Le couac, 1 août 1999, août
L'économie pour tous page 5 La dernière chronique économique de Normand Baillargeon.oups ! la dernière de Raymond-la-Science.3 I § I I O O 5 »; z S n a I I » 3 < I Exposition Jordi Bonet page 8 1 Selon Pierre Vadeboncœur, cet artiste est un beau cas d'indépendance.URÇ, Un drôle d'oiseau ^1 2—li.Claude Castonguay page 8 Ce chevalier à la triste figure, «père du système de santé ïii québécois», a tout un joli réseau.Vol.2 • n° 1 1 Août 1999 2,25$ coot\o LA Monnet ffei-ex ici „ ScocitfZ Guccis OU WEST PLUS Loiti\ Afin PP ?Pé*eizvEf?vesfecBs ffrfj -$ La presse compressée Quelques gros titres dans la grosse Presse • «Deux entreprises s'unissent pour le clonage de cellules humaines» (6-5), «Clonage: l'être humain peut-il être breveté?» (2-6),«Des gènes humains dans le tabac» (3-7).• «L'économie se redresse au Québec» (22-6), «Nouveaux records |à la bourse de New-York]»! 1-7), «Les riches toujours plus riches» (2-6),«La région de Montréal compte 890 000 pauvres» (22-6).• «En haussant le salaire des infirmières, le gouvernement mettrait en péril d'éventuelles baisses d'impôts, soutient Lucien Bouchard» (1-7), «Québec prêt à consentir jusqu'à 1,5 milliard $ à un mégahôpital universitaire francophone à Montréal» (17-4).e «ALENA: les lois environnementales prises d'assaut par de grandes entreprises» (23-6), «Intérêt croissant des Américains pour les sociétés forestières canadiennes» (2-7).• «Le Canada demeure toujours le meilleur pays au monde, selon l'ONU» (en première page le 11-7), «Un bémol sur le meilleur pays au monde, le Canada se classe mal au chapitre de la lutte contre la pauvreté» (en page A9 le 12-7), «Chrétien offre le Canada en modèle au reste du monde» (29-6), «Le cerveau vieillit et les trous de mémoire se multiplient» (8-5).e «L'ouverture des marchés compromet la sécurité au travail» (8-6), «Les accidents du travail mortels en nette progression» (26-6), «Trois morts qui auraient pu facilement être évitées» (27-6), «La CSST préconise la collaboration |avec les entreprises! et non la confrontation» (3-7).e «L'esclavage existe encore partout» (11-7), «Dieu est partout» (27-6).e «Convention pour interdire l'exploitation des enfants» (19-6), «Les PME embauchent moins de jeunes tout en les payant moins» (3-6).e «Série de nominations d'amis politiques» (26-6), «Le fils de Nikita Khrouchtchev devient citoyen américain» ( 12-7).e «Washington offre cinq millions pour la capture de Milosevic» (25-6), «Milosevic parle de "réformes" et "d'économie de marché"» (3-6).FRANÇOIS PATENAUDE ?Dick Pound, 56 ans, actuel chancelier de l'Université McGill, devrait annoncer sous peu sa candidature au poste de président du Comité international olympique.Il propose d'emblée une nouvelle façon d'entrevoir les activités du CIO.Le chancelier de l'Université McGill, Richard W.Pound, annoncera sa candidature à la présidence du Comité international olympique (CIO) dès la prochaine session de l'organisme, soit en décembre 1999.C'est du moins ce qu'il vient de laisser entendre dans une entrevue accordée au quotidien suisse Le Mati«.L'actuel président du CIO, )uan Antonio Samaranch, avait pourtant déclaré, il y a quelques mois, qu'il occuperait ses fonctions jusqu'au terme de son mandat en 2001.Malgré les scandales, ce bon marquis espagnol, lié autrefois au général Franco, avait promis de tenir le coup.Prépare-t-il une sortie plus tôt que prévue?Qu'est-ce qui changerait au CIO si Dick Pound en devenait le président?L'intéressé ne fait ni une ni deux avant de répondre à la question comme s'il occupait déjà la fonction: «Il faudra à l'avenir davantage prendre à notre compte l'organisation des |eux, qui sont l'essence même de notre mouvement.Instaurer un système de franchise qui laisse moins de latitude aux villes hôtes.» Question de prendre à son compte une nouvelle façon de voir les leux, Dick prêcherait-il déjà par l'exemple?C'est à lui en tout cas qu'est revenu la tâche d'accorder les prochains contrats de diffusion des leux Olympiques à la télévision.En août 1995, un contrat est accordé à la chaîne américaine NBC.Pour la rondelette somme de 1,25 milliard $ US, NBC obtient les droits de retransmettre les jeux de 2000 et de 2002.Quatre mois plus tard, NBC obtient cette fois les jeux de 2004, 2006 et 2008.Montant de la transaction cette fois: 2,3 milliards $ US.Ces contrats, qui totalisent 3,55 milliards, auraient été signés en vitesse, sans qu'il y ait eu d'appel d'offre au préalable.NBC obtient ainsi les droits de diffusion de tous les jeux, depuis ceux de Sydney en 2000 jusqu'en 2008.Le simple hasard suffit-il à expliquer l'attribution de ces contrats à NBC?Depuis 1994, le CIO compte dans ses rangs Alex Gilaby.Ce monsieur, par hasard sans doute, est aussi le vice-président de NBC Sports depuis 1981.Il travaille en étroite collaboration avec Dick Ebersol, le président de NBC Sports.Le hasard arrange parfois si bien les choses.En plus d'être une plaque tournante pour le trafic mondial de la drogue, Montréal est devenue, grâce à Dick Pound, un lieu important pour la marchandisation de la sueur olympienne: les tractations avec NBC se sont déroulées dans le plus grand secret entre New York, Lausanne et Montréal.Selon des milieux bien informés, outre Dick Pound, guère plus de deux autres personnes connaissaient les termes de ce contrat en or lors de sa signature: François Carrard, le directeur général du Mouvement olympique, et Antonio Samaranch.Voilà sans doute ce qui s'appelle, pour employer les mots de Pound, «prendre à son compte l'organisation des jeux».Au fil des ans, Dick Pound s'est acquis une sale réputation mondiale pour son manque de transparence.A la suite du scandale de Salt Lake City, on l'a pourtant nommé à la tête d'un comité chargé de «nettoyer» le monde olympique.Affable avec les journalistes, Dick s'est soudain construit une réputa- Paradoxe Les Français importent Zulle Snyder mais refusent toujours notre amiante.À la mémoire de l'écrapou inconnu Sur les deux monuments à la mémoire des 229 victimes de l'écrasement du vol 111 de la Swissair à Peggy's Cove, en Nouvelle-Ecosse, on avait l'intention de passer sous silence le nom de la compagnie aérienne, le numéro de vol et même le fait que 229 passagers ont péri dans l'écrasement {Presse Canadienne, 12-7).Déjà en 1996, le monument à la mémoire des 109 victimes de l'écrasement d'un appareil de Valujet en Floride ne mentionnait pas le nom de la compagnie aérienne.Le prochain pays qui érigera un monument au soldat inconnu ne mentionnera pas qu'il est mort à la guerre, quand et où a eu lieu ce conflit, ni combien de ses compatriotes ont disparu avec lui.des fois que ça donnerait une mauvaise image aux marchands de canons.tion médiatique de «Monsieur Net».Depuis, il s'évertue à polir son image et suppute discrètement ses chances d'accéder bientôt à la présidence du CIO.Afin d'être bien en contrôle du CIO, Dick mise même sur la technologie.À son bureau montréalais, il utilise un logiciel qui lui permet d'anticiper, à partir d'une multitude de facteurs, les résultats du vote des membres du comité olympique.Pound savait ainsi à l'avance, comme il l'a expliqué lui-même, que la ville de Turin emporterait les leux contre la ville de Sion en Suisse.Pour ne pas perdre du temps et de l'argent, c'est pratique.Dick a aussi laissé entendre que, sous sa présidence, la «prise en charge» dont il s'est fait le promoteur jusqu'ici ne correspondrait, en quelque sorte, qu'à un commencement.«Nous avons déjà commencé, dit-il, en prenant le contrôle de la technologie de l'information, au chronométrage, au sponsoring.» Reste donc quelques autres secteurs dont il conviendrait de s'occuper.Celui des athlètes eux-mêmes, par exemple.Pound pense-t-il à la question du dopage?Si, bien sûr.«La lutte au dopage est trop importante pour qu'on tergiverse.» Alors, à quand des contrôles sérieux?«Dès que les experts auront trouvé des tests fiables, des normes incontestables susceptibles d'être reprises dans tous les pays |.|, nous les appliquerons » Pas de tergiversations donc puisque, à l'évidence, il n'y aura pas plus de contrôle qu'avant.11 faut dire que Pound siégeait récemment à la tête du comité qui a rédigé le nouveau Code antidopage du Mouvement olympique.Dick Pound a accédé aux rangs du CIO en 1978 à l'âge de 36 ans.Après une carrière de nageur, il est devenu avocat de très grosses affaires et amateur de tout aussi gros Havanes.Récemment, il a présidé le Conseil des gouverneurs de l'Université McGill avant de devenir le chancelier de cette même institution.Il siège par ailleurs à un nombre quasi infini de comités.Un vrai success story purement canadien quoi.JEAN-FRANÇOIS NADEAU A LINSTAR DES U^NOES1 CAB NE*t QC PFFP-SHftu/ Site web www.lecouac.net Des textes, des films, des dessins.Planter la graine du savoir Dieu existe! En voici la preuve: il a écouté les prières de tous les gens sensibles à la qualité de l'information et les a exaucées.lean-Cul Mongrain, l'homme qui va au fond des choses, sévira de nouveau à la télévision à partir de cet automne.Mongrain animera une émission d'information quotidienne sur les ondes de TQS.Alléluia! Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car Mongrain vous emplira de son savoir infini et de ses analyses fines et percutantes.Oui Dieu existe, et oui lésus avait raison lorsqu'il disait: heureux les creux au royaume des pieux.Titré dans La Presse «Un partisan de lean Chrétien a sollicité de l'argent pour un salon de quilles» (3-6), «|Kofi|Annan prêche la privatisation» (6-7), «L'OTAN et ses alliés s'entraînent à Valcartier» (21-6), «Oui à une monnaie unique, l'institut CD.Howe plaide en faveur d'une union monétaire nord-américaine» (23-6),«"Un vide juridique" sur les chats errants et le pipi de chien» (29-6).Faut s'adapter! Katherina Marx, arrière-arrière petite fille de Karl Marx, est mannequin.Y'en a pas un sur cent.et pourtant Le dernier numéro du Guide \nternet accorde quatre étoiles et demi sur cinq à notre site (www.lecouac.net).Petite description du site qui accompagne la jolie note obtenue: «pour les anarchistes».Ah oui?Comme dirait Ferré, «on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux».Dans le numéro de septembre du Couac, une entrevue avec Mathieu Ferré, qui a entrepris, depuis Monaco, de rendre disponible toute l'œuvre de son anar de père.Prochain président du CIO?Dick Pound sera candidat à la succession de Samaranch dès décembre Le Couac, août 1999, page 2 COURRIER DES LECTEURS ]e me demande.Si Pierre Graveline n'avait pas été le patron de votre fondateur-éditeur-rédacteur-en-chef-responsable-de-la-pub.aurait-il eu tant de place en première page du Couac de juillet0 Est-ce du léchage de cul ou de la paresse (c'est tellement plus facile d'interviewer le type dans le bureau d'à côté)?Les deux, je parie.Si Ariette Cousture avait été publiée par le groupe Ville-Marie, où votre fondateur-éditeur-rédacteur-en-chef-responsable-de-la-pub est directeur de collection, aurait-elle subi le bref flot de vacheries que Le Couac lui a garochées dans le même numéro?(Le supplice de la plume ne peut pas exister, puisque nul n'est obligé de lire ce qu'il ne veut pas lire.) Si Julie Payette et Sheila Copps n'étaient pas des femmes (comme Ariette Cousture), se feraient-elles traiter de femme de ménage ou de «gros cul» par un de vos collaborateurs et de «grosse Copps» par un autre (bravo les gars, pour l'élégance du style, l'originalité et la finesse d'observation)?Le seul reproche qu'on puisse faire à Julie Payette, c'est qu'on l'a trop vue, et vous lui consacrez une colonne entière comme si ça ne suffisait pas.Et maintenant qu'Elvis Gratton a acheté une grande page de pub dans Le Couac, votre chroniqueur de cinéma pourra-t-il dénoncer tous les navets, sans exception?Vous aviez bien commencé.Vous vieillissez mal.Déjà.Dommage.François Barcelo Vous pouvez jeter un coup d'œil à mon site personnel.http://www.aei.ca/~barceIof Réplique Suis-je un être de contradictions?le critique le capitalisme, mais j'ai un compte en banque, le défend le recyclage, mais je ne récupère pas toujours mes boîtes de conserves, le critique les rouages de l'édition, mais je suis moi-même éditeur à l'enseigne de l'Hexagone, où nous avons publié, soit dit en passant, le petit malin ci-haut qui veut me donner une leçon d'intégrité morale.Dans notre dernière édition, un de nos collaborateurs a interviewé Pierre Graveline, mon patron dans la vie de tous les jours.Il souhaitait connaître ses réactions à l'égard d'une nouvelle directive fédérale qui doit conduire à imprimer un joli drapeau canadien sur tous les livres.D'autres éditeurs ont été sollicités, tel que le mentionne l'article, dont celui de la Courte échelle.Les appels téléphoniques n'ont pas été retournés Graveline s'est donc retrouvé seul à dire que la politique de Copps est dangereuse.Paresse et léchage de cul?À ce compte-là, Barcelo devrait plutôt s'étonner que j'accepte que l'on dise du mal dans Le Couac des propos d'Ariette Cousture puisqu'elle a été nommée présidente d'un jury littéraire dont Graveline a la charge.François Barcelo pose par ailleurs un problème plus intéressant.Celui de la pub.l'ai toujours souhaité qu'il n'y ait pas de pub dans Le Couac.En France, nos amis de Charlie Hebdo et du Canard enchaîné n'en ont pas.Le premier vend plus de 140 000 exemplaires par semaine, le second, près de 500 000.Nous n'en sommes pas tout à fait là.Nous devons encore compter sur les abonnements et sur la pub afin de nous assurer d'avoir l'argent nécessaire à la parution de chaque numéro Et nous écrivons tous bénévolement.Ceci dit, pub ou pas, nous restons francs.Au sujet de Falardeau, lire le texte de Marco de Blois, en page 8.lean-François Nadeau Nota: |e n'ai pas de site personnel, mais n'oubliez pas de consulter celui de François Barcelo: http://www.aei.ca/~barcelof Une pointe all-dressed l'ai une question pour Pierre Falardeau: a-t-il nommé son personnage de Bob Gratton en l'honneur de Robert (Bob) Gratton, numéro deux de Power Corp.1 le vous invite également à jeter un coup d'oeil (si ce n'est pas déjà fait) sur le plus récent rapport du Directeur Général des Élections sur le financement des partis politiques (disponible gratuitement au 1-888-353-2846).Une liste des donateurs y est incluse.Et pourquoi, dans votre dernière édition, avoir traité Josée Blan-chette de «nuage de bêtises»?l'ai eu l'impression que c'était une pointe un peu gratuite.Dominic Samoisette NDLR: Au sujet de \osée Planchette, nous exagérons, c'est vrai.Nos muses aux nuages.Éloge de la responsabilité l'ai assisté à votre débat sur la responsabilité des intellectuels.Comme une des personnes présentes lors de cette rencontre, j'ai également pensé «au chien qui se mord la queue».Quand tout le monde est pratiquement d'accord, où est le débat?Par ailleurs, en déclarant qu'il ne connaissait pas Gilles Proulx, Francis Dupuis-Déria très bien démontré l'intérêt des intellectuels pour ceux qui ne professent pas les mêmes vérités qu'eux.Personnellement, j'estime qu'il est plus édifiant d'écouter les délires fascisants des animateurs de radio AM plutôt que de me complaire dans la lecture d'articles et de livres avec lesquels je suis, en principe, plutôt d'accord.Ceci dit, c'est le mot «responsabilité» qui m'a poussé à assister à ce débat, le crois en effet que le débat gauche-droite, ou plutôt public contre privé, est un peu dépassé.Aujourd'hui, pour évoluer, nos sociétés ont besoin d'hommes et de femmes responsables, peu importe de quel bord ils sont.En d'autres termes, il nous faudrait pouvoir compter sur des personnes suffisamment libres et altruistes pour faire passer l'intérêt commun avant les intérêts particuliers.Le but n'étant plus de faire carrière comme homme/femme politique (ou comme.intellectuels), mais bien de s'unir pour tenter d'offrir un peu plus de liberté et un peu moins d'inégalité aux générations qui nous suivront.le sais, c'est un discours utopiste, mais que voulez-vous, tout le monde ne peut pas être fataliste (Excusez-moi! C'est réaliste le mot que vous préférez employer, non?) Toujours est-il que si nous laissons des démagogues promouvoir l'intolérance, le matérialisme et l'individualisme (entre autres) sans sourciller, j'ai bien peur que, bientôt, notre société québécoise ne soit même plus en mesure de s'estimer.distincte.Quel gâchis! Vincent Strobach Massacre à la Poly?Lors de mon passage à la Poly, l'implication dans la vie étudiante m'a permis de faire connaissance avec certains charlatans déguisés en colombes.À l'époque, nous étions régulièrement canardés par de multiples apôtres de la non-violence, le me souviens avoir reçu une lettre méchante de l'Union des artistes, qui nous reprochait de diffuser des films du box-office (en version originale) à Ciné-Cessaire (ciné-étudiant à 2$).sous prétexte qu'ils contenaient d'innombrables scènes de violence.Ces films étaient pourtant tous projetés dans les salles de cinéma à travers le Québec, nous étions majeurs et vaccinés, mais pour M.Turgeon et sa bande, nous n'avions rien compris du terrible drame qui s'est déroulé à l'intérieur de nos murs ie 6 décembre 1989.Si Le Silence des agneaux a remporté un Oscar, c'est sûrement la faute à Poly et aux étudiants qui ont assisté à la projection de ce film au ôième étage de l'école maudite.Pour faire de nous de meilleurs ingénieurs, on devrait peut-être diffuser Blanche neige et les sept nains, à condition qu'il soit doublé en français avec la voix de Bernard Fortin en prince charmant et celle de M.Turgeon en petit nain poilu?Voilà que dix ans plus tard, on s'acharne encore à siphonner le capital dramatique du 6 décembre pour des fins capitalistes, soit: vendre des Couacs en clamant que se déroule un second massacre à la Poly le ne suis pas en désaccord avec le fond de l'article de Martin Petit, la main mise de l'industrie sur les universités québécoises : mérite qu'on y réfléchisse sérieuse-ment.Là où je dérape, c'est en lisant une Une qui associe un cours de génie en conception d'aéronefs (militaires) au vent de folie meurtrière d'un soir de décembre 1989.Les étudiants de Poly ne feront pas de meilleurs ingénieurs si on les ghettoïse au sommet du Mont-Royal et qu'on aseptise l'École des réalités de notre monde.Aimeriez vous être les Couacs-Émissaires d'une règle de trois simpliste du genre: Erreurs Boréale X coupe à blanc / papier journal = Disciples de Péladeau?Dans le même numéro, en guise de promotion pour le livre de Noam Chomsky, on peut pourtant lire: «À quoi bon de dénoncer les crimes dont sont coupables les régimes totalitaires, Si l'on est incapable d'investir la même énergie militante et la même rigueur intellectuelle à révéler ceux commis par les démocratie?» Dans le mille, monsieur Chomsky L'époque où tout était noir ou blanc est révolue, maintenant il n'y a plus que du gris partout Jean-François Lymburner Président de la Coalition des Facultés d'ingénierie du M1Ë| \1 Québec.COFiO 1994-1995 Sur le net Pour le site du Couac, je propose un lien qui vous semblera peut-être inusité: la page du forum du Canada Protest Page.Il s'agit d'un forum canadien anglais où on discute de politique canadienne et bien sûr du problème québécois.|e visite ce site depuis un certain temps et je m'amuse à répondre à ceux qui y dénoncent la police de la langue qui harcèle les anglos dans les rues de Montréal (Westmount et Gaza, même combat) et à ceux qui voient dans ie bilinguisme canadien une conspiration visant à faire des unilingues anglais des citoyens de seconde classe dans leur pays.On y retrouve tout l'éven-tail classique des arguments fédéralistes à la con.le crois qu'en invitant votre public à visiter ce site, vous feriez un bon travail d'éducation populaire en permettant de mieux connaître nos voisins anglais.Et je m'amuse à imaginer votre public, composé bien sûr en grande partie de méchants séparatistes, se mettre à répondre à ces cerveaux lavés.Nous sommes vraiment deux solitudes, chacun critiquant l'Autre dans son coin.Nous pensons en rond chacun de notre côté.La confrontation des idées, à défaut de régler quoi que ce soit, aurait au moins la vertu d'être plus amusante.Parce que, honnêtement, quoi de plus amusant, quand on s'emmerde, que de lancer un pavé dans la mare?Patrice Québec Une finale pour Elvis Gratton J'ai été déçue par la fin pessimiste du film.M.Falardeau tombe dans le piège canadien.Tous nos films, nos téléromans et nos livres finissent sans aucune note d'espoir.Comment peut-on s'encourager?T'es né pour un petit pain, t'en as jusqu'à la fin de ta vie; tes né dans la marde, tu vas y rester jusqu'à la fin de tes jours; etc.l'exclue C't'à ton tour, Laura Cadieux.qui finit sur une note qui nous aide à continuer.le suggérerai donc à M.Falardeau une autre finale.Gratisssss.Juste après la discussion de Poulin et Falardeau, nous verrions la foule au centre d'achat qui applaudit et là apparaîtrait une carte de l'Amérique du Nord toute en rouge (Mexique, Etats-Unis et Canao i) sauf le Québec en bleu.Et vient, s'épingler sur le rouge, un dollar américain avec la tête d'Elvis Gratton.Hyper cliché mais tellement jubilant comme fin.|.| Line Lemieux On l'a l'affaire Avec trois pitounes, deux scènes de fesses et une scène de merde, le dernier film du cinéaste Pierre Falardeau, Elvis Gratton 2, bat tous les records et détrône même la méga-production américaine Star Wars.On l'as-tu l'affaire au Québec! Angelo Rindone Les intellos irresponsables Le Couac réunissait lundi le 28 juin au Sergent Recruteur un panel d' «intellectuels» qui devaient nous entretenir de «la responsabilité des intellectuels».Il n'a pas été possible de comprendre comment ces «intellectuels» entendaient cette question de la responsabilité.Mais de tout leur bavardage, il est ressorti que, bien qu'ils soutinssent l'importance de l'acteur intellectuel dans la transformation historique, ils avaient démissionné de la tâche de penser le parcours par lequel une idée atteint le réel, comment elle se matérialise, comment elle en vient à exister dans une pratique correspondante.Il faudrait appeler intellos ces intellectuels qui ne pensent qu'à moitié, qui s'arrêtent de penser à mi-chemin.Le premier à prendre la parole, Normand Baillargeon a repris la position qu'il attribue à N.Chomsky, et qu'il a exprimé dans les termes suivants : «les intellectuels doivent intervenir en informant ceux qui peuvent faire quelque chose (pour changer une situation)».Qu'est-ce que signifie une formule comme celle-là?Elle implique une division entre l'action de représenter une connaissance (informer) et l'action de transformer une situation (faire quelque chose).On ne saurait être plus clair.Mais est-ce tout?Ne manque-t-il donc, à «ceux qui peuvent» (changer une situation), que d'être informés, comme s'il ne s'agissait que de joindre à la partie bestiale du corps social (qui peut, mais ne pense pas) une tête (qui ne peut, mais qui pense)?Ne manque-t-il au «pouvoir», pour qu'il se convertisse en «faire», que d'être informé?Et si toutefois ceux qui peuvent (changer la situation) ne voulaient pas (parce que ce n'est pas dans leur intérêt), à quoi une telle formule peut-elle nous servir?Lorsque Francis Dupuis-Déri a pris à son tour la parole, il a réitéré 1' «idéalisme moral» de son prédécesseur en déclarant ne pas vouloir entrer dans une ronde d'exclusions des types d'intellectuels.Il a voulu offrir une définition large de l'intellectuel.|.| L'intellectuel dupuis-dérien doit penser, discuter, produire des idées: lorsqu'il publie ou communique ces idées (dans les médias par exemple), il touche à la limite des tâches qu'il reconnaît être les siennes.La ronde des exclusions, dans laquelle Dupuis-Déri s'est défendu d'entrer, tourne rondement.Ce jeu d'exclusion a des conséquences plus sérieuses qu'un simple jeu de définition, et c'est ce que je voudrais montrer.Les positions de Baillargeon et de Dupuis-Déri se ressemblent sur ce point qu'elles définissent en somme la tâche de l'intellectuel dans Y ideation (la création ou production d'idées), et pas au-delà.Cet au-delà, il faut pourtant, il est même possible de le penser.Comment en effet une «idée», née dans le cerveau d'un «intellectuel», doit-elle s'enraciner dans une pratique qui lui donne précisément une existence matérielle?Si cette question ne les regarde pas, alors il faut bien comparer les intellos à des mères fécondes qui mettraient au monde des enfants, mais jugeraient qu'il n'est pas de leur ressort de les édu-quer et de les rendre autonomes On sait ce qu'il advient de ces enfants: pour les uns qui tombent entre de mauvaises mains, ils deviennent mauvais; pour les autres, qui tombent entre de bonnes mains, ils deviennent bons.Mais alors, le sort de l'enfant ne dépend donc pas de son créateur, de sa mère biologique, mais plutôt de son éducateur?Pensons la vie de «l'idée» de manière analogue: le sort de l'idée ne dépend donc pas de l'intellectuel qui l'a pensée, mais de celui ou celle qui l'a consolidée dans le monde?La tâche de fortifier «l'idée» dans le monde, de la soutenir, d'aller jusqu'à penser comment on peut lui donner une existence matérielle, un support, un appareil, est une tâche imperative.Si les intellectuels du Sergent Recruteur n'ont pas pensé jusque là, c'est parce qu'ils attribuent à l'idée une puissance qu'elle n'a pas.Ils se contentent de l'idéation d'idées idéalistes.d'idées qui ne pensent pas leur articulation à la réalité, ou bien ils se représentent cette articulation sur le mode le plus simpliste, ou magique, pensant qu'il s'agit de rendre publique une idée pour que cette idée, par une toute-puissance dont on ignore le mécanisme, fasse boule de neige, c'est-à-dire en pensant que (idée possède un petit moteur et une petite boussole intégrés qui la mènent d'elle-même à ses destinataires.Les intellos du Sergent Recruteur se contentent de communiquer leurs idées dans les médias.«C'est déjà quelque chose», dit Dupuis-Déri.C'est vrai.Mais est-ce suffisant?Que s'est-il passé avec nombre d'idées qui contenaient le germe d'une transformation du monde?En général, il s'est passé ceci: ceux qui «peuvent faire» quelque chose (qu'il faut bien distinguer de ceux qui font et de ceux qui veulent faire) ont cueilli cette idée et l'ont épinglée à la bannière qui a servi à rassembler l'adhésion et le consentement d'une multitude, mais n'ont finalement rien fait (parce que ce n'était pas dans leur intérêt de faire quelque chose), ou bien ont fait quelque chose d'autre, parfois même exactement le contraire, tout en continuant d'appeler cette autre chose du nom de l'idée qu'ils ont cueillie et qu'ils n'ont pas exécutée En pensant que «l'idée», qu'ils mettent au monde et qu'ils abandonnent, devient comme par enchantement une réalité, les intellos pèchent par ignorance.Ils commettent ce geste irresponsable de laisser entre les mains de ceux qui peuvent faire quelque chose mais n'ont pas intérêt à le faire tout le champ de l'action.Richard Lefebvre Lettre à un homme éclairé |.| le m'oppose à votre idée de conserver la neutralité des intellectuels, telle que proposé lors du lancement du dernier livre traduit de Noam Chomsky, le 28 juin dernier [.}.Pour vous, confronter les intellectuels néolibéraux semblait être une perte de temps et vous avez suggéré un non-alignement conforme à la recherche de la vérité.|.| En tant que militant, vous connaissez les immenses difficultés qui entravent la résistance contre le néolibéralisme.Les difficultés chroniques de mobilisation populaire, la désaffection des partis de gauche et des syndicats sont le lot du progressisme.Or, je ne comprends pas votre attentisme.Vous savez que la situation des travailleurs est critique, que les États se privatisent et deviennent des succursales des intérêts privés, que les médias bourgeois lavent le cerveau de ces mêmes travailleurs et j'en passe.Pourquoi ne pas chercher la confrontation avec les chantres du néolibéralisme?|.| En fait, votre position s'apparente au désengagement, celle prônée par le journalisme culturel de Montréal.|.| Le meilleur exemple de ce type d'intellectuel est Richard Martineau, votre rédacteur en chef à Voir.À première vue, celui qui n'est pas habitué à ses «coups de griffes» et ses «francs-tireurs» verrait qu'il donne à l'un et à l'autre, donc il est neutre.Cependant, on constate que son travail, en généralisant grossièrement comme il le fait depuis des années, est de la plus pure démagogie digne d'André Arthur et de Rush Limbaugh.M.Martineau, par ses conclusions simplistes, sape le travail du militantisme perçu, par lui, aussi négativement que le patronat.J.J Voilà donc mon inquiétude de voir un homme éclairé tel que vous, travaillant pour ce journal indispensable |Le Couac| pencher pour un travail individuel de l'intellectuel, seul dans son coin.|.| Alain Pérusse, Montréal Réponse Je ne croyais pas avoir prôné la neutralité des intellectuels, mais plutôt indiqué mon agacement au sujet de plusieurs «intellectuels» qui refusent le statut d'intellectuel à ceux qui défendent des idées qui sont opposées aux leurs.Désolé si mon propos était confus.FDD Écrivez-nous! Le Couac publie les commentaires de ses lecteurs.Les textes doivent être courts.Nous apprécions les disquettes.Pour nous rejoindre, le courrier demeure une bonne façon: Le Couac, 2124 rue Laurier Est, Montréal, H2H 1B9.Télécopieur: (514) 521-5599.Vous pouvez aussi utiliser notre site: www.lecouac.net Abonnement Pour chaque abonnement régulier d'un an au Couac, vous pouvez abonner quelqu'un d'autre à moitié prix! Donc 28,76 $ pour le premier abonnement et 14,38 $ pour le second (taxes incluses)! Offre valable pendant tout le mois d'août.Téléphone: (514) 274-5468 1(800) 361-1431 par Philippe Gauthier & Francis Dupuis-Déri Petit lexique du Québec contemporain Vacances : (toujours pluriel pour que ça paraisse plus long) Grève sur le tard.Exemple : Francis Dupuis-Déri et Philippe Gauthier sont en vacances et le dictionnaire vous reviendra en septembre.Antonyme : no vacancy.Le Couac 2124, av.Laurier Est, Montréal, Québec, H2H IB9 Téléphone: (514)521-5499 Télécopieur: (514)521-5599 Fondateurs: Pierre de Bellefeùilte et lean-François Nadeau Éditeur et rédacteur en chef: |ean-François Nadeau Collaborateurs: Aquiles, Sabina Badilescu, Normand Baillargeon, Pierre de Bellefeuille, Marco de Blois, Denis-Daniel Boullé, Charb, Francis Dupuis-Déri, Pierre Falardeau, Philippe Gauthier, Ariane Krol, Yves Lafontaine, David tedoyen, François Patenaute, Martin Petit, Stanley Peau, Marion Piekarec-Michel Rioux, Pierre Vadeboncu-ur, Nadine Vincent.Illustration: Serge Ferrand, Filio, tue Giard, Bruno taporte, Gilles taporte, Richard Suicide.Graphisme: France Mercier te Couac offre un abonnement gratuit d'un an à quiconque permet l'arrestation cie Slobodan Milosevic.Et te Couac offre un abonnement gratuit de deux ans à quiconque permet de retrouver Jolene.Visitez notre site Web: www.lecouac.net .Abonnement: Periodica (r> 14) 274-MM l(B(X)) 361-1431 Publicité: Jean-François Nadeau au (r>l4) 521-5499 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec k PS! \ËEËi tit Du désordre aux ordres Lr affrontement entre les infirmières et le gouvernement suit son i cours.Les uns et les autres — et les médias — s'ingénient à dresser des bilans.Nous savons déjà que la société québécoise est malade.Malade de son indécision tenace quant à son destin.Malade d'une incertitude dont les incidences économiques, si elles existent, sont les moindres.Dans ce climat de désenchantement qui nous prive d'idéaux, et dans un monde envahi par un capitalisme agressif, l'argent prend une importance démesurée.Le gouvernement blâme les infirmières de faire la grève et de défier la loi pour une question de gros sous.Mais c'est le gouvernement qui, plaçant les gros sous — c'est-à-dire le déficit zéro — au-dessus de tout, a agi dans la précipitation, semant la pagaille dans le réseau de la santé.Oublieux comme toujours des considérations humaines, les technocrates ont miné un système complexe et fragile.Plus profondément, le Québec est malade dans ses institutions.Celles-ci, au cours du siècle qui s'achève, ont dérivé de telle sorte que sous les apparences d'une démocratie parlementaire, notre régime politique est en réalité une oligarchie masquée.Au mépris du principe de la séparation des pouvoirs (plus républicain, il est vrai, que monarchique), l'exécutif a absorbé le législatif.En pratique, l'autorité du premier ministre ne connaît guère d'autre limite que celle que lui dicte son jugement.Le Parlement, à Ottawa comme à Québec et dans les autres provinces, n'est qu'un théâtre, une société de débats sur des décisions prises ailleurs.Confusément conscients de leur impuissance — rappelons-nous le geste du député bloquiste Stéphane Tremblay emportant son fauteuil — les députés peuvent se rabattre sur un rôle officieux d'ombudsman dans leurs circonscriptions respectives.Ainsi, le mépris des lois peut apparaître comme le mépris qu'inspire un pouvoir législatif fantomatique.On peut jeter de hauts cris, mais force est de constater que ce mépris ne scandalise guère la population.L'opinion publique s'appuie le plus souvent sur un sens de la justice et de la légitimité qui est exempt d'arguties.Des esprits optimistes prévoyaient que Lucien Bouchard, grand négociateur à l'époque de René Lévesque, mènerait aujourd'hui avec brio les négociations du secteur public et parapublic.Le problème, c'est que ces deux rôles, négociateur et premier ministre, sont très différents, celui-là essentiellement technique et celui-ci essentiellement politique, dans le sens le plus noble de ce mot galvaudé.L'un fait appel à la ruse dans l'exécution d'un mandat qu'il ne remet pas en question, tandis que l'autre, s'élevant au dessus des contingences, cherche à comprendre ce qu'exige le bien commun.On a fait grand cas de la directive adressée par le Parti québécois à ses instances locales.On demandait aux militants d'écrire aux journaux et de participer aux lignes ouvertes afin d'appuyer le gouvernement.Ça manquait pour le moins d'élégance et de discrétion, mais y avait-il de quoi fouetter un chat?Quoi qu'il en soit, ce qui m'a le plus frappé, ce sont les derniers mots du Premier ministre lorsqu'il s'est distancé de la chose.Il a dit: «l'ai donné des ordres.» En théorie, le gouvernement est issu du parti.Celui-ci n'a pas d'ordres à recevoir.À moins que le Premier ministre, qui est également président du parti, soit un brin despotique.Quod erat demonstrandum.PIERRE DE BELLEFEUILLE Preston va à l'école Le chef des Réformistes, Preston Manning, apprend le français au Saguenay.Son français est de plus en plus compréhensible, note le Journal de Li^S>> Montréal (17-7).-ÇaT Mais pour les '= idées, pas de progrès.Rupert K, Mon pays, My Country «Un Canadien sur trois pratique une religion», La Presse (14-6).Le deuxième joue au bridge et l'autre empaille des Québécois.On est prêt quand tu veux «L'industrie aérospatiale, une "vraie bénédiction"», juge Bernard Landry (La Presse, 16-6).Mets-en s'tie, c'est ça qui va nous permettre de t'expédier en orbite! VOUS L'AVEZ DAkïS LE C.FAiRE-PART ou 6ou\/£«iJ£MEMT Infirmières Le syndicat des infirmières n'a pas demandé à ses membres d'occuper les lignes ouvertes pour dire du mal du gouvernement péquiste qui n'a pas besoin d'aide pour se couvrir de ridicule.Le Soleil a rendezvous avec la lune |.-|acques Samson, éditorialiste au Soleil, trouve que «c'est une règle de facilité, de la part d'un gouvernement socialiste» comme le PQ, de bloquer les hausses salariales à 5% pour tous les employés de l'État.Le PQ socialiste! En matière d'idéologie, il faut dire que les éditorialistes à la solde de Conrad Black en connaissent seulement un rayon.Logique d'écolo Actes indécents commis derrière les arbres et les arbustes du parc Maisonneuve à Montréal.La police prend le problème à sa racine: elle réclame qu'on abatte les arbres et les arbustes (\ournal de Montréal, 17-7).Les indécents sont mis à nus.Partouze à Brossard La police arrête 29 personnes s'adonnant à une partouze dans un motel de Brossard.Pendant ce temps, Jean Chrétien et les Desmarais continuaient tranquillement la leur.Le club des smattes Dans une lettre au Devoir (23/6), Pierre Pettigrew, plutôt que de citer directement Bernard Henri-Lévy, cite un passage du Buffet où Richard Martineau cite Bernard Henri-Lévy.Note au ministre: c'est pas en s'en remettant à Richard Martineau pour citer un épais qu'on a l'air moins cave.L'érotisme des juges La juge Baribeau dans l'affaire du bar à partouzes L'Orage: «Le préjudice causé à la société réside dans le fait que les échanges sexuels et les gestes de masturbation avaient lieu publiquement, au vu et au su des autres membres présents au troisième niveau de L'Orage, ce qui rend ces gestes dégradants et déshumanisants pour toutes personnes qui s'y adonnent.» (Le Devoir, 23-7) Et la dernière fois que je me suis touchée, en 1957, j'ai trouvé ça tellement dégradant que j'ai décidé de devenir juge.Le Couac, août 1999.page 3 Veil* PtVw AUrrœp m) LÀ FUK-rë / W LA J *«WAWK.HOMOSEXUALITE De Stonewall à la loi 32 Soulagement et satisfaction; la loi 32 a été adoptée à l'unanimité par l'ensemble des députés québécois dans la soirée du 10 juin dernier.À l'unanimité, les conjoints de même sexe ont les mêmes droits et les mêmes obligations que les conjoints de fait hétérosexuels La loi 32 va modifier 28 lois et 11 règlements.Dans la grande vague qui déferle en Europe et au Canada pour donner un cadre formel aux conjugaîités gaies et lesbiennes, le Québec vient de se tailler une place de choix.Mais au-delà de cette avancée législative importante, la loi 32 a aussi une valeur symbolique.Certes, la société québécoise était prête à ce changement, mais la loi 32, et la visibilité médiatique qui l'entoure, enfonce un peu plus le clou du changement, non pas dans la banalisation de nos relations, transformant d'un coup de baguette magique les couples de gais et les couples de lesbiennes en de pâles imitations des couples hétéros, mais bien en leur donnant une place légale dans le champ du social et du politique.Dorénavant, les réalités des couples homosexuels devront être prises en compte.Le couple ne pourra plus se conjuguer sur le simple mode de l'hétérosexualité, et on devra tenir compte des nouvelles modalités.Le couple de même sexe reçoit en fait l'aval de la plus haute instance d'une société.Ce n'est pas rien.Avec la loi 32, un signal est envoyé aux gais et aux lesbiennes en couple de sortir du placard et de ne plus vivre leurs unions sur un mode mineur.C'est aussi un encouragement pour les jeunes gais et lesbiennes à envisager une relation à visage découvert.|.| 11 faut bien évidemment remercier pour son courage le gouvernement en place et en particulier le député de Sainte-Marie/ Saint-lacques, André Boulerice, qui a fait cheminer le dossier de la reconnaissance des conjoints de même sexe au fil des derniers mois.11 faut également souligner l'apport des militants actuels et passés qui ont contribué — à divers degrés — à la construction de ce projet et à exercer sur le pouvoir politique une pression bénéfique.Coïncidence de l'histoire, le 27 juin marquait le trentième anniversaire des émeutes de Stonewall.Rappelons que, révoltés par les descentes de police abusives dans des bars gais, des clients - des gais et des transsexuels - du Stonewall résistaient aux forces de l'ordre.De là s'en est suivie une occupation de la rue et la construction de barricades: les gais new-yorkais ont tenu la police en haleine pendant trois jours.Si l'événement est passé inaperçu pour les gais de l'époque, il n'en demeure pas moins le premier moment où des gais sont sortis (violemment), au propre comme au figuré, sur îa place publique pour faire entendre leur voix.Les premières célébrations de la fierté gaie et lesbienne [gay prides) sont d'ailleurs nées pour commémorer cet événement.De Stonewall sont nés les premiers mouvements de revendication gaie pour la reconnaissance des droits, ils ont vu le jour aussi bien aux États-Unis qu'au Canada et en Europe.Ils ont contribué à faire changer l'ordre des choses.Nous sommes tous des héritiers de Stonewall.La loi 32 s'inscrit dans la droite ligne de cette volonté des gais et des lesbiennes d'être des acteurs sociaux à part entière.Yves Lafontaine et Denis-Daniel Boullé (avec l'aimable autorisation de Fugues) MOrvmeSÀfô festivals %#2 5W\ .il à VéxJ!C_ DÉ SbûTB fAÇO*) tèTi SST TROP fbJ£ • 2i yp L_ U> Couac août 1999, page 4 Le choix des larmes Chaque jour qui passe et nous voilà un peu plus convaincu du bienfait de l'invasion de l'OTAN au Kosovo.Les journalistes s'intéressent peu aux dégâts causés par des semaines de bombardements et les soldats de l'OTAN découvrent chaque semaine de nouveaux charniers.C'était donc vrai de vrai: il se déroulait au Kosovo des massacres inacceptables.C'est d'ailleurs cette raison qu'évoque l'OTAN et la Maison Blanche pour justifier le bombardement de la Serbie, du Monténégro et du Kosovo, puis l'invasion du Kosovo, Cette invasion se nomme selon l'étiquette officielle une «intervention humanitaire».Si on est en droit de se réjouir de la fin des massacres perpétrés par les miliciens serbes, on peut se demander ce qui se cache derrière cette belle image d'«inter-vention humanitaire».Si l'OTAN et la Maison Blanche étaient réellement motivés par un souci humanitaire, on peut se demander pourquoi ils n'interviennent pas en Turquie ou en Colombie, deux pays où le niveau de violence politique, ie nombre d'assassinats politiques et la quantité de personnes déplacées dépassent largement les chiffres du Kosovo.La Colombie est en effet un bel exemple, car ce pays est au cœur de la zone d'influence des États-Unis.Des guerrilleros marxistes s'y battent contre les forces armées et para-militaires du gouvernement.On évalue !e nombre de victimes de violence politique à plus de 30 000 pour les dix dernières années et à plus de mille pour l'année dernière, ii s'agit en grande partie de civils et nombreux sont ceux qui ont été torturés avant d'être assassinés.On compte des centaines de milliers de personnes déplacées, des centaines de personnes «disparues» et des militants des droits de la personne ont été assassinés par des forces militaires ou para-militaires.Et comme au Kosovo hier, les autorités colombiennes depuis des années nomment les guérilleros et leurs supporters des «terroristes» pour justifier les massacres Est-ce que les États-Unis comptent lancer une «intervention humanitaire» dans ce pays?Non.Pas surprenant puisque la Colombie est un pays «ami» de Washington et on pardonne beaucoup aux amis.Mais si la politique étrangère américaine des États-Unis était soudainement motivée par un esprit «humanitaire», on peut se demander pourquoi les troupes colombiennes sont armées par les États-Unis et pourquoi plusieurs officiers-assassins de l'armée colombienne sont entraînés dans les académies militaires américaines.Qu'on nous comprenne bien: il fallait sans doute sévir contre les massacreurs serbes.Mais puisque l'esprit humanitaire ne semble pas influencer la politique américaine ailleurs qu'au Kosovo, se pourrait-il que les États-Unis et l'OTAN nous aient servi l'excuse «humanitaire» pour dissimuler les vraies raisons qu'ils avaient de vouloir attaquer la Serbie?Le cas de la Turquie est également éclairant puisque ce pays est membre de l'OTAN.Les membres de l'OTAN ont donc des rapports soutenus avec la Turquie: ils se retrouvent aux mêmes tables, ils organisent ensemble des manœuvres militaires, etc.Il serait donc logique de penser que des gens animés d'un véritable souffle humanitaire se scandalisent lorsqu'un de leurs partenaires commettent des crimes contre l'humanité.Et en effet sévit en Turquie depuis plusieurs années une guerre saie contre les Kurdes.Les forces turques combattent des Kurdes et se livrent donc à une guerre qui ressemble sous bien des aspects à celle que Belgrade livrait aux Kosovars.Des dizaines de villages kurdes auraient été détruits, des centaines de milliers de Kurdes forcés à i'exil intérieur, et les estimations ies plus optimistes parlent de 30 000 morts dans les dernières années.Il faut dire que la Turquie n'est pas reconnue pour sa douceur de vivre, puisqu'en avril 1998, l'écrivain Edip Polat avait été condamné à 10 mois de prison pour «insultes envers les institutions de l'État».On se dit que puisque l'OTAN et les États-Unis sont soudainement animés par une passion pour l'humanitaire, le malheur kurde va les pousser à agir.Peut-être pas des bombardements sur Istambul et Ankara, mais au moins un embargo économique ou un embargo d'armes?Et pourtant non.Et les troupes turques continuent de massacrer les Kurdes avec du matériel produit aux États-Unis.il faut donc se rendre à l'évidence et admettre que l'excuse officielie de P«interven-tion humanitaire» n'est pas crédible.Les experts en relations publiques ont lancé cette belle expression que les médias occidentaux ont rapidement reprise.Mieux, on a accueilli les journalistes et leurs caméras dans des grands camps de réfugiés où on pouvait à loisir filmer le «désastre humanitaire».Les journalistes n'auraient sûrement pas été aussi bien traités en Turquie ou en Colombie, ce qui explique sans doute que ie malheur de ces pays ne fasse pas la une des quotidiens, Noam Chomsky notait pourtant ironiquement qu'au cours du dernier siècle, l'excuse de ['«intervention humanitaire» a été utilisée par les pires régimes.Le dictateur fasciste italien Benito Mussolini avait justifié l'invasion de l'Ethiopie par ses troupes en affirmant sa volonté de libérer les Éthiopiens de l'esclavagisme.Adolf Hitler avait annexé la Tchécoslovaquie en prétexant son désir de mettre fin aux tensions ethniques dont étaient victimes les Tchèques d'origine germanique.Voilà une belle panoplie de dictateurs qui brandissent l'excuse «humanitaire» pour justifier leurs passions belliqueuses.Répétons qu'il faut sans doute se réjouir que les massacreurs serbes soient enfin neutralisés après avoir sévi en Croatie, en Bosnie et au Kosovo.Mais derrière la belle excuse de ^intervention humanitaire» se cachent sûrement d'autres motivations beaucoup plus pragmatiques : soutenir l'industrie de l'armement, imposer ies politiques américaines en Europe et sur l'ensemble de la scène internationale, contrer les avances diplomatiques de Moscou, etc.Et il y a fort à parier que l'excuse humanitaire sera encore utilisée pour bombarder des pays ennemis, mais jamais pour attaquer des pays alliés comme la Turquie ou la Colombie où des politiciens sanguinaires passent les commandes d'armes directement au Pentagone et assurent Washington de leur obéissance servile, en échange de quoi on leur permet de massacrer des milliers de leurs citoyens.MOHAMED SMITH-GAGNON Dans le numéro de septembre du Couac, une entrevue avec Luc Picard qui s'indigne des conditions de travail faites à la majorité des comédiens au Québec.De Milosevic aux guichets automatiques La police suisse a ordonné le gel des avoirs que Slobodan Milosevic et ses coïnculpés par le Tribunal pénal international de La Haye détiennent dans ce pays.Excellente initiative, luste une question: pourquoi les pressions financières sur les dictateurs déclarés ennemis du genre humain sont-elles toujours exercées après que tous les moyens les plus guerriers ont été déployés contre eux?Il est impossible de dire combien de vies humaines auraient été épargnées si les comptes étrangers de Milosevic avaient été bloqués il y a dix ans, puisque ça n'a jamais été tenté.La seule chose qu'on peut constater, c'est que les États démocratiques ou qui aiment à se présenter comme tels ne demandent à leurs banques de couper les vivres aux tyrans que lorsque ceux-ci ont perdu une guerre, sont sur le déclin, ou bien malades, (voir récemment le cas Mobutu), ou bien déjà morts, et qu'ils ont eu le temps de se faire un balèze tableau de chasse d'opposants, de minorités ethniques et de boucs émissaires en tous genres.Et encore la Suisse ne décide-t-elle de confisquer la carte de crédit des bouchers yougoslaves que parce qu'elle a beaucoup à se faire pardonner, concernant l'attitude de ses banquiers durant la Seconde Guerre mondiale.On va dire que l'initiative de la Suisse est plus une opération de communication qu'une action motivée par la justice et la morale.Et on demandera une nouvelle fois quelles pressions diplomatiques exercent les 19 pays vainqueurs de la guerre du Kosovo sur Israël ou l'Afrique du Sud, deux pays qui acceptent de voir passer par les guichets de leurs banques l'argent des Milosevic.CHARB (Charlie Uebdo, No 367) AU ÛAlMEMiPE, U BAP&Ape Pas de référendum au Cachemire Après la très médiatique invasion du Kosovo par l'OTAN, la guerre que se livrent l'Inde et le Pakistan sur le sommet du monde semble dérisoire.Qui sont ces types qui se battent ainsi pour des tas de cailloux au dessus des nuages?Ce qu'on oublie de rappeler, c'est qu'en vertu d'une très officielle résolution de l'ONU datant de la fin des années 40, l'Inde est tenue d'organiser un référendum dans la province du Cachemire pour que les Cachemiris puissent décider s'ils veulent rester Indiens, s'ils veulent être rattachés au Pakistan ou s'ils veulent un Cachemire souverain.Voilà plus de cinquante ans que l'Inde n'organise pas ce référendum, contrevenant ainsi ouvertement à une décision de l'ONU.Le plus absurde, c'est qu'il y a un bâtiment de l'ONU au centre de Srinagar où attendent des fonctionnaires de l'ONU chargés de superviser ce référendum qui n'est jamais venu.Il y a fort à parier qu'il ne s'agit pas d'une promotion lorsqu'un fonctionnaire de l'ONU est nommé pour combler ce poste absurde.Depuis bientôt dix ans, les Cachemiris ont laissé éclater leur colère.Ils ont aussi tenté d'attirer l'attention internationale en enlevant des touristes occidentaux et en lançant des offensives militaires.Mais les Occidentaux ont bien peu d'intérêt pour cet amas de cailloux peuplé de Musulmans sans pétrole et loin de tout.Et l'Inde et le Pakistan n'agissent au Cachemire qu'en fonction de gains politiques électoraux qui n'ont rien à voir avec une véritable volonté de trouver une solution équitable.Il est certain que pour l'Inde, la seule condition gagnante, c'est qu'il n'y ait pas de référendum au Cachemire.FRANCIS DUPUIS-DÉRI POUR S'ABONNER "JÊÊÊT Un drill d'oliiiu Le Celiac (514) 274-5468 • (800) 361-1431 PERIODICA ii55 , avenue Dueharme, Outremont (Québec) H2V IE2 • Abonnement d'un an : 25 $ + taxes = 28,76 $ Pour chaque abonnement régulier d'un an au Couac, vous pouvez abonner quelqu'un d'autre à moitié prix! Donc 28,76 $ pour le premier abonnement et 14,38 $ pour le second (taxes incluses)! Offre valable pendant tout le mois d'août.Nom_________________ Adresse_________ Code postal .Téléphone, Légaliser la guerre ne guerre contre les Serbes?Allons donc! Ce n'en était pas vraiment une.Juste des frappes aériennes.Et des frappes justes, puisque menées au nom du Droit.Le Droit, oui.Mais allez donc savoir lequel.Enfin, tout le monde ou presque a dit que l'affaire était légale, légitime et tout.Les démocraties en avaient décidé ainsi.Le «droit» de bombarder trouvait peut-être ses bases dans des résolutions de l'ONU?En cherchant bien, on y trouverait sans doute quelque chose qui va dans ce sens-là.On trouve toujours, en cherchant bien.Vous connaissez te conte du tonneau du grand Jonathan Swift?Trois frères n'ont de cesse de réinterpréter à leur avantage, de toutes les façons possibles et inimaginables, le testament de leur géniteur.Les héritiers de l'ONU, c'est du Ereil au même: selon la mode et besoins du jour, ils interprètent à loisir, jusqu'à pouvoir se donner raison.Pour bombarder légalement, il aurait à tout le moins fallu que le Conseil de sécurité se réunisse pour mandater l'OTAN d'une mission.Mais à quoi bon puisque les Russes ne se seraient sans doute pas plies à pareille manoeuvre?Alors il s'agissait tout simplement de bombarder tout de suite en cherchant la légitimation plus tard.D'ailleurs dans ces milieux-là, chacun sait bien qu'on trouve toujours quelque chose quelque part pour faire son petit bonheur.Surtout ne pas s'embarrasser de l'article 5 du traité de l'OTAN qui stipule que l'organisation est essentiellement défensive.Quand on aura fini d'analyser l'écœurante désinformation qui camoufle la barbarie commise par les Serbes, on pourra peut-être jeter aussi un petit coup d'os il sur celle des médias occidentaux?INTERNATIONAL Belgique Le nouveau gouvernement de la Belgique compte 56 ministres pour une population de 10 millions d'habitants.Cela équivaudrait à un gouvernement québécois de 39 ministres sur un total de 125 députés.Le gouvernement Bouchard compte 25 ministres au total, dont des ministres d'État et des ministres délégués.Une innovation cependant par rapport à la Belgique: le Québec compte en plus un ministre «responsable», lean Rochon.Chili Pinochet, grosse tête avec une casquette de général dessus, nie sa responsabilité dans la torture au Chili (AFP, 19-7).«En tant que général de la République, je n'ai jamais accepté la torture.» C'est seulement à titre de dictateur qu'il l'acceptait.États-Unis Nouvelle chaise électrique dans l'État de la Floride.Le premier prisonnier à l'étrenner a, paraît-il, beaucoup saigné par le nez et la bouche au moment de l'exécution Pour l'exécution, ça fait malpropre.À quand une technologie vraiment fiable?États-Unis (encore) Bill Clinton regrette de voir que les pauvres aient moins accès à Internet que les riches.Il a baptisé l'affaire du joli nom de «fracture digitale».Est-ce que c'est aussi souffrant que la fracture cérébrale, M.le président?I-F.N.Visitez notre site web www.lecouac.net *j§M/]flMmm\ ' lyn_____-»p^-_É H_»^^_t__^ [___________f ¦¦¦ __________s __________ ___H_S3c_-oE AGONE • Philosophie, Critique & Littérature • no 21,1999, 240 pages UTOPIES ÉCONOMIQUES Des textes de: Herbert Marcuse, Michel Barrillon, Jacques Luzi, Philippe Van Parijs, Normand Baillargeon, Marie-Louise Duboin, Armand Farrachi et Noam Chomsky COMEAU & NADEAU Diffusion Prologue Agone • Philosophie, Critique or Littérature • www.lisez.com/agone A QUI PROFITE LE DÉMANTÈLEMENT L'ÉTAT?il •^1 Préface de Riccardo Pefrefla Quels sont les effets du virage ambulatoire ?Quels bénéfices retirent les compagnies qui « investissent » m en éducation ?Quelles sont les " conséquences du virage commercial d'Hydro-Québec ?En somme, à qui profite le démantèlement de l'Etat ?La vie de château Couette et café 3957.rue Dandurand Mont réal 1-5 1 4-722-5493 1 -888-722-1 443 Un ouvrage de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM.téléphone : (514) 987-3000 poste 7841 # www.lecouac.net | Mondialisation desaiaachêsï aujourd'hui, soupe a la cucaracha , Ça boum?Allez savoir pourquoi: lorsque le Pakistan a annoncé qu'il utiliserait peut-être la bombe atomique contre son voisin indien, les habitants de Bho-pal se sont sentis un peu déprimés.A voir Le numéro de septembre de la revue Commerce présente un dossier spécial sur les deux petis rejetons de Paul Desmarais, Paul jr et André.La petite vie de la grosse Power Corp.AMERICAINS ATTENTION! Après le 13 jj § de l'An 2000 Voici le jj u.£j;j de l'An 2000 Si votre démocratie est équipée en républicain, l'année 2000 risque d'être confondue avec | l'année 1988., ECONOMIE Surplus de Dieu Le Vatican a dégagé un solde positif pour la sixième année consécutive, a annoncé le ministre des Finances du Saint-Siège, Mgr Sebastiani.Mais moins que l'année précédente, tout de même: 40 millions $ en I998 comparativement à 75 millions $ en 1997.Dieu exigera sans doute qu'on prenne un peu plus aux pauvres pour faire mieux l'année prochaine.Bonté Un nouveau ministre du Trésor en Israël.Le Premier ministre a attribué à Avraham Shoat cet important portefeuille.Réaction immédiate de l'Humanilé.journal communiste français (7-7): «Son pire défaut, c'est d'être un homme bon et d'avoir le cœur large».C'est vrai que pour un ministre du chiffre, ça apparaît un peu hors norme.Étape par étape Québécor devient Québécor World.Prochaine étape: Québécor Universe.Et après avoir privatisé l'enfer, Pierre Péladeau rêve de racheter le paradis grâce à une subvention gouvernementale.Amen et M&M le fondateur des célèbres fnowliv es M S.M Ml mort Un joumoiisfe do NPR {Notional Public Rodio) affirme, le plus sérieusement du monde, que «fes M&M sont mam tenant éternelles*'.Et c'est pour que leurs idées deviennent éternelles que les Kennedys meurent les uns derrière les autres?On s'en fout! L'un des prix les plus convoités dans toute l'industrie automobile du Canada, celui de «concessionnaire émérite», a été attribué à lean-Guy Deslauriers, président fondateur de Deslauriers Automobiles de Laval (La Presse, 14-6).| A'1bU6 LES JMgécilES HEUREUX,MES QUELQUE PAST CllAQue Mné£ 5,orx?fkAN)ÇA»sJ—I- & (O.ooq PÉ PEbAcuyuekit î ci (8o% t>£PLoucs) ] LES IteAirtÉAJX ci ie
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