Le couac, 1 avril 2006, avril
La vie des bêtes Le régime alimentaire de la Marie-France Oiseau, volatile soi-disant contestataire mais qui roucoule plutôt le statu quo.Les affaires de la guerre L'histoire fictive d'une usine de pétards qui s'avèrent être des munitions réelles et bien de chez nous.S.O.S.Mont-Orford Après le Suroît et les bourses étudiantes, les Québécois se mobilisent pour éviter une autre gaffe patapouffienne.CotSSl CoiSSi Ai sat Ai sat ai sat faut Jet, petit* ' soMegy m'est pas ia ftftAtTÇ 7 S.O.S.PARC ORFORD Le Couac, avril 2006, page 8 Dans la série des «textes à clé»* Retour vers le futur Nous sommes en 2021.Il y a 15 ans, le gouvernement Charest (qui d'autre?) vendait le Mont Orford au Groupe Mont-Orford Inc.qui y construisait d'abord un millier de condos dans le but de « sauver la station de ski ».le dis d'abord car mille, c'était la phase I du projet.Bientôt, une phase II, III et même IV se sont ajoutées, nécessitant de nouvelles routes, aqueducs et stationnements géants au pied de la montage.Les pistes «faciles» du mont Alfred Desrochers sont ainsi devenue les rues Pente douce et Trois-Ruisseaux du quartier Confort Alpin de la phase IV du projet.inaccessible aux résidants de l'Estrie, les municipalités avoisinantes se sont mises à ne penser qu'en fonction des profits touristiques.L'architecture néo-alpine kétaine s'est répandu partout dans les villages de l'Estrie qui ressemblent maintenant à des maquettes de décor de cinéma.La spéculation immobilière débridée a également fait augmenter la valeur des terres et, par le fait même, les comptes de Pour le site web dédié à la sauvegarde du parc Orford, voir au www.sosparcorford.org Suite à la transaction, plusieurs nouvelles pistes de ski alpin avaient aussi été ouvertes.Mais une érosion monstrueuse « non prévue » remplit depuis les rivières avoisinantes d'une couche de boue calcaire repoussante.Et comme le centre de ski a dû fermer suite au réchauffement de la planète qui rendait la saison trop courte, il ne reste aujourd'hui que cette boue comme souvenir de la station.La saison de golf qui débute maintenant en mars, elle, se porte bien.À l'unique terrain de golf initial du projet, plusieurs autres se sont ajoutés.Les engrais chimiques et les pesticides abondamment employés pour les maintenir verdoyants aboutissent eux aussi dans les cours d'eau hautement contaminés.Côté camping, il faut désormais réserver des semaines à l'avance pour avoir un site pour planter sa tente.Mais de toute façon, ceux qui ont connu le parc au début du siècle le fuient depuis que les «écotouristes» en habits de lycra North Face qui cherchent le pic de l'Ours l'ont envahi.Pour ces étrangers souvent venus des States, il a fallu paver les voies d'accès au parc, aménager les sentiers de marche, ériger des centres d'interprétation de (ce qui reste de) la nature, créer des stationnements et des terrains de camping « avec commodités» pour leurs «véhicules récréatifs».Alléchés par l'appât d'une villégiature haut de gamme et largement taxes.Le gouvernement n'a jamais réussi à acheter les terres autour de la montage comme il l'avait promis pour augmenter la superficie du parc.Les propriétaires, pas fous, ont décuplé leurs prix, et seuls de gros promoteurs immobiliers ont pu les racheter, ce qui a contribué à étouffer ce qu'il restait du parc.Enfin, comme si ce n'était pas déjà assez, on a démoli il y a quelques années de petites maisons à loyer modique pour agrandir un stationnement à l'entrée des Sentiers de l'Estrie.Aux dernières nouvelles, les unités de logements sociaux prévus pour dédommager les habitants de ce qu'on appelait «Ben-bon ville» n'étaient toujours pas construites.Les faits qui viennent d'être rapportés sont malheureusement vrais si vous remplacez Estrie par Laurentides, mont Orford par mont Tremblant, Groupe Mont-Orford Inc par Intrawest et Ben-bon ville par Guindonville.La seule différence, c'est qu'on est en 2006 et qu'on peut encore empêcher cette catastrophe-ci.WON D.RANGER * Ce texte a été inspiré par la lettre ouverte de Batiste Foisy, Le Devoir 09-03-2006 et l'article de Normand Baillargeon, ce numéro du Couac, page 6.r r Un Guindonville II Pour compenser la perte éventuelle du mont Orford qui serait vendu à des promoteurs immobiliers, le ministre Béchard propose d'acheter les terrains avoisinants pour doubler la superficie du parc.Sachant que le prix de ces terrains va monter en flèche, le gouvernement Charest veut-il nous faire un chèque à la hauteur de sa générosité, c'est-à-dire.sans fond?TU VOIS MON CLAUDE, LE PET IL A EU SON ARÉOPORT.BEN MOÊ, J'Ai MA MONTAGNE / De quelle montagne s'agit-il ?«Puisque la montagne ne vient pas à nous.vendons-la à nos chums» citation d'une des caricatures de Mahomet Depuis plus de 70 ans, la montagne était gérée en partenariat public privé.Mais voilà que ce n'était plus suffisant, pas assez rentable, pas assez entourée de condos cheaps, pas assez de boutiques glamour pour touristes attardés, pas assez de fast-frites et de happy minutes au pied des pentes trop douces et au 19e trou de cul.magouille n'était pas viable.Non pas que les citoyens et les écots illogiques suivront les conseils tordus d'une autre ministre (Gagnon & Tremblay) en se regroupant pour acheter de nouveau une montagne qui, en fait, leur appartient déjà.Ni qu'ils se soulèveront suffisamment pour faire bouger les autres montagnes d'indifférence et de cynisme passif et bienheureux qui composent la Le ministre de l'environronnement et de l'enveloppement durable tergiversait depuis des mois sur la meilleure façon de céder la montagne aux amis du pouvoir sans risquer d'augmenter encore les chances du parti de perdre ledit pouvoir.Un matin de fin février, la montagne en eut assez et annonça un léger mais drastique remaniement, histoire de se désem-merder le cabinet.Dehors l'empêcheur de développer durablement, faites place au conciliateur et au bêcheur! Le nouveau ministre ne perdit pas de temps.Le temps c'est de l'argent et l'argent n'a pas de hauteur, même quand il est question de sommet.Le bêcheur annonça que la montagne serait vendue au plus offrant, mais en toute transe apparente.Même que le profit, s'il y en avait, serait réinvesti dans la protection d'un territoire deux fois plus faste.Malheureusement pour le nouveau sous-ministre Bêcheur, les prochaines semaines et mois prouveront que les dés étaient pleins de pipes, que la «La foi transporte les montagnes.des montagnes de remboursements de dettes électorales » évangile selon St-Jean Charest majorité silencieuse.Nul besoin de se donner tant de peine, les prochains débats de nos illustres gourous médiatiques prouveront hors de tout doute que la montagne ne pouvait être privatisée, puisqu'elle était déjà vendue et ce depuis longtemps.Le Mont-Patapouf ne nous appartient plus depuis belle lurette.Comment pensez-vous que notre montagne conservatrice nationale se soit payé une résidence principale à Westmount et une autre secondaire à North Hatley si ce n'est en vendant son âme et la nôtre à ceux qui nous dominent des plus hauts sommets libéraux?«Tout le monde est ébloui par la vue que l'on a du sommet d'une montagne, personne ne parle des vues qu'elle obstrue et du manque de vision qu'elle engendre» citation d'un nain qui n'a pas grandi même s'il vient d'acheter un condo au sommet du Mont-Patapouf ALAIN SAINT-PIERRE Venez manifester votre appui à la sauvegarde du mont Orford lors de la manifestation du 22 avril à Montréal ! ABONNEZ-VOUS ! www.lecouac.orq mm
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