soldats provenant de 11 pays différents, intervenant dans le Greylandia, ce pays imaginaire attaqué par le Yellolandia, autre pays imaginaire.Pendant que les militaires jouent à la guerre, les journalistes jouent au journalisme.Le Devoir n'a pas été avare dans la description très précise des mouvements de troupes, indiquant une fois encore les types d'armes utilisées.Au Kosovo pendant ce temps, les Serbes passaient «go», réclamaient 200 $ et n'allaient pas en prison.MOHAMED SMITH-GAGNON Entrevue avec Serge Halimi Univers sous influence Serge Halimi, polémiste, politologue, spécialiste des médias, professeur et journaliste au Monde diplomatique, dérange.Il a fait paraître, chez Liber-Raisons d'agir, Les Nouveaux Chiens de garde.Il s'agit d'une charge en règle contre certains journalistes français, que l'auteur accuse de connivence avec les milieux financiers et politiques.Que peut-on en tirer?M.C.: Le journaliste ) -F.Kahn écrivait récemment que les jour-nalistes français sont mieux préparés et plus libres aujourd'hui qu'il y a vingt ou trente ans.Qu'en pensez-vous?S.H.: On a toujours tendance à penser que par rapport à cette préhistoire-là, on a fait des progrès considérables.Seulement, maintenant, le contrôle s'exerce de manière plus discrète, plus subtile.C'est surtout un contrôle idéologique par le biais des groupes industriels et financiers qui sont maintenant propriétaires d'un certain nombre de grands médias.I.-F.Kahn a raison de penser que les journalistes sont plus libres qu'il y a trente ans.Mais ils sont plus libres d'évoluer dans un paramètre idéologique qui est au moins aussi étroit que celui d'il y a vingt ou trente ans, dans une société où les choix idéologiques étaient tout de même beaucoup plus tranchés et beaucoup plus divers — allant vraiment de l'extrême droite à l'extrême gauche — que maintenant, alors que les journalistes évoluent toujours dans un milieu idéologique qui va du centre-droit au centre-gauche.M.C.î Mais est-ce que le public est devenu plus critique?S.H.: Le public est certainement devenu beaucoup plus critique.Depuis une dizaine d'années, depuis Timisoara et la guerre du Golfe, la mise en lumière des dérives, des travers, des dérapages de l'information est devenue populaire, connue, appréciée par les gens, et à mon avis, ce n'est pas un hasard si ce phénomène gagne en France.C'est aussi que les grands médias ont compris qu'il y avait là un créneau qu'ils avaient eu tort d'abandonner trop longtemps.M.C.: Puisque le public est plus averti, est-ce qu'il n'est pas davantage à l'abri des dérapages médiatiques?S.H.: Oui.Les échecs de la propagande se multiplient.|.| Effectivement, il y a maintenant une connaissance par le public des mécanismes du conditionnement médiatique qui lui fait apprécier l'information comme un univers sous influence.M.C.: Existe-t-ll toujours un quatrième pouvoir?S.H.: |e crois forcément que les journalistes conservent un énorme pouvoir puisque l'information passe par eux.Enfin, l'information qui est disséminée dans les médias passe par eux.La vérité, c'est qu'à côté de cette information «médiatique», il y a aussi toute l'information qui passe par notre expérience quotidienne et sociale.Si les journaux disent que les conditions de travail se sont améliorées dans les entre- prises et qu'on est soi-même employé d'une entreprise où les conditions de travail se sont détériorées, on aura davantage tendance à croire son information que ce qu'on peut lire dans la presse ou entendre à la radio ou à la télévision La limite du pouvoir des médias d'information c'est qu'il ne faut pas que le discours qu'ils véhiculent se heurte trop vivement à la réalité sociale que les gens vivent.C'est d'ailleurs pour cela que c'est lorsque les médias traitent de politique internationale que leur impact est le plus grand.Parce qu'on peut difficilement convaincre quelqu'un qui vit à Marseille, dans un journal marseillais, que ta situation de Marseille est bonne si elle est mauvaise.Mais on peut très bien convaincre un Marseillais que ce qui se passe au Rwanda c'est ceci, alors que c'est cela, dans la mesure où le Marseillais n'a aucune occasion de connaître la situation au Rwanda en Algérie ou ailleurs.M.C.: ^Information Internationale est traitée de façon presque mineure au Québec.Que pensez vous de la qualité du traitement de l'actualité Internationale dans les médias français?S.H.: Les médias ont renoncé à investir afin que l'information internationale en soit une de qualité.Il y a d'ailleurs ce paradoxe entre une période dont on dit qu'elle est marquée par la mondialisation, que toutes les situations découlent en quelque sorte des autres.Que l'on ne comprendra rien à ce qui se passe au Québec si on ne sait pas ce qui s'est passé en Indonésie, si on ne connaît pas les répercussions aux États-Unis de la crise en Russie, qu'en quelque sorte le monde est un village, qu'on doit savoir ce qui se passe dans les faubourgs de ce village.Et, au même moment, l'information internationale est en repli à peu près organisé et universel Cela démontre que ce discours sur la mondialisation est beaucoup plus une espèce de conditionnement idéologique qu'une conviction profonde des journalistes.M.C.: Cela rejoint le concept de «pensée unique» que vous abordez dans votre ouvrage.S H.- À mon avis, le discours sur la mondialisation est ressorti d'une véritable pédagogie de la soumission.On fait croire aux gens qu'ils ne sont pas maîtres de ce qui leur arrive.Pour leur faire comprendre cela, il vaut mieux projeter ce qui leur arrive dans une espèce de logique internationale qui leur échappe que de leur dire que c'est la lutte sociale, là où vous vous trouvez, qui vous permettra de changer les choses.On leur dit: «Même si vous luttez, ça ne changera rien parce que ce sont des contraintes internationales.» Or, ce qui est formidable, c'est que ces contraintes internationales, on en parle beaucoup moins.M.C.: «De* médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une Information de plus en plus médiocre-», écrivez-vous.Comment s'en sortir?S.H.: Il n'y a pas de salut individuel, il n'y a pas de salut corporatiste.On ne fabriquera pas un journalisme libre dans une société qui ne l'est pas.PROPOS RECUEILLIS PAR MARC CASSIVI 2,8 million $ pour Rushdie Salman Rushdie, c'est cet écrivain qui vivait terré en Angleterre depuis que l'imam Kho-meiny avait promis le paradis (et plusieurs millions de dollars) à celui qui assassinerait l'auteur du roman Les Versets sataniques.Le 24 septembre, diplomates et politiciens de Londres et de Téhéran annonçaient pouvoir rétablir de bons rapports après que des responsables iraniens aient affirmé que leur gouvernement ne tenait plus à ce que Rushdie soit assassiné.Décision sans doute très utile pour les commerçants de pétrole, mais de peu d'intérêt pour Rushdie et Allah car la fatwa (décret religieux) lancée contre Rushdie est «éternelle», a déclaré l'ayatollah Saneï.La récompense promise à celui qui assassinera Rushdie est d'ailleurs passée de 2,5 millions de dollars à 2,8.L'Iran a donc toujours beaucoup de pétrole attrayant pour l'Angleterre, mais pas de pétrole sans plomb.\ Le Couac, novembre 1998, page 2 m m i 05 î$3 L'avenir radieux Ne sachant plus comment faire oublier au bon peuple que sa braguette était ouverte, le roi d'un pays tout puissant décida de rendre visite à un autre monarque chancelant mais toujours bien en vue, histoire de détourner l'attention.Son hôte, qui avait foxé 70 ans de capitalisme, en arrachait avec les cours accélérés de rattrapage.Le visiteur, bon prince, se porta volontaire pour une petite allocution dans une école de Moscou.Le texte original s'est perdu, mais l'AFP en a retransmis les passages les plus édifiants.«Les défis de l'économie mondiale et de la société moderne sont grands, mais les récompenses le sont aussi.[.| Gardez vos rêves car vous pourrez les réaliser dans le siècle à venir.» Ce disant, il eut une pensée nostalgique pour |FK, celui à qui il avait rêvé de succéder alors qu'il était lui-même étudiant.En ces temps-là, dans son royaume, on ne disait pas encore que le roi était nu, encore moins que sa braguette était ouverte.La photo du mois IYI11 II I ( ( ^ ^ w M ^81 ^w—" ____.«nll m your cm WSSSSSn your morning, covered- cBcêradio)/Vf Pape 0 Mufti 1 Lors de la guerre en Bosnie, ie pape avait déclaré que les femmes bosniaques tombées enceintes suite à des viols commis par des miliciens serbes devaient garder leurs enfants et même remercier Dieu pour ce cadeau.Le cheikh Nasr Farid, mufti d'Egypte, croit au contraire que i'avorte-ment doit être permis en cas de viol, «à condition que cette opération s'effectue au cours des trois premiers mois de la grossesse.» (Le Devoir, 17-18 oct.).Allah Akbar — Allah est grandi One country, one nation, one language.Affiche sur l'avenue du Parc à Montréal.Le Couac 788, av.Laurier Est, Montréal (Québec) H2| ICI Téléphone : (514) 270-9392 «Télécopieur : (514) 270-7461 Éditeur: Pierre de Bellefeuîlle Rédacteur en chef: lean-François Nadeau Collaborateurs: F.Arouet, Sabina Badilescu, Normand Baillargeon, H.Berthelot, Marco de Blois.Geneviève Cardinal, Evelyn Dumas, Francis Dupuis-Déri, Pierre Falardeau, L.Frechette, Philippe Gauthier, V.Hugo, Ariane Krol, David Ledoyen, Laurent Mailhot, Max, Marion Piekarec, M.Proust, Paul-Émile Roy, L.Tolstoï, Triboulet, Pierre Vadeboncœur, Céline Vangheluwe Alexandre Vigneault, Nadine Vincent, Hélène Visentin.Photographe: Valérie Remise Illustration: Serge Ferrand, Luc Giard, Bruno Laporte, Gilles Laporte.Louis Rémillard, Richard Suicide.Abonnement: Periodica (514) 274-5468 1(800) 361-1431 Publicité: lean-François Nadeau au (514) 270-9392 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec ABONNEMENT I an : 28,76 $ «2 ans : 51,76 $ • Institutionnel : 57,51 $ taxes incluses Soutien : envoyez plus de 50 $ ou (mieux) tout ce que vous avez.OFFRE À SAISIR : Abonnez-vous au Couac et courez la chance de célébrer avec nous notre deuxième anniversaire.Offre valable jusqu'à épuisement des abonnés.Ces malades na gouvernent le monde Boris Elstine en visite en Ouzbékistan a chancelé lors d'une cérémonie officielle et c'est le président ouzbeck Islam Karimov qui l'a rattrapé (Le Devoir, 13 octobre).Le porte-parole du Kremlin a expliqué plus tard qu'Elstine «avait pris froid» et qu'il n'y avait là «rien d'extraordinaire.» Une déclaration rassurante.INTERNATIONAL Chili Augusto Pinochet détenu en Angleterre.Le dictateur chilien s'était rendu en Angleterre en octobre 1995 afin de rencontrer les dirigeants de la British Aerospace et de sa filiale de munition, la Royal Ordnance.Comme aujourd'hui il n'achète plus rien, aussi bien s'en servir pour occuper les tribunaux pendant qu'on vend nos munitions en douce à d'autres ordures.Chili (bis) Pendant longtemps, des rumeurs ont couru quant au rôle qu'auraient joué les États-Unis et la CIA dans la déstabilisation du Chili démocratique et, con-séquemment, dans la prise du pouvoir par le dictateur Augusto Pinochet en septembre 1973.Certains documents officiels du gouvernement américain viennent d'être rendus accessibles.Ils révèlent que la théorie du complot était vraie.Un professeur d'université a scanné les documents qu'on peut maintenant trouver sur la toile Internet à l'adresse suivante : www.seas.gwu.edu/nsarchive Chili (re-bis) Pinochet s'est fait arrêter en Angleterre pour assassinats (euphémisme) commis contre des ressortissants espagnols du temps où il était le grand dictateur tant apprécié par la CIA.Son fils s'est immédiatement offusqué de cette arrestation en déclarant: «Mon père est un des plus grands hommes du XX siècle, et je poursuivrai tous ceux qui lui en veulent.» Tel père, tel flic?Chili (encore) Alors que La Presse consacre sa première page du dimanche 18 octobre à l'arrestation de Pinochet, la «une» du \ournal de Montréal titre: «Rien ne l'arrête!».Il s'agit non pas de Pinochet, mais de Pringle, joueur des Alouettes.L'annonce de l'arrestation du dictateur chilien, elle, est reléguée en deuxième page et l'article qui l'accompagne en page 27.Bolivie Selon le bulletin de l'automne de l'AMP (Action Mondiale des Peuples), la compagnie minière canadienne Takla Star prospecterait sur des terres d'une communauté aymara bolivienne sans avoir rempli les exigences de la loi sur l'environnement qui est déjà très souple.De plus, Takla Star essaierait de diviser la communauté en accordant des contrats à certains individus.Dans une lettre aux autorités, les Aymaras écrivent: «notre peuple désire vivre dans un environnement sans pollution.Nos enfants ont le droit de boire de l'eau propre, nous ne voulons pas de rivières mortes.» Quelle est cette pub de Bell encore?«En affaires, il n'y a que des solutions».Erratum: «En affaires, il n'y a que des pollutions».?Courrier des lecteurs Hargne \.\ |e suis de ceux qui sont convaincus qu'un journal comme le vôtre est indispensable à la bonne marche de la société québécoise.|.| le suis surpris par votre hargne envers Richard Martineau.Certes ce monsieur a tendance à enfoncer les portes ouvertes, toutefois au niveau des idées véhiculées, n'y a-t-il pas en ville des «journalistes» nettement plus pernicieux?Que penser par exemple d'un Claude Beauchamps qui, à la différence d'un Claude Picher par exemple, n'est que très rarement pris à parti.|.| Vincent Strohbach, Montréal par Philippe Gauthier & Francis Dupuis-Déri Petit lexique du Québec contemporain Bibliothèque n.f.Service public dont le budget restreint explique la mauvaise tenue de livres.Cour n.f.I.Cour suprême, Front de Québec.2.Cour d'appel, Bell Canada.libération conditionnelle du Démocratie n.f.I.(archaïque) Gouvernement par le peuple et pour le peuple : au Québec, la démocratie serait une bonne idée.2.Système de gouvernement où le peuple perd le pouvoir à chaque élection : aujourd'hui, l'idée de démocratie s'est vidée de la moitié de son contenu et tout ce qu'il en reste, ce sont des mots, des mots, des mots.3.Un des fondements philosophiques du judaïsme : le peuple juif est le plus démocratique du monde, puisqu'il est le peuple élu.4.« La démocratie s'est clairement exprimée », locution utilisée par le perdant d'un scrutin pour déplorer la stupidité des électeurs.5.Social-démocratie : ligne idéologique du Parti Québécois avant qu'il ne subisse l'usure du pouvoir.Infirmière n.f.Professionnelle chargée de panser les plaies du système de santé (voir ministre de la Santé).Langue n.f.I.Organe reproducteur d'une société.2.Langue de bois, langue officielle de tous les pays : la langue de bois est utilisée par les politiciens aux abois.3.Police de la langue, seule police capable d'expliquer pourquoi et comment il faut enlever les apostrophes des idéogrammes chinois : comme les anglophones n'ont pas la langue dans leur poche, la police de la langue est sur les dents.Ligne ouverte n.f.Démocratie à frais virés.Livre n.m.I.Unité de masse impériale valant 454 grammes.2.Objet culturel qui n'a plus beaucoup de poids, à défaut d'avoir beaucoup de volume : avec \nternel, le livre n'est plus vraiment à la page.3.Tenue de livres, la livre anglaise valant à peu près deux dollars, il faut 15 livres anglaises pour acheter un livre français.Maire n.m.I.(villages ruraux) Échelon intermédiaire entre directeur de caisse pop et député d'arrière-banc.2.(villes de banlieue) Spécialiste du dézonage agricole : le maire de banlieue pratique le culte de la terre-maire.3.(grandes villes) Dompteur d'éléphants blancs habitant une tour d'ivoire.Homonymes : Ne pas confondre mère, spécialiste du pot-au-feu, avec maire, spécialiste du pot-de-vin.Statistiques : il y a peu de filles-maires.Mairie n.f.Établissement ouvert à tout venant, d'où mairie, couche-toi là.expression Marché n.m.I.Place publique où se font des transactions privées.2.Marché aux puces, commerce qui ne vole pas haut,- mais où l'on aime faire un saut : même au marché aux puces, piquer, c'est voler.3.Libre marché, marché de dupes, parce que malgré son nom, vous êtes forcés d'y participer.4.Marché boursier, marché à la portée de toutes les bourses, mais où il faut avoir des couilles : l'intérêt du marché boursier, c'est qu'il y a beaucoup d'actions.5.Marché noir, là où l'on blanchit l'argent.5.Marché global, mot emprunté de l'anglais: maintenant, il faut rembourser.Médecin n.m.Citoyen américain formé au Québec.Médecine n.f.I.Science sans T.2.Médecines douces, sciences avec thé.3.Médecine orientale, science où il faut prendre deux pilules au Levant.Ministre de la Santé n.m.Professionnel chargé de penser les plaies du système de santé (voir infirmière).PLOGUES Nouveau sur le marché Une cinquantaine de jeunes créateurs de 18 à 30 ans de partout au Québec exposeront leurs œuvres du 19 au 22 novembre au Marché Bonsecours, dans le cadre du «rendez-vous des jeunes créateurs en art».Le «rendez-vous» regroupe des peintres, sculpteurs, photographes, dessinateurs de bande-dessinée, des ébénistes, des joailliers, des écrivains, etc.Pour plus d'information, contactez Nathalie Goulet au [514| 279-1366.République À l'occasion du 161e anniversaire des soulèvements de 1837-1838, la Maison des Patriotes à Saint-Denis-sur-Richelieu organise des célébrations le 22 novembre, à compter de I0h30.Des gerbes de fleurs seront déposées au pied du monument aux Patriotes.Il s'agit d'une fête républicaine moins bête, du moins dans son esprit, que la fête du Canada ou la Saint-lean-Baptiste.Pour information (514) 787-3623.Revue Naissance en novembre de la revue Argument qui veut exprimer et explorer la sensibilité intellectuelle de la génération montante.Argument paraîtra deux fois par année et traitera principalement de questions politiques et sociales.Le premier numéro offre entre autres une relecture des mythes historiques québécois comme la soi-disant révolution tranquille ou la grande noirceur, un billet attaquant ceux qui expriment une fatigue constitutionnelle et un refus du politique, une entrevue portant sur la démocratie.La revue est dirigée par Daniel Jacques et le comité éditorial est composé de Stéphane Kelly, Antoine Robitaille, Daniel Tanguay et notre collaborateur Francis Dupuis-Déri.Pour plus d'information, contactez Daniel Jacques: (418) 694-1516 (djacques@accglobal.net).Caricature Une exposition consacrée au caricaturiste et peintre Robert LaPalme (1908-1997) se tient à la bibliothèque municipale de la ville d'Outremont à compter du 5 novembre.Le rédac chef du Couac propose une conférence consacrée à LaPalme à la bibliothèque Robert Bourassa le mercredi 11 novembre, à 20h.Pour information: (514) 495-7419.Le rédac chef vient d'ailleurs de mériter le prix Alphonse-Desjardins du Salon du livre de Sherbrooke pour ses entretiens avec Robert LaPalme publiés à l'enseigne de l'Hexagone (1997). i m* m i m m i 09 \y& Un miracle de tradition Du haut du séminaire, rue Marquette, une statue du sieur Frontenac à l'allure un peu terne veillait autrefois sur Sherbrooke.Quand, par un beau matin, cette statue de Frontenac apparut sur le toit du séminaire, tout le monde la vit et personne n'en parla plus.Le passé, si haut perché soit-il, appartenait au passé, jugeait-on instinctivement.On convint donc de le laisser là où il était, sans pour autant l'oublier.Sherbrooke existait alors depuis un moment déjà.Ses composantes sociales affichaient leurs idées et, fières d'en avoir, elles ne voyaient guère le besoin d'avoir recours à Frontenac pour en changer, encore moins à sa pâle représentation de métal froid.Par exemple, la SS|B de Sherbrooke possédait un programme depuis 1858.Et à en croire son directeur actuel, M.Marcel Bureau, elle devait dès lors être fixée pour de bon dans ses intentions.Dans La Tribune du 9 octobre, M.Marcel Bureau nous apprend en effet qu'il demeure fidèle aux principes fondateurs de son auguste société.Croyons-le sur parole.Mais qu'est-ce à dire exactement?Il suffit sans doute de suivre un peu l'action personnelle de ce monsieur pour le comprendre.Il y a quelques mois, il s'est porté à la tête d'un mouvement qui a réclamé à grands cris le retour de la peine de mort et des bourreaux.Le voici, ces derniers jours, qui s'autocon-gratule d'avoir accueilli lean Chrétien à l'occasion d'une de ses fêtes.Et le voilà encore qui se réjouit de remettre un prix de journalisme «Françoise Gaudet-Smet», dame dont l'expertise concernait surtout la soupe aux géraniums et les cataplasmes à la moutarde.Tout cela avec l'appui indéfectible et bienveillant de son «Conseil diocésain».En somme, un modèle de progrès.Le temps passe.La statue de Frontenac n'est plus là.Cela laisse indifférents filles et garçons qui fréquentent aujourd'hui un séminaire où il n'y a plus guère de prêtres que dans les nombreux cadres accrochés aux murs de ses longs corridors.Le temps passe, mais la SS|B de Sherbrooke demeure.«Authentique et fidèle», nous dit monsieur Marcel Bureau.Ma foi, ce doit être cela, un miracle.Il faudrait vite couler une statue de ce monsieur et la hisser sur le toit du séminaire pendant qu'elle est encore chaude.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Rumeurs de profits faciles Les quotidiens veulent tellement vendre de la copie qu'ils n'hésitent pas à transformer la rumeur en nouvelle.La Presse et Le Devoir nous ont présenté pendant des semaines des titres à la une qui laissaient entendre aux lecteurs que Lucien Bouchard avait annoncé le déclenchement des élections.Alors que ce n'est que le 13 octobre que Lucien Bouchard annonça que les élections se tiendraient à l'automne, Le Devoir du 6 octobre titrait en grosses lettres sur sa couverture : «Le Québec votera le 7 décembre».Suivait un article où le lecteur piégé apprenait qu'il ne s'agissait que d'une rumeur et que «le premier ministre annoncera ensuite, d'ici une semaine tout au plus, la tenue du scrutin.» Une semaine plus tard, on attendait toujours.La Presse, quant à elle, titrait «Élections en novembre» sur sa une du 10 octobre, soit encore 3 jours avant que Bouchard annonce réellement la tenue d'une campagne électorale à l'automne.Sur la couverture de La Presse du 11 octobre, le regard du lecteur était attiré par le titre «Élections en novembre : attachons nos tuques!» qui chapeautait un article ridicule traçant un historique des diverses conditions météorologiques qu'avaient dû affronter les électeurs lorsque les élections s'étaient tenues à l'automne.Cela toujours avant même que Bouchard ait annoncé la tenue d'élections à l'automne.À force de parier sur des rumeurs, chaque journal avait bien sûr des chances de deviner la date juste.Ils avaient aussi et surtout des chances d'augmenter leurs ventes.Rupert K, FRANCIS DUPUIS-DERI Le Couac, novembre 1998, page 3 Majorité claire = 66°/< o ?Se défilant sans cesse ici, lean Chrétien est plus loquace lorsqu'il est à l'étranger quand vient le temps de définir ce qu'il entend par «majorité claire».S'entre-tenant avec un journaliste français du Figaro au début octobre, le premier ministre canadien a affirmé qu'une «volonté très claire» devait être «exprimée par les deux tiers des voix», soit donc 66%.Chrétien a poursuivi en déclarant que «s'il n'y a pas une question très claire et si la réponse n'est pas très claire.eh bien ! ils resteront au Canada.» (Le Devoir, 07-10) Amen Parole du curé Prescott, de la paroisse St-|ean-de-la-Croix, celui qui veut expulser les réfugiés chiliens de son église à la demande de ses paroissiens et de Monsaigneur Turcotte, celui-là même qui a demandé à Felipe Alou, le millionnaire, de rester à Montréal (La Presse 11-10): «il y a des gens qui sont ici parce qu'ils ont peur d'être expulsés, d'autres parce qu'ils ont une peur psychologique de l'être.» Et d'ailleurs, certains prennent l'escalier pour monter, d'autres pour monter en haut.Brome Circus L'inénarrable Raoul Duguay se présente à l'investiture dans le comté de Brome-Missisquoi.C'est déjà assez phénoménal, mais il faut quand même savoir que le PQ a aussi l'incroyable Diane Iules qui milite dans le comté.Par chance, il y a aussi Andrée Ferretti qui servira sûrement de modératrice.Dion à la défense du Québec C'est nul autre que le ministre Stéphane Dion qui a reproché à William lohnson d'utiliser l'expression «fasciste» pour décrire l'attitude du gouvernement du Québec face à sa population anglophone.«Il y a des termes trop chargés par l'histoire pour être galvaudés comme ça», affirmait le ministre (Le Devoir, 6-10), lançant ainsi son «plan Z».On s'en fout Julie Payette est la gagnante du Gala Excellence La Presse-Roger D.Landry 1998.Question claire ?Promesse fumeuse.Les fédéralistes accusent les souverainistes de ne pas savoir poser des questions claires.Les fédéralistes quant à eux émettent toujours la même promesse claire : réformer le fédéralisme canadien.Promesse claire mais fumeuse, car jamais tenue même si une majorité de Québécois ont à chaque référendum opté pour cette approche en votant «non».Ces Québécois qui ont voté «non» attendent toujours que soit tenue cette promesse claire de réformer le régime canadien.Et aujourd'hui, voici encore les fédéralistes qui lancent cette promesse claire : Mario Dumont voulant proposer au Canada une réforme en profondeur du régime constitutionnel canadien et lean Charest affirmant qu'il sera mieux placé que Lucien Bouchard pour renégocier les champs de compétences avec le gouvernement fédéral.La même bonne promesse claire qu'on nous ressasse depuis 30 ans.Esprit de suite Ala fête du premier anniversaire du Couac, à la mi-octobre, au colloque, éparpillement visible, agitation peu polarisée: on dirait que la discussion politique ne sait plus se concentrer sur un objet majeur, sur un projet consistant de société, ni s'appuyer sur des forces véritables en marche, l'en retire une drôle d'impression.Tout se passe comme si la volonté de contester ne rencontrait plus de mouvement réel dans la cité sur quoi axer l'action.Très étrange impression, peut-être révélatrice.À gauche, impatience, gesticulation, discours, mais qui ne font guère hélas que montrer combien le socialisme dans le monde est désarçonné et comme la gauche, malheureusement, a peu de prise sur la dictature économique qui, à l'échelle mondiale, s'organise maintenant contre les États.Sur la question nationale, une non moins étrange constatation: dans un auditoire de près de cent cinquante personnes, presque toutes souverainistes j'imagine, et sur une vingtaine d'interventions, pas une fois l'indépendance du Québec, je crois, n'a été mentionnée, en tout cas dans un esprit d'engagement.Rien n'a été évoqué de ce côté comme devant mobiliser les volontés — les mobiliser au moins sur ce plan, au moins sur un plan! Sait-on encore aujourd'hui une chose?Les solidarités doivent tenir, beau temps, mauvais temps.Il y a toujours, bien enten- du, toutes sortes de difficultés, d'erreurs et même parfois de déviations.Qu'importe?Il faut tenir bon.C'est ce que le syndicalisme, grande école d'action, apprenait, apprend sans cesse à ses propres militants.La solidarité.S'en tenir à l'essentiel.Cela vaut naturellement aussi pour la politique.Tenir le bateau à flot.Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas en discuter le cap.Mais enfin, il faut se préoccuper du véhicule.Ne pas, étourdi ment, le mettre en pièces, comme on le fait allègrement depuis deux ou trois ans.Les élections arrivent.Comme depuis trente ans au Québec, l'enjeu est considérable, le danger très réel.Non seulement faut-il voter pour le gouvernement, mais il faut se conduire en conséquence.Car on ne sait que trop ce qu'il y a de l'autre côté, et ne dites pas que c'est du pareil au même.Ce serait parler très légèrement.PIERRE VADEBONCŒUR ?Quelle consigne aux élections?Votre mensuel satirique préféré vous donnera-t-il une consigne pour les élections qu'il faut encore appeler «provinciales»?Non.il respecte trop votre capacité de juger par vous-même.Mais s'il le faisait, il serait tenté de vous dire: votez pour la meilleure personne parmi les candidats de votre circonscription.Bien sûr, puisque le parti comptant le plus grand nombre de députés forme le gouvernement, on ne peut pas ne pas tenir compte des partis et de leurs programmes — s'ils en ont et s'ils les respectent eux-mêmes — mais il faut plus que jamais considérer aussi la valeur des candidats.Pourquoi?Parce que notre parlementarisme est malade.Le Parlement n'est guère plus qu'un théâtre, et pas des meilleurs.Les représentants du peuple — peut-on concevoir, en démocratie, une fonction plus essentielle?— sont censés détenir le pouvoir législatif.En pratique, ils en ont depuis longtemps été dépossédés par le pouvoir exécutif, c'est-à-dire le gouvernement, et par les apparatchiks, magouilleurs des partis.C'est ce qu'on appelle la «ligne de parti», qui est particulièrement rigide à l'Assemblée nationale du Québec.Les députés sont souvent, en la matière, des victimes consentantes.Pour favoriser leur avancement, ils veulent plaire à leurs chefs.Ceux qui sont du côté du gouvernement, à force de constater qu'ils n'ont guère de pouvoir, rêvent tous ou presque de devenir des ministres.Alors ils sont dociles, et cette attitude de moutons est souvent récompensée.Or les partis ont un besoin vital de brasser des idées, pour tenir compte de la volonté populaire et pour comprendre l'évolution de la société.Les bêlements des députés soumis ne comblent pas ce besoin.À ce propos, il y a lieu de regretter que la brillante politologue Josée Legault ait échoué dans sa tentative d'obtenir l'investiture du Parti Québécois.Son franc-parler aurait été salutaire dans les milieux ministériels où personne ne semble jamais s'opposera la volonté du chef.Voilà donc le conseil que nous vous donnerions, si nous osions le faire: votez pour la personne qui sait se tenir debout, et qui a en tête autre chose que son ambition.Et souhaitons que ce choix ne contredise pas votre choix de parti.PIERRE DE BELLEFEUILLE f 1 Le Couac, novembre 1998, page 4 Drôles en verrat Le moins que l'on puisse dire, c'est que nos producteurs de porc ont le sens de l'humour.Leur idée de faire occuper l'autoroute 20 par une escouade porcine a fait rigoler tout le monde 5 jours durant.Tout le monde, sauf peut-être les agents de la SQ qui n'ont pas apprécié cet envahissement de leur territoire par de nauséabonds confrères.Que voulez-vous, tous les porcs ne sont pas égaux au royaume de l'auto.Pour se consoler, voici quelques-uns des noms de porcheries parmi les plus originaux du Québec: ferme à porc de ça, ferme d'autres porcs, ferme de l'aéro-porc, ferme du porc-saint, ferme farce à porc, ferme cap au porc, ferme Lio porc, ferme du couple à porc, ferme porc à porc, ferme porc-inn, ferme porc-tée, ferme du porc bonheur, ferme du vieux porc.(Source: CIDREQ.registre des entreprises du Québec) TRIBOULET Mort aux sidéens! Le Devoir du 9 octobre annonçait que aie nombre de personnes décédées du sida a plongé de près de 80% de 1995 à l'an dernier» passant de 1395 à 288.Plus loin dans l'article, le journal parle de «chute dramatique».Dramatique?Menteur! Silence, on tourne Vous avez raté la tournée des Derviches Tourneurs?Dommage, ils s'en sont retournés.La perversion homosexuelle L'homosexualité est une maladie, une perversion, une déviance, un péché.Heureusement que de valeureux hétérosexuels purs et courageux veillent à la moralité publique.C'est ainsi qu'au Wyoming, berceau de la civilisation américaine, un homosexuel de 22 ans a été traîné hors d'un bar par deux défenseurs du Bien et de la lustice qui lui ont fracturé le crâne à coups de crosse de revolver avant de lui taillader le visage et le cou, de lui infliger des brûlures un peu partout sur le corps et de l'attacher tel un épouvantail à une clôture où ils l'ont laissé mourir.Ah! l'Amérique : terre de justice et seul espoir du monde libre.-V "V *\ •s ) X ) ) > 45 < Û < z < Les enfants de l'avenir La Société canadienne des postes (The Canadian Snail-Mail Society) lance un concours de dessins pour les jeunes de 8 à 12 ans.sous le titre «Timbrons l'avenir» (ça ne s'invente pas).Elle retiendra quatre oeuvres qui serviront à affranchir le courrier durant l'année 2000, à supposer qu'on ait encore besoin de ses services à ce moment-là.«Quatre jeunes verront leur vision du XXIe siècle sur un timbre!», promet le communiqué de presse.Au rythme où vont les choses, un timbre poste, c'est tout l'espace qu'on laissera aux jeunes pour s'exprimer.S < s s ~\ ~\ ~% "N **\ "V' Nobel et Viagra Le Dr Louis Ignarro a reçu le prix Nobel de médecine le 12 octobre dernier, ignarro a travaillé sur le phénomène de la circulation sanguine et de la dilatation des vaisseaux et ses travaux ont permis l'invention du Viagra, ce médicament qui constitue un petit pas pour l'humanité, mais un grand (pas) pour les hommes.On drill d ' o 1 * • a u Le C^uac Abonnements par téléphone : (514) 274-5468 • (800) 361-1431 • Abonnement régulier d'un an : 25 $ + taxes = 28,76 $ • Abonnement régulier de deux ans.45 $ + taxes = 51,76 $ ' Abonnement institutionnel et de soutien : 50 $ + taxes = 57,51 $ ,PAR LA POSTE.FAITES PARVENIR VOTRE CHÈQUE À L'ORDRE DE PERIODICA 1155.avenue Ducharme.Outremont (Québec) H2V 1E2 Nom Adresse Code postal.Téléphone.(514)274-5468 • (800) 361-1431 Il n'y a rien de plus pathétique que des politiciens qui s'insurgent lorsqu'on les traite de menteurs.Habituellement, ils répliquent qu'une telle attitude contribue à discréditer injustement le métier de politicien aux yeux du public.C'est d'ailleurs cet état d'esprit qui explique la décision ridicule des politiciens de l'Assemblée nationale qui avaient unanimement condamné à la Chambre le livre Le Syndrome de Pinocchio (Boréal, 1997) d'André Pratte, qui portait justement sur le mensonge en politique.Or, que penser du solliciteur général Andy Scott?Selon le député du NPD Dick Proctor, Scott aurait discuté de l'enquête sur les incidents du sommet de l'APEC lors d'un vol de deux heures entre Ottawa et Fredericton.Embarrassé par les révélations du député du NPD, Scott n'a rien trouvé de mieux à dire qu'il ne se souvenait pas qui était la personne avec qui il avait discuté dans l'avion.Il ne se souvenait même pas s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme.Et ce, moins d'une semaine après le vol aérien.Le lendemain, SURPRISE : monsieur Scott a retrouvé la mémoire et nous apprend qu'il était assis à côté d'un de ses vieux amis.Scott ne nous a pas seulement menti, il nous a aussi pris pour des cons car on n'oublie pas en 5 jours d'avoir été assis à côté d'un ami pendant un trajet de deux heures.Si nous ne respectons pas les politiciens, c'est qu'ils ne nous respectent pas non plus.FDD Le sénateur de Sherbrooke lacques Hébert est à la retraite depuis le 21 juin.Il a cédé son siège de sénateur du district de Wellington à un métis, Aurélien Gift.Où est-ce, Wellington?En langage colonial, c'est Sherbrooke et ses environs.Point commun entre Hébert et Gill?L'allégeance libérale, bien sûr, mais aussi une parfaite ignorance des Cantons de l'Est.En 14 ans, Hébert n'a pas mis.de son propre aveu, les pieds une seule fois dans son district à titre de sénateur.En 1983, lors de sa nomination, il avait acheté un terrain dans la région par téléphone afin d'être en règle avec les exigences du sénat.Aurélien Gill vient de faire de même.Gill affirme cependant ne pas être tout à fait étranger aux Cantons de l'Est.Il a expliqué à La Tribune (03-10) que ses ancêtres abénaquis avaient naguère parcouru la région.Fin septembre, de passage au Mont-Orford, lean Chrétien insistait pour dire que «le lieu d'origine d'un sénateur n'a pas d'importance».En vérité, c'est le sénat qui est sans importance.Abonnez-vous au Couac! Pour qu'on ait du chien cette année encore.BULLETIN D'HISTOIRE POLITIQUE NUMERO SPECIAL: Les rébellions de 1837-1838 au Bas-Canada EN LIBRAIRIE ou ABONNEMENT D'UN AN: 40 $ Faites parvenir voire chèque libellé à l'ordre île l'Ayil!'.a/s Pierre Drouilly, Département «le soeiologie, UQAM, CI'.8888, suee.Centre-Ville, Montréal, I13C 3I'8 ni I Jif fii-iiiii l'p-li.L'iif Bonne fête ]ean-Paull Les femmes du pape Le pape vient de modifier le droit canon, notamment pour contrer ceux qui critiquent la place des femmes dans l'Église.Le système pontifical ne souffre pas la dissidence car il prétend fournir une explication complète des choses à l'intérieur même de l'univers qu'il s'est créé.C'est un système clos où toute dissidence tend à démontrer sa faillite.La place des femmes dans ce système?Une place de second ordre, tranche lean-Paul il Et quand un pape parle, évidemment il a raison.Chacun sait en effet que les papes se sont déclarés infaillibles en 1870.La logique est parfaite.La petite histoire rapporte pourtant le cas de la papesse leanne.Cette dame, une Anglaise d'origine, aurait pris les commandes de l'Église catholique à la mort de Léon IV Pendant des siècles, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'Église sente le besoin de nier l'existence de cette affaire, nombres d'ordres religieux en firent état.Ainsi, au moins une femme aurait posé ses fesses sur le trône papal.On repassera donc pour l'exclusivité consentie à l'homme pour la fonction de délégué de Dieu sur terre.D'ailleurs, un pape ou une papesse, quelle différence?Sur un trône, même papal, on n'est toujours assis que sur son cul.Dieu ne peut pas s'y être trompé.L'Église a tout fait pour éloigner les femmes de sa haute hiérarchie.Comment expliquer, sinon, que les membres du clergé catholique élèvent l'abstinence en dogme?Ce n'est pourtant pas en enfilant la robe de l'Église qu'on tue en soi le désir de voir ce qu'il y a sous les robes légères Les preuves en sont multiples, depuis des siècles.Songez un peu, par exemple, à l'ancien supérieur du séminaire d'Ottawa, l'abbé lean-Paul Snyder, mort l'hiver dernier dans un isoloir d'un bar de danseuses des Laurentides.Le pauvre homme! Toute une vie passée à tenter de réprimer en soi sa nature profonde.Il est sans doute mort à force de se contenir.L'Église veut-elle créer ainsi des martyrs d'un nouveau genre?Pourquoi donc les religieux ne pourraient-ils pas fonder une famille?À cause d'une bête ordonnance des papes actuels?Le pape Grégoire 1er était bien le petit-fils de Félix ill, ce qui laisse entendre qu'il dût y avoir reproduction papale à un moment.Mais était-ce le fruit d'une opération divine?Le pape lean XII mourut en tout cas dans le lit d'une femme mariée.Et le pape Alexandre Vi avait bien une fille.Celle-ci enceinte, tout Rome se demandait d'ailleurs si elle ne l'était pas du saint père lui-même.Ces faits ne minent-ils pas la position actuelle de l'Église sur le célibat?Dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, sans doute assez représentatif des autres diocèses du Québec, 35% des prêtres ont plus de 65 ans et 67 % plus de 50 ans.La situation serait peut-être meilleure si l'Église accordait à ses religieux le droit de vivre une vie normale.En outre, le Vatican n'a jamais su expliquer pourquoi le sacerdoce ne doit être consenti qu'aux hommes.Les femmes leurs seraient-elles inférieures en intelligence et en dignité?Les Épiscopaliens et les Anglicans permettent l'ordination des femmes.Après tout, si les femmes catholiques ont le droit de conquérir la moitié du ciel, elles devraient bien pouvoir détenir la moitié de son pouvoir de représentation sur terre.Mais dans son encyclique de 1994.lean-Paul 11, toujours lui, continue de s'y opposer.Dans une lettre pastorale qu'il vient à peine de rendre publique, il déclare même que le Vatican peut soumettre les catholiques qui contestent son «enseignement» à une «juste punition».Son ami le cardinal Ratzinger, obstinément réfractaire au progrès, imperméable à la raison, jubile et en rajoute tant qu'il peut.Les ordinations des Anglicans, vient-il de déclarer, sont invalides, Et le voilà, à l'occasion du vingtième anniversaire de la papauté de lean-Paul, qui déclare que la raison doit se soumettre à l'Église.Un jour, les femmes arriveront au Ciel — s'il existe — montées sur de vieux cardinaux qui feront mine d'être outrés.Et Saint Pierre éclatera alors d'un grand rire sonore en regardant la tête de Jean-Paul 11, seul dans son coin.JEAN-FRANÇOIS NADEAU ANDRE NÉRON «Il y a maintenant un risque à dire tout haut ce qu'on se raconte à voix basse dans les coulisses du mouvement souverainiste.convaincu que les choses doivent changer, j'Ai parlé.» Le temps des hypocrites rlb éditeur EE! vlb édit 19,95 $ lu 4^1 ibmihh Eh bien, vive la France L'État est en péril dans le monde.Les grands détenteurs de capitaux, qui en mènent déjà si large, veulent maintenant supprimer toutes les barrières, balises, obstacles pouvant empêcher non seulement la libre circulation du capital mais la possibilité pour lui, le capital, de s'introduire comme un voleur partout dans les pays et d'y paralyser à sa guise et selon ses volontés les gouvernements.Cela s'appelle l'Accord multilatéral sur l'investissement.L'AMI, curieux nom pour un voleur.L'ami en question, l'ami des peuples, sans doute, l'ami de la culture, l'ami de l'environnement, l'ami de la sécurité sociale, l'ami du peuple, l'ami de la démocratie elle-même, veut exactement ceci: être plus fort que le pouvoir politique, lui interdire de légiférer sur ces matières et sur d'autres si cela lui plaît, lui défendre en somme de gouverner, mettre pour autant les gouvernement en tutelle — donc gouverner à leur place et par-dessus eux! Rien que ça.Faire main basse non seulement sur les avoirs mais sur le droit! Ou'est-ce qui est visé, entre autres?L'aide gouvernementale au livre, au cinéma, à la culture.Les législations sociales.L'écologie.À terme, sans doute, les entreprises d'État, la concurrence du secteur public, les subventions, les protections, les possessions collectives (l'Hydro, par exemple, et remarquez la propagande contre l'Hydro ces temps-ci.).C'est le gouvernement supra-national par les requins.Principalement les requins des USA.Ce qui est visé, ce sont les souverainetés nationales, en dernière analyse.Prenons-en bonne note, n'est-ce pas, en ce mois d'élections.Eh bien la France répond non à cette menace, sur quatre points importants.Cette grande nation refuse de cautionner l'opération des Prédateurs.Elle est décidément moins veule que d'autres.Elle défend encore la cité, la civilisation, l'État.La Québec a un intérêt immense dans cette partie-là.Sa culture, sa langue, sa sécurité sociale, ses propriétés publiques, les bribes de souveraineté qu'il a encore.Il doit pousser sur Ottawa qui, dans l'état actuel des choses, est seule partie aux discussions et qui, généralement, devant les USA, est assez veule aussi PIERRE VADEBONCŒUR Le non-sens des valeurs On connaît l'expression: le «sens des valeurs».Elle réfère à l'éthique classique qui établit une échelle des valeurs au sommet de laquelle se trouvent l'amour du prochain et le désintéressement.L'argent et la possession de biens matériels sont au bas de l'échelle.Futés comme pas un, les sorciers de la pub ont compris qu'ainsi entendu, le sens des valeurs n'est pas bon pour le bizness.Ils ont donc entrepris d'en renverser la signification.Plusieurs commerces utilisent maintenant l'expression comme si le sens des valeurs signifiait la capacité de comparer les prix chez l'un et l'autre marchand.Pour les gens de la pub, nous ne somme que Yhomo consummans.MAX Partir ou rester Claude Picher braille sur le drame de l'exode des cerveaux.Il y a bien un drame: des cerveaux qui s'exilent, ça veut dire que Claude Picher reste.Lise Watier, tête d'affaire dans un pot de crème, lance Premières Neiges.Il s'agit d'un parfum pour enfants disponible dans «les grands magasins» (\ournal de Montréal, 18-09).Tous les profits seront versés à un organisme d'aide pour les enfants démunis.Des gosses de riches qui aident des gosses de pauvres, on avait jamais vu ça.lusqu'ici, on connaissait seulement des gros riches qui jettent leurs miettes aux affamés.Vraiment, on n'arrête pas le progrès.(2) Premières Neiges plus Selon une analyse menée par Le Couac, il s'est révélé que Premières Neiges de Lise Watier constitue une bonne source de vitamines pour les enfants.(3) Les carabiniers Le géant du jouet Toys'R'Us ferme 50 de ses grands magasins.(Le Monde, 18-09).Pas de chance: Premières Neiges arrive trop tard; les profits ont déjà fondu.(4) Drogues Lise Watier, «femme de l'affaire de l'année» selon «Le choix des consommateurs», pense à développer des injections de Premières Neiges afin d'éloigner les jeunes des méfaits de la drogue.ECONOMIE Chinance La Chine s'est entourée d'hommes d'affaires pour savoir comment profiter au mieux de Hong-Kong.Des gens de la Lyonnaise des Eaux, de la Deutsche Bank, de General Electric.de Motorola.Au nombre de ces super-conseillers, un requin de la finance de chez nous: André Desmarais de Power Corporation.Le communisme chinois, ça crée de l'emploi.Merci! Le «Fonds de bienfaisance des compagnies Molson» a remis 5000$ à la fondation Dr Philippe-Pinel.Toujours un sens social aussi développé.La santé, c'est payant Transcontinental, qui publie déjà Commerce, Affaires, Affaires Plus et PME, vient d'ajouter un nouveau fascicule à sa gamme de produits en changeant le nom de son magazine Santé pour Capital Santé.Avouant changer «de peau et d'âme», la publication promet à ses lecteurs «toutes les informations dont ils ont besoin pour gérer quotidiennement leur capital santé et celui de leurs proches».Au sommaire du prochain numéro, nous aurons sans doute droit à: «Le bas de laine, contre les rigueurs de l'hiver et de la retraite», «Exercice: dépensez-vous avec intérêt», «On n'est jamais trop riche ni trop mince», «Faites votre bilan de santé annuel», «Minéraux: êtes-vous en train d'épuiser vos ressources?» Vive le capital libre! lean Charest retient de la révolution tranquille «l'occasion qu'elle a donnée aux hommes et femmes d'affaires d'ici de réaliser leurs rêves» (Le Devoir, 19-10).Avoir su.1boT N'EST PAS PERDU Abonnement institutionnel et de soutien : 50 $ + taxes = 57,51 $ PAR LA POSTE.FAITES PARVENIR VOTRE CHÈQUE À L'ORDRE DE : PERIODICA 1155, avenue Ducharme, Outremont (Québec] H2V IE2 Nom Adresse Code postal.Téléphone.à —ZZ^T~\ WOLFRED NELSON nelson écrits d'un patriote ÉCRITS D'UN PATRIOTE! s.y.- _____ Édition préparée par Georges Aubin histoire « Nous avons été forcés de faire voir que nous avions le courage de résister, si nous ne voulions passer pour un peuple esclave, lâche et dégradé.» COMEAU & NADEAU Diffusion Prologue Le Couac, novembre 1998, page 7 Théâtre Le théâtre d'Agota Kristof On connaît bien les romans d'Agota Kristof, mais c'est à peine si l'on sait que l'auteure d'origine hongroise a écrit des pièces de théâtre.Car jusqu'à présent on n'a vu jouer au Québec que des adaptations théâtrales du Grand cahier et de la Preuve.Conçue et mise en scène par Guy Beausoleil, la nouvelle production Bonne nuit les vivants* Lunivers d'Agota Kristof est présentée par la troupe du Théâtre Acta Fabula sur la scène du Théâtre de la Chapelle.Guy Beausoleil, qui a déjà monté plusieurs spectacles dont Les Guerriers de Michel Garneau et Surprise*.Surprise*, de Michel Tremblay, a composé un montage de sept courtes pièces en un acte d'Agota Kristof Contruite selon le procédé du théâtre dans le théâtre, la production Bonne nuit les vivants! comporte deux niveaux dramatiques, une pièce-cadre qui sert de fil conducteur et une série de petites pièces enchâssées unies par la thématique du monde catastrophe propre à Kristof.Ce théâtre sombre n'en reste pas moins éclairant, dévoilant un regard empreint de compassion et d'humour sur la cruauté humaine qui dépasse le simple misérabilisme.L'initiative de faire découvrir le théâtre de la célèbre romancière est à ce titre remarquable.Signalons d'ailleurs que quelques-unes des pièces intégrées au spectacle de Guy Beausoleil reçoivent une première mondiale, n'ayant encore jamais été mises en scène, voire même publiées La production Bonne nuit les vivants! est à voir, car c'est une occasion unique de fréquenter la production dramatique d'Agota Kristof dans un spectacle original.HELENE VISENTIN Bonne nuit les vivants! Les univers d'Agota Kristof Théâtre de la Chapelle 3700, rue St-Dominique (angle des Pins) Du 4 au 22 novembre 1998 Péché d'orgueil Ici ou ailleurs Grands espaces Louis Hamelin n'écrira plus dans le ICI.Cette décision d'arrêter la collaboration, affirme la rédactrice en chef de l'hebdomadaire montréalais, «répond avant tout à des contraintes d'espace» Mais le ICI conserve lean Barbe.C'est vrai qu'en termes de grands espaces vides, il est difficile à battre celui-là.Liberté Nora BenSaâdoune, rédac en chef de l'hebdo-péladeau ICI: «Nous appartenons à Québécor.Vous avez parfaitement le droit de vous demander si nous sommes complètements libres de notre contenu rédactionnel.On vous répond: oui, on fait ce qu'on veut.» Comme garder lean Barbe sous surveillance pour ne pas qu'il aille nuire ailleurs.Bonne La rédaction du ICI nous souhaite un joyeux premier anniversaire (15-10).Vous pareillement, grandes dents.o.,i.«»l MOTEL DE PASSAGE DU 12 OCTOBRE AU 21 NOVEMBRE 1998 e GEORGE F.WALKER tafctwu 4 11 mit» «ihmim iffit ISABELLE BRODEUR d«oi JEAN BARD lotumn MEREDITH CARON Iriakain MATTHIEU GOURD ImlnMmumnmii LARSEN LUPIN MARYSE WARDA PIERRE BERNARD MICHELINE BERNARD CELINE BONNIER STEPHANE F.JACQUES JEAN-FRANCOIS PICHETTE QUAT'SOCS POUR RESERVATIONS (514) 845-7277 RESEAU ADMISSION (514) 790 1245 / 1 (800) 361 4595 Lepage insultant Le dramaturge et cinéaste Robert Lepage a été nommé responsable du Printemps du Québec, cette vaste campagne de promotion de la culture québécoise qui débutera en mars en France.Parlant du théâtre en conférence de presse (Le Devoir, 14-10), Lepage a dit : «Nous avons voulu permettre à des compagnies québécoises d'aller se faire voir ailleurs».Va t'faire voir toi-même.Lepage! Commerce En Albanie, la justice vient de découvrir une clinique où l'on opère des bébés afin de revendre leurs organes en Italie (Le Monde, 23-10).Fini le communisme: quand le commerce va, tout va.Le 11 octobre, jour du seigneur, Edith Stein, une intellectuelle juive de renom qui se fit Carmélite et mourut à Auschwitz, était canonisée par le pape lean-Paul II, rapporte le New York Times .Ce «procès de canonisation», cérémonie par laquelle une personne est admise au nombre des saints, est sans doute celui qui soulève le plus la controverse à l'heure où l'on fête les 20 ans de pontificat de lean-Paul il.En effet, pour les associations juives et les membres de sa famille, c'est bien parce qu'elle était juive et non nonne qu'Edith Stein fut envoyée et tuée en camp de concentration.Elle n'est donc pas une Catholique martyre mais une Juive martyre.La décision du pape vient nier ce fait historique et ranime l'amertume des Juifs causée par le silence de l'Église catholique pendant et après l'Holocauste.Opportunisme, récupération?Apparemment, [ean-Paul n'en est pas à son premier excès.Toujours selon le New York Times, lean-Paul 11 a béatifié, c'est-à-dire mis au rang des bienheureux, 805 personnes et en a canonisé 280.Un record de tous les temps.Depuis 1983, une réforme dont a bénéficié Edith Stein n'oblige plus les martyrs à faire un miracle pour être béatifié.Mais il est toujours obligatoire pour être canonisé.Celle-ci remplit cette condition des années après sa mort, alors qu'une famille américaine qui l'avait priée pour qu'elle sauve leur bébé mourant crie au miracle après qu'il fut sauvé.Mais notre lean-Paul a opéré une autre réforme majeure qui montre à quel point il ne souffre d'aucun avis contraire au sien, celle de supprimer celui que l'on nommait communément «l'avocat du diable», c'est-à-dire la personne qui était chargée de peser le pour et le contre dans chaque procès de canonisation.Qu'est-ce que cela montre ou confirme?L'image d'un pape autoritaire et arbitraire.L'image d'un pape obsédé par une mort qu'il veut conjurer en s'inscrivant de façon indélébile dans l'Histoire, par ses actions, ses positions, ses voyages à travers le monde et sa longévité.L'image d'un pape réconforté par l'idée qu'à chaque fois que l'on citera les 805 nouveaux «heureux» ou les 280 nouveaux «saints», son nom y sera accolé.Bref, l'image d'un pape en constant péché d'orgueil.MARION PIEKAREC pickarem@hotmail.com Faux «Si le Québec veut retenir ses cerveaux, [c'est] en offrant une qualité de vie, des perspectives d'emploi et une fiscalité compétitive qu'il y parviendra».Faux: on offre déjà tout ça pour le poste de chroniqueur à l'économie à La Presse et on doit se contenter de Claude Picher.Anne-Marie avoue tout On peut lire une palpitante entrevue avec la fille Losique dans Écho-Vedettes (10-10).Ses jambes sont la partie préférée de son corps, parce que, explique-t-elle, «j'ai souvent des compliments à leur égard».Les gens sont si polis, ils insistent sur le bas pour éviter de commenter le haut.À la garderie «Si c'est pas moi qui gagne, je joue plus, bon!», menace le petit jean Doré.Il boude une journée ou deux, puis il accepte de revenir jouer aux billes.Mais le petit Bourque, lui.sait bien qu'il va gagner la partie encore une fois, et il la gagne effectivement.Ça l'excite tellement qu'il faudra dorénavant lui administrer double ration de Ritalin.Nouveau, amélioré L'Église catholique vient de lancer un nouveau catéchisme.Comme dans l'ancien, l'Église défend la peine de mort.Faut la comprendre: sans peine capitale, l'Église en velour et en or aurait eu lésus dans les pattes trop longtemps.GILBERT DUPUIS Cinquante ans après Refus global, borduas renaît de ses cendres, h;: £i Les cendres de l^ORRELIEU ' ' '^^^^^ m r- roman 24,95 $ ses vlb éditeur .,Ç.y-.M L.iV«.,.
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