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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
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Le couac, 2006-08, Collections de BAnQ.

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Un castor se fait aigle P4 Un canada bien aligné P.5 Institut économerdique de Montréal L'esclavage profitable P.e Un drôle d'oiseau Vol.9 • n° 11 m.m » &2 m m m Août 2006 3.50 \m i vous avez raté .l'émission Tout le monde en parlait, diffusée il y a quelques semaines sur les ondes de Radio-Canada et consacrée aux clubs privés de chasse et de pêche, vous aurez manqué une occasion de comprendre comment fonctionne concrètement l'impérialisme et comment un peuple peut finir par intégrer l'innommable dans son quotidien, acceptant la tête dans les épaules qu'on le dépossède de la jouissance de son territoire.Cette émission a fait remonter de ma mémoire cette millionnaire étatsunienne qui, dans les années 1950, possédait une bonne partie de la rivière Sainte-Anne, en Gaspésie.Une formidable rivière à saumons qu'elle était seule à pouvoir pêcher.Pour mieux surveiller son domaine, elle avait fait construire un système de téléphériques d'où, à bord de sa nacelle et carabine aux poings, elle traquait les indigènes à qui il aurait pris l'envie de la priver de ses saumons.Pourquoi parler de ces histoires de pêche alors que le Liban est à feu et à sang, que le port de Gros-Cacouna fait désormais partie de la stratégie géopolitique mondiale et que les sables bitumineux, en Alberta, sont désormais, et ouvertement, mis au service du complexe militaro-industriel étatsunien?Parce que c'est toujours le même pattern qui s'applique: les puissants ont tous les droits, que ce soit sur les saumons, sur les orignaux, sur le pétrole, sur le gaz ou sur les peuples ! Après les élections fédérales de janvier, j'avais écrit: «Pour l'heure, dégustons la déroute libérale comme du petit lait, sachant fort bien qu'avec les conservateurs, les jours de miel et de roses se feront plutôt rares Sur les dépenses militaires?Quinze milliards $ investis en moins de quatre jours.Dans des avions, des camions, des tanks et autres joujoux fabriqués pour la plupart aux USA.C'est l'ex-ambassadeur étatsunien à Ottawa, Paul Cellucci, qui doit se bidonner, lui qui faisait une crise hebdomadaire pour dénoncer le manque d'empressement du Canada à se doter d'armes de destruction plus ou moins massive.Sur le bois d'oeuvre?Une entente qui risque de ne durer que 23 mois, dont le coût s'élève à 1,5 milliard de dollars.Une somme retenue sur l'argent dû aux producteurs canadiens.Du shylocking d'État, en quelque sorte.Il fallait lire, dans le National Post du 17 juillet, que des illuminés religieux qui tuent des civils avec des roquettes artisanales sont des terroristes alors que des soldats israéliens de Tsahal qui tuent des civils avec des bombes larguées d'avions dernier cri livrés par les USA sont fiers combattants.dans pas grand temps.» C'est bien ce qui est arrivé.Jamais gouvernement canadien n'aura, aussi clairement, marché à genoux dans la gravelle pour faire plaisir aux USA.Sur les bombardements honteux d'Israël sur des villages libanais?Une riposte «mesurée», de dire Harper sans sourciller, faisant passer Bush pour un modéré.Même après qu'une dizaine de citoyens canadiens ont été tués dans un village dans lequel ne se trouve pas l'ombre d'une infrastructure civile ou militaire.Il fallait lire, dans le National Post du 17 juillet, que des illuminés religieux qui tuent des civils avec des roquettes artisanales sont des terroristes alors que des soldats israéliens de Tsahal qui tuent des civils avec des bombes larguées d'avions dernier cri livrés par les USA sont de fiers combattants.Sur le projet de port méthanier à Gros-Cacouna?11 fallait voir la tête de Poutine et de Harper quand ils ont signé une entente prévoyant l'envoi de gaz russe au port du Bas-du-Fleuve, d'où il sera expédié aux USA.Pourquoi ce détour?Parce que sur la côte est des USA, on n'en veut pas, de super-méthanier.Paraît qu'à Cacouna, il s'en trouve pour se péter les bretelles en pensant à des emplois dont on aura assez des dix doigts de la main pour les compter.Sur les sables bitumineux?Il y a quelques semaines, le secrétaire d'État à l'énergie des USA passait quelques jours en Alberta, se réjouissant de ce que cette énorme réserve énergétique soit mise à la disposition de l'Empire.Paraît qu'il faut pas moins de quatre litres d'eau pour produire un litre de pétrole avec ces sables.À ce rythme, y aura-t-il encore de l'eau disponible quand l'Empire en réclamera à grands cris?On se le demande.Sur toutes ces questions comme sur un grand nombre d'autres, il y a un fil conducteur: le Harper est tout content que Bush le soit.Pourvu que la canicule n'empêche pas les Québécois de voir ce qui se fait en leur nom.Quand on y regarde de plus près, c'est le Canada tout entier qui est en passe de devenir, comme jamais auparavant, le club privé des USA.De quoi nous faire penser que dans le fond, les saumons et les orignaux, ce n'était peut-être qu'un début.MICHEL RIOUX Des nouvelles de notre assisté social collectif L es horreurs de la guerre font des heureux: c'est délirant, mais c'est ainsi.Pendant que la population du Liban était assaillie par les attaques militaires, les entreprises d'aéronautique engrangeaient les contrats à coup de millions lors du Salon de Farnborough, qui s'est déroulé à Londres du 17 au 23 juillet derniers.Bombardier en a profité pour annoncer la création de sa nouvelle section, Solutions d'avions spécialisés, qui va promouvoir l'utilisation de ses appareils comme plate-forme pour des projets militaires.Bombardier a sûrement peur des mots qui pourraient ternir sa réputation.Avec un nom pareil — Solutions d'avions spécia- lisés — on pourrait penser qu'elle fait dans le transport adapté aux personnes handicapées ou bien dans le secours humanitaire.Le président de Bombardier Aéronautique, Pierre Beaudoin, a affirmé que «le militaire n'est pas leur métier » : mais s'il y a de l'argent à faire, Bombardier y sera.Bombardier envisage même de se lancer dans la conception de drones — ces appareils sans pilotes — justement pour le marché militaire.Comme ça, si par malchance se produit un malencontreux bombardement de civils, disons à Beyrouth, il n'y aura pas plus de pilote à blâmer que de compagnie responsable.CHANTAL SANSTERRE Les kidnappés En cherchant un peu en dehors des grands médias*, on découvre un événement (ou peut-être un non-événement?) troublant concernant l'invasion israélienne actuelle au Liban.Événement 25 juin - Le Caporal Gilad Shalit de l'armée israélienne est kidnappé par un commando palestinien.Non-événement 24 juin - Le docteur palestinien Osama Muamar et son frère Mustafa Muamar sont kidnappés par un commando israélien à Gaza.Etude comparative Recherche de «Shalit» sur radio-canada.ca: 4 pages de résultats.Recherche de « Shalit » sur cnn.com : 6 pages de résultats.occultés Recherche de «Muamar» sur radio-canada.ca : aucun résultat.Recherche de «Muamar» sur cnn.com: «Vous cherchez Muamar?Trouvez tout ce que vous désirez sur www.ebay.com.» * Turkish Daily News: http ://www.turkishdailynews.com.tr/article.php ?e newsid=47183 et lettre aux éditeurs du Toronto Globe and Mail reproduite sur: http://winnipeg.indymedia.org/item.php73156S À qui le tour ?Les forces armées israéliennes, qui se vantent sans cesse de détenir la technologie militaire la plus récente, a bombardé une base de l'ONU, «par accident».La Corée du Nord s'est dite prête à essayer à son tour, juste pour voir si la réaction américaine sera la même.006538528211311 Le Couac, août 2006, page 2 COURRIER DES LECTEURS Les autos anthropomorphes Rendre sympathiques des automobiles à de jeunes enfants aisément impressionnables alors qu'elles concourent pour beaucoup à nous mener droit à la catastrophe environnementale, c'est malsain et retors.Les gros constructeurs automobile états-uniens auraient contribué financièrement au film d'animation «Les Bagnoles» («Cars») que je ne serais pas surpris.Les affaires ne vont plus aussi bien qu'avant et il leur faut renverser la vapeur.Et la pub ne frappe jamais trop tôt.À Hollywood, on adore joindre l'utile à l'agréable.Le parc automobile a doublé en 20 ans au Québec Le smog se fait de plus en plus menaçant.Les yeux piquent et les poumons cherchent l'air.Le gouvernement Charest vient de promettre 130 millions $ afin d'augmenter de 8 % l'achalandage des transports en commun d'ici 2012(2).Et voilà qu'on nous sort des usines de montage hollywoodiennes un film nous montrant des automobiles anthropomorphes inoffensives s'ébattant dans de grandioses paysages où la pollution n'existe pas.John Lasseter, le réalisateur, a fait vendre beaucoup de jouets avec ses méga-succès «Histoire de jouets » («Toy Story » ).De même, il fera vendre beaucoup de bagnoles aux enfants avec son dernier avatar, les conviant par ce même à prendre durablement le virage de l'American way of life (à chacun son auto).Je ne serais pas surpris qu'on interdise ce film aux jeunes dans les pays Scandinaves, qui se méfient énormément des films hollywoodiens qui leur sont destinés.Mais ici il a passé comme lettre à la poste.Sylvio Le Blanc 1 Le Devoir, « Lauto comme deuxième choix», le 17 juin 2006, p.A 3.- 2 Idem Vous avez dit «violence», M.Harper?Soyons positifs ! Comme les reconstructeurs de guerre.Cette dernière innovation à la mode qui finira par attirer SNC-Lavalin.Si ce n'est déjà dans les cartons.Demandons une thérapie préventive pour hommes violents exigée de chaque candidat aux élections étasuniennes ou canadiennes.Pour combler l'état-major des armées.Avant la nomination d'une gouverneure générale.Et pourquoi pas?Comme dans les guerres préventives, pour l'armée au grand complet en pays hostiles.Ces pays n'invitent-ils pas leurs pauvres à des manifestations d'agressivité sous les ruines?Tout cela finira par contaminer la terre entière.De quoi pacifier les relations internationales de façon durable et participative en invitant au banquet les seigneurs de guerre de tout acabit.Le Canada y retrouvera un rôle de participant de longue durée.Qui a dit que les guerres de brigandages devenaient inutiles?En leur sein germe un monde nouveau dénué de toute violence, totalement juste, totalement libre et, donc, voué de nouveau à la paix.des cimetières.Tout comme au temps des deux premières fois au siècle passé.Guy Roy Radio Énergie 98,3 : C'est qui ça, « Nous autres » ?Par souci d'honnêteté intellectuelle, je dépose d'emblée mes cartes sur table: je ne suis pas friande, c'est le moins que je puisse dire, de ce type d'antenne radiophonique extrêmement commercial où la publicité dispute constamment à un choix musical largement anglo-américain et à des propos qui témoignent, la plupart du temps, au sein des équipes animatrices, d'un coefficient culturel qui ne dépasse guère celui d'un(e) adolescent(e) de 16 ou 17 ans.Aussi est-ce par hasard que j'ai capté ce midi du 20 juin (je programmais alors mon lecteur de fichiers musicaux, muni d'un récepteur MF) la bande 98,3 en Capitale nationale, qui correspond à l'une des antennes de la chaîne Radio Énergie.Et contre toute attente, je suis demeurée à l'écoute quelques minutes car l'humoriste français exprimait quelques idées dans le cadre d'une entrevue avec les larrons dudit «Trip à 3».Ce n'était pas inintéressant, il faut dire, lusqu'à ce qu'un membre du groupe reprenne le «crachoir».M.Dieudonné ayant fait référence au projet d'indépendance du Québec, l'une des deux filles du trio - Mlle Geneviève Laurier ou Mlle Caroline Dupont, je ne sais laquelle lui rétorque sans plus attendre: «Ce sont des politiciens qui continuent avec ça.Nous autres, on a déjà répondu à ça.Le peuple a mis une croix là-d'sus.!».Non contente de démontrer une ignorance crasse de ce qui se passe en France, ce qui se révélait de façon on ne peut plus manifeste à la faveur de l'entretien avec M.Dieudonné («Ah.Ah oui.?Euh.Ah bon.?») — en revanche, et ce pour le bénéfice de mademoiselle, je la soupçonne de s'avérer incollable sur l'allure de la dernière sandale à la mode, de la couleur des petites culottes dernier cri ou de l'objet de l'heure qu'il est absolument inconvenant ou disgracieux de ne pas acheter ou consommer, Mlle Caroline (ou Geneviève) « assume » du haut de sa haute conscience politique personnelle — et sans doute, au passage, au nom de tous nos Jean Charest et Denis Coderre de service — que « le peuple québécois » tout entier ne veut plus entendre parler de cette idée folle et ridicule que l'on appelle la Liberté nationale.La Liberté d'un peuple, ce ne me semble pas être bien connu de notre spécialiste radio énergique.Et lorsqu'elle ne nous séduit plus, cette liberté, eh bien il faut, à l'instar du chemisier de l'été dernier procuré à grands frais et dont la coupe et le coloris en font huit mois plus tard un tissu tout juste bon pour polir l'évier de la cuisine, la dissimuler comme varice sur mollet ou verrue sur nez.Au dernier référendum, pourtant, un Québécois sur deux (et plus de six francophones sur dix) les espéraient — cette Liberté et cette Indépendance.(.] Cela dit, un élément positif ressort à mes yeux de ce triste épisode où le groupe-média Astral, une fois de plus, fait dans la propagande made in (for) Canada II m'a permis, en effet, de me rebrancher spontanément sur les motifs principaux sous l'impulsion desquels j'ai naguère abandonné (toutes) les antennes radiophoniques (y compris Radio-Canada, plus près de Radio Rock-Détente que de France Culture depuis que Robert Rabinovitch et Sylvain Lafrance en ont saisi les rênes sous le directoire de ce grand premier ministre nommé Jean Chrétien): l'insignifiance, le consumérisme, la séduc-tionnite et l'anglodéfrancisation comme mode d'existence.Bref, gens de Astral / Radio Énergie, c'est ce qui s'appelle dégoûter une auditrice pour la vie en moins de soixante secondes.Jolière Gauthier Adresse à toutes les gentilles infirmières qui travaillent autour de la naissance de nos enfants [.] L'acharnement à nettoyer au détergent (processus d'acidification) la très jeune peau, naturellement graisseuse, de nos bébés naissants, sans doute même les vôtres chères infirmières, me laisse voir l'absence persistante et tardive de la mise à jour de votre formation académique et expérientielle.Dans l'intérêt de qui, me dis-je?[.] Cet acharnement, du nettoyage impérieux, est de plus en plus contesté au profit d'une intervention douce, par exemple en « nettoyant » nos enfants avec une huile d'amande douce.Ce nettoyage maladif (en dehors et depuis la fin des grandes épidémies.) pourrait avoir des conséquences diverses jusqu'à contribuer à l'augmentation croissante des maladies de peau comme l'eczéma, les psoriasis jusqu'au mélanome et etc.|.] l'en profite pour questionner le projet des Charest et Couillard d'augmenter, oui le nombre de sages femmes qui seront formées dans les prochaines années, mais contrairement aux divers projets pilotes qui continuent, malgré le non accord des « MD » de très bien fonctionner (ailleurs que sous l'autorité des médecins) dans des « maisons de naissance » Le projet du gouvernement serait de faire travailler les futures sages femmes dans les hôpitaux « sous l'autorité des médecins».Ceci est un non sens.Les médecins, spécialistes et surspécialistes de la naissance, voient la naissance comme une maladie (depuis l'avènement de la société occidentale) tandis que les sages femmes voient la naissance comme un acte naturel depuis les débuts de l'humanité.le précise qu'il serait abusif de m'interpréter comme étant contre la pertinence de la présence de nos médecins, même surspécialistes, pour les quelques cas rares où la naissance ne peut pas avoir lieu dans des conditions naturelles.11 devait s'agir de cas exceptionnels.Renaud Biais Écrivez-nous ! Le Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte® lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal : Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5.PLOGUES La télé dit la vérité.quand elle est hors des ondes ! L'artiste Brian Springer a passé un an au début des années 1990 à enregistrer avec ses antennes paraboliques le «feed» que les stations de télé envoient aux satellites avant que les topos soient édités et présentés en ondes.Cela donne SPIN, un film d'une heure que je ne saurais trop vous recommander d'écouter sur Internet au www.brasscheck.com/videos/spin.html .Car ces images, souvent prises à l'insu du politicien ou de l'animateur en train de se faire maquiller, nous en disent long sur la façon dont les grandes chaînes de télévision s'y prennent pour influencer l'opinion publique.Un film méconnu qui, je l'espère, sortira de l'ombre grâce à Internet.Car à part le sulfureux Pas vu, pas pris, de Pierre Caries, rares sont les films qui nous montrent si clairement ce que l'on veut tant nous cacher.Musironie de retour Après plus d'un an de silence, Musironie, la seule émission de radio-poubelle de gauche, sera de retour incessamment.À défaut de trouver un diffuseur (malgré leurs nombreuses années de service à CIBL), le joyeux trio d'animateurs composé d'Alain St-Pierre, Guillaume Lévesque et Bob l'Aboyeur a décidé d'investir dans ses propres studios indépendants et autonomes.C'est ainsi que depuis le 8 juillet, l'émission est diffusée en mode podeast chaque semaine à partir du site www.musironie.com.Arrêtées de la manif à VJestmount : Appel à des dons Le 15 mai 2004, des centaines de manifestant-e-s ont monté jusqu'à Westmount, dans le cadre d'une manif anti-pauvreté organisée par la CLAC-Logement et le Comité des sans-emploi.Il y avait une forte présence policière autour de la manifestation et les policiers ont procédé à des encerclements et arrestations.Ces arrestations s'inscrivent dans le cadre d'une tactique habituelle de la police montréalaise, tactique qui a été critiquée par le Comité des droits humains de l'ONU.Dans le cadre d'une entente avec la Couronne, deux manifestant-e-s qui ont subi un procès se trouvent maintenant dans l'obligation de payer des amendes salées.D'où cet appel de solidarité et soutien pour les arrêté-e-s de Westmount 2004.Vos dons, qu'ils soient de $5 ou de $50, aideront grandement les arrêtés.Vous pouvez faire un don par chèque, au nom du «Collectif juridique Libertas», avec «Procès de Westmount» dans la ligne mémo.Vous pouvez poster vos chèques au: Collectif juridique Libertas, a/s GRIP-Concordia, 1500 boul.de Maisonneuve Ouest, bureau 204 Montréal H3G 1N1 .Si vous envoyez un don par la poste, signalez le don par courriel au jared@resist.ca .Capsules pas bête Amant des mots, fasciné par toutes les formes de figures de style qui enrichissent notre belle langue française, un enseignant à la retraite se consacre à l'écriture de capsules humoristiques basées sur des « mots d'esprit».Tous les détails au http://www.cooptel.qc.ca/~morissette/ ¦ rignore pourquoi on dit que le naufrage d'un fV*V pétrolier est un désastre.tî!^Ht!^ En réalité, tout baigne V" dans l'huile.: POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an: 30,42$ + taxes = 35,00$ • Abonnement de deux ans : 52,15$ +taxes = 60,00$ • Abonnement institutionnel et de soutien: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement de groupe d'un an ( 10 copies par parution): 225,98$ + taxes = 260,00$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 43,46$ + taxes = 50,00$ Nom Adresse Code postal Courriel_ Téléphone Le Couac c.p.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone : (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/ dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau «Vice-président à l'information et éditeur adjoint» : David Ledoyen Co-Rédacteurs en chef: Bruno Dubuc, David Ledoyen, Simon Tremblay-Pepin Collaborateurs: Max Aufrère, Isabelle Baez, Normand Baillargeon, Claude G.Charron, Joshua Frank, Manuel Freytas, Bob L'Aboyeur, Sarah Perreault, Michel Rioux, Chantai Sansterre, Valentin Tardi, Pierre Vadeboncoeur, Ramon Vitesse, Le cercle de zoologie politique Winston-Smith.Illustrations et photos: Bobidoche, Boris, Charb, Luc Giard, Serge Ferrand, Sniper, Ramon Vitesse.Graphisme : France Mercier Imprimé par: les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.Distribué par: Messageries de Presse Benjamin Inc.Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo pour sa collaboration.Abonnement et publicité: (514) 596-1017 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec NATIONAL Nouveau virage de Jean Charest Voici venir Charest.Boisclair n'a qu'à bien se tenir! Le premier ministre du Québec, conservateur devenu libéral, continue son extraordinaire évolution en flirtant ouvertement ^^^^^^ avec l'indépendantisme.Dans fcfc!!^!! l'ambiance stimulante d'un studio de la télévision française, face à quatre journalistes de haut vol, il a amorcé son nouveau virage en proclamant avec audace que le Québec a les moyens de faire la souveraineté.«La question aujourd'hui, a-t-il déclaré, n'est plus de savoir si on a les moyens de faire la souveraineté.Oui, nous les avons.Personne ne remet ça en question.La vraie question est la suivante: Qu'est-ce qui est dans notre intérêt à nous?Qu'est-ce qui est le mieux pour le Québec?» Bien sûr, M.Charest ne favorise pas encore la rupture avec le beau grand Canada, mais ses horizons s'élargissent.Ainsi, il rêve à un Québec actif sur la scène mondiale qui appuira les efforts de la | France pour aider les États-Unis à se dépêtrer honorablement du fiasco irakien.Rien de moins que * ce grand objectif.On spécule dans les coulisses sur la possibilité que M.Charest soit forcé de quitter le parti libéral du Québec.Dans cette éventualité, certains observateurs estiment que le parti Québec solidaire, qui a deux porte-parole mais pas de chef, pourrait confier ce rôle à M.Charest.MAX AUFRÈRE Drogues : proscrire la prohibition v a guerre à la drogue est perdue» affirme >J/ I Terry Nelson, policier américain retraité, représentant de l'organisation Law Enforcement Against Prohibition (LEAP).Il résume ainsi la position des intervenants, issus de divers pays, conviés au Symposium international contre la répression des drogues qui a eu lieu le 8 mai dernier dans un chic hôtel montréalais.Institué par l'Organisation nationale pour la réforme des lois sur la marijuana au Canada en réaction à la tenue du congrès de la Drug Enforcement Agency (D.E.A.) en sol canadien, le symposium proposait l'ouverture d'un dialogue sur la question de la prohibition.Aucun membre de la D.E.A., de la GRC ou du gouvernement n'a cependant accepté l'invitation.Ces derniers se réunissaient ultérieurement afin de discuter des stratégies à adopter pour rendre plus efficace la lutte à la drogue.Malgré les milliards de dollars investis à l'échelle mondiale, les pertes de vies, les problèmes de santé, la ruine des populations productrices et surtout malgré l'augmentation continuelle de la production et de la consommation de drogues ces intervenants persistent et signent: la drogue doit être éradiquée de la planète.L'opposition à cette approche s'organise.Elle s'insère désormais dans le discours logique et pragmatique de militants issus des institutions chargées de faire respecter les lois anti-drogues.Sanho Tree, membre de [Institute for Policy Studies of Washington explique qu'il est impossible d'enrayer le problème de la drogue en la criminalisant, car, contraindre crée un phénomène de rareté qui fait augmenter les prix.Ces prix élevés entraînent une augmentation de la violence et de la criminalité.Les arrestations de trafiquants éliminent la compétition.Ceux qui restent accèdent à un plus grand marché et augmentent les prix, ainsi de suite.Persistent également plusieurs problèmes de santé.La contamination au VIH par des seringues souillées constitue le problème le plus important.Les États-Unis s'opposent aux programmes d'échanges de seringues et font pression sur les autres pays afin que cessent de telles initiatives même si elles sauvent des milliers de vies.« Faire la guerre à la drogue, c'est comme essayer de combattre une maladie chronique» affirme Terry Nelson, policier américain retraité.«Les coffres du Trésor sont vides, les prisons sont pleines et les vrais criminels sont en liberté» renchérit )erry Cameron, ancien chef de police.Sanho Tree s'insurge: «Ne pas supporter la prohibition ne signifie pas qu'on est en faveur de la distribution d'héroïne dans les machines distributrices.Ce n'est pas blanc ou noir comme certains, au sein du gouvernement américain, tentent de le faire croire».Tous considèrent qu'au lieu d'interdire, il faudrait plutôt informer et édu-quer.« Les coffres du Trésor sont vides, les prisons sont pleines et les vrais criminels sont en liberté » renchérit Jerry Cameron, ancien chef de police.De ce côté-ci de la frontière, malgré l'abandon par le gouvernement conservateur du projet de loi sur la décriminalisation de la marijuana, la lutte à la drogue n'est pas encore une obsession comme chez nos voisins du Sud.Lionel Prévost, policier retraité de la SQ, a changé d'opinion au cours de ses 25 années de service.«Dans les années 1960, c'était des adultes qui consommaient.Maintenant, la drogue est partout, même à l'école primaire.La consommation a toujours augmenté» affirme-t-il.Cette menace pour la sécurité des enfants serait mieux contrôlée si la vente de drogues était légale.«Inspirons-nous de la Hollande et légalisons», renchérit le policier qui s'est tu tout au cours de sa carrière car «dans la police, tu es mal perçu si tu t'opposes à une loi».Bien que la SQ se distance de ses propos, elle n'intervient cependant pas pour le faire taire.Jerry Paradis, juge à la retraite de Colombie-Britannique, soutient que «bien que la plupart des policiers reconnaissent la futilité de la guerre à la drogue, ils ne peuvent agir que si les citoyens leurs disent que c'est une bonne chose de cesser la répression».Preuve que les temps changent, un policier ontarien présentement en fonction était du nombre des intervenants.John Gayder souligne qu'il parle en son nom, mais ose dire qu'«une Amérique sans drogue, c'est une illusion.Nous ne sommes même pas capables d'avoir des prisons sans drogue.Nous devons cesser la prohibition et la remplacer par quelque chose qui fonctionne».SARAH PERREAULT L'admiration du mois Richard Martineau, (dans Le Voir du 20 juillet) à propos de ioel Carreau : « Pour Radical Evolution, Carreau (qui trava.Ue au Washington Post, un vrai journal avec de vrais chefs de nupltre et un vrai rédacteur en chef qui aura des comptes a rendre si jamais ses journalistes se mettent à écrire n importe quoi) est allé visiter les laboratoires de l'armée amen-caine.» C'est vrai que vu du Voir, y'a quand même de quoi demeurer songeur en pensant à de vrais chefs de pupitres et de vrais rédacteurs en chef.La rédaction du Devoir est malade ou en vacances Elle a publié une lettre de Charkaoui ! Nouveau lectorat Toujours soucieuses de bien informer ses lecteurs, La Presse consacre la première page de son édition du 29 juin à un scandale sans nom: une partie des gazons du cimetière de la Côte-des-Neiges à Montréal n'ont pas été tondus depuis quelques semaines! Le nombre de copies vendues dans les cimetières a paraît-il doublé depuis ce gros coup de filet journalistique.En Lord et Black Pourchassé par les tribunaux pour malversations et manipulations, Conrad Black se réjouit de retrouver son bon vieux Canada tel qu'il l'a toujours aimé."Le Canada, confie-t-il à Lawrence Martin (Globe & Mail, 29 juin), est devenu riche de façon astronomique de telle sorte qu'il jouit désormais des possiblités considérables, d'autant que l'effondrement des séparatistes au Québec et la montée du pouvoir dans l'Ouest marque la fin de la gauche." Dans la même logique, on souhaite bien sûr que le séjour en prison de Conrad Black marque la fin du capitalisme.Le Couac, août 2006, page 3 Réfugié à la canadienne Ingrédients - un jeune exilé - de nombreux documents officiels - des agents d'immigration - un centre de détention - de belles menaces ayant fait leurs preuves - une poignée de médicaments - une pincée de Bien-être social - une bonne dose de sarcasme Préparation - Prendre un jeune exilé fraîchement arrivé d'un pays infernal comme la Somalie.- Le placer dans le chaudron après avoir accepté sa demande de réfugié.- Le laisser décanter.- Le faire revenir et ajouter le statut de réfugié accompagné de la résidence permanente.- Laisser le mélange mijoter, ce futur Canadien s'installer, aller à l'école, s'y faire des amis et.un ennemi ou deux.- Le retirer du feu et le mettre de côté 20 jours dans un centre de détention pour s'être battu avec ces mêmes ennemis.- Avant de le remettre sur le feu, lui annoncer que tous ses droits viennent de lui être retirés et qu'il est désormais en attente d'être déporté.- Le laisser réduire.- Ajouter une pincée de B.S.afin que la réduction ne soit pas totale, puisque le réfugié n'a plus le droit ni de travailler ni d'étudier.- Parsemer une partie des médicaments pour permettre au réfugié de résister contre le virus du VIH qui l'a infecté.- Baisser considérablement le feu, couvrir et laisser mijoter.- Laisser mijoter.- Soulever régulièrement le couvercle et vérifier l'assaisonnement.- Si nécessaire, ajouter quelques menaces et rappeler au réfugié qu'il a de la chance que la guerre en Somalie perdure puisque cela le protège de la déportation.- Couvrir à nouveau après avoir ajouté une pincée de sarcasme et laisser le réfugié réfléchir tranquillement à ce qu'il lui arrivera quand on renversera la casserole, que la guerre s'arrêtera et qu'il repartira, seul et sans médicaments.- Laisser mijoter 14 ans.Ht Cette recette, le gouvernement canadien l'a appliquée à la lettre au réfugié somalien Farah Kulmiyeh Abdill, arrivé ici au tout début des années 90.Mais l'homme est têtu et a fait bien plus que survivre, en se créant un réseau social et en multipliant ses implications dans des groupes communautaires montréalais.Un beau midi du mois de juillet 2006, il est même allé s'enchaîner à un pilier du Complexe Guy-Favreau devant le bureau des réfugiés pour faire entendre ses droits, rappeler la détresse des Soma-liens oubliés par la communauté internationale ainsi que la situation des nombreux sans-statut au Canada ( 1 ).Comme quoi, une recette, même bien appliquée, ne donne pas toujours les résultats attendus: 14 ans de ce traitement n'auront en effet pas suffi à faire s'agenouiller l'être humain qu'est Farah Kulmiyeh Abdill.Soyez résolus à ne plus servir et vous voilà libres, disait La Boétie dans La servitude volontaire.ISABELLE BAEZ ( 1 ) Il est très probable que vous n'ayez jamais entendu parler de cette action puisque les quelques médias qui s'étaient déplacés pour l'occasion n'ont pas donné suite.Tout va rien Roger D Landry, ancien patron de La Presse, a été intronisé au temple de l'improvisation.Encore un juste hommage qui arrive trop tard pour saluer 1 œu-vre d'un grand homme.ABONNEZ-VOUS ! www.lecouac.org NATIONAL Le Couac, août 2006, page 4 Le cercle de zoologie politique Winston-Smith Le castor qui voulait voler Dans le monde animal, lors de COn-flits territoriaux importants, huit animaux puissants et développés ont pris l'habitude de se réunir pour cacasser et jacter sur la question.Pour étudier cette dynamique de l'évolution, prenons un exemple concret et récent qui oppose l'ours du désert aux abeilles guerrières.dérablement dans les dernières années, appui comme toujours l'ours du désert.Il jure d'éliminer toutes les abeilles guerrières même si pour cela il doit tuer au passage les papillons, les fourmis et Il y a plusieurs années, agacé par des changements de tanières trop fréquents, un vieil ours est venu s'installe en plein milieu du désert, retournant ainsi à ce qu'il à son lieu de naissance.En s'installant tout en haut de la chaîne alimentaire, il a déréglé l'équilibre précaire qui régnait dans la région.En faisant une place pour hiberner enfin, il a écrasé quelques ruches et causé la mort de plusieurs abeilles qui proliféraient dans ces terres arides.Depuis ce temps, la vaste majorité des abeilles ont réorganisé leur survie tandis que d'autres se sont opposées viole-ment à la présence de l'ours.Ces abeilles s'attaquent directement à lui pour protéger leur ruche et, en le piquant, sacrifient leur vie.Réagissant à ces piqûres désagréables, mais loin de lui être fatales, l'ours donne de larges coups de pattes qui endommagent au passage certaines ruches et tuent plusieurs abeilles, souvent innocentes.Dernièrement, comme l'ours semble particulièrement actif et s'acharne à vouloir déraciner un cèdre qui abrite, entre autres, une ruche d'abeilles guerrières, les huit animaux puissants et développés ont décidé de se réunir.Le vieux grizzli déchu et alcolo accueille ses semblables dans sa tanière délabrée.Les débats font rages et opposent les éternels ennemis.Au premier plan, l'aigle royal, dont la santé mentale semble s'être affaiblie consi- « Le castor, un personnage mineur et de deuxième ordre qui avait plutôt l'habitude d'être sympathique et conciliant, change de ton.» désert agit de façon tout à fait mesurée en regard de la menace que représentent les essaims guerriers pour toutes les espèces.Au contraire de ce que soutient l'Organisation des Mammifères Unis (OMU), le castor ne croit pas que l'ours devrait s'arrêter maintenant.En fait, il offre même ses deux dents pour aller, au besoin, abattre le cèdre s'il s'avérait plus résistant que prévu.Cette sortie surprenante est accueillie par un silence froid.Quoi qu'il en dise, le cèdre aurait la seule question importante.De l'autre, la sympathie touchante des petits animaux envers les abeilles n'ont que peu d'effet contre les mouvements brusques de l'ours.La mort et la souffrance des autres n'auront servi qu'à montrer les fantasmes d'un castor qui se voyait déjà pousser des ailes d'aigle.cercle.winston.smith@gmail.com les moules zébrées.Discrètement, le vieux lion qui a perdu son panache approuve sans questionner.Face à l'aigle, le coq impuissant et grandiloquent s'emporte, ergote et perd les quelques plumes qu'il lui reste à s'égosiller pour protéger son ancienne basse-cour.Par un jeu de miroir ingénieux, il tente en vain de faire croire à tout le monde qu'il a la même taille et la même prestance que son opposant.Malheureusement pour lui, l'aigle impérial dérangé et carnivore est plus préoccupant que le vieux coq mangeur de vers.À l'arrière scène, le dragon sourit et garde son souffle.Cette situation n'est pas inhabituelle.Toutefois, une surprise advient dans l'exemple qui nous intéresse.Le castor, un personnage mineur et de deuxième ordre qui avait plutôt l'habitude d'être sympathique et conciliant, change de ton.Lui qu'on voyait généralement travailler à rebâtir les liens entre les opposants se décide à montrer les dents de manière agressive.Or, comme il n'a aucune canine et qu'il ne peut exhiber que ses deux incisive ridicules, personne ne comprend, au départ, ce qu'il est en train de faire.bien le temps de tomber de vieillesse avant que le castor puisse se rendre jusqu'à lui.Les débats habituels reprennent sans que rien n'ait changé.Le castor, cependant, se satisfait d'avoir entraperçu un sourire discret de l'aigle pendant son laïus.Pour l'ours du désert et les abeilles, ces discussions ne changent rien.D'un côté, l'appui indéfectible de l'aigle est Castor Mackay rêvant d'être un aigle En tapant fort de sa queue plate, il s'explique.Il trouve que l'ours du e*ce Aviation Le premier ministre canadien s'est dit heureux de son intervention personnelle au Liban à l'aide d'un appareil de l'armée canadienne.Avec les nouveaux Boeing militaires commandés par son gouvernement, il a déclaré être tenté de servir éventuellement d'avion-taxi pour Jean Charest lorsque la population décidera qu'il est temps de le crucifier en haut du mont Orford.Karib Kubaisi, On vous l'avait bien dit «Bush louange Harper: Le président étasunien félicite le Canada pour son engagement contre le terrorisme» (SRC.CA, 06-07) Bis « Harper se range derrière Israël » (SRC.CA 13/07) Rebis « Harper et Blair au diapason [.) sur le protocole de Kyoto et l'escalade de violence au Moyen-Orient.» (SRC.CA 14/07) Prison Pour en arriver à un cessez-le-feu plus rapide entre Israël et le Liban, Bush propose de poursuivre les bombardements israéliens sur Guantanamo, puis sur la Corée du Nord, puis sur les poches de résistance en Irak.Permis de tuer Après un deuxième accident sérieux avec sa Harley Davidson, le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger obtient finalement un permis pour rouler à moto.Le gouverneur affirme «n'avoir jamais pense avant» à obtenir un permis pour rouler (New York Times, 7 juillet).Plusieurs électeurs songent maintenant à en exiger un aussi pour gouverner.Gracieuseté de la guerre menée par Israël Après la nouvelle orthographe, voici le nouveau vocabulaire.À la poubelle, les mots «guerre», «invasion», «meurtre», «génocide».Désormais, ils seront remplacés par «crise», «conflit», «avancée» et «opérations».Soulignons le zèle de nos médias canadiens dans l'application de ces nouvelles règles ! mm ABONNEZ-VOUS ! www.lecouac.org Bush passe à surprise sur prise Ce fut un de ces moments de candeur.Cl était lundi, à Saint-Pétersbourg, pendant un dîner au cours Sommet du Groupe des 8.Le Président Bush et le Premier Ministre Tony Blair discutaient, sans savoir qu'un microphone en face de Bush était resté ouvert.Après presque trois minutes de bavardage Bush/Blair, (on a pu voir Bush manger la bouche ouverte et on a appris qu'il préfère le Coke diète), leur conversation s'est portée sur le conflit entre Israël et le Liban.Bush a confié à Blair qu'une intervention de la Syrie mettrait immédiatement fin au conflit.«Ce qui est ironique, tu vois, c'est qu'il faudrait juste convaincre la Syrie à amener le Hezbollah à cesser de foutre la merde et ce serait fini».Et comment va-t-il faire ça?En menaçant la Syrie, bien entendu.À entendre Bush, on pourrait croire que le récent bain de sang au Moyen-Orient est le résultat des actes barbares du Hezbollah et non d'Israël.Mais la seule et unique raison pour laquelle le Hezbollah existe, c'est justement l'invasion du Liban par Israël en 1982.Comme l'écrit l'écrivain libanais Bilal El-Amine dans la prochaine livraison de la revue Left Turn : « Le Hezbollah (i.e.le « Parti de Dieu » ) est tout à la fois un parti politique, un groupe de résistance armée et un mouvement social né de la conjonction de plusieurs facteurs au début des années 80: 1.des transformations amorcées de longue date au sein de la communauté chiite; 2.la révolution islamique iranienne de 1979; 3.l'invasion du Sud Liban par Israël.Et s'il est vrai que l'appui de l'Iran a joué un rôle important dans l'émergence du parti, l'invasion israélienne semble avoir été le facteur décisif.» Le Hezbollah est resté une organisation populaire partout au Liban et dans une large part du Moyen-Orient.Le Hezbollah place la résistance au premier plan, avant les croyances religieuses, ce qui est rare dans les mouvements islamiques radicaux: pour cette raison , il a l'appui de bien des sectes de la région.Après avoir repoussé l'invasion israélienne du Sud Liban au début des années 80, sa popularité s'est encore accrue après l'attaque du village de Qana en avril 1996 au cours duquel 108 civils innocents avaient été mutilés.Les propos impromptus de Bush à Saint-Pétersbourg ignoraient délibérément la longue histoire du Hezbollah, que l'État d'Israël et le département d'État des Etats-Unis tiennent pour un groupe terroriste.De plus, au cas où vous l'auriez oublié, c'est Israël qui est entré de force au Liban plus tôt ce mois-ci — et pas l'inverse.Le Hezbollah est ensuite allé en Israël et a capturé deux soldats israéliens.Mais, comme chacun sait, l'État d'Israël a seul le droit de se défendre — pas le Liban, ni la Palestine.Il n'y a malheureusement aucun démocrate notoire pour confronter Bush et sa diplomatie d'ignare.La sénatrice Hilary Clinton a affirmé qu'elle appuiera «tout ce qu'il faudra» pour qu'Israël l'emporte.D'autres massacres comme celui de Qana, peut-être?La républicaine Nancy Pelosi est allée un peu plus loin, en expliquant la position démocrate: «Les leaders démocrates à la Chambre condamnent sévèrement l'enlèvement des soldats israéliens par des terroristes du Hezbollah opérant à partir du Liban.Israël a un droit inhérent à se défendre et les États-Unis appuient leur allié».Un autre sénatrice, Harry Reid, ajoutait son grain de sel: «Le Hezbollah doit être démantelé et tous les États doivent cesser d'appuyer ou d'aider cette organisation terroriste.Israël a le droit de vivre en paix et en sécurité, et les États-Unis donnent leur appui à leur allié en cette période difficile».On s'attendrait à entendre de tels mots dans la bouche d'ultraconservateurs : hélas, les Démocrates sont tout aussi haineux quand il s'agit d'appuyer Israël.Comment ces clowns vont-il mettre fin à la Guerre en Irak s'ils continuent à générer de l'hostilité qui ne fait qu'augmenter la tension entre l'Occident et les pays arabes?Si l'administration Bush et ses complices démocrates étaient vraiment sérieux dans leur volonté de mettre fin à la violence au Moyen-Orient, le premier geste honnête que devraient poser les États-Unis serait de cesser d'appuyer financièrement Israël.La Syrie serait intervenue depuis longtemps avant que cela n'arrive.JOSHUA FRANK (TRADUIT PAR NORMAND BAILLARGEON) Joshua Frank est l'auteur de: Left Out \ How Liberals Helped Reelect George W.Bush.Il est l'auteur du site: http ://www.BrickBurner.org BLOC-NOTES Le Couac, août 2006, page 6 I l existe en éthique une position qui simplifierait beaucoup les choses SI elle était tenable: l'égoïsme.On trouve quelque chose de cette position dans une certaine sagesse populaire («on sait bien que c'est toujours chacun pour soi.» ), dans des formulations du darwinisme social («dans la société, c'est la loi de la jungle.») et même dans les principes de base de l'économie classique, où chaque personne est vue comme un agent calculateur maximisant son intérêt.On retrouve aussi cette idée d'égoïsme dans la pensée libertarienne (par exemple, dans les écrits de la romancière et philosophe Ayn Rand ) où elle sert à combattre des mesures sociales et politiques comme l'assistance sociale, l'assurance santé et ainsi de suite, perçus comme des manifestations d'altruisme malsain.C'est dire s'il est important d'y voir clair.Pour cela on devrait commencer par soigneusement distinguer deux idées reliées à l'égoïsme.La première est l'égoïsme psychologique.C'est une thèse descriptive, qui prétend nous dire comment agissent les êtres humains.Elle donne une réponse simple : par égoïsme.Platon présente cette idée en mettant dans la bouche d'un de ses personnages, l'histoire d'un brave et honnête berger appelé Gygès, qui trouve un anneau magique qui le rend invisible.Dès qu'il s'en aperçoit, le berger perd ses belles vertus et profite de son invisibilité pour séduire la femme du roi, tuer ce dernier et prendre le pouvoir.Cette terrible histoire est racontée pour rendre plausible une idée de la moralité (que Platon refuse) selon laquelle nous ne serions moraux que par crainte des punitions et de tous ces autres effets néfastes qu'auraient pour nous certaines actions si nous les posions.Par contre, si nous étions sûrs de ne pas subir ces conséquences, nous ne ferions rien d'autre que de poursuivre notre intérêt, comme le fait Gygès.Bref: nous serions tous, dans les faits, des égoïstes.Cette analyse psychologique n'a pas convaincu grand monde, notamment parce qu'il apparaît clairement que les motifs de certaines de nos actions ne sont pas égoïstes (on agit pour toutes sortes de raisons: par colère, par amour, par peur, etc.et parfois même par altruisme ) et aussi parce qu'on sait bien que nous posons parfois des gestes qui ne servent pas notre intérêt (fumer, par exemple).Les partisans de l'égoïsme psychologique ont bien tenté de sauver leur thèse en assurant que derrière ce qui peut sembler des motifs d'agir autres que l'égoïsme, c'est bien toujours de l'égoïsme qu'il s'agit en dernière analyse.Par exemple, X semble poser un geste généreux en donnant des sous à Y, mais il le fait en réalité pour des motifs égoïstes: prestige, la reconnaissance sociale, pouvoir, etc.Mais cette tentative de sauver la théorie la rend aussi infiniment vague et infalsifiable et, partant, sans grand intérêt.La deuxième idée est l'égoïsme éthique : c'est cette fois une thèse prescriptive, c'est-à-dire qui nous dit comment les êtres humains devraient agir.C'est elle qui va nous intéresser ici.Selon ce point de vue, nous n'avons aucun devoir envers autrui, seulement un devoir envers nous-mêmes: celui d'agir afin de promouvoir notre propre intérêt.Voyez par exemple l'influente version que propose de cette idée Ayn Rand, dont j'ai parlé plus haut.Selon elle, l'égoïsme est la première des vertus, la seule qui respecte la valeur et l'intégrité de la personne ainsi que son autonomie.Chacun devrait donc agir pour « Il apparaît clairement que les motifs de certaines de nos actions ne sont pas égoïstes » promouvoir exclusivement son propre intérêt — et cela serait d'autant vrai que chacun de nous est justement l'expert par excellence sur ce qui constitue son propre intérêt.L'altruisme, de ce point de vue, serait la marque d'un profond mépris pour l'individu et une manière de cultiver sa dépendance.Laissons plutôt chacun poursuivre ses fins égoïstes, conclut Rand, et le monde ira pour le mieux.Notez bien qu'elle ne dit pas que nous ne devrions pas ou jamais aider les autres : il peut arriver que cela soit la chose à faire pour un égoïste et, en ce cas, c'est ce qu'il devrait faire.Mais ce n'est pas l'altruisme qui rendrait cette éventuelle action morale.Plus encore, ce serait un mal d'élever l'altruisme au niveau social et d'en faire le cœur de politiques publiques.C'est une position qui heurte la sensibilité morale de bien des gens ; mais elle n'est pas si facile à complètement réfuter.À mon avis, c'est le philosophe James Rachels qui a donné le meilleur argument qu'on puisse lui opposer.C'est le suivant.Si nous traitons différemment des personnes ou des groupes, cela ne peut se justifier que s'il y a entre elles des différences pertinentes.Par exemple, si on permet à X d'aller à l'université et pas à Y, cela ne peut se justifier que si X et Y diffèrent par des caractéristiques pertinentes — par exemple, X a complété les études nécessaires et pas Y.Dans tous les autres cas, le traitement différent sera arbitraire et indéfendable.Or, justement: l'égoïsme éthique, qui traite différemment moi et le reste du monde, ne peut justifier ce traitement et est donc arbitraire.Cette idée nous réconcilie avec cette intuition que nous devons nous préoccuper des autres parce qu'ils sont pareils à nous selon toutes les caractéristiques pertinentes: ils aiment, souffrent, pensent, ressentent et meurent.En résumé, c'est entendu : la recherche de notre propre intérêt est un thème qui ne peut être entièrement oubliée en éthique.Mais ce n'est pas la seule vertu éthique et c'est une erreur de l'égoïsme éthique de prendre la partie pour le tout.Peut-on faire mieux?Certains le pensent et proposent de véritables systèmes éthiques.La prochaine fois, je parlerai de l'un d'entre eux, très influent à la fois en éthique et en politique: l'utilitarisme.NORMAND BAILLARGEON baillargeon.normand@uqam.ca Selon une étude de l'institut économerdique de Montréal Le Québec serait davantage compétitif grâce au retour à l'esclavagisme Montréal, 27 juin 2006.Une étude rendue publique aujourd'hui démontre qu'un retour à l'esclavagisme serait bénéfique pour la compétitivité de la province entière, tout en assurant un essor économique sans précédent et de meilleures conditions de travail pour les travailleurs du bas de l'échelle.Un esclavagisme « équitable » En réalisant cette étude, les chercheurs de l'Institut économerdique de Montréal (IEDM) ont constaté les irritants historiques associés à l'application de l'esclavagisme, notamment la ségrégation raciale.Voilà pourquoi la proposition novatrice de l'Institut constitue à appliquer un esclavagisme «équitable», qui, en n'étant plus basé sur la couleur de la peau, perdrait son principal aspect négatif.Les personnes recevant de l'aide sociale, peu importe leur race, pourraient ainsi être mises à contribution afin de sortir le Québec de son immobilisme actuel.Cette mesure, s'inscrivant dans une démarche globale, ne soulagerait pas uniquement le fardeau social et fiscal des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord.Elle mettrait en valeur une main d'oeuvre pratiquement ignorée, tout en invitant également les assistés sociaux à se responsabiliser en réintégrant le marché du travail à l'aide de cet incitatif vigoureux, contrastant avec le laxisme actuellement en vigueur.De meilleures conditions de travail En appliquant une telle mesure, tout d'abord pour les assistés sociaux, puis, pour les travailleurs du bas de l'échelle, la grande majorité des employés au statut précaire verrait leurs conditions de travail s'améliorer de façon significative, selon les conclusions de cette étude.« Les faits nous prouvent que les maîtres ont toujours bien traité leurs esclaves, puisqu'ils en étaient les propriétaires; cette préoccupation envers le bien-être des employés d'une Institut économerdique de Montréal pour enrichir le Québec inc.entreprise n'est pas aussi forte pour un PDG, comme les employés ne lui appartiennent pas vraiment», affirme Nathalie ElBranly, auteure de l'étude préparée pour l'Institut économerdique de Montréal (IEDM).Un essor économique sans précédent Il ne s'agit pas uniquement de rationaliser les dépenses de l'État, mais de mettre en place des processus permanents de création de richesses.«Si nous avions besoin d'une preuve supplémentaire du bien-fondé économique d'une telle proposition, nos recherches démontrent que le taux de chômage était inexistant à l'époque de l'esclavagisme.Les sociétés permettant la propriété d'esclaves réalisaient le plein emploi, une situation enviable que nous tentons d'atteindre sans succès».À la lueur des conclusions de cette étude, l'IEDM demande donc au gouvernement de revoir les lois restrictives empêchant la propriété d'esclaves, afin de mettre en place une politique s'inspirant de la sagesse de nos ancêtres qui, malgré certains ratés dans l'application, détenaient une solution concrète à une réalité bien moderne.LÉOPARLEUR, Tout ce qui brille (LéOprod./ Dep) LES OGRES DE BARBACK, Avril et vous En public (Irfan/ Local) Deux ensembles qui ont des airs de famille.Déjà, ils luti-nent dans des métissages fraternels: chanson française, fanfare, musique de ginguette et des gens du voyage, sans oublier l'usage d'instrumentations riches et de voix mixtes.Mais aussi la famille au sens propre puisque deux frangins ont démarrés Léoparleur tandis que Les Ogres sont réellement une famille; deux frères et autant de soeurs.Des familles d'alliance appuient aussi ces groupes rigoureux et authen-tiquement alternatif au Québec: La Coop des Faux Mon-nayeurs (Tomas Jensen) pour les uns et Jean-Robert Bisaillon (ex-French B et fondateur de la SOPREF) pour les autres.Pour ne rien gâter, les textes n'hésitent pas à mordre ces mains qui se contentent d'agiter des restes sous nos truffes à grand renfort d'humour et d'histoires truculentes.THE CAT EMPIRE, Two shoes Special Edition (Indica) Ces matous de Melbourne (Australie) se compareraient à International Noise Conspiracy ou à Chumbawamba pour la capacité de synthétiser et de dynamiser des pans entiers de musiques populaires (rhyth-m'n'blues, hip hop, jazz, funk, rock, ska, latines, etc.).Leurs chants, toutefois, sont aux antipodes en se contentant, par exemple, de célébrer la musique en tant que langage uni- versel ou les bienfaits du vin et de l'ivresse.400 LAPINS, 400 LAPINS (D7/ Dep) Les Lapins, en dépit d'un album éponyme pouvant prêter à confusion, présentent bel et bien un deuxième album.Ces rongeurs aux dents longues ont peaufiné leur punk rock pour préférer une mouture tirant de plus en plus vers un rock alternatif multipliant les riffs et les textes presque parlés.Il y est question d'état d'urgence, d'affamés et même de passage à l'action.Ce disque plus travaillé, à la recherche de la perfection technique, nous fait tout de même regretter l'aspect blagueur du premier opus.CALL ME POUPÉE, Western Shangaï (Semprini/ Fusion 3) YESTERDAY'S RING, Back from El Rancho (Dare to care/ Outside) RAE SPOON & RODNEY DECROO, Trucker's mémorial (Northern Electric/ Maximum) Call me poupée, un duo montréalais, se lance dans une musique évoquant autant l'alternatif que le rock avec ses boîtes à rythmes et ses guitares aigrelettes constamment taquinées par les improbables historiettes d'une chanteuse envoûtante.Des punks rockers des Sainte Catherines persistent et signent cette mini livraison en marge de leur œuvre.Si la première pièce est plus raide, toutes quatre sont des lamentos sur l'éloignement de l'être aimé.I'm a poor lonesome cowboy.Maudites tournées ! Enfin, le couple de clôture nous vient de l'Ouest canadien.Leur mélancolie souriante a un je ne sais quoi de communicatif, un brin d'au-todérision et un bagou d'enfer avec une musique acoustique (banjo, mandoline, orgue à corde, dobro, accordéon, etc.) frémissante qui ferait apprécier cet idiome, réputé poussiéreux, à un Inuit.RAMON VITESSE LIVRES Le Couac, août 2006, page 7 Les risques d'étendre son empire Après parecon: life after capitalism, Un des créateurs de l'économie participative (l'écopar), Michael Albert, fait paraître Realizing hope, life beyond capitalism.Une impression de répétition dans le titre?Cette impression dure un moment.D'abord, en lisant, en première page, la même citation de Keynes que Albert et son collègue Robin Hahnel utilisent constamment.Ensuite, en relisant, dans le premier chapitre, le résumé de ce qu'est l'écopar.On trouve aussi des relents de Liberating Theory dans les chapitres suivants.On en vient à se poser la question: Michael Albert est-il tenu de tout réexpliquer à chaque fois qu'il veut faire un pas supplémentaire dans sa théorie?La répétition est peut-être la damnation des radicaux inventifs.Après la première cinquantaine de page, on trouve des propos qui vont au-delà de ce que la clique qui gravite autour de l'écopar a l'habitude de dire.Ces propos sont-ils aussi solides que d'habitude ou s'agit-il plutôt d'une entreprise d'exploration?Car, au lieu de perfectionner le modèle économique de l'écopar ou de répondre à des critiques, Albert se lance plutôt dans les autres domaines de la vie humaine pour voir comment d'autres institutions pourraient être compatibles avec celles de l'économie participative.Sur un peu moins de 200 pages, on nous présente 18 chapitres sur des thèmes aussi divers que l'art, le crime, l'écologie, le journalisme et l'athlétisme.Ce format laisse très peu d'espace à l'auteur pour développer ses arguments et pour faire vraiment progresser la réflexion dans des domaines aussi importants que complexes.Parfois, on lit ici ou là une anecdote intéressante ou une piste de réflexion particulièrement inventive, mais on l'abandonne rapidement pour tout de suite passer au sujet suivant.Clairement, il s'agit au mieux d'exploration, au pire d'improvisation.Une personne informée sur certains des sujets abordés notera une approche superficielle et assez peu renseignée.Par exemple, sur la question culturelle, n'importe qui ayant déjà entendu parler du Québec ne ferait pas une célébration aussi grandiose du multiculturalisme et poserait la question des «communautés» d'une façon beaucoup plus subtile et nuancée.Alors que l'écopar fait preuve d'une recherche de grand sérieux, on a l'impression que Realizing Hope tombe un peu dans l'écriture automatique et dans les réflexions de premier niveau.Comme si Albert s'était senti obligé de publier quelque chose sans pour autant s'être investi dans l'immense recherche que ces travaux demanderaient.Deux des derniers chapitres sont des réponses aux théories marxistes et anarchistes et une tentative de distinguer jusqu'où l'écopar s'en inspire.Ces pages, même si elles ne sont que des résumés d'ouvrages précédents, sont utiles.La partie sur le marxisme permet à Albert d'attaquer l'orthodoxie avec des arguments solides, limpides et cohérents.Quant à l'anarchisme, l'attaque est plus simple et porte plus sur les dérives de certains anarchistes que sur des problèmes structuraux, mais elle reste superbement efficace là aussi.On est porté à se demander, à la lecture de cet écrit, si la stratégie employée est porteuse.Après avoir consolidé son royaume sur la sphère économique avec l'écopar, Albert est justifié de vouloir étendre son empire théorique, mais pourquoi le faire en attaquant de front toutes les autres sphères?Pourquoi offrir moins de sérieux, de recherche et de qualité reflexives aux autres sphères que celle qu'il a offert à l'économie.Pourquoi plusieurs milliers de pages écrites sur l'économie et le reste du monde réglé en 150 pages?Alors qu'il reproche aux marxistes le trop d'importance qu'ils accordent à l'économie, ne pêcherait-il pas, indirectement, par la même faute?11 était entièrement justifié que les auteurs de l'écopar laissent à d'autres, plus connaissants, les sphères de la vie sociale extérieures à l'économie comme ils l'avaient fait jusque là.Il est tout aussi justifiable d'avoir le goût de s'y lancer.Pourquoi le faire de manière précipitée et en amateur?Pourquoi ne pas prendre une autre sphère et lancer un nouveau programme de recherche sur des institutions valables pour cette sphère avec la même exigence que celle qui avait été mise dans l'écopar?Peut-être aurait-il mieux valu écrire un livre sur les impératifs structurels à la gestion capitaliste du monde l'édition qui obligent à publier fréquemment et qui mettent des bâtons dans les roues à la recherche approfondie.SIMON TREMBLAY-PEPIN ALBERT, Michael, Realizing hope-, life beyond capitalism, Zed Books, New York, 2006, 198 p.Dans les coulisses de la convergence o n parle souvent des méfaits de la convergence des médias, avec pour principal exemple le système de «synergie des contenus» de Québécor, dont Star Académie représente le cas le plus frappant.Mais que sait-on vraiment sur le sujet?Au-delà de l'anecdotique et des évidences généralement admises, le documentaire Star-Apoplexie : ^expérience de la convergence, de Jean-Louis Tremblay, rassemble un dossier étoffé contre ce phénomène souvent décrié mais rarement dépeint dans son ensemble.Bien que la tentaculaire émission serve de fil conducteur au film et que le réalisateur ait choisi de concentrer ses efforts sur l'empire PKP, il s'agit d'un dossier accablant contre la convergence que pratiquent les grands groupes médiatiques en général.À l'aide d'une quinzaine d'entrevues provenant de milieux variés, le film analyse les conséquences autant politiques, économiques, culturelles et démocratiques que ces pratiques entraînent dans leur sillage.Yves Lambert, Loco Locass, Pierre Falardeau, Élaine Ayotte, Claude Rajotte, Florian Sauvageau, Pop Tarte, Emile Girard, Sylvie Genest et Martin Leclerc (du syndicat du }ournal de Montréal) font partie des personnalités interrogées sur les différents aspects de cette frénésie qui s'est emparée des groupes médiatiques depuis une dizaine d'années, appelée aussi «consolidation des contenus».Ces témoignages rassemblés de façon thématique contribuent à dresser un portrait assez complet de la nature de la convergence, de la participation des deniers publics (par le biais de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec), en passant par le laisser-aller politique dans le dossier de la propriété croisée, la mollesse et l'apparent conflit d'intérêts de plusieurs membres du CRTC, le détournement de l'information vers des buts purement auto-promotionnels, les tentatives de muselage des critiques (autant dans les salles de rédaction que sur internet), et l'appauvrissement général du paysage médiatique et culturel qui en résulte.Ce documentaire effectue le travail d'enquête que les médias ne peuvent faire pour des raisons évidentes.Il s'agit, pour les mêmes raisons, d'une production indépendante, puisqu'un tel sujet ne trouve pas facilement preneur parmi les grands groupes médiatiques.Star Apoplexie constitue probablement le document visuel le plus complet sur le sujet à ce jour, un must pour tous ceux et celles qui s'intéressent au phénomène de la convergence au Québec.BOB L'ABOYEUR Star-Apoplexie : L'expérience de la convergence Un film de lean-Louis Tremblay Québec, 2005 DVD, 108 minutes + 20 minutes de supplément, français seulement Production Another Jay's Movie Distribution 7ième Art www.anotherjaysmovie.com/Star-Apoplexie/Star-Apoplexie, htm Deux cinéastes à découvrir LUTZ DAMMBECK Qu'ont en commun les hippies, le LSD et les ordinateurs?Quelle relation y a-t-il entre l'École de Francfort et Ted Kaczynski, le «Unabomber»?Quelles étaient les connexions entre le monde émergent de la cybernétique et ARPANET (prédécesseur militaire d'Internet)?Lutz Dammbeck répond à ces questions dans son passionnant documentaire intitulé «Das Netz» (Le Net).Il y établit, de façon provocante et méthodique, des liens entre la CIA et sa recherche secrète sur des techniques de contrôle mental, la culture underground américaine, l'origine de l'ordinateur personnel, Internet et Ted Kaszynski, mieux connu sous le nom de l'Unabomber.«Das Netz», 2004.( http ://www.t-h-e-n-e-t.com/start_html.htm ) WILLIAM GAZECKI Qu'ont en commun le massacre de Waco, les Crop Circles, les dangers du vote électronique et les orphelins de Duplessis?La réponse est William Gazecki.L'œuvre de ce documentariste hors du commun n'est comparable qu'à celle d'Errol Morris pour la variété des thèmes qu'elle englobe et la profondeur avec laquelle elle les aborde.Une oeuvre qui n'a jamais eu droit à une projection militante suivie d'un débat.Peu importe! En attendant que Gazecki termine son documentaire sur les orphelins de Duplessis, « l'exemple le plus flagrant d'abus institutionnel dans l'histoire de l'Amérique du Nord», voici quelques titres déjà disponibles, ou presque.Waco: The Rules Of Engagement, 1997 ?(http ://www.waco93.com/) Crop Circles- quest for truth, 2002 ?(http://www.cropcirclesthemovie.com/) Invisible?Ballots, 2004 ?(http://www.invisibleballots.com/) Reckless Indifference, 2004.(http //www.recklessindifference.com/) Future by Desing, 2006.( http ://www.fbdthemovie.com/) Les cartes sont brouil-ées, d'où probable-ment ce PLAN CARTÉSIEN, Cyclope opus 3 (Mécanique générale/ 400 Coups) un ambitieux volume de quatre cents quelques pages de BD rassemblant pas moins de cinquante auteurs (dont une dizaine d'auteures) qui s'inscrivent en marge de l'industrie et des canons d'une inébranlable conception du beau dessin.D'où, foison de techniques et sensibilités qui raviront autant l'amateur exigeant que le néophyte.Le thème prétexte retenu : la ville.Ainsi, tous les écarts sont possibles et nous offrent autant de chemins buissonniers délectables.Marie Dauverné, Pierre Bouchard, Evlyn ou Phlppgrrd sont de ces Bonheurs Dessinés.LE COMBAT ORDINAIRE, 3.Ce qui est précieux (Dargaud) et LE FLÉAU DE DIEU, Une rocambo-lesque aventure d'Attila le Hun (dessin de D.Casanave, coll.poisson pilote/ Dargaud) de Larcenet s'emploient également à déchiffrer l'univers en passant par le chas de l'aiguille individuelle.Dans le premier, qui clot cette autobiographie en conjonction procréation, suicide, usine en mort programmée, etc.on y lira notamment ceci: «.prétendre que l'on peut dissocier la torture de la guerre, l'abjection du massacre, est un mensonge d'homme puissant.-».Dans le second, on assiste à la déconstruction d'un mythe de perfection guerrière qui va jusqu'à désirer s'occire.Le décalage humoristique sied à cette réécriture burlesque.DON QUICHOTTE (Albin Michel) de Royo et Juillard d'après Cervantes va également dans le sens de cette quête extrême qui déforme tout.Force est de reconnaître que la folie de Don Quichotte reste bien gentille dans l'auto-aveuglement enragé qui nous encercle! La guerre fait rage.Si, si mais des résistances permettent de respirer malgré tout.LE CHAR DE L'ÉTAT dérape sur le sentier de la guerre (Vertige Graphie) de F'Murrr réédite un livre paru il y bientôt vingt ans sur l'Afghanistan et une embrouille guerrière traité avec l'humour irrationnel que nous lui connaissons avec son Génie des alpages et son troupeau de brebis hallucinantes.Par exemple, un afghan imagine de reconvertir des chars pris aux russes en théières.il en fait cent cinquante avec un char! Bilal livre RENDEZ-VOUS À PARIS (Casterman) le troisième acte de sa saga d'anticipation sur son lieu de naissance, la Yougoslavie.Magicien des couleurs, l'auteur invente un Musée du Crime Religieux de 20 siècles d'Humanité, le Centre Culturel Résistant André Malraux, etc.Sur la question infinie des métissages LE CIEL AU-DESSUS DE BRUXELLES, Avant (Futuro-polis) de Yslaire explore une folie qui bouscule amour et haine sur des airs d'église afin de nourrir les feux ennemis de différentes époques.QUATRE MAINS, Tome 1 (Emmanuel Proust), une adaptation très comic book américain du roman de Paco Ignacio Taibo II par Améziane, rend de manière fascinante les arcanes du pouvoir, de l'intoxication, des structures fantômes pour de bonnes guerres bien vicieuses, révolutions et contre-révolutions.L'Amérique Latine, la CIA, Stan Laurel et l'assassinat de Pancho Villa ne seront que quelques pièces de ce puzzle aux multiples pièces égarées.VALENTIN TARDI FILTRES MEDIATIQUES Le Couac, août 2006, page 8 « La violence, celle qui tue avec les mots » Comme le dit si bien la chanson de cette grande philosophe qu'était Mireille Mathieu, il n'y a pas que les grands discours intégristes ou la rhétorique belliqueuse des spin doc-tors qui peuvent amener l'honnête citoyen à tuer, à aller se faire tuer, ou à accepter sans broncher que des gens se fassent tuer.Il y a aussi de simples mots.DES MOTS QUI SONT PASSÉS DANS LE LANGAGE COURANT et sont devenus l'appellation désignée d'une chose à force de répétitions dans les grands médias.Pensons à ces chères «armes de destruction massive» devenues l'incarnation du mal irakien mais qui nous font oublier que les États-Unis, eux, en ont vraiment et en quantité astronomique.Mais elles détruisent massivement pour le bien.Ce n'est pas la même chose.Ou prenez les adeptes de la «théorie du complot», une étiquette pratique pour discréditer quelqu'un.On l'accole ainsi à quiconque ose remettre en question ne serait-ce qu'une parcelle de la version officielle des événements du 11 septembre 2001.On a vu récemment son efficacité avec Amir Khadir et Richard Bergeron.Comme si l'histoire n'était pas faite que de cela, de complots.Ce qui m'amène à l'utilisation du mot «prison» associé à Guantanamo Bay.Selon le Petit Robert, une prison est «un établissement clos aménagé pour recevoir des délinquants condamnés à une peine privative de liberté ou des prévenus en instance de jugement.».Pour quiconque s'abreuve à d'autres sources d'information que CNN ou Fox News, rien de tout cela ne s'applique à Guantanamo.Dix détenus seulement sur les 750 passés par Guantanamo ont été inculpés.Et 460 y croupissent encore depuis plus de 4 ans sans la moindre idée du moment d'un éventuel jugement.La «prison de Guantanamo», comme on l'entend encore quasi quotidiennement n'est pas une prison.C'est un camp de concentration, un goulag, un centre de torture, à vous de choisir, mais jamais une prison.Et l'immense majorité des journalistes qui utilisent sans se poser de questions le mot «prison» parce que c'est l'expression consacrée deviennent des complices implicites de cette volonté d'occulter la torture qu'on y pratique.Et si jamais la seule lecture du mot torture ne vous fait pas frémir parce que c'est trop difficile à imaginer pour l'honnête payeur de taxe que vous êtes, payez vous une expérience hors du commun et allez voir «On the road to Guantanamo»*, le film relatant les deux années passées à Guantanamo par trois jeunes anglais d'origine pakistanaise partis assister à un mariage au Pakistan en septem- les oreilles, de chaleur suffocante, de cagoule et de cellules d'isolation, vous en sortirez probablement comme moi fragilisé et épuisé « Imaginez deux semaines», comme disait l'ancienne pub des clubs Med.Imaginez deux ans main- m lata mm m TO GUANTANAMO I L'affiche originale du film a été censurée par les autorités américaine lors de sa sortie au pays de l'Oncle Sam.On trouvait que la cagoule inspirait un peu trop bien la torture pratiquée à Guantanamo.bre 2001 et capturés en Afghanistan par l'armée américaine.Un petit trip touristique qui sera la plus mauvaise décision de leur vie, pour le dire comme l'un des protagonistes finalement relâché comme ses amis sans aucune accusation portée contre lui.Après seulement une heure de contention de toute sorte, de musique assourdissante dans tenant.De quoi vous faire rêver d'un séjour dans une vraie prison.On apprenait il y a quelques semaines que le plus haut tribunal américain déclarait que les tribunaux militaires d'exception de Guantanamo étaient illégaux et que le gouvernement Bush avait outrepassé ses pouvoirs en les mettant sur pied.Certes, c'est une bonne nouvelle.Mais on peut s'interroger sur le sort qui sera maintenant réservé aux détenus, et s'il ne seront pas simplement envoyés dans les nombreuses «prisons secrètes» disséminées à travers le monde, lesquelles nous pourrions dès lors prendre la bonne habitude de désigner par leur vrai nom, à savoir «ateliers de sous-traitance de la torture».Car à l'instar du journal français PLPL devenu maintenant le Plan B (voir au http ://www.homme-moderne.org/plpl/n26/p6-7.html ), on peut nous aussi utiliser cette arme des mots, mais à bon escient.Et ça peut être très rigolo.Par exemple, pourquoi se fatiguer à répéter et à démontrer sans cesse que le pouvoir, l'argent et les grands médias vont de pair, alors que l'utilisation de l'acronyme PPA (Parti du Pouvoir et de l'Argent), comme le font nos amis du PLPL, est bien plus rapide, claire et amusante?BRUNO DUBUC * Pour tous les détails sur le film, voir au : http ://www.roadtoguantanamo-movie.com/ Pour une bonne entrevue avec le réalisateur: http ://www.channel4.com/film/r eviews/feature.jsp ?V=3&SV=5&i d=154599 Dopage Le président de la fédération cycliste, l'Italien Francesco Moser, refuse de jeter un blâme collectif au 58 coureurs pris dans une affaire de dopage peu avant le début du Tour de France.Moser est l'homme qui avait battu le record de l'heure en 1984, en avouant plus tard avoir alors été dopé.Il avait ainsi battu le record d'Eddy Merckx, lui-même ayant avoué s'être dopé, lequel avait battu Jacques Anquetil, lui-même ayant utilisé des drogues.Mais que fait la police ?Quand on est 22 à manifester, on est vite accompagnés par 40 policiers, 5 autos de patrouille, une escouade anti-émeute et quelques Robocop.Mais quand des centaines de supporters passablement saouls se promènent en auto parmi des milliers d'autres excités après une victoire de leur équipe, les bœufs les regardent défiler comme les vaches regardent passer les trains.Massacre de X armée israélienne au Liban L'écran de fumée «.Bien.Ils ne devaient pas s'être rasés.Parce que nous, nous tirons à vue de barbe! » Contrôle mental: comment les grandes chaînes de télévision manipulent le massacre d'Israël au Liban et à Gaza (1) IL Y A PLUS DE 3 SEMAINES, l'État d'Israël a entamé un génocide, en premier lieu dans la bande de Gaza, puis au Liban.[.] Il s'agit là d'un massacre militaire aux caractéristiques inédites; celui d'une superpuissance, l'État juif d'Israël, utilisant contre des populations désarmées des chasseurs F-16, de l'artillerie lourde, des tanks, des blindés, des avions espions sans pilote qui surveillent tout et lancent des missiles pour des assassinats sélectifs, des hélicoptères Apache qui attaquent 24 heures sur 24 et une infanterie protégée par des blindés qui progresse et patrouille dans les villes.[.] Une manipulation informative La première technique utilisée par les grands médias (qu'ils soient télévisuels, radio-phoniques ou écrits) est la «décontextualisation» du langage, la déformation significative des faits, ce qui leur permet de donner de la réalité, de ce qui réellement advient, une interprétation différente.Ainsi, par exemple, en ce qui concerne le Liban et Gaza, la presse internationale remplace le mot invasion (ce qui est en train de se passer) par «conflit», «affrontement» ou «crise», ôtant par là même à Israël son rôle d'agresseur et mettant Gaza et le Liban, pays envahis, à égalité avec les forces qui les envahissent.[.] De la même manière, la presse présente les actions des groupes combattants qui résistent à l'invasion (avec des moyens logistiques et militaires précaires face à une superpuissance) comme étant au même niveau que la puissance de l'invasion israélienne.Ainsi, on nomme «guerre» à la fois les massacres militaires d'Israël à rencontre des populations civiles et les actions défensives des groupes qui combattent pour protéger leur territoire.Cette déformation du langage a pour effet de niveler la signification des termes «envahisseur» et «envahi».La seconde technique utilisée par les grands médias pour déformer la compréhension du massacre auquel nous assistons consiste en une «hiérarchisation de la nouvelle».|.J Comment s'y prennent-ils ?[.] Comme le médium est le message (selon la théorie de Mac Luhan), la télévision constitue ni plus ni moins le message globalisé au niveau planétaire.Dès lors, ce qui n'est pas à l'écran n'existe pas.Dans le cas qui nous intéresse, le génocide produit par Israël à Gaza et au Liban, les chaînes n'occultent pas l'information : elles la déforment, lui enlèvent son importance en niant le fait qu'elle constitue une tragédie humaine universelle.|.] On s'aperçoit donc que si les grands réseaux télévisuels ont le pouvoir d'imposer ce qui est intéressant pour le système, ils peuvent aussi occulter ce qui lui est préjudiciable.Et comment font-ils?Tout simplement, en «valorisant» et en «hiérarchisant» l'information.|.] CNN et les autres grands réseaux ne cachent pas l'information, en ce qui concerne Gaza et le Liban, ils la minimisent, la déforment et en réduisent la signification afin d'éviter toute réaction émotionnelle du téléspectateur, lequel peut dès lors consommer l'information dans une quasi indifférence.[.) La nouvelle que constitue le génocide d'Israël à Gaza et au Liban est sur toutes les chaînes de télévision locales, cependant elles ne le nomment pas génocide, mais «conflit».Nulle armée puissante et supérieure qui attaque, mais des «combats» entre des pairs: l'armée israélienne et la guérilla (du pays envahi) qui «attaque Israël».La technique qui est habituellement utilisée par les consortiums médiatiques télévisuels, et leurs répétiteurs locaux, pour faire «mousser» la nouvelle et mobiliser des milliards de téléspectateurs est, dans le cas de Gaza et du Liban, utilisée à l'inverse pour convertir le génocide perpétré par Israël en une espèce «d'information bureaucratique» et ennuyeuse.C'est la raison pour laquelle le massacre de Gaza et du Liban n'existe quasiment pas pour les milliards de téléspectateurs qui ont consommé le Mondial d'Allemagne (22 gars en train de courir derrière un ballon) comme s'il représentait la raison principale et déterminante de leur vie.Le monde est composé de millions d'individus dont la vie est régie par l'axiome élémentaire: je regarde la télévision et après, j'existe.Et les grandes chaînes de télévision s'arrangent pour que le génocide militaire d'Israël à Gaza et au Liban n'existe tout simplement pas.MANUEL FREYTAS ( 1 ) Texte paru sur le site de IAR-Noticias (http://www.iarnoticias.com) le 14 juillet 2006 et humblement traduit par le Couac.
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