La presse, 18 février 1990, C. Détente
[" Détente LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 18 FÉVRIER 1990 des mmwEs mivm -Ltre \\e bonsaï f ^e nature.»«fturs roses ^HOTOS HEME MctAftff et IflPIAfO IWty, Presse Sherry Sears taille un genévrier pour en accentuer la forme.Agé de 350 ans et tout juste \"22 du Japon, ce genévrier rigide sera exposé au Jardin botanique au printemps, dès sa quarantaine terminée.Cu tivé par Robert Picard ce buis, dont les longues racines s appuient sur une roche de Chine a gagné plusieurs prix lucie collaboration spéciale X T rès populaire au Québec depuis quelques années, le bonsai est beaucoup plus qu'un petit arbre dans un pot.C'est une sculpture vivante dont la forme, délicate ct harmonieuse, se modifie au rythme de la croissance.Selon un porte-parole du lardin botanique, M.Jean-Pierre Parent, la culture en pot d'arbres miniatures (penjing) est née en Chine voici presque deux mille ans.Au XIIle siècle, sous l'influence du bouddhisme zen, secte méditative qui recherche la beauté, cet art se développe d'abord au lapon sous le nom de « bonsaï » : en japonais, « bon » signifie pot ct «sai», planter.La noblesse cultive d'abord des arbres nains; elle est vite imitée par la bourgeoisie, qui fait connaître le bonsaï en province.Très en demande, les arbres nains deviennent rares et coûteux.Les bonsaïs seront désormais créés artificiellement: le pinçage des nouvelles pousses, la taille fréquente des racines et des branches contrôlent la croissance des arbrisseaux.Mais la miniaturisation d'un arbre ne suffit pas a faire de lui un bonsaï.Les effets de profondeur et de distance, les jeux d'ombre et de lumière créent une atmosphère particulière.«Certains bonsaïs sont transmis de génération en génération, mais l'âge n'est pas seul à en déterminer la valeur, souligne M.Parent.Un beau bonsaï doit avoir du gei, plusieurs parties harmonieuses qui composent un tout agréable.Un jeune arbre aura plus de valeur qu'un vieux s'il a du gei: style, personnalité et bon goût».L'arbre doit aussi répondre â des critères dc composition.« L'esthétique est très importante, remarque Géraldine Mickie, du magasin spécialisé Sokan Bonsai.Il faut déterminer l'emplacement idéal des branches, mettre tout l'arbre en valeur: le tronc, les branches, les racines aussi, pas seulement le feuillage.On doit trouver le caractère d'un arbre.Chacun a son histoire, chacun suggère quelque chose de particulier».Les lignes classiques d'un bonsaï sont d'abord basées sur les côtés inégaux d'un triangle scalene.La ligne la plus haute représente le ciel, la plus basse symbolise la terre, et celle du milieu suggère l'apaisement, l'atténuation.Ce triangle permet de donner au bonsaï une variété de formes, dont cinq sont le plus souvent retenues.La forme classique chokkan est rigoureusement verticale.Le tronc est droit, les branches horizontales, l'ensemble conique.La forme moyogi est presque verticale, mais le tronc de l'arbre est sinueux.La forme shakan est légèrement penchée.Les arbres de forme han-kengai sont en demi-cascade et la forme kengai est en cascade.«Cette forme évoque la résistance de l'arbre battu par le vent au bord d'une falaise.Un arbre très droit suggère le patriarche, symbole de vie et dc robustesse», remarque Mme Mickie.Le nom de son magasin, Sokan, signifie «tronc double», un bonsaï avec un seul système dc racines, mais deux troncs, l'un grand et l'autre petit.«Le nom nous convient parfaitement, révèle Géraldine Mickie en riant, je suis grande et mon associé, Robert Picard, est petit!» Le magasin est spécialisé dans la vente d'arbres, offre un service de pension, entretient les bonsaïs, et enseigne l'art de les cultiver dans le respect de la tradition japonaise.Les règles qui déterminent la forme du bonsaï sont rigoureuses.Par exemple, la branche la plus basse doit être située à gauche ou à droite, jamais devant ou derrière l'arbre.Elle doit être longue, plus épaisse que les autres, et susciter l'intérêt par son caractère.Les branches suivantes seront disposées à gauche et â droite, en alternance.L'utilisation de fil de cuivre pour orienter et former les branches n'est apparue qu'au début dc notre siècle.Bien traiter son bonsaï C'est â tort que l'on croit généralement les bonsaïs fragiles.« lis sont souvent très robustes, au, contraire! Mais les arbres en pot dépendent entièrement de l'homme pour leurs besoins.S'ils meurent, c'est simplement parce qu'ils sont mal soignés», signale Mme Mickie, qui est dans le domaine depuis sept ans.Les spécialistes déconseillent unanimement l'achat d'un arbre au supermarché.Certes moins coûteux, mais mal entretenus, ces arbres ne satisfont pas aux critères que les laponais ont diffusé â travers le monde.«L'arrosage doit être bien dosé.Dans un pot, les racines ne peuvent descendre pour chercher de l'eau.Il ne faut pas oublier que le bonsal est vivant, qu'il n'est pas une chose décorative», recommande Géraldine Mickie.Lorsque le bonsal est destiné â l'intérieur, il faut choisir un arbre tropical, comme le buis ou le sérissa, ou subtropical, comme le bambou céleste, le romarin, l'orme ou rose de Chine, etc.Les arbres des régions tempérées, conifères ou feuillus, suivent le cycle des saisons et vivent à l'extérieur.Si l'on s'obstine â les gardera l'intérieur, ils s'étiolent et meurent.La culture du bonsaï est un passe-temps reposant, qui demande patience et minutie.Lcs soins constants qu'exige l'arbre permettent à l'amateur d'oublier ses soucis, «de rétablir son équilibre et d'apprendre l'harmonie avec la nature», affirment les fanatiques du bonsaï.«C'est aussi une excellente façon d'inculquer à un enfant le respect des êtres vivants ct de lui donner le sens des responsabilités», ajoute Mme Mickie.Les spécialistes recommandent de suivre un cours sur l'art du bonsaï avant de commencer à cultiver un arbre.Le lardin botanique de Montréal offre des cours pour débutants et pour initiés.Sokan Bonsaï enseigne cn trois séances les rudiments de cet art en perpétuelle évolution.Les étudiants s'y familiarisent avec les soins à prodiguer, l'éclairage, l'arrosage, l'empotage, l'émondage.Ils découvrent les formes classiques du bonsaï, apprennent les règles à observer afin dc créer ensuite leur propre arbre en respectant les proportions désirables pour le mettre en valeur.Amoureux de la nature, amateur de chasse et de pêche, Daniel Thompson s'est passionné pour les bonsaïs pendant 20 ans, mais sans en acquérir par crainte de mal s'en occuper.Après avoir accumulé une vaste documentation, il s'est finalement décidé voici trois ans à acheter son premier arbre.Il en possède maintenant trois, s'apprête à en choisir un quatrième, et pleure la mort de son bonsaï préféré, «un buis qui ressemblait le plus à un arbre grandeur nature».Il a omis une seule fois de l'arroser.«L'art du bonsaï est comme le jeu d'échecs: simple en apparence, mais doté de règles complexes», observe M.Thompson.Au cours de Sokan BonsaU il voit le déroulement des étapes de la création d'un bonsai.«Les livres ne montrent que le produit fini.» déplore-t-il.Sherry Sears a toujours aimé les plantes et a la main heureuse avec elles.Son mari lui a offert le premier de ses trois bonsaïs, il y a cinq ans, pour compléter le décor d'inspiration orientale de leur demeure.Elle s'émerveille que, avec les soins appropriés, un sauvageon hirsute se fasse délicat et rayonne de personnalité: «l'aspire maintenant â acheter un arbre à l'état naturel et lui donner moi-même un style».Gunnar Spraver renchérit : « C'est un défi de façonner le caractère de l'arbre».Peintre à ses heures, Tony Baranello apprécie l'aspect artistique du bonsaï.«On sculpte une matière vivante.C'est ce qui rend le bonsaï intéressant».Les insatiables peuvent se joindre â une société de bonsaï ou visiter la superbe collection de bonsaïs du lardin botanique, laquelle ne cesse de s'agrandir.Au moment des Floralies de 1980, le lardin botanique de Montréal a amorcé unc collection de penjings et de bonsaïs comptant aujourd'hui 461 spécimens, «la collection la plus complète, la plus diversifiée, et la plus prestigieuse hors d'Asie», commente-t-on avec légitime fierté dans les bureaux de la Ville.Dons du lardin botanique de Shangaï, de l'Association nippone du bonsaï, ct de quelques grands bonsaistes, les arbres sont répartis dans le lardin japonais extérieur et, â l'intérieur, dans le lardin céleste LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 FÉVRIER 1990 I I-1 N-.- _/ Quelle route choisir?A16 ans sur une route et deux voies.L'une un peu plus large que l'autre.Laquelle choisir?Décision difficile, mais j'opte pour la plus large.Et voici un rond-point, un carrefour général.Encore un choix à faire: il y a cinq artères.Il n'y a ni échangeurs, ni embranchements.Toutes les destinations me conviennent, mais elles sont toutes à sens unique.|e dois me décider.Malgré moi, j'oriente les roues en direction des Sciences pures.Alors vite, vite, plus vite! Je passe à 150 khvh par-dessus la géo, l'histoire, l'économie.Impossible de m'arrê-ter.)'aime les sciences, mais à 16 ans, c'est faire une croix sur d'autres horizons, sur d'autres parcours.Gest l'artère qui m'offrait le plus grand nombre de sorties à l'université.C'est un permis pour toutes les directions, tous les domaines.C'est le choix des conducteurs qui aiment comme moi tous ies trajets, de la physique au français.C'est un tunnel exhaltant, avec de grandes pentes et de durs virages, l'ai les aptitudes, mais aussi des regrets: il m'a fallut éliminer des promenudes que j'aimais.C'est une première grande décision.Ni Papa, ni Maman ne sont à mes côtés sur la banquette avant.Je suis seule au volant.Une chance que dans ce sens unique, on nous oblige à arrêter, le temps d'un cours, au français et à la philosophie.Mais ces arrêts ressemblent trop au stop à l'américaine.Dommage! Après, on dira que la culture.pardon, la conduite des jeunes est peu de chose.Allez donc voir où tout a commencé.Qui nous a imposé des limitations de vitesse?Des parcours à sens unique?¦ Bien sûr, il y a, ct heureusement, les biblio-garages et les stations-service pour dépanner de notre manque de culture.C'est la bifurcation que je prendrai le temps de mes quatre sessions.C'est le moyen le plus sûr de ne pas perdre les.pédales.le prends la bonne voie, mais la voie rêvée serait celle où toutes les artères ne feraient qu'une: l'autoroute du savoir.Il fut un temps où l'on pouvait étudier tous les domaines, l'aurais aimé vivre cette époque où les panneaux de signalisation, d'obligations et de restrictions n'existaient pas.Sophie LONCPRÉ Collège des Eudistes de Rosemont LA COURSE AMÉRIQUE-AFRIQUE: TOUT UN MONDE À DÉCOUVRIR ï Le dimanche à 13 heures, à la Télévision de Radio-Canada, vous pouvez vivre et partager les aventures vécues sur deux continents par les concurrents de LA COURSE AMÉRIQUE-AFRIQUE.Choisissez ensuite votre reportage préféré et courez la chance de gagner un voyage d'une semaine pour deux personnes à Tunis, hébergement inclus.LA COURSE AMÉRIQUE-AFRIQUE : tout un monde à découvrir! LE CONCOURS SE TERMINE LE 4 MARS 1990 Nos candidats ont pris un second souffle en cette dix-neuvième semaine de course.Ils se sont tous lancés dans le sprint final avec de très bons résultats.Ne manquez pas deux reportages saisissants sur l'Afrique déchirée entre le modernisme et la tradition.MARC CAYER FRANÇOIS COLAS FRANÇOIS DAGENAIS STÉPHANE DROLET HUGUES DUFOUR ANDRÉ GARIÉPY JEAN-ROBERT MORIN ANNE-MARIE POULIN Nwalins (Louisiane) (Relâche) Le retour (Texas) Les maux du black (Rwanda) La télé malgache (Madagascar) Quand les rivières rendent aveugle (Mali) Kamikazes dans la brume (Burundi) L'Afrique des mutations (Côte-dIvoire) LE PRIX DU PUBLIC Un prix de 2 000$ sera remis au reporter ayant reçu ie plus grand nombre de votes du public lecteur de LA PRESSE.î t § 8 S ! B l D li I i i i i .L tfèli Radio-Canada 'îçr Television tours J'ai regardé l'émission du J'ai préféré le reportage de: (nom du concurrent) Nom_ Adresse.Code postal.Telephone.Retourner à : Société Radio-Canada LA COURSE AMERIQUE-AFRIQUE.Casier postal 9080.Succursale A.Montreal.Quebec H3C 3P3 j Les étudiants sont apparemment passifs et divisés concernant les frais de scolarité uoi.encore ça?Hé oui! %J C'est que, voyez-vous, plus je suis le débat, plus ma vision des choses évolue, (e veux donc vous faire partager mon évolution.Le mardi 13 février, j'ai assisté, à l'auditorium du cégep, à une discussion entre Josette Côté, secrétaire générale de l'ANEEQ, et M.Pierre Bolduc, membre de la direction du collège.Josette Côté, vous la connaissez sûrement si vous regardez ne serait-ce qu'une infime partie de l'actualité télévisée.Pas très grande, convaincue, un peu emportée même et l'air épuisée.Elle sert un discours bien documenté quoiqu'un tantinet agaçant avec tous ces chiffres que je n'arrivais pas à noter tant leur succession était rapide.Cependant, ces chiffres sont importants, car il s'agit de solutions de rechange que propose l'ANEEQ.Pour terminer avec Josette Côté, disons qu'elle est actuellement la figure de proue du mouvement étudiant.Une espèce de célébrité dans un mouvement qui se veut le plus égalitaire possible! M.Bolduc était infiniment plus calme.D'ailleurs, la première image qui m'est venue à l'esprit en le voyant est celle d'un curé.Par contre, bien qu'il ait gardé bas et posé le ton de son allocution, il n'arrivait pas à dissimuler son appui farouche au dégel.Face aux solutions suggérées par l'ANEEQ, il a avoué n'avoir aucune réplique à donner.Mlle Côté a quant à elle poursuivi en disant que la lutte contre le dégel devait être un choix social.J'ai déjà parlé de ça la semaine dernière, mais cette fois- PHOTO MICHEL GRAVEL, La Pm$e Josette Côté constitue une espèce de célébrité dans un mou* vement qui se veut (e plus égalitaire possible! ci, les implications directes «d'un choix social» ont été clairement énoncées.Oui, a dit la secrétaire générale, les universités ont un problème de financement.Mais les services hospitaliers aussi, convenons-en.Si la solution pour renflouer les universités est d'aller chercher l'argent chez les étudiants, com- ment aidera-t-on les hôpitaux?En demandant une contribution aux malades?C'est dans la logique des choses.On cite toujours les universités américaines pour montrer qu'il est possible d'avoir des frais de scolarité élevés.On peut donc augmenter les nôtres sans crainte.Si le gouvernement décide de réformer le système de santé en prenant exemple sur les États-Unis, arrangez-vous pour vous tenir loin des maladies.Commentaires À la suite du débat, divers intervenants sont venus parler devant l'auditoire.Entre autres, un prof a pris la parole au nom du comité exécutif du syndicat des profs de Maisonneuve.(Le syndicat n'ayant pas encore de position officielle.) Il a dit que le CE.est contre le dégel.Particulièrement parce que cela obligerait les étudiants à faire plus de «jobines» pour combler ies trous, le travail à temps partiel étant nuisible aux études.Les commentaires ont également permis de savoir où se situent les étudiants.Un peu partout, d'après ce que j'ai entendu.Il n'y a aucun doute, l'unité n'existe pas.Ceux qui ont parlé pour le dégel ont été aussi chaudement applaudis que ceux qui étaient contre.Autre point intéressant au sujet des étudiants: leur passivité apparente.Personne ne s'est laissé emporter, c'est à peine si quelques-uns ont haussé le ton.Même les gens qui ont été hués l'ont été dignement.La grève?Rien n'est encore certain.La seule chose qui est certaine, c'est qu'avec l'orientation que prendra ce conflit, on saura quel genre de société sera bâtie demain.Individualiste à l'extrême comme le prétendent les experts, ou avec une conscience sociale comme je l'cspè- re Frédéric FORTIN Cégep Maisonneuve; 90 p.cent des étudiants trouvent un emploi d'été, mais la tâche n'est pas facile Jj^r été, c est bien connu, reste la saison idéale pour les jeunes en quête d'argent de poche.On a beau avoir une âme de missionnaire en Afrique, un grand coeur et la meilleure volonté du monde, on doit trop souvent se résigner, comme 70 p.cent des jeunes, à passer un été de plus sur le marché du travail.Pour ceux qui tentent leurs premiers aménagements en appartement, l'été apporte souvent les moyens financiers de poursuivre les études une fois l'automne venu.Quant à ceux vivant toujours chez Papa et Maman, l'obtention d'un travail est souvent d'une importance psychologique capitale puisqu'il permet d'acquérir un brin d'autonomie.D'où la folle course aux emplois: qu'il s'agisse de garder l'enfant des voisins, de tondre pelouse après pelouse, ou de vendre de la crème glacée, que ne ferait-on pas pour quelques dollars?Au début des années 80, au pire de la récession économique, les étudiants n'avaient presque aucun débouché sur le marché de l'emploi une fois l'été venu.La situation est bien différente aujourd'hui: l'inactivité ne frappe que quatre à cinq p.cent des universitaires, six à sept p.cent des cégépiens et environ 12 p.cent des élèves de secondaire 4 et 5.C'est souvent le système «D» qui fait de nous les zéros ou les héros de l'été.Mais la chance jouant aussi un rôle, la «Jeune Presse» va tenter de la mettre de votre côté en donnant pour vos démarches quelques tuyaux qui* vous feront aussi gagner du temps dans votre «chasse» cette année.Primo, il faut s'inscrire au Placement Etudiant-Québec, qui trouve de l'emploi à près de 16000 étudiants par an.Le seul fait de remplir une «Demande d'emploi: inscription 1990» vous met en lice et le hasard désigne les élus.Vous devriez pouvoir vous procurer un formulaire d'inscription dans votre institution scolaire ou en téléphonant au 1-800-463-2355.On ne réussira sans doute pas à trouver du boulot à tous, mais inscrivez-vous malgré tout: on ne sait jamais! Secundo, il s'offre à vous un autre centre de placement à ne pas négliger non plus: celui où le gouvernement fédéral constitue une banque d'emplois du secteur privé et des projets Été-Canada.Rendez-vous souvent dans ces Centres pour consulter les fiches des emplois proposés.Près d'une centaine de camps offriront cet été un emploi à plus de 4000 étudiants généralement âgés de 17 à 20 ans.La préférence-est pour ceux qui ont une expérience des enfants.Ceux qui ont grandi dans une famille nombreuse, qui ont déjà connu la vie de camp ou qui ont déjà une expérience de gardien ou d'animateur, jouissent d'un avantage considérable.On ne négligera pas non plus les familiers des domaines sportif, culturel ou artistique.On vous demandera aussi une bonne dose de patience, de leadership et, évidemment, d'énergie.À la fin de vos deux mois au camp, vous recevrez un chèque dont le montant n'aura rien de faramineux, mais qui complétera un été fort agréable.Si la vie de «momo» vous intéresse, envoyez dès maintenant votre curriculum vitae aux responsables des différents camps pour donner sa chance à votre candidature.Pour les jeunes un peu moins âgés qui ont aussi l'amour des enfants, l'agence « Nanny et moi, Inc.» pourrait vous trouver un emploi de gardien d'enfants qui vous donnera l'occasion de gagner quelques dollars tout en perfectionnant votre anglais à Toronto.Renseignez-vous en téléphonant au (416) 731-6629.Préférez-vous passer l'été à Montréal?Pourquoi ne pas travailler à La Ronde?Si vous avez plus de 14 ans et souhaitez travailler comme préposé aux jeux d'adresse, vous devez composer le (514 ) 876-1376.Si vous êtes majeur et pensez qu'un emploi d'opérateur de manège vous siérait davantage, vous pourriez gagner un peu plus que le salaire minimum: appelez le (514) 872-6222.U est encore temps de vous inscrire à des cours de sauveteur avant le début de l'été.Mais ces postes ne sont pas de tout repos non plus: pensez que vous aurez la responsabilité de hordes de turbulents baigneurs! Si vous voulez vous rapprocher de la terre, contactez le Service de la main d'oeuvre agricole.La Fédération régionale de l'Union des producteurs agricoles ( UPA ) administre ce service et saura vous diriger vers le bon légume! Toujours rien qui fasse votre affaire?Alors, pourquoi ne pas créer votre propre entreprise?Il suffit d'avoir une idée originale et l'esprit d'aventure pour solliciter l'un des prêts offerts chaque été à des étudiants désireux de fonder une entreprise «estivale».C'est souvent le système D qui fait de nous les zéros ou les héros delete.Miseriez-vous plutôt sur quelque chose de moins compliqué qui soit quand même rentable?Vous pouvez toujours laver des fenêtres, tondre des pelouses, tailler des haies ou des arbustes, ou nettoyer des piscines.Ce n'est pas le travail le plus payant du monde, mais il vous permettra de profiter pleinement de l'été.U suffit de vouloir et de «zyeuter» un peu partout.Enfin, gardez à l'esprit que les commerçants de votre quartier restent la source la plus accessible d'emplois.Proposez vos services au fleuriste, au pharmacien ou au restaurateur, «haltes» les crémeries qui n'ouvrent leurs portes que pendant la saison estivale et n'engagent guère que des étudiants.Prenez un après-midi pour faire un « blitz » sur les commerces de votre quartier: les résultats pourraient vous étonner.U ne me reste qu'à vous souhaiter bonne chance et vous rappeler de ne pas vous décourager puisque 90 p.cent des étudiants de plus de 16 ans, désireux de travailler durant la période estivale, finissent par trouver un emploi.Mathieu Chantelois, Ecole secondaire Pierre-Laporte La .'JEUNE.' Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page parait chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents a récriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des themes et des chroniques est du ressort d'un comité de redaction .:.'\u2022.m; .^.v '¦ > ;, * *¦>* «NE ME DEMANDE PAS DE T'AIDER.ÉCRIS À JANETTE BERTRAND!» MHM PEANVTS AIDE PSYCHIATRIQUE 5« LA VIE, CHARLIE BROWN, C'EST COMME CONDUIRE SUR L'AUTOROUTE/1 LE DOCTEUR EST LÀ AIDE PSYCHIATRIQUE 5' D'AUTRES SE CONTENTENT DE LA VOIE DE DROITE e LE DOCTEUR EST LÀ AIDE L_ PSYCHIATRIQUE S' J JE CROIS QUE J'AI^ RATÉ LA SORTIE IL Y A DIX KILOMÈTRES.LE DOCTEUR EST LA ¦.Hlf.f>.\\\".'.CECI TERMINE MON RAPPORT DE CINQ MINUTES \\ LA PROCHAINE FOIS, PHILOMÈNE, ESSAIE DONC DE RESTER CINQ MINUTES COMPLÈTES SUR LE SUJET AHI JE SUIS UN GÉNIE DE L'IMPROVISATION ET LE PROF LE SAIT! Dessins de Yves Perron, scénario^mand Viau "]
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