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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 1998-07, Collections de BAnQ.

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[" antmd Lévesque nd les hommes chlnteront d'amour.Duchesneau: Maire policier?jjKaéric Back JF^li Passionné de la nature^ \u2022Au secours de l'Accueil Bonneau -Congrès des journaux de rue à Montréal \u2022Festival de jazz spectacles gratuits ns la rue Visitez notre site Web.une foule d'information et de textes inédits! http://itineraire.educ.infinit.net L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs sur la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre chose que le journal, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou les comporte ments des vendeurs, communiquez sans hésiter avec Mme Josette Bouchard au (514) 525*5747.Les personnes qui dÉSJREMT vENdrtE L'iTiNÉRAiRE sont INViTÉES à SE rencjre au CaÎé sur Ia rue, AU 1 104, RUE ONTARio Est.(coin AmNerst) Merci aux institutions financières suivantes qui ont contribué à assurer les frais fixes du Café électronique en 1998.Joignez-vous à elles.Caisse populaire ?urgs de Montréal Caisse populaire [Ssprit de Rosemont laisse d'économie bdicats Nationaux Attention aux fraudeurs! Nous tenons à vous rappeler que personne n'a le droit de faire du porte-à-porte ou de solliciter des dons dans les commerces au nom de L'Itinéraire.Dites non aux fraudeurs et faites parvenir directement vos chèques au journal.Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient dans une ambiance agréable.De bons petits repas à 3,25 $ (2,25 $ pour les membres) sont servis par des gens en réinsertion sur le marché de l'emploi.Un cuisinier leur apprend à travailler et à gérer une cuisine.Le Café sur la rue est également le premier café électronique pour personnes démunies.Il n'en coûte que 1 $/heure pour naviguer sur Internet ou utiliser un ordinateur.Des animateurs offrent de la formation gratuite aux gens qui n'ont aucune expérience en informatique.1104, rue Ontario Est (coin Amherst) Viens nous voir.lie bar à salade (réfrigéré) et le robot culinaire du Café sur la rue sont morts.Si vous pouvez nous aider, appelez Denise au 525-5747 4> 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 CANADA Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597-1544 E-mail: itineraire@videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Enfin, les propos tenus dans les pages de Lltinéraire n'engagent que la responsabilité de leur auteur.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal Lltinéraire a été rendue possible grâce, entre autres, aux appuis de la SQDM, la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, la Ville de Montréal, la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et l'UQAM.[ Conseil d'administration du /v ob Groupe communautaire ( \\M L'Itinéraire: \"^^B Président: Mario tanlhier p Vice-président: Jean Lesieur.Secrétaire: Rèjean Mathieu.Trésorier: Guy lapoinle.Conseillères: Claudette Godley, Micheline tefebvre, Gabrielle Girard.Comité de direction: Alain Demers, Serge Lareault Josette Bouchard, Denise English.Équipe de production du journal Rédacteur en chel: Serge Lareault.Adjoints à la rédaction: Bryan Dionne.Cylvie Gingras, Johanne Gingras.Collaborateurs:'rna Mazerolle, Cathy Bazinet Illustrateurs: Pol Mall, André-Philippe Côté.Photographe: Philippe Burnet R é vi s i o n .Cylvie Gingras, Guy Boulanger, Marie-Nicole Cimon, Jean-Paul Baril.Mots-croisés: Gaston Pipon.Infographie: Jocelyne Sènécal, Yan Lanouette, Sandra Turcotte Distribution: Josette Bouchard (coordonnatrice), Michèle Wilson, Michel Gendron.Imprimeur: Hebdo L11 h o Tirage: 15 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de MontréaL.Administration du groupe: Administrateur: Alain Demers.Publicité: Éric Cimon.Secrétaire-comptable: Sylvie Boos.Coordination du Café sur la rue: Denise EngTlsiT Resp.Calé électronique: Serge.Lareault (coord), Roger Bélanger, Sébastien Langlais (animateurs), Valérie Chevalier.L'Itinéraire est membre de la NASNA: L'Association nord-américaine des journaux de rue et de Son tirage est certifié par Dlltfl/Dutlon ¦/\u2022vanta /\\ L'Itinéraire t* entièrement recyclablel Journal L'Itinéraire Montréal -juillet 1998 Aidez l'Accueil Bonneau comme il m'a Aidé Il y a une dizaine d'années, à cause d'une dépression nerveuse, je me suis ramassé à l'hôpital pendant un mois et demi et j'ai perdu tous mes effets personnels pendant ce séjour prolongé.Je me suis donc retrouvé, du jour au lendemain, tout nu dans la rue, seul, à me balader dans notre ville avec mon baluchon rempli de guenilles.Parce que j'avais faim, j'ai dû piler sur mon orgueil.A ma grande surprise, je me suis retrouvé, aux portes du matin, dans la longue file d'attente devant l'Accueil Bonneau.Je n'aurais jamais cru me rendre là un jour.J'y ai rencontré quelques vieilles connaissances qui m'ont invité à aller au centre de jour, situé au 404 Saint-Paul Est, la partie de l'édifice qui n'a pas subi de dégâts suite à l'explosion.J'ai donc commencé à fréquenter le vestiaire, ainsi que les nombreux autres services gratuits.En 1992, j'ai décidé de faire administrer mon budget, car je négligeais de payer mon loyer lorsque je recevais mon chèque d'aide sociale.Depuis ce temps, ma situation s'est grandement améliorée.J'habite un «HLM» depuis plus de 5 ans, \u2014véritable record\u2014 et je dois en donner tout le crédit à mon intervenant de l'Accueil Bonneau, qui envoie un chèque au proprio chaque mois pour payer mon loyer.Je serais peut-être mort ou encore dans la rue si je n'avais pas pris cette sage décision.Cela donne droit à certains privilèges à l'Accueil Bonneau, entre autres: sortie à la cabane à sucre à prix réduit, camp de vacances annuel à Sainte-Anne-des-Lacs, bouffe à prix réduit au dépanneur, ainsi qu'un panier de nourriture à Noël.J'ai beaucoup appris à l'Accueil Bonneau.Premièrement l'humilité, ne pas me penser supérieur aux autres.J'y ai aussi découvert la simplicité, le respect de soi et d'autrui, ainsi qu'une espèce en voie de disparition dans notre grande cité, la chaleur humaine et le partage.Je sollicite donc par la présente, l'appui et la solidarité de toute la population, afin d'aider cette oeuvre humanitaire à renaître de ses cendres le plus vite possible.Cordialement, Alcatraz.Alias Alain Coulombe jfai plflRE en pensant aux jours où j'Ai eu DESoiN dE I'AccueU Bonneau J'écris ces quelques lignes à peine i remis du choc.A f 12h30, le 9 juin dernier, j'étais en ¦ train de vendre L'Itinéraire sur la rue St-Denis.C'est alors que j'ai vu passer ambulances, camions de pompiers, chars de polices et autres véhicules d'urgence.Ils passaient les uns après les autres pour une période d'au moins 45 minutes.Quelqu'un qui m'a dit que l'Accueil Bonneau venait d'exploser.En arrivant chez moi, à 17 heures, j'allume la télé pour regarder les nouvelles.J'apprends la triste nouvelle des gens qui ont péri ou qui ont été blessés.C'est alors que je me suis demandé: «Pourquoi?» Je peux dire que pour le reste de la journée, j'étais plutôt down.Non seulement c'était une ressource bienveillante envers les défavorisés, mais ce sont des personnes en or qui ont absorbé le coup, soit des religieuses ou des bénévoles.J'ai dû essuyer des larmes quand j'ai pensé aux jours où j'ai eu besoin d'eux.Le lendemain, je pense avoir compris.Puisqu'il n'arrive jamais rien pour rien, je me suis dit: Et bien maintenant, les organismes n'existent plus seulement pour ceux qui en ont besoin.Combien de gens ne savaient même pas que de tels endroits existaient.Et tout comme pendant la crise du verglas, le premier ministre en place est Lucien Bouchard.Un homme sensible car ne l'oublions pas, il a frôlé la mort.Gilbert Pouliot Camelot rue St-Denis L'Itinéraire vous invite à encourager la reconstruction de l'Accueil Bonneau.V>\\\\dorite t'/t/néfoitclRtcucW flonneo*, Cnvoyez vos dons à l'ordre de l'Accueil Bonneau à l'adresse suivante: 404, St-Paul in, Montréal (Québec) H2V 1H4 Nom :_ L'Accueil Bonneau, détruit le 9 juin dernier, est l'une des plus importantes ressources d'aide aux sans-abri de Montréal.Prénom : .Adresse : .Tél.: Montant : Signature : Au'dEss Jacques Duchesneau TOUT SOUPÇON?f a x 01 < m ¦o c m E ISADtlU RJVEST COLABORATION SPECIALE Si la tendance se maintient, Jacques Duchesneau, ex-directeur du Service de police de la CUM, deviendra maire de Montréal, le 1er novembre prochain.Malgré l'ouverture d'esprit exprimée par ses propos, des militants en faveur des droits humains s'inquiètent.Le chef du Parti Nouveau Montréal connaissant tous les rouages du service de police, quelle genre de séparation y aura-t-il entre le pouvoir politique et les forces de l'ordre?Celui qui a instauré la police de quartier devra faire oublier l'uniforme avant de se rendre jusqu'à la mairie.Mr Glean La feuille de route de Jacques Duchesneau est impressionnante.Issu d'une famille modeste de la rue Parthenais, près du Parc Lafontaine, il réalise un rêve d'enfance lorsqu'il accède, à 18 ans, au poste de policier.Sous sa direction, à partir de janvier 1994, le SPCUM subit une transformation radicale.Fini l'agent répressif qui patrouille son quartier en voiture ou les innombrables enquêteurs qui passent le plus clair de leur temps dans des bureaux, à rédiger des rapports.Le policier de style «années 1950» a cédé la place à l'agent communautaire, beaucoup plus présent dans les rues qu'il parcourt à pied ou à bicyclette, en disant bonjour aux gens et en vouvoyant tout le monde.Avec la police de quartier, les agents de la paix siègent à toutes les instances: Tables de concertation sur la prostitution et la toxicomanie, assemblées publiques, comités quartiers, etc.«J'ai enlevé mon uniforme plus souvent qu'à.mon tour», rappelle Jacques Duchesneau, soulignant son appui à l'expérience Dernier Recours Montréal et au programme de distribution de sacs de couchage pour les sans-abri.Cette modification en profondeur de la culture organisationnelle des forces de l'ordre n'était pas un mince exploit, puisqu'elle exigeait un bras de fer avec la puissante Fraternité des policiers de la CUM, dirigé par le bouillant Yves Prud'homme.C'est avec un tel succès à son crédit que Jacques Duchesneau sollicite un mandat pour la mairie de Montréal.Son programme: décentraliser au maximum l'administration municipale par la création d'une douzaine de petits hôtels de ville.Chacun d'entre eux serait doté d'un budget et d'une marge de manoeuvre.Les services de base: travaux publics, entretien des parcs, cour municipale, etc., seraient gérés localement.«Les élus minicipaux pourront ainsi recevoir les citoyens dans leurs bureaux.Actuellement, les gens se sentent souvent perdus dans le dédale de l'appareil bureaucratique.» Un des points névralgiques de la campagne municipale porte sur la privatisation des services publics, en particulier, la gestion de l'eau.Bourque et Doré ont déjà, malgré leurs démentis, flirté sérieusement avec l'idée.Duchesneau est toutefois formel: «L'eau est une ressource essentielle.Dans ce domaine, il n'y aura ni privatisation, ni partenariat.» Mais le danger du principe utilisateur-payeur est loin d'être écarté.En effet, les consommateurs pourraient avoir à débourser selon leur consommation d'eau.«Nous avons besoin d'un milliard et demi de dollars pour refaire le réseau d'aqueduc.Les revenus de la ville ne suffisent plus.Nous n'installerons pas de compteurs, mais il faudra trouver de nouveaux champs de taxation», affirme l'aspirant maire.Décentralisation Le programme de Jacques Duchesneau est loin de convaincre tout le monde.Marcel Sévigny, conseiller Journal l'Itinéraire Montréal 'juillet 1998 municipal indépendant dans Pointe-St-Charles est, lui aussi, un ancien policier de la CUM.Là ne s'arrêtent pas les ressemblances avec Duchesneau.Élu pour la première fois sous la bannière du RCM en 1986, cet autogestionnaire a réalisé la décentralisation des pouvoirs publics depuis belle lurette.Dans son district, la population décide elle-même de la façon d'allouer les budgets destinés à la réfection des routes ou à l'aménagement des parcs.«Les gens n'ont pas besoin de technocrates pour tout décider à leur place!», s'exclame Sévigny.Est-ce la clé de son succès?Aux dernières élections, il était réélu malgré le raz-de-marée Vision Montréal.Mais le projet de mini-municipalités de Duchesneau l'inquiète.«Quel mécanisme assurera la participation démocratique des citoyens?se demande-t-il.Le danger, c'est de constituer de petits potentats locaux qui géreront les budgets comme bon leur semble, répondant aux pressions d'intérêts privés», s'inquiète-t-il.Déjudiciarisation Duchesneau est aussi un partisan de la déjudiciarisation.«Pourquoi envoyer les jeunes qui dessinent des graffitis devant les juges et ainsi engorger les tribunaux plutôt que leur imposer des amendes, ne pourrait-on pas leur demander de nettoyer les murs qu'ils ont salis?», se demande-t-il.Mais à son avis, il faut sortir les I jeunes marginaux de la rue.«La grande majorité de ces adolescents ne sont pas agressifs.Toutefois, certaines personnes se sentent menacées par eux.La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.Est-ce qu'on veut montrer que Montréal est habité par un peuple de quêteux?», se demande-t-il.«Les jeunes marginaux sont le symptôme d'un mal social.La solution passe par l'emploi, pas par la répression.» Il n'est pas question, toutefois, d'émettre un permis de travail pour les jeunes squeegees.«Il leur faut un emploi qui soit structurant, avec un horaire régulier.Par exemple, on pourrait orienter ces jeunes vers des usines de recyclage de peinture et de produits toxiques.On pourrait aussi leur demander de nettoyer les voitures de police, comme on le fait actuellement pour des handicapés mentaux.Chez les jeunes, l'espoir est mince.Nous devons les aider à réaliser leurs rêves», croit-il.«Malgré son discours, Duchesneau est un tenant de la répression», croit Yves Manseau, porte-parole des Citoyen-nes opposé-es à la brutalité policière (COBP).«La police de quartier n'a pas empêché les \"nettoyages\" des jeunes au square Berri et à la Place Pasteur, ni les arrestations illégales au Reine-Elizabeth, lors d'une action d'éclat contre la faim.Duchesneau est un homme de relations publiques.Sa force principale est d'être un bon communica-teur.C'est un Michel Louvain de la politique, populaire auprès des personnes les plus vulnérables», a-t-il ajouté.Pour ou contre Le train Jacques Duchesneau fonce à grande vitesse.Les embûches qui s'amoncellent sur son chemin, il les surmonte facilement.Ni l'affaire Yves Rajotte, son conseiller aux finances qui avait déjà été trouvé coupable de fraude fiscale et qu'il a dû congédier; ni ses liens avec Richard Lelay, employé des Expos et promoteur d'un nouveau stade de baseball au centre-ville; ni l'affaire Thérèse Daviau, soupçonnée d'avoir abandonné le RCM au profit du Parti Nouveau Montréal, ni le retour au travail des policiers incriminés dans l'affaire Barnabe n'ont fait descendre sa cote de popularité auprès de la population.Même le fantôme de Martin Suazo, un jeune homme abbatu d'une balle à la tête par un policier en 1995, n'arrive à hanter le principal candidat à la mairie.Le policier qui a provoqué sa mort avait été trouvé innocent par les tribunaux.Pourtant, plusieurs voix s'élèvent pour continuer de dénoncer sa responsabilité, ainsi que le cover-up de toute l'affaire, auquel aurait participé Duchesneau.Le principal témoin dans cette affaire, l'agent Pablo Pallacios, n'a jamais été entendu par la Cour.Celui-ci vient d'ailleurs de déposer une poursuite en diffamation contre Duchesneau.Mais le Parti Nouveau Montréal a le vent dans les voiles.Au moment de notre entretien, Duchesneau n'est pas encore tout à fait installé dans ses bureaux de la rue St-Denis et pourtant, sa formation constitue déjà l'opposition officielle à l'Hôtel-de-ville.C'est que les conseillers municipaux, comme autant de poules sans tête, foncent vers le parti qui, croient-ils, leur donnera le plus de chances d'être reportés au pouvoir.Dans ce jeu de la chaise musicale, Jacques Duchesneau arrive gagnant.Bourque et Doré ont déjà fait la preuve de leur incompétence.Plutôt que réélire Géranium premier, la majorité des Montréalais préféreraient gagner du temps et demander tout de suite à Québec de mettre la ville en tutelle.Quant au volubile technocrate, qui peut encore en supporter l'incessant ronronnement?Jacques Duchesneau, porté par de gros intérêts financiers, a lancé sa campagne au centre St-Pierre, la Mecque des organisations communautaires.En tenue civile, entouré de sa petite famille, il s'exprime chaleureusement, d'une voix posée, convaincante.«Pour beaucoup de citoyens, il est rassurant d'avoir un poste de police près de chez eux.A Montréal, le travail des agents est orienté vers le service à la population.Les policiers l'ont prouvé pendant la crise du verglas, lorsqu'ils allaient chercher les gens chez eux, pour les empêcher de mourir de froid.» Mais plusieurs demeurent sceptiques.Marcel Sévigny ne croit pas que la police de quartier ait fait ses preuves.«Les changements survenus au sein des forces de l'ordre viennent des pressions de la population, fatiguée des bavures policières.Pendant trente ans, Duchesneau a évolué dans un milieu très hiérarchisé.Il ne peut que reproduire ce mode de fonctionnement, en favorisant les méthodes autoritaires.Nous ne nous retrouverons peut-être pas dans le Chili de Pinochet.Mais je m'attends à une main de fer dans un gant de velours.» Journal L'Itinéraire ¦ Montréal ¦ juillet 199! Nous saluons votre énergie Chaque année, Hydro-Québec parraine une foule d'organismes humanitaires et communautaires.Une autre façon de contribuer au mieux-être des Québécois.Le coeur à la bonne place.f\\ Hydro VX^ Québec Loi 186 et réforme de l'aide sociale Un pIaster sur U bobo ! NatMje LAboNTÉ Le gouvernement de Lucien Bouchard a finalement adopté sa réforme de l'aide sociale, au grand dam des milieux sociaux.La loi 186 n'améliorera pas vraiment la situation des 731 699 personnes assistées sociales québécoises, clame-t-on sur le terrain.Toutefois, le statu quo est devenu un gain.Après avoir amputé plus de 400 millions de dollars au budget de l'aide de dernier recours, le gouvernement assouplit sa loi et injecte quelques millions ici et là.Cette réforme comporte peu d'aspects positifs, si ce n'est la volonté d'accompagner les personnes assistées sociales à intégrer le marché du travail.Son but ultime : faire en sorte que les gens s'affranchissent de l'aide de dernier recours et volent de leurs propres ailes.Comment?en commençant leur cheminement par une formation, un stage ou une thérapie, s'ils ne sont pas prêts tout de suite à travailler.La loi 186 de la ministre Louise Harel arrive en plein remue-ménage des structures liées à l'emploi.Depuis le premier avril dernier, les chômeurs, les personnes assistées sociales et les \"sans-chèque\" peuvent s'adresser au même guichet, le Centre local d'emploi.Ce qui est déjà un pas, pour y voir plus clair! La loi 186 du gouvernement de Lucien Bouchard accorde quelques petits gains financiers aux personnes assistées sociales.Tous les gens qui se trouveront un emploi recevront 500 $ pour faciliter leur retour au travail, à condition d'avoir retiré des prestations pendant plus de trois mois consécutifs.Les bénéficiaires de l'assurance-emploi pourront également se prévaloir de ce petit bonus d'Emploi-Québec.De plus, dès septembre prochain, les gains de travail permis seront haussés de 40 $ pour une person- ne seule et de 75 $ pour les couples.Par exemple, une personne seule pourra gagner jusqu'à 225 $ par mois, sans voir son chèque couper.Onffvéïrt , faire travailler les assistes sociaux, maïs qui pourra bénéficier des stages, des programmes de formation qui seront mis sur pied?Ceux qui n'auront pas accès aux parcours vers l'emploi seront-ils punis?Devra-t-on jouer à la police pour réintégrer^ les gens sur le marché du travail?! dans le cas d'un non-paiement de loyer, d'ordonner à son ministère de verser au propriétaire le montant dédié au loyer sur le chèque de l'assistée social.Un montant, à déterminer par le gouvernement, qui pourrait varier entre 200 et 325 $ pour une personne seule.Cette mesure créera un statut différent entre les citoyens qui ont recours à l'aide sociale.Elle présuppose une lecture très restrictive des causes du non-paiement du loyer sans jamais poser la véritable question du droit au logement pour l'ensemble des citoyens.Irons-nous jusqu'à carrément gérer le budget des assistés sociaux?De plus, la loi 186 conserve sa taxe à la débrouillardise.Tous les assistés sociaux qui partagent un logement verront encore amputer leur prestation de 100 $ par mois, parce qu'ils font preuve de débrouillardise et de coopération.Le Parti québécois a promis toutefois à 14 000 familles monoparentales l'abolition de cette coupure.Pourquoi ne ferait-il pas la même chose pour les autres?C'est toujours une question de gros sous, nous dit-on.o Un enjeu idéologique Les côtés sombres de la réforme Depuis décembre 95, une série de mesures appauvrissantes touchant directement les assistés sociaux ont précédé l'adoption de la loi 186.Non seulement le gouvernement Bouchard n'a pas indexé les prestations au coût de la vie, mais il les a rabaissé par voie de règlements administratifs.Aujourd'hui, une prestation moyenne équivaut à 490$ par mois.De surcroît, se pliant au lobby des propriétaires de logement, la ministre Harel permettra à la Régie du logement, La grande trouvaille de Louise Harel dans cette réforme a trait à l'obligation pour les jeunes de 18 à 24 ans de participer à des parcours de recherche d'emploi, sous peine de sanctions financières de l'ordre de 150 $ à 300 $ par mois.La ministre tient mordicus à cette méthode répressive, car il n'est pas normal pour elle qu'un jeune de 18 ans, apte au travail, sans handicap et sans enfant reste à la maison à ne rien faire.Cette mesure préconisée par le Livre vert a provoqué un débat idéologique important.Toutefois, la pratique sur le terrain des 20 dernières années démontre que les résultats sont beaucoup plus probants lorsque les jeunes s'engagent volontairement vers une formation ou un emploi.Suite en page 31 Raymond Lévesque, d'amour et d'amertume l'ENqAqEMENT COMME UNE CHANSON JohANNE GÎNCjRAS Mais mon rêve le plus prédeux C'est de pouvoir vivre assez vieux Pourvoir, après mille souffrances Un beau matin l'indépendance Et tout le Québec crier un soir On les a eus les saints-ciboires Raymond Lévesque, le grand chansonnier québécois qui a composé «Quand les hommes vivront d'amour», est une légende vivante.Cette chanson qui a fait le tour de la terre, a été traduite en plusieurs langues et a même occupé la première place du hit-parade en.Allemagne.Des Français et des Catalans sont persuadés qu'elle est française ou catalane! Plusieurs grands de Ut chanson l'ont interprétée (Cora Vaucaire, Eddy Constantine, Vigneault, Charlebois, Leclerc), des milliers d'écoliers l'ont entonnée, et tout le monde l'a fredonnée sans trop mesurer l'importance des paroles.Assourdis par le tumulte de toutes ces voix on avait presque oublié Raymond Lévesque.Le film de Louis Fraser, «Raymond Lévesque, d'amour et d'amertume» qui sera diffusé à RadioCanada le 13 septembre, raconte le parcours d'une vie, l'itinéraire d'un homme de coeur, sensible et engagé.Quand les hommes se souviendront.Ce texte a été écrit au lendemain d'une soirée trop bien arrosée, alors que Raymond Lévesque avait noté spontané ment le titre de la chanson sur son paquet de Gitanes.La guerre d'Algérie faisait rage et il assistait, impuissant, à la chasse à l'arabe menée par les CRS dans Paris.Pour le journaliste Pierre Nadeau, Lévesque est le premier artiste engagé au Québec et le premier à faire le pont entre culture et engagement social.Dans un de ses monologues, Lévesque manifeste son antipathie pour l'armée: «Ils ont assassiné leurs frères en révolte au service de tous les rois, de tous les états.Les militaires sont l'image même de l'horreur, du malheur et de la bêtise.» Photos: Philippe Burnet/Agence Stock Photo .d'amour et d'amertume?Le cinéaste Louis Fraser dit du poète: «Raymond est un personnage aussi important que Félix Leclerc à cause de son oeuvre et surtout parce qu'il est l'auteur le plus engagé de son époque».Ce projet de film a germé en 1992, alors que Fraser lisait un article sur Raymond Lévesque dans une revue de l'âge d'or.Celui-ci racontait sa tristesse, sa solitude, son désir de travailler à nouveau et, comme tou-f jours, parlait de lui-même ' sans complaisance.Proposé à Radio-Québec, le projet est refusé pour cause de restrictions budgétaires.Un an plus tard, Radio-Canada et l'ONF, acceptent de co-produire le film.Mis au courant du sujet du film, Jean-Pierre Ferland qui avait perdu de vue son grand ami, décide de proposer à Guy Latraverse de faire La Fête à Raymond Lévesque dans le cadre des Francofolies de 1996.À soixante-sept ans, Raymond fait sa première Place des Arts! Us nuits de Paris La vie de bohème à Paris, en 1954, dans les caves de Saint-Germain-des-Prés, le retour au pays durant l'effervescence de la Révolution tranquille, la montée dramatique du FLQ, l'arrivée triomphale au pouvoir du Parti Québécois et le morne désenchantement des années 80, constituent la trame sur laquelle sont présentés les moments forts qui entaillent la vie de Lévesque.Ces films d'archives et ces photos, entremêlés d'événements plus récents, composent un portrait mélancolique et profondément humain de l'enfance pas très heureuse de l'auteur, de sa famille actuelle: sa fille avec qui il répète un texte en essuyant la vaisselle dans la cuisine, son fils qu'il berce tendrement, des amis de ses débuts qui ont chanté ses chansons et qui les chantent encore: Clémence Desrochers, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillé, Hervé Brousseau.Luce Dufault, Sylvie Tremblay et Dan Bigras.L'éloge du vin Raymond Lévesque est un homme humble et persuadé que personne ne l'aime.Ses débuts au cabaret ont été difficiles; puisque personne ne l'écoutait, il a cru qu'on ne s'intéressait pas à ses chansons: «Les gens parlaient, pis moi, j'ies envoyais chez J l'diable».En France pourtant, malgré les huées et les lazzi, personne ne pouvait le faire sortir de scène.À F Alcazar de Marseille où il passait en \"vedette anglaise\", il crie aux spectateurs: «Tabarnac, si vous êtes pas contents, ostie»! C'est l'ambiguïté de cette personnalité faite de force et de modestie, de courage et de gaucherie qui fait le charme du personnage.Louis Fraser dit de lui qu'il aurait pu être le «Bourvil québécois».Lévesque avoue ne pas avoir «fait carrière» à cause d'un trac dévorant et d'une excessive timidité.Les «petites blondes» qu'on boit après le spectacle, jusqu'à des heures avancées de la nuit et le vin, armure des timides, y ont aussi contribué.: «Le vin a le goût de la mort, de l'inévitable qui approche petit à petit chaque jour.Alors on se met à songer à tout ce qu'on a perdu, ce qui ne reviendra jamais.» Il admet que «pour faire les grandes salles, il faut beaucoup d'aplomb, beaucoup de métier: «Après cinquante ans de métier, j'suis prêt à le faire, mais là j'suis vieux.» Politically quoi?L'homme a aussi des propos tranchants, des idées bien arrêtées sur toutes sortes de sujets, entre autres, sur ce qu'il appelle «l'obsession du gag au Québec».Parce que, selon Raymond Lévesque, «l'humour est une forme de lâcheté.En choisissant les textes de son spectacle à la Place des Arts avec Céline Arsenault, qui a été sa compagne pendant plusieurs années, il lance «Moi je veux un spectacle dur, j'veux dire des choses, crisse, c'est un film, c'est des choses qui vont rester.» On est bien loin du \"politically correct\" et c'est tant mieux.De telles affirmations, selon lui, ne lui attirent pas que des amis! Malgré tout, durant la Crise d'octobre, c'est grâce à sa grande amitié avec Gérard Pelletier, qu'il n'a pas été arrêté, alors que Pauline Julien et Gérald Godin n'y ont pas coupé.La bombe à Bozo Dans un de ses sketches, Benoît Marleau et lui fabriquaient des bombes; quelques jours après, à la une des journaux, Raymond Lévesque reconnaissait des jeunes gens qui assistaient à ses spectacles.«Avec les Bozos, on a été les ouvriers, des maquisards de la première heure, Raymond en est un et ce sont ceux-là qu'on oublie le plus vite» affirme Claude Léveillée, qui poursuit: «Quand Raymond Lévesque apparaît sur une scène, il n'a pas besoin de parler.Ce qu'on voit, c'est quarante ans du pays à travers lui».Indépendantiste de la première heure, il reproche à René Lévesque sa valse hésitation, son manque de fermeté.À Bruno Roy qui lui demande son avis sur le Parti Québécois, il répond: «C'est impossible de faire l'indépendance d'un pays poliment.Les gens aujourd'hui pensent rien qu'à leur convention, à leur salaire.Ça prend du courage pour faire l'indépendance.On fait la révolution avec des gens qui ont faim, des gens dans la misère.Mais là, pour la misère, ça va bien», termine-t-il en manière de boutade.>Et les travailleurs, bordel! Dans le film «D'amour et d'amertume», Raymond Lévesque discute âprement de la conscience sociale des syndicats, lui qui a milité longtemps, avec Michel Chartrand.Ce vieux compagnon de lutte lui rétorque: «C'est pas parce que t'es vieux que tu dois être cave.» Singulier échange de coups de gueule où les deux vieux lions rugissent de concert et se brassent le camarade: «Parle-moi pas de travail, t'as jamais travaillé s'tie» réplique Chartrand à Raymond qui lui parle des luttes des travailleurs non-syndiqués.Raymond Lévesque s'emporte encore quand on lui parle de la situation des jeunes et estime que lorsqu'on est mis au ban de la société, on n'a pas à obéir aux lois.«Y sont chanceux que moi je couche pas dans la rue, enfin pas encore.Parce que notre premier devoir c'est de survivre.Moi je dis aux jeunes, si vous rentrez 6 000 dans un magasin pour manger, y pourront rien faire».Bozo n'a pas vieilli.Depuis dix ans, Raymond Lévesque est sourd, complètement, irrémédiablement sourd.Ce qui explique sans doute ce retrait de la vie publique.Triste sort, qui ne doit pas être étranger à l'amertume qui transparaît dans les propos doux-amer du poète.Ce qui ne l'empêche pas de déclarer, car il refuse d'apprendre le langage des sourds: «Être sourd n'est pas un malheur quand on sait tout ce qui se dit.Ce serait même un bonheur dans ce monde de fourberies.Vous qui êtes durs de la feuille, soyez heureux, réjouissez-vous, ne portez pas ça comme un deuil car cela rend les autres fous.» Engagez-vous qu'ils disaient?Raymond Lévesque chante encore lorsqu'on a besoin de sa voix pour dénoncer l'injustice, la faim et la misère.Sur le disque de la Chorale de l'Accueil Bonneau qui sortira bientôt, on peut l'entendre interpréter une chanson écrite pour les Restos du Coeur de Coluche.Dans un de ses poèmes, il affirme: «Il n'y a pas 5 milliards d'hommes, il n'y en a qu'un.Vous êtes responsable, je suis responsable, nous sommes responsables.» Inml Vliltinln ¦ Montreal ¦ juillet 1988 HisTOÎRE du MOUVEMENT OUVRiER ( __Johanne Cïncjras Les maladies industrielles, les fermetures de villes, les préjugés face à la pauvreté, les luttes pour l'équité salariale des femmes, l'arrivée des travailleurs immigrants ou les luttes syndicales: autant de sujets qui ont inspiré les auteurs de la cinquantaine de chansons contenues dans ce très bel album.Servant à galvaniser les foules ou remonter le moral des troupes, ces chansons relatent les moments importants et les enjeux des mouvements populaires et des ouvriers québécois à travers leur histoire.D'origine franchement populaire, la turlutte est née de la déportation des Acadiens; les Anglais avaient brisé les violons, mais ils n'avaient pas «cassé la voix» des déportés qui se mirent à turlutter les airs afin de ne pas les oublier.C'était relever la tête devant l'occupant.Mary Travers, \"la Bolduc\" a turlutté la misère des temps de crise économique.Aujourd'hui, Gilles Vigneault, Michel Faubert, la Bottine souriante et bien d'autres reprennent à leur compte cette forme traditionnelle d'expression.Chaque chanson du recueil de Pierre Fournier est replacée dans son contexte et introduite par ceux et celles qui étaient là, qui ont vu ou qui ont composé les chansons.«Je ne suis pas pour la violence, mais parfois je la comprends», a dit Raymond Lévesque en décrivant les raisons pour lesquelles il a composé Bozo-les-culottes.Parmi les jeunes gens qui fréquentaient les boîtes à chansons, il y avait aussi les \"poseurs de bombes\".Et Raymond Lévesque ajoute: «Ce qui me révolte aussi, c'est que les provocateurs, qui en sont la cause (de la violence), ne sont pour leur part jamais inquiétés».C'est en chantant qu'on a essayé de les interpeller, en dénonçant ce qu'on ne voulait plus subir.ÉbÉCOIS À TRAVERS SES CrIANSONS On présente ici la «chanson comme outil de lutte, de combat et de transformation sociale».Ainsi «Un Canadien errant» nous raconte les affres de l'errance et du bannissement, «On est Gaspésien ou ben on l'est pas» relate la grève de Murdochville, symbole de la lutte pour le droit d'association sous Duplessis, ou encore «Du pain et des roses» évoque la marche des femmes coiùre la pauvreté.C'est le parcours de gens ordinaires, mais tenaces et courageux lorsqu'il s'agit de défendre leurs droits.Après lecture et chantonnements, on comprend et apprécie mieux d'où nous venons et de quoi nous sommes faits.LES OEUVRES DE LA MAISON DU PÈRE 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 10/ Journal L'Itinéraire Montréal -juillet 1999 L'Itinéraire ! Un apport à la société.Une bonne idée.Les soeurs de la congrégation de Notre-Dame Conseil de la Province Ville-Marie m CoNSC.ENTISER EN JOUAI VERT! ._CJna MazeroIU CameIot Carré SmnI'Lou'is Mémo Berri UOAM sonric Sr^Dcuis Le style des Frères à ch' val est difficile à classer.Il ont quelque chose de très folklorique en même temps, que de très actuel.«L'itinéraire me fait penser à nos propres chansons, affirme Polo, le chanteur-compositeur du groupe.Parce que les deux, on fait conscientiser sur quelque chose.Je compose en m'inspirant du quotidien et de divers incidents cocasses qui peuvent arriver dans une journée, avec en plus une touche humoristique.Mes chansons viennent de personnages qui ont existé et qui existent toujours, d'ailleurs.La ville et le monde m'apportent beaucoup d'inspiration.Un band, c'est sérieux, et ça sert à faire passer un message.» «Le band existe depuis quatre ans, explique Gilles, l'un des quatre membres.On se connaissait déjà pas mal tous, même si on provenait de groupes différents.C'est Polo qui a eu l'idée du groupe.Et petit à petit, les membres se sont greffés, et ça a donné Les Frères à ch'val.» Denis poursuit: « C'est en travaillant avec d'autres qu'on s'est connus et, avec le bouche à oreille, on savait que tel personnage jouait tel instrument spécifique.» La violoniste, Stéphanie Simard, qui était du premier album, a décidé de faire une carrière solo.«Au tout début, on était entre le Barouf et le Quai des brumes.On faisait la rue St-Denis, c'était toujours plein tous le temps et on avait tout un feeling.Ça valaient la peine qu'on se force à être meilleurs car on avait une belle complicité avec le public.On a pris beaucoup d'expérience en jouant live.» de dire Polo.Gomme un couple Polo avance quelques trucs à l'intention de la relève.« Il faut bien de la patience, de la persévérance, de la persistence et du positif.PAIX, AMOUR et FOIN.En fait, si tu y crois, ça va marcher.Ça ne veut pas dire que ton premier groupe va être celui dans lequel tu te trouves.Il n'y a personne qui appartient à personne dans la vie.Il y en a qui peuvent s'en aller.C'est comme un couple, il ne faut pas que tu sois désespéré parce que ça ne marche plus.C'est comme ça, et il y a d'autres combinaisons.La vie est pleine de cadenas.Et on essaie des combinaisons différentes.Des fois, c'est le jack-pot et d'autres fois, c'est une porte qui t'emmène à une autre porte, etc.Ça peut-être long, tu sais, mais l'idée c'est de ne pas abandonner le jeu pendant que tu es dedans.» L'itinérance Les Frères à ch'val sont très sensibles au phénomène de la pauvreté.«Avant d'enrayer l'itinérance, il faut d'abord enrayer l'indifférence, affirme Polo.C'est encore le phénomène de la conscientisation.Les gens, on dirait qu'ils se ferment les yeux.J'ai habité dans le coin (Centre-Sud) longtemps.J'ai vu le quotidien de ces gens-là.Il y a un gros problème de gens désinstitu-tionalisés, de mésadaptés, de familles éclatées, toutes sortes d'affaires comme ça.C'est pour cela qu'on fait de petites tounes drôles, car ce n'est pas joli-joli.Il faut que tu sois consci-entisé par quelque chose et que tu te donnes un but dans la vie.» Polo résume ainsi la situation des démunis: «Le manque d'affection.Ce sont des gens qui manquent d'affectior.Quand tu as un enfant et que tu ne réponds pas à ses questions, tu le brimes et tu le fais se sentir minuscule.Il ne faut jamais juger l'individu par rapport à ce que tu vois et par rapport à ce qui lui arrive, parce que tous ont déjà été dans une meilleure position.On doit encourager la personne à vouloir s'en sortir comme le fait L'itinéraire.C'est deux dollars et ça permet à beaucoup de gens de s'en sortir et de se donner une perspective plus intéressante dans la vie, une meilleure estime d'eux-mêmes.» Les Frères à ch'val préparent déjà leur troisième album.Journal L'Itinéraire \u2022 Montréal ¦ juillet 1991.| j BaLtLiazar: chanter au bouT dE ses rêves __CJNA MazeroUe CameIot Carré Saini'Lou'is Mcmo Btimi UOAM somk Si'Dcwi Quand on vend sur la rue, on rencontre bien des gens.C'est ainsi que j'ai rencontré un band qui travaille fort pour se faire connaître.Le groupe Balthazar a un style très varié, allant du rock au ska, en passant par le reggae.«On n'a pas de limites, sauf celles des instruments qu'on joue».Balthazar me confia: «Nos chansons parlent autant de la souffrance de la rue que des limbes du monde imaginaire.C'est un peu le voyage d'un esprit itinérant à travers la noirceur de la lumière.» Le groupe, qui existe depuis environ trois ans compte sur sa solidarité pour réaliser ses rêves, parfois Jean Manon Balthazar et Vladimir.semaine du 20 Juillet' au Festival Juste vernement, mais vu qu'on chante en anglais, au Québec, ça nous ferme des portes.» Balthazar vient juste de lancer son premier disque, le 24 novembre dernier.«Ça a été un long processus, mais pas extrêmement difficile, affirme le chanteur.On le fait parce qu'on aime ça.» Les difficultés ne les arrêtent pas, et ils veulent continuer à s'amuser.Les détours du métier leur rappellent toujours des anecdotes: «Le 13 mai dernier par exemple, à Trois-Pistoles, on a connu une tempête de neige, le trailer est tombé dans le fossé et nous dans le champ.On s'est retrouvé ensuite à chanter en anglais pour des Ontariens venus apprendre le français.» Balthazar sera à Montréal dans la difficiles à atteindre.Jean Gravel affirme: «On voulait demander des subventions au gou- Pour Rire, rue St-Denis.Le 8 août, au Festival de la rue Duluth avec les Snitches.d'André-Philippe Côté paru aux éditions Soulières Les gagnants du concours Le Hockey dans la rue Le 15 juin dernier, L'Itinéraire a procédé au tirage des gagnants du concours Le Hockey dans la rue.Les gagnants du concours sont: Bruno Leboeuf, Chantai Avon, Lynn Goulet et Véronique Bessette.Plus de cent personnes y ont participé et se sont méritées les prix gracieusement offerts par les Canadiens de Montréal soit un chandail signé par Vincent Damphousse, un bâton de hockey autographié par les joueurs, la série de magazines Les Canadiens , une casquette et un t-shirt.Nous tenons à remercier Les Canadiens de Montréal pour leur collaboration dans la tenue de ce concours.L'informatique^ à la portée des plus démunis! L'Itinéraire offre la possibilité aux gens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.Nous avons plein de projets pour leur ouvrir de nouveaux horizons.mais nous manquons de matériel.L'Itinéraire recueille vos vieux Macintosh (ou vos IBM 486 et plus, imprimantes, etc.) Alors avant de les jeter à la poubelle, appelez Serge Lareault au (514) 597-0238 Merci à tous! ' Besoin de minis laveuse-sécheuses et télévision pour aider des femmes en difficulté.Appelez Denise English au 525-5747 > L__________ branchezz vous à r alternative en éducation En vous branchant sur InfiniT éducation, vous pénétrez au coeur de la pédagogie.Plus de 25 sites instructifs, vivants et animés, pour mieux apprendre.education.infinit, net Branchez votre école à haute vitesse! Renseignements : (514)281-9149 1 888 246-2256 Vidéotron m Journal L'Itinéraire - Montréal - juillet 1998 Une 19e édition époustouflante Le Jazz, çratuit, sur U rie Cette année encore, le centre-ville vibrera aux ryth du Festival International de Jazz de Montréal, du 1er au 12 juillet prochain.Pour sa 19e édition, cet événement musical devenu tradition offre une programmation des plus variées en salle, ainsi qu'un volet extérieur haut en couleur.Ce ne sont pas moins de 300 spectacles en plein air, entièrement gratuits, qui sont offerts au public montréalais et d'ailleurs.Du bebop au gospel, en passant par le swing, le blues, le worlbeat et le funk, une multitude de rythmes et de saveurs musicales, attendent connaisseurs et profanes.Une occasion exeptionnelle pour tous, riches et pauvres, de découvrir et d'apprécier des artistes de grand talent.Vingt-cinq séries de spectacles, répartis sur neuf scènes, animeront les rues du centre-ville, tous les jours de midi à minuit.Fidèle à sa tradition, le Festival invite les amateurs à voyager de par le monde, d'apprécier ses musiques, ses saveurs, ses odeurs, grâce à un voyage culturel diversifié et coloré.Jazz du monde Sur la Scène Bleue Dry, située à l'angle des rues de Maisonneuve et Bleury, le funk et le worldbeat seront mis en évidence.La série Tropiques Bleue Dry démarre les soirées: rythmes du monde seront à l'honneur avec des artistes venant du monde entier.Le groupe brésilien Karnak (3 juillet), le trompettiste de renommée mondiale Jimmy Bosh (4 juillet) sa musique portoricaine, ainsi que Lorraine Klaasen et Soweto Groove (8 juillet), figures dominantes du worldbeat canadien et leur entraînante musique sud-américaine, ne manqueront pas de faire bouger les festivaliers.Le party reprendra de plus belle à 22h sur cette même scène, par une nouvelle série Shows Funky Bleue Dry, consacrée aux vibrations plus urbaines du funk et de l'acid-jazz.Révélation de la scène funk de Chicago, la formation Liquid Soul (1er et 2 juillet), débarque à Montréal avec ses grooves incandescents, une section de cuivres des plus précises et la chanteuse Simone, fille de la légendaire Nina Simone.Les Montréalais de CoSoul (11 et 12 juillet) nous livreront pour leur part un funk puissant et un soul orchestré par le chanteur-claviériste Alan Prater, agrémenté par les voix merveilleuses de Janis «Coco» Thompson et Dessy Di Lauro.L'éclectisme à l'honneur La plus importante et prestigieuse série des festivités se déroulera chaque soir, de 21h à 23h sur la grande scène du Maurier.C'est à l'angle des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance que se dérouleront Les Concerts Étoiles Du Maurier, accueillant encore une fois des artistes issus de traditions musicales éclectiques.La formation française Ceux qui marchent debout (1er juillet), qui a fait ses débuts au festival en jouant dans la rue, revient par la grande porte pour nous offrir son funk irrésistible.Le gospel aura aussi sa place: la chanteuse et pianiste Liz McComb (8 et 9 juillet), artiste au talent exceptionnel, gagne à être connue.Place au Jazz Tous les jours sur les différentes scènes extérieures du Festival, il sera possible de découvrir les mille et une facettes du Jazz, par l'entremise d'artistes et formations qui s'efforcent de perpétuer sa tradition ou de la renouveller.Les Après-Midi du Maurier, présentées à 16h sur la Scène Du Maurier, présenteront en ouverture nul autre que Vie Vogel et son Big Band (1er juillet), grand nom du Jazz qui offrira un spectacle inédit accompagné d'Ethel Bruneau et ses Hoofers, troupe de tap dancing montréalaise mettant en vedette la jeune sensation Travis Knights.Journal L'Itinéraire Montréal -juillet 1998 Toujours sur la grande scène, Les Spectacles du Maurier prendront la relève dès 18h avec des formations telles que Jefferson-Grant Quintet (5 juillet) du Canada, le groupe français Prysm (3 juillet), ainsi qu'une des rares visites de l'élite du jazz russe, Igor Bril and New Generation (9 juillet), étonneront avec leur jazz moderne et raffiné.La série des Rendez-vous du Maurier se déroulera pour sa part sur la scène Place du Maurier, angle Maisonneuve et Jeanne-Mance.On pourra y voir et écouter pas moins de 12 groupes de calibre international.Parmi ceux-ci, le ^ réputé et très imaginatif guitariste français Claude 5ï Barthélémy (7 juillet), ou ^ encore les anciens lauréats du ^ Prix de Jazz du Maurier et ga- l gnants du Prix Juno 1998 ^ «Meilleur album de jazz tradi- ^ tionnel», The Hugh ^ Fraser/Jean Toussaint ™ Quartet (3 juillet).cl C'est à 21 h que la série Les Révélations du Maurier mettront en scènes quelques uns des plus beaux espoirs du jazz, notamment la chanteuse américaine Nina Storey (5 juillet), dont la voix rappelle parfois celle de Janis Joplin ou encore Tori Amos.À ne pas manquer.Les séries Les Voix Nescafe, Les Découvertes Nescafe, qui iVront découvrir des formations big band issues des institutions scolaires québécoises, ou encore Les Midis Complexe Desjardins, feront en sorte de faire du volet un peu plus jazzé du Festival, un événement fortement diversifié et accessible à tous.L'énergie du blues Le petit frère du jazz fera encore une fois des siennes sur la Scène Labatt Blues de la Place Fred-Barry.Les Soirées Labatt Blues présenteront dès 19h les très énergiques bluesman montréalais et canadiens tels que Garou (4 juillet), Van «Piano Man» Walls avec le Stephen Barry Band (5 juillet) ou le Glamour Puss Blues Band (7 juillet).Deux heures plus tard, ce sera au tour de la nouvelle vague de blues américain qui à chaque année attire des foules très nombreuses.Le blues accoustique aura aussi sa place en haut de l'esplanade de la Place des Arts avec la série Les Brunantes du Casino de Montréal sur la Terrasse du f\u2014«s les prix québécois de la citoyenneté visent à msZC ^compenser les personnes, f -» les organismes et les entreprises pour leur pleine participation à la *\"*j vie collective et leur lui contribution exceptionnelle c«0 au développement social, ssss économique, politique et «see culturel; du québec.¦ ¦ ¦ /\" '> Pour obtenir un formulaire de mise en candidature 11 1 ou des renseignements, adressez-vous au Secrétariat r.1 des Prix québécois de la , citoyenneté au ministère cc des Relations avec les ill I citoyens et de l'Immigration C2L» en composant le 873-7735 ou 1 800 465-2445.Vous pouvez également vous procurer un formulaire dans les bureaux régionaux du ministère et dans les bureaux de Communication-Québec.Les dossiers de candidature doivent parvenir au Secrétariat des Prix au plus tard le 8 septembre 1998.Casino de Montréal, on pourra, entre autres, y voir ou revoir le vétéran de 83 ans HoneyBoy Edwards (6 et 7 juillet), véritable légende du Mississipi.Pour toute information supplémentaire concernant la 19e édition du Festival International de Jazz de Montréal, consultez le site internet du Festival à l'adresse suivante: www.mon-trealjazzfest.com, ou encore la ligne info-Jazz Bell au 871-1881.le prix jacques-couture pour le rapprochement interculturel souligne les efforts déployés en vue de promouvoir le rapprochement interculturel.le prix claire-bonenfant pour les valeurs démocratiques souligne le travail de promotion et d'éducation aux droits, libertés et responsabilités des citoyens et citoyennes.le prix anne-greenup pour la solidarité souligne les efforts favorisant le développement des liens entre les générations et la pleine participation de tous à la vie économique, sociale et culturelle du québec.Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Québec a u Journal L'Itinéraire - Montréal - juillet 1998 - A. Promenade avec Frédéric Back dans la nature montréalaise L'Homme oui pLumûr des ardues.MARqiNAlisé _Serqe UreauIt \u2022 41 RécJacteur en cIieI Frédéric Back: Dessinateur acclamé pour ses films d'animation.Il a remporté de nombreux prix, dont deux Oscars pour Crac (1981) et L'homme qui plantait des arbres (1987).Son dernier film, Le Fleuve aux grandes eaux, est consacré au fleuve Saint-Laurent.Cet humaniste voue un amour intense à la nature qui l'a amené à réaliser des films d'animation d'une grande poésie, entraînant à sa suite des millions de spectateurs vers une plus grande prise de conscience de notre environnement naturel.Denis Munger: Architecte de formation, il voue désormais sa vie à nettoyer son environnement et à sensibiliser les gens sur l'importance de préserver la nature.L'Itinéraire vous l'a présenté en octobre dernier, alors qu 'il ramassait des déchets dans la ville pour créer des montages artistiques qu'il exposait, dans un parc à l'angle des rues Amherst et Sainte-Catherine, à la grand surprise des passants.Frédéric Back a toujours été un amoureux de la nature, bien avant que cela ne soit à la mode: «11 y a plusieurs années, j'avais participé à la fondation de la Société pour vaincre la pollution.On faisait des manifestations, on donnait de l'information, et les gens rigolaient.Aujourd'hui, la population est plus consciente du problème, mais pas encore assez.» L'Itinéraire l'a rencontré au cours d'une promenade, dans un coin plutôt reculé, le long du Saint-Laurent, en compagnie d'un autre amoureux de la nature qui a un parcours très différent.U renommée Back arrive de France en 1948.Il succède à Borduas comme professeur à l'École des Beaux-Arts et commence à travailler pour Radio-Canada en 1952.Ses nombreux talents l'amènent au cinéma d'animation.Ses films, poétiques et engagés, lui vaudront une renommée mondiale et près d'une centaine de prix, dont deux Oscars.«L'animation m'a permis de rejoindre des milliers de gens.En donnant vie à des objets, on peut faire passer toutes sortes de messages.J'avais des idées ef mes films m'ont permis de les faire passer auprès de milliers de personnes.Denis Munger et Frédéric Back, deux passionnés de la nature, mais au parcours bien différent.«L'Homme qui plantait des arbres» (Oscar du meilleur film d'animation en 1987) est, sans conteste, son chef d'oeuvre.«J'ai longtemps gardé en tête ce texte de Giono avant de trouver le moment propice pour le réaliser en animation.Le film correspondait à un commencement de préoccupation à l'environnement.Quand il est sorti, on plantait 160 millions d'arbres au Québec.» Ce film a fait le tour du monde, éduqué et sensibilisé bien des gens.Il sert présentement d'outil de promotion à une société écologique allemande qui a pour but de reboiser une forêt qui reliera Berlin, Varsovie et Moscou.Back incarne donc le succès d'une pensée, d'un talent et d'un sens poétique voués au respect de la nature.Jaunit ïlliniiihi Montréal \u2022 |uill«! 191! Le promeneur solitaire Denis Munger est un être original, plus grand que nature.Le respect de la nature est une philosophie de vie chez lui.Ses «sculptures» de déchets, exposées dans un parc du quartier Centre-Sud, lui ont causé bien des ennuis.La ville ne tolérait pas que l'on occupe ainsi le petit espace vert, les employés municipaux arrachant tout systématiquement.Enfin, il a failli être arrêté par la police et n'a plus le droit de s'approcher du poste 25.Munger ne croit pas en Bourque, le maire jardinier.Il trouve que chaque citoyen devrait avoir le droit de disposer de sa ville et de la nature qui s'y trouve: «Je pense que les gens doivent s'approprier leur environnement.On n'a pas le droit d'adopter un arbre, de l'embellir comme on veut.C'est illégal.Pourtant, c'est légal d'y attacher sa bicyclette jusqu'à ce qu'il en crève, ou d'y coller plein d'affiches.» Ses idées et sa démarche poétique ne sont pas prisées par les autorités.Pénalisé, marginalisé, il a choisi «d'exiler» son style de vie sur le bord du fleuve, près des écluses, entre les ponts Victoria et Champlain.«J'ai trouvé ici mon paradis, affirme Munger.J'y retrouve le cycle de la vie, le soleil, le fleuve.Le fleuve t'apprend à vivre avec lui.Tu vis avec les éléments.Tu dois accepter la nature.» Il parcourt les petits sentiers qui longent le fleuve et ramasse tous les déchets qu'il y trouve, nettoyant ainsi, seul, jour après jour, ce coin du Saint-Laurent.U en fait des tas qu'il agence selon le thème ou les idées que lui inspirent les objets.«Tout enlever n'est pas aussi efficace.C'est important, raconte-t-il, de laisser des tas, c'est un témoignage afin d'éduquer les gens.Ils voient qu'il y a quelqu'un qui est sensible à l'environnement, qui nettoie, et ils finissent par faire de même.Il y en a qui ramassent maintenant, ou qui jettent leurs déchets dans mes tas.» Car malgré le fait que cet endroit soit peu connu et assez éloigné, Denis Munger n'est pas seul.«Il y a toutes sortes de personnes qui viennent ici pour profiter de la nature.Ce n'est pas tout le monde qui peut sortir de la ville.Ils viennent se faire bronzer, se promener, baiser en plein air même!» Certains ont commencé à l'imiter en faisant eux aussi des montages de déchets.L'Homme qui plantait des arbres Denis Munger connaît Frédéric Back depuis environ sept ans.«On avait créé la Société des pouces verts, dont l'idée est à l'origine des Eco-quartiers.J'avais reçu des félicitations de Bourque là-dessus, et même le prix du Mérite Vert en 1993.«Mais j'ai été écarté de la création des Éco-quartiers, j'ai une trop grande gueule», avoue Munger.En fait, son empressement à sauver la nature ne correspond pas à la lenteur de notre système.Frédéric Back comprend Munger, tout en sachant que l'on ne peut pas forcer la société à changer du jour au lendemain: «Il faudrait qu'il y ait plus de gens comme Denis Munger.Lui, il porte ça jusqu'à la passion.Si plus de gens en faisaient plus, il en aurait moins à faire.» «J'ai choisi d'être généreux de mon temps et de mon espace pour que les gens comprennent l'importance de préserver la nature.Ce n'est pas en s'accaparant les choses, mais en laissant couler les choses que l'on va être mieux», dit Munger en regardant le fleuve.Munger poursuit donc son entreprise, malgré l'incompréhension des gens, un peu comme l'Homme qui plantait des arbres: «J'ai trouvé des graines d'arbres que je suis venu planter ici: des tilleuls, des chênes, des érables.Ça va pousser, bien prendre racine le long du fleuve.U faut aimer la nature pour ce qu'elle est et non pas chercher toujours à la dompter.» Promeneur solitaire Ce n'est pas toujours facile de tenir à ses idées quand on n'a pas la renommée d'un Frédéric Back.«Je consacre tout mon temps à essayer de comprendre comment une ville vit.J'ai compris qu'améliorer, ce n'est pas construire, affirme l'architecte de formation.On construit des murs parce que l'on refuse de voir les autres.» suite a In page suivante Merci à VÉLOESPRESSO grâce à qui Denis Munger, qui s'était fait voler sa bicyclette, pourra désormais continuer à nettoyer les berges du Saint-Laurent.Un ill iliisiulii \u2022JiBtiiil 17. Du 29 juillet au 2 août 1998 Les célébRATioNs de U Nerté C|AÎe et UsbiENNE de MontréaI Les célébrations de la Fierté gaie et lesbienne, événement haut en couleur, se déroulent dans nos rues montréalaises, et devraient attirer cette année plus de 400 000personnes!! Ces manifestations se traduisent entre autres par un important défilé et démontrent la vitalité de la communauté homosexuelle, et son besoin de faire reconnaître ses droits.Les homophobes de tout acabit n 'auront qu'à rester chez eux, car le dimanche 2 août, la rue appartiendra aux gais.Quant qu'à moi, j'en profiterai pour vendre le journal pendant le défilé.Suite de la page 17 Sa passion a réduit Denis Munger à vivre de l'aide social.«Je suis payé 490 dollars par mois pour nettoyer, affirme-t-il.je sais bien que c'est un travail suicidaire.Mon expérience n'est pas viable, pas comptabilisée, pas reconnue par la société.» Par contre, il s'oppose à ce que l'on force les assistés sociaux à nettoyer les berges du Saint-Laurent par les assistés sociaux.«Ce n'est pas aux pauvres à ramasser les riches.Plus tu consommes, plus tu dois ramasser.» Malgré tout, devant l'ampleur de la tâche, il ne se décourage pas.Pour l'instant, les autorités le laissent en paix dans son coin perdu.On ne cherche plus à l'arrêter parce qu'il ramasse des déchets ou parce qu'il plante des arbres.Tout en marchant au côté de Denis Munger, Frédéric Back riait à l'idée que dans notre monde d'aujourd'hui, l'Homme qui plantait des arbres se ferait peut-être arrêter, s'il tentait de reboiser un terrain qui ne lui appartient pas.GiNA MazeroIIe CameIot Carré Sùm'Louis Mémo Berri UQAM sorùe Si'Denis Ce genre d'événement a lieu dans toutes les grandes villes du monde durant l'été.Les communautés homosexuelles de partout manifestent ainsi leur joie de vivre malgré les inéquités et les persécutions que.vivent encore bien des gais à cause de leur orientation sexuelle.A Toronto par exemple, la Fierté Gaie a déplacé plus de 600 000 personnes l'an dernier.La ville de Toronto s'implique d'ailleurs dans l'événement considéré comme l'un des plus importants de l'été.À cette occasion, la Ville hisse le drapeau gai et publie un dépliant annonçant les activités.À Montréal: le défilé Du mercredi dimanche 2 août, 29 juillet au préparez-vous à cinq jours d'événements culturels gais.Il y en aura pour tous les goûts: concerts extérieurs, animations dans les rues, projection extérieure d'un film, exposition d'art et même bal masqué sous les étoiles.Le Village sera fermé à la circulation et le Parc Émilie-Gamelin (Square Berri) deviendra le centre d'activités de la culture gaie à Montréal À surveiller: Mercredi 29 juillet, grande soirée d'ouverture au Parc Émilie-Gamelin.Laissez vous surprendre par un spectacle complètement éclaté; vendredi 31 juillet, Queer Girls, des milliers de filles prendront d'assaut le Parc Emilie-Gamelin.En soirée, les femmes occuperont la scène du Parc pour nous offrir un concert bien épicé; samedi 1er août, en soirée, bal masqué, rythmes tropicaux, et la Diva Mado Lamotte qui animera un spectacle en honneur de toutes les Drag Queens de notre ville.Enfin, dimanche 2 août, le défilé.Le départ se fera à 14 heures, à l'angle des rues St-Denis et St-Joseph (métro Laurier), et se terminera par une gigantesque fête de rue au Parc Émilie-Gamelin .Pour plus d'information, s'adresser à: Adrian Gonzalez ou Christopher Diraddo au 285-4011.CIRQUE DU SOLEIL 8400, 2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 1M6 ¦ ¦ B1LI LES SALONS DE BILLARD La tradition du billard Denis Roy Claude Roy 3798 Ontario Est Montréal, Québec H1W 1S4 (514) 524-2238 985 Notre-Dame Lachine, Québec H8S 2C1 (514) 637-5341 Photo: Alain Chagnon Éric Cimon Josée Legault, politicologue, auteure et ex-chroniqueure au Devoir, dévoilait, le 11 juin dernier, son intention d'être candidate à l'investiture du Parti Québécois de Mercier (Plateau Mont-Royal), le comté du ministre Perreault! Lors de sa conférence de presse, elle était accompagnée de plusieurs membres de l'exécutif du comté et de membres de l'exécutif régional.Les discours prononcés à cette occasion ressemblaient presque à un cri du coeur.Ironie du sort, ils venaient de militants d'un parti au pouvoir et représentés par un ministre.«Redresser l'édifice de la solidarité sociale», «Prioriser la pauvreté pour en faire un vrai enjeu de société», «Créer une société juste et équitable», tels étaient les mots des militants pour justifier leur engagement auprès de Mme Legault.Josée Legault se dit bien consciente des problèmes des plus démunis, venant elle-même d'un milieu défavorisé, un milieu où l'argent du budget était divisé et mis en petites enveloppes.«Je sais ce que c'est que de voir sa mère mourir sur l'aide sociale.D'être morte malheureuse de ne jamais avoir pu posséder sa maison.Pas un château à Westmount, sa propriété, ses petites affaires à elle.Dans certains quartiers, on prend ça pour acquis.Les gens ne demandent pas d'avoir un condo sur la rue Bernard, ils ne demandent pas d'aller prendre des repas à 100$ la shot.C'est pas ça qu'ils demandent.Ils ne demandent que de la dignité.Ils demandent de pouvoir vivre avant de mourir.» Elle insiste sur l'importance pour notre société de l'intégration socio-économique: «Je sais ce que c'est que de ne pas aller au camp d'été parce que tes parents ne peuvent pas te le payer.», constatant qu'il y a bel et bien deux classes de citoyens dès l'enfance.Le nouveau «devoir» de Josée Legault Faire de la politique pour une société équitable Quand on lui rappelle que certains, comme Louise Harel, montraient les mêmes intentions en devenant députés, elle est convaincue de ne pas avoir à vivre le même dilemme: «Je suis sûre que Mme Harel s'est débattue comme un diable dans l'eau bénite.Mais en effet, Mme Harel est relativement isolée.Je suis persuadé que ce ne sera pas mon cas parce que je suis certaine qu'il va y en avoir d'autres que moi qui vont se présenter.C'est pas Josée Legault qui va faire ça toute seule.Ça prend beaucoup de monde.» Priorité pauvreté Pour ce qui est de ses priorités, elle en a deux.«La grande priorité c'est de tenir un autre référendum; l'autre priorité est de voir ce qu'on va faire dans l'après-déficit-zéro.Est-ce que la marge de manoeuvre que le gouvernement a dégagée va servir à améliorer la qualité de vie des gens qui ont souffert de ces compressions budgétaires, c'est-à-dire les plus démunis, ou à enrichir ceux qui sont déjà enrichis.Moi, ma position, c'est la première hypothèse.C'est un débat de fond à faire» Le fait qu'elle se présente dans le comté de Robert Perreault, un ministre apprécié du gouvernement Bouchard crée beaucoup de remous.Elle insiste cependant sur le fait que ce sont les militants du comté qui l'ont sollicitée.Le comté avait déjà eu, non pas une, mais bien deux investitures pour décider du candidat pour l'élection de 1994.Non aux coupures Josée Legault est reconnue pour sa remise en question des stratégies et des choix du gouvernement Bouchard.Elle prétend que les coupures du gouvernement dans les domaines de la santé et l'éducation ont été trop draconiennes.«Ils (le gouvernement) sont allés trop loin et ils s'en sont rendu compte.La preuve, l'investissement de 385 millions dans le système de la santé».Un discours qui dif- «Josée Legault se dit bien consciente des problèmes des plus démunis, venant elle-même d'un milieu défavorisé:«Je sais ce que c'est que de voir sa mère mourir sur l'aide sociale.» fère de celui des députés qui justifient chaque geste de leur gouveinement.Place aux jeunes À cause de son âge, Josée Legault espère incarner la relève tant attendue à l'Assemblée nationale.«La moyenne d'âge du gouvernement était de 35 ans en 1976; elle est passée à 55 ans en 1998», constate Mme Legault.«Attendez votre tour! Attendez votre tour! Ça fait longtemps là qu'on attend notre tour.», de s'indigner Mme Legault.«Il y a un flambeau à passer».Le débat entre les générations est au coeur de ses préoccupations.Elle constate qu'aujourd'hui les jeunes doivent prendre leur place sans attendre l'aide de leur aînés.Josée Legault est une femme qui dit ce qu'elle pense; cela crée beaucoup de débats et de polémiques.Durant la campagne référendaire de 1995, le sénateur Hébert lui avait donné l'épithète peu flatteur de «grosse vache séparatiste» qui avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque.Elle a aussi été au coeur du débat linguistique, entre autres, en tant que directrice de recherche d'un comité sur la situation du français au Québec.Combat sur le plateau Ses flèches, elle les décoche contre les libéraux, sans attaquer une seule fois son adversaire à l'investiture.Devant le regain d'intérêt du Parti Libéral envers la social-démocratie, elle s'insurge : «C'est facile juste avant l'élection, de se faire passer pour de grands progressistes, préoccupés de justice sociale.Mais les Boubou-Macouttes, qui les a mis sur pied?Il faut avoir un peu de mémoire quand même.» Encore une fois, le comté de Mercier se prépare à une lutte de Titans.Bastion de la social-démocratie, le Plateau sera dans la mire des analystes politiques pour les mois à venir.De quoi mettre un peu de piquant dans le scepticisme de la population envers les politiciens.Journal L'Itinéraire ¦ Montréal ¦ juillet 1998 XJ9> File Edit Image Layer Select Filter Uiew Window PhotoTools Le C.IX L'fluenue 5.7.1,111 4 111 5 6 Aujourd'hui, la maîtrise de l'outil informatique est un atout indiscutable dans la recherche d'un emploi.Malheureusement, le manque d'argent est souvent une barrière à son apprentissage.C'est dans cette optique que le Centre Internet Communautaire L'Avenue a été créé.Inauguré le 1er juin dernier, sous le thème «Clique sur ton avenir», le centre, situé dans le quartier d'Hochelaga-Maisonneuve, est avant tout destiné au 12-30 ans.HÉUwt Vtyiu Un centre Ai f0RMATi0N ÎnFoRiMATÎQUE POUR Us JEUNES 12 1111\t13 ,imi\t14 \u2022 111\t15 1111\t16 1 1 U- JJL appartements meublés sont loués afin d'y accueillir des jeunes en leur offrant une supervision.En 1987, le S.I.C s'enregistre comme organisme sans but lucratif et dès 1991, il s'allie au regroupement des maisons d'hébergement jeunesse : les Auberges du coeur.\t f\u2014I 1 1\t?* \t\\ fC\t/ \t?\tP ô.\tK i.\tT, \tm \t/ fi\t mm\t o|\tloi MOD\t L'organisme communautaire d'aide au logement des jeunes, L'Avenue, qui fait partie du réseau des Auberges du coeur, a créé le Centre Internet Communautaire (C.I.C), L'Avenue, un lieu de formation en technologies informatiques.Ce nouveau projet de l'organisme a pour but de favoriser l'insertion des jeunes dans le milieu professionnel.Lors de l'ouverture officielle, diverses personnalités politiques étaient présentes, dont le maire Bourque, les ministre Beaudoin et Harel,de même que des commanditaires importants tels Pierre Bélanger de Vidéotron Télécom, Gilles Jarry de la Banque de Montréal.Le chemin de l'Avenue Mais les gens de L'Avenue comprennent que la réinsertion sociale ne passe pas uniquement par le logement.Les jeunes ont besoin de formation.Ils doivent aussi avoir accès aux nouvelles technologies, un élément incontournable.C'est en 1997 que l'idée de créer le C.I.C s'est développée.S'inspirant de L'Itinéraire, qui offrait du support informatique au démunis du quartier Centrer-Sud, par le journal et ensuite par le café électronique du Café sur la rue, L'Avenue a développé l'idée d'un véritable centre de formation.Yvon Gagnon, directeur de L'Avenue, a su s'entourer d'un équipe solide.Le C.I.C.est situé dans une ancienne succursale totalement rénovée, offerte par la Banque de Montréal.Une trentaine d'ordinateurs donnes par Suite page suivante Fondée en 1983, sous l'appellation Service d'Intégration à la Collectivité (S.I.C), L'Avenue a toujours eu poUr objectif de favoriser l'insertion économique et sociale des Jeunes en difficulté.Sa première rais sion a été de leur offrir des logements en développant un concept «d'appartements supervisés» : des S0% Doc: 2,67M/0K ?§ 20S *nm^ I-'Ittnéraire Montréal -juillet 1998 Étaient présentes lors du lancement du C.I.C L'Avenue, Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications, et Louise Harel, ministre d'État de l'Emploi et de la Solidarité.En arrière plan, Yvon Gagnon, directeur général de L'Avenue SB bi.éTH | Doc 934K/OK j~»-Tl \"\" I Suite de la page 20 Vidéotron Télécom et Prosys.tec.seront à la disposition des jeunes.Les locaux étant assez spacieux, le centre dispose d'une salle «publique» pour les navigations libres au rez-de-chaussée et d'une salle «formation» à l'étage.Enfin, Vidéotron assure tous les branchements Internet et le Gouvernement du Québec, quant à lui, a investi 365 000 dollars dans ce projet.L'Avenue ajoute plusieurs cordes à son arc et ce, afin de mieux poursuivre son but de toujours: l'intégration des jeunes à l'emploi et à la société.L'Itinéraire a choisi L'avenue comme partenaire privilégié dans la formation informatique des gens à faible revenu.Désormais, une partie de la formation offerte à L'Itinéraire se fera en collaboration avec le C.I.C.Nous souhaitons bonne route à L'Avenue dans cette entreprise et pourquoi pas, dans celles à venir.L'Avenue offrira également des services Internet (création de site web, références, formation, etc.) Pour plus d'information: Le C.I.C.Internet L'Avenue, 4250, rue Ontario Est, téléphone: (514) 252-0555; Couriel: info@lavenue.qc.ca; Site Internet: http://www.lavenue.qc.ca Député de Laurier Sainte lïlarïe 1717, bout.René Lévesque Ouest, bureau 310 Montréal (Québec) H2L Tél.: (514) 522-1339 Fax: (514) 522-9899 l'ÎNSOUTENAbU VORACITE (IeS bANQWERS JojjANWE CJNQRAS Richard Langlois ,-¦ Préface d'Yves Michaud Requins L'insoutenable voracité des banquiers : vlb éditeur «L'Etat s'est ruiné en ce siècle funeste, et vous vous disputez à qui prendra les restes!» Ces paroles de Ruy Bias (pièce de Victor Hugo), s'adressant aux grands d'Espagne donnent le ton à l'ouvrage de Richard Langlois, qui fustige les banquiers, sur un mode anecdotique et percutant.«Curieux cocktail d'agressivité et de lâcheté, d'intelligence et de stupidité, la profession de banquier n'a pas traversé l'épreuve du temps par hasard.» Le requin n'est-il pas un anachronisme des océans, doté d'un squelette externe coriace nous sommes mains.' Décidément, entre bonnes Ne vous en faites pas si vous ne comprenez rien aux grilles de frais bancaires, le personnel des banques non plus.C'est une des conclusions d'Options Consommateurs qui a effectué une enquête dans les dédales des services bancaires en 1996.D'ailleurs, Richard Langlois ne nous prédit rien moins qu'un krach bancaire; résultat des exercices de haute voltige des banquiers qui surfent sur la vague de la mondialisation en nous faisant payer pour leur prêter nos sous.Étymologiquement, le mot créance signifie croyance: «.croyance que le débiteur pourra s'acquitter de ses dettes.Il est ainsi plus facile de croire que les riches rembourseront et paieront les intérêts exigés».Moralité, pour économiser, il suffit d'avoir de l'argent! Langlois dénonce aussi «l'économie casino» des grands spéculateurs qui contrôlent les monnaies, les banquiers qui bousculent avec une belle insouciance les mécanismes de contrôle dont la société s'est dotée \u2014Banque des règlements internationaux (1930), Fonds monétaire international et Banque mondiale (1946)\u2014 pour encadrer leurs activités.Quelques exemples des sujets abordés dans ce livre: Une savoureuse petite histoire des banques intitulée «Le plus vieux métier du monde.»; une chevauchée fantastique sur Wall Street; la petite vie d'un certain George Soros qui zappe de façon explosive sur les marchés financiers; l'Etat, providence pour les banquiers; les banques lavent plus blanc; et enfin les grands squales s'entredévorent.Langlois donne aussi l'exemple de David Bowie qui a décidé de ne pas se frotter aux banques.Au lieu d'emprunter 55 millions de dollars, il a préféré émettre une série d'obligations, qui sont mieux cotées chez Moody's que celles émises par le gouvernement du Québec! Et il n'est pas le seul à dire «Non, merci!» à son banquier.Selon Langlois, c'est par milliers que les entreprises ont suivi l'exemple de la célèbre star.Voie d'évitement ou voie d'avenir?Qu'à cela ne tienne, nos grands prédateurs vont, sans nul doute, se retourner aussi aisément qu'un gant et faire feu de tout bois.Un livre à lire dans la file d'attente de votre succursale bancaire.Richard Langlois est économiste à la Centrale de l'enseignement du Québec.Il est l'auteur de «S'appauvrir dans un pays riche» et de «Pour en finir avec l'économisme».Journal L'Itinéraire ¦ Montréal ¦ juillet 1999 \\21> Jean Charest à la tête des libéraux ÊTRE OU NE pAS ÊTRE UN MÉchoui?Qui est-ce qui a les crocs d'un jeune loup, frise comme un mouton et dirige une filiale du Conseil du patronat du Québec?Réponse: Jean Charest.Hein!?Vous saviez que Charest était un loup déguisé en agneau, mais vous ne saviez pas que le parti Libâral du Québec est une succursale du Conseil du patronat?Vous ne lisez pas les journaux ou quoi?Je ne vous demande même pas de vous souvenir des fois où les discours de l'ancien président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, et ceux du parti Libâral étaient identiques, je vous parle des récentes déclarations des gens d'affaires.Une revue de presse rapide nous permet de réaliser l'appui massif des gens d'affaires à Jean Charest.Parmi ceux-ci, il y a Charles Sirois de Télésystème et Téléglobe, Laurent Beaudoin de Bombardier, Marcel Dutil de Canam Manac et Placide Poulin de Maax.Ces beaux messieurs ne se contentent pas d'appuyer Frisoux, ils le financent et certains parlent même de recruter des candidats pour le PLQ.Où est- ce qu'ils vont les recruter d'après vous?Dans les organismes de défense des citoyens, chez les cols bleus, dans les milieux progressistes ou bedon parmi les gens d'affaires?Depuis que «Boucle d'or» est à la tête du parti Libâral du Québec, c'est bien simple, les liens incestueux entre les milieux d'affaires et le PLQ ne sont même plus cachés.Ça se donne des grands becs sur la bouche devant tout le monde, pis enwouèye donc! Pis ça sent le fédéraliste là-dedans je vous dis pas! Quand on voit défiler la meute d'affairistes qui veulent s'associer avec le jeune loup on est en droit de se demander où est le magot.Parce que, forcément, si ces gens-là investissent temps et argent, c'est parce qu'ils espèrent en retirer un bénéfice en bout de ligne.Ils ne sont pas du genre à faire du bénévolat.La récompense prendra-t-elle la forme de fauteuils commandités à l'Assemblée nationale?La chose est loin d'être impossible.Il serait bon alors, pour des raisons évidentes de transparence, d'ajouter à la suite du traditionnel: M.Ixe, député de Saint Glinglin des meumeu, «ce député Quand on voit défiler la meute d'affairistes qui veulent s'associer avec le jeune loup, on est en droit de se demander où est le magot.La récompense prendra-t-elle la forme de fauteuils commandités à l'Assemblée nationale?et OMPTES u PROF LAUZON Léo-Paul Lauzon est professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM * Avec la collaboration de François Patenaude, chercheur à la Chaire.e s t une gracieuseté de Bombardier».Remarquez, je n'ai pas peur que ces «députés privés» partent avec les fauteuils pour les emmener vers les citoyens.C'est plutôt la destination finale de l'argent public qui m'inquiète.Il ne faut pas oublier qu'au-delà des subventions directes, il y a d'autres façons d'aider une compagnie.La déréglementation, la politique d'aide aux exportations, et plusieurs autres mesures peuvent s'avérer très profitables pour les compagnies.Et tout cela est décidé par des politiciens en parfaite symbiose avec les gens d'affaires.Concernant Jean Charest, notre bal-loune gonflée à l'hélium, dixit Michel Chartrand, il ne faut pas se leurrer, il souhaite encore moins d'État que le PQ.Récemment, il s'est dit favorable à la privatisation des soins de santé et, quand le parti Conservateur était moribond, il a misé sur l'exemple de la droite américaine pour remettre son parti à flot.En bout de ligne, qui est-ce qui risque de faire les frais des politiques de droite du parti Libâral et de finir en méchoui à la prochaine élection provinciale?Vous voulez des indices?OK! Le frisé de Sherbrooke a déjà commencé à badigeonner les électeurs avec une sauce épaisse et sucrée, pendant que quelques bonzes du milieu des affaires attisent un grand feu.Un autre indice?Les loups ne se mangent pas entre eux, les loups mangent du mouton (et des petits Chaperons rouges pour varier leur menu).Pis, avez-vous une idée de ceux qui vont finir sur la broche?Vous avez besoin d'un(e) conférencier(ère) ayant connu le monde de la rue et la drogue pour parler de ; jjets tel l'itinérance, la toxicomanie, l'estime de soi, la réinsertion sociale ou encore l'impact des nouvelles technologies et du travail sur la vie des gens de la rue.Nos conférenciers s'adressent à des publics de tous âges, étudiants, associations, etc.Un tarif horaire raisonnable est demandé.Renseignements: Serge Lareault (514) 597-0238 4> Journal L'Itinéraire Montréal -juillet 1998 Le roman du BAbybooM Blues JorlANNE CJNqRAS L'auteur, Henri Lamoureux, est détenteur d'une maîtrise en éthique et engagé dans l'action sociale depuis plus de trente ans.Il a publié deux essais: L'Intervention sociale collective, une éthique de la solidarité ainsi que Le Citoyen responsable, l'éthique de l'engagement social.Il a aussi publié les romans L'Affrontement, Les Meilleurs d'entre nous et Le Grand Départ.Françoise est une baby-boomer qui a réussi.Elle est journaliste-vedette, gagne beaucoup de fric, mais comme plusieurs représentants de sa génération, elle s'accroche à son passé.Sa fille de dix-sept ans, portrait «tout craché» du père disparu et qu'on croit mort, lui échappe.Françoise, pour retrouver sa fille tombée entre les griffes de souteneurs, devra remonter la filière du souvenir.La rencontre d'un itinérant (euphémisme visqueux, selon l'auteur) qui lui rappelle étrangement son amant disparu, la fera basculer dans un monde qui est l'antithèse du sien.Un reportage sur le monde des clochards, que l'auteur décrit comme '«des êtres déracinés qui errent dans la ville comme des spectres invisibles aux yeux des passants» fait entrevoir avec justesse la détresse, le désespoir et l'affreuse solitude de ces étrangers à eux-mêmes: «Comme d'autres traversent la mer en solitaire, les clochards naviguent seuls au gré des jours, absolument seuls, affrontant les pires tempêtes de la vie et allant par habitude vers des destinations inconnues».Les enfants-fleurs ont troqué leurs rêves de paix pour des actions en bourse et se sentent vaguement responsables de la déchéance des laissés-pour-compte du rêve américain.Le personnage de Françoise est tracé avec juste ce qu'il faut de douceur, de passion amoureuse, de sensualité et de colère.Quand Françoise s'exclame: «Crisse que le monde est injuste», on ne met pas une minute en doute la sincérité de sa révolte.On n'a pas non plus éludé la violence verbale de Françoise qui parle de son métier en des termes bien sentis:«J'en ai ras le bol de \"canner\" toute cette merde offerte en pâture à une bande de tarés que rien n'émeut».L'auteur, si on ne-le savait pas d'entrée de jeu, passerait facilement pour une Avez-vous des problèmes lavec votre employeur?CAMPEAU OUELLET NADON BARABÉ CYR DE MERCHANT BERNSTEIN COUSINEAU HEAP PALARDY AVOCATS-AVOCATES ASSURANCE-CHOMAGE AIDE SOCIALE DROIT DU TRAVAIL LOGEMENT RÉGIE DES RENTES AIDEJURIDIQUE ACCEPTÉE 1406, rue Beaudry CP\" 95, Succursale -C» Monlréal (Ouébec)H2L 4J7 Téléphone: (614) 528-7228 Télécopieur: (514) 528-1353 180, rueSte-Cath MontréaKQu H 2 X 1 Téléphone: (514) erine Est 'bec) K 9 879-1949 auteure tant on peut s'identifier en tant que femme.Le roman décrit aussi avec justesse l'angoisse de la mère qui constate que «les plus jeunes vivent dans un contexte où répondre à l'appel de la vie se confond parfois avec le baiser de la mort».Ce roman est le récit d'un parcours initiatique qui va de la naissance à la mort.Naissance du désir, des grands espoirs.Mort des rêves: celui de Françoise, de sa fille et du «grand rêve américain».Montréal François Pilon B.P.63533, suce.Van Horne Montréal, H3W 3H8 Téléphone: (514) 731-7261 Télécopieur: (514) 737-6447 Cellulaire: (514) 591-7542 Journal L'Itinéraire - Montréal - juillet 1999 8 La mondialisation du Big Issue de Londres Au coeur cks discussioNs du congrès dss journaux dE rue ds MontréaI CylvJE CJNqRAS, Érjc Cimon et Stuge LareauIt À travers le monde, le Big Issue est le plus connu des journaux de rue.Il occupe tout le Royaume-Uni et se vend à plus d'un million d'exemplaires par semaine.Le Big Issue s'est aussi implanté en Australie, en Ecosse, en Afrique du Sud.Récipiendaire d'un prix de l'ONU, John Bird est le fondateur du Big Issue et du Résau international des journaux de rue (INSP).L'INSP est le pendant européen de l'Association Nord-américaine des journaux de rue (NASNA), association regroupant les journaux de rue caiwdiens et américains.Malgré le fait que le Big Issue soit très critiqué pour son côté commercial, il reste qu'il verse pas mal d'argent dans l'aide aux démunis, qu 'il rend la population consciente de la pauvreté et offre appui et services sociaux à ses camelots.Mais depuis que The Big Issue a décidé de concurrencer les Américains sur leur terrain, à Los Angeles, ces derniers veulent s'assurer qu 'il respectera la conception américaine des journaux de rue et que le maximum de profits soit reversé à l'aide aux sans-abri et à la NASNA.«C y breath y Hell be watching ym La différence idéologique et financière entre les Journaux de rue américains (pauvres et rédigés par peu de professionnels expérimentés) et The Big Issue, le géant londonien qui vend près d'un million de numéros par semaine, fait ressortir les difficultés de maintenir l'idéologie initiale des ces entreprises de presse: aider les itinérants.En avril 1997, le Big Issue s'est établi, avec son argent et le soutien de son organisation à Santa Monica, en banlieue de Los Angeles.Malheureusement, six mois auparavant, les californiens avaient eux-mêmes lancé leur propre journal de rue avec les moyens du bord, le Making Change.Immédiatement, la guerre s'est déclarée entre le Big Issue L.A.et les membres de la NASNA.Selon la Charte de l'INSP, un journal de rue ne doit pas faire de concurrence à un autre journal de rue sur le même terriroire.Une série de négociations par courrier électronique a alors eu lieu entre Londres et Los Angeles, step you take Contres cJes journaux de rue à MontréaL L'Itinéraire prépare activement la conférence nord-américaine des journaux de rue qui se tiendra à l'Université du Québec à Montréal du 6 au 9 août prochain.Près d'une centaine de délégués venant du Québec, du Canada, des États-Unis et d'Europe se rencontreront pour mettre en commun leur expertise dans la lutte à la pauvreté.La conférence comprendra huit ateliers de formation sur le journalisme urbain, la photographie, l'Internet, les services offerts aux vendeurs, les iniquités basées sur la race, les classes sociales et la pauvreté, comment lancer un journal de rue, le financement et les relations publiques.Il y aura aussi des panels entre autres sur l'avenir des journaux de rue et sur le débat de la commercialisation du mouvement.Dans notre édition du mois d'août, vous aurez tous les détails sur l'horaire et les activités auxquelles le grand public sera convié.Certaines activités seront offertes au grand public.Les informations seront disponibles sur notre site Web (http://itineraire.educ.infinit.net) ou par téléphone à compter du 20 juillet, en communiquant avec Isabelle Laliberté, au (514) 597-0238.L'Itinéraire est à la recherche de bénévoles pour aider à faire un succès de la conférence nord-américaine des journaux de rue.Nous sommes à la recherche de voitures ou camionnettes avec chauffeurs pour assurer le transport de la centaine de délégués de l'aéroport au centre-ville.L'arrivée des délégués se fera le 6 août et votre aide serait grandement appréciée.Pour plus d'informations, communiquez avec Isabelle Laliberté au (514) 597-0238 IwnWWimn Montréal \u2022 pie! 1998 en passant par Montréal et Stockholm, pour finalement aboutir à une entente.John Bird, fondateur du Big Issue, a adopté la position suivante: il aiderait le Making Change, essentiellement basé à Santa Monica, banlieue de Los Angeles.Bird a affirmé qu'il ne considérait pas raisonnable qu'un petit journal de rue comme le Making Change s'approprie le territoire d'une ville de 8,5 millions d'habitants.Il s'est dit intéressé au coeur de L.A.et s'est engagé à ne pas vendre à Santa Monica.Il a aussi offert ressources techniques et aide financière à Making Change.Les journaux de rue PRoblÈMEs di définition Le Big Issue, de son côté, favorise la fabrication d'un produit s'adressant à un marché plutôt qu'à une cause.Il offre très peu de réinsersion sociale aux gens de la rue, puisqu'il n'embauche que des professionnels pour la conception du journal.Les journaux américains ont pour but principal de donner une voix aux sans-abri.Il sont conçus par eux, avec peu de moyens.«Je ne demande qu'à avoir l'argent du Big Issue pour faire un produit de qualité et attirant pour les lecteurs», raconte Jennafer Waggoner, l'éditrice du Making Change.La situation sociale et politique américaine est tellement différente de celle des Européens que les journaux de rue américains sont, plus souvent qu'autrement, le seul recours des itinérants face aux ratés du système américain.Il existe une multitude d'opinions quant à l'implantation du Big Issue à Los Angeles.D'une part, certains croient que la NASNA devrait non seulement s'opposer inconditionnellement à l'entrée du Big Issue sur le marché californien, mais, allant encore plus loin, l'empêcher d'infiltrer le marché nord-américain.D'autre part, d'autres croient que le Big Issue a beaucoup à offrir en tant que modèle; qu'il y a de la place pour deux journaux de rue à Los Angeles et que le Big Issue devrait être le bienvenu en territoire californien.Guerre territoriale Encadré: suite à la page suivante Le phénomène des journaux de rue a débuté à New York avec le Street News, en 1989.La plupart des journaux américains sont publiés par des organismes d'aide aux sans-abri et demeurent l'une des rares ressources favorisant leur insertion sociale et leur prise de parole.Ils ont peu de moyens et sont rarement rédigés par des professionnels.Il y en aurait environ une soixantaine en Amérique du Nord.Plus de la moitié, dont L'Itinéraire, se sont regroupés en Association en 1996 à Chicago (NASNA).\u2022En 1991, John Bird lançait à Londres le premier journal de rue européen, une entreprise privée chapeautant une fondation.Le journal est conçu entièrement par des professionnels, mais les itinérants ont accès à plusieurs services (hébergement, fonds d'urgence, bourse scolaire, etc.).Big Issue invitait en 1995 plus d'une vingtaine de journaux de rue européens à former le Réseau international des journaux de rue (INSP).Cependant, le groupe n'est pas très représentatif, puisqu'il y aurait près de deux cents journaux de rue en Europe.\u2022Les risques de dérapage dans la forme d'aide qu'offrent les journaux de rue se font sentir depuis quelques années.Le quotidien parisien Le Monde évoque régulièrement le cas de publications dont les profits ne seraient pas reversés à l'aide aux sans-abri.Conséquence: le tirage des journaux français ne cesse de diminuer.Ces entreprises de presse, mais aussi d'aide humanitaire, souffrent donc de la mauvaise réputation que peuvent entraîner un problème de définition idéologique ou de gestion douteuse des profits.\u2022L'Itinéraire, depuis sa fondation, a su éviter les principales embûches en étant édité par un organisme de charité sans but lucratif et dont les livres comptables sont vérifiés et mis à la disposition du public.L'Itinéraire est également une entreprise de réinsertion sociale qui embauche des itinérants, offre de la formation et met ses profits au service des démunis.Bien entendu, cet engagement financier et humain ne rend pas L'Itinéraire aussi «rentable» que le Big Issue londonien.Soirée d'information sur les journaux de rue Les gens intéressés à en savoir plus sur le mouvement des journaux de rue sont invités à participer à une soirée d'information sur ce phénomène qui se tiendra le lundi 20 juillet prochain, à 19h00, au Café sur la rue, situé au 1104, rue Ontario Est.Entrée gratuite.Bienvenue à tous! ._______,_' iuiul L'Uitiiiiti-¦ .MMtHaJ.jjiiilM U!8 Suite de la page 25 Guerre territoriale L'éditrice du Making Change, Jennafer Waggoner, accuse John Bird d'être de mauvaise foi.Elle affirme, entre autres, que les camelots du Big Issue vendent régulièrement à Santa Monica, sur son territoire.Il avait été entendu que le Big Issue discuterait avec la NASNA des ventes sur les territoires déterminés.Or, Bird a déjà engagé un agent de développement nord-américain sans en avoir discuté avec quiconque.En mars dernier, il y eut une rencontre entre le Big Issue, Jennafer Waggoner, Timothy Harris, porte parole de la NASNA et Art Kunken, éditeur californien dans le but d'en arriver à une entente.Il y a bel et bien eu entente, mais le Big Issue ne l'a pas respectée, selon les Américains.Les bonnes questions Timothy Harris s'interroge: «Lors du conflit Big Issue vs Making Change, j'ai investi plus de temps que j'en avais.A ce sujet, il y a eu d'innombrables appels téléphoniques, courriers électroniques, de longues lettres.Mais je poursuis mon engagement car je crois que le Big Issue, au centre d'une controverse de notre mouvement, nous oblige à poser les bonnes questions: Les journaux de rue doivent-ils être purement militants?Doivent-ils être des entreprises rentables?Doivent-ils être un modèle d'entrepreneurship»?«Je crois que la NASNA n'a pas à dire aux gens comment diriger leur journal.Une chose est certaine: nous ne devrions pas accepter ceux qui exploitent l'itinérance, mais derrière ça, nous devrions accepter toutes les différences et rester en dehors des affaires des autres», poursuit-il.Le comité exécutif de la NASNA a déjà pris position contre l'implantation du Big T.ssue à Los Angeles et appuie activement Making Change.De plus, même des journaux de rue européens, membres du INSP, ont commencé à manifester leur désaccord avec les méthodes de Big Issue.Conférence de Montréal L'Itinéraire sera l'hôte de la 3e Conférence nord-américaine des journaux de rue les 7, 8 et 9 août prochains.Il est clair que la question du Big Issue sera au coeur des discussions.Les journaux de rue sont toujours en pleine expansion.Le Big Issue est là pour faire du fric.Il aide considérablement les démunis, mais personne ne connaît le pourcentage de ses profits versés à l'aide aux sans-abri.Et ce «capitalisme» du Big Issue fait peur aux organismes d'aide américains! Face à la lassitude du public et au dérapage inquiétant des journaux de rue, on peut se demander: Quel est l'avenir pour les journaux de rue?Q?1 \" îtinérari' Nouvelles inlcrnaliunulcs par Cylvie C» intrus CJe.n inlormutions proviennent cle différents jùurninn cle rue îi Iruvcrs le monde.Une aqence irvitviobilière spéciale pour personnes démunîes Les agences immobilières à vocation sociale (AIVS), une vingtaine en France, se sont fixé pour objectif d'aider les personnes sortant des centres d'hébergement et de réadaptation sociale (CHRS) en dénichant des logements vacants, lisait-on dans le journal de rue français le Sans Abri.Une agence immobilière parisienne réussit le pari de concilier l'intérêt des propriétaires et celui des personnes très démunies.Après 18 mois d'existence, l'unique agence parisienne, située à Ménilmontant (près de Pigalle), gère 40 logements privés qui, sans son intervention, seraient sans doute encore vides.Elle se donne pour objectif la gestion de 300 autres logements au cours des mois qui viennent.Par exerpple, grâce à l'implication de l'agence à Neuilly, un espace de 16 mètres carrés tout équipé, avec mezzanine, coûte 240 $ par mois au lieu des 500 $ habituellement demandés.La majorité des propriétaires contactés par l'agence avaient vécu une mauvaise expérience de location et hésitaient à relouer; d'autres ne voulaient pas engager les travaux répondant aux normes.Et tous ne désiraient pas forcément épouser une cause.Les propriétaires ayant contacté l'AIVS sont, à proportion égale, de professions libérales, cadres ou retraités.L'objectif de l'AIVS, authentique agence immobilière soutenue par des fonds publics, est de convaincre le propriétaire qu'il trouvera finalement son compte en louant à des prix inférieurs de 30 à 40 % du marché.«Quand je reçois un propriétaire, je ne suis jamais le registre humanitaire, je ne culpabilise personne.Simplement, lorsque certains, à mots couverts, m'interrogent sur les futurs locataires, j'explique que les pauvres, pas plus que d'autres, ne dégradent les immeubles et que le pays d'origine n'est pas un critère de choix», explique la responsable de l'agence.En contrepartie du faible loyer, l'agence rend plusieurs services: elle mobilise tous les financements possibles, essentiellement les crédits de l'agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH), ainsi que les subventions de la région pour la remise en état des locaux qu'elle supervise.De plus, en cas d'incident, elle garantit le paiement des loyers au propriétaire.Les futurs locataires sont généralement référés par les associations caritatives.Un propriétaire parisien s'est dit très satisfait de l'agence: «Plutôt que de mettre mon logement en agence \"normale\" afin de gagner un peu plus, je me suis dit : Pourquoi ne pas aider les gens en difficultés à la mesure de mes moyens.Beaucoup, j'en suis sûr, aimeraient le faire, mais ne savent pas comment s'y prendre», a-t-il conclu.La taxation des logements vacants, proposée par le gouvernement dans son projet de loi contre les exclusions, sera sans doute un argument supplémentaire pour ces agences qui gèrent déjà, au niveau national, plus de 3 000 logements.Journal L'Itinéraire Montréal -juillet 1998 SupER pub SUR lf ITINÉRANCE Réalisée par Young et Rubicam, une publicité dans laquelle apparaissait un ex-itinérant a gagné un prix lors de l'International Advertising Festival, lisait-on dans le Big Issue londonien.David Ribeiro, un ex-sans-abri de Londres, se tient à l'extérieur de plusieurs cinémas, demandant l'aumône aux cinéphiles.Un peu plus tard, ceux-ci confortablement assis dans leur fauteuil, sont subitement confrontés à l'écran, au visage plus grand que nature de Ribeiro qui s'adresse à eux: «Vous souvenez-vous de moi?Vous m'avez peut-être ignoré en entrant tout à l'heure, mais vous ne pouvez plus le faire maintenant, n'est-ce pas?Vous n'aimez pas que les gens comme moi vous achalent tout le temps, hein?S'il vous plaît! St-Mungo est un organisme sans but lucratif et il a besoin de vos dons pour venir en aide aux itinérants.» St-Mungo gère aussi des centres d'hébergement et des maisons de chambres.URGENCE TOXICOMANIE 288-1515 110, rue Prince-Arthur Ouest (au sous-sol) Centre Dollard-Cormier 385-0046 Rencontre Internet traumatisante The Big Issue Ecosse rapporte le cas aberrant d'une cyber rencontre.Un Allemand de 27 ans, commence à naviguer sur le site Let's Go Fucking (Allons baiser) pendant son travail.«J'ai toujours eu des difficultés avec les filles.Devant elles, je deviens très nerveux et je suis encore vierge», explique-t-il.Cependant, dans le monde virtuel, toutes ses inhibitions ont disparu: sous le nom de Big Herman, il s'est retrouvé dans une torride relation cybernétique avec une femme.«Nous avons échangé nos fantasmes et quelques-uns des siens étaient vraiment choquants!», s'exclame-t-il.Après six mois de baise virtuelle, les deux partenaires ont décidé de se rencontrer.A son arrivée sur les lieux du rendez-vous amoureux, le jeune homme a été horrifié de découvrir que sa cyberamante n'était nulle autre que sa mère, qui, elle aussi, naviguait sur Internet pendant qu'elle était au bureau.«C'était un garçon tellement gentil! Il a même gagné un concours oratoire à l'école», a soupiré la maman.t FTQ Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec 545, boulevard Crémazie Est 17e étage Montréal (Québec) H2M 2V1 Téléphone: (514) 383-8000 Télécopieur: (514) 383-8001 Journal L'Iliitéraite \u2022 Montréal \u2022 juillet 199Î \\27 AboNNEMENT à L'lïiNCRAIRt Nom _ Prénom - Adresse ^__ Tél.: _ Un abonnement d'un an 40 $ (12 numéros) _\\ Abonnement supplémentaires 20 $ Frais de poste compris L_J Nombre d'abonnements_ À compter du mois de Signature Envoyez un chèque ou mandat poste à l'ordre du Journal l'Itinéraire à l'adresse suivante: 1907, rue Amherst, Montréal (Québec), H2L 3L7 L'Itjnera.re, Les ÉdiTioNs passées \"Nom\" Adresse;.Ville: Province: Code postal :_ Tél.: (_).Signature:.Veuillez nous faire parvenir un chèque ou mandat-poste à l'ordre de: Groupe communautaire L'Itinéraire A l'adresse suivante Journal L'Itinéraire 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 Veuillez me faire parvenir le(s) numéro(s) suivant(s) à 2,50 $ la copie (frais de poste compris) ?Tous les nos.suivants au prix de 40 $?décembre 96 / Joyeux Noël ?juillet 94 / Balconville ?décembre 94 / Noël et itinérants ?février 95 / L'envers de la santé ?mars 95 / L'action au-delà de l'âge ?avril 95 / Des bêtes et des hommes ?mai 95 / Les femmes ?juin 95 / La presse alternative janvier 97 / Pauvres étudiants février 97 / La sexualité mars 97 / Créer son propre emploi avril 97 / Immigration et pauvreté mai 97 / 3e an.de L'Itinéraire juin 97 / Se nourrir avec peu d'argent ?juillet 95 / Face cachée de Montréal q ?août 95 / Santé psychologique ?novembre 95 / Riches vs pauvres ?décembre 95 / Différents Noëls ?janvier 96 / Les journaux de rue ?février 96 / Les drogues ?mars 96 / Les enfants ?avril 96 / Art et itinérance ?mai 96 / L'Itinéraire a deux ans ?juin 96 / Qui sont les bizarres?juillet 96 / Architecture à Montréal ?septembre 96 / Les jeunes de la rue ?octobre % / Les nouvelles technologies ?novembre 96 / Les fonctionnaires ?juillet 97 / Préjugés envers les gais août 97 / La beauté m'écoeure septembre 97 / Don Quichotte des temps modernes octobre 97 /Ecstacy novembre 97 / Dossier travail décembre 97 / Seul à Noël janvier 98 / Prévisions 98 février 98 / Les Olympiques mars 98 / Le métro vu d'en bas avril 98 / I,es sinistrés des assurances mai 98 / Pilules: dures à avaler juin 98 / Santé mentale: Des dossiers lourds à porter Eco-Ventes de Garage Collectives Mis en branle le 6 juin dernier, lé projet d'Eco-Ventes de Garage Collectives, initiative de l'Éco-Quartier Laurier-De Lorimier financé par le Fonds d'Aide à la pauvreté, permet aux résidants du Plateau et des environs, de participer au recyclage par le biais du réemploi des objets en leur donnant une seconde vie.En plus de réaliser des profits en argent, les marchands d'occasion sont invités à remettre les objets invendus aux différents organismes humanitaires et de charité invités à chacun des événements.Ce projet répond à la mission de gestion environnementale des déchets du service de la Propreté de la ville.Ces événements seront aussi des lieux d'éducation prévilégiés, puisque de l'information sur le recyclage et le compostage domestiques y sera donnée.En regroupant les résidants dans un seul endroit, en leur fournissant une publicité adéquate, ce projet vise à combattre l'affichage sauvage qu'entraîne la prolifération des ventes de garage.Pour la ville de Montréal, le projet entraînera donc une diminution des frais de nettoyage.Pour le milieu, les retombées seront marquées par une augmentation des revenus des organismes humanitaires, en plus de la possibilité d'écouler de la marchandise et d'en tirer un revenu d'appoint évalué entre 300$ et 400$ par ménage participant.Pour les résidants du quartier, il s'agit d'une chance unique d'acquérir des biens utiles et en bon état, à un prix modique.Pour plus d'information concernant le déroulement de ces événements ou encore pour y participer, veuillez communiquer avec M.Michel Danis, au 527-4821.Dates: 4 juillet Maison de la Culture 465, Mont-Royal Est 11 juillet Jeunesse au Soleil 4251, St-Urbain 15 août Aréna Mont-Royal 4355, Cartier 22 août École Lambert-Closse 5840, St-Urbain 29 août École Louis-H.Lafontaine 4245, Berri 5 septembre Parc W.-Laurier 1115, Laurier 12 septembre École Jean-Jacques Olier 311, des Pins 19 septembre École St-L.-de-Gonzague 2430, Ter.Mercure 26 septembre COOP du Plateau 4355, de Lanaudière 3 octobre Collège Français 185, Fairmount Ouest 10 octobre École St-Jean-Baptiste Dans la rue, avec le monde Confédération des syndicats nationaux Journal Lltinéraire Montréal -juillet 199S HORIZONTAL I\u2014Qui aime sortir tard le soir \u2014Du verbe être.2\u2014Dont on se sert fréquemment\u2014Personne appartenant à un groupe.3\u2014Relatifs aux asiles psychiatriques\u2014Qui aime à plaisanter.4\u2014Bien distinct\u2014Ensemble des clercs d'une religion.\u2014 Adj.démonstratif.5\u2014Solution\u2014Mouette d'Europe et d'Asie\u2014 Terme, au billard électrique.6\u2014Sur la Baltique\u2014 Biens qu'une femme apporte en se mariant\u2014 Conjonction.7\u2014Manière dont les parties d'un ensemble concret ou abstrait sont arrangées entre elles\u2014Voyelle double.8\u2014Lettre de l'alphabet grec\u2014Obtenu\u2014 Mettre en pièces.9\u2014Neptunium\u2014Quatrième lettre de l'alphabet grec.10\u2014Peut se dire d'une santé\u2014Conséquence plus ou moins directe de qqch.Il\u2014Société italienne de construction automobile\u2014Pillage d'une ville\u2014Erreurs grossières faites par méprise.12\u2014Tsigane\u2014Chiffres romains.13\u2014Sert à protéger un matelas\u2014Garde en sa possession des objets volés par un autre\u2014 Abrév.religieuse.14\u2014Négation\u2014Vitesse résiduelle d'un navire\u2014Ligne osseuse saillante.15\u2014Tentée avec audace\u2014Hommes d'une force extraordinaire.cr!%eij 8 9 10 11 1213 14 15 S o l u t i o n p«qt 'O VERTICAL I\u2014Différence légère, subtile, peu sensible entre des choses, des sentiments, des idées, etc., de même nature\u2014Fleuve d'Italie\u2014 Sans mélange.1 Petits os du pied du mouton\u2014Fut enlevée par Héraclès.3\u2014Accès d'ivresse\u2014Qui provoque le dégoût 4\u2014Pareil\u2014Saint (inversé)\u2014Chapeaux à larges bords.5\u2014Vivacité entraînante\u2014Arbre d'Afrique.6\u20141 051\u2014Petit cours d'eau\u2014Note de musique\u2014Dieu solaire.7\u2014Lit d'un tout jeune enfant\u2014Chez les protestants, laïc chargé du soin des pauvres et de l'administration des fonds de l'église.8\u2014Porté au pouvoir\u2014Levier oscillant autour de l'axe du loquet d'une porte.9\u2014Désavantagés\u2014C'est une poudre\u2014 Propos rapportant des faits.10\u2014Art.espagnol\u2014Qui peut être diminué.11\u2014Vaste étendue couverte de dunes\u2014f Nymphe des montagnes\u2014Langue du groupe thaï.12\u2014 Réduire en petits fragments\u2014On y lave la vaisselle (Pluriel).13\u2014Sous la balle\u2014Problème, souci\u2014En matière de.14\u2014Enlever par ablation chirurgicale du globe oculaire\u2014Enserrée.15\u2014Partie d'une fugue (en musique)\u2014 Petits cubes\u2014Adj.possessif.Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 O Me Bertrane Royer AVOCATE spécialisée en droit carcéral (libérations conditionnelles) 3689, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 3Z9 Téléphone: (514) 522-5549 (514) 522-4025 Télécopieur: (514) 522-7626 \tCHAMBRE DES COMMUNES A l\tBernard Bigras \tDéputé de Rosemont \t2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Tel: (514) 729-5342 Télécopieur: (514) 729-5875 Daniel Dubois Gérant administrateur 501, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W6 Tél.: 521-3481 Fax: 521-1660 Le journaI Voîr et ^Internet | envoyez vos commentaires ~ Cette lettre vise à dénoncer une utilisation pour le moins tendancieuse de la technologie informatique, technologie qui ne retient que trop l'attention des médias et du public: Internet.Contrairement à ce que l'on croit, le net ne fait pas que démocratiser les échanges d'information, il peut contribuer à «ghettoïser» les moins bien nantis, selon la façon dont on en fait usage.Journal L'Itinéraire 1907, rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3L7 Téléphone: (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597*1544 E-Mail: itineraire@videotron.ca %:// itinera*®' Voir offre accès à ses annonces classées, section immobilier, via courrier électronique 24 heures avant la parution du journal, moyennant un montant d'argent (9,99$ + tx pour une parution ou 24,99$ + tx pour 4 parutions).Ce service (offert gratuitement par le passé) est devenu payant en avril dernier.Ainsi, ceux qui ont accès à cette technologie peuvent trouver, avant les autres, un appartement le moins cher possible, élargissant encore le fossé entre ceux qui possèdent (argent et connaissance) et les autres.En effet, il faut pour cela avoir une carte de crédit (ou alors se rendre chez Voir), une adresse électronique et accès à l'Internet quelque part.en bref, ce n'est pas si simple Ayant été moi-même à la recherche d'un appartement dernièrement, j'ai pu constater que les appartements les plus intéressants s'étaient déjà envolés le jeudi dès 13h00 par effet de «rapt cybérien».J'ai donc dû me résoudre à faire de même, afin de trouver un appartement correspondant à mon budget.Mais pour moi, informaticien de formation, cela n'avait rien de bien sorcier.Toutefois, je me suis dit que, finalement, trop peu de gens avaient encore accès à l'internet et j'ai pensé à la marginalisation conséquente, d'où cette lettre.Il me semble que trop souvent l'on sacrifie le gagne-petit sur l'autel de la technologie, vantant du même coup un présumé accès facilité à la dite technologie.Ainsi le cas des bibliothèques désormais payantes (à Laval, par exemple 25$ par année avec pour résultat une diminution de la clientèle de 33%), le tout justifié, entre autre, par l'achat d'ordinateurs pour l'accès Internet.Pour éviter un «recul marketing» chez Voir, écrivant une lettre à Richard Martineau, éditorialiste du journal, je me permis de proposer d'offrir l'accès gratuit aux annonces classées à des organismes communautaires offrant un accès Internet aux plus démunis tels: l'Itinéraire, Le bon Dieu dans la rue.le tout indiqué clairement dans les pages de Voir au même titre que la publicité pour ce service.Mais je ne reçus aucune réponse à ma missive.Comme je crois qu'il y a lieu de s'indigner, je persiste et envoie cette lettre en espérant qu'elle trouvera écho quelque part, afin qu'on réalise le coût en marginalisation inhérant à la technologie et hausse la vigilance d'un cran: il importe à chacun de dénoncer toute utilisation technologique qui crée davantage de laissés-pour-compte.Réponses cIe La pacje 29 1 2 3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 uuauuùuuuu uuuu 2 Hl|S|U|E|l.;L|E«E|L|E|M|E|N|l ?BUBUUUUU BUUUU liiyU Q uuuuuu au BOB BUBU1HB UUBU UUUUU ?UUU UU U UUUUJBHUBU BB ?QU UUBUUUU U QU UUUUU U Q ?BB UHBUUUU3U BOUE) BOB UUUQUU Q£]£JUUU(*JHBU UUU ?UUUU BUUUUU BB au uubu u uuuuu M UUUU QUBUUBUU egliae «nie ê>atnt-gean (514) 866-0641 Une église protestante de langue française au coeur de la cité Solidaire avec tous ceux que touche L'Itinéraire Culte: tous les dimanches à 10:30 110, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec H2X 1K7 pasteur \\ Caisses populaires Desjardins l'ACEF déposE une pIaînte pour disCRJlMINATJON L'Association coopérative d'économie familiale de la Rive-Sud (ACEF Rive-Sud) vient de déposer une plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse parce qu'elle considère qu'il y a matière à discrimination dans l'application des frais fixes utilisés par sept caisses populaires sur la Rive-Sud.Rappelons que la pratique consiste à charger des frais fixe de 3$ par mois aux sociétaires qui ne maintiennent pas un solde d'au moins 100$ pendant tout le mois et qui ne détiennent aucun autre produit Desjardins tel que: des REER, VISA, prêt, etc.L'ACEF Rive-Sud considère que charger un frais fixe de 3$, sous prétexte qu'une personne n'est pas en mesure de garder 100$ dans son compte, enfreint le droit à l'égalité des citoyens.L'exercice de leurs droits et libertés est diminué sur la base de leur condition sociale.L'organisme de défense des droits constate que ce 3$ n'est pas relié à un service en particulier.U s'agit plutôt d'une pénalité à la pauvreté qui vise directement et particulièrement les travailleurs à faible revenu, les familles monoparentales, les personnes sans emploi et les étudiants.Pourtant, l'article 10 de la Charte des droits et libertés prévoit que: «Toute personne a droit à la reconnaissance et à l'exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.» Depuis un an, l'ACEF Rive-Sud s'emploie à faire retirer cette pratique qui demeure malheureusement toujours en vigueur.Les personnes visées par les frais fixes ne sont pas écoutées et ne possèdent pratiquement aucun pouvoir de faire fléchir les caisses populaires.Or, près de 3,300 personnes ont signé la pétition demandant le retrait de la politique de frais fixes et 87 organismes représentant 149 000 citoyens et citoyennes au Québec appuient la demande de l'ACEF Rive-Sud.Loi 186 - Suite de la page 7 Cela prend parfois des mois, voire des années, pour motiver un jeune, lui redonner le goût de vivre, trouver ce qui l'intéresse vraiment dans la vie.Le processus comprend plusieurs essais et erreurs.Alors comment un conseiller en emploi pourra-t-il, en moins d'une heure, bien évaluer, les besoins du jeune et le référer adéquatement?Les employés d'Emploi-Québec seront-ils suffisamment outillés pour répondre à l'ampleur de la tâche?Au gouvernement, on va même jusqu'à en douter en reportant l'application des pénalités au mois de septembre de l'an 2000, le temps que s'organisent les effectifs.Plusieurs intervenants du milieu communautaire sont très inquiets.La dernière année, des jeunes se sont fait proposer des parcours vers l'emploi, alors qu'ils souhaitaient ardemment terminer leurs études secondaires.C'est le cas de Karine, 19 ans, à qui on a demandé d'effectuer une formation en recherche d'emploi de 10 semaines, alors que dès le mois d'août, elle était prête à s'inscrire à l'école des adultes.L'agent de Karine lui a répondu: «c'est plus réaliste pour toi de travailler, car terminer tes études secondaires, ça va être beaucoup trop long.» Après s'être battue, de pair avec les intervenants de sa maison d'hébergement, Karine entreprenait sa formation secondaire, 6 mois plus tard.L'appui des groupes communautaires La ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, a absolument besoin des groupes communautaires pour implanter ses parcours individualisés.Ce ne sont pas les fonctionnaires d'Emploi-Québec qui feront le gros du travail de réinsertion, mais davantage les intervenants locaux.Le partenariat entre l'État et les organismes communautaires existe depuis longtemps.Le ministère Emploi et Solidarité subventionne plusieurs initiatives en développement de la main-d'oeuvre.Les entreprises d'insertion, les Carrefours Jeunesse Emploi, les CDEC, les SEMO,.viennent à la rescousse pour orienter, placer, former les assistés sociaux.Les entreprises d'insertion par exemple ont fait leur preuve auprès des jeunes les plus poqués, qui ont acquis les rudiments d'un métier et une meilleure estime d'eux-même.Toutefois, les groupes auront-ils les moyens d'accueillir tous ces gens et de les dénoncer s'ils refusent de collaborer?La réforme de l'aide sociale doit absolument s'articuler autour d'un programme de création d'emplois.Plusieurs personnes sont déjà prêtes à entrer sur le marché du travail et il ne suffit pas toujours de s'inscrire à un club de recherche d'emploi pour gagner le jackpot.Les deux paliers de gouvernement se désengagent en matière d'emploi, on l'a vu avec l'Assurance-Emploi.Le reserrement des critères d'admissibilité a poussé vers l'aide sociale des milliers de chômeurs.Qu'a fait le gouvernement provincial pour riposter à ce détournement de fonds des travailleurs?Pas grand chose, si ce n'est invoquer les contraintes imposées par le gouvernement fédéral pour justifier leurs propres coupures.Le grand défi de cette possible réforme vise à trouver des parcours qualifiants pour le plus grand nombre d'assistés sociaux Cependant, entre-temps, l'État doit absolument combler les besoins essentiels de tous ces gens qui s'activent, car se sortir d'une trappe à pauvreté n'est pas une mince affaire.Il faut abso lument dissocier le chèque d'aide sociale des mesures d'aide à l'emploi, sinon on ne peut plus parler d'aide de dernier recours Journal L'itinéraire \u2022 Montréal \u2022 juillet 1991 CONNAISSEZ-VOUS VOTRE NUMÉRO INFO-SANTÉ CLSC?24 heures sur 24, 7 jours sur 7, on peut appeler jour et nuit les infirmières qualifiées d'Info-Santé CLSC.Mais encore faut-il savoir où appeler.Info-Santé ose Pour vos petites urgences, ^ 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Le numéro de téléphone diffère selon votre quartier.En fait, ce numéro est généralement celui de votre CLSC local.Cherchez-le dans le bottin de téléphone et surtout, gardez-le à portée de la main."]
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