Le couac, 1 février 2002, février
Radio-Canada La dégringolade de la télé-poubelle dans l'insignifiance des faits divers | Comptabilité De la vulgarisation du métier de comptable en vue de son élimination Enron.Nortel et cie Quand les bandits cravatés ont les yeux plus grands que la panse Vol.5 • n° 5 Février 2002 3,50$ KRAFT et limage du bon père de famille La nouvelle est tombée le 21 janvier: Kraft décide finalement d'amener la production des Life Savers à Montréal, un potentiel d'au moins 200 emplois supplémentaires.Tout le monde s'en réjouit.Mais avant de se mettre à acheter du Kraft Dinner pour manifester son soutien à cette multinationale amerloque, rappelons quelques petits faits que l'annonce du transfert des Life Savers à Montréal est en train d'occulter.Kraft est la propriété de la compagnie Phillip Morris, célèbre fabricant des Marlboro et entreprise réputée pour son antisyndicalisme presque primaire.Kraft possède une dizaine d'usines au Canada, dont quelques-unes appartenaient autrefois à General Food que Kraft a acheté en 1987.Il y a deux usines à Montréal : une à Mont-Royal, non syndiquée, qui fabrique du beurre d'arachides, du fromage en tranches, du Kraft Dinner et d'autres plats pour fins gourmets.Cette usine a été construite par Kraft et n'a jamais appartenu à personne d'autre.L'autre usine, à La Salle, a été syndiquée du temps de la General Food par les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, section Québec, affiliés à la FTQ.Depuis 1997, Kraft essaie de trouver des raisons de fermer cette usine qui fabrique le fameux café Maxwell House.Les employés ont été avertis de la possibilité de fermeture pour cause de non-compétitivité cette année-là.Un processus d'évaluation interne échelonné sur plus d'un an a alors été mené.Des inspecteurs de la compagnie sont venus scruter à la loupe tous les aspects de l'usine (qualité de l'équipement, productivité de la main-d'œuvre, qualité du produit final, qualité de la gestion, compétitivité globale de l'usine), afin de trouver toutes les failles permettant de justifier une fermeture.Résultat, au bout de quelques études et contre-études : ce serait une décision com- plètement irrationnelle que de fermer cette usine.La direction locale a quand même profité de l'occasion pour faire disparaître quelques postes et mettre à pied le surplus de «ressources humaines».Les syndiqués, qui connaissaient d'avance la conclusion des études, ont entrepris dès 1998 des actions afin de faire savoir que cette usine est plus productive que celle de Mont-Royal, et que la main-d'œuvre y est de très bonne qualité.La stratégie de mobilisation élaborée par Liza Frulla, le syndicat local et la CDÉC Transaction pour l'emploi visait à faire sortir dans l'espace public la situation chez Kraft.La compagnie, très sensible lorsque son image de bon père de famille responsable est mise en cause, n'a pas aimé que le syndicat local s'allie avec des personnes à l'extérieur de l'usine, ni que l'histoire sorte dans les médias.L'exécutif syndical, affirme son ancien président, s'est alors fait chauffer les oreilles par la direction locale.Depuis ce temps, l'usine de La Salle a perdu une partie de sa chaîne de production et est toujours sous la menace d'une fermeture complète.Mais personne n'en parle dans la nouvelle concernant les Life Savers.Or, techniquement, elle aurait dû accueillir cette production: «En fait cela aurait été la meilleure décision, affirme l'ancien président du syndicat local, car il y a plus d'espace à La Salle et la main-d'œuvre y est plus productive.Mais Kraft est une compagnie très subtile qui tient par-dessus tout à son image.Avec la venue des Life Savers à Montréal, la compagnie fait bonne impression dans les médias.Cependant personne ne dit que les travailleurs de Mont-Royal ne sont pas syndiqués et que la compagnie va peut-être profiter de cette annonce pour réduire encore plus les activités à La Salle, dans l'indifférence générale.» Effectivement, des rencontres entre la direction et le syndicat local sont prévues (de longue date) pour le début février, afin de discuter de l'avenir de l'usine.La direction locale n'a pas voulu répondre à nos questions.LE COUAC DINNER Les deux côtés de la médaille Kraft Djrune part, Kraft fait tout en son pouvoir pour promouvoir son image familiale, comme par exemple soutenir des projets éducatifs qui mettent en valeur l'importance d'une bonne nutrition pour faciliter l'apprentissage.Ainsi l'implication de Kraft dans le milieu scolaire canadien lui a valu de gagner, en 2001, le «Prix du Premier ministre» pour les partenaires corporatifs du système d'éducation canadien.Les autres lauréats sont: Bell Canada, General Electric, Microsoft Canada, Royal Bank Canada Financial Group et The Learning Channel, une chaîne de télé privée.Kraft édite notamment un magazine pour les écoles et a élaboré un programme éducatif sur l'importance de la bonne nutrition.Du cynisme à l'état pur.D'autre part, Kraft est un industriel comme les autres, c'est-à-dire que, entre autres choses, il pollue.Un communiqué de presse émanant du ministère de l'Environnement de l'Ontario, daté du 11 avril 2001, nous informe que Kraft Canada a été condamnée à 100 000$ d'amende (la plus grosse amende à ce jour dans une cause de ce type) pour avoir été reconnue coupable d'évacuation de produits chimiques dangereux dans l'eau d'un ruisseau voisin de son usine près de Cornwall : « Le ministère des Richesses naturelles et le ministère de l'Environnement avaient lancé leur enquête peu après que 231 canards aient été trouvés morts dans un fossé rempli d'eau de refroidissement à l'usine Kraft d'ingleside, entre le 22 et le 25 janvier 2000.Des accusations furent portées en vertu de la Loi sur la protection de l'environnement, la Loi sur les ressources en eau de l'Ontario et le Règlement sur les oiseaux migrateurs du Canada.L'enquête a révélé que Kraft avait libéré de l'Ardrox PI 34E, un concentré contenant un produit chimique semblable à du savon et un liquide fluorescent jaune, suivant l'inspection de l'équipement.» Le liquide fluorescent jaune, c'est le colorant du Kraft Dinner et de ses tranches de fromage Singles.Jolie époque où la pire chimie de l'économie finit par se trouver citée en exemple.LE COUAC DINNER Autour du décès de Bourdieu Peut-être Pierre Bourdieu, décédé le 23 janvier 2002, aurait-il pris plaisir à étudier la réception critique de sa propre mort II aurait entre autres pu constater toute la violence symbolique des propos d'un Pierre Assouline, l'illustre biographe d'Hergé et de Georges Simenon.À l'annonce du décès du sociologue, Assouline espérait publiquement que son œuvre soit poursuivie par ses disci- ples, mais, précisait-il, dans une perspective plus proche de celle de l'abbé Pierre que de Ben Laden.Pour désamorcer et rendre inoffensive toute pensée critique issue de l'œuvre de Bourdieu, quoi de mieux en effet que de la ramener à la tranquilité inoffensive des doux croyants d'Emmaus ou au pire terrorisme international?À l'affût des commentaires médiatiques à la suite de son décès, Bourdieu aurait aussi pu entendre l'immense penseur Pascal Bruckner regretter l'étroitesse du jugement critique du sociologue en assimilant celui-ci à Jean-Paul Sartre En 1983, trois ans après le décès de Sartre, Bruckner jugeait déjà qu'une partie de l'œuvre de Sartre était « un trésor de nullité théorique, de contresens historique, de démagogie haineuse».Il en va de même aujourd'hui, naturellement, de l'œuvre de Bourdieu.Qu'on se le tienne donc pour dit: l'œuvre de Sartre et l'œuvre de Bourdieu sont à enterrer dans une large mesure, mais celle de Bruckner, incomparable, est bien sûr immortelle.Comme celle, du reste, d'Alain Finkielkraut, autre figure légendaire qui a jugé tout de suite, à la suite de ce décès toujours, que l'œuvre de Bourdieu est simpliste à souhait.À Radio-Canada, Marc Lesage, un docte sociologue de l'Université York, expliquait à l'animateur Michel Désautels que le Bourdieu critique des médias était lui-même une vedette médiatique internationale à qui on avait même consacré un film.Faut-il le rappeler aux lecteurs du Couac, ce film, signé Pierre Caries, est construit justement à partir du prédicat que le discours de Bourdieu est rejeté dans sa complexité par les médias.Réalisé avec des moyens plus que modestes, ce film a connu une diffusion dans des réseaux parallèles en France.Au Canada, tout juste deux projections, à Montréal.Bourdieu avait écrit au moins un texte dans lequel il expliquait pourquoi la télévision le piégeait et pourquoi, en conséquence, il n'acceptait pas d'y aller facilement.Bourdieu avait aussi publié ce que les médias, à sa mort, on appelé «son petit livre rouge» sur la télévision (1997).L'analogie à Mao, disqualificatrice comme il se doit, est obscurcie par l'AFP qui prend soin de préciser que le sociologue « n'a jamais été communiste».Était-il donc terroriste comme certains ont voulu le laisser entendre?Une recherche attentive dans les archives de Radio-Canada démontre que les documents sonores où figure Bourdieu sont plus que rares.Par contre, on ne manque pas d'entrevues avec Bruckner, Finkielkraut et autres génies du même poil.Bourdieu est mort.Et le système continue de fonctionner tranquillement, comme il l'avait vu et entendu.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Origami militaire « Des personnages de papier viennent en aide à l'Afghanistan» (La Presse, 09-01) «750 soldats canadiens seront déployés en Afghanistan» (La Presse, 08-01).IA codueQtt vous ftTfftë 2002!' butène ^m L'oiseau est " maintenant en ligne.Visitez notre site ouaibe! vAvw.lecouac.org mm m mm—m ¦ «I i ms il Le Couac, février 2002, page 2 COURRIER DES LECTEURS Après les perronneries, les québécoiseries En revenant de mon travail, la semaine dernière, dans mon auto, la radio ouverte, mon petit magnétophone à la main, j'ai fait cette cueillette.Il m'a suffi de cinquante minutes d'écoute et je n'ai pas tout pris.Les auteurs de ces «québécoiseries» sont de bons Québécois pure laine qui occupent des postes importants, assez pour que les nouvelles et les émissions d'affaires publiques sollicitent leurs commentaires.«Notre prétention auquel le gouvernement du Québec nous a toujours soutenus.» « Elle n'a pas encore rien mis sur la table.» « La gestion des forêts est de strictement provinciale.» «C'est eux qui paient la situation des différentes intervenants.» «Un autre mesure compensatoire.» «Tout ce que je fais mention, c'est que.» «A fallu que je réveille vite.» « Ce que vous me décrites» «Des problèmes cervi-cals.» « Elle travaille à un travail de secrétariat » «Tous les cas qu'on va parler » «C'est des séances de photos qui a été fait.» « Des gestes à conation sexuelle.» Chaque peuple francophone a ses particularités linguistiques.Ici, il n'est plus question de particularité, il est question d'imbécillité.Ne pas être capable de respecter les bases élémentaires de sa langue accuse une étour-derie angoissante.[.] |e ne suis pas un puriste.le suis un fan de Plume, des regrettés Co-locs, de Mononc' Serge et de Desjardins.Je considère « Mon pays ce n'est pas un pays, c'est un job» de Ducharme-Charlebois comme un chef-d'oeuvre.Il m'arrive de parler jouai, dans ma vie quotidienne.Quand je me sacre un coup de marteau sur les doigts, ce n'est pas un « merde » qui sort de ma bouche.Mais sachez que le jouai a ses règles.Le masculin et le féminin continuent d'exister en jouai ; le pluriel aussi, ainsi que les pronoms relatifs Ce que j'ai relevé ici n'est pas du jouai.C'est de l'indigence intellectuelle.Quiconque parle de cette manière ne révèle pas une saveur linguistique locale Quiconque parle de cette manière révèle un épais.lacques Beaudry Prof de français essayer de jouer sur la même glace que le cahier spécial de 12 pages des Boys 3 publié par le ]ournal de Montréal.Ici, quelques questions: combien monsieur Beaunoyer a reçu pour écrire son publi-reportage?Les critiques de cinéma de La Presse n'ont plus la permission de juger les films d'ici?Encore moins les puissants navets bourrés de jokes de cul pas drôles qui siphonnent les fonds publics.Où s'en va la critique de cinéma du catalogue de la rue Saint-lacques?Pierre Demers lonquière Ben Laden serait à Concordia et lirait du Chomsky L'université Concordia, une des deux universités anglophones de Montréal, est un lieu de résistance et d'expérimentation en ces temps de pillage de la OA boy.Dans La Presse du 30 novembre, lean Beaunoyer plogue les Boys 3 -Le meilleur de la trilogie-dans une critique publicitaire beurrée épais épais.« Le film le plus achevé, le mieux scénarisé et le plus rythmé de la trilogie.» Il se détache des critiques «branchés de province» qui boudent les succès du box office.Il va jusqu'à affirmer que ce film «féministe.fait le portrait d'une société fragile, inquiète, naïve et bon enfant.» Ok.pour la psychanalyse.Cet article est vraisemblablement une commande (du producteur Richard Goudreau paniqué) pour planter les critiques et planète par les criminels en cols blancs relayés par les intellectuels de droite et les jour-naflics aux ordres des maîtres.Dans ce contexte, l'élection par la population étudiante d'un exécutif syndical à saveur anarchiste, féministe radicale, antiautoritaire et anti-impérialiste ne pouvait qu'inquiéter les défenseurs de l'ordre établi.Le Concordia Student Union (CSU), représentant 22 000 étudiants, a en effet provoqué la colère des dirigeants de l'institution en publiant un agenda étudiant 2001 - 2002 qui avait une thématique politiquement incorrecte à leurs yeux: la révolte et la désobéissance sous toutes ses formes.L'agenda est en libre accès sur internet (http://csu.tao.ca) et vous êtes fortement invités à le consulter pour vous faire une idée, le critiquer ou vous en inspirer.Le contenu du terrible agenda terroriste?Critique du capitalisme, de l'État et de la pseudo-démocratie bourgeoise, de l'industrie agro-alimentaire, dénonciation du racisme occidental et de la bigoterie religieuse, écologie radicale, droit au logement, proposition d'anti-Kanada day, soutien aux luttes des autochtones, déconstruction des idéologies réformistes et de conciliation non violente avec les oppresseurs, analyse du projet de ZLEA, abolition des prisons et lutte contre l'état policier, retours sur l'impérialisme état-unien et l'apartheid israélien, le Chiapas, l'irak, la privatisation de l'eau en Bolivie, l'implication d'entreprises canadiennes de télécommunications auprès des narco-dictateurs colombiens made in USA, histoire des mouvements sociaux etc.Bref, lecteur attentif, tu reconnais les thèmes chers au mil- liardaire superstar saoudien-création état-unienne-ben Laden et aux très joyeux talibans ex-amis dans la lutte contre les vilains rouges du moyen-orient.Comme chacun sait (surtout chez les journaflics des plusses-belles-civilisations-occidentales) le végétarisme politisé, l'autogestion, le féminisme radical, l'internationalisme prolétaire et la déconstruction de l'hétérosexisme sont les 5 piliers de l'islamisme sauce Al-Queida Et les bouquins de Chomsky, Angela Davis, Proudhon ou Foucault sont ceux qu'on retrouve dans les camps de formation terroristes de la dictature saoudienne pro-américaine.La répression subie par le CSU prend une tournure alarmante: lynchage médiatique, délire «anti-terroriste», accusations d'anti-sémitisme d'autant plus abjectes et vicieuses lorsque portées contre des personnes ou groupes extrêmement sensibles à ce genre d'accusations, étant eux-même soit impliqués activement dans l'anti-racisme, ou simplement marqués par la Shoah et dégoûtés par les thèses négationnistes ou la parano antijuive.Mais ces attaques de groupes d'extrême droite sioniste proapartheid ne tendent au fond qu'à : 1 ) placer les groupes ou personnes en situation défensive et de casser la dynamique; 2) établir un «cordon sanitaire» entre les dissidents politiques et le reste de la population; 3) de fuir toute critique non contrôlée, non normée.Pour les grands bureaucrates universitaires, chargés de produire une population étudiante ISO 9002 «zéro défaut, qualité totale», ces accès de critique non encadrée de l'ordre social sont impensables.Ce qui semble avoir alarmé par dessus tout la nomenklatura capitaliste locale, c'est l'amorce de liens entre les différentes luttes et le fait qu'on veuille aller au-delà des pièges identitaires, réactifs, binaires et intégristes, entre le monde étudiant et les enjeux locaux ou planétaires.Le fait, aussi, qu'on considère l'éducation comme un développement de l'esprit critique face aux appels constants à la soumission.Autant de menaces à l'ordre bar-bare, aux pouvoirs, autant de risques de «révolution», «d'anarchie», de «désobéissance civile», bref de perte de contrôle face à des pratiques de libération, d'émancipation, de questionnement, de démocratie directe, de vigilance face aux oppressions.KAR1M AL MAHJNUN Pour se tenir au courant des derniers développements: http ://csu.tao.ca Écrivez-nous ! Le Couac publie les commentaires de ses lecteurs.Les textes doivent être courts.Nous apprécions (beaucoup) les disquettes.Pour nous rejoindre, le courrier demeure une bonne façon: Le Couac, CP.129 Suce, de Lorimier, Montréal (Québec) H2H 2N6.Télécopieur: (514) 521-5599.Invitation a notre party bénéfice Eh oui, elles sont de retour! Les désormais wWw célèbres Palmes d'or du Couac seront A décernées cette année peu après celles d'Hollywood et juste avant celle de Cannes.Pour être plus précis sans l'être vraiment, disons que toute l'équipe de votre canard préféré vous convie à son activité de financement annuelle vers la mi-mars dans un lieu qui vous sera dévoilé dans le prochain numéro.Pourquoi tant de mystère?Courez en page 10 pour le savoir! Le Canard masqué ^Annonce classée pour"^ 1 personne déclassée 1 Gros mafieux sur le retour, victime de malveillance de la part de rivaux jaloux, cherche job de gros bras pour terroriser des vieillards.Ferais aussi comptabilité pour blanchisseurs d'argent, socles de béton pour motards inutiles, sauce à spaghet-_ ti à l'anthrax, ou encore cirerais des chaussures.Adresser vos _ offres d'emploi à n'importe quel café de Saint-Léonard et _ demandez Al, ils savent où me trouver.- La Révolution du Cœur Le 26 mai dernier, huit personnes ont été arrêtée lors d'une démonstration pacifique aux abords de l'usine Magoia, près d'Asbestos.Membres du Collectif de lutte aux organochlorés (CLO), ces citoyens protestaient contre le fait que la filiale de Noranda a été construite à rencontre des recommandations du BAPE (Bureau d'audience publique en environnement) qui considère qu'elle pourrait devenir la plus grande source d'organochlorés au Canada, Ces polluants organiques persistants sont parmi les substance bio-cumulables les plus toxiques que l'on connaisse.Une seule accusation a été maintenu contre Roch Lanthier qui a plaidé non coupable et présentera une défense de nécessité, soutenant qu'il était nécessaire de prendre de tel moyens dans les circonstances.C'est ce que pensent aussi Mononc' Serge, Thomas Jensen, la Chango Family et plusieurs autres qui vont participer à une soirée de financement du procès jeudi le 14 février à 20 heures au Café Campus, 57 Prince-Arthur Est.10 $ pour encourager ces citoyens qui font la job du gouvernement, c'est pas cher.Et ça vous réchauffera pour la soirée bénéfice du Couac le mois prochain.Un auteur méconnu à découvrir L'union locale de la NEFAC (Fédération des Anarcho-Communistes du Nord-Est de l'Amérique du Nord) présente, jeudi le 7 février prochain, le long métrage «Combat dans les siècles», sur la vie de Daniel Guérin, l'un des plus importants intellectuels anarchistes de langue française.Réalisé en 1997 par le français Patrice Spadoni, ce film construit à partir d'entrevues avec Guérin (décédé en 1988) fait découvrir l'œuvre et la vie de ce militant d'abord communiste, puis qui se rapprocha de plus en plus de l'anarchisme au fur et à mesure de son évolution politique.Le film sera précédé d'une brève présentation et suivi d'un débat La projection est à 19 heures et ça se passe au 3730 avenue du Parc à Montréal.POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 521-5499 Par la poste: Le Couac CP.129 Suce, de Lorimier, MONTRÉAL (Québec) H2H 2N6 Adressez votre chèque à : Le Couac.Abonnement d'un an : 28$ + taxes = 32,20$ Offre de noël 25,00$ Abonnement de deux ans : 50$ + taxes = 57,50$ Abonnement institutionnel et de soutien: 50$ + taxes = 57,50$ Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution): 220$ + taxes = 253,00$ Abonnement d'un an à l'étranger: 46$ Nom_ Adresse Code postal_Téléphone Courriel_ Le Couac CP.129 Suce, de Lorimier, Montréal, Québec, H2H 2N6 Téléphone : (514) 521-5499 Télécopieur: (514) 521-5599 Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau Rédacteurs en chef de ce numéro : Bruno Dubuc, David Ledoyen et François Patenaude.Collaborateurs: Normand Baillargeon, Pierre de Bellefeuille, Jacques Bouchard, David Ledoyen, Jean-François Nadeau, Monique Page, François Patenaude, Marc-André Patenaude, Benoît Perron, Martin Petit, Aude Ribis, Michel Rioux, Normand Robert, Marco Silvestro, Pop Tarte, Pierre Vadboncœur.Illustrations: Boris, Charb, Filio, Luc Ciard, Luz, Serge Ferrand, Richard Suicide.Graphisme : Marguerite Binette Nous remercions chaleureusement Charlie Hcbdo et Le Rire pour leur collaboration.Abonnement et publicité: Catherine Desgagnés au (514) 521-5499 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec t»9 g§
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