Le couac, 1 mars 2002, mars
Agisme et carriérisme Deux estimables ministres laissent tomber leur commettants qui les aimaient bien.Les universitaires étatsuniens menacés par les «Défenseur de la Civilisation».Opération Northwoods Les stratèges militaires du Pentagone ont autant d'imagination que les scénaristes de Hollywood.Vol.5 • n° 6 Mars 2002 Kaboulshit 11 septembre, théories et complots Une enquête sur le ouèbe par Jacques Bouchard « Nous ne tolérerons jamais les outrageuses théories de conspiration con- t__ cernant les attaques du 11 septembre, ces mensonges malicieux qui visent à détourner le blâme des terroristes».George Doublevé Bush à l'assemblée générale des Nations Unies 11-10-01 «En des temps d'imposture mondiale, dire la vérité est un acte révolutionnaire.» George Orwell.Actifs ou passifs, criminels ou négligents : quelle est la responsabilité du Pentagone, de la CIA et du gouvernement des États-Unis dans les attaques terroristes du 11 septem- ~" bre (911)?Qui dit la vérité?Qui ment?Une dépêche de l'agence France-Presse publiée par Le Devoir (20-02) faisant référence à un article du Washington Post de la veille nous informait qu'après le 911, le Pentagone a créé son propre bureau de la propagande Le rôle du Bureau de l'influence stratégique (OSI) y apprend-on, est d'« influencer l'opinion publique internationale dans le cadre de la guerre antiterroriste [.] une vaste campagne médiatique pourrait inclure l'envoi aux médias étrangers de fausses informations» émanant de «sources officielles», comme de raison.Ne perdons jamais de vue, pour l'instant, que personne n'a encore vu l'ombre de la queue d'une preuve tangible désignant qui que ce soit comme coupable dans cette affaire.Entendons par là une preuve qui tiendrait devant un tribunal.Une preuve qui démontrerait hors de tout doute raisonnable la responsabilité de quelqu'un, ou d'une organisation quelconque dans la réalisation de ces attentats.Au contraire, il semble qu'une main invisible s'acharne à faire disparaître systématiquement toutes les preuves matérielles.Si le Pentagone avait une preuve en béton à offrir à l'opinion internationale, pourquoi ses stratèges se donneraient-ils la peine d'en inventer des fausses?À quelle théorie du complot Doublevé faisait-il allusion dans son discours?Car il n'y a pas une, mais deux théories du complot qui s'affrontent dans cette histoire de guerre.Quelle théorie préférez-vous?.on n'examiné ôueiour VAS La théorie du complot capitaliste (celui que Doublevé dénonce) 1 - Le gouvernement des États-Unis était au courant d'avance des attentats du 911.Pire, c'est la CIA et le Pentagone qui les ont organisés par l'entremise du ISI (Inter-Service Intelligence, les services secrets pakistanais).Washington avait besoin de manipuler l'opinion publique internationale pour déclencher une guerre mondiale au terrorisme, qui est en fait une guerre contre les libertés individuelles, les pauvres et tous ceux qui s'opposent à la globalisation économique.2 - La famille ben Laden et la famille Bush sont des associés d'affaires de longue date.Même si ben Laden a organisé les attentats, son groupe terroriste est une création de la CIA.Ce sont les États-Unis qui l'ont armé pour faire éclater l'ex-Union Soviétique.Il est financé par l'Arabie Saoudite, le Koweït, le Pakistan et d'autres alliés des États-Unis.La CIA monitorise le terrorisme international, le trafic d'armes et de drogue pour déstabiliser politiquement et économiquement les pays que Washington cherche à contrôler.3 - La guerre en Afghanistan était planifiée bien avant les attentats du 911.Les pétrolières des États-Unis ont besoin d'un pipeline qui doit traverser le pays et elles n'ont pas réussi à acheter les droits.Le Pentagone avait besoin de déstabiliser la région, et de rendre nécessaire l'établissement de bases militaires permanentes en Asie Centrale, pour préserver «sa paix mondiale».Et les intérêts des ses multinationales dans le Golfe Persique, en Asie Centrale et dans les Républiques de l'ex-Union Soviétique.La théorie du complot islamique (celui qui a déclenché la guerre) 1 - Des terroristes islamiques basés en Afghanistan ont été conditionnés dès l'enfance par les extrémistes religieux à détester l'Amérique parce qu'elle représente le mieux la démocratie, qu'elle est le phare de la liberté qui éclaire le monde et le pays de la foi chrétienne.Un groupuscule de ces intégristes a comploté et exécuté seul les attentats par pur fanatisme religieux, et il était absolument impossible de les prévoir d'avance.2 - La guerre en Afghanistan n'était pas planifiée avant le 911 et les États-Unis ont réagi à l'affront de façon improvisée.Les États-Unis vont réussir à mettre fin au terrorisme international en attaquant l'Afghanistan, l'Iran l'Irak, les Philippines, la Corée du Nord, la Colombie et tous les pays qu'ils suspectent d'héberger des terroristes.Pour gagner la guerre mondiale contre le terrorisme, les forces armées unies du monde libre doivent envahir l'Afghanistan, et la CIA a besoin d'avoir le feu vert pour déclencher des opérations secrètes dans 80 pays, renverser des gouvernements élus, assassiner au besoin ceux qui présentent une menace, même potentielle pour les intérêts des États-Unis (lire ici les multinationales).3 - Le gouvernement des États-Unis et ses alliés sont l'incarnation du Bien et leur mission est bénie par Dieu (God bless America).Les États-Unis ont subi un affront sans précédent dans l'histoire de l'humanité qui leur donne tous les droits, et suspend ceux de leurs ennemis parce qu'ils sont des lâches.Aucun pays ni personne n'a l'autorité légitime, ni le droit moral, de s'y opposer, et surtout pas les Nations Unies.Parce que «ce conflit à débuté dans les termes et à un moment choisi par d'autres; il se terminera de la manière et à l'heure que nous L'idée de faire sauter des avions et des bateaux étatsuniens en tuant des citoyens au passage est dans les cartons des militaires depuis au moins 1962.choisirons.» (Doublevé dans son discours à l'occasion des funérailles nationales des victimes des attentats.(Washington Post 14-11-01).Les sceptiques qui refusent de croire les militaires étatsuniens capables d'avoir conçu un plan aussi tordu que les attentats du 911 doivent lire les textes de l'opération Northwoods (lire page 5).L'idée de faire sauter des avions et des bateaux étatsuniens en tuant des citoyens au passage est dans les cartons des militaires depuis au moins 1962.Le projet d'utiliser des agents doubles déguisés en terroristes ennemis pour travailler l'opinion publique et amener le pays en guerre contre un «état scélérat», à l'époque Cuba, avait été conçu, planifié et signé par le Commandant en chef des armées, l'amiral Lemnitzer, et l'ensemble des hauts gradés du Pentagone.À l'époque, Kennedy avait refusé de céder à leurs pressions.Peut-on raisonnablement croire que les militaires ont relégué leurs idées géniales aux oubliettes, et qu'ils n'ont jamais modernisé leurs beaux projets?Compte tenu qu'il est de notoriété publique que les terroristes islamiques ont été créés, armés et financés par la CIA pour faire éclater l'ex-Union Soviétique et déstabiliser la région, faut-il croire l'actuel directeur de la CIA, George Tenet quand il jure que l'agence ignorait tout les attentats, dans la même phrase où il demande au Congrès de ne pas ouvrir d'enquête sur l'incompétence de ses services dans cette affaire?La CIA prétend n'avoir eu aucun indice lui permetant de se la préparation de ces attentats, bien que de nombreuses indications tendent à prouver qu'on nous cache la vérité.Comment des services secrets si endormis peuvent-il se réveiller aussi vite et trouver, juger et condamner un coupable en si peu de temps ?Quatre heures seulement après les attentats, Oussama ben Laden était déjà le suspect numéro un.Moins de 12 heures plus tard, Washington était « convaincu » de son implication.En quelques heures il est devenu le seul coupable, l'expression utilisée avait une connotation scientifique: «ses empreintes digitales sont partout».En moins de temps qu'il n'en faut pour dire «coupable», l'enquête internationale sur les pires attentats terroristes de l'histoire des États-Unis était bâclée.La CIA produisait une liste de 19 coupables avec photos couleurs, curriculum vitae complet, liste de déplacements au cours des dernières années.C'est tout juste s'ils n'avaient pas la liste de nom de leurs animaux familiers Toutes les «empreintes digitales» laissées par ces terroristes Suite du texte à la page 2 *~ Karl va mieux Depuis peu en Chine populaire, les propriétaires peuvent devenir membres du Parti communiste.Marx va mieux, il s'est retourné dans sa tombe.Dieu le veut Le pape a réaffirmé son opposition aux divorces.Soit.Mais s'oppose-t-il aussi aux divorces de couples homosexuels?HWR VON HARRitf' PZJrtiî Ve WOCT TOUT ACiE DE * Le 5e Le gouvernement américain n'est finalement pas aussi pourri qu'on le dit parfois.La preuve: la Convention de Genève est appliquée.Il est vrai que c'est aux dirigeants d'Enron et pas aux prisonniers de guerre: ces messieurs ne sont pas tenus de répondre aux questions qu'on pourra leur poser.Tapinage Pendant que les petits soldats de RDI, le réseau de la désinformation, sonnent le clairon pour Washington, Radiocanne diffusait en pleine nuit La fabrication du consentement, avec Noam Chomsky.C'est vrai qu'il y a des choses beaucoup plus importantes le jour, comme le tapinage artistik. If* i il Le Couac, mars 2002, page 2 Invitation à notre party bénéfice Eh oui, elles sont de retour! Les désormais célèbres Palmes d'or du Couac seront décernées cette année le mardi 19 mars dès 20 h.à l'Alizé, 900 Ontario E.Montréal (Métro Berri-Uqam).Pour un p'tit 10 $ en pré-vente réservation: (514) 521-5499 ou 15 $ à la porte, venez nous aider à survivre une autre année tout en festoyant avec nous.On se voit si peu souvent! Pour connaître les nominés dans chacune de nos catégories, courez en page 8! Le Canard masqué COURRIER DES LECTEURS «Liberté 55» Réplique au yuppie condominiu-misé de la chronique Grandes Gueules (Michel Verret) du Voir (14/02), et à la chronique Droit de Cité (Éric Grenier) du même numéro.ÊTRE « UPPER MIDDLE CLASS » ET FAIRE UN «RETOUR À LA VILLE».C'est souvent y emmener dans sa tête sa propre banlieue superficielle, individualiste, uniforme et sans saveur L'implanter presque de force dans un quartier traditionnellement (c'est selon) ouvrier, bohème, artiste, diversifié ou coloré.Combinée à une hausse fulgurante des loyers, cette ruée d'heureux consommateurs «Liberté 55» (la crème de notre Civilisation post- I 1 septembre!) chassera très vite tous ces pouilleux gagnant moins de 25 000 $, pour se retrouver entre clones.B.Latour Léducation avant les millions ! II y a quelques semaines, les élèves du Collège Rachel de Montréal apprennent une nouvelle inquiétante: M.Christophe Chevreuil, promoteur immobilier, vient de déposer une offre d'achat du Collège, qui peut être transigée chez le notaire à compter du 1er juillet 2002, afin de convertir notre école en condominiums de luxe pour les mieux nantis de la société.Située au 310 de la rue Rachel Est, en plein cour du Plateau Mont-Royal, notre école est le seul établissement privé dans ce quartier.L'École, spécialisée en Arts et Communication, reçoit principalement des élèves du quartier le Grand Plateau.Il nous apparaît que ce serait un non sens de fermer un bâtiment de 127 ans accueillant une population qui est loin de faire partie de la bourgeoisie.Il faut absolument que l'éducation passe avant les millions! Grâce au comité de survie mis sur pied pour sauver le Collège Rachel, nous espérons obtenir le soutien de la population en général, des politiciens et des médias.Aldo Andrade, Dounia Bekkaï, Lina Bibars, Francis Bonami, Ramon di Battista, Samuel Élie, lephté Estévène, William Faulkner, François-Xavier Gaudreau-Côté, Al'Hassane Konaté, Grease-Édith Largaespada, Fanny Melançon, Marlyne Michel, Pierre-Luc Michon, Guillaume Nasri, Gaël-Gyslain N'Kemni, Francis Paquette-Cloutier, Michaele Pilote, Olivier Rozon, Pascal-ludes Vrigneau.Étudiants de secondaire IV en journalisme Collège Rachel de Montréal Une petite vite Dans l'indifférence générale, Bernard Landry nous en a passé une petite vite, le 30 janvier dernier.En brassant et en redistribuant ses ministres, il en a profité pour offrir à Richard Legendre, renommé ministre du Tourisme, de la Jeunesse, des Loisirs et du Sport, une nouvelle part du gâteau : la Société Faune et Parcs (FAPAQ).Voilà un hymen fait dans la discrétion, et pour cause.C'est un fameux pas en arrière.« Jusqu'où s'arrêteront-ils?», comme disait Coluche.À la fin des années 60, des avis éclairés sur la détérioration de l'environnement avaient cru bon d'accorder un ministère à ce laissé pour compte.C'était aussi l'époque du ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche.Certains voyaient là un paradoxe: pourquoi protéger l'environnement alors que la gestion de la faune était régie selon des intérêts ludiques et touristiques?On a donc réuni la Faune et l'Environnement.Rage chez les chasseurs sportifs : la gestion de la faune passait par son exploitation, prétendaient-ils.Quelques années plus tard, la Faune était de nouveau séparée de l'Environnement, pour lui offrir une société indépendante, la FAPAQ Depuis lors, le lobbying, dont le Québec, dans toute sa candeur, commence à peine à découvrir le.s effets pervers, a fait son œuvre et voici de nouveau la gestion de la faune entre les mains du Tourisme, des Loisirs et du Sport.Pourquoi cette régression ?Pour le fric, quoi d'autre! La vente seule de permis de chasse, de pêche et de piégeage rapporte chaque année au gouvernement quelques 25 millions de dollars.Des chasseurs-pêcheurs-piégeurs qui pèsent lourd dans la balance décisionnelle.De toute façon, il serait naïf de croire que la FAPAQ a un jour eu des vues environnementalistes ! Le 30 janvier, en réaction à l'annonce de Landry, la directrice de la Société, Monique Bégin, ne cachait d'ailleurs pas sa joie; elle publiait son excitation dans un communiqué officiel: «Plus de trente ans après, et même si les modèles administratifs ont changé et évolué, il n'en demeure pas moins qu'un seul ministre pour l'ensemble des préoccupations liées au tourisme, à la faune et aux parcs va de soi .» Avec une attitude pareille, on verra encore longtemps déambuler sur nos routes des cortèges de 4x4 décorés à coups de têtes d'orignaux.C'est pas grave, ça fait sourire les touristes qui achètent encore plus de permis de chasse.Gaëlle Lussiaà-Berdou, Québec Écrivez-nous ! Le Couac publie les commentaires de ses lecteurs.Les textes doivent être courts.Nous apprécions (beaucoup) les disquettes.Pour nous rejoindre, le courrier demeure une bonne façon: Le Couac, CP.129 Suce, de Lorimier, Montréal (Québec) H2H 2N6 Télécopieur: (514) 521-5599.Le Couac CP.129 Suce, de Lorimier, Montréal.Québec, H2H 2N6 Téléphone : (514) 521-5499 Télécopieur: (514) 521-5599 Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau Rédacteurs en chef de ce numéro: Jacques Bouchard, Bruno Dubuc, David Ledoyen et François Patenaude.Collaborateurs: Normand Baillargeon, Pierre de Bellefeuille, lacques Bouchard, lean-Pierre Cloutier, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, Éloïse Ébouriffone, Michelle Loslier, Max, Michel Rioux, Valentin Tardi, Pierre Vadboncœur, Ramon Vitesse, Le Grouillant Volker.Illustrations: Boris, Charb, Filio, Luc Ciard, Luz, Serge Ferrand, Renaud, Richard Suicide, Ramon Vitesse.Graphisme : Marguerite Binette Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo et Le Rire pour leur collaboration.Abonnement et publicité: Catherine Desgagnés au (514) 521-5499 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec 11 septembre, théories et complots (Suite de la page 1) dans 80 pays du Moyen-Orient, d'Asie Centrale, d'Europe, et d'Amérique, y compris au Canada, ayant échappé jusqu'à ce jour aux agents omniprésents des services secrets sont miraculeusement apparues au grand jour Une apparition d'autant plus miraculeuse qu'elle s'est manifestée simultanément dans tous les médias des pays que le Pentagone voulait voir appuyer sa guerre.Et personne n'a trouvé curieux que toutes les pistes «nouvelles» des James Bond de la CIA, qui venaient juste de se réveiller, mènent toutes directement à Oussama ben Laden.C'est le petit Poucet, ce ben Laden Au cours des prochains mois, nous tenterons de faire état des informations que le gou- vernement des États-Unis tente de cacher à la population mondiale, et qui circulent dans les médias alternatifs, la plupart en langue anglaise.Nous n'avons pas la prétention, ni les moyens techniques et financiers de faire une enquête exhaustive sur le terrain, mais nous croyons que les informations disponible doivent circuler.Nous espérons que cette série d'articles pourra participer à l'effort de ceux qui veulent savoir la vérité.Ceux qui réclament un vrai débat public, une vrai enquête publique, de vraies informations, et de vraies preuves avant d'exécuter les coupables de ces horreurs, et les libertés individuelles des citoyens du monde entier.LE COUAC Gilles Groulx au grand jour Trois événements feront revivre dans les semaines qui viennent l'œuvre du grand cinéaste indépendant et désobéissant.D'abord un documentaire intitulé «Voir Gilles Groulx» que vient de réaliser Denis Chouinard et qui sera projeté à Ex-Centris du 22 mars au 4 avril.Ensuite, une rétrospective de tous ses films à la Cinémathèque du 6 mars au 30 avril.Et finalement l'ONF qui sort un coffret de l'intégrale de Groulx en VHS et en DVD.Une orgie d'images et de sons comme autant de charges contre tous les pouvoirs illégitimes.Attention, le danger croît avec l'usage., POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 521-5499 Par la poste: Le Couac CP.129 Suce, de Lorimier, MONTRÉAL (Québec) H2H 2N6 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 28$ + taxes = 32,20$ • Abonnement de deux ans : 50$ + taxes = 57,50$ • Abonnement institutionnel et de soutien : 50$ + taxes = 57,50$ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 220$ + taxes = 253,00$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 46$ Nom Adresse Code postal Téléphone Courriel 1 i 1 i< Le Couac, mars 2002, page 3 Finir en beauté Il n'y a pas de vanité intelligente.- Louis-Ferdinand Céline L'absence, au Québec, d'un Sénat ou d'une ambassade au Danemark rend difficile pour certains ce délicat virage qui consiste à tirer sa révérence avec élégance pour finir en beauté De là sans doute l'origine de l'expression: finir au Sénat.Il faudra par contre se rendre à l'évidence et introduire dans notre langage politique les expressions «finir à Aima» et «finir à Joliette».Il faut aussi dès maintenant se rendre à une autre évidence : la nature n'a pas donné à tout le monde cette faculté rare entre toutes et dont il faut malheureusement constater qu'elle a été bien mal répartie, qui consiste à prendre l'exacte mesure de ce que nous sommes.Guy Chevrette, Jacques Brassard et le petit Cliche, David Cliche, visiblement, se considéraient autrement que grandeur nature.Leur trop longue immersion dans le bocal fermé de l'Assemblée nationale les avait amenés à croire, par un effet de verre déformant, qu'ils avaient l'envergure du dauphin alors qu'ils n'étaient tout juste que des poissons rouges ayant, pour deux d'entre eux, la singulière et principale qualité de la durée dans ces eaux pas toujours très, très propres.Désolante sortie pour ces trois autoproclamés indispensables à l'avancement de la cause nationale.Faut en effet du coffre, du front, du culot et de la prétention pour se situer dans la lignée de Louis XIV, d'en arriver à se convaincre qu'après soi ce sera le déluge et de penser, sans rire: l'État sans moi, ce ne sera plus l'État! La chose n'est vieille que de quelques semaines et déjà leurs prénoms commencent à glisser derrière une espèce de flou artistique.C'est l'affaire de quelques mois avant que ce ne soient leurs noms mêmes qui s'évanouissent dans la mémoire collective.On cherche ce que ces messieurs auront laissé comme héritage de leur passage à notre service.On cherche encore.Les forêts boréales décimées?Les petites centrales électriques refilées aux petits copains?L'accent pompier de Joliette et celui, plus chantant, du Lac-Saint-Jean ?On retiendra peut-être du petit Cliche son cri du coeur à l'égard des « barons du cochon», une indélicatesse jugée impardonnable par Lucien Bouchard, qui la lui fit ravaler.Louis O'Neill, en 1979, avait subi le même sort, ayant été dépouillé de son ministère Mais O'Neill, qui était au service d'une cause, n'avait pas mis cette cause à son service et avait sobrement déclaré qu'il ne fallait pas faire d'un problème personnel un drame national.Ce que n'avait pas su faire à la même occasion Rodrigue Hot Rod Tremblay, qui avait claqué la porte comme viennent de le faire les trois démissionnaires, dont on a pu constater qu'ils étaient bien davantage mus par un king size ego trip que par un véritable engagement politique militant.Ainsi, pour Chevrette, le ministère des Affaires autochtones n'occuperait son homme qu'une demie-heure par semaine ! Ils ont dû la prendre un peu de travers celle-là, les autochtones.Et pour Brassard, le poste de leader du gouvernement à l'Assemblée et le ministère de la Réforme électorale «n'étaient pas à la heureur de ses capacités»! Curieux quand même.Car dans le parlementarisme de type britannique, le leader du gouvernement est supposé jouer un rôle clé.Sans le vouloir, Brassard a fait une magistrale démonstration du fait que les débats de l'Assemblée n'ont aucune signification, la dérive du côté de l'exécutif étant désormais irréversible.Et puis, en ces temps où il est tellement question d'introduire des éléments de proportionnelle dans les scrutins, n'aurait-il pas été intéressant de consacrer quelques heures par semaine à cette affaire?Mais non ! Occupés tout entiers par l'entretien de leur nombril, ces trois messieurs ont perdu la tête, qu'ils avaient bien grosse, et sont sortis de la scène par la plus petite porte, se retirant dans leurs terres pour soigner leur vanité quelque peu écorchée.Le peuple, soulagé, ne les pleure pas.Il les a d'ailleurs oubliés, déjà.Sic transit.MICHEL RIOUX Ménage à quatre m Mensonges et feintes Expert en la matière, Talleyrand disait: «Le mensonge est une si excellente chose qu'il ne faut pas en abuser.» Jugez si les cas suivants relevés dans l'actualité sont abusifs.François Legault, membre du triumvirat de la Santé, s'empresse de préciser que c'est lui le numéro un.On peut croire qu'il a quelques connaissances en matière de transport aérien et un vernis d'expérience vite acquise en éducation, mais en santé?Le vrai numéro un serait plutôt David Levine, la crème de la crème dans ce domaine.Se donnant en exemple pour montrer qu'il faut accepter les choix d'un premier ministre, Bernard Landry, commentant les démissions de Chevrette et Brassard, rappelait qu'en 1982, de ministre d'État au Développement économique, il devint simple ministre délégué au Commerce extérieur.C'est exact, mais cette «démotion» fut de courte durée.Dix-huit mois plus tard, il devenait ministre des Relations internationales.Cette promotion lui avait-elle été promise?Lorsque Le Devoir a révélé l'affaire des 200 000 dollars touchés par Raymond Bréard, directeur général du Parti québécois, le comité exécutif national de cette formation politique l'a jugé innocent de tout conflit d'intérêt.Fort bien, et la feinte était habile.Ce qui était en cause n'était-il pas plutôt du trafic d'influence?MAX Selon Mario Cloutier (Le Devoir, 6-01), «M.Bégin a reconnu hier que la loi québécoise actuelle ne faisait pas obstacle à l'adoption d'un couple homosexuel.» Peut-on aussi adopter des couples homosexuels chinois?r ¦„¦— ¦ i L'oiseau est maintenant en ligne.Visiter notre site ou a i be ! www.lecouac.org Mario Roy: un génie à La Presse Q ue l'on défende certaines causes -quelles qu'elles soient- parce qu'on y croit sincèrement, d'accord.Que l'on adhère à certaines causes, naïvement, parce qu'on se fait leurrer, passe toujours.Mais que l'on défende des causes en argumentant avec une hypocrisie et une mauvaise foi flagrantes, voilà qui est bas.Et c'est précisément à ce sport que s'adonne Mario Roy, éditorialiste à La Presse.Depuis le Sommet des Amériques à Québec, Roy se plaît à discréditer l'ensemble du mouvement d'opposition à la mondialisation des marchés.hétéroclite» et de contradictoire, il prend panique: «(.] rendre ces débats cohérents sera impossible sans une vision plus claire des enjeux, qu'une propagande bien orchestrée s'efforce de brouiller dans le but évident de laisser flotter l'idée qu'un complot mondial et totalitaire se tisse entre Francfort et Seattle».On passe donc d'un discours incohérent et contradictoire à « une propagande bien orchestrée» Quelle époque ! Dans son éditorial du 30 janvier 2002, Roy considère que jusque-là, «la mouvance antimondialisation naviguait toutes voiles dehors vers toujours plus de contradictions et de violence» Retenons ici l'allusion aux «contradictions».Pour discréditer le discours antimondialisation, Roy évoque la diversité, la variété des arguments (arguments féministes, arguments envi-ronnementalistes, arguments sociaux.).On se demande depuis quand le fait qu'une thèse soit soutenue par une multitude d'arguments revienne à discréditer celle-ci S'opposer radicalement à la mondialisation des marchés, pour Roy, c'est «primaire».Contester, critiquer l'économie sauvage, s'y opposer, c'est primaire.Mais Roy est tout de même capable de subtilité: il y a les bons contestataires et les mauvais.Les mauvais, ce sont ceux qui, au travers du débat sur la mondialisation des marchés, s'opposent au capitalisme.Critiquer le capitalisme est le lot des attardés, comme l'explique Roy.toujours dans son éditorial du 30 janvier: «Ainsi, la partie de la mouvance antimondialisation qui mène en réalité une lutte contre le capitalisme, comme papa le faisait il y a quarante ans et comme si l'histoire ne nous avait rien appris, n'a d'autre fonction que de faire déraper le débat».Bref, nous n'avons pas le droit de contester : contester, c'est ne pas vouloir débattre.On ne peut débattre que si l'on est d'accord avec Roy.Toute une liberté d'expression ! Dans le second de ces deux éditoriaux sur le mouvement antimondialisation (30 et 31 janvier 2002), Roy tombe dans l'absurde et se contredit carrément.Après avoir ridiculisé le mouvement antimondialisation en le qualifiant de «parfaitement Roy tombe dans l'absurde et se contredit carrément.Perdu dans ses brillantes thèses, Roy revient sur l'incohérence du discours antimondialisation, incohérence qu'il démontre de manière irréfutable: «L'annulation de la dette des pays pauvres n'a rien à voir avec les organismes génétiquement modifiés».Cela va de soi.Toujours dans son éditorial du 31 janvier, sautant du coq à l'âne, Roy s'inquiète: «Le problème avec l'éventuelle taxe Tobin (sur les transactions financières) est surtout de savoir qui gérerait, et dans quel but, les fonds prélevés».Dans quel but?Permettez-moi de lui répondre! Mario, j'espère verser «les fonds prélevés» dans mon compte en banque personnel.Autre coup bas, pour ne pas dire minable, de la part de Roy: il mêle sans cesse les célèbres attentats de l'automne à tous les sujets qu'il aborde.Il réussit ainsi à culpabiliser les manifestants antimondialisation: «(.] cinq mois après le raid aérien qui a dévasté leur ville, alors qu'on ramasse toujours à Ground Zero des restes humains, les prolétaires new-yorkais vont être absolument ravis de voir ainsi s'exprimer, par le saccage et la destruction, les défenseurs autoproclamés de tous les opprimés de la planète» (éditorial du 31 janvier 2002).Concluons sur une parole d'esprit de Mario Roy.Dans son éditorial du 4 février 2002, portant sur les récentes rencontres entourant la mondialisation des marchés, il conclut : « Bref, des forums de Davos en New York et de Porto Alegre, se dégage un mot d'ordre.Il faut maintenant cesser de parler.Et agir.» Cesser de parler.quelle bonne idée.MICHELLE LOSLIER Âgisme et carriérisme D eux estimables ministres ont fait tout un tintouin à la veille du remaniement ministériel de la fin janvier.Guy Chevrette et Jacques Brassard ont démissionné à la fois comme ministres et comme députés, considérant que le premier ministre Bernard Landry ne leur offrait que des rôles mineurs.Les Amérindiens avec qui Chevrette a brillamment mené les négociations ne seront pas heureux d'apprendre que l'ex-ministre considère mineur le portefeuille des Affaires autochtones.Quant à Brassard, qui aurait été leader parlementaire du gouvernement, il a tort de mépriser ce rôle-clé.Leur coup de tête était mal inspiré.Mais le plus déplorable, c'est leur décision de démissionner aussi bien comme députés.Pourquoi laisser tomber ainsi leurs commettants qui les aimaient bien?On est député par la faveur du peuple.Ce n'est que le bon plaisir d'un seul homme, plaisir révocable en tout temps, qui fait le ministre.Leur attitude en la matière reflète un inacceptable mépris du I Parlement et ne peut qu'ajouter au discrédit dont souffre la classe politique.Pourtant, quelle belle tribune que l'Assemblée nationale ! Délivrés de la lourde contrainte que constitue la solidarité ministérielle, Chevrette et Brassard auraient pu mettre leur riche expérience au service du pouvoir législatif qui souffre de plus en plus des empiétements de l'exécutif.La patrie aurait été reconnaissante de leurs belles fins de carrière.Chevrette a protesté contre l'âgisme qui aurait provoqué leur disgrâce.Bien sûr, la discrimination selon Page est à proscrire.Mais où commence l'âgisme et où finit le désir légitime d'assurer la relève, le renouvellement?Si l'âgisme avait pesé lourd dans la balance, David Cliche, qui a démissionné lui aussi, serait encore ministre puisqu'il est jeune.Il faudrait plutôt parler du carriérisme qui semble avoir inspiré la décision intempestive de nos deux larrons.Dommage pour eux comme pour l'Assemblée nationale.PIERRE DE BELLEFEUILLE INTERNATIONAL Le Couac, mars 2002, page 4 r ¦-¦-1 Climat de guerre j Portrait de la situation mondiale: • Une grande puissance lance des menaces et entend imposer sa volonté par les armes.• Elle se livre à un réarmement tous azimuts.• Elle dénonce des peuples ennemis.• On y observe un patriotisme exacerbé.• Elle utilise les (eux olympiques à cette fin.• Ne sachant comment intervenir, les autres puissances temporisent.• La grande instance internationale est impuissante.• Le Canada tient à faire entendre sa voix, mais n'a rien à dire.À quoi pareille situation peut-elle mener?C'est la situation actuelle.Mais n'est-ce pas aussi la situation des années 1930, qui a plongé le monde dans l'abîme d'une guerre qui a duré cinq ans et demi et fait cinquante millions de morts?George W.Bush n'est pas Adolf Hitler.Il est concevable qu'il entende raison.Encore faudrait-il élever la voix, très très fort.Ce que personne, dans le monde occidental, n'a encore fait.PIERRE DE BELLEFEUILLE _^o^Pi'AZ->''u7ersité du ., Maryland), campus américains.Mais au fait, ce Conseil est-il influent?Disons qu'il a été fondé en 1995 par Lynne Cheney, la femme de Dick, vice-président des États-Unis.Cette dame en est encore la présidente d'honneur On trouve également au Conseil d'administration le sénateur Joseph L.Lieberman, qui a tenté de rafler la vice-présidence sous la bannière du Parti démocrate aux dernières élections présidentielles.Et le Conseil est fier d'annoncer que |eb Bush, gouverneur de la Floride et membre de la famille Bush, a eu recours au Conseil pour «orienter» les 145 nouveaux administrateurs d'Université qu'il a embauchés le 1er juillet 2001.Quant au texte décrivant la mission du Conseil, il se termine par cette belle envolée lyrique: «Aucun fanatisme, aucune idéologie, aucune passion politique n'a le droit d'entraver les esprits libres dans la poursuite de la vérité.» Yeah, right ! FRANCIS DUPUIS-DERI francisdupuisderi@hotmail.com Y'a rien qui presse ! Dépêcher (scramble): pour un jet de combat «s'empresser de décoller le plus rapidement possible pour intercepter un avion ennemi.» Les journalistes lllarion Bykov et lared Israel du site www.tenc.net, ont consacré une série d'articles extrêmement bien documentés, éclairant d'un angle révélateur les nombreuses lacunes, pour ne pas dire les mensonges, de la version officielle pendant et après les attentats terroristes.Nous analyserons ici l'intervention, ou plutôt à la non-intervention des chasseurs de la Garde Nationale.1 Pourquoi aucun chasseur n'a-t-il été dépêché pour intercepter les avions détournés le matin du 911?Pourquoi aucune procédure de routine n'a-t-elle fonctionné comme elle aurait dû?Pourquoi le vice-président Dick Cheney a-t-il essayé de confondre les journalistes et le public, en tentant de faire croire que l'interception d'un avion civil par les militaires nécessite l'approbation du président de États-Unis?Selon sa version, la Garde nationale n'est pas intervenue parce qu'elle n'en a pas reçu l'ordre du président.Le président lui n'a pas donné l'ordre parce qu'il a hésité à dépêcher des chasseurs armés pour «abattre» des avions civils?« Intercepter » et « abattre » ne sont pas des synonymes.Pourquoi chercher à créer pareille confusion dans l'opinion publique?Les détournements d'avion ne sont pas une nouveauté du 911.Les gouvernements, particulièrement une puissance militaire de la taille des États-Unis, ont tous un protocole d'intervention précis en cas de piratage aérien.Dès qu'un avion s'écarte du couloir aérien lui étant assigné, le Contrôleur aérien (CA) affecté à l'appareil doit tenter d'entrer en contact radio avec le pilote sur diverses fréquences d'urgence.Cette procédure est prévue en cas de détournement, mais aussi en cas de défaillance des appareils de navigation Le CA cherchera à connaître la cause du déroutage, ou tentera d'avertir un pilote dont les instruments de navigations se sont détraqués.Dans un ciel encombré comme celui des États-Unis, un avion dérouté est une menace directe pour la sécurité des autres avions et des terriens.Le commandant en chef de l'aviation russe, Anatoli Kornukov, a déclaré à la Pravda que les attaques du 11 septembre n'auraient jamais été possibles en Russie.L'armée russe ne permet pas à un avion hors contrôle de voler au dessus du pays.La défense antimissiles est avisée et réagit dans les minutes qui suivent.Quand le général Myers a déclaré en conférence de presse le 13 septembre qu'aucun chasseur n'avait été dépêché pour intercepter le vol 77 (Pentagone), les sénateurs et les journalistes ont été un peu surpris.Dan Rather s'est même posé la question en ondes, à savoir: pourquoi la capitale des États-Unis était si mal protégée?La version officielle a aussitôt été modifiée.Le 14 septembre, CBS «révélait» que le FAA avait bien alerté le Département de la Défense qu'un avion était probablement détourné à 8 h 38 (vol 11, tour nord WTC) Six minutes plus tard, deux F-15 auraient décollé d'urgence de la base militaire Otis, près de Cape Cod.Pourquoi pas de la base McGuire à Trenton, New lersey, à environ 50 milles de New York?À 9 h 03 quand le vol 175 frappe la deuxième tour du WTC, les F-15 de Otis étaient encore à 70 milles de Manhattan.Pourquoi aucun chasseur n'a-t-il été dépêché pour intercepter les avions détournés le matin du 911?Toujours selon la nouvelle version, à 9 h 30, trois F-16 décollaient de la base de Langley à 150 miles au sud de Washington.Quelques minutes plus tard, le vol 77 s'écrase sur le Pentagone.Les F-16 arrivent au-dessus du Pentagone à 10 h 00.Trente minutes pour parcourir 150 miles soit 300 miles à l'heure ou 20% de la capacité des turbines.Y'a rien qui presse ! Cette nouvelle version pose plus de questions qu'elle ne fournit de réponses.Un F-15 ou un F-16 peut voler à mach 2 (1500 mph).Si on considère que les F-15 de la base Otis étaient à 70 miles de New York à 9 h 03 au moment ou le vol 175 frappait la tour sud du WTC) comme le prétendent les autorités, et que Washington est environ 200 miles de New York, ils étaient donc à dix minutes de vol du Pentagone.Ce qui leur donnait assez de temps pour aller intercepter le vol 77 qui s'est écrasé à 9 h 40, et d'arrêter prendre un café chez Dunkin Donuts en passant.Et puis, pourquoi alors avoir dépêché des chasseurs de la base de Langley à plus de 130 miles, alors que la base Andrews est à 12 miles du Pentagone?Les documents vantant les mérites de la base Andrews sur son site ouèbe avant le 11 septembre précisaient que la base abrite quatre escadres aéroportée équipées de chasseurs d'intervention et de reconnaissance, parce que : « s'entraîner au combat et aux opérations de pont aérien pour la défense nationale est la principale mission de la 113e Escadre.Cependant, une partie de sa double mission consiste à assurer une force de réponse pour le District de Columbia en cas de catastrophe naturelle ou d'urgence civile.Ses membres assistent aussi les agences locales et fédérales de lutte contre la drogue dans le District de Columbia.|.| Le rôle de la DCANG (District of Columbia National's Air Defense) est de fournir des unités de combat dans les meilleures conditions possible de préparation.»2 Le 12 septembre le site a été fermé.Quand il est réapparu à la mi-novembre, ces extraits qui contredisent la version officielle ont disparu.Aucun média corporatif n'a rapporté que les chasseurs de Andrews avaient pour mission de protéger le Pentagone et la Maison Blanche, et qu'ils avaient failli à leur mission.Il faut éliminer de facto l'incompétence généralisée de l'ensemble du personnel et des systèmes de contrôle de la sécurité aérienne concluent Bykov et Israel.Pour qu'aucune des procédures de routine habituelles n'ait fonctionné, il a fallu la complicité des plus hautes instances politiques et militaires.Les membres d'un groupe de militaires agissant pour leur propre compte ayant organisé pareille opération de sabotage seraient aussitôt traînés devant une cour martiale pour haute-trahison.Et fusillés.JACQUES BOUCHARD 1 - http ;//emperors
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