Le couac, 1 juin 2007, juin
Réforme du mode de scrutin: La saga qui dure, p.3 Espèces médiatiques en voie d'extinction, pa Dossier: Le PQ post-Boisclair, p .8 Un drôle d'oiseau Vol.10 • n 09 Bye uin 2007 3.50 lits bye André, bonjour Sarko ! Les origines du proto^fascisme au Québec et en France UELQUES jours après l'élection de nicolas Sarkozy en France, André Boisclair quitte son poste à la tête du Parti québécois.Les cannons tonnent, les langues sales se déchaînent.L'homme est conspué, dénigré, rejeté.Bye bye André.lent dire tout et son contraire ont fini par rendre le spectacle politique complètement apolitique.Là où devraient se discuter des enjeux importants, là où les passions devraient se croiser, il n'est plus question que de technique ou d'attaques personnelles.Pourtant, ceux qui le décriaient dès la course à la chefferie étaient toujours présentés comme incapables de voir les qualités incontestables de ce brillant ministre pourtant si prometteur.Maintenant qu'il est tombé, que dit-on des qualités de gestionnaire qu'on lui ventait?De sa grande connaissance du monde politique, qui lui venait d'y avoir trempé si jeune?Rappelle-t-on encore sa «fameuse » politique de l'eau?Que nenni, le Boisclair fini maintenant en hachis.C'est que les qualités que les analystes de tout acabit trouvaient à André Boisclair sont précisément celles qui ont mené à sa perte.Ce que notre intelligentsia a applaudi, avant, pendant et après la campagne dans ce souriant personnage, c'est exactement ce qui l'a coulé.Autant son lancement de campagne, son attitude au débat des chefs et sa réaction face à la montée de Dumont opèrent de la même stratégie erronée et qui refuse de voir une réalité évidente.La population du Québec a voté contre une certaine façon de faire de la politique aux dernières élections.Elle a voté contre les technocrates «je sais tout» qui ont menés le Québec depuis la révolution tranquille.Ce sont ces technocrates qui lui ont vendu le social-étatisme sous le nom de révolution tranquille dans les années 70, le libre-échange dans les années 80 et le néolibéralisme à tous crins dans les années 90.Ce ne sont pas les effets, bénéfiques ou désastreux, de ces différentes politiques qui ont provoqué \'écœurentite aiguë de nos concitoyens, c'est le pitch de vente.La cassette de la prudence technocratique est usée.Les commissions d'enquête, les études, les prises de positions molasses et sans substances, les discours aplatventristes devant une économie toute puissante et les réponses qui veu- Là où devraient se discuter des enjeux importants, là où les passions devraient se croiser, il n'est plus question que de technique ou d'attaques personnelles.NIC0 C'est précisément ce qu'André Boisclair représente.C'est aussi, en France, l'image projetée par une Ségolène Royale.Dans les derniers résultats électoraux du Québec et de la France, c'est un type de politique qui est disqualifié.Qui reprend le flambeau?La droite, évidemment, comme la gauche n'existe à peu près plus.Pas n'importe quelle droite toutefois.Une droite passionnée, enflammée, capable de «dire les vraies affaires», de s'attaquer aux problèmes du «vrai monde» et de parler le langage de la rue.Ce n'est donc pas la droite affairiste et économique que pouvait représenter les Charest, Chirac et Chrétien qui prend le relais: celle-là aussi était devenue trop technocrate en plus de donner une impression de corruption répugnante.La droite qui monte est une droite sociale en plus d'être affairiste et économique.Bonjour Dumont, Sarkozy et Harper ! Cette droite n'hésite pas à diviser, à créer des tensions sociales, à voir des voitures brûler dans toutes les banlieues du monde.Elle centre l'attention sur des personnages charismatiques forts en gueule et en gestes, met volontiers en pratique les idées qui étaient latentes dans les émissions de radio poubelle, dans les think tanks conservateurs et dans les colonnes des journaux populistes.Les peuples français et québécois ne sont certes pas fascisants, mais les hommes politiques (car il s'agit bien d'hommes) qu'ils mettent au premier _ plan de leur vie publique le sont très certainement.Ce seul constat est un recul important.Bien plus que par le succès du prêt-à-penser populiste de droite, cette fascisation de nos élites politiques est causée en grande partie par les idées et surtout le style politique des technocrates drabes qui quittent actuellement la scène.ENSEMBLE SANS LES PAUVRES LES ÉTRANGERS, les RMISTES la gauche, L'EXTREME gauche LES COMMUNISTES, LE COI LES HOMOSEXUELS, US INTEH UfTTENTS LES SSBOPOSrriFS, LES HANCHC APSS Stt« K LttUCATKW.HE U CCUURf LES JOURNALS TES INDEPENDANTS LES NOIRS, LES ARABES LES NOAH, LES THURAM ET LE MEC QUI M'A PIQUE HA FEMME, OUT m - i S SARKOZY rkozy.fr Pour y réagir il faut offrir plus que le social-libéra-lisme prétendument centriste que le Parti québécois et le Parti socialiste ont mis de l'avant depuis plusieurs années.11 faut des propositions qui redonnent de la force au politique et aux peuples, autant dans leur contenu que dans la manière d'être présentées.On avait l'étrange impression avec André Boisclair et Ségolène Royal qu'ils voulaient se faire ternes pour laisser toute la place à leurs idées alors qu'ils n'en présentaient aucune.11 s'agit maintenant de voir émerger une nouvelle classe politique de gauche chez qui le caractère émancipateur et porteur des idées n'aura d'égal que le charisme et la force de celles et ceux qui les porteront.SIMON TREMBLAY-PEPIN Le retour des politiciens Il faut retourner aux années cinquante pour retrouver un peu l'équivalent de la présente situation politique au Québec, c'est-à-dire le populisme démagogique de Duplessis.Dans ces années-là toutefois, la Révolution tranquille se préparait, c'est-à-dire le contraire de ce qui s'annonce aujourd'hui avec l'ADQ.Le 26 mars a révélé d'un seul coup un singulier repli réactionnaire d'une partie de la société québécoise.L'événement s'oppose au mouvement commencé en 1960 et à ce qui a suivi.Avant 1960, qu'est-ce qu'on trouve?Vous savez très bien ce que l'on trouve.De la «politique».Ce qui s'est produit le 26 mars, c'est le retour des politiciens.Charest est un politicien.Dumont, de même acabit, en pire, en est un autre.Nous voici, je le crains, replongés dans la politique opportuniste et insignifiante que la Révolution tranquille, dès 1960, avait vomie.Qu'est-ce qui a bien pu se produire cette fois-ci?Un vide se creusait déjà depuis longtemps, un étonnant vide, semblable à des galeries souterraines.L'histoire marche le plus souvent comme une aveugle.Le fond des choses se déplace imperceptiblement.Les structures apparentes, partisanes ou autres, subsistent pendant ce temps et elles sont trompeuses.On ne se rend guère compte de ce qui se passe.Arrive un moment où une sorte d'ébranlement tectonique montre la fragilité des fondations, que l'on sondait mal.Le même phénomène s'était produit en 1960, mais en sens inverse.Aujourd'hui, ce que l'on voit renaître, ce n'est pas uniquement quelque chose comme le parti tant décrié d'avant la Révolution tranquille, l'Union nationale.Ce qui ressemble à ce passé, par rapport à tout ce que nous avons connu depuis, c'est l'élimination du sens.Tout ce qui passe par Mario est frelaté.Certaines circonstances ont contribué à amener le dénouement: les commandites, la déconfiture des libéraux, la vague conservatrice consécutive, le caractère répétitif du discours indépendantiste, la lassitude populaire à l'égard de la politique, à quoi Dumont a répondu par une démagogie susceptible de tirer faussement le peuple de son indifférence.En effet, une partie de la population, séduite, s'est sentie politiquement renaître dans ce mouvement truqué, qualifié de «rafraîchissant», de «nouveau».Cette nouveauté n'est pourtant qu'un retour à la nullité d'antan et il se peut que le Québec ait un jour à payer cela très cher.D'autres indices, d'une toute autre nature que les improvisations de Dumont, se manifestaient aussi, sans qu'on en devine trop la signification.Quelque chose n'allait pas, mais on ne savait trop quoi.Mentionnons à ce sujet les étranges cara-colages du PQ, ses mots d'ordre intempestifs (par exemple à propos du référendum), ou encore la dispersion des souverainistes et des sociaux-démocrates vers d'autres groupements.La vie continuait.Il y a du reste de l'inavoué, à peine conscient, parmi les idées qu'on se fait de la situation.À quoi attribuer la perplexité du grand public en principe souverainiste?Peut-être à un sens diffus de la grande difficulté du projet, ou bien de la hauteur des obstacles qui s'y opposent, sentiment rarement exprimé mais ressenti au point de peser sur l'action.Qu'est-ce qu'on peut faire?On «n'arrange» pas une dynamique politique.Le monde tourne à l'envers et, devant ce renversement, chacun cherche des raisons plus ou moins discutables pour l'expliquer, ainsi que des expédients pour redresser la situation.On est loin du compte.Ce n'est pas avec des recettes qu'on redresse une situation pareille.On a affaire à un phénomène social dans toute sa profondeur.L'inspiration, en politique, ne s'invente pas.Comment remettre le Québec en mouvement?Plutôt que de tenter d'imaginer des palliatifs chacun de son côté, il serait nécessaire d'abord, si possible, de refaire l'unité entre progressistes.En tout cas, on pourrait commencer par se rencontrer.Éventuellement, il Cette nouveauté n'est pourtant qu'un retour à la nullité d'antan et il se peut que le Québec ait un jour à payer cela très cher.dire.Il faudrait de plus que l'indépendantisme ne soit pas trop étroitement fermé sur soi.Il importe de le maintenir solidement, c'est sûr, mais tout le monde s'accorde pour dire qu'il y a impasse.Prenez cette absurde distinction, à savoir qu'un parti souverainiste ne peut pas se présenter comme un parti de gouvernement.Rien n'est plus paralysant que cette folle idée En réalité, souverainisme et simple nationalisme peuvent et doivent s'allier dans une même politique complexe, le premier comme but mais aussi comme moyen d'appui pour le second, car la politique se joue sur plus d'un tableau.Autrement, on est dans l'abstraction.faudrait laisser de côté l'esprit de chapelle, l'esprit d'orthodoxie, favoriser des convergences et moins protéger des structures partisanes que se reconnaître mutuellement les mêmes orientations de base.Les chasses gardées ne favorisent pas d'orienta-tions communes entre sociaux-démocrates et entre souverainistes.Chaque groupe I est immobilisé f dans son quar- | tier.Mais c'est là 1 encore bien peu ' PIERRE VADEBONCŒUR, 11 mai 2007 006538528211309 vmmi Le Couac, juin 2007, page 2 « La poubelle du Devoir » Ce texte, envoyé le 26 avril dernier au journal Le Devoir, n'a pas trouvé grâce aux yeux de la vénérable institution de la rue Bleury.Droit de visite pour le Canada en Afghanistan : une sinistre farce ON DEVRAIT DONC ÊTRE RASSURÉS: afin d'éviter que des prisonniers remis par le Canada aux autorités afghanes ne soient torturés, on pourra leur rendre visite.Rappelons-nous le cas de William Sampson, ressortissant canadien et britannique qui, ayant été injustement accusé de terrorisme, a passé près de 3 ans dans les geôles de l'Arabie Saoudite.Il y a été torturé à un point tel qu'il a fait un crise cardiaque.A-t-il reçu la visite de diplomates canadiens durant sa détention?Oui.Ont-ils vu qu'il était torturé?Probablement, du moins Sampson le leur a clairement spécifié et son délabrement physique était évident.Ont-ils empêché les tortures?Aucunement.Lorsque Sampson parlait à l'ambassadeur canadien des traitements qu'il subissait quotidiennement, celui-ci lui reprochait plutôt de ne point collaborer avec les autorités saoudiennes.Aucun appui moral, nul bénéfice du doute ne lui ont été accordés.Sampson était considéré comme coupable et on fermait les yeux sur ses conditions de détention.Résultat, dès que Sampson retrouvait son cachot, ses tortion- naires soudanais lui faisaient chèrement payer ses confidences.À noter que les visites se faisaient sous la supervision des geôliers, lesquels entretenaient d'excellentes relations avec les diplomates canadiens.Que ce soit dans le cas de l'affaire Arar, de celle de Sampson ou encore de celle de Bachan Singh Sogi (expulsé le 3 juillet 2006 vers l'Inde où il a effectivement été torturé), le Canada s'est avéré complice de torture.On ne compte plus les cas où il a renvoyé des demandeurs de droit d'asile vers des pays qui pratiquent la torture.Le comité de l'ONU contre la torture l'a d'ailleurs rappelé en mai 2005 et a exhorté le Canada à cesser ces renvois sans discernement.Mais l'attitude des autorités canadiennes n'a pas changé pour autant.Alors, lorsque le ministre O'Connor tente de sauver sa peau en parlant de droit de visite, je ris jaune.ISABELLE BAEZ COURRIER DES LECTEURS Un triste anniversaire Le 17 avril 2007 marquait le vingt-cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur de l'infâme Loi constitutionnelle de 1982, malgré l'opposition du Québec.Au mépris de la plus élémentaire décence envers une composante essentielle de la fédération canadienne.Au mépris même des principes les plus fondamentaux du fédéralisme canadien, tels qu'ils devaient être proclamés par la Cour suprême du Canada dans son Avis sur le droit de sécession du Québec: le principe démocratique, le principe constitutionnel, le principe fédéraliste et le principe du respect des minorités.Le Canada anglais a célébré ce jour glorieux de son histoire où il imposait à pratiquement le quart de sa population, sans avoir seulement pris la peine de consulter le peuple, une Charte des droits et libertés et une procédure de future modification constitutionnelle exigeant - ô cruelle ironie ! - l'unanimité des États fédérés, pour les choses les plus importantes.Jour de honte et de deuil, et qui dure depuis vingt-cinq années, sans que pointe le moindre petit bout de la queue du chat.je veux dire le plus petit espoir que l'on veuille bien corriger cette ignominie, qui est la pierre d'assise du Canada moderne et éternel.Et, selon nos politiciens pusillanimes et ineffables, nous devrions continuer, pour vingt-cinq autres années ou l'éternité, d'endurer cette situation abjecte, de prendre notre mal en patience, de nous résigner à la fatalité, de nous contenter de notre pitance, du petit pain pour lequel nous sommes nés.Car «le fruit n'est pas mûr», nous expliquait récemment (La Presse, 17 avril 2007) notre bon ministre Pelletier.Jusqu'à quand, Seigneur?(« Usque tandem», dirait Bernard) faudra-t-il attendre que le fruit mûrisse?En vain: car il a pourri au royaume du Canada impavide.Il faudra bien, un jour, en prendre acte.En attendant, on nous offre un fédéralisme d'ouverture, la belle affaire ! C'est plutôt une ouverture à la souveraineté qu'il nous faudrait, un souverainisme d'ouverture.Marc Brière Ils ont tout Voilà ce que titre le Journal de Québec à propos des assistés sociaux en citant ou en résumant la pensée du nouveau ministre de la solidarité sociale, l'ineffable Sam Hamad.On croit rêver.Encore une fois, les boucs émissaires traditionnels sont désignés à la vindicte publique par un des parasites à galons de notre petite oligarchie nationale.Cette fois-ci le message est relayé dans la première édition publiée par un journal en lock- out.Le discours est d'un créti-nisme insondable, la manœuvre, méprisable.Elle témoigne cependant à merveille de l'inquiétude atavique qui afflige les franges mafieuses des élites de tous poils, celle où on les forcerait à partager les ressources et les privilèges, à répondre de leurs crimes.C'est pourtant la direction que commence à prendre la société québécoise et il en va de sa survie.Les ratages navrants du discours idéologique d'extrême droite véhiculé par les huiliers les plus en vue de ce système corrompu annoncent un retour du balancier.Revenu minimum garanti, revenu maximum socialement acceptable, moins de condos et plus de logements sociaux, voilà qui fait grincer bien des dents, pour le moment.Pour le moment, les assistés sociaux du Québec n'ont presque rien, les miettes de la table du festin.Qu'on nous serve au moins, en entrée, la tête de notre ministre ! Nous fournirons le ketchup.Marc O.Rainville, b.s.Ecrivez-nous ! Le Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte© lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal: Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5.Le Couac c.p.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone: (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/ dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau Co-Rédacteurs en chef: Bruno Dubuc, David Ledoyen, Simon Tremblay-Pepin.Collaborateurs: Isabelle Baez, Normand Baillargëon, Guillaume Beaulac, Pierre de Bellefeuille, Ulysse Bergeron, Claude G.Charron, Ève-Lyne Couturier, François Cyr, Clôde de Guise, Fabien Deschauses, David Litvak, Eric Martin, lean-François Mercure, Yvon D.Ranger, Michel Rioux, Alain Saint-Pierre, Valentin Tardi, Patrice Turbide, Pierre Vadeboncœur, Ramon Vitesse.Illustrations et photos : Bobidoche, Boris, Luc Giard, Serge Ferrand, Neves, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Ramon Vitesse, http://gallery.cmaq.net.Graphisme: France Mercier Imprimé par: les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.Distribué par: Gladu distribution Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo pour sa collaboration.Abonnement et publicité: (514) 596-I0I7 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec PLOGUES Léthique journalistique passée au peigne fin par deux collaborateurs du Couac Vous vous intéressez aux médias?Vous croyez qu'il y a quelque chose qui cloche dans le traitement qu'ils font de l'information?La conférence sur l'éthique journalistique de Simon Tremblay Pépin et d'Éric Martin, deux collaborateurs au Couac, vous intéressera grandement! Celle-ci fait une critique générale des médias, puis une critique plus pointue incluant l'explication des filtres de Chomsky et conclut avec une vision plus globale de la société actuelle.Cette conférence, d'une durée d'une heure quinze est simple et percutante.Elle est disponible sur internet à l'adresse suivante: http://www.vdeo.net/endirect/ethique/.La conférence a eu lieu le mercredi 25 avril dernier au cégep de St-Jérôme dans le cadre du cours Éthique et politique.Convocation dans les hauts-lieux des bas-fonds ! La B.D.underground soulève sa jupe encore une fois pour une expo qui vous fera saigner des yeux mettant à l'honneur toutes les doubles vies du « comix »: peintures, sérigraphies, films (Trembles, Dernier Cri,.), musique avec PORNOROBO et MÉTA GRUAU, M.C.Super Con + surprises! Dimanche 10 juin à 19h.au Quai des Brumes, 4481 St-Denis, Montréal.Dernière minute Nous venons d'apprendre que la coalition Guerre à la guerre: Valcartier 2007 organise une manifestation à Québec le 22 juin 2007, jour où le Royal 22ème régiment des Forces armées canadiennes sera dans les rues de Québec pour un défilé d'au revoir avant le départ pour Afghanistan.Pour tout savoir sur l'Afghanistan cette bonne occasion d'exprimer notre désaccord face à la participation canadienne à cette occupation, voir au http://reseau-anticapitaliste.blogspot.com/ 2007/05/appel-une-manifestation-le-22-juin.html Vient de paraître Francis Dupuis-Déri Les Black Blocs Troisième édition revue et augmentée Cagoules, vêtus de noir et s'attaquant avec force aux symboles du capitalisme, les Black Blocs ont été transformés en phénomène médiatique de l'altermondialisme Cette renommée, associée à l'image du casseur, cache une réalité complexe, intéressante pour qui ose faire l'effort de mieux comprendre l'origine de ce phénomène, sa dynamique et ses objectifs.Cette nouvelle édition des Black Blocs, entièrement remaniée et bonifiée, dresse le panorama le plus complet du phénomène de la tactique du Black Bloc dans le monde et la situe dans la tradition anarchiste de l'action directe.252 pages 17,95$ Laurent-Olivier David Les Patriotes de 1837-1838 Laurent-Olivier David Les Patriotes de 1837-1838 Nouvelle édition revue et corrigée Œuvre d'un homme politique passionné par le sort fait aux Canadiens français, Les Patriotes de 1837-1838témoigne des soulèvements infructueux qui déchirèrent le pays durant ces deux terribles années de révolte contre le joug de la couronne bri-tanmque, alors symbole d'oppression sur tous les hémisphères du globe Malgré le romantisme et les inexactitudes historiques que ce travail a contribué à colporter au fil du temps, ce livre est indispensable à qui veut comprendre le destin de ces hommes portés par l'idéal de liberté et de justice.360 pages 16,95 $ www.luxediteur.com POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 30,42$-(-taxes = 35,00$ • Abonnement de deux ans: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement institutionnel et de soutien : 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 225,98$ + taxes = 260,00$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 43,46$ + taxes = 50,00$ Nom Adresse Code postal Courriel_ Téléphone NATIONAL Shame achant comment les lecteurs et lectrices du Couac sont d'indécrottables ama-b teurs de sport, les quelques précisions qui suivent s'adressent aux personnes | qui nous lisent pour la première fois et qui ne seraient pas suffisamment au courant de ce qui se passe dans ce monde merveilleusement viril.Depuis toujours, on sait que les Canadiens français sont les têtes de Turcs préférées des joueurs de hockey de la Ligue nationale.Pour un, Maurice Richard, qui ne voulait pas faire de politique mais sur le dos duquel on en faisait allègrement, a goûté de cette médecine deux fois plutôt qu'une.De Hal Laycoe, qui jouait pour les Bruins de Boston, à Clarence Campbell, qui a suspendu le Rocket en passant par Ted Lindsay, des Red Wings, le Richard a sans cesse ravalé sa condition de Nègre blanc, non sans parfois laisser éclater une juste colère.Chaque saison apporte son florilège d'expressions par lesquelles les francophones de la ligue servent de carpettes sur lesquelles tout un chacun peut, sans risque aucun, essuyer ses lames.Ses lames, pas ses larmes.Car s'il s'avise de se plaindre d'avoir été traité de frog, comme l'a fait il y a quelques années Patrice Brisebois, alors avec les Canadiens de Montréal, on lui met dans le museau des qualificatifs que Molière n'aurait pu utiliser, même in petto, poule mouillée et tapette étant les plus civilisés d'entre eux.Mais dans la langue de Shakespeare, c'est pire.J'épargne vos chastes oreilles, doux et douces couac-quistes.Le Couac, juin 2007, page 3 Mettre deux langues sur le même pied, c'est mettre deux pieds sur la langue la plus faible, la plus vulnérable.Il vient d'Alberta, Shame.Joue pour Phœnix, est un reborn christian, ne ferait pas de mal à une mouche, dit-on et, dans un élan patriotique, mais emporté sans doute par la feuille d'érable, il a vu rouge.«Fucking frenchmen ! », a-t-il éructé en direction de Michel Cormier, arbitre d'un match disputé à Montréal.L'affaire a dégénéré.Les tribunaux en sont saisis.La ligue Nationale en est offusquée.Jeffrey Simpson écrit dans le Globe&Mail que c'est un complot monté par des séparatistes.Un paquet de joueurs francophones, dont la capacité d'indignation a été littéralement émoussée par les billets verts, trouvent que c'est une tempête dans un verre d'eau.Y'a rien là.Le feu au cul étouffé par le feu de l'action, faut croire.Les deux derniers cas de racisme et de mépris à l'endroit de francophones dans cette ligue impliquent un joueur d'origine slovaque, Ladislav Nagy et un Canadien d'origine amérindienne, Shane — pardon Shame — Doan.Tant il est vrai, comme le chantait le regretté Sylvain Lelièvre, qu'on «est toujours un peu l'iroquois de quelqu'un, que l'on soit Québécois, Breton, Nègre ou Cajun.» Dans cet emploi de tapis, les Québécois sont champions toutes catégories.Ce que n'améliorera certainement pas Trudeau le Petit, qui tente tant bien que mal de suivre les traces de son papa.Tente, dis-je, car s'il professe les mêmes idées et entretient à l'égard des francophones québécois les mêmes préjugés que Trudeau le Grand, lui manquent l'intelligence, le panache et la crédibilité.«Des enfants d'école braillards», clame-t-il au sujet des séparatistes «qui ne réussiront jamais à séparer le Québec du Canada]» S'il le dit.Et le bilinguisme, une idée géniale du paternel pour mieux noyer le fait français, cela aussi serait de trop dans le Canada dont il rêve, un Canada sans étiquette , qui évite «les voies de la division».Mettre deux langues sur le même pied, c'est mettre deux pieds sur la langue la plus faible, la plus vulnérable.Et si on ajoute à cette recette le multiculturalisme, la noyade se fera en douceur, les accommodements se faisant de moins en moins raisonnables.Prenant connaissance de la dépêche faisant état des élucubrations du Petit, il semble bien que le titreur de La Presse a eu le choc de sa vie : Trudeau dit NON au billinguisme !, a-t-on pu lire en première page du journal, le 6 mai.Billing.Il n'a pas encore entrepris sa carrière que le Petit est déjà facturé pour son insolence et son mépris.MICHEL RIOUX Orford ne sera pas vendu La nouvelle ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, Line Beauchamp, a justifié la volte-face des Libéraux dans le dossier du mont Orford en affirmant que «Le gouvernement est en processus d'écoute» et que «À force d'écouter de tous les côtés, y compris mes collègues de la région, j'ai tiré mes conclusions.» Il n'y a rien de plus obscène que la vertu lorsqu'elle sert à sauver sa peau.Militaire recherché Larmée canadienne ne vous a jamais traversé l'esprit?Un militaire déçu L'armée canadienne a miné mon existence.Quadrature du cercle On croyait qu'en votant ADQ, le Québec tournait à droite.Avec les propositions constitionnelles à la Allaire de Mario Dumont, il semblerait plutôt que le Québec tourne en rond.PATRICE TURBIDE Payez plus pour moins ! Alors que les pseudo experts en tOUt genre cherchent à comprendre comment l'UQAM a pu se lancer dans autant d'aventures immobilières désastreuses, l'institution demande aux professeurs et aux étudiants de payer la note.Il est essentiel de souligner, au passage, qu'aucun de ces partis n'a eu son mot à dire sur les aventures Roch-Denis-esques.Le capitaine déchu a quitté le navire avant même le naufrage de l'îlot PPPolueur (nda: l'îlot Voyageur, dans lequel 600 à 800 places de stationnement étaient promises, est construit en PPP avec la firme immobilière Busac).La menace de hausse des frais afférents à l'UQAM se concrétise et, avec le dégel des frais de scolarité annoncé par le gouvernement Charest, c'est au-delà de 100$ de plus par session que les étudiantEs devront débourser.Au même moment, des rumeurs de réduction des heures d'ouverture de la bibliothèque se font entendre .En parallèle, un discours (assez .dominant) martèle que les étudiantEs doivent investir dans leur formation pour en assurer la qualité .mais, ce qui est observé, c'est que plus le prix grimpe, moins les services offerts sont bons (moins accessibles, moins d'investissements, etc.).Parions que ce sera la même chanson avec le dégel : les étudiantEs paieront plus pour obtenir une formation de qualité inférieure, le tout doublé d'investissements publics se faisant de plus en plus rares dans un contexte où l'éducation postsecondaire est déjà sous-financée .GUILLAUME BEAULAC La saga qui dure et endure La réforme du mode de scrutin au Québec est une histoire épique jonchée de plusieurs épisodes échelonnés sur 40 ans.Le doyen des réformistes, Paul Cliche, a tendance à parler de la « saga de la réforme du mode de scrutin».Cette saga pourrait se terminer par un mini-coup d'État par le biais du mode de scrutin orchestré par le pouvoir.ou par un changement significatif et ancré dans l'expression d'une volonté citoyenne éclairée.Pour comprendre où on est, il faut comprendre d'où on vient.Il faut savoir que le gouvernement, au dernier mandat, a proposé un mode de scrutin qui permettrait au côté droit du spectre idéologique de bénéficier d'un bonus de représentation variable, allant de 0 à 10 %.C'est donc dire que la coalition présumée ADQ-PLQ aurait besoin de 40 à 50 % du vote populaire pour gouverner, tandis que l'autre coalition présumée PQ-PVQ-QS (1), elle, aurait besoin de 50 à 60 % pour former le gouvernement.Ce joyeux résultat est obtenu en faisant en sorte que les partis politiques qui obtiennent moins de 10-13 % du vote populaire soient représentés, mais gravement sous-repré-sentés.Puisque ces partis se situent structurellement surtout à la gauche du spectre politique, si l'un ou plusieurs des partis de la coalition PQ-PVQ-QS obtiennent moins de 10-13 %, cette coalition requerrait significativement plus que 50 % du vote populaire pour former le gouvernement.Je qualifie donc cette proposition de mini-coup d'État de la droite par le biais du mode de scrutin ou, alternativement, de gifle en plein visage du mouvement de réforme.Il s'agit en fait d'une tentative de récupérer ce mouvement à des fins manifestement partisanes.Ce qui est désolant, c'est que le mouvement de réforme du mode de scrutin a réagi en continuant de faire pression sur le gouvernement afin qu'il change le scrutin québécois, alors qu'une autre alternative plus sûre et démocratique existe et a été expérimentée précédemment: celle de l'Assemblée citoyenne.C'est une voie originale qui consiste à donner le pouvoir d'initiative référendaire sur une question précise, comme le mode de scrutin, à une assemblée constituée de citoyens sélectionnés de manière aléatoire au sein de la population.Cette voie, utilisée en Colombie-Britannique et en Ontario pour réformer le mode de scrutin, permet d'assurer que la réforme se fasse, car le processus, une fois enclenché, est mené à terme, mais aussi d'assurer que la réforme, surtout, se fasse bien, car la volonté exprimée est alors celle d'un échantillon de la population, et non celle des partis politiques au pouvoir.Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans le fait de demander aux députés de modifier leur propre mode d'accession au pouvoir, et pourtant, c'est ce à quoi s'affaire le Mouvement pour une démocratie nouvelle (sic) et ses alliés.Ce «sic» signifie que la voie citoyenne susmentionnée est la forme de démocratie nouvelle, et que les façons de faire du MDN, elles, sont plutôt anciennes.Il s'agit en fait de se complaire dans sa position de chialeux et de revendicateur auprès du gouvernement, et de se féliciter lorsque le roi-élu ou son valet daignent accorder une entrevue ou une attention spéciale à un courtier du pouvoir.Il s'agit d'être complice de l'infantilisation des citoyens québécois, qui seraient incapables de décider pour eux-mêmes du régime de scrutin qui les sied.Il s'agit de faire du lobbying, alors que ça ne fonctionne pas, tout en espérant - très fort - que le gouvernement pliera à ses revendications en faisant abstraction de ses propres intérêts.Il s'agit de faire en sorte que la saga dure, que son aboutissement éventuel ne puisse être qu'un mode de scrutin pollué par des intérêts partisans et que l'on rate une chance en or de faire les choses autrement.Voilà, en gros, la stratégie du MDN et de ses alliés.La voie citoyenne, elle, a contrario, permet d'assurer que la réforme se fasse, qu'elle se fasse bien et qu'elle fasse précédent.Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais une fois le processus d'Assemblée citoyenne enclenché, il aboutit.Naturellement, l'aval populaire par référendum est nécessaire, mais c'est la moindre des choses pour changer ce qui est, finalement, la pierre angulaire de la démocratie représentative.Parce que ce sont des citoyens qui décident, et parce que le processus est mûr au Québec - après beaucoup de consultations et de délibérations sociales - il est clair que le résultat serait satisfaisant et légitime.Franchement, ça ne peut pas être pire que de négocier une entente à l'amiable avec une entité partisane à la fois juge et partie.Ensuite, cette voie constitue une avancée significative pour la démocratie en donnant le pouvoir d'initiave référendaire aux citoyens, elle habilite ceux-ci et en fait des citoyens actifs - au lieu d'être des citoyens passifs et souvent frustrés et cyniques.Pour une démocratie nouvelle, donc, il n'y a pas mieux, à notre avis, que la voie de l'Assemblée citoyenne DAVID LITVAK Campagne pour une Assemblée citoyenne sur la réforme du mode de scrutin Site web et pétition : www.assemblee-citoyenne.qc.ca (1) Les coalitions pourraient se former autrement, mais je considère que ces coalitions sont les plus probables II ne peut pas y avoir d'alliance PLQ-PQ ou PLQ-QS, et l'alliance ADQ-PQ est moins naturelle que l'alliance PQ-QS.Quant au PVQ, s'il n'a pas à forcément faire partie de la coalition PQ-QS, ces partis ont des valeurs écologiques plus développées, et il y a donc plus de chance qu'il en fasse partie Peu importe ces considérations, cependant, ce scrutin implique que tout parti émergent mine la chance qu'a sa coalition éventuelle de former le gouvernement en privant ce parti d'une représentation qui soit proportionnelle au suffrage obtenu.Les partis progressistes et leur coalition auront donc tendance à être structurellement pénalisés. t>5 Jg
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