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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
décembre-janvier 2006
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
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Le couac, 2005-12, Collections de BAnQ.

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I Brutalité policière p.31 Les matraques québécoises se font aller joyeusement selon Francis Dupuis-Déri 1 Zoologie politique p.4 1 Les manifestes ne mm sont pas une malédiction mais une saison I Banlieues parisiennes p.51 Les affres de l'immigration en France vues de l'intérieur par Isabelle Baez Vol.9 • n° 3 - 4 Cou Décembre 2005 - Janvier 2006 3,50$ at sat *k sat &4 %& *k sat sat *&« sat £k sat £U sat *Si sat #su sat *k Cou, Co, uOniGi y lèche la main qui le nourrit aul Martin s'en tire sans le moindre blâme.Au moment où Ottawa commettait à répétition le crime des commandites, il était ministre des Finances et président du Conseil du trésor.Pourtant, dans son rapport, le juge Gomery l'exonère complètement.C'est à n'y rien comprendre.Un quart de milliard de dollars peuvent filer entre les doigts du ministre des Finances et président du Conseil du trésor, et cela est normal?Vous n'y comprenez rien vous non plus, parce que vous raisonnez bien.Pour comprendre, il faut lire le rapport attentivement.L'explication se trouve dans un bout de phrase.Le voici : « les ministres ne sont pas responsables de ce qu'ils ne savent pas».Et voilà, le tour est joué.Martin et les autres ministres ne savaient pas.Ils étaient donc d'une incompétence scandaleuse s'ils Nouveau slogan du parti libéral de Paul Martin suite au dépôt du rapport ôomery.i II 1 1 ^HUMSQUOH HE PEUT f PAS T0U| SAVOIR U ^» » JH y' \ fe, A yM \i\ H cx^w.' \ / H _ ^) \ '.; .IV J] Martin et les autres ministres ne savaient pas.Ils étaient donc d'une incompétence scandaleuse.ne savaient pas où coulait l'argent des contribuables.Mais en réalité, l'affirmation du juge est tout simplement fausse.Voilà un des aspects du principe fondamental de la responsabilité ministérielle.Le ministre doit répondre au Parlement de l'usage qui est fait des sommes confiées à son ministère, qu'il soit ou non au courant de tous les faits.S'il n'est pas responsable, personne ne l'est, ce qui est impensable en régime parlementaire.Depuis quelques années, des personnes de bonne volonté, constatant la complexification des budgets gouvernementaux, ont soutenu que puisque les ministres ne peuvent pas être au courant de tout, il fallait se tourner vers les sous-ministres et autres fonctionnaires supérieurs.Ceux-ci seraient alors non pas responsables, mais «imputables».Le mot est mal choisi, étant donné qu'on impute les actions et non pas les personnes.D'ailleurs, on n'a pas besoin d'un nouveau mot.Les fonctionnaires aussi sont responsables, mais auprès de leurs ministres, dans le secret des officines, et non pas auprès du Parlement.Quoi qu'en dise le juge, les ministres, dans ce contexte, sont responsables de ce qu'ils ne savent pas.À eux de tout savoir de ce qui est important.Personne ne prétend que le poste de ministre est de tout repos.Monsieur Gomery, on comprend que Paul Martin s'est bien comporté envers vous, au moins jusqu'à maintenant, mais cela ne doit pas vous aveugler.PIERRE DE BELLEFEUILLE Accords de Kyoto Considérable effort français pour s'y conformer.Des milliers de voitures déjà détruites dans les banlieues.Jugement Vers demain Au lendemain du tremblement de terre au Cachemire, le journal de Montréal offre cette manchette «40 000 morts /Qui les aidera?» Quant aux survivants, il est question de les abonner.Espoir Si Guy Cloutier a acheté le silence de René Simard, pouvons-nous rêver qu'il ne chantera plus?Le sens des valeurs N.Pétrowski se formalise de ce que P.Falardeau ait touché de l'argent pour passer à Tout le monde en parle (ce qui est une pratique des plus régulières), mais elle ne s'inquiète pas un instant qu'il y ait banalisé l'assassinat politique de Pierre Laporte en le comparant à un accident de la circulation.Gare de triage d'Outretnont Un cadeau de 100 $ millions au CP PAR JACQUES BOUCHARD ^_ .LE 8 NOVEMBRE DERNIER, LUC VlNET, le nouveau recteur de l'Université de Montréal (UdeM), déclarait lors d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain que: «la possibilité de développer un campus sur le terrain de la gare de triage d'Outremont (GTO) se présente comme une occasion extraordinaire.» Ça dépend pour qui.Pour le Canadien Pacifique (CP), c'est évident, pour les contribuables, c'est moins certain.L'offre d'achat de l'UdeM est valable jusqu'au 30 avril 2006, mais la vente du terrain devrait se conclure avant la fin de l'année, selon Michel Spénard, porte-parole du CP (L'Express d'Outremont 17-11).Les contribuables québécois risquent de se faire passer un beau sapin pendant le temps des Fêtes.Pourquoi l'UdeM devrait-elle acheter le terrain de la GTO même s'il n'est plus question d'y construire le CHUM?Car il y a matière à se poser de sérieuses questions, surtout lorsqu'on prend connaissance de l'offre d'achat négociée par l'entremise de Paul Desmarais père1.Ça ressemble sacrement à un cadeau de plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds publics au CP, tout en débarassant cette compagnie privée (voir encadré), d'un problème coûteux et compliqué pour elle à résoudre.En plus du prix d'achat de 20 $ millions pour le terrain, l'UdeM devra assumer les coûts de décontamination qui pourraient dépasser 40 $ millions, auxquels pourrait s'ajouter un autre 25 $ millions pour l'expropriation des terrains nécessaire à la relocalisation des voies ferrées, qui elle pourrait coûter un autre 10 $ mil- lions.Et la cerise sur le gâteau, l'UdeM s'engage à verser une prime de 4 $ millions pour que le CP cesse de transporter certaines matières dangeureuses (pas toutes), en plus d'assumer les frais est-ce qu'on va construire sur le site d'Outremont?de toute réclamation dans l'hypothèse, fort probable, où la contamination du sol toucherait les terrains voisins.Pourquoi donc l'UdeM devrait-elle courir le risque de payer autour de 100 $ millions pour un terrain évalué à un peu moins de 6 $ millions par la ville de Montréal?That is the question'.Comme l'a expliqué en commission parlementaire Mme Denyse Nepveu2, directrice des affaires publiques et affaires gouvernementales du CP, la vente du terrain à l'UdeM et la relocalisation des voies sera «une réorganisation importante des installations du CP dans la grande région de Montréal, ce qui améliorera les activités ferroviaires, profitant ainsi aux expéditeurs ainsi qu'à l'économie de Montréal et celle de la province.» Le réaménagement de la GTO fait partie depuis longtemps d'un plan de restructuration du CP, entrepris il y a plusieurs années.La compagnie regroupe progressivement ses activités ferro- viaires en périphérie et vend ses installations désaffectées en milieu urbain, ou les développe elle-même quand ça peut devenir rentable.Pensons à la gare de triage Glen où se construit actuellement le CHU McGill, au site des usines Angus, au Centre Bell, à la Gare Windsor, etc.Ce n'est pas la première fois que le CP tente de recycler la GTO.En 1995, la branche immobilière de la compagnie a présenté un projet de développement résidentiel d'environ 2 400 logements qui fut refusé par les Outremontais, à cause de la trop grande densité de logements proposés.On présume que le CP désirait ainsi rentabiliser les coûts élevés de décontamination du site.Peu importe qui achètera la GTO, le CP devra procéder au réaménagement des voies ferrées.La GTO est au cœur du réseau ferroviaire montréalais.Les convois de marchandise destinés au port de Montréal, et les trains de banlieue de la rive nord qui aboutissent au centre-ville la traversent, au total une trentaine de trains par jour.Don Campbell, vice-président, Planification et expansion des affaires, et négociateur en chef du CP de l'offre d'achat de l'UdeM, a confirmé en commission parlementaire que la relocalisation des voies ferrées sera entièrement aux frais de l'UdeM, c'est-à-dire des contribuables.La nouvelle voie coûtera entre 6$ et 10$ millions, a précisé Campbell.l'UdeM pourrait devoir ajouter au moins 20 $ à 25$ millions et plus, pour exproprier les terrains nécessaires à la relocalisation des nouvelles voies, selon l'évaluation de Don Campbell.La ligne proposée serait construite à l'emplacement d'un ancien corridor ferroviaire vendu par le CP il y a 10 ou 15 ans.Et oui, vous avez bien lu.Le gouvernement pourrait dépenser 25$ millions pour exproprier des terrains vendus par le CP il y a une quinzaine d'années, pour les redonner gratuitement au CP, en plus d'y construire de nouvelles voies ferrées, dont le CP a besoin de toute façon pour améliorer son service.Bienvenue en Absurdistan ! L'UdeM achètera la GTO « sans guarantie légale ni conventionnelle de quelque nature que ce soit de la part du vendeur concernant la qualité environnementale de l'immeuble et, en particulier, la composition et la qualité du sol et des eaux souterraines», stipule l'offre d'achat.Siite page 4: Un cadeau Autre petit détail peu discuté publiquement, Le scandale du Pacifique En avril 1873 «le scandale du Pacifique» éclate.Le gouvernement de John A.Macdonald, premier Premier ministre du Canada dont l'illustre tronche d'alcoolique hébété «agrémente» les billets de 10$, est accusé de corruption.Le parti conservateur a accepté au moins 350 000$ en pots-de-vin du financier et armateur montréalais Hugh Allan, lequel s'est vu accorder en retour, le lucratif contrat de construction du chemin de fer transcontinental, le Canadien Pacifique.En novembre 1873, Macdonald doit démissionner.La Canadian Pacific Railway Company est officiellement incorporée le 16 février 1881.Le gouvernement canadien lui accorde une subvention de 25 millions de dollars, lui transfère environ 10 millions d'hectares (25 millions d'acres) de terres, défraie les coûts de l'arpentage de ces terres (37 $ millions), et l'exempte de taxes foncières pour les 20 années suivantes.S 006538528211303 Le Couac, décembre 2005 - janvier 2006, page 2 Numéro double D ¦ abord, merci à ceux qui ont contribué à la soirée, tant comme invité, comme organisateur que comme spectateur de Personne n'en parle.Grâce à de nombreuses personnes présentes, la soirée et le party furent un franc succès.Les fonds amassés ont permis de renflouer les coffres du conglomérat Couac World.Le licenciement de 200 000 employés dans nos usines asiatiques na pas nui non plus.Pour ceux qui n'ont pu y assister, rassurez-vous, le spectacle a été filmé en entier.Le service de post-production de la branche cinématographique de Couac World envisagerait la production d'une émission des meilleurs moments qui, nous l'espérons, sera largement diffusée par notre réseau de télévision TéléCouacVJorld et publicisée dans nos pages.Le concept a tellement plu, que TéléCouacWorld songerait à s'en inspirer pour lancer de nouvelles émissions originales.Deux projets sont actuellement envisagés : Couacacadémie et La fosse aux Couacs.Selon la rumeur, Radio-Cadenas aurait approché notre potiche de service pour lui offrir un talk-show de fin de soirée pour remplacer le Télé-Journal, qui s'appellerait tout simplement, Marco.Le Couac que vous tenez actuellement entre vos mains est à la fois le numéro de décembre et de janvier.Le Couac était en effet le seul mensuel indépendant québécois qui s'obstinait depuis 8 ans à publier 12 numéros par année sans jamais lever la pédale, et ce malgré la fermeture de notre imprimeur durant 2 semaines en décembre, véritable casse-tête à la production du journal.Voilà pourquoi nous avons décidé cette année de faire un numéro double durant cette période.Nous tenons à rassurer nos abonnés, qui verront leur abonnement automatiquement prolongé d'un mois.Mais pour être francs, les vraies raisons de ce numéro double sont toutes autres.En réalité, les artisans du Couac portent en horreur la saison dites des « Fêtes » et en profitent pour se planquer en Mauritanie, à Kamouraska, Pointe-Saint-Charles ou au Lac Cornu.De plus, il est maintenant officiel que nous aurons des élections fédérales à la fin janvier.Or, la campagne électorale s'annonce longue, ennuyeuse et d'une vacuité intellectuelle supérieure à la moyenne.C'est donc par respect pour votre intelligence, chers lecteurs, que nous éviterons de faire l'écho de cette cacophonie dans nos pages.Un joyeux Noël quand même, à ceux qui ne sauront l'éviter.L'ÉQUIPE DU COUAC COURRIER DES LECTEURS Final decision From: UNFCCC Press Office Date : Monday, October 24, 2005 7:04 AM Subject : Re : Accreditation - de Guise Dear Clôde de Guise, Your application for press/media accreditation to the forthcoming United Nations Climate Change Conference has been reviewed.We are sorry to inform you that your application does not meet the criteria for accreditation to this conference.This decision is final.Regards, UNFCCC Press Office Mise en contexte J'ai fait une demande d'accréditation comme journaliste pour Le Couac pour suivre le déroulement de la Conférence des Parties sur les changements climatiques qui avait lieu à Montréal, du 28 novembre au 9 décembre.J'ai suivi les consignes exigées pour la requête: un formulaire d'identification, une lettre d'intention de la rédaction sur papier-en-tête du journal, deux articles récents, une photocopie de mon passeport et de ma carte de presse.Bref, tout y était.On me répond, en anglais, que je ne remplissais pas les critères.Quels critères?Comme vous pouvez le constater, ils n'explicitent pas et finissent par le jugement décisif, fatal et sans retour: «Tnis decision is final».Passez vous cela entre les dents et Vlan ! On parle beaucoup du phénomène de plus en plus répandu de la concentration de la presse.Mais, ce que la majorité ignore, c'est que de nombreux journalistes qui travaillent à la pige ou pour des médias alternatifs se voient refuser l'accréditation pour assister à plusieurs grands événements où se joue le sort de l'humanité.L'accès à l'information n'est pas une denrée distribuée démocratiquement, qu'on se le tienne pour dit ! CLÔDE DE GUISE Cet hiver, ne vous trompez pas de sirop La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), évidemment affiliée à l'UPA, déclare un surplus d'inventaire de 56 millions de livres de sirop invendu.Dans un marché libre, n'importe quelle entreprise aux prises avec un tel inventaire ferait une vente pour écouler ce stock.Or, au lieu de vendre à rabais un produit qui se gâte avec le temps, la FPAQ demande à la Financière agricole, financée par l'ensemble des contribuables, un octroi de plus de $25M pour mettre sur pied une campagne publicitaire visant à inciter les consommateurs (contribuables) à acheter du sirop.Vous aussi, lecteur/trice, pensez que c'est une blague, hein.Mais ce n'est pas la meilleure: le sirop pour lequel la FPAQ maintient artificiellement le prix élevé est de qualité douteuse.Cet automne, lors des tests effectués sur plus de 300 échantillons, 88% se sont révélés avoir des problèmes de salubrité et qu'ils produisent.Après, évidemment, les avoir incité antérieurement à produire au maximum pour qu'ils puissent ainsi posséder le plus gros quota possible.On les paierait avec quel argent?Pas l'argent de l'UPA qui prélève sa «cote» sur chaque canne produite et vendue et dont le budget d'opération est considéré supérieur à celui du MAPAQ.Non.L'argent des contribuables-consommateurs.Ces derniers paieraient donc quatre fois pour le sirop : subventions pour le produire, subventions pour ne pas le produire, subvention pour se le faire vendre et achat sur la tablette des grandes surfaces.Comme dans ce qui se passe au niveau des banques ou des pétrolières, nous sommes soumis à un monopole: l'UPA est le seul syndicat agricole qui, légalement, peut représenter les agriculteurs.Elle impose sa vision, ses façons de faire à tout le monde et il ne nous reste qu'à payer le gros prix pour des produits de qualité douteuse.Guy Boissé ucides 50 % ont des problèmes de salubrité graves.Une canne sur deux vendue dans les grandes surfaces.Vous n'en mourrez pas mais vous allez être malade.Non seulement ce n'est pas une blague mais elle a mauvais goût en plus.Vous en voulez encore une: à cause des surplus, cette même FPAQ demande à ce qu'on paie des producteurs pour ne pas De quelle lucidité parle-t-on?Pour qui se prennent ces penseurs venus nous éclairer du haut de leur Empyrée avec leurs propos paternalistes et accusateurs?[.) Les signataires du Manifeste sont pour l'égalité.Mais de quelle égalité s'agit-il au juste?Les citoyens sont tous sur le même pied quand il est question de socialiser les pertes! Hausse des tarifs hydro-électriques, des frais de scolarité et des taxes à la consommation, sans égard à la capacité de chacun d'absorber les coûts ! Mais pour ce qui est du partage des richesses et des profits, on passe en mode privatisation ! Sur l'imposition des profits des corporations, sur l'élimination des abris fiscaux, sur les redevances à l'extraction de nos resources naturelles, on reste muet.[.] Ce Québec moderne, soucieux de justice sociale pour tous ses citoyens, ce sont nos parents qui l'ont édifié, marqués par les inégalités vécues par les générations qui les ont précédés.Or, les moyens proposés par les signataires du Manifeste vont à rencontre de ce «vivre ensemble» qui nous caractérise en tant que peuple.Le destin du Quebec n'appartient pas qu'à une élite de parvenus et de comptables.C'est à l'ensemble des Québécois qu'il incombe de décider de ses priorités et de se doter de moyens progressistes de s'acquitter de ses responsabilités sociales.m Dominique Ritchot Montréal (Québec) Écrivez-nous ! Le Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte@lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal : Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5.Le Couac c.p.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone: (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes/dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadcau «Vice-président à l'information et éditeur adjoint» : David Ledoyen Co-Rédacteurs en chef: lacques Bouchard, Bruno Dubuc, Simon Tremblay-Pepin Collaborateurs: Isabelle Baez, Pierre de Bellefeuille, Marius Campean, François Cavaillès, Claude G.Charron, Thomas Deri, lérôme Drevon, Francis Dupuis-Déi i, Clôde De Guise, |.Mercure, Patrick Mignard, Michel Rioux, Marco Silvestro, Valentin Tardi, Pierre Vadeboncœur, Ramon Vitesse, I e < ercle de zoologie politique Winston-Smith.Illustrations et photos: Bobidoche, Boris, Chain, Luc Giard, Serge Ici ranci, Sniper, Ramon Vitesse.Graphisme: France Mercier Imprimé par: les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.Distribué par: Messageries de Presse Benjamin Inc.Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo pour sa collaboration.Abonnement et publicité: lecouac@vif.com (^141 506-1017.ISSN 1480-2074 • N" de publication IPoste Canada) 1213369 Imprime au Québec Deux magazines socio~écono~politico~humaniste pour le prix d'un ! Dans le paysage des médias indépendants du Québec, Benoît Perron est décidément un drôle d'oiseau (il a d'ailleurs déjà collaboré au Couac avec la regrettée chronique «Confit d'Intérêts»).Véritable électron libre capable de débiter en un temps record les multiples relations d'affaires qui lient entre eux les puissants de ce monde (ceux qui ont assisté à Personne n'en parle ont pu le constater.), Perron anime depuis plusieurs années non pas une, mais deux émissions de radio qui expliquent en langage clair les liens entre différents événements d'actualité et les intérêts privés qui se cachent derrière eux.Pour laver notre économie sale en public, pensez donc à syn-toniser CISM, le 89,3- FM, tous les mardis matins de 9:00 à 10:00 pour écouter Zone de résistance.Et si vous êtes un lève tard, pas de problème, Perron récidive le même jour de 13h00 à I4h00 à l'antenne de CIBL 101,5- FM avec son autre émission, l'Éconoxydable.Info : perronb@sympatico.ca Abonnement: Spécial des Fêtes! Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac Pratique: Cette année, donnez un cadeau qui revient tous les mois.Négligent: Quoi?Vous avez encore des amis à qui vous n'avez pas fait découvrir Le Couac?Militant: En ces temps de concentration de la presse, encourager la presse indépendante est l'un des gestes les plus subversifs qui soit.Mais notre meilleur argument est encore qu'à 25$ pour 12 numéros (au lieu de 35 $), notre Spécial des Fêtes fait un maudit beau cadeau ! Pour les tarifs de groupe, institutionnel et à l'étranger voir le www.lecouac.org.Nom Adresse Code postal Courriel_ .Téléphone. NATIONAL Bombarder, dégraisser, anglaiser Le Couac, décembre 2005 - janvier 2006, page 3 22 novembre Jusqu'à cette année, cette date marquait la fin tragique de John Kennedy, tombé sous les balles d'on ne sait pas encore trop qui.Trop de monde, du plus ou moins beau monde, avait intérêt à ce que cet homme disparaisse à tout jamais.Pour le faire taire, en quelque sorte.L'histoire ne prenant pas de mieux, il s'est trouvé trois événements à marquer cette journée de novembre de l'an de grâce 2005.On apprenait d'abord, par le quotidien britannique The Mirror, que George Bush avait caressé l'idée de faire bombarder les installations de la télévision arabe Al Jazira au Quatar.Pour la faire taire, en quelque sorte.Puis on trouvait à la une de La Presse une manchette particulièrement méprisante pour des ouvriers qui n'ont pas le choix des voitures qu'ils fabriquent: «Dégraissage majeur chez GM ».N'auront plus grand voix ces 30 000 dégraissés.Et enfin, dans une magnifique photo couleur, La Presse, encore, nous présentait le spécialiste-des-questions-de-sécurité-chauffeur-messager-redevenu chauffeur du ministre Pierre Pettigrew.Disparu pendant quelques mois pour faire taire les rumeurs, sans doute.Plus rien ne sera plus pareil désormais, se dit-on devant autant d'événements qui, à l'instar de ce qui s'est passé en 1963, marqueront l'histoire à tout jamais.Prenons le cas Al Jazira.Ce qui étonne dans l'affaire, ce n'est pas tant l'envie de Bush de gonfler les biceps pour que prévale l'ordre impérial.On a fini par s'habituer à cette diplomatie à la Rambo et Terminator.Ce qui est hors de l'ordinaire, c'est l'empressement mis par la presse britannique, habituellement si peu docile, à obéir aux diktats du gouvernement en acceptant de ne plus parler de cet entretien entre Blair et Bush au cours duquel le bombardement a été évoqué.Quoique.Si vous n'étiez pas d'aussi indécrotta- bles démocrates, avouez que cela vous ferait sans doute un petit velours d'apprendre que le réseau FOX a été mis KO.Le dégraissage maintenant.Les mots ne sont pas neutres et celui-là l'est encore moins que beaucoup d'autres.Ces 30 000 dégraissés de GM, comme ils disent, paient pour les erreurs accumulées par les boss, qui s'achar-nent à construire des voitures dopées au -^ super quand le pétrole devient inabordable.Gras dur qu'ils seraient, ces ouvriers.N'ont pourtant pas le choix des autos qu'ils assemblent sur les chaînes de montage ; quand tu fais du Hummer, tu fais pas de la Volvo.Et cet ineffable Pettigrew qui vient de retrouver son chauffeur! Il était temps.Gilles Duceppe s'en inquiétait la veille même des retrouvailles: il ne se comprend plus depuis qu'il a perdu son chauffeur, il en est tout excité, avait-il dit à la suite de la remarquable sortie de Pettigrew sur les losers du Parti Québécois.La chose vous a-t-elle échappé?Sur la photo en question, le ministre en sursis et son chauffeur dégustent un café à la terrasse d'un bistro parisien.Au-dessus de leur tête, on peut lire une affiche disant ceci : petits déjeuners à l'anglaise.Un esprit mal tourné pourrait comprendre qu'en filant à l'anglaise à Paris — d'où il avait fallu le sortir de force pour qu'en sa qualité de mi-tjistre des Affaires extérieures il s'occupe des victimes du tsunami — Pettigrew n'avait que pour but avec ce voyage d'anglaiser* quelqu'un.Ce Pettigrew nous étonnera toujours.MICHEL RIOUX * Anglaiser: Couper les muscles abaisseurs de la queue afin qu'elle se tienne horizontale.Le Petit Rcbert.Lettre d'un vieux à son jeune chef Cher André Boisclair, Sciemment ou pas, tu as divisé le monde en deux: les jeunes et les vieux.Cela s'appelle l'âgisme.Ton appel à la première moitié a réussi.Évidemment, tu t'en réjouis, mais j'aurais du mal à t'en féliciter, tout simplement parce que l'âgisme est fondé sur des préjugés déplorables.Les frontières entre les générations sont floues.Jl y a des jeunes déjà vieux et des vieux encore jeunes.Comme chez les vieux, il y a des jeunes qui sont brillants et d'autres stupides.Je ne sache pas qu'au Québec, les jeunes aient particulièrement du mal à trouver leur place au soleil.Sauf peut-être parmi les pauvres, mais ça, c'est un autre problème, qui, soit dit en passant, ne semble pas te préoccuper spécialement.Je ne suis pas un déchireux de carte de membre.Je vais continuer de militer pour l'indépendance.Je ne me priverai pas de te donner des conseils.Le premier qui me vient à l'esprit, c'est d'inclure dans ton entourage des personnes d'expérience, dont certaines, évidemment, seront plutôt «vieilles».Je songe évidemment, parmi d'autres, à Louis Bernard, Pauline Marois, Pierre Dubuc dont les avis te seraient utiles.Et aussi, pourquoi pas, à Jacques Parizeau et Bernard Landry qui, si l'on peut dire, n'ont pas accroché leurs patins Faute de sages conseils, tu as déjà trébuché sur la question du recours à la clause dérogatoire pour exclure le privé du régime de santé.Tu t'es alors mis en contradiction avec l'aile parlementaire du parti qui réclame ce recours.Tu continues de décevoir des partisans de tous âges par la vacuité de la plupart de tes réponses aux questions des journalistes.Le déséquilibre fiscal, qui devient ton leitmotiv, n'explique pas tout.J'ai plus que le double de ton âge.Je pourrais être ton père et même, selon les coutumes d'autrefois, ton grand-père.J'estime pourtant que ce qui nous distingue n'est pas une affaire de générations, mais plutôt de perceptions politiques.Heureusement, la cause de l'indépendance nous unit, à moins que tu ne tombes dans le piège du « pierremarquisme ».Cordialement, PIERRE DE BELLEFEUILLE l'ONU blâme la police de Montréal Est-il légitime de considérer tous les manifestants coupables par association ?Plus de 2500 manifestants ont été arrêtés au Québec depuis 1999, la majorité à Montréal.Le 2 novembre, le Comité des droits de l'Homme de l'ONU a déclaré s'inquiéter à propos du Canada où «la police, en particulier à Montréal, pratique des arresta- fÇSfe tions de masse fig£jf de m a n i f e s -tants», ce qui brime la liberté d'expression et d'assemblée.Le comité invite le Canada «à mener une enquête» sur la police de Montréal.La tactique d'arrestation de masse, qui consiste à encercler rapidement le plus grand nombre de manifestants, semble contrevenir au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont le Canada est signataire, puisque l'ensemble des manifestants sont alors piégés par les policiers, indépendamment des gestes posés par chaque individu.Une fois encerclés, les manifestants sont déclarés en état d'arrestation et généralement tirés un par un de la foule, menottes, fouillés, photographiés, fichés puis accusés d'attroupement illégal.L'opération dure des heures, sans possibilité pour les «arrêtés» de contacter un avocat, ni d'avoir accès à de l'eau, de la nourriture, des toilettes, des tampons et serviettes hygiéniques Même si des méfaits sont commis par quelques manifestants, est-il légitime de considérer tous les manifestants coupables par association?Larticle 63 sur «l'attroupement illégal» du Code criminel canadien propose un tel amalgame L'ONU laisse entendre que la loi canadienne contrevient ici au droit fondamental de chacun à participer à des manifestations La critique de l'ONU rejoint la thèse de Patrick Forget, auteur du livre Sur la manifestation (2005), qui constate que la disposition du Code criminel à l'égard de l'attroupement illégal « remet entre les mains des policiers le pouvoir de nier l'exercice de droits constitution- nellement protégés.» Réagissant au blâme de l'ONU, le directeur adjoint de la police de Montréal déclarait que « les arrestations de masse sont toujours la dernière alternative.On fait ça seulement quand il y a des débordements majeurs pendant une manifestation.» Si ces propos sont correctement rapportés par les médias, ce policier ment.Les 66 étudiants de l'UOAM encerclés le 24 novembre 1999 manifestaient paisiblement sur la rue Sainte-Catherine contre une entente entre leur université et Coca-Cola.Pire : le 26 avril 2002, les policiers ont encerclé environ 500 personnes avant même le début d'une manifestation contre le G8.Un porte-parole de la police avait parlé d'une «intervention préventive», expression qui révèle la fausseté de la réplique de la police au rapport de l'ONl Deux jours après la parution du rapport de l'ONU, une manifestation «anticapitaliste» avait lieu à Montréal, en solidarité avec les Argentins qui protestaient contre le Sommet des Amériques.La police de Montréal n'a pas procédé cette fois à des arrestations de masse.Pourquoi a-t-il fallu attendre la voix de l'ONU pour que les policiers de Montréal respectent enfin les droits fondamentaux de leurs concitoyens, soient-ils «jeunes» et « anarchistes » ?FRANCIS DUPUIS-DÉRI À court d'espoir de voir les policiers respecter leurs droits, des manifestants arrêtés ont intenté des recours collectifs contre la Ville de Montréal.L'un de ces recours évoque une « discrimination fondée sur les convictions politiques» dont seraient coupables les policiers, qui ne ciblent que les manifestations associées à tort ou à raison à l'extrême gauche, l'alter-mondialisme et l'anarchisme.Des études en sciences sociales sur la brutalité policière tendent à confirmer la discrimination dont font preuve les policiers, plus prompts à brutaliser et brimer les droits d'individus qu'ils perçoivent comme «marginaux» et «déviants».Principales arrestations à caractère politique au Québec depuis 1999 • 24 novembre 1999: 66 arrestations (encerclement).Manifestation d'étudiants de l'UQAM contre Coca-Cola.• 15 mars 2000: 112 arrestations (encerclement).Manifestation contre la brutalité policière.• 1er mai 2000: 144 arrestations (encerclement).Manifestation d'«anarchistes» à Westmount en neur de la fête des travailleurs.hon- • 24-25 octobre 2000: 46 arrestations.Manifestations contre la réunion du G20 à Montréal.• 19-21 avril 2001: 481 arrestations.Manifestations contre le Sommet des Amériques à Québec.• 29 septembre 2001: 82 arrestations (encerclement).Manifestation propalestinienne à Montréal.• 15 mars 2002: 371 arrestations (encerclement).Manifestation à Montréal contre la brutalité policière.• 26 avril 2002 : Entre 400 et 500 arrestations (encerclement).Avant une manifestation contre une réunion préparatoire du Sommet du G8 à Montréal.• 28 juillet 2003: 238 arrestations (encerclement).Rassemblement contre la réunion ministérielle de l'OMC à Montréal.• 19 novembre 2004: 193 arrestations (encerclement).Manifestation contre le Congrès du Parti libéral du Québec à Montréal.Accord bilatéral André Boisclair aurait promis, s'il est élu Premier ministre du Québec, de conclure rapidement un accord bilatéral avec la Colombie.Futur casino de Montréal Des négociations seraient en cours avec l'Oratoire St-Joseph, pour installer dans son sous-sol le plus grand bingo du monde.Fais ce que doigt Alors que la plus grande part de l'humanité souffre scandaleusement de la faim, Le Devoir trouve le moyen de titrer en une, en grosses lettres et avec une immense photo, «Fini, la fourchette! Maintenant on mange avec les doigts» (21-10).Ceux qui se demandent pourquoi la devise historique de ce journal a disparu ont de quoi alimenter leur réflexion. NATIONAL Le Couac, décembre 2005 - janvier 2006, page 4 fp| La vie des bêtes
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