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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
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Le couac, 2001-09, Collections de BAnQ.

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Auguste Rodin en Ontario p.3 Ou comment réaliser des profits rapides avec des copies.1 Pierre Vadeboncœur p.4 1 Cultiver la terre vaut mieux que se la disputer entre imbéciles I Confit d'intérêts p.5 1 m i L'évangile néolibéral selon St-Luc Lavoie.Vol.4 • n° 12 Cou Septembre 2001 3,50$ Covùç, Couac Un nouveau parti politique au Québec La vieille droite revient ! Un nouveau parti politique baptisé Démocratie chrétienne du Québec verra le jour cet automne.Un groupe de militants et d'intellectuels de droite, rassemblés autour du Centre d'information nationale (CIN), en est à l'origine.Dans un document préliminaire grand format imprimé en couleurs, le président du CIN, l'ingénieur Gilles Noël, présente quelques-unes des positions que défendra le nouveau parti politique.En matière d'éducation, Démocratie chrétienne s'engage à «légiférer pour que le réseau des écoles secondaires du Québec ait des classes séparées pour les garçons et filles» afin d'assurer «la protection de la virginité des jeunes étudiantes».11 propose aussi de rétablir l'école confessionnelle traditionnelle.« La disparition des écoles catho-liques a entraîné la promotion de l'homosexualité dans les écoles primaires et secondaires à rencontre des convictions des parents.» Une attention particulière est aussi envisagée pour la famille.Démocratie chrétienne propose par exemple une politique nataliste basée sur le versement de primes à la naissance.Une prime de 10 000$ non imposable sera accordée à la naissance d'un troisième enfant et une de 20 000$ pour la naissance d'un quatrième Le nouveau parti propose aussi de rouvrir les hôpitaux fermés et de mettre en place des contraintes qui éviteraient le départ de médecins vers les États-Unis.En Un nouveau parti politique baptisé Démocratie chrétienne du Québec le jour cet automne- matière d'écologie, Démocratie chrétienne s'oppose aux coupes à blanc des forêts.«La destruction des forêts sera punie sévèrement».Démocratie chrétienne fait aussi campagne contre l'homosexualité.« Le gouvernement favorise la promotion de l'homosexualité et du lesbianisme dans les écoles et dans la société et met ainsi en danger la famille telle que Dieu l'a toujours voulue».Le document reproduit d'ailleurs une photo de la poignée de manifestants qui se sont retrouvés devant l'hôtel de ville de Montréal pour s'opposer l'éventuelle tenue des Jeux gais en 2006 à Montréal.Sur la photo, on précise la présence du militant anti-avortement Gilles Grondin, président de Campagne Québec-Vie et de Daniel Cormier, président du «Comité du Non 2006», un regroupement opposé à l'homosexualité.Dans les deux cas, le document de promotion donne les numéros de téléphone de ces associations.Depuis quelques années, le Centre d'information nationale compte aussi sur l'appui d'un ultraconservateur des Cantons de l'Est, le chanoine Achille Larouche.Le CIN a ainsi donné son appui à la vigoureuse campagne qu'a récemment mené le chanoine pour qu'un vieux sanctuaire dédié à Saint-Joseph ne soit pas intégré au parc du Mont Mégantic.Le Centre d'information nationale, à la base de ce nouveau parti, est un cercle de militants et d'intellectuels de droite fondé à la fin des années 1950 par feu l'historien Robert Rumilly.Après avoir pris une part active dans l'établissement de criminels de guerre et de collaborateurs au Québec après la Seconde guerre mondiale, l'historien avait jugé bon de fonder un groupe de réflexion qui évaluerait les modalités d'application d'une révolution tranquille de droite au Québec.Le Centre d'information nationale renaît de ses cendres en 1990, à la suite de l'échec de l'Accord du lac Meech.La réunion de fondation du parti Démocratie chrétienne se tiendra à Verdun, dans un sous-sol d'église, le 13 octobre 2001.Au moment d'aller sous presse, nous n'avions pas réussi à parler au président du CIN, M.Gilles Noël PHILIPPE DESCHESNES verra .Médias Concentration «La concentration des médias force la SRC à s'associer à Gesca» titre en première page Le Devoir (22-08).C'est déjà, dans le titre même, tout un programme d'analyse qu'on propose au lecteur La concentration serait donc inévitable, inscrite dans les lois mêmes de la vie sur terre « Nous voulons nous protéger» contre la concentration, déclare Michèle Fortin, la vice-présidente de la télévision de Radio-Canada.Et pour se protéger, rien de mieux que de s'offrir comme allié à ce que l'on craint.La société d'État a donc trouvé le moyen de s'associer au courant dominant de concentration contre lequel elle devrait, en principe, constituer un rempart.En somme, c'est la mise en pratique d'une digne maxime de l'État d'aujourd'hui: «courage, fuyons».Une question.Le printemps dernier, quand Astral a avalé 17 stations de radio du Québec et des maritimes, c'était aussi pour se protéger contre les méfaits de la concentration ?Informatique et stratégie militaire Manœuvres Top Secret ?Début août, les médias ont fait grand état d'une attaque électronique ayant eu pour effet d'infecter trois cent mille ordinateurs, dont un certain nombre du gouvernement américain.Grand branle-bas des envahis.Une hypothèse très plausible: ne serait-ce pas plutôt le gouvernement américain lui-même qui testerait là secrètement les techniques d'invasion électro- nique et les techniques de défense de même nature?Le Couac, fourré partout, sceptique, intuitif, pas trop bête, s'est posé la question.Seul à s'interroger là-dessus, d'ailleurs, car d'autres médias ne risquent jamais une hypothèse hardie par crainte de perdre leur crédibilité, tandis que d'autres encore parce que c'est contre des mots d'ordre relayés de haut.N'empêche que notre hypothèse à nous semble compatible avec les réalités plus que possibles et dont il serait difficile de croire que les USA ne s'occupent pas: le danger d'effondrement du système et en tout cas sa vulnérabilité; la plausibilité d'une guerre non des étoiles mais des ordina- teurs entre pays; l'importance de maîtriser non seulement les techniques de défense de ce type-là mais les techniques d'agression; le fait probable qu'aucun pays n'est à l'abri à cet égard, alors que l'organisation économique, politique et même militaire dépend totalement de la fiabilité des ordinateurs.C'est bien assez, n'est-ce pas?Le récent épisode équivaudrait à des grandes manœuvres, guerre simulée, exercice tant offensif que défensif.Alors, voyez-vous, le Bouclier antimissiles, en plus d'enrichir éventuellement par milliards de dollars les grands industriels et, au besoin, de soutenir artificiellement l'économie américaine, ne serait pas seulement un parapluie mais aussi un paravent, une diversion.Car le principal souci militaire du début du siècle, souci inavoué, ne concernerait pas la guerre atomique mais la guerre des souris Le gouvernement américain rassure sa population avec son histoire de parapluie, tandis que, toujours selon l'hypothèse du Couac, feuille parfois virale, il procéderait à des essais bien plus pressants touchant une menace top secret plus grave, contre laquelle le pays serait encore loin d'être gardé.LE COUAC Ne serait-ce pas plutôt le gouvernement américain lui-même qui testerait là secrètement les techniques d'invasion électronique et les techniques de défense de même nature?Information De Viroly à Scully Michère Viroly, femme-tronc des nouvelles de Radio-Canada, est virée de ses fonctions.Elle sera désormais camouflée sous le paravent commode de RDI tandis que Michaëlle Jean prend sa place C'est Jean Pelletier, fiston du feu et peu regretté ministre Gérard Pelletier, qui lui a appris la bonne nouvelle.Pourquoi ce changement: «Pour changer!», explique Pelletier.L'âge et les rides de madame seraient-ils en cause?Madame le croit.C'est bien connu, les directions des télévisions ne pardonnent pas aux femmes de se faire vieilles même si elles arrivent à se faire toujours belles.En 1984, Louise Arcand, la femme-tronc radio-canadienne de l'époque, avait été congédiée pour ce même motif.Et vous vous rappelez que Jean Pelletier a déjà remercié Normand Lester parce qu'il portait une perruque trop vieille et non pas, comme l'affirment certains, parce qu'il avait critiqué un peu trop fort les conflits d'intérêts du brillant Robert Guy Scully.La télévision de nos impôts, c'est vraiment aussi beau que la peinture à l'eau.JFN Le Couac, septembre 2001, page 2 FLOflipe.DÉJÀ jpcH«€ yicriMCS t* etof .us / Oui.- P/\s D'ÉTiaUET/tôE su« Les o&m : COURRIER DES LECTEURS Motards et prisonniers politiques, même combat Pauvre de pauvre de Raël ! Lui qui ne parle plus de son ambassade pour les extraterrestres et qui rêve désormais d'être le premier humain à se faire doner: le voilà au prise avec la sauvagerie habituelle de la compétition capitaliste.[.] Ils sont tous atteints d'une fièvre telle qu'ils sont disposés à procéder des manières les plus farfelues.Raël a nommé comme directrice générale de son entreprise de clonage humain une enseignante de chimie dans un collège | .] Elle a pris son rôle très au sérieux et s'est mise à donner des entrevues |.|,detout bords, tous côtés.On a fini par connaître l'emplacement du laboratoire secret en Virgini et les agnets de la Food and Drugs Administration sont allé faire une perquisition.Ils se sont contenté de prendre des documents, ce qui suggère qu'il n'y a même pas matière à penser qu'il pourrait y avoir eu des semblants d'embryons humains ou encore de l'équipement nécessaire pour entreprendre une pareille expérience.Pour sa part, le gynécologue italien Severino Antimori, celui qui a réussi à inséminer des femmes dans la soixantaine, a dit qu'il est disposé à procéder sur un bateau, dans les eaux internationales, afin d'éviter les problèmes judiciaires.[.] Ces aspirants créateurs de boutures humaines sont si aveuglément confiants en eux-mêmes qu'ils balaient du revers de la main, sans même vouloir en discuter, le fait que les techniques actuelles de clonage chez les animaux, y compris les singes, affichent un taux d'échec de 95% à 97%.Dans le seul cas de la célèbre brebis Dolly, il a fallu 277 essais infructueux.Combien de brebis porteuses sont mortes à la suite de complications qu'on dit imprévisibles?[.) Lorsque la population [.] sera mise au courant des résultats abobinables et désastreux des premières expériences qui auront éventuellement lieux et des monstres qui en découleront, le clonage humain sera interdit à l'échelle planétaire.On n'y verra aucune utilité qui puisse justifier une entreprise aussi aléatoire que lugubre.Raël finira comme ses extraterrestres et se fera dire d'aller se faire cloner sur une autre planète.Marc Morest, Lac Sergent Apocalypse critique La réédition du fameux Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979), rebaptisé Apocalypse Now Redux, s'est attirée un concert d'éloges médiatiques qui masque l'essentiel : cette nouvelle version du film de guerre, toujours aussi prodigieuse sur le plan visuel, reste une œuvre politiquement engagée sur les intérêts de Washington au Viêt-nam, une ode à la gloire de l'armée US.|.| En surface, effectivement, le film prend des allures philosophiques et plusieurs scènes enfin révélées dans leur version intégrale ne sont pas tendres envers l'armée.Notamment celle où un colonel planifie le bombardement d'un village au bord de la mer uniquement pour se livrer à son sport favori, le surf.|.| Apocalypse Now Redux, sous son verni métaphysique, ressemble à toutes les productions hollywoodiennes sur le Viêt-nam, |avec) peu d'explications sur les origines et les enjeux du conflit (présenté comme une fatalité), aucun récit historique ou tentative d'analyse politique.On ne signale jamais que les États-Unis ont lamentablement perdu cette guerre et on se fout éperdument de ce que les Vietnamiens en pensent.lean-Sébastien Marsan Écrivez-nous ! Le Couac publie les commentaires de ses lecteurs.Les textes doivent être courts.Nous apprécions (beaucoup) les disquettes Pour nous rejoindre, le courrier demeure une bonne façon : Le Couac, 2124 rue Laurier Est, Montréal, H2H 1B9.Télécopieur: (514) 521-5599.Vous pouvez aussi envoyer vos textes à : jfncouac@sympatico.ca Multiculturalisme Le faux et le vrai Tout ce qui est « politically correct» n'est pas nécessairement mauvais.11 en va ainsi de la diversité ethnique et culturelle, qui caractérise de plus en plus le Québec.Mais une politique de multiculturalisme peut se heurter à des écueils.Ce mot - multiculturalisme - figure en bonne place dans le vocabulaire de la propagande canadienne.Ce n'est en réalité que vantardise, car la politique de multiculturalisme de Pierre Trudeau avait pour but principal non pas de mettre en valeur l'apport des citoyens d'origine ni britannique ni française, mais plutôt de noyer la minorité française parmi les autres minorités.Ainsi, il s'agissait de mieux asseoir la domination des Canadiens anglais.À l'ouest d'Ottawa, cette politique n'a rien changé.On continue de sortir les costumes traditionnels des boules à mites à l'occasion des fêtes nationales, mais la préservation des cultures ne va guère plus loin.On n'enseigne en général qu'en anglais, sauf pour quelques écoles françaises qui restent en butte à une incorrigible opposition.En Ontario, le gouvernement, par la bouche de son ministre des «affaires» francophones, vient de refuser de donner suite à la requête du conseil municipal d'Ottawa visant à faire en sorte que la capitale d'un pays qui se dit officiellement bilingue soit elle-même bilingue.L'affaire de l'hôpital Montfort nous avait déjà rappelé que la francophobie est endémique dans cette province.À l'est, la cause du français a fait quelques progrès au Nouveau-Brunswick, seule province officiellement bilingue, mais on peut douter que ce caractère officiel réponde vraiment aux aspirations des Acadiens.Ailleurs, lorsque la diversité ethnique et culturelle se traduit par des cohortes très importantes, la formation de ghettos est recueil à éviter.Ainsi, en Angleterre, de forts groupes d'immigrés, les uns venus du Pakistan et les autres de l'Inde, ont provoqué des émeutes auxquelles les oppositions religieuses autant qu'ethniques ne semblent pas étrangères.Au Québec, la collectivité anglophone présente certains caractères qui l'assimilent à un ghetto, dans un des sens que le petit Robert donne à ce mot: «milieu refermé sur lui-même».La politique rédactionnelle du quotidien The Gazette en est l'illustration.Aussi le fait que, selon les statistiques d'Ottawa, deux Anglo-Québécois sur cinq ne peuvent pas s'exprimer en français.Bien sûr, l'histoire explique les privilèges dont jouit cette puissante minorité, qui se considère plutôt comme la partie québécoise de la majorité canadienne.Parmi ces privilèges, le régime scolaire anglais de la maternelle jusqu'à l'université explique un certain isolationnisme.Mais, Dieu merci, les rapports entre les Anglo-Québécois et la majorité francophone ne sont pas explosifs.Quant aux autres minorités québécoises, les politiques et les pratiques généralement éclairées qui ont été suivies à leur égard permettent une assimilation en douceur.Quoi que semblent croire les bien pensants, le mot «assimilation» (devenir semblable) est moins rigoureux que le mot « intégration » (faire partie de).Une exception : les Amérindiens.Il se révèle difficile de faire la part des droits des premiers occupants.Leur condition est sans doute meilleure au Québec qu'en général dans les autres provinces, mais cette comparaison ne doit pas masquer les problèmes qui perdurent, notamment la difficulté de traduire l'autonomie gouvernementale dans les faits.PIERRE DE BELLEFEUILLE Eau de vie L'eau c'est la vie, pas besoin d'être un génie pour le savoir.Cependant l'eau n'échappe pas à la tendance et des gens haut placés sur la planète ne voient que son potentiel commercial et veulent que ce soit les «lois du marché» qui dictent l'accès à l'eau potable.Si vous n'êtes pas indifférent au fait que près d'un milliard et demi de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et si vous croyez que l'eau c'est la vie et que la vie n'est pas une marchandise, allez faire un tour sur le site de l'Association québécoise pour le Contrat mondial de l'eau pour signer la pétition en appui au Contrat mondial de l'eau.www manifesteau.qc.ca POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 287-9467 Par la poste: Le Couac 3839, App.B, ST-DOMINIQUE, MONTRÉAL (Québec) H2W 2A2 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 28$ + taxes = 32,20$ • Abonnement de deux ans: 50$ + taxes = 57,50$ 1 Abonnement institutionnel et de soutien : 50$ + taxes ¦ 57,50$ 1 Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 220$ + taxes = 253,00$ 1 Abonnement d'un an à l'étranger: 46$ Nom_ Adresse Code postal_Téléphone Courriel_ Le Couac 2124, av.Laurier Est, Montréal, Québec, H2H IB9 Téléphone : (514)521-5499 Télécopieur : (514) 521-5599 Abonnement : (514) 287-9467 Fondé en 1997 par Pierre de Belleieuille et Jean-François Nadeau Rédacteur en chef de retour: lean-François Nadeau Collaborateurs : Vk loi I évy Beaulieu, Pierre de Bellefeuille, lacques Bouchard, I ran< is Dupuis Oeri, Philippe Deschesnes, Bruno Dubuc, Michelle loslier, François Patenaude, Benoit Perron, Aude Ribis, Michel Rioux, Marco Sirvestro, Pierre Vadeboncœui Illustrations: Boris, Charb, lilio, LucGiard, Luz, Serge Ferrand.Graphisme: Marguerite Binette Nous remen ions ( haleureusemenl ( harlie I lebdo et te Rire pour leui 11 illaboration.Abonnement et publicité: François Patenaude au (514) 287-9467 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Posle Canada) 1213369 Imprimé au Québe< m Le Couac, septembre 2001, page 3 Auguste Rodin en Ontario L'art en kit w 11 11 a m Thorsell directeur du Royal Ontario Museum de Toronto (ROM) et William Moore du McLaren Art Center de Barrie, une banlieue drabe à 90 km au nord de Toronto, se font tirer les oreilles par Jacques Vilain, le directeur du Musée Rodin de Paris, à propos de la prestigieuse exposition de plâtres, et de bronzes, du grand sculpteur du XIXe siècle que le ROM présentera du 20 septembre au 3 décembre prochain.Sur l'incitation du banquier Robert Foster de Capital Canada Ltd.des gens fortunés visiblement en manque de visibilité, et de déductions fiscales, ont formé un consortium et concocté un plan d'affaire tordu, afin de transformer leur patelin en capitale artistique.En exposant des œuvres célèbres à la fois au musée local, dans les parcs et sur les places publiques, nos amis des arts espéraient se payer une réputation de « mécènes éclairés » tout en réalisant des profits rapides L'idée c'est d'acquérir des œuvres d'art à rabais pour les «donner» à un musée en échange d'un reçu pour déductions fiscales gonflées au stanozolol.Il leur fallait une collection prestigieuse, ou une grosse vedette: un blockbuster qui déplacerait les foules.Les investisseurs ont même prévu une campagne de promotion et de levée de fonds internationale, en organisant une grande exposition itinérante de trois ans sur quatre continents, débutant en grande pompe par l'exposition de trois mois au ROM cet automne.Mais qui a encore le temps et les moyens financiers d'amasser aujourd'hui une collection d'art contemporain, ou d'art ancien, avec les risques que cela comporte.Et puis.c'est cette année qu'on a ramassé du fric à la pelle avec les points com, et qu'on a besoin de déductions, pas dans vingt ans.Nos millionnaires ontariens partaient de zéro.Zéro musée, (la galerie du McLaren destinée à recevoir la prestigieuse collection est en- .nos amis des arts espéraient se payer une réputation de «mécènes éclairés » tout en réalisant des profits rapides.core en construction) zéro œuvre d'art, et zéro connaissances artistiques.Ils optent donc pour l'achat d'un kit culturel clé en main.Pas n'importe quoi : du Rodin ma chère.Nos zamateurs d'art font donc l'acquisition pour une somme inconnue, d'un assortiment d'une quarantaine de plâtres et d'une trentaine de bronzes de Rodin qu'ils s'empressent de «donner» au McLaren en échange de reçus pour la modique somme de $40 millions.Acheter des Rodin, pas de problèmes: il s'agit d'aller sur internet et de taper rodin-art.com pour avoir un vaste choix.Les œuvres de la collection viennent de Gruppo Mondiale, une compagnie de vente par catalogue sur Internet.Tout pour l'amateur fortuné, antiquités, Tiffany, Galle, Rodin, à vous de choisir.Aucune collection de Rodin n'est digne de ce nom sans une version du Penseur.Préférez-vous le petit de 28 3/4 pouces ou le grand de 72 pouces?Le préférez-vous en plâtre ou en bronze?Le catalogue du site internet rodin-art.com offre aux « collectionneurs » de Rodin 49 moulages de plâtre et les 49 sculptures de bronze correspondantes.La compagnie affirme avoir mis plusieurs années à rassembler ces plâtres dans le but de « créer une nouvelle édition de bronzes de la plus haute qualité.» Ces plâtres viennent en fait de la fonderie Rudier, une des 35 fonderies avec lesquelles Rodin a travaillé.Avant son arrestation en 1992, le marchand de faux bronzes français, Guy Hain a écoulé des milliers de faux Rodins aux gogos et aux escrocs fortunés, grâce entre autre à la complicité de la fonderie Rudier, qui coulait des copies à partir de moules des œuvres de Rodin toujours en sa possession.La fonderie Rudier a fait faillite en 1993 peu de temps après l'arrestation de Guy Hain Rodin est mort en 1917.Les plâtres seraient des copies de plâtres originaux moulés dans les années 1950 et 1960, et peut-être même plus récemment.Les bronzes eux ont été coulés à partir des plâtres en 1999 et en 2000.Ils s'agit donc d'œuvres très très posthumes, des copies de copies, de copies.Gruppo Mondiale explique dans sa documentation que les droits d'auteurs expirent 70 ans après la mort d'un artiste Après cette période l'œuvre tombe dans le domaine public, en 1987 pour Rodin Ce qui leur permet d'affirmer que les œuvres coulées après cette échéance ne sont pas des faux, puisqu'elles respectent la loi des droits d'auteur.Ce qui revient à dire que n'importe qui ayant accès à une sculpture de Rodin peut en mouler le nombre de copies qu'il désire.Ces œuvres ne sont pas des faux parce qu'elles respectent la loi des droits d'auteur.Pourquoi pas une copie de la (oconde ou des Tournesols de Van Gogh dans tous les musées du monde?Tous les bronzes viennent avec un certificat d'authenticité garantissant que l'œuvre a été moulée à la cire perdue à partir d'un plâtre provenant de la fonderie Rudier.Un cachet Masters Limited Edition est apposé sur toutes les œuvres qui sont numérotées.Ça nous fait une belle jambe.Les donateurs sont en manque d'œuvres anciennes allant chercher des gros prix dans les méandres nébuleux de l'évasion fiscale Alors on en fabrique de nouvelles, qui deviennent authentiques d'un coup de baguette magique, grâce à la complaisance des conservateurs de musées au service (à la merci) des leurs conseils d'administration, et à l'éthique élastique des entrepreneurs capitalistes qui en font partie.La question n'est donc pas de savoir si les Rodins sont vrais ou faux puisque tout le monde s'entend sur le fait que se sont des copies récentes.Il faut plutôt se demander si les contribuables canadiens ne se sont pas fait un peu fourrer en payant $40 millions des copies sans grande valeur achetées par catalogue?Selon une source bien informée, le Musée des beaux-arts de Montréal, aurait produit de gros reçus pour déductions fiscales pour le don d'une collection de bronzes à l'attribution douteuse.Dès que le doute sur l'authenticité des œuvres a été exprimé par certains experts, les administrateurs se sont empressé de les mettre aux oubliettes pour éviter la controverse.Ces bronzes venaient-ils de Guy Hain, de la fonderie Rudier, ou d'un site internet de vente par catalogue?Combien y en a-t-il, quel prix les contribuables les ont-ils payés?Mystère! Une histoire à suivre.JACQUES BOUCHARD I Des beus à ch'val La SQ se met en selle, et crée une brigade équestre.« C'est un outil de rapprochement avec les citoyens.Il s'agit d'un instrument de relation communautaire » explique le caporal Finet.Dès septembre, les cavaliers feront des apparitions publiques dans les foires, les festivals et sur les sites touristiques de l'ensemble du territoire québécois.{Le Devoir 26-7-01) Les citoyens vont-ils parler au beu ou flatter le ch'val ?Partout des Selon The Gazette (20-08-01), les Raging Grannies, groupe de vieilles dames chantantes, seraient au nombre des groupes militants infiltrés par la GRC.Inutile de vous dire - vous l'aviez déjà déduit vous-même - que Le Couac est, lui, entièrement rédigé et imprimé par la GRC.{the Canadian potaiinjn ^RESTRICrroA^ CORPvSlTE COUDOhL , y SOffT-TU TOUS D'LA MARDE OU y R*IT EXPRÈS,,, Danger «Faire deux choses en même temps peut-être dangereux».(La Presse 7-8-01 ) Deux choses en même temps, comme l'indépendance et le néolibéralisme.Fortier La télésérie Fortier obtient 15 nomination au Gala des prix Gémeaux.Le pire dans cette conne-rie, c'est qu'elle laisse croire que les flics sont efficaces et intelligents.Une vraie fiction Soit : V = Verglas E = Électricité H = Hydro-Québec B = Bouchard H DC = Hertel-Des Cantons USA = USA D = Démocratie R = Rousseau AD = André Denis BAPE = Bureau d'Audiences Publiques sur l'Environnement Alors on peut résumer le problème de la façon suivante : Une catastrophe naturelle V prive les citoyens d'une vaste région d'un service essentiel E.La société d'état H, qui a la responsabilité d'entretenir ce service, annonce alors, conjointement avec le gouvernement B, que la seule solution pour éviter que cela ne se reproduise est de construire à grands frais une nouvelle ligne appelée HDC.Or des citoyens de la régions où la ligne HDC serait construite sont bien conscients qu'en bonne société capitaliste, H veut plutôt, grâce à la ligne HDC, exporter le service E à ses voisins USA.Mais malheureusement pour la société H, elle existe au sein d'un système D qui possède différents processus comme le BAPE visant à protéger les citoyens et leur environnement d'abus éventuels de compagnies privées, publiques, ou même du gouvernement.Sauf que la société H s'allie au gouvernement B qui, faisant fi des règles de base du système D, passe plusieurs décrets qui autorise malgré tout la construction de la ligne HDC.Un premier tronçon de cette ligne est donc érigé pendant que les citoyens se mobilisent et entreprennent une longue bataille juridique contre la société H et le gouvernement B.Bataille où les citoyens remportent une éclatante première victoire lorsque le jugement R déclare inconstitutionnels, nuls, inopérants et sans effet les décrets ayant autorisé la ligne HDC.Dans un orgueil politique des plus insultants (pardonnez ce nécessaire écart à l'objctivité mathématique.), le gouvernement B a le culot de répondre au jugement R en adoptant une loi rétroactive renversant la décision de la cour.Comble de l'arrogance, cette loi interdit même d'éventuels recours judiciaires contre le gouvernement B ou la société H dans ce dossier ! Révoltés, les citoyens reprennent leur bataille légale.Ils contestent devant les tribunaux la constitutionnalité de cette loi qui non seulement est un dangereux exemple de non-respect du système D mais contrevient à un principe aussi fondamental que celui de la primauté du droit.Une loi qui renverse radicalement un jugement de cour ne respecte tout simplement pas l'indépendance des tribunaux.C'est de la logique élémentaire.Mais le juge AD qui a entendu la cause semble avoir échoué son cours de logique 101 puisque, contre toute attente, il refuse la requête des citoyens.En guise d'explication à son verdict, il livre une bouillie de préjugés, de jugements de valeur et d'insultes à faire se retourner Pythagore dans sa tombe.Cette longue démonstration aboutit donc à la triste généralisation algébrique suivante: (H + B + USA) V - E x AD - (HDC + BAPE + R) / D = C où C = Constante de Crosseurs C.Q.FD.Quant à la conséquence pratique de cette équation, les citoyens de la coalition du Val St-François l'on compris depuis longtemps: «Il ne faut surtout pas croire que contre le gouvernement ou de grosses corporations, la bataille sera toujours perdue d'avance.Au contraire, il faut continuer de se battre de toutes nos forces, et c'est ce que nous allons faire, dans les jours, les mois et les années à venir.» BRUNO DUBUC Pour lire l'analyse commentée des effarantes conclusions du juge Denis: http://www.ccvsf.org/3ARCHIVES/DOC/D0002/D38750f.html) Autre texte sur les véritables motivations derrière toute cette histoire, http ://www.ccvsf.org/3.ARCHIVES/DOC/D0002/D44986.f.html L'art de se faire fourrer par A + B Lm algèbre a ceci de merveilleux qu'elle permet de résumer, par une formule particulière, une infinité de cas d'espèce.4 De sa simplicité de forme naît une clarté que le foisonnement du réel ne permettait pas de voir.Par exemple, le théorème de Pythagore établit que dans tout triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés, ce qui s'écrit tout simplement A2 = B2 + C2.Du coup, d'innombrables obsevations empiriques prennent la forme compacte d'une équation algébrique universelle.Et surtout, cette formalisation mathématique génère des conséquences pratiques directes sur certaines activités humaines: elle permet depuis aux maçons de construire des murs parfaitement à angle droit Prenons maintenant une autre affaire complexe plus proche de nous et appliquons-lui la puissance de l'algèbre pour tenter d'y voir plus clair Peut-être pourrons-nous en tirer une formule et des conséquences tout aussi pratiques. II* m-, m i INTERNATIONAL Le Couac, septembre 2001, page 4 Cultiver la terre vaut mieux que se la disputer entre imbéciles • .l'A" !i t.Wm Le bouclier antimissiles est absurde dans la mesure où il n'existe pas de défense adéquate contre la volonté de guerre.Il n'y en a pas en effet.On deviendra peut-être capable d'empêcher les missiles d'éclater sur le sol américain ou tout autre territoire, encore que d'après des essais réalisés jusqu'ici, cela reste douteux.Mais admettons que l'efficacité du bouclier soit avérée.Eh bien cela ne change pas tout.Peut-être cela ne change-t-il pas grand-chose, sauf pour le pire.On peut intercepter des missiles, mais la guerre ne s'intercepte pas.L'esprit de guerre maintient la guerre et l'on aggrave l'esprit de guerre.On peut arrêter des projectiles dans leur course, mais non la guerre dans la sienne.Les peuples ne se laisseront pas faire.Une certaine défense ne contient pas toutes les défenses.Un système de défense spatiale n'a rien à voir avec des actions au ras du sol.En particulier, les étoiles ne peuvent rien contre les terroristes, ni contre différents moyens de s'insinuer physiquement ou non dans un pays pour y semer la mort ou le désordre : le désordre électronique, mettons, lequel pourrait désemparer la puissance la plus grande.On oublie, autre exemple, une petite chose: un quidam peut aujourd'hui se promener agréablement par un beau dimanche après-midi dans une gran-d e ville en ayant dans sa On peut arrêter des projectiles dans leur course, mais non la guerre dans la sienne.Les peuples ne se laisseront pas faire.d'ailleurs, pour une part, elle l'inspire au premier chef.La guerre offensive est déjà dans la défense.Les armes sont ambivalentes, à la fois défensives et offensives.Toutes les armes, par la nature des choses, participent de cette stratégie essentiellement binaire.De grandes mesures défensives constituent d'indispensables appuis pour des forces devant aller porter la guerre et ces forces en état d'alerte larvée sont déjà la guerre elle-même.Comment l'Amérique entendrait-elle le bouclier si celui-ci était chinois?Mais il y a pis Le discours américain ne tient pas compte du fait qu'une telle menace écarte la recherche de la paix, la diplomatie de conciliation, l'idée de coexistence, l'encouragement à composer, l'idée de terre commune, le commencement urgent de l'aménagement terrestre Bush, par ses scandaleux refus, l'avoue d'ailleurs implicitement chaque jour.On n'aura pas détruit la guerre, mais la paix La paix disparaît de l'ordre du jour.Le monde, sous la menace, est occupé à construire ce qui y est contraire.Il se fige dans cette dynamique d'hostilité réciproque.L'univers futur, qui demanderait dès aujourd'hui la plus vaste et positive coopération, la plus intense, la plus difficile, la plus pressante, ne trouvera plus de terrain propice à sa préparation.Ce qui est ajourné sine die, c'est le présent indispensable d'un tel avenir.Et cela fait plus que l'ajourner; cela le compromet.poche la mort de millions d'hommes.En outre, pense-t-on que l'invention technologique guerrière s'arrêtera aux missiles présentement connus et aux autres modes actuels de diffusion de la mort?Il est plus vraisemblable de croire que la recherche d'armes nouvelles et de tactiques inédites sera grandement stimulée par les nouveaux moyens défen-sifs, le bouclier entre autres, et que l'esprit de guerre en recevra un élan de surcroît.Le dilemme de tout de suite Contre la logique de guerre, il n'y a que la logique de paix.C'est l'une ou l'autre.Cela dépend de la voie dans laquelle on s'avance, d'où découle un ordre de conséquences plutôt qu'un autre.On est à une croisée des chemins.Et l'on s'engage vers la guerre ! La politique de Bush provoque la résurgence de la logique de guerre.Elle y appartient entièrement, ce qui exclut la logique de paix.C'est une politique de guerre, peu importe qu'elle se dise défensive ou pas, car la défense à ce niveau constitue déjà un acte d'hostilité, une menace effroyable.Elle annonce déjà des entreprises de domination, elle constitue en elle-même un dispositif d'agression par la protection qu'elle favorise.Au demeurant, qui peut croire à la nature uniquement défensive de techniques déployées dans l'espace?Une stratégie offensive est liée à toute grande mesure défensive enveloppante et L'aménagement de la planète, dans les conditions modernes, y compris la tâche d'empêcher la terre de devenir inhabitable, prendrait l'essentiel des forces, du génie, de la politique.Mais voici que les USA réinventent l'hostilité.Le Bouclier, ce sera la guerre couvant dans le monde, rampante, multiple, généralisée, revêtant mille formes, saisissant mille occasions, se nourrissant d'elle-même comme une guerre civile, tout comme celle-ci impossible à arrêter, guerre civile aux dimensions de la planète, pourrissant tous les rapports, situation sans issue, comme dans l'actuelle Algérie mais à l'échelle planétaire, ou comme entre Israël et la Palestine.Le nœud sera inextricable, cela est à craindre.Pense-t-on en finir avec la guerre parce qu'on aura dressé des obstacles sur des trajectoires de missiles?Croit-on que l'on dominera le monde entier et donc que l'on dominera la guerre?Il n'y aura rien de tel.Ce sera tout le contraire.Peut-on croire que l'on dominera la Chine, l'Inde et la Russie et que des lois tomberont sur la majorité de l'humanité par une volonté américaine?Maîtrisera-t-on les quatre cinquièmes du monde?Non, mais l'on aura ajourné la paix pour l'espace limité de temps présentement imparti à l'humanité pour accomplir, nécessairement dans la paix, les tâches extrêmement difficiles relatives à sa propre conservation déjà fort compromise, menace pire que les guerres.PIERRE VADEBONCŒUR DgjÉWoMMMM Nouvelles internationales Un japonais de 49 ans a permis la capture d'un homme qui s'en prenait aux jeunes filles, en s'habillant avec les vêtements de sa fille adolescente.(La Presse 9-8-01) Une chance qu'on a des grands quotidiens pour nous tenir au courant sur ce qui se passer d'important à l'étranger Marchand de vin en Italie, en juillet 2001.Quand le commerce va, tout va: le Che, Mussolini, Staline.Déchets nucléaires Sans risque?Depuis dix ans, une série d'études a provoqué dans le nord-Cotentin, région française parmi les plus nucléarisées au monde, le mécontentement des défenseurs de l'énergie atomique.Ceux-ci accusent l'auteur de ces études d'être, au choix, un militant anti-nucléaire extrémiste ou un agent des compagnies pétrolières.Au début des années 1990, lean-François Viel, épidémiologiste en poste à Caen, apprend dans la presse britannique qu'on trouve un taux de leucémie infantile anormal chez les enfants qui habitent près de certains sites nucléaires.Il s'interroge à son tour sur le taux de leucémie dans sa région.Son étude est menée près de l'usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague Selon ses analyses, livrées pour la première fois en 1997, il existe un rapport direct entre la présence de ces déchets dans un environnement immédiat et l'augmentation de cas de leucémies infantiles.C'est le British Medical lournal qui publie pour la première fois le résultat de ses recherches.Il y observe qu'il existe «quelques arguments convaincants» pour parler d'un risque plus élevé de leucémie chez les enfants qui fréquentent les plages proche de La Hague et consomment du poisson et des crustacés péchés au large de la côte.Son travail s'appuie sur des corrélations statistiques.Le professeur Viel sera vite l'objet d'une pluie d'accusations de la part des défenseurs du nucléaire.Les contre-argumentaires pleuvent On critique son attitude.Les élus dénoncent son travail parce qu'elle nuit à l'image de la région.Le président du conseil général de la région écrit même à l'ordre des médecins pour se plaindre de lui et le menacer de poursuites judiciaires.En 1998, Viel publie un livre, La santé publique atomisée, aux éditions de La Découverte Puis, il a abandonné le morceau, brisé, dégoûté.Il est parti au Kosovo avec Médecins du monde.À la fin du mois de juin, une nouvelle étude menée par des scientifiques lui donne cependant à nouveau raison, rapporte Le \ournal du Dimanche.P.C. ECONOMIE L'inégalité stimule les pauvres Et
de

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