La presse, 7 avril 1990, K. Arts et spectacles
[" f Littérature Arts plastiques Restaurants Vins LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 7 AVRIL 1990 mm nMwM At.Katherine Pancol face à elle-même Dans Les Hommes cruels ne courent pas les rues, l'auteur liquide sa relation avec son père J».1 ¦ r * ; I ¦ « - H ¦ LUCIE Co ll.i h o ration spuria le i \u2022» n ¦ ¦ ¦ h H Km ans l'avion entre Paris et Montréal.Katherine Pancol repère discrètement une voyageuse qui pleure en lisant Les Hommes cruels ne courent pas les rues, son quatrième roman.A Mirabel, la lectrice abordera l'écrivain.«Pour moi, c'est ça un bon roman, un livre qui fait rire et pleurer, qui permet aux gens dc découvrir des choses sur eux-mêmes.J'aime décrire les rapports entre les gens; j'ai voulu écrire un livre qui fasse cogiter», souligne la romancière, quelques heures plus tard, dans le hall peu éclairé d'un grand hôtel du centre-ville.Spontanée, charmante, pleine de vitalité, Katherine Pancol, en jeans délavés, ample pull noir, chaussettes brodées de coeurs et talons plats, s'installe sur le chic canapé en tapisserie.Son passage au Québec souligne la parution toute récente de Les Hommes cruels ne courent pas les rues, publié cinq ans après Scarlett, si possible.«Quand je termine un livre, j'ai l'impression d'avoir tout donné, je suis exsangue.En ce moment, après avoir avoir énormément bossé pendant quatre ans sur Les Hommes cruels, je n'ai plus rien en magasin», avoue l'écrivain avec un grand sourire rouge gaieté, le regard vert lumineux, une main dans ses fins cheveux blonds.Le titre de son roman s'inspire d'une remarque de l'actrice Louise Brooks faite à l'écrivain qui est aussi journaliste.Les Hommes cruels ne courent pas les rues est un livre travaillé, inventif, soigneusement construit, au rythme alerte.La langue est joyeuse, vivante, moderne, pleine de trouvailles.Les chapitres écrits à la première personne, romancés, relatent la vie a New York de la narratrice française, qui a fui Paris après la mort de son père.Drôle, touchante, elle apprivoise sa peur de l'amour, calme son impatience, décide de coïncider avec elle-même ct rencontre finalement un homme qui lui convient.«C'est un boulot de tous les jours, être soi-même, confie l'écrivain.|e veux coïncider avec ce que j aime le plus en moi.c'est un travail passionnant, mais il faut refuser la facilité», exposc-t-elle avec sa vivacité habituelle.Ces épisodes tracent le portrait de New York, ville violente, extravertie, superficielle, où Katherine Pancol a habité pendant plus de cinq ans.«C'est une ville formidable, excitante, il y a là une énergie extraordinaire, mais c'est une ville qui se déglingue, une ville-poubelle, on ne peut pas y vivre.Les gens sont tous pareils, sans émotions.» Après le succès inattendu de son premier roman ( Moi d'abord, vendu à plus de 300 000 exemplaires), elle part à New York.«J'avais seulement 28 ans à l'époque.C'était dingue, on me proposait des tas de choses, photos de mode, invitation à l'Elysée.C'est dur alors de rester soi-même, de ne pas ressembler à l'image qu'on renvoie de vous.11 faut se protéger d'un succès pareil d'une quelconque façon.Moi, j'ai pris la fuite», raconte l'écrivain, encore médusée, 11 ans et trois romans plus tard.Ses livres mettent tous en scène des jeunes filles d'aujourd'hui prenant leur vie en main.En France, la critique ne la prend pas vraiment au sérieux.À cause de ce succès suspect et malgré sa licence ct sa maîtrise en littérature, parce qu'elle est grande, blonde et jolie.«A 40 ans.je me marre.Mais je suis tranquille, je les aurai sur la longueur.Dans 20 ans.ils seront bien obligés de trouver autre chose», rigole-telle.Dans les autres chapitres du roman, au ton intimiste, écrits a la troisième personne, la narratrice évoque ses souvenirs d'enfance avec son père.Pere idolâtré, idéalisé, comme celui de Katherine Pancol.«Dans mon livre, tout ce qu'il y a sur le pere est vrai.Les scènes se sont passées autrement, mais les émotions sont vraies.l'ai voulu décrire la période du deuil.Le côté tellement rapide de notre société nous a privés de cette tradition.Mais il faut avoir du chagrin, comprendre ce qui nous arrive, ce que ça signifie.Dans ce livre, je pense que j'ai liquidé ma relation avec papa», souhaite Katherine Pancol.Dans un émouvant passage du roman, la narratrice, au chevet cle son pere mourant, qui fut pour elle le plus beau, le plus élégant, le plus charmant, constate soudain qu'elle «a aimé à la folie un homme comme les autres» et quelle a «demandé à tous les autres hommes l'impossible.À cause d'un héros qui n'existait pas.» «C'est le point tournant de mon roman, s'exclame l'écrivain, le suis très contente PHOTO LA PRESSE DENIS COURVIUL de cette relation avec mon pere.[e l'ai eu pour moi toute seule pendant son séjour à l'hôpital, où il est resté 18 mois, et nous avons beaucoup parlé.C'a été une période formidable, pas du tout triste.En mourant, papa m'a appris à aimer, in extremis, et il était temps.Il m'a rendu ma liberté, un tres beau cadeau, et j'ai commencé à vivre â ce moment.Après, en quatre ans.j'ai accepté de me marier et j'ai eu deux enfants.|e ne savais pas ce que c'était, un enfant, mais je suis convertie maintenant.» L'écrivain se ménage quand même du temps, tous les jours, pour écrire, «l'adore les mots.Quand je suis en panne, je lis le dictionnaire, j'y trouve mon moteur.L'écriture, c'est pas sérieux, c'est la vie», affirme-t-elle, rayonnante.Le Rabelais de Belleau ot le Québec des années 60 i »7» \u2022» *$,-n* * f' \u2022 I I i i \u2022 I « t b I ¦ : ¦ /1 Des Québécois en poche n fête cette année, niaintenant, les dix ans de la collection de poche Points-Roman, publiée par le Seuil.Le Seuil, c'est aussi un éditeur français qui publie dos Québécois.Ce n'est pas un petit mérite \u2014 il n'est pas le seul, certes, il y eut Laffont (le premier à s'intéresser à ce qui se faisait ici), et Gallimard (rarement) et Flammarion (même chose).Mais le Seuil en publie beaucoup et (mieux encore) on retrouve leurs romans, quelques années après, dans le petit format à prix abordable: Points-Roman.Anne Hébert, avec cinq titres, lacques Godbout, avec deux.Pierre Billon et Louis Caron, chacun un.Ces romanciers font bon voisinage avec les plus grands de France et des autres pays.Bravo.On se prend â rêver d'un éditeur québécois qui publierait (même en poche, surtout en poche) des étrangers en langue française.C'est ça qui serait la francophonie dont on nous re-bat les oreilles.Espérons que cela viendra.Mais en attendant, fêtons ces petits livres, voulez-vous?11 y a là un fonds de qualité, plus de trois cents romans dans la liste desquels je n'ai aperçu que deux ou trois complaisances ou platitudes.Voyez votre libraire, voyez vous-mêmes.Des choses comme le tournai de Green, des traductions de l'italien, de l'anglais, dc l'espagnol, il faut les faire: c'est traiter le lecteur en garçon et fille, adultes.Les livres sont chers?Pas si l'on patiente un peu, à vrai dire très peu de temps, pour les acheter dans une collection au format poche.(acques Folch-Ribas ¦¦¦hpt p Jacques ikxlbotit Une histoire américaine Caby, le miroir qui pense et qui parle Le photographe Caby expose à la Galerie l'Imprévu ses portraits de 36 peintres et sculpteurs qui ont marqué l'histoire de l'art canadien, de Léo Ayotte à Marc-Aurèle Fortin.a lire en page k 5 PHOTO LA PRESSE.MICHEL GRAVEL Je pense K2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 AVRIL 1990 la vie Privée ISABEL MASSEY un ton très juste LYSE DESROCHES un échec parfait REGINALD MARTEL #«T I I ne V01tu\" « %9 re de feu sous le soleil.Elle fait au moins trois fois le tour du pâté de maison (sic).Elle hésite.Le chauffeur est nerveux.II fait crier les pneus à chaque virage.Devant une maison blanche, il s'arrête.Il ne se gare pas, le moteur tourne toujours.Le chauffeur fume, le coude appuyé sur la portière.Sur la banquette arrière, quatre hommes à manteau noir fument aussi, solennels.» Mme Isabel Massey, un tout jeune auteur de 22 ans, fait savoir dès la première page de son premier roman] qu'elle n'a pas Il'intention, mais pas du tout, d'ennuyer ses lecteurs.Une situation déjà dramatique, par son seul décor.Des phrases brèves, sèches, presque des notes de scénario.La manière est trouvée, il s'agira de ij'en pas dévier.On appelle ça un ton, parfois un style.> Berg en sursis.Pour une affaire île mallette qui n'a pas atteint son destinataire, on a tué et découpé en petits morceaux la femme de Berg(amote) Cabot.Prochaine victime probable : Berg lui-même.Une histoire de fuite, que Mme Massey mène à un train d'enfer.Sans cesse des routes et des autoroutes, des motels minables, des rencontres de marginaux, des séances de jazz improvisées.La fuite, encore et toujours.Jusqu'à l'instant de vérité, quand il faut rembourser, ou payer autrement.Payer en éliminant un homme que Berg trouvera trop sympathique.Voilà une histoire, il y en a une autre, précédente et nécessaire, celle de Berg, un enfant pas comme les autres qui n'aime pas faire ce qu'un père croit viril de faire, tuer des bêtes ou se battre avec d'autres enfants \u2014 s'affirmer, quoi.Mme Massey ne décrit rien sur le mode fin.Ni les paysages ni les états d'âme.Elle écrit avec une mitraillette bien huilée, bien armée.Un roman court, du cauchemar bien concentré.Les scènes se suivent à un rythme fou, au risque d'y mettre beaucoup de confusion, surtout vers la fin.On referme le livre, on n'a pas eu le loisir de tout mémoriser.Mais on retient que la fuite ne mène qu'à soi, ne mène en somme qu'à son destin.Et on entend encore, comme on ressent un malaise lancinant, l'écho aigre d'un saxophone.Un livre prématuré Premier roman aussi pour Mme Lyse Desroches, dont l'éditeur nous dit qu'elle a écrit des monologues, des nouvelles et des chansons.Peut-être fallait-il qu'elle s'en tint à ces genres courts.Car la Vie privée est un collage de textes qui jamais ne trouvent leur unité, ni même leur complémentarité : tantôt une anecdote dont on ne saura jamais, dans l'économie du récit, la fonction ; tantôt des conversations chargées seulement d'une immense banalité; et tantôt des pages de journal où les points de suspension cachent mal un énorme rien à dire.Un personnage domine, Andrée, qui vient de subir un accident d'automobile.Vivra, vivra pas?Vivra, mais entre-temps son neveu aura eu le temps de fouiller dans ses papiers, violant ainsi sa vie-privée.Il n'apprendra pas grand-chose, le pauvre.Sinon qqe l'enfance des femmes d'un certain âge n'était pas facile, qu'elles étaient élevées dans la peur de tout et dans la peur d'elles-mêmes, que plus tard un métier leur a donné quelque liberté, que les amants c'est bien mais une amante, peut-être mieux.Une nouvelle aurait suffi à dire tout cela, de façon plus serrée et peut-être plus convaincante.Mme Desroches a dû faire intervenir, en plus du neveu d'Andrée, son frère et la fille de son frère, sans oublier le bon samaritain qui lui a porté secours au moment de l'accident et qui deviendra peut-être son nouveau prince charmant.L'écriture, encore elle, ne sauve rien.Et l'orthographe, et la correction du français, encore elles, non plus.U est question d'une maison : « Après l'avoir fait visitée ( sic) à un client, elle fut séduite et décida de l'acheter pour elle.D'autant que son agence était située à quelques minutes en voiture, sur ( sic ) la rue Notre-Dame, la «Dame» comme disait (sic) les gens du coin.» Si on ajoute aux deux douzaines de fautes, y compris les mauvais choix lexicaux, quelques immenses niaiseries \u2014 « Il entre aux toilettes.Ces lieux pas très sophistiqués où les hommes et les femmes y sont vraiment hommes et femmes autant pour ce qu'ils y laissent que pour ce qu'ils y pleurent.» \u2014, il devient difficile de reconnaître ici la qualité d'édition à laquelle on associe spontanément le nom de Boréal.BERG EN SURSIS, Isabel Massey, collection Prose ouverte, Les Quinze.Montréal, 1990.LA VIE PRIVÉE, Lyse Desroches, roman, Boréal, Montreal, 1990.LES VESTIGES DU JOUR KAZUOISHIGURO Dès la première page, on part en vacances en oubliant le reste, pour ne revenir à la réalité qu'à regret avec le mot «fin».Alice Parizeau, Lo Dûvoir 17.03.90 OU ROfJM ABSOLUMENT CHiRMMT! En vente partent, Anne Waiter, ou laisser vivre et créer entre les mots ! JACOUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale nne Walter: une femme petite, frêle, avec un très beau visage tendre, vous lui donneriez le bon dieu sans confession.Elle écrit pourtant des livres chargés de soufre et de tension erotique, des romans et des nouvelles de possession amoureuse.Bien fait pour moi ( me disais-jc, déjeunant avec elle), je sais pourtant bien que l'auteur ct l'oeuvre ne se ressemblent en général pas.Qui est-elle donc, pour commencer et bientôt finir cette étrange entrevue durant laquelle nous allions être en porte-à-faux, obliges tout de même un peu de parler d'elle alors que ses romans, sur notre table, me «tiraient l'oeil» vers un monde où dominent le secret, l'ambiguïté, les délices de l'esclavage, la sensualité ct toute cette sorte de choses.?Née à Paris, d'origine bretonne.Un grand-père architecte qui fut le premier â construire des logements à étages pour les ouvriers de l'Est \u2014 avec des escaliers, dit-elle, ce qui semble évident, mais à l'époque, 1913.c'était d'une grande modernité.Si bien qu'une rue de Paris porte aujourd'hui le nom de son grand-père \u2014 et de son père, également architecte.Alors, elle ne s'appelle pas Walter \u2014 Non, c'est un nom de plume, choisi après la lecture de Gide: Les Cahiers d'André Walter.Elle fut mariée, son ancien mari est aujourd'hui professeur à Berkeley.Elle vit à Carnac, en Bretagne, dans ce climat humide et froid qu'elle préfère \u2014 On respire, dit-elle, comme on dit là-bas.Et il est vrai qu'on l'imagine mal dans un pays chaud, elle est trop fragile, et une sorte de chaleur interne rayonne autour de son visage, qui se noierait dans le Sud ensoleillé.Scénariste de scripts de cinéma, voilà comment elle a gagné sa vie.En particulier près de Bresson, et là nous progressons en direction de son écriture allusive, minimale, serrée, retenue.Bresson qui disait: «Ne pas s'expliquer, ne pas décrire».Anne Walter en a subi la leçon, qu'elle était sans doute depuis longtemps prête à accepter.Besson tourna une Jeanne d'Arc célèbre.En regardant sa scénariste, je remarque qu'elle ressemble beaucoup à l'actrice d'une autre Jeanne d'Arc, celle de Dreyer: Falconetti.Ou c'est moi qui rêve?¦ Ses livres, parlons donc de ses livres.Elle expédia le premier manuscrit, celui des Relations d'incertitude, au jeune éditeur d'Actes Sud, Hubert Nyssen, fou de littérature, qui lui écrivit immédiatement une lettre.La Lettre resta deux jours sur la table bretonne, Anne Walter n'y touchait pas, craintive (c'est bien d'elle, ca).C'était évidemment une acceptation de publier.On allait parler beaucoup de ce livre.Apostrophes (où elle se tut beaucoup, puis succès immédiat).Et voilà les amis étonnés: «Comment Anne Walter a-t-elle pu écrire cela?» «Eh oui, ne pas se fier aux visages angéliques, premier axiome de l'amateur de lecture.Bataille avait l'air d'un conservateur de bibliothèque de province.Pendant dix années, cette femme avait lu les Lettres à un jeune poète, de Rilke qui, dit-elle, l'a beaucoup influencée.Pendant des années, elle a fait de la peinture, sa première passion (dont on retrouve trace dans ses écrits) à la Grande Chaumière, académie célèbre de Montparnasse où passaient Brancusi, Giacometti, tant d'autres.Et nous parlons un peu de Bal-thus, le plus grand peintre français vivant, dont elle regrette comme moi que l'on ne puisse jamais rien voir: un peintre du secret \u2014 comme Anne Walter, tiens! Pendant dix-huit ans, tous les mercredis, elle a passé une heure avec Marcel Arland, parlant de peinture, d'art, de littérature.C'est lui qui a donné de fameux conseils de brièveté: «Lisez Iules Renard».C'est encore lui qui lui a cité la phrase de Gide: «11 faut suivre sa pente, mais en la remontant ».Et puis, durant toute sa vie, une fascination pour l'Orient.Tiens, comment cela?\u2014 La démarche elliptique, le secret, l'innommable, dit-elle.Cette façon de racon- ter, toute de suggestion.À un moment, je faisais aussi de l'analyse de rêves.Arland m'a dit: vous allez perdre votre inspiration.Je crois qu'il avait raison, (e suis très influencée par le rêve, mais il faut rester dans ce domaine onirique sans raconter \u2014 Encore là, c'est Anne Walter.Voyages.New York.Elle a suivi les cours de Saûl Bellow, grâce à une bourse.Elle a commencé une licence de lettres, pas encore terminée: le cinéma l'a prise par la main durant des années, et il faut bien gagner sa vie.«Mon grand-père, le fameux architecte, qui disait: prends ce qui paye le plus.» Cette femme a déjà une oeuvre derrière elle: Les relations c/ïn-certitude (1987), Troisième dimanche du temps ordinaire (1988), Monsieur R.(1989), La nuit coutumière{ 1990), Rumeurs du soir (1990).en trois ans! \u2014 Ce sont des livres courts, dit-elle comme pour s'excuser.Peut-être, mais on les lit longuement.Car cette brièveté, cette phrase allusive, ce secret des mouvements et des pensées, cette force des dialogues (tout cela vient, bien sûr, du cinéma et du meilleur) forcent le lecteur à s'arrêter, à travailler, comme on tombe en arrêt devant un objet, une peinture, une musique, voulant s'imbiber d'eux, revenir en arrière, recommencer le plaisir de la contemplation.Ne pas se fier à la taille, longueur, grosseur, deuxième axiome de l'amateur de lecture.Avant de nous quitter, elle me donne une autre citation, de Braque: «Il ne faut pas regarder les objets, mais le vide entre les objets».Ses livres sont ainsi.Ils troublent, vivant dans un air trouble.Ils nous laissent vivre, et créer, entre les mots.i Il guerre sournoise de nos romanciers n quotidien : .Thé Gazette; un titre : « Le meilleur roman de l'année rejette .les * Anglos » ; un.sous-titre : «La vieille rengaine littéraire tour-; ne encore »; et une signature : M.William Johnson.« Pour comprendre.,es yres nationalistes;qui augmentent actuellement au Québec, écrit l'éminçât chroniqueur, vous devez regar4er, au delà de la politique, la littérature.Le thème le plus central de là;lit# \u2022 térature québécoise^ ejest la résistance aùk/^ùglais.» Le roman auquel Ml1 Johnson fait allusion, c'est.1la Rage (éd.Québec/Amérique), qu'a remarqué à juste titre, et peut-être pour des raisons littéraires, sait-on jamais?le jury roman des prix littéraires du gouverneur général.M.Johnson, généreux, affirme que ce Sremier roman situe d'emblée 1.Hamelin parmi les princi- paux romanciers Québec.Mais revenons au parallèle qu'il établit entre la politique et *la* littérature : « En politique, les Québécois^,sont unis 'aux autres Canadiens pour façonner une fédération.Le [nouveau pays n'est pas devenu un ^État unitaire, précisément :poïïf satisfaire les besoins cul-,ttirelS des Québécois; « Mais la littérature a sa vie propre.Les Québécois se sont largement projetés eux-mêmes, darts' leur littérature, comme des êtres encore colonisés et \u2022opprimés par les Anglais.» *Si M.Johnson faisait partie des imbéciles et des ignares qui instillent leur poison dans tous' les médias qui leur offrent leurs colonnes, il ne vaudrait pasla peine dénoter sa dernière frasque.Au contraire, M.Johnson connaît; bien le Québec et il a longtemps fait sa part pour contribuera le faire connaître au Canada.Il devrait continuer son beau combat, en examin a ri t par exemple là politique québécoise,'; ,qu-il connaît déjà assez bien, Il y trouvera assez de tur-; pit udes pour renouveler son ïvenin.S'il trouvé encore le temps de s'intéresser à la littérature d'imagination, un jgeri- re qui permet de présenter en synchronie des attitudes qui ont pu être tr^àîspersées dans le, temps, il n'osera plusr quels que soient ses mobiles, êçnrie ceci qui est pire qu'une insulte, une impolitesse ; : « On pourrait dire sans éca* gérer que la littérature québécoise dans son ensemble est une école de haine du Canada, des Canadiens anglophones et des Québécois anglophones en particulier, » Je.souligne, et signe m IARTEL * -.- .IcNfUilmiis tr.iiicaist'n Nil.Kui* \\it)jnry Houe lu-mil,- |Qui'Ih'< i in; ,ivj ÛI JM.4l-0SM.*flrHlïM l-HIHi (M \u2022%.!'.rîNH.4I lll'M 36%* J&aâ lattié 849 VIENT DE L'EFFE Sommes-nous des êtres rampants?Sommes-nous des êtres prêts à changer notre langage, nos opinions, notre conduite et nos valeurs P A R A î T R 280 PAGES -,-=r\u2014 19,95$ CHEZ QUÉBEC/AMÉRIQUE au gré des pressions extérieures ou au gré de nos intérêts particuliers?L'auteur s'interroge ici sur les valeurs dominantes de la société actuelle.11 examine nos mentalités et nos styles de vie et propose une nouvelle vision de la société.Un livre d'une grande actualité! CLAUDE PAQUETTE T \t\u2022 mm*\tm et biographies\t\t 1\tLe Pendule de Foucault\tUmberto Eco\tGrasset\t(5) 2\tL'Immortalité\tM.Kundera\tGallimard\t(10) 3\tTremblement de coeur\tDenise Bombardier\tSeuil\td) 4\tLes Tommy knocked\tStephen King\tAlbin Michel\t(4) 5\tFan Fan\tAlexandre Jardin\tFlammarion\td) 6\tUn Noeud dans le coeur\tÉlisa T.\tJCL\t(6) 7\tLes Peregrines\tJeanne Bourin\tLacombe\t(19) 8\tLa Petite Marchande de prose Daniel Pennac\t\tGallimard\t(5) 9\tNelligan\tPaul Wyczinski\tFides\t(D 10\tTendresse partagée\tDavid Leavitt\tFlammarion\td) \tOuvrages généraux\t\t\t 1\tLes Années Trudeau\tEn collaboration\tLe Jour\t(D 2\tLe Bazar\tDaniel Latouche\tBoréal\td) 3\tL'Orthographe en un clin d'oeil\tJacques Laurin\tL'Homme\t(6) 4\tUn peuple dans le siècle\tMarcel Rioux\tBoréal\t0) 5\tGuide pratique des médicaments\tEn collaboration\tSélection du Reader's Digest\t(5) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Alire (Longueuil).Bertrand, Demarc, Ducharme, Flammarion, Le Fureteur (Saint-Lambert).Gallimard, Guérln, Hermes.Lettre-Son (Outremont).Martin (Joliotte).Le Parchemin, Raffin, Rcnoud-Bray et Sons et Lettres.\t\t\t\t \t\t\t\t LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 7 AVRIL 1990 K3 La langue d'ici DICTIONNAIRE DES EXPRESSIONS OUEBE- COISES, Pierre Desruisseaux Bibliotheaue québécoise RM oui y passe, depuis les or wÊ nements sacerdotaux jusqu'aux ornements de l'anato-mie humaine.La Bibliothèque québécoise propose une toute nouvelle édition du délicieux ouvrage que M.Pierre Desruisseaux avait préparé il y a une dizaine d'années.Édition très enrichie, puisqu'on y trouve quatre fois plus d'articles.Voici donc 4000 expressions, locutions et comparaisons utilisées encore au Québec, avec leur signification, leurs variantes et souvent leur équivalent en langue hexagonale.Une édition plus savante et plus complète situerait dans le temps et l'espace bien des expressions qui peuvent être inconnues pour plusieurs.Le plaisir dc feuilleter ce dictionnaire n'est est pas trop affecté.Mais j'aimerais bien savoir ce que veut dire « baiser la pa-tère ».expression qui apparaît en page couverture et nulle port ailleurs.Reginald Martel Crucifixion en rose SEXUS, PLEXUS, NEXUS Henry Miller, trois volumes Editions Chrisian Bourgois.lienlion: ceci esl un RIO-\u2022\u2022uniment dc la littérature américaine, pour le monde entier.À visiter, même s'il est très connu (et non pas parce que.) On y entre, et c'est un labyrinthe de 1700 pages dans lequel, pourtant, on ne s'égare pas.Le fil d'Ariane, c'est Miller lui-même, qui écrit ce qu'il fait, ce qu'il pense, ce qu'il rêve durant cinq années \u2014on a envie de dire: seulement?\u2014 et qui invente cent romans mêlés, en passant.C'est La crucifixation en rose, une trilogie qui fit scandale et \\alut a son auteur toutes les réputations (ses réfutations?): libidineux, obsessif, erotique, porno, égocentriste.râleur.j'en passe, et écrivain de génie.Ouf, heureusement.Trois volumes: Sexus, Plexus.Nexus.Traduits par Georges Belmont.Elizabeth Guertic et Roger Giroux.Avec tous les trois la préface de Bel-mont, très belle.Edités en for-mat-que-j aime, maniable.On *y entre?C'est un hymne à l'écriture cl â la liberté, qu'on lit sans s'apercevoir que le temps passe.Que le diable emporte le scandale des cagots d'Amérique ct d'Europe: c'était dans les années 50, Miller avait quarante ans d'avance et il n'a pas vieilli.Le voici enfin au complet, ce monument: tout neuf.Quand les cathédrales étaient blanches.c'est peut-être les hommes qui étaient sales.Jacques FOLCH-RIBAS Mots à deux faces L'ECHAPPEE DES DISCOURS DE L'OEIL.Madeleine Ouellette-Michalska.Collection Typo.L Hexagone.J a littérature des femmes WB d'ici nous aura valu, dans l'essai, au moins deux textes fondateurs: VEuguélionne de Mme Louky Bersianik et l'Échappée des discours de l'oeil de Mme Madeleine Ouellette-Michalska.Ce dernier essai propose une lecture corrosive du discours patriarcal qu'on véhiculé dans les siècles des siècles les philosophes, puis les anthropologues, les sociologues et les psychanalystes.La fréquentation de ces penseurs du monde a mené l'auteur à une découverte essentielle : « l'ai vu, me disait-elle en interview, ce que j'avais déjà éprouve dans l'enfance, que les mots avaient deux faces : celle qui ment et celle qui dit lo vérité.» Ne restait plus qu'à les identifier par tous les moyens, sans oublier l'ironie, portée par une juste colère.Le discours des femmes a évidemment évolué depuis dix ans, Pourtant, cet essai savant mais parfaitement transparent n'a pas pris une ride.Reginald Martel Les tyrans et les peuples TACITE.OEUVRES COMPLETES, traduc-tion et presentation par Pierre Grimai.Bibliothèque delà Pléiade.Gallimard Il bien oui.quoi.Tacite.historien romain, c'est bien lui.Mais dans la Pléiade, c'est un événement.En cette époque où les peuples se font et se défont suivant le bon vouloir des chefs politi- ques (car en fait, c'est cela, le sort nous gratifie d'un Gorbatchev el hop: Lo Lituanie devient indépendante.) il n'est pas désuet dc lire Incite, qui écrivait du temps de Trajan ( II' siècle) «époque ou l'on a le rare bonheur de pouvoir penser ce que l'on veut et écrire ce que l'on pense».Il ne s'en fit pas faute.On l'appela «\\c plus politique des historiens» et Chateaubriand écrivit à son propos: «l'historien parait, chargé dc la vengeance des peuples».Les Annales et les Histoires, qui figurent évidemment dans ce volume, ce sont des dizaines de romans de bruit et de fureur.Tibère, Néron, fous sanguinaires, et toute leur suite.Grandiose.De la lecture pour quelques années.Et la langue: un modèle.C'est vivant, c'est moderne, mène en traduction.En dix-huit siècles, on n'a pas fait mieux.lacques Folch-Ribas ingrid car1ander Les stars de Dieu -IT.le scandale des télérangéfetes .L O v Les fous de Dieu LES STARS DE DIEU.LE SCANDALE DES TELEVANGEUSTES Ingrid Calander Pion LW es stars de Dieu, c'est \u2022v l'histoire fantastique des télévangélistes américains, de leurs ascensions fulgurantes et de leurs chutes vertigineuses.L'ouvrage n'est pas illustré, et c'est bien dommage.Quelques portraits de Timmy ct de lim Bakker, ou limmy Swaggart et son sulfureux cousin lerry Lee Lewis, \u2014et.pourquoi pas, le président Reagan\u2014 auraient eu leur place dans le livre d'Ingrid Carlander, écrivain et journaliste qui a parcouru les États-Unis dans tous les sens.Plus de quarante millions d'Américains sont frappés par le phénomène.Leur compte en banque en souffre, mais Dieu est là, sur leur écran de télévision, au fond des bayous de Louisiane comme dans les bourgades les plus perdues du Middlewest ou sur les trottoirs de New-York et de Détroit.Un Dieu qui les met en transe, les menace, les charme, grâce à un coktail explosif: Satan, sexe, Esprit-Saint, paradis et lésus à portée dc la main.Une religion qui rend fort, invincible, milliardaire ou.un peu plus tard, taulard psychiatrisé.«In God we trust», les autres payent comptant ou avec leur carte de crédit.Le pente-côtisme est une mine d'or inépuisable.Ican-Paul Soulié laniel Sernine .a Nef s nuages Les «espions» venus du froid LA NEF DANS LES NUAGES.Daniel Semi-ne.Editions Pauline 1813: l'Europe est secouée par un petit caporal ayant de grandes aspirations, les États-Unis et «les quelques arpents de neige» devenus possession anglaise sont à couteaux \u2014 et à canons\u2014 tirés.Parmi tous les hauts ct les bas de cette époque troublée, il y avait un Haut et un Bas.Canada.C'est d'ailleurs dans le ciel du Bas-Canada que se promène La Nef dans les nuages.Une nef «invisible» construite, non pas par des extra-terrestres, mais par des personnages mystérieux venus d'Érym, en Sibérie.Pourquoi?C'est ce que découvrira Anne, une jeune fille possédant des dons de voyance, et son ami Philippe.Roman de type fantastique dans lequel se greffe une intrigue historique ou roman historique auquel s'incorporent des éléments de fantastique, La Nef dans les nuages permettra aux adolescents qui y «embarqueront» de faire un voyage beau et instructif.À noter que c'est dans cette même collection qu'a été publié Temps mort, de Charles Montpetit, livre qui a récemment remporté le Prix du gouverneur general 1989 en littérature jeunesse.Sonia Sarfati La vie des livres La réforme de ROBERT LAFFONT des livres ouverts sur la vie! l'orthographe MAveZ'VOUS lu?REGINALD MARTEL ur la réforme de l'orthographe, les écrivains sont fort discrets.Leurs points de vue enrichiraient pourtant le débat en cours.La langue écrite, après tout, est leur matériau essentiel.Et les écrits qui restent, ce sont les leurs.L'Alliance des professeurs de Montréal, qui tenait son congres tout récemment, a eu la bonne idée d'inviter M.Noël Audet à une table ronde sur la réforme de l'orthographe.M.Audet.dont les positions étaient assez modérées, a avoué tout de go que la correction orthographique, pour l'écrivain, constitue un enjeu mineur.Au moins au premier stade de l'écriture, quand il est préoccupé davantage de correction grammaticale et lexicale \u2014 et de style.Le point de vue de M.Audet.comme professeur d'université cette fois, est plus catégorique : « Les étudiants me négocient leurs fautes, sous prétexte de licence poétique.|e ne suis pas du tout d'accord.Pour lui faire dire quelque chose, il faut d'abord respecter la langue.» La robe et le parfum Réformer, dit-il.je suis pour.Mais avec nuances.On pourrait éliminer bien des tracasseries inutiles, qui nuisent à l'agrandissement de la francophonie.« Pour le reste, j'ai tendance a être plutôt contre.Comme écrivain, je suis très sensible à la robe, à l'habit des mots.Cet habit porte une histoire, il porte des significations qu'il ne faut pas perdre.» L'orthographe, plaide M.Audet, sert à dater les mots.« Au de-but du siècle, Paul Valéry écrivait poète.Aucun dictionnaire, aujourd'hui, ne retient cette graphie.Dans mon roman sur la Gaspésie des années trente ( t'Ombre de l'êpervierh j'ai écrit grand'mère et grand'père, plutôt que grand-mère et grand-pere.le voulais ainsi donner un certain parfum, qui ne pouvait passer que par l'orthographe.» Pour beaucoup de défenseurs de la langue écrite -\u2014que leurs adversaires voient comme des fossoyeurs\u2014, simplifier l'orthographe représenterait un abaissement du niveau des connaissances.Un instituteur de la CECM.M.Pierre Malouf.estime que l'important n'est pas l'écriture, mais la lecture.Il n'y a qu'un Flaubert, dit-il.mais il a des milliers de lecteurs.Et M.Malouf, en bon ( et joyeux ) pedagogue, illustre son propos d'un exemple : « Va-t-on sjmplifier la musique pour que n'importe quel imbécile écrive sa symphonie?» Autre son de cloche, qui vient celui-là d'une orthopédagogue dont le nom m'a échappé : « Si on simplifiait la graphie du français, dit-elle en substance, moins d'écoliers se décourageraient, moins d'écoliers abandonneraient l'apprentissage de l'écriture.» L'argument est fort, capable d'ébranler sans doute les adversaires irréductibles de toute réforme.Mais réforme il y aura, contre laquelle la mode des dictées ne saurait prévaloir.11 semble y avoir consensus sur l'abolition, sauf exceptions, d'un irritant aigu et grave, l'accent circonflexe.C'est à ce malheureux petit chapeau qu'il faut attribuer, parait-il, le quart des fautes d'orthographe.Mort aussi aux traits d'union, qui rendent difficile la formation du pluriel des substantifs composés ! Sus enfin aux consonnes doubles, pièges diaboliques pour beaucoup d'écrivants.Un pédagogue français, M.Jacques Morin, est favorable à une réforme.Au nom de la logique car, dit-il, «dans une bonne par-tic de l'orthographe il n'y a rien à comprendre et tout à apprendre ».À un point tel que les enfants y perdent beaucoup de temps, au détriment des autres disciplines enseignées à l'école.M.Morin tient cependant à ce que la réforme soit l'affaire non seulement des Français, mais de tous les francophones.Le coeur et la raison 0 Espérons que le Groupe d'experts dw- gouvernement québécois sur la simplification de l'orthographe partage cette sagesse.Et l'Office de la langue française aussi.Car cet organisme s'est pré-té à une opération de féminisation des titres et fonctions, bien plus politique que linguistique, qui a été reçue en France comme une bonne blague ct qui a créé ainsi, dans notre espace francophone, des régionalismes inutiles et ridicules dont nous aurions pu faire l'économie.« Mettons-nous d'accord, disait Mme Marie-Ëva de Villers, sur ce qu'il faut faire dans la moderation.» Mais la modération, par définition, est une affaire de raison, tandis que la langue française est une affaire de coeur.Entre le coeur et la raison, je choisis le coeur, comme de raison.i I Robert udlum roman fâgenda Icare ROBERT LUDLUM / 7 semaines sur la liste des best-sellers de fa Presse.dédale LARRY COLLINS Un livre prophétique! La manipulation des cerveaux à distance: l'arme du.futur.UNE DE HAAfl -\u2014 Apres «Prête-moi ta vie» et «L'amour entre les lignes».Le meilleur JUDITH MICHAEL romali HOT de SVB\\L\\A Amour et règlements de compte en Corse.MADGE SWINDELLS «Tant d'été perdus» «Écoute ce que dit le vent» «Comme des ombres sur la neige» roman \"* * ¦* * .< JWBOTlAttÇirr moti ou* jack\\e DAVID HEYMAN Enigmatique, créative et intelligente, portée par l'ambition et fascinée par le pouvoir.david 1i!-:ï.\\i\\\\n Jackie m mylht américain: iacouiim; \"kknnedyr u\\ vssis ! \\\\\\\\\\ \u2022t K 4 l A PRESSE, MONTREAL SAMEDI 7 AVRIL 1990 Pour sauver Gallimard ïleuter l'A RIS H Une soixantaine d'auteurs de Gallimard ont menace celte semaine dc quitter la maison d'édition parisienne si un groupe financier s'en emparait.«Si un groupe financier ou industriel devait s'assurer le contrôle des lui lions N R F - G a 11 i m a r d.mettant ainsi en peril l'indêpcndan-ce qui a toujours été la leur, nous cesserions aussitôt de faire partie de ce qui a etc élégamment appelé leur portefeuille (railleurs', précisent les écrivains dans un communique.Selon le PDG, Antoine Gallimard \u2014 demi le pouvoir est contesté parson frère Christian et ses soeurs Françoise el Isabelle \u2014 le groupe Bouygues veut acquérir la maison d'édition qui dispose d'un patrimoine immobilier important.Le texte a ete signe par 58 auteurs, parmi lesquels Milan Kundera.Marguerite Duras.Nathalie Sarraute.Michel Tournier, Patrick Modiano, lean d'Ormesson et Angelo Rinaldi.Les essais Le Rabelais d'André Belleau JEAN BASILE colltihoralmn spi'Ciatt c n est pas d'hier que les intellectuels québécois se cassent la tête pour découvrir d'abord, puis affirmer une pensée originale.À quelle culture appartenons-nous?Ouelle et notre langue?Admis que nous soyons une branche de la culture française, comment se distinguer des Français tout en restant partie prenante (et jouante) dans une partie d'échecs littéraires difficile à contrôler?Par exemple, si nous désirons lire une etude sur Mallarme, cherchons-nous un livre québécois par nationalisme?Bien sur que non.« Les Français en parlent mieux que nous», disent les uns.«N'empêche, disent les autres, que nous avons à dire quelque chose sur Mallarmé, ou sur Pascal, ou sur Rimbaud, que les Français ne sauraient dire.» En bref, a/cfl juctn est, participons au concert.Après, on verra bien.Andre Belleau, lui.a choisi Ra- belais.Le recueil d'articles et d emissions de radio qu'on vient de publier s'intitule justement Notre Rabelais.Pour ceux qui ne s'en so ni pas aperçu, rappelons qu'André Belleau est mort, voilà quelques années après une carrière prometteuse mais qui n'a pas laissé de lourdes traces dans les bibliothèques.Tous ceux qui l'ont rencontre font mention de sa grande culture et de son extraordinaire discretion, bien qu'il fit partie de la revue Liberté.Pourquoi «notre» Rabelais?André Belleau ne s'en explique pas très clairement, si tant est que le titre est de sa plume.Mais on comprend très vite qu'André Belleau ne veut pas parler de lui mais de la société tout entière, du Que-bec, de nous, sous le biais d'une analyse littéraire.On voit très bien aussi tout ce qui pouvait attirer André Belleau chez Rabelais, écrivain d'une époque où.comme Rabelais, le Québec, selon la doxa, sortait d'un moyen âge pour entrer, glorieux, dans une renaissance.Des themes classiques Dc chapitre en chapitre, les thèmes, qu'André Belleau traite dans ce recueil, sont parmi les classiques des années soixante: la religion, la sexualité, l'éducation, la langue.Voici, grosso modo, comment s'articule le parallèle.La religion: on sait que Rabelais était moine et qu'il ne ménageait pas le clergé dans ses livres.Ici.la bataille contre les soutanes faisait rage.On remerciait les clercs qui.comme le disait Jean Ethier-Blais, sortaient par la fenêtre pour rentrer par la porte, juste le temps qu'il faut pour changer de vêtements.La sexualité: on connaît l'énorme grossièreté dc Rabelais, ce par quoi il tranche de l'image traditionnelle de la France après Francois 1er.Ici, on se dessalait le plus vite possible.Le grand succès de cinématographe était Valérie ou «Comment déshabiller la petite Québécoise».L'éducation : dans la France dc Rabelais, la scolastique régnait en maîtresse, avec ses concepts brillants mais étouffants ct fondes sur l'irrationnel.Ici, on était thomiste ct élitiste.On visait le grand séminaire et le paradis.La Commission Parent se battait pour mettre sur pied, avec des nuances, l'école Inique ct obligatoire, celle qu'avait tait la troisiè- v * v.o i s i r s Montréal 1990 Du vendredi 6 avril au lundi 9 avril Aréna Jean-Rougeau 8000.rue de Normanville, Montréal L* AMOUR DELA SCIENCE 'kï:&:¥::P Des jeunes de 7 ans et plus dévoilent le X fruit de leurs recherches, sous forme de projets scientifiques.Venez rencontrer ces jeunes ingénieux du secondaire et du collégial, le vendredi 6 avril de 9h 30 à 16h et de 18h 30 à 21 h.et le samedi 7 avril de 9h 30 à 16h.du primaire, le dimanche 8 avril, de 12h à 17h, et le lundi 9 avril, de 9hà15h 30.Un événement organisé par le Conseil des loisirs scientifiques de la région de Montréal.ENTREE GRATUITE.Pour tous renseignements: 251-7636 Bell VIVRE, MONTREAL me République française avec ses «hussards noirs» quêtait, somme toute, nos professeurs de cégep.La langue: Rabelais fut un inventeur de langage fécond, extravagant, jusqu'aux «mots gelés» qui répondent presque exactement à la définition du «jouai» par le frère Untel.Ici, on se rebellait contre le «français totalitaire», le «français de France» comme on disait, le français des «fi-fis».On voulait inventer une langue, des rythmes nouveaux ct barbares.Andre Belleau tente alors de faire une synthèse provisoire dc ses discours inachevés et ne trouve qu'un seul mot : carnaval, qu'il ne faut pas confondre avec celui dc Québec.«Le carnaval est la transposition complète de la culture comme vision du monde.», écrit-il.Alors que Daniel Latou-che voit le Québec comme un «bazar», André Belleau le voit comme une féte où tout se dit parce que tout s'y joue.Une étincelle de génie Bien entendu, André Belleau ne parle pas comme ça.Il est un écrivain d'une grande finesse, qui dit les choses sans les dire et qui travaille dans le détail avec la volonté indéracinable des dilettantes qui n'ont rien à prouver.On regrette beaucoup, en effet, que le destin n'ait pas permis à Andre Belleau de parachever son ouvrage.Il est un des rares essayistes québécois dc cette époque a avoir réussi à parler d'un des grands de la littérature française et n la ramener à lui sans aucune flagornerie.N'ayons pas peur des mots puisque l'auteur n'est plus sur le marché littéraire: il y a une étincelle de génie dans la grande métaphore qu'André Belleau avait commencé d'élaborer.Les meilleurs dc ces pages feront modèle.Reste que des fragments sont des fragments ct qu'André Belleau.parlant de langue, triche un peu parce que Rabelais écrivait un français bien loin de celui d'aujourd'hui.Dc même, l'auteur a bien du mal quand il doit parler de l'Amérique dont Rabelais se préoccupait fort peu.C'est à ce sujet qu'il commit la seule faute de goût de son livre en s'étonnant présente de ce qu'on préférât alors les «Turcs» aux Indiens.Ce sont deux civilisations d'amplitude différente, incomparables.Enfin, le temps lui a manqué pour développer solidement le thème, fondamental, dc l'abbaye dc Thélc-me ct son célèbre «Fais ce que tu voudras».C'est là, peut-être, ce que les colonisateurs des Amériques espéraient trouver, autrefois.De Gargantua, ne nous restc-rait-il que l'immense ventre?NOTRE RABELAIS, par Andre Belleau.essais.180 pages, edition du Boreal, Montreal 1590.« \u2022 'v.v.v.v.v.v.V.V-\u2022-\u2022 \u2022 \u2022 .v.v .v.v .v.v .v.v .v.v .v.v m m \u2022 ¦ ¦ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦ \u2022 \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 I \u2022 ¦ .v.v .v.v m GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE VOUS INVITE AU VERNISSAGE DES OEUVRES RECENTES DE L ARTISTE ANDRÉE VÉZINA DIMANCHE S AVRIL 1990.DE 12 H A 18 H 4ôlt.RUE SAINT-DENTS, MONTRÉAL 514 845-2400 LUCIANO CASTELLI - RAINER FETTING MIMM0 PALADIN0 Peintures, sculptures et graphiques jusqu'au 28 avriM 990 WADDIMGTON & GORGE INC.1504, SHERBROOKE OUEST, Montréal, Québec H3G 1L3 (514) 933-3653/934-Ô413/FAX (514) 933-5577 EXPOSITION Serge Brunoni Oeuvres récentes Vernissage le 8 avril de 13 à 17 h L'exposition se terminera le 14 avril.650, rue Notre-Dame, Saint-Lambert (Québec) J4P 2L1 \u2022 466-8920 CENTRE DU VIEUX PRESBYTERE AU CENTRE DE LONGUEUIL NICOLE TREMBLAY «acryliques et sable» PROLONGATION jusqu'au 15 avril î: H .fi \u2022 * ¦ m \u2022 .;>.riHl lk&1 fi :\\ 'X- \u2022 tv \"¦ -j' EXPO FEMMES hv pftom oc cjumurotJR voqr eu,b.bW» ; POU» rCMMCS ET BHI-AWTS VICTIM*© OU VIOMBKCB C »-»D4 l'autre çôt* t)«* : , flWtt» C « I \u2022 orm»«-*»** tolte*.65 ftmmes peintre» Lauronco C*Wtn font éetawr le printemps clémwc» *.W!P^3m*;~Wm «»\u2022 «P?««i**w» «««v.«9.meMt9 Orou,n i.^n^BâÉyr™ ^to.vrervpu.°« bMut4 M«rc*H» Fprron vouv attenant R.ymon1 m i i on - t M anm si s9 ; 340, rue StCharles O., Longueuil (prés de l'hôtel de Ville) 442-7012 Nous désirons acheter des oeuvres des artistes \u2022 LÉO AYOTTE \u2022 PAUL-VANIER BEAULIEU t LÉON BELLEFLEUR \u2022JEAN DALLAIRE \u2022 M ARC-AURÈLE FORTIN \u2022CLARENCE GAGNON \u2022OZIAS LEDUC \u2022 JEAN-PAUL LEMIEUX \u2022 CLAUDE LESAUTEUR \u2022 ALFRED PELLAN \u2022 RENÉ RICHARD \u2022 JEAN-PAUL RIOPELLE \u2022 M.A.DE FOY SUZOR-CÔTÉ \u2022 ct autres artistes reconnu?! O A t e w i c 430, RUE BONSECOURS MU \\-MONTRÉAL875-8281 iii \\ rkldumikc.loOIM.dc II à 19 h.ACHETONS TABLEAUX COMPTANT Spécialité Investissement dans l art.» PERSONNES JOUENT AU BASKET-BALL EN FAUTEUIL ROULANT AU CANADA ¦ ¦ni 'Cv.i - r nonticiPûttionm LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 7 AVRIL 1990 K5 EXPOSITIONS MUSEE DES BEAUX ACTS (137 0 1 \u2014 Exposition \u2022 Les maîtres canadiens dr !.i collection Power Corporation \u2022 et \u2022 Lalibi i Ou mar au dim de 10 h .} 17 h JuSQU au 15 avril MUSEE MARCAURELE FORTIN 1118 \" Pierre) \u2022 Peintures de Louis Oein'e rt Mai Aurele Fortin MUSEE DE LACHINE (110 Chemin LaSaltel Exposition «Noir contre Blonr \u2022 et oeuvres de Joëlle Morosoll Du mere, au dim , de 11 h 50 a 16 h 30.«15, Notre-Dame o .Suite 350» \u2014 Oeuvres de Michèle Delisie.En sem de 1?h a 18 h ieu ven , de 16 h a 21 h; sam dim de 1?h ?n h Jusqu'au 14 avril ATELIER POINT RADIAN «55?I.av duParcl -Exposition «Gutenberq-Off \u2022 Du jeu au dim .de 12 h a 17 h Jusqu au lr> avril CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170.chemin de la Côtc-Salnte-Cathcrine) - Drm .de 10 h a 17 h.oeuvres d'Ivan Schwebel.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE M9?0.Baile) \u2014 Exposition «L interpretation par la ohotographie».Merc.ven.de 11 lia 18 h.jeu., de 11 h a 20 h sam dim .de 11 h a 17 h.Jusqu au 22 avril.CENTRE CIRCA (372.Sainte-Catherine c sui te \u2014 A compter de mere .sculpture! f\\r Monique Ciard Du mere au ven .dr 12 h a 17 h30; sam.de 12 ha 17 h CENTRE DE DESIGN DE L UNIVERSITE DE QUEBEC (200.Sherbrooke 0.1 - Auj et dom de 12 h a 13 h, exposition « Plakate».CENTRE DES ARTS VISUELS 1350, av Victoria» - Tapisseries de Rosemary Newson PuchoM et feutres de Denise Phlllipon Du mnr au ven.de 10 h a 18 h; sam .d* 10 h a 17 h Jm-qu'au 21 avril.CENTRE INTERNATIONAL D ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL (3576.Avedu-Parc) Expo-benefice du ClAC.Du mere au dim de 12 h a 18 h.Jusqu'au 15 avril.CIRCUIT 1 (978.Rachel c » - Oeuvres de Christiane Cheynev.Pierre Desrosiers Suzanne Crise.Jacques Leeiaire.Louise Mercure, Michael Meredith.Michel Niquette, Jean Pel-chat, Dominique Sarrazin et Elyse St-Amour Du mar.au dim .de 11 h a 18 h Jusqu'au 28 avril.GALERIE DU CANAL LACHINE (4710.Saint Ambroise) \u2014 Oeuvres de Claude Hamelin, Tan et Boissonade Jusqu au 78 avril GALERIE ARTES (10?.Laurier 0 ) - Peintures de C.Amarager.C.E Barrptte.M Chemiakin J.Coignard.J.Cullen, A.Dumas.G.Dussau.N Foreman.H Gransow.L.Jaque.D Laperrierc.Fe Mean.N.Papart.A Pellan.M.Pelletier.R Richard.J.-P.Riopelle et W Tinn Sculptures de G Bélanger, I.Pott K Rehm et E Varalra.GALERIE ART S STYLE (4875 A.Sherbrooke 0 I \u2014 Auj., de 9 h a 17 h 30.peintures de David Brown, F.lacurto.C.Castonguay et Régis Ve-zina.GALERIE IAUR/ENNE 8AZJNET (5451.Sher-brooke 0.) \u2014 Peintures sculptures, estampes, aquarelles et albums d'art.Du mere au sam.de 10 h 30 a 17 h 30.dim de 11 h .) 17 h.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY (20.MahC Anne 0.) - Sculptures de Michel Goulet Pu mere, au ven.de 1?h a 16 h; sam .de 12 lt > 17 h.Jusqu'au ?8 avril GALERIE roMMUNiMACE 15657 Côte-des-NuM Pc ntures dr M N Cvettc.Jus qu'au 7 mai r.ALERiE CONCOPDIA H45S do maisonneuve 0 i Ai u de to h a 17 h photographies de Robert Bourd »au A compter de ieu oeuvres de John Clark C MlPir CUI.TART (560.Roy e l - Sculptures neiriti \u2022 1! oeuvres sur papier de Hannelorc Storm Dit ieu au dim .de 12 h a 18 h.Jus-qu au 2?avril GALERIE DANIEL 12159, Mackavi \u2014 Oeuvres de 5U6 Ruck Jusqu au 14 avril GALfcWE DARE-DARE (4060.boul Samt-Lau- \u2022 il suite 211) Exposition «Espoir \u2014-Hoffnung \u2014 Nndiejdn* Du mere au dim., de 12 ha 17 h Jusnu au 22 avril.GALERIE d'ART DE BOUGAINVILLE (4511.Saint Di nisi \u2014 A compter de dem .peintures d Andrée vezma GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE OUEBE- COIS (88 Saint-Paul e 1 \u2014 Lampes-personna-nés de Michelle Oeuvrav Jusqu'au 10 iuin.GALERIE fTïperanza (2144.Mackay) - Oeu- /res de tom Wesselmann Du mere au sam.Ce 11 h a 17 h 30 Jusqu au 2d avril.GALERIE JOCF-LYNE GOBEIL (2154 Crescent) Aui de 11 h a 17 h.oeuvres de Virginia Deicîa.Marta Breis.Xavier Oomenech.Anna Font.Paul David McClure.Ramon Puig Cuyas \u2022 f Carme- Roher GALERIE GRAFF (963.R3Chel E » \u2014 Au).de 12 h a 17 h mar.de 12 h a 18 h.oeuvres de Jean Pierre Gilbert GALERIE IMAGINE 13981.boul Saint-Laurent, suite 3031 \u2014 Auj.de I2h a 18h, oeuvres d artistes canadiens.GALERIE SAMUEL LALLOUZ 11620, Sherbrooke n ) Oeuvres de Gersnon iskowitz Jusqu'au 28 avril GALERIE SAMUEL LALLOUX (372.Sainte-Ca- therine 0 suite 528» \u2014 Oeuvres de Sydney Oinsmore, Melissa Crenshaw et Franz Richard Walther Jusnu au 5 mai.GALERIE LAVALIN (1100, boul.Rene-Levesque O i Exposition «Lainartca 90» Du mar.au dim .de 12 h a 1B h Jusqu'au 20 avril.GALERIE elena lee VERRE D'ART 11518 Sherbrooke O.) Oeuvres de SheilaMAhut et Deborah Cardinal Rhyason Du mere au ven .de 11 h a ta h.sam dr 11 h a 17 h.Jusqu'au 74 avril GALERIE L EMERGENCE PLUS (4723C Menta-nai Oeuvres photographiques de Laurence Faidutn Du mere au dim .rie 12 h 30 a 17 h lusqu au .''O avril GALCRIE i EMPREINTE Saint-Paul E ) \u2014 Auj dem lun .de 11 h a 16 h, peintures de Denise Gay GALERIE D IMPREVU (251.Laurier 0.1 \u2014 Photographies de Gaby et oeuvres de sculpteurs canadiennes) des années 60 Mar., mere., de 10 h a 13 h.jeu vcn de 10h 3 21 h; sam .cie 10 h a 17 h; dim .ce 1?h a 17 h Jusqu'au 11 avril GALERIE L'INFORMELLE (307.Sainte-Caîheri-ne O ) Aui.oeuvres de Gabriella Kardos.GALERIE LiPPrL 11324 Sherbrooke 01 \u2014 sculptures )nuit Oeuvres du Zaïre.Cote ri ivoire.Mali et Burkina Faso.Du mar au n , de 15 h a 17 h GAt ERIE D'ART Mme AL0NZO1219.Prinee-ar-' hur o i - r, ?uvres sur papier dr Lucie Coutu-te Monir Thcuin Perrault Jocelyn Viens.Al-bnc Soly Claire Dufresne Madeleine Therrien.Pai 0 et Angeie Labelle du mere, au dim .de 15 h a 22 h.lusqu au 15 avril collectionnez moins cher ¦ M ¦ GALERIE C.BROCARD LIQUIDATION détàSx REDUCTION sur 150 tableaux de peintres canadiens JUSQU'À l 1; CHAUSAULT H :.*¦ A BtSS* M VIZK J BAI.bCAli c u:rc.c«»o».» btfilCuMSCVl A UlfTAP li D»ïTûN C BO*.\"aî| U d«>lA< n ClAOK OOi «OA e » Ni'.m t L- .jHt »\u2022;«:\u2022.-, U OOM '.Mi S DUB\"* U'I m iir IAU V A 11 ' ' \u2022\u2022 I' L.*.*.'.G GIVSH»5 J Gli '\u2022 ' * v cencfil U \"'J'.-.*l ?lA'-A'HfO I f-KvT.'A.-JO IICICHG c i**OEVN V lAPCMOf »\u2022 LI I J P HO'Mf IPI»1 Jl'ITt m mchorn \u2022» S»?WVl f'T II ¦ LAKIAh f, HO^WtU A VC* H r ¦¦' r,.to Il fl.^l.vi-O tt 'l'VltU * >M Entrée gratuite dimanche à l'hôtel Holiday Inn, 505,'rue Shôï.broo o^uelerri), Montréal GALERIE LAUREHTIENNE BAZINET FERMETURE l«»S 2 SEMAINES y^'fy - - Oeuvres de Colette Laliberte.Jusqu'au 29 avril GALERIE BRENDA WALLACE (372.Sainte-Catherine o .suite 508) \u2014 Oeuvres de Yves Gaucher Du mar.au sam.de 11 h a 17 h.Jusqu au 21 avril GALERIE WESTMOUNT (4912.Sherbrooke o.) - Dem peintures de Gilles Pelletier.MAISON D'ART SAINT-LAURENT (742.doul.Decarie) \u2014 A compter de dem.oeuvres de Ovissi.Mar.mere, de 10 h a 18 h ; jeu., ven., de 10 h a 19 h 30; sam .de 10 h a 17 h ; dim., de 13 h a 17 h.MICHEL TETREAULT (1192.Beaudry) \u2014 Auj.et dem , photographies de Pierre-Leon Te-treault.A compter de jeu., oeuvres d'Isabelle Leduc.OCCURENCE (911.Jean-Talon E.) - Photographies de Serge Clement.Jusqu'au 15 avril.P.R.I.M.(3981.boul.Samt-Laurent.siute 310) - installation de Lue Courchesne.Ou lun.au vcn .de 10 ha 18 h sam .dim., de 12 h a 17 h Jusqu au 22 avril Dans les galeries Les artistes canadiens de Gaby RAYMOND BERNATCHEZ mm HPii uisque la \" peinture 5e veut abstraite, les photographes restent nos seuls portraitistes, de véritables miroirs qui pensent.Chez Gaby.le miroir ne se contente pas de penser et de \u2022réfléchir', il parle.» Cette phrase est de lean Cocteau et le photographe Gaby, qui l'a photographie en 1961, est Montréalais.Gaby (Gabriel Desmarais) est ne en 192b.Il a 20 ans lorsqu'il ouvre son premier studio.En 1953, il s'engage de plein pied dans le jet set des photographes officiels lorsque le premier ministre Louis Saint-Laurent accepte de poser pour lui.Tous les politiciens qui comptent et qui hantent les couloirs des parlements à Ottawa et à Québec défilent ensuite devant l'objectif de sa caméra.Quelques noms,au hasard: Pearson Diefetv baker.Duplessis.Sauvé, Johnson, Bertrand et Robert Bourassa.Photographe et ami de lean Drapeau, il est présent à l'hôtel de ville de Montréal lorsqu'un visiteur illustre rend visite au premier magistrat.Il a donc pu photographier Charles de Gaulle dans les minutes qui suivirent son «Vive le Québec libre!» lancé «i la foule massée rue Notre-Dame.Il s'est également déplace dans le monde pour photographier les stars et des personnalités qui ont contribue à modifier le cours des événements: Bertrand Russell, Robert Oppenheimer, Lewis Pauling.Eleanor Roosevelt, Anthony Eden, Nehru, Ben Gurion.Arnold Toynbee le docteur Schweitzer-Nous avons donc affaire à un photographe montréalais qui a Marc-Aurele Fortin, à Sainte-Rose en 1965.f Une Onu ovdii du 8 au 22 avril 1990 ne première au Canada Oeuvres majeures du maître international Cette exposition comprend d«!s huiles sur toile, des huiles sur papier, des médias mixtes sur papier des dessins, des encres, et des céramiques.Vernissage: dimanche 8 avril dès 13 heures.L'artiste sera present.f rj exclusivité au Canada oUalSOU dLA/lt St-èfaU/iewt Tél.: (514)744-6683 742, boul.Décarie, Ville Saint-Laurent Télécopieur (514) 747-1137 acquis une réputation internationale.Or en 1965, il a participe a une experience passionnante.Le Musée des beaux-arts de Montreal a monte une exposition.Le titre: Two Views Or Artists.Deux dimensions des artistes.De 1958 a 1965 un grand nombre ont pose pour Gaby lui cédant en contrepartie une de leurs oeuvres.Ce sont ces photos et ces oeuvres qui furent exposées au Musée.Il y a quelques années.Gaby o vendu à la compagnie d'assurances La Laurcntienne le contenu de cette exposition, photos originales et tableaux.Le photographe expose toutefois jusqu'au jusqu'au 11 avril, â la Galerie l'Imprévu.251 ouest, avenue Laurier, une réédition de ces portraits.Une partie seulement puisque 56 artistes ont participe a l'exposition du Musée des beaux-arts en 1965 alors que nous n'en retrouvons que 36 a l'Imprévu.Nous pouvons notamment voir les photos de Leo Ayotte, Marcel Barbeau, Léon Bellefleur, lacques Murtubise, Francesco lacurto, Stanley Lewis, Arthur Lis-mer, John Little, Guido Molinari, Alfred Pellan, René Richard, Goodridge Roberts, Albert Rousseau, et Marc-Aurclc Fortin (c'est, semble-t-iL la seule photographie de l'artiste ayant été prise à l'âge adulte).La rencontre entre les deux hommes a eu lieu en 1965, à Sainte-Rose, où Fortin \\ vait en reclus.Gaby se souvient des circonstances.Le peintre a été photographié a l'extérieur.Malade, pratiquement aveugle, ne parlant que fort peu, il n'était a son arrivée vêtu que d'un pyjama.Il portait toujours ce pyjama lorsque le photographe a immortalisé les traits du grand peintre.Il faut par contre ajouter quelques noms, quelques visages qui out etc photographiés a la même époque et qui, senible-t-il, n'ont pas exposé lors de Two Views Of Artist.Ceux d'Armand Vuillan-court.Robert Roussit, Rita Leten-drc.Peter Gnass, Mcdor Bours gault, Claude Tousignant, (ordi.Bonnet, et Henri Masson.Il s'agit donc, d'une rencontre avec des artistes qui ont marejuc l'histoire de l'art canadien.Un moment clans le temps, un moment en noir ct blanc avec des peintres et sculpteurs qui ont consenti à servir de modèle pour un autre artiste, photographe celui-là.qui cadrait ct mettait en lumière a sa manière et à sa façon les personnages de ses compositions photographiques.Les amateurs pourront se procurer une copie de .es photos.Les prix different d un format q l'autre.\u2022 iy-.fi PLACE BONAVENTURE * WEEK-END DE PAQUES Heures d'ouverture : Jeudi.17H00à22h00 Vendredi 10h00 à22h00 Samedi ilOhOO a 22h0Q Dimanche lOhOO à17h00 Lundi JOhOO.a 17li00 i J' & % I .¦¦ WëMU EXPO CUISINE SALLE BAINS 12-13-14-15-16 AVRIL 1990 ¦ M 0 il T LE A L TIRAGE SPECIAl \u2022 2 GRANDS 6A6NANR Vous pourriez gagner m arisfa» NsIk^Vl *m saBe de bains ELJER a Mtrt i KEXP0.completes ic coupon do porticipohon \u2022 faites-le parvenir par la poste avant U 12 avril au x concours cuisine p salle de dains c.p.5025, plaça d'armes, monfraoj, qc h2y 3m1 \u2022 chi déposez-k avant 16h00, le 16 avril ou ktasaua c fol/la presse t La valeur totalo dos prix ost do 25 000$ ;S IMP ' .GFQRÇ>2.5 \u2014¦ ___________:_____ '- ' \" ¦ \u2022 *¦¦\u2022 Salon privé: (de 10 cco 1 \"1 1 T 625' bou,evard à 100 personnes) uul\" t! il If St-Martin ouest, Laval à 100 personnes) Pour réservations composez le 284-1110, poste 6452 LES MALADIES MENTALES COMPRENDRE cest FONDAMENTAL Gouvernement du Quebec Ministère de la Santé et des Services sociaux BS< Sur réservation mer., jeu., vend., samedi à partir de 19 h 30 «LA SOIRÉE.EXPLOSIVE.Ahu fihn Ahu Restaurant «LE FRIPON» 436, Place Jacques-Cartier Vieux-Montréal Tél.: 661-1366 AU PROGRAMME: Spectacle bidon \u2014 Victuailles à volonté \u2014 Vin \u2014 Oanse \u2014 Accordéon muwttc \u2014 Patins à roulettes.FÊTONS - RIONS - BUVONS - DANSONS - ROULONS Stationnement facile UNE «SURPRISEî> DIMANCHE LE BRUNCH MUSICAL CREVETTES A VOLONTE 1495* souhaite de joyeuses Pâques aux lecteurs de La Presse.Ouvert le vendredi, 13 avril, à partir de 17 h Le samedi, 14 avril, souper dansant de Pâques Le dimanche, 15 avril, souper musical de Pâques Le lundi, 16 avril, ouvert le midi et le soir 101, boul.do ttaisonnouvo Oitst Station vtfmtit ai aoit-itl \u2022 849-6331 e e \u20ac » DIMANCHE le 15 avril 1990 Dans la salle circulaire «Le Grand Mât» LE BRUNCH PASCAL de 11 h à 15 h Le tout à volonté * Musique et danse continuelle 1595$ Enfant c* (moins de douze ans) LE DÎNER PASCAL de 18 h à 22 h Le tout à volonté * Musique et danse continuelle 1795* Prix: Adulte > v.1- s Prix: Adulte Enfant oS (moins de douze ans) o* Tous les dimanches, c'est une invitation au _ Brunch de Hôtel Maritime r LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 AVRIL 1990 K7 Du vin Comment et où construire son cellier ?JACOUES BENOIT n nombre croissant d'amateurs québécois ont une cave à vin.Beau-coup d'autres ré-a\\B vent d'avoir la % *~ E* ieuri et songent à en construire une, ou â la faire construire.Comment procéder?où l'installer?Avec quels matériaux la bâtir, et pour combien de bouteilles?Pour ceux qui possèdent leur propre maison, la solution la plus simple est, bien sûr, de bâtir le cellier au sous-sol.Afin d'avoir le plus de fraîcheur possible, on évite de choisir un endroit trop rapproché de la fournaise, et on s'arrange pour que le cellier comporte un mur extérieur.Il doit donc être adossé aux fondations, préféra-blement au mur du côté nord .\u2014 le côté le plus froid\u2014, qui servira d'élément réfrigérant.Si on ne le peut pas, faute d'espace ou pour une autre raison, on utilisera un mur sur lequel ne plombe pas le soleil.Enfin, pour le jour où on voudra avoir un système de réfrigération, il est prudent d'installer le cellier le plus près possible d'une conduite d'eau froide.Même si on vit en appartement, il est également possible \"d'y faire construire une cave à vin.Exemple: la cave d'un sommelier montréalais réputé, aménagée dans une garde-robe de son appartement et réfrigérée par un système de réfrigération à air, exactement comme un réfrigérateur.À retenir, toutefois, qu'une cave à vin aménagée dans un appartement doit être presque forcément réfrigérée, puisqu'il est à peu près impossible d'obtenir en pareil cas, naturellement, la température voulue pour assurer une bonne conservation.(Ceci étant, il peut être plus simple et moins coûteux d'acheter un cellier d'appartement préfabriqué.) Par contre, il est assez fréquent qu'une cave installée au sous-sol d'une maison présente les conditions requises, soit une température jouant entre 10° et 12° Celsius.(Mais on peut conserver ses vins à une température plus froide ou plus chaude, oscillant entre 7° et 20° environ.Même les pointes atteignant 24° ou 25° l'été ne sont pas vraiment dommageables, à la condition qu'elles ne durent pas plus de quelques semaines.) L'isolation Idéalement, on isolera tous les murs du cellier, ainsi que le plafond.Avec de la laine minérale si on le construit de toutes pièces, ou encore simplement avec des panneaux de polystyrène qu'on colle sur les murs.De la sorte, la cave reste plus fraîche, été comme hiver, et-les variations de température (si l'on n'a pas de système de réfrigération ) y sont lentes, ce qui fait partie des qualités d'une bonne cave.PHOTO MICHEL GRAVEL.L3 Presse Le système de rangement a étagères.\u2022 A éviter soigneusement: tous les matériaux odorants, car les vins, comme on sait, prennent facilement les odeurs de leur environnement.La cave à vin doit donc être exempte d'odeurs.«L'entrepreneur a couvert de goudron les murs de ma cave a vin.Est-ce que vous pensez que je peux prendre le risque de laisser ça comme ça, ou si je dois le faire enlever?», m'a demandé un jour un amateur du nord de Montréal qui était à faire construire sa cave.La réponse allait de soi, et il a fait gratter le goudron.Pour la porte, le mieux est d'avoir une porte en bois massif, aussi pour des raisons d'isolation.En prévision du jour où on aura beaucoup de bouteilles, et de prix, elle doit d'autre part comporter une solide serrure.Beaucoup d'amateurs se font du souci avec les questions d'aération et d'humidité.À ma connaissance, ce ne sont a peu près jamais des problèmes sous notre climat.La solution aux deux problèmes: on laisse un petit jour (quelques millimètres suffisent) sous la porte de la cave â vin, plutôt que de la fermer hermétiquement par une bande de caoutchouc fixée au bas de la porte comme certains le font.De la sorte, l'air de la cave à vin se renouvelle imperceptiblement, et on n'a pas d'odeurs de renfermé.Et puis on évite les excès d'humidité pouvant entraîner le décollement des étiquettes, ainsi que cela se produit dans les caves trop hermétiquement closes, d'où l'humidité ne peut s'échapper.Les systèmes de rangement La pire erreur à faire, en construisant sa cave, est, à mon avis, de la bâtir trop petite! Il faut la bâtir plus grande (et même deux fois plus grande) que ce à quoi on a pensé au départ, pour éviter plus tard les dé- convenues.et les empilements de caisses et de bouteilles.Il y a de multiples façons de ranger les bouteilles.Le moyen le plus simple consiste à construire des casiers du genre de ceux de la Maison des vins de Montréal, d'environ 18 pouces de large par sept de hauteur, en faisant des essais au préalable, avec des bouteilles, pour en déterminer les dimensions idéales.Certains utilisent des conduits de terre cuite, dont on sert pour fabriquer les drains français, ct qu'ils empilent les uns par-dessus les autres.Toutefois, c'est un système coûteux, et qui prend beaucoup d'espace.Ou alors, on construit des étagères, exactement comme pour une bibliothèque, en employant des planches d'au moins huit pouces de largeur.Pour éviter que les bouteilles roulent, on colle (ou on cloue ) des baguettes de bois pour séparer les espaces prévus pour chaque bouteille.Précaution utile, pour les eai-siers comme pour les étagères: afin d'éviter les chutes de bouteilles, on surélève d'un peu moins d'un centimètre la partie avant.Enfin, on trouve dans les boutiques spécialisées, mais aussi dans certaines quincailleries, des porte-bouteilles \u2014 par exemple en tiges de fer \u2014 préfabriqués et emboîtables.La cave doit être â l'abri des vibrations, comme chacun sait, et les vins doivent vieillir à l'obscurité.Ne pas oublier néan- moins d'y installer une ampoule électrique! Les bricoleurs peuvent faire tout cela eux-mêmes.Si on n'a aucun talent, ou si on manque de temps, un bon menuisier fera l'affaire.Enfin \u2014 mais cela coûtera forcément plus cher \u2014, on peut faire appel aux services d'une entreprise spécialisée dans les caves clé en main.Reste l'une des plus importantes questions: vaut-il la peine de l'équiper d'un système de réfrigération?On peut s'en passer si la cave reste fraîche toute l'année, avec une température qui ne dépasse jamais environ 18° ou 20°.En cas contraire, et dès qu'on a plus de quelques centaines de bouteilles, la refrigeration s'impose.Car rien ne remplace une température fraîche et constante, assurant un vieillissement en beauté et une plus grande espérance de vie aux vins.Deux types de moteurs existent: à l'air, qui est plus bruyant, et â l'eau \u2014 le meilleur, dit-on \u2014, lequel demande à être relié à une conduite d'eau et nécessite un drain pour l'évacuation de l'eau.A noter que les entrepreneurs en réfrigération installent d'ordinaire des systèmes dont l'hélice servant à la répartition du froid tourne en permanence.Pour économiser l'électricité, ou pour ne pas entendre ce bourdonnement incessant, on peut \u2014 ce qui me semble la chose à faire \u2014 demander que l'hélice ne fonctionne que lorsque le moteur est lui-même en marche.de Pâques 75 enfant entre 6 et 12 ans enfant moins de 6 ans f3^ et service en sus» P \u2022 ï\\ RESTAURANT Fine cuisine italienne.C0olmar C5 MSTAURANt ITAUtN (UllPhlltt FADOS ET DANSE 364 SOIRS TIRAGE D'UN VOYAGE POUR 2 AU PORTUGAL SOUVENIR A TOUTES LES DAMES ARTISTES INVITES.DU PORTUGAL 111, rue Saint-Paul est 861-4562 Stationnement Fax 878-4764 le BRUNCH de PÂQUES >.2il K.BOUI.SIIEAN, POINTE-CLAIRE 695-5333 saui di riciphon cuisine française classique mijoté* par le patron depuis 15 ans. - ¦ \u2022 ¦ CUISINE FRANÇAISE ET SPÉCIALITÉ: CREVETTES ^ \u2022» ¦- \".^l^M Kl STAURANT ouvert le wmmuE?:::: , gritiéWlundi-4466, rue Marquette angle Mont-Royal Réservation}-®! 4); 524-7989 U Goélette 8551, BOUL.SAINT-LAURENT 388-8393 (prés de Cremaiie) DÉJÀ 10 ANS Pour cette occasion nous vous offrons le menu suivant: FESTIN 10e ANNIVERSAIRE Pour 2 1 BOUTEILLE SURPRISE Au choix: L'ASSIETTE DU PÊCHEUR Ci homaro.grosses langoustines i revertes géantes et cuissor.oe grenou'iies) ou LE FILET MIGNON BOUQUETIERE servi avec soupe ou salade maison et UMcut pour 4450S 2 SPECIAL DU CHEF Crewcttos grillées Saumon sauce veloutée Steak sauce aui cr-.ampgnons ser.t a»ec Soupo ou salade maison ^ ^ 553 (\u2022\u2022.¦\u2022.il'- I ¦ 1 À > STATIONNEMENT GRATUIT HALL DE RECEPTION et bien Soi le service exceptronnel Lfe la Goélette PIARIZA Gastronomie italienne Pâtes* Veau\u2022 Fruits ci»- mer Table d'hôte Réservation: 327-1468 A^trC 6700, boni.Gouin est pjjolv*^ lco'n nou'- Langelier) SLES C1 ERREO MARGUERITE En famille ou avec vos amis, célèbre?Pâques en Charmante compagnie avec Marguerite Biais Table d'hôte 1795S midi ou soir a partir de] I enfants de moins de 12 ans 1/2 PRIX .au son du violon magique de l'authentique Russe rvCKornick.310, rue Lemoyne (angle rue Saint-Pierre) Vieux Montréal Réserv.: 288-9788 Ki - i AL KA\\I a,_* i iASTK< m .'.-iiTi7mh>m 2200, BOUL.CURE-LABELLE \u2022 6827450 CHOMEDEY, LAVAL, QUEBEC MIDI: Dîner d'hommes d'affaires SOIR: Table d'hôte FERME LE DIMANCHE Cuisine française |g apprêtée au goût St -flg|Qdes 9ens ^'c' irlf* De U h 30 a 23 h inci Ferme le dimanche (514) 845-6327 f?rue St-Denrs Montréal.Québec .SPÉCIALITÉS MAROCAINES AUTHENTIQUES BP*\" de.Marrakech Dahs un décor- royal rouvrn ses portas/ «tt, avril Traiteur pour toutas occasions ' «Meilleur restaurant» -GauUotMiUau nAVlc-ClKCC .«Me^lla'ur restaurant» UArWCUOCD Gaultot Millau DU VENTRE ' .3454^ rue Saint-Denis -inL'^('!^ STATIONNEMENT \\ r \".\"^ 7 tt - ~ - - \" - \" i ! -y-.J-orcnetla\\ I >rt IO I ¦ - \u2022 Komuna \\ CUISINE y.T YPIQUEK1EHT ITALIENNE ¦ ¦ Sur presen- ! l^zîVT DMRD'ummsi ¦ Steunà Table d'hôte I le soir I assiette I prix J 7855, rue Saint-Denis j Vf-n:l- /?es.:278-1742 g J% dimanche (entra J.irrv et Vilteray) s * Applicable sur la moins chore des 2 j Le dimanche 15 avril Diner et souper musical avec Lynda et Pierre Les jeudi et vendredi Dansez et mangez Fondue chinoise Boeuf/fruits de mei à volonté 19.95 0 La Fonderie 10145, rue Lajeunesse (coin Sauriol) Montréal Réservation: \u2022 382-8234^/«^ ^ LA FONDERIE ^g^Super brunch de Pâques 1595$ 795$ ENFANT 12 ans et moins Musique et danse continuelles SOIR \u2014 Buffet extraordinaire i S95$ ENFANT 795$ ¦ w 12 ans et moins i 3 salles pour réceptions 15 à 250 personnes Rés.: 625-1948-625-2720 (f) LE PAVILLON DES # 5680, BOUL.OES LAURENTIDES, LAVAL Buffet Vendredi, samedi et dimanche soir des 17 heures Roti de boeut a volonté Potage eu jour Grand choix ûe salaces Hors*d oeuvres et crud Cncu le Dlatâ cha^is Var-ete 30 asserts Thé ou calé MUSICIENS RÉSERVEZ MAINTENANT POUR LE BRUNCH ET LE BUFFET DE PÂQUES FINE CUISINE SPÉCIAL D'AVRIL À I f ENTRECÔTE GRILLÉE EXOTIQUE 110 0/ de contrefilel de première qu.wte nurine d'une Muce ««r/vii et x.\\rni He piment^ \\ erh el rouges et ièx es gernwcs.Im hi.mt entree, desert, thé ou cnié.) B renie h des sueres ¦^^¦as^naMHBMi^nMMinsBHaBaMsaHBBH DIMANCHE DE 10 h 30 à 15 h TIRE SUR LA NEIQg Frais du jour Potage salades assor-lies.vidnLît.-s ei poissons froids saucisse bacon, ïambon à i érable., foves au lard, oeufs, tioeuf bourguignon, patisseries maison, tartes au sucre, ir uits *i the ou calé Enfant moins de 10 ans 50 AVEC MAGICIEN $11.99 677-6378 295 ouest, rue S^int-Charles.Longueuil 3 mmutos.» l'est du ponl jacqi.f.vCwtief Stationnement gratuit ncipaies coitus u»r r;reoa accehteos fU XT IK 47.St-Jean-EJaptisté Châteauguay DIMANCHE llh â 15 h 10 plats chauds $1 A95 25des5erts I \"f enfants 10 ans et moins SJ95 16h à 21h $1g95 Oi rôti de boeuf et crevettes enfants 10 ans et moins (un enfant pur ndulte payant) RÉSERVEZ TÔT POUR PÂQUES BRUNCH ET BUFFET 691-2444 691-9620 FESTIVAL DE CREVETTES DURANT AVRIL 1)24 Crevettes à l'ail » \u2022 sur riz.$13^5 2) Brochette de crevettes.\u2022 3 grosses langoustes à l'ail sur riz $-j 495 3) Brochette de crevettes et filet mignon $'-| 295' disponible en tout temps SOUPER SPECTACLE\t pu\t26 et 27 AVRIL M l j\tHERBERT \tLÉONARD À venir: 4 MAI: MICHEL L0UVAIN\t ! Le Reine vous invite en Europe.Tous les dimanches.Au Beaver Club la France est â l'honneur.Spécialités régionales, line cuisine.Un délice.Au Montréalais, tout le soleil d'Italie.Lcjs petits caprices et les grandes fantaisies d'une table colorée», accueillante.Delizioso! Reservations : 861-3511 HI \\ \\ i H « I I II m0k]\\e\\l\\is 18,75$ 22,75$ Moitié prix pour les enfants de 10 ans el moins.L1Europe à l'heure du » ON (.M M.S I ï OANCINU Holels et Villégiatures B Canadien fàcifique LcRcimElizabetl i "]
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