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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-03-27, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 MARS 1990 Un autre sondage, du PO cette fois, confirme la recrudescence de l'option souverainiste MARIO FONTAINE n sondage interne du Parti québécois confirme que l'option souverainiste a fait des gains majeurs au Québec.Selon cette consultation menée du 12 au 22 mars par Michel Lepage, le sondeur attitré du PQ, 60 p.cent des Québécois se déclarent désormais favorables à la souveraineté du Québec, une proportion qui atteint 68 p.cent chez les francophones.Ces chiffres se rapprochent de ceux du sondage Crop publié hier dans La Presse, selon lequel 56 p.cent des Québécois sont favorables à la souveraineté, 63 p.cent chez les francophones.Ils s'inscrivent dans une vague déjà perçue par d'autres maisons de sondage comme IQOP, Léger & Léger et Sorécom.Toutes enregistrent une forte poussée de l'option souverainiste auprès des électeurs.Ces différents sondages ont été administrés dans le double contexte des difficultés de l'accord du lac Meech et du ressac anti-français et anti- Québec qui s'est manifesté dans certaines communautés du Canada anglais au cours des derniers mois.Le sondage PQ-Lepage ne devait pas, normalement, être dévoilé.C'est en réponse au Crop d'hier qu'il l'a été.Car si les chiffres concordent assez bien quant au choix constitutionnel des Québécois, ils diffèrent sensiblement sur les intentions de vote.Le Crop accordait ainsi 51 p.cent au Parti libéral, 35 p.cent au Parti québécois et 8 p.cent au NPD.Le sondage du PQ reconnaît que la formation de Jacques Parizeau tire effectivement de l'arrière, mais par une marge autrement plus mince.Lepage accorde ainsi 46 p.cent des voix au Parti libéral, 42 p.cent au Parti québécois et 4 p.cent au NPD.Le Parti vert et le Parti égalité, non mentionnés dans le questionnaire de CROP, recueillent de leur côté respectivement 2 et 5 p.cent des intentions de vote.Ainsi, l'écart entre le PLQ et le PQ, de 10 p.cent qu'il était à l'élection de septembre der- nier, n'est plus que de quatre points dans le sondage Lepage, comparé aux 16 points de Crop.M.Lepage doit expliciter ce matin la méthodologie et les résultats de son sondage, mené auprès de 1 017 répondants.Le taux de satisfaction à l'égard du gouvernement Bourassa s'y situe à 44 p.cent (contre 52 p.cent d'insatisfaits), précise-t-on également au PQ.Le sondage Crop ne posait pas directement la question, mais demandait aux répondants de juger de la façon dont le chef libéral s'acquitte de son rôle comme premier ministre du Québec.55 p.cent se disaient satisfaits, 40 p.cent insatisfaits.Lorsqu'on leur demande quel est le parti le plus compétent pour réaliser la souveraineté, les Québécois choisissent le Parti québécois à 49 p.cent, alors que 32 p.cent optent pour le Parti libéral, indique par ailleurs Lepage.La question n'avait pas été posée dans le Crop, où 55 p.cent des répondants voyaient cependant dans le PLQ une formation plutôt fédéraliste.Communications : « Québec ne tente pas d'accroître ses pouvoirs, mais négocie pour ne pas tout perdre» Liza Frulla-Hébert GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Les négociations portant sur une nouvelle politique des communications ne consiste pas, pour le gouvernement du Québec, à accroître ses pouvoirs mais â faire en sorte de ne pas tout perdre.C'est ce qu'a reconnu hier la ministre des Communications du Québec, Liza Frulla-Hébert, qui souhaite ardemment qu'Ottawa ne procède pas à un «rapatriement unilatéral de ces pouvoirs-là» , ce qui rie cadrerait pas, esti-me-t-elle, avec l'esprit de l'Accord du lac Meech.C'est précisément pour avoir son mot à dire en matière de communications que le Québec a fait parvenir tout récemment une nouvelle proposition au ministre fédéral Marcel Masse, dont il ressort que le Canada aurait la responsabilité d'élaborer la politique nationale des télécommunications et les provinces celle de l'appliquer, à l'intérieur de para1 mètres établis par Ottawa.Ainsi, ce sont les provinces qui définiraient elles-mêmes leurs priorités, qui auraient donc le contrôle de ce champ d'activités sur leur territoire.Mme Hébert, qui donnait une conférence de presse à Québec pour faire le point sur le dossier, a indiqué que le Québec se sentait moins seul qu'avant sa tournée dans l'Ouest.\u2022 Front commun Manifestement intéressée à former un front commun des provinces, du moins de certaines d'entre elles, pour affronter la stratégie rigide du gouvernement canadien, Mme Hébert a en quelque sorte accusé Ottawa de s'être livré à «do la désinformation » en laissant croire aux provinces maritimes que les provinces de l'Ouest étaient sur le point de s'entendre avec le gouvernement fédéral, et que ces négociations n'intéressaient ni le Québec ni l'Ontario.La ministre a constaté, lors d'entretiens avec ses homologues de l'Ontario, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l'Alberta, «que nous avions les mêmes difficultés dans nos négociations avec le ministère fédéral des Communications, et que cela n'est pas uniquement le lot du Québec».«l'ai eu la confirmation qu'il existait plusieurs similitudes entre nos positions dans ce domaine et que nous partagions des craintes communes.Le malaise est étendu à travers le Canada et la consultation ne se fait pas.Les provinces font face à un mur, à une position de rigidité de la part de M.Masse», souligne-t-elle.Certaines provinces, soutient-elle, souhaitent même une rencontre de leurs ministres des Communications, pour dégager clairement les revendications communes.La ministre Frulla-Hébert a donc rechargé ses batteries au cours de cette tournée, et elle se dit d'autant plus optimiste que des lettres d'appui lui sont depuis parvenues des provinces de l'Atlantique et de Colombie-Britannique.Rappelant l'engagement, en août dernier, du ministre des Communications d'initier un processus de consultation avec les provinces, avant de refondre la loi fédérale sur les télécommunications \u2014 c'était à la suite du jugement de la Cour suprême qui reconnaissait au fédéral toute compétence en matière de communications \u2014 Mme Hébert a dit que ce processus n'avait jamais été mis de l'avant.Le partage des responsabilités, tel que proposé par la ministre Hébert est le suivnt: Ottawa élabore la politique nationale des télécommunications et fixe les paramètres de son application par les provinces; le CRTC réglemente les activités des compagnies de télécommunications nationales; les provinces élaborent des politiques régionales adaptées aux besoins de la population sur leur territoire et les organismes régie- La ministre des Communications du Québec, Liza FrUlla-Hé-bert PHOTOtASERPC mentaires provinciaux, ou régionaux, réglementent les activités des compagnies de télécommunications régionales à partir des politiques et des directives fédérales et provinciales.Au contraire, ce que propose le fédéral, c'est une structure qui centralise totalement l'exercice réglementaire, ce qui est tout à fait inacceptable pour Québec.John Crow a de bien mauvaises nouvelles pour les emprunteurs GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA Le Gouverneur de la Banque du Canada, John Crow, n'avait rien d'encourageant à annoncer hier à ceux qui souhaitent une baisse des taux d'intérêt, se refusant même de prédire qu'ils diminueront au cours des années qui viennent.La Banque n'a pas réussi en 1989, a-t-il admis dans son rapport annuel rendu public hier, à freiner l'inflation malgré les mesures qu'elle a prises, dont les taux élevés.«|e ne suis pas emballé par ce qui est arrivé en 1989 étant donné qu'il y a eu une hausse de la tendance de l'inflation, mais on va essayer de faire mieux en 1990» a déclaré M.Crow lors d'une conférence de presse.«le crois que nous allons fai-Te mieux», ajoute-t-il prudemment.Mais un autre danger se pointe à la fin de l'année, la taxe sur les produits et services (TPS), qui entre en vigueur le 1er janvier 1991.Si la TPS provoque une spirale inflationniste â cause de hausses successives des salaires et des prix, la Banque du Canada réagira vigoureusement par le biais de la politique monétaire pour la freiner.M.Crow indique que les effets de la TPS sur l'inflation seront en principe minimes mais qu'il y a un toujours un danger de spirale aux effets « malheureux et dommageables» si la population ne comprend pas bien le nouvel impôt proposé par le gouvernement.«Il y a eu des déclaration nettement exagérées sur les effets de la TPS et si elles se répandent et amènent des réactions exagérées, les choses seront plus difficiles pour tout le monde» Ne doit-on pas s'attendre, lui a demandé un journaliste, à une politique de taux d'intérêt élevés pendant encore plusieurs années au Canada, compte tenu de la demande encore très forte de logements et de produits de consommation, de la TPS, des difficultés qu'éprouvent le gouvernement a réduire son déficit, de la hausse des taux d'intérêt dans plusieurs pays?Le gouverneur de la Banque du Canada John Crow hier à OttaWa.PHOTOLASER PC «l'espère que non, a répondu M.Crow, je reconnais l'impact de ces facteurs, mais je dois souligner la nécessité de réduire les pressions inflationniste chez nous.Cela nous donnerait la possibilité de réduire les taux d'intérêt.Sinon, nous n'aurons pas de baisse durable des taux» «Nous faisons un grand effort pour réduire ces pressions.Nous n'avons pas réussi jusqu'à maintenant, mais nous allons continuer de nous y mettre.Mais je ne veux pas faire de prévisions sur l'évolution des taux dans l'avenir» «Y a-t-il matière à optimisme?», lui demande-t-on également.«On peut toujours espô' rer.C'est mieux comme ça » Le rapport déposé hier indique que c'est au Québec que le taux d'augmentation annuel des prix à la consommation a été le plus faible, soit 4 p.cent.Il souligne aussi que l'Ontario n'est pas la seule coupable, le taux d'accroissement le plus élevé (6 p.cent) ayant été enregistré l'an passé en Alberta alors que la Colombie-Britannique a enregistré un taux presque aussi élevé que celui de l'Ontario avec 5,5 p.cent.L'Ontario ne percevra pas la TPS fédérale Les ministres des Finances se rencontrent aujourd'hui à Ottawa PC OTTAWA LU Ontario n'aidera pas le gouvernement fédéral à percevoir sa future taxe sur les produits et les services, a indiqué hier le Trésorier provincial de cette province, M.Robert Nixon.«11 n'est pas question que nous collaborions au système de perception de la TPS», a dit M.Nixon.Cette mise au point catégorique du Trésorier de l'Ontario survient presque trois mois après qu'il eut offert un coup de main au gouvernement fédéral et deux semaines après que le ministre fédéral du Revenu Otto Jelinek eut annoncé qu'Ottawa progressait dans ses discussions avec les provinces au sujet d'une perception conjointe de la taxe.«Je ne suis au courant de ces discussions avec les provinces», a dit M.Nixon à propos du commentaire fait par M.Jelinek devant le comité des Finances des Communes.' _ * La collaboration des provinces à la perception de l'impopulaire TPS est un point de discussion important prévu à la rencontre des ministres des Finances qui se déroulera aujourd'hui dans le bureau de M.Michael Wilson.À l'issue de sa dernière rencontre avec les ministres des Finances provinciaux, à la fin de l'année dernière, M.Wilson avait annoncé que les parties allaient reprendre les discussions sur une admnistration conjointe de la TPS.Le ministre fédéral avait unilatéralement mis fin aux négociations sur le sujet en avril 1989 et avait tenté de se débrouiller seul par la suite.M.Nixon a indiqué qu'il participerait avec plaisir à la perception de la taxe fédérale là où elle chevauchera la taxe de vente provinciale, afin de rendre le système plus simple pour les contribuables et les commerçants.Selon des hauts fonctionnaires, M.Wilson devra aborder au moins deux sujets incontournables: la décision du fédéral de réduire l'augmentation prévue des paiements aux provinces pour l'éducation, la santé et le bien-être, et la politique du gouvernement fédéral sur l'inflation, qui entraîne une augmentation des taux d'intérêt, actuellement à leur niveau le plus élevé depuis la dernière récession.Dix heures de discussions n'ont pas ébranlé Wells Le débat sur la motion visant à retirer l'appui de Terre-Neuve à l'entente constitutionnelle commence dès aujourd'hui à St John's PC CORNER BROOK.T.-/V.Le premier ministre Clyde Wells, de Terre-Neuve, a fait savoir hier qu'il n'a nullement modifié sa position, après avoir discuté pendant 10 heures de l'Accord du lac Meech avec ses homologues des autres provinces de l'Atlantique, au cours d'une réunion de deux jours.En fait, a signalé M.Wells en conférence de presse, il est probable que le débat sur la motion pour rescinder l'appui de Terre-Neuve à l'entente constitutionnelle commence dès aujourd'hui, à l'Assemblée législative, et que le vote soit pris dans quatre ou cinq jours.«Ce fut peut-être une erreur de notre part d'avoir retardé ce dé^ bat si longtemps, rendant ainsi plus difficile aux gens leur compréhension définitive de la position de Terre-Neuve», a déclaré M.Wells.«C'est en vain, a-t-il reconnu, que les premiers ministres des trois autres provinces ont essayé de le faire changer d'idée.Il s'agit de MM.Frank McKenna (Nouveau-Brunswick), John Buchanan (Nouvelle-Ecosse) et Joe Ghiz ( île-du-Prince-Edouard ).Nouveau-Brunswick M.McKenna n'a pas encore ratifié l'Accord du lac Meech, mais il a présenté la semaine dernière une proposition complémentaire qui, si elle gagne un appui suffisant, provoquera l'adhésion du Nouveau-Brunswick à l'entente elle-même.M.McKenna a noté, hier, que des progrès ont été réalisés, mais il a comparé la solution de l'impasse au fait de manger un éléphant: il faut prendre une bouchée à la fois.«Nous arrivons à la partie la plus difficile de l'éléphant, a-t-il dit.Il faut mesurer aux pouces, maintenant, les progrès accomplis.» «Ce fut un long et difficile périple, au cours de ces deux années et demie passées, et je trouve personnellement stimulant les bonnes conversations des deux derniers jours.» Pour M.McKenna, le vote pour rescinder l'appui de Terre-Neuve est beaucoup plus symbolique qu'autre chose et il ne faut pas le prendre personnellement.«Lé premier ministre (Clyde Wells), a noté M.McKenna, est pleinement au courant de la situation dans laquelle nous nous trouvons et je ne trouve pas productif pour le débat, comme'de^ puis le début, de parler des conséquences.«Cela susciterait un sens de menace ou de chantage, qui ne peut pas du tout aider au débat.» PHOTOLASER PC \u2022 0 % , MM Frank McKenna, John Buchanan, Joe Ghlz et Clyde Wells à Corner Brook, Terre-Neuve, hier.m PRET HYPOTHÉCAIRE.rest tellement personnel Ilu* sujets \\ changement »r>j mean 0/ /O 3 ANS \\ES CPG.est tellement personnel fosutution insente a Q Reg-e de I jisuonce-tJcpôU ifo Quebec LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 MARS 1990 ^Éditorial ¦ \u2014 Paul Desmarals president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardlns éditeur adjoint directeur de l information Alain Oubuc éditorialiste en chef Un Québec plein de trous! \u2022u Un document du ministère québécois des Transports, rendu public hier, confirme ce dont tout le monde se doutait: le réseau routier du Québec est dans un état lamentable.Les rues du Montréal métropolitain aussi.Pas moins de 56 p.cent des 8 500 ponts et viaducs ont une capacité trop faible, insuffisante ou critique pour supporter le passage des poids lourds, et 20 p.cent des routes ont des ornières d'au moins un centimètre.Pour ce qui est des chaussées, 40 p.cent sont inadéquates.Enfin, la congestion des ponts et autoroutes dans la région de Montréal coûte environ un milliard aux usagers en essence, temps perdu, pollution engendrée et accidents.Piètre consolation pour les contribuables: ,!e vieillissement des infrastructures municipales en général (réseau routier, système de drainage et dégoût ) est un problème crucial pour la plupart des grandes villes nord-américaines.À un point tel que la Fédération canadienne des municipalités en a fait une de ses principales préoccupations depuis 1984, tentant depuis de sensibiliser le gouvernement fédéral.En fait, chaque palier de gouvernement essaie de refiler la note à l'autre.Les ministres des Transports qui se succèdent à Québec n'en finissent plus de sensibiliser leurs collègues du Trésor: pour remédier à l'état de détérioration avancée des autoroutes, il faut, disent-ils, donner un coup de barre important en matière de financement des travaux de voirie.Mais, comme l'a déclaré récemment le ministre Sam Elkas, le gouvernement n'a pas les moyens de livrer la marchandise, sauf pour ce qui est de l'entretien des routes existantes.Quoi faire?Le ministre Elkas a laissé entrevoir des solutions possibles.Ainsi on cherche de nouvelles méthodes de financement.Pour tout développement nécessitant un bout de route nouveau, on songe à obtenir le financement auprès d'un tiers.Ce pourrait être une municipalité ou tout organisme public capable de réaliser des emprunts importants que garantirait le gouvernement en payant les intérêts sur le capital, a expliqué le ministre.Les municipalités pourraient faire de même, en cessant de se livrer une à surenchère qu'elles ne peuvent se payer, en ouvrant à l'avance des rues, en construisant des réseaux d'aqueduc et en offrant même, quelquefois, des exemptions généreuses de taxes municipales pour quelques années, en vue d'attirer des constructeurs ou des industries dans leur territoire.Les municipalités devraient plutôt, au nom d'une saine gestion, exiger de tout promoteur une participation financière à la construction des rues et du système d'aqueduc nécessités par leurs projets.De même, le gouvernement songe à puiser dans la réserve de la Régie de l'assurance-automobile du Québec, qui dépase les 2,6 milliards $, pour financer certains projets de réfection qui ont un rapport avec la sécurité routière.Encore là, il s'agit d'une décision qui serait logique.Mais ce qu'il faut d'abord et avant tout faire, c'est d'investir dans l'entretien des routes.Comme l'a indiqué la responsable du dossier des travaux publics au sein du Comité exécutif de la ville de Montréal, Mme Jacqueline Bordeleau, dans une lettre récente à La Presse, si nos rues et trottoirs sont aujourd'hui dans un état aussi avancé de délabrement, c'est parce que les administrations précédentes ont négligé, pendant nombre d'années, d'investir les sommes requises dans l'entretien et la réparation du réseau.Les gestionnaires du réseau de la santé ont compris qu'on pouvait réaliser d'importantes économies, dans le curatif, en investissant dans le préventif.Il serait temps que les responsables de la voirie comprennent qu'en matière de transport aussi, mieux vaut prévenir que guérirl Pierre VENNAT Tomber de Charybde en Sheila.il n'en tenait qu'aux Québécois, Sheila Copps deviendrait le prochain premier ministre libéral du Canada.Et Jean Chrétien irait partager avec Pierre Trudeau sa déception devant l'évanouissement d'un beau rêve: celui d'un Canada bilingue où le Québec aurait définitivement été remis à sa place.Brian Mulroney, lui, relégué au rang de chef de l'opposition, pourrait toujours se recycler dans les relations fédérales-provinciales où il jouit d'une incontestable crédibilité.Quant à Paul Martin, il demeurerait dans les limbes de la politique dont beaucoup de Québécois semblent croire qu'il n'est jamais sorti.C'est en tout cas ce qui ressert, à première vue, du récent sondage CROP dont les résultats sont publiés aujourd'hui.>X\" Ils indiquent une victoire spectaculaire de la députée de Ha mil ton-Est dans ce concours de popularité où la rigueur intellectuelle et la cohérence idéologique semblent céder le pas aux émotions profondes et aux impressions de surface.\u2022 Comment, autrement, expliquer qu'un Québécois sur deux \u2014 .alors que la majorité se déclare souverainiste \u2014 se dise prêt a r.voter pour le Parti libéral fédéral dont on ne connaît pas encore le nx\\ovc\\ du prochain chef?i Surtout que, dans l'hypothèse d'une victoire probable de Jean '\u2022Chrétien, Brian Mulroney conserve une position enviable comme \u2022 - meilleur éventuel premier ministre, interlocuteur le plus compré-h en s if du Quebec et plus efficace rassembleur de tous les Canadiens ! En plus de pouvoir compter sur une nette avance comme «le plus apte à traiter avec Robert Bourassa» et sur l'adhésion de :43 pour cent des Québécois, contre 33, à l'accord constitutionnel \u2022 du lac Meech dont il s'est fait l'instigateur.À quoi, par ailleurs, sinon aux sentiments spontanés, attribuer Ja nette avance de Sheila Copps sur Jean Chrétien?Manifestement celle-ci a atteint l'objectif qu'elle s'était fixé de «toucher le poeur des Québécois ».Mais au point de faire oublier qu'à plusieurs égards sa vision du Canada est plus centralisatrice que celle de Jean Chrétien?Que, si elle appuie le Lac Meech, elle souhaite également l'abolition de la clause «nonobstant» autrement plus importante pour le Québec qu'un nébuleux statut de société distincte?» Au fond, la grande leçon de ce sondage, c'est que les Québécois ^nt déjà rejeté massivement l'héritage de Pierre Trudeau.Et pour \"éviter d'avoir affaire à son héritier, ils sont prêts à tomber de VÇharybde en.Sheila ! Pierre gravel Désarmement: le revers de la médaille M algré l'augmentation des dépenses militaires un peu partout, le virage du désarmement a été pris.Soviétiques et Américains ont déjà détruit des missiles et il est possible qu'un accord entre l'OTAN et le Pacte de Varsovie prévoie bientôt la destruction de chars, de véhicules blindés, de pièces d'artillerie, d'avions et d'hélicoptères.La baisse de la tension politique entre l'Est et l'Ouest pourrait bientôt affecter les arsenaux.Du point de vue économique, c'est un coup qui est difficile à encaisser pour certaines industries.General Dynamics, par exemple, a fait un gros investissement pour développer un nouveau char de combat.Or, il semble que l'armée américaine n'achètera pas le nombre de chars que l'on pouvait prévoir il y a deux ou trois ans.La compagnie cherche donc d'autres clients mais n'en trouvera pas en Europe, où les gouvernements suivent l'exemple donné par les deux Grands.Au moins un client s'est présenté: l'Egypte, qui voudrait en acheter 555.Le désarmement Est-Ouest semble mener vers une surenchère entre fabricants d'armes pour les marchés du tiers monde, notamment le Moyen-Orient et le sous-continent indien.Les gouvernements aussi deviennent des fournisseurs importants.Le président Bush a déclaré que la sécurité des États-Unis pourrait être renforcée par la vente de matériel à des pays amis.On estime que ces ventes du gouvernement américain pourraient atteindre une dizaine de milliards de dollars cette année.*%e problème n'est toutefois pas limité à l'achat de matériel sophistiqué par des pays riches comme la Corée et l'Arabie Saoudite.Il y a abondance d'armes plus modestes, même pour les pays très pauvres qui ont un compte à régler avec un voisin.r- L'Union soviétique est sous une pression économique encore ; plus forte que les États-Unis pour vendre des armes à l'étranger.; La production militaire représente presque 20 pour cent du produit national, contre moins de 10 pour cent en Occident.Le coût \\ de conversion de l'industrie et l'amortissement des investisse-; ments passés seront proportionnellement plus lourds.Moscou ; semble prêt à vendre des armes à l'étranger sans regarder de ; trop près la couleur politique de l'acheteur.\\ Le résultat fâcheux du désarmement pourrait donc être le sur-! armement de pays du tiers monde qui, contrairement aux pays t développés, se sont récemment montrés susceptibles de se faire .la guerre.Les grandes puissances, qui achètent ou confisquent des revolvers et des fusils de chasse à Panama et en Lituanie, devraient s'efforcer de mettre fin à ce commerce qui pourrait les r entraîner contre leur gré dans des conflits régionaux.Frédéric WAGNlfeM AU MOINS, ]/BC BOURASSA, TU f T'EN MS.TMPtS .iiilr' ' ¦vv.7/ mm PV8 M m Si- ft' - .- * \u2014-j ¦ v ¦ \" ¦¦ > ¦¦ .M .*P1 (Droits réservés) Au sujet de deux déclarations de M.Trudeau qui ont fait les manchettes MARCEL ADAM Lors du lancement de son livre, la semaine dernière, Pex-premier ministre a dit au moins deux choses qui méritent d'être relevées et commentées.La première, celle qui a particulièrement étonné, est celle où il a dit que ce ne serait pas dramatique si le Québec devenait éventuellement indépendant.le veux bien que M.Trudeau ne trouve pas motif à se pendre dans son grenier, ni même à quitter le Québec si cela se produisait.Mais accepter avec une apparente placidité qui confine à l'indifférence une éventualité qui semblait lui faire horreur il n'y a pas si longtemps, voilà qui laisse perplexe.N'est-ce pas le même homme qui, il y a une dizaine d'années, disait que ce serait un «crime contre l'humanité» que de briser le pays par la sécession du Québec?D'ailleurs, n'est-il pas sorti de sa retraite pour tirer à boulets rouges sur cet accord lacustre en lequel il voyait un danger mortel pour la fédération canadienne?S'il a bien dit ce que les médias lui ont fait dire, qu'est-ce qui a pu l'induire à accepter cette idée avec une apparente résignation?En est-il venu à la conclusion que les forces centrifuges sont devenues irrésistibles au Québec et qu'à moins d'un miracle celui-ci continuera de cheminer vers l'indépendance politique?11 est surprenant que celui qui a fait de la préservation de la fédération canadienne l'oeuvre de sa vie, banalise aujourd'hui ce qu'hier il assimilait en quelque sorte à un impardonnable péché contre l'esprit.Ce propos qu'on lui attribue trahit-il ou traduit-il son véritable sentiment?Je ne crois pas que M.Trudeau envisage avec autant de sang-froid une éventualité qui consommerait la ruine de l'oeuvre de sa vie.Je ne crois pas non plus qu'il ait lancé la serviette puisque plusieurs fois, dans les entrevues télévisées, il s'est dit confiant que les Québécois épouseraient sa conception du Canada s'il se trouvait quelqu'un pour la leur proposer.S'il semble se faire à l'idée que le Québec puisse être un jour souverain, M.Trudeau ne s'habitue pas à l'indécision, lui qui voudrait que le Québec finisse par se brancher une fois pour toutes.Ce qui m'amène à cette autre déclaration qui a retenu l'attention où il a dit que l'incertitude continuera au Canada aussi longtemps que les Québécois n'auront pas la chance de dire clairement s'ils veulent ou non l'indépendance.Ce qui ne sera décidé, selon lui, que par la tenue d'un autre référendum où les Québécois répondront à une question claire.Le Québec ne peut en effet continuer à donner l'image d'une société ambivalente, incapable de se décider, de faire un choix clair pour le Canada ou pour la souveraineté.\u2022 Un référendum?Soit.Il ne manquerait pas de défenseurs de la thèse de l'indépendance.Mais qui défendrait celle du fédéralisme classique du genre de celui qu'il préconise?Tenir un tel référendum après l'échec de l'Accord Meech, ce serait pratiquement offrir la victoire sur un plateau d'argent au camp proposant la rupture du lien fédéral.Puisqu'il serait pratiquement impossible de former un groupe sérieux, dirigé par une personnalité crédible, pour proposer la thèse de la continuité fédérale.Supposons que puisse être formé un camp fédéraliste.Que proposerait-il aux Québécois?Le statu quo ou un fédéralisme renouvelé?Le fédéralisme renouvelé serait-il plus vendable que le statu quo aux Québécois qui ont souvenance de ce qui s'est passé en 1980?Pour une grande proportion de ceux qui ont combattu activement pour !c camp du non, lors du référendum, la promesse solennelle de renouvellement de la Constitution, faite par M.Trudeau en son nom aussi bien qu'en celui de son gouvernement et des leaders politiques du Canada anglais, n'a pas été tenue.Ils sé sont littéralement sentis trompés dans leur attente par la réforme de 1980-81.Or pour tous ces gens l'Accord Meech se veut non seulement un acte remédiateur de ce qui a été considéré comme un affront fait au Québec à cette occasion, mais aussi comme l'acquittement tardif de la promesse référendaire faite aux Québécois, à qui on avait fait miroiter une réforme différente de celle que s'est fait imposer leur gouvernement.C'est bien beau.de prétendre que le Québec n'a pas été exclu de cet accord, puisqu'il était appuyé par une majorité de ses représentants élus aux deux ordres de gouvernement.Mais ce n'est pas cette argutie comptable qui compte, c'est le fait que la majorité de l'Assemblée nationale (députés souverainistes et fédéralistes confondus) ait dénoncé cette réforme comme illégitime et contraire aux engagements référendaires.Voilà pourquoi il me semble illusoire de penser q'ùfëri tenant un référendum comme l'aimerait M.Trudeau, sa thèse aurait actuellement une chance sérieuse de l'emporter. Opinions Misa Cil Rémillard: «Meech complète le rapatriement de 1982 et répare l'injustice infligée alors au Québec» Nous reproduisons in extenso le \u2022 discours qu'a prononcé mercredi dernier, à l'Assemblée nationale, le ministre de la Justice, procu-' reur général et ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, M.Gil Rémillard.La motion dont nous continuons de débattre aujourd'hui déplore avec raison le sentiment antifrancophone qui se manifeste de plus en plus dans certains milieux au Canada.Qu'on songe à ces ville qui se déclarent unilingues anglophones, à ces individus qui piétinent ou brûlent le drapeau du Québec ou encore à ces groupes extrémistes qui n'hésitent pas à dire qu'ils pourraient avoir recours aux armes pour contrer le bilinguisme.Voilà autant d'expressions significatives de la crise d'intolérance que vit présentement le Canada.Il n'y a pas que le bilinguisme qui fasse les frais de cette intolérance.Les minorités visibles et les immigrants sont, de plus en plus eux aussi, pris à partie par les mêmes milieux.Les sentiments de xénophobie et de bigoterie qu'on croyait, il n'y a pas si longtemps, enterrés à jamais au Canada, refont dangereusement surface.Mais pourquoi en sommes-nous rendus là?Il serait faux de prétendre que le débat entourant l'Accord du lac Meech n'y est pour rien.Toutes ces faussetés qu'on dit à son sujet, en particulier à l'endroit du Québec comme société distincte, y sont certainement pour quelque chose.Il faut ajouter aussi la démagogie venant, entre autres, de certains membres de cette assemblée concernant la loi 178 sur l'affichage et l'utilisation de la «clause nonobstant».Récemment, lors de mon dernier voyage dans l'Ouest canadien, beaucoup de gens m'ont demandé comment le Québec avait pu utiliser la clause nonobstant alors que l'Accord du lac Meech n'était pas encore adopté.Ils étaient très surpris lorsque je leur ai indiqué que la «clause nonobstant» se retrouvait dans la Constitution de 1982 et qu'elle avait été exigée par les provinces de l'Ouest, le Manitoba en tête.De fait, Monsieur le Président, le Canada paie aujourd'hui le prix de ce compromis bâclé en cette fameuse nuit du 4 au 5 novembre 1981.L'intolérance que l'on voit de plus en plus partout en ce pays est en quelque sorte le ressac du rapatriement de 1982.Pour vraiment Le canada pale aujourd'hui le prix de la fameuse « nuit des longs couteaux» comprendre ce que nous vivons présentement, il est bon de se rappeler comment il s'est fait.Le rapatriement de 1982 Le 17 avril 1982 demeurera certainement l'une des dates les plus importantes dans l'histoire du Canada.Ce jour-là, le Canada Bill voté quelques jours auparavant par le Parlement du Royaume-Uni était proclamé à Ottawa par Elizabeth H, reine du Canada, par grands vents, à l'ombre de la Tour de la paix.Le Canada rompait enfin son dernier lien colonial avec le Parlement du Royaume-Uni en rapatriant sa Constitution.Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, et son ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, entrèrent ainsi dans l'histoire du Canada aux côtés des neufs premiers ministres des provinces signataires.Pour le Québec, l'histoire était différente! Ce rapatriement s'était fait sans lui.Il a été négocié dans la nuit du 4 au 5 novembre 1981, lors de la conférence constitutionnelle de la «dernière chance».Alors que cette conférence semble condamnée à un autre échec, les négociations se poursuivent tout au long de la nuit dans les suites des provinces.La délégation québécoise, dirigée par René Lévesque, s'est retirée à son hôtel de Hull.Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, joue le rôle d'intermédiaire entre les sept provinces et le gouvernement fédéral.Cependant, personne ne prévient le premier ministre Lévesque pour l'inviter à prendre part à ces dernières tractations.-.ut Les discussions sont très difficiles.Les provinces tiennent à leur formule d'amendement avec droit de retrait, comme le premier ministre Trudeau tient à sa Charte des droits.Le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Péckford, suggère de revenir au compromis préparé par les ministres Roy Romanow de la Saskatchewan et Roy McMurtry de l'Ontario, chez Jean Chrétien le fameux soir de l'avis de la Cour suprême, le 28 septembre 1981, qui avait confirmé que le rapatriement était légal mais illégitime.Cette fois cependant, on va plus loin.Romanow propose que les provinces, en guise de compromis, renoncent à la compensa- tion financière lorsqu'une province choisit de se retirer d'un amendement constitutionnel.Les provinces l'acceptent d'autant plus facilement que leur formule originale d'amendement n'en prévoyait pas.En contrepartie, les provinces exigent que la Charte comprenne une «clause nonobstant» pour permettre à une province de se soustraire à son application.Vers 1 h le 5 novembre au matin, William Davis téléphone à Pierre Trudeau pour lui proposer ce compromis: la clause nonobstant et une formule d'amendement avec droit de retrait en échange de lu Charte des droits.Après une discussion ardue où M.Davis menace M.Trudeau de le' laisser tomber, ce dernier accepte ce qui paraissait impossible quelques jours auparavant : la formule d'amendement pour les provinces avec droit de retrait, mais sans compensation financière et une clause nonobstant dans la Charte.Cependant, cette clause ne devait pas s'appliquer à l'ensemble des droits et libertés, mais être restreinte aux droits et libertés fondamentales de l'article 2, aux droits juridiques des articles 7 à 14 et aux droits à l'égalité de l'article 15.De son côté, M.Peter Lougheed communique avec le premier ministre Lyon à Winnipeg.Ce dernier est rentré au Manitoba pour mener sa campagne électorale.Toutefois, personne ne communique avec René Lévesque.Aussi, au petit déjeuner, le premier ministre québécois ignore-t-il tout du compromis survenu dans la nuit.À la reprise des travaux de la conférence, le premier ministre Péckford fait la première déclaration.Il lit un document proposant une entente en cinq points.En fait, il s'agit de l'accord intervenu la nuit précédente.René Lévesque et Claude Morin réalisent alors qu'on les a bernés de magistrale façon.Aucun gouvernement québécois, peu importe son allégeance politique, n'aurait pu accepter ce rapatriement.L'argument qu'il n'y avait rien à faire parce que le gouvernement québécois était souverainiste ne tient pas.René Lévesque dirigeait un gouvernement légitime qui avait reçu de l'Assemblée nationale, le 2 octobre 1981, un mandat clair pour s'opposer à tout rapatriement unilatéral par Ottawa.Les 73 députés libéraux fédéraux du Québec qui ont pu voter en faveur du rapatriement ne représentent pas une caution pour des amendements constitutionnels qui touchaient aussi directement et profondément les compétences provinciales.a II est dommage que la fin du dernier lien colonial avec la Grande-Bretagne et le deuxième compromis fédératif de l'histoire canadienne se soient réalisés de cette façon.Dans son discours, le 17 avril 1982, la reine se départit de sa retenue habituelle en déplorant l'absence du Québec de ce rapatriement.L'une des études les plus complètes sur le rapatriement de la Constitution a été publiée sous la direction des professeurs Baiting et Siméon.Le titre de l'ouvrage est fort significatif : And No One Chee-red. En effet, personne n'a applaudi.Tout d'abord, on avait insulté le gouvernement québécois comme jamais un gouvernement provincial ne l'avait été dans toute l'histoire de ce pays.De plus, on venait de camoufler aux yeux des Canadiens, sous le couvert d'une Charte des droits et libertés, les changements les plus significatifs jamais apportés au fédéralisme canadien.Pas une seule commission parlementaire provinciale n'a été tenue pour discuter l'accord.Seule l'Assemblée nationale du Québec s'est prononcée sur le rapatriement en le dénonçant.Pourtant, par ce rapatriement, on incluait pour la première fois dans la Constitution canadienne une Charte des droits et libertés comportant le bilinguisme, le multiculturalisme et les droits des autochtones de même qu'une formule d'amendement basée sur la possibilité d'un statut particulier pour les provinces.S'ajoutèrent à cela le principe de la péréquation ainsi que des transferts importants de juridiction aux provinces en matière de richesses naturelles et de commerce.Ce 17 avril 1982, peu de Canadiens ont réalisé que non seulement on mettait fin au dernier lien colonial avec Londres, mais qu'on changeait fondamentalement l'orientation qu'on avait jusqu'alors donnée au fédéralisme canadien.Pierre Trudeau a raison d'écrire dans son livre Les années Trudeau-.«J'ai dirigé l'unique gouvernement depuis le début de la Confédération qui ait cédé aux provinces des pouvoirs législatifs qui appartenaient au gouvernement fédéral [l'article 92-A adopté par la loi constitutionnelle de 1982)»(2).Monsieur Trudeau aurait pu ajouter aussi qu'il a été le premier chef de gouvernement canadien à accepter la possibilité d'un statut particulier pour les provinces.En effet, en acquiesçant à une formule d'amendement basée sur le droit de retrait, M.Trudeau faisait au petit matin de ce 5 novembre 1981, la concession aux provinces la plus lourde de conséquences jamais acceptée par un premier ministre fédéral.Chaque province au fil des ans et des amendements pourra avoir son propre statut constitu- _^êêê Gil Rémillard tionnel.Prenons l'exemple de la Charte.Si on voulait y inclure le droit de propriété comme le propose la Colombie-Britannique, il faudrait l'assentiment de sept provinces totalisant au moins 50% de la population de toutes les provinces ainsi que du Parlement du Canada.Ainsi trois provinces pourraient-elles décider de ne pas être liées par un tel amendement.Conséquem-ment, le droit de propriété serait garanti dans sept provinces alors que dans trois autres il ne le serait pas.On peut faire le même exercice pour la plupart des droits et libertés inscrits dans la Charte et pour tout autre amendement qui serait «dérogatoire à la compétence législative, aux droits de propriété ou à tout autre droit ou privilège d'une législature» (art.38 (2) de la Loi constitutionnelle de 1982).11 s'agit là de la reconnaissance du fédéralisme asymétrique proposé, entre autres, par la Commission Pépin-Robarts en 1979.A ce titre, le bilan des propositions de M.Trudeau apparaît éloquent: limites au pouvoir fédéral de dépenser par un droit de retrait avec compensation financière pour les provinces (1969-1979); nomination des juges de la Cour suprême avec participation directe des provinces (formule de Victoria 1971); conférence fédérale-provinciale annuelle obligatoire (formule de Victoria 1971); sénateurs nommés pour moitié par les provinces (bill C-60, 1978); entente Cullen-Couture sur la compétence du Québec en matière d'immigration (1978); reconnaissance d'un statut particulier pour les provinces incluse dans la formule d'amendement (1982); clause nonobstant, permettant aux provinces de limiter la portée de la Charte (1982); reconnaissance du Québec comme société distincte (1980).Voilà autant d'exemples qui nous permettent de dire que malgré son discours tr'js centralisateur, M.Trudeau a probablement été, dans les faits, l'un des premiers ministres canadiens les plus décentralisateurs.En répondant favorablement aux conditions de chacune des neuf provinces, lors de cette nuit du 4 au 5 novembre 1981, et surtout en acceptant le principe du statut particulier et ia clau- L'accord du lac Meech complète le rapatriement de 1982 et répare l'injustice infligée alors au Québec.Il permet à M.Trudeau de remplir sa promesse référendaire quand il déclara aux Québécois le 16 mai 1980 au Centre Paul-Sau-vé: «Si la réponse à la question référendaire est non, nous avons tous dit que ce non sera interprété comme un mandat pour changer la Constitution, pour renouveler le fédéralisme.» Si ce complément au rapatriement ne pouvait être apporté par l'acceptation des cinq conditions les plus raisonnables jamais demandées par un gouvernement québécois, il paraît évident que le Québec devra réévaluer le système fé- Ouébec ne saurait se départir de la clause nonobstant déral pour le situer dans cette nouvelle perspective.Comme M.Trudeau le concède, il a déjà offert chacune des conditions du Québec, sous une forme ou une autre, entre 1969 et 1984.0 Là n'est donc pas le grand motif de son opposition à l'Accord du lac Meech.Il faut chercher plutôt du côté de la clause nonobstant.Comme il l'écrit lui-même dans* son livre: «Le malheur voulut qu'au cours de ces futures négociations, lorsqu'elles eurent ' lieu au lac Meech en avril 1987, on fit d'énormes concessions aux provinces mais sans exiger en retour l'abolition de la clause dérogatoire »(5).Est-ce à dire que l'Accord du lac Meech aurait été acceptable à M.Trudeau si ce qu'il considère comme son erreur avait été réparé par M.Mulroney en exigeant des provinces l'abolition de la clause nonobstant?On peut le croire, si on se réfère à ce qu'il écrit dans ce même livre: «J'ai donc accepté cette clause la mort dans l'âme et en exhortant qui voulait l'entendre de faire pression sur les provinces pour que nous puissions nous en débarrasser lors de négociations futu- (4) A.Pierre Trudeau, un premier ministre décentralisateur.quoi qu'on en dise se nonobstant, M.Trudeau a complètement pris de court le gouvernement pé-quiste.Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est l'ampleur des concessions faites par M.Trudeau qui a perdu le Québec cette nuit de novembre 1981.René Lévesque et Claude Morin croyaient pouvoir dormir en paix puisqu'ils pensaient que jamais M.Trudeau n'accepterait des conditions qu'il avait combattues toute sa vie.La complexité du sujet, le manque de discussion publique et le désir de tourner la page au plus vite font que peu de Canadiens ont pu réaliser l'ampleur de ce compromis tramé dans le secret d'une profonde nuit au bord d'un canal du nom de Rideau.Depuis lors, le Canada n'a jamais paru aussi divisé.L'une des composantes principales du Canada, le Québec, est toujours à l'écart de la famille constitutionnelle.Alors que le rapatriement a répondu aux conditions de toutes les autres provinces, le Québec est demeuré isolé et dépouillé de ses droits historiques les plus précieux, corne son droit de veto.res» Cependant, l'argument est difficilement acceptable lorsque l'on sait que le 21 décembre 1981 M.Trudeau s'engageait par lettre envers l'archevêque de Toronto, le cardinal Carter, à utiliser cette clause nonobstant «.si un tribunal venait à décider que les articles 7 ou 15 (de la Charte) créent un droit à Favor terrien t sur demande».Ces propos sont d'ailleurs corroborés*par les déclarations favorables de M.Trudeau sur la clause nonobstant qui furent prononcées devant la Chambre des communes le 27 novembre 1981 : «S'il arrivait que le juge conclue, au contraire, que cette Charte affecte en quelque sorte certaines dispositions du Code criminel, nous gardons, en vertu de la clause nonobstant, le droit de dire: nonobstant ce jugement, nonobstant la Charte des droits telle qu'interprétée par ce juge, la Chambre légifère de telle façon sur la question de l'avortement».rè S ne lie ver lut F é, ioi or na 101 I >re na 'U îai ?oi )ie I C Je na rné ié< Dn f lai :u Mo pai ( er kN îe -JU1 Jei kr no: qu lar l gé< Me Me bu qu tre bu i ( bir d'e el a tas 'e; re\\ coi LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 MARS 1990 B7 Marguerite d'Youville sera canonisée Presse Canadienne ROME M Soeur Marguerite d'Youville deviendra sous peu la première sainte: née au Canada, a-t-on appris hier de sources haut placées au Vatican.La fondatrice de la communauté des Soeurs de la charité, plus :ommunément appelées Soeurs crises, vient de franchir Tun des |ierniers obstacles du processus Je la canonisation, la plus haute lignite conférée par l'Eglise ca-holique romaine.Le cardinal canadien Edouard jagnon, qui a piloté le dossier, a ;onfirmé que les cardinaux reu-lis au sein de l'Office pour la cau-e des saints avaient approuvé la îuérison, jugée miraculeuse, 'une résidante de Hull comme >reuve des pouvoirs de guérison le Soeur Marguerite d'Youville, ;ondition requise pour l'acces-ion à la sainteté.Le pape devra ensuite lire un décret reconnaissant officiellement le miracle, a expliqué Mon-;*eigneur Robert Sarno, de l'Office pour la cause des saints à rouver la canonisation, proba-)lcment avant la fin du mois de uin, a-t-il indiqué.Une fois cette étape franchie, le >ape et les Soeurs grises devront convenir d'une date appropriée >our la cérémonie de canonisa-ion \u2014 cérémonie qui pourrait ivoir lieu d'ici la fin de l'année, to it le cardinal Gagnon.L'Eglise catholique reconnaît teuf saints sur le territoire cana-lien : le père Jean de Bréboeuf et ept martyrs jésuites, tués par les roquois vers 1640, ainsi que Marguerite Bourgeoys, fondatrice de a Congrégation de Notre-Dame, vïais ii s'agissait de citoyens fran-ais, tandis que la fondatrice des Kpeurs grises est née Marie Mar-îuerite Lajemmerais, à Varennes, >rès de Montréal, en 1701.a revue Médecine-sciences ête ses cinq ans :arole thibaudeau 4 On a soufflé cinq chandelles lier au magnifique Centre canadien d'architecture, pour l'anniversaire de la jeune revue franco-juébécoise Médecine-sciences.Rayonnant d'une légitime fier-lé, le rédacteur en chef de la sec-ion Amérique, M.Michel Berge-on, a précisé que la revue avait Inaintenant gagné ses lettres de noblesses.Elle a en effet attiré des auteurs brestigieux, comme Roger Guille-nain, Prix Nobel et diplômé de 'Université de Montréal, Fer-hand TLàbrie, Patrick Viney, Fran-pois Jacob, Luc Montagnier, et lien d'autres.De plus, elle est inscrite au WCurrent contents life sciences» ie l'Institute for scientific infor-nation de Philadelphie, celui- là nême qui détermine chaque an-lée quels articles scientifiques Mit été les plus cités.Médecine-sciences a mainte-îant 4500 abonnés payants en Europe et 1200 en Amérique du vJord.On estime qu'elle est lue w près de 40000 lecteurs.Cela ne peut bien sûr se compa-er à la très prestigieuse revue ( New England Journal of Medici-îe», qui compte 220000 abonnés, hi à la non moins prestigieuse Science, qui en compte 160000.Far contres, MS supporte très bien la comparaison avec d'autres revues spécialisées.Incidemment, les Annales de l'Institut Pasteur, qui ont décidaient de ne publier qu'en anglais à peu près au même moment où naissait Médecine-sciences, ont environ 800 abonnés.Médecine-sciences diffuse des articles de haut niveau scientifique, dans toutes les disciplines médicales.Elle est particulièrement lue par des étudiants gradués qui continuent leur formation en recherche.Selon le rédacteur en chef, Médecine-sciences vise avant tout x l'appropriation de la science par nos sociétés francophones», ce qui ne peut se faire que dans la langue propre de ces sociétés.La gestion de la revue est partagée en deux: il y a une caisse à Montréal et une autre à Paris.A Montréal, environ 65 p.cent du budjet vient du gouvernement québécois, et le reste provient de trois compagnies pharmaceutiques et des abonnés.On peut se demander si Méde-bine-sciences n'a pas eu un effet d'entraînement, puisques de nou-elîesrevues francophones disent a prendre pour modèle.C'est le bas par exemple de «Sciences de l'eau», née de la fusion de deux revues spécialisées, l'une québécoise et l'autre française.t T.LE VOYAGE VOUS INTÉRESSE ?Le Collège April-Fortier.un no: qui vous ouvre toutes les portes Devenir conseiller de voyage, c'est accéder à un nouveau style de vie, à un travail passionnant qui permet de voyager, de côtoyer une clientèle intéressante, de réaliser ses ambitions.quels que soient votre âge et votre situation.UN INVESTISSEMENT SÛR Aujourd'hui, les familles, les gens d'affaires, les rotrailés, les jeunes, tout le mondo voyage de plus en plus.L'industrie a donc continuellement besoin do nouvellos competences.-UN-DQMA1NE-0U ' L'EXCELLENCE MÈNE AU SUCCÈS le conseiller do voyage doit maîtriser les techniques actuelles de l'industrio, connaître les roules aériennos, les principes de la tarification, la législation, les destinations.mais il doit également être capable de conclure ses ventes.Cost pourquoi los vrais professionnels se classent vite premiers.LE NOM QUI OUVRE TOUTES LES PORTES l'industrie du voyage recherche 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Pourde plus amples renseignements, notamment sur la garantie de 5 ans ou 100 000km** d'Acura, sur les concessionnaires et sur le Plan AcuraBail*** téléphonez sans fiais au 1-800-263-2828.ACURA Les voitures construites de main de maître.Votre vie lient à votre ceinture.\u2022Sondages 1987,1988 et 1989 de l'indice de saiisfacuon du propriétaire d'une voiture neuve de J.D.ftawcr and Associates sur la qualité du produit et le service après-vente du concessionnaire aux États-Unis.\u2022\u2022Selon la première éventualité.Détails chez les concessionnaires.\u2022\u2022\u2022Un authentique service Acura, offert par Honda Canada Finance Inc PRESTIGE ACURA ACURA PRÉSIDENT LUCIANI ACURA 3700Autoroute440,0., Laval Tél.: 745-1234 4648Boul.St.JeanN.,DoUard-des-Ormeaux Tél.: 696-2991 4040JeanTalonO., Montréal Tél.: 340-D44 ÉLÉGANCE ACURA LES GALERIES ACURA 1144 Rue Principale, Granby Tél.: 378-4969 7100 Boul.Métropolitain E., Anjou Tél.: 354-8811 , j ; ; il- ea LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 MARS 1990 Trouvé pendu près du cadavre I en putréfaction de sa compagne Presse Canadienne iH ER \" -m ' ^ \u2022 ^ 6300.M M £7 J S 7 HENRI-BOURASSA tflCCCVV M0NTREAL-N0R0 .____ MERCURY 325-4700 CHICOUTIMI ¦ Apres avoir tué sa compagne, un homme aurait vécu pendant quelques semaines avec le cadavre de celle-ci dans l'appartement du couple, au centre-ville de Chi-coutimi, avant de se pendre il y a quelques jours.C'est à cette conclusion préliminaire qu'en viennent les enquêteurs de la police de Chicouti-mi à la suite de découverte, hier après-midi, de deux cadavres dans un logement de cette ville du Saguenay : la mort de l'homme d'une quarantaine d'années remonte à quelques jours seulement alors que celle de la femme de la demi-trentaine date de quel- Début du procès de Jean Bergeron pour le meurtre d'Alberte de la Boissiere PIERRE BEtlElïlARE_ ¦ lean Bergeron devrait être accuse du meurtre au deuxième degré de Mme Alberte de la Boissiere, plutôt que de faire face à une accusation de meurtre au premier degré.C'est ce qu'a fait valoir hier au Palais de justice de Longueuil l'avocat de la défense, Me Serge Ménard, devant le juge Martin Fraser, de la Cour supérieure (chambre criminelle), qui présidera à compter de demain un jury devant décider du sort du jeune homme de 22 ans.Me Ménard a soumis au magistrat que son client ne pouvait pas, selon lui, être confronté à une accusation plus grave que celle pour laquelle son présumé complice, Michel de la Boissiere, a déjà été condamné.Celui-ci a reçu une sentence d'emprisonnement à perpétuité, avec une possibilité de libération conditionnelle dans quinze ans, après avoir été trouvé coupable de meurtre au deuxième degré de ses parents adoptifs, trouvés assassinés à Boucherville en janvier 1989.Le procureur de la Couronne, Me Jacques Pothier, a cependant rejeté la prétention de Me Ménard.«Si Michel de la Boissiere avait été acquitté, cela voudrait dire qu'il aurait été impossible d'accuser Jean Bergeron de quoi que ce soit», dit-il.Me Ménard a également soulevé l'objection que la Couronne est privilégiée dans la sélection des membres du jury, en pouvant invoquer 48 mises au rancart ou récusations de candidats jurés, tandis que la défense n'en dispose que de 20.« La Couronne est ainsi en mesure de former un jury qui lui semble plus favorable à sa cause», a affirmé Me Ménard.Il ajoute enfin que dans les autres provinces canadiennes, la Couronne n'utilise pratiquement LES MALADIES MENTALES COMPRENDRE C'EST FONDAMENTAL jamais son droit de mise au rancart des candidats jurés, «dans le but de sauver les apparences de justice».À cela, Me Pothier réplique qu'il n'existe aucune preuve d'abus de la part de la Couronne dans l'application de la mise au rancart et que «l'inéquité véritable serait qu'on traite les accusés de façon différente».Quoi qu'il en soit, le juge Fraser aura à se prononcer sur les deux requêtes présentées par me Ménard, avant qu'on entreprenne la sélection du jury, demain matin à Longueuil.ques semaines, la décomposition du cadavre étant très avancée.Le corps de la femme, identifiée par des voisins et sa fatnillèl comme étant Francine Villeneuf ve, âgée d'environ 35 ans, était! dans un état de décomposition très avancée.Lorsqu'ils ont été appelés suri les lieux, les policiers ont décou» vert l'homme pendu a l'aide d'une corde dans un garde-robe et ont cru, tout d'abord, à une simple affaire de suicide.Mais tout a pris une nouvelle tournure! quand ils ont découvert, enveloppé dans des draps sous un Ut, le] cadavre d'une femme dont la mort remonte à plusieurs semai-l nés.La femme n'avait pas été vue dans le secteur depuis quelques temps et son concubin avait affirmé à quelques» voisins : «Francine fait un long voyage».Certaines indications laissent croire que l'individu aurait tué sa compagne lors d'une crise de jalousie; il aurait ensuite vécu en présence du cadavre de sa compagne pendant environ trois ou quatre semaines, avant de se donner lui-même la mort.Le cadavre de la femme ne porte pas de marques laissées, par exemple, par des coups de couteau ou des coups de feu.Toutefois, les policiers ne croient pas qu'il s'agisse d'une mort naturelle.Minuter» dt U S*Mà I \u2022! Ot i Serv.ccs fcOCttUl de cheveux.^ % Mise en pH*.Coupe .cluses) en sus.SVJPPL' RENDEZ :vous Centre-ville Montréal Place Versailles La Place Vertu Centre Boulevard 281-4422 poste 4680 354-8470 332-4550 728-4571 aie V .\u2022 .PERSPECTIVES MINERALES 90 Ressources en transition \u2014 vers l'an 2001 » - r'd- ¦»'\u2022\u2022»» .\u2022«\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 r » _ \u2022 * .\u2022 ./ \u2022\u2022 ' \u2022 Conférence parrainée par Energie, Mines et Ressources ; Canada, l'Association minière du Canada, l'Institut canadien des mines et de la métallurgie (ICM) et le Comité de l'économique des minéraux de l'ICM.Le mercredi 9 mai, à l'Hôtel Westin (Ottawa) Cette conférence d'une journée portera sur des questions d'ordre national et international qui intéressent l'industrie minière, comme : \u2022 l'environnement \u2022 les perspectives minérales en Europe et en U.R.S.S.\u2022 l'investissement, la participation et le financement dans l'industrie des minéraux.La Conférence aura lieu en même temps que la 92e assemblée annuelle de l'Institut canadien des mines et de la métallurgie qui se tiendra du 6 au 10 mai à l'Hôtel Westin et au Centre des congrès d'Ottawa.Pour vous inscrire à Perspectives minérales 90, veuillez '.remplir la formule ci-jointe et nous la faire parvenir le plus tôt possible.MAC The Mining Association of Canada L'association minière du Canada Va MINERAL OUTLOOK PERSPECTIVES MINERALES FORMULE DE PRÉINSCRIPTION Veuille/ retourner à l'adresse suivante : Secrétariat Perspectives minérales Énergie.Mines et Ressources Canada 460.rue O'Connor, pièce 903 Ottawa (ONTARIO) KIAMI3 Téléphone : (613) 996-7788 Télécopieur : (613) 992-5893 CONFERENCE CANADIENNE SUR LES PERSPECTIVES MINÉRALES (1990) Veuille/ m'inscrire â la Conférence sur les perspectives minérales, le mercredi 9 mai 1990.Nom : ?Je prendrai part au ?J'assisterai à la déjeuner-causerie.soirée-gala.(25 S par personne) (35 S par personne) Vous trouvère* ci-joint mon cheque, libellé à l'ordre oc L'INSTITUT CANADIEN DES MISES ET DE LA METALLURGIE.Prière de réserver avant le 27 avril 1990.{en leitrta mouléts *»/>.) Société/Organisme : Adresse :_ 6+B Énergie.Mines et Ressources Canada L'hou.Jake Epp.Ministre Energy.Mines and Resources Canada Hon.Jake Epp.Minister Canadcf i NOTRE FORCE Ç-RËATRICE^ i "]
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