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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couac, 2008-08, Collections de BAnQ.

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Le père Gravel : humaniste ou simple homme d'Église ?P.3 La guerre, yes sir p.4 t Un drôle d'oiseau Vol.11 • n° 11 mmmmimm Août 2008 3,50 La grande mystification de l'alter-réformisme Michel ou Marx ?m «Jeunes gens, vous croyez maîtriser ce monde et ses lois.Vous ne réussirez qu'à vous tailler une place dans ses charniers » Georges Bernanos Au Québec, on compte nombre d'organisations de la «société civile» (Équiterre, Greenpeace, Institut du Nouveau Monde1 (INM), groupes de coopération internationale, etc.) offrant, le plus souvent aux « jeunes » la possibilité de s'engager dans la construction d'un «autre monde possible».Ces groupes mettent de l'avant un engagement fondé sur l'individu, les bonnes valeurs, les droits de l'homme, le commerce équitable, la défense de l'environnement et la répartition plus juste de la richesse.Cela semble louable, à première vue, mais qu'en est-il vraiment?La frange réformiste social-libérale du mouvement altermondialiste, dont l'École d'été de LINM représente sans doute le camp d'entraînement québécois, conçoit son action en dehors de toute tradition révolutionnaire, qu'elle soit marxiste ou anarchiste.On citera volontiers les David Suzuki et Hervé Kempf, mais on ne se réclamera pas des Proudhon ou Marx.Exemple paradigma-tique : n'importe quel texte de Michel Venne.C'est qu'en arrière-fond, cette posture s'ancre dans une conception profondément libérale de l'action politique «de gauche», reprenant à son compte, sans en faire la critique, les catégories idéologiques propres au libéralisme politique et économique (démocratie parlementaire, économie de marché, droits de l'individu, propriété privée).Son action vise ensuite à injecter de l'éthique dans ces institutions, pourtant problématiques puisque déjà instrumentalisées par le capital.Chose symptomatique, son point de départ n'est pas la communauté politique ou la classe sociale, mais plutôt l'individu-consommateur autonome doté de conscience, c'est-à-dire imperméable à l'idéologie, même s'il s'avère parfois « mal informé ».Suffit alors de «l'informer» pour qu'il consomme et face des placements de manière éthique, recycle et consente peut-être même à donner de son temps pour.aller étendre les bénéfices du parlementarisme libéral, des droits individuels, de l'économie de marché aux pauvres du Sud !2 Le modèle fonctionne, suffit de le piloter avec de bonnes valeurs ! Récusant le qualificatif «d'utopiste», ce courant se veut plutôt réaliste, pro-actif, innovateur, en dehors des clivages idéologiques.Il s'agit de s'inscrire pragmati-quement dans la « réalité », en se débarassant de toute partisannerie, pour trouver, à la pièce, des «solutions» aux «problèmes» : le vocabulaire est à peu de choses près celui de l'entrepreneurship et du management.Ladite «réalité» est celle de l'économie de marché éternelle et de l'État bureaucratique («heureusement» en déclin!), auxquels il faut opposer l'autonomie et le «dynamisme» des associations issues de la société civile, capables de s'organiser au sein même du capitalisme à travers «l'économie sociale» et de se passer sans problème du politique et de l'État.Ce qui tombe saprément bien, puisque le capitalisme est justement en train de le démanteler.Cela conduit à une naturalisation de l'économie de marché, fut-elle équitable, c'est-à-dire partiellement régulée par des critères éthiques n'en modifiant pas la relation fondatrice exploiteur/salarié.L'alter-réformisme s'avère ainsi être la mystification idéologique dite « de gauche », le jeu de miroirs par lequel le proce-sus de dépolitisation de l'économie et de destruction de l'État peut être défendu « humainement » et « éthique-ment », pour que les institutions s'effondrent et qu'apparaisse dans la poussière une « société civile » capitaliste où le wishful thinking individuel et précaire s'opposera au tsunami de l'économie totale.On dira que l'alter-réformisme est un «premier pas» vers la prise de conscience.Or, le plus souvent, il représente plutôt le plafonnement de la conscience, en abîmant les meilleures intuitions subversives dans des organisations et une idéologie pragmatique social-libérale qui tend à enfermer ses tenants dans la réalité-tel-le-qu'elle-est pour mieux en accélérer les processus.Au final, on se retrouve prisonnier de la world wide web de l'araignée capitaliste, ignorant les batailles pratiques et théoriques qui ont conduit là, et sans capacité d'envisager une société juste autre qu'un champ de forces sans arbitre politique dans lequel des associations caritatives pratiquent la charité petite-bourgeoise ou essaient de civiliser moindrement le capital qu'elles considèrent par ailleurs comme indépassable.La gauche québécoise, en paressant sur la critique du capitalisme et en occultant son inscription dans une 0 Ait&-mmmm-.tradition révolutionnaire et critique, aura laissé le champ libre à ces organisations alter-réformistes, qui, sans doute pétries de bonne volonté, ne feront rien d'autre que de refermer les portes du monde possible qu'elles évoquent constamment.Ce qu'il reste à faire est assez clair : multiplier les universités populaires comme l'UPAM, les groupes de discussion et de lecture, les assemblées de cuisine et ouvrir des espaces.Qu'on ait la chance, comme jeune, de rencontrer Marx avant Michel Venne.ERIC MARTIN 1 Dans Le Couac de septembre 2005, j'avais déjà dénoncé le réformisme et le pragmatisme économique de l'INM comme instrument d'une « révolution par le non-changement à grand renfort de "progrès social"dans une direction pompeusement ordinaire, celle d'un» nouveau monde «tristement pareil à l'ancien».Cela reste, hélas, vrai.2 À cet égard, la lecture de la section «Raison d'être» et de la « Grande déclaration » du site de L'INM est extrêmement révélatrice.Mis à part le fait qu'on y réfère apologétiquement aux idées de Francis Fukuyama et d'Hillary Clinton (!), on y trouve, de manière décousue, la défense de plusieurs grands principes néo-libéraux (ex : pluralisme, concurrence).La négligence estivale de nos « grands médiocres » Dans l'article de Lisa-Marie Gervais intitulé « Relativité : Une autre preuve qu'Einstein avait raison » publiée dans Le Devoir du vendredi 4 juillet on peut lire : « Pour ce faire, M.Breton et Victoria Kaspi, titulaire de la Chaire de recherche Lorne Trottier en astrologie et cosmologie de McGill, ont utilisé le télescope Robert C.Byrd en Virginie-Occidentale qui, avec un diamètre de 100 m, est le plus grand radiotélescope orientable du monde.» Hum.Astrologie au lieu d'astrophysique, pas sûr que McGill a apprécié le lapsus ! « Le seul quotidien indépendant du Québec » chercherait-il voler des lecteurs au Journal de Montréal?Le même jour, sur le site web de Radio-Canada, dans un article intitulé «Libération de Bétancourt /'Opération 100 % colombienne"», on pouvait lire cette phrase amusante : « Le ministre en a profité pour faire le point sur l'opération de sauvage.Il a nié catégoriquement toutes les rumeurs ou hypothèses qui se multiplient au sujet d'une rançon qui aurait été versée aux ravisseurs des quinze otages, dont Ingrid Bétancourt, qui ont été libérés mercredi.» On sait que les moyens employés par le président colombien Uribe ne sont jamais très propres, mais de là à traiter son opération de sauvetage de sauvage.Enfin, dans Cyberpresse du 16 juillet dernier, on pouvait lire : «Aborigènes : le pape félicite l'Australie pour zes excuses».La grosse Presse à Desmarais serait-elle devenue vertueuse au point de rappeler subtilement les flirts de jeunesse de Benoît XVI avec le nazisme jusque dans ses titres?Morale de l'histoire : s'il faut se méfier à l'année longue de ce que nous disent les grands médias, c'est encore plus vrai l'été.Leurs bévues d'amateurs nous font sourire et nous les rendent presque sympathiques.WON D.RANGER Les unions tuent L'hebdomadaire Le Plateau titrait en page 3 de son édition du 18 juillet 2008 : «De vieux cellullaires se transforment en nourriture pour les défavorisés».Il n'y aurait apparemment aucun lien de cause à effet avec la fermeture sauvage de la boutique Espace Bell du Plateau Mont-Royal.Rappelons que la succursale était devenue la première du genre à se syndiquer, et six employés ont perdu leur emploi sans préavis.Par contre, une rumeur circule à l'effet que le collectif des animaux figurant dans les publicités de cellulaires, regroupant les chiens, castors, poissons, iguanes et les parents des ados-attardés-Rogers mettrait fin à sa démarche de syndicalisation de peur que ses membres soient transformés en nourriture pour les pauvres.FABIEN DESCHAUSES Votre sport favori est de retour,.L'avertissement de salmonelle qui pesait sur les tomates a finalement été levé.Vous pouvez donc recommencer à les lancer aux politiciens en toute sécurité.MUSIR0NIE Restauration « Une momie et un sarcophage appartenant à l'Université du Québec à Montréa (UQAM) ont été transportés au Musée canadien des civilisations de Gatineai pour y être restaurés.» (src.ca, 23/07) Le recteur Claude Corbo a tenu à assure qu'il pourra remplir l'ensemble de ses tâches à distance.Saputo : la vérité Une rumeur circulant sur le compte de Lino Saputo a été formellement démentie par les autorités compétentes: monsieur Saputo n'aurait JAMAIS eu de liens avec la mafia.Il serait aussi de descendance haïtienne et gagnerait à peine plus que la moyenne de ses employés.MUSIR0NIE 006538528211308 Le Couac, août 2008, page 2 Le compteur de l'inadmissible Au 1er août 2008, cela fait 943 JOURS que Abdelkader Belaouni se terre dans l'Église St-Gabriel pour ne pas être déporté.Pour l'aider : www.soutienpourkader.net Lépée de Damoclès de Bush PROSECUTION OF GEORGE W BUS! FOR MURDER BUGLIOS I M W VOKK TIMfS BESIM LUNG AU TIIOROI HEirrR.SKEI.rFR L'auteur de The Prosecution of George W.Bush for Murder, Vincent Bugliosi, est un ancien procureur général (Californie) qui a un tableau de chasse impressionnant: 21 condamnations sur 21 causes de meurtre (dont celle de Charles Manson).Alors, lorsqu'il énumère les raisons pour lesquelles il est possible de traîner Bush devant un tribunal criminel américain, il y a maintenant bien des gens qui écoutent.La façon qu'il propose est parfaitement articulée et crédible, contrairement à ce qu'on pourrait penser.Et il ne s'agit ni de crimes de guerre, ni de crimes contre l'humanité, mais bien de meurtres de citoyens américains (les soldats US envoyés en Irak suite à des mensonges malicieux et une conspiration).Bugliosi envisage d'ailleurs toutes les défenses imaginables pour Bush et en vient à conclure qu'un jury le moindrement impartial ne pourra faire autrement que de conclure à sa culpabilité de meurtre avec préméditation, quoique, à aucun moment, Bugliosi ne s'aventure à spéculer sur des motifs profonds de Bush.Pour lui, la simple nonchalence irresponsable d'un fils d'une caste privilégiée est suffisante.Il semble que Bush s'ennuyait ferme à la Maison Blanche et qu'une bonne petite guerre ait été un excellent moyen d'avoir du «fun».Il n'a d'ailleurs jamais montré la moindre empathie (réelle) pour les souffrances des Américains dévastés par cette guerre (et encore moins celles des Irakiens).L'analyse du caractère de Bush par Bugliosi au travers des seuls documents officiels (videos ou rapports) est révélatrice: jamais un autre président ne s'est comporté de cette manière.Il est véritablement une disgrâce pour l'Amérique (en cas de procès pour meurtre aux USA, le caractère du prévenu est pris en compte).Bush dispose de l'immunité tant qu'il est président mais elle cessera automatiquement à la fin de sa présidence.De toute façon, avec ou sans poursuite, ce livre devrait causer quelques insomnies à Bush parce qu'aux États-Unis il n'y a pas de prescription pour les meurtres et comme il y a des soldats américains morts en Irak dans chaque état américain, il y a au moins 50 procureurs généraux qui pourraient déclencher l'attaque.Bugliosi s'offre d'ailleurs pour «aider» gratuitement les procureurs qui en auraient besoin.Le livre est paru au mois de mai et a été systématiquement ignoré par la plupart des grands médias, mais cela ne l'a pas empêché de faire son petit bonhomme de chemin.Au dernier compte, 130000 exemplaires avaient été vendus (14e position sur la liste des best-sellers du NY Times).Ça fait 2 000 par jour.Autre développement: moins de deux mois après la sortie du livre, le sénateur Dennis Kucinich lance une seconde fois une procédure d'impeachment contre Bush.Coïncidence troublante?le vous laisse deviner.Le sénat et la chambre des représentant ont voté la guerre (sur présentation de « preuves » fallacieuses par Bush) alors ils ne vont pas s'auto-incriminer mais, tout de même, cette seconde tentative semble indiquer que Bush n'est plus tout à fait aussi intouchable.A la fin de son livre, Bugliosi analyse froidement les causes possibles du « scandale Bush».Comment un criminel ignare a-t il pu être élu DEUX fois?Sa conclusion n'est pas rassurante: seule l'ignorance crasse des Américains de ce qu'est réellement le monde a permis à Bush de se faire passer pour une « rempart contre le terrorisme» alors qu'il a, en fait, multiplié le nombre de terroristes et, essentiellement, abandonné la chasse à Ben Laden (il y a la dessus des preuves accablantes).Vautrée dans cette ignorance crasse, on trouve la droite religieuse évangéli-que (Le livre le plus vendu aux US: The Rapture) et, aussi responsables, les médias, dont l'invraisemblable couardise fait qu'encore aujourd'hui une large fraction des Américains pense encore que Saddam Hussein avait quelque chose à voir avec le 9/11.MICHEL V1RARD La poubelle du Devoir Article d'opinion que la vénérable institution de la rue Bleury n'a pas daigné publier.Chronique auto-débile Quand donc Le Devoir cessera-t-il d'asséner à son lectorat une chronique de char?Ces chroniques ne sont, par ailleurs, rien d'autre qu'une forme malsaine de publi-reportage.Le char, on ne le répétera jamais suffisamment, nous auto-détruit de toutes les manières possibles - gaz à effet de serre, obésité, asphaltage tous azimuts, envahissement des villes, égoïsme caractérisé, etc.Comment justifier autant de mots perdus et d'analyses aussi alambiquées que dérisoires pour un objet nauséeux et incontinent vis-à-vis de la planète?Je crois me souvenir d'une chronique dont le titre m'a fait hurler en colportant son imagerie militaire de «transport de troupe» tout en ergotant sur les mérites comparés d'un véhicule «viril» versus des fourgonnettes « réservés aux losers et aux mollassons ».Qu'on se le dise : une auto reste et demeure une variante incongrue du fauteuil roulant pour des handicapés qui ne le sont même pas ! Et le pire, c'est que cette chronique se retrouve dans un journal apparemment indépendant.La pseudo objectivité journalistique n'est plus un gage de qualité quand on mesure l'ampleur des dégâts et des défis auxquels nous sommes confrontés.Appeler un chat un chat constitue à cet égard un foutu bon point de départ.Plutôt qu'un titre de chronique idiot comme «Automobile», ne devrait-on pas accélérer pour un «Embarque dans mon char» autrement plus honnête?! Mais faire autrement et proposer la première chro-_ nique piétonne et cycliste dans un média grand public serait plus pertinent.RAMON VITESSE COURRIER DU LECTEUR La crise alimentaire mondiale Le Canada a promis d'ajouter 50 millions $ à l'aide alimentaire d'urgence pour lutter contre la crise alimentaire mondiale.C'est un pas dans la bonne direction, mais à condition que ce soit cette fois une aide véritablement dirigée vers les pauvres, et non vers des entreprises canadiennes implantées à l'étranger.Il faut noter que la crise mondiale de l'alimentation ne découle pas d'un cataclysme ou d'événements imprévisibles.Elle est le résultat d'un système économique inique qui considère l'intérêt privé des entreprises avant l'intérêt commun des populations.C'est en tenant d'abord compte de cette réalité que nous devons nous attaquer à la crise alimentaire mondiale.Bruno Marquis La vérité victime de la guerre Un éditorialiste canadien anglais a comparé la «mission » (c'est une guerre) de l'armée canadienne en Afghanistan à l'engagement des Brigadistes internationaux en Espagne en 1936.Singulier parallèle.Les isla-mo-fascistes seraient-ils identifiables à Franco?La comparaison cloche pour qui connaît l'histoire du XXe siècle où les communistes du monde, ces judéo-bolcheviques, et le peuple soviétique en particulier, avec ses vingt millions de morts, ont inauguré le début de la fin du nazisme en entrant en résistance, à Stalingrad, entre autres.S'il y a un parallèle à faire avec l'antifascisme, il serait celui de la manière dont on traite à l'heure actuelle dans les médias la lutte armée des FARC contre un régime d'extrême droite responsable de la mort de 3000 syndicalistes en 25 ans.Si je ne me trompe, les Brigadistes se voyaient interdire par le gouvernement canadien de l'époque le voyage en Espagne qu'ils devaient effectuer clandestinement.Ceux des Québécois qui en sont revenus étaient mieux de cacher leur héroïsme dans la société duples-siste.Le gouvernement canadien est un des derniers à refuser aux Brigadistes survivants le statut d'anciens combattants.Au nouveau musée de la guerre à Ottawa, la petite section sur la Guerre d'Espagne a été abolie.L'affaire Betancourt reflète bien la même aptitude aveugle des médias à traiter d'une lutte armée avec effusion de sang des FARC comme une opération terroriste du seul fait qu'ils sont placés sur la liste américaine et canadienne.Légalement, un soutien aux FARC peut être interprété par l'État canadien comme une complicité avec l'ennemi.Déjà l'insurrection salvadorienne était présentée comme une menace à la sécurité nationale étasunienne par Reagan même si le gouvernement de Mitterrand l'appuyait de l'autre côté de l'Atlantique en reconnaissant le FMLN insurgé comme seul représentant du peuple salvadorien.Les terroristes surgissant des égouts de nos villes est le mythe confortant une agression périlleuse des États-Unis, du Canada et de bien d'autres contre tous les opposants possibles dans le monde à l'hégémonie des puissants contre les plus démunis.La présence autour d'une l'Amérique latine progressiste et élue de la IVe flotte basée en Floride et remise en opération pour y veiller au nom de la lutte au terro- Le Couac 6940, rue logues Montréal (Québec) H4E 2W8 Téléphone : (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet : www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau C0-RÉDACTEURS EN CHEF : Guillaume Beaulac, Bruno Dubuc.Simon Trcmblay-Pepin.COLLABORATEURS : Louise Caroline Bergeron, Claude G.Charron, Evo-Lync Couturier, Fabien Deschauses, René Girard, Pascal Grenier, Sylvio Le Blanc, Annie Locat, Eric Martin, Martin Petit, Yvon D.Ranger, Michel Rioux, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Pierre Vadeboncœur, Michel Virard, Ramon Vitesse, Dror Warschawski, Zig Zag.ILLUSTRATIONS ET PHOTOS : Bobidoche, Boris, Serge Ferrand, Luc Giard, Hal, Valentin Tardi, Ramon Vitesse.MISE EN PAGE : Coopérative Molotov - molotovcoop.org IMPRIMÉ PAR : les travailleurs et travailleuses syndiquées de Payette et Simms inc.DISTRIBUÉ PAR : Gladu distribution Abonnement et publicité : (514) 596-1017 ISSN 1480-2074 • No de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec risme et à la drogue parle d'elle-même.Elle montre un impérialisme tâchant d'endiguer son déclin en menant des guerres préventives qui sont présentées comme de salutaires missions pour sauver le monde d'un retour du fascisme.C'est pour le moins troublant.Il y a une espèce de dérive où l'histoire du XXe siècle se répéterait mécaniquement au XXIe siècle.De quoi instrumentaliser cette science au service d'une opération militaire d'envergure dont on veut cacher les véritables objectifs.La mystification devra un jour rendre gorge et laisser apparaître ce qui ne semblera dans quelques années qu'une immense opération de camouflage des enjeux de la guerre au terrorisme : un vaste déploiement d'armées pour maintenir par la force un statu quo indéfendable dans le monde contemporain.Guy Roy POUR S'ABONNER Par téléphone : (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac 6940, rue logues, Montréal (Québec) H4E 2W8 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 30,42 $ + taxes = 35,00 $ • Abonnement de deux ans ¦ 52,15 $ + taxes = 60,00 $ • Abonnement institutionnel et de soutien : 52,15 $ + taxes = 60,00 $ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution): 225,98 $ + taxes = 260,00 $ • Abonnement d'un an à l'étranger 43,46 $ + taxes = 50,00 $ Nom Adresse Code postal Courriel_ .Téléphone NATIONAL Le Couac, août 2008, page 3 Surveillez vos dentiers! Au rythme où Ottawa et ses thuriféraires pratiquent le nation building Canadian en faisant main basse sur notre passé, en trafiquant notre histoire pour qu'elle serve leurs intérêts, en jonglant avec les dates et les lieux pour leur faire dire le contraire de ce qui fut et de ce qui est, je conseillerais à celles et à ceux qui ont un dentier de se méfier et d'être prudents : les choses étant ce qu'elles sont, rien ne garantit qu'ils ne partiront pas avec, s'ils pensent que cela pourrait leur être utile ! Les récentes festivités soulignant le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec ont été le théâtre de ce qui a ressemblé par moments à un immense opéra bouffe, mieux encore à une farce, ces petites comédies toutes simples qu'on jouait sur les parvis des cathédrales et des églises au Moyen Âge.Si le ridicule tuait, c'est de mort violente que serait décédé Stephen Harper quand il a placé Son Excellence Michaëlle )ean à la fin d'une trajectoire commencée le 3 juillet 1608 par Samuel de Champlain.La représentante officielle de la Reine d'Angleterre consacrée héritière de Champlain, c'est faire l'impasse sur la Conquête, qu'on a voulu occulter des livres de la nouvelle histoire du Québec.Et ce, même si les maisons québécoises, de la côte de Beaupré à Kamouraska, se souviennent du feu anglais : sur la rébellion des Patriotes, en 1837-1838 (que les Anglais n'auraient pas écrasée dans le sang, peut-être?); sur le rapport Durham; sur l'Acte d'Union de 1840; sur la Confédération de 1867, à laquelle le peuple québécois n'a jamais eu l'occasion de donner son adhésion ; sur la conscription ; sur la Constitution de Trudeau, jamais signée par le Québec.C'est dans des situations comme celle-là qu'on se rend compte qu'il n'est pas donné à tout le monde de pousser égal.Le mot Canada d'abord.Le premier à l'utiliser fut Jacques Cartier en 1535.Pendant des siècles, c'est ici qu'on les trouvait, les Canadiens, mieux connus comme les Canayens.De l'autre côté de l'Outaouais, c'est des Anglais qu'on trouvait.C'est finalement pour demeurer ce que nous sommes qu'il nous a fallu se rebaptiser en Québécois, le terme « canadien » ayant été vidé de notre substance et servant dorénavant à identifier ceux qui à l'époque nous ont conquis et qui ne voulaient rien savoir de ces Canadiens que nous étions, souhaitant même notre disparition par assimilation, comme le proposait Lord Durham.Et aujourd'hui, bon an mal an, c'est au Québec, là où on se trouve pas mal moins canadiens que dans le reste du Canada, qu'Ottawa déverse plus du double des subventions consacrées à la promotion de la Fête Si le ridicule tuait, c'est de mort violente que serait décédé Stephen Harper quand il a placé Son Excellence Michaëlle Jean à la fin d'une trajectoire commencée le 3 juillet 1608 par Samuel de Champlain.du Canada ! En médecine, cela s'appelle de l'acharnement thérapeutique.Ils nous ont aussi piqué la feuille d'érable pour en faire l'unifolié qui est devenu, sur le drapeau Canadian, un concurrent de la fleur de lys québécoise.Or, il est utile aujourd'hui de se souvenir que c'est en 1834 que la Société Saint-Jean-Baptiste faisait de la feuille d'érable l'emblème officiel du Québec.D'autant plus ridicule, la chose, que l'érable en question, acer saccharum, est absent de la moitié du territoire canadien puisqu'il ne va pas au-delà de l'Ontatio, vers l'Ouest .Faut-il rappeler que l'hymne Ô Canada a été composé par Calixa Lavallée et Basile Routhier pour un Congrès national des Canadiens-français tenu à Québec en 1880 et qu'il fut joué pour la première fois à la Saint-Jean-Baptiste?Ainsi, quand on hue le Ô Canada, comme il m'est arrivé de le faire au Forum de Montréal, se rend-on suffisamment compte, ab absurdo, qu'on salue de la sorte une immense victoire des Canadian builders, qui nous ont dépossédé de notre butin?Comme j'écris ces lignes, on fait la promotion au poste de radio 99,5 de la ligne 1-800 Ô-Canada pour nous en faire connaître davantage sur la fondation de Québec et sur l'histoire du Canada.De quoi devenir parano, ma foi.! Surveillez vos dentiers, l'affaire est vraiment sérieuse.MICHEL RIOUX Raymond Gravel : humaniste ou homme d'Église Monsieur Gravel, prêtre et député de Repentigny pour le Bloc Québécois, expose, dans son article paru dans Le Devoir du 8 juillet dernier et intitulé « Henry Morgentaler : héros ou criminel?», deux positions extrêmes qui circuleraient au sein de la population québécoise.Ce débat fait suite à la décision de la gouverneure générale, Michaëlle Jean, de reconnaître le mérite du Dr Morgentaler et de souligner sa contribution essentielle en vue de légaliser l'avortement pour accorder aux femmes le droit de disposer de leur corps.Pour monsieur Gravel, et pour quiconque a encore sa raison, il est bien sûr extrême de voir en Morgentaler « un criminel notoire, un assassin d'enfants, un être hideux, perfide et démoniaque qui mérite les foudres de l'enfer éternel»; propos souvent tenus par les pro-vie, extrémisme relevant d'un fanatisme, d'une foi aveugle et d'un enthousiasme délirant.À l'opposé, selon monsieur Gravel qui entend se poser en modérateur, il est tout aussi extrême de reconnaître, en la personne de Henry Morgentaler, « un grand humaniste et un défenseur du droit des femmes au libre choix en matière d'avortement ».Surprenant de qualifier d'extrême un tel jugement, alors qu'il s'agit simplement d'accorder un tel droit, non seulement pour les femmes pauvres et démunies, sur lesquelles il a l'air d'insister, mais pour toutes les femmes sans exception.Il y a fort à parier que ce glissement sémantique lui permet de prendre parti pour l'avortement alors que manifestement il est contre.Ne pouvant jeter le blâme sur les femmes directement il s'en prend alors à « nos gouvernements successifs, qui ont été incapables de promouvoir la vie et de la favoriser par des programmes et des ressources qui permettraient aux femmes de mettre au monde l'enfant qu'elles portent ».Encore ici, on le voit, il ne se positionne pas du côté du libre choix des femmes.Il faut donc tout faire en notre possible, gouvernements, pasteurs, psychologues, toutes ressources possibles pour amener la grossesse à terme sinon, au pire, l'avortement.Son argumentation déficiente atteint un sommet quand il avance ceci : «Aussi, il serait dangereux de condam- [.] on le voit, il ne se positionne pas du côté du libre choix des femmes.ner Henry Morgentaler pour génocide ou pour crime contre l'humanité parce qu'il serait responsable de la mort de milliers de fœtus humains, comme il serait injuste de condamner l'Église qui, en refusant l'usage du condom aux pays d'Afrique, aurait provoqué la mort de centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ayant contracté le virus du sida ».lamais nous n'aurons eu de façon aussi claire, de la part d'un représentant de l'Église, la preuve d'une responsabilité si immonde.Quant à monsieur Morgentaler, il mérite amplement notre reconnaissance quelle qu'elle soit.Enfin, il vaut la peine de continuer l'analyse du texte de Gravel.Il termine son papier, comme c'est l'habitude pour les gens d'Église, en nous servant, ou plutôt en essayant de nous servir, une bonne dose de peur, dans le but de faire taire notre jugement, notre raison (semblerait que ce soit une faculté humaine inutile que le Créateur nous aurait donnée).Pour cela il se sert des paroles d'un saint obscur du Ve siècle, saint Astère d'Amasée, s'imaginant par là donner plus d'autorité à sa pensée morbide.Il vaut la peine de la signaler au complet, avec quelques petits commentaires entre crochets : «Vous donc qui êtes durs et incapables de douceur [ça c'est moi qui suis injuste quand je condamne l'Église pour la propagation du virus du sida en Afrique], apprenez la bonté de votre Créateur (ben oui, on voit bien ce que c'est là) et ne soyez pas pour vos compagnons de service des juges amers et des arbitres | monsieur Gravel, c'est pour vous ce bout là, on dirait), en attendant que vienne [oooooh! je tremble déjà) celui qui dévoilera les replis des cœurs et attribuera, lui, le maître tout-puissant (on voit bien qu'il a raté son coup à quelque part], à chacun sa place dans la vie de l'au-delà.Ne portez pas de jugements sévères afin de n'être pas jugés de même et transpercés par les paroles de votre propre bouche comme par des dents acérées |Ça y'est j'suis faite.) » Merci monsieur Gravel, continuez, on en veut encore des comme ça.Vous êtes homme d'Église?Sûrement.Humaniste?Laissez-moi en douter.Politicien?On a vu pire.Sur ce, je m'arrête car mes lèvres saignent déjà.RENÉ GIRARD Baisse des prix du gros à prévoir Les ventes de gros au Canada ont augmenté de 2,6% le mois dernier, alors que le nombre de gros, lui, a augmenté de 6,2%.MUSIR0NIE Prophéties Dans un très rare entretien avec un journaliste, l'influent homme d'affaires canadien Paul Desmarais affirme que si le Québec se sépare du reste du Canada, ce sera sa fin, que la peste bubonique s'abattra sur la province, que Montréal sera engloutie par les eaux et que les démons tourmenteront les Québécois et Québécoises jusqu'à ce que mort s'ensuive.MUSIR0NIE Grandes émotions.Plusieurs révélations fracassantes sont survenues dans le cadre du 400ième anniversaire de la Vieille Capiteuse, notamment que Samuel de Champlain est le père illégitime de Michaëlle Jean.MUSIR0NIE D'autres émotions.Les Canadiens et Canadiennes ne se sont pas émus outre mesure devant la vidéo de l'interrogatoire d'un Omar Kadhr de 16 ans, mais se sont mobilisés pour la libération d'un homard de 22 livres des griffes d'un poissonnier du Nouveau Brunswick.MUSIR0NIE LA GUERRE, YES SIR Le Couac, août 2008, page 4 Harper prépare la guerre Une certaine technique de gouvernement, en démocratie, consiste précisément à ne pas tenir compte de la démocratie et, au-dessus de l'opinion et contre elle, à prendre des décisions souveraines, comme dans un autre monde.La politique de guerre du Canada avec Harper est un fameux exemple de cela.Le pouvoir en ce cas fait à sa tête, et pas même en catimini.11 se tient alors à distance du peuple et de l'opinion publique.Il flotte ailleurs.Mais où et avec qui ?Personne, pas un commentateur, pas un journaliste ne semble s'interroger sur ce point précis.Avec insistance.Répétitivement.En exigeant des réponses.C'est très curieux.Cette question est pourtant cruciale.Des tiers nous manoeuvrent.Des tiers nous imposent, à leur propre profit, une politique américaine inconditionnelle, et entre autres une politique militaire, dont une délirante politique d'armement.Cette non-démocratie dans la démocratie ne s'explique pas autrement.Une convention journalistique et même une convention de société veulent que rien ne transpire de la collusion dont il s'agit.Avec qui couche le pouvoir?Avec les multinationales concernées.Avec le gouvernement américain.Avec l'OTAN.Avec les pétrolières.Ne vient-il donc à l'esprit de personne, dans le monde de l'information, d'en demander sérieusement raison?Ce comportement schizophrène s'est pour ainsi dire institutionnalisé.Il se traduit par une langue de bois toute particulière.Les conciliabules se tiennent derrière des portes closes, dans les chancelleries, dans les lobbies, là où se prennent les décisions qui comptent.Le gouvernement fait passer cela dans le public sous le couvert de l'État, comme d'authentiques initiatives de l'État lui-même.Or l'État, en l'espèce, est moins présent que jamais.Il ne fournit guère que le décor et aussi les moyens de coercition.Les vraies déci sions ne sont pas de lui.Les nuages s'accumulent.Un pas après l'autre, des pièces progressant sur le jeu à chaque moment, le monde semble pencher vers la guerre.Des mouvements considérables, dirait-on, paraissent pointer vers l'affrontement, dangereux engrenage.Il n'y a pas d'initiative de pacification.L'Occident au contraire accumule les défis, serre de près des frontières quand il ne les franchit pas.Des géants, comme la Russie et la Chine, montent de leur côté leur défense, c'est-à-dire leur puissance éventuelle d'agression.Que voit-on encore comme signes cumulatifs avant-coureurs?Énumérons pêle-mêle.Cela fait toute une somme.L'Afghanistan.L'Irak.Le bouclier antimissile américain installé en Pologne, autrement dit aux portes de la Russie.La réaction de celle-ci.L'Europe maintenant ralliée solidement aux États-Unis, donc à leur politique.La France rentrant dans l'OTAN.Le conflit interminable entre une Palestine spoliée au dernier degré et Israël.Mais surtout, véritable baril de poudre, Israël et les États-Unis contre l'Iran.La crise du pétrole.La guerre plutôt qu'une pénurie pétrolière.La concurrence énergétique entre la Les nuages s'accumulent.Un pas après l'autre, des pièces progressant sur le jeu à chaque moment, le monde semble pencher vers la guerre.Chine et l'Occident.La Russie menacée d'encerclement.Enfin, des menaces brûlantes comme celle-ci : l'emploi de la bombe atomique sur l'Iran, annoncé par Israël.On pourrait continuer cette enumeration.Le monde, sans que les peuples se rendent compte de la signification de cet ensemble d'éléments convergents, se laisse conduire, comme la population canadienne par Harper.Qu'est-ce que fait ce Harper?Il infléchit profondément la politique canadienne.Ce faisant, il introduit le Canada et son opinion publique dans la logique ou plutôt dans la fatalité d'une étroite participation à la politique de guerre américaine.Harper est l'homme de ce glissement.Conformément à la volonté de Washington, mine de rien, il entre dans le mouvement et il militarise à l'extrême le Canada.Il aliène le pouvoir et neutralise à cette fin la démocratie.Même la désorientation politique du Québec fait probablement partie du dispositif, pièce non négligeable du jeu des conservateurs, de Harper et de leur bellicisme.Mais la démocratie ne souffle mot de ces choses, ni les libéraux, ni le NPD, ni le Bloc, ni les commentateurs, ni personne.Tous semblent convenir de laisser faire le gouvernement.Car l'opinion est distraite, l'opposition ne l'est pas moins et Harper compte sur cette passivité.La tradition pacifiste du Québec, qui paraissait profondément ancrée, ne semble plus guère jouer.Telle est la situation en cet été 2008.PIERRE VADEBONCŒUR Démentis Dans l'Iowa, une tornade s'est abattue sur un camp de scouts faisant quatre morts et la démonstration que, contrairement à ce qu'ils prétendent, les scouts ne sont pas « toujours prêts ».MUSIRONIE Avancée technologique Une nouvelle génération d'ordinateurs fonctionnant à l'alcool est sur le point de voir le jour, ce qui donnera un nouveau sens à la fonction « enregistrer saoul ».MUSIRONIE La «guerre à la guerre» de Dupuis-Déri Bel atterrissage chez nos libraires que cet Éthique du vampire1 de Francis Dupuis-Déri ! Notre collaborateur y écrit que «personne ne prendrait au sérieux un vampire qui prétendrait agir pour le bien de sa victime, alors même qu'il la saigne à mort.» Les 340 pages servent à démontrer cette aberration.De là, cette «guerre à la guerre» qu'a entreprise un FDD qui ne semble craindre que soit mise en cause sa crédibilité de chercheur même quand il se propulse à l'avant-scè-ne de l'actualité.Comme au départ de sa soldate de sœur pour Kandahar.«Nous nous sommes recueillis, écrit-il, devant nos télévisions pour suivre en direct la première guerre contre l'Irak.Nous observions dans notre téléviseur des avions de guerre voler dans le ciel vide et des éclairs d'explosions dans le ciel de Bagdad, une ville qui semblait déserte sur nos écrans de télévision.Des cadavres, nous n'en avons pas vus, ou si peu.(.) J'allais être marqué à vie, dix ans plus tard, par ces images qui tordent le ventre d'Américains sautant du haut des tours en flammes du World Trade Centre.(.) Mais en 1991, je ne vis aucun des Irakiens prisonniers du brasier de T'autoroute de la mort", ni entendu le témoignage d'aucune des mères, épouses, ou enfants d'une de ces victimes»2.À la mi-février 1991, les autorités irakiennes avaient accepté un retrait de leurs troupes du Koweït, mais Washington n'en a pas tenu compte et, dans la nuit du 27 février, l'aviation américaine bombarda sans relâche le long convoi de camions remplis de soldats en retraite.« Le massacre de l'autoroute de la mort, n'était que le point culminant de la destruction systématique d'un pays.»3 Dans sa guerre contre l'Iran, l'Irak avait bien servi les intérêts de l'Occident : Khomeiny était alors l'homme à abattre et Washington aida Saddam.L'Iran vaincu, celui-ci devenait la nouvelle menace, d'où la guerre du Golf de papa Bush et le blocus économique causant la mort de milliers de petits Irakiens.D'où la guerre du Golf de fiston Bush provoquée sous le faux prétexte que l'on sait.Faux prétextes et mensonges également en Afghanistan.«Suite au 11 septembre, écrit FDD, Bush II a d'abord expliqué qu'il engageait une guerre contre Ben Laden.Il exigeait d'ailleurs des taliban qu'ils le lui livrent, faute de quoi les États-Unis attaqueraient l'Afghanistan.Les taliban avaient répondu le 22 septembre en demandant des preuves permettant de justifier l'arrestation et l'extradition de Ben Laden.Bush II avait refusé de fournir la moindre preuve; il préparait déjà l'invasion de l'Afghanistan qui débuta le 7 octobre.»4 Durant son long périple en voiture fait au lendemain du 11 septembre, FDD a été en mesure de saisir tout le désir de vengeance qui, face à l'humiliation, tenaillait les Étasuniens.Bon prétexte pour Bush, même si de plus stratégiques facteurs ont fait qu'il a décidé d'envahir l'Afghanistan.Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le monde était divisé en deux : d'un côté, les pays capitalistes, de l'autre, les communistes ayant comme epicentre une Union soviétique tentant de propager sa bonne nouvelle aux pays d'Europe nouvellement libérés du nazisme.De gré ou de cœur face au danger de propagation du collectivisme, les élites washing-toniennes ont accepté le welfare state, l'État-providence.Le mur de Berlin tombé, cette concession n'a plus tenu, et Dupuis-Déri signale que c'est depuis que le warfare state a débouté le welfare state parce que plus susceptible de juguler le nouveau Mal : le fondamentalisme musulman.Quel pactole que ce warfare state pour les industries d'armement de la trempe d'Haliburton ! Même si la lutte contre l'islamisme ne passe pas nécessairement par une guerre contre un État en particulier, mais contre des groupes qui, hors les kamikazes, s'évanouissent dans la nature après tout attentat réussi.Ce fait ne dérange aucunement notre vampire.Il engage le combat d'abord contre l'Afghanistan, pour ensuite s'attaquer à un Irak dirigé par un parti Bass en pratique DU L'ETHIQUE IL de la guerre d'Afghanistan et quelques horreurs du temps présent FRANCIS , DUPUIS-DERI LUX Durant son long périple en voiture fait au lendemain du 11 septembre, FDD a été en mesure de saisir tout le désir de vengeance qui, face à l'humiliation, tenaillait les Étasuniens.areligieux.Et, on s'en doutera, il y a ici forte odeur de pétrole.Et besoin d'hégémonie.Des milliers de morts plus tard, rien ne va plus en Afghanistan.Depuis la chute des taliban, écrit Dupuis-Déri, le parlement afghan est dominé par d'anciens chefs de guerre corrompus dont l'intégrisme n'a rien à envier aux taliban.À Kaboul, de plus en plus de femmes portent la burqua, et on atteint des records en nombre d'Afghanes qui se suicident pour cause de mariage forcé.Et que nous rapportera au Québec ce warfare state?Certains souhaitent que nous ayons notre part de dépenses militaires.Mais au-delà de cette préoccupation qui ne tient aucunement compte des drames que sèment les engins de mort, que nous rapporte le warfare state?Dupuis-Déri répond qu'ici nous suivons la tangente éta-sunienne : accroissement des budgets militaires qui diminuera d'autant l'argent nécessaire à l'éducation, à la santé et aux services sociaux.L'écart entre les riches et les pauvres s'accentuera.Et parmi ces derniers, ce sont les Noirs aux Etats-Unis et les Autochtones au Canada, nous signale FDD, chez qui l'on dénote le plus grand nombre de volontaires prêts à courir le risque, au hasard d'une simple patrouille, de devenir de la bouillie sous l'effet d'une bombe artisanale.Le 3 juillet dernier, j'étais à Québec afin de commémorer le 400e anniversaire de la ville.Francis y était également, mais nous n'étions pas de la même manif.Il était parmi ceux qui protestaient contre la trop grande présence de l'armée à ces réjouissances alors qu'avec d'autres, je le faisais contre le manque de substance historique de la commémoration.J'aurais pu être avec Francis malgré le fait que j'aurais probablement été gêné par la trop grande présence de drapeaux rouges et de drapeaux noirs flottant au-dessus des manifestants.Et du trop peu de fleurdelisés.La lecture de LÉthique du vampire ne m'ayant pas convaincu que l'anarchisme saura un jour libérer le monde du workfare state - ou du warfare state -, c'est bien là le plus grand point de divergence entre nous.CLAUDE G.CHARRON 1 Francis Dupuis-Déri, Uélique du vampire, de ta guerre d'Afghanistan et quelques horreurs du temps présent.Lux, Montréal, 2007 2 \bid.pp.58-59 3 \bid p.61 4 \bid p.101.- Par rigueur grammaticale, sauf pour les citations, FDD n'ajoute pas de s parlant « des taliban ». ARNAQUES TRANSNATIONALES 2010 : le rapt Olympique Le Couac, août 2008, page 5 La Colombie-Britannique est unique au Canada en ceci qu'elle est constituée en majeure partie de terres non cédées par les Autochtones.Selon les lois britanniques et canadiennes, les terres souveraines des populations autochtones doivent être légalement cédées à la Couronne préalablement à tout commerce ou établissement sur celles-ci, tel que stipulé dans la Proclamation Royale de 1763.En accord avec cette Proclamation, les Britanniques, et plus tard le Canada, ont négocié une série de traités rendant possible l'expansion vers l'ouest.En 1875, le gouvernement de la Colombie-Britannique ratifie la Loi sur les Terres ouvrant ainsi le pays à l'exploitation.La même année, le gouvernement fédéral émet une Duty-of-Disallowance, annulant la Loi sur les Terres en l'absence de traités cédant légalement les terres autochtones.En réponse, la Colombie-Britannique menace de se retirer du Canada.L'année suivante, le gouvernement fédéral adopte la Loi sur les Indiens (1876), étendant le contrôle gouvernemental à tous les Autochtones, y compris les populations de la Colombie-Britannique.Dépossédé.es illégalement de leurs terres, les populations Autochtones de la Colombie-Britannique sont pourtant restées alertes face à la situation, en continuant de protester et en faisant du lobbying auprès des gouvernements.Au début des années 1900, plusieurs organisations Autochtones vouées aux réclamations territoriales ont été mises sur pied.Des délégations ont été envoyées en Angleterre afin de pétitionner la Couronne pour faire valoir les lois britanniques et canadiennes.En 1927, la Loi sur les Indiens a été amendée rendant illégale l'organisation dans le but de faire des réclamations territoriales.En conséquence, plusieurs de ces organisations politiques Autochtones ont cessé d'exister.L'opposition Autochtone aux Jeux de 2010 Les organisateur.e.s des Olympiques de 2010 savaient qu'ils devaient obtenir l'appui des populations autochtones de la région afin d'éviter les accusations de racisme et les protestations.La culture autochtone leur semblait aussi un bon médium pour faire la promotion des Olympiques comme du tourisme en général.En 2003, avant même que Vancouver n'ait été choisi comme site hôte de 2010, les bandes Squamish et Mount Currie ont reçu 20 millions $ en argent, terres et aménagements, dont un centre de culture et d'artisanat autochtone construit à Whistler même.Ce fut un geste clair pour non seulement acheter l'appui du Conseil de bande mais aussi de certains segments de la communauté, avec des promesses d'emplois dans la construction et les services.Notamment, l'entente engage les deux Conseils de bande à participer et à soutenir les )eux de 2010.)ohn Furlong, le président et PDG du Comité d'organisation des leux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), a louange cette collaboration, prédisant que les leux de 2010 vont «hausser la barre à l'international pour les partenariats entre les comités organisateurs et les populations autochtones ».Ce qu'il omet de dire est que ces partenariats sont le résultat direct de manœuvres pour acheter des personnes, les pacifier, et réduire toute opposition au silence.Malgré les prétentions de Furlong à « hausser la barre », ni la Corporation de la candidature de Vancouver, ni le COVAN, ni le Comité International Olympique (CIO) n'ont répondu aux soumissions faites par le cen- tre de Protection des Skwelkwek'welt et le camp Sutikalh en juin, 2002, énonçant leurs préoccupations quant aux impacts des Olympiques.En 2003, une délégation Secwepemc est allée jusqu'en Suisse afin de porter plainte officiellement auprès du CIO et de signaler les violations continues des droits humains et des Autochtones en ce pays.Quoique le CIO ait comme politique officielle de ne pas organiser d'événement dans des pays où sont commis des violations des droits humains, le signalement des abus du Canada et de la Colombie-Britannique est resté lettre morte.La plupart des chefs politiques autochtones - ceux qui appartiennent à des organismes financés par le gouvernement - soutiennent les Olympiques.Dans l'ensemble, ils soutiennent aussi les plans du gouvernement d'accroître l'accès des corporations aux terres et aux qui se préoccupent des Jeux, même si ce sont elles qui ont le plus à gagner économiquement.Comme l'a bien indiqué le Native Youth Movement, les retombées de 2010 préoccupent tous les peuples autochtones de la Colombie-Britannique : «Même si les Olympiques de 2010 doivent avoir lieu seulement dans les territoires St'at'imc et Squamish, les impacts négatifs de ces leux vont se faire sentir sur les autres territoires autochtones de la région, et les après-coups vont occasionner une invasion telle qu'on n'en a pas vue depuis la ruée vers l'or.» [trad.) (Cancel the 2010 Winter Olympics, feuillet NYM, 2006) Alors que quelques un.e.s profitent des emplois et qu'une poignée de gens feront des profits dans les millions, le véritable héritage que les Olympiques légueront aux prochaines générations sera la destruction ressources, une claire soumission aux impératifs du néo-libéralisme.Ceci s'explique par le fait qu'ils veillent à leurs intérêts, s'enrichissant eux-mêmes à travers ces partenariats avec le gouvernement et les corporations.La promotion de 2010 est en vérité en continuité avec leur stratégie d'ensemble de promotion du « développement économique », qui se réduit pour eux à l'expansion du capitalisme.Le tourisme autochtone est perçu comme étant un des marchés qui profitera des Jeux de 2010.Les capitalistes applaudiront à cet 'esprit Olympique'.Mais plusieurs Autochtones voient aussi les Olympiques pour ce qu'elles sont : une mise en valeur des affaires plutôt que du monde naturel.Ce ne sont pas seulement les 'Quatre nations hôtesses' (Squamish, Mont Currie, Musqueam et Tseil-Watuth) écologique.Que ceci se produise maintenant, alors que la planète fait face à une crise environnementale croissante, révèle à quel point des personnes peuvent devenir avares et avides de profits au contact prolongé avec l'idéologie capitaliste.ZIG ZAG (WARRIOR PUBLICATIONS) TRADUCTION : LIBERTERRE - MONTRÉAL Plus d'info : www.no20IO.com www.contrelesolympiquesde20IO.anarkhia.org Warrior Publications : zig_zag48@hotmail.com NYM : nymcommunications@hotmail.com Convergence anticoloniale, anticapitaliste 2010 : convergence@no20IO.com [publié au printemps 2007 - traduction et adaptation : Liber terre, mai 2008] Égalité des chances Nous apprenions avec soulagement la libération d'Ingrid Betancourt après 6 années injustement forcée par les FARC à vivre dans la jungle colombienne, sans procès.Ne reste plus qu'à libérer les 275 personnes injustement emprisonnées et torturées depuis 7 ans par l'armée américaine à la prison de Guantanamo à Cuba, sans procès non plus.DR0R WARSCHAWSKI Les États désunis d'Amérique L'écart entre l'espérance de vie des habitants du Connecticut, dans la prospère Nouvelle-Angleterre, et celle du Mississippi est maintenant de 30 ans.Vous avez dit, États « Unis »?Cessons le con-sumérisme Lors de Journées Mondiales de la Jeunesse, le Pape Benoit XVI a dénoncé avec vigueur la société de consommation et le matérialisme qui règne dans nos civilisations modernes, avant de s'en retourner à bord de son jet privé.MUSIR0NIE Sarkozy et l'islam Nicolas Sarkozy et le prince saoudien Al-waleed ben Talal ben Abdulaziz al-Saud (diminutif.Saudi ben) ont posé le 16 juillet la pierre initiale du nouveau département d'art islamique du Musée du Louvre.Le président français a déclaré -.«C'est l'occasion pour les Français et tous les visiteurs du Louvre de voir que l'islam, c'est le progrès, la science, la finesse, la modernité, et que le fanatisme au nom de l'islam est un dévoie-ment de l'islam.(.) Tuer au nom de l'islam, c'est bafouer l'islam.Ne pas respecter les droits de la femme au nom de l'islam, c'est bafouer l'islam.» Il devait être quand même curieux de prononcer ces phrases devant un eminent représentant de l'Arabie des Saoud (la dynastie au pouvoir), un pays quatre fois plus grand que la France qui regorge de pétrole (2 % de la population détient 99,9 % des ressources naturelles du pays) et qui est gouverné selon la charia, la loi canonique islamique régissant la vie religieuse, politique, sociale et individuelle.Dans ce pays, aucune manifestation ou culte d'une autre religion n'est acceptée et ceux qui expriment une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort.Les femmes y sont des citoyennes de seconde zone obligées à vivre dans l'ombre des hommes.Un adultère est passible de mort.Un voleur a la main coupée.Si Sarkozy veut faire voir de l'islam sa face lumineuse, quel est l'objectif recherché par le prince saoudien qui a injecté 17 millions d'euros dans l'opération?Amadouer les Occidentaux?Une chose est sûre : il a agi dans l'intérêt de son pays SYLVIO LE BLANC Bush dégoût Les résidents de San Francisco devront décider en novembre prochain du nom de leur nouvelle usine de traitement des eaux usées.L'une des suggestions, qui vient d'être acceptée puisqu'elle a recueilli plus que les 7 168 signatures requises (elle en a recueilli 12 000), fait déjà jaser.En effet, le bâtiment où s'engouffre l'eau des égouts de la ville pourrait bien devenir le «George W.Bush Sewage Plant ».Brian McConnell, le petit comique derrière cette idée, pense que les générations futures seraient ainsi plus en mesure de se souvenir des erreurs mémorables de Bush, notamment de la guerre en Irak.La télévision suisse romande a récemment révélé que la multinationale Nestlé a mandaté la société de sécurité privée Securitas pour espionner des militants locaux de l'association alter-mondialiste ATTAC afin de mieux les contrôler.Depuis l'infiltration des Raging Grannies (cette chorale de grand-mères qui entonne des chants militants dans les manifs) par le Service de renseignement canadien (voir Le Couac, septembre 2001), rien ne nous surprend plus côté espionnage de militants.N'empêche, il s'agit d'une bombe qui discrédite le géant de l'agroali-mentaire jusque dans son fief.Jaloux Le nain de jardin présidentiel, Nicolas Sarkozy, souffrirait de jalousie maladive depuis qu'un sondage paru en France dévoile que Caria Bruni satisfait un français sur deux.MUSIR0NIE Le Couac, août 2008, page 6 PERSPECTIVES D'AVENIR Pressés de tomber dans le panneau?Loin d'améliorer la «compétitivité», la dérégulation empressée de l'économie placerait le Québec en position de faiblesse à l'échelle internationale Dans le journal La Presse, l'économiste de L'Institut économique de Montréal, Dominique Vachon, insiste sur le fait que « le temps presse » pour le Québec de réduire l'intervention de l'état dans l'économie s'il ne veut pas être parmi les laissés pour compte de la «compétition économique» internationale.Or, ce remède pourrait bien s'avérer être une pomme empoisonnée, tant cette réduction programmée de la capacité du Québec de réguler son économie le laissera impuissant devant les marchés financiers et les corporations qui y régnent maîtresses.Voici que le temps presserait de s'orienter vers la privatisation des services publics, l'abolition des impôts des entreprises, les hausses de tarifs individuels, etc.La mise en place de ces mesures serait « inévitable » pour améliorer la «compétitivité économique du Québec », sans quoi celui-ci basculerait à moyen-terme dans le tiers-monde.Et si c'était le contraire?Une république de bananes Lorsque Dominique Vachon souhaite que « la réalité économique actuelle ait raison du carcan politique.», elle appelle à ce que le Québec procède à un renversement qui place le politique à la remorque d'une certaine conception de ce que devrait être l'organisation de l'économie, plutôt que de soutenir la conception démocratique-républicaine qui impliquait de soumettre l'économie aux balises réglementaires et législatives développées à travers le débat public démocratique et l'activité parlementaire.Bref, un modèle de république de bananes soumis aux diktats des « investisseurs étrangers ».En appelant le Québec à demeurer compétitif, les économistes proches de l'école de Chicago l'enjoignent surtout à le devenir, c'est-à-dire à modifier massivement l'organisation de sa production, particulièrement de ses services publics, pour accroître le champ d'intervention du secteur privé et réduire celui de l'État, de sorte que des pans entiers de la vie économique qui échappaient encore à la financiarisation soient désormais intégrés dans le circuit de la production de valeur.La prérogative d'organiser la production ne relèverait plus du peuple organisé en communauté politique démocratique, mais plutôt à deux «réalités» mathématiques : le maintien de la croissance et la «compétitivité», devant lesquels tous les obstacles, législatifs, culturels et politiques, seraient autant de digues à faire sauter pour étendre le champ d'action des marchés financiers, ce «droit de la mer» ou l'emporte l'arbitraire des corporations transnationales, dont le seul objectif est d'augmenter la croissance et le profit.Or, à l'heure où les signaux d'alarmes environnementaux mettent à l'ordre du jour l'idée de la «décroissance», comment peut-on encore appeler à la «croissance pour la croissance», sans remettre en question le sens, l'utilité et le volume de la production économique québécoise?D'autant plus que les fruits de cette production continuent d'être concentrés au sommet de la pyramide, à mesure que se creuse l'écart entre riches et pauvres ?Ce n'est pas en s'empressant, mais en prenant du recul que l'on peut constater la formidable dérive qui s'est opérée au Québec depuis le temps où le développement économique était guidé par cette idée qu'il fallait être «Maîtres chez nous».Dorénavant, ce sont l'Angleterre, les États-Unis ou le « rest of Canada » auxquels il faut «s'adapter», c'est-à-dire en épouser les réformes ultralibérales, sans égard aux échecs multipliés qu'elles ont rencontrés.Dès lors, la démocratie québécoise se réduirait à choisir les gestionnaires qui auront pour tâche de répondre aux injonctions des lois aveugles de l'économie, laissant le Québec incapable de faire autre chose que de s'y adapter réactivement et passivement.Pour la masse des gens, la proposition est claire : renoncer aux «acquis», travailler plus, pour de plus petits salaires, prendre la retraite plus tard.à moins d'avoir la «chance» de devenir travailleur atypique dans le domaine des jeux vidéos.Bien sûr, la compétitivité et la croissance seront bons pour les happy fews de Voverclass, managers et actionnaires de grandes organisations.Pour les gens ordinaires, être compétitifs, hélas, cela veut encore dire se serrer la ceinture, de Montréal à Schenzen en passant par Delhi, et cela porte un nom : la dépossession et l'exclusion.Tout ce qui manque pour que la «recette» prenne, c'est un contexte politique radicalement différent permettant d'appliquer sans coup férir l'essentiel de la doctrine néolibérale, un «traitement choc» comme dirait Naomi Klein.Certes, à l'heure où à peu près tous les pays occidentaux semblent rompre avec le modèle keynésien d'État social propre aux «trentes glorieuses», on peut être facilement saisi d'une irrésistible envie de suivre le train, en escamotant tout débat public sur ces questions par crainte d'accumuler quelque « retard » supplémentaire.Or, il vaudrait mieux, si l'on veut éviter de tomber dans le panneau, suivre le mot juste de l'écrivain Bernanos, « gagner du temps n'est pas toujours un avantage.Lorsqu'on va vers l'échafaud, par exemple, il vaut mieux y aller à pied ».ERIC MARTIN Chercheur à l'Institut de recherches et d'informations socio-économiques (IRIS) Incidence mineure Les feux d'artifices qui se tiennent durant la saison estivale à Montréal augmenteraient la pollution atmosphérique jusqu'à 10 fois plus que la limite acceptable lors des soirées pyrotechniques.L'organisation a minimisé ces impacts en répliquant que la pollution se déplace seulement au-dessus d'Hochelaga-Maisonneuve.MUSIRONIE Respect des tâches Après qu'un commerçant du centre-ville ait ramassé un papier devant son établissement, le Syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal a déposé un grief MUSIRONIE Mangeons d'Ia marde !!! Dans le merveilleux monde de l'agriculture industrielle, les techniques utilisées provoquent de plus en plus d'intoxications.Qu'elles touchent l'environnement ou nos aliments, celles-ci finissent toujours dans nos assiettes.Quand ce ne sont pas des bactéries e-coli qui provoquent de graves intoxications potentiellement mortelles, on retrouve la salmonelle dans des tomates ou autres légumes, fruits de cette industrie démesurée et inhumaine.Déjà, depuis la supposée « Révolution verte », les cocktails d'engrais chimiques, d'herbicides et de pesticides nous dressaient une tablée propice à nous causer des problèmes de santé à moyen ou long terme.Comme celui du tristement célèbre DDT, on ne compte plus les exemples de produits chimiques utilisés ayant causé des problèmes aux écosystèmes ou à la santé des animaux dont nous, les humains, faisons partie.Le cas des OGM, celui des farines animales et des boues d'épurations utilisées pour nourrir les sols agricoles ou encore les quantités phénoménales de purin de porc épandues, contaminant diverses nappes phréatiques, nous dessinent un avenir culinaire des plus inquiétants.Ici, il est question d'agriculture mais plus largement, au cours de notre vie, nous devenons sans cesse des dépotoirs ambulants de déchets toxiques.Et chaque fois que des toxicologistes tentent d'élucider les causes de ces intoxications, les résultats nous font aboutir presque toujours aux mêmes responsables : une production de plus en plus importante à moindre coût et ce, le plus rapidement possible.Les agriculteurs industriels connaissent pourtant bien les pièges de cette arnaque : effondrement des prix mondiaux, dumping, destruction socio-économique des communautés, dévalorisation totale des productions contaminées, etc.L'engrenage de l'endettement stra-tosphérique et la spécialisation des compétences agricoles n'offrent d'autres choix que la fuite en avant pour plusieurs agriculteurs.Cette fuite en avant, c'est celle d'une société qui ne se pose presque plus de questions radicales relativement à son avenir.D'ailleurs, dans le cadre de l'émission Les années lumières du 6 juillet dernier, la Société Radio-Canada nous offrait un reportage fortement révélateur sur le sujet.Abordant les intoxications à la salmonelle dans les fruits, un expert gouvernemental nous révélait que le grand défi des prochaines années serait la traçabilité des aliments en vrac, c'est-à-dire, la capacité de retracer la provenance des aliments causant des intoxications.On nous racontait aussi, d'un ton tout à fait normal et scientifique, que ces intoxications étaient probablement causées par les déjections animales pathogènes non absorbées par les sols, merde animale utilisée pour engraisser les sols agricoles devenus trop pauvres.Avec le temps, ces bactéries pathogènes sont absorbées par les sols.Mais tout le monde doit évidemment se souvenir que le temps, c'est de l'argent.Peu de chances donc que la racine profonde du problème central dont il est question ici soit admise, reconnue inacceptable puis combattue.La crise alimentaire qui atteint déjà les pays occidentaux nous laisse entrevoir un avenir peu reluisant.Bon an mal an, nous continuerons donc à manger d'Ia marde.Et ce ne sont pas les dispendieux aliments dits biologiques récupérés allègrement par les grandes chaînes qui atténueront cette tendance du fait que leur certification tienne souvent de vagues organisations obscures n'exposant pas les règles les régissant.Et que dire du fait que ces produits aussi contiennent une partie des toxines ambiantes?On aura beau organiser des commissions sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroali-mentaire et formuler de belles recommandations et de beaux vœux pieux, sans analyse radicale, ces gestes, tout autant que nous, contribuerons à nous faire demeurer ce que nous mangeons.Bon appétit.MARTIN PETIT Lauto électrique Miracle technologique ou mirage écologique?On parle beaucoup actuellement du développement des autos électriques afin de constituer une solution à moyen terme aux pénuries de pétrole appréhendées.Voyons ici l'autre volet, soit l'auto électrique comme une solution d'avenir permettant de régler certains problèmes écologiques et particulièrement celui de la pollution de l'air.Sommes-nous devant un mirage écologique?S'il est assez évident que les véhicules électriques peuvent être efficaces pour réduire la pollution (smog) dans les centres-villes, au niveau atmosphérique plus global, les résultats positifs sont beaucoup plus douteux.En fait, l'électricité nécessaire à ces véhicules devra provenir de certaines sources d'énergie, dont les moins dispendieuses et les plus abondantes dans le monde sont le charbon, et le nucléaire.Celles-ci sont toutefois, soit très polluantes ou très dangereuses.Nous sommes privilégiés et un cas presque unique, ici au Québec, avec notre abondance d'hydroélectricité, que l'on dit propre-propre.Tout comme les industries, qui dans les décennies '60 et '70, ont «réglé» leurs problèmes locaux de pollution atmosphérique en rehaussant leurs cheminées, la venue des véhicules électriques ne pourrait que déplacer et amplifier les problèmes de pollution.En effet, ils soulageraient les centres-villes, mais accentueraient les pluies acides et l'effet de serre à plus large échelle.Dans ce contexte, certains disent avec cynisme que globalement les ZEV (Zero Emissions Vehicles), soit des véhicules sans émissions polluantes, s'avèrent davantage des EEV (Elsewhere Emissions Véhicules), soit des véhicules polluant ailleurs.Cette technologie ne doit pas nous faire oublier certaines approches de développement durable des transports.Celles-ci sont évidemment moins spectaculaires, mais néanmoins très recom-mandables comme : des politiques de réduction de l'étalement urbain, l'amélioration des transports en commun, l'optimisation du transport des marchandises spécialement par l'usage du train et du bateau, la taxation des carburants, la réduction des transports aériens, l'accroissement des déplacements non motorisés, etc.Le véhicule électrique, considéré souvent comme symbole du miracle technologique pour sauver la planète, ne semble donc être en fait qu'un mirage écologique.Il pourrait simplement servir à cautionner nos pratiques actuelles inappropriées en matière de transport, tout en gonflant le portefeuille des développeurs économiques de tout acabit.Chose certaine, des recherches prospectives de type « bilan écologique », c'est-à-dire l'évaluation des impacts de la production, de l'utilisation et de l'élimination des véhicules électriques sont à faire.Par contre, il est certain que l'on ne se trompe pas dans la voie du développement durable des transports et ce, dès maintenant.S'il est vrai que l'on peut économiser du pétrole avec les véhicules électriques, il ne faut pas perdre de vue que les autres bénéfices écologiques sont pour le moins plus douteux, sinon des pertes.PASCAL GRENIER Le « Triumvirus » La Tribu du Verbe < • Musironie • • Le Couac • www.latribuduverbe.com, www.musironie.com et www.lecouac.org 3 fréquences de publication Quotidien, hebdomadaire, mensuel.3 types de médias Blogue, radio, journal.Un même but Tirer sur la connerie où qu'elle soit ! CULTURE Pièce à convictions Le Couac, août 2008, page 7 ville dépressionniste Le lancement avait lieu au Sacrilège rue SMean.En arrivant une jeune fille souriante m'a tendu l'ouvrage en me disant : «Voici la pièce à conviction ».Le terme convenait parfaitement pour décrire Québec, ville dépressioniste présenté par la Conspiration dépressioniste et publié chez Moult Éditions.Voilà un élément de preuve qu'on attendait depuis longtemps.La Conspiration dépressioniste (la consdep) réussi à s'entourer d'un aura de mystère caustique.Cette équipe est responsable de la publication de cinq numéros d'une fort belle revue qui paraît de façon irrégulière et qui s'est accompagnée de deux bulletins plus modestes.Elle a aussi réalisé des sites Web brillants comme Pour un Québec morbide (www.pourunquebeclucide.info) et Bienvenue à Érouleville (www.erouleville.com).Toutes ces publications trouvent une certaine unité dans un style post-situationniste agressif doublé d'un humour grinçant.Autre aspect unitaire de ces textes : une critique insatiable.Rien ne passe le test, tout est à jeter.Tout ce qui est dit sur un ton positif doit être interprété comme de l'ironie ou du sarcasme.Bref, on rit beaucoup, mais on se réjouit très peu à la lecture de la consdep et c'est très bien ainsi.C'est ici que, d'une certaine façon, Québec, ville dépressioniste vient changer la donne.Comme toujours, on y trouve d'excellents textes.En fait, Québec, ville dépressioniste est ce type d'ouvrage collectif bien pensé où ceux et celles qui y ont participé on bien divisé les thèmes pour éviter les répétitions et ont suffisamment approfondi leurs dossiers pour qu'on apprenne beaucoup à chaque lecture.Uniformité dans le ton, diversité dans les propos et le style : exactement ce qu'il faut.On remarque en particulier les deux premiers textes : L'ère Lamontagne et Le « De Québec », pour en avoir pour votre argent qui s'attaquent respectivement au règne du maire Gilles Lamontagne et au pseudo-carnaval qui tient lieu de divertissement commercial annuel aux résidents de la Capitale nationale.La recherche importante au niveau historique et la justesse des critiques assenées rend ces textes particulièrement riches.L'ensemble des sujets abordés permettent, en s'intéressant particulièrement au cas Québec, de mieux définir ce qu'est, finalement, le dépression-nisme.L'ouverture du texte de Simon-Pierre Beaudet sur le boulevard Hamel nous offre une citation de Nancy Huston qui donne toute la portée et l'importance de la réflexion sur ce thème : «.Comment se fait-il que [.] nous soyons si fermés à cet aspect esthétique de la vie?Que l'on ne se soucie plus de transmettre aux générations futures de la beauté?Que l'on estime normal de mettre devant les yeux de nos enfants un enchaînement chaotique de restaurants fast-food, de stations-service, de bâtisses disgracieuses et de centres commerciaux?Comment faisons-nous pour croire que cette hideur ne déteindra pas sur nous ?» Après ce livre et les cinq numéros de la revue La Conspiration dépressioniste, il n'y a plus beaucoup d'autre choix que celui d'être convaincu que la réponse à la question de Huston est «oui», bien évidemment.L'effet de l'architecture, de l'urbanisme, du design sur la pensée, l'idéologie, le senti est primordial et a trop longtemps été mis de côté.Gramsci avait lui aussi soutenu, d'ailleurs, que l'architecture et l'urbanisme étaient parties intégrantes de l'idéologie.Comme l'écrit Philippe Villeneuve dans la poésie délirante du texte qui clôt l'ouvrage, ce collectif s'acharne sur Québec, mais qu'en aurait-il été si ses participants et participantes étaient venus d'Ottawa ou Bathurst.L'ampleur de la critique à réaliser apparaît alors immense et nous ajouterons à une liste si prometteuse quelques suggestions personnelles, nommément : Gaspé, Gatineau, Drummondville, Dolbeau, Trois-Rivières et Lorraine.Ce qui surprend davantage à la lecture de l'ouvrage, c'est qu'il semble y avoir un certain espace pour un envers de la médaille.On lit ici et là de bons mots pour le communautaire, pour l'implication citoyenne, pour la défense de droits et pour les snacks-bars de quartier.Finalement, il y a peut-être quelque chose à faire, tout n'est peut-être pas à jeter.En sous-main, très discrètement, cet ouvrage, qui devient une inévitable référence de la pensée critique au Québec, est également une pièce aux convictions aussi surprenantes que bienvenues.SIMON TREMBLAY-PEPIN la conspiration dépressioniste, Québec, ville dépressionniste, Moult Éditions, Montréal, 2008,191 p.Mettons Québec Q; ue dire de cet événement d'envergure internationale qui a son eau officielle vendue dans .tous les bons Wal-mart de la grande région de Québec?Le site Internet ressemblant à un mélange de blogue insipide et de MySpace agressant, rendons-nous sur place pour constater les charmes en personne.C'est vrai que la ville est belle.On l'a rénovée, nettoyée et polie juste pour nos beaux yeux de touristes.On veut du propre, des magasins de cos-sins, des restaurants sans goût, mais chers, des acteurs costumés qui nous donnent des échantillons de fromage.C'est ça qui plaît au visiteur outremer.Mais il faut plus.Il faut des lieux évocateurs et éphémères, des activités qui ne durent qu'un temps pour qu'on puisse raconter à nos enfants que « nous, on y était ! ».Prenons comme seul exemple le Potager des visionnaires de Franco Dragone.Sur les marches du toit du Musée des civilisations, on nous met quelques plants de légumes, des murs de plastique bleus superposés, et on évoque le talent immense des concepteurs québécois.Et si on n'est pas encore convaincu, un puits trône en haut des marches dans lequel quelques écrans de télévision nous racontent l'importance de l'eau.Le tout, commandité par Alcoa qui a insisté pour nous y dire que eux, l'eau, ils aiment ça, et que l'aluminium, c'est recyclable à l'infini, alors l'environnement, ils l'ont à cœur.À vomir.Mais tant qu'à vomir, il y a Oxfam qui, à l'autre bout du toit, nous invite à réfléchir sur le manque d'eau dans les pays du sud.Une toute petite boîte nous demande un don et puis voilà, la conscience claire on peut aller acheter de l'aluminium et sauver le monde une cannette recyclée à la fois.Après avoir vu ces installations, après avoir constaté la muséification intensive que la ville a subi, on ne peut que se demander ce qu'il reste de vrai, de vivant à Québec.EVE-LYNE COUTURIER Absence prolongée Ceux et celles qui aiment l'humour ont dû prendre leur mal en patience une fois de plus, puisque, cette année encore, il était absent lors du Festival (uste Pour Rire.musironie Du temps devant lui.Depuis sa retraite de la compagnie Microsoft il y a quelques semaines, Bill Gates profite de son temps libre pour essayer d'installer la mise-à-jour SP1 de Vista sur son ordinateur.musironie RÊVOUJTi the ramblin' ambassadors, (Mint Records) Vista Cruiser Country Squire Pas moins de cinq ans se sont écoulés entre Avanti et ce nouvel album pour le combo surf rockabilly garage de Cooper (guitariste doué et ex-Huevos Rancheros).En tout cas, les loustics de Calgary n'ont toujours pas lésiné sur le trémolo, un effet cher au genre surf, mais cela sans jamais dérougir de leur style instrumental aussi impeccable que direct.Sur les douze pièces trois sont des reprises soigneusement renouvelées : The Surtones, The Bel-Airs et d'autres allumés canadiens de leurs amis à The Sadies.Leur version de Rat Creek démontre avec éloquence tout le mordant de leur formule secrète ! ! ! hank pine and lily fawn, North America (autoproduit) Ce duo de Victoria emprunte la voie de l'autoproduction avec un aplomb et un grain de folie prodigieux pour créer et alimenter une mythologie bien à eux.Dès le départ Hank, qui joue du violoncelle, des guitares, du glockenspiel, de l'orgue, présente un personnage de fermier masqué un peu inquiétant tandis que Lily Fawn, qui joue batterie, trompette, égoïne et percussions, présente un personnage de femme faon avec des bois sur la tête.Tous deux chantent et, pour ce deuxième album, un chûur accompagne fréquemment le duo dont les voix sont pour le moins particulières.Se revendiquant non-classifié pour le style musical, disons que le tout relève d'un country swampy punk parsemé cûurs vaguement apocalyptiques des plus accorte ! La musique quasi tribale de la Nouvelle-Orléans et les histoires bizarres survenant à la pleine lune comptent parmi leurs sources d'inspiration.D'autres éléments inusités dignes de mention sur cette paire d'artistes perpétuant la tradition d'amuseurs publics série B (les monts intrigue, romance et suspense apparaissent comme une devise sur leur CD) ?Sur leur site à www.hankandlily.com, Lily Fawn propose des produits naturels et tisanes bidouillés à la maison tandis que, tous deux offrent également des comic books pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans leur charmant délire.RAMON VITESSE 185?I 0 wm Ho ans de ]E PENSE, DONC JE NUIS Et n'oubliez pas d'indiqué* votre adresse postale de retour ! us d'infos au www.lecouac.on c'est plus d'une quarantaine d'auteurs ayant publié en nos pages durant la dernière décennie.Des auteurs dont les textes donnent à penser et, considérant le monde dans Commandez dès maintenant votre exemplaire en nous envoyant un chèque de 28 $ {25 $ + 3 $ de frais d'envoi) à Tordre de « Le Couac », au 1872 Gauthier, Montréal, H2K1A3.Pour une liste des points de vente, allez au www.lecouac.org/points_vente.html 07 hotel koral (Actes Sud-l'AN2) de Anthony Pastor la jeune fille et le nègre, papa et sophie i (Actes Sud-l'AN2) de Judith Vanistendael Thierry Groensteen publia son premier livre en 1980 sur l'auteur BD Tardi.Depuis, il n'a jamais cessé de développer les savoirs sur la BD, sur sa sémiotique et ses créateurs contemporains ou anciens.Il dirigea les revues Les Cahiers de la BD et 9e art en plus de diriger nombre de projets institutionnels sans jamais s'y cramponner.Sa plus belle audace reste la création de la structure éditoriale l'AN 2 qui fut absorbé, fin 2006 - début 2007, par Actes Sud à titre de collection BD tout à fait en phase avec la qualité et, surtout, cette approche d'acte d'édition nommément revendiqué.Voici donc deux récentes productions où le bonhomme agit à titre de directeur de collection.Hôtel Koral est entièrement réalisé aux crayons de couleurs en bois avec une technique de hachures qui impressionne à l'ère du coloriage à l'ordinateur.Chaque page présente deux images format carte postale avec un texte suc-cint pour mieux laisser parler l'image.Les bulles sont absentes pour renouer avec le tiret et les onomatopées sont également hors images.Le scénario, découpé au scalpel, présente une fille débarquant dans le dit hôtel afin d'enquêter sur une prison clandestine qui l'aurait précédée : «.Figure-toi que ce qu'on faisait pendant la guerre on a continué de le faire après, emprisonner arbitrairement, torturer, fusiller.».Quand le pays a voulu changer d'image, hop un petit incendie ! Pour La jeune fille et le nègre, l'auteure y va d'un pinceau allègre dans la lignée de Dupuy-Berbérian.Le point de vue sur l'immigration est celui des parents de la jeune belge qui tâteront des aberrations administratives à l'égard des sans papiers.L'authenticité de cette histoire n'empêche aucunement l'usage de l'humour et c'est là que l'humanité renaît, alors que l'on pourrait désespérer! 1968-2008.n'effacez pas nos traces ! (Casterman) de Dominique Grange et Tardi Camarade de vie de Tardi et chanteuse contestataire, Dominique Grange n'a jamais eu de cesse de dénoncer tout en résistant aux injustices qui ont perduré de par le vaste monde.Ainsi, le disque et le livre d'illustrations demie page du non moins contestataire bédéiste s'accoquinent à merveille pour réitérer de balancer des pavés à la flicaille et à tout ces assoiffés de sang humain pour gagner toujours plus d'argent.Devant les inégalités abyssales et l'entêtement assassin, la tâche ne sera pas toute simple.Voilà pourquoi ces nouveaux arrangements (quelques nouveaux titres) n'en nécessitent pas moins non pas un, mais plusieurs dessins frappants ! spir0u, le journal d'un ingénu (Dupuis) d'Emile Bravo Depuis quelques temps, contrairement à ce qui se produit pour Tintin et Astérix, Spirou est repris pour un seul album par des auteurs qui ont à peu près carte blanche pour renouveler le personnage.Le dernier en date se distingue avec un exceptionnel brio qui caractérise sa propre production, notamment l'exceptionnelle série Iules où il est question de génétique, de critique de la religion (comme opium du peuple) et des relations amoureuses premières, etc.Ici Spirou est systématiquement démystifié avec une verve et un humour qui rapatrie pourtant des thématiques redoutables telles les prémisses du déclenchement de la deuxième guerre mondiale, du concept du Belge pure laine, de la critique de l'animal cfe compagnie, etc.La page couverture noire (une multitude de croix gammées), jaune pisse et rouge (une multitude de marteaux et de faucilles) donnait pourtant, au premier coup d'œil, un livre plat.Fabien Deglise du Devoir devrait peut-être se fendre d'une seconde lecture?! VALENTIN TARDI LE SEXE DE L'ARGENT Le Couac, août 2008, page 8 I! PiToo^Cwvts nos 1 y a quelques semaines, la compagnie Molson, célèbre pour ses boissons .jaune pimpant, a fait paraître, à l'idée d'une agence de putes, je veux dire pub, de Montréal, un calendrier promotionnel destiné au client-type de la compagnie : le Serge festif.En passant, si vous ne savez pas de quel calendrier je parle, comptez-vous chanceux.ses et allez plutôt réserver sans délai le calendrier des Alternatives 2009, des éditions du Mémento (www.lememento.com).le ne veux pas contribuer par ma critique, fus-se-t-elle acerbe et fasse-t-elle mouche, à diffuser ce type de matériel, mais pour les curieux.ses, j'ai mis un lien à la fin qui vous expliquera le gros de l'histoire*.Mais laissez-moi d'abord exprimer mon indignation avant de me quitter d'un clic pour aller vous rincer l'œil.Je vous annonce que la compagnie Molson est partie à la chasse au Serge.Le Serge québécois (Insignificus quebecensis) est une créature-poisson âgée de 18 à 34 ans, dont les principaux intérêts sont, selon les chercheurs, le sport, les voitures et - ce qu'il risque fort peu d'avoir s'il passe trop de temps à s'adonner aux deux premières choses - le sexe.Pour l'appâter, un calendrier de leurres cambrés imitant la séduction, attrait visuel sans plus.Chez Molson, à l'instar de la mousse dans le verre, on reste bien en surface : pas d'édition en braille de ces pitounes.Clairement, le Serge dont on veut faire un homme qui boit, est avant tout un homme qui voit.Nombreuses femmes comme moi (autour de la quarantaine, avec enfants et/ou carrière, autonomes et essayant de consommer raisonnablement) sont excédées de ces enfantillages rétrogrades qui carburent à l'argent des jeunes Serges : nous passons à l'action.Dans mon cas, on parle de boycotter la grosse Mol tablette que je bois annuellement par nostalgie autour d'un feu de plage nord-côtière.C'est pas grand chose mais j'en parle autour de moi ; il va en coûter de plus en plus cher aux compagnies de ne servir que ces fantasmes puériles à leur clientèle en ignorant l'impact de cette diarrhée publicitaire sur les non-Serge et sur les femmes du même âge.Elles sont aussi partie prenante de la société et en ont ras le pompon d'encaisser ces publicités réductrices à leur égard, sans parler de l'impact sur les plus jeunes garçons et filles, dont on pollue l'avenir en continuant de déverser, comme si c'était naturel, de telles images dans leur environnement.C'est dans cet environnement que moi, mère indigne, ai eu la mauvaise idée de mettre au monde un enfant.Un petit cerveau tout neuf, l'esprit critique en herbe, nage dans une société où une multitude d'innocentes personnes qui-ne-font-que-leur-boulot - entretenir l'ogre capitaliste de la surconsommation - empoisonnent le paysage de la ville et celui, mental, de mon garçon et de ses amies du primaire.J'ose croire qu'on a évolué au Québec, tous et toutes ensemble.Mais Molson, naguère figure de proue de notre culture rustre mais trinquante, longtemps propriétaire des Canadiens et ayant prêté son nom au temple du hockey (sic) préfère transmettre aux plus jeunes une idée dichotomisée et dépassée des rapports possibles entre les genres, le tout dans un contexte de sur-sexualisation de tout, partout, tout le temps.Et pourtant, les statistiques nous l'indiquent : collectivement on n'en reste qu'à cette ressemblance car dans l'intimité blastée d'images Decapsulez-moi ! M vides, on fait moins de bébés que jamais.Ce qui me désole dans l'affaire, c'est l'inconscience de ces pauvres qui se montrent la moitié des fesses à la caméra et semblent y trouver de quoi être fières d'elles-mêmes.Décidément, on passe de drôles d'idées à nos filles, au Québec.Mais ce ne sont pas ces personnes - qui n'ont d'autre richesse que leurs mamelles ni de réflexion plus profonde que le réflexe de leur érection - qui m'indignent.)e n'ai aucune sympathie pour ce trip mais s'il plait à ces gars et ces filles, libres à ce beau monde de se stimuler à distance.Ce sont les gens et les personnes « morales », les corporations brassicoles qui décident d'émettre ce matériel, qui font les frais de mon indignation.Car elles tirent profit de cette médiocrité et, l'entretenant, révèlent ainsi leur irresponsabilité, leur ignorance et surtout leur caractère délétère sur la société à laquelle elles ne contribuent aucunement, à laquelle elles ne participent pas mais dont elles profitent, comme des parasites ou comme un virus.l'ose croire que je ne suis pas seule, que d'autres luttent vaillamment chaque jour, affrontant pour la vaincre toute l'influence sexiste sur nos enfants que collectivement nous acceptons comme étant le décor de nos vies urbaines.Chacune seule chez soi, contre les bataillons de psychologues, designers et créatifs des départements de pub du marché global, nous œuvrons pour préparer à nos enfants un avenir d'ambitions et d'attraits autrement plus intéressants que ceux imaginés par l'industrie de la bière en général : tout en appât, rien en substance, et sans aucune satisfaction.LOUISE CAROLINE BERGERON 'Pour constater par vous-même : www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/07/200807IO-09l200.html Lettre envoyée à Molson me Marie-Hélène Lagacé, je me délecte de ire et d'entendre les commentaires vindicatifs de mes amiEs à l'égard de votre plus récente campagne publicitaire.Non seulement, celle-ci est sexiste et dégradante mais elle dévoile toute la violence d'une compagnie légalement constituée et le pouvoir que celle-ci peut exercer en toute quiétude envers l'image socialement acceptable que nous devrions nous faire des femmes.Vos publicités contribuent trop souvent à résumer l'image des femmes à des objets sexuellement exploitables.Ce faisant, en plus de ne pas respecter plus de 50 % de l'humanité, vous contribuez encore et toujours à nous faire revenir à l'âge de pierre relativement aux dynamiques entre les hommes et les femmes.Tout ceci alors que des voix de plus en plus nombreuses questionnent sérieusement l'hypersexuali-sation des jeunes femmes et, plus largement, celle d'une société marchandisant tout.Encore plus sérieusement, je me dis bien qu'un jour, des gens vont s'élever et s'organiser pour que les salopards qui pensent à ces campagnes de publicités machistes se fassent carrément foutre à la porte ou que des poursuites soient déposées en bonne et due forme contre les entreprises qui diffusent de telles campagnes publicitaires, l'ai même entendu des gens dire, « Pourquoi ne pas débarquer à 500 personnes chez Molson et démolir entièrement leur entrepôt de pisse imbuvable?» l'avoue trouver l'idée un peu violente mais qu'est-ce que du matériel face à la violence de ce mépris généralisé envers les femmes?En attendant que des gens agissent pour que cessent ces campagnes stupides et imbéciles, je parlerai de tout ceci à qui veut bien l'entendre.)e diffuserai également ce texte pour que d'autres aussi réfléchissent à ce que vous faites et à ce que nous pouvons faire en réponse à tout ceci.Vous avez beau avoir une section «Molson et la communauté» sur votre site WWW, vous ne convainquez personne de votre sincérité à vraiment considérer le social avec vos campagnes publicitaires merdiques.)e songe même à envoyer copie de ce billet d'humeur à votre conseil d'administration.Peut-être ses membres considéreront-ils un peu plus le sérieux des gestes desquels ils sont responsables.MARTIN PETIT Paris-Montréal, même combat1?Cette chanson du groupe Genr'Radical est d'autant plus vraie que la situation des femmes à Paris est encore moins reluisante que ce que l'on peut croire.Les paroles relatent l'expérience d'une femme un peu ronde qui se balade dans la « Ville des Lumières »: elle vit la superficialité de la culture de l'apparence, du danger de se promener le soir dans les rues parisiennes.de l'omniprésence du patriarcat dans la ville.Et ce n'est pas faux : la pression culturelle sexiste est énorme sur les femmes françaises.J'ai pu le constater dès mon arrivée dans la ville en mai.Dans le métro, des pubs m'ont d'abord fait sursauter : l'une, une pub de matériel de cuisine, n'utilisait que des personnages féminins attriqués comme dans les années cinquante, avec un brushing parfait, un sourire serein et une ribambelle d'enfants; l'autre, une pub de maillot de bain, montrait une femme allongé sur une planche, le haut de son bikini détaché, la main posé sur les seins, le bas du bikini au bout d'un pied dandinant, le dos bien cambré.Oui bon, on ne s'attend à pas grand chose de valorisant dans une pub de maillot mais alors là ! Les publicitaires ont toujours eu tendance à jouer sur l'érotis-me.parce que le sexe, ça vend, mais dans ce cas, ce n'est plus erotique, c'est carrément pornographique ! Et personne ne semblait s'en soucier.à Montréal, des tas d'autocollants «Sale pub sexiste» auraient déjà été apposés sur les affiches.J'ai su que de pareilles mesures avaient été tentées par des groupes d'étudiants engagés, mais ils ont gentiment été arrêtés par les CRS.des êtres remplis de bon sens et de tendresse.Depuis, il n'y a plus de contestations.Les canons de beauté féminine sont des plus farfelus ici : on prône une minceur qui est tout sauf un indice de bonne santé.Ici, si on n'est pas de taille mannequin anorexique - et elles sont partout, Paris capitale de la mode et de la mort des formes - on est forcément grosse et paresseuse.Et on ne se gêne pas pour nous Dexceprfo/0 , le faire remarquer! Gare à celle qui osera manger un croissant ou du chocolat en public : on la dévisage comme si c'était une bête de cirque dans le métro.Et on le voit bien.au marché, ce que Danone appelle chez-nous, Silhouette, est ici nommé Taillefine2! La situation n'est pas beaucoup plus rose pour les hommes d'ailleurs : la séparation des sexes est mise de l'avant partout.L'homme, c'est celui qui paie au resto (et les femmes s'attendent à ce que ce soit ainsi), celui qui ne fait pas les tâches ménagères (des femmes se vantent même d'aimer faire l'entièreté des tâches ménagères.pouah), celui qui est fort.À la télé des sujets tels que « Dois-je laisser mon fils jouer à la poupée?» sont abordés : une mère inquiète pour la virilité de son enfant de trois ans demandait conseil à des prétendus spécialistes.Un seul, des quatre présents, a suggéré que le jeu auquel s'adonnait le bambin n'était pas une menace et ne présageait pas d'homosexualité.On a donc conclut qu'il était préférable d'orienter le jeune garçon vers des activités plus masculines, et que ce «dérapage» n'était pas trop problématique.pour le moment.Donc, Paris-Montréal, même combat?Je ne suis plus aussi sûre.Montréal semble être un pas en avance sur la société parisienne.Ce n'est évidemment pas une raison de s'asseoir sur nos gains : il reste encore énormément de boulot à faire, mais je sens le Québec moins embourbé dans des reliquats de traditionalisme sexiste ! Une ombre pour la société française que l'on regarde souvent pour ses visées progressistes en termes de luttes sociales - quoique le mari de Caria Bruni souhaite renverser la vague et il y parvient malheureusement assez bien - mais c'est tout de même un peu encourageant de voir qu'il y a eu des progrès de faits.Un bravo pour toutes les personnes du Québec qui ont lutté pour les droits de la femme3, une lutte que nous pouvons constater chaque jour.ANNIE LOCAT 1 Titre d'une chanson de l'album Acoustik-O-Rebellion de Genr'Radical (piste 7).2 Ce n'est pas que Silhouette soit bien mieux, parce qu'on sait que la minceur est sous-entendue .Mais au moins la silhouette a l'avantage de pouvoir être diversifiée ! 3 À ce titre, j'invite toutes et tous à se renseigner sur le projet de loi C-484, une menace au droit à l'avortement.Une preuve, s'il en fallait une, que le travail est loin d'être terminé.
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