Le couac, 1 avril 1999, avril
Des milliers de Canadiens ont été stérilisés de force entre 1928 et 1972 Plusieurs milliers de Canadiens, surtout des femmes, ont été stérilisés de force entre 1928 et 1972 alors que certaines lois provinciales permettaient la stérilisation forcée d'handicapés mentaux, d'épileptiques et d'individus atteints de la maladie d'Huntington et du syndrome de Down, plus connu sous le nom de trisomie 21.Répandue surtout en Alberta et en Colombie-Britannique, il ne semble pas que le gouvernement d'Ottawa ait à aucun moment voulu légiférer pour interdire la stérilisation forcée.À Ottawa tout comme dans les parlements provinciaux, les politiciens restent silencieux au sujet de cette politique eugéniste canadienne, malgré un article paru à ce sujet dans le très sérieux Canadian Medical Association \ournal en 1996, puis d'un texte du Couac qui abordait également cette sombre histoire en décembre 1997.Également coupable par le passé de politiques permettant la stérilisation forcée, le gouvernement suédois vient quant à lui d'adopter en mars un projet de loi qui prévoit verser aux victimes environ 20 000$ en indemnisation.Le projet de loi doit être voté en mai par le Parlement de Stockholm.En septembre 1997, une commission d'enquête gouvernementale avait été mise sur pied pour faire la lumière sur les 63 000 cas de stérilisation forcée pratiquée.Cette politique suédoise en vigueur de 1933 à 1975 s'inspirait des théories eugénistes racistes d'«hygiène sociale» et elle avait pour objectif d'assurer la pureté de la «race» suédoise.Au Canada, il faut espérer que les partis de l'opposition questionnent le gouvernement sur les politiques eugénistes qui ont été tolérées trop longtemps et dont les victimes méritent des excuses et une juste indemnisation.En Alberta, conformément à la loi évoquée plus haut, pas moins de 2 800 citoyens seront stérilisés contre leur volonté entre 1928 et 1972.Curieusement, les personnes atteintes du syndrome de Down sont naturellement stériles, un fait médical connu depuis 1940.Ce qui n'empêchera pas le comité albertin chargé d'approuver les stérilisations et d'autoriser, entre 1953 et 1971, la stérilisation forcée d'au moins 15 jeunes Albertins touchés par le syndrome de Down.En Colombie-Britannique, la loi permet également jusqu'en 1972 de pratiquer la stérilisation forcée.Des centaines de citoyens — encore une fois surtout des femmes — seront victimes de la politique eugéniste de cette province.Au Manitoba et en Ontario, des tentatives vaines auront lieu jusqu'à la Seconde Guerre mondiale pour instaurer des politiques similaires.Il serait facile de pardonner de telles politiques eugénistes en affirmant qu'elles correspondaient aux valeurs de l'époque.De fait, la Suède et le Canada ne constituent pas des cas isolés puisque la stérilisation forcée se pratiquait aux États-Unis, au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Estonie, dans le canton Suisse de Vaud et dans l'Allemagne hitlérienne.Au Canada, l'eugénisme était très à la mode avant la Seconde Guerre mondiale et des personnalités officielles comme la juge Emily Murphy avaient pris position en faveur de politiques assurant la pureté de la race canadienne.Dans un éditorial de 1927, le Canadian Medical Association )ournal affirmait même être favorable aux politiques permettant d'éliminer les individus ayant «des raisons amères de regretter leur naissance».Plusieurs médecins appuyaient d'ailleurs la Eugenics Society ?Voir page 2: STÉRILISATION Le pâté de Serbe: le dernier chic alimentaire de l'Amérique Un drôle d'oiseau Co6t\o Vol.2 • no 7 Avril 1999 1,99 $ Travolta et la Scientologie à Montréal Fiction pulpeuse Îohn Travolta séjournera à Montréal cet été.Pas pour faire du tourisme, mais pour jer dans Battelfield Earth, une méga-production américaine de 120 millions de dollars dont il est également l'instigateur, le promoteur et le producteur exécutif.Comme on peut l'imaginer, le Bureau du cinéma, l'agence municipale ayant comme tâche de «vendre» les infrastructures de Montréal aux producteurs étrangers, se réjouit de cette arrivée massive de billets neufs qui feront tourner la machine locale.Sauf que Battlefield Earth n'est pas qu'un simple petit divertissement comme les autres.Cette histoire de méchants extraterrestres et de courageux terriens est en effet l'adaptation d'un roman de science-fiction de Ron Hubbard, fondateur de l'Église de Scientologie, organisation aux ramifications mondiales comptant parmi ses milliers de membres non seulement Chich Corea, Tom Cruise et Nicole Kidman, mais aussi Iohn Travolta, scientologue dévoué, déclaré et fier de l'être.Dans un texte sur l'Église de Scientologie (www.rickross.com/-reference/Scien20.html), le sociologue Stephen A.Kent, de l'Université de l'Alberta, écrit: «le point de vue le plus approprié serait de considérer (cette Église) comme une multinationale à multiples facettes ayant la religion parmi ses composantes.Les autres composantes comprennent les ambitions politiques, les activités d'affaires, les productions culturelles, les pratiques pseudo-médicales, les théories pseudo-psychiatriques |.|.L'aspect le plus évident de l'affaire reste néanmoins l'usage du pouvoir totalitaire, que certains qualifieront de fasciste, |.| pour maintenir la cohésion dans l'organisation.» L'une des bonnes façons de se familiariser avec l'Église est de visiter ses nombreux sites Web.On y remarquera non seulement sa rhétorique aliénante, mais aussi un détail amusant: l'Église de Scientologie est probablement la seule religion dont tous les textes sacrés sont protégés par des copyrights et dont les noms des sacrements sont des marques déposées.Au moins, les catholiques peuvent utiliser les mots «baptême» et «mariage» sans crainte de poursuite.Le financement de ce projet de film piloté depuis quelques années par Travolta a rencontré des obstacles sérieux en cours de route, le mélange entertainment et Scientologie en ayant rebuté plusieurs, sans compter que la valeur littéraire du roman de Hubbard serait, selon certains, à peu près nulle.Mais les souhaits de l'acteur se réalisent aujourd'hui: Ron Hubbard aura son monument sur grand écran.Warner Brothers en assurera la distribution, tandis que Morgan Creek et Franchise Entertainment, une entreprise créée expressément pour le film, agiront comme co-producteurs.Et comme les Montréalais sont décidément des gens accueillants, Travolta pourra tirer profit des talents, installations et paysages d'ici pour mettre en image ce livre qui l'a tant inspiré quand il a joint l'Église dans les années 1970.Chez Info-Secte, plutôt que de crier au loup, on préfère demeurer prudent.«Nous ne pouvons pas nous prononcer sur cette histoire tant que nous n'aurons pas été mis au courant de ce que contient le scénario.Après tout, on a le droit de porter la Bible à l'écran; c'est le message qu'on en tire qui importe».Info-Secte hésite d'ailleurs à ranger l'Église de Scientologie parmi les sectes, qui «évoquent souvent pour les gens des suicides collectifs, des atrocités comme ça, alors que ce n'est pas toujours le cas avec ce qu'on appelle communément une secte».«Certes, ajoute le téléphoniste, certains excès ont été remarqués dans l'Église, des membres ont d'ailleurs été trouvés coupables d'espionnage à Toronto en 1993, mais on ne peut pas conclure que ces incidents sont représentatifs de toute la structure de l'Église.» Info-Secte a raison.Battlefield Earth ne doit pas nous faire davantage grimper dans les rideaux que, mettons, le disque compact du pape.Cependant, plus les religions sont marginales, plus elles ont tendance à avoir des velléités de croissance.Et comment une secte croît-elle?Certaines, comme l'Église, par le recrutement intensif.À Montréal, coin Mont-Royal et Papineau, là où les scientologues québécois ont leur siège, des fidèles proposent aux piétons de passer un «test de personnalité» et les invitent ensuite à une rencontre dans leur temple.On peut raisonnablement croire que la présence médiatisée de Travolta et de son équipe à Montréal cet été pourrait créer un «momentum énergisant» pour les recruteurs.De même, il n'est pas fantaisiste de prévoir que le film sera récupéré par l'Eglise qui saura en faire un outil de recrutement.Et il y aura un peu de nous autres là-dedans.On souhaite que le bureau de cinéma de la Ville de Montréal, avant de donner son accord, ait pris tout ça en considération.Les «bidoux», aussi verts soient-ils, ont parfois une bien drôle d'odeur de sainteté.MARCO DE BLOIS Année internationale des Vieux sivousmcHtrtt pas « journal -r/Wffic fou* VOUS! ON ÉRARCNI „ _ ce vieu* sctmck Nécrologie Stanley Kubrick meurt.Joe DiMag-gio meurt.Camille Laurin meurt.Yehudi Menuhin meurt.Gratien Gélinas meurt.On avait pourtant bien précisé: «Pierre Elliott Trudeau».CD Rome Le pape a lancé son premier disque chez Sony.Si on a bien compris, il s'agit d'une sorte de Requiem de Mozart interprété en cinquante langues et, surtout, en plus dansant que l'original.Mgr Turcotte a déjà commandé deux CD papaux pour manger en guise d'hosties.Au salon de la bêtise Les machines ésotériques Aquoi bon se donner des maux de tête en se concentrant sur une boule de cristal ou le fond d'une tasse de café turc?Au 29e Salon de l'Ésotérisme de Montréal (12 au 14 mars dernier), il y avait les gourous qui cachent une boîte de Tylenol dans leur tiroir.et il y avait les malins qui font travailler les machines à leur place.Louis-Serge et Robert appartiennent à cette seconde catégorie.Louis-Serge, conseiller en parapsychologie, ne débarque jamais au Salon de l'ésotérisme sans son appareil à photographier les auras.Un véritable petit bijou hi-tech: il s'agit d'un polaroid relié à une boîte noire sur laquelle est dessiné le contour de la main.«La petite boîte, c'est un spectromètre qui vaut 10 000$, affirme Louis-Serge.La machine sert à révéler les faiblesses de la personne d'un point de vue spirituel et émotionnel.Sur la boîte, il y a des points qui correspondent aux chakras.Le spectromètre va interpréter le biofeedback en couleurs sur la photo.» Moyennant un petit billet billet de 20 $, on peut donc repartir avec un chouette portrait disco.«Ici, au Salon de l'ésotérisme, poursuit Louis-Serge, je rencontre entre 40 et 60 personnes par jour, le ne pourrais pas interpréter moi-même leur aura en entrant dans leurs vibrations.Ça me prendrait toute mon énergie!» Et de soupirer de bonheur en contemplant la providentielle machine qui voit les couleurs à sa place.Les bidules électroniques de Robert sont, eux, tout droit sortis des premiers épisodes de Star Treck.Ses amas de bobines et de boutons lumineux ont été baptisés Amazing computer.Robert en a apporté deux au Salon qui font le bonheur des visiteurs sans le sou.Parce que pour 4 $ seulement, l'Amazing computer crache au choix votre horoscope, l'analyse de votre écriture ou des lignes de votre main.On peut aussi se laisser tenter par le trio spécial, qui ne coûte que 7$.Le happy meal des âmes égarées! Voici un petit exemple d'horoscope: «Amour: une année vraiment excitant (sic!) sur le plan romantique et amoureux.(.) Famille: courte visite à de proches parents que vous aimez».Sans aucune résistance, Robert admet que si les textes demeurent si vagues, c'est qu'ils sont tirés au hasard par l'ordinateur et doivent correspondre à chaque type de poisson qui mord à l'hameçon.Une employée de Robert précise d'ailleurs que l'Amazing computer, ce n'est rien de plus qu'un petit Macintosh bien camouflé sous les lumières clignotantes et les gadgets intergalactiques.Elle va jusqu'à reconnaître que le mystérieux scanner qui perce les secrets des lignes de la main est un simple bout de pexiglace cubique.Une boîte de souliers ferait aussi bien l'affaire.«Les clients sont là pour s'amuser! lance Robert, le n'ai pas besoin de leur dire que le texte qu'ils tiennent entre les mains est un pur produit du hasard.Ils savent comment tout cela fonc-tionne!.» Un bref sondage dans la file d'attente pour l'Amazing computer ayant prouvé le contraire, Robert se voit obligé de poursuivre la conversation.-«Si vous disiez à vos clients qu'ils achètent un texte tiré au sort par un Mac, est-ce que votre chiffre d'affaires prendrait un coup?» -«Oui.» -«Vous exploitez donc la naïveté des gens.» -«Comme tout le monde ici.Chacun fait son travail.Quand lojo Savard offrait des services de voyance par téléphone à 4,99$ la minute, je suis allé la voir pour lui dire ce que j'en pensais!» Lorsqu'il s'agit de se donner bonne conscience, la boule de cristal dans l'oeil du voisin est toujours plus visible que le faux piton qui clignote dans le sien.Et ce qui lave définitivement Robert de tous ses péchés et le rend propre, propre, propre comme un sou neuf, c'est cette petite phrase qui introduit chacune des analyses fournies par l'Amazing computer: «Bien que l'ordinateur soit électroniquement précis, la science de l'astrologie, de la graphologie ou de la lecture de lignes de la main ne reconnaît pas le fondement de cette méthode, qui doit être utilisée à des fins d'amusement seulement».Les adeptes de l'Amazing computer zappent cependant complètement sur ce préambule, avides des compliments que le Mac leur offre à la pelle.Au fond, les bidules électroniques de Robert, c'est beaucoup plus space et bien moins chimique que les anti-dépresseurs.CATHERINE PÉPIN Lettre des ex-MEMO Les cinq démissionnaires du MEMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte) nous écrivent.Dans leur lettre adressée au Couac, ils réaffirment que, selon leurs études, les francophones de l'île de Montréal se feraient déposséder d'une partie de leurs installations scolaires au profit des anglophones.En corrigeant les inégalités qui favorisent la minorité, ils pensent pouvoir «régler nos problèmes de surpopulation» dans certaines écoles.Cela permettrait par ailleurs l'embauche de «5 professionnels ou 6 professeurs pour chacune des 45 écoles défavorisées de la CSMD».Un extrait substantiel de la lettre que nous ont adressé les démissionnaires est publiée dans le «Courrier des lecteurs», en page 2 de cette édition.Al gJrfllL-aooo ri Jeux facile Amusez-vous à découper toutes les publicités dans LActualité et obtenez un magnifique tract en faveur du pouvoir.Nouveau site web www.lecouac.net Des textes, des films, des dessins. Le Couac, avril 1999, page 2 Commandant Chevrette «À droite, toutes!» Heureusement que pour mettre un peu de soleil et de vie dans ce morne paysage qu'est la société québécoise, il y a cet ineffable Guy Chevrette, sans lequel, pour tout dire, la vie ne vaudrait peut-être pas la peine d'être vécue.Ou du moins le plaisir d'y être n'atteindrait pas les niveaux auxquels cet esprit hors du commun nous fait régulièrement accéder.Le Chevrette n'a pas son égal pour dire les choses telles qu'elles devraient être vues.Ainsi, des opposants à la ligne Hertel-Des Cantons, bucoliques attardés dans la contemplation de paysages appelés à demeurer vierges et qui regrettent que l'homme ait mis le pied dans des décors faits avant tout pour l'admiration.Ceux-là veulent arrêter le progrès.Or, on n'arrête pas le progrès, surtout quand i! prend la forme de pylônes qui, comme l'aiguille de la boussole le fait avec le nord, se dirigent résolument vers le sud.Ce sont des «gosseux de poils de grenouille», pour le député que loliette réélit immanquablement depuis 23 ans maintenant, ce qui tend à confirmer, ainsi qu'on le soutient dans certains milieux, qu'il y aurait dans l'eau de cette ville des produits aux effets euphorisants.Mais avant d'aller trop loin dans nos appréciations philosophiques, il est peut-être utile de se rappeler qu'une chevrette n'est après tout qu'une petite chèvre et qu'on ne fera jamais un étalon avec cela.Bon! Sa dernière trouvaille, propre à bouleverser nos habitudes citadines, consiste à préconiser le virage à droite aux feux rouges.Dans une société où, à ce qu'on dit, on ne débat plus, quel fabuleux débat de société en perspective! Déjà, il s'est trouvé un savant universitaire pour soutenir que les Québécois n'auraient pas l'esprit civique suffisamment formé pour pouvoir assumer cette liberté qu'on s'apprête étourdiment à leur accorder.L'argument n'est pas neuf.Le longtemps inamovible président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, l'invoquait à l'époque pour empêcher la divulgation des revenus des dirigeants d'entreprises inscrites à la Bourse de Montréal.Ce démocrate en peur de transparence soutenait en effet que, contrairement aux Ontariens par exemple, nous ne saurions pas faire un usage modéré des informations ainsi livrées.Ainsi donc, la question est posée à l'ensemble de la société québécoise: faut-il ou non s'engager dans le virage à droite?Fort bien.Mais avant d'aller plus avant dans cette introspection collective, quelqu'un pourrait-il rappeler à M.Chevrette que son gouvernement a, depuis longtemps, imposé un virage à droite sans qu'il ne soit nécessaire, pour le réaliser, de toucher au Code de la route?MICHEL RIOUX Ça saute L'Armée canadienne était en faveur des mines antipersonnel au moins jusqu'à l'automne 1996 (Ottawa Citizen, 13-03).Pendant ce temps, le gouvernement d'Ottawa luttait sur tous les fronts de la planète pour les faire interdire En hommage au génie pacifiste de l'équipe lean Chrétien, Radio-Canada va diffuser Soldat Ryan, l'histoire du frère de Claude, autre célèbre penseur libéral.G.I.Joe Une «unité d'élite» de l'armée canadienne travaille à la conception du «premier soutien-gorge de combat au monde» (TAe Gazette, 08-03).C'est Gilbert Rozon qui va être triste de mettre la main là-dessus.Ça se Corse lean Chrétien, tendance progressiste monarchiste, se plaint de la façon dont procède la France pour lancer ses invitations au Québec.Le Canada, dit-il, suit pour sa part le protocole puisqu'il n'invite pas la Corse.Par souci de respect du protocole, les Français devraient penser à faire inviter Chrétien par la Corse à titre de conférencier anti-autonomiste.Ça tire Le magazine satirique Franfe est condamné par la Cour supérieure pour avoir répandu «des propos mensongers fort dommageables au sujet du juge Barrière» (La Presse, 11-03).Dans son jugement, la Cour a stipulé que «sous prétexte de faire de la satire, on ne peut se croire pour autant autorisé à exposer les gens à la diffamation, c'est-à-dire au ridicule et au mépris et à détruire leur réputation».Morale pour Le Couac quand vous voulez faire de la satire, ne riez surtout pas des gens.Manifestation contre la brutalité policière à Montréal.Comme on le voit, le vilain flic en civil passe un bien mauvais quart d'heure aux mains des pacifistes en uniformes.Courrier des lecteurs Désert écologique L'erreur boréale, le film de Richard Desjardins et Robert Monderie, nous confronte encore une fois de plus à l'indifférence, quand il ne s'agit pas carrément de l'hostilité, de nos dirigeants actuels, obnubilés par des critères de productivité et de compétitivité dans l'exploitation de nos ressources naturelles au détriment d'élémentaires considérations d'ordre écologique et environnementales.Évidemment, ça n'est plus une surprise.Pour tous ceux ayant une quelconque préoccupation en ce sens, l'inertie et l'ineptie du gouvernement péquiste de M.Bouchard en ce domaine sont en passe de devenir légendaires «L'écologie, voyons donc; au diable les pelleteux de nuages! Il n'y a pas de place pour eux dans le nouvel ordre économique mondial.» |.] N'y aurait-il pas un lien à faire avec un cas semblable?L'industrie des pêcheries devenue moribonde et ses ressources que l'on supposait également inépuisables?Des milliers d'emplois perdus directement ou indirectement; un secteur entier de l'économie canadienne totalement effondré; certaines régions presque entièrement paralysées et les bancs qui ne se régénèrent plus suite au laisser-aller adopté face à des méthodes de pêches destructrices auparavant dénoncées pendant plusieurs années.|.| le voudrais rappeler que certains peuples dans le cours de l'histoire ont vu leur civilisation péricliter après s'être lancé dans la dilapidation frénétique de leur patrimoine naturel.Une variante de ce phénomène était la spoliation effectuée par des puissances étrangères qui se foutaient éper-dument des répercussions catastrophiques de leur façon de faire.Ne répétons pas les mêmes erreurs.|.| Pour la forêt, la coupe sélective demeure toujours, j'en suis persuadé, la seule méthode acceptable d'exploitation.[.] le voudrais terminer en citant Harvery Mead, président de l'UQCN, qui concluait son éditorial dans la revue Franc-vert (10-98) de la façon suivante: «Peut-être ne peut-il exister de paradis écologique dans un désert économique; mais il ne peut non plus exister de paradis économique dans un désert écologique.» locelyn Gagnon St-Gabriel de Brandon Gouverner ou ramper?Le Couac publie un extrait d'une lettre des cinq démissionnaires du MEMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte).Dans Le Devoir du 27 janvier, ils révélaient que le processus de mise en place des commissions scolaires linguistiques favorise nettement les anglophones de Montréal.En bref, selon ces dissidents, les francophones se feraient déposséder d'une partie de leurs installations scolaires, mais personne n'ose soulever cette injustice de peur de jeter de l'huile sur le feu dans le débat politique actuel.La Presse aurait refusé de publier leur lettre.Depuis, les dissidents ont réécrit leur texte en y ajoutant des informations supplémentaires.[.] En récupérant nos bâtiments et en annulant les ententes injustes, nous pourrions soit régler nos problèmes de surpopulation dans certains quartiers, tout en embauchant plus de 175 profs; soit embaucher 225 professionnels ou 275 professeurs permanents.Cela représente 5 professionnels ou 6 professeurs pour chacune des 45 écoles défavorisées de la CSDM.Avons-nous le loisir d'être patients avec le gouvernement?Chaque jour qui passe, la Commission scolaire de Montréal perd 37 761$, l'équivalent du salaire annuel d'un jeune professeur.Certains se sont acharnés à ramener notre sortie publique (dans Le Devoir| à une vulgaire chicane.[.] Nous nous attendions à ce que les leaders d'opinion francophones, et ceux des communautés ethno-cul-turelles qui fréquentent les écoles françaises, réagissent fortement; qu'ils demandent des comptes; qu'il exigent que justice soit faite.(.) Vous croyez peut-être que ces leaders n'ont simplement pas vu la nouvelle?Eh bien non! Notre texte a été discuté dans les coulisses et les antichambres de la plupart des leaders d'opinion.La seule réaction: un silence pesant.Il faut éviter «à tout prix» de réveiller William lohnson.Tout récemment, des médias anglophones ont fini par s'emparer de la question.Ils en ont fait tout un plat.The Gazette, fâchée, a stigmatisé, à la une, les vilains francophones.Il y avait donc, cette fois, obligation de réagir.C'est ce que s'est empressé de faire le nouveau ministre de l'Éducation.Le 25 février, François Le-gault a d'abord évacué la responsabilité gouvernementale en qualifiant de «malsaines» nos demandes et en ramenant l'histoire à une vulgaire chicane entre deux commissions scolaires.|.| Enfin, il a exposé la situation: le gouvernement pourrait éventuellement payer la Commission scolaire English Montréal pour racheter des écoles.qui nous appartiennent déjà.Il faut le faire.Quel drôle de peuple nous faisons! Robert Cadotte, Luc Gaudette, Marcellin Noël, Colette Provost et Guy Vidal, commissaires à la Commission scolaire de Montréal Écrivez-nous! Le Couac publie les commentaires de ses lecteurs.Les textes doivent être courts.Nous apprécions les disquettes.Pour nous rejoindre, le courrier demeure une bonne façon: Le Couac, 788 avenue Laurier Est, Montréal, H2) ICI.Fax: (514) 270-7461.Vous pouvez aussi utiliser notre nouveau site: www.lecouac.net Le C®uac 788, av.Laurier Est, Montréal, Québec H2| ICI Téléphone: (514)270-9392 Télécopieur: (514)270-7461 www.lecouac.net âat- Fondateurs: Pierre de Bellefeuille et lean-François Nadeau Éditeur et rédacteur en chef: |ean-François Nadeau Collaborateurs: Sabina Badilescu.Normand Baillargeon, Stéphane Batigne, Pierre de Bellefeuille, Marco de Blois, Geneviève Cardinal, Alain Denault, Francis Dupuis-Déri, Pierre Falardeau, Benoit Foisy, Mark Fortier.Philippe Gauthier, Ariane Krol, David Ledoyen, François Patenaude.Catherine Pépin, Marion Piekarec.Vincent Quesnel, Angelo Rindone, Michel Rioux, Pierre Vadeboncceur, Nadine Vincent, Hélène Visentin Photographe: Valérie Remise Illustration: Serge Ferrand, Filio, LucGiard, Bruno Laporte.Gilles Laporte, Richard Suicide.Graphisme: France Mercier Visitez notre site Web: www.lecouac.net Abonnement: Periodica (514) 274-5468 1(800) 361-1431 Publicité: Jean-François Nadeau au (514) 270-9392 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec Religion Mgr Turcotte, dans sa lumineuse chronique du dimanche du Journal de Montréal (14-03), lance bien haut que «seul Jésus peut m'indiquer le chemin du bonheur».Le chemin de la conscience que m'indiquent les Orphelins de Duplessis, je n'en ai rien à foutre! De la bouche du cheval Et c'est reparti.Parce que nous venons de nous refrotter d'un peu trop près à notre mère patrie, les réactions épidermiques relancent les débats sur la qualité du français en usage au Québec Pendant que Nathalie Petrowski s'insurge du paternalisme des Français (grande nouvelle!), lean Barbe mange du Québécois : «Nous ne sommes peut-être plus bûcherons, mais on est encore colons» (ICI, 25-03).Et Anne-Marie Dussault demande à ses invités: «Avez-vous honte de la langue des Québécois?» Dans un mea culpa collectif, 72 % des auditeurs répondent en cœur: OUI, ANNE-MARIE, ON EST DES PAS FINS! Mais quelle est donc la bougie d'allumage de cette auto-flagellation populaire?Tout simplement la publication, par l'ANEL (Association nationale des éditeurs de livre), d'un petit lexique d'expressions québécoises (réimpression d'extraits du guide Le Québécois.pour mieux voyager, Ulysse, 1999).Que cette association québécoise ait ressenti le besoin de fournir aux Français un guide de traduction «en espérant que celui-ci |leur| soit utile lors d'un prochain voyage au Québec» en a déjà choqué plusieurs.Mais la «cerise sur le sundae», c'est le contenu de ce charmant petit outil de communication.Bien sûr, on compare encore du québécois oral à du français écrit, mais en plus, on tente une transcription de nos prononciations, qui, à l'œil, nous fait passer pour des dégénérés.ou des martiens! Voyez plutôt : QUEBEC On va avwêr un fonne nwêr.Le fourneau s'nettwèye tout seul.Y'en â deuzô'tes qui peuvent dormir dans le hâïdebède.FRANCE Nous allons bien nous amuser.Le four est autonettoyant.Deux autres peuvent dormir sur le canapé-lit.Mais rassurons-nous, nous ne sommes pas les seuls à nous ridiculiser, lacques Drillon, s'appuyant sur des dictionnaires et essais québécois, écrit dans Le Nouvel Observateur du 18 mars que «Si Marcel Proust avait été Québécois, il eût écrit au début d'À la recherche du temps perdu : Ça remontait à l'année du siège que je me cantais avec les poules.» Et moi, si j'avais été Québécoise, j'aurais lu Proust dans sa version originale pour être sûre d'y comprendre quelque chose.En fait, de quoi nous plaignons-nous?Les Français nous connaissent mal, peut-être, mais ils savent que nous parlons différemment et ils sont prêts à acheter tout ce que nous publierons à ce sujet.Le meilleur vendeur, au Salon du livre de Paris, n'a été ni les éructations de Charlebois-Auteur-Brasseur, ni les recettes de Maman Dion, mais bien le Dictionnaire des expressions québécoises de Pierre DesRuisseaux.C'est tout un progrès depuis Léandre Bergeron.NADINE VINCENT .0 lj= ¦ c.STERILISATION (suite) of Canada, une association basée en Ontario et qui présenait une émission de radio au titre évoca-teur: «Tne Future of the Race».En I933, Herbert A Bruce, ancien lieutenant-gouverneur de l'Ontario, proposa, avec l'appui de l'association médicale de la province, que l'Ontario adopte une loi permettant la stérilisation forcée.Mais il est de mauvaise foi d'évoquer ces figures d'autorité et l'esprit du temps pour pardonner de telles pratiques, puisque à la même époque des gens s'opposaient farouchement aux politiques eugénistes.C'est le cas par exemple de l'abbé Antoine d'Escham-bault, un catholique canadien-français qui lutta pour que le Manitoba n'adopte pas de lois similaires à celles de l'Alberta ou de la Colombie-Britannique.Au Québec, l'opinion publique s'oppose en grande majorité à la stérilisation forcée malgré quelques rares textes publiés en sa faveur.Si nous nous sommes permis de reparler de cette sombre page de l'histoire canadienne, c'est que la décision prise le 4 mars dernier par le gouvernement suédois d'indemniser les victimes qui ont été stérilisées contre leur volonté méritait mention.C'est aussi parce que nous croyons qu'ici aussi justice doit être faite.Malheureusement, le mépris affiché par le gouvernement Chrétien envers les victimes du sang contaminé ne nous donne pas beaucoup d'espoir.Peut-être serait-ce le devoir des partis de l'opposition d'obliger le gouvernement du Canada à faire face à son passé, pour que justice soit faite.JEAN-FRANÇOIS NADEAU et FRANCIS DUPUIS-DÉRI Falardeau L'ami Falardeau vient de faire paraître un nouveau livre.Le titre à lui seul est déjà d'une rare éloquence: Les bœufs sont lents mais ta terre est patiente.Des textes au sujet de l'indépendance, de la censure, de la patience, du cinéma.Quelques-uns proviennent de ses chroniques du Couac.C'est publié chez VLB éditeur.Et ça fait plaisir à lire.Engagez-vous, qu'ils disaient! Le nouveau numéro de la revue Conjonctures porte entièrement sur l'engagement.À surveiller: une entrevue avecToni Negri, le théoricien des Brigades rouges italiennes, aujourd'hui en prison.Également au sommaire: l'engagement auprès de l'État, l'engagement chez tes zap-patistes, l'engagement à travers une revue comme la défunte Temps fou, et deux textes sur le féminisme dont un signé par notre collaborateur Francis Dupuis-Déri.Cinéma La revue 24 images propose un dossier critique fort stimulant, à l'écart de toute mollesse consensuelle, sur l'état actuel du cinéma québécois qui ravira ceux qui croient encore que le cinéma n'est pas un produit mais un art.Quant aux autres, on les attache et on leur fait bouffer la revue.À lire surtout: Marie-Claude Loiselle, lean Chabot et Gérard Grugeau.Soigne ton parachute La revue d'art contemporain Parachute organise, les 9 et 10 avril au Centre canadien d'architecture, un colloque sur le thème Arts et psychanalyse où on analysera la manière de travailler des artistes.Des conférenciers de renom, des thèmes pointus mais intéressants.On se renseigne au (514) 842-9805 Le Couac, avril 1999, page 3 M.Landry, merci pour la SDZCIMM Les budgets se suivent.et se ressemblent.Comme Paul Martin, Bernard Landry prend la pose du Christ: «Il y aura toujours des pauvres parmi vous.» Apparemment, cela l'indiffère.Il fait son budget pour les gens qui comptent.Qui comptent leur fric.Un demi-bravo, tout au plus, pour le déficit zéro.Il n'est pas mauvais de freiner la spirale de la dette.Mais la précipitation avec laquelle cela s'est fait, avec son cortège de coupes plus au moins aveugles dans les budgets, surtout celui de la santé, révélait une obéissance servile aux diktats des milieux financiers.Derrière le beau mot de «mondialisation» se cache la cupidité d'un capitalisme envahissant, fier de sa victoire sur ce que Ronald Reagan appelait «l'empire du mal».Le monde entier glisse à droite.Dans quelques pays de forte culture, une certaine résistance apparaît, qui se manifeste par l'élection de gouvernements de centre-gauche: France, Grande-Bretagne, Allemagne.Mais le Québec ne résiste pas.La social-démocratie, ce que le ministre Robert Burns appelait naguère le «préjugé favorable envers les travailleurs», c'est le passé.Pourtant, contrairement à la tendance, Bernard Landry multiplie les organismes parapublics.Si l'on en juge par la performance de la Régie de l'énergie, qui semble incapable de régir le prix de l'essence, autrement dit incapable d'empêcher les grandes pétrolières d'écraser les distributeurs indépendants, ces organismes ne résisteront pas à la glissade à droite.Le plus superbement inutile - et peut-être nuisible - de ces nouveaux organismes, c'est assurément la SDZCIMM (Société de développement de la zone de commerce international de Montréal à Mirabel).Point à la ligne pendant que vous essayez de prononcer cela.Rappelons qu'il y a trois ans, il y avait une élection partielle dans le comté de Prévost, voisin de Mirabel.On avait annoncé le transfert des vols internationaux de Mirabel à Dorval.Les Basses-Laurentides étaient catastrophées.Venu donner un coup de main à la candidate péquiste.Lucien Bouchard, assailli de questions, n'a trouvé rien de mieux que de promettre de mettre sur pied une commission.Ainsi naquit la commission Tardif qui, normalement, aurait dû recommander le retour des vols à Mirabel.Empêtrée dans le dossier, elle n'en fit rien.Elle imagina plutôt une zone franche dans laquelle les entreprises jouiraient d'exemptions fiscales, comme si un grand aéroport international, réputé comme un des dix meilleurs au monde, c'était la même chose qu'un parc industriel.On a beau souhaiter le plus grand succès de la SDZmachin, on craint que l'aménagement de la zone franche devienne un obstacle à l'éventuel transfert des vols de Dorval, qui manque tragiquement d'espace, à Mirabel.La commission Tardif n'était qu'un écran de fumée.On s'étonne qu'un homme intelligent comme M.Landry l'ait prise au sérieux.PIERRE DE BELLEFEU1LLE Bachelier ès jokes Mathieu Gratton, nouveau ti-comique décérébré de l'École nationale de l'humour: «Le seul talent que j'ai.c'est d'être drôle.Il n'y a rien d'autre qui m'intéresse.» (Échos Vedettes, 20-03) Quand j'étais petit, je faisais des jokes insignifiantes en amateur, mais grâce à l'École, je fais maintenant des jokes insignifiantes en spécialiste.Eternel retour «Le Protecteur du citoyen dénonce la conspiration État-Église-médecins», titre Le Devoir (09-03) dans la foulée de l'affaire des orphelins de Duplessis.Une sinistre impression de déjà-vu se fait en nous et l'on se sent ramené cinquante ans en arrière.«Mais, s'exclament les beaux esprits, c'est différent maintenant, il y a le protecteur du citoyen.» À quoi bon, puisque le gouvernement s'en cr.Rupert IL L'analyste Richard Martineau, locataire d'idées toutes faites, écrit ça, en faisant mine de déprimer: Notre époque «a remplacé la culture par le divertissement et la pensée par l'émotion».Et le champion de la télécommande s'en prend au passage à «tous ceux qui ont le pouvoir de relever le niveau, mais qui persistent à l'abaisser.» [L'Actualité, 15-03) Celui qui le dit, celui qui l'est.Bilinguisme Le ministère du Patrimoine organise plein d'activités dans le cadre de la Semaine de la Francophonie.Curieusement, «Les Rendez-vous de la Francophonie» deviennent en anglais Rendez-Vous with our French-Canadian Heritage.C'est l'occasion de s'amuser car tous les francophones seront de la fête, ifs time to have jun because all those bastards are dead.Le carnet mondain des lèche-culs M.Gratien Gélinas a été aperçu aux obsèques de M.lean Chrétien.Ah non?C'est l'inverse?Merde.Architecture de con Nouveau projet immobilier de 9 millions $ sur les berges du lac Memphrémagog.L'architecte Fernand Magnan a dessiné 44 appartements dont ['«architecture épousera celle qu'on retrouve en Hollande en bordure des quais» {Le Reflet du lac, 27-03).Ce serait encore plus joli, n'est-ce pas, avec des canaux comme à Venise et une tour Effel en plastique, mais on n'avait plus d'argent.On s'en fout Barbie a quarante ans.Bonne fête Lysianne Gagnoni Philosophe de vestiaire Réjean Tremblay, sportif dans la salle de rédaction de La Presse, s'insurge que le gouvernement du Québec ait dépensé tant d'argent pour le Printemps du Québec à Paris.Des dépenses élitistes, selon lui, n'ayant pour objectif que de mousser le projet souverainiste.Et de nommer l'auteur lacques Godbout, qui en profiterait de façon éhontée.Comme promoteur de la souveraineté, Tremblay aurait pu trouver mieux, mais passons.Tremblay continue en soulignant que si les politiciens du PQ n'injectent pas des fonds publics dans le base-bail et le hockey, c'est qu'ils considèrent que «c'est tellement peuple».Et les millionnaires à crampons et à patins, font-ils très «peuple»?Le temps des tartes Roger D.Landry victime des entar-tistes lors du gala des Olivier.Les humoristes ont tenu à se dissocier de ce geste qu'ils trouvent disgracieux.Mais pourquoi s'offusquent-ils de cette grosse farce plate alors qu'ils ont applaudi quand Lise Dion a été élue humoriste de l'année?Son Alors voflu ,c*e$t donc éatke deux chassés a l'Ours o*W$ Ifl PUMNE &L«cée ,voos rivez.TROUVÉ Uî COU*A'• y Mi¦¦i-ii-.z-ir.i>\NSvm-Ki- WK.HK.Casino Après avoir joué au Casino de Montréal, Patrick Normand joue au Sun Cruz Casino en Floride (Le Soleil de la Floride.03).Tant qu'il se contente de jouer au Black lack et qu'il ferme sa gueule, nous on veut bien.Pub Départ Matthew Barret, «le Pierre Trudeau des banques» selon le Globe and Mail (06-03), prendra sa retraite de la Banque de Montréal en octobre.La retraite, ça veut dire qu'il sera encore là au prochain référendum?Grande nouvelle: «oui! la pub nous fait dépenser» titre La Presse, (10-03).Grande nouvelle et surtout bonne nouvelle puisqu'elle justifie La Presse de continuer de faire de la pub au service de la pub.Ainsi, sur quatre colonnes, La Presse en profite pour présenter le concours CASSIES (Canadian Advertising Success Stories), «le seul concours publicitaire canadien à récompenser à la fois la créativité et l'efficacité».Récompenser ceux qui ont l'art de vous fourrer.Pour réussir aujourd'hui, les journaux n'ont trouvé qu'un seul moyen: accompagner la consommation sous toutes ses formes, jusque dans sa bêtise la plus crasse.En vous procurant Tle vous pourriez btnencier u u> ,a«ranie « économiser jusqu a 1000 S sur voire assurance habitation.Appelez »atc» conflict ^ auxox .,.„«,M la !«• *»•««¦ jjgdg VADÂLiPÂVÂD i I4Hqo A -tèiêM£tioPAUi$&.PEUX £8élïM£ VêWPRé LEURS 'foA£TgRS.1 pis pas la corns ggeouns'-"(iëllQRtfifc} cp^NiAiseAMT AiJVtei t£ QX.va
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