Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le couac, 2008-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Une murale pour soutenir Kader P.z Naomi Klein : la stratégie du choc p.5 Il septembre 2001: À quand une véritable enquête?P.8 11 II I Un drôle d'oiseau Vol.11 • n° 12 Septembre 2008 L'irraisonnable émeute Retour sur les événements de MontréaUNord Us \teU© \\ Oh est eh Moyens ^£?*£SSiO»i OU Ohl L'émeute est un début de débat.Cette explosion, qui en entraîne ou n'en entraîne pas d'autres, est le premier son, négatif, de la parole libre, l'exigence première de tout changement qualitatif.Observatoire de téléologie, 1990.Alors que le corps du jeune Fredy Alberto Villanueva était à peine refroidi, policiers et journalistes solidaires se remuaient énergiquement dans la soue afin de modérer l'indignation collective.Il faut attendre.On ne sait pas ce qui s'est passé.L'enquête sur la mort du jeune homme sera faite selon les règles de l'art, rien à craindre : la police s'en charge.Le tout est entre bonnes mains.La jeunesse de Montréal-Nord, elle, a décidé de ne pas attendre.De toute façon, une police c'est une police.Rien à foutre des témoignages préfabriqués et des enquêtes bidons.La procédure, c'est leur procédure, non?La justice?Pfff.Allons, un peu de sérieux.On la connaît un peu trop.Elle rapplique, quotidiennement, arrogante, méprisante et raciste, la « justice».On peut voir tes papiers?Tu sais que t'as pas le droit d'être dans un parc après 11 heures?Tu veux un ticket mon ti-neg?Pendant une nuit, la jeunesse du quartier a cessé d'espérer et de désespérer.Animée par la haine, la colère, la peur et la joie, elle a agi.Elle a détruit des voitures de police, des commerces, des automobiles.Elle s'est dressée devant les forces de l'ordre, de l'État, pour lui faire savoir que son seuil de résignation était atteint.L'instant d'un moment, elle a imposé sa propre volonté au lieu de subir celle, systématique et violente, du pouvoir.Face au conservatisme objectif de l'État, elle a opposé le bordel de sa propre subjectivité.Loin de l'humiliation, du racisme, des taloches, des jobbines minables, des logements insalubres, des murs beiges et gris des écoles, de l'isolement, des règle- ments, des lois, des parents qui ne comprennent rien, des beaux discours blancs des politiciens, de la platitude du quotidien, du passé déjà trop lourd et de l'avenir déjà bouché : pour une fois, pendant à peine quelques heures, cette jeunesse s'est mise en scène.Elle a reconquis une mince parcelle de réalité.et y a foutu le feu.Face à cette vive révolte, certains optent pour la manière forte.Ce sont des voyous, des meutes sauvages, de la racaille ! Cessons de les victimiser : il faut plus de matraques, plus de contrôle ! Un décès par balle, semble-t-il, représente l'occasion rêvée de remettre en cause les pratiques «communautaires» des forces de l'ordre.D'ailleurs, ils vous le diront, les policiers sont trop petits et trop polis.Assez de bla-bla-bla communautaires.11 nous faut du muscle! Il faut de la droiture! D'autres, tout en condamnant les émeutiers, sont toutefois moins grossiers, moins rudimentaires.Ils cherchent, analysent, tentent de comprendre l'économique, le politique, le culturel.Si la répression est nécessaire, il faut que cesse le profilage racial.Il faut une enquête impartiale, des programmes, de l'argent.Il faut intégrer ces jeunes à la «bonne» société, leur trouver une place, les faire travailler afin qu'ils se sentent «utiles».L'enquête sur la mort du jeune homme sera faite selon les règles de l'art, rien à craindre : la police s'en charge.Le tout est entre bonnes mains.Face à ces événements, alors, une seule réponse, triste, poussiéreuse et glauque, par laquelle aucune transformation essentielle ne pourra advenir.C'est la trajectoire de la carotte ou celle du bâton, deux chemins escortant la tapageuse jeunesse vers l'unique et ennuyeuse destination de la citoyenneté tranquille, de l'aliénation du travail et de l'obéissance.MARC-ANDRÉ CYR Logique La fraternité des policiers explique que c'est pour prévenir les accusations de profilage racial que ses membres n'utilisent jamais de balle à blanc contre des Noirs.MUSIR0NIE Reprise de contact Au lendemain des émeutes de Montréal Nord, des agents de police d'origine haïtienne et asiatique on patrouillé le quartier en serrant des mains pour que le courant passe à nouveau entre les forces de l'ordre et la population.L'opération aurait été commanditée par la compagnie Taser MUSIR0NIE 3.50 \m r r u k - - J rJ des propos les plus crapoteux entendus à propos des événements de Montréal-Nord f'frrr"-rr r: À propos de l'uniforme non conventionnel des policiers lors de l'émeute.« Avec des barres de fer, on peut s'attaquer à bien du monde.Ce n'est pas l'équipement qui a fait défaut.» - Daniel Desbiens, policier de carrière et chargé de cour à l'Université de Montréal, Li' \ournal de Montréal.12 août r~~~ " Une citoyenne ordinaire (très ordinaire même) « Qui d'autre que ceux qui ont quelque chose à se reprocher vont se plaindre d'une présence accrue des policiers ?Aussi, qui peut blâmer les policiers d'avoir la «gâchette facile» dans un quartier où ils se font tirer dessus ?Moi, j'ai envie de poser des questions : ces jeunes qui se font «harceler» par la police tous les jours dans les rues, qu'est-ce qu'ils font dans la rue ?» -Chantai Leclair, Terrebonne, La Presse, 13 août Un biscuit si tu lèves la Pratte « Ces mêmes agents qu'on appelle à l'aide en toutes circonstances se transformeraient en ripoux quand vient le temps d'enquêter sur une affaire impliquant un membre d'un autre corps poli- - André Pratte, La Presse.13 août Avant, les polices, c'étaient pas des tapettes «Quand je vois l'évolution de la police, les postes de quartier fermés la nuit, les policiers chétifs, les courbettes envers tous et chacun, je me demande si les policiers d'aujourd'hui portent les menottes à la ceinture ou aux poignets.» - Un ancien patrouilleur.Le ]ournal de Montréal, 16 août NUMBER 5 Égal à lui-même (c'est-à-dire quelque part à la hauteur des pieds) « Certains diront que les propos de Sarko sont rétrogrades.|e les trouve quant à moi pertinents et courageux.Regardez ce qui se passe actuellement à Montréal-Nord.» - Richard Martineau, Le ]ournal de Montréal, 13 août Un citoyen avec le nez dans le Q de ADQ «Tel est le résultat d'une immigration sans frein, d'une invasion migratoire anarchique que les gouvernements successifs, libéraux et péquistes, ont laissé se développer et contre laquelle le gouvernement actuel ne prend aucune mesure.» - lean-Roch villemaire, Gatineau, Le \ournal de Montréal, 13 août.NUMBER 3 Un couvre-feu?«le l'imposerais certainement.Et je suis sûr que la population suivrait.» - Stéphane gendron, maire de Huntington, Le \ournal de Montréal, 14 août NUMBER 2 Si seulement c'était vrai « Les jeunes ont davantage une attitude de défi et d'attaque envers les policiers, notamment dans ce secteur.La règle élémentaire de notre société qui veut que la population consente à être policée est remise en question.» - lean-Paul Brodeur, La Presse, Il août -Un cas clinique «Ce qui serait bien une bonne fois, juste une fois, serait que les citoyens descendent en masse dans la rue pour témoigner de leur attachement à la police.» - Michel Mongeau, Le Devoir.11 août Précision sur l'homicide Le constable qui a risque sa vie à Montréal-Nord pour neutraliser le gang des joueurs de dés a expliqué qu'il a tout fait pour atteindre1 la jambe du présumé coupable, mais qu'après trois balles, il a abandonné.MUSIR0NIE 006538528211309 Le Couac, septembre 2008, page 2 Au ieI s Le compteur de l'inadmissible eptembre 2008, cela fait 974 JOURS que Abdelkader Belaouni se terre dans l'Église St-Gabriel pour ne pas être déporté Pour l'aider : www.soutienpourkader.net Les artistes pour Kader VPL0GUES «Je ne comprends pas grand-chose aux États et aux frontières.Je sais seulement que la Terre est ronde, et contrairement aux arbres qui ont des racines, les humains ont des pieds pour marcher.» La fin de semaine des 9 et 10 août derniers, un groupe d'artistes montréalaises a réalisé un projet de murale en soutien à Abdelkader Belaouni (ou Kader).Kader vit en sanctuaire dans l'église Saint-Gabriel dans le quartier Pointe-St-Charles de Montréal depuis le 1er janvier 2006.Il ne peut en sortir puisqu'il risque l'arrestation et la déportation, selon une décision officielle basée sur une évaluation non-complète de son cas, et que ses alliée s qualifient à la fois d'injuste et de discriminatoire.La murale a été créée pour soutenir Adbelkader, considérant que son histoire est représentative de la migration humaine au 21è siècle.En effet, il s'est battu - et se bat encore - contre la bureaucratie déshumanisante afin d'être traité avec respect et dignité ; il a inspiré un large réseau de soutien et de résistance ; il a refusé d'être vaincu par les plus de deux années de réclusion qu'il subit et, au contraire, il a grandi dans ce combat incessant et s'est découvert des goûts artistiques variés.La murale est l'œuvre de plus de 25 artistes montréalais, d'écrivaines, d'amies et de supporteures de Kader.L'image centrale représente Kader, les mains sur sa canne.En dessous, plusieurs des personnes qui lui apportent leur soutien, accroupies sur le sol, décomptant à la craie le nombre de jours qu'il a passés en sanctuaire.Les traits du décompte s'allongent jusqu'à flotter pour encercler Kader et se transformer en notes de musique, symbolisant la manière dont la lutte de Kader et sa réclusion même sont devenues les sources d'une force créatrice, inspirant de nouvelles idées, actions et relations sociales.Les notes se fondent dans le ciel montréalais, avec l'enseigne emblématique de l'usine Five Roses en filigrane, nous encrant dans le quartier Pointe-St-Charles.Enfin, une spirale s'enroule autour de cette composition principale, reliant les contributions des auteur.e.s et peintres pour former une large bannière de résistance autour de Kader.Quoique n'étant pas capable de quitter l'église, Photo : Jaggi Singh Kader a, par le biais de la musique, de la radio et des communautés qui l'entourent, aidé à construire et à inspirer les luttes pour la justice au-delà des murs de l'église Saint-Gabriel.Dans le même esprit, la murale quittera l'église après son lancement pour être exposée dans différents espaces communautaires à travers Montréal durant les prochains mois.Parmi les militant.e.s et artistes qui ont contribué de leur art et vous qui invitent à les rejoindre dans leur soutien à Kader : Sarita Ahooja, Babar Shaheen, Fortner Anderson, Farha Najah, Oscar Carillo Arroyo, Nahed Mansour, Sahrzad Arshadi, Laura MacDonald, Marguerite Bilodeau, Youssef Kacem, Tatiana Gomez, Nidal El Khairy, Freda Guttman, Rachel Heap-Lalonde, Rawi Hage, pour n'en nommer que quelques un.es.Soulignons la patience et la créativité intarissables de ces gens et de celles et ceux qui les soutiennent dans leurs démarches trop souvent difficiles pour s'installer ici et vivre chez eux, parmi nous.Ce que vous pouvez faire • Écrivez une lettre à la Ministre de l'Immigration, Diane Finley, pour lui demander d'exercer son pouvoir discrétionnaire afin d'accorder un statut de résident permanent à Abdelkader Belaouni.Tél.: 613-996-4974, 519-426-3400 et 613-954-1064 • Inscrivez-vous à la liste de diffusion.Vous recevrez des mises à jour, des invitations aux événements et des appels à l'action.• Envoyez un courriel demandant d'être ajouté à la liste de diffusion à soutienkader@gmail.com LOUISE-CAROLINE BERGERON Sarita Ahooja est née à Montréal et a reçu un diplôme en Beaux Arts de l'Université Concordia en 1995.Alors qu'elle travaillait avec des réseaux Zapatistes au Mexique, elle a organisé deux projets de murales avec des jeunes de communautés autochtones qui étaient ciblées par l'armée mexicaine.« Je pense que les murales sont un témoignage visuel de ce qui marque un peuple, et de ce qui définit un moment.Elles forment aussi un excellent outil d'éducation et de mobilisation autour d'enjeux qui affectent des communautés, particulièrement lorsqu'elles sont entreprises collectivement.» COURRIER DU LECTEUR Radio-Canada a abdiqué Radio-Canada ressemble de plus en plus à TVA et à TQS dans ses émissions d'information.Meurtres, enlèvements, viols, procès, accidents, voilà ce que l'on retrouve en bonne place au menu.Le 31 juillet, j'ai ainsi noté que près de la moitié du Téléjournal de fin de soirée portait sur de tels sujets.Pensez-y! La télévision d'État a longtemps tenu le fort, mais elle a abdiqué, cela pour accroître ses cotes d'écoute.Misère! |.| Sylvio Le Blanc L'aide sans les troupes et les armes Le ministre fédéral de la Défense Peter MacKay affirmait récemment que les troupes canadiennes ne sont pas en Afghanistan pour assurer la garde d'un nouveau pipeline de gaz naturel, mais bien pour aider les gens en Afghanistan à s'aider eux-mêmes.D'autre part, \Agency Co-ordinating Body for Afghan Relief - un regroupement d'une centaines d'organismes d'aide et d'organisations non gouvernementales - nous informait récemment que la violence en Afghanistan a atteint son plus haut niveau depuis la chute du régime des Talibans en 2001.L'agence rapporte que quelque mille civils ont été tués cette année, principalement par des insurgés, mais aussi par les forces internationales.Elle indique que 260 civils ont été tués en juillet, ce qui en fait à cet égard le mois le plus meurtrier depuis 2001.le suis sûr, à la lumière de ces faits, qu'il existe de meilleures façons « d'aider les gens à s'aider eux-mêmes ».Pourquoi pas réellement de l'aide - sans troupes et sans armes - pour que l'Afghanistan, mais aussi plusieurs autres pays puissent reconstruire leur propre agriculture pour faire face à la crise alimentaire en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine?le suis convaincu que cette aide serait perçue comme étant beaucoup plus utile.et honnête.Bruno Marquis Le Couac 6940, rue logues Montréal (Québec) H4E 2W8 Téléphone : (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet : www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau C0-RÉDACTEURS EN CHEF : Guillaume Boaulac.Bruno Dubuc.Simon Tremblay-Pepin.COLLABORATEURS : Nicolas Abesdris, Louise-Caroline Bergeron, Coalition justice pour Adil Charkaoui, Maude B., Claude G.Charron.Marc-André Cyr, Jean-Philippe Décarie-Mathieu, Martin Dufresne.Bruno Dubuc, René Girad, pajumontreal.org, Michael Pengue, Michel Rioux, Simon Ritchotte.Simon Tremblay-Pepin, Pierre Vadeboncœur.CORRECTION : Isabelle Baez ILLUSTRATIONS ET PHOTOS : Bobidoche, Boris, Ion Etxebarria, Serge Ferrand.Luc Giard.Jaggi Singh.MISE EN PAGE : Coopérative Molotov - molotovcoop.org IMPRIMÉ PAR : les travailleurs et travailleuses syndiquées de Payette et Simms inc.DISTRIBUÉ PAR : Gladu distribution Abonnement et publicité : (514) 596-1017 ISSN 1480-2074 • No de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec Une brèche est ouverte à Montréal-Nord Montréal-Nord Republik est une nouvelle voix qui cherche à faire entendre une lecture alternative des événements récents entourant la mort de Fredy Villanueva et les émeutes qui ont eu lieu à Montréal-Nord.L'organisation vise ainsi à contrecarrer le discours dominant qui insinue l'idée que les émeutiers et les contestataires sont des voyous sans aucune conscience politique.Montréal-Nord Republik souhaite aussi rassembler la communauté du quartier et toute la population montréalaise afin de dénoncer la répression policière ainsi que l'oppression économique, sociale, culturelle et politique.Le mouvement montréal-nord republik lutte pour que justice soit faite suite au meurtre de Fredy Villanueva.Nous portons 5 revendications : 1 la démission immédiate du maire de montréal-nord, m.marcel parent, qui a déclaré « Tout va bien à Montréal-Nord, il n'y a pas de problème, (e n'ai jamais vu venir quoi que ce soit ».2 une enquête publique et indépendante sur la mort de fredy villanueva 3 la fin des pratiques abusives de la police (Intimidation, harcèlement, profilage racial, interpellations abusives, etc.) 4 une oeuvre produite par des artistes du quartier et mise en valeur par l'arrondissement pour garder bien vive la mémoire de Fredy.5 la reconnaissance du principe selon lequel tant qu'il y aura de l'insécurité économique, il y aura de l'insécurité sociale.Pour toutes informations, veuillez communiquer par courriel à l'adresse suivante et nous laisser vos coordonnées, nous vous contacterons rapidement : mtlnord.republik@gmail.com.Site internet : montreaInordrepubIik.blogspot.com La Marche Montréal-Ottawa pour la Vérité, du 7 au 11 septembre La Marche de la Vérité se poursuivra vers Ottawa pour l'anniversaire du 11 septembre 2001 afin de promouvoir la pétition d'une investigation canadienne sur les attentats.Du 7 au 11 septembre, nous marcherons à travers les quartiers de nombreuses villes et villages afin de distribuer DVD et dépliants qui démontrent la dissimulation des autorités (cover-up) concernant les événements du 11 septembre 2001.Nous camperons en route pour quatre nuits.Le 11 septembre 2008, des autobus nolisés venant des quatre coins du pays pour cet événement, convergeront pour nous rejoindre sur la Colline du Parlement.11 y aura des conférenciers invités, des ateliers, une foire du livre, des concerts, et des milliers de gens debout pour exiger la vérité sur les attentats.Notre rallye sur la Colline durera 5 jours afin d'interpeller les parlementaires le 15 septembre lorsque la Chambre reprendra.À Montréal, rassemblement à midi au parc du Mont-Royal, monument Cartier-McDonald (entre Duluth et Mont-Royal) dimanche le 7 septembre 2008.Départ : 2:00 pm, en marchant vers l'ouest au long de la rue Sherbrooke à travers le centre-ville de Montréal et les quartiers de Westmount et de Notre-Dame-de-Grâce, avant de faire caravane vers le nord par autobus nolisé sur l'autoroute 13 jusqu'au parc d'Oka.Le groupe www.mtl911truth.org sollicite ainsi l'appui de la population pour attirer l'attention des médias sur la signature d'une pétition à l'échelle du pays.Pour de plus amples informations sur la marche à Ottawa et vous inscrire aux événements : www.marchonottawa2008.org POUR S'ABONNER Par téléphone : (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac 6940, rue logues, Montréal (Québec) H4E 2W8 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 30,42 $ + taxes = 35,00 $ • Abonnement de deux ans : 52,15 $ + taxes = 60,00 $ • Abonnement institutionnel et de soutien : 52,15 $ + taxes = 60,00 $ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution): 225,98 $ + taxes = 260,00 $ • Abonnement d'un an à l'étranger 43,46 $ + taxes = 50,00 $ Nom Adresse Code postal Courriel .Téléphone NATIONAL Le Couac, septembre 2008, page 3 Tasse-toi ma tante ! Les papas fiers à bras Comme la cigale de La Fontaine, elle a batifolé de Moscou à Caracas : « Parcourir le monde est très formateur et enrichis-sant (tant sur les plans personnel que financier) et surtout permet de s'affranchir de ce trop lourd monde syndical québécois.» Et comme dans la chanson de lean-Pierre Ferland, elle annonce aux quatre vents : \e reviens chez nous.Elle est maintenant dans la quarantaine et, forte de ses expériences étrangères et enrichie par ses pérégrinations, elle prétend qu'à son arrivée, tout le monde devrait se tasser pour lui faire une place.Rien de moins.Cette lettre publiée dans Le Devoir du 4 août, qui commençait ainsi : « Je veux approuver la Qommission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, qui propose de rafraîchir les institutions syndicales du Québec », me semble l'exemple parfait de ce culte du Moi, haïssable à l'extrême, qui a inspiré les délibérations (vaste mot pour si peu) des jeunes libéraux réunis en congrès le mois dernier.Cette dame, outrée qu'on ne lui déroule pas le tapis rouge pour cause de compétence extrême acquise un peu partout, s'en prend aux syndicats qui l'empêcheraient, estime-t-elle, de faire étalage de ses qualités.De retour de voyage, la cigale constate qu'il n'y a plus rien dans son grenier et ne trouve rien de mieux que de crier haro sur le baudet syndical.Voyons cela de plus près.Pendant que la cigale en question était en balade, d'autres, des fourmis peut-être, humblement et avec abnégation, commençaient leur carrière dans l'enseignement au bas de l'échelle, accumulant année après année une ancienneté qui finira par les mettre à l'abri des coups du sort et des aléas des changements de programmes et des déménagements.Et ce serait une avancée de civilisation de tasser cette femme qui a bossé quinze ans dans le système, qui a pris son mal en patience, qui a fait son boulot consciencieusement pour, finalement, acquérir un certain nombre de droits qui lui assurent une certaine sécurité dans son emploi?Pour faire de la place à l'autre?Fuck! Ce Tasse-toi ma tantel n'est pas mieux inspiré que le tristement célèbre Tasse-toi mon onde! de Volkswagen.«Avec ma maîtrise et ma dizaine d'années d'expérience, il me semble que je méritais mieux», ajoute la cigale.Me semble qu'à 40 ans, on pourrait commencer à assumer ses choix, non ?C'est Péguy qui a dit qu'il n'y a rien de pire que des jeunes prématurément vieillis.Les jeunes libéraux en sont un exemple confondant.À lire leurs propositions et à entendre leurs porte-parole, on serait amené à croire que les finances des organisations syndicales sont dans un état de délabrement et l'objet de prévarications et d'actions proprement frauduleuses comme on en voit tous les jours dans ces grandes entreprises capitalistes comme Norbourg, Enron, Bear Stearns et autres banques privées sauvées de la faillite par l'argent public.À les lire et à les entendre, les syndicats devraient prendre exemple, en matière de démocratie, auprès de ces entreprises privées où tout est décidé dans le silence feutré des conseils d'administration où, en l'espace de quelques minutes, on décide à 12 que 12 000 travailleurs perdront leur emploi.Aucun souci de justice sociale.Des préoccupations seulement pour les profits et pour les entreprises.Quelqu'un s'est déjà demandé quelle allure on pourrait avoir à 60 ans si on n'a pas été un peu révolutionnaire à vingt ans.Quelques jours après le congrès, et après, faut le faire, que Jean Charest et André eurent tapé sur les doigts de ces jeunes libéraux, un de leurs anciens présidents livrait son indignation à La Presse ¦.« Ce qui agace les jeunes, c'est peut-être aussi l'omniprésence des syndicats dans les débats politiques et la facilité avec laquelle ils rejettent du revers de la main certaines idées (on n'a qu'à penser aux PPP) alors qu'ils devraient plutôt se concentrer sur l'amélioration des conditions de travail de tous leurs membres.» Mais, à vrai dire, comment en vouloir à cet ancien jeune à qui l'école n'a rien appris des luttes syndicales historiques et qui ne sait rien de l'époque où les syndicats prenaient véritablement part aux débats publics?Quel avenir se prépare avec des jeunes de cet acabit?Serait-il permis de remercier le ciel d'avoir passé le cap de la soixantaine et de se retrouver dans un meilleur état que celui de ces jeunes libéraux?À voir la manière dont ils appréhendent la société aujourd'hui, c'est un cauchemar de penser à ce que seront ces jeunes vieillards dans quarante ans.MICHEL RIOUX Parmi la brochettes d'événements de propagande militariste lors du 400e anniversaire de Québec se tenait le 10 août dernier un rassemblement de 2000 cadets de l'armée.Le tout était agrémenté d'une séance de photos, prises à partir d'un hélicoptère militaire survolant les plaines d'Abraham dans le but de permettre aux cadets de livrer un «message pour Québec» avec d'immenses bannières pointées vers le ciel.Répondant à l'appel de la campagne étudiante contre le recrutement militaire Opération Objection, j'ai joint une quinzaine de militants et militantes afin de livrer mon opposition à cette propagande guerrière.Avant tout, j'étais présente pour dénoncer ce que l'on appelle dans le jargon militaire l'aspect «familiarisation avec les Forces canadiennes» du programme des cadets : ce n'est rien d'autre que de l'endoctrinement perfide ciblant des jeunes de 12 au 18 ans (www.antirecrutement.info pour plus de détails).À l'aide de petites flûtes de fête, de slogans, de pancartes, de tracts et d'une bannière géante, nous étions décidés à défendre notre opinion et à dénoncer le mécanisme de recrutement que représente le programme du gouvernement fédéral des cadets royaux de l'armée canadienne.Même avant le début du rassemblement pour la photo aérienne, alors que notre groupe faisait preuve de respect n'allant même pas voir les jeunes cadets directement et en les laissant pique-niquer avec leurs officiers, nous n'avons pas du tout été épargnés de la part des familles des jeunes.Uniquement en quelques minutes de distribution de tracts, je me suis fait traiter gratuitement d'« innocente », d'« irrespectueuse», de «stupide», de «minable», de «lâche» (et j'en oublie.), hurler des insultes, huer par des familles d'enfants-soldats, lancer de l'eau en plein visage, déchirer et me faire lancer mes tracts avant même qu'un seul des arguments s'y trouvant soit lu.Je me demandais franchement pourquoi on me traitait ainsi lorsque j'agissais de manière totalement pacifique, et surtout, sans même avoir dénigré personnellement les cadets, ni leurs parents d'ailleurs.Suite à la distribution d'information en traversant les plaines d'Abraham, nous nous sommes dirigés vers le rassemblement des 2000 cadets, qui attendaient que soit prise la photo aérienne de leur «message pour Québec».Nous aussi, nous avions un message à livrer à la ville de Québec, et nous avons donc déroulé notre immense bannière : « Propagande militaire, au service de l'empire de guerre».Après avoir reçu différents ordres (de militaires!) contradictoires sur l'endroit où il était «permis » de s'exprimer et alors que nous étions déjà à une dizaine de mètres du rassemblement compact des cadets attendant la photo aérienne, nous avons catégoriquement refusé de soumettre et de dis-paitre.Nous n'avions aucune intention de plaire à l'armée, avide d'une photo de sa brochette de jeunes bien disciplinés souriant en cette belle journée des fêtes du 400e, et de reculer pour aller manifes- ter là où personne n'aurait pu nous voir.À ce moment-là, des parents, tous de genre masculin (qui semblaient avoir été sélectionnés en fonction de leur stature physique .) , sont venus «protéger» leurs jeunes et «aider» l'unique policier en se plaçant d'une manière très imposante directement devant nous et notre bannière, tentant de nous faire reculer nous poussant plus loin afin que l'on recule.Ils s'avançaient à moins d'un pouce de notre visage pour nous ordonner de reculer.À un moment, j'ai même craint que la militante à mes côtés reçoive un coup en plein visage.Cette violence psychologique et cette intimidation étaient tout à fait gratuites, tout comme le flot d'insultes reçu auparavant.«Avons-nous traité vos enfants de la même manière que vous nous traitez?Les avons-nous menacés?» a crié une manifestante, pour ensuite se faire [.] ce que je trouve ironique, c'est bien la présence de plusieurs pères qui ont tout fait pour rendre notre manifestation la plus tendue possible tout en se chargeant eux-mêmes de menacer l'ordre public.répondre qu'elle n'avait pas intérêt à le faire, sinon elle verrait ce qui allait arriver.Quoi qu'il en soit, à cet instant, je me suis demandé «QUI» avait logiquement besoin de « protection » physique?Était-ce les jeunes cadets, leurs parents ou nous, militants et militantes, venus pacifiquement exprimer notre opinion et se voyant imposer le comportement primitif de pères imposants et menaçants?Et d'ailleurs, où était la présence policière qui est censée nous «protéger» et qui ne manque pas une occasion de prétendre travailler à «protéger» les manifestants dans leurs activités?Où était la police alors que notre groupe tentait d'exercer uniquement son droit démocratique de manifester?Sans doute en train de préparer le « rapport » suite à la mort du jeune Fredy Vallanueva.N'oublions toutefois pas de mentionner que quelques parents sont tout de même venus nous parler et ont tenté d'en apprendre davantage sur notre position d'une manière diplomatique.Dans les faits, ce que je trouve ironique, c'est bien la présence de plusieurs pères qui ont tout fait pour rendre notre manifestation la plus tendue possible tout en se chargeant eux-mêmes de menacer l'ordre public.Quel message veulent-ils véhiculer à leurs jeunes?Et tout cela, sans évidemment aucune «protection» de la police, alors que cela aurait été l'intervention policière la plus appropriée dans le contexte.Pourtant, de notre côté, aucun militant ni aucune militante ne s'en est pris aux cadets.On dit parfois que la violence est le témoignage d'une faute de moyens, d'une incapacité à s'exprimer autrement .on peut donc croire que l'intimidation physique était le seul argument dont disposaient nos opposants brutaux qui prétendaient vouloir défendre leurs enfants.MAUDE B.Opération Objection : www.antirecrutement.info La victoire de PAJU Le consulat d'Israël a fermé ses portes au centre-ville de Montréal.Épuisé par sept années et demie de manifestations, le consulat a discrètement quitté la tour CIBC à la fin du mois de juillet dernier.Le consulat d'Israël a en effet été la cible de manifes- LE TERROR CEST AUSSI tations durant les 389 dernières semaines.Ces manifestations du vendredi midi sont essentiellement l'œuvre de PAJU (Palestiniens et Juifs Unis), un groupe de défense des droits de la personne créé à Montréal il y a presque huit ans pour dénoncer la brutale occupation imposée par Israël à la Cisjordanie et à la bande de Gaza.Le droit international interdit la conquête et la colonisation de territoires et le nettoyage ethnique de leurs habitants.Or, l'occupation d'Israël a commis ces crimes durant plusieurs décennies.Le droit international condamne également le système d'apartheid qu'Israël applique pour contrôler les territoires occupés, où Israël a établi des réseaux routiers et des systèmes juridiques distincts pour Juifs et Palestiniens et exerce une occupation si répressive qu'elle est pire, à plusieurs égards, que ce qu'était l'apartheid sud-africain.Les membres de PAJU se sont rassemblés pour la première fois devant le consulat d'Israël le 9 février 2001, et y sont retournés chaque vendredi depuis, appelant au boycottage d'Israël, brandissant des panneaux anti-occupation et distribuant des tracts d'information aux passants.La vigile a suscité une forte attention médiatique, et les sionistes locaux ont tout essayé pour la faire cesser : harcèlement, obstruction, menaces, insultes obscènes, contre-manifestations, et même violence physique.Sans résultats.La bataille est maintenant terminée : le consulat s'est éclipsé et rouvrira dans un lieu moins central, moins visible au public et «moins pratique pour les manifestants»1.Pour sa part, PAJU déménage sa vigile hebdomadaire devant la librairie Indigo, à l'angle des rues Sainte-Catherine et McGill College.Elle fera ainsi partie du mouvement pan-canadien de boycott des librairies Indigo /Chapters, qui se poursuivra jusqu'à ce que les propriétaires cessent de financer les soldats étrangers qui servent dans la brutale armée d'occupation d'Israël.WWW.PAJUMONTREAL.ORG I Dans une entrevue donnée en septembre dernier à Canadian lewish News, le consul d'Israël à Montréal, Yoram Elron, affirmait qu'un des avantages de la nouvelle adresse était qu'elle serait moins pratique pour les manifestants anti-Israël.(Cyberpresse, 31/07/2008) Le Couac, septembre 2008, page 4 SPORT ! Coupe «sécurité nationale» 2008 de soccer Les Indéportables l'emportent Bravant la pluie et le tonnerre, contre vents et marées, Les Indéportables (photo 1) ont vaincu les Inquisiteurs 2 à 0, dans le premier match de la Coupe «sécurité nationale 2008 de soccer, qui se déroulait le 26 juillet dernier dans le Parc Lafontaine à Montréal.La foule, peu nombreuse à cause de la pluie mais en délire, a ainsi été témoin des débuts spectaculaires de la carrière d'Adil Charkaoui (capitaine de l'équipe des Indéportables) au soccer (photo 2 Le premier but de ce match a été marqué par Mohamed Harkat (Aka, un ami jouant le rôle du véritable Harkat1).Le deuxième but a quant a lui été marqué par Adil Charkaoui lui-même.En remportant cette victoire, Les Indéportables, qui ont à leur actif plusieurs années de lutte dans l'adversité, se sont vus enfin libérés de leur bracelet GPS, du moins symboliquement (photo 3).Les Inquisiteurs ont tout tenté pour briser le mur de solidarité qui unissait les Indéportables (photo 4).Mais rien n'y fit et ce sont eux, les Inquisiteurs, qui ont fait piètre figure malgré les largesses dont a fait preuve l'arbitre, le juge en chef de la Cour fédérale Allan Lutfy : jeu décousu, manque de coordination, absence d'esprit d'équipe, tricherie, manque de « fair play (photo 5).Denis Coderre s'est même fait sortir de la partie, alors que Sockwell Day avait visiblement beaucoup de mal à suivre le jeu de ses coéquipiers (photo 6).En tant que perdants, les Inquisiteurs se sont vus remettre un certificat de sécurité (photo 7), signé par nul autre que Stockwell Day et Diane Finley (photo 8) ! Le juge Lutfy a lui usé de tout l'arbitraire dont il est capable, plusieurs de ses décisions suscitant le mécontentement, voire l'incompréhension totale de la foule.Mentionnons, entre autres, sa décision d'expulser Adil Charkaoui dès les premières minutes de la deuxième demie (photo 9), ainsi que le carton orange adressé à la joueuse personnifiant Mahmoud Jaballah1 parce JP, l'agent du SCRS jouant pour les Inquisiteurs, le soupçonnait d'avoir possiblement l'intention de toucher le ballon avec ses mains, à un certain moment, dans le présent ou dans le futur.Étant donné le succès qu'a connu ce premier match de la Coupe «sécurité nationale» 2008 de soccer, les organisateurs, la Coalition lustice pour Adil Charkaoui, songent à tenir un autre match lors d'une journée où la température sera plus clémente.Surveillez donc le site de la Coalition (www.adilinfo.org) pour un match revanche qui passera sans doute à l'histoire! COALITION JUSTICE POUR ADIL CHARKAOUI justiceforadil@riseup.net Photos: Ion Etxebarria 1 Mohamed Harkat, un réfugié algérien et un homme marié, a été détenu sans accusations depuis décembre 2002, d'abord à Ottawa puis à Kingston.Il a été transféré en détention à résidence en juillet 2006.2 Mahmoud Jaballah, un réfugié égyptien et père de six enfants, a été détenu pendant neuf mois en 1999, libéré, arrêté à nouveau en août 2001 sur la même base et est détenu depuis sans accusations, d'abord à Toronto puis à Kingston.Il a été transféré en détention à résidence au printemps 2007.La clé de l'énigme La police estime avoir mis au jour la plus grosse affaire de vol d'identité sur internet.Parmi les victimes, l'identité nationale du Québec aurait été usurpée par le PQ.MUSIR0NIE Fallait y penser Comme les prétentions indépendantistes du Tibet et du Québec sont souvent comparées, le Parti Québécois propose la création d'un nouveau poste de Dalaï d'Alma.MUSIR0NIE Visionnaires Comme c'est toujours la route qui fait des victimes, l'ADQ propose un projet de loi qui permettrait aux automobilistes de rouler sur l'accotement ou carrément dans le champ.MUSIR0NIE INTERNATIONAL Le Couac, septembre 2008, page 5 Le terrorisme des Chicago Boys Le plus récent livre de Naomi Klein La Stratégie du choc1 n'aurait pas souffert d'un tel titre car c'est bien de terrorisme dont il y est question.Et qui est conseillé par de malicieux « cowboys », lesquels occupent les postes clés du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.Le FMI et la BM, deux institutions que la communauté internationale s'était donnée en 1944 dans le but d'éliminer les causes des guerres qui, en moins de trois décennies, avaient causé ruines et désolation.Mais voilà que l'objectif de départ est aujourd'hui détourné par ceux que Klein appelle les « Chicago Boys ».Washington a toujours eu le dernier mot dans la nomination des dirigeants de ces deux institutions et il semble bien que les candidats pressentis ont maintenant tous fait un stage à l'université de Chicago.Pour y recevoir les directives de Milton Friedman.L'ère keynésienne est définitivement terminée.Dépression oblige, dans les années trente, Wall Street avait avalé de travers le New Deal de Roosevelt.Il y eut ensuite les remèdes amers qu'ont été le plan Marshall, l'État-providence et l'économie mixte.À l'époque, il fallait bien empêcher l'Allemagne, la France et l'Italie de tomber sous le giron communiste.Mais, avant même 1989, le risque s'est estompé.Alors, vive Hayek, Friedman, Thatcher et Reagan ! Toutefois c'était une toute autre paire de manches en Amérique latine.Surtout depuis l'arrivée de Castro.Naomi Klein nous dévoile une note de service adressée en 1970 à Nixon par Kissinger où celui-ci exhorte son patron à prendre tous les moyens pour éliminer Allende «afin que la troisième voie démocratique qu'il représente ne se répandit.» La stratégie du choc trouve ici son origine dans une jonction entre conseillers tortionnaires et conseillers monétaristes dans l'opération «effacement du keynésianisme» dans les pays les plus vulnérables de la planète.Et Montréal y est pour quelque chose.On sait que la CIA avait financé les travaux d'Ewen Cameron sur sa recherche des moyens à utiliser sur des patients pour en arriver à ce que le psychiatre appelait : « la page blanche».Électrochocs et hallucinogènes étaient efficaces, mais moins que les chambres d'isolement provoquant à coup sûr sur les « patients » une privation de stimuli propre à les faire régresser.Les méthodes de Cameron seront grandement utiles dans l'élaboration du «manuel Kubark», un opuscule où il est souligné que, plus que la quête de renseignements, l'usage de la torture doit d'abord servir à créer un effondrement total de la personnalité chez les sujets qui y sont soumis.Si le premier docteur choc était prof à McGill, le second siégeait à l'université de Chicago : «Comme Cameron, Friedman était d'avis que la seule façon de revenir à la pureté originelle consistait à faire délibérément subir au "patient" (ici l'économie dénaturée) des chocs douloureux : seule une pilule amère pouvait avoir raison des distorsions et des modèles défectueux.»2 Klein raconte que les Chicago Boys chiliens ont entendu le coup d'État du 11 septembre «avec un état d'extrême fébrilité».Et ne tardèrent pas à appliquer à leur pays la trinité néolibérale : privatisation, déréglementation et réduction des dépenses sociales.À partir du premier 11 septembre, la jonction entre «page blanche» à la sauce Cameron pour individus « dénaturés » et « page blanche » version Friedman pour sociétés «dénaturées» a eu son banc d'essai dans le cône andin.Pour ensuite se propager ailleurs dans le monde.Klein consacre au moins un chapitre à chacun des pays où la stratégie du choc s'est déployée.Avec les mêmes constantes : déni de la démocratie et appauvrissement accéléré des couches les plus désavanta- gées des sociétés visées.Faisons un bref survol de ce qui restera comme l'expression d'un colonialisme éta-sunien n'ayant rien à envier à celui des anciens colonisateurs que furent Britanniques et Français.En 1985, les Chicago Boys boliviens ont convaincu le président Paz d'adopter la thérapie de choc, lui qui venait d'être élu sur une promesse d'agir tout autrement.)unte soft : quelque 200 récalcitrants ont été pris de force et gardés en territoire amazonien tant qu'ils ne s'engageraient à cesser leurs revendications.En Afrique du Sud, un gros niet à la Charte de la liberté qui prévoyait la nationalisation des banques et des mines lors de la prise du pouvoir par l'ANC.Durant les négociations avec les Blancs, les amis de Mandela ont littéralement été roulés dans la farine.Idem pour le mouvement Solidarité en Pologne.En Russie, les Boys de Chicago ont subi un bien relatif échec.La privatisation de l'économie s'est d'abord faite aux profits des apparatchiks de l'ancien régime.Meilleure chance la prochaine fois pour Halliburton et autres prédateurs étasuniens Cette chance, ils l'auront avec la guerre en Irak où ils feront banco, non seulement par les juteux contrats du Pentagone, mais également avec la privatisation tous azimuts d'un pays envahi sous de faux prétextes.Cela va des puits de pétrole aux entreprises publiques d'électricité et de téléphone.Klein nous démontre que les catastrophes naturelles ont également avantagé les tenants de la stratégie du choc.Ainsi, le terrible tsunami qui s'est abattu sur les pays du Sud-Est asiatique a permis au Chicago Boys du FMI et de la BM d'imposer leur orthodoxie néolibérale dans la «reconstruction» de la Thaïlande, du Sri Lanka et de l'Indonésie.Alors que les petits pêcheurs des côtes sablonneuses ont tout perdu, les hôteliers étrangers ont salivé d'aisance.Même phénomène avec l'ouragan Katrina : alors que les pauvres ont été chassés des bayous, les riches propriétaires ont largement profité des largesses de la FEMA.Un peu d'espoir dans la conclusion de Naomi Klein : elle constate que, si la stratégie du désastre a pris son envol un certain 11 novembre dans le cône andin, c'est de ce côté qu'il bat maintenant de l'aile.Avec un Chavez que Washington ne semble pas mater, les élections des Lula, Bachelet et Morales et surtout le refus des Latinos d'entrer dans le machin appelé ZLEA, le temps des cowboys tire peut-être à sa fin.CLAUDE G.CHARRON 1 Naomi Klein, La Stratégie du choc - La montée du capitalisme du désastre, Leméac, Acte Sud, Paris, Montréal 2008 2 p.67 La bosse de la géo La bosse de la géo (bis) Après avoir confondu la ville et la province de Québec, le rédacteur en chef du Paris Le président Georges W.Moron change d'idée, et n'appuie plus la Géorgie Match a envoyé plusieurs de ses grands reporters couvrir le conflit entre la Géorgie et la depuis qu'il a appris que le pays n'a pas été baptisé ainsi en son honneur.Russie.Les reporters devraient arriver sous peu dans la capitale géorgienne, Atlanta.MUSIR0NIE MUSIR0NIE Stephen Art-Peur Penser ou laisser penser les autres à notre place?Telle est la question Avec la politique de censure du gouvernement Harper, nous sommes en plein drame shakespearien.Hamlet n'aurait pu trouver meilleur décor que la politique canadienne actuelle.« Devenez ce que nous sommes, pensez comme nous».Que diable, y'a toujours un boutte ! D'un peuple de paix nous sommes devenus peuple de guerre.L'argent du peuple ne sert plus à diffuser les arts si ce n'est celui de la guerre.Son théâtre se joue en Afghanistan et les acteurs connaissent leurs textes par cœur.Le titre de la pièce en un seul acte : Laissons notre gouvernement penser à notre place.À droite, droite ! En joue, prêts, tirez ! Mais quel discours entendons-nous, venant de la chambre haute?Là où couchent les seules idées permises, celles de la droite hypocrite qui a tôt fait de se retrouver dans l'anti-chambre des plaisirs pour eux seuls.On veut des films propres, du théâtre propre, de la merde propre.À la table des convives, les purs sont invités, c'est-à-dire «ceux qui font consensus» comme dit la gang à Stephen.Les autres, allez vous faire foutre ! Façon polie d'utiliser le même mot qu'ils interdisent d'utiliser.Mes amis, à quel drame assistons-nous?Celui de la perte du sens.Bientôt on ne saura plus ce qu'est être ou ne pas être.On ne se posera même plus la question dans nos cerveaux engourdis.Voilà pour la peur.Voilà pour l'art-peur.Ils nous disent de penser comme eux, ceux qui ne savent même plus penser par eux-mêmes.Peut-on accepter pour guides de tels aveugles?Qui, pour pen- ser mieux, regardent de l'autre côté de la frontière et adoptent une politique de riches pour les riches?L'argent du peuple, dont ils sont les dépositaires et qui doit servir au mieux-être de tous, est dilapidé au profit de la guerre qui ne fait pas que combattre un simulacre d'ennemi mais qui combat aussi la culture.Pendant ce temps, à l'autre bout du spectre culturel, au moment d'écrire ces lignes, un 89e soldat vient de mourir au combat.Il ne verra pas son premier enfant.Et ceux qui restent sur le théâtre de guerre pensent en ce moment tragique : « Reverrons-nous nos femmes, nos maris et nos enfants?».Mais ils n'ont pas le temps d'y penser trop longtemps que déjà le clairon sonne le rassemblement pour la reprise de l'action.Et commence la 90e représentation d'une tragédie prévisible.Les acteurs reprennent leurs rôles, révisent un peu, revêtent leurs cuirasses blindées.Va pour l'honneur ! Va pour la gloire ! On se souviendra de nous.Pour l'argent.Pour le pétrole.Pour enrichir quelques goinfres multinationaleux.Pour G.W.Bush et les républicains.Pour les Églises de toutes sortes qui profitent d'avoir à consoler toutes ces âmes éplorées d'avoir perdu un fils, un frère, une sœur.Pour ces gens qui pensent à votre place, qui décident de votre vie et de votre mort.Qui se contrecrissent, ô braves soldats, de votre honneur salvateur.Dernière heure : la 90e représentation n'aura duré qu'une journée, on passe à la 91e.Où en serons-nous quand paraîtra ce papier?)e n'ose prédire la suite.Fuck la culture de vie ! Vive la culture de mort ! Voilà le chant des conservateurs.RENÉ GIRARD Bonne nouvelle économique Les profits de Barrick Gold ont augmenté de 22 % au deuxième trimestre et les prévisions sont excellentes puisque la poursuite de 6 millions de dollars intentée contre les Éditions Écososiété n'a même pas été comptabilisée dans cette somme.MUSIR0NIE Mauvaise nouvelle économique Suite à des pertes colossales de 15,5 milliards Généal Motors est rétrogradé et devient Caporal Motors.MUSIR0NIE Prérequis essentiel Coup d'État en Mauritanie: le premier président élu démocratiquement a été destitué par une junte militaire.George W.Moron a commenté l'événement en affirmant que cela ne risquait pas de lui arriver, puisqu'il n'a jamais été élu démocratiquement.MUSIR0NIE Re-délocalisation Le géant du sport Adidas prévoit délocaliser une partie de sa production chinoise parce que les salaires y sont devenu trop élevés en 2008.La compagnie songe maintenant à installer son usine en Afrique, en 1640.MUSIR0NIE Persona non grata Les autorités canadiennes auraient laissé entrer 39 terroristes au pays l'an dernier.Le Ministère de la Sécurité Publique a expliqué qu'il est difficile de refuser l'accès à Henry Kissinger, Condoleeza Rice ou Georges W.Moron.MUSIR0NIE Médaille d'or au régime chinois Les critiques sont unanimes pour la cérémonie d'ouverture des (eux olympiques: les Chinois sont les meilleurs au monde pour marcher en rang.MUSIR0NIE Imparable La qualité de l'air en Chine menace les JO.On craint que les athlètes accusés de dopage plaident d'avoir simplement respiré l'air ambiant.MUSIR0NIE Autre cas de dopage Apprenant que la cérémonie d'ouverture des jeux de Pékin a été testée positive à l'HTML et au XML, le commentateur sportif Vieillard Garneau a déclaré que c'est stupéfiant, et qu'il n'a jamais vu ça depuis les jeux de Kénogami, en 1734 avant lean Chrétien.MUSIR0NIE Le Couac, septembre 2008, page 6 RETOUR VERS LE FUTUR Un artiste fourvoyé Pierre Bourgault était à mon avis bien doué pour les arts, mais il a choisi la politique.Ses dons d'artiste, avec ce qui parfois les accompagne, fantaisie, esprit baroque, non-conformisme un peu aberrant, comportement à l'avenant, jugement pratique souvent défaillant, lui assuraient, comme homme politique, tout ce qu'il faut pour se fourvoyer - avec brio.Sa carrière politique fut en fin de compte un échec, un échec plein d'inspiration et, dans une première époque, de succès !.Bourgault avait un certain génie qui curieusement l'aveuglait.En arts, il en serait allé autrement.En politique, des éclairs, une passion, de l'invention, illuminaient mal sa route, comme des rayons stroboscopiques.Il était suspendu à cette passion, qui le poussait à des vues nettes et profondes sur l'indépendance nationale et sa nécessité, mais aussi, fréquemment, à des imaginations qu'un réalisme politique authentique écarte spontanément, comme l'idée de l'unilin-guisme intégral au Québec, ou comme celle d'une simple élection générale pour décider de l'indépendance.Le tribun ne tenait aucun compte des réticences tenaces de la population, réticences qu'accentuerait trop de presse, et il ne se souciait pas non plus du degré de résistance prévisible de l'État fédéral dans une conjoncture comme celle-là.Dans la première moitié de sa carrière, Bourgault eut une action très féconde, à cause de son éloquence, de son audace, de sa jeunesse, de sa dialectique.Il avait de grandes qualités, qui d'ailleurs jetaient une lumière trop vive sur ce qu'on peut appeler son théâtre.Sa valeur était bizarrement altérée par des défauts, par exemple au temps où, aspirant homme d'État, il se jetait follement dans des actions incompatibles avec ce rôle : participation à des manifestations violentes, ou d'autres inconséquences de militant inexpérimenté.le ne m'étonne pas de la méfiance de René Lévesque envers Bourgault.Celui-ci, malgré sa lucidité, avait quelque chose d'immature et par conséquent il était loin d'être toujours lucide.Tel était son caractère.En politique, je n'ai jamais cru en lui.C'est en lisant la remarquable biographie écrite par Jean-François Nadeau1 à son sujet que j'ai pu enfin comprendre certains aspects de ce bizarre romantique, espèce de héros par imagination et sans emploi, dont les échecs successifs soulignaient les erreurs et laissaient de loin en loin prévoir la destinée.La biographie de Bourgault par Nadeau redresse légitimement dans un sens positif l'image du personnage.L'auteur ne fait cependant pas de concession à ce dernier et l'ouvrage est sans complaisance.Cette volonté critique, mêlée à une certaine générosité justifiée de l'auteur envers son sujet, fait de ce bouquin de plus de cinq cents pages une sorte de large chronique, importante tant par le jugement global porté sur Bourgault que par une évocation vivante de l'époque.L'ouvrage est soutenu par la formation d'historien de son auteur et, de plus, ce livre, agréablement écrit, curieux et abondant, se lit avec plaisir.Une bonne connaissance des faits, à la fois panoramique et précise, ainsi qu'un jugement dont on sent les exigences, font que cette biographie est, pour l'histoire à venir de l'époque, un acquis, en plus d'être d'ores et déjà un très gros succès de librairie.Cependant, une drôle de réserve.Au bout de quelque quatre cents pages ou un peu davantage, ce n'est pas le livre mais nettement le personnage lui-même qui finit par lasser !.Singulier mauvais tour du personnage à son historiographe!.PIERRE VADEBONCOEUR I Jean-François Nadeau, Bourgault, publié chez Lux, Montréal, 2007.Un génocide en douce Ce titre d'un ouvrage qu'il publia en 1976, notre collaborateur Pierre Vadeboncoeur l'adressait au Québec.Plus de 30 ans plus tard, il pourrait maintenant s'appliquer à l'ensemble de la planète.C'est du moins l'impression que j'ai eue en le parcourant cet été après que Pierre m'en eut envoyé une copie.Sa lecture de mon « Récit au » je « d'une répression policière ordinaire», dans le Couac de juillet dernier, lui avait laissé une vague impression de déjà vu, ou plutôt de « déjà écrit », qu'il voulait partager avec moi.Certains textes de ce recueil écrits entre 1964 et 1976 seraient donc encore d'actualité, auraient encore une quelconque pertinence aujourd'hui?Allons donc, nos démocraties ont évolué, se sont raffinées, ne sont plus les mêmes.Certes, les passages sur la lutte pour l'indépendance du Québec avec le PQ comme moteur ultime datent un peu, mais pour le reste.Pour le reste?Des baffes à répétition.Une douche froide.Et le douloureux constat que rien n'a réellement changé côté oppression, répression et domination.Pour un regard avec de la hauteur comme celui de Vadeboncoeur, l'avenir était déjà écrit en filigrane dès la révolution tranquille.Je vous laisse donc avec quelques extraits choisis, subjectivement choisis je l'avoue, mais tout de même.D'abord ceux qui avaient une résonance particulière avec la fameuse manif pacifique du 1er mai 2008, réprimée à coup de matraques par la police de Montréal.• « La consigne est simple : arrêter tout ce qui bouge et tout ce qui ne bouge pas, tout ce qui circule et tout ce qui ne circule pas.Si ça circule, on mettra : "Résistance à l'arrestation" ; si ça ne circule pas, on écrira : "Refus de circuler".» (Octobre 1966) • « L'État policier se manifeste et s'étend.Ça finit par devenir irritant.Je ne suis pas par nature trop patient.Il y a des choses que je n'aime pas.Je n'aime pas beaucoup que les gens se fassent arrêter dans les cafés où ils sont paisiblement attablés, pour se faire interroger par des agents nullement mandatés pour le faire.» (Octobre 1966) Et puis celui-ci, au parfum de Guantânamo et d'Abu Ghraib : • « Je déteste les récits de toujours et les récits récents de coups de poings sur la gueule, de coups de planches sur les mains, d'épreuves d'endurance dans des postures épuisantes, de sarcasmes démoniaques assortis de menaces ; est-ce ainsi qu'on interroge les suspects?Que se passe-t-il derrière les barbelés?La société a peut-être le droit de le savoir?Les forts en loi peuvent peut-être s'en soucier un peu?Et les anciens pamphlétaires, maintenant députés?» (Octobre 1966) Le suivant suscite, il me semble, des images mentales très claires et très contemporaines.• «Or, dans nos sociétés, le pouvoir nie qu'une mino- PIERRE VADEBONCOEUR UN GÉNOCIDE EN DOUCE l'hexagone/partî pris rite active, même considérable (ici, indépendantistes, syndicale, ou appartenant à d'autres mouvements populaires militants), représente légitimement quelque chose, et il condamne ses intuitions, sa volonté, ses doctrines.» Il y a une raison pour que le pouvoir refuse la ligne générale d'une grande minorité active parlant au nom du peuple.Cette raison est simple : c'est que ce pouvoir est lui-même gouverné par un super pouvoir, caché et non démocratique.Un tel gouvernement n'est plus un gouvernement démocratique militant.À proprement parler, c'est un gouvernement aliéné.» (Juillet 1972) Critique du pouvoir antidémocratique, mais aussi critique très personnelle de la gauche doctrinaire qui pourrait encore produire des effets aujourd'hui : • « Je constatais par exemple que la pensée des doctrinaires qu'il m'arrivait de côtoyer n'était pas composite, contrairement à la mienne, et qu'elle était même juste le contraire, évitant la composition.J'avais tiré mes propres convictions de sources très diverses, reconnaissant à ces dernières leur valeur respective.De celles-ci, chacune me nourrissait encore, en plénitude et sans conflit inutile entre elles.» (Juin 1976) Et un peu plus loin : • «[.] de sorte que j'ai pu, en ce qui touchait les pensées anciennes et les pensées nouvelles, aménager en moi-même l'espace nécessaire à plusieurs traditions et à plusieurs nouveautés, pour une meilleure totalité humaine me semblait-il, contrairement à ce que faisait à plaisir une époque possédée du furieux besoin d'opposer l'humain à l'humain à chaque fois que se combattaient par ailleurs des écoles.Je ne voyais pas par exemple le besoin de renier Pascal, Mozart ou Botticelli dans une dispute sur la question de savoir qui, au 20e siècle, doit être propriétaire des moyens de production.La grandeur d'une lutte ouvrière ou d'une guerre anti-impérialiste n'a pas comme antithèse cent pages de splendeur littéraire proustienne.» (Juin 1976) Le jeu de la substitution peut aussi être amusant.Prenons par exemple l'extrait suivant : • « Il ne s'agit pas de s'emparer militairement des terres-, on peut les acheter.Il ne s'agit pas de nous enlever brusquement tout pouvoir politique; il faut simplement laisser la nation se corrompre tout en la distrayant et en l'égarant systématiquement.Au bout du compte, elle ne se reconnaîtra plus elle-même, comme c'est déjà commencé.Elle n'aura plus du reste que des bribes de pouvoir à quoi se raccrocher et le monde environnant l'aura tellement investie qu'il aura acquis, dans des régions-clefs et dans l'ensemble, une puissance tenant aussi bien de son établissement que d'une force originelle qui n'aura pas décru, bien au contraire.Il ne s'agit pas de nous ôter un seul droit ; il faut seulement rendre peu à peu nos droits caducs par des états de fait concurrents et en progression constante.On ne proscrira pas la langue française, mais on la rendra peu à peu superflue, dépassée, défaite.Telle est d'évidence la politique de Bourassa.» (Juin 1976) Par quel autre nom pourrait-on remplacer celui de Bourassa?Je vous donne un indice des plus difficiles : il occupe actuellement le même poste que Bourassa.Un petit dernier?Juste pour la route, et pour se faire plaisir : • « Le Devoir réussit depuis des années le paradoxe de maintenir en nous, à son sujet, une fausse attente, quotidiennement, et il faut que nous ayons une patience bien ridicule pour que cette illusion ait persisté.Ici encore il nous ressemble, qui attendons gratuitement chaque jour un redressement.» Si ce journal a pu se perpétuer tel qu'il est, c'est-à-dire sans tenir ses promesses, sans justifier la traite qu'on tire sans cesse sur lui et en produisant jour après jour dans l'esprit des lecteurs une déception jamais décisive, c'est là un phénomène tellement révélateur de notre psychologie et de la sienne qu'il vaut la peine de le noter comme on le ferait d'un trait de famille.Nous n'avons pas à en être fiers.» (Janvier 1974) BRUNO DUBUC Pierre Vadeboncoeur, Un génocide en douce, L'hexagone/Parti pris, 1976,190 p.Le « Triumvirus » La Tribu du Verbe < • Musironie • • Le Couac • www.latribuduverbe.com, www.musironie.com et www.lecouac.org 3 fréquences de publication Quotidien, hebdomadaire, mensuel.3 types de médias Blogue, radio, journal.Un même but Tirer sur la connerie où qu'elle soit ! LIVRES Le Couac, septembre 2008, page 7 Une gauche à changer Martha Harnecker n'en est pas à son premier livre.Après 60 ouvrages dont certains sont devenus des classiques du marxisme contemporain, elle se penche sur un bilan de la gauche latino-américaine en souhaitant la transformer pour le mieux.Rebuilding the Left aborde franchement des thèmes que la gauche préfère souvent glisser sous le tapis.L'objectif avoué du livre est d'attaquer l'idée qui soutient que la politique serait : «l'art du possible».Idée répandue s'il en est et qu'on entend toujours dans la bouche de ceux pour qui le possible est souvent bien limité, qu'ils se prétendent de gauche ou de droite.Harnecker propose plutôt une politique qui serait l'art de rendre l'impossible possible.Ce point de vue lui permet de pointer du doigt, à gauche, les pratiques et habitudes qui jouent le rôle d'éteignoirs du mouvement et qui rebutent la population.Un des premier problème qu'elle aborde est le fait que la gauche ne réussit pas à mettre de l'avant une alternative au capitalisme.Non seulement la droite a célébré la fin du « socialisme réel » comme le triomphe du capitalisme, mais, la gauche y a cru et a baissé la tête.11 est temps de la relever et de proposer une société profondément différente de celle dans laquelle nous vivons et qui ne sombrerait pas dans les erreurs des modèles soviétisants.Pour mettre de l'avant cette alternative au capitalisme, Harnecker défend l'idée qu'il faut une organisation politique, un parti, qui soit à l'image du modèle de société à mettre en place.Sa cause première doit être celle d'étendre la démocratie et la participation populaire à toutes les sphères de la société, ce qui le différencie profondément du fantôme stalinien qui hante toutes les conscience quand on prononce le mot « gauche ».Ce parti doit aussi en finir avec l'obsession radicaliste qui cherche sans cesse le geste de confrontation, le moment révolutionnaire.Le combat que nous menons est d'abord celui des consciences, rappelle Harnecker à la gauche latino-américaine qui, trop souvent à son goût, a sombré dans le sectarisme du Grand Soir et de la lutte finale.Il faut renverser l'hégémonie que la classe dominante exerce sur la société et ce n'est pas avec autre chose que des idées claires et des bons arguments que nous convaincrons ceux qui sont laissés pour compte de remédier à la situation.Le parti qu'envisage Martha Harnecker n'hésiterait pas non plus à se lancer de plein de pied dans la politique électorale active.Pour elle, les élections sont, pour l'instant, un tel désespoir d'endoctrinement et de délires idéologiques qu'il faut reprendre ce terrain trop longtemps abandonné et ne pas laisser à la droite tout l'espace discursif dont elle profite actuellement en période électorale.11 ne faut donc pas avoir peur de proposer des «réformes» au capitalisme, tant que ces réformes montrent la voie à une société radicalement différente.Des réformes qui permettent de concevoir des lieux hors de la logique du capitalisme et qui peuvent donner naissance à de nouvelles idées indépendantes de ses rouages.Ce parti ne serait pas uniquement démocratique, il proposerait à ceux et celles qui y œuvreraient une mili- Marta Harnecker tance qui n'est pas bâtie sur le sacrifice et l'abandon, mais qui s'agrémente de plaisir et des joies de partager de bons moments ensemble.Il y a donc, dans le lien social, dans le tissu de la société, quelque chose à recréer, à recoudre.Être ensemble, fêter, vivre en commun, doit devenir non plus un empêchement de tourner en rond (comme si tourner en rond était, d'ailleurs, si divertissant), mais bien précisément un apport essentiel au bonheur individuel.Contrairement à la vieille gauche sacrificielle qui exigeait parfois la vie sociale la plus ennuyeuse de peur de sombrer dans la luxure bourgeoise, il faut plutôt favoriser une émancipation entière que promet la société à venir que nous souhaitons.Martha Harnecker ferme son ouvrage en approchant celle du gouvernement Chavez.On fait évidemment le lien.Pour elle, l'expérience actuelle au Venezuela, sans être parfaite, est un bon exemple de ce dont la gauche a besoin en Amérique Latine.Il s'agit d'une véritable révolution qu'on ne peut manquer d'appuyer et dont les fruits profitent et profiteront immanquablement au peuple vénézuélien.Les arguments précis qu'elle apporte sur le fonctionnement démocratique et sur les effets du processus révolutionnaire en cours ne peuvent que convaincre.SIMON TREMBLAY-PEPIN Martha Harnecker, Rebuilding the Left, lei Book, Londres, 2007,168 p.Épuration des ondes Après 46 années d'animation à la radio, Gilles Proulx a finalement pris une retraite que nous avons bien méritée.MUSIR0NIE Confusion des genres La potiche du patrimoine Josée Verner s'est excusée d'avoir tardé à faire un point de presse à propos des coupes en culture, puisqu'elle ignorait que son ministère s'occupe aussi du dossier agricole.MUSIR0N1E Dieu c.Darwin C'est le pari débile que font les « créationnistes », des idéologues qui misent sur le ressac identitaire actuel de l'Occident pour imposer à l'école une «alternative» à la théorie de l'évolution.Inventée aux États-Unis, cette simili-théorie, qui n'est qu'un emballage pseudoscientifique de la vieille histoire de la Genèse (la création du monde en six jours), tire parti des commissions scolaires locales et des réseaux d'écoles privées pour réintroduire le monothéisme dans le système d'éducation publique.Que ce soit aux États-Unis, en Europe ou même au Canada, le « créationnisme » - nourri par la ferveur des chrétiens évangélistes - se revendique comme hypothèse d'égale valeur à ce que l'on sait aujourd'hui, après plus • • • BtH TV VEUX MCN d'un siècle de paléontologie et de génétique inspirées par les hypothèses initiales de Darwin.Faire financer l'enseignement de la religion par l'État : le Québec ferait-il école?En tout cas, à en croire Cyrille Baudouin et Olivier Brousseau, auteurs de Les créationnismes - Une menace pour la société française, les tenants des religions monothéistes font des progrès inquiétants en parodiant le travail de Darwin pour mieux le discréditer et en passant sous silence les progrès de la théorie évolutionniste depuis un siècle.Mais attention.un scientifique réputé comme Richard Dawkins fait 8 chanceux Les Chinois croient que le 8 porte chance Félix Leclerc est mort le 8-8-88 à 8 h.Il n'était pas superstitieux.s?I 0 wm do Co une xvàe tiacs c'est plus d'une quarantaine d'auteurs ayant publié en nos pages durant la dernière décennie.Des auteurs dont les textes donnent à penser et, considérant le monde dans lequel on vit, à nuire.Commande* «lis maintenant votre exemplaire en nous envoyant un chèque «te 28 $ (25 $ + 3 $ de frais d'envoi) Gauthier, Montréal, aujourd'hui la chasse aux créationnistes en prêtant cette thèse aux jeunes musulmans, de plus en plus nombreux dans les écoles britanniques.Le 3 août dernier, le biologiste auteur du Gène égoïste et de Pour en finir avec Dieu déclarait au Times de Londres : « La plupart des musulmans dévots sont créationnistes, alors quand on va dans les écoles, on y trouve un grand nombre d'enfants de parents islamiques qui régurgitent ce qu'on leur a appris.» Quand des attitudes racistes se drapent dans les plis de la laïcité et de l'objectivité scientifique, l'impérialisme gagne en bonne conscience et attention à la casse ! MARTIN DUFRENE Les créationnismes, Éd.Syllepse, 2008,121 p.Tcher No Bile T |oujours plus cynique, Jean Charest vient d'abdiquer sa promesse de 2003 en choisissant de rafistoler Gentilly-2, la vétusté centrale nucléaire située en face de Trois-Rivières, dont la vie utile prend fin en 2010 - la centrale, pas Trois-Rivières, encore que.Il semble que les anomalies congénitales constatées à Bécancour en 1990 sont le prix à payer pour rester dans la course.vers un prochain Tchernobyl.Gentilly-2 est en effet de la même génération que le réacteur qui a sauté en Union soviétique, forçant l'évacuation de plus de 336 000 personnes après l'expulsion d'une radioactivité 30 à 40 fois supérieure à celle des bombes d'Hiroshima et de Nagasaki.En attendant ce réjouissant pétard, Gentilly-2 a déjà rejeté, depuis sa mise en marche il y a 25 ans, 2500 kg de matériaux hautement radioactifs qu'on ne sait toujours pas où entreposer de façon vraiment sécuritaire durant le million d'années où ils demeureront un danger mortel.L'argent économisé en études d'impact va apparemment aux relations publiques.Il est particulièrement réjouissant que Thierry Vandal, le bien nommé, prétende qu'Hydro-Québec n'a «absolument rien dans ses cartons » en ce qui concerne la construction de nouvelles centrales nucléaires au Québec.Au moment où les pays industrialisés s'arrachent le moindre gramme d'uranium pour planifier et mettre en service des centrales « nouvelles et améliorées» sous prétexte de bonne conscience écologique - le nucléaire émettant moins de gaz à effet de serre que le charbon et le pétrole -, c'est vraiment prendre les gens pour des caves que de penser que Québec n'a pas d'arrière-pensée en sacrifiant deux milliards de dollars à l'avenir d'une centrale aussi cacochyme que Gentilly-2.Dans EPR l'impasse nucléaire, Frédéric Marillier - chargé de campagne Énergie à Greenpeace France - résume les pièges de « la folle aventure de l'électronu- Frédêric Marillier EPR l'impasse nucléaire cléaire» en Europe.L'EPR, c'est l'Euro-pean Pressurized Reactor, technologie du passé selon l'auteur mais argument d'une grande entreprise qui rêve d'équiper de centrales nucléaires clés en main les pays émergents, à commencer par la Chine.En France, les centrales nucléaires en fonctionnement et en construction sont appelées à assurer 79 % de la production électrique, consommation et exportation confondues, Au Canada, c'est 15 %; en Chine, 2 %.Un marché qui fait frémir d'envie les multinationales qui n'ont qu'à donner des ordres pour faire céder les gouvernements.Et comme ceux-ci bafouent ouvertement le Traité de non-prolifération signé (ou ignoré) en 1970, on peut prévoir que le Québec ne sera pas de reste au jour de l'Apocalypse.MARTIN DUFRESNE EPR l'impasse nucléaire, Frédéric Marillier, Éditions Syllepse, 2008,212 p. GROSSE POUBELLE DU DEVOIR Le Couac, septembre 2008, page 8 Réponse du Mouvement montréalais pour la vérité sur le II septembre à un article du journal Le Devoir que la vénérable institution de la rue Blcury n'a pas daigné publier en ses pages (Cette lettre a néanmoins été placée dans la section «Vos Réactions» du site web du Devoir et est en réaction à l'article que l'on peut lire au www.ledcvoir.com/2008/07/26/l99323.html.La pétition, qui exige du gouvernement fédéral l'ouverture d'une enquête indépendante sur la tragédie du II septembre 2001, se retrouve au www.marchonottawa2008.org).2001 _ Sept ans après le II septembre A quand une véritable enquête 7 Dans un article paru en page couverture du samedi 26 juillet 2008, intitulé « 11-Septembre -Le NPD est associé aux conspirationnistes », Le Devoir fait part à ses lecteurs du dépôt à la chambre des communes de la pétition du «9/11 Truth », présentée par la députée NPD de Vancouver-Est, Libby Davis.1 Cette pétition, signée par plus de 500 canadiens et qui continue d'être signée par un plus grand nombre de citoyens jour après jour, demande l'ouverture d'une enquête canadienne, indépendante et non partisane, pour expliquer la mort de 24 canadiens tués lors de cet attentat.Ces 500 canadiens ne sont d'ailleurs pas seuls.Au lapon, le sénateur Fujita de l'opposition au parlement a présenté les questions du mouvement pour la vérité, le 9 janvier dernier2.En Italie, l'ancien président de la république Francesco Cossiga a affirmé qu'il est connu au sein des services secrets Italiens que les attentats du 11 septembre ont été préparés et organisés par la CIA.3 En Belgique, ces mêmes interrogations ont été présentées à huis clos au parlement européen de Bruxelles.Après presque sept années, le nombre de gens qui ont vu à travers les mensonges officiels n'a cessé d'augmenter, atteignant une proportion toujours plus grande de la population mondiale.Dans chaque grande ville s'organise un véritable mouvement social pour demander la réouverture de l'enquête.Or, il faut bien comprendre que l'événement du 11 septembre 2001 est un événement charnière de la politique américaine et, partant, de la politique mondiale.Sur la base de cet attentat, suppo-sément provoqué par des groupes extrémistes musulmans « because they can't stand our freedom » (Bush dixit), les États-Unis ont mis en place la doctrine preemptive, ont justifié l'entrée en guerre contre l'Afghanistan et par la suite contre l'Irak, puis menacent maintenant d'entrer en guerre contre l'Iran.Des centaines de Canadiens ont depuis été envoyés en Afghanistan et on compte maintenant pas moins de 88 décès parmi les militaires canadiens.4 Pour «protéger le peuple américain contre le terrorisme», les droits civils ont été bafoués, la torture a été légalisée, la convention de Genève a été remisée au placard, l'écoute électronique illimitée est maintenant légalisée, et l'Ha-beas Corpus est aujourd'hui à l'agonie.Le droit à un procès équitable par les pairs et l'obligation d'un mandat signé par un juge avant d'autoriser une détention sont maintenant choses du passé.Au Canada, le gouvernement utilise le choc de cet événement pour implanter ses idées néo-conservatrices : Harper annonce des dépenses de 490 milliards de dollars d'ici 2028 en dépenses militaires,5 emboîtant ainsi le pas à son grand allié Bush et aux néo-conservateurs.Un accord entre le Canada et les États-Unis vient d'être signé, permettant aux militaires américains d'intervenir légalement dans nos eaux territoriales et sur nos terres, ainsi que d'y arrêter sans mandat les citoyens canadiens soupçonnés de «terrorisme».6 Comme l'a démontré Naomi Klein dans son dernier livre La stratégie du choc, la montée d'un capitalisme du désastre, l'élite capitaliste utilise souvent les événements chocs de l'histoire pour implanter le libre marché sauvage et avancer la privatisation au détriment des classes moyennes et pauvres - allant même parfois jusqu'à provoquer ces événements.Le 11 septembre fut l'un de ces événements pivots, lançant les divers pays industrialisés du monde dans une nouvelle vision manichéenne de la réalité : occident contre orient, américains contre terroristes musulmans, bien contre mal.« 1/ you aren't with us, you are against us » a proclamé W.Bush lors de sa déclaration de guerre contre l'Afghanistan.Il nous apparaît donc critique de poser la question : qu'en est-il de cet attentat?Comment sont véritablement décédées les 3000 victimes du 11 septembre et, plus particulièrement, les Canadiens qui s'y trouvaient ce jour-là?Est-il «farfelu» de désirer enquêter, au moins une fois, sur la mort de 24 canadiens?Car, n'en doutez pas, aucune réelle enquête n'a été effectuée sur cet attentat à ce jour.Ainsi, pourquoi la commission d'enquête Kean- Occasion manquée Le président George W.Moron a demandé que la liberté de presse soit complète durant les (eux Olympiques.Les médias américains n'en ont malheureusement pas profité pour écrire les premiers articles non-censurés depuis le 11 septembre.MUSIR0NIE Hamilton a-t-elle systématiquement refusé d'interroger les pompiers et les survivants?Pourquoi cette commission d'enquête, qui a été ouverte pas moins de 440 jours après l'événement, n'a-t-elle même pas eu accès aux décombres?Pourquoi Bush et Cheney n'ont-ils même pas eu à témoigner sous serment?Pourquoi l'administration Bush a-t-elle tout fait pour bloquer l'enquête?Pourquoi s'est-elle assurée de faire fondre les restes de l'acier structurel des trois tours du complexe WTC qui se sont effondrées seulement trois jours après l'attentat?Pourquoi a-t-elle confisqué toutes les vidéos du Pentagone?Pourquoi a-t-elle tenté de dissimuler tous les témoignages des pompiers?Pourquoi a-t-elle classifié les plans du WTC?Après 935 mensonges répertoriés de l'administration Bush7, ne peut-on se demander pourquoi le gouvernement canadien a cru bon de croire aveuglement aux explications peu crédibles de l'administration Bush concernant cet événement?Car si l'on examine attentivement les événements de cette journée tragique, on s'aperçoit que la version officielle offerte par l'administration Bush a été modifiée de multiples fois au gré des inconsistances que des observateurs ont relevées.Ainsi : • Au moins 6 des 19 terroristes identifiés par le FBI en moins de trois jours sont vivants.8 Ils ont contacté leurs ambassades et leurs noms, leurs photos ainsi que leurs dates de naissance ont été confirmés.Ils ont même été interrogés par le London Télégraphe et la BBC.Comment peuvent-ils s'être suicidés dans ces attentats kamikaze - comme nous l'affirme le FBI - et être vivants en même temps ?Le FBI maintient pourtant sa version des faits.Le gouvernement canadien devrait voir la nécessité de s'assurer de la culpabilité de ces 19 personnes - et le cas échéant, de trouver les véritables coupables.TO STOP ASKING NIE • Entre septembre 2000 et juin 2001, 67 interceptions ont été effectuées - toutes avec succès - dans le ciel des États Unis auprès d'avions de ligne ayant dévié de leurs couloirs de vol ou ayant perdu le contact avec la tour de contrôle.Cette procédure d'interception prévoit l'envoi de deux chasseurs de combat en moyenne après moins de 10 minutes d'une urgence aérienne.Ces chasseurs doivent regarder dans le cockpit de l'appareil en défaut, essayer toutes les fréquences de contact, utiliser les signaux lumineux, assister les pilotes et escorter l'avion vers un site d'atterrissage d'urgence.9 Le 11 septembre, cependant, alors que les avions détournés ont passé plus d'une heure dans l'espace aérien le mieux protégé de la planète, pas un seul chasseur n'a même été déployé.Pourtant, la base militaire Andrew, à moins de 10 minutes du Pentagone, avait des chasseurs prêts à décoller.10 Pourquoi tous les intervenants de la défense aérienne américaine ont-ils été promus ou récompensés?Le building WTC7, un édifice de 47 étages, s'est effondré à 17h20, exactement en 6.5 secondes, et présente 100 % de toutes les caractéristiques d'une démolition contrôlée.Curieusement, la BBC rapportait l'effondrement total de ce building avec 20 minutes d'avance." Pourtant, un effondrement vertical et à la vitesse de la chute libre ne peut être expliqué que par l'utilisation d'explosifs.Comment une structure endommagée de façon asymétrique pourrait-elle s'effondrer de façon symétrique, dans le chemin de plus grande résistance, sans apport énergétique extérieur?Ainsi, un effondrement du WTC7, expliqué selon la version officielle, violerait la deuxième loi de la thermodynamique, ainsi que la loi de la conservation de l'énergie.De nombreux scientifiques ont publié à ce sujet : Steven Jones, PhD en physique, Richard Gage, ingénieur de 20 ans d'expérience, Kevin Ryan, chimiste chez Underwriters Laboratories (l'entreprise qui a certifié que les structures d'acier du WTC étaient conformes aux normes de résistance des matériaux requises pour les incendies), et plusieurs centaines de scientifiques, regroupés dans les sites Internet du groupe des « Scholar for truth and justice», « Engineers and architects for truth » et « Patriots question 911 ».Un article scientifique, révisé par les pairs, a aussi été publié dans le «Open Journal of civil engineering» de Bentham12 et un autre à l'American Physical Society meeting, par le Dr.Crockett Grabb, de l'université d'Iowa.13 Des centaines de témoignages des pompiers de New York, recueillis et enfin publiés par le New York Times suite à une poursuite contre le gouvernement Bush en « Freedom Of Information Act», révèlent la présence d'explosions secondaires dans les tours jumelles.14 La bande audio des pompiers fait aussi état d'un feu faible et facilement maîtrisable, ainsi que d'une structure encore parfaitement stable à peine quelques secondes avant l'effondrement total de la structure.Des dizaines de survivants ont aussi vécu ces explosions dans les fondations, ressenties avant l'impact des avions.Aucune mention n'est faite de ces témoignages, pourtant critiques, dans les seuls ouvrages défenseurs de la version officielle : le rapport de la commission Kean-Hamilton, (dirigée par Zelikow, un membre du cabinet Bush) et le rapport de NIST (affilié au gouvernement et payé par ce dernier.) La loi sur la conservation du moment angulaire est aussi apparemment violée lors de l'effondrement de la tour sud, alors qu'on voit sur les vidéos le haut de la tour pivoter, puis annuler à mi-course sa rotation pour tomber verticalement en poussière.15 Le «Mouvement pour la vérité» prend-il alors, comme le prétendait l'article du Devoir, des « raccourcis avec les faits » ?Ou bien sont-ce plutôt ses détracteurs, qui choissent uniquement les théories les plus farfelues trouvées sur l'Internet, évitant soigneusement d'adresser les points centraux des demandes du mouvement et d'appuyer la réouverture d'une véritable enquête?Il est clair que cet événement attise les passions et que les questions que soulèvent ces constats sont consternantes.Dans un tel contexte, on ne peut qu'applaudir le journal Le Devoir, qui a pris la peine de publier un article de première page sur cette pétition.Cependant, dans un monde où le journalisme d'enquête se perd et où ce journal reste l'un des derniers bastions de la pensée critique, il est triste de constater l'angle partial adopté dans cet article, qui s'évertue à ridiculiser le « mouvement pour la vérité » et à l'associer à de la « conspiration ».Nous demandons donc au journal Le Devoir de faire suite à sa réputation de leader en journalisme d'enquête et d'oser, d'une part, publier cette lettre ouverte et, d'autre part, nous accorder une entrevue.Ainsi, il lui sera possible de véritablement se renseigner sur le sujet et d'offrir à ses lecteurs une couverture objective de cet événement.Nous voulons aussi féliciter la députée NPD, Libby Davis, d'avoir eu le courage de déposer cette pétition et de faire ainsi son devoir de représenter ses concitoyens, malgré la pression politique reliée à cet événement.Nous espérons que le journal Le Devoir aura le courage de suivre ses traces et d'agir conformément aux principes de son fondateur, Henri Bourassa : «|.| comme les principes et les idées s'incarnent dans les hommes et se manifestent par les faits, nous prendrons les hommes et les faits corps à corps et nous les jugerons à la lumière de nos principes.»16 NICOLAS ABESDRIS JEAN-PHILIPPE DÉCARIE-MATHIEU MICHAEL PENGUE SIMON RITCHOTTE Pour le mouvement montréalais pour la vérité sur le II septembre www.mtl9lltruth.org Pour contacter l'auteur, envoyer un courriel à nicolas.abesdris@gmail.com 1 « 11 septembre - le NPD est associé aux conspirationnsites » www.ledevoir.com/2008/07/26/199323.html 2 « Main lapanese Opposition Party Questions 9/11 in Parliament » www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7803 3 «Osama-Berlusconi?"Trappola giornalistica"» www.corriere.it/ politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-lldc-8807-0003ba99c53b.shtml 4 «Un 88e soldat canadien perd la vie en Afghanistan» www.cyberpresseca/article/20080719/CPACTUALlTES/80719012/1019/ CPACTUALITES 5 « Peter MacKay dévoile sa stratégie de défense » www.cyber-presse.ca/article/20080620/CPACTUALlTES/80620220/-l/ CPACTUALITES 6 «La souveraineté du Canada menacée : la militarisation de TAmérique du Nord» www.mondialisation.ca/index.php?context= va&aid=6736 7 « Study : Bush, aides made 935 false statements in run-up to war» www.cnn.com/2008/POLITiCS/01/23/bush.iraq/ 8 « Resurrected Hijackers : Suicide Hijackers Identified by the FBI Proclaim Their Innocence» 911research.wtc7.net/disinfo/ deceptions/identities.html 9 « FAA Aeronautical Information Manual », section 5-6-1, « National Security » www.faa.gov/airports_airtraffic/air_traffic/ publications/atpubs/AIM/Chap5/aim0506.html 10 « Multiple Failures of the Air Defense Network to Protect New York City and the Capital» 911research.wtc7.net/planes/defense/ index.html 11 « BBC's Premature Announcement of WTC 7's Collapse » www.wtc7.net/bbc.html 12 « Fourteen Points of Agreement with Official Government Reports on the World Trade Center Destruction » - The Open Civil Engineering Journal, 2008, 2, 35-40 - Steven E.)ones, Frank M.Legge, Kevin R.Ryan, Anthony F.Szamboti, and lames R.Gourley www.bentham-open.org/pages/content.php7TOClEJ/2008/0000000 2/00000001/35TOC1EJ.SGM 13 « Physics & Collapse of the South Tower of WTC » www.sealane.org/writings/PhysSTFall.html 14 «Reports of Sights and Sounds of Explosions in the Oral Histories » www.91 lresearch.com/wtc/evidence/oralhistories/ explosions.html 15 « Disappearing Angular Momentum » 911research.wtc7.net/wtc/ analysis/collapses/shattering.html 16 «La presse écrite au Canada» Claudine Auger et Laurent Lapierre www.gestiondesarts.com/index.php7id=1771
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.