Le couac, 1 octobre 2005, octobre
i Abus des pétrolières Alors qu'il a les outils légaux pour fixer un plafond au prix de l'essence Jean Charest préfère se pavaner à Tout le monde en parle au lieu de légiférer.Election en Allemagne Notre correspondant à l'étranger, Frédéric Dubois, explique le ras-le-bol des allemands et le résultat mitigé des élections.Projet Montréal Entrevue exclusive avec le chef du nouveau parti municipal qui veut arracher le citoyen aux griffes de l'auto.Vol.9 • n° 1 Octobre 2005 3,50$ sat *k sat &4 sat &4 sat *k sat sat tsan sat sat sat #U sat a* Démutua quoi?La vraie faute d'André Boisclair PAR ERIC BON DO eu de gens se souviennent des accomplissements de M.Boisclair en tant que Ministre de l'Emploi et de la solidarité sociale.Mais les milliers de personnes qui ont eu le malheur d'avoir recours à l'aide sociale alors qu'il en assumait la responsabilité, eux, s'en souviennent.À l'époque, le jeune premier du PQ a permis que se produise une injustice impensable contre laquelle des gens se battent encore devant les tribunaux.C'est ce même homme qui, aujourd'hui, prétend souhaiter la souveraineté de façon urgente parce qu'« il y a trop de monde qui en arrache au Québec».Le mot «démutualisation», qu'on ne retrouve pas dans les dictionnaires, sert à désigner le processus par lequel les compagnies d'assurance du Canada sont passées de l'état de mutuelles à celui de compagnies à actions, entre 1999 et 2000.Cela impliquait que les personnes détentrices d'une police d'assurance se retrouvaient, du jour au lendemain, propriétaires d'actions de leur compagnie d'assurance.Or, une personne assistée sociale ne peut posséder des avoirs liquides (comme les actions) pour une valeur de plus de 1500$ (2500$ pour les personnes ayant des contraintes sévères à l'emploi).Pour la plupart de ces assurés, lors de la démutualisation, ces actions nouvellement émises pouvaient leur rapporter de quelques dizaines à plusieurs milliers de dollars.Le gouvernement fédéral a émis en 1999 un avertissement aux provinces pour les prévenir des problèmes que cela pouvait entraîner pour les personnes assistées sociales.Ces dernières risquaient d'être accusées de posséder des avoirs liquides excédentaires à ce qui était permis par l'État, ce qui entraîne habituellement de lourdes conséquences: accusations de fausses déclarations, pénalités, recouvrement, étiquette de fraudeur et tout ce qui va avec.Le Front Commun des personnes assistées sociales du Québec a communiqué directement avec le cabinet du ministre Boisclair en novembre 1999, verbalement et par écrit pour l'aviser de la gravité potentielle de la situation si les personnes n'étaient pas informées correctement du fait qu'elles allaient peut-être devenir propriétaires d'actions.La réponse de l'attachée politique du Ministre à cette époque fut la suivante: «On ne va pas faire un dépliant pour 5000 personnes!» Le Ministère décida plutôt de laisser le soin aux compagnies d'assu-rancesf!!!) d'expliquer aux gens ce qui se passerait et ce, à leur guise.Plutôt que d'aviser les gens à l'avance de ce qui allait se produire — ce qui dans de nombreux cas aurait pu permettre à ces personnes d'utiliser cet argent pour se libérer de l'aide sociale —, on a préféré tout mettre en œuvre pour que le gouvernement encaisse, indirectement, ces sommes d'argent.Alors que l'argent des actions des personnes assistées sociales dormait en secret, au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, on préparait le grand coup.Pendant un an, du personnel du recouvrement fut spécialement formé pour récupérer les sommes provenant des actions dont étaient propriétaires les personnes assistées sociales (qui, dans la grande majorité des cas, l'ignoraient).Au moment opportun, soit pendant une période de quelques semaines de 2001 où la valeur des actions monta en flèche jusqu'à parfois tripler, les agents du Ministère passèrent à l'action.On accusa nombre de personnes d'avoir eu en leur possession des avoirs liquides excédentaires et on les condamna, d'abord à encaisser ces actions, puis ensuite à rembourser à l'aide sociale l'équivalent de la valeur de ces dites actions pour cause de trop-perçu.Ces réclamations ont parfois atteint plus de 10 000$ par personne.Prenons par exemple cette dame de Lévis, madame Danielle Quessy, qui a appris par un ami comptable qu'elle possédait environ 11 000$ d'actions et ce un an après en être devenue propriétaire grâce à la démutualisation.Elle a fait les vérifications, puis a appelé immédiatement l'aide sociale pour leur expliquer qu'elle n'avait plus besoin d'aide, pour finalement se lancer en affaires, démarrant son propre salon de coif- À l'époque, le jeune premier du PQ a permis que se produise une injustice impensable contre laquelle des gens se battent encore devant les tribunaux.fure.On a réclamé à Mme Quessy une somme de près de 10 000$ pour avoir détenu à son insu les actions en question.Aujourd'hui, en raison de saisies de retours d'impôts, d'allocations familiales et autres par le gouvernement du Québec qui tient mordicus à empocher cet argent, Mme Quessy est acculée à la faillite.Elle voit se profiler, dans un avenir plus ou moins proche, un dramatique retour à l'aide sociale.L'émission La Facture du 22 mars 2005 a d'ailleurs fait état de cette histoire troublante.Des milliers de personnes comme Mme Quessy ont subi et subissent encore ce vol qualifié de la part du Ministère.Des personnes qui auraient pu saisir ce coup de pouce du destin pour se sortir de leur situation difficile se sont fait arnaquer par cet aspirant au poste de Premier Ministre.Ce dernier, a préféré à cette époque, fermer volontairement les yeux et donner le mandat à ses « sbires » de voler les pauvres pour renflouer les coffres du Ministère.qui a le mandat d'aider les plus démunis ! La propagande à Radio-Canada Grand battage à la télévision de Radio-Canada pour une émission spéciale diffusée en deux parties de deux heures chacune, les 7 et 8 septembre 2005.Comme il fallait s'y attendre, c'était de la propagande.Non pas, dans l'ensemble, une propagande tapa geuse et grossière, mais une propagande parfois masquée, parfois subtile et donc beaucoup plus efficace.Le sujet : le référendum de 1995.Le titre: « Point de rupture ».Pourtant, aucune rupture ne s'est produite.Ce mot évoque le risque que le référendum représentait pour le Canada, pas pour le Québec où le camp du OUI avait fait campagne sur le thème d'un partenariat avec le Canada.Dans la logique de ce titre, l'émission adopte clairement un point de vue canadien plutôt que québécois.Ainsi, elle donne la parole à des Canadiens qui n'ont joué qu'un rôle mineur dans le débat.Bien sûr, Jacques Parizeau est une des vedettes.On rappelle ses propos dépités lorsque le résultat du vote fut connu: «pourquoi avons-nous perdu?l'argent et des votes ethniques.» De façon grossièrement injuste, Parizeau a été traîné dans la boue pour ces quelques mots.Il ne s'agissait pas de tous les votes ethniques, mais seulement des milliers d'immigrants auxquels Ottawa a accordé la citoyenneté en catastrophe, dans les semaires qui ont précédé le vote.C'était une tricherie.Dans l'émission, pas un mot là-dessus.Pas un mot sur les sommes folles que le camp du non a dépensées, au mépris total des lois québécoises.Pas un mot sur les cas de centaines d'électeurs, sinon des milliers, qui ont voté plusieurs fois.À cet égard, ce silence est une propagande ni masquée, ni subtile.Elle est grossière.Le 27 octobre 1995, trois jours avant le vote, Montréal a été envahi par des milliers de Canadiens venus nous dire combien ils nous aimaient.Un certain scepticisme est permis.On peut penser que pour la plupart de ces gentils visiteurs, ce voyage toutes dépenses payées était une joyeuse balade difficile à refuser.La thèse du grand amour des Canadiens pour les Québécois ne tient pas la route.)e me souviens d'avoir reçu chez moi, quand j'étais Pas un mot sur les sommes folles que le camp du non a dépensées, au mépris total des lois québécoises.député à Québec, la visite de Richard Gwyn, journaliste terreneuvien qui a fait carrière en Ontario.Son but: m'expliquer que les Canadiens accepteraient la ^^^^^^^^^^^^ sécession du Québec, si ce n'était qu'elle aurait pour effet de diviser le Canada en deux.Il n'était pas question d'amour.On évoque la résistance de certains Amérindiens à l'idée de l'indépendance du Québec, mais pour en dramatiser l'importance, on utilise du métrage plein de violence qui avait été tourné cinq ans plus tôt, dans un tout autre contexte, lors de la crise d'Oka.L'émission insiste sur certains désaccords entre Parizeau et Bouchard, mais on n'y reconnaît pas la grandeur d'âme du premier qui a fait du second la vedette de la campagne du OUI.Et pas un mot sur les chicanes dans le camp du NON, ceux d'Ottawa écartant ceux du Québec.On s'apitoie sur Chrétien «épuisé».Ce qu'on s'en fout! Le tout évidemment entrelardé de messages commerciaux, les mêmes répétés plusieurs fois dans l'émission, ce qui fait que cette télévision est très déplaisante.Mais ça, c'est un autre sujet.PIERRE DE BELLEFEUILLE if§H Le Couac, octobre 2005, page 2 0Oi,Mft$ te A/s Pttblicistes chex Bttdweiser ¦ mont à votre bière que rneaboTp-vospubnc,és me saoulent.un usager critique de la STM Z\ Couleurs eu peur des Snsports saoul-terrains.K]Aui?ic6 cevm Mi ne tmttir 1 crflrtalV COURRIER DES LECTEURS Le nez dans le PQ «Faut s'adapter aux impératifs de la mondialisation» — Lucien Bouchard, 1996 Quoiqu'en disent les fables nationalistes, le PQ n'a jamais été de gauche.S'il s'appuya, à l'époque, sur l'État, ce n'est pas dans le but de collectiviser les richesses, mais de soutenir et d'engraisser le capital national.L'objectif était de supporter les petites et moyennes entreprises afin qu'elles deviennent de grandes multinationales.Cette politique n'était évidemment pas socialiste, mais plutôt, et précisément, nationaliste.Cette expansion dont rêvait la petite bourgeoisie fut effectivement un franc succès.À tel point que le Québec, et cela fait la fierté de plusieurs souverainistes, possède désormais sa propre classe d'affaire impérialiste et transnationale.L'État, progressivement, est donc devenu un outil dont l'élite économique peut, dans une plus grande mesure, se passer.raineté ne perturbera le système d'exploitation capitaliste.Au contraire, tout sera mis en oeuvre afin de ne pas déranger la quiétude des rentiers.« .le salut économique des Québécois se trouve dans notre familiarité avec les USA., familiarité dans laquelle nous avons baigné trop passivement mais que rien n'interdit d'apprendre à exploiter à notre avantage » — Programme du PQ, 1970 Le PQ, à la manière de Du-plessis, s'appuie sur les États-Unis pour faire contre poids au Canada.Tout est formellement mis en oeuvre pour rassurer le puissant voisin.Le Québec souverain fera partie de l'OTAN, de NORAD et de la ZLÉA, permettra le pillage de nos richesses naturelles et ne procédera à aucune nationalisation.11 restera, en bref, tel qu'il a toujours été.Tout ce qu'il demandera, en tant qu'État souverain et dépendant, c'est de profiter d'une partie des retombées économiques qui ont lieu sur son territoire Avec le temps, le PQ est ainsi devenu tout aussi libéral que les autres partis.Ce qui le différencie, toutefois, c'est son habileté à créer des consensus.Étant nationaliste et populiste, il a développé ce don lui permettant de «négocier» ses politiques d'austérité avec l'élite nationale (syndicale, patronale.).Cet art du consensus donne une force considérable au PQ et, à l'inverse, montre toute la faiblesse du mouvement syndical et populaire.Car les liens entretenus avec les syndicats par le parti sont une preuve, non pas du «préjugé favorable envers les travailleurs» du PQ, mais, bien au contraire, du «préjugé favorable envers le PQ» des syndicats.Ce qui est, fort justement, l'opposé.:ion du trente ans.Le PQ ne veut pas changer le monde, ce qu'il désire — comme tous les partis politiques — c'est en gouverner une partie.Et cela, il compte le faire sans aucune originalité, dans la plus banale des traditions capitalistes et autoritaires.Aujourd'hui, par frénésie nationaliste ou nivellement vers le bas, une prétendue «gauche» continue pourtant d'appuyer le Parti québécois.C'est son choix.Le nôtre, et ce devrait être celui de toute la gauche, est plutôt de dénoncer la grotesque contradiction historique qu'elle incarne.Marc-André Cyr Le gros bon sens ! Dire à quel point il est peu important d'informer le citoyen pour qu'il puisse voter de façon éclairée: le gouvernement a écourté la période électorale municipale de deux semaines.Malgré la défusion, Montréal a pourtant vu son territoire augmenter de 50% depuis 2001.Alors que les candidats à la mairie de Montréal ont 400,000 citoyens de plus à rejoindre, les chefs de partis ont moins de temps pour rencontrer leurs gens et les informer des enjeux et des solutions qu'ils envisagent ! «La future constitution Québec devrait être en concordance avec la constitution canadienne et respecter les traditions de la monarchie britannique» iJSN^Étonnamment, cette apparente — Bernard Landry, 2003 aberration est justifiée de façon fort convaincante par la ministre des Affaires municipales, Mme Normandeau, avec qui j'ai sympathisé lors d'un récent cocktail.Elle m'a confié que la durée de la période électorale avait été réduite parce que Bourque et Tremblay n'ont strictement rien à dire.Et que de toute façon, leurs débats sont «arrangés».J'aurais dû y penser! La souveraineté est un projet capitaliste.Elle veut d'un Québec libre, entreprenant et compétitif.Si le Parti québécois veut plus de pouvoir sur l'État, c'est pour faire avancer les intérêts de la classe économique qu'il incarne.Rien — pour ne pas dire moins que rien — dans le projet de souve- Les souverainistes veulent reproduire à leur avantage la même domination qu'ils reprochent à Ottawa d'infliger au Québec.La même politique d'assujettissement, de mépris raciste et paternaliste sera tranquillement perpétuée envers les autochtones sans problème de conscience apparent.Le colonialisme blanc canadien sera doucement remplacé par le colonialisme blanc québécois.Le PQ, à de trop nombreuses reprises, a déjà fait la preuve que c'était ce qu'il «réservait» aux premières nations.La souveraineté est un résidu de projet, une copie conforme, en plus petit, du statu quo.Loin de l'indépendance, loin du socialisme, loin du changement: elle est désormais à mille lieues des rêves de liberté scandés il y a Michel Bédard, candidat maire du Parti Éléphant Blanc de Montréal.Écrivez-nous 1 Le Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte@lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal : Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5.Le Couac op.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone: (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Coua< >.Vous pouvez nous faire parvenu vos textes/dessins/photomontàges par courriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau «Vice-président à l'information et éditeur adjoint» : David Ledoyen Co-Rédiictcurs en chef: |a< ques Bout hard, Bruno Dubuc, Simon Tremblay-Pepin Collaborateurs: Omai Aktouf, Isabelle Baez, Normand Baillargeon, Pierre de Bellefeuille, I ri< Bondo, lacques Bout hard, Claude G.Charron, Clôde De Cuise, Frédéric Dubois.I ne Martin, Michel Rioux, Bertrand Schepper-Valiquette, Valentin rardi, Pierre Vadebonc o?ur, Ramon Vitesse.Illustrations et photos : Bobidoi be, Boris, Charb, I uc Ciard, Serge Ferrand, Sniper, Ramon Vitesse.Graphisme: France Mere ici Imprimé par: les travailleurs el travailleuses syndiqué-es de Payette el Simms me.Distribué par: Messageries de Presse Benjamin lin Nous reineu unis i haleureusemenl ( harlic Hcbdo poui sa < ollaboration.Abonnement et publicité: lecouac@vif.eom (514) >'> 1017.ISSN l4H()-20r4 • N de publication (Poste Canada) 1213369 Imprime au Québec Résurrection du parti Rhinocéros Les Zapartistes vous attendent au Lion d'or les 12 et 24 octobre prochains pour des supplémentaires du show RH1NOCÉTAPHE dont ils sont les coproducteurs.Ne manquez pas ce décapant hommage à Ferron présenté dans le cadre du Festival international de littérature ! Les prochaines élections fédérales vous donnent le goût de charger?Accrochez-vous au Rhinocéros: il n'a rien perdu de sa force ! Billets 20$ taxes incluses.Réservations: (514) 282-0911.Autres dates à retenir: les 27, 28 et 29 décembre pour la Revue de l'année que les Zapartistes présenteront au Spectrum, avant une tournée prévue pour début janvier.Programmation d'automne du cinéma Politica-UQÀM Projections gratuites et ouvertes à tous de documentaires engagés.Vous aurez en plus, à quelques reprises, le plaisir d'assister à un échange entre les réalisateurs et des organismes invités.Rendez-vous donc tous les lundis du 3 octobre au 28 novembre.Entre autres à l'affiche: The Fourth World War (le 3 octobre), Nés de la haine, avec la réalisatrice Raymonde Provencher (le 31 octobre) et The Corporation (le 28 novembre).Pour de plus amples renseignements: http://www.cinemapolitica.org Ce qu'on ne dit pas sur Haïti Le film de Kevin Pina, Haïti : The Untold Story fait la lumière sur la répression brutale en Haïti amenée par le coup d'état de février 2004.11 sera présenté à le 3 octobre, à 19h à l'Université Concordia au RM H-1 10, Bâtiment Hall, 1455 Boul.de Maisonneuve.Il faudrait aussi modifier mon texte sur Haïti en page 7 et enlever les mot du troisième paragraphe: «et à l'UQAM».c'éiArrvH/ûAiM! POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 30,42$ + taxes = 35,00$ • Abonnement de deux ans: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement institutionnel et de soutien: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement de groupe d'un an ( 10 copies par parution) : 225,98$ + taxes = 260,00$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 43,46$ + taxes = 50,00$ Nom Adresse Code postal Courriel_ .Téléphone. NATIONAL Le Petigru Le Couac, octobre 2005, page 3 7" Dt aussi loin que je me souvienne, rarement n'avais-je été aussi intrigué qu'en cette journée de la fin août de l'année 1956.Débarquant du train qui m'avait amené du fond de la Gaspésie, j'étais sur le pont du traversier assurant le trajet de Lévis à Québec, en direction du Séminaire où je passerais les dix mois suivants.Approchant du cap Diamant, je vis une énorme affiche dont les lettres devenaient de plus en plus claires.J'étais abasourdi.Quand le bateau fut assez près de la rive, quel ne fut pas en effet mon étonnement en voyant mon nom, Rioux, écrit sur un immense panneau.Mais il y avait aussi un autre nom accolé au mien: Pettigrew! Dans ma courte vie, je n'avais jamais vu un nom semblable, que je n'arrivais même pas à prononcer.Rioux & Pettigrew, Wholesale.Mon premier choc culturel, sans aucun doute.Mais une institution à Québec, depuis des décennies.Or, jusqu'à ce qu'un Pierre Pettigrew n'arrive dans le paysage, ce ne fut pour moi qu'un nom qui rimait bien avec le mien.Vous dire que les choses se sont gâtées depuis n'est pas exagéré.Avec une allure vaguement Tintin, la voix nasillarde, Pierre Pettigrew, si on le comparait à un autre de la même cuvée, Stéphane Dion, faisait plutôt rire quand l'autre faisait vraiment rager Depuis quelques semaines cependant, on assiste à quelque chose comme une métamorphose.Pendant que Dion se fait oublier, causant à Chapleau une peine immense, Pettigrew semble vouloir prendre sa place dans le rôle de grand fendant libéral fédéral.Il a vraiment sauté une coche devant les jeunes libéraux, à qui il a voulu enseigner les vertus cardinales libérales.«Agents de changements.», les libéraux, «héritiers d'une grande tradition».Vantant le «courant rouge, ouvert sur de plus grands ensembles », il a clos son discours en clamant: «Chers amis libéraux, la tête haute, le torse bombé, nous convaincrons et nous vaincrons.» C'est le même Pettigrew qui, indiquant les comtés représentés par des députés du Bloc, avait parlé du «Québec profond», celui de Maurice Duplessis.Contrairement aux électeurs de l'Ouest de Montréal, tellement ouverts sur le monde, ce Québec profond n'avait pas encore compris que la lumière ne peut être que libérale, en quelque sorte.Quand il s'avance sur le terrain des droits et de la démocratie, le ministre chevelu devient échevelé.Dans sa maison de verre, il apparaît plutôt mal placé pour parler de la Grande Noirceur et de ses pratiques.La Loi des Mesures de guerre, l'emprisonnement de 500 personnes, le vol de la liste de membres du PQ, les incendies criminels et les explosions à la dynamite, l'infiltration d'organisations syndicales, le rapatriement unilatéral de la Constitution, le programme des commandites, voilà de quoi faire passer Duplessis, avec sa Loi du cadenas contre les communisses et les dix onces distribuées pour acheter des votes, pour un amateur de très peu d'envergure en regard de ces professionnels, plutôt exceptionnels, que sont les libéraux fédéraux en ces matières.Par ailleurs, que ne trouve-t-on pas sur Internet ! D'abord, sur le site officiel de monsieur le ministre, on apprend que son véritable nom est Pierre Stewart Pettigrew.Et que c'est son arrière-grand-père qui a fondé la maison Rioux & Pettigrew avec Narcisse Rioux, monté de Trois-Pistoles.Ça vous fait une belle jambe, non ?Et que découvre-t-on en poursuivant la fouille?Que l'ancêtre des Pettigrew, selon les généalogistes, s'appelait Petigru, un Français ayant quitté son pays pour les îles britanniques au XVe siècle et qui a ensuite guerroyé contre ses congénères.On a de la suite dans les idées, dans cette famille, quand vient le temps de virer le cul à la crèche.MICHEL RIOUX 2 °C de plus au thermomètre planétaire : une fièvre inquiétante ! Selon les prévisions du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) des Nations Unies, l'augmentation prévue de la température moyenne du globe au cours du 21e siècle oscille entre 1,4 °C et 5,8 °C.Le scénario 2 °C de plus mis au point par Bill Hare, un scientifique de renommée internationale qui travaille pour Greenpeace, démontre que cette petite fièvre planétaire, qui peut sembler anodine, aurait des conséquences dramatiques.Pour retrouver un climat dont la température moyenne globale de la planète dépasse de 2 °C à celle d'aujourd'hui, il faut remonter à plus de deux millions d'années Nous savons que les cataclysmes naturels seront de plus en plus fréquents et dévastateurs.L'ouragan Katrina qui s'est abattu sur la Nouvelle-Orléans balayant des pans de vie, d'histoires et qui a semé la terreur et la désolation sur son passage et laissé en héritage une soupe de polluants chimiques hautement toxiques est un avant-goût des catastrophes naturelles extrêmes qui s'annoncent.Guère réjouissant comme perspective, nous en convenons tous.Nos enfants paieront la note Ce scénario inquiétant, rappelons-le, est lié à une hausse de seulement 2°C de plus que la température moyenne globale actuelle qui est d'environ I5,6°C.En 2002, 700 catastrophes naturelles ont été documentées aux quatre coins du monde dont 600 liées à des conditions extrêmes.Coût 50 milliards de dollars américains.En 2005, c'est 200 milliards de dollars américains que coûtera à lui seul l'ouragan Katrina.Actuellement, sur l'ensemble de la planète 160 000 personnes meurent à chaque année des conséquences des changements climatiques.Par exemple, la canicule prolongée de l'été 2004 a tué près de 3 000 personnes en France, dont une majorité de personnes âgées.De plus, la malnutrition va s'accroître due à des conditions de plus en plus difficiles pour pratiquer l'agriculture dans plusieurs pays du Sud.Ainsi, les répercussions des changements climatiques doubleront le nombre de victimes d'ici 2020 passant de 160 000 par année à plus de 300 000 Rien d'encourageant au pôle Nord L'Expédition Groenland 2005 de Greenpeace a permis de documenter le retrait de quelques glaciers dans cette région du monde.Le scientifique Gordon Hamilton, de l'université du Maine qui faisait partie de l'équipe des chercheurs à bord de l'Arclic Sunrise de Greenpeace, a été stupéfait par les découvertes sur le terrain.Ainsi, une hausse moyenne de 2°C sur l'ensemble de la planète équivaudrait à une hausse de 6°C en Arctique.Nous vivons dans un monde de plus en plus virtuel et les prévisions d'ordre socio-économique, environnemental, etc.sont très souvent le résultat de calculs savants qui donnent naissance à des modèles informatiques qui permettent de dégager des grandes tendances.Aussi, avant d'aller faire des relevés au Groenland même, les scientifiques croyaient que la région n'était pas encore affectée par le réchauffement planétaire.Le cas du glacier de Kangerdlugssuaq est particulièrement préoccupant puisqu'il s'est retiré d'environ 5 kilomètres depuis 2001 alors que depuis 40 ans il se maintenait dans une position stable.Ce fut la même surprise pour le glacier de Helheim, qui s'est retiré de 4,5 km depuis 2001 alors que sa position était demeurée stable depuis 1972.Ces deux exemples démontrent la nécessité de vérifier sur le terrain pour la mise à jour des données informatiques.La réalité dépasse parfois la fiction.Les signes de l'évidence des changements climatiques se multiplient et pourtant nos gouvernements tant au provincial qu'au fédéral se font tirer l'oreille pour mettre en place des plans d'action qui nous permettront à tout le moins d'atteindre les premiers objectifs de réduction des gaz à effet de serre (CES) fixés par le Protocole de Kyoto d'ici 2012.Montréal sera l'hôte de la 1 Ie Conférence des Parties au Protocole de Kyoto, du 28 novembre au 9 décembre, tout indique que nous ferons bien piètre figure face è la communauté internationale.CLÔDE DE GUISE Qui a peur des pétrolières ?Le 8 septembre dernier, le ministre français de l'Économie, Thierry Breton, a menacé d'imposer une «taxe exceptionnelle» sur les bénéfices du secteur privé réalisés grâce à la flambée des prix du pétrole.Les entreprises pétrolières se voyaient ainsi contraintes de présenter au gouvernement des propositions «concrètes» et «sérieuses» pour sortir de la crise actuelle.Le lendemain, elles réajustaient à la baisse le prix de l'essence à la pompe.La France offre la démonstration claire qu'il est possible de faire trembler les géants pétroliers si l'on sait faire preuve d'un courage politique minimal.Cela est encore plus significatif pour nous, considérant que le gouvernement français actuel est un gouvernement qui s'affiche bien à droite, mais qui n'a pas peur de dénoncer les abus des multinationales lorsqu'ils deviennent si scandaleux.Pendant ce temps, au Québec, le premier ministre lean Charest préfère se pavaner à Tout le monde en parle et joyeusement badiner : cela n'est pas sérieux quand ses citoyens sont proprement rançonnés.La situation ne porte pas à rire.Les citoyens du Québec attendent de leur gouvernement qu'il agisse.Mais lean Charest, encore une fois, attend.Encore une fois, nous sommes face à la stratégie de l'autruche.Pourquoi attendre alors que les outils existent?L'article 68 de la loi provinciale sur les produits et les équipements pétroliers stipule que « lorsqu'il est d'avis que l'intérêt public l'exige, le gouvernement peut déterminer par décret le prix maximum auquel peut être vendu ou distribué un produit pétrolier».Devant l'absurdité des prix actuels, n'est-il pas évident que l'intérêt public appelle d'urgence l'utilisation de telles mesures?On ne peut alors rejeter du revers de la main la proposition de (.1 nationaliser les ressources pétrolières qui appartiennent à tous les Canadiens et Canadiennes.Les Québécois, en particulier ceux des régions, n'ont d'autre choix que d'absorber ces hausses faramineuses qu'aucune logique économique ne justifie.De l'argent qu'on leur arrache pour le remettre aux actionnaires des compagnies pétrolières, déjà grassement servis par des rendements de 28,4 % (Impériale — Esso) et 23,3 % (Shell Canada).Ces rendements dépassent « l'efficacité » et dans le contexte actuel, frôlent le banditisme ! Et si ces profits étaient plutôt récupérés et réinvestis dans notre intérêt général?La création d'un impôt spécial sur les profits extraordinaires réalisés par les pétrolières, et le gel des prix pour les consommateurs, au Québec, sont les deux premières choses que devrait mettre en place le gouvernement provincial, avant d'en appeler à des poursuites devant l'OMC pour les multinationales qui chercheraient à se soustraire.Ce geste permettrait d'investir dans les énergies renouvelables et l'aide à l'achat de voitures propres tout en re-finançant les programmes sociaux tels que l'éducation, la santé, les transports en commun, le logement social, etcj Même la théorie de l'équilibre des marchés permet de soutenir qu'un impôt spécial pousserait les pétrolières à réduire leurs tarifs à la pompe afin de s'assurer une moins grande charge fiscale.Quoi qu'il en soit, le tarif de l'essence devrait être plafonné à un niveau raisonnable pour les consommateurs québécois.Autrement, les entreprises québécoises, majoritairement des PME, souffriront automatiquement de l'asphyxie financière des consommateurs qui résultera de la hauséedu coût de la vie en général, l'énergie étant à la base de tout.Le profit par litre des multinationales du raffinage a doublé en cinq ans, passant de 6 c à 12 c du litre entre 1999 et 2004, bien avant la crise qui sévit actuellement Au moment même où Hydro-Québec propose à son tour une augmentation de 3% de ses tarifs, le gouvernement doit intervenir d'urgence en fonction du bien commun, et non pas en fonction du profit maximal privé.On ne peut alors rejeter du revers de la main la proposition de Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d'Études socio-économiques de l'UQÀM de songer à nationaliser les ressources pétrolières qui appartiennent à tous les Canadiens Le gouvernement provincial doit exercer au plus vite des pressions en ce sens au fédéral.Paul Martin a déjà commis une grave erreur en vendant les dernières actions que nous possédions dans Pétro-Canada.Nous en voyons aujourd'hui les effets dramatiques.Le Canada est sans doute un des rares pays producteurs de pétrole à n'avoir pas nationalisé cette ressource De l'Arabie Saoudite au Venezuela en passant par le Mexique ou la Suède beaucoup ont compris que mieux valais nationaliser.Aujourd'hui pris à la gorge par l'insatiable boulimie des multinationales du pétrole, que ferions nous face à une catastrophe de l'ampleur de 1 ouragan Katrina, si tout ce qui est stratégique et névralgique reste entre les mains d'incontrôlables et égoïstes intérêts privés7 OMAR AKTOUF, BERTRAND SCHEPPER-VALIQUETTE, ERIC MARTIN ET SIMON TREMBLAY-PEPIN NATIONAL Le Couac, octobre 2005, page 4 Collège Dawson Nier le droit d'association Refus d'accréditation.Impossibilité d'avoir accès aux contributions, non-respect d'un vote légitime, nomination d'un comité fantoche en remplacement des élus, espionnage dans les locaux réservés malgré un avis de la cour, encouragement à la propagande mensongère et à la diffamation, intimidation, menaces, etc.Où donc cette histoire se déroule-t-elle?Dans un Wal-Mart ou un Mac Donald's en voie de se syndiquer?Dans les mines chiliennes?Dans les maquiladoras mexicaines?Nenni, le drame a comme décor le chic collège Dawson located in downtown Montreal .Traditionnellement, l'association étudiante de Dawson opérait selon un mode peu usité dans les Cégep québécois : la « cogestion ».L'exécutif de l'association avait une autonomie budgétaire très restreinte (un budget ne dépassant pas les 8000$) et le reste des 285 000$ provenant des contributions calculées selon la formule Rand était géré par un comité paritaire dont faisait partie l'administration et les étudiants.Grâce à cette mainmise sur l'utilisation des fonds associatifs, l'administration pouvait allègrement détourner de l'argent des cotisations étudiantes vers des activités qui auraient pourtant dû être payées par les budgets de fonctionnement de l'école.Il y a deux ans, un groupe d'étudiant commence à faire campagne pour l'accréditation d'une association étudiante indépendante (Dawson Student Union — DSU) pour mettre fin à ce système.11 subissent menaces, intimidations et difficultés de tout ordre pour parvenir à gagner un référendum d'accréditation et, en février 2005, à organiser des élections à la présidence de cette nouvelle association indépendante.Elles sont remportées par Mélanie Hotchkiss et son équipe, un groupe en faveur d'une association étudiante indépendante de l'administration.Mélanie Hotchkiss affirme que la situation à Dawson est «intenable».Peu après son élection, l'administration a refusé de reconnaître la validité de l'accréditation.Suite à des mises en demeure, elle l'a enfin reconnue, sans toutefois admettre la légitimité de l'exécutif élu.Elle s'est alors servie de son emprise sur certains clubs étudiants pour faire de la propagande contre ce nouvel exécutif.Par exemple, en menaçant les responsables du journal étudiant de fermeture par la DSU, elle s'assurait d'y voir publiés des articles attaquant l'équipe de Hotchkiss.Peu après un groupe d'étudiants est nommé par la direction pour assurer la cogestion des contributions étudiantes selon l'ancienne formule.La DSU doit se rendre en cour supérieure pour obtenir une ordonnance de sauvegarde sur cet argent.Malgré leur victoire, la DSU n'a pas accès aux contributions et s'endette lourdement à travers le processus judiciaire qui s'est déroulé pendant l'été.À la rentrée, l'administration refuse de présenter la présidente de la DSU aux nouveaux étudiants suivant la tradition «On a aussi surpris un membre de l'administration en train de pénétrer dans notre local sans demander la moindre permission, alors que l'ordonnance de la cour interdit clairement une telle chose», ajoute Mélanie Hotchkiss, scandalisée.Comme l'aurait dit Michel-Morin-Radio-Canada-Montréal : « les student's affairs du collège de Dawson n'ont pas retourné nos appels».Si le conflit ne se règle pas d'ici janvier, il faudra retourner en cour et les frais seront bien plus élevés que cet été.La DSU n'a pas d'argent pour une telle opération et malgré l'appui qu'elle reçoit de la Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ) et de plusieurs autres associations étudiantes, elle a fort peu de chances d'amasser l'argent d'ici là.On constate clairement que dans ces collèges d'élites, la plus petite tentative de briser le contrôle institutionnel qui veille au bel avenir des étudiants est rapidement réprimée.Il serait vain de lutter contre une telle structure de l'intérieur.Seule solution: dévoiler au grand jour les comportements autoritaires et antidémocratiques de l'administration.Ce qui la mettra en demeure de se justifier devant la communauté.Cela aura également des effets négatifs sur l'image de marque du collège, une mauvaise publicité que l'administration ne peut guère se permettre dans un contexte d'hypercompétitivité interétablissement.Souhaitons aux étudiants de Dawson que la FECQ trouve du temps pour mettre sa machine de communication au service d'une cause aussi urgente mais elle semble préoccupée actuellement par d'autres objectifs.bien moins louables.SIMON TREMBLAY-PEPIN ET ERIC MARTIN Théorie vs Pratique « Qui se préoccupe de la rémunération des salariés doit se préoccuper de l'investissement.Des investissements plus élevés se traduisent en général par de meilleurs salaires et conditions de travail».Investir pour de bons salaires Les Affaires, p.14 / Michel Kelly-Gagnon, 25 juin 2005 « Québécor exporte son modèle de convergence en Ontario, investissant 110 millions pour créer des synergies entre ses médias de la province et pour regrouper ses imprimeries en une seule.Cette dernière mesure doit entraîner la perte nette de 120 emplois».Sophie Brouillet, www.lapresseaf-faires.com, 25 août 2005 Michel Kelly-Gagnon voulait probablement dire: «de meilleurs salaires et conditions de travail pour les employés restants».A ô 3 ô A ha course à la cfiefferie du PQ Évaluation de mi-session des neuf candidats Louis Bernard — ne vous en faites pas pour votre image.De petites carences esthétiques ne vous empêchent pas d'inspirer confiance.C'est l'essentiel.André Boisclair — méfiez-vous de la politique-spectacle qui est capricieuse.Ne prétendez pas que le comportement de fêtard qu'on vous reproche n'était que péché de jeunesse.Vous étiez alors dans la trentaine, et ministre.Cessez de nier que le premier ministre Bouchard vous ait fait des remontrances.À deux reprises, il a confié cette mission à un membre de son cabinet, ce qui revient au même.» Pierre Dubuc — bravo pour votre projet de transformer Télé-Québec en chaîne d'information.Le vedettariat régnant, c'est le culte de l'ignorance et de la passivjté./ Ghislain Lebel — c'est bien'beau de brasser la cage, mais votre démission comme député du Bloc québécois, il y a trois ans, demande une explication.Richard Legendre — vous êtes^Monsieur Net.Tout va bien, mais un regain de vigueur vous aiderait assurément.Comme au tennis, montez au filet;,— * Pauline Marois — Karl Marx a montré que le peuple laborieux déteste les bourgeois.Vous n'y pouvez rien.Votre campagne est bien menée.* " * lean Ouimet — vos préoccupations vertes sont de pre-mière importance.À défaut de la chefferie, vous aspirez sûrement à un poste de ministre.> Gilbert Paquette — vive la cohérence^ure et dure ! Malheureusement, l'indécision et la mollesse, masquées par de belles paroles, ont la cote.— 'Pca* Lma& twit*"* )ean-Claude Saint-André — l'idée^les gestes de rupture est plutôt mal vue.Le congrès de juin l'a rejetée.L'essentiel, c'est de mettre l'accent sur le pays à naître.PIERRE DE BELLEFEUILLE Milité m mm tu&mi?,,.rte -i min $\ àetàr m KMC' .i es M m S 16 fiQttmr! /A «BMW, L'iwvaje,,, SINON C'QT t'MTMMt le *l p QX.iQ mil \fi.(mU k~> a wdtr «M LE *1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.