Le couac, 1 décembre 1999, décembre
4m P'tite mort orientale page 4 1 Timor : l'hypocrisie des puissances occidentales démontée par Jean Bricmont —rOr Monarchie page 6 Pierre Vadeboncœur s'intéresse à notre vice-roi en second, John Ralston Saul Trop vu à la télé page 8 Une nouvelle chronique signée Luis Cusino.Ce mois-ci, Patrice L'Écuyer et l'hystérie._j tu ~ V- D X W Q E en O — en C Z ^ s * < s *a> —' LU Un drôle d'oiseau «ru Vol.3 • n° 3 Décembre 1999 2,25 $ corne Impôt : ce qui nous attend.Drôles de démocraties que le Canada et le Québec.Les politiciens au pouvoir ont décidé de réduire les impôts, point à la ligne.À Ottawa, le ministre des finances Paul Martin l'a dit sans détour : «Le besoin de réduire les impôts n'est pas sujet à débat.» Bernard Landry pas plus démocrate a déclaré à la commission parlementaire de consultation sur la baisse d'impôts des particuliers que «le gouvernement a décidé de baisser les impôts.» À se demander à quoi sert la liberté de presse, les parlements et les commissions parlementaires.On utilise couramment l'expression «république de bananes» pour parler des régimes autoritaires d'Amérique latine.Nous vivons quant à nous dans une république de pou-tines.Bernard Landry se prend pour le roi de la poutine et tout est bon qui lui permettra de produire plus de poutines à moindre coût.Et comme Landry s'y connaît en économie depuis qu'il gère sa république de poutines, il a compris que si les gens payaient moins d'impôts, ils auraient plus d'argent en poche pour acheter plus de poutines, ce qui lui permettrait d'augmenter sa production de poutines et consé-quemment d'engager plus de gens — non syndiqués si possible — pour produire les dites poutines.Mieux encore, Landry rêve d'automatiser entièrement sa chai-ne de production pour accroître encore plus son rendement.Bref, l'affaire serait ketchup! Imposons donc la réduction des impôts sans qu'on débatte de la question.D'ailleurs, notre roi de la poutine rappelle souvent avec plaisir que selon les sondages, la grande majorité des Québécois sont favorables à la réduction des impôts.Ce que Landry oublie de dire, c'est que si on raffine la méthode de sondage et qu'on demande aux gens s'ils pré- Festival de l'hémoglobine L'École Polytechnique organise une semaine d'activités pour commémorer le 10e anniversaire de la tuerie qui porte son nom.Inauguration de fa Place du 6 décembre 1989.concert à l'OSM, spectacle au Spectrum, événements dans les maisons de la culture, c'est la fête du 29 novembre au 6 décembre.Tout un festival pour toute la famille.fsmnzx*rs^^ boisson/ Ah! Paris Julie Snyder, excitée de service pour public amorphe, trouve Paris formidable.«Le plus extraordinaire, c'est qu'on m'a laissée entrer avec Bobine, ma silky terrier, chez Spoon, un restaurant très chic; Isabelle Adjani était à la table voisine.Avant même de chercher à savoir quel plat j'allais prendre, le serveur m'a demandé ce que ma chienne allait prendre.» (7 lours, 27-11) Mais lulie tient à préciser «le n'ai jamais été du genre "jet-set" au Québec, alors je ne pense pas le devenir en France.» Une chance, sinon on penserait tout simplement se trouver en présence d'une pauvre conne.M«r Turcotte rencontre l'abbé Vitré Grâce au talentueux Georges-Hébert Germain (oui, le grand biographe de Céline Dion), Maurice Richard et M9r Turcotte ont eu l'occasion de s'entretenir ensemble du bon vieux temps.(7 Jours, 27-1 1) Commentaire du premier: «Même le hockey a changé».Commentaire du second : «La religion aussi!» Un ex-dieu et un vice-vice-pape ensemble, c'est donc observateur! fèrent une réduction des impôts ou un réinvestissement dans les services publics, les gens optent en majorité pour la seconde solution.Preuve qu'il y aurait eu matière à débat! L'occasion était même toute rêvée d'enclencher cette fameuse deuxième révolution tranquille que les politiciens nous annoncent régulièrement.Lançons quelques idées en vrac.N'est-ce pas l'occasion pour les Canadiens et les Québécois de débattre du financement des hôpitaux, des universités et des écoles?N'est-ce pas le moment de penser enfin à nous libérer de la publicité à l'école, à l'Université, à Radio-Canada et à TéléQuébec?Mais Bernard Landry et ses amis l'ont déjà faite, la Révolution tranquille.L'idée de la refaire ne les amuse plus.Cette idée n'amuse pas non plus l'ami de Landry, Gérald A.Ponton.Un type à connaître, ce Ponton.Il est président-directeur général de l'Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec et il s'intéresse beaucoup à la réduction des impôts des particuliers même s'il représente des entreprises.Dans une lettre ouverte au Devoir et à La Presse, Ponton faisait l'apologie de la réduction des impôts ainsi que d'un allégement des charges fiscales des compagnies.M.Ponton parle aussi de «la réduction du fardeau fiscal des entreprises à laquelle il faudra tôt ou tard s'attaquer».Pour l'instant toutefois, M.Ponton se contente d'une réduction «proportionnelle» des impôts des particuliers, un pis aller en «attendant une révision du "modèle québécois" et une politique budgétaire complète» (Le Devoir.09-11).Sacré Ponton! Il sait très bien qu'il n'attendra pas trop longtemps cette «révision du "modèle québécois"».Mieux, Ponton va même participer à cette révision du «modèle québécois».C'est en effet ce que Bernard Landry annonçait en octobre : le gouvernement du Québec va corn- Clairvoyant en diable L'éditorialiste du Boston Globe brille sa vivacité d'esprit.Le 30 octobre, après plusieurs semaines d'opérations militaires intenses en Tchétchénie, il découvre soudain qu'avec «le temps, les intentions des Russes deviennent de plus en plus claires».En fait, il est même convaincu que les régiments de Boris Eltsine n'y sont pas en cure de grand air.Cuba Francine Grimaldi, «porte-parole du Salon tourisme-voyage» rentre d'un séjour à Cuba (Le Lundi 20-11).Le septième, faut-il préciser.Madame s'y est rendue «grâce notamment à Cubana Airlines, aux Productions Golden Eyes et à locelyn Cano de Musimax».Et le dernier spectacle qu'elle a vue au Québec, elle l'a aimé grâce à qui?Grimaldi a eu en tout cas «l'immense privilège de rencontrer [.] les musiciens du célèbre Buana Vista Social Club».Et elle a découvert que «ce pays est le paradis des voitures américaines des années 50».Elle a tout compris, la madame, comme d'habitude: c'est frais, c'est jeune, ça ne sent pas du tout l'oppression.Mer-veil-leeeeux, Môssieur! mander conjointement avec l'Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec que préside notre ami Ponton une étude portant sur la «performance» du «modèle québécois» et sur les «ajustements» à y apporter (Le Devoir, 28-10).Cette réflexion autour du modèle québécois, Landry n'a pas jugé bon d'en faire une question d'Etat ni même une question nationale.Il n'a pas jugé bon d'y convier les syndicats, les associations étudiantes, etc.Non, il a plutôt décidé que lui et son ami Ponton sauraient bien superviser et interpréter seuls une étude sur le «modèle québécois» qu'eux mêmes commanderaient.La réduction des impôts n'est donc pas une politique isolée.Elle s'insère dans un mouvement beaucoup plus vaste visant à transformer le Québec en véritable république de poutines.C'est que Landry et Ponton partagent les mêmes idoles : les modèles économiques des États-Unis et de l'Ontario.Ils l'ont dit sans détour.Et Ponton a de chouettes idées pour «ajuster» et «perfectionner» le modèle québécois, comme celle de permettre «aux dirigeants d'entreprise rémunérés en options et en actions d'être taxés à un taux moindre sur cette forme de rémunération» (Le Devoir, 09-11).Ponton affirmait aussi qu'il faudrait de plus en plus «harmoniser» «les valeurs de solidarité (.) avec les valeurs d'excellence et de réussite de la société québécoise.» Que se cache-t-il derrière cette idée d'harmoniser la «solidarité», P«excellence» et la «réussite»?Y aurait-il d'un côté les gens solidaires, de l'autre les gens excellents qui réussissent?Avec des idées pareilles, pas de doute que Ponton apportera les «ajustements» qui s'imposent au modèle québécois.Longue vie à notre — ou plutôt leur — république des poutines! FRANCIS DUPUIS-DER1 dupuisdf@ere.umontreal.ca Des promesses Stéphane Bureau interroge deux acteurs qui ont joué lames Bond.(19-11 ) À Radio-Canada, une information «intelligente», disait Bernard Derome.Idéologie «Baisser les impôts ne refève p.is de l'idéologie» nous apprend Monique Jérôme Forget, critique de l'opposition officielle à Ouébec (La Presse.13-1 l-W) «Baisser les impôts veut principalement dire plus d'emplois une croissance économique accrue et moins de chômage >• -Cost ça l.t foutre les gens à la rue relève du pragmatisme, peut-et re^ Dernière minute Claude Masson n'a pas encore retrouvé Gerry Rouf.On s'en fout loseph Facal a répondu à Stéphane Dion dans La Presse.Roger Di Landry Qui succédera à Claude Masson au poste d'éditeur adjoint à la grosse Presse?Plusieurs sources bien informées laissent croire que Roger Di lui-même serait tenté par l'aventure.Dans cette perspective, l'homme de main de la famille Desmarais aurait même mis un terme à quelques-uns de ses nombreux engagements au sein des clubs très sélects qu'il fréquente.C'est ainsi qu'il se serait notamment désengagé de ses fonctions à l'Opéra de Montréal.Motif officiel: il souhaite consacrer plus de temps à son journal.À l'Union des Artistes toutefois, on trouve toujours le père de Youppi parmis les membres, à la rubrique «maître de cérémonie».La question que tout le monde journalistique se pose désormais : grâce à Roger, le niveau d'intelligence de la haute direction de ce journal pourra-t-il encore tomber plus bas?Après tout, le journaliste Mario Roy vient tout Juste d'être nommé éditorialiste: on volt mal qui Roger Di pourrait trouver pour propager une pensée plus creuse dans ta page éditoriale.Réjean Tremblay?P.C.On s'en fout Stéphane Dion souhaite répondre à Joseph Facal dans La Presse.Diète rli 1*»$
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