Le couac, 1 mai 2009, mai
Mai 2009 I Vol.12 - tt° 8 I 3,50 $ Je pense, donc je nuis Iran: coince entre impérialisme et théocratie 4 La propagande militariste iÊf radio-canadienne ouac Environnement.:* actions autochtones POSTES ^| ^ CANADA 1 CANADA ^0 f POST fou pay* fosuœ paid Poito PubHcrtlon» Publieaooti* Mill 40024666 Drapeau noir, me ISABELLE BAEZ Votre visage tuméfié racle l'asphalte de la rue Parthenais.Quatre flics pèsent de tout leur poids sur votre corps et vous n'en revenez pas de vous retrouver là, alors que tout avait si bien commencé.Vous vous revoyez arriver à la manifestation autonome et anticapitaliste du ier mai 2008, qui respecte le calendrier, contrairement à la grande manif des syndicats, qui attendra le samedi._ Il fait beau : ambiance festive et bigarrée.Des enfants, des mères, du monde de tout âge, de toute allégeance.Les flics sont là, mais vous vous dites qu'ils perdent leur temps et que la manif est partie pour être bon-enfant.Vous marchez tranquillement.Quand '.'anti-émeute apparaît soudainement à l'avant, vous pensez à une bonne blague, jusqu'au premier coup de matraque, jusqu'au premier ami à terre.Un coup d'oeil derrière vous confirme ce que vous craigniez, les robocops font revoler les poussettes et avancent : tout le monde vient de se faire prendre dans une souricière sur la rue Ontario.Entre deux coups de bouclier, vous sentez tout à coup qu'on vous tire le bras : un antiémeute en veut à votre drapeau noir.Comme il a l'air de s'être vraiment entiché de votre bout de tissu, vous résistez.Pur réflexe.Vous n'auriez pas dû.À présent, ils sont plusieurs à s'occuper de vous.Ils vous poussent vers une auto stationnée avant de vous tabasser.Vous avez le temps d'apercevoir votre copine face contre terre, elle aussi arrêtée.Un nouveau réflexe vous fait alors vous débattre, essayer de vous dégager.Vous enregistrez mécaniquement la suite des événements : un flic vous jette à terre et s'assoit sur votre dos pendant qu'un autre pèse sur vos jambes et qu'un troisième insiste pour faire tourner votre tête au-delà de son sens giratoire.DISTRIBUTION vous Patrick Cadorette VOTRE AMI VIDÉASTE Santiago Bertolino LE FLIC QUI VOUS A POUSSÉ À TERRE, VOUS A PASSÉ LES MENOTTES, NE VOUS A JAMAIS LU VOS DROITS ET QUI INTERVIENT EN COUR SANS QU'ON NE LUI AIT RIEN DEMANDÉ Daniel Lacoursière, matricule 1331 èr Un quatrième, qui semble être le responsable de cette joyeuse équipe, vous matraque les mains pour que vous lâchiez le premier agent, celui qui vous a jeté à terre et qui veut à présent vous refaire le visage.Et vous voilà donc face contre terre, à racler l'asphalte de la rue Parthenais.Vu l'escalade, vous lâchez prise.Lorsqu'on vous relève, vous apercevez un ami qui vous filme.Le reste de la soirée sera à l'avenant : on ne vous lira jamais vos droits, on serrera les liens à vos poignets de plus en plus fort jusqu'à ce que la circulation cesse dans vos mains et on parlera de vous accuser d'agression armée sur agent.Les seuls objets que vous aviez sur vous : vos lunettes et votre drapeau.Est-ce que les flics considèrent qu'un drapeau est une arme ?Vous vous retrouverez en cellule jusqu'au matin, jusqu'au passage en cour municipale où le juge ne verra pas la large entaille sur votre visage et vous laissera partir après 300 $ de caution et des conditions de libération aberrantes1.De toute évidence, des centaines de personnes présentes à la manif, vous êtes la plus dangereuse puisque la seule accusée de : ¦ voies de fait contre agent de la paix agissant dans l'exercice de ses fonctions ; ¦ entrave volontaire d'un autre agent lui aussi en exercice (décidément) ; ¦ participation à un attroupement illégal.Le danger que vous êtes prendra donc un avocat et préparera sa défense pour un procès qui se tiendra.dix mois plus tard.Autant dire que vous arrivez fin prêts.Vous avez sept témoins et, surtout, la vidéo de votre ami qui montre que l'anti-émeute a chargé brutalement et gratuitement des manifestant-e-s on ne peut plus pacifiques.Cette vidéo, que ni l'avocat de la Couronne ni les flics ne s'attendaient à voir, crée l'émoi ce 31 mars 2009 en cour municipale.Le rouage sensé vous écraser vient de s'arrêter, net.Une chance pour l'accusation, car bien que votre avocat ait demandé une journée complète pour votre procès, la Couronne a placé cinq autres dossiers le même jour.Le temps qui passe joue en leur faveur.Les flics venus témoigner et leur avocat prennent donc près de deux heures pour constater qu'ils sont de toute évidence dans le trouble.Lorsque vous finissez par rentrer en salle d'audience, c'est pour entendre un jeune homme expliquer pourquoi il a volé une paire de chaussures chez Canadian Tire.La sanction qu'il reçoit vous laisse perplexe : il ne peut s'approcher d'aucun magasin de cette compagnie pendant un an.Vous vous demandez si le juge croit vraiment que le jeune homme fait une fixation sur les chaussures de ces magasins-là en particulier.Puis c'est votre tour.L'avocate des flics explique en roulant des yeux que vous avez sept témoins et qu'à cause de cela, il sera impossible de terminer les procédures en une journée.Elle cafouille.Son manque de préparation est évident.Un policier se lève, vient parler à la barre sans invitation.Il faut l'intervention de votre avocat pour que la procédure soit minimale-ment respectée, pour que ce soit l'avocate qui s'adresse au juge.Quand ce dernier, avec un sourire contrit, s'excuse auprès du policier en lui demandant de se rasseoir, c'est à votre tour de rouler des yeux.Ce cirque judiciaire se termine en apothéose : le juge annonce qu'il prendra sa retraite très bientôt.Vous comprenez que votre procès n'aurait de toute façon pu avoir lieu aujourd'hui.Au moindre dépassement de temps, le juge aurait argué de sa retraite.Dans le couloir, à l'extérieur de la salle d'audience, vos témoins s'impatientent.Ils viennent de perdre la matinée à attendre pour rien, sans aucun dédommagement.Les policiers seront, quant à eux, payés temps double pour le dérangement.Le procès est donc reporté au 25 novembre et 1er décembre 2009 : un an et demi après la manifestation.À la reprise du procès, l'accusation pourra présenter un nouveau témoignage, celui du commandant, celui qui a déclaré la manifestation illégale.Pendant toute votre préparation, avant ce 31 mars, la Couronne vous a pourtant assuré à maintes reprises qu'aucun nouveau témoignage ne serait présenté.Mais le report de l'audience lui donne à présent ce droit.Il vous faudra donc attendre la fin de l'année pour gagner ce procès.Car vous n'avez aucun doute en la matière : la vidéo est tellement accablante et vos témoins, tellement nombreux que les policiers ne feront pas long feu.Mais ce sera encore deux jours à passer dans ce délire judiciaire.Deux jours de travail perdus pour vos témoins et tellement d'énergie pour arriver à cette simple évidence : l'anti-émeute a reçu le soir du 1er mai 2008 l'ordre de faire dégénérer une manifestation qui n'a jamais voulu dégénérer.Ils n'ont pu accuser que deux personnes : vous-même et un autre manifestant, pour des graffitis.Toute cette procédure n'aura fait que révéler ce qui vous apparaît de plus en plus clair.Les seules manifestations permises à Montréal sont celles qui ne remettent pas trop en question la racine de la plupart des maux qui affligent la majorité : le système capitaliste et la minorité qui en profite.Dans quelques jours aura lieu à Montréal la deuxième manifestation autonome et anti-capitaliste du 1er mai.Vous serez présent.Avec un drapeau noir tout neuf.1 Une interdiction (inconstitutionnelle) de participer à toute manifestation, qui sera levée quelques semaines plus tard POUR SORTIR DU TRAUMATISME DU 15 MARS MATHIEU FRANCOEUR militant anarchiste et fier participant aux 13 éditions de la Journée internationale contre la brutalité policière En 13 ans de journées internationales contre la brutalité policière, rarement le cirque médiatique aura autant dégénéré que dans les jours qui ont suivi l'édition de cette année.Tellement dégénéré que même les organisateurs de la manif, le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP), ont perdu les pédales en remettant en question la poursuite de cette tradition durable - la durabilité étant plutôt rare dans le milieu libertaire (La Presse, 19 mars 2009).Dans ce contexte hystérique, bien alimenté par les populistes de l'écrit et de l'électronique - qui ont même eu l'aide de certains avocats racoleurs-, nous avons fait face à une charge à fond de train en apparence unanime contre les militants, les anarchistes, les jeunes de la rue, les marginaux, etc.(même Cil Courtemanche s'y est mis dans Le Devoir du 21 mars).Il est toujours révélateur de constater qu'autant de représentants des médias n'aient à peu près pas vu la même chose, c'est-à-dire la diversité des gens présents le 15 mars dernier; aient volontairement passé sous silence le nombre de participants et participantes (plus de 1 000 personnes); n'aient pas questionné la complicité inacceptable de la STM qui a livré deux stations de métro à une police survoltée tout en feignant une panne de métro sur la ligne orange.La police de Montréal en guerre Il était clair que la marche de cette année visait directement la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), qui s'était surpassée depuis un an au chapitre du corporatisme mafieux, de la démagogie et de la bêti- se.La question était de voir à quel point la direction du SPVM allait donner carte blanche aux policiers pour mettre en place un appareil d'intimidation et de répression qui s'est mis en marche bien avant le début de la manif.En écho à la déclaration de leur président, les membres de la FPPM ont déployé un arsenal paramilitaire qui contrôlait la rue, le souterrain et même le ciel.Ils ont pu bouclé tout le secteur du siège de leur fraternité, fermer plusieurs rues, fouiller qui ils voulaient (un refus était passible d'arrestation), arrêter des gens à la gueule du client (le profilage en action), utiliser de nouvelles armes (dont les balles de peinture), détourner des lignes d'autobus et, chose incroyable, on se doit de le répéter, arrêter le métro! Tout s'est terminé par une nouvelle arrestation de masse et du tabas-sage au hasard qui a même inclu des journalistes.Un flic, cadre ou exécutant, reste un flic.La police de Montréal est en guerre plus que jamais contre ceux et celles qui osent critiquer et dénoncer ses abus et ses crimes.La dernière année a été plus que remplie d'événements et de démarches qui ont renforcé la conviction chez de plus en plus de gens que la police de Montréal est une entité autonome du politique et de la justice : à l'impunité et au camouflage s'est rajoutée l'intimidation par le biais, entre autres, d'injonctions de la part de la FPPM et de pressions politiques pour faire adopter des nouveaux règlements répressifs (interdiction du port de masques dans les manifs et interdiction d'insultes contre des pauvres policiers).Dans les jours précédents le dernier 15 mars, le travail d'intimidation s'est SUITE À LA PAGE 8 1 006538528211305 2 Le Couac | mai 2009 -19-1^ LE COMPTEUR DE L'INADMISSIBLE JL £m JL\J Au 1er mai 2009, cela fait 1216 jours que Abdelkader Belaouni se terre dans l'Église St-Cabriel pour ne pas être déporté.Pour l'aider : www.soutienpourkader.net o ni Décharge de responsabilité Le nouveau président de la Caisse de dépôt et placement, Michael Sabia, est allé prendre le lunch chez Power Corporation.Toute ressemblance avec les habitudes de l'ancien président n'est que le fruit du hasard.En fait, seul le nom a été changé.musironie Préservatif d'intelligence Lors de son voyage en Afrique, le pape Benoît XVI a affirmé que la seule capote que tolère l'Église catholique, c'est celle qu'il porte sur la tête.Format Ogino Le iPod du pape Benoit XVI est à vendre; il s'agit d'une aubaine, puisqu'en respect de la doctrine catholique, les MP3 qui s'y trouvent ne sont pas protégés.musironie WpAAAMAOEZ Rte L£€ MIT—^ - P6 succès GkGS! - CA PV-BSSB: m ¦ !".À propos de la manifestation contre la brutalité policière JEAN-PIERR CHARCE J'avoue un certain malaise après avoir lu et vu certains reportages au sujet de la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars dernier.Tout en condamnant la violence orchestrée par certains «casseurs», je comprends également la frustration des manifestants qui ne faisaient qu'exprimer pacifiquement leurs frustrations envers un corps policier qui ne fait guère preuve d'indulgence et de compréhension à leur égard, qu'ils soient sans abris, étudiants ou résidants de quartiers défavorisés.De plus, le comportement de certains policiers pendant la manifestation laisse plus qu'à désirer : on est plus habitué à voir ces scènes de violence dans certaines républiques bananières et autres dictatures, mais pas dans un pays qui se veut démocratique.Certains journalistes ont été molestés et arrêtés, de simples citoyens qui ont simplement commis l'erreur d'être au mauvais endroit au mauvais moment ont été également Le Couac 6940, rue Jogues, Montréal (Québec) H4E 2W8 514.596.1017 PLOGUES LES CERCLES CITOYENS QUÉBEC SOLIDAIRE Jusqu'au 6 juin.Grande consultation publique organisée à travers Montréal.LUNDI 4 MAI 19H Ruba Chazal anime une discussion sur l'intégration des personnes issues de l'immigration.Centre communautaire Lajeunesse 7378, Lajeunesse salle 212.LUNDI il MAI 18H30 Jeanne Boiclair anime une discussion sur la démocratie, le pluralisme et la souveraineté.Centre communautaire Marcel Ciroux 4501, Ballantyne.Horaire : quebecsolidaire.net (514) 278-9014 SPECTACLE OUI" MAI anticapitaliste POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE OES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS La ftiête, e'e&t ému.LE COIN DU ZAP Tout le monde parle du plafond salarial ! CHRISTIAN VANASSE .CONTRE CLASSE ! bec Paul Cargietlo I tie Frontline Membres de Nomadic Massive Son un poco politicas Micros Armés Fred DuBonnet et Chaotic insurrection ensemble Le 1" mai Petit Café Campus 57.Prince-Ârtaur Est Porte - 201)30 Spectacle • 21MS Entrée - contribution volontaire suggérée de 5$ www.spectaclelermai.org Cy est chaque fois une grande joie que de le lire mais surtout de l'entendre.Hervé Kempf, le plus sympathique européen que je connaisse après Pascal Henrard, était en tournée au Québec pour la promotion de son nouveau livre : «Pour sauver la planète, sortez du capitalisme».On peut dire que le type a du timing comme c'est pas permis.La conjoncture n'a jamais été aussi propice à ce genre de réflexion.Merci la crise.L'auteur et journaliste pose un diagnostic simple sur le mal qui nous ronge : le capitalisme sauvage.Et son remède est à l'inverse de ce qui est abondamment prescrit par tous les vendeux de pilules de notre formidable système : la décroissance.Un des points d'analyse de Kempf est l'écart immonde et grandissant entre riches et pauvres.Que 500 personnes possèdent autant de richesses que les 416 millions les plus pauvres de la planète donne froid dans le dos quand on pense aux tensions sociales que peut engendrer une telle concentration de la richess_e.Pour corriger cela, Kempf propose une meilleure redistribution de la richesse (par la taxation et l'impôt progressif) mais aussi.un plafond salarial.Bien vu.Le partage des revenus et le plafond salarial sont en fait des idées «communistes» déjà appliquées avec succès, notamment dans les ligues professionnelles de sport tout à fait capitalistes comme la NFL et la LNH.Alors, pourquoi pas ailleurs?Pourquoi pas dans toutes les sphères de nos sociétés ?Tiens, je propose un salaire maximum annuel pour tout le monde sans exception de.99g 999,99 $ Comme dans les jeux vidéos.Passé le million, pouf, ton argent retourne à la collectivité.Non mais sérieusement, qui peut sans rire me faire croire qu'il lui faut plus de 1 million par année pour vivre décemment ?Et avec ce système, Cuy Laliberté donnerait 99 % de sa fortune .plutôt qu'un minuscule 1 %, à sa propre fondation.Là, j'applaudirais vraiment.Reporterre : moins de biens, plus de liens : www.reporterre.net Entrevue d'Hervé Kempf sur les inégalités sociales : www.dailymotion.com/ medietic/video/X4ZUJb_herve-kempf-constat-des-inegalites_news (texte d'abord publié sur le blog vanasse.branchez-vous.com) EXTREME ONCTION Après avoir appris que le Pape a déjà écrit dans ses pages, une revue d'extrême droite autrichienne a tenu à se dissocier publi- quement des propos du Saint-Père.frappés, menottes et détenus jusqu'à tard dans la soirée; certains ont même écopé d'amendes salées.Alors, lorsque j'entends le porte-parole de la police, suite aux questions posées par un journaliste qui demande tout bonnement des explications suite à ces arrestations abusives, répondre : «Nos menottes ne sont pas faites en minou», je trouve que ces propos rajoutent l'insulte à l'injure.Tourisme vert : s'occuper des broutilles et négliger l'essentiel ! PASCAL GRENIER RESP.GROUPE DE SIMPLICITÉ VOLONTAIRE DE QUÉBEC (418) 660-3550 À Québec se tenait récemment le «Symposium international sur le tourisme durable».On y a mis l'accent sur un virage vert.Comment le tourisme international, essentiellement basé sur du transport aérien grandes distances, peut-il aspirer à devenir vert?Les gestes environnementaux proposés par le monde du tourisme dura- musironie api m ble sont du genre : recyclage, compos-tage, réutilisation des draps et serviettes, protection des paysages et des aires naturelles, limitation de la pollution, etc.Bien que ces gestes soient positifs, entre autre le maintien de la qualité de vie des communautés locales, le transport en avions, dont on ne parle à peu près pas dans l'approche du tourisme vert, est de très loin l'élément environnemental le plus important et le plus polluant.Le simple voyage aller-retour en avion d'une personne faisant Québec-Paris équivaut aux émissions d'une petite voiture pendant un an (L.G.Francoeur, Le Devoir 7-07-2006).De plus, les émissions de CO2 de l'aviation sont d'autant plus importantes qu'étant émises directement dans la haute atmosphère, elles ont 2 fois plus de pouvoir nocif.Les voyages en avion sont de plus en plus populaires et les pronostics à ce niveau sont extrêmement inquiétants pour l'environnement.En effet, d'ici 2020 on prévoit doubler le tou risme international.En cette période de changements et de remi ses en question des modes de vie, les déplacements en avions sont, à ne pas douter, une activité à remettre en cause dans bien des cas.Les longs déplacements pour de courts séjours sont particulièrement à éviter.Il est vrai que le tourisme amène des retombées positives dans les pays visités, lesquels en ont parfois bien besoin.Toutefois, n'y aurait-il pas des façons plus appropriées d'aider ces pays que de générer de la pollution, qui en fin de course, leur causeront plus de tort que de bien?Concernant les retombées financières, la ville de Québec bénéficie beaucoup du tourisme international et devra être une des premières à s'adapter à une éventuelle réduction de ce type de visiteurs.Finalement, il est également vrai que « les voyages forment la jeunesse ».et les moins jeunes.Toutefois sommes-nous vraiment obligés de franchir des distances considérables, aussi souvent, pour se cultiver, se distraire, faire des affaires, pratiquer des sports, se reposer et, sommes toute vivre de belles vacances.Les simplicitaires vous invitent à « ménager vos transports ».en avion.POUR S'ABONNER Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau co-rédacteurs en chef Cuillaume Beaulac, Bruno Dubuc, Simon Tremblay-Pepin.collaborateurs Isabelle Baez, Normand Beaudet, Louise Caroline Bergeron, Claude C.Charron, Martin Dufresne, Mathieu Francoeur, René Cirard, Eric Martin, Roger Rashi, Michel Rioux, Poya Saffari, Johanne St-Amour, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Pierre Vadeboncœur, Christian Vanasse, Alexandre Vidal, Ramon Vitesse.illustrations et photos Bobidoche, Boris, Bruno Dubuc, Mario Dufour, Martin Dufresne, Serge Ferrand, Luc Ciard, Rémy, Valentin Tardi, Ramon Vitesse.correction Louise Caroline Bergeron mise en page Coopérative Molotov - molotovcoop.org imprimé par Hebdo-Litho distribué par Cladu distribution Abonnement et publicité : 514.596.1017 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec Un an : 30,42 $ + taxes = 35,00 $ Deux ans : 52,15 $ + taxes » 60,00 $ Abonnement institutionnel et de soutien : 52,15 $ + taxes » 60,00 $ Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 225,98 $ + taxes = 260,00 $ Abonnement d'un an à l'étranger : 43,46 $ + taxes = 50,00 $ nom adresse code postal téléphone courriel par téléphone 5i4.596.lOl7 par la poste Le Couac, 6940, rue Jogues Montréal (Québec) H4E 2W8 Adressez votre chèque à : Le Couac Vous voulez collaborer au Couac ?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (maximum 700 mots), dessins, photomontages par courriel au info@lecouac.org.www.lecouac.org Yes we can! OUF !!! Le Couac | mai 2009 PIERRE VADEBONCOEUR Obama est dans un cul-de-sac en Afghanistan.Qu'est-ce que cette politique guerrière qui continue comme sur des rails ?Il faut essayer d'interpréter cette espèce de stagnation active.Les opérations armées sont une forme d'occupation du pays où, pour se maintenir, vu la guérilla, il faut guerroyer.Cette stratégie n'est pas seulement militaire mais politique.On ne peut quitter le pays, qu'on a envahi pour des raisons impérialistes qu'il n'est pas question d'abandonner.On rencontre de la résistance, une résistance permanente.Occupation il y a, mais parle moyen d'une activité militaire continue, carie pays, conquis mais non maîtrisé, est agité.On ne peut envisager de gagner, comme disait Harper, mais on ne peut non plus envisager de perdre.Donc on fait la guerre contre les terroristes, ce qui assure une sorte de permanence dans le pays conquis.L'impérialisme peut persévérer, mais à ce prix.Il n'existe pas de nouvelle politique américaine dans ce pays.L'idée d'une conquête suivie d'une domination tranquille est illusoire.Les maquis ne cesseront de se manifester.Les terroristes se multiplient, en partie par suite des actions par lesquelles on prétend les réduire.L'Islam est immense et pour ainsi dire infini.L'armée est un instrument bien grossier pour en venir à bout.On défie une civilisation en croyant se mesurer à des résistances locales et matérielles.Et puis, après tout, les occupants sont des étrangers hostiles et odieux.Le gouvernement afghan, dirigé par un suppôt des pétrolières, est faible.Son pouvoir réel se limite à Kaboul, et encore.Le pays est politiquement désorganisé.La colonne vertébrale du pouvoir en ce pays est l'armée américaine et la «coalition», celle-ci très réticente d'ailleurs.L'armée bombarde même avec des drones, c'est-à-dire aveuglément, des populations civiles parmi lesquelles se trouveraient peut-être des « insurgés ».Les intérêts capitalistes directement en jeu en Afghanistan contrôlent la politique des États-Unis dans ce pays, et c'est tout.Obama est dans le train.Il n'a pas de marge.D'ailleurs, dès avant les élections, il n'avait pas le choix.Pour cesser de faire la guerre en Irak, il fallait qu'il la poursuive en Afghanistan.Le président des États-Unis, face aux grands capitalistes et à l'armée, n'est pas grand-chose au fond.On lui concédera peut-être quelques réformes en politique intérieure, par compensation et d'ailleurs de mauvais gré : une certaine législation sociale, par exemple.Mais le président ne touchera d'aucune façon à l'entreprise privée.Il verse des sommes astronomiques à celle-ci pour qu'elle récupère ce qu'elle avait volé puis venait de perdre.M.Obama ne nationalise aucune entreprise, encore moins un secteur.Aucune banque, aucune compagnie d'assurance.Loin de nationaliser des entreprises, il privatise en quelque sorte le capital public pour les ressusciter.L'argent des citoyens coule à flots par le canal de l'État dans les coffres des compagnies.Les USA sont plus ou moins aux ordres de Wall Street.Au surplus, l'establishment renâcle devant les intentions exprimées par Obama touchant, par exemple, la sécurité sociale.Le capitalisme, sur ce qu'il considère comme l'essentiel, ne recule pas d'un centimètre.Il sortira indemne de la crise et recommencera, malgré les nouvelles mesures de contrôle.Le gouvernement Obama, c'est dommage, aura présidé à la complète restauration du système sans y introduire quelque élément d'économie publique.Le président n'est pas le maître de la politique à ces niveaux.Obama méritait mieux.L'intensification de la guerre en Afghanistan et le sauvetage intégral de la libre entreprise, voilà les deux principales démarches du nouveau gouvernement, un gouvernement dont on aurait pu espérer qu'il imprimerait à la conjoncture nouvelle une orientation décidément réformatrice.Yes we can.En effet : on peut faire comme avant ! Candidat sous-qualifié Cérald Tremblay demande la création d'un poste de commissaire à l'éthique et propose le nom de Frank Zampino, qui n'a justement plus d'emploi.musironie Karlalzheimer Karlheinz Schreiber est revenu sur ses allégations à la commission Oliphant; selon son plus récent témoignage, il ignore qui est Brian Mulroney.musironie Stephen Bakounine ?Après un ministre du patrimoine inculte et un ministre des sciences créationniste, le Parti Conserviteur songe à se trouver un nouveau chef anarchiste.musironie Quand il y a des pertes, évidemment c'est la faute à personne.Par contre, quand il y a des profits, c'est grâce à leur génie, leur sens des affaires, leur vision, leur compétence, leur talent sans limites.À ce moment-là, ils empochent sans vergogne les primes au rendement qu'ils se sont votées entre eux.Ils s'empiffrent comme des cochons vautrés dans l'auge collective - pierre falardeau MICHEL RIOUX Paraît-il qu'on l'a échappé belle.La catastrophe nous serait passée à deux pouces du cervelet.Un peu comme se sont sentis les fédéraux au lendemain du référendum volé, quand le vent soulevé par le boulet des urnes les a dépeignés pas à peu près.Ainsi, on pense que la crise financière et économique qui frappe aussi bien les gouvernements, lesbanques, les compagnies d'assurances, les entreprises, lesretraité-e-s, lestravailleur-e-s et les chômeur-e-s est une véritable catastrophe et que rien de pire n'aurait pu arriver.Les faillites bancaires auraient pu être plus nombreuses ?Plus encore de fermetures d'usines ?Des milliers de licenciements supplémentaires ?Encore davantage d'argent public pour tirer du pétrin ces chevaliers du privé ?Paraîtrait que oui.Il a fallu l'intervention de deux grands esprits pour dessiller des yeux qui ne voyaient rien et ouvrir des oreilles qui n'entendaient que dalle.Deux grands £ esprits qui, en dépit du fait qu'ils soient n *£t^ d'ardents thuriféraires d'un néolibéra- lisme débridé, auront fait comprendre au bon peuple à quel point l'humanité a failli s'abîmer dans un précipice sans fond et dans un enfer sans fin.N'eût été, selon leur théorie, de la compétence.Oui, de la compétence.Celle de ces grands gestionnaires qui savent brasser des affaires, de ces administrateurs sagaces qui ne se trompent pas dans leurs décisions quotidiennes et à plus long terme, de ces financiers qui savent transformer en or le vil plomb et ne ratent jamais leur coup.Ces deux grands esprits s'appellent Marcel Boyer et Claude Montmarquette.Deux éminents économistes de l'Université de Montréal.Boyer est président du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (Cirano) et vice-président de l'Institut économique de Montréal (IEDM), deux boîtes où des idéologues de droite distillent un poison néolibéral.Il a beau battre de l'aile aujourd'hui, le néolibéralisme, il n'en continue pas moins de polluer les esprits.Montmarquette est un pur produit du département de sciences économiques de l'Université de Chicago, aima mater du tristement célèbre Milton Friedman, qui, dans Capitalisme et liberté et dans La liberté du choix, a soutenu que la réduction du rôle de l'État dans une économie de marché était le seul moyen d'atteindre la liberté politique et économique.Vice-président de Cirano, signataire du manifeste des lucides avec les Bouchard, Pratte et Facal, il a produit, à la demande de feue Jérôme-Forget, un rapport dans lequel il préconisait une augmentation substantielle des diverses tarifications.Avec de pareils états de service, comment ne pas faire confiance à ces deux grands esprits, même s'il leur est arrivé, comme l'actualité en fait aujourd'hui la cruelle démonstration, de brouter allègrement dans les pâturages de l'erreur en soutenant, avec les Friedman, Von Hayek et autres fossoyeurs, que l'État n'était pas la solution, mais bien le problème.Avec 7000 milliards de dollars d'argent public qu'on a réquisitionnés pour venir à la rescousse de banquiers et d'entrepreneurs qui avaient bu comme du petit lait les théories des Chicago Boys, me semble que ces grands esprits devraient se garder une petite gêne.M'enfin ! Ils ont donc sévi à nouveau dans un texte publié dans La Presse du 31 mars.Et c'est là qu'ils ont fait connaître leur théorie de la compétence.«La compétence, ça se paie! » Avec comme sous-titre : L'excellence et la haute performance coûtent cher parce qu'elles ont une grande valeur.Rien que ça ! C'est alors qu'on comprend qu'on avait tout faux jusque-là.Nous qui pensions que ces banquiers et autres faillis étaient des incompétents notoires, voilà qu'on nous explique que non, ces gens sont terriblement compétents et qu'en conséquence, il faut les payer superbement.Ça s'appelle prendre le contrepied d'une idée reçue.À moins, cependant, qu'on ne veuille rire du monde, tout simplement.Compétents, vraiment, des gestionnaires qui prennent une entreprise cotée à 124 dollars à la Bourse et font fondre sa valeur à 9 cents, comme on a réussi à le faire chez Nortel?Mais la compétence se paie : un programme global de 45 millions $ a été mis en place pour «garder et récompenser certains employés qui sont d'une importance capitale dans la réussite future de Nortel».Compétents, vraiment, ces six administrateurs de BCE, dont la rémunération totale a atteint 43,7 millions de dollars en 2008?Compétent, vraiment, ce Michael Sabia qui a fait patate chez BCE et qui, pourtant, après moins de dix ans dans l'entreprise, est parti avec 21 millions de dollars et encaisse «depuis septembre dernier une rente de retraite viagère d'au moins g 687 000 millions par année» ?Boyer et Montmarquette, dont il semble bien que rien ne pourra ébranler l'entêtement néolibéral, écrivent ceci : «La compétence, l'excellence et la haute performance coûtent cher parce qu'elles ont une grande valeur.Certains sont plus doués ou plus productifs "naturellement", d'autres ont acquis au prix d'importants sacrifices des compétences utiles et pertinentes, d'autres enfin travaillent plus et plus fort : ces gens gagnent plus.Il n'y a ni miracle ni pensée magique dans le domaine de la rémunération : tout est affaire d'offre et de demande et aussi d'incitation à l'acquisition de compétences, à la performance et à la pertinence en matière de capital humain.» Ils concluent en affirmant : «Pay peanuts, get monkeys.» Un regard rapide sur le monde de la finance et des affaires nous conduirait plutôt à soutenir : « Pay millions, get monkeys.» DETAIL Le maire de Montréal Cérald Tremblay a reçu un chèque de 11,8 millions de dollars, cosigné par Québec et Ottawa, pour la réalisation du Quartier des Spectacles.Malheureusement, le chèque est gelé pour 7 années ouvrables.Opération McGill français en 200g ?Forget about it - oubliez ca ! CLAUDE G.CHARRON Pourquoi donc le quarantième anniversaire de l'opération McCill français est-il passé si inaperçu?Les choses se sont-elles tellement améliorées que personne ne sente le besoin d'en parler?Et si ce silence n'était que le reflet d'un manque de souffle de la part d'une majorité de moins en moins capable de se prendre en mains?Opération McCill français en 2009?Forget about it - Oubliez-ça ! Il semble que n'existe plus en 2009, la motivation qui, quarante ans plus tôt, avait poussé dix mille personnes à manifester contre une situation qu'elles ressentaient comme proprement coloniale.Montréal était alors tout chaud de Mai-68.Mais, alors qu'aux États-Unis, l'agitation avait pris sa source dans l'opposition à la guerre au Vietnam, et qu'en France, tout a lentement germé à Nanterre par le siège d'une résidence d'étudiantes par un groupe libertaire, ici au Québec, c'est la question identitaire qui fit que, le 23 mars 1969, dix mille personnes ont marché sur McCill.Avec un grand nombre d'entre elles rêvant d'un Québec indépendant, laïque, socialiste.D'un «Québec aussi français que l'Ontario est anglais».Ballon dégonflé de nos jours car c'est plutôt notre «minorité historique» qui détient maintenant le record des méga-rassemblements à résonnance identitaire.Qu'on songe au 27 octobre 1995 où quelques centaines de milliers de Canadians sont venus nous dire qu'ils nous aimaient! Qu'on songe à ces milliers de têtes grises qui, par un beau samedi de 2001, sont sorties de leur fief du «West-lsland».Venues « Downtown Montreal » manifester contre «les fusions forcées» de Louise Harel.Exception à la règle : la grande manif du 12 mars 1989 organisée par le Mouvement Québec français afin de protester contre une loi 178 de Robert Bourassa jugée trop timide.Mais, est-ce vraiment l'exception quand on pense que les organisateurs avaient évité que le défilé débouche sur notre bonne vieille Catherine, cette chère artère pourtant si prisée des organisateurs du défilé de la Saint-Patrick?(Alors que pour la fête nationale.) Un vert défilé où vaut toujours mieux ne pas trop haut lever le bleu fanion.Il ne faudrait pas ici conclure que, jamais depuis l'opération McCill français, la majorité n'ait osé manifester dans son centre-ville.Le 15 février 2003, les fleur-de-lysés dépassèrent en nombre les unifoliés au dessus des vingt mille têtes venues manifester contre le projet de guerre en Irak.À ajouter les milliers de mordus du hockey qui envahissent toujours la Catherine suite à une victoire décisive de leur équipe favorite.Mouvements de foule pas fes-tifs pour tous.Parlez-en à certains marchands.Le 11 février dernier, le Mouvement Montréal français organisa une manif devant le siège du Centre universitaire de santé McCill dans le but de protester contre la fusion de l'hôpital de Lachine à cette institution.Rien pour mobiliser la nation que ce simple petit accroc à l'esprit de la loi 101 que constitue la transformation de cet hôpital - et de bien d'autres - en institutions bilingues.Il reste qu'une coalition pour un seul CHU existe, mais qu'aucune de nos associations étudiantes n'ait décidé de s'y rallier.Opération McCill français en 2009?Forget about it! Et à quoi assistons-nous en lieu et place ?À notre université en flanc de montagne incapable d'entretenir un seul bâtiment à haut caractère patrimonial que la société, via l'État, lui a confié.Alors que Concordia et Dawson, eux.! Et quel autre triste quarantième anniversaire que celui de l'UQÀM! Coincée dans son «Quartier », nous assistons au marasme d'une université dont on a voulu qu'elle s'érige en milieu populaire afin qu'elle fasse contrepoids à un Sir Ceorge-William College grossissant, grossissant.Se transformant graduellement en une prospère Concordia University.Et tout ce beau monde ne ressentirait pas l'injustice que constitue la construction des deux CHU à frais égaux du produit de nos taxes?Alors que notre «minorité historique» ne constitue que 10 % de la population ! De quoi avons-nous peur?Craignons-nous d'aller manifester dans un centre-ville qui semble de moins en moins nous appartenir puisque, phénomène que l'on ne retrouve qu'en situation coloniale, y siègent deux universités et un cégep de langue minoritaire?Avons-nous peur d'une contre-manifestation prenant source dans ces usines de transformation de Néo-Québécois en futurs diplômés Canadians?En 2005, l'Université de Montréal comptait 908 résident-e-s en médecine contre 857 pour McCill1 Or, près de cinquante pour cent des diplômé-e-s de cette dernière quittent le Québec dans l'année même de leur graduation.Et au Québec, ce ne serait pas « in » de manifester pour une raison purement identitaire?Et s'il fallait le faire pour que le Québec reste au moins une «société distincte»?Pour que l'on puisse conserver nos garderies à sept dollars?Pour que, quant à la question des frais de scolarité, l'on puisse encore rêver au modèle finlandais?1 Ministère de l'Éducation des Loisirs et du Sports, Statistique de l'éducation, Édition 2007, p.121 Le Couac | mai 2009 N
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