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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-01-27, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 JANVIER 1990 Le temps i.¦ ¦ ¦ ¦ t D n ft B y* ¦ i \u2022'3 i ¦ \"'S '.V ¦PJ f H i H H i s '11 ¦ I du trou REGINALD MARTEL ¦I faudrait créer l'Association des travailleurs de la construction et des chroniqueurs littéraires du Québec.On dira peut-être que les intérêts communs aux deux métiers sont d'autant moins évidents que les bâtisseurs bâtissent, tandis que les chroniqueurs démolissent.Sans doute, mais le rapprochement n'est pas si inconvenant.Les ouvriers de la construction, sauf ceux qui sont affectés aux grands chantiers, ont un travail saisonnier.Les chroniqueurs littéraires aussi et faisons écho ici à leurs doléances.Elles sont, j'en conviens, désagréablement itératives.Un chroniqueur littéraire a beau chroniquer à longueur d'année, l'automne est la seule saison pendant laquelle il peut s'épuiser a sa guise.Début septembre, tout arrive.Les titres, par douzaines, s'accumulent sur la table de travail.Les attachées de presses, ces merveilleuses messagères des dieux éditeurs, jamais ne vous laissent en paix.Tandis que vous essayez de séparer le meilleur du bon et le bon du moyen et le moyen du pire, elles vous relancent au téléphone.« UnteL dit l'une, vient d'écrire son meilleur livre.» « Voulez-vous, dit l'autre, jeter un coup d'oeil aux épreuves du roman d'Unetclle?C'est su-bli-me ! » Début septembre, c'est donc l'époque où les chroniqueurs littéraires lisent en marchant, en mangeant, en dormant, tout le temps.Il leur arrive de donner à leur femme le prénom d'une héroïne de roman.Imaginez les embêtements.Ça continue pendant quelques semaines, en attendant le pire.Et le pire, c'est le Salon du livre de Montréal.|e ne sais pas ce qui se passe au juste dans la tête des éditeurs.|e sais seulement que tout se passe comme si le SLM était un moment sacré, quelque chose comme le début d'une nouvelle ère.En septembre, ce n'était encore qu'une petite avalanche de livres.À la veille du salon, c'est la démence totale.C'est, littéralement, l'Everest de la production littéraire qui tombe sur cette pauvre tête dont vous ne savez plus où donner (avec des tournures comme ça, aucun risque de devenir écrivain).'.Il faudrait, suggèrent les divines messagères, qu'une recension du roman d'Unetelle ou d'Untel paraisse juste avant le salon, ou juste pendant, ou juste après.Mieux encore, une interview le samedi mettrait vos lecteurs en appétit ; pour les satisfaire tout à fait, pourquoi pas une recension le samedi suivant?Le travail n'a jamais tué personne, surtout quand il est physiquement impossible de le réaliser entièrement.On survit donc au SLM comme à n'importe quelle épreuve.11 suffît, dans les semaines qui suivent, de rattraper le mieux possible le temps perdu.Lire ou relire le meilleur de la production depuis septembre et rédiger ses petites recensions.On en a jusqu'à Noël, même s'il a fallu sacrifier sur l'autel de l'oubli (tiens.je connais des auteurs qui écrivent comme ça) des livres qui n'étaient pas si bons mais qui n'étaient pas si mauvais, des livres qui avaient l'air, malgré tout, de promettre des livres qui promettraient beaucoup mieux.Si vous cherchez encore le trou, le voici.Il s'appellait janvier, puis février, puis mars.Avec la disparition j\u2014provisoire, il le faut\u2014 du Salon international du livre de Québec il s'appellera maintenant avril, mai et peut-être juin, puisque la deuxième avalanche annuelle n'aura pas lieu.|e pense à la célèbre enumeration des saisons québécoises : l'hiver et le-mois de juillet.La saison littéraire québécoise, c'est l'hiver un peu, qui produit de beaux fruits mais sans abondance.Le trou donc, puis le Salon du livre de Montréal.Il y a peu d'espoir de changement.Les éditeurs vous disent, et ils ont en partie raison, que le salon, grâce à l'importante couverture médiatique dont il est l'objet, est LE moment idéal pour lancer les ouvrages littéraires \u2014 et les autres itou.Lès chroniqueurs littéraires seraient pourtant ravis de travailler non pas plus( il ne faut quand même pas exagérer), mais plus égal.La littérature québécoise, et ceux qui la font, seraient peut-être mieux servis.¦ ¦ a \u2022St) I I .Plus proche de l'histoire que du roman Barbara Chase-Riboud écrit toujours l'esclavage dans Le nègre de l'Amistad i LUCIE CÔTÉ collaboration spéciale m I y a deux semaines, juste avant sa I visite à Montréal, la romancière Barbara Chase-Riboud assistait à l'investiture de Douglas Wilder, premier gouverneur noir d'un état américain.Un moment historique d'autant plus émouvant que M.Wilder, petit-fils d'esclave, gouverne désormais la Virginie, qui s'était battue au siècle dernier contre l'abolition de l'esclavage.Délicate, élancée, sa longue chevelure noire flottant sur ses épaules, élégamment vêtue d'un tailleur gris et d'un chemisier imprimé, l'auteur de La Virginienne se réjouit de l'événement: «Je n'en croyais pas mes yeux.Wilder a été élu alors que la Virginie ne compte que 20 p.cent de Noirs.Mais ça n'est pas arrivé tout seul.Il a d'abord été un très bon lieutenant-gouverneur pendant quatre ans.U reste un énorme travail de réunification à faire, mais petit à petit, les hommes politiques prennent le rejais des activistes civils», observe l'écrivain dont les trois premiers romans traitent de l'esclavage.«Cette investiture a été une grande fête parce que l'élection de Wilder réalise un rêve de Martin Luther King.Il souhaitait qu'un jour fils d'esclaves et fils de propriétaires d'esclaves se retrouvent à la même table.C'est ce qui vient d'arriver: le petit-fils d'esclave a été élu par les petits-fils des propriétaires.» Écrire l'esclavage L'esclavage passionne la romancière.«C'est l'un des plus grands sujets de tous les temps, s'exclame-t-clle.Les relations de pouvoir, les rapports de forces entre maître et esclaves constituent un grand thème et la bi- Une histoire fascinante le au moment de w P histoire s.aglt nca\"mfi°c,nsadultrcs grand fascinante grace * °sborne en page K 2.bliographie est abondante.» Madame Chase-Riboud est venue à l'écriture parce que l'histoire de l'esclave Sally Hemings, la maîtresse du président fefferson pendant plus de 38 ans, la fascinait.Ensuite, dans La Grande Sultane, qui aborde l'esclavage dans les harems, elle racontait la vie de Naksh-l-Diî, créole qui a régné sur l'Empire ottoman au XIXe siècle.Son troisième roman historique, Le nègre de l'Amistad, relate cette fois l'odyssée de Sengbe Pieh, noble guerrier men-dé, enlevé en Sierra Leone en 1839 et vendu comme esclave.Après un voyage atroce enchaîné dans la cale du négrier espagnol l'Amistad, Sengbe Pieh, rebaptisé Joseph Cincjue, mène ses compagnons à une mutinerie.Ils tentent ensuite sans succès de regagner leur pays.En Nouvelle-Angleterre, défendus par l'ex-président lohn Quincy Adams, soutenus par son admirable femme Louisa, ils subiront un procès historique qui déterminera si les Noirs doivent être considérés comme des êtres humains ou comme des biens meubles.«C'est un livre très peu romancé.U me semblait tout à fait inutile d'inventer quoi que ce soit avec une histoire pareille et des personnages historiques aussi extraordinaires.Les u-niversitaires américains connaissent très bien l'histoire de Joseph Cinque.Il existe même une Société historique de l'Amistad.|e disposais donc d'une grande documentation, plusieurs articles, des documents au sujet des deux premiers procès et le jugement de la Cour suprême.l'ai seulement imaginé la vie de Cinque au début, en Sierra Leone, avant sa capture, après avoir fait des recherches sur les Men-dés», indique l'écrivain.Les femmes sont omniprésentes clans le roman, parce que l'écrivain trace un parallèle entre l'affranchissement des esclaves et l'émancipation des femmes au début du féminisme.«Elles sont les instigatrices des pétitions pour l'abolition de l'esclavage, elles ont pris la parole en public avant tout le monde.» 150e anniversaire de la venue de Cinque Commencé il y a trois ans, le livre paraît aujourd'hui alors que les Américains s'apprêtent à commémorer le 150e anniversaire de la venue de Cinque aux États-Unis.Un timbre sera émis pour rappeler cc premier procès de droit civil concernant des Noirs, procès dont la Constitution a déterminé l'issue.« |e suis très contente de publier mon livre au moment où le mur de Berlin vient de tomber et où l'Afrique du Sud s'apprête à céder à Mandela», souligne Mme Chase-Riboud.Diplômée de Yale, l'écrivain a été amusée de constater que ce sont les étudiants de théologie de Yale qui se sont occupés de Cinque au siècle dernier.Architecte née à Philadelphie d'une mère montréalaise naturalisée américaine et d'un père d'origine hindoue, Mme Chase-Riboud est aussi sculpteur et habite entre Paris et Rome, où elle demeure dans un palais de la Renaissance.«Un endroit fabuleux pour une artiste», apprécie-t-elle.Mais le sculpteur délaisse son art lorsque l'écriture l'accapare.«|e ne peux faire les deux en même \u2022v.~: -\u2022 Le Principe de Peter aura séduit même les Chinois! Lawrence Peter ALAIN STANKÉ collaboration spéciale Le Prof Peter vient de mourir.Sa mort a surpris beaucoup de personnes.Elles ignoraient sans doute qu'il était.vivant.Tout le monde, ou presque, a entendu parler du Principe de Peter mais peu de gens savaient que son créateur existait réellement, qu'il était Canadien et qu'il vivait en Californie parce qu'il ne pouvait pas souffrir la morosité des Canadiens anglais.Lancé il y a 21 ans, son livre a été un des plus grands succès mondiaux de librairie: plus de huit millions d'exemplaires vendus en 37 langues! D'après Guinness, c'est «le livre le plus traduit au monde».Et le succès continue.En effet, quelques jours avant de mourir, Lawrence Peter a eu la joie de recevoir un exemplaire de la dernière traduction de son Principe traduit en chinois! Il aura donc fallu presque un quart de siècle pour que ce monument sur l'incompétence soit enfin publié en Chine.L'ouvrage, fraîchement sorti des presses de Beijing, portait la dédicace suivante de son traducteur: «Au Prof Peter, nouvelle étoile qui brille dorénavant dans le ciel de la République populaire de Chine: » Cette traduction chinoise \u2014qui arrive après les événements qu'on connaît \u2014 confirme que nul n'est à l'abri de l'incompétence, même pas les dirigeants chinois.Dans Tavant-propos de son best-seller, Peter avait inscrit l'avertissement suivant.qui a sûrement échappé à la censure chinoise: «Si vous lisez ce livre, vous ne pourrez jamais retrouver votre état actuel de bienheureuse ignorance, jamais vous ne pourrez vénérer aveuglément vos supérieurs, ni dominer vos inférieurs.Jamais!» Oups.Homme de principes Depuis de nombreuses années, Lawrence Peter souffrait de problèmes cardiaques.Sa dernière crise, il y a deux ans, le força à interrompre son activité d'écrivain.Auteur de 13 ouvrages (cinq didactiques et huit humoristiques), il se plaisait à dire qu'il n'avait jamais fait de calculs pour connaître le chiffre total de ses ventes: probablement plus de dix millions d'exemplaires en tout.De toute façon, issu d'une famille de petite condition, il a toujours choisi de vivre modestement.Quant à la fortune que lui ont procurée ses droits d'auteur, il l'a léguée à des organismes éducatifs et aux enfants handicapés.Né à Vancouver, en 1919, Peter a d'abord commencé par étudier la me- nuiserie et l'ébénisterie.Il passa ensuite à l'enseignement de la menuiserie dans une prison de la Colombie-Britannique.«C'est là, disait-il, que je me suis Dosé de sérieuses questions.Je me suis demandé pourquoi ils étaient derrière les barreaux et moi pas.Afin de trouver la réponse, je me suis mis à étudier la psychologie.Adieu la menuiserie, salut les psys.Et comme j'aimais toujours l'enseignement, je me suis mis â enseigner la psychologie.Cela m'amena à faire des recherches sur les enfants handicapés.Un travail qui fut reconnu aux États-Unis mais pas au Canada! Car le Canada, on le sait, c'est spécial ! Ainsi faute de pouvoir travailler chez moi, j'ai accepté d'aller travailler à l'Université de la Californie du Sud.Petit à petit, mes écrits devinrent tellement populaires que, depuis 1968, je n'ai fait qu'écrire et donner des conférences sur la hié-rarchologie, c'est-à-dire sur le populaire Principe de Peter.J'ai écrit plusieurs principes mais, assez curieusement, il n'y en a qu'un qui a eu le succès qu'on connaît: «Chaque employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence.» Voici un exemple de ses autres principes que le professeur Peter a bien voulu m'enscigner lors d'une de nos dernières rencontres: \u2022 Le Principe de Peter sur le mariage: «Tous les mariages sont heureux.Il n'y a que la vie en commun qui crée des problèmes.» \u2022 Le Principe de Peter sur la compensation: «Quand mes enfants vivaient à la maison, je ne trouvais jamais les outils pour réparer ce qui se SUITE A LA PACE K 2 I \u2022ri SA ?\\ V T è à\" temps, c'est une autre inspiration, une autre façon de voir la vie.» Grande voyageuse, Mme Chase-Riboud, munie d'un passeport français, accompagnant son mari d'alors, le célèbre photographe Marc Riboud, fut la première Américaine admise en Chine après la Révolution culturelle.«C'est un souvenir inoubliable.Pendant plus de deux mois, nous avons visité Pékin et Shanghai et suivi des nomades mongoliens», relate-t-elle.Son prochain livre, qui complétera sa trilogie sur l'esclavage américain, réunira plusieurs de ses passions.L'histoire d'une femme.Noire, sculpteur très célèbre à l'époque qui suivit l'abolition de l'esclavage.«C'était une femme menue, qui créait des sculptures monumentales.» m \u2022Y, î \u2022v- I I I ¦9 ftrjr E x 1 I i do one i no K2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 JANVIER 1990 Au plaisir de lire De la dégustation JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale ela vous dit quelque chose: Un singe en hiver?Demandez autour de vous, on vous répondra un film.Le film avec Belmondo et Jean Gabin qui ne buvait plus depuis longtemps et que Belmondo entraine à recommencer.Une des plus belles scènes de saôulogra-phie du cinéma français.Belmondo en train de toréer des voitures sur une place normande! Mais si, tu te souviens?Eh bien oui.l'ai repris par hasard dans la bibliothèque le roman 'l'AnlAmn Rlnn/^m Ia ~ \\, î pas pu le laisser avant d'arriver à la .dernière page.Il avait paru en 1959 à la Table ronde, cela ne rajeunit personne.Demandez-le en édition de poche, cela vaut la peine.C'est du roman, ça, madame, monsieur.\\ L'explication du titre est la sui-J vante: «Aux Indes ou en Chine, \u2022 quand arrivent les premiers froids, on trouve un peu partout des petits singes égarés là où ils n'ont rien à faire (.) Alors, comme les habitants croient que même les singes ont une âme, ils donnent de l'argent pour qu'on les ramène dans leurs forêts nata- Â i.-1 :-r»- \u2014 juiicii wiavi| les où ils ont leurs habitudes et leurs amis.Et des trains remplis d'animaux remontent vers la jungle.» Évidemment, l'ennui, c'est que l'on voit ( littéralement ) Jean Gabin dans le rôle du vieux Quentin, tenancier d'hôtel normand, et Belmondo dans celui du jeune Fouquet, voyageur sans bagage.À moins que vous ayez oublié le film?Vous n'oublierez pas le livre.Un cadeau d'Antoine Blon-din, l'un des meilleurs romanciers qui soient.C'était une autre lecture En reprise.Il y a )ulien Gracq.Régulièrement, tous les deux ans, il donne à son éditeur (osé Corti (celui dont les livres doivent se couper au couteau avant d'être lus) un texte petit ou long, comme une autre pierre bien taillée, bien polie, pour ajouter à une oeuvre qui est l'honneur des lettres françaises.Gracq : le meilleur.Tout le monde le sait.Un respect très jaloux accable cet écrivain.Quelque plumitif lui écrit un article comme celui-ci, et bonjour Monsieur Gracq.Mais que faire, aussi?Que faire de plus?C'est un homme qui vit caché du côté de Nantes (qui avait inspiré La forme d'une ville) et qui regarde notre siècle ^uiniiiv un iliaii vl un ui iiniiu rynque, mammifère à bec de canard écrasé, à pattes palmées, queue de castor et corps de phoque: le monstre, en somme, cette bête.et l'on a toujours l'impression que Julien Gracq vient d'une planète lointaine ou d'un siècle ancien pour nous raconter ses voyages d'explorateur avec une subtilité qui ne se fait plus, un regard neuf que nous avons perdu depuis longtemps et une langue française oubliée «à saveur véritable de sirop d'érable naturel ».Les best-sellers fi 1 Lot Peregrines Fiction et biographies Jeanne Bourin Lacombe (9) 2 L'Agenda Icare\tRobert Ludlum\tRobert Laffont\t(12) 3 La Maison Rutsie\tJohn Le Carré\tLaffont\t(5).4 Sira Oaby du Lac\tFrancine Ouellette\tQuinze\t(15) 5 Anne au Domaine dea Peuplier* Lucy Maud-Montgomery\t\tQuébec / Amérique\t(9) 6 L'Oeil américain\tPierre Morency\tBoréal\t(3) 7 Mort d'un poète\tMichel del Castillo\tMercure de France\t(1j 8 L'Heureux Élu\tSerge Grenier\tCroc-Livres\t(4) 9 Dors, ma jolie\tMary Higgins Clark\tAlbin Michel\t(12) 10 Le Premier quartier de lune\tMichel Tremblay\tLemèac\t(18) Ouvrages généraux 1 Guide du vm 90 Michel Phaneuf L'Homme\t\t\t(7) 2 Le Livre Guinness des records\tEn collaboration\tQuébec /Livres\t(2) 3 Trudeau le Québécois\tMichel Vastel\tL'Homme\t(9) 4 État du monde 1989-90 ¦\tEn collaboration\tBoréal/ La Découverte\t(9) 5 Les Vrais penseurs de notre temps\tG.Sorman\tFayard\t(5) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Alire (Longueuil).Bertrand, Ocmorc, Duchorme, Flammarion, Le Fureteur (St-Lambert).Guérin, Hermès, Lettre-Son ( J utremont).Martin (Joliette).Le Parchemin, Raffin, Renaud-Bray et Sons et Lettres.\t\t\t Pourtant Gracq fut un surréaliste, il lui en est resté le goût des rapprochements.C'est un poète chez lequel «les sons et les couleurs se répondent», et bien d'autres choses encore.C'est un contemporain aussi, voyons, il est vivant! Et c'est le meilleur écrivain français actuel, de toutes façons et de l'avis de tous.l'aurais pu aussi bien vous dire : En reprise, lisez-donc Le rivage des syrtes, vous verrez ce qu'est un roman.Voici deux livres de julien Gracq, coup sur coup.Les eaux étroites, c'est une promenade le long d'une rivière, à travers une campagne nantaise.Symphonie de la nature la plus douce qui soit.Quant à Lettrines 2, c'est la suite d'une sorte de journal littéraire dans lequel Gracq parle surtout de lectures, mais aussi de musique, de peinture, et de voyages qu'il fit jusqu'en Amérique.C'est un livre qu'on ne lit pas d'une traite, on le déguste par petites bouchées, on en a pour un temps fou, on ne désire pas qu'il soit fini.Je ne trouve pas de meilleur compliment.LES EAUX ÉTROITES, par Julien Gracq.75 pages, editions Jose Corti.Paris.LETTRINES 2, par Julien Gracq.244 pages, editions Jose Corti.Paris.imp** « f \u2022 » « t.4 mifxt' Un document d'une richesse exceptionnelle ! n V.h-f- » -, \u2022 n.M V *> t .;«.*«* i.» n m >-i.< .»*» \u2022\u2022\u2022\u2022.U7T.Le tome III de Montréal, son histoire, son architecture regroupe la troisième tranche de 50 articles de la série «Rendez-vous 92» publiée dans La Presse du dimanche.Ces articles constituent la somme d'informations la plus imposante qui soit sur les édifices de Montréal et sur leur histoire: un document passionnant, indispensable pour tous les Montréalais qui aiment leur ville.560 pages 29,95 $ I », r i_ éditions la presse Le nègre de l'Amistad: une histoire fascinante FRANCINE OSBORNE L1 Américaine Barbara Chase-Riboud a fait scandale lorsqu'elle a publié La Virginienne il y a quelques années.La romancière affirmait que le président américain Thomas Jefferson avait eu de nombreux enfants mulâtres avec sa maîtresse noire.Cela n'a pas manqué de scandaliser les descendants de l'illustre homme d'État.La romancière noire, qui affec- \u2022tannâ i.^ f£nt*c t.\u2014,,_ .t» r iiuiiiic ic5 iuviu> iiiaïui icjucs llcà au problème de l'esclavage, vient de publier Le nègre de l'Amistad, Echo of Lions en anglais.Ce livre devrait être moins controversé que La Virginienne.Le roman porte sur un groupe d'Africains du Sierra Leone enlevés pour être vendus comme esclaves en janvier 1839.Au cours de la traversée, les Noirs se mutinent et prennent le commandement du bateau négrier, espérant ainsi rentrer chez eux.Comme ils n'ont aucune notion de navigation, les deux Blancs oui restent à bord réussissent à les tromper facilement.Ce n'est pas en Afrique de l'Ouest qu'ils se retrouvent mais à Long Island, aux États-Unis.Le «nègre de l'Amistad», c'est Senghe Pieh, un jeune homme dans le début de la vingtaine, qui s'est révélé le leader naturel des mutins.Ses geôliers lui donneront le prénom «Cinque», plus facile à prononcer.Les passagers de l'Amistad débarquent aux États-Unis en plein débat sur l'esclavage.Comme plusieurs groupes leur sont sympathiques, ils auront de l'aide pour porter l'affaire devant les tribunaux.C'est l'ancien président John Quincy Adams qui fera les dernières plaidoiries en faveur des Africains.L'histoire en soi est fascinante.Cc qui Test encore plus, c'est le pouvoir d'évocation de Barbara Chase-Riboud.Quand les Africains se font capturer, c'est comme si on les voyait courir dans la Michael Korda La succession Bannerman brousse.Même «chose sur le bateau négrier et devant le tribunal, où la dignité et la noblesse de Cinque impressionnent.Le nègre de l'Amistad est écrit dans un style vivant, sans prétention.Il s'en dégage une impression de recherche bien faite, de données historiques exactes.Les spécialistes pourront en juger plus facilement, mais disons que le livre inspire confiance au lecteur ordinaire.S>(V.\" LE NEGRE DE L'AMISTAD, Barbara ChaseRi-boud.Editions Albin Michel.Paris.1989.330 pages.19,95 $.Stock Une hérltère surprisé ¦ Michael Korda, romancier et éditeur est un habitué de la société riche et brillante de New York.Et c'est justement dans ce milieu que se situent les personnages de La succession Bannerman.L'histoire n'est pas sans rappeler celle des Rockefeller, eux aussi immensément riches et philanthropes.Arthur Bannerman, veuf, 64 ans, est à la tête de la fortune familiale, notamment de la Fondation Bannerman.U a des projets qui lui tiennent à coeur, notamment un musée en plein coeur de New York.Tout va bien jusqu'au jour où Arthur Bannerman meurt subitement dans les bras de sa jeune maîtresse, Alexandra Walden, 24 ans.Cette histoire n'est pas sans rappéller celle d'un eminent membre de la famille Rockefeller, décédé lui aussi chez sa niai-tresse, à New York, il y a quelques années.Malheureusement pour le reste de la famille, Arthur Bannerman est mort le lendemain de son mariage secret avec la belle Alexandra, â qui il laisse le contrôle des centaines de millions de la Fondation Bannerman.Inutile de dire que cette décision cause une véritable commotion dans la famille, qui ne s'entendait pas beaucoup avec Arthur Bannerman de toute manière.Comme bien d'autres, le livre, intitulé The Fortune en anglais, permet de jeter un coup d'oeil sur la façon dont les gens riches et célèbres vivent.En fait, le roman est bien construit et bien mené.Toutefois, le sujet n'est pas très original.Alexandra Bannerman n'est certainement pas la première héritière-surprise qui nous soit présentée.LA SUCCESSION BANNERMAN, Michael Korda.Editions Stock.Paris.1989.502 pages.19.95$.Le Principe de Peter aura séduit même les Chinois ! SUITE DE LA PACE K1 brisait.Maintenant qu'ils sont partis, plus rien ne se brise.» \u2022 Le Principe de Peter sur la conservation: «On devrait protéger toutes les espèces en voie d'extinction, c'est-à-dire les baleines, les aigles et les politiciens honnêtes.» \u2022 Le Principe de Peter sur le coeur : « Ne vous faites pas de souci pour votre coeur.H battra le reste de votre vie!» Cherchez l'incompétence! Honnête, généreux, drôle et chaleureux, le professeur Peter était un homme d'une grande simplicité.Ses succès ne lui avaient pas enflé la tète.Un jour, il me raconta la découverte qui l'a rendu célèbre.«À l'origine je ne recherchais pas l'incompétence, je recherchais la compétence.Mon principal intérêt était l'enseignement et particulièrement la compétence des enseignants, je voulais découvrir comment les professeurs s'y prenaient pour motiver les enfants dans leurs études, j'ai fait d'innombrables observations sur le sujet et pris de nombreuses notes qui finissaient par décrire non pas la compétence mais plutôt son contraire.Tout ce que les professeurs n'auraient Ras dû faire me sautait aux yeux, lais comme ce n'était pas le but de ma recherche, j'ai fini par accumuler beaucoup de notes inutiles.J'ai finalement réussi à livrer le résultat de mes travaux dans des publications aussi spécialisées qu'austères.Le tout fut accueilli avec une indescriptible apathie.Personne ne semblait s'y intéresser.C'est alors que j'ai décidé, pour illustrer mon propos, d'utiliser les notes «inutiles», c'esjt-à-dire les exemples d'incompétence.Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est à ce moment-là que les gens se sont mis à s'intéresser à ce que je disais/» Le Canada, c'est spécial ! Peter a toujours tenu à rester Canadien.«Le seul avantage que m'aurait procuré la citoyenneté américaine, m'avait-il confié, ce serait celui de voter, mais tant que les candidats américains seront ce qu'ils sont, je ne me sens pas privé de grand chose ! » Après une longue absence, il a tenté de revivre au Canada mais sa tentative a échoué: «La morosité du Canada anglais, disait-il, m'était devenue insupportable.Entre apprendre le français pour vivre au Québec et continuer à vivre dans l'insanité californienne, j'ai opté pour Palos Verdes, la Californie.» Le professeur Peter avait l'habitude de dire « le Canada, c'est spécial!» Pour prouver qu'il n'avait pas perdu le pouls de son pays d'origine, il sortait une anecdote ou une pensée bien assortie dans le style de celle-ci : «Je dis qu'il y a trois façons de faire les choses: il y a la bonne manière, il y a la mauvaise manière et la manière.canadienne!» Mme Irene Peter m'a confié qu'après avoir passé sa vie à étudier les diverses formes d'incompétence, son mari en était arrivé à avoir peur et à détester les hôpitaux.«Dans ces endroits-là,' disait-il, les infirmières veulent toutes être irréprochables.Elles vous réveillent pour vous donner votre somnifère.» Non, Lawrence Peter n'aimait pas les hôpitaux.Il est donc mort dans sa maison, dans son lit, dans son sommeil! Ét depuis quelques jours, sa femme ne cesse de recevoir des marques de sympathie de tous les coins du monde.Histoire de poursuivre en partie l'oeuvre de son mari, elle a l'intention de continuer à envoyer par la poste, des diplômes de l'Université Peter \u2014 une université bidon fondée par le professeur Peter-\u2014 aux gens qui se seront distingués par leur.incompétence, et une autre sorte de diplômes, beaucoup plus rares ceux-là, aux gens qui se seront fait remarquer par leur compétence.Gallimard L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ Dt-rÊîRt-EST\u2014 DÉSORMAIS DISPONIBLE EN FOLIO.12,95$ 1IIIAAAADTAI ITC IflWllWB VHl mkB I b Gallimard, 412 p., 29,95$ EN VENTE PARTOUT LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 JANVIER 1990 K3 Notre littérature telle qu'elle est REGINALD MARTEL uisque la francophonie n'a pas accès à nos produits littéraires, présentons-lui au moins, à la manière des vendeurs itinérants, notre boîte d'échantillons.Si la curiosité, celle des Français d'abord, s'éveille, peut-être crée-ra-t-elle une demande, peut-être les coéditions franco-québécoises se feront-elles plus nombreuses, peut-être nos meilleurs auteurs auront-ils ainsi une audience internationale francophone, peut-être auront-ils ensuite des lecteurs de toutes langues, grâce aux traductions.L'enchaînement des peut-être est.peut-être naif.Mais il faut bien commencer quelque part et les éditions Seghers, de Paris, commencent bien.Elles ont confié à M.Gaston Miron et à Mme Lise Gauvin la tâche de présenter aux divers publics de la francophonie les Écrivains contemporains du Québec depuis 1950.Voyons à qui elles avaient affaire.M.Miron, au cas où quelqu'un l'ignorerait encore, s'est fait depuis longtemps l'ambassadeur de la littérature québécoise à l'étranger, en France tout particulièrem-nent.Inlassablement, il a fait connaître à qui le voulait bien les origines et les conditions d'existence de cette littérature.Ses voyages dessineraient sur la carte du monde une toile d'araignée extrêmement serrée.Parce qu'elle oeuvre dans un milieu universitaire, tandis que M.Miron est plus près de la rue, Mme Gauvin est moins connue du grand public.Pourtant, dans les réseaux qui sont les siens, elle aussi a beaucoup contribué à multiplier et à nourrir les échanges sans lesquels notre littérature resterait irrémédiablement confinée i\\ son territoire d'origine.Des histoires de la littérature québécoise existent.Des anthologies aussi, en poésie par exemple, mais aucune qui dans un seul volume donne une vue d'ensemble de la production, « un panorama vivant et actuel », dit M.Miron, à travers des écrivains et des oeuvres.« Il fallait montrer la diversité et aussi la modernité de notre littérature, précise Mme Gauvin.Car il existe ailleurs beaucoup d'idées reçues, et sur le Québec et sur sa littérature, celle-ci étant devenue essentiellement urbaine.» Quelque quatre-vingts écrivains ont été retenus.La période couvre les années 1950 à 1980.L'idée n'est pas bête: les écritures antérieures à 1950 sont peut-être classiques, au mieux, mais le plus souvent elles ne sont plus très contemporaines.On a donc décidé, pour les aînés, de les faire fi- Gttton Miron Use Gauvin gurer dans l'ouvrage si, ayant débuté en 1950 ou avant, l'essentiel de leur oeuvre est venu après.Procédé analogue pour les auteurs plus jeunes: «Il leur fallait avoir débuté en 1980 ou avant, et avoir continué à produire régulièrement.» Quatre-vingts écrivains, cela peut sembler beaucoup.Mais si on songe que l'Union des écrivains québécois en réunit six cents et que les meilleurs n'y sont pas tous, on imagine la difficulté, pour Mme Gauvin et M.Miron, dc faire des choix défendables.Quelle belle occasion de se faire des ennemis qui vous poursui- vront longtemps de leur rancune! Deux subjectivités \u2014 et même trois \u2014 ne font pas une objectivité, le trouve pourtant que les auteurs, à deux ou trois noms près, ont vraiment choisi des écrivains, et donc des oeuvres, qui constituent «un panorama vivant et actuel» de la littérature québécoise.M.Miron explique que dans une littérature, il n'y a pas que des sommets.Il fallait présenter la réalité littéraire «dans sa diversité de genres, de générations, de sexes, de milieux culturels», sans négliger par exemple l'apport des écrivains d'origine étrangère qui ont choisi d'écrire en français chez nous, ni celui des enfants des minorités linguistiques.Mouvements et tendances Dans la diversité de la littérature québécoise, Mme Gauvin voit le signe de sa maturité.Tandis qu'autrefois tout semblait fonctionner par consensus (curieux consensus en réalité, imposé par des gendarmes qui croyaient avoir le droit et le devoir d'imposer un projet littéraire national), on trouve aujourd'hui dans nos lettres, à l'évidence, de multiples oppositions esthétiques et idéologiques.À ce point de vue, Êcri- A Cassettes- dans les choses graves, qui ne sont jamais là où on le croit\" Jean-Roch Borvin Le Devoir \"Derrière l'ironie et l'humour, toujours présents chez cet écrivain dont ils sont un peu la spécialité, se poursuit une réflexion qui ne lâche pas d'un pouce son objet.\" Reginald Martel La Presse \u2022°m?3694 SCAN EN SICI libre w\\ Expréssk i ï vains contemporains du Québec reflète plutôt bien la réalité.Tout autant que des noms et des oeuvres, on a donc voulu représenter des mouvements, des tendances.Et certains recalés de ce gros bouquin pourront se consoler en lisant leurs noms dans la (présentation de l'ouvrage, intitulée «La littérature québécoise: points de repère ».« Pour chacune des tendances, disent les auteurs, nous avons choisi deux ou trois écrivains; ce n'est pas un jugement négatif sur les autres écrivains de Ta même tendance.» Les notices bio-bibliographiques sont presque aussi importantes que les extraits d'oeuvres.À travers les premières, on a voulu rendre compte de la vie littéraire elle-même, en signalant par exemple la participation de tel écrivain à la fondation d'une association littéraire, de tel autre à la création d'une revue.Si la présentation de l'oeuvre des écrivains est parfois un peu trop savante, au moins pour le grand public auquel l'ouvrage est destiné, on a pris bien soin d'éviter, sauf de façon implicite parfois, les jugements négatifs.Pas question non plus d'établir des hiérarchies.Une deuxième phase Quand on a fait le choix des auteurs, il reste à faire le choix des textes.En poésie, ce n'est pas trop malaisé: un poème est une oeuvre complète en soi.Mais dans les autres genres.«Nous avons, dit Mme Gauvin, essayé de trouver des textes qui pouvaient être intelligibles indépendamment du reste de l'oeuvre.Mais le contexte où ils se situent est donné dans la notice bio-bibliographique, avec une présentation générale du livre dont on a tiré la citation.» La partie anthologicjue de l'ouvrage s'intéresse aussi bien à la poésie qu'au roman, à l'essai littéraire qu'au théâtre.Le théâtre a créé des difficultés particulières, semble-t-il, compte tenu des exigences liées au nombre maximal de pages, parce que ce genre exigerait des extraits plus longs, parfois même une scène complète, pour donner au lecteur une idée juste de l'ensemble.La langue des oeuvres elles-mêmes, si on songe que l'ouvrage est destiné principalement à des étrangers (encore qu'il constitue pour nous une source documentaire de tout premier plan), pouvait créer des difficultés.La réponse est celle que j'espérais: «Nous n'avons pas ajouté un lexique, par refus de nous conformer a une norme extérieure.Nous avons voulu montrer la littérature québécoise telle qu'elle est.» Pères amoureux, méfiez-vous des fils REGINALD MARTEL n Yougoslavie, des enfants voient la Vierge.Intrigué par ce phénomène, le héros de la Nuit yougoslave, intellectuel et catholique pratiquant, décide d'aller en pèlerinage à Mcdju-gorje.Impressionné par les 1 scènes auxquelles il assiste, il est néanmoins assailli par le doute.Il perd la foi, non sans espoir de la retrouver.On reconnaît tout de suite les préoccupations métaphysiques de M.Gilbert Choquctte.Il a le courage de les afficher, ce qui est un mérite rare.On reconnaîtra aussi dans ce bref roman quelques-uns des thèmes qui nourrissent les oeuvres antérieures.Surtout ie combat très romantique dans lequel s'affrontent l'amour et le devoir.Privé de Dieu, le héros se laisse envahir par une passion longtemps refoulée.Il invite sa belle-soeur, qui habite la campagne, à venir s'installer cn ville dans sa propre maison, où il y a femme et enfant.Il espère, quoique sans cesse torturé par sa droiture morale, séduire la jeune femme.Elle séduira plutôt le fils adolescent.Mouvements du coeur et mouvements de l'âme, M.Cho-quette est tout à fait dans son élément.Avec un souci de précision qui ressemble parfois à de la fureur, on le voit préparer, sans rien lui épargner, tous les supplices que devra subir son malheureux personnage.Un tel souci de vérité psychologique \u2014 même si une telle vérité parait mal ajustée aux données actuelles de la culture \u2014 reflète une fois encore la singularité et donc l'intérêt des romans de M.Choquette.Le lecteur tiquera sans doute, mais peu souvent dans cette oeuvre plus nue, plus sobre que les précédentes, sur des expressions moins heureuses: .j'aurais avalé stoïquement la potion amure du désenchantement.Mais voilà un drame plausible, raconté avec une par: faite maîtrise ; et voilà, quelles que soient ses angoisses existentielles et métaphysiques, un livre fort qui ne laisse pas indifférent.LA NUIT YOUGOSLAVE.Gilbert Choquette.roman.Éditions de l'Hexagone.Montreal.1989._ GALERIES D'ART PERSONNES JOUENT AU TENNIS EN FAUTEUIL ROULANT AU CANADA Aquarelles et pastels récents MING MA JUSQU'AU 18 FEVRIER tous les jours 10 h.-22 h.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE CÔTE SAINT-LUC 5851.boulevard Cavendish.Côte Saint-Luc (514)485-6900 Vente d'art EXCEPTIONNELLE m' : '\u2022 y.Dimanche 28 janv.de 10 h à 17 h Grande liquidation de 1000 peintures à l'huile incluant: \u2022 Milton \u2022Nicholas - \u2022 Raos \u2022 Dubois \u2022 Bousquet ' % \u2022 François Carbu et plusieurs autres HOLIDAY INN POINTE-CLAIRE 6700, route Transcanadienne (boul.St-Jean) VISA M.T.Beaux Arts \u2022 .20$ Billet-boni pour tout achat de 100$ et plus M.C. K4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 JANVIER 1990 Vidéocassettes Sean Connery Harrison Ford Le chevalier Indiana Jones dans sa dernière croisade LUC PERREAULT arqué dans son enfance par les films d'aventures ayant pour cadre des décors exotiques, Steven Spielberg a renouvelé ce genre en le portant à un haut niveau d'excellence.Sur un rythme trépidant, sur écran large et en son stéréo Dolby, les aventures de son héros ont comblé d'aise les cinéphiles.Malgré le cadre réduit de ia vidéo, Indiana (ones appartient à cette lignée de grands héros qui crèvent l'écran et qu'on revoit avec plaisir.Cette fois, l'ambitieux Indi n'y va pas de main morte : il part à la recherche du saint Graal, ce vase sacré qui aurait recueilli le sang de Jésus.L'action se passe en 1938.On apprend que le père du valeureux archéologue a passé sa vie à étudier la question du Graal.Avec l'aide de l'assistante de ce dernier, Indi va effectuer des fouilles dans les bas-fonds de Venise en quête d'un précieux document.Enfin, parti délivrer son père qui a été fait prisonnier, notre héros devra croiser le fer en Autriche avec les Nazis.Ces deux heures sont bourrées d'action.En fait, on a l'impression de prendre un train en marche.Dès la séquence pré-généri- 3ue, un Indiana Jones adolescent émontre des talents précoces.L'arrivée de Sêan Connery dans le rôle du père constitue une agréable surprise.Même si le film dans son ensemble n'a pas tout à fait autant de punch que le premier épisode de la série, il est sans aucun doute supérieur au second.+** INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE (v.f.de Indiana Jones and the last crusade), de Steven Spielberg.É.-U., 1989.Int : Harrison Ford.Sean Connery.Denholm Elliott.Alison Doody.John Rhys-Davies.Julian Clover.Couleur.Hi-fi stereo.2 h06.Lancement simultané francaisanglais.Paramount Home Video-Maio Video.Licence to Bond s'essouffle ¦ Un vieil ami de James Bond, Felix Leiter, a été abattu de sang froid par les hommes de main d'un caïd de la drogue, Franz Sanchez.Fermement décidé à le venger, l'espion entreprend une Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au vldeoclub.+ Potable.Emprunter la copie a la rigueur.Intéressant.Mais pas sans défauts.*** Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.**** Extraordinaire.A louer sans réserve.LE PALMARÈS 1.Bar routier (RoadHouss) (i) 2.Haute sécurité (Lock-Up) (2) 3.K-9vo/vf (3) 4.Quand Harry rencontre Sally (When Harry Met Sally) (4) 5.S.O.S.Fantômes 2 (Gho3tbu8ters2) (7) 6.Worging Olrl vo/vf (6) 7.See no evil, hoar no evil vo/vf (10) 8.Les renégats (Renegades) (9) 9.Freddy 5, l'héritier du rôve (Nightmare on Elm Street 5) (5) 10.Major League vo/vf (-) * Cette liste est établie avec La collaboration du Club international vidéo film.Le classement procèdent est indique entre parenthèses.mission privée, désavouée à l'avance par les Services secrets de sa Majesté.Il se rend alors dans le repaire du bandit qui se terre en Amérique du Sud.Heureusement qu'en haut lieu, on lui permettra tout de même d'utiliser les derniers gadgets de l'heure.Dans ce qui constitue officiellement la seizième mouture des aventures de l'espion 007, on retrouve tous les ingrédients habituels, y compris les jolies filles et une panoplie complète d'armes et d'instrument d'espionnage de haut de gamme.Les amateurs du genre apprécieront.Quant à ceux qui font preuve d'esprit plus critique, ce nouvel épisode paraîtra peut-être manquer d'originalité.Même si Bond a changé de visage depuis la venue de Timothy Dal-ton, il en faudrait plus pour redonner du souffle à cette série.LICENCE TO KILL, de John Clen.É.-U.1989.Int.: Timothv Dalton.Carey Lowell.Robert Davi, Talisa Soto.Anthony Zerbe.Couleur.Hi-fï stéréo.1 h15.CBS/Fox Video.The Pink Cadillac Pas très inspiré ¦ Tommy Novak est un chasseur de primes moderne.Sa mission Licence to Kill m est de retrouver Lou Ann McGuinn qui fait le trafic de la fausse monnaie et qui s'est enfuie avec la Cadillac rose de son mari, Roy.Mais ce dernier, un dangereux extrémiste de droite, a dissimulé dans le coffre de la voiture un magot destiné à financer son organisation.Novak n'aura aucune difficulté à mettre la main sur la femme.Mais le mari va lui donner plus de fil à retordre.Après l'inspecteur Harry, voici un personnage taillé sur mesure pour Clint Eastwood.II est d'ailleurs tellement conventionnel que l'intrigue en devient prévisible.Le souffle de l'inspiration ne semble pas avoir rendu visite au scénariste John Eskov au moment de l'écriture de son scénario.Quant à Eastwood, il joue avec sa nonchalance habituelle qui semblerait mieux appropriée dans un western, de préférence tournée sous sa direction.** THE PINK CADILLAC, de Buddy Van Horn.E.-U., 1989.Int.: Clint Eastwood, Bernadette Peters.Timothy Carhart.John Dennis Johnston, Michael Des Barres.Couleur.Hi-fi stereo.2 h 02.Warner Home Video.girls Une soie ¦ Trois copines partagent le même appartement à Los Angeles.Quand Clifford sonne à leur porte pour le rendez-vous que lui a fixé Kelly, les deux autres ( Mar-go et Cecilia) lui apprennent qu'elle n'est pas là.Il deviendra donc, l'espace d'une nuit, leur chevalier servant.Au début, les filles le remarquent à peine.Mais peu à peu, même Kelly retrouvée dans une des boites où s'effectue leur virée va craquer pour ce gars qui ne cherche pas à les impressionner mais qui s'avère être une soie-On ne peut pas dire que c'est génial.Tout au plus, ça se laisse voir.On devine évidemment le retournement dont sera l'objet le jeune homme (oui tient en outre le rôle de la vedette rock adulée par les filles).* LES GIRLS (v.f.de Modem Girls), de Jerry Kramer.É.-U.1986.Int.: Cynthia Cibb.Virginia Madsen, Clayton Rohner.Daphne Zuniga.Couleur.Hi-fi mono.1 h 26.Malo Vidéo.The Pink Cadillac LES NOUVEAUTÉS ACTION .Brutal Story Indiana Jones et ta dernière croisade vo/vf Maximum Security vo/vf Sinbad of the seas Skinheads vf ANIMATION/ENFANTS Foofur - A Bow-wow of a time Sherlock Hound, White Cliffs.ARTS MARTIAUX Blood Fight AVENTURE ET ACTION Commando Squad vf La légion de l'aigle COMÉDIE Les girls Midnight run vf Pink Cadillac/La Cadillac rose Time Trackers DOCUMENT That's Black Entertainment ORAME Vertige des sens ENFANT/FAMILLE Adventures of Milo and Otis \u2022\u2022\u2022 GUERRE Hard Rain HORREUR L'étranger de l'espace SUSPENSE Blind Foar/Pcur aveugle High Stakes Carmilla \u2022\u2022\u2022 Nos choix.T Disques Les Virtuoses de Moscou : mieux qu'en concert CLAUDE GINGRAS v i r t u o s y M o s k v y («Les Virtuoses de Moscou») est le nom que lé violoniste Vladimir Spi-vakov a donné à l'orchestre de chambre de 25 musiciens qu'il a formé en 1979 et dont il est le chef.Spivakov et ses «Virtuoses» se sont fait entendre ici en concert en novembre dernier.Voici maintenant leurs premiers enregistrements à nous parvenir, réalisés en 1988 à Vienne et à Paris par RCA Victor.Le premier disque, un Chosta- l| f\\ 388-8393 ^Mjll (prèjdeCrémazie) \"^ifiËHr DÉJÀ 10 ANS Pour cette occasion nous vous offrons le menu suivant: .FESTIN 10e ANNIVERSAIRE Pour 2 1 BOUTEILLE SURPRISE Au choix: L'ASSIETTE DU PÊCHEUR (Mi homard, grosses langoustines, crevettes géantes et cuisses de grenouilles) ou LE FILET MIGNON BOUQUETIÈRE servi avoc soupe ou salade maison et Le .tout pour 44?S?, 2 .STATIONNEMENT GRATUIT HALL DE RECEPTION \u2022 et bien sûr.le service eicetrbuewei dc U Btéhtte.M- ivn ^3^**.^
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