La presse, 28 mars 1990, B. Informations nationales
[" * Fiducie Confédération 619, boul.Henc-Lûvcsquo ouont Montréal.Québec H3B 1P4 Tél.: (514) 393-3770 Inscrite à i«i Rogie de «assurance-dépôts du Québec \" Les tau» oeuven! être modifies sans préavis Informations nationales Î39F 984-5292 CSLTEX inc.MnTonni a IW'HW BUREAU PORTATIF ACTIVATION 967-9770 1 ?A\\»EC BATTER'F.CHARGEUR ET ETUI.O LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MARS 1990 Le compte de taxe scolaire pourrait doubler Québec invite les commissions scolaires à élargir leur champ d'impôt foncier, ce qui provoque la colère de l'UMQ Des pouvoirs CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC La moitié de l'effort gouvernemental pour réduire de 411 millions $ la croissance des dépenses de l'État, pour 1990-91, devra être absorbée par les commissions scolaires, auxquelles le Conseil du trésor refile ni plus ni moins qu'une facture de 191 millions $.t t Par la même occasion, Québec invite les commissions scolaires à assumer «la plus grande autonomie de gestion qu'elles réclament depuis des années», en leur indiquant d'élargir leur champ d'impôt foncier, donc de puiser davantage dans les poches des propriétaires.Ce qui de toute évidence aura pour effet de doubler le compté de taxe scolaire.Ce dénouement, que le ministre Claude Ryan laissait prévoir depuis quelque temps, a fait bondir l'Union des municipalités du Québec (UMQ), qui n'apprécie pas beaucoup ces ponctions supplémentaires dans l'assiette fiscale qu'elles partagent avec les commissions scolaires.«Le gouvernement prétend qu'il réduit ses dépenses de 411 millions $.II ne réduit rien du tout, il en refile tout simplement la facture aux municipalités», a commenté le président de l'UMQ et maire de Valcourt, Camille Rouillard, peu après la présentation annuelle des crédits du gouvernement, par le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson.Qualifiant la démarche gouvernementale d'hypocrite, M.Rouillard soutient qu'aux 191 millions $ retirés aux commissions scolaires, il faut ajouter des réductions de 21 millions $ dans le budget consacré aux routes régionales, de 45 millions $ dans celui des routes locales et de 15 millions $ quant à l'entretien de ces routes.M.Rouillard ajoute que la situation pourrait être pire, puisqu'une somme de 75 millions $ pourrait s'additionner à ces chiffres, provenant de négociations déjà menées avec M.Ryan qui leur avait demandé un effort supplémentaire.«On ne nous a jamais dit la vérité», a tonné M.Rouillard, ajoutant qu'il avait le sentiment que les maires avaient été traités comme des «malades mentaux qu'on mettait en cage».«Le gouvernement nous traite comme si on était des joueurs de bridge adversaires, à qui il faut cacher son jeu», a-t-il ajouté.En soirée, une quinzaine de maires et de représentants des milieux municipaux, dont lean-Paul L'Allier, de Québec, Gilles Vaiilancourt de Laval et le président du comité exécutif de la CUM, Michel Hame-lin, ont rencontré les députés du caucus libéral à qui ils ont exprimé leur déconvenue.Ils devaient toutefois se rendre comp; te que les députés ne savaient pas de quoi il était question.ces politiques s'établis-sant dans le plus grand secret.Une assemblée générale spéciale des membres de l'UMQ sera convoquée au plus tôt, pour étudier la situation, a-t-on indiqué hier.Paradis se contentera de 15 millions$.pour le moment Si, depuis 1986-87, le redressement des finances publiques a obligé les ministères et les organismes gouvernementaux â évoluer dans des conditions budgétaires et administratives très restrictives, cette décélération, indique le Conseil du trésor, n'a pas entraîné d'abolition d'activités importantes.Pour éviter de sous-f inancer certains secteurs ou diminuer sérieusement la qualité des services publics existants, le gouvernement indique qu'il a dû recourir à de nouveaux modes de financement, notamment, l'augmentation des frais de scolarité pour les universitaires, pour 1990-91 et 1991-92, et qu'il envisage maintenant de réviser les modalités de financement des commissions scolaires., Mais en plus le gouvernement a réduit les enveloppes budgétaires des ministères de l'ordre de 185 millions $, en réaménageant les budgets de manière à diminuer le coût de certains programmes ou en réduisant certains services ou activités.La plupart des ministères souffriront d'une réduction de leur personnel et des salaires dans une proportion de 1 p.cent, surtout dans les services administratifs.Et, en réduisant de 2,5 p.cent l'indexation de certains programmes, par rapport à l'inflation prévue, on réalisera, estime-t-on, une économie de 35 millions $.Puis, i! y a ces 191 millions $ que Québec n'injectera plus dans les aménagements et les immobilisations des commissions scolaires, pour un grand total de 411 millions $.Malgré le retrait de certaines subventions aux commissions scolaires, que le gouvernement «continue tout de même de soutenir», le budget du ministère de l'Éducation, pour 1990-91, s'élèvera â 5,4 milliards $, ce qui constitue une augmentation de 3,1 p.cent par rapport aux crédits de 1989-90.Pour le président du Conseil du trésor, les collectivités locales au Québec, par rapport à celles des autres provinces, assument une part moins grande du coût de l'enseignement primaire et secondaire.Ce qui engendre, soutient-il, une sous-utilisation de l'impôt foncier au Québec et une sur-utilisation des impôts plus déterminants pour sa compétitivité.C'est la raison pour laquelle il fallait confier aux commissions scolaires la pleine responsabilité de la gestion et du financement des équipements scolaires, soutient-il.L'augmentation des dépenses, bien que substantielle, demeure donc inférieure à ce qu'aurait produit l'augmentation purement mécanique des programmes.En effet, a souligné M.lohnson, l'indexation complète des coûts de fonctionnement, le coût des conventions collectives de travail et l'évolution constatée des diverses clientèles de programme auraient entraîné un taux global de croissance de 7,5 p.cent, soit 1,3 p.cent de plus que l'objectif de 6,2 p.cent que s'était fixé le gouvernement.«Un niveau de dépenses qui aurait été inacceptable.Le gouvernement a donc pris des mesures pour réduire la croissance des dépenses de 411 millions $, ce qui représente 1,1 p.cent de la base des crédits budgétaires prévus pour 1990-1991 », précise-t-il.DENI du bureau de La Presse QUÉBEC i postes pour faire face â la demande, a prévenu le ministre.À l'Assemblée nationale, le critique péquiste à l'Environnement, le Dr Denis Lazureest tom- Apjfès avoir promis une injec- bé à.bras raccourcis sur le minis-tion supplémentaire de 50 tre Paradis, accusant Québec de millionsS au budget régulier du tenir deux langages sur,cette ministère de l'Environnement, le ; question.çruciale,}avant et aRrès.gouvernement du Québec se cdn- les élections; 1 , tenter* d'augmenter de 15 mil- Le porte-parole de l'Union qué-iions $|pe budget de ce ministère, bécoise pour la conservation de la pour 1990-1991.Malffl-é cette gifle évidente, le titulaiïe de l'Environnement, Pierre ^Paradis, ne se tient pas pour battu.Ces crédits, déposés hier à ^'Assemblée nationale ne sont qCf Une première étape.Les fraies décisions se trouveront dans le budget que déposera plus taifid ce printemps le titulaire des Finances, Gérard D.Leves-que, a-t-il soutenu hier.«À Cette étape du processus budgétaire, le ministère obtient un gain net de 15 millions $ sur une promesse de 50 millions $», a soutenu M.Paradis à l'Assemblée nationale, après avoir* souligné, avec peu d'insistance, qu'en ajoutant l'indexation à l'inflation, les créditsjde son ministère avaient augmenté de 55 millions $ par rapport aux sommes dépensées l'an dernier.nature, M.Christian Simard tenait hier le même discours.On peut se demander où est passée la promesse lancée par le PLQ avant les élections, souligne-t-il.Les moyens ne manquent pas, toutefois, une simple taxe d'un cent le litre sur l'essence diesel permettrait d'aller chercher 33 millions $, de suggérer M.Simard, qui parle au nom d'une centaine d'organismes préoccupé par la protection de l'environnement En Chambre, M.Paradis a aussi rappelé que les crédits ne .faisaient pas mention d'un autre engagement libéral en matière d'environnement, la création d'un fonds de recherche de 50 mil-, lions $.Il s'est longuement absenté de la période des questions, pour un conciliabule dans le bureau attenant du premier ministre Bourassa, d'où il est ressorti flanqué du titulaire des Finances, Le donseil du trésor avait al- Gérard D.Levesque.loué 428 millions $ à TEnvirori nement\" pour l'année financière qui se termine.Le ihinistère n'en avait dépensé que 415 millions.Le budget 1990-1991 est porté à 470 muions $.«Je suis un joueur d'équipe», a lancé aux journalistes l'imprévisible ministre, refusant toutefois de préciser quels gestes il poserait s'il n'obtenait pas ce qu'il croyait nécessaire, lors du prochain bud- get Ces 15 millions, reflètent «une i r n * u .t orientation saine » du Conseil du #.A La Presse, des hauts fonç-trésor, ânais cette initiative n'est tlpnnaires ont explique que le mini con$>lète ni satisfaisante», a n'stre Paradis avait bien peu de dit le îministre.Cette mise de chance d être satisfait, le jour du fonds, tel qu'annoncé par La budget.Presse *ier, permettra au ministère d'embaucher quelque 200 fonctionnaires de plus, pour les bureau?régionnaux et la «police verte x& la première véritable hausse \"d'effectifs depuis 1978, a dit M.îParadis.Toutefois, «il en faudrait 600» de ces nouveaux Accorder une augmentation de 50 millions $ à l'Environnement était en pratique fort risqué, puisque l'organisme n'aurait pu absorber une si forte hausse tout en assurant que l'argent était partout utilisé à bon escient, explique-t-on.PHOTO CP Doré et BVÊulroney parlent d'économie le maire Jean Dorés rencontré hier le premier rhinistre Brian Mulroney à Ottawa pour, a-t-il dit le e sensibiliser» aux dossiers qui préoccupent la ville de Montréal et la région.Cette rencontre portait notamment sur le développement économique, dont la formation de la main-d'oeuvre, la relance du sud-ouest de la ville et des dossiers de transport, le caractère international de Montréal, les fêtes du 360e anniversaire de la métropole, etc.M.Doré a déclaré que les fonctionnaires fédéraux bloquaient le dossier de la cession des aéroports de Dorval et Mirabel aux autorités de la région de Montréal.Les provinces n'ont pas l'intention d'aider Ottawa à percevoir la TPS Certaines régions du Québec au bord de l'éclatement JEAN-PIERRE BONHOMME ^¦piques du territoire québécois, l'Abitibi, la Gaspésie et le Saguenay, notamment, vivent actuellement «la phase finale! de leur désintégration».Ces régions, et bien d'autres, dont les coeurs urbains des principales villes, sont engagés dansf «un processus inexorable de sous-développement», n'est pas étranger au bouleversement bureaucratique de la Révolution tranquille.L'équipe de rédaction de la revue jésuite Relations dit tirer Cette conclusion brutale et déscHantc, après avoir réalisé, avec des collègues sociologues, une longue enquête démogra- phique touchant la vitalité des régions.Les jésuites, parmi lesquels on compte Julien Harvey et Guy Paiement, ont présenté hier à La Presse, au cours d'un colloque, la seconde et ultime tranche de leur dossier brûlant sur ce qu'ils ont convenu d'appeler «Un Québec cassé en deux».«La croissance économique du Québec peut être en courbe ascendante et des régions entières n'en continuer pas moins de se désintégrer», estime le père Guy Paiement, agent de recherches au Centre Saint-Pierre, de Montréal.Selon eux, on trouve au Québec de riches villes de banlieue qui encerclent les trous indigents des coeurs urbains où-il n'y a plus, en devenir, que de la misère sociale.PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA _ Les ministres des Finances des provinces n'aideront pas leur grand frère fédéral, le ministre Michael Wilson, à percevoir la taxe sur les produits et services (TPS) lorsqu'elle entrera en vigueur le 1er janvier.C'est ce qu'a fait savoir hier soir le ministre Wilson à l'issue d'un dîner avec ses homologues des provinces.«Nous allons partager certaines responsabilités en ce qui concerne l'administration dé nos taxe de ventes, mais la perception par les provinces ou par le fédéral à partir du 1er janvier n'est pas réaliste actuellement», a déclaré M.Wilson.Comme c'est devenu la coutume depuis quelques années, le ministre fédéral des Finances invite ses homologues provinciaux à un dîner informel dans son bureau de la capitale pour discuter de son dernier budget après que tout le monde a eu le temps de le digérer.Cette fois-ci, cependant, la majorité des invités de M.Wilson ont clairement indiqué qu'ils en avaient encore des maux d'estomac.Le ministre des Finances du Québec, M.Gérard D.Levesque, plus diplomate que certains autres de ses homologues a refusé en début de soirée d'attaquer de front M.Wilson.Il s'est contenté de souligner qu'il y avait beaucoup de place à l'amélioration et que, comme il le fait d'habitude, il le soulignerait à son hôte.Le ministre québécois avait clairement indiqué son intention de discuter ferme des coupures dans les programmes fédéraux à frais partagés.«Une décision, a-t-il dit, que nous avons déjà contestée.Nous n'avons pas changé d'idée.» Pour le ministre des Finances de la Colombie-Britannique, M.Melville Couvelier, le temps est maintenant venu pour le gouver- nement fédéral de prendre en charge la réduction de son propre déficit et de cesser de demander aux provinces de solutionner un problème dont elles ne sont pas responsables.De son côté, le ministre des Finances de l'Ontario M.Robert Nixon, a expliqué qu'il n'appréciait plus de se faire dire que sa province, «l'enfant gâté du pays», était responsable de tous les maux économiques du Canada.«Il faut cesser de répéter, a-t-il précisé, que l'Ontario est responsable du taux d'inflation national et des conséquences que la situation entraine.» \u2022 Comme ses collègues des autres provinces, le ministre ontarien des Finances a accusé le gouvernement fédéral qui est, selon lui, incapable de réduire son déficit et qui passe la note aux provinces.«La politique monétaire nationale, les taux d'intérêt et la force du dollar ont des conséquences désastreuses sur notre économie», a-t-il ajouté.accrus aux commissions scolaires MARIANE FAVREAU Les commissions scolaires ont deux bonnes raisons de se rejouir des annonces de crédits faites hier à Québec, indique le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, M.Guy D'Anjou, puisqu'elles y trouvent réponse à deux de leurs réclamations souvent exprimées depuis 10 ans.D'une part, le gouvernement accorde la pleine indexation des enveloppes budgétaires des commissions scolaires, «ce dont on est satisfait», de dire M.D'Anjou.Par ailleurs, «le gouvernement accorde une plus grande responsabilité aux commissions scolaires sur leurs équipements locaux.Nous n'y avons aucune objection, au contraire.Mais en autant que nous ayons des garanties que les revenus supplémentaires seront équivalents aux nouvelles responsabilités», précise-t-il.A cet effet, le gouvernement diminue de 191 millionsS les subventions de fonctionnement qu'il verse aux commissions scolaires, leur ouvrant d'autant le champ de l'impôt foncier.En vertu du pacte fiscal de 1980, l'impôt foncier est réservé aux villes qui ont alors cédé au gouvernement du Québec la taxe de vente.Les commissions scolaires, qui n'ont jamais accepté cette entente, se voyaient pratiquement évincées de l'impôt foncier: elle ne pouvaient jusqu'ici en percevoir qu'un maximum de six p.cent de leurs dépenses nettes.Mais elles demandaient, depuis deux ans une réforme de la taxe foncière et de la péréquation, rappelle M.D'Anjou.«Nous avons peut-être un début de réponse dans les crédits annoncés hier avec cet élargissement de nos responsabilités.» «D'ailleurs, au sommet du 3 mars dernier sur le financement des commissions scolaires, rap-pelle-t-il, le ministre Ryan a pris des engagements très fermes pour une réforme en ce sens.» Rien pour stimuler l'économie, dit le PO GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Lw opposition péquiste dénonce l'absence de programmes gouvernementaux visant â stimuler l'économie.Commentant la présentation des crédits du gouvernement, hier, le porte-parole de l'opposition en matière de finances, Jacques Léonard, a déploré que les dépenses d'immobilisation du gouvernement soient pratiquement gelées, «alors qu'elles devraient être très sérieusement augmentées, en période de ralentissement économique».M.Léonard faisait particulièrement allusion au «réseau routier québécois, où les budgets restent les mêmes.Les crédits annoncés par le gouvernement confirment que le Québec est touché par de graves difficultés économiques, et qu'il l'est davantage que le reste du Canada, soutient-il.Rappelant que le ministre canadien des finances, Michael Wilson, a prévu un taux de croissance économique de 1,3 p.cent, M.Léonard a mis en relief le fait que le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, a prévu, lui, un taux de 0,9 p.cent, soit de quatre dixième de moins que celui du Canada.Dans les circonstances, insiste-t-il, il importerait que le gouvernement du Québec instaure des programmes pour stimuler ou relancer l'économie, «d'autant plus que la croissance économique prévue sera moins forte que celle qui a été atteinte l'an passé».Le porte-parole de l'opposition déplore que des programmes importants aient été touchés dans ce sens qu'ils ne connaissent pas d'augmentation de crédits.«Par exemple les programmes de formation de la main-d'oeuvre, alors que les libéraux, durant la campagne électorale, ont fortement exprimé leur volonté d'accentuer la formation de la main-d'oeuvre et la formation professionnelle au Québec.» I LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MARS 1990 Éditorial\tPaul Desmarais président du conseil d administration\tRoger D.Landry président et éditeur\tClaude Masson éditeur adioint\tMarcel Desjardins directeur de I information\t'a Alain DubUc editorialiste/en dief \u2022 \t\t\t\t\t Le cauchemar lituanien de M.Gorbatchev Le pouvoir soviétique en Lituanie est passé du harcèlement à la violence.Avec l'arrestation de déserteurs lituaniens de l'armée rouge, on est encore loin de l'écrasement de la démocratie sur la place Tian An Men, mais c'est un pas dans une escalade dont il est difficile de prévoir l'issue.Cela met les pays occidentaux dans une situation délicate.Beaucoup d'entre eux n'ont jamais reconnu l'intégration des pays baltes dans l'union soviétique il y a 50 ans.Des pays comme le Canada et les États-Unis, où l'immigration lituanienne est importante, sont sensibles à ce qui se passe dans les pays baltes.Mais ils marchent sur des oeufs.Ils sont prêts à accueillir la Lituanie dans la famille des pays indépendants, mais ils veulent que ce processus résulte d'un accord à l'amiable avec l'Union soviétique.De son côté, le gouvernement soviétique cherche à gagner du temps.Il reconnaît le droit de sécession, mais veut qu'il s'exerce selon les règles qu'il établira, processus qui déplaît aux nationalistes lituaniens et à leur impatient président, Vytautas Landsbcrgis.Même si sa stratégie, qui consiste à prendre Moscou de vitesse, se révèle bonne, M.Landsbergis a commis des impairs qui ne facilitent pas ses relations personnelles avec M.Gorbatchev.Certains Lituaniens regrettent maintenant qu'il ait remplacé M.Algirdas Brazauskas à la présidence.Ce dernier est tout aussi nationaliste que M.Landsbergis mais, en sa qualité de chef du parti communiste, aurait plus de facilité à discuter avec Moscou.Les erreurs de la Lituanie ne passent pas inaperçues ailleurs en Union soviétique.L'Estonie était à l'avant-garde du mouvement centrifuge l'année dernière; mais son parti communiste est devenu prudent et a jugé utile de ne pas se séparer du parti soviétique avant son prochain Congrès qui se tiendra à l'automne.Il donne ainsi la possibilité à Moscou de trouver un moyen de définir les nouvelles règles du jeu.Pour M.Gorbatchev, l'indépendance de la Lituanie est le premier pas vers le démembrement cauchemardesque d'un empire que les Soviets ont si mal gouverné.Un nouveau fédéralisme devient urgent.Si la perte presque inévitable des pays baltes est supportable pour Moscou, celle de l'Ukraine ne le serait pas.Or, les nationalistes ukrainiens commencent à se manifester.En Ukraine occidentale, leur but est l'indépendance, alors que les régions fortement russifiées de l'Est cherchent une plus grande autonomie dans l'Union.À l'Ouest, ils pourraient former un nouveau parti qui remplacerait les communistes dont le pouvoir s'est effondré.À l'Est, le parti est encore bien en selle, mais ses chefs sont conservateurs et doivent faire face à des demandes de démocratisation qui viennent des propres rangs du parti.Un communiste de Kharkov a déclaré au New York Times que M.Gorbatchev met trop de temps à trouver une solution qui éviterait la sécession de l'Ukraine.«C'est un des problèmes chroniques du parti communiste, dit-il.Il est toujours en retard quand il faut prendre des décisions politiques complexes, car 11 cherche à se convaincre qu'il faut prendre une décision.Le peuple en est déjà convaincu depuis longtemps, mais le parti continue à en débattre.» On comprend que dans ce climat les Lituaniens et les autres peuples baltes aient de la peine à définir leur stratégie.Fatft-il faire confiance à M.Gorbatchev, qui promet une porte de sortie aux sécessionnistes, ou faut-il le mettre devant un fait accorrtpli?Dans le premier cas, on risque de se buter a l'esprit bureaucratique qui règne dans le parti et qui cherche a freiner la démocratisation; dans l'autre, on risque de réveiller l'hégémonisme communiste et l'impérialisme russe.; On comprend mieux l'extrême prudence des pays occidentaux, auxquels il faut maintenant ajouter la Pologne, la Hongrie èt la Tchécoslovaquie.Depuis cinq ans, M.Gorbatchev s'efforce de trouver des solutions pacifiques et de plus en plus démocratiques: Il faut donc lui faire confiance quand il promet une solution satisfaisante aux Lituaniens.Mais il aurait tort de penser que la pondération des gouvernements occidentaux reflète l'apathie des citoyens.La cause des Lituaniens en est une très populaire.Frédéric WACNIÈRE Vouiez-vous payer plus d'impôts?L| opposition, de nombreux organismes et un nombre encore plus grand de Québécois ont sursauté quand ils ont appris, hier, que le gouvernement annonçait des réductions de dépenses de 441 millions de dollars pour l'année qui commence.Il est certainement utile de discuter des décisions et des choix qu'a faits le président du Conseil du trésor Daniel Johnson en présentant ses crédits budgétaires.Mais avant d'amorcer ce débat, il faut se poser une question, une seule: sommes-nous prêts à payer plus d'impôts?Voulons-nous en-voyer 150$ ou 200$ de plus a Québec cette )jM année, et encore davantage les années suivan-Jrï;l tes?niïr m D'une année a l'autre, on assiste aux mêmes psycho-drames parce que les gens ont encore trop souvent tendance à oublier qu'il y a un lien entre les services qu'ils exigent de l'État et les montants qu'ils devront verser au gouvernement.Comme le montrent les sondages, les Québécois appuyaient les demandes des employés de l'État, s'opposaient au dégel des frais de scolarité, réagissent mal aux coupures.Mais il ne veulent pas payer.Les données dévoilées par M.Johnson montrent que les dépenses de l'État passent de 33,4 milliards l'an dernier à 35,5 cette année.C'est une augmentaiton de 6,2 p.cent, supérieure à l'inflation.En fait, Québec augmente ses dépenses réelles de 268 millions.Il est vrai que ces montants additionnels ne servent pas â augmenter les services, mais â maintenir des services dont les coûts augmentent plus vite que les prix.Si M.Johnson avait laissé les dépenses augmenter à leur rythme normal, elles auraient progressé de 7,5 p.cent, à cause des conventions collectives, mais surtout à.cause de l'augmentation des besoins, notamment dans la santé.Ces 411 millions supplémentaires, il aurait fallu les payer.Il aurait également fallu payer les promesses libérales, l'augmentation du budget de l'Environnement, celui des Affaires culturelles pour atteindre le seuil de un pour cent.À ce chapitre, même si Québec trahit ses promesses, il ferait mieux d'économiser en retardant des projets nouveaux qu'en coupant des programmes existants.Il faudrait aussi payer pour des exigences légitimes, dans les services de santé ou dans le réseau routier.Et tout cet argent ne peut venir que d'un seul endroit: nos porte-monnaie.En effet, parce qu'Ottawa a réduit ses transferts et parce que le ralentissement de l'économie privera Québec de revenus, il ne tombera pas du ciel des millions inespérés que l'on appelle d'habitude de l'argent «frais».* Mais il faut se rappeler que le processus budgétaire est une histoire à deux épisodes.Après les crédits, il y aura le budget.N'oublions pas que, d'habitude, le ministre des Finances ajoute des dépenses à celles qu'a prévues le président du Conseil du trésor.L'an dernier, on a ainsi eu droit à 200 millions de plus.Ça peut encore arriver cette année.Alain dubuc Assez de palabres ! Les négociations entre la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal et ses employés d'entretien traînent en longueur.Exaspérée, la STCUM a décidé de se retirer de la table de négociation.Celle-ci offre à ses employés des augmentations salariales comparables à celles des autres employés du secteur public.Elle accepte également leur demande de réduire la semaine de travail de 40 à 37,5 heures, à condition que les syndiqués consentent à discuter de moyens qui permettront de compenser cette réduction des heures travaillées.Sinon, il faudrait engager 138 employés permanents de plus.À Hydro-Québec, les négociations traînent aussi, bien qu'on s'attende à du nouveau d'ici la fin de semaine.Hydro, qui respecte les paramètres du Conseil du trésor, offre des augmentations comparables à ce qui fut accepté ailleurs.La vraie discussion porte donc sur la sous-traitance.Le syndicat s'y oppose et exige la création de 1 900 nouveaux postes permanents.Dans les deux cas, on frise ie non-sens.Que des syndicats luttent pour le maintien d'acquis et même pour une amélioration du mieux-étre de leurs membres, rien de plus raisonnable.Mais à l'heure où Via Rail, Marconi et GM annoncent des mises à pied, il est plutôt aberrant que des syndicats exigent des embauches massives.Si Hydro-Québec recourt à des sous-traitants, c'est qu'elle ne veut pas, dans quelques années, se retrouver avec un surplus d'employés qui auront la sécurité d'emploi à un moment où l'on n'aura peut-être plus besoin d'eux.Le raisonnement est semblable a la STCUM, qui a toutes les difficultés du monde à joindre les deux bouts sans augmenter encore le prix des billets.Ces négociations ont assez duré.Si, ia semaine prochaine, les syndiqués persistent à refuser des offres qui, sans être mirobolantes, sont acceptables, l'État devra prendre ses responsabilités.Les contribuables québécois n'acceptent plus de faire les frais de demandes syndicales qui ne sont pas économiquement défendables.Pierre VENKAT % pour tAsoave&HNb / t \u2022 i 2ï/2/t \u2022 \u2022 \u2022_\u2022 -, y Passion, rencontres; .iv intelligence.T\" - \u2022 A l'Université du ¦J; Québec à Montréal.; Entrée : .* 20$ - 50 heures; , 105-1 Journée.Entrée libre i la .soirée d'ouverture, .'Yé'nilretfi'27 avril: .d Réservé aurfemmes.' \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « * * « < \u2022 \u2022 » \u2022 - \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \"Femmes en >4 |A >.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022« .\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022v.v.v.w.v.» i tête d'affiche\":.: un spectacle / % exceptionnel! Le talent, '.I humour el .> l'émotion de-plusJe trente r emmes-artistes.Mise en scène .de Denise \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 3ffl8SBrHM »y.v.v.%v.v.\\ I) \u2022 I II IU II UHI It ' !&£f.v;ïg?\u2022.4:30- 7:00-9:20 Exc.le 28 Mars : 1:50 - 4:30 - 9:20 DÉCARIE 6900 boul.Décaria NUNS ON THE RUN (G) Dolby Stéréo Sam.et Dlm.: 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:15 Sem.: 7:00-9:15_ BAD INFLUENCE (14 ano) Sam.et Dlm.: 1:10 \u2022 3:10 - 5:15 - 7:15 \u2022 9:20 Scm.: 7:05 - 9;05 RIPOUX CONTRE RIPOUX (G) Sam.et Dim.: 1.00 \u2022 3:10 \u2022 5:20 - 7:30 \u2022 9:40 Sem.: 7.10 \u2022 9:30__ LA GUERRE DES ROSE (14 ans) Sam.et Dlm.: 2:00 \u2022 4:25 - 7:00 - 9:25 Sem : 7:00 - 9:25 POUR TOUJOURS (G) Sam.et Dim : 1:30-4:15 - 7:00-9:30 Srm.: 7.00 - 9.30 BERRI 1280 rue St-Dcnis NIKITA (G) Dolby Stéréo 1:00-3:15- 5:30-7:45-9 45 PLACE ALEXIS NIHON Métro Alwaler OAD INFLUENCE (14 ans) Dolby Stéréo 12:45- 2:50 -4:55 - 7:00 - 9:05_ LORD OP THE FLIES (14 ans) Dolby StOreo 1:15 -3:1S- 5:15-7:15-9:15_ MADHOUSE (G) Dolby Sleréo 1:30-3:30- 5:30- 7:30-9:30 Cxc.26 et 28 Mars : 1:00 - 3:00 \u2022 5:00 Exc.29 Mars: 1:00-3:00-9:30 CHAMBRE A PART (14 ans) Mono 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15_ RIPOUX CONTRE RIPOUX (G) 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:40_ NE UN 4 JUILLET (18 ans) Dolby Slcreo 1:30-4:15-7:00-9:30 POUR TOUJOURS (G) 1:30 - 4:00 - 7.-00 \u2022 9:30 Exc.28 et 29 Mars: 1:30 4:0C - 9:40 9:30 ÉGYPTIEN 1455.rue Peel H an DM AID S TALE (14 ans) Oolby Stéréo 1:00-3:10- 5:20- 7:30-9:40 ENNEMIES A LOVE STORY (14 ana) Dolby Stéréo 1-30-4:15 - 7:10-9:35_ HORN ON THE 4TH OF JULY (18 ana) Dolby Stéréo 1:00-4:00- 7:00-9:45 Exc.23 et 24 Mars : 1:00 \u2022 4:00 \u2022 9:00 POINTE-CLAIRE 6361.Trans-Canadicnne MADHOUSE (G) Dolby Stéréo Sam.et Dlm.: 1:10 \u2022 3:10 \u2022 5:10 \u2022 7:10 \u2022 9:10 Scm.: 7:10-9:10 Exc.23 Mars: 9:10 Exc.24 Mars: 1:10 - 3:10 - 5:10 ¦ 9:10_ LORD OF THE FLIES (14 ont) Dolby Stéréo Sam.tt Dlm.: 1:15 - 3:15 - 5:15 - 7:15 \u2022 9:15 Scm.: 7:15-9:15 THE FOURTH WAR Dolby Stcréo Sam.et Dim.: 1:20 - 3:20 \u2022 5:20 \u2022 7:20 \u2022 9:20 Scm.: 7:20-9:20_ DORN ON THE 4TH OF JULY (18 ans) Oolby Stéréo Vcn.: 7:00-9:45 Sam.: 1:00 - 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9:45 Dim.: 2:00- 5:00-8:00 Lundi au jeudi : 8:00_ BAD INFLUENCE (14 ans) Dolby Slereo Sam.et Dim.: 12:55 \u2022 3:00 \u2022 5:05 \u2022 7:10 - 9:15 Sem.: 7:10 - 9:15_ MY LEFT FOOT (G) (v.anglaise) Sam.et Dlm.: 12:45 \u2022 2:50 \u2022 4:55 \u2022 7:00 \u2022 9:05 Sem.: 7:00-9:05 COMPLEXE DESJARDINS Basilaire 1 LA BAULE LES PINS (G) Dolby Stéréo 1:05-3:05-5:10- 7:10-9:15_ MILOUEN MAI (14 ans) 12:45-3:00-5:15- 7:30- 9:45_ MY LEFT FOOT (G) (v.française) 12:30-2:45-5:00- 7:20- 9:20_ CINEMA PARADISO (G) 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9.35 CARREFOUR LA VAL 2330; bout.GTCarrolour ] CRUISING BAR (14 ans) Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9.00 Scm: 7:00 \u2022 9:00__( LA GUERRt OES ROSE (14 ans) Dolby Slereo Sam.et Oim.1:45- 4 30 \u2022 7:10-9 40 Sem.: 7:10 - 9:40_______ POUR TOUJOURS (Gi Oolby Slcreo Sam.et Dim.: 1:45 \u2022 4:25 \u2022 7:00 \u2022 9:35 Son.: 7.00 \u2022 9 35___ RIPOUX CONTRE RIPOUX (G) Sam.et Dim.: 1:40 - 4:15 \u2022 7:05 - 9:30 Sem : 7:05 - 9 30_ NIKITA (G) Do'by S!erco Sam.cl Dim.: 1:50 \u2022 4:15 \u2022 7:05 \u2022 9:35 Scm 7:05 \u2022 9:35__ OAD INFLUENCE (14 ans) Dolby Slcreo Sam.et Dim.: 1:05 - 3.15 \u2022 5:20 - 7:30 - 9:45 Scrr: 7 30-9:45 LAVAL 2000 Centre 2000.3195 ouest, boul.Sl-Martin NE UN 4 JUILLET (18 ans) Dolby Stéréo Vcn.: 7:00 - S:45 / Sam.: 1:30 \u2022 4:15 - 7:00 - 9:45 Dim.: 2:00 - 5:00 - 8:00 / Lun.au Jeudi : 8:00 TREMORS (14 ans) (v.française) Sam.cl Dim.: 1:40 - 3:35 - 5:25 \u2022 7:25 - 9:20 Sem.: 7:25-9:20 .nnioocary stireo - I e su ao\\>k^[x^t^^,^\u2022 ,t1*ïn Toua U.aolra I |S*11l \\'Mji'j ¦ * 111 ItIA 6:20-9:01 I V ' ' ' JJ 6 ^VERSAILLES © l kl vi»-j».i /rSv aoyie DQ^>*,M'''s viruoa wiKAiu ei ivnihit iffttll AUCUH t All>M /'PASSER H?OÔIOV STIRCO,-_.CINLWX jiULI uulUT ^\\ ¦L%rT7TTrTTTr__r»i| ?n-itis «4aWaa-__fcâm^ 7:10-9 10 .^VERSAILLES © QQt«ô«^ \u2022 -lin IMPERIAL 5To«s ItS aolra 7:20-9.«0 j JST-MVACÎÎiTrCL U PARIS Toua I*.aolra» | 9:20 To
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