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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
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Le couac, 2007-07, Collections de BAnQ.

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Claude Castonguay: la douteuse paternité du «père de l'assurance santé», p.3 G8 et réfugiés: les repus et les exclus, p.4 L'armée canadienne en Afghanistan: chair à canon pas cher, p.8 Un drôle d'oiseau Vol.10 • n° 10 uillet 2007 3,50 L'hiver indien U rises», «troubles», «route bloqué», IWiWMD «barricades» et.«autochtones», CeS mots, dans l'imaginaire québécois, sont presque synonymes.En décembre 2006, un rapport du comité sénatorial permanent des peuples autochtones soutenait que le gouvernement devait, sous peine de provoquer plusieurs soulèvements, prendre au sérieux les revendications des premières nations et négocier de bonne foi avec elles.Quelques jours plus tard, l'Assemblée des Premières Nations votait en faveur d'une action collective: le 29 juin, pendant 24 heures, une voie du Canadien National sera bloquée.Trois mois plus tard, en mars dernier, alors que le spectacle électoral québécois battait son plein, une poignée d'autochtones masqués et bien armés bloquèrent l'autoroute 117, dans le parc de La Vérendrye.Revendiquant de meilleurs conditions sociales (entre autres pour les amérindiens vivant hors réserves), le respect de leurs droits ancestraux et le droit de récupérer les arbres dévastés l'été passé, les protestataires étaient visiblement déterminés (et outillés !) pour interrompre un bon moment la quiétude routinière de cette région.En quelques heures seulement, le gouvernement québécois négocia un règlement favorable aux rebelles.Ces barricades n'ont toutefois pas réussi à éveiller l'attention de l'élite politique québécoise.Comme l'a souligné l'Association des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), aucun des partis ne traite de la question amérindienne dans son programme (sauf Québec solidaire), aucun des chefs n'en a parlé lors de la campagne (qui fut pourtant très longue, vous en conviendrez) et le mot «autochtone» ne fut prononcé qu'une seule fois pendant le débat des chefs (et par l'animateur Jacques Moisan).Les grands médias, pour leur part, ont traité de cette affaire comme si elle ne constituait qu'un fait divers et se sont rapidement intéressés à d'autres nouvelles.Entre deux «crises», lorsqu'il n'y a pas de montée de barricades - qui font grimper les cotes d'écoute et le tirage des journaux - les mésaventures des Amérindiens semblent peu intéressantes.Les conditions de vie des peuples autochtones sont pourtant des plus critiques, sans aucun doute parmi les pires en Occident, un déshonneur extrême pour les gouvernements canadien et québécois.Dans les réserves, le chômage est en moyenne trois fois plus élevé qu'ailleurs au Canada1 (il atteint 70% dans les régions les plus éloignées), les crimes violents sont huit fois plus présents2, le taux de suicide y est parmi les plus élevés au monde.Les femmes autochtones vivent également des problèmes qui leur sont propres.Fait étonnant par son caractère sexiste: l'égalité entre les sexes, reconnue dans la Charte canadienne des droits et libertés, ne s'applique pas à la Loi sur les Indiens de 1867.Aux problèmes vécus par tous leurs confrères s'ajoute donc, pour les femmes, celui de la violence conjugale (dénoncée par Amnistie internationale en 2004) et des agressions (21 % d'entre elles affirment avoir été agressées physiquement ou sexuellement par un conjoint3).Fuyant cette violence endémique et globale, de nombreux Amérindiens quittent les réserves dans l'espoir d'améliorer leur condition - leur nombre a d'ailleurs doublé, parfois même triplé entre 1981 et 20014.D'origine innu, Paul Robert-Rivest, qui a lui-même vécu dans la rue, est maintenant animateur au Centre d'amitié autochtone de Montréal, un organisme voué à l'aide aux autochtones sans-abris.D'après lui, plusieurs facteurs poussent les Amérindiens à abandonner les réserves: «-Principalement c'est le rêve, l'ignorance de ce qu'est la ville.Ils viennent ici parce qu'ils pensent qu'ils vont avoir une meilleure vie.Mua plus de travail ici.Sur les réserves, il n'y a pas de job».Les causes de cette misère sont à la fois complexes, multiformes, enchevêtrées et.simples.Leurs profondes et solides racines sont anciennes, elles forment le socle sur lequel repose l'évolution du Canada.Les autochtones ont été confrontés successivement au colonialisme français (1534-1760), anglais (1760-1867), canadien et québécois (1867-2007).Par l'expropriation de leurs terres, l'intervention armée, 3tw Poo*&uo; ou f>Hn.lera'iT" Les conditions de vie des peuples autochtones sont pourtant des plus critiques, sans aucun doute parmi les pires en Occident, un déshonneur extrême pour les gouvernements canadien et québécois.Arrivée en ville, effectivement, une partie d'entre eux se trouveront du travail.Entre 40 et 76 % de ces travailleurs vivront cependant sous le seuil de la pauvreté et leur salaire sera nettement moins élevé que ceux de leurs collègues québécois5.Les plus malchanceux, pour leur part, viendront grossir les rangs des milliers de sans-abris peuplant les rues de la métropole.Leur quantité est démesurée: alors qu'ils forment à peine 0,3 % de la population montréalaise, le tiers des itinérants chroniques de Montréal est d'origine amérindienne - et leur nombre augmente sans cesse.Comme les autres sans-abris, les Amérindiens sont confrontés sensiblement aux mêmes rudesses: mépris des passants, intolérance des commerçants, répression policière, manque de ressources des organismes de soutien, etc.Un obstacle supplémentaire guette toutefois les itinérants amérindiens en particulier, un problème de taille, omniprésent dans toute la société québécoise et canadienne, le racisme.D'abord celui des autorités policières, très vivace selon les témoignages des intervenants et des autochtones, mais également celui des autres sans-abris, qui les considèrent, comme beaucoup de Québécois d'ailleurs, comme des «privilégiés».Marginaux au Canada, ils vivent dans les réserves; marginaux en ville, ils sont exclus parmi les exclus.Difficile d'imaginer pire.des politiques racistes (le concept même de «réserve» fut une inspiration certaine pour les ségrégationnistes d'Afrique du sud) ou d'assimilation (jusqu'en 1970, faut-il le rappeler, le gouvernement arrachait les enfants amérindiens à leur famille pour en faire des Blancs» en les enfermant dans des pensionnats religieux); tous les gouvernements, qu'ils soient rouges ou bleus, libéraux ou fédéralistes, souverainistes ou fédéralistes, ont visé soit l'assimilation, soit l'affaiblissement et la marginalisation des différents peuples amérindiens.Un passé si brutal lègue inévitablement de profondes et éternelles blessures.Mais le véritable problème, le plus grave, ce n'est pas cette «histoire», mais bien sa poursuite, sa continuation.On apprenait dernièrement que le ministère de la Défense nationale avait inclut certaines organisations autochtones parmi les mouvements menaçant la sécurité nationale (au même titre que le Hezbollah et le Djihad islamique).Le ministre pourra répéter jusqu'à épuisement que ce document n'est qu'un «brouillon» et que la «version finale» ne fera pas référence aux Amérindiens, ce texte, qui circulait depuis 2005, offre de sérieux indices sur la manière dont le gouvernement entend traiter ceux qu'il identifie comme étant ses «ennemis potentiels».L'été ne sonnera décidément pas la fin de l'histoire; l'hiver indien, sans conteste, est loin d'être terminé.MARC-ANDRE CYR vendetta_l 23@hotmail.com 1 Tirés d'une analyse du ministère des affaires indiennes et du Nord- Canada, Ottawa, 2000.2 luristat, Centre canadien de la statistique juridique , Statistique canada, vol.26, no.3, 2006.3 Ibid.' Selon l'Association nationale des centres d'amitié, novembre 2005.5 Selon la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones, volume 2 et 4, 1996.Le robot On commente plutôt séparément les divers événements de la politique internationale, guerre d'Irak, occupation de l'Afghanistan, menaces contre l'Iran, bouclier anti-missile américain en Pologne, et ainsi de suite.Chacun est plus ou moins traité comme un cas en soi, isolément, sans guère inspirer de jugements sur la situation générale.Or, de quoi s'agit-il depuis cinq ans?Le gouvernement américain a réintroduit la guerre d'agression dans les rapports internationaux.Rien de moins.Et, ce qui est pire, cette agressivité est à visées hégémoniques.La politique mondiale est donc profondément changée, pour ne pas dire bouleversée.Les États-Unis ont pris cette initiative, qui pousse maintenant les superpuissances dans une nouvelle dynamique de guerre froide, de réarmement, de risques stratégiques énormes, de provocations insensées.La table est mise.Telle est désormais la nouvelle donne.Au-delà du bourbier irakien, de la gesticulation anti-syrienne, des perspectives politico-militaires immédiates, bref de l'actualité, vers quoi le monde, les grands États se dirigent-ils?Bien des commentateurs ont le nez collé sur les événements du jour ou sur leurs développements immédiats.Mais par-delà?Par-delà, les éléments d'un conflit planétaire larvé mais explosif commencent à se mettre en place.Les États-Unis aggravent de tout leur poids cette dynamique.Vers quoi le monde risque-t-il de dévaler ainsi?L'humanité va-t-elle retomber dans l'orbite d'une nouvelle fatalité et le vingt et unième siècle prendre à cet égard le relais du vingtième?Un signe étonnant mais peu remarqué : le niveau d'hostilité entre superpuissances a monté de plusieurs degrés en très peu de temps.Une dynamique de force est en train de s'installer.Une fois en marche, un train -pareil peut à peine freiner.Il faut y penser.La géopolitique américaine récente, réglée sur la puissance militaire des États-Unis, a imprimé de nouveau aux affaires du monde une tendance lourde qui avait cessé d'exister à la chute de l'URSS.La Chine et la Russie réagissent aux invasions perpétrées par les États-Unis et aux encerclements qui par ailleurs menacent leurs propres pays.Tout cela est en train de déterminer dans le monde un état de guerre latente dont il faut redouter l'évolution éventuelle, à commencer par une débauche de dépenses militaires engouffrant les ressources de chaque pays.Le Canada, avec Harper, se range maintenant de plus en plus visiblement avec Washington.C'est un glissement.Pareil bras de fer entre les plus grandes nations, s'il se poursuit, pourrait à peine se dénouer.Une telle situation risque fort de devenir largement indépendante des volontés.Elle pèsera, hors de contrôle dans une grande mesure, sur les affaires du monde.C'est un poids.Il faut comprendre une chose.C'est qu'à partir d'une certaine détérioration des rapports entre les plus grands États, la force, comme une masse, et cette masse elle-même, entraînent l'univers dans une logique indépendante.Le phénomène échappe en grande partie aux possi- bilités d'action.La machine, comme une locomotive, roule d'elle-même, aveuglément.Où donc nous conduisent cette folie, ces automatismes?Nous sommes sur des rails.Il faut se rendre compte que cette mécanique gigantesque, contre toute clairvoyance encore humaine, conduit le monde plus qu'elle n'est conduite par lui.C'est un robot.Les puissances, si grandes qu'elles soient, les USA en premier lieu, n'ont rien appris à ce propos, malgré 1914, malgré 1939, malgré l'histoire.L'histoire est un robot.Jusqu'à un certain point, elle nous commande.En matière de gouvernement mondial, c'est la première chose à savoir.Les États-Unis, surtout eux, jouent avec ce monstre comme des idiots.PIERRE VADEBONCŒUR Les puissances, si grandes qu'elles soient, les USA en premier lieu, n'ont rien appris à ce propos, malgré 1914, malgré 1939, malgré l'histoire.0065385282113 Le Couac, juillet 2007, page 2 Elle est où, la couronne ?Il semblerait que la représentante de la reine au Québec menait une vie princière.Vous êtes-vous plus simplement, demandé comment il se fait que nous ayons besoin d'une représentante de la reine?11 paraît qu'elle est indispensable pour appliquer la sanction «royale» sur les lois, convoquer et dissoudre l'assemblée «souveraine», recevoir les «serments » des élus, etc.Elle doit aussi représenter la «Couronne», qu'elle n'apporte pourtant jamais avec elle, lors de différentes cérémonies et événements.C'était apparemment le rôle que madame préférait.N'en rajoutons pas, le problème des dépenses incontrôlées de sa majesté a été amplement détaillé ailleurs et le sera encore ad nauseam.Amusons-nous plutôt à remonter l'histoire pour essayer de mieux saisir d'où nous vient cette tradition qu'on dit au service de la nation et qu'on nomme lieutenant-gouverneur.Nous sommes en monarchie constitutionnelle.À l'origine, le peuple s'occupait lui-même de ses affaires et les monarques des leurs.L'un n'invitait pas l'autre chez lui.11 n'y avait pas toutes ces lois à voter, tous ses papiers à signer, ces protocoles compliqués, ces réunions «bcbg» qui nécessitent que la couronne soit représentée.Entre le peuple et les souverains, à un moment donné, il y a eu les nobles.En Angleterre, dès les 13ième et 14ième siècles, ces derniers avaient pris la fâcheuse habitude de tuer les rois qui cherchaient à se mêler un peu trop de leurs affaires.Quatre têtes ont perdu leurs couronnes en quelques décennies.On en a même fait venir un du Danemark pour arrêter la chicane ! De peur de manquer de têtes à couronner, (qui voudrait d'un pareil fardeau?) la noblesse a formé un genre de comité de sélection.Il prendra progressivement du pouvoir et deviendra la Chambre des Lords pour permettre aux nobles de s'occuper de «faire régner la justice» et de régler un paquet d'affaires courantes qui ne regardaient dorénavant plus le roi, la reine et son petit prince, dont le métier devenait ainsi moins risqué.C'était la séparation du pouvoir.Quelques siècles plus tard, la Révolution française et l'indépendance américaine ayant donné des idées de souveraineté au peuple, les lords ont eu l'idée de former un Parlement avec des élus du peuple.La couronne et la Chambre des Lords s'occupaient surtout de l'empire et des colonies puisque c'est là qu'il y avait beaucoup d'argent à faire.Le Parlement s'occupait de la vieille Angleterre, déjà passablement saignée à blanc au niveau économique.La monarchie perdra progressivement de son pouvoir, mais pas trop de son verni.Elle sert encore à rappeler au peuple qu'il n'est pas seul souverain.La couronne a pour fonction de symboliser l'État auquel le peuple délègue une partie de sa souveraineté, chaque individu lui consentant le pouvoir de s'occuper pour lui de choses qu'il ne peut pas faire seul: assurer sa protection, développer l'éco- Avez cUjmc^jl oçio* pcuiiaii ccrro^u.nomie, établir des règles et des systèmes divers, s'occuper du bien commun.L'État est supérieur à l'individu pour tout ce qui est lui est consenti par la loi du peuple.Il est souverain.Et représenté, pour qu'on le comprenne bien, par une potiche d'apparat avec un long titre mais pas vraiment de job Ailleurs, on parle, pour symboliser la souveraineté de l'État, de république, ou tout simplement d'État.En Angleterre, la «couronne» assume elle-même ses dépenses et paie même des impôts.Vous avez compris maintenant pourquoi le peuple souverain dépense autant pour une couronne qu'il ne verra jamais?Et si je vous disais que c'est parce qu'on nous prend pour des épais, ça vous irait comme réponse?CLAUDE ST-P1ERRE COURRIER DES LECTEURS Le parti des « Anglos » Le Parti libéral du Québec vient de faire son plus mauvais score électoral chez les Franco-Québécois depuis la Confédération, ne recueillant qu'environ 25% de leurs votes.Sur les 48 circonscriptions qu'il a gagnées, environ la moitié l'ont été grâce à l'importance du vote anglophone et allophone, et 18 seulement sont situées en dehors de la région métropolitaine.Ce qui amène John Pari-sella (La Presse, 29 avril et Le Devoir, 30 avril 2007) à se demander si le PLQ est devenu le parti des «Anglais», un article particulièrement intéressant et révélateur.Selon l'ancien chef de cabinet de messieurs Bourassa et lohnson, le PLQ n'est pas devenu ce que certains lui reprochent, car il l'a toujours été : « Le PLQ a toujours été branché sur les représentants et les préoccupations des anglophones», ce qui lui a valu « un appui soutenu et souvent inconditionnel des anglophones.On a noté, surtout ces derniers jours, que le PLQ était troisième parmi les francophones.Où est le scandale?».Rassurez-vous monsieur Parisella, il n'y a aucun scandale à cela et le vote des anglophones et des allophones pour le PLQ est parfaitement légitime, comme l'est l'appui de la haute finance et de la grande industrie et celui d'un Franco-Ontarien sur quatre.Mais il est aussi parfaitement légitime que les francophones accordent leur vote à des partis qui épousent davantage les aspirations et les intérêts nationaux de la majorité.Le problème du PLQ et celui de la communauté anglophone est que l'un et l'autre se tiennent réciproquement en otage, ce qui empêche le PLQ d'épouser davantage les intérêts de la majorité et prive la minorité anglophone d'une représentation adéquate de ses intérêts légitimes, cela dans la mesure où le PLQ refuse de s'assumer pour ce qu'il est ou devrait être franchement: le parti de la minorité anglophone, des plus riches et des fédéralistes.Car ceux-ci ont droit à leur parti, qu'il soit libéral ou autre.Vous dites, monsieur Parisella, ne pas comprendre «que le PQ n'ait jamais fait beaucoup d'efforts pour rendre la souveraineté rassurante pour les Anglophones».Vous avez la mémoire bien courte! Messieurs Léves-que, Robert Dean, David Payne, Henry Milner et bien d'autres (dont le soussigné) s'y sont employés sans relâche depuis la fondation du MSA en 1967 et du PQ en 1968 jusqu'à maintenant, pendant quarante ans ! Vous prétendez, cher monsieur Parisella, que « l'intégration des anglophones à la société québécoise est exemplaire» et qu'ils veulent «se sentir inclus dans le "nous" québécois».Ce n'est malheureusement pas le sentiment que j'en ai et j'en suis, croyez-moi, tout attristé.J'en ai fait la douloureuse expérience durant toute ma vie (comme vous pourrez en juger dans une prochaine publication de mes mémoires), et encore récemment au Festival Metropolis Bleu.Malgré d'indéniables progrès, les deux solitudes subsistent toujours et je continue à faire ce que je peux pour qu'advienne enfin la nation québécoise qui nous réunira tous.Cordialement, Marc Brière Ecrivez-nous ! Le Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte@ lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal: Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5.Un nouveau coup fumant ! Connaissez-vous Vivoleum?C'est un produit qui sera prochainement sur nos tablettes.Fruit de l'expertise des compagnies pétrolifères, il permettra de remplacer le pétrole lorsque nos ressources mondiales seront épuisées.De quoi sera-t-il constitué?De chair humaine, tout simplement.En effet, lorsque l'industrie pétrolière aura mené la planète à la catastrophe humanitaire programmée, il sera temps de « recycler» les millions de cadavres que les survivants auront sur les bras.Sceptique?Pourtant, les 300 professionnels de l'industrie pétrolière réunis à GO-EXPO à Calgary le 14 juin dernier y ont cru, eux, jusqu'à ce qu'un vrai directeur d'EXXON se lève et démasque le soit disant conférencier d'EXXON, nul autre qu'Andy Bichlbaum, des Yes Men (www.theyesmen.org ) ! ISABELLE BAEZ Pour les détails succulents: http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=l 1488 La de l'image Le 1er juin dernier, un «festival de la rue Saint-Viateur», a été organisé par la multinationale française du jeu vidéo Ubisoft, implantée sur le boulevard Saint-Laurent, dans le quartier du Mile End.Le festival ayant été présenté comme «une nouvelle initiative de fête populaire» (bien que la composition du comité organisateur ne comprenait aucun représentant de la communauté.), les nostalgiques de la fête de la St-Jean qui s'est tenue pendant de nombreuses années dans ce quartier ont pensé pouvoir revivre la convivialité de cette activité.Mais à la place des BBQ et des gens qui dansaient dans la rue en sirotant leur petite bière sans être inquiétés, il n'y avait que la grosse scène à la Festival de lazz, des fils électriques partout, des clôtures pour que les restaurateurs restent bien sur le trottoir et des bouncers à la mine patibulaire assurant la sécurité à tous les coins de rue.Le jovial animateur, qui n'en finissait plus de remercier Ubisoft pour sa générosité, ne faisait que confirmer au niveau sonore le gâchis que nos yeux ne voulaient déjà plus voir.- PLOGU ES La pensée critique sans frontières petit cours d'autodéfense intellectuelle Le Petit cours d'autodéfense intellectuelle écrit par notre collaborateur Normand Baillargeon, qui a connu un vif succès au Québec depuis sa parution en avril 2005, fait maintenant le tour du monde.Après des ventes record pour un essai critique au Québec (plus de 30 000 exemplaires vendus), le PCAI apparaît depuis quelques semaines au sommet des ventes des plus importantes librairies de France.Rédigé dans une langue claire et accessible, le PCAI constitue une véritable initiation à la pensée critique.On y trouve un survol des outils fondamentaux que doit maîtriser tout penseur critique- le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, les probabilités, la statistique etc.Ceux-ci sont ensuite appliqués à la justification des croyances dans trois domaines cruciaux: l'expérience personnelle, la science et les médias.Le PCAI est publié chez Lux Éditeur, une maison d'édition indépendante établie à Montréal qui n'avait jamais connu un tel succès pour un de ses titres à l'étranger depuis sa création il y a dix ans.Véritable phénomène littéraire, accueilli avec enthousiasme par la critique qui lui a dédié près d'une centaine de recensions, le PCAI sera traduit en anglais et publié au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne dès le mois prochain tandis que les droits de traduction ont déjà été vendus pour les éditions en langue espagnole, portugaise, allemande, néerlandaise et coréenne.Pour information : www.luxediteur.com/ POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 30,42$ + taxes = 35,00$ • Abonnement de deux ans: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement institutionnel et de soutien: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution): 225,98$ + taxes = 260,00$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 43,46$ + taxes = 50,00$ Nom Adresse Code postal Courriel_ Téléphone Le Couac c.p.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone : (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac! Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/ dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau Co-Rédacteurs en chef: Bruno Dubuc, David Ledoyen, Simon Tremblay-Pepin.Collaborateurs: Isabelle Baez, Normand Baillargeon, Guillaume Beaulac, Pierre de Bellefeuille, Louise Caroline Bergeron, Claude (.Charron, Fve-Lyne Couturier, Marc-André Cyr, Clôde de Cuise, Michael Lessard, Michel Rioux, Claude St-Pierre, Valentin Tardi, Pierre Vadeboncœur, Ramon Vitow Illustrations et photos: Bobidoche, Boris, Luc Giard, Serge Ferrand, Neves, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Ramon Vitesse, http://gallcry.cmaci.net.Graphisme : France Mercier Imprimé par: les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.Distribué par: Gladu distribution Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo pour sa collaboration.Abonnement et publicité: (514) 596-10I7 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 121 $369 Imprimé au Québec NATIONAL Douteuse paternité progéniture tarée i, dans un restaurant, un serveur vous pose P la question suivante: «Quéce' que vous prenez oubedon un Coke?-», la probabilité qu'on vous apporte un Coke est très forte.temps à gaspiller aux urgences et sont prêts à payer pour passer avant les autres.Ça s'appelle poser des questions dont on a écrit les réponses.C'est le mandat reçu par Claude Castonguay dans le dernier budget libéral.«Dites-nous, mon bon monsieur à qui on donnerait le bon dieu sans confession, comment on pourrait faire de la place au privé en santé.», lui a sussuré Jérôme-Forget, parlant en lieu et place de lohn Jean Charest.Le monsieur se laisse complaisamment donner du «père de l'assurance santé» alors qu'il sait fort bien que ce n'est pas le cas.La contrefaçon a été mise à jour l'année dernière, entre autres par l'ancien ministre de l'Union nationale lean-Paul Cloutier et par Lucie Dagenais, représentante des syndicats au premier conseil d'administration de la Régie de l'assurance maladie.Depuis qu'il n'est plus ministre de la santé, ce qui fait quand même 34 ans, Claude Castonguay s'est recyclé dans le monde des affaires, les assurances en particulier.Une mine d'or, les assurances, là où les soins de santé font l'affaire (!) du privé, comme aux USA.Le 9 mai 2006, Claude Castonguay faisait une 324e intervention en faveur de la privatisation des soins de santé.Mis sur pied pour les besoins de la cause, le Groupe canadien pour un consensus en soins de santé regroupait, outre l'ancien ministre Castonguay, un autre ancien ministre québécois des affaires sociales, Claude E.Forget.Oui, c'est cela, le mari de la dame qui a confié son mandat à Claude Castonguay.Petit monde que celui-là, conseillé à droite par Mme Tasha Kheiriddin, vice-présidente executive et présidente par intérim de l'Institut économique de Montréal.Si sa paternité peut être mise en cause, on sait par contre quelle sorte de rejetons Claude Castonguay s'apprête à livrer dans son rapport.Le 16 mai 2006, Castonguay et sa fille, actuaire de son état elle aussi, témoignaient devant la Commission des affaires sociales.Voici au texte ce qu'elle déclarait, en digne fille de son papa : «.C'est vrai que les personnes les moins bien nanties sont les personnes qui vont être souvent les plus vulnérables et qui ont un état de santé, là, qui est souvent moindre, moins bien, là, que l'état de santé des mieux nantis, mais c'est aussi les personnes qui ont plus de temps à octroyer pour aller dans les urgences.Donc, il y a un coût marginal, là, qui est associé qui est moindre pour ces personnes-là à aller attendre dans les urgences.» Joanne Castonguay.Traduction libre en langage de monde : Les pauvres ont ben du temps libre, c'est pas grave de les faire poireauter dans les urgences.Mais les riches ont pas de Le monsieur se laisse complaisamment donner du « père de l'assurance santé » alors qu'il sait fort bien que ce n'est pas le cas.Toujours prompt sur la gâchette, Alain Dubuc s'en prenait récemment à ceux qui s'opposent aux visées des lérôme-Forget et des Castonguay.«La bataille pour l'intégrité du système de santé n'est pas menée par les simples citoyens, assez ouverts au privé.Elle provient surtout des milieux syndicaux et communautaires, appuyés par des universitaires radicaux.C'est bien davantage une bataille idéologique pour éviter des « reculs » de l'État, et une bataille corporatiste pour préserver les privilèges et les pouvoirs de ceux qui profitent du système tel qu'il est.Se battent-ils pour une meilleure médecine pour les Québécois?Absolument pas.» Voilà, c'est dit.Pierre Foglia, qui loge à la même adresse, rue Saint-lacques, prenait davantage la mesure de l'opération en cours.«Je me souviens d'avoir manifesté, au début des années 70, contre M.Castonguay.Il était déjà, à l'époque, en faveur d'un système de santé à deux vitesses.Bref, contrairement à ce que vous avez tous l'air de croire, M.Castonguay n'a pas inventé la social-démocratie, ni même l'assurance maladie, ^assurance maladie ne serait pas ce qu'elle est depuis 35 ans sans les pressions populaires du début des années 70.Je peux vous le dire, ce qu'il y aura dans le rapport de M.Castonguay.M.Charest aussi pourrait vous le dire.C'est bien pour ça qu'il l'a nommé.» Nous n'avons plus nos jambes du début des années 70, mais nous serons à nouveau dans la rue s'il le faut.En espérant que quelques jeunes viendront nous rejoindre.MICHEL RIOUX Le Couac, juillet 2007, page 3 les huit priorités de Johnny )ohnny nous dit (source: Radio-Canada) johnny nous cache Baisser les impôts.et tous les services.Ouvrir les premières cliniques privées affiliées au réseau public.puis faire fermer ce dernier.Dégeler les droits de scolarité et bonifier le régime de prêts et bourses.pour que les étudiantEs se gèlent et oublient leur dette.Éliminer la malbouffe dans les écoles.et les programmes avec.Revenir au bulletin chiffré dès septembre.pour faire oublier l'incompétence Créer une redevance sur les hydrocarbures.et laisser les pétrolières faire ce qu'elles veulent.Régler le dossier des conseils d'agglomération.fusionnement aggloméré pour défusionner la fusion?Faire adopter une loi sur les armes à feu semi-automatiques.pour imiter Ottawa et se tirer avec l'argent de l'éducation et de la santé.GUILLAUME BEAULAC Interdiction par procuration «lis ont mis des pancartes avec des chiens barrés de rouge juste parce qu'ils ne pouvaient pas mettre des pancartes avec des punks barrés de rouge ».Pertinente remarque d'un punk, rapportée dans La Presse du 7 juin (une fois n'est pas coutume), a propos de l'interdiction de la présence de chiens a la place Émilie-Gamelin et au parcViger.Question de sensibilité À la dernière vente trottoir de la rue Mont-Royal, on distribuait dans de beaux sacs de plastique rouge et blanc, le fleuron médiatique du Québec, l'inénarrable journal de Montréal.« Désolé, c'est juste pas assez doux pour se torcher avec.», aurait répliqué un passant.Mais la majorité l'acceptait avec le sourire.Vient-on de découvrir un lien entre la sensibilité intellectuelle et la sensibilité épider-mique?Fusion~défusion~confusion Les Anglais avaient-ils raison ?PAR CLAUDE G.CHARRON On est tout autant maso à se délecter des discours moralisateurs des Pratte et Lysiane dans La Presse que de ceux des Barbara Kay et lane Wong dans les journaux du ROC Ma principale auto-flagellation de novembre a justement été de me pencher sur les élucubrations de ces deux scri-bouilleurs, un jour expliquant pour la millième fois aux Anglos « What does Quebec wants, et se fendant en quatre le lendemain pour faire tI comprendre aux Québécois combien il est douillet de .«q; rester dans le plus r^*5 meilleur pays du vAA*"* monde.Hormis notre Lysiane nationale, il est rarissime que The Gazette s'intéresse aux écrits d'un chroniqueur de La Presse.Mais quand l'un d'entre eux se permet de pondre une prose complimentant le flaire des Anglos, on ne peut passer ça sans se péter les bretelles.Ça s'est produit le 7 juin avec l'édito Montreal Island needs some stability.On y réagissait à deux chroniques d'Yves Boisvert, la première du 4 juin : « Les Anglais avaient raison » ; la suite le surlendemain : « Les Anglais avaient raison (bis)», deux occasions où Boisvert cherche à nous convaincre que les Anglais avaient raison de s'opposer aux fusions municipales.Mais la question se pose.Dans un dossier aussi alam-biqué, Boisvert a-t-il raison de donner raison aux Anglais?Quelle belle occasion pour casser du sucre sur le dos de Louise Harel, jugée grande responsable de ce qu'on appelle ici «an enormous fiasco».Occasion d'autant plus propice que, dans le second texte, l'ex-ministre répond au questionnement de Boisvert.«Après des années d'un silence plus surréel que dogmatique, s'exclame l'éditorialiste, une haut-gradée du Parti québécois offre enfin une explication tout aussi oiseuse for the one-island one city scheme» Autant Boisvert tente de cerner la question avec nuance, plaçant une grosse part du bordel actuel sur le dos du gouvernement Charest, autant la Gazette ne pointe comme seuls responsables du gâchis « les péquistes qui auraient ainsi recréé l'équivalent municipal de la grosse trappe que constitue leur projet d'indépendance».Les nuances de Boisvert Dans son premier texte, le chroniqueur admet que le grand argument pro-fusion n'était pas la possibilité de diminuer le coût des services à partir du principe des économies d'échelle, mais « la cohérence administrative et politique qui émergerait de la ville unifiée.«Montréal parlerait enfin d'une seule voix sur le plan international.Et puis, plus concrètement, on allait uniformiser la réglementation sur tout le territoire.» Selon Boisvert, la sauce a mal tourné et c'est principalement dû à Jean Charest.« Non seulement les défusions ont compliqué le problème, mais on a créé toute une série de mairies d'arrondissement à l'intérieur de l'ancienne ville de Montréal.On a donc découpé et démultiplié ce qui autrefois était centralisé.» Boisvert rappelle que «les médias francophones étaient largement favorables ou indifférents aux fusions» (et que) plusieurs ont présenté comme un combat d'arrière garde l'opposition de la communauté anglophone de Montréal.Comme une lutte mesquine pour le maintien des privilèges historiques mêlé d'un repli identitaire.(.) II y avait cela indéniablement » de conclure Boisvert.La mauvaise foi de The Gazette Le journal ne lance pas que des fleurs à Boisvert car on n'a pas apprécié qu'il dise que le repli identitaire était indéniablement présent dans l'opposition aux fusions.On lui rappelle qu'il a dû se repencher sur le sujet suite à une avalanche de courriels.Et qui lit La Presse, sinon les francophones?Il est certain que ce ne sont pas nos West-islanders qui ont ici communiqué leur ras-le-bol, mais bien des personnes d'une certaine «classe moyenne», aujourd'hui tant courtisées par nos partis, des personnes vivant à Saint-Bruno et à Boucherville par exemple et qui pensaient bien qu'elles allaient retrouver leur bien-être d'antan en allant voter du bon bord le 21 juin 2004.Au lendemain de ces « référendums sur les démembrements», Henry Aubin écrivait dans Tne Gazette que les résultats démontraient que, plutôt que linguistique, le clivage en était un entre propriétaires et locataires, les villes ayant une forte proportion de propriétaires ont été celles qui ont voté oui.Grande tartuferie que de tels propos ! Et qui continuent ! Qui, d'année en année et en grande majorité, se sont réfugiés dans ces villes-dortoirs cossues, sinon nos bons «Anglais de souche»?En ce domaine, la Révolution tranquille n'a pas changé grand-chose : nous sommes encore un peuple de locataires.La réforme Harel visait à ce que, comme partout ailleurs dans le monde, ne soient plus pénalisés les proprios ayant résisté à l'attrait des villes périphériques.Nos Anglos de l'ouest de l'île allaient voir augmenté leur compte de taxes, mais ils devaient en retour y gagner par une présence directe de leurs élus à l'Hôtel de ville de Montréal, ce que la Communauté urbaine de Montréal ne pouvait leur procurer et ce qu'aucun conseil d'agglomération, quel que soit son éventuel aménagement, ne pourra jamais leur accorder.En lieu et place, le bordel.Merci Patapouf.Harel aurait dû relire Machiavel Lucien Bouchard avait donc finalement obtempéré au désir de Géranium 1er, désir initié jadis par Drapeau le Grand.De «mauvaises langues» colportent que sa décision a fortement été teintée par les résolutions partitionnistes que plusieurs conseils de villes du West-Island avaient adoptées au lendemain du référendum, les dirigeants de ces villes ayant oublié qu'ils ne formaient que de simples administrations municipales.Suite page 4: les anglais LES REPUS ET LES EXCLUS Le Couac, juillet 2007, page 4 Le G8 vaut-il le déplacement?1 Alors que le G8 tenu à Heleigen-damm en Allemagne se termine sous le signe de la bonne entente généralisée sur le climat et l'Afrique, on peut se poser la question de l'importance de ces réunions et de la pertinence d'aller y manifester.Qu'est-ce que le G8?Créé en 1975 par le président français Valérie Giscard d'Estaing, le G8 a commencé par réunir six grands chefs d'État (donc un G6) au château de Rambouillet pour discuter «autour d'un feu» des affaires du monde.L'année suivante ils ont eu la bonne idée d'y inviter Trudeau, ce qui faisait un joyeux luron de plus avec Aldo Moro et Gerald Ford qu'on imagine déjà comme de sacrés farceurs.Ce premier G7 était organisé par les États-Unis.à Porto Rico.En 1998, le regretté Boris Elstine a été jugé un buveur suffisamment solide pour être admis dans le groupe et pour rejoindre ses amis Chrétien, Chirac et Clinton au premier G8 tenu à Birmingham.Avec le temps, les médias ont développé un traitement de cet événement et on assiste maintenant à des déclarations finales, à de l'information qui coule, à des rumeurs sur les négociations entre les différents chef d'États, etc.En fait, toutes les discussions se tiennent à huis-clos et personne ne sait vraiment ce qui s'y déroule.À la limite, il pourrait n'y être question que de la température de chaque pays ou de la qualité des repas qu'on y sert que nous n'en saurions rien.Contre le G8 Vers la fin des années 90 et au début des années 2000 (particulièrement avec le G8 de Gênes en 2001), une nouvelle tradition semble s'établir en parallèle du G8: les manifestations contre sa tenue.En effet, avec les sommets de l'OMC et ceux tenus à Davos, les rencontres du G8 sont une représentation du genre de mondialisation que les altermondialistes veulent combattre.Le G8 est particulièrement odieux à toute personne qui lutte contre l'impérialisme.Il s'agit d'une rencontre organisée sans mandat ni représentation claire dans une instance inexistante démocratiquement et qui mène à des effets bien réels dans la politique internationale.Ce groupe des puissants n'est justement qu'une démonstration de l'arbitraire du pouvoir et de la démesure de représentants élus qui se prennent pour le cartel présidant au destin d'un empire mondial.Est-ce vraiment le cas?Serait-il possible en fait que le G8 ressemble en tout point à une cour royale sans en détenir le pouvoir?Si on jette un œil aux rencontres précédentes de ce fameux sommet peut-on vraiment dire qu'elles sont parvenues à modeler la politique internationale?Ne pourrait-on y voir en fait qu'une simple politique de « gentleman's club » (où l'on accepte parfois une femme) où il y a « concertation » certes, mais pas de décision.Bien lire les petits caractères Les frais de scolarité augmentent?Pas de problème, l'armée vous propose de les payer, et de vous payer! Seul petit hic: vous devez vous enrôler pour les cinq années suivant vos études.Les nouveaux habits de l'empereur Regardons, par exemple, les événements majeurs de Heleigendamm : il n'y a aucune date, aucune quantité précise et aucun véritable projet de traité pour l'entente sur le climat.Du côté des 60 milliards pour les maladies africaines, Oxfam, Action-AIDS et UNAID (qui ne sont pas reconnues pour être des organisations radicales) ont déjà signalé que le montant était insuffisant et qu'il s'agissait d'une vieille promesse jamais tenue.Dans le cas du bouclier anti-missile, il est d'ailleurs plus question d'une «proposition» de Poutine que d'un accord réel.Les véritables décisions, les vrais gestes seront donc posés au niveau national ou dans les structures internationales (ONU, OMC, BM.FMI).En plus de ne pas prendre de véritable décision, on peut douter que le G8 compte parmi ses membres les pays qui sont réellement les plus importants au niveau de la géopolitique actuelle.Où sont, par exemple, les «émergeants».Des quatre pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) que Goldman Sachs désignait en 2003 comme les pays qui domineraient l'économie mondiale d'ici 2050, seulement la Russie est présente.De tous les continents en dehors de l'Europe et de l'Amérique du Nord, on invite parfois quelques présidents africains pour prendre le thé et pleurer sur le sort de l'Afrique.Le G8 procède d'une vision du monde qui ne reflète pas les différentes puissances qui sont réellement en présence.On pourrait donc voir chaque conférence du G8 comme l'empereur du comte d'Andersen présentant ses habits neufs à son peuple.Le pouvoir du G8 ne tient que dans le rituel qui y est pratiqué et non dans la réalité d'un exercice de prise de décision.En dépensant des sommes importantes et beaucoup d'énergie à aller protester contre ce pouvoir, le mouvement altermondialiste renforcerait-il l'aveuglement de nos concitoyens quant à la nudité de nos empereurs?Pire, en les transformant en manifestants violents et enragés, l'empereur ne renforcerait-il pas sa capacité à en faire des ennemis de plus en plus importants et à rallier l'appui de l'opinion publique qui rejette presque systématiquement les gestes de violence?Il est essentiel pour le mouvement altermondialiste de trouver une direction, un objectif.Il y aura des rencontres du G8 à chaque année, notre stratégie est-elle d'y manifester pour les prochains 20 ans, probablement dans une escalade de répression?Avons-nous un objectif à long terme qui nous permettra de souligner nos succès lorsque nous en avons?Serait-il possible, par exemple, de mieux utiliser la couverture médiatique de ces manifestations?Nous pourrions mettre en avant certains leaders (ou certains groupes) du mouvement altermondialiste qui pourraient répondre à ceux qui prétendent gouverner le monde.Mieux encore, nous pourrions commencer à proposer des alternatives.SIMON TREMBLAY-PEPIN 1 Largement inspiré d'un séminaire donné par Henning Melber au Center for Civil Society à l'Université du Kwa-Zulu-Nalal de Durban et de son article The G8, Africa, and NEPAD: The emperor's new clothes at Heileigendamm.Seulement un jeu ?L^Flames proposera aux joueurs d'in- -.—-¦-J earner, dans un futur hypothétique qui nous est proche, des mercenaires -qui ont l'air très très cool avec leurs gros fusils, leurs tatous et leur air méchant.Ceux-ci sont engagés pour exécuter diverses missions au Venezuela pour contrer un dictateur qui a pris le contrôle du pétrole.Le joueur affrontera donc « un tyran assoiffé de pouvoir qui veut s'approprier les réserves pétrolières vénézuéliennes» ce qui déclenche «une invasion qui transforme le pays en zone de guerre » ; le parallèle avec la perception de Chavez chez les copains du Pentagone est sérieusement troublante, et la situation inquiète même certaines organisations, dont le gouvernement de Chavez.À quand la véritable invasion?La tactique est certes moins abrupte que celle du jeu America's Army de l'armée états-unienne - un jeu qui sert clairement de campagne de publicité et de propagande.Après avoir demandé à Ubisoft, une compagnie présente à Montréal d'en faire une adaptation, il semble que le Pentagone se lance dans des produits dérivés d'anticipation invasive.GUILLAUME BEAULAC Chasse à l'homme Devenue une priorité pour de nombreux pays européens, la chasse aux clandestins se dote de moyens de plus en plus sophistiqués.Chaque semaine, des bateaux disparaissent au large de l'Espagne, de l'Italie ou de Malte, font naufrage, des corps sont repêchés, on retrouve des clandestins vivants accrochés en pleine mer à des cages d'élevage de thons, sans parler des occasions où l'arraisonnement fait couler les embarcations.Devenue une priorité pour de nombreux pays européens, la chasse aux clandestins se dote de moyens de plus en plus sophistiqués.En 2004, naissait Frontex «Une Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne (.) créée pour améliorer la gestion intégrée des frontières extérieures des États membres de l'Union européenne.»1 Il faut dire que l'Espagne, entre autres, se plaignait depuis longtemps de devoir gérer seule les quelques 30 000 immigrants clandestins (surtout d'origine africaine subsaharienne) débarqués annuellement sur les côtes de son archipel très touristique, les Iles Canaries.Mais Frontex avait beau permettre de mette en commun le savoir-faire de plusieurs pays européens pour la lutte contre l'immigration clandestine, il ne comportait pas de volet opérationnel.Jusqu'à juillet dernier, jusqu'à ce qu'une proposition vienne modifier les conditions de base de Frontex.Ainsi, comme l'indique le texte de la proposition: «Compte tenu des situations critiques auxquelles plusieurs États membres sont confrontés en cas d'afflux massif d'immigrants clandestins par voie maritime, il est jugé nécessaire de renforcer encore la solidarité dans ce domaine entre les États membres et la Communauté par la création d'équipes d'intervention rapide aux frontières.» Solidarité pour les uns, rejet pour les autres.Ces nouvelles mesures on eu en effet pour conséquence première de faire prendre plus de risques aux immigrants qui traversent la Méditerranée.Pour échapper aux contrôles, ils se retrouvent souvent à faire jusqu'à 500 km en haute mer.Et qui dit haute mer sur un rafio dit naufrage.Avant même que ne soient mises en place les nouvelles structures de Frontex, Khalil Jemmah, président de l'association des familles des victimes de l'immigration clandestine (Afvic, Maroc) estimait que «4 000 clandestins (.) étaient morts entre 1997 et 2004 au large des côtes marocaines».Et durant les sept premiers mois de 2006, ce sont près de 700 morts par noyade ou pour cause d'épuisement qui ont été repêchés au large des Iles Canaries2.Aujourd'hui, donc, Frontex bénéficie d'avions qui survolent la mer, équipés de rayons infra rouges afin de laisser aucune chance à tous ceux qui s'entassent dans de maigres embarcations pour jusqu'à 10 jours d'une traversée éreintante.Frontex peut aussi compter sur la coopération de certains pays d'Afrique.Ainsi, le Sénégal, d'où partent la majorité des clandestins, apporte son aide dans la traque aux candidats à l'immigration clandestine au sol afin d'empêcher les embarcations de quitter les côtes.Frontex a de plus fourni au gou- vernement sénégalais quatre navires, des vedettes rapides et un avion auxquels l'Espagne a ajouté deux autres vedettes, un avion de surveillance et un hélicoptère.3 Le gouvernement sénégalais agit également en diffusant à la télévision les arraisonnements de pirogues effectués par les autorités, dans le but de dissuader les jeunes de prendre la mer au risque de leur vie.Du côté de la France, Bernard Kouchner, heureux nouveau ministre des affaires étrangères du gouvernement sarkozien (sic) a pour sa part sévèrement critiqué l'immigration clandestine lors de sa récente visite au Mali.Il a déclaré « Même si je comprends les raisons de l'immigration clandestine, je ne les approuve pas» (Libération, le 8 juin 2007).On peut se demander quelles raisons il n'approuve pas: la pauvreté, la Françafrique?Il a ajouté: «Il faut que les retours soient acceptés, car la France ne peut accepter toute la misère du monde » Pas mal, quand même, pour l'ancien fondateur de Médecins sans Frontières.Il apparaît de plus en plus clair que les pays de l'Europe du Nord ne comptent pas s'embarrasser du fardeau de l'immigration clandestine.Ils prennent donc soin de leur image et sous-traitent de plus en plus le refoulement des migrants aux pays du Sud.Au Maroc, par exemple, pays qui participe vaillamment à ce que l'on appelle « Pexternalisation » de la migration en effectuant des rafles visant à refouler vers l'Algérie les populations migrantes.Mais comment un pays africain peut-il en arriver à accomplir les basses œuvres de ceux situés plus au Nord?Tout simplement en subissant suffisamment de pressions économiques et diplomatiques.4.Au Maroc encore, ou du moins tout près, les enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla sont le lieu de véritables chasses à l'homme.En octobre 2005, au moins 10 personnes ont en effet été exécutées alors qu'elles tentaient de passer du Maroc en terre espagnole en rejoignant Ceuta ou Melilla.Et pour un exemple connu, combien de personnes tombées dans l'anonymat?Si l'Espagne et l'Italie ont opté un temps pour la régularisation massive des illégaux installés sur leur territoire, elles se sont vu vertement critiquées par les autres membres de la communauté européenne.On les a accusées d'avoir créer un «appel d'air»5 difficile à contenir.Tout comme les États-Unis et leur mur de la honte, l'Europe tente ainsi d'édifier une forteresse permettant de tenir à distance toute immigration non choisie, mais il est difficile d'envisager de barricader les côtes et les plages.Il est vrai qu'une pirogue débordant de clandestins qui arrive alors qu'on est tranquillement en train de bronzer au Club Med, ça fait quand même un peu désordre.ISABELLE BAEZ ¦HI |HF 7>^p •r^viïjgr 1- Tiré du site Europa de la communauté européenne: http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l33216.htm 2- Voir à ce sujet le documentaire sur Frontex: http 7/www.vodeo tv/4-69-4129-frontex-l-europe-contre-les-clandesti ns.html ?visu=4129 3- Renseignements tirés du site de RF1 : http //www rf i fr/actufr/articles/08 l/article_46122asp 4- Voir l'excellent article à cette adresse : http //www.vacarme.eu org/article1312 html 5- Propos de Sarkozy alors qu'il était encore ministre de l'intérieur Les anglais suite de la page 3 En confiant à Louise Harel la responsabilité d'annexer à Montréal les 27 villes encore indépendantes de l'île, Bouchard faisait d'une pierre deux coups: 1.il coupait l'herbe sous les pieds des partitionnistes 2.il copiait ce qui avait été réalisé en 1998 en Ontario.Sans coup férir.Et ça marche! Ainsi, Toronto ne compte maintenant qu'un maire et quarante-quatre conseillers.Avec une population qui dépasse le million par rapport à Montréal ! Comme bilan de son passage aux Affaires municipales, Louise Harel s'est dite fière « que les villes qui ne font pas de logements sociaux paient (maintenant) pour celles qui en font.» Très petite victoire ! L'ex-ministre aurait peut être dû s'inspirer de bon vieux Machiavel qui, dans Le Prince, démontre que celui-ci est toujours placé devant une alternative.« Il y a toujours une bonne et une mauvaise solution.Le malheur veut que la bonne sur le plan moral soit souvent la mauvaise sur le plan politique et inversement.» Machiavel nous dit que, si certaines réformes sont nécessaires, encore faut-il les mener à bon port.Trop de fusions municipales ont été accomplies dans un même mandat du PQ.Bouchard aurait dû prévoir qu'à prendre de trop grosses bouchées, on risque fort de s'étouffer. INTERNATIONAL Le Couac, juillet 2007, page 5 De mai 68 au «Grenelle de l'environnement » À quelques jours des législatives qui ont eu lieu le 10 juin dernier en France, Nicolas Sarkozy a proposé la tenue du «Grenelle de l'environnement» au mois d'octobre 2007.Cette annonce jumelée à la reconversion rapide d'Alain Juppé* en «super-ministre» de l'écologie a pris tout le monde par surprise.Sarko est-il devenu écologiste?Le milieu de l'environnement en doute.Les écologistes devront affronter le «loup dans la bergerie».Le défi est immense et les risques énormes.Ce «Grenelle de l'environnement» est une négociation quadripartite réunissant l'État, les entreprises, les syndicats et les associations en environnement.Les grands sujets traités s'articuleront autour des six thématiques suivantes: changements climatiques, biodiversité, santé et pollution, agriculture, gouvernance et institutions, mode de développement et emploi.Un rassemblement de cette ampleur sur les questions liées à l'environnement est du jamais vu en France et serait même une première en Europe.Dans l'ombre de mai 68 Le terme de Grenelle pour qualifier cette super négociation remonte à un événement qui a pris place en pleine crise de mai 68.À l'époque, après deux jours de négociation, les représentants du gouvernement Pompidou, des syndicats et des organisations patronales ont signé, le 27 mai 1968, les Accords de Grenelle dont le résultat fut une augmentation de 25 % du SM1G (salaire minimum interprofessionnel garanti qu'on a reconverti plus tard en SMIC - salaire minimum interprofessionnel de croissance) et de 10 % en moyenne des salaires réels, ainsi qu'une baisse du temps de travail à 40 h par semaine.Ces accords rejetés par la base, la crise sociale et la grève continuèrent.Pour mettre fin à cette crise politique, le Général de Gaulle a dissout l'Assemblée nationale et provoqué des élections qui ont mené au triomphe des gaullistes, le 30 juin 1968.Le nom de Grenelle est tiré du lieu où se négocièrent les Accords, au ministère du Travail situé rue de Grenelle à Paris.Le défi Ce Grenelle sera incontestablement un tournant décisif de la politique environnementale française des cinq prochaines années.Les associations ont posé leurs conditions de participation : Aucun sujet tabou: Les associations veulent participer à l'élaboration de l'ordre du jour sur les enjeux tout aussi essentiels que les changements climatiques, la biodiversité, l'agriculture, la pêche, la réforme de certaines institutions ou l'intégration d'indicateurs écologiques pertinents dans la comptabilité nationale et les biens communs mondiaux dans le cadre des négociations internationales, etc.Elles s'engagent à présenter des propositions concrètes, à la hauteur de leurs ambitions et des changements à faire.Une vraie négociation : Les associations refusent de prendre part à une nouvelle grande conférence de l'environnement qui n'aboutirait qu'à des déclarations vertueuses.Il ne s'agit pas de porter un éniè-me diagnostic sur la gravité de la crise en environnement mais d'envisager les solutions même lorsque celles-ci remettent en cause certains modes de production, de consommation et font intervenir de nouveaux acteurs sociaux .Une ouverture internationale: L'impact international des politiques françaises devra être intégré.La question de la dette écologique de la France et les politiques d'aide aux pays en développement afin de réduire leur propre dette écologique devront être franchement abordées.Une obligation de résultat: Toute mesure décidée au Grenelle devra bénéficier d'un calendrier et d'une garantie de moyens (budgétaires, administratifs, humains.etc.) pour sa mise en oeuvre.Les risques Sarkosy n'est pas un apôtre de l'écologie.Il a très bien insufflé à son administration le concept de diviser pour mieux régner.Le milieu environnemental français à tout à gagner ou tout à perdre.Pour que le Grenelle soit un succès, les associations écologistes devront faire front commun et parler d'une même voix.La division, où chacun tirant la couverture de son côté pour négocier ses propres intérêts, serait une pure catastrophe.Cela mènerait au pire résultat, soit un affaiblissement pour un temps certain du mouvement associatif.Le milieu écolo serait rapidement jugé comme inorganisé et incapable de dialoguer et de construire.L'automne écologiste sera « chaud » en France.Souhaitons que les associations démontreront que le milieu environnemental est mature et en mesure d'influencer les décideurs pour mettre en place les fondements d'une société écologiste.Sinon, le «Grenelle de l'environnement» ne sera qu'une habile opération de communication d'un gouvernement qui sait fort bien manipuler l'opinion publique en jetant le discrédit sur les écologistes.« Sarkoland » pourra alors s'échafauder sans trop d'emmerdements ! 25 MM: - 3 'BEI i@6)Ël CLODE DE GUISE • Juppé n'aura pas fait long feu comme super ministre de l'environnement au sein du gouvernement sarkosiste.Il s'est fait battre à Bordeaux, lors des élections législatives du 17 juin.La règle du jeu mise en place par Sarko est que tout ministre battu doit obligatoirement démissionner.jean-Louis Borloo devient le Minsitre de l'Environnement et le no 2 du gouvernement C'est l'ex-avocat de Bernard Tapie.Dans les années 90, il a fait partie de Génération Écologie qui était dirigée par Brice Lalonde, le fondateur des Ami(E) de la Terre en 1971.11 y a deux ans, Borloo a pris la tête du parti radicale Valoisien.Un groupuscule de droite, rattaché à l'UMP, composé de notables de province, généralement catholiques.Borloo est un être très imprévisible.L'avenir nous dira comment le vent tournera en environnement en France Chronique « le Nord et le Sud » Le Couac, ne reculant devant aucune terre inhospitalière pour vous informer, a envoyé au péril de leur vie deux de ses correspondants à l'étranger couvrir les antipodes du globe pour vous.C'est ainsi que durant les prochains mois, Ulysse Bergeron nous écrira du Nunavut canadien et Ève-Lyne Couturier de l'Afrique du Sud.Le concept?Un thème leur est imposé à chaque mois, et le lecteur du Couac se régale du choc des cultures, des contrastes et des dizaines de degrés Celcius qui les séparent! Oups ! «En raison de la fonte accélérée de la banquise due aux changements climatiques, la chronique "Nord" a coulé par le fond ce mois-ci.» Culture Les réserves.vous connaissez?Ces territoires où l'on se donne la permission d'abandonner des populations entières, mais qu'on justifie de BrmW façon boiteuse par une SJLSîHv relecture historique rapide de la colonisation ?L'Afrique du Sud a longtemps perfectionné ce genre de choses, y travaillant comme on travaille sur une œuvre d'art.Ainsi, lorsque l'Apartheid a été mis en place officiellement, les réserves sont devenues des semi-pays semi-autonomes, nommés Bantustans, desquels l'Afrique du Sud se lavait les mains.Ces arrières pays pesaient comme une menace sur les populations noires urbaines.Les autorités pouvaient, d'un seul avertissement, les condamner à «retourner» à «leur» pays que beaucoup n'avaient jamais connu, mais qui correspondait à leur origine ethnique, leur groupe linguistique.C'était aussi l'occasion de disloquer des familles en envoyant les hommes au loin travailler «pour vrai» pendant que les femmes et les enfants restaient en arrière pour essayer de survivre.Le capital n'était que trop heureux de payer les travailleurs un salaire de misère qui leur permettait de survivre tout en envoyant le (maigre) montant restant loin là-bas.La population noire écartelée entre l'urbanité du travail et la ruralité de la famille permettait aussi à des cultures particulières d'émerger.D'un côté, une certaine partie de l'administration blanche encourageait l'expression des spécificités pour bien marquer la différence et d'une certaine manière justifier la ségrégation.Par contre, pour que ce soit toléré, il fallait que tout cela reste dans les limites du système et que la contestation n'existe pas ou du moins, ne soit pas apparente.De l'autre côté, l'art a été une part importante de la lutte pour la libération.Les traditions orales africaines permettaient aux hommes des mines et des usines d'exprimer leur aliénation et leur mécontentement par des concours lyriques.Avec le temps, les insatisfactions se reconnaissaient et pouvaient se coordonner dans la lutte.Les formes ont aussi évolué au contact des autres cultures, africaines et indiennes, particulièrement au niveau musical.Le jazz sud-africain a cette richesse de mouvements et de communications que permet la diversité des groupes ethniques en présence dans le pays.Les langues officielles reflètent cette division archaïque du territoire.Conséquemment, il y en a 11 (en plus d'une bataille pour que la langue des signes devienne la douzième).Les chaînes publiques sont aussi multiples, au nombre de trois.À partir de 17h00 se succèdent les nouvelles du pays dans toutes les langues possibles (et la plupart du temps signées).Les soapies, leurs Virginie locaux, sont aussi multilingues, avec sous-titres anglais pour accommoder tout le monde.Cette originalité ne cache pas la banalité du propos qui traite, ici comme ailleurs, de la vie et des tourments de cette classe invisible de gens riches et glamours.Au moins, sont-ils surtout Noirs.La musique, le théâtre, la danse et la littérature ont aussi connu un boom incroyable une fois que les artistes n'avaient plus besoin de s'exiler pour être honnête.Bien entendu, nous assistons à une multitude de créations d'œuvres qui contribuent aux mythes du passé et aux sacrifices du parfait petit héros, ou alors à des adaptations grand public des classiques avec une petite saveur locale.La quotidienneté a pourtant évolué en d'autres tragédies qui se vivent et qui se racontent.Suffit de reconnaître les narrateurs de la nouvelle Afrique du Sud.ÈVE-LYNE COUTURIER Impasse «Ça ne durera pas éternellement.»' PAR SIMON TREMBLAY-PEPIN AVEC LA COLLABORATION D'EVE-LYNE COUTURIER Dennis Brutus, poète et activiste sud-africain, regarde sa troisième bière d'un air dubitatif avant de continuer.Le restaurant indonésien est minuscule, la dizaine de personnes qui sont venues directement de la conférence sur le G8 jusqu'ici le remplissent.Nous finissons nos assiettes de nouilles épicées alors que mes questions se font plus directes: «D'accord, mais pourquoi regarderaient-ils ailleurs?Pourquoi sortiraient-ils du giron de l'ANC?» «Quand tu ouvres le robinet et que l'eau ne coule plus parce que tu as dépassé ton quota.Quand on coupe ton électricité parce que tu n'es plus capable de la payer.Quand le fait même de survivre est devenu difficile, tu vois bien qu'il y a quelque chose qui ne marche plus.» Il se lève alors que le patron emporte tranquillement les plats vides.)e précise: «Comment feront-ils le lien entre leurs problèmes quotidiens et le parti au pouvoir depuis plus de 15 ans?» «Cette grève-ci les aidera.Ce n'est pas rien, la fonction publique aujourd'hui et demain les taxis vont s'y mettre.Les gens vont bien voir que les vieilles alliances ne tiennent plus et que nous ne sommes plus sous la présidence de Mandela.Le charme qui s'est rompu pour les activistes il y a plusieurs années se rompra bientôt pour le peuple en général.» Alors que Dennis quitte avec d'autres camarades, Patrick Bond, que nous étions venu rencontrer, promet une entrevue en compagnie d'Ashwin Desai et de Shannon Walsh dans un autre restaurant.C'est la quatrième fois que nous tentons de rencontrer Patrick.Sa générosité exemplaire a fait que nous l'avons croisé lors de nombreux événements où il nous a invité.Par contre, sa désorganisation, propre à tous ceux qui font trop de choses en même temps, a fait que par trois fois il a dû nous quitter avant que nous puissions lui poser des questions.Cette fois nous le tenons, mais pour maximiser l'entrevue il a convié Chris Lee, journaliste de la Radical History Review, à faire l'entrevue en duo.On est loin du classique face-à-face qu'on attend d'une entrevue.Peu importe, Patrick Bond qui mélange les trois fonctions d'auteur, d'activiste et d'intellectuel vaut le coup d'essayer.Shannon et Ashwin ont passé la journée en réunion avec les pêcheurs dont on veut privatiser le port.Shannon revient à peine d'Allemagne où elle assistait au G8.Il sont tous les deux fatigués et affamés.Assis sur la terrasse d'un restaurant presque vide et sur le point de fermer, ils dévorent des plats indiens en sauces alors que Chris lance les premières questions à Patrick et Ashwin.Ce dernier, pose tout de suite un décor plus grand que nature.Comme les questions de Chris visent particulièrement le lien entre activité intellectuelle/scientifique et activisme, Ashwin en profite pour tracer un portrait de Patrick et lui en archétypes respectifs du socialiste et de l'autonomiste.Le repas est à peine fini que tout le monde a un double whisky (« Le moins cher et avec beaucoup de glace») à la main.Voyant les périls des vieux débats rouges/noirs j'essaie de reprendre sur un thème proche, mais qui nous fera, j'espère, changer de direction : les objectif de la gauche sud-africaine et son futur.« Si nous avons connu tant de défaites et de reculs au cours de dernières années, lance Patrick, c'est à cause de l'absence d'un parti ouvrier et populaire organisé pour répondre aux attaques contre les travailleurs.Ni l'ANC, ni le parti communiste sud-africain, qui forment pourtant l'alliance actuellement au pouvoir, ne représentent cette gauche.Au contraire, ce sont ceux-là mêmes qui sont responsables des réformes néo-libérales que nous avons combattues et que les plus pauvres subissent à l'heure actuelle.» Suite page 6: impasse BLOC-NOTES Le Couac, juillet 2007, page 6 INTRODUCTION A L'ETHIQUE 12H/12 : LA NATURALISATION DE L'ETHIQUE Pour conclure cette série, partons d'un problème particulièrement intéressant (et difficile!) que l'on rencontre sur la route aujourd'hui très fréquentée de la naturalisation de l'éthique: celui de rendre compte, dans le cadre évolutionniste, de comportements altruistes (ou en apparence altruistes).Darwin pensait la sélection naturelle au niveau individuel et il n'est pas facile du tout d'expliquer à ce niveau pourquoi un individu peut se sacrifier pour un ou des autres.Prenez par exemple ces femelles stériles des colonies d'insectes qui ne se reproduisent pas et qui passent plutôt leur vie à s'occuper des filles mises au monde par leur mère: comment expliquer ça?Si la survie et la reproduction d'un individu sont premiers et déterminants, ces facteurs devraient limiter ou même interdire l'altruisme et, en conséquence, on devrait observer dans l'espèce l'omniprésence de l'égoïsme.Ce n'est pourtant pas le cas, comme le montre l'exemple de ces insectes.En fait, comme le faisait déjà remarquer avec finesse l'anarchiste Pierre Kropotkine dès 1902 dans L'Entraide, la coopération au sein d'une espèce est une chose extrêmement répandue.Mais Kropotkine, lui non plus, ne pouvait donner une explication satisfaisante du phénomène qu'il mettait en évidence contre les manifestations d'égoïsme sur lesquelles insistaient d'autres biologistes — parfois pour justifier le capitalisme et la concurrence, comme on l'a vu dans la chronique précédente.Devant ces difficultés, on peut comprendre pourquoi, tournant le dos à toute naturalisation darwinienne de l'éthique, bien des gens, pointant du doigt les nobles comportements et sentiments humains altruistes qui sont au cœur de la moralité, ont conclu qu'ils sont la preuve de la transcendance de la morale — voire même de son origine divine.La naturalisation darwinienne de l'éthique rencontre donc de graves pro- blèmes.Mais comme on sait, à la sélection naturelle telle que formulée par Darwin — et qui a été pendant plusieurs décennies équivalente à la «théorie de l'évolution» — a récemment succédé la théorie néo-darwinienne , beaucoup plus vaste : celle-ci va permettre beaucoup mieux de comprendre l'altruisme et montrer qu'il est pensable évolutive-ment parlant.C'est donc elle qui va donner la clé de l'énigme et permettre de donner réponses naturalistes aux questions de l'origine de la moralité.Caricaturons un peu.La synthèse néodarwinienne nous invite à recentrer l'analyse non plus sur le seul individu, mais sur ses gènes.En aidant (par un comportement altruiste) des porteurs de certains des mêmes gènes que lui, un individu permet en fait à un certain pourcentage de ses propres gènes de survivre.En 1964, W.D.Hamilton résolvait ainsi l'énigme des insectes stériles.Étonnamment, la stérilité de l'insecte est un bon moyen de propagation de certains de ses gènes, dans la mesure où elle contribue à la reproduction de ses sœurs.On mesure la portée de cette idée si on la transpose aux humains et à la moralité.Depuis quelques décennies, la somme de travaux en ce sens est fabuleuse et ce qu'on y découvre est absolument fascinant.On peut aujourd'hui considérer que le fait de l'altruisme biologique issu de processus évolutifs est solidement établi aussi bien sur le plan théorique que sur celui des données empiriques.Et partant de là, les travaux se sont multipliés — parfois dans de très vives controverse, il faut le dire, même si on ne pourra pas s'y attarder ici.C'est ainsi que dès 1975, renouant avec l'inspiration de Kropotkine, E.O.Wilson, un spécialiste des insectes, crée une nouvelle et polémique discipline, la sociobiologie, dans le cadre de laquelle il cherche à expliquer, à l'aide de la biologie, des comportements et phénomènes humains aussi divers que l'agression, les différences entre les genres sexuels, et, bien entendu, l'éthique.Ainsi encore des travaux passionnants qui sont menés sur les prémisses de la moralité des humains qu'on peut observer chez les grands singes.Par ailleurs, l'approche évolutive en psychologie est désormais florissante et suggère des explications naturalistes et évolution-nistes pour un vaste éventail de croyances et de comportements humains — depuis la violence jusqu'au nationalisme.On peut aujourd'hui considérer que le fait de l'altruisme biologique issu de processus évolutifs est solidement établi aussi bien sur le plan théorique que sur celui des données empiriques.la vie elle-même (bioaltruisme), alors que s'approfondit la conscience de notre appartenance à la biosphère.Tout cela jette un éclairage qu'on ne peut plus ignorer sur l'origine de nos sentiments et catégories éthiques.Mais je me garderai bien de conclure sur ce que ces travaux impliquent: c'est un sujet sur lequel je devrai encore beaucoup étudier et réfléchir — et je soupçonne ne pas être le seul dans ce cas.Je me contenterai plutôt de citer les travaux de Robert Axelrod, dans lesquels le libertaire en moi voit une prometteuse avenue vers une gauche néo-darwinienne — comme une sorte de mise à jour de la réflexion de Kropotkine.Citons finalement Richard Dawkins, qui, dans un célèbre ouvrage intitulé Le gène égoïste a carrément suggéré que nous sommes les vecteurs par lesquels se reproduisent ces composés chimiques que sont les gènes — et cette idée aussi a suscité de vives polémiques.Et la morale, dans tout ça?Michael Shermer, dans un délicieux petit livre récemment paru, présente les choses comme ceci.Les sentiments moraux que nous éprouvons individuellement et les principes moraux qui sont codifiés dans les groupes humains et leurs cultures sont essentiellement un produit de l'évolution et des forces de la sélection naturelle s'exerçant sur l'individu et le groupe.Nous sommes donc des primates qui ont peu à peu intériorisé de tels sentiments et principes, en commençant par ceux qui contribuaient à la survie de l'individu, et en les étendant ensuite: à la famille (par le gène égoïste); à un attachement à la famille étendue (qui conduit à aider ceux et celles qui nous sont le plus reliés); puis, par altruisme réciproque, envers la communauté; par altruisme indirect envers la société; et ainsi de suite jusqu'à un altruisme envers l'espèce et, pourquoi pas, envers En un mot, Axelrod s'est intéressé à la coopération dans le cadre de la théorie des jeux (rappelez-vous le fameux dilemme du prisonnier) qui est une théorie mathématique du comportement rationnel dans des situations de compétition et de coopération.Axelrod a organisé des tournois où diverses stratégies s'affrontaient — des stratégies pouvant aller de coopérer toujours, ne jamais coopérer et un immense spectre d'autres entre les deux.La grande gagnante?Elle s'appelle «Donnant-donnant»: on commence par coopérer et on continue si l'autre coopère; sinon, on ne coopère pas.Et vous savez quoi ?Ça ressemble pas mal à la règle d'or qu'on retrouve, j'en ferais le pari, dans toutes les cultures : « Fais aux autres ce que tu aimerais qu'ils te fassent».Deux lectures AXELROD, R., Comment réussir dans un monde d'égoïstes ¦.Théorie du comportement coopératif, Odile Jacob, Paris 2006.SHERMER, M., The Science Of Good and Evii.Wny People Cheat, Gossip, Care, Share, And Follow The Golden Rule, Owl Books, New York, 2005.NORMAND BAILLARGEON baillargeon.normand@uqam.ca Impasse suite de la page 5 Alors que les verres sont de nouveaux remplis, je demande pourquoi on ne voit pas vraiment d'organisation de masse (parti politique ou autre) à gauche sur le radar politique sud-africain.Shannon, qui milite activement au Québec, affirme: «La culture politique d'ici n'est pas celle de Montréal.Les gens croient encore qu'il faut lutter à l'intérieur de l'ANC, il n'y pas de mouvement alternatif clair qui en a ras-le-bol du pouvoir politique.» Y'a-t-il donc un espoir?Voit-on un avenir ou au moins quelques progrès ?« Le seul fait que tu puisses poser tes questions sur une alternative à l'ANC sans que les gens éclatent de rire est le signe d'un changement encourageant, pousse Ashwin.Sous le charme de Mandela, tu n'aurais même pas pu évoquer cette idée, depuis des années la fin de l'apartheid allait régler tous les problèmes et on y était enfin parvenu.La dissidence n'avait pas sa place.» La glace fond tranquillement dans les verres vides.L'enregistreuse de Chris n'a plus de bobine depuis trois-quarts d'heure et l'entrevue tire à sa fin.Ashwin s'em- porte de plus en plus facilement alors que Patrick et Shannon l'écoutent en souriant et glissent quelques mots quand ils peuvent.Alors que nous retournons vers le stationnement un pari est lancé: pour Patrick Bond le régime de l'ANC durera encore 10 ans, pour Ashwin XXXX l'Afrique du Sud en a encore pour 30 ans.Les jeux sont faits.1 Les citations dans ce texte sont faites de mémoire Elles sont exactes au niveau de la substance, mais pourraient différer de la réalité quant à leur forme.Une pipe pour la paix, est-ce bien suffisant?C'est du moins ce que croyaient les premières nations.Cette bande dessinée raconte l'histoire d'un homme et d'une femme: l'un ancien militant communiste arrivé à 50 ans, l'autre est jeune et en pleine possession de ses moyens., ÂT>$ cua* heu*- t+N!s»&ce,.JOURNAL D'UN FANTÔME (Futuropolis) de Nicolas de Crécy nous expédie au lapon avec un personnage promotionnel, à peine esquissé, en voit de caractérisation.Un coach, plus préoccupé par ses amourettes nippones que par son boulot carburant à la poudre de perlinpinpin, y rejoindra l'ectoplasme publicitaire.Un second voyage au Brésil, dans la foulée de ce carnet de voyage onirique de l'auteur au trait quasi animé, positionne tout autant une démarche autocritique sur le métier de dessinateur, «.en travestissant ses impressions pour rester dans le cadre d'un témoignage sur commande» - parlant d'un reportage réalisé pour GÉO, en quelques deux cents pages jamais dénuées d'une fantaisie dou-ce-amère.MESS1RE GUILLAUME, 2.Le pays de vérité (Dupuis) de Matthieu Bonhomme et Gwen de Bonneval présente également des éléments de dialectique, d'éthique et de relative vérité au travers une quête élaborée sur des éléments historiques médiévaux ainsi que des éléments fantastiques troublants; mondes inconnus et monstruosités empruntées à lérôme Bosch.Un apport BD rigoureux et questionnant sur des poncifs mis de l'avant par les tenants de l'autoritarisme dans un gant de démocratisme.ROBINSON CRUSOË, volume 1 (Delcourt) de Christophe Gaultier reprend avec fougue et virtuosité le classique Defce Au passage, l'auteur du Cirque aléatoire, aborde les bondieuseries des marins, la recherche d'un sens à une vie de jeune bourgeois tout autant que des mécanismes colonialistes et des nécessités esclavagistes en fonction du sacro-saint développement commercial.Dans un même ordre d'idée capitaliste, CROYEZ-EN MOI, La clé du pouvoir (Albin Michel) de Yoann et Ravalée embarquent quelques jeunes gens imbus de pouvoir dans une croisière éducationnelle où les conférenciers sont nuls autres que: lésus («Croyez-en moi» - d'où le titre), Chirac, Monica Lewinski et même Mobutu hologrammisé.Une satire du vacuum idéologique du gagnant mené tambour battant ! QUATRE?Dernier acte (Casterman) de Enki Bilal, lui-même métisse de souche, parachève une adaptation du conflit balkanique à une échelle planétaire.Son point de vue se refuse du manichéisme partisan pour prendre une dimension humaniste dans un monde du futur où bien des repères sont à jamais disparus.Serait-on d'ores et déjà dans une phase d'introduction de ces temps d'égarements?La novlangue employée pour la guerre au terrorisme donne à craindre le pire en ce sens ! VALENTIN TARDI le « Tïiumvirus » • La Tribu du Verbe • • Musironie • • Le Couac • www.latribuduverbe.com, www.musironie.com et www.lecouac.org if if i Le Couac, juillet 2007, page 7 Le livre de Larocque sur René Lévesque André Larocque, qui a fait partie de l'entourage de René Lévesque pendant des années, vient de publier chez Fides un livre intitulé « Le parti de René Lévesque ».Sous-titre : « Un retour aux sources ».L'ouvrage est consacré essentiellement aux années 60 et 70.L'auteur raconte une foule d'anecdotes qui ne sont pas toutes intéressantes ni révélatrices.Le lecteur comprend vite que Lévesque est un monstre sacré.L'auteur ne traite guère des années 80 ni de la stratégie du « beau risque », sauf pour faire allusion à la théorie bancale selon laquelle, à la suite de la défaite référendaire de 1980, Lévesque et les péquistes devaient se soumettre au verdict populaire et mettre la souveraineté de côté.Ce verdict privait Lévesque du mandat de réaliser la souveraineté, mais il ne l'obligeait nullement à renoncer à ses convictions.Larocque n'adule aucun des successeurs de Lévesque à la tête du PQ.Il leur reproche tous d'avoir renoncé à l'héritage du fondateur.Il est particulièrement sévère à l'endroit de Jacques Parizeau, ce qui étonne, vu qu'il s'agit d'un des ministres les plus respectés, que les entourages, à bon droit, surnommaient «Monsieur», et que devenu premier ministre, l'éminent économiste passa à un cheveu de la victoire au référendum de 1995.% LgsTVaUcffg-ouTu.L'élitisme et le nationalisme entravent-ils depuis toujours l'histoire politique du Québec?C'est ce que soutient Larocque, peut-être partiellement avec raison mais sans démons-tration nette, prêche un populisme lavé de ses connotations péjoratives.vante l'amour profond de Lévesque pour les Québécois.«C'était un attachement inconditionnel à tout le peuple, tel qu'il est, sans affrontement entre francophones et anglophones, sans clivages ethniques, sans exclusion.C'est sur ce principe que reposait son hostilité farouche à l'approche que prenaient Pierre Bourgault et le RIN.» PIERRE DE BELLEFEUILLE WHAT IS INDIE?V/A (Stand Alone) Le documentaire DVD doublé d'une compilation CD d'une vingtaine d'artistes les plus divers présente tout un éventail de styles et de démarches qui, plus ou moins, sont le fait d'indépendants.Au fait, et c'est là le cœur de la démarche de Dave Cool, voyons voir qu'est-ce que ça mange en hiver que ce concept galvaudé d'artiste ou de groupe indépendant.Pour ce faire, nombreux interviews ont été menés et ce, tant auprès de musiciens que d'acteurs de cette scène pour le moins éclectique.Quel est le dénominateur commun entre Notre Dame de Grass, Paul Cargnello, Annabelle Chvostek, Ripcordz et Kali & Dub?La recherche d'une plus grande marge de manœuvre n'explique pas tout et l'auteur tente de débusquer une part de cette question complexe en démystifiant.Un film aussi brillant qu'honnête envers son sujet.Voir whatisin-diemovie.com IMMACULATE MACHINE'S, Fables (Mint) Ce trio de Vancouver, particulièrement depuis leur mini album en français qui les a rapprochés de nous, s'avère touchant avec une rock viscéral mixte (la claviériste possède une voix irradiante et le guitariste tout autant) et dont les atmosphères riches et pénétrantes ne font qu'ajouter à des aspects vigoureux.À cheval entre des inspirations des années 60 ce trio présente des dimensions pleinement contemporaines; notamment avec cet aplomb à revisiter des fables qui nous manquent pour se reconnecter et choisir au-delà du clinquant des discours publicitaires et des « games » électoralistes.L'apport de Owen Pallett de Final Fantasy et de Arcade Fire pour les arrangements de cordes ajoute encore si besoin à un projet porteur.PROPAGANDHI, Live from occupied territory: an official bootleg (G7 Welcomming Committee) Ce groupe (et cette étiquette résolument anar qu'ils ont construite) de Winnipeg n'en finit pas de surprendre à force d'évoluer dans ses réflexions et ses choix parfois paradoxaux.Récemment, après avoir décidé de ne plus vendre de «marchandising» (comme des chandails; quant bien même qu'ils soient fabriqués en coton équitable), l'étiquette annonçait que leur CDs étaient à liquider (boîtier de 54 CD différents, incluant les spoken words de Noam Chomsky et Ward Churchill, pour 100$) pour contrer le gaspillage ! ! ! Ce DVD copieux (quatre heures et demie), le premier en vingt ans de carrière DIY servira à financer Graasy Nation Blackade et Internatinal Solidarity Movement tout en offrant une rétrospective conséquente et live de ce groupe fort consciencieux! _ RAMON VITESSE 3 fréquences de publication Quotidien, hebdomadaire, mensuel.3 types de médias Blogue, radio, journal.Un même but Tirer sur la connerie où qu'elle soit ! V L'ARMEE CANADIENNE EN AFGHANISTAN Le Couac, juillet 2007, page 8 Pourquoi nous manifestons contre l'occupation de l'Afghanistan Depuis quelques semaines, il ne s'en passe pas une sans qu'on nous rapporte la mort d'un autre soldat canadien en Afghanistan.Malgré les mauvaises nouvelles du front, le Canada se prépare à y envoyer cet été 2500 soldats, dont la plupart du 22ème régiment de la base de Valcartier près de Québec.Mais pour aller se battre contre qui au juste?Pour défendre quoi?La raison de notre présence là-bas est simple: c'est le pétrole et les vieux rêves d'oléoducs qui n'ont rien à voir avec l'œuvre humanitaire.D'ailleurs, les fonds humanitaires contribués là-bas le sont souvent à la condition d'être dépensés pour des produits canadiens, ratant du coup une occasion de créer des emplois en Afghanistan, de financer les groupes communautaires locaux ou de faire repartir l'économie autrement que par l'influx de narcodollars.Ceux qui profitent de la stratégie d'ingérence, destruction, reconstruction ont des noms familiers: SNC Lavalin, Lockheed Martin, Bombardier, Bechtel, CEA et Oerlikon, pour ne nommer que celles-là parmi les compagnies qui font des affaires en or avec les projets de notre Ministère de la Défense et qui ont pignon sur rue à Montréal.Notre intervention en Afghanistan se drape de vertu, contre laquelle nulle ne peut être, pour justifier ses ratés.Selon des rapports de plus en plus nombreux, il semble évident que notre intervention cause plus de torts aux Afghans qu'elle ne leur apporte de solutions.Pensons aux agriculeurs qui se sont vus économiquement contraints à passer de l'agriculture à la culture du pavot.Quand nos soldats éradiquent leurs champs, leur ultime recours est de se rallier aux Talibans.Une stratégie contre-productive s'il en est que cette intervention qui renforce les rangs de l'ennemi qu'elle prétend vouloir éliminer.Il paraît de plus en plus hypocrite de s'insurger contre les excès des Talibans alors que les prisonniers que nous confions aux autorités locales subissent la torture ou disparaissent sans que la Croix-Rouge ne puisse retrouver leurs traces.Quand une intervention cause plus de tort que le mal qu'elle prétend soigner, il serait logique de la remettre en question.Telle qu'elle est menée, celle-ci n'a fait l'objet d'aucun débat au Parlement canadien, ce que réprouvent les députés d'opposition à la Chambre des communes ainsi que de nombreux intellectuels1.La population afghane, comme la nôtre, n'a que faire de cette démocratie qui ne l'est que de nom, de ce gouvernement élu par notre entremise et manipulé à distance, de la condition des femmes qui y siègent et subissent l'intimidation des seigneurs de guerre qui les y côtoient.La démocratie, le pouvoir au peuple, ça ne s'impose ni par des brutes criminelles transformées en gouvernement, ni par des chefs d'états étrangers qui décident d'envoyer leur jeunesse se faire tuer pour que leur mode de vie égoïste et destructeur de la planète puisse durer encore un temps Si les Afghans venaient chez nous mettre les gangs criminalises au pouvoir, aurions-nous de la gratitude envers eux pour nous avoir « libérés » ?Cet entêtement à vouloir assurer la pérennité de notre mode de vie énergivore est irresponsable puisqu'elle mène la population entière tout droit vers l'hécatombe environnemental.Comment ne pas s'indigner quand on comprend de plus que cette intervention se fait au détriment du financement des services publics canadiens et des groupes de défense des droits des minorités?Quand investirons-nous ces milliards de dollars dans l'entraide et la solidarité internationale véritable et directe, sans l'intermédiaire de marionnettes téléguidées, plutôt que de la dépenser dans des croisades futiles qui ne profitent qu'aux multinationales de l'armement et de la reconstruction?Quand cesserons-nous d'envoyer nos jeunes adultes en renfort à cette guerre sans but ni critère de victoire, qui ne défend aucune des valeurs pour lesquelles d'autres générations se sont sacrifiées mais seulement les intérêts inassouvissables des potentats occidentaux?Si les Afghans venaient chez nous mettre les gangs criminalises au pouvoir, aurions-nous de la gratitude envers eux pour nous avoir «libérés»?À fouler ainsi du pied la démocratie véritable, celle qui résiste et manifeste, il ne faudra pas se surprendre qu'un jour les AfghanEs ou d'autres aient envie de suivre cet exemple et de venir chez nous nous donner des leçons de liberté.Leur reconnaîtrons-nous la réciproque du «devoir d'ingérence»?Pourquoi alors nous permettons-nous de telles interventions ailleurs en s'attendant d'être accueillis comme des héros?Si nous nous opposons au départ des troupes de Valcartier, ce n'est pas pour cibler les soldatEs qui sont ultimement responsables de leur choix de carrière.Nous nous indignons contre toute l'entreprise hypocrite de la guerre et les motifs qui la sous-tendent.Les valeurs véhiculées par cette intervention ne sont pas les nôtres.Pourtant, nous la finançons, nous en portons donc chacun et chacune une part de responsabilité.Se taire c'est laisser progresser notre folle dépendance au pétrole, c'est être complice de cette absurde tentative d'occupation de l'Afghanistan et de la mort de nos concitoyenNEs là-bas.Pour plus ample information à propos des dessous de la guerre en Afghanistan, voir: — Coalition Guerre à la guerre: Valcartier 2007 http ://www.coalition-valcartier-2007.resist.ca et www.valcartier2007.ca — Bloquez l'empire ! Montréal http://bloquezlempire.resist.ca et http ://block-theempire.blogspot.com — Échec à la guerre (http ://www.echecalaguerre.org) — The Dominion (http://dominionpaper.ca) — Dossier sur l'Afghanistan dans Le Devoir (www.ledevoir.com) LOUISE CAROLINE BERGERON COLLECTIF GUERRE À LA GUERRE ! 1 voir Top ten reasons why Canada needs a debate about Afghanistan, Mike Wallace, PEJ News, 20 mars 2006.Une députée afghane populaire est expulsée par le parlement afghan pour ses critiques politiques L « Je ne suis pas seule.Le peuple afghan est avec moi », estime M al a lai Joya undi le 21 mai dernier, le parlement afghan a expulsé la députée Malalai Joya suite à ses critiques sévères du parlement tenues lors d'une entrevue télévisée la veille.Elle a déclaré sur les ondes : «Une étable ou un zoo est mieux, au moins là vous avez un âne qui transporte une charge ou une vache qui procure du lait.Ce parlement est pire qu'une étable ou un zoo.» Brad Adams, Directeur pour l'Asie de Human Riants Watcn (HRW), un réseau réputé de défense des droits humains, affirme que «Malalai Joya est une féroce défenseure des droits humains et une voix puissante pour les femmes afghanes et qu'elle n'aurait pas dû être suspendue du parlement».Une motion déclarant que Mme Joya aurait violé l'article 70 des procédures parlementaires —qui interdit aux parlementaires de se critiquer les uns les autres— a reçu l'appui d'un vote majoritaire.Selon le journal The Independent (22 mai), le parlement compte l'exclure pour le reste de son mandat légal, en 2009.HWR affirme que les parlementaires s'insultent régulièrement sans qu'une seule autre personne ait été expulsée.Elle est accusée d'avoir insulté l'institution parlementaire.Joya est la plus jeune du parlement à 29 ans.Lors du règne des Talibans, elle a dirigé un orphelinat et une clinique de santé en Afghanistan.Joya demande que les responsables de crimes de guerre soient traduits en justice.En 2003, elle s'est levée pour accuser les dirigeants des comités en charge de la rédaction de la constitution de crimes de guerre et d'être des «seigneurs de guerre».Des forces des Nations unies l'ont alors protégée physiquement contre les assauts de parlementaires.Il importe de mentionner que, selon HRW, elle a survécu à quatre tentatives d'assassinat.Le 9 septembre 2006, Malalai Joya était à Québec pour le congrès du Nouveau parti démocratique (NPD).Elle déclara que le gouvernement américain a effectivement renversé le régime des Talibans, avec son esprit médiéval et ses maîtres d'Al Quaeda.Mais, ils ont permis que l'Alliance du Nord accède à nouveau au pouvoir.Ce groupe ressemble aux Talibans sur le plan des croyances, et ils sont aussi brutaux et anti-démocratiques que les Talibans.Parfois encore pires.(.) Lorsque le pays tout entier vit à l'ombre de l'arme à feu et des seigneurs de guerre, comment ses femmes peuvent-elles jouir des libertés les plus fondamentales'?Contrairement à la propagande diffusée par certains médias dans l'Ouest, les hommes et les femmes en Afghanistan n'ont pas été « libérés» du tout.Jack Layton, chef du NPD, a émis le 24 mai la déclaration suivante: «Aujourd'hui, j'unis ma voix à celle de la communauté internationale, qui dénonce l'exclusion antidémocratique de la députée Malalai Joya.» Lors du congrès à Québec, «elle a prédit que ses ennemis essaieraient de la réduire au silence.Elle avait raison, car aujourd'hui, elle s'est fait expulser de son poste de députée.» Associated Press rapporte la déclaration de Joya aux médias suite à son expulsion: «Je ne suis pas seule.La communauté internationale est avec moi et tout le peuple afghan est avec moi.» MICHAËL LESSARD La mise en scène du rêve.Samedi le 26 mai dernier, l'armée canadienne tenait un stand de recrutement près du pavillon Calixa-Lavallée en plein centre du parc Lafontaine, à Montréal.À l'heure où les familles pique-niquent dans ce trop rare oasis de quiétude montréalais, jeeps et chars d'assaut étaient mis à la disposition des enfants qui les escaladaient joyeusement.À côté, des soldats les entretenaient sur la puissance de leurs engins.On avait même attaché un gros sac de nounours au bout d'une grue, odieuse métaphore du pêcheur accrochant le menu fretin le plus naïf.Comme quoi la hausse de 40% dans l'enrôlement suite au 27 millions $ investis peut se manifester bien concrètement tout près de chez vous.Et la du cauchemar Déclaration du premier ministre Stephen Harper à la suite du décès du caporal Matthew McCully : 25 mai 2007 [.) Le caporal Matthew McCully a perdu la vie pendant une patrouille à pied, en Afghanistan, où nous œuvrons actuellement avec nos alliés et le gouvernement afghan pour apporter la paix et la stabilité.Nous sommes fiers de l'apport du caporal McCully à notre mission en Afghanistan, tout comme nous sommes fiers de chacun des membres de nos Forces canadiennes, qui se battent pour la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit.Nos soldats connaissent les risques de leur mission, mais ils les acceptent dans le but de stabiliser l'Afghanistan et d'offrir un avenir meilleur au peuple de ce pays.Les sacrifices auxquels ils consentent nous remplissent de tristesse, et c'est avec reconnaissance que nous admirons leur dévouement.» Source : www.gordonoconnor.ca/FR/2840/55348 Déclaration de la famille du Caporal Matthew McCully: le 26 mai 2007 Comme membres de la famille de Matthew McCully, nous désirons d'abord dire combien nous sommes fiers de Matthew.Matthew était un jeune homme attentionné, amical, intrépide et quelque peu posé.Il avait une « mission » et il se devait de la remplir à n'importe quel prix.Matthew est mort en faisant ce qu'il voulait faire et en faisant ce en quoi il croyait.Matthew nous manquera beaucoup, et nous nous souviendrons de lui comme de notre héros, comme d'un héros du Canada.Nous désirons pour l'instant, remercier sincèrement l'Armée canadienne de l'important soutien qu'elle a donné à notre famille en ces moments difficiles.Source : http ://www.dnd.ca/site/newsroom/view_news_f.asp ?id=2312
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