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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couac, 2001-02, Collections de BAnQ.

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Médias appauvris et aux ordres p.9 Vol.4 • n° 5 Un drôle Février 2001 3,00$ So-so-so Solidarité de secours N/lN/E tt ÇOUCHARD UBRE/ ans le sirupeux panégyrique glo- Drifiant les réalisations de Lucien Bouchard, son ex-rédacteur de discours et conseiller personnel, Jean-François Lisée, écrit: «il (nous?) laisse aux Québécois de 2001 un outil collectif plus solide et plus solidaire que celui dont il avait hérité.» (La Presse, 13-01-01) Grâce à lui, on ne dit plus le ministère de la Sécurité du revenu, mais le ministère de la Solidarité sociale.Les bénéficiaires du nouveau ministère ont pu apprécier la solidité accrue de cette solidarité améliorée.Depuis le 1er janvier, le chèque mensuel d'une personne seule est passé de 512,00 $ à 512,42 $, une grosse augmentation de 42 cents par mois, 5,04 $ par année pour 2001.Ça c'est du solide.On peut donc conclure que sous Lucien Bouchard, la solidité de l'outil collectif de la solidarité sociale a fait une formidable ascen- Tony Blair et Bill Clinton qui « réunit des gouvernements sociaux-démocrates réconciliés avec l'économie de marché et la compétitivité, mais refusant de soumettre la société tout entière aux dogmes du néolibéralisme.» Deux paragraphes plus loin, l'auteur nous donne justement un exemple de cette troisième voie et de la social-démocratie gauchiste de Bill Clinton qui s'était engagé, dans un autre siècle, à réformer le système de santé américain.« Parlez-en aux aînés de New-York qu i nolisent des autobus pour venir acheter ici des médicaments dont le prix, chez eux, excède leur maigre revenu.» Aux États-Unis, soigner ses brûlures d'estomac ou soigner son diabète peut coûter aussi cher que se droguer à la cocaïne.Sacré Bill, les gauchistes sociaux-démocrates qui contrôlent les compagnies d'assurances privées lui ont vite montré qui était le boss.«Nous n'avons pas réussi à accroître la ferveur souverainiste, mes efforts sont restés vains», disait Lucien dans son discours de démission «Le milieu des affaires demeurera toujours mal à l'aise avec la souveraineté.On peut dire toutefois que sous M.Bouchard, cet élément n'a pas été à l'avant-plan » constate pour sa part Gilles Taillon du CPQ.Est-ce le manque de ferveur souverainiste du chef ou son virage à droite qui a été mal perçu par la population?Là est la question.Peut-être que certains politiciens ont un petit peu perdu de vue qu'ils avaient été élus pour sion de 0,082%.Le salaire minimum a bondi de 1,45%.Au même moment, les b é -néfices nets de Power Corp.ont augmenté de 520 millions de $, soit 46,9% et lean Monty (BCE) a mis 47,7 millions dans ses poches.Lisée ajoute: « Lucien Bouchard a voulu dégager des sommes considérables pour étendre la solidarité envers les enfants [grâce à] la prestation unifiée qui couvrait pour la première fois les besoins essentiels de tous les enfants à faible revenu.Des milliers d'enfants arrivent à l'école le ventre vide, les banques alimentaires sont continuellement à sec On présume que pour l'enfant pauvre québécois, manger n'est pas un besoin essentiel.C'est vrai qu'il y a toutes sortes de conceptions de la faim.Par exemple, les grandes entreprises patronales ont dressé un bilan très positif des cinq années de pouvoir de Lucien Bouchard.Appelée à commenter la démission du premier ministre, Sylvie Raté, porte-parole de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, soutient que «ce gouvernement allait dans le sens des préoccupations des PME, déficit zéro, redressement du fardeau fiscal, et réforme de la fiscalité des entreprises, il a répondu à plusieurs de nos attentes.» Mais comme s'empresse de rajouter Gilles Taillon, président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), «nous sommes restés sur notre faim».(Le Devoir, 12-01-01) Lisée décrit ensuite le PQ du tandem Bouchard-Landry comme un parti social-démocrate de gauche, engagé dans la «troisième voie».Un mouvement conçu par Est-ce le manque de ferveur souverainiste du chef ou son virage à droite qui a été mal perçu par la population ?servir le peuple, pas pour transformer l'État en entreprise privée.La stratégie pé-quiste est une faillite sur tous les plans.Les groupes de pression patronaux seront toujours opposés à la souveraineté, peu importe les cadeaux fiscaux et les subventions qu'ils obtiendront.Les citoyens au bas de l'échelle sociale et salariale ont perdu confiance dans le PQ, et dans sa capacité de répartir la richesse sociale.Pour eux, les péquistes ont été pires que les libéraux.Les coupures dans l'aide sociale, les soins de santé, les médicaments, etc., ont appauvri deux millions des Québécois les plus pauvres.Ce n'est pas en faisant plaisir au patronat, à Alain Dubuc et à Claude Picher qu'on arrivera à influencer le vote populaire.Si la ferveur souverainiste semble décliner, c'est bien parce qu'une partie importante des citoyens ne se donne même plus la peine d'aller voter.Aucun rédacteur de discours talentueux, derrière un politicien charismatique, n'arrivera à leur faire croire que le virage à droite et le néo-libéralisme du gouvernement actuel sont des mesures progressistes.Qui veut d'un pays dont le projet de société se limite à changer la raison sociale de Canada Inc., pour Québec Inc.en se limitant à transférer des fonds publics vers Cascades et Québécor, au lieu de Bombardier, et Power Corporation?Si le seul bénéfice que retirent les citoyens de la souveraineté consiste à se faire fourrer en français plutôt qu'en anglais, ce n'est pas demain la veille du jour où on les convaincra d'aller voter.JACQUES BOUCHARD Avortement ! «Céline Dion aurait bien pu ne jamais voir le jour».C'est le sous-titre d'un article de grand intérêt pubié par La Presse du 13 janvier en page A4.On y apprend que Céline doit la vie à un prêtre qui aurait fait un plaidoyer à Maman Dion contre l'avorte-ment.Encore une autre bonne raison de détester les prêtres et le discours circulaire des pro-vie.Égalité des L'Ontario de Mike Harris se retrouve encore une fois à la pointe du progrès social.La loi canadienne de 1885 interdisait aux femmes de travailler plus de 60 heures par semaine, alors que les hommes pouvaient donner jusqu'à 72 heures hebdomadaires à leur patron.C'était injuste.En 2001, grâce au gouvernement conservateur de Harris, Ontariens et Onta-riennes sont traités sur un pied d'égalité: 60 heures pour tout le monde.115 ans pour en arriver là.> QUt&tC 2O01 jfAUX DE SuiciOE C?g coco î _iaUX Ve-fACAUOil Qecoao1., Pensée d'une autre époque ?«Ces journaux qui proclament que le Canada est le pays le plus prospère du monde se gardent bien de mettre en relief les plaintes amères de l'ouvrier, plaintes qui sont le démenti de leurs félicitations illusoires.» (Médéric Lanctôt, avocat, journaliste et syndicaliste, pendant la campagne électorale de 1867).du savoir À ceux qui se demandent encore ce que « l'économie du savoir» et la «société de l'information» signifient, la lecture quotidienne, attentive et masochiste du fleuron de l'empire Québécor peut apporter quelques réponses éclairantes.Le 23 décembre, le ]ournal de Montréal annonçait en gros titre qu'un «village du sud de l'Espagne» avait gagné un gros lot historique à la loterie espagnole.Vérifions.En lisant l'article (un texte d'agence de presse), on apprenait que le village en question s'appelait Ségovie et qu'il s'agissait d'une ville située à 90 km au nord de Madrid.Le chef de pupitre a-t-il lu le texte avant de pondre son titre?Un simple dictionnaire ajoute que Ségovie a été fondée il y a 2000 ans par les Romains, qu'elle possède un aqueduc de cette époque, un château médiéval et une cathédrale gothique du XVIe.Avec 55 000 habitants, elle est aussi le chef-lieu d'une province en Castille-Léon, dans le Nord de l'Espagne.Il faut croire que, la veille de Noël, un «village du sud de l'Espagne» est plus attendrissant qu'une «ville du nord de l'Espagne».Poursuivons.L'article donne aussi le montant du gros lot: «46 milliards de pesetas, soit 300 millions de dollars».Dans les pages économiques du journal de Montréal, la table des devises indique qu'une peseta vaut 0,00877 dollars.Un rapide calcul convertit donc les 46 milliards de pesetas en 403 millions de dollars canadiens, ou encore en 262 millions de dollars US.Pour être tout à fait honnête, je dois dire que, le temps m'ayant manqué dans cette quête du savoir mondialisé, il ne m'a pas été possible d'effectuer la conversion en dollars australiens, libériens ou zimbabwéens.Concluons.Le village du sud de l'Espagne est en fait une ville du nord de l'Espagne qui n'a pas gagné 300 millions de dollars mais 400 millions.Cela change-t-il quelque chose pour quelqu'un?Toutes les nouvelles sont-elles traitées de la sorte par les médias de Québécor?La connaissance a-t-elle le moindre intérêt dans un monde noyé sous les informations de toutes sortes?Dans l'expression «économie du savoir», est-ce le savoir qui est économisé?Le «contenu» vanté par les apologistes de la nouvelle économie est-il autre chose que de la bouillie surdosée en sentiments n'ayant plus qu'un très lointain rapport avec l'information ?STÉPHANE BATIGNE Le Couac, février 2001, page 2 COURRIER DES LECTEURS Le « Me Litis Cusino » Pire encore que l'épidémie au grand M jaune, notre fondateur du « fast-news » est en train de révolutionner le journalisme d'opinion, avec ses «Me Critiques » préparées à la vitesse du célèbre restaurateur américain.Dotée d'une plume intellectuellement belle, il a cependant le défaut de dénigrer des êtres, qui concrètement se battent contre la montée du capitalisme sauvage.Dans le cas de losé Bové, qu'il surnomme «|ojo Bovidé», notre «Big Luis» ternit l'image d'un militant qui défend pourtant des causes politico-environnementales.L'homme n'est point parfait, l'en conviens.Néanmoins, ses actions ne permettent pas à notre pseudojournaliste d'abaisser cet agriculteur au rang de simple bête.Parlant de bêtes, la syndi-calisation du Me Donald's de Montréal est un geste de domestication de l'animal et non un encouragement à ce dernier.En pénétrant dans son univers, il deviendra plus facile de le comprendre, de le changer, de le manger.Eric Boucher St-Roch de l'Achigan Un monde d'hommes le connais Le Couac depuis peu et je l'aime tellement que j'ai bien envie de m'abonner.sauf que j'aurais un commentaire à vous faire L'intérêt du Couac, c'est son aspect critique et aussi son caractère absurde et loufoque pour caricaturer grossièrement les grossièretés de ceux qui nous dirigent.Cela fait un petit contrepoids aux médias de masse contrôlés par on sait qui.l'apprécie donc que vous fassiez la critique du capitalisme.Par contre, pour vraiment être critique, il faudrait que vous fassiez également la critique du patriarcat.Car oui, nous vivons encore dans un monde dirigé par les hommes, et les médias reflètent tout à fait cette réalité, simplement de par les sujets dont on parle dans les quotidiens populaires.Ici, vous vous démarquez beaucoup moins de ceux que vous critiquez.Car en effet, vous ne dénoncez pas l'occultation des préoccupations des femmes dans les grands médias, vous reproduisez exactement le même modèle.D'ailleurs, comme les salles de rédaction des journaux à grand tirage, votre équipe de rédaction est constituée en grande majorité d'hommes.Vos thèmes, de même que la façon dont vous les abordez, trahissent ce phénomène, l'aurais de nombreux exemples à vous citer, mais je sais que vous avez beaucoup de choses à faire, moi aussi, alors je ne m'éterniserai pas.Tout cela pour dire qu'il faudrait que Le Couac critique notre société pas seulement capitaliste, mais patriarcale, sexiste et souvent même raciste.Aussi, il serait souhaitable que vous fassiez appel plus souvent à des plumes féminines.Caroline Caron Québec Lettre à un nouveau converti Dans le dernier numéro du Couac, Mohamed Smith-Gagnon s'offusque de ce que le Mouvement laïque québécois, qu'il ne nomme pas, ait suggéré aux has-sidim d'Outremont de réformer leur religion plutôt que de se tourner vers le conseil municipal pour le supplier d'alléger leur fardeau d'obligations religieuses datant de 3000 ans et que, paradoxalement, ils tiennent à conserver.La demande des hassidim d'installer des fils (érouv) pour délimiter un territoire exempté de certaines obligations - comme l'interdiction d'allumer une lumière ou de se mettre le doigt dans le nez le jour du sabbat -, n'a rien de condamnable, nous dit en substance Mohamed-Ébrahim Simpson-Tremblay, puisqu'on retrouve des références chrétiennes à profusion dans l'espace public québécois: noms de rues, fêtes légales, croix du Mont-Royal, etc.Notre nouveau converti livre une éloquente illustration du caractère pernicieux de cette rectitude politique qui a pour nom multi-confessionnalisme, frère jumeau du multiculturalisme et négation de la république.Puisque les catholiques ont déjà occupé tout l'espace public, accordons maintenant à chaque religion les mêmes privilèges archaïques et ségrégationnistes.Ça évite de se poser des questions sur la cohérence du projet social, sur l'intelligence des interdits religieux, et de déplaire à sa mère et au beau-frère.Ça évite de remettre quoi que ce soit en question.Voyons d'ailleurs comment Mohamed Jean-Baptiste présente les choses : « Ce fil permet aux Juifs orthodoxes de contourner l'interdit que leur impose leur religion de transporter des objets hors de chez soi le jour du shabat.» Notez la forme passive du raisonnement qui fait de ces pauvres orthodoxes des victimes de leur propre religion : c'est la religion qui impose aux hassidim des obligations insoutenables et non les hassidim qui se les imposent à eux-mêmes.Et d'où vient cette religion, mon cher Joseph-Abdalla Rabinovitch?Quelle question ! De Dieu lui-même, bien sûr, qui a montré à Moïse la voie du salut en lui révélant que conduire une automobile le jour du sabbat était un vilain péché Et quand Outremont sera officiellement reconnu comme un territoire juif délimité par des érouv en guise de barbelés, les Mohamed pourront toujours s'amuser à lancer des pierres.Daniel Baril, président du Mouvement laïque québécois Réplique: De l'ultra-orthodoxie laïque Si Monsieur le Président avait mis plus d'énergie à lire mon texte qu'à ironiser sur ma signature, il aurait peut-être un peu mieux saisi la portée de mes propos.Selon Monsieur le Président, mon attitude consisterait à dire que «puisque les catholiques ont déjà occupé tout l'espace public», laissons les autres à leur tour agrémenter le territoire de leurs symboles religieux.Je disais plus précisément que les catholiques occupent encore aujourd'hui l'espace public de façon disproportionnée.À titre de preuve, je faisais référence aux centaines de villes, de rues, de montagnes et de rivières qui portent des noms de saints ou de saintes, à notre fête nationale associée à saint lean-Baptiste, à la croix du Mont-Royal et aux jours officiellement fériés tels que Noël et Pâques.J'aurais pu également parler de l'émission Le Jour du Seigneur, télédiffusée tous les dimanches à la télévision d'État.En bon laïc, Monsieur le Président devrait comprendre que face à une telle mise en scène publique de la religion catholique, il devient très problématique, voire incohérent, d'affirmer que les hassidim menacent le caractère laïc de l'espace public en posant leur fichue ficelle et qu'ils devraient réformer leurs pratiques pour accommoder leurs voisins non hassidim.Monsieur le Président devrait également savoir que les rapports entre les Juifs et les non-luifs à Outremont et dans le Mile End peuvent très facilement poser problème.Préférant l'harmonie sociale au coupage de fils en quatre que pratiquent aussi bien l'ultra-orthodoxie laïque que religieuse, j'aime m'asseoir avec mes concitoyens et discuter au cas par cas nos différends.Dans le cas précis de cette histoire de ficelle, je crois que les citoyens d'Outremont peuvent s'en accommoder, surtout qu'il leur sera pour ainsi dire impossible de la distinguer perdue qu'elle sera dans l'inexorable réseau de fils électriques et téléphoniques qui strie notre ciel.Cette attitude de dialogue et d'accommodement raisonnable, bien plus que votre ultra-orthodoxie, Monsieur le Président, me laisse espérer que nous éviterons les barbelés et les pierres auxquelles vous faites référence en conclusion de votre lettre.Un dernier point: si vous parvenez si aisément à imaginer qu'un simple fil soit barbelé, ne vous étonnez pas si d'autres se méprennent et pensent que votre laïcité est hérissée d'antisémitisme.Mohamed Smith-Gagnon Écrivez-nous ! Le Couac publie les commentaires de ses lecteurs.Les textes doivent être courts.Nous apprécions (beaucoup) les disquettes.Pour nous rejoindre, le courrier demeure une bonne façon : Le Couac, 2124 rue Laurier Est, Montréal, H2H 1B9.Télécopieur: (514) 521-5599.Vous pouvez aussi envoyer vos textes à: jfncouac@sympatico.ca Le Couac 2124, av.Laurier Est, Montréal, Québec, H2H 1B9 Téléphone : (514)521-5499 Télécopieur : (514) 521-5599 Abonnement : (514) 287-9467 Fondateurs: Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau Rédacteur en chef: Jean-François Nadeau Rédacteur à temps partiel: François Patenaude Collaborateurs : Gilles Archambault, Normand Baillargeon, Stéphane Batigne, Victor-lévy Beaulieu, Pierre de Bellefeuille, Michel Bernard, Marco de Blois, Jacques Bouchard, Thomas Déri, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, Pierre Falardeau, Marie-Ève Laçasse, Marie-Ève Lamy, François Patenaude, Martin Petit, Aude Ribis, Michel Rioux, Pierre Vadeboncceur, Nadine Vincent Illustrations: Boris, Charb, Filio, Luc Ciard, Luz, Riss, Tignous, Serge Ferrand.Graphisme: Marguerite Binette Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo de sa collaboration.Abonnement et publicité: François Patenaude au (514) 287-9467 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec Donnez la CLAC Les prochaines assemblées de la CLAC (Convergence des luttes anti-capitalistes contre la ZLEA) auront lieu les mercredis 7 et 20 février 2001 à 19HO0.Elles se tiendront à L'X, situé au 182, Sainte-Catherine est (métro Berri-UQAM ou St-Laurent).Bienvenue à tous.Pour les personnes qui assistent pour la première fois à une assemblée, un comité présentera la CLAC dès 18h00 avant chaque assemblée.De Seattle à Québec Les 9, 10 et il mars 2001 se tiendra à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) une fin de semaine d'éducation populaire et de conférences sur la Zone de Libre-Échange des Amériques (ZLÉA), le Sommet des Amériques, la mondialisation capitaliste et les alternatives radicales.Pour plus de renseignements ou pour vous impliquer, écrivez à clac@tao.ca ou téléphonez au (514) 409-2049.Un événement présenté par la Convergence des Luttes Anti-Capitalistes (CLAC).Site Internet: http ://www.quebec2001 .net Party de cuisine Jn spectacle bénéfice en appui au procès d'un citoyen ayant étiqueté des produits pouvant contenir des OGM (le couacquiste Martin Petit) aura lieu au Lion d'Or, 1676 Ontario est, le 12 février à 20 heures.Animation par le couacquiste François Patenaude.Seront de la partie Louise Vandelac et Daniel Pinard.Côté musique, Les Chiens, Gauthier et Myron, Les Psynoportuns, The Vendettas, Les Abdigradationnistes et d'autres se chargeront de brasser la cage.Coût: sept douleurs à l'avance et 9$ à la porte.Renseignements: 987-3000 poste 4077.La tarte à Chrétien Si vous désirez contribuer au financement de la défense d'Evan Brown (l'entartiste de Jean Chrétien), faites parvenir vos dons à : Evan Brown 31, Passmore Street, app.#3, Charlottetown, PEI, C1A3B8.LA RUSSIE SELON BUSH & tûtes L'EUROPE SELON BUSH POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 287-9467 Par la poste: Le Couac 3839, App.B, ST-DOMINIQUE, MONTRÉAL (Québec) H2W 2A2 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 26$ + taxes = 29,91 $ • Abonnement de deux ans: 46$ + taxes = 52,91 $ • Abonnement institutionnel et de soutien : 50$ + taxes = 57,51 $ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution): 200$ + taxes = 230,08$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 42$ Nom_ Adresse_ Code postal Courriel_ .Téléphone. 2 m MË, i L'après-Bouchard [ em'fA, Lucien Bouchard abandonne.Concert d'éloges.Quelques fausses notes.Tout a-t-il déjà été dit?Pour ma part, comme cela est normal, je respecte Lucien Bouchard, l'éprouve de l'affection pour le personnage, mi-Don Quichotte, mi-bon père de famille, qu'une méchante bactérie a privé d'une jambe.Le peuple entier était alors à son chevet.Il a traversé notre ciel politique comme une comète.Mais peu d'admiration se mêle à cette affection.Bouchard affirme avoir décidé de démissionner parce qu'il n'a pas réussi à convaincre les Québécois de choisir l'indépendance.Le problème, c'est qu'il n'a pas pris les moyens de les convaincre.On ne peut gagner un combat qu'on ne livre pas.Pourtant, Lucien Bouchard, dans les rares occasions où il parlait de la souveraineté, était d'une éloquence remarquable.Mais la vaste campagne de promotion du pays à créer, dont il proclamait la nécessité, exigeait, plutôt que quelques paroles, l'apport massif d'un gouvernement qui s'y refusait.Il en a été de même dans le domaine vital de la langue : les gestes n'ont pas suivi la parole.Bouchard proclamait que le français devait être la langue commune des Québécois, mais les ministères et agences de son gouvernement se laissaient envahir par le bilinguisme.Bouchard refusait de révoquer la loi 86 des libéraux qui avait rétabli l'affichage bilingue.Il faisait la sourde oreille aux avertissements des démographes quant au recul du français, notamment à Montréal.Foncièrement plus à droite qu'à gauche, il a fait du déficit zéro le grand objectif de son gouvernement.Objectif valable, assurément, mais qui a été poursuivi dans la précipitation, sans égard judicieux aux conséquences.Celles-ci, dans la santé et l'éducation, resteront pénibles pendant encore un bon moment.Résistant mal aux modes néolibérales, Bouchard s'est collé aux milieux d'affaires.Convoquant à son tour un sommet socio-économique, il y a invité un président de banque, ce qui n'avait pas de précédent.Il faut une bonne dose de naïveté pour croire qu'un banquier peut s'intéresser à autre chose qu'aux dollars et au golf.Pourquoi cette démission ?Parmi les raisons de sa démission, Bouchard a invoqué sa vie de famille.Voilà qui est parfaitement honorable, et qui aurait suffi.Mais il a aussi fait état de l'affaire Michaud, en prétendant que l'Assemblée nationale avait eu raison de condamner les propos du Robin des banques.Hypothèse: en son for intérieur, devant le poids des protestations, Bouchard s'est rendu compte d'avoir permis qu'une faute politique grave soit commise.On ne se sert pas du Parlement, principale institution de notre démocratie, pour régler le problème interne d'un parti.Or il s'agissait, de toute évidence, de couper court aux aspirations d'Yves Michaud à l'investiture dans Mercier.Bouchard, grand admirateur de René Lévesque, se rappelle certainement de quelle façon le fondateur du Parti québécois condamnait ceux qu'il considérait comme étant des gêneurs.Il profitait de son discours trimestriel à l'ouverture du conseil national pour tailler en pièces, en quelques mots choisis, le gêneur du moment.Il n'aurait jamais utilisé l'Assemblée nationale à cette fin.Mais peu disposé à reculer, porté plutôt à se braquer, comme le montre son parcours politique, Bouchard a crâné, prétendant contre le bon sens que l'Assemblée nationale avait raison.II a d'ailleurs gonflé hors de toute proportion le rayonnement des propos reprochés à Michaud, en prétendant qu'il y avait là matière à un débat de fond au sein du Parti québécois.C'est un faux problème.La grande majorité des militants péquistes ont l'esprit ouvert aux minorités.Soutenir le contraire, c'est accréditer les mensonges des détracteurs du Québec.Et la suite ?Peut-être un débat de fond est-il nécessaire au sein du Parti québécois, mais sur un tout autre sujet: la détermination, sans laquelle la souveraineté est irréalisable.Déjà, tirant une mauvaise conclusion de la démission de Bouchard, des gens - par exemple Guy Chevrette - proposent la mise en veilleuse de l'option fondamentale du parti.Grave erreur, qui révèle la fragilité des convictions.Il y a au Parti québécois plus de mous que de durs.Certains des mous sont des cryptofédéralistes, des nostalgiques de l'accord du lac Meech - si cher à Lucien Bouchard - et d'idées dépassées comme le statut particulier.Au contraire, face à la mondialisation qui menace les identités nationales, la souveraineté s'impose plus que jamais, comme l'affirment Bernard Landry et Louise Harel, parmi d'autres, y compris le paradoxe velléitaire qu'est Lucien Bouchard.Il s'agit donc, pour le Parti québécois et pour le gouvernement qui en est issu, de passer des velléités à la volonté.PIERRE DE BELLEFEUILLE Rouge pepperoni Au lieu de dire « Le Québec n'a pas l'intention de faire le trottoir pour des bouts de chiffon rouge», Landry aurait dû dire « pour des croûtes de pizza ».Ça serait beaucoup mieux passé.Après tout, n'est-ce pas Sheila Copps qui envoyait à toutes les écoles du royaume une recette pour cuisiner des pizzas copiant exactement le drapeau canadien (mozzarella pour le blanc, pepperoni pour le rouge)?Merde sponsorisée «Que les entreprises payent», en doublant les minutes sur des cellulaires sponsorisés.En d'autres mots, cibler des jeunes qui manifestent d'ordinaire contre les abus des entreprises pour qu'elles reviennent les envahir en force dans leur cellulaire.Fallait y penser.Le Couac, février 2001, page 3 Georges-Hébert Germain Bon chienchien Jean Paré, fondateur de L'Actualité, le magazine des salles d'attente et des cabinets, prend enfin sa retraite.Lors du cocktail donné à cette occasion, le rédateur publicitaire Georges-Hébert Germain se confiait aux journalistes.«Souvent, il trouvait le sujet de l'article, l'amorce et le titre.Il corrigeait ensuite les fautes J'ai découvert le grand bonheur d'écrire avec Jean Paré (très sévère dans la correction des articles qui lui sont soumis)» (La Presse, 3-1-01).On peut dire que GHG a su choisir dès le départ l'école de dressage qui lui convenait, pour apprendre à bien se servir de sa langue.[ m m MO; LFS A1ÉD6GN5 NF PRATIQUENT PUS EN flf&lON ; ~QUAND VoUS ENAURE2 FlNI /WEC PRINCESSE, VOOS NE JETTEREZ PAS UN CoOP D'OEIL- RECTOR, M DES MAU% DE-CENTRE CESjmft^1 -! Les grands disparus Sondage maison Est-ce que quelqu'un sait où se Quelle est votre fleur de lys trouvent les conditions gagnan- préférée, sur le fleurdelisé tes?québécois?çAVouS
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