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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couac, 2005-08, Collections de BAnQ.

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Rioux frappe sur les PDG p.3 Alors que des employés se font licencier par milliers, les boss se paient des salaires de plus en plus exorbitants.Un «vampire^ en Transylvanie p.6 Une entreprise minière canadienne s'apprête à défigurer l'une des plus belles régions de Roumanie.war rJEL_ I Affaire Valérie Plame p.8 1 m ut v Après le Watergate de Nixon et le Zippergate de Clinton, Bush aura-t-il son «Plamegate»?Vol.8 • n» 11 Août 2005 A* âat A* âat Ai âst Ai sat Ai Co^t 3,50$ Permis de tuer Londres invente les assassinats préventifs pour contrer le terrorisme « Do you expect me to talk?No mister Bond, 1 expect you to die ! ».- Auric Goldfinger n se croirait dans un mauvais film de lames Bond mettant en vedette le regrettable Timothy Dalton.À la manière du héros de lan Fleming, les policiers londoniens ont, depuis les attentats qui ont secoué la capitale britannique, un «permis de tuer» à vue les gens qui paraissent susceptibles de transporter des explosifs.Comme l'explique le chef de Scotland Yard : « cela ne sert à rien de tirer dans la poitrine de quelqu'un parce que c'est probablement là que se trouve la bombe.Cela ne sert à rien de tirer ailleurs parce que s'ils tombent, ils vont la déclencher.C'est ce que montre l'expérience d'autres pays comme le Sri Lanka.La seule façon de réagir, c'est de tirer dans la tête-».Un électricien brésilien innocent a déjà fait les frais de cette politique jamesbon-dienne du «permis de tuer» alors qu'il était pourchassé par des policiers armés dans le métro londonien, fin juillet.Et cela risque de se reproduire, explique le chef de Scotland Yard, puisque l'état d'urgence justifie les moyens employés: «Quelqu'un d'autre pourrait être tué.]'espère que cela ne se reproduira pas.Nous faisons tout ce que nous pouvons pour que les choses se passent correctement, mais ces décisions sont prises dans des circonstances terrifiantes».eu£ avmjc en ikak; eue tecuix À toNOteSf luttes politiques mondiales, deux positions idéologiques mutuellement exclusives.Dans le coin gauche, l'islamisme fanatique, comme le communisme ou le fascisme avant lui, qui empoisonnerait les cerveaux de la jeunesse au même titre que maoïsme rampant des années 1970.Des idéologies qui s'abreuveraient, nous dit-on, au culte de la violence.Dans le coin droit, les valeurs «démocratiques» occidentales, l'État de droit, l'Occident libéral, pacifié, irréprochable, humaniste et libre, forcé de se défendre contre les invasions barbares, les sarrazins, les anarchistes antimondialisation (voir l'article de Francis Dupuis-Déri, page 5), les communistes, et pourquoi pas les syndiqués, désormais regroupés sous l'appellation d'«Adversaire universel» de l'Amérique ou de ses filiales européennnes (cf Michel Chussodovsky, L'Aut'journal, juillet-août 2005).«Shoot to kill».Voilà à quoi se résume l'approche contre-terroriste actuelle, basée sur la répression tous azimuts.Exit la présomption d'innocence, l'habeas corpus ou le doute raisonnable.Est présumé coupable et exécuté à vue, préventivement, toute personne qui semble être engagée dans des activités «terroristes».Une façon de faire qui n'est pas sans rappeler le concept de «guerre préventive» qui a servi a justifier l'invasion illégale de l'Irak, dans le mépris le plus total du droit international.Cette approche du contre-terrorisme, en plus d'aller à rencontre de siècles de jurisprudence et de droit, présume qu'il est possible d'enrayer d'éventuels attentats par la surveillance, la vidéosurveillance et la répression préventive.Or, à moins d'instaurer la loi martiale ou l'État policier, on voit mal comment même les meilleurs systèmes de sécurité pourraient empêcher un citoyen d'entrer dans un métro comme celui de Londres ou de Montréal avec, par exemple, une bombe au chlore ou de la dynamite, qui sont relativement faciles à obtenir.À la vérité, la prévention du terrorisme exigerait une remise en question de la politique étrangère occidentale et des dogmes économiques actuels.L'impérialisme américain provoque partout le ressentiment anti-occidental, facilitant la tâche des recruteurs de kamikazes.Dans plusieurs pays comme l'Egypte, le désengagement social de l'État néolibéral a permis aux organisations caritatives islamistes de prendre le relais.Ce n'est pas tout.Durant les années 1970-80, la CIA a financé et armé de nombreux groupes de moudjahidins afin de les instrumentaliser contre les soviétiques.C'est le cas des Talibans.L'Irak de Saddam Hussein a pour sa part été utilisé dans la guerre d'Iran.L'Occident et ses pratiques sont directement en cause.Hélas, les grands philosophes contemporains, comme Christian Rioux ou Antoine Robitaille au Devoir, sont plutôt portés à défendre des valeurs libérales bourgeoises qu'à faire le procès du réalisme politique ou des doctrines néoconservatrices en vogue.Le terrorisme, nous disent-ils, n'a rien à voir avec la guerre d'Irak ou avec quelque responsabilité occidentale, mais serait plutôt le résultat d'une « idée devenue folle».Certes, les attentats terroristes sèment la frayeur.Ils confrontent à l'imprévu, à la barbarie et à l'horreur.Dès lors, la tentation est forte de se replier dans une défense du libéralisme économique et politique, et c'est ce que fond plusieurs de nos scribouilleurs.Mais, à la vérité, l'observateur éclairé se doit tout autant de rejeter le fanatisme religieux, islamique ou catholique-croisé, que l'impérialisme, la guerre, le patriotisme frelaté et le moralisme bourgeois qui pavent la voie au «choc des civilisations» et à l'anéantissement de toute civilisation.L'Occident a rendez-vous avec un sérieux examen de conscience, et il ne saurait en faire l'économie.Il ne s'agit pas de «poser la victime en bourreau» comme le disait Antoine Robitaille.Il s'agit simplement de se poser la question suivante : un monde meilleur se construit-il à coups de matraques, de tapes sur la gueule ou de balles dans la tête?La quête de sens qui s'amorce est historique, car elle suppose le dépassement de l'héritage des Lumières, de la technique et de la morale bourgeoise.L'humanité doit prendre conscience d'elle-même, de sa condition fragile et de son développement pour le moment suicidaire, sans qu'aucun dogme n'oriente ce réexamen, en dehors du respect inconditionnel de la vie et du refus de l'obscurantisme.À l'aveuglement, la non-pensée et la répression brutale, il faut opposer la réflexion, le dialogue, la critique, la solidarité et le refus de marcher au pas.En ces Années de dereliction, notre espoir souffle à nouveau dans la voilure des mots de Gaston Miron : I.nous sommes cernés par des hululements proches des déraisons, des maléfices et des homicides je vais, quelques-uns sont toujours réels lucides comme la grande aile brûlante de l'horizon faisant sonner leur amour tocsin dans le malheur une souffrance concrète, une interrogation totale poème, mon regard, j'ai tenté que tu existes luttant contre mon irréalité dans ce monde nous voici ballottés dans un destin en dérive nous agrippant à nos signes méconnaissables notre visage disparu, s'effaceront tes images mais il me semble entrevoir qui font surface une histoire et un temps qui seront nôtres comme après le rêve quand le rêve est réalité À les entendre, il y aurait, sur le ring des \& 46 AtJPOlf .liai à Loupes! et j'élève une voix parmi des voix contraires sommes-nous sans appel de notre condition sommes-nous sans appel à l'universel recours hommes, souvenez-vous de vous en d'autres temps.ERIC MARTIN Stabilité La Reine déclarait après les attentats contre Londres que ces bombes ne la feraient pas changer de mode de vie.Elle continuera courageusement à se balader en limousine ou en carrosse sans mettre le pied dans le métro que, du reste, elle n'a jamais pris.Autopsie sans équivoque On sait maintenant avec précision ce qui est passé par la tête du jeune électricien brésilien sans rapport avec les attentats manques de Londres et suspecté terroriste, juste avant sa mort en juillet dernier: cinq balles d'un agent de Scotland Yard.Chasse à courre urbaine Une loi voté fin 2004 mettait définitivement un terme à la chasse à courre dans la campagne anglaise et ce, précisait l'article de loi, «tant pour les renards que pour les cerfs et les lièvres».Il y a quelques jours, les policiers en civil de Scotland Yard ont cependant trouvé une faille dans la loi qui n'incluait pas «les électriciens brésiliens en ville» et en ont profité en toute légalité.« Dossier spécial » TERREUR À KABOUL Quatre bombes américaines font au moins 52 morts et 700 blessés Voir à l'intérieur: «Nous sommes tous kaboulais», l'éditorial.«Aucun Québécois parmi les victimes», de notre correspondant à Québec.«Le flegme afghan mis à rude épreuve», de notre envoyé spécial à Kaboul.«Sur la piste des pilotes américains: la récréation est terminée pour les services secrets afghans», de notre envoyé spécial à Kaboul.« Le réseau militaire américain plus fort que jamais: des experts craignent le recours aux armes de destruction massive», de notre envoyé spécial à New York.«La bourse de Kaboul chute, puis remonte», notre analyste financier.«Ce qu'en disent les médias afghans», Agence Afghanistan Presse.«Civilisation contre barbarie», de notre intellectuel spécial à Paris.«Américains et anarchistes?Exercée par des soldats américains ou des militants altermondialistes, la logique de la violence est la même», analyse du directeur du département de science politique de Kandahar.Débat «A qui la faute?»: «La véritable civilisation américaine: liberté, justice, recherche du bonheur» ou «Les valeurs américaines détournées par des fous de la guerre».«George Bush insaisissable: le chef du réseau militaire américain aurait été vu à Londres», notre envoyé spécial à Londres.«"Nous ne changerons pas notre mode de vie", déclare le roi d'Afghanistan», Agence Afghanistan Presse.Aussi dans cette édition «Le Mont-Orford prépare sa relance: nouvelles instalations, nouvelle image» «Allonger les heures d'ouverture des piscines publiques?Réunion spéciale du conseil municipal à Drummonville » « Achetter un condo?C'est facile! » Le Couac, août 2005, page 2 ET 1 COURRIER DES LECTEURS « Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie» Suite à une lettre ouverte intitulée « Le petit dictateur de Val-David» publiée dans un journal local, le directeur général de la municipalité de Val-David André Desjardins (principal concerné) a intenté un procès contre l'au-teure, Mme Ginette Deschênes (sympathisante de la cause de Guindonville), lui demandant une indemnité compensatoire de 200 000 $ pour préjudices moraux, rien de moins! Mme Deschênes n'a pourtant fait qu'exprimer librement son opinion dans un journal de la région, lieu de transmission de l'information, lieu d'échange et de partage des idées et surtout lieu de LIBERTÉ D'EXPRESSION et d'OPINlON.Elle a par ailleurs fait son devoir de citoyenne en dénonçant ce qui ressemblait pour beaucoup d'entre nous à une injustice sociale flagrante et un non respect de la démocratie.En ce sens, peu importe le résultat du procès, bien que nous souhaitions de tout coeur que la justice fasse son devoir et blanchisse madame Deschênes de toute accusation.|.] Au nom de tous les défenseurs de «la vérité libre» pour une «liberté vraie», nous tenons à dire à madame Deschênes que quoi qu'il advienne à l'issue de ce procès, elle restera pour nous une femme d'une générosité exceptionnelle qu'aucun «rapace» ne saurait détruire ni corrompre.Chloé et lean-Pierre Charce Val-David Le retour d'Henri Bourassa au Devoir?Le mercredi 20 juillet 2005, je sirotais tranquillement mon premier café en feuilletant tranquillement Le Devoir quand tout à coup, je me suis demandé si l'esprit d'Henri Bourassa lui-même ne venait pas d'en reprendre la direction ! Dans la page Idées, un texte d'un certain Yves Laberge PhD.en psychologie, à propos du mariage gai nous explique le plus sérieusement du monde: «Nous avons tous été conçus par une rencontre masculine-féminine, quelle que soit notre orientation sexuelle.Le versant culturel universel de cette donnée biologique est le mariage, cette sanction sociale que chaque société offre au couple parental homme-femme.En tant que fondement structurel de la société, le maintien du mariage comme étant l'union d'un homme et d'une femme se situe donc au-delà des droits et liberté de la personne».Ça prenait un psy pour nous sortir un raisonnement aussi vicié! Ce monsieur sait-il que nous sommes en 2005 et qu'un très grand pourcentage de la population occidentale a été légitimement conçu en dehors de ce soit disant «versant culturel universel de cette donnée biologique» qu'est le mariage?Sous couvert de la vertu scientifique, ces propos qui ont l'air de s'exprimer comme une simple opinion ne sont en réalité qu'un détournement pernicieux et gratuit du sens de l'histoire et des fondements de l'anthropologie.En dehors du fait que je m'interroge à savoir quelle sérieuse institution du savoir a donné un doctorat à un type capable de justifier un tel raisonnement, je me demande pourquoi Le Devoir publie encore de tels propos.Par soucis de proposer des opinions diversifiées?Pourquoi alors ne pas publier des thèses révisionnistes ou les grandes découvertes philosophiques de Raël?Un peu de sérieux SVP à la rédaction, vous offensez vos lecteurs en ne foutant pas aux égoûts des propos qui dégagent une si forte odeur de m.Quand on lie un « quotidien plu-raliste, qui se veut aussi un espace de discussion des affaires publiques où se rencontrent ceux qui recherchent les solutions aux problèmes de la société québécoise» (voir Politique d'information du Devoir sur www ledevoir.com), on doit s'attendre à que notre intelligence ne soit pas ainsi insultée entre deux gorgés de café, par un petit matin d'été.Dire que je me suis abonné à ce journal parce que je le croyais moins médiocre que les autres ! Claude St-Pierre Le milieu familial se fait expulser des CPE le suis une mère de jumeaux, qui travaillait pour la Banque Royale du Canada quand j'ai appris l'heureux événement.Je me suis mise à la recherche d'une garderie.Quelle fut ma surprise d'apprendre que la liste d'attente est de 2 ans et plus selon certains CPE.Les garderies privées sont de +/- 150 par semaine pour 1 enfant donc 2 égal 300$ total 14 400$ par années.Pour nous cela était impensable de payer un tel montant d'argent.Donc j'ai entrepris de faire les démarches pour être une éduca-trice en milieu familiale: avec succès j'ai pu concilier travail / famille.Depuis 4 ans je suis une éducatrice en milieu familiale Mon travail m'apporte beaucoup du fait de côtoyer des enfants par leur simplicité, leur joie de vivre, leur découverte, leur spontanéité sans oublier que chaque enfant est unique.l'ai appris de mon CPE que la ministre Carole Théberge nous fait sortir des CPE pour janvier 2006 Le milieu familial à été imposé au CPE pour combler leur manque à gagner.Maintenant le privé va nous gérer, la qualité des services va être grandement affectée ainsi que les services de soutien.Les gens les mieux placés pour nous gérer sont les Centres de la petite enfance, ils possèdent l'expertise et l'expérience auprès des enfants et des éducatrices.le crois que l'accessibilité doit continuer à exister pour tout le monde.Et d'une gérance digne de confiance Le milieu familiale est la continuité du réseau de la famille pourquoi abolir un service de qualité qui à sa raison d'exister, sa raison d'être étant de répondre aux besoins des enfants et des exigences des parents.le suis contre cette décision et choquée de cette nouvelle.|e n'ai pas été convoquée par la ministre Carole Théberge, cela m'a été imposé à moi et aux autres éducatrices en milieu familial.Et tout cela sans tenir compte du bien-être des enfants et de leur attachement à la garderie familiale, à leur amis et naturellement à leur éducatrice et éducateur.N.B Le gouvernement fait de l'argent avec le milieu familial mais pas avec les CPE! Pourquoi abolir le milieu familial?Sylvie Demers RSG Écrivez-nous ! Le Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte@lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal : Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5 -PLOGUES Pour en finir avec la « culture » du sac de plastique • Au Québec, environ 2 milliards de ces sacs sont remis aux consommateurs par année, environ 17 milliards en France, et 380 milliards aux États-Unis.À l'échelle mondiale cela représente presque 1 trillion (1 000 000 000 000) de sacs.• Ils peuvent prendre jusqu'à 400 ans pour se biodégrader.Après avoir été emportés par le vent, plusieurs se retrouvent dans nos fleuves, puis en haute mer où ils flottent pendant des années.• Des millions de poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins les avalent et en meurent.• La quantité de sacs utilisés en Irlande a été réduite de 90 % après qu'une loi ait été passée en 2002.Assez des sacs de plastiques?Appuyez le projet de loi 390, interdisant la distribution des sacs de plastique non biodégradables.Ce projet de loi est présenté à l'Assemblée nationale par le député de Lac-Saint-lean, Stéphan Tremblay Pour en savoir plus sur le projet de loi et la pétition à signer: www.ecocontribution.com/390/PetitionFR-390 htm Esprit critique en demande Les gens auraient-ils l'impression que leur intelligence est menacée de toutes parts?C'est en tout cas ce qu'on pourrait déduire du succès en librairie du Petit cours d'autodéfense intellectuelle de notre collègue Normand Baillar-geon (voir l'extrait page 6).En effet, quelque mois seulement après son lancement, une deuxième édition est déjà nécessaire! Et au moment d'aller sous presse, le Petit cours, était toujours 12e au palmarès de Renaud-Bray, bien placé entre deux autres essais critiques : Soutien-gorge rose et veston noir (en 1 Ie) et Aurore (en 13e).Le Da Winci code, pour sa part, tirait de la patte en 16e position.Sélection naturelle Lors d'une communication scientifique prononcée au MCXXXIIe Congrès de l'Association Internationales des Biologistes, le Dr.I.Fafrète de Sao Paulo a annoncé la découverte d'un nouveau gène permettant aux ressortissants brésiliens vivant en pays nordiques de supporter beaucoup mieux les températures fraîches de leur terre d'accueil.Le gène aurait été sélectionné parce que les frileux qui avaient l'habitude de porter une veste pour se réchauffer ont tous été éliminés assez jeunes par balles dans la tête, laissant ainsi les rares mutants supportant le froid survivre et se reproduire.ail».Dans un métro près de cher vous Oans ,e cadra de sa ^-^'^ÏÏl'S d'annoncer que.*™?'™\T„%£te stations de métro 3S ffiSS - ^ph,losophie de «tirer pour tuer».POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac.Abonnement d'un an : 30,42$ + taxes = 35,00$ Abonnement de deux ans: 52,15$ +taxes = 60,00$ Abonnement institutionnel et de soutien: 52,15$ + taxes = 60,00$ Abonnement de groupe d'un an ( 10 copies par parution) : 225,98$ + taxes = 260,00$ Abonnement d'un an à l'étranger: 43,46$ + taxes = 50,00$ Nom_ Adresse Code postal Courriel_ .Téléphone Le Couac c.p.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone : (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac '.Vous pouvez nous faire parvenu vos textes/dessins/photomontages p.ii t ourriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau «Vice-président à l'information et éditeur adjoint»: David Ledoyen Co-Rédacteurs en chef: lacques Bouchard, Bruno Dubuc, Marco Silvestro Collaborateurs: Isabelle Baez, Normand Baillargeon, Pierre de Bellefeuille, Claude G.Charron, loana Cotutiu, Clôde De Cuise, Francis Dupuis-Déri, Eric Martin, lean-François Mercure, Michel Rioux, Valentin Tardi, Pierre Vadeboncœur, Ramon Vitesse.Illustrations et photos : Simon Banville, Bobidoche, Boris, Charb, Luc Giard, Kérozen, Serge Ferrand, Charlotte Lambert, Marco Silvestro, Sniper, Richard Suicide, Ramon Vitesse.Graphisme : France Mercier Imprimé par: les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.Distribué par: Messageries de Presse Benjamin Inc.Nous remercions chaleureusement Charlie Hcbdo pour sa collaboration.Abonnement et publicité: lecouac@vif.com (514) ^ô-ion.ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec NATIONAL C'EST PAR LA TÊTE QUE ÇA POURRIT! |}ien sûr, vous me direz que c'est moins grave que ce qui est arrivé à ces trois Saoudiens soupçonnés d'être gais.Peine de mort, monsieur! On ne lésine pas avec la bagatelle dans cette Arabie Saoudite protégée par M.Bush, comme l'est d'ailleurs aussi le Pakistan où on peut tuer des femmes sous prétexte qu'elles n'acceptent pas le mari choisi par la famille N'tmpêche que d'apprendre comme ça, en pleine canicule, que ton boss n'a plus besoin de tes services et qu'il te remet une enveloppe contenant ton 4 pour cent, cela n'a rien de bien drôle.Un jour, c'est Hewlett-Packard qui annonce la mise à pied de 15 000 employés.Le lendemain, c'est Eastman Kodak qui confirme qu'elle aurait 25 000 employés de trop.Façon de parler, IBM frappe elle aussi dans le mille peu après.Et Kimberlay-Clark fait connaître son intention de se départir de 6000 employés : il va s'en mouiller des kleenex dans ces shops-là.Et Ford qui continue le carnage en ajoutant 10 500 suppressions d'emplois aux quelque 2700 déjà effectuées.En passant, Ford n'est pas précisément en banqueroute, ayant affiché des profits nets de 946 millions US l'année dernière.Mais imaginons —|—'Au la scène suivante.Un quidam se présente dans une usine, disons Hewlett-Packard.Sans invitation, ils s'installe à un poste de travail et y demeure.11 en a décidé ainsi.Des dizaines d'autres quidam se présentent à la même usine, sous le nez des ressources dites humaines, et décident que c'est là qu'ils travailleront dorénavant.Imaginons la même scène chez Ford, chez Kimberley-Clark, chez Kodak, partout où on sabre dans le personnel : des milliers de quidam qui s'invitent et qui exigent d'être sur la liste de paie.Et qui y demeurent pendant des années Bien sûr, ce n'est pas ainsi que les choses se passent.Parmi tous ces sacrifiés des dernières semaines, il ne se trouve aucun quidam à avoir, de son propre chef, décidé de travailler à ces endroits et d'y imposer sa présence.Il y a donc quelqu'un en autorité qui a engagé des milliers de travailleurs qui se révèlent de trop.On a beau penser ce qu'on veut des ressources dites humaines, elles ne décideraient pas d'engager des milliers de travailleurs sans en avoir été autorisées au préalable par la haute direction.Ce sont donc des administrateurs particulièrement avisés et sagaces qui ont ainsi procédé à des évaluations aussi erronées se traduisant en milliers de victimes mises à la rue tous les jours.Ces phénix des affaires paient-ils au moins pour ces erreurs flagrantes?C'est mal connaître ce milieu que de le croire.La bible des affaires, la revue Fortune, apporte les arguments les plus percutants.En 1980, les revenus des PDG étaient 42 fois plus élevés que la moyenne des GUERRE \ [ÉCONOMIQUE aux milUows • ^chômeurs salaires payés dans l'entreprise.En 1996, ces revenus étaient 217 fois plus élevés.Ils étaient multipliés par 531 en 2000.Les dernières données indiquent qu'on frôle la multiplication par 1000 ces temps-ci.Un autre chiffre intéressant : aux USA, de 1980 à 1996, les revenus des PDG augmentaient de 925 % pendant que ceux des travailleurs de leurs entreprises connaissaient une chute de 13 %.Et que dire de ces autres données : pendant que le boss de la compagnie Cendant se payait un salaire de 184,5 millions US, les actionnaires voyaient leurs actions dégringoler de 61 %.Chez Cisco Systems, le patron encaissait 157,6 millions US, les actions chutaient de 76 %.C'est bel et bien par la tête que ça pourrit, et pas seulement les poissons.Il y a plusieurs années, dans une course de chevaux, le cheval s'était prestement débarrassé de son cavalier dès le départ pour filer, ainsi libéré, vers la victoire.Ce qui aurait fait dire à Michel Chartrand que si les travailleurs n'avaient pas de boss sur le dos, ils réaliseraient certainement de belles et grandes choses.MICHEL RIOUX Course à la cfiefferie du Parti Québécois L'embarras du choix Plusieurs nouveaux candidats sont entrés en lice.Par exemple un phénomène rare, un psychiatre, le Dr Hugues Cormier, qui milite en même temps dans trois partis, ou plus exactement dans deux partis, le québécois et le libéral, et dans un mouvement, l'Option citoyenne, qui se prépare à devenir un parti.Serait-ce un cas d'une forme rare de cyclothymic?Ses propos indiquent qu'il s'agit en réalité d'un tenant du fédéralisme renouvelé.On lui dira sûrement: médecin, soigne-toi toi-même.Ghislain Lebel, ancien député que le Bloc québécois a expulsé, a annoncé sa candidature.Sans commentaire.Une rumeur persistante annonce la candidature de l'ancien ministre péquiste Gilbert Paquette, un «pur et dur» de la première heure, un homme de valeur qui, depuis vingt ans, s'est fait oublier à la Télé-université.Un économiste du nom de Gilles Hébert est sur les rangs.Plus importante est la candidature de Pierre Dubuc, l'âme dirigeante du SPQlibre, club de gauche au sein du PQ, et directeur de l'auf journal.Voilà qui va donner plus d'envergure aux débats qu'on nous annonce.Parmi les candidats déjà connus, Richard Legendre est le premier à avoir présenté son bulletin de candidature avec les mille signatures exigées Bonne chance! (Les autres sont Pauline Marois, Louis Bernard, André Boisclair et l'ancien chef des Verts dont je n'arrive toujours pas à me rappeler le nom.) 11 est évidemment question de Bernard Landry qui hésite devant les vives pressions qu'on exerce sur lui.Tout ce qu'on peut dire au moment d'écrire ces lignes, c'est qu'une source sûre indique qu'il devait prendre sa décision avant la fin de juillet, sans nécessairement l'annoncer immédiatement.Le temps joue-t-il pour ou contre lui?La suite au prochain numéro.PIERRE DE BELLEFEUILLE Le Couac, août 2005, page 3 Les savants experts sur la langue font fausse route Difficile de comprendre l'aveuglement des dix-sept « experts » qui, mandatés par le Conseil supérieur de la langue française (CSLF), viennent de publier un ouvrage collectif intitulé Le français au Québec - les nouveaux défis, sous la direction d'Alexandre Stefanescu, ancien secrétaire du Conseil de la langue française, et de Pierre Georgeault, directeur de la recherche au CSLF.L'ouvrage propose une stratégie de développement du multilinguisme comme si les objectifs fondamentaux de la charte de la langue française étaient atteints et qu'on pouvait passer à autre chose.Ce n'est certainement pas le cas, ce que Stefanescu et Georgeault reconnaissent en passant, dans la conclusion de l'ouvrage, mais sans reconnaître la gravité de la situation.D'abord, on comprend mal pourquoi, dans un entretien avec Robert Dutrisac du Devoir, (15 juillet) Stefanescu s'en est pris de façon désinvolte à Yves Michaud, à qui il prête une «vision passéiste où le Québec est un espace clos».Rien n'est plus faux.Michaud, brillant journaliste et remarquable diplomate, est un homme d'une grande culture ouverte sur le monde.Stefanescu prétend-il faire table rase de notre passé?Notre combat pour la langue française n'a de sens que dans le contexte de notre histoire.Les événements actuels comme la mondialisation confirment la nécessité de continuer ce combat, qui n'est nullement passéiste puisqu'il vise l'avenir.D'ailleurs, ce qu'on appelle aujourd'hui la mondialisation n'a rien à voir avec l'ouverture sur le monde.Celle-ci caractérise les Québécois, nettement plus que beaucoup d'autres peuples, et cela depuis belle lurette.À ce propos, on peut remonter jusqu'aux explorateurs qui ont découvert les Rocheuses et le Mississippi, aux coureurs des bois et aux missionnaires.La Révolution tranquille des années soixante a marqué une nouvelle étape d'ouverture.Quant à la mondialisation actuelle, elle résulte des ambitions des grandes entreprises transnationales qui s'emploient à réduire les pouvoirs des États nationaux.C'est une poussée économique dont les conséquences politiques et culturelles frôlent le désastre.C'est tout le contraire d'une porte qui s'ouvre.Son seul rapport avec le combat pour la langue est d'en confirmer la nécessité, sans en modifier les objectifs.Un gouvernement coupable Les savants experts ferment les yeux sur le fait que le gouvernement du Québec, qui a pris naguère la brillante initiative de proposer la loi 101, est maintenant en train de passer au camp adverse, puisqu'il pratique de plus en plus systématiquement un bilinguisme illégal, comme d'ailleurs la ville de Montréal, qui était jadis fière d'être la deuxième ville française au monde.Voilà un nouveau front où livrer combat.Le multilinguisme cher aux experts?On est pour, mais on voit mal l'urgence nouvelle qu'on lui attribue 11 y a là matière à réformes dans le régime scolaire, mais pour l'essentiel, cette question relève de la famille et du domaine privé.Sur d'autres fronts, on peut observer des reculs inquiétants qui exigent, plutôt que de nouvelles stratégies, un regain de combativité.C'est notamment le cas de la langue de travail.L'impérialisme de l'anglophonie y trouve un terrain fertile.C'est aussi le cas du passage au cégep.La proportion des écoliers issus de l'immigration qui choisissent les institutions de langue française est en diminution.L'enseignement de l'anglais dès la première année du primaire, décidée par le gouvernemnt Charest, risque de susciter la confusion dans la tête des tout petits et ainsi de compromettre aussi bien la connaissance de l'anglais que celle du français.Les spécialistes se querellent à propos de la langue parlée à la maison et de la langue d'usage public.Laquelle est le meilleur indicateur du progrès ou du recul du français?Les experts du CSLF favorisent la langue d'usage public, alors que d'autres spécialistes, notamment Charles Castonguay et Michel Paillé, s'en remettent à la langue parlée à la maison.Il parait évident que ce sont ces derniers qui ont raison.Depuis des années, les autorités ne cessent de proclamer que le français est — ou doit être — la langue commune au Québec.Cela gonfle les données sur la langue d'usage public, alors que la réalité se trouve dans la langue parlée à la maison.C'est à croire que les experts du CSLF préfèrent masquer la vérité.Donc la langue officielle du Québec a besoin non pas de nouvelles stratégies, mais plutôt d'une nouvelle combativité PIERRE DE BELLEFEUILLE Dernière neure .présenté par lacques P»raeau'l "ils conceptions de Robert Tes Saint-André appu* ans*«» ^ ^ fe ^ du Ils nous reste quelques autocollants.1 $ chacun, taxes et port inclus.Commandez par courriel: lecouac@vif.com , donc je nuis •TTÏ gag www.lecouac.org 64783? NATIONAL Le Couac, août 2005, page 4 Go-errance médiatique Il est 15 heures, en ce samedi 25 juin 2005.Sur une petite colline à l'entrée d'Ottawa, les voici soudain.Us sont plus de cent.Certains ont l'air hagard, d'autres dansent, un jeune homme, sourire aux lèvres, distribue des bouteilles d'eau.La musique enterre partiellement les slogans qui se succèdent de façon anar-chique.L'orage tombé une heure plus tôt sèche déjà sur leurs vêtements.Une semaine qu'ils marchent.Pas un n'a renoncé.S'agit-il d'un nouveau défi sportif?Non, des sportifs seraient attendus comme le Messie.Les médias des quatre coins du pays se bousculeraient déjà pour les interviewer.Aujourd'hui, nul journaliste de Radio-Canada ou du Devoir.Ces marcheurs-là sont en forme, pour certains, pas mal moins pour d'autres, ils ont de 7 à 77 ans et ne verront que quelques médias indépendants saluer le dernier round de leur match contre l'injustice.Aurait-il fallu que l'un d'entre eux faiblisse sous une insolation pour que l'on daigne s'intéresser à leur cause?tout a occupé une dizaine de personnes pendant plusieurs semaines.Le jour du départ de la marche au centre-ville de Montréal, des cameramen des gros réseaux ont jugé que quelques centaines de personnes, c'était trop peu.Ils n'ont même pas pris la peine d'attendre le début du point de presse qui avait un peu de retard.Bref, rien ou pas grand-chose du côté des «informateurs» du public.À titre d'exemple, le 18 juin, premier jour de la marche, le Téléjournal a relégué l'info à la I7ème minute.pour quelques secondes de « reportage ».Toutes les tentatives pour joindre le chef de pupitre dudit journal ont été vaines: le bienheureux était parti en vacances.On nous fait savoir, tout de même, que le Téléjournal a eu la gentillesse de passer la nouvelle à l'arrivée le 25 juin et avec image, en plus ! Vérification faite, c'est vrai : la marche a eu droit à 27 secondes.7 jours de marche pour 27 secondes où l'on se contente de réciter sur un ton radio cadenassien ce que demandent les marcheurs.Quelque chose sur les suites de la marche?Une petite entrevue?Un journaliste heureux de se montrer le minois en fin de reportage?Nenni ! Les médias ont peut-être jugé que l'événement ne touchait pas assez de gens?Après tout, il n'y a que 200 000 personnes sans statut au Canada et seulement 110 associations qui ont appuyé la marche.Ils ont marché une semaine pour les droits des réfugiés, pour que cessent les certificats de sécurité, pour que des familles ne soient plus séparées, pour que devienne réalité ce que le Canada se targue d'être : une terre d'accueil.Le public n'en saura rien.Ou si peu.Mais essayons de comprendre.Solidarités sans frontières, à l'origine de cette marche, n'a peut-être pas fait son travail?Patrick Cadorette, un des responsables des relations avec les médias pour l'organisme, a retracé pour nous les préparatifs de la marche.Dès le mois de janvier, les médias ont été informés de la tenue de l'événement.Une nouvelle conférence en avril n'a attiré que peu de journalistes et engendré deux maigres articles.S'en sont suivis des communiqués de presse envoyés intensément la semaine précédent la marche et de nombreux appels à des journalistes et responsables de rédaction dans les médias régionaux et nationaux.Le La marche Du pain et des roses qui s'était tenue en 1995 avait, elle, eu droit à un peu plus d'égards.Dans la grosse Presse, par exemple, on y était joyeusement allé d'un article quotidien, racontant en détails le périple des femmes.Attendez, me direz-vous, elles étaient des centaines et elles avaient à leur tête l'emblématique Françoise David ! Mais la marche pour les réfugiés était quand même escortée par Jaggi Singh.Faut dire que le discours anarchiste radical (mais néanmoins pacifique) de Singh est pas mal plus dérangeant que celui de David .Les médias ont peut-être jugé que l'événement ne touchait pas assez de gens?Après tout, il n'y a que 200 000 personnes sans statut au Canada et seulement 110 associations qui ont appuyé la marche.Et puis, il se passe des choses pas mal plus importantes dans notre bel hémisphère ! La météo, Bush qui commence à réfléchir sur l'environnement, les préoccupations publiques d'un plongeur à peine sorti de l'adolescence.De son côté |oe Volpe, ministre de la citoyen- neté et de l'immigration, a fini de jeter de l'ombre sur la marche en refusant de recevoir en personne les réfugiés et ceux qui leur sont solidaires pour que leurs voix soient entendues.Des familles entières ne se décident pas à faire Montréal-Ottawa par 30 °C à l'ombre simplement pour la beauté du paysage.Alors que les marcheurs, de retour à Montréal, attendaient toujours, des centaines de journalistes faisaient le pied de grue devant une prison de Joliette.L'ironie de la chose veut que Radio Cadenas ait invoqué le manque de bureaux le long de l'itinéraire de la marche pour justifier sa piètre couverture.Mais Joliette, comme chacun le sait, est un haut lieu de convergence médiatique ! Il faut dire que Karla Homolka s'apprêtait à faire son entrée dans le grand cirque médiatique, fraîchement délaissé par Michael Jackson ! On attend le prochain crime sordide: il ne devrait pas tarder.Au moins, on ne peut reprocher à nos chers médias un manque de cohérence.«The show must go on».ISABELLE BAEZ Cm est avec énormément de (oie que nOUS avons appris, à la mi-juillet, la libération de Mohamed Cherfi par les autorités américaines.Ce militant des droits humains avait été arrêté dans un sanctuaire de Québec où il s'était réfugié, puis avait été déporté aux État-Unis parce que son travail incessant auprès des réfugiés agaçait sérieusement le gouvernement canadien.Il croupissait depuis plus d'un an et demi dans une prison américaine et risquait l'extradition vers l'Algérie où sa vie était menacée.Cette libération a été rendue possible suite à la reconnaissance de statut de réfugié politique que lui ont accordé les tribunaux américains de l'immigration en juin dernier.Cette décision (et le fait que le gouvernement américain ne l'ait pas portée en appel comme il avait annoncé vouloir le faire) confirme une fois de plus toute la légitimité des demandes de Cherfi et l'injustice qu'il a subie pendant tous ces mois.Par conséquent, les autorités québécoises en matière d'immigration se doivent d'émettre à Cherfi un certificat de sélection du Québec et Immigration Canada doit lui fournir un visa afin qu'il puisse revenir ici, chez lui, sans plus de délai.Plus aucune raison ne peut justifier la poursuite de cette saga (dont vous pouvez lire le récit au http://www.mohamedcherfi.org/) puisque le pays de Guantano Bay lui-même vient de le déclarer réfugié politique digne de ce nom ! LE COLX DU WtèOÇHlSrflE, Il faut bien qu'au moins un canard souffre pour le bien de la canarderie C'est malheureusement moi qu'on a choisi Avec.|e l'avoue, un peu de plomb dans l'aile je m'astreindrai donc.à lire chaque mois pour les autres canards.La Gazette, Couac ! Le Globe and Mail Couac ! Couac ! Et le National Post, Couac ! Couac ! Couac ! ,0HÏ>-M> My God.les pure laine don't want an Anglo as PM ! Le 30 iuin, La Presse publiait les résultats d'un sondage où on demandait aux Québécois comment ils réagiraient si une femme, un gai ou un Anglo devenait premier ministre.L'Anglo étant le moins bien coté, il fallait bien s'attendre à ce que The Gazette en interprète les résultats.« Anglos can apply - but tentatively* titrait l'édito du 4 juillet.On y dit: «À l'instar du journaliste Yves Boisvert, nous croyons que si, dans ce sondage la rectitude politique a joué pour une femme et un gai avec respectivement 85 et 81% d'approbation, elle n'a eu aucun effet pour un Anglo avec seulement 57% de réponses positives.» Et d'ajouter l'éditorialiste: «Le degré de non-acceptation ne s'éteint même pas quand l'aspirant a d'impeccables dons linguistiques et managériaux.C'est d'être pure laine qui compte pour de nombreux Québécois: dans certains milieux, autant Pierre Trudeau que Charest ont été méprisés pour l'unique fait qu'il sont tous deux issus d'un père franco et d'une mère anglo.Deux raisons expliquent ça.Il y a d'abord le fait que le Québec cons- tituant un cas unique en Amérique du Nord, les Québécois ont tendance à croire que seul un franco peut pleinement comprendre la nécessité de sauvegarder la culture française; mais il y a également l'anglophobie rampante qui a traditionnellement existé et qui existe encore comme mécanisme de défense contre les Anglais.» Ici, pas un mot sur le fait que les édito-riaux de The Gazette ont, chacun en leur temps, consacré Pierre Elliot et Patapouf grands sauveurs du Canada.À la fin des années soixante, le dandy leur a servi de bouclier contre un Lévesque déterminé à ce que les Québécois abandonnent leurs réflexes de colonisés.Après la frousse référendaire de 95, on avait déterminé que Daniel Johnson fils ne faisait plus le poids avec l'arrivée de Lucien Bouchard comme PM.S'il fallait qu'il déclanche un troisième référendum! God is good.We have John-Jean.Et l'éditorialiste de conclure: «35 % de gens qui n'apprécieraient pas un premier ministre anglo correspondent exactement avec ceux qui optent pour la souveraineté du Québec peu importe les arguments rationnels mis en valeur contre cette mauvaise idée».Bref, ceux que l'on appelle abusivement «les purs et durs » sont tous cinglés.Et racistes ! Propos tout aussi malicieux tout à côté dans le papier: « Where are government jobs for anglos?signé Henry Aubin.Un chroniqueur qui en profite d'abord pour régler ses comptes avec les trois autres journaux montréalais: «La Presse regrette aujourd'hui la tiède générosité des Québécois envers les anglophones.Elle s'offusque que les nationalistes répètent que quiconque vivant au Québec est un Québécois, alors que bien des Pures laine ne voient pas les Anglo-Québécois comme entièrement Québécois.C'est un changement de ton.Il y a un an, ce journal tout comme les deux autres journaux francophones, avait colporté l'idée que les défusionnistes ne voulaient pas s'incorporer à Montréal à cause de leur répugnance à travailler avec des francos.» le me permets ici d'interpeller Aubin.Eh Henry, si c'était ça le problème.Tes amis défusionnistes ont toujours été des séparatistes qui s'ignorent.En 1996, ils ont tout fait pour que les conseils municipaux des enclaves dorées du West-Island votent des résolutions partitionnistes.Au cas où.Tu déplores que, parmi les 105 personnes qui siègent actuellement dans le Conseil de Montréal et les conseils d'arrondissements, il n'y ait qu'un seul «non-white» (Alan DeSousa, maire de Saint-Laurent).Tu ne peux t'en prendre aux Francos pour une telle incurie puisqu'aux dernières élections dans les villes où tes amis appuyaient fortement le parti de Gérald Tremblay - avec comme unique motivation la récupération de leur ville «annexée de force à Montréal» - , ils auraient pu corriger la situation dans leurs arrondissements où les « non-whites» sont nombreux.Comme à Pierrefonds et à Dollard-des-Ormeaux par exemple.Aux élections du 4 novembre 2001, tes amis partaient pourtant d'une longue tradition dans leur capacité d'inclure les Néo-Québécois à leur communauté puisque presque tous les enfants des Néo-Québécois avant 1977 fréquentaient l'école anglaise.Des Néo-Québécois qui, par la force des choses, allaient gonfler le nombre de ceux qui s'identifient d'abord comme Canadian.Tu admettras comme moi, Henry, que c'était difficile d'intégrer beaucoup de ces braves gens qui, souvent, pouvaient à peine s'exprimer en français, à un fonctionnarisme qu'ils avaient appris à détester.La loi 101 a transformé le Québec en une des sociétés les plus inclusives et c'est surtout depuis un an avec toute cette flopée de gens de couleurs occupant l'avant-scène, que les changements apparaissent pour l'avenir des plus prometteurs.Début d'été 2004, Maka Kotto devient député de Saint-Lambert, tandis que c'est au tour de Yolande James trois mois plus tard de représenter le comté de Nelligan à l'Assemblée nationale.D'autres surprises?Luck Mervil est choisi Patriote de l'année et Stanley Péan est élu président de l'UNEQ.Et pour un second 24 juin de suite, ce sont rappeurs et chanteurs à peau plus ou moins ambrée qui majoritairement ont envahi la grande scène du parc Maisonneuve.Pour chanter le Québec nouveau.Avec le Canada que tu as à l'esprit, Henry, je comprends ta difficulté à accepter ce Québec nouveau.Tout n'est pas gagné mais on peut dire que « les enfants de la loi 101 » ont relativement assez de facilité à côtoyer les tricotés serrés.Demain, ils devraient être assez nombreux à accéder à notre fonction publique.Mais encore faut-il qu'ils complètent leurs études post-secondaires en français, car l'intégration à la société d'accueil ne se fait pas uniquement par un plus ou moins bon apprentissage de la langue.Il doit également se faire par une connaissance de l'histoire du pays d'adoption.Et, - il ne faut pas avoir peur des mots -, par un certain degré d'assimilation à la culture ambiante.En cela, je doute que Dawson, Vanier, McGill, Concordia ou tes papiers ont des chances de faire pleinement apprécier à nos Néo les mots d'un Miron et d'un Vigneault.CLAUDE G.CHARRON INTERNATIONAL Une politique de fer Le Couac, août 2005, page 5 administration améri- ¥ caine a cafouillé à la fin ï r juin à propos de la Jmam question du retrait éventuel des troupes et à propos du terrorisme.Cheney a pré-tendu que celui-ci achevait, mais des militaires de haut rang l'ont contredit, allant jusqu'à avancer qu'on en avait encore pour dix ans ! Bush de son côté a déclaré que les soldats américains resteraient en Irak tant que leur « mission » ne serait pas terminée.Pendant ce temps, difficulté additionnelle, le gouvernement des États-Unis est en butte au ressac d'une fraction du public américain, consciente de s'être fait mentir tout au long des différentes phases de l'affaire d'Irak.L'opinion américaine fait pression en vue d'abréger la présence des troupes là-bas.Signe d'une situation problématique, des faits insolites surviennent, par exemple les rencontres, affirmées, niées, confirmées, entre des Américains et des insurgés, qu'est-ce que c'est que cela?Singulière approche.Peut-on en imaginer la raison ?Mouvements de pions en prévision d'un damier politique futur?Tentatives de corruption?Efforts pour miner la résolution des résistants ou bien simplement pour l'évaluer?Nul ne sait.La situation est compliquée.Attentats incessants, installation du nouveau «gouvernement» irakien, présence militaire américaine indispensable, mais coûteuse et impopulaire, organisation laborieuse d'une armée irakienne, rhétorique «démocratique», scandales financiers fumants (Halli- burton), opinion mondiale négative pour une grande part.Comment analyser ce bordel?Allons à l'essentiel, qui est simple.Le commentaire ne doit pas faire de détour.Autrement, on ne comprend plus grand-chose.Pense-t-on que la politique américaine en Irak soit aussi mêlée que cette confusion?On aurait tort.Elle est rigide.Elle n'a qu'un but.Elle n'a qu'une idée.C'est une politique de fer.Malgré des tergiversations superficielles, il n'y a qu'une ligne, elle est ferme, on s'y tient, on ne la lâchera pas.Le reste est sans consistance.C'est une politique à coordonnées multiples, bien entendu, mais sa seule fin est de ne pas laisser échapper le contrôle du pétrole entre des mains ennemies ou peu sûres.Des commentateurs s'égarent dans les complications de la situation.L'impérialisme, lui, ne se laisse pas distraire.Il faut raisonner comme il raisonne.Mille données, mais une seule règle.L'ensemble s'explique par elle.Il faut comprendre a politique américaine en Irak non point d'abord comme une problématique, mais comme une volonté.Cela simplifie pas mal de choses.Les cafouillis sur le terrain, les complications de la politique partisane américaine à travers tout ça, le désordre résultant d'une domination encore mal établie et notamment mal assurée sur sa base circonstancielle qu'est le gouvernement irakien fantoche, ne changent rien à l'obsession américaine: le pétrole.C'est un absolu.Bush suit cette logique unique, impérialisme à l'état pur, à travers les turbulences de l'heure.La guerre d'Irak obéit à une logique rigoureuse.Comprendre cette volonté tenace, c'est pouvoir prévoir ce qui se passera.Car elle ne changera pas d'un iota.Contre vents et marées, elle sera maintenue.Tout s'organisera nécessairement autour de cette idée centrale.Dès lors, le reste se conformera.A moins que l'opinion publique américaine n'implose, chose bien peu probable.Oublier cela, c'est se perdre dans des spéculations oiseuses.PIERRE VADEBONCOEUR EN BREF 39 000 Irakiens décédés New York — Quelque 39 000 Irakiens ont péri du fait des combats ou des violences en Irak depuis le lébutdeTinto^yention américai- 39 000 morts, ça vaut bien une brève {Le Devoir 12-7).Divagations universitaires Dans un article plutôt surréaliste, bien qu'intitulé: «Triste réalité: le seul véritable objectif des terroristes est l'islamisation radicale de la planète» (La Presse, 24/07/05), Germain Belzile et jean-Charles Chebat, tous deux professeurs aux HEC-Montréal, réfutent l'idée que le terrorisme soit l'arme du pauvre.Pour eux: « Le terrorisme n'est pas une arme, car sa caractéristique principale est de tuer aléatoirement.».On se demande bien ce qu'étaient les bombes larguées par l'armée américaine qui ont tué au hasard des milliers de victimes civiles innocentes en Irak et en Afghanistan.Ils nc cHwKtïOKiT m NOTS£ rtW DC VIC .-• .MAIS NOUS C«w6ck«î Le Ltjc.Association entre les anarchistes et Al-Qaeda Terrorisme intellectuel Alors même que des militantes et militants altermondia-listes sont harcelés par les policiers qui protègent le G8 en Ecosse, et que fument encore les lieux des attentats à la bombe à Londres, La Presse (08/07/05) nous gratifie d'une analyse pondue par Tim Dunne, distingué et sophistiqué directeur du département de science politique à l'Université d'Exeter en Grande-Bretagne, pour éclairer l'esprit de ses contemporains.Le scientifique de la politique se demande, l'air songeur, «qu'est-ce qui distingue la violence qu'utilisent les anarchistes anticapitalistes d'Ecosse des tactiques dont se sert Al-Qaeda dans ses attentats à New York, Bali, Madrid et maintenant Londres?» Sa sagace réponse: rien.«Qu'elle soit exercée par des groupes terroristes ou par des groupes anarchistes, la logique perverse de la violence ne peut pas être transcendée».Bref, la nature des gestes et la logique politique des anarchistes et des « islamistes » est la même, de même que leur (non) valeur morale : « Y a-t-il une différence au plan moral entre s'en prendre à un jeune agent de police ou à un usager du transport en commun de Londres?» Ah bon?Pour la science politique, être pris dans une bousculade avec un policier et placer des bombes qui vont tuer des dizaines de civils, est identique d'un point de vue moral.Pour le moins étonnant.Qu'en plus de 5 ans — disons depuis les manifestations contre l'OMC à Seattle en 1999 —, les manifestants altermondialistes n'aient tué personne, ni policier, ni politicien, ni civil ne mène pas cet eminent scientifique politique à penser qu'il y a — en fait — des différences à la fois morales, stratégiques et tac-tiques entre les «anarchistes» et Al Qaeda.Voua Us AfiftRCHiSTE-S Vov/s AVE.Z.TeLLE^EMT de EN COMMUNS WEC NOUS LESTE**ORtSTES.Je t'ai ^é
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