La presse, 13 janvier 1990, L'Économie en 1990
[" Montréal, samedi 13 janvier 1990 .:.-h-:.' ¦ ¦ « 9 ¦A- V.'.- ¦ 2 LA PRESSE.MONTRÉ AL.SAMEDJ 13 JANVIER 1990 MIVILLE TREMBLAY i.' M, économie des principaux pays industrialisés devrait ralentir en 1990, mais s'en tirer avec une croissance satisfaisante de 2,9 p.cent, si l'on en croit les prévisions faites pour les 24 membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).En 1989, ces mêmes pays ont enregistré une progression moyenne de 3,6 p.cent.Comme d'habitude, derrière ces moyennes se cacheront des performances médiocres et des performances remarquables.La palme reviendra encore au Japon, qui devancera le peloton avec une forte progression de 4,5 p.cent de son produit intérieur brut.La République fédérale allemande et la France connaîtront une croissance honorable avec des taux respectifs de 3,2 et 3 p.cent.Chez les plus faibles, mis à part le Canada, il faut signaler le ralentissement de la croissance à 2,3 p.cent aux États-Unis, et à 1,3 p.cent au Royaume-Uni.L'évolution de la conjoncture économique ne sera évidemment pas la seule force qui influencera la vie des entreprises ct des individus.En 1990, des vagues de fond vont naître, poursuivre leur course ou mourir sur la grève.Tout près de nous.l'Accord de libre-échange ( ALE ) avec les États-Unis va réduire les tarifs douaniers d'un cran supplémentaire.Mais plus important encore, les entreprises des deux côtés de la frontière vont poursuivre le redéploiement stratégique que le grand marché nord-américain commande.Au Canada cette rationalisation des activités industrielles ct commerciales se fera dans le contexte difficile d'un ralentissement marqué de l'économie.Qui plus est, avec le niveau absurde du dollar canadien, les entreprises auront à lutter avec un bras attaché dans le dos.Dans ce contexte, il ne faudra pas se surprendre si un nombre croissant de firmes canadiennes décident d'attaquer le marché américain.à partir des États-Unis.Pour les plus grandes entreprises, TALE n'est qu'un aspect du mouvement beaucoup plus vaste de globalisation des marchés.Les multinationales sont cn transformation profonde.De moins en moins, sera-t-il possible d'exporter partout dans le monde à partir du pays où est situé le siège social, cn n'installant à l'étranger qu'un réseau de distribution.Le modèle des multinationales, telle Coca Cola, qui implantent dans les principaux marchés des usines qui produisent partout la même chose, ne convient plus à plusieurs.Le Japon battra le record de la croissance, tandis que l'Europe se prépare au marché unique de 1992 En 1990, va s'accentuer la montée d'un nouveau modèle où la production d'une entreprise est répartie dans les principaux marches, mais où chaque usine se voit confier un mandat mondial, ou doit adapter ses produits aux particularités locales.Nombre des acquisitions et des fusions (Ford qui a acheté laguar, Sony qui a acheté Columbia Picture, Bombardier qui a acquis Shorts) dc l'an dernier s'expliquent ainsi.Cette vague d'acquisitions ct de fusions transfrontalières va so poursuivre cette année, ct sera particulièrement évidente cn Europe, où J'on se préparc pour le marché unique qui s'ouvrira en décembre 1992.Mais il ne faudra pas attendre le premier janvier 1993 avant de voir des changements.Dès cet été, la France et l'Italie vont lever les dernières restrictions sur les transactions de change, une décision qUj sera un test important pour la solidité du système monétaire européen, tout comme la décision de joindre ce système que pourrait enfin prendre l'Angleterre.En fin d'année les chefs des douze États membres tiendront une importante conférence pour élaborer un plan qui ira encore plus loin avec la création d'une monnaie et d'une banque centrale communes.Mais l'attention des Douze sera divisée.Au cours des prochaines semaines -commenceront des négociations entre la Communauté Européenne et l'Association Européenne de libre-échange ( AEL), qui regroupe six pays (dont ceux de la Scandinavie, la Suisse et l'Autriche).Ces négociations cn vue dc la création de ce qui est appelé l'Espace économique euro- SACHAUN Océan JAPON Pacifique Communauté Européenne péen visent à créer un marché dc 350 millions d'habitants.Plus important encore, cette association avec l'AEL pourrait devenir un moyen d'intégrer à l'Espace économique européen certains pays d'Europe de l'Est comme la Hongrie, la Pologne ct la Tchécoslovaquie.Les autres Dans toute cette effervescence européenne, les pays cn voie dc développement risquent d'être négliges.Les concessions accordées sur la dette devront être partagées entre un plus grand nombre dé pays.Les problèmes de la Pologne feront-ils passer au second plan les problèmes du Brésil?Les concessions commerciales accordées à l'Europe de l'Est réduiront-elles la valeur des privilèges dont profitent les anciennes colonies?Bien entendu, le Fonds monétaire international et la Banque Mondiale vont poursuivre l'application du plan Brady, qui vise à soulager la charge des pays les plus lourdement endettés.En 1989, des ententes de principe ont été conclues avec le Mexique, le Costa Rica et les Philippines, mais le règlement final est en butte à la réticence des banques commerciales \u2014particulièrement celles du Japon\u2014 à octroyer de l'argent frais.En 1990, les gouvernement des nations industrialisées seront invités à exercer des pressions sur les banques et à réduire la dette officielle de certains pays moyennement développés.Pour l'ensemble des pays débiteurs, un lent recul des taux d'intérêt va apporter un baume bienfaisant.Mais la baisse ne pourra être très prononcée tant que le gouvernement américain ne s'attaquera pas sérieusement à son déficit budgétaire.A cet égard, l'administration Bush va malheureusement continuer à jouer d'artifices comptables pour éviter la nécessaire augmentation des impôts.À moyen terme, l'espoir le plus grand provient du «dividende de la Paix», c'est-à-dire la possibilité dc réduire considérablement le budget militaire avec la fin de la guerre froide.Le GATT Un des grands débats qui va clôturer l'année sera la fin des négociations de l'Uruguay Round, â Bruxelles.Ces négociations du GATT se déroulent assez bien sur la plupart des grands dossiers: renforcement des mécanismes disciplinaires, libéralisation du commerce des services, plus grand respect de la propriété intellectuelle, etc.Dans tous ces secteurs, un compromis es! possible, au risque d'être flou ou partiel.Mais le succès de l'Uruguay Round dépendra de la solution qui sera peut-être trouvée dans le dossier brûlant de l'agriculture.Rien n'est moins certain, car les protagonistes, la Communauté Européenne ct les États-Unis, en sont encore à des années lumière de distance.Les Américains veulent abolir tous les subsides et toutes les barriè- res au commerce, tandis que les Européens tiennent mordicus â conserver leur très généreuse Politique agricole commune.L'échec de ces négociations aurait des conséquences désastreuses pour l'ensemble du commerce mondial, et pas seulement pour l'agriculture.En 1989, les Ftats-Unis ont commencé a imposer une vision unilatérale du règlement des confits qui les opposent â leurs principaux partenaires commerciaux.Pour corriger leur immense déficit commercial avec le lapon, des discus-sioi\\s vont se poursuivre pour forcer l'ouverture du marché nippon.Mais le gouvernement japonais, qui fera face à I electorat d'ici â juillet, sera moins d'humeur à plier.Les socialistes, qui menacent la majorité libérale, tiennent un discours beaucoup plus nationaliste.En décembre, l'OCDE ne prévoyait pas de baisse significative des déséquilibres commerciaux qui affectent les États-Unis, le lapon ct la République fédérale Allemande.En plus de ces tendances lourdes el dc ces événements prévisibles, nul doute que l'année 90 nous réservera sa juste part de surprises.Responsable des cahiers thématiques MICHEL G.TREMBLAY Adjoint au directeur de l'information Coordination FRANCINE OSBORNE Chef de la division Economie Page couverture JEAN-FRANCOIS CUAY Collaboration spéciale Mise en page ROCH CÔTÉ Co//aborareuTS;LAURIER CLOUTIER, PHILIPPE DUBUISSON, RICHARD DUPAUL, PAUL DURIVACE.MICHEL GIRARD, RUDY LE COURS, CLAUDE PICHER, MIVILLE TREMBLAY. - £ÀtoÊ66É/rfls Payables a vue Payables sur préavis Payables a terme lue\t74816$ 289426 2460 196\t82 504$ 204810 2219118 \t2824 438\t2 506432\" Autres éléments de passif Acceptations Engagements des filiales autres aue tes dépôts Autres cnqageme.its\t731 379 32872 1290335\t624 321 31 727 6-15 4B6 \t2 054 586\t1 301 534 Avoir de l'actionnaire Capital social Bénéfices non repartis\t117 651 277552\t117651 216510 \t395203\t334 161 \t5274 227$\t4 142 127S \t\t \tV>.\u2022\u2022 irt\tN CITIBANQUE CANAOA Etat consolidé des modifications survenues dans lavoir de Factionnaire Exercice terminé le 31 octobre 1989 (en milliers de dollars.19S9 1988 Capital social en début et en fin d'exercice 117651$ 117 651S Bénéfices non répartis Solde en debut d exercice Revenu net de l'exercice Impôts sur le revenu_ Frederick C.Copeland.Jr.President et chef de L (taction Chartes E.James Vice president et comptable en chel 216510$ 61042 201 635 S oj'joo 121091» Solde en find exercice 277552S 216510 S CITIBANQUE CANADA Citibank Place.123 Front Si W Totonto Onfano M5J 2W3 i416'W7-5500 Le revenu est en hausse de 57 400 000 $ (0,36 %) par rapport à l'excercice 1988.* Le bénéfice net a progressé de 25 000 000 $ (0,70 %) par rapport à l'excercice 1988.Le rendement de l'actif passe de 82 à 120 points de base.*Le revenu est égal à la somme du revenu net d'intérêts et des autres revenus. 2» 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED113 JANVIER 1990 CLAUDE RICHER w il csî un sujet qui fera parler de lui en I 4)90, c est bien la TPS, le projet de nouvelle taxe sur les produits et services du ministre Michael Wilson.Selon l'échéancier retenu par Ottawa, la TPS devrait entrer en vigueur le 1er janvier 1991.Déjà, ce dossier a été passablement laborieux^ pour M.Wilson, qui a reçu sa bonne part de critiques.Mais bien des choses restent encore à eclaircir, et il faut s'attendre à ce que d'innombrables groupes do pression, associations professionnelles, syndicats, entreprises, consommateurs, comptables, économistes et autres experts, sans compter les provinces, multiplient les interventions dans ce dossier.À un an de l'échéance, il est certain que la TPS sera implantée, comme prévu, ie 1er janvier.Ce qui est beaucoup moins certain, c'est qu'elle sera appliquée telle que la conçoit actuellement le ministre.Après avoir multiplié les déclarations de fermeté tout au long de 1989, on l'a vu, douze jours avant la fin de l'année, rajuster le taux de sa taxe de 9 a 7 p.cent.Ce qui était impossible et impensable en novembre est devenu réalité en décembre.Rien n'indique que d'autres virages spectaculaires n'arriveront pas au cours des douze prochains mois.Au départ, une idee défendable Le projet de TPS n'a jamais su rallier les Canadiens, comme l'espérait le ministre.Pourtant, l'idée n'est pas mauvaise.sur papier.Le système actuel de taxe fédérale de 13,5 p.cent est désuet (il remonte aux années 1920), plein de trous (quelque 22 000 exemptions et dispositions spéciales) et injuste: entre autres effets pernicieux, il fait grimper le prix des exportations.À coût de production égal avec un concurrent allemand ou japonais, le fabricant canadien doit pourtant vendre ses produits plus cher sur le marche américain ù cause de la taxe actuelle.Comme consommateurs, nous payons aussi cette taxe de 13,5 p.cent, mais nous ne la voyons jamais sur la facture parce qu'elle est camouflée dans le prix de vente.L'idée de M.Wilson consiste â la supprimer et à la remplacer par sa nouvelle taxe.Celle-ci ne fera pas grimper automatiquement les prix de 7 p.cent, puisque la taxe de 13,5 p.cent sur les prodtiits manufacturés disparaîtra.Mais comme la nouvelle taxe s'étend également aux services, nous paierons quand même plus cher en bout de ligne.Un système de crédits d'impôt permettra de compenser les effets négatifs de la TPS pour les ménages gagnant moins de 24 800 $.Bien des changements peuvent encore survenir pendant la prochaine ai n i\\j>& Le système que le ministre veut imposer, celui de ia Taxe sur les produits et services, s'apparente â la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) européenne.À chaque fois que quelqu'un, au Canada, vendra un bien ou rendra un service, il devra ajouter la TPS à la facture.Pour éviter que cette taxe se multiplie à chaque fois qu'un intermédiaire entre en jeu, le client pourra se rembourser s'il vend le produit à quelqu'un d'autre; par exemple, le détaillant de meubles paiera 70$ de IPS lorsqu'il achètera un mobilier de salon de 1000$ du fabri-canl ; si sa marge bénéficiaire est de 30 p.cent, il vous revendra ce mobilier 1300$, en s'ahstenant de comptabiliser les 70 $ qu'il a payés.Il percevra donc 91 $ pour le compte du gouvernement, mais se fera rembourser ses 70 $.De graves lacunes Le système n'est pas mauvais, mais il comporte des lacunes, la première étant bien sûr la tentation extrêmement forte, pour tout ministre des Finances, de renflouer les coffres de l'État cn haussant le taux de la taxe.Presque partout ailleurs où la TVA a été implantée, les ministres des Finances ont succombé à cette tentation.Au Canada, il suffit de penser qu'une augmentation d'un seul point de pourcentage rapporterait près de 3 milliards $ au gouvernement pour imaginer à quel point il faudrait de la volonté aux ministres des Finance pour ne pas succomber! Une autre lacune, c'est qu'il n'existe aucune garantie que les économies que pourraient réaliser les entreprises sur certains produits seront refilées au consommateur.Prenons l'exemple des maisons neuves.M.Wilson La suppression de la taxe actuelle pourrait faire baisser les prix maisons neuves, mais rien ne garantit qu* ie constructeur refilera l'épargne à l'acheteur promet de rembourser aux acheteurs une partie de la TPS qu'ils auront payée â l'acquisition de la propriété.En supposant un taux de 7 p.cent, la taxe sera donc, sur une maison de 100 000 $.de 7000 $.mais l'acheteur recevra un remboursement de 2500 S.On pourrait donc croire que la TPS a fait grimper le prix de la maison de 4500 $.Non, répond le ministre, puisque nous-supprimons l'ancienne taxe sur les matériaux de construction, qui compte, actuellement, pour environ 4 p.cent du prix d'une maison.Autrement dit, si la taxe actuelle n'exitait pas.le construc- teur pourrait vendre sa maison aux alentours de 96 000$.Conclusion du ministre :\u2022 la TPS n'aura à peu près pas d'impact sur les prix des maisons neuves.Le raisonnement est bon.mais à la condition que le constructeur fasse profiter l'acheteur de la su-pression de la taxe actuelle.Pour cela, M.Wilson table uniquement sur le jeu de l'offre et de la demande: le constructeur qui refile l'épargne de 4000 $ au consommateur aura plus de chances de vendre.Reste à voir comment cela va se passer en pratique.Un autre inconvénient grave, c'est l'impact de la TPS sur l'indi- ce des prix a la consommation.Au ministère des Finances, ou reconnaît qu'à elle seule, l'implantation de la taxe fera grimper le taux d'inflation de 1.23 p, cent en 1991 (cela ne concerne évidemment que l'année d'application.ù moins une la TPS ne se mette à grimper au cours années suivantes).Certes, c'est moins élevé que le bond de 2.3 p.cent prévu si le taux de la iaxe était demeuré 4» 9 p.cent, mais cm ce que ce sera suffisant pôui inciter les syndicats â la modération C'est ce qu'on saura en 1990.\"Pour l'instant, tout ce qu'on sait.LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 13 JANVIER 1990 7 ~ \u2022 81 \u2014 l'idée de taxer les aliments semble odieuse, mais, à certaines conditions, elle est beaucoup plus équitable que le projet actuel du ministre wilson t'esi que les syndicats, cl on peut facilement les comprendre, ont tendance à réclamer de plus tories augmentations lorsque l'inflation prend de la vitesse, ce qui alimente â son tour la spirale inflationniste, cauchemar du gou-erneur de la Banque du Canada, lohn Crow.Et qu'est-ce que t'ait 'i Crow pour lutter contre l'in-l'Lrtson?ii maintient les taux élevés, avec toutes les conséquences dramatiques que cela entraîne sut; l'économie.Taux et exemptions D'autre part, on continuera à discuter ferme, en 1990, du taux de la taxe et des exemptions.ii est loin d'être certain que tout le monde se contentera du taux de 7 p.cent, annoncé en décembre.Et la partie n'est pas encore jouée en ce qui concerne les aliments {justement, lors de sa vohe-facc de décembre, le minis-;i.i annoncé que toute une série d'aliments seraient taxés).Dans l'ensemble, si M.Wilson persisté a exempter le gros des aliments de la TPï>.c'est bien plus pour des considérations de politique que d'équité.On voit d'ici la tornade qu'il déclencherait en étendant sa taxe aux aliments, et les arguments démagogiques mais efficaces qu'il n'ose pas affronter.Pourtant, le ministre sait bien qu'en toute logique, il est finalement plus juste de tout taxer, y compris les aliments et les médicaments, ce qui lui permettrait d'abaisser le taux de sa taxe à 4 ou 5 p.cent.Le principe est simple: les consommateurs à revenus élevés dépensent beaucoup plus pour leur épicerie que ceux à revenus modestes (les riches ne mangent pas plus, mais ils mangent différemment).Ils paieraient donc davantage de TPS.Mais les plus démunis ne paieraient pas plus, puisqu'ils profiteraient de crédits d'impôts et de remboursements.Et tout le monde profilerait d'une TPS à cinq, plutôt qu'à sept p.cent.C'est d'ailleurs pour cela que l'.Assoeiaiion des consommateurs du Canada a recommandé au ministre d'étendre sa taxe aux aliments.Cette position en a fait sursauter plus d'un, mais elle se révèle, à l'analyse, beaucoup plus juste et raisonnable que le projet actuel du ministre.Sans doute, pour une question d'image (ô horreur, taxer le lait et le pain!), le ministre n'osera-t-il pas écouter l'Association des consommateurs, mais cela est loin de clore le débat.11 va de soi, enfin, que de nombreux groupements demanderont, pour diverses raisons, des adoucissements.Enfin, les provinces, dont M.Wilson n'a à peu près pas tenu compte dans son projet, voudront sûrement intervenir (elles ont d'ailleurs commencé à le faire, et assez vigoureusement ).Tout cela promet beaucoup de crêpage île chignon pour 1990.Sur le fond de la question, M.Wilson a raison de vouloir moderniser le régime actuel de taxe de vente.Mais il n'a pas réussi à fournir les garanties qui auraient pu rassurer les contribuables, en plus de se montrer assez mauvais vendeur.Il dispose d'un an pour se reprendre.W un quartier exclusif au coeur de dollar d-des-0rmeaux Venez découvrir une architecture d'une élégance insurpassée : oiaf ond cathédrale, foyers, bains romains et* superbes solariums.DIRECTION: Transcanadienne, sortie 55.boul.dos Sources nord, à gauche sur Salaberry.à gauche sur Iberville, à droite jusqu au 113.Louis-Riel.HEURES DE VISITE: Samedi et dimanche, de 12 h à 17 h La semaine sur rendez-vous.685-4878 ou 683-4000.MAISONS MODÈLES DISPONIBI ES UN PROJET SIGNÉ MARLBORO ; RUDY COURS o n entendra peut-être encore parler de Brigitte Bardot cette année car H yd ro-Québcc compte entreprendre des travaux préliminaires pour l'aménagement de fa rivière Grande Baleine où elle espère exploiter des installations de 2890 mégawatts dès 1998.Pourquoi Brigitte Bardot?Parce que, dans un des affluents de la Grande Baleine touché par le projet, vit une population unique au monde de 200 phoques d'eau douce.Selon des experts d'Hydro-Québec, la réduction du débit de la rivière Nas-tapoca pourrait engendrer des impacts sur cette population.Bloquer le développement de Grande Baleine, c'est obliger Hydro-Québec â trouver ailleurs 2890 MW.Il n'y a qu'une seule alternative: ou bien réduire d'autant la consommation d'énergie, en retirant à l'électricité le marché du chauffage ou en renonçant aux exportations par exemple, ce qui va à rencontre de toute la philosophie actuelle du Québec, aussi insensée soit-elle; ou bien trouver une source autre que l'eau pour générer l'électricité, bref revenir au nucléaire.On voit d'ici la démagogie: choisissez entre la construction de quatre réacteurs CANDU dans le parc de Bécancour ou en banlieue de Montréal pour assurer la survie de 200 phoques et des centrales hydroélectri- ques â Grande Baleine, loin, loin, loin de chez vous.Les bélugas, les autochtones, le fédéral La farce est d'autant moins drôle qu'il n'y a pas que les défenseurs des phoques qui se dresseront sur le chemin d'Hydro-Québec à Grande Baleine: ¦ il y aussi les Cris et les Inuil dont l'environnement sera considérablement perturbé puisque le complexe que la société d'État veut y aménager prévoit la création de cinq bassins dont l'étendue de chacun dépassera celle du lac Saint-)can.Dégagement de mercure et empoisonnement des populations aquatiques, rapetissement des territoires de chasse ne sont que les plus manifestes des modifications à leur mode de vie qu'entraînerait le projet.Le mercure attaquerait aussi les phoques (encore eux ), des bélugas et quelques rares espèces d'oiseaux migrateurs, autant de vedettes d'un certain discours mélo-écologiste ; ¦ il y aussi le gouvernement **\" fédéral car les eaux turbinées de la Grande Baleine se déverseront non pas dans la baie lames mais dans la baie d'Hudson en créant de surcroît une nouvelle zone libre de glace en tout Les écofos devraiont faire tremtaier Hydro-Québec Une population de phoques provoquera-t-elle !a relance du débat sur l'énergie nucléaire ?1 * L - >5v.: La centrale nucléaire de Pickering, en Ontario.I \u2022 v -m temps \u2014une polynia\u2014 dans le détroit de Manitonuk.Jusqu'ici, Hydro-Québec a pu se soustraire à toute forme d'audiences publiques sur ses projets de développement du Nord puisque la moitié septentrionale du territoire du Québec échappe à l'autorité du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement ( BAPE).Hydro-Québec échappe à Québec Ottawa, par la voix du ministre Lucien Bouchard, a clairement indique sa détermination de procéder à une vaste consultation publique.Bref, pour la première fois, le sort d'un projet d'Hydro-Québec échappera au gouvernement du Québec.On peut déplorer cet affaiblissement d'autonomie.On ne peut en revanche que se réjouir que le décor soit enfin planté pour une véritable réflexion sociale sur la pertinence de modifier toujours davantage l'environnement afin de satisfaire des besoins aussi discutables que le chauffage à l'électricité.Faudra-t-il revenir au discours qu'osait tenir l'ex-minis-tre péquiste Yves Bérubé?Selon cet ingénieur, la houille blanche est une forme d'énergie noble destinée naturellement à des usages mécaniques plutôt que thermiques.Chauffer a l'électricité relève dans cette perspective de l'aberration.On pourra peut-être débattre publiquement pour la première fois de l'opportunité d'encourager un retour au chauffage au gaz naturel ou au mazout qui, somme toute, perturbe peut-être moins l'environnement du Québec même s'il contribue au réchauffement de la planète ce qui n'est pas le cas de l'option hydroélectrique.Enfin, les Québécois devront réfléchir comme les Ontariens sur les avantages et les risques de l'option nucléaire.D'autant plus qu'Hydro-Québec sera sans doute appelée à investir dans ce qui va subsister d'Énergie atomique du Canada.Le ministre fédéral des Finances, Michael Wilson, a déjà indiqué qu'Ottawa n'épongera pas longtemps encore le gouffre financier perpétuel de la société d'État qui a conçu les CANDU.Vers une coopération Hydro/Gaz Métro L'entrée dans la dernière décennie de débat permettra peut-être aussi de poser clairement une autre question : le gaz naturel et l'électricité doivent-ils nécessairement se concurrencer?Présentement, les monopoles qui distribuent ces deux formes d'énergie se disputent d'importants marchés industriels et commerciaux, tant sur le plan du chauffage que des procédés de fabrication.La concertation des doux monopoles pour mettre au point des stratégies visant à assurer le consommateur industriel ou commercial de la meilleure source d'énergie disponible profiterait sans doute à l'ensemble de l'économie québécoise.Pourquoi ne serait-il pas.possible de réussir ce qu'Électricité de France (ÉDF) et Gaz de France parviennent à faire?Confier dans certains secteurs ou régions la distribi-tion de leurs produits à un seul organisme?Ainsi, en Charente-Maritime, le centre de distribution des deux énergies a pour vocation de construire, d'exploiter et d'entretenir des ouvrages nécessaires â la distribution d'énergies dans les meilleures conditions.Cela soulève la question de la concurrence ou des monopoles, c'est selon.Cela suppose avant tout que le sort de Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métropolitain soit réglé.Restera-il aux mains d'un industriel québécois sans grandes perspectives de développement comme cela a été le cas pendant les règnes de Bertin Nadeau d'Unigcsco ou de Marcel Dutil de Canam Manac?Passera-t-il aux mains d'un noyau dur d'actionnaires formé de SOQUIP, de la Caisse de dépôt et placement et de la Société d'investis- sements Desjardins d'autant plus que les deux premières ont un droit de préemption sur les actions majoritaires que M.Dutil veut vendre pour éponger les dettes de Canam-Manac?Ou enfin trouvera-t-on la perle rare capable à la fois de relancer Gaz Métro et d'en garder le con tôle au Québec?Le dénouement devrait être connu cette année.La fin du scandale Petro-Cariada Celui aussi de Petro-Canada dont la première phase de privatisation interviendra vraisemblablement au printemps.Cette opération qui, si elle réussit comme celle d'Air Canada intervenue en 1988 et 1989, devrait apporter beaucoup d'argent au Trésor fédéral, mettra le dernier clou au cercueil du désastreux programme énergétique national du titulaire de l'Energie de l'ancien gouvernement libérai de Pierre Trudeau, son vieil ami Marc Lalonde.Même si le vérificateur général du Canada, Kenneth Dye, n'a jamais eu l'autorisation de scruter les dessous de la nationalisation à prix d'or de Fina et de BP Canada pour donner naissance à Petro-Canada, il en subsiste un fétide parfum de scandale que la nationalisation dissipera peut-être. LA PRESSE, MONTREAL, SAMED113 JANVIER 1990 9 CHOISIR entre le service légendaire c v vai uan a.» et le réseau mondial de Canadien était difficile.Aujourd'hui, nous vous offrons les deux.Ensemble, on va plus loin Canadien va plus loin 10 ! LÀ PRESSÉ; MONTREAL.SAMEDI ^JANVIER 1990 PAUL DURIVAGE es investisse-ments des entreprises, s'ils demeurent le facteur dynamique de l'économie québécoise, croîtront à un rythme beaucoup plus modéré cette année.Depuis la crise dc 1982.les secteurs dc l'économie se sont relayés pour maintenir la croissance bien en vie.Au sortir de la récession, les exportations menaient le bal.Puis, les consommateurs ont pris le relais.Et lorsque ces sources de croissance se sont taries, les investissements des entreprises ont connu un boom, progressant de 20.8 p.cent au Québec en 1989 et dc 15,5 p.cent l'année précédente.11 serait cependant étonnant que cette vigueur exceptionnelle se maintienne cette année encore, croit M.Lloyd Atkinson, vice-président ct économiste en chef de la Banque de Montréal.Selon lui, îi s'agissait jusqu'à maintenant pour les entreprises «d'ajouter à leur capacité, dc s'informatiser».Les entreprises sont aux prises en effet avec les taux d'intérêt élevés et la Bourse peu accommodante, ce qui complique le financement de leurs projets.Déjà que la force du dollar restreint les débouchés pour leurs production actuelle.Mais il leur faut néanmoins continuer d'investir pour relever les défis du libre-échange ct dc la globalisation des marchés.Pour la nouvelle année, M.Atkinson table ainsi sur une hausse dc six p.cent environ des investissements manufacturiers.Ceci cn fait d'ailleurs un des économistes les plus optimistes, la plupart dc ses collègues misant plutôt sur un prudent cinq p.cent, tout au plus.L'Association dc la construction du Québec prévoit pour sa part que les immobilisations en construction augmenteront de deux p.cent seulement pour atteindre 18 milliards S.Déjà, le rythme de croissance des investissements des entreprises, étouffées par la hausse des taux d'intérêt et la baisse des profits, s'est ralenti.Au troisième trimestre, les dépenses cn machines ct matériel ont reculé de 0,3 p.cent.Il s'agissait de la première baisse trimestrielle au cours des cinq dernières années.Dans son récent rapport sur les perspectives économiques pour le Canada, l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) soulignait d'ailleurs que l'investissement ralentira cette année en raison notamment, de la baisse des taux d'utilisation des capacités, du niveau élevé des taux d'intérêt et du récent prélèvement sur le capital des grandes sociétés.Le rythme sera plus modéré cette année Un nouveau secteur d'investissement: le recyclage du papier journal.Électricité et aluminium Selon les observateurs, ce sont surtout les investissements dans les usines d'aluminium qui susciteront les investissements privés cette année.Le secteur public, avec les travaux dc la Phase Deux de la Baie James, jouera aussi un rôle clé pour soutenir l'économie.Hydro-Québec doit notamment investir massivement pour moderniser son réseau de distribution, rappelle Sylvie Achard du service des relations avec les médias.Prés de 200 millionsS ont été ajoutés récemment au 1,5 milliard $ prévu pour l'amélioration des réseaux de transport et de distribution.La société hydroélectrique a par ailleurs prévu à son plan de développement 1,6 milliards pour la nouvelle année.Outre la poursuite des travaux à LG2-A, Hydro-Québec entreprend cette année la construction des centrales dc Brisay, La Grande I ct Laforge L Entre-temps, la construction des alumincries se poursuit.Ces projets, dont les retombées se sont font déjà sentir, ont impliqué des investissements dc près dc 1 milliard S l'an dernier, une hausse de près de 68 p.cent sur l'année précédente, selon le Bureau de la Statistique du Québec.Alumax vient cn outre d'entreprendre la construction, au coût de 1 milliard S, d'une usine d'aluminium de première fusion près de Dcschambault.Le coup d'envoi pour la construction de l'aluminerie Alouette, d'un coût semblable, a par ailleurs été donné l'automne dernier et les travaux de la première phase se poursuivent à Sept-îlcs.Citons aussi les projets d'Alcan à Laterricre (649 millionsS), A.B.I.à Bécancour (5î5u millionsS) et Reynolds â Baie-Comeau (500 millions S).Pour sa part, l'industrie des pàtcs et papier, la principale responsable de l'accroissement des dépenses d'investissement du secteur manufacturier l'an dernier, fait maintenant face à une situation de surcapacité ct n'en rajoute plus.L'industrie, qui a investit près de 1,5 milliard $ dans de nouvelles installations l'an dernier, a aujourd'hui une capacité de production dc 12 p.cent supérieure par rapport à la situation cn 1988.Un méga-projet de recyclage est néanmoins toutefois toujours dans l'air.Il s'agit de l'usine de désencrage à grande échelle (plus de 250 tonnes métriques par jour), que concocte Cascades ct le groupe allemand Steinbeis & Consorten.Une décision concernant ce projet évalué à 175 millionsS est attendue à la fin du mois.L'emplacement reste en outre à déterminer; ce pourrait être l'est de Montréal comme Niagara Falls, dans l'État de New York.Toujours dans le domaine du recyclage du papier.Produits forestiers Canadien pacifique annonçait récemment des investissements de 175 millionsS à ses installations dc Gatincau et Thunder Bay.Ces nouvelles installations, qui doivent entrer en exploitation dès l'été 1991, utiliseront les méthodes de dés-encrage à la fine pointe de la technologie mondiale.Pour sa part, le secteur canadien de l'auto, conjuguant avec la baisse des ventes, réduit ses investissements de dix p.cent.Le secteur des services, qui compte pour 60 p.cent du produit intérieur brut, souffre également \u2014 bien que dans une moindre mesure\u2014 de la force du dollar et dc la hausse des taux d'intérêt.LAURIER CLOUTIER es régions québécoises bourdonnent encore d'optimisme malgré les nuages de récession qui s'amoncellent à l'horizon.Lise Brouillette, vice-présidente de l'Association des commissaires industriels du Québec (ACïQ), craini que ies régions ne connaissent un hiver ct un printemps d'attentisme mais espère qu'elles reprendront plus de vie l'automne prochain, pour compenser, au moins cn partie, les retards dans les investissements.(L'ACIQ compilera ce mois-ci les résultats de son enquête annuelle dans les régions et pourra ainsi étayer son bilan ct ses perspectives de l'année.) Ceci dit, le niveau d'activités varie beaucoup d'une région à l'autre, malgré les taux d'intérêt élevés et la force du dollar canadien qui, tous deux, ralentissent les exportations ct les affaires.Aussi commissaire industrielle dc Bécancour, Lise Brouillette cite les projets d'investissements dc Norsk-Hydro mais reconnaît que plusieurs de ses collègues régionaux n'écartent pas un «léger ralentissement» parce que dc nombreuses compagnies se font craintives dans leurs projets d'expansion à cause du loyer dc l'argent et de la récession appréhendée.Des entrepreneurs reverront leurs projets d'investissements avant une décision finale mais d'autres ont déjà dépassé ce stade ct prendront définitivement de l'expansion pour profiter des opportunités du libre-échange par exemple.Des baisses de 40% Mme Bouillcttc avoue que la «baisse dans certains secteurs traditionnels pourrait atteindre 40 p.cent» dans certaines PME mais que des industries dc pointe ne reculeront pas et accentueront même leur développement.«On décèle du dynamisme partout mais certains parlent tellement de récession qu'une psychose peut se développer».Lise Brouillette craint que les «premiers six mois soient particulièrement faibles», avant que les entreprises ne se rassurent, cet automne.Programmes d aide gelés Le gouvernement du Québec «a gelé ses programmes d'aide jusqu'en avril.11 ne se passera rien d'important dans les régions d'ici là.Ottawa n'a rien coupé mais il n'aide que les projets très bien structurés».Le président de l'Association des commissaires industriels du Centre du Québec, Guy lulien, ne prévoit ni chute, ni boom des investissements dans la Mauricic-Bois-Francs.Il ne se plaint pas.Les papeteries inves- Les menaces de récession n 'ont pas encore étouffé ï optimiste tissent.Kruger a par exemple amorcé en 88 un programme de 400 millionsS en deux ans et demi, dont quelque 90 millions S l'an dernier.Le Complexe de Léry de 17,5 millions S dotera Trois-Rivières du siège régional d'Hydro-Québec ct des bureaux du Trust Général.Le constructeur Hervé Pomerleau, de Saint-Georges, cn Bcaucc, construira aussi au printemps dans la capitale dc la Mauricic un hôtel Delta ct une salle dc congrès dc 1200 places.Le ralentissement économique n'a pas provoqué dc mise à pied dans la région, qui n'a pas non plus accusé de grève.En fait, le Centre du Québec manque de main-d'ocuvre spécialisée, de soudeurs notamment, comme plusieurs régions.Le bureau de Laurent Verreault compte 67 ingénieurs mais s'en cherche toujours d'autres.Le chômage a reculé de moitié, dc 14 à sept p.cent! La région a affiché 129,4 millions S d'investissements en 88, sans doute autant en 89.Les taux d'intérêt ct le dollar canadien pourraient toutefois refroidir des exportatrices cette année, dont Aciers Fabrcx.Gérald Guindon, président de l'Association régionale des commissaires industriels dc la Montérégie, estime que la Rive-Sud de Montréal se voit favorisée par rapport à l'Ontario, pénalisée par l'omniprésence de l'industrie dc l'auto, aujourd'hui cn récession.Les moteurs tournent Pratt & Whitney.* un des gros \u2014> LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 13 JANVIER 1990 ^11 .cet USINE DE r BECANCOUR QUEBEC prop.nor5k nvdro canada inc NORSK HYDRO Monenco - 39 .i » ^ > : » I tmkl j **ïi:T . 12 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 13 JANVIER 1990 B pharmacies: ce secteur surnage fori bien dans la tourmente économique.Depuis trois uns.l'augmentation des ventes pour plusieurs chaînes dc pharmacies dépassent largement les 10 p.cent.On ne prévoit aucun changement de ce côté alors que certains Facteurs, comme les longues heures d'ouverture, un choix plus grand de marchandise et le vieillissement de la population, jouent en Faveur dc l'industrie; ¦ alimentation: ce secteur a atteint la maturité il y a quelques années.Cela signifie que les ventes (en unités) n'augmentent presque plus.En revanche, les affaires ne baissent pus bruta,r nent non plus puis- L'investissement chutera de presque 50 % AgvncC'i rance Presse II /v>////vr;/o/v La progression des investissements des entreprises américaines devrait se ralentir très nettement en 1990 pour tomber à 4,9 p.cent contre 8,5 p.cent cette année, a fait savoir le département du Commerce.La hausse des investissements prévue pour 1990, calculée à partir d'une enquête réalisée en novembre, est la plus faible depuis 1987 (4,2 p.cent), a indiqué le département du Commerce.Les dépenses d'investissements avaient représenté ces dernières années un des principaux moteurs de la croissance américaine.Leur décélération constitue un nouveau signe dc ralentissement de l'activité économique, soulignent les experts.Les investissements devraient totaliser 490,1 milliards $ cn 1990 contre 467,2 milliards cette année ct 430,7 milliards en 1988.Ces chiffres ont été corrigés pour tenir compte dc l'inflation.Les investissements devraient «légèrement baisser» au quatrième trimestre 1989 ct enregistrer une hausse de 3,1 p.cent au premier trimestre 1990 ct dc 2,5.p.cent au deuxième trimestre, a précisé le département du Commerce.Le ralentissement devrait toucher surtout.l'industrie manufacturière où les investissements devraient croître seulement dc 1,4 p.cent cn 1990 contre une hausse de 7,3 p.cent attendue cette année.Les investissements devraient même reculer dc 1,5 p.cent l'an prochain dans le secteur des biens durables (d'une durée de plus de trois ans), cette baisse étant compensée par une hausse de 4 p.cent pour les entreprises fabriquant des biens non durables.que que les gens coupent rarement dans les dépenses de nourriture.Une hausse nette de I à 2 p.cent en 1990; ¦ la quincaillerie: ce secteur est étroitement lié à la construction domicilairc.11 connaîtra clone un léger ralentissement.Les spécialistes de la rénovation sont cependant favorisés; ¦ le commerce à surveiller en 1990: les Club Price.Au centre d'un véritable phénomène social, les Club Priée (une filiale de Steinberg) remportent une succès extraordinaire depuis leur arrivée au Canada il y a trois ans.On prévoit d'autres ouvertures de magasins, notamment dans en Ontario et clans l'Ouest canadien.Et la TPS?Mais un element risque de bouleverser les previsions; il s'agil de la TPS (taxe sur les produits et services), dont les analystes ignorent encore les effets «avant-coureurs».«On ne sait pas com men I les gens vont interpréter la TPS.Certains pourraient être tentés de couper leurs dépenses, en prévision des effets négatifs de la '1 PS sur l'économie.D'autres, au contraire, vont se rue» dans les magasins pour éviter la hausse des prix», explique M.Kaufman.Les chances sont bonnes que cela se produise dans le vêtement, dit l'analyste.11 croit que les consommateurs vont «stocker» pantalons et chemises clans l'attente de 1991.7500 points Intair Bo Ilia CHICAGO NEW YORK MOSCOU AMSTERDAM LOS ANGELES LONDRES FORT LAUDERDALE CANCUN HAWAI PARIS ROME ATHENES Intair vous fait vite faire un gain en capitales! 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