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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
lundi 1 mai 2006
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2006-05-01, Collections de BAnQ.

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[" On vous écoute et on vous comprend UNE PHARMACIE -SANTE Spécialisation en MTS, M VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologique Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO pharmacies À la clinique l'Actuel : iooi, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal _514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montreal 514.842.7065 MARTIN DUQUETTE réitère son id attachement grès social, ité et à des ions de travail de vie de qualité our toutes et tous. Il8 CONFÉRENCE du reseau international des journaux de rue 11* CONFERENCE of the international network of street papers Présenté par LJTINÉRAIRE \u2022 19 1 k A Service aux collectivités Etl Collaboration aVeC I UI4AM Université du Québec à Montréal information : itinéraire©itineraire.ca MONTRÉAL, 1\"' MA! 2006 3 L'ITINÉRAIRE 06E-TROT nouvelles international provenant des journaux de Cylvie Gingras Camelot et journaliste de la rue Tiré de Big Issue Australia, Australie, 27 mars 2006 Sprint à la vie Les jeux du Commonwealth regorgent d'athlètes qui traînent dans leur baluchon des expériences de vie difficiles.Maria Mutola, née à Maputo, capitale du Mozambique, fait partie de ces athlètes défavorisés.Principalement connue pour ses exploits en course de 800 mètres et pour son titre olympique obtenu en 2000, Maria Mutola a été durement marquée par 17 ans de pauvreté et de guerre.Elle a participé à cinq Jeux Olympiques et sa carrière s'étend sur plus de 20 ans.Mme Mutola fait la promotion du sport auprès des jeunes de son pays et a contribué financièrement à l'amélioration des installations sportives du Mozambique.Reconnue pour son engagement, elle a été honorée par les Nations Unies comme ambassadrice auprès des jeunes Africains, un exemple à suivre au niveau de la santé, du sport et de l'éducation.Tiré de The Big Issue, Afrique du Sud, 27 mars 2006 Test pour la démocratie L'ancien vice-président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, subit actuellement un procès pour viol contre une activiste séropositive militant contre le SIDA.Le procès fait couler beaucoup d'encre puisqu'il s'agit d'un test assez important pour la démocratie dans ce pays tristement célèbre pour les injustices qui s'y sont perpétrées pendant longtemps.Des membres de la People Opposed to Women Abuse (POWA) ont été menacés par des partisans de Zuma alors qu'ils étaient rassemblés à l'extérieur du tribunal.« On nous faisait signe qu'on allait nous trancher la gorge », a déclaré Carrie Shelver de POWA.Du côté des sympathisants de Jacob Zuma, un site Internet a été mis sur pied pour amasser des fonds afin de défrayer les coûts engendrés par le procès de corruption intenté contre l'ancien vice-président en plus du procès pour viol.Sur le site, on y dépeint Zuma comme étant « le héros du peuple ».Tiré de Street Sense, Washington, 27 mars 2006 Crimes haineux en hausse Même si le nombre de meurtres de sans-abri aux États-Unis a chuté depuis 1999, les actes violents à leur égard ont augmenté dramatiquement, passant ainsi de 12 en 1999 à 80 en 2004.Ce qui est encore plus inquiétant (et révoltant), c'est que ces délits sont commis en majorité par des jeunes de 12 à 19 ans.« On se cherchait quelque chose à faire, on voulait s'amuser », ont déclaré deux adolescents de 14 et 15 ans accusés du meurtre d'un itinérant à Holly Hill, en Floride.Les jeunes ne sont toutefois pas les seuls coupables des crimes commis envers les sans-abri.On dénombre également une forte majorité de policiers parmi les responsables de ces crimes, ceux-là mêmes qui sont payés pour protéger les citoyens.La National Coalition for the Homeless dénonce également dans son rapport annuel la ville de Sarasota en Floride comme étant le pire endroit aux États-Unis pour être sans-abri : « Là-bas, le simple fait de ne pas avoir de domicile fixe est une raison pour procéder à une arrestation.» PEE L'Itinéraire offre aux bénéficiaires de l'aide sociale des places d'aide-cuisinier (ère) au Café sur la rue dans le cadre de la mesure d'insertion sociale.Les places à combler : ® Aide à la préparation des repas ® Plongeur/Plongeuse ® Aide au service à la clientèle Pour participer, vous devez: ® Être bénéficiaire de l'assistance-emploi ® Être disponible 20 heures par semaine La participation est accompagnée : ® D'une bonification de 120$/mois du chèque d'assistance-emploi et, dans certains cas, d'une indemnité de déplacement.Information: Jocelyne Sénécal, 597-0238 poste 230 L'ITINERAIRE MONTREAL, 1\" MAI 2006 BLOC Gilles Duceppe Chef du Bloc Québécois Député de Launer-Sainte-Mane 1200, tue Papmeau, bureau 350 Montréal (Québec) H2K4R5 Téléphone: (514) 522-1339 Télécopieur: (514) 522-9899 CIRQUE DU SOLEIL 8400, 2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 4M6 t>e feuilles en fleurs\t* \u2022 «f livraison 514.522.6555\t\\ 1893, av.du Mont-Royal est\t\\ L'Institut de pastorale des Dominicains un centre universitaire à taille humaine un lieu de formation permanente à la foi chrétienne 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Que) H3T 1B6 Tél.: (514) 739-3223 Téléc.: (514) 739-1664 Courriel : secretariat@ipastorale.org Site Internet : www.institutdepastorale.org MONTREAL, 1\"' MAI 2006 5 L'ITINÉRAIRE \t\t\t\t \tfi?J\tMill\t\t Actualité Édito HzO * PPP Les compteurs ne font pas le poids Le cri des jeunes des banlieux Les jeunes du Refuge le film de Dan 7 10 12 15 23 Chroniques Globe Trottoir 14 Mots de camelots 16,21 et 22 Prof Lauzon 18 Mots croisés 24 ?12 mois (24 numéros) =48$ 6 mois (12 numéros) = 24 $ Q J'ajoute un don de soutien de_ Coordonnées ?Mme ?M.Prénom_ Nom _ 7 Adresse _ Code postal Courriel_ Tél.f_J- Mon abonnement débute en_ mois Mode de paiement ?Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA I I I i_i_I_i_l_l_i_L année I I I Expiration_/_ mois année Abonnement proposé par le camelot: _ 'Reçu de chanté posté au début de l'année suivante Nom du camelot Postez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103 Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information : (514) 597-0238 poste 226 r maj 20Q6 Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en maionté par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 21, 1 S revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les proiets d'entraide de l'organisme.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le |Ournal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.L'Itinéraire est appuyé financièrement par LES ŒUVRES DU CARDINAL LÉGER Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire g itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Croupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : AMECC Le Magazine /'I \u2022 Éditeur et directeur général : Serge Lareault \u2022 Rédactrice en chef : Audrey Coté \u2022 Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary \u2022 Infographiste : Serge Cloutier \u2022 Couverture : Serge Cloutier \u2022 Photo de couverture : IstockPhoto \u2022 Révision : André Martin, Jean-Paul Baril, Lorraine Boulais, Hélène Paquet, Louise Laurent Frenette et Edith Verreault \u2022 Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com \u2022 Conseillers publicitaires : Renée Lanvière et Mario St-Pierre \u2022 Imprimeur : Québécor World Lebonfon \u2022 Représentants des camelots : Cabnel Bissonnette, Robert Dion, André Canuel \u2022 Intervenante : Isabelle Bessette Le Croupe communautaire l'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président : Robert Beaupré \u2022 Vice- président : Jean-Paul Banl \u2022 Trésorier : Martin Gauthier \u2022 Secrétaire : André Martin \u2022 Conseillers : Audrey Coté (rep.employés), André Canuel, Cabnel Bissonnette (rep.camelots), Cylvie Gmgras L'administration \u2022 Directeur général : Serge Lareault \u2022 Directrice des ressources humaines et de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal \u2022 Directrice administrative: Geneviève Lussier \u2022 Adjoint à l'administration : Eduardo Moreno \u2022 Comptabilité : Manon Savaria, CMA Distribution \u2022 Agent de développement : Stéphane Lefebvre Café sur la rue \u2022 Chef cuisinière : Lorraine Krupa 3' Oeil Mag DVD \u2022 Responsable : Bryan Dionne \u2022 Responsable-adjoint : Olivier D.Asselin A^DA IMSPT Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des journaux de rue L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL, r MAI 2006 Audrey Coté Rédactrice en chef audrey.cotetS'itineraire.ca »»., «r- Mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade Récemment, le ministère de la Santé et des Services sociaux tenait une commission parlementaire sur son document « Garantir l'accès : un défi d'équité, d'efficience et de qualité ».Dans le but de répondre au jugement de la Cour suprême du Canada dans l'affaire Chaouli du 9 juin 2005, le document du ministre Couillard a de quoi rendre malades ceux qui militent en faveur de l'accessibilité aux soins de santé pour tous, sans égard aux conditions de vie socio-économiques des citoyens.L'objectif principal du document consiste à réduire les délais d'attente en oncologie, en cardiologie et en chirurgie.Si les intentions sont louables, on ne peut malheureusement pas en dire autant des moyens.En effet, pour seule solution aux délais d'attente, le document ministériel privilégie l'association du régime public à des cliniques privées dites « spécialisées affiliées » et favorise les services d'assurances privées pour les chirurgies électives des genoux, des hanches et des cataractes.Peu d'imagination déployée pour résoudre un problème qui pourrait s'écrouler comme un château de cartes, si on se donnait la peine de souffler du bon bord.Selon la Coalition Solidarité santé, regroupant une cinquantaine d'organisations soucieuses de défendre les droits à la santé pour tous, ouvrir la porte aussi grande à la privatisation risque de multiplier les inégalités en santé.D'abord, pour corriger les délais d'attente, la Coalition propose l'établissement d'une seule liste d'attente des patients par région pour une même intervention.Pour ce faire, un système de surveillance des délais d'attente pourrait être conjointement coordonné par le ministère de la Santé et des Services sociaux et les agences régionales.Ensuite, si le ministère souhaite absolument créer de nouvelles cliniques, il n'est aucunement nécessaire qu'elles soient privées.Elles pourraient très bien demeurer publiques ou gérées en coopérative afin d'éviter les dérapages possibles, conséquences de l'appât du gain des investisseurs privés.Sans contredit, les cliniques privées risquent de privilégier les centres urbains en raison d'une plus grande concentration de « clientèle », ce qui jouera encore une fois en défaveur des régions plus éloignées.Pour sa part, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau a justement questionné la création de cliniques privées affiliées au détriment d'établissements publics déjà en place, comme celui de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui, dit-elle « fonctionne au ralenti, faute de moyens financiers suffisants.» Comme l'affirme Québec Solidaire dans son mémoire « Pas de profit privé sur la santé du public»', il s'agit véritablement d'un « détournement des ressources publiques vers le privé » qui risque de coûter très cher socialement aux Québécois.Même si le ministre Couillard affirme que les patients n'auront pas à débourser un sou pour être soignés dans une clinique privée affiliée, qu'en sera-t-il réellement lorsque le patient n'aura pas le choix d'être soigné dans le privé ?Comme il existe déjà certains frais afférents demandés aux malades, selon la Coalition, comment se rassurer sur les intentions réelles du ministère de la Santé et des Services sociaux lorsqu'arrivera le temps de mettre en application ses belles promesses ?En ce qui concerne la participation de l'assurance privée pour certaines interventions chirurgicales, le tableau ne semble guère plus reluisant pour les plus vulnérables.La Coalition estime que, étant donné que la Charte des droits et liberté du Québec permet aux assureurs de discriminer les assurés selon le risque qu'ils représentent, il est évident que l'assurance privée ne sera pas accessible à tous.Bref, ce détournement de fonds publics vers le privé risque littéralement de mettre en péril l'équité en matière de santé et de renforcer plus que jamais la boutade de l'humoriste Yvon Deschamps « Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade ».En effet, comment passer sous silence que le ministère de la Santé et des Services sociaux ne prévoit pas de mesures préventives en santé.Comme le disent bien les représentants de Québec Solidaire.« l'un des déterminants les plus importants pour une population en bonne santé est un niveau de vie fondé sur un revenu décent.Un tel revenu permet d'avoir un logement convenable et bien chauffé, une alimentation saine et des loisirs (.) Il n'y a que des avantages éthiques, sociaux et économiques à lutter de façon résolue contre la pauvreté.»2 1 Québec Solidaire, « Pas de profit privé sur la santé du public », Innover dans l'organisation du et le financement des services pour protéger le service de santé public, mémoire présenté à la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale du Québec, 31 mars 2006.2 Idem.MONTRÉAL, 1 ' MAI 2006 7 L'ITINÉRAIRE Une ï on Tir p 83% de notre lectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans \\!liinéraire.50 000 iect ces et lecteurs par mois remarquent une publicité socialement responsable.^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Pour plus ^information Serge Lareault 514-597-0238 POSte 228 publicite@ilineralre.ca Sondage effectué en février 2004 par le groupe Helyum (HEC)./ Plus de détails en page 6 LA TERRE EST UN BEAU JARDIN \u2022 Fruits et légumes frais \u2022 Arrangements floraux \u2022 Paniers de fruits \u2022 Plantes vertes \u2022 Poteries \u2022 Service de livraison Kiosque Mont-Royal 482, rue Mont-Royal Est M Mont-Royal Tél.: (514) 281-7537 vulnéraire,, postes a combler Éditeur-adjoint - Assister l'éditeur dans la gestion du journal et du Magazine DVD - Superviser la production du journal et du Magazine DVD - Développer les ventes dans la rue, les ventes d'abonnement et les ventes de publicité - Participer au développement des partenariats de L'Itinéraire - Assurer les relations avec les fournisseurs - Participer au développement des contenus rédactionnels Coordonnateur du développement Sous la supervision du directeur général, - Organiser des campagnes de financement - Rechercher des donateurs - Assurer le suivi des relations avec les donateurs Intervenant psychosocial (Stage d' L'Itinéraire offre un emploi d'été durant 10 semaines accessible aux étudiant(e)s inscrit(e)s à temps plein à l'université dans une discipline appropriée.Il s'agit d'un poste en intervention psychosocial auprès de la clientèle des camelots, des personnes bénéficiant des programmes d'insertion sociale et des personnes fréquentant le Café sur la rue.Plus de détails sur notre site Internet : www.itineraire.ca Faites parvenir votre curriculum vitae à l'attention de Jocelyne Sénécal.par télécopieur au 514-597-1544 ou par courriel à emploitajitineraire.ca L'ITINÉRAIRE 8 MONTRÉAL, 1° MAI 2006 Que du hasard.Vous savez pourquoi on appelle ça des jeux de hasard ?Justement, parce que c'est juste un jeu et que ce n'est rien que du hasard.La plupart des gens comprennent ça.Mais si vous croyez que vous pouvez avoir le dessus sur une machine ou que vous êtes capable de prévoir les résultats, là.ce n'est plus juste un jeu.Il existe de l'aide.Appelez.Vous n'avez rien à perdre.Jeu: Aide et Référence 1 866 SOS-JEUX FONDATION MISE SUR TOI une initiative de LotoOuébec mise-sur-toi.loto-quebec.com Jean-Çuy 'Duêuc Claude SéCand 91,3 fm Montréal 1100,3 fm stroke \u2022 89,9 fm^i** » 89,3fm Vidoriaville Radio .V*^7.J Ville-Marie- I 91 ,3 fm Monl&al g mci\\kic fa (514) 382-3913 Ext.sans frais 1-877-668-6601 www.radiovm.com -pour 0Dwwa \\ if Uio-ï)ow k uko Okrfafo 5,6 et 7 mai 2006 Vous désirez donner votre ordinateur à une personne de la rue P L'Itinéraire recueille les ordinateurs afin de les remettre aux personnes qui tentent de se réinsérer en société.Vous avez un ordinateur (Pentium III et plus) qui fonctionne toujours mais dont vous n'avez plus besoin?Vous pouvez venir le déposer au Café sur la rue de L'Itinéraire, au 2101, rue Ste-Catherine Est (angle de Lorimier), tous les jours de la semaine de 10 heures à 16 heures.Pour plus d'information : Jocelyne Sénécal, (514) 597-0238, poste 230.MONTRÉAL, l MAI 2006 9 L'ITINERAIRE Privatisation de l'eau à Montréal Gabriel Béland Par l'adoption de la loi 134, le gouvernement de Jean Charest a mis la table à l'entreprise privée dans le secteur des services municipaux.Sur l'île de Montréal, certains réseaux d'aqueducs et dégoûts tombent déjà aux mains de multinationales.Lorsque les villes défusionnées de Westmount et de Côte Saint-Luc ont retrouvé leur autonomie, le 1er janvier 2006, elles ont aussitôt confié l'entretien de leur système d'aqueducs et d'égouts à un consortium privé par un contrat qui pourrait les lier pour 25 ans.Sans tambours ni trompettes, les deux municipalités sont ainsi devenues les premières sur l'île de Montréal à confier leur gestion de l'eau au secteur privé.Et d'autres pourraient suivre, alors que la loi 134, qui vient renforcer le droit des municipalités de recourir à l'entreprise privée, est récemment entrée en vigueur.Les cols bleus montréalais s'acquittaient jusqu'alors de colmater les brèches, de parer aux bris et de nettoyer les tuyaux qui s'entremêlent sous ces municipalités cossues.Le réseau en entier appartenait alors à Montréal.« La loi sur les défusions prévoyait qu'on devienne propriétaire de son réseau d'aqueducs et d'égouts, explique la conseillère de Côte Saint-Luc Dida Berku.Mais nous n'avions aucune expertise, car nous ne l'avions jamais entretenu nous-mêmes.Il a fallu s'organiser rapidement pour être prêts le premier janvier à le prendre en main.À cette période de l'année, avec le gel, les bris sont fréquents, on a dû agir vite.» Selon l'élue, après avoir calculé qu'il en coûterait bien trop cher de s'en occuper soi-même, la ville de Côte Saint-Luc a donc décidé, de pair avec Westmount, de recourir au privé.Suite à un appel d'offres tenu en septembre, les villes ont choisi d'octroyer le contrat à un consortium québécois constitué des firmes d'ingénierie Dessau-Soprin et SNC-Lavalin.« Un premier contrat de deux ans a été signé, précise Dida Berku.Si tout va bien, le contrat pourrait être renouvelé pour 25 ans.» Contrats alléchants Ce recours au secteur privé, considéré comme une panacée par le gouvernement Charest, ne sera toutefois pas plus économique pour le contribuable.Alors que Côte Saint-Luc payait environ 750 000 $ à Montréal pour s'occuper de son réseau souterrain, les deux firmes empochent aujourd'hui 1 300 000 $.Cette montée en flèche des coûts a même contribué à une hausse des taxes qui ont bondi de 15 °/o dans la municipalité.Selon Dida Berku, le nouveau contrat a provoqué une hausse directe de taxe de 1 % à 2 %.« La gestion des réseaux d'eau est très payante pour le privé, affirme le président de l'organisme Eau secours, André Bouthillier.Toutes les firmes d'ingénierie du Québec font un lobby intense auprès des grandes villes pour qu'elles en privatisent la maintenance.En attendant, elles se font les dents sur les petites villes, comme Westmount et Côte Saint-Luc.» Dès 1996, SNC-Lavalin a fait pression sur la ville de Montréal afin qu'elle confie son réseau d'aqueducs et d'égouts au privé.L'entreprise désirait alors entrer de plain-pied dans un marché mondial toujours dominé par les multinationales françaises de l'eau.« À cette époque, le maire Pierre Bourque envisageait sérieusement de vendre tout le réseau au privé, rappelle André Bouthillier.Ça a été la première bataille d'Eau secours et le maire a finalement reculé.» L'ITINÉRAIRE 10 MONTRÉAL, 1\" MAI 2006 La possibilité d'un contrat d'une durée aussi longue que 25 ans fait sourciller l'ancien président de la commission d'enquête sur la gestion de l'eau au Québec, André Beauchamp.« Lorsque la gestion de l'eau est publique, tu peux faire appel aux élus, dit-il.Mais lorsqu'un contrat de plusieurs années est signé avec le privé, les recours démocratiques sont atténués.» Même si la commission a recommandé en 2000 d'être prudent avec ce type de partenariats, il semble que ceux-ci soient en voie de s'accroître sur l'île de Montréal.Le directeur des travaux publics de la ville de Kirkland, Jules Renaud, a d'ailleurs confié à L'Itinéraire que sa municipalité entrevoit la possibilité de passer au privé.« Nous étudions cette option, dit-il.Nous déciderons au début du mois de mai.» Si confier son réseau d'aqueducs et d'égouts à des firmes privées est de plus en plus populaire, c'est entre autres que de nouvelles lois québécoises facilitent cette opération, estime la vice-doyenne aux études supérieures de la Faculté de droit de l'Université McGill, Marie-Claude Prémont.« Des amendements législatifs ont été adoptés qui facilitent un transfert de pouvoirs publics aux pouvoirs privés, explique-t-elle.Et les services municipaux sont au premier rang de ces changements, puisque c'est là que s'offre une grande partie des services publics.» La juriste fait entre autres référence à la loi 134, entrée en vigueur le premier janvier 2006.Celle-ci rend plus facile le recours au secteur privé pour la gestion et le financement des services d'eau, des parcs et de la collecte des déchets.« La gestion des réseaux d'eau est très payante pour le privé.Toutes les firmes d'ingénierie du Québec font un lobby intense auprès des grandes villes pour qu'elles en privatisent la maintenance.En attendant, elles se font les dents sur les petites villes, comme Westmount et Côte Saint-Luc.» ¦ André Bouthillier, président de la coalition Eau secours La ville de Montréal affirme pour sa part ne pas vouloir recourir à la sous-traitance dans le domaine de l'eau.« Nous pensons qu'avec nos services, nous sommes bien capables de gérer nous-mêmes le dossier de l'eau et nous ne voyons pas la nécessité de confier ce mandat au secteur privé, soutient Alan DeSousa, responsable du développement durable au comité exécutif de la ville de Montréal.Nous avons l'expertise, le talent, l'expérience de nos employés, et nous disposons du financement adéquat.» Mais trop peu d'eau a coulé sous les ponts, depuis l'époque récente où Pierre Bourque promettait de vendre les aqueducs et égouts de Montréal, pour qu'on puisse dormir tranquille, estime André Bouthillier.Pour Eau secours, 34 et le mouvement qu'elle en faveur de la d'ailleurs rien de 134 va favoriser les partenariats publics-privés, prévient-il.Avec les citoyens, on est prêt à se battre ville par ville pour empêcher le privé de rentrer.» la loi pourrait susciter privatisation n'a rassurant.« La loi MONTRÉAL, 1 MAI 2006 11 L'ITINÉRAIRE ne font pas le poids Gabriel Béland Alors que l'ancien ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, souhaitait que toutes les maisons du Québec soient dotées de compteur d'eau, cette politiques est loin de faire l'unanimité.Certains écologistes et chercheurs estiment même que leur installation n'a aucune influence sur la surconsommation d'eau et craignent que la tarification de l'or bleu ne rende la vie encore plus difficile aux petits salariés.« Dans les résidences, les compteurs d'eau ne favorisent pas une réduction de consommation, affirme le chercheur à l'INRS Pierre J.Hamel.C'est un des plus grands mythes, malheureusement entretenu par certains écologistes.» Plusieurs partisans d'une réduction de la surconsommation d'eau présentent en effet l'installation de compteurs comme une mesure en faveur de l'environnement.Mais Pierre J.Hamel, qui s'intéresse à la question de l'eau depuis dix ans, a recensé de nombreuses études qui démentent cette thèse.Très efficaces lorsqu'ils sont mis en place dans les industries et les commerces, les compteurs se révéleraient inutiles dans les résidences.Une opinion que partagent plusieurs groupes écologistes, comme le Conseil régional en environnement de Montréal, qui a pris position contre leur installation dans les maisons montréalaises.« Les partisans d'une telle mesure ne cherchent pas à diminuer la surconsommation, puisque ça ne fonctionne pas, indique le directeur du Conseil, Robert Perreault.Ils veulent surtout mettre un prix sur l'eau, et ainsi préparer la privatisation, car il n'y aura pas de privatisation sans compteurs.» Appauvrir les plus pauvres Si la tarification rate sa cible lorsqu'elle cherche à enrayer la surconsommation d'eau, elle aurait en plus pour conséquence d'appauvrir les plus pauvres.« Les working poors sont ceux qui risquent le plus de pâtir de l'installation de compteurs, estime le président d'Eau secours, André Bouthillier.Les riches pourront quant à eux payer leurs factures sans problèmes.» En Angleterre, où le réseau d'aqueducs et d'égouts a été complètement privatisé dans les années 1980, certains ne pourraient même plus se payer un accès adéquat à l'eau.Selon un rapport du comité sur l'environnement de la Chambre des communes du Royaume-Uni, entre deux et quatre millions de familles éprouvent de la difficulté à payer leur facture d'eau.Celle-ci représentait en moyenne l'équivalent de 500 $ pour l'année 2004-2005.« Le coût de l'eau directement facturée à l'usager est tellement élevé au Royaume-Uni que l'on y voit resurgir des problèmes de santé publique que l'on croyait disparus depuis le 19e siècle», note Pierre J.Hamel dans une étude.Les locataires sont aussi les plus susceptibles de faire les frais d'une tarification de l'eau en se retrouvant avec une nouvelle facture à payer, sans baisse de loyer.Même dans le cas où les villes qui décident d'installer des compteurs réduisent la taxe foncière, rien n'oblige les propriétaires à baisser les loyers.«À Montréal par exemple, la taxe d'eau est comprise dans la taxe foncière, explique l'ancien président de la commission d'enquête sur la gestion de l'eau au Québec, André Beauchamp.Alors si vous y installez des compteurs, vous faites passer une partie de cette taxe, indirectement, du propriétaire au locataire.» Et si le propriétaire ne baisse pas le loyer en contrepartie, la Régie du logement n'y L'ITINÉRAIRE 12 MONTRÉAL, 1 ¦ MAI 2006 « Les working poors sont ceux qui risquent le plus de pâtir de l'installation de compteurs.Les riches pourront quant à eux payer leurs factures sans problèmes.» peut rien.Cet organisme n'a le droit de statuer que sur les hausses de loyer, et non sur les baisses.La tarification de l'eau aurait donc d'importantes conséquences dans la métropole, où on estime que 64 % des logements sont locatifs.Déjà, 104 000 compteurs d'eau sont installés à Montréal, surtout dans les arrondissements de Saint-Laurent, Lasalle et Saint-Léonard.La Ville assure qu'elle n'envisage pas pour l'instant la mise en place systématique de compteurs.« Le seul dossier sur les compteurs qui est sur la table vise leur installation dans les commerces et les industries, parce qu'ils consomment 62 % de l'eau produite par Montréal, affirme Alan DeSousa, responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville de Montréal.La logique suggère donc qu'on mette des compteurs à l'endroit où - André Bouthillier, président de la coalition Eau secours on consomme le plus.» D'ici cinq ans, tous les commerces et toutes les industries devraient ainsi être dotés d'un compteur, une mesure saluée par Eau secours.Quelques villes se laissent pourtant toujours séduire par l'idée de la tarification résidentielle de l'eau, comme Brossard, qui a décidé récemment de la mettre en place sur tout son territoire.Mais selon Pierre J.Hamel, il serait faux de prétendre qu'il existe un mouvement en ce sens.« Dans le milieu des années 1990, il y avait un fort mouvement en faveur d'une privatisation à l'anglaise, mais il s'est essoufflé, explique-t-il.Aujourd'hui, lorsqu'une ville installe des compteurs, il y en a une autre qui décide de les retirer.Je vous dirais même que dans les dernières années, il y a eu davantage de compteurs enlevés que posés.» OPERATIONMONTREAL.NET Ville-Marie Montréal Deux comptoirs Accès Ville-Marie pour mieux vous servir Pour accéder aux programmes, aux activités et aux services offerts par l'arrondissement de Ville-Marie Bureau d'arrondissement 888, boul.De Maisonneuve Est, 5e étage Montréal (Québec) H2L 4S8 ®Berri-UQÀM Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y1C6 EUChamp-de-Mars Les comptoirs sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 sans interruption Téléphone : 514.872.6395 www.ville.montreal.qc.ca/villemarie MONTRÉAL, 1er MAI 2006 13 L'ITINÉRAIRE HIAVAIL/ECONOMIE SOCIAL! Responsabilité sociale des entreprises aire Jérôme Savary Adjoint à la rédaction Travail des enfants, refus aux employés du droit de se syndiquer, pollution.longue est la liste des manquements des grandes entreprises, au respect des droits de l'homme et à celui de la planète.Déjà dans la visée des consommateurs et de certains investisseurs, la responsabilité sociale des entreprises canadiennes et américaines est aussi scrutée à la loupe par le Jantzi Research, qui classe les sociétés selon leur degré de responsabilité sociale.La lecture du rapport nous apporte de bonnes nouvelles.Le Jantzi Research, entreprise indépendante, qui classe depuis trois ans les entreprises canadiennes et américaines en fonction de leur degré de responsabilité sociale, est une autorité dans le domaine.Son dernier classement, paru en mars 2006 dans les pages du quotidien The Globe and Mail, se concentre sur cinq industries : les grandes chaînes de commerce de détail (Wal-Mart, Canadian Tire), les fabricants de vêtements et de chaussures, les entreprises agroalimentaires (Heinz, Saputo), les chaînes de restauration rapide et les commerces de détail des secteurs alimentaire et pharmaceutique (Metro, Jean-Coutu).Au total, 49 entreprises sont classées.Dans ce classement, les mauvaises notes attribuées par le Jantzi Research (JR) aux entreprises sont légion.Par exemple, Couche-Tard obtient la note E-, pour la quasi inexistence de programmes en matière d'environnement, de santé et sécurité et d'équité d'emploi.Dans l'industrie du vêtement, Reitmans, Polo et Le Château naviguent entre D- et F, pour leur absence de politique sérieuse relative aux droits des travailleurs.Au Québec, Rona (D-) arrive loin derrière la chaîne américaine de distribution de matériaux de construction Home Depot, faute de soutenir la foresterie durable et d'avoir une gestion efficace des déchets.« Quand l'élaboration d'une politique de développement durable entre en contradiction avec la création de richesse pour l'entreprise, celle-ci a du mal à satisfaire à la fois les exigences des citoyens, et celles, contradictoires, des actionnaires », explique Marie-France Turcotte, professeure à la chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l'UQAM.Adidas-Salomon a demandé à ses fournisseurs de réduire leur utilisation de produits chimiques, Nike aide financièrement les jeunes et les femmes des pays pauvres.Sans compter qu'il n'existe de plus aucune règle internationale contraignant les multinationales à agir de façon responsable.Cependant, la pression exercée à la fois par les militants pour les droits des travailleurs des pays pauvres, par les défenseurs d'un meilleur environnement et par certains actionnaires, a suffisamment entaché la réputation de certaines entreprises pour que celles-ci décident de se refaire une virginité.Ainsi, Starbucks (B-) et McDonald's (C-) se retrouvent en tête des chaînes de restauration rapide, grâce notamment à leur plus grande transparence dans le dévoilement de leurs résultats.Le Jantzi Research souligne également quelques bons coups.Ainsi, le vent a tourné dans l'industrie de la chaussure et du vêtement, et des entreprises comme Adidas, Nike et Gap sont devenues des exemples en matière de responsabilité sociale.Ainsi, Adidas-Salomon (A-) a demandé à ses fournisseurs de réduire leur utilisation de produits chimiques, Nike (B+) aide financièrement les jeunes et les femmes des pays pauvres, et Gap (B) s'est engagée à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 11% d'ici deux ans.La publication de ce troisième classement lève un peu plus le voile sur les pratiques de certaines multinationales.Toutefois, le Jantzi Research n'y révèle que la pointe de l'iceberg, la plupart des compagnies préférant rester dans l'ombre.afin de continuer à produire dans le non-respect des droits de l'homme et de celui de notre environnement.Détails du classement sur la responsabilité sociale des entreprises : www.theglobeand-mail.com/bnfiles/pages/ROBmag/Page2.htm L'ITINÉRAIRE 14 MONTRÉAL, r MAI 2006 Le cri des jeunes des banlieues parisiennes Pascal Milano Le constat a été amer pour les autorités françaises, à la suite des émeutes qui ont secoué les banlieues l'automne dernier.Le vieux modèle d'intégration des immigrants ne fonctionne plus et a accouché de ghettos sociaux où se côtoient exclusion et impuissance.Les nombreuses manifestations de violence dans les banlieues françaises ont avant tout démontré les limites du modèle d'intégration des immigrants, selon Michel Wieviorka.En conférence à l'Université de Montréal récemment, le sociologue français a expliqué que le modèle républicain n'est selon lui plus adapté à la nouvelle réalité.« En France, les individus doivent se référer à une identité collective : la nation.Dans l'espace public, il n'y a de place que pour l'individu, et pas pour la minorité qu'il représente.» Or, la population d'immigrants n'a cessé d'augmenter ces dernières décennies.Selon le dernier recensement de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), la France compte près de 4,5 millions d'immigrants et accueille 150 000 nouveaux arrivants chaque année.Malgré cet afflux, l'Hexagone n'a pas modifié son vieux modèle d'intégration.Au contraire, ce système a exclu bon nombre d'immigrants depuis 30 ans.Avec pour conséquence la création de ghettos sociaux rongés par le chômage.«Les jeunes de ces quartiers vivent repliés sur eux-mêmes.Ils ne souhaitent même pas en sortir, ils ont intériorisé leur enfermement », explique Michel Wieviorka.Dans ce contexte, la moindre étincelle peut rapidement se transformer en brasier.C'est ce qui est arrivé le 27 octobre dernier lorsque deux adolescents sont morts accidentellement après une supposée poursuite policière.Le sociologue établit le profil type des émeutiers qui ont ensuite embrasé les banlieues.« Il s'agit de jeunes garçons issus de l'immigration, pour qui les émeutes servaient à évacuer une certaine rage et avaient un côté ludique, voire spectaculaire.» « En France, les individus doivent se référer à une identité collective : la nation.Dans l'espace public, il n'y a de place que pour l'individu, et pas pour la minorité qu'il représente.» - Michel Wieviorka, sociologue L'échec de l'école publique Symboles de la république, les institutions françaises ont échoué dans leur mission d'intégrer ces immigrants à la société française.Pour plusieurs auteurs français, l'école publique ne fait qu'accentuer les inégalités sociales.Au lieu d'être une échappatoire à la précarité, les établissements scolaires cristallisent ce sentiment d'exclusion et d'impuissance.Devant l'échec des pouvoirs publics, les associations ont essayé de prendre le relais.En proie à des réductions de ses subventions, le milieu associatif n'est toutefois plus aussi vigoureux.« Avant, les classes moyennes animaient le tissu associatif.Après leur départ des banlieues, seuls les pauvres et les immigrés sont restés.Les associations sont désormais animées par des travailleurs sociaux qui viennent de l'extérieur», poursuit Michel Wieviorka.Les jeunes des cités se heurtent également à de nombreuses portes closes.Avec une faible scolarité et un taux de chômage de 38% chez les 15-24 ans, les chances de réussir ne sont pas très grandes.Tout cela a développé un sentiment d'exclusion et d'injustice qui a culminé l'automne dernier avec les nombreuses émeutes.Contrairement au philosophe français Alain Finkielkraut qui a qualifié ces émeutes « d'ethnico-religieuses », Michel Wievorka y entrevoit une poussée des identités dans l'espace public.Il qualifie ces nuits d'émeutes de « cri prépolitique ».Les violences urbaines ont démontré la nécessité de revoir le système d'intégration.À commencer par « la conciliation des idées républicaines et de celles des minorités dans l'espace public », conclut le sociologue français.MONTRÉAL, 1\" MAI 2006 15 L'ITINÉRAIRE \t é\t DE CAMELOTS Cari Festekjian Camelot, métro Côte-Vertu Freedom Freedom is being able to do what you want in life without any restrictions.Freedom is being able to say what you want about anything.Freedom is being able to do what your heart desires.Freedom is being able to do things that you like most in life.Freedom is something that most of us want in life.Being free is choosing to do things without being worried about the time restrictions.Freedom is one of the keys to our well-being and happiness.Freedom is a precious gift of God.Gilbert Pouliot Camelot, St-Denis/Marie-Anne Laissez-moi dire quelques mots Qui m'accablent et m'attristent Sur la racine de tous les maux : L'idole, le capitalisme.Le faux Dieu du maudit système Qu'adorent les disciples de l'avoir, Ignorant tout des mots «je t'aime», Rendus trop avides de pouvoir.« Messieurs, Dames », sachez que c'est l'argent Qui cause malheur après malheur Qui souille nos gouvernements En plus d'endurcir leur cœur.Rendez à César ce qui appartient à César Avalanche de taxes et d'impôts Pendant que leurs coffres remplis d'or Dorment dans les paradis fiscaux.Ils sont de vrais artistes Ces magnats de la finance Dans l'art d'échapper au fisc Et de manipuler leurs dépenses.Ils n'en ont jamais assez Sont dépendants pathologiques De cette substance inanimée Communément appelé le fric.L'amour du pouvoir est plus fort Que le pouvoir de l'amour Et lorsque nous serons tous morts Peut-être qu'ils comprendront ce jour.Mario LeCouffe Camelot, Saint-André/Roy lecouffem(S)yahoo.ca Cessation d'émotion Bien sur, j'ai piétiné à gauche à droite, mais qui sait ce que j'ai fait au centre.L'homme est pourri et son semblable, ni toi, nous, eux.Qui sommes-nous?Des articles affichés sur un comptoir, moi j'en ai assez de faire l'affiche.Car assez, c'est assez.Des sourires, des poignées de main, on n'en a rien à foutre, mon cul, ton cul.Le monde est bien bon quand on lui donne la chance, mais est-ce donc toujours ainsi ?Bon et puis si ce n'était pas ainsi, le monde changerait-il d'émotions?Où donc allons-nous ?À qui donnons-nous nos croyances ?Au plus vite, au plus simple, marre, j'en ai marre de faire semblant.On souffre ou on meurt.Mais le printemps arrive.Sourions, who knows, car parfois les alligators ont fière allure et je me propose comme futur « alligator en chef» du prochain congrès.Les menottes bien ancrées sur vos poignets, toujours cherchant la cessation d'émotion, c'est aussi une menotte qui fait mal.Mais à qui le dire, quand les murs sont des structures éoliennes ?La parole ici va à celui qui souffle fort, n'en parlez plus.Le monde, par définition, est toujours un peu abject et plus l'on creuse, plus l'on cesse d'être émotif.Bye-bye American guy.Mon nom est définitivement Mario Le Couffe.Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal Ô, Cannabis Comme ça, il paraît que plusieurs d'entre vous avez sillonné la rue Rachel le 1er avril dernier afin de découvrir le fameux endroit où avait lieu « La Coupe Cannabis du Québec ».Eh bien, sachez que la pêche a été bonne cette année, puisqu'il s'agissait.d'un poisson d'avril! Cependant, la Coupe Cannabis du Québec a déjà eu lieu à quatre reprises, de 1998 à 2001.Si vous souhaitez qu'elle renaisse de ses cendres, eh bien, sachez que rien n'est impossible: à Amsterdam, on a bien réussi à avoir des coffee shops, alors pourquoi ne pourrions-nous pas avoir la Coupe Cannabis chez nous ?En attendant, dites non à la prohibition en continuant à voter Bloc Pot aux prochaines élections provinciales et pour le Parti Marijuana aux élections fédérales.Merci de votre solidarité pour la cause.L'ITINÉRAIRE 16 MONTRÉAL, 1\" MAI 2006 Un nouveau projet pour les jeunes MAG DVD Si vous pouvez nous aider, n'hésitez pas à contacter Bryan Dionne au (514) 597-0238 poste 224.En collaboration notamment avec Santé Canada, TELUS et la Fondation Canadian Tire, L'Itinéraire démarre un projet pilote de trois ans afin de créer un magazine DVD.Celui-ci sera produit et vendu par des eunes de 18-30 ans, sans emploi, encadrés par une équipe de professionnels.Les jeunes de la rue ont besoin de vivre une expérience positive, utile à la société, pour trouver leur place et l'énergie de s'en sortir.Une activité de production et de création devient pour eux une expérience de resilience qui fait une grande différence dans la poursuite de leur vie.L'Itinéraire est à la recherche de partenaires qui voudraient l'aider : organismes et entreprises de production vidéo et DVD qui ont du matériel.Nous recherchons également des bénévoles qui voudraient participer à la production avec les jeunes et des donateurs qui pourraient nous aider financièrement ou matériellement.La gang du magDVD, de gauche à droite : Olivier D.Asselin, Bryan Dionne, Fred Anctil et Pierrot Cuay.MONTRÉAL, 1\" MAI 2006 17 L'ITINÉRAIRE Léo-Paul Lauzon, professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQÀM Quand profits et richesse records riment avec appauvrissement et taxage du monde ordinaire Le Journal de Montréal peut s'enorgueillir d'avoir l'insigne honneur de compter dans ses rangs deux des pires chroniqueurs de la presse écrite au Québec, qui font preuve d'ignorance, de condescendance, de démagogie et de soumission aux grands de ce monde.Ils sont les champions toutes catégories des affirmations gratuites sans démonstration à l'appui et au mépris des faits.Ils sont tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils confondent leurs petits jugements primaires avec la réalité.Premièrement, il s'agit de la scintillante Nathalie Elgrably, de l'Institut économique de Montréal, un organisme très beaucoup à droite financé par les affairistes du privé, qui, dans sa chronique du 8 février 2006 intitulée « Le seul mystère est à Montréal », dit le plus sérieusement du monde et au mépris de l'élémentaire réalité, qu'« il faut créer de la richesse avant de songer à la redistribuer ».Sainte-Binne, on n'a jamais créé autant de richesse économique depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.Même Claude Picher de La Presse, que l'on ne peut certes pas affubler de « communishe pur et dur » l'a reconnu en ces termes dans sa chronique du 15 novembre 2005 : « La situation est également réjouissante en ce qui concerne les entreprises, dont les bénéfices, correspondant à 14% du produit intérieur brut (PIB), sont les plus élevés en 30 ans ».Puis, tant qu'à y être, ajoutons à cela le titre explicite d'un article de La Presse du 8 février 2006 qui dit que les « profits records pour les entreprises en 2004 », et celui d'un article du Devoir du 17 janvier 2006 affirmant que « [l]a bourse de Toronto atteint les 12 000 points », soit une première et un record de tous les temps.Madame l'économiste Nathalie Elgrably propage de tels mensonges pour mieux vous aliéner et vous prend pour des crétins.Deuxièmement, l'autre chroniqueur « émérite » du Journal de Montréal est le fougueux Joseph Facal, sociologue de son métier et ex-ministre du Parti québécois, qui a accouché, dans son papier du 4 janvier 2006 intitulé « Les nouveaux curés », de la superbe perle suivante : « Ces nouveaux curés nous disent que la mondialisation nous appauvrit.C'est faux.» Pas besoin de fouiller bien loin pour contredire le « lucide » autoproclamé.Dans un article du Journal de Montréal du 26 janvier 2006, « Des augmentations salariales moyennes de 2,5% en 2006 », On peut lire que le Conference Board prévoit des négociations plus ardues ».Prem Benimadhy, vice-président de ce think-tank patronal, a déclaré : « La mondialisation transforme la dynamique des relations de travail au Canada.Les syndicats sont confrontés au choix difficile de consentir aux concessions ou de voir les emplois disparaîtrent au profit de pays où les coûts de la main-d'œuvre sont moins élevés ».Je suppose que ce sont des « concessions enrichissantes » que les compagnies canadiennes, qui nagent dans les profits records année après année, demandent à leurs employés de faire ou plutôt exigent d'eux ?Vous avez aussi avancé dans votre pamphlet, Monsieur Facal, que « [l]es blocages les plus profonds sont dans nos têtes » et plus particulièrement dans la vôtre, rajouterais-je.Alors que la richesse économique nous sort par les oreilles depuis belle lurette, Statistique Canada nous apprend que le salaire moyen des travailleurs, y compris le temps supplémentaire, en dollars constants de 2004, est passé de 17,20$ l'heure en 1984 à 16,70$ en 2004.Et pendant ce temps, dans un article du Devoir du 10 mars 2006 titré «Les millionnaires se multiplient», on peut lire, en introduction : « Les millionnaires n'ont jamais été aussi nombreux, selon le classement 2006 du magazine Forbes des plus grandes fortunes de la planète ».On aurait pu ajouter que les pauvres n'ont jamais été aussi nombreux non plus.Puis, le chroniqueur agrégé Facal en rajoute toujours plus dans son article en nous serinant que : « ces nouveaux curés voudraient nous faire croire que les écarts se creusent entre les riches et les pauvres.C'est faux ».Faut avoir un front de bœuf pour essayer de nous faire avaler cette grossièreté primaire.Même l'économiste Benjamin Tal de la Banque CIBC vient contredire le chroniqueur titulaire Facal.En effet, dans un article du Journal de Montréal du 31 janvier 2006 signé par le journaliste Michel Van de Walle et intitulé « Selon une étude de Marchés Mondiaux CIBC, le Canada crée plus d'emplois mais de moins bonne qualité », Benjamin Tal de la CIBC signale que : « La qualité des emplois créés ne cesse de décliner.L'ITINÉRAIRE 18 MONTRÉAL, l8 MAI 2006 Le déclin est attnbuable au fait que le tiers des emplois est créé par des travailleurs autonomes qui obtiennent habituellement une rémunération inférieure de 20 °/o à celle des travailleurs salariés des entreprises.Enfin, le déclin de la qualité des emplois, qui est plus basse qu'en 1991, selon la CIBC, est aussi lié au fait que beaucoup d'emplois ont été créés dans les entreprises (vente au détail surtout) qui paient de bas salaires ».Notre lucide préféré, après Lucien « Lulu » Bouchard bien entendu, se fait contredire par un économiste de banque, faut le faire! Oh, oh, Joseph, puis-je vous suggérer la lecture de cet excellent article de Charles Côté publié dans La Presse du 22 décembre 2001 intitulé : « Les inégalités augmentent au Canada ».S'appuyant sur des données de Statistique Canada, le journaliste écrit au premier paragraphe de son texte : « Le Canada est devenu depuis 1994 un pays moins égalitaire.Jamais depuis 20 ans les pauvres n'ont-ils si peu profité d'une reprise économique que pendant les années 1990».Qu'en dites-vous ?Pendant que les profits des entreprises atteignent des records à chaque année et que les détenteurs de capitaux s'en mettent plein les poches grâce aux indices boursiers qui ont franchi dernièrement un sommet historique, et qu'au même moment le salaire des travailleurs, jeunes et vieux, a diminué en dollars constants au cours des 25 dernières années, nos lucides du Québec ne trouvent rien de mieux que de suggérer de taxer davantage les travailleurs ordinaires.En somme, ils trouvent plus juste et plus équitable de taxer l'appauvrissement du petit monde que de taxer l'enrichissement du grand monde, que sont les entreprises et les détenteurs de capitaux, comme le démontre très bien le titre de cet article du Devoir du 3 février 2006 du journaliste Robert Dutrisac : « Taxez, taxez et taxez! Un des « lucides » défend sa stratégie pour réduire la dette du Québec».Le lucide en question était l'inénarrable et ineffable économiste Pierre Fortin qui rejoignait à cet effet le point de vue de ses autres lucides qui, dans leur bible néolibérale, avaient suggéré de hausser les tarifs d'électricité, les frais de scolarité, la taxe de vente provinciale, les frais de garde et aussi de réintroduire les péages sur les ponts et les autoroutes.Toutes des mesures fiscales régressives auront pour effet d'appauvrir encore plus le monde ordinaire au profit de l'élite.Faut surtout pas taxer l'enrichissement du gratin, le grand prêtre Joseph Facal l'a dit dans son épître du 4 janvier 2006 : « Ils nous disent (les curés que nous sommes) que les riches, sans compter évidemment ceux qui fraudent, ne paient pas assez d'impôt.C'est faux! ».Fâche-toi pas mon beau Joseph.Loin de moi l'idée de taxer davantage tes « riches exploités », je crois moi aussi qu'ils en paient déjà beaucoup trop et je te ferai remarquer que j'en ai jamais vu un seul frauder de ma sainte vie.Ce sont des jaloux, des dogmatiques, et des « communishes » de Québec Solidaire qui prétendent qu'il y a des riches qui ne paient pas leur juste part d'impôt et qui fraudent.L'évasion fiscale dans les paradis fiscaux n'est qu'une construction de leurs esprits tordus.« Les millionnaires n'ont jamais été aussi nombreux, selon le classement 2006 du magazine Forbes des plus grandes fortunes de la planète ».- magazine Forbe « Les inégalités augmentent au Canada » -Statistique Canada I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 p\tR\t0\tV\ti\tS\t0\t1\tR\tE\t\t\tD\tU\tR H\tA\tT\t1\tV\tE\tM\tl\tN\t_J_\t\tH\tE\ttJ\t1 A\tG\t\tC\tE\t\t_E^\t\t\tA\t\tA\t_G_\tE\tS L\tE\t\t1\tT\tA\tL\t\tE\tN\t\tL\tE\t\tE \tR\tR\tr\tT\tE\tE\t\t5\tC\t\tA\tN\tT\tF ~nM\t\t\tR\tE\tT\t\t\tT\t0\tL\t1\tE\tR\t G\tU\tS\t\t\t\t\tD\tU\tN\tE\t\tR\tA\tS E\tT\tA\t\t\tT\t\tR\tA\t\t0\tM\tE\tG\tA \t1\tL\t\tJ\tt\tM\t0\t1\tG\t\tE\t\tE\tV m l\t\tA\t\tA\t\tM\t1\tR\tE\t\t\t0\tD\tA T\t1\tC\t\tC\t0\tU\tT\tE\tA\t\t\tp\t1\tN 0\tS\tF\t\tT\tU\tN.\tE\t\t1\t\t1\tU\tE\tJ_ L\t\t\tE\t\tT\t\t\t\t\tS\tE\t\t\tE U\tN\t\tV\tE\tR\tS\tt\tL\t\tA\tR\t\tD\t ¦\t\tR\tA\tM\tE\tE\tS\t\tA\tC\tE\tR\tE\tI Agenda Syndical & Corporatif Déservant plus de 100 syndicats et 250 000 travailleurs au Québec E
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