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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
samedi 1 novembre 2008
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2008-11-01, Collections de BAnQ.

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[" 2$ Volume XV, numéro 21, Montréal, 1er novembre 2008 l e magaz i ne des g ran d es c au s es Annie Roy et Pierre Allard Magasiner chez les terroristes ATSA L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Le magazine L\u2019Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareault Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Designer graphique : Mélissa Deschênes Infographiste : Serge Cloutier Photo de couverture : Éric Carrière Révision : Lorraine Boulais, Hélène Paquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Pierre Aubry, Isabel Matte, Jean-Pierre Bourgault, Noëlle Samson et Philippe Robert Site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com Imprimeur : Quebecor World Conseillers publicitaires Renée Larivière :1 866 255-2211 / renee.lariviere@itineraire.ca Mario St-Pierre :1 866 570-6668 / mario.stpierre@itineraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Robert Beaupré Vice-président : Jean-Paul Baril Trésorier : Amélie Laframboise Secrétaire : André Martin Conseillers : Tanéa Castro, Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin, Yvon Massicotte et Pierre Goupil L\u2019administration Directeur général : Serge Lareault Directeur marketing/communications : Richard Turgeon Directrice de l\u2019insertion sociale : Jocelyne Sénécal Directeure de l\u2019administration et des ressources humaines : France Beaucage Adjointe à l\u2019administration : Nathalie Gélinas Conseiller au développement stratégique et financement : Mario St-Pierre Conseillère au développement stratégique et médias : Chantal Forman Conseiller au développement stratégique et partenariats : Guillaume Lacroix ISSN-1481-3572 Le réseau international des journaux de rue Association nord-américaine des journaux de rue L\u2019Itinéraire est membre de : L e s c a m e l o t s s o n t d e s t r a v a i l l e u r s a u t o n o m e s q u i a c h è t e n t l e m a g a z i n e 1 $ e t l e r e v e n d e n t a u c o û t d e 2 $ .L\u2019Itinéraire est appuyé financièrement par Rédaction et administration \u2022 2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est MagDVD Le 3e OEil \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones : 514 597-0238 514 525-5747 (services rue Ste-Catherine) Télécopieur : 514 597-1544 Courriel : itineraire@itineraire.ca Site : www.itineraire.ca Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d\u2019administration est composé en majorité de personnes ayant connu l\u2019itinérance, l\u2019alcoolisme ou la toxicomanie.Abonnement www.itineraire.ca ou 514 597-0238 Actualité et vie urbaine Culture La une Santé/Bien-être actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Environnement Développement social actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Eaxctupalitéression culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Économie/consoamctuamlitéation culture une santé environnement dév.social économie/conso expression $ 8 Entrevue avec une porte-parole du centre d\u2019injection supervisée de Vancouver 9 Marie-Denise Pelletier et L\u2019oeuvre Léger dans le monde 10 Les artistes de la diversité mieux organisés 11 Quand les femmes prennent le contrôle de la caméra 12 Annie Roy et Pierre Allard /Magasiner chez les terroristes 14 Brèves santé 15 Soins dentaires gratuits pour jeunes de la rue 21 Globe-trottoir 22 Les mères monoparentales sur la MAP 24 Commission parlementaire sur l\u2019itinérance : besoin d\u2019une politique reconnue 20 Pause-café et 5 à7 en voiture?25 Brèves Économie/consommation 26 Un ébéniste entre le Québec et le Cameroun 27 Mots de camelots 29 La publicité : le soporifique de notre société 29 Faire tomber les épouvantails à moineaux 30 Prof Lauzon L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Serge Lareault édito Éditeur et directeur général de L\u2019Itinéraire serge.lareault@videotron.ca Au cours des 20 dernières années, les gouvernements ont déréglementé les secteurs financiers.Les fonds spéculatifs et les banques d\u2019affaires ont conçu à grande échelle des produits financiers à très haut risque, jouant avec l\u2019argent des épargnants, des fonds de placement et des caisses de retraite.On pointe du doigt, surtout aux États-Unis, l\u2019accessibilité trop facile au crédit hypothécaire pour des ménages qui n\u2019ont jamais eu les moyens de se payer une maison.Si cela a été plus « fou » aux États- Unis, évitons de croire que le problème n\u2019a cours que chez nos voisins du Sud.C\u2019est partout ainsi, même au Québec.Il vous suffit de demander un prêt hypothécaire et vous allez vite vous rendre compte qu\u2019on vous propose un crédit maximal démesuré.Si vous achetez une maison au montant que l\u2019on vous permet d\u2019emprunter, vous risquez vite de faire faillite à la moindre hausse des taux hypothécaires.Même chose pour le danger démesuré que représente l\u2019accès trop aisé aux cartes de crédit.Le système financier a fourni l\u2019occasion à l\u2019ensemble de la population de s\u2019endetter jusqu\u2019au cou, comme le démontrent de nombreuses études.La population n\u2019a jamais été aussi fragile, et les faillites ne cessent d\u2019augmenter.À grande échelle comme aux États-Unis, cela a créé le véritable tsunami économique qui déferle sur le monde entier en ce moment.La peur s\u2019est installée au sein des populations, le spectre d\u2019une crise semblable à celle de 1929 a été évoqué.Des conditions idéales pour que financiers et gouvernements fassent ce qu\u2019ils veulent.George W.Bush a été le premier à sortir de son chapeau un plan de sauvetage des banques assorti d\u2019une facture de 700 milliards, qui sera refilée aux contribuables, qui devront cruellement payer pour les pots cassés.Les autres pays emboîtent le pas et lancent des milliards dans la cour des banquiers qui ont mis le monde à sac.Parcimonieusement, on parle de nationalisation de banques, mais très faiblement ; et avec quelle réelle emprise ?Au Canada, pays épargné pour l\u2019instant, le silence des politiciens en dit long sur leur actuelle et éventuelle inaction.Le gouvernement Harper saura-t-il protéger le Canada ?Il est impensable de voir que l\u2019on accorde ainsi autant d\u2019argent provenant des contribuables à des millionnaires, des « fondamentalistes du marché », sans que des garanties valables soient exigées.Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités.Trop de requins de la finance font ce qu\u2019ils veulent avec des marchés dérèglementés.Le laisser aller des gouvernements a ouvert la voie à une quantité phénoménale de vols et de scandales financiers ces dernières années (pensons à Enron aux États-Unis, ou à Norbourg, ici au Québec).Et ça continue.Les banques et les financiers doivent désormais se faire imposer des limites, être étroitement surveillés et contrôlés dans leur spéculation à outrance et dans leur création de fonds à risque.Plusieurs économistes annonçaient depuis longtemps l\u2019explosion de la bulle financière et prévenaient les gouvernements qui ne faisaient strictement rien pour nous protéger.Paul Krugman, qui vient de recevoir le prix Nobel d\u2019économie, s\u2019est opposé pendant de nombreuses années aux politiques économiques de dérèglementation de Georges W.Bush.D\u2019autres ont voulu prévenir.Tout au long de ses dix années d\u2019existence, à l\u2019échelle internationale, l\u2019Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l\u2019Action Citoyenne (ATTAC )* n\u2019a cessé de mettre en garde contre les dangers de la spéculation financière et de dénoncer une haute finance hors de contrôle.L\u2019ATTAC croit qu\u2019il est plus nécessaire que jamais d\u2019imposer une taxe sur les transactions financières, laquelle aurait l\u2019avantage de limiter la spéculation, de stabiliser le marché des changes et d\u2019apporter d\u2019importants revenus qui permettraient de compenser largement les méfaits d\u2019éventuelles crises.Car les banques, actuellement en faillite et qui nous réclament des sommes astronomiques, n\u2019ont jamais cessé d\u2019afficher des milliards de profits au cours des dernières années.Ces milliards n\u2019ont pas été taxés, ils sont allés dans la poche de ceux qui préparaient une crise qui fera souffrir les citoyens du monde entier.Pensons à la faillite de l\u2019Argentine, il y a quelques années.Pensons à la spéculation, qui fait augmenter les prix de la nourriture et qui est en train de tuer des millions d\u2019enfants dans les pays en développement.Pensons aux pertes d\u2019emplois massives qui peuvent en découler dans nos pays.Ce sont les citoyens ordinaires et les plus pauvres qui vont écoper.Il faut se défendre en s\u2019informant et en faisant pression.Exigeons de nos gouvernements un réel plan d\u2019action pour protéger la population et assurer un monde réglementé, à l\u2019abri des voleurs financiers! * L\u2019ATTAC est une association citoyenne non partisane présente dans 40 pays.Mouvement d\u2019éducation populaire tourné vers l\u2019action, l\u2019ATTAC s\u2019applique à faire connaître les enjeux qui accompagnent la mondialisation financière.L\u2019ATTAC - Québec, fondée en 2000 est très active et offre une foule de renseignements et d\u2019ateliers pour permettre au Québécois de mieux comprendre les dangers de la finance.Des conférences auront lieu d\u2019ici la fin de l\u2019année pour mieux comprendre les enjeux actuels.Détails au www.quebec.attac.org.La crise financière : vol à l\u2019étalage mondial Le 15 septembre dernier, le monde a été ébranlé subitement, aux yeux du grand public, par la chute des bourses et l\u2019annonce imminente de la faillite de nombreuses banques.Pourtant, bien des spécialistes avaient déjà prévu la chose.Le monde, laissé entre les mains des spéculateurs cupides, ne pouvait pas continuer ainsi pour toujours.La finance déchaînée a pris le contrôle de toutes nos actions économiques et sociales.Plus que jamais, la population est prise en otage sans que les gouvernements aient fait quoi que ce soit pour nous protéger. L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 As-tu de la monnaie?Non, mais j\u2019ai une carte-repas! Vous voulez aider les gens de la rue autrement qu\u2019en leur donnant directement de l\u2019argent?Les cartesrepas sont des cartes prépayées par les donateurs donnant droit à un repas complet au Café sur la rue de L\u2019Itinéraire.Depuis 1998, le concept de dons en cartes-repas offre un moyen de survie efficace aux personnes de la rue.Chaque tranche de 3$ de votre don permet d\u2019émettre une carte-repas et de nourrir une personne avec un repas de qualité dans une atmosphère chaleureuse et humaine au Café sur la rue de L\u2019Itinéraire.Le Café sur la rue de L\u2019Itinéraire est un restaurant à but non lucratif (3$ un repas complet) qui sert plus de 600 repas par semaine.Grande campagne automne 2008 L\u2019Itinéraire procède à deux collectes importantes de cartes-repas par année : au printemps, en prévision de l\u2019été où il y a beaucoup de sans-abri dans nos rues, et en automne pour le temps des Fêtes.Mais on peut contribuer en tout temps car les besoins sont grands.L\u2019objectif 2008 est d\u2019offrir plus de 15 000 repas.«Je travaille et j\u2019habite à proximité de L\u2019Itinéraire et du Café sur la rue\u2026 et à chaque fois que je donne une carterepas\u2026 je me sens moins inutile\u2026 et surtout\u2026 mieux dans mon quartier !» Louis Lemieux, animateur de RDI en direct week-end «La carte-repas, c\u2019est la possibilité d\u2019un contact; quelques mots échangés en la tendant, et plus encore à l\u2019autre bout, dans la chaleur du café.Merci d\u2019être là!» Catherine Perrin, animatrice de On fait tous du show business et chroniqueuse à Radio-Canada «Personne dans notre supposée société d\u2019abondance ne devrait avoir faim.» Laurence Jalbert, auteure-compositeure-interprète Vous pouvez commander des cartes-repas en remplissant ce coupon ou par Internet au www.itineraire.ca M.q Mme q Prénom : ________________________Nom : ______________________________ Organisation : ______________________________________________________________________ Adresse : ___________________________________________________________ App.: __________ Ville : ___________________________ Province : _____________ Code Postal : _________________ Téléphone : ____________________________Courriel : ____________________________________ Postez ce coupon au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2100, rue de Maisonneuve Est, Suite 001, Montréal (QC) H2K 4S1 Pour plus d\u2019information, communiquez avec Nathalie Gélinas 514 597-0238, poste 226 J\u2019achète ___ cartes-repas X 3$ = __________$ Je fais un don à la mission générale de L\u2019Itinéraire de __________$ 1 En vertu d\u2019une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-mêmes ne sont pas admissibles aux déductions fiscales.2 Vous recevrez votre reçu d\u2019impôt au début de l\u2019année 2009.q Postez-moi les cartes-repas pour que je les distribue1 q Je désire que vos intervenants ou bénévoles les distribuent2 Formulaire de commande Paiement qChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire qVisa, Master Card I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I Numéro de carte Expiration ____ / 20____ Mois Année L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Communauté de L\u2019Itinéraire actualité culture une santé environnement dév.social économie/expression En juin dernier, une dizaine d\u2019employés de l\u2019entreprise informatique Amdocs sont venus à L\u2019Itinéraire pour installer plus de 30 écrans d\u2019ordinateurs, 17 ordinateurs et 3 imprimantes.Les employés d\u2019Amdocs ont passé une journée dans nos locaux afin d\u2019installer le matériel informatique.Et tout cela bénévolement! L\u2019Itinéraire tient à remercier chaleureusement Amdocs ainsi que l\u2019équipe de M.Oz Adler pour leur don.Les écrans et les ordinateurs ont permis de rajeunir la flotte informatique de l\u2019organisme et serviront autant à la rédaction du magazine qu\u2019au montage vidéo pour les jeunes du MagDVD.Le projet a démarré lors de la rencontre hebdomadaire de l\u2019équipe de Oz Adler chez Amdocs, le «3 hour cake».Les membres de l\u2019équipe gérée par M.Adler ont souhaité s\u2019engager pour la communauté en donnant bénévolement de leur temps.Amdocs a choisi L\u2019Itinéraire parce que M.Adler et son équipe ont notamment été séduits par la philosophie positive d\u2019empowerment (rendant plus autonomes les bénéficiaires des services offerts par L\u2019Itinéraire) de notre entreprise d\u2019économie sociale.M.Adler veut rééditer l\u2019expérience afin de soulager les plus démunis de notre société.Fondé en 1984, Amdocs est le plus gros fournisseur de logiciel et de service de facturation au monde dans la gestion de relation client.La compagnie compte plus de 17 000 employés répartis dans une cinquantaine de pays.Parmi leurs clients, on trouve les entreprises Bell, AT&T, Sprint, Fido Solutions et Rogers Communications.(Guillaume Lacroix) De nouveaux ordinateurs pour L\u2019Itinéraire grâce à Amdocs Le 8 octobre dernier a eu lieu au Gesù la première soirée bénéfice de L\u2019Itinéraire.Cet événement a permis à notre organisme de récolter 26 000 $ afin de venir en aide à plus de 600 personnes démunies pendant le temps des fêtes.Ce succès a été rendu possible grâce à l\u2019engagement bénévole de plusieurs artistes et de membres de l\u2019entreprise privée.L\u2019Itinéraire tient ainsi à remercier chaleureusement les artistes qui nous permettent de soutenir davantage les personnes défavorisées.Merci aux Moquettes Coquettes, à Gregory Charles, Pierrette Robitaille, Claire Lamarche, Tricot Machine, Les Trois Accords et Alain Lefèvre.Nous remercions également les partenaires qui ont rendu possible cet événement bénéfice.Tout d\u2019abord, merci à Fasken Martineau et à Gaz Métro, les partenaires «Or» de cet événement bénéfice.Ensuite, merci à Quebecor, l\u2019arrondissement Ville-Marie et son maire M.Benoît Labonté, l\u2019équipe Asselin, Bordeleau, Lévesque Conseillers en placement Valeurs Mobilières Desjardins, Paul Piché traiteur et Isabel Otis fleuriste, la SAQ et le Gesù, qui ont été nos partenaires «Argent».En dernier lieu, sans des organisateurs hors pairs, la soirée bénéfice de L\u2019Itinéraire n\u2019aurait jamais pu voir le jour.Nous remercions ainsi les membres du cabinet philanthropique de L\u2019Itinéraire qui ont travaillé fort pour que cet événement soit une réussite.Merci à Catherine Isabelle Associée, de Fasken Martineau; Louis-Philippe Barbeau, vice-président de Crop; Emmanuel Verrier-Choquette et François Rousseau-Clair, consultants chez Secor Conseil; Émilie Moreau, coordonnatrice du service à la clientèle à la CCIEIM ; Thierry Larrivée, chargé de communications à la Ville de Montréal; Anne-Catherine Rioux, chargée de projet pour les laboratoires universitaires Bell; Yves Hennekens, président de YHC environnement et Cédric Prince, consultant chez Innovitech.Gageons qu\u2019avec la solidarité de ces partenaires, la prochaine édition de cette soirée bénéfice aura encore plus de succès! (Guillaume Lacroix) 26 000 $ pour L\u2019Itinéraire / Solidarité des artistes et du public Les Moquettes Coquettes Alain Lefèvre Tricot Machine Photos: Dominic Gauthier L\u2019équipe d\u2019Amdocs devant L\u2019Itinéraire. L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 L\u2019Itinéraire : Pourquoi Insite existe-t-il?Gillian Maxwell : Voici la principale raison : Insite sauve des vies humaines.Depuis l\u2019ouverture du centre en 2003, environ 1000 utilisateurs ont été victimes d\u2019overdose dans nos locaux.Il arrive régulièrement que l\u2019injection d\u2019une dose entraîne un état d\u2019inconscience.En réanimant la personne inconsciente, les infirmières lui évitent la mort.Si ces personnes se trouvaient dans la rue au moment de leur overdose, elles risqueraient la mort.D\u2019ailleurs, dans les «années noires», en 1998-99, une personne mourrait chaque jour à la suite d\u2019une overdose en Colombie-Britannique.Aussi, les habitants du quartier Downtown Eastside Vancouver sont pauvres, sans travail et ne sont pas en bonne santé.Insite intervient pour améliorer leur santé.Les résidants se sentent davantage en sécurité depuis que nous existons, car le nombre de personnes qui se piquent dans la rue a considérablement diminué et on ne trouve plus de seringues abandonnées par terre.Parlez-nous d\u2019Insite plus en détail Insite est un endroit merveilleux [rires].Chaque jour, des centaines de personnes profitent de cet espace unique.Depuis cinq ans, un million (sic) d\u2019injections sont pratiquées dans nos locaux.Douze places assises permettent à de nombreuses personnes de s\u2019injecter leur drogue en toute sécurité.Nous ne fournissons aucune drogue, les consommateurs apportent à Insite la drogue achetée dans la rue.Des infirmières s\u2019assurent que les injections sont pratiquées de façon sécuritaire pour la santé des usagers.La santé est la seule préoccupation d\u2019Insite.J\u2019ai été étonnée d\u2019apprendre que plusieurs personnes, qui utilisent des seringues depuis pourtant très longtemps, ne savent pas comment se piquer sans endommager leur corps.On leur explique alors comment éviter d\u2019endommagent davantage leur santé.Au Canada, le projet de recherche scientifique NAOMI (North American Opiate Medication Initiative) propose gratuitement de l\u2019héroïne à des personnes fortement dépendantes.Pourquoi Insite ne propose pas l\u2019héroïne gratuitement?Nous ne sommes pas autorisés à distribuer gratuitement de l\u2019héroïne.En revanche, NAOMI a eu la permission de donner de l\u2019héroïne de bonne qualité à ses patients dans le cadre de cette recherche scientifique.Par ailleurs, les résultats des traitements offerts dans le cadre des programmes de maintenance de l\u2019héroïne, comme NAOMI, sont plus que satisfaisants, et nous aimerions voir le Canada adopter un programme permanent à cet égard.Pourquoi le gouvernement conservateur veut-t-il fermer Insite?Si Insite existe c\u2019est qu\u2019il bénéficie d\u2019une exemption de l\u2019application du Code criminel, car il est illégal d\u2019accueillir des gens qui s\u2019injectent de la drogue.Lorsque les conservateurs ont pris le pouvoir à Ottawa, ils ont dit ne pas vouloir prolonger l\u2019exemption dont nous bénéficions.La communauté de Vancouver a vivement réagi et tous nous ont soutenus : résidants du quartier, police et gens d\u2019affaires.Le gouvernement a alors accepté de prolonger l\u2019exemption jusqu\u2019en juin 2008.Cependant, en dépit du fait que l\u2019excellence de l\u2019expérience du centre Insite a été soulignée dans 25 articles scientifiques publiés dans des revues médicales prestigieuses, les conservateurs ont commandé un rapport sur Insite.Même ce rapport a conclu à la réussite de notre expérience.Cela n\u2019a pas empêché le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, de qualifier Insite «d\u2019abomination ».Deux groupes membres de notre communauté ont alors poursuivi le gouvernement conservateur pour non-respect de la Charte canadienne des droits et des libertés.La Cour suprême de la Colombie-Britannique nous a donné raison puisqu\u2019elle a jugé qu\u2019il était inconstitutionnel de ne pas prolonger l\u2019exemption permettant à Insite de maintenir ses activités.Le gouvernement a même décidé de demander un appel de cette décision.Il le fait avec l\u2019argent de nos impôts! Cela n\u2019est-il pas également inconstitutionnel?Après tout, Insite ne fait que s\u2019occuper de la santé de personnes ayant besoin d\u2019aide.Gillian Maxwell défend Insite Le droit de rester vivant Jérôme Savary, adjoint à la rédaction Gillian Maxwell est porte-parole de la campagne «Insite pour la sécurité de la communauté», à Vancouver, lancée en réponse à la pression exercée par le gouvernement conservateur pour fermer Insite, le premier site d\u2019injection supervisée en Amérique du Nord.Début octobre, elle était à Montréal pour promouvoir cette expérience unique qui existe depuis 2003 et qui permet à des milliers d\u2019utilisateurs de drogues injectables d\u2019éviter la mort.L\u2019Itinéraire s\u2019est entretenu avec elle.Gillian Maxwell est porte-parole de la campagne «Insite pour la sécurité de la communauté» à Vancouver.Salle d\u2019injection du centre Insite à Vancouver L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Actualité et vie urbaine Ce n\u2019est pas d\u2019hier que la chanteuse reconnue tant pour sa voix que pour sa crinière flamboyante s\u2019engage dans une cause qui l\u2019interpelle sur le plan humain.Depuis 13 ans, elle est aussi porte-parole de L\u2019Arrêt-Source, un organisme montréalais qui héberge de jeunes femmes en difficulté de 18 à 30 ans.En plus de cet engagement sur le plan local, Marie-Denise Pelletier a accepté de promouvoir les projets humanitaires internationaux de L\u2019oeuvre Léger.Il faut dire que l\u2019oeuvre humanitaire fondée par le cardinal Paul-Émile Léger en 1948 a fait partie de l\u2019enfance de la chanteuse : «Quand j\u2019étais enfant, nous étions pauvres, mais ma mère trouvait le moyen de donner aux oeuvres du Cardinal.J\u2019ai toujours eu comme valeur d\u2019aider les autres, alors quand on m\u2019a demandé d\u2019être porte-parole, je n\u2019ai pas hésité», explique-t-elle.En janvier dernier, Marie-Denise Pelletier a donc vécu sa première expérience de coopération internationale au Burkina Faso, en Afrique subsaharienne.Durant les quinze jours de son périple, elle a visité les villes de Ouagadougou, Dédougou et Nobéré pour constater le travail réalisé par huit organismes qui coordonnent des projets de développement grâce à L\u2019oeuvre Léger.Marie-Denise a été particulièrement touchée par le projet de Dégoudou, qui permet à des femmes de produire du bissap (oseille de Guinée) biologique qui répond aux exigences du marché.Les productrices de bissap en font aussi la commercialisation, ce qui leur procure un revenu suffisant pour couvrir leurs besoins essentiels.En 2005, L\u2019oeuvre Léger a investi 350 000$ dans ce projet, qui permet aujourd\u2019hui à une centaine de femmes de travailler et de transmettre leurs connaissances à leurs filles.«C\u2019est vraiment incroyable, dit-elle, de constater à quel point ce projet d\u2019agriculture a pu améliorer les conditions de vie de ces familles.» Pauvreté, misère et espoir «La pauvreté, c\u2019est souvent avoir peu de moyens et la misère, c\u2019est de vivre de la détresse psychologique, de souffrir d\u2019isolement, d\u2019avoir une maladie, c\u2019est au-delà du matériel.En ce sens, la misère touche autant les riches que les pauvres.» C\u2019est l\u2019un des constats qu\u2019a pu dégager Marie-Denise au cours des quinze jours où elle a sillonné le Burkina Faso.Comme la plupart de ceux qui visitent l\u2019Afrique, la porte-parole de L\u2019oeuvre Léger a été estomaquée par la joie de vivre des Burkinabés qui habitent l\u2019un des pays les plus pauvres du monde.«On apprend beaucoup de ces personnes qui trouvent toujours le moyen de sourire, malgré la maladie, le manque de nourriture et les conditions de vie extrêmement difficiles.» En plus de son travail de coopérante sur le terrain, la porte-parole a aussi tenu à s\u2019engager avec ce qui lui tient lieu de gagne-pain depuis 1985 : sa voix.Pour souligner le 60e anniversaire de L\u2019oeuvre Léger, elle a interprété la chanson Pour que les hommes se souviennent, écrite par Alain Labonté et mise en musique par Benoît Sarrazin.«Les paroles de cette chanson m\u2019ont bouleversée, car elle va droit au coeur grâce à des mots simples.» Pour financer L\u2019oeuvre Léger dans le monde et pour écouter la chanson inédite Pour que les hommes se souviennent : www.leger.org «On apprend beaucoup de ces personnes qui trouvent toujours le moyen de sourire, malgré la maladie, le manque de nourriture et les conditions de vie extrêmement difficiles.» \u2014 Marie-Denise Pelletier, à propos des Burkinabés qu\u2019elle a rencontrés lors de son expérience de coopération au Burkina Faso Marie-Denise Pelletier Nouvelle porte-parole de L\u2019oeuvre Léger dans le monde Audrey Coté «Pendant longtemps, la femme a été au service de la chanteuse et maintenant, je veux que la chanteuse soit au service de la femme et de ses valeurs.» C\u2019est une Marie-Denise Pelletier visiblement lumineuse et sereine qui a accepté de s\u2019engager pour quatre ans comme porte-parole de L\u2019OEuvre Léger dans le monde.Marie-Denise Pelletier, porte-parole de L\u2019OEuvre Léger dans le monde Photo: L\u2019OEuvre Léger 10 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Un simple regard posé sur les programmations des institutions culturelles de Montréal suffit pour constater le peu de place qui est faite aux artistes issus des communautés ethnoculturelles.Vitrine virtuelle pour les artistes de la diversité culturelle, le site Web du Répertoire des artistes de la diversité est un nouvel outil mis à la disposition des producteurs et diffuseurs afin que ces artistes cessent d\u2019être sous-représentés.Dans une ville comme Montréal où on estime que 40 % de la population a une origine ethnique autre que française ou britannique, les artistes québécois issus des communautés ethnoculturelles demeurent moins bien représentés que la population en général parmi les artistes.Leur revenu moyen demeure également inférieur à ceux de l\u2019ensemble des artistes.Le Conseil des arts de Montréal a entrepris, dès 2003, une démarche de rapprochement interculturel dans les arts afin de favoriser l\u2019inclusion des artistes et des publics issus des communautés ethnoculturelles.Ainsi est né l\u2019organisme et le site Internet Diversité artistique Montréal.(Source : Diversité artistique Montréal) Diversité artistique Montréal : www.diversiteartistique.org Les artistes de la diversité mieux organisés «Je peint le désert, les aures, les montagnes, les nomades, les hommes bleus, les femmes antiques, les premiers dessins à même la pierre, le monde actuel de la préhistoire, l\u2019enfance sobre et dénudée de tout artifice, la guerre, la paix, l\u2019errance, les amis, les nuits carnivores ou douces, la poésie, la famille.» \u2014 Hassane Amraoui Illustration : Hassane Amraoui Culture «C\u2019était important pour moi parce que je me sentais supportée dans ma démarche.Anne Golden et Pétunia Alves, les codirectrices du GIV, sont vraiment des références dans le monde de la vidéo indépendante depuis longtemps, alors j\u2019ai senti que mon travail avait de la valeur», explique Judith.C\u2019est d\u2019ailleurs le mandat du GIV.Donner de la place aux femmes dans le monde de la réalisation de vidéos indépendants.Toutefois, lors de sa création, en 1975, le GIV était bien différent.«Le GIV a été fondé par des artistes, hommes et femmes, qui voulaient utiliser la vidéo comme outil de changement social.On était dans les années où le Québec vivait une vague marxiste-léniniste et le GIV était très engagé.Il travaillait beaucoup avec les syndicats, les travailleurs en grève, etc.», explique Anne Golden.C\u2019est au début des années 1980 que le GIV, tel qu\u2019on le connaît aujourd\u2019hui, s\u2019est formé.«Les hommes sont partis et les femmes ont repris le flambeau.Finalement, c\u2019était une très bonne idée parce que les femmes sont très mal représentées dans le domaine du cinéma et de la vidéo», affirme Mme Golden qui est active dans le domaine depuis 1985.Appui technique et distribution Judith Vienneau a aussi bien profité de l\u2019appui technique qu\u2019elle a obtenu au GIV.«J\u2019ai pu utiliser leur équipement, faire mon montage dans leurs locaux et lorsque j\u2019avais des questions techniques, Pétunia était là.Parce que moi, les machines, ce n\u2019est pas mon fort!», s\u2019exclame-t-elle.Si l\u2019équipement est fourni gratuitement aux artistes dont le GIV produit ou coproduit les oeuvres, tous les vidéastes peuvent y avoir accès en location.Toutefois, un autre avantage d\u2019être produit par le GIV est d\u2019être assuré de la distribution de l\u2019oeuvre sur les scènes locale et internationale.Pour Judith, c\u2019était inespéré! «C\u2019est très difficile, après avoir fait un vidéo, de faire des copies, de les envoyer un peu partout et surtout, de garder le rythme.Ça prend beaucoup d\u2019énergie pour faire tout ça et cette énergie, en tant qu\u2019artiste, on aime toujours mieux la garder pour un autre projet!» Le GIV s\u2019implique aussi dans sa communauté.Dernièrement, il a produit un vidéo pour l\u2019organisme Chez Doris, un refuge pour femmes en difficulté.«Entre femmes, nous sommes solidaires», affirme Anne Golden.Diffuser les vidéos Dans ses locaux de la rue Berri, le GIV a plusieurs centaines de vidéos de différents genres qu\u2019il est possible d\u2019acheter ou de louer : documentaire, fiction, docu-fiction, animation, performance et autres.Toujours dans son mandat de diffusion, le GIV organise différents événements pour que les vidéos indépendants puissent jouir d\u2019un plus grand public.«Nous organisons dans nos locaux différentes programmations thématiques et notre grand événement annuel extérieur est Vidéos de femmes dans le parc.C\u2019est une sorte de mini festival que nous organisons chaque été au Théâtre de la Verdure, dans le parc Lafontaine », indique Anne Golden.Judith Vienneau est très fière d\u2019y avoir vu son oeuvre diffusée cet été.«C\u2019était quelque chose de voir mon vidéo projeté sur grand écran.De plus, lorsque j\u2019étais à mes débuts, c\u2019était mon rêve de voir mon petit film à l\u2019affiche de Vidéos de femmes dans le parc.C\u2019est la preuve que dans le milieu, il faut être patiente! Ça m\u2019aura pris 10 ans pour y arriver!» Pour en savoir plus: www.givideo.org «Le GIV a été fondé par des artistes, hommes et femmes, qui voulaient utiliser la vidéo comme outil de changement social.» \u2014 Anne Golden, codirectrice du Groupe Intervention Vidéo Groupe intervention vidéo Quand les femmes prennent le contrôle de la caméra Martine Letarte Cet hiver, le Groupe Intervention Vidéo (GIV), un collectif d\u2019artistes à but non lucratif, a accepté de coproduire le vidéo «In D air» de Judith Vienneau.Un cadeau tombé du ciel pour la vidéaste! Judith Vienneau a bien profité de l\u2019appui technique qu\u2019elle a obtenu au Groupe intervention vidéo.Photo : Alexis Aubin 12 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 C\u2019est en déposant illégalement un guichet automatique de bas chauds pour les sans-abri, devant le Musée d\u2019art contemporain, que le duo artistique a poussé son premier cri d\u2019indignation en décembre 1997.«L\u2019idée nous est venue lorsqu\u2019on a entendu à la télé qu\u2019une Banque venait de faire des profits de 7 milliards de dollars.Nous nous sommes dit : \"C\u2019est inacceptable que dans le même pays où se trouvent ces banques, des personnes dorment dehors et souffrent du froid\"», explique Pierre.Pour éviter les délais et surprendre le public, le couple avait alors résolu d\u2019installer sa «banque à bas» sans demander de permis à la Ville de Montréal.C\u2019est de cette première intervention artistique engagée qu\u2019est née l\u2019Action terroriste socialement acceptable (ATSA).Même si leur geste d\u2019éclat était «socialement acceptable», son caractère illégal aurait pu coûter cher aux deux téméraires artistes.Annie est formelle : «Ce sont les médias qui ont légitimé notre action, car s\u2019ils n\u2019avaient pas embarqué, nous aurions peut-être eu des problèmes.» La démarche artistique de l\u2019ATSA se revendique d\u2019un heureux mélange de rébellion, d\u2019imagination, d\u2019éducation populaire et de marketing récupéré de façon humaniste.La force de frappe de l\u2019ATSA réside dans son habileté à vendre.«Dans une société où tout doit se vendre pour exister, nous avons compris qu\u2019il fallait aussi utiliser cette stratégie pour crier notre indignation face aux injustices sociales.Si nos interventions sont spectaculaires, elles sont aussi pacifiques et visent à resserrer le tissu social.La stratégie consiste d\u2019abord à piquer la curiosité des gens, pour ensuite les amener à réfléchir», fait valoir Annie.L\u2019art est pour les deux complices un moyen de rébellion où prime la sensibilisation du plus grand nombre, d\u2019ajouter Annie.« À travers nos interventions urbaines artistiques, nous voulons réunir les gens, créer un sentiment d\u2019appartenance à une cause commune, qu\u2019elle soit sociale ou environnementale.Nous préconisons les mises en scène qui confrontent les gens et les amènent à réfléchir».De son côté, Pierre croit que les idées et revendications de la masse finissent, lentement mais sûrement, par faire bouger les gouvernements.«Nous croyons que le changement doit d\u2019abord venir de la base, c\u2019est-à-dire de chaque citoyen.» Mobiliser autour de l\u2019itinérance Depuis l\u2019intervention de La Banque à bas, une vingtaine d\u2019autres gestes du genre ont vu le jour, de façon aussi spectaculaire qu\u2019engagée.Parmi celles-ci, État d\u2019urgence, un camp de réfugiés pour les sans-abri installé dans le parc Émilie-Gamelin chaque année depuis 10 ans.Sous une immense tente fournie par l\u2019armée canadienne, on accueille les itinérants comme le grand public.Sous la tente, plusieurs activités artistiques se déroulent et certains itinérants n\u2019hésitent pas à monter sur scène ou encore à servir la soupe.Cette occupation commune des lieux favorise les échanges entre les personnes de la rue et monsieur-et-madame-tout-lemonde.«Cet événement donne une place publique aux itinérants.Par cette manifestation, on veut aussi faire comprendre aux itinérants comme au grand public l\u2019importance d\u2019être solidaires», soutient Pierre.Même si État d\u2019urgence met en lumière la créativité des gens la rue, les premières années n\u2019ont toutefois pas été faciles : «Les commerçants autour de la Place des arts ou du parc Émilie-Gamelin n\u2019ont pas aimé l\u2019idée de voir autant d\u2019itinérants réunis dans un même lieu, mais avec le temps, ils ont compris l\u2019aspect positif de notre action : certains d\u2019entre eux connaissent mieux les gens de la rue grâce à l\u2019ATSA.» Pour les itinérants aussi, cette manifestation artistique et sociale n\u2019a pas toujours été un événement qui allait de soi.Habitués d\u2019être quotidiennement rejetés, plusieurs entraient sous la tente avec une charge d\u2019agressivité palpable, explique Pierre : «Les sans-abri sont souvent déstabilisés en se retrouvant soudainement dans une terre d\u2019accueil.Pour se protéger, ils deviennent agressifs dans les premières minutes, puis graduellement, ils se calment et ont envie de participer aux activités artistiques ou de faire du bénévolat.» Fonds de commerce du social Les cofondateurs de l\u2019ATSA vont au bout de leurs idées.Dénoncer la surconsommation ou l\u2019inéquité du partage des richesses tout en utilisant l\u2019espace commercial comme moyen de rencontre avec le public?Depuis le 2 octobre dernier et jusqu\u2019au 20 décembre Annie Roy et Pierre Allard Magasiner chez les terroristes Audrey Coté, rédactrice en chef Le marketing du cri.Le nerf de la guerre de la société de consommation a aussi ses stratèges artistiques engagés: Annie Roy et Pierre Allard, cofondateurs de l\u2019Action terroriste socialement acceptable (ATSA).Unis dans la vie comme en création, les deux artistes mettent en marché leur cri d\u2019indignation par l\u2019entremise d\u2019interventions urbaines qui s\u2019attaquent à la pauvreté, à l\u2019exclusion sociale et à la pollution.Pour souligner leur 10e anniversaire, ils ont récemment ouvert le magasin temporaire CHANGE, où le public peut se procurer une partie de leur fonds de commerce\u2026 artistique.L\u2019Action terroriste socialement acceptable L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 13 La une «Dans une société où tout doit se vendre pour exister, nous avons compris qu\u2019il fallait aussi utiliser cette stratégie pour crier notre indignation face aux injustices sociales.Si nos interventions sont spectaculaires, elles sont aussi pacifiques et visent à resserrer le tissu social.La stratégie consiste d\u2019abord à piquer la curiosité des gens, pour ensuite les amener à réfléchir» - Annie Roy, cofondatrice de l\u2019Action terroriste socialement acceptable prochain, le duo artistique expérimente la vie de commerçants avec l\u2019ouverture temporaire du magasin CHANGE qui a pignon sur le boulevard Saint-Laurent.Dans leur magasin, Pierre et Annie accueillent le public qui peut y acheter les produits dérivés des créations de l\u2019ATSA : T-shirts, tuques, sacs à provisions en tissu bio et équitable, bandes sonores, photos, etc.La boutique CHANGE a pour but de dénoncer l\u2019uniformisation du commerce, tout en favorisant l\u2019échange avec le public.«Les gens qui entreront dans le commerce devront se déchausser et marcher sur le petit change que l\u2019on demande aux visiteurs en entrant.On veut que cette expérience soit un déclencheur de réflexion», affirme Annie.Après tout, s\u2019exclame son complice et amoureux dans la vie : «Tous les changements passent par l\u2019argent!» La boutique CHANGE est située au 4351, boulevard Saint-Laurent.Elle sera ouverte jusqu\u2019au 20 décembre seulement.État d\u2019urgence se tiendra du 26 au 30 novembre 2008 au parc Émilie-Gamelin.Pour information : www.atsa.qc.ca Le copier-coller qui tue Les sympathiques «terroristes» réagissent au sabrage de 45 millions par le gouvernement Harper dans divers programmes dédiés à la diffusion de la culture: «Les subventions aux arts, la liberté d\u2019expression artistique et sa diffusion, c\u2019est garant d\u2019une démocratie en santé!», lance Annie.Mais il y a plus, selon les deux artistes.Bien au-delà de l\u2019industrie culturelle qui suppose une rentabilité financière immédiate et qui demeure généralement bien subventionnée, la définition de la culture soustend une diversité de regards.«Je n\u2019ai rien contre le fait qu\u2019on subventionne les industries culturelles, mais à mon sens, la culture ne doit pas être uniquement un produit marchand où il faut vendre le plus de billets possible», de poursuivre son compagnon.Mais Annie est prolixe, et tient à conclure : «Il faut aussi que les artistes moins connus puissent s\u2019exprimer librement et il importe de lutter contre l\u2019uniformisation.Le copier-coller culturel, c\u2019est ça qui tue la culture!» (A.C.) ATSA Photo: Éric Carrière D\u2019ici cinq ans, on prévoit mettre sur le marché un gel capable de tuer les bactéries et les virus.Il permettra aux femmes de se protéger contre les infections transmissibles sexuellement, comme la gonorrhée, l\u2019herpès et le VIH/sida.Ce «condom invisible» \u2013 le nom de la marque a déjà été enregistré \u2013 consiste en un gel microbicide et spermicide que la femme applique sur les parois du vagin.Ce gel agit de deux façons.Il contient un polymère qui empêche les microbes et les spermatozoïdes de passer et un agent chimique qui tue les microbes.Le condom invisible a été mis au point par une trentaine de chercheurs canadiens et africains.Avant d\u2019être commercialisé, il devra subir divers tests, ce qui devrait coûter quelque 26 millions de dollars.D\u2019ici là, il faudra continuer de miser sur le latex! (Source: Développement économique, Innovation et Exportation Québec) Gym de cerveau : essentiel à la mémoire On croit à tort que les troubles de la mémoire liés au vieillissement sont dus à la perte de neurones.En fait, ils dépendent davantage des connexions entre les neurones, appelées synapses.Seules les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques.) provoquent la mort des cellules cérébrales en grande quantité.Or, certaines de ces maladies peuvent toucher les jeunes aussi bien que les aînés.Un mythe tenace veut que les capacités cérébrales d\u2019un individu, telles son intelligence, sa mémoire et sa capacité d\u2019attention, dépendent du nombre de cellules nerveuses que son cerveau contient.Par conséquent, on a tendance à croire que l\u2019émoussement des facultés intellectuelles et les troubles de mémoire dus au vieillissement s\u2019expliquent par une perte de neurones.Or, entre l\u2019âge de 20 et 90 ans, cette perte se chiffre à environ 10 %, ce qui représente une toute petite portion de nos cellules cérébrales.À retenir : le fait d\u2019exercer sa mémoire en exécutant diverses tâches intellectuelles (suivre des cours, faire des mots croisés ou du calcul mental) ralentit la déconnexion des neurones des synapses et contribue à conserver une bonne mémoire plus longtemps.(Source : Développement économique, Innovation et Exportation Québec) Condom invisible Illustration / www.melissadeschenes.com L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 15 Santé/Bien-être «Les gens croient que les dentistes font leur métier pour l\u2019argent, mais c\u2019est beaucoup plus que ça, dit Alex May, étudiant de deuxième année rencontré à la clinique lors de sa première journée de pratique.Je me destine à la médecine dentaire communautaire et l\u2019expérience que je vais vivre ici est vraiment enrichissante.Il faut briser les stéréotypes.» C\u2019est par hasard qu\u2019en 2001, Patrick Leclerc et Froy Lor, deux étudiants1 de l\u2019Université de Montréal, se retrouvent à étudier à la bibliothèque de l\u2019UQAM .Attentifs au quartier, ils décident d\u2019offrir les 1 000 heures de bénévolat qu\u2019ils doivent réaliser dans le cadre de leur programme à ce nouveau milieu.«Ils ont d\u2019abord distribué des brosses à dents et du dentifrice, mais nous nous sommes rapidement rendus compte que ce n\u2019était pas suffisant parce que plusieurs jeunes avaient de sérieux problèmes de dentition», explique le Dr Denys Ruel, superviseur du projet depuis sa création.Avec le soutien de la Fondation du CSSS Jeanne-Mance, la clinique a démarré dans un petit local du CLSC des Faubourgs, rue Sanguinet à Montréal.«C\u2019était difficile à voir et drôle à la fois, raconte le Dr Ruel.Nous n\u2019étions équipés seulement pour procéder à des nettoyages.La lampe d\u2019examen n\u2019était pas solide et tombait parfois sur le front des patients.Ces derniers devaient cracher dans la poubelle puisque nous n\u2019avions pas de lavabo.» Malgré ces petits obstacles, la clinique a pris forme et a favorisé une approche multidisciplinaire avec d\u2019autres intervenants du CLSC, dont des médecins, des infirmières et des psychologues.Rapidement, d\u2019autres étudiants se sont joints au projet et le groupe, avec l\u2019aide de l\u2019Association des chirurgiens dentistes du Québec et de dentistes en pratique privée, a pu offrir dans deux salles une plus grande gamme de soins, allant du plombage au traitement de canal.Échange valorisant Selon le Dr Ruel, le succès du projet tient au fait que des jeunes étudiants soignent de manière bénévole d\u2019autres jeunes.«Ils n\u2019accepteraient peut-être pas de se faire soigner par des bonhommes comme moi!» ajoute-il en riant.La Clinique est aussi une occasion de traiter des cas qu\u2019ils ne verraient jamais lors d\u2019un stage en cabinet privé.«Les jeunes de la rue présentent parfois des cas d\u2019extrême pauvreté, de toxicomanie ou de santé mentale, dit le superviseur.Mais ces jeunes ont une force, une volonté de s\u2019en sortir et on est fier de les aider.C\u2019est une chance pour les étudiants de les côtoyer.» Pour plusieurs, passer trois ans auprès des jeunes de la rue pour ensuite soigner des patients en cabinet privé et charger le plein prix peut sembler paradoxal.«À leur sortie de l\u2019université, les étudiants sont pris dans un carcan financier, explique le Dr Ruel.Un médecin a seulement besoin d\u2019une table, d\u2019une chaise et d\u2019un stéthoscope.Un dentiste doit dépenser 300 000 $ pour ouvrir un bureau.Je n\u2019ai pas encore assez de recul pour savoir si les étudiants qui offrent du temps ici feront de grands dons dans l\u2019avenir, mais je suis persuadé que peu importe le chemin qu\u2019ils prendront, ils auront une pratique plus humaine.» Optimiste, Denys Ruel a foi en l\u2019avenir.«Si dans 20 ans il y a deux ou trois dentistes qui offrent bénévolement une vingtaine d\u2019heures par année, ça représente un dentiste par semaine sur le terrain.On pourrait alors étendre notre pratique aux personnes âgées, aux jeunes familles et aux immigrants.Certains collègues s\u2019opposent en disant qu\u2019on n\u2019est pas une faculté de charité.Je leur dit qu\u2019on ne peut pas sauver toutes les dents, mais on peut faire notre part et améliorer l\u2019image du dentiste.» Pour la clinique dentaire, contactez le secrétariat du CLSC des Faubourgs.1 Les étudiants bénévoles à la clinique ont remporté le prix Forces Avenir 2003 dans la catégorie de la santé.Leur travail a aussi été reconnu par les associations dentaires des États-Unis et du Canada.«Les gens croient que les dentistes font leur métier pour l\u2019argent, mais c\u2019est beaucoup plus que ça.Je me destine à la médecine dentaire communautaire et l\u2019expérience que je vais vivre ici est vraiment enrichissante.» \u2014Alex May, étudiant de deuxième année rencontré à la clinique lors de sa première journée de pratique Photo : Josée-Ann Moisan Deux étudiants en train de soigner les dents d\u2019un jeune de la rue Soins dentaires gratuits pour jeunes de la rue Josée-Ann Moisan Depuis 2001, des jeunes de la rue reçoivent gratuitement des soins dentaires dispensés par des étudiants en médecine dentaire de l\u2019Université de Montréal.Pour les apprentis-dentistes, cette expérience enrichissante l\u2019emporte sur toute pratique en cabinet. 16 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 17 CHAM BRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont- La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Téléphone : 514 729-5342 Télécopieur : 514 729-5875 Courriel : bigrab1@parl.gc.ca 18 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Environnement Bilan encourageant de la qualité de l\u2019air à Montréal Les industries présentes dans l\u2019est de la ville ont contribué à améliorer la qualité de l\u2019air de Montréal l\u2019an dernier.Le rapport 2007 du Réseau de surveillance de la qualité de l\u2019air, rendu public en septembre dernier, souligne que ce secteur de la ville, fortement marqué par la présence d\u2019industries pétrolières et pétrochimiques, a connu une amélioration appréciable de la qualité de son air.Le dioxyde de soufre et le benzène, deux polluants très présents dans cette zone, ont particulièrement diminué, avec des réductions respectives de 38 % et de 20 % par rapport à l\u2019année précédente.Le rapport révèle aussi que la qualité de l\u2019air montréalais est en amélioration, le nombre de journées de mauvaise qualité étant en continuelle baisse depuis quatre ans, mais 44 journées ont été classées de mauvaise qualité l\u2019an dernier.En revanche, le nombre de journées de smog a augmenté : 14 avertissements ont été émis au cours de l\u2019été 2007, soit le plus grand nombre depuis 2000.De plus, les particules fines, qui contribuent au smog, demeurent un problème important, notamment en hiver : certains secteurs résidentiels, tels que Rivière-des-Prairies, connaissent en effet un nombre plus élevé de jours de mauvaise qualité de l\u2019air qu\u2019au centre-ville.La raison : le chauffage au bois, fort émetteur de polluants.(Source : Novae) Les alertes au smog ont été particulièrement nombreuses au cours de l\u2019été 2007.La photo du haut a été prise le 27 juin et celle du bas, deux jours plus tard.Un autre mausolée sur le Mont-Royal Le cimetière Notre-Dame-des-Neige propose une fois de plus de construire un autre mausolée sur le Mont-Royal.Le projet de construction d\u2019un bâtiment de 3000 mètres carrés entraînera la coupe de plusieurs dizaines d\u2019arbres, la perte d\u2019espaces verts et la minéralisation du sol dans un secteur sensible du Mont-Royal.La Ville de Montréal va-t-elle autoriser une fois de plus une nouvelle construction sur le Mont- Royal et ce malgré, l\u2019adoption prochaine du Plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal?(Source : Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal) Ruelle Verte pour les enfants du Dr Julien Les alentours de la maison des enfants du pédiatre social Gilles Julien sont récemment devenus plus agréables.Une ruelle située tout juste à côté de la Fondation du Docteur Julien, à l\u2019intérieur du quadrilatère formé par les rues Cuvillier/Aylwin et Adam/La Fontaine, a subi cette année sa première phase de transformation en ruelle verte.Anciennement très pauvre en végétation, elle cette ruelle s\u2019est embellie d\u2019arbres, d\u2019arbustes et de plantes vivaces qui ont été plantés par des adultes et des enfants du quartier, ainsi qu\u2019avec l\u2019équipe du Sentier Urbain, composée d\u2019horticulteurs et de jeunes adultes en insertion socio-professionnelle.Une cour intérieure accessible aux employés de la Fondation du Dr Julien et aux résidents du quartier, a aussi été métamorphosée afin d\u2019améliorer le milieu de vie de la population avoisinante, tout en diminuant les effets de cet îlot de chaleur.(Source : Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal) Photo: Sentier Urbain 20 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Environnement «À Polytechnique, je connaissais Sophie Larivée qui habite à Saint- Basile-le-Grand, tout près de chez moi.Lorsque j\u2019ai su que nous pourrions faire du covoiturage, ça a pesé lourd dans la balance pour me faire accepter le poste», d\u2019expliquer Caroline.Le covoiturage entre les deux collègues a commencé dès l\u2019embauche de Caroline et se poursuit depuis plus d\u2019un an, dans la plus grande satisfaction.Sophie confirme.«Le trajet paraît beaucoup moins long depuis que je fais du covoiturage avec Caroline.On jase beaucoup et on a développé une belle complicité.» «Pour parler, on parle! s\u2019exclame Caroline.Souvent, le soir, on parle du travail, de choses dont on n\u2019a pas eu le temps de discuter pendant la journée et le matin, on parle plus de choses personnelles, de nos familles.C\u2019est comme une thérapie finalement!» L\u2019importance du point de rencontre Plusieurs conditions favorisent le bon déroulement du covoiturage de Sophie et de Caroline : elles habitent à cinq minutes de voiture l\u2019une de l\u2019autre, elles travaillent pour le même employeur, ont les mêmes horaires et se connaissaient depuis quelques années avant de commencer à faire le trajet ensemble.Elles ont tout de même pris une précaution pour s\u2019assurer du bon fonctionnement de leur covoiturage : elles se sont fixé un point de rencontre dans un endroit stratégique, entre leurs domiciles.«Ça a plusieurs points positifs, croit Caroline.Ça nous évite de faire un détour pour l\u2019autre avec tous les arrêts que ça impliquerait ! Aussi, ça fait qu\u2019on n\u2019attend pas après l\u2019autre devant sa porte, pendant qu\u2019elle met ses bottes, son manteau, qu\u2019elle cherche ses clés et prend son sac.Nous nous fixons une heure de rendez-vous et nous sommes là à temps, prêtes à partir.Et évidemment, si l\u2019une a un pépin et qu\u2019elle est en retard, elle appelle l\u2019autre pour l\u2019aviser.» Pour déterminer quelle voiture elles utiliseront pour se rendre à Montréal, les deux collègues déterminent si l\u2019une des deux a besoin de se déplacer pendant sa journée de travail et elles alternent le choix de la voiture pour que ce soit équitable.Un autre avantage de ce point de rencontre est que chacune garde sa liberté.«Nous avons des enfants à aller chercher et souvent, des courses à faire avant d\u2019entrer à la maison.Reprendre chacune sa voiture au point de rencontre nous permet de faire ça sans l\u2019imposer à l\u2019autre», précise Sophie.Concours Cocktail transport 2008 Les gens qui n\u2019ont pas la chance de vivre, comme Sophie et Caroline, une expérience aussi simple de transport écologique peuvent s\u2019inscrire au concours Cocktail transport 2008, d\u2019Équiterre, jusqu\u2019au 12 novembre.Vélo, bus, métro, covoiturage : toutes les initiatives qui remplacent l\u2019auto en solo sont bonnes! «L\u2019important, c\u2019est que chacun choisisse son mode de transport écologique en fonction de sa réalité et de ses préférences», conclut Amélie Ferland, co-organisatrice du concours.À gagner : un an de transport écologique pour deux citoyens et une trousse transport écologique corporative pour un employeur qui décide de promouvoir le transport écologique auprès de son personnel ou de ses clients.Pour plus d\u2019information : www.equiterre.org/cocktail.«Souvent, le soir, on parle du travail, de choses dont on n\u2019a pas eu le temps de discuter pendant la journée et le matin, on parle plus de choses personnelles, de nos familles.C\u2019est comme une thérapie finalement!» - Caroline Boisvert, travailleuse qui a découvert les joies du covoiturage Pause-café et 5 à 7 en voiture?Martine Letarte Caroline Boisvert habite à Saint-Bruno.Il y a un peu plus d\u2019un an, elle envisageait d\u2019accepter un poste à Polytechnique, près du mont Royal.Ce qui la faisait hésiter : la grosse heure et demie de parcours en voiture (et encore plus l\u2019hiver !) qu\u2019elle devrait se «taper» matin et soir.L\u2019impact sur l\u2019environnement était à considérer, en plus des dépenses que cela représenterait en essence et en usure de voiture.La solution qu\u2019elle a trouvée ?Le covoiturage.Illustration / www.melissadeschenes.com L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 21 Globe-Trottoir Des nouvelles des journaux de rue du monde entier Tiré de Spare Change News, Cambridge, États-Unis Golf au pays des rizières Les touristes qui frappent des balles de golf sur les verts du Bali ignorent qu\u2019ils ont déjà été des rizières.Celles-ci ont fait place à des hôtels, à des villas et à des parcs industriels.Le développement économique des pays sud-asiatiques nuit à la sécurité alimentaire et entraîne une baisse dans la production de riz et une augmentation du prix des denrées : le prix du riz a triplé en Thaïlande, s\u2019établissant à plus de 1000 dollars la tonne.Ceux qui en profitent le plus sont les intermédiaires, alors que les pauvres paysans travaillant encore pour des pinottes! Tiré de Spare Change News, Cambridge, États-Unis Le beurre d\u2019arachide qui gèle Dans certaines villes du Texas, des trafiquants de drogues «coupent» l\u2019héroïne avec des capsules de Tylenol réduites en poudre pour ensuite la vendre à de jeunes enfants.Depuis les deux dernières années, 16 jeunes de 9 à 12 ans sont morts d\u2019une overdose après avoir consommé cette drogue, qu\u2019on surnomme peanut butter (beurre d\u2019arachide) et qui se vend à seulement deux dollars la ligne.Le prix d\u2019un Big Mac.Real Change, Portland, États-Unis Relations sexuelles avec des robots Un livre paru aux États-Unis annonce l\u2019invasion prochaine de robots de plus en plus humanisés dans notre société moderne.L\u2019auteur David Levy prédit dans son livre Love and Sex With Robots que d\u2019ici 2035 les cyborgs pourront se déplacer avec autant d\u2019aisance que vous et moi et ressentir des émotions «humaines».De plus, les frustrés du sexe pourront s\u2019en donner à coeur joie 24 h sur 24.Si vous n\u2019avez pas de succès auprès du sexe opposé ou que votre conjoint(e) a mal à la tête, vous pourrez vous consoler en compagnie d\u2019un(e) séduisant(e) androïde , qui aura été programmé(e) pour votre bien-être sexuel.Normand Rickert journaliste de rue normartmusic@yahoo.ca Illustration / www.melissadeschenes.com La chanteuse chaleureuse nous a légué «la fierté, le droit et le devoir de se tenir debout», croit l\u2019animatrice de Fréquence libre à la radio de Radio-Canada.Pour commémorer sa disparition, le festival Coup de coeur francophone organise un évènement-spectacle intitulé Pauline à la page, qui aura lieu le samedi 8 novembre au Théâtre Outremont et le vendredi 28 novembre au Palais Montcalm, à Québec.Pour Monique Giroux, qui participera à l\u2019événement, «Pauline a laissé un grand vide, car on manque de femmes fougueuses, passionnées, qui parlent cru et qui sont d\u2019une intelligence vive comme elle».Sur scène, l\u2019animatrice de radio témoignera de son amitié profonde pour la chanteuse, «afin qu\u2019on se souvienne d\u2019elle ».L\u2019auteure et interprète nationaliste abordait des sujets controversés pour l\u2019époque et n\u2019avait pas froid aux yeux.Elle fut ainsi l\u2019une des premières à chanter les différences culturelles, avec sa chanson L\u2019étranger qu\u2019elle a écrite et interprétée.Toujours selon Mme Giroux, Pauline Julien ne se souciait pas de vendre des disques : l\u2019essentiel, pour elle, était de rester authentique.Lors de l\u2019événement Pauline à la page, plusieurs artistes se sont donné rendez-vous pour interpréter des chansons du répertoire de Pauline Julien, dont Pierre Flynn et Mara Tremblay.Festival Coup de coeur francophone, Pauline à la page.Samedi 8 novembre 2008, Théâtre Outremont, Montréal.Vendredi 28 novembre 2008, Palais Montcalm, Québec.www.coupdecoeur.qc.ca Pauline Julien laisse un grand vide Josée Louise Tremblay, journaliste de rue / jyel_roses@yahoo.ca Dix années se sont écoulées depuis que Pauline Julien s\u2019est enlevé la vie.Souffrant d\u2019aphasie, incapable d\u2019organiser sa pensée, la chanteuse n\u2019en pouvait plus de cette souffrance : «Toute la famille savait qu\u2019elle allait mettre fin à ses jours à cause de sa maladie», a confié à L\u2019Itinéraire sa grande amie, Monique Giroux.Culture 22 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Dans le bureau de MA P, dont nous avons disposé pour l\u2019entrevue, Aurélie et Jacob jouent tranquillement.Même si leurs mamans les ont doucement rappelés à l\u2019ordre à quelques reprises, la petite fille aux cheveux châtains et le petit garçon aux yeux bleus se sont comportés comme des anges.Ils avaient l\u2019air de se sentir bien chez MA P; même chose pour leur maman, Régina et Sonia.MA P permet à 30 mères monoparentales et à leurs enfants de prendre un nouveau départ dans la vie.Âgées de 25 ans et voisines l\u2019une de l\u2019autre, Sonia et Régina sont arrivées chez MA P il y a peu de temps.«Je me sens déjà plus mature et autonome», indique Régina, qui vit depuis sept mois dans un immeuble administré par MA P et situé sur la rue Fullum, dans le quartier Centre-Sud de Montréal.Sonia est arrivée il y a seulement quatre mois et semble décidée à «travailler sur elle-même».«Je suis venue à MA P pour m\u2019accomplir en tant que femme», dit-elle.Encore farouches, les deux ont en commun d\u2019avoir de la difficulté à aller vers les autres.«Tous les jours, je sors un plus», précise Sonia.Adolescence difficile Placée dans une famille d\u2019accueil dès l\u2019âge de deux ans, Sonia a connu 17 familles et centres jeunesse différents avant d\u2019avoir 18 ans et de devoir se débrouiller seule.À 18 ans, elle danse dans des clubs «exotiques», comme elle dit, et tombe rapidement enceinte de sa première fille.Quatre ans de stabilité avant de retomber dans les «pilules» : speed, ecstasy\u2026 «À 22 ans, j\u2019étais tout le temps sur les pilules», souligne-t-elle.Indépendante et décidée, Sonia garde quand même quelques bons souvenirs de son époque\u2026 «exotique».«Danser dans des clubs m\u2019a permis de voyager», dit-elle en souriant.Régina a quitté le foyer familial à 15 ans.La drogue et la rue sont alors devenues son lot quotidien.«Jusqu\u2019à 18 ans, j\u2019étais habillée en punk et je dormais sur des bancs de parcs», explique-t-elle.Ce qui l\u2019a amené dans la rue?Entre autres choses, un père absent.Ensuite, Régina a vécu en couple pendant quatre ans, puis s\u2019est séparée du père de son fils.Pour cette grande dépendante affective, comme elle se définit, la rupture a été particulièrement difficile.MAP est unique Selon Nathalie Rochefort, le risque que les enfants des jeunes mères monoparentales soient négligés est très élevé.Les mères sélectionnées par MA P ont 23 ans en moyenne (25% ont 19 ans ou moins), 66 % d\u2019entre elles n\u2019ont pas complété le secondaire, 80 % ont des revenus inférieurs aux seuils de faible revenu et 50 % de ces femAurélie et sa maman Sonia mes ont eu un premier enfant avant 20 ans.Photo : Alexis Aubin Mères monoparentales sur la MAP Développement social actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Jérôme Savary Élever un enfant, c\u2019est plus facile à deux.Quand maman est seule, sur l\u2019aide sociale et sans modèle positif à proposer, les premiers pas dans la vie de bébé sont souvent difficiles.L\u2019organisme Mères avec pouvoir (MAP) a décidé de donner une nouvelle chance à ces enfants et à leurs mères, en leur assurant une place en garderie, un appartement à prix modique et en les accompagnant dans leur projet de vie.Chez MAP, L\u2019Itinéraire a rencontré Sonia, mère monoparentale d\u2019Aurélie (22 mois) et d\u2019Angelika (6 ans), ainsi que Régina, qui est également seule pour élever Jacob, 18 mois.L\u2019aide sociale incontournable Selon le site Internet de MA P, 75 % des familles monoparentales québécoises avec enfants de moins de six ans ont recours à l\u2019aide sociale.L\u2019ampleur du phénomène est d\u2019autant plus préoccupante, que ces familles risquent d\u2019en venir à dépendre de la sécurité du revenu.Chez 70 % des familles monoparentales, la durée moyenne du recours à la sécurité du revenu excède les 10 ans.La maternité précoce est clairement associée à la monoparentalité et au décrochage scolaire.Dans le contexte actuel, le cumul de ces trois caractéristiques multiplie les risques de vivre dans la pauvreté et d\u2019y demeurer longtemps.À preuve, en 1991, à Montréal, 92% des parents seuls de 18 et 25 ans vivaient sous le seuil de la pauvreté. L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 23 Selon MA P, le stress associé à l\u2019insuffisance de revenus, la sous-scolarisation et le fait d\u2019être jeune lors de la naissance du premier enfant génèrent des effets néfastes sur la santé globale des femmes et de leurs enfants.Les enfants présentent notamment des retards de croissance et courent 15 fois plus de risques de développer des comportements violents.MA P permet de casser ce cycle destructeur.«À notre connaissance, MA P est le seul organisme au Canada qui offre aux mères monoparentales tous les services, soit un appartement à prix modique, un CPE et un soutien psychosocial sous le même toit, tout en intervenant simultanément dans les sphères personnelle, familiale, professionnelle et sociale de leur vie», indique Nathalie Rochefort, coordonnatrice de MA P.Pour le moment, Aurélie vit à temps plein avec sa maman Sonia et va au Centre de la petite enfance (CPE) qui est associé à MA P.Grâce à cette entente, les 30 mamans résidant chez MA P ont une place assurée dans ce CPE.Jacob, lui, ne peut en bénéficier, car sa mère Régina partage la garde de Jacob avec le papa une semaine sur deux, ce que ne prévoit pas le CPE.En moyenne, les jeunes mères restent chez MA P pendant trois ans.«Chaque résidente arrive avec un projet de vie, un rêve, explique Nathalie Rochefort.Avec leur intervenante \u2013 MA P en compte deux \u2013, les résidentes mettent en place un plan d\u2019action assorti d\u2019objectifs à atteindre.Le plan d\u2019action est renouvelé chaque année et un suivi est assuré chaque mois.L\u2019intervenante les incite à se dépasser.» Dernière étape : voler de leurs propres ailes.Depuis 2001, déjà 80 mamans sont passées par MA P.«La très grande majorité de ces jeunes femmes sont aujourd\u2019hui sorties de la pauvreté.MA P a fait une vraie différence dans leur vie», assure Mme Rochefort.Sans appui financier gouvernemental, MA P fonctionne uniquement grâce à l\u2019argent provenant des fondations privées et du grand public.Cependant, Nathalie Rochefort n\u2019attend pas après le gouvernement pour aller de l\u2019avant : «Ce n\u2019est pas à l\u2019État de tout faire.Entreprises, employeurs et citoyens ont un rôle à jouer.Pourquoi par exemple, des propriétaires d\u2019immeuble n\u2019aideraient pas des personnes monoparentales à se loger?» Projets de vie Dans un proche avenir, Régina et Sonia souhaitent terminer leurs études secondaires.Régina voudrait ensuite travailler comme éducatrice et Sonia aimerait oeuvrer dans un centre jeunesse en tant qu\u2019éducatrice spécialisée; à moins qu\u2019elle choisisse d\u2019être assistante familiale et sociale.Parallèlement à ces projets «sérieux», Sonia aimerait partir une semaine dans le Sud, à Puerto Vallerta.«J\u2019aimerais pouvoir me payer ce voyage au cours de l\u2019hiver 2009 et partir là-bas pendant une semaine; il y a même une garderie pour Aurélie.» De son côté, Régina aimerait s\u2019offrir une fin de semaine à New York.Après une enfance et une adolescence déstabilisantes, les deux jeunes mamans apprécient l\u2019aide qu\u2019elles reçoivent de MA P.Elles espèrent quitter MA P en se sentant plus fortes.«Je veux «travailler sur moi» et réussir à me sentir bien», dit Régina.Sa voisine souhaite quant à elle la stabilité qu\u2019elle n\u2019a quasiment pas connue.«Plus tard, mon souhait est d\u2019avoir un foyer et une vie stables et d\u2019être une femme accomplie dans toutes les sphères de ma vie», espère Sonia.MA P : 514 282-1882; www.mapmontreal.org Des mères modèles de réussite Les déjeuners conférence «Femmes en action.» ont pour objectif de briser le préjugé selon lequel être mère monoparentale est un obstacle social et économique.Hermante Ayotte, infirmière de profession et mère monoparentale, est la présidente et fondatrice de la Clinique de Médecine Industrielle et Préventive du Québec (CMIPQ).Elle prendra la parole mardi 11 novembre à l\u2019hôtel Hilton Bonaventure, à Montréal.En donnant la parole à des femmes monoparentales ayant réussi comme femme, mère et citoyenne, ces déjeuners conférence démontrent à des employeurs qu\u2019être mère monoparentale n\u2019est pas une embûche à la réussite et encouragent la gente monoparentale à croire en ses rêves, à croire en elle.Ces déjeuner conférence sont organisés par «Une Fondation\u2026Un Toit» qui a pour mission de soutenir financièrement des projets où le logement est un outil d\u2019intervention auprès de personnes démunies qui nécessitent un support de la communauté.La Fondation soutient spécifiquement MA P Montréal.Photo : Alexis Aubin Jacob et sa maman Régina 24 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 INFO RA PSIM Le réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 www.rapsim.org Les audiences de la Commission parlementaire sur l\u2019itinérance, qui se sont déroulées à Montréal fin septembre, ont permis la tenue d\u2019un débat public sur la question.Les besoins des personnes itinérantes en termes de logement, d\u2019accès aux services et de revenu, ainsi que la nécessité de cesser la judiciarisation et d\u2019accroître le financement des organismes d\u2019aide, ont trouvé un large écho dans les mémoires présentés par les intervenants du milieu.Le besoin d\u2019une Politique globale en itinérance, question que posait la Commission parlementaire, a trouvé un appui fort.Tant la Ville de Montréal, évidemment le RA PSIM, mais aussi plusieurs de ses membres et plusieurs personnes en situation d\u2019itinérance ont défendu la nécessité de cette politique pour que l\u2019ensemble du gouvernement agisse pour combattre l\u2019itinérance.Quelles seront les suites de cette commission parlementaire, qui aura aussi siégé à Gatineau et Trois-Rivières, avant de se clore à l\u2019Assemblée Nationale?La possibilité d\u2019élections générales au Québec rendrait caduque la production d\u2019un rapport par cette commission.Dans ce cas, les enjeux, les débats et les positionnements des partis politiques ne devront pas rester sans réponse.La nécessité d\u2019une Politique en itinérance et le besoin de mesures majeures de prévention sont maintenant largement reconnus et appuyés.Le gouvernement doit adopter une telle politique.Le RA PSIM, ses membres, ainsi que les organismes des autres régions du Québec veilleront au grain, se mobiliseront et rappelleront l\u2019importance de la question comme ils l\u2019ont fait lors de la Commission parlementaire, à Montréal le 29 septembre et à Québec le 29 octobre.Commission parlementaire sur l\u2019itinérance Le besoin d\u2019une politique reconnue Pierre Gaudreau, coordonnateur RAPSIM Geoffrey Kelly, député libéral et président de la Commission parlementaire, s\u2019adressant aux manifestants.Manifestation pour une Politique en itinérance au Carré Berri, le 29 septembre, en marge de l\u2019ouverture de la Commission parlementaire.Près de 200 personnes mobilisées par les membres du RA PSIM, dont plusieurs membres de l\u2019organisme Médecins du Monde.Photos : Claude Majeau L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 25 Le guide Pour une high-tech responsable, lancé par Greenpeace en août 2006, classe tous les trois mois les 18 principaux fabricants d\u2019appareils électroniques en fonction de trois critères : consommation énergétique de leurs appareils, politique en matière de substances chimiques et gestion des déchets/recyclage.Les objectifs de ce guide sont d\u2019offrir un outil aux consommateurs pour éclairer leurs choix lors d\u2019un achat et de stimuler la demande pour des produits électroniques économes en énergie et exempts de substances toxiques.De tels appareils pourront ensuite être recyclés sans polluer l\u2019environnement et sans mettre en danger la santé des travailleurs du recyclage.La neuvième édition de ce classement révèle que cinq marques ont fait des progrès considérables : Nokia, avec une belle longueur d\u2019avance, puis, dans un mouchoir de poche, Samsung, Fujitsu Siemens, Sony Ericsson et Sony.«La plupart des grandes marques font désormais des efforts pour se conformer aux critères de plus en plus stricts de notre classement», commente Zeina Al Hajj, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace.Nokia est en tête du classement grâce à l\u2019amélioration de ses services de reprise des appareils obsolètes, qui ont été développés en Inde, l\u2019un des pays les plus fortement touchés par les pollutions dues aux «e-déchets ».Fujitsu Siemens bondit du 15e à au 3e rang, car cette marque s\u2019est engagée à éliminer tous les PVC et les retardateurs de flamme bromés (RFB) de sa gamme de produits d\u2019ici la fin de 2010.Les mauvais élèves Philips se démarque par ses piètres performances en matière de gestion des déchets électroniques et de recyclage.L\u2019entreprise occupe la 12e place, après avoir écopé d\u2019un point de pénalité pour le lobbying qu\u2019elle a exercé contre le principe de responsabilité individuelle du producteur au sein de l\u2019Union européenne1.En queue de peloton, Nintendo conserve son bonnet d\u2019âne depuis son entrée dans le classement, en décembre 2007.1Philips, Sharp et Sanyo étaient membres de l\u2019EMCRR (Electronic Manufacturers\u2019 Coalition for Responsible Recycling).Cette organisation militait pour que le recyclage des déchets électroniques soit financé non pas par les fabricants, mais par les consommateurs.Cette coalition a été dissoute en août 2008.(Source : Greenpeace) Le guide complet est disponible sur Internet au www.greenpeace.org/raw/ content/france/presse/dossiers-documents/8e-edition-du-guide-pour-uneh.pdf.Économie et consommation $ La crise alimentaire fait grincer les dents de l\u2019ONU Mercredi 5 novembre, le Rapporteur spécial de l\u2019ONU sur le droit à l\u2019alimentation, Olivier De Schutter, rappellera notamment au Canada quelles sont ses obligations à l\u2019égard du droit à l\u2019alimentation de ses citoyens.Cette soirée publique a lieu de 19h30 à 21h30 à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM ), local AM -050 (niveau métro du pavillon Hubert-Aquin).Selon M.De Schutter, la crise alimentaire impose à tous les États une obligation d\u2019agir sans tarder.Il est estimé que plus de 100 millions de personnes seront dans une situation d\u2019insécurité alimentaire à la suite de la crise.Également, ces personnes doivent recevoir la même attention que si elles étaient arbitrairement détenues par un gouvernement autoritaire, ou si elles étaient victimes de violences policières.Nicole Jeté, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, sera également présente afin de présenter la situation au Québec.L\u2019Association canadienne des banques alimentaires précise qu\u2019en 2007, 720 231 personnes avaient fréquenté une banque alimentaire au Canada, dont 151 203 au Québec.Le nombre de personnes recourant à une aide alimentaire a augmenté au Canada de 91 % entre 1989 et 2007.Pour informations, contactez la Ligue des droits et libertés au 514 849-7717 poste 424 Endla Habte Gabriel est un jeune Éthiopien de 10 ans et il veut devenir fermier quand il sera plus grand.Chaque jour, Endla aide sa famille à la ferme.En Afrique, la crise alimentaire touche fortement les populations.Nokia en tête du classement de Greenpeace Photo: DFID 26 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Économie aectuta lictéonsommation culture une santé environnement dév.social économie/conso expression $ François Bellemare m\u2019a donné rendez-vous dans une boutique de l\u2019avenue du Mont-Royal qui distribue quelques-uns des objets qu\u2019il fait venir du Cameroun, dont une magnifique collection de chaises de «gardien».«En Afrique, témoigne-t-il, il y a des gardiens partout : devant les maisons, les hôpitaux, etc.Certains travaillent toute la nuit.Ces chaises leur permettent de se reposer et de s\u2019assoupir un peu.» En plus d\u2019être très pratiques, ces chaises sont de véritables oeuvres d\u2019art.«Elles sont faites par la nation des Bamilékés.Ces habitants de l\u2019Ouest du Cameroun sont très réputés pour leur savoir-faire et leur tradition commerciale», souligne M.Bellemare.Sur les chaises, des bas-reliefs représentent des scènes de la vie quotidienne, comme le retour à la maison après la cueillette, la fête au village ou des scènes de chasse.«Je tiens beaucoup à respecter l\u2019authenticité de cet artisanat et la reproduction de la vie traditionnelle», explique-t-il.L\u2019ébéniste québécois considère néanmoins qu\u2019à certains égards les chaises doivent être adaptées aux nécessités de la vie occidentale.«La base de cette chaise a été retaillée afin d\u2019être plus stable, montre- t-il.Les pieds du mobilier s\u2019ajustent différemment sur les sols en terre battue du Cameroun et sur les planchers de bois franc du Québec.» Des adaptations se font aussi pour les tissus.François Bellemare demande aux femmes qui fabriquent les nappes qu\u2019il importe d\u2019utiliser des teintures qui résistent au lavage en machine.Conseiller en gestion de production François Bellemare a réalisé une mission de coopération de trois ans au Cameroun avec OXFAM Québec.Il s\u2019est alors beaucoup penché sur la façon d\u2019améliorer l\u2019efficacité de la production.Aujourd\u2019hui, en tant qu\u2019importateur, il continue dans cette voie.«Avec les femmes qui produisent des nappes, nous avons établi que, à partir d\u2019un certain niveau de production, elles peuvent à la fois vendre leurs produits moins cher et gagner plus.Pour cela, il fallait notamment qu\u2019elles achètent du tissu en plus grosse quantité.N\u2019ayant qu\u2019un accès limité au crédit, leurs fonds disponibles étaient insuffisants.Alors, je leur ai donné un acompte sur les prochaines nappes produites », mentionne François.L\u2019ébéniste voit dans l\u2019organisation d\u2019échanges commerciaux entre le Cameroun et le Québec une bonne façon d\u2019aider le pays de façon durable.Il a certes vu beaucoup d\u2019avantages à la coopération, surtout dans le fait qu\u2019elle n\u2019est pas soumise à la rentabilité.«Mais, dit-il, elle a ses limites : quand il n\u2019y a plus de budget public, il n\u2019y a plus de projet.» De retour au Québec après sa mission, il a donc choisi de créer la société Angalé, qui développe des liens commerciaux avec le Cameroun.Il y a un an, il a envoyé du Cameroun son premier conteneur de 20 pieds cubes.Cet été, sa deuxième livraison remplissait un conteneur de 40 pieds cubes, incluant plusieurs nouvelles trouvailles.La dernière en date?«Je suis en train de faire venir des petites tables, répond-il.Le plateau est fait en aluminium et en cuivre récupérés des voitures entassées dans les bidonvilles de Yaoundé.Le métal est ensuite fondu et transformé.» Pour en savoir plus : www.angale.net (points de vente disponibles sur le site) 514 947-5144 Photo : Maeva Vilain Un ébéniste entre le Québec et le Cameroun Maeva Vilain Construire des ponts entre le Cameroun et le Québec est aujourd\u2019hui la mission de François Bellemare, ébéniste de métier.En créant l\u2019entreprise Angalé, il a développé un commerce d\u2019artisanat basé sur des principes équitables et sur l\u2019échange de savoirs.«La coopération a ses limites, car quand il n\u2019y a plus de budget public, il n\u2019y a plus de projet.» De retour au Québec après sa mission, l\u2019ébéniste québécois François Bellemare a donc choisi de créer la société Angalé, qui développe des liens commerciaux avec le Cameroun.Table d\u2019appoint fabriquée avec deux plateaux en métal récupéré par les gens d\u2019un bidonville de Yaoundé. L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 27 Expression / mots de camelots actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Je vibre devant ma télé Dès que je rentre chez moi, la première chose que je fais est d\u2019allumer le téléviseur.Cela fait partie de ma routine quotidienne.Je cherche d\u2019abord à savoir s\u2019il y a du sport et, si ce n\u2019est pas le cas, je sélectionne une chaîne musicale.Le sport et la musique, voilà les deux choses qui me font vibrer à la télévision! Par exemple, lorsque je vois et j\u2019entends chanter Annie Villeneuve, je ne me contrôle plus.Et connaissez-vous Annie Blanchard?J\u2019apprécie beaucoup la voix de cette nouvelle étoile de la chanson.Je me prends souvent au jeu de chanter par-dessus la voix de ces deux grandes artistes.Si vous m\u2019entendiez, je chante partout à travers mon appartement, comme la chanson d\u2019Annie Blanchard Aide-moi à passer la nuit! Après le souper, je saute sur la télécommande pour syntoniser le canal des sports.Lorsque je suis un match de baseball des Mets de New-York ou des Red Sox de Boston, je me transforme en véritable supporter.Plusieurs de mes clients savent que j\u2019aime beaucoup les sports et ils me demandent régulièrement si l\u2019une de mes équipes favorites a gagné le match de la veille.Je les remercie d\u2019ailleurs de s\u2019intéresser à mes centres d\u2019intérêt.La saison qui s\u2019en vient sera sûrement riche en émotions avec le 100e anniversaire du Canadien de Montréal.Je lui souhaite de se rendre au moins jusqu\u2019en finale! Et merci au Canadien s\u2019il gagne la Coupe Stanley! Si certains disent que les matchs de hockey sont arrangés, moi, je ne le crois pas.Merci à tous de votre soutien et bonne chance au Canadien de Montréal! Être positif pour récolter du bonheur! Si j\u2019avais droit à une deuxième vie, je n\u2019y changerais rien, car je crois que l\u2019on crée notre vie à chaque instant par notre pensée.Tout ce qui m\u2019arrive, c\u2019est moi qui l\u2019ai créé : mes joies, mes succès et même mes peines.J\u2019ai dans la tête des rêves de voyages au Mexique, en Égypte, au Japon et en Inde.Je vais créer et puis, les concrétiser.Comme dans le film Le Secret, on peut avoir un rêve, l\u2019imaginer, le visualiser, le rêver, le verbaliser et puis, comme par magie, il se réalise! Il ne faut pas s\u2019apitoyer sur son sort, car quand on est négatif, on dit à l\u2019univers qu\u2019on veut attirer du négatif.Donc, dans la vie, soyez toujours positif pour récolter du bonheur.Le positivisme, c\u2019est un entraînement de l\u2019esprit, comme aller à la gym! Il faut choisir le bonheur pour avoir du bonheur.C\u2019est moi qui crée ma vie! Nous récoltons ce que nous semons, comme disent le dicton et Lise Bourbeau.Je suis heureuse, pas besoin de deuxième vie! Je vous souhaite de choisir.J\u2019ai raccroché mes gants Cela fait quatre ans et demi que je me suis sorti de la rue et que j\u2019occupe le même appartement dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.C\u2019est une fierté pour moi, car c\u2019est la première fois que je réussis à avoir une vie aussi stable.La prison et l\u2019itinérance, c\u2019est fini pour moi.J\u2019ai raccroché mes gants.En tout cas, c\u2019est mon souhait le plus cher, mais on ne sait jamais ce qui peut nous attendre au prochain tournant.Vendre L\u2019Itinéraire m\u2019a aidé à avoir une vie plus stable.Cette expérience de vente dans la rue m\u2019a permis de m\u2019aimer davantage et aussi d\u2019aimer les gens que je rencontre au quotidien.Je m\u2019assume plus qu\u2019avant et je me sens mieux dans ma peau.Évitez la dépression! Comment peut-on augmenter l\u2019estime de soi dans notre société?Chez l\u2019enfant comme chez l\u2019adulte, souvent, une dépréciation de la part d\u2019un parent ou d\u2019un patron qui exige de nous la perfection, la performance, le dépassement de soi, outre ses capacités, est très néfaste.En apprenant à notre entourage à accepter et à respecter nos limites, à nous AIMER, à nous apprécier comme on EST, et voir qu\u2019il y a toujours place à l\u2019amélioration de part et d\u2019autre.L\u2019écoute, la valorisation et l\u2019appréciation aident à se sentir utile et à faire sa place au sein de la communauté.Toujours vivant! Si j\u2019avais l\u2019occasion de vivre une deuxième vie, je vivrais comme j\u2019ai vécu jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, car ce que j\u2019ai vécu, je l\u2019ai vécu.Quelquesuns diront que je suis passé par la rue et beaucoup d\u2019autres choses aussi.Je me fous des qu\u2019en dira-t-on! Le jeu de la vie, c\u2019est ça.Les enfants sont les meilleurs professeurs, ils nous devanceront dans le domaine des nouvelles technologies et protégeront l\u2019environnement.Malgré tout, je fais moi aussi mon possible pour la sauvegarde de l\u2019environnement.Je m\u2019occupe d\u2019ailleurs bénévolement du déplacement des bacs de recyclage dans mon immeuble et aussi de l\u2019entretien des fleurs.L\u2019arrondissement Ville-Marie a reconnu mon engagement citoyen et j\u2019ai été invité à une soirée rendant hommage aux bénévoles de l\u2019arrondissement.Malheureusement, j\u2019ai été infecté par l\u2019hépatite C après m\u2019être piqué avec une seringue souillée alors que je nettoyais des bacs de recyclage.J\u2019ai appris cette nouvelle malheureuse le 23 septembre.Passons à autre chose.La classe moyenne vit-elle au-dessus de ses moyens?On s\u2019intéresse souvent au sort de la classe moyenne dans les médias, mais qui s\u2019intéresse aux gens pauvres et fragilisés?Au moment où j\u2019écris ces lignes, mon frigo est vide, car c\u2019est avec des sous qu\u2019on fait des sous et ma santé fragile m\u2019a empêché de vendre L\u2019Itinéraire pendant le mois de septembre.Les élections ont eu lieu le 14 octobre et ça sent la crise économique à plein nez aux États-Unis.C\u2019est bien parti pour qu\u2019elle déborde sur le Canada.Espérons au moins que la guerre en Afghanistan n\u2019encouragera pas la conscription obligatoire\u2026 Anie Lafontaine Camelot Benoît / Camelot, métro Radisson Maxine Timperley / Camelot, av.du Mont-Royal / Boyer Gilles Bélanger / Camelot, Complexe Desjardins Bruno Bérubé / Camelot, Métro Pie-IX 28 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 Expression / mots de camelots actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression My trip to Greece I thought I was going to return sooner, but I finally went back to Greece after eleven years.I took a direct flight from Montreal to Athens, which lasted nine hours.I was wondering as I arrived what new changes I would see in this country.The new airport, Eleftherios Venizelos was actually very impressive, clean and really big.As always, I was greeted with the typical sunny weather.Until I went to bed that night, I stayed awake for twenty-three hours straight! I stayed in Athens for three days and went for a few walks in neighbouring districts.After three days, we travelled by bus from Athens to Sparta.The bus passed over the Corinth canal, which links the mainland with the Peloponnese.While I was on the bus I noticed new roads and tunnels.This was the first time that I was together with my family in Greece in thirty-three years! Upon arrival to my father\u2019s village I noticed a stretch of mountainous area, which had been badly burnt.In the area near my father\u2019s village twenty-three thousand olive trees had been burnt.I also witnessed a fire in progress in northern Greece, which was approaching towards a village.This ended up being the biggest trip of my life.I went to ten different beaches, three in the north, two in the central and five in the south.I rented a car and drove on dangerous mountain roads that barely fit two cars.I visited new places such as: Thessalonica the second largest city and Katerini.There are so many nice places in this country; I was fortunate to see as much as I did.Bill Economou / Camelot, Marché Atwater Photo prise par Bill Economou lors de son voyage en Grèce.Vous pouvez aussi faire un don en ligne ou vous abonner à www.i t ine ra i r e.ca M.q Mme.q Prénom : ______________________Nom : _____________________________ Entreprise : ______________________________________________________ Adresse : _____________________________________________ App.______ Ville : _________________________________ Province : _________________ Code Postal : ___________________ Téléphone : ( ) ___________________ Courriel : ________________________________________________________ Paiement qChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire q Visa, Master Card I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I No de carte Expiration ____ / 20____ Mois Année Postez ce coupon au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Signature X____________________________________ 2100 de Maisonneuve Est.Suite 001, Montréal (Québec) H2K 4S1 Pour information : www.itineraire.ca ou 514 597-0238 poste 235 Ensemble nous pouvons changer leur vie Faites le choix d\u2019une ou de plusieurs façons de contribuer : qDon1 à l\u2019organisme de charité Je fais un don de _______ $ qAbonnement3 Je m\u2019abonne pour 1 an, 24 numéros (48$, taxes et frais d\u2019envoi inclus) _______ $ Total de votre paiement:____________$ Un camelot vous a encouragé à vous abonner ?Nom ou numéro d\u2019identification pour sa récompense: ___________________________________________ Regard sur la télé Je ne suis pas du genre à me laisser intoxiquer par la télévision, sauf si du hockey ou de la lutte sont au programme! Même si je ne la regarde pas tant que ça, je suis un inconditionnel des sports à la télé.Principalement des sports de contact.Quand mon équipe perd, tout le monde m\u2019entend rager! Et quand elle gagne, j\u2019écoeure gentiment ceux que je connais et qui soutiennent l\u2019autre équipe.Je m\u2019écrase aussi devant la télé pour voir les films que j\u2019aime.Films d\u2019action, de suspense, de science-fiction ou de comédie, j\u2019adore ça.Par exemple, le film Retour vers le futur m\u2019a vraiment fait tripper.L\u2019originalité de l\u2019histoire m\u2019a vraiment surpris et m\u2019a marqué jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Dans un registre plus dramatique, Aurore, enfant martyre m\u2019a beaucoup ému.Comme beaucoup de Québécois, j\u2019ai trouvé cruel que l\u2019on puisse faire subir tant de violence à un enfant.Par ailleurs, je crois que l\u2019on montre trop de violence à la télévision, ou du moins, que l\u2019on devrait prévenir davantage les parents si un programme présente des scènes violentes.J\u2019aime la télévision, mais je préfère de loin aller jouer à la pétanque ou aux quilles! Ça, ça me fait vraiment vibrer! Richard T./ Camelot, métro Place-des-Arts L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 29 Je ne sais pas pour vous, mais moi, je plonge souvent dans une profonde réflexion sur la possibilité d\u2019un monde harmonieux et sur la façon d\u2019y parvenir.C\u2019est alors qu\u2019il me vient des idées plus farfelues les unes que les autres que je mets, et oui, en pratique dans mon quotidien.Je m\u2019explique.Quand je me sens envahie par diverses frustrations ou de la colère envers autrui, je fais un geste ou dis une parole loufoque et même complètement absurde.Cela a pour effet de détourner mon attention mentale (et celle des autres) de ce que je ressens à l\u2019intérieur.À ce moment précis, c\u2019est comme si je sortais un peu de moi pour voir d\u2019autres détails qui me sont cachés par ces «épouvantails à moineaux» que sont les émotions négatives.Cet exercice fonctionne pour moi et cela me permet d\u2019avoir davantage de tolérance envers la différence, les manies ou les tics des autres et, bien évidemment, de neutraliser mes mauvais sentiments envers les autres\u2026 après tout, personne n\u2019est parfait! Grâce à cet exercice, j\u2019apprends le détachement et je me positionne plus facilement par rapport aux autres.Ce que je reçois en retour est l\u2019acceptation de ma propre différence.Nous éprouvons souvent des difficultés émotionnelles parce que nous désirons que les choses soient faites ou dites comme nous le voulons.C\u2019est cette volonté dominante qui nous renvoie des frustrations et des colères justifiées mais si douloureuses! Se concentrer uniquement sur «ce que je veux» crée des tensions psychologiques.J\u2019avais envie de partager mon petit truc personnel avec vous pour un monde plus respectueux et harmonieux.Avez-vous des trucs que vous mettez à exécution dans votre environnement social?Si oui, j\u2019aimerais bien les connaître.Je parlerai de vos trucs dans une prochaine chronique, pour le bénéfice de tous! Grâce aux recherches que j\u2019ai effectuées sur Internet, j\u2019ai appris qu\u2019en publicité la personne est interprétée en tant qu\u2019être passif et conditionnable.Selon la psychosociologue Élisabeth Deswarte, nous sommes à l\u2019ère de la «pub matraquage», c\u2019est-à-dire image, slogan, logo.Il ne s\u2019agit plus de convaincre et de donner de bons arguments : les gens n\u2019achètent plus par utilité, mais pour répondre à un besoin émotif.Voici le résultat d\u2019une enquête effectuée sur le surendettement des familles par le sociologue Gérard Duhaime, professeur à l\u2019Université Laval : autrefois, les balises de l\u2019individu étaient la famille et la religion.Tout ceci ayant été balayé, il explique que les produits maintenant sont plutôt achetés pour leur valeur émotive que pour leur utilité.Par exemple, la majorité des jeunes vont payer un prix excessif pour une paire de Nike parce que cette marque leur donne un sentiment d\u2019appartenance et de confiance en eux.Pour les jeunes, consommer un produit de marque est une façon de se faire valoir, un moyen de communiquer.Aussi, Gérard Duhaime met en lumière que l\u2019abondance de cartes de crédit et l\u2019octroi de marges trop élevées pour les moyens de chaque individu entraîne le phénomène de «l\u2019invisibilité» de l\u2019argent, facilitant ainsi le surendettement et la surconsommation.Aujourd\u2019hui, celui qui calcule est vu comme un marginal.«Les gens sont fiers de consommer et le statut social est conféré selon notre accès au crédit», explique le sociologue.Quand j\u2019étais petite, mon père me répétait souvent deux principes, que je trouve aujourd\u2019hui très judicieux : 1 : Une personne sans dette est une personne riche.2 : Rappelle-toi que même un article en solde coûte de l\u2019argent.Avant de courir l\u2019acheter, demande-toi si tu en as vraiment besoin.Expression actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression La publicité : le soporifique de notre société Depuis une éternité, la publicité m\u2019énerve, mais je me rends compte aussi de sa perversité, car il y a longtemps que je l\u2019analyse.L\u2019objectif semble simple : faire connaître un produit et amener les gens à l\u2019acheter.Sous toutes les formes et dans tous les endroits publics possibles, même dans les toilettes de restaurants, de bars ou de cafés, on voit et entend les messages à répétition.Ce qu\u2019il y a de pernicieux dans la publicité c\u2019est qu\u2019elle transforme la réalité.Dans les pubs, personne ne travaille ou très rarement.Les gens n\u2019ont pas de problème de santé, tout le monde est heureux, c\u2019est le gros «party» parce que des ados boivent du Coke, les inégalités sociales n\u2019existent pas, ni le racisme, ni les rapports de domination.C\u2019est un monde parfait.Chasser ces épouvantails à moineaux Linda Pelletier Chroniqueuse de rue Ayez enfin une vie, achetez ! Josée Louise Tremblay,chroniqueuse de rue jyel_roses@yahoo.ca Illustration / www.melissadeschenes.com 30 L\u2019Itinéraire / 1er novembre 2008 ?Êtes-vous d\u2019accord avec le prof Lauzon ?Que pensez-vous de cette chronique ?Écrivez-nous: audrey.cote@itineraire.ca Expression / Contes et comptes du prof Lauzon Léo-Paul Lauzon, professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d\u2019études socio-économiques de l\u2019UQÀM Ma très mauvaise et ancienne attitude vient de mon ami Michel Chartrand, que m\u2019ont dit mes thérapeutes.Et c\u2019est lui qui, en plus, m\u2019a appris à sacrer.Je me suis donc inscrit à une thérapie sur le «jovialisme lucide éclairant» donnée par un genre de Bernard Landry en plus positif, pourtant moins cultivé; mais qui ne l\u2019est pas ! C\u2019est bizarre.Je n\u2019aurais jamais cru ça possible.Depuis ma thérapie, je trouve les States formidables.Prenons les sévices infligés aux détenus irakiens à la prison d\u2019Abou Ghraïb par les soldats américains.Eh bien, c\u2019était juste du dénigrement gratuit et de l\u2019antiaméricanisme primaire.La jeune et patriotique militaire américaine Lynndie England, qui s\u2019était fait connaître par des photos la montrant ridiculiser des prisonniers irakiens enchaînés et battus l\u2019a dit dans le Journal de Montréal du 4 août 2004 : «C\u2019était pour rigoler».Mon Dieu que les Irakiens n\u2019ont pas le sens de l\u2019humour.Puis, pour ce qui est des massacres répétés, dont celui de Haditha, toujours en Irak, ce genre de problème ne devrait plus surgir puisque dorénavant, selon La Presse du 21 juin 2006, «Des cours d\u2019éthique pour les soldats américains en Irak» seront dispensés.Et pour les viols commis par les soldats américains sur leur base militaire au Japon, le Journal de Montréal du 20 février 2008 titrait : «Les soldats américains vont être formés».Merde, ce ne seront plus des soldats! On aura affaire à une secte de missionnaires humanistes et de bérets blancs! Et en plus, en Irak justement, la mission humanitaire de Bush commence à porter fruit, comme le laisse voir le titre de cet article du Journal de Montréal du 9 août 2004 : «La peine de mort rétablie en Irak».Enfin la liberté est revenue.Merci beaucoup monsieur Bush.Voulez-vous d\u2019autres exemples?«Bévue américaine : six militaires irakiens tués par erreur», titrait le Journal de Montréal du 4 septembre 2008 (\u2026).Bon, les «zumanistes» vont encore grimper dans les rideaux.Bush en personne a dit qu\u2019il avait de la grosse «pé-peine» pour les malheureux et malchanceux civils tués.Ils étaient seulement au mauvais endroit au mauvais moment.Enfin, on ne passera pas le réveillon sur ces quelques décès d\u2019étrangers.Après tout, ce ne sont pas des Américains! Merde, c\u2019est un prix minime qu\u2019ils doivent légitimement payer s\u2019ils veulent que les Américains amènent enfin la démocratie chez eux et reconstruisent leurs pays! Eux aussi doivent faire leur part, pas juste les Américains.Faut tout de même pas exagérer.Alors, arrêter de chiâler pour quelques «dommages collatéraux» inévitables.George W.Bush a d\u2019ailleurs dit : «Il y a l\u2019épaule de Dieu sur laquelle je peux pleurer.Et je pleure beaucoup », d\u2019après un article de La Presse du 6 août 2007.Un saint homme que je vous dis qui ne serait pas capable de faire mal à une mouche à chevreuil.Oui les États-Unis sont le pays le plus libre et démocratique au monde, comme le prouve éloquemment le titre de cet article paru dans Le Devoir du 22 août 2001 : «Un condamné à mort préfère la chaise électrique».Clisse, on lui a donné le libre choix entre la pendaison, l\u2019injection mortelle et la chaise électrique.Ainsi, il sera électrocuté aux frais de l\u2019État.Au prix que coûte l\u2019électricité aux States, ils font preuve de trop de charité si vous voulez mon avis.On devrait au moins exiger qu\u2019il paie lui-même sa facture d\u2019électricité.Enfin, même les gens d\u2019affaires responsables de la crise financière, qui va coûter au moins 1300 milliards $ au citoyen américain, prient.«Les financiers à l\u2019église» que nous dit le Journal de Montréal du 24 septembre 2008 : «Les gens s\u2019assoient, prient ou pleurent» qu\u2019a dit le révérend.C\u2019est-y pas beau ça?Plusieurs Saints doivent tiquer et se retourner dans leur tombe à voir le vaudeville de ces bandits repentis.Ma solution serait de les faire méditer en prison, au frais de l\u2019État, pour longtemps en plus de ça, car la prison est un endroit merveilleux, propice au recueillement.Vous voyez, ma thérapie me transfigure et je deviens de plus en plus magnifiquement miséricordieux.Tiens, juste pour vous, une preuve indubitable de la religiosité des Américains tel que révélée dans le titre de cet article de La Presse du 24 août 2005 : «Un télévangéliste américain (Pat Robertson) réclame l\u2019assassinat du président vénézuélien (Hugo Chavez)».C\u2019est Dieu qui lui a fait part de cette mission divine pour le bien des States, donc de l\u2019humanité.Ce que ça fait du bien une thérapie, on voit les choses plus joyeusement, vous ne trouvez pas?Arrêtons de dénigrer les States Le président des États-Unis George W.Bush Photo : REUTERS/Hyungwon Kang "]
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